Bonsoir à tous,
Je poste avec beaucoup de retard ce carnet, mais je n'aurais voulu en aucun cas faire l'affront à ceux qui m'ont aidée de ne pas leur offrir un retour. Car, comme chaque fois, aucun voyage ne serait réussi sans votre aide et vos conseils.
Non non, ce n'est pas bateau, c'est sincère.
Je vais par contre me faire maudire: il n'y aura pas de photos (ou si peu que cela ne vaut pas la peine d'en parler), car le chargement est beaucoup trop long, et je n'aurai jamais le temps avant notre départ le 21 mai pour le Grand Ouest (3e fois).
Il y a une version illustrée sur RoadTrippin😊. Pardon mille fois, ne m'en voulez pas SVP😕.
En plus, comme je l'ai expliqué sur mon carnet précédent sur le Canada (posté il y a quelques semaines à peine), m'étant fait voler mon ordi en fin d'été lors d'un cambriolage à la maison, j'avais perdu toutes mes photos triées. Heureusement, elles étaient en brut sur un autre disque dur. Mais zut, tout le tri à refaire.🤪
Du coup, il n'y aura pas de données chiffrées (souvent bien utiles pour les autres), car elles n'étaient que sur l'ordi volé.
Bref, comment nous sommes-nous retrouvés dans cette partie des USA, alors que j’avais prévu un voyage dans le Nord-Ouest ? Aux antipodes, carrément ! Tout simplement parce que JP a préféré que je nous emmène au soleil. D’autant qu’il s’était gelé au Canada à l’automne précédent.
Pour la petite histoire, quand je pense que ce super projet vers le Nord-Ouest était tout bouclé, avec toutes les cartes, les étapes chiffrées, les visites etc etc. et que c’était sur l’ordi volé.
Et pourquoi cette parenthèse antillaise en tout début de carnet, et que je ne vous narrerai pas en détail, et bien, parce que tout simplement un de nos amis mordu des Antilles et du bateau s’installe peu à peu à St-Martin où il compte bien passer sa retraite pour fuir les frimas de sa Suisse natale. Et oui, Suisse depuis des générations, et mordu de bateau. Non, ce n’est pas une blague, il y a donc bien des Suisses marins😉, qui en plus détestent le froid et la neige.
« Vous n’allez quand même pas aller à Miami sans passer nous voir ? » - Tu parles, bien sûr qu’on va venir ! Et voilà comment nous avons passé une semaine de bulle complète avant notre périple en Floride et en Louisiane.
Nous, encore moins jeunes qu’avant (personne n’y échappe), pas très randonneurs, et surtout bien fatigués car JP a été rattrapé par une bien vilaine maladie, mais il a l’autorisation de voyager. On fait des étapes raisonnables, on prévoit des plages de repos. Et puis, les US, jusqu’à preuve du contraire, c’est un pays évolué. Isn’t ?
Nous avons embarqué un couple d’amis qui n’auraient pas voyagé seuls. Mon amie rêvait depuis toujours de découvrir la Louisiane (ils étaient aussi avec nous au Canada en automne, et on a renouvelé l’expérience, même si nous adorons voyager tous les deux).
Bon, j’arrête mon bavardage et dans un premier temps, je vous donne l’itinéraire.
Ah si, encore un truc pas top : à St-Martin, je trouvais mes photos bizarres, pas comme d’habitude. J’en ai eu l’explication en arrivant à Miami où cette saleté de Reflex m’a laissé tomber comme une vieille savate, après tant d’années de cohabitation. Je me suis rabattue sur le petit numérique de JP (lui il se charge plutôt de la caméra). Je suis nulle avec ce genre d’appareil, j’ai du mal à faire les cadrages, je bouge, donc c’est flou. Et puis, c’est lent ! Bon, je n’irai pas jusqu’à dire que c’est la cata, mais je suis déçue.
Du 20 au 27 mars : bulle complète à Saint-Martin
Du 28 mars au 30 avril : FLORIDE (16 jours sur place) – LOUISIANE (11 jours sur place)
J01 à J03 – 28-30 mars – Miami
J04 – 31 mars – Suite Miami, Everglades
J05 – Route vers Key West
J06 et J07 – 2-3 avril – Key West
J08 – 4 avril – Everglades – Route vers Naples
J09 – 5 avril – Naples, Fort Myers, Punta Gorda
J10 – 6 avril – Repos à Punta Gorda
J11 – 7 avril – Siesta Key Beach, Saratosa, St Petersburg, Tampa, Orlando (Kissimee)
J12 – 8 avril – Repos à Kissimee
J13 – 9 avril – Kennedy Space Center
J14 – 10 avril – Merritt Island, Daytona, Jacksonville
J15 – 11 avril – St-Augustine
J16 – 12 avril (étape de transition) Tallahassee (Canopy Roads en chemin)
J17 – 13 avril – Route vers Mobile (Alabama)
J18 – 14 avril – Mobile
J19 – 15 avril – Mobile : Les Jardins de Bellingrath
J20 – 16 avril – Route vers Baton Rouge (lac Pontchartrain, Plantations San Francisco et Destrehan)
J21 – 17 avril – Baton Rouge, St Francisville (Rosedown & Myrtles Plantations)
J22 – 18 avril – Route des Plantations (Houmas et Laura) – Houma
J23 – 19 avril – Swamp tour – Repos à Houma
J24 – 20 avril – Sud de la Louisiane à partir de Houma
J25 – 21 avril – De Houma à Lafayette : Morgan City, Franklin, Avery Island, New Iberia
J26 – 22 avril – Lafayette (Vermilionville), Opelousas
J27 – 23 avril – Lafayette : Breaux Bridge, Lake Martin, St Martinville
J28 à J30 – 24-26 avril – New Orleans (NOLA) – Festival de Jazz le 29
J31 – 27 avril – Retour
St-Martin (du 20 au 27 mars)
C’est plutôt excités que nous embarquons à Toulouse à 7h15 à destination de Roissy où nous n’aurons que 2 petites heures de transit. Je ne sais pas si c’est pareil pour vous, mais moi, à chaque voyage, je retrouve mes impatiences d’enfant, et seule la dignité m’empêche de sauter comme un cabri dans l’aéroport. 😎
Une heure d’attente dans l’avion. Le pilote nous annonce qu’il a fallu débarquer des bagages car il n’y avait pas les passagers correspondants. Question de sécurité – et inutile de dire que personne n’a râlé.
On nous annonce de temps à autre quelques perturbations, mais rien de bien méchant (on a connu pire). On a même l’impression que la route du ciel a été refaite à neuf par rapport à notre dernière traversée.
La descente nous met carrément dans l’ambiance Nous survolons une île magnifique dans un écrin de couleurs, un camaïeu de bleus, de turquoise…
Ça change du Groenland cet automne, hein ?
L’arrivée à St Martin est beaucoup moins impressionnante que ce que l’on a tous vu en boucle sur la toile en se disant « Mais non ! ».
Mais si ! Notre ami a photographié notre arrivée. Et là, je peux faire la maline : on était dedans.
A ce propos, il nous confie que c’est l’une des principales attractions de l’île : « Vous avez la Tour Eiffel, nous avons l’aéroport » (sic ).
A tel point que les horaires d’arrivée des avions sont affichés sur la plage, et que la foule se presse pour voir principalement l’atterrissage du gros Boeing de KLM.
Et là, je confirme : ouahhh. La clôture qui entoure les pistes a dû être refaite plusieurs fois, emportée par des avions plus bas que les autres. Au décollage, certains pilotes s’amusent paraît-il à mettre la gomme plus que de raison pour bien souffler les badauds qui se collent au grillage.
Quant à nous, nous nous tenons à une distance respectueuse.
Il y a un ballet incessant d’avions qui décollent et atterrissent, surtout des petits jets privés. Le tarmac en est plein.
Notre ami met son appartement à notre disposition (pas une villa de milliardaire – un simple T1 qui ne lui sert que très peu, juste les jours où le temps n’est pas génial). Il passe le plus clair de son temps sur son bateau (pas un yacht) où il dormira pendant notre séjour.
Que faire pendant une semaine à St-Martin ? Buller un max, faire du bateau, se régaler dans des petits restos de plage (notre ami commence à avoir un sacré réseau de bonnes adresses et nous nous sommes fait des ventrées de poisson succulents), se balader, écouter de la bonne musique en soirée à Phillipsburg, et re-buller…. Il y a de bons coins à langouste pour ceux qui plongent (et à condition qu’un local leur donne la bonne adresse).
Quand on se promène, il faut faire attention où l’on met les pieds, car il y a des promeneurs encombrants, les iguanes sont légion dans le coin.
Une remarque : l’île est sèche, que dis-je sèche : elle est quasiment pelée. Rien à voir avec la Martinique ou la Guadeloupe), et elle connaît d’’ailleurs de gros problèmes d’eau. Problème qui n’a pas été arrangé par la construction de ces immenses villas de stars et autres personnalités friquées qui se font ravitailler à grand renfort de camions citernes pour remplir leurs belles piscines.
Amusant aussi, le passage de la Hollande à la France en quelques minutes. Encore que, vu l’exiguïté de la route, il y a souvent des embouteillages. Et oui, parce qu’il n’y a pas que des touristes à St-Martin, il y a quand même des gens qui bossent. L’île est minuscule et on en fait vite le tour : 88 km², 13 km sur 15.
Il y a 3 monnaies sur cette île minuscule : l’euro dans la partie française, le Florin Hollandais en partie…. Hollandaise et le dollar US partout.
Si le hollandais est la langue officielle côté Phillipsburg, on y a surtout entendu parler Anglais.
Nous avons passé une semaine de rêve, bien contents de retrouver notre ami que l’on ne voit plus beaucoup depuis qu’il a choisi de passer presque tout son temps de l’autre côté de l’Atlantique.
Voilà pour cette escapade, la suite du carnet reprendra la présentation habituelle, étape après étape.
Avant de partir en balade, il faut quand même que je précise les raisons qui nous ont fait choisir ces dates et le sens du circuit.
1) Assister au Festival de Jazz de la Nouvelle Orléans (NOLA) et à celui de Lafayette
2) Eviter la période pluvieuse en Floride et la prolifération des moustiques, parce qu’il faut savoir que les moustiques et moi, c’est une histoire d’amour, une passion torride même, mais à sens unique.
J01 – 28 mars – St-Martin-Miami
C’est sous une pluie battante que nous quittons Marigot. La pluie ne nous quittera plus jusqu’à l’aéroport, comme pour nous aider à quitter l’île sans regret.
Un vol de 2h30 sur les ailes de l’avion, ce qui nous a sevrés de paysages sûrement idylliques. Malgré un ciel chargé, pas de turbulences – hormis celles du voisin de JP qui trouve le moyen de renverser tout son chocolat. Résultat : un jean et une chemise à laver !
A Miami, le débarquement se fait sans histoire (on a pas mal de rhum et de cigarettes) mais qu’est-ce que c’est long ! Je l’avais bien lu, mais je me disais bof, ils dont dû s’améliorer. Que nenni ma « pôv Dame».🙁
Nous déjeunons sur place avant d’aller prendre possession de notre voiture, une Kia 7 places qui ne me plaît pas trop.
1) Comme je n’ai pas la taille standard, je m’en vois pour grimper parce qu’il n’y a pas de poignée pour escalader la voiture. Oui, moi, j’escalade quand je monte dans un gros véhicule.
2) Le coffre n’est pas électrique : pas pratique – c’est qu’on prend ses habitudes avec les véhicules de loc…
3) Je m’aperçois qu’elle est sale…. Et ça va me sauver la mise demain.
Le temps est moyennement couvert. Nous prenons le parti d’aller directement à l’appartement que j’ai loué à Harbor Island, au nord de Miami Beach, afin de ne pas laisser les bagages en vue dans le coffre. Notre mauvaise expérience à Montréal l’automne précédent nous a refroidis.
La circulation est dense, les routes s’entrecroisent, mais le GPS nous amène sans histoire à la « Whitehouse » où nous resterons 3 nuits (infos sur l’appart en fin de chapitre). J’avais cherché un point de chute sur Miami Beach au départ, mais les prix étaient prohibitifs et les conditions de réservation la plupart du temps « strictes ». Finalement, ce n’est pas si loin que ça.
Une fois bien installés, et après quelques courses, nous partons vers South Beach (SO BE), pour faire un tour sur Espanola Way. Le parking dans le coin n’est pas donné : 20$ quand même !
Cette toute petite rue piétonne à l’architecture de style colonial espagnol est un endroit bien paisible au regard de sa bruyante voisine Ocean Drive. Il faut se rappeler que la région a d’abord appartenu à l’Espagne (oui, il y a longtemps, au 16e siècle). Et on n’a pas fini d’en retrouver des traces, de cette conquête espagnole !
Nous dénichons un super restaurant italien, que mon chéri, d’origine italienne, conseillera à tous les amateurs de bonnes pâtes. Ses lazagnes l’ont ravi (sachant que celles qu’il cuisine lui-même sont excellentes, c’est tout dire) et mes raviolis aux truffes, un régal : le Pepe Nero, 500 Espanola Way.
Nous empruntons ensuite un petit bout d’Ocean Drive où règne une sacrée ambiance ! Comme nous ne sommes pas des fêtards invétérés, nous ne nous attardons pas, nous y reviendrons de jour lorsque nos amis seront arrivés.
Notre appartement à Harbor Island: Miami White House
Un appartement dans une petite structure à 2 étages, avec 2 chambres, chacune avec sa sdb, une cuisine très bien équipée et un salon/salle à manger.
A l’arrière de la maison, un salon extérieur donne sur la Marina qui, dans ce quartier, est très tranquille.
Le parking est juste devant le portail d’entrée. Repos assuré. Un peu loin de Miami Beach quand même.
Aujourd’hui, nous avons eu juste une petite mise en bouche de Miami.
On rentrera dans le vif du sujet demain (donc tout à l’heure).
J02 – 29 mars – Miami Beach/Coconut Grove/Coral Gable/Little Haiti
Je ne vous parlerai du temps que lorsqu’il sera pourri, ce sera plus simple - et vous verrez par la suite que l’on ne peut pas tout le temps avoir de la chance.
Nous sommes tous les deux ce matin encore, nos amis n’arrivant que dans l’après-midi. Le billet d’avion pour le 29 mars coûtant près de 500€ de moins, ils ont choisi de décaler leur arrivée.
J’ai donc casé ce matin les visites moins incontournables. Encore que….
Quelques belles balades au programme
Lincoln Road à Miami Beach
Comme nous passons devant et que nous savons que nous n’aurons pas le temps d’y revenir, nous nous arrêtons pour une sympathique balade dans cette jolie rue piétonne. Elle mérite sûrement plus que les quelques instants, que nous y avons consacré. Elle est très colorée, très arborée et fleurie.
De jolies boutiques, des terrasses ombragées, des restaurants, de nombreux vendeurs de fruits exotiques et de légumes.
A tous les coins de rue, on peut siroter des jus de fruit bien frais, pressés sur place. Bien sûr, on ne peut pas y résister.
Nous voyons notre premier bâtiment Art Deco, le Colony Theatre, au n° 1040 de la rue.
On y trouve une jolie petite paroisse dont la déco intérieure est très «îlienne».
Il paraît que le soir, se promener ou dîner dans Lincoln Road est un «must to do».
Nous quittons Miami Beach et je prends quelques clichés de la voiture : j’aime bien avoir des images volées qui alimentent les souvenirs.
Ici une petite église qui essaie de survivre au milieu des géantes qui la cernent de toutes parts. Vous avez remarqué dans ces mégalopoles de malade des temps modernes qu’il y a toujours un bâtiment ancien (souvent une église), isolé, tout seul, qui résiste à l’envahissement?
Là des bougainvillées qui font oublier la dureté du bitume et du béton– car pour être bétonnée, Miami c’est du sérieux!
Ailleurs, un parking qui se la joue écolo, pour bien me faire mentir sur l’aspect béton de Miami.
Et puis le fameux Adrienne Arsht Center, le plus grand centre culturel des Etats-Unis.
Coconut Grove
Je dirais mignon, sans plus.
On y trouve le Cocowalk, un petit centre commercial,
A côté un bâtiment à l’étrange architecture qui rappelle un peu ce que Gaudi aurait pu faire.
Des kiosques colorés.
De la musique country s’échappe d’un resto et nous attire. Nous déjeunons dans une ambiance très Western dans la déco : des tables en bois verni, des têtes d’animaux aux murs... On se croirait revenus dans l’Ouest.
Coral Gable
Un quartier chic de Miami. C’est ici que se trouve l’hôtel Biltmore, inspiré de la tour de Giralda à Séville. Après avoir été la résidence du duc et de la duchesse de Windsor et d'Al Capone, il a été reconverti en hôtel de luxe.
En face du Biltmore, la Coral Gables Congregational Church, une église baroque, mais qui n’est pas sans rappeler les missions espagnoles.
Quant à la Venetian Pool, encore une de ces extravagances américaines, elle s’inspire de la lagune vénitienne, avec des petits ponts, des grottes secrètes, une eau comme on en voit guère dans les piscines classiques. Elle a été creusée dans un massif corallien.
Mon avis : on peut facilement consacrer une journée à Coral Gable. Ce n’est pas pour rien qu’elle est surnommée «The Beautiful City». Il y a bien d’autres choses à voir : le Cuban Museum, le Miracle Mile et ses jolies boutiques, le Fairchild Botanical Garden (que j’ai dû zapper faute de temps)….
A présent, il est temps de récupérer nos amis censés arriver à 15h10 à l’aéroport. Un long retard est annoncé. J’en profite pour faire changer la voiture nous héritons d’une Dodge Grand Caravan. Yep !
JP en profite pour acheter une carte SIM pour son téléphone. C’est la première fois qu’on opte pour cette solution. Finalement, c’est pas mal du tout.
Une attente bien employée…. Pour une fois !
Enfin, nous voilà au complet!
Sur la route qui nous ramène à Harbor Island, un détour de rien du tout s’impose pour aller voir Little Haiti.
Un quartier riche en couleurs, avec des fresques murales rappelant les symboles de l’indépendance de Haiti, le plus important de ces symboles étant la statue de Toussaint Louverture.
Un quartier où l’on peut se promener facilement la journée (avec les bagages dans le coffre, on n’a pas osé), mais paraît-il à éviter la nuit. Et ça je veux bien le croire à en juger par la mine «pas tibulaire» mais presque (ah, ce Coluche !) de certains habitants.
Nous n’avons même pas visité une de ces herboristeries où l’on peut acheter quelques gris-gris ou autre potion vaudou. Si vous voyez «Botanica» sur une devanture, c’est ici que vous trouverez votre bonheur.
On peut se demander ce que fait le Churchill’s Pub dans ce quartier ? En plein milieu de la rue principale de Little Haiti ???
J03 – 30 mars – Miami Beach/Vizcaya Museum/Dowtown
La matinée sera consacrée à Art Deco District.
Un quartier beaucoup plus beau que ce à quoi je m’attendais.
En général, je ne m’étends pas trop sur l’histoire, mais là, quand même, il s’agit du plus important quartier art déco du monde : plus de 800 bâtiments classés par la ville!
«Le Art Deco District, quartier aux influences Art Deco, s'est érigé au tournant des années 30, les pieds sur la plage de Miami Beach. En 1926, un incendie ravage le quartier qui se reconstruit rapidement, dans le style art déco, tandis que les premiers touristes affluent… Les promoteurs immobiliers s'amusent, l'argent afflue et l'imagination des architectes n'a pas de limite.
Le style vieillit d'abord mal. Au tournant des 60's, la nouvelle génération se lasse de ces immeubles d'un autre temps et des projets de démolition sont envisagés. La Miami Preservation League se crée en 1976 dans le but de réunir des fonds, qui seront investis dans la rénovation et la restauration du patrimoine architectural de Miami. La ville redécouvre cette richesse et en fait sa carte de visite, largement relayée par la série télévisée à succès «Miami Vice», diffusée dans le monde entier dès le milieu des années 80, qui lui assure une nouvelle clientèle touristique, plus jeune.
L'art déco se voulait à l'époque futuriste. Initié à Paris en 1925, il trouve rapidement des adeptes dans le monde entier et se diversifie au gré des cultures. On appelle ainsi le style floridien «Tropical Art Déco», caractérisé par une multitude de couleurs pastel, héritage du programme de rénovation entrepris dans les années 80.» (sic)
Bien sûr, il y a LA plage.
Nous avons arpenté Ocean Drive et les rues adjacentes pendant toute la matinée, sans nous lasser un seul instant. Je ne saurais donner mes préférences, d’où la difficulté dans le choix des photos.
Info : Pour ceux qui ne peuvent pas trop marcher : des bus électriques sillonnent le Art Deco District tous les jours. Pour 25 cents, on peut faire un parcours d’environ une heure et avoir une bonne idée du quartier. De 7h45 à 1 h (10h le dimanche).
Et c’est là que mon Reflex me lâche😕. Est-ce cette rupture entre nous qui me contrarie ? Va savoir. A force d’avoir le nez en l’air, je m’étale en beauté sur le trottoir en heurtant sûrement un grain de sable. Je plaisante, mais sur le moment, j’ai bien cru que mon genou avait éclaté. Fort heureusement, le bistro du coin m’a donné de la glace et on pourra continuer. Seule ma dignité en a pris un coup…. vu la difficulté que j’ai eu à me redresser, j’avais tout de la vieille carne qu’il a fallu presque hélitreuiller pour la remettre debout🤪.
Un pique-nique improvisé dans Lummus Park (quelconque, ce parc) nous requinque, car la journée est loin d’être finie.
