Bonjour
Il n'est pas inutile de rappeler certains faits concernant le paludisme.
Le paludisme est provoqué par une famille de parasites microscopiques, les plasmodiums, qui sont véhiculés par un petit moustique, l'anophèle.
Il y a plusieurs types de paludisme, malariae, Ovale, knowlesi, vivax et falciparum, dans le cas de l'
Afrique du sud, ce sont surtout les 2 derniers qui nous concernent mais le plus important et le plus dangereux, c'est le falciparum.
Comme dit plus haut, on peut être porteur chronique du palu et faire des crises de temps en temps qui s'apparentent à une forte grippe et régressent facilement sous traitement.
Le plasmodium falciparum surtout (le vivax n'est pas sans danger) peut donner des complications hématologiques et neurologiques graves, sont tout particulièrement concernées les populations occidentales qui font beaucoup plus fréquemment (proportionnellement s'entend) des complications graves de type neuropalu.
Le vecteur, l'anophèle, ne peut pas survivre si la température est trop basse ou si le climat est trop sec, ce qui explique l'absence de contamination dans le
kaokoland Namibien par exemple, alors que la côte de l'océan Indien sud Mozambicaine est exposée.
Ce qui compte, c'est donc de chercher des cartes qui rendent compte de la présence ou non des anophèles infectées et ce en fonction de la période de l'année, si le risque d'infestation est significatif il vaut mieux prendre une prévention. Ensuite il faudra regarder les cartes de résistance des plasmodiums des zones considérées pour savoir quelle molécule prendre (la doxicycline n'est pas très souvent efficace, la savarine= Chloroquine + proguanil plus souvent, la malarone = atovaquone + proguanil encore plus souvent).
Pour le
Kruger et la zone Nord Est de l'
Afrique du Sud on voit sur la carte ci dessous qu'il y a des risques de contamination puisque la prévalence (nombre de cas rapportés // population totale) à l'est du
Kruger est située entre 15 et 25 %. Il est intéressant de noter que le risque y semble plus important que près de la rivière
Chobe par exemple.
Source
et cartes sudafricaines de 2010
Un site intéressant en francophone
avec la carte des infestations par falciparum en mois/an
Il résulte de tout cela et pour ton cas précis que le risque d'infestation est faible mais pas inexistant et probablement pas très supérieur au risque médicamenteux pris avec la malarone (qui est le médicament préconisé pour cette zone).