Bonjour à toutes et à tous,
Je me permets d'écrire sur ce forum pour partager avec vous mon expérience. En effet , je suis rentré il y a quelques jours de DEHLI et je voulais partager ce voyage cauchemardesque avec vous. Cauchemardesque , oui , c'est bien le mot que j'ai employé. Il est temps, je le pense, que les jeunes voyageurs à destination de DEHLI est aussi les retours des jeunes gens pour qui le voyage en INDE s'est transformé en cauchemar et ce pour avoir toutes les cartes en mains au moment de leurs départs.
Je me présente , je m'appelle ivan , j'ai 25 ans , marié et bientôt papa. Je rêve de voyager depuis tout petit. L'idée de l'inde m'est venu récemment et je n'ai pas voulu regarder trop de vidéos ou lire trop de discussions pour ne pas me gâcher le plaisir de la découverte du pays. Je devais partir pour 15 jours en Inde , 1 semaine a dehli , quelques jours a varanasi et agra puis retour en france. Je devais donc partir 15 jours et je suis revenu au bout de 3 jours. Je suis d'un tempérament calme et réfléchi , je fais beaucoup de sport ( boxe anglaise ) et lis beaucoup. Ces quelques mots brossent un portrait succin de moi pour vous permettre de voir que je suis 'normal'. Ni particulièrement peureux , ni bourgeois...
A mon arrivée a DELHI, j'étais un peu fatigué certes ( vol de nuit mais pas dormi une seule seconde) mais j'étais encore d'aplomb. je passe au guichet des taxis prepaid et demande un taxi pour pahar ganj histoire de trouver un hôtel. Pas de problème , 320 roupies. Je donne 1000 ( pas le choix le mec du change n'a pas voulu me donner de petites coupures) et il me rend 500........( je ne suis pas doué en math mais quand même...) . Après avoir un petit peu insister il me donne le reste de la monnaie et direction le taxi. Je me dis que ce n'est rien , c'est de bonnes guerre et me prépare à faire attention tout le voyage.Et là , j'ai découvert les routes indiennes et surtout la facon de conduire des indiens , au klaxon. Incroyable ! mon coeur battait la chamade , on doublait par la droite , par la gauche , a 120 a l'heure , évitant de justesse chaque voiture. Sur le côté de la route , accident sur accident.Pourtant , après une nuit blanche dans l'avion j'étais toujours assez serein. Arrivé 'vers pahar ganj' , je dis 'vers' car , à chaque fois par la suite que j'ai pris un taxi , je me suis aperçu qu'il me laissait tout le temps pas trop loin de ce que je voulais mais devant l'hotel , le magasin ou plus grossièrement le commerce d'un ami.
A peine sorti du taxi je demande mon chemin et ou est paharganj 'main bazaar' ? on m'oriente grossièrement et je marche vers ce quartier.Et là , c'est parti! Un premier indien se place à côté de moi et va me raconter ce qu'ils vont tous me dire pendant deux jours non stop. where do you from? /i learn english/ come to my hotel/ what do you looking for/ je lui dis que je ne suis pas interressé très gentiment mais fermement comme je l'ai lu sur ce même forum avant de partir il insiste , continue de me parler. Je ne fais plus attention à ce qu'il me dit mais il continue de marcher avec moi , coller a moi.Là , miracle , je vois par hasard un hotel que j'ai vu dans le lonely planet , je rentre , complet! je ressors et l'indien qui était avec moi.............ben est toujours avec moi mais cette fois un autre l'a rejoins et me raconte les mêmes choses mais insiste encore plus. Je ne les écoute plus mais il me parle et répéte sans arrêt les mêmes choses , un de chaque côté. Je rentre dans l'accueil d'un hotel qui n'a pas l'air d'être trop miteux. Je visite une chambre qui n'est autre qu'une des chambres du chateau de la famille adams et qui pu le renfermé. Je suis crevé je demande une meilleure chambre , on m'en donne une un peu plus grande , mais toujours avec une odeur de renfermé mixé a des égouts et, bien sur sans fenêtre...je négocie vite fait le prix et monte me coucher. Je lève la couverture et m'aperçois qu'il y a une marre de sang sur les draps ( pas une tache bordel mais une MARRE). Je sors mon sac de couchage . une douche a l'eau froide et je me couche dans mon sac car je n'ai pas dormi depuis la veille 8h. Et là impossible de dormir , klaxonne dans tous les sens , indiens qui passent dans le couloir en chantant , travaux en tous genres.J'arrive néanmoins à m'endormir et je me réveille , après un sommeil réparateur ( humour) , 1h30 après m'être endormi. Il est 14 h à peu près et cela fait juste 4 h que je suis a dehli. J'ai la dalle mais une méchante boule de stresse au ventre s'empare de moi.Je me dis ' allez garcon , tu sors de ton hotel et tu cherches un cybercafé ou autres pour appeller ta femme et un endroit pour manger'
A peine sorti de l'hotel un jeune me saute dessus et me reconte les trucs habituels , il marche avec moi et la je lui dis ' j'aimerais aller a connaught place car il faut que j'appelle ma femme, je cherche un cybercafé'. Il me dit ' prend ce taxi , pour 10 roopies il t'emmène a connaught place' . Je m'installe dans le rickshaw et il me dit ' je peux monter avec toi'. Je lui dis pas de prob même si ça sent le 'roochiche' comme dirait l'autre... je donne 10 rpies au taxi et il me dit 'viens on va voir pour le téléphone'. Il m'emmène donc dans le magasin d'un ami et il me propose de m'être une nouvelle carte sim dans mon iphone 4. Je le sors de mon pantalon et ils commencent à gratter mon téléphone. il y avait 7 a 8 indiens autour de moi. Toujours cette boule au ventre de stresse , surtout que je ne vois , depuis le début , aucun touriste étranger. Ils me disent que c'est ok mais je regarde mon téléphone et je vois très bien qu'il est bloqué.Ils me disent qu'il faut attendre 5 minutes et m'invitent à partir. Je leur dis que je ne suis pas pressé et que je vais attendre.Tout de suite après il me disent que ça ne marchera pas et me rende ma carte sim et mon téléphone.Après ils essayent de me vendre un téléphone neuf hors de prix , je refuse gentillement et sors de ce traquenard. L'indien qui me suivait............me suis toujours et me dis de venir avec lui dans l'office de tourisme officiel indienne. je rentre et on me propose de me servir d'internet gratuitement et je me dis ' aaah , ça sent encore le roochiche !' un homme me dis de profiter d'internet gratuit sauf que je m'apercois que si je veux me connecter a ma boite mail il faut 'graver' mon mot de passe dans l'ordi. SUPER !!!!!!!!!!!!! je fais mine de chercher des trucs mais ne fais rien. Je dis au mec qui me regardait d'un oeil que je cherche un plan de la ville . il me sort un plan et m'entoure les trucs a voir et après il me demande si je veux aller a agra! Je dis OUI et reprend espoir. Là il me dit que pour agra , il faut acheter des billets plusieurs jours a l'avance et payer maintenant. Ok ! je lui dis aurevoir gentillemment et sors de cet enfer. A Peine sorti de ce faux office du tourisme , un autre indien me saute dessus et me dit que je sors d'une fausse office du tourisme , d'une arnaque ( comme si je le savais pas). il me raconte sa vie , qu'il apprend l'anglais et nanani et nanana et je lui demande ou est connaught place !!!!!!!!!!!!!!!! a deux kilometres dans cette direction il me dit. Il veut me payer une cigarette et me dit qu'il se rend justement a connaught place. Tiens , un mort sur le trottoir , allongé , la bouche ouverte avec des mouches dans la bouche. COOOOOL ! je sais que c'est pas tahiti mais quand même quoi , des morts sur le trottoir en plein jour. Je fais la fin en abrégé les amis! il a tenté de m'emmener dans un autre office du tourisme , plusieurs indiens ont tentés de me faire entrer dans cette office du tourisme et étaient cette fois à la limite de l'agression physique. j'ai du poussé un rickshaw jusqu a une station essence. Que des trucs comme ça ! Quelqu'un , pendant mon absence est rentré dans ma chambre d'hotel (j'avais mis un cadenas sur le placard avec mon gros sac donc ils n'ont rien volés).
EN GROS , ce que je veux dire par là c'est que je suis rentré le lendemain en FRANCE et que je me suis dit ' qu'est ce que tu as été cherché dans ce pays?'
Est ce que j'y suis allé tel un voyeur ! A quoi cela sert il? Voir que les gens crèvent de faim m'avance à quoi. Je le savais bordel avant de partir.
Il n'y a rien à voir dans ces pays à part la misère des gens. Si on veut aller dans ces pays il ne faut , selon moi toujours , ne pas y aller en touriste mais bien avec des assoc humanitaires. J'arrête de culpabiliser aujourd'hui. Je me suis toujours dit que j'avais trop de chance dans la vie. Je ne l'ai volé à personne cette vie. Je suis né dans un des pays les plus agréable au monde mais je ne l'ai demandé à personne. Je vais arrêter de culpabiliser et VIVRE PLEINEMENT MA VIE tout en gardant à l'esprit qu'il y a des milliards de gens qui envient ma vie ou plutôt NOTRE VIE. Je vais vivre du mieux que je peux et je sais maintenant comment vivent ces gens , je l'ai vu...
Hello tout le monde !
Vous trouverez ci-dessous mon carnet dédié au voyage que j'ai réalisé l'an passé au Cambodge...
La restriction du nombre de photos imposée par VF m'empêchera de publier ici tous mes clichés. Vous pouvez donc les consulter sur mon site : https://www.onpartenvadrouille.com/ où toutes les journées sont déjà accessibles. Bonne lecture !!!
9 février - Vers un nouveau départ...
L’air de rien, monsieur l’hiver s’est installé confortablement, apportant avec lui dans ses bagages ses amis les nuages grisâtres, nuits tombant à dix-sept heures, gouttes au nez et vieux barbu tout de rouge vêtu. Alors, l’humain lambda boude dans son coin, prétextant une déprime passagère hivernale et une envie d’hibernation foudroyante. Chanceux que je suis, c’est à ce moment précis que chaque année, le génie sort de ma lampe de chevet : « Bonjour maître ! Qu’est-ce qui vous ferait plaisir ?... Un nouveau petit voyage, peut-être ? - Je dis oui, oui et re-oui » ! Chouette, il est temps de préparer les valises et de faire un choix. Choix très difficile entre mes tongs bleues et mes tongs orange. Et puis choix de la destination ! Pique-nique-douille, c’est toi l’andouille de Guéméné ! Suosdei !!! Si je te dis « Salut » dans une langue qui fleure bon l’exotisme, c’est que nous allons ensemble partager un nouveau voyage en direction de l’Asie du sud-est. Et oui, l’Asie du sud-est en hiver, il n’y a rien de mieux pour te requinquer un homme. Et puis l’Asie du sud-est, je l’ai dans la peau, au sens propre comme au sens figuré. Et cette fois-ci, ce sera dans un pays frontalier de la Thaïlande, du Laos et du Vietnam. Pays sous protectorat français jusqu’en 1953, titre d’une chanson de Kim Wilde, pays dont la capitale est Phnom Penh, je suis, je suis, … Ding dong, trop tard !... Le Cambodge !
Qui dit introduction à un nouveau voyage dit aussi interrogatoire. Je mets ma petite robe blanche moulante, je croise, je décroise les jambes, … Oups, j’avais oublié de mettre une culotte… C’est bon, l’interrogatoire peut débuter :
Qui ? Pour m’accompagner, ma femme et mes deux filles qu’on appellera pour cette histoire Sandrine, Anna et Sasha... tout simplement parce que ce sont leurs prénoms ! On devait être accompagné par mes deux parents qui nous ont déjà suivis en Thaïlande il y a maintenant sept ans, mais une petite opération du genou a contraint ma mère à jeter l’éponge dans le visage de son chirurgien au dernier moment. Seul mon père sera de la sauterie en tant que guest star ! On souhaite donc tous ensemble la bienvenue à notre fournisseur d’anecdotes !
Combien ? On part un vendredi et on rentre un dimanche deux semaines plus tard…. Donc si tu comptes bien sur tes dix doigts, ça fait dix-sept jours, voyage compris.
Quoi ? Un voyage mi-routard, mi-pénard. Un circuit optimisé en restant au minimum trois jours par endroit pour éviter de perdre trop de temps dans les transports. De la découverte, des vieilles pierres, de la gastronomie, des rencontres, de la bonne bière, de l’exploration, … Et puis on n’oublie surtout pas de brosser « Martine » dans le bon sens en finissant par quelques jours de repos à l’ombre des cocotiers.
Où ? Pour commencer, le noooooord avec Siem Reap, puis Koh Rong tout au sud. On enchaîne ensuite par Koh Rong Samloem, pour finir tranquillement par Phnom Penh d’où nous regagnerons nos pénates.
Comment ? Scooter, tuk tuk, bus, bateau et tongs. Voilà nos moyens de locomotion ! Come on baby, do the locomooootion...
Bon, je crois avoir répondu à toutes tes questions. Aladin, à la deux, il est donc l’heure d’y aller mon bon génie : Pour tous les amoureux de l’Asie du sud-est ou pour te donner l'envie de le devenir, je déclare donc officiellement ce nouveau voyage ouvert ! Et là, tu te dis peut-être : « Oh, la chance qu’il a !!! » C’est marrant toutes ces personnes qui te répondent systématiquement ça quand tu leur annonces que tu pars en voyage… Premièrement, je ne vois pas ce que la chance vient faire là-dedans puisqu’il suffit de saisir son numéro de carte bancaire sur internet pour gagner un billet d’avion. Crois-moi sur parole, rien de plus simple, on gagne à tous les coups ! Deuxièmement, à tous ceux qui s’imaginent que les voyages, ce n’est que Bisounours et licornes pailletées, je rappelle quand même que la première journée d’un voyage, c’est-à-dire la journée d’aujourd’hui, rime toujours avec aéroport, avion, attente, décalage horaire, fatigue, … Un beau programme à te faire aimer le RER un jour de grève ! Mais rassure-toi, avec moi, inutile d'attacher ta ceinture, ça va être un voyage pépère, hyper rapide, sans zone de turbulences, ni même d’hôtesse à reluquer… puisqu'on est déjà arrivé !! Et oui, moi président, je t’ai exonéré des trois vols qui nous ont menés de Paris à Siem Reap en passant par Amman et Bangkok. Moi président, je t’ai fait grâce de vingt-quatre heures de transport éreintantes. Moi, président, je te dispense solennellement de toutes ces cernes sur ton visage puisque Sandrine se les est toutes accaparées... Seul fait marquant à se mettre sous la dent : Le petit Jésus des avions a sournoisement essayé de nous faire louper notre correspondance à Bangkok ! En direct live rien que pour toi, en voici le récit : On s’installe confortablement dans les sièges en face de notre porte d’embarquement F1A, on s’endort, on se réveille trois heures après, Jean-Michel Ecran au-dessus de notre porte affiche désormais « Shanghai » en lieu et place de « Siem Reap » qui y trônait pourtant fièrement tout à l’heure ! As-tu déjà vu le film « Maman j’ai raté l’avion » ? Et bien voici, « Maman, j’ai presque raté l’avion » ! En voici le scénario… Je m’enquière de la situation auprès d’une gentille hôtesse qui me répond que l’embarquement pour Siem Reap a déménagé en porte D1A à l’autre bout de l’aéroport pendant notre sommeil. « Vite, vite, la porte ferme dans huit minutes !... » S’il te plait, pour la suite de l’histoire, il te faut mettre la musique de Mission impossible... Pan ! C’est partie pour la finale du cent-dix mètres haies en direct de l’aéroport de Bangkok !... Ouf, un brin essoufflé, je remporte la victoire haut la main !... Sauf que, … déconfiture totale ! Du même genre que lorsque tes deux meilleurs attaquants sont forfaits pour la finale de la ligue des champions : En porte D1A, ils embarquent pour un vol pour « Abou Dhabi » !!! « Siem Reap, Siem Reap, please ? - Gate J1A ! » C’est pas possible, l’autre andouillette de tout à l’heure ne sait pas prononcer les « J » correctement ! Nouvelle course folle dans l'aéroport. Je prends de nouveau la tête du convoi, les autres tentant laborieusement de me coller au train. Me voyant arriver en courant, l'hôtesse d’embarquement me fait des signes de loin pour m'indiquer que c'est fini… Horreur, malheur !!! Une fois à sa hauteur, Youhou, champagne, elle m’indiquait en fait qu'il n'était pas nécessaire de courir car le vol a du retard. Allez, Champomy, c’est moi qui régale ! Enfin, … verre d’eau pour tout le monde, quoi !
La description de ce 9 février se termine avec une arrivée tardive à Siem Reap, un passage des formalités administratives bien longuet et rudimentaire, et un transport en tuk tuk affrété par notre hôtel pour traverser pour la première fois cette ville que je découvre enfin ; elle que je connais par procuration grâce à toutes mes innombrables lectures préparatoires d’avant voyage. J’ai un peu l’impression de rencontrer pour la première fois une personne rencontrée virtuellement de longue date sur internet. J’ai aussi l’impression de me sentir comme à la maison. Ça me fait ça à chaque fois avec l’Asie du sud-est. Les odeurs, les bruits, l'ambiance… Je ne saurais comment l'expliquer, mais il n'y a pas de période d'adaptation… Un petit mot sur notre hôtel, La Rose Blanche, établissement un peu excentré mais qui nous ravit les yeux dès notre arrivée. Comme dit l'adage, « avec l'âge, on s'embourgeoise ». Il est possible de trouver à Siem Reap des hôtels vraiment pas chers. Mais en mettant un tout petit peu plus que pas cher, il est possible de trouver de petites perles comme le nôtre dans lequel nous passerons les cinq prochaines nuits bien au chaud.


Allez, quelques morceaux de crocodile grillés sur un petit barbecue cambodgien dans un restaurant pas très loin de notre camp de base et c’est déjà l’heure de l’extinction des feux. Je sais que quelques heures seulement nous séparent de nos premières découvertes et il ne faudrait pas qu’on y arrive fatigués. Je te dis donc tout simplement à demain si tu le veux bien, et surtout si tu souhaites nous accompagner dans ce nouveau numéro de Dora l’exploratrice. De toute façon, demain est une autre aventure...
9 février - Vers un nouveau départ...
L’air de rien, monsieur l’hiver s’est installé confortablement, apportant avec lui dans ses bagages ses amis les nuages grisâtres, nuits tombant à dix-sept heures, gouttes au nez et vieux barbu tout de rouge vêtu. Alors, l’humain lambda boude dans son coin, prétextant une déprime passagère hivernale et une envie d’hibernation foudroyante. Chanceux que je suis, c’est à ce moment précis que chaque année, le génie sort de ma lampe de chevet : « Bonjour maître ! Qu’est-ce qui vous ferait plaisir ?... Un nouveau petit voyage, peut-être ? - Je dis oui, oui et re-oui » ! Chouette, il est temps de préparer les valises et de faire un choix. Choix très difficile entre mes tongs bleues et mes tongs orange. Et puis choix de la destination ! Pique-nique-douille, c’est toi l’andouille de Guéméné ! Suosdei !!! Si je te dis « Salut » dans une langue qui fleure bon l’exotisme, c’est que nous allons ensemble partager un nouveau voyage en direction de l’Asie du sud-est. Et oui, l’Asie du sud-est en hiver, il n’y a rien de mieux pour te requinquer un homme. Et puis l’Asie du sud-est, je l’ai dans la peau, au sens propre comme au sens figuré. Et cette fois-ci, ce sera dans un pays frontalier de la Thaïlande, du Laos et du Vietnam. Pays sous protectorat français jusqu’en 1953, titre d’une chanson de Kim Wilde, pays dont la capitale est Phnom Penh, je suis, je suis, … Ding dong, trop tard !... Le Cambodge !
Qui dit introduction à un nouveau voyage dit aussi interrogatoire. Je mets ma petite robe blanche moulante, je croise, je décroise les jambes, … Oups, j’avais oublié de mettre une culotte… C’est bon, l’interrogatoire peut débuter :
Qui ? Pour m’accompagner, ma femme et mes deux filles qu’on appellera pour cette histoire Sandrine, Anna et Sasha... tout simplement parce que ce sont leurs prénoms ! On devait être accompagné par mes deux parents qui nous ont déjà suivis en Thaïlande il y a maintenant sept ans, mais une petite opération du genou a contraint ma mère à jeter l’éponge dans le visage de son chirurgien au dernier moment. Seul mon père sera de la sauterie en tant que guest star ! On souhaite donc tous ensemble la bienvenue à notre fournisseur d’anecdotes !
Combien ? On part un vendredi et on rentre un dimanche deux semaines plus tard…. Donc si tu comptes bien sur tes dix doigts, ça fait dix-sept jours, voyage compris.
Quoi ? Un voyage mi-routard, mi-pénard. Un circuit optimisé en restant au minimum trois jours par endroit pour éviter de perdre trop de temps dans les transports. De la découverte, des vieilles pierres, de la gastronomie, des rencontres, de la bonne bière, de l’exploration, … Et puis on n’oublie surtout pas de brosser « Martine » dans le bon sens en finissant par quelques jours de repos à l’ombre des cocotiers.
Où ? Pour commencer, le noooooord avec Siem Reap, puis Koh Rong tout au sud. On enchaîne ensuite par Koh Rong Samloem, pour finir tranquillement par Phnom Penh d’où nous regagnerons nos pénates.
Comment ? Scooter, tuk tuk, bus, bateau et tongs. Voilà nos moyens de locomotion ! Come on baby, do the locomooootion...
Bon, je crois avoir répondu à toutes tes questions. Aladin, à la deux, il est donc l’heure d’y aller mon bon génie : Pour tous les amoureux de l’Asie du sud-est ou pour te donner l'envie de le devenir, je déclare donc officiellement ce nouveau voyage ouvert ! Et là, tu te dis peut-être : « Oh, la chance qu’il a !!! » C’est marrant toutes ces personnes qui te répondent systématiquement ça quand tu leur annonces que tu pars en voyage… Premièrement, je ne vois pas ce que la chance vient faire là-dedans puisqu’il suffit de saisir son numéro de carte bancaire sur internet pour gagner un billet d’avion. Crois-moi sur parole, rien de plus simple, on gagne à tous les coups ! Deuxièmement, à tous ceux qui s’imaginent que les voyages, ce n’est que Bisounours et licornes pailletées, je rappelle quand même que la première journée d’un voyage, c’est-à-dire la journée d’aujourd’hui, rime toujours avec aéroport, avion, attente, décalage horaire, fatigue, … Un beau programme à te faire aimer le RER un jour de grève ! Mais rassure-toi, avec moi, inutile d'attacher ta ceinture, ça va être un voyage pépère, hyper rapide, sans zone de turbulences, ni même d’hôtesse à reluquer… puisqu'on est déjà arrivé !! Et oui, moi président, je t’ai exonéré des trois vols qui nous ont menés de Paris à Siem Reap en passant par Amman et Bangkok. Moi président, je t’ai fait grâce de vingt-quatre heures de transport éreintantes. Moi, président, je te dispense solennellement de toutes ces cernes sur ton visage puisque Sandrine se les est toutes accaparées... Seul fait marquant à se mettre sous la dent : Le petit Jésus des avions a sournoisement essayé de nous faire louper notre correspondance à Bangkok ! En direct live rien que pour toi, en voici le récit : On s’installe confortablement dans les sièges en face de notre porte d’embarquement F1A, on s’endort, on se réveille trois heures après, Jean-Michel Ecran au-dessus de notre porte affiche désormais « Shanghai » en lieu et place de « Siem Reap » qui y trônait pourtant fièrement tout à l’heure ! As-tu déjà vu le film « Maman j’ai raté l’avion » ? Et bien voici, « Maman, j’ai presque raté l’avion » ! En voici le scénario… Je m’enquière de la situation auprès d’une gentille hôtesse qui me répond que l’embarquement pour Siem Reap a déménagé en porte D1A à l’autre bout de l’aéroport pendant notre sommeil. « Vite, vite, la porte ferme dans huit minutes !... » S’il te plait, pour la suite de l’histoire, il te faut mettre la musique de Mission impossible... Pan ! C’est partie pour la finale du cent-dix mètres haies en direct de l’aéroport de Bangkok !... Ouf, un brin essoufflé, je remporte la victoire haut la main !... Sauf que, … déconfiture totale ! Du même genre que lorsque tes deux meilleurs attaquants sont forfaits pour la finale de la ligue des champions : En porte D1A, ils embarquent pour un vol pour « Abou Dhabi » !!! « Siem Reap, Siem Reap, please ? - Gate J1A ! » C’est pas possible, l’autre andouillette de tout à l’heure ne sait pas prononcer les « J » correctement ! Nouvelle course folle dans l'aéroport. Je prends de nouveau la tête du convoi, les autres tentant laborieusement de me coller au train. Me voyant arriver en courant, l'hôtesse d’embarquement me fait des signes de loin pour m'indiquer que c'est fini… Horreur, malheur !!! Une fois à sa hauteur, Youhou, champagne, elle m’indiquait en fait qu'il n'était pas nécessaire de courir car le vol a du retard. Allez, Champomy, c’est moi qui régale ! Enfin, … verre d’eau pour tout le monde, quoi !
La description de ce 9 février se termine avec une arrivée tardive à Siem Reap, un passage des formalités administratives bien longuet et rudimentaire, et un transport en tuk tuk affrété par notre hôtel pour traverser pour la première fois cette ville que je découvre enfin ; elle que je connais par procuration grâce à toutes mes innombrables lectures préparatoires d’avant voyage. J’ai un peu l’impression de rencontrer pour la première fois une personne rencontrée virtuellement de longue date sur internet. J’ai aussi l’impression de me sentir comme à la maison. Ça me fait ça à chaque fois avec l’Asie du sud-est. Les odeurs, les bruits, l'ambiance… Je ne saurais comment l'expliquer, mais il n'y a pas de période d'adaptation… Un petit mot sur notre hôtel, La Rose Blanche, établissement un peu excentré mais qui nous ravit les yeux dès notre arrivée. Comme dit l'adage, « avec l'âge, on s'embourgeoise ». Il est possible de trouver à Siem Reap des hôtels vraiment pas chers. Mais en mettant un tout petit peu plus que pas cher, il est possible de trouver de petites perles comme le nôtre dans lequel nous passerons les cinq prochaines nuits bien au chaud.


Allez, quelques morceaux de crocodile grillés sur un petit barbecue cambodgien dans un restaurant pas très loin de notre camp de base et c’est déjà l’heure de l’extinction des feux. Je sais que quelques heures seulement nous séparent de nos premières découvertes et il ne faudrait pas qu’on y arrive fatigués. Je te dis donc tout simplement à demain si tu le veux bien, et surtout si tu souhaites nous accompagner dans ce nouveau numéro de Dora l’exploratrice. De toute façon, demain est une autre aventure...
Je précise avant toute chose que ceci n'est pas un guide de voyage et que les informations contenues ne sont qu'approximatives. Si vous voulez avoir les vraies infos, consultez un guide. Moi, je ne soumets que les photos de ce que j'ai pu voir sans faire de trek!! 😉
Le Ladakh! Si vous savez où c'est, alors vous en savez plus que moi quand Michant m'en a parlé pour la première fois. Merci de m'en avoir parlé!!!
Un site de référence : ladak. free.fr Une personne de référence sur Vf: Djullé84, c'est un extra terrestre que j'ai eu la chance de rencontrer sur place, il va au Ladakh chaque année depuis les années 1990!!! C'est un type formidablement génial, sans qui je en serais jamais allée la-bas. Merci mille fois à toi, Jean-Louis TAILLEFER (Alias Djullé84). (Merci Marien de m'avoir fait la relève de la confusion avec Germaine TAILLEFERRE!!)
Un carnet incontournable pour qui veut voir les paysages du Ladakh c'est celui de Marien: Périple dans les régions himalaynnes de l'ouest. Ne vous laissez pas rebuter par le premier post qui parle de Delhi, à partir du reste on passe vers Srinagar puis on monte progressivement vers le Ladakh. Ce sont ses photos qui m'ont donné vraiment envie d'aller voir par moi-même. J'ai dévoré ce carnet du début jusqu'à la fin.. Je ne vois pas comment j'ai pu l'oublier dans la première version de ce post!!! 100 000 millions de pardon Marien.😊
C'est où? Bah en Inde!!! Par rapport à la Martinique, c'est à 9h30 de décalage horaire!!!
Mais ce n'est pas la vraie Inde, il paraît.🤪 C'est plus soft!! Il paraît!! C'est dans l'Himalaya, coincé entre le Pakistan au nord et à l'est, ennemi juré de l'Inde, et la Chine, à l'ouest, en très mauvais termes avec l'Inde. Il paraîtrait que la Chine et le Pakistan sont entrain de s'allier.... Donc l'armée indienne est à la manœuvre au Ladakh, et le développement du réseau routier est une priorité pour acheminer les convois très nombreux d'hommes, de nourriture, de matériel....Il y a des travaux partout sur les routes et pistes.
Bref, la-bas, le nombre de soldats au km carré est impressionnant. Je me demande s'il n'y a pas au moins autant de camps militaires que de villages!! Devant ces camps, il est interdit de prendre des photos, et aussi devant tout ce qui peut être stratégique pour la défense des intérêts indiens dans la région. Donc, photos interdites à l'aéroport!!.
Autre conséquence de tout ça, des régions frontalières (comme la nubra valley, le lac tsomoriri, le lac pangong) ne sont autorisées aux touristes étrangers que sous condition, et il faut un permis qui n'est accordé que pour 7 jours consécutifs, et délivré par les agences de voyage. D'autres régions sont carrément interdites aux étrangers, et accessibles seulement aux touristes indiens avec un permis spécial.
Voilà en gros ce que je peux vous dire pour que vous compreniez la situation géopolitique de cette région.
Ensuite, lorsqu'on pense Himalaya, on pense Népal, on pense trek. Et du coup, la question que je me suis posée était, moi qui n'aime pas marcher, et surtout pas les treks, quel intérêt d'aller la-bas?
Et puis, grâce à Djullé, j'ai découvert les paysages, les monastères, les ladakhi, et j'ai découvert qu'il y avait des routes carrossables, des bus, et surtout des taxis à profusion, donc les marches pourraient être réduites au minimum. J'ai aussi découvert qu'il y avait autre chose que des hébergements sommaires, car je tiens vraiment à mon confort, 😇du coup, je me suis dit : testons!!! Allons voir!!
Et voilà comment je nous ai fait atterrir à Leh, capitale du Ladakh, à 3500m d'altitude, à la mi- juillet, mon mari et moi.
Il est possible d'y arriver en bus, par la route qui passe par Manali, ou par la route qui passe par Srinagar. C'est beaucoup plus long, plus chaotique, mais beaucoup moins cher. Bref, comme nous ne voyageons pas petit budget, nous avons pris l'avion à l'aller puis finalement au retour aussi.🤪
Notre voyage total en Inde a duré 30 jours, mais la partie Ladakh a duré 21 jours.
Maintenant que vous savez le comment du pourquoi.... Voyons ce qu'on peut découvrir quand on n'est pas un trekkeur.
De la Martinique à l’Etat du Jammu et Cachemire, état du nord de l’inde, dans l’Himalaya, il y a un très long trajet:
nous avons d’abord pris un vol Fort de France Paris, fait 10 jours pour nous ajuster aux 6 heures de décalage, en faisant un tour entre France et Suisse: Paris, Colmar, Hasliburg (1 nuit à plus de 1000m), Ulrichen ( 1 nuit à plus de 1400m), Fiescheralp ( 2 nuits à plus de 2000m) , Haute Savoie, Paris.
après ces 10 jours de pré acclimatation à L’altitude, nous avons pris un vol de la lufthanza, de Roissy, via Francfort, pour l’aéroport Indira Ghandi de Delhi. Puis après 5 h d’escales, qui nous ont laissė le temps, sereinement, d’aller faire transformer nos e-visa en visa réels sur nos passeports, de récupérer nos bagages, de trouver le comptoir des vols domestiques d’air India, de faire des photos à côté des éléphants placés en décoration,
d’apprécier les sculptures décoratives sur les murs de la salle d’embarquement où des relaxes sont occupés par des passagers,
d'apprécier une sculpture remarquable avec des hommes en position de yoga
de faire un peu de change au taux réel de 1euro=74 roupies, de nous enregistrer sur le vol vers, Leh, capitale du Ladakh, de trouver la porte d’embarquement, puis de profiter tranquillement de notre vol d’1h20 pour atterrir à 3500m d’altitude à 7h40 ! Il y a 9h30 de décalage avec la Martinique!
Jour 1 Arrivée à Leh

a) l'aéroport et les taxis!!
Il fait chaud, les formalités administratives sont vite expédiées, nous faisons encore un peu de change à l’aéroport de Leh, taux encore moins intéressant, une fois les taxes et les commissions retirées, mais au moins je suis tranquille. Nous avons des billets de 2000, de 500, et de 100 roupies. Cela fait près de 24h que nous n’avons pas dormi, et je ne suis pas certaine d’avoir le courage de quitter l’hôtel pour aller au centre ville faire du change.
Et là, nous devons aller à une caisse centrale, où un monsieur appelle le nom d'un chauffeur qui a la charge de nous emmener à notre guest house, le mantra cottage. Bizarrement, quand nous arrivons à son taxi, il est au milieu d'un amoncellement de taxis, et il est impossible de sortir sans que les autres ne déplacent les leurs. Il nous faudra 1/4 d'heure pour sortir de cette masse de taxis agglutinés les uns derrière les autres, le temps que notre chauffeur klaxonne afin d'attirer l'attention des autres et qu'il fasse son chemin au fur et à mesure. Première chose qui m'aura vraiment amusée: l'anarchie et la désorganisation apparente!!
Autre surprise, le taxi est un suzuki maruti. Vous ne connaissez pas? C'est normal!! 😮. Je n'en ai jamais vu en Europe ni aux USA, bref, je les ai découverts en Inde. C'est ça.
C'est un petit truc avec 4 roues, tout petit, bref, pour moi, ça va, mais mon mari qui mesure 1,87m et qui est de forte corpulence, c'est une autre histoire. Vous voyez la différence de taille avec le chauffeur. Ils sont petits les ladakhis et les indiens. Ça me rappelle le Maroc.....

Après 15mn de trajets de conduite à gauche, héritage de la Grande Bretagne, ponctués d’interminables coups de klaxons, de dėpassements d’autres véhicules inimaginables chez nous, après avoir circulé à côté de vaches maigrelettes, évité de justesse des piétons qui traversaient, nous finissons par rejoindre notre hôtel, le mantra cottage, blotti en haut de la ville, dans son écrin de verdure.
b) Le mantra cottage et les toilettes indiennes!!!

Vous voyez la tente noire devant.............. Et bien, c'est là que nous avons dormi...😉 ........................................ Quoi ??? Vous ne me croyez pas??
Bon, ok! Des ouvriers travaillent aux abords, et leurs logements sont les tentes placées en contre-bas de l’hôtel. Ici, la vie n’est pas facile pour tout le monde!!!
Nous, nous avons dormi dans le bâtiment un peu plus loin, en longeant l'allée carrelée qui passe près du restaurant de la guest house.

Voici notre chambre, lors de notre arrivée.
Quant à nous, touristes rois, nous sommes sommes accueillis comme des dignitaires, nos 2 valises et nos 2 bagages cabines sont pris en charge par des porteurs, pendant que nous réglons les 700 roupies du taxi. Nous longeons l’allée qui mène au bâtiment principal, et nous découvrons celui que les autres appellent le manageur, c'est Karma. Il nous demande de nous installer sur des fauteuils très confortables dans le restaurant, nous fait servir un thé de bienvenue, puis nous informe que le petit déjeûner est disponible et inclus dans le pris de la chambre. Il est 8h30 du matin, et le petit déj de l’avion est déjà vite oublié. Nous acceptons avec plaisir et dégustons omelette, toasts, pancakes aux mixed fruits, jus de fruits au choix, pomme ou orange. Puis, il nous rappelle que nous avons une réservation pour 2 jours, nous donne un formulaire à remplir pour l’administration indienne, dans lequel il faut donner son nom, prénom, adresse, fonction, renseignements de validité du passeport, du visa, date d’arrivée en Inde, dans l’hôtel.... Bref, un vrai flicage, et ce sera le cas dans chaque hébergement par la suite! Le document est à remplir, à chaque fois, pour chacun de nous. Une fois tout ça expédié, nous suivons les porteurs et le manageur dans notre chambre au 2ème étage en montant les escaliers. Le manageur refuse que je porte mon sac à dos, et m’invite à monter lentement pour favoriser une meilleure acclimation à l’altitude. Beaucoup boire, marcher lentement, manger léger et se reposer pendant les 24 premières heures. Recommandations que nous suivrons à la lettre. Nous découvrons notre chambre avec ses lits jumeaux, mais surtout la salle de bain, version indienne!. Alors, ..... Comment vous expliquer? Je découvre la spécificité des toilettes indiennes. Pour ceux qui sont déjà allés en Inde, vous pouvez passer à l'étape suivante, mais moi qui y allait pour la première fois, ce fût un voyage dans le voyage!!!😇
Les indiens n’utilisent pas de papier hygiéniques pour s’essuyer après les gros besoins mais se lavent à grande eau, avec la main gauche, (main impure), puis le papier hygiénique ne sert qu’à se sécher. Le grand et le petit seaux ainsi qu’une douchette à côté du wc ( regardez bien le tuyau qui pend entre le WC et le lavabo), sont là pour cet usage!..Ce sera le cas, dans tous nos hébergements, à quelques variantes près.


Il est 10h, crevés, une fois nos bagages et premiers effets sortis, nous plongeons dans un sommeil réparateur. Vers 15h, réveillés tous les 2, nous décidons de descendre faire un tour au centre ville, sur notre chemin, nous trouvons de nombreux comptoirs de change, le premier pour 1euro=78 roupies, un autre plus loin à 1euro= 79,20 roupies. Les liasses de roupies s’accumulent, en billets de 500 roupies et quelques billets de 100 roupies. Puis nous découvrons des échoppes qui vendent toutes sortes de choses, entre autres des tee shirts avec décorations cousues main, et le motif est au choix de l’acheteur.

J’en commande 2 dans la première échoppe rencontrée et 2 autres un peu plus loin avec d’autres motifs de carte du Ladakh et du Zanskar, qui retracent les coins que nous avons prévu de visiter: Lamayuru, Kargil, le Zanskar avec Rangdum, Padum et ses environs, la nubra valley, les abords du lac Pangong, et du lac tsomoriri. Nous les récupérerons demain soir à partir de 19h, les échoppes ferment pour la plupart vers 20h, voire 21h. Puis nous continuons de nous enfoncer dans le centre ville, et faisons l’objet des sollicitations des vendeurs de produits en cachemire. Hélas pour eux, nous avons fait un stage au Maroc, et nous sommes blindés dans l’art de refuser gentiment les invitations à venir seulement regarder. Nous nous sommes fait avoir au Maroc, avec les phrases du genre « pour le plaisir des yeux », nous n’allons pas nous faire avoir aussi en Inde, « come and just have a look »!! Nous nous promenons maintenant dans les rues pleines de poussières, la plupart des locaux portent des masques pour se protéger. Nous finirons le lendemain soir, par acheter un bandana chacun pour le placer comme pas mal de gens sur le nez!
Puis nous arrivons à l’agence dreamland trek and adventures, afin de faire préparer nos permis pour la nubra valley et la pangong tso. Mais, il est trop tôt par rapport à la date prévue pour ce circuit, les permis ne se font que la veille.
Nous repartons et décidons de rentrer à l’hotel en taxi, et pour motiver le chauffeur à nous ramener, nous incluons un tour à Leh palace,

La bas, nous avons une vue panoramique de Leh et nous voyons au dessus de nous, le gonpa de Namgyal Tsemo, vers lequel nous nous dirigeons ensuite.
Pour ceux que le côté historique intéresse, un panneau explique l'histoire de ce gonpa.

Chacun de ces batiments est évidement séparés du parking des taxis par une montée assez ardue, et accessible seulement par une volée de marches d'escalier, assez gratinée.

Pour nous qui venons d'arriver à 3500 m alors que nous vivons au niveau de la mer, et vu qu'on nous a recommandé de nous ménager, nous nous contentons d'arriver là où la vue panoramique nous comble, mais nous nous abstenons des visites intérieures.
De Leh palace, nous pouvons admirer aussi notre chauffeur de taxi à côté de sa maruti suzuki: un vrai ladakhi. A chaque fois, le chauffeur de taxi reste en contrebas avec les autres taxis pour nous attendre. C’est lui sous les lungtas, les fameux drapeaux de prière boudhistes. Avec ma visite au Ladakh, j'ai aussi plongé dans le monde bouddhiste. Ce fût encore un autre voyage.

Le soir, j'organise avec Kharma une réservation d'un chauffeur de taxi pour nous emmener visiter les monastères aux environs de Leh: Spituk, Alchi, Basgo.
Dîner à l’hôtel puis dodo bien mérité. Les matelas de nos lits au Ladakh sont vraiment durs, bien loin de nos matelas molletonnés et douillets. Ce sera une constante problématique pour nous. Au mantra cottage, la chambre est équipée d’une couette molletonnée, que je mets sur le lit, et je dors dessus. Une autre problématique pour nous est la nourriture et ses effets indésirables sur nos intestins! Heureusement, nous sommes venus avec de nombreux anti diarrhéiques. Mais bon, c’est quand même désagréable.
Autre chose qui a été une constante au Ladakh, c'est la chaleur la journée (environ 25 à 30°C) avec une petite fraîcheur la nuit (environ 20°C), très loin des températures hivernales que j'aime en voyage. Bref, un vrai plantage de ce côté là, et des vêtements d'hiver qui ont été emmenés pour rien!😊
Voilà!!! Fin du 1er jour.
Le Ladakh! Si vous savez où c'est, alors vous en savez plus que moi quand Michant m'en a parlé pour la première fois. Merci de m'en avoir parlé!!!
Un site de référence : ladak. free.fr Une personne de référence sur Vf: Djullé84, c'est un extra terrestre que j'ai eu la chance de rencontrer sur place, il va au Ladakh chaque année depuis les années 1990!!! C'est un type formidablement génial, sans qui je en serais jamais allée la-bas. Merci mille fois à toi, Jean-Louis TAILLEFER (Alias Djullé84). (Merci Marien de m'avoir fait la relève de la confusion avec Germaine TAILLEFERRE!!)
Un carnet incontournable pour qui veut voir les paysages du Ladakh c'est celui de Marien: Périple dans les régions himalaynnes de l'ouest. Ne vous laissez pas rebuter par le premier post qui parle de Delhi, à partir du reste on passe vers Srinagar puis on monte progressivement vers le Ladakh. Ce sont ses photos qui m'ont donné vraiment envie d'aller voir par moi-même. J'ai dévoré ce carnet du début jusqu'à la fin.. Je ne vois pas comment j'ai pu l'oublier dans la première version de ce post!!! 100 000 millions de pardon Marien.😊
C'est où? Bah en Inde!!! Par rapport à la Martinique, c'est à 9h30 de décalage horaire!!!
Mais ce n'est pas la vraie Inde, il paraît.🤪 C'est plus soft!! Il paraît!! C'est dans l'Himalaya, coincé entre le Pakistan au nord et à l'est, ennemi juré de l'Inde, et la Chine, à l'ouest, en très mauvais termes avec l'Inde. Il paraîtrait que la Chine et le Pakistan sont entrain de s'allier.... Donc l'armée indienne est à la manœuvre au Ladakh, et le développement du réseau routier est une priorité pour acheminer les convois très nombreux d'hommes, de nourriture, de matériel....Il y a des travaux partout sur les routes et pistes.Bref, la-bas, le nombre de soldats au km carré est impressionnant. Je me demande s'il n'y a pas au moins autant de camps militaires que de villages!! Devant ces camps, il est interdit de prendre des photos, et aussi devant tout ce qui peut être stratégique pour la défense des intérêts indiens dans la région. Donc, photos interdites à l'aéroport!!.
Autre conséquence de tout ça, des régions frontalières (comme la nubra valley, le lac tsomoriri, le lac pangong) ne sont autorisées aux touristes étrangers que sous condition, et il faut un permis qui n'est accordé que pour 7 jours consécutifs, et délivré par les agences de voyage. D'autres régions sont carrément interdites aux étrangers, et accessibles seulement aux touristes indiens avec un permis spécial.
Voilà en gros ce que je peux vous dire pour que vous compreniez la situation géopolitique de cette région.
Ensuite, lorsqu'on pense Himalaya, on pense Népal, on pense trek. Et du coup, la question que je me suis posée était, moi qui n'aime pas marcher, et surtout pas les treks, quel intérêt d'aller la-bas?
Et puis, grâce à Djullé, j'ai découvert les paysages, les monastères, les ladakhi, et j'ai découvert qu'il y avait des routes carrossables, des bus, et surtout des taxis à profusion, donc les marches pourraient être réduites au minimum. J'ai aussi découvert qu'il y avait autre chose que des hébergements sommaires, car je tiens vraiment à mon confort, 😇du coup, je me suis dit : testons!!! Allons voir!!
Et voilà comment je nous ai fait atterrir à Leh, capitale du Ladakh, à 3500m d'altitude, à la mi- juillet, mon mari et moi.
Il est possible d'y arriver en bus, par la route qui passe par Manali, ou par la route qui passe par Srinagar. C'est beaucoup plus long, plus chaotique, mais beaucoup moins cher. Bref, comme nous ne voyageons pas petit budget, nous avons pris l'avion à l'aller puis finalement au retour aussi.🤪
Notre voyage total en Inde a duré 30 jours, mais la partie Ladakh a duré 21 jours.
Maintenant que vous savez le comment du pourquoi.... Voyons ce qu'on peut découvrir quand on n'est pas un trekkeur.
De la Martinique à l’Etat du Jammu et Cachemire, état du nord de l’inde, dans l’Himalaya, il y a un très long trajet:
nous avons d’abord pris un vol Fort de France Paris, fait 10 jours pour nous ajuster aux 6 heures de décalage, en faisant un tour entre France et Suisse: Paris, Colmar, Hasliburg (1 nuit à plus de 1000m), Ulrichen ( 1 nuit à plus de 1400m), Fiescheralp ( 2 nuits à plus de 2000m) , Haute Savoie, Paris.
après ces 10 jours de pré acclimatation à L’altitude, nous avons pris un vol de la lufthanza, de Roissy, via Francfort, pour l’aéroport Indira Ghandi de Delhi. Puis après 5 h d’escales, qui nous ont laissė le temps, sereinement, d’aller faire transformer nos e-visa en visa réels sur nos passeports, de récupérer nos bagages, de trouver le comptoir des vols domestiques d’air India, de faire des photos à côté des éléphants placés en décoration,
d’apprécier les sculptures décoratives sur les murs de la salle d’embarquement où des relaxes sont occupés par des passagers,
d'apprécier une sculpture remarquable avec des hommes en position de yoga
de faire un peu de change au taux réel de 1euro=74 roupies, de nous enregistrer sur le vol vers, Leh, capitale du Ladakh, de trouver la porte d’embarquement, puis de profiter tranquillement de notre vol d’1h20 pour atterrir à 3500m d’altitude à 7h40 ! Il y a 9h30 de décalage avec la Martinique!Jour 1 Arrivée à Leh

a) l'aéroport et les taxis!!
Il fait chaud, les formalités administratives sont vite expédiées, nous faisons encore un peu de change à l’aéroport de Leh, taux encore moins intéressant, une fois les taxes et les commissions retirées, mais au moins je suis tranquille. Nous avons des billets de 2000, de 500, et de 100 roupies. Cela fait près de 24h que nous n’avons pas dormi, et je ne suis pas certaine d’avoir le courage de quitter l’hôtel pour aller au centre ville faire du change.
Et là, nous devons aller à une caisse centrale, où un monsieur appelle le nom d'un chauffeur qui a la charge de nous emmener à notre guest house, le mantra cottage. Bizarrement, quand nous arrivons à son taxi, il est au milieu d'un amoncellement de taxis, et il est impossible de sortir sans que les autres ne déplacent les leurs. Il nous faudra 1/4 d'heure pour sortir de cette masse de taxis agglutinés les uns derrière les autres, le temps que notre chauffeur klaxonne afin d'attirer l'attention des autres et qu'il fasse son chemin au fur et à mesure. Première chose qui m'aura vraiment amusée: l'anarchie et la désorganisation apparente!!

Autre surprise, le taxi est un suzuki maruti. Vous ne connaissez pas? C'est normal!! 😮. Je n'en ai jamais vu en Europe ni aux USA, bref, je les ai découverts en Inde. C'est ça.
C'est un petit truc avec 4 roues, tout petit, bref, pour moi, ça va, mais mon mari qui mesure 1,87m et qui est de forte corpulence, c'est une autre histoire. Vous voyez la différence de taille avec le chauffeur. Ils sont petits les ladakhis et les indiens. Ça me rappelle le Maroc.....

Après 15mn de trajets de conduite à gauche, héritage de la Grande Bretagne, ponctués d’interminables coups de klaxons, de dėpassements d’autres véhicules inimaginables chez nous, après avoir circulé à côté de vaches maigrelettes, évité de justesse des piétons qui traversaient, nous finissons par rejoindre notre hôtel, le mantra cottage, blotti en haut de la ville, dans son écrin de verdure.
b) Le mantra cottage et les toilettes indiennes!!!

Vous voyez la tente noire devant.............. Et bien, c'est là que nous avons dormi...😉 ........................................ Quoi ??? Vous ne me croyez pas??
Bon, ok! Des ouvriers travaillent aux abords, et leurs logements sont les tentes placées en contre-bas de l’hôtel. Ici, la vie n’est pas facile pour tout le monde!!!
Nous, nous avons dormi dans le bâtiment un peu plus loin, en longeant l'allée carrelée qui passe près du restaurant de la guest house.

Voici notre chambre, lors de notre arrivée.

Quant à nous, touristes rois, nous sommes sommes accueillis comme des dignitaires, nos 2 valises et nos 2 bagages cabines sont pris en charge par des porteurs, pendant que nous réglons les 700 roupies du taxi. Nous longeons l’allée qui mène au bâtiment principal, et nous découvrons celui que les autres appellent le manageur, c'est Karma. Il nous demande de nous installer sur des fauteuils très confortables dans le restaurant, nous fait servir un thé de bienvenue, puis nous informe que le petit déjeûner est disponible et inclus dans le pris de la chambre. Il est 8h30 du matin, et le petit déj de l’avion est déjà vite oublié. Nous acceptons avec plaisir et dégustons omelette, toasts, pancakes aux mixed fruits, jus de fruits au choix, pomme ou orange. Puis, il nous rappelle que nous avons une réservation pour 2 jours, nous donne un formulaire à remplir pour l’administration indienne, dans lequel il faut donner son nom, prénom, adresse, fonction, renseignements de validité du passeport, du visa, date d’arrivée en Inde, dans l’hôtel.... Bref, un vrai flicage, et ce sera le cas dans chaque hébergement par la suite! Le document est à remplir, à chaque fois, pour chacun de nous. Une fois tout ça expédié, nous suivons les porteurs et le manageur dans notre chambre au 2ème étage en montant les escaliers. Le manageur refuse que je porte mon sac à dos, et m’invite à monter lentement pour favoriser une meilleure acclimation à l’altitude. Beaucoup boire, marcher lentement, manger léger et se reposer pendant les 24 premières heures. Recommandations que nous suivrons à la lettre. Nous découvrons notre chambre avec ses lits jumeaux, mais surtout la salle de bain, version indienne!. Alors, ..... Comment vous expliquer? Je découvre la spécificité des toilettes indiennes. Pour ceux qui sont déjà allés en Inde, vous pouvez passer à l'étape suivante, mais moi qui y allait pour la première fois, ce fût un voyage dans le voyage!!!😇
Les indiens n’utilisent pas de papier hygiéniques pour s’essuyer après les gros besoins mais se lavent à grande eau, avec la main gauche, (main impure), puis le papier hygiénique ne sert qu’à se sécher. Le grand et le petit seaux ainsi qu’une douchette à côté du wc ( regardez bien le tuyau qui pend entre le WC et le lavabo), sont là pour cet usage!..Ce sera le cas, dans tous nos hébergements, à quelques variantes près.


Il est 10h, crevés, une fois nos bagages et premiers effets sortis, nous plongeons dans un sommeil réparateur. Vers 15h, réveillés tous les 2, nous décidons de descendre faire un tour au centre ville, sur notre chemin, nous trouvons de nombreux comptoirs de change, le premier pour 1euro=78 roupies, un autre plus loin à 1euro= 79,20 roupies. Les liasses de roupies s’accumulent, en billets de 500 roupies et quelques billets de 100 roupies. Puis nous découvrons des échoppes qui vendent toutes sortes de choses, entre autres des tee shirts avec décorations cousues main, et le motif est au choix de l’acheteur.

J’en commande 2 dans la première échoppe rencontrée et 2 autres un peu plus loin avec d’autres motifs de carte du Ladakh et du Zanskar, qui retracent les coins que nous avons prévu de visiter: Lamayuru, Kargil, le Zanskar avec Rangdum, Padum et ses environs, la nubra valley, les abords du lac Pangong, et du lac tsomoriri. Nous les récupérerons demain soir à partir de 19h, les échoppes ferment pour la plupart vers 20h, voire 21h. Puis nous continuons de nous enfoncer dans le centre ville, et faisons l’objet des sollicitations des vendeurs de produits en cachemire. Hélas pour eux, nous avons fait un stage au Maroc, et nous sommes blindés dans l’art de refuser gentiment les invitations à venir seulement regarder. Nous nous sommes fait avoir au Maroc, avec les phrases du genre « pour le plaisir des yeux », nous n’allons pas nous faire avoir aussi en Inde, « come and just have a look »!! Nous nous promenons maintenant dans les rues pleines de poussières, la plupart des locaux portent des masques pour se protéger. Nous finirons le lendemain soir, par acheter un bandana chacun pour le placer comme pas mal de gens sur le nez!

Puis nous arrivons à l’agence dreamland trek and adventures, afin de faire préparer nos permis pour la nubra valley et la pangong tso. Mais, il est trop tôt par rapport à la date prévue pour ce circuit, les permis ne se font que la veille.
Nous repartons et décidons de rentrer à l’hotel en taxi, et pour motiver le chauffeur à nous ramener, nous incluons un tour à Leh palace,

La bas, nous avons une vue panoramique de Leh et nous voyons au dessus de nous, le gonpa de Namgyal Tsemo, vers lequel nous nous dirigeons ensuite.
Pour ceux que le côté historique intéresse, un panneau explique l'histoire de ce gonpa.
Chacun de ces batiments est évidement séparés du parking des taxis par une montée assez ardue, et accessible seulement par une volée de marches d'escalier, assez gratinée.

Pour nous qui venons d'arriver à 3500 m alors que nous vivons au niveau de la mer, et vu qu'on nous a recommandé de nous ménager, nous nous contentons d'arriver là où la vue panoramique nous comble, mais nous nous abstenons des visites intérieures.
De Leh palace, nous pouvons admirer aussi notre chauffeur de taxi à côté de sa maruti suzuki: un vrai ladakhi. A chaque fois, le chauffeur de taxi reste en contrebas avec les autres taxis pour nous attendre. C’est lui sous les lungtas, les fameux drapeaux de prière boudhistes. Avec ma visite au Ladakh, j'ai aussi plongé dans le monde bouddhiste. Ce fût encore un autre voyage.

Le soir, j'organise avec Kharma une réservation d'un chauffeur de taxi pour nous emmener visiter les monastères aux environs de Leh: Spituk, Alchi, Basgo.
Dîner à l’hôtel puis dodo bien mérité. Les matelas de nos lits au Ladakh sont vraiment durs, bien loin de nos matelas molletonnés et douillets. Ce sera une constante problématique pour nous. Au mantra cottage, la chambre est équipée d’une couette molletonnée, que je mets sur le lit, et je dors dessus. Une autre problématique pour nous est la nourriture et ses effets indésirables sur nos intestins! Heureusement, nous sommes venus avec de nombreux anti diarrhéiques. Mais bon, c’est quand même désagréable.
Autre chose qui a été une constante au Ladakh, c'est la chaleur la journée (environ 25 à 30°C) avec une petite fraîcheur la nuit (environ 20°C), très loin des températures hivernales que j'aime en voyage. Bref, un vrai plantage de ce côté là, et des vêtements d'hiver qui ont été emmenés pour rien!😊
Voilà!!! Fin du 1er jour.
Bonjour🙂,
Cet été (juillet-août 2013) nous avons fait un circuit pendant 7 semaines avec nos 2 enfants de 7 ans (garçon –fille)
Nous avons fait une boucle DENVER-DENVER pour découvrir sept états (Colorado, Wyoming, Idaho, Utah, Nevada, Arizona et Nouveau Mexique), bon West Yellowstone et Gardiner se trouvent dans le Montana, ce qui ferait 8 états alors 😛.
La préparation de ce voyage n’aurait pas pu avoir lieu sans la contribution, directe ou indirecte, des expert de VF qui ont répondu à mes messages (Vnoa, Itat, Pong, Orionide, Bluemesa, PapJ59, leelo75) ou dont les «aventures » nous ont inspiré ou servi de guide : « Ouestusa.fr » « Grisemote et Les Maries » « jeveuxcamperauxusa.fr »
Nous avons alterné hôtels (21 nuits en ville; avec piscine), camping (27 nuits; en très grande majorité primitif ou sauvage dans Parcs, National Forest, Public Lands ou Recreational Area) et Cabines (3 nuits; YNP).
Les enfants ont beaucoup apprécié ce voyage, ils ont bien supporté la voiture, et ne se sont impatientés que une ou 2 fois sur un long trajet. Les paysages traversés sont tellement différents de chez nous qu’ils ne se sont pas ennuyés.
Je ne pense pas vous faire un récit jour par jour, trop long.
Pour les photos, elles ne sont pas encore triées … 😕
Voici donc un petit retour sur expérience, surtout axé enfants😎😎.
Nous sommes partis d’un principe de Wish List (liste de souhaits) afin de facilement nous adapter à la météo 😠(chaleur/canicule, orages/inondations), à la fatigue/ lassitude 😕, aux changements de programme de dernière minute… ceci pour ne pas avoir de regrets de ne pas avoir fait telle ou telle visite.
En règle générale nous ne nous sommes pas levés très tôt 😇, difficile de garder le bénéfice du décalage horaire sur la durée. Difficile aussi de concilier le plaisir d’un feu de camp, d’une belle nuit étoilée exempte de toute pollution lumineuse avec un levé aux aurores tous les jours. Mais nous n’avons quand même pas manqué les immanquables levés de soleil à Bryce Point, au grand Canyon North Rim (Bright Angel Point), ou à Island in The sky (Delicate Arch). Nos levés de camps n’étaient pas hyper rapide 1h30 en moyenne😊. Nous avons fait des balades (<1h) et des randonnées (>1h <6h), telle est la définition établie par ma fille 😉 .
Voici leurs moments préférées 😎😎 (bien qu’ils aient tout aimé! Sauf 1 chose, voir plus bas) :
😎** Ils ont adoré Yellowstone pour les animaux (Bisons, ours, biches, coyote … ça été leur top n°1 du voyage), et les geysers et autres phénomènes géologiques.
😎** Quoique leur Top du top ça été de faire des Parcs Nationaux, avec le cahier de Junior Ranger qui va avec. Ils ont adoré ce principe, et nous aussi. Nous avons trouvé que les cahiers étaient très bien faits, très ludiques, pédagogiques et instructifs. Ils permettent de voir et d’apprécier un Parc autrement que du seul point de vue contemplatif.
Cela implique 2 choses dans l’organisation :
· prendre le temps de remplir le minimum d’activités requises selon l’âge des enfants (~30min)
· et obligation d’assister à une conférence de Ranger ou à une visite guidée par un ranger, les horaires sont indiqués dans le journal donné à l’entrée du parc, à la suite de quoi ils signent le cahier (et sur ce point ils sont assez intransigeants 🏴☠️ si on veut valider le carnet faut suivre la visite). Nous n'avons pas validé celui de Grand Canyon NR, ni celui de Arches, et cela n'a pas dérangé les enfants, ce qui comptait c'était d'avoir le cahier, pas forcément validé.
C’est vous qui faite office de traducteur auprès des enfants. Si vous ne comprenez pas grand-chose à ce que raconte le ranger😕, pas grave😏, vous faites semblant😇, et vous profitez de ce moment pour compléter le cahier, ou faire des photos. Parfois, souvent dans des petits parcs, on peut se contenter de poser des questions à un ranger ou de voir le petit film projeté au Visitor Center (Dinosaure NP, N. Bridges NP, Florissant Fossils NP)
(PS : pour certains parcs on peut télécharger le cahier, ça peut vous permettre de le traduire avant et de préparer le voyage avec les enfants.)
A chaque fois qu’on allait quelque part les enfants demandaient si c’était un Parc et s’il y avait un Visitor Center, car au V.C. il y a toujours une petite expo très intéressante sur le Parc et surtout, surtout on peut y acheter un petit souvenir ! 😛
😎** Leur top n°2 ont été les dinosaures:
1. on en a vu au Quarry de Dinosaure NM
2. près de Salt Lake City à Lehi (à 20 min au sud), il y a un super musée de Dinosaures, très très ludique pour les enfants, un peu genre la Cité de la Science de La Villette, avec tout plein d'activités tout au long du musée.
Ça va de la création de la terre jusqu’à juste avant l’apparition des hominidés (L’évolution humaine n’est pas inclue au programme des mormons -D). C’est le Museum of Ancient Life - 3003 N Thanksgiving Way - Lehi, UT 84043 https://www.thanksgivingpoint.org/.../museumofan...
3. à Blanding The Dinosaur Museum, intéressant pour sa rétrospective sur les Dinosaures vu par le 7ème art et les Comics. http://www.dinosaur-museum.org/
4. à Denver au The Denver Museum of Nature & Science http://www.dmns.org/
😎** Leur top n°3, surnomé « l’épreuve de Kho Lanta »😮, a été le Little Wild Horse Canyon, un canyon fabuleusement étroit à coté de Goblin Valley State Park (où nous avons fait une belle partie de cache-cache 😄).
Nous l'avons enchainé avec le Bell Canyon, ça fait une boucle de 8 miles (~13km, 6h en prenant son temps). Mais possibilité de faire beaucoup plus court en ne faisant que le début du LWHC (c’est la partie la plus amusante car la plus étroite). Faire vraiment attention avec la météo à cause des risques de « Flash Flood » ou inondation subite🏴☠️, même s’il ne pleut pas sur place mais qu’il pleut, ou qu’il a plu il y a quelques heures, plus loin en amont. En cas de doute demander conseil aux rangers de Goblin, qui vous donneront une photocopie d’une carte topographie ainsi que le prospectus sur le Little Wild Horse Canyon.
Le Little Wild Horse Canyon est à 1 km de la voiture,
Il y a tout de même un gros obstacle à franchir avant d’arriver au LWHC, un énorme rocher bloque le lit du wash, il faut l’escalader par le coté gauche puis redescendre juste après (plus facile dans le sens du retour😉). Les cairns qui indiquent un chemin montant et longeant la falaise sont là en cas de Flash Flood pour indiquer le chemin de retour sur les hauteurs.
Nous voilà donc à l’entrée du Canyon🙂. C’est vraiment extraordinaire de passer dans des endroits aussi étroits.
Comme la veille il avait énormément plu, pour ne pas dire un vrai déluge sur Gobelins, il y avait pas mal de flaques dans le canyon🤪.
Etant donné que nous n’avions ni envie de mouiller nos chaussures de randonnée ni de les enlever nous avons pu enjamber certaines flaques et dû faire le pont pour d’autres plus longues (1m-1,5m) (les pieds sur une paroi et les mains sur la paroi opposée, très facile étant donné l’étroitesse des passages). Bon, je suis obligée de pondérer cette facilité, étant donné que sur du sec mon fils n’avait aucun problème pour s’amuser à avancer de la sorte 🙂 mais dès qu’il a fallu passer au dessus de l’eau : blocage 😕😕. Cela nous a pris un peu de temps pour lui donner confiance en lui.🙂 Comme nous n’avons pas avancé très rapidement la fin du canyon nous a paru assez longue avant d’arriver au chemin de la jonction pour aller au Bell canyon 🏴☠️. Il était déjà midi donc nous avons fait la jonction de 3km en plein soleil, heureusement à mi chemin nous avons trouvé de l’ombre pour faire une petite pause ravitaillement car les enfants n’en pouvaient plus. Nous nous sommes bien requinqués et rafraichis et n’avons pas trainé, des nuages commençaient à se former à l’horizon.
Enfin le Bell canyon. Là par contre il y avait beaucoup plus d’eau. Nous nous sommes donc déchaussés et avons avancé avec précaution dans les flaques. Dans certaines nous avions de l’eau à mi-cuisse, j’ai pris la décision de mettre les enfants en slip/culotte J car pour eux c’était à la taille.
Cette eau (boueuse tout de même) nous a bien rafraichi car il commençait à faire assez chaud (~30°)
Nous sommes arrivés à la voiture vers 15h.
Les enfants ont adoré ! Ils étaient très fiers d’avoir fait une randonnée aussi longue et acrobatique 😏😎😛😇.
De la matinée nous n’avons vu qu’une seule personne qui nous a doublés pendant la jonction lors de notre pause à l’ombre. Nous l’avons rattrapé dans le Bell Cayon alors qu’il faisait sa pause à l’ombre. Il était en nu-pied (à scratchs) ce qui lui a permis de marcher dans l’eau. (Pour autant je ne regrette pas d’avoir pris les chaussures de randonnée.)
Sur le chemin de retour à la voiture nous avons croisé quelques familles (certaines avec des enfants en bas âge) qui je pense n’allaient faire que le début du Little Wild Horse canyon.
le bulletin Météo : la ranger de Gobelins nous a indiqué qu’il fallait commencer le canyon de très bonne heure (vers 6-7h du matin) et en sortir avant midi, car en cas de pluie c’est un piège mortel. (Nous y étions vers 9h mais pas de pluie prévue avant la soirée.)
edit: vidéo d'innondation du LWHC dans le message: «Débuter une randonnée aux États-Unis» du membre Zitounet.
Elle nous a raconté que chez eux on disait que le mois d’aout était le plus court de l’année car il n’y avait que des ½ journées, en référence au fait qu’à partir de midi il y a très souvent des orages.
Et effectivement nous avons pu constater que dans la région les nuages se formaient vers 11h00 et que l’orage grondait en début d’aprèm, se déplaçant ensuite selon les vents. Ce qui nous a parfois obligés à changer nos plans. (Cathedral Valley ce sera pour la prochaine fois …)
Suite du Top 10 (pas d’ordre):
😎** Ils ont beaucoup aimé Natural Bridge NM avec la descente en bas du Sipapu Bridge avec des échelles/escaliers. Le contraste de climat et de végétation entre le haut et le bas, leur a fait dire qu’ils étaient descendus « dans la jungle ». Ce n’est pas un parc avec des arches rouges. Je trouve qu’il est rapide à faire, très dépaysant et intéressant pour les enfants (descendre en bas du Sipapu). Ca vaut la peine de s’y arrêter.
😎** Las Vegas et le spectacle MJONE (Michael Jackson par le cirque du soleil, au Mandalay Bay) (mais pour enfants à partir de 5 ans seulement car il y a quelques images de guerre, je pense que c’est la raisonqui justifie la limite d'age). Il n’y a pas à redire, ils sont forts au Cirque du Soleil. Nous y sommes allés en voiture ce qui nous a permis de faire le retour sur le Strip de nuit toutes fenêtres ouvertes, les enfants n’en revenaient pas 😮😮 ! Ils ont trouvé ça fabuleux. « Maman, les dames avaient très chaud elles étaient en maillot de bain sur le trottoir»😄😄 "Euhhhh, oui mon chéri" 😊😊😕 😄
Nous sommes restés 4 nuits à LV.
J’avais choisi le Tuscany Suites (3 nuits) pour avoir une piscine plus familiale/intime et ombragée. Pas de regrets !
Etant donné la canicule qui sévissait (>40°C) nous en avons bien profité et avons réduit les visites des casinos et des alentours (ni Death Valley (54°C) que nous connaissions, ni Valey of Fire (« des pierres rouges » on en verra d’autres plus tard).
Nous avons aussi fait une nuit au Circus Circus après avoir passé l’après-midi à faire des montagnes russes sous l'Adventure dôme. Mais pour le reste du complexe, Quel temple de la consommation! 😕, ce casino n’est vraiment pas ma tasse de thé. Le paradis de l’enfant roi.
Ils ont beaucoup aimé le décor du Rainforest Café au MGM.
😎** Les indiens (en habits traditionnels) à l’Inter-Tribal Indian Ceremonial de Gallup (début aout). Powow, défilés, rodéo. Très peu de touristes, très familial. De plus c’est à Gallup que l’on trouve de l’artisanat indien à un prix très abordable😉.
😎** Découvrir la géologie avec les plissements terrestres, l’histoire de notre planète et l’évolution de la vie : Grand Canyon, Capitol Reef, Dinosaures et autres fossiles, les volcans …
😎** L’architecture « comme dans Tom Sawyer », les musées, les Tic et Tac (tamias), les écureuils dorés et les chiens de prairie. (jeu en voiture : celui qui voit le 1er un « Tic et Tac », celui qui en voit le plus…)
😠** Leur seul flop a été le grand lac salé à Antelop Island (nous ne sommes pas allés voir les Bisons car nous en avions fait notre « plein les yeux » à Yellowstone).
Trop jeunes et peau trop fine/sensible : leurs petits bobos (piqures de moustiques, égratignures) n’ont pas supporté autant de sel, ils sont aussitôt ressortis en pleurs.😕
De plus on ne peut pas rester sur le rivage à cause des centaines de milliers de moucherons, donc frustration.😕😕
Coté adultes nous nous sommes tout de même essayés à la flottaison en toutes postures.😎
Par contre il ne faut pas s’attendre à une eau cristalline et une odeur de piscine, elle est trouble avec des algues et des crevettes microscopiques en suspension.🤪
Une autre déconvenue a été de croiser le chemin de poux américains qui devaient apprécier les piscines de motels… je ne sais pas s’il est aisé de trouver, comme chez nous, du produit anti-poux dans n’importe quelle petite ville américaine… Coté pharmacie de voyage, j’avais tout prévu sauf ça !
Lorsque je découvre des lentes sur la tête de ma fille et qu’elle me dit ça gratte …
et que nous sommes à Old Faithfull, que nous devons partir vers Lake, la veille de faire 1 semaine de camping à Slough Creek… 🏴☠️et que le monsieur de la réception nous dit que la seule pharmacie se trouve à West Yellowstone😮 … soit 3hA/R avec les embouteillages dans la direction opposée😠😠 … il faut rester zen et se dire que ce n’est PAS grave 😐… saleté de bestioles … 🏴☠️🏴☠️😠😠🏴☠️😠😕
😎 Voici les parcs (et assimilés) que nous avons visité et dans lesquels nous avons dormi (en camping): - Dinosaure National Parc (3 nuits) - Craters of The Moon National Monument (1 nuit) - Yellowstone NP (5 nuits + 3 nuits cabins) - Gran Canyon North Rim NP (1 nuit) - Bryce Canyon NP (1 nuit + 1 motel) - Gran Staircase Escalante NM (1 nuit) - Paria Rimrocks Toadstool Hoodoos - Capitol Reef NP (1 nuit) - Goblin State Park (1 nuit) - Canyonlands NP (1 nuit) - Arch NP (nuit à Moab) - Natural Bridge NM (1 nuit) - Valley of The God (1 nuit) - Monument Valley - Bisti Badlands (1 nuit sur le parking) - Mesa Verde NM (1 nuit) - Florissant Fossil Beds NM
Il n’y a pas à dire, dormir dans les Parc ou dans la Nature, c’est fabuleux : silence, animaux, ciel étoilé …
Voici ce que nous n’avons pas eu le temps de voir mais qui était au programme initial: - Valley of Fire - Buskin gulch - Cathedral Valley - Cathedral Gorge - Lac Powel - Black Canyon of the Gunnison
😎 Les belles pistes (4x4 impératif) :
- Cottonwood Canyon Road - Shafer Canyon Road + Potash road - Notom Bullfrog basin Road - Echo park + Road14 - Cinnamon Pass (à + de 3800m!) - J’en ai peut-être oublié …
L’équivalent de nos routes départementales ou communales est souvent une route non goudronnée.
Dans les Visitor Center de chaque état on peut se procurer gratuitement une carte des Highway de l’état où sont indiqués toutes les pistes et les campgrounds primitifs.
Préparatifs du voyage:
Filmographie en dessins animés ou films d’animations (vus longtemps à l’avance et revus peu avant de partir): - Bip-Bip et le Coyote - Rango - Yogi l’ours - L’étalon des Plaines - Lucky Luke (en BD aussi) - Tom Sawyer - Pour les « vrais » western, c’est plus délicat, car beaucoup de morts, Nous avons essayé la Chevauchée Fantastique, mais ils n’ont pas trop accroché. Pour la version en BD dans Lucky Luke oui, avec la WellsFargoCie.
Sensibilisation des enfants (surtout une fois sur place) :
Il y a des animaux un peu plus dangereux que chez nous :
- on ne courre pas partout pieds nus (araignées (veuves noires), scorpions, millepattes, fournis rouges) Ce serait dommage qu’ils nous piquent en se défendant car on leur a marché dessus sans faire exprès … avec les chaussures les pieds sont protégés.
- Ne pas laisser les chaussures dehors la nuit, car les gentilles petites bestioles venimeuses pourraient venir y faire dodo, et ce serait dommage pour elles de les écrabouiller et pour nous de se faire piquer et de devoir aller à l’hôpital.
- on ne farfouille pas avec les mains sous les rochers ou autres cavités et on fait attention où l’on s’assied, afin de ne pas effrayer un serpent qui pourrait dormir…
Il fait très chaud et on peut tomber malade (déshydratation: mal de tête, fièvre, diarrhée …) si on n’a pas bu assez ou régulièrement. Si le pipi est très jaune, c’est que tu n’as pas assez bu. Il est facile de se perdre: Ne pas partir se promener sans emmener la casquette + lunettes de soleil, à boire (33Cl ou 50Cl) et le sifflet dans un petit sac (à dos ou Banane) + 1 barre de céréales (si pas d’ours dans la région). Ne pas sortir de la voiture sans son équipement quand on s’arrête au milieu de nulle part et qu’il fait chaud/soleil.
Boire des boissons avec des sels minéraux (Powerade, Gatorade ou marque générique) pour bien se réhydrater. Ce n’est pas ça qui manque dans les rayons de supermarchés américains !! En France nous n’avons pas (moins) l’habitude d’avoir de telles chaleurs et des problèmes de déshydratation. En Espagne il existe Aquarius (en canettes de 33Cl).
Au prochain épisode : THE voiture et le camping.
Cet été (juillet-août 2013) nous avons fait un circuit pendant 7 semaines avec nos 2 enfants de 7 ans (garçon –fille)
Nous avons fait une boucle DENVER-DENVER pour découvrir sept états (Colorado, Wyoming, Idaho, Utah, Nevada, Arizona et Nouveau Mexique), bon West Yellowstone et Gardiner se trouvent dans le Montana, ce qui ferait 8 états alors 😛.
La préparation de ce voyage n’aurait pas pu avoir lieu sans la contribution, directe ou indirecte, des expert de VF qui ont répondu à mes messages (Vnoa, Itat, Pong, Orionide, Bluemesa, PapJ59, leelo75) ou dont les «aventures » nous ont inspiré ou servi de guide : « Ouestusa.fr » « Grisemote et Les Maries » « jeveuxcamperauxusa.fr »
Nous avons alterné hôtels (21 nuits en ville; avec piscine), camping (27 nuits; en très grande majorité primitif ou sauvage dans Parcs, National Forest, Public Lands ou Recreational Area) et Cabines (3 nuits; YNP).
Les enfants ont beaucoup apprécié ce voyage, ils ont bien supporté la voiture, et ne se sont impatientés que une ou 2 fois sur un long trajet. Les paysages traversés sont tellement différents de chez nous qu’ils ne se sont pas ennuyés.
Je ne pense pas vous faire un récit jour par jour, trop long.
Pour les photos, elles ne sont pas encore triées … 😕
Voici donc un petit retour sur expérience, surtout axé enfants😎😎.
Nous sommes partis d’un principe de Wish List (liste de souhaits) afin de facilement nous adapter à la météo 😠(chaleur/canicule, orages/inondations), à la fatigue/ lassitude 😕, aux changements de programme de dernière minute… ceci pour ne pas avoir de regrets de ne pas avoir fait telle ou telle visite.
En règle générale nous ne nous sommes pas levés très tôt 😇, difficile de garder le bénéfice du décalage horaire sur la durée. Difficile aussi de concilier le plaisir d’un feu de camp, d’une belle nuit étoilée exempte de toute pollution lumineuse avec un levé aux aurores tous les jours. Mais nous n’avons quand même pas manqué les immanquables levés de soleil à Bryce Point, au grand Canyon North Rim (Bright Angel Point), ou à Island in The sky (Delicate Arch). Nos levés de camps n’étaient pas hyper rapide 1h30 en moyenne😊. Nous avons fait des balades (<1h) et des randonnées (>1h <6h), telle est la définition établie par ma fille 😉 .
Voici leurs moments préférées 😎😎 (bien qu’ils aient tout aimé! Sauf 1 chose, voir plus bas) :
😎** Ils ont adoré Yellowstone pour les animaux (Bisons, ours, biches, coyote … ça été leur top n°1 du voyage), et les geysers et autres phénomènes géologiques.
😎** Quoique leur Top du top ça été de faire des Parcs Nationaux, avec le cahier de Junior Ranger qui va avec. Ils ont adoré ce principe, et nous aussi. Nous avons trouvé que les cahiers étaient très bien faits, très ludiques, pédagogiques et instructifs. Ils permettent de voir et d’apprécier un Parc autrement que du seul point de vue contemplatif.
Cela implique 2 choses dans l’organisation :
· prendre le temps de remplir le minimum d’activités requises selon l’âge des enfants (~30min)
· et obligation d’assister à une conférence de Ranger ou à une visite guidée par un ranger, les horaires sont indiqués dans le journal donné à l’entrée du parc, à la suite de quoi ils signent le cahier (et sur ce point ils sont assez intransigeants 🏴☠️ si on veut valider le carnet faut suivre la visite). Nous n'avons pas validé celui de Grand Canyon NR, ni celui de Arches, et cela n'a pas dérangé les enfants, ce qui comptait c'était d'avoir le cahier, pas forcément validé.
C’est vous qui faite office de traducteur auprès des enfants. Si vous ne comprenez pas grand-chose à ce que raconte le ranger😕, pas grave😏, vous faites semblant😇, et vous profitez de ce moment pour compléter le cahier, ou faire des photos. Parfois, souvent dans des petits parcs, on peut se contenter de poser des questions à un ranger ou de voir le petit film projeté au Visitor Center (Dinosaure NP, N. Bridges NP, Florissant Fossils NP)
(PS : pour certains parcs on peut télécharger le cahier, ça peut vous permettre de le traduire avant et de préparer le voyage avec les enfants.)
A chaque fois qu’on allait quelque part les enfants demandaient si c’était un Parc et s’il y avait un Visitor Center, car au V.C. il y a toujours une petite expo très intéressante sur le Parc et surtout, surtout on peut y acheter un petit souvenir ! 😛
😎** Leur top n°2 ont été les dinosaures:
1. on en a vu au Quarry de Dinosaure NM
2. près de Salt Lake City à Lehi (à 20 min au sud), il y a un super musée de Dinosaures, très très ludique pour les enfants, un peu genre la Cité de la Science de La Villette, avec tout plein d'activités tout au long du musée.
Ça va de la création de la terre jusqu’à juste avant l’apparition des hominidés (L’évolution humaine n’est pas inclue au programme des mormons -D). C’est le Museum of Ancient Life - 3003 N Thanksgiving Way - Lehi, UT 84043 https://www.thanksgivingpoint.org/.../museumofan...
3. à Blanding The Dinosaur Museum, intéressant pour sa rétrospective sur les Dinosaures vu par le 7ème art et les Comics. http://www.dinosaur-museum.org/
4. à Denver au The Denver Museum of Nature & Science http://www.dmns.org/
😎** Leur top n°3, surnomé « l’épreuve de Kho Lanta »😮, a été le Little Wild Horse Canyon, un canyon fabuleusement étroit à coté de Goblin Valley State Park (où nous avons fait une belle partie de cache-cache 😄).

