We did the Langtang trek (hike) from September 10th to 17th, with the first and last days being the trip from Kathmandu and back—so 6 days of actual walking. It’s a fairly well-known trek but certainly not as famous or crowded as those in the Annapurna or Everest regions, which is why we chose it.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.
Bonjour,
nous partons sur le tour du Manaslu en Octobre et je souhaite, lors de la derniére étape, revenir par le village de Sikrun (sur le tour des Annapurnas)
Quelqu un connait il le village?
Est il possible dans la meme journée d aller de Sikrun à Khudi puis de prendre le bus pour Ktm dans la foulée.
merci pour vos infos
Bonjour à tous,
Nous partons faire un trek dans le Langtang+Gosainkund+Helambu à la mi septembre 2017 pendant 12 jours.
Nous aimerions, plutôt que de retourner sur KTM, nous arrêter à Bhaktapur à l'issue du trek.
Nous prévoyons pour notre dernière étape (et dernier jour) de trek la portion: Kutumsang - Golphu Bhanjyang - Melamchi Pul.
Je me demandais s'il était faisable d'enchainer le même jour, en bus ou autre moyen de transport, le trajet Melamchi --> Bhaktapur, afin d'arriver pas trop tard à Bhaktapur.
Cela vous parait-il réalisable? Par avance merci de vos avis éclairés
Enfin, je me demandais le prix d'une jeep depuis KTM pour Syabru. j'ai entendu que les tarifs tournaient entre 200 et 250 USD, est-ce bien le cas?
Un grand merci par avance pour vos réponses et informations
Rafaël
Nous partons faire un trek dans le Langtang+Gosainkund+Helambu à la mi septembre 2017 pendant 12 jours.
Nous aimerions, plutôt que de retourner sur KTM, nous arrêter à Bhaktapur à l'issue du trek.
Nous prévoyons pour notre dernière étape (et dernier jour) de trek la portion: Kutumsang - Golphu Bhanjyang - Melamchi Pul.
Je me demandais s'il était faisable d'enchainer le même jour, en bus ou autre moyen de transport, le trajet Melamchi --> Bhaktapur, afin d'arriver pas trop tard à Bhaktapur.
Cela vous parait-il réalisable? Par avance merci de vos avis éclairés
Enfin, je me demandais le prix d'une jeep depuis KTM pour Syabru. j'ai entendu que les tarifs tournaient entre 200 et 250 USD, est-ce bien le cas?
Un grand merci par avance pour vos réponses et informations
Rafaël
Salut ,
Y a t il des lodges entre Thame et Gokyo, en dehors de Lumde?
Ceci afin de rallonger les 2 premières ėtapes et de diminuer celle du Renjo La?
Merci pour vos infos.
Fred
Bonjour à tous,
Pour mon deuxième trek dans le Khumbu, j'aimerai redescendre de Thame directement par Kongde et terminer à Toktok. Quelqu'un pourrait-il me donner les détails du tracé Thame Kongde ? Pour la suite Kongde – Toktok, j’ai …… C’est une longue descente pour laquelle des bâtons de trekking sont fortement recommandés. En chemin, on descend également légèrement dans la jungle jusqu'au village de Toktok, après une belle descente d'environ 4-5 heures.
PS : J’ai aussi trouvé cela sur VF ….. Je viens d'avoir les infos de mes amis Népalais: 6-7 heures pour un bon marcheur (j'ajouterais 9h pour les autres. Info reçu à Thame en 2018. Hélas la météo était mauvaise et on m'a fortement conseillé de repartir sur Namche) de Thame à Kongde, puis 3 heures de descente jusqu'à Toktok.
Pour un peu d'humour, j'ai aussi trouvé ceci ......Pour rejoindre Kongde, la dernière étape avant le retour sur Lukla, le sentier étant impraticable, c'est en hélicoptère (dix minutes de vol) que s'effectue le trajet. Le voyage vaut le détour. Là, depuis la terrasse du lodge, couverte de neige fraîche, le panorama est exceptionnel sur les montagnes du Haut Khumbu : Thamserku à 6 608 m, Ama Dablam à 6 856 m, Lhotse à 8 501 m, Lhotse Shar à 8 400 m, Nuptse à 7 864 m, Cholatse à 6 440 m et bien sûr l'Everest, haut de 8 848 m. !!!!!
Merci pour toutes vos réponses.
Amicalement
Serge
bonjour,
que pensez vous d'un sac de couchage synthétique, températures confort 1°, limite confort - 2° et extrême -11° pour un trek népalais dans le sanctuaire des annapurnas (+ haut 4000/4200 m) période octobre/novembre et en lodges. sachant que c'est la température confort qui reste primordiale. faut il envisager un sac plus efficace donc avec une température de confort encore inférieure. Merci
bjr pouvz vous me conseiller sur ce 2 treck au langtang au niveau de la difficulte technique denivele pente et montee raide quel est reellement le niveau est il adapte au debutant merci Itinéraire indicatif
1er JOUR : départ de Paris.
2e JOUR : arrivée à Kathmandu.
3e JOUR : visite guidée de Kathmandu : Swayambunath, Pashupatinath et Boudhanath.
4e JOUR : route pour Malemchi Pul. Passage de la rivière Indrawati et départ de notre trek. Nuit à Dubhachaur (1 610 m) (3h de marche).
5e JOUR : nous rejoignons Saramathang (2 621m) et son monastère. Si le temps est clair, une vue splendide sur l’Himalaya s’offre à nous (6h).
6e JOUR : continuation sur le village de Tarkeghayang (2 560m) (4h).
7e JOUR : journée de repos à Tarkeghayang et/ou excursion à Yangri Ridge.
8e JOUR : descente vers la Malemchi Khola pour remonter au village sherpa de Melamchigaon (2 560m) (5h).
9e JOUR : montée à travers la forêt pour rejoindre Tharepati (3 640m) (5h).
10e JOUR : descente puis remontée vers Ghopte, à travers une forêt de rhododendrons (3 440 m) (6h).
11e JOUR : passage par le Laurebinayak pass (4 609m) pour atteindre les lacs de Gosaïkund (4 460m) (7h).
12e JOUR : découverte des lacs puis descente au grand village tamang de Syabru (2 260 m). Vue sur le Ganesh et le Langtang Lirung (5h).
13e JOUR : nous rejoignons Dhunche (1 966 m), dernière étape de notre trekking (6h).
14e JOUR : retour à Kathmandu.
15e au 17e JOUR : Kathmandu. Visite libre de cette ville si attachante, en passant par Durbar Square ou le quartier touristique de Thamel. Vol retour.
18e JOUR : arrivée à Paris.
2eme ITINERAIRE J1/3 : Vol pour Kathmandu, premier contact avec la capitale népalaise. Hôtel. J4 : Départ de Sundarijal (1 450m). Nous nous élevons à travers les terrasses et traversons le village de Mulkharka. J5 : Nous avançons sur les crêtes, passons au village de Pâti Bhanjyang et rejoignons la vallée de Melamchi. J6 : La randonnée se poursuit au fond de la vallée au milieu des bananiers. J7 : Montée au superbe village sherpa de Tarke Kyang (2 560m). J8 : Un pas de botte de 7 lieux, un canyon et nous sommes à Malemchi Gaon, un autre village sherpa aux gompas et à l’architecture intéressants. J9 : Nous poursuivons à travers la forêt de rhododendrons couverte de lichens vers les hameaux d’été de Tare Pati (3 500m). J10 : Courte montée d’acclimatation à travers les forêts de pins. Campement à Gopte (3 500m) près d’une grotte. J11 : Un moment fort du trekking, le passage du col de Gosainkund (4 600m) et la vision de paysages de haute montagne. Il n’est pas rare de marcher dans des névés résiduels. Campement en bordure du lac principal de Gosai Kund. J12 : Un sentier en balcon et une vue magnifique de Langtang Lirung (7 200m) font de cette étape l’une des plus agréables. Descente jusqu’au magnifique village de Syabru Gaon. J13 : La jungle...et des milliers de cris d’oiseaux, de singes et d’insectes jusqu’à Lama hotel. J14 : Nous remontons le haut des gorges, et atteignons l’entrée du Parc National de Langtang et le village du même nom. J15 : Une marche très facile jusqu’au village d’alpage du Kanjin Gompa. J16 : Repos ou promenade. Ascension possible du sommet du Yala Peak (4 900m). J17 et 18 : Il faut redescendre ! Nuit à River Lodge et Syabru Gaon dans une magnifique maison décorée de sculptures sur bois. J19 : Nous suivons la rivière Trisuli jusqu'à Dunche, fin du trekking. Route vers Kathmandu. J19 et 20 : Visite de Kathmandu et deux nuits à l’hôtel. J21 et 22 : Vol retour.
merci
2eme ITINERAIRE J1/3 : Vol pour Kathmandu, premier contact avec la capitale népalaise. Hôtel. J4 : Départ de Sundarijal (1 450m). Nous nous élevons à travers les terrasses et traversons le village de Mulkharka. J5 : Nous avançons sur les crêtes, passons au village de Pâti Bhanjyang et rejoignons la vallée de Melamchi. J6 : La randonnée se poursuit au fond de la vallée au milieu des bananiers. J7 : Montée au superbe village sherpa de Tarke Kyang (2 560m). J8 : Un pas de botte de 7 lieux, un canyon et nous sommes à Malemchi Gaon, un autre village sherpa aux gompas et à l’architecture intéressants. J9 : Nous poursuivons à travers la forêt de rhododendrons couverte de lichens vers les hameaux d’été de Tare Pati (3 500m). J10 : Courte montée d’acclimatation à travers les forêts de pins. Campement à Gopte (3 500m) près d’une grotte. J11 : Un moment fort du trekking, le passage du col de Gosainkund (4 600m) et la vision de paysages de haute montagne. Il n’est pas rare de marcher dans des névés résiduels. Campement en bordure du lac principal de Gosai Kund. J12 : Un sentier en balcon et une vue magnifique de Langtang Lirung (7 200m) font de cette étape l’une des plus agréables. Descente jusqu’au magnifique village de Syabru Gaon. J13 : La jungle...et des milliers de cris d’oiseaux, de singes et d’insectes jusqu’à Lama hotel. J14 : Nous remontons le haut des gorges, et atteignons l’entrée du Parc National de Langtang et le village du même nom. J15 : Une marche très facile jusqu’au village d’alpage du Kanjin Gompa. J16 : Repos ou promenade. Ascension possible du sommet du Yala Peak (4 900m). J17 et 18 : Il faut redescendre ! Nuit à River Lodge et Syabru Gaon dans une magnifique maison décorée de sculptures sur bois. J19 : Nous suivons la rivière Trisuli jusqu'à Dunche, fin du trekking. Route vers Kathmandu. J19 et 20 : Visite de Kathmandu et deux nuits à l’hôtel. J21 et 22 : Vol retour.
merci
Hello,
I’ll be in Nepal from March 6th to 29th (we’re flying into Kathmandu via Varanasi and leaving via Delhi).
I’m a bit confused about the regulations requiring a guide.
My wife and I (we’re 63 and 64) aren’t experienced trekkers—we’re more used to walking on terrain with very moderate elevation changes. I’m looking for fairly easy hikes, possibly day trips. Here are my questions: - Does the Poon Hill trek from Pokhara require a guide, or is it better to go through a local agency? (I’ve seen a lot of them offering 4-day packages) - I’d like to do a few multi-day hikes around Jomsom (Kagbeni, Mukitinath, Lupra, Marpha)... Do you need a guide for those, and can you find accommodations easily without booking in advance?
Last question—I’m really hesitant to lug around a sleeping bag or down jacket during our 6 weeks in India. Can you easily find these kinds of items at reasonable prices in Pokhara?
Thanks in advance for any tips you can share! Yann
My wife and I (we’re 63 and 64) aren’t experienced trekkers—we’re more used to walking on terrain with very moderate elevation changes. I’m looking for fairly easy hikes, possibly day trips. Here are my questions: - Does the Poon Hill trek from Pokhara require a guide, or is it better to go through a local agency? (I’ve seen a lot of them offering 4-day packages) - I’d like to do a few multi-day hikes around Jomsom (Kagbeni, Mukitinath, Lupra, Marpha)... Do you need a guide for those, and can you find accommodations easily without booking in advance?
Last question—I’m really hesitant to lug around a sleeping bag or down jacket during our 6 weeks in India. Can you easily find these kinds of items at reasonable prices in Pokhara?
Thanks in advance for any tips you can share! Yann
Bonjour.
J'ai besoin de vos expériences. J'arrive à Katmandou le 11 janvier et je compte rester 15 jours avant de rejoindre l'Inde ( je peux rester 30 jours aussi). Un impératif, obtenir le visa à KTM pour l'Inde. je crois 7 jours maxi (?) ce qui laisse peu de temps pour le trek : 8 jours, bus inclus
Voici le trajet, classique me semble t-il. Je le mets pour mémoire
Jour 2 : départ de Kathmandou pour Syabru Besi (1 450 m). 8 h de bus Jour 3 : Syabru Besi – Lama Hotel [ Jour 3 bis : Lama Hotel – Langtang (3430)] jour 4 : Langtang - Thulo Syabru Jour 5 : Thulo Syabru-Chandab Bari - Shing Gompa Jour 6 : de Shin Gompa - lacs du Gosainkund (4 330). Jour 7 : Lacs du Gosainkund - Shing Gompa Jour 8 : Sing Gompa (3300) – Dhunche (2000) Jour 9 : Dhunche – Katmandou
En janvier, ce trek est-il possible au vu des conditions climatiques (froid, neige ?) Les étapes faisables si je suis un moyen + marcheur, en solo, sans porteur. Puis-je les allongées pour gagner du temps ? Le jour 3 bis (Langtang) est-il nécessaire pour ne pas faire ce trek d'une manière stupide, sachant que je ne monterai pas au Kyanjin Ri ? Pour gagner 1 jour, je peux modifier le trajet du jour 3 et bifurquer après Doma pour gagner Tholo Syabru. Est-ce une bonne idée ?
En un mot, quel est le bon équilibre ?
Pour lever la contrainte temps, l'un d'entre vous a t-il déposé sa demande de visa pour l'Inde et revenu 12 jours après, pour déposer son passeport et revenir le lendemain, retirer le passeport avec le visa ?
Je vous remercie pour le retour de vos conseils.
JFZ
J'ai pris des renseignements sur le forum et le web. La photo est un extrait d'une carte sur le web. Merci à tous pour ces informations.
