Lundi 6 avril 2015 - J2 - 1ere partie, Telouet & la vallée de l'Ounila
Aujourd'hui, une toute petite journée en km nous attend. Ca va nous faire du bien après la très longue journée de hier.
Ce matin, nous découvrons pour la 1ere fois le petit déjeuner berbère. Les monstres vont devenir des addicts des crêpes au miel, avec une petite omelette et un thé.
C'est aussi l'occasion pour le plus jeune d'apprendre ses 1ers mots en berbère : merci, compter jusque 3,...
Après le petit déjeuner, Ali (un de ceux qui s'occupe de l'auberge) propose de nous emmener faire la visite de la
Kasbah du Glaoui. On s'y rend à pied et Ali en profite pour nous expliquer la vie de village et de la région.
le Marabout et son cimetièreLes tombes sont marquées d'une pierre pour les hommes et 2 pierres pour les femmes.
L'école avec ses monts encore un peu enneigésla région couvre 900km2 et compte environ 15'000 habitants dans tous les villages éparpillés
Le village de Telouetle village est composé de 3 parties bien distinctes: l'ancien village juif, le village berbère et le village des anciens esclaves, venus d'Afrique noire (la photo ci-dessous)
Nous arrivons à la
Kasbah du Glaoui, que nous aurons pour nous tous seuls, juste à temps avant l'arrivée de la horde de 4x4 qui débarque un flot de touristes venus en direct de
Marrakech.
La
Kasbah a quelques beaux restes, mais est entretenue avec les moyens du bord, càd pas grand-chose. Selon Ali, ils essaient de la faire classer mais sans succès jusqu'à présent. Il faut dire que faire classer la demeure de celui qui a fait exiler le grand-père du roi actuel et recevoir des fonds pour sa restauration et son entretien semble une entreprise assez compliquée.
Il y plusieurs parties à la
Kasbah. La très vielle partie (du 17e si je me rappelle bien) est à l'état de ruine complète. Il n'en subsiste que quelques pans de mur en pisé. La partie du 18e, en meilleure état mais qui s'écroule, n'est plus accessible à la visite pour des raisons de sécurité.
Il y a en principe des cigognes qui ont élu domicile, on peut encore voir leurs nids. Mais elles ne sont plus venues depuis 3 ans, au grand damne d'Ali qui est un amoureux des cigognes.
Il y a enfin la partie récente, du 19e siècle, qui a servi de demeure au Glaoui jusqu'à son exil au début des années 1950. Cette partie est celle qu'on visite (20dh l'entrée + 40Dh que nous donnerons à Ali pour nous avoir servi de guide).
La visite avec un guide n'est pas indispensable. Mais nous avons beaucoup apprécié cette visite avec Ali qui est intarissable sur la vie et l'histoire de sa région.
Vers 13h, nous nous mettons en route pour notre destination du soir: Ait-Benhaddou.
1er arrêt sur la route :
la mine de selLa petite piste pour y arriver se trouve à 7km de
Telouet. Ahmed, le propriétaire de l'auberge, nous avait dit qu'on ne pouvait plus la visiter pour des raisons de sécurité. Mais nous décidons tout de même d'aller voir.
La piste est bien indiquée depuis la route et est très sympa, toute en rouge et blanc.
Bien nous a en pris. Sur place, il y a un gardien qui semble vivre là. Dès qu'il a aperçu notre voiture, nous l'avons vu accourir pour venir nous ouvrir la porte et faire le tour de la petite mine.
Malheureusement, il ne parle pas français et nous ne parlons ni arabe ni berbère (mis à part bonjour, merci, au-revoir). Ca limite les échanges mais il a été vraiment adorable et chose exceptionnelle, il a accepté que nous le prenions en photo (ce qui je m'en rendrai compte plus tard est assez rare au
Maroc, les gens n'acceptant pas de se faire photographier sauf parfois contre rémunération).
Lorsque nous quittons la mine, le temps s'est couvert. Il est gris, la pluie ne va pas tarder. Mais cela ne gâche en rien la beauté de la région. Et puis, on se console en se disant que si nous on préfère le soleil, pour les Marocains, la pluie (en quantité raisonnable

) est une bénédiction.
Un peu avant Tamdakhte, nous nous rendons compte des ravages causés par les pluies de cet hiver. Le pont a été emporté, on accède maintenant au village via une route en remblai (le temps de la reconstruction).
Arrivé à
Tamdakhte, la pluie se met à tomber. Cela ne nous empêche pas de faire un petit tour dans le village mais nous ne visiterons pas la
Kasbah.
Et cela me donnera l'occasion de trouver mon chameau mangeur de tapis, qui me sert de photo de profil

C'est vers 16h30, que nous arriverons à Ait-Ben-Haddou sous un déluge.