| Réseau routier, circulation | Un peu comme au Vietnam, la Thaïlande est un pays où règne un certain paradoxe au niveau routier. D'un côté le pays a bien modernisé ses infrastructures, et de l'autre les habitudes en matière de conduite et de comportement des uns et des autres sur la route n'ont, elles, guère changé. Ce qui fait qu'on trouve des routes, voies rapides et autoroutes (payantes) de qualité entre les principales agglomérations, réduisant d'autant les temps de déplacement. Mais aussi, en campagne et dans les régions du Nord, des routes encore souvent étroites, sinueuses ou dégradées. Quoique là aussi, cela change avec le temps. Par contre, ce qui ne s'améliore pas, ou alors très doucement, ce sont les règles de conduite (à gauche) où, plus que de suivre la signalisation, on se doit surtout d'anticiper ce que les autres véhicules, piétons ou animaux rencontrés peuvent faire. Avec toujours quelques principes bien présents, dont les deux principaux restent que "le plus gros a toujours raison et la priorité" et que l'usage du klaxon pour marquer sa présence reste indispensable. Autant le savoir... tout comme d'ailleurs que la Thaïlande possède un des plus forts taux de mortalité routière au monde, notamment parmi les deux‑roues. | | Location de voiture | Il est tout à fait possible de louer et de conduire une voiture en Thaïlande, à partir du moment où on a au moins 21 ans et un permis international. Les agences locales et internationales sont assez nombreuses pour un peu toutes les gammes de véhicules qui, autant le savoir aussi, sont généralement à boîte automatique. Après, c'est à chacun de voir s'il se sent capable de rouler ou pas dans le pays, entre la conduite à gauche et des règles de circulation un peu particulières. Cela dit, si on reste vigilant notamment vis‑à-vis des deux roues, ne roule pas de nuit et qu'on évite la région de Bangkok, les risques sont moindres. Et de toute façon bien en deçà que lorsqu'on circule à scooter. Question prix, on peut trouver de petites citadines aux alentours de 20/30 € par jour. Tout en sachant que les tarifs augmentent fortement durant la haute saison touristique (novembre à février) ou si on loue dans les aéroports. Cela dit, comptez aussi 5 à 10 € de plus par jour pour une bonne assurance qui vous évitera les mauvaises surprises. Sinon, comme dans beaucoup de pays de la région, il existe également la formule "voiture + chauffeur" qui permet de se simplifier la vie. Dans ce cas, tablez sur 50 à 60 € minimum par jour, tout compris. | | Bus | De la même façon que dans beaucoup de pays de la région, le réseau de bus thaïlandais est dense, économique, très développé et permet d'aller partout ou presque. C'est d'ailleurs le moyen de transport privilégié des locaux mais également de la plupart des voyageurs pour couvrir de longues distances ou se déplacer entre les différentes régions. Comme on s'en doute, il existe des bus de toutes sortes en matière de confort, ponctualité et rapidité proposés par diverses compagnies. Généralement, ce sont les bus de nuit (les « Sleeper Buses »), les bus VIP et les longues distances qui représentent le haut de gamme, avec pour la plupart des sièges couchette et des équipements prévus pour des trajets d'une certaine durée. Dans le lot des transporteurs, Nakhonchai Air, Sombat Tour et même la compagnie nationale Transport Co. sont reconnus pour leur qualité et leur efficacité. Ils sont en quelque sorte l'opposé des bus, minibus ou pick‑up de "campagne", essentiellement axés sur la desserte des villages ou petites villes, qui pour certains ne partent que quand ils sont pleins ou n'ont pas d'arrêts fixes. En attendant, pour à peu près toutes les catégories, les tarifs demeurent très intéressants, comme d'ailleurs le rapport qualité-prix. Ce qui compense quelque peu - avec la ponctualité - la lenteur possible sur certaines dessertes secondaires. Comptez environ 2 ou 3 € par tranche de 100 km pour les bus "basiques" et en gros le double pour le haut de gamme, sinon le triple pour ces VIP Luxe qui proposent parfois carrément des box‑couchettes individuels pour leurs trajets de nuit. De quoi remplacer alors une chambre d'hôtel. | | Deux roues | Même si on n'est pas ici au niveau du Vietnam, les scooters et petites motos sont en Thaïlande un moyen de transport populaire, au point que dans le pays presque neuf foyers sur dix en possèdent un. C'est vrai aussi que c'est un moyen de locomotion très utile en ville, surtout à la capitale, pour éviter les bouchons ou pallier le manque de transport en commun en campagne et dans certaines îles. Bref, scooters et petites motos font partie du paysage routier... et surtout des accidents de la route au point que les trois quarts des accidentés le sont en deux‑roues. Sachant cela et en prenant les précautions d'usage (à commencer par le port du casque), on pourra donc louer un deux‑roues pour circuler, notamment dans les zones touristiques. Surtout que les prix de location ne sont guère excessifs. Comptez 7 à 10 €/jour selon les modèles et une trentaine à la semaine (voire moins en campagne). Par contre, on le rappelle, attention à la circulation, au vol (privilégiez les parkings gardés) et accessoirement aux assurances associées à la location. Sans oublier les très nombreux contrôles de police, fréquents pour les touristes, avec à la clé des amendes si l'on n'a pas de casque, de permis, que l'on circule téléphone à la main ou si on est alcoolisé. C'est une autre possibilité pour se balader en campagne, sur certaines îles tranquilles ou sur des sites comme Sukhothaï ou Ayutthaya. Par contre, le vélo est à éviter en ville et sur les routes fréquentées, ne serait‑ce qu'à cause du non‑respect des autres