Bonjour,
J’ai la charge d’organiser un voyage de 5 jours pleins sur Prague pour ma famille et moi (mes parents, mon frère 21 ans et ma sœur 17 ans), qui commence très bientôt : nous partons demain ! (Arrivée le 25 au soir et retour le 31 tôt dans la matinée).
Cela ne me ressemble pas du tout parce que je suis une grande voyageuse passionnée et j’ai honte de l’admettre mais je ne me penche sur le planning de ce séjour seulement aujourd’hui.
J’ai épluché mes guides et ce forum depuis 7h30 ce matin…
Pour ce séjour, nous souhaitons consacrer 4 jours à Prague et une journée pour une excursion à l’extérieur.
Voilà ce que j’imagine :
Nous arrivons le 25 au soir et prendrons soin de réserver un restaurant (ce sera fait dans l’après-midi !)
Pour nos 4 jours de visites (4 jours interchangeables):
- Jour 1 : Pont Charles (tôt le matin !!) et quartier de Malasana + parc Kampa de nuit
- Jour 2 : Vieille ville + quartier juif (cimetière Juif et la synagogue espagnole à ne pas louper en fin d’aprem pour pouvoir faire la ruelle d’or gratuitement si c’est toujours d’actualité ?!)
+ balade dans les marchés de Noël
+ Parc Letna
- Jour 3 : Sud de la vieille ville + nouvelle ville + balade le long de la Vlata
- Jour 4 : le château royal (à l’ouverture !) et son quartier (+ Couvent Strahov) + parc Petrin si possible
Excursion :
Karljstein pour visiter le château. ?
Le château de Troja ?
Kutna Hora et Lidice ?
Est-il préférable de prendre les transports en commun pour ce genre d’excursion ou une location de voiture est préférable ?
Questions en vrac :
- J’ai lu dans les forums que le 26 décembre des courageux en maillot font une traversée ! Quelqu’un saurait-il me dire ou et à quelle heure ça a lieu ? Ca vaut le déplacement non ?
- Mon père en grand passionné de l’histoire de chaque guerre m’a demandé de voir s’il existait un musée de ce style à Prague., où sur le printemps de Prague. Des recommandations ?
- J’adore visiter les quartiers un peu disons… « alternatifs », comme newtoxn à Sydney ou Camden Town à Londres. On trouve ça à Prague ? Des rues célèbres pour leurs tags par exemple ?
Que pensez-vous du quartier Vinohrady et ses immeubles Art Nouveau ?
- Des infos utiles que je devrais savoir : jour de fermeture des musées/ lieux à visiter, sites gratuits certains jours de la semaine, … ?
- Nous aimons bien aller voir des spectacles typiques dans les lieux que nous visitons. Des théâtres ou lieux spécifiques à nous conseiller ?
Merci beaucoup par avance à tous ceux qui auront la gentillesse de me lire et de me répondre.
Bonne fêtes de fin d'année à tous,
Marion.
Bonjour,
Je pars a Prague vers le 20 décembre avec mon fils qui est un fan de floorball (hockey en salle assez populaire en République Tchèque). J'aimerais savoir s'il serait possible d'assister à un match ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Je pars a Prague vers le 20 décembre avec mon fils qui est un fan de floorball (hockey en salle assez populaire en République Tchèque). J'aimerais savoir s'il serait possible d'assister à un match ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Bonjour! Nous sommes du Québec et comptons partir en Europe de l'est vers la fin mai 2011 pour environ 3 semaines. Le plan initial est très simple: aucun, exepté le mariage d'un ami dans la région de Cracovie.
Présentement nous sommes à établir les choses que nous voulons absolument voir durant ces 3 semaines. Les camps de concentration nous intéressent beaucoup (Auschwitz, Terezin), la péninsule de Hel également (je suis un kitesurfer)... Mais pour le reste aucune idée... Nous aimerions voir des châteaux anciens, oui voir les capitales mais aussi beaucoup de petits villages, peut-être un glacier en Autriche, nous aimerions aussi pratiquer des sports extrêmes, assister à un match de soccer dans un stade immense??... Bref! Vous avez des suggestions??
Et voyager en train semble très avantageux, mais est-ce que louer une voiture peux valoir la peine?
Merci!
Présentement nous sommes à établir les choses que nous voulons absolument voir durant ces 3 semaines. Les camps de concentration nous intéressent beaucoup (Auschwitz, Terezin), la péninsule de Hel également (je suis un kitesurfer)... Mais pour le reste aucune idée... Nous aimerions voir des châteaux anciens, oui voir les capitales mais aussi beaucoup de petits villages, peut-être un glacier en Autriche, nous aimerions aussi pratiquer des sports extrêmes, assister à un match de soccer dans un stade immense??... Bref! Vous avez des suggestions??
Et voyager en train semble très avantageux, mais est-ce que louer une voiture peux valoir la peine?
Merci!
Bonjour,
A la recherche d’infos sur le net pour réaliser l’un de mes rêves, celui d’aller à Prague, je suis tombé sur ce forum, que je découvre avec plaisir, et votre expérience des voyages va certainement beaucoup m’aider.
Alors voilà, j’habite Lyon et j’aimerai donc partir une petite semaine à Prague, et pour être touriste, je suis touriste car je n’ai aucune expérience des voyages, donc j’ai des questions et des inquiétudes.
Avez-vous des adresses de site pour ce séjour, le moins cher et/ou le plus sûr bien sûr ? Pour l’instant j’ai trouvé www.new-east.fr, c’est pas cher, mais bien sûr, le voyage est en autocar, donc long, très long.
Quelle monnaie utiliser ? En Euro ? Si ce n’est pas l’Euro, où faire le change de l’argent, en France je suppose ?
Je pense visiter toute la ville à pieds, peut-être en métro. quels sont les endroits à surtout ne pas louper ? Le soir j’aimerai sortir aussi, genre pub ou autre ? y-a-t’il des lieux à éviter absolument ?
Je vais faire ce séjour avec un copain et lui comme moi ne parlons que le Français, pourrons-nous nous en sortir tout de même?
Merci de votre aide, je sais c’est beaucoup, mais je ne voudrai pas rater mon séjour, que je prévois en mai, le temps de faire les économies nécessaire, car financièrement ce n’est pas un rêve que je pourrai renouveler.
Merci à toutes et tous
Francangel
A la recherche d’infos sur le net pour réaliser l’un de mes rêves, celui d’aller à Prague, je suis tombé sur ce forum, que je découvre avec plaisir, et votre expérience des voyages va certainement beaucoup m’aider.
Alors voilà, j’habite Lyon et j’aimerai donc partir une petite semaine à Prague, et pour être touriste, je suis touriste car je n’ai aucune expérience des voyages, donc j’ai des questions et des inquiétudes.
Avez-vous des adresses de site pour ce séjour, le moins cher et/ou le plus sûr bien sûr ? Pour l’instant j’ai trouvé www.new-east.fr, c’est pas cher, mais bien sûr, le voyage est en autocar, donc long, très long.
Quelle monnaie utiliser ? En Euro ? Si ce n’est pas l’Euro, où faire le change de l’argent, en France je suppose ?
Je pense visiter toute la ville à pieds, peut-être en métro. quels sont les endroits à surtout ne pas louper ? Le soir j’aimerai sortir aussi, genre pub ou autre ? y-a-t’il des lieux à éviter absolument ?
Je vais faire ce séjour avec un copain et lui comme moi ne parlons que le Français, pourrons-nous nous en sortir tout de même?
Merci de votre aide, je sais c’est beaucoup, mais je ne voudrai pas rater mon séjour, que je prévois en mai, le temps de faire les économies nécessaire, car financièrement ce n’est pas un rêve que je pourrai renouveler.
Merci à toutes et tous
Francangel
Bonjour,
Je serai à Prague avec mon mari du 27/11 au 30/11/2010, soit 4 jours.
Nous souhaitons aller voir un spectacle de "théatre noir". J'ai cru comprendre qu'il y en a quelques uns à Prague et que tous ne sont pas de la même qualité.
Lequel est le mieux? J'ai entendu parler du "théâtre métro", du "théatre Animato" ou encore du "Wow Show".... ou AUTRE???....
Quels sont les prix? (25€/Personne environ je pense) Est ce que le prix en vaut la chandelle? Est-ce qu'on peut acheter les places sur place le jour de la représentation?
Merci d'avance pour vos réponses! 🙂
Je serai à Prague avec mon mari du 27/11 au 30/11/2010, soit 4 jours.
Nous souhaitons aller voir un spectacle de "théatre noir". J'ai cru comprendre qu'il y en a quelques uns à Prague et que tous ne sont pas de la même qualité.
Lequel est le mieux? J'ai entendu parler du "théâtre métro", du "théatre Animato" ou encore du "Wow Show".... ou AUTRE???....
Quels sont les prix? (25€/Personne environ je pense) Est ce que le prix en vaut la chandelle? Est-ce qu'on peut acheter les places sur place le jour de la représentation?
Merci d'avance pour vos réponses! 🙂
Salut !!! 🙂
Quel est le meilleur point de vue pour assister au feu d'artifice de la St Sylvestre à Prague ???
Pont Charles, Pont Manes ou autre ???
Stef
Quel est le meilleur point de vue pour assister au feu d'artifice de la St Sylvestre à Prague ???
Pont Charles, Pont Manes ou autre ???
Stef
Bonjour,
J'aimerais profiter de mon prochain séjour à Prague pour assister à un opéra au Théâtre National. Mais je voyage "à l'économie" et je n'aurai pas la place dans mon sac pour emporter une tenue habillée. Est ce le "jean/boots/doudoune" sera toléré à l'entrée du Théâtre? merci de vos conseils
Bonjour,
Je pars à Prague du 30 mai au 3 juin 2017 et souhaite savoir comment procéder pour assister à des concerts puisque c'est le Printemps de Prague. Faut-il réserver longtemps à l'avance pour un opéra ? Y a t'il des spectacles de rues et des concerts "gratuits". Merci
Bonjour tout le monde,
Je vais à Prague en mars et suis donc en train de préparer un "programme" me permettant de visiter la capitale tchèque. j'aimerais énormément assister à des opéras et/ou ballets. Je suis donc allé chercher sur internet mais les spectacles proposés sont différents selon le site !!! Pensez-vous qu'il faille réserver sur internet avant de partir ou que l'on peut le faire une fois sur place ? Combien coûte une entrée pour un opéra ?
J'ai une autre question, je reste 5 jours (4 nuits) donc j'avais pensé faire une petite escapade à Karlovy Vary ou en Bohème du Sud pour visiter des châteaux. Est ce que l'on peut réaliser soi même l'excursion ou est-il préférable de réserver une visite guidée avec un tour opérator ?
Et... si vous connaissez Prague, je veux bien quelques tuyaux concernant les restaurants... Nous séjournons au King's cout Hotel.
Merci :)
Je vais à Prague en mars et suis donc en train de préparer un "programme" me permettant de visiter la capitale tchèque. j'aimerais énormément assister à des opéras et/ou ballets. Je suis donc allé chercher sur internet mais les spectacles proposés sont différents selon le site !!! Pensez-vous qu'il faille réserver sur internet avant de partir ou que l'on peut le faire une fois sur place ? Combien coûte une entrée pour un opéra ?
J'ai une autre question, je reste 5 jours (4 nuits) donc j'avais pensé faire une petite escapade à Karlovy Vary ou en Bohème du Sud pour visiter des châteaux. Est ce que l'on peut réaliser soi même l'excursion ou est-il préférable de réserver une visite guidée avec un tour opérator ?
Et... si vous connaissez Prague, je veux bien quelques tuyaux concernant les restaurants... Nous séjournons au King's cout Hotel.