Jour 2 : départ de Kathmandou pour Syabru Besi (1 450 m). 8 h de bus Jour 3 : Syabru Besi – Lama Hotel [ Jour 3 bis : Lama Hotel – Langtang (3430)] jour 4 : Langtang - Thulo Syabru Jour 5 : Thulo Syabru-Chandab Bari - Shing Gompa Jour 6 : de Shin Gompa - lacs du Gosainkund (4 330). Jour 7 : Lacs du Gosainkund - Shing Gompa Jour 8 : Sing Gompa (3300) – Dhunche (2000) Jour 9 : Dhunche – Katmandou
En janvier, ce trek est-il possible au vu des conditions climatiques (froid, neige ?) Les étapes faisables si je suis un moyen + marcheur, en solo, sans porteur. Puis-je les allongées pour gagner du temps ? Le jour 3 bis (Langtang) est-il nécessaire pour ne pas faire ce trek d'une manière stupide, sachant que je ne monterai pas au Kyanjin Ri ? Pour gagner 1 jour, je peux modifier le trajet du jour 3 et bifurquer après Doma pour gagner Tholo Syabru. Est-ce une bonne idée ?
En un mot, quel est le bon équilibre ?
Pour lever la contrainte temps, l'un d'entre vous a t-il déposé sa demande de visa pour l'Inde et revenu 12 jours après, pour déposer son passeport et revenir le lendemain, retirer le passeport avec le visa ?
Je vous remercie pour le retour de vos conseils.
JFZ
J'ai pris des renseignements sur le forum et le web. La photo est un extrait d'une carte sur le web. Merci à tous pour ces informations.
Bonjour,
Je pars au Népal en mars et j'ai envie de faire le camps de base de l'Everest (itinéraire classique car je suis seule à partir de Lukla).
Je me demande si j'ai besoin de prévoir des habits pour le vraiment très froid ou si des habits chauds suffisent? c'est surtout pour le pantalon et les chaussures...Y a t-il beaucoup de neige?
Merci d'avance.... :-)
Bonjour,
Mon mari et moi partons au Népal pour 15 jours en février. Quels sont les sites incontournables? Nous préférons la nature à la ville mais nous ne souhaitons pas faire un long trek. Nous aimerions en faire un de 4-5 jours max qui ne soit pas trop difficile et qui nous donne un bon aperçu des paysages népalais.
Nous attendons vos recommandations!
Mon mari et moi partons au Népal pour 15 jours en février. Quels sont les sites incontournables? Nous préférons la nature à la ville mais nous ne souhaitons pas faire un long trek. Nous aimerions en faire un de 4-5 jours max qui ne soit pas trop difficile et qui nous donne un bon aperçu des paysages népalais.
Nous attendons vos recommandations!
Bonjour
Namasté.
Je recherche des infos pour mon trek Jiri >Namché. Pouvez vous me dire si les autobus vont juqu'à Shivalaya. Il y a quelques années il y avait une piste en construction à partir de Jiri.
Je recherche un porteur à parir de Jiri.
Je suis preneur de vos infos et de vos expériences.
Merci
Cordialement à tous
Gérard
Bonjour à toutes et à tous.
Je vais 3 semaines au Népal en Octobre et comme beaucoup de monde j'ai bien l'intention de "trekker" un peu.
Malgré mes recherches je n'ai trouver aucune réponse quand à la faisabilité du tour des Annapurnas (ou autre) en solitaire. J'ai l'habitude de la randonnée mais pas encore à cette altitude, ma condition physique est bonne ( je pratique le trail running et ai déjà parcourut des distances entre 70 et 100km ). La solitude ne me dérange pas, j'ai déjà fait de la cylorandonnée seul dans des zones plutôt isolé.
De ce que j'ai put comprendre, les sentiers sont bondés, cela assure t'il d'avoir toujours quelqu'un devant et derrière soit ? ou de se trouver facilement un compagnon de route ?
En faite je voudrais simplement avoir votre avis si je doit y renoncer ou bien persévéré dans mes recherches 🙂
Et si par malheur vous me conseillez de renoncer quel trek et réalisable en solitaire ?
Merci d'avance
Corentin
Je vais 3 semaines au Népal en Octobre et comme beaucoup de monde j'ai bien l'intention de "trekker" un peu.
Malgré mes recherches je n'ai trouver aucune réponse quand à la faisabilité du tour des Annapurnas (ou autre) en solitaire. J'ai l'habitude de la randonnée mais pas encore à cette altitude, ma condition physique est bonne ( je pratique le trail running et ai déjà parcourut des distances entre 70 et 100km ). La solitude ne me dérange pas, j'ai déjà fait de la cylorandonnée seul dans des zones plutôt isolé.
De ce que j'ai put comprendre, les sentiers sont bondés, cela assure t'il d'avoir toujours quelqu'un devant et derrière soit ? ou de se trouver facilement un compagnon de route ?
En faite je voudrais simplement avoir votre avis si je doit y renoncer ou bien persévéré dans mes recherches 🙂
Et si par malheur vous me conseillez de renoncer quel trek et réalisable en solitaire ?
Merci d'avance
Corentin
1ERE PARTIE ICI ==> http://voyageforum.com/...s_partie_1_D5761714/
· J8 Comme pressenti hier avant de se coucher, le ciel est à nouveau dégagé. Il fait assez froid, et il règne une véritable ambiance de sport d’hiver : montagne, neige, froid, nez qui coule… Depuis notre lodge, on ne se rend pas encore compte à quel point la neige a transformé le paysage. On remballe nos affaires, puis on prend un ptit dej bien chaud pour nous réchauffer. On discute à nouveau avec nos amis suisses. Ils persistent dans leur intention à aller vers le Tilicho, persuadé que le pire est passé et que la neige va fondre… Je suis bien tenté de les croire, mais je reste sur ma position plus prudente… Nos chemins se séparent donc ici à Manang, car c’est juste après le village que le sentier du Tilicho et celui du Thorung la se séparent. On décide de partir assez tôt. En effet, à partir de Manang, les villages d’étape se raréfient et les lodges aussi, mais pas le nombre de randonneurs. Si sur toute la 1ère partie du parcours nous avons pu passer des heures sans croiser personne, on sent clairement qu’à partir de Manang, les chemins et distances se resserrent, et nous ne sommes plus seuls...tout proportion gardée bien évidemment ! On quitte donc Manang vers 7h, une fois passé le village, le chemin s’élève un peu, et s’est alors que l’on prend conscience à quel point le paysage s’est modifié. Un véritable manteau a recouvert la vallée en entier, créant une unité blanche, du fond de la vallée à 3500m jusqu’aux sommets à 8000m, imaginez… ! Tout semble immaculé ! C’est l’avantage que donne ce manteau neigeux, celui de travers des territoires vierges. Cependant, à partir de 8h, le soleil commence à illuminer toute la vallée, rendant les contrastes éblouissants, mais avec une température qui monte aussi. On passe de 0° à 10° en à peine 1h. On sent bien qu’avec cette température, le manteau neigeux va fondre : bonne chose en vue de la suite, mais du coup j’ai encore un doute quant à notre abandon du Tilicho Lake…Surtout qu’au loin, on aperçoit (enfin on suppose que c’était eux…) les suisses qui partent dans cette direction ! Trop tard désormais pour changer d’avis ! Nous sommes partis tôt, mais nous ne sommes pas les premiers ! A partir de Manang, et étant donné l’altitude, les étapes se raccourcissent. Aujourd’hui, nous devons atteindre Yak Kharta à ~4000m. 30mn après Manang, la vallée se scinde en 2 : la vallée qui monte au Tilicho, et celle qui monte au col de Thorung. Nous empruntons donc la 2ème vallée qui bifurque nord-nord-ouest. A mesure que l’on progresse dans cette vallée, celle-ci se fait plus encaissée, les cimes paraissent plus à portée de main. Mais les paysages restent immaculés, et grâce à notre rythme bon train, nous sommes rapidement les premiers devant, nous avons donc cette impression d’explorer des territoires inconnus (qui de notre point de vue le sont…). On se retournent de temps à autre pour admirer le massif du Gangapurna et son glacier imposant qui domine au-dessus de la vallée du Tilicho. Vers 10h, on atteint le village de Yak Kharta, nous aurons donc mis à peine 3h sur les 4/5h prévues.. On ne fait pas un concours, mais c’est un indicateur de bonne forme, et ça nous assure surtout une chambre pas trop pourri, étant donné la présence de quelques groupes (notamment de français mais j’y reviendrai…) avec guide que nous avons dépassé. Car si l’on pouvait ne pas être regardant sur les conditions d’hébergement jusqu’ici, avec une température qui désormais sera négative dans la nuit, et sans chauffage, il vaut mieux avoir le choix et bien le faire ! On arrive donc assez tôt à notre étape (ça change des premiers jours !!) et la journée s’annonce un peu longue, car peu de choses à faire sur place, même pas de petite rando d’acclimatation. Heureusement, à notre arrivée, le soleil brille dure, et il fait une t° assez douce. On pose donc nos affaire dans notre chambre (qui possède une vue directe sur le Gangapurna, s’il vous plait !!) , et on part se mettre dans une chaise avec un livre au soleil ! Ahhh ! Le bonheur ! Avec l’heure du déjeuner arrive aussi celle des nuages : la journée va suivre le même schéma que celui de la veille : en à peine 2h, on passe d’une ciel resplendissant, au ciel couvert…et vers 15h, rebelote, il neige !! Et si à Manang se trouvait dans une large vallée, Yak Kharta est lui dans une vallée encaissée, et cette tempête de neige plonge le village dans une certaine claustrophobie. D’autant qu’il n’est que 15h, et que le reste de la journée va être vraiment longue ! L’endroit le plus chaud n’est pas notre chambre (loin de là !) mais la salle commune où un poêle à charbon est présent. Du coup, tout le monde s’y entasse, et nous aussi ! On passe le reste de l’ap midi à lire notre livre et boire du thé chaud (avec l’altitude, on tâche de s’hydrater abondamment !). On dine assez tôt à partir de 18h. La spécialité du coin est le steak de Yak, servi du grill de fonte fumant, ou en hamburger, ça fait un bel effet bœuf (rhorhorho) ! Malheureusement, notre contrainte de budget est toujours la même qu’au départ (mais elle s’avèrera tout de même trop prudente !) et on se contente de plats plus classiques mais non moins consistants ! On reste dans la salle commune jusque 19h30, puis on retourne à notre chambre. Le lavage de dents est un calvaire tant l’eau est glaciale ! On se couche vers 20h, bien emmitouflé dans nos sacs et polaire ! J’ai un peu de mal à m’endormir, non à cause du MAM (à ce niveau pour l’instant RAS), mais un peu d’angoisse à cause de toute cette neige qui tombe et aussi par manque d’épuisement : si les précédentes journées étaient tellement chargées que je tombais de sommeil le soir, cette journée a été relativement calme, et j’ai dépensé peu d’énergie… Le marchand de sable (ou plutôt de neige !) finira qd même par passer !
