Salut A New Life !!
Me voilà !!
Ehh oui, après 2 ans, toujours connectée !!!

Sacré toile ce web, une vraie glue !!
Alors, je trouve déjà ton message très engageant, tu t'apprêtes à vivre une expéience nouvelle de belle envolée, c'est quelque chose de bon, à mon sens.
Mais bon, point de jugement en ce domaine ou en un autre, et je vais simplement te parler un peu de mon expérience, toute conscience prise que chaque expérience est ajustée en fonction de celui/celle qui la vit.
D'abord, bonne nouvelle et grande nouvelle pour moi : notre histoire d'amour a de l'envergure (si tant est que 3 ans de couple font bonne figure !!

) : bébé 3 est en route (bébé 1 ayant déjà 11 ans - et un papa différent, en rappel !)
Par contre, l'espérience de l'
Inde a subi de nombreuses modulations :
A Gadag, contre toute attente, alors que la famille de mon mari a été d'une tendresse absolue, c'est moi qui n'ai pas tenu le coup !! En fait, les habitants de cette bourgade, peu habitués aux européens, me talonnaient pour m'épier, m'observer, ou venir à ma rencontre. Souvent très gentils et un peu exhubérants, surtout les enfants, ils n'en étaient pas moins très gênants pour moi, à la longue, qui aime la tranquillité et passer plutot incognita.. Raté sur ce coup !!
J'ai vécu ma chose comme une trop grande pression, j'avais envie de demnader la paix à des gens qui s'avançaient tous sourires brandis, et pour le coup je n'osais pas les repousser bien sûr. Une si grande et si humaine proximité vis à vis de laquelle je n'ai pas du tout été à la hauteur.
Ma fille aînée par contre a super bien vécu la chose, objet de l'amitié de tous les nefants, avec une scolarité très réussie.
Difficultés pour nous tous au niveau de la santé : des épisodes de fièvres et/ou diarrhées, toujours résolus cependant, imputés à l'eau, la nouriture ou le climat (très très chaud) selon le doc.
De fait, j'ai demandé à mon mari de regagner la côte dans le
Kérala, avec des occidentaux en vacances, pour que les autochtones ne braquent pas leur atttention sur moi, et limiter les contraintes d'hygiène (eau et électricité distribués partiellement à Gadag, denrées difficiles à maintenir fraîches, moustiques redoutables,..).
Tout est allé mieux.
par contre, hic point de vue boulot : pas d'emploi et des salaires à pleurer lorsque comme nous la question se pose d'un trajet en
France par an, en avion, pour 4 !!!
On a dû se rendre à cette solution : bosser en
France, passer quelques mois d'hiver en
Inde. C'est ce qu'on a fait cette année, on revient d'ailleurs d'
Inde, où on a eu beau et bon temps avec la famille, et on s'apprête à recommencer une saison de travail soutenu.
Finalement, c'est en
france que nous nous établissons, l'
Inde au coeur aussi, mais trouvant un équilibre dans notre fonctionnement actuel, et surtout donnant de notre mieux moyen à notre histoire de vivre encore longtemps.
Tu me demandes comment avais réagis la famille, les amis : au début hallucinés, ils ont fini par s'étonner de notre arrivée en
France, les saligauds !! Ils s'étaient habitués à nous savoir en
Inde, un peu lâcheurs quoi !!!
Nous avons eu la visite de certains d'entre eux là bas toutefois, cette année en plus, alors que nous n'y sommes restés que 3 mois ! Tout se module avec le temps et al vie l'emporte comme elle nous emporte aussi dans son cours !
Je t'embrasse, te souhaite une très belle expérience, ce dont je suis persuadée, quel que soit l'aboutissement.
Nanasiana