Vizcaya Museum and Gardens à Coconut Grove
Un endroit à voir sans modération, les jardins sont un havre de paix à deux pas de l’agitation de la ville que l’on voit de l’autre côté de la baie.
Cet édifice a été construit dans le style d'une villa nord-italienne du XVIe siècle entre 1914 et 1916 par l’industriel Charles Deering, qui avait beaucoup voyagé.
Les matériaux de construction, pour certains, ont été acheminés depuis l’Europe (les marbres), les autres sont des pierres calcaires locales.
Sur l’arrière de la maison, tout fait penser à Venise: le petit pont, le pavillon, l’embarcadère, devant lequel une caravelle en pierre rend hommage à un navire utilisé durant « l’Age de l’Exploration ».
L’intérieur a été meublé des plus belles pièces trouvées en Europe : des panneaux dorés, des plafonds à fresque de Toscane et de France, des tableaux, des objets d’art…
Au total, 70 chambres dotées de véritables trésors, certains datant du XVe siècle (interdiction de photographier)
Si le jardin à la française ressemble à celui de Versailles, les plantes sont des essences locales qui résistent au climat tropical de la Floride.
La villa a souvent servi de décor dans des films. Mais elle semble surtout être un lieu de prédilection pour les photos de mariées. Il y en avait pléthore le jour où nous l’avons visitée.
Et nous nous sommes bien amusés à regarder des séances photos hallucinantes. Les jeunes filles adoptent des poses invraisemblables, avec un sourire stéréotypé fabriqué de toutes pièces, selon la même technique pour toutes :
- d’abord, tu ouvres grand la bouche, en montrant bien toutes les dents (je conseille de s’abstenir s’il en manque une dans le fond, parce que c’est vraiment la bouche ouverte jusqu’aux amygdales),
- une fois la bouche bien ouverte, tu étires les joues en ce qui se voudrait un sourire,
- et tu essaies de faire naître le bonheur dans tes yeux.
La technique n'étant pas toujours bien maîtrisée, le résultat n'est pas garanti. Un sourire où l’on ne voit pas le bonheur dans les yeux, c’est un rictus, voire une grimace.
Je pense qu'il y a des ateliers de sourire aux USA, car nous avons constaté cette façon de procéder chez les jeunes américaines à moultes reprises tout au long du voyage (je n'y avais jamais fait attention auparavant).
Nous avons essayé, mon amie et moi mais nous ne sommes vraiment pas douées.
Mais je m'égare, je mégare... j'avais pourtant bien dit moins de blablabla.
Dowtown : Metromover
Metromover ? Ou comment se la jouer feignasse tout en parcourant Dowtown.
Un Metro aérien gratuit qui a 3 lignes, chacune formant une boucle. On peut descendre et reprendre le métro à l’envi selon les endroits que l’on veut approfondir. Il fonctionne de 5h du matin à minuit.
Nous nous sommes contentés de faire une boule complète en changeant de ligne, en serpentant au milieu des buildings. On avait l’impression d’être dans un manège.
Attention pour les enfants : les quais sont assez hauts et n’ont pas de rambarde de protection.
Voir Miami d’en haut sans le souci de la circulation et en ménageant nos papattes fatiguées nous a suffi.
Pour en savoir plus : http://www.miamidade.gov
Bay Front
Avant de repartir, nous descendons sur Front Bay. Alors là, pas emballés. Une ballade que nous aurions pu éviter, cela aurait ménagé nos jambes et nos pieds qui n’en pouvaient mais. Du coup, la promenade à Miami Beach by night a été remplacée par un coup de sifflet bref, d’autant que nos amis ont encore le jet lag à digérer.
J04 – 31 mars – Suite Miami (Wynwood, Little Havana) – Everglades – Nuit Homestead
Nous n’en avons pas fini avec Miami qui nous réserve encore quelques trésors ce matin.
Wynwood District et ses Murals
Du Street Art, et pas des moindre puisqu’il est « connu internationalement pour abriter quelques-unes des plus belles œuvres d’art urbain au monde » (sic)
C’est dans le cadre d’un projet assez récent de réhabilitation d’un ancien quartier industriel désaffecté que les premières peintures murales sont apparues en 2009.
A l’époque où nous y sommes allés, il y avait plus de 200 peintures murales, créations d’artistes renommés venus du monde entier.
Il est donc impossible de passer à côté sans en découvrir quelques-unes. Et la profane que je suis, reste bouche bée devant tant de trésors d’imagination. On est loin du tag sauvage : de l’art, de l’art à l’état pur.
L'artiste qui a peint la fresque ci-dessous est autrichien un peu (beaucoup) allumé. Si ça vous intéresse, allez donc jeter un œil sur son site: http://www.rabbiteyemovement.at
C’est dans ce quartier que l’on trouve le célèbre Panther Coffee, où tout bon petit Français amateur de café qui se respecte ira se délecter des saveurs les plus raffinées en choisissant l’arôme qui lui convient. Le café est torréfié sur place.
Et la façade arrière du Panther Coffee n’est pas en reste quant à son Mural.
Il est conseillé d'éviter ce quartier la nuit. Il a déjà l'air bien sinistre le jour, même si on ne s'y sent pas en insécurité, mais, sûr, je n'irais pas le soir!
Little Havana
Une enclave cubaine à Miami. On sait très vite que l’on entre à Little Havana :
Et que serait Little Havane sans ses joueurs de dominos que l’on trouve au Maximo Gomez Park
La fresque à l’arrière des joueurs représente tous les chefs d’état sud-américain… sauf Castro (of course !).
Le bruit qui prédomine, c'est le claquement des dominos que les joueurs abattent avec vigueur sur la table. On sent qu'il y a de la pression. J’ignorais que l’on pouvait être aussi concentré en jouant aux dominos.
Direction Homestead, aux portes des Everglades, où nous passerons la nuit. Après avoir déposé les bagages au Floridian Hotel (voir paragraphe dédié en fin de chapitre), nous filons sur les Everglades.
Les Everglades
Qui n’a pas entendu parler des Everglades, un parc National unique au monde? Un gigantesque marais subtropical qui étale sa mangrove sur plus de 6000km².
"Sur la pointe sud de l’Etat de la Floride, le parc national des Everglades est tout simplement unique au monde. Ici, un gigantesque marais subtropical étale sa mangrove sur plus de 6000km2, refuge privilégié d'espèces animales parfois rares et protégées ; pélicans, chouettes des marais, flamants roses, hérons, aigrettes, échassiers, ratons laveurs (attention, ils peuvent être agressifs et porteurs de la rage), tortues, loutres, lamantins, serpents (26 espèces, dont 4 venimeuses) et araignées en tous genres. C'est aussi l'habitat privilégié des crocodiles et alligators qui règnent ici en seigneurs.
Marais à perte de vue délimité au loin par les séquoias, pins, cyprès chauves et autres chênes des marais, ce parc national fut consacré en 1947. Il est aujourd'hui inscrit au patrimoine mondial de l'Humanité de l'UNESCO. "(sic)
Aujourd’hui, nous en découvrons une infime partie.
Le Visitor Center Ernest F. Coe
Il est toujours très instructif de s’arrêter dans un Visitor Center: ici, la flore et la faune y sont parfaitement évoquées.
Pa-hay-okee Trail
Il s’agit d’un trail très court, heureusement, parce que la vue ne nous transporte pas plus que ça : ni la végétation, ni les espèces animales rencontrées ne sont à la hauteur de notre attente.
Anhinga trail (boucle de 102 km)
Ah, voilà qui est mieux cette petite balade nous a enchantés : des paysages magnifiques
des alligators en pagaille,
Des oiseaux curieux – certains pas très beaux, genre dindon croisé vautour. Vous voyez le genre, quoi !
D’autres beaucoup plus sympas : aigrettes blanches, hérons bleus, rapaces en tous genres…. et bien d’autres encore que seul un ornithologue aurait pu nommer.
D’ailleurs, celui-là, avec son cou immense, n’est-il pas amusant ?
Nous ne nous attardons pas pour voir le coucher de soleil, et là, nous avons sûrement eu tort.
Le soir, repas dans un resto mexicain à quelques encablures de l’hôtel : pas trop mal.
Le Floridian Hotel à Homestead
Nous avons trouvé le rapport qualité/prix très honorable. Un petit plus pour sa piscine: contrairement à la plupart des hôtels de cette gamme qui ont une piscine en bord de route, celle-ci est au centre de l’hôtel. Il y a aussi des petits kiosques où l’on peut s’installer pour pique-niquer. C’est une excellente étape pour visiter les Everglades avant d’aller vers les Keys.
J05 - 1er avril - Les Keys
L’anniversaire de JP. Le comble du snobisme.
Question : « Tu fais quoi cette année pour ton anniversaire ? »
Réponse : « Oh, pas grand-chose : 2/3 jours à Key West ». 😛
Mais franchement, quoi rêver de mieux pour un anniversaire ? Parce que ces quelques jours ça va être du rêve éveillé.
La route à elle seule est un enchantement : bordée de bougainvillées de toutes les couleurs jusqu’à Islamorada.
Je vole quelques vues au passage, comme à mon habitude.
Et cette eau tout autour….. wouahh : Toutes les nuances de bleu, vert, turquoise, mauve, doré. Incroyable !
A Key Largo, nous nous arrêtons chez Mr’s Kitchen dont on m’avait vanté la Key Lime Pie. Le dessert de ce soir est assuré, et il sera apprécié.
Plus loin, au bout d’une jetée, nous sommes attirés par un bruit d’enfer. Des pélicans trop feignants pour pêcher eux-mêmes se battent comme des chiffonniers à grand renfort de coups de bec pour attraper les têtes de poissons que leur jettent les pêcheurs du coin après avoir préparé le fruit de leur propre pêche.
D’autres, plus dignes (ou repus ?) se tiennent à l’écart.
Certains le prennent même de haut.
C’est ici que nous voyons notre premier (et dernier) reqin.
C’est ici que nous voyons notre premier (et dernier) requin.
Bahia Honda State Park
C’est paraît-il l’une des plus belles plages des USA. Ah bon ? Pour la couleur de l’eau peut-être ?
Seven Mile Bridge
L'ancien pont avait été construit au début du XXe siècle pour acheminer les visiteurs en train. Il ne résista bien longtemps, détruit par un cyclone en 1935.
Une nouvelle route est achevée en 1938: l'Overseas Highway (env 180 km), qui comporte pas moins de 43 ponts.
Le Seven Mile Bridge est le pont le plus long de cette route (11 km).
L'ancien pont est en train de s'effondrer. Seuls quelques joggers l'empruntent. Il était question de le fermer même aux piétons lors de notre séjour. Peut-être est-ce le cas maintenant?
Cette route est tellement magique que nous arrivons à Key West sans réaliser la distance parcourue.
Hébergement à Key West
J’ai loué un appartement à 2 pas de la rue Duval : Bimini Suites. Une petite merveille de maison « Conch », avec un jardinet à l’arrière et une piscine. Nous disposons de 2 chambres joliment décorées, chacune avec salle de bain, d’une cuisine et d’un salon/salle à manger.
Un seul bémol : le parking. Contrairement à ce qui était indiqué, il est quasiment impossible de s’y garer et nous devrons laisser la voiture dans un parking privé, à un bon ¼ d’heure de marche au pas de gymnastique. Mais vu que la situation de la maison est très centrale, cela ne sera finalement pas très gênant.
Salut,
En me ''promenant'' par hasard je suis tombé sur ce compte rendu. Ayant particulièrement apprécié celui du Québec 😉, j'me suis dit ''Cool, j'vais pouvoir voyager dans un fauteuil avec le plaisir de te lire 😛.''
Bon je tiens tout de suite à préciser à ceux qui soutiennent que les marins Suisses sont ''inconnus'' que dans le milieu de la voile océanique, un certain Dominique Wavre a la bagatelle de 10 tours du monde au compteur, et à 60 ans pas certain que tout le monde puisse en faire autant 🤪 (si des fois y'en a qui veulent en savoir plus : http://www.dominiquewavre.com/fr/). Et autant vous dire qu'il est tout sauf inconnu dans le milieu 😄
C'est certain qu'après un automne ben frette au Québec, t'étais due pour un ptit peu de soleil des tropiques 😄
Allez je vais suivre tranquillement le déroulé de ce compte rendu. Bonne lecture à ceux qui le suivront comme moi 😇
"Homme libre, toujours tu chériras la mer" (Baudelaire)
Et bonjour Jean-Yves!
Je ne m'attendais pas à te voir sur cette page. Merci de me suivre !
Je n'ai pas encore été voir la page de "ton" navigateur, mais ça m'intéresse et je le mets sous le coude pour ce soir.
Bonne journée,
Michèle
Salut Jean !
Normal, mais je regrette un peu le manque de temps pour donner ici une version plus illustrée.
Sais-tu que tu m'avais bien "inspirée" lorsque je préparais ce voyage?
Nous avions eu quelques échanges je crois bien.😉
Bien cordialement,
Michèle
Salut,
J'avoue être tombé ''par hasard'' sur ce compte rendu! En me promenant sur la page d'accueil de VF j'ai vu que tu avais posté un message alors à tout hasard j'suis allé voir 😊
Bon je ne connais pas du tout ni St Martin ni Miami mais comme d'hab, un plaisir de te suivre, avec cette petite dose d'humour bien soupoudrée au milieu de ton récit!! Bref je prends place à bord de ce nouveau compte rendu 😛
Pour ce qui est de Dominique Wavre, un sacré gaillard, qui plus est fort sympathique (bon j'ai pas eu la plaisir de lui parler mais je l'ai suivi lors du dernier Vendée Globe via Internet)
"Homme libre, toujours tu chériras la mer" (Baudelaire)
Bonjour aux lecteurs qui chercheraient des infos (bonjour à tout le monde aussi😉)Pour Bahia Honda State Park
Me voilà rassurée, c'est vraiment magnifique (j'ai eu l'info grâce à un retour sur Road Trippin)... sauf que nous avons été assez nuls (j'ai été assez nulle, allez, tu assumes ma pauvre Michèle 🤪) pour ne pas aller jusqu'au bout et voilà donc un couac dans ma préparation.
Fort heureusement, c'est la seule chose qui nous a vraiment déçus sur la totalité du voyage.
Je n’ai plus la chronologie exacte de nos visites, mais ce qui est sûr, Key West, c’est mon coup de cœur en Floride.
Est-ce de retrouver cette ambiance antillaise que j’aime tant ? Peut-être bien.
Mais ne soyons pas bisounours pour autant : la Key West de l’époque d’Hemingway a bien changé, et ce petit coin de paradis n’échappe pas au mercantilisme des temps modernes. Il faut donc en faire abstraction, se laisser aller à la rêverie pour l’apprécier pleinement.
Nous sommes bien aux USA. Encore que…. quand on sait que les habitants des Keys, qui se font appeler les « Conch » se sont autoproclamés en Conch Repubic le 22 avril 1982, on se demande. En fait, c’était un acte de rébellion suite au barrage qu’avait installé l’US Border Patrol sur l’US1 pour lutter contre les émigrants clandestins et le trafic de drogue.
Du folklore ? De la fantaisie ? Peut-être bien. N’empêche qu’à présent, les Keys ont leur drapeau qui flotte un peu partout et qu’elles fêtent leur « Conch Repubic Independence Day » tous les ans en avril.
Qui a eu la chance d’y assister ? J’aimerais bien avoir un retour sur le sujet.
J’avais trouvé sur le web un guide qui s’est avéré très utile : Le Pelican Tour. Nous pouvons aller nous promener.
L’appartement étant idéalement placé, à deux pas de Duval Street, la rue principale de Key West, nous allons tout faire à pied. Quel que soit le moment de la journée, cette rue commerçante est un spectacle permanent.
Nous irons de rue en rue, de maison en maison, la plupart au passé historique, mais en faire la liste ici serait beaucoup trop long. Nombre d’entre elles ont été transformées en musée et peuvent donc se visiter.
Audubon House et ses jardins (à ne pas manquer)
The Oldest House of Key West (le seul intérêt de la visite : quelques vieux plans et quelques maquettes).
Avez-vous remarqué comme aux USA, ce « The Oldest » revient souvent ?
Little White House (qui m’a déçue)
Freeman Curry House
The Woman’s Club
Le Hard Rock Cafe
On est loin des Hard Rock que nous sommes habitués à voir ailleurs.
Les maisons anonymes que nous découvrons au fil de nos balades sont tout aussi belles.
Les maisons sont entourées d’une végétation luxuriante et les arbres sont recouverts d’orchidées de toutes les couleurs.
Des bars mythiques
Le Capt. Tony’s Saloon,
Le Sloppy Joe’s Bar (plus pour l’ambiance, la bonne musique et boire un verre en soirée que pour la table,
Le Green Parrot Bar,
Dès que l’on quitte la rue principale, on rencontre des coqs un peu partout.
Des choses étranges.
Mallory Square
Assister à un coucher de soleil à Mallory Square est un moment empreint d’une grande solennité. L’agitation du square, avec ses amuseurs publics, jongleurs, cracheurs de feu…, se calme soudain et fait place au recueillement (non, là j’abuse quand même😛, mais honnêtement, on sent bien que ça se calme alentour).
Après un cocktail au Sloppy Joe’s où la musique donne à fond, nous allons dîner…. N’importe où (je ne me rappelle pas, et ce n’est pas important, les images de la journée occupaient beaucoup trop notre cerveau pour que ce dernier se focalise sur autre chose).
Finalement, j'arrive à insérer un peu plus de photos que prévu: un récit tout nu, ça parle moins.
J07 – 3 avril – Key West
Inutile de dire que nous avons bien dormi après avoir tant marché hier…. Et c’est pas fini !
Au programme ce matin : Southermost Point et Hemingway House.
On prend le chemin des écoliers pour découvrir d’autres quartiers.
Une très longue marche nous fait traverser des coins sympas et, là encore, le miracle du cerveau humain ! Il trie les infos qu’il reçoit : «je zappe la fatigue et je ne retiens que les belles images».
Le hasard nous amène dans un quartier moins chic, à côté du Bahama Market.
Nous y découvrons un petit estaminet qui ne paie pas de mine, le Blue Heaven, où nous resterons un bon moment à écouter la musique.
Southermost Point
Faut-il encore en parler ? Le point le plus au Sud des USA, à environ 150 km de Cuba etc etc.
Et là, devant cette file qui attend pour faire la photo, je ne sais pas ce qui me prend : ça me «gave». 🙁 De voir tous ces gens poser avec des simagrées pas possible😏, certains y restant des «plombes»😠, bref, je trouve ça nullissime et pas question de tomber dans le cliché (je pense que je dois être un peu snob parfois😊).
Tout le monde est un peu, à moitié d’accord.
Oui mais quand même, c’est Southermost Point, quoi !
Allez, va pour la photo, mais de côté, sans faire la queue.😕
En chemin vers Hemingway House, nous passons devant le phare et son musée (Lighthouse & Keeper’s Quarters).
Mais aucun de nous n’a le courage d’y monter pour admirer Key West d’en haut. Avec le recul, je le regrette, mais les jambes avaient pris le dessus. Et pas de preneur pour le musée.
Hemingway House
Pour moi, c’était INCONTOURNABLE. Une chance, pour les autres aussi. Ouf !
C’est quelque chose cette visite. En fait, il faut y aller.
Bien sûr, c’est un peu comme dans toutes les anciennes demeures transformées en musée: des beaux meubles, des objets anciens, des photos… Mais au-delà de la beauté de la maison (en pierre, ce qui est rare dans le coin) et de ses annexes, de son jardin luxuriant, mettre ses pas dans les pas de ce grand Monsieur, ne laisse pas indifférent.
Pour moi, le plus plus plus, c’est son bureau, installé à l’étage d’une annexe à côté de la maison – on pourrait presque y sentir encore sa présence.
Quant à la piscine en dur (le comble du luxe pour l’époque), avec ses statues d’éléphant aux quatre coins, elle coûta tellement cher à Hemingway, qu’il y fit incruster symboliquement «son dernier penny».
N’allez pas vous coucher pour le plaindre quand même, du moins pour ses finances à l’époque😉.
Bon d’accord, il y a aussi les fameux chats – je suis étonnée qu’il y en ait tant et surtout qu’ils soient si nombreux à avoir conservé cette anomalie génétique de l’orteil en trop (une 6e griffe). Incroyable.
Partout dans le jardin, il y a des maisonnettes où ils peuvent se restaurer (à ce stade, on peut dire se restaurer pour un chat, car ce sont des chats de luxe qui règnent en maîtres dans le jardin).
Ils ont même leur cimetière.
Nous avons fini notre visite de Key West ici.
Harassés, nous sommes avons rejoint tranquillement l’appartement pour buller à la piscine.
Aucun souvenir de ce que nous avons fait pour dîner. Le soir, re-piscine.
C’est avec regret que je vais quitter Key West demain, avec le sentiment d’avoir loupé tout un tas de choses. Il y a beaucoup à faire et à voir ici. Quand je pense que des tour-operators proposent un aller-retour depuis Miami, ça me laisse pantoise😮.
Hello Jean-Yves,
Je viens de regarder les prouesses de ce petit Suisse. Il a une sacrée pêche! Et puis, il est tombé dedans très jeune.
Du lac Léman au Vendée Globe: pourquoi pas? Je me souviens avoir lu un livre où j'ai découvert qu'il pouvait y avoir des tempêtes terribles sur le lac.
Notre ami aussi a toujours aimé le bateau (mais pas dans la même catégorie....😉). Il a enfin pu réaliser son rêve.
