Risque et voyage
Chacun d’entre nous dans ses choix de voyages prend en considération le facteur risque sous toutes ses formes. Chacun a sa propre tolérance au risque en voyage. Pour certains il faut tout planifier pour essayer de faire disparaître toute surprise en espérant minimiser le risque. Pour d’autres le risque et le côté aventureux d’un voyage sont des moteurs qui les font partir.
Il me semble que deux mondes se côtoient, sans vraiment se comprendre. Cette remarque me vient en lisant les réponses à certaines demandes de renseignement, tout particulièrement lorsqu’il s’agit de voyage à vélo. Je pense à un post récent d’une amie qui demandait des renseignements sur un pays à la frontière de l’Europe et de l’Asie. Pour ma part il m’est aussi arrivé d’être traité d’inconscient, voire une fois d’assassin en faisant part de mon vécu ou en donnant des conseils.
Et que dire de ce camarade qui, il y a deux ou trois ans a traversé le Soudan à vélo en solitaire. Il relate son expérience en parlant d’une population très accueillante, et il n’a jamais eu le moindre problème, alors que l'on nous parle sans arrêt de guerre.
Y-at-il d’un côté des fous et des inconscients et de l’autre des gens raisonnables ? Certes on va me répondre qu’un otage cela coûte très cher à récupérer, ou qu’un blessé à sauver dans les Grandes Jorasses cela coûte aussi cher, et il met en danger la vie des sauveteurs.
D’ailleurs, il y a sans doute une corrélation entre acceptation du risque en voyage et alpinisme. Les deux personnes dont je parle au-dessus ont été des alpinistes de haut niveau, pour ma part cela a aussi été l’activité que j’ai le plus pratiquée. J’ai constaté que dans les voyages à vélo « un peu engagés » la proportion d’alpinistes était loin d’être négligeable. Et malheureusement, toutes les personnes, ou presque, qui ont pratiqué l’alpinisme difficile ont perdu plusieurs de leurs amis dans cette pratique. Cela donnerait-il une vision décalée dans l’appréciation des risques et des responsabilités du fait de l’acceptation d’une certaine fatalité ?
Et vous, comment vivez-vous l’idée du risque en voyage, et considérez-vous que certains s’engagent trop ?
Luc
Bonjour,
Préparant un voyage à vélo depuis la France vers l'est et n'envisageant pas revenir, je me pause de plus en plus la question de l'Afrique, qui se présente finalement comme une évidence.
Depuis la France, en passant par l'Espagne je pourrais rejoindre le Maroc. Je m'imagine un trajet qui me plaît bien, Maroc - Mauritanie - Sénégal - Guinée (je ne trouve pas de documentation récente) - Liberia - Côté d'Ivoire - Ghana - Togo - Bénin - bateau jusqu'au Cameroun puisqu'il est fortement déconseillé d'aller au Nigéria - continuer depuis le Cameroun jusqu'au Gabon, puis République du Congo - là je dois passer par la République Démocratique du Congo, qui semble être une zone à risque... puis Angola - Namibie - Afrique du sud - Botswana - Zimbabwe - Zambie - Malawi - Mozambique - Madagascar - Tanzanie - Kenya et là...soit je fais demi-tour, soit je prends un avion puisque tout ce qui suit semble être en guerre.
Qu'en pensez vous ? les zones qui me semblent être risquées le sont elles vraiment ? les zones qui me semblent correctes le sont elles également ?
Des conseils particuliers pour l'Afrique ?
Merci !!
Préparant un voyage à vélo depuis la France vers l'est et n'envisageant pas revenir, je me pause de plus en plus la question de l'Afrique, qui se présente finalement comme une évidence.
Depuis la France, en passant par l'Espagne je pourrais rejoindre le Maroc. Je m'imagine un trajet qui me plaît bien, Maroc - Mauritanie - Sénégal - Guinée (je ne trouve pas de documentation récente) - Liberia - Côté d'Ivoire - Ghana - Togo - Bénin - bateau jusqu'au Cameroun puisqu'il est fortement déconseillé d'aller au Nigéria - continuer depuis le Cameroun jusqu'au Gabon, puis République du Congo - là je dois passer par la République Démocratique du Congo, qui semble être une zone à risque... puis Angola - Namibie - Afrique du sud - Botswana - Zimbabwe - Zambie - Malawi - Mozambique - Madagascar - Tanzanie - Kenya et là...soit je fais demi-tour, soit je prends un avion puisque tout ce qui suit semble être en guerre.
Qu'en pensez vous ? les zones qui me semblent être risquées le sont elles vraiment ? les zones qui me semblent correctes le sont elles également ?
Des conseils particuliers pour l'Afrique ?
Merci !!
bjr
une question sur la remorque extrawheel, c'est une remorque mono roue de 26 ou 700 avec filets sur les cotés de la roue.J'ai vu le test sur le site mais est ce que quelqu'un d'entre vous l'a deja acheté et a fait quelques voyages avec par tout les temps.Merci de communiquer vos impressions
Bonjour,
Un petit retour de ma visite au salon International du vélo de voyage qui s'est tenu les 14 et 15 janvier 2017 à Vincennes....
En préambule de ce billet je précise les points suivants .... je n'ai pas une grande expérience du vélo de voyage ( je n'ai fait que traverser le Laos en vélo et en solo), je ne suis pas membre de la CCI et mon jugement n'est pas vérité... juste un ressenti...
Pour le provincial que je suis il n'est pas compliqué de trouver le dit salon... cinq heures de train, dix minutes de métro, une question à un Vincennois à la sortie du Métro et me voilà arrivé... ..
Peu de déco festives autour du centre Pompidou... mais peu importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse...
Dans le hall sur les bas-flancs quelques professionnels en matériels vélo... Je fait connaissance de visu. je découvre en vrai le VSF TX 400, le SURLY et le Croix de fer... Un gars très sympa à l'entrée avec des vélos mixtes...
En sous sous-sol sous l'escalier un vendeur de tentes magiques mais hors de prix....
L'accueil ne ressemble en rien à celui que l'on vit sur la route entre cyclo... .. c'est vrai.. je ne suis ni célèbre, ni ancien, ni Parisien. .. Marcel tais-toi !!
Les vendeurs professionnels sont là pour vendre, mais ne peuvent exposer tout leur matériel.. Cela manque cruellement de place ... et d'organisation....déçu.
Je me rends ensuite sur le second site de ce même salon ( simple... tu prends à gauche, tu passes devant Marionnau, tu montes les escliers, tu traverses sous les immeubles, au bout tu verras un bâtiment avec une affiche du salon, tu rentres, c'est là).
A l'entrée un sympathique vigile vérifie mon sac (ce doit être à cause de mon allure de terroriste) et je rentre.... A ma gauche les aventuriers qui après leurs trips vendent leurs produits média... Normal, cela fait parti du jeu et leur permet de repartir sur un autre projet.... Beaucoup se disent ambassadeurs d'une association humanitaire...... Mais dans ce contexte on explique sans écouter... on parle sans entendre, ... on n'échange pas on vend.... Respect. Je le comprend, mais cela ne m'intéresse pas.
Je suis venu pour parler voyage....à vélo.
Une salle haute sert de lieu de restauration... des bancs et des tables alignés...un bar vend des boissons chaudes.... dans la salle la CCI vend des sandwichs... les amis s'y retrouvent... Comme je n'ai pas d'ami ici, même si je suis un Globe biker, je reste seul dans mon coin.
Ma fibre itinérante m'a fait prendre la précaution d'emporter de quoi casse-crouter. Je me pose dans un coin pour ne gêner personne. je mange mes œufs, mon pâté mes mandarines et mes gâteaux au chocolat. je recharge mon téléphone et j'observe les mouvements.
Beaucoup de cheveux gris, qui parlent de voyages sur les bords de la Loire, la pointe du raz, ou la Normandie. C'est aussi du voyage. Je respecte mais ne m'y retrouve pas.
Je passe devant les stands officiels de la FFV, de la voie verte, de Vincennes à vélo et autres, Chacun est là pour expliquer sa vision du cyclisme, ses problèmes et nous interpellent sur ce que nous pourrions faire pour les aider...
Il y a bien les films (sur l'autre site) qui nous sont rappelés par un crieur faisant le tour des salles annonçant les projections à venir (payantes)... Mais encore une fois il s'agit de recevoir sans échanger.
Au final le bilan est assez maigre ....
* en quoi ce salon est il international ? * QUID de l'accueil des nouveaux ? * QUID de la présentation de tous ces matériels pointus ou pas que nous souhaitons pour nos prochains voyages... Les stands installés à l'arrache dans des recoins ne servent à personne. Il manque plein de trucs... Roloff c'est bien, mais Pinion pas mal non plus, et puis il n'y a pas que cyclable comme vendeur... Où sont les Cycloi-Randonnées, Kona, Khalkoof, Trek, Shimano, etc...... * Deux sites pour un seul salon.... C'est boin pour la dynamique d'ensemble. * Où parle t on de voyage ?
BILAN ....
J'ai mis mon réveil samedi à trois heures du matin, j'ai pris ma voiture pour parcourir 60 km. J'ai pris un TGV pour me rendre à la capitale. 05 heures de train. Puis un métro pour arriver au salon. J'avais plein de choses à découvrir et beaucoup de chose à entendre de ceux qui avait parcouru la planète. Au lieu de cela, j'ai trouvé des stands étriqués posés à la va-vite sur les bas-flancs d'escalier, les exposants eux-mêmes déplorant de ne pouvoir montrer tout ce qu'ils avaient en stock. Une organisation où la place est là pour les initiés ou ceux qui ont des copains. Qui parle voyage ? au lieu de raconter son propre voyage ?
Je suis resté 07 heures sur le salon. Personne ne m'a adressé la parole.
La convivialité n'est pas de mise.
Ce salon ne ressemble en rien avec mon vécu du vélo de voyage. Quand Espagnol, Amériacains, Anglais, Gecs, partagent une bière et leurs bons plans glanés sur les routes.
J'ai repris mon métro, puis mon train, puis ma voiture.
A minuit de retour chez moi j'étais déçu. Frustré d'avoir été la victime d'un titre usurpé SALON INTERNATIONAL DU VOYAGE A VELO.
On ne m'y reprendras plus.
Ce salon n'est pas fait pour les voyageurs.
Si vous connaissez un vrai salon de GLOBE BIKER, merci de me le conseiller... j'irai avec plaisir, ... malgré le train, la garde payante de mon chien et les heures de transport en commun.
Mais Vincennes ne me verra plus.
PS... En relisant mon billet je constate ne pas avoir parlé de ces associations qui sont là pour enregistrer de nouveaux adhérents... normal... C'est le salon de la promo orientée.
TOUT CELA N'EST PAS MON VELO... Vous voudrez bien pardonner ma conception étriquée...
Bien à vous
Un petit retour de ma visite au salon International du vélo de voyage qui s'est tenu les 14 et 15 janvier 2017 à Vincennes....
En préambule de ce billet je précise les points suivants .... je n'ai pas une grande expérience du vélo de voyage ( je n'ai fait que traverser le Laos en vélo et en solo), je ne suis pas membre de la CCI et mon jugement n'est pas vérité... juste un ressenti...
Pour le provincial que je suis il n'est pas compliqué de trouver le dit salon... cinq heures de train, dix minutes de métro, une question à un Vincennois à la sortie du Métro et me voilà arrivé... ..
Peu de déco festives autour du centre Pompidou... mais peu importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse...
Dans le hall sur les bas-flancs quelques professionnels en matériels vélo... Je fait connaissance de visu. je découvre en vrai le VSF TX 400, le SURLY et le Croix de fer... Un gars très sympa à l'entrée avec des vélos mixtes...
En sous sous-sol sous l'escalier un vendeur de tentes magiques mais hors de prix....
L'accueil ne ressemble en rien à celui que l'on vit sur la route entre cyclo... .. c'est vrai.. je ne suis ni célèbre, ni ancien, ni Parisien. .. Marcel tais-toi !!
Les vendeurs professionnels sont là pour vendre, mais ne peuvent exposer tout leur matériel.. Cela manque cruellement de place ... et d'organisation....déçu.
Je me rends ensuite sur le second site de ce même salon ( simple... tu prends à gauche, tu passes devant Marionnau, tu montes les escliers, tu traverses sous les immeubles, au bout tu verras un bâtiment avec une affiche du salon, tu rentres, c'est là).
A l'entrée un sympathique vigile vérifie mon sac (ce doit être à cause de mon allure de terroriste) et je rentre.... A ma gauche les aventuriers qui après leurs trips vendent leurs produits média... Normal, cela fait parti du jeu et leur permet de repartir sur un autre projet.... Beaucoup se disent ambassadeurs d'une association humanitaire...... Mais dans ce contexte on explique sans écouter... on parle sans entendre, ... on n'échange pas on vend.... Respect. Je le comprend, mais cela ne m'intéresse pas.
Je suis venu pour parler voyage....à vélo.
Une salle haute sert de lieu de restauration... des bancs et des tables alignés...un bar vend des boissons chaudes.... dans la salle la CCI vend des sandwichs... les amis s'y retrouvent... Comme je n'ai pas d'ami ici, même si je suis un Globe biker, je reste seul dans mon coin.
Ma fibre itinérante m'a fait prendre la précaution d'emporter de quoi casse-crouter. Je me pose dans un coin pour ne gêner personne. je mange mes œufs, mon pâté mes mandarines et mes gâteaux au chocolat. je recharge mon téléphone et j'observe les mouvements.
Beaucoup de cheveux gris, qui parlent de voyages sur les bords de la Loire, la pointe du raz, ou la Normandie. C'est aussi du voyage. Je respecte mais ne m'y retrouve pas.
Je passe devant les stands officiels de la FFV, de la voie verte, de Vincennes à vélo et autres, Chacun est là pour expliquer sa vision du cyclisme, ses problèmes et nous interpellent sur ce que nous pourrions faire pour les aider...
Il y a bien les films (sur l'autre site) qui nous sont rappelés par un crieur faisant le tour des salles annonçant les projections à venir (payantes)... Mais encore une fois il s'agit de recevoir sans échanger.
Au final le bilan est assez maigre ....
* en quoi ce salon est il international ? * QUID de l'accueil des nouveaux ? * QUID de la présentation de tous ces matériels pointus ou pas que nous souhaitons pour nos prochains voyages... Les stands installés à l'arrache dans des recoins ne servent à personne. Il manque plein de trucs... Roloff c'est bien, mais Pinion pas mal non plus, et puis il n'y a pas que cyclable comme vendeur... Où sont les Cycloi-Randonnées, Kona, Khalkoof, Trek, Shimano, etc...... * Deux sites pour un seul salon.... C'est boin pour la dynamique d'ensemble. * Où parle t on de voyage ?
BILAN ....
J'ai mis mon réveil samedi à trois heures du matin, j'ai pris ma voiture pour parcourir 60 km. J'ai pris un TGV pour me rendre à la capitale. 05 heures de train. Puis un métro pour arriver au salon. J'avais plein de choses à découvrir et beaucoup de chose à entendre de ceux qui avait parcouru la planète. Au lieu de cela, j'ai trouvé des stands étriqués posés à la va-vite sur les bas-flancs d'escalier, les exposants eux-mêmes déplorant de ne pouvoir montrer tout ce qu'ils avaient en stock. Une organisation où la place est là pour les initiés ou ceux qui ont des copains. Qui parle voyage ? au lieu de raconter son propre voyage ?
Je suis resté 07 heures sur le salon. Personne ne m'a adressé la parole.
La convivialité n'est pas de mise.
Ce salon ne ressemble en rien avec mon vécu du vélo de voyage. Quand Espagnol, Amériacains, Anglais, Gecs, partagent une bière et leurs bons plans glanés sur les routes.
J'ai repris mon métro, puis mon train, puis ma voiture.
A minuit de retour chez moi j'étais déçu. Frustré d'avoir été la victime d'un titre usurpé SALON INTERNATIONAL DU VOYAGE A VELO.
On ne m'y reprendras plus.
Ce salon n'est pas fait pour les voyageurs.
Si vous connaissez un vrai salon de GLOBE BIKER, merci de me le conseiller... j'irai avec plaisir, ... malgré le train, la garde payante de mon chien et les heures de transport en commun.
Mais Vincennes ne me verra plus.
PS... En relisant mon billet je constate ne pas avoir parlé de ces associations qui sont là pour enregistrer de nouveaux adhérents... normal... C'est le salon de la promo orientée.
TOUT CELA N'EST PAS MON VELO... Vous voudrez bien pardonner ma conception étriquée...
Bien à vous
Comment avez-vous trouvé le festival 2010 ?
Personnellement, j'ai été très déçu d'être refoulé par manque de place
pour le 2ème module. J'espèrais pouvoir faire connaissance avec Jim
le chien globe-trotteur... Raté. Du coup j'ai été visité ce que tout cyclo-campeur
devrait faire de passage à Saint Denis - mais y en a-t-il qui passent par cette grosse ville ?
peu probable. J'ai donc visité la nécropole royale de la basilique.
Enfin, depuis quelques années, il y a de plus en plus de diaporamas sur les enfants en voyage.
Ce n'est pas inintéressant, mais je pense qu'il y en a trop.
Sinon, c'était très sympa comme d'habitude.
Bonjour à tous.
Nous ouvrons cette nouvelle discussion avec un immense plaisir.
Nous avons réservé notre croisière pour le tour du monde austral 2015 sur le Costa Deliziosa.
Nous avons fait le tour du monde 2012 sur ce même navire. C'était un rêve que nous avons réalisé.
En voici un autre que nous réaliserons.
Nous partirons en janvier 2015 pour 113 jours au lieu des 123 jours effectués par le NeoRomantica en 2013.
Merci à Jacques et Bernadette (Esculape) de nous avoir informés sur l'existence de cette nouvelle croisière.
Nous serons très heureux de les retrouver à bord après le TDM de 2012.
Nous reverrons avec plaisir la Nouvelle-Zélande et l'Australie.
Nous arrivons d'une croisière de 50 jours sur le Grand Princess autour de l'Amérique du Sud.
Le Grand Princess est nettement de moindre qualité que le Costa Deliziosa.
Nous reverrons aussi Rio de Janeiro, Buenos Aires, le Cap Horn, Ushuaia et Santiago. Nous avons fait plusieurs excursions et pourrons vous donner nos avis aux intéressés et les comparer avec celles que Chamadou aura effectué sur le NeoRomantica en 2013-2014.
Il est tôt mais le temps passe vite et le navire se remplit rapidement.
Bien cordialement.
CIBC
CIBC
Bonjour à tous les VFistes,
Le magazine Carnet d'Aventures propose un hors série intitulé Le Voyage Ecologique.
www.expemag.com/hors-serie/voyage-ecologique.html
un très bon outil de réflexion sur le sujet qui fera un très bon thème de discussions.
J'en profite pour joindre un petit article pour ceux qui douteraient encore de la nécessité de se préoccuper de la question.
Article publié le : 02/04/2008 Face au changement climatique, l’Europe au milieu du gué Le temps du déni est révolu et l’équation du salut désormais connue : la hausse des températures doit être enrayée, sous peine d’un emballement du climat aux effets inconnus mais potentiellement dangereux pour la vie sur Terre. A l’occasion du Conseil européen du 13 mars dernier, le Haut Représentant de la Commission, Javier Solana, a présenté ses conclusions aux chefs d’Etat des 27 : Un changement climatique non maîtrisé, avec une hausse supérieure à 2°C, débouchera sur des situations sans précédent en matière de sécurité, car un certain nombre de points de basculement risquent d'être atteints, au-delà desquels les changements climatiques pourraient encore s'accélérer, devenir irréversibles et en grande partie imprévisibles. Le rapport souligne que L'Union européenne occupe une position unique pour faire face aux conséquences des changements climatiques pour la sécurité internationale, compte tenu du rôle de premier plan qu'elle joue dans le domaine du développement et la politique climatique à l'échelle mondiale et du large éventail d'instruments dont elle dispose. Stabiliser la hausse des températures à +2°C d’ici à 2050 suppose une réduction drastique des émissions : - 25% au minimum en 2020, - 75% en 2050 pour les pays industrialisés.
Source : www.actu-environnement.com
Bonne lecture,
Wally
Le magazine Carnet d'Aventures propose un hors série intitulé Le Voyage Ecologique.
www.expemag.com/hors-serie/voyage-ecologique.html
un très bon outil de réflexion sur le sujet qui fera un très bon thème de discussions.
J'en profite pour joindre un petit article pour ceux qui douteraient encore de la nécessité de se préoccuper de la question.
Article publié le : 02/04/2008 Face au changement climatique, l’Europe au milieu du gué Le temps du déni est révolu et l’équation du salut désormais connue : la hausse des températures doit être enrayée, sous peine d’un emballement du climat aux effets inconnus mais potentiellement dangereux pour la vie sur Terre. A l’occasion du Conseil européen du 13 mars dernier, le Haut Représentant de la Commission, Javier Solana, a présenté ses conclusions aux chefs d’Etat des 27 : Un changement climatique non maîtrisé, avec une hausse supérieure à 2°C, débouchera sur des situations sans précédent en matière de sécurité, car un certain nombre de points de basculement risquent d'être atteints, au-delà desquels les changements climatiques pourraient encore s'accélérer, devenir irréversibles et en grande partie imprévisibles. Le rapport souligne que L'Union européenne occupe une position unique pour faire face aux conséquences des changements climatiques pour la sécurité internationale, compte tenu du rôle de premier plan qu'elle joue dans le domaine du développement et la politique climatique à l'échelle mondiale et du large éventail d'instruments dont elle dispose. Stabiliser la hausse des températures à +2°C d’ici à 2050 suppose une réduction drastique des émissions : - 25% au minimum en 2020, - 75% en 2050 pour les pays industrialisés.
Source : www.actu-environnement.com
Bonne lecture,
Wally
Actuellement depuis 1mois solo en Asie j'ai pris le temps de faire le point sur le sentiment de solitude que je ressens régulièrement:
Bilan 06/11/13 - avion pour Semarang -Sentiment prédominant depuis le début: la solitude.Sentiment que je pensais avoir déjà ressenti en France. Mais ici il prend une toute autre dimension. Une dimension bien plus profonde. Je pensais que quand on disait "j'ai mal au cœur" lors d'une séparation ou autre était une expression, mais en fait c'est réel.Lorsque je ressens la solitude ici, je la ressens vraiment dans mon corps, dans mon cœur. Mon cœur se serre et ma gorge se noue. Et si je me fixe dessus, les larmes montent.
Elle est présente plus particulièrement dans certaines situations: - le soir lorsque je ne suis pas fatiguée.- en fin de journée, lorsque je retourne à l'hôtel après une journée d'activité.- dans les transports.- lors des repas lorsque je n'ai pas internet. Contrairement à ce que j'ai pu lire sur les forums concernant la solitude du voyageur, comme quoi c'est une fausse idée puisqu'il est plus facile de rencontrer du monde lorsqu'on est seul... Et on est donc jamais vraiment seul lorsqu'on voyage seul.Je ne suis pas tout à fait d'accord.
Tout d'abord il y a un point déterminant qui est celui de la langue. J'ai de bonnes bases en anglais mais pas assez pour aller au delà des discussions basiques. Ce qui, au bout d'un moment, fatigue, puisque j'aimerais bien avoir des discussions plus profondes avec les gens que je rencontre.
Ensuite, cela dépend de la personnalité de chacun. Parce que aller vers les gens spontanément n'est pas donné à tout le monde. Je ne le fais pas naturellement en France donc à l'étranger !Je ne suis pas fermée mais plutôt du genre à observer, à écouter. Et je n'ai pas besoin d'être entourée de beaucoup de monde pour être bien.Je favorise la qualité à la quantité, donc je mets du temps à me lier d'amitié avec quelqu'un.J'ai du mal à concevoir les rencontres pour 3/4 jours, je n'arrive pas à passer du temps avec quelqu'un que je ne connais pas, bien sûr je pourrais faire connaissance, mais entre en jeu le problème de la barrière de la langue.
Il y a également un autre point concernant la solitude, c'est celui de la réflexion.Parce que quand on est seul on réfléchi, on pense beaucoup... Trop ! Par moment c'est à rendre fou ! Parce que ça angoisse de réfléchir à la vie... De se rendre compte qu'on est seul ! Sur le moment c'est dur.
Néanmoins je reste persuader que ce sera bénéfique après, à la fin du voyage.Je sais que je serais plus forte, plus posée, puisque j'aurais eu le temps de réfléchir ! Je fais le point sur beaucoup de choses, voire sur toute ma vie, et ça c'est plutôt une bonne chose. Réfléchir. Ce que je ne fais jamais en France puisque dans ces moments là il y a un truc magique: la TV.Chose que tu n'as pas non plus en voyage, ça peut paraître ridicule mais parfois j'aimerais qu'elle soit là pour que les journées où j'ai un coup de blues passent plus vite. Ou pouvoir mettre un film avant de dormir me sortirait de mes angoisses. Mais non je dois faire face.
Le temps ! Voilà un autre aspect de la solitude. À l'étranger, pas de TV, pas tjs internet, pas la presse française et autres magazines, pas de livres (une fois qu'on a fini ceux qu'on a emmené), pas de cinémas, de films...Donc mise à part les journées touriste où on visite, les "day off" peuvent vite se transformer en torture lorsqu'on est seul.Je n'ai jamais réalisé à quel point une journée peut être longue.
De plus si tu voyages dans un pays où la vie est bon marché, tu manges au resto, donc, les repas, activité qui pourrait t'occuper (en faisant les courses, en cuisinant, en faisant la vaisselle), se transforme en toi, le menu, les couples à côté. (Je sais je réfléchis beaucoup)
Toujours concernant les repas, dans les pays bon marché, les backpacker ne sont pas équipés de cuisine, donc encore un frein aux rencontres. C'est toujours plus facile de parler au gens dans un endroit convivial tel qu'une cuisine, plutôt qu'assis au resto. Je sais les salons ça existe, sauf que dans les backpacker les salons sont souvent synonymes de "skype/Fb time".
Autre point, pays bon marché+backpacker=vadrouille !Les voyageurs ni reste pas plus de 4 nuits ! Contrairement aux autres pays où les voyageurs restent quelques semaines pour travailler.Donc encore difficile de se lier avec quelqu'un qui arrive dans ton dortoir et qui repart le lendemain... À quoi bon ?
Je suis sans doute un peu fataliste.Il faut sans doute que je m'ouvre plus, c'est ce que va m'apprendre ce voyage. À être moins retissante aux autres.J'en suis encore au stade de la découverte, de l'apprentissage du voyageur solo.Mais parfois j'ai envie de baisser les bras parce que du coup j'ai l'impression de passer à côté de mon voyage, de ne pas profiter.Je fais les choses parce qu'il faut les faire, parce que je suis là pour ça. Mais c'est sans grande conviction.
Je suis pas spécialement triste de ne pas partager avec quelqu'un que j'aime les différentes visites ou activité, c'est plus une présence qui me manque le soir, le matin, un repère, qui rassure. Et bizarrement moi qui prend toujours des tonnes de photos, en étant seule j'en prends beaucoup moins, étant donné que je partage avec personne en direct mon voyage, je ressens pas le besoin de le partager par les photos. Tout ce que je fais, tout ce que je vois, je le garde dans mes souvenirs, dans mon cœur. Après tout c'est mon voyage solo ? Donc c'est mes souvenirs qui comptent.
Pour revenir aux situations qui m'angoissent et qui font apparaître ma copine la solitude, je dois trouver des parades pour les éviter ou les surmonter:Je fais tout mon possible pour être fatiguée le soir (je me lève très tôt même si j'ai envie de trainer au lit), le midi je déjeune dans des endroits sympa entre deux visites donc ça va, le soir j'essaie d'avoir internet lorsque je dine pour regarder des vidéos drôles et ne pas réfléchir.Pour les transports... Je sais pas encore, parfois la musique et à partir de maintenant je vais écrire !
Je penses que ce que je retiendrais de ce voyage c'est plus ce qu'il m'a apporté personnellement, psychologiquement que les paysages et visites en tout genre.(Ouf je viens de me relire... ! J'en avais des choses à dire ! Oui parce que quand on est seul on a tendance à parler tout seul aussi... ! Ahhhh la vie est incroyable)
Je sais maintenant que j'ai besoin des autres pour être heureuse. Ce que j'ignorais jusqu'à présent, puisque je m'attache difficilement voire pas du tout aux gens. Mais je m'en rends compte aujourd'hui que je tiens à certaines personnes, et qu'elles contribuent à mon équilibre, à ma tranquillité, à quiétude, même si je ne les vois constamment, même si je ne partage pas tout avec.(J'ai la chance d'avoir rencontré quelqu'un de très particulier quelques mois avant de partir. Sans cette personne je serais déjà rentrée en France. Il me donne énormément de force, même à distance.Mon padou)Envoyé de mon iPhone
Bilan 06/11/13 - avion pour Semarang -Sentiment prédominant depuis le début: la solitude.Sentiment que je pensais avoir déjà ressenti en France. Mais ici il prend une toute autre dimension. Une dimension bien plus profonde. Je pensais que quand on disait "j'ai mal au cœur" lors d'une séparation ou autre était une expression, mais en fait c'est réel.Lorsque je ressens la solitude ici, je la ressens vraiment dans mon corps, dans mon cœur. Mon cœur se serre et ma gorge se noue. Et si je me fixe dessus, les larmes montent.
Elle est présente plus particulièrement dans certaines situations: - le soir lorsque je ne suis pas fatiguée.- en fin de journée, lorsque je retourne à l'hôtel après une journée d'activité.- dans les transports.- lors des repas lorsque je n'ai pas internet. Contrairement à ce que j'ai pu lire sur les forums concernant la solitude du voyageur, comme quoi c'est une fausse idée puisqu'il est plus facile de rencontrer du monde lorsqu'on est seul... Et on est donc jamais vraiment seul lorsqu'on voyage seul.Je ne suis pas tout à fait d'accord.
Tout d'abord il y a un point déterminant qui est celui de la langue. J'ai de bonnes bases en anglais mais pas assez pour aller au delà des discussions basiques. Ce qui, au bout d'un moment, fatigue, puisque j'aimerais bien avoir des discussions plus profondes avec les gens que je rencontre.
