31 jours de voyage
96 pages de roadbook sur-documentées
15 hôtels (allant de 70 à 240 € la nuit)
3 lessives
6300 kilomètres en voiture
450 kilomètres à pieds
1 paire de chaussures défoncée sur 3
3 kilos perdus
8700 € de budget (dont 1500 $ dépensés sur place et 225 € remboursés en cashback)
25 € de hors-forfait sur le téléphone
2200 photos
17 heures de vidéo (presque 500 Go)
5 mugs-souvenir ramenés en France
1 abonnement Spotify (9,99 €)
1 seul mec (1 mec seul)
Bonjour !
Après avoir préparé mon roadtrip dans l'Ouest américain pendant 7 mois grâce à ce forum, il me paraît assez naturel de partager à mon tour l'expérience que j'ai vécu sur place. Si avec ce récit je peux aider au moins UNE personne qui envisage une telle aventure alors ce sera une grande victoire ! Et quoi de mieux que de démarrer ce carnet un an pile après mon départ, c'était le 28 avril 2016...
Petite remise en situation : je m'appelle Yann, j'ai 28 ans, j'habite en banlieue parisienne et suis un solitaire dans l'âme. Au moment de ce périple je sors peu, je n'ai pas de copine et mon meilleur ami est un bonsaï Ikea. Je ne suis pas sportif du tout et n'ai jamais randonné avant. Je n'ai voyagé que deux fois dans ma vie : 5 jours à Madrid et 10 à New York. Je regarde beaucoup de séries et films américains et pourtant je ne suis pas du tout « fluent » en anglais... Je quitte le territoire serein, ou presque. J'ai juste peur que le bonsaï meure, sans eau.
Avec ces premières données, vous pouvez d'ores et déjà deviner à quel point la préparation de ce roadtrip fut laborieuse et à quel point le roadtrip en lui-même fut dépaysant ! Je le sentais déjà en parcourant les carnets sur ce forum et je l'ai encore mieux constaté sur place : voyager seul n'est pas une chose commune. Ce sera d'ailleurs l'angle principal de mon carnet.
Je n'ai pas l'intention ici de jouer au guide touristique. La longueur des randonnées ou l'intérêt des parcs sont déjà bien assez documentés sur internet. En revanche j'aimerais vous raconter mes journées telles que je les ai vécues en partageant mes ressentis, mes bonnes et mauvaises surprises et même quelques conseils simples et logiques que j'aurais aimé lire plus tôt.
Ceci dit, ne comptez pas sur moi pour vous donner de bonnes adresses de restaurant. J'ai justement profité d'être seul pour expédier les repas, en sauter certains et consacrer plus de temps à mes visites sur place. La plupart du temps, mon organisme a du se contenter de chips et de glaces :)
Petit rappel des étapes :
Los Angeles
Williams
Grand Canyon
Page
Monument Valley
Moab : Arches et Canyonlands
Capitol Reef
Bryce Canyon
Zion
Las Vegas
Vallée de la Mort
Sequoia
San Simeon
Monterey
San Francisco
Du 28 au 28 : un jeudi 28 de Paris à Los Angeles (J1)
Tout d'abord je me permets d'ouvrir une mini-parenthèse. Au cours de mon séjour j'ai baladé avec moi une petite caméra afin de ramener des souvenirs en France. A défaut d'illustrer mon carnet avec de nombreuses photos, j'ai préféré monter 31 petites vidéos pour résumer mes 31 jours sur place ! Ces clips sont amateurs et ne dévoilent qu'un échantillon de l'expérience que j'ai vécu là-bas mais j'espère qu'ils vous plairont !
youtu.be/D8nxwY41GYA
LE VOL
Mon avion vers Los Angeles décolle de l'aéroport Charles-de-Gaulle à 10h30. J'ai réservé le vol en éco, sans escale, en novembre (soit 6 mois avant le départ) pour 1140 euros avec l'assurance multirisque et le choix d'un siège précis pour le vol retour. Quelques mois plus tard le tarif pour le même vol est descendu à 780 euros... J'ai un peu les boules mais c'est comme ça !
Pour me rendre à Roissy, je commande la veille au soir un chauffeur privé (Le Cab) qui, grâce à une réduction de 10 euros trouvée sur internet, me facture la course à 38 euros (prix fixe). Il y a 3 ans quand j'étais allé à New York, le même trajet en taxi avait coûté 57 euros. Mon papa ayant été chauffeur de taxi G7, j'ai naturellement tendance à défendre les taxis mais là, je dois bien reconnaître que les VTC ont des arguments séduisants pour le consommateur... Je reviendrai à la fin de ce carnet sur ces écarts de prix pour une course identique.
L'arrivée à l'aéroport, l'embarquement et le vol se passent bien malgré mon stress latent. Je regrette seulement l'inefficacité du somnifère que m'a prescrit mon médecin ! Le demi-comprimé de Zolpidem que j'ingurgite au décollage me fait tout juste somnoler une petite heure... La seconde moitié que j'avale à mi-parcours ne me fait aucun effet.
Arrivé à l'aéroport de Los Angeles, l'aventure commence vraiment ! Les personnes qui sont déjà venues aux Etats-Unis sont orientées vers des bornes automatiques. Coup de chance donc puisque je peux m'aligner dans une file d'attente moins lente que les autres... Les bornes sont réglables en français et sont très simples d'utilisation. Finalement je rentre plus rapidement que je ne l'espérais sur le sol américain !
LA LOCATION DE VOITURE
Les panneaux dans le terminal sont clairs et je suis rapidement dehors pour attraper une navette Alamo. A la centrale je m'éloigne de la file d'attente et me dirige vers une borne automatique, muni de mon voucher AutoEurope.
3 semaines avant le départ j'ai décidé de louer ma voiture sur AutoEurope car le site m'a semblé clair et compétitif sur les prix. J'ai profité d'une jolie réduction de 15% donnée dans une newsletter pour louer un SUV à 840 euros. A offre comparable, seul Hertz était moins cher de 60 euros mais cela seulement après l'utilisation de plusieurs codes de réduction trouvés un peu au hasard et que je n'aurais pas su justifier à l'agence... J'ai pu constaté pendant la préparation de ce roadtrip que, visiblement, les prix diminuent au fur et à mesure que le début de la location approche.
A la borne automatique de Alamo je rentre patiemment toutes mes coordonnées mais je ne peux pas aller au bout. Une agente m'explique que mon voucher n'est pas suffisant pour valider mon inscription. Elle me redirige vers un guichet « Customer Service », sans file d'attente... Pour une seconde fois j'évite la longue file d'attente pleine de touristes !
Sur place, je décide de prendre l'option me permettant de rendre le véhicule avec le réservoir vide. L'estimation est de 51$ mais 31 jours plus tard on ne me facturera que 46$. Hourra ! J'ignore à quel point je me suis fait avoir (ou pas) mais avec le recul, je me rends compte que j'aurais eu le temps de faire le plein moi-même avant de rendre la voiture.
Les formalités terminées, je me rends sur le parking où m'attendent plein de véhicules. Je prends le temps de toutes les analyser afin de réunir trois conditions à mon goût. Le SUV doit être : relativement petit, muni d'un port USB (indispensable) et équipé du système de radio par satellite Sirius XM (qui n'a finalement servi à rien).
Je suis seul, je ne transporte qu'une grosse valise et je n'ai pas l'intention de gravir de pistes difficiles mais pourtant j'ai choisi un SUV. Pourquoi ? Essentiellement pour me faire plaisir, pour enrichir l'expérience du roadtrip américain. Si je dois de nouveau louer une voiture aux Etats-Unis, je m'orienterai sans doute vers une berline plus classique. Ou une décapotable pour faire le kéké, j'hésite ! ;)
Tous les véhicules sur le parking sont énormes alors j'oublie la condition de la taille et mon dévolu se jette sur une longue Nissan Rogue blanche ! Il y a quelques rayures sur une portière alors je mitraille la voiture sous tous les angles au cas où on me demande de rendre des comptes plus tard (on ne me demandera rien).
Je rentre dedans, pose mes affaires et ressors. Et là, c'est le drame. J'ai laissé les clés sur le contact et les portes ne se rouvrent plus... Bien joué ! Un peu en panique, j'explique ma situation à l'accueil et quelqu'un vient m'aider. Sa solution : une raclette, un tensiomètre et une longue tige en fer. Je suis en Amérique depuis 3 heures et on est déjà en train de forcer mon véhicule ! En moins de 3 minutes la porte cède et je récupère les clés. A partir de ce moment et jusqu'à la fin du séjour, chaque claquement de portière sera suivi d'un gros coup de stress du type « Mince ! Les clés ?! Ouf c'est bon elles sont dans ma main... ».
En France je ne conduis pas de voiture (je suis motard). Les premières minutes au volant sont donc hésitantes. Je dois à la fois gérer la boîte automatique et l'imposant volume de la Nissan. La prise en main est cependant intuitive on peut même configurer le tableau de bord en français, convertir les psi en bars et les miles en km. Le code de la route américain est plus délicat à cerner. Pour résumer il ne faut jamais se mettre sur la voie de droite à moins de vouloir tourner à la prochaine à droite et les limites de vitesses sont rarement respectées en dehors des villes.
Au bout de 31 jours j'ai totalement intégré la conduite aux Etats-Unis. La circulation est fluide, courtoise et silencieuse. Depuis mon retour à Paris chaque coup de klaxon me crispe, les feux rouges grillés me révoltent et tous les conducteurs me paraissent excessivement agressifs...
J'hésitais à louer un GPS TomTom pour ce voyage mais à quelques jours du départ, Pong du forum m'a sauvé la mise en me conseillant l'application « Here » pour mon iPhone. L'application est gratuite, marche sans connexion, est juste dans les horaires et recalcule vite les itinéraires. Seul défaut : elle ordonne parfois de grands détours sans raison (particulièrement à Monterey, San Francisco, Mountain View et Oakland). En route vers Las Vegas, l'appli m'a également proposé à plusieurs reprises de quitter l'autoroute pour y retourner aussitôt. Incompréhensible !
Après quelques jours sur les routes californiennes j'ai supprimé la voix de synthèse trop bavarde à mon goût, les indications visuelles sont largement suffisantes pour se diriger ! J'ai aussi désactivé les alertes de vitesse car Here semble 5 km/h en retard par rapport au compteur de la voiture.
L'HOTEL
J'ai hâte de rejoindre le premier hôtel de ce séjour, le fameux Coral Sands dans lequel beaucoup de forumeurs ont logé ! L'hôtel offre un parking, une piscine et un jacuzzi qui ferment à 22h ainsi qu'une laverie et un micro-ondes à partager. L'établissement, proche de Hollywood Boulevard, se situe à quelques mètres d'un mini-mall avec plusieurs restaurants et un supermarché. C'est pratique ! Cependant l'hôtel est un peu excentré et si je devais revenir je me renseignerais pour des logements proches de quartiers plus animés comme Venice Beach ou Santa Monica. La chambre est modeste mais bien agencée, assez bien isolée, équipée d'un frigo et d'un coffre-fort.
Les 5 nuits au Coral Sands ont été achetées 452 euros (90€/nuit) 6 mois à l'avance.
Sauf cas exceptionnel, j'ai réservé toutes mes chambres sur Hotels.com. Leur système de fidélité est attrayant, leur site est clair (notamment sur les prix qui sont indiqués TTC) et sur chaque commande je pouvais obtenir un cashback (7%). Mes deux critères non-négociables étaient : l'existence d'une connexion wi-fi et la possibilité de se garer sur un parking gratuitement.
GRIFFITH OBSERVATORY
Pour terminer cette première demi-journée sur le sol américain, je file au Griffith Observatory. On peut se garer gratuitement aux alentours. Le lieu offre une vue incroyable sur Los Angeles qui s'illumine petit à petit avec la nuit qui tombe c'est vraiment très beau et ça met directement dans l'ambiance !
En parallèle le Griffith Observatory garde ses portes ouvertes jusqu'à tard dans la soirée et laisse les visiteurs découvrir gratuitement plusieurs expositions intéressantes sur l'univers ainsi qu'un pendule de Foucault et une cage de Faraday commentés par des guides. Sur le parvis, des astrologues prêtent leurs télescopes pour admirer Venus et Jupiter dans le ciel... Je n'en attendais pas autant pour une première soirée ici.
Malgré le décalage horaire et l'éprouvante journée, je m'endors à 22h.
hello Yann,
j'embarque... Waouh, j'aime beaucoup les comptes à la Amélie Poulain... avec un petit faible pour les "5 mugs-souvenirs ramenés en France". Moi j'ai tellement de mugs, que je ne sais plus où les ranger😉....
Sympa l'idée des petites vidéos! Et avec la photo d'Obama à l'aéroport... Ben... ça a changé depuis😉
En 1 an, il y en a eu des changements.... le parking Du Griffith Observatory est payant maintenant : http://www.griffithobservatory.org/visiting/directions.html
Pour la clé de la voiture, j'ai bien ri😄... car pendant tout le voyage en avril dernier, je n'ai pas arrêté de vérifier ma clé aussi! Pour une raison différente, mais liée à une maladresse aussi... En février dernier, je pars en randonnée au Teide et en arrivant en fin de randonnée, je me rends compte que j'ai perdu ma clé de voiture.... nous avions presque plus d'eau et le pique-nique était dans le coffre🤪.... Me voilà obligée de repartir faire tout le chemin en sens inverse et refaire l’ascension d'un cratère... Heureusement je suis tombée sur 2 belges sympas qui m'ont aidé... et on a fini par retrouver ma clé de voiture... Hors de question que cela se reproduise aux USA!
A bientôt pour la suite!
Ouest américain : road-trip multigénérationnel : https://voyageforum.com/v.f?post=7117430;#7117430 - tête-à-tête mère-fils, avril 2017 https://voyageforum.com/v.f?post=8104174;#8104174 - De Yellowstone à Disneyworld juillet 2018 https://voyageforum.com/v.f?post=9104079;a=9104079
Salut Yann.
J'embarque avec plaisir. Je me rappelle de ta préparation.
"5 mugs-souvenirs ramenés en France". Moi j'ai tellement de mugs, que je ne sais plus où les ranger
Moi aussi j'en ai plein... J'en ai ramené 3 des US et j'en ai déjà bousillé 2. Je n'ai pas fait attention mais ceux de San Francisco et de Las Vegas n'étaient que de vulgaires auto-collants qui n'ont pas tenu le coup après un passage au lave-vaisselle... Heureusement, il me reste celui de Monument Valley, de meilleure qualité.
A+
Eric
Très belle "mise en bouche" avec une boucle classique mais abordée d'une manière différente.
Ce qui m'interpelle, c'est que tu as fait TES propres choix et qu'ils sont assumés ! Bravo.
Pas la peine de faire 36 posts sur la composition de la valise, où manger, quoi voir, etc... il suffit de bosser un peu et d'adapter à ses envies. Encore Bravo.
J'embarque également.😉
Une question concernant l'appli GPS : est-ce qu'il est possible de pré-enregistrer des points GPS pour qu'il y ait juste besoin de les sélectionner une fois sur place ?
Merci pour vos retours, ça fait plaisir ! Je vois que je ne ne suis pas le seul traumatisé par des clés de voiture et que je ne suis pas le seul non plus à m'enthousiasmer devant les rayons de mugs dans les boutiques de souvenirs 😉
J'embarque également.😉
Une question concernant l'appli GPS : est-ce qu'il est possible de pré-enregistrer des points GPS pour qu'il y ait juste besoin de les sélectionner une fois sur place ?
Bienvenue Virginie ! Je viens de fouiller dans Here et à priori on ne peut pas enregistrer de coordonnées GPS.
Sur iPhone par exemple, la bidouille pour te faciliter la vie serait de créer des contacts dans le répertoire de ton téléphone (type "Monsieur Hollywood") avec des adresses postales (genre "Hollywood Blvd, Los Angeles". Au moment venu, tu n'aurais plus qu'à taper le nom du contact dans la barre de destination pour automatiquement t'envoyer à destination. Je dis ça car peut-être qu'avec d'autres smartphones tu peux donner des coordonnées GPS à tes contacts (et ce serait une bonne idée) !
Le décalage horaire est favorable à un réveil tôt et, sur les conseils de Pong, j'en profite pour me rendre sur le Walk Of Fame, à une trentaine de minutes de marche depuis l'hôtel ! Je suis surpris de ce que j'y vois, c'est-à-dire un grand boulevard relativement sale, fréquenté par des sans-abris et où aucun magasin n'est ouvert. Oh, je dois préciser qu'il est 7h du matin...
Comme un bon touriste, je marche les yeux baissés à la recherche de mes stars favorites. J'aurais du imprimer un plan avant de venir : je passe devant les étoiles des Simpsons, de Robin Williams, de Franck Sinatra et de Bugs Bunny mais suis incapable de repérer celle de Steve Carrell c'est très frustrant ! Ce boulevard gris, vide de gens, me paraît vide de sens.
LE CALIFORNIA SCIENCE CENTER
Je retourne à l'hôtel et c'est l'heure idéale pour prendre sa voiture puisque la circulation sur les autoroutes est... abominable. Il me faut près d'une heure pour faire 13 kilomètres et accéder au California Science Center. Fatigant !
Le parking de ce musée coûte 12$ et l'entrée au musée lui-même en coûte 10. L'exposition est cool, truffée d'expériences ludiques comme : piloter un bras électronique pour marquer un panier, empiler des cubes avec des gants de cosmonaute, subir une tornade ou marcher à l'intérieur d'un module de station. Les enfants s'y éclatent et moi aussi ! Je ne suis pas passionné par la science en général mais je suis conquis par ce musée et ne vois pas le temps passer.
A la toute fin on entre dans un grand hangar où une ancienne navette spatiale profite de sa retraite. L'engin est gigantesque, son histoire est fascinante et la vidéo qui montre son transport à travers Los Angeles est passionnante. Avant de partir j'ai envie de m'offrir un mug « NASA » mais en dessous je lis « Made In Thailand ». Je pensais les américains plus patriotes que ça ! Pour la peine je le repose, c'est pas drôle !
Le vrai bémol du musée c'est qu'il est envahi par des bus entiers d'écoliers. Et le problème de ces écoliers c'est qu'ils n'ont visiblement aucune éducation. Ils courent partout, squattent les jeux ludiques et surtout : ils me passent devant quand je m'approche d'un jeu, les sales gosses ! Il n'y a plus de respect ma bonne dame ! Paradoxalement, l'exposition doit être plus agréable à fréquenter durant les week-ends. Je repars dans les bouchons angelenos après 2h30 de visite.
UCLA
Une heure de route plus tard, la journée continue à UCLA (University of California, Los Angeles). J'ai vérifié avec une étudiante : ça se prononce « You Si Elle Est » (et pas Uquela...). Il y a une sorte de stand au milieu de la rue qui distribue des plans mais pas de véritable circuit touristique ou de visite guidée. Par conséquent, j'erre sur le campus au milieu des étudiants. Il y a beaucoup d'animation et surtout : quel bel environnement pour étudier (quand il n'y a pas de taré équipé d'une arme, comme ce fut le cas un mois plus tard) !
Une étudiante m'a conseillé de visiter la bibliothèque Powell, Ackerman Union et leur énorme salle de sport le Pauley Pavilion. Les bâtiments sont très beaux, très grands. Je suis ici depuis presque 2 heures et si j'avais eu du temps supplémentaire je serais passé dans leur musée, il y a une exposition de photos qui m'intrigue mais je me rabats plutôt vers la boutique officielle de l'université et en ressors avec des goodies pour 37$.
Plus tard dans mon voyage, j'apprendrai que près de San Francisco, à Berkeley, il y a l'université de Stanford qui propose des visites guidées intéressantes... Ca aurait pu être une bonne alternative. Je retourne dans les embouteillages de Los Angeles.
VENICE BEACH & SANTA MONICA
Direction Venice Beach, je me gare dans un parking pour 6$ de l'heure. Pas de surprise par rapport à tout ce que j'ai pu lire avant de partir... Tout est là : le coin de musculation, les rampes de skateboard, les joggers, la plage, les postes de garde-côte et les jeeps jaunes. En revanche je ne m'attendais pas à l'odeur ambiante de marijuana ! Il y a de nombreux spectacles de rue dans les parages : musiciens, dessinateurs, fakirs et humoristes attirent l'attention des touristes. Je pourrais passer ma journée à les admirer, chacun dans leur style.
