Bonjour ,
Quelle est le meilleur itineraire pour voyager de londres a Astana ? y a t'il necessairement une escale quelque part ou un trajet direct est possible ?
Quelle est la durée de temps du trajet ? (j'imagine 6 heures grosso modo )
Merci pour ces renseignements .
Kiwi.
Bonjour,
Je dois me rendre à la fin du mois à KYZYLORDA au Kazakhstan. Quel est le moyen le plus simple et surout rapide d'y aller?
Atterrir à Chimkent? Almaty? Astana?
Y-a-t-il des vols intérieurs vers Kyzylorda? des trains, et quelle durée?
Voilà pour mes premières interrogations... Je vous remercie par avance
Atterrir à Chimkent? Almaty? Astana?
Y-a-t-il des vols intérieurs vers Kyzylorda? des trains, et quelle durée?
Voilà pour mes premières interrogations... Je vous remercie par avance
Coucou à tous ,
Bon je vais faire un voyage de dernière minute ( vraiment pas eu le temps pour l'organisation )
Je voudrais visiter ce pays pouvez vous me conseiller et me parler des 2 grandes villes Almaty ou Astana ( quoi faire ? sortie ? conseil ?)
Je dois partir pour 14jours du 26 /9 au 11/10 ....un maximum de conseil est la bienvenue, logement , lieu , restaurant, cours de la vie...
Merci encore
Bon je vais faire un voyage de dernière minute ( vraiment pas eu le temps pour l'organisation )
Je voudrais visiter ce pays pouvez vous me conseiller et me parler des 2 grandes villes Almaty ou Astana ( quoi faire ? sortie ? conseil ?)
Je dois partir pour 14jours du 26 /9 au 11/10 ....un maximum de conseil est la bienvenue, logement , lieu , restaurant, cours de la vie...
Merci encore
Bonjour 😏
Seule nouvelle capitale du XXI ème siècle, surgie au milieu de nulle part, entourée de centaines et de centaines de km de steppes, Astana nous a étonné.
En partage, un petit album commenté de notre séjour début avril 2016. Quatre journées résumées en une vingtaine de photos.
Ne vous offusquez pas de voir un bout de notre petit fourgon de plombier sur les clichés, c'est justement lui le fil conducteur de nos balades 😏
Le compte-rendu intégral du Road Trip SIBÉRIE-KAZAKHSTAN est partagé dans ces carnets en ligne, le récit étant à droite des photos, sur "i" :
photos.google.com/...Tm1ya1FGcEI4T0F6eGx3
1. L'arrivée en fourgon après des heures de routes défoncées dans les steppes donne le sentiment de changer de planète.

2. La modernité de la capitale se résume en une date : 1999, année du début des travaux de construction.

3. On se gare facilement face à la Mosquée Nur.

4. Nous la visitons en prenant soin de ne pas déranger des fidèles.

5. Puis, promenade dans la ville. Début avril, la neige est souvent présente. La nuit, les températures sont négatives.

6. Sylvie minuscule devant la façade de l’opéra flambant neuf.

7. Nous continuons vers Bayterek, devenu le monument emblématique d'Astana.

8. Comme tous les Kazakhs qui visitent la capitale, nous prenons l’ascenseur pour une vue saisissante sur le gigantisme des constructions.

9. Ensuite, visite de la toute nouvelle mosquée Sultan Hazrat.

10. Mais Astana, c'est aussi 40 % de Chrétiens Orthodoxes, ainsi qu'en témoigne leur superbe Cathédrale.

11. La visite de nuit nous a impressionné. Khan Shatyr se pare d'abord d'une teinte claire.

12. Puis elle devient progressivement plus soutenue.

13. Nous roulons ensuite vers le mosquée Nur savamment éclairée.

14. Un peu plus tard, nous découvrons l'habillage étonnant des tours de bureaux et d'habitations.

15. Bayterek prend aussi des teintes différentes. Ici, en vert.

16. Puis en rouge écarlate !

17. Les autres édifices ne sont pas en reste avec un jeu de lumière évolutif.

18. Des formes géométriques qui se dessinent par séquences successives.

19. Sultan Hazrat clôt cette balade magique.

20. Nous resterons un long moment à admirer la pureté de son architecture blanche sur fond noir.

Précisions pour ceux qui visitent le Kazakhstan avec leur propre véhicule.
1. En 2016, pour un séjour sans visa, pas d'enregistrement. La Migration Police d'Astana a refusé de nous enregistrer, et aucun souci pour sortir à Petropavlov.
2. Pour le véhicule, confirmation que le document d'importation temporaire établi en entrant par la Russie couvre les 2 pays.
3. Nous ne faisons pas de pub, mais MAPS.ME totalement gratuit nous a bluffé par la précision de la cartographie et du guidage dans une métropole pourtant nouvelle.
Cordialement Sylvie & Bernard
Seule nouvelle capitale du XXI ème siècle, surgie au milieu de nulle part, entourée de centaines et de centaines de km de steppes, Astana nous a étonné.
En partage, un petit album commenté de notre séjour début avril 2016. Quatre journées résumées en une vingtaine de photos.
Ne vous offusquez pas de voir un bout de notre petit fourgon de plombier sur les clichés, c'est justement lui le fil conducteur de nos balades 😏
Le compte-rendu intégral du Road Trip SIBÉRIE-KAZAKHSTAN est partagé dans ces carnets en ligne, le récit étant à droite des photos, sur "i" :
photos.google.com/...Tm1ya1FGcEI4T0F6eGx3
1. L'arrivée en fourgon après des heures de routes défoncées dans les steppes donne le sentiment de changer de planète.

2. La modernité de la capitale se résume en une date : 1999, année du début des travaux de construction.

3. On se gare facilement face à la Mosquée Nur.

4. Nous la visitons en prenant soin de ne pas déranger des fidèles.

5. Puis, promenade dans la ville. Début avril, la neige est souvent présente. La nuit, les températures sont négatives.

6. Sylvie minuscule devant la façade de l’opéra flambant neuf.

7. Nous continuons vers Bayterek, devenu le monument emblématique d'Astana.

8. Comme tous les Kazakhs qui visitent la capitale, nous prenons l’ascenseur pour une vue saisissante sur le gigantisme des constructions.