Nous l'avons enchainé avec le Bell Canyon, ça fait une boucle de 8 miles (~13km, 6h en prenant son temps). Mais possibilité de faire beaucoup plus court en ne faisant que le début du LWHC (c’est la partie la plus amusante car la plus étroite). Faire vraiment attention avec la météo à cause des risques de « Flash Flood » ou inondation subite🏴☠️, même s’il ne pleut pas sur place mais qu’il pleut, ou qu’il a plu il y a quelques heures, plus loin en amont. En cas de doute demander conseil aux rangers de Goblin, qui vous donneront une photocopie d’une carte topographie ainsi que le prospectus sur le Little Wild Horse Canyon.
Le Little Wild Horse Canyon est à 1 km de la voiture,
Il y a tout de même un gros obstacle à franchir avant d’arriver au LWHC, un énorme rocher bloque le lit du wash, il faut l’escalader par le coté gauche puis redescendre juste après (plus facile dans le sens du retour😉). Les cairns qui indiquent un chemin montant et longeant la falaise sont là en cas de Flash Flood pour indiquer le chemin de retour sur les hauteurs.
Nous voilà donc à l’entrée du Canyon🙂. C’est vraiment extraordinaire de passer dans des endroits aussi étroits.
Comme la veille il avait énormément plu, pour ne pas dire un vrai déluge sur Gobelins, il y avait pas mal de flaques dans le canyon🤪.
Etant donné que nous n’avions ni envie de mouiller nos chaussures de randonnée ni de les enlever nous avons pu enjamber certaines flaques et dû faire le pont pour d’autres plus longues (1m-1,5m) (les pieds sur une paroi et les mains sur la paroi opposée, très facile étant donné l’étroitesse des passages). Bon, je suis obligée de pondérer cette facilité, étant donné que sur du sec mon fils n’avait aucun problème pour s’amuser à avancer de la sorte 🙂 mais dès qu’il a fallu passer au dessus de l’eau : blocage 😕😕. Cela nous a pris un peu de temps pour lui donner confiance en lui.🙂 Comme nous n’avons pas avancé très rapidement la fin du canyon nous a paru assez longue avant d’arriver au chemin de la jonction pour aller au Bell canyon 🏴☠️. Il était déjà midi donc nous avons fait la jonction de 3km en plein soleil, heureusement à mi chemin nous avons trouvé de l’ombre pour faire une petite pause ravitaillement car les enfants n’en pouvaient plus. Nous nous sommes bien requinqués et rafraichis et n’avons pas trainé, des nuages commençaient à se former à l’horizon.
Enfin le Bell canyon. Là par contre il y avait beaucoup plus d’eau. Nous nous sommes donc déchaussés et avons avancé avec précaution dans les flaques. Dans certaines nous avions de l’eau à mi-cuisse, j’ai pris la décision de mettre les enfants en slip/culotte J car pour eux c’était à la taille.
Cette eau (boueuse tout de même) nous a bien rafraichi car il commençait à faire assez chaud (~30°)
Nous sommes arrivés à la voiture vers 15h.
Les enfants ont adoré ! Ils étaient très fiers d’avoir fait une randonnée aussi longue et acrobatique 😏😎😛😇.
De la matinée nous n’avons vu qu’une seule personne qui nous a doublés pendant la jonction lors de notre pause à l’ombre. Nous l’avons rattrapé dans le Bell Cayon alors qu’il faisait sa pause à l’ombre. Il était en nu-pied (à scratchs) ce qui lui a permis de marcher dans l’eau. (Pour autant je ne regrette pas d’avoir pris les chaussures de randonnée.)
Sur le chemin de retour à la voiture nous avons croisé quelques familles (certaines avec des enfants en bas âge) qui je pense n’allaient faire que le début du Little Wild Horse canyon.
le bulletin Météo : la ranger de Gobelins nous a indiqué qu’il fallait commencer le canyon de très bonne heure (vers 6-7h du matin) et en sortir avant midi, car en cas de pluie c’est un piège mortel. (Nous y étions vers 9h mais pas de pluie prévue avant la soirée.)
edit: vidéo d'innondation du LWHC dans le message: «Débuter une randonnée aux États-Unis» du membre Zitounet.
Elle nous a raconté que chez eux on disait que le mois d’aout était le plus court de l’année car il n’y avait que des ½ journées, en référence au fait qu’à partir de midi il y a très souvent des orages.
Et effectivement nous avons pu constater que dans la région les nuages se formaient vers 11h00 et que l’orage grondait en début d’aprèm, se déplaçant ensuite selon les vents. Ce qui nous a parfois obligés à changer nos plans. (Cathedral Valley ce sera pour la prochaine fois …)
Suite du Top 10 (pas d’ordre):
😎** Ils ont beaucoup aimé Natural Bridge NM avec la descente en bas du Sipapu Bridge avec des échelles/escaliers. Le contraste de climat et de végétation entre le haut et le bas, leur a fait dire qu’ils étaient descendus « dans la jungle ». Ce n’est pas un parc avec des arches rouges. Je trouve qu’il est rapide à faire, très dépaysant et intéressant pour les enfants (descendre en bas du Sipapu). Ca vaut la peine de s’y arrêter.
😎** Las Vegas et le spectacle MJONE (Michael Jackson par le cirque du soleil, au Mandalay Bay) (mais pour enfants à partir de 5 ans seulement car il y a quelques images de guerre, je pense que c’est la raisonqui justifie la limite d'age). Il n’y a pas à redire, ils sont forts au Cirque du Soleil. Nous y sommes allés en voiture ce qui nous a permis de faire le retour sur le Strip de nuit toutes fenêtres ouvertes, les enfants n’en revenaient pas 😮😮 ! Ils ont trouvé ça fabuleux. « Maman, les dames avaient très chaud elles étaient en maillot de bain sur le trottoir»😄😄 "Euhhhh, oui mon chéri" 😊😊😕 😄
Nous sommes restés 4 nuits à LV.
J’avais choisi le Tuscany Suites (3 nuits) pour avoir une piscine plus familiale/intime et ombragée. Pas de regrets !
Etant donné la canicule qui sévissait (>40°C) nous en avons bien profité et avons réduit les visites des casinos et des alentours (ni Death Valley (54°C) que nous connaissions, ni Valey of Fire (« des pierres rouges » on en verra d’autres plus tard).
Nous avons aussi fait une nuit au Circus Circus après avoir passé l’après-midi à faire des montagnes russes sous l'Adventure dôme. Mais pour le reste du complexe, Quel temple de la consommation! 😕, ce casino n’est vraiment pas ma tasse de thé. Le paradis de l’enfant roi.
Ils ont beaucoup aimé le décor du Rainforest Café au MGM.
😎** Les indiens (en habits traditionnels) à l’Inter-Tribal Indian Ceremonial de Gallup (début aout). Powow, défilés, rodéo. Très peu de touristes, très familial. De plus c’est à Gallup que l’on trouve de l’artisanat indien à un prix très abordable😉.
😎** Découvrir la géologie avec les plissements terrestres, l’histoire de notre planète et l’évolution de la vie : Grand Canyon, Capitol Reef, Dinosaures et autres fossiles, les volcans …
😎** L’architecture « comme dans Tom Sawyer », les musées, les Tic et Tac (tamias), les écureuils dorés et les chiens de prairie. (jeu en voiture : celui qui voit le 1er un « Tic et Tac », celui qui en voit le plus…)
😠** Leur seul flop a été le grand lac salé à Antelop Island (nous ne sommes pas allés voir les Bisons car nous en avions fait notre « plein les yeux » à Yellowstone).
Trop jeunes et peau trop fine/sensible : leurs petits bobos (piqures de moustiques, égratignures) n’ont pas supporté autant de sel, ils sont aussitôt ressortis en pleurs.😕
De plus on ne peut pas rester sur le rivage à cause des centaines de milliers de moucherons, donc frustration.😕😕
Coté adultes nous nous sommes tout de même essayés à la flottaison en toutes postures.😎
Par contre il ne faut pas s’attendre à une eau cristalline et une odeur de piscine, elle est trouble avec des algues et des crevettes microscopiques en suspension.🤪
Une autre déconvenue a été de croiser le chemin de poux américains qui devaient apprécier les piscines de motels… je ne sais pas s’il est aisé de trouver, comme chez nous, du produit anti-poux dans n’importe quelle petite ville américaine… Coté pharmacie de voyage, j’avais tout prévu sauf ça !
Lorsque je découvre des lentes sur la tête de ma fille et qu’elle me dit ça gratte …
et que nous sommes à Old Faithfull, que nous devons partir vers Lake, la veille de faire 1 semaine de camping à Slough Creek… 🏴☠️et que le monsieur de la réception nous dit que la seule pharmacie se trouve à West Yellowstone😮 … soit 3hA/R avec les embouteillages dans la direction opposée😠😠 … il faut rester zen et se dire que ce n’est PAS grave 😐… saleté de bestioles … 🏴☠️🏴☠️😠😠🏴☠️😠😕
😎 Voici les parcs (et assimilés) que nous avons visité et dans lesquels nous avons dormi (en camping): - Dinosaure National Parc (3 nuits) - Craters of The Moon National Monument (1 nuit) - Yellowstone NP (5 nuits + 3 nuits cabins) - Gran Canyon North Rim NP (1 nuit) - Bryce Canyon NP (1 nuit + 1 motel) - Gran Staircase Escalante NM (1 nuit) - Paria Rimrocks Toadstool Hoodoos - Capitol Reef NP (1 nuit) - Goblin State Park (1 nuit) - Canyonlands NP (1 nuit) - Arch NP (nuit à Moab) - Natural Bridge NM (1 nuit) - Valley of The God (1 nuit) - Monument Valley - Bisti Badlands (1 nuit sur le parking) - Mesa Verde NM (1 nuit) - Florissant Fossil Beds NM
Il n’y a pas à dire, dormir dans les Parc ou dans la Nature, c’est fabuleux : silence, animaux, ciel étoilé …
Voici ce que nous n’avons pas eu le temps de voir mais qui était au programme initial: - Valley of Fire - Buskin gulch - Cathedral Valley - Cathedral Gorge - Lac Powel - Black Canyon of the Gunnison
😎 Les belles pistes (4x4 impératif) :
- Cottonwood Canyon Road - Shafer Canyon Road + Potash road - Notom Bullfrog basin Road - Echo park + Road14 - Cinnamon Pass (à + de 3800m!) - J’en ai peut-être oublié …
L’équivalent de nos routes départementales ou communales est souvent une route non goudronnée.
Dans les Visitor Center de chaque état on peut se procurer gratuitement une carte des Highway de l’état où sont indiqués toutes les pistes et les campgrounds primitifs.
Préparatifs du voyage:
Filmographie en dessins animés ou films d’animations (vus longtemps à l’avance et revus peu avant de partir): - Bip-Bip et le Coyote - Rango - Yogi l’ours - L’étalon des Plaines - Lucky Luke (en BD aussi) - Tom Sawyer - Pour les « vrais » western, c’est plus délicat, car beaucoup de morts, Nous avons essayé la Chevauchée Fantastique, mais ils n’ont pas trop accroché. Pour la version en BD dans Lucky Luke oui, avec la WellsFargoCie.
Sensibilisation des enfants (surtout une fois sur place) :
Il y a des animaux un peu plus dangereux que chez nous :
- on ne courre pas partout pieds nus (araignées (veuves noires), scorpions, millepattes, fournis rouges) Ce serait dommage qu’ils nous piquent en se défendant car on leur a marché dessus sans faire exprès … avec les chaussures les pieds sont protégés.
- Ne pas laisser les chaussures dehors la nuit, car les gentilles petites bestioles venimeuses pourraient venir y faire dodo, et ce serait dommage pour elles de les écrabouiller et pour nous de se faire piquer et de devoir aller à l’hôpital.
- on ne farfouille pas avec les mains sous les rochers ou autres cavités et on fait attention où l’on s’assied, afin de ne pas effrayer un serpent qui pourrait dormir…
Il fait très chaud et on peut tomber malade (déshydratation: mal de tête, fièvre, diarrhée …) si on n’a pas bu assez ou régulièrement. Si le pipi est très jaune, c’est que tu n’as pas assez bu. Il est facile de se perdre: Ne pas partir se promener sans emmener la casquette + lunettes de soleil, à boire (33Cl ou 50Cl) et le sifflet dans un petit sac (à dos ou Banane) + 1 barre de céréales (si pas d’ours dans la région). Ne pas sortir de la voiture sans son équipement quand on s’arrête au milieu de nulle part et qu’il fait chaud/soleil.
Boire des boissons avec des sels minéraux (Powerade, Gatorade ou marque générique) pour bien se réhydrater. Ce n’est pas ça qui manque dans les rayons de supermarchés américains !! En France nous n’avons pas (moins) l’habitude d’avoir de telles chaleurs et des problèmes de déshydratation. En Espagne il existe Aquarius (en canettes de 33Cl).
Au prochain épisode : THE voiture et le camping.
Hi everyone,
The idea of traveling to Bolivia came to me after seeing Jean-François (Max68)’s photos on his website. I thought we *had* to see those stunning landscapes with the colorful lagoons for ourselves. But a self-drive trip didn’t seem doable at first. A few years ago, everyone advised against going to the South Lipez with just one car.
Laguna Kara
It was only after reading Laurent (Lolobe) and Pascal (Pepe874)’s travel journals—who explored the South Lipez solo with a car from Biz Rent a Car—that I thought we might be able to do the same. Meanwhile, we’d already contacted a local agency to organize a trip with a driver and guide. But the idea of a self-drive adventure really appealed to us. With encouragement and tips from Thierry (Tbernay) and Jean-François (Max68), we decided to plan our own self-drive trip. I’d like to thank them for their advice—it was *super* helpful. And a big thanks to all the other forum members for the info shared during our prep!
Laguna Colorada
Planning this trip happened during a tough time for our family. My mother-in-law’s illness and passing, plus a few health issues of my own, made us doubt the trip multiple times and nearly scrap the whole thing.
We booked our international flights in February with Swiss. They offered the best balance of travel time and price from Switzerland. Swiss operates Zurich–São Paulo with their own fleet, and São Paulo–Santa Cruz with GOL. In June, GOL canceled the Saturday flight and rebooked us on Sunday. Spending over 24 hours in that huge Brazilian city didn’t work for us at all, so we asked Swiss to put us on the next Zurich–São Paulo flight. Too bad—we lost a day in Bolivia and had to skip the Tarabucco market on Sunday.
Right after, we also booked the car in February. After contacting Imbex and Biz, we went with Biz. Not speaking Spanish, we were relieved to communicate with Alejandra in French. The contact was great—she answered all our questions patiently. Sometimes it took a few days to get a reply, but we could also reach her on WhatsApp. After our trip, we can *only* recommend Biz for rentals in Bolivia. The cars are well-prepped for the South Lipez tracks. The agency is reliable, and the vehicles are new and well-maintained.
“Our” car, a Toyota Hilux
While planning, we realized the presidential elections would happen while we were in Bolivia. The risk of *bloqueos* (roadblocks and protests) was very real. But in Bolivia, *bloqueos* seem common—you always have to account for that kind of hassle. In late August/early September, Uyuni and the Salar region were blocked for days, leading to food, fuel, and cash shortages. Worried about a blockade in Uyuni and missing the Salar, we decided to visit it first *just in case*.
On election day, the whole country shut down. Planes were grounded, buses and taxis couldn’t circulate, and private cars were banned. There were a few exceptions—ambulances, police, or certain professions—but as tourists, we couldn’t get permission to drive. We asked the embassy, and Biz even requested a permit from the electoral office. So we had to plan to be somewhere with things to do *without* the car.
We decided not to book any accommodations in advance—a first for us. Usually, we plan our stops and reserve lodges, hotels, or campgrounds well ahead. This time, only the room in Sucre was booked, so we’d have a base when we arrived.
In July, Alex (Delhenry) reached out to propose joining part of the trip. He didn’t realize we were leaving in October. Still, we got fresh updates when he returned from the South Lipez. Thanks, Alex—your tips, especially about the Guadalupe–Tupiza stretch, were *super* useful.
In September, we connected with Jean-Louis (Avx) and Anne (Xeta), who were also heading to Bolivia in October, one and two weeks after us. We had dinner with Jean-Louis and his friend after our South Lipez trip and stayed in touch with Anne. It was great to chat with them! Unfortunately, Anne and her husband had a much rockier trip—they got hit hard by post-election issues.
Climbing Volcán Tunupa
Our itinerary wasn’t set in stone—we decided to wing it on the spot. Two weeks before departure, I reconnected with Alejandra at Biz to move the car rental up by a day. With the elections, we wanted to leave Sucre ASAP and focus on the South Lipez. Outside Uyuni and Tupiza, the risk of blockades was zero. We also planned a two-night buffer in Sucre before our flights, just in case. It might sound overcautious, but in hindsight, we made the right call. If we’d left Sucre a day later, we wouldn’t have made it to Potosí—it was completely blocked. On the way back, we *just* dodged blockades in Potosí and elsewhere. Sometimes, you’ve gotta trust your gut.
Here’s our route—only the first two nights in Sucre were booked ahead:
D1 Departure from Switzerland
D2 Sucre (La Selenita)
D3 Sucre (La Selenita)
D4 Colchani (Hotel de Sal Luna Salada)
D5 Jirira (Auberge Doña Lupe)
D6 On the Salar (in the car)
D7 A few kilometers from Estancia Catal (in the car)
D8 Laguna Hedionda (Hotel Los Flamencos)
D9 Laguna Colorada (Lodge by the lagoon)
D10 Middle of nowhere, en route Laguna Verde–Mina Horsu–Quetena Chico (in the car)
D11 Quetena Chico (Lamphaya Lodge Andino)
D12 Quetena Chico (Lamphaya Lodge Andino)
D13 Guadalupe (Guest room at Celia’s)
D14 Along the Rio Grande (in the car)
D15 Tupiza (Hotel Mitru)
D16 Tupiza (Hotel Mitru)
D17 Sucre (La Selenita)
D18 Sucre (La Selenita)
D19 Santa Cruz (Hotel Sun)
D20 Departure from Santa Cruz
D21 Arrival in Switzerland
As you can see, we spent 13 nights in the South Lipez. Initially, we’d planned for nine, but Jean-François (Max68) suggested staying longer. Great advice—we didn’t regret it one bit. We could’ve even added 2–3 more days without getting bored.
Self-driving in the South Lipez takes some prep and a good GPS. We kept it simple and used maps.me to navigate. It’s a solid app—just save your waypoints ahead of time. For some stretches, I used Google Earth to visualize the tracks and sites. If you stick to the tour operator routes, you *almost* can’t get lost. But we often veered off the beaten path and took different routes. Some days, we didn’t see another car. So in case of a breakdown, it’s key to have water and food for several days. In some spots, there’s *zero* signal—your phone won’t work. Another must: it gets *cold* in the South Lipez, and a good sleeping bag is essential. We brought down sleeping bags rated for -10°C and didn’t regret it during our car nights.
The Dalí Desert
Some tracks are *super* rocky—flat tires are a real risk. On those stretches, maps.me’s estimated travel time was way off. Some sections barely let us go over 15 km/h.
Lots of forum members recommend doing the South Lipez “loop” from Tupiza to Uyuni—ending with the Salar—to avoid Uyuni’s crowds. That might work for organized tours, but for self-drive, the direction *doesn’t* matter. I’ll say this: the few vehicles we saw mostly came from Tupiza and Chile, not Uyuni. So if starting from Uyuni works better for you, go for it! Ending in Tupiza means heading toward warmer weather. For our planned stops and climbs, starting in Uyuni helped with acclimatization. Spending a few nights between 3,600–3,800 m before going over 4,000 m is a smart move.
Uyuni Salt Flats in the morning
Overall, we barely saw anyone—except at Laguna Hedionda and Chalviri. There were several tour groups at Hotel Los Flamencos (Laguna Hedionda), but we didn’t cross paths during the day. Hardly anyone on the Salar, on the roads, or at the lodges in the evenings. The *only* place that shocked us was Chalviri. We’d planned to stay there, but it was fully booked—and we counted *forty* tour jeeps on-site. This was around noon! At the Polques hot springs (Chalviri), it was *packed*—we quickly nixed the idea of a dip. Plus, the vibe wasn’t great: soaking right by the road with lodges and restaurants in the background? Meh. Still, lots of tourists love it, so it’s up to you.
For the photos, I kept the colors and mood we saw. The lagoons’ hues are often stunning, but some online photos are *way* over-edited and oversaturated. The South Lipez’s landscapes are breathtaking—no need for excessive retouching.
If you don’t want to read all the details, the start of the travel journal is here: https://voyageforum.com/v.f?post=9888761;a=9888761
The idea of traveling to Bolivia came to me after seeing Jean-François (Max68)’s photos on his website. I thought we *had* to see those stunning landscapes with the colorful lagoons for ourselves. But a self-drive trip didn’t seem doable at first. A few years ago, everyone advised against going to the South Lipez with just one car.
Laguna KaraIt was only after reading Laurent (Lolobe) and Pascal (Pepe874)’s travel journals—who explored the South Lipez solo with a car from Biz Rent a Car—that I thought we might be able to do the same. Meanwhile, we’d already contacted a local agency to organize a trip with a driver and guide. But the idea of a self-drive adventure really appealed to us. With encouragement and tips from Thierry (Tbernay) and Jean-François (Max68), we decided to plan our own self-drive trip. I’d like to thank them for their advice—it was *super* helpful. And a big thanks to all the other forum members for the info shared during our prep!
Laguna ColoradaPlanning this trip happened during a tough time for our family. My mother-in-law’s illness and passing, plus a few health issues of my own, made us doubt the trip multiple times and nearly scrap the whole thing.
We booked our international flights in February with Swiss. They offered the best balance of travel time and price from Switzerland. Swiss operates Zurich–São Paulo with their own fleet, and São Paulo–Santa Cruz with GOL. In June, GOL canceled the Saturday flight and rebooked us on Sunday. Spending over 24 hours in that huge Brazilian city didn’t work for us at all, so we asked Swiss to put us on the next Zurich–São Paulo flight. Too bad—we lost a day in Bolivia and had to skip the Tarabucco market on Sunday.
Right after, we also booked the car in February. After contacting Imbex and Biz, we went with Biz. Not speaking Spanish, we were relieved to communicate with Alejandra in French. The contact was great—she answered all our questions patiently. Sometimes it took a few days to get a reply, but we could also reach her on WhatsApp. After our trip, we can *only* recommend Biz for rentals in Bolivia. The cars are well-prepped for the South Lipez tracks. The agency is reliable, and the vehicles are new and well-maintained.
“Our” car, a Toyota HiluxWhile planning, we realized the presidential elections would happen while we were in Bolivia. The risk of *bloqueos* (roadblocks and protests) was very real. But in Bolivia, *bloqueos* seem common—you always have to account for that kind of hassle. In late August/early September, Uyuni and the Salar region were blocked for days, leading to food, fuel, and cash shortages. Worried about a blockade in Uyuni and missing the Salar, we decided to visit it first *just in case*.
On election day, the whole country shut down. Planes were grounded, buses and taxis couldn’t circulate, and private cars were banned. There were a few exceptions—ambulances, police, or certain professions—but as tourists, we couldn’t get permission to drive. We asked the embassy, and Biz even requested a permit from the electoral office. So we had to plan to be somewhere with things to do *without* the car.
We decided not to book any accommodations in advance—a first for us. Usually, we plan our stops and reserve lodges, hotels, or campgrounds well ahead. This time, only the room in Sucre was booked, so we’d have a base when we arrived.
In July, Alex (Delhenry) reached out to propose joining part of the trip. He didn’t realize we were leaving in October. Still, we got fresh updates when he returned from the South Lipez. Thanks, Alex—your tips, especially about the Guadalupe–Tupiza stretch, were *super* useful.
In September, we connected with Jean-Louis (Avx) and Anne (Xeta), who were also heading to Bolivia in October, one and two weeks after us. We had dinner with Jean-Louis and his friend after our South Lipez trip and stayed in touch with Anne. It was great to chat with them! Unfortunately, Anne and her husband had a much rockier trip—they got hit hard by post-election issues.
Climbing Volcán TunupaOur itinerary wasn’t set in stone—we decided to wing it on the spot. Two weeks before departure, I reconnected with Alejandra at Biz to move the car rental up by a day. With the elections, we wanted to leave Sucre ASAP and focus on the South Lipez. Outside Uyuni and Tupiza, the risk of blockades was zero. We also planned a two-night buffer in Sucre before our flights, just in case. It might sound overcautious, but in hindsight, we made the right call. If we’d left Sucre a day later, we wouldn’t have made it to Potosí—it was completely blocked. On the way back, we *just* dodged blockades in Potosí and elsewhere. Sometimes, you’ve gotta trust your gut.
Here’s our route—only the first two nights in Sucre were booked ahead:
D1 Departure from Switzerland
D2 Sucre (La Selenita)
D3 Sucre (La Selenita)
D4 Colchani (Hotel de Sal Luna Salada)
D5 Jirira (Auberge Doña Lupe)
D6 On the Salar (in the car)
D7 A few kilometers from Estancia Catal (in the car)
D8 Laguna Hedionda (Hotel Los Flamencos)
D9 Laguna Colorada (Lodge by the lagoon)
D10 Middle of nowhere, en route Laguna Verde–Mina Horsu–Quetena Chico (in the car)
D11 Quetena Chico (Lamphaya Lodge Andino)
D12 Quetena Chico (Lamphaya Lodge Andino)
D13 Guadalupe (Guest room at Celia’s)
D14 Along the Rio Grande (in the car)
D15 Tupiza (Hotel Mitru)
D16 Tupiza (Hotel Mitru)
D17 Sucre (La Selenita)
D18 Sucre (La Selenita)
D19 Santa Cruz (Hotel Sun)
D20 Departure from Santa Cruz
D21 Arrival in Switzerland
As you can see, we spent 13 nights in the South Lipez. Initially, we’d planned for nine, but Jean-François (Max68) suggested staying longer. Great advice—we didn’t regret it one bit. We could’ve even added 2–3 more days without getting bored.
Self-driving in the South Lipez takes some prep and a good GPS. We kept it simple and used maps.me to navigate. It’s a solid app—just save your waypoints ahead of time. For some stretches, I used Google Earth to visualize the tracks and sites. If you stick to the tour operator routes, you *almost* can’t get lost. But we often veered off the beaten path and took different routes. Some days, we didn’t see another car. So in case of a breakdown, it’s key to have water and food for several days. In some spots, there’s *zero* signal—your phone won’t work. Another must: it gets *cold* in the South Lipez, and a good sleeping bag is essential. We brought down sleeping bags rated for -10°C and didn’t regret it during our car nights.
The Dalí DesertSome tracks are *super* rocky—flat tires are a real risk. On those stretches, maps.me’s estimated travel time was way off. Some sections barely let us go over 15 km/h.
Lots of forum members recommend doing the South Lipez “loop” from Tupiza to Uyuni—ending with the Salar—to avoid Uyuni’s crowds. That might work for organized tours, but for self-drive, the direction *doesn’t* matter. I’ll say this: the few vehicles we saw mostly came from Tupiza and Chile, not Uyuni. So if starting from Uyuni works better for you, go for it! Ending in Tupiza means heading toward warmer weather. For our planned stops and climbs, starting in Uyuni helped with acclimatization. Spending a few nights between 3,600–3,800 m before going over 4,000 m is a smart move.
Uyuni Salt Flats in the morningOverall, we barely saw anyone—except at Laguna Hedionda and Chalviri. There were several tour groups at Hotel Los Flamencos (Laguna Hedionda), but we didn’t cross paths during the day. Hardly anyone on the Salar, on the roads, or at the lodges in the evenings. The *only* place that shocked us was Chalviri. We’d planned to stay there, but it was fully booked—and we counted *forty* tour jeeps on-site. This was around noon! At the Polques hot springs (Chalviri), it was *packed*—we quickly nixed the idea of a dip. Plus, the vibe wasn’t great: soaking right by the road with lodges and restaurants in the background? Meh. Still, lots of tourists love it, so it’s up to you.
For the photos, I kept the colors and mood we saw. The lagoons’ hues are often stunning, but some online photos are *way* over-edited and oversaturated. The South Lipez’s landscapes are breathtaking—no need for excessive retouching.
If you don’t want to read all the details, the start of the travel journal is here: https://voyageforum.com/v.f?post=9888761;a=9888761
Avant-propos :
Pour ceux qui n’ont pas suivi sur voyageforum mon récit sur mon voyage au Gansu l’année dernière et ma préparation de voyage depuis 3 mois, je me présente rapidement ainsi que mon voyage : j’ai 61 ans, des difficultés dans les escaliers (arthrose aux genoux), je voyage en Chine pour la quatrième fois, seule cette année. Mais je ne parle toujours pas chinois sauf quelques mots. Grâce à un avancement j’ai mis un peu d’argent de côté pour financer ce voyage et j’ai obtenu un visa double entrée : deux fois trente jours, avec sortie à Hong Kong au bout des premiers 30 jours.
Je vais essayer de donner des renseignements pratiques tout au long de mon voyage (hôtels, transports, horaires, prix) mais il ne s’agira pas d’un voyage à prix minimum, je m’en excuse pour les VFistes routards. Quand je peux je prends en général des hôtels aux alentours de 300 yuans la chambre (entre 35 et 40 €), pas un lit en dortoir, sauf à HK malheureusement où les prix sont beaucoup plus élevés. Pour les transports aucun vol intérieur : train, bus et voiture louée ou taxi quand ça permet d’aller facilement dans des endroits peu accessibles autrement, là les dépassements de budget sont vites arrivés. J’aurais aimé ne pas dépasser 100 € par jour en moyenne, mais voyageant seule et avec les augmentations de prix en Chine ça va être difficile je crois.
J’ai déjà réservé sur internet (booking.com ou ctrip.com) une bonne partie de mes hébergements. J’ai préparé à l’avance les trajets en train à l’aide de cnvol.com mais ai découvert récemment que chinahighlights donne aussi la disponibilité de places(attention c’est vite complet sur certaines lignes en été) et j’ai réservé mes places à l’avance pour les trois premiers trajets à l’aide d’une agence australienne (adresse en MP ou adressez-vous à Jackfack qui me l’a communiquée, si j’ai des problèmes d’internet, ce qui est le cas en ce moment).
J’emmène pour la première fois un ordinateur dans ce voyage, car j’ai vraiment eu des difficultés à trouver des cafés internet l’année dernière en Chine et lors de notre voyage sur la route de la soie, une petite minorité de nos hôtels mettaient des ordinateurs à disposition de leurs clients. Quant aux imprimantes, il nous a fallu attendre le 40ème jour de notre voyage environ pour en trouver une en bon état de fonctionnement (pour imprimer les réservations d’hôtels). Mais je ne suis pas au top de la technique, notamment pour me connecter facilement à l’internet de chaque hôtel ou pour passer des photos de mon appareil photo au voyageforum.
Itinéraire prévu : Arrivée Pékin sur Air France mercredi après-midi 2 juillet 3 jours dans le Hebei : Chengde et la grande muraille à Jinshanling 3 jours à Pékin (ce sera ma 4ème viste), surtout pour compléter ma visite des musées 2 jours au Shanxi pour découvrir un site de montagne et de temples au sud de Pingyao : Mianshan 1 jour et demin à Luoyang (ville et grottes de Longmen) 3 jours à Zhangjiajie (Hunan) 3 jours et demi à Dehang et Fenghuang, autres sites du Hunan 6 jours environ dans le Guizhou entre Kaili et le village dong de Zhaoxing 5 jours au Guanxi pour revoir Ping’An et Xinping – fin du 1er visa de 30 jours 5 jours et demi à Hong Kong 1 jour et demi à Macao 1 jour à Kaiping et ses diaolous – début du 2ème visa de 30 jours 3 jours à Canton 3 jours en pays hakka autour de Yongding (Fujian) 2 jours dans l’île de Gulang Yu près de Xiamen (Fujian) 8 jours dans l’Anhui : montagnes jaunes, villages du Huizhou et Mont sacré du Jiuhua Shan 1-2 jours dans une ville d’eau, peut-être Wuzhen ou Tongli 3 jours à Shanghai, vol vers Madrid via Amsterdam (KLM) le 31 août.
Je voudrais d’abord remercier tous les VFistes qui m’ont aidée dans la préparation de mon voyage, les habituels du forum Chine et les autres, je ne vous oublie pas. Je vous citerai au fur et à mesure de mon voyage.
Quelques remarques aussi sur les bagages. J’admire les gens qui savent voyager léger, ce n’est pas vraiment dans mes cordes. J’ai réussi à limiter ma valise à 23 kilos et j’emporte un sac à dos (dimensions cabine avion) pour l’ordinateur, l’appareil photo et autres choses fragiles. J’ai aussi cette année un petit sac à dos quechua « air » 22 litres anti-transpiration pour mes randonnées en montagne et dans les villages et un sac à main en toile pour les villes pouvant contenir l’appareil photo, une bouteille et un guide. Pour les bouteilles j’ai 3 protecteurs avec ou sans courroie pour les garder au frais : l’eau ou le coca (achetés en ½ litres) restent frais 2 à 3 heures et il n’y a pas le problème de nettoyage des gourdes. Pour la lessive, cela fait longtemps que nous emportons un équipement constitué petit à petit, notamment au Vieux Campeur : un seau de plastique souple pliable, 2 tendeurs (pour servir de corde à linge), quelques pinces à linges et 3 ou 4 cintres gonflables. Quand nous rencontrons une possibilité de lavage au kilo nous en profitons bien sûr mais l’année dernière ça n’a été vrai qu’une fois, à Pingyao. En ce qui concerne le problème de nourriture, mon système digestif est nettement moins voyageur que moi et je ne supporte plus vraiment les nourritures trop grasses ou trop épicées. Donc cela fait plusieurs étés que je saute les repas de midi au restaurant : des fruits secs, un œuf emporté au petit déjeuner, etc… suffisent à tenir jusqu’au soir si on a pris un petit déjeuner décent. Or en Chine, ça dépend beaucoup des hôtels, mais rares sont ceux qui offrent un petit déjeuner à l’occidentale, ne serait-ce qu’un thé ou un café. Manger le matin des légumes frits ou des œufs trempés dans le piment, je n’y arrive pas. Mais les hôtels chinois ont toujours une bouilloire dans la chambre avec deux tasses et souvent un peu de thé vert. Avec des biscuits et des sachets de cappuccino ou de thé noir aromatisé (amenés de France ou trouvés sur place, mais pas si facilement) on peut se faire un bon petit déjeuner dans les hôtels où le petit déjeuner vous rebute. Oui je sais, certains VFistes vont fermer le fil dégoûtés d’un tel manque de curiosité culinaire et d’adaptation, mais pendant la journée mon but est d’effectuer mes visites dans de bonnes conditions et le soir, quand l’hôtel et des toilettes décentes sont à proximité je peux être plus ouverte au niveau gastronomique. Tout voyageur qui connaît assez bien la Chine sait qu’il faut limiter au strict minimum ses séjours dans les toilettes publiques, même si des progrès ont lieu petit à petit. Quelque chose qui pèse vite dans la valise, ce sont les produits pharmaceutiques et associés : crème solaire, anti-moustiques, anti-diarrhéiques, refroidissement, vos problèmes de santé chroniques, etc… Se faire comprendre dans une pharmacie chinoise n’est pas vraiment évident en général : l’année dernière pour une irritation dans la bouche, j’ai essayé de mimer un gargarisme dans plusieurs pharmacies, ma sœur a trouvé mon imitation très convaincante, mais on m’a proposé du dentifrice et rien d’autre. Nous sommes contentes depuis de nombreuses années d’un produit parapharmaceutique qu’on trouve dans les magasins de sport comme Décathlon ou le Vieux Campeur : ce sont les pastilles hydrostar au citron. Elles se glissent dans le sac à main et quand vous avez un coup de barre parce que la journée est torride, que vous avez trop transpiré ou que la pente est raide, vous en sucez une et ça vous redonne immédiatement un surplus d’énergie. J’en emporte en général une par jour environ. Ils ont aussi des pastilles à dissoudre dans l’eau, pas mal mais plus lourd, et le coca (que je ne bois pas dans l’année) fait ça aussi bien. Je crois que j’ai fait à peu près le tour, mais vous comprendrez que ma valise ne fait pas 10 kilos et qu’elle sera difficile à véhiculer dans les escaliers.
Je vais essayer de tenir ce carnet de voyage à jour mais ça risque d'être difficile si l'internet continue à ne bien fonctionner qu'à quatre heures du matin ...
Itinéraire prévu : Arrivée Pékin sur Air France mercredi après-midi 2 juillet 3 jours dans le Hebei : Chengde et la grande muraille à Jinshanling 3 jours à Pékin (ce sera ma 4ème viste), surtout pour compléter ma visite des musées 2 jours au Shanxi pour découvrir un site de montagne et de temples au sud de Pingyao : Mianshan 1 jour et demin à Luoyang (ville et grottes de Longmen) 3 jours à Zhangjiajie (Hunan) 3 jours et demi à Dehang et Fenghuang, autres sites du Hunan 6 jours environ dans le Guizhou entre Kaili et le village dong de Zhaoxing 5 jours au Guanxi pour revoir Ping’An et Xinping – fin du 1er visa de 30 jours 5 jours et demi à Hong Kong 1 jour et demi à Macao 1 jour à Kaiping et ses diaolous – début du 2ème visa de 30 jours 3 jours à Canton 3 jours en pays hakka autour de Yongding (Fujian) 2 jours dans l’île de Gulang Yu près de Xiamen (Fujian) 8 jours dans l’Anhui : montagnes jaunes, villages du Huizhou et Mont sacré du Jiuhua Shan 1-2 jours dans une ville d’eau, peut-être Wuzhen ou Tongli 3 jours à Shanghai, vol vers Madrid via Amsterdam (KLM) le 31 août.
Je voudrais d’abord remercier tous les VFistes qui m’ont aidée dans la préparation de mon voyage, les habituels du forum Chine et les autres, je ne vous oublie pas. Je vous citerai au fur et à mesure de mon voyage.
Quelques remarques aussi sur les bagages. J’admire les gens qui savent voyager léger, ce n’est pas vraiment dans mes cordes. J’ai réussi à limiter ma valise à 23 kilos et j’emporte un sac à dos (dimensions cabine avion) pour l’ordinateur, l’appareil photo et autres choses fragiles. J’ai aussi cette année un petit sac à dos quechua « air » 22 litres anti-transpiration pour mes randonnées en montagne et dans les villages et un sac à main en toile pour les villes pouvant contenir l’appareil photo, une bouteille et un guide. Pour les bouteilles j’ai 3 protecteurs avec ou sans courroie pour les garder au frais : l’eau ou le coca (achetés en ½ litres) restent frais 2 à 3 heures et il n’y a pas le problème de nettoyage des gourdes. Pour la lessive, cela fait longtemps que nous emportons un équipement constitué petit à petit, notamment au Vieux Campeur : un seau de plastique souple pliable, 2 tendeurs (pour servir de corde à linge), quelques pinces à linges et 3 ou 4 cintres gonflables. Quand nous rencontrons une possibilité de lavage au kilo nous en profitons bien sûr mais l’année dernière ça n’a été vrai qu’une fois, à Pingyao. En ce qui concerne le problème de nourriture, mon système digestif est nettement moins voyageur que moi et je ne supporte plus vraiment les nourritures trop grasses ou trop épicées. Donc cela fait plusieurs étés que je saute les repas de midi au restaurant : des fruits secs, un œuf emporté au petit déjeuner, etc… suffisent à tenir jusqu’au soir si on a pris un petit déjeuner décent. Or en Chine, ça dépend beaucoup des hôtels, mais rares sont ceux qui offrent un petit déjeuner à l’occidentale, ne serait-ce qu’un thé ou un café. Manger le matin des légumes frits ou des œufs trempés dans le piment, je n’y arrive pas. Mais les hôtels chinois ont toujours une bouilloire dans la chambre avec deux tasses et souvent un peu de thé vert. Avec des biscuits et des sachets de cappuccino ou de thé noir aromatisé (amenés de France ou trouvés sur place, mais pas si facilement) on peut se faire un bon petit déjeuner dans les hôtels où le petit déjeuner vous rebute. Oui je sais, certains VFistes vont fermer le fil dégoûtés d’un tel manque de curiosité culinaire et d’adaptation, mais pendant la journée mon but est d’effectuer mes visites dans de bonnes conditions et le soir, quand l’hôtel et des toilettes décentes sont à proximité je peux être plus ouverte au niveau gastronomique. Tout voyageur qui connaît assez bien la Chine sait qu’il faut limiter au strict minimum ses séjours dans les toilettes publiques, même si des progrès ont lieu petit à petit. Quelque chose qui pèse vite dans la valise, ce sont les produits pharmaceutiques et associés : crème solaire, anti-moustiques, anti-diarrhéiques, refroidissement, vos problèmes de santé chroniques, etc… Se faire comprendre dans une pharmacie chinoise n’est pas vraiment évident en général : l’année dernière pour une irritation dans la bouche, j’ai essayé de mimer un gargarisme dans plusieurs pharmacies, ma sœur a trouvé mon imitation très convaincante, mais on m’a proposé du dentifrice et rien d’autre. Nous sommes contentes depuis de nombreuses années d’un produit parapharmaceutique qu’on trouve dans les magasins de sport comme Décathlon ou le Vieux Campeur : ce sont les pastilles hydrostar au citron. Elles se glissent dans le sac à main et quand vous avez un coup de barre parce que la journée est torride, que vous avez trop transpiré ou que la pente est raide, vous en sucez une et ça vous redonne immédiatement un surplus d’énergie. J’en emporte en général une par jour environ. Ils ont aussi des pastilles à dissoudre dans l’eau, pas mal mais plus lourd, et le coca (que je ne bois pas dans l’année) fait ça aussi bien. Je crois que j’ai fait à peu près le tour, mais vous comprendrez que ma valise ne fait pas 10 kilos et qu’elle sera difficile à véhiculer dans les escaliers.
Je vais essayer de tenir ce carnet de voyage à jour mais ça risque d'être difficile si l'internet continue à ne bien fonctionner qu'à quatre heures du matin ...
Bonjour, j'aimerais faire le tour du monde avec Costa en janvier 2020 mais comme j'envisage ce projet seule , je souhaiterais rencontrer des gens qui ont également l'intention de faire ce voyage ; créer des liens avant de partir me rassurerait et m'encouragerait à m'inscrire car j'ai peur de m'ennuyer notamment les jours en mer. J'ai déjà fait des croisières mais à deux.
Si vous partez seul ou seule, contactez-moi.
Liserons33
Depuis décembre 2006, j'ai passé plus d'une année en Inde. Mon dernier séjour (avant celui-ci) remonte à décembre 2010. Que de changements depuis ! Je ne me retrouve plus dans ce pays où les nouveaux riches dédaignent les plus pauvres et où les routards, bien propres sur eux, ont supplanté les hippies des seventies. Je viens de publier sur mon blog un long texte où je développe ces réflexions. J'aimerais le partager, ici, avec vous :
Mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique ou comment le pire cauchemar des hippies est en train se réaliser.
D’ici 2020, la production économique combinée de trois grands pays en développement (le Brésil, la Chine et l’Inde) dépassera à elle seule la production cumulée du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et des États-Unis." Rapport 2013 du Programme des Nations Unies pour le Développement.
Fin 2013, l'Inde est bien différente de celle que j'ai connu fin 2006. Au total, au gré de mes voyages, j'ai passé plus d'une année dans ce pays où les fêtes religieuses dédiées à Brahma, Vishnu, Shiva ou encore Ganesh rythment la vie de 1,2 milliard d'êtres humains. Fin 2013, les écarts se sont encore creusés : les riches sont plus riches tandis que les pauvres sont plus pauvres. Ca paraît très con écrit comme cela mais pourtant cela change la face du pays... et ma relation avec l'Inde.
La roupie s'est effondrée depuis mon dernier séjour : dorénavant, un euro se change à plus de 80 roupies contre 50 en 2011. Mes amis gagnent toujours entre 1500 et 3000 roupies mensuels (pour 12h de travail par jour et ce, 7 jours sur 7). Je vous laisse faire le calcul... Dans les hôtels où je pose mon sac, la majorité des touristes sont des indiens. Tous les professionnels du secteur que je rencontre me font remarquer que la crise européenne ne semble plus permettre à nos concitoyens de s'envoler vers le pays des rajas à défaut comme nos aînés de tracer leur route à travers l'Afghanistan et le Pakistan, et que les mots « vacances » et « tourisme » sont désormais ancrés dans le vocabulaire d'une nouvelle élite indienne qui avant 2020, représentera plus de monde que dans n'importe quel pays européen. Tous s'accordent pour me dire leur surprise : les touristes indiens (plus exigeants – lire leurs commentaires sur Trip Advisor) paient mieux que les occidentaux ! Depuis deux mois que je suis en Inde, je me sens plutôt désargentée avec mon budget de 20 euros par jour, à côté de ces touristes, de tous âges, originaires de Bangalore, Calcutta, Delhi, Pune ou Mumbai, qui raffolent des marques européennes, japonaises et nord-américaines : Apple, Nikon, Canon, Nike, Lacoste, Tommy Hilfiger, Calvin Klein, Armani, Pepe Jeans etc et qui se gargarisent de participer à des Big Fat Indian Weddings.
Impossible d'ignorer ces nombreux indiens, de plus en plus visibles, qui nous imaginent tous nymphomanes et libertins, qui jalousent notre liberté de mouvement, nos origines européennes et ne peuvent s'empêcher de vérifier qu'ils ont bien (au moins) le même pouvoir d'achat que nous. Sans cesse, ils nous demandent la valeur de nos possessions. Et ton jean ? Il coûte combien ton jean ? Et ton appareil photo ? Il coûte combien ton appareil photo ? Certains se décrivent plus éduqués que leurs compatriotes « qui ressemblent à des singes » et nous citent les philosophes des Lumières. Sur les rooftops des hôtels, des clans se forment. D'un côté, les occidentaux lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone et de l'autre, les indiens... lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone. Les occidentaux semblent nostalgiques de ce temps de l'entre-soi mais se sentent encore valorisés par le traitement privilégié qu'ils reçoivent : ici, la police touristique donne systématiquement raison aux occidentaux, et ce même s'ils sont de mauvaise foi : plus d'un indien a fini en garde à vue à se faire tabasser parce qu'il aurait importuner des « voyageurs ». Quant aux touristes indiens, certains se sentent incommodés par la proximité physique avec nos jeunes femmes dénudées qui fument et boivent de l'alcool devant leur épouse tandis que d'autres, nous apostrophent pour nous photographier : avoir un ami occidental leur confère une stature internationale.
En ce moment même, je vous écris de la terrasse de mon hôtel où des couples français sympathisent et se relatent leurs déboires avec les conducteurs de rickshaws, le personnel des hôtels et tous ces indiens qui les assimilent à des portefeuilles sur pattes. Ils échangent leurs bonnes adresses puisées dans le Guide du Routard et le Lonely Planet. Ils se demandent quel médicament contre le paludisme ils avalent. Ils détaillent les avantages de leur veste en gore-tex et de leur pantalon Quechua. Ils comparent l'authenticité des locaux dans chaque pays traversé (comprendre ceux qui ne sont pas encore pollués par le monde moderne comme si en 2013, même dans les villages reculés la télévision par câble n'était pas entrée dans les foyers des plus pauvres). Ils énumèrent ce qu'ils ont fait/ce qu'ils font : la Chine en un mois pour certains, le tour du monde en un an pour les autres. Ils comptent les jours de pluie qu'ils ont eu sans évoquer le cyclone qui a déplacé un demi million d'indiens et détruit des milliers d'habitations, la semaine dernière. Ils reviennent de Rishikeshoù ils ont pratiqué le yoga « pour ouvrir leurs chakras » et ont appris la méditation transcendantale dans un ashram tenu par un gourou qui leur a ouvert les yeux sur leur nature profonde et leur rôle dans l'Univers. Ils disent qu'ils ont démissionné de leur job « pour découvrir le monde » tout en se gaussant, dans la langue de Molière, du style vestimentaire du serveur qui leur apporte, avec un timide sourire d'adolescent mal dégrossi, leur brochette de poulet tandoori.
Entre ces nouveaux riches indiens pour qui la classe sociale tend à abolir les castes mais qui dédaignent les plus pauvres et ces touristes occidentaux en pleine quête existentielle qui se posent en lutte contre une uniformisation du monde mais qui ne prennent pas le temps de dialoguer avec des locaux préférant cumuler les lieux visités en photographiant au zoom le moindre sadhu comme témoignage de leur exotique passage dans cet « Incredible India », gimmick martelé par le Ministère du tourisme indien dans des spots publicitaires qui tournent en boucle sur CNN, je ne me retrouve plus.
Je pourrais fuir ces lieux nommés dans les guides touristiques et aller à la rencontre des fermiers du Bihar ou de l'Andrah Pradesh mais l'envie a disparu. Je me réjouis de l'explosion de cette classe moyenne-supérieure indienne tout en me lamentant de son ridicule mimétisme : les filles s'arrachent les crèmes qui blanchissent la peau tandis que les garçons se prennent pour des rappeurs américains ou des lords anglais. Bien sûr, une classe d'intellectuels et d'artistes tentent de braver ce tsunami. Bien sûr, il reste de l'indianité en ces nouveaux riches mais pour combien d'années encore ? En 2009, Pavan K. Varma a publié « un virulent réquisitoire contre cette classe moyenne qu'il exhorte à un réveil civique, dans la haute tradition des pères fondateurs de l'Inde dont il se refuse à voir l'héritage renié » (extrait de la quatrième de couv' de La classe moyenne en Inde, une nouvelle caste).C'est tellement ça.... Une telle frénésie consumériste... Des nouveaux riches indiens qui font preuve d'un tel désintérêt à l'égard de la chose publique et du bien commun...
Voyager seule pendant dix années m'a fait connaître des personnes et des situations qui m'ont ouvert l'esprit au delà de ce que ma culture française me permettait. Cette décennie a affirmé ma confiance en moi, m'a permis de définir mes priorités dans la vie et m'a appris à jouir du présent. Seulement, dorénavant, je ne suis plus assoiffée par cette curiosité qui m'a fait traverser la Syrie, l'Afrique, l'Inde, l'Asie du Sud-Est et le Venezuela de Hugo Chavez. L'exotisme ne me fait plus rêver : derrière chaque carte postale, se cache de la laideur. Cette laideur, je ne désire plus la côtoyer. La misère- qui-n'est-pas-moins-pénible-au-soleil me désole de plus en plus : je peine à m'émerveiller du sourire ravi d'un enfant en haillons, la morve au nez et les cheveux pouilleux. Dans un même temps, que les indiens et les asiatiques s'enrichissent mais je ne veux plus être le témoin direct de ce passage de l'ère du kitsch à celle du bling bling (selon mes codes socio-culturels, soit...). Que les routards continuent de fantasmer un monde qui n'existe plus que dans les récits des écrivains-voyageurs des XIX° et XX° siècles mais qu'ils ne me vantent plus leurs soi-disantes extrêmes expériences aux confins du trou du cul du monde. Chacun vit son expérience en voyage. Chacun ressent de fortes émotions. Chacun gère comme il peut le flot de mendiants. Chacun met son corps à l'épreuve dans des pays tropicaux. Chacun croit être un voyageur plus responsable que ses congénères... mais qu'on soit bien clair, l'habit ne fait pas le moine : des dreadlocks et une chemise en coton équitable ne rendent pas plus respectueux des populations et des coutumes locales. Reste la nature quand l'industrie agroalimentaire ne la détruit pas. Reste les fonds sous-marins quand le réchauffement climatique (ou la pêche à la bombe) ne tue pas les récifs coralliens. Reste des lieux que je chéris. Des personnes que je considère comme des amis sur les cinq continents. Des rayons de soleil qui aident à traverser nos longs hivers français. Des souvenirs et un sentiment d'accomplissement d'être allée au bout des mes rêves d'adolescente.
Pendant que je me larmoie sur cette mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique, mes amis indiens assistent, impuissants, à cette historique révolution sociale. Ils cumulent les emplois. Ils dorment 4 à 5 heures par nuit. Parfois sur leur lieu de travail abandonnant, contre leur volonté, le lit conjugal pendant des années. Ils bataillent au quotidien, sans savoir de quoi sera fait leur lendemain, pour trouver les quelques roupies qui leur permettent de nourrir leur famille, payer les fournitures scolaires de leurs enfants et les traitements médicaux de leurs parents. Alors oui, ils se prennent des commissions sur le dos des touristes (indiens et occidentaux confondus) mais qui peut vivre décemment avec 30 euros par mois dans un pays où le litre d'essence avoisine 1 euro le litre ?
Le texte original (avec photos) ICI.
Mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique ou comment le pire cauchemar des hippies est en train se réaliser.
D’ici 2020, la production économique combinée de trois grands pays en développement (le Brésil, la Chine et l’Inde) dépassera à elle seule la production cumulée du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et des États-Unis." Rapport 2013 du Programme des Nations Unies pour le Développement.
Fin 2013, l'Inde est bien différente de celle que j'ai connu fin 2006. Au total, au gré de mes voyages, j'ai passé plus d'une année dans ce pays où les fêtes religieuses dédiées à Brahma, Vishnu, Shiva ou encore Ganesh rythment la vie de 1,2 milliard d'êtres humains. Fin 2013, les écarts se sont encore creusés : les riches sont plus riches tandis que les pauvres sont plus pauvres. Ca paraît très con écrit comme cela mais pourtant cela change la face du pays... et ma relation avec l'Inde.
La roupie s'est effondrée depuis mon dernier séjour : dorénavant, un euro se change à plus de 80 roupies contre 50 en 2011. Mes amis gagnent toujours entre 1500 et 3000 roupies mensuels (pour 12h de travail par jour et ce, 7 jours sur 7). Je vous laisse faire le calcul... Dans les hôtels où je pose mon sac, la majorité des touristes sont des indiens. Tous les professionnels du secteur que je rencontre me font remarquer que la crise européenne ne semble plus permettre à nos concitoyens de s'envoler vers le pays des rajas à défaut comme nos aînés de tracer leur route à travers l'Afghanistan et le Pakistan, et que les mots « vacances » et « tourisme » sont désormais ancrés dans le vocabulaire d'une nouvelle élite indienne qui avant 2020, représentera plus de monde que dans n'importe quel pays européen. Tous s'accordent pour me dire leur surprise : les touristes indiens (plus exigeants – lire leurs commentaires sur Trip Advisor) paient mieux que les occidentaux ! Depuis deux mois que je suis en Inde, je me sens plutôt désargentée avec mon budget de 20 euros par jour, à côté de ces touristes, de tous âges, originaires de Bangalore, Calcutta, Delhi, Pune ou Mumbai, qui raffolent des marques européennes, japonaises et nord-américaines : Apple, Nikon, Canon, Nike, Lacoste, Tommy Hilfiger, Calvin Klein, Armani, Pepe Jeans etc et qui se gargarisent de participer à des Big Fat Indian Weddings.
Impossible d'ignorer ces nombreux indiens, de plus en plus visibles, qui nous imaginent tous nymphomanes et libertins, qui jalousent notre liberté de mouvement, nos origines européennes et ne peuvent s'empêcher de vérifier qu'ils ont bien (au moins) le même pouvoir d'achat que nous. Sans cesse, ils nous demandent la valeur de nos possessions. Et ton jean ? Il coûte combien ton jean ? Et ton appareil photo ? Il coûte combien ton appareil photo ? Certains se décrivent plus éduqués que leurs compatriotes « qui ressemblent à des singes » et nous citent les philosophes des Lumières. Sur les rooftops des hôtels, des clans se forment. D'un côté, les occidentaux lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone et de l'autre, les indiens... lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone. Les occidentaux semblent nostalgiques de ce temps de l'entre-soi mais se sentent encore valorisés par le traitement privilégié qu'ils reçoivent : ici, la police touristique donne systématiquement raison aux occidentaux, et ce même s'ils sont de mauvaise foi : plus d'un indien a fini en garde à vue à se faire tabasser parce qu'il aurait importuner des « voyageurs ». Quant aux touristes indiens, certains se sentent incommodés par la proximité physique avec nos jeunes femmes dénudées qui fument et boivent de l'alcool devant leur épouse tandis que d'autres, nous apostrophent pour nous photographier : avoir un ami occidental leur confère une stature internationale.
En ce moment même, je vous écris de la terrasse de mon hôtel où des couples français sympathisent et se relatent leurs déboires avec les conducteurs de rickshaws, le personnel des hôtels et tous ces indiens qui les assimilent à des portefeuilles sur pattes. Ils échangent leurs bonnes adresses puisées dans le Guide du Routard et le Lonely Planet. Ils se demandent quel médicament contre le paludisme ils avalent. Ils détaillent les avantages de leur veste en gore-tex et de leur pantalon Quechua. Ils comparent l'authenticité des locaux dans chaque pays traversé (comprendre ceux qui ne sont pas encore pollués par le monde moderne comme si en 2013, même dans les villages reculés la télévision par câble n'était pas entrée dans les foyers des plus pauvres). Ils énumèrent ce qu'ils ont fait/ce qu'ils font : la Chine en un mois pour certains, le tour du monde en un an pour les autres. Ils comptent les jours de pluie qu'ils ont eu sans évoquer le cyclone qui a déplacé un demi million d'indiens et détruit des milliers d'habitations, la semaine dernière. Ils reviennent de Rishikeshoù ils ont pratiqué le yoga « pour ouvrir leurs chakras » et ont appris la méditation transcendantale dans un ashram tenu par un gourou qui leur a ouvert les yeux sur leur nature profonde et leur rôle dans l'Univers. Ils disent qu'ils ont démissionné de leur job « pour découvrir le monde » tout en se gaussant, dans la langue de Molière, du style vestimentaire du serveur qui leur apporte, avec un timide sourire d'adolescent mal dégrossi, leur brochette de poulet tandoori.
Entre ces nouveaux riches indiens pour qui la classe sociale tend à abolir les castes mais qui dédaignent les plus pauvres et ces touristes occidentaux en pleine quête existentielle qui se posent en lutte contre une uniformisation du monde mais qui ne prennent pas le temps de dialoguer avec des locaux préférant cumuler les lieux visités en photographiant au zoom le moindre sadhu comme témoignage de leur exotique passage dans cet « Incredible India », gimmick martelé par le Ministère du tourisme indien dans des spots publicitaires qui tournent en boucle sur CNN, je ne me retrouve plus.
Je pourrais fuir ces lieux nommés dans les guides touristiques et aller à la rencontre des fermiers du Bihar ou de l'Andrah Pradesh mais l'envie a disparu. Je me réjouis de l'explosion de cette classe moyenne-supérieure indienne tout en me lamentant de son ridicule mimétisme : les filles s'arrachent les crèmes qui blanchissent la peau tandis que les garçons se prennent pour des rappeurs américains ou des lords anglais. Bien sûr, une classe d'intellectuels et d'artistes tentent de braver ce tsunami. Bien sûr, il reste de l'indianité en ces nouveaux riches mais pour combien d'années encore ? En 2009, Pavan K. Varma a publié « un virulent réquisitoire contre cette classe moyenne qu'il exhorte à un réveil civique, dans la haute tradition des pères fondateurs de l'Inde dont il se refuse à voir l'héritage renié » (extrait de la quatrième de couv' de La classe moyenne en Inde, une nouvelle caste).C'est tellement ça.... Une telle frénésie consumériste... Des nouveaux riches indiens qui font preuve d'un tel désintérêt à l'égard de la chose publique et du bien commun...
Voyager seule pendant dix années m'a fait connaître des personnes et des situations qui m'ont ouvert l'esprit au delà de ce que ma culture française me permettait. Cette décennie a affirmé ma confiance en moi, m'a permis de définir mes priorités dans la vie et m'a appris à jouir du présent. Seulement, dorénavant, je ne suis plus assoiffée par cette curiosité qui m'a fait traverser la Syrie, l'Afrique, l'Inde, l'Asie du Sud-Est et le Venezuela de Hugo Chavez. L'exotisme ne me fait plus rêver : derrière chaque carte postale, se cache de la laideur. Cette laideur, je ne désire plus la côtoyer. La misère- qui-n'est-pas-moins-pénible-au-soleil me désole de plus en plus : je peine à m'émerveiller du sourire ravi d'un enfant en haillons, la morve au nez et les cheveux pouilleux. Dans un même temps, que les indiens et les asiatiques s'enrichissent mais je ne veux plus être le témoin direct de ce passage de l'ère du kitsch à celle du bling bling (selon mes codes socio-culturels, soit...). Que les routards continuent de fantasmer un monde qui n'existe plus que dans les récits des écrivains-voyageurs des XIX° et XX° siècles mais qu'ils ne me vantent plus leurs soi-disantes extrêmes expériences aux confins du trou du cul du monde. Chacun vit son expérience en voyage. Chacun ressent de fortes émotions. Chacun gère comme il peut le flot de mendiants. Chacun met son corps à l'épreuve dans des pays tropicaux. Chacun croit être un voyageur plus responsable que ses congénères... mais qu'on soit bien clair, l'habit ne fait pas le moine : des dreadlocks et une chemise en coton équitable ne rendent pas plus respectueux des populations et des coutumes locales. Reste la nature quand l'industrie agroalimentaire ne la détruit pas. Reste les fonds sous-marins quand le réchauffement climatique (ou la pêche à la bombe) ne tue pas les récifs coralliens. Reste des lieux que je chéris. Des personnes que je considère comme des amis sur les cinq continents. Des rayons de soleil qui aident à traverser nos longs hivers français. Des souvenirs et un sentiment d'accomplissement d'être allée au bout des mes rêves d'adolescente.
Pendant que je me larmoie sur cette mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique, mes amis indiens assistent, impuissants, à cette historique révolution sociale. Ils cumulent les emplois. Ils dorment 4 à 5 heures par nuit. Parfois sur leur lieu de travail abandonnant, contre leur volonté, le lit conjugal pendant des années. Ils bataillent au quotidien, sans savoir de quoi sera fait leur lendemain, pour trouver les quelques roupies qui leur permettent de nourrir leur famille, payer les fournitures scolaires de leurs enfants et les traitements médicaux de leurs parents. Alors oui, ils se prennent des commissions sur le dos des touristes (indiens et occidentaux confondus) mais qui peut vivre décemment avec 30 euros par mois dans un pays où le litre d'essence avoisine 1 euro le litre ?
Le texte original (avec photos) ICI.
24 février - On s’thaï en Thaïlande !
Ahhhh, février… L'odeur de la raclette, la fierté se lisant dans mes yeux pétillants lorsque je réussis à descendre cette ô-combien-terrifiante-piste-noire... Pas de doute, ça sent la poudreuse, les soirées au chalet, le ski, le vin chaud, la goutte au nez... Les vacances aux sports d’hiver, quoi ! Et toi, ne reste pas planté là ! Ohé… Oui, c’est bien à toi que je parle ! Ne sois pas gêné, j’ai volontairement laissé ouvert pour que tu puisses monter à bord… Installe-toi confortablement, mets l’interrupteur en mode vacances et c’est parti !! Ça y est, tu as chaussé tes moonboots moumoute ? Et ton petit baume rose pour les lèvres, tu y as pensé ? Oui ? C’est bon ?... Ben je t’arrête de suite, car dans le top 50 de mes rêves d’enfant qui persistent, le ski arrive très très loin derrière le pouvoir de me transformer en superman, me marier avec Sharon Stone ou encore aller en Thaïlande… Et vu qu’ça fait un tantinet ringard de se trimballer avec un slip rouge au dessus d’un pantalon bleu et que Sharon Stone n’a jamais daigné répondre à ma lettre d’amour, ben c’est décidé, on part en vadrouille au pays du sourire pour trois longues semaines. Là, ce sera vraiment la grande vadrouille !
« Et sinon, tu pars avec qui ? Tu as préparé un itinéraire ? Et comment tu bougeras sur place ? » Ça, c’est le genre de questions que tout le monde me pose… J’imagine que ça te turlupine également… Donc allons-y : à l’origine de l’origine, si on remonte encore plus loin que la question de l’œuf et de la poule, seule Sandrine et moi devions partir en Thaïlande… en 2004 ! Cette année-là, le rock’n’roll venait d’ouvrir ses ailes et quelques poules se refilaient la grippe aviaire en Thaïlande. Game over, voyage annulé. Depuis ces temps anciens, il s’en est passé des choses, comme par exemple la naissance de nos deux mini-routardes qui vadrouillent donc maintenant avec nous. Et puis, contraint et forcé, j’ai dû également ajouter mes parents à la liste, eux qui en avaient marre de ne voyager que par le biais de mes carnets de route … Désolé, vraiment pas eu le choix sur c’coup-là ! Concernant l’itinéraire, il a été vraiment compliqué à mettre en place. En trois semaines, impossible de tout voir ! Trois jours ici, deux jours là-bas… Comment aller de tel endroit à tel autre ? Mais si je vais là, je ne pourrai pas aller là-bas… Certains choix ont été déchirants… Il a fallu par exemple annoncer à mon père que nous n’irions pas à Koh Lanta… Il n’a pas pleuré mais c’était limite limite ! Devant tant de tristesse, je n’ai eu d’autre choix que de revoir une fois de plus mon itinéraire… Papa, ne t’en fais pas, Koh Lanta, on y va ! Au final, j’ai concocté un mix de tout ce qu’il y a à voir : le nord, ses montagnes couvertes de jungle et ses tribus, le sud, ses îles et ses plages de rêve, et le centre et ses temples ! Pour se déplacer, on utilisera les moyens de transports locaux allant du tuk-tuk à l'avion en passant par les taxis, les bateaux longue queue, les bus, les scooters, les trains, les vans, les motoneiges, les éléphants, les ferrys, les songthaews… (cherchez l’erreur)...
Allez, le départ est imminent ! La liste de médicaments à prendre est prête, la liste de nos vols, la liste de nos étapes, la liste des articles de toilette, la liste des adresses pour les cartes postales, la liste des numéros de carte de crédit, et enfin la liste de toutes les listes !!! Carte de paiement ?...ok….Cash ?...ok… Passeports ?... ok… Capotes ?...ok… Naaaan, j’déconne ! Allez, les testaments sont signés, on est prêt à décoller !!! En plus, nos proches sont super contents pour nous : « C’est trop loin, plus de douze heures de vol ! Et avec deux enfants, en plus ! Et pis tu verras, là-bas, les gens ont un langage bizarroïde et ils sourient tout le temps. C'est louche, ça, des gens qui sourient tout le temps. J’suis sûr que c’est une technique de diversion pour mieux te dépouiller à la première occasion ! Et la cuisine, t’es au courant pour la cuisine ? Elle va t’anesthésier les amygdales pour le restant de tes jours ! Ils mettent autant de piment pour que tu ne te rendes pas compte qu’ils te servent du chien… Et sinon, t’as pas peur de te faire kidnapper ? Parce que dans les tribus du nord, ils paraissent bien gentils comme ça, mais j’ai entendu dire qu’ils te faisaient mijoter dans leur grande marmite dès que tu avais le dos tourné… » Allez, rendez-vous à l’aéroport de Roissy, terminal 2F et n’oublie pas tes mouchoirs ! Mais non, ne pleure pas, je serai bientôt de retour...
25 février - Un jour, j’irai à Bangkok avec toi Pour Sandrine, il est l’heure de profiter de la plage en plein hiver et de se pavaner en sirotant des pina coladas. Pour Anna et Sasha, il est l’heure de côtoyer des éléphants, des singes, des tigres, des cafards... Pour mes parents, il est l’heure d’aller se faire masser la couenne et de découvrir la vie de routard. Pour moi, il est l’heure de rencontrer les thaïlandais et de croquer ce pays à pleines dents. Et pour toi alors ?... Ben, il est l’heure de lire mon carnet de route et de sentir ! Non, tu ne sens rien ? Dilate un peu plus tes narines et sens pourtant comme ça sent bon ! Ben oui, ça sent bon les vacances, pardi ! Bon, avant de partir, nous pensons bien évidemment à faire nos deux petites prières traditionnelles. Avec Sandrine, on se met donc à genoux devant notre petit lit et entonnons en cœur: « Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, je t’implore de ne pas faire grève aujourd’hui même si, je le sais, c’est devenu ton passe-temps favori. Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, merci de te contenter de tes petits six mille euros mensuels même si dix heures de travail par semaine, je comprends que cela soit très fatiguant… »
Quant à la seconde, même si elle n’a pas toujours fonctionné, nous la récitons quand même : « Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, je m’incline devant ta puissance et te supplie de ne pas me refaire le même coup que la dernière fois. Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, si vraiment tu as une grosse envie, retiens-toi pendant trois semaines avant d’envoyer la sauce pour éventuellement nous empêcher de revenir… » Nos petites prières ont apparemment fonctionné car notre grand oiseau blanc a pu quitter le sol parisien pile poil à l’heure ! Mais avant de te raconter les péripéties de notre marathon jusqu’à Bangkok (enfin, si on atterrit, car là, je t’écris de l’avion et peut-être que personne ne lira jamais ma prose…), il a bien fallu que je m’organise pour emmener ma petite tribu jusqu’à Paris… Oui, oui, je sais, c’est vraiment balaise l’organisation d’un voyage...
Bon, déjà, c’est Sandrine qui s’est occupé de préparer les sacs. De ce côté-là, je ne m’inquiète pas, elle pense à tout… mais ne porte rien ! Ouuuh, ça, ça ne va pas lui plaire… Ensuite, pour économiser une place de parking pendant trois semaines, j’ai prévu de partir à six dans un seul véhicule. On ne se prive pas, c’est la sécurité routière qui régale ! C’est bon, tout le monde est prêt ? Les sacs sont dans le coffre ? Allez, j’entre l’adresse du parking de l’aéroport dans le GPS et paf, première question blonde du voyage : « Papa, tu as entré l’adresse de notre hôtel à Bangkok ? » Tu vois, Sandrine, même si elle n’a que cinq ans, c’est à cause de ce genre de question que j’aimerais qu’à notre retour, on fasse un test de paternité… Bref, nous arrivons à l’aéroport dans les temps et commençons les formalités habituelles. Comme d’hab’, j’ai droit à une fouille corporelle intégrale, … Enfin, presque… Le touché rectal n’est pas inclus...
Pour ce qui est des vols, quoi te dire ? Bon, ok, comme je ne suis pas radin en bons plans, en voici un rien que pour ta pomme : Nous avons voyagé sur Air India. Et bien je recommande ! Outre le prix du billet intéressant, l’espace entre les sièges est énorme et me laisse, à moi et mes petites gambettes, toute la place pour prendre mes aises et piquer un petit roupillon. En plus, il y a une super ambiance à bord. Tout le monde chante en cœur des chansons paillardes, les hôtesses dansent en sous-vêtements et le pilote fait des loopings. Bon, pour les loopings, tu auras compris que c'étais une blague, n’est-ce pas ? Nous avons quitté Paris à 21h30 et avons atterri à New Dehli à 10h, heure locale. La petite aiguille de ma rolex a fait direct un bon en avant de 4h30... Ensuite, on a redécollé à 13h40. Là, on survol le delta du Gange et on arrivera à Bangkok en vie, je l’espère, à 19h20, toujours en heure locale. Et paf, 1h30 de plus que je n’aurai pas pu vivre dans ma petite vie… Bilan des débats : deux heures de voiture, deux heures d’attente, puis quinze heures d’avion… Reste encore à atterrir, récupérer les bagages, passer de nouveau devant le FBI des contrôles de passeports, … Ajoute à cela une heure de taxi et on aura retracé nos vingt dernières heures… Moi je dis, on est des héros !!!



