😏Bonjour a tous les Vfistes,
Je projette une ( malheureusement courte) visite de la Namibie fin mars, début avril 2011 avec ma compagne.
Pas d'enfant donc.
Nous pensons à un format de 12 ou 14 jours sur place, départ Frankfort, direct sur Windhoek.
Logement; Pas d'hotels, seuls lodges et chez l'habitant.
Pouvez-vous me donner une idée d'un itinéraire idéal pour la période et pour le temps dont je dispose ?
Si cette proposition d'itinéraire est jointe avec des conseils/suggestions de logements ou lodge, tout est le bienvenu....
Quels sont, pour vous les " incontournables" ?
Que penser du concept " 4x4 avec tente-sur-le-toit-du-véhicule" ?
Enfin, pour déjà rentrer dans le domaine pratique : que faut-il compter pour une location de 4x4 pour 12 jours,
et que cet engin consomme-t-il ?
Merci de vos réponses😎
Bonjour à toutes et tous ,
Je prépare 45 jours là-bas et ma Spot2 va m'accompagner .
L'un d'entre vous a-t-il déjà constaté qu'il est possible de s'en servir en Namibie ou bien la couverture n'estpas suffisante comme le laisse entendre la carte Spot : http://www.findmespot.eu/fr/index.php?cid=108
Merci bien. Franck
Je prépare 45 jours là-bas et ma Spot2 va m'accompagner .
L'un d'entre vous a-t-il déjà constaté qu'il est possible de s'en servir en Namibie ou bien la couverture n'estpas suffisante comme le laisse entendre la carte Spot : http://www.findmespot.eu/fr/index.php?cid=108
Merci bien. Franck
Bonjour,
je vais me rendre en Namibie pour la 1ère fois pour un peu plus de 3 semaines en novembre/décembre. Les billets d'avion sont réservés. Je passe donc à l'étape suivante : réservation du véhicule. Il me semble que dans la plupart des discussions à ce sujet, le choix du véhicule est (presque) toujours un 4*4, et les questions concernent plutôt le choix du loueur et/ou de l'assurance.
Pour ma part, je me pose la question suivante : 4*4 ou véhicule "normal" ?
Je suis bien conscient des avantages du 4*4 (sécurité, accès à plus d'endroits, sentiment de liberté, possibilité de camper un peu n'importe où), mais je me demande si la très importante différence de prix est justifiée (dans mon cas). En effet, ce sera ma 1ère fois dans ce pays et même s'il n'est pas encore définit je compte faire un parcours classique (grosso modo : Windhoek, fish river canyon, sossusvlei, swakopmund, etosha, windhoek). Je dispose de 24 jours pleins.
Qu'en pensez-vous ?
Merci d'avance pour vos avis, Davy
je vais me rendre en Namibie pour la 1ère fois pour un peu plus de 3 semaines en novembre/décembre. Les billets d'avion sont réservés. Je passe donc à l'étape suivante : réservation du véhicule. Il me semble que dans la plupart des discussions à ce sujet, le choix du véhicule est (presque) toujours un 4*4, et les questions concernent plutôt le choix du loueur et/ou de l'assurance.
Pour ma part, je me pose la question suivante : 4*4 ou véhicule "normal" ?
Je suis bien conscient des avantages du 4*4 (sécurité, accès à plus d'endroits, sentiment de liberté, possibilité de camper un peu n'importe où), mais je me demande si la très importante différence de prix est justifiée (dans mon cas). En effet, ce sera ma 1ère fois dans ce pays et même s'il n'est pas encore définit je compte faire un parcours classique (grosso modo : Windhoek, fish river canyon, sossusvlei, swakopmund, etosha, windhoek). Je dispose de 24 jours pleins.
Qu'en pensez-vous ?
Merci d'avance pour vos avis, Davy
Bonjour à tous!
Nous sommes une famille de quatre personnes avec deux poulettes de 14 et 17 ans, nous voyagerons au mois d'aout, en 4x4, tente sur le toit, et nous souhaitons voir tout ce que la Namibie a à nous offrir dans le maigre temps imparti. J'aimerais avoir votre avis sur notre itinéraire, mais surtout savoir si je loupe "le petit coin magnifique et extraordinaire"...pas toujours stipulé dans les guides de voyages ou sur les récits que j'ai pu consulter.
Jour 1 : récuperation voiture, courses. Nuit à Windhoek
Jour 2 : Mariétal, Désert du Kalahari. Nuit à Marital.
Jour 3 : Sesriem, Dead Vlei. Nuit Sesriem
Jour 4 : Dunes, salars, et canyon de Sesriem. Nuit Sesriem
Jour 5 : ooops..on patine un peu car les attractions de Swakopmund ou Walvis Bay nous intéresse un peu moins. Nous pensions tirer jusqu'à Cape Cross...mais vraiment trop de route, nous souhaitons rejoindre le Damaraland ensuite, donc nous pourrions aussi peut être passer par Spitzkoppe ou bien par le début de la squeleton coast : quels sont les avis sur cette cote?
Jour 6 : en fonction de l'itinéraire choisi en jour 5
Jour 7 : en fonction de l'itinéraire choisi en jour 5
Jour 8 : Damaraland, à priori les peintures rupestres, la foret pétrifiée, et un site d'observation à suggérer? Nuit ???
Jour 9 : Palmwag...vos avis encore, suggestions de lieux. Nuit à Palwag
Jour 10 : Route vers Etosha. Nuit Etosha
Jour 11 : Etosha. Nuit Etosha
Jour 12 : Etosha. Nuit Etosha
Jour 13 : retour sur Windhoek
Jour 14 : départ.
C'est une ébauche, nous pouvons fluctuer en rajoutant un jour ou deux...peut être en début de séjour avec le Naukluft Mountain Zebra Park, je rajouterais bien une ferme où l'on peut approcher les guépards, les filles adoreront cela très certainement.
En vous remerciant par avance de toute l'aide que vous pourrez nous apporter, tous les renseignements seront très précieux pour nous!
Lucile
Nous sommes une famille de quatre personnes avec deux poulettes de 14 et 17 ans, nous voyagerons au mois d'aout, en 4x4, tente sur le toit, et nous souhaitons voir tout ce que la Namibie a à nous offrir dans le maigre temps imparti. J'aimerais avoir votre avis sur notre itinéraire, mais surtout savoir si je loupe "le petit coin magnifique et extraordinaire"...pas toujours stipulé dans les guides de voyages ou sur les récits que j'ai pu consulter.
Jour 1 : récuperation voiture, courses. Nuit à Windhoek
Jour 2 : Mariétal, Désert du Kalahari. Nuit à Marital.
Jour 3 : Sesriem, Dead Vlei. Nuit Sesriem
Jour 4 : Dunes, salars, et canyon de Sesriem. Nuit Sesriem
Jour 5 : ooops..on patine un peu car les attractions de Swakopmund ou Walvis Bay nous intéresse un peu moins. Nous pensions tirer jusqu'à Cape Cross...mais vraiment trop de route, nous souhaitons rejoindre le Damaraland ensuite, donc nous pourrions aussi peut être passer par Spitzkoppe ou bien par le début de la squeleton coast : quels sont les avis sur cette cote?
Jour 6 : en fonction de l'itinéraire choisi en jour 5
Jour 7 : en fonction de l'itinéraire choisi en jour 5
Jour 8 : Damaraland, à priori les peintures rupestres, la foret pétrifiée, et un site d'observation à suggérer? Nuit ???
Jour 9 : Palmwag...vos avis encore, suggestions de lieux. Nuit à Palwag
Jour 10 : Route vers Etosha. Nuit Etosha
Jour 11 : Etosha. Nuit Etosha
Jour 12 : Etosha. Nuit Etosha
Jour 13 : retour sur Windhoek
Jour 14 : départ.
C'est une ébauche, nous pouvons fluctuer en rajoutant un jour ou deux...peut être en début de séjour avec le Naukluft Mountain Zebra Park, je rajouterais bien une ferme où l'on peut approcher les guépards, les filles adoreront cela très certainement.
En vous remerciant par avance de toute l'aide que vous pourrez nous apporter, tous les renseignements seront très précieux pour nous!
Lucile
Bonjour,
Depuis qqs années la Namibie nous trotte dans la tête. Après avoir hésité et avoir été bien aidés à nous décider par certaines et certains d'entre vous que nous remercions grandement (voir par là...), ce sera pour juillet 2015...
Nous hésitions car nous nous demandions si ce pays était envisageable sans résa d'avance des hébergements en dur ou en résas limitées. La réponse nous a semblé suffisamment positive pour tenter le coup... Un zeste d'esprit aventurier circule encore dans nos veines ! Par contre, zéro esprit et corps campeur !!!
Pour l'instant une seule chose à notre actif: les billets d'avion. Départ/retour de Francfort avec air Namibia (770 euros pp) - 10 heures de vol en direct 3 semaines sur place du 9 juillet au matin au 30 au soir
Nous partons de là car la structure de notre été 2015 sera à l'instar de celle de 2014. Une première partie de visites familiales nous mènera début juillet du côté de Thionville. Francfort est à 3 heures, une amie y habite et peut garder la voiture car elle ne bouge pas cet été - elle vient 3 semaines en Martinique en fin d'année... Donc, cela se goupille bien.
Maintenant, il ne reste plus qu'à remplir ces 22 journées sur place...
Nos envies: - Animaux en milieux naturels - Paysages grands ravisseurs de pupilles - Un rythme "Nous prenons notre temps", nous ne verrons qu'une toute petite partie du pays et de ses possibles - Un voyage laissant une bonne part d'adaptation et de décisions sur place
Nos limites: - Un budget sur place autour de 5 500 euros (avec une marge supp de 10%) - Des hébergements en dur - simples et fonctionnels - pas besoin de piscine, Spa... - Un seul pays donc les chutes Victoria sont disqualifiées pour cet été
Je vais lire et décanter carnets et prépas en cours... En attendant, je vais commencer à assembler des sites complémentaires repérés et analyser avec intérêts vos suggestions d'itinéraires ou de lieux clefs ou de coups de cœur...
Plus tard, viendra le temps des questions précises...
D'avance merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
Depuis qqs années la Namibie nous trotte dans la tête. Après avoir hésité et avoir été bien aidés à nous décider par certaines et certains d'entre vous que nous remercions grandement (voir par là...), ce sera pour juillet 2015...
Nous hésitions car nous nous demandions si ce pays était envisageable sans résa d'avance des hébergements en dur ou en résas limitées. La réponse nous a semblé suffisamment positive pour tenter le coup... Un zeste d'esprit aventurier circule encore dans nos veines ! Par contre, zéro esprit et corps campeur !!!
Pour l'instant une seule chose à notre actif: les billets d'avion. Départ/retour de Francfort avec air Namibia (770 euros pp) - 10 heures de vol en direct 3 semaines sur place du 9 juillet au matin au 30 au soir
Nous partons de là car la structure de notre été 2015 sera à l'instar de celle de 2014. Une première partie de visites familiales nous mènera début juillet du côté de Thionville. Francfort est à 3 heures, une amie y habite et peut garder la voiture car elle ne bouge pas cet été - elle vient 3 semaines en Martinique en fin d'année... Donc, cela se goupille bien.
Maintenant, il ne reste plus qu'à remplir ces 22 journées sur place...
Nos envies: - Animaux en milieux naturels - Paysages grands ravisseurs de pupilles - Un rythme "Nous prenons notre temps", nous ne verrons qu'une toute petite partie du pays et de ses possibles - Un voyage laissant une bonne part d'adaptation et de décisions sur place
Nos limites: - Un budget sur place autour de 5 500 euros (avec une marge supp de 10%) - Des hébergements en dur - simples et fonctionnels - pas besoin de piscine, Spa... - Un seul pays donc les chutes Victoria sont disqualifiées pour cet été
Je vais lire et décanter carnets et prépas en cours... En attendant, je vais commencer à assembler des sites complémentaires repérés et analyser avec intérêts vos suggestions d'itinéraires ou de lieux clefs ou de coups de cœur...
Plus tard, viendra le temps des questions précises...
D'avance merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
Bonjour,
Nous allons en Afrique Australe l'an prochain et cherchons à louer un 4x4 (toyota hilux) équipé pour le camping (tente sur le toît) pour 4 mois. La meilleure proposition nous a été faite par "ivory 4x4 hire", mais nous ne trouvons aucun retour sur eux (ni en bien, ni en mal). A un prix similaire, nous avons "Camper Travel Africa". Est-ce que quelqu'un connaît ces compagnies ?
Merci,
Nous allons en Afrique Australe l'an prochain et cherchons à louer un 4x4 (toyota hilux) équipé pour le camping (tente sur le toît) pour 4 mois. La meilleure proposition nous a été faite par "ivory 4x4 hire", mais nous ne trouvons aucun retour sur eux (ni en bien, ni en mal). A un prix similaire, nous avons "Camper Travel Africa". Est-ce que quelqu'un connaît ces compagnies ?
Merci,
Bonjour et merci par avance à l'intérêt que vous porterez à mes questions concernant le couchage en tente sur le toit. En effet nous souhaiterions(mon mari et moi même ) faire un voyage en Namibie (date imprécise pour l'instant, peut être octobre 2016 ou 2017!) et la formule 4x4 équipé camping nous tente beaucoup bien que nous n'ayons pas de notions de conduite de ce type de véhicule ni de la conduite à gauche mais conduire est un plaisir pour mon mari et aussi une grande partie de son métier.
Bien qu' ayant goûtés au camping "made in France" , je me pose quelques questions sur le camping sur toit en Namibie. Il s agirait d' un premier voyage(et peut être unique) d'un vingtaine de jours et l'itinéraire n'est pas défini. La formule camping nous séduit pour le caractère plus authentique , le dépaysement et le côté aventure (tout en optant pour des campings répertoriés ). Ma liste de questions : Combien de temps prennent le montage et démontage de la tente? Quel est l'espace dont on dispose? Quand on mesure 1m80 y a t'il suffisamment de place pour être à l'aise ? Si l'on a quelques problèmes de dos , le couchage est il assez ferme et assez confortable? Si l'un bouge l'autre ressent il les mouvements ? La tente est elle stable? Lorsque l'on passe plusieurs nuits sur le même site , le site ne risque t il pas d'être squatté pendant notre absence sur la journée ? A t on l'assurance de retrouver notre emplacement , faut il marqué sinon territoire ? Es ce une contrainte de monter , démonter tous les jours et avez vous le sentiment de "perdre " du temps et de l'énergie ? Encore une fois merci pour vos réponses , conseils et expériences .
Agnes
Bien qu' ayant goûtés au camping "made in France" , je me pose quelques questions sur le camping sur toit en Namibie. Il s agirait d' un premier voyage(et peut être unique) d'un vingtaine de jours et l'itinéraire n'est pas défini. La formule camping nous séduit pour le caractère plus authentique , le dépaysement et le côté aventure (tout en optant pour des campings répertoriés ). Ma liste de questions : Combien de temps prennent le montage et démontage de la tente? Quel est l'espace dont on dispose? Quand on mesure 1m80 y a t'il suffisamment de place pour être à l'aise ? Si l'on a quelques problèmes de dos , le couchage est il assez ferme et assez confortable? Si l'un bouge l'autre ressent il les mouvements ? La tente est elle stable? Lorsque l'on passe plusieurs nuits sur le même site , le site ne risque t il pas d'être squatté pendant notre absence sur la journée ? A t on l'assurance de retrouver notre emplacement , faut il marqué sinon territoire ? Es ce une contrainte de monter , démonter tous les jours et avez vous le sentiment de "perdre " du temps et de l'énergie ? Encore une fois merci pour vos réponses , conseils et expériences .
Agnes
Bonjour,
Je lis, relis et scrute les posts plus ou moins anciens pour m'aider dans les préparatifs de notre séjour en famille (4x4 avec tente de toit) en octobre prochain, et je sèche sur l'une des étapes : après 1 nuit au Spitzkoppe, nous aimerions prendre la route vers midi pour remonter vers le Nord direction Sesfontein.
Comme nous avons une fille de 7ans, nous ne voulons pas passer la journée à rouler (mais pas non plus prendre 2 jours pour atteindre la prochaine étape...). Voici mes réflexions : - Le Brandberg pourrait être une étape, mais la route le lendemain serait bien longue jusqu'à Sesfontein - Twyfelfontein nous rapprocherait plus, mais je ne trouve pas de camping avec piscine pour nous détendre en fin d'après-midi (Mowani semble splendide, mais pas d'accès à la piscine aux "vilains petits campeurs" que nous sommes et bonjour la déception de la petite si elle voit la piscine mais ne peut pas s'y tremper...) - est-ce que Palmwag pourrait être une option? Il semblerait il faut bien compter 5h de route depuis Spitzkoppe? en partant en milieu de journée, je ne voudrais pas arriver de nuit...
> en fonction de l'étape, avez-vous un/des campsite(s) en particulier à me conseiller?
Question subsidiaire pour-mon-info-personnelle-mais-moins-importante-que-celles-ci-dessus😏 : est-ce que les Sudaf' ont une façon "particulière" d'éduquer leurs enfants? Parce que quand je lis les CGV des lodges et les conditions pour les enfants je me dis que soit les enfants qu'ils accueillent sont des terreurs hors de contrôle des parents ou alors ils ne veulent vraiment pas en recevoir malgré l'éternel "tous les enfants sont les bienvenus"...
Je lis, relis et scrute les posts plus ou moins anciens pour m'aider dans les préparatifs de notre séjour en famille (4x4 avec tente de toit) en octobre prochain, et je sèche sur l'une des étapes : après 1 nuit au Spitzkoppe, nous aimerions prendre la route vers midi pour remonter vers le Nord direction Sesfontein.
Comme nous avons une fille de 7ans, nous ne voulons pas passer la journée à rouler (mais pas non plus prendre 2 jours pour atteindre la prochaine étape...). Voici mes réflexions : - Le Brandberg pourrait être une étape, mais la route le lendemain serait bien longue jusqu'à Sesfontein - Twyfelfontein nous rapprocherait plus, mais je ne trouve pas de camping avec piscine pour nous détendre en fin d'après-midi (Mowani semble splendide, mais pas d'accès à la piscine aux "vilains petits campeurs" que nous sommes et bonjour la déception de la petite si elle voit la piscine mais ne peut pas s'y tremper...) - est-ce que Palmwag pourrait être une option? Il semblerait il faut bien compter 5h de route depuis Spitzkoppe? en partant en milieu de journée, je ne voudrais pas arriver de nuit...
> en fonction de l'étape, avez-vous un/des campsite(s) en particulier à me conseiller?
Question subsidiaire pour-mon-info-personnelle-mais-moins-importante-que-celles-ci-dessus😏 : est-ce que les Sudaf' ont une façon "particulière" d'éduquer leurs enfants? Parce que quand je lis les CGV des lodges et les conditions pour les enfants je me dis que soit les enfants qu'ils accueillent sont des terreurs hors de contrôle des parents ou alors ils ne veulent vraiment pas en recevoir malgré l'éternel "tous les enfants sont les bienvenus"...
Bonjour,
alors voilà, je voudrais faire un safari en Afrique... J'ai regardé ce qu'il se fait sur le kenya et la Tanzanie. Mais j'ai vu que la Namibie avait un petit désertique avec des dunes et ça m'intéressait bien. Ou alors l'Afrique du Sud ? Bref je me pose pleins de questions sur la destination mais je voudrais faire appel à vos lumières sur le concept de l'autotour... Je suis plongée dans les guides des agences de voyage et forcément quand on fait un autotour, c'est moins cher qu'avec un guide. Sauf que je voudrais savoir comment ça se passe : en gros on a un voiture et des hébergements et le but c'est de les relier dans la journée ? Mais est ce que c'est facile ?? Dans le sens où je ne voudrais pas me perdre... Et est ce que ça ne craint pas ? Disons que si je tombe en panne en pleine brousse, il se passe quoi ? Est ce qu'il y a des stations essence bien répertoriées ? Et ensuite ça se passe comment, pour les safaris ? Est ce que c'est à moi de rejoindre les hébergements/camping et il y a des guides sur place pour partir en excursion avec eux, ou je dois "simplement" me ballader sur les pistes et je croiserais des animaux ? C'est vrai que l'autotour revient moins cher (et dans ce cas, je pense qu'on peut s'afranchir de passer par une agence) mais je n'ai pas envie d'économiser et de passer des vacances galères ??? J'ai lu pas mal de compte rendu de séjour (d'ailleurs j'en remercie les auteurs, c'est vraiment de superbes séjours et ça me donne envie de partir !!) d'autotour. Mais est ce qu'une personne non initiée comme moi (on serait 2 avec mon mari plus bricolo que moi) peut s'en sortir ? Est ce qu'on croise quand même du monde sur les pistes en cas de pépins ? J'ai vu qu'il y a des téléphones satellitaires aussi. Conseillez vous de dormir dans des lodges où il y a des aires de campings pour dormir dans les tentes de toits ?
Bref j'aime bien l'aventure, j'ai vu qu'il y a pas mal de baroudeurs sur le forum mais bon je ne suis pas "kamykase" et je veux vraiment avoir des avis sincères 😉
Merci pour vos réponses 😛
alors voilà, je voudrais faire un safari en Afrique... J'ai regardé ce qu'il se fait sur le kenya et la Tanzanie. Mais j'ai vu que la Namibie avait un petit désertique avec des dunes et ça m'intéressait bien. Ou alors l'Afrique du Sud ? Bref je me pose pleins de questions sur la destination mais je voudrais faire appel à vos lumières sur le concept de l'autotour... Je suis plongée dans les guides des agences de voyage et forcément quand on fait un autotour, c'est moins cher qu'avec un guide. Sauf que je voudrais savoir comment ça se passe : en gros on a un voiture et des hébergements et le but c'est de les relier dans la journée ? Mais est ce que c'est facile ?? Dans le sens où je ne voudrais pas me perdre... Et est ce que ça ne craint pas ? Disons que si je tombe en panne en pleine brousse, il se passe quoi ? Est ce qu'il y a des stations essence bien répertoriées ? Et ensuite ça se passe comment, pour les safaris ? Est ce que c'est à moi de rejoindre les hébergements/camping et il y a des guides sur place pour partir en excursion avec eux, ou je dois "simplement" me ballader sur les pistes et je croiserais des animaux ? C'est vrai que l'autotour revient moins cher (et dans ce cas, je pense qu'on peut s'afranchir de passer par une agence) mais je n'ai pas envie d'économiser et de passer des vacances galères ??? J'ai lu pas mal de compte rendu de séjour (d'ailleurs j'en remercie les auteurs, c'est vraiment de superbes séjours et ça me donne envie de partir !!) d'autotour. Mais est ce qu'une personne non initiée comme moi (on serait 2 avec mon mari plus bricolo que moi) peut s'en sortir ? Est ce qu'on croise quand même du monde sur les pistes en cas de pépins ? J'ai vu qu'il y a des téléphones satellitaires aussi. Conseillez vous de dormir dans des lodges où il y a des aires de campings pour dormir dans les tentes de toits ?
Bref j'aime bien l'aventure, j'ai vu qu'il y a pas mal de baroudeurs sur le forum mais bon je ne suis pas "kamykase" et je veux vraiment avoir des avis sincères 😉
Merci pour vos réponses 😛
Maintenant, ça y est, nous sommes revenus depuis quelques semaines (zut, quelques mois…, zut, plus que ça...). Mais il est temps de se replonger dans ce qu’on peut déjà appeler des « souvenirs » de notre périple.
Je vais essayer de garder un peu de logique dans mon carnet de voyage, mais il est possible que ça ait quelques fois tendance à partir dans toutes les directions… Je pense que je glisserai les infos au moment où elles me reviendront en mémoire (dans la description des différentes étapes). Néanmoins, voici les quelques éléments de base. Nous sommes parti en indépendant avec une voiture de location (4x4 avec tente de toit). Cela fait maintenant plus d'un et demi que nous sommes rentrés, mais je me devais de tenir ma promesse et de publier ce carnet sur le forum, ne serait-ce que pour partager à nouveau mon expérience, après tout ce que j'ai trouvé d'utile dans les textes publiés ici. N'hésitez pas à m'envoyer questions et commentaires, ce sera avec plaisir que j'essaierai de répondre !
1) notre itinéraire :
Nous sommes partis à cheval sur septembre et octobre 2009.
J1 : Paris-> Francfort, décollage pour Windhoek J2 : Arrivée à Windhoek, nuit chez Londiningi B&B J3 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J4 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J5 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J6 : Namib Naukluft campsite J7 : Sesriem campsite J8 : Sesriem campsite J9 : Swakopmund, Pension Rapmund J10 : Spitzkoppe campsite J11 : Mowani campsite (région de Twyfelfontein) J11 : Ongongo community campsite (Sesfontein) J12 : Purros community campsite J13 : Purros community campsite J14 : Palmwag lodge J15 : Okaukuejo campsite (Etosha) J16 : Halali campsite (Etosha) J17: Namutoni campsite (Etosha) J18 : Mahangu Safari Lodge campsite (près de Mahango) J19 : Namushasha Lodge campsite (Bande de Caprivi) J20 : Kubu Lodge campsite (Kasane) J21 : Maramba River lodge (Livingstone) J22 : The garden on the Chobe River Lodge (Kasane) J23 : Ihaha campsite (Chobe National Park) J24: Planet Baobab campsite J25 : Audi Camp campsite (Maun) J26 : Third bridge campsite (Moremi) J27 : Audi Camp campsite (Maun) J28 : Audi Camp campsite (Maun) J29 : Zelda Guest Farm campsite J30 : Londiningi B&B (Windhoek) J31 : vol vers Francfort puis Paris
2) l’avant préparation
J’ai commencé la préparation plus d’un an avant de partir. Mon objectif était d’emmener mon amoureuse en Namibie et au Botswana en lui faisant une surprise, et ça a été au final réussi, elle n’a appris que 3 heures avant le départ du vol Air Namibia depuis Francfort que nous allions en Namibie. Depuis un an et demi auparavant, le nom de code de la destination était « Maubeuge ».
J’ai utilisé les guides Bradt, pour ceux qui ne sont pas rebutés par l’anglais, je trouve qu’ils sont vraiment très bien faits (Namibie et Botswana). J’ai l’impression qu’ils sont piles comme un guide de voyage doit être fait : à chaque fois que je m’attendais à trouver une info elle était là de manière logique, sans avoir à aller chercher 200 pages plus loin, les conseils avisés, les descriptions des logements pointues et relativement à jour.
Concernant la réservation des hébergements et de certaines activités sur place, je suis passé par Tourmaline, qui a maintes et maintes fois été recommandé sur ce forum, et que je ne peux que recommander à mon tour. Ils m’ont aidé à améliorer un peu mon parcours, ont effectué toutes les réservations. A notre arrivée à l’aéroport nous avons été accueillis par un guide de l’agence super gentil, qui nous a remis un carnet de route hyper détaillé et très soigné, bourré d’informations sur chaque étape. Nous avons aussi reçu un carnet détaillé sur la Namibie (géographie, histoire, populations…) les fameuses cartes Shell Veronica Rodt Namibie et Botswana, et enfin le guide touristique de cette même Veronica Rodt pour le Botswana. Il a passé presque une demi-journée avec nous pour tout nous présenter en détail. Le tout pour un prix assez modique (aux alentours de 80 euros au total). J’ai trouvé en tout cas que la qualité de service était irréprochable, et pour ceux qui souhaitent partir en ayant toutes les réservations effectuées, je dirais que c’est s’éviter la partie frustrante de la préparation où les gens ne répondent pas aux mails, etc. Ils se sont également chargés de la réservation de la voiture de location.
Nous avons choisi de partir avec le circuit complètement bouclé et réservé (à part deux jours au Botswana que nous avons organisés sur place). Le débat entre les gens qui préfèrent tout réserver avant ou bien tout faire au jour le jour a déjà donné lieu à des discussions sur le forum. Je souhaitais pour ma part arriver en étant sûr d’avoir des places dans tous les endroits que je souhaitais voir, sans avoir à nous demander chaque jour où nous allions dormir le soir. Ca procure un certain confort d’avoir tout payé auparavant, de donner un bon en arrivant et de se poser. Ca évite les tensions de voyage sur ce que chacun préfèrerait, et puis ce n’est pas parce qu’on a réservé quelque chose qu’on ne peut pas faire une autre option, au pire on perd le prix de la location et puis voilà. A noter qu’il y a certains endroits où on ne peut pas réserver (Spitzkoppe, Purros, Ongongo), et d’autres où à la saison touristique une réservation est utile pour être sûr d’avoir une place (Etosha, Sesriem). Concernant l’arnaque (oups, ça m’a échappé) des campsites des parcs nationaux au Botswana, j’y reviendrai plus loin
3) la voiture Nous avons opté pour un 4x4. Nous avions à l’origine demandé un simple cabine (moins cher), mais nous nous sommes retrouvés avec un double pour le même prix. Avec le recul, je pense que le double cabine est quand même mieux, ne serait-ce que pour pouvoir laisser les affaires personnelles sur les sièges arrières, à portée de main d’une part, et surtout à l’abri de la poussière qui s’infiltre assez facilement dans la benne, même couverte. Le Hilux n’est pas je pense un « vrai » 4x4 d’aventurier (je crois que le Defender ou un bon vieux LandCruiser rentre mieux dans cette catégorie), mais il est amplement suffisant pour un voyage « classique ».
Une nouvelle fois, le débat « 4x4 ou pas 4x4 » a déjà eu lieu sur le forum, mais voici mon opinion au regard de nos expériences de ce voyage. Il est clair que l’immense majorité des routes de Namibie et d’une partie du Botswana est accessible en véhicule standard. Cependant, je pense qu’au niveau sécurité (la première sécurité consistant de toute façon à ne pas rouler trop vite, etc !), on est plus assuré de ne pas sortir de la route ou casser une roue au premier nid de poule avec une voiture faite pour rouler sur du cailloutis qu’avec une voiture taillée pour le goudron. Pas mal de véhicules sont équipés de 2 roues de secours (à vérifier à la location), et puis il est pratique d’avoir sa maison sur le toit et de pouvoir promener tout un équipement de camping facilement. Après pour certaines zones (Purros, Moremi, Chobe), on peut y aller, alors que l’accès est impossible en voiture standard.
Nous n’avons pas pris de réduction de franchise. Sur une longue durée, la réduction de franchise coute très cher, et les exclusions sont de toute façon tellement nombreuses que je n’ai pas estimé que le risque justifiait l’investissement. La probabilité qu’un accident sérieux arrive en étant dans les conditions de l’assurance est à mon avis assez faible, ce qui fait que l’accident qui se produira sera à la charge du client, franchise ou pas. C’est ce que je pense… J’avais par contre pris une assurance pare brise et pneus. Nous n’avons pas eu à nous en servir (pas de crevaisons sur un mois, et pas de casse pare brise non plus), mais si vous êtes tentés par cette assurance, demandez avant aussi les conditions d’application : j’ai découvert en arrivant que l’assurance ne couvrait que deux pneus et 1 pare brise… Encore une fois, faire son calcul et analyser les risques.
Nous avions pris l'option frigo dans la voiture. Cela nous a bien servi, mais il n'y a rien de miraculeux non plus: le frigo (chez notre loueur en tout cas) tirait sur la batterie de la voiture (pas sur une batterie dédiée), donc pas question de le laisser allumé la nuit quand le moteur ne tourne pas. Il est possible de demander un câble (pas inclus dans le kit « de base » pour nous) pour le brancher au secteur dans les campsites, mais nous avons rarement eu accès à l'électricité sur les sites (qui sont par ailleurs parfaits pour tout le reste). En conséquence, le frigo nous a servi surtout pour stocker les aliments frais jusqu'au soir même, sans par exemple pouvoir faire de réserves de viandes pour plusieurs jours car n'étant jamais sûrs de la présence d'électricité aux campsites. Peut-être que certains loueurs permettent d'avoir plus d'autonomie avec leurs dispositifs, mais demandez, car tout ne va pas automatiquement de soi.
Enfin, nous avons emporté un téléphone satellite (même si notre itinéraire ne le justifiait pas vraiment) qui permet malgré tout de pouvoir se raccrocher au monde en cas de pépin. A noter que le nôtre a refusé de marcher durant les deux dernières semaines, ce qui nous a valu un remboursement partiel de la somme (grâce à Tourmaline qui est intervenu auprès du loueur de téléphone).
4) la saison
Le choix du mois de septembre s’est fait un peu par défaut du fait de raisons professionnelles et ça a été plutôt chouette. Nous n’avons pas été noyé dans trop de monde (mais bon, je pense que la Namibie est assez tranquille au niveau « foules » même au mois de juillet !).
Le climat était plutôt agréable, chaud la journée sans être étouffant, et les nuits fraiches, juste assez pour se blottir dans son duvet sans mourir de chaud. Nous n’avons presque pas eu de pluie. Je dis « presque », mais en fait nous nous attendions à la saison sèche, alors que nous avons eu pas mal de pluie dans les Nxai Pans et Moremi au Botswana, puis lors de notre dernière nuit dans le Kalahari. C’était parfois des orages énormes qui duraient toute la nuit. Je n’ai pas réussi à savoir si c’était commun pour la période (fin septembre, début octobre).
Enfin, nous avons croisé des moustiques, les premiers à Etosha (si si !) puis dans la bande de Caprivi. Rien de bien grave, il y a eu quelques soirs où il a fallu se couvrir de DEET. Le corollaire des moustiques dans ce coin là est le paludisme. D’après ce que j’ai pu trouver, le risque est quasiment nul à cette période, mais nous avons pris de la Malarone. Encore une fois, le débat a eu lieu, je pense que c’est encore une fois une question d’évaluation du risque…
5) Etape par étape
Je vais passer maintenant aux étapes, en essayant à chaque fois de donner nos impressions et autres renseignements qui pourraient être utiles, sait-on jamais. L’en-tête à côté du ‘Jn’ correspond à l’endroit où nous avons passé la nuit à la fin du jour en question.
J1 : Paris-> Francfort, décollage pour Windhoek J2 : Arrivée à Windhoek, nuit chez Londiningi B&B
Le vol Air Namibia nous dépose à l’heure à l’aéroport de Windhoek, le vol s’est bien passé, le service est plutôt pas mal (j’espère ne pas passer pour un snob des vols aériens), en tout état de cause, je dirais « bon rapport qualité/prix ». Nous sommes accueillis par le guide de Tourmaline qui nous amène chez Londiningi. L’auberge est très chouette, l’accueil très bon, enfin bref, rien à redire. Nous avons droit à un briefing extensif de la part du guide sur tout notre parcours, explications diverses et variées, le carnet de route est parfait, les bons de réservation sont là. Nous passons également récupérer la voiture chez African Tracks. L’équipement de camping est un peu vieillot (on se rend bien compte qu’il n’est pas de toute première jeunesse), mais là encore, le rapport qualité/prix a l’air assez bon. La première expérience de conduite est un peu stressante au début, il faut conduire à gauche, et surtout le plus dur je trouve est de s’habituer au gabarit ! Moi qui suis plutôt habitué au format Twingo, j’ai eu l’impression de conduire un char Leclerc. Mais bon, ça vient vite, et on apprend (un peu trop) vite à avoir confiance dans les rétroviseurs pour les marches arrière !
Nous partons vaguement à pied dans le quartier, c’est le coin chic de Windhoek, il y a des grandes maisons joliment arborées, mais par contre les barbelés sont omniprésents… On fait quelques emplettes sur place (notre premier biltong, de la viande séchée qui va devenir notre plat national pour les pique-nique par la suite !). Il y a des gardes un peu partout, l’ambiance est assez curieuse. Nous avons aussi acheté une carte de téléphone portable prépayée, mais nos téléphones que je croyais débloqués ne devaient pas l’être tant que ça vu que ça n’a jamais marché.
Nous dinons le soir au Joes’s Beerhouse, un super restau pas loin de l’auberge. Le décor est super réussi, on mange dehors sur des grosses tables en bois, les portions de viandes grillées sont généreuses, et le prix… namibien ! Ca cale le niveau : dans un bon restau dans les quartiers « chics » de Windhoek, on peut se faire péter le bidon pour péniblement 10 euros chacun binouse comprise.
J3 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J4 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J5 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental)
Le lendemain, ça y est, l'aventure commence, direction le sud et le Kalahari. Je me suis amusé à rentrer les étapes dans le GPS (Garmin et www.tracksforafrica.com), et visiblement, ça marche super bien (au moins pour sortir de Windhoek, après, on peut pas dire qu'on risque beaucoup de se perdre !). Sur la route on croise nos premiers « animaux », quelques babouins qui traversent nonchalamment. Pour nous deux petits européens fraichement débarqués de l'avion, ça fait son petit effet.
On se dirige vers Mariental pour trois jours de relâche chez Bagatelle. La durée de notre séjour s'étant allongée quelques mois avant le départ parce qu'Air Namibia avait annulé ses départs depuis Londres et que nous ne pouvions pas arriver plus tard (le trajet était bouclé), on a décidé (enfin, j'ai, surprise oblige !) de se poser trois jours sans faire grand chose dans un endroit confortable où on peut se poser pour bouquiner au milieu des dunes sans avoir de soucis. L'accueil était vraiment super, les petites maisons dans les dunes sont mignonnes, confortables, y'a une petite bouteille de vin à l'arrivée. Le soir on prend les repas sous les étoiles, les bouteilles de vin ne sont vraiment pas chères. Bref, pour nous qui ne sommes pas des habitués des hôtels au standing un peu élevé, il faut bien reconnaître qu'il n'est pas désagréable de se laisser un peu aller, dans une ambiance de dépaysement total, hors du monde... Nous participons à leur « game drive » dans leur réserve privée, nous découvrons notre première girafe, nos premiers gnous, zèbres, springboks, oryx. Ils ne sont guère nombreux, mais comme ce sont les premiers, nous sommes éblouis. Le paysage est vraiment somptueux à la lumière de fin du jour, l'herbe jaune (vraiment couleur jaune, pas juste séchée), le vert des arbres et le rouge du sable, le tout au coucher du soleil avec le petit apéro qui va bien que le guide sort au moment opportun, c'est absolument magique, pile ce qu'il nous fallait après une longue année de dur labeur.
Les trois jours sur place ne sont pas indispensables, mais pour nous ils sont passés finalement assez vite, au gré du sable rouge, des autruches devant la maison le matin, de « l'afternoon tea » et petits gâteaux l'après midi et des paons nombreux autour de la petite piscine (glacée d'ailleurs). Le dernier soir, une petite bouteille de champagne local attendait dans la chambre. Bref, un séjour sur la lune, une entrée en matière parfaite pour un voyage d'un mois qui s'annonçait comme un rêve éveillé. Et pour redescendre sur Terre, le tout pour un prix pas exorbitant, en tout cas le rapport qualité prix était vraiment excellent. Je recommande.
J6 : Namib Naukluft campsite
Ce matin départ pour une traversée vers l'ouest. Après 80 km, on s'aperçoit qu'on a oublié le carnet de route et tous les bons au lodge... Marche arrière donc, ils ont bien tout gardé, ouf ! Les paysages sont plutôt rudes, on croise péniblement une voiture toutes les dix minutes. Nous abordons notre première route gravillonnée, c'est vrai que ça ressemble à une route goudronnée, on a l'impression qu'on peut se transformer en pilote, mais gare, ça glisse, et mine de rien y'a quelques nids de poules ou cailloux isolés qui sont traitres. On croise plusieurs niveleuses qui corrigent la surface de la route. Au bord de la route, on voit aussi quelques fois des roulottes, au milieu de nulle part... Suite au prochain épisode !
Nous croisons en fin de journée une petite voiture sur le bord de la route arrêtée. Je m'arrête pour leur demander si tout va bien. C'est une bande de quatre « jeunes » (oulà, je me sens ancien combattant en disant ça, je n'ai que 28 ans en fait, 26 au moment des faits), ils sont en rade, leur pneu arrière gauche a éclaté, et... ils ne savent pas changer une roue... Je leur donne un coup de main, et je découvre qu'en fait ils sont partis le matin même pour quelques jours de ballade dans le pays. Ils sont volontaires internationaux, et ont loué une petite voiture pas chère pour se balader. Ils n'ont même pas une vraie carte, ils cherchent à aller a Sesriem, ils roulent dans la mauvaise direction, loin du but et la nuit tombe... C'est le premier événement qui m'a fait dire que louer un 4x4 rend quand même service parce que c'est fait pour aller sur ce terrain là, tu as tes deux roues de secours, etc... Eux après une journée étaient déjà dans la mouise... Ils n'avaient probablement pas mis toutes les chances de leur côté, mais je me suis revu étudiant où en voyage, je comptais les sous, j'aurais pu être à leur place quelques années plus tôt ! C'est bien de gagner sa vie quand même !
Nous arrivons au campsite de Naukluft à la nuit tombée, il faut manœuvrer le « tank » dans un espace tout petit, c'est pas évident. C'est notre premier campsite, et on découvre que nous avons sur notre emplacement eau, foyer, grille, tout ce qu'il faut... Surprenant (dans le bon sens !), et ça durera tout le séjour. Les campings européens n'ont qu'a bien se tenir. Premier montage de notre tente de toit, non pas que ce soit très sorcier, mais bon la première fois on y passe quand même un peu de temps. Tant que j'y suis pour ne pas oublier après, deux conseils : n'hésitez pas à acheter du bois dans les supermarchés dès que vous en croisez, on n'en trouve pas partout, et il ne faut pas en prendre n'importe où. Ensuite, nous avions amené une lampe à gaz avec une connexion vissable, mais nous n'avons pas trouver de recharges de ce type dans tous les magasins que nous avons vus, seulement des cartouches perçables, donc... Voilà, c'est dit.
Nous nous endormons pour la première fois dans notre petit nid sur le toit.
J7 : Sesriem campsite
On se lève le matin au bruit des babouins qui vident les poubelles métalliques du camp. Au pliage de la tente, je me rappelle dans un éclair de lucidité un conseil que j'avais lu au détour du forum, laisser les duvets dépliés dans la tente avant de la replier ! Ça marche, et ça évite de passer « plein de temps » chaque jour à plier et déplier le sac de couchage. Direction l'Olive Trail. Il n'y a personne, le paysage est plutôt sympa et sauvage, la dernière partie (descente du cours de la rivière asséchée) est assez spectaculaire (toutes proportions gardées...), avec une végétation épatante : des « arbres » accrochés aux falaises, on se demande comment ils font pour tenir là, et puis au fond de la rivière, quelques beaux arbres très verts à cause de l'eau qui affleure sous les cailloux. La dernière partie du parcours nécessite un petit peu d'attention, avec notamment un passage avec des chaines à flanc de rocher au dessus d'une grande boutasse pleine d'une eau pas très alléchante. Nous n'avons croisé au niveau bestioles que des petites bêtes format marmotte qui elles aussi se doraient au soleil.
Nous prenons la route vers Sesriem où nous arrivons en milieu d'après-midi. Au fil de la journée, la lumière change tout doucement, et les paysages sont vraiment magiques. C'est assez brut : montagnes aux formes simples, tracé rectiligne de la route, immensité des plaines herbeuses à la couleur toujours jaune riche. Le site est bien aménagé, avec plein de place sur les emplacements. Certains sites situés très à l'ouest ont une vue vraiment très chouette sur le départ de la chaine de dunes. On repart vite fait vers la Elim Dune pour essayer de profiter la lumière de fin de journée sur le paysage. Une fois arrivés (c'est à quelques minutes du campsite de Sesriem), mon amoureuse arme son appareil photo, tandis que je me rend compte que je vais passer une mauvaise nuit si je ne monte pas jusqu'en haut de la dune. Je me lance, dans le sable rouge, au milieu des herbes qui poussent ici et là et des scarabées qui dévalent les pentes à toute berzingue. A chaque fois qu'on croit être arrivé, il en reste encore un bout, mais finalement le sommet est là et ça en vaut vraiment la peine. On voit d'un côté le cordon de dunes qui s'en va vers l'horizon, de l'autre la plaine et les montages rocailleuses, le tout éclairé par la lumière rasante de la fin du jour, c'est vraiment magnifique. Je redescends en courant comme un fou dans la sable, j'arrive en bas complètement à bout, mais heureux de me dire que j'ai été mettre le pied là haut. L'aller retour m'a pris une heure, à la louche, mais j'ai vraiment cherché à aller au bout de mes forces. J'ai fini sur les rotules (au sens propre) poursuivi dans le sable par une fourmi immense et têtue.
Le soir, nous savourons nos Savanah Dry (un genre de cidre sud africain en petites bouteilles qui est devenu notre boisson nationale depuis quelques jours) au coin du feu. Le réveil sera très très tôt demain matin.
J8 : Sesriem campsite
C'est parti pour un jour de magie... Le réveil sonne très tôt, pour profiter de l'ouverture matinale de la porte du parc. Les résidents du campsite peuvent rentrer avant ceux qui séjournent dans les divers lodges de la région. Tout le monde s'élance, mais au bout de quelques kilomètres tout est assez dilué (il semble que le 80 km/h ne soit pas au même endroit sur tous les compteurs de vitesse). On se pose à la Dune 45 avant le lever du soleil. Cela prend une petite demi-heure de l'escalader sur l'étroite crête. Il y a avec nous pas mal d'overlanders, mais ça reste acceptable. Le lever de soleil en tant que tel est chouette, mais c'est davantage la découverte du paysage par le haut sous une belle lumière qui vaut le détour. La route s'étire dans une plaine entourée de deux immenses cordons de dunes rouge, immenses. C'est à se demander comment tous ces grains de sable tiennent pour former des montagnes aussi grandes...
L'expérience est sympa, mais je pense que ça vaut davantage la peine soit de finir la route directement vers Sossusvlei, soit de se poser à une autre dune pour voir le lever du soleil. Peu sont accessibles (pas de pistes depuis la route), mais le paysage sera aussi chouette que la « Dune 45 », avec personne d'autre que votre petite famille et les petits scarabées qui dévalent partout.
Il ne reste pas beaucoup de trajet jusqu'à la fin de la route goudronnée. Sossusvlei et Deadvlei sont quelques kilomètres plus loin. Pour les atteindre, il faut utiliser les navettes, ou bien si vous avez un engin adapté (4x4 obligatoire, cf. les panneaux !) on peut finir soit même la route. C'est du bon sable bien profond, mais les « rails » sont bien marqués, et il n'y pratiquement qu'à se laisser guider. Je suis assez novice en conduite « tout-terrain », donc je suis passé en 4x4 standard par défaut, mais ça doit surement marcher en mode 2x4. En bon élève, j'avais aussi dégonflé les pneus.
Tout au bout de la piste on arrive donc à Sossusvlei, après avoir croisé Deadvlei sur la gauche. Il y a un genre d'immense aire de pique- nique, avec des tables réparties sous les quelques arbres disponibles. Il y a aussi des toilettes sèches. Il faut marcher un peu (enfin « il faut », c'est pas un truc horrible quand même, vu le lieu !) pour grimper sur la dune qui surplombe le lac salé. Le paysage est absolument grandiose, y'a pas grand chose d'autre à dire... Les possibilités de ballades dans les dunes sont plus ou moins infinies, moyennant d'avoir de l'eau (beaucoup), un chapeau et de la crème solaire pour ne pas finir transformé en homard. Je recommande de marcher pieds nus dans le sable, c'est beaucoup plus confortable que d'essayer de mettre des chaussures qui se toute façon se rempliront de sable, et puis je trouve que ça donne l'impression d'être en liberté, les pieds dans la tiédeur confortable des petits grains rouges... Faites attention à tous les scarabées qui dévalent la dune à toute allure. D'ailleurs, d'où il viennent tous ces scarabées ? Parce qu'on les voit toujours descendre très vite, comme apparus de nulle part. Ça a été pour moi une révélation quand j'ai « percé le secret ». Si jamais ce n'est pas évident pour vous, cherchez bien, et vous trouverez :-)
Ensuite (nous sommes à la mi-journée, pour donner une idée de l 'échelle de temps), nous avons passé quelques heures sous notre arbre à pique-niquer et bouquiner, pour faire passer les heures les plus chaudes et aller à Deadvlei sous un soleil un peu moins écrasant (pour les hommes comme pour les photographes). J'avais lu un peu tard dans notre guide qu'il est possible de monter tout en haut de la très haute dune qui surplombe le paysage à Deadvlei, et après 15 minutes de marche je renonce en me disant qu'il est idiot de monter la haut tout seul en cas de problème, et puis mon amoureuse n'étant pas tentée par l'aventure, je ne voulais pas la laisser toute seule trop longtemps, quand même. Nous commençons la marche vers le Deadvlei (il y a une petite demi-heure de marche depuis le « parking ») un peu trop tôt, vers 15h30. Il fait encore très chaud, et le sable est presque brulant (il ne faut pas laisser le même pied par terre trop longtemps !). La lumière n'est pas encore parfaite. Par contre, nous sommes absolument seuls au monde. L'environnement est absolument magique, je ne peux pas vraiment décrire ce qu'il y a dans nos cervelles, mais c'est quelque chose qui restera à vie dans nos têtes, un endroit qui nous aura marqué, comme quelques autres déjà dans les parties du monde que nous avons déjà pu voir.
On s'en retourne au campsite à la lumière du soleil qui se couche tout doucettement, à l'heure où les gens commencent à arriver en nombre dans les dunes. La route est ponctuée d'autruches, de troupes généreuses de springboks et d'oryx.