Demi-tour pour me rendre aux canaux de Venice. Sur le chemin je me rends compte à quel point le quartier est diversifié d'un point de vue architectural, marchant tantôt devant une maison toute en bois puis quelques mètres plus loin devant un loft contemporain avec de petites fontaines sur le perron. A proximité des canaux c'est pareil sauf que les maisons sont plus grandes et colorées tandis que les touristes se font de plus en plus rares. L'endroit est pittoresque, il y a même des canards dans l'eau... ça y est, j'ai envie de vivre ici !
Je reprends la Nissan pour aller à l'opposé, à Santa Monica. Il y a un énorme parking sur lequel on peut laisser sa voiture pour 12 dollars la journée. Avec le recul mon conseil est donc de commencer d'abord par Santa Monica PUIS de se rendre à Venice Beach à pieds (ou en vélo).
J'apprécie l'ambiance familiale sur le ponton, la vue sur la mer et les odeurs de nourriture. Au bout du quai un guitariste joue à la commande ce que les touristes désirent pendant que des pêcheurs remontent une belle langouste sous les yeux d'un lion de mer qui barbote en dessous. Seul, je ne vais pas m'embarquer sur la grande roue ou m'asseoir dans un restaurant mais ça ne me gêne pas. Je me contente d'un bretzel à 5$, qui m'a visiblement attendu toute la journée et est dur comme du béton !
Selon mon téléphone, j'ai marché 22 kilomètres aujourd'hui. Pas mal ! Je retourne à l'hôtel pour me remettre de cette première journée pleine.
RETOUR A L'HOTEL
Ma routine en rentrant le soir à l'hôtel est de recharger la Gopro que j'ai emprunté à un collègue et de décharger la carte SD sur un disque dur que j'ai ramené. Pour cela j'ai loué un ordinateur portable sur Zilok.fr, 50€/mois. Le PC est une bouse technologique, très lente et avec peu d'autonomie mais ça suffit pour transférer des données et prendre des notes sur la journée. Pour aller sur internet, mon smartphone est 10 fois plus rapide et intuitif !
Salut Yann.
Sympa tes petites vidéos. Presque trop courtes.
Sur le Walk of Fame, pour ceux qui veulent absolument voir l'étoile de leur star préférée, il existe un site qui les localise:
http://www.walkoffame.com/starfinder
Je viens de vérifier, celle de Steve Carrell est au N°6708 Hollywood Blvd.
A+
Eric
Merci pour vos retours. Vous découvrirez d'ici le mois prochain, lors de mon retour à Paris, l'état dans lequel j'ai retrouvé mon bonsaï... (suspense !) Quant aux vidéos, elles ne devraient pas souvent dépasser le seuil des 60 secondes : ces clips sont simplement des cartes postales qui bougent 😉
Sur le Walk of Fame, pour ceux qui veulent absolument voir l'étoile de leur star préférée, il existe un site qui les localise:
www.walkoffame.com/starfinder
Je viens de vérifier, celle de Steve Carrell est au N°6708 Hollywood Blvd.
C'est clairement un lien à mettre en favori pour ceux qui prévoient de se balader sur le Walk Of Fame ! Merci Eric !
Ce matin je me rends sur Mullholland Drive, une longue route truffée de points de vue panoramiques sur Los Angeles et vue l'heure matinale, je suis presque seul dans les parages c'est plutôt agréable. Chaque spot est saisissant mais pour être franc, plus j'en visite et moins je me laisse impressionné. Les points de vue se suivent et se ressemblent assez...
BEL AIR & BEVERLY HILLS
Sur les conseils d'un collègue qui est déjà venu ici, je me dirige vers le secteur de Bel Air avant d'aller à Beverly Hills. Les routes sont bordées de maisons coquettes où les jardiniers s'affairent à tondre les pelouses sous les palmiers, de quoi se croire au milieu d'un décor de série américaine. Il n'y a pas de grosses voitures de sport aux alentours mais je devine que la réussite est le dénominateur commun de tous les propriétaires. Près du panneau Beverly Hills je vois une plaque de rue française à l'entrée d'une villa. L'espace d'une seconde j'hésite à frapper à la porte pour fraterniser !
RODEO DRIVE
Pas loin se trouve le quartier de Rodeo Drive. Je gare ma voiture et me promène à pieds sur quelques pâtés de maisons et... et voilà j'ai déjà fait le tour, le secteur n'est pas très vaste. J'apprécie cependant la dimensions humaine, sous le soleil et les palmiers. J'ai l'impression de marcher dans une carte postale, c'est une expérience sympa ! Avant de venir aux Etats-Unis on m'a conseillé de pénétrer dans les magasins de luxe car, même en short et tongs, les vendeurs vous soupçonnent d'être un riche touriste et vous reçoivent en conséquence ! Ça m'aurait sans doute beaucoup amusé mais je n'ai pas eu ce courage là...
LE GETTY CENTER
Place à la culture : je me conduis jusqu'au Getty Center qui est l'attraction N°1 de Los Angeles sur Trip Advisor, rien que ça ! L'accès au parking sous-terrain coûte 15 dollars mais l'entrée au musée est parfaitement gratuite. 6$ sortiront quand même de mon porte-feuilles pour grignoter une gaufre peu appétissante à une terrasse. Non décidément, l'alimentation ne sera pas ma priorité au cours de ce voyage !
Le Getty Center est un grand musée, rempli d'oeuvres historiques en grande partie consacrées à l'Europe. Il n'y a pas beaucoup de pièces cultes, sinon quelques tableaux de Manet, Courbet, Gauguin, Van Gogh et Degas regroupées dans quelques salles seulement. On peut néanmoins enrichir son expérience en empruntant à l'accueil un audioguide ou en téléchargeant (à l'avance) l'application du musée sur son téléphone.
Au delà d'être un musée, le Getty Center est aussi un vaste espace avec de beaux bâtiments et une vue bluffante sur la ville entière. S'il fait beau, on peut même voir la mer au loin ! Il y a beaucoup d'espaces verts dans lesquels flâner et, pourquoi pas, pique-niquer.
Pour ma part, ce musée m'a fait prendre conscience que je suis moins sensible aux œuvres d'art classiques qu'à l'art contemporain. En effet, si j'ai eu tendance à expédier certaines salles qui ne m'évoquaient rien j'ai par contre beaucoup aimé l'exposition de photographies de Robert Mapplethorpe. Bon à savoir pour l'avenir !
Cependant je suis resté plus de 4 heures au Getty Center, non sans faire souffrir mes jambes. Le samedi, le lieu ferme ses portes à 21h contre 17h30 les autres jours. Théoriquement, je crois que ça aurait été plus judicieux d'arriver ici un samedi à 17h, en début de soirée, pour moins avoir l'impression d'y sacrifier une journée entière...
THIRD STREET
Pour terminer cette deuxième journée à Los Angeles je retourne à Santa Monica, plus précisément sur la 3rd Street : c'est ce qui était prévu la veille mais je l'avais oublié... Mon roadbook était pourtant précis ! Je trouve une place pas loin sur un parking à 2$ de l'heure, un tarif honnête.
3rd Street est une rue piétonne assez fréquentée le week-end et j'ai adoré l'ambiance ! J'ai bien fait de revenir dans le coin car j'y sens quelque chose d'humain, de vivant mais de rationnel. Il y a beaucoup de restaurants et de boutiques avec au bout un grand mall dans lequel je dépense 17$ en t-shirts. Pour l'instant c'est mon endroit favori de Los Angeles !
Avec le recul, j'approfondis ma réflexion d'hier et me dis que le bon plan pour une après-midi complète c'est de venir en week-end garer sa voiture sur le parking de Santa Monica (12$ la journée), se balader sur 3rd Street, sur Santa Monica, Venice Beach puis les canaux. Si vous êtes chaud, louez un vélo !
Retrouvez tous les bonnes astuces de Yann sur 3615 Yann US ! Euh non. Oubliez ça...
Du 28 au 28 : un dimanche 1er mai à Los Angeles (J4)
youtu.be/OSDSIO_bE50
WARNER BROS STUDIOS
Quand j'étais plus jeune j'ai étudié dans une école de cinéma et aujourd'hui je travaille pour la télévision. Naturellement, les studios de Warner m'ont toujours fait fantasmer et aujourd'hui j'y suis ! Quelle émotion ;) Astuce : les places de stationnement devant l'entrée des studios sont gratuites le dimanche. J'ai réservé le Studio Tour de 9h pour 52 euros, en anglais. Spoiler : on en a pour son argent !
Tout démarre par un film d'introduction du studio dans une salle de cinéma. Les places au fond ont l'air d'offrir la meilleure vue. Le tour de 2 heures qui suit offre une balade commentée, remplie d'anecdotes précises et amusantes. La guide est bavarde et attentive aux attentes du groupe. Toutefois il faut croire que je ne maîtrise pas encore bien la langue car les réponses aux questions que je lui pose sont à côté de la plaque...
Nous sommes dimanche et par conséquent il n'y a aucun tournage de prévu aujourd'hui. Une bonne nouvelle qui nous autorise à descendre régulièrement du petit train, pour marcher dans les fausses rues et entrer dans les bâtiments factices. A l'intérieur d'un hangar (d'un « stage ») nous avons pu nous asseoir dans les gradins du public de The Big Bang Theory. C'est une série que je regarde et forcément, le décor m'évoque beaucoup de choses ! Il est strictement interdit de prendre des photos dans cette zone mais, en traînant à l'arrière du groupe, mon téléphone a glissé de ma poche et a pris tout seul une photo avant de quitter le hangar... !
Les ménagères américaines qui m'accompagnent sont de grandes fans de Ellen Degeneres. En entrant sur son plateau elles ont l'air passionnées par le décor et les anecdotes de la guide. Perso je retiens surtout que les spectateurs moches et/ou mal habillés sont cachés loin des caméras, qu'il fait toujours froid sur le plateau car Ellen aime danser et porter des blazers et qu'avant l'enregistrement de l'émission on peut vous demander de dégager du public si une amie de l'animatrice vient à l'improviste. Quel monde cruel !
Le Studio Tour s'interrompt à deux reprises pour laisser les touristes libres de découvrir les expositions Harry Potter et Batman. Les fans seront ravis mais je suis davantage intéressé par la promesse du Stage 48 : Script to Screen. A l'intérieur, plusieurs expositions synthétisent le processus de création d'un film. C'est également là qu'on peut se balader dans le décor de Friends et jouer devant des fonds verts. Très fun ! La visite de ce stage me fera dépenser 72 dollars en souvenirs. Je suis faible mais très heureux de ma visite qui a duré 3 heures au total.
LA BREA TAR PITS
J'ai repris la voiture pour me rendre au Brea Tar Pits. Une nouvelle fois j'ai trouvé des places gratuites à proximité, dans la 8th. Sur place, le lieu ne m'attire pas plus que ça... Le parc révèle quelques anciens gisements de fossiles expliqués par des panneaux. Derrière des grillages on peut même observer des étudiants dépoussiérer des os sous nos yeux. A la base j'avais prévu de visiter le musée adjacent mais mon intuition me dit que je ne vais pas m'y amuser ! En revanche, il fait beau et le parc à côté donne envie de s'y promener.
LE DOWNTOWN
Le downtown de Los Angeles m'a fait une bonne première impression on se croirait à New York tellement il y a de vie dans la rue et que les buildings sont hauts. C'est coloré et vivant ! Je me gare dans un parking à 10$ la journée et me rends compte à pieds qu'il y a pas mal de sans-abris et de paumés au milieu de la masse de gens. Le contraste est troublant.
Je tombe par hasard sur un circuit touristique qui m'emmène vers les meilleurs coins dont le Bradbury Building qui a servi au tournage de Blade Runner. Je n'ai pas vu le film mais le bâtiment à l'intérieur est extraordinaire ! Je visite aussi Grand Central Market, un marché couvert très animé où les odeurs de nourriture mettent en appétit !
Le circuit pédestre est très agréable mais je l'abandonne pour approcher le Walt Disney Concert Hall, l'architecture est étonnante et j'aurais aimé payer pour une visite guidée de l'intérieur. Visiblement les visites sont refusées après 14h. Les jardins à l'arrière, eux, sont ouverts au public.
Pas loin je passe devant le LACMA et le Broad, deux musées d'art contemporain. Je meurs d'envie d'en visiter au moins un mais le temps va me manquer alors j'abandonne l'idée avec regrets et reprends le circuit historique.
Tout à coup je me rends compte que je suis seul, tout petit au milieu de très hauts immeubles financiers. Un agent de sécurité me surprend en train de filmer quelques images avec ma caméra et me demande de le ranger. Je crois que c'est simplement interdit de filmer ces bâtiments mais sur l'instant je l'interprète comme « Vous ne devriez pas sortir votre caméra dans ce quartier, c'est risqué ». Le soleil se couche et comme un idiot, je me fais des films et commence à craindre pour ma sécurité. Le downtown a la réputation d'être mal fréquenté, certes mais quand même ! Sans réfléchir je rebrousse chemin et rejoins ma voiture en zigzaguant au milieu des paumés.
Quelques kilomètres plus loin j'arrive sur le parking de Union Station, une grande gare entourée de jardins. Il y a de la musique pas loin, en m'approchant je découvre un concert public dans le quartier de El Pueblo, il y a une très bonne ambiance ici et beaucoup d'hispaniques. J'en profite pour admirer quelques bâtiments splendides comme la caserne des pompiers et la Pico House. Il y a autour beaucoup de stands dont un château gonflable McDonald's ! Je suis partagé entre l'étonnement de voir une telle attraction pour les gamins et l'envie de les rejoindre à pieds joints...
LE WALK OF FAME, le retour...
En revenant vers mon hôtel je fais un détour en voiture par le Walk Of Fame et trouve même une place de stationnement gratuite pas trop loin. Il est 8h du soir et le boulevard est beaucoup plus animé que la veille à 8h du matin ! Les trottoirs restent ridiculement petits mais j'aime les lumières, les vitrines et l'animation. Les sosies de Jack Sparrow et Batman s'échangent des billets à la cool pendant qu'un Minion prend une pause, visage découvert. Tout ça me fait sourire, je marche dans une carte postale de Los Angeles !
L'ESSENCE
Pour la première fois de ce long voyage je m'arrête à une station-service. En prenant ma Nissan chez Alamo, on m'avait recommandé de mettre du « Unleaded 87, the cheapest ». Petit mode d'emploi : on se gare, on pense à ouvrir la trappe du réservoir, on demande « 40 dollars at the gas pump 4 », on retourne à la pompe, on choisit le type de carburant dont on a besoin, on bloque la gâchette du pistolet avec le bitoniau métallique, on en profite pour passer un coup de raclette sur le pare-brise, on retire le pistolet et on retourne à la caisse récupérer le change si besoin. Bravo, vous venez de faire votre premier plein d'essence aux Etats-Unis ! Vous méritez bien de vous offrir une glace avec la monnaie...
Quand il n'y a pas marqué « Unleaded 87 » sur la pompe, on peut à priori se contenter de n'importe quel autre type d'essence tant qu'on ne met pas de diesel.
LE JACUZZI
Je n'ai marché « que » 15 kilomètres aujourd'hui mais en rentrant au Coral Sands, pour me rétablir, je m'offre le premier jacuzzi de ma vie ! Il fait bon, l'eau est chaude et ce moment est extrêmement agréable. Tellement agréable que pour la première fois de ce voyage je mis dis que, finalement, ça aurait été cool de partager le moment avec quelqu'un !
Hello Yann,
J'avoue : j'ai ouvert par hasard ton carnet, "pour voir", et j'ai bien accroché avec ton style alors je reste ! Ca me plait bien ta façon de nous faire vivre ton voyage, c'est léger, c'est vivant, bref c'est chouette. 🙂
Je te suis depuis l'apparition de ton sujet, et dois dire que je suis bien accroché par ton style et le point de vue clairement original. C'est agréable de lire ta vision, sous un angle différent, même si j'apprécie généralement les CR classiques. Ton approche a le mérite de nous faire re-découvrir ces lieux maintes fois décrits, voire que j'ai moi même visités.
Vivement la prochaine carte postale !
P.S.: Blade Runner est mon film fétiche depuis que je l'ai vu à sa sortie, adolescent (cela ne me rajeunit pas ...), il faut absolument que tu regardes ce que Ridley Scott et son équipe ont tiré de cet immeuble incroyable, dont j'ignorais qu'il fût situé à LA.
Merci Violaine et Vincent pour vos retours ! C'est vraiment flatteur que vous ayiez accroché au "style" et j'espère que la suite vous accrochera aussi ! 🙂
Du 28 au 28 : un lundi 2 mai à Los Angeles (J5)
youtu.be/BHnhUBUC6t0
UNIVERSAL STUDIOS
Après les studios Warner, place à ceux d'Universal. J'appréhende car je suis seul pour me balader dans ce parc d'attractions... Il ne me viendrait jamais à l'idée de visiter Disneyland Paris en solo. Alors pour optimiser mes chances de passer un bon moment et rentabiliser ma dernière journée à Los Angeles, je me suis offert une entrée VIP à 347 euros. Oui, ça coûte un bras ! Mais je ne le regrette pas du tout, le forfait est idéal pour les solitaires comme moi.
Inutile de décrire les attractions car d'autres l'ont déjà fait. En revanche je peux vous raconter ma journée en tant que VIP ! J'avais moi-même eu du mal à trouver des informations pertinentes sur les privilèges de cette entrée...
L'accès VIP, au delà du « Front Of Line » inclus, c'est d'abord la joie de laisser sa voiture dans un parking avec valet, à quelques mètres de l'entrée principale. Le petit-déjeuner est offert et il est extrêmement complet. Pendant le reste de la journée un sympathique guide encadre le groupe et offre des bouteilles d'eau fraîche.
La visite démarre par le Studio Tour tandis que le parc est encore fermé au public. Je préconise de s'asseoir à gauche dans le bus. Contrairement à Warner Studios, les anecdotes sont moins nombreuses et moins intéressantes car ici c'est le divertissement qui prime. On descend plusieurs fois pour marcher dans les décors dont celui de La Guerre Des Mondes qui est vraiment incroyable. Dans mon fantasme il y avait le décor de Wisteria Lane (Desperate Housewives) mais nous ne l'avons pas vu. La vendeuse d'une boutique n'en a jamais entendu parlé... Curieux !
Nous testons ensuite toutes les attractions et assistons à tous les spectacles depuis des places de choix. A Waterworld, on a même le droit à un jeu de questions/réponses avec les comédiens quand tout le public est parti ! Au milieu de la journée on nous emmène dans un des restaurants du parc où le buffet est offert, l'occasion pour moi de sympathiser avec un couple de français.
Je suis arrivé sur place à 8h15 et le guide nous libère à 16h15 (mais on peut continuer de visiter le parc). Pour ma part, je suis resté quelques heures supplémentaires pour dépenser des dollars dans une des boutiques du parc. L'un de mes objectifs en venant ici était de repartir avec la casquette de Marty McFly de « Retour Vers Le Futur 2 » mais ils n'en ont plus en stock... Dommage !
Ce parc m'a beaucoup plu. Les attractions sont plus fun que sensationnelles mais je me suis bien senti ici. Par contre, sauf pour essayer la nouvelle attraction « The Walking Dead » ouverte deux mois après mon décollage, je ne vois pas d'intérêt de revenir dans ce parc après une journée aussi complète !
J'avais prévu d'autres visites en ville pour la fin de journée mais quand je reprends ma voiture à 19h je suis claqué.
LOS ANGELES
C'est sur cette note très positive que je termine ma dernière journée à Los Angeles. La voiture est indispensable mais les bouchons sont lourds et les parkings coûteux. Je crois que 5 jours n'ont pas été suffisants pour rentrer dans le délire de cette ville hors-normes et je reviendrais volontiers pour approfondir l'expérience, si j'en ai l'occasion. Demain, place à l'aventure !
Dans mon fantasme il y avait le décor de Wisteria Lane (Desperate Housewives) mais nous ne l'avons pas vu. La vendeuse d'une boutique n'en a jamais entendu parlé... Curieux !
Tu n'as pas rêvé😛, le décor a existé mais a disparu au fil des nouvelles attractions...