Allez, dernier virage... PNC aux portes… Désarmement des toboggans… Vérification de la porte opposée... Ça y est, je foule enfin le tarmac thaïlandais ! C’est un petit pas pour l’homme, mais un nouveau grand pas dans ma vie de globe trotteur… Euh… Par contre, la dernière petite brise glaciale humée avant de grimper dans l’avion en France n’est plus qu’un lointain souvenir… Là, je comprends concrètement que je suis loin, très loin de mon pays natal… Welcome in Bangkok ! A ce sujet, sais-tu que Bangkok n’est pas le vrai nom de la ville ? Le vrai nom est… Attention, retiens bien ta respiration : Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit. Le Guinness des records le classe comme étant le nom de lieu le plus long au monde... A peu de chose près, si mon thaï appris en vingt-cinquième langue à l’école ne me trahit pas, la traduction pourrait donner ça : Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dont l'énorme Palais Royal ressemble à la demeure céleste, règne du dieu réincarné et construite par Vishnukarn. Pour plus de simplicité et une meilleure fluidité dans mon récit, je continuerai simplement à l’appeler Bangkok... J'espère que tu ne m'en tiendras pas rigueur !
Alors, … Maman, as-tu bien rempli ta petite fiche pour l’immigration ? Anna, arrête de poser pour les photos ! Papa, pas envie d’aller aux toilettes ? Et est-ce que tout le monde a récupéré son sac ? C’est bon ? Ok, direction la station de taxis ! Le truc que tout le monde te dira si tu veux aller de l’aéroport au centre de Bangkok, c’est qu’il faut descendre à la station des taxis, donner l’adresse de ton hôtel à un des guichets où on te donnera le numéro d’un taxi officiel qui mettra le compteur. Pas d’arnaque possible, pas d’entourloupe assurée ! Confiant, j’arrive donc aux fameux guichets et y donne l’adresse de mon hôtel. Là, la dame me sort sèchement : « Vous êtes six, ça fera donc sept cents baths en liquide… - Madame, I’m Franck the great traveller, I'm not a pigeon ! On ne me la fait pas, à moi ! Je sais qu’en passant par votre guichet, j’aurai un taxi avec compteur et que ça nous reviendra à environ trois cent cinquante baths ! - Oui, mais là, vous êtes six. Pas de compteur. Ça fera sept cents baths !…» Et là, ma mère qui me dit : « Qu’est-ce qu’elle dit la dame ? - Rien, maman, la dame me dit qu’elle me prend pour un télétubbies… » Un petit coup d’œil au guichet de droite, personne… Un petit coup d’œil au guichet de gauche, personne… J’y vois plus clair dans son jeu… Seul son guichet est ouvert et elle en profite pour m’entuber comme un grand monsieur bien membré… Ça, c’est sans compter sur mon esprit de pitbull : « Madame, je vous renouvelle ma requête qui m’apparaît légitime. J’ambitionne obtenir de votre part un taxi avec compteur comme vous êtes censée m’en octroyer un… Comprenez bien que j’ai perçu votre tentative d’escroquerie mais que celle-ci est vouée à l’échec. Je ne vous en tiendrai toutefois pas rigueur. Merci d’avance. - N’insiste pas blanc bec, c’est sept cents baths cash ou à ton Bangkok, ben tu t‘y rendras à pied avec tes mioches sous l’bras ! » Je veux bien être courtois, mais faut arrêter de prendre les gens pour des biiiiiiiip, quand même ! Mais bon, pas d’autre choix que d’accepter son deal… Et puis j’ai dix heures de transport dans chaque œil, tout le monde est cuit à la coque, … donc allons-y pour sept cents baths… Là, elle fait signe à un type qui se pointe aussi sec. Elle lui refile comme prévu un papier avec le nom de notre hôtel… et v’la t’y pas qu’le gars lui r’file un p’tit billet pour la remercier de m’avoir bien farci le colon. En voyant c’que j’vois, j’ai raison de penser c’que j’pense !
Là, on saute dans le fameux taxi qui saute lui-même dans les embouteillages… D’ailleurs, que ceux qui détestent la circulation et le trafic à Paris veuillent bien se dénoncer et aillent au coin les mains derrière la tête... La ville déploie ses tentacules, les échangeurs routiers s'entremêlent, les panneaux publicitaires sont aussi grands qu’un terrain de foot, les bouchons se dévoilent sur des kilomètres… Une heure ! C’est le temps qu’il nous aura fallu pour atteindre le Rambuttri Village, l’hôtel dans lequel j’ai réservé deux chambres doubles à huit cents baths l’unité. En me présentant à l’accueil, la p’tite dame tente de me refiler des chambres un peu plus chères. Elle me propose deux options. La première, de dormir dans une chambre plus grande « with fan ». Là, forcément, je m'imagine passer la nuit avec une adolescente hystérique scandant mon nom et me demandant des autographes en arrachant ma chemise. Mais renseignement pris, il ne s'agit pas de ce genre de fan, juste un truc avec trois hélices tournant au plafond pour vous donner un semblant d'air. Ou alors une autre chambre avec « air con ». Dit comme ça, ça ne donne pas tellement envie d'autant que c'est plus cher. Payer plus pour avoir l'air intelligent, je n’dis pas, mais là... Pourtant, il paraît que la majorité des gens choisissent cette option pour rester au froid... Non merci madame, du froid, on en vient. On s’en tiendra donc à ce que j’ai réservé...
Allez, une p’tite douche et on redescend plonger dans le bruit et la moiteur de la rue. Ok, dit comme ça, ça ne donne pas très envie… Et pourtant… La première impression de notre quartier est positive. Après quelques minutes, la seconde l’est aussi ! C’est animé, c’est coloré, … Plein de vendeurs de babioles, des masseurs en pleine rue, … et surtout des gargotes dans tous les coins ! Autant il est facile de trouver des vendeurs de hot-dogs aux Etats-Unis, autant il est facile de trouver n’importe quoi à manger dans les rues de Bangkok. Une bouteille de gaz, une casserole, un chien qui traine, ça fait un resto ! Et si on se mangeait un pad thaï ? Pour ta culture gastronomique, le pad thaï est un repas traditionnel thaïlandais que l’on trouve partout. C’est paraît-il bathement bon et surtout bathement pas cher ! D’après ce que j’ai lu, environ trente baths l’assiette, soit soixante quinze centimes d’euros. Ok, six pad thaï, s’il vous plait ! Par contre, l’inflation nous a suivis jusqu’ici. Le pad thaï est maintenant à quarante baths (un euro) ! Et voilà, à peine arrivés et le budget vacances a déjà pris une méchante claque… On en profite également pour boire notre première Singha, Chang, Leo ou Tiger. Pas besoin de te préciser que ce sont des bières et non des concurrents de Tropicana ! Pad thaï et Chang dans la rue… Et bien je dois t’avouer que le mélange est sacrément bon ! On se régale à s’en éclater le ceinturon et on n’en laisse pas une nouille...

Sur ce, s’rait p’têtre temps d’aller digérer tout ça dans notre lit… On a un décalage horaire à combattre, nous ! En tout cas, j’espère que la lecture de cette journée t’a plu. Si c’est le cas, parles-en à tes amis. Par contre, si ce n’était pas à ton goût, crois bien en l'expression de mes regrets sincères pour t’avoir fait perdre ton temps et sois assuré que je ferai mon possible pour m’améliorer autant que le permettront mes capacités intellectuelles réduites pour nos aventures de demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
« Et sinon, tu pars avec qui ? Tu as préparé un itinéraire ? Et comment tu bougeras sur place ? » Ça, c’est le genre de questions que tout le monde me pose… J’imagine que ça te turlupine également… Donc allons-y : à l’origine de l’origine, si on remonte encore plus loin que la question de l’œuf et de la poule, seule Sandrine et moi devions partir en Thaïlande… en 2004 ! Cette année-là, le rock’n’roll venait d’ouvrir ses ailes et quelques poules se refilaient la grippe aviaire en Thaïlande. Game over, voyage annulé. Depuis ces temps anciens, il s’en est passé des choses, comme par exemple la naissance de nos deux mini-routardes qui vadrouillent donc maintenant avec nous. Et puis, contraint et forcé, j’ai dû également ajouter mes parents à la liste, eux qui en avaient marre de ne voyager que par le biais de mes carnets de route … Désolé, vraiment pas eu le choix sur c’coup-là ! Concernant l’itinéraire, il a été vraiment compliqué à mettre en place. En trois semaines, impossible de tout voir ! Trois jours ici, deux jours là-bas… Comment aller de tel endroit à tel autre ? Mais si je vais là, je ne pourrai pas aller là-bas… Certains choix ont été déchirants… Il a fallu par exemple annoncer à mon père que nous n’irions pas à Koh Lanta… Il n’a pas pleuré mais c’était limite limite ! Devant tant de tristesse, je n’ai eu d’autre choix que de revoir une fois de plus mon itinéraire… Papa, ne t’en fais pas, Koh Lanta, on y va ! Au final, j’ai concocté un mix de tout ce qu’il y a à voir : le nord, ses montagnes couvertes de jungle et ses tribus, le sud, ses îles et ses plages de rêve, et le centre et ses temples ! Pour se déplacer, on utilisera les moyens de transports locaux allant du tuk-tuk à l'avion en passant par les taxis, les bateaux longue queue, les bus, les scooters, les trains, les vans, les motoneiges, les éléphants, les ferrys, les songthaews… (cherchez l’erreur)...
Allez, le départ est imminent ! La liste de médicaments à prendre est prête, la liste de nos vols, la liste de nos étapes, la liste des articles de toilette, la liste des adresses pour les cartes postales, la liste des numéros de carte de crédit, et enfin la liste de toutes les listes !!! Carte de paiement ?...ok….Cash ?...ok… Passeports ?... ok… Capotes ?...ok… Naaaan, j’déconne ! Allez, les testaments sont signés, on est prêt à décoller !!! En plus, nos proches sont super contents pour nous : « C’est trop loin, plus de douze heures de vol ! Et avec deux enfants, en plus ! Et pis tu verras, là-bas, les gens ont un langage bizarroïde et ils sourient tout le temps. C'est louche, ça, des gens qui sourient tout le temps. J’suis sûr que c’est une technique de diversion pour mieux te dépouiller à la première occasion ! Et la cuisine, t’es au courant pour la cuisine ? Elle va t’anesthésier les amygdales pour le restant de tes jours ! Ils mettent autant de piment pour que tu ne te rendes pas compte qu’ils te servent du chien… Et sinon, t’as pas peur de te faire kidnapper ? Parce que dans les tribus du nord, ils paraissent bien gentils comme ça, mais j’ai entendu dire qu’ils te faisaient mijoter dans leur grande marmite dès que tu avais le dos tourné… » Allez, rendez-vous à l’aéroport de Roissy, terminal 2F et n’oublie pas tes mouchoirs ! Mais non, ne pleure pas, je serai bientôt de retour...
25 février - Un jour, j’irai à Bangkok avec toi Pour Sandrine, il est l’heure de profiter de la plage en plein hiver et de se pavaner en sirotant des pina coladas. Pour Anna et Sasha, il est l’heure de côtoyer des éléphants, des singes, des tigres, des cafards... Pour mes parents, il est l’heure d’aller se faire masser la couenne et de découvrir la vie de routard. Pour moi, il est l’heure de rencontrer les thaïlandais et de croquer ce pays à pleines dents. Et pour toi alors ?... Ben, il est l’heure de lire mon carnet de route et de sentir ! Non, tu ne sens rien ? Dilate un peu plus tes narines et sens pourtant comme ça sent bon ! Ben oui, ça sent bon les vacances, pardi ! Bon, avant de partir, nous pensons bien évidemment à faire nos deux petites prières traditionnelles. Avec Sandrine, on se met donc à genoux devant notre petit lit et entonnons en cœur: « Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, je t’implore de ne pas faire grève aujourd’hui même si, je le sais, c’est devenu ton passe-temps favori. Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, merci de te contenter de tes petits six mille euros mensuels même si dix heures de travail par semaine, je comprends que cela soit très fatiguant… »
Quant à la seconde, même si elle n’a pas toujours fonctionné, nous la récitons quand même : « Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, je m’incline devant ta puissance et te supplie de ne pas me refaire le même coup que la dernière fois. Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, si vraiment tu as une grosse envie, retiens-toi pendant trois semaines avant d’envoyer la sauce pour éventuellement nous empêcher de revenir… » Nos petites prières ont apparemment fonctionné car notre grand oiseau blanc a pu quitter le sol parisien pile poil à l’heure ! Mais avant de te raconter les péripéties de notre marathon jusqu’à Bangkok (enfin, si on atterrit, car là, je t’écris de l’avion et peut-être que personne ne lira jamais ma prose…), il a bien fallu que je m’organise pour emmener ma petite tribu jusqu’à Paris… Oui, oui, je sais, c’est vraiment balaise l’organisation d’un voyage...
Bon, déjà, c’est Sandrine qui s’est occupé de préparer les sacs. De ce côté-là, je ne m’inquiète pas, elle pense à tout… mais ne porte rien ! Ouuuh, ça, ça ne va pas lui plaire… Ensuite, pour économiser une place de parking pendant trois semaines, j’ai prévu de partir à six dans un seul véhicule. On ne se prive pas, c’est la sécurité routière qui régale ! C’est bon, tout le monde est prêt ? Les sacs sont dans le coffre ? Allez, j’entre l’adresse du parking de l’aéroport dans le GPS et paf, première question blonde du voyage : « Papa, tu as entré l’adresse de notre hôtel à Bangkok ? » Tu vois, Sandrine, même si elle n’a que cinq ans, c’est à cause de ce genre de question que j’aimerais qu’à notre retour, on fasse un test de paternité… Bref, nous arrivons à l’aéroport dans les temps et commençons les formalités habituelles. Comme d’hab’, j’ai droit à une fouille corporelle intégrale, … Enfin, presque… Le touché rectal n’est pas inclus...
Pour ce qui est des vols, quoi te dire ? Bon, ok, comme je ne suis pas radin en bons plans, en voici un rien que pour ta pomme : Nous avons voyagé sur Air India. Et bien je recommande ! Outre le prix du billet intéressant, l’espace entre les sièges est énorme et me laisse, à moi et mes petites gambettes, toute la place pour prendre mes aises et piquer un petit roupillon. En plus, il y a une super ambiance à bord. Tout le monde chante en cœur des chansons paillardes, les hôtesses dansent en sous-vêtements et le pilote fait des loopings. Bon, pour les loopings, tu auras compris que c'étais une blague, n’est-ce pas ? Nous avons quitté Paris à 21h30 et avons atterri à New Dehli à 10h, heure locale. La petite aiguille de ma rolex a fait direct un bon en avant de 4h30... Ensuite, on a redécollé à 13h40. Là, on survol le delta du Gange et on arrivera à Bangkok en vie, je l’espère, à 19h20, toujours en heure locale. Et paf, 1h30 de plus que je n’aurai pas pu vivre dans ma petite vie… Bilan des débats : deux heures de voiture, deux heures d’attente, puis quinze heures d’avion… Reste encore à atterrir, récupérer les bagages, passer de nouveau devant le FBI des contrôles de passeports, … Ajoute à cela une heure de taxi et on aura retracé nos vingt dernières heures… Moi je dis, on est des héros !!!



Allez, dernier virage... PNC aux portes… Désarmement des toboggans… Vérification de la porte opposée... Ça y est, je foule enfin le tarmac thaïlandais ! C’est un petit pas pour l’homme, mais un nouveau grand pas dans ma vie de globe trotteur… Euh… Par contre, la dernière petite brise glaciale humée avant de grimper dans l’avion en France n’est plus qu’un lointain souvenir… Là, je comprends concrètement que je suis loin, très loin de mon pays natal… Welcome in Bangkok ! A ce sujet, sais-tu que Bangkok n’est pas le vrai nom de la ville ? Le vrai nom est… Attention, retiens bien ta respiration : Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit. Le Guinness des records le classe comme étant le nom de lieu le plus long au monde... A peu de chose près, si mon thaï appris en vingt-cinquième langue à l’école ne me trahit pas, la traduction pourrait donner ça : Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dont l'énorme Palais Royal ressemble à la demeure céleste, règne du dieu réincarné et construite par Vishnukarn. Pour plus de simplicité et une meilleure fluidité dans mon récit, je continuerai simplement à l’appeler Bangkok... J'espère que tu ne m'en tiendras pas rigueur !
Alors, … Maman, as-tu bien rempli ta petite fiche pour l’immigration ? Anna, arrête de poser pour les photos ! Papa, pas envie d’aller aux toilettes ? Et est-ce que tout le monde a récupéré son sac ? C’est bon ? Ok, direction la station de taxis ! Le truc que tout le monde te dira si tu veux aller de l’aéroport au centre de Bangkok, c’est qu’il faut descendre à la station des taxis, donner l’adresse de ton hôtel à un des guichets où on te donnera le numéro d’un taxi officiel qui mettra le compteur. Pas d’arnaque possible, pas d’entourloupe assurée ! Confiant, j’arrive donc aux fameux guichets et y donne l’adresse de mon hôtel. Là, la dame me sort sèchement : « Vous êtes six, ça fera donc sept cents baths en liquide… - Madame, I’m Franck the great traveller, I'm not a pigeon ! On ne me la fait pas, à moi ! Je sais qu’en passant par votre guichet, j’aurai un taxi avec compteur et que ça nous reviendra à environ trois cent cinquante baths ! - Oui, mais là, vous êtes six. Pas de compteur. Ça fera sept cents baths !…» Et là, ma mère qui me dit : « Qu’est-ce qu’elle dit la dame ? - Rien, maman, la dame me dit qu’elle me prend pour un télétubbies… » Un petit coup d’œil au guichet de droite, personne… Un petit coup d’œil au guichet de gauche, personne… J’y vois plus clair dans son jeu… Seul son guichet est ouvert et elle en profite pour m’entuber comme un grand monsieur bien membré… Ça, c’est sans compter sur mon esprit de pitbull : « Madame, je vous renouvelle ma requête qui m’apparaît légitime. J’ambitionne obtenir de votre part un taxi avec compteur comme vous êtes censée m’en octroyer un… Comprenez bien que j’ai perçu votre tentative d’escroquerie mais que celle-ci est vouée à l’échec. Je ne vous en tiendrai toutefois pas rigueur. Merci d’avance. - N’insiste pas blanc bec, c’est sept cents baths cash ou à ton Bangkok, ben tu t‘y rendras à pied avec tes mioches sous l’bras ! » Je veux bien être courtois, mais faut arrêter de prendre les gens pour des biiiiiiiip, quand même ! Mais bon, pas d’autre choix que d’accepter son deal… Et puis j’ai dix heures de transport dans chaque œil, tout le monde est cuit à la coque, … donc allons-y pour sept cents baths… Là, elle fait signe à un type qui se pointe aussi sec. Elle lui refile comme prévu un papier avec le nom de notre hôtel… et v’la t’y pas qu’le gars lui r’file un p’tit billet pour la remercier de m’avoir bien farci le colon. En voyant c’que j’vois, j’ai raison de penser c’que j’pense !
Là, on saute dans le fameux taxi qui saute lui-même dans les embouteillages… D’ailleurs, que ceux qui détestent la circulation et le trafic à Paris veuillent bien se dénoncer et aillent au coin les mains derrière la tête... La ville déploie ses tentacules, les échangeurs routiers s'entremêlent, les panneaux publicitaires sont aussi grands qu’un terrain de foot, les bouchons se dévoilent sur des kilomètres… Une heure ! C’est le temps qu’il nous aura fallu pour atteindre le Rambuttri Village, l’hôtel dans lequel j’ai réservé deux chambres doubles à huit cents baths l’unité. En me présentant à l’accueil, la p’tite dame tente de me refiler des chambres un peu plus chères. Elle me propose deux options. La première, de dormir dans une chambre plus grande « with fan ». Là, forcément, je m'imagine passer la nuit avec une adolescente hystérique scandant mon nom et me demandant des autographes en arrachant ma chemise. Mais renseignement pris, il ne s'agit pas de ce genre de fan, juste un truc avec trois hélices tournant au plafond pour vous donner un semblant d'air. Ou alors une autre chambre avec « air con ». Dit comme ça, ça ne donne pas tellement envie d'autant que c'est plus cher. Payer plus pour avoir l'air intelligent, je n’dis pas, mais là... Pourtant, il paraît que la majorité des gens choisissent cette option pour rester au froid... Non merci madame, du froid, on en vient. On s’en tiendra donc à ce que j’ai réservé...
Allez, une p’tite douche et on redescend plonger dans le bruit et la moiteur de la rue. Ok, dit comme ça, ça ne donne pas très envie… Et pourtant… La première impression de notre quartier est positive. Après quelques minutes, la seconde l’est aussi ! C’est animé, c’est coloré, … Plein de vendeurs de babioles, des masseurs en pleine rue, … et surtout des gargotes dans tous les coins ! Autant il est facile de trouver des vendeurs de hot-dogs aux Etats-Unis, autant il est facile de trouver n’importe quoi à manger dans les rues de Bangkok. Une bouteille de gaz, une casserole, un chien qui traine, ça fait un resto ! Et si on se mangeait un pad thaï ? Pour ta culture gastronomique, le pad thaï est un repas traditionnel thaïlandais que l’on trouve partout. C’est paraît-il bathement bon et surtout bathement pas cher ! D’après ce que j’ai lu, environ trente baths l’assiette, soit soixante quinze centimes d’euros. Ok, six pad thaï, s’il vous plait ! Par contre, l’inflation nous a suivis jusqu’ici. Le pad thaï est maintenant à quarante baths (un euro) ! Et voilà, à peine arrivés et le budget vacances a déjà pris une méchante claque… On en profite également pour boire notre première Singha, Chang, Leo ou Tiger. Pas besoin de te préciser que ce sont des bières et non des concurrents de Tropicana ! Pad thaï et Chang dans la rue… Et bien je dois t’avouer que le mélange est sacrément bon ! On se régale à s’en éclater le ceinturon et on n’en laisse pas une nouille...

Sur ce, s’rait p’têtre temps d’aller digérer tout ça dans notre lit… On a un décalage horaire à combattre, nous ! En tout cas, j’espère que la lecture de cette journée t’a plu. Si c’est le cas, parles-en à tes amis. Par contre, si ce n’était pas à ton goût, crois bien en l'expression de mes regrets sincères pour t’avoir fait perdre ton temps et sois assuré que je ferai mon possible pour m’améliorer autant que le permettront mes capacités intellectuelles réduites pour nos aventures de demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
Prologue
This journal recounts a trip to Rajasthan that’s already over a year old and that I’ve only now found the chance to write about. The summer of 2024 marked my return to India—my tenth trip—after six long years away since my last solo wanderings in Tamil Nadu in 2018 (the journal of which is published on this site). That absence was partly (but not only) due to the long COVID and post-COVID period, which saw a complete halt and then a major slowdown in global tourism. To top it off, Voyage Forum announced its closure in an end-of-the-world atmosphere. A sad time for our favorite social activity…
A few weeks after returning from Rajasthan, I tried to motivate myself to start writing a journal to publish on a forum claiming to be VF’s successor, which I’d eventually signed up for out of desperation. But I kept hesitating and putting the project off because, for one, I no longer have the time I used to. For another, the vibe wasn’t really taking off on that forum—it was overrun with ads and not very active, contrary to what its host’s name suggested. Despite its good intentions and commendable role as a stopgap, it also turned out to be very impractical to use, especially when you don’t have much time like me. I’ll admit I’d occasionally check back on VF to see if anything was happening. But all the discussions remained frozen in time, stuck in that fateful year, 2020. Then, rumors swirled online about shady reasons behind its closure, leaving little room for hope.
And then, one fine morning, I got a message at work from Marien informing me that VF had reopened. What a huge surprise! Even though the forum’s “end” had played out in a somewhat apocalyptic atmosphere, the memories of passionate and heated discussions, the frank debates, and the useful exchanges that made this site a traveler’s goldmine and a unique hub of conviviality all came rushing back to me like a breath of fresh air. I finally saw a sign and tried to motivate myself to find the time to publish the journal of this tenth trip to India and fifth to Rajasthan. But in the end, I got bogged down in professional and family obligations and never managed to find the time to get started. That’s now fixed, though, because I had two reasons for wanting to do it: I find that looking back on a trip to tell others about it is a highly beneficial introspective exercise. Also, I thought this journal could be useful to other travelers on a few points.
Because, “do we really need yet another journal about Rajasthan?” you might rightly ask! Especially in a time when so many journals about the “Land of Kings” have been published since VF’s return, not to mention the countless stories you can already find online about this region, one of India’s most touristy. And I’d add, why go back to Rajasthan for a fifth time, where I’ve already dragged my feet more than enough—through its forts, deserts, temples, cities, villages, bumpy roads, train stations, tasty street food stalls, cheap guesthouses, and more? Where some might see just another overhyped tourist destination full of the same old *Arabian Nights* clichés, worn to a thread, that I mentioned earlier, when there’s so much else to see in India? Well, first because it’s a magnificent country I never tire of, where I started an academic study and made so many connections. It’s also packed with places where you won’t find a single tourist (right, Marie-Jo?), even in the heart of well-trodden paths and classic itineraries. And most importantly, as I said earlier, things have changed in recent years. First, after six years without traveling far, the urge to go back to India was getting stronger. But this time, no more solo trips (often) or duo adventures (sometimes)—now it’s a team of four that has to come along! And even if you can argue with that, what better place than Rajasthan to introduce India to people who’ve never seen it? To kids you want to amaze? Plus, traveling with your new little family to your favorite country isn’t the same as going solo in often spartan conditions that only affect you. It’s a different challenge, but ultimately probably much harder. So, is it really reasonable to take two kids to India, including a two-year-old baby? That’s one of the main goals of this journal (but not the only one)—to try to answer that question.
As you can tell, it’s not so much the destination but the slightly unusual setup of this trip that, in my opinion, will make this journal interesting. Despite my experience and expertise (yes, I dare say it) in India, there were plenty of questions before we finalized the plan and said, “Alright, let’s go!” The questions were flying for us parents. Is it wise to travel to India with a two-year-old? What would we do (it happened) if the kids got very sick? Would they be able to handle a road trip on Rajasthan’s bumpy, dusty roads using public transport? Could they handle the shock of such a different world—the dirt, poverty, pollution, noise (…and the smell, as they say), the spicy food, monkeys, mosquitoes, snakes, tigers, leopards, and so on? In short, all the clichés that I usually joke about suddenly became potential realities. Another concern: as a mixed Franco-African family (not me, but my partner and her oldest), wouldn’t we risk not always being well received, given what you sometimes hear about that in India? How would Indians react to seeing a mixed-race family, the ultimate taboo in a country of purity and social segregation, which would undoubtedly raise many questions for them? Of course, not everything went as expected… Because, as you know, with India—and what makes it charming for some—there are always complications: sometimes where you don’t expect them… and sometimes where you do. I’ll go into detail about that in the journal to come (not right away) and in the final review (even later). These experiences could be useful to travelers who find themselves in similar situations and have the same questions we did before embarking on such a journey. And maybe it’ll spark the curiosity of those who aren’t concerned and will read yet another Rajasthan journal, but with its own unique twists.
Despite my unchanged constraints, which mean I have little time to write this, I don’t want to rush the story, so I’ll take my time. There will probably be lulls. I hope that won’t stop people from coming to react, debate, share their impressions, or ask for information.
This journal recounts a trip to Rajasthan that’s already over a year old and that I’ve only now found the chance to write about. The summer of 2024 marked my return to India—my tenth trip—after six long years away since my last solo wanderings in Tamil Nadu in 2018 (the journal of which is published on this site). That absence was partly (but not only) due to the long COVID and post-COVID period, which saw a complete halt and then a major slowdown in global tourism. To top it off, Voyage Forum announced its closure in an end-of-the-world atmosphere. A sad time for our favorite social activity…
A few weeks after returning from Rajasthan, I tried to motivate myself to start writing a journal to publish on a forum claiming to be VF’s successor, which I’d eventually signed up for out of desperation. But I kept hesitating and putting the project off because, for one, I no longer have the time I used to. For another, the vibe wasn’t really taking off on that forum—it was overrun with ads and not very active, contrary to what its host’s name suggested. Despite its good intentions and commendable role as a stopgap, it also turned out to be very impractical to use, especially when you don’t have much time like me. I’ll admit I’d occasionally check back on VF to see if anything was happening. But all the discussions remained frozen in time, stuck in that fateful year, 2020. Then, rumors swirled online about shady reasons behind its closure, leaving little room for hope.
And then, one fine morning, I got a message at work from Marien informing me that VF had reopened. What a huge surprise! Even though the forum’s “end” had played out in a somewhat apocalyptic atmosphere, the memories of passionate and heated discussions, the frank debates, and the useful exchanges that made this site a traveler’s goldmine and a unique hub of conviviality all came rushing back to me like a breath of fresh air. I finally saw a sign and tried to motivate myself to find the time to publish the journal of this tenth trip to India and fifth to Rajasthan. But in the end, I got bogged down in professional and family obligations and never managed to find the time to get started. That’s now fixed, though, because I had two reasons for wanting to do it: I find that looking back on a trip to tell others about it is a highly beneficial introspective exercise. Also, I thought this journal could be useful to other travelers on a few points.
Because, “do we really need yet another journal about Rajasthan?” you might rightly ask! Especially in a time when so many journals about the “Land of Kings” have been published since VF’s return, not to mention the countless stories you can already find online about this region, one of India’s most touristy. And I’d add, why go back to Rajasthan for a fifth time, where I’ve already dragged my feet more than enough—through its forts, deserts, temples, cities, villages, bumpy roads, train stations, tasty street food stalls, cheap guesthouses, and more? Where some might see just another overhyped tourist destination full of the same old *Arabian Nights* clichés, worn to a thread, that I mentioned earlier, when there’s so much else to see in India? Well, first because it’s a magnificent country I never tire of, where I started an academic study and made so many connections. It’s also packed with places where you won’t find a single tourist (right, Marie-Jo?), even in the heart of well-trodden paths and classic itineraries. And most importantly, as I said earlier, things have changed in recent years. First, after six years without traveling far, the urge to go back to India was getting stronger. But this time, no more solo trips (often) or duo adventures (sometimes)—now it’s a team of four that has to come along! And even if you can argue with that, what better place than Rajasthan to introduce India to people who’ve never seen it? To kids you want to amaze? Plus, traveling with your new little family to your favorite country isn’t the same as going solo in often spartan conditions that only affect you. It’s a different challenge, but ultimately probably much harder. So, is it really reasonable to take two kids to India, including a two-year-old baby? That’s one of the main goals of this journal (but not the only one)—to try to answer that question.
As you can tell, it’s not so much the destination but the slightly unusual setup of this trip that, in my opinion, will make this journal interesting. Despite my experience and expertise (yes, I dare say it) in India, there were plenty of questions before we finalized the plan and said, “Alright, let’s go!” The questions were flying for us parents. Is it wise to travel to India with a two-year-old? What would we do (it happened) if the kids got very sick? Would they be able to handle a road trip on Rajasthan’s bumpy, dusty roads using public transport? Could they handle the shock of such a different world—the dirt, poverty, pollution, noise (…and the smell, as they say), the spicy food, monkeys, mosquitoes, snakes, tigers, leopards, and so on? In short, all the clichés that I usually joke about suddenly became potential realities. Another concern: as a mixed Franco-African family (not me, but my partner and her oldest), wouldn’t we risk not always being well received, given what you sometimes hear about that in India? How would Indians react to seeing a mixed-race family, the ultimate taboo in a country of purity and social segregation, which would undoubtedly raise many questions for them? Of course, not everything went as expected… Because, as you know, with India—and what makes it charming for some—there are always complications: sometimes where you don’t expect them… and sometimes where you do. I’ll go into detail about that in the journal to come (not right away) and in the final review (even later). These experiences could be useful to travelers who find themselves in similar situations and have the same questions we did before embarking on such a journey. And maybe it’ll spark the curiosity of those who aren’t concerned and will read yet another Rajasthan journal, but with its own unique twists.
Despite my unchanged constraints, which mean I have little time to write this, I don’t want to rush the story, so I’ll take my time. There will probably be lulls. I hope that won’t stop people from coming to react, debate, share their impressions, or ask for information.
Bonjour, On part avec notre petit bout début juin pour 10 jours à NY chez des amies.
J'aurais voulu connaître vos expériences quant au décalage horaire et surtout comment le gérer au mieux. Est ce inconscient de partir là-bas avec un si petit ?
Par ailleurs, je m'inquiète de savoir si je peux lui donner du lait "américain" sans problème? Je sais que c'est bête mais étant donné qu'il a fait un petite intolérance au PLV pendant les 6 1ers mois, je m'inquiète un peu ...
Si vous pouviez me donner un maximum d'infos sur comment vivre avec BB en vacances aux US, ça m'aiderait bcp. Surtout qu'on revient d'une semaine à Avoriaz avec BB qui a très mal supporté l'altitude, alors le décalage horaire, j'ose même pas imaginer ...
Merci Merci
M.C
Par ailleurs, je m'inquiète de savoir si je peux lui donner du lait "américain" sans problème? Je sais que c'est bête mais étant donné qu'il a fait un petite intolérance au PLV pendant les 6 1ers mois, je m'inquiète un peu ...
Si vous pouviez me donner un maximum d'infos sur comment vivre avec BB en vacances aux US, ça m'aiderait bcp. Surtout qu'on revient d'une semaine à Avoriaz avec BB qui a très mal supporté l'altitude, alors le décalage horaire, j'ose même pas imaginer ...
Merci Merci
M.C
bonjour
Avec mon conjoint on souhaite aller en Thaïlande avec notre fils a la fin de l’année il aura 18 mois....On voudrais combiner visite le matin et repos l'aprem pour le petit bout... Es ce que qq un a déjà fais cette expérience avec un bambin???? Quel parcours choisir??? En sachant qu'on l'habitude de voyager en sac a dos (pas avec petitou bien sur) mais on a fait l’Afrique noire avec lui chez des amis il avait 6 mois. Merci d'avance pour vos reponses😛
Avec mon conjoint on souhaite aller en Thaïlande avec notre fils a la fin de l’année il aura 18 mois....On voudrais combiner visite le matin et repos l'aprem pour le petit bout... Es ce que qq un a déjà fais cette expérience avec un bambin???? Quel parcours choisir??? En sachant qu'on l'habitude de voyager en sac a dos (pas avec petitou bien sur) mais on a fait l’Afrique noire avec lui chez des amis il avait 6 mois. Merci d'avance pour vos reponses😛
Bonjour,
Je pars au Mexique (Cancun) en Janvier avec 2 enfants (5 et 2 ans). J'aimerais savoir si sur place je peux trouver du lait pasteurisé demi-écremé, du cacao, et des couches.
Vos témoignages de vos séjours avec des jeunes enfants m'intéressent.....
Merci de vos réponses.
moi et mon copain avion prévu de faire un voyage de 6 mois en auto du québec au panama pour le mois de juin 2010. mais voila je suis tomber enceinte au mois d'octobre et le bébé va arriver pour juin😉 donc on oublis le depart pour le mois de juin ... au debut de ma grossesse on n'avais decider de remettre le voyage a plus tard quand le bébé auraus 12-18 mois. mais voila que mon medecin ( qui a beaucoup voyager avec ses enfants de 2 ans et de 6 mois) me conseille plutot de partir quand le bébé auras 4 mois.
Il me dit que ce sera plus facile pour nous étant donné que le bébé seras allaiter il seras sur mes anti-corps et que cest moin fatiguant voyager avec 1 bébé de 4-6 mois qu'avec 1 bébé de 1 an qui se taneras vite detre assis dans une auto!!
donc voila on hésite🤪 si on par avec le bébé quand il auraus 4 mois on ne par plus pour 6 mois mais seulement 3 et on se rend plus au panama mais jusquau mexique et peutetre guatemala tout dependament comment sa ce passeras avec le bébé!
j'aimerais savoir ce que vous en pensser et avoir les commentaire de ce qui lont fait... est ce que cest trop jeune 4 mois? cest resonable??? il nous reste encore du temp pour ce decider mais je veut receuillir le plus dinformation possible avant de me lancer dans un projet comme ca!! merci davance de vos reponce😎
Il me dit que ce sera plus facile pour nous étant donné que le bébé seras allaiter il seras sur mes anti-corps et que cest moin fatiguant voyager avec 1 bébé de 4-6 mois qu'avec 1 bébé de 1 an qui se taneras vite detre assis dans une auto!!
donc voila on hésite🤪 si on par avec le bébé quand il auraus 4 mois on ne par plus pour 6 mois mais seulement 3 et on se rend plus au panama mais jusquau mexique et peutetre guatemala tout dependament comment sa ce passeras avec le bébé!
j'aimerais savoir ce que vous en pensser et avoir les commentaire de ce qui lont fait... est ce que cest trop jeune 4 mois? cest resonable??? il nous reste encore du temp pour ce decider mais je veut receuillir le plus dinformation possible avant de me lancer dans un projet comme ca!! merci davance de vos reponce😎
bonsoir,
nous avons adoré l'Amérique du sud, l'Amérique centrale et pensons à présent faire un voyage d'un mois environ. Notre petite famille s'est agrandie avec l'arrivée de notre puce qui a maintenant 10 mois. Nous souhaitons continuer à nous faire plaisir en voyageant, aussi, si des destinations sont plus adaptées aux enfants que d'autres, je vous écoute..
L'ouest américain, nous plairait bien. Le Canada paraît plus accessible..
Seul bémol, comment se passe un trajet aussi long avec un enfant en bas âge?je vous cache pas mon inquiétude, notre petite bouge pas mal!
Peut on faire l'ouest sans se crever à conduire des heures durant?comment avez vous fait avec vos enfants?
Nous sommes novices dans le domaine, aussi, tout conseil sera le bienvenue!😮
Merci et à bientôt
Aurélie
Aurélie
Nous sommes revenus lundi 28 février du Corales, à Santiago. Nous avons bien aimé notre séjour. Je vais donner des détails comme ils me viennent à l'esprit, mais si vous avez des questions sur cet hôtel ou la région, n'hésitez pas à me les poser.
L'hôtel est très propre, le personnel agréable. La mer est belle, bien sûr. C'était mon premier voyage à Cuba, donc je n'ai pas de points de comparaison, mais je pense que ceux qui veulent une plage de sable fin à perte de vue sont mieux d'aller à Varadero ou Cayo Coco. Nous on était bien satisfaits de la plage du Corales, sauf qu'il faut arriver tôt pour se trouver une chaise qui n'est pas brisée. Il y a eu un ouragan il y a quelques mois et ils n'ont pas encore pu remplacer les chaises. Les importations ne sont pas faciles, à Cuba... Il y a cependant moyen de bricoler un peu les chaises brisées et de s'arranger avec (bouts de bois, combiner 2 chaises, etc.).
Nous ne sommes pas allés au resto à la carte, ceux qui y sont allés nous ont dit que ça ne valait pas la peine, sauf si on veut manger des fruits de mer, pour lesquels il faut payer en surplus. Plusieurs personnes sont allés manger chez un paysan dans la montagne qui offre un bon repas de langoustine pour 8 ou 10 pesos, je pense. On peut y aller à pied ou en calèche. Si ça vous intéresse, je ne sais pas qui vous devez aller voir au juste, mais au bout d'une couple de jours, en parlant à d'autres voyageurs, vous devriez trouver quelqu'un qui sait.
Le buffet est correct. C'est pas de la bouffe de gourmet, mais on a toujours trouvé des choses qu'on aimait. Dans la grande salle à manger, il y a un chef qui fait des pâtes sautées avec les ingrédients qu'on choisit. Je n'ai pas essayé parce qu'il y avait toujours la queue. À côté, un autre cuisinier fait des grillades (poulet, poisson, porc). Un soir, ils ont fait rôtir des cochons à la broche dans la cour.
L'eau du robinet est OK, selon le représentant Nolitours. Moi et mon chum avons eu la tourista, mais c'était à la fin du séjour, alors il me semble que si c'était à cause de l'eau, on aurait été malades avant... Ils vendent des bouteilles d'eau à la boutique, mais vous pouvez en avoir autant que vous voulez aux bars, moi je faisais remplir ma bouteille. Il y a de l'eau minérale gazeuse (agua minerale con gas) ou pas (agua minerale naturale).
Cette région est plus chaude que les parties au nord de l'île, nous on n'a jamais eu froid le soir. Le soleil tape pas mal le jour, mais l'Ombrelle 30 Extrême marche très bien. J'ai rencontré à la fin du voyage une femme qui a du passer 2 jours au lit à cause d'une insolation. Elle mettait de la crème 30 et même 45 mais avait oublié un petit coin dans le bas de son dos quand elle est allée faire du kayak... Alors prudence pour les peaux claires!
Nous avons pris une seule excursion, à Santiago. En minibus à 6, plus chauffeur et guide très gentil. C'est le temps de poser toutes les questions qu'on peut avoir sur Cuba. Le contraste entre l'hôtel et la ville est un choc. C'est la deuxième ville du pays, un-demi million d'habitants, je crois. Les touristes attirent les «mouches». On se fait quêter. S'agit d'être ferme, le mieux est de les ignorer, je pense. Notre guide dit que ces jeunes devraient être à l'école ou trouver du travail et qu'il ne faut surtout pas les encourager. On a eu une heure trente de visite libre à la fin de notre excursion et dès qu'on s'éloigne de la place Cespedes, on ne se fait à peu près plus achaller, mais on ne passe pas inaperçus...
Une autre journée, nous avons marché jusqu'au village de Baconao, à 6 kilomètres de l'hôtel. Ce qui fait 12 kilomètres aller-retour. Si vous faites la même chose, apportez BEAUCOUP d'eau. Nous n'avions qu'un demi-litre pour deux et c'était un peu fou, avec le gros soleil. Il n'y a rien à voir au village, sauf de la pauvreté, mais il y a au bout du village une petite école avec une seule classe, qui fait les premières années du primaire, d'après les âges. La prof, Mabel, ne parle qu'espagnol, mais on a réussi à échanger quelques mots. Elle nous a vus arriver, par la porte ouverte, et nous a fait signe de venir. Nous avions apporté des crayons et cahiers, un aiguise-crayon, une gomme à effacer, des crayons de couleur... et des disquettes (usagées, mais effacées - avec les CD, on a plein de disquettes dont on n'a plus besoin). Mon chum savait le mot pour ordinateurs (compudadores), alors on a demandé si l'école en avait et elle nous a emmenés dans une petite pièce où il y avait 2 ordis. C'est ça Cuba : un tout petit village pauvre, mais il y a une classe de 14 élèves avec 2 ordinateurs... On lui a donné une carte postale de Montréal sous la neige, elle l'a montré aux enfants en leur expliquant que c'est l'endroit d'où on vient et ils étaient très impressionnés par la neige.
Il y a aussi une clinique dans le village, si vous avez des médicaments, pansements ou autres choses du genre à donner, c'est sûrement un bon endroit. Cuba a plein de médecins, mais manque beaucoup de matériel médical et médicaments.
Comme j'ai été pas mal malade à la fin, je me demandais comment j'allais pouvoir faire le voyage de retour, puisque je devais courir aux toilettes, alors on a demandé au médecin de venir me voir, le lundi matin (on quittait l'hôtel en fin d'après-midi). Il parlait français et m'a donné un médicament argentin contre la diarrhée contenant du charbon et d'autres produits. C'était pas évident à avaler, mais ça a très bien marché, alors que le Pepto-Bismol et l'Immodium ne m'avaient pas tellement aidée. La consultation a coûté 25 pesos (= 25 $ US), les médicaments 18, 60 pesos. Le médecin n'était pas là la fin de semaine, mon chum était allé voir l'infirmière dès que j'ai commencé à être malade et était revenu avec un comprimé, un médicament liquide et des sels de réhydratation. Ça n'a rien coûté.
Donc, si jamais vous êtes malade, n'hésitez pas à demander à voir le médecin ou l'infirmière, je suppose qu'il y en a dans tous les grands hôtels. Le médecin venait une couple d'heures par jour.
Pour changer de l'argent, le taux est meilleur à l'aéroport, mais c'est TRÈS lent. Si vous êtes deux, je vous conseille de vous répartir les tâches : un qui attend les bagages et l'autre qui va faire la queue au bureau de change. On ne l'a pas fait et comme nos bagages ont pris du temps à arriver, c'était très stressant d'entendre le représentant de Nolitours annoncer qu'ils n'allaient pas attendre les gens qui ne s'en venaient pas tout de suite, quand on est rendue la 2e dans la queue pour le change et qu'on a attendu une éternité... On a trop changé d'argent et comme on se doutait qu'on perdrait en rechangeant à l'aéroport au moment du retour (bonne différence entre le taux de vente et d'achat des pesos), on a vendu des pesos vers la fin du séjour à d'autres Québécois qui restaient une 2e semaine. On peut payer les excursions avec une carte de crédit (attention, pas l'American Express) et sinon, les dépenses se limitent aux pourboires et aux souvenirs (pas grand-chose à la boutique, on peut faire des achats si on va en excursion à Santiago).
Les possibilités de transport sont un peu limitées. Il n'y a pas de vélos ni de mobylettes, le gouvernement les a ramassés récemment pour faire un inventaire et la bureaucratie est lente... À part les excursions programmées, il suffit d'être 6 personnes et de demander la veille pour aller à Santiago en minibus. Pour se promener un peu aux alentours, il y a des calèches (3 pesos par personne par heure), nous on a pas essayé, on s'est promené à pied. L'aquarium est à distance de marche, mais il y a aussi une excursion là qui permet de nager avec les dauphins. J'ai parlé avec une fille qui y est allée et elle était très enthousiaste. Elle l'avait déjà fait ailleurs et elle a dit que cette fois était beaucoup mieux, on passe beaucoup de temps avec les dauphins.
Pour l'électricité, c'était du 110 v et les prises sont prévues à la fois pour nos fiches plates et les fiches rondes européennes.
Pour l'Internet, il y a un ordi à la réception. Je crois que ça coûte 6 posos pour une heure et c'est très lent. Je crois aussi que c'était en panne parfois.
Quant au téléphone, il faut acheter une carte d'appel à 10 pesos et avec ça, pour le Canada, on a 5 minutes. Les gens qui nous appellent du Canada ne peuvent pas laisser de message, donc si vous demandez à quelque'un de vous appeler, donnez l'heure une heure précise où vous serez dans votre chambre. N'oubliez pas le décalage horaire. Il est actuellement une heure plus tard à Cuba parce que cette année, ils ont décidé de rester à l'heure d'été. Donc, quand on avancera l'heure ici, ce sera la même heure ici et là-bas.
Il y a un peu partout près de l'hôtel (tenus à l.écart par les gardiens) et le long de la route des chèvres, quelques moutons et même des veaux qui broutent ce qu'ils peuvent (c'est sec pas mal). Plus loin sur la route, on a vu aussi des cochons. Il y a des vautours et toutes sortes d'oiseaux, dont des colibris.
Voilà, si vous avez des questions, ça me fera plaisir d'y répondre.
L'hôtel est très propre, le personnel agréable. La mer est belle, bien sûr. C'était mon premier voyage à Cuba, donc je n'ai pas de points de comparaison, mais je pense que ceux qui veulent une plage de sable fin à perte de vue sont mieux d'aller à Varadero ou Cayo Coco. Nous on était bien satisfaits de la plage du Corales, sauf qu'il faut arriver tôt pour se trouver une chaise qui n'est pas brisée. Il y a eu un ouragan il y a quelques mois et ils n'ont pas encore pu remplacer les chaises. Les importations ne sont pas faciles, à Cuba... Il y a cependant moyen de bricoler un peu les chaises brisées et de s'arranger avec (bouts de bois, combiner 2 chaises, etc.).
Nous ne sommes pas allés au resto à la carte, ceux qui y sont allés nous ont dit que ça ne valait pas la peine, sauf si on veut manger des fruits de mer, pour lesquels il faut payer en surplus. Plusieurs personnes sont allés manger chez un paysan dans la montagne qui offre un bon repas de langoustine pour 8 ou 10 pesos, je pense. On peut y aller à pied ou en calèche. Si ça vous intéresse, je ne sais pas qui vous devez aller voir au juste, mais au bout d'une couple de jours, en parlant à d'autres voyageurs, vous devriez trouver quelqu'un qui sait.
Le buffet est correct. C'est pas de la bouffe de gourmet, mais on a toujours trouvé des choses qu'on aimait. Dans la grande salle à manger, il y a un chef qui fait des pâtes sautées avec les ingrédients qu'on choisit. Je n'ai pas essayé parce qu'il y avait toujours la queue. À côté, un autre cuisinier fait des grillades (poulet, poisson, porc). Un soir, ils ont fait rôtir des cochons à la broche dans la cour.
L'eau du robinet est OK, selon le représentant Nolitours. Moi et mon chum avons eu la tourista, mais c'était à la fin du séjour, alors il me semble que si c'était à cause de l'eau, on aurait été malades avant... Ils vendent des bouteilles d'eau à la boutique, mais vous pouvez en avoir autant que vous voulez aux bars, moi je faisais remplir ma bouteille. Il y a de l'eau minérale gazeuse (agua minerale con gas) ou pas (agua minerale naturale).
Cette région est plus chaude que les parties au nord de l'île, nous on n'a jamais eu froid le soir. Le soleil tape pas mal le jour, mais l'Ombrelle 30 Extrême marche très bien. J'ai rencontré à la fin du voyage une femme qui a du passer 2 jours au lit à cause d'une insolation. Elle mettait de la crème 30 et même 45 mais avait oublié un petit coin dans le bas de son dos quand elle est allée faire du kayak... Alors prudence pour les peaux claires!
Nous avons pris une seule excursion, à Santiago. En minibus à 6, plus chauffeur et guide très gentil. C'est le temps de poser toutes les questions qu'on peut avoir sur Cuba. Le contraste entre l'hôtel et la ville est un choc. C'est la deuxième ville du pays, un-demi million d'habitants, je crois. Les touristes attirent les «mouches». On se fait quêter. S'agit d'être ferme, le mieux est de les ignorer, je pense. Notre guide dit que ces jeunes devraient être à l'école ou trouver du travail et qu'il ne faut surtout pas les encourager. On a eu une heure trente de visite libre à la fin de notre excursion et dès qu'on s'éloigne de la place Cespedes, on ne se fait à peu près plus achaller, mais on ne passe pas inaperçus...
Une autre journée, nous avons marché jusqu'au village de Baconao, à 6 kilomètres de l'hôtel. Ce qui fait 12 kilomètres aller-retour. Si vous faites la même chose, apportez BEAUCOUP d'eau. Nous n'avions qu'un demi-litre pour deux et c'était un peu fou, avec le gros soleil. Il n'y a rien à voir au village, sauf de la pauvreté, mais il y a au bout du village une petite école avec une seule classe, qui fait les premières années du primaire, d'après les âges. La prof, Mabel, ne parle qu'espagnol, mais on a réussi à échanger quelques mots. Elle nous a vus arriver, par la porte ouverte, et nous a fait signe de venir. Nous avions apporté des crayons et cahiers, un aiguise-crayon, une gomme à effacer, des crayons de couleur... et des disquettes (usagées, mais effacées - avec les CD, on a plein de disquettes dont on n'a plus besoin). Mon chum savait le mot pour ordinateurs (compudadores), alors on a demandé si l'école en avait et elle nous a emmenés dans une petite pièce où il y avait 2 ordis. C'est ça Cuba : un tout petit village pauvre, mais il y a une classe de 14 élèves avec 2 ordinateurs... On lui a donné une carte postale de Montréal sous la neige, elle l'a montré aux enfants en leur expliquant que c'est l'endroit d'où on vient et ils étaient très impressionnés par la neige.
Il y a aussi une clinique dans le village, si vous avez des médicaments, pansements ou autres choses du genre à donner, c'est sûrement un bon endroit. Cuba a plein de médecins, mais manque beaucoup de matériel médical et médicaments.
Comme j'ai été pas mal malade à la fin, je me demandais comment j'allais pouvoir faire le voyage de retour, puisque je devais courir aux toilettes, alors on a demandé au médecin de venir me voir, le lundi matin (on quittait l'hôtel en fin d'après-midi). Il parlait français et m'a donné un médicament argentin contre la diarrhée contenant du charbon et d'autres produits. C'était pas évident à avaler, mais ça a très bien marché, alors que le Pepto-Bismol et l'Immodium ne m'avaient pas tellement aidée. La consultation a coûté 25 pesos (= 25 $ US), les médicaments 18, 60 pesos. Le médecin n'était pas là la fin de semaine, mon chum était allé voir l'infirmière dès que j'ai commencé à être malade et était revenu avec un comprimé, un médicament liquide et des sels de réhydratation. Ça n'a rien coûté.
Donc, si jamais vous êtes malade, n'hésitez pas à demander à voir le médecin ou l'infirmière, je suppose qu'il y en a dans tous les grands hôtels. Le médecin venait une couple d'heures par jour.
Pour changer de l'argent, le taux est meilleur à l'aéroport, mais c'est TRÈS lent. Si vous êtes deux, je vous conseille de vous répartir les tâches : un qui attend les bagages et l'autre qui va faire la queue au bureau de change. On ne l'a pas fait et comme nos bagages ont pris du temps à arriver, c'était très stressant d'entendre le représentant de Nolitours annoncer qu'ils n'allaient pas attendre les gens qui ne s'en venaient pas tout de suite, quand on est rendue la 2e dans la queue pour le change et qu'on a attendu une éternité... On a trop changé d'argent et comme on se doutait qu'on perdrait en rechangeant à l'aéroport au moment du retour (bonne différence entre le taux de vente et d'achat des pesos), on a vendu des pesos vers la fin du séjour à d'autres Québécois qui restaient une 2e semaine. On peut payer les excursions avec une carte de crédit (attention, pas l'American Express) et sinon, les dépenses se limitent aux pourboires et aux souvenirs (pas grand-chose à la boutique, on peut faire des achats si on va en excursion à Santiago).
Les possibilités de transport sont un peu limitées. Il n'y a pas de vélos ni de mobylettes, le gouvernement les a ramassés récemment pour faire un inventaire et la bureaucratie est lente... À part les excursions programmées, il suffit d'être 6 personnes et de demander la veille pour aller à Santiago en minibus. Pour se promener un peu aux alentours, il y a des calèches (3 pesos par personne par heure), nous on a pas essayé, on s'est promené à pied. L'aquarium est à distance de marche, mais il y a aussi une excursion là qui permet de nager avec les dauphins. J'ai parlé avec une fille qui y est allée et elle était très enthousiaste. Elle l'avait déjà fait ailleurs et elle a dit que cette fois était beaucoup mieux, on passe beaucoup de temps avec les dauphins.
Pour l'électricité, c'était du 110 v et les prises sont prévues à la fois pour nos fiches plates et les fiches rondes européennes.
Pour l'Internet, il y a un ordi à la réception. Je crois que ça coûte 6 posos pour une heure et c'est très lent. Je crois aussi que c'était en panne parfois.
Quant au téléphone, il faut acheter une carte d'appel à 10 pesos et avec ça, pour le Canada, on a 5 minutes. Les gens qui nous appellent du Canada ne peuvent pas laisser de message, donc si vous demandez à quelque'un de vous appeler, donnez l'heure une heure précise où vous serez dans votre chambre. N'oubliez pas le décalage horaire. Il est actuellement une heure plus tard à Cuba parce que cette année, ils ont décidé de rester à l'heure d'été. Donc, quand on avancera l'heure ici, ce sera la même heure ici et là-bas.
Il y a un peu partout près de l'hôtel (tenus à l.écart par les gardiens) et le long de la route des chèvres, quelques moutons et même des veaux qui broutent ce qu'ils peuvent (c'est sec pas mal). Plus loin sur la route, on a vu aussi des cochons. Il y a des vautours et toutes sortes d'oiseaux, dont des colibris.
Voilà, si vous avez des questions, ça me fera plaisir d'y répondre.
Bonjour,
Nous devons partir au Vietnam fin mars 2019. Nous nous posons des questions sur la nourriture,
Pouvons nous boire un café sans problème, y a t il des craintes sur l'eau utilisée en fonction des zones (ville, campagne, restaurant sur les trottoirs)
nos questions sont en rapport avec l'eau et le nettoyage des légumes
dans beaucoup de plats nous voyons des légumes crus :entrées de crudités, dans les bols de soupe, dans les plats. etc..est-ce que nous pouvons les manger sans trop se poser de questions, quels conseils pouvez-vous nous apporter ?
et également les crustacés
nous savons bien sûr que nous devons boire de l'eau en bouteille.
merci pour vos réponses
Bonjour à tous,
mon mari et moi sommes en train de finaliser un séjour pour le mois d'août prochain avec nos 2 enfants, l'ainé aura 5 ans et notre bébé aura 10 mois, sur la cote Est de la malaisie..il parait que c'est une région que l'on peut visiter toute l'année même si les averses sont peut être un peu plus fréquentes en aout / septembre...
et avant de prendre les billets d'avion-dernière étape!-je me fais un coup de stress sur les conditions de séjour pour notre bébé, coté services médicaux en cas de pb, accès petits pots / couches sur place etc..et aussi plus généralement sur les risques sanitaires en rapport avec les vaccins...
Nous pensons faire le trajet suivant: arrivée à KL, 2 jours Départ de KL pour Penang en avion, 4 jours sur place bateau de Penang pour Langkawi, et retour Langkawi / KL en avion...
je précise que nous voyagerons dans des conditions super confortables, hôtels de luxe (nous allons au Eastern and Oriental à Penang et au Westin resort à Langkawi, si vous avez des avis sur le sujet!!) nous ferons presque tous les transferts en avion, nous restons sur la cote, nous n'irons pas dans la jungle ni dans les terres...bref, nous ne prenons pas franchement de risques et nous ne voyageons pas roots du tout!
je vais essayer de poser mes questions clairement! - 1), d'une manière générale, est ce que les hopitaux sont de bon niveau? est ce que je peux être tranquille de ce coté, en cas de pépin???(notamment sur les iles, car à KL, je suppose qu'il n'y a pas de pb, c'est une capitale moderne!)
-2) coté vaccins, traitements etc, que penser du palu?
Pour les vaccins, je me suis renseignée et j'ai donc fait faire à mes 2 enfants le vaccin hépatite B, même si je n'étais pas ravie... pour l'hépatite A, seul mon enfant de 5 ans peut le faire, car il est interdit aux enfants de moins de 1 an, donc mon bébé ne l'aura pas... du coup, il ne pourra pas forcément mangé comme nous, puisqu'il parait que l'hépatite A peut s'attraper avec la nourriture, crue notamment. ce qui sera un peu contraignant quand même car nous adorons gouter la nourriture locale et pour le coup, on préfère diner dans les restos locaux que dans les hotels...
qu'en pensez vous? est-ce que la cuisine présente des risques? dans les hotels je pense que non, mais par exemple, tout le monde nous dit qu'à Penang il faut absolument essayer les resto de rues, bon là, je suppose que j'ai plutot intéret à me rabattre sur les petits pots classiques! et pour les fruits?? s'ils sont cuits, mon bébé peut en manger sans risque?
3)- autre interrogation: le palu? a priori, tout le monde me dit que sur la cote, il y a peu de risques, donc utiliser des spray etc c'est indispensable, mais pas forcément d'anti palu...je dois dire que je n'ai aucune envie d'en donner aux enfants...
4) dernier vaccin qui m'interroge, la rage...je ne pense pas que nous le ferons, est ce que j'ai tort?
5) Dernière chose, coté pratique, trouve t-on facilement des couches et petits pots (sensiblement identiques à ceux qu"on trouve en france), sur l'ile de Penang et de Langkawi?
Merci à toutes et tous d'avance pour vos réponses qui sont nombreuses, elles me seront d'une aide précieuse et me rassureront!!!
Hélène, une maman qui a très envie de faire découvrir le monde à ses petits bouts, en toute sécurité quand même!!!
mon mari et moi sommes en train de finaliser un séjour pour le mois d'août prochain avec nos 2 enfants, l'ainé aura 5 ans et notre bébé aura 10 mois, sur la cote Est de la malaisie..il parait que c'est une région que l'on peut visiter toute l'année même si les averses sont peut être un peu plus fréquentes en aout / septembre...
et avant de prendre les billets d'avion-dernière étape!-je me fais un coup de stress sur les conditions de séjour pour notre bébé, coté services médicaux en cas de pb, accès petits pots / couches sur place etc..et aussi plus généralement sur les risques sanitaires en rapport avec les vaccins...
Nous pensons faire le trajet suivant: arrivée à KL, 2 jours Départ de KL pour Penang en avion, 4 jours sur place bateau de Penang pour Langkawi, et retour Langkawi / KL en avion...
je précise que nous voyagerons dans des conditions super confortables, hôtels de luxe (nous allons au Eastern and Oriental à Penang et au Westin resort à Langkawi, si vous avez des avis sur le sujet!!) nous ferons presque tous les transferts en avion, nous restons sur la cote, nous n'irons pas dans la jungle ni dans les terres...bref, nous ne prenons pas franchement de risques et nous ne voyageons pas roots du tout!
je vais essayer de poser mes questions clairement! - 1), d'une manière générale, est ce que les hopitaux sont de bon niveau? est ce que je peux être tranquille de ce coté, en cas de pépin???(notamment sur les iles, car à KL, je suppose qu'il n'y a pas de pb, c'est une capitale moderne!)
-2) coté vaccins, traitements etc, que penser du palu?
Pour les vaccins, je me suis renseignée et j'ai donc fait faire à mes 2 enfants le vaccin hépatite B, même si je n'étais pas ravie... pour l'hépatite A, seul mon enfant de 5 ans peut le faire, car il est interdit aux enfants de moins de 1 an, donc mon bébé ne l'aura pas... du coup, il ne pourra pas forcément mangé comme nous, puisqu'il parait que l'hépatite A peut s'attraper avec la nourriture, crue notamment. ce qui sera un peu contraignant quand même car nous adorons gouter la nourriture locale et pour le coup, on préfère diner dans les restos locaux que dans les hotels...
qu'en pensez vous? est-ce que la cuisine présente des risques? dans les hotels je pense que non, mais par exemple, tout le monde nous dit qu'à Penang il faut absolument essayer les resto de rues, bon là, je suppose que j'ai plutot intéret à me rabattre sur les petits pots classiques! et pour les fruits?? s'ils sont cuits, mon bébé peut en manger sans risque?
3)- autre interrogation: le palu? a priori, tout le monde me dit que sur la cote, il y a peu de risques, donc utiliser des spray etc c'est indispensable, mais pas forcément d'anti palu...je dois dire que je n'ai aucune envie d'en donner aux enfants...
4) dernier vaccin qui m'interroge, la rage...je ne pense pas que nous le ferons, est ce que j'ai tort?
5) Dernière chose, coté pratique, trouve t-on facilement des couches et petits pots (sensiblement identiques à ceux qu"on trouve en france), sur l'ile de Penang et de Langkawi?
Merci à toutes et tous d'avance pour vos réponses qui sont nombreuses, elles me seront d'une aide précieuse et me rassureront!!!
Hélène, une maman qui a très envie de faire découvrir le monde à ses petits bouts, en toute sécurité quand même!!!
Mon médecin homéopathe nous a prescrit pour toute la famille lactibiane afin de préparer nos intestin à notre voyage au vietnam.Est-ce que certains ont pris ce traitement. En ont-ils été satisfait? Est-ce suffisant comme prévention? merci de vos réponses.
Flo4
Nous sommes deux couples d’amis (la soixantaine), qui avions décidé d’organiser nous-même, notre voyage au Pérou en totalité.
Sans passer par des agences, choisissant notre propre itinéraire et nos moyens de déplacements. Nous avons tout fait sur internet, en essayant de contacter directement chaque hôtel. Nous avons lu beaucoup de blogs français et espagnols, ce qui nous a beaucoup aidés. Notamment un grand merci à "ELLOBO" que j'ai beaucoup sollicité.
Nous avions décidé de faire : 3 nuits à Lima, 3 nuits à Arequipa, 1 nuit à Cabanaconde, 2 nuits à Yanke, 2 nuits à Puno, 3 nuits à Cusco, 1 nuit à Aguas Calientes, 2 nuits à Ollantaytambo, 1 nuit à Pisac, 1 nuit à Lima.