Merci :)
Salut les Vfistes !!! 🙂
Je serai à Prague pour fêter le passage à la nouvelle année, mais une question se pose à moi. Mon hôtel étant un peu excentré par rapport au centre ville de Prague (métro + bus) ou j'irai assister au traditionnel feu d'artifice, je me demande si je ne vais pas avoir un problème pour regagner mes pénates la soirée terminée. J'ai surfé sur le net et apparement le métro fonctionne de 4h30 à minuit en temps normal.
Mais qu'en est-il exactement pour le Jour de l'An ??? Un service spécial est-il mis en place pour l'occasion ???
Merci pour votre aide !!!
Stef
Je serai à Prague pour fêter le passage à la nouvelle année, mais une question se pose à moi. Mon hôtel étant un peu excentré par rapport au centre ville de Prague (métro + bus) ou j'irai assister au traditionnel feu d'artifice, je me demande si je ne vais pas avoir un problème pour regagner mes pénates la soirée terminée. J'ai surfé sur le net et apparement le métro fonctionne de 4h30 à minuit en temps normal.
Mais qu'en est-il exactement pour le Jour de l'An ??? Un service spécial est-il mis en place pour l'occasion ???
Merci pour votre aide !!!
Stef
Bonjour,
Prague est une capitale exceptionnelle parait-il ?
Aussi, nous profitons d'un vol interessant avec Sky Europe (45€ l'A/R par pers) pour la visiter quelques jours en novembre.
Nous recherchons un hotel sympa, bien situé.
Les bons plans pour assister à des concerts, les sugestions/recommandations sont également les bienvenues
Remerciements.
Fonterabia 😊
Bonjour, je par cet été a partir du 15 aout pendant une durée d environ un mois dans l optique de visité les pays tel que la hongrie la tchéquie et la pôlogne et j aimerai savoir si vs pourriez me renseigner sur les différentes manifestations comme des festivals de musiques tziganes ou d autres choses qu il serait interressant a assister et qui pourrait se dérouler ds ces pays a cette période ???
bonjour
Nous préparons pour l'été prochain une ballade en Tchéquie.
Nous passerons 2/3 jours à Prague, puis 6 jours en Bohème méridionale.
Nous avons trouvé un appartement sur Tabor d'où nous souhaitons rayonner.
Quelques conseils seraient bienvenus, attendu que nous serons en voiture, avec deux ado et....notre chien qui nous suis partout 🙂.
Bonjour,
Mon mari, ma fille de 4 ans et moi partons pour 2 semaines à la fin juin pour Autriche et la rep Tchèque.
Nous allons passer 5 jours ma fille et moi à Viennes, car mon mari à une conférence, puis nous planfions partir toute la famille pour Prague.
Avez-vous des "must see or do", des trucs, des conseils
Merci
Hello everybody,
je pars à Prague du 30 déc au 3 janvier avec logement dans le centre.
Quelqu'un aurait-il des bons plans pour le Réveillon ?
Restos, bars et discos branchés ? Animations dans la ville qui valent le coup d'oeil ?
Je suppose que pour pas mal d'endroits, il faut réserver à l'avance ?!!!
Merci de votre aide...
je pars à Prague du 30 déc au 3 janvier avec logement dans le centre.
Quelqu'un aurait-il des bons plans pour le Réveillon ?
Restos, bars et discos branchés ? Animations dans la ville qui valent le coup d'oeil ?
Je suppose que pour pas mal d'endroits, il faut réserver à l'avance ?!!!
Merci de votre aide...
Bonjour,
une vidéo circule sur le net montrant une forme un peu spéciale d'arnaque au compteur meter avec un bouton caché au niveau de la boîte de vitesse, je dois dire que les chauffeurs de taxis ne sont pas en manque d'imagination. N'hésitez pas à faire un saut à 4mns 10 pour mieux voir l'arnaque. C'est la première fois que je vois une chose pareil. C'est une Honte! http://www.youtube.com/...PVayFcLU&t=4m08s
A voir et à revoir
une vidéo circule sur le net montrant une forme un peu spéciale d'arnaque au compteur meter avec un bouton caché au niveau de la boîte de vitesse, je dois dire que les chauffeurs de taxis ne sont pas en manque d'imagination. N'hésitez pas à faire un saut à 4mns 10 pour mieux voir l'arnaque. C'est la première fois que je vois une chose pareil. C'est une Honte! http://www.youtube.com/...PVayFcLU&t=4m08s
A voir et à revoir
Salut voyageur et résident de Prague,
Je viens d'acheter des billets d'avion pour moi et ma copine Montreal-Pague du 14 au 28 Avril, ainsi que réserver nos 4 premières nuits à l'hôtel U Divalda. Connaissez-vous cette hôtel et si oui, qu'en pensez-vous?
Je ne vous écrit pas pour vous d'écrire mon itinéraire pas à pas ou vous redemander des questions déjà répondues précédemment sur ce forum. Je vous écrit pour connaitre les trésors cachés de Prague, ou de la république tchèque. Vous savez le resto que seul les résidents vont mangés, la montagne que seul quelques uns savent que l'on y voit un coucher de soleil magnifique, un bâtiment qui est connu que par ceux qui l'on construit ou sont passé devant. Ca peut-être aussi un pub, fête ou festival que seul les résident participe. J'aimerais sentir la "vibe" de Prague sans tomber dans le circuit touristique. On a tous des petits trésors que l'on connait et que l'on veut partager qu'avec ceux qui ont la même passion que nous. Peut-etre des infos ou idées qui n'ont pas été mentionnés auparavant. J'ai acheté nos billets sans attente et plans fixes, seulement aller voir ailleur comment se passe la vie.
Alors si vous avez des suggestions ou découverte secrètes....qui le seront moins par la suite. Faite moi-le savoir!😉
Je viens d'acheter des billets d'avion pour moi et ma copine Montreal-Pague du 14 au 28 Avril, ainsi que réserver nos 4 premières nuits à l'hôtel U Divalda. Connaissez-vous cette hôtel et si oui, qu'en pensez-vous?
Je ne vous écrit pas pour vous d'écrire mon itinéraire pas à pas ou vous redemander des questions déjà répondues précédemment sur ce forum. Je vous écrit pour connaitre les trésors cachés de Prague, ou de la république tchèque. Vous savez le resto que seul les résidents vont mangés, la montagne que seul quelques uns savent que l'on y voit un coucher de soleil magnifique, un bâtiment qui est connu que par ceux qui l'on construit ou sont passé devant. Ca peut-être aussi un pub, fête ou festival que seul les résident participe. J'aimerais sentir la "vibe" de Prague sans tomber dans le circuit touristique. On a tous des petits trésors que l'on connait et que l'on veut partager qu'avec ceux qui ont la même passion que nous. Peut-etre des infos ou idées qui n'ont pas été mentionnés auparavant. J'ai acheté nos billets sans attente et plans fixes, seulement aller voir ailleur comment se passe la vie.
Alors si vous avez des suggestions ou découverte secrètes....qui le seront moins par la suite. Faite moi-le savoir!😉
Aujourd'hui, le dramaturge, dissident et ancien président tchécoslovaque puis tchèque est mort. Comme beaucoup d'autres, j'ai été bouleversé par cette nouvelle.
De très nombreuses personnes se réunissent spontanément en ville pour lui rendre hommage. Parmi ces lieux se trouve le socle de la statue de St. Venceslas (socha Svateho Vaclava), la seconde cour du château de Prague, la place de la vieille ville et la Kampa (et sans aucun doute dans bien d'autres endroits encore). C'est un évènement majeur, la fin non seulement de la vie d'un grand, mais aussi d'une époque et d'un état d'esprit. Si vous voulez participer à l'immense hommage qui lui est rendu, allez donc dans un de ces lieux - si vous voulez faire quelque chose de plus, prenez une bougie. Il y aura bien assez de sources de feu sur place 🙂 La dépouille de Vaclav Havel sera visible au château à partir de mardi d'après les dernières informations.
Salut à toi, dissident. La vérité triomphe.
De très nombreuses personnes se réunissent spontanément en ville pour lui rendre hommage. Parmi ces lieux se trouve le socle de la statue de St. Venceslas (socha Svateho Vaclava), la seconde cour du château de Prague, la place de la vieille ville et la Kampa (et sans aucun doute dans bien d'autres endroits encore). C'est un évènement majeur, la fin non seulement de la vie d'un grand, mais aussi d'une époque et d'un état d'esprit. Si vous voulez participer à l'immense hommage qui lui est rendu, allez donc dans un de ces lieux - si vous voulez faire quelque chose de plus, prenez une bougie. Il y aura bien assez de sources de feu sur place 🙂 La dépouille de Vaclav Havel sera visible au château à partir de mardi d'après les dernières informations.
Salut à toi, dissident. La vérité triomphe.
Bonjour,
Voilà, moi et ma petite amie, partons pour Praha (~prague) le 06 janvier (11). Nous nous envolerons de Charleroi le jeudi matin, et reviendront au même point dimanche très tôt au matin, encore une fois.
Cependant j'ai quelques conseils à vous demander :
Nous sommes un couple jeune, 21 ans pour ma part, et 19 ans pour ma moitié. Nous aimons aussi bien visiter, que s'amuser, ou même se détendre. Nous logons au "President Hotel" ( Add. Náměstí Curieových, Prague 01, 116 88 Prague ) pour 3 nuits. Tout d'abord, avez vous des suggestions au niveau des meilleurs endroits à visiter? D'un grand centre commercial? D'une rue commerçante à couper le souffle? D'une boîte de nuit que l'on ne trouve pas en belgique/france. Bref toutes des petites choses qui nous font sortir de l'ordinaire !
> Y a t'il des bons restaurants rapport/qualité/prix dans le coin de l'hôtel? > Quel type de transport dois-je privilégié sur place? Pied?Métro?Bus?Tram? - Y a t'il des tarifs spéciaux? > Y a t-il des coins moins bien fréquentés ? Y a t-il tant de pickpocket que ça? > N'hésitez pas à copié-collé des circuits à vous de 3 jours. J'éplucherai à ma manière ! (Merci^^) > Un sport ou une pièce ou autre à absolument voir durant mon séjour (06 au 09 janvier) ?
Bref, tout ce que vous pouvez apporter à un jeune couple d'amoureux serait très utile pour notre voyage!
Je vous remercie d'avance pour votre aide précieuse,
Bonne année,
Et à la prochaine!
Voilà, moi et ma petite amie, partons pour Praha (~prague) le 06 janvier (11). Nous nous envolerons de Charleroi le jeudi matin, et reviendront au même point dimanche très tôt au matin, encore une fois.
Cependant j'ai quelques conseils à vous demander :
Nous sommes un couple jeune, 21 ans pour ma part, et 19 ans pour ma moitié. Nous aimons aussi bien visiter, que s'amuser, ou même se détendre. Nous logons au "President Hotel" ( Add. Náměstí Curieových, Prague 01, 116 88 Prague ) pour 3 nuits. Tout d'abord, avez vous des suggestions au niveau des meilleurs endroits à visiter? D'un grand centre commercial? D'une rue commerçante à couper le souffle? D'une boîte de nuit que l'on ne trouve pas en belgique/france. Bref toutes des petites choses qui nous font sortir de l'ordinaire !
> Y a t'il des bons restaurants rapport/qualité/prix dans le coin de l'hôtel? > Quel type de transport dois-je privilégié sur place? Pied?Métro?Bus?Tram? - Y a t'il des tarifs spéciaux? > Y a t-il des coins moins bien fréquentés ? Y a t-il tant de pickpocket que ça? > N'hésitez pas à copié-collé des circuits à vous de 3 jours. J'éplucherai à ma manière ! (Merci^^) > Un sport ou une pièce ou autre à absolument voir durant mon séjour (06 au 09 janvier) ?