Par contre, sauf pour essayer la nouvelle attraction « The Walking Dead » ouverte deux mois après mon décollage, je ne vois pas d'intérêt de revenir dans ce parc après une journée aussi complète !
Pas vraiment d'accord avec toi...Comme tout parc d'attraction, il évolue quasiment tous les ans. Entre mes deux passages dans ce parc, au moins 6 attractions sont apparues et/ou évoluées. Sans compter les "Halloween horror nights", qui valent le détour à elles seules ; les studios se trouvant complétement revisités...
Merci Marie et Cédric pour vos retours et vos informations (je n'étais donc pas fou, je savais bien que le quartier de Desperate Housewives était là...)
Du 28 au 28 : un mardi 3 mai de Los Angeles à Williams (J6)
youtu.be/HnOgAbZA4Oc
LA ROUTE
Parmi les 31 jours de roadtrip, seuls deux m'inquiètent vraiment : les trajets de 600 bornes. La liaison entre Los Angeles et Williams (ville-étape avant le rejoindre le Grand Canyon) sera le premier. Je redoute la route car je m'ennuie rapidement. Les étapes sont Oatman, Kingman, Hackberry et Seligman.
Je quitte mon hôtel à 6h30 et fais le plein d'essence : 39 dollars. Je suis fatigué mais la conduite est plus agréable que je l'espérais. Il faut dire qu'avec les routes droites et plates, le trafic faible et fluide, la boîte automatique et le régulateur de vitesse, conduire ici est excessivement facile ! Du coup, sans faire attention, je trace sur 400 kilomètres sans m'arrêter et sans même m'en rendre compte !
N'ayant personne avec qui bavarder pendant les trajets en voiture, j'écoute beaucoup de podcasts. Le temps passe plus vite et ils me servent de repères temporels. Si je dois conduire pendant 1h20 alors je sais que j'ai tout juste le temps d'écouter un podcast entier des Grosses Têtes de Laurent Ruquier ! Voici la liste des podcasts qui m'ont accompagné sur 6300 kilomètres.
Les Grosses Têtes, l'émission de Laurent Ruquier sur RTL
Radio Navo, par l'un des auteurs de la série Bref. Ses invités ont des discours passionnants
2 heures de perdues, une chronique cinéma très sarcastique (mais drôle)
Studio 404, une émission de débats sur l'univers numérique
Floodcast, un talk-show savoureux mélangeant humour et nostalgie
C'est cool c'est quoi, l'occasion d'entendre des passionnés parler de leur univers atypique
OATMAN
Quand je débarque à Oatman vers 11 heures, c'est avant tout dépaysant. Le contraste avec Los Angeles est saisissant ! La ville est minuscule mais charmante et la rue principale est bordée de boutiques avec des façades en bois. C'est la campagne, le genre de paysage auquel on pense quand on évoque l'Amérique profonde ou le western ! Sur la route il y a un âne nonchalant qui se balade et suscite les rires des touristes. Les commerçants du coin vendent des carottes contre 1$ pour nourrir ces bêtes (les ânes, pas les touristes) !
Quelques minutes après moi arrive un convoi de grosses motos américaines, le bruit et les couleurs en jettent ! Ca me rappelle que 6 ans plus tôt j'évoquais un roadtrip américain en moto avec un ami mais la vie est passée par là, je réalise mon parcours dans un gros SUV de kéké et je n'ai plus de nouvelle de cet ami depuis des lustres !
Je ne m'éternise pas et 40 minutes plus tard je retourne sur des routes sinueuses en bord de falaise. Les vues sont bluffantes et chaque virage est prétexte à s'arrêter pour admirer l'immensité du paysage. Quelques kilomètres plus tard je croise deux nouveaux ânes qui errent sur la route. Folklorique.
KINGMAN
Je m'arrête ensuite à Kingman vers 13h. J'y visite un musée consacré à la mythique route 66 qui ne m'évoque pas grand chose pour être franc. Je préfère marcher en bord de chemin de fer, voir passer un train avec 1000 wagons, photographier le joli château d'eau et admirer les vieilles voitures américaines exposées à côté. J'y croise aussi une Pontiac Aztek à vendre ; Heisenberg doit être dans les parages !
HACKBERRY
Mon réservoir est encore bien rempli mais je fais une halte à la station-service de Hackberry, entourée d'épaves de voitures. Je me demande si les américains se rendent compte à quel point leurs vieilles voitures ont de l'allure comparées aux nôtres... Je passe pas mal de temps à me balader ici, à me rappeler que je suis presque au bout du monde, loin de chez moi. Et ça me plaît !
Le convoi de Harley croisé plus tôt me talonne. J'entends des français : « C'est payant les toilettes ? Bah vas-y on dira qu'on a pas vu ».
SELIGMAN
Il est 15h30. L'étape à Seligman ici consiste essentiellement à prendre en photo les répliques de « Cars », d'après ce que j'ai lu. Quelle déception ! Les clichés sur internet sont carrément flatteurs par rapport à la réalité car les épaves font de la peine !
Je profite d'être là pour commander une glace au Snow Cap Drive-In qui est recommandé dans mon Lonely Planet.
« Hello, what is the difference between Sundae and Cone ?
- Sunday ? Don't you go to church on sundays ? »
Mon accent doit vraiment être médiocre !
Le bruit des Harley résonne, le convoi est là ! J'apprends qu'ils sont belges et avant de repartir j'interroge l'un des motards : est-ce que la transmission est automatique aussi, comme sur les voitures ici ? La réponse est non. Fin de la conversation. Pas franchement conviviaux, ils ont au moins le mérite d'être courageux car je serais bien incapable de tenir autant de kilomètres sur deux roues !
WILLIAMS
La route prend fin à Williams vers 18h, l'heure parfaite pour un petit tour en ville. Les restaurants propagent de bonnes odeurs mais je file au supermarché pour acquérir l'indispensable glacière à ce roadtrip. La mienne sera en polystyrène et c'est une grave erreur... Certains sont sensibles au crissement de la fourchette dans l'assiette, d'autres au bruit strident de la craie contre le tableau noir et moi c'est le frottement du polystyrène qui m'insupporte ! Même au fond du coffre, la glacière a parfois été un vrai parasite sonore en voiture ! J'aurais clairement du choisir un modèle en tissu.
Je me gare à côté du Grand Canyon Hotel. En arrivant on me laisse inspecter les dernières chambres disponibles, petites et sombres je me rabats naturellement sur la dernière qui offre une fenêtre sur l'extérieur. Chaque chambre est décorée selon un thème particulier et ce soir je dors dans une ambiance maritime ! Avant de dormir je décrocherai le costume de marin qui crée une silhouette effrayante contre le mur lorsque la lumière est éteinte ! Il y a un frigo, un lit très confortable et le wi-fi est performant pour seulement 79€. Je suis comblé !
Le personnel est extrêmement accueillant et bienveillant. Pendant que je visite les chambres la gérante trimbale ma lourde valise à l'étage. Plus tard, elle me prête son téléphone pour confirmer mon survol du Grand Canyon prévu demain matin. Je n'ai jamais retrouvé un tel niveau de service pendant la suite de ce voyage !
Quand je préparais mon Roadtrip avec vous, sur ce forum, Bastinj m'avait conseillé d'atterrir à Las Vegas pour éviter cette longue route entre Los Angeles et Williams. Avec le recul, j'estime que l'idée est plutôt bonne ! En effet je ne retiens de ma journée que Oatman et Hackberry, qui ne représentent que de très courts arrêts dont on peut aisément se passer. En revanche, atterrir à Las Vegas pour une première impression du pays peut être brutal ! J'y reviendrai...
Bonsoir Yann,
Toujours aussi sympa ton carnet, j'adore ! 🙂 Même lors du récit d'une journée de route où il ne se passe pas grand chose, trop fort !
Même lors de ta visite d'Universal studios, alors que je suis plutôt a priori plutôt pas intéressée par les grands parcs d'attraction (une vraie bouseuse !). 😉
J'ai découvert que je ne connaissais qu'une seule des émissions que tu cites (bouseuse je te dis !)... ça méritera d'aller voir ce que c'est !
J'ai passé une très bonne nuit au Grand Hotel Canyon. Le petit déjeuner n'est pas inclus mais ce n'est pas grave, je me contente d'un chocolat chaud et d'une conversation avec une dame qui se vante de travailler là où les touristes affluent : au Grand Canyon. Elle répète souvent qu'il ne faut pas s'approcher du bord du canyon et qu'il y a déjà eu des accidents mortels. Ça tombe bien, je n'avais pas prévu de mourir au bout d'une seule semaine ici !
LE SURVOL EN HELICOPTERE
En quittant l'hôtel je prends la direction de Tusayan et me rends à l'héliport de Papillon. Il y a 3 mois j'ai réservé sur leur site un survol du Grand Canyon pour 258 euros. Dans mon élan j'ai même coché l'option « place à l'avant de l'appareil » qui est validée sur place et que je paye 50$.
Attention spoiler : le survol du Grand Canyon ne m'a pas intéressé ! Boum ! Pavé dans la marre ! Totale rébellion ! Ma critique va faire tache dans le livre d'or virtuel de l'internet et peut-être même bouleverser l'économie touristique de l'Arizona. Même pas peur ! (J'en fais trop ?)
La prise en charge et le vol en lui-même se passent bien. Pas de turbulence, la pilote est cool et le commentaire audio en français est assez intéressant. J'ai longtemps idéalisé ce vol au point parfois d'avoir l'oeil humide à l'idée de contempler un jour ce canyon. On survole une forêt et soudain : j'y suis ! Le canyon est sous mes pieds ! Et voilà. Mon cerveau n'était pas prêt et j'ai beaucoup de mal à prendre conscience de ce qu'il se passe. Je vois simplement un trou géant... Aujourd'hui encore, en revoyant mes propres photos/vidéos, les souvenirs sont bien en tête mais ne me font rien ressentir.
Je pense que le canyon est tellement démesuré que j'ai eu du mal à l'appréhender. C'est comme en avion quand on me dit qu'on est à 8000 mètres d'altitude et que dehors il n'y a que nuages et mer à perte de vue !
L'option de la place à l'avant n'a finalement servi à rien, d'autant que j'étais au centre du cockpit, entre la pilote et un couple de français. Ces derniers, collés à la porte et les deux américains à l'arrière ont bénéficié d'une meilleure vue que moi sans aucun doute.
Je quitte l'héliport assez perplexe mais pas déçu. Le point de vue reste unique et puis on n'a pas tous les jours l'occasion de grimper dans un hélicoptère. J'aurais tendance à déconseiller cette attraction aux futurs voyageurs, une attraction qui n'est pas donnée, en plus...
ENTREE AU GRAND CANYON
En voiture, j'ai l'énergie pour refaire 600 kilomètres mais j'arrive rapidement au parc du Grand Canyon. A l'entrée j'ai l'occasion de présenter mon pass America The Beautiful qu'il faut systématiquement présenter avec une pièce d'identité. J'imagine qu'ils comparent les signatures... ?
Mon GPS me guide au Yavapai Point pour prendre la première claque. En effet, c'est très grand : c'est irréel. Comme dans l'hélicoptère, j'ai du mal à réaliser où je suis et ce que je dois comprendre mais c'est beau ! Il y a beaucoup de touristes.
Une petite marche permet de rejoindre Mather Point et il y a encore plus de touristes. Les gens se massent contre les barrières et brandissent des selfie-sticks sous les sons d'appareils photos numériques et smartphones... J'aimerais pouvoir remonter le temps, revenir 20 ans en arrière et profiter de ce lieu extraordinaire sans toutes ces technologies parasites. Suis-je un vieux con de 28 ans ?
LA HERMIT'S REST ROAD
En bon touriste, mon objectif principal de la journée est de parcourir la Hermit's Rest Road grâce au bus. Je m'arrête au second arrêt : à Maricopa Point. La suite, je l'ai faite à pieds : Powell Point, Hopi Point, Mohave Point et The Abyss. C'est ma première randonnée pour ce voyage et je le vis bien car les sentiers sont plats et très peu fréquentés, il y a même des bancs au milieu pour s'offrir une pause !
Le soleil tape, il fait chaud et les moucherons -très nombreux dans ce parc- se collent à la peau ; de quoi rendre fou ! Je finis par abdiquer et visiterai les derniers points de vue grâce au service de navette.
A chaque arrêt, on cherche des yeux le Colorado qui serpente, on lit les quelques panneaux, on apprécie les dimensions irréelles du lieu et on marche jusqu'au point de vue suivant pour répéter le processus. Aucun spot ne se détache plus qu'un autre et, selon moi, ils se ressemblent même beaucoup !
Tout au bout de ma route se trouve logiquement Hermit's Rest. En fin gastronome, je commande à un stand un « beef and cheese stick ». J'ai hâte de déguster une brochette gourmande de mes deux aliments préférés ! Malheureusement on me tend un bâton de bœuf, un bâton de fromage, séparés, sous vide et froids. Peu convaincant !
YAKI POINT
Pour terminer ma journée et assister au coucher de soleil, j'emprunte une autre navette et me rends à Yaki Point. Sur place il y a deux mondes. D'un côté les touristes avec leurs enfants qui courent et qui font beaucoup de bruit et puis à 50 mètres de là un petit groupe d'américains assis et silencieux qui contemple le paysage. Mon choix est rapide !
C'est probablement la première fois de ma vie que j'assiste à un coucher de soleil. C'est paisible, c'est beau, le canyon est éclatant de couleurs et je passe un bon moment. Je crois même que ce sera le plus joli coucher de soleil de ce voyage !
La nuit tombe et il est temps de reprendre le bus. Il y a la queue cette fois-ci ! Un premier passe mais il n'y a pas assez de place. Je grimpe dans le suivant en laissant derrière moi d'autres touristes qui devront patienter jusqu'au prochain...
L'HOTEL
Ce soir je dors au Yavapai Lodge qui se situe à l'intérieur même du parc. Dès le check-in, je comprends que je mets les pieds dans une véritable usine à touristes et même à Las Vegas je me suis moins senti considéré comme un simple numéro...
Néanmoins les chambres sont spacieuses, bien meublées et équipées d'un frigo. Hélas pas de micro-ondes et le seul accès au wi-fi se trouve dans le hall principal qui est déjà blindé de voyageurs. La connexion est médiocre et je n'arrive même pas à relever mes e-mails : c'est très frustrant ! Ça peut paraître anodin mais je voyage en solo et j'ai viscéralement besoin d'aller sur internet pour survivre le soir !
Autre problème de taille selon moi : le manque d'éclairage autour des lodges. J'ai fait plusieurs allers-retours entre ma chambre et l'accueil dans le noir total : la conduite est effrayante ! J'ai croisé des biches plus tôt sur le parking et je crains vraiment que l'une d'entre elles vienne s'éclater contre mon pare-chocs à la sortie d'un virage...
Vraiment, le Yavapai Lodge me déçoit énormément d'autant que cette nuit me coûte quand même 144€ !
Décidément, cette expérience au Grand Canyon est loin d'être satisfaisante jusqu'ici mais je ne me laisse pas abattre. Je règle le réveil pour 4h du matin car j'ai l'intention de voir le soleil se lever ! Au fait, j'ai marché 13 kilomètres aujourd'hui.
Bonjour Yann!
Je me régale à lire ton carnet. Tu as une très belle plume. C'est passionnant, même sans photos. Je te trouve très courageux d'oser entreprendre un tel périple en solitaire.
Je vais te suivre assidûment puisque j'essaie de préparer mon road trip dans l'ouest USA.🙂
2 ou 3 observations :
Pour la location de voiture, les agents de comptoir de HERTZ, AVIS ou autres loueurs ont autre chose à faire qu'à verifier les codes de reduction de la resa.
Chez HERTZ, le code 510000 est un generique, qui n'a pas à etre justifié, chez AVIS c'est le J046300.
L'an dernier en mai à Universal, on est bien entré dans la rue de Wisteria Lane en faisant le tour.
Pour la route de LA au GC, je coupe l'etape en logeant le dernier soir à Barstow.
Attention spoiler : le survol du Grand Canyon ne m'a pas intéressé ! [...] Aujourd'hui encore, en revoyant mes propres photos/vidéos, les souvenirs sont bien en tête mais ne me font rien ressentir.
[...] En effet, c'est très grand : c'est irréel. Comme dans l'hélicoptère, j'ai du mal à réaliser où je suis et ce que je dois comprendre mais c'est beau ! Il y a beaucoup de touristes.
[...] Une petite marche permet de rejoindre Mather Point et il y a encore plus de touristes. Les gens se massent contre les barrières et brandissent des selfie-sticks sous les sons d'appareils photos numériques et smartphones...
La rançon du succès... Perso, je crois que la seule façon de vraiment apprécier GC au XXIe siècle, c'est de descendre au fond. En hélico ou à pied, on s'éloigne des touristes et on prend vraiment le temps. On se rend alors compte de la majestuosité du site...
C'est ma première randonnée pour ce voyage et je le vis bien car les sentiers sont plats et très peu fréquentés, il y a même des bancs au milieu pour s'offrir une pause !
Tu vois! Si j'ai pas raison! 😛
Malheureusement on me tend un bâton de bœuf, un bâton de fromage, séparés, sous vide, froids. Peu convaincant ! [...] Vraiment, le Yavapai Lodge me déçoit énormément d'autant que cette nuit me coûte quand même 144€ !
Entièrement d'accord avec toi! GC Village, le Disney land autour d'une faille...
Francine, Jean-Pierre et Cédric : merci une nouvelle fois pour vos messages, très encourageants ! Il reste encore 3 semaines de roadtrip à vous raconter : accrochez-vous ! 😉
L'an dernier en mai à Universal, on est bien entré dans la rue de Wisteria Lane en faisant le tour.
😮😮😮
Peut-être que le décor était utilisé pour un tournage ce jour-là alors... Curieux.
Perso, je crois que la seule façon de vraiment apprécier GC au XXIe siècle, c'est de descendre au fond. En hélico ou à pied, on s'éloigne des touristes et on prend vraiment le temps. On se rend alors compte de la majestuosité du site...
Haha ! C'est grosso-modo ce que je me suis dit en quittant le Grand Canyon !
Du 28 au 28 : un jeudi 5 mai en route vers Page (J8)
youtu.be/fugRwey8O6Y
YAVAPAI POINT
Combien de fois me suis-je levé à 4 heures du matin dans ma vie ? Deux fois ? Peut-être trois sur un malentendu... Il faut du courage pour se lever si tôt et je n'en manque pas ! Ce voyage au sein des Etats-Unis est exceptionnel et ne se reproduira sans doute jamais alors chaque minute vécue sur le territoire compte. Je quitte mon lit pour assister au lever du soleil depuis Yavapai Point. Le point de vue est (heureusement) beaucoup moins fréquenté que la veille en pleine après-midi. Le lever offre un joli spectacle naturel, très satisfaisant.
Je ne reste pas très longtemps car un défi de taille m'attend. Je monte dans l'une des premières navettes de la journée : je suis seul dedans ! Le chauffeur comprend vite où je veux en venir : « Ready for a trail ?! »... Et ouais mec ! Carrément ready ! Emmène-moi à South Kaibab monsieur, je suis chaud pour randonner !
SOUTH KAIBAB – CEDAR RIDGE
Lorsque j'ai commencé à me renseigner sur un éventuel roadtrip dans ce pays, j'ai compris qu'il ne fallait pas se contenter de passer à travers les parcs pour les apprécier et que randonner était quasi-essentiel dans de tels endroits. Seulement, je ne suis pas un randonneur. Je ne suis pas du tout sportif et je ne peux compter que sur ma jeunesse et ma motivation pour me dépasser physiquement.
Je ne suis pas bien équipé non plus... Au moment de descendre dans le canyon je porte un t-shirt, un jean, un coupe-vent ultra-light, un sac à dos de collégien et des baskets Celio sans aucune valeur. Très clairement, je passe pour un guignol de citadin à côté des randonneurs de l'extrême que je croise et qui sont sur-équipés !
Le trail de South Kaibab s'étale sur 3 kilomètres. Premier arrêt à Oh-Ah-Point qui est déjà extrêmement spectaculaire. J'hésite à me contenter de cette première étape mais la tentation est trop forte (et la pente encourageante) et je file vers Cedar Ridge. Evidemment plus je descends et plus je pense à la remontée que j'aurai à subir au retour mais en parallèle, chaque palier offre un point de vue excellent et me donne envie de découvrir la suite !
