Si le réseau routier principal entre grandes villes n'est pas mauvais, quoique souvent assez encombré, c'est moins le cas pour les routes secondaires peu ou pas goudronnées qui nécessitent la plupart du temps de rouler avec prudence et pas très vite. De plus, en saison des pluies, certains axes peuvent être coupés suite à des inondations ou des glissements de terrain. Comme dans beaucoup de pays, le code de la route peut être assez aléatoire pour certains conducteurs. Hors agglomérations, il vaut mieux éviter de circuler de nuit.
Sans être indispensable à la découverte du pays, la location de véhicule est une option que choisissent certains lorsqu'ils voyagent à plusieurs ou désirent une liberté totale. On peut louer, dès lors qu'on a 21 ans, avec son permis de conduire national si la location est prévue pour moins de trois mois. Comme il existe pas mal de sociétés, il y a donc une certaine concurrence en matière de prix même s'il faut faire attention en plus aux assurances annexes, leurs garanties et franchises. Comptez en gros 30 à 40 US $/jour pour un premier prix et au moins le double pour un tout terrain.Au niveau pratique un 4x4 n'est guère utile si on ne compte pas faire de la piste, y compris en saison des pluies (quoique les avis divergent sur ce sujet...). Dans tous les cas, en matière de sécurité, il est plus que recommandé d'éviter de rouler de nuit et nécessaire d'utiliser les parkings gardés. Quant à traverser les frontières avec un véhicule de location, très très peu de loueurs l'autorisent et dans ce cas il est préférable alors de demander une confirmation écrite de l'agence le permettant.A savoir aussi que si vous prévoyez de vous rendre au Costa Rica en haute saison (vacances de fin d'année, Pâques), il vaut mieux réserver sa location de voiture avant de partir. On sera sûr d'avoir ainsi le véhicule de son choix. Petit inconvénient: on pourra passer alors à côté de petits loueurs locaux aux tarifs intéressants.
Véhicule personnel
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Attention, pendant la Semaine Sainte, il est quasi impossible de se déplacer avec les transports en commun du jeudi midi au samedi.
Bus
Le bus est très développé et très bon marché au Costa Rica (dans les 3 US$/100 km). De plus, il va partout ou presque (cf. réseaux et horaires) grâce à de nombreuses compagnies et de larges fréquences, et demeure un excellent moyen de locomotion pour découvrir le pays. Pas de garantie par contre sur les lignes principales d'avoir forcément une place assise à moins de prendre son bus au départ et d'arriver avant. La plupart du temps les bus sont ponctuels.Comme dans de nombreux pays, il existe cependant deux catégories de bus avec les "basiques" qui sont de loin les plus économiques mais lents, et les "express" ou assimilés qui offrent un meilleur service pour un peu plus cher. De façon générale, pour se rendre d'un point à un autre, on trouvera aussi bien des liaisons directes (relativement rapides) que des trajets demandant parfois plusieurs changements (et donc évidemment plus de temps) ou repassant par la capitale pour nombre de liaisons Nord‑Sud ou Est‑Ouest. Il n'existe en général qu'une seule gare dans les villes hormis à la capitale où il y en a plusieurs selon les directions des lignes.
"Shuttle"
ou "véhicules d'agences". Pour palier à l'occasion un manque de transports collectifs ou surtout développer une activité plutôt rentable, nombre d'agences et autres professionnels du tourisme mettent à disposition des voyageurs des minibus effectuant des trajets entre lieux touristiques. Parmi les sociétés les plus connues Costa Rica Shuttle, Gray Line ou encore Interbus.Ces shuttles proposent un transport confortable, en rapport avec l'attente des touristes (peu de locaux les empruntent) avec des horaires adaptés et une prise en charge souvent aux hôtels, rapide et sans arrêts intermédiaires de point à point. On les réserve auprès de n'importe quelle agence, voire hôtel, ou en montant s'il reste de la place. Il existe de multiples compagnies/agences à voir sur place.Leurs tarifs sont fixes et affichés pour un prix très largement supérieur à celui des bus locaux (c'est même parfois exagéré!); les trajets les plus courts ou les plus demandés étant proportionnellement - et logiquement - les plus chers. Bref, ces shuttles peuvent s'avérer intéressants pour leurs trajets rapides et confortables à partir du moment où on ne recherche pas forcément le "moins cher possible" au niveau transports. Par contre, il est vrai que ce moyen fait aussi voyager les gens dans une bulle totalement déconnectée des populations locales.
