Recherchons enseignante pour former des enseignants indiens
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bonjour, notre association, les enfants de Varanasi, soutient un projet à Sarnath, à côté de Varanasi. L'école comprend actuellement 4 classes dans le primaire et 6 classes maternelles, éclatées dans les villages alentours. Nous cherchons un(e) enseignant(e) parlant Anglais pour transmettre aux enseignant(es) indiennes des méthodes de pédagogie moderne. L'enseignement se fait beaucoup par apprentissage par coeur, répétition ... nous aimerions favoriser la participation des enfants, mais pour cela il faut d'abord donner des outils (simples) aux enseignant(e)s qui ne connaissent que le système traditionnel indien-britannique ... Vous pouvez aller voir notre site ou me contacter pour de plus amples informations !

Merci ! Chris

Les enfants de Varanasi http://enfants.varanasi.free.fr enfants.varanasi@yahoo.fr
Chris
NA Nalesnik Globetrotter ·
Grâce au par coeur, un enfant indien, contrairement à nos enfants de France, sait ses tables de multiplication jusqu'à 12 à 7 ans, jusqu'à 16 à 9 ans, et connait toutes ses bases en arrivant dans le secondaire.

L'Inde, qui vient de lancer une fusée sur la lune, forme des élites qui vont bientôt nous écraser. On trouve déjà là-bas des gens plus compétents et moins chers, qui nous piquent nos emplois de cadres délocalisés.

Peut-être cherche-t-on à l'en empêcher en sabotant les méthodes qui marchent de toute éternité, comme on les a déjà sabotées chez nous... et, par dessus le marché, dans ces hauts lieux du savoir traditionnel, et des Grands Maîtres, que sont Bénarès et Sarnath!!!
Si tu ouvres tes yeux d'enfant, le voyage commence au seuil de ta maison
EM Emilie32 ·
cela n'exclut pas le fait d'apprendre à apprendre : connaître ses tables par coeur ne sert à rien si l'on ne sait pas à quoi ça sert ni comment s'en servir...léducation c'est aussi former des personnes capables de penser...
NA Nalesnik Globetrotter ·
Les Indiens ne nous ont pas attendu pour apprendre à penser: ils pratiquaient la philosophie avant les Grecs, et aujourd'hui, leur presse nationale a bien plus de tenue que nos Monde, Figaro et autres Libé...

Apprendre ses tables sert à compter, il me semble. Et, par exemple, compter les sous, est l'une des choses concrètes qu'un Indien sait le mieux faire. Payer, être payé, compter la monnaie, voilà une situation concrète qui se passe de toute divagation pédagogo, et que comprend le premier mendiant venu, de Bénarès au Cap Comorin... Au pays où le zéro a été inventé, tout le monde se rue d'ailleurs sur les maths pour pouvoir devenir businessman ou ingénieur, et faire partie des classes sociales accédant à la consommation. Il suffit de voir le nombre de livres de maths en vente sur les marchés aux puces. Voilà qui me semble une motivation suffisante pour apprendre ses tables.

Et puis, pourquoi mettre la charrue avant les boeufs? Quand j'apprenais mes tables, mes cojugaisons, mes dates historiques, les fleuves et montagnes de France, les différentes familles d'animaux, j'apprenais les bases indispensables à la constitution d'un futur être pensant et libre. J'avais alors entre 6 et 10 ans. Il ne s'agissait pas alors de penser mais d'acquérir le carburant nécessaire à la pensée. Aujourd'hui chez nous, en France, on a une majorité d'adolescents, puis d'étudiants, manipulables et incapables de penser, justement parce qu'ils n'ont pas la culture de base. On se demande bien ce qu'on leur a fait faire à l'école primaire...
Si tu ouvres tes yeux d'enfant, le voyage commence au seuil de ta maison
SO Sofi64 ·
Attention à ne pas avoir des idées trop arrêtées .... on a le droit d'avoir ses idées mais il faut bien connaître ce dont on parle !!! Connaissez-vous les écoles en Inde ? en France ? Faites-vous la différence entre les écoles publiques ou privées en Inde? La qualité de l'enseignement fourni est très différente !! En Inde, difficile de faire de vraies études et d'avoir un avenir sans passer par une école privée, payante et donc hors de portée pour de nombreux petits.

Bref, je suis tout à fait d'accord avec le fait que le "par coeur" est indispensable, mais il ne faut pas non plus prendre les enfants pour des "outres vides" qu'il faut remplir !!! On peut associer les deux. On peut leur permettre aussi de développer leur personnalité, leur autonomie et leur créativité à travers différentes activités ; on peut apprendre en jouant, en étant intéressé et épanoui. Je pense qu'il ne s'agit pas là de supprimer un système éducatif un peu trop "traditionnel" mais tout simplement d'apporter un petit plus pour des élèves pauvres et qui ont peu de chance de devenir les élites de l'Inde, eux.

Je suis une prof des écoles qui a bossé ces deux derniers étés dans une petite école publique du Ladakh.
Le bonheur est une petite chose que l'on grignote, assis par terre, au soleil. Jean Giraudoux
NA Nalesnik Globetrotter ·
Il me semble que le Ladakh, de par son extrême isolement, et sa culture tibétaine, constitue un cas très particulier au sein de l'Union Indienne. C'est un peu comme considérer que Wallis & Futuna sont représentatives de la République Française.

Blague à part, je connais la différence entre public et privé en Inde, et je suis conscient du fait que, si l'enseignement universitaire est excellent dans ce pays, l'enseignement primaire y laisse nettement plus à désirer.

Cependant, les Indian Institute of Technology, qui sont les Grandes Ecoles les plus difficiles à intégrer au monde, envoient des chasseurs de tête dans les petites écoles primaires des zones pauvres, afin d'y débusquer de futurs boursiers, qui constitueront 15% de leurs effectifs. Cela montre que l'Inde commence à comprendre qu'elle ne doit pas gaspiller ses cerveaux, quelles que soient leurs origines.

Avec un enseignement public qui part davantage à la dérive chaque année, et seulement 9% d'élèves originaires des classes populaires dans nos Grandes Ecoles (il y en avait 20% il y a seulement 40 ans), je ne crois pas que nous ayons de grandes leçons à donner à la puissance montante, même encore imparfaite, qu'est l'Inde.

Quant à moi, qui ai toujours fait des efforts à l'école sans avoir besoin de jouer (le jeu c'était dans la cour de récré, et à la maison quand les devoirs étaient finis), j'apprends aujourd'hui que l'on m'a pris pour une "outre vide". Je devais être aussi une "outre consentante", car j'ai eu le grand tort d'admirer danvantage les maîtres rigoureux et exigeants qui m'apportaient des connaissances solides, que ceux qui faisaient mille simagrées en voulant à tout prix que je m'exprime sans me donner la substance nécessaire. Ma propre mère, issue d'un milieu ouvrier, et qui s'est inscrite toute seule en maternelle à l'âge de 4 ans, et s'est toujours débrouillée pour être première de la classe et obtenir les bourses lui permettant d'aller plus loin, était sans doute une "outre insondable". Mon épouse indienne, également fille d'ouvriers, qui parlait 3 langues à dix ans, et traduisait en simultané le Mahabarata télévisé hindi en langue tamoule aux gens de son quartier, devait être tellement "outre" qu'elle aurait eu de quoi outrer pour l'éternité tous les tenants de la nouvelle pédagogie.
Si tu ouvres tes yeux d'enfant, le voyage commence au seuil de ta maison

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