Bien cordialement,
Michèle
Bonjour Mimi ,
voilà le premier "reportage" qui justifie vraiment mon choix d'aller passer 3 jours à Key West cette année ! Les commentaires, d'ordinaire, sont soit décourageants, soit blasés ... mais viennent de personnes qui y ont passé, au mieux, quelques heures ...
Tout, mais tout me conforte dans l'idée de descendre jusque là : les visites que tu as faites et les photos !
Pour la petite histoire, nous devions y aller l'an passé, retour d'Atlanta mais je m'étais salement étalée ( et blessée ) dans l'aéroport de Miami et la descente vers K W s'est arrêtée à Florida C. : bien contente déjà d'avoir pu faire l'Anhiga trail et le tour en bateau à Key Largo ...
Nous recommençons donc cette année et je vais imprimer l'ensemble des visites que vous avez faites .
J'attends la suite avec impatience : je pense que nous avons suivi le même itinéraire , en plusieurs morceaux, et j'aimerais lire tes impressions !
Bonjour Brigitte,
Se planter à l'aéroport? Moi, j'avais attendu d'être à Miami Beach😉. On se fait peur, hein, dans ce cas?
Pour Key West, je vais t'envoyer un peu plus d'info tout à l'heure (là, je pars).
A + donc,
Michèle
Rebonjour,
Voici ce que j'avais préparé. Tu as de quoi t'occuper!😉
Attractions à Key West
- Fort Zachary Taylor Historic State Park
Ce fort a joué un rôle important dans la Guerre de Sécession et la Guerre contre l'Espagne (qui possédait la Floride). La plage est très jolie et on peut y faire de la plongée.
Adresse : Southard St on Truman Annex, Key West, Îles Keys, Floride
Téléphone : 305-292-6713 - http://www.floridastateparks.org/forttaylor/
- Ernest Hemingway Home & Museum
Le prix nobel de littérature vécut et travailla pendant 10 ans dans cette maison aujourd'hui transformée en musée dédié à l'écrivain et à son oeuvre.
Adresse : 907 Whitehead St, Key West, Îles Keys, Floride
Téléphone : 305 294 1575 - http://www.hemingwayhome.com/
- Audubon House & Tropical Gardens
Tout sur les oiseaux tropicaux, dont de belles collections de gravures.
205 Whitehead St, Key West, Îles Keys, Floride - Téléphone : 305 294 2116
http://www.audubonhouse.com
- Le cimetière West City est à visiter, avec ses tombes surélevées aux influences hispaniques, africaines et américaines. Certaines tombes portent des mentions originales, comme par exemple "Je te l'avais bien dit que j'étais malade !"
Adresse : 701 Passover Lane, Margaret and Angela Streets, Key West
Téléphone : 305 292 6718
- Key West Aquarium
Avec tortues, requins, et toute la faune sous-marine locale !
Adresse : 1 Whitehead St, Key West, Îles Keys, Floride
Téléphone : 800 868 7482
http://www.keywestaquarium.com/
- Sur Duval Street
- Le Custom House Museum : www.kwahs.com 281 Front Street, Key West 33040 - Tél.: 305-295-6616
- Fameux magasin de poulets : www.thechickenstore.com 1229 Duval Street, Key West 33040 - Tél.: 305-294-0070
- Musée San Carlos Institute - Casa Cuba : 516 Duval Street, Key West 33040 - Tél.: 305 294 3887
- Duval Street Wreckers' Museum - 322 Duval Street, Key West 33040 Tél.: 305 294 9502
- La plus vieille maison de Key West (fait aussi musée) 322 Duval Street , Key West 33040 Tél.: 305-294-1589
http://www.oirf.org/museums/oldesthouse.htm
- Original Ghosts Tour
Comme à Savannah ou à la Nouvelle-Orléans, les fantômes (et ceux des pirates en premier lieu) sont des habitants à part entière de Key West. Mais il faut un bon guide pour aller à leur rencontre !
423 fleming street - angle de duval & fleming - www.hauntedtours.com
- Wildlife Rescue of the Florida Keys (Atlantic Boulevard et White Streets) : on peut y voir gratuitement les animaux sauvages de toutes sortes qui y sont soignés.
- Bateaux vision sous-marine : 251 Margaret Street, Key West 33040 Tél.: 305-293-0099
www.discoveryunderseatours.com/
- Musée d'histoire de la Marine : Très amusant, et on a une belle vue sur Key West depuis sa "tour d'observation". Key West Shipwreck HISTOREUM Museum - 1 Whitehead Street - Key West, Florida 33040 - Telephone: (305) 292-8990 www.shipwreckhistoreum.com
- Fort East Martello Museum & Gallery : un fortin qui fait musée d'histoire - 3501 South Roosevelt Boulevard, Key West 33040 - Tél.: 305 296 3913 - http://www.kwahs.com/martello.htm
- Heritage House Museum - Un musée pour comprendre la vie sur l'île, son histoire, le folklore "pirate"...
410 Caroline Street, Key West 33040 - Tél.: 305 296 3573 - www.heritagehousemuseum.org
Bonjour !
Sur le "se faire peur ... " , non, je me suis "ramassée" au plus vite avec les 2 valises ( crainte du ridicule ... ) et j'ai couru ...
Ce n'est qu'une heure après que je me suis rendu compte du problème : douleur et gonflement épouvantable, épanchement au dessus du pied !
Donc rebelote en Octobre ( sans la chute, j'espère ) : encore bravo pour les photos bien attirantes, malgré le 'couac' du Reflex et un grand, grand merci pour le listing que je vais imprimer .
Nous avions visité Miami et M... Beach à l'aller : villa Vizcaya , ...
Bonsoir Michèle,
Félicitations pour ce beau carnet, très agréable à lire.
Je prends bonne note de ta liste d'activités, visites pour Key west. Plus besoin de guides🙁.
A bientôt pour la suite
Delphine
Merci pour ton compliment Delphine,
Heureusement que j'avais cette liste sur l'autre ordi, parce que pour le reste, ça va être coton!
Allez, j'y retourne (pas à Key West...😉), je vais finir de rédiger la partie Floride, mais j'ai encore toute la liste des photos de la Louisiane à trier😕.
Cordialement,
Michèle
Le « number one » de Naples quand on lit des avis ici ou là, c’est sa jetée. Mais le tour de la ville vaut aussi le coup: très chic, mais sans ostentation, un luxe discret par rapport à la côte Est. D’ailleurs, vous avez pu le constater, nous avons zappé les maisons de stars à Miami.
- La gare de Naples
Elle était à peu près sur notre route : ne pas faire le détour car il n’y a pas grand-chose. Juste 2 vieux wagons d’époque sur l’esplanade, et que l’on ne peut voir qu’à travers la vitre.
- Naples Pier
Nous restons un grand moment à regarder un dauphin joueur et des jolis petits poissons qui s’agitent dans l’eau; ça frétille tellement qu’on a l’impression qu’ils s’entraînent pour la friture qui les attend. Vu le nombre de pêcheurs sur la jetée, ils vont passer un mauvais quart d’heure.
- 5th Avenue
- Scenic Drive (Mooring Line Drive)
Des maisons splendides et de somptueux jardins.
- The Village of Venetian Bay
Nous avons dû louper quelque chose, parce qu’à part une grande maison dont les abords rappellent vaguement Venise, nous ne verrons pas grand-chose.
- Waterside Shops et ses fontaines😇
Ou comment se ridiculiser par un choix bizarre. En fait, je voulais voir les fontaines de ce centre commercial, et la troupe s’est bien moquée de moi. Je crois qu’il faudrait les voir de nuit. Un détour bien inutile.
Pique-nique à la plage
Fort Myers
C’est la plus ancienne ville du Comté de Lee. Elle a une riche histoire qui se confond avec celle du sud-est des Etats Unis; elle doit d’ailleurs son nom à un colonel de la guerre de Sécession.
Boulevard MacGregor
Si Fort Myers est surnommée "The City of Palms", c'est à cause de ce boulevard. Ce ne sont pas moins de 8000 palmiers qui la bordent d’un bout à l’autre.
Edison and Ford Winter Estates
Qui étaient ces Messieurs Edison and Ford ?
Edison : un inventeur
Ford ? Faut-il le présenter ?
Bref, les deux compères étaient amis et Ford s’est fait bâtir une maison à côté de celle d’Edison.
Il en résulte aujourd’hui une immense propriété qui ne se visite pas au pas de charge.
Et comme nous savons que nous allons voir des maisons coloniales en Louisiane, nous avons choisi d’en faire l’impasse, nous contentant du jardin botanique, qui abrite un arbre des plus curieux.
Le jardin botanique a été dessiné par Thomas Edison, très féru de botanique et toujours à la recherche de nouvelles utilisations industrielles pour les plantes les plus diverses. … son jardin était avant tout destiné à la recherche. Les espèces cultivées s'y succédaient selon les besoins du laboratoire.
Un jardin exotique, encore aujourd'hui dominé par les grands ficus plantés par Edison, Ford mais aussi Harvey Firestone, tous trois à la recherche d'une source domestique de latex.
Outre ces Ficus, on admirera (dès l'entrée dans la propriété) un gigantesque Banyan Tree, sans doute planté aux alentours de 1925, et qui demeure l'un des plus grands des Etats-Unis continentaux.
Un seul et même arbre. Dingue non ?
Le jardin regorge d'autres espèces, telles que les "préhistoriques" Cycads, diverses variétés de bambous, toutes sortes de palmiers, ainsi que de fruits tropicaux, mangue, citrus, tamarin, papaye, ou encore lychees.
Le Laboratoire de Recherches Botaniques
En grande partie encore équipé des objets utilisés par les biologistes et chimistes qui travaillaient pour Edison, c'est l'un des éléments principaux de la propriété et une des raisons d'être de l'installation de l'inventeur au sud de la Floride. Durant la Première guerre mondiale et au cours des années qui suivirent, le prix du caoutchouc ne cessa d'augmenter. Pourtant, l'industrie automobile en développement, le besoin de caoutchouc pour les pneus ne faisait qu'augmenter. En association avec l'industriel du pneu Harvey Firestone, Edison et Ford créèrent donc en 1927 l'Edison Botanic Research Corporation qui se consacra à la recherche et au développement dans le domaine du caoutchouc. Plus de 2000 espèces furent plantées dans les jardins, parmi lesquelles le "goldenrod" (verge d'or) qui allait devenir la principale source de caoutchouc pour les pneus de la célèbre Ford T » (Ford Torino)?
Punta Gorda
Mon amie et moi sommes à la recherche d’une éventuelle Grocery. Le p’ti gars de l’entrée nous dit bien que ce n’est pas loin, tu parles ! Rien à moins de 2.8 miles ! On verra plus tard en voiture.
Pour l’heure, on en profite pour se balader un peu dans la vieille ville, où nous découvrons une jolie représentation du «native art».
Nous découvrirons qu’il s’agit d’une sculpture sur bois faisant partie d’une série de plusieurs «Whispering Giants». Il y en aurait une dans chaque état des USA.
La ville est agréable, les maisons rappellent un peu Key West.
Hébergement
Le choix de l’hôtel s’est avéré judicieux… J’avais un petit doute : à 63€ ? il doit y avoir une erreur. Quand je voyais les prix proposés, ça tournait toujours autour de 120 à 140 €. Que nenni, et en plus, le tidéj est compris.
Par contre les chambres donnent sur le parking et nous demandons une chambre avec vue sur la baie (20$ de plus par ch/nuit, ça le mérite).
La piscine est très agréable. Et que dire d’un petit apéro sur notre terrasse au soleil couchant.
Nous dînons dans nos chambres, tranquillou.
Nous passerons 2 nuits dans cet hôtel – demain, journée de repos.
Repos, ça ne veut pas dire non plus sur la chaise longue toute la journée, n’est-ce pas ?😉
A une dizaine de minutes de l’hôtel,
Fishermen’s Village
Une jetée comme il y en a tant d’autres, mais fort sympathique. Des boutiques et de jolies vues. De quoi passer un agréable moment.
J11 – De Punta Gorda à Orlando
Nous avions deux options :
- - Rejoindre Orlando directement (plus court)
- - Passer par la côte
Nous avons choisi la seconde même si ça fait un peu visite en coup de vent.
Siesta Key Beach
Elle est reconnue comme faisant partie des plus belles plages de sable blanc du monde.
Difficile d’en apprécier la beauté à sa juste valeur : elle est bondée.
Il aurait fallu marcher beaucoup plus loin pour l’apprécier pleinement. Je pense qu’en y allant tôt le matin, on doit pouvoir en profiter.
L’eau est bonne, mais sans plus – nous sommes sûrement décalés par notre séjour à St-Martin.
Nous pique niquons sous les abris aménagés à cet effet.
Saratosa
Comme nous sommes partis tard ce matin, nous allons être obligés de sauter le John & Marble Ringling Museum of Art à Saratosa dont nous ne verrons que la façade, qui donne envie.
Je suis sûre qu’en fouillant sur les forums, on va pouvoir trouver quelques veinards qui y seront allés.
St Petersburg
Je tenais absolument à faire le détour par St-Petersburg en empruntant le Sunshine Skyway Bridge à péage) : un pont de 8.8 km et 73.5 m de haut la route passe à 59 m au-dessus du niveau de la mer. C’est impressionnant. La photo est floue, mais ça donne une idée.
Nous nous arrêterons de l’autre côté pour contempler encore son élégante architecture.
Si vous n’allez pas à St-Petersburg, vous pouvez toujours le voir d’en bas en allant vers Tampa, il y a un parking pour se garer.
Salvador Dali Museum
Comme nous connaissons le Musée de Dali à Figueres en Espagne (ville natale de l’artiste), nous observons juste l’architecture externe.
Tampa : Ybor City
La vue sur Tampa à partir du pont qui relie les deux villes est superbe.
Nous ne nous attardons pas dans le Tampa moderne et filons sur Ybor City, un petit quartier industriel réhabilité, où l’on fabrique encore des cigares.On peut même y visiter une usine.
Ici, c’est la brique rouge qui domine.
Dans les boutiques, l’influence cubaine se fait encore sentir.
Sans parler des cendriers disséminés sur les trottoirs.
J'ai adoré ce quartier.
Kissimmee (à côté d’Orlando)
Etape choisie pour 2 nuits, au Best Western Premier Saratoga Resort Villas.
Une mention particulière pour cet hôtel.
Nous disposons d’une petite villa avec 2 chambres à l’étage.
Une sdb en bas, une autre en haut. Une véritable cuisine, un espace de vie commune. Le tout est très bien aménagé, très propre.
La piscine est extra (photo volée sur Internet), l’environnement très arboré.
Le petit déjeuner (cher) est délicieux.
Fin de la côte Ouest - Nous avons fait le choix d’un passage rapide sur cette côte, qui mériterait bien un voyage à elle seule tant il y a de belles choses à voir. Elle regorge d’endroits tous plus intéressants que les autres.
J12 – 8 avril – Repos à Orlando
Je suis sûre que tout le monde est en train de se dire : «Repos à Orlando ? Elle doit se tromper».
Mais non, je ne me trompe pas. Aucun d’entre nous n’était tenté par un parc, et c’est bien pourquoi on n’y reste pas plus.
La journée d’aujourd’hui a un programme ouvert, et chacun y casera ce qu’il veut.
Pourquoi pas un parc, en dernière minute on peut changer d'avis 😉 (même pas un seul) ? Les Outlets ( ?) ou la bulle complète ( ?).
Ce qui est sûr, c’est que pour JP, ce sera bulle…. 😎
Et tout le monde adopte le programme, qui va être dur à tenir sans perdre la tête🤪. Car nous irons voir une curiosité locale qui nous interpelle un peu : une maison sur le toit.
WonderWorks, 9607 Intl. Drive
Les images parlent d’elles-mêmes
Et à l’intérieur, l’impression est troublante.
Cette maison peut se visiter, mais on n’en a pas eu envie. Et c’est pas donné : 27$ HT (tarif 2016) pour les adultes, 21$ pour les enfants.
Le resto du soir reste dans nos mémoires… parce qu’on y a bien mangé. CQFD.
Le Black Angus, 7516 W Irlo Bronson Memorial Hwy, Kissimmee
J13 – 9 avril – Kennedy Space Center – Nuit Titusville
Nous n’aurions manqué ce site sous aucun prétexte.
J’ai lu que d’aucuns le trouvaient vieillissant. C’est vrai, certes, mais quand tu ne l’as jamais vu, et bien tu le trouves d’enfer ! La preuve : nous y passerons une bonne partie de la journée.
Vu l’heure à laquelle on décolle le matin, ça raccourcit nos journées.😉
Ce qui est sûr, c’est que si on n’est pas intéressé un minimum par la conquête spatiale, il ne faut pas y aller: ce n’est pas un parc d’attraction. D’autant que l’entrée est chère (50$ pour les adultes, 40$ pour les enfants – Tarifs HT 2016). Lors de notre visite, le parking était à 10$.
On peut aussi déjeuner avec un astronaute ou accéder à des zones limitées. Tout ceci a un coût non négligeable.
Mais avec le ticket de base, on se fait plus que plaisir.
Il me sera difficile de vous faire une visite guidée précise, mais les quelques photos qui suivent vous donneront peut-être l’envie d’y aller ?
Sur la route en arrivant, on est surpris de voir à quel point la végétation a souffert. Ce ne sont qu’arbres desséchés (calcinés ?).
Kennedy Space Center
Dès l’entrée, on se trouve devant un parterre de fusées, le Rocket Garden (comme cela est joliment dit). Quelques explications auraient été les bienvenues, mais c’est une sacrée mise en bouche.
La première chose avant de partir visiter, c’est de se renseigner sur les horaires de diffusion des films IMAX
Ensuite on découvre cette salle que nous avons tous vue à la télé où les gens se rongent les ongles puis se sautent au cou lors des lancements. A quoi peuvent bien servir tous ces boutons?
Le tour en bus permet d’aller jusqu’aux rampes de lancement, en passant devant le hangar d’assemblage de la NASA: l’un des plus grands au monde.
On voit des engins à chenilles monstrueux (les «crawlers») chargés d’acheminer les fusées jusqu’au pas de tir. Elles sont transportées à la verticale (ça doit être impressionnant).
Premier arrêt du bus : le Centre Appolo/Saturn V
C’est un immense hangar où est exposée la fusée Saturne V (la vraie, pas une reconstitution).
La première chose que l’on voit en entrant, ce sont les moteurs du premier étage de la fusée; pour une fois, nous sommes sur la photo, ce qui permet de visualiser la taille de la bête (et en plus, quand tu poses, les gens font plus attention à ne pas passer devant).
En avançant dans le hangar, on peut voir tous les étages de la fusée, bien séparés.
Et je découvre l’imbroglio qu’il y a dans le moteur... 😮et c'est comme ça à tous les étages. Certes, je n’ai aucun sens technique. Mais quand même! Je me demande s’il bien raisonnable d’envoyer des gens dans l’espace dans ces conditions. Un tout petit fil de rien du tout lâche, vas savoir lequel?🤪
Tout autour de la fusée, des ateliers et/ou expositions de matériels divers des plus intéressants.
La capsule Apollo, devant laquelle on se dit « Oh my God » : fallait pas être claustro.
La jeep qui a servi lors de la première exploration lunaire.
Les combinaisons des astronautes.
Une aire de pique-nique est aménagée à l’extérieur.
Et là, assis sur les gradins, avec tout au loin la rampe de lancement, on râle : à 3-4 jours près, on aurait pu en voir un ça doit être génial. D’autant que ce site n’est presque plus utilisé, il a été détrôné par Houston.
Nous reprenons le bus pour le hangar consacré à Atlantis.
On peut aussi se prendre pour Neil Armstrong dans un poste de pilotage, sauf qu'à son époque cela était moins sophistiqué.
Et comme la recherche n’arrête pas dans ce domaine, il y a aussi des prototypes dont on se demande s’ils ont vu ou s’ils verront le jour pour l’exploration au sol des planètes.
Nous finissons la visite dans la salle IMAX pour voir un film sur le big-bang dont je n’ai plus aucun souvenir, et ça, ça me désole.
Nous sommes bien contents de ne pas avoir trop de km à faire pour rentrer à l’hôtel.
Le Best Western de Titusville n’a que ce mérite. De la toute première génération sûrement, il est vraiment plus que limite : un motel de base, avec un TiDéj basique. Les chambres sont plutôt propres, mais vieillissent mal. Quant à l’environnement extérieur il est particulièrement crasseux.
J14 – 10 avril – La Côte Est (Merritt Island et Daytona) – Nuit à Jacksonville
Il y a, à quelques km de Titusville, un petit bijou de parc national, un paradis pour les oiseaux.
Merritt Island National Wildlife Refuge
Au Visitor Center (où l'on trouve une exposition sur la faune locale), le ranger m’indique les principaux points de vue.
La Black Point Wildlife Drive
C’est une voie en terre, à sens unique, où l’on s’arrête au hasard des jolies vues…
… et des oiseaux rencontrés.
On a même vu des aigles chauves (Bald Eagle, mais mes photos ne rendent rien).
On a vu autant d'alligators que de voitures ce matin, c'est-à-dire très peu: 2 à 3 de chaque espèce.
Manate Observation Point, où nous avons la chance de voir des lamantins.
Pour ceux qui sont très plage, on trouve dans le parc une plage immaculée, très tranquille: Playalina Beach.
Peu avant d’arriver à Daytona, nous nous arrêtons à New Smyrna Beach pour pique-niquer.
Une aire est prévue, sous un abri en dur, avec des tables et des bancs : très pratique.
Nous nous promenons un peu sur la plage, amusés de voir cette circulation très organisée, avec même des panneaux de signalisation. On peut d’ailleurs rejoindre Daytona directement.