véhicules (y compris des scooters) pour les cyclistes. Dans tous les cas, un casque et de quoi se signaler à la tombée de la nuit est utile. Quant au prix, comptez moins de 5 €/journée pour des vélos standards et une dizaine/quinzaine pour des VTT d'un minimum de qualité ou de l'électrique. | | Trains | Sans être immense, le réseau ferré thaïlandais est assez conséquent: 4 500 km de voies assez centralisées autour de Bangkok avec quatre lignes principales partant vers le nord, le sud et l'est/nord‑est. Suffisant pour aller, en gros, dans les différentes régions (via la capitale), même s'il faudra parfois aussi jongler avec le bus pour arriver à certaines zones touristiques. Cela dit, des projets existent pour améliorer tout ça et même créer un TGV entre Bangkok et la Chine via le Laos. Pour l'heure, les (longs) trajets directs peuvent s'avérer intéressants en train‑couchettes comme celui qui permet de relier Bangkok à Chiang Mai, la grande ville du nord. Mais il faut savoir quand même que les trains thaïlandais sont plutôt lents, pas toujours très ponctuels, mais par contre plutôt confortables et surtout économiques. Y compris pour ces couchettes qu'il vaut mieux réserver à l'avance. Comptez autour de 1 €/100 km en 3eme classe sans confort, 2 ou 3 € en seconde et, pour des couchettes, entre 4 et 8 €/100 km selon la classe. Abordable. | | Bateaux | Au‑delà de Bangkok avec son fleuve et son réseau de canaux (les fameux "khlongs") où on circule pour vraiment pas cher en navettes fluviales et petites embarcations, le bateau en Thaïlande sert à relier le continent à ses îles. Là, selon les distances et durées de traversées, sinon la présence ou pas d'un public avant tout touristique, on trouvera différents types d'embarcations. Avec aussi bien des catamarans rapides ou des speedboats plutôt prévus pour des passagers piétons que des ferries plus classiques (et moins chers) conçus également pour les véhicules ou les trajets de nuit. Et puis, il y a ce que l'on appelle les long‑tail boats qui sont ces bateaux traditionnels en bois équipés d'un moteur qui servent pour de petites traversées ou pour des excursions à la journée. Quant aux prix, ils sont abordables: de 3 ou 4 €/heure pour les ferries standards à une dizaine/douzaine, voire plus, pour les bateaux les plus rapides surtout sur les lignes touristiques. | | Vols intérieurs | La Thaïlande dispose d'une quarantaine d'aéroports commerciaux bien répartis sur son territoire, dont une dizaine à vocation internationale. En parallèle, on y compte une douzaine de transporteurs réguliers volant sous ses couleurs, avec en premier lieu sa compagnie nationale Thaï Airways . Même restructurée ces dernières années, c'est d'une certaine façon "l'historique" du pays, au même titre que Bangkok Airways qui est elle aussi née dans les années (19)80 et qui fait dans le domestique/régional. Et puis comme partout, la Thaïlande a son lot de low cost arrivées avec le siècle. Qu'il s'agisse de Thai AirAsia (la principale), Thai VietJet Air , Thai Lion Air ou Nok Air , elles sont bien présentes sur le réseau intérieur et régional avec souvent des offres intéressantes. Bref, si on veut prendre l'avion pour se déplacer à l'intérieur du pays, les opportunités sont là. Surtout qu'opter pour des vols intérieurs est souvent ici une bonne idée si on a peu de temps pour un large périple, ou si on veut passer d'une région à l'autre. Donc, à la clé, des heures de transport gagnées, qui plus est à des prix abordables. Car, vu la concurrence que se font les transporteurs dans le pays, les tarifs sont généralement attractifs, au même prix ou presque que les trains couchettes ou les bus VIP. Comptez ainsi une cinquantaine d'euros, sinon moins, entre Bangkok et les extrémités du pays, ou une centaine pour joindre en avion le sud au nord. Autant alors en profiter... | | En ville | Le moins que l'on puisse dire est qu'en Thaïlande, le choix des transports urbains demeure assez large, du métro aux bus urbains en passant par les VTC et même quelques moyens assez "pittoresques". C'est donc selon les villes, mais aussi du trafic et accessoirement de son budget que l'on choisira. Pour la capitale, aux embouteillages parfois monstrueux, c'est le métro rapide, propre, climatisé et très économique qui est à privilégier. Même s'il est vrai qu'il n'y a que deux lignes, on peut néanmoins circuler avec lui dans tout le centre et rejoindre les principaux sites d'intérêt de la ville. Sinon, Bangkok possède également son lot de lignes de bus municipaux, de taxis et de VTC avec leurs appli qui évitent les mauvaises surprises question prix. Plus d'autres choses plus spécifiques comme les tuk‑tuk (bien négocier les prix), les moto‑taxis (bien pour passer dans les embouteillages) et même un réseau de bateaux‑bus qui circulent sur le fleuve qui traverse la ville. Dans les autres villes ou sur les îles, les transports urbains tournent d'abord autour de réseaux de bus plus ou moins conséquents, parfois de taxis, mais aussi et surtout de moto‑taxis et de ces fameux songthaew qui sont des pick‑up aménagés avec deux bancs à l'arrière et fonctionnent comme des taxis partagés. Dans tous les cas, comme à Bangkok, il est utile d'utiliser les appli mobiles pour réserver si c'est possible et surtout connaître les prix des trajets. | | Que choisir pour ses déplacements? | Comme toujours, tout dépendra du temps dont on dispose, de son périple et bien sûr de son budget. En attendant, le bus et accessoirement le train demeurent des plus intéressants pour se déplacer dans le pays, quitte aussi à prendre l'avion à l'occasion si on a vraiment un long trajet prévu. Et puis, pour circuler local, une location de scooter peut être une bonne idée. | |