Rencontre avec des vélos solaires et découverte du verglas d'été au Maroc (page 1 de 3)

Discussion démarrée par Facteur4 le 2 février 2018 à 18:54
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Mercredi 13 Septembre 2017 Balaruc Sète 9 km
Je suis le seul participant à la randonnée Solarbike 2017 a avoir dormi au camping de Balaruc où était prévu le regroupement. Retardés les autres n’arriveront que pour le départ du bateau de 20h à Sète.
Voir préambule : voyageforum.com/...post=8369614#8369614
J’ai donc toute la journée pour plier ma tente et réorganiser mes bagages. J’en profite pour redresser les sardines de mon tapis de sol beaucoup moins rigides que les piquets de ma tente et qui ont déjà soufferts de mes 3 premières nuits.


Au téléphone Thomas m’avait invité à télécharger l’application ZENLY www.numerama.com/...-de-la-snap-map.html
Cela permet de localiser ses amis si la fonction GPS de leur Smartphone est activée et qu’ils sont connectés. En fin de matinée, je m’étonne de toujours voir Thomas et Francine à 65 km de Sète à l’endroit où ils ont dormi. Toujours pas d’info sur la page Facebook jusqu’à qu’enfin apparaisse : SUPER INQUIET CE MATIN MON HANDBIKE NE DEMARRE PLUS. 1 heure QU ON CHERCHE
En fait ils perdront plusieurs heures avant de comprendre que l’interrupteur n’est jamais passant et de le shunter. Alors qu’ayant gagné Sète, je profite de la terrasse d’un restaurant quai du Mistral, j’ignore qu’eux vont commencer une course contre la montre pour embarquer avant le départ du ferry.


Je m’offre une daurade et une dame blanche


en regardant passer des bateaux de touristes surbaissés adaptés au pont de chemin de fer.


Il s’agit du pont à bascule proche de la gare. Puis je me promène en ville en achetant quelques vivres.


Peu après 17h je gagne la gare maritime. Une camionnette italienne attire mon attention et je fais connaissance d’Adalberto qui prépare son tricycle couché et sa remorque.


Les 2 sont recouverts de panneaux solaires et il a déjà participé comme Thomas Papay au Sun Trip www.thesuntrip.com/presentation/. Il parle bien français, nous échangeons et je lui offre du raisin que je viens d’acheter. Puis je surveille son attelage pendant qu’il se repose sur le matelas dans son fourgon. Il pensait le laisser stationner là pendant 2 mois. Un marocain vivant en France et qui vient assister à tous les départs de bateaux lui déconseille et l’accompagne à un garage peu couteux. Mais comme le propriétaire est absent, Adalberto est contraint de lui laisser les clés. Cela commence sous le signe de la confiance internationale. Ils reviennent tous les 2 sur le scooter du sétois. Puis arrive Francis avec son tricycle sur la remorque de sa voiture. Il a roulé avec les participants depuis la Savoie mais il ne pourra pas pour des raisons de calendrier embarqué pour le Maroc. Il confirme qu’ils sont en retard. Avec lui je monte les escaliers pour aller au guichet. L’hôtesse qui demande nos prénoms ne trouve pas nos réservations. Pas de Francine, Thomas, Joy ou Gilles. En fait c’est un peu compliqué : Joy n’est pas son vrai prénom, il s’appelle Thierry et le billet est au nom Thomas qui se prénomme en fait Pierre-Thomas. Je m’inquiète pour son accès au guichet mais il n’aura pas besoin de monter à l’étage (non équipé d’ascenseur). Il suffira de présenter nos 4 passeports pour avoir les tickets d’embarquement. Adalberto lui n’a pas demandé à Francine de lui acheté sa place préférant régler au dernier moment. Si vous avez réussi à suivre, nous serons 5 a embarqué pour cette aventure : Thomas paraplégique et initiateur de ce raid, Joy qui sera son aide, Francine qui a participé à l’organisation, Adalberto et moi. Enfin s’ils arrivent avant le départ du ferry.
Peu après 18h Thomas arrive avec Francine. Ils ont roulés jusqu’à 70 km/h sur la voie rapide. Alors que je viens lui dire bonjour, pour notre premier contact il sert affectueusement son bras au niveau de mes cuisses pour il me semble me féliciter de mes premiers 350 km et m’encourager. Je découvre son handbike


dont les roues servent également à son fauteuil pour limiter le poids.


Je retrouve avec plaisir Francine. Mais Joy n’a pas pu suivre car il a une roue crevée sur sa remorque ce qui le ralentit.


ll n’arrive qu’à 18h30 épuisé. Nous sommes les derniers à embarquer.



Un contrôleur de billet se souvient d’avoir vu embarquer il y a un an Paul Bermejo avec son tricycle couché solaire : voyageforum.com/...post=7621147#7621147


Difficile de passer inaperçu avec de tels véhicules. Mais il semble que de simples vélos soient déjà rares. Rien n’est prévu pour. L’équipage philippin nous propose des sangles pour les arrimer aux crochets implantés régulièrement dans le sol métallique.


Pour les tricycles déjà stables sur leur roue pas de problème pour mon VTT je ne vois que la solution de le coucher.


Un philippin me propose de le sangler contre une caisse en métal. Je laisse ma tente sur le porte bagage et emmène mes 5 sacoches jusqu’à la cabine que je partage avec Francine et Adalberto. Thomas et Joy dormiront dans une cabine avec sanitaire adapté aux Personnes à Mobilité Réduite que Francine avait retenue en achetant nos billets.
Sur le pont quelques membres du personnel immortalisent le départ de cette traversée qui va durer 37 h.


Nous quittons Sète en même temps que le soleil.


Je publie mon premier message sur le Groupe Solarbikes pour informer ses membres sur Facebook :

13 septembre, 19:56
Tom, Joy, Francine, Adalberto et moi, les 5 cyclistes sont bien montés à bord.


C'est parti ! bien installés dans les cabines.


Le pilote veille sur notre sortie du port.


je finis de rassurer les followers en ajoutant :

13 septembre, 20:10
Sortie réussie. Les canots de sauvetage sont en place.

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Jeudi 14 Septembre.
Après un nuit sur une mer d'huile, nous profitons des grands espaces du Ferry dont le taux de remplissage est faible en cette saison...
bientôt la suite
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Jeudi 14 Septembre.
Le soleil inonde la Méditerranée. Je demande à une passagère de me prendre en photo sur le pont.


Il est très venté en raison de la vitesse de croisière.