Il faut quand même préciser que dans le groupe, il y avait une personne, espagnole d’origine et une autre qui parlait un peu. Un de nos objectifs était de faire le voyage sans escales, et sur Air France nous avions trouvé des vols Paris - Lima et Lima – Paris directs, ce qui nous allait très bien.
Vendredi 03/10/2014 - jour 1 Un couple venant du sud et l’autre du nord, nous nous sommes rejoint à Roissy, le 3/10/2014 pour commencer notre voyage. Départ 14h30, arrivée 19h, heure locale (2h00 du matin heure Française) Nous avions réservé, trois nuits à l’hôtel « El Patio » qui proposait de nous envoyer un taxi (van) à l’aéroport pour 70 soles, ce que nous avions accepté. Arrivée à l'hôtel 21h45, installation dans les chambres. L’hôtel était très bien, avec des jolis jardins et plusieurs terrasses, les chambres spacieuses et propres. Pris un coffre à la réception de l’hôtel, car pas de coffre individuel dans les chambres. Le Wi-fi fonctionne quand on est proche de la réception, mais dans les chambres il est trop faible. Même à la réception, je ne peux pas voir les mails sur la tablette. Le Wi-fi est trop faible. Seul le logiciel « Whatsapp » fonctionne. Couchés 23h, avec le décalage horaire, cela fait 24h que nous sommes levés. Hôtel « El Patio » calle E. Diez Canseco, Miraflores, Lima. http://www.hostalelpatio.net/espanol/index.html
Samedi 04/10/2014 - jour 2 Départ de l’hôtel 9h. Nous savions que pour changer des Euros, il y avait des agents de change assermentés dans plusieurs quartiers. Nous les avons cherché et trouvé (ils ont des vestes bleues). Le change est très avantageux et il n’y a aucune commission. C’est bizarre de voir ces personnes, avec plein d’argent dans les mains et dans les poches, mais c’est très courant là-bas, en plus il y a quand même toujours des policiers près de ces agents de change. Nous sommes partis à pied au marché de Surquillo. Très typique. Il nous a bien plu. Puis nous avons marché jusqu’à la promenade en front d’océan, belle balade, très agréable, au calme par rapport au reste de la ville très bruyante. Et avons suivi cette promenade, jusqu’à des hôtels que nous avions vu sur internet, pour le dernier jour de notre voyage (retour de Cusco). Retenu des chambres à l’hôtel «Torreblanca» pour le 21/10/2014, et payé d’avance. On verra plus tard que c’est une erreur. Mais nous ne pouvions pas le savoir à ce moment la. Ne payez pas entièrement le prix des chambres à l’avance. De là, nous avons pris un taxi direction le quartier Barranco pour voir le pont des soupirs. La place des Armas de ce quartier est agréable avec son église de la «Santisima Cruz». Le pont était en travaux, donc fermé. Mais promenade sous le pont en direction de l’océan. Quand on s’est arrêté pour boire à une terrasse, nous avons appris que la veille et le jour des élections ils n’avaient pas le droit de servir de l’alcool. Nous sommes montés au mirador et passés à coté de l’église de «l’ermita». Elle est bien abîmée, donc fermée. Puis retour sur la place des Armas de ce quartier. Comme il n’y a plus grand-chose à voir, nous décidons de retourner en taxi au marché de Surquillo. Nous décidons comme beaucoup de locaux, de manger sur place un «ceviche» mixte, plat emblématique du pays, poissons et fruits de mer crus coupés en petits morceaux et marinés dans du jus de citron. Très piquant, mais excellent. La bouche est en feu au début, puis cela s’améliore, notamment en mangeant la patate douce. A la sortie du marché on cherche un bar pour prendre un café. Mais pas trouvé. Apparemment les péruviens ne boivent pas ou très peu de café. On décide d’aller au musée Larco l’après midi. Taxi jusqu’au musée. Le trajet est beaucoup plus long que prévu. Musée très complet, la vie et les mœurs des Incas sont bien expliqués. Très instructif. Taxi pour revenir à l’hôtel. On achète dans une petite épicerie, de quoi prendre l’apéro dans un des salons de l’hôtel, au 1er étage (l’hôtel ne propose aucune boisson). Nous choisissons d’aller souper au restaurant « TROPICANA » proche de l’hôtel, inscrit sur le routard. Très moyen à déconseiller. Le temps a été gris toute la journée, mais on nous avait prévenu que c’est souvent le cas à Lima. Vous direz peut être qu’on prend beaucoup le taxi, mais vu le prix pour quatre personnes, ce n’est vraiment pas la peine de s’en priver. Marché de Surquillo : angle de l’avenue Paseo de la Republica et Narciso de la colina. Au bord de la voie Express, qui sépare le quartier Miraflores du quartier Surquillo. Musée Larco : http://www.museolarco.org/fr/ Restaurant « TROPICANA» : rue Schell 448, Miraflores. Angle calle Shell et avenida La Paz. Taxi du musée Larco à l’hôtel El Patio = 20 soles.

Dimanche 05/10/2014 - jour 3 Commandé à la réception de l’hôtel, le taxi pour le lendemain matin, pour aller à l’aéroport. Départ de l’hôtel 09h00. Pris un taxi pour aller dans le centre de Lima. Arrêt à la place «San Martin». Jolie place avec des bâtiments à l’architecture agréable. A pied nous marchons dans la rue piétonne «Jiron de la Union», jusqu’à la place Mayor (des armas). Dans cette rue piétonne, de jolies architectures sont visibles. La place Mayor est très jolie, avec de belles couleurs. Nous allons vers la basilique «San Francisco». Elle est fermée à cause des élections. Heureusement que l’on a visité le musée Larco hier après midi. Le soleil arrive et il fait chaud. On continue notre marche à la recherche du marché aux fleurs. Mais il n’est pas où le plan du livre «Lonelyplanet» l’annonce. Après avoir demandé, il s’avère que ce marché est bien plus loin que prévu. On abandonne. On se promène sur le bord d’un fleuve, où il y a des travaux pour faire une route en rétrécissant le lit du fleuve. Retour vers la place Mayor, et continuation vers le marché central et le quartier chinois en empruntant une jolie rue piétonne (Jiron Ucayali). Le marché est très moyen et le quartier chinois banal. On cherche un resto pour manger. On ne trouve pas le premier annoncé dans le «Lonelyplanet». Le second annoncé dans le «routard» est fermé. Finalement on choisi de manger au bord du fleuve. «El Mirardorde Chabuca». Bien mangé, cadre vieillot mais très agréable. On marche jusqu’à la place «San Martin». En route, on visite l’église de la Merced. C’est la seule ouverte. Elle est très chargée, mais belle, vaut quand même la visite. Le vent se lève. On prend un taxi pour aller au bord de l’océan pour profiter du soleil. Mais arrivé à destination, le ciel est couvert, et il fait froid. Plus de soleil. C’est raté. Vers 16h45, on repart en direction de l’hôtel. Le soir mangé dans un «Pollo» dans le quartier Miraflores. C’est un restaurant spécialisé dans le poulet sous toutes ses formes. Il y a en a beaucoup au Pérou. Pas mal. Les taxis avec les bandes quadrillées, ne passeraient pas le contrôle technique en France. Par ailleurs les rues sont pleines de «nids de poules» plus ou moins énormes. Encore aujourd’hui nous nous posons la question : Y a t’il un permis de conduire au Pérou ? Ils conduisent comme dans une épreuve spéciale de rallye. Les clignotants, les stops, les feux tricolores et même parfois la police, ils ignorent !!! Restaurant «El Mirador de Chabuca» :Calle Santa 137 Cercado de Lima. A 3 minutes de la Place Mayor. http://www.tripadvisor.fr/...ima_Lima_Region.html Restaurant depollo : «Don Belisario» angle avenida Alfredo Benavides (n° 500), et avenida La Paz. Taxi de l’hôtel El patio au centre de Lima (place St Martin) = 20 soles.

Lundi 06/10/2014 - jour 4 A 10h50 départ en taxi pour l’aéroport. Le taxi passe par la route qui longe l’océan, en contrebas de la promenade. Très agréable, et rapide. Décollage Lima 13h40, arrivée à Arequipa 14h45. Il fait très beau & chaud. Les taxis commandés à l’hôtel nous attendent. Ce sont 2 voitures, car pas de «van». Arrivé à l’hôtel à 16h00. Personnel très sympathique. Installation. Grandes & belles chambres. Un beau jardin avec une tortue. Hôtel très bien, à 10 minutes à pied de la place des Armas. Réservé le resto du soir (ZIGZAG). Allés place des Armas, voir pour le bus Puno à Cusco. Bu au 1er étage d’un coté de la place des Armas pour avoir une belle vue. Visite de la cathédrale, et de l’église de la Compania, ainsi que des rues avoisinantes. Le soir, allé au resto. Très bien mangés. Resto cher (pour le Pérou), mais «super». Hôtel « Casa de Avila » :http://www.casadeavila.com/elhotel.html Restaurant du soir « ZIGZAG » :Gastronomie Alpandina - Zela 210 - Arequipa. Téléphone : 0051 54 206020 http://www.zigzagrestaurant.com/fra/contactos.html
Mardi 07/10/2014 - jour 5 Départ de l’hôtel à 9h30. Direction le marché central. Très bien, très grand, très variés. Bu du jus de fruit dans le marché. Visite de l'église St Dominique, simple avec des voûtes en briques. Puis cloître de la Compania, avec des boutiques «huppées». Joli cloître. Nous marchons dans les rues près de la place des Armas, en entrant dans différentes maisons pour voir les jardins intérieurs. Sur la place des Armas, acheté des bonbons de coca et allé à l’office de tourisme, pour le bolleto touristico du Canyon de Colca. On peut aussi l’acheter à Chivay. Puis pris la rue St Augustin. Entrée dans une bibliothèque ou université. Un professeur parlant français, nous signale que l’on peut monter sur des toits terrasses pour avoir une belle vue. On continue sur la rue St Augustin jusqu’à l’église St Augustin. Très belle façade. L’intérieur paraît bien, mais il y a la messe. Visite d’une ancienne demeure coloniale, la Casa De Moral. Très belle. Style espagnol. On était tous seuls dans la maison. En direction de l’hôtel, dans la rue Puente Bolognesi, entre la place des Armas et la calle Sucre, sur la gauche, nous trouvons un resto au fond d’une cour intérieure avec un menu à 9 soles. Beau décor. Personnel sympa. Il n’y a que des péruviens. Mangé 1 entrée, 1 plat et un dessert, avec une boisson. Pris le café dans la partie salon du resto. Bien. Belle petite cour intérieure. Mais nous avons fait une terrible erreur. Nous avons bu la boisson du menu qui est préparé à l’avance avec de l’eau du robinet. On verra plus tard que ce sera fatal. Retour à l’hôtel. Reparti à 15h45, pour le couvent Santa Catalina. Visite guidée avec une guide que l’on ne comprenait pas bien, car elle ne parlait pas fort et ne prononçait pas très bien. De plus je pense qu’elle ne comprenait pas toujours ce qu’elle disait. Un jeune homme c’est joint à nous pour cette visite guidée. Puis visite une nouvelle fois, nous seuls, à notre rythme. La nuit tombe, et les lumières s’allument. Ils mettent aussi des bougies et des lanternes dans les pièces des maisons. Fini la seconde visite vers 18h00. Le photographe du groupe attend 18h30 que la nuit soit complète pour refaire une visite et des photos. Les 3 autres se reposent à l’entrée. Sorti du couvent à 19h00. En effet 2 fois par semaine, le couvent est ouvert jusqu'à 20h. Allé directement au resto «Hatunpa», tout près du couvent. Spécialité de pommes de terre. C’est spécial, mais sans plus, le personnel est sympa. Il fallait le faire pour connaître. Couvent SantaCatalina : http://www.santacatalina.org.pe/ Restaurant du soir« Hatunpa » : Calle ugarte n° 208. http://www.tripadvisor.fr/...Arequipa_Region.html

Mercredi08/10/2014- jour 6 Départ de l’hôtel à 9h30. Visite du musée Sanctuarios, de la momie Juanita. D’abord un film explicatif, puis visite guidée par une jeune française, du musée. Une jeune fille nous accompagne. Très instructif. Allé à l’église St Augustin, pour voir l’intérieur. Mais comme hier il y a la messe. Donc impossible. On achète les billets de bus Puno – Cusco, dans une des agences Place des Armes avec la compagnie de bus Turismomer. Revenus vers l’hôtel. En chemin, arrêt dans un petit resto tout simple ou que des péruviens mangent. Mangés pour presque rien. Mais moins bien qu’hier. Ce resto est tout proche de l’hôtel. Et surtout, on fait la même erreur qu’hier. On boit la boisson servie avec le menu, qui est à base d’eau du robinet. A 13h00, nous sommes à l’hôtel. Repos. Le centre ville peut être fait à pied sans aucune difficulté. Pas besoin de taxi. Commandé à l’hôtel un taxi pour 15h30. Taxi jusqu’au mirador de Yanahuara. Jolie place. Belle vue sur la ville et les montagnes. L’église est fermée. Promenade dans les rues avoisinantes et sur la place. Regardé les produits des vendeurs d’articles artisanaux installés sur le mirador. On décide de descendre à pied vers le centre ville en passant par de petites rues. Traversé le pont et remonté jusqu’à la place St Francisco. Petite halte. Puis allé vers la place des Armas. Dans la rue des magasins modernes, (rue Mercaderes), arrêt dans une pâtisserie, salon de thé. Les gâteaux au Pérou sont énormes. On continue dans cette rue commerçante, jusqu‘à une petite place, ou des acteurs font un petit spectacle, on regarde un moment. Retour à la place des Armas, par la même rue commerçante. On s’assoit sur un banc, pour se reposer et profiter de la vie autour de nous. Des collégiennes parlent avec nous et nous prennent en photos. Nous montons au 2ème étage sur une terrasse pour manger au «Portal de Flores». Nous surplombons la place des Armas. C’est très joli. On nous prête des ponchos en Lama. Très chaud et très lourd. C’est très bien. Retour à l’hôtel à 20h30. 2 des 4 personnes sont malades toute la nuit. On est en train de payer notre imprudence avec les boissons des menus. On s’est polarisé sur le «soroche», le mal des montagnes, et on a complètement oublié les risques de «tourista». Des débutants !!!!!!!!!! Musée Sanctuarios Andinos : Calle La Merced n° 110. Tout proche de la place des Armas. www.ucsm.edu.pe/santury Restaurant du midi : «El Sabor Criollo» : calle Sucre n° 421. Restaurant du soir «Portal de Flores» : Portal de Flores n° 102. Au 2ème étage. A l’angle de la place des Armas et de la calle Mercaderes.

Jeudi 09/10/2014– jour 7 Après nous êtrerenseigner sur la circulation au Pérou, nous avions commandé à l’hôtel (avant de partir au Pérou), une voiture avec chauffeur pour faire le canyon de Colca et aller à Puno (4 jours). Elle arrive à 09h00. Départ 09h15. Il fait très beau & chaud. Le chauffeur s’appelle Juan. Sorti d’Arequipa en 20 minutes. On passe près d’une immense usine de fabrication de ciment. Les montagnes autour d’Arequipa ne sont pas jolies. Le MISTI ressemble à un tas de ciment. Pas de rocher, seulement un cône lisse. Le paysage est aride, voir désertique. Seule au fond des vallées, il y a de la végétation, grâce à l’irrigation. On monte progressivement. A partir de 4.000 m d’altitude, on commence à voir des vigognes. Plusieurs arrêts pour des photos. Une personne est très malade. Heureusement, on peut mettre son siège quasiment en couchette. Nous nous arrêtons prendre le maté de coca le plus haut du monde, à Patahuasi (3.550 m d’altitude). Une autre n’est pas bien aussi. Comme elle a très faim, elle mange des chips et des bonbons de coca pour tenir le coup. On continue de monter de façon plus prononcée. Encore plusieurs arrêts pour des photos. Nous traversons une zone avec des nuages et nous avons quelques gouttes de pluie. Nous nous arrêtons bien sur à Patapampa un col à 4.910 m d’altitude. Il fait beau. Le second malade va beaucoup mieux. Les bonbons de coca ont donné un «coup de fouet». Nous sentons l’altitude. On monte 5 marches d’escalier et on est essoufflé. Il fait très beau. Puis nous amorçons la descente vers Chivay. Elle est très prononcée. On descend de 4.910 m à 3.600 m d’altitude en peu de kms. La route est très abîmée. Mangés à Chivay dans un self. Puis route du Canyon. Il pleut légèrement. Route peu entretenue jusqu’à Yanke, route mieux entretenue jusqu’à Maca. Puis piste, comme les chemins forestiers en montagne, en France. Plusieurs passages à guet lorsque l’on traverse des cours d’eau descendants de la montagne qui traversent la route (la piste). Temps très gris. Juste avant le mirador de Cruz del Condor, la piste devient nettement plus praticable. Après le mirador, c’est une belle route qui descend jusqu’à Cabanaconde. Arrivé à l’hôtel à 16h00. L’hôtel est très joli et pittoresque. Nous avons un rocher dans notre chambre. Mais la tête du second malade tourne et il se couche. Il passe une mauvaise nuit. La prise de 3 ou 4 bonbons de coca pendant la journée lui a donné des coups de fouet pour tenir le coup pendant le voyage, mais à la digestion, son pancréas n’a pas apprécié du tout. Hôtel «Kuntur Wassi» : http://www.arequipacolca.com/fr
Des vigognes

Des lamas

Des alpacas

Vendredi 10/10/2014 – jour 8 Les 2 personnes valides vont au mirador d’ACHACHIHUA, à 15 minutes à pied de Cabanaconde. Beau point de vue sur le canyon, ils voient 4 condors dont 2 qui s’approchent très près d’eux. Ils sont seuls au mirador. Cette promenade est vraiment à recommander. Départ de l’hôtel en voiture à 10h00. Arrêt au mirador de TAPAY et de Cruz del Condor. Belle vue sur le canyon, mais pas de condor. Différents arrêts photos à des miradors. Le mirador de Wayra Punku est un beau point de vue. Vu des tombes creusées dans la roche à Choquetico. Arrêt à Maca. Bu du jus de Tuna (fleur de cactus), sensé aider pour l’arrêt de la diarrhée. Puis allé jusqu’à Chivay pour manger. Mangés dans un autre self que celui d’hier. Puis reparti à Yanke (10 kms). Arrivé à l’hôtel «Miskiwasi» de Yanke. Il reste 1 chambre sur les 2 chambres réservées, pour cette nuit. Pour la nuit prochaine, il n’y a pas de problème. Discussion. Ils se sont trompés dans les réservations, Nous montrons au propriétaire de l’hôtel, nos échanges de mail, sur la tablette. Il reconnaît son adresse mail. Il est très embêté. Il propose de prendre la chambre libre, et il connaît quelqu’un qui peut héberger l’autre couple. Nous refusons de nous séparer. Une personne de notre groupe et le chauffeur vont voir 3 hôtels très proches, pour voir s’il y a de la place pour une nuit. 2 sont complets et le 3ème trop cher. Pendant ce temps, le propriétaire de l’hôtel nous offre des boissons. A leur retour, le propriétaire propose d’aller avec lui voir une chambre d’hôte en face. Une personne de notre groupe va voir, et visite les chambres. Les chambres sont simples, mais propres et toutes neuves. Il y a 2 chambres de libre. Nous décidons d’y aller. La dame s’occupant de cette chambre d’hôte «La Cantuta», est très gentille. Il y a un petit jardin. Nous sommes les seuls. Installation. Elle a ouvert la chambre d’hôte en mai 2014. Le propriétaire de l’hôtel est soulagé, il nous aide à porter les valises. Nous demandons à la dame de la chambre d’hôte si elle peut nous faire le repas du soir. Oui. Elle prend même tout de suite la commande des plats que nous désirons. Puis allés aux bains chauds municipaux «LosTambos» de Yanke. SUPER. Super décor. On passe un petit pont suspendu qui se balance pour traverser la rivière, pour arriver aux bains. Bains très chauds au bord d’une rivière. L’eau chaude provient d’une source qui descend des montagnes. C’est très très bien. Les 3 bassins sont construits en pierres. Cela nous fait beaucoup de bien. Il existe un peu plus loin des bains pour touristes. Mais ce ne sont pas des bains, mais des piscines avec beaucoup de monde. Nous sommes bien contents d’avoir été dans les bains municipaux. Puis retour à la chambre d’hôte. On se lève tôt, car on est réveillé tôt. Le soir par contre on se couche tôt. Apparemment les péruviens sont des gens qui se lèvent très tôt. Chambre, et table d’hôtes «La Cantuta» : calle Lima, sans n°. http://colcalacantuta.com/



Samedi 11/10/2014 – jour 9 Au petit déjeuner, la propriétaire de la chambre d’hôte, propose une tisane avec une plante de son jardin (eter), pour arrêter la diarrhée. C’est radical. Nous faisons les valises et les mettons dans la salle de restaurant. Nous demandons à la dame de la chambre d’hôte si elle peut nous faire le repas du midi. Oui. Elle prend même tout de suite la commande des plats que nous désirons. Le chauffeur lui téléphonera au moment du retour pour qu’elle sache à quelle heure elle doit préparer le repas. Départ de la chambre d’hôte à 8h30. Arrêt à la place principale de Yanke. Entré dans l’église qui est ouverte. Il fait très beau, ciel bleu. On regarde les marchands d’articles artisanaux présents sur la place. Nous voyons au loin un volcan qui est toujours en activité depuis 8 ans. Puis allé à Chivay. N’arrivant pas à retirer de l’argent dans 2 distributeurs de billets, on entre dans la banque pour demander pourquoi les retraits ne fonctionnent pas. Ils répondent que les distributeurs automatiques des petites villes acceptent seulement les cartes à bande, et pas les cartes à puces. Nous sommes trop avancés technologiquement. On pourra retirer à Puno et Cusco. Visite du marché et de la place principale. Le chauffeur nous signale que la route vers Lari est une piste et qu’il y a beaucoup de Kms. Nous décidons de ne pas y aller. Nous partons pour COPORAQUE. Petit village presque en face de Yanke, mais sur l’autre rive du canyon.Village pittoresque très pauvre. En arrivant, dans une ruelle, nous apercevons un groupe de personnes avec de la musique. Nous assistons à une procession en musique et en dansant, effectuée par les gens du village habillés en costumes de fête. Un vieux monsieur prend 2 personnes de notre groupe par la main et les fait danser avec lui, dans la procession. Repos sur la place principale. Juan, le chauffeur voit une dame qu’il connaît, et lui demande à quoi correspond cette procession. C’est la fête de St Sébastien, pour que les cultures soient productives. Retour vers Yanke. On passe voir un mirador, qui donne sur le cours d’eau au fond du canyon, et sur un centre thermal avec piscines d’eau chaude. Très joli. Arrivés à Yanke pour manger à la chambre d’hôte à 13h00. La tisane du matin a été radicale. Un super médicament de «grand-mère». Nous demandons où en acheter. La dame répond que nous n’en trouverons pas, car cette plante qui ressemble à l’aneth, est cultivée dans les jardins, mais n’est pas vendue. Dommage. A la fin du repas gros orage très court. Comme les jours précédents dans le canyon, il fait très beau le matin, puis les nuages arrivent vers 12h00, il pleut un peu vers 16h00, puis le soleil revient juste avant de se coucher. Aujourd’hui, la pluie a été plus tôt et plus forte. Le propriétaire de l’hôtel «Miskiwasi» est venu chercher nos bagages, pour les mettre directement dans une de nos chambres. Nous payons la chambre d’hôte et les repas et remercions vivement la dame pour sa gentillesse. Installation dans les chambres de l'hôtel, initialement prévues, à 15h00. Très belles chambres. Repos. Vers 16h15, nous partons visiter Yanke, à pied. Promenade dans les rues très pauvres. Les gens nous disent bonjour quand ils nous croisent. C’est vraiment pauvre. Un gamin court après 2 moutons qui s’échappent. On a tout de même vu un tracteur, ce doit être le seul du village. On a vu un maréchal ferrant, qui ferrait un cheval. Rentré à l’hôtel à 18h45. Repas 19h00 à l’hôtel. Une bonne soupe et de l’alpaca super bon. Très bon repas avec salade de fruit. Très bel hôtel. Le propriétaire nous a offert l’apéritif, il veut vraiment effacer le couac de la veille. Hôtel à recommander malgré l’erreur de réservation. La chambre d’hôte aussi est à recommander. Plante médicinale ETER, super pour arrêter la diarrhée. Hôtel «Miskiwasi» : Calle Liman° 202, Yanque. Telef:0051959444851 http://www.booking.com/...e/miskiwasi-bed.html L’hôtel n’a pas de site internet.


Dimanche12/10/2014 – jour 10 Départ de l’hôtel à 8h30. Arrêt à Chivay pour acheter des bananes et des pommes. Puis départ pour Puno. Nous demandons au chauffeur Juan, de s’arrêter à peu près au milieu de la montée pour s’acclimater. En effet la montée de Chivay, 3.600 m d’altitude, au col de Patapampa à 4.910 m d’altitude, est très prononcée, en peu de kms. De plus la route est très abîmée jusqu’au col. Arrêt de 20 minutes. Puis arrêt au col à 4.910 m d’altitude. Nous repassons à Patahuasi (3.550 m d’altitude). Puis peu d’arrêts pour les photos. Arrêt près d’un très grand lac (Lagunillas, 4.444 m d’altitude). Depuis Patahuasi, nous sommes toujours entre 4.000 et 4.500 m d’altitude. Le paysage est toujours aride. Nous voyons des flamants roses. A un moment nous descendons et suivons une vallée avec une rivière, que l’on longe pendant beaucoup de kms. Puis on prend un raccourci pour gagner du temps, mais la route est très abimée. Arrivée à Puno à 14h40. Personne n’a été malade ou fatigué. Nous quittons notre chauffeur, qui lui, repart pour Arequipa. Cette formule de voiture avec chauffeur est extrêmement pratique et d’une grande souplesse. Elle nous a coûté 2.200 soles pour 4 personnes, pour 4 jours. Mais c’est vraiment à recommander. Installation à l’hôtel. Tous les prix sont en $. Ce qui nous irrite, nous le faisons savoir à la réceptionniste. Nous utilisons le coffre fort de la chambre. C’est le seul hôtel à avoir un coffre dans la chambre, avec celui de Yanke. C’est gratuit, seulement une caution de 50 soles pour la clef. Hôtel vieillot, mais propre. Le Wi-fi ne fonctionne pas du tout, dans tout l’hôtel. Par contre il y a un PC fixe à disposition des clients près de la réception. Sortis vers 15h30. Allés à la place des Armas. Visité la cathédrale. Elle est à l’image de la ville, triste. Nous prenons un taxi pour aller au port, pour savoir comment fonctionne le transport vers les îles. Sur les blogs, nous avions lu qu’il fallait aller jusqu’au phare, pour avoir le contact avec les habitants des îles, pour échapper aux agences. Dès la sortie du taxi des vendeurs nous accostent, mais nous refusons poliment. Nous allons jusqu’au phare et parlons avec les habitants des îles. Il y a des navettes toutes les heures. Pas la peine de réserver. On nous montre les billetteries. Puis on flâne près des bars du port et des petites échoppes d’articles artisanaux. Taxi du port à la place des Armas. Puis flâné dans la rue piétonne (JR Lima). On regarde les 2 restos proposés par le guide du Routard. On choisi celui qui propose un spectacle et des plats que l’on recherche. Retour à l’hôtel, pour repos et s’habiller pour le soir. A19h15, partis pour le resto. Après la commande, le spectacle de danse commence. Il dure environ 2h00 avec beaucoup de changement de costumes. SUPER. De plus nous avons bien mangé. Dans ce restaurant, il y a la partie resto à l’entrée, ou se trouvent les touristes et le spectacle. Et dans la salle du fond et au 1erétage, c’est un «pollo» (spécialiste du poulet). Nous avons eu le soleil toute la journée. Hôtel «HOTEL CASONA COLON INN S. A. C” : www.coloninn.com Calle Jr Tacna N° 290 – Puno. Tel : 0051-51351432 Restaurant du soir «LA CHOZA de OSCAR» : rue Jr. Libertad n° 340-354. http://www.lachozadeoscar.com/

Lundi 13/10/2014 – jour 11 Bon petit déjeuner. Départ de l’hôtel à 9h45. Il fait beau, ciel bleu. Visité le marché tout proche de l’hôtel. Bien organisé. Visite d’une église avec une façade pittoresque. On essaye de retirer de l’argent, après demande si les cartes à puce sont acceptées. Oui. Mais transaction refusée. On essaye avec une autre CB, sans résultat. La banque nous dit que c’est la connexion avec notre banque qui ne se fait pas. Donc carte non reconnue. C’est comme le Wi-fi de l’hôtel. La ville de Puno n’est pas forte en connexion internet. Après on flâne dans la rue piétonne. Rentrés à l’hôtel pour prendre des vêtements pour aller sur le lac. A terre il fait très chaud au soleil. Taxi de l’hôtel au port. Sur la promenade qui mène au phare, vu des petits enfants en uniforme. Très joli. Acheté les billets du bateau à 11h00, juste quand un bateau partait. Acheté les taxes des îles. Nous montons dans le bateau et attendons. Il fait très beau et très chaud. On aurait dû attendre une heure, mais en une demi heure le bateau se rempli, et nous partons. L’air du lac nous rafraichi. Arrivé sur l’île, le chef de l’île Uros, nous explique leur histoire. Il nous propose de nous emmener sur l’île principale vieille de 350 ans, avec son bateau pour 10soles/personne. Nous le faisons. Le bateau navette nous rejoindra sur l’île principale après. Tout est fait pour «faire du fric». Mais il faut tout de même le voir, c’est le seul endroit au monde de ce type. On ne regrette pas. La langue parlée à Puno en dehors de l’Espagnol est «l’Aymara», surtout pas les personnes vivant sur les îles. Retour à Puno à 14h30. Nous décidons d’aller au terminal terrestre des bus pour voir comment demain nous allons partir. Donc taxi du port au terminal. Difficultés pour trouver les bureaux de «Turismomer». Finalement on nous informe qu’ils ont un bureau sur le bord du lac, un peu après le port. Nous prenons 2 taxis v��los et, retour au port d’où nous venons. Nous devons marcher encore 5 minutes pour trouver les bureaux. La personne nous informe qu’en réalité c’est leur terminal, les bus arrivent et partent d’ici. Mais il faut aller au bureau en ville pour obtenir les billets. Elle téléphone et nous confirme que nous sommes bien inscrits. Par chance ce bureau est à 50 m de notre hôtel. Donc nouveau taxi du port à l’hôtel. Nous voulions essayer les «pousses pousses» à moteur. Mais c’est trop cher. Donc taxi pour remonter à l’hôtel. A 16h30, nous sommes allés chercher les billets de bus. Heureusement que l’on c’est pris à l’avance. Si nous aurions dû faire tout cela à 7h00 le lendemain matin avec les bagages, cela aurait été très dur, voir impossible. Puis flâner dans les rues avoisinantes la place des Armas. Rentré à l’hôtel à 17h45. Parti manger à 19h15, au resto «Incabar», rue piétonne. Le second préconisé par le Routard. Bien mangé. Nos deux femmes ont beaucoup apprécié Puno. Ville moins touristique et historique mais, plus près de la vie de tous les jours des péruviens. Restaurant dusoir «Incabar» :rue Jiron Lima n° 348. C’est la rue piétonne qui part de la place des Armas. http://www.tripadvisor.fr/...uno_Puno_Region.html

Mardi 14/10/2014– jour 12 Levée 5h45. Fait et descendu les valises avant de déjeuner à 6h15. Le taxi nous dépose au terminal du bus à 6h55. Nous sommes les premiers, et tout au fond du bus. Départ du bus 7h30. Il fait très beau. Dans le car, un guide nous explique le voyage avec les étapes. Et une hôtesse nous donne à boire. Montée pour sortir de Puno, avec vue sur le lac Titicaca. Arrêt à Pukara. Nous n’avons pas visité le musée. Arrêt au col de la Raya à 4.335 m d’altitude. Ce col marque le changement de région de Puno à Cusco. Très joli décor. Il ne fait pas froid, seulement frais. On s’arrête pour manger à Sicuani, un joli resto réservé à cette compagnie de bus. Pris des photos avec des alpacas. Arrêt à Racchi. Temple Inca. Pas visité, car visite en express. Arrêt au village Andahuaylillas (3.083 m). Très joli petit village. Promenade dans les rues, car tous les touristes sont dans l’église. Le voyage c’est très bien passé. Cette compagnie est très bien. La seule interrogation, est que nous n’avons pas réussi à nous connecté au wi-fi du car. Arrivée à Cusco à17h15. Le taxi de l’hôtel nous attend au terminal Turismomer. C’est un Hunday H1. Le transfert à l’hôtel est gratuit. Il y a 4 hôtels Amaru à Cusco. Nous allons à l’aéroport pour chercher des personnes pour un autre hôtel Amaru. On dépose d’abord les 5 personnes et leurs bagages près d’un autre hôtel Amaru. Quand on voit toutes les marches qu’ils ont à monter, on prend peur. Heureusement pour nous, le taxi peut nous déposer devant la porte de l’hôtel, malgré la ruelle très étroite. Tant mieux. Cet hôtel est hyper bien placé. On prend les chambres. Grosse déception avec une des 2 chambres, qui nous a été octroyée. Elle ne correspond pas aux photos, au prix et à la catégorie que nous avions réservée (petite, rien pour ranger, et le comble, les WC et la salle de bains sont en mezzanine, chambre 211). Grosse discussion à la réception pour avoir une autre chambre (cela a servi qu’on parle espagnol). Après avoir fortement insisté, on nous propose une autre chambre pour la nuit. Ce n’était pas la catégorie qu’on avait choisie, mais au moins les toilettes et la salle de bains étaient au même niveau. On accepte de passer la nuit dans cette chambre, mais on demande à changer de chambre le lendemain matin. A 19h30, on part manger sur la place des Armas, dans une pizzeria. Bien, avec vue sur la place. Puis promenade autour de la place et retour à l’hôtel. Le Wi-fi fonctionne que près de la réception de l’hôtel. Compagnie de bus «Turismomer» : Bureau à Puno = rue Jr. Tacna N° 336. www.turismomer.com.pe Hotel «Amaru I» : rue Cuesta de San Blas n° 541. http://www.amaruhostal.com/espanol/serv.php Attention il y a 4 hôtels Amaru à Cusco. Ils sont tous de la même société, mais situés à des endroits différents dans la ville.

Mercredi15/10/2014 – jour 13 Dès le réveil, on va voir à la réception pour le changement de chambre, et on nous annonce qu’on aura celle qu’on aurait du avoir. Départ de l’hôtel à 9h15. Il fait très beau. Retiré de l’argent place des Armas dans un distributeur automatique indiqué par un blog. C’est à l’angle de la place des Armas et de la rue Espaderos. On peut retirer jusqu’à 700 soles, alors que la plupart des distributeurs sont bloqués à 400 soles. Sauf ceux des aéroports qui eux sont bloqués à 1.500 soles. Enfin, cela fonctionne. On recherche l’office de tourisme pour acheter le «bolleto touristico» (130soles). Il comprend notamment le site que l’on veut visiter à Cusco, mais aussi les sites que nous allons visiter les jours suivants dans d’autres villes de la «vallée sacrée». Après nous prenons un taxi pour monter au dessus de Cusco, au site de «Sacqsayhuaman». Nous avons beaucoup de mal avec les noms en «Quechua». Langue historique de la région de Cusco et de la «vallée sacrée». A l’entrée sur le site, une personne nous aborde pour nous proposer la prestation d’un guide en anglais ou espagnol. On demande un guide en français. La personne s’éloigne. Puis une dame s’approche de nous en nous parlant français, et nous propose ses services. Elle nous guide, et nous, nous devons l’aider à améliorer son français. 2 personnes du groupe souhaitaient un guide. Cela tombe bien. Nous acceptons. Elle est très bien, très claire dans ces explications. Elle a différents fascicules avec des dessins, qui nous aident à comprendre. Finalement tout le monde a apprécié de faire la visite avec un guide. Puis descente à pied par un chemin en pierre jusqu’au quartier San Blas. Repos sur la place de San Blas et photos. Repas dans un petit resto sympa dans la rue «Tandapata», à coté de la place San Blas, qui a une belle vue sur la ville. Très agréable. Bien mangé. Puis visite de la cathédrale de Cusco. Donc acheté le «bolleto religioso». 2 personnes du groupe, ont pris un audio-guide en français. Grande et belle cathédrale. Après, direction la poste, pour acheter des timbres et envoyer les cartes postales déjà prêtes. En route, nous nous sommes arrêtés à la LAN pour avancer l’horaire du vol de retour du 21/10 pour Cusco/Lima. La personne nous donne le choix entre le vol de 17h00 et celui de 18h00. Nous choisissons celui de 18h00 (17h55). Choix qui se révèlera lourd de conséquences. Donc ramené le vol de 19h20 à 17h55. Retour à l’hôtel. Repos. Sortis à 19h30 pour aller manger au quartier San Blas. C’est le quartier des artistes, on s’attendait à une vie nocturne. Rien, personne, beaucoup de restos sont fermés. Apparemment la vie est la journée. Parmi le peu de resto ouvert on choisi celui d’un français. Il est installé au Pérou depuis 9 ans et tient ce resto depuis 7 ans. C’est un tout petit resto qui fait des plats français, mais avec des ingrédients péruviens. Mais nous sommes les seuls. Bien mangé. Restaurant du soir «La Caverne Del Oriente» calle Tandapata n° 676, quartier San Blas.

Jeudi 16/10/2014– jour 14 Nous demandons à la réception de l’hôtel, la confirmation pour le taxi pour Ollantaytambo, pour le lendemain. Départ de l’hôtel à09h30. Il fait très beau. Direction place St Francisco. Puis au marché San Pedro. Pas mal. Puis à Qorikancha. Visité Qorikancha et l’église St Dominique. Nous continuons vers la place des Armas pour voir le couvent Santa Catalina. Juste avant, nous mangeons dans un petit resto, qui est au 1er étage. Un menu à 9 soles. Il y a que des péruviens. Ce resto a une porte Inca. Visité le couvent Santa Catalina. Très bien. Retour vers la place des Armas. Entré dans la cour intérieure du musée d’histoire naturelle. Jolie et sobre. Nous visitons le couvent de la Merced. Très bien. Rentrons à l’hôtel en passant par la belle placette de las Nazarenas. A 19h00, partis manger au resto «Pachapapa» place San Blas. Il faut arriver tôt pour avoir de la place. Bien mangé, mais boissons trop chères. Restaurant du soir «Pachapapa» :http://www.cuscorestaurants.com/pachapapa/

Vendredi17/10/2014 – jour 15 Feux d’artifice près de la cathédrale à 6h50. Les Péruviens disent que c’est pour réveiller la terre. Il fait toujours aussi beau et chaud. Partis en taxi à 10h00 pour Ollantaytambo. Le paysage est comme chez nous, avec des cultures. Il y a seulement 2.000 m d’altitude d’écart. En y allant nous trouvons des nuages vers Urubamba. Arrivé à Ollantaytambo à 12h00. L’hôtel est dans une toute petite ruelle de pierre. Aucun véhicule ne passe. On a du porter les valises sur 200 m, pour les laisser à la réception de l’hôtel. On s’était mis d’accord avec eux pour ne prendre qu’un petit sac pour Aguas Calientes, puisqu’on revenait chez eux le lendemain. Déjeuner au resto (Mayupata) préconisé par l’hôtel. Bien mangé, mais cher (pour le Pérou). Les enfants à la sortie de l’école venaient chercher des fruits au restaurant. Apparemment c’est un rituel. Ils font cela, tous les mardis et vendredis, auprès de tous les restaurants de ce village. Puis taxi jusqu’à la gare. Arrivée à la gare à 14h20. L’attente du train ce passe dans un endroit très agréable et verdoyant. Monté dans le train à 15h30. Dans le train (vistadone), nous sommes, juste derrière le conducteur, ce qui nous bouche un peu la vue. Beau paysage de montagne. Ce que l’on trouve en France entre 1.000 et 1.500 m d’altitude en France, ici on est à 3.500 m. Plus on approche Aguas Calientes, plus la végétation est dense. On comprend pourquoi les sites archéologiques ont été découverts si tard. Un peu avant Aguas Calientes, on a pris un bon orage. A l’arrivée à Aguas Calientes, la personne de l’hôtel est venue nous chercher à la gare. Il n’a pas de voiture, car l’hôtel est tout près de la gare. En sortant de la gare, on traverse un marché d’articles artisanaux. L’entrée de la gare est invisible à cause de ce marché perpétuel. Comme on n’a pas de valises, on passe tout de suite acheter les billets de car pour monter demain, au Machu Picchu. Prise des chambres à 18h00. Chambre très correcte pour le petit prix. Hôtel situé près de la gare et à coté du départ des bus pour le Machu. Donc situation géographique idéale. Repas à 19h00 au restaurant français «Indio Feliz». Très bon, très beau resto. Cher (pour le Pérou), mais rien à dire. Resto immense. Mais service impeccable et rapide. Resto à ne pas manquer. Petite promenade dans les rues de la ville. Restaurant du midi «Mayupata» : Jiron Convencion sans n°, Ollantaytambo. http://www.tripadvisor.fr/...ey_Cusco_Region.html Hôtel «Inca wonder» : Pas de site internet. Il faut réserver par Booking.com. Av. Imperio de los Incas n° 524, Aguas Calientes, Machu picchu. Restaurant du soir «Indio Feliz» : http://www.indiofeliz.com/es/restaurant.html
Samedi 18/10/2014 – jour 16 Une personne a fait le Wayna Picchu, pris le bus à 5h50 après quelques minutes d’attente sous quelques gouttes de pluie. A l’arrivée à l’entrée du Machu Picchu, attente d’un bon quart d’heure, sous les gouttes de pluie de plus en plus fortes. Il faut traverser tout le site pour aller à la porte d’entrée pour monter au Wayna Picchu. Légère attente à l’entrée, pendant que les gardes mettent en place le livre de passage. La pluie s’est arrêtée. Inscrit sur le livre à 7h06. Arrivée au sommet à 7H46. Temps gris sans grande visibilité pendant toute la montée. Ce n’est pratiquement que des marches d’escalier. Près du sommet on passe par la droite pour monter, car pour descendre, on revient par la gauche. Restée très longtemps au sommet du Wayna Picchu, attendant que les nuages s’en aillent, car le site du Machu Picchu n’et pas visible. Redescendu à 09h30. Signature du registre de sortie. Elle retrouve la dernière personne du groupe qui était à la porte du Wayna Picchu, juste à ce moment là. Le soleil arrive vers 10h00/10h30. Ils sortent du site pour manger et reviennent pour faire des phots et profiter du site. 2 personnes du groupe ont fait la Montaña Macchu , pris le bus à 6h50. Elles sont montées presque au sommet, quand une personne rencontrée au point d’arrêt, leur signale qu’il leur reste encore 25 minutes de montée, et les plus durs. Ils décident donc de redescendre pour avoir le temps de visiter le site du Machu Picchu. La dernière personne du groupe qui fait que le Machu Picchu prend le car à 7h25, sans aucune attente. Nous nous retrouvons, et sortons du site, tous les quatre vers 12h30. Ceux qui n’ont pas mangé, mangent et boivent à l’entrée du site, les deux autres prennent le bus pour redescendre à Aguas Calientes. Comme il fait beau, on décide de boire dans un bar sur la place principale de la ville. Retour à l’hôtel pour récupérer les sacs laissés le matin et un peu de repos. Partis doucement vers la gare. Train à 16h22. Il recommence à tomber des gouttes de pluie. Le train est là. C’est la catégorie inférieure (expédition) à celui de l’aller (vistadone). Le toit est partiellement vitré. Nous avons tout de même droit àune boisson. Arrivée à Ollantaytambo à 18h10. Un taxi avait été retenu par l’hôtel pour venir nous chercher. Il est là. Il nous dépose sur la place des Armas. Puis marché jusqu’à l’hôtel. Installation. Très belles chambres. Apéritif de bienvenue à 19h00 avec l’anniversaire d’un ami de la propriétaire. Hôtel de 6 chambres, dans une ruelle pavée, avec un cours d’eau. Vers 20h00 mangé des pizzas et des pâtes dans un restaurant place des Armas. Correct. Restaurant du soir «Pachamama» :place des Armas, Ollantaytambo. Hôtel « Picaflor » : calle Lari n° 319. http://www.picaflortambo.com/fr/
Dimanche 19/10/2014 - jour 17 Allés au marché, puis sur le site d’Ollantaytambo. On commence la visite sous la pluie. Au bout d’un petit moment, les nuages partent doucement et le soleil arrive enfin vers 11h30. Sorti du site à 12h30. Le site est moins connu, mais nous l’avons trouvé très bien. En effet, nous voyons des blocs de roche, à différentes étapes de la taille. On voit bien le processus de construction des Incas. Repas de midi dans un resto sympa qui est au 1er étage. Retour à l’hôtel. Avec le PC portable de la réception, on peut choisir les sièges du vol de la LAN (Cusco/Lima). Et la personne de la réception nous imprime les papiers des n° de siège. Il est 15h00. Repos. Vers 17h00, baladedans les ruelles étroites de cette partie du village. Très pittoresque. Partis à 19h25 pour le repas du soir, un autre resto préconisé par l’hôtel qui nous a réservé une table. Comme il n’y a pas de taxi sur la place des Armas, à part un «pousse pousse à moteur» hors de prix, nous décidons de commencer à marcher en direction de la gare. Vers le pont, nous trouvons 2 «pousses pousses à moteur» à des prix corrects (4 soles pour les 4 personnes). Le restaurant «l’Albergue» est dans la gare. Bien mangé. Un peu cher (pour le Pérou). Retour en taxi au prix que désire le taxi, car à 21h00, il n’y a plus personne dans les rues. L’hôtel PICAFLOR, est un très bel hôtel, avec du personnel très sympa. Restaurant du soir «l’Albergue» :sur le quai de la gare d’Ollantaytambo. http://www.elalbergue.com/...-ollantaytambo-hotel
Lundi 20/10/2014- jour 18 Le taxi commandé par l’hôtel, vient nous chercher, et nous aide à porter les bagages, jusqu’à la place des Armas. Parti 9h30. C’est un Hyunday H1. Direction Urubamba, puis monté à droite en direction de Cusco, jusqu’à Chinchero. Visite d’une fabrique artisanale de vêtements en alpaca, avec explication du processus. Très bien et joli. Direction Moray par un raccourci en piste, à travers les terres et les petits hameaux. Visite de Moray, arrêt photos sur la place principale du village de Maras. Pittoresque. Visite des salines. Très joli site, des salines à 3.500 m d'altitude!!! Nous avons marché dans les salines. Repartis sur Urubamba et route jusqu’à Pisac. Arrivée à Pisac à 15h30. Prise des chambres. L’auberge offre un maté de coca et des gâteaux. Personnel sympa. Repos à l’auberge. Jolie petite auberge située sur la place principale qui est occupée en permanence par des vendeurs d’articles artisanaux. Comme hier, il a fait gris au levé du jour, puis un peu de pluie. Aujourd’hui, pas de soleil, les nuages sont restés. Sortis à 19h00 pour manger. Mais tout est fermé, sauf 3 ou 4 resto végétariens. Donc retour à l’hôtel pour manger. C’est cher (pour le Pérou), mais bon. Pendant le repas, les marchands artisanaux démontent leurs stands, et d’autres commencent à préparer les leurs. Apparemment, les vendeurs changent chaque jour. Auberge« Pisac Inn » :Place de la Constitucion n° 333. http://www.pisacinn.com/


Mardi 21/10/2014 – jour 19 Déjeuné 8h00. Pendant le déjeuner, l’hôtel fait une surprise à une des personnes de notre groupe, dont c’est l’anniversaire (ils l’ont remarqué en remplissant la fiche de l’auberge). Ils apportent un gros gâteau avec une bougie et lui chantent une chanson en espagnol. La personne est très émue car elle comprend les paroles. On en mange une tranche chacun et nous demandons à la propriétaire, après l’avoir vivement remercié, de partager le reste du gâteau avec l’ensemble du personnel de l’auberge. On prépare les valises et on les met dans la salle où on a bu le maté de coca la veille. Pendant le déjeuner, on voyait les marchands d’articles artisanaux installer leurs articles. On leur a demandé pourquoi ils démontent les stands le soir et les remontent le matin. Ils nous ont répondu que les marchands changeaient tous les jours. A 9h15 pris un taxi près du marché alimentaire, pour monter au site. Arrivée au site à 09h40. Visite du site. Très grand. Très bien. Il y a un tunnel. Ce matin il faisait beau, mais vers 11h00 les nuages sont menaçants. A 11h30, on décide de descendre à pied à Pisac par un sentier fléché. Il tombe quelques gouttes de pluie, mais cela ne dure pas. Belle descente, un peu technique au début. Il y a 3 sentiers différents pour descendre. A 12h30, on est en bas sur la place au milieu du marché artisanal. On regarde un peu le marché. Une personne de notre groupe souhaitait fortement goutter au «cuy» (cochon d’inde). Plat typiquement péruvien de la région de Cusco. Nous sommes donc allés dans un restaurant spécialisé, mais après c'être attablés, déception pas de cochon d'inde ce jour là. Par conséquent, nous sommes allés dans un resto que nous avions repéré le matin, ayant une belle vue sur un jardin fleuri. Petit resto, service un peu long, mais bien gentil et bon. Temps gris avec beaucoup de vent. Puis retour à l’hôtel à 15h20. Le taxi est déjà là. Départ à 15h25. Pendant le trajet, pluie. Arrivée à l’aéroport de Cusco à 16h25. On enregistre les bagages et on passe le contrôle. On est assis dans la salle d’embarquement, quand à 17h10, des hôtesses nous préviennent d’un retard de 10 minutes, car l’avion ne s’est toujours pas posé. Puis on nous annonce que le vol est annulé et le suivant aussi. L’avion est reparti pour Lima sans se poser à cause des intempéries. Il faut être affecté sur un vol du lendemain. Une personne du groupe, file au comptoir d’enregistrement, pendant que les autres récupèrent les bagages. En effet, c’est aux comptoirs où nous avons enregistré les bagages, qu’il faut aller pour être affecté à un autre vol. La compagnie signale que les billets ne sont pas remboursés car la cause est le mauvais temps. On peut seulement être ré affecté sur un autre vol. C’est ce que nous voulons. File d’attente importante. On téléphone à l’hôtel de Lima pour les avertir que nous n’avons pas décollé et pour annuler le taxi, qui devait venir nous chercher à l'aéroport de Lima. Quand c’est notre tour, on obtient des places dans le vol du lendemain à 08h00. Nous acceptons. Donc nous re téléphonons à l’hôtel de Lima pour les avertir que nous passerons demain pour ce faire rembourser. On demande un justificatif de l’annulation du vol, pour le montrer à l’hôtel de Lima. Ils nous donnent une impression de l’écran internet. Maintenant, il faut chercher un hôtel pour la nuit. On trouve un hôtel qui a de la place à un prix correct dans le quartier San Blas, rue «Tandapata». Rue que nous connaissons pour y avoir été manger 2 fois. Un taxi nous propose de nous y emmener, et dit pouvoir nous poser devant l’hôtel. Connaissant la rue, j’en doute fortement, mais ne dit rien. Il est 19h00, la circulation dans la vieille ville est épouvantable. On met 10 minutes pour faire 80 % du trajet, et 30 minutes pour les 20 % restant. Le taxi s’arrête en double file place San Blas, 2 personnes vont à pied voir où se trouve exactement l’hôtel dans la rue qui est très grande. Le routard le situe à une extrémité de la rue, mais on a déjà vu que le routard n’était pas toujours très fiable. On va où préconisait le routard, et l’hôtel est là. Une personne reste à l’hôtel et l’autre court au taxi pour prendre les bagages et les 2 autres personnes du groupe. On demande au taxi s’il peut venir nous chercher demain matin pour aller à l’aéroport. Le taxi accepte et un RDV est fixé à 5h50. La personne du taxi, est très gentille et paraît fiable. De plus nous lui payons plus que le prix convenu vu la durée de la course. Porté les bagages sur 300 m, comprenant une montée d’escalier. Installation dans les chambres qui sont correctes. L’hôtel est bien, pas cher, et à 10 minutes à pied, de la Place des Armas. Nous allons manger dans la Pizzéria Place des Armas, dans laquelle nous avions mangé le premier soir. Il est 19h45. Que d’émotions !!! Bien mangé, et un bon apéro s’imposait. Retour à l’hôtel. C’est tout en monté. On monte doucement. Car l’hôtel (Andean-South) est sur la colline de San Blas. Restaurant de midi : angle calle St Francisco, et calle Grau. Pisac. Ce resto a une vue sur un jardin. Hôtel « Andean-South » :calle Tandapata n° 635, quartier San Blas, Cusco. http://www.andeansouth.com/
Mercredi 22/10/2014 - jour 20 Levée 5h00. Fait les valises. Monté les bagages, 2 étages. Bu un thé. Le chauffeur de taxi vient nous chercher à l’hôtel à 5h45. Il nous aide à porter les bagages jusqu’à sa voiture. Heureusement, cette fois, les escaliers place San Blas, sont à la descente. Arrivé à l’aéroport à 6h10. A cette heure, la circulation est fluide. A l’aéroport, il y a beaucoup de monde. Comme on s’est enregistré la veille, on a juste à laisser les valises et passer par une file d’attente moins longue. A 6h45, nous sommes dans la salle d’embarquement. Le vol est prévu à 08h00, mais on nous annonce un retard de 30 minutes et ils nous offrent du café et de l’eau. Départ 08h45, arrivée à Lima à 10h00. Pris les bagages. Comme Air France n’a pas de bureaux à Lima, nous laissons nos bagages à la consigne de l’aéroport. Il n’y a pas de taxe de sortie à payer, elle est comprise dans le prix du billet d’avion. Taxi jusqu’à l’hôtel «Torreblanca», que nous avions réservé et payé, pour se faire rembourser. Quand on demande le remboursement de notre paiement, puisque nous avions téléphoné pour avertir de notre non venue, la réponse est non. Ils croyaient que nous allions prendre les chambres pour la journée. La discussion dure un bon moment. Chaque partie argumentant de son coté. On demande au moins, un geste commercial. Après un moment, ils acceptent de nous rendre 200 soles sur les 432. Pris taxi pour le centre de Lima. La circulation à l'approche du centre ville, est complètement bloquée. Nous sortons du taxi avant d’arrivée à destination. En y allant à pied, nous irons plus vite. Nous allons manger dans un couvent, rue piétonne (Jiron Ucayali), près de l’église San Pedro. Resto «l’eauvive». Très joli bâtiment, bien entretenu. Bons et très sympa. La mère supérieure est française. A recommander. Puis nous visitons la cathédrale. Jolie et grande. Nous rejoignons à pied, une rue importante, pour sortir des bouchons du centre et prendre un taxi pour l’aéroport. Du coup le trajet est extrêmement rapide. Arrivée à l’aéroport à 17h15. Récupération des bagages à la consigne. Le vol est prévu pour 21h20, mais on part avec 40 minutes de retard. Arrivée Paris : 10h00 (heure Pérou). 17h00 (heure Française). Tout à une fin. Les uns repartent pour le nord et les autres pour le sud. Hôtel à ne pas réserver «Torreblanca» :avenue José Pardo n° 1453, quartier Miraflores, Lima. http://torreblancaperu.com/ Restaurant du midi «L’Eau Vive» : rue piétonne (Jiron Ucayali) n° 370, Lima centre. http://www.tripadvisor.fr/...ima_Lima_Region.html
Très beau pays, et nous avons trouvé que les gens sont très gentils et accueillants. ADIEU PEROU!!!!

