Balade autour du Bassin d'Arcachon, du Cap Ferret à la Dune du Pilat
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La Pointe du Cap Ferret et la Dune du Pilat marquent les deux extrémités de l'entrée du Bassin d'Arcachon, à vol d'oiseau (marin) ces deux lieux ne sont séparés que d'environ quatre kilomètres. Mais pour relier ces deux sites, je vous convie à emprunter un trajet beaucoup plus long … celui qui longe les rivages du bassin. C'est assurément le meilleur moyen de découvrir les différents aspects et surtout le charme des bords de cette petite mer intérieure. Les sentiers et les routes nous feront ainsi cheminer de plages en dunes, de marais en près salés et de ports en villages. Je fréquente et apprécie l'atmosphère unique du Bassin d'Arcachon depuis de nombreuses années, en période estivale mais également à d'autres saisons et souvent avec mon appareil photo à portée de mains … vous l'avez compris, le récit sera donc abondamment illustré. --



C’est ici que commence la balade, plus précisément sur la Presqu’île du Cap Ferret. Admirez ce panorama, sans aucun doute un des plus beaux du Bassin d'Arcachon : en toile de fond trône la célèbre Dune du Pilat, la plus haute montagne de sable d’Europe dont le sommet tutoie les 110 mètres. Rien que ça ! Et puis il y a ce plan d'eau, il s'étend entre les deux rives de l’entrée du Bassin , de belles eaux bleues animées en permanence par de forts courants. A marée montante les eaux salées de l’Océan Atlantique viennent à la rencontre des eaux douces de la Leyre (le cours d’eau qui est à l’origine de la formation du Bassin). Et Inversement, à marée descendante, la petite mer intérieure se vide en se diluant parmi les eaux océaniques. Quelques centaines de mètres plus loin, on parvient à La Pointe. Un nom de lieu qui à défaut d’être original signifie parfaitement où l’on se situe … C’est donc l’extrémité de la Presqu’île du Cap Ferret, la fin des terres (enfin des dunes de sable), une langue de terre sablonneuse coincée entre le paisible Bassin et les tumultes de l’Atlantique. L’avancée de sable est léchée, brassée, grignotée ou attaquée (selon la météo du moment) par des courants et des vagues qui s’entrecroisent.



Les vagues, certains en profitent, par temps calme, pour les surfer en bord de plage. Oh, la jolie « gamelle » … avec la planche qui s’envole ! J’ai été chanceux ce jour-là pour saisir ce mouvement, d’autant que c’était ma première prise photo et finalement la meilleure de la série. A vrai dire, la plupart des gens qui arrivent en ce lieu focalise leur regard vers la Dune du Pilat, on ne peut la rater. Elle est haute bien sûr (on l'a dit déjà) mais d’ici on remarque également qu’elle est large, elle s’étend en effet sur environ trois kilomètres de côte. Parmi les petits groupes de visiteurs /spectateurs, il y a toujours un connaisseur qui semble renseigner les autres, son index pointant le banc de sable d’Arguin ou encore l’ourlet blanc posé sur l’horizon formé par les vagues des « passes ». Ces fameuses passes, entre océan et bassin, avec leurs courants anarchiques si difficiles à naviguer pour les marins, ils sont d'ailleurs très redoutées par les pêcheurs locaux. Quant aux très nombreux plaisanciers du Bassin d’Arcachon, par prudence (et raison), ils sont rares à s’y aventurer et restent plus sagement sur les eaux bien plus calmes de leur mer intérieure. Pour vous faire partager le superbe panorama dont on bénéficie depuis La Pointe, je pourrai vous montrer une photo prise en été avec des vacanciers étendus en nombre sur cette plage … mais non, je préfère vous proposer une vue plus nature capturée au printemps. Le vent venait de balayer une partie des nuages chargés de pluie et commençait à faire sécher l’étendue de sable en donnant cet original aspect au graphisme particulièrement photogénique. Le relief du sable de La Pointe jusqu’à celui de la Dune du Pilat était ainsi souligné. Une belle atmosphère à partager, main dans la main et cheveux au vent en humant l’air iodé.



Indissociables des paysages des plages océanes, les blockhaus datant de la dernière guerre sont ici toujours présents … mais pour combien de temps encore ? Peu à peu, les assauts des vagues et des tempêtes les font disparaître. Sapés sur leur base, ils basculent et sont engloutis ensuite dans les sables mouvants. Et dire qu’ils ont résisté aux bombardements mais s’effacent maintenant par la seule action de l’érosion marine, la nature au final sait rependre ces droits ! Bien sûr, personne ne s’en plaindra car il faut reconnaître que ces carcasses de béton armé (c’est le cas de le dire !) ne sont pas vraiment esthétiques … sauf quand des artistes les embellissent avec leur tags très colorés, histoire de donner un peu de gaîté à ces symboles guerriers.





Voici une photo pleine de contrastes entre l’insouciance de ce farniente au soleil vécu par cette personne allongée sur le sable et l’arrière plan constitué par ce témoignage austère de la folie des guerres. Il n’y a pas que les blockhaus qui se trouvent emporté par l’érosion marine, parfois, lors des grandes marées et des tempêtes d’équinoxes, ce sont les dunes ainsi que des pans entiers de sable qui se trouvent happés par les flots.





Mais comme en témoigne cette photo, la puissance des vagues, ses remous et sa frange d'écume agitée de bulles deviennent en été une véritable source de plaisirs. Des baignades bienfaisantes qui s'apparentent à des séances de jacuzzi iodé, on ne peut imaginer plus naturel. Voici une autre image, bien plus paisible avec ces fleurs de dunes. Cela peut paraître surprenant, sur ce sol de sable balayé par les embruns salés, les liserons de dune parviennent à fleurir et apportent au printemps quelques jolies touches colorées.





Depuis le cordon dunaire qui longe l’océan mais également depuis une grande partie de cette extrémité de la Presqu’île, il attire immanquablement le regard des promeneurs. Normal, avec sa colonne blanche et rouge il domine un océan de verdure de ces 57 mètres de hauteur. Je veux évoquer ici le Phare du Cap Ferret. Sa situation est un peu particulière car au pied de ce phare, il n’y a ni port avec des alignements de bateaux de pêche ni une ambiance sonore faite de cris d’oiseaux marins mais juste le silence d’une agréable pinède. Même si ce n’est pas sa fonction première, le phare du Cap est un lieu de visite qu’il ne faut pas manquer, le panorama dont on bénéficie depuis sa lanterne est tout simplement à couper le souffle. Pour en profiter il faut bien sûr gravir les 248 marches de l’escalier en colimaçon, c’est seulement après cet effort que la récompense vous est offerte. Une vue panoramique s’étendant de l’ Océan Atlantique à la Dune du Pilat en balayant des yeux également la Pointe et les vagues qui l’assaillent.





Après ce travelling et l'observation de ce voilier et de ce kakak qui atteignent la pointe de sable, l’attention se porte maintenant vers la conche du Mimbeau, la presqu’île … de la Presqu’île du Cap Ferret. C’est cette langue de sable d’environ huit cents mètres située entre le Bassin et le village des pêcheurs du Ferret. Cette tour n’est pas seulement un remarquable belvédère pour admirer le paysage, c’est avant tout un phare dont le faisceau lumineux (un éclat rouge toutes les 5 secondes) est visible la nuit en mer jusqu’à 50 kilomètres. Depuis 1995, il est entièrement automatisé.



Il faut attendre le crépuscule pour voir sa lanterne s’allumer et pour observer le mouvement circulaire de son faisceau rouge. Lorsque l’atmosphère est un peu brumeuse, il est d’autant mieux visible. L’artifice de cette longue pose photo le montre ainsi en double !



Depuis des années, il attire régulièrement mon objectif photo … je possède donc une longue série de vues de ce phare pris ainsi sous plusieurs angles et en toutes les saisons. En voici un aperçu.



La tour verticale qui se noie parmi les troncs des pins ou encore en partie masquée par les mimosas fleuris en fin d’hiver.



Le phare vu depuis le Bassin avec une pinasse posée sur le sable … à marée basse. Une autre fois, j’ai capturé ce ciel rougeoyant lors d’un coucher de soleil, comme si la luminosité et cette teinte annonçaient la couleur … celle du faisceau lumineux pas encore allumé.



On le voit très distinctement depuis le sommet du phare, juste en contrebas du phare, au bord de la Conche du Mimbeau … le village des pêcheurs (et des ostréiculteurs) constitue l’étape suivante de ma balade. Un alignement de cabanes en bois au charme simple et quelques terrasses invitant à la dégustation de la spécialité locale, les fameuses huîtres. Il faut se laisser tenter, les huîtres sont à apprécier sur place avec un coup d’œil splendide sur le Bassin, la presqu’île du Mimbeau et la dune du Pilat (superbe à marée haute et sous les rayons d’un soleil de fin d’après-midi).



Les cabanes des ostréiculteurs ne sont pas toutes teinte bois. Certaines arborent des teintes jaune, rouge, blanche ou encore des ouvertures bleues, comme celle-ci, la « 70 ». Il en est de même pour les coloris des « Pinasses », les embarcations typiques du Bassin : allure effilée et fond plat particulièrement adaptés à la navigation et aux rivages du Bassin.



J’ai un penchant pour celle-ci avec sa coque rouge (et ses reflets), une belle harmonie avec le sommet du phare. Teinte orangée, L’ « Orange à mer » me plaît bien aussi … pas seulement pour le jeu de mot de son nom, amusant et bien trouvé !





Mais la plus originale est certainement cette pinasse aux couleurs rasta … des teintes et une évocation très cool mais il faut le reconnaître pas vraiment dans l’atmosphère habituelle du Ferret ; ici, les résidents secondaires ou les estivants sont plutôt tendance chic et arborent une décontraction … mesurée.