Bref, tout ce que vous pouvez apporter à un jeune couple d'amoureux serait très utile pour notre voyage!
Je vous remercie d'avance pour votre aide précieuse,
Bonne année,
Et à la prochaine!
Je veux visiter se pays on m'a dit qu'il est intéressant !
Quel endroit qu'il ne faut pas rater?
Bonjour,
avec un ami nous allons passer notre jour de l'an en République Tcheque à Prague plus précisement.
Tout d'abord, l'accés au pays par la route n'est -il pas trop difficile en hiver (neige ?) ?
Une fois sur place, quelles sont les habitudes des Tchéques pour le jour de l'an ? Se rejoignent-ils à un endroit particulier ?
Si vous même avez déja passé le jour de l'an la bas quels seraient vos conseils ?
Connaissez vous des hotels sympa, pas trop loin du coeur de ville ?
Tous les conseils sont les bienvenus :)
Si vous avez le meme projet, n'hesitez pas à me contacter pour echanger un peu de nos connaissance !!!
à bientôt et merci d'avance
Si vous avez le meme projet, n'hesitez pas à me contacter pour echanger un peu de nos connaissance !!!
à bientôt et merci d'avance
Bonjour
Je suis entrain d'organiser un sejour de quelques jours à Prague, nous serons deux filles hébergées dans un hotel du quartier Smichov (Praha 5), il semblerait que l'hotel ne soit pas trés loin du centre ville, mais je voudrais savoir si l'ensemble des visites sont faisable à pied. Ou bien est il nécéssaire de prendre les transports en commun, et pour les déplacements la nuit est ce une ville tranquille ou bien vaut il mieux prendre un taxi aprés une soirée????
De plus nous aimerions aller à l'opera ou voir un ballet? Avez vous des infos sympa sur les lieux a ne pas manquer, les visites incontournables? Tous les conseils et les bons tuyaux sont les biens venus....
Merci beaucoup
Je suis entrain d'organiser un sejour de quelques jours à Prague, nous serons deux filles hébergées dans un hotel du quartier Smichov (Praha 5), il semblerait que l'hotel ne soit pas trés loin du centre ville, mais je voudrais savoir si l'ensemble des visites sont faisable à pied. Ou bien est il nécéssaire de prendre les transports en commun, et pour les déplacements la nuit est ce une ville tranquille ou bien vaut il mieux prendre un taxi aprés une soirée????
De plus nous aimerions aller à l'opera ou voir un ballet? Avez vous des infos sympa sur les lieux a ne pas manquer, les visites incontournables? Tous les conseils et les bons tuyaux sont les biens venus....
Merci beaucoup
Bonjour ,
Mon premier post , mon premier sujet !
Ma compagne et moi nous rendons à Prague du 15 au 25 novembre .
Nous espérons ainsi bénéficier des manifestations organisées lors du 20eme anniversaire de la révolution de velours.
Mais j'ai beau parcourir le net , je n'arrive pas a trouver un programme , un site , un article qui décrit ces manifestations .
Alors je me demande si ici quelqu'un pourra m'aider .
D'avance merci
Nous atterîmes à Prague en cette fin d'après midi nuageuse non sans avoir vécu certaines émotions dans ce qui était pour nous, un baptême de l' air . Nous avions mérité de voir Prague passée l' épreuve aérienne et nous y étions enfin !!
D'emblée cette impression d'être "ailleurs" se fît sentir, aux abord d'un aéroport certes moderne, le coté " Pays de l'Est " était évident pendant que le bus N° 119 nous emmenait vers le centre après de multiples arrêts dans des Stations aux noms imprononçables pour la plupart ! Un court trajet en métro nous emmena ensuite plus près de notre destination finale que nous atteignîmes sans grande difficulté et à pieds malgré la non connaissance de la ville .Le peu que nous venions de voir au cours de notre petite marche nous enchanta déja, laissant présager ce qui allait être un séjour qui restera inoubliable !!
Mala Strana, notre quartier, présenta rapidement ses trésors, ou que nous regardions, tout nous semblait beau . De rues pavées en rues pavées, de parcs en parcs tout n' était qu'émerveillement, prédomination de l' art baroque, magnificence des façades et impression d'être un peu hors du temps .
Nous eumes la chance ce premier soir de gouter le traditionnel jarret de porc et boire une excellente bière dans des quantités dont nous n' étions pas très habitué . La bière est d'ailleurs la boisson nationale et coule à flot dans les multiples brasseries de la ville !!
La découverte du Pont Charles, un des joyaux de la ville fît son petit effet, enjambant la Vltava et servant d'atelier à de multiples artistes locaux, allant du musicien au dessinateur, portraitistes caricaturistes et autres brocanteurs fût suivie par la montée au chateau gardé par des soldats imperturbables subissant les assauts d'une foule innombrable munie d'appareils numérique !! Cette imposante batisse renfermant la cathédrale nous fît découvrir de magnifiques jardins, une vue imprenable sur la ville et un concert de musique classique à la basilique St Georges qui clotura une journée bien chargée qui ne se termina bien sûr qu'après un repas gargantuesque arrosé à la bière comme il se doit .
Comme nous l'avions décidé la vieille ville ( Staré Mesto ) fut la suite de notre visite que nous atteignîmes bien sur en traversant le pont Charles et toujours à pied puisque je dois dire que Prague peut toute se visiter à pied !! Là encore ruelle après ruelle, dans un foule certes plus dense mais bonne enfant, nous arrivâmes sur la place de l' horloge astronomique, Staromstske Namesti, flanant ici et là, léchant copieusement les multiples vitrines de ces ruelles pavées en attendant l' heure ou l' horloge sonnerait pour assister au spectacle des personnages animés dudit monument . Nous éprouvâmes un état d'émerveillement, un bien être ambiant, quelque chose d'appaisant, nous fûment gagné d'une euphorie certaine par tant de beauté historique, Prague venait de nous ensorceler et nous ne l'oublierions jamais !!
Nové Mesto, la nouvelle ville apporta aussi son lot d'émotions fortes .Le centre ville, plus moderne avec ses innombrables boutiques dominé par la statue de Venceslas et le musée national planté tel un titan de pierre au sommet de cette avenue grandiose et populeuse !! Nous mangeâmes dans ce qui est la plus ancienne brasserie de la ville ( Novomestsky Pivovar ) dans un cadre magnifique, un dédalle de couloirs et de salles anciennes ou la bière est brassée sur place .
Le lendemain fut surtout propice aux derniers achats et diverses flanneries ici et là . Un dernier hommage à cette reine du baroque ou un dernier concert classique en l' Eglise St Gilles nous fît découvrir une des soprano du théatre national, un au revoir poignant et émouvant de la part de cette ville hors du temps cloturé comme il se doit dans la brasserie U vejvodu . .
Quelqu'un avait dit que Prague se quittait avec tristesse, c'est
effectivement le sentiment que nous avons ressenti au moment de quitter
ses pavés sous les roues du taxi . Nous survolâmes une dernière fois la
merveilleuse cité et puis...Prague fût loin de nos yeux mais pas de nos
coeur quand l' avion vola toujours plus haut pour nous ramener vers
notre vie dont elle fait à présent parti !!
Bonjour a toutes et tous.
Mon amie et moi allons a Prague entre le 24 et le 28 decembre.
Je suis en train de fouiner un peu partout pour trouver des infos sur les lieux a visiter, alors peut etre qu'ici je pourrais trouver des avis utiles supplémentaires.
J'ai trois questions en particulier :
Arrivant la bas sur les coups de 22h30, as t on encore le timing pour prendre les transports en commun depuis l'aeroport ?
Nous avons reservé sur le botel Racek.. Ca dit quelque chose a quelqu'un ? et si oui, est ce que c'est sympa ?
J'ai pas encore bien compris comment etait organisé la ville de prague, j'ai cru comprendre que le botel n'etait pas vraiment au centre, mais est ce loin loin ?
Ah derniere question, le soir meme de noel, mis a part la messe de minuit, quelqu'un aurait une idée de quelque chose de sympa a faire ? Si pas d'idée, y'a t il une cathédrale en particulier a voir ce soir la ?
Voila voila, merci pour vos reponses ;-)
Mon amie et moi allons a Prague entre le 24 et le 28 decembre.
Je suis en train de fouiner un peu partout pour trouver des infos sur les lieux a visiter, alors peut etre qu'ici je pourrais trouver des avis utiles supplémentaires.
J'ai trois questions en particulier :
Arrivant la bas sur les coups de 22h30, as t on encore le timing pour prendre les transports en commun depuis l'aeroport ?
Nous avons reservé sur le botel Racek.. Ca dit quelque chose a quelqu'un ? et si oui, est ce que c'est sympa ?
J'ai pas encore bien compris comment etait organisé la ville de prague, j'ai cru comprendre que le botel n'etait pas vraiment au centre, mais est ce loin loin ?
Ah derniere question, le soir meme de noel, mis a part la messe de minuit, quelqu'un aurait une idée de quelque chose de sympa a faire ? Si pas d'idée, y'a t il une cathédrale en particulier a voir ce soir la ?
Voila voila, merci pour vos reponses ;-)
Bonjour
J'envisage de découvrir la République Tchèque, ce pendant 15 jours, courant mai 2012. Je me déplacerais en vélo, muni de mes sacoches, tente de camping, etc...
Quelqu'un ayant déjà visité ce pays pourrait-il me recommander un itinéraire particulier? Je roule en moyenne de 80kms à 140kms par jour. Je préfère visiter le pays par des endroits sympathiques, pas trop touristiques..
Niveau campings, on peut trouver facilement son bonheur?
J'arrive en avion (vol direct Toulouse-Prague via Air France), je repars en avion depuis Prague.
Merci pour vos suggestions.
Pierre 🙂
Est-il possible de percevoir allocations sociales d Etat et communales et aide au logement en tant que francais en Tchequie a Pragues si demandeur d emploi non indemnise.?
