Même si le Cambodge est encore une destination de randonnée "émergente", ses possibilités devraient néanmoins ravir les amoureux de nature vierge. Car, finalement, les lieux où trekker sont relativement nombreux, à commencer par les parcs de Virachey (un des coins les plus sauvages du pays où marcher) et de Kirirom (une zone de montagne pas loin de la capitale), le massif forestier des monts Cardamomes, le site de Phnom Kulen où on randonne à travers la jungle à la recherche de sites khmers. Plus aussi la province montagneuse de Mondulkiri, limitrophe du
Vietnam, qui est reconnue comme superbe pour les treks de jungle et la découverte des populations locales de même que de la faune (notamment les éléphants sauvages) et de la flore de la région.
Dans la plupart des cas, quel que soit le lieu, il est possible d'envisager des sorties à la journée aussi bien que sur plusieurs jours. Néanmoins accompagné de guides locaux qui demeurent quasiment indispensables si on ne veut pas se perdre, ne serait‑ce que parce que les sentiers sont ici rarement balisés. Et pour la meilleure période, privilégiez novembre‑février lorsqu'il fait plus sec et moins chaud.
Sans être fan de vélo, la découverte des temples d'Angkor par ce moyen demeure une superbe expérience qui permet en outre de se déplacer plus facilement sur le site qui est quand même assez étendu.
Plus champêtre, il y a aussi la région de
Battambang avec ses rizières et ses petits villages qui offre de belles balades tout public. Et puis, pour les plus sportifs, il y a le Mondulkiri et les Cardamomes avec leurs pistes à travers les montagnes, les forêts et les plantations dans lesquelles on peut partir si on veut sur plusieurs jours.
C'est ici un marché de niche, avec juste la province de Mondulkiri que certains surnomment le Far West cambodgien, plus Siem Reap/Angkor où il est possible de chevaucher parmi les villages, les rizières et quelques temples parfois un peu oubliés.