La voiture prévaut sur le petit baigneur.
Ce qui est bizarre pour nous quand même, c’est qu’il faut traverser ce qu’il faut bien appeler une «rue» pour aller se baigner. Moi, j’aurais peur avec de jeunes enfants, même si les automobilistes sont ici très prudents et roulent vraiment au ralenti.
On sent bien qu’on est sur l’Océan : ça remue beaucoup et l’eau est plus fraîche.
Daytona
Promenade sur la jetée du Casino.
Nous reprenons la route vers Jacksonville où nous resterons 2 nuits.
Encore un hôtel qui a un très bon rapport qualité/prix : le Candlewood Suites (4990 Belford Road). Les chambres sont spacieuses et très propres, avec un coin cuisine. Sans TiDéj. La piscine couverte est moche.
Je l’ai choisi par rapport à sa situation géographique, tant pour aller à St-Augustine demain, que pour repartir en direction de Tallahassee le surlendemain.Pour info : il y a un autre Candlewood à Jacksonville, mais qui est beaucoup moins bien noté.
J15 – 11 avril - St-Augustine – Nuit Jacksonville
Je vous préviens : il y a des photos qui sont plutôt moches😕, et la plupart sont encore floues🙁, mais en oubliant la qualité, on peut se recentrer sur ce que ça peut donner en vrai.
St- Augustine est le berceau historique de la Floride.
Fondée en 1565 par une poignée d’aventuriers espagnols, St Augustine ressemble aujourd’hui à une petite ville-musée. Avec ses ruelles pittoresques, ses maisons espagnoles aux balcons en surplomb, The Nation’s Oldest City, la plus ancienne ville des Etats-Unis (en fait, Pensacola, à l’extrémité nord-ouest la Floride, l’aurait précédée de 6 ans…) mérite bien une journée de visite. On y consacrera plus de temps si on veut voir les alentours (ce qui ne sera pas notre cas).
Comme dans tous les états du Sud des USA, elle a connu bien des troubles, changeant de maître au gré des guerres. Les Espagnols la cèderont aux Etats-Unis en 1821.
Un peu d’histoire
C’est probablement dans la région de St-Augustine qu’accoste Ponce de Leon en 1513 (on retrouve souvent son nom dans cette partie de la Floride). C’est son compatriote espagnol Pedro Menendez de Avilez, à la tête de 700 colons, qui prend possession des lieux le 28 août 1565 (le jour de la Saint-Augustin).
Après avoir anéanti la petite colonie de huguenots dans la baie voisine à Fort Caroline le 3 septembre 1565, Menendez fait de St-Augustine la base de la colonisation espagnole sur le continent nord-américain.
Mais l’expansion se heurte à la détermination des huguenots français qui reprennent Fort Caroline et les forts espagnols des environs, puis des Anglais qui, sous le commandement de Francis Drake (celui qui a affronté la terrible Armada espagnole), pillent et incendient la ville. Les Espagnols décident alors de construire le fort San Marcos à la fin du 17e siècle.
La ville sera plusieurs fois détruite au cours du siècle suivant.
Elle sera reprise par les Anglais lors du traité de Paris en 1763 (en échange de La Havane) jusqu’à un accord du même nom la rende à l’Espagne en 1763.
C’est finalement en 1821 que les Espagnols cèderont le territoire aux Etats-Unis ». (sic)
Et là on pense à tous les changements de mains qu’a connus la Louisiane, mais ça, c’est une autre histoire.
Afin de nous simplifier la vie (parking difficile), et surtout de ménager nos jambes, nous aurons recours au petit train : on monte et on descend en fonction de ce que l’on veut voir. Je n’étais pas emballée au départ, mais finalement je trouve que c’est pas trop mal.
Un gros coup de cœur pour cette ville où l’on voit partout «le plus vieux» ou «la plus vieille».
Castillo de San Marco
Il s’agit de la plus ancienne fortification des USA. Grâce à sa structure en étoile, elle n’a jamais été prise par la force (murs de 6 m d’épaisseur). Cela tient aussi à la solidité de ses murs, bâtis en coquina*, une pierre composée de sable amalgamé avec des coquillages ayant la propriété de ne pas se fendre et d’absorber les chocs.
*La Coquina: on trouve pas mal ce genre de matériau dans de vieux bâtiments du sud de Miami. Il y en a un par exemple près de Florida City, mais je ne me souviens plus du nom. Qui saura le retrouver?
Mais comme nous avons vu de nombreux forts, nous préférons nous consacrer à la ville.
St Georges Street
Entièrement piétonnière, c’est la plus ancienne rue de la ville, le centre historique.
The Oldest Wooden Schoolhouse in America
Le Spanish Quarter
Reconstitution d’un village espagnol datant du 18e siècle. Entrée au n° 33 de la St Georges Street, que nous n’avons pas visité. Pas bien ça. Pourquoi ? Je sais plus🤪.
St Photios National Greek Orthodox Shrine
C’est l’unique chapelle nationale de l’Archevêché orthodoxe grec d’Amérique du Nord et du Sud. Elle se trouve dans la résidence Avero (41 St George Street).
L’entrée et très discrète, on a vite fait de la manquer.
Pena Peck House (143 St George Street) – Bof !
Plaza de la Constitucion
The Cathedral Basilica of St. Augustine
On est frappé par la couleur de son plafond.
Casa Monica Hotel
L’un des plus anciens hôtels des USA (1888), construit par Franklin Smith.
Flagler College
C’est une Université d’art fondée en 1968, initialement réservée aux femmes, et qui devint mixte en 1971. Elle a pour cadre un ancien hôtel de luxe, le Ponce de Leon, construit en 1884 (ce fut le premier immeuble du monde construit en béton), à la demande de l’industriel Henry Flagler. Aujourd’hui, le Flagler College est considéré comme l’un des plus beaux exemples d’architecture Renaissance Hispanique.
Malheureusement, aujourd’hui, il est entièrement recouvert d’échafaudages.😕 Et moi qui l’attendais depuis le début du voyage… je suis encore contrainte de voler une photo pour illustrer cette merveille😊.
Dans l’entrée en coupole, toutes (ou presque toutes?) les provinces espagnoles sont représentées sur le haut des murs.
Les étages ne se visitent pas.
Lightner Museum and City Hall
Situé dans l’ancien hôtel Alcatraz édifié lui aussi par Henry Flagler sur les plans de l’Alcazar de Séville, il a été racheté par Otto C. Lightner (un riche éditeur de Chicago) en 1929.
Le musée compte 3 étages d’antiquités et autres objets en tous genres.
Le City Hall occupe une partie du bâtiment.
Villa Zoraya (83 King St)
Construite elle aussi par Franklin W. Smith, elle reproduit au 1/10e une aile de l’Alhambra de Grenade.
La visite n'est pas fini.... la suite au prochain post😉.
Oldest Gonzalez-Alvarez House (14 St. Francis Street)
La plus ancienne habitation de style colonial Espagnol de Floride. Datant de 1702, elle fut construite sur les lieux d’une ancienne maison faite de bois, coquina et feuilles de palmiers dont l’origine remonte à 1600.
Le Port
On y voit d’authentiques galions.
Authentic Old Jail
Encore l’influence de Henry Flagler qui la fit construire en 1891. Ella a servi jusqu’en 1953.
Le sheriff est toujours là, en cas de pépin.
Il y a une petite exposition de l'époque du Far West.
Et ceux-là se sont faits rattrapés.
Pour le repas de midi, j’avais repéré un resto dont on disait beaucoup de bien : le A1A Ale Works.
Il s’est avéré à la hauteur de sa réputation. Un conseil : choisir une table sur le patio à l’étage,
d’où l’on a une jolie vue sur la ville et le port.
Il y a bien d’autres choses alentour :
- Ximenez-Fatio House (20 Aviles Str)
- The Oldest Store Museum (4 Artillery Lane)
- The Memorial Presbyterian Church (32 Sevilla St). Jolis vitraux, sanctuaire en acajou et marbre
- Fountain of Youth Archeological Park (11 Magnolia Ave)
- St. Augustine Alligator Farm Zoological Park (999 Anastasia Blvd, St Augustine)
- The St Augustine Lighthouse (81 Lighthouse Ave)
- De belles plages
… et ma liste n’est pas exhaustive.
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Pour nous, une très, très belle journée… 😎même si l’on sent bien que le temps change.😕
A partir de demain, nous entamerons la route qui nous mènera en Louisiane, empruntant parfois le chemin des écoliers pour agrémenter les kilomètres.
J16 – 12 avril – Rte vers Tallahassee
Une étape de transition.
Tallahassee, bien qu’étant la Capitale de la Floride, et là, j’ai honte, parce que j’aurais répondu «Miami»😊, Tallahassee donc, ne se rappellera pas de nous, vu le temps qu’on y a passé.
Comme nous ne voulons pas voir du bitume et encore du bitume, nous allons nous promener sur ces Canopy Roads qui font tout le charme de la région.
J’ai repéré la Miccosukee Canopy Road, mais quelle galère !
Le GPS nous aura bien fait tourner en bourrique, nous amenant à un endroit un peu glauque au bord d’un lac, on ne sait où.
On finit par trouver la bonne route qui nous amènera tout doucement à Tallahassee sous une voûte de verdure.
Tout baigne dans une lumière étrange : à la fois sombre et lumineuse.
Le genre de route où l’on n’aimerait pas tomber en panne la nuit.
C’est là que le temps commence à se dégrader.
Nous arrivons à pique-niquer entre deux gouttes : pour l’heure, nous avons encore un peu de chance.
Tallahassee
En ce dimanche d’avril, la ville est comme endormie. Elle semble d’un ennui mortel.
Tour de la Ville sous un ciel blanc sale qui hésite à virer au gris.
Florida State Capitol
Bon, c’est un Capitole, il y a des bureaux, circulez, on en verra un beaucoup plus beau ailleurs😛.
Quelques bâtiments qui se voudraient touristiques
The Columns, de style néo-grec, la plus ancienne maison de la ville (1830).
The Federal Courthouse
Je n’ai pas de photos (une fausse manip, et hop, envolées)🤪.
The Knott House : une maison en bois de style néo-classique, et qui a servi de poste de commandement lors de la guerre de Sécession.
Nous rejoignons l’hôtel par une autre Canopy Road, la Old Brainbridge Road.
Nuit au Baymont Inn & Suites qui ne m’a pas marquée.
J17 – 13 avril – Route vers Mobile
Je voulais encore prendre un chemin détourné pour traverser la partie haute nord-est de la Floride, surnommée «Panhandle of Florida» (la queue de la poêle à frire. C’était compter sans le temps.
En arrivant à Seaside, une charmante bourgade en bord de mer, une pluie torrentielle s’abat sur nous et nous ne pouvons même pas profiter de ces si jolies petites maisons aux tons pastels.🙁
Allez donc voir les photos sur la toile: c'est ravissant!
Nous déjeunons dans un resto en bord de plage, en haut d’une terrasse fort heureusement bâchée, avec vue sur une mer agitée qui arrive encore à garder ses belles couleurs: le Bud & Alley’s Waterfront Restaurant. On y a pas mal mangé.
Pensacola
Pensacola, est une ville atypique. Il n’y a pas grand-chose à voir, hormis le Seville Square et la Old Christ Church, juste à côté, mais ça fait une pause après 120 km.
C’est aussi la «maison» des Blues Angels, cet escadron d’élite de L’US Navy, que nous avions vu sur la Baie de San Francisco en octobre 2012.
Ses plages de sable blanc sont réputées pour être magnifiques.
Oui, mais…. plus on avance vers Pensacola, plus ça devient pire.🙁 Je force un peu JP (c’est lui qui conduit aujourd’hui) à faire le détour, mais il devient vraiment hasardeux de rouler🏴☠️, la visibilité est nulle.
On sent comme une tension affolée dans l’habitacle et on rebrousse chemin, juste avant les inondations : nous apprendrons plus tard à la TV qu’il y a eu jusqu’à 1 m d’eau dans les rues de Pensacola.😮
Nous sommes contents d’arriver sains et saufs à Mobile: on a failli s’arrêter plus d’une fois.😕
J’ai choisi Mobile comme étape de repos, et vu la météo, bien m’en a pris, car le temps n’est pas terrible – ben là, je suis modeste, parce que c’est la cata ! Le centre de Mobile sera noyé aussi😮(nous sommes à l’écart, ouf !).
Hébergement
Nous passerons 2 nuits à Mobile, à l’hôtel Wingate by Windham, où nous disposons d’un petit appartement à 2 chambres, avec kitchenette.
J18 – 14 avril – Mobile
Nous voilà donc installés dans l’Alabama, «La Belle», comme la surnomment ses habitants.
Une étape historique.
Cet état a été le théâtre des deux événements les plus importants de l’histoire des Etats-Unis : la guerre de Sécession et le mouvement des droits civiques entre 1945 et 1970.
Mobile
Un sacré patrimoine !
C’est ici que prêchait Martin Luther King et que vivait Rosa Parks arrêtée pour avoir refusé de se déplacer vers l’arrière de l’autobus (un musée lui est consacré).
On y trouve le siège du plus ancien Mardi Gras des Etats Unis, célébré depuis 1703 (Musée : 355 Government Street).
La première Maison Blanche de la Confédération y a été bâtie.
Le temps est pourri ce matin, et nous surveillons la météo heure par heure.
Nous apprenons que Mobile est la ville qui a la pluviométrie la plus importante aux Etats-Unis. Moi, j’aurais dit Seattle ? Et bien non (j'ai vérifié, car je croyais qu'on se payait ma tête).😉
Comme le programme du jour est en mode cool, on ne s’en fait pas trop. Apprenant qu’une éclaircie est prévue entre 10h et midi, on se décide à aller visiter le vieux Mobile sous un ciel bas, menaçant, mais nous sommes confiants.
Après un petit détour pour voir quelques maisons appartenant au patrimoine créole (Carlen House et Barton Academy – détour dont on aurait pu se passer), nous nous garons devant la Cathedral Basilica of the Immaculate Conception, à deux pas de la rue principale.
Un coup de cœur pour cette ville que l’on n’a pas vue dans les meilleures conditions.
Cathedral Basilica of the Immaculate Conception
A peine arrivons-nous dans la rue, que les vannes du ciel s’ouvrent, déversant des flots sur nos têtes. Heureusement, tous les magasins ici vendent des parapluies (j’avais oublié le mien à la maison). Nous aurions dû partir plus tôt. Cela ne nous a pas empêchés de découvrir le quartier, qui nous a donné comme un avant-goût de la Lousiane*.
*Il faut dire qu’à l’époque coloniale, Mobile fut la première capitale de la colonie française en Louisiane et qu’elle portait le nom de Fort Louis de la Louisiane. Ceci explique cela !
En tous cas, c’est bien joli, même sous la pluie. Nous déjeunons dans un petit troquet sympa, avec une musique d’enfer. Un charmant jeune homme, ravi de parler français, tape l’incruste. Nous avons passé un bon moment, beaucoup ri. A la fin, il était passablement éméché.
Nous nous décidons à affronter les intempéries pour rejoindre la voiture le square devant la cathédrale est déjà allumé.
Nous rentrons nous mettre au sec en faisant bien attention à ne pas faire d’aquaplaning sur les routes.
L’après-midi, nous lisons, jouons au tarot, bullons, et le soir, nous sommes bien contents de disposer d’une cuisine et de ne pas avoir à ressortir.
Et demain ? J’avais prévu la visite de beaux jardins.😕
J19 – 15 avril – Mobile : les Jardins de Bellingrath
Quant à passer à Mobile, je ne voulais pas manquer ces jardins.
C’est dire si la météo est importante aujourd’hui ! 😎 Nous savons que des éclaircies sont prévues ce matin et nous partons sans tarder cette fois. Yep !
Bellingrath Gardens and Home (12401 Bellingrath Rd. Theodore)
On peut également visiter la maison, mais nous avons choisi de nous cantonner au jardin.
Il est un peu tôt en saison pour avoir une pleine floraison, mais qu’importe, ce jardin incite à la rêverie et nous l’avons beaucoup aimé.
Je vous laisse le découvrir en nous suivant pas à pas.
Dans la serre, on ne sait plus où poser les yeux.
Et j'aime tellement les orchidées!
Sur le chemin qui nous mène vers les jardins, nous faisons de belles rencontres.
Un oiseau rouge orangé avec une petite crête, que je n'ai pas réussi à prendre comme il faut.🙁 Mais qu'il était beau!
Cet endroit s'appelle Live Oak Plaza.
Il y a même des bayous où nous avons vu plusieurs oiseaux, dont un aigle et tout un tas de tortues d'eau.
Nous terminons par le jardin asiatique.
En sortant, comme il ne pleut toujours pas, nous rentrons à Mobile par le Bayou La Batre.
Nous sommes au fin fond de l’Alabama.
La spécialité du coin : les écrevisses ! Nous en achetons pour l’apéro de ce soir (nos premières, mais pas nos dernières !😉).
Nous sommes contents d’avoir un véhicule haut sur patte.
L’accalmie n’aura duré que le temps de nos visites. Que demander de plus ?
Salut,
Ma foi, on peut pas dire que ça manque de photos tout ça 😉
Toujours bien plaisant de suivre tes ''péripéties''
Juste pour info, l'oiseau rouge orangé avec une petite crête, c'est un Cardinal. On en trouve au Québec. La plupart filent vers la Floride dès les premiers froids (comme certains québécois, plus connus sous le surnom de SnowBirds 😄) mais parfois on peut en voir ici au coeur de l'hiver (et sur fond de neige c'Est de toute beauté!)
Chapeau pour la mise en ligne car on n'imagine pas toujours le temps que ça prend pour faire un compte rendu! (pour en avoir fait un tout ''petit'' je sais le travail qu'il y a derrière la mise en ligne!)
"Homme libre, toujours tu chériras la mer" (Baudelaire)
Hello Jean-Yves!
Sur la neige, il doit être encore plus beau ce Cardinal à la robe rouge; il n'avait pas encore rejoint le Canada, pour notre grand plaisir.
Et bien finalement, j'ai réussi à diminuer la taille des photos (j'aurais pu y penser quand j'ai fait le carnet du Canada, car ça ma saoulée le temps que ça prenait...😕).
Je vais reprendre la suite (la Louisiane) ce soir: je n'ai plus beaucoup de temps avant le grand départ😄, et pas question que je partes sans avoir fini😉.
Bien cordialement,
Michèle
Coucou Michèle ,
je te suis toujours , même si je ne me manifeste pas !
Le Nord de la Floride, que je ne connais pas, m'intéresse aussi : je suis amenée à aller de ce côté chaque année : Louisiane et les 2 Caroline aussi, pour varier !
J'ai vu ces oiseaux rouges à Atlanta : très nombreux et pas vite effrayés, comme des moineaux en Belgique ; nos petits-enfants nous avaient dit qu'ils avaient des "angry birds" dans le jardin ( personnages d'un jeu vidéo , puis d'un film ) .
Bonne rédaction !
Nous partons aussi , mais en Espagne ...
J'ai vu ces oiseaux rouges à Atlanta : très nombreux et pas vite effrayés, comme des moineaux en Belgique ; nos petits-enfants nous avaient dit qu'ils avaient des "angry birds" dans le jardin ( personnages d'un jeu vidéo , puis d'un film ) .
Salut,
Ben tes enfants avaient tout à fait raison, puisque RED, l'Angry Bird rouge a été créé en s'inspirant des Cardinals Rouges - pour la petite histoire 😏
"Homme libre, toujours tu chériras la mer" (Baudelaire)
J20 – 16 avril – De Mobile à Baton Rouge
Un programme chargé nous attend, et nous ne savons pas si le temps va nous permettre de tout faire.
Jusqu’à présent, nous avons eu de la chance…. Et….. Yep! We can! Il ne pleut pas.🙂
Nous traversons l’Etat du Mississipi à bride abattue, sans même jeter un œil à Biloxi qui fut un temps la capitale de la Louisiane (de 1720 à 1723). De nos jours, Biloxi est surtout connue pour ses casinos.
Et nous voilà dans le «Pelican State», la LOUISIANE!
Une halte au Visitor Center (qui n’est pas terrible côté information il faut l’avouer).
Je ne vous parlerai pas ici de l’histoire de la Louisiane: c’est tellement compliqué…
Mais j’incite vivement toute personne intéressée par cet état à lire des ouvrages sur le sujet. C’est passionnant… et ceux qui ont déjà visité la Gaspésie retrouveront la suite de l’histoire ici.
J’avais repéré un petit parc au bord du lac Pontchartrain, qui pourrait nous accueillir pour le pique-nique et nous donner l’impression d’être un peu chez nous:
Fontainebleau State Park
Sauf que, non, nous ne sommes pas chez nous, et l’allée nous fait penser à ces Canopy Roads que nous avons traversées dans le Nord de la Floride.
Nous sommes quasiment seuls.
Deux toutes jeunes filles font trempette dans le lac.
Vu les infrastructures, le parc doit être bondé le week-end.
Au loin, le pont que nous emprunterons tout à l’heure pour rejoindre Baton Rouge.
Nous traversons la charmante bourgade de Mandeville, plutôt coquette, et c’est parti pour une longue traversée au-dessus des flots.
Lake Pontchartrain Causeway Bridge
La traversée est longue, longue et monotone.
Le pont mesure plus de 38km de long (ce qui en fait le 2e plus long pont du monde). Il s’agit en fait de deux ponts parallèles, soutenus par plus de 9000 piles en béton. S’il fut endommagé par l’ouragan Katrina, ses fondations, elles, n’ont pas bougé.
Le lac est le 2e plus grand lac d’eau salée des Etats-Unis (après celui de Salt Lake City: Great Salt Lake).