Le regret que j'aurais sur la journée est de ne pas avoir pu monter la grande dune. Si vous êtes du genre à vouloir « aller en haut », essayez de le caler dans la journée, le matin doit être plus judicieux, car il doit bien falloir 1 ou 2 heures pour faire l'aller retour. Mais ce n'est que très annexe au vu de tout le reste...
J9 : Swakopmund, Pension Rapmund
Départ matinal, la route est longue jusqu'à Swakopmund. Le paysage est toujours aussi beau, à la lumière du matin. La piste est plutôt bonne, une nouvelle fois, il est vraiment nécessaire de ne pas se laisser « endormir » et appuyer inconsidérément sur le champignon. Arrêt à Solitaire, évidement. L'endroit porte bien son nom, le décor fait un peu « Route 66 » (que je n'ai jamais vue en fait... !), et puis bien évidemment, nous n'échappons pas au struddle (un gâteau allemand aux pommes) ! La portion est généreuse, et n'ayant aucune référence en matière de struddle, nous trouvons ça plutôt un super régal. A noter qu'ils mettent des raisons secs dedans (je dis ça pour prévenir, parce que ma chère et tendre n'aime pas les raisins secs).
Plus nous avançons vers le nord, plus le paysage devient « rugueux ». Chose curieuse, on circule sur un plateau, et les cols à passer sont en fait des canyons dans lesquels il faut descendre et remonter de l'autre côté. Le paysage devient complètement lunaire une fois qu'on rentre à nouveau dans le Namib Naukluft. Il ne ferait franchement pas bon tomber en panne ici (en fait pas plus ni moins qu'ailleurs, mais bon...). L'arrivée à Walvis Bay se fait dans une ambiance de fin du monde, ciel un peu brumeux, tempête qui promène le sable des dunes sur la route et qui fouette les vitres... Au loin sur l'océan, les nombreux rigs de forage qui attendent patiemment leur tour de chantier rappellent que nous ne sommes pas si loin que ça d'une zone du monde plus ou moins troublée, et en tout cas le tout est une sorte de retour sur terre un peu brutal. Je ne me sens pas bien jusqu'à l'arrivée à Swakopmund, un mélange d'impressions noircies par ce monde industriel qui nous retombe dessus, cette tempête, bref, ce trou d'air dans le nuage sur lequel nous étions.
Nous sommes installés à la pension Rapmund, chambre avec vue sur mer, pour un prix hyper raisonnable. Si je rajoute la qualité du petit déjeuner du lendemain, je recommande chaudement le lieu, excellent rapport qualité prix. Je vous épargnerai le cliché de la rigueur à l'allemande... oups, je ne l'ai pas évité !
A noter que le bureau des parcs nationaux est tout prêt de l’hôtel, où il est possible d'acheter les permis pour le Welwitschia Drive.
Le soir nous allons manger au Tug, apparemment le restaurant chouette de Swakopmund, et le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est monstrueux. On se lâche, on prend le plus gros plateau de fruits de mer et un plat de homard grillé. Attention, le plat de homard c'est un homard et demi dans l'assiette (ou trois demis homards), avec force garniture et sauces. Avec le vin, on s'en sort pour 70 € à deux, pour des plats que nous n'aurions jamais pris en France parce qu'ils auraient été franchement en dehors de nos moyens.
J10 : Spitzkoppe campsite
Après un gros ravitaillement au Spar local, on se met en route avec pour objectif du jour le Spitzkope. Un désir personnel de voir quelques unes des curiosités naturelles locales m'a finalement convaincu d'acheter un permis pour le Welwitschia Drive. Nous trouvons la route, qui traverse notamment le « moon landscape ». Chose curieuse, on a presque l'impression qu'il a plu durant la nuit, le sol semble presque humide. Etant donné que je crois avoir lu que c'est un des endroits les plus arides du monde, j'ai un sérieux doute, mais le ressenti est étrange. Certains guides il me semble indiquent que la route est vraiment mauvaise, mais elle nous a semblé être tout à fait praticable pour un véhicule standard. Le « drive » en lui même est un cul se sac, les seuls embranchements qui la quittent sont privés et desservent au regard des panneaux des concessions de mines d'uranium.
Les paysages sont sympas, mais si vous ne tenez pas absolument, contrairement à moi, à croiser les fameux welwitschias, le détour ne s'impose probablement pas. Ce sont des plantes vraiment curieuses, qui ressemblent à un « tas » de feuilles vertes (il n'y en a que deux, malgré les apparences) qui survivraient là depuis 2000 ans dans des conditions extrêmes... Assurément, unique en son genre.
Nous tentons un peu plus loin de visiter la mine d'uranium Rio Tinto (les plus gros camions du monde, dixit le Bradt !!), mais même mon plus beau sourire et mes plus grands yeux doux n'auront pas raison de la sécurité du site. Cependant il est possible de la visiter, moyennant de prévoir ça suffisamment avant. La personne à l'entrée m'a donné un numéro à appeler, je l'ai peut-être encore si cela intéresse des gens.
Aujourd'hui, nous avons éclairci le mystères des pelleteuses-roulottes, que je laissais planer depuis quelques jours. Les « grader » qui se baladent sur les routes pour en corriger la surface promènent en fait une petite roulotte le soir (ou le matin...), une fois qu'ils ont fini (ou avant de commencer) leur quota kilométrique de la journée, afin de loger leur chauffeur pendant la nuit. Il doit y avoir dans le pays toute une corporation de gars qui passent leur temps à traverser le pays pour refaire les routes, de 40 kilomètres en 40 kilomètres... Insignifiant probablement, mais un concept que je trouve à la limite du poétique...
Le long de la route, il y a quelques petits villages, avec des micro étalages et des gens qui accourent quand ils entendent la voiture arriver. Le site du Spitzkoppe est vraiment splendide, le confort est rudimentaire, et il faut bien penser à conserver le site dans son état naturel. Je pars en expédition une bonne heure sur les flancs accessibles de la montagne par un bout de sentier, au milieu d'un tas de plantes toutes plus exotiques les unes que les autres, les couleurs du coucher de soleil sont vraiment très chouettes. Notre site est par contre « mal exposé », nous perdons donc le soleil très vite. Mais il y a le choix (le camp s'étend sur plusieurs kilomètres). Soirée au coin du feu, grillades, Savanah Dry et bouquinage, classique quoi !
J11 : Mowani campsite (région de Twyfelfontein)
Destination la région de Twyfelfontein. Au nord de Uis nous prenons un genre de raccourci qui nous permettra de rencontrer notre premier panneau « éléphant » (sans les éléphants qui vont avec). Le paysage commence petit à petit à changer, à devenir plus « dur », au fur et à mesure qu'on remonte vers le nord. Nous sommes installés ce soir au Mowani Moutain Camp, sur les campsites du lodge. La situation est magnifique, de grands sites, avec une douche entre deux rochers, en pleine nature, avec une belle vue dégagée sur la vallée, splendide. Le lodge en lui même est un peu plus loin, et n'a pas l'air mal non plus.
J11 : Ongongo community campsite (Sesfontein)
Nous remontons aujourd'hui vers Ongongo campsite. Nous ne sommes pas allés voir les peintures rupestres, ce n'est pas vraiment notre tasse de thé. Quand à la montagne brulée et aux orgues basaltiques, nous nous sommes dit qu'il y avait plus de chances d'être “déçus” que réellement émerveillés, donc nous avons aussi passé notre chemin.
La route vers le nord est relativement monotone, il y a très (très) peu de monde. On croise quelques zèbres. Au nord de Palmwag, le paysage devient plus rude (enfin, c'est l'impression qu'il me fait). Peut-être est-ce aussi parce que le ciel est un peu gris et poussiéreux...
Peu avant Sesfontein il faut trouver au milieu d'un village la route qui sur la droite se dirige vers le campsite. C'est très sérieusement caillouteux. Je pense que ça doit passer avec prudence dans un véhicule standard. Par contre certains emplacements du camps eux ne sont pas accessibles aux voitures de base. Des tas de petits mômes courent autour de la voiture pour nous vendre ou demander des bidouilles. Le campement est nettement moins alléchant que les précédents, c'est plus petit, il n'y a pas une vue spectaculaire.
Nous avons passé la fin de la journée au bord de la petite piscine naturelle, assez agréable, mais le caractère “chaud” de la source me laisse songeur. Peut-être n'est-ce pas du tout une source chaude ? Je m'attendais à une sorte de jacuzzi naturel, et ce n'était pas ça.
Le gars qui s'occupe du camp nous a proposé d'aller faire un tour pour voir des éléphants, des lions, ou des himbas, (dans la même phrase)... Devant notre air dubitatif, il s'est senti obligé de mimer de manière assez disgracieuse (pour ne pas dire obscène) une femme au postérieur généreux. Ca nous a conforté dans notre idée de ne pas faire ce genre d'excursion “culturelle”, en tout cas pas en sa compagnie, et de laisser ces gens tranquilles.
J12 : Purros community campsite
Aujourd'hui départ pour “la grande aventure” vers Purros. On avait naïvement pensé pouvoir faire du ravitaillement à Sesfontein, erreur ! Le magasin propose des aliments de base (farine, huile, sucre, levure), mais pas de pain, pas non plus de vague fruit. Il y a un peu de bidoche congelée. Tout ça pour dire qu'il ne faut pas craindre de prévoir large en partant de Swakopmund, nous n'avons pas croisé de magasin “grand” jusqu'à Outjo deux jours plus tard. On repart donc avec de la farine et de la levure, on se fera notre pain...
La route vers Purros est très chouette, elle s'ouvre assez vite dans une grande vallée dont on suit le cours. Le chemin est tour à tour caillouteux, sableux, quelques lits de rivière (asséchés) à traverser. On croise quelqu'un en chemin qui nous demande un outil pour resserrer les cosses de sa batterie. Sur le moment on ne pense qu'au couteau suisse de mon amoureuse, qui parvient à faire son office, après qu'il nous a bien fait comprendre pour autant que notre outil n'était pas terrible. Le gars nous demande si ça ne dérangerait qu'on lui fasse cadeau du couteau pour qu'il puisse resserrer la cosse un peu plus loin au cas où. Devant notre refus, il part sans même dire merci... On a fait quelque chose de pas bien ?
En route on aperçoit des girafes qui se reposent dans le lit de la rivière.
Le campement est vraiment superbe, magnifique, au milieu des arbres sur le bord du lit de la rivière. Notre site est sous un arbre qui forme un petit espace privé avec un bac pour faire la vaisselle et un robinet, à quelques mètres, des sanitaires sont aménagés sous un autre arbre, le tout bien ratissé, c'est incroyable de trouver ça ici. Un vrai petit coin de paradis.
On part à la recherche d'éléphants en compagnie du guide (qui s'occupe aussi de gérer le campement). Il s'installe dans notre voiture et nous emmène là où il pense qu'on puisse voir des bestiaux. Il nous fait descendre un lit de rivière où coule encore un peu d'eau. On découvre notre premier éléphant (du désert, en plus !). C'est vrai que c'est sacrément majestueux... On en trouve un autre un peu plus loin, et on en profite pour s'enliser dans de la bouillasse, avec l'éléphant pas très loin. Instant de panique (pour moi), mais en fait un coup de vitesse lente nous permet de sortir sans problème. Le guide a en fait bien plus confiance dans les capacités motrices de la voiture que moi... On croise un tas de girafes en revenant vers le village. Le guide nous a aussi raconté entre temps que l'équipe de “Rendez-vous en Terre Inconnue” était venue par là pour tourner et qu'il avait servi d’interprète pour l'émission, étant himba lui même. Apparemment, Muriel Robin serait même revenue quelques jours seulement avant notre arrivée. Sur le moment on pense qu'il essaie de nous faire plaisir en nous faisant croire à une sorte de coïncidence sympathique. Nous verrons une émission quelques mois après notre retour qui nous fera penser que c'était peut-être tout à fait vrai...
On se fait un bonne petite soirée au coin du feu avec notre pain cuit au feu de bois (façon patate, enrobé dans de l'alu, c'est pas mal, mais on expérimentera en galette sur la grille du barbeuk plus tard, c'est pas mal non plus), des tas de petites bougies et un bon bouquin. Il y a des vaches dans le camp qui font du bruit, mais la nuit, on a vite fait d'imaginer que c'est un éléphant qui va surgir de nulle part...
J13 : Purros community campsite
Journée “repos” dans le petit coin de bout du monde de Purros, grasse matinée, bouquinage sous les arbres... Histoire de se remettre de nos émotions, et de nous préparer à toutes celles qui arrivent !
J14 : Palmwag lodge
Au matin, nous partons traquer le lion, toujours en compagnie du même guide. Il nous fait descendre à nouveau le cours de la rivière : les bestiaux à crinière ont apparemment déjeuné la veille d'un zèbre, dont la carcasse est toujours en place et que le guide pense toujours assez appétissante pour les faire revenir. Cependant, nous ne les verrons pas montrer le bout de leur museau. Ca ne peut pas marcher à tous les coups, et paradoxalement, ça nous rassure presque de voir que tous les animaux de cette région ne sont pas trop humanisés et prévisibles.
Au retour vers le campsite, nous passons amener le guide chez lui dans le village voisin. Il souhaite faire coucou à sa famille avant de retourner prendre son poste au camp. Tout son petit monde habite une petite case sans toit. Ne sachant trop que faire et n'étant en fait pas très à l'aise à l'idée d'aller jouer les touristes en mal d'intégration, nous n'osons pas trop descendre du véhicule et aller nous incruster à ce moment de tendresse familiale : nous échangeons des sourires avec les petits mômes qui sont là, et qui ont l'air aussi gênés que nous. Nous ne sommes distants que de quelques mètres, mais on mesure qu'un monde entier de modes de vie et de certitudes nous sépare... Ca ressemble probablement à de la philosophie de comptoir, mais c'est ce que je ressens à ce moment là. Je me sens un peu idiot là, dans ma grosse voiture, à ne pas trop savoir que faire...
Nous reprenons la route vers Palmwag (la même qu'à l'aller, l'étape à Ongongo en moins, ça se fait très bien dans la journée). Elle est ponctuée au départ de Purros d'éléphants du désert batifolant dans le lit asséché de la rivière, et de tas de girafes en arrivant à Palmwag.
Nous avions réservé le camp, mais en arrivant, on décide de se mettre dans une chambre du lodge parce que, parce que bon... ! Chambre qui au demeurant est très agréable. Le thé et les gâteaux de l'après-midi sont en libre service au bar. Sur le trajet qui mène à la piscine du lodge, on voit en contrebas des passerelles des traces de pieds tailles 245, qui doivent correspondre aux pas des éléphants qui se baladent dans le coin... Nous profitons du coucher du soleil sur la terrasse du restaurant, surplombant la nature environnante ou un pachyderme nonchalant ne tarde pas à faire son apparition. Je ne vous épargnerai donc pas le cliché du coktail en terrasse au coucher du soleil avec vue sur une grosse bébête, parce que mine de rien, ça doit correspondre dans notre subconscient à une expérience de luxo-aventuro-naturo-vacances dont nous rêvions avant d'être là... Le repas au restaurant est très bien, de même que la nuit qui suivra (sous la couette, pas dans le restaurant...).
J15 : Okaukuejo campsite (Etosha)
Au matin après un petit déjeuner gargantuesque, surprise au moment du chargement, la commande à distance de l'ouverture des portes ne fonctionne pas. Surprenant, d'autant plus que le témoin lumineux sur la commande fonctionne, lui. Ouverture “à l'ancienne”, et petit coup d'adrénaline, la voiture ne démarre pas. Eclair de lucidité : les phares dont je suis conscient depuis le début du périple que je vais au moins une fois oublier de les éteindre ont choisi la veille pour exercer leur traitrise. Plus de batterie donc. Heureusement nous sommes sur le parking d'un lodge, donc la leçon n'est pas trop violente et nous trouvons deux espagnols contents de nous rendre service, d'autant plus que quelques jours avant ils avaient été eux laissés sur le bord de la route sans aide au désenlisage... Mine de rien, démarrer un gros diesel avec des câbles ne va pas de soi. Il faut faire accélerer le moteur du véhicule en marche, le ralenti seul n'étant pas suffisant pour délivrer la puissance nécessaire au démarrage de l'autre. Cette astuce (qui en est une en tout cas pour moi, n'ayant que quelques connaissances très basiques en mécanique automobile) nous a été enseignée par une personne du lodge, que nous avions été quérir en panique après de nombreux essais infructueux.
Route vers Outjo, où nous arrivons à la sortie des écoles. Une marée d'écoliers de tous âges se promène dans la ville, chacun dans l'uniforme de son institution. Gros ravitaillement au Spar et bottle shop locaux. On effectue aussi un raid dans une boucherie où on se charge biltong maison (épicé et nature) qui s'avèrera être un immense cru : un peu gras, pas trop sec, fondant sous la dent, un vrai régal. Je fais également l'acquisition d'un steak de koudou, qu'une cuisson ultérieure se voulant à point transformera avec application en semelle Méphisto. Néanmoins, la pointe d'exotisme sera présente au diner !
Direction ensuite Etosha et son entrée sud. Nous nous installons au camp d'Okaukuejo vers 17h. Le camp pour le coup est beaucoup moins “sexy” que ceux que nous avons croisés jusqu'à maintenant, et on comprend que la réservation était importante étant donné le monde. Le point d'eau est à quelques pas à peine, ambiance salle de cinéma, bancs surplombant la boutasse avec quelques barbelés pour isoler les deux pattes des quatre pattes et des plumes. Pour le moment, quelques zèbres et girafes sont là. Au fur et à mesure que l'horizon remonte vers le soleil rougissant, de nombreuses girafes s'approchent de l'eau, mêlant leurs cous et donnant des reflets très photogéniques à la lumière du couchant. Des armées de “dindons” sont à la parade : oiseaux format poulet, noirs à tâches blanches, qui ont apparemment oublié leur aptitude à voler. Ils cavalent sans cesse autour du point d'eau, en espérant désespérément attirer l'attention. La mienne en tout cas leur est acquise, et j'ai monté un fan club dindons, pour faire reconnaitre le mal qu'ils se donnent pour nous.
Aller retour à la voiture pour ramener des munitions buvables à bulles pour accompagner le biltong, et apparition du premier rhino. Je crois que ce sont des rhinocéros noirs, apparemment assez rares. Peu après, un springbok baguenaudant dans le coin détalle sans crier gare, pour laisser place à Mme. et M. Lions. Ce sont nos premiers. Des flashes de photographes éclatent autour du bassin, je ne suis pas convaincu que ce soit une très bonne idée... Un deuxième rhino se présente, ainsi que des éléphants qui viennent s'abreuver. A la jumelle et dans le peu de lumière donnée par l'éclairage du plan d'eau, on s'aperçoit que la lionne est accompagnée de deux petits lionceaux.
Après le repas, on retourne au trou d'eau, où deux nouveaux rhinos sont là. D'autres éléphants montrent le bout de leurs trompes... Des chacals se promènent dans les environs du camp, probablement attirés par les reliquats de koudous trop cuit et autres déchets comestibles. C'est vraiment une soirée magnifique, même si le cadre est un peu plus “zoo”, le ballet de tous ces animaux qui se succèdent, se chassent est vraiment un spectacle inoubliable.
J16 : Halali campsite (Etosha)
La nuit a été un peu difficile, ponctuée d'un côté par les hurlements probables de chacals et supposés de lions, et de l'autre par les ronronnements du frigo, qui pour la première fois depuis notre départ fonctionne de nuit (conséquemment au premier campsite que nous rencontrons disposant de prises de courant). Le départ est très matinal pour essayer d'apercevoir les bébêtes avant qu'elles ne s'endorment à l'ombre dans le chaud de la journée. Nous croisons nos premières hyènes. La tournée des trous d'eau suit un parcours assez « standard ». Le taux de répétabilité des rencontres est probablement très bas, mais voici nos principales observations : Olifantsbad : deux magnifiques lions à la parade Charistaub : une bande d'éléphants tassés sous un arbres, avec plein de petits dans les pattes de leurs mamans Salvadora : des centaines de zèbres, avec des petits, certains prennent une pose toute douce en plaçant leurs truffes dans leurs cous respectifs. Nous ne savons pas trop quelle est la signification de ce comportement, mais il semble empreint d'une grande tendresse zébresque Rietfontein : une bande d'une vingtaine d'éléphants pataugent avec délectation dans la bouillasse, des petits font des noeuds avec leur trompe Homob : deux lions au repos sous un arbre. De manière générale, le paysage est ponctué de troupeaux immenses de zèbres, springboks, gnus et autres herbivores, éléphants compris. Nous prenons notre repas de midi au buffet du camp Halali, avant de prendre le soleil près de la piscine et de se laisser aller à une bonne sieste. Nous retournons à Rietfontein voir si nos éléphant sont toujours là, mais ils ont disparu et cédé la place à une lionne qui passe sa fin d'après-midi là.
Le trou d'eau du campement restera désert, mis à part quelques dindons et une hyène qui viendra se perdre là. La nuit est relativement chaude dans mon souvenir, probablement parce que j'y ai mal dormi.
J17: Namutoni campsite (Etosha)
Lever difficile après une nuit agitée. Départ pour Goas. Sur la route, pas encore très loin du camp, on se fait insulter par un gars dans son pick-up qui nous reproche d'avoir pris une route en travaux et qui est fermée, alors que nous n'avons pas vu le moindre panneau. Il s'avérera en fait qu'il était par terre, selon le responsable du chantier c'est « your people » qui l'ont enlevé, en gros, ces salauds de touristes dont le loisir principal est d'enlever les panneaux. Le gars est presque à devenir violent quand nous expliquons que nous n'avons voulu embêter personne, nous opérons donc un repli défensif stratégique et prendrons une autre route pour commencer la journée. Je comprends qu'il ne soit pas content que des gens viennent retarder son chantier, cela arrive peut-être tous les jours pour lui, nous ne sommes pas à sa place. Néanmoins, c'est la première fois que nous avons l'impression de gêner, et ce genre d'événements ont le don de me ruiner une journée, ma cervelle ressassant sans cesse les mauvais moments avant d'accepter tous les bons. Nous croisons un beau lion solitaire dans la savane, mais peu de bestiaux (non plus que de gens d'ailleurs) durant la matinée.
Nous aurons le bonheur cependant au détour d'un virage de croiser une scène mémorable. Trois lions épluchent une carcasse de girafe déjà bien entamée. Un troupeau de hyènes est positionné en retrait, avec une tactique (ou un comportement que nous interprétons comme tel) d'étouffement des lions, qui finissent par abandonner la carcasse. Les hyènes prennent position et semblent se délecter des restes puants de viande faisandée, pataugent là dedans puis se roulent dans la poussière. Elles déambulent autour des quelques véhicules observant la scène, c'est très impressionnant. Ces bêtes ont vraiment la gueule de l'emploi (enfin, du leur). On n'imaginerait pas un charognard autrement. Chose curieuse, sous un certain profil, elles ont presque l'air sympathiques et câlines... J'ai pris un film de la scène, principalement pour garder en mémoire les bruits de craquements d'os, de grognements... Des petits chacals se joignent à la fête et boulottent notamment ce qui était il y a peu une tête de girafe.
Nous finissons la matinée à Chudob, où nous assistons à un spectacle d'herbivores en tout genre et en grand nombre, l'ensemble formant une joyeuse carte postale. On y trouve notamment nos premiers phacochères, ainsi qu'une énorme bête que nous baptisons « Eland », en prenant le bestiau le plus proche en dessin dans notre guide.
Après-midi au camp de Namutoni, la piscine est d'un beau vert, qui malgré tout ne donne guère d'espoir d'aller nous y baigner... Nous nous posons cependant sur les transats au soleil et gouleyons quelques frites de la baraque voisine.
Nous repartons à nos trous d'eau l'après midi, mais cela ne sera guère fructueux.
Les bâtiments de Namutoni sont assez particuliers, il semble que ce soit une ancienne prison, le tout réaménagé en magasins et cafés, assez sympathiques au demeurant. Bien fatigués que nous sommes, nous passons la soirée au coin du feu et très vite au fond des duvets.
J18 : Mahangu Safari Lodge campsite (près de Mahango)
Très grosse étape aujourd'hui, la plus longue du séjour en fait (640 km), direction, le nord. Au sortir du camp le matin, on dérape presque sur un gros chat à tâches qui traverse la route devant nous. Nous cherchons à le revoir dans les fourrés, mais il a du se cacher très vite... guépard ou léopard donc, on en a vu un !
Une fois partis, la route se déroule, à peu de chose près rectiligne dans la garrigue locale. Plus on avance vers le nord, plus les petits villages se succèdent. On ravitaille à Rundu, ville atmosphère bout du monde plutôt grande, à l'ambiance joyeusement bordélique. Essence, supermarché, tout est dispo ici.
Nous avons un emplacement extra au Mahangu Safari lodge, au bord du fleuve Okavango. C'est d'ailleurs curieux de retrouver un cours d'eau aussi important, après tout ce temps passé dans des paysages très arides. La chaleur est très humide, et nous apprécions la petite piscine, même si elle est plutôt fraiche. Le camp est plein de panneaux « attention hippopotames », et propose des ballades en bateau sur le fleuve pour les découvrir (nous n'y avons pas participé).
Nous nous endormons le soir au bruit des batifolements des hippos dans la rivière. C'est très impressionnant, d'autant qu'on se doute qu'ils ne sont pas très loins, mais qu'on ne les voit pas du tout. Nous avons aujourd'hui pris notre premier comprimé de Malarone, cf. les commentaires du début sur le palu. Nous avons en fait vu nos premiers moustiques à Etosha (en nombre très limité pour autant).
J19 : Namushasha Lodge campsite (Bande de Caprivi)
Le matin visite au parc de Mahangu. On descend la branche qui suit plus ou moins la rivière. Nous n'y trouverons pas profusion de bestioles, mais découvrirons nos premiers hippopotames (enfin, juste leur tête sur l'eau), ainsi qu'un beau crocodile dans le courant d'un bras de fleuve. Arrivés au bas de la boucle, nous essayons de remonter par la piste de l'intérieur des terres, mais je m'enlise au bout de quelques mètres dans le sable, et nous préférons rebrousser chemin et tracer notre route vers la destination du soir directement.
Nous déroulons donc la route de la bande de Caprivi, direction Namushasha, en franche ligne droite. Pique-nique sur une « aire », à quelques kilomètres de la frontière avec l'Angola. Un peu avant Kongola, droite toute.
Le lodge se situe au dessus de la rivière Kwando (je crois), dans un paysage de marécages et d'eau. Fini les étendues arides et désertiques. La terrasse du lodge domine superbement le paysage, et les logement en dur du lodge ont l'air pas mal du tout. Ils sont cependant tous pleins, et nous ne pourrons pas nous « upgrader ». Verre de rouge sur cette même terrasse avec vue sur les éléphants au coucher du soleil, rien à redire.
Le camp est bien pourvu, douches chauffées au bois (peut-être pas si développement durable que ça, il faut fournir le bois...). Comme à Purros, nous nous faisons notre pain nous même, farine et levure de boulanger, mais en remplaçant la cuisson aluminium sur braises par une méthode galette sur grilles de barbecue, et ça donne un résultat plutôt sympa. Assurément, en cas de coup dur, y'a de quoi se caler comme il faut !
J20: Namushasha Lodge campsite (Bande de Caprivi)
Aujourd'hui, on se fait la « totale » au lodge. Croisière (toutes proportions gardées...) en bateau le matin dans des labyrinthes de papyrus et nénuphars en tout genre. Le guide nous amène tout près d'hippos dans leur piscine, nous verrons aussi un gros lézard vert à ventre jaune, immédiatement baptisé comme tel dans notre carnet de route.
L'après-midi, « nature-drive » dans un énorme camion judicieusement appelé « monster », dont je ne parviendrai à tenir le volant que pendant une pause photo... Nous y verrons des groupes d'éléphants relativement proches, ainsi que notre premier buffle et un hippopotame hors de l'eau. La ballade est sympa, mais probablement pas indispensable.
Nous prenons notre repas du soir au lodge, c'est un buffet et la nourriture ne nous laissera pas un souvenir impérissable, mais le cadre est vraiment très chouette. Demain, route vers le Botswana ! Mon palpitant commence à battre un peu plus fort au moment ou j'écris, quand je repense à ce lendemain en question...
J20 : Kubu Lodge campsite (Kasane)
Mouvement donc vers la frontière par la route principale de la bande de Caprivi. Passage de la frontière à Ngoma, les douaniers des deux bords sont très accueillant, bref, on leur proposerait bien un job à Roissy pour remplacer les nôtres... La voiture est cependant fouillée à la recherche de viande, les roues et chaussures passées dans un bain de désinfectant, dont j'ignore si les bactéries s'enfuient vraiment tant ce bain a l'air là depuis longtemps...
Route vers Kasane, dès l'arrivée on commence à se faire une idée de l'endroit : les voitures s'arrêtent au milieu de la route pour laisser traverser... les éléphants ! Nous sommes posés au campsite du Kubu Lodge, c'est un peu rustique (du niveau d'un camping français en fait...), mais d'après les conseils de Tourmaline, c'est ce qu'il y a de moins pire à Kasane. Nous nous réservons une nuit au « The Garden on the Chobe River lodge » pour deux jours plus tard, étant donné que deux nuits sont libres dans notre planning (que nous avons laissées comme telles pour tenter d'avoir une place à Ihaha, malgré le prétendu et fameux « fully-booked » annoncé, j'y reviendrai). Kasane est une ville assez originale, globalement rectiligne le long du fleuve, et succession de lodge tous plus beaux les uns que les autres, dans une ambiance clairement beaucoup plus « téléobjectifs gilets plein de poches » que « compact camping barbecue ». Nous nous situons entre les deux, je n'ai plein de poches que dans mon short en convenant que c'est bien utile, mais j'ai gardé l'appareil compact plus pratique à promener.
Ensuite, départ pour la croisière du soir sur le Chobe. Nous partons avec une voiture du lodge qui nous amène à un petit embarcadère où nous prenons place sur une petite barcasse, peu nombreux et uniquement avec des français.
Je ne préfère pas essayer de décrire ce que nous avons ressenti durant ces quelques heures sur le fleuve. Hippopotames, éléphants et buffles par centaines, troupeau d'éléphants qui traverse le fleuve à quelques mètres du bateau pour aller se prélasser dans des marres de boue, lumière magnifique... Un moment qui restera, comme Sossusvlei, dans les plus beaux moments de rêve que nous avons vécus.
Deux conseils qui me paraissent importants : faire ce tour en bateau absolument, même si vous n'avez que quelques jours, mais en revanche, essayez de ne pas commencer par là, étant donné que la suite vous paraitra d'une certaine manière un peu plus fade...
Diner au restaurant du Kubu lodge, très bien tant au niveau agrément de l'endroit que ce qu'il y a dans l'assiette. De toute façon, nous sommes encore perdus dans notre petit nuage d'images de cette ballade, et on pourrait manger des choux de Bruxelles crus qu'on trouverait de toute façon délicieux...
J21 : Maramba River lodge (Livingstone)
Départ pour la Zambie, direction les Chutes Victoria. Nos transferts ont été organisés par Tourmaline et sont assurés par Bushtracks. De peur d'oublier plus tard, je les recommande, tout était réglé comme du papier à musique et à fonctionné parfaitement. Nous avons au final je pense gagné beaucoup de temps, et probablement pas perdu tant d'argent que ça.
J'avais en effet choisi de ne pas faire passer notre voiture en Zambie, suite à de nombreux compte-rendus que j'avais lu sur le forum. Je n'ai pas eu à le regretter. Nous avons passé les frontières comme des fleurs (pas trouvé meilleure image !), avec une barque rien que pour nous, presque pas d'attente du côté Zambien (la personne de Bushtracks doit avoir ses entrées dans le bureau de l'immigration). Particulièrement du côté Zambie, la frontière est un immense chaos, camions par centaines (alors que seulement quelques bacs bringuebalant les prennent un par un !), voitures, foule, bureaux apparemment multiples. Il y a je pense de quoi y perdre beaucoup de temps et de sang froid, et certainement aussi d'argent quand on est un touriste un peu perdu qui cherche à se sortir de ce bourbier.
Même si vous n'êtes là que pour une nuit (en l'occurrence comme nous), je vous conseille de prendre le visa « multiple entries » de la Zambie (cf. plus loin)...
Notre chauffeur nous dépose au Maramba river lodge (entre Livingstone et les chutes, bon rapport qualité prix), puis direction les chutes en taxi (prix modique, car je ne m'en rappelle plus). Déception à l'arrivée du côté Zambie : il n'y a pour ainsi dire pas d'eau, et donc... pas de chutes ! J'avais bien lu que le mois de septembre n'est pas l'époque où les chutes sont les plus belles, mais là, c'est la douche froide (ce n'est pas le cas de le dire...). La configuration des lieux fait qu'il est indispensable de passer au Zimbabwe pour profiter vraiment du spectacle, ce que je n'avais pas prévu de faire, pour raisons vaguement idéologiques et peut-être financières. Mais bon, nous n'avons pas fait tout ce chemin pour nous arrêter là, et nous gagnons bien notre vie, donc, direction le Zimbabwe ! Enfin, d'abord, direction le distributeur du Zambezi Sun...
On repasse l'immigration Zambienne, puis taxi jusqu'au poste du Zinmbabwe en passant sur le pont qui enjambe le Zambèze. La distribution commence : coût du visa pour le Zimbabwe (je ne l'ai plus en tête, mais plusieurs dizaines de dollars par tête, à vérifier à votre départ), puis 20 ou 30 dollars d'entrée du parc national.
La ballade en revanche le long des chutes est là beaucoup plus spectaculaire, on va tout près, et il n'y a pour ainsi dire personne.
Retour au poste frontière du Zimbabwe pour sortir, puis re-taxi vers le poste Zambien, ou il faut repayer le visa single-entry plein pot (je ne rappelle plus, plusieurs dizaines de dollars également, mais il était très très rentable de prendre de base le multiple-entries).
Retour au lodge et diner sur la terrasse au dessus du bras de rivière envahi par les jacinthes d'eau.
J22 : The garden on the Chobe River Lodge (Kasane)
Avant de rentrer à Kasane, petit plaisir : visite matinale à Livingstone Island, au milieu du Zambèze, juste au dessus des chutes. Départ du Royal Livingstone en petit bateau, traversée de l'ile à pied, on se met en tenue de bain, et hop, à pied et à la nage dans le Zambèze, à quelques mètres des chutes ! C'est vraiment très excitant, le guide nous amène jusqu'à une sorte de piscine vraiment à l'aplomb des chutes, il y a même moyen de plonger d'un rocher de manière, sur la photo que le guide prend, à avoir l'air de se jeter dans le vide. C'est vraiment très très spectaculaire, et l'adrénaline est bien là... Ensuite, on nous offre un petit déjeuner gargantuesque sur la petite ile.
Cette excursion est vraiment à faire selon moi, le prix est assez raisonnable au regard de la qualité de ce qui est proposé et des émotions et souvenirs qui en restent. En tout cas, si vous choisissez de ne pas aller au Zimbabwe, c'est vraiment une manière originale de profiter des chutes du côté Zambien. Signe peut-être du destin, j'ai perdu la carte mémoire qui contenait « la » fameuse photo où je semble sauter dans le vide...
Retour au Maramba lodge pour reprendre les sacs à dos, puis direction Kasane via la Zambie.
Mis à part le taxi Maramba ↔ Chutes, tous les transferts avaient été organisés par Bustracks, millimétrés, nous avons vraiment profité de ces deux journées à fond sans soucis techniques d'organisation locale. Ce n'est certes pas très aventurier, mais, vraiment, je suis convaincu que ça économise énormément de soucis, qui, si vous n'êtes là que peu de temps peuvent vite prendre le pas sur le plaisir et gâcher des moments potentiellement inoubliables.
A Kasane, nous sommes donc au The Garden on the Chobe River lodge. C'est la première fois que nous sommes dans un lodge vraiment « luxe » (d'avantage que Bagatelle), et il faut avouer que se prélasser dans une chambre pleines de fleurs, avec sa petite terrasse, une super salle de bain, c'est vraiment agréable... Nous nous laissons aller tout l'après-midi à bouquiner et faire la sieste, avant de prendre un repas du soir somptueux. Tout le monde dine à la même table, le vin est « à volonté ». Malgré quelques coupures de courant intempestives, la soirée est dans la lignée de ces derniers jours : magique...
J23 : Ihaha campsite (Chobe National Park)
Petit-déj' de luxe dans notre lodge de luxe (qui nous coutera en fait 100 dollars de moins que prévu, super affaire !), puis direction le Chobe Riverfront. A l'entrée du Parc, nous n'avons aucune difficulté à obtenir un permis pour la nuit au campsite d'Ihaha.
Petite parenthèse du coup sur les parcs du Botswana. Lors de la préparation du voyage, j'avais compris qu'il était assez dur d'avoir des places réservées, les camps étant supposément tous pleins plus d'un an à l'avance. J'avais néanmoins également en tête les rapports de nombreuses personnes qui étaient parvenues sans soucis à trouver des places au jour le jour. Désireux cependant d'assurer le coup au maximum, j'avais demandé à Tourmaline d'organiser des réservations, sans véritablement me rendre compte qu'ils utilisent pour ça les services d'un agent au Botswana qui vous est refacturé 240 dollars ! La nuit que nous avons passée à Ihaha était prétendument fully-booked, de même qu'une nuit ensuite à Moremi que nous n'avons pas eu de mal à trouver sur place... Nous avons au final payé ces 240 dollars pour avoir un permis d'entrée au parc acheté à l'avance, étant donné que l'agent facture quel que soit le résultat... La conclusion de ça pour moi est donc en effet de confirmer que s'il n'est pas vain de tenter de réserver directement auprès du service des parcs, acheter les services d'un courtier est inutile, et même proche de l'arnaque. J'avais raccroché mon chapeau d'aventurier sur ce coup-là en voulant trop contrôler les événements, et je m'en suis mordu les doigts.
Le river front regorge en particulier d'éléphants, très nombreux. Nous croisons aussi des « antilopes à rond blanc sur les fesses » et des hippotragues à tête noire (à vos souhaits). Plusieurs fois, nous rebrousserons chemin pour éviter de passer trop prêt de groupes de pachydermes dont le chef apparent nous reluquait d'un œil mauvais. Une zone de pique-nique est disponible le long du parcours, tout aussi dangereuse a priori qu'ailleurs, où il est part contre interdit de descendre...
Cela dit, le campsite est du même acabit : notre emplacement est un peu à l'écart, une sorte de déversoir pour visiteurs en excès. Il n'est pas aménagé, et le trajet entre le site et le bloc sanitaire est long et, plus ennuyeux, ponctué de buffles allongés sous les arbres. Ambiance.
Nous établissons notre campement auprès d'un gros fourré, à la lisière de la grande plaine herbeuse où au loin s'écoule le fleuve. Au détour d'une chaise déchargée du coffre, je vois à quelques mètres à peine derrière un buisson une tête d'éléphant... Le temps de prévenir les voisins qui ne l'ont pas vue, nous opérons un repli stratégique dans la voiture, terrorisés à l'idée qu'elle puisse être sur leur route malgré les précautions que nous pensions avoir prises... La petite troupe passera finalement calmement entre les deux emplacements pour aller profiter de la fin de journée sur la plaine... Point positif : on peut maintenant se vanter d'avoir eu un jour dans notre vie la visite d'éléphants sur notre site de camping... et ce n'est pas fini... !
Diner à la bougie au coin du feu, une soirée de plus qui restera dans les annales de nos souvenirs !
Durant la nuit qui s'ensuit, ma compagne est réveillée par des bruits plus ou moins douteux. Au réveil le lendemain matin, nos voisins qui ont veillé nous informerons du passage d'un groupe de lions sur notre emplacement, correspondant parfaitement à la période où ma compagne s'est réveillée.
J24: Planet Baobab campsite
Nous continuons la boucle du river front jusqu'à Ngoma gate, avant de reprendre au sud direction Maun, par Nata et Gweta. Après de très longues hésitations, je n'ai pas choisi de prendre par Savuti, suite à divers avis publiés sur le forum et aussi aux conseils de Tourmaline. Je me suis dit que pour une première fois, nous ne tenterions pas le diable d'une traversée potentiellement compliquée.
La route Kasane Nata est en fait une galère, certes d'un autre genre probablement que le sable de Savuti. Plus on va vers le sud, plus des nids de poules (enfin, de poules aux hormones, format dindon...) se multiplient très dangereusement, imposant un slalom permanent, et ne permettant pas de rouler à une vitesse digne d'une route goudronnée. C'est assez dangereux, bien plus en tout cas que ce à quoi je me serais attendu si l'on m'avait dit de faire attention à des nids de poules. A noter que nous avons également croisé de nombreuses zones de travaux, probablement une réponse à la situation véritablement désastreuse de cette route.
Nous voyons aussi nos premières gouttes de pluie. Le campsite de Planet Baobab est plutôt agréable, sans être beaucoup plus original qu'une étape sur la longue route, ce qu'il est en fait... Durant la nuit que nous passerons ici, nous aurons de la pluie, et nous verrons aussi un orage passer au loin... Nous ne nous attendions pas à ça pour la saison !
J25 : Audi Camp campsite (Maun)
En route pour Maun, nous visitons le Nxai Pan, sous des averses régulières. Sous de gros nuages noirs, le paysage est presque un peu lugubre, d'autant plus qu'il y a très peu d'animaux, qui ne sont pas là en cette saison. Nxai est en fait d'avantage une zone où l'eau doit s'accumuler à la saison humide qu'un lac salé. La piste qui y conduit était fraichement tracée, praticable mais très sableuse. L'événement notable de cette matinée, c'est une famille d'autruches composée d'un adulte et d'une myriade de petits gentiment en chemin sur la route, que nous rattrapons donc... Mais ils ne souhaitent pas sortir, pas du tout... tant est si bien que sans pourtant avoir trop insisté, nous nous retrouvons chargés par maman autruche, toutes ailes dehors !
Nous faisons un détour par les Baobabs de Baines, un groupes de très beaux arbres qui poussent au bord d'un lac salé. Le site est vraiment très chouette, un peu à l'écart, propice à un pique nique sympa. Il y a pas loin un site de camp, dont je ne sais pas s'il on peut facilement y dormir ou pas.
Nous finissons la route vers Maun, ponctuée de troupeaux d'animaux domestiques qui imposent de fréquents ralentissements (enfin, pas à tout le monde, mais nous tenons à nos vies et à notre franchise...). A Maun, nous récupérons le permis d'accès à Moremi chez le courtier dont j'ai parlé un peu au dessus. Plus de commentaires à ce stade... Le Audi Camp est pour le coup le site le moins bien que nous ayons vu, tout le monde est relativement empilé. Une arrivée de bonne heure semble permettre d'être installé sur la parcelle de gazon qui est à l'entrée, et ainsi éviter d'être compacté tout au fond du camp. L'espace restau et piscine est plutôt agréable. Le camp est à la sortie nord de Maun et donc sur la route de Moremi. Cependant, je ne vois pas ça comme un élément suffisamment décisif pour ne pas essayer d'en trouver un autre à Maun, le jour où nous serons de retour !
J26 : Third bridge campsite (Moremi)
Aujourd'hui, départ de bonne heure pour le parc de Moremi, muni de notre « sésame » (rire jaune...) chèrement payé pour l'entrée plus une nuit à South Gate (cf. plus haut). Arrivée à la porte, on nous confirme qu'il y a naturellement de la place pour ce soir à Third Bridge, et qu'il n'y a qu'à s'arranger avec le ranger sur place. Il pleut ce matin, et les forêts des alentours de la piste qui nous conduit vers le Moremi nous rappellent un peu un automne chez nous, il fait gris, il pleut, les couleurs sont un peu passées, bref, moins dépaysant qu'imaginé. Nous ne voyons quasiment aucun animal. Les pistes sont en bon état, mais on imagine bien ce que ça peut devenir en saison des pluies, la terre a l'air très fine, et la moindre petite marre est très bouillasseuse. Un des deux premiers ponts (je ne me rappelle plus lequel) n'est plus vraiment praticable, et il faut traverser dans un gué à côté.
Arrivés à Third Bridge, pas de ranger en vue, nous suivons donc les conseils d'un sudaf' local qui nous conseille de nous trouver un arbre, de nous poser dessous et d'attendre de voir ce qui se passe.
Nous repartons faire le tour de Mboma Island, le paysage est très sauvage, et à la pointe de l'ile, la petite station de bateau fait très « bout du monde ». Du côté est, nous croisons quelques éléphants. La route étant très étroite et entourée d'arbres, ces mêmes éléphants se découvrent pour certains au dernier moment, et du coup très très prêt de la voiture, et les possibilités de faire demi-tour sont... compliquées. Nous n'aurons pas ce besoin, mais néanmoins, l'adrénaline est montée quelque fois ! A ceux qui craindraient de rayer leurs véhicules, ne pas passer par là, ces mêmes arbres très serrés autour de la voiture sont potentiellement les meilleurs amis de votre carrossier. Notre loueur ne dira rien, mais sûrement parce que nous aurons de quoi porter ses yeux ailleurs... (cf. plus loin).
De retour au camp, nous finirons l'après-midi à bouquiner, en observant les babouins se déchainer sur les installations d'un site voisin dont les propriétaires sont partis en ballade : la bâche de protection montée sur piquets est devenue un trampoline pour babouins, qui s'en donnent à cœur joie, c'est très impressionnant. Le seul moyen de les éloigner serait d'aller à leur emplacement et d'y rester, mais ce serait délaisser le nôtre qui serait ravagé à son tour. En un moment d'inattention, l'un de ces babouins est monté dans notre voiture dont nous avions oublié de fermer la porte, et il a fallu le chasser séance tenante, juste le temps pour lui de chaparder un bout de papier qui trainait dans un vide-poche.
La soirée sera bien plus calme qu'à Ihaha, pas d'éléphants dans le camping ni de lions...
J27 : Audi Camp campsite (Maun)
Lever de bonne heure pour profiter de la matinée dans les pistes de Moremi. On nous a la veille indiqué un coin où une belle bande de lions était susceptible de camper. Après quelques recherches parmi les (très très) nombreuses pistes « annexes », nous les repérons finalement. Une belle bande de 10 lionnes qui font la grasse matinée, en prenant la pose devant les quelques voitures hérissées de téléobjectifs et autres jumelles. Très impressionnant d'être tout prêt d'une telle bande de carnassiers... Nous continuerons la matinée à découvrir les multitudes de petites pistes (toutes méthodiquement répertoriées dans la cartographie GPS de Tracks4africa, peut-être l'endroit où ce même GPS a été le plus utile d'ailleurs, même si ce n'est pas très aventurier...). Quelques petites bêtes par ci par là, de belles marres à hippos, quelques herbivores terrestres. Pour les férus conducteurs tout terrain, il y a là vraiment moyen de tester les capacités de son véhicule (notamment des traversées de bras de rivières), mais en tout cas, nous ne tenterons pas l'aventure, vu que je ne suis pas sûr de maitriser tous les éléments. Rester planté au fond d'une marre de boue ne me tente guère (et le prix du dépannage encore moins!). Par contre, un arbre pas très vigilant a décidé de traverser le chemin durant notre seule marche arrière de la journée (la seule où j'avais un peu pris confiance, depuis presque un mois...)... On devrait toujours faire attention aux arbres qui traversent... Bref, une aile arrière pliée, un pare-choc bousillé et un phare cassé, ça va faire mal à la carte bleue... Les petites rayures d'hier feront du coup office de cerise sur le gâteau...
Le coup psychologique est rude, du coup on se rentre un peu choqués (surtout moi, même si y'a pas mort d'homme, ça fait mal de perdre 1000 euros en se disant que si machin bidule on aurait pas fait trucmuche et que du coup voilà). Pour se remonter le moral, tequila sunrise et poulet frite sur la terrasse du Audi Camp feront l'affaire ! Nous sommes cette fois-ci installés sur la pelouse à l'entrée du camp, qui est bien plus agréable que la partie du site où nous avons passé la première nuit (arriver tôt, y'a pas de miracle!).