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Jean http://perso.wanadoo.fr/groenland-disko/yukon-dempster/
JE Jemaflor Veteran ·
2 ème partie : « 44 Hectares », Mimbeau, l'Herbe, Piraillan

Marchons maintenant jusqu'aux « 44 Hectares ». Une drôle d’appellation pour ce quartier situé, côté Bassin, entre La Pointe et le village des pêcheurs. Au Ferret, on a plus l’habitude de noms évoquant la nature ou la mer pour désigner les lieux, comme les Mouettes, la Jetée, les Mimosas ou les Arbousiers …



Presque une absence de nom, d’accord, mais cela cache une forte identité. Que de changements en un siècle pour cette zone passée du marécage sablonneux à un havre privilégié pour célébrités et Bordelais des beaux quartiers. De rutilants 4x4 (n’ayant connu pour toute piste tout terrain que les centaines de mètres des chemins du secteur !) sont garés devant les villas. Ici, on affectionne tant la tranquillité que les mauvaises langues affirment que les ornières sont laissées en l’état afin de dissuader les curieux ; de hautes palissades de brandes (haies de branchages) protègent des regards indiscrets. L’ambiance est un peu « bohème » bien que l’on trouve, ici, tous les styles de résidences : de la petite maison traditionnelle aux luxueuses villas habituées du papier glacé des revues très « tendance ». Au coin d’un chemin, c’est une étonnante construction que je découvre : mi-maison, mi-bateau ; résultat du projet un peu fou d’un célèbre architecte ayant installé en prolongement de sa résidence une énorme coque avant de bateau. L'ensemble est peu à peu envahit par une végétation foisonnante ! Style très en vogue au Cap Ferret pour les nouvelles constructions, le « tout en bois » qui s’intègre parfaitement au décor forestier : grandes baies vitrées et grandes terrasses surélevées. D'autres villas à l'architecture plus traditionnelle ou plus modeste, si l'on peut dire, ont aussi un charme tout aussi appréciable. Souvent leurs façades sont en partie masquées des regards curieux par une végétation méditerranéenne ou tropicale. Lauriers, mimosas, palmiers ou encore bambous forment souvent des haies protégeant, c'est bien compréhensible, l'intimité des résidents.



Le grand chic sur les rives de la presqu'île est de posséder un terrain en première ligne avec vue sur le Bassin. Amateurs enthousiasmés par ce décor de rêve, jetez un coup d’œil aux vitrines des agences immobilières locales et voilà que votre rêve risque de très vite se transformer en vertige ! Ah ! j’oubliais, ultime privilège concernant les fameux « 44 Hectares », un accès direct à la plage, comme en bénéficie la superbe et imposante villa traditionnelle « Isabelle ».



Ces « 44 hectares » donnent directement sur l'isthme d'une petite presqu'île, le Mimbeau, c'est son nom. Nous voici donc sur une presqu'île rattachée à la presqu'île principale du Cap Ferret … vous me suivez toujours ? Je dois avouer que j'affectionne tout particulièrement ce lieu, assurément un de mes endroits favoris.





Cette étendue de sable s'étend sur 800 m de long pour seulement 30 m de large dans sa partie la plus étroite. Avec son bosquet d'une dizaines de pins, ses tamaris roses au printemps, ses immortelles des sables et ses agaves ... le site est un enchantement. Qu'il est bon d' y flâner tranquillement le long du rivage. Même en saison estivale, le matin jusqu'aux environs des 11 heures on n'y rencontre seulement que quelques promeneurs isolés ou parfois des adeptes de la zen attitude, en pleine séance de méditation … Il faut le reconnaître, cet environnement préservé s'y prête à merveille. En cours de balade, il suffit de quelques pas dans le sable et l'on passe facilement d'une rive à l'autre et d'un paysage à un autre, bien différent. D'un côté on bénéficie de la vue paisible de la conche et du village des pêcheurs avec en point fort le phare et puis de l'autre, c'est le sublime panorama du Bassin avec à l'horizon les sables de la dune du Pilat.





A marée haute, les eaux cristallines viennent border la plage, une vraie invitation à la baignade. Je me suis souvent laissé tenter …. la sensation que l'on éprouve avec de tels bains matinaux est particulière, à la fois relaxante mais également vivifiante, c'est idéal pour bien débuter une journée … même si le programme du jour laisse une large place au farniente !



Mais c’est lorsque les eaux se retirent, à marée basse, qu'une des fiertés des Ferret Capiens se dévoile : les parcs à huîtres. Des milliers de sacs à larges mailles posés sur des armatures métalliques, contiennent les huîtres qui nécessitent trois années pour atteindre leur maturité. Des pignots (piquets), recouverts d’algues vertes et luisantes sous le soleil, entourent les parcs afin de les protéger. Pour déguster ces goûteuses huîtres, c’est facile, à deux pas de là, les producteurs vous les proposent «à l’assiette » ou «à emporter ». Dégustation nature, avec du citron ou comme je les préfère avec quelques gouttes de vinaigre parfumé à l’échalote : un délice.



Mais le Mimbeau, comme tout lieu d'exception s'avère fragile, son isthme de sable résiste mal aux assauts des courants lors des marées d'équinoxe et des tempêtes hivernales. Des épis (de solides pieux de bois) le protège des vagues et des oyats (herbes des dunes) ont été plantés afin d'essayer de stabiliser le sable. Les habitants du Cap Ferret tiennent à préserver la nature sauvage du Mimbeau, c'est bien compréhensible. Mais reconnaissons aussi qu'ils tiennent encore plus à protéger leurs villas des « 44 hectares ». En effet, l'érosion marine s'avère inévitable ! Une fosse sous-marine s'est même creusée au large de ce banc de sable, les experts redoutant que progressivement elle avale inexorablement les rivages du Mimbeau !

Quittons maintenant le bout de la presqu’île du Cap Ferret en poursuivant notre périple autour du Bassin.



Un ruban étroit de bitume bordé d’un tapis d’aiguilles de pins, nous sommes sur l’une des pistes cyclables qui sillonnent la forêt de la Presqu’île. Quelques coups de pédales après avoir quitté l’avenue des Genêts, me voilà au cœur d’une pinède où résonne un concert de chants d’oiseaux. Les rayons du soleil transpercent la voûte que forment les arbres, donnant çà et là, des coups de projecteurs sur les buissons de genêts couverts de fleurs jaunes. L’endroit est si plaisant qu’on le croirait totalement naturel … et pourtant ! C’est à partir de 1824 que des pins ont été semés et plantés sur la Presqu’île ; on voulait, à l’époque, assécher les marais et limiter la progression des dunes.



D’autres espèces d’arbres et d’arbustes parviennent à pousser dans cette terre gorgée de sable : des mimosas, des arbousiers, quelques chênes et même des chênes-lièges … ils seraient à l’origine du nom de la commune : Lège-Cap-Ferret. En cheminant, je passe juste à côté d’un beau spécimen de chêne -liège, il trône en bordure de piste. L’écorce enveloppant son tronc est on ne peut plus caractéristique de l’espèce. Kilomètre 3. Un croisement et un panneau indicateur permet de mieux se situer. A droite, la piste mène au village de cabanes ostréicoles de L’Herbe. Sans doute le plus pittoresque parmi les neufs hameaux des bords du Bassin, une étape à ne rater sous aucun prétexte.



Parvenu au bord de l’eau, on longe d’abord une plage de sable blond avant de pénétrer dans le village. Tout en bois, les cabanes typiques sont bien alignées, elles ne sont séparées que par des passages étroits où il fait bon flâner. Ici des filets de pêches séchant entre deux marées, là des casiers ou des paniers en osier et partout de belles roses trémières agrémentant les allées … voilà le décor du charmant hameau. L’ostréiculture est l’activité première du village, cela est bien visible lors de la visite : bassins d’eau où séjournent des paniers d’huîtres, piles de tuiles blanchies à la chaux utilisées pour captés les naissains (petites huîtres), rails pour les wagonnets qui charrient les sacs d’huîtres des parcs jusqu’aux cabanes où elles sont ensuite triées … Les huîtres, on peut bien sûr en déguster sur place. Certains vous diront qu’elles sont peut-être encore plus savoureuses au milieu d’un tel environnement. Au bord d’une terrasse d’une de ces cabanes, j’avais photographié un jour ce drôle de vélo … parfaitement « huîtrifié ».



De la plage qui borde le hameau, on peut jeter un regard contemplateur vers le Bassin (superbe) mais aussi se retourner pour admirer les cabanes (maisons) en première ligne. Coquettes, colorées et bénéficiant d’une vue imprenable … en résumé, un lieu de villégiature au charme fou !



A l’autre bout du village, c’est une curiosité qui attend le promeneur : une chapelle catholique à l’architecture orientale … surprenant, n’est-ce pas ? Et à bien l’observer, on peut même remarquer que la croix chrétienne y côtoie le croissant musulman.



Quelques explications sont utiles pour comprendre l’origine de ce style. En fait, cette chapelle du lieu-dit Villa Algérienne a été édifiée en 1865 selon le souhait de Léon Lescat, un riche entrepreneur ayant prospéré en Algérie. Proche de cette chapelle, l’homme avait également fait construire une élégante villa … de style mauresque. Malheureusement détruite par la suite, il ne reste à l’emplacement que le nom du lieu (Villa Algérienne) et une résidence à l'architecture de gros cube, sans grand charme. Par chance, la chapelle n’a pas subi le même triste sort que la villa voisine ! Il y a quelques années, le diocèse de Bordeaux n’ayant plus les moyens d’effectuer les nécessaires travaux d’entretien a vendu l’édifice religieux à la municipalité de Lège Cap Ferret. Le prix de la transaction ? Seulement 1 euro symbolique ! Depuis, la restauration effectuée a redonné l’éclat et la splendeur que méritait ce patrimoine original.