Il est pratiqué localement en campagne plus qu'à la ville et peut s'avérer parfois payant. Même si en tant que touriste on peut envisager de se déplacer de cette façon, le prix peu élevé des transports collectifs ne rend pas le stop intéressant en dehors des rencontres qu'on peut faire. Cela dit, à l'occasion, pour aller ou revenir d'un parc excentré ou mal desservi c'est tout à fait envisageable.
Après bien des aléas et des périodes de longues interruptions, le train est (un peu) réapparu ces dernières années dans le paysage costaricien. Même si la tentative de relier la capitale à la côte Pacifique n'aura duré que peu de temps (2005/2011), il existe cependant quelques lignes Incofer dans la Vallée centrale autour de la capitale vers notamment Cartago ou Heredia (en gros 1 US$ le trajet). Dans un sens, celles‑ci ressemblent à des lignes de trains de banlieue et sont donc à considérer comme telles même si les autorités souhaitent à terme accroître le réseau.
Mis à part pour quelques déplacements bien particuliers, le bateau n'est pas un moyen de locomotion très utilisé au Costa Rica, même si au delà des lignes plus ou moins régulières on peut toujours affréter une embarcation si besoin.
Lacs et rivières
Pour ce qui est de la circulation sur les rios, c'est avant tout à destination de Tortuguero (2 ou 3 bateaux depuis Cariari; 1h30) ou pour se rendre au Nicaragua depuis Los Chiles qu'on utilisera de petits bateaux à moteur (les "lanchas"). Idem pour traverser la Laguna de Arenal à côté du volcan du même nom.
Mer
Côté Pacifique, les deux péninsules que sont Nicoya et Osa disposent de liaisons régulières avec un "port plus continental".Au nord, au départ de Puntarenas, trois lignes desservent la côte de Nicoya (Playa Naranjo et Paquera) ou l'Isla de Chira avec plusieurs rotations par jour (une bonne heure). À l'extrême sud, la Péninsule d'Osa possède une ligne entre Puerto Jimenez et Golfito (5 ou 6 rotations/jour; 1h30), de même qu'il existe aussi une liaison quotidienne (sur rivière; 1h30) entre Sierpe et Baya Drake.
Ce sont les deux compagnies locales Sansa Airlines et Nature Air qui assurent la desserte intérieure du pays avec de petits appareils qui obligent d'ailleurs une franchise bagages souvent réduite à 15 kg. Très axées de/vers la capitale (malgré quelques transversales), les liaisons concernent une quinzaine d'aéroports disséminés sur le territoire. De façon générale, les vols ne sont pas excessifs et on peut rejoindre n'importe quel point du pays au départ de San Jose à partir d'en général 50/70 US$ le trajet. Un forfait transport de surf est aussi proposé autour des 30 US$/vol.Reste quand même l'intérêt d'utiliser l'avion dans ce pays qui n'est pas très grand. Pour les dessertes les plus courtes, le bus ou la voiture peuvent en effet être de meilleures solutions sur bien des points. Par contre, il est vrai pour ce qui est de l'accès à certains endroits un peu reculés ou éloignés (Tortuguero, Golfito...) l'avion peut s'envisager au départ de la capitale. Mais au final, l'intérêt demeure sans aucun doute aussi les superbes paysages qu'on découvre alors vus du ciel...
Il sont nombreux dans les villes et zones touristiques, avec généralement un compteur en état. Le prix des courses urbaines n'est pas excessif.Comme souvent, il est aussi possible d'affréter un taxi à la journée pour une excursion. Cela dit, les prix à la journée demeure souvent chers (on peut néanmoins négocier) au point qu'il vaut mieux le plus souvent envisager d'autres solutions, surtout si on est seul.
Autres moyens
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Pour la plupart des voyageurs le bus (mais pas les shuttles souvent assez chers) est le meilleur moyen de locomotion, même si à plusieurs une location de voiture ne coûte pas trop non plus et peut s'envisager pour un peu plus de liberté.