Il faut quand même préciser que dans le groupe, il y avait une personne, espagnole d’origine et une autre qui parlait un peu. Un de nos objectifs était de faire le voyage sans escales, et sur Air France nous avions trouvé des vols Paris - Lima et Lima – Paris directs, ce qui nous allait très bien.
Vendredi 03/10/2014 - jour 1 Un couple venant du sud et l’autre du nord, nous nous sommes rejoint à Roissy, le 3/10/2014 pour commencer notre voyage. Départ 14h30, arrivée 19h, heure locale (2h00 du matin heure Française) Nous avions réservé, trois nuits à l’hôtel « El Patio » qui proposait de nous envoyer un taxi (van) à l’aéroport pour 70 soles, ce que nous avions accepté. Arrivée à l'hôtel 21h45, installation dans les chambres. L’hôtel était très bien, avec des jolis jardins et plusieurs terrasses, les chambres spacieuses et propres. Pris un coffre à la réception de l’hôtel, car pas de coffre individuel dans les chambres. Le Wi-fi fonctionne quand on est proche de la réception, mais dans les chambres il est trop faible. Même à la réception, je ne peux pas voir les mails sur la tablette. Le Wi-fi est trop faible. Seul le logiciel « Whatsapp » fonctionne. Couchés 23h, avec le décalage horaire, cela fait 24h que nous sommes levés. Hôtel « El Patio » calle E. Diez Canseco, Miraflores, Lima. http://www.hostalelpatio.net/espanol/index.html
Samedi 04/10/2014 - jour 2 Départ de l’hôtel 9h. Nous savions que pour changer des Euros, il y avait des agents de change assermentés dans plusieurs quartiers. Nous les avons cherché et trouvé (ils ont des vestes bleues). Le change est très avantageux et il n’y a aucune commission. C’est bizarre de voir ces personnes, avec plein d’argent dans les mains et dans les poches, mais c’est très courant là-bas, en plus il y a quand même toujours des policiers près de ces agents de change. Nous sommes partis à pied au marché de Surquillo. Très typique. Il nous a bien plu. Puis nous avons marché jusqu’à la promenade en front d’océan, belle balade, très agréable, au calme par rapport au reste de la ville très bruyante. Et avons suivi cette promenade, jusqu’à des hôtels que nous avions vu sur internet, pour le dernier jour de notre voyage (retour de Cusco). Retenu des chambres à l’hôtel «Torreblanca» pour le 21/10/2014, et payé d’avance. On verra plus tard que c’est une erreur. Mais nous ne pouvions pas le savoir à ce moment la. Ne payez pas entièrement le prix des chambres à l’avance. De là, nous avons pris un taxi direction le quartier Barranco pour voir le pont des soupirs. La place des Armas de ce quartier est agréable avec son église de la «Santisima Cruz». Le pont était en travaux, donc fermé. Mais promenade sous le pont en direction de l’océan. Quand on s’est arrêté pour boire à une terrasse, nous avons appris que la veille et le jour des élections ils n’avaient pas le droit de servir de l’alcool. Nous sommes montés au mirador et passés à coté de l’église de «l’ermita». Elle est bien abîmée, donc fermée. Puis retour sur la place des Armas de ce quartier. Comme il n’y a plus grand-chose à voir, nous décidons de retourner en taxi au marché de Surquillo. Nous décidons comme beaucoup de locaux, de manger sur place un «ceviche» mixte, plat emblématique du pays, poissons et fruits de mer crus coupés en petits morceaux et marinés dans du jus de citron. Très piquant, mais excellent. La bouche est en feu au début, puis cela s’améliore, notamment en mangeant la patate douce. A la sortie du marché on cherche un bar pour prendre un café. Mais pas trouvé. Apparemment les péruviens ne boivent pas ou très peu de café. On décide d’aller au musée Larco l’après midi. Taxi jusqu’au musée. Le trajet est beaucoup plus long que prévu. Musée très complet, la vie et les mœurs des Incas sont bien expliqués. Très instructif. Taxi pour revenir à l’hôtel. On achète dans une petite épicerie, de quoi prendre l’apéro dans un des salons de l’hôtel, au 1er étage (l’hôtel ne propose aucune boisson). Nous choisissons d’aller souper au restaurant « TROPICANA » proche de l’hôtel, inscrit sur le routard. Très moyen à déconseiller. Le temps a été gris toute la journée, mais on nous avait prévenu que c’est souvent le cas à Lima. Vous direz peut être qu’on prend beaucoup le taxi, mais vu le prix pour quatre personnes, ce n’est vraiment pas la peine de s’en priver. Marché de Surquillo : angle de l’avenue Paseo de la Republica et Narciso de la colina. Au bord de la voie Express, qui sépare le quartier Miraflores du quartier Surquillo. Musée Larco : http://www.museolarco.org/fr/ Restaurant « TROPICANA» : rue Schell 448, Miraflores. Angle calle Shell et avenida La Paz. Taxi du musée Larco à l’hôtel El Patio = 20 soles.

Dimanche 05/10/2014 - jour 3 Commandé à la réception de l’hôtel, le taxi pour le lendemain matin, pour aller à l’aéroport. Départ de l’hôtel 09h00. Pris un taxi pour aller dans le centre de Lima. Arrêt à la place «San Martin». Jolie place avec des bâtiments à l’architecture agréable. A pied nous marchons dans la rue piétonne «Jiron de la Union», jusqu’à la place Mayor (des armas). Dans cette rue piétonne, de jolies architectures sont visibles. La place Mayor est très jolie, avec de belles couleurs. Nous allons vers la basilique «San Francisco». Elle est fermée à cause des élections. Heureusement que l’on a visité le musée Larco hier après midi. Le soleil arrive et il fait chaud. On continue notre marche à la recherche du marché aux fleurs. Mais il n’est pas où le plan du livre «Lonelyplanet» l’annonce. Après avoir demandé, il s’avère que ce marché est bien plus loin que prévu. On abandonne. On se promène sur le bord d’un fleuve, où il y a des travaux pour faire une route en rétrécissant le lit du fleuve. Retour vers la place Mayor, et continuation vers le marché central et le quartier chinois en empruntant une jolie rue piétonne (Jiron Ucayali). Le marché est très moyen et le quartier chinois banal. On cherche un resto pour manger. On ne trouve pas le premier annoncé dans le «Lonelyplanet». Le second annoncé dans le «routard» est fermé. Finalement on choisi de manger au bord du fleuve. «El Mirardorde Chabuca». Bien mangé, cadre vieillot mais très agréable. On marche jusqu’à la place «San Martin». En route, on visite l’église de la Merced. C’est la seule ouverte. Elle est très chargée, mais belle, vaut quand même la visite. Le vent se lève. On prend un taxi pour aller au bord de l’océan pour profiter du soleil. Mais arrivé à destination, le ciel est couvert, et il fait froid. Plus de soleil. C’est raté. Vers 16h45, on repart en direction de l’hôtel. Le soir mangé dans un «Pollo» dans le quartier Miraflores. C’est un restaurant spécialisé dans le poulet sous toutes ses formes. Il y a en a beaucoup au Pérou. Pas mal. Les taxis avec les bandes quadrillées, ne passeraient pas le contrôle technique en France. Par ailleurs les rues sont pleines de «nids de poules» plus ou moins énormes. Encore aujourd’hui nous nous posons la question : Y a t’il un permis de conduire au Pérou ? Ils conduisent comme dans une épreuve spéciale de rallye. Les clignotants, les stops, les feux tricolores et même parfois la police, ils ignorent !!! Restaurant «El Mirador de Chabuca» :Calle Santa 137 Cercado de Lima. A 3 minutes de la Place Mayor. http://www.tripadvisor.fr/...ima_Lima_Region.html Restaurant depollo : «Don Belisario» angle avenida Alfredo Benavides (n° 500), et avenida La Paz. Taxi de l’hôtel El patio au centre de Lima (place St Martin) = 20 soles.

Lundi 06/10/2014 - jour 4 A 10h50 départ en taxi pour l’aéroport. Le taxi passe par la route qui longe l’océan, en contrebas de la promenade. Très agréable, et rapide. Décollage Lima 13h40, arrivée à Arequipa 14h45. Il fait très beau & chaud. Les taxis commandés à l’hôtel nous attendent. Ce sont 2 voitures, car pas de «van». Arrivé à l’hôtel à 16h00. Personnel très sympathique. Installation. Grandes & belles chambres. Un beau jardin avec une tortue. Hôtel très bien, à 10 minutes à pied de la place des Armas. Réservé le resto du soir (ZIGZAG). Allés place des Armas, voir pour le bus Puno à Cusco. Bu au 1er étage d’un coté de la place des Armas pour avoir une belle vue. Visite de la cathédrale, et de l’église de la Compania, ainsi que des rues avoisinantes. Le soir, allé au resto. Très bien mangés. Resto cher (pour le Pérou), mais «super». Hôtel « Casa de Avila » :http://www.casadeavila.com/elhotel.html Restaurant du soir « ZIGZAG » :Gastronomie Alpandina - Zela 210 - Arequipa. Téléphone : 0051 54 206020 http://www.zigzagrestaurant.com/fra/contactos.html
Mardi 07/10/2014 - jour 5 Départ de l’hôtel à 9h30. Direction le marché central. Très bien, très grand, très variés. Bu du jus de fruit dans le marché. Visite de l'église St Dominique, simple avec des voûtes en briques. Puis cloître de la Compania, avec des boutiques «huppées». Joli cloître. Nous marchons dans les rues près de la place des Armas, en entrant dans différentes maisons pour voir les jardins intérieurs. Sur la place des Armas, acheté des bonbons de coca et allé à l’office de tourisme, pour le bolleto touristico du Canyon de Colca. On peut aussi l’acheter à Chivay. Puis pris la rue St Augustin. Entrée dans une bibliothèque ou université. Un professeur parlant français, nous signale que l’on peut monter sur des toits terrasses pour avoir une belle vue. On continue sur la rue St Augustin jusqu’à l’église St Augustin. Très belle façade. L’intérieur paraît bien, mais il y a la messe. Visite d’une ancienne demeure coloniale, la Casa De Moral. Très belle. Style espagnol. On était tous seuls dans la maison. En direction de l’hôtel, dans la rue Puente Bolognesi, entre la place des Armas et la calle Sucre, sur la gauche, nous trouvons un resto au fond d’une cour intérieure avec un menu à 9 soles. Beau décor. Personnel sympa. Il n’y a que des péruviens. Mangé 1 entrée, 1 plat et un dessert, avec une boisson. Pris le café dans la partie salon du resto. Bien. Belle petite cour intérieure. Mais nous avons fait une terrible erreur. Nous avons bu la boisson du menu qui est préparé à l’avance avec de l’eau du robinet. On verra plus tard que ce sera fatal. Retour à l’hôtel. Reparti à 15h45, pour le couvent Santa Catalina. Visite guidée avec une guide que l’on ne comprenait pas bien, car elle ne parlait pas fort et ne prononçait pas très bien. De plus je pense qu’elle ne comprenait pas toujours ce qu’elle disait. Un jeune homme c’est joint à nous pour cette visite guidée. Puis visite une nouvelle fois, nous seuls, à notre rythme. La nuit tombe, et les lumières s’allument. Ils mettent aussi des bougies et des lanternes dans les pièces des maisons. Fini la seconde visite vers 18h00. Le photographe du groupe attend 18h30 que la nuit soit complète pour refaire une visite et des photos. Les 3 autres se reposent à l’entrée. Sorti du couvent à 19h00. En effet 2 fois par semaine, le couvent est ouvert jusqu'à 20h. Allé directement au resto «Hatunpa», tout près du couvent. Spécialité de pommes de terre. C’est spécial, mais sans plus, le personnel est sympa. Il fallait le faire pour connaître. Couvent SantaCatalina : http://www.santacatalina.org.pe/ Restaurant du soir« Hatunpa » : Calle ugarte n° 208. http://www.tripadvisor.fr/...Arequipa_Region.html

Mercredi08/10/2014- jour 6 Départ de l’hôtel à 9h30. Visite du musée Sanctuarios, de la momie Juanita. D’abord un film explicatif, puis visite guidée par une jeune française, du musée. Une jeune fille nous accompagne. Très instructif. Allé à l’église St Augustin, pour voir l’intérieur. Mais comme hier il y a la messe. Donc impossible. On achète les billets de bus Puno – Cusco, dans une des agences Place des Armes avec la compagnie de bus Turismomer. Revenus vers l’hôtel. En chemin, arrêt dans un petit resto tout simple ou que des péruviens mangent. Mangés pour presque rien. Mais moins bien qu’hier. Ce resto est tout proche de l’hôtel. Et surtout, on fait la même erreur qu’hier. On boit la boisson servie avec le menu, qui est à base d’eau du robinet. A 13h00, nous sommes à l’hôtel. Repos. Le centre ville peut être fait à pied sans aucune difficulté. Pas besoin de taxi. Commandé à l’hôtel un taxi pour 15h30. Taxi jusqu’au mirador de Yanahuara. Jolie place. Belle vue sur la ville et les montagnes. L’église est fermée. Promenade dans les rues avoisinantes et sur la place. Regardé les produits des vendeurs d’articles artisanaux installés sur le mirador. On décide de descendre à pied vers le centre ville en passant par de petites rues. Traversé le pont et remonté jusqu’à la place St Francisco. Petite halte. Puis allé vers la place des Armas. Dans la rue des magasins modernes, (rue Mercaderes), arrêt dans une pâtisserie, salon de thé. Les gâteaux au Pérou sont énormes. On continue dans cette rue commerçante, jusqu‘à une petite place, ou des acteurs font un petit spectacle, on regarde un moment. Retour à la place des Armas, par la même rue commerçante. On s’assoit sur un banc, pour se reposer et profiter de la vie autour de nous. Des collégiennes parlent avec nous et nous prennent en photos. Nous montons au 2ème étage sur une terrasse pour manger au «Portal de Flores». Nous surplombons la place des Armas. C’est très joli. On nous prête des ponchos en Lama. Très chaud et très lourd. C’est très bien. Retour à l’hôtel à 20h30. 2 des 4 personnes sont malades toute la nuit. On est en train de payer notre imprudence avec les boissons des menus. On s’est polarisé sur le «soroche», le mal des montagnes, et on a complètement oublié les risques de «tourista». Des débutants !!!!!!!!!! Musée Sanctuarios Andinos : Calle La Merced n° 110. Tout proche de la place des Armas. www.ucsm.edu.pe/santury Restaurant du midi : «El Sabor Criollo» : calle Sucre n° 421. Restaurant du soir «Portal de Flores» : Portal de Flores n° 102. Au 2ème étage. A l’angle de la place des Armas et de la calle Mercaderes.

Jeudi 09/10/2014– jour 7 Après nous êtrerenseigner sur la circulation au Pérou, nous avions commandé à l’hôtel (avant de partir au Pérou), une voiture avec chauffeur pour faire le canyon de Colca et aller à Puno (4 jours). Elle arrive à 09h00. Départ 09h15. Il fait très beau & chaud. Le chauffeur s’appelle Juan. Sorti d’Arequipa en 20 minutes. On passe près d’une immense usine de fabrication de ciment. Les montagnes autour d’Arequipa ne sont pas jolies. Le MISTI ressemble à un tas de ciment. Pas de rocher, seulement un cône lisse. Le paysage est aride, voir désertique. Seule au fond des vallées, il y a de la végétation, grâce à l’irrigation. On monte progressivement. A partir de 4.000 m d’altitude, on commence à voir des vigognes. Plusieurs arrêts pour des photos. Une personne est très malade. Heureusement, on peut mettre son siège quasiment en couchette. Nous nous arrêtons prendre le maté de coca le plus haut du monde, à Patahuasi (3.550 m d’altitude). Une autre n’est pas bien aussi. Comme elle a très faim, elle mange des chips et des bonbons de coca pour tenir le coup. On continue de monter de façon plus prononcée. Encore plusieurs arrêts pour des photos. Nous traversons une zone avec des nuages et nous avons quelques gouttes de pluie. Nous nous arrêtons bien sur à Patapampa un col à 4.910 m d’altitude. Il fait beau. Le second malade va beaucoup mieux. Les bonbons de coca ont donné un «coup de fouet». Nous sentons l’altitude. On monte 5 marches d’escalier et on est essoufflé. Il fait très beau. Puis nous amorçons la descente vers Chivay. Elle est très prononcée. On descend de 4.910 m à 3.600 m d’altitude en peu de kms. La route est très abîmée. Mangés à Chivay dans un self. Puis route du Canyon. Il pleut légèrement. Route peu entretenue jusqu’à Yanke, route mieux entretenue jusqu’à Maca. Puis piste, comme les chemins forestiers en montagne, en France. Plusieurs passages à guet lorsque l’on traverse des cours d’eau descendants de la montagne qui traversent la route (la piste). Temps très gris. Juste avant le mirador de Cruz del Condor, la piste devient nettement plus praticable. Après le mirador, c’est une belle route qui descend jusqu’à Cabanaconde. Arrivé à l’hôtel à 16h00. L’hôtel est très joli et pittoresque. Nous avons un rocher dans notre chambre. Mais la tête du second malade tourne et il se couche. Il passe une mauvaise nuit. La prise de 3 ou 4 bonbons de coca pendant la journée lui a donné des coups de fouet pour tenir le coup pendant le voyage, mais à la digestion, son pancréas n’a pas apprécié du tout. Hôtel «Kuntur Wassi» : http://www.arequipacolca.com/fr
Des vigognes

Des lamas

Des alpacas

Vendredi 10/10/2014 – jour 8 Les 2 personnes valides vont au mirador d’ACHACHIHUA, à 15 minutes à pied de Cabanaconde. Beau point de vue sur le canyon, ils voient 4 condors dont 2 qui s’approchent très près d’eux. Ils sont seuls au mirador. Cette promenade est vraiment à recommander. Départ de l’hôtel en voiture à 10h00. Arrêt au mirador de TAPAY et de Cruz del Condor. Belle vue sur le canyon, mais pas de condor. Différents arrêts photos à des miradors. Le mirador de Wayra Punku est un beau point de vue. Vu des tombes creusées dans la roche à Choquetico. Arrêt à Maca. Bu du jus de Tuna (fleur de cactus), sensé aider pour l’arrêt de la diarrhée. Puis allé jusqu’à Chivay pour manger. Mangés dans un autre self que celui d’hier. Puis reparti à Yanke (10 kms). Arrivé à l’hôtel «Miskiwasi» de Yanke. Il reste 1 chambre sur les 2 chambres réservées, pour cette nuit. Pour la nuit prochaine, il n’y a pas de problème. Discussion. Ils se sont trompés dans les réservations, Nous montrons au propriétaire de l’hôtel, nos échanges de mail, sur la tablette. Il reconnaît son adresse mail. Il est très embêté. Il propose de prendre la chambre libre, et il connaît quelqu’un qui peut héberger l’autre couple. Nous refusons de nous séparer. Une personne de notre groupe et le chauffeur vont voir 3 hôtels très proches, pour voir s’il y a de la place pour une nuit. 2 sont complets et le 3ème trop cher. Pendant ce temps, le propriétaire de l’hôtel nous offre des boissons. A leur retour, le propriétaire propose d’aller avec lui voir une chambre d’hôte en face. Une personne de notre groupe va voir, et visite les chambres. Les chambres sont simples, mais propres et toutes neuves. Il y a 2 chambres de libre. Nous décidons d’y aller. La dame s’occupant de cette chambre d’hôte «La Cantuta», est très gentille. Il y a un petit jardin. Nous sommes les seuls. Installation. Elle a ouvert la chambre d’hôte en mai 2014. Le propriétaire de l’hôtel est soulagé, il nous aide à porter les valises. Nous demandons à la dame de la chambre d’hôte si elle peut nous faire le repas du soir. Oui. Elle prend même tout de suite la commande des plats que nous désirons. Puis allés aux bains chauds municipaux «LosTambos» de Yanke. SUPER. Super décor. On passe un petit pont suspendu qui se balance pour traverser la rivière, pour arriver aux bains. Bains très chauds au bord d’une rivière. L’eau chaude provient d’une source qui descend des montagnes. C’est très très bien. Les 3 bassins sont construits en pierres. Cela nous fait beaucoup de bien. Il existe un peu plus loin des bains pour touristes. Mais ce ne sont pas des bains, mais des piscines avec beaucoup de monde. Nous sommes bien contents d’avoir été dans les bains municipaux. Puis retour à la chambre d’hôte. On se lève tôt, car on est réveillé tôt. Le soir par contre on se couche tôt. Apparemment les péruviens sont des gens qui se lèvent très tôt. Chambre, et table d’hôtes «La Cantuta» : calle Lima, sans n°. http://colcalacantuta.com/



Samedi 11/10/2014 – jour 9 Au petit déjeuner, la propriétaire de la chambre d’hôte, propose une tisane avec une plante de son jardin (eter), pour arrêter la diarrhée. C’est radical. Nous faisons les valises et les mettons dans la salle de restaurant. Nous demandons à la dame de la chambre d’hôte si elle peut nous faire le repas du midi. Oui. Elle prend même tout de suite la commande des plats que nous désirons. Le chauffeur lui téléphonera au moment du retour pour qu’elle sache à quelle heure elle doit préparer le repas. Départ de la chambre d’hôte à 8h30. Arrêt à la place principale de Yanke. Entré dans l’église qui est ouverte. Il fait très beau, ciel bleu. On regarde les marchands d’articles artisanaux présents sur la place. Nous voyons au loin un volcan qui est toujours en activité depuis 8 ans. Puis allé à Chivay. N’arrivant pas à retirer de l’argent dans 2 distributeurs de billets, on entre dans la banque pour demander pourquoi les retraits ne fonctionnent pas. Ils répondent que les distributeurs automatiques des petites villes acceptent seulement les cartes à bande, et pas les cartes à puces. Nous sommes trop avancés technologiquement. On pourra retirer à Puno et Cusco. Visite du marché et de la place principale. Le chauffeur nous signale que la route vers Lari est une piste et qu’il y a beaucoup de Kms. Nous décidons de ne pas y aller. Nous partons pour COPORAQUE. Petit village presque en face de Yanke, mais sur l’autre rive du canyon.Village pittoresque très pauvre. En arrivant, dans une ruelle, nous apercevons un groupe de personnes avec de la musique. Nous assistons à une procession en musique et en dansant, effectuée par les gens du village habillés en costumes de fête. Un vieux monsieur prend 2 personnes de notre groupe par la main et les fait danser avec lui, dans la procession. Repos sur la place principale. Juan, le chauffeur voit une dame qu’il connaît, et lui demande à quoi correspond cette procession. C’est la fête de St Sébastien, pour que les cultures soient productives. Retour vers Yanke. On passe voir un mirador, qui donne sur le cours d’eau au fond du canyon, et sur un centre thermal avec piscines d’eau chaude. Très joli. Arrivés à Yanke pour manger à la chambre d’hôte à 13h00. La tisane du matin a été radicale. Un super médicament de «grand-mère». Nous demandons où en acheter. La dame répond que nous n’en trouverons pas, car cette plante qui ressemble à l’aneth, est cultivée dans les jardins, mais n’est pas vendue. Dommage. A la fin du repas gros orage très court. Comme les jours précédents dans le canyon, il fait très beau le matin, puis les nuages arrivent vers 12h00, il pleut un peu vers 16h00, puis le soleil revient juste avant de se coucher. Aujourd’hui, la pluie a été plus tôt et plus forte. Le propriétaire de l’hôtel «Miskiwasi» est venu chercher nos bagages, pour les mettre directement dans une de nos chambres. Nous payons la chambre d’hôte et les repas et remercions vivement la dame pour sa gentillesse. Installation dans les chambres de l'hôtel, initialement prévues, à 15h00. Très belles chambres. Repos. Vers 16h15, nous partons visiter Yanke, à pied. Promenade dans les rues très pauvres. Les gens nous disent bonjour quand ils nous croisent. C’est vraiment pauvre. Un gamin court après 2 moutons qui s’échappent. On a tout de même vu un tracteur, ce doit être le seul du village. On a vu un maréchal ferrant, qui ferrait un cheval. Rentré à l’hôtel à 18h45. Repas 19h00 à l’hôtel. Une bonne soupe et de l’alpaca super bon. Très bon repas avec salade de fruit. Très bel hôtel. Le propriétaire nous a offert l’apéritif, il veut vraiment effacer le couac de la veille. Hôtel à recommander malgré l’erreur de réservation. La chambre d’hôte aussi est à recommander. Plante médicinale ETER, super pour arrêter la diarrhée. Hôtel «Miskiwasi» : Calle Liman° 202, Yanque. Telef:0051959444851 http://www.booking.com/...e/miskiwasi-bed.html L’hôtel n’a pas de site internet.


Dimanche12/10/2014 – jour 10 Départ de l’hôtel à 8h30. Arrêt à Chivay pour acheter des bananes et des pommes. Puis départ pour Puno. Nous demandons au chauffeur Juan, de s’arrêter à peu près au milieu de la montée pour s’acclimater. En effet la montée de Chivay, 3.600 m d’altitude, au col de Patapampa à 4.910 m d’altitude, est très prononcée, en peu de kms. De plus la route est très abîmée jusqu’au col. Arrêt de 20 minutes. Puis arrêt au col à 4.910 m d’altitude. Nous repassons à Patahuasi (3.550 m d’altitude). Puis peu d’arrêts pour les photos. Arrêt près d’un très grand lac (Lagunillas, 4.444 m d’altitude). Depuis Patahuasi, nous sommes toujours entre 4.000 et 4.500 m d’altitude. Le paysage est toujours aride. Nous voyons des flamants roses. A un moment nous descendons et suivons une vallée avec une rivière, que l’on longe pendant beaucoup de kms. Puis on prend un raccourci pour gagner du temps, mais la route est très abimée. Arrivée à Puno à 14h40. Personne n’a été malade ou fatigué. Nous quittons notre chauffeur, qui lui, repart pour Arequipa. Cette formule de voiture avec chauffeur est extrêmement pratique et d’une grande souplesse. Elle nous a coûté 2.200 soles pour 4 personnes, pour 4 jours. Mais c’est vraiment à recommander. Installation à l’hôtel. Tous les prix sont en $. Ce qui nous irrite, nous le faisons savoir à la réceptionniste. Nous utilisons le coffre fort de la chambre. C’est le seul hôtel à avoir un coffre dans la chambre, avec celui de Yanke. C’est gratuit, seulement une caution de 50 soles pour la clef. Hôtel vieillot, mais propre. Le Wi-fi ne fonctionne pas du tout, dans tout l’hôtel. Par contre il y a un PC fixe à disposition des clients près de la réception. Sortis vers 15h30. Allés à la place des Armas. Visité la cathédrale. Elle est à l’image de la ville, triste. Nous prenons un taxi pour aller au port, pour savoir comment fonctionne le transport vers les îles. Sur les blogs, nous avions lu qu’il fallait aller jusqu’au phare, pour avoir le contact avec les habitants des îles, pour échapper aux agences. Dès la sortie du taxi des vendeurs nous accostent, mais nous refusons poliment. Nous allons jusqu’au phare et parlons avec les habitants des îles. Il y a des navettes toutes les heures. Pas la peine de réserver. On nous montre les billetteries. Puis on flâne près des bars du port et des petites échoppes d’articles artisanaux. Taxi du port à la place des Armas. Puis flâné dans la rue piétonne (JR Lima). On regarde les 2 restos proposés par le guide du Routard. On choisi celui qui propose un spectacle et des plats que l’on recherche. Retour à l’hôtel, pour repos et s’habiller pour le soir. A19h15, partis pour le resto. Après la commande, le spectacle de danse commence. Il dure environ 2h00 avec beaucoup de changement de costumes. SUPER. De plus nous avons bien mangé. Dans ce restaurant, il y a la partie resto à l’entrée, ou se trouvent les touristes et le spectacle. Et dans la salle du fond et au 1erétage, c’est un «pollo» (spécialiste du poulet). Nous avons eu le soleil toute la journée. Hôtel «HOTEL CASONA COLON INN S. A. C” : www.coloninn.com Calle Jr Tacna N° 290 – Puno. Tel : 0051-51351432 Restaurant du soir «LA CHOZA de OSCAR» : rue Jr. Libertad n° 340-354. http://www.lachozadeoscar.com/

Lundi 13/10/2014 – jour 11 Bon petit déjeuner. Départ de l’hôtel à 9h45. Il fait beau, ciel bleu. Visité le marché tout proche de l’hôtel. Bien organisé. Visite d’une église avec une façade pittoresque. On essaye de retirer de l’argent, après demande si les cartes à puce sont acceptées. Oui. Mais transaction refusée. On essaye avec une autre CB, sans résultat. La banque nous dit que c’est la connexion avec notre banque qui ne se fait pas. Donc carte non reconnue. C’est comme le Wi-fi de l’hôtel. La ville de Puno n’est pas forte en connexion internet. Après on flâne dans la rue piétonne. Rentrés à l’hôtel pour prendre des vêtements pour aller sur le lac. A terre il fait très chaud au soleil. Taxi de l’hôtel au port. Sur la promenade qui mène au phare, vu des petits enfants en uniforme. Très joli. Acheté les billets du bateau à 11h00, juste quand un bateau partait. Acheté les taxes des îles. Nous montons dans le bateau et attendons. Il fait très beau et très chaud. On aurait dû attendre une heure, mais en une demi heure le bateau se rempli, et nous partons. L’air du lac nous rafraichi. Arrivé sur l’île, le chef de l’île Uros, nous explique leur histoire. Il nous propose de nous emmener sur l’île principale vieille de 350 ans, avec son bateau pour 10soles/personne. Nous le faisons. Le bateau navette nous rejoindra sur l’île principale après. Tout est fait pour «faire du fric». Mais il faut tout de même le voir, c’est le seul endroit au monde de ce type. On ne regrette pas. La langue parlée à Puno en dehors de l’Espagnol est «l’Aymara», surtout pas les personnes vivant sur les îles. Retour à Puno à 14h30. Nous décidons d’aller au terminal terrestre des bus pour voir comment demain nous allons partir. Donc taxi du port au terminal. Difficultés pour trouver les bureaux de «Turismomer». Finalement on nous informe qu’ils ont un bureau sur le bord du lac, un peu après le port. Nous prenons 2 taxis v��los et, retour au port d’où nous venons. Nous devons marcher encore 5 minutes pour trouver les bureaux. La personne nous informe qu’en réalité c’est leur terminal, les bus arrivent et partent d’ici. Mais il faut aller au bureau en ville pour obtenir les billets. Elle téléphone et nous confirme que nous sommes bien inscrits. Par chance ce bureau est à 50 m de notre hôtel. Donc nouveau taxi du port à l’hôtel. Nous voulions essayer les «pousses pousses» à moteur. Mais c’est trop cher. Donc taxi pour remonter à l’hôtel. A 16h30, nous sommes allés chercher les billets de bus. Heureusement que l’on c’est pris à l’avance. Si nous aurions dû faire tout cela à 7h00 le lendemain matin avec les bagages, cela aurait été très dur, voir impossible. Puis flâner dans les rues avoisinantes la place des Armas. Rentré à l’hôtel à 17h45. Parti manger à 19h15, au resto «Incabar», rue piétonne. Le second préconisé par le Routard. Bien mangé. Nos deux femmes ont beaucoup apprécié Puno. Ville moins touristique et historique mais, plus près de la vie de tous les jours des péruviens. Restaurant dusoir «Incabar» :rue Jiron Lima n° 348. C’est la rue piétonne qui part de la place des Armas. http://www.tripadvisor.fr/...uno_Puno_Region.html

Mardi 14/10/2014– jour 12 Levée 5h45. Fait et descendu les valises avant de déjeuner à 6h15. Le taxi nous dépose au terminal du bus à 6h55. Nous sommes les premiers, et tout au fond du bus. Départ du bus 7h30. Il fait très beau. Dans le car, un guide nous explique le voyage avec les étapes. Et une hôtesse nous donne à boire. Montée pour sortir de Puno, avec vue sur le lac Titicaca. Arrêt à Pukara. Nous n’avons pas visité le musée. Arrêt au col de la Raya à 4.335 m d’altitude. Ce col marque le changement de région de Puno à Cusco. Très joli décor. Il ne fait pas froid, seulement frais. On s’arrête pour manger à Sicuani, un joli resto réservé à cette compagnie de bus. Pris des photos avec des alpacas. Arrêt à Racchi. Temple Inca. Pas visité, car visite en express. Arrêt au village Andahuaylillas (3.083 m). Très joli petit village. Promenade dans les rues, car tous les touristes sont dans l’église. Le voyage c’est très bien passé. Cette compagnie est très bien. La seule interrogation, est que nous n’avons pas réussi à nous connecté au wi-fi du car. Arrivée à Cusco à17h15. Le taxi de l’hôtel nous attend au terminal Turismomer. C’est un Hunday H1. Le transfert à l’hôtel est gratuit. Il y a 4 hôtels Amaru à Cusco. Nous allons à l’aéroport pour chercher des personnes pour un autre hôtel Amaru. On dépose d’abord les 5 personnes et leurs bagages près d’un autre hôtel Amaru. Quand on voit toutes les marches qu’ils ont à monter, on prend peur. Heureusement pour nous, le taxi peut nous déposer devant la porte de l’hôtel, malgré la ruelle très étroite. Tant mieux. Cet hôtel est hyper bien placé. On prend les chambres. Grosse déception avec une des 2 chambres, qui nous a été octroyée. Elle ne correspond pas aux photos, au prix et à la catégorie que nous avions réservée (petite, rien pour ranger, et le comble, les WC et la salle de bains sont en mezzanine, chambre 211). Grosse discussion à la réception pour avoir une autre chambre (cela a servi qu’on parle espagnol). Après avoir fortement insisté, on nous propose une autre chambre pour la nuit. Ce n’était pas la catégorie qu’on avait choisie, mais au moins les toilettes et la salle de bains étaient au même niveau. On accepte de passer la nuit dans cette chambre, mais on demande à changer de chambre le lendemain matin. A 19h30, on part manger sur la place des Armas, dans une pizzeria. Bien, avec vue sur la place. Puis promenade autour de la place et retour à l’hôtel. Le Wi-fi fonctionne que près de la réception de l’hôtel. Compagnie de bus «Turismomer» : Bureau à Puno = rue Jr. Tacna N° 336. www.turismomer.com.pe Hotel «Amaru I» : rue Cuesta de San Blas n° 541. http://www.amaruhostal.com/espanol/serv.php Attention il y a 4 hôtels Amaru à Cusco. Ils sont tous de la même société, mais situés à des endroits différents dans la ville.

Mercredi15/10/2014 – jour 13 Dès le réveil, on va voir à la réception pour le changement de chambre, et on nous annonce qu’on aura celle qu’on aurait du avoir. Départ de l’hôtel à 9h15. Il fait très beau. Retiré de l’argent place des Armas dans un distributeur automatique indiqué par un blog. C’est à l’angle de la place des Armas et de la rue Espaderos. On peut retirer jusqu’à 700 soles, alors que la plupart des distributeurs sont bloqués à 400 soles. Sauf ceux des aéroports qui eux sont bloqués à 1.500 soles. Enfin, cela fonctionne. On recherche l’office de tourisme pour acheter le «bolleto touristico» (130soles). Il comprend notamment le site que l’on veut visiter à Cusco, mais aussi les sites que nous allons visiter les jours suivants dans d’autres villes de la «vallée sacrée». Après nous prenons un taxi pour monter au dessus de Cusco, au site de «Sacqsayhuaman». Nous avons beaucoup de mal avec les noms en «Quechua». Langue historique de la région de Cusco et de la «vallée sacrée». A l’entrée sur le site, une personne nous aborde pour nous proposer la prestation d’un guide en anglais ou espagnol. On demande un guide en français. La personne s’éloigne. Puis une dame s’approche de nous en nous parlant français, et nous propose ses services. Elle nous guide, et nous, nous devons l’aider à améliorer son français. 2 personnes du groupe souhaitaient un guide. Cela tombe bien. Nous acceptons. Elle est très bien, très claire dans ces explications. Elle a différents fascicules avec des dessins, qui nous aident à comprendre. Finalement tout le monde a apprécié de faire la visite avec un guide. Puis descente à pied par un chemin en pierre jusqu’au quartier San Blas. Repos sur la place de San Blas et photos. Repas dans un petit resto sympa dans la rue «Tandapata», à coté de la place San Blas, qui a une belle vue sur la ville. Très agréable. Bien mangé. Puis visite de la cathédrale de Cusco. Donc acheté le «bolleto religioso». 2 personnes du groupe, ont pris un audio-guide en français. Grande et belle cathédrale. Après, direction la poste, pour acheter des timbres et envoyer les cartes postales déjà prêtes. En route, nous nous sommes arrêtés à la LAN pour avancer l’horaire du vol de retour du 21/10 pour Cusco/Lima. La personne nous donne le choix entre le vol de 17h00 et celui de 18h00. Nous choisissons celui de 18h00 (17h55). Choix qui se révèlera lourd de conséquences. Donc ramené le vol de 19h20 à 17h55. Retour à l’hôtel. Repos. Sortis à 19h30 pour aller manger au quartier San Blas. C’est le quartier des artistes, on s’attendait à une vie nocturne. Rien, personne, beaucoup de restos sont fermés. Apparemment la vie est la journée. Parmi le peu de resto ouvert on choisi celui d’un français. Il est installé au Pérou depuis 9 ans et tient ce resto depuis 7 ans. C’est un tout petit resto qui fait des plats français, mais avec des ingrédients péruviens. Mais nous sommes les seuls. Bien mangé. Restaurant du soir «La Caverne Del Oriente» calle Tandapata n° 676, quartier San Blas.

Jeudi 16/10/2014– jour 14 Nous demandons à la réception de l’hôtel, la confirmation pour le taxi pour Ollantaytambo, pour le lendemain. Départ de l’hôtel à09h30. Il fait très beau. Direction place St Francisco. Puis au marché San Pedro. Pas mal. Puis à Qorikancha. Visité Qorikancha et l’église St Dominique. Nous continuons vers la place des Armas pour voir le couvent Santa Catalina. Juste avant, nous mangeons dans un petit resto, qui est au 1er étage. Un menu à 9 soles. Il y a que des péruviens. Ce resto a une porte Inca. Visité le couvent Santa Catalina. Très bien. Retour vers la place des Armas. Entré dans la cour intérieure du musée d’histoire naturelle. Jolie et sobre. Nous visitons le couvent de la Merced. Très bien. Rentrons à l’hôtel en passant par la belle placette de las Nazarenas. A 19h00, partis manger au resto «Pachapapa» place San Blas. Il faut arriver tôt pour avoir de la place. Bien mangé, mais boissons trop chères. Restaurant du soir «Pachapapa» :http://www.cuscorestaurants.com/pachapapa/

Vendredi17/10/2014 – jour 15 Feux d’artifice près de la cathédrale à 6h50. Les Péruviens disent que c’est pour réveiller la terre. Il fait toujours aussi beau et chaud. Partis en taxi à 10h00 pour Ollantaytambo. Le paysage est comme chez nous, avec des cultures. Il y a seulement 2.000 m d’altitude d’écart. En y allant nous trouvons des nuages vers Urubamba. Arrivé à Ollantaytambo à 12h00. L’hôtel est dans une toute petite ruelle de pierre. Aucun véhicule ne passe. On a du porter les valises sur 200 m, pour les laisser à la réception de l’hôtel. On s’était mis d’accord avec eux pour ne prendre qu’un petit sac pour Aguas Calientes, puisqu’on revenait chez eux le lendemain. Déjeuner au resto (Mayupata) préconisé par l’hôtel. Bien mangé, mais cher (pour le Pérou). Les enfants à la sortie de l’école venaient chercher des fruits au restaurant. Apparemment c’est un rituel. Ils font cela, tous les mardis et vendredis, auprès de tous les restaurants de ce village. Puis taxi jusqu’à la gare. Arrivée à la gare à 14h20. L’attente du train ce passe dans un endroit très agréable et verdoyant. Monté dans le train à 15h30. Dans le train (vistadone), nous sommes, juste derrière le conducteur, ce qui nous bouche un peu la vue. Beau paysage de montagne. Ce que l’on trouve en France entre 1.000 et 1.500 m d’altitude en France, ici on est à 3.500 m. Plus on approche Aguas Calientes, plus la végétation est dense. On comprend pourquoi les sites archéologiques ont été découverts si tard. Un peu avant Aguas Calientes, on a pris un bon orage. A l’arrivée à Aguas Calientes, la personne de l’hôtel est venue nous chercher à la gare. Il n’a pas de voiture, car l’hôtel est tout près de la gare. En sortant de la gare, on traverse un marché d’articles artisanaux. L’entrée de la gare est invisible à cause de ce marché perpétuel. Comme on n’a pas de valises, on passe tout de suite acheter les billets de car pour monter demain, au Machu Picchu. Prise des chambres à 18h00. Chambre très correcte pour le petit prix. Hôtel situé près de la gare et à coté du départ des bus pour le Machu. Donc situation géographique idéale. Repas à 19h00 au restaurant français «Indio Feliz». Très bon, très beau resto. Cher (pour le Pérou), mais rien à dire. Resto immense. Mais service impeccable et rapide. Resto à ne pas manquer. Petite promenade dans les rues de la ville. Restaurant du midi «Mayupata» : Jiron Convencion sans n°, Ollantaytambo. http://www.tripadvisor.fr/...ey_Cusco_Region.html Hôtel «Inca wonder» : Pas de site internet. Il faut réserver par Booking.com. Av. Imperio de los Incas n° 524, Aguas Calientes, Machu picchu. Restaurant du soir «Indio Feliz» : http://www.indiofeliz.com/es/restaurant.html
Samedi 18/10/2014 – jour 16 Une personne a fait le Wayna Picchu, pris le bus à 5h50 après quelques minutes d’attente sous quelques gouttes de pluie. A l’arrivée à l’entrée du Machu Picchu, attente d’un bon quart d’heure, sous les gouttes de pluie de plus en plus fortes. Il faut traverser tout le site pour aller à la porte d’entrée pour monter au Wayna Picchu. Légère attente à l’entrée, pendant que les gardes mettent en place le livre de passage. La pluie s’est arrêtée. Inscrit sur le livre à 7h06. Arrivée au sommet à 7H46. Temps gris sans grande visibilité pendant toute la montée. Ce n’est pratiquement que des marches d’escalier. Près du sommet on passe par la droite pour monter, car pour descendre, on revient par la gauche. Restée très longtemps au sommet du Wayna Picchu, attendant que les nuages s’en aillent, car le site du Machu Picchu n’et pas visible. Redescendu à 09h30. Signature du registre de sortie. Elle retrouve la dernière personne du groupe qui était à la porte du Wayna Picchu, juste à ce moment là. Le soleil arrive vers 10h00/10h30. Ils sortent du site pour manger et reviennent pour faire des phots et profiter du site. 2 personnes du groupe ont fait la Montaña Macchu , pris le bus à 6h50. Elles sont montées presque au sommet, quand une personne rencontrée au point d’arrêt, leur signale qu’il leur reste encore 25 minutes de montée, et les plus durs. Ils décident donc de redescendre pour avoir le temps de visiter le site du Machu Picchu. La dernière personne du groupe qui fait que le Machu Picchu prend le car à 7h25, sans aucune attente. Nous nous retrouvons, et sortons du site, tous les quatre vers 12h30. Ceux qui n’ont pas mangé, mangent et boivent à l’entrée du site, les deux autres prennent le bus pour redescendre à Aguas Calientes. Comme il fait beau, on décide de boire dans un bar sur la place principale de la ville. Retour à l’hôtel pour récupérer les sacs laissés le matin et un peu de repos. Partis doucement vers la gare. Train à 16h22. Il recommence à tomber des gouttes de pluie. Le train est là. C’est la catégorie inférieure (expédition) à celui de l’aller (vistadone). Le toit est partiellement vitré. Nous avons tout de même droit àune boisson. Arrivée à Ollantaytambo à 18h10. Un taxi avait été retenu par l’hôtel pour venir nous chercher. Il est là. Il nous dépose sur la place des Armas. Puis marché jusqu’à l’hôtel. Installation. Très belles chambres. Apéritif de bienvenue à 19h00 avec l’anniversaire d’un ami de la propriétaire. Hôtel de 6 chambres, dans une ruelle pavée, avec un cours d’eau. Vers 20h00 mangé des pizzas et des pâtes dans un restaurant place des Armas. Correct. Restaurant du soir «Pachamama» :place des Armas, Ollantaytambo. Hôtel « Picaflor » : calle Lari n° 319. http://www.picaflortambo.com/fr/
Dimanche 19/10/2014 - jour 17 Allés au marché, puis sur le site d’Ollantaytambo. On commence la visite sous la pluie. Au bout d’un petit moment, les nuages partent doucement et le soleil arrive enfin vers 11h30. Sorti du site à 12h30. Le site est moins connu, mais nous l’avons trouvé très bien. En effet, nous voyons des blocs de roche, à différentes étapes de la taille. On voit bien le processus de construction des Incas. Repas de midi dans un resto sympa qui est au 1er étage. Retour à l’hôtel. Avec le PC portable de la réception, on peut choisir les sièges du vol de la LAN (Cusco/Lima). Et la personne de la réception nous imprime les papiers des n° de siège. Il est 15h00. Repos. Vers 17h00, baladedans les ruelles étroites de cette partie du village. Très pittoresque. Partis à 19h25 pour le repas du soir, un autre resto préconisé par l’hôtel qui nous a réservé une table. Comme il n’y a pas de taxi sur la place des Armas, à part un «pousse pousse à moteur» hors de prix, nous décidons de commencer à marcher en direction de la gare. Vers le pont, nous trouvons 2 «pousses pousses à moteur» à des prix corrects (4 soles pour les 4 personnes). Le restaurant «l’Albergue» est dans la gare. Bien mangé. Un peu cher (pour le Pérou). Retour en taxi au prix que désire le taxi, car à 21h00, il n’y a plus personne dans les rues. L’hôtel PICAFLOR, est un très bel hôtel, avec du personnel très sympa. Restaurant du soir «l’Albergue» :sur le quai de la gare d’Ollantaytambo. http://www.elalbergue.com/...-ollantaytambo-hotel
Lundi 20/10/2014- jour 18 Le taxi commandé par l’hôtel, vient nous chercher, et nous aide à porter les bagages, jusqu’à la place des Armas. Parti 9h30. C’est un Hyunday H1. Direction Urubamba, puis monté à droite en direction de Cusco, jusqu’à Chinchero. Visite d’une fabrique artisanale de vêtements en alpaca, avec explication du processus. Très bien et joli. Direction Moray par un raccourci en piste, à travers les terres et les petits hameaux. Visite de Moray, arrêt photos sur la place principale du village de Maras. Pittoresque. Visite des salines. Très joli site, des salines à 3.500 m d'altitude!!! Nous avons marché dans les salines. Repartis sur Urubamba et route jusqu’à Pisac. Arrivée à Pisac à 15h30. Prise des chambres. L’auberge offre un maté de coca et des gâteaux. Personnel sympa. Repos à l’auberge. Jolie petite auberge située sur la place principale qui est occupée en permanence par des vendeurs d’articles artisanaux. Comme hier, il a fait gris au levé du jour, puis un peu de pluie. Aujourd’hui, pas de soleil, les nuages sont restés. Sortis à 19h00 pour manger. Mais tout est fermé, sauf 3 ou 4 resto végétariens. Donc retour à l’hôtel pour manger. C’est cher (pour le Pérou), mais bon. Pendant le repas, les marchands artisanaux démontent leurs stands, et d’autres commencent à préparer les leurs. Apparemment, les vendeurs changent chaque jour. Auberge« Pisac Inn » :Place de la Constitucion n° 333. http://www.pisacinn.com/