Ensuite, cela dépend de la personnalité de chacun. Parce que aller vers les gens spontanément n'est pas donné à tout le monde. Je ne le fais pas naturellement en France donc à l'étranger !Je ne suis pas fermée mais plutôt du genre à observer, à écouter. Et je n'ai pas besoin d'être entourée de beaucoup de monde pour être bien.Je favorise la qualité à la quantité, donc je mets du temps à me lier d'amitié avec quelqu'un.J'ai du mal à concevoir les rencontres pour 3/4 jours, je n'arrive pas à passer du temps avec quelqu'un que je ne connais pas, bien sûr je pourrais faire connaissance, mais entre en jeu le problème de la barrière de la langue.
Il y a également un autre point concernant la solitude, c'est celui de la réflexion.Parce que quand on est seul on réfléchi, on pense beaucoup... Trop ! Par moment c'est à rendre fou ! Parce que ça angoisse de réfléchir à la vie... De se rendre compte qu'on est seul ! Sur le moment c'est dur.
Néanmoins je reste persuader que ce sera bénéfique après, à la fin du voyage.Je sais que je serais plus forte, plus posée, puisque j'aurais eu le temps de réfléchir ! Je fais le point sur beaucoup de choses, voire sur toute ma vie, et ça c'est plutôt une bonne chose. Réfléchir. Ce que je ne fais jamais en France puisque dans ces moments là il y a un truc magique: la TV.Chose que tu n'as pas non plus en voyage, ça peut paraître ridicule mais parfois j'aimerais qu'elle soit là pour que les journées où j'ai un coup de blues passent plus vite. Ou pouvoir mettre un film avant de dormir me sortirait de mes angoisses. Mais non je dois faire face.
Le temps ! Voilà un autre aspect de la solitude. À l'étranger, pas de TV, pas tjs internet, pas la presse française et autres magazines, pas de livres (une fois qu'on a fini ceux qu'on a emmené), pas de cinémas, de films...Donc mise à part les journées touriste où on visite, les "day off" peuvent vite se transformer en torture lorsqu'on est seul.Je n'ai jamais réalisé à quel point une journée peut être longue.
De plus si tu voyages dans un pays où la vie est bon marché, tu manges au resto, donc, les repas, activité qui pourrait t'occuper (en faisant les courses, en cuisinant, en faisant la vaisselle), se transforme en toi, le menu, les couples à côté. (Je sais je réfléchis beaucoup)
Toujours concernant les repas, dans les pays bon marché, les backpacker ne sont pas équipés de cuisine, donc encore un frein aux rencontres. C'est toujours plus facile de parler au gens dans un endroit convivial tel qu'une cuisine, plutôt qu'assis au resto. Je sais les salons ça existe, sauf que dans les backpacker les salons sont souvent synonymes de "skype/Fb time".
Autre point, pays bon marché+backpacker=vadrouille !Les voyageurs ni reste pas plus de 4 nuits ! Contrairement aux autres pays où les voyageurs restent quelques semaines pour travailler.Donc encore difficile de se lier avec quelqu'un qui arrive dans ton dortoir et qui repart le lendemain... À quoi bon ?
Je suis sans doute un peu fataliste.Il faut sans doute que je m'ouvre plus, c'est ce que va m'apprendre ce voyage. À être moins retissante aux autres.J'en suis encore au stade de la découverte, de l'apprentissage du voyageur solo.Mais parfois j'ai envie de baisser les bras parce que du coup j'ai l'impression de passer à côté de mon voyage, de ne pas profiter.Je fais les choses parce qu'il faut les faire, parce que je suis là pour ça. Mais c'est sans grande conviction.
Je suis pas spécialement triste de ne pas partager avec quelqu'un que j'aime les différentes visites ou activité, c'est plus une présence qui me manque le soir, le matin, un repère, qui rassure. Et bizarrement moi qui prend toujours des tonnes de photos, en étant seule j'en prends beaucoup moins, étant donné que je partage avec personne en direct mon voyage, je ressens pas le besoin de le partager par les photos. Tout ce que je fais, tout ce que je vois, je le garde dans mes souvenirs, dans mon cœur. Après tout c'est mon voyage solo ? Donc c'est mes souvenirs qui comptent.
Pour revenir aux situations qui m'angoissent et qui font apparaître ma copine la solitude, je dois trouver des parades pour les éviter ou les surmonter:Je fais tout mon possible pour être fatiguée le soir (je me lève très tôt même si j'ai envie de trainer au lit), le midi je déjeune dans des endroits sympa entre deux visites donc ça va, le soir j'essaie d'avoir internet lorsque je dine pour regarder des vidéos drôles et ne pas réfléchir.Pour les transports... Je sais pas encore, parfois la musique et à partir de maintenant je vais écrire !
Je penses que ce que je retiendrais de ce voyage c'est plus ce qu'il m'a apporté personnellement, psychologiquement que les paysages et visites en tout genre.(Ouf je viens de me relire... ! J'en avais des choses à dire ! Oui parce que quand on est seul on a tendance à parler tout seul aussi... ! Ahhhh la vie est incroyable)
Je sais maintenant que j'ai besoin des autres pour être heureuse. Ce que j'ignorais jusqu'à présent, puisque je m'attache difficilement voire pas du tout aux gens. Mais je m'en rends compte aujourd'hui que je tiens à certaines personnes, et qu'elles contribuent à mon équilibre, à ma tranquillité, à quiétude, même si je ne les vois constamment, même si je ne partage pas tout avec.(J'ai la chance d'avoir rencontré quelqu'un de très particulier quelques mois avant de partir. Sans cette personne je serais déjà rentrée en France. Il me donne énormément de force, même à distance.Mon padou)Envoyé de mon iPhone
Bonjour à tous!
Encore l'Ouest US me direz-vous! Mais nous ne nous en lassons pas. Je crains juste de vous lasser un peu, vous, avec des endroits vus maintes et maintes fois.
Mais ces partages d'expériences font vivre nos voyages encore et encore....
Je me lance donc sur cette 3e virée dans le Wild Wild West avec une question:
Est-il possible de s’éclater sans randonner (ou si peu) dans l’Ouest US ? YEP !😎 Et bien oui, on peut se faire rêver sans randonner ! Nous (plus très jeunes - 65 à 70 ans) :
- mon mari, JP, atteint d’une très méchante maladie, mais supportant bien un lourd traitement,
- moi, plus très gaillarde - l’ai-je vraiment été un jour ? pas sûr, en tous cas jamais grande randonneuse (j'ai abusé un peu en écrivant, mais les vraies randos remontent à tellement longtemps qu'il y a prescription).😉 - mon cousin et son épouse (ne vous étonnez pas de me voir les zapper dans le carnet : c’est pour ma sérénité😕).
Il suffira de s’adapter tout en admettant ses limites physiques. Les connaître, ses limites, c’est une chose; les admettre, c’est une autre histoire, et je l’apprendrai à mes dépens🤪 en cours de voyage, mais nous verrons ça plus tard. Quant à mon JP bien fatigué, il s’est avéré le plus vaillant de l’équipe.
Toujours aussi attirée par l’Ouest US (ouf, JP aussi !), j’avais quelques itinéraires sous le coude. Entre les nouvelles découvertes, les endroits que nous voulions approfondir, il y avait matière! Après moult réflexions, mon chéri et moi sommes tombés d’accord pour regrouper deux projets et rallonger le voyage. Après tout, nous avons le temps, et ça économise une traversée de l’Atlantique.
Ce sera une grande boucle LA/LA d’environ 10.000 km à travers pas moins de 8 états. Nous préférons rajouter une journée de plus et repartir de LA. Comme le vol est direct, nous savons par expérience qu’une journée de route nous fatigue moins que les longues escales, ce qui aurait été le cas si nous étions repartis de Vegas.
Du rêve hollywoodien à la folie de Vegas, en passant par - les régions les plus arides et parmi les plus chaudes de la planète dans la Vallée de la Mort, - les territoires indiens de l’Arizona (Monument Valley), - les Montagnes Rocheuses, et les pics enneigés du Colorado flirtant avec les 4000 m, - les Blacks Hills du Dakota du Sud, avec leurs collines sculptées et leurs « Badlands » (mauvaises terres), - le Wyoming dont nous avons rêvé de traverser à cheval les vastes plaines aux herbes sauvages, avec son merveilleux parc, le Yellowstone, - les roches flamboyantes de l’Utah, où l’on s’attend à chaque instant à voir surgir un indien emplumé.
Nous parcourrons des routes panoramiques parmi les plus belles d’Amérique du Nord, la Pacific Highway étant considérée quant à elle comme une des plus belles du monde. Partout, le vieux Far West sera présent avec ses villes cow boy et ses traces indiennes.
Comme nous savons que ce sera sûrement l’un de nos derniers vraiment grands voyages, je le veux topissime et je passerai des journées (des nuits parfois) à peaufiner l’itinéraire, glanant ici et là de précieuses informations et des conseils judicieux. Soyez-en remerciés mes cher(e)s confrères «forumers» de Roadtrippin et Voyage Forum.
Certaines étapes seront peut-être un peu longues, mais elles ne seront pas nombreuses. Nous aurons des plages de repos et nous pourrons prendre notre temps pour profiter de tout.
Nous avons prévu de sortir (un peu) des routes goudronnées et je préfère être sûre de notre véhicule. Nous louons donc un 4x4 chez Avis. J’ai obtenu un prix plus intéressant que toutes les simulations que j’avais faites sur la toile en les appelant directement. Au retour, il s’avère que des frais supplémentaires ont été facturés (une cinquantaine de dollars), et ils me seront remboursés rubis sur l’ongle sur simple appel téléphonique. Le Toyota Sequoia que nous récupérons à LA s’avèrera un compagnon sympa du début à la fin. Le pauvre aura bien mauvaise mine au retour. Comme en esthétique, voici la bête avant et après,
sauf que là, c’est l’inverse quant au résultat.
Pour les réservations d’hôtel, j’ai procédé comme à mon habitude : lieu/prix/qualité, en croisant plusieurs sites une fois que j’ai retenu l’hôtel. Avec un impératif cette année : loger sur les parcs, ce qui nécessite de réserver un an avant pour certains d’entre eux (Yellowstone et Monument Valley par exemple) – pas question de me faire avoir encore une fois, surtout pour le Yellowstone qui est pris d’assaut très vite. Je ferai un post à part pour récapituler les hôtels. Ah, un tuyau aussi : en prenant la carte AARP(1), j’ai fait de substantielles économies, leur tarif étant bien plus intéressant que le simple tarif senior proposé par certains hôtels.
(1)Pour les non-résidents US, la carte est un peu plus chère et valable un an seulement, mais elle est amortie très vite quand on part longtemps, ça vaut vraiment le coup. On peut même avoir des réductions, entre autres, dans les boutiques de certains Visitor Centers (nous l’avons appris sur place).
Pour les repas de midi, ce sera pique-nique tous les jours; le soir resto ou repas dans la chambre dans certains cas. Avec une vraie bonne table de temps à autre, car il en existe aux USA, ne soyons pas sectaires !
Si le voyage a été un rêve, le retour me réservera une surprise bien désagréable. Allez, j’en glisse deux mots, ça défoule. Ceux qui avaient vu mon programme lors de la préparation savent que nous avions embarqué nos cousins tant ce voyage leur avait mis des étoiles dans les yeux…. Et comme ils ne connaissent que les voyages avec tour operator, mon cousin était emballé. Et bien, son épouse, une semaine après le retour, m’a signifié dans un sms digne d'une cour d’école primaire qu’elle ne veut plus me parler. Si si ! Elle m’a trouvée trop directive (c’est vrai, c’est moi qui pilote et qui organise !!!! et jusqu’à présent, personne ne s’en était plaint). Et dire que je pensais à un petit barbecue débriefing, avec échange de photos etc., j’en suis restée baba ! Ah, voilà pourquoi ils n’avaient pas le temps pour quelques jours à la plage ! Voyons Mimi, réfléchis un peu😕. Quand je pense aux dizaines de voyages que nous avons réalisés avec des amis depuis 1974. Des dizaines, et pas toujours avec les mêmes personnes : ça dépendait du lieu, de la durée et de la date.... Quand je relis les carnets qui à l’époque restaient manuscrits, je me dis mais quels beaux souvenirs 🙂! Et bien, sur ce coup, c’est une première. En plus, nous avons adapté notre projet pour leur faire découvrir des lieux que nous aurions zappés si nous avions été seuls, sans parler des fois où, à l’inverse, nous nous sommes limités. Si j’hésite entre être verte de rage😠 ou consternée par un tel comportement, en tous cas, je suis bien peinée, disappointed. Honnêtement, avec le recul, ni mon mari ni moi n’avons encore trouvé le comment du pourquoi. Il faut dire que j’aurais dû me méfier : une personne capable de se brouiller avec nombre de ses amis, du nord au sud de la France, normalement, ça craint. Je devais manquer à son palmarès. Et être aussi naïve😇 à mon âge, ça tient de la bêtise😕 et je me donnerais volontiers des gifles. Mais il me semblait qu’avec le temps, elle s’était bonifiée. J’avais déjà lu sur le forum des histoires d’amis qui sont rentrés fâchés et je me disais mais quel gâchis, comment est-ce possible ? Maintenant, je sais. A 65 ans !!!! Fort heureusement, nous avons pu profiter de notre magnifique périple, mais c’est comme si un voile gris l’avait recouvert au retour. Je vais me consoler en regardant les photos et m’en tenir là, en essayant d’oublier le reste.
Mais je parle, je parle… Bon, j’arrête de vous lasser avec mes états d’âme. Je vous entends bien là : «Tu arrêtes, le forum n’est pas le mur des lamentations, tu nous parles de ton voyage et tu vas voir un psy pour le reste !»😉 OK, OK, Voilà l’itinéraire tel qu’il a été réalisé…. Un peu différent de ce qui était prévu… comme d’habitude ! Le roadbook propose, les voyageurs s’adaptent.

J1 – 21 mai – Voyage et arrivée LA Inutile de préciser que tout est prêt et que l’excitation est à son comble, comme toujours😏. Ah la magie des voyages ! On garde toujours cette capacité enfantine à s’émerveiller, sauf qu’on n’ose plus sauter partout par peur de se faire débarquer pour comportement suspect. Le Toulouse-Paris est à l’heure, 7h10 pétantes. Le vol est un tout petit peu agité, mais rien de bien grave.
1h40 pour la correspondance : faut pas traîner, mais ça suffit. A chaque fois, j’ai un petit doute. A Roissy, nous découvrons le gros navion qui va nous emmener Outre-Atlantique. Vu de la salle d’embarquement, il est moins impressionnant que lorsque nous l’avions vu lors de ses vols d’essais à Toulouse, en rase-motte au-dessus de nos têtes, en bout de piste.

Je pensais être subjuguée par l’intérieur, mais la configuration en petite cabines séparées par des rideaux ne donne pas idée de la grandeur de l’habitacle. Les places sont plutôt larges. En vol, je réussirai même à passer côté hublot pour rejoindre ma place, ne voulant pas réveiller le jeune dormeur côté couloir… et croyez-moi, je ne suis pas une sylphide.
Ce jeune géant est peut-être bien sympathique, mais 12h de vol sans les chaussures, ça va pas le faire. JP s’arme de toute sa délicatesse pour lui susurrer discrètement à l’oreille de remettre ses baskets. C’est toujours un peu gênant ce genre de démarche, mais vraiment, le pouvoir de séduction de ce jeune homme se trouverait accru s’il désodorisait ses chaussures de temps à autre😛.
Les repas sont tout à fait corrects :
Salade du jardinier, vinaigrette au jus d’orange et coulis de tomate
Poulet sauce au citron, boulgour aux épices OU Tortellini à la ricotta et aux épinards, sauce crémée - Dessert
Champagne en apéritif.
Le voyage est quand même bien long, avec quelques turbulences.
Il faut attendre d’être au-dessus de l’Utah pour voir autre chose que des nuages. Les photos ne donnent pas grand-chose…. 12.000 mètres, ça fait haut !
Mais nous arrivons à discerner quelques beaux paysages et à imaginer les roches rouges que nous verrons en fin de parcours dans quelques semaines.
L’arrivée à LA est abracadabrantesque.
Comme nos cousins viennent pour la première fois aux USA, pas possible de passer aux bornes automatiques – et pas question de se séparer : ils ne parlent pas un mot d’Anglais et semblent un peu perdus.
L’attente est dingue. C’est qu’un A380, ça en contient du monde ! Entre les enfants qu’ils font passer en premier (pas que les bébés) et la lenteur des agents au contrôle, ça n’avance pas. A un moment, un grand policeman black bien baraqué, comme on en voit dans les films, fait passer un groupe de soi-disant VIP. Nous avons atterri à 13h et il est plus de 16h. Là, les esprits s’échauffent un peu et, la fatigue aidant, le troupeau (nous sommes comme des bestiaux parqués devant les guichets) manifeste un peu de mauvaise humeur (quels râleurs ces Français !). On nous incite vivement à rabaisser notre caquet – pas commode le Monsieur. On s’en mettrait presque au garde-à-vous, tentés par un «Yes Sir» tonitruant. Nous allons ensuite acheter des cartes SIM pour les téléphones – ça prend du temps aussi : pas facile de comprendre quelle est la meilleure solution. Notre choix s’est avéré nul et coûteux par rapport à l’année dernière.
Si j’ai une leçon à retenir (et si je peux me permettre, un conseil à donner) : surtout, régler ce problème avant de partir. Chacun trouvera ce qui lui convient auprès de son opérateur. Le nôtre - que je ne nommerai pas – ne proposait rien d’intéressant.
On arrive enfin à récupérer la voiture. Oups ! J’ai payé avec ma carte Gold (pour les assurances) et le conducteur est JP. Quant à moi, je n’ai pas mon permis de conduire. Erreur de débutant🤪 d’une voyageuse qui se croyait sinon confirmée du moins avisée et prévenue. C’est utile une check-list, n’est-ce-pas ? A condition de bien la vérifier au moment de partir😉. Grrrr ! Avis nous arrange ça sans problème et nous découvrons ce qui sera un peu notre deuxième maison dans les semaines à venir ! Une Toyota Sequoia géante…. Avec un marchepied pour que je puisse monter. Ceux qui m’ont déjà lue savent que moi, j’escalade ce genre de voiture vu ma taille. C’est parti dans les embouteillages pour rejoindre l’hôtel à Hollywood : le Coral Sands Motel, où nous arrivons à presque 19h. Vous savez compter : cela fait 6 heures que nous sommes à LA ! Il va sans dire que nous sommes KO debout. La visite à l’Observatoire Griffith où nous devions dîner avec des amis d’amis (ceux qui étaient avec nous au Canada et en Louisiane) passe à la trappe. Nous nous croiserons, à un jour près dans la Death Valley. Tant pis, nous ferons connaissance à Paris pour échanger nos souvenirs. Nous dînons au Burger du coin et filons au dodo.
Je me lance donc sur cette 3e virée dans le Wild Wild West avec une question:
Est-il possible de s’éclater sans randonner (ou si peu) dans l’Ouest US ? YEP !😎 Et bien oui, on peut se faire rêver sans randonner ! Nous (plus très jeunes - 65 à 70 ans) :
- mon mari, JP, atteint d’une très méchante maladie, mais supportant bien un lourd traitement,
- moi, plus très gaillarde - l’ai-je vraiment été un jour ? pas sûr, en tous cas jamais grande randonneuse (j'ai abusé un peu en écrivant, mais les vraies randos remontent à tellement longtemps qu'il y a prescription).😉 - mon cousin et son épouse (ne vous étonnez pas de me voir les zapper dans le carnet : c’est pour ma sérénité😕).
Il suffira de s’adapter tout en admettant ses limites physiques. Les connaître, ses limites, c’est une chose; les admettre, c’est une autre histoire, et je l’apprendrai à mes dépens🤪 en cours de voyage, mais nous verrons ça plus tard. Quant à mon JP bien fatigué, il s’est avéré le plus vaillant de l’équipe.
Toujours aussi attirée par l’Ouest US (ouf, JP aussi !), j’avais quelques itinéraires sous le coude. Entre les nouvelles découvertes, les endroits que nous voulions approfondir, il y avait matière! Après moult réflexions, mon chéri et moi sommes tombés d’accord pour regrouper deux projets et rallonger le voyage. Après tout, nous avons le temps, et ça économise une traversée de l’Atlantique.
Ce sera une grande boucle LA/LA d’environ 10.000 km à travers pas moins de 8 états. Nous préférons rajouter une journée de plus et repartir de LA. Comme le vol est direct, nous savons par expérience qu’une journée de route nous fatigue moins que les longues escales, ce qui aurait été le cas si nous étions repartis de Vegas.
Du rêve hollywoodien à la folie de Vegas, en passant par - les régions les plus arides et parmi les plus chaudes de la planète dans la Vallée de la Mort, - les territoires indiens de l’Arizona (Monument Valley), - les Montagnes Rocheuses, et les pics enneigés du Colorado flirtant avec les 4000 m, - les Blacks Hills du Dakota du Sud, avec leurs collines sculptées et leurs « Badlands » (mauvaises terres), - le Wyoming dont nous avons rêvé de traverser à cheval les vastes plaines aux herbes sauvages, avec son merveilleux parc, le Yellowstone, - les roches flamboyantes de l’Utah, où l’on s’attend à chaque instant à voir surgir un indien emplumé.
Nous parcourrons des routes panoramiques parmi les plus belles d’Amérique du Nord, la Pacific Highway étant considérée quant à elle comme une des plus belles du monde. Partout, le vieux Far West sera présent avec ses villes cow boy et ses traces indiennes.
Comme nous savons que ce sera sûrement l’un de nos derniers vraiment grands voyages, je le veux topissime et je passerai des journées (des nuits parfois) à peaufiner l’itinéraire, glanant ici et là de précieuses informations et des conseils judicieux. Soyez-en remerciés mes cher(e)s confrères «forumers» de Roadtrippin et Voyage Forum.
Certaines étapes seront peut-être un peu longues, mais elles ne seront pas nombreuses. Nous aurons des plages de repos et nous pourrons prendre notre temps pour profiter de tout.
Nous avons prévu de sortir (un peu) des routes goudronnées et je préfère être sûre de notre véhicule. Nous louons donc un 4x4 chez Avis. J’ai obtenu un prix plus intéressant que toutes les simulations que j’avais faites sur la toile en les appelant directement. Au retour, il s’avère que des frais supplémentaires ont été facturés (une cinquantaine de dollars), et ils me seront remboursés rubis sur l’ongle sur simple appel téléphonique. Le Toyota Sequoia que nous récupérons à LA s’avèrera un compagnon sympa du début à la fin. Le pauvre aura bien mauvaise mine au retour. Comme en esthétique, voici la bête avant et après,
sauf que là, c’est l’inverse quant au résultat.Pour les réservations d’hôtel, j’ai procédé comme à mon habitude : lieu/prix/qualité, en croisant plusieurs sites une fois que j’ai retenu l’hôtel. Avec un impératif cette année : loger sur les parcs, ce qui nécessite de réserver un an avant pour certains d’entre eux (Yellowstone et Monument Valley par exemple) – pas question de me faire avoir encore une fois, surtout pour le Yellowstone qui est pris d’assaut très vite. Je ferai un post à part pour récapituler les hôtels. Ah, un tuyau aussi : en prenant la carte AARP(1), j’ai fait de substantielles économies, leur tarif étant bien plus intéressant que le simple tarif senior proposé par certains hôtels.
(1)Pour les non-résidents US, la carte est un peu plus chère et valable un an seulement, mais elle est amortie très vite quand on part longtemps, ça vaut vraiment le coup. On peut même avoir des réductions, entre autres, dans les boutiques de certains Visitor Centers (nous l’avons appris sur place).
Pour les repas de midi, ce sera pique-nique tous les jours; le soir resto ou repas dans la chambre dans certains cas. Avec une vraie bonne table de temps à autre, car il en existe aux USA, ne soyons pas sectaires !
Si le voyage a été un rêve, le retour me réservera une surprise bien désagréable. Allez, j’en glisse deux mots, ça défoule. Ceux qui avaient vu mon programme lors de la préparation savent que nous avions embarqué nos cousins tant ce voyage leur avait mis des étoiles dans les yeux…. Et comme ils ne connaissent que les voyages avec tour operator, mon cousin était emballé. Et bien, son épouse, une semaine après le retour, m’a signifié dans un sms digne d'une cour d’école primaire qu’elle ne veut plus me parler. Si si ! Elle m’a trouvée trop directive (c’est vrai, c’est moi qui pilote et qui organise !!!! et jusqu’à présent, personne ne s’en était plaint). Et dire que je pensais à un petit barbecue débriefing, avec échange de photos etc., j’en suis restée baba ! Ah, voilà pourquoi ils n’avaient pas le temps pour quelques jours à la plage ! Voyons Mimi, réfléchis un peu😕. Quand je pense aux dizaines de voyages que nous avons réalisés avec des amis depuis 1974. Des dizaines, et pas toujours avec les mêmes personnes : ça dépendait du lieu, de la durée et de la date.... Quand je relis les carnets qui à l’époque restaient manuscrits, je me dis mais quels beaux souvenirs 🙂! Et bien, sur ce coup, c’est une première. En plus, nous avons adapté notre projet pour leur faire découvrir des lieux que nous aurions zappés si nous avions été seuls, sans parler des fois où, à l’inverse, nous nous sommes limités. Si j’hésite entre être verte de rage😠 ou consternée par un tel comportement, en tous cas, je suis bien peinée, disappointed. Honnêtement, avec le recul, ni mon mari ni moi n’avons encore trouvé le comment du pourquoi. Il faut dire que j’aurais dû me méfier : une personne capable de se brouiller avec nombre de ses amis, du nord au sud de la France, normalement, ça craint. Je devais manquer à son palmarès. Et être aussi naïve😇 à mon âge, ça tient de la bêtise😕 et je me donnerais volontiers des gifles. Mais il me semblait qu’avec le temps, elle s’était bonifiée. J’avais déjà lu sur le forum des histoires d’amis qui sont rentrés fâchés et je me disais mais quel gâchis, comment est-ce possible ? Maintenant, je sais. A 65 ans !!!! Fort heureusement, nous avons pu profiter de notre magnifique périple, mais c’est comme si un voile gris l’avait recouvert au retour. Je vais me consoler en regardant les photos et m’en tenir là, en essayant d’oublier le reste.
Mais je parle, je parle… Bon, j’arrête de vous lasser avec mes états d’âme. Je vous entends bien là : «Tu arrêtes, le forum n’est pas le mur des lamentations, tu nous parles de ton voyage et tu vas voir un psy pour le reste !»😉 OK, OK, Voilà l’itinéraire tel qu’il a été réalisé…. Un peu différent de ce qui était prévu… comme d’habitude ! Le roadbook propose, les voyageurs s’adaptent.

J1 – 21 mai – Voyage et arrivée LA Inutile de préciser que tout est prêt et que l’excitation est à son comble, comme toujours😏. Ah la magie des voyages ! On garde toujours cette capacité enfantine à s’émerveiller, sauf qu’on n’ose plus sauter partout par peur de se faire débarquer pour comportement suspect. Le Toulouse-Paris est à l’heure, 7h10 pétantes. Le vol est un tout petit peu agité, mais rien de bien grave.
1h40 pour la correspondance : faut pas traîner, mais ça suffit. A chaque fois, j’ai un petit doute. A Roissy, nous découvrons le gros navion qui va nous emmener Outre-Atlantique. Vu de la salle d’embarquement, il est moins impressionnant que lorsque nous l’avions vu lors de ses vols d’essais à Toulouse, en rase-motte au-dessus de nos têtes, en bout de piste.

Je pensais être subjuguée par l’intérieur, mais la configuration en petite cabines séparées par des rideaux ne donne pas idée de la grandeur de l’habitacle. Les places sont plutôt larges. En vol, je réussirai même à passer côté hublot pour rejoindre ma place, ne voulant pas réveiller le jeune dormeur côté couloir… et croyez-moi, je ne suis pas une sylphide.
Ce jeune géant est peut-être bien sympathique, mais 12h de vol sans les chaussures, ça va pas le faire. JP s’arme de toute sa délicatesse pour lui susurrer discrètement à l’oreille de remettre ses baskets. C’est toujours un peu gênant ce genre de démarche, mais vraiment, le pouvoir de séduction de ce jeune homme se trouverait accru s’il désodorisait ses chaussures de temps à autre😛.
Les repas sont tout à fait corrects :
Salade du jardinier, vinaigrette au jus d’orange et coulis de tomate
Poulet sauce au citron, boulgour aux épices OU Tortellini à la ricotta et aux épinards, sauce crémée - Dessert
Champagne en apéritif.
Le voyage est quand même bien long, avec quelques turbulences.Il faut attendre d’être au-dessus de l’Utah pour voir autre chose que des nuages. Les photos ne donnent pas grand-chose…. 12.000 mètres, ça fait haut !
Mais nous arrivons à discerner quelques beaux paysages et à imaginer les roches rouges que nous verrons en fin de parcours dans quelques semaines.
L’arrivée à LA est abracadabrantesque.
Comme nos cousins viennent pour la première fois aux USA, pas possible de passer aux bornes automatiques – et pas question de se séparer : ils ne parlent pas un mot d’Anglais et semblent un peu perdus.L’attente est dingue. C’est qu’un A380, ça en contient du monde ! Entre les enfants qu’ils font passer en premier (pas que les bébés) et la lenteur des agents au contrôle, ça n’avance pas. A un moment, un grand policeman black bien baraqué, comme on en voit dans les films, fait passer un groupe de soi-disant VIP. Nous avons atterri à 13h et il est plus de 16h. Là, les esprits s’échauffent un peu et, la fatigue aidant, le troupeau (nous sommes comme des bestiaux parqués devant les guichets) manifeste un peu de mauvaise humeur (quels râleurs ces Français !). On nous incite vivement à rabaisser notre caquet – pas commode le Monsieur. On s’en mettrait presque au garde-à-vous, tentés par un «Yes Sir» tonitruant. Nous allons ensuite acheter des cartes SIM pour les téléphones – ça prend du temps aussi : pas facile de comprendre quelle est la meilleure solution. Notre choix s’est avéré nul et coûteux par rapport à l’année dernière.
Si j’ai une leçon à retenir (et si je peux me permettre, un conseil à donner) : surtout, régler ce problème avant de partir. Chacun trouvera ce qui lui convient auprès de son opérateur. Le nôtre - que je ne nommerai pas – ne proposait rien d’intéressant.