Après 1h30 de marche j'accède enfin à Cedar Ridge où je me prends une petite claque visuelle. Tandis que je reprends mon souffle et me balade sur le plateau j'ai une petite révélation. Le Grand Canyon vu d'en haut n'a pas beaucoup d'intérêt : il faut se plonger dedans pour prendre conscience du délire ! Ici, l'étape au Grand Canyon prend sens ! Si j'avais su, j'aurais expédié la Hermit's Rest Road pour préparer quelque chose de plus ambitieux au fond du Canyon.
Je vois un coureur qui s'arrête brièvement à Cedar Ridge et qui reprend aussitôt sa descente. Courageux. Moi j'en ai vu assez et je fais marche arrière, non sans peine. J'ai du mal à gérer mon rythme et le trail me brise. Je m'arrête souvent sur le côté pour enlever mon coupe-vent, boire de l'eau et reprendre mon souffle. Au bout de 2 heures je reviens au sommet, épuisé. Néanmoins je m'estime heureux car je sens bien que le soleil a fait grimper la température depuis ce matin ici et ce n'est que le début... Je plains d'ailleurs les randonneurs qui descendent du bus dans lequel je monte pour retourner à l'hôtel !
L'accomplissement de South Kaibab jusqu'à Cedar Ridge marque le début de l'aventure. J'ai parfois eu le mal du pays, à Los Angeles, mais après un tel exploit au Grand Canyon j'ai la ferme intention de transformer ce voyage en expérience mémorable.
Il est 9 heures quand je reviens à l'hôtel et décidément, l'aventure continue puisque je commande deux choses que je n'ai jamais goûté de ma vie : des scrambled eggs et du bacon. Il y a un début à tout... En tout cas l'assiette est délicieuse, je n'ai jamais autant mangé depuis mon arrivée ici la semaine dernière et je suis repu.
LA DESERT VIEW DRIVE
Je rajoute 24 dollars d'essence et quitte le Grand Canyon en passant par la Desert View Drive. Je m'arrête régulièrement sur les parkings aménagés mais ma théorie se confirme : voir le canyon d'en haut ne présente pas beaucoup d'intérêt et les points de vue se ressemblent tous. Je ne m'ennuie pas car j'ai ramené dans ma valise une caméra (une gopro) et je m'amuse beaucoup avec. Etant monteur vidéo de profession, ça m'amuse de me mettre dans la peau d'un cadreur !
HORSESHOE BEND
La route vers la ville de Page est calme. Comme d'habitude : c'est plat, c'est droit et le régulateur de vitesse fait le reste. Il ne me reste plus qu'à ricaner en écoutant mes podcasts jusqu'à arriver à Horseshoe Bend.
Il y a une petite marche dans le sable avant d'accéder au méandre. Ça fatigue un peu (surtout au retour) mais la récompense au bout en vaut la peine. Nouvelle claque visuelle, ce lieu est absolument époustouflant et je ne m'attendais pas à être autant impressionné par ce paysage. C'est quand même dingue ce que la nature a réussi ici ! En bas sur le fleuve Colorado il y a un bateau qui se balade et qui rend bien compte des dimensions ahurissantes. Le bord est vaste il y a une infinité de points de vue pour s'éloigner des touristes et apprécier l'endroit.
Plus tard dans la soirée j'essaye d'aller à Wahweap Overlook, près du lac Powell mais le GPS ne m'emmène pas où j'espérais. Pas de stress, demain j'aurai le temps de revenir avec des informations plus précises. En attendant je traîne près d'une grande marina où il ne reste que deux pêcheurs.
L'HOTEL
Pour mes deux nuits ici, je dors au Best Western At Lake Powell pour 229€. L'hôtel me semble un peu excentré, à tel point qu'en quittant le secteur plus tard j'aurai l'impression de n'avoir rien vu de la ville ! Sur le parking de l'hôtel, je constate qu'il vaut mieux se garer du côté rue car de l'autre côté, les jets de la piscine arrosent les pare-brises. La flotte mêlée à la poussière ambiante pourrait vous donner l'impression de jouer dans Mad Max quand vous reprendrez la voiture le lendemain matin !
Le personnel est accueillant et serviable, une réceptionniste me fait remarquer que mon nom de famille est son prénom : amusant ! J'ai un coup de cœur pour ma chambre, pas luxueuse mais bien décorée et sans perte de place. Il y a un bureau, beaucoup de chaises, un micro-ondes, un frigo... Je m'y sens bien ! La connexion wi-fi est suffisante pour relever mes mails et au pire il y a deux ordinateurs disponibles dans le hall d'accueil si besoin. T'as quoi à répondre à ça le Yavapai Lodge ???
Le petit-déjeuner est inclus et le buffet proposé est varié et complet. Pour ma part, je le trouve simplement parfait. Mais attention à bien arriver avant 7 heures car ensuite toutes les tables sont occupées et une file d'attente se forme.
Salut Yann.
Toujours agréable à lire ton carnet.
Le rythme est bon. Une petite (trop petite, je l'ai déjà dit, non ?) vidéo par jour, ça fait plaisir.
Etant monteur vidéo de profession
Je me disais aussi...
Et moi non plus je n'ai pas vu Wisteria Lane, occupé par un tournage.
A+
Continue comme ça, ça nous rappelle de bons souvenirs...
Eric
Ton expérience et ta conclusion concernant le Grand canyon est celle à laquelle je suis arrivée moi aussi. A cause d'une mauvaise météo et de choix que je regrette aujourd'hui, je me suis contentée d'admirer le Grand canyon d'en haut et cela m'a laissé une impression très mitigée. J'ai été déçue ("ah bon, c'est "que" ça le Grand canyon ?"), et plus qu'agacée par le nombre de touristes qui se massent aux points de vue les + accessibles.
En effet, randonner dedans est la solution, même si ce n'est que sur une partie. Si j'y retourne, c'est clairement ce que je ferai !
Concernant Horseshoe bend, j'ai moi aussi pris une méga claque en arrivant sur le site (pourtant j'en avais vu moultes photos), et assister au coucher de soleil a pris une dimension quasi mystique 🙂. Il semblerait que le site soit de + en + fréquenté (voire pris d'assaut) par des cars de touristes : l'as-tu constaté toi aussi ?
Merci pour vos messages et je suis bien content, Eric, que les vidéos te plaisent... Elles ont mis tellement de temps à naître ! 😄
Concernant Horseshoe bend, j'ai moi aussi pris une méga claque en arrivant sur le site (pourtant j'en avais vu moultes photos), et assister au coucher de soleil a pris une dimension quasi mystique 🙂. Il semblerait que le site soit de + en + fréquenté (voire pris d'assaut) par des cars de touristes : l'as-tu constaté toi aussi ?
Très bonne idée, Violaine, d'admirer le coucher de soleil depuis Horseshoe Bend ! Je me sens bête de ne pas y avoir penser.
Quant aux touristes, je te confirme l'information ! Un car d'asiatiques est arrivé juste après moi et a littéralement envahi le principal point de vue. Un couple m'a même demandé de m'éloigner du bord pour ramener une série de clichés ; je pense qu'ils n'ont pas le temps de prendre le temps, les pauvres...
Mais comme je le disais, on peut facilement s'éloigner pour profiter de la tranquillité. Il y a notamment un grand rocher délaissé sur le côté droit, qui semble offrir un bon point de vue. Je n'étais pas assez confiant, avec mes petites baskets, pour le gravir.
Réveil à 5h30 pour arriver sereinement à Lower Antelope Canyon pour le tour de 8h20. L'entrée dans le canyon coûte 20 dollars (à payer sur place). Le permis pour entrer dans le territoire Navajo coûte 8 dollars... Normalement, j'ai déjà payé ces 8 dollars en ligne en réservant ma visite à Upper Antelope Canyon. Je paye donc 2 fois le permis d'entrée pour aujourd'hui mais bon...
Mon groupe est composé de 16 personnes mais nous sommes les premiers de la journée. Par conséquent, nous ne sommes pas gênés pas d'autres touristes et c'est extrêmement confortable! Le guide est cool, il articule bien, ses explications sont claires et ses commentaires sont intéressants. De plus, il s'y connait vraiment en photo et ne manque pas de conseils pointus, même pour les simples possesseurs de smartphones comme moi !
La marche dans le canyon est fun et les parois sont très impressionnantes. En suivant les consignes du guide, on peut parfois discerner des formes familières dans la roche comme le visage de Jack Sparrow ou la gueule de Bruce, le requin de Nemo ! Inattendu ! L'aspect géologique du canyon est tout aussi fascinant avec ces tourbillons dessinés dans la pierre, les traces de calcium, de vent et de pluie... Incroyable. La visite est passionnante et l'heure passe vite !
UPPER ANTELOPE CANYON
Je me stresse à la sortie pour retourner à Page, à l'agence de Upper Antelope Canyon mais je me stresse pour rien. Le départ est à 10h et l'entrée est déjà payée (54 euros en ligne).
Par contre, dès le début l'ambiance est très différente. Les touristes sont amassés par groupes de 14 dans d'énormes jeeps et ce sont 4 bolides qui se suivent et s'enfoncent dans le sable. Et ensuite ? C'est pire. J'ai choisi cet horaire pour profiter de la meilleure lumière mais je le regrette beaucoup ! J'aurais peut-être du venir plus tard...
Les touristes sont trop nombreux, ils s'entassent, se bousculent et se gênent. Beaucoup de gens oublient qu'ils ne sont pas seuls, notamment ces espagnols devant moi qui mitraillent absolument chaque millimètre des parois, quitte à bloquer toute la rangée derrière. J'hésite à leur parler du concept de vidéo et des 25 images par secondes. Ca pourrait leur plaire !
A la sortie du canyon, petite surprise : une chouette est perchée. Magnifique. Les guides, eux, n'ont visiblement pas grand chose à raconter et passent leur temps à prendre des photos à la place des touristes. A un moment ça en devient ridicule et chaque membre du groupe se retrouve à confier son appareil aux mains du guide... Résultat, nous revenons tous avec la même photo dans l'appareil, sans même savoir comment elle a été prise... Autant économiser 54 euros et traîner sur Google Images.
Lower Antelope Canyon m'a vraiment séduit tandis que Upper Antelope Canyon beaucoup moins.
Il est 13h quand les jeeps reviennent à Page et pour ma part le programme de la journée est déjà accompli ! Si je reste une journée entière c'est essentiellement pour survoler le Lac Powell, demain matin... Alors, comment vais-je occuper le reste de ma journée ? Peut-être par manque de préparation, je n'ai pas beaucoup de « Plans B ». D'ailleurs à partir de là, ma journée sera sans grand intérêt il faut le dire ! Vous pouvez déjà fermer l'onglet et lire d'autres carnets !
LE BARRAGE DE GLEN CANYON
Je me rends au Glen Canyon Dam, le barrage qui a créé le Lac Powell, pour une visite guidée. Manque de chance, l'un des ascenseurs est en panne et la visite est raccourcie de moitié (le prix aussi, tombant à 3 dollars). Le barrage est un bâtiment fédéral et par conséquent, les sacs sont fouillés et un panneau rappelle qu'il est strictement interdit d'évoquer une bombe ou le terrorisme en ces lieux. Ca ne rigole pas !
On nous guide seulement sur le sommet du barrage mais c'est déjà suffisamment imposant pour en apprécier le gigantisme. La jeune guide parle beaucoup et vite, j'ai du mal à suivre même si elle fait l'effort de convertir systématiquement les feet en mètres. Toutefois j'apprécie le décor, vertigineux.
Au retour je squatte la petite salle de cinéma du musée. Les films qui y sont diffusés sont très rétros, ils doivent dater du début des années 90. Néanmoins ils sont détaillés et très intéressants sur l'histoire et la construction du barrage. Je vous les conseille fortement !
LA PLAGE DE LONE ROCK
Direction Lone Rock, au Lac Powell. A l'arrivée le ranger contrôle mon pass d'entrée et m'adresse un « Merci » en français. Ça nous fait tous les deux sourire et l'histoire s'arrête là. Chaque fois que j'entends du français sur le territoire ça me repousse... Chaque fois qu'on me parle en français sur le territoire ça me réjouit !
Le Lone Rock en lui-même est aussi beau qu'imposant. La plage est très sympa, sans bruit et offrant une jolie vue sur le lac, très calme. L'endroit est parfait pour que je me repose tranquillement ! Dans un monde parallèle je pique-nique avec ma femme pendant que les enfants s'amusent au bord de l'eau ! ;)
WAHWEAP OVERLOOK
Enfin je termine ma journée à Wahweap Overlook pour profiter d'un joli point de vue en hauteur sur le lac. En vrai j'espionne surtout un couple que j'ai vu arriver. Ils regardent brièvement le paysage puis enchaînent les selfies, de face, de dos, en mode vue à la première personne, par terre avec les genoux repliés vers soi, l'homme qui tient la main de la femme qui avance, l'homme seul, la femme seule, ... Nan mais oh ! T'as vraiment envie de blinder ta carte SD avec cette mascarade ? C'est fini cette mise en scène oui ? Vous voulez prouver quoi au juste, les mecs ?
J'imagine la discussion dans 20 ans avec leurs enfants, devant leur album virtuel : « Tu te rappelles chérie du Lac Powell ? Oh oui c'est un souvenir inoubliable tu avais un objectif 55mm et un diaph ouvert à 1,4. »
… Peut-être suis-je trop aigri ! Déso.
Ma journée prend fin ainsi et pour être franc je me suis presque ennuyé... Je savais depuis le début que cette journée serait vite bâclée et aujourd'hui encore je me demande pourquoi je n'ai pas essayé de la remplir davantage. A l'hôtel je mange des chips et une glace... Oui, mes soirées sont un rêve éveillé. Non, ne me jalousez pas s'il vous plaît !
Bonjour Yatre et bravo pour les points de vue originaux aussi bien en texte qu'en montage vidéo.
Qu'on me pardonne de revenir seulement maintenant au Grand Canyon et à sa rive sud jugée décevante dans les messages ci-dessus. Personne ne l'ayant fait, je ne résiste pas à rappeler que le Grand Canyon a aussi une rive nord, qu'elle est 200 mètres plus haut, que le climat du plateau fait que sur la route d'accès, on se croit en Sibérie ou au Canada avec leurs belles forêts et qu'il y a beaucoup, beaucoup moins de visiteurs.
Suivant les critères pris en compte, la rive nord peut apporter davantage de plaisir que la rive sud.
Si tu le permets, moi aussi j'aimerais revenir sur ton étape au Grand Canyon.
Quand tu es parti pour le lever du soleil et ta randonnée, ne sachant pas à quelle heure tu remonterais, avais-tu fait ton check-out à l'hôtel?
Je pose la question, car je veux m'assurer qu'une nuit est suffisante pour avoir le maximum de temps pour descendre un peu nous aussi dans le canyon. Nous partons en avril 2018.
Les remarques de Louis sont très justes ! Je me plains de trouver du monde là où tout le monde va... Pour ce premier roadtrip de "découverte", la rive Sud était la plus évidente mais la rive Nord serait sans doute plus propice à un prochain voyage en quête de tranquillité !
Si tu le permets, moi aussi j'aimerais revenir sur ton étape au Grand Canyon.Quand tu es parti pour le lever du soleil et ta randonnée, ne sachant pas à quelle heure tu remonterais, avais-tu fait ton check-out à l'hôtel?
Je pose la question, car je veux m'assurer qu'une nuit est suffisante pour avoir le maximum de temps pour descendre un peu nous aussi dans le canyon. Nous partons en avril 2018.
Vous vous y prenez en avance pour réfléchir à ces détails et c'est pas plus mal ! Pour ma part, j'ai eu le temps de déjeuner puis de faire le check-out au retour de la randonnée, sans me presser.
Rendez-vous ce matin à 7h45 à l'aéroport de Page pour un survol du Lac Powell. J'ai payé 131 euros pour 30 minutes de survol sur Viatorcom.fr il y a 3 semaines. Au départ j'avais essayé de contacter la compagnie directement via leur site (Westwindairservice.com) mais ils m'ont recalé parce que je ne voulais prendre qu'une seule place. Sur viatorcom visiblement la question ne se pose pas puisqu'ils ont directement encaissé ma réservation en solo.
Sur place malheureusement j'apprends que l'avion ne peut pas décoller pour deux raisons. D'abord la météo est mauvaise et en plus, je suis toujours le seul inscrit sur la liste d'embarquement à cette heure. Ils refusent de décoller pour moi mais me proposent de décaler mon départ pour un vol plus tard mais plus long (40 minutes au lieu de 30). Je suis libre d'accepter ou de réclamer un remboursement. N'ayant rien d'urgent dans les deux prochaines heures je patiente dans le hall devant la chaîne d'informations locales.
Dans le poste les images tournent en boucle. Apparemment les accidents de la route restent un vrai fléau dans cet état et les envoyés spéciaux insistent lourdement sur le fait que la famille aurait pu survivre si tout le monde avait eu sa ceinture attachée. Il me semble que le réflexe de la ceinture est mieux intégré en France... Un mec de la compagnie vient à ma rencontre et m'apprend que la météo s'améliore. Dans la même discussion j'apprends qu'à une époque il a fait un tour de France en 2CV :)
A 10h j'embarque dans un petit avion avec un groupe d'italiens. Le vol est très agréable et sans turbulence. Malgré cela, un italien à l'arrière de l'habitacle se sent mal et précipite sans doute l'atterrissage.
L'avion survole notamment Horseshoe Bend (qu'on ne peut admirer qu'en s'asseyant du côté droit de l'appareil) et Rainbow Arch. La vue à travers le hublot est magnifique et rend bien compte des dimensions surnaturelles du parc !
L'audioguide complète bien ce qu'on voit. Il y a un casque sur le siège passager à côté du pilote... Je regrette de ne pas avoir demander la permission de m'y asseoir car ça aurait probablement un plus à cette expérience très intéressante !
Sur le forum j'avais lu des discussions confrontant le survol en hélicoptère du Grand Canyon et le survol en avion du Lac Powell. Pour moi il n'y a pas photo, le Lac Powell est plus épatant que l'autre trou géant en plein Arizona ! Il faut dire que les bateaux sont d'excellents repères sur l'eau pour prendre conscience des dimensions du lac, ça aide !
LE RETRAIT DE CASH
Avant de partir j'ai rencontré mon banquier LCL et je l'ai prévenu de mon voyage mais il ne m'a averti de rien. J'ai contacté mon agence par mail qui a été très nulle dans ses réponses. Par téléphone c'est un peu mieux mais ça coûte une blinde. Alors pour vous éviter les mêmes problèmes que moi, voici un petit paragraphe pour parler money money.
Je suis venu aux Etats-Unis avec 500 dollars en liquide. Spoiler : ce n'est pas assez pour 31 jours. J'en ai retiré 1100 de plus par la suite. Les distributeurs facturent les retraits entre 2 et 4 dollars. A chaque retrait s'ajoute des frais de change et une commission interbancaire. Quand je retire 200 dollars ça me coûte pas 179 euros mais 187. IL PARAIT que c'est plus intéressant de faire des retraits comme ça plutôt que de payer systématiquement par carte bancaire ici. A l'heure actuelle je ne connais toujours pas la vérité.
LA RANDO EQUESTRE A MONUMENT VALLEY
L'arrivée à Monument Valley est très cinématographique... La route est monotone et puis soudain, derrière une colline, surgissent de fabuleux rochers rouges. C'est pas encore les Mittens mais l'émotion est là ! Quelques minutes plus tard j'entre sur le territoire Navajo contre 20 dollars et arrive aussitôt sur le parking principal qui dessert l'hôtel The View et la Desert Drive.
Ancien cavalier, quel meilleur décor que Monument Valley pour me remettre en selle ? Des conseils sur internet m'amènent à une cabane d'indiens sur le parking. Aucun tarif affiché ni itinéraire précisé... J'apprends en revanche que si je viens seul je dois quand même payer pour deux... Alors je me rabaisse et rejoins un couple de suisses qui est sur le point de partir pour un tour de 2 heures. Ca me coûte 95 euros de les rejoindre.