9. Ensuite, visite de la toute nouvelle mosquée Sultan Hazrat.

10. Mais Astana, c'est aussi 40 % de Chrétiens Orthodoxes, ainsi qu'en témoigne leur superbe Cathédrale.

11. La visite de nuit nous a impressionné. Khan Shatyr se pare d'abord d'une teinte claire.

12. Puis elle devient progressivement plus soutenue.

13. Nous roulons ensuite vers le mosquée Nur savamment éclairée.

14. Un peu plus tard, nous découvrons l'habillage étonnant des tours de bureaux et d'habitations.

15. Bayterek prend aussi des teintes différentes. Ici, en vert.

16. Puis en rouge écarlate !

17. Les autres édifices ne sont pas en reste avec un jeu de lumière évolutif.

18. Des formes géométriques qui se dessinent par séquences successives.

19. Sultan Hazrat clôt cette balade magique.

20. Nous resterons un long moment à admirer la pureté de son architecture blanche sur fond noir.

Précisions pour ceux qui visitent le Kazakhstan avec leur propre véhicule.
1. En 2016, pour un séjour sans visa, pas d'enregistrement. La Migration Police d'Astana a refusé de nous enregistrer, et aucun souci pour sortir à Petropavlov.
2. Pour le véhicule, confirmation que le document d'importation temporaire établi en entrant par la Russie couvre les 2 pays.
3. Nous ne faisons pas de pub, mais MAPS.ME totalement gratuit nous a bluffé par la précision de la cartographie et du guidage dans une métropole pourtant nouvelle.
Cordialement Sylvie & Bernard
Bonjour à tous,
Je pars au Kazakhstan durant le mois d'aout prochain, et je voudrai évidement trouver le billet d'avion le moins cher possible... Etant voyageur débutant, je ne sais pas trop où chercher, et je me demandais si par hasard vous aviez des agences et sites à conseiller.
Sachant que je n'ai pas d'impératif au niveau des dates, je suis prêt à prendre le temps qu'il faut pour le transport : bus, train, ... mais je vise principalement le meilleur compromis facilité/prix.
Et s'il y a des voyageurs sur ce parcours autour de ces dates, on pourrai faire un bout de chemin ensemble!
Merci d'avance pour vos conseils et infos.
Nicolas.
Je pars au Kazakhstan durant le mois d'aout prochain, et je voudrai évidement trouver le billet d'avion le moins cher possible... Etant voyageur débutant, je ne sais pas trop où chercher, et je me demandais si par hasard vous aviez des agences et sites à conseiller.
Sachant que je n'ai pas d'impératif au niveau des dates, je suis prêt à prendre le temps qu'il faut pour le transport : bus, train, ... mais je vise principalement le meilleur compromis facilité/prix.
Et s'il y a des voyageurs sur ce parcours autour de ces dates, on pourrai faire un bout de chemin ensemble!
Merci d'avance pour vos conseils et infos.
Nicolas.
bonjour
voila , je suis à la recherche de billets d'avion pour faire Paris- Astana et retour Almaty -Paris .
par curiosité j'ai fais des recherches 1)Paris - Kiev aller et retour et en même temps Kiev-astana et retour almaty-kiev 2)Paris -Astana et retour Almaty -Paris (escale à Kiev)
j'ai constaté que le 1) etait moins cher que le 2) , (1704 euros le 1)et 1908 euros le 2 )) bien sûr les correspondances sont bonnes . je me pose quelques questions que voici : en prenant l'option 1) suis je obligé de repasser par un enregistrement à Kiev , je pense que oui puisque d'aprés mon billet ma destination est Kiev et donc recupérer mes bagages .Dans ce cas, dois je être comme il est dit sur les documents, à l'enregistrement trois heures avant le decollage ? en presentant nos billets Paris -Kiev doit on aussi presenter ceux de la suite du voyage , ceci afin que les bagages transitent directement d'un avion à l'autre . merci de vos reponses
cordialement
j'ai constaté que le 1) etait moins cher que le 2) , (1704 euros le 1)et 1908 euros le 2 )) bien sûr les correspondances sont bonnes . je me pose quelques questions que voici : en prenant l'option 1) suis je obligé de repasser par un enregistrement à Kiev , je pense que oui puisque d'aprés mon billet ma destination est Kiev et donc recupérer mes bagages .Dans ce cas, dois je être comme il est dit sur les documents, à l'enregistrement trois heures avant le decollage ? en presentant nos billets Paris -Kiev doit on aussi presenter ceux de la suite du voyage , ceci afin que les bagages transitent directement d'un avion à l'autre . merci de vos reponses
cordialement
je souhaite me rendre à Almaty au kazakhstan en partant de tBruxelles par avion.Je souhaiterais connaître les meilleurs prix et comment faire.Je dois me rendre la bas pour des raisons administrative car ma femme vient de perdre son papa.URGENT
Pouvez vous me dire les formalites pour les heritage la bas.
merci de me repondre vite.Bien à vous
Bonjour,
Je souhaite me rendre prochainement en Asie et Air Astana est la compagnie la moins chère aux dates que je convoite donc je souhaitais avoir un petit retour sur cette compagnie car les avis divergent: Il semblerait que les vols a destination et en provenance d'Europe soient autorisés alors que les vols intérieurs au Kazakstan apparaissent sur liste noire. En revanche leur flotte est apparemment très récente et la compagnie dispose de nouveaux 767 pour relier le Kazakstan à l'Asie du Sud Est. Ce qui m'inquiète ce sont surtout les 2 escales dont le trajet Almaty - Astana comme les vols intérieurs sur cette compagnie sont déconseillés. En revanche Air Astana est notée 4 étoiles sur skytrax et il y a de nombreux commentaires positifs.
Qu'en pensez vous?
Je souhaite me rendre prochainement en Asie et Air Astana est la compagnie la moins chère aux dates que je convoite donc je souhaitais avoir un petit retour sur cette compagnie car les avis divergent: Il semblerait que les vols a destination et en provenance d'Europe soient autorisés alors que les vols intérieurs au Kazakstan apparaissent sur liste noire. En revanche leur flotte est apparemment très récente et la compagnie dispose de nouveaux 767 pour relier le Kazakstan à l'Asie du Sud Est. Ce qui m'inquiète ce sont surtout les 2 escales dont le trajet Almaty - Astana comme les vols intérieurs sur cette compagnie sont déconseillés. En revanche Air Astana est notée 4 étoiles sur skytrax et il y a de nombreux commentaires positifs.
Qu'en pensez vous?
Bonjours, je souhaiterais avoir des renseignements, s il avais parmi vous des personne qui devais partir le 6 avril 2016, parce que moi je devais à cette date mais j ais u un très mauvaise nouvelle an allons l aéroport, on apprend que mon avion était annuler
Bonjour à tous,
Je compte rentrer en France depuis Pékin avec Air Astana car les prix sont vraiment très bas. J'aimerais en profiter pour visiter Astana le temps d'une escale (8 heures) par simple curiosité.