Je découvre les différents niveaux de ce grand bâtiment nommé Majestic,


à travers de nombreux couloirs et escaliers.






Comme la compagnie est italienne, la boutique vend beaucoup de ses produits.


D'ailleurs peu de personnel parle français ou marocain. Nous aurons un peu de mal à comprendre qu'il est plus avantageux pour les repas d'acheter d'avance du crédit (avec bonus) sur une carte que de payer à chaque passage au restaurant. Malgré les annonces sono multilingues je découvrirai par hasard la diffusion d'un film en français dans une grande salle de cinéma. Cette ligne Sète Tanger était auparavant exploitée par une compagnie marocaine. Mais en raison de difficulté financière elle a été confiée à la GNV. www.sete-tanger.net/fr/pages/sete-tanger Et nous ne pouvons que nous réjouir que cette liaison perdure.


Dans l'après-midi tandis que Francine sympathise avec des magrébines,


Nous trinquons entre garçons avec de la bière italienne et les biscuits fabriqués à Balaruc que je leur fait découvrir (j'en ai gardé un pour Francine). Joy a eu la bonne idée d'emporter le jeu de cartes DOBBLE. Les parties sont animées.


Alors que nous longeons des côtes espagnoles,


nous sommes réunis pour un exercice d'évacuation (à l'intérieur).


Enfin nous passons une deuxième nuit à bord sans problème.
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Vendredi 15 Septembre.
Bien calculée la durée de la traversée puisque nous atteignons le port Tanger Méditerranée au lever du jour. Il a été placé 40 km au nord de la ville. Lorsque les ferries arrivaient directement à Tanger, la ville subissait de nombreux embouteillages estivaux.


Avec juste encore assez d'obscurité pour voir en écritures lumineuses la devise du Maroc : Dieu, la Patrie, le Roi.
Je m'attendais qu'avec le statut PMR de Thomas nous soyons prioritaires. Mais nous sommes invités à attendre.


Nous serons les derniers à débarquer à 09:30, 08:30 heure locale.




Nous passons rapidement la Douane. Mais la Police nous retient assez longtemps. Il faut attendre l'accord d'un chef pour nous laisser passer malgré que Joy prèsente notre itinéraire affiché sur son vélo au policier. J'en profite pour mettre les autocollants SOLARBIKES 2017 sur mes sacoches maintenant que je participe à l'aventure.


Nous échangeons des Euros contre des Dirhams auprès des guichets de banque. Le cours appliqué est 10,88. J'obtiens 4896 DH contre 450 €.
Puis nous bénéficions de l'aide des hôtesses INWI pour installer nos cartes SIM marocaines proposées au tarif très avantageux de 30 € pour 20 Go d'internet, 10 h de communications locales et 4 h à l'international + des Bonus.


C'est inouï !


Puis nous attendons Youssef qui va nous héberger pour notre première nuit. Comme il habite à 30 km au sud de Tanger. Il ne pourra venir à vélo pour ces 2 fois 70 km.


J'en profite pour tester ma nouvelle carte SIM et publier sur Facebook cette photo

15 septembre, 11:36
Installation des cartes SIM


Puis celle-ci


15 septembre, 12:04
Youssef est venu nous chercher au Port.
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juste par curiosité : y a-t-il un rapport entre les "Sun Trip" et ce "Solarbikes" ? J'ai vu que votre journal pointe vers une page Facebook mais il faut avoir soi-même un compte FB pour pouvoir lire, alors je n'en sais pas plus sur "Solarbikes 2017". A part ça, chapeau pour le participant handi-solar-bike !
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Les points communs sont l'utilisation du soleil pour prolonger l'autonomie des VAE et le fait que 2 participants ont fait les deux. Mais alors que le SUN TRIP a lieu tous les ans, je ne sais pas si Thomas Papay organisera d'autres SOLARBIKES. La grosse différence c'est que je ne pourrais pas participer au SUN TRIP avec mon simple VTT alors que SOLARBIKES 2017 était beaucoup plus ouvert et sans compétition.
Je ne voulais pas non plus de compte FACEBOOK. Je ne l'ai ouvert que pour participer à ce Raid :

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Vendredi 15 Septembre (suite)
Youssef nous guide vers son domicile. Il arrête son véhicule pour nous laisser passer puis reprend la tête et stop à nouveau pour permettre aux vélos de prendre de l'avance. Je comprends rapidement que je ne pourrai pas suivre le rythme des VAE. Non seulement la route qui longe la côte est une succession de montées et descentes



mais un vent assez soutenu nous fait face. Et bien qu'il vienne du Sud il est froid.
Les autres l'ont compris aussi et après seulement 4 km lors de son arrêt Youssef me propose de mettre mes sacoches dans sa voiture. Comme c'est un DOOBLO,


je mets carrément mon VTT dans le coffre. Je ne souhaite pas retarder les autres ou me retrouver perdu dans Tanger.
Je passe donc du statut de participant à celui de reporter. Je peux prendre les cyclistes et les paysages en photo en roulant. Et encore mieux à chaque arrêt pour les laisser passer.



Joy et son superbe vélo cargo


Francine


Thomas et Adalberto


qui lui donne un petit coup de pousse.


Je suis mieux dans le véhicule pour tous ces passages pentus.


Francine est toujours en tête.




J'aurai du mal à comprendre qu'elle ne peut pas rouler doucement.
En fait son moteur puissant risque de chauffer et de griller dans les montées à faible allure.
C'est Thomas qui lui a demandé de s'équiper ainsi car il souhaite faire un grand tour du Maroc et ne peux rester trop d'heures de suite sur son tricycle.


J'ai de la chance car je bénéficie d'un guide natif à l'arrivée sur Tanger.


Il m'explique comment la plage a changé avec ses parkings souterrains et ses ascenseurs vitrés



Plus trace du


petit port d'origine.


Mais il reste les fortifications de la période coloniale.


Place aux grands boulevards et aux rond-points.
Je m'étonne de croiser de très nombreux mini- bus alors que nous arrivons dans la zone d'activité. Youssef me dit que c'est l'heure de la débauche. Pourquoi ne pas utiliser de grands autocars ? Il me répond que c'est plus facile dans le trafic.
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Vendredi 15 Septembre (fin)
Après environ 65 km, nous arrivons chez Youssef qui termine sa maison.


Pendant que les cyclistes récupèrent de cette difficile première étape,




Les VAE font le plein d'électrons solaires


ou du secteur.


Puis font l'objet de soins minutieux.