On s'éloigne en voiture de Monument Valley pour atteindre le ranch, à 15 minutes d'ici. Chacun s'équipe d'une bombe de protection et monte à cheval. On se balade au pas, loin des sentiers battus, dans l'arrière-pays si on peut dire. Ce n'est pas vraiment ce que j'imaginais... Et puis la pluie tombe et il fait froid. Les suisses restent optimistes « Au moins on ne verra jamais les rochers aussi rouges ! » Le guide est plus silencieux et nous concède tout juste un arrêt photos et un bref récapitulatif des buttes qu'on aperçoit d'ici. Retour au ranch après 1h30 monotone (pas 2, comme prévu).
Sur le chemin du retour je peste un peu et ai l'impression de m'être fait arnaqué. Peut-être que je n'ai pas été assez vigilant ! Ça me semblait tellement évident qu'une balade équestre à Monument Valley passerait au moins à proximité des Mittens !
Sur la Valley Drive il y a un ranch concurrent, le Black's Hiking Jeep Tours & Trail Rides, qui propose des formules précises, indiquant tarifs et itinéraires. Sur le papier ils ont l'air assez compétitifs... A tester.
LA VALLEY DRIVE
Le soleil se couche tandis que ma Nissan et moi nous élançons sur la Valley Drive ! Il n'y a quasiment plus personne sur la route alors que le paysage est absolument merveilleux sous cette lumière. Je fais une pause à chaque arrêt (ou presque) pour apprécier le paysage, les couleurs sont incroyables. Je ressens quelque chose de naturel et d'authentique. Je suis seul au monde à Artist Point Overlook et c'est le coup de foudre. Monument Valley gagne aussitôt le première place de mon top ! Hélas je me retrouve rapidement dans la pénombre, je serais bien resté ici plus longtemps...
L'HOTEL
Il fait nuit maintenant et il est donc temps d'aller à mon hôtel : The View. Le personnel est accueillant et l'hôtel est bien sûr extrêmement bien situé ! Ma chambre est très bien, spacieuse et le lit est un des plus confortables de ce séjour. J'avais noté que le wi-fi n'était disponible que dans le hall d'accueil mais bonne surprise : je le capte très bien depuis ma chambre au premier étage ! Mon balcon offre une vue unique sur le parc mais avec la nuit tombée c'est bien délicat de discerner les Mittens maintenant.
Super carnet super bien écrit. Et j'adore les petits clips qui l'illustrent.
Ton aventure en solo est carrément géniale. J'ai fait un road trip solo de San Francisco à San Diego en 2013. Comme le temps passe... J'encourage les gens à vivre pareille expérience car si à chaque fois on doit compter sur quelqu'un pour faire les choses, on ne fait rien. Seul le premier pas est difficile...
Pour le vol Paris-San Francisco, j'avais pris une coupe de champagne et 1 tercian avant d'embarquer : radical car j'ai été dans les vappes pendant presque tout le vol (j'admets que j'angoisse pas mal chaque fois que je prends l'avion).
Avant de partir j'ai rencontré mon banquier LCL et je l'ai prévenu de mon voyage mais il ne m'a averti de rien. J'ai contacté mon agence par mail qui a été très nulle dans ses réponses. Par téléphone c'est un peu mieux mais ça coûte une blinde. Alors pour vous éviter les mêmes problèmes que moi, voici un petit paragraphe pour parler money money.
Je suis venu aux Etats-Unis avec 500 dollars en liquide. Spoiler : ce n'est pas assez pour 31 jours. J'en ai retiré 1100 de plus par la suite. Les distributeurs facturent les retraits entre 2 et 4 dollars. A chaque retrait s'ajoute des frais de change et une commission interbancaire. Quand je retire 200 dollars ça me coûte pas 179 euros mais 187. IL PARAIT que c'est plus intéressant de faire des retraits comme ça plutôt que de payer systématiquement par carte bancaire ici. A l'heure actuelle je ne connais toujours pas la vérité.
En fait c'est plutôt l'inverse... 😎 :
Aux taux actuels et avec les conditions de ma banque (CB Visa) :
En change avant le départ : 100$ = 94€ (bureau de change hors banque avec taux correct)
En paiement CB = 100$ = 94€ (2,3% - taux de change visa<taux de change de bureau de change)
www.visa.fr/...ertisseur-de-devises
En retrait : 100$ = 97€ (2,3% + 3,3€ par retrait - taux de change visa)
En tirant des grosse sommes au DAB tu amortis la com fixe mais cela reste > aux paiements CB direct, lui même équivalent au cash changé avant le départ.
Et bravo pour ton carnet, il est très agréable à lire 😉
I'm a poor lonesome cowboy
I've a long long way from home
Over mountains and over prairies
From dawn 'til day is done
My Cadillac and me keep riding
J'ai fait un road trip solo de San Francisco à San Diego en 2013. Comme le temps passe... J'encourage les gens à vivre pareille expérience car si à chaque fois on doit compter sur quelqu'un pour faire les choses, on ne fait rien. Seul le premier pas est difficile...
+1 ! J'ai commencé la lecture de ton carnet, j'adore l'esprit "En direct" et les informations que tu partages. Je n'en suis qu'au début mais déjà je te jalouse : mon passage à San Francisco a été plus succinct, malheureusement.
J'ai vu sur un autre CR en cours ( voyageforum.com/...py-mamie-d7754273-8/ ) une photo d'un panneau d'interdiction des Gopro à Antelope Canyon (Lower). Tu n'as pas eu de soucis pour utiliser la tienne ?
Je ne me souviens pas avoir vu ce panneau, en mai dernier. Je n'étais pas le seul à me balader avec une caméra à la main et je pense que le guide nous aurait prévenus si cela était interdit... Dommage pour les prochains du coup, il faudra se contenter de photos 😛
Aux taux actuels et avec les conditions de ma banque (CB Visa) :
En change avant le départ : 100$ = 94$ (bureau de change hors banque avec taux correct)
En paiement CB = 100$ = 94$ (2,3% - taux de change visa<taux de change de bureau de change)
www.visa.fr/...ertisseur-de-devises
En retrait : 100$ = 97$ (2,3% + 3,3€ par retrait - taux de change visa)
En tirant des grosse sommes au DAB tu amortis la com fixe mais cela reste > aux paiements CB direct, lui même équivalent au cash changé avant le départ.
Merci Viny pour les précisions très justes ! Je viens en effet de vérifier dans les conditions LCL et visiblement, chaque retrait au distributeur entraîne une commission fixe qui n'existe pas lors des paiements en CB. J'ai raté l'information en préparant le roadtrip, l'année dernière 😐
Du 28 au 28 : un dimanche 8 mai de Monument Valley à Moab (J11)
youtu.be/thl_hRoK47g
Le réveil retentit très tôt, mais visiblement pas assez puisqu'en arrivant sur le balcon le soleil dépasse déjà l'horizon. Je verrai le lever en replay, en rentrant à Paris, en matant les images captées par la gopro fixée sur le balcon dans la nuit. Le temps est nuageux mais pas de stress : le spectacle n'en est pas moins hypnotisant. Le programme de la journée n'étant pas chargé je retourne au lit et m'offre une grasse matinée... jusqu'à 9 heures !
LA ROUTE VERS MOAB
Je pars en direction de Moab. Sur mon GPS je cherche le Forrest Gump Sign mais je crois que l'application « Here » n'est pas au point puisque je finis par débouler sur une piste de terre très étroite et accidentée... En fait j'ai du le dépasser depuis longtemps sans m'en apercevoir.
J'abandonne l'idée et ordonne cette fois-ci au GPS de me guider jusqu'à Goosenecks State Park. L'entrée est à 5 dollars. Je n'ai prévu de m'intéresser qu'au principal point de vue sur le Colorado qui serpente en bas mais clairement le lieu mériterait une pause plus longue. Je crois même qu'il y a des trails dans le coin !
Pour la suite de la route je passe par la Moki Dugway, que j'appréhende un peu. La piste est en bord de falaise et ça grimpe fort, j'ignore si ma brave Nissan est à la hauteur ! Finalement aucune raison de paniquer et les virages sont même assez larges pour s'y arrêter, le temps de profiter d'une vue saisissante. Tout a l'air tellement plat au loin, c'est dingue !
Après cette aventure, forcément la suite de la route paraît bien fade et je m'ennuie un peu. Je ne me réveille qu'à l'approche de Moab quand je découvre Wilson Arch ! C'est un bon avant-goût du parc Arches qui m'attend demain. Par contre, après un peu de grimpette, je suis triste de découvrir que les gens ne respectent pas ces monuments géologiques millénaires. Il y a plein de gravures amateurs dessus, c'est pathétique. J'espère sincèrement que les « Julian + Sandy = Love » se sont séparés dans d'atroces souffrances, pour la peine !
Une fois en ville je me mets à la recherche de Mill Creek. J'ai l'itinéraire imprimé ainsi que des indications mais non, c'est un échec et ne trouve pas ma destination.
Donc je me réoriente sur Bowtie and Corona Arch. Le trail est cool, sans grande difficulté, bien tempéré et peu fréquenté. Les arches sont plus impressionnantes que prévu ! Elles filent même le vertige, je suis conquis ! C'est une vraie bonne surprise car depuis ma déception à Grand Canyon, je doutais sur ma capacité d'apprécier les parcs nationaux !
Quand je reviens en ville il fait presque nuit. J'arpente la Main Street tranquillement et je m'y sens drôlement bien... tellement bien que j'aimerais bien y vivre ! J'aurais du mal à expliquer ce sentiment.
L'HOTEL
Ce soir je dors au Bowen Motel. J'ai réservé 3 nuits pour 387 euros à payer sur place. Je n'ai presque trouvé aucun avis sur ce motel avant de partir alors voici le mien ! De l'extérieur le motel ne paye pas de mine, il est dans l'alignement de tous les hôtels du coin sur la Main Street mais il est peut-être l'un des plus éloignés : ça ne m'a pas gêné. Il y a une piscine mais pas de restaurant. En revanche on nous offre en arrivant des réductions pour le store d'à côté. Les chambres sont très simples mais complètes : micro-ondes, frigo et wi-fi excellent. La couverture du lit a un trou et le rideau de douche est effiloché mais, entre nous, on s'en fout ! Je ne pense pas qu'on vienne à Moab pour une chambre d'hôtel luxueuse ! La poubelle des toilettes n'est pas vidée et une lumière dans la salle de bains est morte mais tout reviendra en ordre le lendemain.
Ce matin je me rends au parc Arches. Je me dirige directement vers le trail de Devil's Garden qui me présente une jolie collection d'arches, toutes très différentes. En fait, c'est même beaucoup plus varié que ce que j'imaginais ! D'abord Tunnel Arch, Pine Tree Arch et Landscape Arch. J'ai eu un petit pincement au cœur devant cette dernière, elle semble si fragile ! J'aurais aimé m'en approcher plus mais le secteur est clôturé pour justement éviter de se la prendre sur la tête...
Il y a un peu d'escalade pour la suite, un gros rocher à gravir. Heureusement, quelques randonneurs me devancent et me montrent indirectement la meilleure façon de passer. Mon équipement n'est vraiment pas optimal, je suis particulièrement vigilant.
Je passe à Navajo et Partition Arch puis rejoins Double O Arch. Avant cela il y a pas mal de chemin et peu de monde sur le trail. Ce n'est pas pour me déplaire ! Je suis les cairns, ces monticules de cailloux dispersés sur le trail et aperçois devant moi un randonneur qui semble galérer pour escalader un rocher. Visiblement nous nous sommes tous les deux trop éloignés du sentier principal...
« Where are you from ? - France ! - Nice to meet you I'm Robbie ». Me voilà désormais accompagné par un Texan étudiant en géologie ! Cette rencontre est tellement inattendue ! Je m'étais fait à l'idée de passer mon séjour avec moi-même et maintenant j'arpente l'un des plus beaux parcs de l'Ouest avec un inconnu ! J'adore !
Ensemble nous trouvons finalement un moyen de rejoindre le trail tout en se racontant nos vies. J'admire ses récits d'aventures américaines ainsi que sa patience avec moi qui peine à m'exprimer correctement en anglais ! Néanmoins on rigole et je reconnais à ce moment qu'un peu de compagnie me fait beaucoup de bien. Le temps passe vite et nous arrivons à Double O Arch, magnifique. On enchaîne avec Dark Angel puis revenons sur nos pas tranquillement.
Mon camarade est très convivial et salue tous les touristes que nous croisons et parfois leur demande d'où ils viennent et s'ils aiment les environs... Je serais incapable d'en faire autant, de peur que les gens ne me calculent pas ! Sur le chemin il partage avec moi quelques notions de géologie en se servant de tout ce qui nous entoure ici : passionnant ! Après 4 heures de marche et de bons moments partagés avec Robbie, nous nous quittons sur le parking.
Dans la voiture je me rends compte que j'ai chopé de nouveaux coups de soleil. Malgré mes précautions, j'ai pris cher dans la nuque et sur les mains ! Petite pub au passage... J'ai utilisé du Nivea Sun Protect & Refresh UV30, en aérosol. La protection est plutôt efficace, pas collante et transparente. Après 31 jours dans l'Ouest, mon bronzage au retour en a épaté plus d'un à Paris ! Un mois et demi plus tard, j'ai encore un petit teint estival chatoyant !
ARCHES : LE RESTE
Je repars seul à la découverte de Balanced Rock et de Windows Section. En me baladant nonchalamment sur une arche, un touriste me fait de grands signes virulents pour que je bouge et sorte du champ de son appareil photo. Sur le coup je me suis exécuté mais en vrai, ce vieux monsieur aurait mérité que je squatte la place et lui gâche sa photo ! J'enchaîne avec Double Arch, très imposante ! Il faut évidemment marcher en dessous pour en apprécier les dimensions hors-normes.
Enfin, je pars en direction de Delicate Arch pour assister au coucher de soleil. La marche pour l'atteindre est assez dure, notamment au début. J'avais lu qu'il fallait entre 45 minutes et 1h15 pour l'atteindre. J'ai mis moins de 40 minutes sans me stresser du tout !
Arrivé en haut, je constate que tout le monde contemple l'arche de loin. Voire très loin. Quand soudain un mec plus audacieux que les autres se dirige vers l'arche pour quelques clichés. Tel un troupeau de moutons, plusieurs touristes (dont moi) le suivent. Se créé alors une véritable file d'attente pour aller sous l'arche et se faire prendre en photo.
L'arche est majestueuse et beaucoup plus imposante qu'elle n'y paraît sur les images de l'internet. On se sent vraiment minuscule à côté. Malheureusement des nuages masquent la lumière et l'arche ne se montre pas aussi flamboyante qu'elle l'est à l'accoutumée. Quelques gouttes de pluie se font même sentir, ce qui a pour bénéfice de faire fuir les moins braves d'entre nous !
Je profite un peu de la vue et du spectacle qu'offrent certains touristes qui multiplient les efforts pour ramener des photos rigolotes ! Quand je fais le chemin inverse, la pluie commence à tomber et quelques éclairs illuminent même la route ! La pluie devient plus forte quand je reviens dans la Nissan : timing parfait !
Le parc m'a fait bonne impression alors qu'à la base, je ne savais pas trop s'il allait me plaire. Les arches sont toutes remarquables, relativement faciles d'accès et globalement je ne me souviens pas avoir été dérangé par la foule, relativement fluide. Ma rencontre avec Robbie fut très enrichissante et je me souviens d'un échange en particulier : un jour les arches qui sont devant nous disparaîtront mais nous marchons déjà sur les prochaines. Ce n'est qu'une question de milliers d'années ! Fascinant !
Un retrait de cash au distributeur plus tard, je suis dans ma chambre et je grignote un Slim Jim (un stick de bœuf épicé). C'est pas Byzance mais ça suffit à me redonner un peu d'énergie... J'ai marché 23 kilomètres aujourd'hui !
Salut Yann !
Heureux de lire tes aventures dans ton carnet !
Bravo pour le travail d'édition de tes vidéos : moins d'une minute à chaque fois, ça c'est du montage ! 😏
J'ai bien apprécié ton choix de musique sur le passage à Rodeo Drive, on dirait du Tati ! 😉
Félicitations pour ton enthousiasme et ta résistance : 5 jours bien remplis à LA, ce n'est pas de tout repos... 😎
En tous cas, la préparation en amont a porté ses fruits : du beau travail !
Par contre, après un peu de grimpette, je suis un peu triste de découvrir que les gens ne respectent pas ces monuments géologiques millénaires. Il y a plein de gravures amateurs dessus, c'est pathétique. J'espère sincèrement que les « Julian + Sandy = Love » se sont séparés dans d'atroces souffrances, pour la peine !
Aux dernières nouvelles ils auraient tous les deux développé un cœur de pierre 😏
Un post pour chaque jour anniversaire, ponctuel comme une bonne série TV, même pas d'exception pour cause de match ou d'élections 😉. J'adore l'allusion et du coup, j'attends avec impatience l'émission du jour 😏 !
Les p'tites cartes postales vidéo aussi c'est vraiment sympa mais c'est de la triche, on joue pas dans la même cour ! Je mets certainement trois fois plus de temps à pondre un truc dix fois trop long qui ennuie tout le monde (même moi parfois 😊) et infiniment moins bon. Grrrr
Quant au texte, c'est ce que je préfère. On y est, on le vit, avec les mêmes rencontres parfois géniales parfois un peu ch ... , le zeste d'émotion, le brin de réflexion, l'autodérision en prime. Y a des coins que je connais, d'autres que je découvre mais j'aime toujours autant et je suis accro comme jamais 😇🙂
Merci pour vos retours, super gratifiants et enthousiasmants ! J'arrive bientôt à la moitié du parcours, j'espère que vous vous accrocherez jusqu'au bout ! 😉
Du 28 au 28 : un mardi 10 mai à Canyonlands (J13)
youtu.be/49QWENeNank
CANYONLANDS
L'exploration de Arches hier m'a crevé ! Le réveil ce matin est particulièrement difficile et pourtant le programme est loin d'être terminé. Après un passage à la station-service et 35 dollars dépensés là-bas, je pars en direction du parc Canyonlands (Island In The Sky).
Le GPS est radical et m'emmène d'abord sur une piste de terre accidentée... Au bout de 10 minutes je commence à douter, j'entreprends un demi-tour et ouf, me revoilà sur une route goudronnée ! La route la plus courte n'est pas forcément la plus rapide...
Je m'arrête à Mesa Arch. La vue ici est belle mais l'arche est anecdotique comparée à ses consoeurs visitées hier. J'enchaîne avec Green River Overlook, ce point de vue apporte un peu plus de nouveauté et d'intérêt...
A Upheaval Dome, un touriste s'inquiète du coup de soleil que j'ai dans le cou... Pourtant tout va bien, ce n'est presque plus douloureux ! En fait, le paysage devant moi me préoccupe davantage. D'après ce que j'ai compris, on ignore toujours si le cratère est le résultat du crash d'une météorite ou d'un lac qui s'est évaporé. Cette incertitude me frustre beaucoup !
Je termine ma matinée à Grandview Point qui, pour être franc, ne m'impressionne pas autant que prévu ! En plus je suis toujours fatigué alors aux grands maux les grands remèdes, je m'offre une sieste dans la voiture ! Malheureusement je suis réveillé une demi-heure plus tard par des cris d'enfants à côté. Dommage...
Pour me remettre dans le bain je roule pour atteindre le début du trail de Murphy Overlook. Sur le chemin je sursaute plusieurs fois à cause des lézards qui surgissent de partout ! En réalité je crains surtout qu'un serpent en fasse autant ! Mais tout va bien et après une longue marche j'arrive au bout du trail. Jolie vue sur les alentours. Sur un rocher à côté, des parents obligent leurs enfants à faire leurs devoirs... Haha ! Les pauvres !
Au retour, j'hésite à m'embarquer sur le Shafer Road, exclusivement réservée aux véhicules avec une garde haute. J'observe de loin d'énormes 4x4 qui la parcoure ainsi qu'un luxueux cabriolet. Ce dernier fait rapidement demi-tour ! Sur l'instant, je doute quelque peu de mon SUV et je ne me risque pas... De plus, je ne suis pas certain de comprendre les règles indiquées à l'entrée : il faut payer ou pas ??? Encore aujourd'hui je l'ignore.