· J9 Réveil à 6h ! Et devinez quel temps il fait !! ahaha ! Toujours pareil ! Beau temps ! On repart donc sur le même schéma qu’hier, on espère par contre que ce ne sera pas le cas pour la dégradation dans l’ap midi ! La destination du jour est le camp de Thorung Pedhi à 4540m que l’on devrait atteindre en +- 3h, mais une fois arrivée, nous pourrons faire un side trip pour nous occuper le reste de la journée (si le temps le permet…). Si Yak Kharta possédait une petite dizaine de lodge, Thorung Pedhi n’en possède que 2 : 1 convenable…et 1 pourri. Il peut donc a priori y avoir embouteillage pour les chambres, et les 1er arrivés seront les mieux servis. On part donc à 7h pétante, si nous ne sommes pas les 1er, on dépasse assez rapidement tout le monde, et encore une fois on se retrouve à fouler des chemins dont on a l’impression que la civilisation a oublié… En chemin, pas de réelle difficulté techniques, on doit tout de même grimper 500m de dénivelé, mais la pente est assez régulière, l’effort est donc assez bien reparti. Et de tout façon, difficile de ressentir l’effort tant on est absorbé par le plénitude et la splendeur qui nous entoure. On passe également quelques ponts suspendus magnifiques. Comme attendu, on arrive à Thorung Pedhi vers 10h. Sans vraiment s’en rendre compte, nous sommes désormais à plus de 4500m, et même si nos organismes ne souffrent pas trop, on sent clairement le manque d’oxygène, nos pas sont plus lents et nos souffles un peu plus difficiles (on s’en rend compte en regardant les vidéos). Mais comme la montée depuis 1 semaine a été progressive, le manque d’oxygène l’a été aussi, et on s’y est habitué progressivement, et de ce fait, psychologiquement, on a l’impression que ce manque est quasi normal. On choisit donc une chambre du lodge plus convenable. On installe nos affaires, et on se pose devant la chambre, au soleil, après le froid de la nuit ! ça fait vraiment du bien au moral ! On fait ensuite la connaissance de 3 filles (1 américaine et 2 néerlandaises) qui nous expliquent ne pas avoir commencé la rando ensemble, puisqu’elle ne se connaissait pas, mais voyagent désormais en groupe. On sociabilise un peu, ça change un peu, puisque depuis Manang, on a eu tendance à ne parler à personne… Pour l’anecdote, nous sommes le 25 avril, et on essaye d’avoir le résultat des élections présidentielles française depuis 3 jours. Et juste la veille du 22 avril, il y a eu une coupure des réseaux satelites dans la vallée, isolant un peu tout le monde en terme de communication. Nous n’aurons le résultat définitif que le lendemain soir, quand une fois passé le col, et redescendu à Muktinah, nous avons pu joindre la France. Entre temps les rumeurs vont bons trains : des anglais nous annoncent que Hollande a failli gagner dès le 1er tour avec 49% des voix, un canadien nous dit que Hollande a eu 36% et Le Pen 2e derrière… On doute fortement de la valeur de ces infos, mais en politophile (çà se dit ??) que je suis, je bouillonne ! Bref. Vers 11h30 on part se mettre un dej dans l’estomac avant notre activité de l’ap midi, qui va consister à aller s’acclimater avant l’étape du lendemain, au Thorung High Camp, 400m plus haut, à 4900m. Il s’agit en fait d’effectuer la 1ère partie de la montée au col, mais de s’arrêter au camp de base du col. On effectuera la montée sans notre sac de 17kg. Le groupe de filles rencontré plus tôt décide elle aussi de faire la montée, et parmi elles, Anna l’américaine est un peu plus warrior que ses amies (mais que nous aussi) puisqu’elle décide de monter avec la charge qu’elle aura le lendemain. Je vois l’objectif, mais je doute fort de la pertinence, mais bon, après tout… Nous faisons la montée assez facilement et nous arrivons au High Camp en 1h. En cours d’ap midi, comme les jours précédents, des nuages voilent le ciel, mais sans que cela devienne menaçant. A noter que dans la montée au High Camp, nous avons dépassé l’altitude tant symbolique du Mont Blanc à 4816m. Mine de rien, c’est tellement une référence symbolique pour nous, d’autant que nous sommes Français, que ça nous fait bizarre de passer ce cap. Arrivé au High Camp, avant de s’arrêter pour rendre un thé au chaud, on décide de pousser un peu plus pour gravir un éperon rocheux sui surplombe de 600m le Thorung Pedhi et sa vallée. On espère dépasser les 5000m, mais sur le plus haut caillou du plus haut rocher, nous n’atteignons que…499..5m ! J’ai beau sauté çà ne passe pas ! Les 5000m seront pour demain ! Sur l’éperon rocheux, la vue est impressionnante et vertigineuse, on aperçoit au loin le massif du Gangapurna et le Tilicho Peak. En redescendant, on fait donc une pause thé, histoire aussi de rester un peu plus longtemps à cette altitude. On va s’entasser dans la salle commune bondée, et on sympathise avec une famille de québécois (1 couple et leur fille de notre âge), avec qui on discute pendant près d’1h. Vers 15h, on repart. Même si le temps est resté stable, on ne préfère pas prendre le risque de finir dans la brouillard et la neige si le temps finit par tourner (ce qu’il ne fera pas…). Certaines personnes restent ici la nuit pour économiser 400m le lendemain. C’est assez risqué, car dormir à 5000m, c’est 50% de risque de souffrir du MAM durant la nuit, à moins d’avoir perdu plusieurs jour à préparer son corps à cette altitude. D’ailleurs, sans avoir une réelle gêne, je sens moi-même petit de mal de tête qui pointe son nez, rien de grave, mais la redescente va faire du bien ! J’espère juste que ce ne soit pas mauvais signe pour le lendemain. Je n’en ai jamais parlé, mais depuis que nous avons passé les 3000m, nous prenons régulièrement du Diamox et de l’aspirine en prévention du MAM. Jusqu’ici, cela a plutôt bien marcher (sans savoir si ça aurait aussi été le cas si nous n’avions rien pris… ?) . A 15h30, nous sommes de retour au Pedhi, et on profite des derniers rayons de soleil sur la vallée avant que la t° ne chute. On dine assez tôt, en même temps que le groupe de filles, avec qui nous continuons de faire connaissance. Petit aparté ici concernant les randonneurs français. Il est vrai que nous sommes la nationalité la plus représentée, juste derrière les Indiens (mais là çà compte pas…c’est comme si on disait que les français étaient les 1er touristes en Belgique) et avant les Israéliens qui sont très nombreux également. Mais à la différence des Israéliens qui sont plutôt jeunes et voyages en individuels sans guide (même si on remarquera leur tendance à former des groupes), les français voyagent principalement en groupe de 10/15 personnes, sont plutôt dans la tranche 45/50 ans. Jusqu’ici rien de gênant…mais sont particulièrement bruyant et ont un peu tendance à être des « poussez-vous de là, j’avais réservé la table ! ». Très tête à claques quoi. Désolé pour ceux qui se sentent visés, mais c’est ainsi. Anecdote pour illustrer : le soir, nous sommes à l’accueil pour préparer notre petit dej du lendemain matin, et un français arrive (visiblement il avait un peu bu..), ne demande même pas pardon ou quoi que ce soit et s’adresse au gérant népalais « Euuuh, c’est où les toilettes ?? » en français dans le texte. Sans parler de l’interjection un peu mal polie, quelle est la probabilité qu’un Népalais qui tiens un camp de base à 4500m au fin fond de l’Himalaya parles français ?? Je veux bien croire qu’il n’est pas bilingue, mais y’a quand même plus compliqué que çà. Et ce n’est pas fini ! Le fameux népalais, qui comprend tout de même « toilette » lui indique qu’il y en a dehors. Quelques secondes plus tard, nous rejoignons notre chambre, et qui croisons nous devant les toilettes…notre français, mais qui pisse...sur le muret devant les toilettes là où les gens viennent se laver les dents…bref ! Je referme la page sur le cas des français particulièrement irritant ! Nous partons donc nous coucher.
· J10 Le grand jour ! L’objectif de tout ce voyage est à quelques heures de nous ! Le col de Thorung La à 5416m, un des plus hauts cols pédestres du monde ! Je suis réveillé assez tôt. La plupart des gens partent vers 3/4h du matin, et font une partie de la montée de nuit. C’est ce qui est conseillé en effet. Pour notre part, on table plutôt sur une nuit prolongée, et un montée avec la lumière du jour. D’autant plus que nous savons notre rythme plus rapide que les autres. Ce choix s’avèrera payant puisque pas mal de nuages était présent jusqu’à 7h, obligeant les randonneurs à être dans le brouillard au-dessus de 5000m, mais brouillard qui s’est dissipé juste avant notre passage (coïncidence ou… :p). Nous sommes les derniers à prendre notre petit dej, et on a la réelle impression de passer après l’orage, tant il y a de bols, d’assiettes, de verres, de miettes etc..mais nous sommes les seuls ! En partant de Pedhi, on a aussi l’impression de fermer le lodge derrière nous ! Comme hier, nous faisons la montée au High Camp à 4900m assez facilement, et nous y sommes rendu en 45/50 mn. Pour l’instant RAS niveau symptômes MAM. On croise les doigts. Petite pause de 5mn pour reposer les épaules, et on repart. Le chemin repart de plus belle pour une montée en lacets bien soutenus jusqu’à un 1er faux col à 5200m.Avant d’y arriver, on passe le fameux pallier des 5000m, là aussi ça fait bizarre, je prends en photo mon altimètre La difficulté du col de Thorung, outre son altitude, est la difficulté psychologique qui existe car plusieurs cols existent avant celui à 5416m, et on peut plusieurs fois avoir l’impression d’arriver, alors que pas du tout ! çà peut vraiment casser ! Heureusement, un bon altimètre m’aide à bien juger cette situation ! A 5200m, un Népalais a installé une échoppe et vend qques sucreries et des boissons chaudes. On y retrouve les 3 filles que nous avions rattrapé juste avant d’y arriver. Elles nous offrent un peu de thé grâce à leur thermos, qu’on accepte bien volontiers, mais que je regretterai toute la journée. En effet, même si je ne suis pas sûr des causes, et l’altitude en a sûrement été la principale, à l’approche du col, j’ai été pris du crise hoquet qui ne me quittera pas durant quasiment toute la descente, me créant des crispations d’estomac assez violentes, qui m’ont un petit peu gâché le plaisir. Et je suis persuadé que le thé très chaud en est une des causes. Mais bon, je ne suis pas médecin ! Avant que cette crise ne commence, on repart donc pour la dernière étape et les 250m de montée pour atteindre le col à 5416m ! Même si aucune gêne majeure n’apparait (mise à part les hoquets qui arriveront vers 5300m), les effets de l’altitude se font sentir de façon exponentielle, à partir de 5000m, chaque pallier de 50m de dénivelé est 2x plus difficile que le pallier précédent. Chaque pas devient un effort en soit. C’est d’ailleurs dans cette zone que la plupart des symptômes du MAM se déclenchent vigoureusement, et on voit plusieurs personnes obligées de redescendre pour faire cesser les symptômes. Finalement, au bout de 3h de montée (sur les 5h recommandées !) nous touchons au graal et atteignons le col ! C’est tout simplement merveilleux. Le panorama, le lieu, le symbole, des pics à 7000m nous dominent mais on a l’impression de pouvoir les toucher du bout des doigts. Des doigts justement qui sont gelés, car arrivés au col, un vent glacial souffle faisant chuter la t° ressentie à -15/20°. Et même si nous avons des gants, ils ne sont pas prévus pour ces t°. D’ailleurs, notre crainte des jours précédents avec les chute de neige de ne s’est pas confirmé puisque, même si la neige était présente sur le sentier, rien d’extrêmement contraignant ou nécessitant les crampons. Comme tout le monde, on essaye de faire la photo souvenir devant le panneau du col qui félicite les randonneurs de l’avoir atteint. Là aussi, des Français squatte le lieu, et chacun prenant des photos de lui seul, de lui avec le groupe, de lui avec le guide, de tout le groupe avec le guide…et ! pour couronner de lui avec…son drapeau d’entreprise ! Bon après ce défilé on fait nos photos en 30 secondes et on libère l’endroit. Cela fait à peine 10mn que nous sommes arrivés, et nos corps se refroidissent considérablement. Mon hoquet quant à lui commence à s’installer ! Même si nous aurions aimé rester plus longtemps, le froid et la présence de ces groupes bruyants nous pousse à repartir. D’autant que 4h marche pour 1600m de descente nous attend pour atteindre Muktinah à 3800m. On craint vraiment cette partie, car elle peut réellement bousiller des genoux. C’est une très longue descente dans des pierriers difficiles parfois à gérer, même si sans réelle difficulté technique. Dans la descente mon hoquet va de plus belle, j’arrive à le faire passer de temps en temps en buvant des rations d’eau (à défaut de trouver un troll pour me faire peur !). Cà fait bien rire Thomas, mais çà me tire vraiment sur l’estomac, et çà gêne ma respiration ! On rejoint Muktinah en un peu plus de 3h. Le changement de décor est radical, si la vallée de la Marsanyagdi était couvert de neige et très minérale, le haut de la vallée de Kali Gandaki, qui constitue la 2éme partie du trek des Annapurnas, est beaucoup plus arride. On est ici dans la mythique région du Mustang. Muktinah est une ville très importante d’un point de vue spirituel, à la fois pour les bouddhistes que les hindouistes, c’est leur Lourdes. Beaucoup y effectue un pèlerinage. Malheureusement, la ville en elle-même ne revêt pas vraiment ce caractère spirituel et on la trouve plutôt moche. Mise à part le temple, et les milliers de drapeaux à prière qui jalonnent le flanc de la montagne, rien ne pourrait laisser penser qu’il s’agit d’une destination spirituelle. Cependant, nous ne sommes pas mécontents de nous arrêter dans un village qui possède des lodges plus confortables que nos précédentes. La journée a été éprouvante tout de même. On choisit un des lodges conseillés dans mon book. On se prend un bon dej, et cette fois ci, on se fait plaisir avec des hamburgers de yak ! C’est jouissif !! Et surtout, enfin depuis plus de 3 jours, on prend une douche chaude !! (je vous rassure nous avions de moyens alternatifs pour nous laver !). Rien que çà…çà revigore ! Après le dej, on se repose en se baladant dans la ville, ou lisant au soleil. On observe les groupes de randonneurs qui arrivent au fur et à mesure, parfois 2, 3, 4, et même 5h après nous, notamment notre groupe de filles, mais qui je crois ont dû s’arrêter en route pour déjeuner ! On croise également la famille de québécois avec qui on discute un peu, et qui nous fait remarquer que si certains sont longs à descendre, c’est peut-être à cause de la marijuana semi sauvage qui pousse dans la descente…ah bon ??? En fin d’ap midi, je suis également un groupe de moines bouddhistes qui se rend au temple. Le groupe de filles s’installent dans le même lodge que nous, et du coup on dine avec elles, ce qui fait passer un moment assez sympa. On fait une petite séance de photos souvenirs avec les filles avant d’aller se coucher, car nos chemins se sépareront le lendemain, elles prenant un peu plus leur temps en restant à Muktinah et dans la vallée, et pour notre part ce sera une longue journée où nous devrons alterner les jeep et bus pour rejoindre Tatopani, 2600m plus bas ! Le trek complet de l’Annapurnas a en effet une 2e partie, entre Tatopani et Muktinah. Une partie très différente de la 1ère mais tout aussi belle. Mais celle-ci a pas mal perdu de son intérêt en termes de randonnées, dû à la présence depuis quelques années d’une sentier carrossable qui enlève une partie de plaisir du randonneur. Pour cette raison, mais surtout parce que nous n’avions pas le temps (il faut prévoir 4 à 6 jours en plus), et que nous préférions garder nos 3 dernières jours pour effectuer la célèbre étape de Poon Hill à partir de Tatopani. Meme si ces routes sont un bienfait pour la population locale, certains y perdent quand même au jeu, à cause de la baisse de la fréquentation touristique dans certains villages. L’équilibre entre développement et préservation de l’autenticité est parfois difficile à trouver. D’ailleurs le même projet existe dans la 1ere partie, notamment une sentier carrossable entre Besi Sahar et Manang, qui existe déjà jusque Syange. Mais l’impact est encore très relatif, et cela devrait prendre encore quelques années, vu les moyens engagés.
· J10 Quelle bonne nuit réparatrice ! On se lève bien reposer, mais un peu anxieux de la journée qui nous attends, car j’avais vraiment peu d’infos sur la logistique de cette journée. Normalement, nous devions prendre une jeep de Muktinah à Jomsom, puis un bus de Jomsom à Tatopani. Mais ce sera un peu plus compliqué ce çà ! On se rend tout d’abord à l’office central (enfin il s’agira d’un simple guéridon !) qui gère les jeep pour Jomsom. Le prix est +/- celui attendu. Mais on se retrouve entassé comme des sardines dans une des jeep. La paysage entre Muktinah et Jomsom semble splendide, mais on a du mal à l’apprécier à cause du peu de visibilité que nous avons à l’arrière de la jeep. Après 1h30 de route qui remet en place un système digestif, on rejoint Jomsom, capitale administrative de la vallée, mais elle aussi pas très esthétique. Il faut maintenant que nous trouvions un bus pour Tatopani, et c’est là que c’est devenu sport ! La station de bus est un vrai bordel et on ne comprend rien à leur organisation. Ils sont incapables de nous dire où vont les bus et à quelle heure ils partent. Mais on prend notre mal en patience. Avec nous pas mal d’Israéliens, qu’on avait à plusieurs reprises croisé depuis 4 jours, qui prennent les choses en main et négocient quelque chose. On se méfie un peu, car c’est à l’un d’entre eux que l’on doit donner l’argent, sans garantie…On fait qd même confiance. A défaut d’un bus pour Tatopani, celui-ci nous mènera jusque Ghasa (bizare pour une destination négocié par un Israélien…orrrrhhh !!) où nous devrons prendre un autre bus pour Tatopani. Après 2,5h d’attente à Jomsom, on repart donc avec ce bus qui n’est pas un Deluxe, mais on a connu pire. Au moins on voit un peu mieux le paysage. La vallée est vraiment superbe, et les paysages que l’on voit défilés à grande vitesse sont très diverses. On regrette un peu de ne pas pouvoir en profiter d’avantage…On arrive à Ghasa après 2,5h de route, parfois très serrée, et on se demande comment il peut n’y avoir que si peu d’accidents (ou alors ils n’en parlent pas…). A Ghasa, rebelote, on y comprend rien à ce qu’il passe, et on reste avec nos Israéliens qui semblent avoir la situation en main. Il faut d’ailleurs reconnaitre leur sens aigu pour la tchatche et la négo ! On reprend un autre bus qui nous mène à notre destination finale, Tatopani ! On est content d’arriver, et nos riens aussi ! Mais le village possède un atout majeur après une telle journée, des sources d’eau chaudes !! On se presse donc de rejoindre le lodge que nous voulions, et on file se détendre aux sources. C’est pas très glamour niveau fréquentation, mais après tout on s’en fout, on se prend un Coca bien frais dans l’eau bouillante, c’est le pied total !! Le ciel est voilé, mais le temps ne tourne pas à l’orage. Le soir, on se fait un bon gueuleton au resto du lodge ! Cà remplit l’’estomac, et le moral ! L’étape de demain s’annonce assez compliquée avec la montée à Ghorepani à 2900m, soit 1700m de déniv +, ce qui en fait la plus grosse montée du trek. Qui plus est, nous sommes revenu dans un milieu moins montagnard, et la journée peut d’avérer potentiellement chaude, et ce sera la cas !
