Un souvenir en
Thailande profonde parmis des milliers d'autres, celui là me tient à coeur.
Nous partons de
Bangkok pour l'Issan (udonthani). Je loge chez la tante de ma future femme, nous mangeons
a notre arrivée et ma femme fait des offrandes aux moines passant, je regarde et je me dis quel respect, quel
spiritualité. Bref, ensuite elle me dis allez on va voir mon "frère" moine, je veux lui rendre visite, et ainsi je vais
faire des offrandes.
Me voilà lancé sur la super motorbike wave 100 cm3, la classe toujours en fond de vitesse, on arrive, pas besoin
de me dire la route, je connais la route d'avant, on arrive dans les petits chemins, croise des troupeaux de vaches,
petites frayeur, des petites glissade en motorbike, des nid de poule... Nous voila arrivé au milieu des bois.
Je reconnais le temple, quel plaisir de venir ici, calme, frais, pas de signe de richesse,
bangkok n'existait plus à ce
moment là. On arrive, elle prend ses offrandes et me dis vient avec moi a l'intérieur pour donner les offrandes aux moines,
je lui explique que je ne peux faire une tel chose, je n'ai pas les memes croyances. Elle me dit, alors tu peux aller discuter
avec les moines, et la ma stupéfaction arrive :
" hein discuter avec un moine", elle me dit bin oui va t'assoir vers eux... étonné, confus, je ne sais pas comment, ce qu'il faut
ou ne faut pas que je fasse, comment m'assoir, comment parler, comment dire bonjour, tellement frustrer, j'y vais quand meme
a petit pas. Et là tout de suite, il me dise viens, alors je m'assoie, tout de suite je m'excuse car je peux pas m'assoeir comme
eux, sinon j'ai de grosses douleurs, ils comprennent. Je parle quelque mot avec son "frere", on rigole, en fait j'oublie tout, je discute
comme si on se connaissait, je leur demande si je peux consulter leur livre, il me le prete, ce moine faisait tant d'effort pour parler
quelque mot d'anglais. Une discussion enrichissante, on échange, je les questionnent un peu... Bref il me dit je suis désolé "need to go",
alors la il parte faire leurs sorte de "chant", il me fait signe de la main vient vient, hélas je peux pas, je reste à l'écart. Une fois fini,
on me propose de manger ces offrandes, je ne peux pas désolé.
Vraiment content d'avoir pu discuter avec des moines pour la premiere fois, apprendre à les connaitrent, savoir ou il vive, pour moi
ca me parraissait un tabou, tellement peur de faire mal, de leur manquer de respect...
Alors je vais dans la petite ville a la superette, je vois une grosse boite de gateau qui me parraissait succulant, je pense avec
ma facon occidentale au fond de moi et me dit "dis donc les moines si je leur offre ca ils vont etre drolement content, car manger
du riz et des oeufs tout les jours, bof...." Alors je dis a ma femme, je peux acheter sa pour les moines ? Elle me dit mais bien sur,
et en thai mixé d'anglais ("Ouh very good, py sawan" = trés bien, tu iras au paradis...) ahahah
Tout content je met la grosse boite d'au moins 2 kg de gateau sur le panier de la motorbike, on retourne au temple meme s'il etait
un peu tard, je parle avec les moines, surtout avec celui qui barragouine l'anglais, car le thai est limité pour moi.
Donc je leur dit " Kanok pan, alloy mak mak, kin... farang set same same" = des gateaux, humm c'est trés bon, manger, les memes qu'en
france)
Et la vraiment trés content il me dis de le poser a coter et qu'il le prendra plus tard, et aussi qu'ils les mangeront plus tard, car pour l'instant
ce n'est plus le moment. Et juste avant quand je parlait thai, ma femme rigole avec les moines, et je lui demande pourquoi et me dis, on peu
pas utiliser le verbe "kin = manger" pour les moines, oups complétement confus, je m'excuse en thai, et pas de probleme il sourit. On discute,
devant le petit écran lcd pour voiture de la personne accompagnant les moines, et il mette karabao, je rigole, et je dis les moines peuvent
écouter carabao ?...
Bref, voilà ma petite histoire, ma moralité, je pensait que je ne pourrais jamais communiquer avec un moine, peur d'irrespect, pas savoir
comment faire, pas les bonnes manieres... et en fait je me rend compte que ce sont des personnes comme nous. Apres en repartant je dis
a ma femme, on dirait des gens comme nous, alors elle me répond, bin oui pourquoi tu croyais quoi, ils sont pareils que nous.
Allez sur ce, je crois que je vais me prendre un ticket de bus et partir demain, voir ces moines, leur offrir une bonne boite de gateau, et
me relaxer au fond de la foret.