Au final cette visite de Moremi nous laissera une impression mitigée, le temps déjà n'était pas franchement au rendez-vous, les animaux bien que nombreux ne se sont pas montrés dans la même profusion qu'à Chobe, et puis nous avons fini sur une mauvaise note avec cette aile ravagée. Inconsciemment aussi, la fin du voyage pointe le bout de son nez et il reste moins à faire que ce que nous avons déjà vu...
Point positif, la facilité (administrative et terrestre) de visite de ces parcs du Botswana est « surprenante » au regard de ce que je pensais avant d'arriver. A noter, au cas où je ne l'aurais pas déjà dit avant, nous avons entendu dans notre lodge de Kasane un guide dire qu'il était à l'ordre du jour de fermer l'accès au public au parc de Chobe, et de le réserver aux seules visites guidées et organisées. Je ne sais pas ce qu'il en est à ce jour...
J28 : Audi Camp campsite (Maun)
Au programme de ce dernier jour entier au Botswana nous partons en mokoro dans le delta, une ballade organisée par le Audi Camp. Le transfert jusqu'au départ se fait dans une espèce d'énorme camion qui traverse des routes inondées, enfin bref, un truc de « mec » quoi...
Nous embarquons dans notre frêle esquif, et la sensation est immédiate : on glisse au fil de l'eau, on entend le bruit des nénuphars et autres roseaux qui frottent contre la coque, on se faufile dans des petits canaux d'eau claire, c'est vraiment très agréable, et une façon vraiment originale de profiter des lieux.
Nous déchantons dès que la promenade dans le bush commence. Le guide ne parle absolument pas, malgré toutes mes tentatives de questions, il faut vraiment insister pour lui arracher un mot. Il reste la plupart du temps à marcher tout seul devant sans rien dire. C'est vraiment dommage : étant donné que l'environnement est relativement ingrat (prairie sèche, quelques arbres, marres) la valeur ajoutée d'une telle promenade vient avant tout du guide, sans quoi elle se transforme en randonnée sans intérêt sous un soleil de plomb... C'est curieux, il a son téléphone portable autour du coup et passe une partie de son temps à envoyer des SMS, il n'a pas une goute d'eau, comme on ne veut pas le laisser crever de soif nous lui proposons de la nôtre, qu'il finira par accepter. Durant la pause déjeuner, il reste à l'écart sous un arbre à envoyer des textos pendant que nous mangeons notre panier repas, nous en venons à nous demander si nous sommes sensés lui proposer « nos restes ». Bref, tout ça respire un peu l'amateurisme et l'attraction touristique bas de gamme où le guide se doit de ne pas être un coût trop cher au tour operator.
Durant le retour en mokoro, il nous abandonne pendant 10 minutes en plein cagnard sur la pirogue pour aller se baigner tout seul un peu plus loin, sans nous laisser penser le moins du monde que nous sommes bienvenus pour faire de même. Nous voyons un hippo au loin, et il ne se donne absolument pas la peine d'évoquer le sujet et encore moins de s'arrêter (je précise que la sécurité dans la configuration de l'endroit ne pouvait pas être la cause de ce non-arrêt). Nous lui laissons malgré tout un pourboire, mais le cœur n'y est pas. Nous n'en voulons même pas au guide en lui même (il avait peut-être un problème familial, on ne sait jamais), mais tout laisse à penser que c'est l'organisateur de ce tour en particulier qui fait que les guides ne doivent pas être très motivés (pas d'eau, pas de repas, et peut-être pas de salaire autre que le pourboire ?). Du coup, une mauvaise affaire pour tout le monde (ce n'est malgré tout pas donné). Conclusion, je recommanderais autant que possible de choisir avec attention la promenade en mokoro si vous la faites (peut-être attendre d'être sur place et consulter des gens en direct, ce que nous n'avons pas fait). C'est très clairement un moyen génial de profiter de la nature des environs, mais ça peut vite se transformer en une mixture un peu malsaine si on tombe mal.
La soirée est grasse et salée à souhait au restau du Audi Camp. Durant la nuit, un gros orage nous réveille qui durera jusqu'au matin. Saison sèche, où es-tu ?
J29 : Zelda Guest Farm campsite
Ce matin, j'avais prévu une autre surprise pour mon amoureuse, uns survol du delta en petit avion. J'étais plutôt angoissé par la tempête, mais elle s'est calmée suffisamment pour permettre au petit coucou (un Cessna 172) de décoller. J'avais planifié le jour de longue date (enfin croyait), mais l'agence nous avait en fait attendu la veille ! Malgré tout, il a été très facile semble-t-il de réveiller le pilote qui est arrivé dare dare. Tout ça pour dire que vous pouvez semble-t-il vous décider au dernier moment avec de bonnes chances de réussite.
Le vol est vraiment un souvenir mémorable, en particulier la vision depuis le ciel d'un grand troupeau d'éléphant est vraiment magique. Le vent est très fort et l'avion avance en crabe en remuant beaucoup, ça a l'air de ressembler à la conduite d'une deux chevaux en haute montagne. On survole un des lodges grand luxe du delta, c'est vrai qu'on ne doit pas être trop mal installé là dedans... Atterrissage... et d'une certaine manière c'est le début de la fin, nous prenons la route pour la Namibie où notre séjour s'achève dans deux jours...
Sur la route, nous croiserons de nombreux barrages. A l'un d'eux, le policier me fait reculer de 200 mètres sous prétexte que je ne me suis pas arrêté à un stop qu'il avait placé très en amont de sa position, peut-être pour une raison valable, mais en tout cas semble-t-il d'avantage justifié par l'envie de « piéger » tous les gens se présentant à lui (la voiture qui est passée après nous s'est aussi faite avoir) que par un souci de fluidifier la circulation. On m'aura demandé deux fois en une journée mon permis de conduire (une première fois à Maun le matin même) au Botswana, alors que je ne me suis jamais fait contrôler en France... Comme quoi... A un autre de ces barrages, on découvre dans notre coffre un fond de biltong et de droewors, que nous mangeons du coup sur le champ... Nous devons au passage signer un registre établissant qu'on nous a « confiscated » des produits interdits.
Le passage de la frontière se fait sans encombre, puis nous traçons notre route sur la Trans-Kalahari Highway jusqu'au Zelda Guest Farm. Une nouvelle fois, site de camp parfait, bien équipé, bref, la « routine » ! Le site est vide, à part deux françaises qui démarrent leur circuit, à qui du coup nous donnons quelques tuyaux et des restes de nourriture que nous n'arriverons pas à écluser.
Le propriétaire des lieux participe à un programme de sauvegarde des félins (capturés par d'autres fermiers qui les amènent là plutôt que de les tuer, si j'ai bien compris l'esprit de la manœuvre), et nous avons donc droit à une séance de nourrissage de 4 guépards et d'un léopard. C'est très spectaculaire, surtout les guépards qui se déchainent littéralement sur les morceaux de viande d'âne que le fermier leur donne, en faisant des bruits atroces dignes des hyènes d'Etosha, se précipitent sur les grillages, bref, nous sommes bien content de ne pas être à leur portée. Le léopard pour sa part est beaucoup plus « digne », et semble ne pas souhaiter se joindre à cette curée.
La soirée se fait dans une ambiance menaçante et électrique d'orage, le ciel est marbré d'éclairs. L'atmosphère est épaisse et ventée, nous nous réfugions tant bien que mal dans un abris du camp pour manger notre dernier repas sauvage de ces vacances... Finalement, les circonstances naturelles épicent l'angoisse du départ... L'orage durera encore une bonne partie de la nuit, en plein Kalahari...
J30 : Londiningi B&B (Windhoek)
Fin de la route jusqu'à Windhoek et repas cancérigène et obésifiant dans un KFC glauque (quelques fois, des pulsions incompréhensibles font commettre des erreurs !). Devant l'étendue des dégâts nous nous sommes arrangés avec le loueur pour rendre la voiture un jour plus tôt pour qu'il puisse faire les réparations au plus vite, moyennant qu'ils nous dépose à l'aéroport le lendemain. Bien que l'addition fasse mal (+/- 1000 euros de carrosserie), ils sont professionnels, pas de pinaillage sur l'état des lieux, et nous n'avons pas l'impression de nous être fait arnaquer vu ce qu'il y a à faire. De toute façon même en réduisant la franchise, nous ne nous y serions pas retrouvés vu le coût d'assurance supplémentaire, et qui n'aurait peut-être même pas marché au final vu le caractère « non-standard » de l'endroit où l'arbre a traversé la route derrière nous (à vérifier dans les petites lignes du contrat, je n'ai pas pris la peine de le faire de toute façon).
Le soir diner chez Londiningi, de nouveau sous l'orage...
J31 : vol vers Francfort puis Paris
On profite autant que possible du petit déj' fabuleux de Londiningi, mais le cœur n'y est plus... Nous allons faire quelques emplettes de souvenirs au centre ville de Windhoek. J'adopte pour ma part une famille sculptée de mes fameux dindons, tant qu'à faire kitsch, autant y aller franchement. A peine achetés, je me rappelle que je m'était promis de ne pas acheter de produits en bois travaillé pour ne pas inciter au coupage sauvage des arbres... Raté pour cette fois.
Nous faisons notamment escale au Namibia Craft Centre (je crois), un groupement de nombreuses boutiques d'objets normalement fabriqués dans des communautés et dont les revenus doivent leur bénéficier. L'endroit est plutôt agréable, et si mes souvenirs sont bons, un charmant petit café propose de très bons plats dans un cadre agréable...
Nous en sommes réduits à admirer la beauté de la lumière de la fin du jour sur les parkings de l'aéroport. Contrastes de couleurs saisissants... Le cœur est ailleurs, mais hélas pas l'avion, qui lui est bien là, fidèle au poste, pour nous ramener dans le monde réel. L'atterrissage a déjà commencé...
Je vais essayer de garder un peu de logique dans mon carnet de voyage, mais il est possible que ça ait quelques fois tendance à partir dans toutes les directions… Je pense que je glisserai les infos au moment où elles me reviendront en mémoire (dans la description des différentes étapes). Néanmoins, voici les quelques éléments de base. Nous sommes parti en indépendant avec une voiture de location (4x4 avec tente de toit). Cela fait maintenant plus d'un et demi que nous sommes rentrés, mais je me devais de tenir ma promesse et de publier ce carnet sur le forum, ne serait-ce que pour partager à nouveau mon expérience, après tout ce que j'ai trouvé d'utile dans les textes publiés ici. N'hésitez pas à m'envoyer questions et commentaires, ce sera avec plaisir que j'essaierai de répondre !
1) notre itinéraire :
Nous sommes partis à cheval sur septembre et octobre 2009.
J1 : Paris-> Francfort, décollage pour Windhoek J2 : Arrivée à Windhoek, nuit chez Londiningi B&B J3 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J4 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J5 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J6 : Namib Naukluft campsite J7 : Sesriem campsite J8 : Sesriem campsite J9 : Swakopmund, Pension Rapmund J10 : Spitzkoppe campsite J11 : Mowani campsite (région de Twyfelfontein) J11 : Ongongo community campsite (Sesfontein) J12 : Purros community campsite J13 : Purros community campsite J14 : Palmwag lodge J15 : Okaukuejo campsite (Etosha) J16 : Halali campsite (Etosha) J17: Namutoni campsite (Etosha) J18 : Mahangu Safari Lodge campsite (près de Mahango) J19 : Namushasha Lodge campsite (Bande de Caprivi) J20 : Kubu Lodge campsite (Kasane) J21 : Maramba River lodge (Livingstone) J22 : The garden on the Chobe River Lodge (Kasane) J23 : Ihaha campsite (Chobe National Park) J24: Planet Baobab campsite J25 : Audi Camp campsite (Maun) J26 : Third bridge campsite (Moremi) J27 : Audi Camp campsite (Maun) J28 : Audi Camp campsite (Maun) J29 : Zelda Guest Farm campsite J30 : Londiningi B&B (Windhoek) J31 : vol vers Francfort puis Paris
2) l’avant préparation
J’ai commencé la préparation plus d’un an avant de partir. Mon objectif était d’emmener mon amoureuse en Namibie et au Botswana en lui faisant une surprise, et ça a été au final réussi, elle n’a appris que 3 heures avant le départ du vol Air Namibia depuis Francfort que nous allions en Namibie. Depuis un an et demi auparavant, le nom de code de la destination était « Maubeuge ».
J’ai utilisé les guides Bradt, pour ceux qui ne sont pas rebutés par l’anglais, je trouve qu’ils sont vraiment très bien faits (Namibie et Botswana). J’ai l’impression qu’ils sont piles comme un guide de voyage doit être fait : à chaque fois que je m’attendais à trouver une info elle était là de manière logique, sans avoir à aller chercher 200 pages plus loin, les conseils avisés, les descriptions des logements pointues et relativement à jour.
Concernant la réservation des hébergements et de certaines activités sur place, je suis passé par Tourmaline, qui a maintes et maintes fois été recommandé sur ce forum, et que je ne peux que recommander à mon tour. Ils m’ont aidé à améliorer un peu mon parcours, ont effectué toutes les réservations. A notre arrivée à l’aéroport nous avons été accueillis par un guide de l’agence super gentil, qui nous a remis un carnet de route hyper détaillé et très soigné, bourré d’informations sur chaque étape. Nous avons aussi reçu un carnet détaillé sur la Namibie (géographie, histoire, populations…) les fameuses cartes Shell Veronica Rodt Namibie et Botswana, et enfin le guide touristique de cette même Veronica Rodt pour le Botswana. Il a passé presque une demi-journée avec nous pour tout nous présenter en détail. Le tout pour un prix assez modique (aux alentours de 80 euros au total). J’ai trouvé en tout cas que la qualité de service était irréprochable, et pour ceux qui souhaitent partir en ayant toutes les réservations effectuées, je dirais que c’est s’éviter la partie frustrante de la préparation où les gens ne répondent pas aux mails, etc. Ils se sont également chargés de la réservation de la voiture de location.
Nous avons choisi de partir avec le circuit complètement bouclé et réservé (à part deux jours au Botswana que nous avons organisés sur place). Le débat entre les gens qui préfèrent tout réserver avant ou bien tout faire au jour le jour a déjà donné lieu à des discussions sur le forum. Je souhaitais pour ma part arriver en étant sûr d’avoir des places dans tous les endroits que je souhaitais voir, sans avoir à nous demander chaque jour où nous allions dormir le soir. Ca procure un certain confort d’avoir tout payé auparavant, de donner un bon en arrivant et de se poser. Ca évite les tensions de voyage sur ce que chacun préfèrerait, et puis ce n’est pas parce qu’on a réservé quelque chose qu’on ne peut pas faire une autre option, au pire on perd le prix de la location et puis voilà. A noter qu’il y a certains endroits où on ne peut pas réserver (Spitzkoppe, Purros, Ongongo), et d’autres où à la saison touristique une réservation est utile pour être sûr d’avoir une place (Etosha, Sesriem). Concernant l’arnaque (oups, ça m’a échappé) des campsites des parcs nationaux au Botswana, j’y reviendrai plus loin
3) la voiture Nous avons opté pour un 4x4. Nous avions à l’origine demandé un simple cabine (moins cher), mais nous nous sommes retrouvés avec un double pour le même prix. Avec le recul, je pense que le double cabine est quand même mieux, ne serait-ce que pour pouvoir laisser les affaires personnelles sur les sièges arrières, à portée de main d’une part, et surtout à l’abri de la poussière qui s’infiltre assez facilement dans la benne, même couverte. Le Hilux n’est pas je pense un « vrai » 4x4 d’aventurier (je crois que le Defender ou un bon vieux LandCruiser rentre mieux dans cette catégorie), mais il est amplement suffisant pour un voyage « classique ».
Une nouvelle fois, le débat « 4x4 ou pas 4x4 » a déjà eu lieu sur le forum, mais voici mon opinion au regard de nos expériences de ce voyage. Il est clair que l’immense majorité des routes de Namibie et d’une partie du Botswana est accessible en véhicule standard. Cependant, je pense qu’au niveau sécurité (la première sécurité consistant de toute façon à ne pas rouler trop vite, etc !), on est plus assuré de ne pas sortir de la route ou casser une roue au premier nid de poule avec une voiture faite pour rouler sur du cailloutis qu’avec une voiture taillée pour le goudron. Pas mal de véhicules sont équipés de 2 roues de secours (à vérifier à la location), et puis il est pratique d’avoir sa maison sur le toit et de pouvoir promener tout un équipement de camping facilement. Après pour certaines zones (Purros, Moremi, Chobe), on peut y aller, alors que l’accès est impossible en voiture standard.
Nous n’avons pas pris de réduction de franchise. Sur une longue durée, la réduction de franchise coute très cher, et les exclusions sont de toute façon tellement nombreuses que je n’ai pas estimé que le risque justifiait l’investissement. La probabilité qu’un accident sérieux arrive en étant dans les conditions de l’assurance est à mon avis assez faible, ce qui fait que l’accident qui se produira sera à la charge du client, franchise ou pas. C’est ce que je pense… J’avais par contre pris une assurance pare brise et pneus. Nous n’avons pas eu à nous en servir (pas de crevaisons sur un mois, et pas de casse pare brise non plus), mais si vous êtes tentés par cette assurance, demandez avant aussi les conditions d’application : j’ai découvert en arrivant que l’assurance ne couvrait que deux pneus et 1 pare brise… Encore une fois, faire son calcul et analyser les risques.
Nous avions pris l'option frigo dans la voiture. Cela nous a bien servi, mais il n'y a rien de miraculeux non plus: le frigo (chez notre loueur en tout cas) tirait sur la batterie de la voiture (pas sur une batterie dédiée), donc pas question de le laisser allumé la nuit quand le moteur ne tourne pas. Il est possible de demander un câble (pas inclus dans le kit « de base » pour nous) pour le brancher au secteur dans les campsites, mais nous avons rarement eu accès à l'électricité sur les sites (qui sont par ailleurs parfaits pour tout le reste). En conséquence, le frigo nous a servi surtout pour stocker les aliments frais jusqu'au soir même, sans par exemple pouvoir faire de réserves de viandes pour plusieurs jours car n'étant jamais sûrs de la présence d'électricité aux campsites. Peut-être que certains loueurs permettent d'avoir plus d'autonomie avec leurs dispositifs, mais demandez, car tout ne va pas automatiquement de soi.
Enfin, nous avons emporté un téléphone satellite (même si notre itinéraire ne le justifiait pas vraiment) qui permet malgré tout de pouvoir se raccrocher au monde en cas de pépin. A noter que le nôtre a refusé de marcher durant les deux dernières semaines, ce qui nous a valu un remboursement partiel de la somme (grâce à Tourmaline qui est intervenu auprès du loueur de téléphone).
4) la saison
Le choix du mois de septembre s’est fait un peu par défaut du fait de raisons professionnelles et ça a été plutôt chouette. Nous n’avons pas été noyé dans trop de monde (mais bon, je pense que la Namibie est assez tranquille au niveau « foules » même au mois de juillet !).
Le climat était plutôt agréable, chaud la journée sans être étouffant, et les nuits fraiches, juste assez pour se blottir dans son duvet sans mourir de chaud. Nous n’avons presque pas eu de pluie. Je dis « presque », mais en fait nous nous attendions à la saison sèche, alors que nous avons eu pas mal de pluie dans les Nxai Pans et Moremi au Botswana, puis lors de notre dernière nuit dans le Kalahari. C’était parfois des orages énormes qui duraient toute la nuit. Je n’ai pas réussi à savoir si c’était commun pour la période (fin septembre, début octobre).
Enfin, nous avons croisé des moustiques, les premiers à Etosha (si si !) puis dans la bande de Caprivi. Rien de bien grave, il y a eu quelques soirs où il a fallu se couvrir de DEET. Le corollaire des moustiques dans ce coin là est le paludisme. D’après ce que j’ai pu trouver, le risque est quasiment nul à cette période, mais nous avons pris de la Malarone. Encore une fois, le débat a eu lieu, je pense que c’est encore une fois une question d’évaluation du risque…
5) Etape par étape
Je vais passer maintenant aux étapes, en essayant à chaque fois de donner nos impressions et autres renseignements qui pourraient être utiles, sait-on jamais. L’en-tête à côté du ‘Jn’ correspond à l’endroit où nous avons passé la nuit à la fin du jour en question.
J1 : Paris-> Francfort, décollage pour Windhoek J2 : Arrivée à Windhoek, nuit chez Londiningi B&B
Le vol Air Namibia nous dépose à l’heure à l’aéroport de Windhoek, le vol s’est bien passé, le service est plutôt pas mal (j’espère ne pas passer pour un snob des vols aériens), en tout état de cause, je dirais « bon rapport qualité/prix ». Nous sommes accueillis par le guide de Tourmaline qui nous amène chez Londiningi. L’auberge est très chouette, l’accueil très bon, enfin bref, rien à redire. Nous avons droit à un briefing extensif de la part du guide sur tout notre parcours, explications diverses et variées, le carnet de route est parfait, les bons de réservation sont là. Nous passons également récupérer la voiture chez African Tracks. L’équipement de camping est un peu vieillot (on se rend bien compte qu’il n’est pas de toute première jeunesse), mais là encore, le rapport qualité/prix a l’air assez bon. La première expérience de conduite est un peu stressante au début, il faut conduire à gauche, et surtout le plus dur je trouve est de s’habituer au gabarit ! Moi qui suis plutôt habitué au format Twingo, j’ai eu l’impression de conduire un char Leclerc. Mais bon, ça vient vite, et on apprend (un peu trop) vite à avoir confiance dans les rétroviseurs pour les marches arrière !
Nous partons vaguement à pied dans le quartier, c’est le coin chic de Windhoek, il y a des grandes maisons joliment arborées, mais par contre les barbelés sont omniprésents… On fait quelques emplettes sur place (notre premier biltong, de la viande séchée qui va devenir notre plat national pour les pique-nique par la suite !). Il y a des gardes un peu partout, l’ambiance est assez curieuse. Nous avons aussi acheté une carte de téléphone portable prépayée, mais nos téléphones que je croyais débloqués ne devaient pas l’être tant que ça vu que ça n’a jamais marché.
Nous dinons le soir au Joes’s Beerhouse, un super restau pas loin de l’auberge. Le décor est super réussi, on mange dehors sur des grosses tables en bois, les portions de viandes grillées sont généreuses, et le prix… namibien ! Ca cale le niveau : dans un bon restau dans les quartiers « chics » de Windhoek, on peut se faire péter le bidon pour péniblement 10 euros chacun binouse comprise.
J3 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J4 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J5 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental)
Le lendemain, ça y est, l'aventure commence, direction le sud et le Kalahari. Je me suis amusé à rentrer les étapes dans le GPS (Garmin et www.tracksforafrica.com), et visiblement, ça marche super bien (au moins pour sortir de Windhoek, après, on peut pas dire qu'on risque beaucoup de se perdre !). Sur la route on croise nos premiers « animaux », quelques babouins qui traversent nonchalamment. Pour nous deux petits européens fraichement débarqués de l'avion, ça fait son petit effet.
On se dirige vers Mariental pour trois jours de relâche chez Bagatelle. La durée de notre séjour s'étant allongée quelques mois avant le départ parce qu'Air Namibia avait annulé ses départs depuis Londres et que nous ne pouvions pas arriver plus tard (le trajet était bouclé), on a décidé (enfin, j'ai, surprise oblige !) de se poser trois jours sans faire grand chose dans un endroit confortable où on peut se poser pour bouquiner au milieu des dunes sans avoir de soucis. L'accueil était vraiment super, les petites maisons dans les dunes sont mignonnes, confortables, y'a une petite bouteille de vin à l'arrivée. Le soir on prend les repas sous les étoiles, les bouteilles de vin ne sont vraiment pas chères. Bref, pour nous qui ne sommes pas des habitués des hôtels au standing un peu élevé, il faut bien reconnaître qu'il n'est pas désagréable de se laisser un peu aller, dans une ambiance de dépaysement total, hors du monde... Nous participons à leur « game drive » dans leur réserve privée, nous découvrons notre première girafe, nos premiers gnous, zèbres, springboks, oryx. Ils ne sont guère nombreux, mais comme ce sont les premiers, nous sommes éblouis. Le paysage est vraiment somptueux à la lumière de fin du jour, l'herbe jaune (vraiment couleur jaune, pas juste séchée), le vert des arbres et le rouge du sable, le tout au coucher du soleil avec le petit apéro qui va bien que le guide sort au moment opportun, c'est absolument magique, pile ce qu'il nous fallait après une longue année de dur labeur.
Les trois jours sur place ne sont pas indispensables, mais pour nous ils sont passés finalement assez vite, au gré du sable rouge, des autruches devant la maison le matin, de « l'afternoon tea » et petits gâteaux l'après midi et des paons nombreux autour de la petite piscine (glacée d'ailleurs). Le dernier soir, une petite bouteille de champagne local attendait dans la chambre. Bref, un séjour sur la lune, une entrée en matière parfaite pour un voyage d'un mois qui s'annonçait comme un rêve éveillé. Et pour redescendre sur Terre, le tout pour un prix pas exorbitant, en tout cas le rapport qualité prix était vraiment excellent. Je recommande.
J6 : Namib Naukluft campsite
Ce matin départ pour une traversée vers l'ouest. Après 80 km, on s'aperçoit qu'on a oublié le carnet de route et tous les bons au lodge... Marche arrière donc, ils ont bien tout gardé, ouf ! Les paysages sont plutôt rudes, on croise péniblement une voiture toutes les dix minutes. Nous abordons notre première route gravillonnée, c'est vrai que ça ressemble à une route goudronnée, on a l'impression qu'on peut se transformer en pilote, mais gare, ça glisse, et mine de rien y'a quelques nids de poules ou cailloux isolés qui sont traitres. On croise plusieurs niveleuses qui corrigent la surface de la route. Au bord de la route, on voit aussi quelques fois des roulottes, au milieu de nulle part... Suite au prochain épisode !
Nous croisons en fin de journée une petite voiture sur le bord de la route arrêtée. Je m'arrête pour leur demander si tout va bien. C'est une bande de quatre « jeunes » (oulà, je me sens ancien combattant en disant ça, je n'ai que 28 ans en fait, 26 au moment des faits), ils sont en rade, leur pneu arrière gauche a éclaté, et... ils ne savent pas changer une roue... Je leur donne un coup de main, et je découvre qu'en fait ils sont partis le matin même pour quelques jours de ballade dans le pays. Ils sont volontaires internationaux, et ont loué une petite voiture pas chère pour se balader. Ils n'ont même pas une vraie carte, ils cherchent à aller a Sesriem, ils roulent dans la mauvaise direction, loin du but et la nuit tombe... C'est le premier événement qui m'a fait dire que louer un 4x4 rend quand même service parce que c'est fait pour aller sur ce terrain là, tu as tes deux roues de secours, etc... Eux après une journée étaient déjà dans la mouise... Ils n'avaient probablement pas mis toutes les chances de leur côté, mais je me suis revu étudiant où en voyage, je comptais les sous, j'aurais pu être à leur place quelques années plus tôt ! C'est bien de gagner sa vie quand même !
Nous arrivons au campsite de Naukluft à la nuit tombée, il faut manœuvrer le « tank » dans un espace tout petit, c'est pas évident. C'est notre premier campsite, et on découvre que nous avons sur notre emplacement eau, foyer, grille, tout ce qu'il faut... Surprenant (dans le bon sens !), et ça durera tout le séjour. Les campings européens n'ont qu'a bien se tenir. Premier montage de notre tente de toit, non pas que ce soit très sorcier, mais bon la première fois on y passe quand même un peu de temps. Tant que j'y suis pour ne pas oublier après, deux conseils : n'hésitez pas à acheter du bois dans les supermarchés dès que vous en croisez, on n'en trouve pas partout, et il ne faut pas en prendre n'importe où. Ensuite, nous avions amené une lampe à gaz avec une connexion vissable, mais nous n'avons pas trouver de recharges de ce type dans tous les magasins que nous avons vus, seulement des cartouches perçables, donc... Voilà, c'est dit.
Nous nous endormons pour la première fois dans notre petit nid sur le toit.
J7 : Sesriem campsite
On se lève le matin au bruit des babouins qui vident les poubelles métalliques du camp. Au pliage de la tente, je me rappelle dans un éclair de lucidité un conseil que j'avais lu au détour du forum, laisser les duvets dépliés dans la tente avant de la replier ! Ça marche, et ça évite de passer « plein de temps » chaque jour à plier et déplier le sac de couchage. Direction l'Olive Trail. Il n'y a personne, le paysage est plutôt sympa et sauvage, la dernière partie (descente du cours de la rivière asséchée) est assez spectaculaire (toutes proportions gardées...), avec une végétation épatante : des « arbres » accrochés aux falaises, on se demande comment ils font pour tenir là, et puis au fond de la rivière, quelques beaux arbres très verts à cause de l'eau qui affleure sous les cailloux. La dernière partie du parcours nécessite un petit peu d'attention, avec notamment un passage avec des chaines à flanc de rocher au dessus d'une grande boutasse pleine d'une eau pas très alléchante. Nous n'avons croisé au niveau bestioles que des petites bêtes format marmotte qui elles aussi se doraient au soleil.
Nous prenons la route vers Sesriem où nous arrivons en milieu d'après-midi. Au fil de la journée, la lumière change tout doucement, et les paysages sont vraiment magiques. C'est assez brut : montagnes aux formes simples, tracé rectiligne de la route, immensité des plaines herbeuses à la couleur toujours jaune riche. Le site est bien aménagé, avec plein de place sur les emplacements. Certains sites situés très à l'ouest ont une vue vraiment très chouette sur le départ de la chaine de dunes. On repart vite fait vers la Elim Dune pour essayer de profiter la lumière de fin de journée sur le paysage. Une fois arrivés (c'est à quelques minutes du campsite de Sesriem), mon amoureuse arme son appareil photo, tandis que je me rend compte que je vais passer une mauvaise nuit si je ne monte pas jusqu'en haut de la dune. Je me lance, dans le sable rouge, au milieu des herbes qui poussent ici et là et des scarabées qui dévalent les pentes à toute berzingue. A chaque fois qu'on croit être arrivé, il en reste encore un bout, mais finalement le sommet est là et ça en vaut vraiment la peine. On voit d'un côté le cordon de dunes qui s'en va vers l'horizon, de l'autre la plaine et les montages rocailleuses, le tout éclairé par la lumière rasante de la fin du jour, c'est vraiment magnifique. Je redescends en courant comme un fou dans la sable, j'arrive en bas complètement à bout, mais heureux de me dire que j'ai été mettre le pied là haut. L'aller retour m'a pris une heure, à la louche, mais j'ai vraiment cherché à aller au bout de mes forces. J'ai fini sur les rotules (au sens propre) poursuivi dans le sable par une fourmi immense et têtue.
Le soir, nous savourons nos Savanah Dry (un genre de cidre sud africain en petites bouteilles qui est devenu notre boisson nationale depuis quelques jours) au coin du feu. Le réveil sera très très tôt demain matin.
J8 : Sesriem campsite
C'est parti pour un jour de magie... Le réveil sonne très tôt, pour profiter de l'ouverture matinale de la porte du parc. Les résidents du campsite peuvent rentrer avant ceux qui séjournent dans les divers lodges de la région. Tout le monde s'élance, mais au bout de quelques kilomètres tout est assez dilué (il semble que le 80 km/h ne soit pas au même endroit sur tous les compteurs de vitesse). On se pose à la Dune 45 avant le lever du soleil. Cela prend une petite demi-heure de l'escalader sur l'étroite crête. Il y a avec nous pas mal d'overlanders, mais ça reste acceptable. Le lever de soleil en tant que tel est chouette, mais c'est davantage la découverte du paysage par le haut sous une belle lumière qui vaut le détour. La route s'étire dans une plaine entourée de deux immenses cordons de dunes rouge, immenses. C'est à se demander comment tous ces grains de sable tiennent pour former des montagnes aussi grandes...
L'expérience est sympa, mais je pense que ça vaut davantage la peine soit de finir la route directement vers Sossusvlei, soit de se poser à une autre dune pour voir le lever du soleil. Peu sont accessibles (pas de pistes depuis la route), mais le paysage sera aussi chouette que la « Dune 45 », avec personne d'autre que votre petite famille et les petits scarabées qui dévalent partout.
Il ne reste pas beaucoup de trajet jusqu'à la fin de la route goudronnée. Sossusvlei et Deadvlei sont quelques kilomètres plus loin. Pour les atteindre, il faut utiliser les navettes, ou bien si vous avez un engin adapté (4x4 obligatoire, cf. les panneaux !) on peut finir soit même la route. C'est du bon sable bien profond, mais les « rails » sont bien marqués, et il n'y pratiquement qu'à se laisser guider. Je suis assez novice en conduite « tout-terrain », donc je suis passé en 4x4 standard par défaut, mais ça doit surement marcher en mode 2x4. En bon élève, j'avais aussi dégonflé les pneus.
Tout au bout de la piste on arrive donc à Sossusvlei, après avoir croisé Deadvlei sur la gauche. Il y a un genre d'immense aire de pique- nique, avec des tables réparties sous les quelques arbres disponibles. Il y a aussi des toilettes sèches. Il faut marcher un peu (enfin « il faut », c'est pas un truc horrible quand même, vu le lieu !) pour grimper sur la dune qui surplombe le lac salé. Le paysage est absolument grandiose, y'a pas grand chose d'autre à dire... Les possibilités de ballades dans les dunes sont plus ou moins infinies, moyennant d'avoir de l'eau (beaucoup), un chapeau et de la crème solaire pour ne pas finir transformé en homard. Je recommande de marcher pieds nus dans le sable, c'est beaucoup plus confortable que d'essayer de mettre des chaussures qui se toute façon se rempliront de sable, et puis je trouve que ça donne l'impression d'être en liberté, les pieds dans la tiédeur confortable des petits grains rouges... Faites attention à tous les scarabées qui dévalent la dune à toute allure. D'ailleurs, d'où il viennent tous ces scarabées ? Parce qu'on les voit toujours descendre très vite, comme apparus de nulle part. Ça a été pour moi une révélation quand j'ai « percé le secret ». Si jamais ce n'est pas évident pour vous, cherchez bien, et vous trouverez :-)
Ensuite (nous sommes à la mi-journée, pour donner une idée de l 'échelle de temps), nous avons passé quelques heures sous notre arbre à pique-niquer et bouquiner, pour faire passer les heures les plus chaudes et aller à Deadvlei sous un soleil un peu moins écrasant (pour les hommes comme pour les photographes). J'avais lu un peu tard dans notre guide qu'il est possible de monter tout en haut de la très haute dune qui surplombe le paysage à Deadvlei, et après 15 minutes de marche je renonce en me disant qu'il est idiot de monter la haut tout seul en cas de problème, et puis mon amoureuse n'étant pas tentée par l'aventure, je ne voulais pas la laisser toute seule trop longtemps, quand même. Nous commençons la marche vers le Deadvlei (il y a une petite demi-heure de marche depuis le « parking ») un peu trop tôt, vers 15h30. Il fait encore très chaud, et le sable est presque brulant (il ne faut pas laisser le même pied par terre trop longtemps !). La lumière n'est pas encore parfaite. Par contre, nous sommes absolument seuls au monde. L'environnement est absolument magique, je ne peux pas vraiment décrire ce qu'il y a dans nos cervelles, mais c'est quelque chose qui restera à vie dans nos têtes, un endroit qui nous aura marqué, comme quelques autres déjà dans les parties du monde que nous avons déjà pu voir.
On s'en retourne au campsite à la lumière du soleil qui se couche tout doucettement, à l'heure où les gens commencent à arriver en nombre dans les dunes. La route est ponctuée d'autruches, de troupes généreuses de springboks et d'oryx.
Le regret que j'aurais sur la journée est de ne pas avoir pu monter la grande dune. Si vous êtes du genre à vouloir « aller en haut », essayez de le caler dans la journée, le matin doit être plus judicieux, car il doit bien falloir 1 ou 2 heures pour faire l'aller retour. Mais ce n'est que très annexe au vu de tout le reste...
J9 : Swakopmund, Pension Rapmund
Départ matinal, la route est longue jusqu'à Swakopmund. Le paysage est toujours aussi beau, à la lumière du matin. La piste est plutôt bonne, une nouvelle fois, il est vraiment nécessaire de ne pas se laisser « endormir » et appuyer inconsidérément sur le champignon. Arrêt à Solitaire, évidement. L'endroit porte bien son nom, le décor fait un peu « Route 66 » (que je n'ai jamais vue en fait... !), et puis bien évidemment, nous n'échappons pas au struddle (un gâteau allemand aux pommes) ! La portion est généreuse, et n'ayant aucune référence en matière de struddle, nous trouvons ça plutôt un super régal. A noter qu'ils mettent des raisons secs dedans (je dis ça pour prévenir, parce que ma chère et tendre n'aime pas les raisins secs).
Plus nous avançons vers le nord, plus le paysage devient « rugueux ». Chose curieuse, on circule sur un plateau, et les cols à passer sont en fait des canyons dans lesquels il faut descendre et remonter de l'autre côté. Le paysage devient complètement lunaire une fois qu'on rentre à nouveau dans le Namib Naukluft. Il ne ferait franchement pas bon tomber en panne ici (en fait pas plus ni moins qu'ailleurs, mais bon...). L'arrivée à Walvis Bay se fait dans une ambiance de fin du monde, ciel un peu brumeux, tempête qui promène le sable des dunes sur la route et qui fouette les vitres... Au loin sur l'océan, les nombreux rigs de forage qui attendent patiemment leur tour de chantier rappellent que nous ne sommes pas si loin que ça d'une zone du monde plus ou moins troublée, et en tout cas le tout est une sorte de retour sur terre un peu brutal. Je ne me sens pas bien jusqu'à l'arrivée à Swakopmund, un mélange d'impressions noircies par ce monde industriel qui nous retombe dessus, cette tempête, bref, ce trou d'air dans le nuage sur lequel nous étions.
Nous sommes installés à la pension Rapmund, chambre avec vue sur mer, pour un prix hyper raisonnable. Si je rajoute la qualité du petit déjeuner du lendemain, je recommande chaudement le lieu, excellent rapport qualité prix. Je vous épargnerai le cliché de la rigueur à l'allemande... oups, je ne l'ai pas évité !
A noter que le bureau des parcs nationaux est tout prêt de l’hôtel, où il est possible d'acheter les permis pour le Welwitschia Drive.
Le soir nous allons manger au Tug, apparemment le restaurant chouette de Swakopmund, et le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est monstrueux. On se lâche, on prend le plus gros plateau de fruits de mer et un plat de homard grillé. Attention, le plat de homard c'est un homard et demi dans l'assiette (ou trois demis homards), avec force garniture et sauces. Avec le vin, on s'en sort pour 70 € à deux, pour des plats que nous n'aurions jamais pris en France parce qu'ils auraient été franchement en dehors de nos moyens.
J10 : Spitzkoppe campsite
Après un gros ravitaillement au Spar local, on se met en route avec pour objectif du jour le Spitzkope. Un désir personnel de voir quelques unes des curiosités naturelles locales m'a finalement convaincu d'acheter un permis pour le Welwitschia Drive. Nous trouvons la route, qui traverse notamment le « moon landscape ». Chose curieuse, on a presque l'impression qu'il a plu durant la nuit, le sol semble presque humide. Etant donné que je crois avoir lu que c'est un des endroits les plus arides du monde, j'ai un sérieux doute, mais le ressenti est étrange. Certains guides il me semble indiquent que la route est vraiment mauvaise, mais elle nous a semblé être tout à fait praticable pour un véhicule standard. Le « drive » en lui même est un cul se sac, les seuls embranchements qui la quittent sont privés et desservent au regard des panneaux des concessions de mines d'uranium.
Les paysages sont sympas, mais si vous ne tenez pas absolument, contrairement à moi, à croiser les fameux welwitschias, le détour ne s'impose probablement pas. Ce sont des plantes vraiment curieuses, qui ressemblent à un « tas » de feuilles vertes (il n'y en a que deux, malgré les apparences) qui survivraient là depuis 2000 ans dans des conditions extrêmes... Assurément, unique en son genre.
Nous tentons un peu plus loin de visiter la mine d'uranium Rio Tinto (les plus gros camions du monde, dixit le Bradt !!), mais même mon plus beau sourire et mes plus grands yeux doux n'auront pas raison de la sécurité du site. Cependant il est possible de la visiter, moyennant de prévoir ça suffisamment avant. La personne à l'entrée m'a donné un numéro à appeler, je l'ai peut-être encore si cela intéresse des gens.
Aujourd'hui, nous avons éclairci le mystères des pelleteuses-roulottes, que je laissais planer depuis quelques jours. Les « grader » qui se baladent sur les routes pour en corriger la surface promènent en fait une petite roulotte le soir (ou le matin...), une fois qu'ils ont fini (ou avant de commencer) leur quota kilométrique de la journée, afin de loger leur chauffeur pendant la nuit. Il doit y avoir dans le pays toute une corporation de gars qui passent leur temps à traverser le pays pour refaire les routes, de 40 kilomètres en 40 kilomètres... Insignifiant probablement, mais un concept que je trouve à la limite du poétique...
Le long de la route, il y a quelques petits villages, avec des micro étalages et des gens qui accourent quand ils entendent la voiture arriver. Le site du Spitzkoppe est vraiment splendide, le confort est rudimentaire, et il faut bien penser à conserver le site dans son état naturel. Je pars en expédition une bonne heure sur les flancs accessibles de la montagne par un bout de sentier, au milieu d'un tas de plantes toutes plus exotiques les unes que les autres, les couleurs du coucher de soleil sont vraiment très chouettes. Notre site est par contre « mal exposé », nous perdons donc le soleil très vite. Mais il y a le choix (le camp s'étend sur plusieurs kilomètres). Soirée au coin du feu, grillades, Savanah Dry et bouquinage, classique quoi !
J11 : Mowani campsite (région de Twyfelfontein)
Destination la région de Twyfelfontein. Au nord de Uis nous prenons un genre de raccourci qui nous permettra de rencontrer notre premier panneau « éléphant » (sans les éléphants qui vont avec). Le paysage commence petit à petit à changer, à devenir plus « dur », au fur et à mesure qu'on remonte vers le nord. Nous sommes installés ce soir au Mowani Moutain Camp, sur les campsites du lodge. La situation est magnifique, de grands sites, avec une douche entre deux rochers, en pleine nature, avec une belle vue dégagée sur la vallée, splendide. Le lodge en lui même est un peu plus loin, et n'a pas l'air mal non plus.
J11 : Ongongo community campsite (Sesfontein)
Nous remontons aujourd'hui vers Ongongo campsite. Nous ne sommes pas allés voir les peintures rupestres, ce n'est pas vraiment notre tasse de thé. Quand à la montagne brulée et aux orgues basaltiques, nous nous sommes dit qu'il y avait plus de chances d'être “déçus” que réellement émerveillés, donc nous avons aussi passé notre chemin.
La route vers le nord est relativement monotone, il y a très (très) peu de monde. On croise quelques zèbres. Au nord de Palmwag, le paysage devient plus rude (enfin, c'est l'impression qu'il me fait). Peut-être est-ce aussi parce que le ciel est un peu gris et poussiéreux...
Peu avant Sesfontein il faut trouver au milieu d'un village la route qui sur la droite se dirige vers le campsite. C'est très sérieusement caillouteux. Je pense que ça doit passer avec prudence dans un véhicule standard. Par contre certains emplacements du camps eux ne sont pas accessibles aux voitures de base. Des tas de petits mômes courent autour de la voiture pour nous vendre ou demander des bidouilles. Le campement est nettement moins alléchant que les précédents, c'est plus petit, il n'y a pas une vue spectaculaire.
Nous avons passé la fin de la journée au bord de la petite piscine naturelle, assez agréable, mais le caractère “chaud” de la source me laisse songeur. Peut-être n'est-ce pas du tout une source chaude ? Je m'attendais à une sorte de jacuzzi naturel, et ce n'était pas ça.
Le gars qui s'occupe du camp nous a proposé d'aller faire un tour pour voir des éléphants, des lions, ou des himbas, (dans la même phrase)... Devant notre air dubitatif, il s'est senti obligé de mimer de manière assez disgracieuse (pour ne pas dire obscène) une femme au postérieur généreux. Ca nous a conforté dans notre idée de ne pas faire ce genre d'excursion “culturelle”, en tout cas pas en sa compagnie, et de laisser ces gens tranquilles.
J12 : Purros community campsite
Aujourd'hui départ pour “la grande aventure” vers Purros. On avait naïvement pensé pouvoir faire du ravitaillement à Sesfontein, erreur ! Le magasin propose des aliments de base (farine, huile, sucre, levure), mais pas de pain, pas non plus de vague fruit. Il y a un peu de bidoche congelée. Tout ça pour dire qu'il ne faut pas craindre de prévoir large en partant de Swakopmund, nous n'avons pas croisé de magasin “grand” jusqu'à Outjo deux jours plus tard. On repart donc avec de la farine et de la levure, on se fera notre pain...
La route vers Purros est très chouette, elle s'ouvre assez vite dans une grande vallée dont on suit le cours. Le chemin est tour à tour caillouteux, sableux, quelques lits de rivière (asséchés) à traverser. On croise quelqu'un en chemin qui nous demande un outil pour resserrer les cosses de sa batterie. Sur le moment on ne pense qu'au couteau suisse de mon amoureuse, qui parvient à faire son office, après qu'il nous a bien fait comprendre pour autant que notre outil n'était pas terrible. Le gars nous demande si ça ne dérangerait qu'on lui fasse cadeau du couteau pour qu'il puisse resserrer la cosse un peu plus loin au cas où. Devant notre refus, il part sans même dire merci... On a fait quelque chose de pas bien ?
En route on aperçoit des girafes qui se reposent dans le lit de la rivière.
Le campement est vraiment superbe, magnifique, au milieu des arbres sur le bord du lit de la rivière. Notre site est sous un arbre qui forme un petit espace privé avec un bac pour faire la vaisselle et un robinet, à quelques mètres, des sanitaires sont aménagés sous un autre arbre, le tout bien ratissé, c'est incroyable de trouver ça ici. Un vrai petit coin de paradis.
On part à la recherche d'éléphants en compagnie du guide (qui s'occupe aussi de gérer le campement). Il s'installe dans notre voiture et nous emmène là où il pense qu'on puisse voir des bestiaux. Il nous fait descendre un lit de rivière où coule encore un peu d'eau. On découvre notre premier éléphant (du désert, en plus !). C'est vrai que c'est sacrément majestueux... On en trouve un autre un peu plus loin, et on en profite pour s'enliser dans de la bouillasse, avec l'éléphant pas très loin. Instant de panique (pour moi), mais en fait un coup de vitesse lente nous permet de sortir sans problème. Le guide a en fait bien plus confiance dans les capacités motrices de la voiture que moi... On croise un tas de girafes en revenant vers le village. Le guide nous a aussi raconté entre temps que l'équipe de “Rendez-vous en Terre Inconnue” était venue par là pour tourner et qu'il avait servi d’interprète pour l'émission, étant himba lui même. Apparemment, Muriel Robin serait même revenue quelques jours seulement avant notre arrivée. Sur le moment on pense qu'il essaie de nous faire plaisir en nous faisant croire à une sorte de coïncidence sympathique. Nous verrons une émission quelques mois après notre retour qui nous fera penser que c'était peut-être tout à fait vrai...
On se fait un bonne petite soirée au coin du feu avec notre pain cuit au feu de bois (façon patate, enrobé dans de l'alu, c'est pas mal, mais on expérimentera en galette sur la grille du barbeuk plus tard, c'est pas mal non plus), des tas de petites bougies et un bon bouquin. Il y a des vaches dans le camp qui font du bruit, mais la nuit, on a vite fait d'imaginer que c'est un éléphant qui va surgir de nulle part...
J13 : Purros community campsite
Journée “repos” dans le petit coin de bout du monde de Purros, grasse matinée, bouquinage sous les arbres... Histoire de se remettre de nos émotions, et de nous préparer à toutes celles qui arrivent !
J14 : Palmwag lodge