Ne connaissant pas du tout ce pays, j'ai évidemment beaucoup de questions: -quelqu'un a-t-il déjà voyagé avec Air Astana? Tout s'est-il bien passé? -j'ai lu qu'il n'y avait pas besoin de visa lorsqu'on restait moins de 90 jours au Kazakhstan. Quelqu'un peut-il me confirmer? -que faire à Astana en priorité? 8 heures seront-elles suffisantes pour sortir de l'aéroport, visiter un peu la ville et retourner tranquillement à l'aéroport? -l'islam étant la religion majoritaire, y a-t-il des prescriptions particulières pour les femmes? -si je dois manger un plat typique de la ville, quel serait-il?
Je vous souhaite une excellente journée!
Je compte rentrer en France depuis Pékin avec Air Astana car les prix sont vraiment très bas. J'aimerais en profiter pour visiter Astana le temps d'une escale (8 heures) par simple curiosité.
Ne connaissant pas du tout ce pays, j'ai évidemment beaucoup de questions: -quelqu'un a-t-il déjà voyagé avec Air Astana? Tout s'est-il bien passé? -j'ai lu qu'il n'y avait pas besoin de visa lorsqu'on restait moins de 90 jours au Kazakhstan. Quelqu'un peut-il me confirmer? -que faire à Astana en priorité? 8 heures seront-elles suffisantes pour sortir de l'aéroport, visiter un peu la ville et retourner tranquillement à l'aéroport? -l'islam étant la religion majoritaire, y a-t-il des prescriptions particulières pour les femmes? -si je dois manger un plat typique de la ville, quel serait-il?
Je vous souhaite une excellente journée!
Bonjour,
Nous allons prochainement prendre un vol Aeroflot pour Astana avec escale/changement d'avions à Moscou SVO du terminal D au F.
Avons nous besoin d'un visa? A priori non vu que nous resterons dans la zone transit? exact ou pas?
Nous allons prochainement prendre un vol Aeroflot pour Astana avec escale/changement d'avions à Moscou SVO du terminal D au F.
Avons nous besoin d'un visa? A priori non vu que nous resterons dans la zone transit? exact ou pas?
Bonjour,
Je souhaite me rendre au Kazakhstan par voie terrestre. J'opte pour le bus jusqu'à Kiev, mais je ne sais pas si un trajet assez direct en train existe entre Kiev et Astana, si oui, est-ce possible et comment réserver à l'avance? Ou une compagnie de bus existe-t-elle proposant le trajet que je souhaite faire? Je veux réserver à l'avance pour pouvoir obtenir mon visa de transit Russe qui nécessite un ticket de transport, prouvant, il me semble que je ne vais pas trainer sur la terre Russe.
Si vous avez d'autres idées pour se rendre au Kazakhstan par voie terrestre à moindre frais, je suis preneuse!!
Merci!!!🙂
Bonjour,
nous avons une seul journée pour visiter Almaty (le 28 mars 2019), et je n'en ai aucune idée ce qui est préférable à faire.
Peut - être quelqu'un peut me donner des idées.
Merci
Bonjour, je souhaite me rendre au Kazakhstan fin octobre, et j'ai une question qui me trotte dans la tête depuis quelques jours, n'étant jamais sortie de l'Europe, les formalités du au VISA sont un peu complex pour moi. Pour me rendre au Kazakhstan en avion, j'aurais soit une escale à Moscou, soit à Kiev. Et ma question est la suivante: du coup faut-il un VISA pour la Russie/l'Ukraine?!
Bonjour,
Je suis actuellement en Asie centrale et je vais devoir reprendre l'avion vers la France depuis Bichkek.
Beaucoup de vols font une escale a Almaty, donc je me demande : y-a t il besoin d'un visa de transit kazakhe pour cette escale ou bien l'aeroport d'Almaty dispose-t-il d'une zone de transit internationale (comme Sheremetievo) qui permettrait de se passer de visa ?
Beaucoup de vols font une escale a Almaty, donc je me demande : y-a t il besoin d'un visa de transit kazakhe pour cette escale ou bien l'aeroport d'Almaty dispose-t-il d'une zone de transit internationale (comme Sheremetievo) qui permettrait de se passer de visa ?
Bonjour,
Je pars faire un voyage en vélo qui débutera en pologne, ensuite ukraine, russie, kazakhstan mongolie, chine et inde.
Mais j'ai un sacré problème pour passer du kazakstan à la mongolie. Il m'est très difficile d'avoir un visa russe, du coup je n'en aurai pas pour faire ce passage là.
est ce que quelqu'un connait un moyen de passer du kazakstan à la mongolie, mais proche de la frontière, le reve pour moi serai d'arriver a olgii en mongolie.
L'avion, le bus, le car tout me va du moment que je peux passer par là!!!
merci d'avance!!😉
wim
Je pars faire un voyage en vélo qui débutera en pologne, ensuite ukraine, russie, kazakhstan mongolie, chine et inde.
Mais j'ai un sacré problème pour passer du kazakstan à la mongolie. Il m'est très difficile d'avoir un visa russe, du coup je n'en aurai pas pour faire ce passage là.
est ce que quelqu'un connait un moyen de passer du kazakstan à la mongolie, mais proche de la frontière, le reve pour moi serai d'arriver a olgii en mongolie.
L'avion, le bus, le car tout me va du moment que je peux passer par là!!!
merci d'avance!!😉
wim
Bonjour à tous,
j'ai une amie qui souhaite venir en france pendant les 2 mois d'hiver. Elle n'a pas vraiment d'argent et je suis pret a lui payer les billets.
par contre qulqu'un peux me renseigner où acheter ces billets en France. ca fait presque 2 semaines que je galère pour trouver cela !!!!!😠😠😠😠
elle viendrai en train jusquà moscou après elle prendrait le bus jusqu'à Strasbourg.
Merci d'avance pour toutes les informations
JEROME
j'ai une amie qui souhaite venir en france pendant les 2 mois d'hiver. Elle n'a pas vraiment d'argent et je suis pret a lui payer les billets.
par contre qulqu'un peux me renseigner où acheter ces billets en France. ca fait presque 2 semaines que je galère pour trouver cela !!!!!😠😠😠😠
elle viendrai en train jusquà moscou après elle prendrait le bus jusqu'à Strasbourg.
Merci d'avance pour toutes les informations
JEROME
Bonjour ce poste frontière est il ouvert en juillet ? Je compte faire beyneu nukus en camion stop ou en car est ce que j'ai mes chances ? Merci
https://www.youtube.com/watch?v=h_pgzSbOArQ
Mardi 23
Je pars enfin pour cette terre inconnue, pour ce pays qui à défaut de souffrir du mépris de l'inconscient collectif se trouverait presque en tête des pays les plus dangereux du monde. On m'aura prévenu. On m'aura bien mis en garde. "Fais attention à toi, le Kazakhstan est un pays dangereux..." Moi, je laisse derrière moi Paris et ses terrasses explosives, presque surpris que ce qui me manquait tant quand j'étais sur l'île n'était en fait qu'une vague illusion de liberté et d'expérience culturelle. Je m'envole d'autant plus serein que ce bref passage dans la capitale de ma métropole m'aura agressé moralement et spirituellement. Je vois encore ces visages tristes des passagers exténués du RER en fin de journée. Ces visages qui malgré les traits caractéristiques qui les distinguent se ressemblent tellement tant ils affichent cette même incompréhension devant l'évidence de toute vie : il faut survivre et tant qu'à faire, il serait bon de survivre mieux. Amoncelés dans ces boîtes qui les hébergent, tous ces gens se retrouvent chaque matin pour poursuivre ce but aussi stupide que vital, inaliénable, inexorable. Vivre.