On arrive enfin à récupérer la voiture. Oups ! J’ai payé avec ma carte Gold (pour les assurances) et le conducteur est JP. Quant à moi, je n’ai pas mon permis de conduire. Erreur de débutant🤪 d’une voyageuse qui se croyait sinon confirmée du moins avisée et prévenue. C’est utile une check-list, n’est-ce-pas ? A condition de bien la vérifier au moment de partir😉. Grrrr ! Avis nous arrange ça sans problème et nous découvrons ce qui sera un peu notre deuxième maison dans les semaines à venir ! Une Toyota Sequoia géante…. Avec un marchepied pour que je puisse monter. Ceux qui m’ont déjà lue savent que moi, j’escalade ce genre de voiture vu ma taille. C’est parti dans les embouteillages pour rejoindre l’hôtel à Hollywood : le Coral Sands Motel, où nous arrivons à presque 19h. Vous savez compter : cela fait 6 heures que nous sommes à LA ! Il va sans dire que nous sommes KO debout. La visite à l’Observatoire Griffith où nous devions dîner avec des amis d’amis (ceux qui étaient avec nous au Canada et en Louisiane) passe à la trappe. Nous nous croiserons, à un jour près dans la Death Valley. Tant pis, nous ferons connaissance à Paris pour échanger nos souvenirs. Nous dînons au Burger du coin et filons au dodo.
Bonjour à tous 🙂.
Je viens poster ici car j'aimerais savoir quelles sont les raisons pour lesquelles vous aimez prendre l'avion? (ou bien celles qui font que vous n'aimez pas ;) )
Je suis en train d'écrire un texte la dessus et aimerais bien y joindre quelques témoignages autres que le mien !
Merci :)
Je viens poster ici car j'aimerais savoir quelles sont les raisons pour lesquelles vous aimez prendre l'avion? (ou bien celles qui font que vous n'aimez pas ;) )
Je suis en train d'écrire un texte la dessus et aimerais bien y joindre quelques témoignages autres que le mien !
Merci :)
Bonjour,
Cela fait une semaine que nous sommes revenus de notre périple américain et j'ai toujours du mal à revenir sur terre. Alors peut-être qu'en mettant par écrit tous mes beaux souvenirs, je revivrai un peu notre voyage ?? Nous, c'est Nico (mon mari, 40 ans cette année), mes 2 filles (13 et bientôt 9 ans) et moi, 43 ans. Nous ne sommes pas du tout de grands voyageurs internationaux préférant bien connaître la France (enfin, nous ne pensions pas l'être, mais notre voyage nous a tellement plu que nous reverrons sûrement nos prochaines destinations 😉). Mais cette année, Nico fête donc ses 40 ans, et nous allons aussi fêter nos 10 ans de mariage. Alors, c'est l'année où tout est permis. La décision est donc prise l'année dernière de nous lancer dans ce voyage (après avoir fait une estimation de notre budget). Une grande mission m'attend donc : lire tous vos carnets, vos conseils... Je prends des notes de tous les côtés, lis aussi les conseils "hôtels" sur tripadvisor et commence à mettre en place le circuit. Avec vos récits et vos photos, j'ai déjà l'impression de voyager avant l'heure : MERCI !
Nous prenons nos billets d'avion en novembre et "offrons" le voyage aux filles à Noël. Elles n'en reviennent pas (elles pensaient que si nous ne partions pas au ski cette année, c'était pour refaire la cuisine :-)). Quelle surprise pour elles ! Elles sont ravies et les larmes de joie ne sont pas loin.
Voici notre circuit : Dimanche 5 juillet : Lyon -> Francfort -> Los Angeles Lundi 6 juillet : Los Angeles Mardi 7 juillet : Los Angeles -> Kingman Merc. 8 juillet : Kingman -> Grand Canyon Jeudi 9 juillet : Grand Canyon -> Page Vendredi 10 juillet : Page -> Monument Valley Samedi 11 juillet : Monument Valley -> Moab Dimanche 12 juillet : Moab Lundi 13 juillet : Moab -> Bryce Canyon Mardi 14 juillet : Bryce canyon Merc. 15 juillet : Bryce canyon -> Las Vegas Jeudi 16 juillet : Las Vegas Vendredi 17 juillet : Las Vegas -> Death Valley Samedi 18 juillet : Death Valley -> Lee Vining Dimanche 19 juillet : Lee Vining -> Yosemite (El Portal) Lundi 20 juillet : Yosemite Park Mardi 21 juillet : El Portal -> San Francisco Merc. 22 juillet : San Francisco Jeudi 23 juillet : San Francisco -> Francfort -> Lyon
Nous avons essayé de faite un circuit pur tous les goûts (nature et rando pour les grands) et quelques villes pour les plus jeunes (même si elles ont aussi adoré les parcs et les grands espaces). Des coups de cœur, de l'émerveillement, des choses moins bien mais toujours des surprises et un retour avec des étoiles plein les yeux (au moins autant que sur le drapeau US) : voilà ce qui pourrait résumer notre voyage. Les détails dans les prochaines messages...
Cela fait une semaine que nous sommes revenus de notre périple américain et j'ai toujours du mal à revenir sur terre. Alors peut-être qu'en mettant par écrit tous mes beaux souvenirs, je revivrai un peu notre voyage ?? Nous, c'est Nico (mon mari, 40 ans cette année), mes 2 filles (13 et bientôt 9 ans) et moi, 43 ans. Nous ne sommes pas du tout de grands voyageurs internationaux préférant bien connaître la France (enfin, nous ne pensions pas l'être, mais notre voyage nous a tellement plu que nous reverrons sûrement nos prochaines destinations 😉). Mais cette année, Nico fête donc ses 40 ans, et nous allons aussi fêter nos 10 ans de mariage. Alors, c'est l'année où tout est permis. La décision est donc prise l'année dernière de nous lancer dans ce voyage (après avoir fait une estimation de notre budget). Une grande mission m'attend donc : lire tous vos carnets, vos conseils... Je prends des notes de tous les côtés, lis aussi les conseils "hôtels" sur tripadvisor et commence à mettre en place le circuit. Avec vos récits et vos photos, j'ai déjà l'impression de voyager avant l'heure : MERCI !
Nous prenons nos billets d'avion en novembre et "offrons" le voyage aux filles à Noël. Elles n'en reviennent pas (elles pensaient que si nous ne partions pas au ski cette année, c'était pour refaire la cuisine :-)). Quelle surprise pour elles ! Elles sont ravies et les larmes de joie ne sont pas loin.
Voici notre circuit : Dimanche 5 juillet : Lyon -> Francfort -> Los Angeles Lundi 6 juillet : Los Angeles Mardi 7 juillet : Los Angeles -> Kingman Merc. 8 juillet : Kingman -> Grand Canyon Jeudi 9 juillet : Grand Canyon -> Page Vendredi 10 juillet : Page -> Monument Valley Samedi 11 juillet : Monument Valley -> Moab Dimanche 12 juillet : Moab Lundi 13 juillet : Moab -> Bryce Canyon Mardi 14 juillet : Bryce canyon Merc. 15 juillet : Bryce canyon -> Las Vegas Jeudi 16 juillet : Las Vegas Vendredi 17 juillet : Las Vegas -> Death Valley Samedi 18 juillet : Death Valley -> Lee Vining Dimanche 19 juillet : Lee Vining -> Yosemite (El Portal) Lundi 20 juillet : Yosemite Park Mardi 21 juillet : El Portal -> San Francisco Merc. 22 juillet : San Francisco Jeudi 23 juillet : San Francisco -> Francfort -> Lyon
Nous avons essayé de faite un circuit pur tous les goûts (nature et rando pour les grands) et quelques villes pour les plus jeunes (même si elles ont aussi adoré les parcs et les grands espaces). Des coups de cœur, de l'émerveillement, des choses moins bien mais toujours des surprises et un retour avec des étoiles plein les yeux (au moins autant que sur le drapeau US) : voilà ce qui pourrait résumer notre voyage. Les détails dans les prochaines messages...
Un voyage organisé en 16 jours, effectué à une belle période au Myanmar cad janvier-février 2018.
Circuit somme toute classique: Yangoon, lac inle, Bagan, Mandalay
Circuit somme toute classique: Yangoon, lac inle, Bagan, Mandalay
Bonjour,
J'aimerais savoir si vous avez déjà été déçu(e) d'un voyage, par rapport à ce que vous en attiendiez, ce que vous aviez lu ou de ce qu'on vous avait dit avant de partir ?
Je veux parler uniquement de la destination et non pas déçu parce qu'il a plu, parce qu'on a volé vos papiers, parce que vous avez malade... ou autre question "pratique".
J'aimerais savoir si vous avez déjà été déçu(e) d'un voyage, par rapport à ce que vous en attiendiez, ce que vous aviez lu ou de ce qu'on vous avait dit avant de partir ?
Je veux parler uniquement de la destination et non pas déçu parce qu'il a plu, parce qu'on a volé vos papiers, parce que vous avez malade... ou autre question "pratique".
Bonjour à tous,
Nous sommes partis un mois pour un circuit classique dans l'ouest, à 4, dont 2 enfants de 7 et 10 ans. Je me suis beaucoup inspirée de ce forum (et d'autres comme ouestusa, vazyvite, roadtrippin, sunset boulevard...) pour préparer ce voyage, j'ai posé quelques questions auxquelles on a bien gentiment répondu, et voilà... un grand merci à tous ceux qui aident les "nouveaux", vos conseils permettent de faire des choix ou de nous entrainer dans des découvertes qu'on aurait pas fait seuls!
Je ne vais pas faire de carnet de voyage, juste un petit résumé, mais n'hésitez pas, si je peux à mon tour aider, ça sera avec grand plaisir.
4 nuits à Los Angeles: très bien, on découvre l'Amérique des films. On a pris une journée pour Hollywood boulevard et Santa Monica, une journée pour les studios universals (un vendredi, 5 min d'attente maxi), une journée pour beverly hills, rodéo drive et Venice Beach.
Durant tout le séjour, on a essayé de "varier" les plaisirs pour que les vacances conviennent à tous: des visites, des baignades, des randos sympas...
3 nuits à Las Vegas: le choc pour mon mari (c'est moi qui ai préparé le voyage)!! Il a fait TRES chaud, et j'avais beau le savoir, c'est autre chose de le vivre! J'avais réservé l'hotel Mirage, très bien avec une piscine extraordinaire (et de l'ombre!). Ca a plu à tout le monde, la visite des hotels grandioses, la piscine, les boutiques coca et m et m's , et surtout le spectacle KA du cirque du soleil: j'en ai encore des frissons!
1 nuit à Springdale pour ZION: superbe park, comme il faisait très chaud on a fait la rando des narrows les pieds (et plus, tout le monde a fini trempé!) dans l'eau. C'était génial, les enfants en parlent encore, on était en baskets, on a marché environ 3 h dans la rivière. On a séché sur le chemin du retour!
2 nuits à BRYCE CANYON au ruby's inn: très beau park, un de mes préférés. On a fait navajo loop et queens garden trail (la remontée fut difficile avec la chaleur), et bristlecone loop trail, très sympa. On a aussi parcouru une bonne partie de la rim à pieds.
1 nuit à Torrey pour CAPITOL REEF: belle route 12 pour arriver à Torrey. On a fait la rando hickman Bridge, visiter l'école et pique niqué à l'oasis de Fruita. On a parcouru en voiture la scenic Drive. Visite trop rapide de ce park, mais il faut faire des choix!!!
3 nuits à MOAB: de Torrey à Moab, on s'est arreté à Goblin valley, très sympa et rigolo pour les enfants qui s'amusent à grimper sur les champignons. Mais encore une fois, il faisait tellement chaud qu'on n'est pas resté longtemps. On A ADORE la rando little Wild Horse canyon: marcher à l'ombre dans ce petit canyon tout étroit, où il faut escalader un peu, a plu à toute la famille. On n'a pas fait la boucle complète, on est revenu par le meme chemin.
On a beaucoup aimé Moab, petite ville sympa, avec sa rue et ses boutiques de souvenirs.
Notre parc préféré: ARCHES. On a fait notre rando la plus longue et difficile: devils garden trail avec retour par primitive trail, plus de 12 km, mais QUEL SPECTACLE!! Pour info, on est parti assez tot le matin, vers 7 h, avec 12 litres d'eau pour 4, un pique-nique, les enfants portaient aussi un peu. Ca a tout juste suffit!! La chaleur fait boire beaucoup, on ne se rend pas bien compte avant d'y être. Superbe rando, des arches magnifiques, des passages acrobatiques, il ne faut pas avoir le vertige, on a adoré! Pour une fois, les enfants étaient ravis de marcher!
On est retourné à Arches plusieurs fois en fin d'apres midi: on a visité le reste du parc en faisant des courtes balades qui mènent aux arches. On n'a pas fait Delicate Arch par manque de temps, on s'est contenté des points de vue.
DEAD HORSE POINT: des points de vue exceptionnels, on se sent tout petit. On aurait aimé avoir plus de temps pour faire quelques marches le long de la rim, ou louer des vélos car le parc est aménagé.
CANYONLAND: vu trop vite par manque de temps, on a fait les points de vues, c'est grandiose.
On a fait 1/2 journée de rafting tres cool sur le colorado: bof pour les adultes, sympa pour les enfants qui se sont baignés presque tout le temps.
1nuit à MONUMENT VALLEY: pas de chance, arrivée en fin d'après midi pour visiter le parc au coucher du soleil mais le temps s'est couvert, tout était gris, il a plu, bref l'horreur!! On a donc reporté la visite au lendemain matin. Le temps était meilleur (pas de pluie) mais il faisait gris et sombre. La piste est pas mal défoncée meme pour un SUV. Un peu déçue, mais j'airelativisé: c'est déjà bien d'y etre!
On a fait aussi gooseneck, tres beau point de vue.
2 nuits à PAGE: upper antelop canyon à midi, très beau mais bcp de monde. Les enfants n'ont pas trop aimé, il ne fallait pas bouger, attendre les groupes... Baignade dans le lake Powell: super, eau tres chaude! Visite du barrage, c'est super impressionnant et très intéressant meme pour les enfants. On a été à Lee Ferry, on a fait la rando CATHEDRAL WASH: super!! Il faut souvent chercher son chemin, c'est tres impressionnant, tres sympa et on arrive sur le colorado. On a bcp aimé! Visite de Horseshoe bend, vertigineux.
1 nuit au GRAND CANYON: On n'a pas eu de chance avec le temps, comme à Monument Valley. IL y avait tellement de brouillard qu'on ne voyait presque rien. Le temps s'est un peu levé l'après midi, mais pas de coucher de soleil, ni de lever le lendemain car meme temps plus la pluie! Tous les vols annulés! ON a marché le long de la rim sur environ 5 km avant d'abandonner et de reprendre le shuttle tellement il pleuvait! On a du acheter des cartes postales car aucune photo!
1 nuit à Williams: on est arrivé tot dans la ville car on a quitté le grand canyon plus rapidement que prévu. On a donc pris le temps de visiter cette petite ville très sympa, de jolies boutiques, et un spectacle de cow boys le soir dans la rue.
1 nuit à Las Vegas: retour sur las Vegas par la route 66 avec des arrêts tout le long. C'était très sympa, les enfants ont bcp aimé, et nous aussi! A Las Vegas, on a réservé le golden nuggets sur Fremont Street: très sympa, les enfants ont adoré la piscine et son aquarium géant, le toboggan d'enfer! On a bien aimé l'ambiance sur Fremont Street, et les spectacles de lumières sur sa voute.
1 journée de route pour rejoindre Visalia, tout le monde a dormi, sauf le conducteur!
1 nuit à SEQUOIA et KINGS CANYON: très beau park, retour de la fraicheur, de jolies ballades faciles à faire au milieu de ces géants.
4 nuits SAN FRANCISCO: arret sur la route à Gilroy pour les outlets. On a tous adoré San francisco, on a acheté le pass 3 jours pour les transports en commun, on a dons pris le cable car au moins 12 fois!!! Les déplacements sont super faciles. Visite d'alcatraz, à faire absolumment, génial! Fisherman warf, sympa et tres touristique. Le golden gate bridge union square les peintures murales du quartier mission... et pleins d'autres choses!
BILAN
superbe voyage, préparé depuis plus d'un an, un rêve d'enfance qui se réalise, qui a plu à tous, petits et grands. Une Amérique comme dans les films, démesurée, des gens courtois, disponibles et curieux, des paysages uniques et fabuleux. Seule moi connaissait un peu d'anglais, mais cela n'a pas posé problème.
Bien sur, nous sommes de simples touristes, et nous n'avons vu qu'une facette de cet immense pays (le nombre de personnes agées qui travaillent nous a beaucoup surpris et meme choqués), mais les vacances c'est avant tout vivre des reves et on n'a pas été déçu!
Encore merci pour tout, et si je peux maintenant donner quelques conseils à ceux qui le demandent, ce sera avec plaisir.
Nous sommes partis un mois pour un circuit classique dans l'ouest, à 4, dont 2 enfants de 7 et 10 ans. Je me suis beaucoup inspirée de ce forum (et d'autres comme ouestusa, vazyvite, roadtrippin, sunset boulevard...) pour préparer ce voyage, j'ai posé quelques questions auxquelles on a bien gentiment répondu, et voilà... un grand merci à tous ceux qui aident les "nouveaux", vos conseils permettent de faire des choix ou de nous entrainer dans des découvertes qu'on aurait pas fait seuls!
Je ne vais pas faire de carnet de voyage, juste un petit résumé, mais n'hésitez pas, si je peux à mon tour aider, ça sera avec grand plaisir.
4 nuits à Los Angeles: très bien, on découvre l'Amérique des films. On a pris une journée pour Hollywood boulevard et Santa Monica, une journée pour les studios universals (un vendredi, 5 min d'attente maxi), une journée pour beverly hills, rodéo drive et Venice Beach.
Durant tout le séjour, on a essayé de "varier" les plaisirs pour que les vacances conviennent à tous: des visites, des baignades, des randos sympas...
3 nuits à Las Vegas: le choc pour mon mari (c'est moi qui ai préparé le voyage)!! Il a fait TRES chaud, et j'avais beau le savoir, c'est autre chose de le vivre! J'avais réservé l'hotel Mirage, très bien avec une piscine extraordinaire (et de l'ombre!). Ca a plu à tout le monde, la visite des hotels grandioses, la piscine, les boutiques coca et m et m's , et surtout le spectacle KA du cirque du soleil: j'en ai encore des frissons!
1 nuit à Springdale pour ZION: superbe park, comme il faisait très chaud on a fait la rando des narrows les pieds (et plus, tout le monde a fini trempé!) dans l'eau. C'était génial, les enfants en parlent encore, on était en baskets, on a marché environ 3 h dans la rivière. On a séché sur le chemin du retour!
2 nuits à BRYCE CANYON au ruby's inn: très beau park, un de mes préférés. On a fait navajo loop et queens garden trail (la remontée fut difficile avec la chaleur), et bristlecone loop trail, très sympa. On a aussi parcouru une bonne partie de la rim à pieds.
1 nuit à Torrey pour CAPITOL REEF: belle route 12 pour arriver à Torrey. On a fait la rando hickman Bridge, visiter l'école et pique niqué à l'oasis de Fruita. On a parcouru en voiture la scenic Drive. Visite trop rapide de ce park, mais il faut faire des choix!!!
3 nuits à MOAB: de Torrey à Moab, on s'est arreté à Goblin valley, très sympa et rigolo pour les enfants qui s'amusent à grimper sur les champignons. Mais encore une fois, il faisait tellement chaud qu'on n'est pas resté longtemps. On A ADORE la rando little Wild Horse canyon: marcher à l'ombre dans ce petit canyon tout étroit, où il faut escalader un peu, a plu à toute la famille. On n'a pas fait la boucle complète, on est revenu par le meme chemin.
On a beaucoup aimé Moab, petite ville sympa, avec sa rue et ses boutiques de souvenirs.
Notre parc préféré: ARCHES. On a fait notre rando la plus longue et difficile: devils garden trail avec retour par primitive trail, plus de 12 km, mais QUEL SPECTACLE!! Pour info, on est parti assez tot le matin, vers 7 h, avec 12 litres d'eau pour 4, un pique-nique, les enfants portaient aussi un peu. Ca a tout juste suffit!! La chaleur fait boire beaucoup, on ne se rend pas bien compte avant d'y être. Superbe rando, des arches magnifiques, des passages acrobatiques, il ne faut pas avoir le vertige, on a adoré! Pour une fois, les enfants étaient ravis de marcher!
On est retourné à Arches plusieurs fois en fin d'apres midi: on a visité le reste du parc en faisant des courtes balades qui mènent aux arches. On n'a pas fait Delicate Arch par manque de temps, on s'est contenté des points de vue.
DEAD HORSE POINT: des points de vue exceptionnels, on se sent tout petit. On aurait aimé avoir plus de temps pour faire quelques marches le long de la rim, ou louer des vélos car le parc est aménagé.
CANYONLAND: vu trop vite par manque de temps, on a fait les points de vues, c'est grandiose.
On a fait 1/2 journée de rafting tres cool sur le colorado: bof pour les adultes, sympa pour les enfants qui se sont baignés presque tout le temps.
1nuit à MONUMENT VALLEY: pas de chance, arrivée en fin d'après midi pour visiter le parc au coucher du soleil mais le temps s'est couvert, tout était gris, il a plu, bref l'horreur!! On a donc reporté la visite au lendemain matin. Le temps était meilleur (pas de pluie) mais il faisait gris et sombre. La piste est pas mal défoncée meme pour un SUV. Un peu déçue, mais j'airelativisé: c'est déjà bien d'y etre!
On a fait aussi gooseneck, tres beau point de vue.
2 nuits à PAGE: upper antelop canyon à midi, très beau mais bcp de monde. Les enfants n'ont pas trop aimé, il ne fallait pas bouger, attendre les groupes... Baignade dans le lake Powell: super, eau tres chaude! Visite du barrage, c'est super impressionnant et très intéressant meme pour les enfants. On a été à Lee Ferry, on a fait la rando CATHEDRAL WASH: super!! Il faut souvent chercher son chemin, c'est tres impressionnant, tres sympa et on arrive sur le colorado. On a bcp aimé! Visite de Horseshoe bend, vertigineux.
1 nuit au GRAND CANYON: On n'a pas eu de chance avec le temps, comme à Monument Valley. IL y avait tellement de brouillard qu'on ne voyait presque rien. Le temps s'est un peu levé l'après midi, mais pas de coucher de soleil, ni de lever le lendemain car meme temps plus la pluie! Tous les vols annulés! ON a marché le long de la rim sur environ 5 km avant d'abandonner et de reprendre le shuttle tellement il pleuvait! On a du acheter des cartes postales car aucune photo!
1 nuit à Williams: on est arrivé tot dans la ville car on a quitté le grand canyon plus rapidement que prévu. On a donc pris le temps de visiter cette petite ville très sympa, de jolies boutiques, et un spectacle de cow boys le soir dans la rue.
1 nuit à Las Vegas: retour sur las Vegas par la route 66 avec des arrêts tout le long. C'était très sympa, les enfants ont bcp aimé, et nous aussi! A Las Vegas, on a réservé le golden nuggets sur Fremont Street: très sympa, les enfants ont adoré la piscine et son aquarium géant, le toboggan d'enfer! On a bien aimé l'ambiance sur Fremont Street, et les spectacles de lumières sur sa voute.
1 journée de route pour rejoindre Visalia, tout le monde a dormi, sauf le conducteur!
1 nuit à SEQUOIA et KINGS CANYON: très beau park, retour de la fraicheur, de jolies ballades faciles à faire au milieu de ces géants.
4 nuits SAN FRANCISCO: arret sur la route à Gilroy pour les outlets. On a tous adoré San francisco, on a acheté le pass 3 jours pour les transports en commun, on a dons pris le cable car au moins 12 fois!!! Les déplacements sont super faciles. Visite d'alcatraz, à faire absolumment, génial! Fisherman warf, sympa et tres touristique. Le golden gate bridge union square les peintures murales du quartier mission... et pleins d'autres choses!
BILAN
superbe voyage, préparé depuis plus d'un an, un rêve d'enfance qui se réalise, qui a plu à tous, petits et grands. Une Amérique comme dans les films, démesurée, des gens courtois, disponibles et curieux, des paysages uniques et fabuleux. Seule moi connaissait un peu d'anglais, mais cela n'a pas posé problème.
Bien sur, nous sommes de simples touristes, et nous n'avons vu qu'une facette de cet immense pays (le nombre de personnes agées qui travaillent nous a beaucoup surpris et meme choqués), mais les vacances c'est avant tout vivre des reves et on n'a pas été déçu!
Encore merci pour tout, et si je peux maintenant donner quelques conseils à ceux qui le demandent, ce sera avec plaisir.
A la demande de VILCANOTA .... 😉, et vu que mon humeur s'est retrouvé beaucoup plus joyeuse aprés la rencontre de Marseille, trop bien ......, j'officialise une nouvelle rencontre sur Nice le Samedi 3 décembre ......
Pour à nouveau échanger dans le calme, et également s'amuser un peu, je vais faire " classique " comme en décembre 2004, prévoir une rencontre en début d'aprés midi avec un RDV à l'hôtel le Petit Palais où on se trouve bien pour pouvoir discuter de notre passion en toute décontraction, libre à certains membres de se retrouver en petits comités pour déjeuner auparavant ..... on prévoiera un petit goûter quand même, et puis une sortie au restau le soir, certainement de nouveau à la cigale orientale qui avait ravi bon nombre d'entre nous ......
Et le Dimanche, nous tenterons de mettre quelquechose sur pied afin de pouvoir continuer la rencontre sur tout le week end .....
Avis à ceux qui ont des idées, à ceux qui peuvent héberger des membres, le Petit Palais mettra des chambres à disposition suivant un tarif avantageux pour les membres, mais plus sympa d'être hébergé chez les membres locaux...... Yann, je t'attend avec ta famille à la maison comme promis et si ta petite femme peut se libérer .....
Ce serait sympa que des belges, des canadiens, des parisiens, des lyonnais, et surtout des marseillais, etc ..... soient présents ........
A bientôt de vous rencontrer .....
Pour à nouveau échanger dans le calme, et également s'amuser un peu, je vais faire " classique " comme en décembre 2004, prévoir une rencontre en début d'aprés midi avec un RDV à l'hôtel le Petit Palais où on se trouve bien pour pouvoir discuter de notre passion en toute décontraction, libre à certains membres de se retrouver en petits comités pour déjeuner auparavant ..... on prévoiera un petit goûter quand même, et puis une sortie au restau le soir, certainement de nouveau à la cigale orientale qui avait ravi bon nombre d'entre nous ......
Et le Dimanche, nous tenterons de mettre quelquechose sur pied afin de pouvoir continuer la rencontre sur tout le week end .....
Avis à ceux qui ont des idées, à ceux qui peuvent héberger des membres, le Petit Palais mettra des chambres à disposition suivant un tarif avantageux pour les membres, mais plus sympa d'être hébergé chez les membres locaux...... Yann, je t'attend avec ta famille à la maison comme promis et si ta petite femme peut se libérer .....
Ce serait sympa que des belges, des canadiens, des parisiens, des lyonnais, et surtout des marseillais, etc ..... soient présents ........
A bientôt de vous rencontrer .....
Pour continuer ce sujet, vos TR, vos impressions et vos critiques sont appréciés sur n'importe quelle compagnie qui vole dans le monde!
Est ce que certains auraient fait ihosy/Fort dauphin depuis moins de 3 mois ? Si oui, y a t'il d'une part des passages à se méfier (travaux de refection de la route en particulier) et d'autre part, quels sont les points de chutes (couchage et repas) sur cette piste ?
Je fais ce trajet dans une quinzaine de jours pour la première fois.
Merci d'avance.
Je fais ce trajet dans une quinzaine de jours pour la première fois.
Merci d'avance.
Bonjour a tous,
Depuis hier je suis de retour d'une belle croisiere Iberique a bord du Coral, personne ne semblait connaitre ce bateau qui bien qu'assez ancien, est tres bien entretenu, les cabines sont spacieuses celle que j'avais devais faire environ 12M2, les salons retros sont confortables, les animations et les spectacles tres attractifs. Je n'ai eu qu'un regret c'est le souper le soir a 21H qui pour moi etait trop tardif, ne pouvant ensuite profiter des distractions et spectacles jusqu'a la fin car le ledemain les excursions debutaient de bonne heure vers 8H. Autrement rapport qualité prix rien a redire, la nourriture y est copieuse et bonne, petit dejeuner (tres copieux et varié, dejeuner, the avec gateaux et sandwiches et souper) le personnel est tres gentil, les annonces sont toutes faites en anglais, francais, allemand, italien, espagnol. Il s'agissait de ma premiere croisiere et je ne suis en rien decue, si bien que je suis a la recherche d'une autre croisiere pour septembre octobre. - Amitiés a tous - desbell83
ps- je tiens egalement a preciser l'ambiance tres conviviale qui régne sur ce bateau.
Depuis hier je suis de retour d'une belle croisiere Iberique a bord du Coral, personne ne semblait connaitre ce bateau qui bien qu'assez ancien, est tres bien entretenu, les cabines sont spacieuses celle que j'avais devais faire environ 12M2, les salons retros sont confortables, les animations et les spectacles tres attractifs. Je n'ai eu qu'un regret c'est le souper le soir a 21H qui pour moi etait trop tardif, ne pouvant ensuite profiter des distractions et spectacles jusqu'a la fin car le ledemain les excursions debutaient de bonne heure vers 8H. Autrement rapport qualité prix rien a redire, la nourriture y est copieuse et bonne, petit dejeuner (tres copieux et varié, dejeuner, the avec gateaux et sandwiches et souper) le personnel est tres gentil, les annonces sont toutes faites en anglais, francais, allemand, italien, espagnol. Il s'agissait de ma premiere croisiere et je ne suis en rien decue, si bien que je suis a la recherche d'une autre croisiere pour septembre octobre. - Amitiés a tous - desbell83
ps- je tiens egalement a preciser l'ambiance tres conviviale qui régne sur ce bateau.
Depuis le temps que je dis que je dois faire ce carnet de voyage !! Le temps passe.
Allez, un peu de courage que diable!
Nous sommes partis à 6 entre le 31 juillet et le 24 août 2019.
Pourquoi diantre la Corée du sud ? J'ai un mari nageur qui fait les championnats du monde de natation master et .. comme vous l'aurez deviné, ils avaient lieu en Corée et plus précisément à Gwangju. Nous sommes donc partis à deux couples (deux maris nageurs) et avec un de nos enfants chacun.
Nous avons fait un grand circuit circulaire de Séoul à Séoul. Nous avions loué une voiture depuis la France.