Mon VTT lui préfère l'ombre de l'atelier. Même si pour l'heure, il n'a besoin d'aucun soin. Malgré ses 25 ans et ses 50000 km. Voir ici : voyageforum.com/...post=1000920#1000920 Les récits de tous mes voyage à vélo (à la suite).


Passionné de vélo, Youssef réalise un tricycle solaire qu'il utilisera en tandem avec un paraplégique pour le SUN TRIP 2018.


Il a reçu Paul Bermejo, l'année dernière.
Il nous offre un plat préparé par son épouse,


le traditionnel thé à la menthe


et les commodités de son hébergement.


Merci beaucoup à lui.
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Samedi 16 septembre Départ 8h arrivée Larache 17h 89 km


Réveillé à 6h, après avoir bourré Facebook de photos, fait silencieusement la vaisselle de la veille. J'ai petit-déjeuné, fait mes sacoches et remercié nos hôtes. Je suis parti à 8h alors que Francine faisait s'asseoir leur fille sur son trike (la maman a refusé de poser).


J'avais glissé un mot de remerciements sur le siège du tandem de Youssef et 200 Dirhams pour le gasoil. Il n’appréciera pas cet affront à l'hospitalité marocaine. Il voudra d'abord me rembourser en les donnant à Thomas lors de son passage au retour. Il faudra quelques échanges sur FB pour nous réconcilier en lui affirmant que ce dédommagement ne concernait que les frais de transport et pas son invitation. Il m'a vraiment évité une épreuve en me transportant.
Ayant repéré l'accès à la route la veille, j'ai décidé de partir devant pour prendre de l'avance sur les VAE pour ne pas les retarder.
Dés le premier km en quittant la maison de Youssef, je reçois un coup de klaxon d'encouragement. Idéal d'effectuer mes premiers tours de roue au Maroc sur la Nationale 1. Moins bien de constater que le vent de Sud est déjà levé et qu'il me freinera toute la journée. J'espérais en partant tôt qu'il serait moins fort et ne pas finir l'étape de 85 km à l'arrache. Cela change de mon trajet Valence d'Agen Sète où avec la pluie j'avais le vent dans le dos. Là c'est de face avec le soleil. (On se doute bien que le pire c'est la pluie dans la figure).
Les vaches paissent au bord de la route


et les motos 3 roues sont également levées.


Après seulement 17 km parvenu à une centrale électrique,


je suis rattrapé par Francine,


Thomas, Joy et Adalberto. Ils me proposent de suivre Joy qui de par sa carrure et la hauteur de son vélo-cargo me coupera le vent. Ce sera d'autant plus efficace qu'il n'a plus sa remorque. Il l'a laissé chez Youssef pour s'allèger. Il l'avait prise notamment pour transporter les sondes urinaires nécessaire à Thomas et qui sont interdites d'importation (un ami en a par avance apporté d'autres pour ravitailler lors des jours de repos prévus à Marrakech) et des compléments alimentaires. Joy distribue la marque shop.usana.com/...istributorId=6944415. je pense que c'est comme cela qu'il a connu Thomas qui utilise ces produits comme d'autres sportifs.
Je colle à sa roue allègrement à 20 km/h. Mais dés que la pente s'accentue je décroche même s'il ralentit. Il m'est alors difficile de revenir. Si une opportunité de "raccrocher" m'est offerte, l'effort consenti m'empêche alors de suivre le rythme. Et je les gène dans leur progression. Rappelons que Thomas souhaite éviter de passer de nombreuses heures sur son trike la position devenant douloureuse et qu'il veut faire de grande étape pour boucler son tour du Maroc. Comme Youssef m'avait dit qu'Asilah est belle, je propose de passer dans le centre. Mais Thomas préfère continuer sur l'axe principal. Je leur dis que je préfère rester assis là et les abandonne pour découvrir ce village pittoresque. Je fais mon premier achat en Dirhams au marché pour 3 tomates.
La N1 est longée par l'autoroute à l'Ouest


et la voie ferrèe à l'Est.


De nombreux vendeurs de melons y sont installés.


Je m'arrête pour déguster un melon canari de 2 kg. Je reprends la route après avoir épluché le reste pour ne pas me charger de la peau et des pépins.


La sécheresse est marquée en cette fin d'été.


Je continue sur un superbe revêtement;


Pendant ce temps les cyclistes se restaurent de Tajines. J'en suis informé par téléphone et peux les rejoindre pour la suite. Adalberto me propose alors de me soulager de 2 sacoches. Mais rien n'y fait étant confronté soit au vent soit à la montée. Décidément j'arriverai seul à notre ville étape et à l'arrache !


Puis je les retrouve parce qu'ils se sont arrêtés pour acheter des bananes. Je demande à Francine qui m'en offre une de me prendre en photo avec ma tenue anti-solaire (c'est la première fois de ma vie que je roule ainsi en cette saison).


Je leur propose du melon mais Thomas dit qu'ils n’ont pas le temps (dommage il était prêt à consommer : épluché et coupé en part dans ma boite TUPPERWARE). Francine confirme mais elle n'a pas du comprendre ce que je proposais. Je repars devant profitant d'une descente pour m'élancer. Mais à la première bosse mon smartphone est éjecté de ma sacoche de guidon que je n'ai pas pris le temps de refermer. Heureusement je l'entends tombé et sa housse plastifiée absorbe le choc. Je suis de nouveau seul ce qui me permet de prendre des photos.



J'arrive sur Larache




Je me retrouve près de l'océan alors qu'ils sont 5 km à l'intérieur sur la N1. Heureusement nous avons l'application Zenly qui nous permet en étant connectés à Internet et en ayant le GPS du smartphone activé de nous géolocaliser.

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Je dirais que dans ce bas monde, il y a heureusement toujours quelques "Piqués" (dans le meilleur sens du terme), qui nous permettent de partager des moments incroyables !!!!!
Bravo et merci pour ce partage.
Moins original, mais Valence d'Agen /Bergerac aller/retour, pourrait faire aussi une expédition !!!!
Encore chapeau
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Samedi 16 septembre (fin)
A Larache, il y a de beaux bâtiments



et des quartiers moins favorisés.


l'arrière du phare (bâti en 1919) semble à l'abandon


J' y reprends des forces avec mon melon et quelques biscuits. Puis je traverse la ville en essayant de me rapprocher de Thomas et Francine symbolisés sur mon smartphone. Elle m'a appelé pour me dire qu'ils sont dans un camping, aire de camping-car au bord de la N1. Thomas recommande d'aller un peu plus loin traverser au passage piétons.