Entassés à notre tour dans l'A320 d'Air France qui nous emmène à Amsterdam, nous respirons ensuite à l'aise dans l'A330 de KLM à ces excellentes places situés à l'avant de l'Eco Comfort. S'il y a bien quelque chose d'effrayant à partir vers l'inconnu, il s'agit toutefois d'une peur plutôt circonscrite. C'est grisant, c'est planant. Même si, contrairement à ce que j'aurais pu penser, l'avion n'emporte que des gens du cru. A l'avant, quelques hommes d'affaires font tâche. A l'arrière, nous sommes les deux seuls couillons n'ayant objectivement aucune raison de voler pour Almaty. Tandis que je constate avec enchantement ce métissage progressif propre au voyage sur la distance, je réalise à quel point je suis béni des dieux. A mon époque, partir si loin sans raison objective est devenu sinon un jeu d'enfant, un loisir haut de gamme riche en découvertes.
J'aime cette arrivée dans un aéroport aux normes internationales quand, en pleine nuit, le froid nous agresse presqu'autant que l'odeur du fioul dont ces pays lointains se servent pour se chauffer. En quelques minutes, je me retrouve en pleine Russie, dans un hôtel aussi pratique que bon marché situé à trois pas de l'aérogare. Au sol, des reste de neige. Autour de moi, des arbres meurtris par l'hiver. Au loin, le bruit d'un train dont les échos semblent absorbés par la brume. Au fond de moi, un indéfectible sentiment de pure nostalgie qui fera violemment obstacle à mon endormissement...
Mercredi 24
Cette courte nuit au chaud aura tant bien que mal effacé les stigmates des cinq heures de décalage horaire. Pourtant, je me lève ravi, curieux de vivre cette première journée aux confins de l'Asie Centrale. Confiant, muni d'une carte et de ma bonne étoile, je nous fraye un chemin depuis l'aéroport jusqu'à la ville en utilisant les transports en commun. Pas que le prix du taxi soit exagéré, non, mais que l'envie de vivre pour une fois quelque chose d'authentique soit plus manifeste aujourd'hui. Prendre le bus, c'est vivre au rythme des habitants. C'est regarder leur démarches, leurs habits, leurs mimiques. Prendre le bus, c'est être attentif à ce qu'il se passe dehors. Un œil sur la carte, un œil sur les rues. Puis, après les faubourgs sans âme de cette mégapole d'un million et demi d'habitants, les rues quadrillées du centre apparaissent. Il est temps de descendre. Au terme d'une courte marche au soleil, à l'angle d'Abylai Khan de Kabanban Batyr, nous nous installons à l'hôtel D'Rami, un mini-hôtel assez luxueux de sept chambres situé au troisième et dernier étage d'un vieil immeuble.
Regrettant la fermeture pour rénovation du téléphérique menant à Kok-Tobe, nous empruntons un bus de ville puis une petite navette pour nous hisser au faîte de cette colline surplombant Almaty. Malheureusement, la lumière ingrate du milieu d'après midi aidée par la pollution manifeste de cette grosse bourgade nous empêchera d'apprécier la vue à sa juste valeur. Au loin, pas si loin pourtant, la chaîne Trans-Ili culmine à 4000m. En bas, la ville dont les artères droites et rigides s'étendent telles des tentacules vers les steppes blanchies par la neige récente. Je pense que ce n'est pas la saison car en haut, dans un parc d'attraction improvisé, nous croisons peu de gens. Revenus en bas, dans la ville, nous arpentons sans but avoué les larges avenues incroyablement propres d'Almaty avant de descendre visiter le métro. Surpris par une infrastructure aussi récente que démesurée, nous descendons à la station Baikonour en espérant trouver la cathédrale Saint- Nicolas. Pourtant, sur cette carte usagée récupérée à la réception de l'hôtel, aucune trace des édifices religieux. Curieux. Summum de la laïcité ? J'improvise alors et décrète que cette croix là tracée à la main sur la carte devrait indiquer l'édifice ! Ma bonne étoile opère à nouveau : trente minutes après, nous intégrons l'église à la fin de l'office des Vêpres. Le chœur est magnifique, l'iconostase splendide. Je suis ravi d'être venu.
Nous rentrons à l'hôtel enveloppés des couleurs désespérantes du soleil qui s'éteint sur les arbres et les habitations. Ses faibles rayons glissent au travers des branches nues et éclairent une dernière fois aujourd'hui les façades grises et jamais ravalées des vieux immeubles soviétiques. La nostalgie me rattrape encore. Je dois apprendre à chasser mes démons.
Jeudi 25
Almaty, c'est aussi le ski, et pour nous Européens, c'est bien le comble du snobisme que d'aller skier pour la journée au sud de la ville. Pourtant, alors que nous partons, gaillards, vers l'arrêt du bus sur Dostyk Prospect, nous n'avons encore aucune idée de ce qui nous attend. Où va nous déposer le bus, pourra-t-on louer des skis, les remontées mécaniques seront-elles en bon état ? Séduits par l'idée de gagner du temps, nous acceptons l'offre d'un chauffeur de taxi plutôt clandestin rabattant à l'envi aux alentours de l'arrêt et gagnons en vingt minutes le complexe de Medeu. En face, la gigantesque piste de patins à glace. A gauche, la station de télécabines dont l'une d'elles nous emporte en un long trajet au dessus des ravines à la station de ski de Shimbulak.
Il fait un temps splendide, nous nous rendons vite compte que l'emport de tout notre attirail spécifique aux grands froids ne nous sera d'aucune utilité. Ravi, mon bon ami loue des skis et s'en va dévaler les pentes, ravivant des souvenirs vieux de dix ans. Moi, je fais des allers retours, préférant contempler la glace de loin, ébahi devant tant de beauté. La montagne enneigée, quelques jours seulement après l'ennui profond qui caractérise mes jours à Saint-Denis, ça fait un bien fou. L'après-midi s'égrène doucement, au rythme des remontées mécaniques et de la musique bon marché. Nous sifflons un Coca à la terrasse de Paul, maison de qualité depuis 1889, et quittons presque à regret l'atmosphère vivifiante des hauteurs. Au loin, on devinait sans peine la chape de pollution qui étouffe la ville en ces jours de beau temps.
Nous récupérons nos affaires au D'Rami juste avant qu'Igor nous embarque à bord de sa grosse voiture en direction du Reykjavík, un hôtel huppé des environs d'Almaty. Tout le long de cet intéressant transfert vers un village pourtant perdu au pied des montagnes, Igor répond à nos interrogations dans un Anglais suffisamment correct pour rendre le voyage sympathique. Les explications de ce sosie inattendu d'Eric Clapton seront salutaires ; c'est la dernière fois que nous parlerons anglais de tout le séjour ! Igor à beau être le propriétaire de l'hôtel, il laissera à ses employés le soin de s'occuper de nous. En Russe...
Vendredi 26