Pour cela, et sur les conseils de la fille d'une amie qui vit là-bas, nous sommes passés par le site lotte rentacar. Je n'étais pas très emballée car il faut laisser les coordonnées de son passeport mais franchement, la location s'est merveilleusement bien passée et nous avons même eu une belle surprise au moment de prendre la voiture ainsi qu'à la fin. J'y reviendrai.
Nous avons également réservé un pocket wifi que nous avons pu retirer à notre arrivée à l'aéroport de Séoul.
Côté logement, nous avons un peu tout testé : l'auberge de jeunesse (possibilité d'avoir des chambres privées avec salles de bain très propres et dans lesquelles nous avons eu les lits les plus confortables du séjour), les hanoks très classes ou plus modestes (et on sent bien la différence d'épaisseur de futon ! Dos sensibles s'abstenir) et un hôtel plus international.
Pour ce qui en est des repas, nous y sommes souvent allés au pif et nous n'avons jamais eu de mauvaise surprise. Ah, une chose à retenir : s'il y a du rouge dans le plat c'est que ça pique ! Je reviendrai sur les repas au fur et à mesure de mon récit.
On trouve de l'eau partout dans les temples. L'eau est parfaitement potable. Et c'est très agréable en été quand il fait très chaud.
Les paiements : les CB internationales fonctionnent la plupart du temps. Sinon, possibilité de retirer de l'argent dans les distributeurs ou au guichet de certaines grandes banques. Nous n'avons pas eu de souci.
Le temps : chaud chaud chaud. La pluie ? Pas tant que ça au final mais nous avons peut-être eu de la chance. Par contre, quand il pleut, il pleut bien !
L'avantage, c'est que comme il fait chaud on sèche vite.
Allez c'est parti. Samedi 31 juillet
Après un voyage d'un peu plus de 10h au départ de Roissy, nous sommes arrivés à l'aéroport international de Séoul. Rien de particulier pour le passage de la douane. Ensuite, il faut avouer que nous avons un peu galéré pour trouver dans l'aéroport le lieu pour retirer notre pocket wifi puis la voiture de location. Mais nous y sommes arrivés dnas un temps assez raisonnable. Nous avions réservé une Kia Carnival. Elle est vendue pour 9 personnes mais franchement, les 3 dernières doivent être des enfants ! Nous avons eu peur un instant que les bagages ne rentrent pas alors nous avons un peu joué au tangram😛 ... Première bonne surprise du voyage, le prix que nous avons payé était bien inférieur à celui qui m'avait été indiqué sur le devis en ligne ! En partant de l'aéroport nous avons eu droit à une magnifique pluie battante
Et à une suite interminable de bouchons ...
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, nous ne sommes pas arrivés en fin de journée mais bien au petit matin. Et là sur la route il devait être autour de 10h du matin....
Notre premier logement se trouvait à Sokcho.
Entre le GPS de la voiture programmé en anglais par l'agence de location avant de nous confier la voiture et l'application NAVER sur le téléphone (pas de google maps en Corée du Sud), nous avons trouvé le bon chemin pour nous rendre à Chuncheon. Le but était d'y arriver pour manger à midi. Heureusement pour nous, la pluie a cessé en cours de route, les bouchons ont disparu et le paysage est devenu plus vert.

Pourquoi nous arrêter à Chunchéon ? Nous avions repéré une rue où on sert une spécialité de poulet pimenté : le dagkgalbi. Impossible de rater la rue

Le poulet est servi au barbecue avec des légumes. Nous avons pu choisir 3 assaisonnements différents de poulet. Un seul était trèèèèès épicé. Les restaurateurs se sont montrés adorables pour nous expliquer comment manger tout ça.
Nous avons voulu faire un petit tour dans la ville, mais nous n'avons trouvé qu'un petit temple.
Nous avons repris la route pour Sokcho, mais très vite nous avons du nous arrêter car nous avons été rattrapés par le décalage horaire. Gros coup de barre général. Nous nous sommes arrêtés en pleine campagne pour dormir une bonne heure.
Nous sommes arrivés en fin d'après-midi à Sokcho. Le temps de vider la voiture, nous installer dans nos chambres, nous ne sommes partis dîner que vers 19h. Ouille errreur car à cette heure là beaucoup de restaurants ferment.
Nous en avons dégoté un petit qui servait des plats de nouilles. Parfait nous sommes nous dit !
Sauf que les nouilles sont servies froides, et même très froides car on trouve dans le bol des morceaux de glace.

Il a fallu rajouter du sucre, du viandox froid (ça en avait le goût en tous cas😛), du lait de riz (pas facile de déterminer exactement ce que c'était) et un peu de vinaigre. Alors le rouge ça pique, le truc blanc c'est un demi oeuf dur, le gris ce sont des pates et le reste de la pomme effilée et ??? On va dire que ce n'était pas mauvais mais très spicy ouille ouille ouille. On m'appelait lèvres de feu à la fin du repas !!!! 20h passées, il fait nuit noire. Nous avons quand même voulu marcher un peu dans les rues vers le port. Beaucoup de néons
Et de jolis petits temples

Ce soir là nous n'avons pas eu de mal à nous endormir ...
Allez c'est parti. Samedi 31 juillet
Après un voyage d'un peu plus de 10h au départ de Roissy, nous sommes arrivés à l'aéroport international de Séoul. Rien de particulier pour le passage de la douane. Ensuite, il faut avouer que nous avons un peu galéré pour trouver dans l'aéroport le lieu pour retirer notre pocket wifi puis la voiture de location. Mais nous y sommes arrivés dnas un temps assez raisonnable. Nous avions réservé une Kia Carnival. Elle est vendue pour 9 personnes mais franchement, les 3 dernières doivent être des enfants ! Nous avons eu peur un instant que les bagages ne rentrent pas alors nous avons un peu joué au tangram😛 ... Première bonne surprise du voyage, le prix que nous avons payé était bien inférieur à celui qui m'avait été indiqué sur le devis en ligne ! En partant de l'aéroport nous avons eu droit à une magnifique pluie battante
Et à une suite interminable de bouchons ...
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, nous ne sommes pas arrivés en fin de journée mais bien au petit matin. Et là sur la route il devait être autour de 10h du matin....
Notre premier logement se trouvait à Sokcho.
Entre le GPS de la voiture programmé en anglais par l'agence de location avant de nous confier la voiture et l'application NAVER sur le téléphone (pas de google maps en Corée du Sud), nous avons trouvé le bon chemin pour nous rendre à Chuncheon. Le but était d'y arriver pour manger à midi. Heureusement pour nous, la pluie a cessé en cours de route, les bouchons ont disparu et le paysage est devenu plus vert.
Pourquoi nous arrêter à Chunchéon ? Nous avions repéré une rue où on sert une spécialité de poulet pimenté : le dagkgalbi. Impossible de rater la rue

Le poulet est servi au barbecue avec des légumes. Nous avons pu choisir 3 assaisonnements différents de poulet. Un seul était trèèèèès épicé. Les restaurateurs se sont montrés adorables pour nous expliquer comment manger tout ça.
Nous avons voulu faire un petit tour dans la ville, mais nous n'avons trouvé qu'un petit temple.
Nous avons repris la route pour Sokcho, mais très vite nous avons du nous arrêter car nous avons été rattrapés par le décalage horaire. Gros coup de barre général. Nous nous sommes arrêtés en pleine campagne pour dormir une bonne heure.
Nous sommes arrivés en fin d'après-midi à Sokcho. Le temps de vider la voiture, nous installer dans nos chambres, nous ne sommes partis dîner que vers 19h. Ouille errreur car à cette heure là beaucoup de restaurants ferment.
Nous en avons dégoté un petit qui servait des plats de nouilles. Parfait nous sommes nous dit !
Sauf que les nouilles sont servies froides, et même très froides car on trouve dans le bol des morceaux de glace.
Il a fallu rajouter du sucre, du viandox froid (ça en avait le goût en tous cas😛), du lait de riz (pas facile de déterminer exactement ce que c'était) et un peu de vinaigre. Alors le rouge ça pique, le truc blanc c'est un demi oeuf dur, le gris ce sont des pates et le reste de la pomme effilée et ??? On va dire que ce n'était pas mauvais mais très spicy ouille ouille ouille. On m'appelait lèvres de feu à la fin du repas !!!! 20h passées, il fait nuit noire. Nous avons quand même voulu marcher un peu dans les rues vers le port. Beaucoup de néons
Et de jolis petits temples

Ce soir là nous n'avons pas eu de mal à nous endormir ...Nous souhaitons partager avec la communauté des voyageurs notre
itinéraire de 3 semaines au Vietnam, novembre 2017. Saïgon- Delta du Mékong - Hoï An - Hué - Treck à Sapa - Baie d’Halong- Hanoï
Vol Paris - Saïgon (HCMV) 515€/pers avec la Cathy Pacific.
Nous arrivons en soirée dans cette métropole. Bien sûr il fait déjà nuit. Nous avions réservé une voiture avec l’hôtel. Nous sommes immédiatement engloutis par le flot incessant des scooters. Il y en a partout et tout le monde klaxonne.Le chauffeur nous dépose donc directement au « Trip Writer Hôtel », très bien situé dans une rue calme mais proche du quartier des « routards » et de la rue D Bui Vien, la rue fêtarde. Heureusement notre hôtel est au calme, propre et l’accueil très sympa. 80€/3nuits. Visites: la poste (très belle, merci Gustave), le palais de la réunification(intéressant), le marché de Ben Thanh, le musée des beaux-arts et le musée de la guerre (attention images chocs, à éviter avec des enfants). On trouve beaucoup de « sky bars ». Nous avons fait le « chil sky bar ». L’endroit est sympa et la vue superbe la nuit. Bons cocktails pour 5/6€ en « happy hour ».
Delta du Mékong : Nous avions réservé un guide pour visiter le delta. Hieu (c’est son prénom) nous attend à l’arrivée du bus à My Tho. Nous voulions sortir des sentiers battus, avec Hieu nous n’avons pas été déçus. Il nous a préparé un super programme. Hieu est un guide parlant très bien français, cultivé, sympathique, souriant et a beaucoup d’humour. Je le recommanderais volontiers (coordonnées par mail si vous le souhaitez). Nous partons faire un tour de bateau sur le Mékong pour rejoindre un marché aux poissons. Nous sommes déjà au cœur de la population locale. Nous reprenons le bateau pour rejoindre une île où nous goûtons fruits et miel local. Nous enfourchons des vélos pour une balade dans les vergers de pamplemoussiers. Notre déjeuner fut délicieux avec en dessert « l’œuf du dragon ». Après une petite sieste hamac, nous reprenons les vélos pour faire un tour de sampan dans un arroyo. Nous n’avons pas croisé un touriste de la journée. Nous passons la nuit dans un homestay, chez Taï. Notre chambre est une petite cabane en bois et bambou sur pilotis. Le lendemain matin, nous changeons de monture. Cette fois nous prenons les scooters. Nous parcourons beaucoup de petites routes et chemins, et traversons plusieurs bras du fleuve en bac. Hieu ne manque jamais une occasion pour s’arrêter voir les gens œuvrer dans les champs. Les gens sont très souriants malgré leur tâche. On sent qu’ils ne sont pas blasés des touristes. Chaque arrêt aura été l’occasion de belles rencontres.Cette région est très riche : riz, noix de coco, longane, fruit du dragon, gingembre, piment, papaye, pamplemousse, etc... Nous visitons aussi une usine de fabrication de bâtons d’encens.Nous prenons le déjeuner dans la famille de Hieu. Nous passons une deuxième nuit chez Taï. Notre troisième jour avec Hieu nous mènera à Can Tho. Nous croisons aujourd’hui quelques touristes lors de visites de fabrication de bonbons, barrés de céréales... Nous traversons un marché où certains vendeurs proposent du serpent. Une voiture privée nous amène à Can Tho pour la nuit. La ville est plutôt agréable et s’étend le long du Mékong . Nous nous levons très tôt le lendemain car on veut aller voir le marché flottant de CAN Raï. Il faut 35mn de bateau pour s’y rendre. Une belle balade et de belles photos au lever du jour sur le marché. Après un petit déjeuner, Hieu nous dépose à l’aéroport d’où partira notre vol pour Danang. Merci Hieu pour ces jours passés avec toi. Prix du circuit privé : 455€/2pers tout compris sauf les boissons autres que l’eau.
Vol Can Tho - Danang avec Vietjet air 75$/2pers. Transfert pour Hoï An en voiture commandée à l’hôtel. Nous arrivons l’après-midi au Life Beach Hôtel (100€/3nuits) situé près de la plage d’An Bang à 3kms du centre ville. L’hôtel est très bien: belle chambre propre avec SDB à l’air libre , petite piscine, bon petit déjeuner. Pour rejoindre le centre ville, c’est taxi (90000vnd/trajet) ou location de scooter (80000vnd/jour). La ville est belle mais bien sûr envahie de touristes. On peut acheter des coupons (120000vnd/5 coupons) pour visiter différents sites à choisir dans une liste au gré de vos envies. Il faut voir la ville s’illuminer le soir. C’est magnifique. Le soir nous prenons un petit cocktail et notre dîner au Soul Kitchen dans une petite cahute donnant sur la mer.
Transfert Hoï An - Hué en bus couchette réservé avec l’hôtel. Nous arrivons à l’ Orchid Hôtel en début d’après-midi: très belle chambre au septième ciel, euh! étage avec lit rond et jacuzzi dans la chambre. La classe pour 28€/nuit petit déjeuner compris. Nous visitons la cité impériale (150000vnd/pers). Le site est très beau malgré les souffrances endurées pendant la guerre et les intempéries. Autour de Hué, on peut aller voir plusieurs mausolées mais nous, nous n’aurons pas assez de temps pour le faire.
Vol Hué- Hanoi avec Vietjet air. 65$/2pers. Pour rejoindre le centre ville (gare) nous prenons le bus nº86, 30000vdn/pers. L’aéroport est à 30kms. Nous rejoignons notre hôtel, le Hanoi Sky Hôtel (28€/nuit). Hanoi n’a rien à envier à HCMV en terme de circulation de scooters. C’est aussi une vraie fourmilière. Mais le week-end, autour du lac Hoan Kiem, la circulation est interdite à tous véhicules. Que du bonheur ! Beaucoup de monde déambule . Certains jouent à divers jeux, se prennent en photo, dansent, chantent... c’est très animé et joyeux. Le samedi matin, nous visitons le très beau temple de la littérature (30000vdn/pers). L’après-midi nous nous promenons dans le quartier des 36 corporations. Le soir nous nous rendons à la gare pour prendre le train de nuit pour Lao Caï. Nous sommes 4 par compartiment et le confort est correct.
Nous avions choisi de réserver un guide pour visiter la région de Sapa auprès de l’agence Sapatourisme.com. Notre guide nous attend à la gare. Nous prenons un petit déjeuner dans un resto proche. Puis une voiture privée nous emmène à Bac Ha. Nous voulions absolument venir un dimanche car c’est le jour du marché. Le moment fut exceptionnel. Sur ce marché, on y vend de tout: légumes et fruits , vêtements, objets tissés mais aussi coqs, canards, cochons, buffles, oiseaux, etc.. Mais surtout on y rencontre les minorités ethniques. Les habits des femmes sont colorés. Elles sont belles. L’animation est partout. Ce marché restera sûrement l’un des grands moments de notre voyage. Après déjeuner nous allons visiter des petits villages alentour où vivent des "Hmong fleur" et des Tays. En fin d’après-midi nous prenons la direction de Sapa pour une nuit à l’hôtel. Le dîner du soir n’étant pas compris nous avons cherché un restaurant. Il faut bien choisir son lieu de restauration car nous on s’est planté. C’est la seule fois qu’on a mal mangé au au Vietnam. Le lendemain matin notre guide vient nous chercher à 9h pour prendre la direction en voiture privée du petit village de Ta Van où se situe le départ de notre Trek. Les chemins sont boueux et très glissant. Trois femmes hmongs décident de nous accompagner. Leur aide fut précieuse par moment tellement ça glisse. Elles ont dans leur panier, divers objets tissés. Et bien sûr en arrivant à la pause déjeuner elles essayent de vendre. Pour leurs services, nous leur achetons un petit sac à chacune. Après déjeuner nous reprenons la marche jusqu’au village de Seo Trung Ho où vit une famille de Dzao rouge qui nous accueillera pour la nuit. Dans la journée notre guide nous avait proposé un bain avec des herbes médicinales. Nous avons accepté sans savoir à quoi s’attendre (150000vnd/pers). La maison est très rustique. On cuisine au feu de bois, assis sur de petits sièges en bois. Avant dîner, notre bain nous attend. Deux draps tendus servent de paravent et plouf! dans la barrique ronde en bois (elle aussi). Un grand moment ! Que du bonheur. Nous dînons en compagnie de nos hôtes. Toute la famille est réunie autour de la table où sont posés divers plats savoureux et copieux, le tout arrosé d’alcool de riz. La soirée fut joyeuse. Sou-sou, un autre guide était présent aussi ce soir là et il a mis une belle ambiance en reprenant plusieurs chansons françaises. Le couchage est très Roots mais cette soirée restera inoubliable. Le lendemain matin nous reprenons le trek. Malheureusement comme la veille il y a beaucoup de brouillard , il est difficile de voir les paysages. Cette frustration est compensée par notre belle soirée de la veille. En descendant la visibilité devient meilleure, nous traverserons plusieurs hameaux où nous ferons de très belles rencontres et visiterons aussi quelques écoles. Le soir on nous ramène à Lao Caï d’où part le train pour Hanoï. Prix : 510€/2pers avec guide privé (tout compris sauf le dîner à Sapa et les consommations lors des repas).
Nous arrivons au petit matin à Hanoi. Nous prenons le bus pour l’île de Cat Ba. Départ 7h30; arrivée 11h30. 12€50/pers/trajet. Le bus nous dépose devant notre hôtel, le Cat Ba Central Hôtel au confort et à la propreté très sommaires mais pour 10€/nuit, on ne peut pas être trop exigeant. Par contre il est très bien situé. Nous louons un scooter pour aller voir le parc naturel. Pour atteindre un point de vue intéressant il faut effectuer une ascension assez périlleuse. Nous voulions aller visiter l’hôpital cave, mais la nuit commence déjà à tomber. Rouler la nuit c’est trop dangereux nous rentrons au centre-ville.
Baie d’Halong. Nous avions réservé un bateau pour aller sur cette baie légendaire. C’est le Hoang Bao qui nous accueille à son bord. Comme prévu nous sommes les seuls passagers car le prix nous semblait correct : 315€/2pers/2nuits3jours. Comme d’habitude tout est compris sauf les boissons. Nous larguons les amarres vers 9h30. Notre bateau est rustique et le confort sommaire mais ce n’est pas grave, il a l’air solide. Seule déception, le ciel est gris et il fait froid mais il n’y a pas de brouillard. Dès le début nous comprenons qu’on va en prendre plein les yeux. Nous nous installons sur le pont pour jouir du paysage, bien couverts et sous une couverture bien épaisse. Nous passons près de maisons sur l’eau. Les habitants pratiquent l’élevage de poissons et la pêche, of course . Après quelques ronds dans l’eau, on nous propose d’aller faire du kayak. Déjà plusieurs personnes pagayent dans le coin. On n’est pas trop motivé au début car ça caille quand même. Mais une fois installés dans notre frêle embarcation, on touche l’eau avec la main et on se rend compte qu’elle est chaude, probablement autour de 25º. Finalement c’est sympa ce tour en kayak. Nous retournons sur notre yacht (ça y est, je me la pête) pour aller visiter une ferme d’huîtres perlières. Beaucoup de bateaux y amènent les touristes pour essayer de leur vendre des bijoux perlés. Nous repartons pour rejoindre notre point d’ancrage pour la nuit. Nous sommes entourés de pics rocheux majestueux, comme pris au piège. Cette baie semble sans issue mais puisqu’on est rentré, on devrait pouvoir sortir. Le dîner est servi tôt, 18h00. C’est encore un très bon repas avec en vrac , huîtres, concombres, frites, nems, beignets de poisson, poulet cuisiné avec herbes, oignons et gingembre...et bien sûr le riz. On a toujours bien mangé sur ce bateau. Au moment d’aller se coucher, on s’installe sous deux grosses couvertures car évidemment il n’y a pas de chauffage. A part quelques claquements de fenêtre qui furent gênants, nous avons passé une bonne nuit. Quel émerveillement de se réveiller au milieu de ce paysage! C’est fascinant. Il fait encore plus froid ce matin. Pas d’eau chaude pour la douche, l’homme de bord nous tends un thermos rempli d’eau bouillante. Une petite toilette suffira ce matin. A 9h00, l’ancre est levée et en route pour de nouvelles aventures. Nous nous arrêtons devant une île occupée par une colonie de singes rares. C’est amusant de les voir évoluer dans leur espace naturel. L’après-midi nous allons faire du kayak. C’est bizarre de passer sous une grotte creusée sous la roche. Parfois on rentre dans le noir complet et quelques coups de pagaies plus tard, on débouche dans une sorte de cirque, comme un lac entouré de montagnes. Le silence est complet. C’est magique, nous sommes comme seuls au monde. Parfois on entend du bruit dans les arbres. Probablement que des singes nous espionnent. Deuxième nuit à bord. Notre bateau a besoin d’essence. Nous nous arrêtons à un endroit où ils pratiquent aussi l’élevage de poissons. Nous voyons de beaux spécimen, notamment une sorte de silure d’au moins 50kg. Belle bête ! Nous profitons pleinement du paysage. L’ après-midi la marée baisse et laisse apparaître sous les rochers de multiples cavités. L’érosion est évidente mais elle rend les rochers encore plus beaux. Comme convenu, nous rentrons au port de Cat Ba vers 15h. Notre bus pour retourner à Hanoi part à 16h.
Hanoi. Le bus ne peut nous déposer devant notre hôtel car il est situé dans une ruelle. Le jeune homme qui accompagne le bus nous propose gentiment de nous guider. Sympa, il prend même l’un de nos sacs à dos. Nous logeons au Serenity Hôtel, très bien placé, au calme, très propre et confortable. Prix :74€/3nuits. C’est notre deuxième passage à Hanoi et à chaque fois ce fut un week-end. Et donc, la circulation est interdite autour du lac. Nous retrouvons l’ambiance festive que nous connaissions. Le lendemain nous nous levons tôt pour aller voir le marché de Dong Xuan. Nous nous sentons moins sollicités qu’à celui de Saïgon et nous pouvons déambuler tranquillement. Nous en profitons pour acheter divers épices et du poivre. Le midi, nous déjeunons dans une gargote spécialisée dans le bun cha. C’est de la viande grillée servie dans un bol de bouillon et des légumes. Sur la table se trouve des nouilles de riz, diverses herbes, piments et ail. Chacun fait sa préparation. C’est très convivial. Nous rencontrons deux jeunes japonaises sympas. L’après-midi nous visitons une ancienne prison construite par les français pendant la colonisation. La propagande est partout. On peut voir les mauvaises conditions dans lesquelles étaient détenus les réfractaires au régime colonial et aussi une guillotine. Par contre on essaie de nous faire croire que les américains détenus pendant la guerre, étaient ici presque en camp de vacances. On voit des photographies où ils jouent au basket ou au volley-ball. On leur aurait même remis un petit sac et quelques cadeaux quand ils furent libérés après la guerre. John Mcain y a été prisonnier. Chacun arrange l’histoire à sa sauce. Les américains ne font rien d’autre avec leur films sur la guerre du Vietnam. Entrée 30000vnd/pers. Ensuite nous visitons le temple Ngoc Son qui se situe sur le lac, un charmant petit pont en permet l’accès. L’endroit est très plaisant mais un peu trop surpeuplé en ce dimanche après-midi. Entrée 30000vnd/pers. Pour dîner, nous renouvelons l’expérience de la veille, c’est à dire qu’on s’installe dans la rue, sur les fameux tabourets en plastique, pour déguster une soupe de riz. Il s’agit donc d’une soupe un peu gluante dans laquelle trempe des morceaux de viande et des petits morceaux de pâte de riz frit. Ce n’est pas de la grande cuisine mais le goût est bon. Pour continuer la soirée, nous allons voir un spectacle de marionnettes sur l’eau. C’est une curiosité typique du Vietnam. Les personnages évoluent à la surface de l’eau, manipulées par des personnes à l’aide de longues perches en bambou dissimulées sous l’eau. Le spectacle est accompagné par des musiciens et des chanteuses traditionnels. Le lendemain matin, nous partons en excursion dans la baie d’Halong terrestre. Nous avions réservé cette journée dans une agence à Hanoï qui nous promettait un trajet d’1h30 pour rejoindre Tam Coc. En fait il nous aura fallu 1h de plus. Nous voici embarqué dans un mini-bus avec une dizaine de personnes et un guide qui ne parle qu’en anglais. Nous commençons par le découverte d’un joli temple encore occupé par des moines bouddhistes et c’est déjà l’heure du déjeuner. Nous nous retrouvons dans une sorte de self surpeuplé de touristes comme nous. On se dit que ça va être comme ça toute la journée. Après déjeuner, comme promis, nous partons faire un tour de vélo. On s’attendait à pédaler sur des petites routes bucoliques entourées de rizières mais en fait la route est aussi fréquentée par les voitures et les bus. C’est un peu décevant. Nous arrivons sur le site d’un autre temple accroché à une falaise. Des scènes du film « Indochine » y ont été tournées. Ensuite nous partons faire LE tour en barque. Les paysages sont magnifiques mais c’est l’autoroute à barques. Ça gâche un peu la magie des lieux tous ces touristes avec leurs gilets oranges. Nous passons sous plusieurs grottes. Arrivés au bout du circuit, là où toutes les barques font demi-tour, on se fait quasiment racketter par plusieurs femmes qui ont toutes quelque chose à vendre. Nous avons quand même acheté une canette d’une boisson énergisante pour la rameuse, sous la pression d’une vendeuse. De retour à notre point de départ, la rameuse n’oublie pas de réclamer son pourboire. Finalement cette excursion nous laissera un sentiment mitigé et de touristes vaches à lait. Cela nous conforte dans notre choix de voyager seuls. Pour apprécier le site de Tam Coc, il aurait fallu y être dès 8h00, avant l’arrivée des groupes dont nous faisions partie. Cela nous servira de leçon. Pour notre dernier jour à Hanoï, nous retournons au marché de Dong Xuan et déambulons dans les ruelles déjà très animées le matin. C’est une curiosité de voir les vietnamiens vivent. Les villes sont sales et les mesures d’hygiène inexistantes. La conversation de la viande semble très hypothétique et est découpée sur de petits billots posés à même le sol. Nous avons mangé beaucoup de spécialités dans des gargotes pas toujours clean, goûter des fruits et légumes lavés on ne sait comment, dégusté des fruits de mer non cuits et malgré tout ça nous n’avons jamais été malades. Les scooters nous auront souvent étonné. Nous avons vu des chargements incroyables : plusieurs dizaines de kilos de marchandises entassées sur une hauteur impressionnante, barres métalliques de plusieurs mètres de long installées de chaque côté du conducteur qui essaie de les retenir avec ses jambes, 4 ou 5 personnes sur le même engin, et même un sapin de Noël avec boules et guirlandes installé à la place du passager.
Ce voyage au Vietnam, que nous abordions avec quelques réticences, se révélera être un de nos plus beau. Le fait d’avoir un guide dans le delta du Mékong et lors du trek à Sapa, a contribué à sa bonne qualité. Hieu d’abord, avec son très bon français et son humour. Il a été une source d’information intarissable et a su nous mettre au contact direct les vietnamiens grâce à son itinéraire « hors des sentiers battus ». Chu, ensuite, notre guide hmong noir, qui nous a patiemment attendu quand nous peinions sur les chemins boueux autour de Sapa. Les rencontres avec les minorités ethniques resteront des moments forts et la soirée dans la famille dzao rouge a été un instant de total immersion.
itinéraire de 3 semaines au Vietnam, novembre 2017. Saïgon- Delta du Mékong - Hoï An - Hué - Treck à Sapa - Baie d’Halong- Hanoï
Vol Paris - Saïgon (HCMV) 515€/pers avec la Cathy Pacific.
Nous arrivons en soirée dans cette métropole. Bien sûr il fait déjà nuit. Nous avions réservé une voiture avec l’hôtel. Nous sommes immédiatement engloutis par le flot incessant des scooters. Il y en a partout et tout le monde klaxonne.Le chauffeur nous dépose donc directement au « Trip Writer Hôtel », très bien situé dans une rue calme mais proche du quartier des « routards » et de la rue D Bui Vien, la rue fêtarde. Heureusement notre hôtel est au calme, propre et l’accueil très sympa. 80€/3nuits. Visites: la poste (très belle, merci Gustave), le palais de la réunification(intéressant), le marché de Ben Thanh, le musée des beaux-arts et le musée de la guerre (attention images chocs, à éviter avec des enfants). On trouve beaucoup de « sky bars ». Nous avons fait le « chil sky bar ». L’endroit est sympa et la vue superbe la nuit. Bons cocktails pour 5/6€ en « happy hour ».
Delta du Mékong : Nous avions réservé un guide pour visiter le delta. Hieu (c’est son prénom) nous attend à l’arrivée du bus à My Tho. Nous voulions sortir des sentiers battus, avec Hieu nous n’avons pas été déçus. Il nous a préparé un super programme. Hieu est un guide parlant très bien français, cultivé, sympathique, souriant et a beaucoup d’humour. Je le recommanderais volontiers (coordonnées par mail si vous le souhaitez). Nous partons faire un tour de bateau sur le Mékong pour rejoindre un marché aux poissons. Nous sommes déjà au cœur de la population locale. Nous reprenons le bateau pour rejoindre une île où nous goûtons fruits et miel local. Nous enfourchons des vélos pour une balade dans les vergers de pamplemoussiers. Notre déjeuner fut délicieux avec en dessert « l’œuf du dragon ». Après une petite sieste hamac, nous reprenons les vélos pour faire un tour de sampan dans un arroyo. Nous n’avons pas croisé un touriste de la journée. Nous passons la nuit dans un homestay, chez Taï. Notre chambre est une petite cabane en bois et bambou sur pilotis. Le lendemain matin, nous changeons de monture. Cette fois nous prenons les scooters. Nous parcourons beaucoup de petites routes et chemins, et traversons plusieurs bras du fleuve en bac. Hieu ne manque jamais une occasion pour s’arrêter voir les gens œuvrer dans les champs. Les gens sont très souriants malgré leur tâche. On sent qu’ils ne sont pas blasés des touristes. Chaque arrêt aura été l’occasion de belles rencontres.Cette région est très riche : riz, noix de coco, longane, fruit du dragon, gingembre, piment, papaye, pamplemousse, etc... Nous visitons aussi une usine de fabrication de bâtons d’encens.Nous prenons le déjeuner dans la famille de Hieu. Nous passons une deuxième nuit chez Taï. Notre troisième jour avec Hieu nous mènera à Can Tho. Nous croisons aujourd’hui quelques touristes lors de visites de fabrication de bonbons, barrés de céréales... Nous traversons un marché où certains vendeurs proposent du serpent. Une voiture privée nous amène à Can Tho pour la nuit. La ville est plutôt agréable et s’étend le long du Mékong . Nous nous levons très tôt le lendemain car on veut aller voir le marché flottant de CAN Raï. Il faut 35mn de bateau pour s’y rendre. Une belle balade et de belles photos au lever du jour sur le marché. Après un petit déjeuner, Hieu nous dépose à l’aéroport d’où partira notre vol pour Danang. Merci Hieu pour ces jours passés avec toi. Prix du circuit privé : 455€/2pers tout compris sauf les boissons autres que l’eau.
