Mes messages sont censurés quand on parle de la voyoucratie benalinesque et de sa famille qui sont pourtant les vrais elements declencheurs de cette guerre civile. Il ne faut pas effrayer le gogo touriste sans doute
Aujoourd'hui, huiit nouveaux morts lais la oresse n en parle pas, les euros sont trop bons.... La solutin existe pourtant pour combattre ce regime et faire plier : l
e boycot général de la destination
C est le seul moyen d aider ce peuple courageux
(De
Tunis) La répression sanglante des manifestations continue à Kasserine, ville du centre-ouest de la
Tunisie, à une centaine de kilomètres de Sidi Bouzid. (Voir la Google Map)
Je viens de joindre par téléphone Raphy Samyr, syndicaliste et militant des droits de l'homme.
Derrière le son de sa voix, les cris des manifestants mais, surtout, le retentissement de nombreux tirs d'armes à feu.
C'est très courageusement, prenant beaucoup de risques, que cet enseignant dans le secondaire me rapporte l'évolution de la situation sur le terrain.
Rue89 : A en croire le bruit derrière vous, la contestation continue, ainsi que le recours par la police aux armes à feu.
Raphy Samyr : C'est toujours le chaos, c'est vraiment terrible ! Huit jeunes ont été tués par la police ce [lundi] matin et une dizaine d'autres sont entre la vie et la mort, en réanimation.
On compte même un enfant de 13 ans tué après que la police a tiré aveuglément dans un nuage de gaz lacrymogène.
La nuit a été calme mais dès ce [lundi] matin, en solidarité avec les familles [de victimes], les Tunisiens sont sortis massivement dans les rues.
C'est un engrenage qui ne semble jamais s'arrêter car la réponse de la police n'a pas changé : elle tire dans le tas.
[Dimanche], lorsque nous avons évoqué un bilan de trente morts en début d'après-midi, on nous a accusés de grossir les chiffres. Maintenant, la plupart des médias internationaux confirment ce bilan désastreux qui s'accroit d'heures en heures.
Les manifestants n'ont-ils pas peur d'y laisser leurs vies ?
Les gens sont portés par une rancur qui dure depuis des mois, voire des années.
Kasserine est une des régions les plus déshéritées de la
Tunisie, avec un échec scolaire très fort, une grande précarité, un accès aux soins insuffisant.
Les gens n'ont pas grand-chose à perdre mais, dans la rue, la plupart restent pacifiques. Ils crient des slogans appelant à la liberté, à la justice, à la fin du régime de Ben Ali.