Une fois n'est pas coutume, j'ai les plus grandes difficultés à trouver le sommeil. Le froid, l'odeur de la neige, la sensation d'être perdu, au figuré, loin, sous une lune que je crois pleine pour l'occasion relancent mes démons soviétiques. Je me lève cassé du fait des armes chimiques...
Du haut de la tour d'observation où nous prenons notre petit-déjeuner, nous réalisons à quel point cet hôtel de huit chambres est atypique pour l'endroit. De vieilles routes usées parfois recouvertes de neige desservent anarchiquement des maisons aléatoirement décharnées ou bien bâties. Du haut de notre tour, nous constatons que si les richesses sont bien mal réparties, il est évident que la question de l'infrastructure n'est pas la priorité des autorités. Quand nous sortons enfin pour parcourir à pied l'endroit, la chose est encore plus frappante. Un gros 4x4 frôle une charrette tirée par un âne en face d'un chalet huppé. Juste à côté, un petit kazakh en anorak flambant neuf nous adresse à peine un regard. Et là, au bord de cette ruelle crasseuse parsemée d'immondices, les portails en tôle mal ajustée sont le seul indice qui permette d'affirmer que les maisons qu'ils cachent ne sont pas abandonnées. Pourtant, les maisons abandonnées ne sont par rares, tout comme les bâtiments non achevés.
Nous passons près de la station de ski de Tabagan où, en contrebas, nous observons quelques skieurs intrépides profitant des derniers jours de leur sport favori. Par endroit, l'herbe refait surface ; cet ubac ne survivra plus très longtemps. En face, l'adret est tout aussi manifeste : plus une trace du manteau blanc. Nous poursuivons notre marche dans les vergers endormis le long de pistes recouvertes de neige et dont nous devinons l'existence grâce aux bouteilles et aux déchets laissés là sans doute pour jalonner la route. Plus loin, une avalanche de plastiques et de bouteilles en verre nous fait soupirer devant un paysage si grandiose. Quelle inconséquence que celle de ces humains dévastateurs. Quand l'un crée l'emballage et le suremballage, l'autre le jette n'importe où et si possible en pleine nature. Nous quittons peu après ce sentier hasardeux et regagnons les routes bordées de gazoducs jaune vif dont le diamètre est proportionnel aux routes qu'ils accompagnent. Nous avons faim et soif, nous rentrons au village où nous improvisons un pique nique à l'ombre d'un immeuble en ruine. Nous regardons passer les gens. Nous regardons passer la vie.
Samedi 27
Contrastant violemment avec nos vies quotidiennes, le temps ici se dilate au point qu'il nous arrive de nous demander comment nous allons l'occuper ! Hier, en fin d'après midi, nous avons fait un sauna au feu de bois. Ce matin, nous ne faisons rien, nous traînons à l'hôtel avant de repartir vers la ville sur le coup de midi à bord d'une vielle Toyota se conduisant à droite. Intéressant. Pourtant, j'aurai l'occasion de voir que cette voiture n'est pas une exception, tout comme celles qui crachent une fumée noire par leur vieux pot d'échappement. L'air pur des montagnes cède une nouvelle fois le pas à l'atmosphère saturée de particules fines de la mégalopole.
Nous retrouvons brièvement le calme du D'Rami avant d'entreprendre une longue balade qui nous fera voir l'imposante façade de l'université technique, la rue des artistes Zhibek Zholy ainsi que le parc Panfilov et sa majestueuse église en bois édifiée en son centre. Les cloches sonnent ; c'est l'heure des Vêpres. Curieux, nous entrons dans l'édifice écouter quelques minutes le drame parfait qui se dégage d'un autre magnifique chœur russe.
A 17h, nous avons déjà rejoint l'opéra où se joue un récital baroque dans la vaste salle du premier étage. Je suis déçu de ne pouvoir contempler l'opéra proprement dit. Pourtant, j'avoue que la proximité avec le public conférait à la représentation les atours d'une discussion intime. C'était comme si la cantatrice s'adressait à moi et à moi uniquement quand elle roulait des yeux sur ces arias magnifiques de Monteverdi et de Handel.
Dimanche 28
Soucieux d'offrir à mon âme en peine un semblant de rédemption, je me lève aux aurores après une nuit encore écourtée par l'insomnie. À l'heure indiquée par la réceptionniste de mon hôtel, je me retrouve devant la cathédrale Saint Nicolas visitée à l'arrivée où je me laisse bercer le temps d'une liturgie. J'en profite pour regarder ces gens qui s'agitent presque comme dans une ruche. A deux reprises, tournant le dos à l'iconostase, un gros diacre barbu assène à l'assemblée les paroles de ces deux chants communs. Son action brise la magnificence des chants venant de plus haut. Je vis un mélange de douceur et d'étrange brutalité.
Je retrouve peu après mon ami qui m'attendait pour partir en excursion. Là encore, la réceptionniste nous aura été d'une aide précieuse en nous trouvant un chauffeur. Nous partons au sud, vers le Kirghizistan, voir ce lac dont nous entendons tellement parler : le Grand Lac d'Almaty. Pas farouche pourtant inquiet, notre chauffeur entreprend la difficile montée sur une route couverte d'une épaisse couche de glace saupoudrée de neige fraîche. Mais monter passe encore. Car après avoir rempli nos poumons d'air pur et nos yeux d'images aux couleurs aussi belles que glacées, nous prions tous en chœur pendant la descente, instant béni par nos étoiles autant qu'habillement maîtrisé par notre conducteur.
En fin d'après-midi, nous tuons le temps assis sur un banc ou marchant le long des larges avenues. C'est toujours grisant de parler en profondeur de ces sujets qui nous animent avec en arrière plan des décors irrationnels, bien que ces images temporaires soient pourtant la fresque vivante sur laquelle se joue la trame de nos vies. Par quelle énergie Moscou a-t-elle réussi à étendre son hégémonie jusqu'ici ? Les mêmes immeubles gris, les mêmes bâtiments administratifs. La même vision, somme toute, que ce soit à Kiev, dans les pays Baltes, à Moscou ou à Almaty.
Lundi 29
Décoller à 5h du matin n'est jamais chose aisée. Pour l'occasion, nous tâchons de nous reposer un peu avant dans ce même hôtel où nous avions dormi la première nuit. Mais c'est peine perdue. La gorge et la bouche envahies de cette pollution crasse, je n'arrive plus à réprimer mes envies de toux alors que dans mon esprit tournoient les images de cette grande ville sortie tout juste du soviétisme et qui entre sans transition dans l'ère de la société de consommation et des problèmes environnementaux. Nous n'avions même pas besoin de le chercher pour comprendre en crachant gentiment nos poumons qu'Almaty est l'une des villes les plus polluées de notre planète...
Notre avion est à l'heure. Il nous rapprochera en quelques sept heures de temps de notre vie classique. Avant de sombrer dans le sommeil du juste, malgré les cris capricieux d'une petite Kazakh bien grassouillette pour son âge, je me rejoue le film de cette semaine volontiers exceptionnelle. J'ai eu l'idée, mon étoile m'en a donné les moyens. J'ai vécu comme en Russie une semaine en tout point symétrique partagée entre la frénésie citadine et le calme vivifiant des montagnes. Ce qui paraissait risqué au départ s'est révélé être l'une des expériences les plus originales que j'ai été amené à vivre.