Vol Can Tho - Danang avec Vietjet air 75$/2pers. Transfert pour Hoï An en voiture commandée à l’hôtel. Nous arrivons l’après-midi au Life Beach Hôtel (100€/3nuits) situé près de la plage d’An Bang à 3kms du centre ville. L’hôtel est très bien: belle chambre propre avec SDB à l’air libre , petite piscine, bon petit déjeuner. Pour rejoindre le centre ville, c’est taxi (90000vnd/trajet) ou location de scooter (80000vnd/jour). La ville est belle mais bien sûr envahie de touristes. On peut acheter des coupons (120000vnd/5 coupons) pour visiter différents sites à choisir dans une liste au gré de vos envies. Il faut voir la ville s’illuminer le soir. C’est magnifique. Le soir nous prenons un petit cocktail et notre dîner au Soul Kitchen dans une petite cahute donnant sur la mer.
Transfert Hoï An - Hué en bus couchette réservé avec l’hôtel. Nous arrivons à l’ Orchid Hôtel en début d’après-midi: très belle chambre au septième ciel, euh! étage avec lit rond et jacuzzi dans la chambre. La classe pour 28€/nuit petit déjeuner compris. Nous visitons la cité impériale (150000vnd/pers). Le site est très beau malgré les souffrances endurées pendant la guerre et les intempéries. Autour de Hué, on peut aller voir plusieurs mausolées mais nous, nous n’aurons pas assez de temps pour le faire.
Vol Hué- Hanoi avec Vietjet air. 65$/2pers. Pour rejoindre le centre ville (gare) nous prenons le bus nº86, 30000vdn/pers. L’aéroport est à 30kms. Nous rejoignons notre hôtel, le Hanoi Sky Hôtel (28€/nuit). Hanoi n’a rien à envier à HCMV en terme de circulation de scooters. C’est aussi une vraie fourmilière. Mais le week-end, autour du lac Hoan Kiem, la circulation est interdite à tous véhicules. Que du bonheur ! Beaucoup de monde déambule . Certains jouent à divers jeux, se prennent en photo, dansent, chantent... c’est très animé et joyeux. Le samedi matin, nous visitons le très beau temple de la littérature (30000vdn/pers). L’après-midi nous nous promenons dans le quartier des 36 corporations. Le soir nous nous rendons à la gare pour prendre le train de nuit pour Lao Caï. Nous sommes 4 par compartiment et le confort est correct.
Nous avions choisi de réserver un guide pour visiter la région de Sapa auprès de l’agence Sapatourisme.com. Notre guide nous attend à la gare. Nous prenons un petit déjeuner dans un resto proche. Puis une voiture privée nous emmène à Bac Ha. Nous voulions absolument venir un dimanche car c’est le jour du marché. Le moment fut exceptionnel. Sur ce marché, on y vend de tout: légumes et fruits , vêtements, objets tissés mais aussi coqs, canards, cochons, buffles, oiseaux, etc.. Mais surtout on y rencontre les minorités ethniques. Les habits des femmes sont colorés. Elles sont belles. L’animation est partout. Ce marché restera sûrement l’un des grands moments de notre voyage. Après déjeuner nous allons visiter des petits villages alentour où vivent des "Hmong fleur" et des Tays. En fin d’après-midi nous prenons la direction de Sapa pour une nuit à l’hôtel. Le dîner du soir n’étant pas compris nous avons cherché un restaurant. Il faut bien choisir son lieu de restauration car nous on s’est planté. C’est la seule fois qu’on a mal mangé au au Vietnam. Le lendemain matin notre guide vient nous chercher à 9h pour prendre la direction en voiture privée du petit village de Ta Van où se situe le départ de notre Trek. Les chemins sont boueux et très glissant. Trois femmes hmongs décident de nous accompagner. Leur aide fut précieuse par moment tellement ça glisse. Elles ont dans leur panier, divers objets tissés. Et bien sûr en arrivant à la pause déjeuner elles essayent de vendre. Pour leurs services, nous leur achetons un petit sac à chacune. Après déjeuner nous reprenons la marche jusqu’au village de Seo Trung Ho où vit une famille de Dzao rouge qui nous accueillera pour la nuit. Dans la journée notre guide nous avait proposé un bain avec des herbes médicinales. Nous avons accepté sans savoir à quoi s’attendre (150000vnd/pers). La maison est très rustique. On cuisine au feu de bois, assis sur de petits sièges en bois. Avant dîner, notre bain nous attend. Deux draps tendus servent de paravent et plouf! dans la barrique ronde en bois (elle aussi). Un grand moment ! Que du bonheur. Nous dînons en compagnie de nos hôtes. Toute la famille est réunie autour de la table où sont posés divers plats savoureux et copieux, le tout arrosé d’alcool de riz. La soirée fut joyeuse. Sou-sou, un autre guide était présent aussi ce soir là et il a mis une belle ambiance en reprenant plusieurs chansons françaises. Le couchage est très Roots mais cette soirée restera inoubliable. Le lendemain matin nous reprenons le trek. Malheureusement comme la veille il y a beaucoup de brouillard , il est difficile de voir les paysages. Cette frustration est compensée par notre belle soirée de la veille. En descendant la visibilité devient meilleure, nous traverserons plusieurs hameaux où nous ferons de très belles rencontres et visiterons aussi quelques écoles. Le soir on nous ramène à Lao Caï d’où part le train pour Hanoï. Prix : 510€/2pers avec guide privé (tout compris sauf le dîner à Sapa et les consommations lors des repas).
Nous arrivons au petit matin à Hanoi. Nous prenons le bus pour l’île de Cat Ba. Départ 7h30; arrivée 11h30. 12€50/pers/trajet. Le bus nous dépose devant notre hôtel, le Cat Ba Central Hôtel au confort et à la propreté très sommaires mais pour 10€/nuit, on ne peut pas être trop exigeant. Par contre il est très bien situé. Nous louons un scooter pour aller voir le parc naturel. Pour atteindre un point de vue intéressant il faut effectuer une ascension assez périlleuse. Nous voulions aller visiter l’hôpital cave, mais la nuit commence déjà à tomber. Rouler la nuit c’est trop dangereux nous rentrons au centre-ville.
Baie d’Halong. Nous avions réservé un bateau pour aller sur cette baie légendaire. C’est le Hoang Bao qui nous accueille à son bord. Comme prévu nous sommes les seuls passagers car le prix nous semblait correct : 315€/2pers/2nuits3jours. Comme d’habitude tout est compris sauf les boissons. Nous larguons les amarres vers 9h30. Notre bateau est rustique et le confort sommaire mais ce n’est pas grave, il a l’air solide. Seule déception, le ciel est gris et il fait froid mais il n’y a pas de brouillard. Dès le début nous comprenons qu’on va en prendre plein les yeux. Nous nous installons sur le pont pour jouir du paysage, bien couverts et sous une couverture bien épaisse. Nous passons près de maisons sur l’eau. Les habitants pratiquent l’élevage de poissons et la pêche, of course . Après quelques ronds dans l’eau, on nous propose d’aller faire du kayak. Déjà plusieurs personnes pagayent dans le coin. On n’est pas trop motivé au début car ça caille quand même. Mais une fois installés dans notre frêle embarcation, on touche l’eau avec la main et on se rend compte qu’elle est chaude, probablement autour de 25º. Finalement c’est sympa ce tour en kayak. Nous retournons sur notre yacht (ça y est, je me la pête) pour aller visiter une ferme d’huîtres perlières. Beaucoup de bateaux y amènent les touristes pour essayer de leur vendre des bijoux perlés. Nous repartons pour rejoindre notre point d’ancrage pour la nuit. Nous sommes entourés de pics rocheux majestueux, comme pris au piège. Cette baie semble sans issue mais puisqu’on est rentré, on devrait pouvoir sortir. Le dîner est servi tôt, 18h00. C’est encore un très bon repas avec en vrac , huîtres, concombres, frites, nems, beignets de poisson, poulet cuisiné avec herbes, oignons et gingembre...et bien sûr le riz. On a toujours bien mangé sur ce bateau. Au moment d’aller se coucher, on s’installe sous deux grosses couvertures car évidemment il n’y a pas de chauffage. A part quelques claquements de fenêtre qui furent gênants, nous avons passé une bonne nuit. Quel émerveillement de se réveiller au milieu de ce paysage! C’est fascinant. Il fait encore plus froid ce matin. Pas d’eau chaude pour la douche, l’homme de bord nous tends un thermos rempli d’eau bouillante. Une petite toilette suffira ce matin. A 9h00, l’ancre est levée et en route pour de nouvelles aventures. Nous nous arrêtons devant une île occupée par une colonie de singes rares. C’est amusant de les voir évoluer dans leur espace naturel. L’après-midi nous allons faire du kayak. C’est bizarre de passer sous une grotte creusée sous la roche. Parfois on rentre dans le noir complet et quelques coups de pagaies plus tard, on débouche dans une sorte de cirque, comme un lac entouré de montagnes. Le silence est complet. C’est magique, nous sommes comme seuls au monde. Parfois on entend du bruit dans les arbres. Probablement que des singes nous espionnent. Deuxième nuit à bord. Notre bateau a besoin d’essence. Nous nous arrêtons à un endroit où ils pratiquent aussi l’élevage de poissons. Nous voyons de beaux spécimen, notamment une sorte de silure d’au moins 50kg. Belle bête ! Nous profitons pleinement du paysage. L’ après-midi la marée baisse et laisse apparaître sous les rochers de multiples cavités. L’érosion est évidente mais elle rend les rochers encore plus beaux. Comme convenu, nous rentrons au port de Cat Ba vers 15h. Notre bus pour retourner à Hanoi part à 16h.
Hanoi. Le bus ne peut nous déposer devant notre hôtel car il est situé dans une ruelle. Le jeune homme qui accompagne le bus nous propose gentiment de nous guider. Sympa, il prend même l’un de nos sacs à dos. Nous logeons au Serenity Hôtel, très bien placé, au calme, très propre et confortable. Prix :74€/3nuits. C’est notre deuxième passage à Hanoi et à chaque fois ce fut un week-end. Et donc, la circulation est interdite autour du lac. Nous retrouvons l’ambiance festive que nous connaissions. Le lendemain nous nous levons tôt pour aller voir le marché de Dong Xuan. Nous nous sentons moins sollicités qu’à celui de Saïgon et nous pouvons déambuler tranquillement. Nous en profitons pour acheter divers épices et du poivre. Le midi, nous déjeunons dans une gargote spécialisée dans le bun cha. C’est de la viande grillée servie dans un bol de bouillon et des légumes. Sur la table se trouve des nouilles de riz, diverses herbes, piments et ail. Chacun fait sa préparation. C’est très convivial. Nous rencontrons deux jeunes japonaises sympas. L’après-midi nous visitons une ancienne prison construite par les français pendant la colonisation. La propagande est partout. On peut voir les mauvaises conditions dans lesquelles étaient détenus les réfractaires au régime colonial et aussi une guillotine. Par contre on essaie de nous faire croire que les américains détenus pendant la guerre, étaient ici presque en camp de vacances. On voit des photographies où ils jouent au basket ou au volley-ball. On leur aurait même remis un petit sac et quelques cadeaux quand ils furent libérés après la guerre. John Mcain y a été prisonnier. Chacun arrange l’histoire à sa sauce. Les américains ne font rien d’autre avec leur films sur la guerre du Vietnam. Entrée 30000vnd/pers. Ensuite nous visitons le temple Ngoc Son qui se situe sur le lac, un charmant petit pont en permet l’accès. L’endroit est très plaisant mais un peu trop surpeuplé en ce dimanche après-midi. Entrée 30000vnd/pers. Pour dîner, nous renouvelons l’expérience de la veille, c’est à dire qu’on s’installe dans la rue, sur les fameux tabourets en plastique, pour déguster une soupe de riz. Il s’agit donc d’une soupe un peu gluante dans laquelle trempe des morceaux de viande et des petits morceaux de pâte de riz frit. Ce n’est pas de la grande cuisine mais le goût est bon. Pour continuer la soirée, nous allons voir un spectacle de marionnettes sur l’eau. C’est une curiosité typique du Vietnam. Les personnages évoluent à la surface de l’eau, manipulées par des personnes à l’aide de longues perches en bambou dissimulées sous l’eau. Le spectacle est accompagné par des musiciens et des chanteuses traditionnels. Le lendemain matin, nous partons en excursion dans la baie d’Halong terrestre. Nous avions réservé cette journée dans une agence à Hanoï qui nous promettait un trajet d’1h30 pour rejoindre Tam Coc. En fait il nous aura fallu 1h de plus. Nous voici embarqué dans un mini-bus avec une dizaine de personnes et un guide qui ne parle qu’en anglais. Nous commençons par le découverte d’un joli temple encore occupé par des moines bouddhistes et c’est déjà l’heure du déjeuner. Nous nous retrouvons dans une sorte de self surpeuplé de touristes comme nous. On se dit que ça va être comme ça toute la journée. Après déjeuner, comme promis, nous partons faire un tour de vélo. On s’attendait à pédaler sur des petites routes bucoliques entourées de rizières mais en fait la route est aussi fréquentée par les voitures et les bus. C’est un peu décevant. Nous arrivons sur le site d’un autre temple accroché à une falaise. Des scènes du film « Indochine » y ont été tournées. Ensuite nous partons faire LE tour en barque. Les paysages sont magnifiques mais c’est l’autoroute à barques. Ça gâche un peu la magie des lieux tous ces touristes avec leurs gilets oranges. Nous passons sous plusieurs grottes. Arrivés au bout du circuit, là où toutes les barques font demi-tour, on se fait quasiment racketter par plusieurs femmes qui ont toutes quelque chose à vendre. Nous avons quand même acheté une canette d’une boisson énergisante pour la rameuse, sous la pression d’une vendeuse. De retour à notre point de départ, la rameuse n’oublie pas de réclamer son pourboire. Finalement cette excursion nous laissera un sentiment mitigé et de touristes vaches à lait. Cela nous conforte dans notre choix de voyager seuls. Pour apprécier le site de Tam Coc, il aurait fallu y être dès 8h00, avant l’arrivée des groupes dont nous faisions partie. Cela nous servira de leçon. Pour notre dernier jour à Hanoï, nous retournons au marché de Dong Xuan et déambulons dans les ruelles déjà très animées le matin. C’est une curiosité de voir les vietnamiens vivent. Les villes sont sales et les mesures d’hygiène inexistantes. La conversation de la viande semble très hypothétique et est découpée sur de petits billots posés à même le sol. Nous avons mangé beaucoup de spécialités dans des gargotes pas toujours clean, goûter des fruits et légumes lavés on ne sait comment, dégusté des fruits de mer non cuits et malgré tout ça nous n’avons jamais été malades. Les scooters nous auront souvent étonné. Nous avons vu des chargements incroyables : plusieurs dizaines de kilos de marchandises entassées sur une hauteur impressionnante, barres métalliques de plusieurs mètres de long installées de chaque côté du conducteur qui essaie de les retenir avec ses jambes, 4 ou 5 personnes sur le même engin, et même un sapin de Noël avec boules et guirlandes installé à la place du passager.
Ce voyage au Vietnam, que nous abordions avec quelques réticences, se révélera être un de nos plus beau. Le fait d’avoir un guide dans le delta du Mékong et lors du trek à Sapa, a contribué à sa bonne qualité. Hieu d’abord, avec son très bon français et son humour. Il a été une source d’information intarissable et a su nous mettre au contact direct les vietnamiens grâce à son itinéraire « hors des sentiers battus ». Chu, ensuite, notre guide hmong noir, qui nous a patiemment attendu quand nous peinions sur les chemins boueux autour de Sapa. Les rencontres avec les minorités ethniques resteront des moments forts et la soirée dans la famille dzao rouge a été un instant de total immersion.
Bonjour tous! Nous avons fait le Pérou, la Bolivie, l'Équateur, l'Amérique centrale, la Thailande, l'Indonésie et maintenant nous voulons faire l'Inde.
Nous avons entendu dire à plusieurs reprises, surtout dans les guides et par des voyageurs que l'Inde est une poubelle à aire ouverte, comparée aux pays que nous avons déjà visité. Nous ne sommes pas des voyageurs luxueux, mais tout de même, nous aimons minimalement un peu de propreté, de salubrité et un cachet coquet. Quand nous voyageons, nous ne prennons jamais les hôtels très très bas de gamme, nous sommes dans la moyenne des prix, disons. À quoi devons-nous nous attendre en Inde ? Surtout ce qui a trait à l'hébergement, la nourriture, est-ce vraiment si pire que ça ? Nous avons couché dans le fin fond de l'Indonésie dans l'ile de Flores, dans des endroits très rudimentaires, je ne peux pas croire qu'il n'existe pas des endroits minimalement sympatiques en Inde...dans le sens où on veut être en mesure de pouvoir déposer nos sacs par terre dans les chambres...C'est ce que plusieurs voyageurs nous ont confié...C'est trop malpropre...on ne peut pas déposer les sacs par terre au risque de se retrouver infesté de bestioles ou autres....Qu'en est-il ?
Alors les amoureux de l'Inde, manifestez-vous! hehehe
Nous avons entendu dire à plusieurs reprises, surtout dans les guides et par des voyageurs que l'Inde est une poubelle à aire ouverte, comparée aux pays que nous avons déjà visité. Nous ne sommes pas des voyageurs luxueux, mais tout de même, nous aimons minimalement un peu de propreté, de salubrité et un cachet coquet. Quand nous voyageons, nous ne prennons jamais les hôtels très très bas de gamme, nous sommes dans la moyenne des prix, disons. À quoi devons-nous nous attendre en Inde ? Surtout ce qui a trait à l'hébergement, la nourriture, est-ce vraiment si pire que ça ? Nous avons couché dans le fin fond de l'Indonésie dans l'ile de Flores, dans des endroits très rudimentaires, je ne peux pas croire qu'il n'existe pas des endroits minimalement sympatiques en Inde...dans le sens où on veut être en mesure de pouvoir déposer nos sacs par terre dans les chambres...C'est ce que plusieurs voyageurs nous ont confié...C'est trop malpropre...on ne peut pas déposer les sacs par terre au risque de se retrouver infesté de bestioles ou autres....Qu'en est-il ?
Alors les amoureux de l'Inde, manifestez-vous! hehehe
Bonjour à tous
De retour après trois semaines, je ne ferai pas ici un carnet chronologique et classique et relatant au jour le jour notre voyage car d'autres l'ont fait ici et très bien. Je préfère donner des impressions et des remarques un peu en vrac au fil des souvenirs qui reviennent par vagues. C'était en effet mon douzième séjour aux Etats Unis et j'ai trouvé pas mal de changements depuis mon dernier trip là-bas en 2011. Peut être un peu de lassitude, de la fatigue (j'ai quatre ans de plus 😉) ou bien est ce effectivement vrai que le pays a évolué, et pas toujours dans le bon sens, en adéquation avec notre monde connecté ? Un mélange de tout cela... mais encore évidemment des moments de magie et de plaisir et des photos par centaines car ce magnifique coin de notre planète reste spectaculaire et uniquement scenic sous tous les angles. A bientôt,
Take care
Chris
Je poste ce sujet car je suis actuellement en chine, une petite ville méconnue de 700000 habitants Laioyang dans la province du Liaoning, je voyage de temps en temps en chine depuis 5 ans pour le boulot, bien souvent dans des villes méconnues, bien loin de Beijing et Shangai. Et en fait je suis impressionné par le développement Chinois, j'imagine que je n'apprends rien à personne car on se fait rabâcher en permanence sur l'insolente explosion de l'économie chinoise, mais en fait je pense que nous n'avons aucune idée de la puissance de l'économie Chinoise, ce qui me marque c'est comme ce développement s'applique à l'ensemble du pays, en venant à Liaoyang j'ai longé la ligne de train rapide qui va être mise en service en 2011, voie reliant Harbin ( ce nom ne dit peu être pas grand chose à la plupart mais c'est une ville de 10 millions d'habitants) à Dalian, une ligne sortie de nul part au milieu d'une nature peu généreuse. Je pensais également à cette explosion de l'économie en rentrant hier par une magnifique autoroute 4 voies lors de mon retour de Shenyang, en fait à chaque voyage j'ai beau être dans des lieux reculés je retrouve toujours cette volonté de développement, de choses bien pensées avec une vision à long terme. Je passerai les edifices les grattes ciels, les demonstrations d'architecture comme le batiment de la pudong bank a coté de la gare nord de shenyang, si cela était uniquement a Shenyang, mais toutes les villes chinoises sont comme cela, Shangai elle est indescriptible on a l'impression d'être en 2050. Mon travail m'emene souvent dans des pays en voie de devellopement, Bresil, Inde, europe de l'est, ou bien dans des pays avec une economie stable, mais ce que je retrouve ici il n'y a pas un pays qui devellope autant ses infrastructures et qui met autant de piliers en place pour le futur. En fait la chine me donne l'impression d'avoir des infrastructures à l'européenne, une économie à l'américaine, et une vision et façon de penser à long terme à la japonaise, cela avec une population de la taille indienne, je laisse imaginer comment leur niveau sera dans 20 ans, en fait non, je pense que ce n'est même pas possible d'imaginer et que personne n'a une idée........
Bonjour,
Je voulais savoir qui etait en preparation d un tour des Ameriques (principalement SUD) en camping car.
Nous envisageons de partir en septembre / octobre 2009, avec un combi volswagen, si d ici là, nous avons le temps de le remettre en etat de marche, il roule mais il faut bien le preparer pour partir l esprit tranquille.
Nous sommes entrain d etablir le budget et je suis en attente du prix de la traversée Le Havre /Buenos Aires (juste pour le vehicule, nous partiront en avion, a mon grand regret).
Si d autres personnes sont dans la meme situation, j aimerai bien discuter avec vous pour echanger nos preparatifs.
A bientot peutetre
Je voulais savoir qui etait en preparation d un tour des Ameriques (principalement SUD) en camping car.
Nous envisageons de partir en septembre / octobre 2009, avec un combi volswagen, si d ici là, nous avons le temps de le remettre en etat de marche, il roule mais il faut bien le preparer pour partir l esprit tranquille.
Nous sommes entrain d etablir le budget et je suis en attente du prix de la traversée Le Havre /Buenos Aires (juste pour le vehicule, nous partiront en avion, a mon grand regret).
Si d autres personnes sont dans la meme situation, j aimerai bien discuter avec vous pour echanger nos preparatifs.
A bientot peutetre
bonjour,
je suis en train de considerer tres serieusement l'aquisition d'un mini PC pour m'accompagner au cours de mes voyages. Il semblerait que les series eee PC de chez assus soient assez adaptees au cycliste nomade, mais depuis que la concurence s'y est mise, je m'y pers un peu. que choisir ? Asus eee PC, peut etre, mais quel modele ? MSI wind ? autre chose ?
a priori il faut privilegier la memoire flash au HD qui resiste moins aux chocs. je suis radicalement anti-windows.
merci de partager votre experience (j'imagine qu'il y a ici quelques personnes qui voyagent avec un PC dans les saccoches)
je suis en train de considerer tres serieusement l'aquisition d'un mini PC pour m'accompagner au cours de mes voyages. Il semblerait que les series eee PC de chez assus soient assez adaptees au cycliste nomade, mais depuis que la concurence s'y est mise, je m'y pers un peu. que choisir ? Asus eee PC, peut etre, mais quel modele ? MSI wind ? autre chose ?
a priori il faut privilegier la memoire flash au HD qui resiste moins aux chocs. je suis radicalement anti-windows.
merci de partager votre experience (j'imagine qu'il y a ici quelques personnes qui voyagent avec un PC dans les saccoches)
Par les grosses bosses de Provence à vélo
En cet automne 2011, l’apocalypse s’abat sur la Provence, pluies diluviennes, vent d’est particulièrement violent, cent trente kilomètres à l’heure, qui soulève des vagues énormes jusqu’à sept mètres de haut, ce n’est pas le moment de mettre le nez dehors. Et pourtant, je me dis qu’après la tempête le calme revient. Je surveille donc la météo et je constate qu’à partir du dix novembre une fenêtre favorable devrait se présenter pour une petite virée de quelques 600 kilomètres à vélo à travers la Provence. Les bulletins météo annoncent un anticyclone qui devrait tenir à distance le mauvais temps de ces hautes terres de Provence. Il ne m’en faut pas plus pour décider de mon départ. Le tour envisagé passera par les grosses bosses de Provence, le Ventoux, la montagne de Lure, le Verdon, le massif des Maures et la Sainte Baume.
Et voilà, malgré les doutes l’appel est le plus fort. Le train démarre, une fois de plus un périple commence par la gare de la part Dieu. Cette fois, je prends la direction de la Haute-Provence pour un périple à vélo. Ce sera mon premier voyage à deux roues en solitaire. Je suis un peu inquiet, car à vélo avec sacoches on se sent vulnérable au vol. J’ai déjà été victime de vol en groupe au Pérou et cette expérience m’a fortement traumatisé, alors seul j’hésite. Mais pas de panique, j’ai lu les comptes-rendus d’un certain nombre de cyclotouristes au long cours qui ne se sont pas tout fait piller, même si parfois cela arrive. Je pense en particulier à cette jeune institutrice qui avait obtenu une année sabbatique pour faire un tour du monde à vélo. Ses élèves lui avaient fait la remarque suivante « Maîtresse vous n’êtes pas sportive, comment allez-vous réussir pour faire le tour du monde à vélo?». Cette jeune femme était vraiment pleine de ressources, en effet en Amérique du Sud avant de prendre l’avion pour la Chine, elle accroche sa monture à un poteau pour aller satisfaire un besoin naturel. Au retour, elle constate que le poteau a été arraché, son vélo et tout son matériel disparus. Choc pour beaucoup. Pour elle pas vraiment, elle prend son avion pour l’Empire du Milieu, et une fois sur place, elle rachète l’indispensable, dont le vélo, et elle poursuit son périple ! En me remémorant cette histoire j’ai presque honte d’être poltron. Voilà les pensées qui me viennent à l’esprit alors que la vallée du Rhône défile en direction d’Orange, point de départ de ma balade provençale par les bosses.
Premier jour : Orange Sault par le Ventoux 90 km
9h30, je sors du train. Une fois sur le quai, il me faut avec tout mon barda passer par le passage souterrain, ce n’est pas facile, car entre les bagages et le vélo l’ensemble fait trente cinq kilos. En effet, à cette période de l’année je m’attends à trouver certaines zones désertes et par précaution j’ai pris de quoi bivouaquer dans de bonnes conditions. Une fois sur la chaussée devant la gare, la luminosité du sud m’inonde. Je comprends les gens qui rêvent de venir prendre leur retraite dans ces régions de grande lumière. Comme toujours, jeté comme cela sur la route au sortir d’un transport en commun, il faut se repérer et décider de la direction à prendre. Le soleil encore assez bas sur l’horizon m’indique l’est. D’autre part, des bruits de réacteurs d’avions de combat me permettent de situer la base aérienne 115. Il ne m’en faut pas plus pour « recaler les gyros ».
Dès que je roule, toutes mes appréhensions s’envolent, la joie de la découverte et de l’effort physique s’impose impérativement à moi, et l’euphorie me submerge. Il est étonnant de constater comme les états d’âme sont fluctuants d’un instant à l’autre en fonction de conditions qui nous sembleraient de peu d’importance dans d’autres circonstances.
Le temps est splendide, la météo qui annonçait des ondées continues durant la journée s’est vraiment trompée. Je suis rapidement hors de la ville. Le Ventoux apparait mystérieux, il est difficile d’en évaluer les dimensions. Il est d’autant plus énigmatique, qu’il cache son sommet dans de grandes volutes de nuages pommelés au ras du relief. J’ai l’impression de découvrir un grand volcan d’Amérique du Sud. J’ai du mal à imaginer que dans quelques heures je dois me trouver là-haut sous cette chape de brume.
La campagne sort de son humidité nocturne d’automne, les vignes entrecoupées de leurs grandes haies de cyprès me confirment que je me trouve dans cette magnifique région viticole des côtes du Rhône. Les dentelles de Montmirail si caractéristiques se font très présentes. La base de l’armée de l’air n’est pas loin. Je passe devant les balises de bout de piste. Un Mirage 2000 me survole dans un dernier virage serré, un second lui succède dans un rugissement au décollage. Il me vient droit dessus, puis entame une montée brutale dans un vrombissement de l’air. Trente années passées au sein de ce milieu particulier et envoûtant me reviennent à l’esprit. Je me remémore une multitude d’expériences humaines et techniques extraordinaires que j’ai vécues lorsque j’étais en activité. Mais le but de mon article n’est pas de faire de la pub pour l’armée de l’air, quoi que ! Je mettrais peut-être un jour en ligne des articles, relatant des voyages parmi les hommes dans la guerre.
Je continue ma route en abandonnant mes amours passées, et au fil de mes roues des noms délicieux défilent, Violés, Vaqueras, Gigondas, Baume-les-Venise, le gratin de l’appellation des côtes du Rhône Village. Je me laisse prendre par le sortilège de ces vignobles et des petits chemins qui les traversent. Je finis par douter de mon itinéraire, bien que là-bas au loin la masse imposante du Ventoux balise la direction à la manière d’un phare géant. A un croisement de chemins, une voiture, je m’approche et veux demander à sa conductrice la direction à suivre. Elle ne me regarde pas et démarre rapidement, manifestement apeurée. J’avais failli oublier dans quel monde de peur nous vivons, sans doute traumatisés par toutes les horreurs que nous infligent les journaux et la télévision.