· J11 Départ à 8h. Il fait très beau, et on sent tout de suite la différence de t° avec les jours précédents, il fait déjà ~15°. On prend le max d’eau avec nous. Alors que lors des derniers jours, nos sacs s’étaient allégés, car plus de couches d’habits sur nous, et avec moins d’eau à porter (puisque l’on pouvait très facilement recharger avec la présence de cours d’eau pure) nous avons à nouveau des sacs chargés avec des vêtement très légers sur nous. La montée commence assez rude. A 10h, il fait déjà 23°. A 11h, 28°. On est en nage totale. On s’arrête à mi-parcours. On est bien crevé, la difficulté de l’étape et le poids de jours précédents se font bien ressentir. On s’arrête dans un lodge assez sympa vers Chitre, qui bénéficie d’un très beau point de vue. Le lodge est assez grand, même si légèrement casernier, mais nous sommes les seuls clients. Cette étape est d’ailleurs bien moins fréquentée, et on retrouve la solitude des premiers jours. On repart après cette pause déjeuner roboratif, où l’on s’est laissé tenter par des « Belgian Waffles » pas très belges… Il nous reste à effectuer le derniers tiers de la montée, et celle-ci est plus facile car le chemin est souvent à l’ombre de rhododendrons. On arrive à Ghorepani vers 15h. On s’installe dans le lodge le plus en amont du village, sur le chemin de Poon Hill. On se repose le reste de l’ap midi. On retrouve 2 Israéliens du groupe de la veille. On dine face au versant sud de l’Annapurna I (8091m) qui est dans les nuages, mais qui fait une gracieuse apparition au crépuscule. On va se coucher tôt car la nuit va être courte.
· J12 Levé à 4h ! On prend les frontales pour emprunter le sentier menant à Poon Hill, 300m plus haut à 3210m. Alors que la veille était calme niveau fréquentation, là on est limite sur une autoroute. 3 treks amènent à Ghorepani, et cette étape est réalisable en 2 jours depuis Pokhara, ce qui en fait un itinéraire très populaire, et on le voit. Le but de tout ce monde est d’arrivé au sommet à Poon Hill pour le lever du soleil sur le versant sud du massif de l’Annapurnas. Certains ont ramené leur réchau pour se faire un café, on se croirait au Camping Plage, l’ambiance est loin d’être à la plénitude. On comprend malheureusement assez vite que le spectacle ne sera pas celui attendu, la faute à une masse nuageuse qui cache une partie de massif, même si le spectacle vaut tout de même sa pépite de cacahuète ! On a notamment de jolies vue sur le Dhaulagiri, 8167m, et 7e sommet au monde. Par ailleurs, alors qu’il est recommandé au lever du soleil, je me demande si ce n’est pas mieux au coucher, car le matin, le soleil arrive par derrière le massif, qui est donc en contrejour total, mais le soir est lui souvent plus risqué en terme de météo. On passe quand même un très bon moment. Et on part un peu avant tout le monde, pour ne pas être pris dans l’embouteillage. On recupère nos sacs au lodge et on part pour notre toute dernière étape du séjour qui doit nous mener à Naya Pul, 1900m de dénivelé plus bas. Après un sentier régulier pendant 2h, la descente se fait plus technique avec 400m de denivelé sec sur des escaliers assez vertigineux, et qui surtout cassent bien les genoux comme il faut ! Anecdote fun : depuis notre départ de Ghorepani après Poon Hill, un chien nous suit…Il s’arrête dès que l’on s’arrête, il s’assoit même à côté de nous ? Pourquoi ? Ce fut une énigme ! Il nous suivra quasiment jusque l’arrivée où un groupe de chiens l’a importuné et a perdu nos traces. On se demandait jusqu’où il allait nous suivre, mais c’est presque un peu triste qu’on le semmera… Après la descente vertigineuse d’escalier, on rejoint le fond de la vallée vers 1400m. On est clairement revenu en milieu subtropical (c’est fou cette diversité en qques jours quand on y pense !). Les paysages sont idylliques, on traverse des torrents, des villages pittoresques, malheureusement, le temps est menaçant, et on craint l’orage ! On se dépêche donc pour arriver avant que çà ne tombe, même si on croise de nombreuses piscines naturelles qui donnent bien envie ! On poursuit jusque Birethanti, à 30mn de l'arrivée à Naya Pul, et l'on s’y arrête pour déjeuner. A peine s'est on installé dans un ptit resto que l'orage arrive. Une fois notre dej terminé, on repart sous la pluie, on sort les protections que nous sortons pour la 1ere fois! Au moins on rentabilise le poids du sac! Après 30mn de marche au bout desquelles nous arrivons tremper à Naya Pul, et c'est ainsi que se termine nos 10 jours de randonnée autour de l'Annapurnas!
Nous prenons ensuite un bus qui nous ramène à Pokhara où nous passerons la fin de journée et la journée suivante, durant lesquels nous avons pu décompresser et faire quelques ballades locales. Le dernier jour, nous prendrons l'avion au petit matin à Pokhara pour rejoindre Kathmandou où nous prendrons ensuite notre correspondance pour la France!
THAT'S ALL FOLK!!😉😉😉
· J8 Comme pressenti hier avant de se coucher, le ciel est à nouveau dégagé. Il fait assez froid, et il règne une véritable ambiance de sport d’hiver : montagne, neige, froid, nez qui coule… Depuis notre lodge, on ne se rend pas encore compte à quel point la neige a transformé le paysage. On remballe nos affaires, puis on prend un ptit dej bien chaud pour nous réchauffer. On discute à nouveau avec nos amis suisses. Ils persistent dans leur intention à aller vers le Tilicho, persuadé que le pire est passé et que la neige va fondre… Je suis bien tenté de les croire, mais je reste sur ma position plus prudente… Nos chemins se séparent donc ici à Manang, car c’est juste après le village que le sentier du Tilicho et celui du Thorung la se séparent. On décide de partir assez tôt. En effet, à partir de Manang, les villages d’étape se raréfient et les lodges aussi, mais pas le nombre de randonneurs. Si sur toute la 1ère partie du parcours nous avons pu passer des heures sans croiser personne, on sent clairement qu’à partir de Manang, les chemins et distances se resserrent, et nous ne sommes plus seuls...tout proportion gardée bien évidemment ! On quitte donc Manang vers 7h, une fois passé le village, le chemin s’élève un peu, et s’est alors que l’on prend conscience à quel point le paysage s’est modifié. Un véritable manteau a recouvert la vallée en entier, créant une unité blanche, du fond de la vallée à 3500m jusqu’aux sommets à 8000m, imaginez… ! Tout semble immaculé ! C’est l’avantage que donne ce manteau neigeux, celui de travers des territoires vierges. Cependant, à partir de 8h, le soleil commence à illuminer toute la vallée, rendant les contrastes éblouissants, mais avec une température qui monte aussi. On passe de 0° à 10° en à peine 1h. On sent bien qu’avec cette température, le manteau neigeux va fondre : bonne chose en vue de la suite, mais du coup j’ai encore un doute quant à notre abandon du Tilicho Lake…Surtout qu’au loin, on aperçoit (enfin on suppose que c’était eux…) les suisses qui partent dans cette direction ! Trop tard désormais pour changer d’avis ! Nous sommes partis tôt, mais nous ne sommes pas les premiers ! A partir de Manang, et étant donné l’altitude, les étapes se raccourcissent. Aujourd’hui, nous devons atteindre Yak Kharta à ~4000m. 30mn après Manang, la vallée se scinde en 2 : la vallée qui monte au Tilicho, et celle qui monte au col de Thorung. Nous empruntons donc la 2ème vallée qui bifurque nord-nord-ouest. A mesure que l’on progresse dans cette vallée, celle-ci se fait plus encaissée, les cimes paraissent plus à portée de main. Mais les paysages restent immaculés, et grâce à notre rythme bon train, nous sommes rapidement les premiers devant, nous avons donc cette impression d’explorer des territoires inconnus (qui de notre point de vue le sont…). On se retournent de temps à autre pour admirer le massif du Gangapurna et son glacier imposant qui domine au-dessus de la vallée du Tilicho. Vers 10h, on atteint le village de Yak Kharta, nous aurons donc mis à peine 3h sur les 4/5h prévues.. On ne fait pas un concours, mais c’est un indicateur de bonne forme, et ça nous assure surtout une chambre pas trop pourri, étant donné la présence de quelques groupes (notamment de français mais j’y reviendrai…) avec guide que nous avons dépassé. Car si l’on pouvait ne pas être regardant sur les conditions d’hébergement jusqu’ici, avec une température qui désormais sera négative dans la nuit, et sans chauffage, il vaut mieux avoir le choix et bien le faire ! On arrive donc assez tôt à notre étape (ça change des premiers jours !!) et la journée s’annonce un peu longue, car peu de choses à faire sur place, même pas de petite rando d’acclimatation. Heureusement, à notre arrivée, le soleil brille dure, et il fait une t° assez douce. On pose donc nos affaire dans notre chambre (qui possède une vue directe sur le Gangapurna, s’il vous plait !!) , et on part se mettre dans une chaise avec un livre au soleil ! Ahhh ! Le bonheur ! Avec l’heure du déjeuner arrive aussi celle des nuages : la journée va suivre le même schéma que celui de la veille : en à peine 2h, on passe d’une ciel resplendissant, au ciel couvert…et vers 15h, rebelote, il neige !! Et si à Manang se trouvait dans une large vallée, Yak Kharta est lui dans une vallée encaissée, et cette tempête de neige plonge le village dans une certaine claustrophobie. D’autant qu’il n’est que 15h, et que le reste de la journée va être vraiment longue ! L’endroit le plus chaud n’est pas notre chambre (loin de là !) mais la salle commune où un poêle à charbon est présent. Du coup, tout le monde s’y entasse, et nous aussi ! On passe le reste de l’ap midi à lire notre livre et boire du thé chaud (avec l’altitude, on tâche de s’hydrater abondamment !). On dine assez tôt à partir de 18h. La spécialité du coin est le steak de Yak, servi du grill de fonte fumant, ou en hamburger, ça fait un bel effet bœuf (rhorhorho) ! Malheureusement, notre contrainte de budget est toujours la même qu’au départ (mais elle s’avèrera tout de même trop prudente !) et on se contente de plats plus classiques mais non moins consistants ! On reste dans la salle commune jusque 19h30, puis on retourne à notre chambre. Le lavage de dents est un calvaire tant l’eau est glaciale ! On se couche vers 20h, bien emmitouflé dans nos sacs et polaire ! J’ai un peu de mal à m’endormir, non à cause du MAM (à ce niveau pour l’instant RAS), mais un peu d’angoisse à cause de toute cette neige qui tombe et aussi par manque d’épuisement : si les précédentes journées étaient tellement chargées que je tombais de sommeil le soir, cette journée a été relativement calme, et j’ai dépensé peu d’énergie… Le marchand de sable (ou plutôt de neige !) finira qd même par passer !