Au matin, nous partons traquer le lion, toujours en compagnie du même guide. Il nous fait descendre à nouveau le cours de la rivière : les bestiaux à crinière ont apparemment déjeuné la veille d'un zèbre, dont la carcasse est toujours en place et que le guide pense toujours assez appétissante pour les faire revenir. Cependant, nous ne les verrons pas montrer le bout de leur museau. Ca ne peut pas marcher à tous les coups, et paradoxalement, ça nous rassure presque de voir que tous les animaux de cette région ne sont pas trop humanisés et prévisibles.
Au retour vers le campsite, nous passons amener le guide chez lui dans le village voisin. Il souhaite faire coucou à sa famille avant de retourner prendre son poste au camp. Tout son petit monde habite une petite case sans toit. Ne sachant trop que faire et n'étant en fait pas très à l'aise à l'idée d'aller jouer les touristes en mal d'intégration, nous n'osons pas trop descendre du véhicule et aller nous incruster à ce moment de tendresse familiale : nous échangeons des sourires avec les petits mômes qui sont là, et qui ont l'air aussi gênés que nous. Nous ne sommes distants que de quelques mètres, mais on mesure qu'un monde entier de modes de vie et de certitudes nous sépare... Ca ressemble probablement à de la philosophie de comptoir, mais c'est ce que je ressens à ce moment là. Je me sens un peu idiot là, dans ma grosse voiture, à ne pas trop savoir que faire...
Nous reprenons la route vers Palmwag (la même qu'à l'aller, l'étape à Ongongo en moins, ça se fait très bien dans la journée). Elle est ponctuée au départ de Purros d'éléphants du désert batifolant dans le lit asséché de la rivière, et de tas de girafes en arrivant à Palmwag.
Nous avions réservé le camp, mais en arrivant, on décide de se mettre dans une chambre du lodge parce que, parce que bon... ! Chambre qui au demeurant est très agréable. Le thé et les gâteaux de l'après-midi sont en libre service au bar. Sur le trajet qui mène à la piscine du lodge, on voit en contrebas des passerelles des traces de pieds tailles 245, qui doivent correspondre aux pas des éléphants qui se baladent dans le coin... Nous profitons du coucher du soleil sur la terrasse du restaurant, surplombant la nature environnante ou un pachyderme nonchalant ne tarde pas à faire son apparition. Je ne vous épargnerai donc pas le cliché du coktail en terrasse au coucher du soleil avec vue sur une grosse bébête, parce que mine de rien, ça doit correspondre dans notre subconscient à une expérience de luxo-aventuro-naturo-vacances dont nous rêvions avant d'être là... Le repas au restaurant est très bien, de même que la nuit qui suivra (sous la couette, pas dans le restaurant...).
J15 : Okaukuejo campsite (Etosha)
Au matin après un petit déjeuner gargantuesque, surprise au moment du chargement, la commande à distance de l'ouverture des portes ne fonctionne pas. Surprenant, d'autant plus que le témoin lumineux sur la commande fonctionne, lui. Ouverture “à l'ancienne”, et petit coup d'adrénaline, la voiture ne démarre pas. Eclair de lucidité : les phares dont je suis conscient depuis le début du périple que je vais au moins une fois oublier de les éteindre ont choisi la veille pour exercer leur traitrise. Plus de batterie donc. Heureusement nous sommes sur le parking d'un lodge, donc la leçon n'est pas trop violente et nous trouvons deux espagnols contents de nous rendre service, d'autant plus que quelques jours avant ils avaient été eux laissés sur le bord de la route sans aide au désenlisage... Mine de rien, démarrer un gros diesel avec des câbles ne va pas de soi. Il faut faire accélerer le moteur du véhicule en marche, le ralenti seul n'étant pas suffisant pour délivrer la puissance nécessaire au démarrage de l'autre. Cette astuce (qui en est une en tout cas pour moi, n'ayant que quelques connaissances très basiques en mécanique automobile) nous a été enseignée par une personne du lodge, que nous avions été quérir en panique après de nombreux essais infructueux.
Route vers Outjo, où nous arrivons à la sortie des écoles. Une marée d'écoliers de tous âges se promène dans la ville, chacun dans l'uniforme de son institution. Gros ravitaillement au Spar et bottle shop locaux. On effectue aussi un raid dans une boucherie où on se charge biltong maison (épicé et nature) qui s'avèrera être un immense cru : un peu gras, pas trop sec, fondant sous la dent, un vrai régal. Je fais également l'acquisition d'un steak de koudou, qu'une cuisson ultérieure se voulant à point transformera avec application en semelle Méphisto. Néanmoins, la pointe d'exotisme sera présente au diner !
Direction ensuite Etosha et son entrée sud. Nous nous installons au camp d'Okaukuejo vers 17h. Le camp pour le coup est beaucoup moins “sexy” que ceux que nous avons croisés jusqu'à maintenant, et on comprend que la réservation était importante étant donné le monde. Le point d'eau est à quelques pas à peine, ambiance salle de cinéma, bancs surplombant la boutasse avec quelques barbelés pour isoler les deux pattes des quatre pattes et des plumes. Pour le moment, quelques zèbres et girafes sont là. Au fur et à mesure que l'horizon remonte vers le soleil rougissant, de nombreuses girafes s'approchent de l'eau, mêlant leurs cous et donnant des reflets très photogéniques à la lumière du couchant. Des armées de “dindons” sont à la parade : oiseaux format poulet, noirs à tâches blanches, qui ont apparemment oublié leur aptitude à voler. Ils cavalent sans cesse autour du point d'eau, en espérant désespérément attirer l'attention. La mienne en tout cas leur est acquise, et j'ai monté un fan club dindons, pour faire reconnaitre le mal qu'ils se donnent pour nous.
Aller retour à la voiture pour ramener des munitions buvables à bulles pour accompagner le biltong, et apparition du premier rhino. Je crois que ce sont des rhinocéros noirs, apparemment assez rares. Peu après, un springbok baguenaudant dans le coin détalle sans crier gare, pour laisser place à Mme. et M. Lions. Ce sont nos premiers. Des flashes de photographes éclatent autour du bassin, je ne suis pas convaincu que ce soit une très bonne idée... Un deuxième rhino se présente, ainsi que des éléphants qui viennent s'abreuver. A la jumelle et dans le peu de lumière donnée par l'éclairage du plan d'eau, on s'aperçoit que la lionne est accompagnée de deux petits lionceaux.
Après le repas, on retourne au trou d'eau, où deux nouveaux rhinos sont là. D'autres éléphants montrent le bout de leurs trompes... Des chacals se promènent dans les environs du camp, probablement attirés par les reliquats de koudous trop cuit et autres déchets comestibles. C'est vraiment une soirée magnifique, même si le cadre est un peu plus “zoo”, le ballet de tous ces animaux qui se succèdent, se chassent est vraiment un spectacle inoubliable.
J16 : Halali campsite (Etosha)
La nuit a été un peu difficile, ponctuée d'un côté par les hurlements probables de chacals et supposés de lions, et de l'autre par les ronronnements du frigo, qui pour la première fois depuis notre départ fonctionne de nuit (conséquemment au premier campsite que nous rencontrons disposant de prises de courant). Le départ est très matinal pour essayer d'apercevoir les bébêtes avant qu'elles ne s'endorment à l'ombre dans le chaud de la journée. Nous croisons nos premières hyènes. La tournée des trous d'eau suit un parcours assez « standard ». Le taux de répétabilité des rencontres est probablement très bas, mais voici nos principales observations : Olifantsbad : deux magnifiques lions à la parade Charistaub : une bande d'éléphants tassés sous un arbres, avec plein de petits dans les pattes de leurs mamans Salvadora : des centaines de zèbres, avec des petits, certains prennent une pose toute douce en plaçant leurs truffes dans leurs cous respectifs. Nous ne savons pas trop quelle est la signification de ce comportement, mais il semble empreint d'une grande tendresse zébresque Rietfontein : une bande d'une vingtaine d'éléphants pataugent avec délectation dans la bouillasse, des petits font des noeuds avec leur trompe Homob : deux lions au repos sous un arbre. De manière générale, le paysage est ponctué de troupeaux immenses de zèbres, springboks, gnus et autres herbivores, éléphants compris. Nous prenons notre repas de midi au buffet du camp Halali, avant de prendre le soleil près de la piscine et de se laisser aller à une bonne sieste. Nous retournons à Rietfontein voir si nos éléphant sont toujours là, mais ils ont disparu et cédé la place à une lionne qui passe sa fin d'après-midi là.
Le trou d'eau du campement restera désert, mis à part quelques dindons et une hyène qui viendra se perdre là. La nuit est relativement chaude dans mon souvenir, probablement parce que j'y ai mal dormi.
J17: Namutoni campsite (Etosha)
Lever difficile après une nuit agitée. Départ pour Goas. Sur la route, pas encore très loin du camp, on se fait insulter par un gars dans son pick-up qui nous reproche d'avoir pris une route en travaux et qui est fermée, alors que nous n'avons pas vu le moindre panneau. Il s'avérera en fait qu'il était par terre, selon le responsable du chantier c'est « your people » qui l'ont enlevé, en gros, ces salauds de touristes dont le loisir principal est d'enlever les panneaux. Le gars est presque à devenir violent quand nous expliquons que nous n'avons voulu embêter personne, nous opérons donc un repli défensif stratégique et prendrons une autre route pour commencer la journée. Je comprends qu'il ne soit pas content que des gens viennent retarder son chantier, cela arrive peut-être tous les jours pour lui, nous ne sommes pas à sa place. Néanmoins, c'est la première fois que nous avons l'impression de gêner, et ce genre d'événements ont le don de me ruiner une journée, ma cervelle ressassant sans cesse les mauvais moments avant d'accepter tous les bons. Nous croisons un beau lion solitaire dans la savane, mais peu de bestiaux (non plus que de gens d'ailleurs) durant la matinée.
Nous aurons le bonheur cependant au détour d'un virage de croiser une scène mémorable. Trois lions épluchent une carcasse de girafe déjà bien entamée. Un troupeau de hyènes est positionné en retrait, avec une tactique (ou un comportement que nous interprétons comme tel) d'étouffement des lions, qui finissent par abandonner la carcasse. Les hyènes prennent position et semblent se délecter des restes puants de viande faisandée, pataugent là dedans puis se roulent dans la poussière. Elles déambulent autour des quelques véhicules observant la scène, c'est très impressionnant. Ces bêtes ont vraiment la gueule de l'emploi (enfin, du leur). On n'imaginerait pas un charognard autrement. Chose curieuse, sous un certain profil, elles ont presque l'air sympathiques et câlines... J'ai pris un film de la scène, principalement pour garder en mémoire les bruits de craquements d'os, de grognements... Des petits chacals se joignent à la fête et boulottent notamment ce qui était il y a peu une tête de girafe.
Nous finissons la matinée à Chudob, où nous assistons à un spectacle d'herbivores en tout genre et en grand nombre, l'ensemble formant une joyeuse carte postale. On y trouve notamment nos premiers phacochères, ainsi qu'une énorme bête que nous baptisons « Eland », en prenant le bestiau le plus proche en dessin dans notre guide.
Après-midi au camp de Namutoni, la piscine est d'un beau vert, qui malgré tout ne donne guère d'espoir d'aller nous y baigner... Nous nous posons cependant sur les transats au soleil et gouleyons quelques frites de la baraque voisine.
Nous repartons à nos trous d'eau l'après midi, mais cela ne sera guère fructueux.
Les bâtiments de Namutoni sont assez particuliers, il semble que ce soit une ancienne prison, le tout réaménagé en magasins et cafés, assez sympathiques au demeurant. Bien fatigués que nous sommes, nous passons la soirée au coin du feu et très vite au fond des duvets.
J18 : Mahangu Safari Lodge campsite (près de Mahango)
Très grosse étape aujourd'hui, la plus longue du séjour en fait (640 km), direction, le nord. Au sortir du camp le matin, on dérape presque sur un gros chat à tâches qui traverse la route devant nous. Nous cherchons à le revoir dans les fourrés, mais il a du se cacher très vite... guépard ou léopard donc, on en a vu un !
Une fois partis, la route se déroule, à peu de chose près rectiligne dans la garrigue locale. Plus on avance vers le nord, plus les petits villages se succèdent. On ravitaille à Rundu, ville atmosphère bout du monde plutôt grande, à l'ambiance joyeusement bordélique. Essence, supermarché, tout est dispo ici.
Nous avons un emplacement extra au Mahangu Safari lodge, au bord du fleuve Okavango. C'est d'ailleurs curieux de retrouver un cours d'eau aussi important, après tout ce temps passé dans des paysages très arides. La chaleur est très humide, et nous apprécions la petite piscine, même si elle est plutôt fraiche. Le camp est plein de panneaux « attention hippopotames », et propose des ballades en bateau sur le fleuve pour les découvrir (nous n'y avons pas participé).
Nous nous endormons le soir au bruit des batifolements des hippos dans la rivière. C'est très impressionnant, d'autant qu'on se doute qu'ils ne sont pas très loins, mais qu'on ne les voit pas du tout. Nous avons aujourd'hui pris notre premier comprimé de Malarone, cf. les commentaires du début sur le palu. Nous avons en fait vu nos premiers moustiques à Etosha (en nombre très limité pour autant).
J19 : Namushasha Lodge campsite (Bande de Caprivi)
Le matin visite au parc de Mahangu. On descend la branche qui suit plus ou moins la rivière. Nous n'y trouverons pas profusion de bestioles, mais découvrirons nos premiers hippopotames (enfin, juste leur tête sur l'eau), ainsi qu'un beau crocodile dans le courant d'un bras de fleuve. Arrivés au bas de la boucle, nous essayons de remonter par la piste de l'intérieur des terres, mais je m'enlise au bout de quelques mètres dans le sable, et nous préférons rebrousser chemin et tracer notre route vers la destination du soir directement.
Nous déroulons donc la route de la bande de Caprivi, direction Namushasha, en franche ligne droite. Pique-nique sur une « aire », à quelques kilomètres de la frontière avec l'Angola. Un peu avant Kongola, droite toute.
Le lodge se situe au dessus de la rivière Kwando (je crois), dans un paysage de marécages et d'eau. Fini les étendues arides et désertiques. La terrasse du lodge domine superbement le paysage, et les logement en dur du lodge ont l'air pas mal du tout. Ils sont cependant tous pleins, et nous ne pourrons pas nous « upgrader ». Verre de rouge sur cette même terrasse avec vue sur les éléphants au coucher du soleil, rien à redire.
Le camp est bien pourvu, douches chauffées au bois (peut-être pas si développement durable que ça, il faut fournir le bois...). Comme à Purros, nous nous faisons notre pain nous même, farine et levure de boulanger, mais en remplaçant la cuisson aluminium sur braises par une méthode galette sur grilles de barbecue, et ça donne un résultat plutôt sympa. Assurément, en cas de coup dur, y'a de quoi se caler comme il faut !
J20: Namushasha Lodge campsite (Bande de Caprivi)
Aujourd'hui, on se fait la « totale » au lodge. Croisière (toutes proportions gardées...) en bateau le matin dans des labyrinthes de papyrus et nénuphars en tout genre. Le guide nous amène tout près d'hippos dans leur piscine, nous verrons aussi un gros lézard vert à ventre jaune, immédiatement baptisé comme tel dans notre carnet de route.
L'après-midi, « nature-drive » dans un énorme camion judicieusement appelé « monster », dont je ne parviendrai à tenir le volant que pendant une pause photo... Nous y verrons des groupes d'éléphants relativement proches, ainsi que notre premier buffle et un hippopotame hors de l'eau. La ballade est sympa, mais probablement pas indispensable.
Nous prenons notre repas du soir au lodge, c'est un buffet et la nourriture ne nous laissera pas un souvenir impérissable, mais le cadre est vraiment très chouette. Demain, route vers le Botswana ! Mon palpitant commence à battre un peu plus fort au moment ou j'écris, quand je repense à ce lendemain en question...
J20 : Kubu Lodge campsite (Kasane)
Mouvement donc vers la frontière par la route principale de la bande de Caprivi. Passage de la frontière à Ngoma, les douaniers des deux bords sont très accueillant, bref, on leur proposerait bien un job à Roissy pour remplacer les nôtres... La voiture est cependant fouillée à la recherche de viande, les roues et chaussures passées dans un bain de désinfectant, dont j'ignore si les bactéries s'enfuient vraiment tant ce bain a l'air là depuis longtemps...
Route vers Kasane, dès l'arrivée on commence à se faire une idée de l'endroit : les voitures s'arrêtent au milieu de la route pour laisser traverser... les éléphants ! Nous sommes posés au campsite du Kubu Lodge, c'est un peu rustique (du niveau d'un camping français en fait...), mais d'après les conseils de Tourmaline, c'est ce qu'il y a de moins pire à Kasane. Nous nous réservons une nuit au « The Garden on the Chobe River lodge » pour deux jours plus tard, étant donné que deux nuits sont libres dans notre planning (que nous avons laissées comme telles pour tenter d'avoir une place à Ihaha, malgré le prétendu et fameux « fully-booked » annoncé, j'y reviendrai). Kasane est une ville assez originale, globalement rectiligne le long du fleuve, et succession de lodge tous plus beaux les uns que les autres, dans une ambiance clairement beaucoup plus « téléobjectifs gilets plein de poches » que « compact camping barbecue ». Nous nous situons entre les deux, je n'ai plein de poches que dans mon short en convenant que c'est bien utile, mais j'ai gardé l'appareil compact plus pratique à promener.
Ensuite, départ pour la croisière du soir sur le Chobe. Nous partons avec une voiture du lodge qui nous amène à un petit embarcadère où nous prenons place sur une petite barcasse, peu nombreux et uniquement avec des français.
Je ne préfère pas essayer de décrire ce que nous avons ressenti durant ces quelques heures sur le fleuve. Hippopotames, éléphants et buffles par centaines, troupeau d'éléphants qui traverse le fleuve à quelques mètres du bateau pour aller se prélasser dans des marres de boue, lumière magnifique... Un moment qui restera, comme Sossusvlei, dans les plus beaux moments de rêve que nous avons vécus.
Deux conseils qui me paraissent importants : faire ce tour en bateau absolument, même si vous n'avez que quelques jours, mais en revanche, essayez de ne pas commencer par là, étant donné que la suite vous paraitra d'une certaine manière un peu plus fade...
Diner au restaurant du Kubu lodge, très bien tant au niveau agrément de l'endroit que ce qu'il y a dans l'assiette. De toute façon, nous sommes encore perdus dans notre petit nuage d'images de cette ballade, et on pourrait manger des choux de Bruxelles crus qu'on trouverait de toute façon délicieux...
J21 : Maramba River lodge (Livingstone)
Départ pour la Zambie, direction les Chutes Victoria. Nos transferts ont été organisés par Tourmaline et sont assurés par Bushtracks. De peur d'oublier plus tard, je les recommande, tout était réglé comme du papier à musique et à fonctionné parfaitement. Nous avons au final je pense gagné beaucoup de temps, et probablement pas perdu tant d'argent que ça.
J'avais en effet choisi de ne pas faire passer notre voiture en Zambie, suite à de nombreux compte-rendus que j'avais lu sur le forum. Je n'ai pas eu à le regretter. Nous avons passé les frontières comme des fleurs (pas trouvé meilleure image !), avec une barque rien que pour nous, presque pas d'attente du côté Zambien (la personne de Bushtracks doit avoir ses entrées dans le bureau de l'immigration). Particulièrement du côté Zambie, la frontière est un immense chaos, camions par centaines (alors que seulement quelques bacs bringuebalant les prennent un par un !), voitures, foule, bureaux apparemment multiples. Il y a je pense de quoi y perdre beaucoup de temps et de sang froid, et certainement aussi d'argent quand on est un touriste un peu perdu qui cherche à se sortir de ce bourbier.
Même si vous n'êtes là que pour une nuit (en l'occurrence comme nous), je vous conseille de prendre le visa « multiple entries » de la Zambie (cf. plus loin)...
Notre chauffeur nous dépose au Maramba river lodge (entre Livingstone et les chutes, bon rapport qualité prix), puis direction les chutes en taxi (prix modique, car je ne m'en rappelle plus). Déception à l'arrivée du côté Zambie : il n'y a pour ainsi dire pas d'eau, et donc... pas de chutes ! J'avais bien lu que le mois de septembre n'est pas l'époque où les chutes sont les plus belles, mais là, c'est la douche froide (ce n'est pas le cas de le dire...). La configuration des lieux fait qu'il est indispensable de passer au Zimbabwe pour profiter vraiment du spectacle, ce que je n'avais pas prévu de faire, pour raisons vaguement idéologiques et peut-être financières. Mais bon, nous n'avons pas fait tout ce chemin pour nous arrêter là, et nous gagnons bien notre vie, donc, direction le Zimbabwe ! Enfin, d'abord, direction le distributeur du Zambezi Sun...
On repasse l'immigration Zambienne, puis taxi jusqu'au poste du Zinmbabwe en passant sur le pont qui enjambe le Zambèze. La distribution commence : coût du visa pour le Zimbabwe (je ne l'ai plus en tête, mais plusieurs dizaines de dollars par tête, à vérifier à votre départ), puis 20 ou 30 dollars d'entrée du parc national.
La ballade en revanche le long des chutes est là beaucoup plus spectaculaire, on va tout près, et il n'y a pour ainsi dire personne.
Retour au poste frontière du Zimbabwe pour sortir, puis re-taxi vers le poste Zambien, ou il faut repayer le visa single-entry plein pot (je ne rappelle plus, plusieurs dizaines de dollars également, mais il était très très rentable de prendre de base le multiple-entries).
Retour au lodge et diner sur la terrasse au dessus du bras de rivière envahi par les jacinthes d'eau.
J22 : The garden on the Chobe River Lodge (Kasane)
Avant de rentrer à Kasane, petit plaisir : visite matinale à Livingstone Island, au milieu du Zambèze, juste au dessus des chutes. Départ du Royal Livingstone en petit bateau, traversée de l'ile à pied, on se met en tenue de bain, et hop, à pied et à la nage dans le Zambèze, à quelques mètres des chutes ! C'est vraiment très excitant, le guide nous amène jusqu'à une sorte de piscine vraiment à l'aplomb des chutes, il y a même moyen de plonger d'un rocher de manière, sur la photo que le guide prend, à avoir l'air de se jeter dans le vide. C'est vraiment très très spectaculaire, et l'adrénaline est bien là... Ensuite, on nous offre un petit déjeuner gargantuesque sur la petite ile.
Cette excursion est vraiment à faire selon moi, le prix est assez raisonnable au regard de la qualité de ce qui est proposé et des émotions et souvenirs qui en restent. En tout cas, si vous choisissez de ne pas aller au Zimbabwe, c'est vraiment une manière originale de profiter des chutes du côté Zambien. Signe peut-être du destin, j'ai perdu la carte mémoire qui contenait « la » fameuse photo où je semble sauter dans le vide...
Retour au Maramba lodge pour reprendre les sacs à dos, puis direction Kasane via la Zambie.
Mis à part le taxi Maramba ↔ Chutes, tous les transferts avaient été organisés par Bustracks, millimétrés, nous avons vraiment profité de ces deux journées à fond sans soucis techniques d'organisation locale. Ce n'est certes pas très aventurier, mais, vraiment, je suis convaincu que ça économise énormément de soucis, qui, si vous n'êtes là que peu de temps peuvent vite prendre le pas sur le plaisir et gâcher des moments potentiellement inoubliables.
A Kasane, nous sommes donc au The Garden on the Chobe River lodge. C'est la première fois que nous sommes dans un lodge vraiment « luxe » (d'avantage que Bagatelle), et il faut avouer que se prélasser dans une chambre pleines de fleurs, avec sa petite terrasse, une super salle de bain, c'est vraiment agréable... Nous nous laissons aller tout l'après-midi à bouquiner et faire la sieste, avant de prendre un repas du soir somptueux. Tout le monde dine à la même table, le vin est « à volonté ». Malgré quelques coupures de courant intempestives, la soirée est dans la lignée de ces derniers jours : magique...
J23 : Ihaha campsite (Chobe National Park)
Petit-déj' de luxe dans notre lodge de luxe (qui nous coutera en fait 100 dollars de moins que prévu, super affaire !), puis direction le Chobe Riverfront. A l'entrée du Parc, nous n'avons aucune difficulté à obtenir un permis pour la nuit au campsite d'Ihaha.
Petite parenthèse du coup sur les parcs du Botswana. Lors de la préparation du voyage, j'avais compris qu'il était assez dur d'avoir des places réservées, les camps étant supposément tous pleins plus d'un an à l'avance. J'avais néanmoins également en tête les rapports de nombreuses personnes qui étaient parvenues sans soucis à trouver des places au jour le jour. Désireux cependant d'assurer le coup au maximum, j'avais demandé à Tourmaline d'organiser des réservations, sans véritablement me rendre compte qu'ils utilisent pour ça les services d'un agent au Botswana qui vous est refacturé 240 dollars ! La nuit que nous avons passée à Ihaha était prétendument fully-booked, de même qu'une nuit ensuite à Moremi que nous n'avons pas eu de mal à trouver sur place... Nous avons au final payé ces 240 dollars pour avoir un permis d'entrée au parc acheté à l'avance, étant donné que l'agent facture quel que soit le résultat... La conclusion de ça pour moi est donc en effet de confirmer que s'il n'est pas vain de tenter de réserver directement auprès du service des parcs, acheter les services d'un courtier est inutile, et même proche de l'arnaque. J'avais raccroché mon chapeau d'aventurier sur ce coup-là en voulant trop contrôler les événements, et je m'en suis mordu les doigts.
Le river front regorge en particulier d'éléphants, très nombreux. Nous croisons aussi des « antilopes à rond blanc sur les fesses » et des hippotragues à tête noire (à vos souhaits). Plusieurs fois, nous rebrousserons chemin pour éviter de passer trop prêt de groupes de pachydermes dont le chef apparent nous reluquait d'un œil mauvais. Une zone de pique-nique est disponible le long du parcours, tout aussi dangereuse a priori qu'ailleurs, où il est part contre interdit de descendre...
Cela dit, le campsite est du même acabit : notre emplacement est un peu à l'écart, une sorte de déversoir pour visiteurs en excès. Il n'est pas aménagé, et le trajet entre le site et le bloc sanitaire est long et, plus ennuyeux, ponctué de buffles allongés sous les arbres. Ambiance.
Nous établissons notre campement auprès d'un gros fourré, à la lisière de la grande plaine herbeuse où au loin s'écoule le fleuve. Au détour d'une chaise déchargée du coffre, je vois à quelques mètres à peine derrière un buisson une tête d'éléphant... Le temps de prévenir les voisins qui ne l'ont pas vue, nous opérons un repli stratégique dans la voiture, terrorisés à l'idée qu'elle puisse être sur leur route malgré les précautions que nous pensions avoir prises... La petite troupe passera finalement calmement entre les deux emplacements pour aller profiter de la fin de journée sur la plaine... Point positif : on peut maintenant se vanter d'avoir eu un jour dans notre vie la visite d'éléphants sur notre site de camping... et ce n'est pas fini... !
Diner à la bougie au coin du feu, une soirée de plus qui restera dans les annales de nos souvenirs !
Durant la nuit qui s'ensuit, ma compagne est réveillée par des bruits plus ou moins douteux. Au réveil le lendemain matin, nos voisins qui ont veillé nous informerons du passage d'un groupe de lions sur notre emplacement, correspondant parfaitement à la période où ma compagne s'est réveillée.
J24: Planet Baobab campsite
Nous continuons la boucle du river front jusqu'à Ngoma gate, avant de reprendre au sud direction Maun, par Nata et Gweta. Après de très longues hésitations, je n'ai pas choisi de prendre par Savuti, suite à divers avis publiés sur le forum et aussi aux conseils de Tourmaline. Je me suis dit que pour une première fois, nous ne tenterions pas le diable d'une traversée potentiellement compliquée.
La route Kasane Nata est en fait une galère, certes d'un autre genre probablement que le sable de Savuti. Plus on va vers le sud, plus des nids de poules (enfin, de poules aux hormones, format dindon...) se multiplient très dangereusement, imposant un slalom permanent, et ne permettant pas de rouler à une vitesse digne d'une route goudronnée. C'est assez dangereux, bien plus en tout cas que ce à quoi je me serais attendu si l'on m'avait dit de faire attention à des nids de poules. A noter que nous avons également croisé de nombreuses zones de travaux, probablement une réponse à la situation véritablement désastreuse de cette route.
Nous voyons aussi nos premières gouttes de pluie. Le campsite de Planet Baobab est plutôt agréable, sans être beaucoup plus original qu'une étape sur la longue route, ce qu'il est en fait... Durant la nuit que nous passerons ici, nous aurons de la pluie, et nous verrons aussi un orage passer au loin... Nous ne nous attendions pas à ça pour la saison !
J25 : Audi Camp campsite (Maun)
En route pour Maun, nous visitons le Nxai Pan, sous des averses régulières. Sous de gros nuages noirs, le paysage est presque un peu lugubre, d'autant plus qu'il y a très peu d'animaux, qui ne sont pas là en cette saison. Nxai est en fait d'avantage une zone où l'eau doit s'accumuler à la saison humide qu'un lac salé. La piste qui y conduit était fraichement tracée, praticable mais très sableuse. L'événement notable de cette matinée, c'est une famille d'autruches composée d'un adulte et d'une myriade de petits gentiment en chemin sur la route, que nous rattrapons donc... Mais ils ne souhaitent pas sortir, pas du tout... tant est si bien que sans pourtant avoir trop insisté, nous nous retrouvons chargés par maman autruche, toutes ailes dehors !
Nous faisons un détour par les Baobabs de Baines, un groupes de très beaux arbres qui poussent au bord d'un lac salé. Le site est vraiment très chouette, un peu à l'écart, propice à un pique nique sympa. Il y a pas loin un site de camp, dont je ne sais pas s'il on peut facilement y dormir ou pas.
Nous finissons la route vers Maun, ponctuée de troupeaux d'animaux domestiques qui imposent de fréquents ralentissements (enfin, pas à tout le monde, mais nous tenons à nos vies et à notre franchise...). A Maun, nous récupérons le permis d'accès à Moremi chez le courtier dont j'ai parlé un peu au dessus. Plus de commentaires à ce stade... Le Audi Camp est pour le coup le site le moins bien que nous ayons vu, tout le monde est relativement empilé. Une arrivée de bonne heure semble permettre d'être installé sur la parcelle de gazon qui est à l'entrée, et ainsi éviter d'être compacté tout au fond du camp. L'espace restau et piscine est plutôt agréable. Le camp est à la sortie nord de Maun et donc sur la route de Moremi. Cependant, je ne vois pas ça comme un élément suffisamment décisif pour ne pas essayer d'en trouver un autre à Maun, le jour où nous serons de retour !
J26 : Third bridge campsite (Moremi)
Aujourd'hui, départ de bonne heure pour le parc de Moremi, muni de notre « sésame » (rire jaune...) chèrement payé pour l'entrée plus une nuit à South Gate (cf. plus haut). Arrivée à la porte, on nous confirme qu'il y a naturellement de la place pour ce soir à Third Bridge, et qu'il n'y a qu'à s'arranger avec le ranger sur place. Il pleut ce matin, et les forêts des alentours de la piste qui nous conduit vers le Moremi nous rappellent un peu un automne chez nous, il fait gris, il pleut, les couleurs sont un peu passées, bref, moins dépaysant qu'imaginé. Nous ne voyons quasiment aucun animal. Les pistes sont en bon état, mais on imagine bien ce que ça peut devenir en saison des pluies, la terre a l'air très fine, et la moindre petite marre est très bouillasseuse. Un des deux premiers ponts (je ne me rappelle plus lequel) n'est plus vraiment praticable, et il faut traverser dans un gué à côté.
Arrivés à Third Bridge, pas de ranger en vue, nous suivons donc les conseils d'un sudaf' local qui nous conseille de nous trouver un arbre, de nous poser dessous et d'attendre de voir ce qui se passe.
Nous repartons faire le tour de Mboma Island, le paysage est très sauvage, et à la pointe de l'ile, la petite station de bateau fait très « bout du monde ». Du côté est, nous croisons quelques éléphants. La route étant très étroite et entourée d'arbres, ces mêmes éléphants se découvrent pour certains au dernier moment, et du coup très très prêt de la voiture, et les possibilités de faire demi-tour sont... compliquées. Nous n'aurons pas ce besoin, mais néanmoins, l'adrénaline est montée quelque fois ! A ceux qui craindraient de rayer leurs véhicules, ne pas passer par là, ces mêmes arbres très serrés autour de la voiture sont potentiellement les meilleurs amis de votre carrossier. Notre loueur ne dira rien, mais sûrement parce que nous aurons de quoi porter ses yeux ailleurs... (cf. plus loin).
De retour au camp, nous finirons l'après-midi à bouquiner, en observant les babouins se déchainer sur les installations d'un site voisin dont les propriétaires sont partis en ballade : la bâche de protection montée sur piquets est devenue un trampoline pour babouins, qui s'en donnent à cœur joie, c'est très impressionnant. Le seul moyen de les éloigner serait d'aller à leur emplacement et d'y rester, mais ce serait délaisser le nôtre qui serait ravagé à son tour. En un moment d'inattention, l'un de ces babouins est monté dans notre voiture dont nous avions oublié de fermer la porte, et il a fallu le chasser séance tenante, juste le temps pour lui de chaparder un bout de papier qui trainait dans un vide-poche.
La soirée sera bien plus calme qu'à Ihaha, pas d'éléphants dans le camping ni de lions...
J27 : Audi Camp campsite (Maun)
Lever de bonne heure pour profiter de la matinée dans les pistes de Moremi. On nous a la veille indiqué un coin où une belle bande de lions était susceptible de camper. Après quelques recherches parmi les (très très) nombreuses pistes « annexes », nous les repérons finalement. Une belle bande de 10 lionnes qui font la grasse matinée, en prenant la pose devant les quelques voitures hérissées de téléobjectifs et autres jumelles. Très impressionnant d'être tout prêt d'une telle bande de carnassiers... Nous continuerons la matinée à découvrir les multitudes de petites pistes (toutes méthodiquement répertoriées dans la cartographie GPS de Tracks4africa, peut-être l'endroit où ce même GPS a été le plus utile d'ailleurs, même si ce n'est pas très aventurier...). Quelques petites bêtes par ci par là, de belles marres à hippos, quelques herbivores terrestres. Pour les férus conducteurs tout terrain, il y a là vraiment moyen de tester les capacités de son véhicule (notamment des traversées de bras de rivières), mais en tout cas, nous ne tenterons pas l'aventure, vu que je ne suis pas sûr de maitriser tous les éléments. Rester planté au fond d'une marre de boue ne me tente guère (et le prix du dépannage encore moins!). Par contre, un arbre pas très vigilant a décidé de traverser le chemin durant notre seule marche arrière de la journée (la seule où j'avais un peu pris confiance, depuis presque un mois...)... On devrait toujours faire attention aux arbres qui traversent... Bref, une aile arrière pliée, un pare-choc bousillé et un phare cassé, ça va faire mal à la carte bleue... Les petites rayures d'hier feront du coup office de cerise sur le gâteau...
Le coup psychologique est rude, du coup on se rentre un peu choqués (surtout moi, même si y'a pas mort d'homme, ça fait mal de perdre 1000 euros en se disant que si machin bidule on aurait pas fait trucmuche et que du coup voilà). Pour se remonter le moral, tequila sunrise et poulet frite sur la terrasse du Audi Camp feront l'affaire ! Nous sommes cette fois-ci installés sur la pelouse à l'entrée du camp, qui est bien plus agréable que la partie du site où nous avons passé la première nuit (arriver tôt, y'a pas de miracle!).
Au final cette visite de Moremi nous laissera une impression mitigée, le temps déjà n'était pas franchement au rendez-vous, les animaux bien que nombreux ne se sont pas montrés dans la même profusion qu'à Chobe, et puis nous avons fini sur une mauvaise note avec cette aile ravagée. Inconsciemment aussi, la fin du voyage pointe le bout de son nez et il reste moins à faire que ce que nous avons déjà vu...
Point positif, la facilité (administrative et terrestre) de visite de ces parcs du Botswana est « surprenante » au regard de ce que je pensais avant d'arriver. A noter, au cas où je ne l'aurais pas déjà dit avant, nous avons entendu dans notre lodge de Kasane un guide dire qu'il était à l'ordre du jour de fermer l'accès au public au parc de Chobe, et de le réserver aux seules visites guidées et organisées. Je ne sais pas ce qu'il en est à ce jour...
J28 : Audi Camp campsite (Maun)
Au programme de ce dernier jour entier au Botswana nous partons en mokoro dans le delta, une ballade organisée par le Audi Camp. Le transfert jusqu'au départ se fait dans une espèce d'énorme camion qui traverse des routes inondées, enfin bref, un truc de « mec » quoi...
Nous embarquons dans notre frêle esquif, et la sensation est immédiate : on glisse au fil de l'eau, on entend le bruit des nénuphars et autres roseaux qui frottent contre la coque, on se faufile dans des petits canaux d'eau claire, c'est vraiment très agréable, et une façon vraiment originale de profiter des lieux.
Nous déchantons dès que la promenade dans le bush commence. Le guide ne parle absolument pas, malgré toutes mes tentatives de questions, il faut vraiment insister pour lui arracher un mot. Il reste la plupart du temps à marcher tout seul devant sans rien dire. C'est vraiment dommage : étant donné que l'environnement est relativement ingrat (prairie sèche, quelques arbres, marres) la valeur ajoutée d'une telle promenade vient avant tout du guide, sans quoi elle se transforme en randonnée sans intérêt sous un soleil de plomb... C'est curieux, il a son téléphone portable autour du coup et passe une partie de son temps à envoyer des SMS, il n'a pas une goute d'eau, comme on ne veut pas le laisser crever de soif nous lui proposons de la nôtre, qu'il finira par accepter. Durant la pause déjeuner, il reste à l'écart sous un arbre à envoyer des textos pendant que nous mangeons notre panier repas, nous en venons à nous demander si nous sommes sensés lui proposer « nos restes ». Bref, tout ça respire un peu l'amateurisme et l'attraction touristique bas de gamme où le guide se doit de ne pas être un coût trop cher au tour operator.
Durant le retour en mokoro, il nous abandonne pendant 10 minutes en plein cagnard sur la pirogue pour aller se baigner tout seul un peu plus loin, sans nous laisser penser le moins du monde que nous sommes bienvenus pour faire de même. Nous voyons un hippo au loin, et il ne se donne absolument pas la peine d'évoquer le sujet et encore moins de s'arrêter (je précise que la sécurité dans la configuration de l'endroit ne pouvait pas être la cause de ce non-arrêt). Nous lui laissons malgré tout un pourboire, mais le cœur n'y est pas. Nous n'en voulons même pas au guide en lui même (il avait peut-être un problème familial, on ne sait jamais), mais tout laisse à penser que c'est l'organisateur de ce tour en particulier qui fait que les guides ne doivent pas être très motivés (pas d'eau, pas de repas, et peut-être pas de salaire autre que le pourboire ?). Du coup, une mauvaise affaire pour tout le monde (ce n'est malgré tout pas donné). Conclusion, je recommanderais autant que possible de choisir avec attention la promenade en mokoro si vous la faites (peut-être attendre d'être sur place et consulter des gens en direct, ce que nous n'avons pas fait). C'est très clairement un moyen génial de profiter de la nature des environs, mais ça peut vite se transformer en une mixture un peu malsaine si on tombe mal.
La soirée est grasse et salée à souhait au restau du Audi Camp. Durant la nuit, un gros orage nous réveille qui durera jusqu'au matin. Saison sèche, où es-tu ?
J29 : Zelda Guest Farm campsite
Ce matin, j'avais prévu une autre surprise pour mon amoureuse, uns survol du delta en petit avion. J'étais plutôt angoissé par la tempête, mais elle s'est calmée suffisamment pour permettre au petit coucou (un Cessna 172) de décoller. J'avais planifié le jour de longue date (enfin croyait), mais l'agence nous avait en fait attendu la veille ! Malgré tout, il a été très facile semble-t-il de réveiller le pilote qui est arrivé dare dare. Tout ça pour dire que vous pouvez semble-t-il vous décider au dernier moment avec de bonnes chances de réussite.
Le vol est vraiment un souvenir mémorable, en particulier la vision depuis le ciel d'un grand troupeau d'éléphant est vraiment magique. Le vent est très fort et l'avion avance en crabe en remuant beaucoup, ça a l'air de ressembler à la conduite d'une deux chevaux en haute montagne. On survole un des lodges grand luxe du delta, c'est vrai qu'on ne doit pas être trop mal installé là dedans... Atterrissage... et d'une certaine manière c'est le début de la fin, nous prenons la route pour la Namibie où notre séjour s'achève dans deux jours...
Sur la route, nous croiserons de nombreux barrages. A l'un d'eux, le policier me fait reculer de 200 mètres sous prétexte que je ne me suis pas arrêté à un stop qu'il avait placé très en amont de sa position, peut-être pour une raison valable, mais en tout cas semble-t-il d'avantage justifié par l'envie de « piéger » tous les gens se présentant à lui (la voiture qui est passée après nous s'est aussi faite avoir) que par un souci de fluidifier la circulation. On m'aura demandé deux fois en une journée mon permis de conduire (une première fois à Maun le matin même) au Botswana, alors que je ne me suis jamais fait contrôler en France... Comme quoi... A un autre de ces barrages, on découvre dans notre coffre un fond de biltong et de droewors, que nous mangeons du coup sur le champ... Nous devons au passage signer un registre établissant qu'on nous a « confiscated » des produits interdits.
Le passage de la frontière se fait sans encombre, puis nous traçons notre route sur la Trans-Kalahari Highway jusqu'au Zelda Guest Farm. Une nouvelle fois, site de camp parfait, bien équipé, bref, la « routine » ! Le site est vide, à part deux françaises qui démarrent leur circuit, à qui du coup nous donnons quelques tuyaux et des restes de nourriture que nous n'arriverons pas à écluser.
Le propriétaire des lieux participe à un programme de sauvegarde des félins (capturés par d'autres fermiers qui les amènent là plutôt que de les tuer, si j'ai bien compris l'esprit de la manœuvre), et nous avons donc droit à une séance de nourrissage de 4 guépards et d'un léopard. C'est très spectaculaire, surtout les guépards qui se déchainent littéralement sur les morceaux de viande d'âne que le fermier leur donne, en faisant des bruits atroces dignes des hyènes d'Etosha, se précipitent sur les grillages, bref, nous sommes bien content de ne pas être à leur portée. Le léopard pour sa part est beaucoup plus « digne », et semble ne pas souhaiter se joindre à cette curée.
La soirée se fait dans une ambiance menaçante et électrique d'orage, le ciel est marbré d'éclairs. L'atmosphère est épaisse et ventée, nous nous réfugions tant bien que mal dans un abris du camp pour manger notre dernier repas sauvage de ces vacances... Finalement, les circonstances naturelles épicent l'angoisse du départ... L'orage durera encore une bonne partie de la nuit, en plein Kalahari...
J30 : Londiningi B&B (Windhoek)
Fin de la route jusqu'à Windhoek et repas cancérigène et obésifiant dans un KFC glauque (quelques fois, des pulsions incompréhensibles font commettre des erreurs !). Devant l'étendue des dégâts nous nous sommes arrangés avec le loueur pour rendre la voiture un jour plus tôt pour qu'il puisse faire les réparations au plus vite, moyennant qu'ils nous dépose à l'aéroport le lendemain. Bien que l'addition fasse mal (+/- 1000 euros de carrosserie), ils sont professionnels, pas de pinaillage sur l'état des lieux, et nous n'avons pas l'impression de nous être fait arnaquer vu ce qu'il y a à faire. De toute façon même en réduisant la franchise, nous ne nous y serions pas retrouvés vu le coût d'assurance supplémentaire, et qui n'aurait peut-être même pas marché au final vu le caractère « non-standard » de l'endroit où l'arbre a traversé la route derrière nous (à vérifier dans les petites lignes du contrat, je n'ai pas pris la peine de le faire de toute façon).
Le soir diner chez Londiningi, de nouveau sous l'orage...
J31 : vol vers Francfort puis Paris
On profite autant que possible du petit déj' fabuleux de Londiningi, mais le cœur n'y est plus... Nous allons faire quelques emplettes de souvenirs au centre ville de Windhoek. J'adopte pour ma part une famille sculptée de mes fameux dindons, tant qu'à faire kitsch, autant y aller franchement. A peine achetés, je me rappelle que je m'était promis de ne pas acheter de produits en bois travaillé pour ne pas inciter au coupage sauvage des arbres... Raté pour cette fois.
Nous faisons notamment escale au Namibia Craft Centre (je crois), un groupement de nombreuses boutiques d'objets normalement fabriqués dans des communautés et dont les revenus doivent leur bénéficier. L'endroit est plutôt agréable, et si mes souvenirs sont bons, un charmant petit café propose de très bons plats dans un cadre agréable...
Nous en sommes réduits à admirer la beauté de la lumière de la fin du jour sur les parkings de l'aéroport. Contrastes de couleurs saisissants... Le cœur est ailleurs, mais hélas pas l'avion, qui lui est bien là, fidèle au poste, pour nous ramener dans le monde réel. L'atterrissage a déjà commencé...
Hello tous,
Ne voulant pas forcer les lecteurs à relire entièrement le premier épisode j'ai décidé de lancer un nouveau carnet et je vous promet d'aller au bout 😉 La version "longue" est ici
Ah la Namibie ... c'est notre paradis à nous et nous voulions y retourner, notamment pour découvrir deux lieux mythiques: Marienfluss et Hartmann Valley, qui se trouvent tout au nord-ouest du pays.😮 Nos amis, avec qui nous étions en Bolivie, ont été emballé par nos histoires Africaines, du coup c'est à 4 que nous partirons abandonnant ainsi nos 5 enfants à leurs tristes sorts ... Afin d'équilibrer le voyage nous avons rajouté Etosha et ses troupeaux d'animaux. Niveau hébergement ce sera simple à organiser, nous dormirons sur le toit du 4x4 ! ... et pour nous gâter nous avons réservé 2 nuits dans la villa du Mount Etjo !. 
Pour ceux qui ont raté le premier épisode voici le résumé:
02 avril 2016 Frankfurt vers 20h Un passeport nous ouvre le monde à condition de remplir certaines conditions qui sont pour la Namibie une durée de validité de mois après le RETOUR et si c'est comme l'Afrique Du Sud, avoir au moins 4 ou 6 pages de libre en fin de carnet. Ca, en voyageur prévenant, tu l'auras vérifié avant de partir... ou pas
Et quand tu ne l'auras pas fait tu passeras, serein, l'enregistrement, le contrôle, la sécurité et au dernier moment, alors que tu t'imagines déjà t'affaler dans le fauteuil de la salle d'enregistrement tu seras arrêté, stoppé net par la rigueur Namibienne. L'embarquement te seras refusé. Magnanime Air Namibia acceptera de te réserver un siège pour un vol 2 jours plus tard, en revanche le voyageur qui seul se rendra en Namibie, en plus de sa tristesse, se trouvera allégé de 170 € car mathématiquement il se retrouvera possesseur d'un second bagage
03 avril A l'arrivée le chauffeur d'Asco était là, à 7h nous étions à l'agence pour réceptionner le véhicule. Je craignais que le succès aidant le niveau de la prestation baisse, mais il en est rien. Service au top. Nous avons eu un Hilux 3l Safari, équipé de 2 tentes 2 personnes qui n'avait que 6.000 kms au compteur Au passage, chez Asco ils n'ont pas compris le concept de réserver pour 4 et arriver à 3... mais bon... Ensuite direction Shoprite, on ne perd pas les bonnes habitudes: 60 litres d'eau, fruits, légumes, viandes, etc, ... Pendant ce temps je suis resté dans la voiture pour tout bien installer... erreur !!! Ne jamais laisser deux femmes SEULES (je vous rappelle que le second "mâle" se morfond à Strasbourg) faire les courses sans quantifier CLAIREMENT les besoins en viande rouge, en bière et en vin
Ensuite direction Otjiwarongo où nous avons été superbement bien accueilli par Emmanuel et Orlande qui nous a gratifié d'un excellent gigot et clafoutis aux prunes. Préparés "à la va vite" dixit la patronne... mouais mouais Otjiwarongo, que je ne connaissais pas avant, deviendra une plaque tournante... mais j'en reparlerais... L'après-midi nous prendront la route pour Etosha où nous logeons à Okaukuejo dans 2 chambres doubles. Concernant la route Windhoek - Etosha: on lui a décerné la palme de la route la moins intéressante de toute la Namibie, au mieux vous aurez des termitières à contempler...