Je passe devant une école coranique.


La gare routière est flambant neuve.



Curieux de constater que des personnes sont payées pour arroser à la main toute la journée pour obtenir de belles pelouses.


Je parviens au camping après 89 km.


Pour moi, ce fut l'arrache totale


et elle a mal partout.


Chacun installe son campement



Joy aide Thomas à monter sa tente. Elle intègre un partie abri prévu pour une moto. Cela lui permet d'y pénétrer avec son fauteuil et d'y avoir ses aises.


Ensuite il recouvre de terre des vomis autour de sa tente.


Puis Adalberto emprunte mon vélo pour aller dans Larache chercher du vin pour accompagner le repas que nous allons prendre à la restauration du camping.


Avouant ainsi le manque d'agilité de son attelage. Le vélo à Gilles l'est forcément.
Après 5km, il est revenu bredouille, désespéré de ce pays où l'on ne peut trouver ni vin ni bière. Il a dit que j'avais du mérite de rouler avec ce VTT. Il m'a conseillé d'y atteler une remorque motorisée (cela permet d'avoir un vélo sans assistante pour tous les jours et avec lorsqu'il est chargé). Je lui dis que là mon vélo était léger puisque j'avais vidé mes sacoches dans ma tente. Et que " Chi va piano va sano " mais il ne semble pas comprendre mon italien. En tous cas, je suis admiratif puisque à 79 ans il va faire une partie du Sun trip 2018. Celui que Youssef va faire en tandem accompagné d'une personne à mobilité réduite.


Alors que le magasin Cyclable de Toulouse m'a prêté une sacoche avant, le temps de retourner la mienne chez le fabricant, la deuxième a également une fermeture qui s'est cassée depuis mon départ. Et celle d'une de mes sacoches arrière n'a pas supporté les 30 km dans la remorque d'Adalberto. La solide réputation de solidité du fabricant allemand Vaudé me semble bien galvaudée.
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La nuit n'a pas été réparatrice car en plus du trafic incessant sur la N1, il y a eu de nombreux coups de klaxons en ce samedi soir en raison je suppose d'une victoire au foot. Le football (opium du peuple) est une drogue légale. Auxquels répondaient les aboiements des chiens. Ce n'est que passé 4h qu'ils ont laissé s'exprimer les ronflements de mes voisins et les chants de coqs. De plus j'ai passé quelques heures à publier ce récit et ces photos sur FB. Jusqu'à présent mes publications devaient être validées par Thomas ou par une dame qui gère le groupe SOLARBIKES 2017. Ils ont décidé de me passer administrateur pour qu'elles apparaissent aussitôt et que les familles et amis aient rapidement ces nouvelles.
Dimanche 17 Septembre LARACHE KENITRA (Medhiya) 140 km


Levé à 6h,


je quitte le camping de Larache à 8:15. C'est le temps habituel qu'il me faut pour petit-déjeuner, faire ma toilette, plier ma tente et ranger chaque chose à sa place dans mes 5 sacoches. Je reprends la nationale 1


Il y a des travaux pour la réalisation d'une nouvelle voie ferrée.


Je tourne à droite pour la route secondaire 4214 qui nous rapprochera de la côte alors que la N1 part vers l'est. J'envoie un SMS à Thomas et Francine pour leur indiquer que c'est après 12 km. Je suis rapidement dans la campagne


où chacun s’affaire aux travaux agricoles.


Avec de modestes moyens



ou en culture intensive pour l'exportation.



Cela n'est possible que grâce à l'irrigation.


Je n'ose pas prendre en photo les enfants dans les champs. Je suppose que c'est parce que nous sommes dimanche et qu'ils sont en famille. Il y a souvent des personnes seules qui attendent au bord de la route, le stop et l'entraide semble populaires.


Rapidement des gens me demandent de l'argent en s'adressant à moi plutôt en Espagnol. Après 33 km et 3h, les VAE me rattrapent alors qu'ils sont partis 1h après moi. J'ai roulé à 11 km/h de moyenne (je m'arrête pour prendre des photos) et eux à 16. Je leur dis donc de ne pas m'attendre après que nous ayons échangé quelques fruits secs. Puis la misère s'amplifie avec à l'entrée de chaque village des tas d'ordures.


Pas de vendeur au bord de la route et aucun commerce. Je finis par trouver une épicerie où j'achète un Coca-Cola dont le prix 5,50 dirham est imprimé sur la bouteille


et une grande bouteille d'eau à 5. Le vendeur profitant de mon inexpérience avec les pièces tente de me faire payer un DH ou 0.5 de plus. Un client intervient en me rendant la différence sur son argent que le commerçant lui rend aussitôt. Il me dit qu'il y a des gens qui ne comprennent pas que nous sommes égaux. "Toi et moi, Kif-Kif" me dit-il. Je lui sers la main tout en acquiesçant ému par sa sincérité. Enfin dans un marché de village, j'achète du raisin et une banane. Mais je n'ose faire une photo qu'à la sortie où des camions sont chargés de compost.


J'ai parcouru 60 km sans voir un endroit accueillant pour déjeuner. Je trouve enfin un bois


que je rejoins péniblement en traversant un caniveau de sable. Je profite de couches de bébé pour éviter que mes roues ne s'enfoncent trop.


J'apprécie de pouvoir m'isoler pour cette pause déjeuner. Non pas que je me sente en danger avec tous ces Marocains qui sont partout au bord des routes. Principalement pour faire du stop en campagne mais aussi se déplacer dans les villages et discuter (beaucoup moins les femmes) et qui marquent le plus souvent des gestes de sympathie et d'encouragement aux cyclistes. Mais plutôt une certaine gêne en raison de nos différences de niveaux de vie et de la barrière de la langue.


J'avais terminé mes fruits secs mais heureusement Joy m'en a donné qui lui ont été offerts par un magasin BIO, l'un de ses sponsors. D'un tour de magie, je transforme le mélange professeur en mélange étudiant.


Mais le raisin type Italia n'est pas sucré. Il ne vaut pas le raisin petit grain que j'ai acheté à Sète et dont j'ai offert une grappe à Adalberto quand il est arrivé à la gare maritime avec son fourgon (il m'a alors demandé s'il était douce). J'y ajoute 2 pâtes de fruits. On m'a déconseillé de manger des crudités au Maroc et cela me ferait mal au ventre d'attraper la tourista avec du raisin sans goût...
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Dimanche 17 Septembre (suite)
Reprenant et sachant que je dois tourner à droite, je m'engage sous un tunnel où vient s'accumuler du sable.