Mercredi 26 décembre : Prémisses glaciales Gare St Charles, 9 heures pétantes. Notre train pour Lyon est prévu dans une bonne demi-heure. Nous en profitons pour explorer la gare marseillaise « relookée » par plusieurs mois de travaux. De nombreuses vitrines on fait leur apparition le long des quais. Sur le parking des cars, un Eurolines en partance pour Barcelone embarque ses passagers. Anne et moi nous regardons et pensons la même chose. Et si nous prenions la direction de la douce Catalogne au lieu de Prague où le froid nous attend. Pure utopie, retour à la réalité. Nous patientons quelques minutes dans la salle d’attente. Le train ne tarde pas à s’afficher. Nous gagnons le quai, notre voiture et nos places. Avec un peu de retard, le TGV prévu à 9h39 s’élance vers la capitale des Gaules. Marseille est à peine quittée que les voyageurs susceptibles de prendre une correspondance à Lyon sont invités à se manifester. Ce n’est pas bon signe. Après avoir stagné un petit quart d’heure dans l’allée centrale, je réussis à m’avancer jusqu’à l’agent de la SNCF pour m’entendre dire que l’heure et demi de battement à Lyon devrait être suffisante pour attraper le train pour Strasbourg. Nous apprendrons par la suite que le retard, causé apparemment par une dégradation de la voie ferrée, aurait obligé le train à modifier son cheminement. Ou comment la flambée du cours des métaux peut vous gâcher vos vacances… Il est quasiment 12h30, le train arrive à Part-Dieu. Effet du retard ou affluence des vacances scolaires, la gare est bondée et accéder au quai n’est pas une mince affaire. Nous qui comptions profiter de nos 90 minutes de délai pour nous restaurer, il ne nous en reste tout juste 20 pour trouver notre train et repartir. Tans pis pour nos estomacs, nous ferons avec le peu que nous avons apporté. 11h49, le train ne démarre pas comme prévu. Il partira 15 minutes plus tard, plein comme un œuf. Le voyage se passera bien pour nous, un peu moins pour d’autres, contraints de rester debout ou inconfortablement assis dans le couloir du Corail… Nous verrons passer le contrôleur une bonne quinzaine de fois devant nous, mais jamais nos billets ne nous seront réclamés. Pas folle la guêpe. Tout au long du trajet, nous serons informés de l’évolution du retard du train (je sais, un euphémisme…). Le parcours est jalonné de féeriques paysages enneigés. Des arrêts imprévus (ou inattendus) dans des patelins francs-comtois répondant aux doux noms de Poligny ou Baume-les-Dames… Nous atteindrons l’Alsace à 18h30. L’autocar pour Prague étant prévu pour 21h, nous avons largement le temps de casser la croûte et de faire un tour des environs. A Strasbourg, nous piétinons la neige pour la première fois. Nous sommes accueillis par un froid glacial, avant-goût de ce que seront les températures durant le séjour. Un Mc Do pointe le bout de son nez une centaine de mètres devant nous. Nos repas depuis ce matin se sont limités à des biscuits et de l’eau. Anne n’a pas trop faim, mais elle me suit volontiers dans le fast food. Un semblant de repas avalé, une pause pipi et quelques brefs coups de fils pour rassurer la famille, nous voilà repartis. Jusqu’à 20h, bagages traînants, nous écumons le centre-ville : illuminations, typiques façades alsaciennes, Place Kléber, Cathédrale, etc... Puis nous découvrons le tramway local qui nous conduit au sud de la ville, non loin du Stade de la Meinau. Mais l’épaisse brume ne nous permet pas de distinguer l’enceinte du RC Strasbourg. Le point de rendez-vous n’est plus bien loin. Dans la froide nuit patientent déjà de nombreuses personnes. Diverses langues se font entendre. Il semble y avoir deux catégories de voyageurs. Ceux qui rentrent en République Tchèque, voire plus loin vers l’Europe de l’Est. Et les fous, dont nous faisons partie, qui se rendent en touristes à Prague en plein cœur de l’hiver. Mes orteils déjà congelés m’obligent à faire les cents pas. Nous sommes informés que notre navette aura du retard. Normal, c’est le jour ! 21h15, arrive un autocar, celui qui va… en Pologne ! Un quart d’heure plus tard, c’est le nôtre qui apparaît. Evidement, nous ne sommes pas les premiers à bord. Le plein de voyageurs a été fait à Paris, Nancy et Metz. Je prends place là où il en reste tandis que ma chère Anne négocie deux sièges auprès d’un passager. L’horloge digitale affiche 22h00, l’Eurolines débute sa longue traversée nocturne à travers l’Allemagne… ***** Jeudi 27 décembre : Dobry den Praha ! Le voyage se passe sans encombres. Nous tentons de trouver un semblant de position idéale qui nous conduira dans les bras de Morphée, mais ce n’est guère facile. Nous parvenons à fermer l’œil de temps à autres, mais pas de quoi faire une bonne nuit de sommeil. Nous sommes surpris des rares pauses que s’octroie le chauffeur sur les autoroutes allemandes. Au milieu de la nuit, on nous demande de préparer nos papiers d’identité que nous présenterons finalement à personne. C’est ça l’Europe à la fin 2007. L’autocar se vide de quelques passagers à Plzen, ultime étape avant Prague. Il est environ 6h30 en ce jeudi matin quand les premiers panneaux indiquant la capitale de la Bohème défilent sur la route. Le chauffeur n’a pas l’air d’être un habitué des lieux, il a du mal à trouver la gare routière. A Florenc, nous récupérons nos effets en soute et tentons de trouver le métro le plus proche. L’anglais nous aide un peu, mais c’est loin d’être la panacée. La station dénichée, encore nous faut-il acheter nos « pass » pour les déplacements en transports en commun. Dans les couloirs du métro, je me renseigne auprès de la guichetière, mais elle ne les vend pas. Et je ne percute pas un mot de ce qu’elle me baragouine. Nous cherchons alors ce qu’elle semble vouloir nous indiquer. Il y a bien des machines automatiques mais elles ne semblent pas délivrer les tickets en question. Après avoir tourné en rond un petit quart d’heure, ma patience montre ses premières limites. Je me décide à demander de l’aide auprès d’une marchande de journaux et là, ô miracle ! Elle parle un peu anglais et surtout, c’est elle qui délivre les précieux sésames. Nous déboursons les 580 Kc convenues et, aussi soulagés que nos portefeuilles, nous attrapons la première rame. Le métro pragois ne compte que 3 lignes, mais associé au vaste réseau de tramway qui dessert la ville, il est assez aisé de se déplacer dans la capitale. Nous empruntons la ligne jaune, puis la verte jusqu’au terminus de Devijcka, où le bus numéro 107 fait le trajet jusqu’à l’arrêt Zemedelska Univerzita. C’est à Suchdol, la proche banlieue, que nous logerons pour la semaine. L’adresse que nous avons n’est guère précise, et le système de numérotation des rues nous perturbe quelque peu. Aussi, c’est avec difficulté que nous débusquons notre auberge. Il s’agit en fait d’une cité dortoir perdue au milieu d’un campus universitaire (d’où le nom de l’arrêt de bus). C’est dans l’une de ces chambres d’étudiant que nous entrons : deux lits, deux bureaux, deux chaises, une plaque électrique, un frigo, une penderie et une salle de bain avec douche. Le grand luxe quoi ! La découverte d’un logement est souvent source d’appréhension, sur ce coup-là nous sommes satisfaits. A peine installés, un type bizarre, une casquette brodée « Deutschland » vissée sur la tête, se présente à nous. Il vient récupérer la solde des nuitées… en allemand ! Et évidement, il n’accepte que du liquide, en couronnes tchèques ou en euros. Nous qui comptions régler par carte bancaire, on est piégés. Heureusement, Anne a eu la bonne idée de retirer des espèces à Strasbourg, argent que nous refilons au type contre un reçu. Une bonne douche chaude plus tard, nous quittons notre chambre, emmitouflés comme deux Inuits. Dehors règne le froid et un déprimant ciel blanc. Bus puis métro, nous sortons à Staromestska. En ce premier jour sur place, rien de spécialement prévu. Nous improvisons donc une balade qui débute par Saint-Nicolas, sur la Place Franz Kafka. Nous arrivons sur Staré Mesto (alias la « Vieille Ville ») où nous attend un marché de Noël. Plusieurs monuments sont ici regroupés : Notre-Dame-de-Tyn, le mémorial à Jan Hus et la Tour de l’Hôtel de Ville. C’est vers cette dernière que notre attention se porte. Je fais quelques clichés de la Tour de l’Horloge, de la façade de l’office du tourisme, et d’une demeure originale dite « Maison à la minute » où vécu Kafka. Il est bientôt midi. Numériques et caméscopes rivés sur le fameux cadran, une marée humaine guette les douze coups. Toutes les heures en effet, les douze apôtres paradent au son de la cloche. L’accès à la tour, pour ceux qui le chercheraient encore, se fait depuis l’office du tourisme. Compter 60 Kc par personne pour accéder au sommet, via un escalier ou, pour les plus paresseux (ou les plus fatigués, au choix) par un ascenseur. A 70 mètres du sol, l’horizon brumeux se garde bien de nous offrir un panorama inoubliable, mais nous dominons tout de même Staré Mesto. Saint-Nicolas et Tyn posent devant l’objectif. Il est environ 13h, il commence à faire faim. Pour ne pas perdre trop de temps, deux hot-dogs achetés sur place feront l’affaire. Via la rue Celetna, nous continuons jusqu’à la Tour Poudrière, que l’on se contente de contempler car fermée en cette période de l’année. La Maison Municipale qui la jouxte nous attire par son bel aspect extérieur. Nous n’en explorons que le hall et le sous-sol, par simple curiosité. Un coup de métro et nous voici sur les bords de la Vltava. Nous longeons la rivière en direction du Pont Charles. Les photos auraient sans doute été plus belles en d’autres saisons, mais les couleurs hivernales qui tapissent le paysage rendent un résultat bien triste. Nous empruntons le Pont Charles, mais le cœur n’y est pas. Le froid et la fatigue du voyage commencent à entamer notre moral. Mais nous sommes ici pour plusieurs jours d’une escapade que j’attends de faire depuis longtemps. Le dernier cliché de la journée se fera vers 15h, c’est vous dire le peu de motivation que j’avais à déambuler ce jour-là. D’ailleurs, nous n’avons pas fait long feu dans le centre-ville. Métro, bus, quelques courses pour la soirée et nous avons rejoint notre chambre. Ce qu’il nous faut avant tout, c’est du repos. Demain est un autre jour… ***** Vendredi 28 décembre : A la découverte de la Prague juive Autant vous dire que nous n’avons eu aucun mal à trouver le sommeil. Cette première vraie nuit a été bénéfique. Il nous fallait bien ça pour attaquer de pied ferme le programme de la journée. Préparation et transports en commun, il est pratiquement déjà 11h quand nous arrivons dans le centre. Quand on sait qu’en décembre le soleil commence à disparaître à 16h30 (encore faut-il qu’il y en ait…), nos journées sont finalement assez courtes. Le Musée Juif occupe le quartier de Josefov et regroupe quatre synagogues, le Vieux Cimetière Juif et la Salle des Cérémonies. Coût du pass, 300 Kc par tête, majoré de 30 Kc pour avoir le droit de photographier le cimetière. Vous avez dit business ? Le circuit débute par la synagogue Maïselova, du nom de son fondateur qui fut maire de la cité juive à la fin du 16ème siècle. L’intérieur renferme quelques ravissantes pièces d’orfèvrerie, mais l’architecture ne m’inspire pas des masses. Pinkasova, assez sobre également, fait office de mémorial des juifs tchèques et moraves. Sur les murs sont inscrits les noms de plus de 77.000 victimes de la Shoah. A noter également une émouvante exposition de dessins d’enfants du camp de concentration de Terezin. Nous arrivons alors au Vieux Cimetière, la plus ancienne nécropole juive du monde. L’enchevêtrement désordonné des pierres tombales, fleuries de petits messages pour certaines, fait toute l’originalité de ce lieu. Les arbres dénudés et les amas de feuilles jonchant le sol de cette forêt de stèles feront de bons clichés noir et blanc. Rabbi Löw, figure emblématique de la Prague juive, repose ici parmi les quelques 12.000 sépultures recensées. La Salle des Cérémonies est accolée au cimetière. Y sont présentés divers objets de culte, mais le principal intérêt que j’y trouve, c’est la vue plongeante sur le cimetière. Dans la synagogue de Klausova, nous trouvons des reliques sous vitrine. Depuis le premier étage, consacré aux traditions et coutumes juives, je mets mon numérique à contribution avec la complicité d’Anne. En sortant, nous passons devant l’horloge déroutante de l’hôtel de ville juif, avec ses caractères en hébreu et ses aiguilles tournant à contresens. Juste à côté se trouve la synagogue Vieille-Nouvelle qui ne fait pas partie de notre circuit. 