DEAD HORSE STATE PARK
Du coup je termine ma journée à Dead Horse State Park. L'entrée coûte 10 dollars. J'arrive trop tôt pour attendre le coucher de soleil et trop tard pour traîner dans le Visitor Center qui est en train de fermer je suis déçu... Je reste un peu pour profiter des points de vue principaux qui, eux, sont sublimes et pour observer un corbeau qui se perche au-dessus d'un abri. Il n'y a pas foule, c'est toujours ça de pris !
Durant ma première semaine aux Etats-Unis, j'ai entendu des touristes français discuter entre eux : « Bah tu vois ! Je crois que je préfère quand même Canyonlands par rapport à Grand Canyon ». Mon avis ? Ni l'un ni l'autre ne m'ont touché ! Les grands trous ne me font aucun effet ! (Pas de commentaire s'il vous plaît). C'est Dead Horse State Point qui mérite le plus d'attention aux alentours.
Pour me réconforter et fêter mon dernier soir à Moab, je m'offre un vrai repas à la terrasse d'un restaurant. Hélas, seul et sans internet ni interlocuteur je m'ennuie... Vivement que cette journée s'achève ! Rendez-moi mes chips et mon wi-fi !
Bravo pour le recit et la courte vidéo, postés chaque jour, souci du détail et angle original. Comme quoi un nouveau carnet, même sur des coins "classiques " peut toujours apporter un plus, sans compter les souvenirs qu'il nous rappellent et l'envie d'y retourner. Était ce vraiment nécessaire ?
Concernant la shafer Trail dans Canyonlands, elle vaut le coup et c'est compris dans l'entrée du parc. La descente est bien plus impressionnante que la montée mais ne pose véritablement de problème (sur piste sèche évidemment ) en prenant son temps et en guettant les voitures qui montent pour anticiper dans les courbes. Ton SUV était bien suffisant. Mais de là à s'y aventurer avec un cabrio, je ne la jouerai pas. Aller jusqu'à à Musselman arch (en A/R) et la traverser à pied reste pour nous un moment top. Et seuls...
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March 2nd — Departure by bus from Latour at 6:50 AM. The journey isn’t direct: we pass through Elne then Corneilla. In Perpignan, I switch to a BlablaBus heading to Barcelona’s northern bus station. Before reaching Le Perthus, French police stop us to check IDs. Several people aren’t in order, but after about fifteen minutes, we’re on our way again. We’re checked again at La Jonquera: this time, the wait lasts almost forty-five minutes while police identify those in violation and wait for a vehicle to pick them up. The driver then tries to make up for lost time; we finally arrive at our destination half an hour late.
I quickly head to the Arc de Triomphe metro station, located 200 meters away: you have to cross the bridge along the bus parking lot, then walk through a large garden; the station is on the right before the garden entrance. The trip to the airport isn’t direct: I have to change at Tomasso and take the line to the airport, where I arrive at 1 PM.
At the Emirates counter, I learn my flight was just canceled due to the war in Iran; they offer me another flight for the next day. I have to wait at the airport until 7 PM before being taken to a hotel; the next morning, I’ll take a flight to Vienna (with an 8-hour layover), then an Air India flight to Delhi, and finally a flight to Kolkata. I agree: I don’t know Vienna, so it’ll be an unexpected discovery.
At 7 PM, a small group is taken to the hotel, 35 minutes from the airport, where we’re served a light dinner upon arrival.
March 3rd — A taxi picks me up at 6:30 AM; the flight to Vienna takes off at 9:30 AM and arrives at noon. I’m free until 7 PM; the metro is direct to the city center. The weather is pleasant and not too cold, luckily, since my clothes are light.
When I exit the metro, I spot the St. Stephen’s Cathedral tower in the distance and approach it: the roof, made of glazed tiles, is remarkable.
Entry is free, and the interior, a mix of Gothic and Baroque styles in the center, is stunning.
Not far from there is St. Anne’s Church
, also Baroque, adorned with beautiful frescoes
—a music concert adds an enchanting atmosphere to the visit.
I continue my walk at random through the pedestrian streets lined with magnificent buildings: I’m charmed by the city.
Before heading back to the airport, I stop at a lovely tea salon. My flight will eventually leave with a delay.
Wednesday, March 4th — Delhi and a little luggage scare
We arrive in Delhi shortly after noon. Immigration is quick, and good news: my bag was checked through from Barcelona to Kolkata. I head to the connecting terminal and arrive half an hour before boarding: the flight goes smoothly. Upon arrival, the luggage comes out quickly… except mine. After filing a report, I’m told my bag is in Delhi—I have to retrieve it before taking another flight. I didn’t know (or had forgotten): with the delays, I wouldn’t have had time to pick it up and make the connection.
I take a taxi to the Ichamati Hotel. The welcome is warm, and the room is clean but very small. Without my bag, I feel a bit lost—I have nothing to change into.
Tonight, I’m dining with Raja and his friends at a beautiful restaurant, an old colonial house turned into a hotel.
We’re happy to see each other and have a comforting evening together.
June 2024.
While hiking with my brother on the GR 36 Tour du Morvan, I catch sight now and then of strange rectangular markers fixed to tree trunks. Against a bright orange background, a deep black Greek tau topped with a white dove. My first encounter with the Assisi Way.
The Way of St. Francis: a pilgrimage route linking Vézelay in Burgundy to Assisi in Italy, covering nearly 1,800 km.
It felt like an obvious next step—I immediately knew I’d take it on, attempt the adventure solo.
In the months that followed, I talked about my project to everyone—family, friends, my partner. An avalanche of comments, more or less the same but varying depending on each person’s character and life experiences. But deep down, it all boiled down to one legitimate question: why?
And the answers?
Hesitant, awkward, partial, even confused. I quickly realized they weren’t so easy to find. It was as if my project seemed more like a whim, a kind of intimate caprice, rather than a well-thought-out plan.
Of course, I knew the reasons that pushed me to leave—you always have to give some. Loved ones need to understand to feel reassured, and that’s understandable.
But I fear that when I list them, they’ll sound like the same old checklist anyone embarking on this kind of journey might give.
Of all the reasons I could mention, I’ll highlight just one here: the call of the road, the solo adventure that brings a powerful sense of freedom.
A bit like Monsieur Seguin’s goat, who from her comfortable pen gazes longingly at the unconstrained horizon of the mountain.
But if I’m being honest, I think I didn’t really know what I was looking for—or, more importantly, what I’d find. Deep down, when I reflect on it, one word keeps coming up that explains nothing and everything at once: desire.
Now well past sixty, I know that when I ask myself who I am or where I’m going, two things bring me fully back to myself: hiking and writing.
And my intention was also to anchor this adventure through words, day by day. Writing down my feelings, emotions, discoveries, and reflections each evening. The famous travel journal that grounds the daily experience in reality.
When I discovered the app "Polarstep," which was initially just meant to keep my loved ones updated and reassured, inform them of my progress, and maintain a connection, I found an opportunity to do it a little differently than usual.
No retrospective notes polished up after returning, but spontaneous writing—recounting everything that crossed my mind during the day and publishing it immediately. A journey lived in real time.
This text is the exact transcription of my daily writings. Rereading them, I didn’t change a thing—just corrected a few mistakes and tweaked some awkward phrasing here and there. Short texts, fitting the format imposed by this kind of app. Writing as if addressing others.
Now, all that was left was to walk.
April 18, 2026 – Vézelay.
This travel journal summarizes a trip I took in March to Argentine and Chilean Patagonia. It starts in El Calafate and ends in Ushuaia. During my planning, I considered looking into the Australis cruise from Punta Arenas to Ushuaia, as well as the W trek in Torres del Paine National Park. In both cases, I was put off by the prices. Instead of the cruise, I found two interesting wildlife excursions from Punta Arenas: whale watching in the Strait of Magellan and observing king penguins in Tierra del Fuego. The journey to Ushuaia was by bus. For Torres del Paine, things were a bit confusing, so I reached out to two agencies. In the end, I went with a rental car option, overnight stays on-site, and day hikes. I shared my full itinerary with the agency and ended up being taken care of by a local Argentine agency and a Chilean one.
So, here we go...
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rentals kept making me postpone the project.
And then, everything fell into place—I told myself, now’s the time!
Preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not?
Yes, in the end.
Pre-book or play it by ear?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela on this destination (the guide has been updated since).
---/---
You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(‘Beefsteak’ for my partner’s mischievous nephews...)
Here’s our account of our trip to Malaysia from September 11th to 27th.
I hope our tips can help others as much as this forum has helped us!
Day 0:
Departure from Nantes with a transfer in Amsterdam via KLM (720 €).
Day 1:
We arrive at KLIA1 in the early afternoon.
First challenge: figuring out where to pick up our luggage. Turns out the answer is right under our noses—we need to take the airport’s internal metro!
Once we’ve got our bags, we withdraw some cash from a Maybank ATM right there.
Next up: SIM card! Just outside the arrivals hall, several kiosks offer them. We go for a Celcom 5 GB card (70 RM).
Then it’s taxi time to get to KL, in the Bukit Bintang area—about 85 RM in a slightly old taxi with weak air conditioning.
We check into our Airbnb apartment, which is clean, more spacious than a hotel room, and—best of all—has a charming balcony with a gorgeous nighttime view!
We end up hanging out on that balcony, reviewing our plans for the next day. After dark, we take the monorail just a short walk away to enjoy our first evening on a rooftop at the 34th floor: Hélipad (Raja Chulan station—you have to enter the Menara Tower at the base of the station) with a panoramic view of the city and its iconic towers.
Finally, we head to Jalan Alor to grab a bite in this super busy street.
Big sleep ahead! 😴
After the summer of 2022 left me with a sense of unfinished business, here I am back in Swedish Lapland for the summer of 2024, ready to attempt the Sarek crossing again—and this time, tackle part of the Kungsleden too.
After much hesitation, my companion Jean Marie and I decided to start with the Kungsleden, which, from what we’ve read, is stunning but very crowded (and it really is!!), and finish with the wilder option: SAREK! This park is known as Europe’s last wild space—I think it’s incredibly inspiring!!
The downside of this choice is that there are no resupply options in Sarek, and the Kungsleden isn’t exactly set up for long treks either, so we’ll have to carry a lot of food for the first part with Sarek in mind.
But hey, we’re motivated!
Our plan is to start in Abisko (classic), head to Vakkotavare (also classic, but with some variations to avoid the official route and the crowds), then continue the Kungsleden from Saltoluokta. Before Aktse, we’ll set off on an east-to-west crossing of Sarek (weather-dependent, since aside from the Skarja hut in the center of the park, there’s no shelter if conditions turn bad).
At least we’ll be on the right side of the park to climb Skierfe and enjoy the jaw-dropping view of Rappaladen if we have to abandon the Sarek crossing.
That adds up to 17 days of trekking, including 1 rest day + 1 buffer day for weather delays.
So if you’re interested, I invite you to follow our overstuffed backpacks!
08/03 - Abisko – 5km before Abiskojaure
Some info (guides used for prep, SFT map, sending food to Saltoluokta)
08/04 – 5km before Abiskojaure - on the east shore of Lake Alisjavri
08/05 – East shore of Lake Alisjavri – just before Tjaktja
08/06 – Just before Tjaktja – above the Salka hut via Nallo
08/07 - Salka – just past Singi + side trip to Djalson Lake
08/08 - Singi – Teusajaure
08/09 - Teusajaure - Vakkotavare (end of the first section of the Kungsleden)
08/10 – rest day in Saltoluokta + round trip to the Sámi village of Pietjaure
08/11 – Saltoluokta – Sitojaure
08/12 - Sitojaure - Skierfe - So, Sarek or no Sarek?
08/13 – Skierfe – somewhere above Rapadalen
08/14 – Somewhere above Rapadalen – above the Skarki hut
Coming up:
08/15 – Above the Skarki hut - Skarja
After a pretty disastrous weather-wise trip to Gran Canaria, we’re hoping this time the sun will shine in Puglia.
It’s not a sure thing, though—the weather’s been awful all over Europe in early May.
For those who’d like to (re)read the story without the digressions, it’s here.
Saturday, May 16:
This time we’re flying out of Charleroi (Brussels South): the ticket prices, flight times, and proximity all worked for us.
The airport (Ryanair) was recently renovated... but it’s still not very well organized. There are hardly any seats in the boarding areas, and... the restrooms cost money!!!
The flight goes smoothly, though, and we land in Bari a little late.
We quickly pick up our rental car, a very local-looking Pandina (even more so than the Fiat 500 in this region), and hit the Italian roads... and their unique driving quirks (like the fact that the countless road signs along the streets and in towns are purely decorative 😏, and that Italian cars don’t have turn signals 😮... except for rental cars).
About an hour later, we arrive at our first accommodation, right in the middle of the countryside near Monopoli.
The owner isn’t there, but they’ve left us a ton of info via messages and even turned on the space heater, which is a nice touch.
We explore the property:
And the next morning before breakfast, its immediate surroundings:
Sunday, May 17:
After our "seaside" experience in Gran Canaria last weekend (packed with people and locals), we decide to start inland.
After a hearty breakfast,
we head toward Alberobello, a super touristy village famous for its trulli—those stone houses with conical roofs.
We easily find a free parking spot on a street near the Aia Piccola district, where some trulli are still lived in year-round.
We almost immediately come across the Trullo Sovrano (the only two-story one), which you can visit (but we skip it—it’s opening time, and there’s already a line).
From there, we head down toward the Basilica of Cosma e Damiano... but we don’t go in because there’s a mass.
Now we’re on the main Piazza del Popolo, which connects the two districts of Alberobello: Rione Aia Piccola and Rione Monti, the more touristy one.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
Here’s a little story about my first trip to Japan with my partner.
We went for our first visit from October 29 to November 13, 2024.
I had planned this entire trip back in November 2020, but given the health situation at the time, I had to cancel...
Here’s the classic route we took:
We booked everything ourselves and got a regional pass for the area from Kyoto to Hiroshima.
The hotels were reserved 3 months in advance on Book... and Agod... (1030 € for 2 people for 13 nights = 80 €/night).
For the flight, we chose a Qatar Airways flight with a layover to break up the long journey (950 € per person).
We also got a pass on the same site (Japan-Experience) to take the train connecting Narita Airport to Shibuya Station (the N'EX Narita Express).
Since the airport is 75 km from central Tokyo, we opted for this mode of transport, even though there are cheaper alternatives.
After reading various posts on VoyageForum, I understood how important it was to have a Welcome Suica card to pay for public transport (subway, tram, bus, boat throughout the country), and we were able to buy one at Narita Airport.
It turned out to be super useful!
After a long but smooth journey, we found ourselves at Narita Airport in the evening.
Even though we had a pass for the Narita Express, we had to go to a counter to make a reservation for the train (mandatory).
Then, once we arrived at Shibuya Station, we took the subway for 2 stops and finally reached our hotel, exhausted (Hotel Asia Center of Japan – 270 € for 3 nights with breakfast included).
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
We went to Albania in August 2025.
Our itinerary included adventure (sporty activities, site visits), naps on the beach interspersed with swims, incredible natural sites, and a bit of culture.
I booked all our accommodations on Booking.com. Note: almost all places ask to be paid in cash!! You can obviously withdraw from banks, but the fees are pretty high. Luckily, we had plenty of cash, and the country is very safe. You can pay in euros most of the time, which avoids exchange fees.
We started in Tirana. I’d read a really interesting post about Albania’s bunkers (link in my profile). We chose to visit Bunk’Art with a guide from the agency that wrote the post. It was fascinating—not only to better understand the country’s history but also because her grandfather was repressed by the regime, and she shared her family’s experience with us.
Bunkers are everywhere! In Tirana, Bunk’Art is the most interesting and largest. You’ll see the dictator Enver Hoxha’s office, where he would’ve taken refuge in case of an attack on the country. Bring a sweater—it’s really cold in the underground tunnels and their huge corridors.
You can visit other bunkers around the country, in Tirana and elsewhere. Almost all are just abandoned.
The cable car up Mount Dajti is right next to Bunk’Art. The view is stunning—you realize Tirana is so close to the mountains and the sea... But otherwise, it’s not that exciting for older teens (17 and 19) and their parents.
We picked up a rental car in Tirana—it’d be ours for the next three weeks. We used Goalbania’s agency to avoid any hassles. First, there aren’t many cars available in Albania in summer. Second, French credit cards can be a nightmare abroad. So we preferred to sort that out in advance.
After Tirana, we headed to Permet. Just a heads-up: the roads are in great condition except in the mountains. And Albanian drivers aren’t stressful to deal with. Though you might suddenly encounter a herd of goats crossing the road—haha—but if you’re not going too fast, it’s fine.
In Permet, I’d been dreaming of rafting on the Vjosa, one of Europe’s last wild rivers. And we did it with a local agency! It’s beautiful, accessible to everyone, not too physical but still a bit lively—just how we like it. You can even jump into the river in some spots.
In Permet, we also hiked through a canyon and visited a lovely little church.
And we took a workshop to make their local culinary pride: gliko. It’s a jam with whole fruits inside. We’d seen it on Goalbania’s site, and it was really fun. We were with a family where the secret to making gliko has been passed down for generations...
Next, we headed to Gjirokastër. A city we loved: its old traditional houses (Skendulli and Zekate), its grand castle, the Ali Pasha Bridge. Along the way, we stopped for artisanal ice cream at a little shop run by a grandmother who’s been making it herself for ages.
One afternoon, my husband *had* to go to the coast in the south, to Ksamil (he’d read it was better than Sarandë). Verdict: we didn’t like it. Parking is a nightmare, the beaches are super noisy and crowded. The sea is packed with jet skis, boats, pedalos, and ropes. Avoid it.
On the other hand, we really liked Himarë, where we went next. We stayed at a campsite where we rented tents with mattresses and sheets inside. Right by the sea, on a low cliff (about 2 meters high). You can hear the waves at night... Magical!! To swim, you either jump straight into the sea (almost from the tent) or climb down a ladder, which you’ll need to climb back up to get out.
I was a little worried the campsite wouldn’t be very comfortable, so afterward, I’d booked a small place in Gjilek. Turns out, the place was really tiny (one room for four, no kitchen) and pretty expensive (over 100 € a night). We’d drive to the beach or restaurants—it’s on a steep slope, so not very accessible. Parking near the sea is tricky. But the (private) beaches were nice—we’d rent an umbrella not too close to the music and spend the day there. We also went to a wilder beach, harder to reach, via a long path. Behind the beach, there’s an amazing canyon where we’d sometimes climb using ropes (already in place, no need to bring your own) over big boulders rolled around by the stream, which must swell a lot in spring.
So, the sea in Albania: it’s nice if you like swimming and relaxing, but it’s not the most interesting part of the country. There are so many other amazing things to see and discover—so many stunning sites! Maybe an agency could’ve helped us find more practical accommodations and avoid Ksamil and its surroundings.
We left the coast to head to the beautiful city of Berat and its "thousand windows." We explored the city, its fortress, and its icon museum.
Then we discovered the Osum Canyon—it’s incredible. The view from the top is breathtaking. And at the bottom, it’s magical. There’s little water in summer, so rafting isn’t an option. We weren’t tempted by the big-tube descent offered by an agency—it looked fun, but the group had 40 people. We preferred hiking on our own as a family of four. We scouted the area on Google Maps... and found where to descend. We walked in the water, then it rose to our waists, then our shoulders... We weren’t moving fast. And how to get back up?? Eventually, we followed a group with a guide—the path was hard to find.
After that unforgettable hike, we visited the Bogovë Waterfalls. It’s pretty, and we swam, but the water was *really* cold.
We passed through Tirana again and then headed to Shkodër. We explored a bit—its charming little streets, the Rozafa Fortress. There’s a tiny museum where you can see *huge* Ottoman stone cannonballs. And they tell you the (charming) story of the young woman who was walled alive in the castle’s foundations to ensure its strength...
Shkodër is mostly a stopover to head into the mountains and discover Theth. Our goal: hiking in the Valbona Valley, from Valbona to Theth. We organized the trip ourselves, without an agency, but it took some time to figure everything out. So I’ll save you the trouble—haha. Book your tickets on the Komanilakeferry website. The ticket includes:
🙂 minibus transfer from downtown Shkodër to Koman
🙂 ferry ticket from Koman to Fierze. This ferry ride is *gorgeous*—between mountain slopes covered in pine trees, and sometimes a little house with a few fields...