Les kilomètres commencent à s’accumuler au compteur, mais mon étape de la journée n’est-elle pas trop ambitieuse? Cela fait deux mois que je n’ai pas pris mon vélo. Il est vrai que ma dernière balade était un bel entraînement, la route des Grandes Alpes, mais cela fait deux mois. Je n’arrive pas à prendre mon vélo pour une balade de la journée, il me faut impérativement ce parfum d’aventure pour avoir le courage de faire du sport.
Deux cyclistes me doublent, intrigués par mon chargement ils engagent la conversation. Ils restent circonspects, lorsque je leur annonce mon intention de passer le Ventoux aujourd’hui. L’un d’eux m’indique une petite chapelle où il me sera possible de bivouaquer à l’abri près du sommet. Cela me motive d’autant plus pour atteindre la cime au cours de cette première étape. Cette chapelle, de plus, porte un nom mythique pour moi, Sainte Anne, nom de la villa de mes parents. Déjà midi, j’ai effectué cinquante kilomètres, Malaucène apparaît. Village sacré des fous du Ventoux, aujourd’hui je suis surpris de ne pas y voir de cyclistes. Je me souviens de ce lieu en juin au milieu de nuées de prétendants pour ce sommet roi. Avant l’effort qui m’attend il me faut reprendre des forces. J’effectue une pause gastronomique agréable chez Max. A treize heures j’attaque la côte la plus célèbre du cyclisme, 21 kilomètres annoncés, qui seront en réalité 23. Je sais que cela risque d’être dur, de plus avec un double handicap, déjà cinquante kilomètres dans les jambes et vingt kilos de bagages. Mais je compte sur mon minuscule plateau qui me permet de monter aux arbres afin de passer les longues rampes très raides.
Je pars sur un rythme alerte le long d’une route déserte. L’allure reste bonne sur les premiers kilomètres. Je m’élève rapidement au-dessus de la vallée, l’horizon s’élargit. Je suis surpris de ne voir personne sur cet itinéraire mondialement réputé parmi les passionnés de vélo. Au cours de la montée et la descente je ne verrai que cinq cyclistes, mais j’y reviendrai. Je passe assez confiant un panneau explicatif, qui me permet de déduire que l’effort sera à peu près équivalent à celui nécessaire pour gravir le col de la Bonnette. Connaissant ce dernier pour l’avoir gravi en septembre, je me dis que tout ira bien. Je croise mon premier cycliste, plutôt une cycliste qui fonce en descente. Après 12 kilomètres je bute sur des pentes à 12% de moyenne. Je ne sais pas si le chiffre 12 est maudit, mais je prends un coup de « bambou » tel que je n’en ai jamais connu. Je me dis que je ne serais pas en mesure d’atteindre le sommet aujourd’hui. Je m’arrête donc. J’ai du mal à marcher tellement l’intérieur des cuisses me brûle, saturation d’acide lactique. Je recherche un endroit à peu près plat pour monter ma tente. Il est 3h30, encore deux heures de jour. Mais je ne trouve rien.
Je reprends mon vélo avec l’intention de m’arrêter dès que je trouverai un endroit propice pour l’établissement d’un bivouac. Mais rien ne vient. Cependant, la forme, elle, revient doucement, peut-être du fait que la pente se couche, bien qu’elle reste voisine des 10%. Je rentre dans les brumes sommitales, un cycliste me double. Je suis dans la zone où il me faut maintenant passer le sommet. Le crépuscule me surprend dans les dernières difficultés. L’atmosphère est franchement austère. Dans la pénombre à un kilomètre du sommet un cycliste répare son vélo. Je lui demande s’il a besoin d’aide. Il me fait comprendre qu’il ne comprend pas. Alors je lui demande « Do you need some help ? ». Sa réponse est très claire « No thank you ». Il me montre sa chambra à air neuve. Au fond de moi, je me dis ouf ! En effet, si j’avais dû m’arrêter tout transpirant à la nuit tombante avec le froid qui s’intensifie, j’aurais eu du mal à repartir. Mais voilà, il se débrouille et je continue dans un brouillard crépusculaire. Je distingue à peine dans les nuages les grandes antennes du sommet, tels d’immenses fantômes qui cherchent à se dérober au regard. Le vélo procure des sensations dignes de courses en montagne. Mon intention est de rapidement trouver dans la descente la fameuse chapelle pour me mettre à l’abri. Alors que je me laisse glisser sur le versant sud, deux cyclistes sans lumière dans la nuit me croisent, probablement rejoignent-ils la station juste au-dessus, dont on distingue l’éclairage dans le brouillard.
Je scrute dans le noir le bord de la route à la recherche de cette chapelle, mais je n’aperçois rien. Après un ou deux kilomètres je perds tout espoir. Je m’arrête pour m’habiller car le froid devient intense. Je ne vois pas du tout où je pourrais m’arrêter dans ces pentes raides pour organiser un bivouac. Entre les volutes de brume, par intermittence, tout en bas dans la vallée du Rhône je distingue une multitude de villes et villages éclairés. L’impression est saisissante. Que fais-je de nuit au sommet de cette montagne ? Le miracle alors se produit, les nuages se déchirent, et de la crête qui me domine à l’est une belle grosse pleine lune émerge et diffuse une lumière suffisante pour envisager de nuit une descente vers Sault, distante de 26 kilomètres.
Dans cette atmosphère particulière entre rayons pâles de la lune et passages de brume, je m’engage dans une descente à travers un monde flou presque irréel. Les grands pierriers blancs, caractéristiques du sommet du Ventoux réfléchissent faiblement la lumière lunaire, atténuée par la nébulosité. Par endroits, des pans de montagne restent plongés dans le noir complet et je perds toute référence quant au tracé de la chaussée. Puis, au détour d’un virage serré, du à un mouvement de terrain, la clarté revient. Elle paraît extrême en comparaison de l’absence de lumière que je laisse derrière moi. Je suis de nouveau en mesure de bien visualiser les contours de la route, mais pas d’en percevoir les trous et les bancs de gravier. Cependant, je me laisse entraîner par la pente, et la vitesse me semble importante, bien que la luminosité trop faible ne me permette pas de lire l’indication donnée par mon compteur. Dans ces moments la concentration est maximale, tous les sens aux aguets, les réflexes en alerte, toujours prêt à réagir au moindre incident qui pourrait conduire à la chute.
Avec plaisir je vois les lumières du village de Sault grossir. En moins d’une heure je le rejoins, en tenant compte de la petite montée finale, qui me demande un dernier coup de collier. Ce village très fréquenté en été, est à cette époque de l’année déserté, presque mort. Le premier hôtel rencontré est fermé. Une ombre rapide passe dans une petite rue en pente. Avant qu’elle ne disparaisse dans la pénombre au coin d’une maison, je me lance à sa poursuite et l’interroge sur les possibilités d’hébergement. Très gentiment m’est indiqué ce qui est sans doute le seul hôtel ouvert en ce mois de novembre. Rapidement je le trouve, la réception est ouverte. J’entre coiffé de ma cagoule noire, achetée dans la région d’Ayacucho, zone d’éclosion du sentier lumineux péruvien. A cette heure tardive, Je vois des regards interrogateurs se porter sur moi. Je dis en préambule « il ne s’agit pas d’un hold-up ». Manifestement les propriétaires ont le sens de l’humour, car ils se mettent à sourire. Je retire ma cagoule et demande une chambre. Il n’y a pas de problème, et à partir de ce moment la pression se relâche. En effet, je ne me sentais pas trop repartir à la recherche d’un emplacement pour monter ma tente par le froid vif qui s’installe.
L’étape aura été proche d’une centaine de kilomètres, et c’était la première. Cela fait deux mois que je n’ai pas touché mon vélo, et je manque probablement d’un minimum d’entraînement, même si ma dernière randonnée à vélo était la traversée des Alpes françaises. J’ai vraiment dû puiser tout au fond de moi pour surmonter ma faiblesse dans le passage raide du Ventoux. Je ne me souviens pas avoir été chercher si profond l’énergie de poursuivre. Je sais que l’étape que je me suis fixée demain est conséquente, avec l’escalade du versant nord de la Montagne de Lure, petite sœur du Ventoux, dont la montée est réputée infinie, plus de 25 kilomètres. J’espère que cette première journée ne me laissera pas trop de courbatures, pour ne pas souffrir exagérément demain?
Pour le moment détente, tout d’abord une douche chaude qui me fait le plus grand bien, puis un bon repas. Je mange une succulente andouillette de Troyes, très fine, avec un assaisonnement aux herbes particulièrement réussi. J’adore et pourtant je suis lyonnais et l’andouillette j’ai la prétention d’en connaître non un boyau mais un rayon ! Un peu chauvin, je suis contraint d’avouer, avec difficulté cependant, que je l’ai trouvée meilleure que celles que j’ai l’habitude de manger dans la région lyonnaise !
Deuxième jour : Sault Forcalquier par la montagne de Lure 116 km
Ce matin le temps est magnifique, l’air limpide, immobile, très frais et vivifiant, comme seule l’arrière saison sait en dispenser sur ces hauts plateaux du pays provençal. On les connaît en été écrasés de chaleur et de sécheresse, mais souvent on ignore que ce sont des pays rudes par le froid et les intempéries. Des auteurs comme Giono ou Bosco les ont décrits merveilleusement ainsi que leurs habitants, dans des livres comme « les âmes fortes ».
Le miracle de la nuit a fait son effet. Je n’ai plus mal nulle part et me sens en pleine forme. Je démarre bien équipé, mais rapidement l’effort et le soleil me font transpirer. Il est temps de retirer les couches d’habits, bonnet et gants. Une douce chaleur se substitue au froid, permettant de pédaler dans d’excellentes conditions. Sur la route en direction de Trinit aucune circulation, seules de loin en loin des voitures de chasseurs sont garées. Ces véhicules sont reconnaissables à leurs grandes cages, dans lesquelles les chiens de chasse sont transportés. Parfois le silence est ponctué d’un coup de feu lointain. Les forêts de feuillus perdent leurs frondaisons, et prennent cette teinte d’automne dépassé aux tons bruns sans éclat, avec toutefois par places un arbre ou arbuste, qui résiste encore, en arborant une couleur vive, jaune ou rouge. Les près à l’herbe déjà brûlée par le froid, sont mouillés de la forte humidité nocturne. Le soleil rasant met en exergue les milliers de toiles d’araignées, qui piégeaient les insectes au ras des herbes à la belle saison.
Derrière moi le Ventoux domine au-dessus de ces immenses espaces. Comme souvent cette imposante masse au sommet pierreux est couronnée d’une chape de nuages. Que cette montagne est impressionnante, on a toujours autant de difficulté à en cerner les dimensions. J’ai du mal à réaliser que la nuit dernière j’étais au sommet et que j’ai descendu de nuit son immense arête sud. Je nourris l’espoir de revenir un jour favorable, justement de jour et sans nuage, pour pouvoir bénéficier de l’immense panorama de ce sommet unique.
Au sortir du village de Trinit à l’ambiance très provençale, j’attaque mon premier col de la journée. Il se dénomme « col de l’Homme Mort ». La route monte modérément sur cinq kilomètres sous une douce chaleur. La vue sur ces régions s’élargit et j’éprouve tout le bonheur de pédaler. A un bon rythme je viens à bout de cette première petite difficulté. Une fois le col atteint, je cède au rite de la photo de mon vélo devant le panneau indicateur, donnant le nom et l’altitude, qui est de 1213 mètres.
Le versant nord est austère et encore à l’ombre. Le froid se fait de nouveau piquant. La route est mouillée et couverte par endroits de feuilles. Il n’est pas impossible que quelques plaques de verglas traîtresses se cachent dans un virage ou l’autre. Je m’engage dans cette descente vers la vallée du Jabron avec prudence. Soudain au détour d’un virage, dans une éclaircie de la forêt, les Alpes fraîchement enneigées, éclatantes de soleil, me sautent au visage et barrent l’horizon. Je crois reconnaître la silhouette caractéristique de la face sud des Ecrins au-dessus de ce foisonnement de pics acérés.
Cette neige et ces montagnes réveillent en moi une multitude de souvenirs de grands bonheurs et cependant j’ai une pensée pour ce guide et sa cliente qui viennent de perdre la vie dans la face nord des Grande Jorasses, au sommet d’une voie dénommée le Linceul. Ce nom est dû à la physionomie de la face, grande pente de glace qui borde la muraille nord des Grandes Jorasses. Elle avait été gravie pour la première fois par René Desmaison en 1968. Ce dernier, décédé il y a quelques années, a dans ses dernières volontés demandé que ses cendres soient dispersées dans le massif du Dévoluy au pied du Pic de Bure, qui se cache pas très loin d’ici au creux de ces immenses plissements préalpins.
A mes pieds la vallée du Jabron se développe presque jusqu’à l’infini en direction de l’est vers Sisteron. Encore lointaine la masse sombre de la face nord de la Montagne de Lure s’impose. Cette montagne présente des similitudes avec le Ventoux. Elle possède le même pierrier sommital de roche calcaire éclatante, les mêmes forêts qui montent à l’assaut jusqu’à la caillasse finale, ainsi que cette chape de nuages qui ajoute au tableau une touche secrète et austère.
Je laisse sur ma gauche la ville de Séderon et m’engage vers le petit col de la Pigière, qui en quelques kilomètres me permet de réellement plonger dans cette belle vallée du Jabron. Je traverse plusieurs villages, au nom chantant bien de la région, Saint Vincent ou Noyer-sur-Jabron. La rivière par endroits présente de très jolis points de vue sur ses gorges étroites à l’eau claire et froide. L’automne semble moins avancé que sur le plateau que je viens de quitter. De nombreux arbres gardent encore des parures éclatantes, certains révèlent des couleurs extraordinaires, mélange de pourpre de rose et de rouge éclatant.
Arrivé à Noyer-sur-Jabron, j’emprunte une toute petite route sur la rive droite de la rivière qui conduit en quelques kilomètres au pied de la Montagne de Lure. Arrivé au village de Valbelle, je pique-nique de restes que j’ai pris chez moi, un vieux fromage et une miche de pain quelque peu rassie. Il est 13h30. J’attaque la longue montée de l’ordre de 25 kilomètres. D’après une amie grande spécialiste de la région à vélo, cette section est difficile. Ce n’est pas pour rien qu’on la dénomme la petite sœur du Ventoux, qui lui est le Mont Blanc des cyclistes. Le dénivelé de ce versant dans lequel je m’engage est tout de même de 1200 mètres, le Ventoux par Malaucène approche les 1600 mètres.
J’espère que je vais arriver au sommet avant la nuit et ne pas revivre une expérience de descente nocturne. L’itinéraire serpente dans une grande forêt au gré des plis du terrain. Il y a de l’activité, les chercheurs de champignons s’activent sur les traces de la chanterelle cendrée. La montée sans être jamais très raide, un kilomètre seulement à 9%, est cependant interminable. Bien que la circulation soit pratiquement absente, je suis doublé par une bande de bikers en Harley, j’en compte une bonne quarantaine. Du haut de leur machine, les mains en l’air perchées sur des guidons aux formes invraisemblables, et pour certains les pieds presque au ciel, tellement les cale-pieds sont hauts, ils ne me jettent même pas un regard. Quel est ce débile même pas capable de conduire une moto et obligé de grimper ces montagnes à vélo avec ses gros sacs! Je ne m’en offusque pas, car souvent les vrais et purs bikers en Harley considèrent les autres motards comme des espèces de renégats, alors les vélos ! Mais je n’ai pas envie d’ouvrir une polémique sur les motos. Dans ma jeunesse, lorsque j’étais un motard fou (22 accidents en deux roues à moteur), les clans se répartissaient en possesseurs de japonaises, allemandes, italiennes et anglaises. Ces derniers sur leurs bécanes vibrantes et ruisselantes d’huile se considéraient comme les plus purs. Mais ne nous battons pas, il y a prescription cela fait presque quarante ans.
Comme hier, quelques kilomètres sous le sommet je rentre dans le brouillard et la clarté tombe d’un coup. Que cette montagne peut se révéler hostile dans ces conditions ! Cela accroit la sensation de vivre une expérience étonnante. Les conditions rencontrées constituent un élément prépondérant quant à la manière dont l’aventure va s’imprimer dans notre mémoire. Je constate, une fois de plus, qu’en France on peut éprouver le sentiment de se trouver très loin. Enfin, après cette très longue montée, sans prévenir le panneau du Pas de Graille surgit de la grisaille. Etrange ! sous le panneau, une borne kilométrique indique ce même col à plus de trois kilomètres. De toute évidence la montée continue. Dans ces derniers kilomètres au milieu de la caillasse je gagne encore cent trente mètres de dénivelé. Enfin, le point haut de la route est atteint, 1720 mètres. Il fait froid et humide. Je me couvre rapidement, rajoute sous mon casque ma cagoule et enfile des gants bien chauds. Au moment de me lancer dans la pente, une voiture s’arrête au sommet et l’un des passagers s’étonne de trouver un vélo en cet endroit par ces conditions fraîches et crépusculaires.
Une descente d’une vingtaine de kilomètres me conduit au village de Saint-Etienne-les-Orgues. J’ai bon espoir de dénicher un point de chute pour la nuit. Eh bien non ! De toute évidence tout est fermé, aucune chance de trouver un toit. Ce soir ça se complique. J’ai déjà exactement cent kilomètres dans les cuisses et plus très envie de pédaler, surtout de nuit. Mais j’ai encore moins envie de dormir dehors. Que faire pour tenter d’y échapper ? La ville de Forcalquier se trouve à seize kilomètres, j’espère que la route descend. Je me lance dans la direction de cette ville. Le premier tiers se déroule le long d’une belle départementale peu fréquentée légèrement descendante, et j’appuie à fond sur les pédales. Mais cela va se corser. En effet, je rejoins une route où le trafic est important. La nuit s’est opacifiée et une côte de plusieurs kilomètres termine le parcours. Je sais que mes phares magnétiques ne sont pas très puissants, d’où danger. Ils le sont d’autant moins en montée, car plus je suis lent moins ils éclairent. Les voitures qui viennent en sens inverse me voient souvent tardivement, donc me gratifient de leurs pleins phares. Ce qui me plonge juste après le croisement dans le noir le plus total durant quelques secondes, le temps que les pupilles se dilatent de nouveau dans la nuit. J’imagine que ceux qui arrivent par derrière me voient aussi avec peu de recul, malgré ma veste aux bandes légèrement fluorescentes. Lorsque les bas-côtés sont libres je me mets toujours en situation de me jeter rapidement hors de la route. Mais malheureusement dans cette longue montée terminale, un rail de sécurité m’interdit toute fuite à droite en cas de freinage intempestif dans mon dos, et cela est d’autant plus angoissant que je suis condamné à une vitesse d’escargot. Le temps me paraît long. J’appuie au maximum sur les pédales, à la limite de l’asphyxie, cherchant à me soustraire le plus rapidement à cette situation dangereuse. Mon seul repère provient des véhicules devant moi, cela me permet de réaliser que la côte n’est pas finie. Puis d’un coup le calvaire prend fin, le point haut de la route est atteint. La ville et ses lumières surgissent du néant et la clarté se fait. Ouf ! Je me laisse glisser vers cette petite ville baignée de lumière. En ce 11 novembre, j’espère trouver un hôtel ouvert car j’ai nettement dépassé les cent kilomètres et l’idée de devoir sortir de l’agglomération pour chercher un point de bivouac, m’effraie quelque peu.
J’arrive au centre ville. L’activité est faible, un premier hôtel est fermé, alors je distingue un peu plus loin l’enseigne allumée d’un autre établissement. Je m’y dirige, descends de mon vélo et entre. L’accueil est immédiatement sympathique, un gros chat vient se frotter. Pour moi, c’est de très bon augure, en effet la première impression sera confirmée. Il me faudra encore sortir pour manger. Je fais la distance minimale. Un restaurant affiche « la cuisine de Maman ». Je m’attends à des spécialités provençales, elles seront marocaines. Je choisis un tajine succulent, au citron vert et olives, suivi d’une glace amande et miel. Fourbu, après cette étape de 116 kilomètres je rejoins ma chambre. Comme souvent après des efforts intenses, il est difficile de s’endormir.
Troisième jour : Forcalquier Moustiers-Sainte-Marie 58 km
En ce troisième jour, du fait de l’avance prise hier, l’étape sera courte. En quelque sorte je la qualifierai de transition entre deux massifs montagneux. En effet, la grosse bosse suivante se dénomme les gorges du Verdon. Je compte venir me positionner à leur pied ce soir, dans la perspective d’une étape difficile demain. Je fais quelques achats, pain, bananes ainsi qu’un médicament pour les brûlures d’estomac, le saucisson du midi ne passant pas toujours bien. Le temps est encore parfait. L’itinéraire commence par une longue descente en direction de la Durance. Il est toujours agréable de commencer sa journée de vélo en descendant, ça donne le moral et cela permet de s’échauffer sans brutalité.
La ville d’Oraison est vite atteinte. Juste à son entrée je traverse la Durance, qui garde le long de ses bancs de sable les traces des fortes précipitations de la semaine dernière. En effet, de multiples souches et troncs échoués sont disséminés tout au long de son vaste lit de graviers, ainsi que d’autres détritus moins écologiques, du genre vieux pneus.
Un peu au sud d’Oraison, je m’engage sur la D907, petite route qui part plein est entre garrigues et prairies. Ca y est, cela fleure bon la Provence, telle qu’on la conçoit. Ce temps d’automne stable à l’air immobile, ni chaud ni froid, juste une sensation de fraîcheur au débouché d’un vallon ombragé, ou une légère chaleur sous le soleil, représente l’idéal pour un cycliste. Après une dizaine de kilomètres au fond d’une petite vallée trop vite parcourue, sur la droite se distingue le village du Brunet. Il s’accroche aux pentes donnant accès au plateau de Valensole. Quelques kilomètres raides le long d’une minuscule route en lacets, et d’un coup un vaste panorama se dévoile alors que la côte se termine.
Que ce plateau est magnifique. Alors qu’il est réputé pour son vent, par chance ce jour le calme est total. Tout là-bas à l’est les grandes falaises du Verdon bouchent l’horizon. Cela me permet de contempler une partie de mon étape de demain. Ce lieu est plein de mystères, nombreuses sont les histoires d’OVNI et de rencontres extraterrestres qui y sont associées. D’autre part, dans son sol durant une trentaine d’années, la France y a caché ses missiles balistiques nucléaires sol-sol, regroupés au sein du 1er GMS (groupement de missiles balistiques), qui dépendait de l’armée de l’air. Bien entendu ces fusées faisaient fantasmer et les groupes pacifistes s’implantaient dans la r��gion afin d’être sur place pour manifester contre ce type d’armement. Cela procure de nombreuses raisons pour nimber cette terre austère et déserte d’un côté mystérieux.
J’emprunte un chemin de terre qui me conduit au cœur de cette zone, et m’arrête en bordure de forêt pour déjeuner. Le silence est total, la vue porte très loin. Mais rien d’étrange ou de bizarre ne se manifeste. Pas de Martien pour venir partager mon fromage franchement moisi, mon saucisson très poivré ou ma banane talée, snif ! Je reprends ma route, et comme souvent lorsque je traverse des lieux de caractère affirmé, j’ai tendance à ralentir pour en profiter plus longtemps. Les immenses champs de lavande s’étalent à l’infini, pas très odorants en cette saison. J’arrive sur un groupe de chênes truffiers protégés par une barrière, sur laquelle de grands panneaux rouges annoncent « arme à feu ». En ces régions, la guerre du diamant noir de toute évidence fait rage. Je me souviens d’un roman dans lequel un vieux paysan faisait croire aux acquéreurs d’un domaine que rien n’y poussait. Chaque année en cachette, il allait dérober les champignons aux propriétaires qui ne se méfiaient pas. Puis, un jour ils ont découvert le pot aux roses, tombant sur ce voisin « aux manières policées », tentant de soustraire à leur curiosité un panier rempli de belles grosses truffes !
En ces vastes espaces je me sens bien, une forme de plénitude. Il est étrange que je ne conçoive le vélo qu’à travers l’errance. J’ai beaucoup de mal à planifier une balade de la journée. Et si cela m’arrive, il est fort à parier que je ne me lèverais pas. J’ai besoin de cette sensation de voyage pour pleinement apprécier mon effort physique. Il faudrait peut-être qu’un jour je me fasse psychanalyser, mais à mon âge c’est sans doute trop tard ! Aujourd’hui j’ai tout mon temps, l’étape étant deux fois plus courte qu’hier, de plus avec un dénivelé très faible. Pas un bruit, un calme impressionnant, un paysage de toute beauté, je pédale dans un endroit merveilleux, c’est sans doute cela le bonheur!
J’atteins le village de Puimoisson en bordure est du plateau, il ne me reste plus que 12 kilomètres à parcourir avant Moustiers. Je prends mon temps, m’installe à une terrasse de café au soleil et déguste tranquillement un petit noir, tout en écoutant le village vivre. Je suis ravi de ces voies chantantes, bien du midi, qui s’esclaffent en grands rires. Il y a des coins, où malgré les angoisses suscitées par nos sociétés détraquées aux dettes abyssales, certains ont décidé de prendre malgré tout la vie du bon côté et savent faire preuve d’une insouciance salvatrice.
La fin du parcours est une simple formalité, je me laisse entraîner par la pente vers cette jolie petite cité de Moustiers-Sainte-Marie, accrochée à la falaise, célèbre pour ses faïences. Elle constitue le point d’entrée idéal pour visiter les gorges du Verdon. Arrivant pour une fois de bonne heure, je me rends au syndicat d’initiative afin de choisir un hôtel confortable. En effet, l’hôtel des Restanques est très confortable et admirablement bien situé. Mais à cette période il me faudra retourner au cœur du village pour dîner. La réceptionniste très gentiment me réserve une table à la Treille Muscate, restaurant à la salle magnifiquement agencée sur la place de l’église. Il n’est que 3h30, je continue à prendre mon temps, douche et farniente devant la télé. Puis je pars à la découverte, plutôt redécouverte de ce village dans lequel je suis déjà venu plusieurs fois. Mais je ne suis jamais monté jusqu’à sa chapelle perchée au beau milieu de la grande falaise qui domine les maisons. Un chemin empierré aérien y conduit. Les premières mentions de la chapelle notre Dame de Beauvoir, connue dans les temps anciens sous le nom de Notre-Dame d’Entre-Roches, remontent au IX siècle. Elle est l’une des rares chapelles « à répit » que l’on trouve en Provence. On désigne de la sorte les chapelles qui permettent les suscitations d’enfants. C'est-à-dire que l’on y apportait les enfants mort-nés, afin de les faire ressusciter quelques instants, le temps de les baptiser. Il était ensuite possible de les faire inhumer religieusement, assurant alors le salut de leur âme. Je suis aussi très ému à la lecture de certains ex-voto, par exemple celui d’ « Une maman pour ses trois enfants revenus de la guerre ».
Le lieu est impressionnant, surtout au moment où vient la nuit. Je suis seul et regarde l’ombre emplir les grandes falaises qui me surplombent. Avec un vieux réflexe de grimpeur, je recherche les itinéraires d’escalade possibles, parmi ces dalles et ces fissures. Mais très probablement la varappe est interdite en ce lieu trop proche des habitations. Puis je redescends flâner dans le village, admirant les magnifiques motifs sur les objets en faïence d’une grande finesse que l’on trouve dans nombre de boutiques. Enfin arrive l’heure du dîner et je rejoins mon restaurant, dont on m’a fait l’éloge. Je suis ravi par les ravioles au foie gras et les pieds paquets, ces derniers étant la spécialité du cuisinier. J’y reviendrai en famille.
Quatrième jour : Moustiers Fréjus par le Verdon 122 km
Un petit-déjeuner consistant me prépare aux durs efforts de la journée. A côté de moi, quatre Chinois discutent avec animation. Bien entendu je ne comprends pas le moindre mot, langue aux intonations et sonorités étranges. Je quitte la salle de restauration, je prépare mon vélo sur la terrasse. Mes chinois, voyant le volume de mes bagages, se précipitent et demandent à être pris en photo à tour de rôle devant ce drôle d’équipage. Tout hilares, ils se prennent en photo, devant ce qu’ils considèrent sans doute comme un coolie français qui part pour quelques trafics marchands ! Quand ils montreront ces photos à leurs proches, ils resteront probablement perplexes devant les motivations qui poussent certains à voyager à vélo plutôt qu’en voiture. Chez eux la voiture étant le symbole de la réussite, il s’en immatricule en Chine, selon un article lu l’année dernière, 14 000 par jour !
Ce matin l’air est frais. Comme hier je débute par une longue descente, qui cette fois me conduit au bord du lac de Sainte-Croix. Un vent contraire, vif et piquant, me ralentit. Il ne va pas durer, car il est généré par le débouché des gorges que je rejoins en quelques kilomètres. En ce matin froid les abords du lac dégagent une grande quiétude. Le soleil est toujours caché par la masse du massif montagneux du Verdon. Les arbres aux feuilles jaunes se découpent sur le bleu pâle de l’eau. Le pont, marquant le début des gorges en bordure du lac, est un lieu idéal pour admirer cette splendeur de la nature. A cette heure matinale, les jeux de lumières et d’ombres sur l’eau et les immenses parois délivrent, dans une belle communion, un spectacle grandiose. Cette première prise de contact avec ces gorges, que je connais pourtant bien, me stupéfie.
Une fois dépassé le pont, le vent se calme. Un peu plus loin, j’attaque la longue montée qui me conduira au sommet de cette immense saignée naturelle, que l’eau a mis des millions d’années à creuser. La forme est bonne et je suis très motivé par les splendeurs à venir. D’abord j’atteins le village d’Aiguines, qui offre un magnifique point de vue sur le lac. Puis, je continue en direction de la Corniche Sublime, d’où une multitude de panoramas époustouflants se découvrent au fur et à mesure de la progression. Mais la côte est soutenue et longue, ce qui nécessite des efforts, cependant mon petit plateau accomplit des miracles. Je passe tout d’abord le col d’Illoire, déjà cinq cents mètres de dénivelé au-dessus du lac. A voir toutes ces grandes falaises, d’innombrables souvenirs d’escalade me viennent en mémoire. Les grandes voies classiques de la falaise de l’Escalés, haute de plus de 300 mètres défilent. Des itinéraires aux noms restés mythiques, la Demande, les Ecureuils, Luna-Bong, et bien d’autres. Celle qui m’a laissé le plus beau souvenir, ULA, une fissure, verticale voire surplombante, de toute beauté qui s’élève au-dessus d’une dalle de 40 mètres, d’un seul jet sur 280 mètres d’une escalade soutenue de toute beauté, sur un rocher extraordinaire. Cela me donne envie d’y retourner grimper, pour me replonger dans l’ambiance de ces temps passés. Mais les habitudes d’escalade ont changé, maintenant on accède aux voies par le haut en rappel et l’on ne daigne pas toujours faire ces grandes escalades dans leur totalité, se concentrant sur des entreprises de moindre hauteur, mais redoutablement plus difficiles techniquement.