14h30 déjà. Nous stoppons quelques minutes devant la statue étêtée en hommage à Kafka avant de prendre place dans le resto « Kolkovna », conseillé par notre guide vert. Calés par un poulet et un goulasch, nous marchons jusqu’à la synagogue espagnole. A mon humble avis, la plus resplendissante de toutes. Malgré une étroite surveillance de la gardienne du temple, je ne manque pas de capturer quelques images de cette merveille d’inspiration orientale couleur cuivre et or qui se montre à nous. Il est presque 16h30 lorsque nous sortons, et la froide nuit se pose doucement sur Prague. Nous prenons la direction du Couvent Sainte-Agnès, au nord de Josefov. Personnellement, une visite qui ne restera pas dans les annales. Je m’attendais à découvrir un cloître, et voici que je me retrouve à déambuler au milieu d’œuvres pieuses. Et quand on connaît ma passion pour les musées… Nous prenons le métro pour Staré Mesto, Anne ayant une envie folle de savourer un trdlnik, une petite douceur qu’elle a découvert la veille et dont elle est tombée amoureuse. Devant la baraque en bois où les pilons dorent sur le grill, je ne me fais pas prier pour accompagner Anne dans cette petite aventure gustative. Je profite du bel éclairage pour faire quelques photos nocturnes de Tyn et des environs avant que nous partions faire quelques courses. Albert. C’est le nom pas très couleur locale de ce qui paraît être une chaîne de supermarchés tchèques. Nous y trouvons de quoi faire quelques emplettes pour la soirée et pour le petit déj du lendemain. Le sac à dos bien rempli, nous retournons sur les rives de la Vltava pour quelques shoots « by night ». Dans l’une des nombreuses boutiques de Karlova (rue Charles), nous accomplissons le rituel qui consiste en l’achat d’un bouquin illustré sur la ville. Il est 20h30, nous rentrons, toujours pétris de froid, mais la lourde fatigue du voyage est évacuée et surtout, le moral est en hausse. De bonne augure pour la suite… ***** Samedi 29 décembre : Sur la voie impériale Comme la veille, c’est aux environs de 11h que nous arrivons en ville. La journée sera consacrée à la découverte du Château de Prague. Par rapport à la Vieille Ville et à Josefov, nous sommes sur l’autre rive de la Vltava, plus précisément dans le quartier de Mala Strana (traduisez le « Petit Côté »). Ici, à quelques mètres du Pont Charles se dresse l’Eglise Saint-Nicolas (celle de Mala Strana, pas de la Staré Mesto, vous me suivez ?). Elle est bien plus imposante et plus richement ornée que son homonyme visité le premier jour. C’est un monumental édifice de style baroque, dont la voûte de la nef révèle une captivante fresque en trompe-l’œil. Quelques instants plus tard, j’emboîte les pas de ma chère et tendre dans l’escalier qui nous hisse au sommet du clocher de Saint-Nicolas. La vue ici est imprenable. Sous un ciel bleu qui ose enfin se montrer, nous faisons le tour du belvédère et reconnaissons Notre-Dame de Lorette, le Pont Charles, les flèches gothiques de Tyn, et la Tour de Zizkov à l’horizon. Le surnom de « ville aux cent tours » n’est pas du tout usurpé. Aussitôt les marches dévalées, nous poursuivons en direction du château. La première cour est gardée par des statues de Maures et accessoirement par des gardes qui, impassibles devant leurs guérites, posent sans le sourire devant un parterre de touristes paparazzi. Dans la seconde cour, nous achetons nos tickets pour visiter l’ensemble de l’enceinte royale. Un porche permet l’accès à la troisième cour, celle où le visiteur peut être surpris par la Cathédrale Saint-Guy qui s’élève promptement vers le ciel. La file d’attente pour y pénétrer est plus impressionnante qu’il n’y paraît. A l’intérieur se trouve le tombeau en argent de Saint Jean Népomucène, prêtre et catholique martyr. L’histoire, ou la légende, raconte que la Reine Jeanne, épouse de Venceslas IV, s’était confiée à lui. Refusant de trahir au roi ces confessions, il fut torturé et assassiné… Sur son côté droit, la cathédrale offre une vue différente mais non moins majestueuse. Les photographes en herbe ne s’y trompent pas, ils pointent leurs objectifs vers ce bijou d’architecture. Nous arrivons dans l’Ancien Palais Royal, pas spécialement esthétique. Néanmoins, la vue sur la ville qu’offre l’une des immenses fenêtres de la salle Vladislas attire mon attention. Une pause repas, entendez par là un minuscule hot-dog quasi-froid avalé sur le pouce, et nous repartons de plus belle. Saint-Guy est derrière nous, c’est maintenant à Saint-Georges de nous accueillir. Une jolie façade rouge, mais rien de bien spectaculaire à se mettre dans les mirettes. Le cloître jouxtant la basilique est quant à lui en cours de restauration. Un peu de marche, et nous voici à Zlata Ulicka (la Ruelle d’Or pour les francophiles). Ici s’alignent de petites maisons, occupées pour la plupart par des artistes ou des boutiques de souvenirs. Dans l’une d’entre elle, au premier étage, nous découvrons un immense couloir, écrin d’une riche collection d’armures, de heaumes et d’armes médiévales. Au bout de l’artère se trouve l’entrée de la Tour Daliborka, une ancienne prison qui ne fait pas partie du circuit du château. Hélas, il est presque 16h et l’accès nous est refusé. Rien de grave, nous reviendrons demain. Sur la terrasse garnie de touristes, Anne patiente pour s’offrir un trdlnik et un verre de vin chaud bien mérités. Les lumières de la ville commencent à apparaître, et la nuit s’annonce tandis que l’on se mêle au flux des gens qui désertent les abords du château. Le programme de la journée ainsi bouclé, nous décidons de partir à la recherche d’un restaurant pour la soirée de la St Sylvestre. En préparant cette escapade pragoise, j’avais lancé un post sur VF afin de récolter quelques bonnes adresses. Mais finalement, en accord avec Anne, nous n’avons rien réservé à l’avance et couru le risque d’attendre d’être sur place. Mais il est vrai qu’au vu du déferlement touristique en cette période de l’année, trouver un resto sympa à deux jours seulement du réveillon, et ce pour un prix raisonnable, semble juste relever de la pure inconscience. Et pourtant… Comme nous baladons dans Mala Strana en décortiquant les cartes des restos, nous tombons sur l’ardoise du « Certovka » affichant un menu spécial réveillon à moins de 1.000 Kc. Vivement intéressés par le tarif, c’est par un étroit escalier que nous accédons à une petite terrasse bordée par la Vltava. Elle offre une vue magnifique sur le Pont Charles. Nous poussons la porte du restaurant pour en savoir davantage. La salle est petite et le nombre de tables assez restreint. Pour l’équivalent d’environ 40 € par personne, on nous propose un menu complet et la possibilité d’être aux premières loges pour assister au feu d’artifice aux douze coups de minuit ! Alors deux solutions : soit c’est une arnaque et nous sommes les rois des pigeons, soit nous avons un coup de chance monumental ! Après quelques hésitations, nous finissons par réserver. Qui vivra verra ! Nous récupérons les bons contre 1980 Kc et, mi-contents mi-méfiants, nous quittons l’établissement. Voilà une bonne chose de faite, tout du moins c’est ce que nous espérons. Via le Pont Charles, que nous empruntons de nuit pour la première fois, Anne et moi nous rendons à pied jusqu’à la Vieille Ville. La plupart de nos repas jusqu’ici se sont résumés en sandwichs et grignotage, ce soir nous dînerons au resto. Justement, nous en avions repéré un, « U Radnice », à deux pas de la Tour de l’Horloge. Spécialités italiennes au menu, ce sera parfait. L’accueil n’est pas à la hauteur du plat de spaghettis bolognaise que je m’envoie. Anne quant à elle se régale d’un délicieux risotto. Avant de rentrer, nous prenons le métro jusqu’au Théâtre National, planté au sud-est de la Vieille Ville, en bordure de la rivière, pour les dernières images de la journée. Métro puis bus, rituel immuable vers la Cité U. Immuable l’est tout autant le froid glacial qui nous accompagne fidèlement du matin au soir. On ne s’habituera jamais, on fera juste avec pour profiter au mieux de cette ville merveilleuse. ***** Dimanche 30 décembre : Suivez le guide… vert Les deux principaux circuits ainsi réalisés, il nous reste cependant encore pas mal de monuments et de sites à découvrir. Via Karlova, nous rejoignons le Klementinum. Il s’agit d’un ancien collège fondé par les Jésuites et qui se compose de plusieurs bâtiments. Bien que les photos y soient évidemment interdites, nous prenons part à la visite organisée. Elle débute par la chapelle où des concerts sont donnés régulièrement. Je me place stratégiquement en queue de peloton pour pouvoir shooter dès que possible. Anne reste ébahie devant l’immense bibliothèque baroque qui nous est ouverte. Des milliers d’ouvrages et de manuscrits, un superbe plafond en trompe-l’œil et quelques globes terrestres habitent cette pièce somptueuse. Je parviens tant bien que mal à faire quelques images, certes un peu sombres. L’ascension de la tour astronomique est agrémentée de complexes instruments de mesure d’époque, dont la guide elle-même semble ne pas pouvoir nous en expliquer l’utilisation. Nous découvrons bientôt la vue depuis le sommet, toujours aussi splendide ! Les clochers de Staré Mesto, le Château couché sur l’horizon, et le Pont Charles qui se fait tant désirer. Nous ne tardons pas à le rejoindre pour une visite détaillée. Nous quittons Karlova et arrivons sur la Place Krizovnické où campe la statue de l’empereur Charles IV, qui donna son nom au plus célèbre pont de la ville. Anne, plongée dans le Michelin, se charge de la lecture pendant que j’immortalise ce qui nous entoure. La Tour du Pont de la Vieille Ville, l’un des fleurons gothiques de la capitale, abrite une expo qui retrace l’historique de l’œuvre qui enjambe la Vltava. Au bout des 138 marches, la vue est admirable et l’on assiste au fourmillement perpétuel des touristes d’une rive à l’autre de la rivière. Quelques artistes proposent aquarelles et caricatures, tandis qu’un groupe de musiciens dotés d’instruments insolites tente de ramasser quelques piécettes. En nous aventurant sur le pont, Anne et moi avons bien du mal à fendre la foule, et il est préférable de rester dans le sens de la marche pour éviter toute bousculade. Parmi la trentaine de statues qui ornent le pont figure celle de Jean Népomucène. Une plaque de bronze, représentant la fameuse scène où il fut jeté dans la Vltava en 1393, provoque un attroupement. Une superstition raconte en effet qu’il faut la toucher pour voir son vœu le plus cher prendre forme ! Il n’en faut pas plus à n’importe quel touriste pour s’exécuter et poser sa main sur l’objet, inévitablement poli par des milliers de caresses quotidiennes. Le bon demi-kilomètre parcouru, nous prenons place dans le Mc Do tout proche pour remplir nos panses. Puis nous entamons l’itinéraire proposé par le guide vert, tracé que je n’ai trouvé guère passionnant, hormis sur quelques points. Kampa, par exemple, une presqu’île traversée par un bras de la Vltava dit « ruisseau du Diable ». Le mur de Lennon : une sculpture en bronze du célèbre Beatles a été incrustée dans la pierre, mais les tags n’ont pas tardé à fleurir et à recouvrir l’intégralité du mur. L’ambassade de France lui fait face. Et enfin, Notre-Dame de la Victoire, église qui abrite l’Enfant Jésus de Prague. Il s’agit d’une statuette de cire qui selon les croyances, accomplirait des miracles tels que la guérison de maladies mortelles. Elle est habillée de différentes couleurs selon les périodes de fêtes et a reçu en témoignage de gratitude des robes venues des quatre coins de la planète. Au terme de cette virée, nous partons sans tarder vers le château, car Daliborka nous attend. Enfin « nous attend », façon de parler, car une fois de plus nous arrivons trop tard, et pour la seconde fois en deux jours, on se retrouve le bec dans l’eau. Dépités, nous revenons sur nos pas jusqu’au métro le plus proche. Nous faisons quelques emplettes, en particulier une demi-douzaine de bouteilles de bière tchèque à ramener à la famille. Avec le recul, ce n’était pas l’idée du siècle, car le transport de ces fragiles cadeaux s’est avéré plus handicapant qu’autre chose. 17h, la nuit est tombée, et le métro nous aide pour la tournée de quelques monuments. A commencer par l’étonnante Maison Dansante, aussi connue sous le nom de « Ginger et Fred ». Vient ensuite le duo Tour Poudrière - Maison Municipale qui se révèle un très bon modèle illuminé dans l’obscurité pragoise. En soirée, un pique-nique improvisé dans notre chambre fera office de dîner. Anne ne fait pas long feu, alors que je m’attarde un peu sur les notes de la journée. Demain sera une nouvelle journée de découverte avec, souhaitons-le, un réveillon digne de ce nom. ***** Lundi 31 décembre : Adieu 2007… et vive 2008 !