🙂 minibus ticket from Fierze to Valbona. Now you’re in the mountains! The minibus drops you off near your accommodation—pick one as close as possible to the start of the hike (if that’s your goal!). The ones at the far end of the village add up to 1.5 hours of walking. Our choice: Guesthouse Dioni. The host is really lovely, it’s in the woods, and it’s basic but great.
After a day of hiking, we arrived in Theth. What beautiful mountains! Then we explored Theth and the surrounding area. It’s pretty busy, but you can still enjoy the Blue Eye of Theth and its swim. It’s *so* cold! But so beautiful!
🙂 minibus ticket from Theth back to Shkodër.
After a night in Shkodër, we drove to Kepi i Rodonit. A guidebook (I forget which one) raved about its beauty. And it *is* beautiful!
But the view is ruined by plastic bottles and other trash in the bushes, along the paths, and of course on the beaches. The only peaceful spot: the private beach at Kepi i Rodonit, which is cleaned. You can rent an umbrella and have lunch there. That’s where we spent our last few days—very relaxing.
In short... Albania turned out to be perfect for us and our teens!
I’m diving into a recap of our loop—pretty classic, really—Denver-Yellowstone-Denver this past summer, from July 24 to August 17. Given the sheer number of trip reports already out there (or in the works), and since I don’t have the writing chops or the photography skills of many of you, I’ll keep it practical—well, I’ll try, at least—to share our take on some of the less-visited parks and spots.
First off, a huge thank you to everyone whose trip reports, blogs, websites, comments, and more helped us put together this itinerary. Looking back, it could’ve been even better optimized: a few disappointments when we missed out on some great discoveries, often because we were short on time. Plenty of reasons to come back to the area!
We’re traveling with our four (almost) teens—18, 16, 14, and nearly 12 years old. To keep the trip enjoyable for everyone, we had to make compromises on both sides: cutting a visit short to spend more time swimming, waking up at dawn, and so on. But logistics also played a big role—things like laundry, grocery shopping, and keeping luggage organized could’ve quickly become time-consuming without a little planning.
And honestly, I think we visited every Walmart along the way! Blame it on the lack of fridges in some accommodations and, more importantly, the *very* limited space in the car, which made it impossible to bring a proper cooler. I’ll come back to the car saga later.
For accommodations, this year we alternated between basic cabins in KOA campgrounds and Yellowstone (when staying more than one night in the same place) and hotels. Always with a pool (except in Yellowstone, of course), which let the kids burn off energy—because they always have reserves, even after packed days!—and, let’s be honest, gave us a chance to relax. No Wi-Fi issues either; we all had plans with 25 GB of data (a big thanks to Gilles for the amazing deal at 0.99 €). It worked perfectly, even for texts and calls between phones—no extra charges.
Now, onto our route: as I mentioned, a classic Denver-Yellowstone-Denver loop. To avoid rushing through the parks or spending all our time on the road, we prioritized staying as close to them as possible, with at least two nights in each place. And I’ve got to say, it’s really nice to settle in, even if it’s just for two nights. It also helped us deal with the weather, which wasn’t always great during this trip. The trade-off? With vacation time being limited, some driving days ended up being long. We knew that going in, but since we kept a relaxed pace with no time constraints (don’t ask me for timings—I don’t keep track of the clock on vacation, except in the morning to get everyone up before noon!), we sometimes ended up with marathon days.
With that said, I’ll dive into the trip itself in the next post.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
And we still haven’t seen everything!
Before setting off for new horizons at the end of this year, it’s time for me to share my trip to Cape Verde this summer 2025.
I particularly love these spontaneous trips, and our stay in Cape Verde is one of those because it was only at the beginning of April that we decided on this getaway, which had been catching our eye for a while, given our love for the mountains.
As always—well, when it’s open—I turned to VF, and I want to immediately thank Marie, aka ptitortue, who helped me a lot in planning this trip through her travel journals and our exchanges!
Because Cape Verde is both small and vast! We decided not to rush from one airport to another, to enjoy the places and the people, but also to relax, since the work backlog from being stuck in May (see my previous travel journal 😅) had to be caught up on in June.
So, 4 islands will be our winners from 06/28 to 07/19:
Santiago first for logistical reasons, as round-trip flights from the capital Praia were the cheapest (650 €/person from Lyon via Lisbon with TAP, still!)
São Vicente, because it’s the gateway to the next one but ultimately more than that...
Santo Antão, pretty much the main goal of the trip since Marie (and the photos) had really sold it to me.
And finally, Sal Island, for some rest—a non-negotiable condition for my other half—and we’ll see that I should’ve listened to Marie...
That said, what a chatterbox I am—buckle up, flight attendants at the doors, off we go on new beautiful escapes! (Thanks to Sophie for the easy loan)
Last note for my eager fan club 😏: yes, there will be alcohol—how could there not be in the land of grogue!
Hello,
Since I enjoy not only the countryside but also everything related to rail travel, I’m starting this photo thread dedicated to trains in Thailand (I’d guess most of us have taken one at some point...).
Feel free to post your pictures here as long as they fit the theme: rolling stock**, stations**, platforms, tracks (even without a train on them), technical equipment, engineering structures (bridges, viaducts), etc.—all in Thailand.
For each photo, I’ll (or you can) note the station or line where it was taken.
Comments and questions are welcome.
As I’ve mentioned elsewhere, I inherited my love of travel from my parents and some of my grandparents. A strong passion, but one that was unfortunately limited by our family’s modest resources. Back then, living in northern Alsace, a simple trip to the southern part of the region—with the Wine Route as our destination—felt like an extraordinary journey to a land of plenty for the little boy I was in the late 60s and early 70s.
Everything seemed so huge when you were still just a kid.
Back then, I was overwhelmed by countless sensations—I was already highly sensitive, with a keen mind and a nose and taste buds that were developing like a pro’s. Which, as I’d later realize, wasn’t always an advantage.
Those magical days always began with a gentle late-spring or midsummer morning. The interior of the white Peugeot 404, license plate 210 LZ 67, had already soaked up the sun before the engine purred to life, and the cabin gave off a scent I could still recognize today—a fragrance I found so pleasant. Back then, I had no idea it was just the smell of warm plastic from the car’s interior.
Yes, the scents of the 404 on sunny days became my madeleine de Proust...
What’s more, the whole family was unusually cheerful because those moments of relaxation and leisure were rare. Everyone worked, and no one had an easy job or was well paid. Without the *Trente Glorieuses*, these experiences might never have happened.
Once we crossed the canton’s borders, I felt like I was light-years away from my everyday surroundings, and every kilometer plunged me deeper into *terra incognita*. It was thrilling. Far from my so-called "medium-sized" town, wheat fields, cornfields, and cabbage patches stretched out, punctuated by tall poles connected by long wires and topped with vegetation—like giant clotheslines without laundry, where magical beanstalks might grow to touch the sky. Back then, I was still far from tasting their product, which was simply beer. At the time, there was still a significant local hop production. Fun fact: it wasn’t until 2002 that Anglo-Saxon scientists proved hops and cannabis belong to the same biological family.
After the fields, the landscape took another step up as it rolled past the little boy’s eyes, often glued to the windows. First came modest hills, then a succession of rolling slopes that soon formed an unbroken chain. Their 700 meters in altitude felt like Himalayan peaks to me—impressive, inert giants, a whole new world. Gazing at them, an intense emotion welled up somewhere between my stomach and lungs, nearly taking my breath away. What mysteries, what treasures did these heights hold?
And then there were the cherries on top—the crowning touch that made the scene even more magical: proud, majestic castles perched on the summits like impassive sentinels. Monuments from the past, yet firmly rooted in the present on their rocky spurs.
The little boy’s eyes sparkled—he’d been given a castle for Christmas, complete with battlements, towers, a drawbridge, and fully armed knights. He’d watched and lived *Ivanhoe* on the only French TV channel that existed back then.
Only once did my paternal grandfather join us on one of these trips. A tall, intelligent man with a face that could shift from stern to mischievous, clearly full of humor and charisma. Sadly, his relationship with alcohol had taken a toll on his life and, by extension, those of his loved ones. He had a strong personality—if his boss crossed the line, he wouldn’t hesitate to punch him, which meant he went through a lot of different jobs. Back then, you could quit one job and easily find another. It was quite something to see him in his final stages, hallucinating pink elephants and even drinking perfume when he had nothing else left. The last time I saw him, he’d slipped away from the doctors and nurses while hospitalized in pretty bad shape—at least, I assume his liver was the issue. We were sitting down for a family lunch when the door burst open, and there he stood in his pajamas, eyes twinkling with mischief, clearly pleased with the dramatic entrance. That theatrical moment didn’t spare us from burying him a few months later at the age of 71. One day, my mother told me the family doctor had quietly remarked that it was a shame—with his robust constitution, he could’ve lived to be a hundred. Yes, the family doctor—this was the man who’d come treat you any day, at almost any hour, just for a phone call. It really existed, it’s not a myth!
That day, his wife—my paternal grandmother—was also along for the ride. Everyone agreed that Jeannette was a good woman. She worked as a waitress at *Le Tigre*, the biggest brasserie in town, right in the center. Most customers preferred to be served by her, including local dignitaries and even the mayor. As a kid, I didn’t find her very fun, open, or warm—she seemed a bit stern. Back then, women in their fifties already had the face and build of grandmothers. Same went for men, don’t get me wrong. I had no idea about the struggles she faced because of her husband. I didn’t know that 30 years earlier, she’d had to flee Alsace while pregnant, under threat from Nazi fighter-bombers. I didn’t know she’d had several miscarriages, and that my father—her only surviving child, born prematurely in March 1940 at the other end of France—weighed less than a kilo at birth and was so tiny he could fit in a shoebox. Hard to imagine he’d grow into a strapping man nearly 1.80 meters tall, tipping the scales at 100 kilos.
When you come back from summer camp in early August and ask why she didn’t pick you up with your parents, and they gently tell you she’s "in heaven," you don’t realize she passed away at 54 after suffering greatly from stomach cancer that had spread.
Back to that family outing, that enchanted parenthesis. I even remembered where we’d had lunch when I passed through Dambach-la-Ville decades later. One of those charming, flower-filled towns Alsace produces in abundance—and preserves so well. This one sits high on a hill, and I was a bit stunned on the parking lot because the view stretched far, revealing the Alsace plain below—its fields, villages, hills, and forests. The world seemed so vast and enticing that day, even though I was only glimpsing a tiny fraction of it.
The region was already very touristy, but I wouldn’t notice the downsides until much later. That Sunday noon, I discovered a large restaurant filled with diners. I can still see the enormous piece of meat they served me, decorated with a little wooden skewer topped with a flag. I kept that one for a long time. Those were the golden days of rich, flowing, thick sauces—so flavorful—and the era of the world’s best fries, made on the spot with the best potatoes. To top it off, I was *exceptionally* allowed a small bottle of apple juice, Orangina, or—even better if possible—Sinalco. Yes, Sinalco—like Orangina, but better. A brand that must’ve disappeared in the 70s, but why, and what a shame! Since then, Orangina’s little bubbles have taken the brand to the other side of the planet—it’s now Japanese.
Year after year, I’d eagerly await that ecstatic moment when the most beautiful castle in Alsace, the Haut-Koenigsbourg, appeared in my field of vision. The perfect model, the archetype that blended into the landscape at the height of a child’s dreams.
The trip home always felt like a reality check—less jarring than an alarm clock, but more diffuse and melancholic. From then on, there was only one wish: *When do we leave again?*
Hi there,
Here’s a recap of a trek through the Balkans covering three countries: Albania, Montenegro, and Kosovo. I was with a friend, and we didn’t do the full route (only one day in Kosovo).
It was a wonderful trek through snow-capped mountains and vast flower-filled meadows, meeting incredibly welcoming people.
At the end of the travel journal, I’ll share what I loved and what I liked less.
Day 1: Flight from Paris-Beauvais to Tirana with Wizz Air.
Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
Then, a transfer the same day to Shköder, about a 2-hour bus ride. Cost: 10 € per person. Tickets bought directly on the bus. We spent the night in Shköder at a very clean guesthouse, Open Doors B&B. It had a small balcony overlooking the city.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.
Day 2: Bus ride to Theth, about 1,100 meters in elevation gain, the starting point for our hike the next day.
The trip took 2 hours and 40 minutes with a break in the middle. The bus was affordable, but taxis also make the trip—though they’re very expensive.
We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.
The family was adorable. The husband is a handyman and built almost everything himself. Their baby is named "Sky"—such a cute name, right? :-) Throughout the trek, I found the guesthouses very clean, and the hosts think of everything—no need to bring soap or shampoo; they provide it.
Lunch in Theth at a traditional restaurant on the main road. We tried "Tave Dheu," an Albanian dish with beef, cabbage (very common), and cottage cheese. Delicious but not quite filling enough. For dessert, a honey cake that was perfectly moist—such a treat! Desserts like this are rare; sometimes they serve watermelon instead.
We took a small private bus for 5 € to the "Blue Eye" parking lot, then walked for about 45 minutes to reach a stunning natural site—a kind of lagoon with incredibly blue water. The bravest can swim, but the water’s freezing!
That evening, we dined at "La Montagne Blanche"—excellent! A delightful mix of grilled meats with potatoes and grilled peppers. Some watermelon slices (which I’m not a fan of) and the famous Raki, a brandy served in Turkey and the Balkans! It was my first time drinking brandy "bottoms up." 😉
I’d like to share my family trip to Colombia with kids aged 8. After spending hours browsing the forum and only having two weeks there, we decided to focus on two regions: the Coffee Zone for one week and the Caribbean coast for another. We traveled from August 8 to 23.
Day 1 – First stop: Bogotá
We arrived in Bogotá in the evening on an Air France flight—nothing to complain about, decent service, comfortable, and on time. However, the first night was a miss. We’d booked a hotel near the airport (Abitel Prime) for convenience, but the soundproofing was almost nonexistent; we heard planes as if we were on the runway. Luckily, exhaustion helped us sleep well anyway.
Day 2 – Off to the Coffee Zone and Salento
The next morning, we headed to the airport for a domestic flight to Pereira with LATAM. No issues: punctual and efficient, and in 30 minutes, we landed in Pereira. The landing already set a different mood: lush valleys, endless plantations, and humid air.
We picked up our rental car from Localiza. Unfortunately, the experience wasn’t smooth—the paperwork took forever, and the wait tested our patience. Finally free, we hit the road to Salento, one of Quindío’s gems.
We arrived in the late afternoon and discovered a colorful village bustling with artisan shops and cafés. Our first stroll helped us soak in the atmosphere before dinner at Bambú restaurant—a great surprise with careful cooking and local flavors. We spent the night at Casa Serafín, a charming little hotel, nicely decorated and well-located… but unfortunately very noisy.
Day 3 – The magic of Cocora Valley
This was one of the trip’s highlights. We set off early for Cocora Valley, famous for its giant wax palms, Colombia’s emblem. We chose the 12 km loop recommended by the *Routard*. The landscapes were spectacular: towering palms, rivers, suspension bridges. It felt like walking through a postcard. The weather was perfect.
That evening, we dined at Barnabé restaurant—pleasant setting, decent food, but the bill was a bit steep for what it was. Back to Casa Serafín.
Day 4 – Coffee and panoramic views
The plan was a visit to Finca El Ocaso. For 1.5 hours, we followed a passionate guide who explained the entire coffee process, from harvest to cup. Very educational, accessible for both kids and adults, all in a stunning setting. The tour was in English for us, and we translated for our kids, who aren’t bilingual yet.
In the afternoon, we climbed to Salento’s viewpoint. The valley view was superb. That evening, we ate at Veggie Garden, a simple and pleasant spot that was a nice change from the heavier meals of previous days.
Day 5 – Horseback ride to Santa Rita Waterfall
We booked a horseback ride with Cocora Magic. It was a real success: calm horses, a beautiful trail, mountain and meadow landscapes, and finally the refreshing and wild Santa Rita Waterfall. Without a doubt, one of the best moments of our time in the region. We even got a bonus ride up a 300-meter hill.
We then headed to Filandia, less known than Salento but just as charming. We spent the late afternoon enjoying the pool at MuchoSur Filandia. The hotel is beautiful, in an idyllic setting. However, we also had soundproofing issues and could hear our neighbors.
Day 6 – Rainy detour through Filandia and Manizales
Rain caught up with us in the early morning: torrents of water made it impossible to go out. We stayed at the hotel, reading quietly. By noon, the rain let up: a quick walk in Filandia, a quick lunch, then off to Manizales. We chose to stay at El Otoño hot springs. Great choice: as soon as we arrived, we plunged into the hot pools, perfect after hours on the road.
Day 7 – Hiking and hot springs
In the morning, we hiked the Camino de Super Coco (found somewhat randomly on Google). A pleasant trail with mountain views and a peaceful atmosphere. The afternoon was spent in the hotel’s thermal pools, with a short marked hike down to the river. Dinner on-site at the hot springs’ restaurant. A simple but very relaxing day.
Day 8 – Rain, jacuzzi, and games
We continued to Finca Los Alpes. The rain greeted us again, but this time it turned into an asset: nothing like a steaming jacuzzi with a view of the misty mountains. The kids enjoyed the facilities too: mini-golf, ping-pong, billiards. Dinner and night at the hotel, cozy vibes.
Day 9 – Off to the Caribbean coast
Back to the airport to return the car (still a bit long). Flight to Cartagena with Avianca: punctual and comfortable. Upon arrival, we picked up another car and headed straight to the Hyatt Regency, a modern hotel with a pool. That evening, we dined at the hotel—practical after a travel day.
Day 10 – Colonial Cartagena
We set off to explore Cartagena’s old town. It was enchanting: colorful facades, flowered balconies, colonial charm—just magical. However, the heat was stifling and very humid. Afternoon relaxation by the pool. Dinner at Gestlani, a good restaurant in town.
Day 11 – Road to Barú
A hearty breakfast, then one last swim in the pool before heading to Barú. We checked into Las Islas Hotel. The setting was enchanting: wooden cabins nestled in the vegetation, a private beach, turquoise sea, impeccable service. Dinner at the hotel’s restaurant.
Day 12 – Beach and relaxation
A full beach day in Barú. Warm water, white sand, coconut trees, peace and quiet. A real postcard scene with iguanas and birds.
Day 13 – On to Santa Marta
Another morning at the beach before hitting the road to Santa Marta. The drive was a bit long (6 hours), especially with traffic jams in Barranquilla. It was the longest car ride of the trip. We spent the night at Villa María Tayrona, a beautiful place near the park.
Day 14 – Tayrona Park
We left early for Tayrona Park. We entered through **El Zaino**, parked the car, and set off on a hike to La Piscina (about 2 hours). We stopped along the way at Playa Arenilla, a stunning little beach, to rest. Lunch on-site, a swim, then back by 4 PM. The hike was a bit tiring, but the nature was spectacular: dense jungle, the sound of waves, and even a monkey encounter along the way. Evening and dinner at the hotel.
Day 15 – Last swim and return flight to Bogotá
Our last morning was split between the pool and the beach (the hotel has direct access via a 7-minute trail through vegetation and flowers)—hard to leave this paradise. We drove to Santa Marta’s airport to return the car, then flew back to Bogotá. We spent the night at Casa Dann Carlton, a comfortable hotel. We simply ordered room service, arriving too late to go out.
Day 16 – Bogotá and the end of the trip
Our last day in Colombia. After a good breakfast, we explored La Candelaria. Its cobbled streets and colorful houses were worth the visit. We visited the Botero Museum (free) and the Gold Museum, both fascinating. Back to the airport for our 11:55 PM Air France flight.
That’s a wrap on a varied trip—lush mountains, colorful villages, dream beaches, and tropical jungle.
The pace was pretty relaxed, well-suited for our kids. They absolutely loved the trip to Colombia.
Driving in Colombia was very easy, and we didn’t regret renting a car at all—it gave us more freedom to get around.
If I were to do it again, here’s what I’d change:
- I’d spend less time in the Coffee Zone to stay a bit longer on the Caribbean coast, which was more relaxing for the kids. Or I’d head to Medellín, but I didn’t think the city was very kid-friendly.
- Bogotá is a city that deserves a day’s visit, but it’s not a must-see. Maybe I’d have taken the KLM flight from Cartagena to Amsterdam instead.
Since I didn’t have time to write a proper travel journal, I thought I’d share a few photos of Bologna—a really lovely city I discovered in 2017 while stopping on my way to Tuscany.