Grand vététiste de mon état, 3 m de sable me stoppent. Et comme je me suis trompé de tunnel, je dois le traverser 2 fois. C'est grâce aux panneaux indicateurs marocains.


Je ne verrai que 2 indications Kénitra sur 60 km. En dehors de ceux de l'autoroute que l'on ne peut pas manquer.


Je passe au-dessus d'un canal d'irrigation.


Ils sont très utilisés dans cette région agricole. Nous nous encourageons mutuellement un ouvrier et moi alors qu'il repart avec son groupe, outils à l'épaule. Passé sous le bon tunnel la route devient piste en raison des aménagements ferroviaires.


En effet une ligne de chemin de fer très récente est parallèle à l'autoroute.


www.routard.com/...ign=Routard_NL_Actus
Amusant dans le même temps en France, nous n'avons plus les moyens de financer de nouvelles lignes TGV.


Je profite de l'ombre d'un tunnel pour boire et faire le point avec le GPS de mon smartphone et ma carte.


Des moutons passent dessous guidés par 2 enfants.


Des bananes sont cultivées sous serre.


Puis la chaussée est de plus en plus défoncée avec des bribes de goudron. Les habitants sont vraiment laissés-pour-compte. Il y a une superbe autoroute, une voie ferrée flambant neuve qui les entourent sans qu'ils aient les moyens de les utiliser et une route SECONDAIRE sur laquelle ils peinent.


Tous les véhicules que j'ai croisé roulent sur le bas côté pour me laisser le peu d'asphalte disponible.


Il faut dire que l'on est moins secoué sur la sable que de sauter d'un morceau de bitume à l'autre. Je plains nos amis avec leurs roues multiples car cela dure sur des dizaines de km.
Apparait une station service qui semble abandonnée.


Francine m'apprendra que cette route est appelée à disparaitre et sera remplacée par une autre. Pour l'heure j'y croise toujours beaucoup de monde. Les enfants qui ont travaillé au champ en famille et que je n'ai pas osé photographier accourent à mon passage où répondent à mes signes. Je crois que j'aurais dit mille fois bonjour aujourd'hui. Certains s'accrochent au vélo pour me retenir tant que je ne leur donne pas d'argent. Je suis obligé de me fâcher. Surtout lorsque l'un d'eux tire sur la sangle de ma sacoche au risque de me faire perdre une fermeture supplémentaire. Un autre pédale vigoureusement à mon passage. Je ralentis pour l'attendre. Nous roulons ensemble un moment, il hèle son copain en répétant : "Kénitra, Kénitra" car il m'a demandé ou j'allais. Plus loin ces 2 jeunes cyclistes freinent avec les pieds, comprenant qu'ils ne veulent pas aller plus loin, je propose une photo. Plus rarement des jeunes demandent de poser pour un selfie.


Moins drôle 3 chiens se lancent à ma poursuite.


J'accélère, mauvaise stratégie et le moulinet de mes jambes excite celui qui à ma gauche grogne au niveau de mes chevilles. Heureusement le sol ne présente pas d'irrégularités sur lesquelles j'aurais pu chuter dans la panique.
Rare décor agréable de la journée :


Enfin je retrouve un bois. mais il est mis à mal pour produire du charbon de bois, très utilisé pour cuisiner.



puis une route goudronnée


et ce que l'on appelle la modernité.

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Dimanche 17 Septembre (fin)
J'arrive à Kénitra à la tombée de la nuit. Et c'est un autre monde avec des femmes en jupes ou en shorts. Ce que je n'ai pas vu pendant 100 km.
Il y a de fausses cigognes sur les lampadaires pour en attirer de vraies.


Je décide d'allumer mon feu arrière et de mettre mon gilet jaune. (tant que j'y vois assez j'économise mon éclairage avant qui est constitué de ma frontale car je n'ai pas de dynamo).


Le centre ville est animé est décoré.


Sur l'application Zenly, Thomas semble tout proche mais je n'y vois pas Francine. Cela me semble étrange car elle m'a averti qu'ils sont au camping. J'ai essayé 50 fois d'appuyer simultanément sur les 2 boutons de mon smartphone pour faire une capture d'écran et vous présenter l'application. J'avais réussi une fois l'année dernière à utiliser cette fonction. Mais rien à faire mon smartphone ne veut pas m'obéir.
Je demande aux habitants qui m'informent très gentiment que le camping de Medhyia est encore à 8 km (je saurai plus tard que Thomas n'avait plus de batterie sur son téléphone). L'un d'eux note SOLARBIKES pour nous suivre sur FACEBOOK.


Je parviens à la ville après 140 km. Mais je ne trouve pas le camping. Du moins je passe devant un qui semble fermé et qui ne présente aucune entrée. Arrivée à la plage, j'interroge un policier à un rond-point. Il me confirme que je suis passé devant. 2 km de plus mais toujours pas d’accès. J'appelle Francine qui me dit que l'entrée est dissimulé par des travaux. J'entre au camping de la plage à 20:45 et présente mon passeport au gardien qui le prend en photo avec son téléphone.


Les cyclistes n'ont pas pu planter leur tente sur le terrain trop dur. Ils ont obtenu l'autorisation de dormir dans la salle d'activité. En arrivant tard, j'ai l'avantage de bénéficier de leurs démarches. Tandis qu'ils partent manger en ville, j'étale le contenu de mes sacoches sur le comptoir du bar


qui est fermé en cette période. Même si nous ne campons pas je dois sortir ma tente pour la faire sécher.


Nous allons dormir sur les transats.