Avant de rallier Devijcka, nous prenons note des horaires du bus 502 qui doit nous ramener à Suchdol tard dans la soirée. En cette fraîche matinée, c’est d’abord vers le quartier de Letna que nous partons, car je souhaite faire des photos de l’AXA Arena, le stade du Sparta Prague, le plus titré des clubs tchèques. Au niveau des guichets, une grille est ouverte, on s’aventure prudemment. Un vigile vient à nous, et dans un anglais basique, nous lui demandons s’il est possible de faire une petite visite de l’enceinte. Je reste surpris qu’il accepte de nous escorter jusqu’aux tribunes les plus proches. Difficile de s’enthousiasmer devant ce petit stade de 20.000 places quand on a visité le Camp Nou de Barcelone ou le Bernabeu à Madrid. Je capture tout de même quelques images et, ravi de ce passage éclair, je remercie le gardien pour son bon vouloir. Comme dirait Anne, quelquefois, il m’en faut peu.
Un tramway et un métro plus tard, c’est à Zizkov que nous débarquons. C’est ici que l’insolite tour de télévision s’élance dans le ciel de Prague pour venir flirter avec les nuages. Des bébés géants rampent sur cette structure futuriste. Une œuvre originale en contraste total avec son environnement. Au pied de celle-ci, je multiplie les photos avant que l’ascenseur ne nous catapulte dans la salle panoramique. Curieusement, la vue n’y est pas extraordinaire. Bien que toute la ville soit étalée devant nous, on a du mal à distinguer le cœur historique de Prague. Je préférais largement le spectacle offert par le Klementinum ou Saint-Nicolas.
Nous squattons un fast food près de Staré Mesto, puis nous laissons une fois de plus le Michelin nous guider. Un peu de lèche-vitrines dans l’aguicheuse Karlova avant de rejoindre Mala Strana, où nous respectons à la lettre le circuit dicté par Bibendum. Le Palais Wallenstein se présente à nous. Le policier qui garde l’entrée nous autorise à pénétrer, et il est même possible de visiter le sénat de la République Tchèque qui siège ici. Oui, mais cela n’est possible…. que les week-ends ! Décidément, la chance n’est pas toujours de notre côté. Dans l’une des ruelles, nous passons devant un buste de Churchill, mais l’inscription en tchèque qui l’accompagne ne nous permet pas de savoir quelle est la raison de sa présence ici. Et pour la dernière fois, nous partons à l’assaut de la prison du château. Et là, devinez quoi ? Pour y accéder, on nous demande de passer par la Ruelle d’Or, mais nos tickets ne sont évidemment plus valables. Nous ne verrons donc jamais Daliborka. Vraiment, quand le destin s’acharne…
Il n’est que 17h, nous orientons tranquillement notre marche vers le centre-ville, puis attrapons le premier tramway pour un aléatoire tour d’une petite heure. Puis le métro nous dépose tout près de la Place Venceslas. La statue équestre de ce dernier, entourée des Saints de Bohème, veille sur cette large avenue. Je lui tire le portrait avec pour décor le majestueux Musée National. Nous arpentons l’immense artère dans les deux sens avant de retrouver Mala Strana où une sympathique soirée se prépare.
Il est 20h tapantes lorsque le Certovka nous accueille. Sur notre table, masques, chapeaux et langues de belle-mère nous sont destinés. S’ensuit une mémorable tranche de fou rire avec les accessoires en question, accentuée par les effets secondaires de la vodka servie en apéritif (non, inutile d’insister, je ne mettrai aucune de ces images sur le forum !). Sur le déroulement de la soirée, absolument rien à redire. Le repas sera des plus copieux et nos hôtes très serviables malgré la barrière de la langue. Dans la salle, c’est un échantillon d’Europe. Près de la fenêtre se font entendre des Italiens, à la table d’à côté ça parle anglais, et derrière Anne, on hésite entre du russe et une autre langue slave.
Il est bientôt minuit. A l’extérieur, des pétards et des fusées explosent depuis plusieurs heures déjà. Le serveur apporte à chacun une petite bouteille de champagne. Blousons sur le dos, nous patientons sur la terrasse sans trop tarder. Le Pont Charles est noir de monde. Le numérique en main, je me prépare à filmer. Quelques secondes avant l’heure fatidique, une sirène retentit sous les acclamations de la foule. Une colonne blanche surgit brusquement des eaux de la Vltava, illuminant la nuit pragoise dans un vacarme étourdissant. Le show peut commencer. Pendant près d’un quart d’heure, nous avons droit à un spectacle pyrotechnique de toute beauté. Le son et lumière s’achève sous les applaudissements d’un public conquis. Les yeux encore pleins d’étincelles, nous trouvons deux assiettes de lentilles sur notre table. Nous n’avons vraiment plus faim, mais nous avalons tout de même quelques cuillères. « It’s for money, it’s for money ! » nous encourage le serveur amusé.
Mais nous ne devons pas prendre racine, au risque de voir le bus de nuit nous échapper. Nous remercions chaleureusement tout le personnel pour ce réveillon plus que réussi et quittons Certovka. Par la ligne verte du métro nous rallions Dejvicka. Le 502 est prévu aux alentours de 1h10. Dans le froid, le temps s’égraine lentement mais sûrement. 1h20, 1h30, 1h40… Toujours aucune trace du 502. Une situation qui me rappelle un peu les bus marseillais, que l’on attend sans savoir s’ils passeront… Les gens qui patientent avec nous s’éclipsent les uns après les autres. Dans nos têtes, ça commence sérieusement à cogiter. Et s’il n’y avait pas de 502 en ce jour férié ? Au loin, un 107 semble nous filer sous le nez, peut-être le tout dernier. Un autocar portant le numéro 604 s’arrête plus haut dans notre rue, je m’en vais tenter de récolter quelques infos. Le chauffeur ne parle que le tchèque, mais l’une des passagères capte mon piètre anglais mais surtout, mon problème. Ce bus fait un parcours similaire au 502, mais bifurque à Roztocka, bien avant Suchdol. Vu les maigres options qui s’offrent à nous, Anne et moi n’hésitons pas longtemps. Il nous avance pas mal, mais lorsqu’il nous lâche, deux à trois kilomètres de marche sont encore devant nous. On ne va pas se plaindre, car sans le bus, c’est en marchant que l’on se serait tapé la totalité du trajet. Nous arpentons le bord de la route depuis quelques minutes quand la chance daigne revenir vers nous. Un 107 sortit de nulle part vient stopper quasiment à notre hauteur. Un passager a eu la lumineuse idée de demander l’arrêt. Nous déclenchons un sprint de folie pour attraper le précieux véhicule, et c’est le souffle coupé que nous nous écroulons sur les sièges. Il est 2h30 passé quand nous retrouvons nos chambres. Heureux, soulagés et fatigués. Voilà en quelques mots l’état dans lequel nous sommes en cette fin de journée… enfin, début de matinée plutôt ! * **** Mardi 1er janvier : Les festivités continuent De cette courte nuit, c’est avant tout du réveil dont je me souviendrai. Un « Oh putainggg, il neige ! » signé Anne a eu raison de mon sommeil. D’épais flocons dansent dans le ciel, mais il en faut bien plus pour espérer voir Prague s’habiller d’un épais manteau blanc. Ce ne sera pas pour cette fois-ci. Nos pas ne fouleront la fine couche de poudreuse que sur le passage bitumé menant de l’hôtel à l’arrêt de bus.
La journée d’hier a été un peu fatigante, aujourd’hui on va la prendre un peu plus cool. Pour l’énième fois, nous débutons la journée par la Vieille Ville, plus précisément par Karlova. Nous avons maintes fois emprunté cette artère animée de la ville, mais rarement nous avons pris le temps d’admirer ce qu’elle renfermait. Façades décorées, enseignes ou détails particuliers, le guide vert nous aide à élucider quelques-uns des mystères de cette rue. Puis nous retrouvons Tyn, que j’ai évoqué plusieurs fois déjà. Mais cette fois-ci, nous entrons dans l’église. Photos interdites, cela va sans dire. Il me faudra faire preuve de ruse pour échapper au cerbère qui filtre l’entrée des trop nombreux touristes en mendiant assidûment quelques couronnes. Des clichés en catimini des reliques et du bel orgue illustreront notre passage.
Nous déjeunons dans le KFC tout proche. Anne puise ensuite dans son bouquin quelques infos sur les bâtisses qui bordent Staromestske Namesti (Place de la Vieille Ville si vous préférez). On se fait tirer le portrait devant Tyn au moment même où la Tour de l’Horloge sonne les treize coups. J’entraîne Anne dans l’hôtel qui fait face à l’horloge (non ce n’est pas du tout ce que vous croyez !). Au premier étage, je profite de la vue sur la Tour pour mettre quelques images supplémentaires dans mon escarcelle. L’excursion se poursuivra dans les ruelles pragoises jusqu’au Théâtre des Etats, rendu célèbre grâce à Mozart qui y donna la première de Don Giovanni en 1787. Une statue et une plaque sont là pour rappeler l’évènement. La promenade touche à sa fin dans la nuit tombante alors que nous arrivons à la Rotonde Sainte-Croix.
Un tramway nous arrête sur la Place Venceslas où nous tuons le temps jusqu’à 18h. Depuis les marches du Musée National, je me délecte de quelques clichés. En repartant vers la station de métro, c’est tout à fait par hasard que nous découvrons le mémorial dédié à Jan Palach, cet étudiant tchécoslovaque qui, le 16 janvier 1969, s’immola par le feu pour protester contre l’invasion communiste.
Ce premier jour de l’année est doublement fêté dans le pays. Le Jour de l’An est évidemment célébré, mais également la date anniversaire du Jour de l’Indépendance de l’Etat Tchèque, proclamé le 1er janvier 1993. C’est sans doute pour cette raison qu’un nouveau feu d’artifice est tiré dans la capitale tchèque. Aux dires de l’office du tourisme consulté quelques jours auparavant, nous avons cru comprendre que c’est depuis Letna que se ferait le spectacle. Tout droit sortis de la station de Malostranska, nous rejoignons la foule déjà bien dense qui a pris d’assaut le Pont Manès et ses alentours. Impossible de progresser davantage, d’autant que les premières gerbes fleurissent déjà au-dessus de nos têtes. Nous restons donc là, immobiles, à savourer le défilé de couleurs, une nouvelle fois de belle facture.
