déjà qu'il manque cruellement de provisions, ne serait il pas intelligent de laisser ce qui reste pour les Japonais eux mêmes ? ne pas oublier que ce qui vient de disparaitre sous les eaux était un des principaux greniers (entre autre pour le riz) du pays !
Ne pas oublier aussi que si le Tohoku est un grenier à riz du
Japon, c'est parce que le
Japon protège pour des raisons électoralistes une agriculture non compétitive. On voit partout au
Japon des parcelles minuscules, y compris en zone urbaine, qui n'ont aucune logique économique. Fret compris, le riz chinois ou thaïlandais est beaucoup moins cher... et la
Chine est toute proche.
On sait peu que dans le cadre de l'OMC, le
Japon s'est engagé à acheter du riz américain (environ 23 000 tonnes par an), mais que pour continuer à protéger ses producteurs, ce riz n'est pas mis sur le marché intérieur, mais stocké pour founir ultérieurement de l'aide alimentaire dans des pays tiers. Il y a typiquement 2 000 tonnes stockées en permanence. Sans compter bien sûr celui qui arrive continuement au
Japon pour en repartir. Du riz, il y en a, au
Japon et dans les pays voisins. C'est un faux problème.
Reste évidemment le problème logistique d'acheminer ce riz dans les zones dévastées, mais il sera beaucoup plus rapide de rétablir la circulation (et de faire parvenir des camions) que de reconstruire des habitations qui abriteront des gens qui auront alors besoin de nourriture.