A Piraillan, des écluses (et accessoirement une route) séparent le Bassin d’Arcachon d’autres bassins … artificiellement façonnés, je veux parler des bassins/ réservoirs de Piraillan. Ces bassins s’étendant sur un territoire boisé de 37 hectares étaient à l’origine réservés à la pisciculture mais une seconde vie les attendait, elle fait maintenant le plaisir des promeneurs. Ce territoire est devenu une réserve naturelle protégée.





Qu’il est agréable de se balader le long de ces sentiers jalonnés de pins qui exhalent de douces senteurs de résines et d’aiguilles desséchées. Les oiseaux marins y abondent et la végétation également. Au printemps, les fleurs jaunes embellissent les arbustes (mimosas puis genêts et ajoncs) et sur les arbres ce sont des fleurs blanches qui attirent les papillons. Sans doute emporté par mon enthousiasme, j’y ai même vue une fois un éblouissant double soleil !



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JE Jemaflor Veteran ·
3 ème partie : Pointe aux chevaux, Andernos, Domaine de Certes, Biganos

Un peu plus loin, une autre halte s’impose. De la dune/pinède de la Pointe aux chevaux on bénéficie d’un seul coup d’œil d’un large panorama sur le Bassin d’Arcachon. Et au milieu de cet admirable tableau visuel, encadré par des troncs de pins, on aperçoit l’île aux Oiseaux, toute ceinturée par les piquets de nombreux parcs à huîtres.



La petite histoire raconte que les robustes chevaux qui vivaient autrefois parmi cette côte et ces dunes rejoignaient à la nage les savoureuses étendues d’herbes iodées poussant sur l’île … d’où le nom donnée à ce lieu. En faisant quelques pas, sur la gauche et au-delà du rideau de buissons, il ne faut pas rater le joli point de vue plongeant sur le rivage de Petit Piquey (à prononcer à la locale Piqueille !). Pins, cabanes ostréicoles, plage et pinasses … en deux mots, typiquement Bassin.



Le dernier hameau de la Presqu’île que l'on aborde à présent est souvent ... le premier que découvre le visiteur arrivant par la route depuis Bordeaux. En effet, c'est ici à Claouey, à l'issue d'une longue ligne droite que le panorama s’ouvre largement sur le Bassin d’Arcachon. Le premier coup d’œil est enchanteur comme une mise à l’eau virtuelle, plaisante et tellement apaisante. Mais l'aspect (et l'esthétique) du paysage est changeant selon l'état de la marée. L'idéal est de bénéficier d'une marée haute, étale, lisse, et aussi de la luminosité des rayons obliques d'un soleil couchant ... que d'exigences ! Mais c'est alors que le charme opère pleinement avec une vue aux tonalités dorées aminée par des reflets scintillants à la surface de l'eau. Ce panorama est chaque année agrémenté durant la période des fêtes de fin d'année. Car à Claouey, on a eu la bonne idée d'illuminer la baie de façon originale. En effet, une élégante pinassote à voile (l'embarcation traditionnelle du Bassin) brille ici de mille lumières. A la tombée de la nuit, alors que le ciel hésite encore entre les tons rosés de l'horizon et l'envahissant bleu nuit le spectacle s'avère enchanteur …



Il ne manque au tableau que le fameux Père Noël ! Que les enfants se rassurent, il n’est pas très loin … Sur la presqu’île, il trône chaque année sur une place du Cap Ferret. Un Père Noël géant portant une hotte immense pas de doute, ici, il se doit d'être toujours très généreux !



Fin de cet intermède enfantin … Poursuivons notre tour du Bassin en quittant Claouey et la Presqu’île du Cap Ferret. Le parcours jusqu’à Audenge est jalonné de villages, de ports et surtout d’étendues où alternent, près salés, marais et roselières. Des espaces très natures, tantôt les pieds dans l’eau (à marée haute), tantôt à découvert . Ce milieu naturel vit au rythme quotidien des marées (et de leurs coefficients).



J’avoue que le plus souvent je n’ai fait que passer le long de ces rivages afin de gagner Arcachon depuis le Cap Ferret (ou vice versa). Mais même si je connais moins bien ces lieux, il y a quelques sites que je tiens à évoquer dans ce récit de balade itinérante. Avant de découvrir un peu plus la nature généreuse de cette partie du Bassin, faisons une courte escale à Andernos les Bains, l'agglomération la plus importante des lieux, ( environ 12 000 résidents et bien plus en été). Le nom ne trompe pas, on est bien dans une station balnéaire . Une longue plage de sable blond s'étire an bord du Bassin mais c'est surtout de la jetée dont est fier ici. Elle serait même la plus longue … de France ! On veut bien le croire, parole de brochure de l'Office du Tourisme local . Perpendiculaire au rivage de sable, elle s’avance sur les eaux sur une longueur totale de 232 mètres. Rien que ça ! Il faut reconnaître que la configuration des lieux a rendu nécessaire la construction d'une telle jetée à rallonges. Ici les eaux se retirent à marée basse très très loin du rivage ... ainsi faite, le bout de la jetée permet à tout moment d'embarquer sur les bateaux, même à grande marée basse.



Est-il utile de préciser que la vue depuis cette jetée/promenade est splendide ? Sans doute non, mais je le fais quand même et j’ajoute que les couchers de soleil y sont romantiques à souhait. En me baladant sur le sable, je me suis amusé à également photographier cette immense jetée vue d'en dessous, un point de vue original qui renforce l'effet de cette perspective fuyante.



Une ville, si petite soit-elle se doit de posséder un patrimoine architectural et historique intéressant à visiter. Lors d'un séjour dédié à la plage, cela permet d'éviter de bronzer idiot ! A Andernos, on peut ainsi visiter l’église St Eloi (11 ème siècle), elle est située à seulement deux pas de la plage. Je connaissais sa silhouette en bordure du Bassin mais je n’avais pas encore poussé sa porte d’entrée … j’avais eu tord, car il faut admirer l’intérieur avec ses frises, chapiteaux et surtout ses peintures murales des 15 et 17 ème. Et puis, côté architecture extérieure, il y a cet étonnant clocher inversé (XIX ème), non pas surplombant la façade mais édifié à l'opposé !





Remontons les siècles … avec un coup d’œil aux ruines de la villa gallo-romaine dont on voit les vestiges à proximité de l’édifice. Les archéologues situent la construction de cette demeure au 4 ème siècle. Une villa bien située avec vue … sur un paysage qui à l’époque était celui d’un delta et pas encore celui actuel d'un bord de mer.

Le port avec ses canaux, ses bateaux de pêche et ces alignements de cabanes vaut le détour. Y flâner vous plonge dans l’atmosphère de l’ostréiculture : les allées sont «empierrées» de coquilles d’huîtres, dans les abris des ostréiculteurs on aperçoit des piles de bourriches (caisses pour la commercialisation des fameux mollusques) … et flotte dans l’air, un parfum iodée typiquement marin.





Devant une cabane un ostréiculteur est au travail et il répond par un sourire approbateur à ma demande, je peux donc le prendre en photo. Mais que fait-il à manipuler ces tuiles blanchies et à quoi servent-elles ? Il me l'expliquera gentiment par la suite. Ces tuiles dite «chaulées» (c'est à dire blanchies à la chaux) sont utilisées pour capter les larves d'huîtres, le naissain. L'enduit de chaux permettant par la suite de détacher facilement les jeunes huîtres fixées, sans les abîmer. Mais avant de plonger à nouveau ces tuiles dans les eaux du Bassin, il est nécessaire de bien les gratter me dit cet ostréiculteur le naissain est exigent : pour se fixer, il apprécie les surfaces bien lisse !



A quelques kilomètres d'Andernos, le Domaine de Certes est un site naturel typique de cette partie du Bassin, il vaut la peine qu'on lui consacre un peu de temps … enfin, plus précisément quelques heures ! Car ce milieu protégé est particulièrement vaste, il s'étend sur environ 150 hectares et des sentiers de randonnée le sillonnent sur plusieurs kilomètres. Être patient et discret sont les conditions indispensables pour bien observer les oiseaux qui vivent ici. Ils sont en nombre mais comme tout animal sauvage, on les sent plutôt craintifs. A l'affût et en partie caché derrière un buisson ou un talus, on est vite séduit par l'observation d'aigrettes, de hérons, de canards, de cygnes blancs ou de cormorans noirs … et j'en passe. Cependant, l'oiseau observé et admiré a vite fait de vous repérer mais en s'enfuyant d'un coup d'ailes il vous gratifie tout de même d'un bel envol.



Si cette zone de marais est désormais devenue une réserve naturelle où cohabitent oiseaux marins et promeneurs respectueux de l'environnement, ce Domaine de Certes était à l'origine un lieu de travail pour les habitants des environs. Des bassins rectangulaires par dizaine avaient été façonnés, tous séparés entre eux par des digues de terre reliées à la mer par un ingénieux système de canaux et d'écluses. Durant une lointaine période (au XVIII ème siècle), on produisait ici du sel puis ensuite ce fut au tour de la pisciculture … de nos jours, la nature a repris ses droits et la végétation constituée d'herbes, de roseaux et d'arbustes envahie peu à peu l'espace en faisant ainsi le bonheur des oiseaux et aussi celui des randonneurs. Proche du rivage, je rencontre ces hommes pataugeant dans la vase, très occupés à peaufiner un petit bassin faisant office à marée haute de piège à poissons.





Nature et patrimoine, à l'entrée du Domaine (ou à la sortie, c'est selon ...) on remarquera la belle architecture de la demeure du Marquis de Civrac, maître des lieux au 18 ème siècle. Une bâtisse restaurée une première fois en 2004 puis également dans sa partie sud en 2010, endommagée à la suite d'un incendie.