Nous décidons de nous offrir un resto pour le dîner puisque le budget repas nous le permet. Pas franchement motivés pour partir en quête d’une table, c’est au « U Radnice » que l’on se pointe pour la seconde fois en quelques jours. L’impression laissée par notre premier passage ne tarde pas à se confirmer. Le sourire ne fait définitivement pas partie du pack, mais on y mange bien et à un prix raisonnable. On s’en contentera. Suchdol ne nous attendra pas longtemps ce soir-là. Il nous faut boucler les valises. Demain, Prague nous dévoilera ses charmes pour la dernière fois… * **** Mercredi 2 janvier : Là-haut sur la colline Nos bagages sont restés à Suchdol afin que nous puissions profiter au maximum de ces dernières heures en République Tchèque. Il aura fallu attendre le dernier jour pour pulvériser un record. Il n’est pas encore 9h30 à nos montres que nous sommes déjà dans Mala Strana à attendre le tramway ! Nous quittons la ville ce soir, et si nous voulons boucler notre programme, il ne faut pas trop traîner. Nous prenons place à bord du numéro 23 sensé nous déposer au pied de la colline de Petrin. Mais au fur et à mesure du trajet, nous sentons qu’il y a un souci. Nous stoppons net à Poholerec en ayant le sentiment que nous sommes partis dans la mauvaise direction ! Je me renseigne auprès d’un type qui vient vers nous. Il nous confirme notre erreur, au moment même où un autre 23 arrive en sens inverse. Il est pour nous. Le type nous suit dans le tram et nous accoste en français. Au fil du dialogue, nous apprenons qu’il est citoyen belge et qu’il vit ici. Concernant Prague, Il nous explique que ses habitants désertent progressivement le centre-ville, assaillit par le phénomène touristique qui ne cesse de croître. De ce que nous avons pu voir ces derniers jours, nous le croyons sans peine. Il nous indique le bon arrêt et le quittons avec des « merci » bien francophones. Le funiculaire d’Ujezd est en vue. Nos pass nous dispensent de l’achat de tickets. La cabine grimpe lentement au milieu des arbres morts, et on devine aisément le Château et Saint-Nicolas en contrebas. Dès l’arrivée au sommet, nous cherchons le Stade de Strahov. Renseignements pris auprès des locaux, un petit quart d’heure de marche est nécessaire pour y accéder. Cette construction perdue sur les hauteurs de la ville est remarquable par son immensité. Huit terrains d’une surface totale de 63.500 m² et des gradins d’une capacité de 360.000 spectateurs font de cette enceinte le plus grand stade du monde. Jetez un œil sur les photos satellites de Google Maps, c’est impressionnant ! Bref, toujours est-il que l’accès est interdit au public, mais nous feignons l’ignorance. Je fais quelques clichés de la colossale arène de béton, avant que l’un des gardiens nous repère et nous indique la sortie. Nous revenons vers le funiculaire et continuons jusqu’au belvédère de Petrin, dont la ressemblance avec une célèbre tour parisienne est indéniable. Et pour cause, elle en est inspirée. Inspiré, j’aurai dû l’être tout autant en préparant le voyage, car nous trouvons porte close. Une lecture plus attentive des horaires précisés par le Michelin n’aurait pas été négligeable. Je me confondrais presque en excuses auprès de ma chère Anne. Après tout, c’est moi qui suis chargé de la logistique, et sur ce coup-là, je l’ai joué un peu relax. Mea culpa ! La descente par l’autre versant de la colline nous entraîne vers l’Abbaye de Strahov. Il est midi lorsque nous y parvenons, et on nous ferme quasiment la porte au nez. On se rabat sur Notre-Dame de l’Assomption, église qui nous est partiellement ouverte. Nous profitons d’une heure de battement pour trouver refuge dans un café tout proche. Frigorifiés, un repas chaud est le bienvenu. Nous partons alors à la découverte de Strahov, dont seule la bibliothèque baroque est ouverte au public. Cette dernière comprend la Salle de Philosophie et la Salle de Théologie, trésors que nous ne pouvons admirer que depuis l’entrée. Deux gardiennes sont postées dans le couloir, scrutant les moindres faits et gestes des visiteurs. Anne et moi usons de tous les stratagèmes pour échapper à cette surveillance étriquée et nous accaparer quelques images. Notre-Dame de Lorette, quelques mètres plus bas, n’attend que nous. Au milieu de son cloître trône la Santa Casa, réplique de la maison de la Vierge à Nazareth. Autre particularité de ce sanctuaire, les cloches du carillon qui toutes les heures entonnent un air populaire tchèque. De Poholerec, où nous étions le matin même, c’est encore et toujours avec le tram 23 que nous arrivons à Hradcany, le quartier du château. Pour la toute dernière fois, le guide vert nous prend en charge pour l’itinéraire qui suit. Il débute sur la Place du Hradschin sur laquelle se dresse la colonne de la Peste. Sur notre gauche, les murs en pointes de diamants du Palais Schwarzenberg créent une illusion parfaite. Dans la rue de Novy Svet que nous ne tardons pas à découvrir, nous sommes amusés de constater que les rares visiteurs croisés ont tous un Michelin entre les mains. A croire que ce calme petit coin de Prague n’est connu que de Bibendum. Nous retrouvons Lorette au moment précis où les 16h carillonnent à nos oreilles. C’est de nuit et en métro que nous effectuons nos ultimes visites, à savoir la gare ferroviaire et l’Opéra d’Etat. C’est dans la rue Nerudova, au cœur de Mala Strana, que nous dénichons un restaurant pour le dîner. Nous y allons tôt car il nous faut encore récupérer nos effets à l’hôtel avant de rejoindre Florenc. Le repas terminé, nous prenons soin de dépenser les couronnes restantes dans les proches boutiques de souvenirs. Un rapide aller-retour à Suchdol et, chargés de nos bagages, nous nous présentons à la gare routière. Réservations en main, on s’attend naïvement à trouver notre navette pour quitter Prague. Mais tout ne se passe pas comme prévu. Devant l’autocar, le chauffeur nous invite à patienter dans la file d’attente qui serpente devant le guichet d’Eurolines. Nous devons en fait échanger nos documents contre un bon d’accès à l’autocar. Ou comment faire compliqué quand on peut faire simple. Ils ont sûrement leurs raisons… Bref, toujours est-il que le départ est prévu à 22h, soit dans une quinzaine de minutes, et que le guichetier ne semble pas très pressé. Derrière nous, la présence de français victimes du même contretemps nous rassure un peu. L’autocar nous attendra quoi qu’il en soit, mais l’énervement causé par cette mésaventure est encore en moi quand nous montons dans le véhicule. Evidement, il est déjà bondé, et je peste contre quelques personnes isolées qui s’accaparent deux places. Anne reste sereine et nous dégotte deux sièges. Avec une demi-heure de retard, l’Eurolines laisse Florenc dans son sillage. Prague ne sera bientôt plus qu’un assortiment de souvenirs avec son lot d’anecdotes, de rencontres et d’images qui viendront illustrer cette escapade au cœur de la Bohème…
Un tramway et un métro plus tard, c’est à Zizkov que nous débarquons. C’est ici que l’insolite tour de télévision s’élance dans le ciel de Prague pour venir flirter avec les nuages. Des bébés géants rampent sur cette structure futuriste. Une œuvre originale en contraste total avec son environnement. Au pied de celle-ci, je multiplie les photos avant que l’ascenseur ne nous catapulte dans la salle panoramique. Curieusement, la vue n’y est pas extraordinaire. Bien que toute la ville soit étalée devant nous, on a du mal à distinguer le cœur historique de Prague. Je préférais largement le spectacle offert par le Klementinum ou Saint-Nicolas.
Nous squattons un fast food près de Staré Mesto, puis nous laissons une fois de plus le Michelin nous guider. Un peu de lèche-vitrines dans l’aguicheuse Karlova avant de rejoindre Mala Strana, où nous respectons à la lettre le circuit dicté par Bibendum. Le Palais Wallenstein se présente à nous. Le policier qui garde l’entrée nous autorise à pénétrer, et il est même possible de visiter le sénat de la République Tchèque qui siège ici. Oui, mais cela n’est possible…. que les week-ends ! Décidément, la chance n’est pas toujours de notre côté. Dans l’une des ruelles, nous passons devant un buste de Churchill, mais l’inscription en tchèque qui l’accompagne ne nous permet pas de savoir quelle est la raison de sa présence ici. Et pour la dernière fois, nous partons à l’assaut de la prison du château. Et là, devinez quoi ? Pour y accéder, on nous demande de passer par la Ruelle d’Or, mais nos tickets ne sont évidemment plus valables. Nous ne verrons donc jamais Daliborka. Vraiment, quand le destin s’acharne…
Il n’est que 17h, nous orientons tranquillement notre marche vers le centre-ville, puis attrapons le premier tramway pour un aléatoire tour d’une petite heure. Puis le métro nous dépose tout près de la Place Venceslas. La statue équestre de ce dernier, entourée des Saints de Bohème, veille sur cette large avenue. Je lui tire le portrait avec pour décor le majestueux Musée National. Nous arpentons l’immense artère dans les deux sens avant de retrouver Mala Strana où une sympathique soirée se prépare.
Il est 20h tapantes lorsque le Certovka nous accueille. Sur notre table, masques, chapeaux et langues de belle-mère nous sont destinés. S’ensuit une mémorable tranche de fou rire avec les accessoires en question, accentuée par les effets secondaires de la vodka servie en apéritif (non, inutile d’insister, je ne mettrai aucune de ces images sur le forum !). Sur le déroulement de la soirée, absolument rien à redire. Le repas sera des plus copieux et nos hôtes très serviables malgré la barrière de la langue. Dans la salle, c’est un échantillon d’Europe. Près de la fenêtre se font entendre des Italiens, à la table d’à côté ça parle anglais, et derrière Anne, on hésite entre du russe et une autre langue slave.
Il est bientôt minuit. A l’extérieur, des pétards et des fusées explosent depuis plusieurs heures déjà. Le serveur apporte à chacun une petite bouteille de champagne. Blousons sur le dos, nous patientons sur la terrasse sans trop tarder. Le Pont Charles est noir de monde. Le numérique en main, je me prépare à filmer. Quelques secondes avant l’heure fatidique, une sirène retentit sous les acclamations de la foule. Une colonne blanche surgit brusquement des eaux de la Vltava, illuminant la nuit pragoise dans un vacarme étourdissant. Le show peut commencer. Pendant près d’un quart d’heure, nous avons droit à un spectacle pyrotechnique de toute beauté. Le son et lumière s’achève sous les applaudissements d’un public conquis. Les yeux encore pleins d’étincelles, nous trouvons deux assiettes de lentilles sur notre table. Nous n’avons vraiment plus faim, mais nous avalons tout de même quelques cuillères. « It’s for money, it’s for money ! » nous encourage le serveur amusé.