Après la douche, je profite aussi de faire une petite lessive


avant de me faire chauffer de l'eau pour mon bouillon cube vermicelle et de manger la boite de maquereau mariné que j'ai emmené.
Je suis sidéré que les autres ne transportent pas de quoi manger (Sauf Joy qui a un stock de fruits secs et les préparations USANA qui lui servent de petit-déjeuner ainsi qu'à Thomas). Ce dernier avait demandé à Francine de laisser son réchaud avant le départ (pour s'alléger).
C'est le grand confort, il y a même un vieux slip et un préservatif usagé sur le comptoir :


Avant de me coucher, je publie un très court message sur FB pour rassurer les followers car il me semble que les VAE n'ont pas mis d'information :
17 septembre, 23:37
Parti du camping de Larache à 08:15, je suis arrivé au camping de Mehdiya près de Kénitra à 20:45 après 140 km. Les autres sont arrivés un peu plus tôt. Pas le courage de raconter quoi que ce soit.
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à 05h45, le muezzin ne nous rate pas. Pas besoin de tapis pour la prière, je suis carpette.
En fait non l'étape d'hier n'était pas si difficile car l'itinéraire était tout plat. Thomas me félicite pour l'avoir réalisée. Je lui réponds qu'eux aussi ont eu du mérite étant donné l'état de la route. (ayant un tricycle couché, voyageforum.com/...post=6951448#6951448, je sais qu'il y a toujours une roue dans l'ornière).
Il me dit en rigolant que que sa femme et ses maitresses ne lui parlent que de Gilles Rouland. Que c'est bien ce qu'il fait. Il ajoute que sa femme lui a dit que je postais de superbes photos et que quand il lui a demandé : " Et les miennes, elles ne sont pas belles ? " elle a répondu que non.
Il est vrai que j'ai fait un beau reportage sur la traversée et la première étape. Mais c'était facile car je n'ai pas pédalé contrairement aux autres participants.
Lundi 18 Septembre Medhyia Mohammedia 100 km


Le soleil est au rendez-vous pour les préparatifs


Après avoir passé sa pompe à Thomas à son appel pour qu'il regonfle ses pneus, il me remercie en me disant : "c'est gentil" et m'explique que les nombreux trous ont favorisé la perte d'air (qui s'échappe un peu quand le pneu est pincé contre le bitume).
Je souhaite partir devant mais le réceptionniste n'étant pas arrivé, je ne peux régler. Je demande à Francine qu'elle le fasse pour moi.
Je pars vers la plage et regrette de ne pas mettre baigné alors que nous étions si proche de l'océan.


Dans une épicerie, j'achète de l'eau et des dattes. Le vendeur me demande où je vais. Je lui réponds jusqu'à Agadir. Il me déconseille d'acheter les plats proposés au bord des routes.
Je comprends le code des couleurs en prenant la route secondaire.


Elle est en pente depuis la côte pour remonter au niveau de la N1.


J'ai l'occasion de tester mon siffler anti ours que j'ai acheté au Québec contre des chiens errants. Les ultrasons sont efficaces, ils déguerpissent la queue entre les jambes.
Puis je retrouve la nationale et son trafic.


Des artisans tailleurs de pierre y exposent leurs œuvres.



Je continue en direction de Rabat (mais pas par l’autoroute).


Je m'arrête au niveau du jardin exotique de Bouknadel,


attiré par les bougainvilliers.


Mais il est fermé. Le gardien m'annonce que l'ouverture est proche.


Il est 11:30 et selon l'affichage, cela devrait être ouvert.
Je profite de cet endroit agréable et de l'ombre pour téléphoner à Air Arabia pour confirmer la possibilité d'embarquer un vélo.


Je vois passer un train


et Francine et Adalberto que je réussis à photographier malgré la surprise.
D'après Zenly je ne les voyais pas si proches.
Un responsable rentre dans le parc et m'annonce que l'ouverture sera retardée.
Je renonce à y faire ma pause déjeuner, j'ai déjà grignoté en attendant.


Nous arrivons dans Rabat qui est la capitale mais qui n'est pas très étendue.
Et nous nous arrêtons au CARREFOUR car Thomas a besoin de sacs poubelle.


Je m'étonne qu'ils n'achètent rien d'autres. J'y trouve des biscuits, des yaourts et profite pour acheter des piles. D'habitude les rechargeables dans ma frontale suffisent pour tout le voyage. Mais une fois je l'ai trouvé allumée dans ma sacoche et je sais pas combien de temps elle est restée en service involontairement.


J'ai un peu de mal a m'y retrouver dans les rayons. (je ne vois pas de compote)


Je crains d'avoir épuisé le temps de cet arrêt.
Mais Adalberto en a profité pour s'acheter un téléphone. Les 2 vieux dont il disposait ne fonctionnent plus.


Je remarque que Francine a une musette EDF avec un sympathique logo véhicule électrique
(je possède une Zoé).

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lundi 18 Septembre (suite)


Joy s'arrête dans un garage à l'enseigne BOSCH en demandant s'il peuvent régler son problème.
Alors qu'il a acheté un vélo-cargo avec un moteur et des batteries de cette marque, il a fait monter juste avant le départ des panneaux solaires qui devraient les recharger. Mais pas un électron a rempli cette mission. Il fonctionne juste avec ses batteries extractibles qu'il recharge sur le secteur. Des habitués lui ont dit qu'il est toujours difficile d'assembler du matériel de marque avec d'autres composants et ce n'est pas ici qu'ils vont lui donner la solution.


Je prends en photo les autres participants


puis nous repartons. Dommage de ne pas visiter la médina de Salé alors que nous passons devant.
Thomas s'est renseigné auprès de cyclistes locaux pour la traversée de Rabat. Ils conseillent d'emprunter une piste cyclable pour traverser l'oued Bou Regreg.


Effectivement l'accès au pont Hassan II est interdit aux vélos.


Mais nous ne savons pas par où passer.


A l'annonce d'une piste cyclable,


nous demandons aux forces de l'ordre.


Il faut emprunter le pont du tram.


qui comprend une bande cyclable.


C'est super !
Je suis tenter de continuer par l'estuaire de ce fleuve. Étant certain de retrouver ici la côte que nous allons longer jusqu'à Mohammedia. Mais Thomas me dit que je me trompe et démarre brutalement vers le grand boulevard de la N1. Il nous laisse frustrés Francine, Joy et moi de ne pas profiter de ce superbe paysage où nous voyons des bateaux et devinons la plage de Rabat.


Il ne veut prendre aucun risque en suivant scrupuleusement la trace de son GPS. Sa hantise est de se retrouver seul à un endroit où il ne pourrait pas faire demi-tour.


Cela commence par un morceau de piste cyclable. Mais rapidement nous trouvons dans la circulation très dense.


Avec la succession de feux, je suis le seul à pouvoir me faufiler à droite des files de voitures.
Je profite de mon avance pour activer le GPS de mon smartphone et inviter tout le monde à tourner à droite pour trouver la Côte beaucoup plus agréable et dotée plus loin d'une promenade qui peut faire piste cyclable.


Je suis un moment les VAE


et suis tenté de m'arrêter devant un beau monument.


Dés que je pénètre dans la cour de ce qui est affiché comme musée, je me fais engueuler. Je suis pas le bienvenu. Apparemment c'est l'heure de la prière car je vois un homme sur son tapis.