Mardi 21/10/2014 – jour 19 Déjeuné 8h00. Pendant le déjeuner, l’hôtel fait une surprise à une des personnes de notre groupe, dont c’est l’anniversaire (ils l’ont remarqué en remplissant la fiche de l’auberge). Ils apportent un gros gâteau avec une bougie et lui chantent une chanson en espagnol. La personne est très émue car elle comprend les paroles. On en mange une tranche chacun et nous demandons à la propriétaire, après l’avoir vivement remercié, de partager le reste du gâteau avec l’ensemble du personnel de l’auberge. On prépare les valises et on les met dans la salle où on a bu le maté de coca la veille. Pendant le déjeuner, on voyait les marchands d’articles artisanaux installer leurs articles. On leur a demandé pourquoi ils démontent les stands le soir et les remontent le matin. Ils nous ont répondu que les marchands changeaient tous les jours. A 9h15 pris un taxi près du marché alimentaire, pour monter au site. Arrivée au site à 09h40. Visite du site. Très grand. Très bien. Il y a un tunnel. Ce matin il faisait beau, mais vers 11h00 les nuages sont menaçants. A 11h30, on décide de descendre à pied à Pisac par un sentier fléché. Il tombe quelques gouttes de pluie, mais cela ne dure pas. Belle descente, un peu technique au début. Il y a 3 sentiers différents pour descendre. A 12h30, on est en bas sur la place au milieu du marché artisanal. On regarde un peu le marché. Une personne de notre groupe souhaitait fortement goutter au «cuy» (cochon d’inde). Plat typiquement péruvien de la région de Cusco. Nous sommes donc allés dans un restaurant spécialisé, mais après c'être attablés, déception pas de cochon d'inde ce jour là. Par conséquent, nous sommes allés dans un resto que nous avions repéré le matin, ayant une belle vue sur un jardin fleuri. Petit resto, service un peu long, mais bien gentil et bon. Temps gris avec beaucoup de vent. Puis retour à l’hôtel à 15h20. Le taxi est déjà là. Départ à 15h25. Pendant le trajet, pluie. Arrivée à l’aéroport de Cusco à 16h25. On enregistre les bagages et on passe le contrôle. On est assis dans la salle d’embarquement, quand à 17h10, des hôtesses nous préviennent d’un retard de 10 minutes, car l’avion ne s’est toujours pas posé. Puis on nous annonce que le vol est annulé et le suivant aussi. L’avion est reparti pour Lima sans se poser à cause des intempéries. Il faut être affecté sur un vol du lendemain. Une personne du groupe, file au comptoir d’enregistrement, pendant que les autres récupèrent les bagages. En effet, c’est aux comptoirs où nous avons enregistré les bagages, qu’il faut aller pour être affecté à un autre vol. La compagnie signale que les billets ne sont pas remboursés car la cause est le mauvais temps. On peut seulement être ré affecté sur un autre vol. C’est ce que nous voulons. File d’attente importante. On téléphone à l’hôtel de Lima pour les avertir que nous n’avons pas décollé et pour annuler le taxi, qui devait venir nous chercher à l'aéroport de Lima. Quand c’est notre tour, on obtient des places dans le vol du lendemain à 08h00. Nous acceptons. Donc nous re téléphonons à l’hôtel de Lima pour les avertir que nous passerons demain pour ce faire rembourser. On demande un justificatif de l’annulation du vol, pour le montrer à l’hôtel de Lima. Ils nous donnent une impression de l’écran internet. Maintenant, il faut chercher un hôtel pour la nuit. On trouve un hôtel qui a de la place à un prix correct dans le quartier San Blas, rue «Tandapata». Rue que nous connaissons pour y avoir été manger 2 fois. Un taxi nous propose de nous y emmener, et dit pouvoir nous poser devant l’hôtel. Connaissant la rue, j’en doute fortement, mais ne dit rien. Il est 19h00, la circulation dans la vieille ville est épouvantable. On met 10 minutes pour faire 80 % du trajet, et 30 minutes pour les 20 % restant. Le taxi s’arrête en double file place San Blas, 2 personnes vont à pied voir où se trouve exactement l’hôtel dans la rue qui est très grande. Le routard le situe à une extrémité de la rue, mais on a déjà vu que le routard n’était pas toujours très fiable. On va où préconisait le routard, et l’hôtel est là. Une personne reste à l’hôtel et l’autre court au taxi pour prendre les bagages et les 2 autres personnes du groupe. On demande au taxi s’il peut venir nous chercher demain matin pour aller à l’aéroport. Le taxi accepte et un RDV est fixé à 5h50. La personne du taxi, est très gentille et paraît fiable. De plus nous lui payons plus que le prix convenu vu la durée de la course. Porté les bagages sur 300 m, comprenant une montée d’escalier. Installation dans les chambres qui sont correctes. L’hôtel est bien, pas cher, et à 10 minutes à pied, de la Place des Armas. Nous allons manger dans la Pizzéria Place des Armas, dans laquelle nous avions mangé le premier soir. Il est 19h45. Que d’émotions !!! Bien mangé, et un bon apéro s’imposait. Retour à l’hôtel. C’est tout en monté. On monte doucement. Car l’hôtel (Andean-South) est sur la colline de San Blas. Restaurant de midi : angle calle St Francisco, et calle Grau. Pisac. Ce resto a une vue sur un jardin. Hôtel « Andean-South » :calle Tandapata n° 635, quartier San Blas, Cusco. http://www.andeansouth.com/
Mercredi 22/10/2014 - jour 20 Levée 5h00. Fait les valises. Monté les bagages, 2 étages. Bu un thé. Le chauffeur de taxi vient nous chercher à l’hôtel à 5h45. Il nous aide à porter les bagages jusqu’à sa voiture. Heureusement, cette fois, les escaliers place San Blas, sont à la descente. Arrivé à l’aéroport à 6h10. A cette heure, la circulation est fluide. A l’aéroport, il y a beaucoup de monde. Comme on s’est enregistré la veille, on a juste à laisser les valises et passer par une file d’attente moins longue. A 6h45, nous sommes dans la salle d’embarquement. Le vol est prévu à 08h00, mais on nous annonce un retard de 30 minutes et ils nous offrent du café et de l’eau. Départ 08h45, arrivée à Lima à 10h00. Pris les bagages. Comme Air France n’a pas de bureaux à Lima, nous laissons nos bagages à la consigne de l’aéroport. Il n’y a pas de taxe de sortie à payer, elle est comprise dans le prix du billet d’avion. Taxi jusqu’à l’hôtel «Torreblanca», que nous avions réservé et payé, pour se faire rembourser. Quand on demande le remboursement de notre paiement, puisque nous avions téléphoné pour avertir de notre non venue, la réponse est non. Ils croyaient que nous allions prendre les chambres pour la journée. La discussion dure un bon moment. Chaque partie argumentant de son coté. On demande au moins, un geste commercial. Après un moment, ils acceptent de nous rendre 200 soles sur les 432. Pris taxi pour le centre de Lima. La circulation à l'approche du centre ville, est complètement bloquée. Nous sortons du taxi avant d’arrivée à destination. En y allant à pied, nous irons plus vite. Nous allons manger dans un couvent, rue piétonne (Jiron Ucayali), près de l’église San Pedro. Resto «l’eauvive». Très joli bâtiment, bien entretenu. Bons et très sympa. La mère supérieure est française. A recommander. Puis nous visitons la cathédrale. Jolie et grande. Nous rejoignons à pied, une rue importante, pour sortir des bouchons du centre et prendre un taxi pour l’aéroport. Du coup le trajet est extrêmement rapide. Arrivée à l’aéroport à 17h15. Récupération des bagages à la consigne. Le vol est prévu pour 21h20, mais on part avec 40 minutes de retard. Arrivée Paris : 10h00 (heure Pérou). 17h00 (heure Française). Tout à une fin. Les uns repartent pour le nord et les autres pour le sud. Hôtel à ne pas réserver «Torreblanca» :avenue José Pardo n° 1453, quartier Miraflores, Lima. http://torreblancaperu.com/ Restaurant du midi «L’Eau Vive» : rue piétonne (Jiron Ucayali) n° 370, Lima centre. http://www.tripadvisor.fr/...ima_Lima_Region.html
Très beau pays, et nous avons trouvé que les gens sont très gentils et accueillants. ADIEU PEROU!!!!
Je me lance pour faire un résumé de ce voyage au Pérou/bolivie qui ne s'est pas déroulé comme prévu à cause du "soroche".
J'ai donc dû modifier mon programme et redescendre sur la côte et "remonter au Nord...jusqu'à l'Equateur.....
Je me suis attaché à donner beaucoup de données pratiques, horaires etc....ça sera fastidieux pour certains..
bonne lecture !
PEROU OCTOBRE /NOVEMBRE 2013
26.10.2013 Départ de l’aéroport de Bordeaux…Comme on est restés sans explication 1/2h sur le tarmac…, on arrive donc à CDG en retard. Aeroport toujours aussi pénible et en fait, j’ai peu d’attente pour embarquer . Rebelote car embarqués à l’heure, on nous fait attendre 1h10 avant de décoller…trop d’avions au décollage !! voyage pénible car trop peu de place dans un boeing 777 plein. Bouffe dégueu (bravo Air France !). Arrivée à Lima à 16h45 avec 35mn de retard. Je change le minimum (20 euros) soit 67 soles, à l’aeroport ; le change y est très défavorable ai-je lu sur les forums. J’avais réservé un taxi pour l’hotel Espana en plein centre. Comme le taxi prend aussi un Suisse avec moi, je renégocie à baisse le prix (35 soles). Circulation et conduite démentes et je me retrouve à l’hotel, fidèle à sa réputation. Après une douche...froide ! je dois gérer les 7h de décalage. Je me mets donc à marcher...dans les rues. J’adore ça. Mais je marche beaucoup trop ! en tout au moins 12km ! mais j’avais vraiment besoin de marcher et réactiver les muscles….d’autant plus que je ne suis pas guéri. J’ai dû aller vendredi à 13h15 voir le médecin…quel manque de pot : une grosse rhino-pharingite juste avant le départ !. En marchant je ne vois pas de danger apparent. Il fait nuit pourtant. Je rentre en taxi négocié à 10 soles. A 10H je suis au lit. Bonne nuit sur un matelas confortable.
Dimanche 27.10.2013 Un réveil à 4h puis 7h15…douche…miracle : chaude ! Je monte sur la terrasse avec les paons et perroquets…Vue sur le Cerro de San Cristobal qui fait penser à Valparaiso et PDJ pas terrible à 6.45s. Je trouve un « cambio » plazza San Martin (200euros = 730 soles). Je trouve un locutorio pour appeler la famille. C’est pas cher : 3.5s pour 7mn. J’achète une carte bus 10s (la carte fait 4.5s) et direction Miraflores. Quartier hyper sécurisé qui donne sur l’océan. Vue tronquée car le ciel est bas mais c’est sympa. Je vois le célèbre resto « Mangos » sur la falaise et mange au Punta Azul (reco du GDR), très bon pulpo a la parilla + bière pour 40s. Retour par le métro qui est en fait un bus rapide. Je me repose dans un petit parc et j’observe les Péruviens endimanchés. Beaucoup sont très petits et très typés « indiens ». J’ai pu le vérifier ce matin car j’étais tombé par hasard sur un défilé typique (en fait c’est la fête des milagros), style « Tintin et le trésor des Incas »..- en ce qui concerne les danses..-, . Je perfectionne mon espagnol avec un chauffeur de taxi sympa. Puis je prends uncolectivo jusqu‘à la place 2 de Mayo pour 2.5soles..Pour ce prix, je retrouve les minibus pourris de Madagascar. On ne part que lorsqu’on est complet et on prend des passagers en route !! J’accuse la fatigue et je mange pour 23s dans le resto qui jouxte l’hotel. J’ai essayé l’inca cola, boisson nationale hyper-sucrée, 2s. Il est 21h et je suis au lit mais il faut que je tienne encore un peu pour gérer le jetlag. La journée est passée vite mais j’ai quand même envie de découvrir un autre Pérou. Lima ne m’enthousiasme pas au 1° abord. Je pense partir demain. J’ai d’ailleurs payé les 2 nuits 110 soles, comme convenu.
LUNDI 28.10.2013 Nuit assez affreuse. C’est hyper bruyant car il y a du plancher partout et des groupes se sont levés dans la nuit dans un bazar pas possible. Je tousse pas mal encore malgré les médocs. Bref à 7h après une bonne douche bien chaude je pars à la recherche d’un PDJ (4.5s) en fait assez spécial, en particulier le café. C’est un endroit pour Péruviens. Les rues sont barrées à cause de la police à cheval qui défile (je suis près du palais présidentiel). J’envoie des emails depuis l'hotel (0.5s la 1/2h) c’est pas cher mais la responsable est peu sympa et n’aide pas vraiment à utiliser le clavier espagnol… Bref, sur un coup de tête, je décide de quitter Lima et sa grisaille déprimante. Un taxi, 10s, pour rejoindre le terminal Soyuz et j’achète mon boleto -34s- pour Pisco, départ à 10h. Sorti des embouteillages je constate que le désert est partout. Parfois une petite partie cultivée. Soyuz fait bien les choses : on est filmé à l’entrée et à la sortie. Collation dans le bus. . Le bus me laisse à un croisement sur la Panaméricaine. De là un taxi -25soles- que j’aurai dû négocier ! me conduit à Paracas que je trouve sympa. Il fait beau, chaud.. ça change de Lima ! je mets mon short, sandales, chapeau . L’hotel Amigo est une bonne surprise (50s). La patronne est aimable. Ma fenêtre donne sur la mer. Euphorique je teste des chicharonnes (friture) mais c’est moins fin qu’en France…et trop copieux pour moi , 29.5s avec la bière Crystal (66cl quand même... !) J’ai réservé l’excursion en bateau aux iles Ballestas pour demain 8h et j’espère qu’il fera beau. Le coucher de soleil n’est pas mal mais le vent s’est levé et il fait super frais. Très petit village en fait. Je n’ai pas faim…une petite bière et au lit, encore, de très bonne heure : 21h. MARDI 29.10.2013
Le lit est bon mais il y a quand même un problème : dès 3h30 du matin les coqs se sont mis à chanter, les chiens à aboyer. Bref, un réveil matinal et à 5h30 je fais mon yoga face au Pacifique. PDJ et à 8h départ pour les iles. Ca caille sur le bateau mais l’ excursion est super intéressante ; on voit bien les lions de mer, pingouins….Retour à l’heure prévue, 10h. Il fait beau et de nouveau chaud. A 11H départ en minibus pour ICA (20s). Je suis le seul à y descendre car tout le monde va à Huacachina. Je trouve un hotel pas cher, 30soles…mais sans SDB. Un appel à la famille -5,5soles- : En France, ils se caillent autour de la cheminée…il ne fait que 9° à Aire !. Ici il fait au moins 30°C. Je mange sur la plazza d’Armas au Plazza, reco du GdR…menu à 12s + 1 maté de coca pour tester à 2.5s….pas si mauvais que ça. Je teste le DAB avec la Visa et retire 500s il y a une commission de 9s. Je me mets à la recherche d’un transport pour demain pour Chala. Puis taxi (5s) pour l’oasis de Huacachina où je me paie le tour en buggy (50s) et en + une taxe de 3.7s pour voir le coucher de soleil !! Franchement c’était super… un avant goût du Dakar ? Retour au crépuscule en taxi (5s) dans des embouteillages impressionnants. Ica n’est pas une ville terrible ; entourée de désert. Le soir il y fait froid comme dans le désert. Je teste le resto Anita (reco du GdR) la spécialité ; blanc de poulet, riz, sauce jaune…en fait ça ressemblerait à la poule au riz de chez nous. Encore au lit à 21h ! Mercredi 30.10 Très frais à 6h. J’ai bien dormi. J’appréhendais énormément mes lombaires après cette virée en buggy insensée. PdJ à 10 soles. J’essaie de repérer la Cie Ormeno qui ferait un direct ICA-CHALA mais elle est fermée. J’embarque donc pour Nazca avec la Cie Florès (10s). Il fait chaud et il ne faut pas oublier son eau minérale 1.5s….c’est le bus pour Péruviens et je suis le seul étranger. C’est folklo !... Il y a de l’animation et ça commence avec un bonimenteur pour finir avec une vendeuse de médecine traditionnelle. On s’arrête plusieurs fois, comme à Madagascar pour prendre des gens sur la route. Paysages impressionnants de déserts. A Nazca, j’ai du bol car je réussis à prendre un colectivo dans la foulée pour Chala. On y est entassé comme dans une boite de sardines et mon sac à dos (mochila) est resté sur le toit…En 2h1/2 on arrive à Chala. Le Pacifique est là mais le temps est plus frais. Je déniche après 2 essais (les prix indiqués par le routard ne sont pas à jour) l’hotel Grau à 30s Pdj inclus. Ma chambre est minimaliste mais donne sur l’océan et une plage immense. Petite virée au port pour me dérouiller des heures de bus, et discussion avec un pécheur sympa : Parler espagnol m’est bien utile même si, ici, l’accent est différent. Je repère l’endroit d’où partent les bus demain et déniche un petit resto (Sabor Arequipana) au prix imbattable de 8s. Au lit de très bonne heure. JEUDI 31.10 Bien sûr réveil très matinal et pdj à 7h30. Je prends mon billet (30soles) avec la Cie LLamosas pour la ville des volcans et 7h de bus minimum. Départ à 9h30 mais 15mn de retard. Voyage confortable mais long, arrivée à AREQUIPA. Belle vue sur les volcans. Je prends un taxi au terminal pour 5soles qui m’amène à l’hotel Katty (35soles), à 300m de la plazza d’Armas. Celle-ci est superbe et la ville est grouillante de monde. C’est Halloween, beaucoup de déguisements. On est à 2350m et je note que l’altitude ne me fait rien. Je dine au Mixto, reco du GdR. Je n’ai pas mangé depuis ce matin. Je m’offre un Pisco Sour et des camarones...mais c’est un peu léger en quantité même si c’est très bon. C’est ma plus grosse dépense au resto (45s) depuis mon arrivée au Pérou…mais je me dois de marquer le coup. Après je me mets à la recherche d’un bus pour la suite du voyage. Pas évident. Les rues sont noires de monde. Beaucoup de bruit. Je rentre à l’hotel et pas loin effectivement ça craint un peu. Au lit vers 22h…j’ai TV5 !!!
Vendredi 01.11.2013 J’ai un début de diarrhée ! pas de bol au niveau santé…..est ce dû aux médocs pour la rhino ? Ma chambre est si petite que je ne peux pas faire mon yoga. Par contre comme promis j’ai de l’eau bien chaude : ça change de Chala ! Il fait beau et à 8h il n’y a personne dans les rues…de plus dans un pays très fortement catholique, c’est jour de fête ! Pdj (10soles) et en avant pour la visite du monastère de San Catalina (35soles)…une heure de visite, juste avant la foule. Puis direction le mirador de Yanahuara, de l’autre côté du pont. Je rencontre 2 françaises qui me donnent un tuyau : il y a un festival de « sabores ». Effectivement c’est pas mal. Je passe un bon moment et je teste enfin le fameux chupe de camarones (15s) et une bière géante (5s). , une visite à I .Peru, et retour à l’hotel pour un repos mérité….Effectivement j’ai dû m’endormir quelques minutes. Je reprends ma visite de cette jolie ville et attend le coucher de soleil sur la plazza mayor. Internet, 1Sole, c’est donné ! Je tente un arroz con mariscos dans une Chifa…(il y en a partout) , pas de bol, il n’y en a plus ! Je choisis donc un lomo saltado : absolument infect avec 1/2l de Chicha…le tout pour 9s, ce qui est peu. J’espère seulement ne pas être malade…vu la qualité servie…
SAMEDI 02.11 Réveil matinal, je tente ma chance en prenant un taxi (5s) qui m’amène au terminal Florès juste pour le départ de 7h pour Tacna. J’ai droit à un bus super Dorado à 40s et à la photo avant de pénétrer dans le bus. Je suis placé en panoramique et les 5h15 de trajet ne me paraissent pas trop longues. Désert de plusieurs centaines de Km ! A Tacna, au terminal terrestre, un taxi me prend 13.5s pour me mener au centre, à l’hotel Inclan (35s) dont la chambre me parait ok. Mon problème est de trouver une laverie car je vais tomber à court de linge. Bien sûr personne ne peut me rendre mon linge avant lundi soir. Ici aussi c’est férié. Mauvais choix aussi pour le resto : une empanada infâme, un hotdog et une bière brune pour 9.5s. Je me balade l’après midi dans une ville aérée, entourée de déserts. et pour terminer la journée, un repas au resto El Conquistador, reco du petit futé. Je m’offre un Pisco Sour et un verre de vin. Repas moyen car l’agneau est trop cuit (44s).»…bref à 21h je suis dans ma chambre !
DIMANCHE 03.11.2013
J’ai dormi comme une souche.. Réveillé comme toujours de bonne heure, je hèle un taxi vers 7h10. J’hésite encore entre 2 destinations : ARICA au Chili et de là un bus pour LA PAZ ou aller à Puno par Arequipa qui m’a énormément plu. Il se trouve que le conducteur de mon taxi est de Puno et il me dit qu’il y a une route directe qui relie Tacna à Puno sans passer par Arequipa. Ceci me faisant gagner 6h de bus ! On fait donc plusieurs terminaux de bus pour trouver un départ. Du coup je lui donne 10s de plus pour son conseil ; le prix du bus qui relie les 2 villes est seulement de 20 soles. Départ à 8h dans un vieux bus de la Cie Heros du Pacifico, rempli d’indiens. Je suis le seul « occidental ». Espérons qu’il va tenir le coup ce vieux bus ! Nous passons par Moquega et commençons à monter pendant des heures. A la pause pipi j’ai la surprise de voir qu’on est à 4590m ! je prends un maté de coca (1s) mais je sens le mal de tête s’insinuer…Il faut dire que je viens du niveau de la mer…Dans un paysage désolé, ressemblant parfois à l’Islande ou Madagascar !, je vois mes premiers lamas et leurs cousins…A 16h, soit 8h plus tard on arrive enfin dans une grande ville au bord d’un lac. Quelques indiens descendent sur un trottoir. On continue à rouler et je commence à avoir un doute…1H plus tard nous arrivons enfin au terminal de bus. J’ai une adresse d’hotel mais aucun taxi ne connait. Bien sûr car en fait je suis descendu au terminal D’Ilave, à 1h de Puno !! Je fais la queue pour trouver un moyen de revenir sur Puno et le mal de tête se fait très fort. Je respire mal. Combi à 5s, puis taxi (3.5s) et je pose mon sac qui est très lourd -14kg7-5 Il me parait encore plus lourd avec l’altitude….°sur le lit d’une chambre à 25soles…mais pour la 1° fois je n’ai pas la TV. Il fait assez froid, normal on est à 3850m…je trouve un point internet : trop tard pour teléphoner en France…un resto pour 23s ; une bonne soupe pour me réchauffer, une pizza et un maté de coca. C’est la fête de Puno et il y a du bruit. Les laveries sont fermées. Je suis crevé. Au lit à 21h30.
LUNDI 04.11
Nuit affreuse ! mal de tête épouvantable, si bien que j’envisage même de redescendre sur Arequipa. Les pastilles de coca semblent pourtant faire leur effet. Pdj à 8.5s avec une anversoise, puis à pied jusqu’au terminal de bus pour envisager la suite : je pense quand même partir demain matin vers Copacabana et la Bolivie. En attendant, visite en bateau sur les iles flottantes Uros (10s). Il y avait 5soles de droit d’entrée à payer, mais on m’a oublié…(je n’ai pas réclamé ) Grosse déception car c'est vraiment l’attrape-touriste. Les habitants ont tout compris : le maté est 4 fois plus cher…qu’à Puno. On met les touristes d’autorité dans un autre bateau en osier (celui de la photo) pour faire 100m et ce pour 10s ! Bref je suis très déçu. Mon mal de tête semble contenu. Je me renseigne pour aller à Sillutani auprès d’une agence mais on me demande un prix qui me semble exagéré (60soles). Je tel à la maison, 3soles. Resto (21s) où je choisis la spécialité locale c’est-à-dire la truite. Je manque de crudités et prend une ensalada. Un maté de coca à 5s, sensé lutter contre le soroche... Je rentre me reposer. Toujours pas de laverie ouverte.. ! Ma salle de bain n’a pas d’eau chaude et en plus il y a un carreau de cassé ! heureusement j’ai 4 couvertures !! Je retire 400s avec ma Gold à la BBVA qui m’indique 14s de com…c’est la banque la +chère en tout cas ! Je vais sur la place d’armes où se déroule une manifestation folklorique. Pleins de danses. Sympa mais l’orage démarre. J’ai bien fait de ne pas aller à Sillutani. A l.Peru on m’avait dit que le prix était de 35s…Sous la pluie je me réfugie au marché central où je bois un jus de mangue (4s). Achat d’une bouteille d’eau à 1s –l’eau n’est pas potable au Pérou-. Je rentre à l’hotel où ça caille : de toute façon il n’y a pas de chauffage central au Pérou. J’ai de nouveau mal à la tête et j’ai pris un coup au moral. Il me faut faire un choix ! Je décide de changer mon programme car en Bolivie je vais rester à la même altitude, voire aller plus haut ! La sagesse me fait prendre un billet de bus pour Cusco pour 50 soles. Repas avec une soupe de quinoa et un maté de coca (8.5s). Le Daphalgan me fait du bien mais je suis au lit encore plus tôt.
MARDI 05.11
Nuit absolument horrible ! 2 fois j’ai été obligé de prendre du Daphalgan pour le mal de tête. Le cachet met 20mn pour faire effet. Je respire très mal. On vient me chercher en taxi à l’heure pour prendre le bus au terminal et je quitte donc Puno, ville qui ne m’aura pas réussi et m’a montré mes limites, à 8h30. Il fait beau et le bus est luxueux. On monte encore à 4350m en suivant la ligne de chemin de fer. Inutile de prendre le train en fait…Plus on monte, plus on voit des lamas. Je m’habitue aux longues distances en bus. De l’autre côté du col le paysage se fait plus vert et la pluie s’invite. Arrivée à CUSCO à 16h ; la Cie Transzala a été un bon choix. Les taxis sont agressifs et ne veulent pas m’emmener à mon hotel sur la colline San Cristobal. Pour 10 soles, l’un d’eux me dépose plazza d’armas, en bas des escaliers que je dois monter pour atteindre l’hotel San Cristobal. Chambre à 15 s ! record battu. De plus le PDJ est compris…je ne sais pas où est le piège…Sous une pluie battante je trouve enfin une lavanderia. J’ai internet gratuit en plus ! je donne des news à tous. J’ai faim car je ne mange pas quand je prends le bus…donc rien mangé depuis hier soir où j’avais mangé seulement une soupe : sûr que je vais maigrir ! En tout cas je n’ai plus mal à la tête. Cusco n’est qu’à 3300m !! La descente en ville est périlleuse sous la pluie : ça glisse terrible malgré mes chaussures de rando decathlon…mais c’est beau ! Je trouve un resto, reco du GdR ; El Fogon où, pour 10s, je me régale d’une soupe quinoa, un rocotto rellano et une boisson non identifiée (peut être de la Chicha). J’achète 2 bananes et des gateaux pour 5.5s. Il n’est que 19h30 mais la remontée à l’hotel est dure. Je me fais accoster pour un massage. Tiens donc, ici aussi ? il faut dire qu’il y a beaucoup de treks. Au lit… ! à 21h je dois déjà dormir.
MERCREDI 06.11.2013
Ma meilleure nuit ! Je me suis réveillé avec la pluie vers 4H. Lever 7h15. Pas eu mal ! le moral revient. Je fais même un Yoga que je n’avais pu faire à l’hotel Nesther de Puno à cause du manque de souffle en autres…Ici le lit est super, l’eau bien chaude...pas de tv...mais à ce prix ! par contre internet gratuit. Pdj super sur la terrasse qui domine la place d’armes. Le seul inconvénient est qu’il faut monter dur pour regagner l’hotel. Je pars donc visiter la ville et acheter mes billets pour le Macchu Picchu. 1° étape : Perurail 110$ soit 84 euros, puis achat de l’entrée au MP pour 128s et boleto partiel à 70s, timbres pour 48s, c’est cher mais les cartes postales sont seulement à 8s les 8 ! Je m’autorise un massage vu le prix : 20 s la 1/2h. Je tel à la famille : 10s et je remange au même resto qu’hier pour 10s. La visite de la ville est superbe et je me méfie du soleil vu l’altitude…Soudain je me rends compte que j’ai perdu mon appareil photo ! Je crois savoir où ! Je retourne au massage où on me l’avait mis de côté. Il y a quand même des gens honnêtes alors qu’on nous met sans cesse en garde contre les vols. J’ai noté beaucoup de désir de rendre service. La palme revenant à la directrice d’I.Peru qui m’accompagne pour trouver un endroit où regarder le match France-Allblacks. Je note quand même qu’ici à Cusco, 2 personnes ont refusé de me répondre alors que je cherchais mon chemin…et pourtant je m’adresse à elles en espagnol. En tout cas et en synthèse, superbe journée ensoleillée dans une ville attachante. Un repas quelconque, un Kebab ? à 23s et à 20h45 je suis dans ma chambre.
JEUDI 07.11
A 6H15…(on se réveille tôt ici car il n’y a pas de volets..d’autant plus qu’on se couche tôt !) j’embarque dans un colectivo à Paletos pour Chinchero, mais en fait ce n’est pas le jour du marché et il n’y a personne à cette heure matinale…je continue jusqu’à l’intersection de Maras (8s). Là un taxi me prend après négociation pour 50s. Il m’amène a Moray, inclus dans le boleto partiel, m’attend puis m’amène aux Salineras(8s l’entrée). Je suis le 1°et le seul sur le site : il fait beau et chaud et je peux voir 2 montagnes de +6000m Le taxi me ramène ensuite où il m’avait pris sur la route. On a bien discuté ensemble. Je n’attends même pas 1mn car un autre colectivo m’amène pour 3S à Urubamba. De là un bus local « camino del inca » m’amène pour 2.5s à Pisac. Quand je compare mes dépenses avec ce que j’aurai payé avec un tour acheté en agence !!! A Pisac je renégocie un taxi pour 20s qui m’amène à l’entrée du site. Je ne suis pas le seul, mais en fait les groupes ne restent qu’aux 1° ruines. Très peu de monde après car il faut crapahuter…je continue donc pour redescendre sur Pisac en longeant des ravins et constate que je suis beaucoup moins à l’aise qu’auparavant face au vide. C’est superbe ; vers la fin du chemin je rencontre un couple de parisiens et on finit par manger ensemble pour 17s …Mais il me faut rentrer sur Cusco. J’attends à peine pour prendre un bus local (2.5s). A l’hotel je paie les 3 nuits et répond à mes emails. A 21h je dois dormir. Journée exceptionnelle.
Vendredi 08.11
A 5h45 je réveille Hector, l’employé de la mémé propriétaire. Je laisse mon gros sac et part en colectivo pour Ollantaytambo pour 10s. C’est un superbe village et mon boleto partiel me permet de visiter la forteresse. Il fait beau et chaud. Je dois cependant rebrousser chemin sur un sentier vertigineux ; je ne suis plus du tout à l’aise face au vide. Lamentable je deviens !. Ce voyage est un constat : on ne peut pas être et avoir été ! J’en discute avec une Anglaise, dont le mari est resté à l’hotel vaincu par le soroche…ce qui ne me console pas. Comme j’ai le temps, je visite le village : sympa, je discute, je vais reconnaitre la gare . J’attends attablé à une terrasse en sirotant un maté (3s) l’heure de partir à Agua Calientes. Le train part exactement à l’heure : 12h58. Le prix en fait l’un des plus chers du monde. Les Péruviens ne paient pas le même prix que les touristes…Mais à part 2 jours de marche ardue, il n’y a pas d’autre choix. En 1h1/2 on arrive dans cette ville du bout du monde qui a tout du Lourdes local. Ca ne vit que pour le tourisme…que de boutiques !!! qui proposent toutes la même chose. Je choisis l’hotel, une reco du Gdr, pour 30s ; ce qui est peu cher vu l’endroit hypertouristique. L’accueil laisse cependant à désirer.. Je me balade, je discute, dans cette ville à la végétation tropicale où il fait chaud. Je tel (2s) .J’achète mon billet de bus pour le MP pour demain matin ; 27s l’aller, car j’ai l’intention de redescendre à pied. Un resto à 12s et je suis au lit encore plus tôt que d'habitude. SAMEDI 06.11.2013 LE GRAND JOUR !!! je passe une bonne nuit et à 5h je suis debout et à 5h25 je fais la queue devant les bus. Je suis dans les premiers et c’est bien rodé. En 30 mn je suis sur le site qui est dans les nuages. A 6h c’est l’ouverture et c’est tellement brumeux que je dépasse le site sans le voir. Je me retrouve sur le sentier du pont de l’inca. Sentier assez impressionnant. En revenant je me retrouve face à des vigognes en liberté et soudain j’aperçois le MP dans la brume qui se dissipe. Rien à dire : c’est superbe ! l’une des 7 nouvelles merveilles du monde mérite bien son classement. Peu de monde. Je pars vers la porte du soleil. C’est assez dur car il y a beaucoup de marches assez hautes. Après un bon moment je dois rebrousser chemin car j’ai peur de manquer de temps…peur aussi des crampes ?...Je perds beaucoup d’eau. Je reviens sur le site que je visite enfin.. et maintenant il y a du monde ! des groupes qui sont enfin arrivés. J’admire ceux qui font le Wayna Picchu, chose que je ne peux plus faire… ! Il me faut cependant quitter ce lieu magique et la descente me prend 1h10. Je suis littéralement trempé de sueur, mais surtout je me suis rendu compte que je ne suis plus le même en montagne…Je n’ai plus la même sûreté. A Agua Calientes je retourne dans mon « boui-boui » d’hier car j’ai faim : c’est vrai que j’en ai brulé des calories ! Mauvaise pioche car je me fais avoir avec un prétendu menu touristique à 30s… quasiment le même que les touristes Péruviens qui paient 10 soles. C’est la vie : un jour on a une bonne surprise, le lendemain une mauvaise. Retour par le train à 60$ et je monte dans un colectivo qui me ramène à Cusco pour 10s. Je retrouve mon San Cristobal mais Hector m’a changé de chambre. Pas de problème car l’eau est aussi chaude. Je discute avec des Périgourdins qui sont là pour 6 mois (des accros à l’herbe..). Il me donne une adresse de resto sur San Blas. Bonne pioche car le Sumacq me propose pour 15s un repas pantagruelique : apéro (vin ou pisco), pain ailé, soupe cuscena, truite à la plancha et en dessert un pancake au miel + 1 boisson. Comme c’est tout petit, c’est très convivial et je discute avec mes voisins : un gars de Puyoo…pas loin de chez moi et sa copine Argentine, puis des musiciens du coin, vraiment folklo , puis des catalans…Il est 23h quand je me mets au lit. J’ai battu mon record. Mais le centre de Cusco est très sécurisant . Quelle journée inoubliable !!!
DIMANCHE 10.11
J’ai dormi comme une souche car l’hotel est tellement tranquille ! Réveil avec les cloches et à 8h45 je suis sous la verrière face à un super PDJ. Décompression aujourd’hui. Je donne dans une laverie mes fringues et sur la place d’armes il y a une cérémonie importante. J’y vais….beaucoup de militaires. Balade tranquille puis repas dans un resto quelconque pour 12s. En effet quasiment tout est fermé le dimanche au Pérou. Je monte à Sacqhmayan et au Christo Blanco d’où le panorama est superbe. Il fait beau jusqu’à ce que vers 16h, un coup de tonnerre me rappelle que je suis en haute montagne. Je reviens lire sur la terrasse. Vraiment peu d’animation vu d’en haut. En soirée je cherche un resto ! beaucoup sont fermés et je retrouve mon Sumacq, il était fermé le midi. Mais là aussi peu d’animation. Je suis même seul et en plus le service est long car Adolfo a un gros problème avec son four. Malgré cela, c’est toujours un excellent rapport qualité/prix. Mon meilleur resto au Pérou. A 21H30, je dois dormir…
LUNDI 11.11
Comme cet endroit est tranquille ! c’est rare dans ce pays. Je me lève à 7h10, yoga et à 8h je suis sur la terrasse pour mon dernier PDJ. Il fait superbeau et je n’ai pas oublié mon chapeau ! Je pense partir vers 10h pour Abancay, plus bas. Car je veux couper en 3 jours, le trajet de descente vers Lima . Je quitte donc avec un petit pincement au cœur cet endroit « routard », super bien placé. Je change 100 euros pour 362soles. Un taxi pour 10s et je prends un bus expreso Sanchez pour Abancay pour 20s. A noter qu’il y a toujours une petite taxe à payer (1.3s) lorsqu’on utilise un terminal urbain. Départ 10h et arrivée à 15h en passant par plusieurs cols. Le paysage est différent, plus de cultures. Il fait très chaud. Pourtant mauvaise surprise car il n’y a pas de bus pour Nazca, ma prochaine étape, avant 24h ! Je ne me vois pas rester coincer ici. Un tel à la famille pour 5s, une bière 4s car il fait soif et je casse la tirelire en décidant de prendre ce qui se fait de mieux en matière de bus : Cruz del Sur à 175s pour Lima. Il faut cependant que j’arrive à prévenir mon hotel à Lima pour les avertir de ce changement. Le bus arrive en retard, à 19h et bien sûr il fait nuit. Pas facile de dormir malgré le confort du bus car il y a beaucoup de virages. Il y a 932km entre les 2 villes et je dois dormir lorsqu’on passe à Nazca.
MARDI 12.11
Je suis réveillé lorsqu’on passe ICA à 7h du matin : il fait soleil mais plus on avance vers Lima, plus c’est la bruine (la garua). Pdj dans le bus et à 11h30 j’arrive au terminal de Cruz, Av Javier Prado. Un taxi (8s) et je rejoins ma résa dans le quartier San Borja : bien tranquille mais loin du centre. Internet (1s) pour prévenir que je suis bien arrivé à Lima. Un repas dans un resto pour employés car je ne suis pas dans un quartier à touristes (8s boisson comprise). Je négocie un taxi 11s pour la place dos de Mayo. Balade à pied dans un quartier que je connais. J’ai besoin d’un jus d’orange frais dans la rue (1s) ! Je recharge ma carte « métro » (5s) et descends à la station J.Prado. Le métro est bondé. Je vérifie les départs pour Tumbes pour demain chez Cruz et Tepsa…et toujours à pied je rejoins mon domicile. En fait il me faut 40mn en marchant bien ! c’est pas à côté quoiqu’en dise le GdR. Peu de monde le soir dans les restos de ce quartier pépère…Je mange pour 12s un espèce de sandwich chaud, « à la Cajamarca » et une bière. A 19h30 je suis dans ma chambre. Record battu ?? J’ai pas envie de marcher de nouveau et en plus j’ai quand même une nuit de bus à rattraper.
MERCREDI 13.11/JEUDI 14.11/2013
Après une nuit de tout repos je prends le PdJ, sans jus d’orange !- avec Jacques un québécois juif sympa. Mon lit était tout esquinté, pas de lampe de chevet, pas de SDB individuelle, pas de tv…c’est cher pour ce que c’est (50soles). Maintenant il me faut me motiver car j’ai 1270km pour aller à Tumbes, soit + de 23h de bus !!! Je me balade dans San Borja, un quartier vraiment cool de Lima. Coiffeur pour 15s, taxi 7s et je prends le 1° départ avec Cruz pour 126s à 15h30. Je discute dans le bus avec un jeune Autrichien qui vient d’Argentine et va au Mexique...6mois de voyage ! Malgré tout entre le coucher de soleil super, les paysages marins, les films et un peu de sommeil, le temps passe. Le jeune descend à Mancora à 1h1/2 de Tumbes. Il fait beau, chaud, mais je ne vois personne dans l’eau. Pourquoi ? Il est dit dans le GdR qu’on se baigne toute l’année dans ce coin proche de l’Equateur. Je dépasse Punta Sal et Zorittos où il n’y a pas un touriste ! ça compromet un peu mes projets. Enfin après plus de 21h de bus on arrive au terminal de Cruz à Tumbes à 13h10. Ca craint un peu et les motos-taxis sont agressifs. J’en choisis un qui m’entube car pour 5s il me mène à l’hotel Tumbes, reco duGdR qui a changé d’adresse et se trouve maintenant calle Filipinas. En fait j’aurai pu y aller à pied ! Il est complet et je me rabats sur l’Italia à 35s. Enfin je peux manger à 14h15 sur la plazza mayor pour 7s. I Peru est au point (comme partout !) mais je constate qu’il y a peu à voir dans le coin. J’ai vu les mangroves au Venezuela et ne suis pas tenté par Puerto Pizarro, d’autant plus que les taxis proposent des prix excessifs ….Le climat est tropical et j’ai mis mes sandales. Comparé à Tacna, ville elle aussi frontière ; c’est moins riche, plus sale et moins sécurisant. J’hésite à continuer jusqu’à Guayaquil en Equateur. Ce que je lis sur les forums et ce que l’on me dit n’est pas très rassurant. De plus je n’ai aucun guide, ce que je déteste. Je réponds à la famille qui s’inquiéte de mon projet d’aller à Guayaquil. Une grande bière (66cl) pour 6s car il fait soif. Je suis un peu « paf »..ça doit être les heures de bus ! Le soir il y a un peu de monde sur la place à part une manif pour une pré-selection de miss... Un repas à 21s, une autre grande bière : pas bien, pas bien !! (car je ne suis pas très habitué à la bière). Je rentre très tôt : ça fait penser un peu à Tuléar à Madagascar. A 21H30 je suis au lit. VENDREDI 15.11.2013 J’ai dormi comme une souche. Réveil à 6h40. PdJ à côté pas terrible pour 6.5s : pain dégueu et fromage aussi ! Je quitte l’hotel et sa mama sympa. Par contre pas d’eau chaude ce qui est normal dans cette région très chaude. Avec mon sac à dos très lourd, et sous la chaleur je déniche un combi à 20s pour Mancora avec Sertur…pas très loin du terminal de Cruz. J’ai décidé de redescendre tout doucement vers Lima en prenant mon temps. En fait, en fonction de mon « felling »..Après 1h45 j’y arrive. Sous la chaleur je n’arrive pas à trouver la reco du GdR, ( il se peut qu’elle n’existe plus…) je prends une chambre dans l’hospedale Mar de Plata, av.Grau 754 pour 30s. J’espère y être au calme car on m’a dit que Mancora attire les jeunes qui veulent faire la java. Je suis loin du centre, 1km5 minimum et je vais voir la plage et essayer de trouver un autre hotel mieux placé. Un bon repas avec poulpe et calamars pour 43s. Je réserve à l’hotel Bako pour 10s...face à la mer. Après mes excès gastronomiques je digère sur un banc en lisant et en attendant le coucher de soleil….qui est un peu décevant. Retour à mon hotel pour m’apercevoir qu’il y a une fête foraine nocturne juste en face…ça fait un bordel du tonnerre. Je repars en ville mais je n’ai pas faim. Je constate que les discos font beaucoup de bruit…à 50m de l’endroit où j’ai réservé pour demain ! A 21h30 je suis devant la tv et regarde Karaté Kid. Je mets mes boules Quiès et j’espère quand même dormir un peu…. SAMEDI 16.11.2013
J’ai dormi un peu mais Dieu que ce pays est bruyant !! Klaxons sans arrêt et ce dès 5h du matin. Dans une semaine je repars en France. Mon lit n’a pas de couvertures et le matelas (hyperdur) a encore son enveloppe de plastique…je l’entends à chaque fois que je bouge. Pas d’eau chaude non plus …d’ailleurs il n’y a qu’un seul robinet...Pas de moustiques non plus ! pas vu un seul depuis le 26.10… Moto-taxi (2s) et j’achète mon billet pour Trujillo (45s) auprès de la Cie El Dorado. Il me faudra changer à Piura. Je transfère mes affaires à l’hospedale Bako et prend un PdJ mérité (7s). Tel à la famille (2s). Tout va bien. Puis internet pour 1s ; ici c’est moins cher qu’ailleurs….La concurrence ?. Bonne balade sur la plage et discussion avec un Américain (Robert o) célébrité locale, puis une parillada à 18s, superbonne, au même endroit qu’hier, face à la mer. Le vent devient plus fort et je vais me reposer un peu. J’en profite pour payer les 15s restant (total 25soles) aux 2 jeunes sympas. Je me rebalade un peu mais c'est quand même petit et je n’ai pas grand-chose à faire à la nuit qui tombe tôt. Repas à 8s boisson comprise. Je rentre et j’entends déjà les discothèques à fond !!!
DIMANCHE 17.11.2013 Nuit agitée à cause des fêtards. Hier soir j’avais discuté avec 2 français qui eux aussi en profitaient pour la faire la java. Incroyable le nombre de jeunes chômeurs français que j’ai rencontré au Pérou !. Douche hyperchaude. C’est à signaler ! L’endroit serait pas mal sans ce bruit invraisemblable. 10 mn avant 9H, le bus arrive…donc en avance ! Paysages ressemblant à Madagascar en allant vers Piura. Pour les toilettes dans le bus je me demande comment font les gens car c’est prévu uniquement pour le pipi… ! Vu les longues distances à parcourir dans ce pays ça pose problème ! A 12H on arrive à Piura. Il faut attendre 1h le départ de l’autre bus pour Trujillo. Je vais aux toilettes (0.5s). Ici il y a intérêt à avoir du « sencillo »c’est-à-dire de la petite monnaie. J’évite toujours de manger dans les bus lorsqu’il y a une longue distance. C’est plus prudent … Il fait très chaud à Piura et les paysages sont désertiques jusqu’à Trujillo avec parfois une partie cultivée Il y a un beau coucher de soleil et j’arrive à 19h, de nuit…ce que je n’aime pas dans une ville inconnue… encore 9h de bus !Un peu de mal à trouver un taxi, c’est la première une fois ! je négocie à 4s et il m’emmène à l’hotel Colonial, superbe hotel ! mais pas du tout dans ma catégorie (70soles). Tout y est parfait. J’ai faim et je trouve dans la calle Pizarro un poulet à la brasa (9s). La place d’armes est superbe mais il y a peu de monde, comme tous les dimanches d’ailleurs…au Pérou.. Il fait un peu froid. Je regarde mes emails (0.5s) ! ma fille a obtenu le job pour lequel elle postulait à Phukhet ! bravo !! je sais où je vais aller pour le prochain voyage. Au lit à 21h30.
LUNDI 18.11.2013 Nuit super. Réveil à 7h en pleine forme. Achat eau/bananes dans un des seuls « grands magasins » rencontrés : METRO (1.5s) calle Pizarro. Visite à I.Peru, super efficace. Je quitte l’hotel et prend un colectivo pour Huanchaco (1.5s). Je trouve l’hotel Coco Beach, au nord de la plage, reco lu sur un forum.. où je négocie la chambre à 35s…car il y a peu de monde dans ce village. C’est pas encore la saison. Le coin est sympa. Moins grand que Mancora, moins chaud aussi ! pas de baigneurs…des surfers !. Repas à 10s+7s de bière (le grand format auquel je m’habitue). Un bus local (1s !) pour CHAN CHAN. J’en sors un peu déçu car ce sont vraiment des ruines et il faut beaucoup d’imagination…ou être un passionné. Il ferait bon sans ce vent. Retour en bus (1s). Pas cher ! Sur la plage un gros camion immatriculé 65. Je finis par trouver les proprios : des gens de mon âge et qui font l’Amerique du Sud. Les Lalaguna sont d’Argeles Gazost et y étaient hoteliers (l’Arrieulat). Ils ont un blog. On discute longuement : des gens assez incroyables ! Puis douche hyperchaude. J’ai TV5 (mal) et j’ai un peu de news en direct. Je recommence à être à court de linge propre...pas facile à gérer cette fois, par rapport au Cambodge, l’an dernier. Le Pérou c’est pas l’Asie ! Je me mets en quête d’un resto…beaucoup sont fermés ; peu de monde et pas de vie nocturne…ce qui va me changer de Mancora. Je mange à l’Anzuelo, reco du Gdr : calamars en parilla et grande bière pour 35s. Il faut que j’arrête la bière !! Retour à l’hotel vers 21h30. Pleine lune. Personne sur le bord de mer.
MARDI 19.11.2013 Bonne nuit ! c’est calme. Il fait beau et je cherche un Pdj…je trouve enfin un desayuno…mais on me propose un poisson frit ! je décline, monte à l’église d’où on a un beau panorama et constate que le désert est vraiment en bord de mer. Je trouve enfin un jus d’orange frais dans la rue (1.5s) puis une patisserie locale(1s) écoeurante de sucre. Je pars à Trujillo. C’est pas cher par le bus local et je descends calle Ejercito pour acheter un billet pour Lima. Je choisis finalement Via pour 70s : moins cher que Cruz qui est à côté. VIA arrive à 21h30…c’est vraiment tard pour le pays mais je sais où aller et envoie un email à Anita pour la prévenir de cette arrivée tardive. Je tel à ma femme pour 6s puis un repas à 7s . Je glandouille un peu car il fait beau et la ville est sympa. Retour à Huanchaco : je discute avec un jeune couple parti pour 6 mois ; Guyanne, Brésil, Bolivie…puis Ushuaia. Je paie mes 2 nuits 70s et trouve un des seuls restos ouverts où je me régale d’un poisson (mérou ?) pour 14s. J’ai pris un coca pour éviter la bière. Peu d’animation et à 20h je suis dans ma chambre.
MERCREDI 20.11.2013 Encore une bonne nuit, bercé par le bruits des vagues. Avec Cusco et chez Anita à San Borja, c’est l’endroit le plus calme, celui où j’ai le mieux dormi. Un Pdj dans une patisserie (5s)...en fait c’est moins cher que de le prendre dans un resto ! Petite balade d’adieu sur la plage et constat : ça a été une bonne étape. Bus jusqu’à Trujillo (1.5s), je laisse mon gros sac à dos (mochila) chez Via et je vais faire mes adieux à cette ville sympa et propre. Achat bananes/eau/gateau pour 3.5s et à midi pétante, le bus démarre. Peu de monde dedans et je suis au 1° rang en panoramique dans un fauteuil hyper confortable à 160°. On sert un repas comme dans les avions. Je teste avec appréhension quand même. On arrivera à Lima à 21h30 dans des embouteillages monstres après un seul arrêt à Chimbote. Paysages lunaires ; désolés. Quelques cultures. Pas mal. Le terminal VIA est mal situé. Il est tard, et comme je n’ai pas eu de réponse d’Anita. Je préfère trouver un hotel à 35s tout près et je me mets au lit.
JEUDI 21.11.2013 Malgré la situation de l’hotel, près de grandes voies de circulation, j’ai quand même dormi. Ma chambre était minimaliste, avec tv et eau caliente mais il faut que je me rapproche du centre historique. Un Pdj dans une station service (6s) avec un café américain ignoble…(pas facile de trouver un Pdj dans ce coin où il ne vient pas de touriste…de plus les petits déjeuners Péruviens sont très différents des notres) .Un taxi (12s) et je me retrouve à l’hotel Espana que je connais car je constate que le San Francisco, reco du Gdr est fermé depuis cet été. Puisque j’en suis au constat, je remarque que je perds mon pantalon : j’ai dû vraiment maigrir ! autre constat : quasiment personne ne fume au Pérou…Je pars en « métro » au marché indien qui est en fait à Miraflores, pas loin d’où j’avais mangé le 1° jour. J’achète les boucles d’oreilles en lapiz lazzuli (aretes en espagnol) et un magnet (2s) puis direction Barranco en métro. Le temps qui était beau redevient gris. Le parque et pont des soupirs sont sympas. Je vais au Mirador. Repas au resto « Muelle » , j’avais envie de tester les conchas negras qui sont en fait des coques. Je m’offre une grande bière : pas bien ! le tout pour 37s. Très bonne adresse, peu de touristes et beaucoup de Péruviens. Je viens de retirer au DAB avec ma gold 300s (et une com de 14s avec BBVA). Je recharge ma carte « métro » (3s) .. Petit repos et je repars à pied me balader car j’adore ça. Une glace dans la rue (1.5s) car il fait soif : on a beaucoup plus soif ici qu’en France : le temps sec ? Je marche encore beaucoup mais j’aime ! je m’habitue à Lima que je trouve moins déprimante qu’à mon arrivée. Je trouve enfin des chaussettes 3 paires pour 6s ! ( Je n’avais pas pris assez de linge de rechange). Repas absolument dégueu au resto qui jouxte l’hotel…et à 20h30 je suis déjà dans ma chambre. Comme j’ai retiré 300s il me reste jusqu’au départ 300s et 15soles en monnaie. Je dois pouvoir gérer ça bien que l’hotel va me coûter 110s pour les 2 dernières nuits.
VENDREDI 21.11 Bonne nuit malgré 2/3 réveils dûs au paon qui se lâche régulièrement dans la nuit. Ma chambre est bien et je ne vais pas en changer pour moins cher. Dans cet hotel si particulier il y a des tortues, des perroquets sur la terrasse où l’on sert un Pdj à 6.5s…pas pire qu’ailleurs. Je discute avec une jeune Normande qui me fait bien rire car elle pense qu’il suffit de mettre des A et des O pour parler espagnol. Ainsi elle parle de « la tabla » à une des serveuses. Elle part 3 mois et ne me semble pas avoir bien préparé son voyage même si elle est « démerde » comme elle dit, ce que je crois bien. Je la mets en garde contre le soroche. Peu après je trouve un bus qui part pour le Cerro San Cristobal et son christ (5s). Pas mal le panorama et pas mal la pollution !! Au retour je trouve Av. Abancay un bus local pour aller à la Punta à Callao. Je mets presque 2h ! on passe dans différents barrios de Lima avant d’atteindre Callao. Repas et taxi (12s) puis retour en combi folklo à 2.5s jusqu’à Dos de Mayo. Je note qu’il y a vraiment quelque chose qui ne me réussit pas dans la nourriture : le Ceviche ?? . Je reteste l’inca cola à 2s car il fait soif à Lima. Même constat : c’est hypersucré et le gros bide des Péruviens peut s’expliquer. Je vais au barrio Chino mais rien d’enthousiasmant bien qu’il y ait un monde fou. Un repas à 19.5s, une bouteille d’eau (1.5s) et je finis mon livre. Encore au lit très tôt !
SAMEDI 23.11.2013 Dernier jour en Amérique du Sud. Nuit moyenne ; l’excitation du départ ? ou le paon qui chante n’importe quand ? Je commence à préparer mon sac à dos. Une fois le PDJ avalé (6s) je pars vers le Real Plazza dans l’espoir de dénicher « THE cadeau » qui va changer de ce que tous les magasins proposent : c'est à dire la même chose. C’est pas à côté ! et je reviens à pied car ma carte « métro » est périmée et je ne veux pas recharger. Dans un magasin j'ai la chance de voir à la tv les 20 dernières minutes de Argentine-Italie en rugby. Je remets : les clés de la chambre 24, qui était très bien ! et mon sac à dos trop lourd dans une remise. J’ai payé les 2 nuits et il me reste vraiment peu d’argent maintenant. Je vais jusqu’à la plazza d’italia où se tient un foire gastronomique mais rien ne me dit. Le Cordano, resto tout près de l’hotel Espana, et très connu est bien trop cher et je trouve, près du palais présidentiel, un festival sabores où je prends un rocotto relleno très piquant et de la chicha au goût de médicament (9s). Assez moyen ce dernier repas Péruvien. Je visite enfin le couvent Santo Domingo (7s) et monte même tout en haut dans le clocher. Je tel en France (5s). Il faisait gris ce matin mais le grand soleil est enfin arrivé. En fait il n’a jamais fait beau une journée entière dans cette ville ! Je reste un moment sur la plazza d’armas. Les dernières heures avant le retour sont toujours pénibles. Espérons que l’avion n’aura pas de retard ! Je repense bien sûr à ce voyage, à toutes ces péripéties. A la marge que se prend les agences de voyage : souvent 10 fois le prix que l’on paie par ses propres moyens… exemple Chan Chan/huanchaco avec l’agence Colonial pour 25s et 4s par mes propres moyens ! . En tout cas j’ai dépensé sur place 4403.3soles soit 1152 euros ce qui fait une moyenne de 19.72euros/jour. A titre de comparaison 10 jours avec un tour opérateur sont à 2500 euros (avion compris).L’heure tourne. J’achète 2 bonnets péruviens (2x8s)… -quand je verrai le prix de ces bonnets à l’aéroport je crois pouvoir dire avoir fait une bonne affaire-. 1 coca (1.5s) en attendant le taxi qui arrive à 17h30 pile. 25s +5s (pour l’entrée à l’aéroport). Il y avait du trafic mais on ne met que 35mn en fait. Il ne me reste plus que 20soles…trop peu pour un cadeau surtout que les prix sont exagérés à l’aéroport. Comme je vois un mac do à 18s celui ci fera l’affaire. J’y vais pourtant très rarement en France. Je passe la douane avec 2soles en poche. J’ai donc bien géré ces 2 dernières journées. Va venir le temps du bilan : échec ou non ? Je pense déjà que les voyages dans les pays en haute altitude sont terminés pour moi. Je projetais le Népal… L’avion est bondé. Départ avec une heure de retard ! DIMANCHE 24.11
Voyage fatiguant vu le peu de place. Je dors par intermitence et enfin c’est l’arrivée à Amsterdam vers 16h. Il fait 8°C. Comme j’ai 4h25 d’attente j’ai le temps de prendre le train pour revoir le centre, les canaux...L’atmosphère a changé depuis la dernière fois …c’était il y a 30 ans ? En tout cas c’est illuminé car Noel approche. A 19H10 je suis de retour devant l’enregistrement. Il ne m’a fallu que 20mn pour aller au centre pour 2x3.90 euros+ taxe CB. L’avion part quelques minutes en avance !!! incroyable. J’arrive donc en avance à Bordeaux et doit appeler mon fils à Pessac qui arrive assez vite. Sabrina a préparé un petit repas malgré l’heure tardive. J’apprécie plus que tout le pain, fromage et vin qui m’ont tant manqué au Pérou.
LUNDI 25.11.2013 Il fait froid mais beau. Petite balade vers les universités en attendant que Yannick émerge. A 16h03 le TER démarre de Pessac et à 17h25 je suis à Mt de Marsan. Ma femme me réceptionne à la gare. Cette fois la boucle est bouclée.
Un premier constat, « à chaud » :
Les points positifs de ce voyage : Le coût de la vie (moyenne de 19.72 euros dépensés par jour) La nourriture (surtout les poissons/crustacés) L’interêt de parler espagnol.. ! de pouvoir communiquer Le Macchu Picchu qui a lui seul vaut le déplacement ! Pas vu un moustique en un mois !!
Les points négatifs : Les problèmes de santé rencontrés (soroche/diarrhée..) Le vertige ! Le sac à dos trop lourd…14kg7……….A revoir pour l’avenir ! Les distances en bus : trop importantes . j'aurai du couper beaucoup plus.
26.10.2013 Départ de l’aéroport de Bordeaux…Comme on est restés sans explication 1/2h sur le tarmac…, on arrive donc à CDG en retard. Aeroport toujours aussi pénible et en fait, j’ai peu d’attente pour embarquer . Rebelote car embarqués à l’heure, on nous fait attendre 1h10 avant de décoller…trop d’avions au décollage !! voyage pénible car trop peu de place dans un boeing 777 plein. Bouffe dégueu (bravo Air France !). Arrivée à Lima à 16h45 avec 35mn de retard. Je change le minimum (20 euros) soit 67 soles, à l’aeroport ; le change y est très défavorable ai-je lu sur les forums. J’avais réservé un taxi pour l’hotel Espana en plein centre. Comme le taxi prend aussi un Suisse avec moi, je renégocie à baisse le prix (35 soles). Circulation et conduite démentes et je me retrouve à l’hotel, fidèle à sa réputation. Après une douche...froide ! je dois gérer les 7h de décalage. Je me mets donc à marcher...dans les rues. J’adore ça. Mais je marche beaucoup trop ! en tout au moins 12km ! mais j’avais vraiment besoin de marcher et réactiver les muscles….d’autant plus que je ne suis pas guéri. J’ai dû aller vendredi à 13h15 voir le médecin…quel manque de pot : une grosse rhino-pharingite juste avant le départ !. En marchant je ne vois pas de danger apparent. Il fait nuit pourtant. Je rentre en taxi négocié à 10 soles. A 10H je suis au lit. Bonne nuit sur un matelas confortable.
Dimanche 27.10.2013 Un réveil à 4h puis 7h15…douche…miracle : chaude ! Je monte sur la terrasse avec les paons et perroquets…Vue sur le Cerro de San Cristobal qui fait penser à Valparaiso et PDJ pas terrible à 6.45s. Je trouve un « cambio » plazza San Martin (200euros = 730 soles). Je trouve un locutorio pour appeler la famille. C’est pas cher : 3.5s pour 7mn. J’achète une carte bus 10s (la carte fait 4.5s) et direction Miraflores. Quartier hyper sécurisé qui donne sur l’océan. Vue tronquée car le ciel est bas mais c’est sympa. Je vois le célèbre resto « Mangos » sur la falaise et mange au Punta Azul (reco du GDR), très bon pulpo a la parilla + bière pour 40s. Retour par le métro qui est en fait un bus rapide. Je me repose dans un petit parc et j’observe les Péruviens endimanchés. Beaucoup sont très petits et très typés « indiens ». J’ai pu le vérifier ce matin car j’étais tombé par hasard sur un défilé typique (en fait c’est la fête des milagros), style « Tintin et le trésor des Incas »..- en ce qui concerne les danses..-, . Je perfectionne mon espagnol avec un chauffeur de taxi sympa. Puis je prends uncolectivo jusqu‘à la place 2 de Mayo pour 2.5soles..Pour ce prix, je retrouve les minibus pourris de Madagascar. On ne part que lorsqu’on est complet et on prend des passagers en route !! J’accuse la fatigue et je mange pour 23s dans le resto qui jouxte l’hotel. J’ai essayé l’inca cola, boisson nationale hyper-sucrée, 2s. Il est 21h et je suis au lit mais il faut que je tienne encore un peu pour gérer le jetlag. La journée est passée vite mais j’ai quand même envie de découvrir un autre Pérou. Lima ne m’enthousiasme pas au 1° abord. Je pense partir demain. J’ai d’ailleurs payé les 2 nuits 110 soles, comme convenu.
LUNDI 28.10.2013 Nuit assez affreuse. C’est hyper bruyant car il y a du plancher partout et des groupes se sont levés dans la nuit dans un bazar pas possible. Je tousse pas mal encore malgré les médocs. Bref à 7h après une bonne douche bien chaude je pars à la recherche d’un PDJ (4.5s) en fait assez spécial, en particulier le café. C’est un endroit pour Péruviens. Les rues sont barrées à cause de la police à cheval qui défile (je suis près du palais présidentiel). J’envoie des emails depuis l'hotel (0.5s la 1/2h) c’est pas cher mais la responsable est peu sympa et n’aide pas vraiment à utiliser le clavier espagnol… Bref, sur un coup de tête, je décide de quitter Lima et sa grisaille déprimante. Un taxi, 10s, pour rejoindre le terminal Soyuz et j’achète mon boleto -34s- pour Pisco, départ à 10h. Sorti des embouteillages je constate que le désert est partout. Parfois une petite partie cultivée. Soyuz fait bien les choses : on est filmé à l’entrée et à la sortie. Collation dans le bus. . Le bus me laisse à un croisement sur la Panaméricaine. De là un taxi -25soles- que j’aurai dû négocier ! me conduit à Paracas que je trouve sympa. Il fait beau, chaud.. ça change de Lima ! je mets mon short, sandales, chapeau . L’hotel Amigo est une bonne surprise (50s). La patronne est aimable. Ma fenêtre donne sur la mer. Euphorique je teste des chicharonnes (friture) mais c’est moins fin qu’en France…et trop copieux pour moi , 29.5s avec la bière Crystal (66cl quand même... !) J’ai réservé l’excursion en bateau aux iles Ballestas pour demain 8h et j’espère qu’il fera beau. Le coucher de soleil n’est pas mal mais le vent s’est levé et il fait super frais. Très petit village en fait. Je n’ai pas faim…une petite bière et au lit, encore, de très bonne heure : 21h. MARDI 29.10.2013
Le lit est bon mais il y a quand même un problème : dès 3h30 du matin les coqs se sont mis à chanter, les chiens à aboyer. Bref, un réveil matinal et à 5h30 je fais mon yoga face au Pacifique. PDJ et à 8h départ pour les iles. Ca caille sur le bateau mais l’ excursion est super intéressante ; on voit bien les lions de mer, pingouins….Retour à l’heure prévue, 10h. Il fait beau et de nouveau chaud. A 11H départ en minibus pour ICA (20s). Je suis le seul à y descendre car tout le monde va à Huacachina. Je trouve un hotel pas cher, 30soles…mais sans SDB. Un appel à la famille -5,5soles- : En France, ils se caillent autour de la cheminée…il ne fait que 9° à Aire !. Ici il fait au moins 30°C. Je mange sur la plazza d’Armas au Plazza, reco du GdR…menu à 12s + 1 maté de coca pour tester à 2.5s….pas si mauvais que ça. Je teste le DAB avec la Visa et retire 500s il y a une commission de 9s. Je me mets à la recherche d’un transport pour demain pour Chala. Puis taxi (5s) pour l’oasis de Huacachina où je me paie le tour en buggy (50s) et en + une taxe de 3.7s pour voir le coucher de soleil !! Franchement c’était super… un avant goût du Dakar ? Retour au crépuscule en taxi (5s) dans des embouteillages impressionnants. Ica n’est pas une ville terrible ; entourée de désert. Le soir il y fait froid comme dans le désert. Je teste le resto Anita (reco du GdR) la spécialité ; blanc de poulet, riz, sauce jaune…en fait ça ressemblerait à la poule au riz de chez nous. Encore au lit à 21h ! Mercredi 30.10 Très frais à 6h. J’ai bien dormi. J’appréhendais énormément mes lombaires après cette virée en buggy insensée. PdJ à 10 soles. J’essaie de repérer la Cie Ormeno qui ferait un direct ICA-CHALA mais elle est fermée. J’embarque donc pour Nazca avec la Cie Florès (10s). Il fait chaud et il ne faut pas oublier son eau minérale 1.5s….c’est le bus pour Péruviens et je suis le seul étranger. C’est folklo !... Il y a de l’animation et ça commence avec un bonimenteur pour finir avec une vendeuse de médecine traditionnelle. On s’arrête plusieurs fois, comme à Madagascar pour prendre des gens sur la route. Paysages impressionnants de déserts. A Nazca, j’ai du bol car je réussis à prendre un colectivo dans la foulée pour Chala. On y est entassé comme dans une boite de sardines et mon sac à dos (mochila) est resté sur le toit…En 2h1/2 on arrive à Chala. Le Pacifique est là mais le temps est plus frais. Je déniche après 2 essais (les prix indiqués par le routard ne sont pas à jour) l’hotel Grau à 30s Pdj inclus. Ma chambre est minimaliste mais donne sur l’océan et une plage immense. Petite virée au port pour me dérouiller des heures de bus, et discussion avec un pécheur sympa : Parler espagnol m’est bien utile même si, ici, l’accent est différent. Je repère l’endroit d’où partent les bus demain et déniche un petit resto (Sabor Arequipana) au prix imbattable de 8s. Au lit de très bonne heure. JEUDI 31.10 Bien sûr réveil très matinal et pdj à 7h30. Je prends mon billet (30soles) avec la Cie LLamosas pour la ville des volcans et 7h de bus minimum. Départ à 9h30 mais 15mn de retard. Voyage confortable mais long, arrivée à AREQUIPA. Belle vue sur les volcans. Je prends un taxi au terminal pour 5soles qui m’amène à l’hotel Katty (35soles), à 300m de la plazza d’Armas. Celle-ci est superbe et la ville est grouillante de monde. C’est Halloween, beaucoup de déguisements. On est à 2350m et je note que l’altitude ne me fait rien. Je dine au Mixto, reco du GdR. Je n’ai pas mangé depuis ce matin. Je m’offre un Pisco Sour et des camarones...mais c’est un peu léger en quantité même si c’est très bon. C’est ma plus grosse dépense au resto (45s) depuis mon arrivée au Pérou…mais je me dois de marquer le coup. Après je me mets à la recherche d’un bus pour la suite du voyage. Pas évident. Les rues sont noires de monde. Beaucoup de bruit. Je rentre à l’hotel et pas loin effectivement ça craint un peu. Au lit vers 22h…j’ai TV5 !!!
Vendredi 01.11.2013 J’ai un début de diarrhée ! pas de bol au niveau santé…..est ce dû aux médocs pour la rhino ? Ma chambre est si petite que je ne peux pas faire mon yoga. Par contre comme promis j’ai de l’eau bien chaude : ça change de Chala ! Il fait beau et à 8h il n’y a personne dans les rues…de plus dans un pays très fortement catholique, c’est jour de fête ! Pdj (10soles) et en avant pour la visite du monastère de San Catalina (35soles)…une heure de visite, juste avant la foule. Puis direction le mirador de Yanahuara, de l’autre côté du pont. Je rencontre 2 françaises qui me donnent un tuyau : il y a un festival de « sabores ». Effectivement c’est pas mal. Je passe un bon moment et je teste enfin le fameux chupe de camarones (15s) et une bière géante (5s). , une visite à I .Peru, et retour à l’hotel pour un repos mérité….Effectivement j’ai dû m’endormir quelques minutes. Je reprends ma visite de cette jolie ville et attend le coucher de soleil sur la plazza mayor. Internet, 1Sole, c’est donné ! Je tente un arroz con mariscos dans une Chifa…(il y en a partout) , pas de bol, il n’y en a plus ! Je choisis donc un lomo saltado : absolument infect avec 1/2l de Chicha…le tout pour 9s, ce qui est peu. J’espère seulement ne pas être malade…vu la qualité servie…
SAMEDI 02.11 Réveil matinal, je tente ma chance en prenant un taxi (5s) qui m’amène au terminal Florès juste pour le départ de 7h pour Tacna. J’ai droit à un bus super Dorado à 40s et à la photo avant de pénétrer dans le bus. Je suis placé en panoramique et les 5h15 de trajet ne me paraissent pas trop longues. Désert de plusieurs centaines de Km ! A Tacna, au terminal terrestre, un taxi me prend 13.5s pour me mener au centre, à l’hotel Inclan (35s) dont la chambre me parait ok. Mon problème est de trouver une laverie car je vais tomber à court de linge. Bien sûr personne ne peut me rendre mon linge avant lundi soir. Ici aussi c’est férié. Mauvais choix aussi pour le resto : une empanada infâme, un hotdog et une bière brune pour 9.5s. Je me balade l’après midi dans une ville aérée, entourée de déserts. et pour terminer la journée, un repas au resto El Conquistador, reco du petit futé. Je m’offre un Pisco Sour et un verre de vin. Repas moyen car l’agneau est trop cuit (44s).»…bref à 21h je suis dans ma chambre !
DIMANCHE 03.11.2013
J’ai dormi comme une souche.. Réveillé comme toujours de bonne heure, je hèle un taxi vers 7h10. J’hésite encore entre 2 destinations : ARICA au Chili et de là un bus pour LA PAZ ou aller à Puno par Arequipa qui m’a énormément plu. Il se trouve que le conducteur de mon taxi est de Puno et il me dit qu’il y a une route directe qui relie Tacna à Puno sans passer par Arequipa. Ceci me faisant gagner 6h de bus ! On fait donc plusieurs terminaux de bus pour trouver un départ. Du coup je lui donne 10s de plus pour son conseil ; le prix du bus qui relie les 2 villes est seulement de 20 soles. Départ à 8h dans un vieux bus de la Cie Heros du Pacifico, rempli d’indiens. Je suis le seul « occidental ». Espérons qu’il va tenir le coup ce vieux bus ! Nous passons par Moquega et commençons à monter pendant des heures. A la pause pipi j’ai la surprise de voir qu’on est à 4590m ! je prends un maté de coca (1s) mais je sens le mal de tête s’insinuer…Il faut dire que je viens du niveau de la mer…Dans un paysage désolé, ressemblant parfois à l’Islande ou Madagascar !, je vois mes premiers lamas et leurs cousins…A 16h, soit 8h plus tard on arrive enfin dans une grande ville au bord d’un lac. Quelques indiens descendent sur un trottoir. On continue à rouler et je commence à avoir un doute…1H plus tard nous arrivons enfin au terminal de bus. J’ai une adresse d’hotel mais aucun taxi ne connait. Bien sûr car en fait je suis descendu au terminal D’Ilave, à 1h de Puno !! Je fais la queue pour trouver un moyen de revenir sur Puno et le mal de tête se fait très fort. Je respire mal. Combi à 5s, puis taxi (3.5s) et je pose mon sac qui est très lourd -14kg7-5 Il me parait encore plus lourd avec l’altitude….°sur le lit d’une chambre à 25soles…mais pour la 1° fois je n’ai pas la TV. Il fait assez froid, normal on est à 3850m…je trouve un point internet : trop tard pour teléphoner en France…un resto pour 23s ; une bonne soupe pour me réchauffer, une pizza et un maté de coca. C’est la fête de Puno et il y a du bruit. Les laveries sont fermées. Je suis crevé. Au lit à 21h30.
LUNDI 04.11
Nuit affreuse ! mal de tête épouvantable, si bien que j’envisage même de redescendre sur Arequipa. Les pastilles de coca semblent pourtant faire leur effet. Pdj à 8.5s avec une anversoise, puis à pied jusqu’au terminal de bus pour envisager la suite : je pense quand même partir demain matin vers Copacabana et la Bolivie. En attendant, visite en bateau sur les iles flottantes Uros (10s). Il y avait 5soles de droit d’entrée à payer, mais on m’a oublié…(je n’ai pas réclamé ) Grosse déception car c'est vraiment l’attrape-touriste. Les habitants ont tout compris : le maté est 4 fois plus cher…qu’à Puno. On met les touristes d’autorité dans un autre bateau en osier (celui de la photo) pour faire 100m et ce pour 10s ! Bref je suis très déçu. Mon mal de tête semble contenu. Je me renseigne pour aller à Sillutani auprès d’une agence mais on me demande un prix qui me semble exagéré (60soles). Je tel à la maison, 3soles. Resto (21s) où je choisis la spécialité locale c’est-à-dire la truite. Je manque de crudités et prend une ensalada. Un maté de coca à 5s, sensé lutter contre le soroche... Je rentre me reposer. Toujours pas de laverie ouverte.. ! Ma salle de bain n’a pas d’eau chaude et en plus il y a un carreau de cassé ! heureusement j’ai 4 couvertures !! Je retire 400s avec ma Gold à la BBVA qui m’indique 14s de com…c’est la banque la +chère en tout cas ! Je vais sur la place d’armes où se déroule une manifestation folklorique. Pleins de danses. Sympa mais l’orage démarre. J’ai bien fait de ne pas aller à Sillutani. A l.Peru on m’avait dit que le prix était de 35s…Sous la pluie je me réfugie au marché central où je bois un jus de mangue (4s). Achat d’une bouteille d’eau à 1s –l’eau n’est pas potable au Pérou-. Je rentre à l’hotel où ça caille : de toute façon il n’y a pas de chauffage central au Pérou. J’ai de nouveau mal à la tête et j’ai pris un coup au moral. Il me faut faire un choix ! Je décide de changer mon programme car en Bolivie je vais rester à la même altitude, voire aller plus haut ! La sagesse me fait prendre un billet de bus pour Cusco pour 50 soles. Repas avec une soupe de quinoa et un maté de coca (8.5s). Le Daphalgan me fait du bien mais je suis au lit encore plus tôt.
MARDI 05.11
Nuit absolument horrible ! 2 fois j’ai été obligé de prendre du Daphalgan pour le mal de tête. Le cachet met 20mn pour faire effet. Je respire très mal. On vient me chercher en taxi à l’heure pour prendre le bus au terminal et je quitte donc Puno, ville qui ne m’aura pas réussi et m’a montré mes limites, à 8h30. Il fait beau et le bus est luxueux. On monte encore à 4350m en suivant la ligne de chemin de fer. Inutile de prendre le train en fait…Plus on monte, plus on voit des lamas. Je m’habitue aux longues distances en bus. De l’autre côté du col le paysage se fait plus vert et la pluie s’invite. Arrivée à CUSCO à 16h ; la Cie Transzala a été un bon choix. Les taxis sont agressifs et ne veulent pas m’emmener à mon hotel sur la colline San Cristobal. Pour 10 soles, l’un d’eux me dépose plazza d’armas, en bas des escaliers que je dois monter pour atteindre l’hotel San Cristobal. Chambre à 15 s ! record battu. De plus le PDJ est compris…je ne sais pas où est le piège…Sous une pluie battante je trouve enfin une lavanderia. J’ai internet gratuit en plus ! je donne des news à tous. J’ai faim car je ne mange pas quand je prends le bus…donc rien mangé depuis hier soir où j’avais mangé seulement une soupe : sûr que je vais maigrir ! En tout cas je n’ai plus mal à la tête. Cusco n’est qu’à 3300m !! La descente en ville est périlleuse sous la pluie : ça glisse terrible malgré mes chaussures de rando decathlon…mais c’est beau ! Je trouve un resto, reco du GdR ; El Fogon où, pour 10s, je me régale d’une soupe quinoa, un rocotto rellano et une boisson non identifiée (peut être de la Chicha). J’achète 2 bananes et des gateaux pour 5.5s. Il n’est que 19h30 mais la remontée à l’hotel est dure. Je me fais accoster pour un massage. Tiens donc, ici aussi ? il faut dire qu’il y a beaucoup de treks. Au lit… ! à 21h je dois déjà dormir.