04 avril C'est parti pour une journée animaux ... Lever 6h pour être sur les pistes de bonne heure. D'autant plus qu'on a entendu des rugissements.
Ils sont là, à Nebrownii ...

A midi pause casse-croûte suivi d'une agréable sieste avant de repartir à la recherche des zanimaux ...
... animaux on a dit !
Etosha est tout plat, des prairies et de des broussailles avec un immense pan au milieu, cela donne une ambiance, un paysage inhabituel auquel nous ne sommes pas insensibles...
Ce que nous aimons aussi beaucoup à Etosha c'est le grand nombre de pistes et de points d'eau ... il y a un côté "pari" quand il s'agit de choisir vers où aller ... Olifansbad nous offrira de magnifiques scènes !!!

C'est en fin de journée qu'on fait, habituellement, les plus belles rencontres et là nous serons gâtés: Nous sommes sur le retour pour arriver avant la fermeture des portes et tout d'un coup, devant nous, une femelle hyène avec 6 petits ... magnifique rencontre que nous serons seul à faire

Plus loin sur la même route, alors que l’on voyait des crottes d’éléphants de plus en plus fraiches, un gros éléphant est sorti des fourrés et a traversé devant nous, suivi de plusieurs autres dont un éléphanteau qui suivait sa mère. On a dû reculer un peu car un jeune adulte s’est tourné vers nous et commençait à approcher de la voiture (impressionnant !).
Ce soir nous dormirons à Halali. Le camp est sympa, nettement moins important que Okaukuejo. Le waterhole est un peu à l'écart et on est installé sur des rochers un peu en surplomb, très bien ... en revanche nous n'aurons pas autant de chances qu'à Okaukuejo, nous ne verrons qu'une hyène et un marabout.
Ne voulant pas forcer les lecteurs à relire entièrement le premier épisode j'ai décidé de lancer un nouveau carnet et je vous promet d'aller au bout 😉 La version "longue" est ici
Ah la Namibie ... c'est notre paradis à nous et nous voulions y retourner, notamment pour découvrir deux lieux mythiques: Marienfluss et Hartmann Valley, qui se trouvent tout au nord-ouest du pays.😮 Nos amis, avec qui nous étions en Bolivie, ont été emballé par nos histoires Africaines, du coup c'est à 4 que nous partirons abandonnant ainsi nos 5 enfants à leurs tristes sorts ... Afin d'équilibrer le voyage nous avons rajouté Etosha et ses troupeaux d'animaux. Niveau hébergement ce sera simple à organiser, nous dormirons sur le toit du 4x4 ! ... et pour nous gâter nous avons réservé 2 nuits dans la villa du Mount Etjo !.

Pour ceux qui ont raté le premier épisode voici le résumé:
02 avril 2016 Frankfurt vers 20h Un passeport nous ouvre le monde à condition de remplir certaines conditions qui sont pour la Namibie une durée de validité de mois après le RETOUR et si c'est comme l'Afrique Du Sud, avoir au moins 4 ou 6 pages de libre en fin de carnet. Ca, en voyageur prévenant, tu l'auras vérifié avant de partir... ou pas
Et quand tu ne l'auras pas fait tu passeras, serein, l'enregistrement, le contrôle, la sécurité et au dernier moment, alors que tu t'imagines déjà t'affaler dans le fauteuil de la salle d'enregistrement tu seras arrêté, stoppé net par la rigueur Namibienne. L'embarquement te seras refusé. Magnanime Air Namibia acceptera de te réserver un siège pour un vol 2 jours plus tard, en revanche le voyageur qui seul se rendra en Namibie, en plus de sa tristesse, se trouvera allégé de 170 € car mathématiquement il se retrouvera possesseur d'un second bagage
03 avril A l'arrivée le chauffeur d'Asco était là, à 7h nous étions à l'agence pour réceptionner le véhicule. Je craignais que le succès aidant le niveau de la prestation baisse, mais il en est rien. Service au top. Nous avons eu un Hilux 3l Safari, équipé de 2 tentes 2 personnes qui n'avait que 6.000 kms au compteur Au passage, chez Asco ils n'ont pas compris le concept de réserver pour 4 et arriver à 3... mais bon... Ensuite direction Shoprite, on ne perd pas les bonnes habitudes: 60 litres d'eau, fruits, légumes, viandes, etc, ... Pendant ce temps je suis resté dans la voiture pour tout bien installer... erreur !!! Ne jamais laisser deux femmes SEULES (je vous rappelle que le second "mâle" se morfond à Strasbourg) faire les courses sans quantifier CLAIREMENT les besoins en viande rouge, en bière et en vin
Ensuite direction Otjiwarongo où nous avons été superbement bien accueilli par Emmanuel et Orlande qui nous a gratifié d'un excellent gigot et clafoutis aux prunes. Préparés "à la va vite" dixit la patronne... mouais mouais Otjiwarongo, que je ne connaissais pas avant, deviendra une plaque tournante... mais j'en reparlerais... L'après-midi nous prendront la route pour Etosha où nous logeons à Okaukuejo dans 2 chambres doubles. Concernant la route Windhoek - Etosha: on lui a décerné la palme de la route la moins intéressante de toute la Namibie, au mieux vous aurez des termitières à contempler...



04 avril C'est parti pour une journée animaux ... Lever 6h pour être sur les pistes de bonne heure. D'autant plus qu'on a entendu des rugissements.
Ils sont là, à Nebrownii ...


A midi pause casse-croûte suivi d'une agréable sieste avant de repartir à la recherche des zanimaux ...
... animaux on a dit !Etosha est tout plat, des prairies et de des broussailles avec un immense pan au milieu, cela donne une ambiance, un paysage inhabituel auquel nous ne sommes pas insensibles...
Ce que nous aimons aussi beaucoup à Etosha c'est le grand nombre de pistes et de points d'eau ... il y a un côté "pari" quand il s'agit de choisir vers où aller ... Olifansbad nous offrira de magnifiques scènes !!!

C'est en fin de journée qu'on fait, habituellement, les plus belles rencontres et là nous serons gâtés: Nous sommes sur le retour pour arriver avant la fermeture des portes et tout d'un coup, devant nous, une femelle hyène avec 6 petits ... magnifique rencontre que nous serons seul à faire

Plus loin sur la même route, alors que l’on voyait des crottes d’éléphants de plus en plus fraiches, un gros éléphant est sorti des fourrés et a traversé devant nous, suivi de plusieurs autres dont un éléphanteau qui suivait sa mère. On a dû reculer un peu car un jeune adulte s’est tourné vers nous et commençait à approcher de la voiture (impressionnant !).