A tous les virages ou presque je m’arrête et scrute ces grandes falaises à la recherche de souvenirs d’expériences et d’émotions passées dans ces replis secrets de la roche. La route monte bien au-dessus du col et dépasse les 1200 mètres. Il y fait frais, d’autant plus que je transpire. Arrivé enfin au point haut de la Corniche Sublime, je n’arrive pas à prendre de la vitesse en descente, le regard toujours tourné vers ce canyon stupéfiant. Dans un virage deux cyclistes avec des drôles de vélos à petites roues. Ouhaou ! Il s’agit d’un couple d’Australiens effectuant un tour de France d’une année. On discute un moment avec passion de nos expériences à deux roues. Mais le temps passe, et si je veux atteindre Fréjus avant la nuit il me faudra encore sérieusement appuyer sur les pédales.
Je fais une halte au pont de l’Artuby, où le saut à l’élastique bat son plein. Mais bien vite je repars en direction de Comps. Le vent est contraire et ça monte. Je commence à douter de la possibilité d’être en bord de mer ce soir. A quatorze heures je suis à Comps-sur-Artuby. Je ne m’y arrête pas, sachant qu’avant le bord de mer je n’aurai aucune alternative au bivouac, et il me reste 70 kilomètres à franchir. Certes, ça devrait descendre, mais à priori quelques montées sont au programme. Après une descente en sortie de village, je traverse de nouveau la rivière Artuby, sur le camp militaire de Canjuers. Une montée de plusieurs kilomètres, heureusement pas trop raide, suit. Je prends la départementale 19, direction Barjemon. De là, j’opte malgré l’heure tardive pour une minuscule route passant par Claviers, petit village perché. Le temps passe vite, cependant les kilomètres s’enchaînent. Je reprends espoir. Quinze kilomètres après ce dernier village, Saint-Paul en forêt, que je rejoins par un magnifique parcours en sous-bois. J’ai tout loisir d’observer les chercheurs de champignons. J’en interroge un, qui manifestement en a quelques-uns dans un sac plastique. Il me fait cette réponse hilarante avec un magnifique accent du midi : « Je n’ai ramassé que des mauvais ». La réponse n’autorise aucune réplique. Je m’éloigne le sourire aux lèvres. Un peu plus loin, un autre chercheur porte un panier. Dès qu’il m’aperçoit, il le cache vite, des fois que je voie ce qu’il recèle. L’arrivée au village se fait par un raidillon carabiné et je suis près des cent kilomètres. Il m’en reste encore un peu plus d’une vingtaine avant d’atteindre Fréjus. La course contre la montre avec la tombée de la nuit est lancée. Là-bas sur ma droite, je vois le soleil se coucher derrière le rocher caractéristique de Roquebrune-sur-Argens. La mer m’apparait. Ca y est, je suis dans la zone industrielle de Fréjus. En ce dimanche soir, la circulation est intense. En effet, nombreux sont ceux qui ont profité du beau temps retrouvé, après de très fortes intempéries, pour aller se promener. A la suite de pas mal de détours, j’arrive en bordure de mer, en même temps que la nuit. Mon compteur affiche 122 km pour la journée. Je trouve rapidement un hôtel simple, mange tout aussi vite et me couche.
Cinquième jour : Fréjus Sollies-Pont 92 km
Une fois de plus la nuit a fait son travail réparateur et c’est assez frais que je me prépare à traverser le massif des Maures. Les prévisions météorologiques sont encore favorables pour ce jour, mais une dégradation est prévue pour demain. J’ai tendance à m’y fier, car le vent d’est souffle, et dans la région c’est annonciateur de pluie. Pour le moment, à court terme, ce vent va m’être très utile, car il va me pousser généreusement tout au long de la journée.
Je démarre tranquillement par les quais du port en regardant les bateaux. Je rejoins ensuite la route de Saint-Aygulf et je longe le bord de mer pendant quarante kilomètres jusqu’à Port-Grimaud. Toutes ces cités balnéaires, Saint-Aygulf, les Issambres, Sainte-Maxime me rappellent ma jeunesse lorsque nous passions toutes nos vacances à la pêche, que ce soit du bord, en sous-marine ou en bateau. A regarder la mer défiler, je sais à quoi ressemblent les fonds sous cette surface qui les cache. Les fonds marins que nous connaissions le mieux, c’étaient ceux qui se trouvent maintenant sous les parkings et zones commerciales du nouveau port de Saint-Raphaël. Dans notre jeunesse ces infrastructures n’existaient pas, et leur construction a été accomplie au détriment des zones maritimes côtières. Nos merveilleux coins de pêche ont été définitivement ensevelis. Je me souviens avoir vu les premiers gros camions qui sont venus déverser leur cargaison de terre et de caillasse en détruisant tous ces merveilleux endroits, bancs de sable, massifs d’algues, groupes de rochers aux trous poissonneux qui enchantaient notre jeunesse. Plus de quarante ans après je les visualise toujours en imagination sous ces parkings et magasins, avec les noms que nous leur donnions mes frères et moi : le casse-croûte, le casse-pipe, les montagnes, la digue, la grille, la mare à mulets, la petite-plage, le trou etc.
Ne nous laissons pas envahir par la nostalgie. Je quitte le bord de mer et m’engage après Grimaud sur la petite route au milieu des Maures qui conduit à Collobrières. Le parcours mène de crête en crête au gré des mouvements de terrain. A cette époque cette région est admirable. Du fait des fortes intempéries des semaines passées, l’eau ruisselle de toutes parts. Des cascades et ruisseaux bruissent tout au long du chemin. Je ne reconnais pas les Maures, que je connaissais pour leur sécheresse, qui engendre des incendies apocalyptiques. D’ailleurs au détour d’un virage je tombe sur une petite aire aménagée, sur laquelle a été érigé un monument commémoratif aux trois pompiers qui en ce lieu ont perdu la vie alors qu’ils combattaient l’un de ces gigantesques feux attisés par le mistral.
Cette forêt recèle des richesses, tout d’abord le chêne liège, ensuite l’arbouse, les châtaigniers et bien sûr les champignons friands de ce sol granitique :
Le chêne liège, on le trouve tout au long de la route. Il est l’élément essentiel de la forêt. On le reconnait très bien à son écorce claire (avant exploitation) qui fait de gros bourrelets tout au long du tronc. Mais après exploitation, les troncs sont beaucoup plus lisses, moins volumineux et de couleur sombre. L’arbouse, grosse baie à la peau rouge couverte de petites protubérances, qui pousse sur un arbuste l’arbousier. Ce fruit, fréquent en zone méditerranéenne, murit en novembre. Cela veut dire qu’en ce jour il y en a partout autour de moi. Sa chair est orange, de la consistance d’une purée ferme, elle s’écrase mollement en bouche. Le goût de cette baie est doux et excellent. Je ne me prive pas de m’en gaver, ce qui me tiendra lieu de repas de midi. Parfois il me faut escalader des talus pour aller les récupérer.
Le châtaigner, véritable industrie de la région, fait la richesse des villages des environs. On y confectionne marrons glacés, glaces et autres produits dérivés de la farine de châtaigne. Attention à ne pas s’arrêter n’importe où pour cueillir ce fruit, car les propriétaires des arbres ne seraient pas forcément d’accord. D’ailleurs ils le précisent par des panneaux et entourent leurs châtaigniers de barrières. Les champignons, sanguins et cèpes sont très prisés dans le coin. Je vois bien quelques chercheurs, mais manifestement ce n’est pas miraculeux. Soit-disant qu’il aurait trop plu ?
On n’a pas le temps de s’ennuyer le long de cette petite route, de laquelle par places on peut voir la mer. Je passe le col de Taillude à plus de 400 mètres. J’entame la descente sur Collobrières, capitale de la châtaigne, dont la fête attire beaucoup de monde. Avant d’y pénétrer, à une centaine de mètres des premières maisons, un cycliste, sans doute un ouvrier agricole arrive à ma rencontre. Au moment où il me croise il me lance d’un ton enjoué « va-y p’tit gars ! C’est bientôt ! ». Nous sourions tous les deux. En cette fin novembre le village est froid et presque désert. Les feuilles mortes balaient les ruelles mouillées du bourg. On sent que l’hiver est en marche pour venir s’installer. Je poursuis ma route jusqu’à Pierrefeu-du-Var, à la bordure ouest du massif des Maures. Je donne donc mes derniers coups de pédale dans ce joli petit massif si caractéristique de Provence.
Je cherche un hôtel à Cuers, mais sans succès. Je descends en direction de Toulon et en trouve enfin un en périphérie de Solliès-Pont. Il draine une clientèle de gens qui viennent travailler dans la région, donc rien de très bucolique. Mais si le temps devait se dégrader demain et virer à la pluie, je pourrais rapidement rejoindre la gare d’Hyères ou de Toulon, ce qui est un atout appréciable. En effet, les pluies de novembre ne sont généralement pas très agréables à vélo.
Sixième jour : Solliès-Pont Cassis par la Sainte-Baume 85 km
Ce matin, contrairement aux prévisions météorologiques, le temps est beau et le dernier bulletin semble infirmer celui de la veille. Donc pas de fuite vers Toulon, mais je vais reprendre mon itinéraire en direction de la Sainte Baume. Je quitte l’hôtel par une toute petite route, qui à travers bosses et creux me conduit par des raccourcis sur la route de Belgentier. Mon corps a pris l’habitude des efforts journaliers intenses, et je me sens une forme olympique. Sur un bon rythme je me lance dans une longue côte à la pente modérée. La route est passante, mais heureusement souvent la bande latérale pour cycliste rend l’exercice plus agréable. Les villages défilent, Méounes, la Roquebrussanne. Dans les environs de ce dernier j’observe un hélicoptère de combat Tigre à l’entraînement. Il fait de longues stations sans mouvement, peut-être les pilotes s’entraînent-ils à maîtriser leurs systèmes d’armement toujours plus perfectionnés, donc nécessitant d’autant plus d’apprentissage ?
Je quitte la route à fort trafic et me dirige par un itinéraire presque désert vers le village de Mazaugues. Les côtes se font plus sévères. Une grande descente et me voilà dans ce joli village. Une épicerie, qui outre la vente de quelques ingrédients, tient lieu de café. Je m’installe près du chauffage électrique, car il fait froid et je suis mouillé de transpiration. Je regarde les clients défiler et écoute l’épicière me raconter la vie du village. Le nom Mazaugues vient de masse d’eau, raison pour laquelle la sécheresse ne sévit généralement pas en ces lieux. Il parait qu’on y trouve même des champignons en été ! Je passe un bon moment, et alors que je démarre une cycliste du coin entame la discussion et me parle de ses désirs de grands voyages à vélos, pour le moment bridés du fait de sa situation de mère de famille d’enfants terribles. Elle se contente de sorties à la journée avec son club, ce qui est déjà bien dans cette région très accidentée. Je lui raconte ce récit d’un homme qui à 73 ans a fait seul le tour du Maroc à vélo. Donc pas de panique, elle a encore trente ou quarante ans pour réaliser ses rêves les plus fous !
On me prévient que ça va monter dur pour rejoindre le versant nord de la Sainte Baume. En effet, sur huit kilomètres la pente moyenne est soutenue, mais le paysage est merveilleux. Là aussi de l’eau ruisselle de toutes parts. Je passe devant l’une de ces fameuses glacières, qui servaient à alimenter la ville de Marseille en glace tout au long de l’année. Ce versant nord de la Sainte Baume est très froid, et cette caractéristique a été exploitée aux siècles précédents pour produire de la glace. De grandes constructions cylindriques bien protégées au nord et semi-enterrées recevaient en fin d’automne de grandes quantités d’eau qui gelait durant l’hiver et que l’on gardait au frais durant des mois, jusqu’à l’hiver suivant. On en débitait des pains de glace que l’on livrait par charriots à la ville, et voilà comment dans les temps anciens on trouvait de la glace en été pour mettre les poissons au frais à Marseille. Est-ce que à cette époque le pastis existait ? Si la réponse est négative, les glaçons devaient s’ennuyer !
Une fois la côte terminée, la longue crête de la Sainte Baume apparait et je distingue ses antennes caractéristiques. Blottie au pied des falaises la magnifique forêt aux arbres millénaires se dévoile avec ses couleurs d’automne. Je m’arrête au monastère. J’y suis déjà venu à plusieurs reprises. J’y ai même dormi lors d’une grande traversée à pied. L’accueil y avait été de tout premier plan par les Dominicains, tout particulières par les sœurs dans leurs longs vêtements immaculés. Elles affichent une sérénité qui est très communicative. À leur contact comme un rayonnement réconfortant vous atteint. Ne pas hésiter à y faire halte pour la nuit. J’ai du mal à reprendre mon chemin, il est des lieux où souffle l’esprit.
Je suis bientôt au bout de mon périple. Je continue de longer cette magnifique montagne jusqu’au col de l’Espigoulier. Là-bas au nord une autre immense vague de calcaire blanc surgit, il s’agit de la Montagne Sainte-Victoire, haut lieu de Provence, que le peintre Sézanne a fait connaître mondialement. Une fois au col, toute la ville de Marseille s’étale à mes pieds, la côte méditerranéenne se dévoile des Calanques jusqu’à la Ciotat en passant par le célèbre cap Canaille, plus haute falaise maritime d’Europe. Au-dessus de moi, baignée de soleil, la face nord-ouest de Bartagne, très réputée parmi les grimpeurs, montre tous ses reliefs. Je me prends à repérer les nombreuses escalades que j’y ai effectuées. Je me laisse entraîner dans une descente raide et sinueuse vers le village de Gémenos dans un cadre de toute beauté où foisonnent les falaises.
Encore quelques kilomètres de montée en direction du col de l’Ange et ensuite vers Roquefort-la-Bédoule. Dans cette dernière côte je fais la course avec deux cyclistes, certes plus très jeunes. Puis, en six kilomètres de descente je rejoins la gare de Cassis, point final de mon périple de six jours dans ce pays farouche de Provence entre mer et montagne. J’ai éprouvé beaucoup de plaisir au cours de ces 570 kilomètres tout au long de ces massifs réputés et pourtant sauvages de France. Comme toujours, lorsqu’un beau projet arrive à sa conclusion, on se sent un peu orphelin d’un beau rêve devenu réalité. Il faut alors vite envisager le suivant pour ne pas laisser une vague sensation de vide vous envahir. Mon prochain périple commence à prendre forme dans mon esprit, mais c’est une autre histoire.
En cet automne 2011, l’apocalypse s’abat sur la Provence, pluies diluviennes, vent d’est particulièrement violent, cent trente kilomètres à l’heure, qui soulève des vagues énormes jusqu’à sept mètres de haut, ce n’est pas le moment de mettre le nez dehors. Et pourtant, je me dis qu’après la tempête le calme revient. Je surveille donc la météo et je constate qu’à partir du dix novembre une fenêtre favorable devrait se présenter pour une petite virée de quelques 600 kilomètres à vélo à travers la Provence. Les bulletins météo annoncent un anticyclone qui devrait tenir à distance le mauvais temps de ces hautes terres de Provence. Il ne m’en faut pas plus pour décider de mon départ. Le tour envisagé passera par les grosses bosses de Provence, le Ventoux, la montagne de Lure, le Verdon, le massif des Maures et la Sainte Baume.
Et voilà, malgré les doutes l’appel est le plus fort. Le train démarre, une fois de plus un périple commence par la gare de la part Dieu. Cette fois, je prends la direction de la Haute-Provence pour un périple à vélo. Ce sera mon premier voyage à deux roues en solitaire. Je suis un peu inquiet, car à vélo avec sacoches on se sent vulnérable au vol. J’ai déjà été victime de vol en groupe au Pérou et cette expérience m’a fortement traumatisé, alors seul j’hésite. Mais pas de panique, j’ai lu les comptes-rendus d’un certain nombre de cyclotouristes au long cours qui ne se sont pas tout fait piller, même si parfois cela arrive. Je pense en particulier à cette jeune institutrice qui avait obtenu une année sabbatique pour faire un tour du monde à vélo. Ses élèves lui avaient fait la remarque suivante « Maîtresse vous n’êtes pas sportive, comment allez-vous réussir pour faire le tour du monde à vélo?». Cette jeune femme était vraiment pleine de ressources, en effet en Amérique du Sud avant de prendre l’avion pour la Chine, elle accroche sa monture à un poteau pour aller satisfaire un besoin naturel. Au retour, elle constate que le poteau a été arraché, son vélo et tout son matériel disparus. Choc pour beaucoup. Pour elle pas vraiment, elle prend son avion pour l’Empire du Milieu, et une fois sur place, elle rachète l’indispensable, dont le vélo, et elle poursuit son périple ! En me remémorant cette histoire j’ai presque honte d’être poltron. Voilà les pensées qui me viennent à l’esprit alors que la vallée du Rhône défile en direction d’Orange, point de départ de ma balade provençale par les bosses.
Premier jour : Orange Sault par le Ventoux 90 km
9h30, je sors du train. Une fois sur le quai, il me faut avec tout mon barda passer par le passage souterrain, ce n’est pas facile, car entre les bagages et le vélo l’ensemble fait trente cinq kilos. En effet, à cette période de l’année je m’attends à trouver certaines zones désertes et par précaution j’ai pris de quoi bivouaquer dans de bonnes conditions. Une fois sur la chaussée devant la gare, la luminosité du sud m’inonde. Je comprends les gens qui rêvent de venir prendre leur retraite dans ces régions de grande lumière. Comme toujours, jeté comme cela sur la route au sortir d’un transport en commun, il faut se repérer et décider de la direction à prendre. Le soleil encore assez bas sur l’horizon m’indique l’est. D’autre part, des bruits de réacteurs d’avions de combat me permettent de situer la base aérienne 115. Il ne m’en faut pas plus pour « recaler les gyros ».
Dès que je roule, toutes mes appréhensions s’envolent, la joie de la découverte et de l’effort physique s’impose impérativement à moi, et l’euphorie me submerge. Il est étonnant de constater comme les états d’âme sont fluctuants d’un instant à l’autre en fonction de conditions qui nous sembleraient de peu d’importance dans d’autres circonstances.
Le temps est splendide, la météo qui annonçait des ondées continues durant la journée s’est vraiment trompée. Je suis rapidement hors de la ville. Le Ventoux apparait mystérieux, il est difficile d’en évaluer les dimensions. Il est d’autant plus énigmatique, qu’il cache son sommet dans de grandes volutes de nuages pommelés au ras du relief. J’ai l’impression de découvrir un grand volcan d’Amérique du Sud. J’ai du mal à imaginer que dans quelques heures je dois me trouver là-haut sous cette chape de brume.
La campagne sort de son humidité nocturne d’automne, les vignes entrecoupées de leurs grandes haies de cyprès me confirment que je me trouve dans cette magnifique région viticole des côtes du Rhône. Les dentelles de Montmirail si caractéristiques se font très présentes. La base de l’armée de l’air n’est pas loin. Je passe devant les balises de bout de piste. Un Mirage 2000 me survole dans un dernier virage serré, un second lui succède dans un rugissement au décollage. Il me vient droit dessus, puis entame une montée brutale dans un vrombissement de l’air. Trente années passées au sein de ce milieu particulier et envoûtant me reviennent à l’esprit. Je me remémore une multitude d’expériences humaines et techniques extraordinaires que j’ai vécues lorsque j’étais en activité. Mais le but de mon article n’est pas de faire de la pub pour l’armée de l’air, quoi que ! Je mettrais peut-être un jour en ligne des articles, relatant des voyages parmi les hommes dans la guerre.
Je continue ma route en abandonnant mes amours passées, et au fil de mes roues des noms délicieux défilent, Violés, Vaqueras, Gigondas, Baume-les-Venise, le gratin de l’appellation des côtes du Rhône Village. Je me laisse prendre par le sortilège de ces vignobles et des petits chemins qui les traversent. Je finis par douter de mon itinéraire, bien que là-bas au loin la masse imposante du Ventoux balise la direction à la manière d’un phare géant. A un croisement de chemins, une voiture, je m’approche et veux demander à sa conductrice la direction à suivre. Elle ne me regarde pas et démarre rapidement, manifestement apeurée. J’avais failli oublier dans quel monde de peur nous vivons, sans doute traumatisés par toutes les horreurs que nous infligent les journaux et la télévision.
Les kilomètres commencent à s’accumuler au compteur, mais mon étape de la journée n’est-elle pas trop ambitieuse? Cela fait deux mois que je n’ai pas pris mon vélo. Il est vrai que ma dernière balade était un bel entraînement, la route des Grandes Alpes, mais cela fait deux mois. Je n’arrive pas à prendre mon vélo pour une balade de la journée, il me faut impérativement ce parfum d’aventure pour avoir le courage de faire du sport.
Deux cyclistes me doublent, intrigués par mon chargement ils engagent la conversation. Ils restent circonspects, lorsque je leur annonce mon intention de passer le Ventoux aujourd’hui. L’un d’eux m’indique une petite chapelle où il me sera possible de bivouaquer à l’abri près du sommet. Cela me motive d’autant plus pour atteindre la cime au cours de cette première étape. Cette chapelle, de plus, porte un nom mythique pour moi, Sainte Anne, nom de la villa de mes parents. Déjà midi, j’ai effectué cinquante kilomètres, Malaucène apparaît. Village sacré des fous du Ventoux, aujourd’hui je suis surpris de ne pas y voir de cyclistes. Je me souviens de ce lieu en juin au milieu de nuées de prétendants pour ce sommet roi. Avant l’effort qui m’attend il me faut reprendre des forces. J’effectue une pause gastronomique agréable chez Max. A treize heures j’attaque la côte la plus célèbre du cyclisme, 21 kilomètres annoncés, qui seront en réalité 23. Je sais que cela risque d’être dur, de plus avec un double handicap, déjà cinquante kilomètres dans les jambes et vingt kilos de bagages. Mais je compte sur mon minuscule plateau qui me permet de monter aux arbres afin de passer les longues rampes très raides.
Je pars sur un rythme alerte le long d’une route déserte. L’allure reste bonne sur les premiers kilomètres. Je m’élève rapidement au-dessus de la vallée, l’horizon s’élargit. Je suis surpris de ne voir personne sur cet itinéraire mondialement réputé parmi les passionnés de vélo. Au cours de la montée et la descente je ne verrai que cinq cyclistes, mais j’y reviendrai. Je passe assez confiant un panneau explicatif, qui me permet de déduire que l’effort sera à peu près équivalent à celui nécessaire pour gravir le col de la Bonnette. Connaissant ce dernier pour l’avoir gravi en septembre, je me dis que tout ira bien. Je croise mon premier cycliste, plutôt une cycliste qui fonce en descente. Après 12 kilomètres je bute sur des pentes à 12% de moyenne. Je ne sais pas si le chiffre 12 est maudit, mais je prends un coup de « bambou » tel que je n’en ai jamais connu. Je me dis que je ne serais pas en mesure d’atteindre le sommet aujourd’hui. Je m’arrête donc. J’ai du mal à marcher tellement l’intérieur des cuisses me brûle, saturation d’acide lactique. Je recherche un endroit à peu près plat pour monter ma tente. Il est 3h30, encore deux heures de jour. Mais je ne trouve rien.
Je reprends mon vélo avec l’intention de m’arrêter dès que je trouverai un endroit propice pour l’établissement d’un bivouac. Mais rien ne vient. Cependant, la forme, elle, revient doucement, peut-être du fait que la pente se couche, bien qu’elle reste voisine des 10%. Je rentre dans les brumes sommitales, un cycliste me double. Je suis dans la zone où il me faut maintenant passer le sommet. Le crépuscule me surprend dans les dernières difficultés. L’atmosphère est franchement austère. Dans la pénombre à un kilomètre du sommet un cycliste répare son vélo. Je lui demande s’il a besoin d’aide. Il me fait comprendre qu’il ne comprend pas. Alors je lui demande « Do you need some help ? ». Sa réponse est très claire « No thank you ». Il me montre sa chambra à air neuve. Au fond de moi, je me dis ouf ! En effet, si j’avais dû m’arrêter tout transpirant à la nuit tombante avec le froid qui s’intensifie, j’aurais eu du mal à repartir. Mais voilà, il se débrouille et je continue dans un brouillard crépusculaire. Je distingue à peine dans les nuages les grandes antennes du sommet, tels d’immenses fantômes qui cherchent à se dérober au regard. Le vélo procure des sensations dignes de courses en montagne. Mon intention est de rapidement trouver dans la descente la fameuse chapelle pour me mettre à l’abri. Alors que je me laisse glisser sur le versant sud, deux cyclistes sans lumière dans la nuit me croisent, probablement rejoignent-ils la station juste au-dessus, dont on distingue l’éclairage dans le brouillard.
Je scrute dans le noir le bord de la route à la recherche de cette chapelle, mais je n’aperçois rien. Après un ou deux kilomètres je perds tout espoir. Je m’arrête pour m’habiller car le froid devient intense. Je ne vois pas du tout où je pourrais m’arrêter dans ces pentes raides pour organiser un bivouac. Entre les volutes de brume, par intermittence, tout en bas dans la vallée du Rhône je distingue une multitude de villes et villages éclairés. L’impression est saisissante. Que fais-je de nuit au sommet de cette montagne ? Le miracle alors se produit, les nuages se déchirent, et de la crête qui me domine à l’est une belle grosse pleine lune émerge et diffuse une lumière suffisante pour envisager de nuit une descente vers Sault, distante de 26 kilomètres.
Dans cette atmosphère particulière entre rayons pâles de la lune et passages de brume, je m’engage dans une descente à travers un monde flou presque irréel. Les grands pierriers blancs, caractéristiques du sommet du Ventoux réfléchissent faiblement la lumière lunaire, atténuée par la nébulosité. Par endroits, des pans de montagne restent plongés dans le noir complet et je perds toute référence quant au tracé de la chaussée. Puis, au détour d’un virage serré, du à un mouvement de terrain, la clarté revient. Elle paraît extrême en comparaison de l’absence de lumière que je laisse derrière moi. Je suis de nouveau en mesure de bien visualiser les contours de la route, mais pas d’en percevoir les trous et les bancs de gravier. Cependant, je me laisse entraîner par la pente, et la vitesse me semble importante, bien que la luminosité trop faible ne me permette pas de lire l’indication donnée par mon compteur. Dans ces moments la concentration est maximale, tous les sens aux aguets, les réflexes en alerte, toujours prêt à réagir au moindre incident qui pourrait conduire à la chute.
Avec plaisir je vois les lumières du village de Sault grossir. En moins d’une heure je le rejoins, en tenant compte de la petite montée finale, qui me demande un dernier coup de collier. Ce village très fréquenté en été, est à cette époque de l’année déserté, presque mort. Le premier hôtel rencontré est fermé. Une ombre rapide passe dans une petite rue en pente. Avant qu’elle ne disparaisse dans la pénombre au coin d’une maison, je me lance à sa poursuite et l’interroge sur les possibilités d’hébergement. Très gentiment m’est indiqué ce qui est sans doute le seul hôtel ouvert en ce mois de novembre. Rapidement je le trouve, la réception est ouverte. J’entre coiffé de ma cagoule noire, achetée dans la région d’Ayacucho, zone d’éclosion du sentier lumineux péruvien. A cette heure tardive, Je vois des regards interrogateurs se porter sur moi. Je dis en préambule « il ne s’agit pas d’un hold-up ». Manifestement les propriétaires ont le sens de l’humour, car ils se mettent à sourire. Je retire ma cagoule et demande une chambre. Il n’y a pas de problème, et à partir de ce moment la pression se relâche. En effet, je ne me sentais pas trop repartir à la recherche d’un emplacement pour monter ma tente par le froid vif qui s’installe.
L’étape aura été proche d’une centaine de kilomètres, et c’était la première. Cela fait deux mois que je n’ai pas touché mon vélo, et je manque probablement d’un minimum d’entraînement, même si ma dernière randonnée à vélo était la traversée des Alpes françaises. J’ai vraiment dû puiser tout au fond de moi pour surmonter ma faiblesse dans le passage raide du Ventoux. Je ne me souviens pas avoir été chercher si profond l’énergie de poursuivre. Je sais que l’étape que je me suis fixée demain est conséquente, avec l’escalade du versant nord de la Montagne de Lure, petite sœur du Ventoux, dont la montée est réputée infinie, plus de 25 kilomètres. J’espère que cette première journée ne me laissera pas trop de courbatures, pour ne pas souffrir exagérément demain?
Pour le moment détente, tout d’abord une douche chaude qui me fait le plus grand bien, puis un bon repas. Je mange une succulente andouillette de Troyes, très fine, avec un assaisonnement aux herbes particulièrement réussi. J’adore et pourtant je suis lyonnais et l’andouillette j’ai la prétention d’en connaître non un boyau mais un rayon ! Un peu chauvin, je suis contraint d’avouer, avec difficulté cependant, que je l’ai trouvée meilleure que celles que j’ai l’habitude de manger dans la région lyonnaise !
Deuxième jour : Sault Forcalquier par la montagne de Lure 116 km
Ce matin le temps est magnifique, l’air limpide, immobile, très frais et vivifiant, comme seule l’arrière saison sait en dispenser sur ces hauts plateaux du pays provençal. On les connaît en été écrasés de chaleur et de sécheresse, mais souvent on ignore que ce sont des pays rudes par le froid et les intempéries. Des auteurs comme Giono ou Bosco les ont décrits merveilleusement ainsi que leurs habitants, dans des livres comme « les âmes fortes ».
