Chantale, je crois que tu t'inquiètes pour rien. C'est tranquille à
Margarita, il ne t'arriveras rien. Une des charactéristiques principales des vénézuéliens est de croire qu'on risque chaque jour de se faire flinguer dès qu'on pose le pieds dehors. Les vielles traditions et mentalités ont la vie dure, cette vision d'un monde où l'on est en crainte perpétuelle pour sa vie date de l'époque coloniale et de la peur de l'espagnol (le blanc, le bon) contre le pauvre (le noir, le métis, le mal).
C'est un paradoxe assez étrange, car le Vénézuéla est peut-être la meilleure réussite de mélange et co-existence raciale au monde. Ici TOUS sont fruit d'un mélange, et si tu ne l'es pas c'est que tu es immigrant fraîchement débarqué au pays ou touriste. Le "mestizaje" est ici nécessité d'intégration sociale.
Chantale, viens à
Margarita si tu veux:
1. Visiter une île tropicale des Caraïbes peu connue. Ici le tourisme n'est pas le moteur principal de l'économie.
2. Découvrir de véritables petits coins paradisiaques où tu ne rencontreras personne sauf le vent et la mer (loue-toi une jeep et va faire un tour dans la presqu'île de Macanao, la partie ouest de l'île, tu n'y trouveras que villages de pêcheurs, et aucun touriste, aucun édifice, seulement des criques, des plages solitaires au sable blanc).
3. Voyager sur un budget. On vit avec peu sur
Margarita. Le plein d'essence coûte moins d'un dollar.
Les gens sont sympathiques. Les côtes du nord Est de l'île sont parsemées de grandes falaises plongeant dans l'océan.
Si tu viens à
Margarita, ne t'attends pas à trouver une île touristique où tout est propre et les routes pavées comme à Bonaire ou à Curuzao. Tu trouveras à
Margarita une île de pêcheurs où le tourisme n'est pas très développé et où des parties entières de l'île sont encore vierges.
GB