Ce soir nous dormirons à Halali. Le camp est sympa, nettement moins important que Okaukuejo. Le waterhole est un peu à l'écart et on est installé sur des rochers un peu en surplomb, très bien ... en revanche nous n'aurons pas autant de chances qu'à Okaukuejo, nous ne verrons qu'une hyène et un marabout.
Bonjour,
Je commence à réfléchir à un voyage en aout (hiver donc en Namibie).
Voici mes questions :
1) J'aimerais privilégier la balade en mongolfière à Sesriem, au matin avant de partir vers Solitaire. En arrivant la veille, en début d'après midi sur Sesriem, est-il possible de faire Deadvlei puis la dune 45 (coucher du soleil vers 17h30)? En fait j'aimerais savoir combien il faut que je compte de temps depuis l'entrée du parc pour estimer l'heure de départ de cette visite, je précise, avec 4x4. (route jusque Deadvlei 1h ou + ?, temps "raisonnable"sur place" à deadvlei ?, retour vers dune 45 0h20 ?, montée de la dune 1h30 me semble t-il ? Je sais qu'il ne faut pas rater l'heure de la sortie du parc.
2) J'ai vu que le canyon de Sesriem était proche de l'entrée du parc. Combien de temps prend la visite ? Faut-il obligatoirement prendre un guide ? Intérêt de cette visite ?
3) Changeons de région : Spitzkoppe se visite t-il facilement (indications) ?
3) Après avoir lu pas mal de carnets de voyages (merci Krikri, Max68 et les autres...) si ce voyage doit se faire, il se fera en alternant fermes d'hotes et lodges (pas de camping). J'ai déjà fait mes recherches, notamment sur tripadvisor pour les avis. Je crois que j'ai vu tout ce que la Namibie comptait d'hôtels, de lodges et de guest farms. J'ai fait des tris (en éliminant notamment les plus chers et les mal côtés) pour finalement en retenir quelques uns. Dans ma liste, il y a des hébergements un peu moins "cités" dans les carnets de voyage et autres... Y en a t-il parmi vous qui pourraient témoigner de leur passage dans ces hébergements un peu moins connus : - Burgsdorf Goat & Guest Farm - Solitaire guest farm desert ranch - Brandberg rest camp - Desert breeze lodge - Etosha Safari Lodge & Camp
Merci d'avance pour vos réponses.
Voici mes questions :
1) J'aimerais privilégier la balade en mongolfière à Sesriem, au matin avant de partir vers Solitaire. En arrivant la veille, en début d'après midi sur Sesriem, est-il possible de faire Deadvlei puis la dune 45 (coucher du soleil vers 17h30)? En fait j'aimerais savoir combien il faut que je compte de temps depuis l'entrée du parc pour estimer l'heure de départ de cette visite, je précise, avec 4x4. (route jusque Deadvlei 1h ou + ?, temps "raisonnable"sur place" à deadvlei ?, retour vers dune 45 0h20 ?, montée de la dune 1h30 me semble t-il ? Je sais qu'il ne faut pas rater l'heure de la sortie du parc.
2) J'ai vu que le canyon de Sesriem était proche de l'entrée du parc. Combien de temps prend la visite ? Faut-il obligatoirement prendre un guide ? Intérêt de cette visite ?
3) Changeons de région : Spitzkoppe se visite t-il facilement (indications) ?
3) Après avoir lu pas mal de carnets de voyages (merci Krikri, Max68 et les autres...) si ce voyage doit se faire, il se fera en alternant fermes d'hotes et lodges (pas de camping). J'ai déjà fait mes recherches, notamment sur tripadvisor pour les avis. Je crois que j'ai vu tout ce que la Namibie comptait d'hôtels, de lodges et de guest farms. J'ai fait des tris (en éliminant notamment les plus chers et les mal côtés) pour finalement en retenir quelques uns. Dans ma liste, il y a des hébergements un peu moins "cités" dans les carnets de voyage et autres... Y en a t-il parmi vous qui pourraient témoigner de leur passage dans ces hébergements un peu moins connus : - Burgsdorf Goat & Guest Farm - Solitaire guest farm desert ranch - Brandberg rest camp - Desert breeze lodge - Etosha Safari Lodge & Camp
Merci d'avance pour vos réponses.
Bonjour à tous,
Tout d'abord, je me présente: Moi c'est Brigitte et je suis fiancée à Pierre depuis quelques mois maintenant. Comme tout le monde ici, nous aimons voyager et surtout découvrir de nouveaux paysages, même si nous ne sommes pas encore des globes trotteurs. En effet, nous n'avons à notre actif "que" deux beaux grands voyages de 4 et 5 semaines dans l'ouest des USA (j'en profite pour remercier les membres de ce forum pour leurs superbes carnets qui nous ont bien aidé dans les préparations de ces escapades) et quelques autres destinations plus courtes à droite et à gauche.
Cette fois-ci, à l'occasion de notre voyage de noces, c'est en Namibie que nous aimerions mettre les pieds. Pour cela nous avons la possibilité de prendre 18 jours et nous pensons les consacrer essentiellement au nord du pays.
Seulement, l'organisation n'est pas aussi simple qu'en Amérique. Ayant peur de commettre de grosses erreurs, nous nous sommes adressés à une agence locale qui nous a remis un itinéraire relativement personnalisé, correspondant à notre budget mais pour 10 jours à la place des 18 espérés. Aïe. Nous nous rendons compte que tout est plus cher en Namibie, surtout l'hébergement. Les informations sur les tarifs de ces derniers sont d'ailleurs fort difficiles à trouver. Pour tout dire, nous sommes maintenant habitués aux Super 8 américains, très pratiques (laverie, micro ondes, frigo, sanitaires privés, toujours confortables et jamais luxueux), à un prix modeste. Et je ne vois quel pourrait être l'équivalent en Namibie. Nous allons donc revoir notre budget initial à la hausse mais il n'est malheureusement extensible à l'infini.
J'en arrive à la raison de ce message: l'itinéraire!
Difficile d'établir un itinéraire sans savoir s'il pourra convenir au budget et surtout aux distances. Je me demande aussi si les étapes que j'ai sélectionnées en valent toutes la peine et si elles sont bien réparties. J'ai donc besoin de votre aide!
Voici les étapes qui nous intéressent, classées plus ou moins par jour. Pourriez-vous m'aider à l'affiner? Me dire si certaines étapes ne sont pas utiles ou trop éloignées ou s'il faut rajouter du temps pour en profiter? A savoir que nous aimerions axer le voyage sur la découverte des grands animaux et des différents paysages. Pour le moment, je n'ai quasiment aucune idée des endroits où l'on pourrait loger.
Trajet: Francfort/Windhoek (vols aller et retour de nuit, arrivée tôt le matin)
J1: Erindi J2: Okonjima J3: Waterberg NP J4: Mundulea J5 à J11: Etosha (d'Est en Ouest: 2j à Namutoni, 2j à Halali, 2j Okaukuejo et peut-être une nuit à Dolomite camp si cela vaut le coup) J12: Twyfelfontein J13: Walvis Bay (Kayak le matin à prévoir) J14: Namib Rand Nature Reserve J15: Sossusvlei J16 et J17 à caser quelque part J18: Windhoek
Je m'excuse à l'avance pour les probables fautes d'orthographes dans les noms, j'essaye mais je n'y arrive pas et je me réjouis d'entendre les prononciations!
J'ai lu sur le forum que Spitzkoppe était un très bel endroit. Comme nous ne désirons pas faire de camping, je me demande si c'est tout de même possible et intéressant de l'intégrer au programme. J'avais pensé également à Epupa Falls mais ce site me semble fort excentré et je me pose la question du débit des chutes en octobre. Et pour les Welwitschia plains du côté de Swakopmund, ça vaut la peine? (j'ai également noté la vallée de la Lune et la Dune 7 dans le coin)
Le programme peut être revu dans tous les sens, c'est un premier jet qui ne demande qu'à être restructuré. Rien n'est réservé, même pas les vols. Le voyage se ferait à partir de la deuxième semaine d'octobre mais peut être avancé à la première s'il faut. Je me rends bien compte que le projet en est encore au tout début et qu'il reste beaucoup de travail.
Je vous remercie d'avance pour votre aide.
Tout d'abord, je me présente: Moi c'est Brigitte et je suis fiancée à Pierre depuis quelques mois maintenant. Comme tout le monde ici, nous aimons voyager et surtout découvrir de nouveaux paysages, même si nous ne sommes pas encore des globes trotteurs. En effet, nous n'avons à notre actif "que" deux beaux grands voyages de 4 et 5 semaines dans l'ouest des USA (j'en profite pour remercier les membres de ce forum pour leurs superbes carnets qui nous ont bien aidé dans les préparations de ces escapades) et quelques autres destinations plus courtes à droite et à gauche.
Cette fois-ci, à l'occasion de notre voyage de noces, c'est en Namibie que nous aimerions mettre les pieds. Pour cela nous avons la possibilité de prendre 18 jours et nous pensons les consacrer essentiellement au nord du pays.
Seulement, l'organisation n'est pas aussi simple qu'en Amérique. Ayant peur de commettre de grosses erreurs, nous nous sommes adressés à une agence locale qui nous a remis un itinéraire relativement personnalisé, correspondant à notre budget mais pour 10 jours à la place des 18 espérés. Aïe. Nous nous rendons compte que tout est plus cher en Namibie, surtout l'hébergement. Les informations sur les tarifs de ces derniers sont d'ailleurs fort difficiles à trouver. Pour tout dire, nous sommes maintenant habitués aux Super 8 américains, très pratiques (laverie, micro ondes, frigo, sanitaires privés, toujours confortables et jamais luxueux), à un prix modeste. Et je ne vois quel pourrait être l'équivalent en Namibie. Nous allons donc revoir notre budget initial à la hausse mais il n'est malheureusement extensible à l'infini.
J'en arrive à la raison de ce message: l'itinéraire!
Difficile d'établir un itinéraire sans savoir s'il pourra convenir au budget et surtout aux distances. Je me demande aussi si les étapes que j'ai sélectionnées en valent toutes la peine et si elles sont bien réparties. J'ai donc besoin de votre aide!
Voici les étapes qui nous intéressent, classées plus ou moins par jour. Pourriez-vous m'aider à l'affiner? Me dire si certaines étapes ne sont pas utiles ou trop éloignées ou s'il faut rajouter du temps pour en profiter? A savoir que nous aimerions axer le voyage sur la découverte des grands animaux et des différents paysages. Pour le moment, je n'ai quasiment aucune idée des endroits où l'on pourrait loger.
Trajet: Francfort/Windhoek (vols aller et retour de nuit, arrivée tôt le matin)
J1: Erindi J2: Okonjima J3: Waterberg NP J4: Mundulea J5 à J11: Etosha (d'Est en Ouest: 2j à Namutoni, 2j à Halali, 2j Okaukuejo et peut-être une nuit à Dolomite camp si cela vaut le coup) J12: Twyfelfontein J13: Walvis Bay (Kayak le matin à prévoir) J14: Namib Rand Nature Reserve J15: Sossusvlei J16 et J17 à caser quelque part J18: Windhoek
Je m'excuse à l'avance pour les probables fautes d'orthographes dans les noms, j'essaye mais je n'y arrive pas et je me réjouis d'entendre les prononciations!
J'ai lu sur le forum que Spitzkoppe était un très bel endroit. Comme nous ne désirons pas faire de camping, je me demande si c'est tout de même possible et intéressant de l'intégrer au programme. J'avais pensé également à Epupa Falls mais ce site me semble fort excentré et je me pose la question du débit des chutes en octobre. Et pour les Welwitschia plains du côté de Swakopmund, ça vaut la peine? (j'ai également noté la vallée de la Lune et la Dune 7 dans le coin)
Le programme peut être revu dans tous les sens, c'est un premier jet qui ne demande qu'à être restructuré. Rien n'est réservé, même pas les vols. Le voyage se ferait à partir de la deuxième semaine d'octobre mais peut être avancé à la première s'il faut. Je me rends bien compte que le projet en est encore au tout début et qu'il reste beaucoup de travail.
Je vous remercie d'avance pour votre aide.
Bonjour,
Je commence un projet pour mes parents, mon souhait est de leur programmer un parcours sur 2 mois en 2018 partant de Johannesburg jusqu'à Victora falls via Swaziland, Lesotho, le Cap, namibie, Caprivi en gros dans ces grandes lignes. je voudrais leur prevoir un voyage atypique tranquille a leur image. Budget previsionnel 10000 euros tt compris (hors vol) location vehicule classique de Johanesburg au cap et ensuite location 4*4 équipé tente Je suis a la recherche de personnes pouvant m aider a réaliser ce projet car plein d'idées mais difficile pour moi de prendre certaine décisions. Alors je suis en attente de toutes vos propositions !!!!!
je pense que je m'y prend assez en avance depart septembre 2018
Merci a tous qui voudront prendre le temps de me répondre, merci pour mes parents car ce sont des gens formidables et ils méritent que je me décarcasse pour eux
Willy
Je commence un projet pour mes parents, mon souhait est de leur programmer un parcours sur 2 mois en 2018 partant de Johannesburg jusqu'à Victora falls via Swaziland, Lesotho, le Cap, namibie, Caprivi en gros dans ces grandes lignes. je voudrais leur prevoir un voyage atypique tranquille a leur image. Budget previsionnel 10000 euros tt compris (hors vol) location vehicule classique de Johanesburg au cap et ensuite location 4*4 équipé tente Je suis a la recherche de personnes pouvant m aider a réaliser ce projet car plein d'idées mais difficile pour moi de prendre certaine décisions. Alors je suis en attente de toutes vos propositions !!!!!
je pense que je m'y prend assez en avance depart septembre 2018
Merci a tous qui voudront prendre le temps de me répondre, merci pour mes parents car ce sont des gens formidables et ils méritent que je me décarcasse pour eux
Willy
Bonjour,
Nous péparons un voyage en Namibie avec 2 jeunes enfants qui auront 4 et 6 ans au moment du voyage. Notre voyage sera un mix de camping et lodge. Pour la sécurité des enfants nous nous posons les questions suivantes:
- est il possible de fermer les tentes 'à clef' pour empêcher les enfants de sortir des tentes la nuit (par exemple avec un petit cadenas?) et éviter qu'ils ne tombent du toit !!
- serait il plus prudent de dormir dans chaque tente avec 1 adulte et 1 enfant ?
Qui a un retour d'expérience à me raconter? Merci!
Qui a un retour d'expérience à me raconter? Merci!
Bonjour,
Ma femme et ma fille (14 ans) partiront en Namibie du 17 au 29 octobre 2016. Pour ce voyage, nous avons l'intention de louer un 4 x 4.
Est-ce que quelqu'un pourrait nous conseiller un circuit pour qu'on puisse découvrir une partie de ce magnifique pays ? Est-ce qu'il est conseillé de réserver des hôtels à l'avance ? Quelle devise utiliser ? Avez-vous une adresse de louer de 4 x 4 ?
Je vous remercie d'avance pour toutes vos informations. Amitiés.
Ma femme et ma fille (14 ans) partiront en Namibie du 17 au 29 octobre 2016. Pour ce voyage, nous avons l'intention de louer un 4 x 4.
Est-ce que quelqu'un pourrait nous conseiller un circuit pour qu'on puisse découvrir une partie de ce magnifique pays ? Est-ce qu'il est conseillé de réserver des hôtels à l'avance ? Quelle devise utiliser ? Avez-vous une adresse de louer de 4 x 4 ?
Je vous remercie d'avance pour toutes vos informations. Amitiés.
Bonjour
Je suis a la recherche du meilleur itineraire pour rejoindre les chutes d epupa depuis Sesfontein. J ai cru comprendre que les pistes etaient tres difficiles et l on conseille de circuler a 2 vehicules. Malheureusement nous sommes seuls a moins de trouver sur place des personnes sur ce trajet. Que me conseillez vous. Ensuite depuis Epupa on veut suivre la route jusqu`a Ruacana.
Merci
Je suis a la recherche du meilleur itineraire pour rejoindre les chutes d epupa depuis Sesfontein. J ai cru comprendre que les pistes etaient tres difficiles et l on conseille de circuler a 2 vehicules. Malheureusement nous sommes seuls a moins de trouver sur place des personnes sur ce trajet. Que me conseillez vous. Ensuite depuis Epupa on veut suivre la route jusqu`a Ruacana.
Merci
Hello, nous pensons partir en aout en namibie. Qulqu'un aurait-il un bon plan pour les tickets d'avion car le prix est fort cher ? Nouspartons de bruxelles. Nous voyageons en famille 2adultes, 2enfants (12 et 15ans).on aimerait louer un jeep avec tente sur le toit. Avez-vs un idee du budget pour 20 nuits ? Merci
Bonjour à toutes et tous !
J'ai à peu près déterminé mon parcours ( WDH-Waterberg-Etosha-Epupa-Sesfontein-Grootberg-Brandberg-Océan-WDH) et je me suis aperçue que vu l'offre réduite de logements (et les prix...enfin le rapport qualité prix), j'allais alterner camping et lodge.
Je me demande donc laquelle de ces 2 options est la plus pratique :

Le bon vieux toyot avec tente sur le toit
ou

Le même toyot mais avec tente sur le plateau....
La place dans la tente est plus grande dans le véhicule 2 ( lit 1.6 sur 2.3 au lieu de 1.2 sur 2.4) mais pour les bagages, ça me semble un peu juste (compartiment sous la tente). Le concept me parait aussi plus adapté aux gens bien organisés.....
Quelques questions en vrac :
- La taille du frigo : genre minibar d'hotel ?
- Les emplacements de camping : avec électricité comme souvent en AFS ?
- Le montage de la tente pour les nuls : aussi facile que la démo filmée chez Asco ?
- Que manque-t-il dans le kit de base de tout loueur ? (J'ai noté l'absence de porte filtre pour faire le café mais c'est pareil en AFS.....)
Merci😉
J'ai à peu près déterminé mon parcours ( WDH-Waterberg-Etosha-Epupa-Sesfontein-Grootberg-Brandberg-Océan-WDH) et je me suis aperçue que vu l'offre réduite de logements (et les prix...enfin le rapport qualité prix), j'allais alterner camping et lodge.
Je me demande donc laquelle de ces 2 options est la plus pratique :