Quelques kilomètres plus loin, la route traverse une forêt de feuillus comme si l'on s'était éloigné des rivages du Bassin et de ses nombreuses pinèdes. Pourtant les eaux du Bassin sont toujours à proximité, en effet au débouché d'un virage on parvient à un pittoresque port, celui de Biganos.



Un paisible lieu avec ses cabanes colorées et ses pontons de bois agencés de bric et de broc, ça respire le bricolage et surtout une sympathique authenticité. Il faut quitter les amarres et naviguer parmi les chenaux qui se faufilent entre les roselières. Nous sommes ici sur le delta de la Leyre, une rivière côtière qui prend sa source dans les Landes, coule lentement à travers la forêt avant de se jeter dans les eaux du Bassin d'Arcachon là, l'eau douce vient à la rencontre de l'eau salée de l'Atlantique …



Au Teich, autre site digne d'intérêt des environs, les oiseaux sont chez eux, les hommes ne font que les observer. Le milieu naturel sauvage des marais, des étangs et des vasières leur convient parfaitement. Certaines espèces y résident d'autres ne font qu'y passer la belle saison, celle des amours et des naissances, avant de migrer vers des contrées plus chaudes durant la saison hivernale. Ce Parc ornithologique avec ses sentiers et ses observatoires camouflés est idéal pour l'observation discrète des oiseaux … mais je ne saurais en parler plus précisément. En fait, je n'ai jamais pris le temps d'y faire une visite. Je sais, c'est une lacune diront les connaisseurs des lieux … Mais un jour sans doute, j'irai observer moi aussi et avec mon objectif photo les nombreuses colonies d'oiseaux du Teich.



Évoquer les oiseaux marins me fait penser à un souvenir d'une fin d'après midi au bord du Bassin. Ce devait être en octobre lors d'une balade le long de la grève près du port ostréicole de La Teste. Des dizaines, voire des centaines de cygnes étaient rassemblés sur l'estran, vaste étendue de vase découverte lors de la marée basse. Le plumage blanc immaculé des oiseaux contrastait avec la teinte sombre du sol. Quelques battements d'ailes et d'inévitables chamailleries entre volatiles mais aussi , et surtout, on pouvait contempler de graciles mouvements de tête et de cou ...le tableau était magnifique à observer, c'était juste là, devant moi à seulement quelques mètres. Des cygnes et des mouvements ... impossible en voyant cette scène de ne pas penser au célèbre ballet de Tchaïkovski cependant la partition musicale était bien différente avec des cygnes qui ne dansaient pas mais plutôt drensaient … c'est ainsi que l'on nomme un de leurs chants/cris (c'est fou ce que l'on apprend en cherchant sur le web!). La suite ….. message suivant -->
Jean http://perso.wanadoo.fr/groenland-disko/yukon-dempster/
JE Jemaflor Veteran ·
4 ème partie : La Teste, Arcachon

A La Teste, il n'y a pas seulement des oiseaux de mer à observer, la cité au bord du Bassin est avant tout un port ostréicole. J'aime y contempler (et y photographier) les pinasses alignées le long des canaux, surtout lorsqu'à marée haute, les eaux lisses se transforment en un parfait miroir.





Des coques en bois joliment colorées qui nécessitent un entretien régulier et minutieux …. comme cette image le montre avec cet homme en plein travail de rénovation : nettoyer, frotter, poncer, peindre, lustrer et que sais-je encore ! La belle allure et une jolie coque, pour sa pinasse, ça se mérite, n'est-ce pas mon bon monsieur ?



Encore un espace naturel, mais c'est bien le dernier avant d'arriver en ville à Arcachon, la grande agglomération des bords du Bassin. Même si ces lieux sont ici en partie aménagés, il est plaisant de s'y balader à pied, en foulées de jogging ou encore à vélo. On chemine parmi des étendues d'eau, des rosières et des marécages. Des allées blanches et des passages en bois sillonnent le site dont les paysages varient selon le flux des marées et aussi en fonction de l'ouverture/fermeture d'écluses qui le relie au eaux du Bassin. La flore des bords de mer y foisonne, j'aime bien ce lieu au printemps alors que les tamaris en fleurs apportent au tableau leur touche de teinte rosée.



Une photo choc, l'image parle d'elle-même ! Ici dans le quartier de l'Aiguillon à Arcachon, le passé est peu à peu grignoté par la modernité. La vue de ces anciennes cabanes ostréicoles au pied de cette imposante résidence a de quoi surprendre … mais les cabanes résistent, là est l'essentiel, cela permet d'avoir encore une idée de l'aspect d'antan de ce rivage. Certes les architectes ont essayé de garder un esprit maritime à leur construction contemporaine avec cette architecture qui évoque un énorme bateau de croisière … mais le contraste reste saisissant ! Le mieux est d'oublier cet immeuble en se tournant vers le Bassin et de cheminer sur le sentier qui longe ces quelques cabanes aux pimpantes couleurs. On passe ensuite le long d'une petite plage et également devant des ateliers d'où proviennent des bruits assourdis : martèlements de coups de burins et sifflements de scie … des ateliers où l'on assemble et entretien bateaux et pinasses arcachonnaises. Hors saison , face aux entrepôts et placé sur le quai du port, il est possible d'observer ici … une étrange queue de baleine ? Non, Arcachon n'est pas un port baleinier, il s'agit là d'une œuvre monumentale de l'artiste Emmanuel Janssens Casteels. Elle passe l'hiver ici sur le quai avant de retrouver les eaux du Bassin pendant la saison estivale.



Une queue de baleine imposante, grandeur nature avec ses 4 mètres de haut, ses 9 mètres d'envergure et ses presque trois tonnes. En été, elle est solidement arrimée juste en face de la plage principale d'Arcachon ainsi les estivants peuvent assister à une originale séance de whale watching … sans surprise, car il n'est pas besoin d'attendre l'hypothétique apparition de la queue lors du plongeon de la baleine, bien entendu elle flotte en permanence et ne plonge jamais ! Le tableau est cependant agréable à contempler même si cela n'est pas du goût de tous les arcachonnais, certains n'ont pas manqué de signaler que le coût d'une telle œuvre (et son entretien) n'était pas insignifiant ... Autre originalité de cette queue de baleine, elle mue chaque année, je m'explique : cette baleine « caméléon » change de couleur tous les ans à grand renfort de litres de peinture, une année blanche, une autre bleue ou rose … et en 2015 ? Elle était orange, une teinte très tendance qui s'harmonise avec les tons bleus de l'eau et du ciel.





La ville d'Arcachon est composée de plusieurs quartiers que l'on nomme ici « ville », chacun (quartier) ou chacune (ville) correspondant à une saison. Le front de mer et la grande plage centrale entre les jetées Thiers et d'Eyrac font parti évidemment du quartier « Ville d'été ». Je pourrais vous en monter une vue classique avec une plage bondée d'estivants adeptes du farniente au soleil, tous allongés sur le sable chaud. Mais pour une présentation plus originale voici la ville d'été … en hiver ! Avec une plage et une jetée sous la neige.





L'image est rare et le moment éphémère. Certes la couche de neige était bien mince, en fait un léger saupoudrage. On était loin d'envisager la sortie des skis. A propos de ski, saviez-vous que dans les années 40/50, on skiait à Arcachon et même en été … du ski sur une dune recouverte d'aiguilles de pins ! La piste faisait 250 mètres de longueur et son sommet culminait à 60 mètres ! Imaginez même qu'en 1947, la descente et le slalom d'Arcachon faisaient parti du calendrier officiel de la Fédération française de ski. Mais la belle histoire du ski dans la cité balnéaire à pris fin en 1970, la glisse sur les aiguilles ne pouvait rivaliser avec celle sur la poudreuse de nos montagnes ! Au fait, quelle sensation de glisse a-t-on sur ces fameuses aiguilles de pins ? J'ai fait le test, c'était pour une bonne cause dans le cadre d'un Téléthon, il y a quelques années. Une piste sur aiguilles pour ski de fond avait été aménagée sur la plage. Mes impressions ? Ça glisse en réalité plus que l'on pourrait l'imaginer mais bien moins que sur une bonne piste de neige correctement damée, on aurez pu s'en douter !



Revenons à la plage et à un moment très animé ayant lieu chaque été au début du mois de juillet. Depuis le sable on peut assister à une traditionnelle course à la voile.



Et on peut prendre son temps pour admirer les voiliers car cette régate ne dure pas moins de 18 heures ! Les « 18 heures d'Arcachon », ce sont pour les plaisanciers amateurs, des heures à faire des ronds dans l'eau et à tirer des bords de bouées en bouées, du port d'Arcachon jusqu'à celle de la jetée de Bélisaire au Cap Ferret. Le départ avec tous les voiliers concentrés sur la ligne de départ juste en face de la jetée Thiers est un grand spectacle si le vent est de la partie les spis sont de sortie, et là, le spectacle devient alors haut en couleurs, au vrai sens du terme.



Le meilleur point de vue sur les voiliers (et sur le Bassin!) est, sans aucun doute, celui dont on bénéficie depuis le Belvédère, une tour métallique de 15 mètres de haut édifiée en 1860 sur les hauteurs d'Arcachon. Mais sur la plate-forme d'observation, tout en haut, le nombre de visiteurs est limité, mieux vaut donc y arriver assez tôt si l'on veut assister au départ le jour « J » des « 18 heures ». La Ville d'été, ce n'est pas seulement la plage et le front de mer, c'est aussi le quartier rénové en 2012 autour du marché couvert, de la mairie et de la Place des Marquises. Là également, le lieu est très animé et pas seulement en été. Marché, boutiques, cafés, terrasses, cinéma … Côté architecture, c'est plutôt réussi avec des façades d'immeubles qui ont gardé le style et l'esprit des élégantes demeures arcachonnaises.