MERCREDI 06.11.2013
Ma meilleure nuit ! Je me suis réveillé avec la pluie vers 4H. Lever 7h15. Pas eu mal ! le moral revient. Je fais même un Yoga que je n’avais pu faire à l’hotel Nesther de Puno à cause du manque de souffle en autres…Ici le lit est super, l’eau bien chaude...pas de tv...mais à ce prix ! par contre internet gratuit. Pdj super sur la terrasse qui domine la place d’armes. Le seul inconvénient est qu’il faut monter dur pour regagner l’hotel. Je pars donc visiter la ville et acheter mes billets pour le Macchu Picchu. 1° étape : Perurail 110$ soit 84 euros, puis achat de l’entrée au MP pour 128s et boleto partiel à 70s, timbres pour 48s, c’est cher mais les cartes postales sont seulement à 8s les 8 ! Je m’autorise un massage vu le prix : 20 s la 1/2h. Je tel à la famille : 10s et je remange au même resto qu’hier pour 10s. La visite de la ville est superbe et je me méfie du soleil vu l’altitude…Soudain je me rends compte que j’ai perdu mon appareil photo ! Je crois savoir où ! Je retourne au massage où on me l’avait mis de côté. Il y a quand même des gens honnêtes alors qu’on nous met sans cesse en garde contre les vols. J’ai noté beaucoup de désir de rendre service. La palme revenant à la directrice d’I.Peru qui m’accompagne pour trouver un endroit où regarder le match France-Allblacks. Je note quand même qu’ici à Cusco, 2 personnes ont refusé de me répondre alors que je cherchais mon chemin…et pourtant je m’adresse à elles en espagnol. En tout cas et en synthèse, superbe journée ensoleillée dans une ville attachante. Un repas quelconque, un Kebab ? à 23s et à 20h45 je suis dans ma chambre.
JEUDI 07.11
A 6H15…(on se réveille tôt ici car il n’y a pas de volets..d’autant plus qu’on se couche tôt !) j’embarque dans un colectivo à Paletos pour Chinchero, mais en fait ce n’est pas le jour du marché et il n’y a personne à cette heure matinale…je continue jusqu’à l’intersection de Maras (8s). Là un taxi me prend après négociation pour 50s. Il m’amène a Moray, inclus dans le boleto partiel, m’attend puis m’amène aux Salineras(8s l’entrée). Je suis le 1°et le seul sur le site : il fait beau et chaud et je peux voir 2 montagnes de +6000m Le taxi me ramène ensuite où il m’avait pris sur la route. On a bien discuté ensemble. Je n’attends même pas 1mn car un autre colectivo m’amène pour 3S à Urubamba. De là un bus local « camino del inca » m’amène pour 2.5s à Pisac. Quand je compare mes dépenses avec ce que j’aurai payé avec un tour acheté en agence !!! A Pisac je renégocie un taxi pour 20s qui m’amène à l’entrée du site. Je ne suis pas le seul, mais en fait les groupes ne restent qu’aux 1° ruines. Très peu de monde après car il faut crapahuter…je continue donc pour redescendre sur Pisac en longeant des ravins et constate que je suis beaucoup moins à l’aise qu’auparavant face au vide. C’est superbe ; vers la fin du chemin je rencontre un couple de parisiens et on finit par manger ensemble pour 17s …Mais il me faut rentrer sur Cusco. J’attends à peine pour prendre un bus local (2.5s). A l’hotel je paie les 3 nuits et répond à mes emails. A 21h je dois dormir. Journée exceptionnelle.
Vendredi 08.11
A 5h45 je réveille Hector, l’employé de la mémé propriétaire. Je laisse mon gros sac et part en colectivo pour Ollantaytambo pour 10s. C’est un superbe village et mon boleto partiel me permet de visiter la forteresse. Il fait beau et chaud. Je dois cependant rebrousser chemin sur un sentier vertigineux ; je ne suis plus du tout à l’aise face au vide. Lamentable je deviens !. Ce voyage est un constat : on ne peut pas être et avoir été ! J’en discute avec une Anglaise, dont le mari est resté à l’hotel vaincu par le soroche…ce qui ne me console pas. Comme j’ai le temps, je visite le village : sympa, je discute, je vais reconnaitre la gare . J’attends attablé à une terrasse en sirotant un maté (3s) l’heure de partir à Agua Calientes. Le train part exactement à l’heure : 12h58. Le prix en fait l’un des plus chers du monde. Les Péruviens ne paient pas le même prix que les touristes…Mais à part 2 jours de marche ardue, il n’y a pas d’autre choix. En 1h1/2 on arrive dans cette ville du bout du monde qui a tout du Lourdes local. Ca ne vit que pour le tourisme…que de boutiques !!! qui proposent toutes la même chose. Je choisis l’hotel, une reco du Gdr, pour 30s ; ce qui est peu cher vu l’endroit hypertouristique. L’accueil laisse cependant à désirer.. Je me balade, je discute, dans cette ville à la végétation tropicale où il fait chaud. Je tel (2s) .J’achète mon billet de bus pour le MP pour demain matin ; 27s l’aller, car j’ai l’intention de redescendre à pied. Un resto à 12s et je suis au lit encore plus tôt que d'habitude. SAMEDI 06.11.2013 LE GRAND JOUR !!! je passe une bonne nuit et à 5h je suis debout et à 5h25 je fais la queue devant les bus. Je suis dans les premiers et c’est bien rodé. En 30 mn je suis sur le site qui est dans les nuages. A 6h c’est l’ouverture et c’est tellement brumeux que je dépasse le site sans le voir. Je me retrouve sur le sentier du pont de l’inca. Sentier assez impressionnant. En revenant je me retrouve face à des vigognes en liberté et soudain j’aperçois le MP dans la brume qui se dissipe. Rien à dire : c’est superbe ! l’une des 7 nouvelles merveilles du monde mérite bien son classement. Peu de monde. Je pars vers la porte du soleil. C’est assez dur car il y a beaucoup de marches assez hautes. Après un bon moment je dois rebrousser chemin car j’ai peur de manquer de temps…peur aussi des crampes ?...Je perds beaucoup d’eau. Je reviens sur le site que je visite enfin.. et maintenant il y a du monde ! des groupes qui sont enfin arrivés. J’admire ceux qui font le Wayna Picchu, chose que je ne peux plus faire… ! Il me faut cependant quitter ce lieu magique et la descente me prend 1h10. Je suis littéralement trempé de sueur, mais surtout je me suis rendu compte que je ne suis plus le même en montagne…Je n’ai plus la même sûreté. A Agua Calientes je retourne dans mon « boui-boui » d’hier car j’ai faim : c’est vrai que j’en ai brulé des calories ! Mauvaise pioche car je me fais avoir avec un prétendu menu touristique à 30s… quasiment le même que les touristes Péruviens qui paient 10 soles. C’est la vie : un jour on a une bonne surprise, le lendemain une mauvaise. Retour par le train à 60$ et je monte dans un colectivo qui me ramène à Cusco pour 10s. Je retrouve mon San Cristobal mais Hector m’a changé de chambre. Pas de problème car l’eau est aussi chaude. Je discute avec des Périgourdins qui sont là pour 6 mois (des accros à l’herbe..). Il me donne une adresse de resto sur San Blas. Bonne pioche car le Sumacq me propose pour 15s un repas pantagruelique : apéro (vin ou pisco), pain ailé, soupe cuscena, truite à la plancha et en dessert un pancake au miel + 1 boisson. Comme c’est tout petit, c’est très convivial et je discute avec mes voisins : un gars de Puyoo…pas loin de chez moi et sa copine Argentine, puis des musiciens du coin, vraiment folklo , puis des catalans…Il est 23h quand je me mets au lit. J’ai battu mon record. Mais le centre de Cusco est très sécurisant . Quelle journée inoubliable !!!
DIMANCHE 10.11
J’ai dormi comme une souche car l’hotel est tellement tranquille ! Réveil avec les cloches et à 8h45 je suis sous la verrière face à un super PDJ. Décompression aujourd’hui. Je donne dans une laverie mes fringues et sur la place d’armes il y a une cérémonie importante. J’y vais….beaucoup de militaires. Balade tranquille puis repas dans un resto quelconque pour 12s. En effet quasiment tout est fermé le dimanche au Pérou. Je monte à Sacqhmayan et au Christo Blanco d’où le panorama est superbe. Il fait beau jusqu’à ce que vers 16h, un coup de tonnerre me rappelle que je suis en haute montagne. Je reviens lire sur la terrasse. Vraiment peu d’animation vu d’en haut. En soirée je cherche un resto ! beaucoup sont fermés et je retrouve mon Sumacq, il était fermé le midi. Mais là aussi peu d’animation. Je suis même seul et en plus le service est long car Adolfo a un gros problème avec son four. Malgré cela, c’est toujours un excellent rapport qualité/prix. Mon meilleur resto au Pérou. A 21H30, je dois dormir…
LUNDI 11.11
Comme cet endroit est tranquille ! c’est rare dans ce pays. Je me lève à 7h10, yoga et à 8h je suis sur la terrasse pour mon dernier PDJ. Il fait superbeau et je n’ai pas oublié mon chapeau ! Je pense partir vers 10h pour Abancay, plus bas. Car je veux couper en 3 jours, le trajet de descente vers Lima . Je quitte donc avec un petit pincement au cœur cet endroit « routard », super bien placé. Je change 100 euros pour 362soles. Un taxi pour 10s et je prends un bus expreso Sanchez pour Abancay pour 20s. A noter qu’il y a toujours une petite taxe à payer (1.3s) lorsqu’on utilise un terminal urbain. Départ 10h et arrivée à 15h en passant par plusieurs cols. Le paysage est différent, plus de cultures. Il fait très chaud. Pourtant mauvaise surprise car il n’y a pas de bus pour Nazca, ma prochaine étape, avant 24h ! Je ne me vois pas rester coincer ici. Un tel à la famille pour 5s, une bière 4s car il fait soif et je casse la tirelire en décidant de prendre ce qui se fait de mieux en matière de bus : Cruz del Sur à 175s pour Lima. Il faut cependant que j’arrive à prévenir mon hotel à Lima pour les avertir de ce changement. Le bus arrive en retard, à 19h et bien sûr il fait nuit. Pas facile de dormir malgré le confort du bus car il y a beaucoup de virages. Il y a 932km entre les 2 villes et je dois dormir lorsqu’on passe à Nazca.
MARDI 12.11
Je suis réveillé lorsqu’on passe ICA à 7h du matin : il fait soleil mais plus on avance vers Lima, plus c’est la bruine (la garua). Pdj dans le bus et à 11h30 j’arrive au terminal de Cruz, Av Javier Prado. Un taxi (8s) et je rejoins ma résa dans le quartier San Borja : bien tranquille mais loin du centre. Internet (1s) pour prévenir que je suis bien arrivé à Lima. Un repas dans un resto pour employés car je ne suis pas dans un quartier à touristes (8s boisson comprise). Je négocie un taxi 11s pour la place dos de Mayo. Balade à pied dans un quartier que je connais. J’ai besoin d’un jus d’orange frais dans la rue (1s) ! Je recharge ma carte « métro » (5s) et descends à la station J.Prado. Le métro est bondé. Je vérifie les départs pour Tumbes pour demain chez Cruz et Tepsa…et toujours à pied je rejoins mon domicile. En fait il me faut 40mn en marchant bien ! c’est pas à côté quoiqu’en dise le GdR. Peu de monde le soir dans les restos de ce quartier pépère…Je mange pour 12s un espèce de sandwich chaud, « à la Cajamarca » et une bière. A 19h30 je suis dans ma chambre. Record battu ?? J’ai pas envie de marcher de nouveau et en plus j’ai quand même une nuit de bus à rattraper.
MERCREDI 13.11/JEUDI 14.11/2013
Après une nuit de tout repos je prends le PdJ, sans jus d’orange !- avec Jacques un québécois juif sympa. Mon lit était tout esquinté, pas de lampe de chevet, pas de SDB individuelle, pas de tv…c’est cher pour ce que c’est (50soles). Maintenant il me faut me motiver car j’ai 1270km pour aller à Tumbes, soit + de 23h de bus !!! Je me balade dans San Borja, un quartier vraiment cool de Lima. Coiffeur pour 15s, taxi 7s et je prends le 1° départ avec Cruz pour 126s à 15h30. Je discute dans le bus avec un jeune Autrichien qui vient d’Argentine et va au Mexique...6mois de voyage ! Malgré tout entre le coucher de soleil super, les paysages marins, les films et un peu de sommeil, le temps passe. Le jeune descend à Mancora à 1h1/2 de Tumbes. Il fait beau, chaud, mais je ne vois personne dans l’eau. Pourquoi ? Il est dit dans le GdR qu’on se baigne toute l’année dans ce coin proche de l’Equateur. Je dépasse Punta Sal et Zorittos où il n’y a pas un touriste ! ça compromet un peu mes projets. Enfin après plus de 21h de bus on arrive au terminal de Cruz à Tumbes à 13h10. Ca craint un peu et les motos-taxis sont agressifs. J’en choisis un qui m’entube car pour 5s il me mène à l’hotel Tumbes, reco duGdR qui a changé d’adresse et se trouve maintenant calle Filipinas. En fait j’aurai pu y aller à pied ! Il est complet et je me rabats sur l’Italia à 35s. Enfin je peux manger à 14h15 sur la plazza mayor pour 7s. I Peru est au point (comme partout !) mais je constate qu’il y a peu à voir dans le coin. J’ai vu les mangroves au Venezuela et ne suis pas tenté par Puerto Pizarro, d’autant plus que les taxis proposent des prix excessifs ….Le climat est tropical et j’ai mis mes sandales. Comparé à Tacna, ville elle aussi frontière ; c’est moins riche, plus sale et moins sécurisant. J’hésite à continuer jusqu’à Guayaquil en Equateur. Ce que je lis sur les forums et ce que l’on me dit n’est pas très rassurant. De plus je n’ai aucun guide, ce que je déteste. Je réponds à la famille qui s’inquiéte de mon projet d’aller à Guayaquil. Une grande bière (66cl) pour 6s car il fait soif. Je suis un peu « paf »..ça doit être les heures de bus ! Le soir il y a un peu de monde sur la place à part une manif pour une pré-selection de miss... Un repas à 21s, une autre grande bière : pas bien, pas bien !! (car je ne suis pas très habitué à la bière). Je rentre très tôt : ça fait penser un peu à Tuléar à Madagascar. A 21H30 je suis au lit. VENDREDI 15.11.2013 J’ai dormi comme une souche. Réveil à 6h40. PdJ à côté pas terrible pour 6.5s : pain dégueu et fromage aussi ! Je quitte l’hotel et sa mama sympa. Par contre pas d’eau chaude ce qui est normal dans cette région très chaude. Avec mon sac à dos très lourd, et sous la chaleur je déniche un combi à 20s pour Mancora avec Sertur…pas très loin du terminal de Cruz. J’ai décidé de redescendre tout doucement vers Lima en prenant mon temps. En fait, en fonction de mon « felling »..Après 1h45 j’y arrive. Sous la chaleur je n’arrive pas à trouver la reco du GdR, ( il se peut qu’elle n’existe plus…) je prends une chambre dans l’hospedale Mar de Plata, av.Grau 754 pour 30s. J’espère y être au calme car on m’a dit que Mancora attire les jeunes qui veulent faire la java. Je suis loin du centre, 1km5 minimum et je vais voir la plage et essayer de trouver un autre hotel mieux placé. Un bon repas avec poulpe et calamars pour 43s. Je réserve à l’hotel Bako pour 10s...face à la mer. Après mes excès gastronomiques je digère sur un banc en lisant et en attendant le coucher de soleil….qui est un peu décevant. Retour à mon hotel pour m’apercevoir qu’il y a une fête foraine nocturne juste en face…ça fait un bordel du tonnerre. Je repars en ville mais je n’ai pas faim. Je constate que les discos font beaucoup de bruit…à 50m de l’endroit où j’ai réservé pour demain ! A 21h30 je suis devant la tv et regarde Karaté Kid. Je mets mes boules Quiès et j’espère quand même dormir un peu…. SAMEDI 16.11.2013
J’ai dormi un peu mais Dieu que ce pays est bruyant !! Klaxons sans arrêt et ce dès 5h du matin. Dans une semaine je repars en France. Mon lit n’a pas de couvertures et le matelas (hyperdur) a encore son enveloppe de plastique…je l’entends à chaque fois que je bouge. Pas d’eau chaude non plus …d’ailleurs il n’y a qu’un seul robinet...Pas de moustiques non plus ! pas vu un seul depuis le 26.10… Moto-taxi (2s) et j’achète mon billet pour Trujillo (45s) auprès de la Cie El Dorado. Il me faudra changer à Piura. Je transfère mes affaires à l’hospedale Bako et prend un PdJ mérité (7s). Tel à la famille (2s). Tout va bien. Puis internet pour 1s ; ici c’est moins cher qu’ailleurs….La concurrence ?. Bonne balade sur la plage et discussion avec un Américain (Robert o) célébrité locale, puis une parillada à 18s, superbonne, au même endroit qu’hier, face à la mer. Le vent devient plus fort et je vais me reposer un peu. J’en profite pour payer les 15s restant (total 25soles) aux 2 jeunes sympas. Je me rebalade un peu mais c'est quand même petit et je n’ai pas grand-chose à faire à la nuit qui tombe tôt. Repas à 8s boisson comprise. Je rentre et j’entends déjà les discothèques à fond !!!
DIMANCHE 17.11.2013 Nuit agitée à cause des fêtards. Hier soir j’avais discuté avec 2 français qui eux aussi en profitaient pour la faire la java. Incroyable le nombre de jeunes chômeurs français que j’ai rencontré au Pérou !. Douche hyperchaude. C’est à signaler ! L’endroit serait pas mal sans ce bruit invraisemblable. 10 mn avant 9H, le bus arrive…donc en avance ! Paysages ressemblant à Madagascar en allant vers Piura. Pour les toilettes dans le bus je me demande comment font les gens car c’est prévu uniquement pour le pipi… ! Vu les longues distances à parcourir dans ce pays ça pose problème ! A 12H on arrive à Piura. Il faut attendre 1h le départ de l’autre bus pour Trujillo. Je vais aux toilettes (0.5s). Ici il y a intérêt à avoir du « sencillo »c’est-à-dire de la petite monnaie. J’évite toujours de manger dans les bus lorsqu’il y a une longue distance. C’est plus prudent … Il fait très chaud à Piura et les paysages sont désertiques jusqu’à Trujillo avec parfois une partie cultivée Il y a un beau coucher de soleil et j’arrive à 19h, de nuit…ce que je n’aime pas dans une ville inconnue… encore 9h de bus !Un peu de mal à trouver un taxi, c’est la première une fois ! je négocie à 4s et il m’emmène à l’hotel Colonial, superbe hotel ! mais pas du tout dans ma catégorie (70soles). Tout y est parfait. J’ai faim et je trouve dans la calle Pizarro un poulet à la brasa (9s). La place d’armes est superbe mais il y a peu de monde, comme tous les dimanches d’ailleurs…au Pérou.. Il fait un peu froid. Je regarde mes emails (0.5s) ! ma fille a obtenu le job pour lequel elle postulait à Phukhet ! bravo !! je sais où je vais aller pour le prochain voyage. Au lit à 21h30.
LUNDI 18.11.2013 Nuit super. Réveil à 7h en pleine forme. Achat eau/bananes dans un des seuls « grands magasins » rencontrés : METRO (1.5s) calle Pizarro. Visite à I.Peru, super efficace. Je quitte l’hotel et prend un colectivo pour Huanchaco (1.5s). Je trouve l’hotel Coco Beach, au nord de la plage, reco lu sur un forum.. où je négocie la chambre à 35s…car il y a peu de monde dans ce village. C’est pas encore la saison. Le coin est sympa. Moins grand que Mancora, moins chaud aussi ! pas de baigneurs…des surfers !. Repas à 10s+7s de bière (le grand format auquel je m’habitue). Un bus local (1s !) pour CHAN CHAN. J’en sors un peu déçu car ce sont vraiment des ruines et il faut beaucoup d’imagination…ou être un passionné. Il ferait bon sans ce vent. Retour en bus (1s). Pas cher ! Sur la plage un gros camion immatriculé 65. Je finis par trouver les proprios : des gens de mon âge et qui font l’Amerique du Sud. Les Lalaguna sont d’Argeles Gazost et y étaient hoteliers (l’Arrieulat). Ils ont un blog. On discute longuement : des gens assez incroyables ! Puis douche hyperchaude. J’ai TV5 (mal) et j’ai un peu de news en direct. Je recommence à être à court de linge propre...pas facile à gérer cette fois, par rapport au Cambodge, l’an dernier. Le Pérou c’est pas l’Asie ! Je me mets en quête d’un resto…beaucoup sont fermés ; peu de monde et pas de vie nocturne…ce qui va me changer de Mancora. Je mange à l’Anzuelo, reco du Gdr : calamars en parilla et grande bière pour 35s. Il faut que j’arrête la bière !! Retour à l’hotel vers 21h30. Pleine lune. Personne sur le bord de mer.
MARDI 19.11.2013 Bonne nuit ! c’est calme. Il fait beau et je cherche un Pdj…je trouve enfin un desayuno…mais on me propose un poisson frit ! je décline, monte à l’église d’où on a un beau panorama et constate que le désert est vraiment en bord de mer. Je trouve enfin un jus d’orange frais dans la rue (1.5s) puis une patisserie locale(1s) écoeurante de sucre. Je pars à Trujillo. C’est pas cher par le bus local et je descends calle Ejercito pour acheter un billet pour Lima. Je choisis finalement Via pour 70s : moins cher que Cruz qui est à côté. VIA arrive à 21h30…c’est vraiment tard pour le pays mais je sais où aller et envoie un email à Anita pour la prévenir de cette arrivée tardive. Je tel à ma femme pour 6s puis un repas à 7s . Je glandouille un peu car il fait beau et la ville est sympa. Retour à Huanchaco : je discute avec un jeune couple parti pour 6 mois ; Guyanne, Brésil, Bolivie…puis Ushuaia. Je paie mes 2 nuits 70s et trouve un des seuls restos ouverts où je me régale d’un poisson (mérou ?) pour 14s. J’ai pris un coca pour éviter la bière. Peu d’animation et à 20h je suis dans ma chambre.
MERCREDI 20.11.2013 Encore une bonne nuit, bercé par le bruits des vagues. Avec Cusco et chez Anita à San Borja, c’est l’endroit le plus calme, celui où j’ai le mieux dormi. Un Pdj dans une patisserie (5s)...en fait c’est moins cher que de le prendre dans un resto ! Petite balade d’adieu sur la plage et constat : ça a été une bonne étape. Bus jusqu’à Trujillo (1.5s), je laisse mon gros sac à dos (mochila) chez Via et je vais faire mes adieux à cette ville sympa et propre. Achat bananes/eau/gateau pour 3.5s et à midi pétante, le bus démarre. Peu de monde dedans et je suis au 1° rang en panoramique dans un fauteuil hyper confortable à 160°. On sert un repas comme dans les avions. Je teste avec appréhension quand même. On arrivera à Lima à 21h30 dans des embouteillages monstres après un seul arrêt à Chimbote. Paysages lunaires ; désolés. Quelques cultures. Pas mal. Le terminal VIA est mal situé. Il est tard, et comme je n’ai pas eu de réponse d’Anita. Je préfère trouver un hotel à 35s tout près et je me mets au lit.
JEUDI 21.11.2013 Malgré la situation de l’hotel, près de grandes voies de circulation, j’ai quand même dormi. Ma chambre était minimaliste, avec tv et eau caliente mais il faut que je me rapproche du centre historique. Un Pdj dans une station service (6s) avec un café américain ignoble…(pas facile de trouver un Pdj dans ce coin où il ne vient pas de touriste…de plus les petits déjeuners Péruviens sont très différents des notres) .Un taxi (12s) et je me retrouve à l’hotel Espana que je connais car je constate que le San Francisco, reco du Gdr est fermé depuis cet été. Puisque j’en suis au constat, je remarque que je perds mon pantalon : j’ai dû vraiment maigrir ! autre constat : quasiment personne ne fume au Pérou…Je pars en « métro » au marché indien qui est en fait à Miraflores, pas loin d’où j’avais mangé le 1° jour. J’achète les boucles d’oreilles en lapiz lazzuli (aretes en espagnol) et un magnet (2s) puis direction Barranco en métro. Le temps qui était beau redevient gris. Le parque et pont des soupirs sont sympas. Je vais au Mirador. Repas au resto « Muelle » , j’avais envie de tester les conchas negras qui sont en fait des coques. Je m’offre une grande bière : pas bien ! le tout pour 37s. Très bonne adresse, peu de touristes et beaucoup de Péruviens. Je viens de retirer au DAB avec ma gold 300s (et une com de 14s avec BBVA). Je recharge ma carte « métro » (3s) .. Petit repos et je repars à pied me balader car j’adore ça. Une glace dans la rue (1.5s) car il fait soif : on a beaucoup plus soif ici qu’en France : le temps sec ? Je marche encore beaucoup mais j’aime ! je m’habitue à Lima que je trouve moins déprimante qu’à mon arrivée. Je trouve enfin des chaussettes 3 paires pour 6s ! ( Je n’avais pas pris assez de linge de rechange). Repas absolument dégueu au resto qui jouxte l’hotel…et à 20h30 je suis déjà dans ma chambre. Comme j’ai retiré 300s il me reste jusqu’au départ 300s et 15soles en monnaie. Je dois pouvoir gérer ça bien que l’hotel va me coûter 110s pour les 2 dernières nuits.
VENDREDI 21.11 Bonne nuit malgré 2/3 réveils dûs au paon qui se lâche régulièrement dans la nuit. Ma chambre est bien et je ne vais pas en changer pour moins cher. Dans cet hotel si particulier il y a des tortues, des perroquets sur la terrasse où l’on sert un Pdj à 6.5s…pas pire qu’ailleurs. Je discute avec une jeune Normande qui me fait bien rire car elle pense qu’il suffit de mettre des A et des O pour parler espagnol. Ainsi elle parle de « la tabla » à une des serveuses. Elle part 3 mois et ne me semble pas avoir bien préparé son voyage même si elle est « démerde » comme elle dit, ce que je crois bien. Je la mets en garde contre le soroche. Peu après je trouve un bus qui part pour le Cerro San Cristobal et son christ (5s). Pas mal le panorama et pas mal la pollution !! Au retour je trouve Av. Abancay un bus local pour aller à la Punta à Callao. Je mets presque 2h ! on passe dans différents barrios de Lima avant d’atteindre Callao. Repas et taxi (12s) puis retour en combi folklo à 2.5s jusqu’à Dos de Mayo. Je note qu’il y a vraiment quelque chose qui ne me réussit pas dans la nourriture : le Ceviche ?? . Je reteste l’inca cola à 2s car il fait soif à Lima. Même constat : c’est hypersucré et le gros bide des Péruviens peut s’expliquer. Je vais au barrio Chino mais rien d’enthousiasmant bien qu’il y ait un monde fou. Un repas à 19.5s, une bouteille d’eau (1.5s) et je finis mon livre. Encore au lit très tôt !
SAMEDI 23.11.2013 Dernier jour en Amérique du Sud. Nuit moyenne ; l’excitation du départ ? ou le paon qui chante n’importe quand ? Je commence à préparer mon sac à dos. Une fois le PDJ avalé (6s) je pars vers le Real Plazza dans l’espoir de dénicher « THE cadeau » qui va changer de ce que tous les magasins proposent : c'est à dire la même chose. C’est pas à côté ! et je reviens à pied car ma carte « métro » est périmée et je ne veux pas recharger. Dans un magasin j'ai la chance de voir à la tv les 20 dernières minutes de Argentine-Italie en rugby. Je remets : les clés de la chambre 24, qui était très bien ! et mon sac à dos trop lourd dans une remise. J’ai payé les 2 nuits et il me reste vraiment peu d’argent maintenant. Je vais jusqu’à la plazza d’italia où se tient un foire gastronomique mais rien ne me dit. Le Cordano, resto tout près de l’hotel Espana, et très connu est bien trop cher et je trouve, près du palais présidentiel, un festival sabores où je prends un rocotto relleno très piquant et de la chicha au goût de médicament (9s). Assez moyen ce dernier repas Péruvien. Je visite enfin le couvent Santo Domingo (7s) et monte même tout en haut dans le clocher. Je tel en France (5s). Il faisait gris ce matin mais le grand soleil est enfin arrivé. En fait il n’a jamais fait beau une journée entière dans cette ville ! Je reste un moment sur la plazza d’armas. Les dernières heures avant le retour sont toujours pénibles. Espérons que l’avion n’aura pas de retard ! Je repense bien sûr à ce voyage, à toutes ces péripéties. A la marge que se prend les agences de voyage : souvent 10 fois le prix que l’on paie par ses propres moyens… exemple Chan Chan/huanchaco avec l’agence Colonial pour 25s et 4s par mes propres moyens ! . En tout cas j’ai dépensé sur place 4403.3soles soit 1152 euros ce qui fait une moyenne de 19.72euros/jour. A titre de comparaison 10 jours avec un tour opérateur sont à 2500 euros (avion compris).L’heure tourne. J’achète 2 bonnets péruviens (2x8s)… -quand je verrai le prix de ces bonnets à l’aéroport je crois pouvoir dire avoir fait une bonne affaire-. 1 coca (1.5s) en attendant le taxi qui arrive à 17h30 pile. 25s +5s (pour l’entrée à l’aéroport). Il y avait du trafic mais on ne met que 35mn en fait. Il ne me reste plus que 20soles…trop peu pour un cadeau surtout que les prix sont exagérés à l’aéroport. Comme je vois un mac do à 18s celui ci fera l’affaire. J’y vais pourtant très rarement en France. Je passe la douane avec 2soles en poche. J’ai donc bien géré ces 2 dernières journées. Va venir le temps du bilan : échec ou non ? Je pense déjà que les voyages dans les pays en haute altitude sont terminés pour moi. Je projetais le Népal… L’avion est bondé. Départ avec une heure de retard ! DIMANCHE 24.11
Voyage fatiguant vu le peu de place. Je dors par intermitence et enfin c’est l’arrivée à Amsterdam vers 16h. Il fait 8°C. Comme j’ai 4h25 d’attente j’ai le temps de prendre le train pour revoir le centre, les canaux...L’atmosphère a changé depuis la dernière fois …c’était il y a 30 ans ? En tout cas c’est illuminé car Noel approche. A 19H10 je suis de retour devant l’enregistrement. Il ne m’a fallu que 20mn pour aller au centre pour 2x3.90 euros+ taxe CB. L’avion part quelques minutes en avance !!! incroyable. J’arrive donc en avance à Bordeaux et doit appeler mon fils à Pessac qui arrive assez vite. Sabrina a préparé un petit repas malgré l’heure tardive. J’apprécie plus que tout le pain, fromage et vin qui m’ont tant manqué au Pérou.
LUNDI 25.11.2013 Il fait froid mais beau. Petite balade vers les universités en attendant que Yannick émerge. A 16h03 le TER démarre de Pessac et à 17h25 je suis à Mt de Marsan. Ma femme me réceptionne à la gare. Cette fois la boucle est bouclée.
Un premier constat, « à chaud » :
Les points positifs de ce voyage : Le coût de la vie (moyenne de 19.72 euros dépensés par jour) La nourriture (surtout les poissons/crustacés) L’interêt de parler espagnol.. ! de pouvoir communiquer Le Macchu Picchu qui a lui seul vaut le déplacement ! Pas vu un moustique en un mois !!
Les points négatifs : Les problèmes de santé rencontrés (soroche/diarrhée..) Le vertige ! Le sac à dos trop lourd…14kg7……….A revoir pour l’avenir ! Les distances en bus : trop importantes . j'aurai du couper beaucoup plus.
Bonjour à tous,
Voici le carnet de notre voyage réalisé en août dernier.
Bonne lecture!
Marie
Texte en images ici : Sibellelaterre
Texte seul :
RECIT MUSTANG NEPAL 2013
Nous gardions la nostalgie de notre premier voyage au Népal, et Fred et les enfants furent aussitôt partants quand je leur proposai d'y retourner en ce mois d'août 2013 ! Ceux qui connaissent un peu l'Asie savent que l'été est la période de la mousson. C'est pourquoi nous avons choisi de visiter le Mustang, ce petit royaume situé à la frontière du Tibet, qui bénéficie de l'abri du massif des Annapurnas. 11 jours de trek, 190 km, et 3 semaines en tout au Népal, car le Mustang se mérite !
Préparatifs : Ce petit bout de Népal très proche du Tibet n'est ouvert au tourisme que depuis 1992 et impose de passer par une agence. J'ai donc contacté Celtic Trekking qui nous avait déjà guidé pour le trek du Langtang en 2007. Il faut de surcroît s'acquitter d'un permis pas donné : 500 USD/personne pour 10 jours de présence dans le Haut Mustang. Et 50 USD par jour supplémentaire (à prévoir d'avance lors de l'achat du permis, aucune improvisation possible) La piste construite ces dernières années dans la vallée de la Kali Gandaki jusqu'à Jomsom, qui a « pourri » une partie du fameux tour des Annapurna (et sans doute bien amélioré le sort des habitants de la vallée, en dehors de ceux qui bénéficiaient des revenus du trek -les lodges), continue maintenant encore plus au nord. On dit que d'ici 2 ou 3 ans elle ira jusqu'au Tibet (en Chine donc) et que plus rien ne sera comme avant au Mustang. Ce serait donc le moment ou jamais de découvrir cette région jusqu'ici préservée du tourisme de masse et de la circulation motorisée. Pour aller jusqu'en Chine, il faut sur certains segments du parcours, rouler dans le lit de la Kali Kandaki, chose impossible en été car son niveau est trop haut. Nous ne devrions donc pas être gênés par la circulation...
Budget : Vols Qatar Airways A/R (depuis Paris, escale de qq heures à Doha, aéroport trop climatisé, prévoir une petite laine!)740 €/pers. Visas, à prendre en arrivant à l'aéroport (prévoir une photo) : 40 USD/pers. 2 nuits à Katmandu au Tings Tea Lounge Hotel, 2 chambres avec SDB, 110 USDX2 Bus Green Line Katmandu-Pokhara avec clim et pause-repas en route : 20 USD/pers Permis Mustang : 500 USD/pers Agence Celtic Trekking (guide francophone+ 2 porteurs, vol Pokhara-Jomosom A/R, 2 nuits et restos à Pokhara, hébergement et nourriture pendant les 10 jours de trek. 860 USD/pers. 1 nuit à Pokahra au Mount Kailash Hotel : 130 € 2 nuits Cosy Hotel Bhaktapur (2 chambres communicantes avec 2 SDB et clim) 95 USDX2 En dehors de la prise en charge par Celtic Trekking, tous les repas ont été pris au restaurant.
Soit 10000 € pour 3 semaines à 5, tout compris sauf pourboires au guide et aux porteurs.
Arrivée à Kathmandou 29/07/13 Vol sans histoire avec escale à Doha. Nous sommes impressionnés par le ciel de mousson : bien que volant à 10000 d'altitude, nous passons entre d'énormes nuages d'orage. C'est magnifique ! Puis nous passons sous les nuages...et voilà Kathmandou ! Nous sommes en basse saison et l'établissement des visas ne prend que quelques minutes. Quelqu'un de Celtic nous attend, on passe à l'agence régler les derniers détails, nous y laissons nos passeports pour que l'agence puisse s'occuper demain des permis, puis on nous conduit au Tings Tea Lounge Hotel. Les enfants gardaient un mauvais souvenir de Kathmandou (bruit, bouchons, pollution, ça n'a pas changé sauf qu'il y a beaucoup plus de 2 roues motorisés !) aussi j'ai choisi un hôtel douillet dans une rue calme. Les gens de l'hôtel, très attentionnés, nous préparent un bon dîner et hop au lit !
Pashupatinath, Bodnath, 30/07/13 Il y a 4 heures (en plus) de décalage horaire, si bien que pour une fois nous parvenons à faire la grasse matinée. Pas de pluie pour le moment, environ 25°C mais une atmosphère très humide. Il fait faim... Après avoir retiré des roupies à un distributeur, nous dégottons une pharmacie car j'ai oublié de prendre un antinauséeux et Caroline craint d'être malade dans le bus qui doit nous mener après-demain à Pohkara. On achète une tablette de quelques comprimés de métoclopramide (Primpéran) pour 0,5 € en espérant qu'il ne s'agisse pas d'un médicament contrefait... Puis nous nous entassons dans un taxi qui pour quelques euros nous mène à Pashupatinath (là où on tue les morts comme dit Marion!) Il s'agit d'un site religieux à la fois bouddhique et hindou situé sur les rives de la rivière Bagmati. C'est une rivière sacrée qui sert de lieu de crémation pour les Népalais. Les berges de la rivière sont aménagées en « ghats ». Le site d'incinération le plus en amont est réservé à la famille royale et plus on descend vers l'aval, plus on va les les sites réservés aux castes les plus basses (le système des castes est encore très présent au Népal). Les Népalais aisés viennent parfois de très loin pour se faire incinérer ici. C'est aussi un lieu de pèlerinage et il y a de très nombreux touristes asiatiques, visiblement très réceptifs aux temples, gravures, statues, dont le sens nous échappe le plus souvent, malgré les explications données par le guide qui s'est proposé à l'entrée du site (pas donnée, environ 8 €/pers) Il nous mène aussitôt « vers le vif du sujet » : ça fume par là ! Je vous épargne les gros plans... Plus en amont, les ghats des classes très supérieures. Ce qui nous plaît, c'est que ces 2 religions semblent se pratiquer à la bonne franquette. Il y a des animaux partout, tout le monde trouve ça normal. Ça « humanise » toutes ces sculptures effrayantes, cette profusion de temples. Chacun fait sa petite affaire dans son coin : ici des offrandes là un jeune garçon récupère des pièces à l'aide d'un aimant ici des hommes saints pratiquent des offrandes là passent des élégantes tiens voilà un mort, sans doute un riche homme d'affaire car il se dirige vers un ghat d'amont. Notre guide connaît son affaire et sait que la crémation ne va pas commencer de suite (il faut d'abord purifier le mort en lui trempant les pieds dans la Bagmati et en lui versant de l'eau dans la bouche -heureusement qu'il est mort!) Il nous emmène faire le tour du temple de Pashupatinath (1696), réservé aux Hindous. Il a son coin pour nous faire entrevoir la tête du buffle sacré. Le voilà ! Recto
et verso ! L'endroit est bien gardé !
Retour à la crémation : cérémonie sans chichis. Pas de musique (bonne idée les cérémonies funéraires sont déjà tellement tristes). Le corps est placé sur un bûcher. Le fils aîné enflamme le corps par la bouche puis un professionnel met le feu un peu partout sous le bûcher, rajoute de l'herbe sèche et du bois et c'est parti pour 3 ou 4h. Ensuite les os sont jetés dans la rivière sacrée (qui coule bien en cette saison mais ce n'est pas toujours le cas...)
Bon, nous ne sommes pas fans de bondieuseries, ni de l'art religieux, mais il faut reconnaître que la visite n'est pas inintéressante. Et puis il faut bien s'occuper le temps que les permis pour le Mustang soient établis.
Nous montons ensuite sur les hauteurs de Pashupatinath, très boisées, et alors que l'orage menace faisons une petite pause dans le petit café du sommet. Bien joué, 2 minutes après il pleut des cordes ! Il y a ici encore des dizaines de temples...et de chiens. Nous poursuivons la balade vers Bodnath, plus grand stupa d'Asie, bien verdi par les pluies de la mousson. Nous ne sommes pas loin de l'aéroport. Tout le monde déambule autour du stupa en tournant comme il se doit dans le sens des aiguilles d'une montre. Moines modernes : smartphone et bichon... Il est touchant de voir comme les Népalais prennent soin des animaux, domestiques ou non.
De Kathmandou à Pokhara 31/07/13 Compte-tenu de la saison, j'ai fait le choix de prendre un bus de la Cie Green Line (20 USD repas en route compris) pour rejoindre Pokhara. Le bus touristique classique est moins cher (quelques euros) mais le voyage durant 7h (pour 200 km) et les températures avoisinant les 30 ou 35°C avec une humidité très forte, la climatisation ne m'a pas semblé superflue. Shiba notre guide et Korma un des porteurs passent nous prendre au Tings Tea Lounge et nous rejoignons en taxi la station Green Line. Départ à 7h30. Il fait beau ! Il nous faut presque 1 h pour sortir de Kathmandou. La route est montagneuse et très belle, c'est assez frustrant de ne pas pouvoir s'arrêter pour quelques photos. Un peu avant midi nous faisons une halte dans un très beau resort sur la rive sud de la rivière Trisuli. La chaleur humide est étouffante mis le cadre est très agréable. Méfiance, la nourriture est assez épicée ! Je finis par me résoudre à faire des photos à travers la vitre du bus (1ère fois que ça m'arrive!) Quelques photos sont potables finalement.
Nous arrivons à Pokhara vers 15h et prenons le taxi jusqu'à l'hôtel Middle Path (bof) où nous posons nos affaires avant d'aller voir le lac. Pokahara est LA ville de villégiature du Népal. Le rythme y est moins trépidant qu'à Kathmandou, l'air moins pollué et la présence du lac donne un certain charme à la ville. Elle est très touristique et une fois de plus nous sommes étonnés de voir tous ces touristes asiatiques. Sans doute sont-ils moins effrayés par la Mousson que les Occidentaux qui pour la plupart évitent le Népal en été. Certes le ciel se couvre systématiquement en fin de journée et il pleut toutes les nuits mais nous avons jusqu'à présent toujours eu plusieurs heures de soleil par jour. Évidemment les sommets restent très discrets... Mais le ciel est souvent magnifique, à la différence de l'architecture de Pokkhara... Drôle de gardien de but...
Bus jusqu'à Tatopani 01/08/13 Celtic Trekking a réservé le 1er vol de la matinée, à 6h30, c'est celui qui a les meilleures chances de partir. A 5h30, nous sommes à l'aéroport, le ciel est bouché, Shiba le sent mal... L'unique avion qui effectue la liaison Pokhara-Jomson, 15 à 17 personnes, vole à vue et doit franchir un col escarpé. Le temps doit donc être dégagé au col, au départ, et à l'arrivée. Pas gagné en période de mousson... En attendant nous petit-déjeunons sur la terrasse. A l'arrière plan une famille française avec laquelle nous allons après quelques heures d'attente sympathiser (la Cie veut être sûre qu'elle ne pourra assurer le vol avant de rembourser les billets) et nous associer pour affréter un bus pour rejoindre Jomsom. En effet, en cas d'annulation du vol, on n'est pas prioritaire sur les vols des jours suivants, autant dire que l'on peut rester en rade une semaine avant que des places vacantes n'apparaissent. D'autre part le permis obtenu à prix d'or ne nous autorise l'accès au Haut Mustang que pendant 10 jours et les dates sont fixées lors de l'achat du permis. Donc chaque jour de retard raccourci d'autant la durée autorisée de notre séjour au Mustang ! Pas glop ! Un 3ème groupe constitué d'un Japonais et de ses 2 guides népalais se joint à nous : l'union fait la force et permet de partager le coût du bus. Voilà la bête ! Bah il n'y a que 150 km jusqu'à Jomsom.... Quand Shiba nous annonce que nous ne serons sans doute pas ce soir à Jomsom, je comprends que les choses ne sont pas si simples. C'est la saison des pluies et il y a des glissements de terrain après Beni, qui se situe à mi-parcours. Bref, nous voilà partis un peu après-midi, cahin-caha jusqu'à Beni. Ambiance colonie de vacances avec l'autre famille française. L'aventure c'est l'aventure après tout ! Pause-repas à Beni, pendant que nos 3 guides négocient un bus tout-terrain pour la suite du parcours. 1er éboulement, changement de bus. Tout le monde met la main à la pâte pour transbahuter les bagages, sauf le Japonais, qui doit d'ailleurs crever de chaud, déjà équipé pour la haute montagne et qui a des sacs hyper-lourds... La bande de jeunes apprécie de prendre l'air au bord de la rivière en furie. Vers 17h00, les guides décident de stopper pour aujourd'hui à Tatopani, histoire de profiter des sources chaudes. Le lodge convoité est en travaux, on se rabat sur celui situé juste au-dessus des sources chaudes (à éviter, sale, araignées et peut-être aussi puces dans certains lits) Pas facile de s'endormir dans cette chaleur très humide (surtout après avoir loupé une énorme araignée!)
Enfin à Jomsom, début du trek jusqu'à Kagbeni (12 km) 02/08/13 On décolle de bonne heure et après 2 km, c'est la panne. Démontage de la roue, quelques coups de clés impuissants, puis finalement remontage en croisant les doigts pour que ça tienne. Les roulements semblent fichus... Du coup nous sommes contents, quelques kilomètres plus loin de rencontrer un nouvel éboulis : changement de bus ! Pour faire 70 km, nous aurons pris en tout une dizaine de bus ! Les glissements de terrain semblent se produire toujours aux mêmes endroits si bien qu'il y a à chaque fois un bus fort opportunément placé entre 2 éboulements. Un vrai business ! Les Népalais semblent toujours étonnés de nous voir papouiller leurs chiens comme de grosses peluches. Ils ont vraiment des bonnes têtes, surtout dans les montagnes. En milieu de journée, après une douzaine d'heures de bus en 2 jours, nous arrivons ENFIN à Jomsom (2700 m) où nous déjeunons avant de débuter le trek par la 1ère étape, de quelques heures, le long de la Kali Gandaki vers Kagbeni, point d'entrée dans le Haut Mustang. A l'occasion de ce repas, je remarque que le Japonais se fait une injection d'insuline et je comprends mieux sa passivité lors des changements de bus pour le transport des bagages : il est diabétique insulino-dépendant (donc il doit gérer effort physique, apport calorique et insuline). Et la meilleure c'est que Shiba m'apprend ensuite qu'il part pour un trek d'un mois dans le Haut-Dolpo, une région particulièrement difficile d'accès qui nécessite de franchir plusieurs cols à plus de 5000 m. Le ravitaillement dans les villages est souvent impossible si bien qu'il aura pour lui seul une équipe d'une dizaine de personnes pour transporter les tentes et la bouffe. Chapeau ! De notre côté, nous avons 2 porteurs : Korma qui a fait le voyage avec Shiba le guide et nous depuis Kathmandou, et Moden qui a rejoint la veille Jomsom en bus. Avec leurs affaires personnelles, il portent chacun 25 à 30 kg. Arnaud demande à Korma d'essayer sa charge : ça lui semble très inconfortable, d'autant plus qu'il faut en permanence restaurer l'équilibre latéral. Dans cette région du Népal les chevaux et les mules sont très utilisés pour le port de charge car le terrain, moins escarpé que dans certaines autres régions, s'y prête bien. L'autre famille française (ils sont 6) n'a pas de porteur mais 3 chevaux et leur « muletier », qui vont à leur propre rythme. Du coup nous ne sommes pas trop déçus de ne pas avoir de mules/chevaux (Celtic nous a expliqué que pour 5 - soit seulement 2 mules - c'était difficile de trouver un muletier intéressé). En effet il ne faut pas s'attendre à un voyage avec des chevaux : ils ne font que transporter les bagages d'un point à un autre et on ne les voit quasiment pas.
Peu après Jomsom, nous rencontrons notre 1er gué (en saison des pluies le niveau des rivières est assez haut) que nous franchissons très élégamment dans la benne d'un tracteur opportuniste (business extrêmement lucratif apparemment). Le Nilgiri (plus de 7000 m) fait une soudaine apparition. Wouah !! Nous sommes actuellement à 2700 m d'altitude. La Kali Gandaki, rivière que nous allons remonter via quelques cols à plus de 4000 m jusqu'à Lo Manthang (3810m), capitale du Haut Mustang, prend sa source aux confins du Tibet et se jette au sud dans le Gange. A l'est le massif des Annapurna (8091m) et à l'ouest le Dhaulagiri (8167 m): la vallée fait donc plus de 5km de profondeur. Un record sur notre planète (fosses sous-marines exceptées!) Évidemment en été, durant la mousson, ces hauts sommets sont souvent pris dans les nuages. La saison idéale serait l'automne, mais ça ne colle pas avec les vacances scolaires... A cette époque il fait déjà frais mais les sommets éclatent de blancheur sur un ciel azur. En hiver, il fait si froid que le Haut Mustang se vide de ses habitants qui descendent dans les basses vallées avec leur bétail. Seuls les plus âgés incapables de faire la migration à pied, restent sur place garder les maisons. Une véritable épreuve avec des températures avoisinant les -30°C, sans chauffage ni eau courante. Jusqu'à ces dernières années, le Mustang avait un climat de désert d'altitude avec seulement 250 à 400 mm de précipitations/an (essentiellement sous forme de neige) contre 1360 mm à Kathmandou (700 mm à Nancy). Comme ailleurs, la météo n'est plus la même depuis quelques années et il pleut parfois en été au Mustang. Ces pluies sont bénéfiques pour les cultures, exclusivement concentrées aux abords des sources et villages. Il y a environ 15000 habitants dans le Haut Mustang (55X60 km) qui vivent dans des villages dont l'accès a souvent été grandement facilité par la construction de passerelles. Celle-ci mène au village de Ghyakar, en rive droite de la Kali Gandaki.
On aperçoit déjà Kagbeni dont les champs d'un vert presque fluorescent à cette époque de l'année égaient un paysage minéral et austère. On adore ! Des arbres ont été plantés pour tenter de freiner l'érosion de la rivière qui grignote peu à peu les terres cultivables. Nous pensons immédiatement au Maroc en voyant les ruines du vieux Kagbeni autour desquelles s'étend le village moderne. Juste avant l'arrivée au lodge situé sur les hauteurs du village, le Thorong Peak surgit des nuages ! Il semble si proche alors qu'il y a quelques secondes rien ne laissait soupçonner sa présence. Nous avons fait l'étape en compagnie des C. et le Dragon Lodge est assez grand pour tous nous accueillir. C'est sympa de faire le trek ensemble et le petit côté « colonies de vacances » plaît beaucoup aux enfants. La troupe composée de 6 ados de 14 (Rémi), 15 (Siméon), 17 (Marion), 18 (Pauline et Arnaud), 20 ans (Marie et Caroline) ne passe pas inaperçue !
J2 trek, vers Chele (16 km), 03/08/13 Nuit agitée pour Siméon qui a vomi à 5h du matin, tandis qu'Arnaud a attendu le petit-déjeuner pour vomir dans son assiette ! Siméon est à plat et va faire l'étape du jour à cheval. Un dernier regard vers Kagbeni, puis on passe devant Tirigaon qui se défend des assauts de la Kali Gandaki. Kagbeni disparaît au loin dans la vallée Au-dessus de Tirigaon s'élève le sentier qui file vers le Dolpo. Erosion ! La Ghilungpakola, un affluent rive droite de la Kali Gandaki. Nous grimpons sur un plateau à 3762 m où se trouve...un immense verger ! Eh oui ! Nous sommes à la latitude du Maroc ! Voilà les chorten qui annoncent l'arrivée à Tangbe, avec sa ruine aux allures de ksar marocain justement. Il fait chaud et la vue sur les sommets enneigés ne suffit pas à nous rafraîchir. Chhusang apparaît bientôt, oasis de verdure dans ce décor de western. Comme aux abords de chaque village, des chorten. Partout dans le Mustang on trouve des constructions troglodytes. Il en reste des centaines à inventorier. Nous longeons les petits champs, avant d'arriver au centre du village, transformé en parking surchargé ! Nous nous arrêtons dans un lodge pour déjeuner. Siméon est déjà là et se repose dans une chambre, KO ! Marion ne vaut pas mieux, elle est nauséeuse et épuisée. Arnaud va mieux, c'est déjà ça. Nos guides sont désolés et un peu inquiets pour la suite des événements car le trek n'est pas de tout repos compte-tenu de l'altitude. Demain nous devons franchir 4 cols dont l'un à plus de 4000 m. Pas de signes de gravité cependant, il faut attendre que ça aille mieux, voilà tout ! Gué débonnaire juste après le village, puis nous longeons à nouveau la Kali Gandaki avant de la franchir sur la passerelle située juste avant Chele (3050), notre étape du jour. Comme tous les jours dans cette vallée dès la fin de la matinée, ça souffle ! Le gradient entre les basses pressions des plaines du Teraï au sud et les hautes pressions des plateaux tibétains au nord crée un mouvement d'aspiration qui génère des vents violents, toujours orientés vers le nord. Quand il fait sec, ça génère une poussière terrible parait-il. Arnaud nous attend patiemment Marion, toujours patraque, et moi. Chele se trouve en haut de cette falaise, un dernier effort ! Partout dans le Mustang dont le peuple est très croyant, on trouve des signes religieux, ici des pierres gravées de prières. Vue imprenable sur le Nilgiri depuis le toit du lodge. Il joue à cache-cache avec les nuages. L'architecture du Mustang est caractéristique : maisons de pierre avec toit en pisé, en terrasse inaccessible aux animaux, où l'on fait sécher fruits, graines, et linge ! Le bois disposé à l'aplomb des murs est un signe de richesse (il n'est pas forcément destiné à servir de combustible, compte-tenu du peu d'arbres dans cette région) et a pour principale fonction de protéger les murs de la neige et de la pluie. La neige est dégagée manuellement des terrasses en pisé, très intolérantes à l'humidité. Les changements climatiques compliquent grandement l'entretien des maisons, prévues pour un climat de sécheresse alors qu'il pleut de plus en plus souvent dans le Mustang. Nous profitons des derniers rayons du soleil, et de la vue sur Chhusang et le Nilgiri, juste avant qu'un bel orage n'éclate. Il va pleuvoir toute la nuit...
J3 trek, vers Syangboche (18 km), 04/08/13 Nous avons quitté la kali Gandaki à Chele, en rive droite. Le sentier s'élève rapidement à flanc de falaise et on nous sommes bien contents de ne plus voir de piste ! Nous cheminons à l'ombre, toujours de concert avec les C., Siméon toujours à cheval et Marion en remorque derrière moi. Elle n'a plus de jambes et à défaut serre les dents, sur un rythme très lent. Nous croisons plein de mules, dans une belle lumière. Nous dépassons Samar et le sentier devenant moins escarpé, je me résous à donner un anti-nauséeux à Marion (craignant ses effets secondaires à type de vertige) Shiba ne la quitte pas d'une semelle, prêt à la rattraper en cas de faux pas. Je sers de remorqueur... Il fait toujours étonnament chaud et l'ombre est bienvenue ! Marion finit par rendre tripes et boyaux peu après Samar. Elle est vidée dans tous les sens du terme...alors que se profile à l'horizon le col de Bhena La (3860 m) Shiba décide de filer devant chercher le cheval de Siméon qui doit déjà être arrivé à Bhena, après le col. Arnaud et Fred restent avec Marion tandis que je continue à mon rythme (lent) car nous avons déjà perdu pas mal de temps alors que le temps semble se gâter. Je croise le muletier qui descend à grandes enjambées et qui semble inquiet (je ne sais pas ce que Shiba a bien pu lui dire pour le convaincre de redescendre – en fait il n'avait pas terminé son dal bhat, carburant indispensable aux Népalais de la montagne, mélange de riz, lentilles, légumes et sauce épicée qu'ils ingurgitent en quantité phénoménale, en rapport avec l'énergie dépensée sur les sentiers d'altitude) Je suis soulagée et prend enfin le temps d'apprécier les paysages qui m'entourent. Ici la montagne capture l'humidité des nuages, c'est plus vert qu'ailleurs et ça pousse en curieux îlots concentriques. Partout des cascades révèlent la présence des glaciers, cachés dans les nuages. Voilà Marion à cheval, ça va tout de suite mieux ! 800 roupies, soit 6 €, ce n'est pas cher payé pour tant d'efforts. Une fois franchi le Bhena La, Bhena apparaît au bout d'un faux plat et plus loin la piste réapparaît avec 2 ou 3 jeeps qui attendent le client. Petite pause dal bhat au lodge très rustique de Bhena. La petite fille du lodge sait ce qu'elle veut ! Shiba négocie la fin de l'étape en jeep pour Marion et moi qui l'accompagne. 2000 roupies (soit 16 euros environ) pour 30 mn de jeep (ce qui nous évite le franchissement d'un autre col à presque 4000 m) La piste a tout de même du bon finalement ! Le muletier de Siméon rebrousse chemin pour rentrer chez lui avant la nuit. Siméon va termin erl'étape à pied, ça va beaucoup mieux. Voici la fine équipe au dernier col avant l'étape à Syangboche. Voilà le petit hameau, tout au fond, c'est le Tibet. A l'est des sommets de plus de 6000 m. Le lodge est à droite à l'entrée du village. Ombres et lumières. Le Nilgiri et l'Annapurna se dévoilent. Soirée très sympa, en musique avec Marie C. à la guitare. Demain, nos routes se séparent : les C. ont un timing serré car ils reprennent l'avion vers la France le 13 août (nous c'est le 17) et la journée de retard causée par l'annulation du vol Pokhara-Jomsom les contraint à accélérer le rythme. Demain, puisque Siméon a retrouvé la forme, ils vont doubler l'étape jusqu'à Tsarang, de façon à pouvoir tout de même passer 2 jours à Lo Manthang, puis ils prendront une jeep pour redescendre fissa jusqu'à Syangboche, afin d'avoir un peu de marge au cas où le vol Jomsom-Pokhara serait lui aussi annulé. Entre les contraintes de permis et les aléas météo et les possibles (voire très probables) annulations de vols en période de mousson, il faut prévoir de la marge...heureusement la piste permet de faire quelques ajustements, mais on ne vient pas jusqu'ici pour faire de la jeep hein ! De notre côté nous allons continuer sur un rythme plus tranquille, en espérant retrouver les C. après-demain à Lo Manthang.
J4 trek, vers Ghami (3520m) (16 km) et Dhakmar (3820) (+8), 05/08/13 C'est beau hein ! Voilà le spectacle qui s'offre à nouveau sur les hauteurs de Syangboche, des sommets de plus de 8000 m ! Nos porteurs Korma et Moden ne sont pas insensibles non plus au spectacle. Marion qui semble aller mieux tient le rythme des C., très bons marcheurs, au début de la journée, mais très vite les nausées réapparaissent. Nous ralentissons le rythme tandis que les C. tracent vers Tsarang, ils ont un bout de chemin avant d'y arriver ! On traverse péniblement Tamagaon, non sans actionner au passage les moulins à prière, ça ne peut pas faire de mal ! Peu après Chhungar, elle vomit à nouveau, plus de jus ! Shiba et Korma redescendent vers Tamagaon dans l'espoir d'y trouver un cheval, en vain...Les 3 chevaux du hameau auraient été dévorés par les léopards des neiges, qui vivent tout-là-haut. Korma essaie de porter Marion (60 kg!) mais elle est trop faible pour se cramponner efficacement. Finalement l'ascension du col du Nyi La 4010 se fera clopin-clopant, en alternant marche très lente et portage sur les bâtons de marche tenus par Fred et Shiba. Nous voilà au col, Marion fait une drôle de mine ! Ensuite il n'y a plus qu'à descendre tranquillement vers le col de Ghami La : on embrasse toute la vallée de Ghemi et au second plan on aperçoit les falaises rouges de Dhakmar. Voilà le village de Ghami et en diagonale juste derrière le sentier qui mène à Dhakmar. Après avoir traversé les faubourgs champêtres du village, nous entrons dans Ghami, et nous installons au Dhaulagiri Lodge, tenu par une des nombreuses nièces du roi du Mustang. Cette grande maison de famille transformée en lodge est construite autour d'une cour intérieure qui sert de puits de lumière. La salle à manger est chaleureuse, avec ses meubles en bois peint et ses épais tapis de laine. Partout au Népal et au Mustang les terrasses et bords de fenêtres sont ornés de pots de fleurs. Ici la belle saison est courte et on veut en profiter au maximum. Notre chambre est située sur une jolie terrasse avec vue sur les toits. Après une petite collation, Marion accompagnée de Caroline reste se reposer au lodge (et profiter d'adorables petits chats!), tandis que Fred, Arnaud et moi, accompagné de Shiba, Korma et Moden, allons faire un tour à Dhakmar, au pied des falaises rouges. Une passerelle nous permet de franchir la Ghami La. Avec du recul nous pouvons maintenant apercevoir ces étonnants pénitents de pierre situés sur les hauteurs de Ghami. Nous sommes vite rattrapés par ces élégants cavaliers qui nous doublent à toute vitesse, au trot dans la montée à 3700 m. La géologie des environs est magnifique ! Vue vers le bas... On aperçoit le plus long mani (mur de prières) du Mustang. Vue vers le haut et Dhakmar... 1ère maison du village Les chorten à l'entrée du village, comme il se doit. Les champs de sarazin sont en fleurs. Mustang signifie en tibétain « Vallée fertile » ! En effet ! Les gens d'ici ont la sagesse de ne pas brûler le bois des quelques bosquets d'arbres qui poussent aux abords des villages. Les troncs des jeunes arbres sont d'ailleurs soigneusement protégés de l'appétit des chevaux, vaches et autres chèvres. L'ensemble dégage une parfaite impression d'harmonie. Même cet arbre vénérable a été respecté. Un joli pont de pierre marque l'entrée du village, quasi désert. Nous ne croisons que quelques petites vaches, toutes mignonnes mais minuscules (¼ des nôtres) et qui ne donnent qu'un unique litre de lait matin et soir (+/- 40 l/j chez nous!)
Ici aussi, les falaises sont creusées de grottes, qui ne sont plus guère utilisées. Extrait de wikipédia : Les habitations troglodytes des nombreuses falaises du pays conservent une grande partie de leur mystère. Vingt neuf cités troglodytes ont été découvertes et recensées par Michel Peissel1 en 1964. Un éboulement récent (1994) survenu dans l'une d'elles a mis au jour des ossements et des poteries que les services archéologiques népalais datent d'il y a plus de 3 000 ans. Le Mustang est un des plus grands sites préhistoriques d'Asie. En 2007 et 2008, des chercheurs de l'American Himalayan Foundation ont découvert des manuscrits prébouddhistes, des chambres funéraires et des peintures datant du XIIIe siècle, bien antérieures donc à la fondation du royaume de Lo
Sur les hauteurs du village paissent quelques chevaux, sans doute ceux des cavaliers qui nous ont doublés tout-à-l'heure. En effet, tous les habitants du village sont réunis sur un replat herbeux, à boire du thé et du tchang, confortablement installés sur d'épais matelas. Il ne semble pas y avoir d'occasion particulière à ce rassemblement. Il s'agit simplement de profiter du temps qui passe et d'une belle journée d'été. Le jour baisse, il est temps de retourner vers Ghami. Pas de douche chaude chez la nièce du roi (1ère et unique fois de tout le trek) Nous apprenons que Didier, le papa des C. s'est fait une entorse à la cheville et a du prendre une jeep à Ghami pour terminer l'étape jusqu'à Tsarang. Finalement, cette piste a tout de même quelques avantages !
J5 trek, vers Tsarang (13 km), 06/08/13 Le ciel est bien bas aujourd'hui, on se croirait en Islande ! Nous quittons le village de bonne heure, alors que les chèvres sont encore dans leur enclos. Le lodge nous a trouvé un cheval pour porter Marion jusqu'au col de Chinggel (3870m, 2500 roupies, 20 € pour 1h de montée aller. Je serais curieuse de savoir combien le muletier a effectivement touché...bon, ce n'est pas ça qui va grever le budget du voyage...) Nous apercevons au loin sur les rives de la Dhechyang Khola une tente orange. Il s'agit d'une « maison de thé » située sur le sentier entre Yara et Tangge, que nous aurions du emprunter si le niveau des rivières avait été moins haut. En période de mousson, ce parcours en boucle n'est pas possible du fait de la nécessité de franchir plusieurs gués assez profonds. Nous ferons donc un parcours en aller-retour, à l'exception d'une variante en repartant de Lo Manthang. Nous arrivons de bonne heure à Tsarang (3560 m), Marion commence à aller vraiment mieux, enfin ! Nous visiterons tout-à-l'heure le monastère de Tsarang. Tiens, un peu rayon de soleil sur les falaises blafardes. Partout des champs de sarazin ! Le monastère est vieux de 4 siècles. Il y a des moines de tous âges. Il est de tradition que le fils aîné, dès l'âge de 4 ou 5 ans, quitte sa famille pour devenir moine. C'est l'occasion d'apprendre à lire et à écrire, les math, l'anglais et peut-être aussi de profiter de bourses (souvent offertes par les USA) pour partir à l'étranger. Ces monastères font parfois office d’ascenseur social finalement, plus que de lieu de repli méditatif. C'est d'ailleurs assez amusant de voir, à la sortie de la prière, les moines consulter aussitôt leurs smartphones (oui, oui, même dans un endroit aussi paumé au fin fond du Mustang) C'est fou l’essor qu'a pris le téléphone portable par rapport à notre voyage de 2007 ! Il y en a partout ! Cette ancienne forteresse royale est aujourd'hui abandonnée. Elle a encore belle allure !
Voici à quoi ressemblent les chambres des lodges. C'est spartiate mais en général assez propre. Il y a en général un peu d'électricité en soirée et presque toujours une douche et WC en commun. Eau chaude (au gaz) partout sauf à Ghami. Nous sommes devenus experts dans le bidouillage des capricieux chauffe-eau chinois et de la mystérieuse robinetterie népalaise (sur les 4 ou 5 robinets présents, il faut deviner quel est le bon et comment le tourner!) Pour ceux qui veulent voyager léger, il y a toujours des couvertures bien chaudes (mais bien sûr pas lavées très souvent), prévoir alors un sac à viande ! Nous avions pris des draps housses pour recouvrir les matelas et des sacs de couchage utilisés en couverture car il ne faisait pas froid du tout.
Les repas sont en général roboratifs à défaut d'être raffinés. Qualité très variable selon les lodges. Mais on n'est pas là pour la gastronomie hein, et ça vaut mieux ! Dal bhat of course, pâtes, frites, pizzas, momos, springrolls. Prudence avec les légumes non cuits. Quasi pas de fruits. Au petit déjeuner, chapatis, tibetan bread, miel, confiture... Pop corn à toute heure ! (Hein Marion!)
Méfiance avec l'eau ! On peut bien sûr acheter de l'eau en bouteille (avec les problèmes de recyclage inhérents...) ou prendre de l'eau à l'une des nombreuses fontaines que l'on trouve partout dans les villages mais il faut alors la traiter (une pastille d'Aquatabs traite 1l d'eau en 1 h, on avait pris plusieurs bouteilles de 1l dans nos bagages car sur place on ne trouve que des contenants de 1,5l, pas pratique) Idem pour l'eau des ruisseaux, il y a du bétail partout !
J6 trek, vers Lo Manthang (15 km), 07/08/13 Il a plu cette nuit encore et les petits sommets sont saupoudrés de neige. Ne jamais négliger de monter sur le toit des lodges, la vue en vaut toujours la peine ! En route vers Lo Manthang, capitale du Royaume du Mustang. La vieille forteresse se détache de la falaise sur fond de sommets à 8000 m. Une passerelle permet de franchir la Tsarang Khola. Marion pète la forme ce matin, et l'ascension de ce petit col ne lui pose aucun problème. Nous croisons nos premiers yaks ! A peu près à mi-parcours nous dépassons (par la G hein!) le Sungda Chorten. Plus haut le paysage s'élargit. Comme partout, mani et grottes ponctuent le paysage. Il nous reste à franchir une chaîne de badlands, et après 6 jours de marche et une dizaine de cols à presque 4000 m, Lo Manthang et sa forteresse apparaissent enfin. Ce village d'environ 1000 habitants est à peine plus étendu que les autres mais beaucoup plus touristique ! Même la demeure du roi (qui n'a plus depuis la révolution maoiste de 2008 qu'une fonction honorifique) possède sa petite boutique (il faut bien vivre). Impossible de faire 50 m dans le village sans se faire (très gentiment) solliciter. L'image du Mustang sauvage et préservé s'en trouve légèrement écornée... Mais la principale activité du village reste bien l'élevage et l'agriculture. Les rues très étroites sont régulièrement balayées après le passage des troupeaux de chèvres et vaches, dont les bouses sont mises à sécher. L'architecture reste vraiment préservée, même si ici ou là commencent à apparaître quelques bâtiments (écoles, futurs lodges) qui dénotent un peu. Nous avons le plaisir de retrouver la famille C. qui loge au même endroit que nous. L'entorse de Didier n'est pas trop grave, il a pu aller aujourd'hui à cheval jusqu'à Choser, excursion que nous ferons demain. Les C. nous emmènent visiter (pas de photos!) un monastère du XVème siècle, rénové depuis une vingtaine d'années avec un soin méticuleux par un italien passionné Luigi Fieni, sur financement américain. Voir son site : http://www.luigifieni.com/...ion/#/home/slideshow Il a su créer une équipe d'une quarantaine de restaurateurs, tous habitants de Lo Manthang, qui a mené à bien la restauration de plusieurs monastères du Haut Mustang. Il y a encore du boulot compte-tenu des fresques découvertes ces dernières années dans divers sites troglodytiques aux alentours de Choser (entre autres!)
J7 trek, vers Choser (10 kmX2) et retour Lo Manthang, 08/08/13 Nous faisons nos adieux, cette fois définitifs, à la famille C. qui prend ce matin une jeep vers Syangboche et nous voilà partis (20 USD/personne) pour cette balade à cheval vers Choser situé à une dizaine de km au nord de Lo Manthang. Shiba mais aussi Korma et Moden nous accompagnent (à pied!) et ça me fait plaisir de voir qu'ils partagent notre soif de découverte. Il faut dire que la vallée est superbe, ponctuée de champs multicolores, cernée de badlands aux nuances variées. Nous croisons une bande de joyeux moinillons, qui marchent d'un bon pas vers le monastère de Lo Manthang. Nous dépassons la passerelle qui mène à Nenyul, nous l'emprunterons au retour (à pied!) Un peu partout des forteresses en ruines, presque sur chaque colline ! Nous voilà à Choser, puis nous continuons vers Garphu (3900 m). Vue vers l'ouest. Nous visitons le tout petit village, et ces quelques habitations construites aux dépends de la falaise, avant de découvrir l'étonnant monastère semi-troglodytique de Niphu, puis nous continuons vers le sud, remontons sur quelques centaines de mètres le cours de la Ghoiche Khola, pour aller visiter des grottes situées au-dessus d'un terrain de foot. Accès payant et photos interdites, dommage. La visite est assez ludique, moins acrobatique que sur cette belle vidéo : http://thegreathimalayatrail.org/videos/mustang-... , mais aussi moins époustouflante. C'est étonnant de voir comment sur 2 continents distants de plusieurs milliers de km, des hommes ont réalisé le même type de constructions, même si à ma connaissance il n'y a pas au Maroc (autant?) de stigmates religieux dans les greniers de falaise (https://sites.google.com/...e-falaise-de-tizguit ). Nous redescendons la rivière, retrouvons les chevaux, gardés par quelques enfants occupés à éplucher des petits pois, et prenons la route du retour. C'est toujours amusant de franchir ce type de passerelle (les chevaux font le détour par la rivière...) Retour à Lo Manthang en milieu d'après-midi, ravis mais les fesses un peu endolories malgré les épais tapis de selle (sauf celles des filles qui font régulièrement du cheval et qui ont d'ailleurs été étonnées de constater que les chevaux népalais ne répondaient pas aux mêmes sollicitations que les chevaux occidentaux. En tout cas ils ont le pied très sûr et nous n'avons eu aucune frayeur) Nos 3 compagnons népalais sont frais comme des gardons alors qu'ils viennent de marcher 20 km à un rythme soutenu (au pas des chevaux) à 4000 m d'altitude, sans sac il est vrai : nous sommes épatés ! Il doit y avoir de quoi explorer pendant des semaines dans cette région mais avec un permis à 50 USD/j/pers., nous nous sommes contentés du parcours classique, un peu frustrant, mais bon... Aucune déception du côté des paysages, largement à la hauteur de nos attentes. Un chouïa étonné par le côté un (tout) petit mercantile de Lo Manthang, mais peut-on en vouloir à la population d'améliorer son rude ordinaire avec la manne touristique. Nous avions trouvé les gens plus « nature » lors de notre trek Langtang Gosaïnkund Helambu, mais c'était il y a 7 ans et je crois que l'usage du téléphone portable a bien changé les comportements. Les Népalais restent toutefois d'un contact très agréable et souriant, même « sans but lucratif » ! Petit tour aux abords du village en fin d'après-midi, avec un ciel menaçant mais la pluie ne sera que pour cette nuit, comme d'habitude. Le soir, nous faisons le point avec Shiba sur la suite du trek. Sur les 10 jours de permis, 1 a été perdu du fait de l'annulation du vol Pokhara-Jomsom, 5 ont été consacrés au parcours Kagbeni (entrée du Mustang)-Lo Manthang, 1 à la visite des environs de Lo Manthang, il nous en reste donc 3 pour quitter le royaume. Heureusement que Marion a tout-à-fait récupéré et que nous sommes maintenant un peu accoutumés à l'altitude (même si je suis toujours essoufflée rien qu'à me brosser les dents!) car nous allons réaliser les 75 km du retour en 3 étapes. Nous ne sommes pas habitués à de telles distances, surtout à 4000 m d'altitude mais avec une bonne pause en milieu de journée, ça devrait aller.
J8 trek (retour), vers Ghami via Ghar Gumpa (25 km, 7h30), 09/08/13 Pour cette rude étape, Shiba a trouvé une jeep que les porteurs pourront emprunter sur une partie du parcours, jusqu'à Tsarang. Malgré un temps maussade, cette étape aura été notre préférée, car absolument aucune piste à l'horizon et une grande variété de paysages, avec en plus quelques animaux sauvages. D'abord quelques marmottes assez craintives, puis un renard. Il y a un petit air de Mongolie par ici. Compte-tenu de la longueur de l'étape, Shiba avance à un bon rythme que je m'efforce de suivre (d'habitude je vais sans scrupules à MON rythme, lent et ponctué de nombreux arrêts photos) Effort inutile puisque je mets un temps infini à franchir les derniers mètres avant un col à 4300 m, victime d'une bonne hypoglycémie ! L'altitude ne facilite pas la récupération...A 4000 m il y a 40 % d'oxygène en moins ! Par ici le fond de l'air est plus frais et on voit enfin des yaks, j'adore ces grosses bestioles poilues. On arrive en milieu de journée au très ancien monastère de Ghar Gumba (VIIIème siècle) où nous allons manger un dal bhat et faire une petite sieste réparatrice. Requinqués, nous partons à l'assaut du Mui La (4170 m) que nous franchissons sans problème. Vue imprenable sur le village de Dhakmar que les garçons et moi avons visité quelques jours plus tôt, sous le soleil. On poursuit au-delà de Dhakmar vers Ghami, où les enfants retrouvent avec plaisir les petits chats du lodge (toujours pas d'eau chaude...) Korma et Moden les porteurs sont arrivés un peu avant nous. Gros dodo pour tout le monde !
J9 trek (retour), vers Samar (25 km, 8h), 10/08/13 Nous repassons par Chhungar, Tamagaon, Syangboche (pause-repas et sieste) et Bhena. Marion découvre des paysages dont elle n'a aucun souvenir alors que nous sommes passés par là il y a quelques jours. Elle a le sourire au col de Yamda La ! Peu de photos ce jour là car le temps est franchement couvert ! 5 cols sur cette étape finalement guère plus facile que la précédente mais on commence à avoir de l'entraînement ! Nous croisons une foule de randonneurs, à tel point que les gens ne se disent même plus bonjour ! Sans doute qu'en faisant une boucle on évite de croiser tout le flux montant...