Escale pénible à Amsterdam. Le décalage horaire ruine à petit feu les quelques heures d'attente en trop. J'ai, je crois, mal calculé mon coup. Amsterdam fatigué et par 4°C se visite en un coup de vent. À la mesure surtout de notre incapacité, en fin de parcours, à capter la moindre chose supplémentaire. Ça me fait sourire : j'ai deux jours pour faire le vide avant de repartir, mercredi, pour Tbilissi, Géorgie.
Mardi 23
Je pars enfin pour cette terre inconnue, pour ce pays qui à défaut de souffrir du mépris de l'inconscient collectif se trouverait presque en tête des pays les plus dangereux du monde. On m'aura prévenu. On m'aura bien mis en garde. "Fais attention à toi, le Kazakhstan est un pays dangereux..." Moi, je laisse derrière moi Paris et ses terrasses explosives, presque surpris que ce qui me manquait tant quand j'étais sur l'île n'était en fait qu'une vague illusion de liberté et d'expérience culturelle. Je m'envole d'autant plus serein que ce bref passage dans la capitale de ma métropole m'aura agressé moralement et spirituellement. Je vois encore ces visages tristes des passagers exténués du RER en fin de journée. Ces visages qui malgré les traits caractéristiques qui les distinguent se ressemblent tellement tant ils affichent cette même incompréhension devant l'évidence de toute vie : il faut survivre et tant qu'à faire, il serait bon de survivre mieux. Amoncelés dans ces boîtes qui les hébergent, tous ces gens se retrouvent chaque matin pour poursuivre ce but aussi stupide que vital, inaliénable, inexorable. Vivre.
Entassés à notre tour dans l'A320 d'Air France qui nous emmène à Amsterdam, nous respirons ensuite à l'aise dans l'A330 de KLM à ces excellentes places situés à l'avant de l'Eco Comfort. S'il y a bien quelque chose d'effrayant à partir vers l'inconnu, il s'agit toutefois d'une peur plutôt circonscrite. C'est grisant, c'est planant. Même si, contrairement à ce que j'aurais pu penser, l'avion n'emporte que des gens du cru. A l'avant, quelques hommes d'affaires font tâche. A l'arrière, nous sommes les deux seuls couillons n'ayant objectivement aucune raison de voler pour Almaty. Tandis que je constate avec enchantement ce métissage progressif propre au voyage sur la distance, je réalise à quel point je suis béni des dieux. A mon époque, partir si loin sans raison objective est devenu sinon un jeu d'enfant, un loisir haut de gamme riche en découvertes.
J'aime cette arrivée dans un aéroport aux normes internationales quand, en pleine nuit, le froid nous agresse presqu'autant que l'odeur du fioul dont ces pays lointains se servent pour se chauffer. En quelques minutes, je me retrouve en pleine Russie, dans un hôtel aussi pratique que bon marché situé à trois pas de l'aérogare. Au sol, des reste de neige. Autour de moi, des arbres meurtris par l'hiver. Au loin, le bruit d'un train dont les échos semblent absorbés par la brume. Au fond de moi, un indéfectible sentiment de pure nostalgie qui fera violemment obstacle à mon endormissement...
Mercredi 24
Cette courte nuit au chaud aura tant bien que mal effacé les stigmates des cinq heures de décalage horaire. Pourtant, je me lève ravi, curieux de vivre cette première journée aux confins de l'Asie Centrale. Confiant, muni d'une carte et de ma bonne étoile, je nous fraye un chemin depuis l'aéroport jusqu'à la ville en utilisant les transports en commun. Pas que le prix du taxi soit exagéré, non, mais que l'envie de vivre pour une fois quelque chose d'authentique soit plus manifeste aujourd'hui. Prendre le bus, c'est vivre au rythme des habitants. C'est regarder leur démarches, leurs habits, leurs mimiques. Prendre le bus, c'est être attentif à ce qu'il se passe dehors. Un œil sur la carte, un œil sur les rues. Puis, après les faubourgs sans âme de cette mégapole d'un million et demi d'habitants, les rues quadrillées du centre apparaissent. Il est temps de descendre. Au terme d'une courte marche au soleil, à l'angle d'Abylai Khan de Kabanban Batyr, nous nous installons à l'hôtel D'Rami, un mini-hôtel assez luxueux de sept chambres situé au troisième et dernier étage d'un vieil immeuble.
Regrettant la fermeture pour rénovation du téléphérique menant à Kok-Tobe, nous empruntons un bus de ville puis une petite navette pour nous hisser au faîte de cette colline surplombant Almaty. Malheureusement, la lumière ingrate du milieu d'après midi aidée par la pollution manifeste de cette grosse bourgade nous empêchera d'apprécier la vue à sa juste valeur. Au loin, pas si loin pourtant, la chaîne Trans-Ili culmine à 4000m. En bas, la ville dont les artères droites et rigides s'étendent telles des tentacules vers les steppes blanchies par la neige récente. Je pense que ce n'est pas la saison car en haut, dans un parc d'attraction improvisé, nous croisons peu de gens. Revenus en bas, dans la ville, nous arpentons sans but avoué les larges avenues incroyablement propres d'Almaty avant de descendre visiter le métro. Surpris par une infrastructure aussi récente que démesurée, nous descendons à la station Baikonour en espérant trouver la cathédrale Saint- Nicolas. Pourtant, sur cette carte usagée récupérée à la réception de l'hôtel, aucune trace des édifices religieux. Curieux. Summum de la laïcité ? J'improvise alors et décrète que cette croix là tracée à la main sur la carte devrait indiquer l'édifice ! Ma bonne étoile opère à nouveau : trente minutes après, nous intégrons l'église à la fin de l'office des Vêpres. Le chœur est magnifique, l'iconostase splendide. Je suis ravi d'être venu.
Nous rentrons à l'hôtel enveloppés des couleurs désespérantes du soleil qui s'éteint sur les arbres et les habitations. Ses faibles rayons glissent au travers des branches nues et éclairent une dernière fois aujourd'hui les façades grises et jamais ravalées des vieux immeubles soviétiques. La nostalgie me rattrape encore. Je dois apprendre à chasser mes démons.
Jeudi 25
Almaty, c'est aussi le ski, et pour nous Européens, c'est bien le comble du snobisme que d'aller skier pour la journée au sud de la ville. Pourtant, alors que nous partons, gaillards, vers l'arrêt du bus sur Dostyk Prospect, nous n'avons encore aucune idée de ce qui nous attend. Où va nous déposer le bus, pourra-t-on louer des skis, les remontées mécaniques seront-elles en bon état ? Séduits par l'idée de gagner du temps, nous acceptons l'offre d'un chauffeur de taxi plutôt clandestin rabattant à l'envi aux alentours de l'arrêt et gagnons en vingt minutes le complexe de Medeu. En face, la gigantesque piste de patins à glace. A gauche, la station de télécabines dont l'une d'elles nous emporte en un long trajet au dessus des ravines à la station de ski de Shimbulak.
