Plutôt limité dans son trafic aérien avec moins de 5 millions de visiteurs qui arrivent en avion, le Cambodge ne compte que trois aéroports à vocation commerciale. Avec d'abord celui de Phnom Penh, la capitale, qui reçoit 1,5 à 2 millions de passagers annuels malgré sa cinquantaine de destinations programmées et celui de Sihanoukville limité, lui, à quelques dizaines de milliers de voyageurs régionaux. Et puis il y a le nouvel aéroport de Siem Reap/Angkor. Ouvert en 2023, celui‑ci a été conçu pour accueillir jusqu'à 12 millions de passagers par an d'ici 2040 et devenir la première plateforme aérienne du Cambodge et le point d'accès principal en avion dans le pays. Pour l'heure, si on est encore loin de cela, sa fréquentation ne cesse de croître au point qu'elle a déjà dépassé celle de l'aéroport de la capitale. Là aussi le nombre de compagnies locales est limité avec juste quatre, néanmoins toutes relativement récentes puisque la plus ancienne Air Cambodia , la compagnie nationale qui dessert une quinzaine de villes de la région, n'a été créée qu'en 2009. Une preuve peut‑être de l'envie du pays de développer son secteur aérien. À cela s'ajoutent Cambodia Airways , AirAsia Cambodia (filiale locale du Groupe Air Asia) et Sky Angkor Airlines qui assurent des dessertes à destination de plusieurs pays asiatiques, à commencer par la Chine. |