J10 trek (retour, sortie du Mustang) (25 km, 5h30), vers Kagbeni, 11/08/13 Le temps est encore très couvert. Dommage car j'aurais aimé refaire le très beau sentier de falaise entre Samar et Chele avec le soleil... A droite la psserelle vers Ghyakar, à G de l'image, le sentier escarpé. Arrivée sur Chele, protégé par sa grande falaise. Pause à Chhusang, après le gué sur la Narsing Khola, dont le niveau a bien monté ! Travaux des champs. Nous croisons un bus (le seul de tout le trek). Nous n'aurons en ces 10 jours de trek pas croisé plus d'une dizaine de voitures : en cette saison la circulation est plus que raisonnable. N'empêche que la marche sur piste est fatigante, physiquement car on répète toujours les mêmes appuis et psychologiquement (pourquoi faire à pied un parcours accessible en voiture ? Raisonnement que je tiens depuis ma plus tendre enfance!) Un regard sur Tangge après avoir franchi le dernier col du trek. Et Kagbeni apparaît bientôt ! Ouf ! On en a plein les pattes ! Shiba passe au check point faire la sortie du parc du Mustang, nous sommes dans les temps. Il reste une dernière petite étape de 10 km demain jusqu'à Jomsom, à plat.
J11 trek, (retour) vers Jomsom (10 km), 12/08/13 Ces derniers km sont une formalité, nous longeons comme à l'aller la Kali Gandaki. Le tracteur n'est pas un luxe cette fois-ci : on entend distinctement les gros cailloux se faire rouler par le courant au fond de la rivière. Gué infranchissable à pied aujourd'hui ! Jomsom est en vue ! Voilà l'aéroport et même un avion ! Il a donc volé aujourd'hui ! Nous passons l'après-midi sur le toit du lodge a admirer le Nilgiri qui semble à portée de main ! Nous faisons nos adieux à Korma qui se hâte de retrouver sa famille car sa fille est malade, il prend le bus dès aujourd'hui. (nouvelles rassurantes depuis)
Bus retour Pokhara, 13/08/13 A 6h pétantes, nous sommes à l'aéroport : le ciel est bouché et l'histoire se répète. Vol annulé. Pfff ! Cette fois nous savons ce qui nous attend et ça ne nous réjouit pas. 10 bus, 12h de trajet (nous faisons cette fois équipe avec des Italiens et des Slovènes) On est KO debout à l'arrivée vers 22h à Pokhara. Shiba toujours efficace a réservé un bon restaurant mais nous sommes trop crevés pour faire honneur aux plats. Nous nous jetons épuisés sur les lits d'une petite guest house toute proche, joliment fleurie mais aux chambres exiguës et étouffantes. Nuit guère réparatrice.
Pokhara, 14/08/13 Adieux émus à Shiba et Moden. Avec Korma ils forment une belle équipe, soudée et toujours de bonne humeur ! Shiba nous a épaté avec son impeccable Français et sa capacité à expliquer clairement tout ce qui nous semble si « exotique » au Népal. On a aussi apprécié sa façon de gérer les aléas des transports, avec calme et efficacité. Bref, nous n'aimons pas voyager avec un guide mais en ces circonstances, nous avons vraiment apprécié sa présence !
Pendant que les enfants se douchent, nous partons Fred et moi acheter les billets de bus Greenline pour demain, trouver du liquide et un autre hôtel, plus confortable. A quelques pas de notre guesthouse, nous avisons le Mount Kailash Resort, et négocions un appartement dont nous pouvons disposer de suite. 2 chambres, une cuisine salle-à-manger, 2 SDB, 2 télés, la clim qui fonctionne 24/24 (les coupures d'électricité sont fréquentes et seuls les hôtels d'un certain standing ont leur propre générateur), joli jardin et très belle vue. A 9h00 du matin, nous investissons les lieux. Le confort moderne a un prix (130 €) mais on peut dire que nous n'avons jamais autant profité d'une chambre d'hôtel ! Très bon petit-déjeuner buffet au restaurant de l'hôtel, puis on digère béatement dans nos lits king size en regardant les programmes de la TV indienne : décadence totale ! Nous ne quittons la chambre que pour aller déjeuner au Caffe Concerto, de vraies pizzas cuites au four et nous régalons enfin de crudités et fruits frais (pas très prudent mais nous avons 2 SDB/WC dans la chambre et du Tiorfan qui marche super bien, alors en manque de verdure, nous osons!) On passe un bon moment à regarder déambuler les touristes, pas très nombreux et la plupart d'origine asiatique. Gants blancs, masques, ombrelles, mitraillage photographique à tout va, ils sont trop mignons ! Petite promenade digestive au bord du lac. Le coin de Lake Side Est nous a semblé plus agréable que Lake Side centre. Repas du soir au resto de l'hôtel, correct. Il y a plein d'Indiens aisés qui viennent en famille, c'est très exotique pour nous. Nous le sommes d'ailleurs aussi pour eux car à plusieurs reprises on nous a demandé de poser pour des photos souvenirs. Marrant !
Retour sur Khatamandou et Bhaktapur, 15/08/13 Délicieuse nuit dans des draps frais avec la clim... Au réveil, je jette un œil distrait par la fenêtre... le Machapuchare ou Fish Tail, montagne sacrée du Népal (dont l'ascension est interdite, 6993 m), me saute aux yeux. A gauche, la chaîne des Annapurnas (>8000) Le bus est à 5 mn de marche de l'hôtel. Nous quittons Pokhara à 8h, arrivée prévue dans 7h. Arrêt-déjeuner comme à l'aller au Riverside Resort, il fait moins chaud ou alors on s'habitue. Tout va pour le mieux jusqu'à l'approche du dernier col avant Katmandu, que nous mettrons 3h à franchir ! Il y a des travaux et donc une circulation alternée sans personne pour la réguler (alors que des militaires glandouillent qq km plus loin au niveau du col) Or il s'agit de la principale route du Népal où transitent chaque jour des centaines de camions (par exemple tout le carburant consommé au Népal vient de l'Inde par camions et par cette route!) 2 uniques malheureux gars avec une pelle (chacun!) pour ces travaux étalés sur plusieurs segments de centaines de mètres. Bref, 10h de bus encore pour aujourd'hui. Si j'avais su j'aurais envisagé de prendre un avion entre Pokhara et Katmandu (mais là aussi rien n'est certain : l'avion qu'avait pris la famille C. a du renoncer à atterrir à Katmandu du fait du mauvais temps et est retourné se poser à Pokhara ! Ils ont pris -avec succès (!)- le vol du lendemain et ont finalement eu sans problème leur vol de retour vers la France, ouf !) Mais avec des si... Toujours est-il qu'ayant anticipé les aléas des transports népalais, j'ai prévu de passer nos 2 dernières nuits à Bhaktapur, qui nous avait laissé un bon souvenir en 2007. Le bus nous dépose à Kathmandou et nous enchaînons avec le taxi pour Bhaktapur où j'ai réservé au Cosy Hotel dont le très sympathique personnel nous accueille chaleureusement. Il est 19h, ils commençaient à s'inquiéter...Nous avons 2 chambres communicantes, 2 SDB (exiguës), une clim qui fonctionne quand il y a du courant, mais l'architecture conserve assez bien la fraîcheur (fenêtres étroites...et chambres très sombres du coup) Dîner (médiocre) à l'hôtel et hop au lit !
Bhaktapur, 16/08/13 Nous sommes réveillés en musique vers 5h00 par une sorte de défilé, cela dure 1/2H ou 1h et puis...plus rien. Bizarre...mais pas désagréable. Moins en tout cas que les klaxons qui retentissent dans les rues étroites de Bhaktapur, ville théoriquement piétonne (du moins en 2007!) Vive les boules Quiès ! Bon petit-déjeuner sur le toit terrasse de l'hôtel. Nous somme surpris de voir défiler motos, triporteurs, motoculteurs, 4X4, taxis et même bus dans les rues de la vieille ville médiévale, dont le sol fait de briques (restauré il y a une quarantaine d'année) a du mal à encaisser toutes ces sollicitations. Par endroits on marche sur de la tôle ondulée en briques ! On se balade le nez au vent dans les ruelles de la ville, on se perd un peu entres les temples, les petites boutiques, les fontaines, les marchands ambulants, les bassins multicolores. Partout sèchent des piments, curieusement épargés par la volaille omniprésente ! Il y a sans doute plusieurs dizaines de puits à Bhaktapur, encore en fonction pour beaucoup. Nous faisons une pause-déjeuner au Sunny Café (bien) et profitons de la vue sur l'orage qui arrive. Belle pluie spectaculaire de mousson ! Ça dégringole et nous rentrons buller à l'hôtel jusqu'au soir, où nous ressortons dîner au Nyatapola Café (ferme à 19h, on a du speeder et ils n'avaient plus grand chose comme choix)
Bhaktapur et vol retour, 17/08/13 Notre vol est à 19h30 mais Qatar Airways demande d'être à l'aéroport 4h avant (en fait l'enregistrement ne débute que 3h avant le vol?!) Nous profitons de notre dernière matinée à Bhaktapur, Marion s'essaie à la poterie, c'est très physique semble-t-il. Appétissante boucherie...la plupart des Népalais sont végétariens ou quasi... Pause café à Durbar Square pendant que Caroline va vomir dans les toilettes (Ah ! Ça va mieux !) Marion attendra le voyage en avion pour en faire autant...Tant pis on avait trop envie de fruits et crudités ! Arnaud et Fred vont quant à eux attraper un énorme rhume dans l'avion (à moins que ce ne soit dans l'aéroport glacial de Doha où nous avons fait escale quelques heures)
Aujourd'hui c'est la rentrée, tout le monde est guéri et ne restent que les bons souvenirs !
En conclusion Points + : -les paysages somptueux -les gens toujours agréables -les lodges finalement assez confortables (du moins par rapport à ceux du Langtang Gosainkund Helambu) -les champs fleurs sauvages et bosquets d'arbres à leur apogée -les températures très douces -la gentillesse et l'efficacité de Shiba, Korma et Moden
Points - : -la piste (même si elle a d'autres avantages, en particulier pour les gens du coin) quasi omniprésente, qui griffe bien le paysage (et encore quasi pas de circulation quand nous y étions) -les nuages qui nous ont le plus souvent caché les sommets (l'automne est préférable, mais pb qd on a des enfants scolarisés) -le permis très cher, qui semble ne guère profiter aux habitants eux-mêmes -la (relative) fréquentation (mais on est sans doute particulièrement sensibles à cet aspect des choses) -la nécessité de passer par une agence (bien confortable mais guère de sentiment d'aventure, on se laisse porter. Là aussi on est sans doute un peu atypiques) -les transports, vraiment pénibles, 4 jours de bus pour 11 jours de trek...
Si c'était à refaire... Sans contrainte de date, je choisirais octobre. Je prendrais 2 jours de sécurité (faciles à occuper vers Muktinath par exemple) à Jomsom ou Kagbeni avant le trek afin de ne pas perdre bêtement 1 ou plusieurs jours de permis. J'étudierais en détail les possibilités de randos hors sentiers battus, ça ne doit pas manquer. Et surtout j'essaierais au maximum d'éviter la piste, entre autres en passant du côté de Tangge, quitte à prendre plus de 10 jours de permis.
Texte en images ici : Sibellelaterre
Texte seul :
RECIT MUSTANG NEPAL 2013
Nous gardions la nostalgie de notre premier voyage au Népal, et Fred et les enfants furent aussitôt partants quand je leur proposai d'y retourner en ce mois d'août 2013 ! Ceux qui connaissent un peu l'Asie savent que l'été est la période de la mousson. C'est pourquoi nous avons choisi de visiter le Mustang, ce petit royaume situé à la frontière du Tibet, qui bénéficie de l'abri du massif des Annapurnas. 11 jours de trek, 190 km, et 3 semaines en tout au Népal, car le Mustang se mérite !
Préparatifs : Ce petit bout de Népal très proche du Tibet n'est ouvert au tourisme que depuis 1992 et impose de passer par une agence. J'ai donc contacté Celtic Trekking qui nous avait déjà guidé pour le trek du Langtang en 2007. Il faut de surcroît s'acquitter d'un permis pas donné : 500 USD/personne pour 10 jours de présence dans le Haut Mustang. Et 50 USD par jour supplémentaire (à prévoir d'avance lors de l'achat du permis, aucune improvisation possible) La piste construite ces dernières années dans la vallée de la Kali Gandaki jusqu'à Jomsom, qui a « pourri » une partie du fameux tour des Annapurna (et sans doute bien amélioré le sort des habitants de la vallée, en dehors de ceux qui bénéficiaient des revenus du trek -les lodges), continue maintenant encore plus au nord. On dit que d'ici 2 ou 3 ans elle ira jusqu'au Tibet (en Chine donc) et que plus rien ne sera comme avant au Mustang. Ce serait donc le moment ou jamais de découvrir cette région jusqu'ici préservée du tourisme de masse et de la circulation motorisée. Pour aller jusqu'en Chine, il faut sur certains segments du parcours, rouler dans le lit de la Kali Kandaki, chose impossible en été car son niveau est trop haut. Nous ne devrions donc pas être gênés par la circulation...
Budget : Vols Qatar Airways A/R (depuis Paris, escale de qq heures à Doha, aéroport trop climatisé, prévoir une petite laine!)740 €/pers. Visas, à prendre en arrivant à l'aéroport (prévoir une photo) : 40 USD/pers. 2 nuits à Katmandu au Tings Tea Lounge Hotel, 2 chambres avec SDB, 110 USDX2 Bus Green Line Katmandu-Pokhara avec clim et pause-repas en route : 20 USD/pers Permis Mustang : 500 USD/pers Agence Celtic Trekking (guide francophone+ 2 porteurs, vol Pokhara-Jomosom A/R, 2 nuits et restos à Pokhara, hébergement et nourriture pendant les 10 jours de trek. 860 USD/pers. 1 nuit à Pokahra au Mount Kailash Hotel : 130 € 2 nuits Cosy Hotel Bhaktapur (2 chambres communicantes avec 2 SDB et clim) 95 USDX2 En dehors de la prise en charge par Celtic Trekking, tous les repas ont été pris au restaurant.
Soit 10000 € pour 3 semaines à 5, tout compris sauf pourboires au guide et aux porteurs.
Arrivée à Kathmandou 29/07/13 Vol sans histoire avec escale à Doha. Nous sommes impressionnés par le ciel de mousson : bien que volant à 10000 d'altitude, nous passons entre d'énormes nuages d'orage. C'est magnifique ! Puis nous passons sous les nuages...et voilà Kathmandou ! Nous sommes en basse saison et l'établissement des visas ne prend que quelques minutes. Quelqu'un de Celtic nous attend, on passe à l'agence régler les derniers détails, nous y laissons nos passeports pour que l'agence puisse s'occuper demain des permis, puis on nous conduit au Tings Tea Lounge Hotel. Les enfants gardaient un mauvais souvenir de Kathmandou (bruit, bouchons, pollution, ça n'a pas changé sauf qu'il y a beaucoup plus de 2 roues motorisés !) aussi j'ai choisi un hôtel douillet dans une rue calme. Les gens de l'hôtel, très attentionnés, nous préparent un bon dîner et hop au lit !
Pashupatinath, Bodnath, 30/07/13 Il y a 4 heures (en plus) de décalage horaire, si bien que pour une fois nous parvenons à faire la grasse matinée. Pas de pluie pour le moment, environ 25°C mais une atmosphère très humide. Il fait faim... Après avoir retiré des roupies à un distributeur, nous dégottons une pharmacie car j'ai oublié de prendre un antinauséeux et Caroline craint d'être malade dans le bus qui doit nous mener après-demain à Pohkara. On achète une tablette de quelques comprimés de métoclopramide (Primpéran) pour 0,5 € en espérant qu'il ne s'agisse pas d'un médicament contrefait... Puis nous nous entassons dans un taxi qui pour quelques euros nous mène à Pashupatinath (là où on tue les morts comme dit Marion!) Il s'agit d'un site religieux à la fois bouddhique et hindou situé sur les rives de la rivière Bagmati. C'est une rivière sacrée qui sert de lieu de crémation pour les Népalais. Les berges de la rivière sont aménagées en « ghats ». Le site d'incinération le plus en amont est réservé à la famille royale et plus on descend vers l'aval, plus on va les les sites réservés aux castes les plus basses (le système des castes est encore très présent au Népal). Les Népalais aisés viennent parfois de très loin pour se faire incinérer ici. C'est aussi un lieu de pèlerinage et il y a de très nombreux touristes asiatiques, visiblement très réceptifs aux temples, gravures, statues, dont le sens nous échappe le plus souvent, malgré les explications données par le guide qui s'est proposé à l'entrée du site (pas donnée, environ 8 €/pers) Il nous mène aussitôt « vers le vif du sujet » : ça fume par là ! Je vous épargne les gros plans... Plus en amont, les ghats des classes très supérieures. Ce qui nous plaît, c'est que ces 2 religions semblent se pratiquer à la bonne franquette. Il y a des animaux partout, tout le monde trouve ça normal. Ça « humanise » toutes ces sculptures effrayantes, cette profusion de temples. Chacun fait sa petite affaire dans son coin : ici des offrandes là un jeune garçon récupère des pièces à l'aide d'un aimant ici des hommes saints pratiquent des offrandes là passent des élégantes tiens voilà un mort, sans doute un riche homme d'affaire car il se dirige vers un ghat d'amont. Notre guide connaît son affaire et sait que la crémation ne va pas commencer de suite (il faut d'abord purifier le mort en lui trempant les pieds dans la Bagmati et en lui versant de l'eau dans la bouche -heureusement qu'il est mort!) Il nous emmène faire le tour du temple de Pashupatinath (1696), réservé aux Hindous. Il a son coin pour nous faire entrevoir la tête du buffle sacré. Le voilà ! Recto
et verso ! L'endroit est bien gardé !
Retour à la crémation : cérémonie sans chichis. Pas de musique (bonne idée les cérémonies funéraires sont déjà tellement tristes). Le corps est placé sur un bûcher. Le fils aîné enflamme le corps par la bouche puis un professionnel met le feu un peu partout sous le bûcher, rajoute de l'herbe sèche et du bois et c'est parti pour 3 ou 4h. Ensuite les os sont jetés dans la rivière sacrée (qui coule bien en cette saison mais ce n'est pas toujours le cas...)
Bon, nous ne sommes pas fans de bondieuseries, ni de l'art religieux, mais il faut reconnaître que la visite n'est pas inintéressante. Et puis il faut bien s'occuper le temps que les permis pour le Mustang soient établis.
Nous montons ensuite sur les hauteurs de Pashupatinath, très boisées, et alors que l'orage menace faisons une petite pause dans le petit café du sommet. Bien joué, 2 minutes après il pleut des cordes ! Il y a ici encore des dizaines de temples...et de chiens. Nous poursuivons la balade vers Bodnath, plus grand stupa d'Asie, bien verdi par les pluies de la mousson. Nous ne sommes pas loin de l'aéroport. Tout le monde déambule autour du stupa en tournant comme il se doit dans le sens des aiguilles d'une montre. Moines modernes : smartphone et bichon... Il est touchant de voir comme les Népalais prennent soin des animaux, domestiques ou non.
De Kathmandou à Pokhara 31/07/13 Compte-tenu de la saison, j'ai fait le choix de prendre un bus de la Cie Green Line (20 USD repas en route compris) pour rejoindre Pokhara. Le bus touristique classique est moins cher (quelques euros) mais le voyage durant 7h (pour 200 km) et les températures avoisinant les 30 ou 35°C avec une humidité très forte, la climatisation ne m'a pas semblé superflue. Shiba notre guide et Korma un des porteurs passent nous prendre au Tings Tea Lounge et nous rejoignons en taxi la station Green Line. Départ à 7h30. Il fait beau ! Il nous faut presque 1 h pour sortir de Kathmandou. La route est montagneuse et très belle, c'est assez frustrant de ne pas pouvoir s'arrêter pour quelques photos. Un peu avant midi nous faisons une halte dans un très beau resort sur la rive sud de la rivière Trisuli. La chaleur humide est étouffante mis le cadre est très agréable. Méfiance, la nourriture est assez épicée ! Je finis par me résoudre à faire des photos à travers la vitre du bus (1ère fois que ça m'arrive!) Quelques photos sont potables finalement.
Nous arrivons à Pokhara vers 15h et prenons le taxi jusqu'à l'hôtel Middle Path (bof) où nous posons nos affaires avant d'aller voir le lac. Pokahara est LA ville de villégiature du Népal. Le rythme y est moins trépidant qu'à Kathmandou, l'air moins pollué et la présence du lac donne un certain charme à la ville. Elle est très touristique et une fois de plus nous sommes étonnés de voir tous ces touristes asiatiques. Sans doute sont-ils moins effrayés par la Mousson que les Occidentaux qui pour la plupart évitent le Népal en été. Certes le ciel se couvre systématiquement en fin de journée et il pleut toutes les nuits mais nous avons jusqu'à présent toujours eu plusieurs heures de soleil par jour. Évidemment les sommets restent très discrets... Mais le ciel est souvent magnifique, à la différence de l'architecture de Pokkhara... Drôle de gardien de but...
Bus jusqu'à Tatopani 01/08/13 Celtic Trekking a réservé le 1er vol de la matinée, à 6h30, c'est celui qui a les meilleures chances de partir. A 5h30, nous sommes à l'aéroport, le ciel est bouché, Shiba le sent mal... L'unique avion qui effectue la liaison Pokhara-Jomson, 15 à 17 personnes, vole à vue et doit franchir un col escarpé. Le temps doit donc être dégagé au col, au départ, et à l'arrivée. Pas gagné en période de mousson... En attendant nous petit-déjeunons sur la terrasse. A l'arrière plan une famille française avec laquelle nous allons après quelques heures d'attente sympathiser (la Cie veut être sûre qu'elle ne pourra assurer le vol avant de rembourser les billets) et nous associer pour affréter un bus pour rejoindre Jomsom. En effet, en cas d'annulation du vol, on n'est pas prioritaire sur les vols des jours suivants, autant dire que l'on peut rester en rade une semaine avant que des places vacantes n'apparaissent. D'autre part le permis obtenu à prix d'or ne nous autorise l'accès au Haut Mustang que pendant 10 jours et les dates sont fixées lors de l'achat du permis. Donc chaque jour de retard raccourci d'autant la durée autorisée de notre séjour au Mustang ! Pas glop ! Un 3ème groupe constitué d'un Japonais et de ses 2 guides népalais se joint à nous : l'union fait la force et permet de partager le coût du bus. Voilà la bête ! Bah il n'y a que 150 km jusqu'à Jomsom.... Quand Shiba nous annonce que nous ne serons sans doute pas ce soir à Jomsom, je comprends que les choses ne sont pas si simples. C'est la saison des pluies et il y a des glissements de terrain après Beni, qui se situe à mi-parcours. Bref, nous voilà partis un peu après-midi, cahin-caha jusqu'à Beni. Ambiance colonie de vacances avec l'autre famille française. L'aventure c'est l'aventure après tout ! Pause-repas à Beni, pendant que nos 3 guides négocient un bus tout-terrain pour la suite du parcours. 1er éboulement, changement de bus. Tout le monde met la main à la pâte pour transbahuter les bagages, sauf le Japonais, qui doit d'ailleurs crever de chaud, déjà équipé pour la haute montagne et qui a des sacs hyper-lourds... La bande de jeunes apprécie de prendre l'air au bord de la rivière en furie. Vers 17h00, les guides décident de stopper pour aujourd'hui à Tatopani, histoire de profiter des sources chaudes. Le lodge convoité est en travaux, on se rabat sur celui situé juste au-dessus des sources chaudes (à éviter, sale, araignées et peut-être aussi puces dans certains lits) Pas facile de s'endormir dans cette chaleur très humide (surtout après avoir loupé une énorme araignée!)
Enfin à Jomsom, début du trek jusqu'à Kagbeni (12 km) 02/08/13 On décolle de bonne heure et après 2 km, c'est la panne. Démontage de la roue, quelques coups de clés impuissants, puis finalement remontage en croisant les doigts pour que ça tienne. Les roulements semblent fichus... Du coup nous sommes contents, quelques kilomètres plus loin de rencontrer un nouvel éboulis : changement de bus ! Pour faire 70 km, nous aurons pris en tout une dizaine de bus ! Les glissements de terrain semblent se produire toujours aux mêmes endroits si bien qu'il y a à chaque fois un bus fort opportunément placé entre 2 éboulements. Un vrai business ! Les Népalais semblent toujours étonnés de nous voir papouiller leurs chiens comme de grosses peluches. Ils ont vraiment des bonnes têtes, surtout dans les montagnes. En milieu de journée, après une douzaine d'heures de bus en 2 jours, nous arrivons ENFIN à Jomsom (2700 m) où nous déjeunons avant de débuter le trek par la 1ère étape, de quelques heures, le long de la Kali Gandaki vers Kagbeni, point d'entrée dans le Haut Mustang. A l'occasion de ce repas, je remarque que le Japonais se fait une injection d'insuline et je comprends mieux sa passivité lors des changements de bus pour le transport des bagages : il est diabétique insulino-dépendant (donc il doit gérer effort physique, apport calorique et insuline). Et la meilleure c'est que Shiba m'apprend ensuite qu'il part pour un trek d'un mois dans le Haut-Dolpo, une région particulièrement difficile d'accès qui nécessite de franchir plusieurs cols à plus de 5000 m. Le ravitaillement dans les villages est souvent impossible si bien qu'il aura pour lui seul une équipe d'une dizaine de personnes pour transporter les tentes et la bouffe. Chapeau ! De notre côté, nous avons 2 porteurs : Korma qui a fait le voyage avec Shiba le guide et nous depuis Kathmandou, et Moden qui a rejoint la veille Jomsom en bus. Avec leurs affaires personnelles, il portent chacun 25 à 30 kg. Arnaud demande à Korma d'essayer sa charge : ça lui semble très inconfortable, d'autant plus qu'il faut en permanence restaurer l'équilibre latéral. Dans cette région du Népal les chevaux et les mules sont très utilisés pour le port de charge car le terrain, moins escarpé que dans certaines autres régions, s'y prête bien. L'autre famille française (ils sont 6) n'a pas de porteur mais 3 chevaux et leur « muletier », qui vont à leur propre rythme. Du coup nous ne sommes pas trop déçus de ne pas avoir de mules/chevaux (Celtic nous a expliqué que pour 5 - soit seulement 2 mules - c'était difficile de trouver un muletier intéressé). En effet il ne faut pas s'attendre à un voyage avec des chevaux : ils ne font que transporter les bagages d'un point à un autre et on ne les voit quasiment pas.
Peu après Jomsom, nous rencontrons notre 1er gué (en saison des pluies le niveau des rivières est assez haut) que nous franchissons très élégamment dans la benne d'un tracteur opportuniste (business extrêmement lucratif apparemment). Le Nilgiri (plus de 7000 m) fait une soudaine apparition. Wouah !! Nous sommes actuellement à 2700 m d'altitude. La Kali Gandaki, rivière que nous allons remonter via quelques cols à plus de 4000 m jusqu'à Lo Manthang (3810m), capitale du Haut Mustang, prend sa source aux confins du Tibet et se jette au sud dans le Gange. A l'est le massif des Annapurna (8091m) et à l'ouest le Dhaulagiri (8167 m): la vallée fait donc plus de 5km de profondeur. Un record sur notre planète (fosses sous-marines exceptées!) Évidemment en été, durant la mousson, ces hauts sommets sont souvent pris dans les nuages. La saison idéale serait l'automne, mais ça ne colle pas avec les vacances scolaires... A cette époque il fait déjà frais mais les sommets éclatent de blancheur sur un ciel azur. En hiver, il fait si froid que le Haut Mustang se vide de ses habitants qui descendent dans les basses vallées avec leur bétail. Seuls les plus âgés incapables de faire la migration à pied, restent sur place garder les maisons. Une véritable épreuve avec des températures avoisinant les -30°C, sans chauffage ni eau courante. Jusqu'à ces dernières années, le Mustang avait un climat de désert d'altitude avec seulement 250 à 400 mm de précipitations/an (essentiellement sous forme de neige) contre 1360 mm à Kathmandou (700 mm à Nancy). Comme ailleurs, la météo n'est plus la même depuis quelques années et il pleut parfois en été au Mustang. Ces pluies sont bénéfiques pour les cultures, exclusivement concentrées aux abords des sources et villages. Il y a environ 15000 habitants dans le Haut Mustang (55X60 km) qui vivent dans des villages dont l'accès a souvent été grandement facilité par la construction de passerelles. Celle-ci mène au village de Ghyakar, en rive droite de la Kali Gandaki.
On aperçoit déjà Kagbeni dont les champs d'un vert presque fluorescent à cette époque de l'année égaient un paysage minéral et austère. On adore ! Des arbres ont été plantés pour tenter de freiner l'érosion de la rivière qui grignote peu à peu les terres cultivables. Nous pensons immédiatement au Maroc en voyant les ruines du vieux Kagbeni autour desquelles s'étend le village moderne. Juste avant l'arrivée au lodge situé sur les hauteurs du village, le Thorong Peak surgit des nuages ! Il semble si proche alors qu'il y a quelques secondes rien ne laissait soupçonner sa présence. Nous avons fait l'étape en compagnie des C. et le Dragon Lodge est assez grand pour tous nous accueillir. C'est sympa de faire le trek ensemble et le petit côté « colonies de vacances » plaît beaucoup aux enfants. La troupe composée de 6 ados de 14 (Rémi), 15 (Siméon), 17 (Marion), 18 (Pauline et Arnaud), 20 ans (Marie et Caroline) ne passe pas inaperçue !
J2 trek, vers Chele (16 km), 03/08/13 Nuit agitée pour Siméon qui a vomi à 5h du matin, tandis qu'Arnaud a attendu le petit-déjeuner pour vomir dans son assiette ! Siméon est à plat et va faire l'étape du jour à cheval. Un dernier regard vers Kagbeni, puis on passe devant Tirigaon qui se défend des assauts de la Kali Gandaki. Kagbeni disparaît au loin dans la vallée Au-dessus de Tirigaon s'élève le sentier qui file vers le Dolpo. Erosion ! La Ghilungpakola, un affluent rive droite de la Kali Gandaki. Nous grimpons sur un plateau à 3762 m où se trouve...un immense verger ! Eh oui ! Nous sommes à la latitude du Maroc ! Voilà les chorten qui annoncent l'arrivée à Tangbe, avec sa ruine aux allures de ksar marocain justement. Il fait chaud et la vue sur les sommets enneigés ne suffit pas à nous rafraîchir. Chhusang apparaît bientôt, oasis de verdure dans ce décor de western. Comme aux abords de chaque village, des chorten. Partout dans le Mustang on trouve des constructions troglodytes. Il en reste des centaines à inventorier. Nous longeons les petits champs, avant d'arriver au centre du village, transformé en parking surchargé ! Nous nous arrêtons dans un lodge pour déjeuner. Siméon est déjà là et se repose dans une chambre, KO ! Marion ne vaut pas mieux, elle est nauséeuse et épuisée. Arnaud va mieux, c'est déjà ça. Nos guides sont désolés et un peu inquiets pour la suite des événements car le trek n'est pas de tout repos compte-tenu de l'altitude. Demain nous devons franchir 4 cols dont l'un à plus de 4000 m. Pas de signes de gravité cependant, il faut attendre que ça aille mieux, voilà tout ! Gué débonnaire juste après le village, puis nous longeons à nouveau la Kali Gandaki avant de la franchir sur la passerelle située juste avant Chele (3050), notre étape du jour. Comme tous les jours dans cette vallée dès la fin de la matinée, ça souffle ! Le gradient entre les basses pressions des plaines du Teraï au sud et les hautes pressions des plateaux tibétains au nord crée un mouvement d'aspiration qui génère des vents violents, toujours orientés vers le nord. Quand il fait sec, ça génère une poussière terrible parait-il. Arnaud nous attend patiemment Marion, toujours patraque, et moi. Chele se trouve en haut de cette falaise, un dernier effort ! Partout dans le Mustang dont le peuple est très croyant, on trouve des signes religieux, ici des pierres gravées de prières. Vue imprenable sur le Nilgiri depuis le toit du lodge. Il joue à cache-cache avec les nuages. L'architecture du Mustang est caractéristique : maisons de pierre avec toit en pisé, en terrasse inaccessible aux animaux, où l'on fait sécher fruits, graines, et linge ! Le bois disposé à l'aplomb des murs est un signe de richesse (il n'est pas forcément destiné à servir de combustible, compte-tenu du peu d'arbres dans cette région) et a pour principale fonction de protéger les murs de la neige et de la pluie. La neige est dégagée manuellement des terrasses en pisé, très intolérantes à l'humidité. Les changements climatiques compliquent grandement l'entretien des maisons, prévues pour un climat de sécheresse alors qu'il pleut de plus en plus souvent dans le Mustang. Nous profitons des derniers rayons du soleil, et de la vue sur Chhusang et le Nilgiri, juste avant qu'un bel orage n'éclate. Il va pleuvoir toute la nuit...
J3 trek, vers Syangboche (18 km), 04/08/13 Nous avons quitté la kali Gandaki à Chele, en rive droite. Le sentier s'élève rapidement à flanc de falaise et on nous sommes bien contents de ne plus voir de piste ! Nous cheminons à l'ombre, toujours de concert avec les C., Siméon toujours à cheval et Marion en remorque derrière moi. Elle n'a plus de jambes et à défaut serre les dents, sur un rythme très lent. Nous croisons plein de mules, dans une belle lumière. Nous dépassons Samar et le sentier devenant moins escarpé, je me résous à donner un anti-nauséeux à Marion (craignant ses effets secondaires à type de vertige) Shiba ne la quitte pas d'une semelle, prêt à la rattraper en cas de faux pas. Je sers de remorqueur... Il fait toujours étonnament chaud et l'ombre est bienvenue ! Marion finit par rendre tripes et boyaux peu après Samar. Elle est vidée dans tous les sens du terme...alors que se profile à l'horizon le col de Bhena La (3860 m) Shiba décide de filer devant chercher le cheval de Siméon qui doit déjà être arrivé à Bhena, après le col. Arnaud et Fred restent avec Marion tandis que je continue à mon rythme (lent) car nous avons déjà perdu pas mal de temps alors que le temps semble se gâter. Je croise le muletier qui descend à grandes enjambées et qui semble inquiet (je ne sais pas ce que Shiba a bien pu lui dire pour le convaincre de redescendre – en fait il n'avait pas terminé son dal bhat, carburant indispensable aux Népalais de la montagne, mélange de riz, lentilles, légumes et sauce épicée qu'ils ingurgitent en quantité phénoménale, en rapport avec l'énergie dépensée sur les sentiers d'altitude) Je suis soulagée et prend enfin le temps d'apprécier les paysages qui m'entourent. Ici la montagne capture l'humidité des nuages, c'est plus vert qu'ailleurs et ça pousse en curieux îlots concentriques. Partout des cascades révèlent la présence des glaciers, cachés dans les nuages. Voilà Marion à cheval, ça va tout de suite mieux ! 800 roupies, soit 6 €, ce n'est pas cher payé pour tant d'efforts. Une fois franchi le Bhena La, Bhena apparaît au bout d'un faux plat et plus loin la piste réapparaît avec 2 ou 3 jeeps qui attendent le client. Petite pause dal bhat au lodge très rustique de Bhena. La petite fille du lodge sait ce qu'elle veut ! Shiba négocie la fin de l'étape en jeep pour Marion et moi qui l'accompagne. 2000 roupies (soit 16 euros environ) pour 30 mn de jeep (ce qui nous évite le franchissement d'un autre col à presque 4000 m) La piste a tout de même du bon finalement ! Le muletier de Siméon rebrousse chemin pour rentrer chez lui avant la nuit. Siméon va termin erl'étape à pied, ça va beaucoup mieux. Voici la fine équipe au dernier col avant l'étape à Syangboche. Voilà le petit hameau, tout au fond, c'est le Tibet. A l'est des sommets de plus de 6000 m. Le lodge est à droite à l'entrée du village. Ombres et lumières. Le Nilgiri et l'Annapurna se dévoilent. Soirée très sympa, en musique avec Marie C. à la guitare. Demain, nos routes se séparent : les C. ont un timing serré car ils reprennent l'avion vers la France le 13 août (nous c'est le 17) et la journée de retard causée par l'annulation du vol Pokhara-Jomsom les contraint à accélérer le rythme. Demain, puisque Siméon a retrouvé la forme, ils vont doubler l'étape jusqu'à Tsarang, de façon à pouvoir tout de même passer 2 jours à Lo Manthang, puis ils prendront une jeep pour redescendre fissa jusqu'à Syangboche, afin d'avoir un peu de marge au cas où le vol Jomsom-Pokhara serait lui aussi annulé. Entre les contraintes de permis et les aléas météo et les possibles (voire très probables) annulations de vols en période de mousson, il faut prévoir de la marge...heureusement la piste permet de faire quelques ajustements, mais on ne vient pas jusqu'ici pour faire de la jeep hein ! De notre côté nous allons continuer sur un rythme plus tranquille, en espérant retrouver les C. après-demain à Lo Manthang.
J4 trek, vers Ghami (3520m) (16 km) et Dhakmar (3820) (+8), 05/08/13 C'est beau hein ! Voilà le spectacle qui s'offre à nouveau sur les hauteurs de Syangboche, des sommets de plus de 8000 m ! Nos porteurs Korma et Moden ne sont pas insensibles non plus au spectacle. Marion qui semble aller mieux tient le rythme des C., très bons marcheurs, au début de la journée, mais très vite les nausées réapparaissent. Nous ralentissons le rythme tandis que les C. tracent vers Tsarang, ils ont un bout de chemin avant d'y arriver ! On traverse péniblement Tamagaon, non sans actionner au passage les moulins à prière, ça ne peut pas faire de mal ! Peu après Chhungar, elle vomit à nouveau, plus de jus ! Shiba et Korma redescendent vers Tamagaon dans l'espoir d'y trouver un cheval, en vain...Les 3 chevaux du hameau auraient été dévorés par les léopards des neiges, qui vivent tout-là-haut. Korma essaie de porter Marion (60 kg!) mais elle est trop faible pour se cramponner efficacement. Finalement l'ascension du col du Nyi La 4010 se fera clopin-clopant, en alternant marche très lente et portage sur les bâtons de marche tenus par Fred et Shiba. Nous voilà au col, Marion fait une drôle de mine ! Ensuite il n'y a plus qu'à descendre tranquillement vers le col de Ghami La : on embrasse toute la vallée de Ghemi et au second plan on aperçoit les falaises rouges de Dhakmar. Voilà le village de Ghami et en diagonale juste derrière le sentier qui mène à Dhakmar. Après avoir traversé les faubourgs champêtres du village, nous entrons dans Ghami, et nous installons au Dhaulagiri Lodge, tenu par une des nombreuses nièces du roi du Mustang. Cette grande maison de famille transformée en lodge est construite autour d'une cour intérieure qui sert de puits de lumière. La salle à manger est chaleureuse, avec ses meubles en bois peint et ses épais tapis de laine. Partout au Népal et au Mustang les terrasses et bords de fenêtres sont ornés de pots de fleurs. Ici la belle saison est courte et on veut en profiter au maximum. Notre chambre est située sur une jolie terrasse avec vue sur les toits. Après une petite collation, Marion accompagnée de Caroline reste se reposer au lodge (et profiter d'adorables petits chats!), tandis que Fred, Arnaud et moi, accompagné de Shiba, Korma et Moden, allons faire un tour à Dhakmar, au pied des falaises rouges. Une passerelle nous permet de franchir la Ghami La. Avec du recul nous pouvons maintenant apercevoir ces étonnants pénitents de pierre situés sur les hauteurs de Ghami. Nous sommes vite rattrapés par ces élégants cavaliers qui nous doublent à toute vitesse, au trot dans la montée à 3700 m. La géologie des environs est magnifique ! Vue vers le bas... On aperçoit le plus long mani (mur de prières) du Mustang. Vue vers le haut et Dhakmar... 1ère maison du village Les chorten à l'entrée du village, comme il se doit. Les champs de sarazin sont en fleurs. Mustang signifie en tibétain « Vallée fertile » ! En effet ! Les gens d'ici ont la sagesse de ne pas brûler le bois des quelques bosquets d'arbres qui poussent aux abords des villages. Les troncs des jeunes arbres sont d'ailleurs soigneusement protégés de l'appétit des chevaux, vaches et autres chèvres. L'ensemble dégage une parfaite impression d'harmonie. Même cet arbre vénérable a été respecté. Un joli pont de pierre marque l'entrée du village, quasi désert. Nous ne croisons que quelques petites vaches, toutes mignonnes mais minuscules (¼ des nôtres) et qui ne donnent qu'un unique litre de lait matin et soir (+/- 40 l/j chez nous!)
Ici aussi, les falaises sont creusées de grottes, qui ne sont plus guère utilisées. Extrait de wikipédia : Les habitations troglodytes des nombreuses falaises du pays conservent une grande partie de leur mystère. Vingt neuf cités troglodytes ont été découvertes et recensées par Michel Peissel1 en 1964. Un éboulement récent (1994) survenu dans l'une d'elles a mis au jour des ossements et des poteries que les services archéologiques népalais datent d'il y a plus de 3 000 ans. Le Mustang est un des plus grands sites préhistoriques d'Asie. En 2007 et 2008, des chercheurs de l'American Himalayan Foundation ont découvert des manuscrits prébouddhistes, des chambres funéraires et des peintures datant du XIIIe siècle, bien antérieures donc à la fondation du royaume de Lo
Sur les hauteurs du village paissent quelques chevaux, sans doute ceux des cavaliers qui nous ont doublés tout-à-l'heure. En effet, tous les habitants du village sont réunis sur un replat herbeux, à boire du thé et du tchang, confortablement installés sur d'épais matelas. Il ne semble pas y avoir d'occasion particulière à ce rassemblement. Il s'agit simplement de profiter du temps qui passe et d'une belle journée d'été. Le jour baisse, il est temps de retourner vers Ghami. Pas de douche chaude chez la nièce du roi (1ère et unique fois de tout le trek) Nous apprenons que Didier, le papa des C. s'est fait une entorse à la cheville et a du prendre une jeep à Ghami pour terminer l'étape jusqu'à Tsarang. Finalement, cette piste a tout de même quelques avantages !
J5 trek, vers Tsarang (13 km), 06/08/13 Le ciel est bien bas aujourd'hui, on se croirait en Islande ! Nous quittons le village de bonne heure, alors que les chèvres sont encore dans leur enclos. Le lodge nous a trouvé un cheval pour porter Marion jusqu'au col de Chinggel (3870m, 2500 roupies, 20 € pour 1h de montée aller. Je serais curieuse de savoir combien le muletier a effectivement touché...bon, ce n'est pas ça qui va grever le budget du voyage...) Nous apercevons au loin sur les rives de la Dhechyang Khola une tente orange. Il s'agit d'une « maison de thé » située sur le sentier entre Yara et Tangge, que nous aurions du emprunter si le niveau des rivières avait été moins haut. En période de mousson, ce parcours en boucle n'est pas possible du fait de la nécessité de franchir plusieurs gués assez profonds. Nous ferons donc un parcours en aller-retour, à l'exception d'une variante en repartant de Lo Manthang. Nous arrivons de bonne heure à Tsarang (3560 m), Marion commence à aller vraiment mieux, enfin ! Nous visiterons tout-à-l'heure le monastère de Tsarang. Tiens, un peu rayon de soleil sur les falaises blafardes. Partout des champs de sarazin ! Le monastère est vieux de 4 siècles. Il y a des moines de tous âges. Il est de tradition que le fils aîné, dès l'âge de 4 ou 5 ans, quitte sa famille pour devenir moine. C'est l'occasion d'apprendre à lire et à écrire, les math, l'anglais et peut-être aussi de profiter de bourses (souvent offertes par les USA) pour partir à l'étranger. Ces monastères font parfois office d’ascenseur social finalement, plus que de lieu de repli méditatif. C'est d'ailleurs assez amusant de voir, à la sortie de la prière, les moines consulter aussitôt leurs smartphones (oui, oui, même dans un endroit aussi paumé au fin fond du Mustang) C'est fou l’essor qu'a pris le téléphone portable par rapport à notre voyage de 2007 ! Il y en a partout ! Cette ancienne forteresse royale est aujourd'hui abandonnée. Elle a encore belle allure !
Voici à quoi ressemblent les chambres des lodges. C'est spartiate mais en général assez propre. Il y a en général un peu d'électricité en soirée et presque toujours une douche et WC en commun. Eau chaude (au gaz) partout sauf à Ghami. Nous sommes devenus experts dans le bidouillage des capricieux chauffe-eau chinois et de la mystérieuse robinetterie népalaise (sur les 4 ou 5 robinets présents, il faut deviner quel est le bon et comment le tourner!) Pour ceux qui veulent voyager léger, il y a toujours des couvertures bien chaudes (mais bien sûr pas lavées très souvent), prévoir alors un sac à viande ! Nous avions pris des draps housses pour recouvrir les matelas et des sacs de couchage utilisés en couverture car il ne faisait pas froid du tout.
Les repas sont en général roboratifs à défaut d'être raffinés. Qualité très variable selon les lodges. Mais on n'est pas là pour la gastronomie hein, et ça vaut mieux ! Dal bhat of course, pâtes, frites, pizzas, momos, springrolls. Prudence avec les légumes non cuits. Quasi pas de fruits. Au petit déjeuner, chapatis, tibetan bread, miel, confiture... Pop corn à toute heure ! (Hein Marion!)
Méfiance avec l'eau ! On peut bien sûr acheter de l'eau en bouteille (avec les problèmes de recyclage inhérents...) ou prendre de l'eau à l'une des nombreuses fontaines que l'on trouve partout dans les villages mais il faut alors la traiter (une pastille d'Aquatabs traite 1l d'eau en 1 h, on avait pris plusieurs bouteilles de 1l dans nos bagages car sur place on ne trouve que des contenants de 1,5l, pas pratique) Idem pour l'eau des ruisseaux, il y a du bétail partout !
J6 trek, vers Lo Manthang (15 km), 07/08/13 Il a plu cette nuit encore et les petits sommets sont saupoudrés de neige. Ne jamais négliger de monter sur le toit des lodges, la vue en vaut toujours la peine ! En route vers Lo Manthang, capitale du Royaume du Mustang. La vieille forteresse se détache de la falaise sur fond de sommets à 8000 m. Une passerelle permet de franchir la Tsarang Khola. Marion pète la forme ce matin, et l'ascension de ce petit col ne lui pose aucun problème. Nous croisons nos premiers yaks ! A peu près à mi-parcours nous dépassons (par la G hein!) le Sungda Chorten. Plus haut le paysage s'élargit. Comme partout, mani et grottes ponctuent le paysage. Il nous reste à franchir une chaîne de badlands, et après 6 jours de marche et une dizaine de cols à presque 4000 m, Lo Manthang et sa forteresse apparaissent enfin. Ce village d'environ 1000 habitants est à peine plus étendu que les autres mais beaucoup plus touristique ! Même la demeure du roi (qui n'a plus depuis la révolution maoiste de 2008 qu'une fonction honorifique) possède sa petite boutique (il faut bien vivre). Impossible de faire 50 m dans le village sans se faire (très gentiment) solliciter. L'image du Mustang sauvage et préservé s'en trouve légèrement écornée... Mais la principale activité du village reste bien l'élevage et l'agriculture. Les rues très étroites sont régulièrement balayées après le passage des troupeaux de chèvres et vaches, dont les bouses sont mises à sécher. L'architecture reste vraiment préservée, même si ici ou là commencent à apparaître quelques bâtiments (écoles, futurs lodges) qui dénotent un peu. Nous avons le plaisir de retrouver la famille C. qui loge au même endroit que nous. L'entorse de Didier n'est pas trop grave, il a pu aller aujourd'hui à cheval jusqu'à Choser, excursion que nous ferons demain. Les C. nous emmènent visiter (pas de photos!) un monastère du XVème siècle, rénové depuis une vingtaine d'années avec un soin méticuleux par un italien passionné Luigi Fieni, sur financement américain. Voir son site : http://www.luigifieni.com/...ion/#/home/slideshow Il a su créer une équipe d'une quarantaine de restaurateurs, tous habitants de Lo Manthang, qui a mené à bien la restauration de plusieurs monastères du Haut Mustang. Il y a encore du boulot compte-tenu des fresques découvertes ces dernières années dans divers sites troglodytiques aux alentours de Choser (entre autres!)
J7 trek, vers Choser (10 kmX2) et retour Lo Manthang, 08/08/13 Nous faisons nos adieux, cette fois définitifs, à la famille C. qui prend ce matin une jeep vers Syangboche et nous voilà partis (20 USD/personne) pour cette balade à cheval vers Choser situé à une dizaine de km au nord de Lo Manthang. Shiba mais aussi Korma et Moden nous accompagnent (à pied!) et ça me fait plaisir de voir qu'ils partagent notre soif de découverte. Il faut dire que la vallée est superbe, ponctuée de champs multicolores, cernée de badlands aux nuances variées. Nous croisons une bande de joyeux moinillons, qui marchent d'un bon pas vers le monastère de Lo Manthang. Nous dépassons la passerelle qui mène à Nenyul, nous l'emprunterons au retour (à pied!) Un peu partout des forteresses en ruines, presque sur chaque colline ! Nous voilà à Choser, puis nous continuons vers Garphu (3900 m). Vue vers l'ouest. Nous visitons le tout petit village, et ces quelques habitations construites aux dépends de la falaise, avant de découvrir l'étonnant monastère semi-troglodytique de Niphu, puis nous continuons vers le sud, remontons sur quelques centaines de mètres le cours de la Ghoiche Khola, pour aller visiter des grottes situées au-dessus d'un terrain de foot. Accès payant et photos interdites, dommage. La visite est assez ludique, moins acrobatique que sur cette belle vidéo : http://thegreathimalayatrail.org/videos/mustang-... , mais aussi moins époustouflante. C'est étonnant de voir comment sur 2 continents distants de plusieurs milliers de km, des hommes ont réalisé le même type de constructions, même si à ma connaissance il n'y a pas au Maroc (autant?) de stigmates religieux dans les greniers de falaise (https://sites.google.com/...e-falaise-de-tizguit ). Nous redescendons la rivière, retrouvons les chevaux, gardés par quelques enfants occupés à éplucher des petits pois, et prenons la route du retour. C'est toujours amusant de franchir ce type de passerelle (les chevaux font le détour par la rivière...) Retour à Lo Manthang en milieu d'après-midi, ravis mais les fesses un peu endolories malgré les épais tapis de selle (sauf celles des filles qui font régulièrement du cheval et qui ont d'ailleurs été étonnées de constater que les chevaux népalais ne répondaient pas aux mêmes sollicitations que les chevaux occidentaux. En tout cas ils ont le pied très sûr et nous n'avons eu aucune frayeur) Nos 3 compagnons népalais sont frais comme des gardons alors qu'ils viennent de marcher 20 km à un rythme soutenu (au pas des chevaux) à 4000 m d'altitude, sans sac il est vrai : nous sommes épatés ! Il doit y avoir de quoi explorer pendant des semaines dans cette région mais avec un permis à 50 USD/j/pers., nous nous sommes contentés du parcours classique, un peu frustrant, mais bon... Aucune déception du côté des paysages, largement à la hauteur de nos attentes. Un chouïa étonné par le côté un (tout) petit mercantile de Lo Manthang, mais peut-on en vouloir à la population d'améliorer son rude ordinaire avec la manne touristique. Nous avions trouvé les gens plus « nature » lors de notre trek Langtang Gosaïnkund Helambu, mais c'était il y a 7 ans et je crois que l'usage du téléphone portable a bien changé les comportements. Les Népalais restent toutefois d'un contact très agréable et souriant, même « sans but lucratif » ! Petit tour aux abords du village en fin d'après-midi, avec un ciel menaçant mais la pluie ne sera que pour cette nuit, comme d'habitude. Le soir, nous faisons le point avec Shiba sur la suite du trek. Sur les 10 jours de permis, 1 a été perdu du fait de l'annulation du vol Pokhara-Jomsom, 5 ont été consacrés au parcours Kagbeni (entrée du Mustang)-Lo Manthang, 1 à la visite des environs de Lo Manthang, il nous en reste donc 3 pour quitter le royaume. Heureusement que Marion a tout-à-fait récupéré et que nous sommes maintenant un peu accoutumés à l'altitude (même si je suis toujours essoufflée rien qu'à me brosser les dents!) car nous allons réaliser les 75 km du retour en 3 étapes. Nous ne sommes pas habitués à de telles distances, surtout à 4000 m d'altitude mais avec une bonne pause en milieu de journée, ça devrait aller.
J8 trek (retour), vers Ghami via Ghar Gumpa (25 km, 7h30), 09/08/13 Pour cette rude étape, Shiba a trouvé une jeep que les porteurs pourront emprunter sur une partie du parcours, jusqu'à Tsarang. Malgré un temps maussade, cette étape aura été notre préférée, car absolument aucune piste à l'horizon et une grande variété de paysages, avec en plus quelques animaux sauvages. D'abord quelques marmottes assez craintives, puis un renard. Il y a un petit air de Mongolie par ici. Compte-tenu de la longueur de l'étape, Shiba avance à un bon rythme que je m'efforce de suivre (d'habitude je vais sans scrupules à MON rythme, lent et ponctué de nombreux arrêts photos) Effort inutile puisque je mets un temps infini à franchir les derniers mètres avant un col à 4300 m, victime d'une bonne hypoglycémie ! L'altitude ne facilite pas la récupération...A 4000 m il y a 40 % d'oxygène en moins ! Par ici le fond de l'air est plus frais et on voit enfin des yaks, j'adore ces grosses bestioles poilues. On arrive en milieu de journée au très ancien monastère de Ghar Gumba (VIIIème siècle) où nous allons manger un dal bhat et faire une petite sieste réparatrice. Requinqués, nous partons à l'assaut du Mui La (4170 m) que nous franchissons sans problème. Vue imprenable sur le village de Dhakmar que les garçons et moi avons visité quelques jours plus tôt, sous le soleil. On poursuit au-delà de Dhakmar vers Ghami, où les enfants retrouvent avec plaisir les petits chats du lodge (toujours pas d'eau chaude...) Korma et Moden les porteurs sont arrivés un peu avant nous. Gros dodo pour tout le monde !
J9 trek (retour), vers Samar (25 km, 8h), 10/08/13 Nous repassons par Chhungar, Tamagaon, Syangboche (pause-repas et sieste) et Bhena. Marion découvre des paysages dont elle n'a aucun souvenir alors que nous sommes passés par là il y a quelques jours. Elle a le sourire au col de Yamda La ! Peu de photos ce jour là car le temps est franchement couvert ! 5 cols sur cette étape finalement guère plus facile que la précédente mais on commence à avoir de l'entraînement ! Nous croisons une foule de randonneurs, à tel point que les gens ne se disent même plus bonjour ! Sans doute qu'en faisant une boucle on évite de croiser tout le flux montant...
J10 trek (retour, sortie du Mustang) (25 km, 5h30), vers Kagbeni, 11/08/13 Le temps est encore très couvert. Dommage car j'aurais aimé refaire le très beau sentier de falaise entre Samar et Chele avec le soleil... A droite la psserelle vers Ghyakar, à G de l'image, le sentier escarpé. Arrivée sur Chele, protégé par sa grande falaise. Pause à Chhusang, après le gué sur la Narsing Khola, dont le niveau a bien monté ! Travaux des champs. Nous croisons un bus (le seul de tout le trek). Nous n'aurons en ces 10 jours de trek pas croisé plus d'une dizaine de voitures : en cette saison la circulation est plus que raisonnable. N'empêche que la marche sur piste est fatigante, physiquement car on répète toujours les mêmes appuis et psychologiquement (pourquoi faire à pied un parcours accessible en voiture ? Raisonnement que je tiens depuis ma plus tendre enfance!) Un regard sur Tangge après avoir franchi le dernier col du trek. Et Kagbeni apparaît bientôt ! Ouf ! On en a plein les pattes ! Shiba passe au check point faire la sortie du parc du Mustang, nous sommes dans les temps. Il reste une dernière petite étape de 10 km demain jusqu'à Jomsom, à plat.
J11 trek, (retour) vers Jomsom (10 km), 12/08/13 Ces derniers km sont une formalité, nous longeons comme à l'aller la Kali Gandaki. Le tracteur n'est pas un luxe cette fois-ci : on entend distinctement les gros cailloux se faire rouler par le courant au fond de la rivière. Gué infranchissable à pied aujourd'hui ! Jomsom est en vue ! Voilà l'aéroport et même un avion ! Il a donc volé aujourd'hui ! Nous passons l'après-midi sur le toit du lodge a admirer le Nilgiri qui semble à portée de main ! Nous faisons nos adieux à Korma qui se hâte de retrouver sa famille car sa fille est malade, il prend le bus dès aujourd'hui. (nouvelles rassurantes depuis)
Bus retour Pokhara, 13/08/13 A 6h pétantes, nous sommes à l'aéroport : le ciel est bouché et l'histoire se répète. Vol annulé. Pfff ! Cette fois nous savons ce qui nous attend et ça ne nous réjouit pas. 10 bus, 12h de trajet (nous faisons cette fois équipe avec des Italiens et des Slovènes) On est KO debout à l'arrivée vers 22h à Pokhara. Shiba toujours efficace a réservé un bon restaurant mais nous sommes trop crevés pour faire honneur aux plats. Nous nous jetons épuisés sur les lits d'une petite guest house toute proche, joliment fleurie mais aux chambres exiguës et étouffantes. Nuit guère réparatrice.
Pokhara, 14/08/13 Adieux émus à Shiba et Moden. Avec Korma ils forment une belle équipe, soudée et toujours de bonne humeur ! Shiba nous a épaté avec son impeccable Français et sa capacité à expliquer clairement tout ce qui nous semble si « exotique » au Népal. On a aussi apprécié sa façon de gérer les aléas des transports, avec calme et efficacité. Bref, nous n'aimons pas voyager avec un guide mais en ces circonstances, nous avons vraiment apprécié sa présence !
Pendant que les enfants se douchent, nous partons Fred et moi acheter les billets de bus Greenline pour demain, trouver du liquide et un autre hôtel, plus confortable. A quelques pas de notre guesthouse, nous avisons le Mount Kailash Resort, et négocions un appartement dont nous pouvons disposer de suite. 2 chambres, une cuisine salle-à-manger, 2 SDB, 2 télés, la clim qui fonctionne 24/24 (les coupures d'électricité sont fréquentes et seuls les hôtels d'un certain standing ont leur propre générateur), joli jardin et très belle vue. A 9h00 du matin, nous investissons les lieux. Le confort moderne a un prix (130 €) mais on peut dire que nous n'avons jamais autant profité d'une chambre d'hôtel ! Très bon petit-déjeuner buffet au restaurant de l'hôtel, puis on digère béatement dans nos lits king size en regardant les programmes de la TV indienne : décadence totale ! Nous ne quittons la chambre que pour aller déjeuner au Caffe Concerto, de vraies pizzas cuites au four et nous régalons enfin de crudités et fruits frais (pas très prudent mais nous avons 2 SDB/WC dans la chambre et du Tiorfan qui marche super bien, alors en manque de verdure, nous osons!) On passe un bon moment à regarder déambuler les touristes, pas très nombreux et la plupart d'origine asiatique. Gants blancs, masques, ombrelles, mitraillage photographique à tout va, ils sont trop mignons ! Petite promenade digestive au bord du lac. Le coin de Lake Side Est nous a semblé plus agréable que Lake Side centre. Repas du soir au resto de l'hôtel, correct. Il y a plein d'Indiens aisés qui viennent en famille, c'est très exotique pour nous. Nous le sommes d'ailleurs aussi pour eux car à plusieurs reprises on nous a demandé de poser pour des photos souvenirs. Marrant !
Retour sur Khatamandou et Bhaktapur, 15/08/13 Délicieuse nuit dans des draps frais avec la clim... Au réveil, je jette un œil distrait par la fenêtre... le Machapuchare ou Fish Tail, montagne sacrée du Népal (dont l'ascension est interdite, 6993 m), me saute aux yeux. A gauche, la chaîne des Annapurnas (>8000) Le bus est à 5 mn de marche de l'hôtel. Nous quittons Pokhara à 8h, arrivée prévue dans 7h. Arrêt-déjeuner comme à l'aller au Riverside Resort, il fait moins chaud ou alors on s'habitue. Tout va pour le mieux jusqu'à l'approche du dernier col avant Katmandu, que nous mettrons 3h à franchir ! Il y a des travaux et donc une circulation alternée sans personne pour la réguler (alors que des militaires glandouillent qq km plus loin au niveau du col) Or il s'agit de la principale route du Népal où transitent chaque jour des centaines de camions (par exemple tout le carburant consommé au Népal vient de l'Inde par camions et par cette route!) 2 uniques malheureux gars avec une pelle (chacun!) pour ces travaux étalés sur plusieurs segments de centaines de mètres. Bref, 10h de bus encore pour aujourd'hui. Si j'avais su j'aurais envisagé de prendre un avion entre Pokhara et Katmandu (mais là aussi rien n'est certain : l'avion qu'avait pris la famille C. a du renoncer à atterrir à Katmandu du fait du mauvais temps et est retourné se poser à Pokhara ! Ils ont pris -avec succès (!)- le vol du lendemain et ont finalement eu sans problème leur vol de retour vers la France, ouf !) Mais avec des si... Toujours est-il qu'ayant anticipé les aléas des transports népalais, j'ai prévu de passer nos 2 dernières nuits à Bhaktapur, qui nous avait laissé un bon souvenir en 2007. Le bus nous dépose à Kathmandou et nous enchaînons avec le taxi pour Bhaktapur où j'ai réservé au Cosy Hotel dont le très sympathique personnel nous accueille chaleureusement. Il est 19h, ils commençaient à s'inquiéter...Nous avons 2 chambres communicantes, 2 SDB (exiguës), une clim qui fonctionne quand il y a du courant, mais l'architecture conserve assez bien la fraîcheur (fenêtres étroites...et chambres très sombres du coup) Dîner (médiocre) à l'hôtel et hop au lit !
Bhaktapur, 16/08/13 Nous sommes réveillés en musique vers 5h00 par une sorte de défilé, cela dure 1/2H ou 1h et puis...plus rien. Bizarre...mais pas désagréable. Moins en tout cas que les klaxons qui retentissent dans les rues étroites de Bhaktapur, ville théoriquement piétonne (du moins en 2007!) Vive les boules Quiès ! Bon petit-déjeuner sur le toit terrasse de l'hôtel. Nous somme surpris de voir défiler motos, triporteurs, motoculteurs, 4X4, taxis et même bus dans les rues de la vieille ville médiévale, dont le sol fait de briques (restauré il y a une quarantaine d'année) a du mal à encaisser toutes ces sollicitations. Par endroits on marche sur de la tôle ondulée en briques ! On se balade le nez au vent dans les ruelles de la ville, on se perd un peu entres les temples, les petites boutiques, les fontaines, les marchands ambulants, les bassins multicolores. Partout sèchent des piments, curieusement épargés par la volaille omniprésente ! Il y a sans doute plusieurs dizaines de puits à Bhaktapur, encore en fonction pour beaucoup. Nous faisons une pause-déjeuner au Sunny Café (bien) et profitons de la vue sur l'orage qui arrive. Belle pluie spectaculaire de mousson ! Ça dégringole et nous rentrons buller à l'hôtel jusqu'au soir, où nous ressortons dîner au Nyatapola Café (ferme à 19h, on a du speeder et ils n'avaient plus grand chose comme choix)
Bhaktapur et vol retour, 17/08/13 Notre vol est à 19h30 mais Qatar Airways demande d'être à l'aéroport 4h avant (en fait l'enregistrement ne débute que 3h avant le vol?!) Nous profitons de notre dernière matinée à Bhaktapur, Marion s'essaie à la poterie, c'est très physique semble-t-il. Appétissante boucherie...la plupart des Népalais sont végétariens ou quasi... Pause café à Durbar Square pendant que Caroline va vomir dans les toilettes (Ah ! Ça va mieux !) Marion attendra le voyage en avion pour en faire autant...Tant pis on avait trop envie de fruits et crudités ! Arnaud et Fred vont quant à eux attraper un énorme rhume dans l'avion (à moins que ce ne soit dans l'aéroport glacial de Doha où nous avons fait escale quelques heures)
Aujourd'hui c'est la rentrée, tout le monde est guéri et ne restent que les bons souvenirs !
En conclusion Points + : -les paysages somptueux -les gens toujours agréables -les lodges finalement assez confortables (du moins par rapport à ceux du Langtang Gosainkund Helambu) -les champs fleurs sauvages et bosquets d'arbres à leur apogée -les températures très douces -la gentillesse et l'efficacité de Shiba, Korma et Moden
Points - : -la piste (même si elle a d'autres avantages, en particulier pour les gens du coin) quasi omniprésente, qui griffe bien le paysage (et encore quasi pas de circulation quand nous y étions) -les nuages qui nous ont le plus souvent caché les sommets (l'automne est préférable, mais pb qd on a des enfants scolarisés) -le permis très cher, qui semble ne guère profiter aux habitants eux-mêmes -la (relative) fréquentation (mais on est sans doute particulièrement sensibles à cet aspect des choses) -la nécessité de passer par une agence (bien confortable mais guère de sentiment d'aventure, on se laisse porter. Là aussi on est sans doute un peu atypiques) -les transports, vraiment pénibles, 4 jours de bus pour 11 jours de trek...
Si c'était à refaire... Sans contrainte de date, je choisirais octobre. Je prendrais 2 jours de sécurité (faciles à occuper vers Muktinath par exemple) à Jomsom ou Kagbeni avant le trek afin de ne pas perdre bêtement 1 ou plusieurs jours de permis. J'étudierais en détail les possibilités de randos hors sentiers battus, ça ne doit pas manquer. Et surtout j'essaierais au maximum d'éviter la piste, entre autres en passant du côté de Tangge, quitte à prendre plus de 10 jours de permis.
Bonjour à tous,
Nous projetons mon mari et moi-même nous envoler pour la malaisie pour 15 jours fin mars/début avril 2012. Ce voyage se fera avec notre fils qui aura 15 mois au moment du départ. J'ai été rassuré en lisant sur le forum que la malaisie est très faisable avec les enfants notamment ceux en bas âge, que c'est un pays assez moderne pour y trouver le nécessaire et sans grand danger au niveau sanitaire. Cependant mes interrogations se dirigent sur notre itinéraire. Tout n'est pas faisable avec un bébé mais nous aimerions quand même faire de ce voyage un moment de partage, de découverte, d'apprentissage... Notre itinéraire n'est pas encore fixe. Nous envisageons d'attérir à KL et y séjourner 2 jours. Puis nous pensions rejoindre Mallaca et y rester 2 jours également ; le trajet KL/Mallaca peut se faire en bus apparemment, sont il assez confortable pour notre enfant? Par la suite, de Mallaca nous comptions nous rendre à Singapour 3 jours; mais là encore la question du transport se pose... Train/Bus? Enfin, nous pension finir notre voyage aux iles perhentians à besar et pour nous y rendre je pensais aux vols airasia (Johore Baharu/KL et KL/Kota Bharu). Là encore des questions subsistent dans ma tête : réputée comme ile sauvage trouve t on les necessaire alimentation bébé couches ou vaut mieux ne rapatrier sur le continent, pourrions nous trouver ce qu'il faut à kota bharu? J'ai entendu parler de la dengue et je crains pour notre fils, une protection anti moustique suffira t-elle? Nous avons repérer Abdul's Chalet pour l'hébergement surtout pour sa tranquilité et sa plage ombragée. Qu'en pensez vous? J'ai longuement hésiter avec l'iles de Tionam, mais le côté sauvage des perhentians m'a attiré, ai-je fais le bon choix?
Mon mari souhaitait rejoindre la thailande à proximité des iles perhentians et pour ce faire il me proposait d'exclure Singapour de notre itinéraire afin de nous laisser quelques jours pour parfaire ce projet. Je ne suis pas très favorable quant à cette proposition car après lecture de divers témoignages singapour est une ville à faire malgré son urbanisation... Qu'en pensez vous? Et si finalement notre choix était de rejoindre la thailande via les iles perhentians qu'elle endroit nous conseillez-vous à proximité?
C'est un voyage que je prépare très minutieusement car avec notre bébé tout doit être prévu à l'avance c'est pourquoi nous comptions réserver nos hébergement avant de nous y rendre par précaution. Bien entendu, j'aurai bien aimé y aller en sac à dos et vivre au jour le jour comme certains font, dormir dans les guesthouses au confort minimum et savourer l'instant sans rien prévoir d'avance. Mais, malheureusement c'est impossible à faire avec bébé ; ainsi nous organisons tout, surtout l'hébergement avec la propreté et confort comme élément de sélection...
Tout propositions, témoignages, remarques sont les bienvenues...
Je vous remercie d'avance de vos précieux conseils....
Bonjour,
Ayant réservé pour la transatlantique de retour du COSTA SERENA en mars 2011 j'aimerais savoir si des personnes seraient intéressées pour organiser des excursions par nous -mêmes aux escales.
Si tel est le cas vous pouvez me joindre en messagerie privée.
Bonne journée et peut-être à bientôt.
Ayant réservé pour la transatlantique de retour du COSTA SERENA en mars 2011 j'aimerais savoir si des personnes seraient intéressées pour organiser des excursions par nous -mêmes aux escales.
Si tel est le cas vous pouvez me joindre en messagerie privée.
Bonne journée et peut-être à bientôt.
bonjour
on souhaite voyager en janvier ou février 2010 en indonésie avec nos 2 enfants
est ce la mousson à ces périodes là ? merci
devons nous prévoir du lait pour bébé et de la nourriture des couches ?
quelles sont les conseils et les meilleures destinations avec des enfants ?
merci
aldelia😉😉😉
aldelia😉😉😉
bonjour,
je pars a la fin de mars a punta cana. je me suis fait conseiller fortement de prendre des médicaments en prévention contre la malaria. par contre, en discutant avec une copine infirmière, elle m'a dit que ce type de médicament donne de très désagréables effets secondaires. par contre, je ne sais pas lesquels. Ya t'il quelqu'un qui pourrait me renseigner sur les effets secondaires de ces médicaments svp ? l'infirmière en question semblait penser qu'il serait mieux de se faire traiter s'il y a infection, disant également que le moustique qui donne la malaria pique seulement la nuit.
j'aimerais avoir l'heure juste svp.
merci beaucoup snorkie
j'aimerais avoir l'heure juste svp.
merci beaucoup snorkie
Je pars seule pour la 1ere fois et j'avoue avoir un peu la trouille, j'aimerais avoirs quelques conseils avant mon départ le 22avril pour la République Dominicaine
Merci beaucoups
Merci beaucoups
Bonjour,
Je souhaite partir en Polynésie 5 semaines l'été prochain avec ma compagne.
Pour les dates on a pas le choix cela sera entre début juillet et fin aout.
Pour ceux qui y sont déjà allé comment est l'affluence touristique sur cette période ? Sachant que si on casse la tirelire, on aimerait bien profiter tranquillement des plages des ballades….
On aimerait faire quelques iles de la société (moorea, maupiti huine) / tuamotu (fakavara) et pourquoi pas découvrir les marquises ou les australes.
Si vous pouvez faire part de vos expériences ça serait top.
Sinon connaissez vous des sites internets / livres qui recensent les randonnées sur ces belles iles ?
Enfin, on sera avec notre bébé qui aura un un an. Savez-vous si il y a des services de santé sur les (petites) iles ?
Bien à vous,
Guman
Je souhaite partir en Polynésie 5 semaines l'été prochain avec ma compagne.
Pour les dates on a pas le choix cela sera entre début juillet et fin aout.
Pour ceux qui y sont déjà allé comment est l'affluence touristique sur cette période ? Sachant que si on casse la tirelire, on aimerait bien profiter tranquillement des plages des ballades….
On aimerait faire quelques iles de la société (moorea, maupiti huine) / tuamotu (fakavara) et pourquoi pas découvrir les marquises ou les australes.
Si vous pouvez faire part de vos expériences ça serait top.
Sinon connaissez vous des sites internets / livres qui recensent les randonnées sur ces belles iles ?
Enfin, on sera avec notre bébé qui aura un un an. Savez-vous si il y a des services de santé sur les (petites) iles ?
Bien à vous,
Guman
Avis aux experts de la vie en Thaïlande, les chochottes comme moi seront certainement ravis de vous lire...🏴☠️🏴☠️
Voilà, j'ai un voyage organisé de prévu là bas en circuit classique, je me documente donc un maximum avant de partir, et en surfant sur le blog d'un mec, HORREUR il expliquait qu'il valait mieux se trimbaler avec un rouleau de papier toilettes dans son sac LOL🤪, également des affaires de rechanges en cas d'averses, une petite serviette éponge pour la transpiration (si si)...
Enfin voilà quoi, si je n'étais pas tombée par hasard sur son blog c'est le genre de choses auxquelles je n'aurait vraiment jamais pensé.
Je ne suis pas une grande aventurière, j'ai besoin de mon petit confort (eh oui les baroudeurs on est pas tous pareils que voulez vous😛)
En bref, j'attends la liste des choses à emmener en excursion ou même de France au cas ou...
J'attends vos réponses avec impatience, et avis aux moqueurs : J'ASSUME MA GLAMOUR ATTITUDE 😎 rien de ce que vous pourrez dire ne changera 😉
Voilà, j'ai un voyage organisé de prévu là bas en circuit classique, je me documente donc un maximum avant de partir, et en surfant sur le blog d'un mec, HORREUR il expliquait qu'il valait mieux se trimbaler avec un rouleau de papier toilettes dans son sac LOL🤪, également des affaires de rechanges en cas d'averses, une petite serviette éponge pour la transpiration (si si)...
Enfin voilà quoi, si je n'étais pas tombée par hasard sur son blog c'est le genre de choses auxquelles je n'aurait vraiment jamais pensé.
Je ne suis pas une grande aventurière, j'ai besoin de mon petit confort (eh oui les baroudeurs on est pas tous pareils que voulez vous😛)
En bref, j'attends la liste des choses à emmener en excursion ou même de France au cas ou...
J'attends vos réponses avec impatience, et avis aux moqueurs : J'ASSUME MA GLAMOUR ATTITUDE 😎 rien de ce que vous pourrez dire ne changera 😉