· J9 Réveil à 6h ! Et devinez quel temps il fait !! ahaha ! Toujours pareil ! Beau temps ! On repart donc sur le même schéma qu’hier, on espère par contre que ce ne sera pas le cas pour la dégradation dans l’ap midi ! La destination du jour est le camp de Thorung Pedhi à 4540m que l’on devrait atteindre en +- 3h, mais une fois arrivée, nous pourrons faire un side trip pour nous occuper le reste de la journée (si le temps le permet…). Si Yak Kharta possédait une petite dizaine de lodge, Thorung Pedhi n’en possède que 2 : 1 convenable…et 1 pourri. Il peut donc a priori y avoir embouteillage pour les chambres, et les 1er arrivés seront les mieux servis. On part donc à 7h pétante, si nous ne sommes pas les 1er, on dépasse assez rapidement tout le monde, et encore une fois on se retrouve à fouler des chemins dont on a l’impression que la civilisation a oublié… En chemin, pas de réelle difficulté techniques, on doit tout de même grimper 500m de dénivelé, mais la pente est assez régulière, l’effort est donc assez bien reparti. Et de tout façon, difficile de ressentir l’effort tant on est absorbé par le plénitude et la splendeur qui nous entoure. On passe également quelques ponts suspendus magnifiques. Comme attendu, on arrive à Thorung Pedhi vers 10h. Sans vraiment s’en rendre compte, nous sommes désormais à plus de 4500m, et même si nos organismes ne souffrent pas trop, on sent clairement le manque d’oxygène, nos pas sont plus lents et nos souffles un peu plus difficiles (on s’en rend compte en regardant les vidéos). Mais comme la montée depuis 1 semaine a été progressive, le manque d’oxygène l’a été aussi, et on s’y est habitué progressivement, et de ce fait, psychologiquement, on a l’impression que ce manque est quasi normal. On choisit donc une chambre du lodge plus convenable. On installe nos affaires, et on se pose devant la chambre, au soleil, après le froid de la nuit ! ça fait vraiment du bien au moral ! On fait ensuite la connaissance de 3 filles (1 américaine et 2 néerlandaises) qui nous expliquent ne pas avoir commencé la rando ensemble, puisqu’elle ne se connaissait pas, mais voyagent désormais en groupe. On sociabilise un peu, ça change un peu, puisque depuis Manang, on a eu tendance à ne parler à personne… Pour l’anecdote, nous sommes le 25 avril, et on essaye d’avoir le résultat des élections présidentielles française depuis 3 jours. Et juste la veille du 22 avril, il y a eu une coupure des réseaux satelites dans la vallée, isolant un peu tout le monde en terme de communication. Nous n’aurons le résultat définitif que le lendemain soir, quand une fois passé le col, et redescendu à Muktinah, nous avons pu joindre la France. Entre temps les rumeurs vont bons trains : des anglais nous annoncent que Hollande a failli gagner dès le 1er tour avec 49% des voix, un canadien nous dit que Hollande a eu 36% et Le Pen 2e derrière… On doute fortement de la valeur de ces infos, mais en politophile (çà se dit ??) que je suis, je bouillonne ! Bref. Vers 11h30 on part se mettre un dej dans l’estomac avant notre activité de l’ap midi, qui va consister à aller s’acclimater avant l’étape du lendemain, au Thorung High Camp, 400m plus haut, à 4900m. Il s’agit en fait d’effectuer la 1ère partie de la montée au col, mais de s’arrêter au camp de base du col. On effectuera la montée sans notre sac de 17kg. Le groupe de filles rencontré plus tôt décide elle aussi de faire la montée, et parmi elles, Anna l’américaine est un peu plus warrior que ses amies (mais que nous aussi) puisqu’elle décide de monter avec la charge qu’elle aura le lendemain. Je vois l’objectif, mais je doute fort de la pertinence, mais bon, après tout… Nous faisons la montée assez facilement et nous arrivons au High Camp en 1h. En cours d’ap midi, comme les jours précédents, des nuages voilent le ciel, mais sans que cela devienne menaçant. A noter que dans la montée au High Camp, nous avons dépassé l’altitude tant symbolique du Mont Blanc à 4816m. Mine de rien, c’est tellement une référence symbolique pour nous, d’autant que nous sommes Français, que ça nous fait bizarre de passer ce cap. Arrivé au High Camp, avant de s’arrêter pour rendre un thé au chaud, on décide de pousser un peu plus pour gravir un éperon rocheux sui surplombe de 600m le Thorung Pedhi et sa vallée. On espère dépasser les 5000m, mais sur le plus haut caillou du plus haut rocher, nous n’atteignons que…499..5m ! J’ai beau sauté çà ne passe pas ! Les 5000m seront pour demain ! Sur l’éperon rocheux, la vue est impressionnante et vertigineuse, on aperçoit au loin le massif du Gangapurna et le Tilicho Peak. En redescendant, on fait donc une pause thé, histoire aussi de rester un peu plus longtemps à cette altitude. On va s’entasser dans la salle commune bondée, et on sympathise avec une famille de québécois (1 couple et leur fille de notre âge), avec qui on discute pendant près d’1h. Vers 15h, on repart. Même si le temps est resté stable, on ne préfère pas prendre le risque de finir dans la brouillard et la neige si le temps finit par tourner (ce qu’il ne fera pas…). Certaines personnes restent ici la nuit pour économiser 400m le lendemain. C’est assez risqué, car dormir à 5000m, c’est 50% de risque de souffrir du MAM durant la nuit, à moins d’avoir perdu plusieurs jour à préparer son corps à cette altitude. D’ailleurs, sans avoir une réelle gêne, je sens moi-même petit de mal de tête qui pointe son nez, rien de grave, mais la redescente va faire du bien ! J’espère juste que ce ne soit pas mauvais signe pour le lendemain. Je n’en ai jamais parlé, mais depuis que nous avons passé les 3000m, nous prenons régulièrement du Diamox et de l’aspirine en prévention du MAM. Jusqu’ici, cela a plutôt bien marcher (sans savoir si ça aurait aussi été le cas si nous n’avions rien pris… ?) . A 15h30, nous sommes de retour au Pedhi, et on profite des derniers rayons de soleil sur la vallée avant que la t° ne chute. On dine assez tôt, en même temps que le groupe de filles, avec qui nous continuons de faire connaissance. Petit aparté ici concernant les randonneurs français. Il est vrai que nous sommes la nationalité la plus représentée, juste derrière les Indiens (mais là çà compte pas…c’est comme si on disait que les français étaient les 1er touristes en Belgique) et avant les Israéliens qui sont très nombreux également. Mais à la différence des Israéliens qui sont plutôt jeunes et voyages en individuels sans guide (même si on remarquera leur tendance à former des groupes), les français voyagent principalement en groupe de 10/15 personnes, sont plutôt dans la tranche 45/50 ans. Jusqu’ici rien de gênant…mais sont particulièrement bruyant et ont un peu tendance à être des « poussez-vous de là, j’avais réservé la table ! ». Très tête à claques quoi. Désolé pour ceux qui se sentent visés, mais c’est ainsi. Anecdote pour illustrer : le soir, nous sommes à l’accueil pour préparer notre petit dej du lendemain matin, et un français arrive (visiblement il avait un peu bu..), ne demande même pas pardon ou quoi que ce soit et s’adresse au gérant népalais « Euuuh, c’est où les toilettes ?? » en français dans le texte. Sans parler de l’interjection un peu mal polie, quelle est la probabilité qu’un Népalais qui tiens un camp de base à 4500m au fin fond de l’Himalaya parles français ?? Je veux bien croire qu’il n’est pas bilingue, mais y’a quand même plus compliqué que çà. Et ce n’est pas fini ! Le fameux népalais, qui comprend tout de même « toilette » lui indique qu’il y en a dehors. Quelques secondes plus tard, nous rejoignons notre chambre, et qui croisons nous devant les toilettes…notre français, mais qui pisse...sur le muret devant les toilettes là où les gens viennent se laver les dents…bref ! Je referme la page sur le cas des français particulièrement irritant ! Nous partons donc nous coucher.
· J10 Le grand jour ! L’objectif de tout ce voyage est à quelques heures de nous ! Le col de Thorung La à 5416m, un des plus hauts cols pédestres du monde ! Je suis réveillé assez tôt. La plupart des gens partent vers 3/4h du matin, et font une partie de la montée de nuit. C’est ce qui est conseillé en effet. Pour notre part, on table plutôt sur une nuit prolongée, et un montée avec la lumière du jour. D’autant plus que nous savons notre rythme plus rapide que les autres. Ce choix s’avèrera payant puisque pas mal de nuages était présent jusqu’à 7h, obligeant les randonneurs à être dans le brouillard au-dessus de 5000m, mais brouillard qui s’est dissipé juste avant notre passage (coïncidence ou… :p). Nous sommes les derniers à prendre notre petit dej, et on a la réelle impression de passer après l’orage, tant il y a de bols, d’assiettes, de verres, de miettes etc..mais nous sommes les seuls ! En partant de Pedhi, on a aussi l’impression de fermer le lodge derrière nous ! Comme hier, nous faisons la montée au High Camp à 4900m assez facilement, et nous y sommes rendu en 45/50 mn. Pour l’instant RAS niveau symptômes MAM. On croise les doigts. Petite pause de 5mn pour reposer les épaules, et on repart. Le chemin repart de plus belle pour une montée en lacets bien soutenus jusqu’à un 1er faux col à 5200m.Avant d’y arriver, on passe le fameux pallier des 5000m, là aussi ça fait bizarre, je prends en photo mon altimètre La difficulté du col de Thorung, outre son altitude, est la difficulté psychologique qui existe car plusieurs cols existent avant celui à 5416m, et on peut plusieurs fois avoir l’impression d’arriver, alors que pas du tout ! çà peut vraiment casser ! Heureusement, un bon altimètre m’aide à bien juger cette situation ! A 5200m, un Népalais a installé une échoppe et vend qques sucreries et des boissons chaudes. On y retrouve les 3 filles que nous avions rattrapé juste avant d’y arriver. Elles nous offrent un peu de thé grâce à leur thermos, qu’on accepte bien volontiers, mais que je regretterai toute la journée. En effet, même si je ne suis pas sûr des causes, et l’altitude en a sûrement été la principale, à l’approche du col, j’ai été pris du crise hoquet qui ne me quittera pas durant quasiment toute la descente, me créant des crispations d’estomac assez violentes, qui m’ont un petit peu gâché le plaisir. Et je suis persuadé que le thé très chaud en est une des causes. Mais bon, je ne suis pas médecin ! Avant que cette crise ne commence, on repart donc pour la dernière étape et les 250m de montée pour atteindre le col à 5416m ! Même si aucune gêne majeure n’apparait (mise à part les hoquets qui arriveront vers 5300m), les effets de l’altitude se font sentir de façon exponentielle, à partir de 5000m, chaque pallier de 50m de dénivelé est 2x plus difficile que le pallier précédent. Chaque pas devient un effort en soit. C’est d’ailleurs dans cette zone que la plupart des symptômes du MAM se déclenchent vigoureusement, et on voit plusieurs personnes obligées de redescendre pour faire cesser les symptômes. Finalement, au bout de 3h de montée (sur les 5h recommandées !) nous touchons au graal et atteignons le col ! C’est tout simplement merveilleux. Le panorama, le lieu, le symbole, des pics à 7000m nous dominent mais on a l’impression de pouvoir les toucher du bout des doigts. Des doigts justement qui sont gelés, car arrivés au col, un vent glacial souffle faisant chuter la t° ressentie à -15/20°. Et même si nous avons des gants, ils ne sont pas prévus pour ces t°. D’ailleurs, notre crainte des jours précédents avec les chute de neige de ne s’est pas confirmé puisque, même si la neige était présente sur le sentier, rien d’extrêmement contraignant ou nécessitant les crampons. Comme tout le monde, on essaye de faire la photo souvenir devant le panneau du col qui félicite les randonneurs de l’avoir atteint. Là aussi, des Français squatte le lieu, et chacun prenant des photos de lui seul, de lui avec le groupe, de lui avec le guide, de tout le groupe avec le guide…et ! pour couronner de lui avec…son drapeau d’entreprise ! Bon après ce défilé on fait nos photos en 30 secondes et on libère l’endroit. Cela fait à peine 10mn que nous sommes arrivés, et nos corps se refroidissent considérablement. Mon hoquet quant à lui commence à s’installer ! Même si nous aurions aimé rester plus longtemps, le froid et la présence de ces groupes bruyants nous pousse à repartir. D’autant que 4h marche pour 1600m de descente nous attend pour atteindre Muktinah à 3800m. On craint vraiment cette partie, car elle peut réellement bousiller des genoux. C’est une très longue descente dans des pierriers difficiles parfois à gérer, même si sans réelle difficulté technique. Dans la descente mon hoquet va de plus belle, j’arrive à le faire passer de temps en temps en buvant des rations d’eau (à défaut de trouver un troll pour me faire peur !). Cà fait bien rire Thomas, mais çà me tire vraiment sur l’estomac, et çà gêne ma respiration ! On rejoint Muktinah en un peu plus de 3h. Le changement de décor est radical, si la vallée de la Marsanyagdi était couvert de neige et très minérale, le haut de la vallée de Kali Gandaki, qui constitue la 2éme partie du trek des Annapurnas, est beaucoup plus arride. On est ici dans la mythique région du Mustang. Muktinah est une ville très importante d’un point de vue spirituel, à la fois pour les bouddhistes que les hindouistes, c’est leur Lourdes. Beaucoup y effectue un pèlerinage. Malheureusement, la ville en elle-même ne revêt pas vraiment ce caractère spirituel et on la trouve plutôt moche. Mise à part le temple, et les milliers de drapeaux à prière qui jalonnent le flanc de la montagne, rien ne pourrait laisser penser qu’il s’agit d’une destination spirituelle. Cependant, nous ne sommes pas mécontents de nous arrêter dans un village qui possède des lodges plus confortables que nos précédentes. La journée a été éprouvante tout de même. On choisit un des lodges conseillés dans mon book. On se prend un bon dej, et cette fois ci, on se fait plaisir avec des hamburgers de yak ! C’est jouissif !! Et surtout, enfin depuis plus de 3 jours, on prend une douche chaude !! (je vous rassure nous avions de moyens alternatifs pour nous laver !). Rien que çà…çà revigore ! Après le dej, on se repose en se baladant dans la ville, ou lisant au soleil. On observe les groupes de randonneurs qui arrivent au fur et à mesure, parfois 2, 3, 4, et même 5h après nous, notamment notre groupe de filles, mais qui je crois ont dû s’arrêter en route pour déjeuner ! On croise également la famille de québécois avec qui on discute un peu, et qui nous fait remarquer que si certains sont longs à descendre, c’est peut-être à cause de la marijuana semi sauvage qui pousse dans la descente…ah bon ??? En fin d’ap midi, je suis également un groupe de moines bouddhistes qui se rend au temple. Le groupe de filles s’installent dans le même lodge que nous, et du coup on dine avec elles, ce qui fait passer un moment assez sympa. On fait une petite séance de photos souvenirs avec les filles avant d’aller se coucher, car nos chemins se sépareront le lendemain, elles prenant un peu plus leur temps en restant à Muktinah et dans la vallée, et pour notre part ce sera une longue journée où nous devrons alterner les jeep et bus pour rejoindre Tatopani, 2600m plus bas ! Le trek complet de l’Annapurnas a en effet une 2e partie, entre Tatopani et Muktinah. Une partie très différente de la 1ère mais tout aussi belle. Mais celle-ci a pas mal perdu de son intérêt en termes de randonnées, dû à la présence depuis quelques années d’une sentier carrossable qui enlève une partie de plaisir du randonneur. Pour cette raison, mais surtout parce que nous n’avions pas le temps (il faut prévoir 4 à 6 jours en plus), et que nous préférions garder nos 3 dernières jours pour effectuer la célèbre étape de Poon Hill à partir de Tatopani. Meme si ces routes sont un bienfait pour la population locale, certains y perdent quand même au jeu, à cause de la baisse de la fréquentation touristique dans certains villages. L’équilibre entre développement et préservation de l’autenticité est parfois difficile à trouver. D’ailleurs le même projet existe dans la 1ere partie, notamment une sentier carrossable entre Besi Sahar et Manang, qui existe déjà jusque Syange. Mais l’impact est encore très relatif, et cela devrait prendre encore quelques années, vu les moyens engagés.