Les véritables villas arcachonnaises, il est possible d'en admirer au détour de plusieurs rues du centre ville où elles contrastent souvent avec les résidences sans charme qui les encadrent. Mais c'est surtout dans la « Ville d'hiver » qu'il faut se rendre pour les découvrir en plus grand nombre.



Mais avant la visite, remontons le temps … La renommée du Bassin d'Arcachon ne date pas d'hier, dès le milieu du 19 ème siècle on vantait déjà le micro climat local, la douceur des températures en toutes saisons, l'ensoleillement et l'air chargé d'iode si bienfaisant pour la santé. En 1841 le chemin de fer relie Bordeaux à La Teste ( situé à seulement quelques kilomètres de la bourgade d'Arcachon) et en 1857, Napoléon III, par décret officialise la commune d'Arcachon ... voici en quelques mots et dates comment est naît la station balnéaire. Quant à l'essor de la ville, on le doit surtout aux frères Pereire. C'est eux qui sont à l'origine de la construction de la Ville d'Hiver. Des visionnaires les Pereire, car en 1862 ils font l'acquisition de 400 hectares de dune boisée sur les hauteurs du bassin, l'opération immobilière qui s'en suit s'avère être un franc succès. En effet, les grandes familles de la bourgeoisie bordelaise (et d'ailleurs) seront vites séduites par le charme des lieux et feront construire ici d'élégantes villas ... Il faut flâner parmi les rues de la ville d'hiver et admirer ces grandes demeures agrémentées de balcons, de vérandas, de verrières, de tourelles, de façades en briques et de toitures à large débord … Les styles architecturaux sont très variés, du néo-classique ou néo-gothique, cependant le style « chalet suisse » était un des plus en vogue à l'époque comme également le style hispano-mauresque. A l'image de la villa Tereza (1882).



La villa Alexandre Dumas (1895), ci-dessus, est parmi les plus remarquables : façade polychrome surmontée d'un donjon à la vue imprenable sur une grande partie du Bassin. Destinée à l'origine à devenir une bibliothèque, sa pièce principale est immense, ce devait être la salle de lecture. Dernière précision, le célèbre écrivain dont elle porte le nom n'est jamais venu l'honorer de sa présence. C'est sans doute en hiver, comme il se doit, que les somptueuses villas de ce quartier se dévoilent le mieux aux yeux des curieux visiteurs. Il n'y a pas de végétation ni de feuilles aux arbres, ainsi, on peut admirer plus aisément les façades décorées et l'architecture de ces élégantes arcachonnaises. Les arbres, on en trouve de nombreux au centre de ce quartier huppé. L'agréable parc de la ville d'hiver vaut qu'on lui réserve une visite … à l'automne. A cette saison, il se pare de feuillages multicolores resplendissants sous le soleil.



Mais ce lieu, le Parc Mauresque, a connu dans le passé des fastes d'une autre nature, ici avait été construit un imposant casino (1863) dont l'architecture était inspirée par celle de l'Alhambra de Grenade, bel exemple, n'est-ce pas ! Mais ce monument phare d'Arcachon est parti en fumée en 1977, un violent incendie l'a totalement ravagé ! Une belle maquette disposée à l'emplacement du casino disparu permet d'en garder le souvenir … comme dans le centre ville, l'immense photo qui décore la façade du Centre administratif de la cité.





Retour vers la plage. La balade matinale sur le sable nous mène vers le port de pêche et de plaisance. D'immenses quais, des alignements de bateaux à perte de vue … et pourtant, les demandes de places dans ce port sont loin d'être toutes satisfaites ! Comme illustration, je pourrais vous montrer une photos de voiliers, de chalutiers ou fileyeurs … non, je préfère présenter une fois encore les belles lignes photogéniques des fameuses pinasses.



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Jean http://perso.wanadoo.fr/groenland-disko/yukon-dempster/
SE Senmout Veteran ·
Quelle merveilleuse Balade !!!!! Mille mercis . C'est un endroit que je connais peu mais que j'aimerai découvrir hors saison et dans les mêmes conditions que tu nous proposes . BRAVO !
il lui suffisait de voir une carte pour se mettre à l'étudier avec passion, puis, invariablement, il commençait à projeter quelque nouveau voyage impossible, qui, parfois, se transformait en réalité. » PAUL BOWLES : « Un Thé au Sahara »
JE Jemaflor Veteran ·
5 ème partie (la dernière) : Arcachon (suite), Le Moulleau, Dune du Pilat et île aux Oiseaux

Début d'une nouvelle page de balades autour du Bassin par les couleurs d'une soirée à Arcachon, en trois photos. Un coucher de soleil qui embrase la plage et le Bassin, les lumières de la Jetée d'Eyrac qui illuminent la nuit et la façade multicolore du casino. Faites vos jeux !





Quittons maintenant les « villes » d'hiver, d'automne et de printemps en prenant la direction de la plage Pereire. Nous sommes en fin d'été et sur le sable clair ce ne sont plus les corps des vacanciers qui s'y trouvent allongés, non, ce sont simplement les ombres des pins qui s'y étalent à leur aise.



Les journées estivales sont maintenant passées, la luminosité se fait plus douce mais il est encore temps de se balader le long du rivage du Bassin en contemplant ce paysage si apaisant … et l'esprit de s'évader parmi les bons souvenirs de repos vécus sur cette plage, c'était pendant les dernières vacances, déjà des souvenirs !



Un plage qui s'étend jusqu'au Moulleau et même au-delà. Le Moulleau, ce plaisant quartier à la périphérie d'Arcachon, lieu de villégiature privilégié des Bordelais, pour les week-ends ou les vacances avec de belles résidences secondaires disséminées parmi les pins. En face de la jetée, perchée sur la dune, Notre-Dame des Passes veille sur le secteur et surtout sur les marins qui affrontent les tumultueuses passes à l'entrée du Bassin. Son élégante architecture de style Néo-byzantin (1863) vaut que l'on y fasse une halte et pourquoi pas une photo.



Sur la plage du Pyla sur Mer, autre petite station chic des environs, je me souviens d'y avoir vu un été un rivage dont la vue pouvait évoquer (avec imagination, je le concède!) une impressionnante mâchoire avec d'immenses dents …. de sable ! C'était le surprenant résultat du flux et reflux des vagues et des marées.



Et en tournant le regard vers le Sud, depuis cette même plage, c'est la célèbre dune qui se profile à l'horizon.



Pyla ou Pilat, voilà un nom qui évoque la fameuse dune. Deux orthographes pour une dune unique à nulle autre pareille, n'est-elle pas la plus haute dune de sable d'Europe ? Emblématique du Bassin d'Arcachon avec très précisément ses 110,19 mètres de hauteur, comme une vigie, elle trône à son entrée, cette fameuse Dune du Pilat (orthographe officielle). Un tel monument même si ce n'est que du sable (60 millions de mètres cubes tout de même!) est incontournable de toute visite de la région et ce n'est que justice. Cette exceptionnelle plage/montagne est on ne peut plus impressionnante. D'ailleurs nos voisins Anglais viennent de la désigner seconde au classement des plus belles plages mondiales (après les Seychelles-La Digue et avant Anguilla-Shoal dans les Caraïbes – The Guardian Fév. 2016).



On peut l'aborder par l'entrée classique : immense parking puis allée bordée de boutiques de souvenirs, de buvettes et de snacks qui mène à un escalier (très pentu) permettant d'atteindre les hauteurs … en compagnie de la foule en saison ; sachant que le site reçoit 1,9 millions de visiteurs par an !

Je préfère l'accès qui mène directement à la plage au pied de la dune : emprunter l'escalier de bois au tournant près du café très fréquenté de La Corniche. Dans un premier temps on descend les marches avant d'arriver sur un quai apprécié des pêcheurs puis ensuite on foule le sable vers la plage entre l'immense paroi de la dune et les eaux claires du Bassin. La dune est aussi monstrueuse que ses grains de sable sont fins, ils seraient parmi les plus fins du littoral français avec un diamètre moyen de 0,3 millimètres (non, je n'ai pas vérifié ! mais ces données viennent du site web de la Dune). Donc un sable très fin et de teinte claire … mais pas partout. En effet, par endroits affleure du sable dont la teinte tire vers le rouge, la raison ? La présence d'oxyde de fer. Soit dit en passant, ce serait cette présence de fer qui serait à l'origine du nom de Cap Ferret.



D'en bas, la hauteur de la dune paraît encore plus impressionnante avec sa paroi si inclinée. A nous maintenant « l'ascension » ! Grimper dans le sable est toujours la même histoire, le sol sablonneux est mouvant et à chaque pas on s'enfonce et on recule un peu … Apparemment la stabilité est meilleure si l'on a gardé ses chaussures , une apparence seulement quelques enjambées et l'on se retrouve avec aux pieds des chaussures remplies de sable et une désagréable sensation de soulever des semelles de plomb ! Bon, n'exagérons rien, on parvient vite au sommet et là, la récompense de l'effort est au rendez-vous. Le panorama est fantastique : une vue de l'ensemble du Bassin bien sûr, mais bien plus encore. En face, c'est la pointe du Cap Ferret puis la ligne de l'horizon marin qui se confond avec le ciel.