Around Piazza Maggiore, which was packed with a stage and chairs for a show, stands the Basilica of San Petronio, massive and Gothic in style, with an unfinished façade (a common sight in Italy).
Another building near the square:
But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.
Okay, it wasn’t a total disaster either. Actually, I hesitated before starting this travel journal: is it even worth writing about a holiday that won’t leave an unforgettable memory?
In the end, I went for it (there aren’t many recent travel journals about this destination).
So, read on... or don’t .
Every time we’ve been to the Canary Islands, it’s been by default (basically: where can we go in winter or early spring when we only have a week—so not too far, not too much jet lag, but with decent weather?).
This time, we had two weeks, but the winter plan kept changing: first Thailand (dropped for personal reasons), then Martinique (dropped because of work leave dates that weren’t up to me), and finally, the Canary Islands.
We’ve already been to Tenerife (which we really liked) and Lanzarote (which we liked a little less).
This year, two options: Gran Canaria or one of the smaller islands west of Tenerife (La Palma, or even La Gomera or El Hierro).
We chose Gran Canaria... not sure it was the right call!
Whose fault is it?
Storm Thérèse’s!
Yes, Storm Thérèse followed us on arrival, and its effects lasted quite a while. We had to adapt, cancel visits, change activities...
But even without Thérèse...
Saturday 21/03
Departure from Orly at 6:10 AM with Transavia.
The plane took off on time and landed a little early, tossed around by strong winds before touching down.
It had just rained, but it was (almost) no longer raining.
We quickly picked up our luggage and then the car at the Cicar counter.
We got a Seat Arona instead of the Corsa we’d booked. Well, while the driving position didn’t feel great at first (I got used to it), the engine’s smoothness and power were much appreciated on the island’s winding and sometimes steep roads.
It was only 10 AM, and we couldn’t theoretically check into our accommodation until 3 PM (the owner promised to message me if it was ready earlier).
So, we headed to the (big) *Jardín Botánico Viera y Clavijo*, where we planned to spend a few hours.
We found a huge parking lot... empty.
The passenger in the car in front of us (yes, we weren’t the only ones at the closed gate—there was a car in front and one behind) went to ask for info: it was closed due to the storm 😕.
So, we calmly headed toward Puerto de las Nieves, on the northwest coast of the island.
The plan: go to a restaurant, visit the village, and do some shopping while waiting for early afternoon.
As soon as we got out of the car, it started raining... we took shelter under the awning of a shop, waiting for it to pass. But the rain turned into a downpour, and within minutes, awning or not, Gore-Tex or not, we were soaked!
Since we were already wet, we might as well go to the restaurant—they weren’t far! But here’s the thing: contrary to what Google Maps said, they all opened at 1 PM, not noon!
Back to the car, wading through 5 cm of water because all the village streets were flooded .
The rain let up, we did some shopping, went to eat, and I got a message from the owner saying the accommodation was ready 🙂.
So, off we went to La Suerte, a few kilometers north of Agaete.
The downside of the place, especially with luggage, is that you have to climb several flights of stairs via an outdoor staircase (after parking more or less far away on a steep street) to get there 😛).
Of course, on the way from the car to the apartment, it started pouring again—the bags got soaked!
Enough rain for today! We settled in quietly, and by late afternoon, we could (finally!) go admire the view from the terrace.
Trip Planning
My partner and I are heading to the Canary Islands for a week at the end of September, specifically to Lanzarote. We chose this island over the more crowded ones for its volcanic landscape and the variety of hikes it offers.
I booked everything through Expedia: our hotel stay, car rental, and Ryanair flight tickets departing from Marseille. It was the only way to get a direct flight. To make getting around easier during our stay, I picked a hotel located in the center of the island from the wide selection available. It’s part of the Barceló chain, specifically the "Barceló Teguise Beach Adults Only" in Teguise Beach, which turned out to be an excellent choice.
The Trip
Sunday, September 21 - Monday, September 22
Departure
It’s 2:15 PM, and we’re at the Avignon TGV station. Danielle picked us up earlier due to the weather—thunderstorms and heavy rain all the way to the station. The TGV was on time, and it only took 30 minutes to reach Marseille Saint-Charles. The shuttle to the airport is quick and convenient, right behind the station.
The bus leaves for the airport in the middle of the storm, with flooded roads and cars stuck in some spots.
We get soaked making our way to the terminal. Two hours to wait before the flight. The plane finally takes off at midnight, but just before landing, the pilot announces that the destination airport is closed, and we’re being diverted to Tenerife. Ryanair will re-route us as soon as possible.
We end up waiting 2 hours, and Ryanair kindly gives us a 4 € voucher.
We re-board around 5:15 AM and take off at 6:00 AM. About 45 minutes to reach Lanzarote. After collecting our luggage, we head to the car rental desk. The counter in the terminal is closed, and we’re directed to parking lot P4—it takes us a while to find it.
I’m a bit worried about the rental company’s reaction since the car was supposed to be picked up 7 hours earlier, but it’s not a problem. A woman next to us is furious because she’s in the same situation, and her rental was canceled. Anne-Marie translates for her, but nothing changes.
We pick up a brand-new Toyota Aigo and head to the hotel.
After checking in, we cross the garden, walking alongside the large pool to reach our room.
A lovely first-floor room with a jacuzzi and a sea view.
It’s early, so we head to breakfast—a generously stocked and varied buffet with everything you could want.
Afterward, we drive to Cueva de los Verdes, but it’s packed with people and a long wait. We decide to come back another day.
Next, we visit Mirador Del Rio. This rocky viewpoint at the edge of the island has breathtaking cliffs plunging 500 meters into the ocean. The view is stunning and impressive.
A panoramic bar lets you cool off while enjoying the scenery.
We return to the hotel for a short walk around the neighborhood and enjoy the beautiful pool with its pleasant water temperature. Relaxing by the pool, sun loungers, and all.
In the evening, a very varied buffet at the restaurant. Then early to bed to recover from the sleepless night before.
Tuesday, September 23
After a restful night, we enjoy another varied and hearty breakfast. The terrace seating is very pleasant. We take an inland road leading to Timanfaya National Park.
The road near the park runs alongside vineyards where the vines are surrounded by lava stone walls to protect them from the prevailing winds.
Our first stop is at the visitor center, where the island’s volcanic activity is well-documented. Next, we stop at an area where you can take a short camel ride—two seats are installed on either side of the camel’s hump. This little ride offers a great view of the volcanic landscape from a higher vantage point. A fair price of 11 € per seat for a 20-minute ride.
We then head to the park entrance via the road leading to the parking lot, where only authorized buses can take the winding route inside the park.
It’s crowded, and we wait about 45 minutes with several stops before reaching the parking lot.
We board the bus, and the route offers beautiful views of this volcanic area and its many craters. The journey is very interesting, with several stops for photos.
At the parking lot, a guide shows us how the heat from the rocks beneath the surface can ignite dry vegetation. Water poured into holes in the ground immediately creates geysers and jets of steam.
The building next to the parking lot has a restaurant where meat is cooked using the heat from a well dug into the volcanic rock.
On our way back, we drive to Playa Blanca, a seaside town with a small sandy beach.
Back at the hotel in the late afternoon for dinner.
Wednesday, September 24
We wake up early and have a quick breakfast—few people are around at this hour. Two days ago, we booked a 10:00 AM visit to Los Verdes, lava tunnels created by eruptions and lava flows from the La Corona volcano, which extended all the way to the coast.
When the lava came into contact with the air, it solidified on the surface while continuing to flow underneath. The lava tunnels stretch for 8 kilometers to the volcano, but we only walk one kilometer.
The inside of the tunnel is impressive, with narrow passages and larger chambers.
You can see traces left by the flowing liquid lava—varied colors and twisted shapes.
At the end of the path, a large chamber has been turned into a concert hall with perfect acoustics.
Next, we visit Jameo Del Agua.
This is a continuation of the lava tunnel, developed by Manrique.
There are beautifully designed bar and restaurant areas, as well as an underground lake where you can see small blind white crabs—a protected species in this very pure water.
Higher up, there’s a lovely space with a central pool that could double as a swimming area, surrounded by beautifully designed white pathways that contrast with the blue water.
Further on, you reach a large space inside the lava tunnel, set up as a performance hall with perfect acoustics.
Stairs let you view this beautiful space from above. A gap in the lava landscape reveals the ocean on the horizon.
We head back toward the village of Yé, at the foot of the La Corona volcano.
A 160-meter walk from the church, a path crosses vineyard plots and then climbs to the top of the volcano’s crater in about 30 minutes. It’s the island’s highest volcano.
When you reach the edge of the crater, you see how deep it is, with steep slopes inside forming a large circular opening. The place is breathtaking and awe-inspiring.
We drive back to the hotel via a road that climbs quickly, offering a beautiful view of the island’s northern part.
Thursday, September 25
After another enjoyable and varied breakfast, we head to the center of the island toward the volcano park and stop at a roadside parking lot where a path leads to the Montana Cuervo volcano.
This is a crater that opened on one side. During an eruption, an explosion created a breach in the crater.
Huge blocks of rock were thrown dozens of meters away. The path goes through the breach and descends into the crater, allowing you to walk around it. It’s impressive, and you really feel small and fragile in this environment.
The crater walls, with their different colors, highlight the rock formations. The crater is surrounded by a sea of lava with sharp, jagged rocks.
You can walk around the outside of the crater, but it’s not very interesting. We then head to the west coast, stopping at a spot with a small green lake next to a beautiful black sand beach.
Next, we stop at Salinas de Janubio, a lovely viewpoint overlooking the salt marshes with different water colors. A small shop sells various local products.
We then head to the famous Papagayo beach.
The road ends at a booth where they charge 3 € to continue.
From here, the land is private, and you have to pay to drive down a 3-kilometer rocky dirt road.
Quite a few cars are driving along it, kicking up clouds of dust. The car gets a dusty makeover.
We arrive at a large parking area, with several paths leading to different small beaches.
We go to Papagayo, a small blonde sand beach surrounded by red rocks.
The beach slopes gently into the water, which is a pleasant temperature. The setting is charming and peaceful.
We stay for a while before heading back to the hotel.
Friday, September 26
We start with a visit to the César Manrique Foundation in Tahiche. This was originally one of his homes. The modern construction spans several levels and is integrated into the lava flow, using the gaps to create living spaces. Large windows make the rooms bright and open to the scenery. The place is pleasant, with flower-filled gardens outside. It’s well worth a visit.
Next, we drive to Las Grietas, where a path leads to a narrow crack in the volcanic rock, forming a tight passage where only one person can walk at a time.
The passage isn’t very long, but progress is slow due to the endless selfies being taken here.
We then stop at Casa Del Camposino, a renovated farm that houses several artisan shops.
We taste a local wine recommended by a charming woman and buy two bottles of Lanzarote red wine on her advice.
Now, we head to Tamara beach, a beautiful and wide beach at the foot of high cliffs. There are always great waves here, making it a surfer’s paradise.
On the way back to the hotel, we stop at the cactus garden, César Manrique’s final creation. Designed with a great sense of aesthetics around an old windmill, it features 4,500 varieties of cacti in various shapes, all in a beautiful setting.
We return to the hotel in the late afternoon for the evening.
Saturday, September 27
After another hearty breakfast, we head north to Haria. We stumble upon another of César Manrique’s homes, where he lived for a long time. This house is more traditional than the previous one but still has large, modern, and very pleasant rooms. At the back of the garden is his large studio, where he created his works.
Next, we visit the craft market—this was our original plan. Various stalls offer local items, and it’s very crowded. No room at the café terraces to sit down.
We then return to Famara beach for a long stay. There are always great waves here, much to the surfers’ delight. The water temperature is pleasant, and we enjoy it.
On the way back to the hotel, we stop at a gas station to refill the car, which has been very fuel-efficient. Gas is also much cheaper here than in France—1.16 € per liter of SP95.
We also wash the car, which was very dusty after the long dirt road to Papagayo beach.
At the hotel, we enjoy a farewell cocktail before dinner.
Sunday, September 28
We spend the morning by the hotel pool before checking out at noon. For lunch, we go to a restaurant called "Dona Lola," near the hotel, with a terrace offering a view of the coast. We order tuna carpaccio, which is delicious.
We then head to the airport, just 15 minutes away.
We return the rental car and go to the airport.
A long line to check in our luggage.
The return flight is on time.
A shuttle bus takes us to Saint-Charles station.
We then head to our overnight rental. The boulevard slopes down, making it easier with the suitcases.
The rental is between the old port and the train station.
Once there, we pick up the keys and make one last effort to carry the luggage up to the third floor.
The studio is nice, clean, and simply equipped—perfect for one night.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
I’m a newbie to this forum, passionate about wildlife, the landscapes of East Africa, and Tanzania in particular.
This June 2024 trip/safari is our 7th visit to Tanzania and our 5th in the south, which has drawn us more than the north ever since we discovered it in 2015.
In 2024, the entrance fees for the reserves and services have gone up again since our last visit.
I chose to return first to Mikumi Reserve, which was the very first one we visited in the south. Then, we’ll head to Selous (J. Nyerere N. P.) as usual.
Initially, we wanted to spend 2/3 days on Mafia Island at the end of the trip, but it made the total cost too high, so we gave up...
We usually go to Ruaha and Selous, but I wanted to mix it up a bit—also to save some money...
As for the timing, June is a new experience for us. I thought it might be interesting to come just after the lodges reopen... hoping for some great wildlife encounters??
The trip starts in Marseille with our first flight on Ethiopian Airlines to Addis Ababa, then continues to Dar es Salaam, where we’ll finally set foot on Tanzanian soil again.
In Addis... "our" A-350.
.....
After arriving in Dar, we spent one night at a hotel near the airport. The next morning, we headed to the domestic flights terminal, which hasn’t changed in years.
By mid-morning, we boarded a Cessna 208B Caravan with Safari Air Link, heading to the Kikoboga bush airstrip in Mikumi, which we reached 45 minutes later.
Fun fact: the pilot was the same one as on our return flight two years ago.
Welcome on board:
Of course, a driver/guide team from our chosen lodge was waiting for us upon arrival:
I was surprised to see so many aircraft parked there... even twin-engine Embraer Brasilias??
As a fan of vintage planes, I loved it...
On the other hand, the light was incredibly harsh.....!!
Our guides only speak English. We knew that in advance. In the south, it’s very rare to find someone who speaks French. This’ll force us to dig into our high school English memories... from 60 years ago... at least.
It’s noon, and we head toward the lodge.
Near the airstrip, next to the Mikumi rangers’ base, there are quite a few herbivores. They find a bit more peace here—the big cats don’t venture this way...
Our first encounter was a group of Masai giraffes.
Rarer (for us), a savanna monitor lizard basking in the sun right in the middle of the track...??
A large gathering of impalas (mostly males) along with a few blue wildebeest:
Also unusual: a African crowned hornbill taking a dust bath in the middle of the track...!!
When it comes to identifying mammals or birds, I don’t know everything... so I might make mistakes. Please forgive me.
I’m counting on my friend Blesl’s active participation... 😉
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
Just back from two weeks in Andalusia, and I wanted to share this experience with you—maybe it’ll help with planning a trip. I’ll start with a quick recap in this post and try to add photos and day-by-day details later (still sorting through them). Hope I don’t bore you too much! 😎
Trip details:
April 20 to May 4, 2019:
7 days on the Costa de la Luz (El Puerto de Santa María) in an Airbnb,
4 days at the junction of the Costa del Sol and Costa Tropical (Salobreña) in an Airbnb,
3 days at Cabo de Gata for some rest at a campsite in Los Escullos.
Two families of four, each with our own car: three 9-year-old boys and a 6-year-old girl. One family was more into city exploration (not us, but we’re working on it), and the other preferred relaxation and nature (that’s us). We speak a little Spanish.
Over 5,000 km, including 2,500 km for the round trip from Carcassonne.
The weather: Variable, but we expected better for this region in late April. The first week on the Costa de la Luz was sometimes chilly (< 20°C), and the second week was warmer but not excessive (< 25°C). At least we didn’t get much rain!
Our budget: Around 2600 € per family:
700 € for accommodations, about 50 € per night,
1000 € for meals and restaurants. We usually spent around 50 € per family at restaurants—we ate out for lunch (except for 2–3 picnics) and cooked at home in the evenings, trying to be back by 6 PM.
600 € for activities: Río Tinto, a flamenco show, visits to the Alhambra, Giralda, and Alcázar, Oasis Park with meals, and a kayaking trip.
300 € for gas and tolls.
Preparation: A few months ahead with bookings for accommodations and tickets for the Alhambra, Giralda, and Alcázar. We used a few travel guides—I like the *Évasion* guide for initial planning. *Géoguide* was okay, but our friends’ *Routard* was the most useful. We also spent three months brushing up on Spanish with Mosalingua (a great spaced-repetition method, max 10 minutes a day). Downloaded Maps.me and the Andalusia map in advance—essential. And we used Tricount to track shared expenses with friends—super handy.
What we did/saw:
3 city visits (Seville, Granada, and Cádiz) + Málaga for our friends (we vetoed Córdoba—too many cities for us).
4 white villages (Vejer de la Frontera, Arcos de la Frontera, Grazalema, Ronda) + Tarifa for our friends.
Beaches (Tarifa and Bolonia, Matalascañas, Nerja, Cabo de Gata).
Nature and fun moments: Doñana National Park, a kayaking trip along the rocky coast near Nerja, and the Wild West/animal park in the Tabernas Desert.
A little culture: Río Tinto mines, the archaeological site of Itálica, Columbus’s caravels, Nerja Cave for us, and the Picasso Museum in Málaga for our friends. Plus, seeing the ham-drying process in the Alpujarras (for our friends).
Our highlights
Nerja and the surrounding villages: The rocky coast was amazing, and we loved the kayaking trip, even if the water was freezing for snorkeling. The beaches are sheltered from the wind, the town is charming, and the cave is incredible.
El Rocío and Doñana National Park. El Rocío has a timeless, almost Wild West vibe—we could’ve stayed a day or two. The quiet and pine scents reminded us of the Landes region.
What we didn’t love as much:
Río Tinto mines: Not super exciting, and the guides’ nonstop chatter kind of ruined the "nature" experience.
Our little regrets (for next time):
Forgetting our passports and missing a day trip to Tangier from Tarifa.
Not having an extra day around Nerja to go snowboarding in the Sierra Nevada—just 1.5 hours away (the kayak guide suggested it).
Not spending at least one night in El Rocío to explore Doñana National Park at dawn.
Antequera with the Guadalhorce reservoir and the Caminito del Rey (but it would’ve meant 2 more hours of driving, and we didn’t have the energy).
My general impressions of Andalusia and Spain
Landscapes: A feeling of extreme concentration of a single activity in some areas—endless olive groves, wind farms on the Costa de la Luz (which I thought were well-integrated), rows of buildings along the Costa del Sol (yikes, glad we didn’t stop there), greenhouses around Almería (a shame to have frozen the coast for so many kilometers), and the massive industrial port of Huelva.
What surprised us compared to France was the lack of small hamlets—villages are clearly defined, and people cluster there, leaving vast landscapes without human presence. In France, you find houses scattered everywhere.
Roads: Relatively few tolls. Sure, rest areas aren’t as nice as in France, but the roads are in good condition, and our wallet was happy. The roads are pretty straight with countless bridges and tunnels—the upside (besides fast travel) is that there aren’t many secondary roads disrupting the scenery.
Tourism and activities: A huge variety and richness. Feels like everyone can find something they like, and 15 days barely scratched the surface. It’s amazing how quickly you go from the coast to snow-capped peaks (Sierra Nevada) or from farmland to desert (Tabernas). And the mix of European and Arabic architecture in the same city is really special.
One small regret: Not interacting more with locals. We didn’t luck out with our Airbnbs. But shopkeepers were great—very patient with my broken Spanish! :-)
Overall, I think our choice to stay on the Costa de la Luz and then near Nerja worked well. We could explore pretty easily (even if we logged a lot of kilometers), and the settings were fantastic. The 3 days of total relaxation at Cabo de Gata were perfect.
If you prefer shorter stops, you could try staying in El Rocío (easy access to Seville and great for an early visit to Doñana National Park) or maybe Grazalema for a hike in the mountains (weather-dependent). And of course, Tarifa for a day trip to Tangier or Gibraltar.