Dans le cadre d'un voyage à but touristique, pas besoin de visa pour tout séjour inférieur à 3 mois sur place. Un passeport valide jusqu'à la date de retour prévue est suffisant.
À cela s'ajoute néanmoins le fait que le Japon demande aux visiteurs de renseigner leur profil via le site
« Visit Japan Web »
, cela afin de faciliter les contrôles à l'arrivée. On remplit donc un formulaire et le site génère ensuite un QR code à présenter à l'immigration qui évite de remplir des formulaires papier dans l'avion ou à l'aéroport. D'autre part, le Japon autorise la prise de données biométriques (empreintes, photo...) pour tout ressortissant étranger entrant sur son territoire.
Même chose pour les Canadiens, Suisses, ressortissants de l'Union Européenne et quelques autres nationalités.
Au‑delà de 90 jours sur place, un visa est nécessaire pour rester. Mais officiellement pas à titre de touriste, puisque ceux‑ci ne concernent que les demandes de résidence, de "Nomade Numérique", mais aussi "d'Activités Culturelles" pour apprendre par exemple la langue, la cuisine ou autre. Un "créneau" que certains exploitent, mais qui nécessite de s'inscrire dans une école ou auprès d'un "maître" qui parrainera la demande. Avec cela, on peut alors rester entre 6 mois et 1 an.
Et puis il y a l'habituel "visa run" qui consiste à sortir du pays tous les 90 jours pour ensuite revenir et obtenir 3 mois supplémentaires au Japon, sous réserve de ne pas dépasser 180 jours par année. Mais attention, comme toujours, si cette pratique est tolérée, elle n'est pas un droit pour autant. Ce qui veut dire que, à chaque fois, on s'expose à un refus des autorités sans aucun recours.
Assez stricte, la législation nipponne applique une "tolérance zéro" en la matière, et cela même pour simplement un jour en plus sur le territoire. Ce qui implique alors une forte amende, une expulsion et une interdiction de séjour à l'avenir, voire une incarcération administrative dans certains cas.