En surveillant le ciel, nous sommes très inquiets pour la suite du programme.
Mais cela serait compter sans notre chance.
Sur l'autre rive du lac, les pieds dans l’eau mais la tête au sec, nous découvrons notre première plantation.
Et c’est le moment de se remémorer la trilogie de Maurice Dénuzière, qui, au-delà de tout romantisme, dépeint très bien la société des Plantations de Louisiane, parfois même au risque de lasser les amateurs de roman. Tout y est authentique (vérifié) : une façon ludique d’en apprendre un peu sur la Louisiane. Je l’ai relue avant de partir et, comme j’avais déjà préparé mon roadbook avec des références plus «austères», je l’ai encore plus appréciée qu’à mes premières lectures (je lis toujours plusieurs fois ce genre d’ouvrage, avec une approche différente à chaque fois). Mais je bavarde, je bavarde, désolée…😊
Destrehan Plantation (13034 River Rd, Destrehan)
C’est l’une des plus anciennes du Sud des USA. Elle est d’une architecture des plus classiques.
Comme nous n’avons nullement l’intention de visiter des tonnes de plantations, nous en faisons jute le tour; les pelouses sont gorgées d’eau.
Nous reprenons la route.
Nous longeons le Mississipi, à des années lumières de l’image romantique que l’on peut en avoir: un, il est caché par une digue, deux, l’environnement est horrible.
D’ailleurs, en arrivant à notre prochaine plantation, nous sommes surpris de voir ce petit bijou encerclé par l’industrie pétrolière.
San Francisco Plantation (2646 Hwy, Garyville)
Ouvert tous les jours de 9h 30 à 16h, et jusqu'à 16h40 d'avril à octobre.
Quand je dis petit bijou:
Une bâtisse curieuse, de style néogothique, victorien et classique (et oui, tout à la fois!😮), aux couleurs pétantes, que l’on ne trouve nulle part ailleurs.
Le système d'alimentation en eau était révolutionnaire pour l’époque.
Une petite folie qui a coûté une fortune, au point que le fils du dernier propriétaire la surnomma «Sans Fruscins»: sans un sou en poche.
Nous arrivons à la fermeture (dommage*), mais le portillon est ouvert. Qu’auriez-vous fait à notre place? Ben rentrer bien sûr!
Et là, je me fais harponner par une mégère non apprivoisée en tenue d’époque🤪🏴☠️, qui n’a rien d’une «Perfect Lady» et encore moins d’une «Scarlett O’Hara» ou autre «Virginie» qui ont fait rêver des générations de jeunes filles😇. Car nous sommes rentrés sans payer: le prix pour faire le minuscule tour de la plantation est de 10$ par personne. «You must pay to be on the ground» (sic). Ce n’était même pas écrit sur la porte.😕
Je m’acquitte du montant, mais l’équipe qui a juste mis un pas dans le jardin fait demi-tour: faut pas exagérer quand même.
*Je pense que cette plantation mérite une visite, car elle diffère des autres.
Nous prenons ensuite la direction de Baton Rouge où nous resterons 2 nuits.
Hébergement
TownePlace Suites Baton Rouge South
Suite avec 2 chambres et cuisine équipée. Le plus, le petit déjeuner est gratuit (sommaire).
Pas mal comme adresse au vu rapport qualité/prix.
Un peu excentré, rien autour.
Bonjour Brigitte!
Si je comprends bien, tes enfants sont installés à Atlanta. Tu dois commencer à connaître la région, n'est-ce-pas?
Ah l'Espagne, à 2 portes de Toulouse (env. 1h30 de chez moi, mais côté montagne)! 😎
Quand j'étais petite, Toulouse était une ville très hispanisante, et nombre de toulousains avaient de la famille là-bas. A présent, la population est beaucoup plus mélangée comme partout... les aléas du travail.
L'Espagne a aussi beaucoup changé. Après l'avoir boudée pendant quelques années, je l'ai redécouverte ces dernières années. Mes roadbook sont manuscrits, mais quels beaux souvenirs !
Où vas-tu aller?
Bien à toi,
Michèle
J21 – 17 avril – Baton Rouge, St-Francisville – Nuit Baton Rouge
Mais c’est qu’on aurait presque chaud aujourd’hui.😎
L’idéal pour une promenade le long du Mississipi. Horreur ! L’industrie le défigure. 🤪
La ville a un passé mouvementé (elle a vu flotter sur sa tête pas moins de 7 drapeaux nationaux).
J’ai en tête tout ce qui a pu se passer ici, et je suis un peu déçue de ne pas en ressentir l’influence.
On en fait très vite le tour : quelques balcons en fer forgé, quelques demeures. L’essentiel se trouve dans le quartier Beauregard.
Ce quartier «est un exemple rare d’urbanisme français aux Etats-Unis» (sic).
Je ne pensais pas y trouver cette petite merveille qu’est le Vieux Capitole.😮
The Old State Capitol (100 North Blvd, Baton Rouge)
Ce petit château de style néogothique ne paie pas de mine de l’extérieur, mais l’intérieur est à tomber. Il a été reconverti en musée.
The Louisiana State Capitol (900 N 3rd St, Baton Rouge)
Construit en 1932 dans un style Art Deco. Moi, je lui trouve une allure stalinienne : il est tellement imposant (137 m de haut, 34 étages), le plus grand capitole des USA.
L’entrée est spectaculaire.
Après un contrôle sévère pour rentrer, nous montons au 27e étage pour avoir une vue à 360° sur la ville et la région. Mais honnêtement, c’est moche !🙁 Ce ne sont que raffineries et autres usines à perte de vue, tout le long d’un Mississipi boueux qui abrite un malheureux bateau à aube qui doit bien se demander ce qu’il fait là. Nous aussi.
Allez, pour ne pas être trop dure : le jardin à l’arrière du bâtiment peut sauver la mise.
La visite est relativement intéressante (sans surprise : encore une fois, c’est un Capitole).
Nous pique-niquons juste en face de la Cathédrale St-Georges. C’est l’heure de la messe, on ne va pas plus loin pour ne pas déranger.
Nullissime : nous avons loupé la Old Governor Mansion (502 Nth Blvd)
La journée est tellement belle….😎 et nous avons suffisamment de temps pour aller à St-Francisville, à une petite quarantaine de km au Nord de Baton Rouge.
La ville abrite deux splendides plantations.
Rosedown Plantation (12501 LA-10, St-Francisville)
«Cette maison de style géorgien est considérée comme une des plus belles demeures de Louisiane. Elle fut terminée en 1835 et les ailes latérales furent ajoutées en 1844. Les premiers propriétaires, les Turnbull, ont tracé des allées comme à Versailles et planté en 1832 les premiers camélias et azalées du sud des Etats-Unis. Aujourd'hui, les jardins, qui s'étendent sur 10 hectares, comptent parmi les 5 jardins historiques les plus importants des Etats-Unis.
Rosedown fut habitée par la famille Turnbull jusqu'en 1955, date à laquelle la dernière descendante de la famille mourut. La maison fut rachetée en 1956, et de gros travaux de restauration furent entrepris deux ans plus tard (un petit film est présenté avant la visite). Ces travaux dureront 8 ans.
A l'intérieur, la décoration est très riche et le mobilier est d'origine. La bibliothèque compte 3000 volumes et 10.000 documents historiques. Comme dans la plupart des maisons du Sud, la cuisine était à l'écart de la maison principale, à cause des risques d'incendie et pour éviter la chaleur et les odeurs de cuisine dans les pièces d'habitation. Il n'est cependant pas permis de rentrer dans la maison (on voit l'intérieur depuis la terrasse à travers les vitres). Au bout de la voute de chênes verts (plantés entre 1828 et 1834) se dresse aujourd'hui un musée abritant les plus belles créations du Vieux Sud. La plantation fait également office de B&B.» (sic)
La visite guidée (en Anglais) est des plus intéressantes. Nous sommes les seuls francophones notre guide fait des efforts sur les 3-4 premiers mots de ses explications et le naturel reprend le dessus. Mon cerveau a du mal à conjuguer compréhension/ traduction/analyse/vision, et mon oreille se fait discrète. Je sortirai de là comme après une journée de cours intensif: zonée🤪. Bien penser à prendre un guide papier en Français (sauf si «fluent English», veinards!).
La cuisine
La maison du médecin
Les jardins
On a quand même du mal à oublier que ce sont les esclaves qui officiaient ici, et que la vie n’était pas rose pour tout le monde.
La plantation fait également office de B&B (pas donné), comme nombre de plantations dans le Sud des Etats-Unis.
The Myrtles Plantation (7747 US-61, St Francisville)
«The Myrtles fut construite en 1796 par David Bradford, juge et homme d'affaires de Pennsylvanie. Celui-ci servit comme général dans l'armée de Georges Washington jusqu'en 1794, date à laquelle il refusa de payer un impôt sur l'alcool et prit la tête de ce qui fut appelé la "Rébellion du Whisky". Poursuivi par la justice, Bradford obtint une concession espagnole de 250 hectares près de Bayou Sara, et construisit la partie nord de la maison. The Myrtles fut agrandie dans les années 1850. Une galerie, supportée par un ensemble en fer forgé présentant un motif en grappe de raisin, fut ajoutée sur toute la longueur de la maison. Elle est entourée de jardins luxuriants et de 150 chênes, et considérée comme la "maison la plus hantée des Etats-Unis". On la prétend en effet hantée par le fantôme de Chloé, une esclave qui empoisonna sa maîtresse avec un gâteau contenant de l'arsenic.» (sic)
Cette plantation a un cachet particulier. La lumière blanchâtre qui y règne en cette fin d’après-midi la nimbe d’une auréole secrète, comme pour accentuer son côté mystérieux.
Nous ne la visitons pas, par peur d’y rencontrer Choé.😉 Plus sérieusement, il est un peu tard.
La plantation a aussi été reconvertie en hôtel.
Nous faisons rapidement le tour de St-Francisville.
En rentrant à Baton Rouge, en cherchant la minuscule Magnolia Mound Plantation, nous passons par des endroits glauques. C’est aussi ça, la Louisiane, il ne faut pas l’oublier.
Quant à la plantation, inutile de faire le détour, elle ne casse pas trois pattes à un canard, ni même une.
Info :
C’est aussi à St-Francisville que se trouve Oakley Plantation, 11788 LA-965, St Francisville), gérée par l’Etat de Louisiane sous le nom de Aubudon Memorial State Park.
J22 – 18 avril – Route des Plantations – Nuit Houma
Les pluies qui se sont abattues sur la région avant notre arrivée ont laissé le pas à un soleil timide.
Les rives du Mississippi hébergent de nombreuses plantations, que l’on aperçoit au fil de la route. Mais plus aucune ne donne directement sur le fleuve, car les digues construites pour limiter les dégâts lors des inondations forment une véritable barrière occulte.
Nous visiterons deux plantations cet après-midi, d’un style tout à fait différent l’une de l’autre.
Houmas House (40136 LA-942, Darrow)
(ouverte de 7h à 21h – dernière entrée : 19h)
Le nom de la plantation «est celui de la tribu des Indiens Houmas qui vivaient à l’origine sur cette terre située dans une courbe du Mississippi. La maison faisait partie du terrain acheté par Maurice Conway et Alexandre Latil aux Indiens Houmas. Latil construisit la partie arrière de la maison à la fin du 18e siècle, alors que la Louisiane était sous domination espagnole.
Photo de l’arrière de la maison
Cette maison ressemblait aux maisons rurales françaises, avec en plus quelques caractéristiques espagnoles.
En 1812, la propriété fut rachetée par le général Hampton, héros de la guerre d’indépendance, de Caroline du Sud. La fille du général vint de Caroline avec son mari John Smith Preston pour superviser les propriétés louisianaises de Hampton.
En 1840, les Preston firent construire la magnifique demeure de style renaissance grecque qu’ils nommèrent Houmas House. Ils conservèrent néanmoins à l’arrière la petite maison d’origine qui fut, plus tard, rattachée à la grande maison par un passage voûté.
En 1858, ils vendirent la maison et ses 5000 hectares à un planteur irlandais, John Burnside, pour un million de dollars. Ce dernier acheta ensuite 3000 hectares supplémentaires, fit planter de la canne à sucre à grande échelle et fit construire 4 moulins pour traiter la canne. Le nouveau propriétaire de la plantation Houmas devint bientôt le plus grand producteur de sucre d’Amérique. 600 à 1000 esclaves travaillaient sur la plantation. La plantation connut des moments difficiles pendant la guerre de Sécession mais rien de comparable aux autres propriétés de la région. Lorsque le général Butler tenta d’occuper la plantation, Burnside déclara qu’en tant que sujet britannique, il bénéficiait de l’immunité. Ainsi, il n’eut pas à subir l’occupation nordiste, ni les pillages et les ravages désastreux dont souffrirent les autres plantations.
Burnside mourut en 1881, et la propriété passa à la famille Beirne, puis au colonel Miles, sous lequel la plantation prospéra de nouveau, produisant jusqu’à 10 millions de kilos de sucre par an.
Après la mort de Miles en 1899, presque toutes les terres furent vendues et la demeure tomba en ruines.
En 1940, la maison et ce qui restait de la propriété furent rachetés à la famille Miles par le docteur George B. Crozat de la Nouvelle-Orléans. Par une curieuse coïncidence, on trouva sur place des documents montrant qu’en septembre 1712, le roi Louis XIV avait fait don des droits commerciaux aux ancêtres de Crozat. Crozat restaura la maison pour lui redonner son faste d’antan.
Fastueuse, voilà bien le mot à retenir pour cette plantation.
La visite est pilotée par une Perfect Lady captivante, mais qui parle à la vitesse d’une mitraillette, et là encore, il est bien difficile de suivre.
Mais on peut se passer des détails et se concentrer sur la beauté des lieux.
Dans l’entrée, le papier peint est d’origine.
Dans la salle à manger et les salons attenants, du cristal partout ? de la vaisselle en argent, des meubles luxueux.
Comme chacun le sait, la Louisiane est réputée pour ses vampires. Les occupants des lieux conservaient dans leur chambre de quoi les faire fuir.
La cuisine
La garçonnière
Les jardins
Des chênes bicentenaires
Une visite prenante, pendant laquelle on ne voit pas passer le temps. Il faut en tenir compte pour préparer son itinéraire.
Mais n’avez-vous pas l’impression qu’il manque quelque chose?
La solution dans le prochain post sur la Plantation Laura.
Après un pique-nique sous une halle couverte à côté de laquelle un parcours pédestre dans les bayous est aménagé, nous reprenons la route pour Vacherie (quel nom !).
La faune est factice, heureusement, car de loin, on a eu un doute.
Laura Plantation (2247 LA-18, Vacherie)
Laura Plantation est un des plus anciens et des plus importants complexes en Louisiane.
«Elle fut construite en 1805 par un français originaire de Caen qui s’est battu pendant la révolution américaine aux côtés de Washington et de Lafayette: Guillaume Duparc.
Mais l'histoire de Laura plantation, c’est principalement l’histoire de 4 femmes, la première étant Nanette Prudhomme (la femme de Guillaume Duparc, l’arrière-grand-père de Laura). Elle dirigea la plantation pendant 21 ans. Elle laissa ensuite les rênes à sa fille Elisabeth qu’elle estimait plus capable que ses fils de diriger la plantation. Elisabeth fit de la plantation un important réseau de distribution de vins français en Louisiane. Elle avait épousé Raymond Locoul, un riche français, propriétaire d’un château et producteur de vins de Bordeaux.
Plus tard, elle partagea la plantation entre ses 2 enfants, Emile et Aimée, mais cette situation donna lieu à de fréquentes querelles. C’est Emile qui nommera la plantation du nom de sa fille préférée, Laura. Celle-ci dirigera la plantation pendant de nombreuses années, avant de tourner le dos à son passé de créole et d'adopter un nouveau mode de vie plus à l’américaine.
Après avoir été une plantation de canne à sucre (de 5000 hectares) pendant plus de 180 années, la plantation fut abandonnée en 1984. Jusqu'à cette date, la maison n’aura appartenu qu’à 2 familles créoles et le Français y fut la seule langue parlée.
La plantation resta inoccupée pendant 9 ans, tombant en ruines, jusqu'à ce que 30 personnes la rachètent en 1993. Elle fut alors ouverte au public en 1994 pour récolter des fonds et permettre sa restauration.»
Visite guidée
Une visite passionnante: un jeune homme parlant un français impeccable teinté d’une légère touche d’accent fait revivre la plantation.
On traverse avec lui plus de 200 d’histoires de la vie créole autour de la famille Locoul (une des plus vieilles familles françaises de Louisiane) sur plusieurs générations.
Les mémoires écrites de Laura Locoul (voir le paragraphe historique plus haut), retrouvées en 1993 seulement, mais aussi quelque 5000 pages de documents provenant des Archives Nationales à Paris, lui permettent d’égayer ses explications de tout un tas d’anecdotes amusantes, parfois dramatiques, nous tenant en haleine d’un bout à l’autre de la visite.
Attention : les visites guidées en Français n’ont lieu qu’une fois par jour (à 13h en 2016).
La maison
L’architecture de la maison est simple, typiquement créole, avec une galerie sur le devant, et de larges portes permettant à l’air frais venant du Mississippi d’entrer dans la maison.
Contrairement aux maisons américaines peintes en blanc, les maisons créoles étaient colorées. Ainsi, le toit de Laura Plantation est peint en rouge et les murs en jaune.
Elle fut édifiée par un esclave sénégalais en 11 jours seulement (pour cela, elle fut d’abord préparée en kit, tous les morceaux étant numérotés). Les poutres sont en cyprès, un bois inaltérable à l’eau et aux termites (le bois utilisé ici a environ 600 ans).
Comme toutes les maisons créoles, celle-ci fait face au Mississippi et est surélevée en cas d’inondation. De plus, comme la maison est construite sur des marécages, chaque pilier descend à 2,40 mètres dans le sol.
Avant la visite approfondie de la plantation, le guide nous amène dans la partie basse de la maison, où l’on découvre l’historique de la plantation, son mode de vie et la méthode de construction de la maison.
A l'intérieur, on est loin des fastes de Houmas House : la simplicité est de rigueur et les meubles sont modestes.
Comme ailleurs, la cuisine se trouve à l’extérieur, à 15 mètres de la maison. Elle est restée en l’état.
Le quartier des Esclaves
Et voila la réponse à ce qui nous manquait jusqu’à présent: l’évocation nette, franche et précise de la vie des esclaves.
Dans les plantations précédentes, nous avions pu voir ces infâmes quartiers, certes, mais partout le sujet était soit effleuré, soit carrément occulté. Fausse pudeur?
Ici, on ose. Ici, on explique : avec des faits précis, sans jugement de valeur, sans complaisance non plus.
Nous y apprenons que si le statut d’esclave reste à jamais détestable, en Louisiane, ils étaient un peu plus protégés que dans les autres Etats du Sud.
Les jardins
Il y avait autrefois une longue allée bordée de chênes. Il n’en reste plus beaucoup : le fleuve, la digue et la route ont eu raison d’eux.
Jardin français minimaliste, mais bien mignon.
Cette visite a été notre gros coup de cœur.
A peine avons-nous fini que la pluie nous retrouve. Elle devait nous chercher depuis un moment, mais nous étions trop occupés pour nous en apercevoir.
Nous essayons d’aller voir le Mississipi de l’autre côté de la digue, mais c’est toujours aussi moche.
Heureusement, le long de la route, nous pouvons jeter un œil à Oak Alley Plantation. Elle fait penser à Rosedown : de loin, c’est à s’y méprendre.
Quant aux paysages traversés sous la pluie, ils ne sont pas vraiment idylliques, toujours cette Louisiane méconnue.
Julia’ Cajun B&B
Nous sommes accueillis à bras ouverts par Julia et Ennis, avec de gros becs, comme disent leurs lointains cousins Acadiens. Pas à l’Américaine, quoi !
La maison est située dans un joli lotissement bien tranquille. En première approche, une grande véranda remplie de fleurs, coin réservé aux invétérés fumeurs que nous sommes. Je sais, c’est pas bien.
Julia m’a attribué la chambre avec sdb privative en tant que «coach» (comme au Québec) : ça a du bon de se montrer directif.😉
Le petit déjeuner est un délice et nos hôtes des amours. Nous aurons de longues discussions et ils nous aideront bien pour notre séjour dans la région.
Julia, américaine pure souche, parle même mieux le Français que son cajun (ou cadien). Elle l’a appris seule, en recevant des français dans leur gîte. J’en suis baba. Il faut dire que lorsque Ennis était jeune, les enfants étaient punis s’ils parlaient français à l’école; ça pouvait aller jusqu’au châtiment corporel. Et dire que cette pratique a duré jusqu’en 1979! dixit Ennis)
Le soir, nous allons dîner au Seafood Shack : c’est plus que moyen, trop gras.
J23 – 19 avril – Swamp Tour dans les bayous – Balade aux confins de la Louisiane
Nous avons longuement hésité hier sur le choix de cette balade incontournable qu’on attend depuis le début du voyage.
La faire avec ce vieux bandit de Norbert Leblanc, que tout le monde adore sur les forums, quand nous serons à Lafayette ? Oui, mais, s’il fait mauvais…. La météo est tellement capricieuse en ce moment.
La météo à la TV décide pour nous : ce sera aujourd’hui. Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras.
Ennis contacte Annie Miller’s Son pour un rendez-vous à 10 h.
Il fait un soleil de plomb !😎
C’est en chemin vers le point de rendez-vous que nous voyons notre premier gator écrasé sur la route ça dépayse par rapport à nos routes.