Le regard est également attiré par la vue plongeante sur les courbes sablonneuses du Banc d'Arguin. Un banc de sable qui s'étire sur environ 4 kilomètres, il abrite de nombreuses espèces d'oiseaux marins, ils s'y reproduisent, hivernent ou y font simplement une halte migratoire. La colonie la plus importante concerne les sternes caugek (près de 4000 couples) qui semblent particulièrement apprécier cette zone naturelle protégée depuis 1972. En pleine saison estivale et en journée, Arguin reçoit une autre colonie, très envahissante … celle des nombreux plaisanciers attirés par ce territoire on ne peut plus dépaysant. La dune est haute, on l'a dit, mais aussi longue, près de 3 kilomètres. La parcourir vous fait traverser des paysages aux allures de vrai désert : vallons, dépressions, crêtes et rides façonnées par le vent … et un sable qui change de teinte selon l'ensoleillement.





Le vent qui sur une des arêtes, peut être la plus élevée, se transforme en vent de sable en faisant voler les minuscules grains qui scintillent à la lumière. La dune ainsi se déplace de 1 à 5 mètres par an vers l'Est. Poussé par les courants d'air, le sable gagne sur la forêt ... La vue côté Bassin reste la plus spectaculaire et la plus photogénique ... comme ici avec le détail du sillage de ce bateau qui a eu la bonne idée de dessiner cette courbe blanche à la surface de l'eau.



Mais ma photo préférée et la plus originale prise depuis le sommet de la dune est sans doute celle-ci. Elle donne l'illusion de voir en arrière plan du voilier, un horizon avec un ciel brumeux … alors qu'il s'agit en fait de la vue du sable du Banc d'Arguin.



Arrivé à la lisière sud de la dune, on quitte la vue plongeante vers le Bassin pour lever le nez en l'air et observer les parapentistes et leurs voiles colorées qui virevoltent au gré des vents. En voilà qui ont pris encore plus de hauteur pour bénéficier de vues extraordinaires sur la dune et son environnement on imagine le spectacle et le plein de sensations qu'ils doivent éprouver pendant ces instants de survol ...



Mais sans prendre aucun risque, depuis la dune, il est possible de contempler paisiblement et sans retenue les superbes couchers de soleil qu'offre un tel belvédère.



La boucle est bouclée … Avec la Dune du Pilat, cette balade le long des rivages autour du Bassin d'Arcachon s'achève. Mais comment quitter les lieux sans avoir profité d'un moment de navigation sur les eaux du Bassin ! Vraiment ce serait dommage d'autant qu'au milieu de cette petite mer intérieure existe une île, elle porte le charmant nom d'île aux Oiseaux. J'ai une attirance toute particulière pour les territoires insulaires, mes différents récits publiés sur Voyage Forum en témoignent … aussi, je m'en voudrai de me pas évoquer ici cette île arcachonnaise.

Alors prêt pour une escapade nautique sur les eaux du Bassin ? Larguons les amarres depuis le port d'Arcachon et mettons le cap vers l'île aux Oiseaux.

Pour présenter une île, on donne souvent en introduction sa superficie. Celle de cette île du Bassin varie de 1 à 10 … selon les marées ! En effet le territoire de l'île aux Oiseaux peut passer ainsi de 300 à près de 3000 hectares. Un bosquet, des arbustes et buissons, quelques arpents de prés salés où l'on faisait brouter autrefois vaches et chevaux, des bancs de sable, quelques cabanes isolés et surtout des étendues marécageuses à perte de vue … voilà à quoi ressemble cette île sauvage à la nature préservée. Et à cela il faut bien sûr ajouter un immense territoire découvert à marée basse.



Sur l'estran, les pêcheurs à pied ne craignent pas de marcher sur un sol vaseux et gluant pour faire leurs emplettes : huîtres sauvages, coques … il est conseillé pour ces parties de pêche d'amener aussi le sel. Pas pour assaisonner le pique nique mais pour faire le plein de « couteaux », je veux parler là des coquillages. Une pincée de sel et les voilà sortant de leur trou, c'est magique ! Avec une nature si généreuse et un tel nom, on imagine que les oiseaux sont rois sur cette île … certes oui, mais pas toute l'année puisqu'ils doivent subir à l'automne la présence des chasseurs amateurs de gibiers d'eau. Bon, il paraît que la chasse permet de réguler les populations très prolifiques de ces volatiles, soit !





Et en conclusion de cet itinéraire entre terre, sable et Bassin ... voici des images parmi les plus emblématiques du Bassin d'Arcachon avec les célèbres cabanes tchanquées (sur échasses en Gascon), elles trônent fièrement en lisière de l'île aux Oiseaux.

JSM - Bassin d'Arcachon - Mars 2016
Jean http://perso.wanadoo.fr/groenland-disko/yukon-dempster/
BL Bluequark Veteran ·
Merci Jean pour cette balade dans ce coin que j'aime tant. Tu as en a fait ressortir le charme à merveille. Et tes photos sont toujours aussi chouettes.
Bluequark

Carnets : Namibie, Laos-Perhentias-BKK, Ouest US, Lanzarote, New-York, Berlin, Cuba, Bardenas Reales, AFS -Lesotho-Swaziland, Japon et le dernier né Colombie: https://voyageforum.com/discussion/ete-2017-trois-semaines-en-colmobie-en-famille-d10108246/
JE Jemaflor Veteran ·
Merci pour l'appréciation, en effet des lieux à découvrir en toutes saisons ...
Jean http://perso.wanadoo.fr/groenland-disko/yukon-dempster/
JE Jemaflor Veteran ·
Sympa ton commentaire, l'ensemble des rivages du Bassin d'Arcachon sont particulièrement photogéniques. Hors saison estivale il y a moins de monde et pour les photos la lumière est souvent magnifique, elle valorise à merveille les paysages. Deux exemples en bonus de ceux de mon récit avec : - une vue générale du Bassin avec l'île aux Oiseaux et les célèbres cabanes tchanquées, photo prise il y a quelques années en décembre depuis le belvédère à Arcachon.



- la plage du phare au Cap Ferret pris lors d'une fin d'après-midi d'octobre.
Jean http://perso.wanadoo.fr/groenland-disko/yukon-dempster/
CA Capucine18 Globetrotter ·
😉Bonjour Jean,

Je viens de me faire une petite promenade dans les environs du Bassin d'Arcachon ! je n'ai pas encore tout lu j'en garde pour ce soir ! Superbes photos comme d'habitude et texte très intéressant .

Merci Jean pour ces petites balades que tu nous fais faire de temps en temps.

Bon dimanche

Capucine
http://capucine-18.blog4ever.com/blog/index-432368.html

https://voyages-photos-mes-passions.blog4ever.com/
AN Annachris Veteran ·
Magnifique balade dans ce coin de France que je ne connais pas suffisamment ... Merci à toi d'avoir pris le temps de nous faire découvrir ces paysages...
XR Xrctn Veteran ·
Grand merci pour cette magnifique balade dans un endroit que j'ai maintenant vraiment hate de decouvrir. Bravo
https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794
MA Mamina64 Veteran ·
Superbe ! Bravo ! Un grand merci d'avoir pris le temps de nous emmener en balade dans le Bassin. Il nous reste plus que d'aller y faire un tour... tes splendides photos nous en donnent bien envie !
La liberté, c'est un cadeau qu'on se fait à soi-même - (L.Gauthier)

mon blog : http://lesvoyagesdemamina.blogspot.com/
MO MoniqueM Globetrotter ·
Superbes photos et textes! Cela donne le goût d'y retourner - ton texte à la main... - quelles belles descriptions tu nous donnes, romantiques à souhait! Merci, Jean!
MoniqueM « Emmenez- moi au bout de la terre Emmenez-moi au pays des merveilles...»
MA Maya83400 Veteran ·
Comme toujours REMARQUABLE ! Tant les photos que le texte s'y reportant. Nous envisageons d'aller passer une semaine sur la côte atlantique ce printemps et je m'inspirerai de ce CR pour certaines visites. Merci et bravo
ME MenfinQc Regular ·
Superbes photos pour accompagner une bien jolie balade dans ce beau coin de France ! C'est vrai que de découvrir cette région à différentes époque de l'année nous la fait découvrir sous différents aspects.

Ça me rappelle de beaux souvenirs en tout cas !!

Merci beaucoup 🙂
PA Pascaldu34 Veteran ·
Merci Jean pour ce superbe reportages .Peut on en faire le tour a vélo "route/chemin" ? Combien de kms environ Vos photos sont magnifique Bravo
reve de longues escapades en moto avec ma moitie , mais depuis le vélo est arrivé ...
PI Pierre Globetrotter ·
Hello Jean,

Toujours très chouettes tes reportages ! Merci ! 🙂
Mon espace web : http://www.world-blogueur.com Spéciale déconfinement https://voyageforum.com/discussion/enfin-libres-entre-rivieres-fleuves-canaux-velo-fil-eau-entre-seine-loire-d10299732/
JE Jemaflor Veteran ·
Merci Liliane pour ton message, content de lire que la balade t'a intéressé. Jean
Jean http://perso.wanadoo.fr/groenland-disko/yukon-dempster/
JE Jemaflor Veteran ·
Grand merci pour cette magnifique balade dans un endroit que j'ai maintenant vraiment hate de decouvrir. Bravo

Merci Xavier pour ton appréciation. Le Bassin d'Arcachon est une belle destination ... mais assez éloignée de l'Australie ! Ce récit est tout à fait dans l'esprit du thème du concours VF de ce mois-ci que tu as eu la bonne idée de lancer (cf : rubrique VF Jeux, concours photos mars 2016 ...) En effet, on peut "voyager" dans sa propre région 😉

A+ Jean
Jean http://perso.wanadoo.fr/groenland-disko/yukon-dempster/
JE Jemaflor Veteran ·
Superbes photos et textes! Cela donne le goût d'y retourner - ton texte à la main... - quelles belles descriptions tu nous donnes, romantiques à souhait! Merci, Jean!