Le bon vieux toyot avec tente sur le toit
ou

Le même toyot mais avec tente sur le plateau....
La place dans la tente est plus grande dans le véhicule 2 ( lit 1.6 sur 2.3 au lieu de 1.2 sur 2.4) mais pour les bagages, ça me semble un peu juste (compartiment sous la tente). Le concept me parait aussi plus adapté aux gens bien organisés.....
Quelques questions en vrac :
- La taille du frigo : genre minibar d'hotel ?
- Les emplacements de camping : avec électricité comme souvent en AFS ?
- Le montage de la tente pour les nuls : aussi facile que la démo filmée chez Asco ?
- Que manque-t-il dans le kit de base de tout loueur ? (J'ai noté l'absence de porte filtre pour faire le café mais c'est pareil en AFS.....)
Merci😉
Bonjour,
je commence à m'intéresser à un voyage en Namibie.
A la lecture des posts, il semble être nécessaire de réserver longtemps à l'avance (de l'ordre d'une année ?)
D'autant que de faire une petite extension au Botswana me tente bien.
J'aurai sûrement une foule de renseignements à collecter avant, les participants à ce forum n'en sont pas avares, et je les remercie par avance du temps qu'ils y passeront
Dans un premier temps, il y a l'établissement du circuit et des points d'intérêts.
Le premier frein: c'est le budget... qui va définir la durée, je pars sur 3 bonnes semaines
J'ai vu ce circuit chez un T.O. (bien noté par les forumistes):
Windhoek / Amani lodge
Sesriem / désert Homestead
Sossuvlei / désert Namib lodge
Walvis Bay / Lagon lodge
Walvis Bay / Lagon lodge
Brandberg / White Lady lodge
Damaraland / Grootberg lodge
Damaraland / Grootberg lodge
Etosha / Okaukuego
Etosha / Namutoni
Rundu / Hakusembe river lodge
Kasane / Chobe Safari lodge
Chobe / chobe safari lodge
Chobe / chobe safari lodge
Victoria falls / chobe safari lodge
Nata / Nata lodge
Maun / Crocodile Camp
Delta de l'Okakavango / Crocodile Camp
Ghanzi / Dque Qare game
Windhoek / Londiningi / guesthouse
Quelques activités sont prévues, on en reparlera, dans un premier temps, j'aimerai connaître vos avis de spécialistes et vos suggestions. A quelle époque vaut-il mieux le faire ? (j'envisageai sept/ oct) Quel type de véhicule ? Ce voyage sera le dernier "grand voyage" que nous ferons, c'est pourquoi je voudrai essayer de le réaliser au mieux.
Cordialement
Quelques activités sont prévues, on en reparlera, dans un premier temps, j'aimerai connaître vos avis de spécialistes et vos suggestions. A quelle époque vaut-il mieux le faire ? (j'envisageai sept/ oct) Quel type de véhicule ? Ce voyage sera le dernier "grand voyage" que nous ferons, c'est pourquoi je voudrai essayer de le réaliser au mieux.
Cordialement
8 octobre, ça y est, le grand jour est enfin arrivé ! On part pour la Namibie et le Botswana. 12h20, départ du TGV pour l’aéroport de Paris. On arrive à 14h. Là, longue attente jusque… 19h30, heure du décollage de l’avion de South African Airlines pour Johannesburg.
9 octobre. Après 9h40 de vol, on atterrit à 5h40 à l’aéroport de Johannesburg. Un climat plutôt froid et humide (12°C) nous accueille. Le voyage a été long, très fatigant et… on a mal dormi… ! On s’affale donc rapidement sur les sièges de l’aéroport. Un peu reposé, à 13h30, on re-décolle pour Windhoek en Namibie et on atterrit à 15h30. Ca y est, on est arrivé à destination (18°C) ! Et malgré la mauvaise réputation de la compagnie pour les bagages, nous n’attendrons pas deux minutes avant de les récupérer ! A la sortie de l’aéroport, un petit gars nous attend pour nous conduire à l’établissement de location de voiture (African Tracks). Là, un 4x4 Nissan nous attend, avec une tente sur le toit et tout le matos nécessaire dans le coffre. Ici, l’aventure commence ! Premiers moments de conduites à gauche en plein centre de la capitale… pas évident ! Mais ça va, on arrive vivant au « Chameleon backpackers », où nous passerons la nuit.
Nous partons à pied pour faire les courses. Nous nous rendons au centre commercial hyper bien achalandé. Puis après les courses de nourriture, premier gros souci, ma carte se fait avaler dans le distributeur sous prétexte d’avoir fait 3 fois le mauvais code. Super inquiet, nous appeleons la centrale qui nous dit qu’ils s’occuperont de cela le lendemain matin ! Nous rentrons un peu désespérés et sans liquide au backpacker. Trop nazes, nous ne profiterons pas des lieux pourtant charmant : piscine au bord de laquelle se trouve le bar et le coin TV sous un toit de paille.
Nuit : Chamaleon Backpacker. 29 euros la nuit en chambre double. Aucuns problèmes pour trouver des banques et de commerces.
10 octobre. Après une nuit un peu fraîche, nous rangeons nos affaires et nous nous rendons au centre commercial. Là, nous arrivons pile au bon moment, car la personne en charge de relever les cartes bloquées est justement là ! Il nous rend notre carte et réessayons mais impossible, la machine refuse de coopérer. Depuis ce moment, la seule manière de retirer du cash a été de nous rendre directement au guichet d’une banque, et d’y faire des retraits. Inconvénients : frais supplémentaires de la banque et en général, l’opération prend entre 20 et 30 minutes… Après quelques dernières emplettes, nous prenons la route un peu en retard pour le Botswana, à 12h15 ! Les paysages sont tjrs assez plats, arides et quelques animaux peuplent les bords de routes, comme quelques phacochères et oryx de cap. Mais ce sont surtout les vaches, ânes et chevaux qui en ont fait leur aire de paisse privilégiée puisque les eaux de pluies ruissellent de la route sur le bord, où l’herbe est plus « verdoyante » hummm. Donc la prudence est de mise avec les animaux qui traversent, même si l’état impeccable des routes nous permettrait de rouler beaucoup plus vite. A 15h30 nous passons la frontière sans encombre, quelques formalités et à 16h nous redémarrons pour D’kar. Nous arrivons vers 19h00, à la fin de journée, un peu fatigués par la route, à la « Dqae Qare Game Farm ». Ce lieu est un projet communautaire mis en place il y a plus de 10 ans par des San ou Bushmen (cf. « Les dieux sont tombés sur la tête ») afin de pouvoir faire vivre leur culture en la montrant aux touristes ou aux écoles. Bien que le concept puisse paraître « toubab » sur le papier, ce lieu est loin d’être dédié au tourisme de masse. Nous sommes deux voitures là où se trouvent les « campsites ». Les sanitaires sont basiques (mais quand même eau chaude et tout le toutim) mais propres. Un des bushmen des lieux nous apporte gracieusement du bois pour notre feux et nous propose de venir voir les danses autour du feux que vont réaliser quelques uns de ses compatriotes pour un petit groupe d’ « overlander » arrivé plus tard. Après notre premier repas cuit sur le feu, bien que fatigués, nous y allons et heureusement ! Assis sur un bon divan sous un toit de paille ou sur un rondin de bois autour du feu, nous observons la magie du spectacle. Trois hommes habillés de manière traditionnelle (notamment avec des « grelots » de coquille d’autruche autour des chevilles) dansent autour du feu en frappant avec leurs pieds sur le sol, en poussant des sons de gémissement et les femmes assistent autour frappent dans leur mains en chantant. Très fatigante, cette danse semble vraiment amener les danseurs en transe.
Nuit : Dqae Qare Game Farm. Campsite pour environ 10 euros. Distance Windhoek à D’kar : 6h30
11 octobre. Après une première nuit un peu fraîche en tente, nous remballons le barda et faisons route pour Maun, la « capitale » de la région du delta de l’Okavango. Nous y arrivons début d’après midi et allons nous installer au Back to the Bridge Backpackers C’est un super endroit au bord d’une rivière, un bar sous un toit de paille avec un babyfoot et une petite piscine. Les sanitaires sont construits à la « Robinson Crusoé »Les tenanciers, David et Helena sont supers sympa et de bons conseils pour le voyage. Les lieux semblent être essentiellement fréquentés par des mecs aux allures de baroudeurs alcooliques ! Ambiance très sympa. Nous allons faire des courses dans le centre puis essuyons une grosse pluie tropicale, la seule de notre séjour !
Nuit : Back to the Bridge Backpacker pour 15 euros environ. Commerces et banques nombreux à Maun. Distance D’kar à Maun : 3 heures de route
12 octobre. Aujourd’hui, c’est journée mokoro sur la Borrow River, une des nombreuses rivières de l’Okavango. Les mokoros sont des pirogues de bois traditionnellement faites d’un tronc d’arbres évidés (le nôtre était fait d’un Sycomore Fig Tree). Actuellement, les mokoro sont de plus en plus fabriqués en matière synthétique. L’embarcation est mise en mouvement par une grande perche de bois avec on pousse sur le fond de la rivière. Un « pooler » est en charge de le faire. Les seuls personnes autorisées à « poler » les mokoros sont des habitants de la région, qui sont assurés de toucher un salaire décent. La journée s’écoule au fil de l’eau au rythme des poussées de baton. Nous croisons sous une chaleur torride nos premiers zèbres et éléphants sur les bords de l’eau. Malheureusement (ou heureusement !) nous ne croiserons ni hippos ni crocos, l’eau étant trop peu profonde et donc trop chaude pour ces charmantes bestioles. Vers 12h30, nous nous arrêtons pour picniquer et entreprenons pour un bushwalk guidé par notre … guide à la recherche d’animaux et autres curiosités. Nous ne croiserons rien de bien méchant mais observerons des traces d’hippo, une fourrure témoin du repas d’un grand prédateur, et divers oiseaux. C’est une journée relax qui se terminera au backpackers.
Nuit : Back to the Bridge Backpacker. Mokoro : facilement réservable via le backpacker.
13 octobre. Après une nuit un peu bruyante (musique du bar et surtout, chauve-souris), nous prenons la route. Nous aurions voulu nous rendre 1 nuit au North Bridge campsite du Moremi Game Reserve afin d’en voir au moins un bout. Mais nous n’avions rien réservé donc rien de sûr pour le logement (bien qu’il semble facile de demander un site une fois sur place, même si tout est soi-disant réservé. Nous décidons donc de nous rendre au Mankwe Bush Lodge, un peu à l’est de North Bridge et situé à 1h30 de l’entrée du Chobe National Park. Heureusement, nous avions fait le bon choix car 2 km avant d’arriver au lodge, et après seulement les 4 premiers km de piste sableuse, notre moteur se met à chauffer incroyablement fort. Nous arrivons un peu affolés au lodge, où par chance la personne qui nous accueille et nous annonce qu’il est mécanicien ! Le radiateur était en fait couvert d’herbes sèche accumulées au cours des voyages précédents, qui entravaient la circulation de l’air rafraîchissant. Après une réparation en bonne et due forme, le mécanicien me fait tester la bonne réparation en roulant dans le sable et en profite pour me dispenser quelques conseils pour ne pas s’ensabler. Selon lui, avec le blocage de différentiel avant et les 4 roues motrices, je peux sortir du sable sans jamais devoir sortir du véhicule et creuser. Merci à lui, car jamais nous n’aurons de problème d’ensablement par la suite. Le lodge est vide et nous prenons possession de notre campsite situé à 3 km des batiments du lodge. Nous sommes seuls au milieu d’un paysage surprenant : on dirait une fôret d’automne au milieu du désert, tout les arbres ayant perdu le feuilles qui s’entassent sur le sol sableux au pied des troncs. Chaque campsite est bordé par une toilette et une douche privative faite en bois. Nous rentrons dans notre tente au coucher du soleil, l’endroit étant souvent visité par des ratels et hyènes.
Nuit : Mankwe Bush Lodge Distance Maun à Mankwe Bush Lodge : 2-3h
14 octobre. Nous prenons la route pour le Chobe National Park. Après 1h30 de route, guidées par endroits par quelques enfants montant sur le véhicule, nous atteignons l’entre du Chobe. Nous roulons vers le Savuti Campsite par la route ouest (voir carte Veronica Roodt, Shell). Nous croisons 2 superbes lions mâles couchés au bord de la route à 3 m de la voiture ! Nous verrons également de nombreux phacochères, des girafes, des impalas, guêpiers, rolliers, aigle martial et autres oiseaux en tout genre. Une fois arrivés au campsite après 2 bonnes heures. Nous découvrons les lieux et retournons dans le parc un premier game drive. Nous croiserons un troupeau d’éléphants énorme au bord du seul point d’eau encore alimenté d’eau. En effet, les autres points d’eau sont assechés car les pompes sont en pannes. Nous verrons aussi des gnous. Nous rentrons au campsite en fin de journée, préparons à manger et allons dormir au coucher du soleil, de nombreux animaux visitant les campsites durant la nuit, notamment les éléphants et hyènes. En effet, le site n’est pas cloturé. Les sanitaires sont d’ailleurs entourés d’un haut mur de protection contre les éléphants et les robinets des emplacements de camping sont enfoncés dans un bloc de béton. Cette nuit sera très excitante car nous entendons les éléphants hurlant dans la nuit en alternance avec le rugissement des lions. C’était incroyable et je ne vais même pas essayer de décrire cette nuit indescriptible.
Nuit : Savuti Camp Site Distance : Mankwe Bush Lodge à Savuti Campsite : 3h30 environ
15 octobre. Aujourd’hui nous tournerons dans le Park qui est incroyablement sec. La chaleur est intense et tout les animaux se réfugient sous les quelques arbres disponibles. Nous verrons à nouveaux impalas, girafes, éléphants, de nombreux oiseaux comme l’outarde royale, la petite outarde, le grand calao terrestre, … Vers 16h30, tout à coup, un éléphant fait interruption dans notre emplacement. Précipitamment mais le plus silencieusement possible, nous rangeons les affaires dans le coffre du pick up pendant qu’il boit à la flaque d’eau au pied du robinet, puis il s’approche de la voiture et renifle le pare brise pendant que nous nous cachons derrière le coffre du 4x4. Il s’en va calmement mais cet instant restera gravé ! Le meilleur moyen de visiter les parcs consiste à se lever tôt, dès le lever du soleil, quand il fait frais, pour quelques heures de visite. Ensuite, on revient pour manger vers 11h, on se repose puis on reprend les visites vers 15h. Il faut cependant veiller à ne pas rentrer trop tard, pour être prêt à aller se coucher avec le soleil. Beaucoup de gens restent en dehors de leurs tentes lorsqu’il fait noir, avec un feu. Cependant, a Maun, on nous a mis en garde et dit qu’il y avait régulièrement des accidents (avec les hyènes surtout). Nous ne prendrons donc pas le risque ! Et puis, avec la fatigue, le lit est plus que bienvenu !
Nuit : Savuti Camp Site
16 Octobre. Nous nous levons tôt, et faisons route pour le Ihaha Camp Site au nord du Chobe National Park, le long de la rivière Chobe. Après 4h de route assez difficile (sable), nous arrivons dans la zone bordant la rivière. Changement de décor, l’aridité du centre du parc fait place à un peu de verdure ! Nous contemplons les plaines namibiennes sur l’autre rive. Nous croiserons des lions/lionnes assomés par la chaleur, des antilopes rouannes, des autruches, éléphants et girafes. Nous nous rendons en fin de journée au campsite. De nombreux curieux fréquentes les lieux, phacochères, babouins, kudu, guib harnachés et impalas ! Nous installons nos affaires avec une fabuleuse vue sur la rivière et ses bordures colonisées de vie.
Nuit : Ihaha Camp Site Distance Savuti à Ihaha : environ 4h
17 octobre. Nous visitons le reste du parc le long de la rivière Chobe. Nous croiserons des buffles, aigrettes, et autres bébêtes habituelles ! Nous arriverons en fin de journée à Kasane, où nous referons des courses, iront sur internet et logerons au Toro Lodge (à Kazungula. Chaque emplacement de camping dispose de son propre bloc sanitaire ! Très pratique, bien que peu verdoyant et un peu moins sauvage que ce à quoi on a été habitué ! Mais finalement, c’est assez bien, surtout comparé à ceux que l’on a vu à l’entrée de Kasane… Nous tentons de réserver une journée Chobe Cruise pour le lendemain mais malheureusement, tout est complet, un groupe de vieux camping caristes ayant pris tout d’assaut ! Finalement, nous décidons de réserver le transport pour les chutes Victoria au Zimbabwe pour le lendemain.
Nuit : Toro Lodge Distance Ihaha à Kasane : dépend du rythme de la visite du front de la Chobe River (1/2 journée semble raisonnable si l’on prend le temps de voir, sinon c’est bcp plus rapide).
18 octobre. Départ à 8h30 avec notre super chauffeur ! Nous sommes les seuls à avoir réservé ce trajet, tant mieux !!! Le Zimbabwe doit décourager certains touristes avec ce qu’on entend… et pourtant c’est tellement beau ! Après 1h d’attente au poste frontière de Kazungula, on nous délivre notre visa ! En route pour le Zimbabwe. Deux heures de routes et nous arrivons à Victoria Falls, la ville des chutes. C’est assez touristique. Pas mal de magazins proposant des activités aux chutes, des marchés à souvenirs et un superbe pont qui relie le Zimbabwe à la Zambie. Nous payons notre entrée pour les chutes où le chauffeur nous dépose. C’est un environnement très joli, assez luxuriant, ça change ! Les chutes sont superbes !! C’est parait-il moins impressionnant que durant la saison des pluies, où les flots sont bcp plus puissants. Mais le gros avantage, c’est qu’il y a donc moins de brume à la saison sèche, et les chutes sont donc beaucoup plus visibles ! Par contre, du coté zambien, les cataractes sont ridicules et les touristes de ce coté doivent être très déçus… La visite nous prend 2h à notre aise. Puis nous rentrons vers notre point de rdv et allons visiter les marchés touristiques pour faire quelques emplettes souvenirs. Finalement, un petit jus de mangue bien mérité à l’hotel Victoria Falls, le plus ancien de la ville, dans un style très colonial et british. Superbe vue depuis les terrasses… et dire que ce pays est en ruine… Puis retour au Toro Lodge pour une dernière nuit au Botswana…
Voilà pour la première partie au Botswana! Si vous avez des questions, et que vous désirez plus de détails pratiques, n'hésitez pas tant que c'est encore un peu frais!
Pour visualiser déjà quelques photos, n'hésitez pas à voir mon "blog": planetevoyage.canalblog.com (sans le www).
A+
Nuit : Chamaleon Backpacker. 29 euros la nuit en chambre double. Aucuns problèmes pour trouver des banques et de commerces.
10 octobre. Après une nuit un peu fraîche, nous rangeons nos affaires et nous nous rendons au centre commercial. Là, nous arrivons pile au bon moment, car la personne en charge de relever les cartes bloquées est justement là ! Il nous rend notre carte et réessayons mais impossible, la machine refuse de coopérer. Depuis ce moment, la seule manière de retirer du cash a été de nous rendre directement au guichet d’une banque, et d’y faire des retraits. Inconvénients : frais supplémentaires de la banque et en général, l’opération prend entre 20 et 30 minutes… Après quelques dernières emplettes, nous prenons la route un peu en retard pour le Botswana, à 12h15 ! Les paysages sont tjrs assez plats, arides et quelques animaux peuplent les bords de routes, comme quelques phacochères et oryx de cap. Mais ce sont surtout les vaches, ânes et chevaux qui en ont fait leur aire de paisse privilégiée puisque les eaux de pluies ruissellent de la route sur le bord, où l’herbe est plus « verdoyante » hummm. Donc la prudence est de mise avec les animaux qui traversent, même si l’état impeccable des routes nous permettrait de rouler beaucoup plus vite. A 15h30 nous passons la frontière sans encombre, quelques formalités et à 16h nous redémarrons pour D’kar. Nous arrivons vers 19h00, à la fin de journée, un peu fatigués par la route, à la « Dqae Qare Game Farm ». Ce lieu est un projet communautaire mis en place il y a plus de 10 ans par des San ou Bushmen (cf. « Les dieux sont tombés sur la tête ») afin de pouvoir faire vivre leur culture en la montrant aux touristes ou aux écoles. Bien que le concept puisse paraître « toubab » sur le papier, ce lieu est loin d’être dédié au tourisme de masse. Nous sommes deux voitures là où se trouvent les « campsites ». Les sanitaires sont basiques (mais quand même eau chaude et tout le toutim) mais propres. Un des bushmen des lieux nous apporte gracieusement du bois pour notre feux et nous propose de venir voir les danses autour du feux que vont réaliser quelques uns de ses compatriotes pour un petit groupe d’ « overlander » arrivé plus tard. Après notre premier repas cuit sur le feu, bien que fatigués, nous y allons et heureusement ! Assis sur un bon divan sous un toit de paille ou sur un rondin de bois autour du feu, nous observons la magie du spectacle. Trois hommes habillés de manière traditionnelle (notamment avec des « grelots » de coquille d’autruche autour des chevilles) dansent autour du feu en frappant avec leurs pieds sur le sol, en poussant des sons de gémissement et les femmes assistent autour frappent dans leur mains en chantant. Très fatigante, cette danse semble vraiment amener les danseurs en transe.
Nuit : Dqae Qare Game Farm. Campsite pour environ 10 euros. Distance Windhoek à D’kar : 6h30
11 octobre. Après une première nuit un peu fraîche en tente, nous remballons le barda et faisons route pour Maun, la « capitale » de la région du delta de l’Okavango. Nous y arrivons début d’après midi et allons nous installer au Back to the Bridge Backpackers C’est un super endroit au bord d’une rivière, un bar sous un toit de paille avec un babyfoot et une petite piscine. Les sanitaires sont construits à la « Robinson Crusoé »Les tenanciers, David et Helena sont supers sympa et de bons conseils pour le voyage. Les lieux semblent être essentiellement fréquentés par des mecs aux allures de baroudeurs alcooliques ! Ambiance très sympa. Nous allons faire des courses dans le centre puis essuyons une grosse pluie tropicale, la seule de notre séjour !
Nuit : Back to the Bridge Backpacker pour 15 euros environ. Commerces et banques nombreux à Maun. Distance D’kar à Maun : 3 heures de route
12 octobre. Aujourd’hui, c’est journée mokoro sur la Borrow River, une des nombreuses rivières de l’Okavango. Les mokoros sont des pirogues de bois traditionnellement faites d’un tronc d’arbres évidés (le nôtre était fait d’un Sycomore Fig Tree). Actuellement, les mokoro sont de plus en plus fabriqués en matière synthétique. L’embarcation est mise en mouvement par une grande perche de bois avec on pousse sur le fond de la rivière. Un « pooler » est en charge de le faire. Les seuls personnes autorisées à « poler » les mokoros sont des habitants de la région, qui sont assurés de toucher un salaire décent. La journée s’écoule au fil de l’eau au rythme des poussées de baton. Nous croisons sous une chaleur torride nos premiers zèbres et éléphants sur les bords de l’eau. Malheureusement (ou heureusement !) nous ne croiserons ni hippos ni crocos, l’eau étant trop peu profonde et donc trop chaude pour ces charmantes bestioles. Vers 12h30, nous nous arrêtons pour picniquer et entreprenons pour un bushwalk guidé par notre … guide à la recherche d’animaux et autres curiosités. Nous ne croiserons rien de bien méchant mais observerons des traces d’hippo, une fourrure témoin du repas d’un grand prédateur, et divers oiseaux. C’est une journée relax qui se terminera au backpackers.
Nuit : Back to the Bridge Backpacker. Mokoro : facilement réservable via le backpacker.
13 octobre. Après une nuit un peu bruyante (musique du bar et surtout, chauve-souris), nous prenons la route. Nous aurions voulu nous rendre 1 nuit au North Bridge campsite du Moremi Game Reserve afin d’en voir au moins un bout. Mais nous n’avions rien réservé donc rien de sûr pour le logement (bien qu’il semble facile de demander un site une fois sur place, même si tout est soi-disant réservé. Nous décidons donc de nous rendre au Mankwe Bush Lodge, un peu à l’est de North Bridge et situé à 1h30 de l’entrée du Chobe National Park. Heureusement, nous avions fait le bon choix car 2 km avant d’arriver au lodge, et après seulement les 4 premiers km de piste sableuse, notre moteur se met à chauffer incroyablement fort. Nous arrivons un peu affolés au lodge, où par chance la personne qui nous accueille et nous annonce qu’il est mécanicien ! Le radiateur était en fait couvert d’herbes sèche accumulées au cours des voyages précédents, qui entravaient la circulation de l’air rafraîchissant. Après une réparation en bonne et due forme, le mécanicien me fait tester la bonne réparation en roulant dans le sable et en profite pour me dispenser quelques conseils pour ne pas s’ensabler. Selon lui, avec le blocage de différentiel avant et les 4 roues motrices, je peux sortir du sable sans jamais devoir sortir du véhicule et creuser. Merci à lui, car jamais nous n’aurons de problème d’ensablement par la suite. Le lodge est vide et nous prenons possession de notre campsite situé à 3 km des batiments du lodge. Nous sommes seuls au milieu d’un paysage surprenant : on dirait une fôret d’automne au milieu du désert, tout les arbres ayant perdu le feuilles qui s’entassent sur le sol sableux au pied des troncs. Chaque campsite est bordé par une toilette et une douche privative faite en bois. Nous rentrons dans notre tente au coucher du soleil, l’endroit étant souvent visité par des ratels et hyènes.
Nuit : Mankwe Bush Lodge Distance Maun à Mankwe Bush Lodge : 2-3h
14 octobre. Nous prenons la route pour le Chobe National Park. Après 1h30 de route, guidées par endroits par quelques enfants montant sur le véhicule, nous atteignons l’entre du Chobe. Nous roulons vers le Savuti Campsite par la route ouest (voir carte Veronica Roodt, Shell). Nous croisons 2 superbes lions mâles couchés au bord de la route à 3 m de la voiture ! Nous verrons également de nombreux phacochères, des girafes, des impalas, guêpiers, rolliers, aigle martial et autres oiseaux en tout genre. Une fois arrivés au campsite après 2 bonnes heures. Nous découvrons les lieux et retournons dans le parc un premier game drive. Nous croiserons un troupeau d’éléphants énorme au bord du seul point d’eau encore alimenté d’eau. En effet, les autres points d’eau sont assechés car les pompes sont en pannes. Nous verrons aussi des gnous. Nous rentrons au campsite en fin de journée, préparons à manger et allons dormir au coucher du soleil, de nombreux animaux visitant les campsites durant la nuit, notamment les éléphants et hyènes. En effet, le site n’est pas cloturé. Les sanitaires sont d’ailleurs entourés d’un haut mur de protection contre les éléphants et les robinets des emplacements de camping sont enfoncés dans un bloc de béton. Cette nuit sera très excitante car nous entendons les éléphants hurlant dans la nuit en alternance avec le rugissement des lions. C’était incroyable et je ne vais même pas essayer de décrire cette nuit indescriptible.
Nuit : Savuti Camp Site Distance : Mankwe Bush Lodge à Savuti Campsite : 3h30 environ
15 octobre. Aujourd’hui nous tournerons dans le Park qui est incroyablement sec. La chaleur est intense et tout les animaux se réfugient sous les quelques arbres disponibles. Nous verrons à nouveaux impalas, girafes, éléphants, de nombreux oiseaux comme l’outarde royale, la petite outarde, le grand calao terrestre, … Vers 16h30, tout à coup, un éléphant fait interruption dans notre emplacement. Précipitamment mais le plus silencieusement possible, nous rangeons les affaires dans le coffre du pick up pendant qu’il boit à la flaque d’eau au pied du robinet, puis il s’approche de la voiture et renifle le pare brise pendant que nous nous cachons derrière le coffre du 4x4. Il s’en va calmement mais cet instant restera gravé ! Le meilleur moyen de visiter les parcs consiste à se lever tôt, dès le lever du soleil, quand il fait frais, pour quelques heures de visite. Ensuite, on revient pour manger vers 11h, on se repose puis on reprend les visites vers 15h. Il faut cependant veiller à ne pas rentrer trop tard, pour être prêt à aller se coucher avec le soleil. Beaucoup de gens restent en dehors de leurs tentes lorsqu’il fait noir, avec un feu. Cependant, a Maun, on nous a mis en garde et dit qu’il y avait régulièrement des accidents (avec les hyènes surtout). Nous ne prendrons donc pas le risque ! Et puis, avec la fatigue, le lit est plus que bienvenu !
Nuit : Savuti Camp Site
16 Octobre. Nous nous levons tôt, et faisons route pour le Ihaha Camp Site au nord du Chobe National Park, le long de la rivière Chobe. Après 4h de route assez difficile (sable), nous arrivons dans la zone bordant la rivière. Changement de décor, l’aridité du centre du parc fait place à un peu de verdure ! Nous contemplons les plaines namibiennes sur l’autre rive. Nous croiserons des lions/lionnes assomés par la chaleur, des antilopes rouannes, des autruches, éléphants et girafes. Nous nous rendons en fin de journée au campsite. De nombreux curieux fréquentes les lieux, phacochères, babouins, kudu, guib harnachés et impalas ! Nous installons nos affaires avec une fabuleuse vue sur la rivière et ses bordures colonisées de vie.
Nuit : Ihaha Camp Site Distance Savuti à Ihaha : environ 4h
17 octobre. Nous visitons le reste du parc le long de la rivière Chobe. Nous croiserons des buffles, aigrettes, et autres bébêtes habituelles ! Nous arriverons en fin de journée à Kasane, où nous referons des courses, iront sur internet et logerons au Toro Lodge (à Kazungula. Chaque emplacement de camping dispose de son propre bloc sanitaire ! Très pratique, bien que peu verdoyant et un peu moins sauvage que ce à quoi on a été habitué ! Mais finalement, c’est assez bien, surtout comparé à ceux que l’on a vu à l’entrée de Kasane… Nous tentons de réserver une journée Chobe Cruise pour le lendemain mais malheureusement, tout est complet, un groupe de vieux camping caristes ayant pris tout d’assaut ! Finalement, nous décidons de réserver le transport pour les chutes Victoria au Zimbabwe pour le lendemain.
Nuit : Toro Lodge Distance Ihaha à Kasane : dépend du rythme de la visite du front de la Chobe River (1/2 journée semble raisonnable si l’on prend le temps de voir, sinon c’est bcp plus rapide).
18 octobre. Départ à 8h30 avec notre super chauffeur ! Nous sommes les seuls à avoir réservé ce trajet, tant mieux !!! Le Zimbabwe doit décourager certains touristes avec ce qu’on entend… et pourtant c’est tellement beau ! Après 1h d’attente au poste frontière de Kazungula, on nous délivre notre visa ! En route pour le Zimbabwe. Deux heures de routes et nous arrivons à Victoria Falls, la ville des chutes. C’est assez touristique. Pas mal de magazins proposant des activités aux chutes, des marchés à souvenirs et un superbe pont qui relie le Zimbabwe à la Zambie. Nous payons notre entrée pour les chutes où le chauffeur nous dépose. C’est un environnement très joli, assez luxuriant, ça change ! Les chutes sont superbes !! C’est parait-il moins impressionnant que durant la saison des pluies, où les flots sont bcp plus puissants. Mais le gros avantage, c’est qu’il y a donc moins de brume à la saison sèche, et les chutes sont donc beaucoup plus visibles ! Par contre, du coté zambien, les cataractes sont ridicules et les touristes de ce coté doivent être très déçus… La visite nous prend 2h à notre aise. Puis nous rentrons vers notre point de rdv et allons visiter les marchés touristiques pour faire quelques emplettes souvenirs. Finalement, un petit jus de mangue bien mérité à l’hotel Victoria Falls, le plus ancien de la ville, dans un style très colonial et british. Superbe vue depuis les terrasses… et dire que ce pays est en ruine… Puis retour au Toro Lodge pour une dernière nuit au Botswana…
Voilà pour la première partie au Botswana! Si vous avez des questions, et que vous désirez plus de détails pratiques, n'hésitez pas tant que c'est encore un peu frais!
Pour visualiser déjà quelques photos, n'hésitez pas à voir mon "blog": planetevoyage.canalblog.com (sans le www).
A+
Bonjour à tous,
je pars en janvier en Namibie, et j'ai décidé au dernier moment de changer mon itinéraire...😊 Je souhaiterais aller au Kaokoland, mais j'ai un peu de difficultés a faire mon itinéraire, à évaluer les distances et le temps... Pourriez-vous m'aider?😏 (pour info : seront présents mon mari et moi, avec toyota Hilux de loc. Mon mari n'est pas pilote professionnel, mais à déjà qq expériences en conduite de 4x4, l'Islande et le Sud Lipez entre autres!)
L'idée serait de faire : Etosha-Opuwo-Oupembe-Marienfluss-Puros-Grootberg Sachant que je veux absolument éviter le Van Zyl's pass.
J'avais pensé
1- Etosha-Opuwo (Camping?) 2-Opuwo-Orupembe via D3707 (Marble mine campsite) 3-Orupembe-Marienfluss via Rooidrom et Joubert pass (Camp syncro) 4- Marienfluss- puros (retour également par Rooidrom et Orupembe ou possibilité d'autre piste?) (Puros Camp) 5-Puros - Hoanib pour voir les éléphants, mais ou exactement?- Grootberg.
Avez-vous des conseils. infos, idées, suggestions? Merci beaucoup!!!
je pars en janvier en Namibie, et j'ai décidé au dernier moment de changer mon itinéraire...😊 Je souhaiterais aller au Kaokoland, mais j'ai un peu de difficultés a faire mon itinéraire, à évaluer les distances et le temps... Pourriez-vous m'aider?😏 (pour info : seront présents mon mari et moi, avec toyota Hilux de loc. Mon mari n'est pas pilote professionnel, mais à déjà qq expériences en conduite de 4x4, l'Islande et le Sud Lipez entre autres!)
L'idée serait de faire : Etosha-Opuwo-Oupembe-Marienfluss-Puros-Grootberg Sachant que je veux absolument éviter le Van Zyl's pass.
J'avais pensé
1- Etosha-Opuwo (Camping?) 2-Opuwo-Orupembe via D3707 (Marble mine campsite) 3-Orupembe-Marienfluss via Rooidrom et Joubert pass (Camp syncro) 4- Marienfluss- puros (retour également par Rooidrom et Orupembe ou possibilité d'autre piste?) (Puros Camp) 5-Puros - Hoanib pour voir les éléphants, mais ou exactement?- Grootberg.
Avez-vous des conseils. infos, idées, suggestions? Merci beaucoup!!!
Bonjour,
Grâce à la lecture des carnets de voyage et des discussions sur le forum, j'ai élaboré un itinéraire de 4 semaines de Windhoek aux chutes Victoria. Le projet a été envoyé à une agence et je souhaiterais également vous le soumettre afin d'avoir vos avis et/ou retours d'expérience. Le voyage aura lieu du 7 octobre au 3 novembre 2018. Nous serons 4 adultes et voyagerons donc dans un seul véhicule. Nous n'avons pas envisagé l'option "camping" car mon mari souffre du dos. Je précise les logements sélectionnés afin que vous puissiez éventuellement me donner des retours. Merci d'avance pour toutes vos remarques et critiques qui me permettront d'optimiser ce voyage qui me fait rêver depuis pas mal de temps !
J1 Windkhoek-Mariental (Bagatelle Kalahari GH) J2 Mariental - Sesriem (Sossluvlei Lodge) J3 Sesriem J4 Sesriem - Naukluft (Barchan Dunes Retreat) J5 Naukluft - Walvis Bay en empruntant les pistes traversières (Lagoon Lodge) J6 Walvis Bay (excursion bateau + 4x4) J7 Walvis Bay - Swakopmund - Spitzkoppe via la Welwitschia Drive (Spitzkoppen Lodge) J8 Spitzkoppe - Brandberg (visite guidée jusqu'aux pétroglyphes) - Twyffelfontein (Camp Kipwe) J9 Twyffelfontein - Palmwag - Grootberg (Grootberg Lodge) J10 Grootberg - Khowareb (Khowareb Lodge) J11 Khowareb (journée à la recherche des éléphants du désert avec l'hôtel) J12 Khowareb - Camp Aussicht J13 Camp Aussicht (rencontre des Himbas avec Marius) J14 Camp Aussicht - Opuwo - Epupa Falls (Omarunga Lodge) J15 Epupa Falls - Kunene (Kunene River Lodge) J16 Kunene (Kunene River Lodge) J17 Kunene - Etosha (Dolomite Camp) J18 Etosha (Okaukuejo Camp) J19 Etosha (Onguma Treetop Camp) J20 Grootfontein (Fiume Bush Camp) J21 Grootfontein (rencontre des Bushmen) J22 Grootfontein - Kavango (Kivava Okavongo Lodge) J23 Kavango - Sangwali (Nkasa Lupala Tented Lodge) J24 Sangwali - Kasane (River View Lodge) J25 Kasane (River View Lodge) J26 Kasane - Victoria Falls (Ilala Lodge) J27 Victoria Falls - Windhoek - Francfort
Pensez-vous qu'une nuit suffit à Epupa Falls ou bien faut-il supprimer une nuit à Kunene au profit d'Epupa Falls (plus de rencontre des Himbas puisque prévu avec Marius) ?
A Etosha, est-ce que 3 nuits suffisent (même si la dernière nuit est prévue dans un logement à l'extérieur du parc, je compte bien retourner dans le parc la matinée du J20). Aussi, pour la 2è nuit à Etosha, je ne sais s'il faut privilégier Okaukuejo ou Halali (tant au niveau de l'emplacement que du charme (?) du logement).
Au plaisir de vous lire !
Grâce à la lecture des carnets de voyage et des discussions sur le forum, j'ai élaboré un itinéraire de 4 semaines de Windhoek aux chutes Victoria. Le projet a été envoyé à une agence et je souhaiterais également vous le soumettre afin d'avoir vos avis et/ou retours d'expérience. Le voyage aura lieu du 7 octobre au 3 novembre 2018. Nous serons 4 adultes et voyagerons donc dans un seul véhicule. Nous n'avons pas envisagé l'option "camping" car mon mari souffre du dos. Je précise les logements sélectionnés afin que vous puissiez éventuellement me donner des retours. Merci d'avance pour toutes vos remarques et critiques qui me permettront d'optimiser ce voyage qui me fait rêver depuis pas mal de temps !
J1 Windkhoek-Mariental (Bagatelle Kalahari GH) J2 Mariental - Sesriem (Sossluvlei Lodge) J3 Sesriem J4 Sesriem - Naukluft (Barchan Dunes Retreat) J5 Naukluft - Walvis Bay en empruntant les pistes traversières (Lagoon Lodge) J6 Walvis Bay (excursion bateau + 4x4) J7 Walvis Bay - Swakopmund - Spitzkoppe via la Welwitschia Drive (Spitzkoppen Lodge) J8 Spitzkoppe - Brandberg (visite guidée jusqu'aux pétroglyphes) - Twyffelfontein (Camp Kipwe) J9 Twyffelfontein - Palmwag - Grootberg (Grootberg Lodge) J10 Grootberg - Khowareb (Khowareb Lodge) J11 Khowareb (journée à la recherche des éléphants du désert avec l'hôtel) J12 Khowareb - Camp Aussicht J13 Camp Aussicht (rencontre des Himbas avec Marius) J14 Camp Aussicht - Opuwo - Epupa Falls (Omarunga Lodge) J15 Epupa Falls - Kunene (Kunene River Lodge) J16 Kunene (Kunene River Lodge) J17 Kunene - Etosha (Dolomite Camp) J18 Etosha (Okaukuejo Camp) J19 Etosha (Onguma Treetop Camp) J20 Grootfontein (Fiume Bush Camp) J21 Grootfontein (rencontre des Bushmen) J22 Grootfontein - Kavango (Kivava Okavongo Lodge) J23 Kavango - Sangwali (Nkasa Lupala Tented Lodge) J24 Sangwali - Kasane (River View Lodge) J25 Kasane (River View Lodge) J26 Kasane - Victoria Falls (Ilala Lodge) J27 Victoria Falls - Windhoek - Francfort
Pensez-vous qu'une nuit suffit à Epupa Falls ou bien faut-il supprimer une nuit à Kunene au profit d'Epupa Falls (plus de rencontre des Himbas puisque prévu avec Marius) ?
A Etosha, est-ce que 3 nuits suffisent (même si la dernière nuit est prévue dans un logement à l'extérieur du parc, je compte bien retourner dans le parc la matinée du J20). Aussi, pour la 2è nuit à Etosha, je ne sais s'il faut privilégier Okaukuejo ou Halali (tant au niveau de l'emplacement que du charme (?) du logement).
Au plaisir de vous lire !
Nous partons en famille (trois enfants de 6 à 13 ans) au mois d'août prochain pour un périple en Namibie. C'est un retour pour moi, car j'y suis déjà venu en 1993, mais version camping, sac à dos, et budget serré, mais c'est une première pour ma femme et les enfants.
J'ai préparé un parcours plutôt calme : J1 Départ Frankfort - vol de nuit J2 Arrivée Windhoek, récup du 4X4, emplettes, et route vers une ferme d'hôte au nord de Windhoek. J3 séjour dans la ferme d'hôte (game drive ...) J4 départ pour Etosha où nous passerons 5 nuits - camping à Okakuejo J5 Etosha Okakuejo J6 Etosha Halali - Lodge J7 Etosha Halali J8 Etosha Namutoni -camping J9 Départ vers Erongo montain - lodge J10 Erongo le matin, puis route vers Swakop - pension J11 Swakop : cape cross, welwitschia drive, bord de mer J12 Départ vers Sessriem - Camping (et coucher de soleil bien sûr) J13 Sessriem, le canyon, les dunes, et route vers le Kalahari - ferme d'hôte J14 Kalahari - ferme d'hôte spécialisée guépards J15 Route vers Windhoek - shopping - B&B J16 Re-shopping a Windhoek, restitution du 4x4, et retour vers Frankfort.
Nous avons visé des vacances reposantes, d'où le break prolongé à Etosha. Cependant une précédente expérience au Kenya nous a appris que la patience paye quand il est question de voir lions et autres big5. C'est aussi pour le repos que, dans la mesure du possible, j'ai privilégié des séjours de 2 nuits plutôt qu'une à chacune de nos étapes (sauf Erongo et Sessriem) .Pour des questions de budget nous avons aussi décidé de panacher le type d'accueil (lodge, camping, fermes, ...).
Mais je ne suis pas là -que- pour faire état de mon projet mais quand même un peu -aussi- pour faire appel à votre expérience. Donc, questions :
- je voudrais savoir si le trajet depuis la Van Lidequist Gate d'Etosha et les montagnes Erongo est long (en durée bien sûr) ou s’il autorise le détour vers le météorite de Hoba ? L'idée est de pouvoir profiter un minimum de lodge à Erongo et de ses environs vu que nous n'y passons qu'une nuit.
- la question est similaire pour le trajet Swakop vers Sessriem, pour pouvoir profiter du coucher de soleil sur les dunes de Sossusvlei. Et quid de la route, son état, etc vu que après le coucher de soleil, il ne reste que peu de temps pour rejoindre le camp.
- des amis bienveillants (?) m'ont mis en garde contre des attaques de lions sur les personnes. J'ai eu beau chercher, je n'ai rien trouvé de sérieux sur le sujet (enfin chacun comprendra aussi qu'il y a des comportements à risque qu'il faut évidemment proscrire comme aller filmer la carcasse d'un animal laissée par les lions) et bien que je ne souhaite pas par ma question créer de psychose, je suis preneur d'infos (cas avérés, zones concernées, ...). Au risque de me répéter, il n'y a peut-être rien du tout, mais quand on emmène ses enfants en voyage, la prudence s'impose. - y a-t-il lieu de passer au consulat de notre pays le jour de notre arrivée ? (dépôt d'une copie des passeports, ...) - pour les enfants, est-ce que les piscines sont fréquentables ? l'eau trop froide ? fermées à cette saison ?
Merci d'avance de vos bons conseils, et à bientôt pour un compte-rendu ….
J'ai préparé un parcours plutôt calme : J1 Départ Frankfort - vol de nuit J2 Arrivée Windhoek, récup du 4X4, emplettes, et route vers une ferme d'hôte au nord de Windhoek. J3 séjour dans la ferme d'hôte (game drive ...) J4 départ pour Etosha où nous passerons 5 nuits - camping à Okakuejo J5 Etosha Okakuejo J6 Etosha Halali - Lodge J7 Etosha Halali J8 Etosha Namutoni -camping J9 Départ vers Erongo montain - lodge J10 Erongo le matin, puis route vers Swakop - pension J11 Swakop : cape cross, welwitschia drive, bord de mer J12 Départ vers Sessriem - Camping (et coucher de soleil bien sûr) J13 Sessriem, le canyon, les dunes, et route vers le Kalahari - ferme d'hôte J14 Kalahari - ferme d'hôte spécialisée guépards J15 Route vers Windhoek - shopping - B&B J16 Re-shopping a Windhoek, restitution du 4x4, et retour vers Frankfort.
Nous avons visé des vacances reposantes, d'où le break prolongé à Etosha. Cependant une précédente expérience au Kenya nous a appris que la patience paye quand il est question de voir lions et autres big5. C'est aussi pour le repos que, dans la mesure du possible, j'ai privilégié des séjours de 2 nuits plutôt qu'une à chacune de nos étapes (sauf Erongo et Sessriem) .Pour des questions de budget nous avons aussi décidé de panacher le type d'accueil (lodge, camping, fermes, ...).
Mais je ne suis pas là -que- pour faire état de mon projet mais quand même un peu -aussi- pour faire appel à votre expérience. Donc, questions :
- je voudrais savoir si le trajet depuis la Van Lidequist Gate d'Etosha et les montagnes Erongo est long (en durée bien sûr) ou s’il autorise le détour vers le météorite de Hoba ? L'idée est de pouvoir profiter un minimum de lodge à Erongo et de ses environs vu que nous n'y passons qu'une nuit.
- la question est similaire pour le trajet Swakop vers Sessriem, pour pouvoir profiter du coucher de soleil sur les dunes de Sossusvlei. Et quid de la route, son état, etc vu que après le coucher de soleil, il ne reste que peu de temps pour rejoindre le camp.
- des amis bienveillants (?) m'ont mis en garde contre des attaques de lions sur les personnes. J'ai eu beau chercher, je n'ai rien trouvé de sérieux sur le sujet (enfin chacun comprendra aussi qu'il y a des comportements à risque qu'il faut évidemment proscrire comme aller filmer la carcasse d'un animal laissée par les lions) et bien que je ne souhaite pas par ma question créer de psychose, je suis preneur d'infos (cas avérés, zones concernées, ...). Au risque de me répéter, il n'y a peut-être rien du tout, mais quand on emmène ses enfants en voyage, la prudence s'impose. - y a-t-il lieu de passer au consulat de notre pays le jour de notre arrivée ? (dépôt d'une copie des passeports, ...) - pour les enfants, est-ce que les piscines sont fréquentables ? l'eau trop froide ? fermées à cette saison ?
Merci d'avance de vos bons conseils, et à bientôt pour un compte-rendu ….
An 80-Day Tour of Southern Africa
Back in South Africa
January 12, 2013, 5:30 AM, Flight BA043 London-Cape Town
Directly below, Windhoek glittered like a tangle of fairy lights still lit and tossed into a box.
The horizon, edged in purple, was setting up a backup fireworks display, and suddenly, like a cherry on the platter and with unbearable intensity, in less than two minutes the entire sun revealed a gray dam and then a vast, untouched massif.
A few more minutes and the glare to the east of the plane was total. In Africa, the sun is swift.
We still had a France to cross before landing, but it felt as if we were already there. To the west, the raking light revealed what looked like acne and long, swollen scars in a desert region that might be the Swartkloofberg. Further still, straight as far as the eye could see, the two parallel tracks of a dirt road.
At 11,500 meters altitude and 940 km/h, we had a sense of stillness until the Orange River appeared, an incongruous serpent, gray edged with green.
The first South African settlements were dotted with trees providing shade, then rivers highlighted by continuous lines of vegetation.
Water and shade that make life possible.
We’ll return here by the backroads.
Half an hour from Cape Town, the plane tilted toward the sea, crossing plantations (likely citrus) and then an explosion of cultivated greenery in circles on either side of an unruly river. Finally, the coastline was no longer just sand and water—a frothy hem, a suture?
A peninsula came into view, forming two magnificent bays, and... a flight attendant firmly instructed me to return to my seat: we’d arrived!
The Colors of Cape Town
The city was dressed up as I like them—deserted, fluid, free of its vendors.
In the parking lot of the endless beach next to the commercial port north of the city, about two hundred people were unloading their goods in front of their pickups or combis, none of which were from this century: mixed-race, ageless Black people, and white folks who looked like they’d stepped out of another era.
After a few minutes, intrigued, I played a game: first looking at the merchandise, then imagining who was selling it, and finally looking at who was actually manning the stall. Tall Black vendors were selling what they often sell in Europe—leather, sunglasses, watches; mixed-race folks offered discount bundles, and the tanned older white people seemed to have emptied their attics.
We left with an antique tin kettle for morning tea over an open fire, a pack of five exercise books (that’s 600 pages to fill), Bill Bryson’s earliest stories in English, some snoek rillettes (a local fish), and—never seen before—tuna biltong and snoek biltong.
In so-called advanced countries, Sunday is for sports: white cyclists dressed like pros sweating diligently, Black street vendors running in loops at red lights to sell trash bags that day; white golfers losing their balls, which a scantily clad Black man retrieves from the water; under the sails of kite surf boards, it’s all blondes, and in the foam, joyful splashes from a bunch of Black kids.
Searching for an unusual spot for lunch, we drove through the fishing port looking for a dive and, at the end of a dead-end road with no warning, we arrived at the Shimmy Beach Club—quite the program.
The place, open for just three weeks, aims to be ultra-trendy. You could be in San Francisco, Lisbon’s docks, or St. Barth. This time, the "visible" staff was diverse, but the clientele was exclusively white, except for one mixed-race couple.
For this Sunday lunch, the women had pulled out all the stops, and local starlets—who’d make ours look tame—were turning the terrace into a frenzy.
At Cape Town’s port, the girls have *port*. The trend seems to be crochet dresses over swimsuits.
For two hours, a team of employees watered and raked the sand, starting over when they finished. A child in a floaty pink dress and a gold headband, but a future adventurer, stepped onto the freshly raked artificial beach sand for the first time.
A lanky mixed-race man dragged a hose across the ground, followed by a white woman—enchanted?—who then started watering the sand herself, carelessly splashing the glass terrace her colleague had just swept. I suspect a tacit work arrangement to keep everyone employed.
A galleon packed with tourists (are there any in the hold? Does it take tourists to Robben Island?) left the port. A helicopter took off in its wake. Trawlers returned, cutting through a ballet of catamarans, their waterlines well above the water: a bad catch.
If there’s one country where you can’t pretend to ignore skin color, it’s this one. The question is in everyone’s mind, and here more than anywhere else, it’s a decisive economic and political factor.
Columbine of Brittany
200 km north of Cape Town and 9,000 km south of the Breton coast, but on the same cold ocean, we camped on the shore of the Columbine Cape Nature Reserve, sheltered by a rocky chaos that, at first light tomorrow, would transport us to Perros-Guirec.
Our first encounter with wild animals wouldn’t end well for them: it was crayfish season, and they were the size of lobsters at Lorient’s fish market. Bought for R60 (5.5 €) a pair from kids in Pater Noster, they’d end up between two rocks, over a fire. But first, we had to pair the Chenin blanc with some snoek biltong.
With no wood, I lit a fire at dawn with dried seaweed and kelp, as if petrified; it gave off a smell of court-bouillon and... tires. Two hundred fathoms away, on an outpost, an army of cormorants stood at attention, unmoved among the frolicking seals.
At the reserve’s exit, the guard spoke French; Patrick Mwanba had arrived from Congo three years earlier to study, but the cost of living here forced him to drop out. He’d like to return home because life is cheaper there, but the war made him hesitate.
Ding ding dong! Vroom! Arf arf, Woof! Buzz! (A night from hell!)
I’d long planned to visit Calvinia, the center of a region known for extensive sheep farming. An excellent provincial museum, run by an enthusiastic curator, kept us too late to start the drive north.
So we camped in a tiny, charming campsite set up in the garden of a house. A few trees, a patch of resilient grass, and a view of a pretty lit-up steeple—what else?
Well, it turned out to be a sound-and-light show, with the pretty steeple chiming the hours and half-hours. Then suddenly, we were in the VIP stands of the Karoo-Kalahari Truck Race: roaring trucks paraded under our canvas windows, and we realized we were on the main road through town. To top it off, we enjoyed an uninterrupted canine cacophony, from the *arf arf* of little dogs to the *woof* of a mastiff. Oh, and some mosquitoes—the first ones—insisted on keeping us company in the tent, and we hadn’t yet bought the arsenal to neutralize them.
I walked through Calvinia at night; the house gardens weren’t fenced, nor did they have the «Armed Response» signs so common in the country.
The Kalahari Trails
(No, no, I haven’t converted to hiking.)
North of Calvinia, in the south of the Northern Cape, small towns follow one another up to Upington, about a hundred kilometers apart—welcome havens. Between them, with no trees in sight, we stopped in the shade of a motionless cloud: the temperature exceeded 40°C in mid-January.
We were almost out of the High Karoo and into a region of pans drying up, until the first red dunes appeared, precursors of the Kalahari. In the sparse veld vegetation, gatherings of quiver trees in the kopjes, and a caravan of camels without a handler or packs, marching in perfect formation across a pan (no, I hadn’t overdone the Windhoek at the last stop, and no, I wasn’t dehydrated enough to hallucinate).
The historic part of these towns, European in style, was built on the same plans as those in the American Midwest or the Australian Outback: a grid of streets wide enough to turn a wagon pulled by eight pairs of oxen. The architecture was Dutch-inspired, tropicalized with awnings.
Then came more recent housing, functional in style, where the wealthier mixed-race people—who make up the majority of this state—lived, and further on, the township, an assemblage of corrugated iron and plastic, like everywhere else.
Orange, Right Bank
North of Augrabies Falls National Park, on the other side of the Orange River, stretches a rugged and wild territory the size of fifty Groix islands, crisscrossed by a few tracks—the Riemvasmaak.
The inhabitants were driven out half a century ago for a military base, and as soon as President Mandela was elected, he made it a symbol by allowing the exiled populations to return. Several ethnic groups live here on almost nothing, in government-built shacks.
A community camp is set up in a small cirque at the end of a canyon that, while not in the history books, offers a good descent. By mid-afternoon, the air was at 44°C, but luckily there was a spring... except it was a hot spring, with water at 38°C. And they haven’t invented a reversible spring yet. Once the birds and baboons had settled in, in absolute silence and far from any light pollution, we enjoyed the stars like nowhere else (well, that’s what they claim in the region).
The Orange didn’t choose the easy path: arriving from Lesotho, it was almost at the ocean. The terrain to the south and north of this massif seemed easier to cross. Was it to avoid the curse of the Okavango, whose waters disappear into the sands without ever seeing the sea, that it chose this rocky route, thinking that at least the granite wouldn’t steal its water?
I Love You, I Eat You
In the dry bed of the Auob, it lay panting, head raised, alert, between its paws but head-to-tail, a tawny springbok, motionless.
A few minutes earlier, their story had been written in a lightning-fast chase, captured in photos by the driver of the car that alerted us.
It would be a long time before it started eating at the groin without breaking its surveillance.
Earlier, there was a lion lounging in the shade and hundreds of antelopes: springboks and gemsboks (oryx) in herds, hartebeests and steenboks alone. Strange pairs, apart several times, formed by a springbok and a gemsbok.
A few solitary jackals moved slightly sideways, looking furtive. Ostriches, alone, looking a bit dazed.
It was a lucky morning in the Kgalagadi (KTP).
In and Out
Kgalagadi, Nossob Camp.
We were at the very end of the almost-empty camp, ten meters from the fence, whose structure wouldn’t resist an elephant (though there aren’t any here), but it was electrified.
At dusk, on the other side, ten meters away, three lions passed in a row, as if on parade, seemingly focused on their goal and indifferent to the camp, though they glanced at it.
A jackal had gotten into the camp and was trying to get out without success while scavenging. I offered it two pieces of snoek biltong (Don’t feed the animals!) from three meters away—it smelled strong and had bones (bones in biltong!). When it passed by again, it sniffed but didn’t dare approach. Curled up in the chair, motionless, by the faint moonlight, I finally saw it come closer, grab the nearest piece, and move ten meters away to enjoy it (how many jackals know the finer points of sea biltong?). A little reassured, it came back for the second piece.
Another Morning
By morning, the jackal was gone, but our luck hadn’t left us. Two cheetahs again, who found me in the way and slowly moved toward a calmer shadow. Enough birds of prey to form a squadron, but they’re solitary hunters. Two ostriches busy with their dozen unruly chicks. And while we’re at it, a group of four Kalahari lions, sprawled under a thorny bush. Lots of oryx crossing the dunes and herds of red hartebeest. Kori bustards and secretary birds.
It was the first time the Kgalagadi had spoiled us so much.
Back in South Africa
January 12, 2013, 5:30 AM, Flight BA043 London-Cape Town
Directly below, Windhoek glittered like a tangle of fairy lights still lit and tossed into a box.
The horizon, edged in purple, was setting up a backup fireworks display, and suddenly, like a cherry on the platter and with unbearable intensity, in less than two minutes the entire sun revealed a gray dam and then a vast, untouched massif.
A few more minutes and the glare to the east of the plane was total. In Africa, the sun is swift.
We still had a France to cross before landing, but it felt as if we were already there. To the west, the raking light revealed what looked like acne and long, swollen scars in a desert region that might be the Swartkloofberg. Further still, straight as far as the eye could see, the two parallel tracks of a dirt road.
At 11,500 meters altitude and 940 km/h, we had a sense of stillness until the Orange River appeared, an incongruous serpent, gray edged with green.
The first South African settlements were dotted with trees providing shade, then rivers highlighted by continuous lines of vegetation.
Water and shade that make life possible.
We’ll return here by the backroads.
Half an hour from Cape Town, the plane tilted toward the sea, crossing plantations (likely citrus) and then an explosion of cultivated greenery in circles on either side of an unruly river. Finally, the coastline was no longer just sand and water—a frothy hem, a suture?
A peninsula came into view, forming two magnificent bays, and... a flight attendant firmly instructed me to return to my seat: we’d arrived!
The Colors of Cape Town
The city was dressed up as I like them—deserted, fluid, free of its vendors.
In the parking lot of the endless beach next to the commercial port north of the city, about two hundred people were unloading their goods in front of their pickups or combis, none of which were from this century: mixed-race, ageless Black people, and white folks who looked like they’d stepped out of another era.
After a few minutes, intrigued, I played a game: first looking at the merchandise, then imagining who was selling it, and finally looking at who was actually manning the stall. Tall Black vendors were selling what they often sell in Europe—leather, sunglasses, watches; mixed-race folks offered discount bundles, and the tanned older white people seemed to have emptied their attics.
We left with an antique tin kettle for morning tea over an open fire, a pack of five exercise books (that’s 600 pages to fill), Bill Bryson’s earliest stories in English, some snoek rillettes (a local fish), and—never seen before—tuna biltong and snoek biltong.
In so-called advanced countries, Sunday is for sports: white cyclists dressed like pros sweating diligently, Black street vendors running in loops at red lights to sell trash bags that day; white golfers losing their balls, which a scantily clad Black man retrieves from the water; under the sails of kite surf boards, it’s all blondes, and in the foam, joyful splashes from a bunch of Black kids.
Searching for an unusual spot for lunch, we drove through the fishing port looking for a dive and, at the end of a dead-end road with no warning, we arrived at the Shimmy Beach Club—quite the program.
The place, open for just three weeks, aims to be ultra-trendy. You could be in San Francisco, Lisbon’s docks, or St. Barth. This time, the "visible" staff was diverse, but the clientele was exclusively white, except for one mixed-race couple.
For this Sunday lunch, the women had pulled out all the stops, and local starlets—who’d make ours look tame—were turning the terrace into a frenzy.
At Cape Town’s port, the girls have *port*. The trend seems to be crochet dresses over swimsuits.
For two hours, a team of employees watered and raked the sand, starting over when they finished. A child in a floaty pink dress and a gold headband, but a future adventurer, stepped onto the freshly raked artificial beach sand for the first time.
A lanky mixed-race man dragged a hose across the ground, followed by a white woman—enchanted?—who then started watering the sand herself, carelessly splashing the glass terrace her colleague had just swept. I suspect a tacit work arrangement to keep everyone employed.
A galleon packed with tourists (are there any in the hold? Does it take tourists to Robben Island?) left the port. A helicopter took off in its wake. Trawlers returned, cutting through a ballet of catamarans, their waterlines well above the water: a bad catch.
If there’s one country where you can’t pretend to ignore skin color, it’s this one. The question is in everyone’s mind, and here more than anywhere else, it’s a decisive economic and political factor.
Columbine of Brittany
200 km north of Cape Town and 9,000 km south of the Breton coast, but on the same cold ocean, we camped on the shore of the Columbine Cape Nature Reserve, sheltered by a rocky chaos that, at first light tomorrow, would transport us to Perros-Guirec.
Our first encounter with wild animals wouldn’t end well for them: it was crayfish season, and they were the size of lobsters at Lorient’s fish market. Bought for R60 (5.5 €) a pair from kids in Pater Noster, they’d end up between two rocks, over a fire. But first, we had to pair the Chenin blanc with some snoek biltong.
With no wood, I lit a fire at dawn with dried seaweed and kelp, as if petrified; it gave off a smell of court-bouillon and... tires. Two hundred fathoms away, on an outpost, an army of cormorants stood at attention, unmoved among the frolicking seals.
At the reserve’s exit, the guard spoke French; Patrick Mwanba had arrived from Congo three years earlier to study, but the cost of living here forced him to drop out. He’d like to return home because life is cheaper there, but the war made him hesitate.
Ding ding dong! Vroom! Arf arf, Woof! Buzz! (A night from hell!)
I’d long planned to visit Calvinia, the center of a region known for extensive sheep farming. An excellent provincial museum, run by an enthusiastic curator, kept us too late to start the drive north.
So we camped in a tiny, charming campsite set up in the garden of a house. A few trees, a patch of resilient grass, and a view of a pretty lit-up steeple—what else?
Well, it turned out to be a sound-and-light show, with the pretty steeple chiming the hours and half-hours. Then suddenly, we were in the VIP stands of the Karoo-Kalahari Truck Race: roaring trucks paraded under our canvas windows, and we realized we were on the main road through town. To top it off, we enjoyed an uninterrupted canine cacophony, from the *arf arf* of little dogs to the *woof* of a mastiff. Oh, and some mosquitoes—the first ones—insisted on keeping us company in the tent, and we hadn’t yet bought the arsenal to neutralize them.
I walked through Calvinia at night; the house gardens weren’t fenced, nor did they have the «Armed Response» signs so common in the country.
The Kalahari Trails
(No, no, I haven’t converted to hiking.)
North of Calvinia, in the south of the Northern Cape, small towns follow one another up to Upington, about a hundred kilometers apart—welcome havens. Between them, with no trees in sight, we stopped in the shade of a motionless cloud: the temperature exceeded 40°C in mid-January.
We were almost out of the High Karoo and into a region of pans drying up, until the first red dunes appeared, precursors of the Kalahari. In the sparse veld vegetation, gatherings of quiver trees in the kopjes, and a caravan of camels without a handler or packs, marching in perfect formation across a pan (no, I hadn’t overdone the Windhoek at the last stop, and no, I wasn’t dehydrated enough to hallucinate).
The historic part of these towns, European in style, was built on the same plans as those in the American Midwest or the Australian Outback: a grid of streets wide enough to turn a wagon pulled by eight pairs of oxen. The architecture was Dutch-inspired, tropicalized with awnings.
Then came more recent housing, functional in style, where the wealthier mixed-race people—who make up the majority of this state—lived, and further on, the township, an assemblage of corrugated iron and plastic, like everywhere else.
Orange, Right Bank
North of Augrabies Falls National Park, on the other side of the Orange River, stretches a rugged and wild territory the size of fifty Groix islands, crisscrossed by a few tracks—the Riemvasmaak.
The inhabitants were driven out half a century ago for a military base, and as soon as President Mandela was elected, he made it a symbol by allowing the exiled populations to return. Several ethnic groups live here on almost nothing, in government-built shacks.
A community camp is set up in a small cirque at the end of a canyon that, while not in the history books, offers a good descent. By mid-afternoon, the air was at 44°C, but luckily there was a spring... except it was a hot spring, with water at 38°C. And they haven’t invented a reversible spring yet. Once the birds and baboons had settled in, in absolute silence and far from any light pollution, we enjoyed the stars like nowhere else (well, that’s what they claim in the region).
The Orange didn’t choose the easy path: arriving from Lesotho, it was almost at the ocean. The terrain to the south and north of this massif seemed easier to cross. Was it to avoid the curse of the Okavango, whose waters disappear into the sands without ever seeing the sea, that it chose this rocky route, thinking that at least the granite wouldn’t steal its water?
I Love You, I Eat You
In the dry bed of the Auob, it lay panting, head raised, alert, between its paws but head-to-tail, a tawny springbok, motionless.
A few minutes earlier, their story had been written in a lightning-fast chase, captured in photos by the driver of the car that alerted us.
It would be a long time before it started eating at the groin without breaking its surveillance.
Earlier, there was a lion lounging in the shade and hundreds of antelopes: springboks and gemsboks (oryx) in herds, hartebeests and steenboks alone. Strange pairs, apart several times, formed by a springbok and a gemsbok.
A few solitary jackals moved slightly sideways, looking furtive. Ostriches, alone, looking a bit dazed.
It was a lucky morning in the Kgalagadi (KTP).
In and Out
Kgalagadi, Nossob Camp.
We were at the very end of the almost-empty camp, ten meters from the fence, whose structure wouldn’t resist an elephant (though there aren’t any here), but it was electrified.
At dusk, on the other side, ten meters away, three lions passed in a row, as if on parade, seemingly focused on their goal and indifferent to the camp, though they glanced at it.
A jackal had gotten into the camp and was trying to get out without success while scavenging. I offered it two pieces of snoek biltong (Don’t feed the animals!) from three meters away—it smelled strong and had bones (bones in biltong!). When it passed by again, it sniffed but didn’t dare approach. Curled up in the chair, motionless, by the faint moonlight, I finally saw it come closer, grab the nearest piece, and move ten meters away to enjoy it (how many jackals know the finer points of sea biltong?). A little reassured, it came back for the second piece.
Another Morning
By morning, the jackal was gone, but our luck hadn’t left us. Two cheetahs again, who found me in the way and slowly moved toward a calmer shadow. Enough birds of prey to form a squadron, but they’re solitary hunters. Two ostriches busy with their dozen unruly chicks. And while we’re at it, a group of four Kalahari lions, sprawled under a thorny bush. Lots of oryx crossing the dunes and herds of red hartebeest. Kori bustards and secretary birds.
It was the first time the Kgalagadi had spoiled us so much.
Bonjour
je vais en Namibie cet automne ; Pouvez vous me dire* dans quels villages je peux rencontrer ces ethnies qui vivent encore de maniere traditionnelle , Pouvez vous me recommander un guide local ?
Cordialement
* De manière précise .
je vais en Namibie cet automne ; Pouvez vous me dire* dans quels villages je peux rencontrer ces ethnies qui vivent encore de maniere traditionnelle , Pouvez vous me recommander un guide local ?
Cordialement
* De manière précise .
Bonjour tous,
Nous voilà de retour la tête pleines de magnifiques images. Qui ça nous: deux familles, une Belge, une Français, 3 d'un côté, 4 de l'autre, de 15 à 54 ans.
Ce voyage a été construit en commun ... avec l'aide des passionnés de VF, je pense notamment à Pierre 77, Rivièrefox, FredXIII, J2P, Voyagou, Francky, Musungu, Vinnylove, Bolo3 et de nombreux autres auprès de qui je m'excuse d'avoir oublié de les citer.
Pourquoi la Namibie ... ben justement à cause de Pierre et Fred. J'avais fait leur connaissance sur une autre section de VF et je suis allé voir leur "production littéraire et photographique". Leurs magnifiques carnets montrant toute la diversité qu'offre la Namibie m'ont donné très, mais alors très très, envie d'aller découvre l'Afrique Australe.
Ce projet nous a occupé toute une année: sites à visiter, agence à choisir, hébergement ... tiens justement en parlant d'hébergement : nous avons choisi une version originale, nous avons à la fois logé dans des lodges et dormi dans le camping attenant à ces lodges. Cette formule nous a permis de: - tester les "tentes sur le toit", la joie du camping, assez caractéristique des voyages dans ces contrées. Cela a été une découverte pour nous puisque j'étais le seul à en avoir déjà fait il y a ... je n'ose pas le dire ... 30 ans. Cela a bien plu aussi à nos ados. - profiter tout de même des commodités (et restaurant) du lodge - faire des économies substantielles puisque les lodges sont dans l'ensemble très cher.
Le parcours:
Ce qui nous fait en très court: Windhoek - Kalahari (Marienthal) - Namib (Sesriem) - Namib Nauklufs (près de Solitaire) - Walvis Bay (2x) - Brandberg - Grootberg - Purros - Opuwo - Epupa Falls - Kunene River Lodge - Etosha 3x (Dolomite, Okaukuejo, Onguma Bush Camp) - Rundu - Sakawhe au Botswana - Kongola - Kasane (2x) - Victoria Falls
Allez je me lance, voici le récit au jour le jour: PREMIERE PARTIE: ARRIVEE - KALAHARI - NAMIB J'ai aussi fait un blog, le texte est le même mais il y a beaucoup plus de photos, pour les amateurs cliquer ici
Jour 1
Ca y est le grand jour est arrivé, cela faisait 13 mois qu’on y pensait et 10 mois qu’on y « travaillait »
L’avion part à 20h10 de Frankfurt pour un vol direct à destination de Windhoek, capitale de la Namibie.
A 12h30 tout était prêt chargé, c’est un peu tôt, mais, comme il y a toujours de gros risques de bouchons sur la route, nous sommes tout de même partis. Et bien pour une fois on a très bien roulé, 2h50 porte à porte. On était donc 4h50 avant le vol … euhhh non 5h50, on vient de nous annoncer que le vol aurait 1h de retard. On prend notre mal en patience en passant tous les différents contrôles et en sillonnant le Duty Free. Après un repas léger type, on retrouve nos amis Belges avec qui nous faisons ce grand voyage (Jacqueline la maman grande organisatrice qui a énormément travaillé pour nous faire des fiches détaillées de nos dures journées de voyage, Virginie la fille toujours partante et souriante avec qui Léonie pourra échanger et Cedric le fils chauffeur, traducteur, photographe, chargé du talkie walkie, du Gps et de nombreuses autres tâches). A 20h30 on commence à nous faire embarquer … puis débarquer, vol encore retardé, l’avion n’a pas reçu l’agrément des services de contrôle pour cause de sièges mal fixés … ça inspire confiance !!!.
Une rapide discussion avec l’hôtesse m’apprendra qu’ils vont faire le plus vite possible car après 23h ils n’auront plus le droit de décoller … gloups !. Finalement nous avons pu reprendre l’embarquement et nous avons décollé vers 22h10. Vol sans histoire, long comme toujours avec nourriture pas top et pas d’écran TV individuel.


Jour 2
Le pilote a pu reprendre 1h ce qui fait que nous avons finalement atterri avec 1h de retard. Passage de douane, immigration et un chauffeur qui nous attendait pour nous amener chez le loueur de voitures (juste le temps de retirer de l’argent et en voiture, pardon mini bus). L’aéroport est distant de la ville d’environ 40 kms, nous verrons tout de même 4 girafes (ça commence bien), sinon on ne se croirait pas spécialement en Afrique, tout est récent, bien entretenu Et le paysage est désertique sans charme particulier. Chez le loueur un guide de l’agence de voyage (Tourmaline) nous attend, pratique d’avoir un Français sous la main, car nous avons beaucoup à voir avec le loueur (check list complète de la voiture et du matériel de camping).