Je profite des aménagements récents


puis je trouve un peu d'ombre le long d'un mur pour ma pause déjeuner (en fait il est 15h).


Et l'on arrose en plein soleil.

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lundi 18 Septembre (fin)
Je reprends la route côtière


où les contrôles sont fréquents.


Les conditions de roulage sont très agréables


avec les traversées successives d'agglomérations.


Je me fais un nouvel ami :


Il a le même système de transmission sans chaine


que sur le vélo que je viens d'acheter : voyageforum.com/...post=8207147#8207147
Je n'ai pas osé le prendre de peur de l'abimer dans les transports.
Je pense qu'une courroie avec fibre de carbone sera beaucoup plus durable qu'une chaine.


Ce qui est certain c'est que cela évite le cambouis. Malgré ma pince à vélo, j'ai déjà ruiné mon pantalon.


Au village suivant je retrouve grâce à leurs véhicules en stationnement


les amis qui terminent leur déjeuner et la recharge d'une batterie de Joy.


Je reprends rapidement la route


et les photos.


Parvenu devant une demeure royale


J'envoie un SMS à Francine pour lui dire qu'elle pourra prendre en photo des gardes en tenue traditionnelle. En effet ceci est beaucoup plus discret et aisé en tricycle où l'on n'a pas besoin de se soucier de l'équilibre.


Mais ils me rattrapent avant qu'elle ait lu mon message.


Joy décide de rouler avec moi pour profiter en s'arrêtant plus souvent.


Tout le secteur est voué au tourisme.


Nous rejoignons les autres au camping de Mohammedia à 18h30 après 100 km.


Je peux enfin me baigner dans l'océan. plutôt faire trempette dans un petit bassin de la côte rocheuse. Pas besoin de monter la tente puisque nous avons choisi de louer un bungalow. A 5 c'est souvent moins cher que de payer pour chaque tente.


Les cyclistes ont fait la connaissance d'un anglais qui roule seul et lui ont proposé de passer la soirée avec nous. Il demande à Francine si je suis prof d'anglais car il a trouvé mon accent excellent lors de mes premiers mots. Il sera vite déçu.


Alors que Francine fait remarquer que nous aurions du longé l'estuaire aussitôt après le pont pour profiter des paysages. Thomas se met en colère et la fait pleurer. C'est gênant devant notre invité qui comprend très bien le français. J'interviens en ajoutant que tout le monde peut se tromper mais qu'il y a la façon de le dire. je n'ai pas apprécié son ton péremptoire. Fâché, il va s'isoler dans sa chambre.
La première fois qu'il m'avait demandé de positionner ses pieds sur son tricycle et que je ne savais pas comment faire, j'avais trouvé sa façon de demander service en m’engueulant peu adapté. C'est Francine qui avait positionné correctement ses pieds et mis en place les cordelettes élastiques qui les maintiennent sur les supports. Elle souffre également de son manque d'amabilité alors qu'elle lui rend service tout au long de la journée. C'est toujours difficile avec les personnes handicapées. Dans le laboratoire où je travaillais, nous avons accueilli une jeune malentendante. Elle n'a pas réussi à s'intégrer car personne ne voulait travailler avec elle trop habituée à obtenir tout ce qu'elle voulait auprès de ses parents ou d'éducateurs. Elle m'a offert un déjeuner pour me remercier d'avoir travaillé avec elle plusieurs semaines sur un poste isolé avant son départ dans un autre service.
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Le matin je m'étonne que Thomas ne remercie pas Francine quand elle lui apporte son shampoing qu'il a laissé dans la douche. Encore plus quand elle lui amène son passeport que le gardien tentait de donner à quelqu'un d'autre. Il nous dit que ce... allait garder son passeport. Alors qu'il était normal qu'il le conserve tant que nous n'avions pas réglé (ce dont Francine s'est occupé) et que certainement ne sachant pas lire il ne savait plus à qui il appartenait. Mais je reste espanté quand apprenant par Francine que ses bas lavés la veille ne sont pas secs, qu' il mette ses chaussures pieds nus. Il n'a emporté qu'une paire de chaussettes !
Mardi 19 Septembre Mohammedia 9h El Jadida 18 h 136 km
(seulement 9h je suis en progrès ! Non étape plus facile)


Je suis d'abord conforté dans mon choix de rentrer en France par avion.


avec cette école de formation de personnel de bord.


Owen qui est d'Abergele au Pays de Galle a choisi de nous accompagner.


Il roulera avec moi ainsi qu' Adalberto qui trouve le rythme de Thomas trop rapide.


Il nous offre un jus d'orange fraichement pressé


qui est délicieux et appréciable avant que nous attaquions


30 km de la zone industrielle de Casablanca,


puis la traversée de la ville.


Nous stoppons pour admirer la Mosquée Hassan II,


proche de l'océan.


J'achète un melon canari et Owen des bananes.
Je demande si nous pouvons les consommer à la terrasse d'un bar en prenant des boissons qu' Adalberto nous offre.

Je publie ceci sur le groupe Solarbikes 2017 de FACEBOOK :
19 septembre, 14:55
Breaking news : Après Casablanca au km 55, j'ai rattrapé Joy qui a crevé.


"Pas le temps" de l'aider. Il reste 80 km à parcourir.
(je dois être un peu rancunier me rappelant que c'est ce que Thomas m'avait dit quand j'avais proposé du melon)


je ne manque pas d'ajouter : L'entraide est déjà en action.


Je reprends la route avec Owen.


En arrivant sur El Jadida, je trouve amusante la décoration de ce camion de livraison


Nous retrouvons les autres au camping. Arrivés sans peine avant nous, ils ont loués 2 bungalows. le premier occupé par Joy et Thomas, le second par Francine, Adalberto, Owen et moi.


Francine met à charger sa batterie avec sa mallette de transport


et tous les 4 nous allons au restaurant du camping. Quand Thomas et Joy arrivent nous rajoutons une table pour manger ensemble. Mais quand je prends une photo du groupe pour ressouder l'équipe Thomas détourne le regard.