Le bateau (de taille raisonnable : pas trop de monde) est occupé essentiellement par des Français bien sympathiques.
On arrive à discuter pas mal avec le fils d’Annie Miller, qui fait bien attention à ne pas parler trop vite et répond à toutes nos questions. Et j’aurai même le plaisir de piloter la barque.🙂
Allez, je vous embarque.
Cette nature sauvage est d’une beauté indescriptible. La plupart de mes photos n'arrivent pas à lui rendre justice: c’est la désolation totale dans ma tête. Après tout ce temps, je n’arrive toujours pas à maîtriser ce fichu appareil. Quand je vois ce que d’autres arrivent à en faire, je suis verte de jalousie et je bave.🙁 Mais tant pis, elles servent au moins à raviver les souvenirs.
Avant de pénétrer au cœur du bayou, on longe une espèce de canal où de jolies maisons sont alignées. Quasiment toutes ont leur ponton pour le bateau.
Certaines ont une terrasse tout au bord de l’eau. Moi, j’aurais peur d’y prendre l’apéro le soir au vu de ce qui traîne sur les pontons.
Sans parler de tous ces pêcheurs dans des barcasses minuscules au ras de l’eau. Brrrr !
Avec tout ce qui est tombé du ciel, le bayou est haut, très haut. Pour passer sous les ponts, nous sommes obligés de nous coucher dans le bateau.
Notre guide nous montre de curieuses masses rosâtres.
Ce sont des larves d’escargots comme nous n’en verrons sûrement pas dans nos jardins.
Et petit à petit, on s’enfonce dans le bayou, où les tortues prennent le soleil.
De jolies fleurs contrastent avec tout ce vert ambiant.
Notre guide en récolte une pour nous montrer à quoi ressemblent les rhizomes.
Et du vert, il y en a ! Toutes les nuances sont représentées.
A certains endroits, c’est la mousse espagnole qui a pris le pouvoir.
Mais au fait, c’est quoi cette mousse espagnole qu’on voit depuis la Floride ? Ce n’est pas un parasite, mais bien une plante. Elle fait partie de la famille des Broméliacées et vient d’Amérique du Sud. Elle a besoin d’être suspendue pour pouvoir se développer.
Les Français lui avaient donné le nom de Barbe Espagnole. On la nomme aussi Barbe de vieillards, Fille de l'air ou Cheveux du Roi (selon les légendes qui ont couru à son sujet).
L’eau du bayou varie du vert au marron selon les endroits et la lumière.
En pénétrant un peu plus au cœur du bayou, dans un silence d’église, la lumière est tout en clair-obscur. L’atmosphère devient presque glauque. Bon, ça va, les vampires ne sortent pas le jour. Il n’y a qu’à rester là, à regarder, à s’imprégner du mystère des lieux.
A un moment donné, notre guide s’arrête pour l’attraction du jour: faire venir un gator au bateau. Il s’époumone «Come on baby, come on, don’t be afraid». Et ça marche. Pas folles ces bêtes-là ! Pavlov est passé par là : l’humain crie = barbaque à manger sans effort!
Il s’avance sournoisement, et se jette sur le bateau, ce qui nous déséquilibre un peu (nous sommes debout pour mieux le voir), et on se dit ouahh, heureusement qu’on est à l’abri.
Quand on voit la voracité avec laquelle il s’empare de la viande, on ne peut s’empêcher de frémir en pensant à Annie Miller qui n’utilisait pas de perche.😮 Son fils doit aussi le faire (ou l’avoir fait) à en juger par la photo sur son site web.
Plus loin, il jouera le même scénario avec un aigle, en imitant son cri.
ça marche moins bien, il doit être repu, et tarde à venir nous faire sa démonstration.
D’autres oiseaux aussi, surtout des échassiers, des poules d’eau, mais moins que ce qu’on a déjà vu en Floride.
Une matinée que l’on n’aura pas vu passer et je suis incapable de dire combien de temps nous sommes restés.
Nous rentrons nous reposer un peu au gîte je reprendrai l'après-midi au prochain post.
En reprenant la suite, je m'aperçois que le titre de la journée est faux🤪: la balade aux confins de la Louisiane, c'est demain!
Pour l'instant, suite et fin de la journée du dimanche 18 avril (J22)
Nous passerons la fin de l’après-midi au Joly Inn, le Fais Dodo du coin, où il y a fête en ce jour de dimanche. Les gens, ravis d’entendre parler français, nous invitent à les rejoindre sur la piste et c’est avec joie que nous essayons de les suivre dans leur «Two Step», qui s’avère finalement assez facile: il suffit de se laisser aller sur la musique… avec un bon danseur.😉
Un vieux monsieur (83 ans, mazette) coiffé d’un Stetson invite les dames, et les raccompagne galamment à leur table.
On voit ça encore en France ?😛 Galant, mais on garde le chapeau (comme dans l’Ouest)!
La plupart d’entre vous connaissent le Fais Dodo mais pour ceux qui l’ignore encore le Fais Dodo est l’équivalent de notre bal populaire. Ce nom lui a été donné parce que les femmes cadiennes emmenaient leurs enfants au bal et leur chantaient «Fais Dodo Colas mon p’ti frère…» pour les endormir avant d’aller danser.
Cela doit certainement expliquer pourquoi depuis des générations les cadiens aiment tellement la fête: ils sont tombés dedans depuis le berceau.😉
A 19h, tout est fini.
Nous traversons la rue pour aller nous empiffrer d’écrevisses au 1921 Seafood.
Il semble que ce plat soit le plat traditionnel du coin, les tables en sont recouvertes. Leur taille est parfois impressionnante (ce n’est pas très cher). Nous nous sommes régalés.
Une vraiment très belle journée!
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Encore l'Ouest US me direz-vous! Mais nous ne nous en lassons pas. Je crains juste de vous lasser un peu, vous, avec des endroits vus maintes et maintes fois.…
June 2024.
While hiking with my brother on the GR 36 Tour du Morvan, I catch sight now and then of strange rectangular markers fixed to tree trunks. Against a bright orange background, a deep black Greek tau topped with a white dove. My first encounter with the Assisi Way.
The Way of St. Francis: a pilgrimage route linking Vézelay in Burgundy to Assisi in Italy, covering nearly 1,800 km.
It felt like an obvious next step—I immediately knew I’d take it on, attempt the adventure solo.
In the months that followed, I talked about my project to everyone—family, friends, my partner. An avalanche of comments, more or less the same but varying depending on each person’s character and life experiences. But deep down, it all boiled down to one legitimate question: why?
And the answers?
Hesitant, awkward, partial, even confused. I quickly realized they weren’t so easy to find. It was as if my project seemed more like a whim, a kind of intimate caprice, rather than a well-thought-out plan.
Of course, I knew the reasons that pushed me to leave—you always have to give some. Loved ones need to understand to feel reassured, and that’s understandable.
But I fear that when I list them, they’ll sound like the same old checklist anyone embarking on this kind of journey might give.
Of all the reasons I could mention, I’ll highlight just one here: the call of the road, the solo adventure that brings a powerful sense of freedom.
A bit like Monsieur Seguin’s goat, who from her comfortable pen gazes longingly at the unconstrained horizon of the mountain.
But if I’m being honest, I think I didn’t really know what I was looking for—or, more importantly, what I’d find. Deep down, when I reflect on it, one word keeps coming up that explains nothing and everything at once: desire.
Now well past sixty, I know that when I ask myself who I am or where I’m going, two things bring me fully back to myself: hiking and writing.
And my intention was also to anchor this adventure through words, day by day. Writing down my feelings, emotions, discoveries, and reflections each evening. The famous travel journal that grounds the daily experience in reality.
When I discovered the app "Polarstep," which was initially just meant to keep my loved ones updated and reassured, inform them of my progress, and maintain a connection, I found an opportunity to do it a little differently than usual.
No retrospective notes polished up after returning, but spontaneous writing—recounting everything that crossed my mind during the day and publishing it immediately. A journey lived in real time.
This text is the exact transcription of my daily writings. Rereading them, I didn’t change a thing—just corrected a few mistakes and tweaked some awkward phrasing here and there. Short texts, fitting the format imposed by this kind of app. Writing as if addressing others.
Now, all that was left was to walk.
April 18, 2026 – Vézelay.
This travel journal summarizes a trip I took in March to Argentine and Chilean Patagonia. It starts in El Calafate and ends in Ushuaia. During my planning, I considered looking into the Australis cruise from Punta Arenas to Ushuaia, as well as the W trek in Torres del Paine National Park. In both cases, I was put off by the prices. Instead of the cruise, I found two interesting wildlife excursions from Punta Arenas: whale watching in the Strait of Magellan and observing king penguins in Tierra del Fuego. The journey to Ushuaia was by bus. For Torres del Paine, things were a bit confusing, so I reached out to two agencies. In the end, I went with a rental car option, overnight stays on-site, and day hikes. I shared my full itinerary with the agency and ended up being taken care of by a local Argentine agency and a Chilean one.
So, here we go...
March 2nd — Departure by bus from Latour at 6:50 AM. The journey isn’t direct: we pass through Elne then Corneilla. In Perpignan, I switch to a BlablaBus heading to Barcelona’s northern bus station. Before reaching Le Perthus, French police stop us to check IDs. Several people aren’t in order, but after about fifteen minutes, we’re on our way again. We’re checked again at La Jonquera: this time, the wait lasts almost forty-five minutes while police identify those in violation and wait for a vehicle to pick them up. The driver then tries to make up for lost time; we finally arrive at our destination half an hour late.
I quickly head to the Arc de Triomphe metro station, located 200 meters away: you have to cross the bridge along the bus parking lot, then walk through a large garden; the station is on the right before the garden entrance. The trip to the airport isn’t direct: I have to change at Tomasso and take the line to the airport, where I arrive at 1 PM.
At the Emirates counter, I learn my flight was just canceled due to the war in Iran; they offer me another flight for the next day. I have to wait at the airport until 7 PM before being taken to a hotel; the next morning, I’ll take a flight to Vienna (with an 8-hour layover), then an Air India flight to Delhi, and finally a flight to Kolkata. I agree: I don’t know Vienna, so it’ll be an unexpected discovery.
At 7 PM, a small group is taken to the hotel, 35 minutes from the airport, where we’re served a light dinner upon arrival.
March 3rd — A taxi picks me up at 6:30 AM; the flight to Vienna takes off at 9:30 AM and arrives at noon. I’m free until 7 PM; the metro is direct to the city center. The weather is pleasant and not too cold, luckily, since my clothes are light.
When I exit the metro, I spot the St. Stephen’s Cathedral tower in the distance and approach it: the roof, made of glazed tiles, is remarkable.
Entry is free, and the interior, a mix of Gothic and Baroque styles in the center, is stunning.
Not far from there is St. Anne’s Church
, also Baroque, adorned with beautiful frescoes
—a music concert adds an enchanting atmosphere to the visit.
I continue my walk at random through the pedestrian streets lined with magnificent buildings: I’m charmed by the city.
Before heading back to the airport, I stop at a lovely tea salon. My flight will eventually leave with a delay.
Wednesday, March 4th — Delhi and a little luggage scare
We arrive in Delhi shortly after noon. Immigration is quick, and good news: my bag was checked through from Barcelona to Kolkata. I head to the connecting terminal and arrive half an hour before boarding: the flight goes smoothly. Upon arrival, the luggage comes out quickly… except mine. After filing a report, I’m told my bag is in Delhi—I have to retrieve it before taking another flight. I didn’t know (or had forgotten): with the delays, I wouldn’t have had time to pick it up and make the connection.
I take a taxi to the Ichamati Hotel. The welcome is warm, and the room is clean but very small. Without my bag, I feel a bit lost—I have nothing to change into.
Tonight, I’m dining with Raja and his friends at a beautiful restaurant, an old colonial house turned into a hotel.
We’re happy to see each other and have a comforting evening together.
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rentals kept making me postpone the project.
And then, everything fell into place—I told myself, now’s the time!
Preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not?
Yes, in the end.
Pre-book or play it by ear?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela on this destination (the guide has been updated since).
---/---
You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(‘Beefsteak’ for my partner’s mischievous nephews...)
Here’s our account of our trip to Malaysia from September 11th to 27th.
I hope our tips can help others as much as this forum has helped us!
Day 0:
Departure from Nantes with a transfer in Amsterdam via KLM (720 €).
Day 1:
We arrive at KLIA1 in the early afternoon.
First challenge: figuring out where to pick up our luggage. Turns out the answer is right under our noses—we need to take the airport’s internal metro!
Once we’ve got our bags, we withdraw some cash from a Maybank ATM right there.
Next up: SIM card! Just outside the arrivals hall, several kiosks offer them. We go for a Celcom 5 GB card (70 RM).
Then it’s taxi time to get to KL, in the Bukit Bintang area—about 85 RM in a slightly old taxi with weak air conditioning.
We check into our Airbnb apartment, which is clean, more spacious than a hotel room, and—best of all—has a charming balcony with a gorgeous nighttime view!
We end up hanging out on that balcony, reviewing our plans for the next day. After dark, we take the monorail just a short walk away to enjoy our first evening on a rooftop at the 34th floor: Hélipad (Raja Chulan station—you have to enter the Menara Tower at the base of the station) with a panoramic view of the city and its iconic towers.
Finally, we head to Jalan Alor to grab a bite in this super busy street.
Big sleep ahead! 😴
After the summer of 2022 left me with a sense of unfinished business, here I am back in Swedish Lapland for the summer of 2024, ready to attempt the Sarek crossing again—and this time, tackle part of the Kungsleden too.
After much hesitation, my companion Jean Marie and I decided to start with the Kungsleden, which, from what we’ve read, is stunning but very crowded (and it really is!!), and finish with the wilder option: SAREK! This park is known as Europe’s last wild space—I think it’s incredibly inspiring!!
The downside of this choice is that there are no resupply options in Sarek, and the Kungsleden isn’t exactly set up for long treks either, so we’ll have to carry a lot of food for the first part with Sarek in mind.
But hey, we’re motivated!
Our plan is to start in Abisko (classic), head to Vakkotavare (also classic, but with some variations to avoid the official route and the crowds), then continue the Kungsleden from Saltoluokta. Before Aktse, we’ll set off on an east-to-west crossing of Sarek (weather-dependent, since aside from the Skarja hut in the center of the park, there’s no shelter if conditions turn bad).
At least we’ll be on the right side of the park to climb Skierfe and enjoy the jaw-dropping view of Rappaladen if we have to abandon the Sarek crossing.
That adds up to 17 days of trekking, including 1 rest day + 1 buffer day for weather delays.
So if you’re interested, I invite you to follow our overstuffed backpacks!
08/03 - Abisko – 5km before Abiskojaure
Some info (guides used for prep, SFT map, sending food to Saltoluokta)
08/04 – 5km before Abiskojaure - on the east shore of Lake Alisjavri
08/05 – East shore of Lake Alisjavri – just before Tjaktja
08/06 – Just before Tjaktja – above the Salka hut via Nallo
08/07 - Salka – just past Singi + side trip to Djalson Lake
08/08 - Singi – Teusajaure
08/09 - Teusajaure - Vakkotavare (end of the first section of the Kungsleden)
08/10 – rest day in Saltoluokta + round trip to the Sámi village of Pietjaure
08/11 – Saltoluokta – Sitojaure
08/12 - Sitojaure - Skierfe - So, Sarek or no Sarek?
08/13 – Skierfe – somewhere above Rapadalen
08/14 – Somewhere above Rapadalen – above the Skarki hut
Coming up:
08/15 – Above the Skarki hut - Skarja
After a pretty disastrous weather-wise trip to Gran Canaria, we’re hoping this time the sun will shine in Puglia.
It’s not a sure thing, though—the weather’s been awful all over Europe in early May.
For those who’d like to (re)read the story without the digressions, it’s here.
Saturday, May 16:
This time we’re flying out of Charleroi (Brussels South): the ticket prices, flight times, and proximity all worked for us.
The airport (Ryanair) was recently renovated... but it’s still not very well organized. There are hardly any seats in the boarding areas, and... the restrooms cost money!!!
The flight goes smoothly, though, and we land in Bari a little late.
We quickly pick up our rental car, a very local-looking Pandina (even more so than the Fiat 500 in this region), and hit the Italian roads... and their unique driving quirks (like the fact that the countless road signs along the streets and in towns are purely decorative 😏, and that Italian cars don’t have turn signals 😮... except for rental cars).
About an hour later, we arrive at our first accommodation, right in the middle of the countryside near Monopoli.
The owner isn’t there, but they’ve left us a ton of info via messages and even turned on the space heater, which is a nice touch.
We explore the property:
And the next morning before breakfast, its immediate surroundings:
Sunday, May 17:
After our "seaside" experience in Gran Canaria last weekend (packed with people and locals), we decide to start inland.
After a hearty breakfast,
we head toward Alberobello, a super touristy village famous for its trulli—those stone houses with conical roofs.
We easily find a free parking spot on a street near the Aia Piccola district, where some trulli are still lived in year-round.
We almost immediately come across the Trullo Sovrano (the only two-story one), which you can visit (but we skip it—it’s opening time, and there’s already a line).
From there, we head down toward the Basilica of Cosma e Damiano... but we don’t go in because there’s a mass.
Now we’re on the main Piazza del Popolo, which connects the two districts of Alberobello: Rione Aia Piccola and Rione Monti, the more touristy one.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
Here’s a little story about my first trip to Japan with my partner.
We went for our first visit from October 29 to November 13, 2024.
I had planned this entire trip back in November 2020, but given the health situation at the time, I had to cancel...
Here’s the classic route we took:
We booked everything ourselves and got a regional pass for the area from Kyoto to Hiroshima.
The hotels were reserved 3 months in advance on Book... and Agod... (1030 € for 2 people for 13 nights = 80 €/night).
For the flight, we chose a Qatar Airways flight with a layover to break up the long journey (950 € per person).
We also got a pass on the same site (Japan-Experience) to take the train connecting Narita Airport to Shibuya Station (the N'EX Narita Express).
Since the airport is 75 km from central Tokyo, we opted for this mode of transport, even though there are cheaper alternatives.
After reading various posts on VoyageForum, I understood how important it was to have a Welcome Suica card to pay for public transport (subway, tram, bus, boat throughout the country), and we were able to buy one at Narita Airport.
It turned out to be super useful!
After a long but smooth journey, we found ourselves at Narita Airport in the evening.
Even though we had a pass for the Narita Express, we had to go to a counter to make a reservation for the train (mandatory).
Then, once we arrived at Shibuya Station, we took the subway for 2 stops and finally reached our hotel, exhausted (Hotel Asia Center of Japan – 270 € for 3 nights with breakfast included).
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
We went to Albania in August 2025.
Our itinerary included adventure (sporty activities, site visits), naps on the beach interspersed with swims, incredible natural sites, and a bit of culture.
I booked all our accommodations on Booking.com. Note: almost all places ask to be paid in cash!! You can obviously withdraw from banks, but the fees are pretty high. Luckily, we had plenty of cash, and the country is very safe. You can pay in euros most of the time, which avoids exchange fees.
We started in Tirana. I’d read a really interesting post about Albania’s bunkers (link in my profile). We chose to visit Bunk’Art with a guide from the agency that wrote the post. It was fascinating—not only to better understand the country’s history but also because her grandfather was repressed by the regime, and she shared her family’s experience with us.
Bunkers are everywhere! In Tirana, Bunk’Art is the most interesting and largest. You’ll see the dictator Enver Hoxha’s office, where he would’ve taken refuge in case of an attack on the country. Bring a sweater—it’s really cold in the underground tunnels and their huge corridors.
You can visit other bunkers around the country, in Tirana and elsewhere. Almost all are just abandoned.
The cable car up Mount Dajti is right next to Bunk’Art. The view is stunning—you realize Tirana is so close to the mountains and the sea... But otherwise, it’s not that exciting for older teens (17 and 19) and their parents.
We picked up a rental car in Tirana—it’d be ours for the next three weeks. We used Goalbania’s agency to avoid any hassles. First, there aren’t many cars available in Albania in summer. Second, French credit cards can be a nightmare abroad. So we preferred to sort that out in advance.
After Tirana, we headed to Permet. Just a heads-up: the roads are in great condition except in the mountains. And Albanian drivers aren’t stressful to deal with. Though you might suddenly encounter a herd of goats crossing the road—haha—but if you’re not going too fast, it’s fine.
In Permet, I’d been dreaming of rafting on the Vjosa, one of Europe’s last wild rivers. And we did it with a local agency! It’s beautiful, accessible to everyone, not too physical but still a bit lively—just how we like it. You can even jump into the river in some spots.
In Permet, we also hiked through a canyon and visited a lovely little church.
And we took a workshop to make their local culinary pride: gliko. It’s a jam with whole fruits inside. We’d seen it on Goalbania’s site, and it was really fun. We were with a family where the secret to making gliko has been passed down for generations...
Next, we headed to Gjirokastër. A city we loved: its old traditional houses (Skendulli and Zekate), its grand castle, the Ali Pasha Bridge. Along the way, we stopped for artisanal ice cream at a little shop run by a grandmother who’s been making it herself for ages.
One afternoon, my husband *had* to go to the coast in the south, to Ksamil (he’d read it was better than Sarandë). Verdict: we didn’t like it. Parking is a nightmare, the beaches are super noisy and crowded. The sea is packed with jet skis, boats, pedalos, and ropes. Avoid it.
On the other hand, we really liked Himarë, where we went next. We stayed at a campsite where we rented tents with mattresses and sheets inside. Right by the sea, on a low cliff (about 2 meters high). You can hear the waves at night... Magical!! To swim, you either jump straight into the sea (almost from the tent) or climb down a ladder, which you’ll need to climb back up to get out.