· J10 Quelle bonne nuit réparatrice ! On se lève bien reposer, mais un peu anxieux de la journée qui nous attends, car j’avais vraiment peu d’infos sur la logistique de cette journée. Normalement, nous devions prendre une jeep de Muktinah à Jomsom, puis un bus de Jomsom à Tatopani. Mais ce sera un peu plus compliqué ce çà ! On se rend tout d’abord à l’office central (enfin il s’agira d’un simple guéridon !) qui gère les jeep pour Jomsom. Le prix est +/- celui attendu. Mais on se retrouve entassé comme des sardines dans une des jeep. La paysage entre Muktinah et Jomsom semble splendide, mais on a du mal à l’apprécier à cause du peu de visibilité que nous avons à l’arrière de la jeep. Après 1h30 de route qui remet en place un système digestif, on rejoint Jomsom, capitale administrative de la vallée, mais elle aussi pas très esthétique. Il faut maintenant que nous trouvions un bus pour Tatopani, et c’est là que c’est devenu sport ! La station de bus est un vrai bordel et on ne comprend rien à leur organisation. Ils sont incapables de nous dire où vont les bus et à quelle heure ils partent. Mais on prend notre mal en patience. Avec nous pas mal d’Israéliens, qu’on avait à plusieurs reprises croisé depuis 4 jours, qui prennent les choses en main et négocient quelque chose. On se méfie un peu, car c’est à l’un d’entre eux que l’on doit donner l’argent, sans garantie…On fait qd même confiance. A défaut d’un bus pour Tatopani, celui-ci nous mènera jusque Ghasa (bizare pour une destination négocié par un Israélien…orrrrhhh !!) où nous devrons prendre un autre bus pour Tatopani. Après 2,5h d’attente à Jomsom, on repart donc avec ce bus qui n’est pas un Deluxe, mais on a connu pire. Au moins on voit un peu mieux le paysage. La vallée est vraiment superbe, et les paysages que l’on voit défilés à grande vitesse sont très diverses. On regrette un peu de ne pas pouvoir en profiter d’avantage…On arrive à Ghasa après 2,5h de route, parfois très serrée, et on se demande comment il peut n’y avoir que si peu d’accidents (ou alors ils n’en parlent pas…). A Ghasa, rebelote, on y comprend rien à ce qu’il passe, et on reste avec nos Israéliens qui semblent avoir la situation en main. Il faut d’ailleurs reconnaitre leur sens aigu pour la tchatche et la négo ! On reprend un autre bus qui nous mène à notre destination finale, Tatopani ! On est content d’arriver, et nos riens aussi ! Mais le village possède un atout majeur après une telle journée, des sources d’eau chaudes !! On se presse donc de rejoindre le lodge que nous voulions, et on file se détendre aux sources. C’est pas très glamour niveau fréquentation, mais après tout on s’en fout, on se prend un Coca bien frais dans l’eau bouillante, c’est le pied total !! Le ciel est voilé, mais le temps ne tourne pas à l’orage. Le soir, on se fait un bon gueuleton au resto du lodge ! Cà remplit l’’estomac, et le moral ! L’étape de demain s’annonce assez compliquée avec la montée à Ghorepani à 2900m, soit 1700m de déniv +, ce qui en fait la plus grosse montée du trek. Qui plus est, nous sommes revenu dans un milieu moins montagnard, et la journée peut d’avérer potentiellement chaude, et ce sera la cas !
· J11 Départ à 8h. Il fait très beau, et on sent tout de suite la différence de t° avec les jours précédents, il fait déjà ~15°. On prend le max d’eau avec nous. Alors que lors des derniers jours, nos sacs s’étaient allégés, car plus de couches d’habits sur nous, et avec moins d’eau à porter (puisque l’on pouvait très facilement recharger avec la présence de cours d’eau pure) nous avons à nouveau des sacs chargés avec des vêtement très légers sur nous. La montée commence assez rude. A 10h, il fait déjà 23°. A 11h, 28°. On est en nage totale. On s’arrête à mi-parcours. On est bien crevé, la difficulté de l’étape et le poids de jours précédents se font bien ressentir. On s’arrête dans un lodge assez sympa vers Chitre, qui bénéficie d’un très beau point de vue. Le lodge est assez grand, même si légèrement casernier, mais nous sommes les seuls clients. Cette étape est d’ailleurs bien moins fréquentée, et on retrouve la solitude des premiers jours. On repart après cette pause déjeuner roboratif, où l’on s’est laissé tenter par des « Belgian Waffles » pas très belges… Il nous reste à effectuer le derniers tiers de la montée, et celle-ci est plus facile car le chemin est souvent à l’ombre de rhododendrons. On arrive à Ghorepani vers 15h. On s’installe dans le lodge le plus en amont du village, sur le chemin de Poon Hill. On se repose le reste de l’ap midi. On retrouve 2 Israéliens du groupe de la veille. On dine face au versant sud de l’Annapurna I (8091m) qui est dans les nuages, mais qui fait une gracieuse apparition au crépuscule. On va se coucher tôt car la nuit va être courte.
· J12 Levé à 4h ! On prend les frontales pour emprunter le sentier menant à Poon Hill, 300m plus haut à 3210m. Alors que la veille était calme niveau fréquentation, là on est limite sur une autoroute. 3 treks amènent à Ghorepani, et cette étape est réalisable en 2 jours depuis Pokhara, ce qui en fait un itinéraire très populaire, et on le voit. Le but de tout ce monde est d’arrivé au sommet à Poon Hill pour le lever du soleil sur le versant sud du massif de l’Annapurnas. Certains ont ramené leur réchau pour se faire un café, on se croirait au Camping Plage, l’ambiance est loin d’être à la plénitude. On comprend malheureusement assez vite que le spectacle ne sera pas celui attendu, la faute à une masse nuageuse qui cache une partie de massif, même si le spectacle vaut tout de même sa pépite de cacahuète ! On a notamment de jolies vue sur le Dhaulagiri, 8167m, et 7e sommet au monde. Par ailleurs, alors qu’il est recommandé au lever du soleil, je me demande si ce n’est pas mieux au coucher, car le matin, le soleil arrive par derrière le massif, qui est donc en contrejour total, mais le soir est lui souvent plus risqué en terme de météo. On passe quand même un très bon moment. Et on part un peu avant tout le monde, pour ne pas être pris dans l’embouteillage. On recupère nos sacs au lodge et on part pour notre toute dernière étape du séjour qui doit nous mener à Naya Pul, 1900m de dénivelé plus bas. Après un sentier régulier pendant 2h, la descente se fait plus technique avec 400m de denivelé sec sur des escaliers assez vertigineux, et qui surtout cassent bien les genoux comme il faut ! Anecdote fun : depuis notre départ de Ghorepani après Poon Hill, un chien nous suit…Il s’arrête dès que l’on s’arrête, il s’assoit même à côté de nous ? Pourquoi ? Ce fut une énigme ! Il nous suivra quasiment jusque l’arrivée où un groupe de chiens l’a importuné et a perdu nos traces. On se demandait jusqu’où il allait nous suivre, mais c’est presque un peu triste qu’on le semmera… Après la descente vertigineuse d’escalier, on rejoint le fond de la vallée vers 1400m. On est clairement revenu en milieu subtropical (c’est fou cette diversité en qques jours quand on y pense !). Les paysages sont idylliques, on traverse des torrents, des villages pittoresques, malheureusement, le temps est menaçant, et on craint l’orage ! On se dépêche donc pour arriver avant que çà ne tombe, même si on croise de nombreuses piscines naturelles qui donnent bien envie ! On poursuit jusque Birethanti, à 30mn de l'arrivée à Naya Pul, et l'on s’y arrête pour déjeuner. A peine s'est on installé dans un ptit resto que l'orage arrive. Une fois notre dej terminé, on repart sous la pluie, on sort les protections que nous sortons pour la 1ere fois! Au moins on rentabilise le poids du sac! Après 30mn de marche au bout desquelles nous arrivons tremper à Naya Pul, et c'est ainsi que se termine nos 10 jours de randonnée autour de l'Annapurnas!
Nous prenons ensuite un bus qui nous ramène à Pokhara où nous passerons la fin de journée et la journée suivante, durant lesquels nous avons pu décompresser et faire quelques ballades locales. Le dernier jour, nous prendrons l'avion au petit matin à Pokhara pour rejoindre Kathmandou où nous prendrons ensuite notre correspondance pour la France!
THAT'S ALL FOLK!!😉😉😉
J'envisage pour octobre 2011de faire le tour des annapurnas et le sanctuaire des annapurnas. Combien faut il compter de jours pour faire l'ensemble. Y a t il des possibilités de prendre une jeep sur certains tronçons et si quelqu'un l'a fait, pouvez vous m'indiquer les étapes que vous avez faites
Bonjour,
j'aimerais avoir une idée du prix d'un repas pour une personne lors d'un trek au nepal (tamang trail region du langtang).
de même pour le prix d'une nuit pour 2 adultes et 2 enfants.
pour la nuit, c'est un prix pour la chambre ou par personne.
C'est info me permettrons d'avoir une idée du budget Merci
C'est info me permettrons d'avoir une idée du budget Merci
bonjour,
pensez-vous que l'equipement de ski est adapté pour les randos? faut t'il une polaire spécialement chaude, ou une standard fait l'affaire? trouve t'on toujours des chambres ou lit dispo lors du trek de autour des annapurnas? si on part avec un porteur, c'est nous qui organisons le tout? on partirait mi mars.
merci pour vos infos nath
pensez-vous que l'equipement de ski est adapté pour les randos? faut t'il une polaire spécialement chaude, ou une standard fait l'affaire? trouve t'on toujours des chambres ou lit dispo lors du trek de autour des annapurnas? si on part avec un porteur, c'est nous qui organisons le tout? on partirait mi mars.
merci pour vos infos nath
Bonjour a tous,
Nous voila devant un choix a faire mais on a besoin de votre aide (encore une fois 😉). Nous partons au Nepal en Novembre (tour des Annapurnas). Nous dormirons en lodge. Quel type de duvet nous conseillez-vous ? Evidemment nous nous sommes tournes vers Decathlon puisque le rapport qualite/prix est interessant, d'autant plus que nous avons tout a acheter puisque ce sera notre premier trek en region froide (les 3 couches en vetement, chaussures, baton de marche, .....). Je me suis donc tournee dans un 1er temps vers le sac de couchage de la categorie d'alpinisme de Decathlon : le Bionnassay -5. Il existe en synthetique et en duvet, avec un ecart de prix considerable. Nous pensons, dans tous les cas, a acheter un drap de soie a integrer (pour gagner 5C et avoir une hygiene plus correcte). Que pouvez-vous nous conseiller ?? (on aura des sherpa).
Merci d'avance
Sophie
Nous voila devant un choix a faire mais on a besoin de votre aide (encore une fois 😉). Nous partons au Nepal en Novembre (tour des Annapurnas). Nous dormirons en lodge. Quel type de duvet nous conseillez-vous ? Evidemment nous nous sommes tournes vers Decathlon puisque le rapport qualite/prix est interessant, d'autant plus que nous avons tout a acheter puisque ce sera notre premier trek en region froide (les 3 couches en vetement, chaussures, baton de marche, .....). Je me suis donc tournee dans un 1er temps vers le sac de couchage de la categorie d'alpinisme de Decathlon : le Bionnassay -5. Il existe en synthetique et en duvet, avec un ecart de prix considerable. Nous pensons, dans tous les cas, a acheter un drap de soie a integrer (pour gagner 5C et avoir une hygiene plus correcte). Que pouvez-vous nous conseiller ?? (on aura des sherpa).
Merci d'avance
Sophie
Bonjour, quelles sont les solutions pour rallier Kathmandou à Lhassa ?
Avion, bus, 4x4 ?
Merci pour les infos.
Pierre
Pierre
Bonjour,
Nous sommes un groupe de 5 personnes et nous organisons un voyage au Népal du 2/11 au 15/11/2013. J’aurais aimé avoir vos avis sur plusieurs points:
Tout d'abord sur le choix d'un trek de maximum 8 jours : - le langtang - tamang - helambu
Nous souhaitons faire de la marche, avoir une belle vue sur les montagnes et pouvoir partager et échanger avec la population. nous n'avons pas d'itineraires définis juste quelques propositions d'agences locales et du lonely planet.
Pour le visa me conseillez-vous de le prendre en France (revient il beaucoup plus chère? risque de perte par la poste ?) ou de le prendre sur place à l'arrivée à Katmandou (mais risque d'attente longue ? minnimun 2 photos?).
Est-il obligatoire de réserver un logement à l'avance à cette période, vu que nous sommes 5 personnes ? Avez-vous des adresses d'hôtels pas loin du centre-ville et de préférence au calme? Est-il fiable de faire une réservation en ligne ?
Quels vaccins avez-vous fait avant votre départ ?
nous aurons 3 jours pour visiter katmandou et les alentours: quels sont les lieux à ne pas manquer ? combien de liquide prévoir par pers et par jour pour l'hotel + nouriture ?
merci Jennifer
Nous sommes un groupe de 5 personnes et nous organisons un voyage au Népal du 2/11 au 15/11/2013. J’aurais aimé avoir vos avis sur plusieurs points:
Tout d'abord sur le choix d'un trek de maximum 8 jours : - le langtang - tamang - helambu
Nous souhaitons faire de la marche, avoir une belle vue sur les montagnes et pouvoir partager et échanger avec la population. nous n'avons pas d'itineraires définis juste quelques propositions d'agences locales et du lonely planet.
Pour le visa me conseillez-vous de le prendre en France (revient il beaucoup plus chère? risque de perte par la poste ?) ou de le prendre sur place à l'arrivée à Katmandou (mais risque d'attente longue ? minnimun 2 photos?).
Est-il obligatoire de réserver un logement à l'avance à cette période, vu que nous sommes 5 personnes ? Avez-vous des adresses d'hôtels pas loin du centre-ville et de préférence au calme? Est-il fiable de faire une réservation en ligne ?
Quels vaccins avez-vous fait avant votre départ ?
nous aurons 3 jours pour visiter katmandou et les alentours: quels sont les lieux à ne pas manquer ? combien de liquide prévoir par pers et par jour pour l'hotel + nouriture ?
merci Jennifer
Bonjour,
nous prevoyons d'emprunter la route M219 en provenance de Kashi vers Katmandou et nous avons echo que cette route etait actuellement fermee. Quelqu'un aurait-il des informations recentes sur le sujet?
Merci pour l'aide Dave
nous prevoyons d'emprunter la route M219 en provenance de Kashi vers Katmandou et nous avons echo que cette route etait actuellement fermee. Quelqu'un aurait-il des informations recentes sur le sujet?
Merci pour l'aide Dave
Bonjour
En novembre 2018, je suis partie avec mon mari pour le trek Gokyo, Kalapattar depuis Phaplu.
Malheureusement, j'ai eu le mal des montagnes à Namche, qui ne s'est pas amélioré malgré le Diamox. et nous sommes redescendus et repartis.
Je suis sensible à l'altitude mais je ne m'attendais pas du tout à être malade à moins de 3500m, et je n'avais pas pris de Diamox à titre préventif.
Nous avons dormi à Monjo à l'aller et au retour et tout allait très bien.
Nous souhaitons refaire un essai cette année en avril, et voudrions faire une journée d'acclimatation avant Namche, en montant 500 à 600 m, et en redescendant.
Sur la carte, je ne vois que deux possibilités: monter à l'ouest depuis Tok Tok en direction du Lumding La, ou monter à l'est depuis Monjo le long de la Monjo Khola.