Mais nous ne devons pas prendre racine, au risque de voir le bus de nuit nous échapper. Nous remercions chaleureusement tout le personnel pour ce réveillon plus que réussi et quittons Certovka. Par la ligne verte du métro nous rallions Dejvicka. Le 502 est prévu aux alentours de 1h10. Dans le froid, le temps s’égraine lentement mais sûrement. 1h20, 1h30, 1h40… Toujours aucune trace du 502. Une situation qui me rappelle un peu les bus marseillais, que l’on attend sans savoir s’ils passeront… Les gens qui patientent avec nous s’éclipsent les uns après les autres. Dans nos têtes, ça commence sérieusement à cogiter. Et s’il n’y avait pas de 502 en ce jour férié ? Au loin, un 107 semble nous filer sous le nez, peut-être le tout dernier. Un autocar portant le numéro 604 s’arrête plus haut dans notre rue, je m’en vais tenter de récolter quelques infos. Le chauffeur ne parle que le tchèque, mais l’une des passagères capte mon piètre anglais mais surtout, mon problème. Ce bus fait un parcours similaire au 502, mais bifurque à Roztocka, bien avant Suchdol. Vu les maigres options qui s’offrent à nous, Anne et moi n’hésitons pas longtemps. Il nous avance pas mal, mais lorsqu’il nous lâche, deux à trois kilomètres de marche sont encore devant nous. On ne va pas se plaindre, car sans le bus, c’est en marchant que l’on se serait tapé la totalité du trajet. Nous arpentons le bord de la route depuis quelques minutes quand la chance daigne revenir vers nous. Un 107 sortit de nulle part vient stopper quasiment à notre hauteur. Un passager a eu la lumineuse idée de demander l’arrêt. Nous déclenchons un sprint de folie pour attraper le précieux véhicule, et c’est le souffle coupé que nous nous écroulons sur les sièges. Il est 2h30 passé quand nous retrouvons nos chambres. Heureux, soulagés et fatigués. Voilà en quelques mots l’état dans lequel nous sommes en cette fin de journée… enfin, début de matinée plutôt ! * **** Mardi 1er janvier : Les festivités continuent De cette courte nuit, c’est avant tout du réveil dont je me souviendrai. Un « Oh putainggg, il neige ! » signé Anne a eu raison de mon sommeil. D’épais flocons dansent dans le ciel, mais il en faut bien plus pour espérer voir Prague s’habiller d’un épais manteau blanc. Ce ne sera pas pour cette fois-ci. Nos pas ne fouleront la fine couche de poudreuse que sur le passage bitumé menant de l’hôtel à l’arrêt de bus.
La journée d’hier a été un peu fatigante, aujourd’hui on va la prendre un peu plus cool. Pour l’énième fois, nous débutons la journée par la Vieille Ville, plus précisément par Karlova. Nous avons maintes fois emprunté cette artère animée de la ville, mais rarement nous avons pris le temps d’admirer ce qu’elle renfermait. Façades décorées, enseignes ou détails particuliers, le guide vert nous aide à élucider quelques-uns des mystères de cette rue. Puis nous retrouvons Tyn, que j’ai évoqué plusieurs fois déjà. Mais cette fois-ci, nous entrons dans l’église. Photos interdites, cela va sans dire. Il me faudra faire preuve de ruse pour échapper au cerbère qui filtre l’entrée des trop nombreux touristes en mendiant assidûment quelques couronnes. Des clichés en catimini des reliques et du bel orgue illustreront notre passage.
Nous déjeunons dans le KFC tout proche. Anne puise ensuite dans son bouquin quelques infos sur les bâtisses qui bordent Staromestske Namesti (Place de la Vieille Ville si vous préférez). On se fait tirer le portrait devant Tyn au moment même où la Tour de l’Horloge sonne les treize coups. J’entraîne Anne dans l’hôtel qui fait face à l’horloge (non ce n’est pas du tout ce que vous croyez !). Au premier étage, je profite de la vue sur la Tour pour mettre quelques images supplémentaires dans mon escarcelle. L’excursion se poursuivra dans les ruelles pragoises jusqu’au Théâtre des Etats, rendu célèbre grâce à Mozart qui y donna la première de Don Giovanni en 1787. Une statue et une plaque sont là pour rappeler l’évènement. La promenade touche à sa fin dans la nuit tombante alors que nous arrivons à la Rotonde Sainte-Croix.
Un tramway nous arrête sur la Place Venceslas où nous tuons le temps jusqu’à 18h. Depuis les marches du Musée National, je me délecte de quelques clichés. En repartant vers la station de métro, c’est tout à fait par hasard que nous découvrons le mémorial dédié à Jan Palach, cet étudiant tchécoslovaque qui, le 16 janvier 1969, s’immola par le feu pour protester contre l’invasion communiste.
Ce premier jour de l’année est doublement fêté dans le pays. Le Jour de l’An est évidemment célébré, mais également la date anniversaire du Jour de l’Indépendance de l’Etat Tchèque, proclamé le 1er janvier 1993. C’est sans doute pour cette raison qu’un nouveau feu d’artifice est tiré dans la capitale tchèque. Aux dires de l’office du tourisme consulté quelques jours auparavant, nous avons cru comprendre que c’est depuis Letna que se ferait le spectacle. Tout droit sortis de la station de Malostranska, nous rejoignons la foule déjà bien dense qui a pris d’assaut le Pont Manès et ses alentours. Impossible de progresser davantage, d’autant que les premières gerbes fleurissent déjà au-dessus de nos têtes. Nous restons donc là, immobiles, à savourer le défilé de couleurs, une nouvelle fois de belle facture.
Nous décidons de nous offrir un resto pour le dîner puisque le budget repas nous le permet. Pas franchement motivés pour partir en quête d’une table, c’est au « U Radnice » que l’on se pointe pour la seconde fois en quelques jours. L’impression laissée par notre premier passage ne tarde pas à se confirmer. Le sourire ne fait définitivement pas partie du pack, mais on y mange bien et à un prix raisonnable. On s’en contentera. Suchdol ne nous attendra pas longtemps ce soir-là. Il nous faut boucler les valises. Demain, Prague nous dévoilera ses charmes pour la dernière fois… * **** Mercredi 2 janvier : Là-haut sur la colline Nos bagages sont restés à Suchdol afin que nous puissions profiter au maximum de ces dernières heures en République Tchèque. Il aura fallu attendre le dernier jour pour pulvériser un record. Il n’est pas encore 9h30 à nos montres que nous sommes déjà dans Mala Strana à attendre le tramway ! Nous quittons la ville ce soir, et si nous voulons boucler notre programme, il ne faut pas trop traîner. Nous prenons place à bord du numéro 23 sensé nous déposer au pied de la colline de Petrin. Mais au fur et à mesure du trajet, nous sentons qu’il y a un souci. Nous stoppons net à Poholerec en ayant le sentiment que nous sommes partis dans la mauvaise direction ! Je me renseigne auprès d’un type qui vient vers nous. Il nous confirme notre erreur, au moment même où un autre 23 arrive en sens inverse. Il est pour nous. Le type nous suit dans le tram et nous accoste en français. Au fil du dialogue, nous apprenons qu’il est citoyen belge et qu’il vit ici. Concernant Prague, Il nous explique que ses habitants désertent progressivement le centre-ville, assaillit par le phénomène touristique qui ne cesse de croître. De ce que nous avons pu voir ces derniers jours, nous le croyons sans peine. Il nous indique le bon arrêt et le quittons avec des « merci » bien francophones. Le funiculaire d’Ujezd est en vue. Nos pass nous dispensent de l’achat de tickets. La cabine grimpe lentement au milieu des arbres morts, et on devine aisément le Château et Saint-Nicolas en contrebas. Dès l’arrivée au sommet, nous cherchons le Stade de Strahov. Renseignements pris auprès des locaux, un petit quart d’heure de marche est nécessaire pour y accéder. Cette construction perdue sur les hauteurs de la ville est remarquable par son immensité. Huit terrains d’une surface totale de 63.500 m² et des gradins d’une capacité de 360.000 spectateurs font de cette enceinte le plus grand stade du monde. Jetez un œil sur les photos satellites de Google Maps, c’est impressionnant ! Bref, toujours est-il que l’accès est interdit au public, mais nous feignons l’ignorance. Je fais quelques clichés de la colossale arène de béton, avant que l’un des gardiens nous repère et nous indique la sortie. Nous revenons vers le funiculaire et continuons jusqu’au belvédère de Petrin, dont la ressemblance avec une célèbre tour parisienne est indéniable. Et pour cause, elle en est inspirée. Inspiré, j’aurai dû l’être tout autant en préparant le voyage, car nous trouvons porte close. Une lecture plus attentive des horaires précisés par le Michelin n’aurait pas été négligeable. Je me confondrais presque en excuses auprès de ma chère Anne. Après tout, c’est moi qui suis chargé de la logistique, et sur ce coup-là, je l’ai joué un peu relax. Mea culpa ! La descente par l’autre versant de la colline nous entraîne vers l’Abbaye de Strahov. Il est midi lorsque nous y parvenons, et on nous ferme quasiment la porte au nez. On se rabat sur Notre-Dame de l’Assomption, église qui nous est partiellement ouverte. Nous profitons d’une heure de battement pour trouver refuge dans un café tout proche. Frigorifiés, un repas chaud est le bienvenu. Nous partons alors à la découverte de Strahov, dont seule la bibliothèque baroque est ouverte au public. Cette dernière comprend la Salle de Philosophie et la Salle de Théologie, trésors que nous ne pouvons admirer que depuis l’entrée. Deux gardiennes sont postées dans le couloir, scrutant les moindres faits et gestes des visiteurs. Anne et moi usons de tous les stratagèmes pour échapper à cette surveillance étriquée et nous accaparer quelques images. Notre-Dame de Lorette, quelques mètres plus bas, n’attend que nous. Au milieu de son cloître trône la Santa Casa, réplique de la maison de la Vierge à Nazareth. Autre particularité de ce sanctuaire, les cloches du carillon qui toutes les heures entonnent un air populaire tchèque. De Poholerec, où nous étions le matin même, c’est encore et toujours avec le tram 23 que nous arrivons à Hradcany, le quartier du château. Pour la toute dernière fois, le guide vert nous prend en charge pour l’itinéraire qui suit. Il débute sur la Place du Hradschin sur laquelle se dresse la colonne de la Peste. Sur notre gauche, les murs en pointes de diamants du Palais Schwarzenberg créent une illusion parfaite. Dans la rue de Novy Svet que nous ne tardons pas à découvrir, nous sommes amusés de constater que les rares visiteurs croisés ont tous un Michelin entre les mains. A croire que ce calme petit coin de Prague n’est connu que de Bibendum. Nous retrouvons Lorette au moment précis où les 16h carillonnent à nos oreilles. C’est de nuit et en métro que nous effectuons nos ultimes visites, à savoir la gare ferroviaire et l’Opéra d’Etat. C’est dans la rue Nerudova, au cœur de Mala Strana, que nous dénichons un restaurant pour le dîner. Nous y allons tôt car il nous faut encore récupérer nos effets à l’hôtel avant de rejoindre Florenc. Le repas terminé, nous prenons soin de dépenser les couronnes restantes dans les proches boutiques de souvenirs. Un rapide aller-retour à Suchdol et, chargés de nos bagages, nous nous présentons à la gare routière. Réservations en main, on s’attend naïvement à trouver notre navette pour quitter Prague. Mais tout ne se passe pas comme prévu. Devant l’autocar, le chauffeur nous invite à patienter dans la file d’attente qui serpente devant le guichet d’Eurolines. Nous devons en fait échanger nos documents contre un bon d’accès à l’autocar. Ou comment faire compliqué quand on peut faire simple. Ils ont sûrement leurs raisons… Bref, toujours est-il que le départ est prévu à 22h, soit dans une quinzaine de minutes, et que le guichetier ne semble pas très pressé. Derrière nous, la présence de français victimes du même contretemps nous rassure un peu. L’autocar nous attendra quoi qu’il en soit, mais l’énervement causé par cette mésaventure est encore en moi quand nous montons dans le véhicule. Evidement, il est déjà bondé, et je peste contre quelques personnes isolées qui s’accaparent deux places. Anne reste sereine et nous dégotte deux sièges. Avec une demi-heure de retard, l’Eurolines laisse Florenc dans son sillage. Prague ne sera bientôt plus qu’un assortiment de souvenirs avec son lot d’anecdotes, de rencontres et d’images qui viendront illustrer cette escapade au cœur de la Bohème…
est ce que vous avez déjà assisté à un de ces spectacles ? ça vaut le coup , en avez vous un à nous conseiller ??? merci d'avance











