BBLUV,
Je suis desolé pour toi concernant ta première expèrience qui fût un echec à
Jacmel. Et je pense que tu dois être de ces hommes Haîtiens, qui ne baissent jamais les bras face a un premier echec, et je tiens à te féliciter, pour ta motivation et ta determination.
Tu sais crois moi, j'ai vu des gens revenir en
Haïti pour y vivre et reconstruire une vie nouvelle après des années passés à l'étranger. Certains reussissent et d'autres pas, mais la seul diffèrence que j'ai pû remarquer chez ceux qui ne réussissaient pas c'est que bien souvent, il ne savent pas que le mot "intégration" existe aussi en
Haïti et, quand tu as laisser ce pays plus de 3 ans, voir 30 ans pour certains, tu n'y est plus perçu de la même manière, mais le pire c'est bien souvent la manière dont les Haîtiens de la diaspora preçoivent les Haïtiens qui sont restés eux vivre dans le pays sans jamais le quitter.
Pour réussir à s'intégrer, et à vivre normalement en
Haïti malgré tout ce qui s'y passe il faut être très determinés, mais surtout il faut être une personne très ouverte d'esprit et de coeur.
Moi si je t'explique de quelle manière je vis dans ce pays, tu ne me croirais sûrement pas et pourtant c'est la vérité. Je connais la réalité du pays, mais aussi du peuple Haïtien que nous sommes, nos bons côtés, nos mauvais côtés, nos defauts et aussi nos qualités, alors si je te dis qu'il m'arrive parfois de rentrer pied nus chez moi parceque je trouve sur ma route une personne qui elle n'a rien dans ses pieds tu ne me croiras pas...
Et si je te dis aussi que bien souvent il m'arrive de prendre en stop des personnes que je ne connais même pas, des vieux, des mamans avec un bébé sur le bras qui attendent sous le soleil qu'un chauffeur veuille bien les accepter alors qu'ils n'ont pas assez d'argent pour régler leurs courses, tu ne me croiras pas non plus.
Et bizzarement la kamikaze pour laquel on pourrait me prendre, ne s'est jamais fait ni agresser ni kidnnaper. Quand un jour par malheur, il m'arrive de ne pas ouvrir les portes de mon magasin, le lendemain, mon voisin me dit "quand tu ne viens pas travailler envoie quelqu'un mettre un mot sur la porte pour dire que tu es malade".
Tu sais
Port au Prince et beaucoup d'autres ville en
Haïti que ce soit
Jacmel ou autres, on en à vite fais le tour et tous le monde se connaient et se côtoient chaque jour que Dieu fait car, à moins d'avoir 40° de fièvre en
Haïti, tu ne peux pas rester enfermer chez toi sans voir personne, alors qu'on le veuille ou non le voisin et tous ceux qui nous entourent dans le quotidien de notre vie en
Haïti font partie intégrante de cette vie.
Et ce que tu te sens obligés de faire pour un proche ou un membre de ta famille, tu dois pouvoir le faire aussi pour un étranger que tu ne connais pas mais que tu rencontres tous les jours sur ta route en
Haïti car, si un jour ça va mal, ce sera peut être cet étranger le premier qui pourra venir te porter secour.
Je suis certaine que ta famille doit beaucoup te manquer, et j'espère de tout coeur que tu pourras revenir vivre auprès d'eux prochainement en
Haïti.
Concernant les cybercafés, n'abandonne surtout pas ce secteur, car il est très prometteur ici, peut être devrais tu essayer d'installer ton affaire à
Port au Prince.
Je te laisse à très bientôt...