Les véhicules sont récents (2010 et 2011, 79.000 et 55.000 kms), semblent bien entretenus, en revanche les pneus sont bons mais pas Off Road, le loueur n’en démordra pas, pareil pour la pelle et la caisse à outils que nous avions demandé (et qu’il avait accepté à l’exception des pneus où sa réponse était évasive). Je lui ferais tout de même changer une roue de secours un peu fatiguée. Son leitmotiv étant de dire que le véhicule était suffisamment bien équipé pour toutes les routes où nous étions sensés aller (le « Off Road » et certaines régions étant interdites pour les 4x4 de loc). Nous avons aussi appris le montage et le démontage des tentes (un peu fatiguées), fait le tour de tout le matériel (4 duvets neufs, couvertures, oreillers, table, chaises, réchaud à gaz, grille de barbecue, frigo sur batterie séparée…), plus deux roues de secours, un compresseur, bref de quoi remplir un coffre pourtant volumineux. Et les bagages me direz-vous, ça rentre encore mais il faut jouer un peu au Tetris. Après on reprend tout le contrat point par point, on discute de l’opportunité ou non d’une franchise, que nous finirons par refuser, il nous dit également avoir équipé les véhicules de mouchards. En conclusion l’entreprise semble sérieuse, en revanche j’ai beaucoup de mal avec les Afrikaners, leur attitude hautaine, voir agressive et je ne parle pas de leur comportement avec les noirs !.
Tout cela nous amène vers 11h, ensuite nous irons manger (des hamburgers !) puis faire les courses dans un supermarché. Et ce nos premiers tours de roues du « mauvais côté » de la route et avec une conduite à droite. C’est un coup à prendre, on perd nos repères et les essuies glace tournent beaucoup (comme tout est inversé ils ont les essuies glace à la place de nos clignotants). Heureusement que la boite et les pédales sont dans le même ordre que chez nous. Les supermarchés (SPAR, par exemple), eux, sont très semblables aux nôtres avec beaucoup de produits similaires. De façon générale les prix sont aussi « européens ». Ca y est on est enfin prêt, direction le sud. Comme il est déjà 13h nous n’aurons pas le temps de « flâner » sur les petites pistes. Nous emprunterons la grande route, goudronnée, ne sachant pas que serait une des seules que nous emprunterons et nous ne l’avons pas appréciée à sa juste valeur.
Pour cette première nuit, nous logeons à l’Anib Lodge, dans le Kalahari, région dont le nom fait rêver depuis les « dieux sont tombés sur la tête ». Nous avons un bungalow avec une belle vue. Après la prise de possession des lieux nous irons faire quelques pas pour le coucher du soleil. On savait qu’il se coucherait tôt mais pas qu’il ferait nuit noir ¼heure après. Le coucher étant à 16h30 à 17h on n’y voyait plus rien, et immédiatement le froid se fait sentir. On passe allègrement de 25 à 10° en très peu de temps. Pour pouvoir profiter du pays il faut donc se lever tôt. Tout est tôt, même le diner généralement servi à 18h30. Il sera bon, agrémenté d’un petit spectacle fait par le personnel du lodge. Nous aurons droit au menu décrit en langage des clics. En fait ils ne parlent pas qu’en clic, c’est comme si on remplaçait par exemple les voyelles par des clics et que le reste est normal. On croirait presque que c’est une autre personne qui place des clics de temps en temps en « surimpression » sur le discours « normal ». Les chambres sont belles et la literie aussi, nous passerons une bonne nuit … fraîche. Le fait qu’il n’y a qu’une heure de décalage horaire fait qu’il n’y a pas de temps d’adaptation, mais du coup on a moins l’impression d’être très très loin. En conclusion tout se présente bien et nous aurons vu quelques girafes, des Springbocks et des autruches


Jour 3
Le matin nous repartons faire une promenade plus longue pour voir le lever du soleil, avec pantalon, polaire et veste, je dirais qu’il faisait environ 5 à 7°. Ce tour nous permettra de voir de nombreux animaux, c’est qu’il est très peuplé le kalahari Springboks, Zèbres, Oryx, oiseaux.



Un bon petit déjeuner, puis réorganisation des bagages, en effet ce soir nous dormirons tous les 4 en tente, vous savez celles qui sont sur le toit. On a chacun préparé notre petit « sachet » avec le nécessaire indispensable car pas question de déballer nos grosses valises. Nous partons plein Ouest direction le désert du Namib et Sesriem avec ses dunes orange, les plus grandes du monde parait-il. Les paysages sont beaux, immenses, vides à part quelques animaux, on traverse de temps en temps une bourgade, elles sont très étendues avec très peu d’habitation, juste une station essence et une supérette. Il y a peu de circulation et on soupçonne que ce soit essentiellement des touristes.
Un voyant nous obligera à nous arrêter dans un garage à Maltahöhe (ça fait très Allemand non !). 3ème piste à droite en quittant la route. Le garage, tenu par un couple de blancs (comme tout ici) et entourés de noirs à leurs ordres. Il détecte tout de suite la panne, démonte le filtre à essence, le donne à un noir pour qu’il le nettoie, le reprend et le repose. Le garage est absolument nickel, un noir le balaye en permanence. Il nous « arnaque » un peu beaucoup mais on se fera rembourser par le loueur (du moins on espère). Mais le résultat est là, plus de voyant ni d’alarme sonore. Nous serons contrôlés 2 fois par la police, par ailleurs peu présente. On repart, mangeons en route (pain, jambon, tomate, fromage, yaourt et fruit). La piste est vraiment très belle, surtout lorsqu’on se rapproche de Sesriem.


En revanche peu d’animaux sur la route à part des Springbocks, des autruches et autres pintades. Nous rentrons dans le parc fermé avec poste de contrôle et gardien. Ils ne rigolent pas, tout cela fait très sérieux et carré. Nous prenons nos permis et prenons notre emplacement de camping. L’emplacement est très beau, tout au bout du camping, au bord de la savane, sous un arbre avec point d’eau et électricité.
Nous ferons un montage d’essais puis replions nos tentes pour pouvoir aller explorer notre première dune. Comme nos amis logent à l’extérieur du parc (et pas en tente) ils ont laissé leur véhicule à l’extérieur et nous sommes allé à 7 dans notre 4x4 pour aller explorer la première dune, qui se nomme dune Elim.
Piste, parking et escalade pour pouvoir la gravir et contempler le coucher de soleil. J’ai été surpris car elle est couverte de touffes de grandes herbes (faisant jusqu’à 1,5 mètres de haut). On fatigue rapidement à marcher dans le sable mou et chaque fois qu’on croit arriver en haut il y en a une plus haute derrière. Comme nous sommes un peu tard il n’y a que Théo qui ira jusqu’en haut. Nous nous attendrons le coucher de soleil un peu plus bas. C’est très beau, immense et des couleurs magnifiques l’herbe blonde, quelques arbres verts, les dunes orange et le ciel bleu. C’est parfait.


Retour au camping où nous finirons de monter la tente dans le noir (17h30 !).
Ensuite nous sortons du parc pour aller retrouver nos amis et diner au Sossusvlei Lodge. Il est réputé pour son buffet. Réputation méritée avec un buffet d’entré, un coin « plancha », un coin grillade avec plein de sortes de viandes (Oryx, Springbok, Zèbre, Koudou, Impala, et plein d’autres bêtes exotiques), et pour finir un buffet de dessert. Ensuite un peu de marche et TENTE, une première pour nous. Alors que dire … c’est plus satisfaisant au niveau concept que dans la réalité !. Il faut dire qu’un groupe électrogène « ronronnera » toute la nuit. Sinon, c’est tout de même exigu, lorsque quelqu’un bouge tous les autres le ressentent, le dos n’apprécie pas trop et vers le matin il fait froid.
Néanmoins cela participe au côté exceptionnel de nos vacances.
Jour 4
Lever avant l’aube (5h30), il fait froid mais c’est tout à fait supportable. Dire que dans 4 heures on aura trop chaud et on se badigeonnera de crème solaire. Pliage de tente express et départ sue les chapeaux de roues. En effet le but du jeu est d’arriver au niveau de la dune 45 (c’est son petit nom, qui signifie qu’elle est à 45 kms) pour le lever de soleil. Pour favoriser les personnes qui logent à l’intérieur du parc (donc nous) on a le droit de partir dès 5h50 alors que les personnes qui logent à l’extérieur (nos amis par exemple) ne peu vent entrer dans le parc qu’à 6h30 . Nous parcourons cette magnifique route (goudronnée) au milieu des dunes. D’abord avec les phares et petit à petit le paysage apparait, c’est magnifique, (il faut juste faire attention aux animaux qui ne comprennent pas toujours que la route ne leur est pas destinée. Nous nous arrêtons donc à cette fameuse dune 45 que nous escaladerons juste ce qu’il faut pour pouvoir voir le soleil qui se lève …magique. Et maintenant nous sommes sur des dunes sans végétation, toutes oranges.



Retour dans la voiture pour s’enfoncer plus en avant dans Sossusvlei. Fin de la route goudronnée, maintenant c’est le morceau de bravoure, 5 kms dans du sable profond !. Stop, position 4x4, boite courte, dégonflage de pneus (que nous ne ferons pas), 3ème vitesse et en avant !. C’est un peu comme conduire dans 40 cm de neige poudreuse, en gros il vaut mieux laisser la voiture trouver toute seule ses ornières. C’est sympa à faire même si tu transpires quand tu vois que la voiture commence à avoir du mal et ralentit. Il faut dire que nos véhicules sont des veaux et manquent réellement de puissance. A l’arrivée nous jetons notre dévolu sur un petit emplacement à part, sous un arbre où nous prendrons un superbe petit déjeuner au milieu des dunes du Namib.
Ensuite nous allons découvrir un site magnifique, dont on trouve les photos partout : Deadvlei. C’est comme un lac salé entouré de dunes rouge où il ne reste que quelques acacias morts il y a 400 ans. En fait autrefois il y avait de l’eau mais maintenant à part de l’eau de pluie le lac n’est plus irrigué. Autour ce sont de grandes dunes rouges. Après avoir marché dans le fond de ce lac nous avons escaladé l’une des grandes dunes jusqu’à la crête que nous avons suivi. Grandiose (c’est pour changer de magnifique). On est vraiment ailleurs. C’est un des sites les plus visités, mais à l’aune de la Namibie, nous devions bien être au plus 20 ou 30 sur tout le site !.



Petite parenthèse, de façon générale il y a peu de monde et les routes sont désertes, en fait il n’y a que les quelques blancs et les touristes qui ont des voitures, ce qui fait que même en ville il y a très peu de voiture. En revanche ce sont principalement des 4x4 (Toyota, Nissan) ou des Mercedes. Donc presque toujours de gros véhicules en très bon état. Les supermarchés, assez nombreux, sont à un niveau de prix presque européens, et essentiellement fréquenté par les blancs … et les quelques touristes. Tout est très propre, bien entretenu et récent.
Pour revenir à nos dunes : après ce tour bien physique nous nous enfonçons encore plus loin dans les dunes avec les 4x4 jusqu’au site de Sossusvlei proprement dit. Là, étonnement, il y a encore de l’eau dans le petit lac, ce contraste eau / dunes désertiques est saisissant. Pas d’escalade cette fois juste un petit tour au bord de l’eau.

Ensuite nous retournons à l’entrée du parc avant de reprendre notre route vers notre lodge suivant. Comme on est en milieu de journée, petit casse croûte rapide sous un soleil de plomb.
Lorsque nous voulons sortir nous apprenons qu’il faut présenter le permis que nous avions obtenu la veille, problème nous ne le trouvons plus. Le gardien refusera obstinément de nous laisser sortir, malgré les palabres de Théo, nous devrons retourner à la réception pour nous faire établir un duplicata. ½ h plus tard nous pourrons enfin partir.
La piste, de gravillons, traverse le Namib. Un arrêt au panneau « TROPIQUE DU CAPRICORNE » pour la photo immortalisant notre passage et nous continuerons vers Solitaire, gros point sur une carte … en réalité une station service avec une boulangerie et un semblant de superette. La boulangerie est mondialement connue pour ses Apfelstrudel et ses pâtisseries. Nous nous conformerons à la tradition et consommerons ces excellentes gâteries pour notre 15 heures.

Peu d’animaux sur la route à part des S et A (comprenez springbocks et autruches qui nous verrons tout le temps) plus 5 zèbres et quelques oryx au loin Encore une trentaine de kilomètres, toujours sur des gravillons, et nous arriverons à notre lodge. Qu’est-ce qui a pu venir comme idée aux propriétaires de s’installer ici au milieu de rien. On est loin de tout, le paysage est splendide. Le Lodge(Barchan Dunes Retreat) est niche au creux d’une petite montagne, presque complètement caché, juste avant il y a une petite orangeraie. Les chambres sont en fait de petits chalets semi enterrés, on ne les distingue pratiquement pas. Pour le notre qui est plus grand nous avons dû prendre la voiture. C’est un vrai petit paradis, surtout pour Léonie puisqu’il y a des suricates, des chiens et surtout 3 chevaux dont un cheval peluche (ou ours comme elle dit). Les chalets et la maison des propriétaires est superbe, jusqu’au mobilier en bois des chambres. Comme c’est une maison d’hôtes l’accueil y est plus chaleureux que dans un hôtel, le repas délicieux et l’ambiance détendue et agréable, on aurait vraiment envie d’y rester plusieurs jours. Les propriétaires parlent Allemand, ce qui est pratique pour moi.

En conclusion : Léonie aimerait tout transporter chez nous pour y vivre (maison, animaux, paysage, ..) !.
Nous voilà de retour la tête pleines de magnifiques images. Qui ça nous: deux familles, une Belge, une Français, 3 d'un côté, 4 de l'autre, de 15 à 54 ans.
Ce voyage a été construit en commun ... avec l'aide des passionnés de VF, je pense notamment à Pierre 77, Rivièrefox, FredXIII, J2P, Voyagou, Francky, Musungu, Vinnylove, Bolo3 et de nombreux autres auprès de qui je m'excuse d'avoir oublié de les citer.
Pourquoi la Namibie ... ben justement à cause de Pierre et Fred. J'avais fait leur connaissance sur une autre section de VF et je suis allé voir leur "production littéraire et photographique". Leurs magnifiques carnets montrant toute la diversité qu'offre la Namibie m'ont donné très, mais alors très très, envie d'aller découvre l'Afrique Australe.
Ce projet nous a occupé toute une année: sites à visiter, agence à choisir, hébergement ... tiens justement en parlant d'hébergement : nous avons choisi une version originale, nous avons à la fois logé dans des lodges et dormi dans le camping attenant à ces lodges. Cette formule nous a permis de: - tester les "tentes sur le toit", la joie du camping, assez caractéristique des voyages dans ces contrées. Cela a été une découverte pour nous puisque j'étais le seul à en avoir déjà fait il y a ... je n'ose pas le dire ... 30 ans. Cela a bien plu aussi à nos ados. - profiter tout de même des commodités (et restaurant) du lodge - faire des économies substantielles puisque les lodges sont dans l'ensemble très cher.
Le parcours:
Ce qui nous fait en très court: Windhoek - Kalahari (Marienthal) - Namib (Sesriem) - Namib Nauklufs (près de Solitaire) - Walvis Bay (2x) - Brandberg - Grootberg - Purros - Opuwo - Epupa Falls - Kunene River Lodge - Etosha 3x (Dolomite, Okaukuejo, Onguma Bush Camp) - Rundu - Sakawhe au Botswana - Kongola - Kasane (2x) - Victoria FallsAllez je me lance, voici le récit au jour le jour: PREMIERE PARTIE: ARRIVEE - KALAHARI - NAMIB J'ai aussi fait un blog, le texte est le même mais il y a beaucoup plus de photos, pour les amateurs cliquer ici
Jour 1
Ca y est le grand jour est arrivé, cela faisait 13 mois qu’on y pensait et 10 mois qu’on y « travaillait »
L’avion part à 20h10 de Frankfurt pour un vol direct à destination de Windhoek, capitale de la Namibie.
A 12h30 tout était prêt chargé, c’est un peu tôt, mais, comme il y a toujours de gros risques de bouchons sur la route, nous sommes tout de même partis. Et bien pour une fois on a très bien roulé, 2h50 porte à porte. On était donc 4h50 avant le vol … euhhh non 5h50, on vient de nous annoncer que le vol aurait 1h de retard. On prend notre mal en patience en passant tous les différents contrôles et en sillonnant le Duty Free. Après un repas léger type, on retrouve nos amis Belges avec qui nous faisons ce grand voyage (Jacqueline la maman grande organisatrice qui a énormément travaillé pour nous faire des fiches détaillées de nos dures journées de voyage, Virginie la fille toujours partante et souriante avec qui Léonie pourra échanger et Cedric le fils chauffeur, traducteur, photographe, chargé du talkie walkie, du Gps et de nombreuses autres tâches). A 20h30 on commence à nous faire embarquer … puis débarquer, vol encore retardé, l’avion n’a pas reçu l’agrément des services de contrôle pour cause de sièges mal fixés … ça inspire confiance !!!.
Une rapide discussion avec l’hôtesse m’apprendra qu’ils vont faire le plus vite possible car après 23h ils n’auront plus le droit de décoller … gloups !. Finalement nous avons pu reprendre l’embarquement et nous avons décollé vers 22h10. Vol sans histoire, long comme toujours avec nourriture pas top et pas d’écran TV individuel.


Jour 2
Le pilote a pu reprendre 1h ce qui fait que nous avons finalement atterri avec 1h de retard. Passage de douane, immigration et un chauffeur qui nous attendait pour nous amener chez le loueur de voitures (juste le temps de retirer de l’argent et en voiture, pardon mini bus). L’aéroport est distant de la ville d’environ 40 kms, nous verrons tout de même 4 girafes (ça commence bien), sinon on ne se croirait pas spécialement en Afrique, tout est récent, bien entretenu Et le paysage est désertique sans charme particulier. Chez le loueur un guide de l’agence de voyage (Tourmaline) nous attend, pratique d’avoir un Français sous la main, car nous avons beaucoup à voir avec le loueur (check list complète de la voiture et du matériel de camping).

Les véhicules sont récents (2010 et 2011, 79.000 et 55.000 kms), semblent bien entretenus, en revanche les pneus sont bons mais pas Off Road, le loueur n’en démordra pas, pareil pour la pelle et la caisse à outils que nous avions demandé (et qu’il avait accepté à l’exception des pneus où sa réponse était évasive). Je lui ferais tout de même changer une roue de secours un peu fatiguée. Son leitmotiv étant de dire que le véhicule était suffisamment bien équipé pour toutes les routes où nous étions sensés aller (le « Off Road » et certaines régions étant interdites pour les 4x4 de loc). Nous avons aussi appris le montage et le démontage des tentes (un peu fatiguées), fait le tour de tout le matériel (4 duvets neufs, couvertures, oreillers, table, chaises, réchaud à gaz, grille de barbecue, frigo sur batterie séparée…), plus deux roues de secours, un compresseur, bref de quoi remplir un coffre pourtant volumineux. Et les bagages me direz-vous, ça rentre encore mais il faut jouer un peu au Tetris. Après on reprend tout le contrat point par point, on discute de l’opportunité ou non d’une franchise, que nous finirons par refuser, il nous dit également avoir équipé les véhicules de mouchards. En conclusion l’entreprise semble sérieuse, en revanche j’ai beaucoup de mal avec les Afrikaners, leur attitude hautaine, voir agressive et je ne parle pas de leur comportement avec les noirs !.
Tout cela nous amène vers 11h, ensuite nous irons manger (des hamburgers !) puis faire les courses dans un supermarché. Et ce nos premiers tours de roues du « mauvais côté » de la route et avec une conduite à droite. C’est un coup à prendre, on perd nos repères et les essuies glace tournent beaucoup (comme tout est inversé ils ont les essuies glace à la place de nos clignotants). Heureusement que la boite et les pédales sont dans le même ordre que chez nous. Les supermarchés (SPAR, par exemple), eux, sont très semblables aux nôtres avec beaucoup de produits similaires. De façon générale les prix sont aussi « européens ». Ca y est on est enfin prêt, direction le sud. Comme il est déjà 13h nous n’aurons pas le temps de « flâner » sur les petites pistes. Nous emprunterons la grande route, goudronnée, ne sachant pas que serait une des seules que nous emprunterons et nous ne l’avons pas appréciée à sa juste valeur.
Pour cette première nuit, nous logeons à l’Anib Lodge, dans le Kalahari, région dont le nom fait rêver depuis les « dieux sont tombés sur la tête ». Nous avons un bungalow avec une belle vue. Après la prise de possession des lieux nous irons faire quelques pas pour le coucher du soleil. On savait qu’il se coucherait tôt mais pas qu’il ferait nuit noir ¼heure après. Le coucher étant à 16h30 à 17h on n’y voyait plus rien, et immédiatement le froid se fait sentir. On passe allègrement de 25 à 10° en très peu de temps. Pour pouvoir profiter du pays il faut donc se lever tôt. Tout est tôt, même le diner généralement servi à 18h30. Il sera bon, agrémenté d’un petit spectacle fait par le personnel du lodge. Nous aurons droit au menu décrit en langage des clics. En fait ils ne parlent pas qu’en clic, c’est comme si on remplaçait par exemple les voyelles par des clics et que le reste est normal. On croirait presque que c’est une autre personne qui place des clics de temps en temps en « surimpression » sur le discours « normal ». Les chambres sont belles et la literie aussi, nous passerons une bonne nuit … fraîche. Le fait qu’il n’y a qu’une heure de décalage horaire fait qu’il n’y a pas de temps d’adaptation, mais du coup on a moins l’impression d’être très très loin. En conclusion tout se présente bien et nous aurons vu quelques girafes, des Springbocks et des autruches


Jour 3
Le matin nous repartons faire une promenade plus longue pour voir le lever du soleil, avec pantalon, polaire et veste, je dirais qu’il faisait environ 5 à 7°. Ce tour nous permettra de voir de nombreux animaux, c’est qu’il est très peuplé le kalahari Springboks, Zèbres, Oryx, oiseaux.




Un bon petit déjeuner, puis réorganisation des bagages, en effet ce soir nous dormirons tous les 4 en tente, vous savez celles qui sont sur le toit. On a chacun préparé notre petit « sachet » avec le nécessaire indispensable car pas question de déballer nos grosses valises. Nous partons plein Ouest direction le désert du Namib et Sesriem avec ses dunes orange, les plus grandes du monde parait-il. Les paysages sont beaux, immenses, vides à part quelques animaux, on traverse de temps en temps une bourgade, elles sont très étendues avec très peu d’habitation, juste une station essence et une supérette. Il y a peu de circulation et on soupçonne que ce soit essentiellement des touristes.
Un voyant nous obligera à nous arrêter dans un garage à Maltahöhe (ça fait très Allemand non !). 3ème piste à droite en quittant la route. Le garage, tenu par un couple de blancs (comme tout ici) et entourés de noirs à leurs ordres. Il détecte tout de suite la panne, démonte le filtre à essence, le donne à un noir pour qu’il le nettoie, le reprend et le repose. Le garage est absolument nickel, un noir le balaye en permanence. Il nous « arnaque » un peu beaucoup mais on se fera rembourser par le loueur (du moins on espère). Mais le résultat est là, plus de voyant ni d’alarme sonore. Nous serons contrôlés 2 fois par la police, par ailleurs peu présente. On repart, mangeons en route (pain, jambon, tomate, fromage, yaourt et fruit). La piste est vraiment très belle, surtout lorsqu’on se rapproche de Sesriem.


En revanche peu d’animaux sur la route à part des Springbocks, des autruches et autres pintades. Nous rentrons dans le parc fermé avec poste de contrôle et gardien. Ils ne rigolent pas, tout cela fait très sérieux et carré. Nous prenons nos permis et prenons notre emplacement de camping. L’emplacement est très beau, tout au bout du camping, au bord de la savane, sous un arbre avec point d’eau et électricité.
Nous ferons un montage d’essais puis replions nos tentes pour pouvoir aller explorer notre première dune. Comme nos amis logent à l’extérieur du parc (et pas en tente) ils ont laissé leur véhicule à l’extérieur et nous sommes allé à 7 dans notre 4x4 pour aller explorer la première dune, qui se nomme dune Elim.
Piste, parking et escalade pour pouvoir la gravir et contempler le coucher de soleil. J’ai été surpris car elle est couverte de touffes de grandes herbes (faisant jusqu’à 1,5 mètres de haut). On fatigue rapidement à marcher dans le sable mou et chaque fois qu’on croit arriver en haut il y en a une plus haute derrière. Comme nous sommes un peu tard il n’y a que Théo qui ira jusqu’en haut. Nous nous attendrons le coucher de soleil un peu plus bas. C’est très beau, immense et des couleurs magnifiques l’herbe blonde, quelques arbres verts, les dunes orange et le ciel bleu. C’est parfait.


Retour au camping où nous finirons de monter la tente dans le noir (17h30 !).
Ensuite nous sortons du parc pour aller retrouver nos amis et diner au Sossusvlei Lodge. Il est réputé pour son buffet. Réputation méritée avec un buffet d’entré, un coin « plancha », un coin grillade avec plein de sortes de viandes (Oryx, Springbok, Zèbre, Koudou, Impala, et plein d’autres bêtes exotiques), et pour finir un buffet de dessert. Ensuite un peu de marche et TENTE, une première pour nous. Alors que dire … c’est plus satisfaisant au niveau concept que dans la réalité !. Il faut dire qu’un groupe électrogène « ronronnera » toute la nuit. Sinon, c’est tout de même exigu, lorsque quelqu’un bouge tous les autres le ressentent, le dos n’apprécie pas trop et vers le matin il fait froid.
Néanmoins cela participe au côté exceptionnel de nos vacances.
Jour 4
Lever avant l’aube (5h30), il fait froid mais c’est tout à fait supportable. Dire que dans 4 heures on aura trop chaud et on se badigeonnera de crème solaire. Pliage de tente express et départ sue les chapeaux de roues. En effet le but du jeu est d’arriver au niveau de la dune 45 (c’est son petit nom, qui signifie qu’elle est à 45 kms) pour le lever de soleil. Pour favoriser les personnes qui logent à l’intérieur du parc (donc nous) on a le droit de partir dès 5h50 alors que les personnes qui logent à l’extérieur (nos amis par exemple) ne peu vent entrer dans le parc qu’à 6h30 . Nous parcourons cette magnifique route (goudronnée) au milieu des dunes. D’abord avec les phares et petit à petit le paysage apparait, c’est magnifique, (il faut juste faire attention aux animaux qui ne comprennent pas toujours que la route ne leur est pas destinée. Nous nous arrêtons donc à cette fameuse dune 45 que nous escaladerons juste ce qu’il faut pour pouvoir voir le soleil qui se lève …magique. Et maintenant nous sommes sur des dunes sans végétation, toutes oranges.



Retour dans la voiture pour s’enfoncer plus en avant dans Sossusvlei. Fin de la route goudronnée, maintenant c’est le morceau de bravoure, 5 kms dans du sable profond !. Stop, position 4x4, boite courte, dégonflage de pneus (que nous ne ferons pas), 3ème vitesse et en avant !. C’est un peu comme conduire dans 40 cm de neige poudreuse, en gros il vaut mieux laisser la voiture trouver toute seule ses ornières. C’est sympa à faire même si tu transpires quand tu vois que la voiture commence à avoir du mal et ralentit. Il faut dire que nos véhicules sont des veaux et manquent réellement de puissance. A l’arrivée nous jetons notre dévolu sur un petit emplacement à part, sous un arbre où nous prendrons un superbe petit déjeuner au milieu des dunes du Namib.
Ensuite nous allons découvrir un site magnifique, dont on trouve les photos partout : Deadvlei. C’est comme un lac salé entouré de dunes rouge où il ne reste que quelques acacias morts il y a 400 ans. En fait autrefois il y avait de l’eau mais maintenant à part de l’eau de pluie le lac n’est plus irrigué. Autour ce sont de grandes dunes rouges. Après avoir marché dans le fond de ce lac nous avons escaladé l’une des grandes dunes jusqu’à la crête que nous avons suivi. Grandiose (c’est pour changer de magnifique). On est vraiment ailleurs. C’est un des sites les plus visités, mais à l’aune de la Namibie, nous devions bien être au plus 20 ou 30 sur tout le site !.



Petite parenthèse, de façon générale il y a peu de monde et les routes sont désertes, en fait il n’y a que les quelques blancs et les touristes qui ont des voitures, ce qui fait que même en ville il y a très peu de voiture. En revanche ce sont principalement des 4x4 (Toyota, Nissan) ou des Mercedes. Donc presque toujours de gros véhicules en très bon état. Les supermarchés, assez nombreux, sont à un niveau de prix presque européens, et essentiellement fréquenté par les blancs … et les quelques touristes. Tout est très propre, bien entretenu et récent.
Pour revenir à nos dunes : après ce tour bien physique nous nous enfonçons encore plus loin dans les dunes avec les 4x4 jusqu’au site de Sossusvlei proprement dit. Là, étonnement, il y a encore de l’eau dans le petit lac, ce contraste eau / dunes désertiques est saisissant. Pas d’escalade cette fois juste un petit tour au bord de l’eau.

Ensuite nous retournons à l’entrée du parc avant de reprendre notre route vers notre lodge suivant. Comme on est en milieu de journée, petit casse croûte rapide sous un soleil de plomb.
Lorsque nous voulons sortir nous apprenons qu’il faut présenter le permis que nous avions obtenu la veille, problème nous ne le trouvons plus. Le gardien refusera obstinément de nous laisser sortir, malgré les palabres de Théo, nous devrons retourner à la réception pour nous faire établir un duplicata. ½ h plus tard nous pourrons enfin partir.
La piste, de gravillons, traverse le Namib. Un arrêt au panneau « TROPIQUE DU CAPRICORNE » pour la photo immortalisant notre passage et nous continuerons vers Solitaire, gros point sur une carte … en réalité une station service avec une boulangerie et un semblant de superette. La boulangerie est mondialement connue pour ses Apfelstrudel et ses pâtisseries. Nous nous conformerons à la tradition et consommerons ces excellentes gâteries pour notre 15 heures.

Peu d’animaux sur la route à part des S et A (comprenez springbocks et autruches qui nous verrons tout le temps) plus 5 zèbres et quelques oryx au loin Encore une trentaine de kilomètres, toujours sur des gravillons, et nous arriverons à notre lodge. Qu’est-ce qui a pu venir comme idée aux propriétaires de s’installer ici au milieu de rien. On est loin de tout, le paysage est splendide. Le Lodge(Barchan Dunes Retreat) est niche au creux d’une petite montagne, presque complètement caché, juste avant il y a une petite orangeraie. Les chambres sont en fait de petits chalets semi enterrés, on ne les distingue pratiquement pas. Pour le notre qui est plus grand nous avons dû prendre la voiture. C’est un vrai petit paradis, surtout pour Léonie puisqu’il y a des suricates, des chiens et surtout 3 chevaux dont un cheval peluche (ou ours comme elle dit). Les chalets et la maison des propriétaires est superbe, jusqu’au mobilier en bois des chambres. Comme c’est une maison d’hôtes l’accueil y est plus chaleureux que dans un hôtel, le repas délicieux et l’ambiance détendue et agréable, on aurait vraiment envie d’y rester plusieurs jours. Les propriétaires parlent Allemand, ce qui est pratique pour moi.

En conclusion : Léonie aimerait tout transporter chez nous pour y vivre (maison, animaux, paysage, ..) !.
Bonjour,
Je fais un nouveau post, les données changeants, je ne veux pas embrouiller encore plus.🙂
Compte tenu du coût de l'avion additionné au prix du one way (environ 1.600 € en tout pour nous 4) on se demande s'il ne vaut pas mieux rentrer en voiture à Windhoek. Pour ce faire on a regardé, on pourrait tirer 2 jours de vacances en plus ... dire qu'on avait commencé à 18 sur place et là on en est à 23 😊.
On a très peu de temps pour se décider (ce week-end), seulement on ne connait absolument pas ce secteur 🤪. Voici les principales directions possibles:
1- faire Kasane -Windhoek en 3 jours, comment composer ces 3 jours ?
2- "sacrifier" le nord du Kaokoland: Opuwo, Epupa, Kunene River soit 2 jours et dans ce cas on aurait 5 jours pour faire Kasane - Windhoek: qu'en pensez-vous ?, ça vaut le sacrifice ? et si oui comment agencer ces journees ?
par avance merci
Merci
Je fais un nouveau post, les données changeants, je ne veux pas embrouiller encore plus.🙂
Compte tenu du coût de l'avion additionné au prix du one way (environ 1.600 € en tout pour nous 4) on se demande s'il ne vaut pas mieux rentrer en voiture à Windhoek. Pour ce faire on a regardé, on pourrait tirer 2 jours de vacances en plus ... dire qu'on avait commencé à 18 sur place et là on en est à 23 😊.
On a très peu de temps pour se décider (ce week-end), seulement on ne connait absolument pas ce secteur 🤪. Voici les principales directions possibles:
1- faire Kasane -Windhoek en 3 jours, comment composer ces 3 jours ?
2- "sacrifier" le nord du Kaokoland: Opuwo, Epupa, Kunene River soit 2 jours et dans ce cas on aurait 5 jours pour faire Kasane - Windhoek: qu'en pensez-vous ?, ça vaut le sacrifice ? et si oui comment agencer ces journees ?
par avance merci
Merci
Bonjour à tous,
A mon tour de mettre en ligne le carnet de notre voyage en Afrique australe réalisé en septembre-octobre 2017. Nous avons eu une approche visiblement différente de la plupart des voyageurs pour découvrir ces magnifiques pays. Plutôt que la location d'un 4x4 équipé très couteux (les prix étaient de l'ordre de 1000€ la semaine), nous avons opté pour la location d'un Rav 4 2x4 quasi neuf qui nous a couté 800€... pour 4 semaines kms illimité. Plutôt que de partir de Windhoek, nous sommes partis de Johannesburg, vol moins cher, voitures de loc moins chères et nous avons du passer toutes les frontières avec la voiture. L'inconvénient, parce que bien entendu il y en a un, c'est qu'il a fallu faire beaucoup de kms en 4 semaines pour visiter ces 3 pays, mais comme j'aime conduire et que ma femme aime visiter en voiture, ça n'a pas été un pb. En fait, je savais qu'avec une voiture 2x4, on pouvait emprunter pratiquement toutes les pistes excepté ManaPools et le sud Kariba, excepté La partie Okavango et Chobe du Botswana et l'extrême ouest de la Namibie. L'idée était de commencer par le Kruger, puis de passer au Zimbabwe en allant vers l'est et les montagnes de Chimanimani, puis d'aller sur Kariba, de faire la traversée du lac avec le ferry, de visiter la réserve Hwange et les chutes Victoria, puis de passer au Botswana avec la visite du parc Chobe, puis la bande de Caprivi, Popa Falls, Etosha, puis Ruacana et Epupa Falls, descendre sur Opuwo, Swakopmund, Sesriem puis retour sur le Botswana, Maun et retour Johannesburg. On a presque tout fait à part la traversée du Kariba pour cause d'annulation du ferry pour manque de clients. Au niveau réservations, nous n'avons réservé qu'une seule nuit, la première à Pretoria le soir de notre arrivée. Tout le reste a été réservé sur place, au fur et à mesure, les journées n'étant pas planifiées en avance, juste la trame du voyage l'était, c'est comme ça qu'on aime voyager. Nous sommes arrivés avec du matériel de camping, tente, matelas double gonflable ultra confortable, housse de couette, réchaud, lampes, tout ce qui était petit, léger et transportable en avion. Nous avons acheté à notre arrivée tout le reste en grande partie à Johannesburg, table, chaise, couette, oreiller... Le but étant de donner tout à quelqu'un avant notre retour.
24 septembre 2017 : Arrivée à JHB
Vol depuis Francfort, sans histoire, on vient récupérer notre voiture à l'aéroport. On pense que tout va aller vite, on a beaucoup communiqué avec l'agence locale depuis la France pour qu'ils préparent les papiers nécessaires au passage des différentes frontières. En fait, rien n'est prêt, personne n'est au courant, on a passé 3 h à l'agence principalement à cause de la frontière Afsud - Zimbabwe qu'on savait très compliquée mais pas à ce point. Il fallait 4 documents différents et un manquait, l'autorisation du fabriquant du véhicule pour entrer au Zimbabwe.. et nous étions un dimanche. Bref, à force de faire le forcing, on a fini par y arriver et c'est le départ pour les magasins pour préparer le voyage. On trouve tout ce qui est énuméré plus haut pour pas cher, du gaz, de la nourriture puis c'est parti pour l'équipement de la voiture version Zimbabwe. Ce pays exige en effet certains équipements non fournis par les loueurs et j'avais lu que les nombreux Road Blocks sur leurs routes ont la fâcheuse tendance à dresser des amendes sans qu'on puisse acheter ce matériel chez eux. Je tombe sur un magasin en pièces autos parfaitement au courant du matériel demandé (extincteur, stickers, gilets...), on équipe la voiture et c'est parti pour Pretoria. La seule nuit réservée nous attendait, on se pointe devant la porte de la maison grâce à notre GPS qu'on a amené depuis la France. Personne, pas de sonnette, ils étaient pourtant prévenus de notre arrivée. Envoi d'un sms, pas de réponse. je me décide à connecter les données internet, envoi d'un message et la miracle, la porte s'ouvre. Et le porte monnaie aussi, je paierai cash cette erreur, 55€ de supplément sur la facture téléphone au retour, pour 1 mn de connexion, 2 fois le prix de la chambre.
Pascal
A mon tour de mettre en ligne le carnet de notre voyage en Afrique australe réalisé en septembre-octobre 2017. Nous avons eu une approche visiblement différente de la plupart des voyageurs pour découvrir ces magnifiques pays. Plutôt que la location d'un 4x4 équipé très couteux (les prix étaient de l'ordre de 1000€ la semaine), nous avons opté pour la location d'un Rav 4 2x4 quasi neuf qui nous a couté 800€... pour 4 semaines kms illimité. Plutôt que de partir de Windhoek, nous sommes partis de Johannesburg, vol moins cher, voitures de loc moins chères et nous avons du passer toutes les frontières avec la voiture. L'inconvénient, parce que bien entendu il y en a un, c'est qu'il a fallu faire beaucoup de kms en 4 semaines pour visiter ces 3 pays, mais comme j'aime conduire et que ma femme aime visiter en voiture, ça n'a pas été un pb. En fait, je savais qu'avec une voiture 2x4, on pouvait emprunter pratiquement toutes les pistes excepté ManaPools et le sud Kariba, excepté La partie Okavango et Chobe du Botswana et l'extrême ouest de la Namibie. L'idée était de commencer par le Kruger, puis de passer au Zimbabwe en allant vers l'est et les montagnes de Chimanimani, puis d'aller sur Kariba, de faire la traversée du lac avec le ferry, de visiter la réserve Hwange et les chutes Victoria, puis de passer au Botswana avec la visite du parc Chobe, puis la bande de Caprivi, Popa Falls, Etosha, puis Ruacana et Epupa Falls, descendre sur Opuwo, Swakopmund, Sesriem puis retour sur le Botswana, Maun et retour Johannesburg. On a presque tout fait à part la traversée du Kariba pour cause d'annulation du ferry pour manque de clients. Au niveau réservations, nous n'avons réservé qu'une seule nuit, la première à Pretoria le soir de notre arrivée. Tout le reste a été réservé sur place, au fur et à mesure, les journées n'étant pas planifiées en avance, juste la trame du voyage l'était, c'est comme ça qu'on aime voyager. Nous sommes arrivés avec du matériel de camping, tente, matelas double gonflable ultra confortable, housse de couette, réchaud, lampes, tout ce qui était petit, léger et transportable en avion. Nous avons acheté à notre arrivée tout le reste en grande partie à Johannesburg, table, chaise, couette, oreiller... Le but étant de donner tout à quelqu'un avant notre retour.
24 septembre 2017 : Arrivée à JHB
Vol depuis Francfort, sans histoire, on vient récupérer notre voiture à l'aéroport. On pense que tout va aller vite, on a beaucoup communiqué avec l'agence locale depuis la France pour qu'ils préparent les papiers nécessaires au passage des différentes frontières. En fait, rien n'est prêt, personne n'est au courant, on a passé 3 h à l'agence principalement à cause de la frontière Afsud - Zimbabwe qu'on savait très compliquée mais pas à ce point. Il fallait 4 documents différents et un manquait, l'autorisation du fabriquant du véhicule pour entrer au Zimbabwe.. et nous étions un dimanche. Bref, à force de faire le forcing, on a fini par y arriver et c'est le départ pour les magasins pour préparer le voyage. On trouve tout ce qui est énuméré plus haut pour pas cher, du gaz, de la nourriture puis c'est parti pour l'équipement de la voiture version Zimbabwe. Ce pays exige en effet certains équipements non fournis par les loueurs et j'avais lu que les nombreux Road Blocks sur leurs routes ont la fâcheuse tendance à dresser des amendes sans qu'on puisse acheter ce matériel chez eux. Je tombe sur un magasin en pièces autos parfaitement au courant du matériel demandé (extincteur, stickers, gilets...), on équipe la voiture et c'est parti pour Pretoria. La seule nuit réservée nous attendait, on se pointe devant la porte de la maison grâce à notre GPS qu'on a amené depuis la France. Personne, pas de sonnette, ils étaient pourtant prévenus de notre arrivée. Envoi d'un sms, pas de réponse. je me décide à connecter les données internet, envoi d'un message et la miracle, la porte s'ouvre. Et le porte monnaie aussi, je paierai cash cette erreur, 55€ de supplément sur la facture téléphone au retour, pour 1 mn de connexion, 2 fois le prix de la chambre.
Pascal