I was a little worried the campsite wouldn’t be very comfortable, so afterward, I’d booked a small place in Gjilek. Turns out, the place was really tiny (one room for four, no kitchen) and pretty expensive (over 100 € a night). We’d drive to the beach or restaurants—it’s on a steep slope, so not very accessible. Parking near the sea is tricky. But the (private) beaches were nice—we’d rent an umbrella not too close to the music and spend the day there. We also went to a wilder beach, harder to reach, via a long path. Behind the beach, there’s an amazing canyon where we’d sometimes climb using ropes (already in place, no need to bring your own) over big boulders rolled around by the stream, which must swell a lot in spring.
So, the sea in Albania: it’s nice if you like swimming and relaxing, but it’s not the most interesting part of the country. There are so many other amazing things to see and discover—so many stunning sites! Maybe an agency could’ve helped us find more practical accommodations and avoid Ksamil and its surroundings.
We left the coast to head to the beautiful city of Berat and its "thousand windows." We explored the city, its fortress, and its icon museum.
Then we discovered the Osum Canyon—it’s incredible. The view from the top is breathtaking. And at the bottom, it’s magical. There’s little water in summer, so rafting isn’t an option. We weren’t tempted by the big-tube descent offered by an agency—it looked fun, but the group had 40 people. We preferred hiking on our own as a family of four. We scouted the area on Google Maps... and found where to descend. We walked in the water, then it rose to our waists, then our shoulders... We weren’t moving fast. And how to get back up?? Eventually, we followed a group with a guide—the path was hard to find.
After that unforgettable hike, we visited the Bogovë Waterfalls. It’s pretty, and we swam, but the water was *really* cold.
We passed through Tirana again and then headed to Shkodër. We explored a bit—its charming little streets, the Rozafa Fortress. There’s a tiny museum where you can see *huge* Ottoman stone cannonballs. And they tell you the (charming) story of the young woman who was walled alive in the castle’s foundations to ensure its strength...
Shkodër is mostly a stopover to head into the mountains and discover Theth. Our goal: hiking in the Valbona Valley, from Valbona to Theth. We organized the trip ourselves, without an agency, but it took some time to figure everything out. So I’ll save you the trouble—haha. Book your tickets on the Komanilakeferry website. The ticket includes:
🙂 minibus transfer from downtown Shkodër to Koman
🙂 ferry ticket from Koman to Fierze. This ferry ride is *gorgeous*—between mountain slopes covered in pine trees, and sometimes a little house with a few fields...
🙂 minibus ticket from Fierze to Valbona. Now you’re in the mountains! The minibus drops you off near your accommodation—pick one as close as possible to the start of the hike (if that’s your goal!). The ones at the far end of the village add up to 1.5 hours of walking. Our choice: Guesthouse Dioni. The host is really lovely, it’s in the woods, and it’s basic but great.
After a day of hiking, we arrived in Theth. What beautiful mountains! Then we explored Theth and the surrounding area. It’s pretty busy, but you can still enjoy the Blue Eye of Theth and its swim. It’s *so* cold! But so beautiful!
🙂 minibus ticket from Theth back to Shkodër.
After a night in Shkodër, we drove to Kepi i Rodonit. A guidebook (I forget which one) raved about its beauty. And it *is* beautiful!
But the view is ruined by plastic bottles and other trash in the bushes, along the paths, and of course on the beaches. The only peaceful spot: the private beach at Kepi i Rodonit, which is cleaned. You can rent an umbrella and have lunch there. That’s where we spent our last few days—very relaxing.
In short... Albania turned out to be perfect for us and our teens!
I’m diving into a recap of our loop—pretty classic, really—Denver-Yellowstone-Denver this past summer, from July 24 to August 17. Given the sheer number of trip reports already out there (or in the works), and since I don’t have the writing chops or the photography skills of many of you, I’ll keep it practical—well, I’ll try, at least—to share our take on some of the less-visited parks and spots.
First off, a huge thank you to everyone whose trip reports, blogs, websites, comments, and more helped us put together this itinerary. Looking back, it could’ve been even better optimized: a few disappointments when we missed out on some great discoveries, often because we were short on time. Plenty of reasons to come back to the area!
We’re traveling with our four (almost) teens—18, 16, 14, and nearly 12 years old. To keep the trip enjoyable for everyone, we had to make compromises on both sides: cutting a visit short to spend more time swimming, waking up at dawn, and so on. But logistics also played a big role—things like laundry, grocery shopping, and keeping luggage organized could’ve quickly become time-consuming without a little planning.
And honestly, I think we visited every Walmart along the way! Blame it on the lack of fridges in some accommodations and, more importantly, the *very* limited space in the car, which made it impossible to bring a proper cooler. I’ll come back to the car saga later.
For accommodations, this year we alternated between basic cabins in KOA campgrounds and Yellowstone (when staying more than one night in the same place) and hotels. Always with a pool (except in Yellowstone, of course), which let the kids burn off energy—because they always have reserves, even after packed days!—and, let’s be honest, gave us a chance to relax. No Wi-Fi issues either; we all had plans with 25 GB of data (a big thanks to Gilles for the amazing deal at 0.99 €). It worked perfectly, even for texts and calls between phones—no extra charges.
Now, onto our route: as I mentioned, a classic Denver-Yellowstone-Denver loop. To avoid rushing through the parks or spending all our time on the road, we prioritized staying as close to them as possible, with at least two nights in each place. And I’ve got to say, it’s really nice to settle in, even if it’s just for two nights. It also helped us deal with the weather, which wasn’t always great during this trip. The trade-off? With vacation time being limited, some driving days ended up being long. We knew that going in, but since we kept a relaxed pace with no time constraints (don’t ask me for timings—I don’t keep track of the clock on vacation, except in the morning to get everyone up before noon!), we sometimes ended up with marathon days.
With that said, I’ll dive into the trip itself in the next post.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
And we still haven’t seen everything!
Before setting off for new horizons at the end of this year, it’s time for me to share my trip to Cape Verde this summer 2025.
I particularly love these spontaneous trips, and our stay in Cape Verde is one of those because it was only at the beginning of April that we decided on this getaway, which had been catching our eye for a while, given our love for the mountains.
As always—well, when it’s open—I turned to VF, and I want to immediately thank Marie, aka ptitortue, who helped me a lot in planning this trip through her travel journals and our exchanges!
Because Cape Verde is both small and vast! We decided not to rush from one airport to another, to enjoy the places and the people, but also to relax, since the work backlog from being stuck in May (see my previous travel journal 😅) had to be caught up on in June.
So, 4 islands will be our winners from 06/28 to 07/19:
Santiago first for logistical reasons, as round-trip flights from the capital Praia were the cheapest (650 €/person from Lyon via Lisbon with TAP, still!)
São Vicente, because it’s the gateway to the next one but ultimately more than that...
Santo Antão, pretty much the main goal of the trip since Marie (and the photos) had really sold it to me.
And finally, Sal Island, for some rest—a non-negotiable condition for my other half—and we’ll see that I should’ve listened to Marie...
That said, what a chatterbox I am—buckle up, flight attendants at the doors, off we go on new beautiful escapes! (Thanks to Sophie for the easy loan)
Last note for my eager fan club 😏: yes, there will be alcohol—how could there not be in the land of grogue!
Hello,
Since I enjoy not only the countryside but also everything related to rail travel, I’m starting this photo thread dedicated to trains in Thailand (I’d guess most of us have taken one at some point...).
Feel free to post your pictures here as long as they fit the theme: rolling stock**, stations**, platforms, tracks (even without a train on them), technical equipment, engineering structures (bridges, viaducts), etc.—all in Thailand.
For each photo, I’ll (or you can) note the station or line where it was taken.
Comments and questions are welcome.
As I’ve mentioned elsewhere, I inherited my love of travel from my parents and some of my grandparents. A strong passion, but one that was unfortunately limited by our family’s modest resources. Back then, living in northern Alsace, a simple trip to the southern part of the region—with the Wine Route as our destination—felt like an extraordinary journey to a land of plenty for the little boy I was in the late 60s and early 70s.
Everything seemed so huge when you were still just a kid.
Back then, I was overwhelmed by countless sensations—I was already highly sensitive, with a keen mind and a nose and taste buds that were developing like a pro’s. Which, as I’d later realize, wasn’t always an advantage.
Those magical days always began with a gentle late-spring or midsummer morning. The interior of the white Peugeot 404, license plate 210 LZ 67, had already soaked up the sun before the engine purred to life, and the cabin gave off a scent I could still recognize today—a fragrance I found so pleasant. Back then, I had no idea it was just the smell of warm plastic from the car’s interior.
Yes, the scents of the 404 on sunny days became my madeleine de Proust...
What’s more, the whole family was unusually cheerful because those moments of relaxation and leisure were rare. Everyone worked, and no one had an easy job or was well paid. Without the *Trente Glorieuses*, these experiences might never have happened.
Once we crossed the canton’s borders, I felt like I was light-years away from my everyday surroundings, and every kilometer plunged me deeper into *terra incognita*. It was thrilling. Far from my so-called "medium-sized" town, wheat fields, cornfields, and cabbage patches stretched out, punctuated by tall poles connected by long wires and topped with vegetation—like giant clotheslines without laundry, where magical beanstalks might grow to touch the sky. Back then, I was still far from tasting their product, which was simply beer. At the time, there was still a significant local hop production. Fun fact: it wasn’t until 2002 that Anglo-Saxon scientists proved hops and cannabis belong to the same biological family.
After the fields, the landscape took another step up as it rolled past the little boy’s eyes, often glued to the windows. First came modest hills, then a succession of rolling slopes that soon formed an unbroken chain. Their 700 meters in altitude felt like Himalayan peaks to me—impressive, inert giants, a whole new world. Gazing at them, an intense emotion welled up somewhere between my stomach and lungs, nearly taking my breath away. What mysteries, what treasures did these heights hold?
And then there were the cherries on top—the crowning touch that made the scene even more magical: proud, majestic castles perched on the summits like impassive sentinels. Monuments from the past, yet firmly rooted in the present on their rocky spurs.
The little boy’s eyes sparkled—he’d been given a castle for Christmas, complete with battlements, towers, a drawbridge, and fully armed knights. He’d watched and lived *Ivanhoe* on the only French TV channel that existed back then.
Only once did my paternal grandfather join us on one of these trips. A tall, intelligent man with a face that could shift from stern to mischievous, clearly full of humor and charisma. Sadly, his relationship with alcohol had taken a toll on his life and, by extension, those of his loved ones. He had a strong personality—if his boss crossed the line, he wouldn’t hesitate to punch him, which meant he went through a lot of different jobs. Back then, you could quit one job and easily find another. It was quite something to see him in his final stages, hallucinating pink elephants and even drinking perfume when he had nothing else left. The last time I saw him, he’d slipped away from the doctors and nurses while hospitalized in pretty bad shape—at least, I assume his liver was the issue. We were sitting down for a family lunch when the door burst open, and there he stood in his pajamas, eyes twinkling with mischief, clearly pleased with the dramatic entrance. That theatrical moment didn’t spare us from burying him a few months later at the age of 71. One day, my mother told me the family doctor had quietly remarked that it was a shame—with his robust constitution, he could’ve lived to be a hundred. Yes, the family doctor—this was the man who’d come treat you any day, at almost any hour, just for a phone call. It really existed, it’s not a myth!
That day, his wife—my paternal grandmother—was also along for the ride. Everyone agreed that Jeannette was a good woman. She worked as a waitress at *Le Tigre*, the biggest brasserie in town, right in the center. Most customers preferred to be served by her, including local dignitaries and even the mayor. As a kid, I didn’t find her very fun, open, or warm—she seemed a bit stern. Back then, women in their fifties already had the face and build of grandmothers. Same went for men, don’t get me wrong. I had no idea about the struggles she faced because of her husband. I didn’t know that 30 years earlier, she’d had to flee Alsace while pregnant, under threat from Nazi fighter-bombers. I didn’t know she’d had several miscarriages, and that my father—her only surviving child, born prematurely in March 1940 at the other end of France—weighed less than a kilo at birth and was so tiny he could fit in a shoebox. Hard to imagine he’d grow into a strapping man nearly 1.80 meters tall, tipping the scales at 100 kilos.
When you come back from summer camp in early August and ask why she didn’t pick you up with your parents, and they gently tell you she’s "in heaven," you don’t realize she passed away at 54 after suffering greatly from stomach cancer that had spread.
Back to that family outing, that enchanted parenthesis. I even remembered where we’d had lunch when I passed through Dambach-la-Ville decades later. One of those charming, flower-filled towns Alsace produces in abundance—and preserves so well. This one sits high on a hill, and I was a bit stunned on the parking lot because the view stretched far, revealing the Alsace plain below—its fields, villages, hills, and forests. The world seemed so vast and enticing that day, even though I was only glimpsing a tiny fraction of it.
The region was already very touristy, but I wouldn’t notice the downsides until much later. That Sunday noon, I discovered a large restaurant filled with diners. I can still see the enormous piece of meat they served me, decorated with a little wooden skewer topped with a flag. I kept that one for a long time. Those were the golden days of rich, flowing, thick sauces—so flavorful—and the era of the world’s best fries, made on the spot with the best potatoes. To top it off, I was *exceptionally* allowed a small bottle of apple juice, Orangina, or—even better if possible—Sinalco. Yes, Sinalco—like Orangina, but better. A brand that must’ve disappeared in the 70s, but why, and what a shame! Since then, Orangina’s little bubbles have taken the brand to the other side of the planet—it’s now Japanese.
Year after year, I’d eagerly await that ecstatic moment when the most beautiful castle in Alsace, the Haut-Koenigsbourg, appeared in my field of vision. The perfect model, the archetype that blended into the landscape at the height of a child’s dreams.
The trip home always felt like a reality check—less jarring than an alarm clock, but more diffuse and melancholic. From then on, there was only one wish: *When do we leave again?*
Hi there,
Here’s a recap of a trek through the Balkans covering three countries: Albania, Montenegro, and Kosovo. I was with a friend, and we didn’t do the full route (only one day in Kosovo).
It was a wonderful trek through snow-capped mountains and vast flower-filled meadows, meeting incredibly welcoming people.
At the end of the travel journal, I’ll share what I loved and what I liked less.
Day 1: Flight from Paris-Beauvais to Tirana with Wizz Air.
Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
Then, a transfer the same day to Shköder, about a 2-hour bus ride. Cost: 10 € per person. Tickets bought directly on the bus. We spent the night in Shköder at a very clean guesthouse, Open Doors B&B. It had a small balcony overlooking the city.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.
Day 2: Bus ride to Theth, about 1,100 meters in elevation gain, the starting point for our hike the next day.
The trip took 2 hours and 40 minutes with a break in the middle. The bus was affordable, but taxis also make the trip—though they’re very expensive.
We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.
The family was adorable. The husband is a handyman and built almost everything himself. Their baby is named "Sky"—such a cute name, right? :-) Throughout the trek, I found the guesthouses very clean, and the hosts think of everything—no need to bring soap or shampoo; they provide it.
Lunch in Theth at a traditional restaurant on the main road. We tried "Tave Dheu," an Albanian dish with beef, cabbage (very common), and cottage cheese. Delicious but not quite filling enough. For dessert, a honey cake that was perfectly moist—such a treat! Desserts like this are rare; sometimes they serve watermelon instead.
We took a small private bus for 5 € to the "Blue Eye" parking lot, then walked for about 45 minutes to reach a stunning natural site—a kind of lagoon with incredibly blue water. The bravest can swim, but the water’s freezing!
That evening, we dined at "La Montagne Blanche"—excellent! A delightful mix of grilled meats with potatoes and grilled peppers. Some watermelon slices (which I’m not a fan of) and the famous Raki, a brandy served in Turkey and the Balkans! It was my first time drinking brandy "bottoms up." 😉
I’d like to share my family trip to Colombia with kids aged 8. After spending hours browsing the forum and only having two weeks there, we decided to focus on two regions: the Coffee Zone for one week and the Caribbean coast for another. We traveled from August 8 to 23.
Day 1 – First stop: Bogotá
We arrived in Bogotá in the evening on an Air France flight—nothing to complain about, decent service, comfortable, and on time. However, the first night was a miss. We’d booked a hotel near the airport (Abitel Prime) for convenience, but the soundproofing was almost nonexistent; we heard planes as if we were on the runway. Luckily, exhaustion helped us sleep well anyway.
Day 2 – Off to the Coffee Zone and Salento
The next morning, we headed to the airport for a domestic flight to Pereira with LATAM. No issues: punctual and efficient, and in 30 minutes, we landed in Pereira. The landing already set a different mood: lush valleys, endless plantations, and humid air.
We picked up our rental car from Localiza. Unfortunately, the experience wasn’t smooth—the paperwork took forever, and the wait tested our patience. Finally free, we hit the road to Salento, one of Quindío’s gems.
We arrived in the late afternoon and discovered a colorful village bustling with artisan shops and cafés. Our first stroll helped us soak in the atmosphere before dinner at Bambú restaurant—a great surprise with careful cooking and local flavors. We spent the night at Casa Serafín, a charming little hotel, nicely decorated and well-located… but unfortunately very noisy.
Day 3 – The magic of Cocora Valley
This was one of the trip’s highlights. We set off early for Cocora Valley, famous for its giant wax palms, Colombia’s emblem. We chose the 12 km loop recommended by the *Routard*. The landscapes were spectacular: towering palms, rivers, suspension bridges. It felt like walking through a postcard. The weather was perfect.
That evening, we dined at Barnabé restaurant—pleasant setting, decent food, but the bill was a bit steep for what it was. Back to Casa Serafín.
Day 4 – Coffee and panoramic views
The plan was a visit to Finca El Ocaso. For 1.5 hours, we followed a passionate guide who explained the entire coffee process, from harvest to cup. Very educational, accessible for both kids and adults, all in a stunning setting. The tour was in English for us, and we translated for our kids, who aren’t bilingual yet.
In the afternoon, we climbed to Salento’s viewpoint. The valley view was superb. That evening, we ate at Veggie Garden, a simple and pleasant spot that was a nice change from the heavier meals of previous days.
Day 5 – Horseback ride to Santa Rita Waterfall
We booked a horseback ride with Cocora Magic. It was a real success: calm horses, a beautiful trail, mountain and meadow landscapes, and finally the refreshing and wild Santa Rita Waterfall. Without a doubt, one of the best moments of our time in the region. We even got a bonus ride up a 300-meter hill.
We then headed to Filandia, less known than Salento but just as charming. We spent the late afternoon enjoying the pool at MuchoSur Filandia. The hotel is beautiful, in an idyllic setting. However, we also had soundproofing issues and could hear our neighbors.
Day 6 – Rainy detour through Filandia and Manizales
Rain caught up with us in the early morning: torrents of water made it impossible to go out. We stayed at the hotel, reading quietly. By noon, the rain let up: a quick walk in Filandia, a quick lunch, then off to Manizales. We chose to stay at El Otoño hot springs. Great choice: as soon as we arrived, we plunged into the hot pools, perfect after hours on the road.
Day 7 – Hiking and hot springs
In the morning, we hiked the Camino de Super Coco (found somewhat randomly on Google). A pleasant trail with mountain views and a peaceful atmosphere. The afternoon was spent in the hotel’s thermal pools, with a short marked hike down to the river. Dinner on-site at the hot springs’ restaurant. A simple but very relaxing day.
Day 8 – Rain, jacuzzi, and games
We continued to Finca Los Alpes. The rain greeted us again, but this time it turned into an asset: nothing like a steaming jacuzzi with a view of the misty mountains. The kids enjoyed the facilities too: mini-golf, ping-pong, billiards. Dinner and night at the hotel, cozy vibes.
Day 9 – Off to the Caribbean coast
Back to the airport to return the car (still a bit long). Flight to Cartagena with Avianca: punctual and comfortable. Upon arrival, we picked up another car and headed straight to the Hyatt Regency, a modern hotel with a pool. That evening, we dined at the hotel—practical after a travel day.
Day 10 – Colonial Cartagena
We set off to explore Cartagena’s old town. It was enchanting: colorful facades, flowered balconies, colonial charm—just magical. However, the heat was stifling and very humid. Afternoon relaxation by the pool. Dinner at Gestlani, a good restaurant in town.
Day 11 – Road to Barú
A hearty breakfast, then one last swim in the pool before heading to Barú. We checked into Las Islas Hotel. The setting was enchanting: wooden cabins nestled in the vegetation, a private beach, turquoise sea, impeccable service. Dinner at the hotel’s restaurant.
Day 12 – Beach and relaxation
A full beach day in Barú. Warm water, white sand, coconut trees, peace and quiet. A real postcard scene with iguanas and birds.
Day 13 – On to Santa Marta
Another morning at the beach before hitting the road to Santa Marta. The drive was a bit long (6 hours), especially with traffic jams in Barranquilla. It was the longest car ride of the trip. We spent the night at Villa María Tayrona, a beautiful place near the park.
Day 14 – Tayrona Park
We left early for Tayrona Park. We entered through **El Zaino**, parked the car, and set off on a hike to La Piscina (about 2 hours). We stopped along the way at Playa Arenilla, a stunning little beach, to rest. Lunch on-site, a swim, then back by 4 PM. The hike was a bit tiring, but the nature was spectacular: dense jungle, the sound of waves, and even a monkey encounter along the way. Evening and dinner at the hotel.