Connaissez-vous ces chemins? Sont-ils corrects ou bien tellement mauvais qu'ils vont nous épuiser au lieu de nous acclimater?
Avez-vous d'autres idées?
L'autre alternative est de faire un A/R Monjo-Jorsale/Namche, en dormant à Jorsale pour ne pas sortir du parc, mais ce n'est pas très enthousiasmant.
J'ai de toute façon l'intention de prendre du Diamox depuis Monjo.
Merci pour vos conseils.
Sylvie
Nous serons au Népal dans une semaine, donc en juin, pour 15 jours, et souhaitons très fort faire un trek, mais sans gros moyens financiers.
Nous pensons tenter de faire le tour des Annapurnas, en le finissant à Muktinath où nous prendrons le bus pour rentrer à Katmandou. Problème : est ce que la mousson risque de nous gâcher la rando?
Est ce que c'est une pluie de fin d'après midi, aussi diluvienne soit elle, ou pleut il pendant des jours ? Les chemins sont ils praticables, ou faut il craindre qu'ils soient complètement boueux et difficiles?
J'ai entendu que la mousson s'arrête vers Pisang, est-ce vrai?
Autre problème : nous randonnons à deux, sans entraînement particulier ni habitude de l'orientation en montagne... Faut il craindre de se perdre avec le mauvais temps, ou le balisage est il suffisamment visible et fréquent/ ou l'affluence importante même en juin?
Ou encore : vaut-il mieux rester dans la vallée du côté de Jomsom, en aller-retour, même si j'ai entendu dire qu'il y a souvent beaucoup de vent? Ce côté est il protégé de la mousson?
Y a t'il une rando alternative de 4-5 jours et au sec?
Avez vous des contacts fiables à nous donner quand nous serons sur place pour demander conseil? (mieux que l'agence qui va nous dire un peu n'importe quoi pour nous vendre quelque chose...
Merci d'avance
Bonjour à tous,
Je me rends au Népal et compte entreprendre lors de mon séjour, un trek ( fin février/début mars) sur une douzaine de jours au max, voire un peu moins, ce ne serait pas dérangeant. J'ai laissé de côté certains circuits ( tour de l'Annapurna, le sanctuaire, l'EBC...), considérant la saison, l'altitude et l'enneigement, et aussi le fait que je veuille marcher sans guide.
Mes recherches m'ont conduit vers 2 idées.
Première idée: les balcons sud de l'Annapurna, les bien nommés Muldai, khopra danda, Poon hill et Mohare danda. ce trek s'apparente à celui du khopra ridge/danda ou de l' Annapurna dhaulagiri community, avec peut être une ou deux variantes personnelles.
Deuxième idée: le mardi himal trek, sur lequel pour l'instant, je n'ai que quelques infos.
J'aimerais avoir vos commentaires, avis, préférences sur ces 2 idées. En quoi ces deux itinéraires pourraient ils être différents en termes d'ambiances, de paysages, etc...?
j'y vais dans le but de marcher, admirer les panoramas, prendre le pouls des sentiers et de la montagne, apprécier le temps qui passe ainsi que tout ce qui s'offrira à moi. je veux dire par là que le défi sportif n'est pas à l'ordre du jour, même si je ne suis pas bien sûr contre le fait de crapahuter un peu...L'effort, oui. La vitesse, non. 🙂
Merci d'avance pour votre aide et votre contribution,
Nico
Je me rends au Népal et compte entreprendre lors de mon séjour, un trek ( fin février/début mars) sur une douzaine de jours au max, voire un peu moins, ce ne serait pas dérangeant. J'ai laissé de côté certains circuits ( tour de l'Annapurna, le sanctuaire, l'EBC...), considérant la saison, l'altitude et l'enneigement, et aussi le fait que je veuille marcher sans guide.
Mes recherches m'ont conduit vers 2 idées.
Première idée: les balcons sud de l'Annapurna, les bien nommés Muldai, khopra danda, Poon hill et Mohare danda. ce trek s'apparente à celui du khopra ridge/danda ou de l' Annapurna dhaulagiri community, avec peut être une ou deux variantes personnelles.
Deuxième idée: le mardi himal trek, sur lequel pour l'instant, je n'ai que quelques infos.
J'aimerais avoir vos commentaires, avis, préférences sur ces 2 idées. En quoi ces deux itinéraires pourraient ils être différents en termes d'ambiances, de paysages, etc...?
j'y vais dans le but de marcher, admirer les panoramas, prendre le pouls des sentiers et de la montagne, apprécier le temps qui passe ainsi que tout ce qui s'offrira à moi. je veux dire par là que le défi sportif n'est pas à l'ordre du jour, même si je ne suis pas bien sûr contre le fait de crapahuter un peu...L'effort, oui. La vitesse, non. 🙂
Merci d'avance pour votre aide et votre contribution,
Nico
Salut tout le monde
Mon envie de Népal est trop forte et j'espère y être en Mars.
Mon programme est le suivant: région du Khumbu pour mon 1er trek puis le Tour des Annapurnas de Besisahar (je débuterai certainement plus haut) jusqu'à Marpha (+ lac Tilicho).
Mais le Dhaulagiri me tente aussi beaucoup sauf que le temps dont je dispose n'est pas extensible comme je voudrais. Du coup au lieu d'en faire le tour complet et ainsi raccourcir le parcours, je pense dans la foulée des Annarpurnas poursuivre jusqu'au French pass (5360m) en partant de Marpha via Yak Kharka, Thapa pass et la Hidden Valley. Puis retour à Marpha par le même chemin. L'aspect reculé et majestueux des lieux m'attirent mais je serai plus rassuré accompagné par quelqu'un connaissant le secteur.
J'en viens donc à mes questions: Est-ce possible de recruter un guide à Marpha et combien devrai-je le rémunérer environ? Y louer une tente (voire matériel type réchaud)? Et la nourriture pour 4-5 jours en autonomie...
Ah oui question secondaire: le Thapa Peak j'aimerai bien mais les 500 euros du permis ça coince. Est ce que c'est risqué de s'affranchir de payer le permis dans cette zone isolée?
Voilà merci beaucoup pour vos réponses et conseils.
Mais le Dhaulagiri me tente aussi beaucoup sauf que le temps dont je dispose n'est pas extensible comme je voudrais. Du coup au lieu d'en faire le tour complet et ainsi raccourcir le parcours, je pense dans la foulée des Annarpurnas poursuivre jusqu'au French pass (5360m) en partant de Marpha via Yak Kharka, Thapa pass et la Hidden Valley. Puis retour à Marpha par le même chemin. L'aspect reculé et majestueux des lieux m'attirent mais je serai plus rassuré accompagné par quelqu'un connaissant le secteur.
J'en viens donc à mes questions: Est-ce possible de recruter un guide à Marpha et combien devrai-je le rémunérer environ? Y louer une tente (voire matériel type réchaud)? Et la nourriture pour 4-5 jours en autonomie...
Ah oui question secondaire: le Thapa Peak j'aimerai bien mais les 500 euros du permis ça coince. Est ce que c'est risqué de s'affranchir de payer le permis dans cette zone isolée?
Voilà merci beaucoup pour vos réponses et conseils.
Lorsque le rêve devient réalité !
Depuis très longtemps j'y pensais, mais mon activité professionnelle m'en empêchait ; aussi je m’étais promis que des ma retraite je partirais marcher au Népal, et depuis 5 ans c'etait mon unique objectif !
La destination final n’était pas choisie mais je souhaitais trecker loin des grands axes, alors avec un ami nous avons décidé de partir faire le tour du Manaslu.
Malheureusement en 2015 un terrible séisme est venu anéantir ce projet car l'epi-centre se trouvait en plein sur le circuit. Impossible de passer, la plupart des ponts n'existent plus, les villages sont dévastés, et donc les structures d'accueil non plus.
Aucune autre destination ne me tente aussi je décide d'attendre pour voir si........
Et en mars 2016 les premiers trecks reprennent ! Sauvé et heureux "je vais pouvoir réaliser mon rêve !"
Marcheur depuis longtemps je mets toutes les chances de mon coté et pars régulièrement faire des randos de plusieurs jours dans les Pyrénées en prenant soin de faire un maximum de dénivelé sur des les sommets autour de 3000 m.
Pour compléter le tout, entrainement en VTT et natation ! Et oui j'ai le temps maintenant alors j'en profite.
Apres de nombreuses peripeties pour trouver le bon voyagiste, la plupart (en dehors des gros porteurs) refusent car le gouvernement français "déconseille le voyage sauf nécessité absolue" je me tourne donc vers une agence locale (que l'on m'avais indiquée comme tout a fait sérieuse)
Les derniers jours sont longs, faire , défaire le sac, le refaire, supprimer, ajouter pour en définitif changer de sac d'un 50L passer à un 70L car il faut tout rentrer (3 semaines de treck, 1 semaine entre Pokara et le Chitwan, et après 15 jours en Inde !!)
Et le 9 novembre 2016 nous voila dans l'avion destination Katmandou.
Notre guide nous attend comme convenu et c'est rassurant, choc de culture, de vie, enfin tout est différent, mais les gens sont d'une gentillesse exceptionnelle.
1/2 journée d'adaptation a la vie Népalaise et le 11 novembre nous voilà partis en voiture pour Balawa lieu du départ de notre treck. Il faut savoir que nous mettrons plus de 7 h (dont 3 h de piste) pour faire les 200/250 km qui nous sépare de Katmandou car il n'y a qu'un seul axe principal qui traverse de long en large le Népal et donc tout le trafic se fait par là (camions, voitures, 4 x 4 de touristes, etc.....)
Nous commençons a voir les effets du séisme (ce n'est que le début) mais la population est très fataliste (religion oblige) et les phrases qui reviendront régulièrement tout au long de notre aventure sont "que pouvons nous y faire", et "c'est comme ça".
Changement de rythme, car nous vivons avec le soleil et donc le jour se lève vers 6h et il fait nuit à 18h, donc les repas du soir sont vers 18h30 et nous sommes au lit vers 20h, ce qui les 2/3 premiers jours nous parait tôt mais qui ensuite sera tout a fait normal (le besoin de récupérer étant nécessaire).
12/11 départ pour Barpak avec 1150 m de dénivelé mais 4h de marche pour le 1er jour avec des marches, des marches et encore des marches !! Épuisant mais les paysages sont tellement beaux et nouveaux que nous oublions la difficulté et regardons les champs de millets, les femmes en train de le battre, de nombreuses rizières qui donnent à ces lieux une impression de bien être avec de magnifiques couleurs . Ce sera notre dernier jour avec de électricité !! Nous profitons de la vue dégagée (ce sera comme cela pendant tout notre parcours) pour voir notre premier sommet à plus de 6000m le Bouddha Moutain.
La suite dans notre prochain épisode !
Des dizaines de mort (Népalais et touriste) Les trekkeurs étaient sur le chemin des Annapurna Plus de détail ici:
http://www.lapresse.ca/international/asie-oceanie/201410/15/01-4809248-quatre-canadiens-tues-lors-dune-tempete-dans-lhimalaya.php
http://www.lapresse.ca/international/asie-oceanie/201410/15/01-4809248-quatre-canadiens-tues-lors-dune-tempete-dans-lhimalaya.php
Je souhaiterais partager avec vous un bref compte rendu de mon expérience lors de mon voyage au Tibet en novembre de 2011. Pourquoi si tard? Je ne suis pas adepte de comptes rendus de voyage, mais il me semble nécessaire de prendre du temps de faire profiter à d'autres voyageurs de mon expérience, mes conseils, mes recommandations, du fait des nombreuses interrogations suscitées par la complexité de voyager au "Pays des Neiges." J'ai eu moi même beaucoup de mal à trouver une agence fiable, bon marché, basée au Tibet et administrée 100% par des tibétains. Je n'ai d'ailleurs pas trouvé d'information très fiable sur le forum pour construire mon voyage, il me semble donc juste de pouvoir faire profiter même très tardivement au forumistes qui souhaitent découvrir cette merveilleuse région du globe.
Le plateau tibétain, situation géographique et géopolitiques
Le plateau tibétain est un immense plateau qui s'étend entre les Monts Kunlun, au Nord, le Karakoram, à l'Ouest, et l'Himalaya au Sud. L'est du Tibet est constitué de nombreuses chaînes chaotiques entre lesquelles s’engouffrent les plus grand fleuves d'Asie de l'Est et du Sud-Est: Mékong, Yang Tse Kiang, Salouen, Irrawady. Il est s'est formé par la collision de la plaque Indienne et de la plaque eurasienne. Son altitude varie considérablement selon la région: les vallées du Tsang sont situées à moins de 4000 mètres d'altitude, alors que les grandes étendues de l'Est et du Nord (Ngari, Chang Tang) s'élèvent à plus de 4500 mètres. Le plateau Aksai Chin aujourd'hui sous dominion chinois atteint même des altitudes de plus de 5500 mètres. La zone du canyon de la Sutlej ou Zanda - Tsamda, dans lequel s'est développé le mythique royaume de Gugé, est pour sa part située un peu plus bas que les hauts plateaux au pied du Kailash (3700 mètres), tout comme les grands espaces de l'Amdo, connus pour ses grandes plaines verdoyantes l'été (3000 mètres).

Le Tibet est littéralement le château d'eau de l'Asie, nécessaire à la survie de plus de 2 milliards d'êtres humains. Outre les fleuves cités plus haut, qui s'écoulent tous vers le Sud de la Chine et l'Asie du Sud-Est, l'Indus, la Sutlej et le Bhramapoutre prennent tous leurs sources dans les plaines situées au Nord de la chaîne de l'Himalaya, traversent parfois des centaines de kilomètres le long des failles géologiques, avant de franchir les plus hautes chaînes montagneuses du monde à travers des gorges vertigineuses avant de rejoindre les grandes plaines du sous continent indien.

