Namasté Jean-François
Pour aller régulièrement au
Népal depuis 2000, en petits groupes (de 3 à 6 -pas plus-) et une organisation de trek spécifiquement locale et toujours la même agence (donc le même personnel), je n'ai toujours eu qu'à les remercier de leurs compétences, écoute.
En 2004, justement, nous étions 3 (la seule femme) et 2 coéquipiers (1 savoyard pur jus et un champenois -de 30 ans- habitué à travailler ses vignes), avec le même guide partis pour le Kalapathar donc absolument sans inquiétude en ce qui concerne e bon déroulement de notre périple. Sauf que notre gaillard champenois (qui avait déjà fait les
Annapurnas) a commencé à subir le mal des montagnes entre Phanboché et Tengboché. Malgré les conseils que nous lui prodiguions, il a pris -sans nous le dire- jusqu'à 6 comprimés d'aspirine par jour.
Arrivé au pied su Kalapathar après une nuit extrêmement froide et une montée difficile, il a voulu aller directement faire la dernière étape prévue pour le lendemain. Il y est allé seul... revenu dans un état de fatigue extrême, nous obligeant à redescendre directement à Kumjung aussitôt. Arrivés aux environs de 19 h, il était exténué, dans un état tel que le guide a décidé de l'emmener à l'hôpital ; bien lui en a pris sinon notre ami ne serait plus là... Il faisait tout simplement une hémorragie interne. Cette année là, je suis restée 2 mois à
Katmandou, et j'ai croisé une Bretonne jeune, dynamique, infirmière, partie seule sur le Gokyo. N'écoutant pas les conseils d'autres trekkeurs et du personnel du lodge, elle a eu le même comportement c'est à dire monter au lac tout de suite après son arrivée : une fois là haut, malaise. Heureusement pour elle, il y avait un groupe de japonais avec un sarcophage : elle y a passé la nuit... Sauvée !
En 2006,
Manaslu (sous tente), avec remontée dans les
Annapurnas à trois (avec 2 jeunes filles pour qui c'était le 1er trek) toujours organisé avec les mêmes personnes : nous avons croisé deux tchèques qui le faisaient en solo ; toujours à l'écart pendant la marche, mais se rapprochant pendant les nuitées sans vouloir nous "fréquenter" ; à l'époque il y avait des checks points et des contrôleurs maoïstes presque tous les soirs à qui nous payons "le péage" ; un matin, les tchèques qui ne voulaient plus payer se sont chamaillés avec les maoïstes ; notre guide a arrangé la situation... Ils ont à peine remercié et nous ne les avons pas revus... en arrivant à Darhamsala, dernière étape avant le Larké Pass, nous sommes pris dans une tempête de neige qui dura 2 jours. Nous nous retrouvions plus d'une soixantaine de personnes avec plusieurs groupes (belge/anglais) dans le seul abri qui existe là haut). Guides et porteurs se sont relayés pour préparer la montée dès le beau temps revenu, surveillant la nuit que le poids de la neige n'effondre pas nos tentes et préparant force breuvages et nourriture... Et là, nous revoyons les 2 tchèques, venant vers nous réclamer de l'eau chaude et toujours sans remerciements ! Bien contents d'avoir l'aide de nos "sherpas", mais nous snobant dès que le soleil brillait... J'ai détesté cette attitude.
Nous sommes tous repartis et arrivés à passer le col hyper enneigé avec juste une seule blessée (jambe cassée) descendue par les porteurs.
Il faut bien sûr une excellente préparation, mais aussi bien choisir son agence et créer de véritables relation de confiance.
Cette année, il n'y a jamais eu autant de victimes dans les
Annapurnas qui étaient pour la plupart parties sans guides.
Chacun fait son choix ! Bien sûr, de bonnes conditions physique et mentale sont indispensables avec une préparation logistique avec une agence qui a pignon sur rue, connue ou recommandée par des habitués. Bonne journée
PS- Beaucoup de guides ou accompagnateurs népalais décèdent pour sauver des personnes quelquefois bien inconscientes ! (et tout cela sans assurance-vie ou juste sur 2/3 ans)...