Il fait un temps splendide, nous nous rendons vite compte que l'emport de tout notre attirail spécifique aux grands froids ne nous sera d'aucune utilité. Ravi, mon bon ami loue des skis et s'en va dévaler les pentes, ravivant des souvenirs vieux de dix ans. Moi, je fais des allers retours, préférant contempler la glace de loin, ébahi devant tant de beauté. La montagne enneigée, quelques jours seulement après l'ennui profond qui caractérise mes jours à Saint-Denis, ça fait un bien fou. L'après-midi s'égrène doucement, au rythme des remontées mécaniques et de la musique bon marché. Nous sifflons un Coca à la terrasse de Paul, maison de qualité depuis 1889, et quittons presque à regret l'atmosphère vivifiante des hauteurs. Au loin, on devinait sans peine la chape de pollution qui étouffe la ville en ces jours de beau temps.
Nous récupérons nos affaires au D'Rami juste avant qu'Igor nous embarque à bord de sa grosse voiture en direction du Reykjavík, un hôtel huppé des environs d'Almaty. Tout le long de cet intéressant transfert vers un village pourtant perdu au pied des montagnes, Igor répond à nos interrogations dans un Anglais suffisamment correct pour rendre le voyage sympathique. Les explications de ce sosie inattendu d'Eric Clapton seront salutaires ; c'est la dernière fois que nous parlerons anglais de tout le séjour ! Igor à beau être le propriétaire de l'hôtel, il laissera à ses employés le soin de s'occuper de nous. En Russe...
Vendredi 26
Une fois n'est pas coutume, j'ai les plus grandes difficultés à trouver le sommeil. Le froid, l'odeur de la neige, la sensation d'être perdu, au figuré, loin, sous une lune que je crois pleine pour l'occasion relancent mes démons soviétiques. Je me lève cassé du fait des armes chimiques...
Du haut de la tour d'observation où nous prenons notre petit-déjeuner, nous réalisons à quel point cet hôtel de huit chambres est atypique pour l'endroit. De vieilles routes usées parfois recouvertes de neige desservent anarchiquement des maisons aléatoirement décharnées ou bien bâties. Du haut de notre tour, nous constatons que si les richesses sont bien mal réparties, il est évident que la question de l'infrastructure n'est pas la priorité des autorités. Quand nous sortons enfin pour parcourir à pied l'endroit, la chose est encore plus frappante. Un gros 4x4 frôle une charrette tirée par un âne en face d'un chalet huppé. Juste à côté, un petit kazakh en anorak flambant neuf nous adresse à peine un regard. Et là, au bord de cette ruelle crasseuse parsemée d'immondices, les portails en tôle mal ajustée sont le seul indice qui permette d'affirmer que les maisons qu'ils cachent ne sont pas abandonnées. Pourtant, les maisons abandonnées ne sont par rares, tout comme les bâtiments non achevés.
Nous passons près de la station de ski de Tabagan où, en contrebas, nous observons quelques skieurs intrépides profitant des derniers jours de leur sport favori. Par endroit, l'herbe refait surface ; cet ubac ne survivra plus très longtemps. En face, l'adret est tout aussi manifeste : plus une trace du manteau blanc. Nous poursuivons notre marche dans les vergers endormis le long de pistes recouvertes de neige et dont nous devinons l'existence grâce aux bouteilles et aux déchets laissés là sans doute pour jalonner la route. Plus loin, une avalanche de plastiques et de bouteilles en verre nous fait soupirer devant un paysage si grandiose. Quelle inconséquence que celle de ces humains dévastateurs. Quand l'un crée l'emballage et le suremballage, l'autre le jette n'importe où et si possible en pleine nature. Nous quittons peu après ce sentier hasardeux et regagnons les routes bordées de gazoducs jaune vif dont le diamètre est proportionnel aux routes qu'ils accompagnent. Nous avons faim et soif, nous rentrons au village où nous improvisons un pique nique à l'ombre d'un immeuble en ruine. Nous regardons passer les gens. Nous regardons passer la vie.
Samedi 27
Contrastant violemment avec nos vies quotidiennes, le temps ici se dilate au point qu'il nous arrive de nous demander comment nous allons l'occuper ! Hier, en fin d'après midi, nous avons fait un sauna au feu de bois. Ce matin, nous ne faisons rien, nous traînons à l'hôtel avant de repartir vers la ville sur le coup de midi à bord d'une vielle Toyota se conduisant à droite. Intéressant. Pourtant, j'aurai l'occasion de voir que cette voiture n'est pas une exception, tout comme celles qui crachent une fumée noire par leur vieux pot d'échappement. L'air pur des montagnes cède une nouvelle fois le pas à l'atmosphère saturée de particules fines de la mégalopole.
Nous retrouvons brièvement le calme du D'Rami avant d'entreprendre une longue balade qui nous fera voir l'imposante façade de l'université technique, la rue des artistes Zhibek Zholy ainsi que le parc Panfilov et sa majestueuse église en bois édifiée en son centre. Les cloches sonnent ; c'est l'heure des Vêpres. Curieux, nous entrons dans l'édifice écouter quelques minutes le drame parfait qui se dégage d'un autre magnifique chœur russe.
A 17h, nous avons déjà rejoint l'opéra où se joue un récital baroque dans la vaste salle du premier étage. Je suis déçu de ne pouvoir contempler l'opéra proprement dit. Pourtant, j'avoue que la proximité avec le public conférait à la représentation les atours d'une discussion intime. C'était comme si la cantatrice s'adressait à moi et à moi uniquement quand elle roulait des yeux sur ces arias magnifiques de Monteverdi et de Handel.
Dimanche 28
Soucieux d'offrir à mon âme en peine un semblant de rédemption, je me lève aux aurores après une nuit encore écourtée par l'insomnie. À l'heure indiquée par la réceptionniste de mon hôtel, je me retrouve devant la cathédrale Saint Nicolas visitée à l'arrivée où je me laisse bercer le temps d'une liturgie. J'en profite pour regarder ces gens qui s'agitent presque comme dans une ruche. A deux reprises, tournant le dos à l'iconostase, un gros diacre barbu assène à l'assemblée les paroles de ces deux chants communs. Son action brise la magnificence des chants venant de plus haut. Je vis un mélange de douceur et d'étrange brutalité.
Je retrouve peu après mon ami qui m'attendait pour partir en excursion. Là encore, la réceptionniste nous aura été d'une aide précieuse en nous trouvant un chauffeur. Nous partons au sud, vers le Kirghizistan, voir ce lac dont nous entendons tellement parler : le Grand Lac d'Almaty. Pas farouche pourtant inquiet, notre chauffeur entreprend la difficile montée sur une route couverte d'une épaisse couche de glace saupoudrée de neige fraîche. Mais monter passe encore. Car après avoir rempli nos poumons d'air pur et nos yeux d'images aux couleurs aussi belles que glacées, nous prions tous en chœur pendant la descente, instant béni par nos étoiles autant qu'habillement maîtrisé par notre conducteur.