Day 15 – Last swim and return flight to Bogotá
Our last morning was split between the pool and the beach (the hotel has direct access via a 7-minute trail through vegetation and flowers)—hard to leave this paradise. We drove to Santa Marta’s airport to return the car, then flew back to Bogotá. We spent the night at Casa Dann Carlton, a comfortable hotel. We simply ordered room service, arriving too late to go out.
Day 16 – Bogotá and the end of the trip
Our last day in Colombia. After a good breakfast, we explored La Candelaria. Its cobbled streets and colorful houses were worth the visit. We visited the Botero Museum (free) and the Gold Museum, both fascinating. Back to the airport for our 11:55 PM Air France flight.
That’s a wrap on a varied trip—lush mountains, colorful villages, dream beaches, and tropical jungle.
The pace was pretty relaxed, well-suited for our kids. They absolutely loved the trip to Colombia.
Driving in Colombia was very easy, and we didn’t regret renting a car at all—it gave us more freedom to get around.
If I were to do it again, here’s what I’d change:
- I’d spend less time in the Coffee Zone to stay a bit longer on the Caribbean coast, which was more relaxing for the kids. Or I’d head to Medellín, but I didn’t think the city was very kid-friendly.
- Bogotá is a city that deserves a day’s visit, but it’s not a must-see. Maybe I’d have taken the KLM flight from Cartagena to Amsterdam instead.
Since I didn’t have time to write a proper travel journal, I thought I’d share a few photos of Bologna—a really lovely city I discovered in 2017 while stopping on my way to Tuscany.
Around Piazza Maggiore, which was packed with a stage and chairs for a show, stands the Basilica of San Petronio, massive and Gothic in style, with an unfinished façade (a common sight in Italy).
Another building near the square:
But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.
Okay, it wasn’t a total disaster either. Actually, I hesitated before starting this travel journal: is it even worth writing about a holiday that won’t leave an unforgettable memory?
In the end, I went for it (there aren’t many recent travel journals about this destination).
So, read on... or don’t .
Every time we’ve been to the Canary Islands, it’s been by default (basically: where can we go in winter or early spring when we only have a week—so not too far, not too much jet lag, but with decent weather?).
This time, we had two weeks, but the winter plan kept changing: first Thailand (dropped for personal reasons), then Martinique (dropped because of work leave dates that weren’t up to me), and finally, the Canary Islands.
We’ve already been to Tenerife (which we really liked) and Lanzarote (which we liked a little less).
This year, two options: Gran Canaria or one of the smaller islands west of Tenerife (La Palma, or even La Gomera or El Hierro).
We chose Gran Canaria... not sure it was the right call!
Whose fault is it?
Storm Thérèse’s!
Yes, Storm Thérèse followed us on arrival, and its effects lasted quite a while. We had to adapt, cancel visits, change activities...
But even without Thérèse...
Saturday 21/03
Departure from Orly at 6:10 AM with Transavia.
The plane took off on time and landed a little early, tossed around by strong winds before touching down.
It had just rained, but it was (almost) no longer raining.
We quickly picked up our luggage and then the car at the Cicar counter.
We got a Seat Arona instead of the Corsa we’d booked. Well, while the driving position didn’t feel great at first (I got used to it), the engine’s smoothness and power were much appreciated on the island’s winding and sometimes steep roads.
It was only 10 AM, and we couldn’t theoretically check into our accommodation until 3 PM (the owner promised to message me if it was ready earlier).
So, we headed to the (big) *Jardín Botánico Viera y Clavijo*, where we planned to spend a few hours.
We found a huge parking lot... empty.
The passenger in the car in front of us (yes, we weren’t the only ones at the closed gate—there was a car in front and one behind) went to ask for info: it was closed due to the storm 😕.
So, we calmly headed toward Puerto de las Nieves, on the northwest coast of the island.
The plan: go to a restaurant, visit the village, and do some shopping while waiting for early afternoon.
As soon as we got out of the car, it started raining... we took shelter under the awning of a shop, waiting for it to pass. But the rain turned into a downpour, and within minutes, awning or not, Gore-Tex or not, we were soaked!
Since we were already wet, we might as well go to the restaurant—they weren’t far! But here’s the thing: contrary to what Google Maps said, they all opened at 1 PM, not noon!
Back to the car, wading through 5 cm of water because all the village streets were flooded .
The rain let up, we did some shopping, went to eat, and I got a message from the owner saying the accommodation was ready 🙂.
So, off we went to La Suerte, a few kilometers north of Agaete.
The downside of the place, especially with luggage, is that you have to climb several flights of stairs via an outdoor staircase (after parking more or less far away on a steep street) to get there 😛).
Of course, on the way from the car to the apartment, it started pouring again—the bags got soaked!
Enough rain for today! We settled in quietly, and by late afternoon, we could (finally!) go admire the view from the terrace.
Trip Planning
My partner and I are heading to the Canary Islands for a week at the end of September, specifically to Lanzarote. We chose this island over the more crowded ones for its volcanic landscape and the variety of hikes it offers.
I booked everything through Expedia: our hotel stay, car rental, and Ryanair flight tickets departing from Marseille. It was the only way to get a direct flight. To make getting around easier during our stay, I picked a hotel located in the center of the island from the wide selection available. It’s part of the Barceló chain, specifically the "Barceló Teguise Beach Adults Only" in Teguise Beach, which turned out to be an excellent choice.
The Trip
Sunday, September 21 - Monday, September 22
Departure
It’s 2:15 PM, and we’re at the Avignon TGV station. Danielle picked us up earlier due to the weather—thunderstorms and heavy rain all the way to the station. The TGV was on time, and it only took 30 minutes to reach Marseille Saint-Charles. The shuttle to the airport is quick and convenient, right behind the station.
The bus leaves for the airport in the middle of the storm, with flooded roads and cars stuck in some spots.
We get soaked making our way to the terminal. Two hours to wait before the flight. The plane finally takes off at midnight, but just before landing, the pilot announces that the destination airport is closed, and we’re being diverted to Tenerife. Ryanair will re-route us as soon as possible.
We end up waiting 2 hours, and Ryanair kindly gives us a 4 € voucher.
We re-board around 5:15 AM and take off at 6:00 AM. About 45 minutes to reach Lanzarote. After collecting our luggage, we head to the car rental desk. The counter in the terminal is closed, and we’re directed to parking lot P4—it takes us a while to find it.
I’m a bit worried about the rental company’s reaction since the car was supposed to be picked up 7 hours earlier, but it’s not a problem. A woman next to us is furious because she’s in the same situation, and her rental was canceled. Anne-Marie translates for her, but nothing changes.
We pick up a brand-new Toyota Aigo and head to the hotel.
After checking in, we cross the garden, walking alongside the large pool to reach our room.
A lovely first-floor room with a jacuzzi and a sea view.
It’s early, so we head to breakfast—a generously stocked and varied buffet with everything you could want.
Afterward, we drive to Cueva de los Verdes, but it’s packed with people and a long wait. We decide to come back another day.
Next, we visit Mirador Del Rio. This rocky viewpoint at the edge of the island has breathtaking cliffs plunging 500 meters into the ocean. The view is stunning and impressive.
A panoramic bar lets you cool off while enjoying the scenery.
We return to the hotel for a short walk around the neighborhood and enjoy the beautiful pool with its pleasant water temperature. Relaxing by the pool, sun loungers, and all.
In the evening, a very varied buffet at the restaurant. Then early to bed to recover from the sleepless night before.
Tuesday, September 23
After a restful night, we enjoy another varied and hearty breakfast. The terrace seating is very pleasant. We take an inland road leading to Timanfaya National Park.
The road near the park runs alongside vineyards where the vines are surrounded by lava stone walls to protect them from the prevailing winds.
Our first stop is at the visitor center, where the island’s volcanic activity is well-documented. Next, we stop at an area where you can take a short camel ride—two seats are installed on either side of the camel’s hump. This little ride offers a great view of the volcanic landscape from a higher vantage point. A fair price of 11 € per seat for a 20-minute ride.
We then head to the park entrance via the road leading to the parking lot, where only authorized buses can take the winding route inside the park.
It’s crowded, and we wait about 45 minutes with several stops before reaching the parking lot.
We board the bus, and the route offers beautiful views of this volcanic area and its many craters. The journey is very interesting, with several stops for photos.
At the parking lot, a guide shows us how the heat from the rocks beneath the surface can ignite dry vegetation. Water poured into holes in the ground immediately creates geysers and jets of steam.
The building next to the parking lot has a restaurant where meat is cooked using the heat from a well dug into the volcanic rock.
On our way back, we drive to Playa Blanca, a seaside town with a small sandy beach.
Back at the hotel in the late afternoon for dinner.
Wednesday, September 24
We wake up early and have a quick breakfast—few people are around at this hour. Two days ago, we booked a 10:00 AM visit to Los Verdes, lava tunnels created by eruptions and lava flows from the La Corona volcano, which extended all the way to the coast.
When the lava came into contact with the air, it solidified on the surface while continuing to flow underneath. The lava tunnels stretch for 8 kilometers to the volcano, but we only walk one kilometer.
The inside of the tunnel is impressive, with narrow passages and larger chambers.
You can see traces left by the flowing liquid lava—varied colors and twisted shapes.
At the end of the path, a large chamber has been turned into a concert hall with perfect acoustics.
Next, we visit Jameo Del Agua.
This is a continuation of the lava tunnel, developed by Manrique.
There are beautifully designed bar and restaurant areas, as well as an underground lake where you can see small blind white crabs—a protected species in this very pure water.
Higher up, there’s a lovely space with a central pool that could double as a swimming area, surrounded by beautifully designed white pathways that contrast with the blue water.
Further on, you reach a large space inside the lava tunnel, set up as a performance hall with perfect acoustics.
Stairs let you view this beautiful space from above. A gap in the lava landscape reveals the ocean on the horizon.
We head back toward the village of Yé, at the foot of the La Corona volcano.
A 160-meter walk from the church, a path crosses vineyard plots and then climbs to the top of the volcano’s crater in about 30 minutes. It’s the island’s highest volcano.
When you reach the edge of the crater, you see how deep it is, with steep slopes inside forming a large circular opening. The place is breathtaking and awe-inspiring.
We drive back to the hotel via a road that climbs quickly, offering a beautiful view of the island’s northern part.
Thursday, September 25
After another enjoyable and varied breakfast, we head to the center of the island toward the volcano park and stop at a roadside parking lot where a path leads to the Montana Cuervo volcano.
This is a crater that opened on one side. During an eruption, an explosion created a breach in the crater.
Huge blocks of rock were thrown dozens of meters away. The path goes through the breach and descends into the crater, allowing you to walk around it. It’s impressive, and you really feel small and fragile in this environment.
The crater walls, with their different colors, highlight the rock formations. The crater is surrounded by a sea of lava with sharp, jagged rocks.
You can walk around the outside of the crater, but it’s not very interesting. We then head to the west coast, stopping at a spot with a small green lake next to a beautiful black sand beach.
Next, we stop at Salinas de Janubio, a lovely viewpoint overlooking the salt marshes with different water colors. A small shop sells various local products.
We then head to the famous Papagayo beach.
The road ends at a booth where they charge 3 € to continue.
From here, the land is private, and you have to pay to drive down a 3-kilometer rocky dirt road.
Quite a few cars are driving along it, kicking up clouds of dust. The car gets a dusty makeover.
We arrive at a large parking area, with several paths leading to different small beaches.
We go to Papagayo, a small blonde sand beach surrounded by red rocks.
The beach slopes gently into the water, which is a pleasant temperature. The setting is charming and peaceful.
We stay for a while before heading back to the hotel.
Friday, September 26
We start with a visit to the César Manrique Foundation in Tahiche. This was originally one of his homes. The modern construction spans several levels and is integrated into the lava flow, using the gaps to create living spaces. Large windows make the rooms bright and open to the scenery. The place is pleasant, with flower-filled gardens outside. It’s well worth a visit.
Next, we drive to Las Grietas, where a path leads to a narrow crack in the volcanic rock, forming a tight passage where only one person can walk at a time.
The passage isn’t very long, but progress is slow due to the endless selfies being taken here.
We then stop at Casa Del Camposino, a renovated farm that houses several artisan shops.
We taste a local wine recommended by a charming woman and buy two bottles of Lanzarote red wine on her advice.
Now, we head to Tamara beach, a beautiful and wide beach at the foot of high cliffs. There are always great waves here, making it a surfer’s paradise.
On the way back to the hotel, we stop at the cactus garden, César Manrique’s final creation. Designed with a great sense of aesthetics around an old windmill, it features 4,500 varieties of cacti in various shapes, all in a beautiful setting.
We return to the hotel in the late afternoon for the evening.
Saturday, September 27
After another hearty breakfast, we head north to Haria. We stumble upon another of César Manrique’s homes, where he lived for a long time. This house is more traditional than the previous one but still has large, modern, and very pleasant rooms. At the back of the garden is his large studio, where he created his works.
Next, we visit the craft market—this was our original plan. Various stalls offer local items, and it’s very crowded. No room at the café terraces to sit down.
We then return to Famara beach for a long stay. There are always great waves here, much to the surfers’ delight. The water temperature is pleasant, and we enjoy it.
On the way back to the hotel, we stop at a gas station to refill the car, which has been very fuel-efficient. Gas is also much cheaper here than in France—1.16 € per liter of SP95.
We also wash the car, which was very dusty after the long dirt road to Papagayo beach.
At the hotel, we enjoy a farewell cocktail before dinner.
Sunday, September 28
We spend the morning by the hotel pool before checking out at noon. For lunch, we go to a restaurant called "Dona Lola," near the hotel, with a terrace offering a view of the coast. We order tuna carpaccio, which is delicious.
We then head to the airport, just 15 minutes away.
We return the rental car and go to the airport.
A long line to check in our luggage.
The return flight is on time.
A shuttle bus takes us to Saint-Charles station.
We then head to our overnight rental. The boulevard slopes down, making it easier with the suitcases.
The rental is between the old port and the train station.
Once there, we pick up the keys and make one last effort to carry the luggage up to the third floor.
The studio is nice, clean, and simply equipped—perfect for one night.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
I’m a newbie to this forum, passionate about wildlife, the landscapes of East Africa, and Tanzania in particular.
This June 2024 trip/safari is our 7th visit to Tanzania and our 5th in the south, which has drawn us more than the north ever since we discovered it in 2015.
In 2024, the entrance fees for the reserves and services have gone up again since our last visit.
I chose to return first to Mikumi Reserve, which was the very first one we visited in the south. Then, we’ll head to Selous (J. Nyerere N. P.) as usual.
Initially, we wanted to spend 2/3 days on Mafia Island at the end of the trip, but it made the total cost too high, so we gave up...
We usually go to Ruaha and Selous, but I wanted to mix it up a bit—also to save some money...
As for the timing, June is a new experience for us. I thought it might be interesting to come just after the lodges reopen... hoping for some great wildlife encounters??
The trip starts in Marseille with our first flight on Ethiopian Airlines to Addis Ababa, then continues to Dar es Salaam, where we’ll finally set foot on Tanzanian soil again.
In Addis... "our" A-350.
.....
After arriving in Dar, we spent one night at a hotel near the airport. The next morning, we headed to the domestic flights terminal, which hasn’t changed in years.
By mid-morning, we boarded a Cessna 208B Caravan with Safari Air Link, heading to the Kikoboga bush airstrip in Mikumi, which we reached 45 minutes later.
Fun fact: the pilot was the same one as on our return flight two years ago.
Welcome on board:
Of course, a driver/guide team from our chosen lodge was waiting for us upon arrival:
I was surprised to see so many aircraft parked there... even twin-engine Embraer Brasilias??
As a fan of vintage planes, I loved it...
On the other hand, the light was incredibly harsh.....!!
Our guides only speak English. We knew that in advance. In the south, it’s very rare to find someone who speaks French. This’ll force us to dig into our high school English memories... from 60 years ago... at least.
It’s noon, and we head toward the lodge.
Near the airstrip, next to the Mikumi rangers’ base, there are quite a few herbivores. They find a bit more peace here—the big cats don’t venture this way...
Our first encounter was a group of Masai giraffes.
Rarer (for us), a savanna monitor lizard basking in the sun right in the middle of the track...??
A large gathering of impalas (mostly males) along with a few blue wildebeest:
Also unusual: a African crowned hornbill taking a dust bath in the middle of the track...!!
When it comes to identifying mammals or birds, I don’t know everything... so I might make mistakes. Please forgive me.
I’m counting on my friend Blesl’s active participation... 😉
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
Just back from two weeks in Andalusia, and I wanted to share this experience with you—maybe it’ll help with planning a trip. I’ll start with a quick recap in this post and try to add photos and day-by-day details later (still sorting through them). Hope I don’t bore you too much! 😎
Trip details:
April 20 to May 4, 2019:
7 days on the Costa de la Luz (El Puerto de Santa María) in an Airbnb,
4 days at the junction of the Costa del Sol and Costa Tropical (Salobreña) in an Airbnb,
3 days at Cabo de Gata for some rest at a campsite in Los Escullos.
Two families of four, each with our own car: three 9-year-old boys and a 6-year-old girl. One family was more into city exploration (not us, but we’re working on it), and the other preferred relaxation and nature (that’s us). We speak a little Spanish.
Over 5,000 km, including 2,500 km for the round trip from Carcassonne.
The weather: Variable, but we expected better for this region in late April. The first week on the Costa de la Luz was sometimes chilly (< 20°C), and the second week was warmer but not excessive (< 25°C). At least we didn’t get much rain!
Our budget: Around 2600 € per family:
700 € for accommodations, about 50 € per night,
1000 € for meals and restaurants. We usually spent around 50 € per family at restaurants—we ate out for lunch (except for 2–3 picnics) and cooked at home in the evenings, trying to be back by 6 PM.
600 € for activities: Río Tinto, a flamenco show, visits to the Alhambra, Giralda, and Alcázar, Oasis Park with meals, and a kayaking trip.
300 € for gas and tolls.
Preparation: A few months ahead with bookings for accommodations and tickets for the Alhambra, Giralda, and Alcázar. We used a few travel guides—I like the *Évasion* guide for initial planning. *Géoguide* was okay, but our friends’ *Routard* was the most useful. We also spent three months brushing up on Spanish with Mosalingua (a great spaced-repetition method, max 10 minutes a day). Downloaded Maps.me and the Andalusia map in advance—essential. And we used Tricount to track shared expenses with friends—super handy.
What we did/saw:
3 city visits (Seville, Granada, and Cádiz) + Málaga for our friends (we vetoed Córdoba—too many cities for us).
4 white villages (Vejer de la Frontera, Arcos de la Frontera, Grazalema, Ronda) + Tarifa for our friends.
Beaches (Tarifa and Bolonia, Matalascañas, Nerja, Cabo de Gata).
Nature and fun moments: Doñana National Park, a kayaking trip along the rocky coast near Nerja, and the Wild West/animal park in the Tabernas Desert.
A little culture: Río Tinto mines, the archaeological site of Itálica, Columbus’s caravels, Nerja Cave for us, and the Picasso Museum in Málaga for our friends. Plus, seeing the ham-drying process in the Alpujarras (for our friends).
Our highlights
Nerja and the surrounding villages: The rocky coast was amazing, and we loved the kayaking trip, even if the water was freezing for snorkeling. The beaches are sheltered from the wind, the town is charming, and the cave is incredible.
El Rocío and Doñana National Park. El Rocío has a timeless, almost Wild West vibe—we could’ve stayed a day or two. The quiet and pine scents reminded us of the Landes region.
What we didn’t love as much:
Río Tinto mines: Not super exciting, and the guides’ nonstop chatter kind of ruined the "nature" experience.
Our little regrets (for next time):
Forgetting our passports and missing a day trip to Tangier from Tarifa.
Not having an extra day around Nerja to go snowboarding in the Sierra Nevada—just 1.5 hours away (the kayak guide suggested it).
Not spending at least one night in El Rocío to explore Doñana National Park at dawn.
Antequera with the Guadalhorce reservoir and the Caminito del Rey (but it would’ve meant 2 more hours of driving, and we didn’t have the energy).
My general impressions of Andalusia and Spain
Landscapes: A feeling of extreme concentration of a single activity in some areas—endless olive groves, wind farms on the Costa de la Luz (which I thought were well-integrated), rows of buildings along the Costa del Sol (yikes, glad we didn’t stop there), greenhouses around Almería (a shame to have frozen the coast for so many kilometers), and the massive industrial port of Huelva.
What surprised us compared to France was the lack of small hamlets—villages are clearly defined, and people cluster there, leaving vast landscapes without human presence. In France, you find houses scattered everywhere.
Roads: Relatively few tolls. Sure, rest areas aren’t as nice as in France, but the roads are in good condition, and our wallet was happy. The roads are pretty straight with countless bridges and tunnels—the upside (besides fast travel) is that there aren’t many secondary roads disrupting the scenery.
Tourism and activities: A huge variety and richness. Feels like everyone can find something they like, and 15 days barely scratched the surface. It’s amazing how quickly you go from the coast to snow-capped peaks (Sierra Nevada) or from farmland to desert (Tabernas). And the mix of European and Arabic architecture in the same city is really special.
One small regret: Not interacting more with locals. We didn’t luck out with our Airbnbs. But shopkeepers were great—very patient with my broken Spanish! :-)
Overall, I think our choice to stay on the Costa de la Luz and then near Nerja worked well. We could explore pretty easily (even if we logged a lot of kilometers), and the settings were fantastic. The 3 days of total relaxation at Cabo de Gata were perfect.
If you prefer shorter stops, you could try staying in El Rocío (easy access to Seville and great for an early visit to Doñana National Park) or maybe Grazalema for a hike in the mountains (weather-dependent). And of course, Tarifa for a day trip to Tangier or Gibraltar.