L'immensité du haut plateau fait que le Tibet comprend des paysages et des climats très diversifiés. Les plateaux de l'Amdo connaissent une saison de pluies abondantes l'été et des précipitations fréquentes hors de la saison, transformant ces hautes plaines en de grands pâturages où paissent de grands troupeaux de yaks notamment autour de Labrang, et s'étendant en partie sur le Gansu, le Nord du Sichuan et la partie Nord-Est de l'immense Qinghai. La région Ü-Tsang est constituée de massifs et de chaînes arrondies et entrecoupées par de vastes vallées arrosées durant l'été, la mousson traversant l'Himalaya jusqu'au début de l'automne (octobre, même si les "queues" de mousson se produisent maintenant parfois encore plus tard dans la saison). L'automne est une superbe saison pour la lumière, les températures n'ayant pas encore chuté, et le ciel souvent bien bleu pour le plus grand plaisir des photographes. Au contraire, l'été est très pluvieux, et connaît souvent de grandes crues dans la vallée du Yarlung Tsangpo connu comme le Bhramapoutre lorsqu'il arrive dans l'état indien de l'Assam après avoir franchi l'Himalaya au pied de la Namcha Barwa. Du fait de sa latitude très méridionale, Lhasa est une ville aux températures plutôt chaudes l'été, ayant même des températures plus clémentes que la glaciale Pékin en hiver, bien loin des clichés. En revanche, les grandes étendues du Ngari, du Chang Tang et la région des lacs est une terre inhospitalière qui connaît des températures glaciales durant une grande partie de l'année. Le Chang Tang et le Nord-Ouest du Qinghai sont traversés par un grand plateau désertique enneigé une grande partie de l'année et abritant de grandes populations d'antilopes et de gazelles tibétaines, et même les derniers yaks sauvages. Il n'est pas rare d'observer des loups tibétains lors du voyage en train entre Xining et Naqchu, suivant la grand migration des antilopes vers la réserve de Kekexili. La cuvette de Gugé est un monde minéral bien particulier qui connaît également la moisson en été et des températures plus chaudes l'automne et l'hiver. Le pays Podpa est très arrosé l'été et connaît même un climat subtropicale, abritant de grandes forêts malheureusement surexploitées par les chinois, juste au Nord de la Grande Boucle du Yarlung Tsangpo, au fond de la plus haute gorge au monde. Enfin, le Kham qui est entièrement situé dans la région administrative du Sichuan, est la partie la plus pluvieuse du Tibet, entrecoupée de larges vallées partiellement boisé par de belles forêts de conifères, et des forêts subtropicales de bambous dans les piémonts à son extrême Est.
Il faut d'ailleurs bien distinguer l'entité culturelle et géographique du Tibet de la Province administrative du Tibet ou TAR (acronyme pour Tibet Autonomous Region), cœur de la civilisation tibétaine dans laquelle se trouvent les grandes villes Lhasa, Gyantse ou encore Shigatse en rapide processus de sinisation. Siège de grandes transformations culturelles, c'est aussi une zone de grandes ressources minières dont l'exploitation devrait s’accélérer avec le développement de la voie ferrée. Elle est le lieu de grands changement démographiques et culturels, avec la colonisation des peuples Han ou sinisation, et oubli de la culture monastique et plus globalement tibétaine sous l'effet de programmes de sinisation massifs orchestrés par le Gouvernement central de Pékin. Autour, les parties tibétaines des provinces du Qinghai, du Sichuan et du Gansu ont pour le moment réussi à préserver leur culture et traditions millénaires, c'est à mon sens le but de tout voyageur désirant découvrir le vrai Tibet aux traditions souvent encore intactes, Lhasa étant la destination de voyageurs souhaitant plutôt connaître le patrimoine et la richesse exceptionnelle du Tibet historique qui ont fleuri durant la main-mise des ordres Sakyapas puis surtout Gelugpa.

Je souhaiterais d'ailleurs rappeler à tous voyageurs que si les zones tibétaines du Sichuan, Qinghai et Gansu souffrent parfois de fermetures au tourisme sans préavis de l’administration chinoise, ce sont pas des zones à l'accès limité au contraire de la province administrative du Tibet ou TAR, où sévissent les contraintes sous forme de permis contraignants. Il est donc tout à fait possible de visiter les vastes régions tibétaines du Kham et de l'Amdo depuis Kunming, Chengdu ou encore Lanzhou ou Xining, sans devoir incorporer un groupe de même nationalité et autres formalités décourageantes pour le touriste désireux de se rendre au Tibet.
Voici quelques photos des différentes régions culturelles du Tibet:
L'Amdo (copyright Landofsnows http://www.thelandofsnows.com/)




Je vous invite à découvrir également l'album de mon ami David Ducoin, guide conférencier spécialiste du Tibet et de l'Himalaya, qui accompagne de nombreux voyages chez l'agence de trekking Allibert: http://www.flickr.com/photos/tribuducoin/sets/72157622933215210/ David cherche chaque année à construire de nouveaux itinéraires innovants, dans des régions en dehors des sentiers battus.
Le Kham (copyright Landofsnows http://www.thelandofsnows.com/)



Les albums de David son éloquents, le Kham est une région authentique, aux traditions bien vivantes, au contraire du Tibet Central ou Ü-Tsang en fort procesus de sinisation: http://www.flickr.com/photos/tribuducoin/sets/72157633185430516/ http://www.flickr.com/photos/tribuducoin/sets/72157634500911919/ http://www.flickr.com/photos/tribuducoin/sets/72157634864963193/ http://www.flickr.com/photos/tribuducoin/sets/72157625651289151/
Le Far Ouest Tibétain (photos personnelles)






Il faut également jeter un œil sur l'album de David sur la Kora du Kailash durant la Saga Dawa: http://www.flickr.com/photos/tribuducoin/sets/72157630318582852/
Je ne poste pas de photos du Tibet Central ici, étant donné que vous pourrez observer de nombreuses photos de cette région au cours de la lecture de ce récit.
Voici les liens d'images des cartes utilisées dans ce post: http://image.chinatour360.com/map/tibet.jpg http://www.yowangdu.com/...Orgplateaumap_lg.jpg http://tibetantrekking.com/.../Tibet-Map-Large.jpg
Le plateau tibétain, situation géographique et géopolitiques
Le plateau tibétain est un immense plateau qui s'étend entre les Monts Kunlun, au Nord, le Karakoram, à l'Ouest, et l'Himalaya au Sud. L'est du Tibet est constitué de nombreuses chaînes chaotiques entre lesquelles s’engouffrent les plus grand fleuves d'Asie de l'Est et du Sud-Est: Mékong, Yang Tse Kiang, Salouen, Irrawady. Il est s'est formé par la collision de la plaque Indienne et de la plaque eurasienne. Son altitude varie considérablement selon la région: les vallées du Tsang sont situées à moins de 4000 mètres d'altitude, alors que les grandes étendues de l'Est et du Nord (Ngari, Chang Tang) s'élèvent à plus de 4500 mètres. Le plateau Aksai Chin aujourd'hui sous dominion chinois atteint même des altitudes de plus de 5500 mètres. La zone du canyon de la Sutlej ou Zanda - Tsamda, dans lequel s'est développé le mythique royaume de Gugé, est pour sa part située un peu plus bas que les hauts plateaux au pied du Kailash (3700 mètres), tout comme les grands espaces de l'Amdo, connus pour ses grandes plaines verdoyantes l'été (3000 mètres).

Le Tibet est littéralement le château d'eau de l'Asie, nécessaire à la survie de plus de 2 milliards d'êtres humains. Outre les fleuves cités plus haut, qui s'écoulent tous vers le Sud de la Chine et l'Asie du Sud-Est, l'Indus, la Sutlej et le Bhramapoutre prennent tous leurs sources dans les plaines situées au Nord de la chaîne de l'Himalaya, traversent parfois des centaines de kilomètres le long des failles géologiques, avant de franchir les plus hautes chaînes montagneuses du monde à travers des gorges vertigineuses avant de rejoindre les grandes plaines du sous continent indien.

L'immensité du haut plateau fait que le Tibet comprend des paysages et des climats très diversifiés. Les plateaux de l'Amdo connaissent une saison de pluies abondantes l'été et des précipitations fréquentes hors de la saison, transformant ces hautes plaines en de grands pâturages où paissent de grands troupeaux de yaks notamment autour de Labrang, et s'étendant en partie sur le Gansu, le Nord du Sichuan et la partie Nord-Est de l'immense Qinghai. La région Ü-Tsang est constituée de massifs et de chaînes arrondies et entrecoupées par de vastes vallées arrosées durant l'été, la mousson traversant l'Himalaya jusqu'au début de l'automne (octobre, même si les "queues" de mousson se produisent maintenant parfois encore plus tard dans la saison). L'automne est une superbe saison pour la lumière, les températures n'ayant pas encore chuté, et le ciel souvent bien bleu pour le plus grand plaisir des photographes. Au contraire, l'été est très pluvieux, et connaît souvent de grandes crues dans la vallée du Yarlung Tsangpo connu comme le Bhramapoutre lorsqu'il arrive dans l'état indien de l'Assam après avoir franchi l'Himalaya au pied de la Namcha Barwa. Du fait de sa latitude très méridionale, Lhasa est une ville aux températures plutôt chaudes l'été, ayant même des températures plus clémentes que la glaciale Pékin en hiver, bien loin des clichés. En revanche, les grandes étendues du Ngari, du Chang Tang et la région des lacs est une terre inhospitalière qui connaît des températures glaciales durant une grande partie de l'année. Le Chang Tang et le Nord-Ouest du Qinghai sont traversés par un grand plateau désertique enneigé une grande partie de l'année et abritant de grandes populations d'antilopes et de gazelles tibétaines, et même les derniers yaks sauvages. Il n'est pas rare d'observer des loups tibétains lors du voyage en train entre Xining et Naqchu, suivant la grand migration des antilopes vers la réserve de Kekexili. La cuvette de Gugé est un monde minéral bien particulier qui connaît également la moisson en été et des températures plus chaudes l'automne et l'hiver. Le pays Podpa est très arrosé l'été et connaît même un climat subtropicale, abritant de grandes forêts malheureusement surexploitées par les chinois, juste au Nord de la Grande Boucle du Yarlung Tsangpo, au fond de la plus haute gorge au monde. Enfin, le Kham qui est entièrement situé dans la région administrative du Sichuan, est la partie la plus pluvieuse du Tibet, entrecoupée de larges vallées partiellement boisé par de belles forêts de conifères, et des forêts subtropicales de bambous dans les piémonts à son extrême Est.
Il faut d'ailleurs bien distinguer l'entité culturelle et géographique du Tibet de la Province administrative du Tibet ou TAR (acronyme pour Tibet Autonomous Region), cœur de la civilisation tibétaine dans laquelle se trouvent les grandes villes Lhasa, Gyantse ou encore Shigatse en rapide processus de sinisation. Siège de grandes transformations culturelles, c'est aussi une zone de grandes ressources minières dont l'exploitation devrait s’accélérer avec le développement de la voie ferrée. Elle est le lieu de grands changement démographiques et culturels, avec la colonisation des peuples Han ou sinisation, et oubli de la culture monastique et plus globalement tibétaine sous l'effet de programmes de sinisation massifs orchestrés par le Gouvernement central de Pékin. Autour, les parties tibétaines des provinces du Qinghai, du Sichuan et du Gansu ont pour le moment réussi à préserver leur culture et traditions millénaires, c'est à mon sens le but de tout voyageur désirant découvrir le vrai Tibet aux traditions souvent encore intactes, Lhasa étant la destination de voyageurs souhaitant plutôt connaître le patrimoine et la richesse exceptionnelle du Tibet historique qui ont fleuri durant la main-mise des ordres Sakyapas puis surtout Gelugpa.

Je souhaiterais d'ailleurs rappeler à tous voyageurs que si les zones tibétaines du Sichuan, Qinghai et Gansu souffrent parfois de fermetures au tourisme sans préavis de l’administration chinoise, ce sont pas des zones à l'accès limité au contraire de la province administrative du Tibet ou TAR, où sévissent les contraintes sous forme de permis contraignants. Il est donc tout à fait possible de visiter les vastes régions tibétaines du Kham et de l'Amdo depuis Kunming, Chengdu ou encore Lanzhou ou Xining, sans devoir incorporer un groupe de même nationalité et autres formalités décourageantes pour le touriste désireux de se rendre au Tibet.
Voici quelques photos des différentes régions culturelles du Tibet:
L'Amdo (copyright Landofsnows http://www.thelandofsnows.com/)




Je vous invite à découvrir également l'album de mon ami David Ducoin, guide conférencier spécialiste du Tibet et de l'Himalaya, qui accompagne de nombreux voyages chez l'agence de trekking Allibert: http://www.flickr.com/photos/tribuducoin/sets/72157622933215210/ David cherche chaque année à construire de nouveaux itinéraires innovants, dans des régions en dehors des sentiers battus.
Le Kham (copyright Landofsnows http://www.thelandofsnows.com/)



Les albums de David son éloquents, le Kham est une région authentique, aux traditions bien vivantes, au contraire du Tibet Central ou Ü-Tsang en fort procesus de sinisation: http://www.flickr.com/photos/tribuducoin/sets/72157633185430516/ http://www.flickr.com/photos/tribuducoin/sets/72157634500911919/ http://www.flickr.com/photos/tribuducoin/sets/72157634864963193/ http://www.flickr.com/photos/tribuducoin/sets/72157625651289151/
Le Far Ouest Tibétain (photos personnelles)






Il faut également jeter un œil sur l'album de David sur la Kora du Kailash durant la Saga Dawa: http://www.flickr.com/photos/tribuducoin/sets/72157630318582852/
Je ne poste pas de photos du Tibet Central ici, étant donné que vous pourrez observer de nombreuses photos de cette région au cours de la lecture de ce récit.
Voici les liens d'images des cartes utilisées dans ce post: http://image.chinatour360.com/map/tibet.jpg http://www.yowangdu.com/...Orgplateaumap_lg.jpg http://tibetantrekking.com/.../Tibet-Map-Large.jpg
Bonjour,
je rentre juste d'un trek au Langtang, que déjà j'ai envie de repartir !🙂 En fait j'ai découvert par hasard l’existante de la vallée de la Tsum et j'aimerai bien dans un prochain trek y aller. Je suis preneur de toutes les expériences des uns et des autres et pourquoi pas de supports (site internet, carte ... etc). Je suis aussi preneur d'infos sur la possibilité de faire l'aller retour par deux itinéraires différent, mais sans faire le tour du manaslu car je n'aurai pas le temps..😠
merci par avance de vos réponse
Fred
PS: Si quelqu'un veut des renseignement sur le Langtang, il faut contacter Passang qui promène sur ce forum et elle vous fera découvrir son pays et sa fammile comme personne !!!!
je rentre juste d'un trek au Langtang, que déjà j'ai envie de repartir !🙂 En fait j'ai découvert par hasard l’existante de la vallée de la Tsum et j'aimerai bien dans un prochain trek y aller. Je suis preneur de toutes les expériences des uns et des autres et pourquoi pas de supports (site internet, carte ... etc). Je suis aussi preneur d'infos sur la possibilité de faire l'aller retour par deux itinéraires différent, mais sans faire le tour du manaslu car je n'aurai pas le temps..😠
merci par avance de vos réponse
Fred
PS: Si quelqu'un veut des renseignement sur le Langtang, il faut contacter Passang qui promène sur ce forum et elle vous fera découvrir son pays et sa fammile comme personne !!!!