Il finit par me dire "tu sais qu'il existe un droit à l'image".
Je suis scié ! Alors que précédemment il était tout content que je le prenne en photos et que je les publie sur FB.
Il ajoute : " en plus c'est un SOLAR bike ! "
Devant cet argument imparable qui m'exclut de facto, je lui réponds :
"tu es comme un gamin ! Ton jouet ne fait pas ce que tu veux alors tu le jette"
"pour moi ça va être vite fait un clic et c'est fini !"
Plus tard alors que je fais mes adieux à Joy, il m'explique que lui en tant que revendeur USANA a un "droit à l'image" (on ne peut théoriquement pas diffuser des photos de lui sans l'accord de sa société) mais il ne le fait pas valoir. Il doute que je quitte le groupe. Je lui confirme ma volonté (le plus "drôle" c'est qu'il devrait aussi être exclu, son vélo n'ayant de solaire que l'apparence). Francine elle hésite, tiraillée entre son engagement, son désir d'aider et sa volonté de profiter davantage de ce voyage. Elle me dit que c'est bien que j'ai pu lui répondre fermement, elle se serait mise à pleurer.
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Le lendemain nous prenons un petit-déjeuner dans une ambiance moins tendue.


J’offre un thé à Owen avec mon réchaud (celui du bungalow n'est pas alimenté) et propose des galettes de riz et du beurre de cacahouète (acheté à CARREFOUR Rabat).
Je demande à Adalberto de me rendre mon second briquet que je lui avais prêté depuis Larache et dis au revoir à Francine que j'ai plus de chance de retrouver sur les routes françaises.
J'ai de la veine alors que je quitte le groupe, je vais rouler avec un nouvel ami gallois.


Nous nous dirigeons tous 2 vers la plage et sa promenade.


Nous prenons le temps de visiter


la cité portugaise.


(ce que Francine aurait aimé faire)


Puis trouvant une boutique INWI tenue par 2 jeunes qui parlent français, j'explique mon souhait de recharger ma carte SIM. En effet la veille alors que j'appelais ma sœur en France la communication a été coupée. Puis j'ai reçu un SMS me disant que je n'avais plus de crédit (pourtant je pense avoir très peu appelé l'international). Dans une boutique à 22h je n'ai obtenu qu'une recharge de 50 Dirhams et je ne sais pas si je l'ai utilisée correctement pour l'étranger. Owen me dit que ce serai plus avantageux de changer de carte SIM. Ce que confirme le vendeur. Je ne veux pas participer à cette société du jetable mais il est dans l'impossibilité de créditer mon compte ne pouvant se connecter au site INWI. Dépité je demande une nouvelle carte SIM mais il ne peut l'activer sans le site. Pourtant c'est ce qu'ont fait les filles à l'aéroport. Le jeune me dit que ce sont des cartes spéciales...

Mercredi 20 Septembre El-Jadida Sidi-Bennour 99 km


Habitations anciennes


et constructions récentes se succèdent.


Récolte des algues


et séchage au soleil.


nous longeons la côte,


les ânes cherchent l'ombre mais la température n'est pas trop élevée.


Owen m'a conseillé ces yaourts très agréable à boire.


Nous profitons des paysages



Avant d'arriver au port industriel de Jorf Lasfar.


Pour la première fois, je prends le temps de déjeuner au restaurant.


Je demande au serveur de photographier ses uniques clients.


Nous reprenons la route régionale 301


Elle longe la côte vers Essaouira. Mais nous allons quitter provisoirement cette destination pour d'abord nous rendre à Marrakech comme initialement prévu.
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Mercredi 20 Septembre (Fin)
après avoir salué des pêcheurs,


être passés devant des marais salants,


nous prenons la route secondaire 3416


qui nous emmène vers l'intérieur


par une succession de montées descentes.


En cette fin d'après-midi nous croisons des marocains


à pied,


en âne


ou en camion.


Toujours un fort contraste entre ruralité


et autoroute au-dessus de laquelle nous passons


pour atteindre Sidi-Smaïl où nous espérons trouver un hôtel.
Contrairement à ce qu'Owen a pu voir sur internet, des jeunes que j'interroge à la terrasse d'un café nous affirment qu'il y en a pas avant Sidi-Bennour. Il nous faut faire encore 21 km. Alors que le soleil descend, Owen me dit qu'il ne veut pas rouler de nuit. Il demande si nous pouvons planter notre tente derrière une station service. Devant la réponse négative et après avoir acheter de l'eau, je lui dis ne pas s'inquiéter ayant de la lumière et un gilet réfléchissant.
Arrivés à Sidi-Bennour nous profitons de l'éclairage de la ville, un policier nous confirme l'existence d'un unique Hôtel très modeste.


Mais pour 100 Dirhams (10 €) par personne, on ne peut pas demander mieux !


nous disposons même d'un WC


et d'une douche.


Pour nous réconforter je prépare, dans une salle commune, un bouillon cube vermicelle.
Puis je réchauffe un sachet de carottes lentilles que je transporte depuis mon domicile.
Owen veut me dédommager. Je lui dis que ce n'est pas nécessaire.
je veux publier ce message :
Je me suis inscrit sur Facebook pour participer à Solarbikes 2017. Je ne voulais pas utiliser ce produit américain ni afficher ma vie sur le net. Pourtant c'est un peu ce que je fais sur VoyageForum.
Je pensais en faisant toutes ces publications finir par en faire une overdose. Je n'ai pas eu le temps
Thomas m'a fait valoir son droit à l'image. Il m'a reproché certains de mes écrits. Il m'a dit qu'il s'agit d'un SOLARbikes. N'étant plus désiré, je quitte l'aventure avec un soulagement certain. Mais satisfait d'avoir participé au début.

Malgré 3 tentatives, il ne sera pas publier sur la page du groupe. Cela m'ennuie j'avais justement terminer mon dernier message par :
"Plus rarement des jeunes demandent de poser pour un selfie. La suite au prochain numéro..."
Je suis contraint de la publier sur ma page perso mais je n'y ai qu’une douzaine d'amis (je reçois tout de même quelques messages d'encouragement et d'intérêt pour la poursuite du voyage et des récits). Les suiveurs de Solarbikes ne comprendront pas pourquoi je ne mets plus de news.
Je tente de leur proposer de devenir mes amis pour qu'ils puissent accéder à la suite de mes récits. Mais mon smartphone me propose que les premiers membres du Groupe dans l'ordre alphabétique à chaque fois que je clicque sur la liste. Même quand les premiers seront devenus mes amis.
En fait je suis soulagé de ne plus m'imposer de passer des heures sur le clavier du smartphone (beaucoup pratique que celui d'un ordi)

Plus tard je publierai ceci sur ma page :
J'ai changé de Cycle et suis passé au Trike. Le pétrole n'existant que grâce au soleil,


je vais pouvoir réintégrer le SOLARbikes. Mon VTT lui préférait l'ombre.
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