Salut Monique, Je vois donc que tu connais déjà cette région de France, j'apprécie ton appréciation. Merci.
Jean http://perso.wanadoo.fr/groenland-disko/yukon-dempster/
JE Jemaflor Veteran ·
Comme toujours REMARQUABLE ! Tant les photos que le texte s'y reportant. Nous envisageons d'aller passer une semaine sur la côte atlantique ce printemps et je m'inspirerai de ce CR pour certaines visites. Merci et bravo

Que de compliments, Merci. Bon séjour sur la belle côte atlantique, le printemps est une plaisante saison sans la foule estivale !
Jean http://perso.wanadoo.fr/groenland-disko/yukon-dempster/
JE Jemaflor Veteran ·
Salut Pascal,

des routes et des pistes cyclables longent les rives du bassin ... plus de 200 kms de pistes cyclables et environ 80 kms pour faire le tour du bassin d'Arcachon. Plus de renseignements en suivant par exemple ce lien :

http://www.bassin-arcachon.com/pistes-cyclables
Jean http://perso.wanadoo.fr/groenland-disko/yukon-dempster/
JE Jemaflor Veteran ·
Merci Pierre pour la visite et le sympathique commentaire. Toi qui me faisais lors d'un de tes messages la remarque que mes récits de voyages concernaient (souvent) des destinations insulaires ... là, ce n'est pas vraiment le cas. Quoique, tu as pu constaté que j'évoque à la fin de mon récit une île, la fameuse île aux oiseaux 😉

Amicalement. Jean
Jean http://perso.wanadoo.fr/groenland-disko/yukon-dempster/
LE Lescaribous Globetrotter ·
Salut, Après une magnifique balade en pays royannais, nous avons tous eu le plaisir de te suivre autour du Bassin d'Arcachon. Et quel plaisir!! On voit que tu aimes ta région, et que surtout tu aimes la partager avec les VFistes, à notre grand bonheur!!😎 Magnifiques photos (tu as l'oeil du photographe 😉) et textes forts intéressants!! Bref ce carnet méritait vraiment d'être VFplussé 😄
"Homme libre, toujours tu chériras la mer" (Baudelaire)
DE Desman Veteran ·
Très belles photos ! Tu utilises à merveille la lumière rasante de la mi-saison, j'adore ! J'ai retrouvé l'ambiance du bassin sur lequel je vais me balader quelques fois par an ;)
« Ne soyons plus anglais ni français ni allemands. Soyons européens. Ne soyons plus européens, soyons hommes. - Soyons l'humanité. Il nous reste à abdiquer un dernier égoïsme : la patrie. » Victor Hugo

http://www.domainofdamien.eu/GR10/index.html
JE Jemaflor Veteran ·
Merci JY pour ce message, content de lire ta sympathique appréciation ... la région du Bassin d'Arcachon est particulièrement photogénique.
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LA Laurenclo Veteran ·
Tout juste magnifique... Bravo et merci pour ces superbes images et récits sur une bien belle région... Laurence 🙂
CH Chimeline Regular ·
Photos remarquables et compte rendu qui l'est tout aussi.

Une andernosienne de coeur.
SO Soleildunord ·
Bonjour, et merci pour la belle ballade. Mon mari et moi aimerions la faire en mai, a vélo . Pouvez vous nous dire combien de km il y a( approximativement) et les sentiers sont ils aisément praticables avec des vélos ordinaires? Merci d'avance pour la réponse Soleil du nord
GO Gobois64 ·
Merci pour ce partage très joliment illustré ! C'est une visite qui est programmé dans nos têtes et ton reportage nous aide bien. Selon toi quel est le mois le plus adéquat pour une visite sans trop de touristes et avec le risque de pluie moindre ? Nous aimerions parcourir ce circuit en vélo. Merci d'avance et bonne continuation. Gérard
BI BigBen47 ·
Bonjour Jean,

Merci pour ce superbe reportage au sujet d'une région que j'ai eu le privilège de découvrir en juin 2008 sous une pluie ... diluvienne ! Les images accompagnant votre texte m'incitent donc à "re-tenter" un séjour que j'ose espérer plus ensoleillé qui me permettrait de m'adonner à ma passion de la photo ! Avec mes meilleurs messages de Lavaux.

Bernard
Bernard
BE Beattwin Regular ·
Bonsoir Jean, Vos photos sont sublimes, J'aurais quelques conseils à vous demander concernant la photo, si vous avez le temps de me répondre, ... Je voudrais savoir quel type d'appareil vous utilisez, et aussi je souhaiterais savoir si vous vivez de votre art qu'est la photo ?! Merci pour votre réponse Maeva
CO Cocomarche ·
Bravo pour ce tour du Bassin d'Arcachon . Je suis de Martignas/Jalle et vous avez su retranscrire exactement les beautés de cette belle région. Merci Coco
JE Jemaflor Veteran ·
Merci pour la visite ...

Il y a environ 200 kms de pistes cyclables autour du bassin... et environ 80 kms pour faire le tour du bassin d'Arcachon. Je ne connais pas toutes les pistes, mais par exemple celles de la presqu'île de Lège Cap Ferret qui traversent la pinède, sont bien entretenues et sont assez roulantes (ce ne sont pas pistes de VTT mais plutôt de VTC, photo)



Plus de renseignements en suivant par exemple ce lien : www.bassin-arcachon.com/pistes-cyclables

Bonnes balades à vélo !
Jean http://perso.wanadoo.fr/groenland-disko/yukon-dempster/
JE Jemaflor Veteran ·
Merci Jean pour ce superbe reportages .Peut on en faire le tour a vélo "route/chemin" ? Combien de kms environ Vos photos sont magnifique Bravo

Merci pour l'appréciation.

Le tour du Bassin fait environ 80 kms, il y a des routes, des pistes cyclables et par endroits des sentiers le long du littoral.
Jean http://perso.wanadoo.fr/groenland-disko/yukon-dempster/
JE Jemaflor Veteran ·
C'est vrai qu'en juillet et août, il y a beaucoup de monde sur les rivages du Bassin ... juin et septembre sont moins fréquentés et le temps y est souvent très agréable. Merci pour la visite et bonnes balades autour du bassin.
Jean http://perso.wanadoo.fr/groenland-disko/yukon-dempster/
JE Jemaflor Veteran ·
Merci pour les commentaires à propos de mes photos ... je ne suis qu'un amateur de photos ! Les photos les plus anciennes ont été prises avec un Reflex Canon EOS 350D et les plus récentes avec un Reflex Canon EOS 60D.
Jean http://perso.wanadoo.fr/groenland-disko/yukon-dempster/
JE Jemaflor Veteran ·
Photos remarquables et compte rendu qui l'est tout aussi.

Une andernosienne de coeur.

Merci pour le commentaire, l'occasion pour moi d'ajouter d'autres photos d'Andernos, la plage (et l'église), la jetée et des maisons du port ostréicole.





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PA Pascaldu34 Veteran ·
Merci Jean . J'ai utiliser la fonction recherche depuis 😛 Pascal
reve de longues escapades en moto avec ma moitie , mais depuis le vélo est arrivé ...
JE Jemaflor Veteran ·
Très belles photos ! Tu utilises à merveille la lumière rasante de la mi-saison, j'adore ! J'ai retrouvé l'ambiance du bassin sur lequel je vais me balader quelques fois par an ;)

Salut et merci pour ton avis Quelques autres photos qui te feront retrouver l'ambiance du bassin que tu sembles bien apprécier.

Jour de régate :

Une vue (partielle) de la presqu'île du Mimbeau au Cap Ferret prise du le sommet du phare :

La plage d'Arcachon "by night" avec la Grande Roue. Photo prise le week end dernier :

et encore le Bassin vu depuis la Dune du Pilat
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CH Chimeline Regular ·
Merci pour ces nouvelles photos : d'ici peu, je serai tout près de là pour mon séjour d'été.
AM Ambre216 Regular ·
Merci Jean pour ce récit et ces photos magnifiques. Nous y allons cet été et je suis encore plus impatiente d'y être. Nous serons au lac de Sanguinet et nous avons prévu une petite rando à vélo en 2 jours pour aller jusqu'au Cap Ferret avec une nuit à Andernos et la deuxième nuit à Arcachon car je n'ai pas trouvé de logement libre au cap Ferret 🙂
Muriel

https://www.instagram.com/muriel.poos/ “Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux. ” M. Proust
SO Songhai73 Globetrotter ·
bonjour MERCI ! j'ai la chance d'avoir des amis à la Teste , donc je connais un peu ce beau coin de France ! mais la je suis comme d'habitude en admiration !😏😏😏😏 francia
le mérite d'un homme réside dans sa connaissance et dans ses actes et non point dans la couleur de sa peau ou de sa religion! Khalil Gibran
JE Jemaflor Veteran ·
Evidemment je ne peux que dire que vous avez choisi une belle destination pour vos vacances estivales ... Je me doute que réserver une seule nuit au Cap Ferret ne doit pas être évident, le lieu est très prisé en plein été, cher et sans doute pris d'assaut par des réservations au moins à la semaine ! Bon, Andernos et Arcachon sont aussi des étapes plaisantes. Bon séjour sur le Bassin et au bord du lac de Sanguinet.

Jean
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JE Jemaflor Veteran ·
bonjour MERCI ! j'ai la chance d'avoir des amis à la Teste , donc je connais un peu ce beau coin de France ! mais la je suis comme d'habitude en admiration !😏😏😏😏 francia

Merci pour l'appréciation, c'est sympa. L'occasion pour moi d'ajouter quelques photos en complément ...

Emblématique du Bassin d'Arcachon, la célèbre et unique Dune du Pilat mérite bien que je lui consacre un nouveau paragraphe. Une récente balade à fouler son sable et quelques nouvelles photos prises en ce mois d'avril 2016 … voici de quoi compléter mon récit initial.