En fin d'après-midi, nous tuons le temps assis sur un banc ou marchant le long des larges avenues. C'est toujours grisant de parler en profondeur de ces sujets qui nous animent avec en arrière plan des décors irrationnels, bien que ces images temporaires soient pourtant la fresque vivante sur laquelle se joue la trame de nos vies. Par quelle énergie Moscou a-t-elle réussi à étendre son hégémonie jusqu'ici ? Les mêmes immeubles gris, les mêmes bâtiments administratifs. La même vision, somme toute, que ce soit à Kiev, dans les pays Baltes, à Moscou ou à Almaty.
Lundi 29
Décoller à 5h du matin n'est jamais chose aisée. Pour l'occasion, nous tâchons de nous reposer un peu avant dans ce même hôtel où nous avions dormi la première nuit. Mais c'est peine perdue. La gorge et la bouche envahies de cette pollution crasse, je n'arrive plus à réprimer mes envies de toux alors que dans mon esprit tournoient les images de cette grande ville sortie tout juste du soviétisme et qui entre sans transition dans l'ère de la société de consommation et des problèmes environnementaux. Nous n'avions même pas besoin de le chercher pour comprendre en crachant gentiment nos poumons qu'Almaty est l'une des villes les plus polluées de notre planète...
Notre avion est à l'heure. Il nous rapprochera en quelques sept heures de temps de notre vie classique. Avant de sombrer dans le sommeil du juste, malgré les cris capricieux d'une petite Kazakh bien grassouillette pour son âge, je me rejoue le film de cette semaine volontiers exceptionnelle. J'ai eu l'idée, mon étoile m'en a donné les moyens. J'ai vécu comme en Russie une semaine en tout point symétrique partagée entre la frénésie citadine et le calme vivifiant des montagnes. Ce qui paraissait risqué au départ s'est révélé être l'une des expériences les plus originales que j'ai été amené à vivre.
Escale pénible à Amsterdam. Le décalage horaire ruine à petit feu les quelques heures d'attente en trop. J'ai, je crois, mal calculé mon coup. Amsterdam fatigué et par 4°C se visite en un coup de vent. À la mesure surtout de notre incapacité, en fin de parcours, à capter la moindre chose supplémentaire. Ça me fait sourire : j'ai deux jours pour faire le vide avant de repartir, mercredi, pour Tbilissi, Géorgie.
bonjour
on cherche des infos récentes sur le passage au kazakhstan en camping car. On partirai de France via ce pays puis la chine et Asie du sud est. est ce faisable en cc (état des routes), quelle est la sécurité de ce pays (d'apres le ministere des affaires etrangeres, le pays est classé en vigilance renforcée et le passage de la frontière vers la chine déconseillé), quand est il réellement?
merci
Inès
Hello,
J'aimerais savoir si il existe une possibilite de passage entre Aqtau au Kazakhstan et l'Ouzbekistan sans devoir contourner la mer d'Aral et devoir aller jusqu'a Tachkent...
J'ai un bus WV et avec ce vehicule, j'ai prevu passer par la Turquie, la Georgie, l'Azerbaijan, a Baku prendre le ferry pour Aqtau au Kazakhstan car pour le Turkmenistan la douanne demande entre 100$ et 250$ (400$ selon un Hollandais croise en Iran et qui est passe par la...). Ensuite, depuis Aqtau il y a une voie chemin de fer pour Khiva, et une piste caravanniere, mais je ne sais pas si on peut passer?
J'ai deja le visa Ouzbek et En plus c'est tout nouveau, le Kazakhstan ne demande plus de lettre d'invitation et le visa est facile a obtenir.
merci
J'aimerais savoir si il existe une possibilite de passage entre Aqtau au Kazakhstan et l'Ouzbekistan sans devoir contourner la mer d'Aral et devoir aller jusqu'a Tachkent...
J'ai un bus WV et avec ce vehicule, j'ai prevu passer par la Turquie, la Georgie, l'Azerbaijan, a Baku prendre le ferry pour Aqtau au Kazakhstan car pour le Turkmenistan la douanne demande entre 100$ et 250$ (400$ selon un Hollandais croise en Iran et qui est passe par la...). Ensuite, depuis Aqtau il y a une voie chemin de fer pour Khiva, et une piste caravanniere, mais je ne sais pas si on peut passer?
J'ai deja le visa Ouzbek et En plus c'est tout nouveau, le Kazakhstan ne demande plus de lettre d'invitation et le visa est facile a obtenir.
merci
Bonjour,
J'ai demandé et obtenu un visa pour le Kazachstan mais à ma grande surprise il comporte les dates précises d'entrée sur le territoire Kazakh. Il s'agit bien des dates que j'ai indiqué sur mon formulaire de demande de visa mais j'y avais inscrit n'importe quoi juste pour avoir le visa. En réalité je n'ai aucune idée quand j'entrerai au kazakhstan, je m'attendais à un "enter before" ou "enter during 2013" et "valid 1 month" sur mon visa. J'entre par le turkménistan pour lequel je vais demander un visa de transit en Iran. Mes questions sont les suivantes: 1) Est ce que le Turkménistan chipote sur les dates? Autrement dit va-t-il me donner un visa de transit (3-5 jours) si mon entrée au Kazachstan se situe un mois plus tard que mon entrée au Turkménistan? Je demanderai ce visa a l'ambassade du turkménistan en Iran. 2) Est ce que le poste frontere TKM-KZH est regardant sur les dates d'entrée du visa ou le visa est il suffisant? Je pense que l'écart entre date sur le visa et date réelle d'entrée sera de moins d'un mois. Dans quelle mesure c'est négociable? 3) Est ce qu'on peut demander a changer la date d'entrée d'un visa rapidement au consulat du Kazakhstan en iran? Est ce que c'est gratuit?
Merci de vos idées
J'ai demandé et obtenu un visa pour le Kazachstan mais à ma grande surprise il comporte les dates précises d'entrée sur le territoire Kazakh. Il s'agit bien des dates que j'ai indiqué sur mon formulaire de demande de visa mais j'y avais inscrit n'importe quoi juste pour avoir le visa. En réalité je n'ai aucune idée quand j'entrerai au kazakhstan, je m'attendais à un "enter before" ou "enter during 2013" et "valid 1 month" sur mon visa. J'entre par le turkménistan pour lequel je vais demander un visa de transit en Iran. Mes questions sont les suivantes: 1) Est ce que le Turkménistan chipote sur les dates? Autrement dit va-t-il me donner un visa de transit (3-5 jours) si mon entrée au Kazachstan se situe un mois plus tard que mon entrée au Turkménistan? Je demanderai ce visa a l'ambassade du turkménistan en Iran. 2) Est ce que le poste frontere TKM-KZH est regardant sur les dates d'entrée du visa ou le visa est il suffisant? Je pense que l'écart entre date sur le visa et date réelle d'entrée sera de moins d'un mois. Dans quelle mesure c'est négociable? 3) Est ce qu'on peut demander a changer la date d'entrée d'un visa rapidement au consulat du Kazakhstan en iran? Est ce que c'est gratuit?
Merci de vos idées