Entre pinède et Bassin. L'impressionnante montagne de sable s'étend à perte de vue. Depuis une de ses crêtes, les rides dessinées par le vent à la surface du sable accentuent la perspective en serpentant vers le sommet.

Un minuscule point … tout en haut. Une silhouette humaine solitaire sur le sommet de la plus haute dune d'Europe ! Une cime qui culmine d'après les récentes mesures à précisément 110,19 mètres. Devant une telle vue, on ne peut s'empêcher de penser à l'immensité du désert. Un sommet, des crêtes et des vallons dunaires … et en premier plan le tracé d'une courbe comme une vague de sable.

Un long banc de sable. Côté océan, s'étirent les sables d'Arguin puis vers l'horizon les vagues de l'Atlantique, ourlets d'écume dont la blancheur contraste avec le bleu des eaux marines. Avec la quiétude de cette matinée d'avril, les cris des colonies de sternes de la réserve d'Arguin parviennent jusqu'à ce versant de dune. On ne peut imaginer plus belle ambiance sonore.

Le Cap Ferret, une presqu'île entre bassin et océan. Côté bassin, la vue est imprenable sur la fameuse presqu'île du Cap Ferret située à quelques quatre kilomètres de la dune. Un détail attire immanquablement le regard, le phare. Évidemment, c'est bien la fonction essentielle de cette haute colonne blanche dominée par sa lanterne rouge.

Vent de sable. Voilà qu' Eole se réveille et sur une des crêtes de la dune, les grains particulièrement fins de cette montagne de sable se mettent en mouvement. Etait-il bien raisonnable de tenter cette photo, quand on sait que les appareils photos détestent les poussières et encore plus les grains de sable ? Entre la protection du reflex et l'envie d'immortaliser ce vent de sable, c'est cette dernière qui l'a emporté.

Lignes et courbes sur sable.



La Nature s'avère être une artiste comme en témoignent ces créations dessinées à la surface de la dune. Lignes parallèles, courbes, cercles ... Ont participé à cette « œuvre » éphémère, le vent, l'humidité et la chaleur des rayons du soleil. Bravo pour ce joli graphisme dont les lignes s'allongent avec l'effet du grand angle.

Inexorablement, elle avance ! Côté pinède, le versant de la dune est particulièrement pentu. Poussé par les vents du large le sable gagne sur la forêt, de 1 à 5 mètres selon les années et en plongeant le regard on aperçoit au pied de la dune quelques squelettes de pins, morts ensevelis sous le sable. La dune avance vers l'intérieur des terres comme si elle voulait reprendre une partie du territoire cédé côté rivage sous l'assaut des vagues ...



Sapée par les vagues.



A marée haute, lors des hauts coefficients ou des tempêtes, les vagues viennent lécher, grignoter ou saper le pied de la dune et ce sont à chaque fois des mètres cubes de sable qui sont engloutis par les flots !

Une surprenante végétation de dune Comme dans le désert, par endroits, une rare végétation parvient tout de même à pousser ! On s'en étonne, tant le milieu est ici hostile : un sol si aride composé uniquement de sable et de plus régulièrement balayé par des embruns salés. Cependant les oyats semblent s'y plaire. D'ailleurs, il rendent service au massif dunaire en participant à la stabilisation du sol. J'apprécie l'aspect esthétique de ce versant surplombant l'étendue bleu marine avec ces quelques touffes végétales, ici et là, ondulant au gré de la brise marine.

Ils arrivent ! Je veux parler des visiteurs … Ils sont près de 2 millions par an à venir fouler cette montagne de sable d'environ 3 kilomètres de long et ainsi ils profitent de ce belvédère unique sur le Bassin d'Arcachon et au loin sur l'horizon Atlantique. Et cet intérêt, on le comprend parfaitement, ce site vaut vraiment le détour (comme cela est écrit dans tous les guides touristiques !). En pleine saison estivale ou lors des week-ends printaniers très ensoleillés, les visiteurs arpentent chaque versants ponctuant de leurs silhouettes minuscules l'immensité sablonneuse ... qui n'est plus alors vraiment désertique ! En ce matin de début avril, ils arrivent mais ils ne sont pas encore très nombreux, juste quelques grappes humaines sur les crêtes.

Effets de lumière Une dernière photo en visant le côté sud de la dune avant qu'il ne soit parcouru par la foule des randonneurs. La lumière matinale, encore rasante, accentue le relief de la surface dunaire. Assurément un des meilleurs moments pour contempler et photographier ce lieu à nul autre pareil … en égoïste randonneur presque solitaire. Car vous l'avez compris, passé 10 heures du matin, il devient difficile de ressentir l'impression de désert avec le flot des visiteurs. Le soir est également un moment privilégié où l'on peut contempler d'ici, de magnifiques couchers de soleil embrasant l'horizon marin.

Contrastes de teintes La balade me mène à présent sur le rivage, au pied de la dune où j'assiste à une étonnante rencontre toute en contrastes. L'écume blanche des vagues successives vient à la rencontre des ombres bien plus sombres de la silhouette de la dune. Deux guirlandes festonnées qui se font face mais deux tracés différents, l'un immobile celui des ombres, l'autre sans cesse en mouvement avec celui de l'écume.

Comme un visage sur la grève Drôle d'aspect pour cette masse gélatineuse gisant sur le sable encore humide. Une imposante méduse est échouée. En observant sa disposition, cela pourrait faire penser avec (beaucoup) imagination aux traits d'un visage. Deux yeux, et une longue barbe … Une dernière photo en guise de clin d’œil en conclusion de ce paragraphe.
Jean http://perso.wanadoo.fr/groenland-disko/yukon-dempster/
JE Jemaflor Veteran ·
Quelques précisions (actualisées) à propos de la plage de la Pointe du Cap Ferret -- Au début de mon récit de balade autour du Bassin d'Arcachon, j'évoquais la pointe du Cap Ferret et sa fameuse plage nommée justement La Pointe. Ce lieu superbe est au cœur de l'actualité locale et régionale, les médias ont même en fin de semaine dernière relayé l'information. En effet, la splendide plage de « La Pointe » avec sa vue sur l'océan et sur la Dune du Pilat sera désormais interdite au public. La raison ? Le grand risque d'effondrement d'une partie de cette plage, l'érosion marine s'avère inéluctable ! Cette pointe du Cap Ferret aurait déjà reculé d'environ 800 mètres depuis les années 60 ! Maintenant, le rythme de recul du trait de côte s'accélère, l'assaut des flots fait régulièrement disparaître des tonnes de sable à chaque grande marée ou lors des violentes tempêtes ! C'est dommage mais c'est ainsi, la Nature reste la grande maîtresse des lieux … Enfin, il sera toujours possible d'accéder à la plage … mais seulement dans sa partie face à l'océan, sur la droite pour cela il faut emprunter un sentier balisé (photos) qui se trouve donc sur la droite et cheminer sur environ 300 mètres à travers un bosquet de pins et le cordon dunaire.











Encore et toujours l'érosion de La Pointe ! Côté Bassin d'Arcachon, les courants attaquent également le rivage. Un enrochement protège la plage de sable dont une partie a déjà été engloutie …



Sur la photo ci-dessus, on aperçoit en arrière plan, une pelle mécanique et des tonnes de rochers et de gravas accumulés. Ils sont inlassablement déversés afin de stabiliser la côte et aussi pour protéger la propriété (très menacée) d'un amoureux de ce lieu au charme exceptionnel. -- Photos de la Pointe du Cap Ferret prises le 24 avril 2016 (JSM)
Jean http://perso.wanadoo.fr/groenland-disko/yukon-dempster/
PI Pique ·
Bonjour jemaflor Vraiment une magnifique balade, on "plonge"(c'est le cas de le dire!) dans le texte superbement illustré.. Je ne connais pas encore ce coin de France mais ça donne envie d'aller y faire un tour! La photo avec le petit "voilier" et la plage qui ressemble au ciel est exceptionnelle!! Merci en tout cas d'avoir partagé ca
JE Jemaflor Veteran ·
Bonjour jemaflor Vraiment une magnifique balade, on "plonge"(c'est le cas de le dire!) dans le texte superbement illustré.. Je ne connais pas encore ce coin de France mais ça donne envie d'aller y faire un tour! La photo avec le petit "voilier" et la plage qui ressemble au ciel est exceptionnelle!! Merci en tout cas d'avoir partagé ca

Merci pour ce commentaire ! Je suppose que tu fais allusion à cette photo, c'est vrai que je l'aime bien moi aussi 🙂



Je profite de ce message pour compléter mon récit avec quelques vues récentes d'un de mes « coups de cœur » sur le parcours du tour du Bassin d'Arcachon.

Le port de Biganos est certes moins connu et fréquenté que la célèbre Dune du Pilat ou que la presqu'île du Cap Ferret ou bien encore que la station balnéaire d'Arcachon, pourtant il est conseillé d'y faire une halte. Vous tomberez à coup sûr sous le charme de ce petit port avec ses canaux qui semblent s'aventurer jusqu'à l'intérieur des terres , loin des eaux du Bassin avec lesquels, pourtant, ils communiquent. Et surtout, il y a à Biganos de coquettes cabanes de bois toutes pimpantes avec leur couleurs chatoyantes.







Jean http://perso.wanadoo.fr/groenland-disko/yukon-dempster/
YU Yuean Regular ·
J arrive tard mais il n est jamais trop tard pour dire du bien...magnifiques photos, texte sympathique. Mais surtout ces photos...on s y croirait ! Ça me rappelle pourquoi cette région à toujours été l'un de mes bouts de France préférés. L ambiance et la luminosité y sont tellement particulières, les paysages et l architecture vraiment à part. On en oublierait presque que l océan est toujours trop froid pour s'y baigner !

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