Le miracle de la nuit a fait son effet. Je n’ai plus mal nulle part et me sens en pleine forme. Je démarre bien équipé, mais rapidement l’effort et le soleil me font transpirer. Il est temps de retirer les couches d’habits, bonnet et gants. Une douce chaleur se substitue au froid, permettant de pédaler dans d’excellentes conditions. Sur la route en direction de Trinit aucune circulation, seules de loin en loin des voitures de chasseurs sont garées. Ces véhicules sont reconnaissables à leurs grandes cages, dans lesquelles les chiens de chasse sont transportés. Parfois le silence est ponctué d’un coup de feu lointain. Les forêts de feuillus perdent leurs frondaisons, et prennent cette teinte d’automne dépassé aux tons bruns sans éclat, avec toutefois par places un arbre ou arbuste, qui résiste encore, en arborant une couleur vive, jaune ou rouge. Les près à l’herbe déjà brûlée par le froid, sont mouillés de la forte humidité nocturne. Le soleil rasant met en exergue les milliers de toiles d’araignées, qui piégeaient les insectes au ras des herbes à la belle saison.
Derrière moi le Ventoux domine au-dessus de ces immenses espaces. Comme souvent cette imposante masse au sommet pierreux est couronnée d’une chape de nuages. Que cette montagne est impressionnante, on a toujours autant de difficulté à en cerner les dimensions. J’ai du mal à réaliser que la nuit dernière j’étais au sommet et que j’ai descendu de nuit son immense arête sud. Je nourris l’espoir de revenir un jour favorable, justement de jour et sans nuage, pour pouvoir bénéficier de l’immense panorama de ce sommet unique.
Au sortir du village de Trinit à l’ambiance très provençale, j’attaque mon premier col de la journée. Il se dénomme « col de l’Homme Mort ». La route monte modérément sur cinq kilomètres sous une douce chaleur. La vue sur ces régions s’élargit et j’éprouve tout le bonheur de pédaler. A un bon rythme je viens à bout de cette première petite difficulté. Une fois le col atteint, je cède au rite de la photo de mon vélo devant le panneau indicateur, donnant le nom et l’altitude, qui est de 1213 mètres.
Le versant nord est austère et encore à l’ombre. Le froid se fait de nouveau piquant. La route est mouillée et couverte par endroits de feuilles. Il n’est pas impossible que quelques plaques de verglas traîtresses se cachent dans un virage ou l’autre. Je m’engage dans cette descente vers la vallée du Jabron avec prudence. Soudain au détour d’un virage, dans une éclaircie de la forêt, les Alpes fraîchement enneigées, éclatantes de soleil, me sautent au visage et barrent l’horizon. Je crois reconnaître la silhouette caractéristique de la face sud des Ecrins au-dessus de ce foisonnement de pics acérés.
Cette neige et ces montagnes réveillent en moi une multitude de souvenirs de grands bonheurs et cependant j’ai une pensée pour ce guide et sa cliente qui viennent de perdre la vie dans la face nord des Grande Jorasses, au sommet d’une voie dénommée le Linceul. Ce nom est dû à la physionomie de la face, grande pente de glace qui borde la muraille nord des Grandes Jorasses. Elle avait été gravie pour la première fois par René Desmaison en 1968. Ce dernier, décédé il y a quelques années, a dans ses dernières volontés demandé que ses cendres soient dispersées dans le massif du Dévoluy au pied du Pic de Bure, qui se cache pas très loin d’ici au creux de ces immenses plissements préalpins.
A mes pieds la vallée du Jabron se développe presque jusqu’à l’infini en direction de l’est vers Sisteron. Encore lointaine la masse sombre de la face nord de la Montagne de Lure s’impose. Cette montagne présente des similitudes avec le Ventoux. Elle possède le même pierrier sommital de roche calcaire éclatante, les mêmes forêts qui montent à l’assaut jusqu’à la caillasse finale, ainsi que cette chape de nuages qui ajoute au tableau une touche secrète et austère.
Je laisse sur ma gauche la ville de Séderon et m’engage vers le petit col de la Pigière, qui en quelques kilomètres me permet de réellement plonger dans cette belle vallée du Jabron. Je traverse plusieurs villages, au nom chantant bien de la région, Saint Vincent ou Noyer-sur-Jabron. La rivière par endroits présente de très jolis points de vue sur ses gorges étroites à l’eau claire et froide. L’automne semble moins avancé que sur le plateau que je viens de quitter. De nombreux arbres gardent encore des parures éclatantes, certains révèlent des couleurs extraordinaires, mélange de pourpre de rose et de rouge éclatant.
Arrivé à Noyer-sur-Jabron, j’emprunte une toute petite route sur la rive droite de la rivière qui conduit en quelques kilomètres au pied de la Montagne de Lure. Arrivé au village de Valbelle, je pique-nique de restes que j’ai pris chez moi, un vieux fromage et une miche de pain quelque peu rassie. Il est 13h30. J’attaque la longue montée de l’ordre de 25 kilomètres. D’après une amie grande spécialiste de la région à vélo, cette section est difficile. Ce n’est pas pour rien qu’on la dénomme la petite sœur du Ventoux, qui lui est le Mont Blanc des cyclistes. Le dénivelé de ce versant dans lequel je m’engage est tout de même de 1200 mètres, le Ventoux par Malaucène approche les 1600 mètres.
J’espère que je vais arriver au sommet avant la nuit et ne pas revivre une expérience de descente nocturne. L’itinéraire serpente dans une grande forêt au gré des plis du terrain. Il y a de l’activité, les chercheurs de champignons s’activent sur les traces de la chanterelle cendrée. La montée sans être jamais très raide, un kilomètre seulement à 9%, est cependant interminable. Bien que la circulation soit pratiquement absente, je suis doublé par une bande de bikers en Harley, j’en compte une bonne quarantaine. Du haut de leur machine, les mains en l’air perchées sur des guidons aux formes invraisemblables, et pour certains les pieds presque au ciel, tellement les cale-pieds sont hauts, ils ne me jettent même pas un regard. Quel est ce débile même pas capable de conduire une moto et obligé de grimper ces montagnes à vélo avec ses gros sacs! Je ne m’en offusque pas, car souvent les vrais et purs bikers en Harley considèrent les autres motards comme des espèces de renégats, alors les vélos ! Mais je n’ai pas envie d’ouvrir une polémique sur les motos. Dans ma jeunesse, lorsque j’étais un motard fou (22 accidents en deux roues à moteur), les clans se répartissaient en possesseurs de japonaises, allemandes, italiennes et anglaises. Ces derniers sur leurs bécanes vibrantes et ruisselantes d’huile se considéraient comme les plus purs. Mais ne nous battons pas, il y a prescription cela fait presque quarante ans.
Comme hier, quelques kilomètres sous le sommet je rentre dans le brouillard et la clarté tombe d’un coup. Que cette montagne peut se révéler hostile dans ces conditions ! Cela accroit la sensation de vivre une expérience étonnante. Les conditions rencontrées constituent un élément prépondérant quant à la manière dont l’aventure va s’imprimer dans notre mémoire. Je constate, une fois de plus, qu’en France on peut éprouver le sentiment de se trouver très loin. Enfin, après cette très longue montée, sans prévenir le panneau du Pas de Graille surgit de la grisaille. Etrange ! sous le panneau, une borne kilométrique indique ce même col à plus de trois kilomètres. De toute évidence la montée continue. Dans ces derniers kilomètres au milieu de la caillasse je gagne encore cent trente mètres de dénivelé. Enfin, le point haut de la route est atteint, 1720 mètres. Il fait froid et humide. Je me couvre rapidement, rajoute sous mon casque ma cagoule et enfile des gants bien chauds. Au moment de me lancer dans la pente, une voiture s’arrête au sommet et l’un des passagers s’étonne de trouver un vélo en cet endroit par ces conditions fraîches et crépusculaires.
Une descente d’une vingtaine de kilomètres me conduit au village de Saint-Etienne-les-Orgues. J’ai bon espoir de dénicher un point de chute pour la nuit. Eh bien non ! De toute évidence tout est fermé, aucune chance de trouver un toit. Ce soir ça se complique. J’ai déjà exactement cent kilomètres dans les cuisses et plus très envie de pédaler, surtout de nuit. Mais j’ai encore moins envie de dormir dehors. Que faire pour tenter d’y échapper ? La ville de Forcalquier se trouve à seize kilomètres, j’espère que la route descend. Je me lance dans la direction de cette ville. Le premier tiers se déroule le long d’une belle départementale peu fréquentée légèrement descendante, et j’appuie à fond sur les pédales. Mais cela va se corser. En effet, je rejoins une route où le trafic est important. La nuit s’est opacifiée et une côte de plusieurs kilomètres termine le parcours. Je sais que mes phares magnétiques ne sont pas très puissants, d’où danger. Ils le sont d’autant moins en montée, car plus je suis lent moins ils éclairent. Les voitures qui viennent en sens inverse me voient souvent tardivement, donc me gratifient de leurs pleins phares. Ce qui me plonge juste après le croisement dans le noir le plus total durant quelques secondes, le temps que les pupilles se dilatent de nouveau dans la nuit. J’imagine que ceux qui arrivent par derrière me voient aussi avec peu de recul, malgré ma veste aux bandes légèrement fluorescentes. Lorsque les bas-côtés sont libres je me mets toujours en situation de me jeter rapidement hors de la route. Mais malheureusement dans cette longue montée terminale, un rail de sécurité m’interdit toute fuite à droite en cas de freinage intempestif dans mon dos, et cela est d’autant plus angoissant que je suis condamné à une vitesse d’escargot. Le temps me paraît long. J’appuie au maximum sur les pédales, à la limite de l’asphyxie, cherchant à me soustraire le plus rapidement à cette situation dangereuse. Mon seul repère provient des véhicules devant moi, cela me permet de réaliser que la côte n’est pas finie. Puis d’un coup le calvaire prend fin, le point haut de la route est atteint. La ville et ses lumières surgissent du néant et la clarté se fait. Ouf ! Je me laisse glisser vers cette petite ville baignée de lumière. En ce 11 novembre, j’espère trouver un hôtel ouvert car j’ai nettement dépassé les cent kilomètres et l’idée de devoir sortir de l’agglomération pour chercher un point de bivouac, m’effraie quelque peu.
J’arrive au centre ville. L’activité est faible, un premier hôtel est fermé, alors je distingue un peu plus loin l’enseigne allumée d’un autre établissement. Je m’y dirige, descends de mon vélo et entre. L’accueil est immédiatement sympathique, un gros chat vient se frotter. Pour moi, c’est de très bon augure, en effet la première impression sera confirmée. Il me faudra encore sortir pour manger. Je fais la distance minimale. Un restaurant affiche « la cuisine de Maman ». Je m’attends à des spécialités provençales, elles seront marocaines. Je choisis un tajine succulent, au citron vert et olives, suivi d’une glace amande et miel. Fourbu, après cette étape de 116 kilomètres je rejoins ma chambre. Comme souvent après des efforts intenses, il est difficile de s’endormir.
Troisième jour : Forcalquier Moustiers-Sainte-Marie 58 km
En ce troisième jour, du fait de l’avance prise hier, l’étape sera courte. En quelque sorte je la qualifierai de transition entre deux massifs montagneux. En effet, la grosse bosse suivante se dénomme les gorges du Verdon. Je compte venir me positionner à leur pied ce soir, dans la perspective d’une étape difficile demain. Je fais quelques achats, pain, bananes ainsi qu’un médicament pour les brûlures d’estomac, le saucisson du midi ne passant pas toujours bien. Le temps est encore parfait. L’itinéraire commence par une longue descente en direction de la Durance. Il est toujours agréable de commencer sa journée de vélo en descendant, ça donne le moral et cela permet de s’échauffer sans brutalité.
La ville d’Oraison est vite atteinte. Juste à son entrée je traverse la Durance, qui garde le long de ses bancs de sable les traces des fortes précipitations de la semaine dernière. En effet, de multiples souches et troncs échoués sont disséminés tout au long de son vaste lit de graviers, ainsi que d’autres détritus moins écologiques, du genre vieux pneus.
Un peu au sud d’Oraison, je m’engage sur la D907, petite route qui part plein est entre garrigues et prairies. Ca y est, cela fleure bon la Provence, telle qu’on la conçoit. Ce temps d’automne stable à l’air immobile, ni chaud ni froid, juste une sensation de fraîcheur au débouché d’un vallon ombragé, ou une légère chaleur sous le soleil, représente l’idéal pour un cycliste. Après une dizaine de kilomètres au fond d’une petite vallée trop vite parcourue, sur la droite se distingue le village du Brunet. Il s’accroche aux pentes donnant accès au plateau de Valensole. Quelques kilomètres raides le long d’une minuscule route en lacets, et d’un coup un vaste panorama se dévoile alors que la côte se termine.
Que ce plateau est magnifique. Alors qu’il est réputé pour son vent, par chance ce jour le calme est total. Tout là-bas à l’est les grandes falaises du Verdon bouchent l’horizon. Cela me permet de contempler une partie de mon étape de demain. Ce lieu est plein de mystères, nombreuses sont les histoires d’OVNI et de rencontres extraterrestres qui y sont associées. D’autre part, dans son sol durant une trentaine d’années, la France y a caché ses missiles balistiques nucléaires sol-sol, regroupés au sein du 1er GMS (groupement de missiles balistiques), qui dépendait de l’armée de l’air. Bien entendu ces fusées faisaient fantasmer et les groupes pacifistes s’implantaient dans la r��gion afin d’être sur place pour manifester contre ce type d’armement. Cela procure de nombreuses raisons pour nimber cette terre austère et déserte d’un côté mystérieux.
J’emprunte un chemin de terre qui me conduit au cœur de cette zone, et m’arrête en bordure de forêt pour déjeuner. Le silence est total, la vue porte très loin. Mais rien d’étrange ou de bizarre ne se manifeste. Pas de Martien pour venir partager mon fromage franchement moisi, mon saucisson très poivré ou ma banane talée, snif ! Je reprends ma route, et comme souvent lorsque je traverse des lieux de caractère affirmé, j’ai tendance à ralentir pour en profiter plus longtemps. Les immenses champs de lavande s’étalent à l’infini, pas très odorants en cette saison. J’arrive sur un groupe de chênes truffiers protégés par une barrière, sur laquelle de grands panneaux rouges annoncent « arme à feu ». En ces régions, la guerre du diamant noir de toute évidence fait rage. Je me souviens d’un roman dans lequel un vieux paysan faisait croire aux acquéreurs d’un domaine que rien n’y poussait. Chaque année en cachette, il allait dérober les champignons aux propriétaires qui ne se méfiaient pas. Puis, un jour ils ont découvert le pot aux roses, tombant sur ce voisin « aux manières policées », tentant de soustraire à leur curiosité un panier rempli de belles grosses truffes !
En ces vastes espaces je me sens bien, une forme de plénitude. Il est étrange que je ne conçoive le vélo qu’à travers l’errance. J’ai beaucoup de mal à planifier une balade de la journée. Et si cela m’arrive, il est fort à parier que je ne me lèverais pas. J’ai besoin de cette sensation de voyage pour pleinement apprécier mon effort physique. Il faudrait peut-être qu’un jour je me fasse psychanalyser, mais à mon âge c’est sans doute trop tard ! Aujourd’hui j’ai tout mon temps, l’étape étant deux fois plus courte qu’hier, de plus avec un dénivelé très faible. Pas un bruit, un calme impressionnant, un paysage de toute beauté, je pédale dans un endroit merveilleux, c’est sans doute cela le bonheur!
J’atteins le village de Puimoisson en bordure est du plateau, il ne me reste plus que 12 kilomètres à parcourir avant Moustiers. Je prends mon temps, m’installe à une terrasse de café au soleil et déguste tranquillement un petit noir, tout en écoutant le village vivre. Je suis ravi de ces voies chantantes, bien du midi, qui s’esclaffent en grands rires. Il y a des coins, où malgré les angoisses suscitées par nos sociétés détraquées aux dettes abyssales, certains ont décidé de prendre malgré tout la vie du bon côté et savent faire preuve d’une insouciance salvatrice.
La fin du parcours est une simple formalité, je me laisse entraîner par la pente vers cette jolie petite cité de Moustiers-Sainte-Marie, accrochée à la falaise, célèbre pour ses faïences. Elle constitue le point d’entrée idéal pour visiter les gorges du Verdon. Arrivant pour une fois de bonne heure, je me rends au syndicat d’initiative afin de choisir un hôtel confortable. En effet, l’hôtel des Restanques est très confortable et admirablement bien situé. Mais à cette période il me faudra retourner au cœur du village pour dîner. La réceptionniste très gentiment me réserve une table à la Treille Muscate, restaurant à la salle magnifiquement agencée sur la place de l’église. Il n’est que 3h30, je continue à prendre mon temps, douche et farniente devant la télé. Puis je pars à la découverte, plutôt redécouverte de ce village dans lequel je suis déjà venu plusieurs fois. Mais je ne suis jamais monté jusqu’à sa chapelle perchée au beau milieu de la grande falaise qui domine les maisons. Un chemin empierré aérien y conduit. Les premières mentions de la chapelle notre Dame de Beauvoir, connue dans les temps anciens sous le nom de Notre-Dame d’Entre-Roches, remontent au IX siècle. Elle est l’une des rares chapelles « à répit » que l’on trouve en Provence. On désigne de la sorte les chapelles qui permettent les suscitations d’enfants. C'est-à-dire que l’on y apportait les enfants mort-nés, afin de les faire ressusciter quelques instants, le temps de les baptiser. Il était ensuite possible de les faire inhumer religieusement, assurant alors le salut de leur âme. Je suis aussi très ému à la lecture de certains ex-voto, par exemple celui d’ « Une maman pour ses trois enfants revenus de la guerre ».
Le lieu est impressionnant, surtout au moment où vient la nuit. Je suis seul et regarde l’ombre emplir les grandes falaises qui me surplombent. Avec un vieux réflexe de grimpeur, je recherche les itinéraires d’escalade possibles, parmi ces dalles et ces fissures. Mais très probablement la varappe est interdite en ce lieu trop proche des habitations. Puis je redescends flâner dans le village, admirant les magnifiques motifs sur les objets en faïence d’une grande finesse que l’on trouve dans nombre de boutiques. Enfin arrive l’heure du dîner et je rejoins mon restaurant, dont on m’a fait l’éloge. Je suis ravi par les ravioles au foie gras et les pieds paquets, ces derniers étant la spécialité du cuisinier. J’y reviendrai en famille.
Quatrième jour : Moustiers Fréjus par le Verdon 122 km
Un petit-déjeuner consistant me prépare aux durs efforts de la journée. A côté de moi, quatre Chinois discutent avec animation. Bien entendu je ne comprends pas le moindre mot, langue aux intonations et sonorités étranges. Je quitte la salle de restauration, je prépare mon vélo sur la terrasse. Mes chinois, voyant le volume de mes bagages, se précipitent et demandent à être pris en photo à tour de rôle devant ce drôle d’équipage. Tout hilares, ils se prennent en photo, devant ce qu’ils considèrent sans doute comme un coolie français qui part pour quelques trafics marchands ! Quand ils montreront ces photos à leurs proches, ils resteront probablement perplexes devant les motivations qui poussent certains à voyager à vélo plutôt qu’en voiture. Chez eux la voiture étant le symbole de la réussite, il s’en immatricule en Chine, selon un article lu l’année dernière, 14 000 par jour !
Ce matin l’air est frais. Comme hier je débute par une longue descente, qui cette fois me conduit au bord du lac de Sainte-Croix. Un vent contraire, vif et piquant, me ralentit. Il ne va pas durer, car il est généré par le débouché des gorges que je rejoins en quelques kilomètres. En ce matin froid les abords du lac dégagent une grande quiétude. Le soleil est toujours caché par la masse du massif montagneux du Verdon. Les arbres aux feuilles jaunes se découpent sur le bleu pâle de l’eau. Le pont, marquant le début des gorges en bordure du lac, est un lieu idéal pour admirer cette splendeur de la nature. A cette heure matinale, les jeux de lumières et d’ombres sur l’eau et les immenses parois délivrent, dans une belle communion, un spectacle grandiose. Cette première prise de contact avec ces gorges, que je connais pourtant bien, me stupéfie.
Une fois dépassé le pont, le vent se calme. Un peu plus loin, j’attaque la longue montée qui me conduira au sommet de cette immense saignée naturelle, que l’eau a mis des millions d’années à creuser. La forme est bonne et je suis très motivé par les splendeurs à venir. D’abord j’atteins le village d’Aiguines, qui offre un magnifique point de vue sur le lac. Puis, je continue en direction de la Corniche Sublime, d’où une multitude de panoramas époustouflants se découvrent au fur et à mesure de la progression. Mais la côte est soutenue et longue, ce qui nécessite des efforts, cependant mon petit plateau accomplit des miracles. Je passe tout d’abord le col d’Illoire, déjà cinq cents mètres de dénivelé au-dessus du lac. A voir toutes ces grandes falaises, d’innombrables souvenirs d’escalade me viennent en mémoire. Les grandes voies classiques de la falaise de l’Escalés, haute de plus de 300 mètres défilent. Des itinéraires aux noms restés mythiques, la Demande, les Ecureuils, Luna-Bong, et bien d’autres. Celle qui m’a laissé le plus beau souvenir, ULA, une fissure, verticale voire surplombante, de toute beauté qui s’élève au-dessus d’une dalle de 40 mètres, d’un seul jet sur 280 mètres d’une escalade soutenue de toute beauté, sur un rocher extraordinaire. Cela me donne envie d’y retourner grimper, pour me replonger dans l’ambiance de ces temps passés. Mais les habitudes d’escalade ont changé, maintenant on accède aux voies par le haut en rappel et l’on ne daigne pas toujours faire ces grandes escalades dans leur totalité, se concentrant sur des entreprises de moindre hauteur, mais redoutablement plus difficiles techniquement.
A tous les virages ou presque je m’arrête et scrute ces grandes falaises à la recherche de souvenirs d’expériences et d’émotions passées dans ces replis secrets de la roche. La route monte bien au-dessus du col et dépasse les 1200 mètres. Il y fait frais, d’autant plus que je transpire. Arrivé enfin au point haut de la Corniche Sublime, je n’arrive pas à prendre de la vitesse en descente, le regard toujours tourné vers ce canyon stupéfiant. Dans un virage deux cyclistes avec des drôles de vélos à petites roues. Ouhaou ! Il s’agit d’un couple d’Australiens effectuant un tour de France d’une année. On discute un moment avec passion de nos expériences à deux roues. Mais le temps passe, et si je veux atteindre Fréjus avant la nuit il me faudra encore sérieusement appuyer sur les pédales.
Je fais une halte au pont de l’Artuby, où le saut à l’élastique bat son plein. Mais bien vite je repars en direction de Comps. Le vent est contraire et ça monte. Je commence à douter de la possibilité d’être en bord de mer ce soir. A quatorze heures je suis à Comps-sur-Artuby. Je ne m’y arrête pas, sachant qu’avant le bord de mer je n’aurai aucune alternative au bivouac, et il me reste 70 kilomètres à franchir. Certes, ça devrait descendre, mais à priori quelques montées sont au programme. Après une descente en sortie de village, je traverse de nouveau la rivière Artuby, sur le camp militaire de Canjuers. Une montée de plusieurs kilomètres, heureusement pas trop raide, suit. Je prends la départementale 19, direction Barjemon. De là, j’opte malgré l’heure tardive pour une minuscule route passant par Claviers, petit village perché. Le temps passe vite, cependant les kilomètres s’enchaînent. Je reprends espoir. Quinze kilomètres après ce dernier village, Saint-Paul en forêt, que je rejoins par un magnifique parcours en sous-bois. J’ai tout loisir d’observer les chercheurs de champignons. J’en interroge un, qui manifestement en a quelques-uns dans un sac plastique. Il me fait cette réponse hilarante avec un magnifique accent du midi : « Je n’ai ramassé que des mauvais ». La réponse n’autorise aucune réplique. Je m’éloigne le sourire aux lèvres. Un peu plus loin, un autre chercheur porte un panier. Dès qu’il m’aperçoit, il le cache vite, des fois que je voie ce qu’il recèle. L’arrivée au village se fait par un raidillon carabiné et je suis près des cent kilomètres. Il m’en reste encore un peu plus d’une vingtaine avant d’atteindre Fréjus. La course contre la montre avec la tombée de la nuit est lancée. Là-bas sur ma droite, je vois le soleil se coucher derrière le rocher caractéristique de Roquebrune-sur-Argens. La mer m’apparait. Ca y est, je suis dans la zone industrielle de Fréjus. En ce dimanche soir, la circulation est intense. En effet, nombreux sont ceux qui ont profité du beau temps retrouvé, après de très fortes intempéries, pour aller se promener. A la suite de pas mal de détours, j’arrive en bordure de mer, en même temps que la nuit. Mon compteur affiche 122 km pour la journée. Je trouve rapidement un hôtel simple, mange tout aussi vite et me couche.
Cinquième jour : Fréjus Sollies-Pont 92 km
Une fois de plus la nuit a fait son travail réparateur et c’est assez frais que je me prépare à traverser le massif des Maures. Les prévisions météorologiques sont encore favorables pour ce jour, mais une dégradation est prévue pour demain. J’ai tendance à m’y fier, car le vent d’est souffle, et dans la région c’est annonciateur de pluie. Pour le moment, à court terme, ce vent va m’être très utile, car il va me pousser généreusement tout au long de la journée.
Je démarre tranquillement par les quais du port en regardant les bateaux. Je rejoins ensuite la route de Saint-Aygulf et je longe le bord de mer pendant quarante kilomètres jusqu’à Port-Grimaud. Toutes ces cités balnéaires, Saint-Aygulf, les Issambres, Sainte-Maxime me rappellent ma jeunesse lorsque nous passions toutes nos vacances à la pêche, que ce soit du bord, en sous-marine ou en bateau. A regarder la mer défiler, je sais à quoi ressemblent les fonds sous cette surface qui les cache. Les fonds marins que nous connaissions le mieux, c’étaient ceux qui se trouvent maintenant sous les parkings et zones commerciales du nouveau port de Saint-Raphaël. Dans notre jeunesse ces infrastructures n’existaient pas, et leur construction a été accomplie au détriment des zones maritimes côtières. Nos merveilleux coins de pêche ont été définitivement ensevelis. Je me souviens avoir vu les premiers gros camions qui sont venus déverser leur cargaison de terre et de caillasse en détruisant tous ces merveilleux endroits, bancs de sable, massifs d’algues, groupes de rochers aux trous poissonneux qui enchantaient notre jeunesse. Plus de quarante ans après je les visualise toujours en imagination sous ces parkings et magasins, avec les noms que nous leur donnions mes frères et moi : le casse-croûte, le casse-pipe, les montagnes, la digue, la grille, la mare à mulets, la petite-plage, le trou etc.
Ne nous laissons pas envahir par la nostalgie. Je quitte le bord de mer et m’engage après Grimaud sur la petite route au milieu des Maures qui conduit à Collobrières. Le parcours mène de crête en crête au gré des mouvements de terrain. A cette époque cette région est admirable. Du fait des fortes intempéries des semaines passées, l’eau ruisselle de toutes parts. Des cascades et ruisseaux bruissent tout au long du chemin. Je ne reconnais pas les Maures, que je connaissais pour leur sécheresse, qui engendre des incendies apocalyptiques. D’ailleurs au détour d’un virage je tombe sur une petite aire aménagée, sur laquelle a été érigé un monument commémoratif aux trois pompiers qui en ce lieu ont perdu la vie alors qu’ils combattaient l’un de ces gigantesques feux attisés par le mistral.
Cette forêt recèle des richesses, tout d’abord le chêne liège, ensuite l’arbouse, les châtaigniers et bien sûr les champignons friands de ce sol granitique :
Le chêne liège, on le trouve tout au long de la route. Il est l’élément essentiel de la forêt. On le reconnait très bien à son écorce claire (avant exploitation) qui fait de gros bourrelets tout au long du tronc. Mais après exploitation, les troncs sont beaucoup plus lisses, moins volumineux et de couleur sombre. L’arbouse, grosse baie à la peau rouge couverte de petites protubérances, qui pousse sur un arbuste l’arbousier. Ce fruit, fréquent en zone méditerranéenne, murit en novembre. Cela veut dire qu’en ce jour il y en a partout autour de moi. Sa chair est orange, de la consistance d’une purée ferme, elle s’écrase mollement en bouche. Le goût de cette baie est doux et excellent. Je ne me prive pas de m’en gaver, ce qui me tiendra lieu de repas de midi. Parfois il me faut escalader des talus pour aller les récupérer.
Le châtaigner, véritable industrie de la région, fait la richesse des villages des environs. On y confectionne marrons glacés, glaces et autres produits dérivés de la farine de châtaigne. Attention à ne pas s’arrêter n’importe où pour cueillir ce fruit, car les propriétaires des arbres ne seraient pas forcément d’accord. D’ailleurs ils le précisent par des panneaux et entourent leurs châtaigniers de barrières. Les champignons, sanguins et cèpes sont très prisés dans le coin. Je vois bien quelques chercheurs, mais manifestement ce n’est pas miraculeux. Soit-disant qu’il aurait trop plu ?
On n’a pas le temps de s’ennuyer le long de cette petite route, de laquelle par places on peut voir la mer. Je passe le col de Taillude à plus de 400 mètres. J’entame la descente sur Collobrières, capitale de la châtaigne, dont la fête attire beaucoup de monde. Avant d’y pénétrer, à une centaine de mètres des premières maisons, un cycliste, sans doute un ouvrier agricole arrive à ma rencontre. Au moment où il me croise il me lance d’un ton enjoué « va-y p’tit gars ! C’est bientôt ! ». Nous sourions tous les deux. En cette fin novembre le village est froid et presque désert. Les feuilles mortes balaient les ruelles mouillées du bourg. On sent que l’hiver est en marche pour venir s’installer. Je poursuis ma route jusqu’à Pierrefeu-du-Var, à la bordure ouest du massif des Maures. Je donne donc mes derniers coups de pédale dans ce joli petit massif si caractéristique de Provence.
Je cherche un hôtel à Cuers, mais sans succès. Je descends en direction de Toulon et en trouve enfin un en périphérie de Solliès-Pont. Il draine une clientèle de gens qui viennent travailler dans la région, donc rien de très bucolique. Mais si le temps devait se dégrader demain et virer à la pluie, je pourrais rapidement rejoindre la gare d’Hyères ou de Toulon, ce qui est un atout appréciable. En effet, les pluies de novembre ne sont généralement pas très agréables à vélo.
Sixième jour : Solliès-Pont Cassis par la Sainte-Baume 85 km
Ce matin, contrairement aux prévisions météorologiques, le temps est beau et le dernier bulletin semble infirmer celui de la veille. Donc pas de fuite vers Toulon, mais je vais reprendre mon itinéraire en direction de la Sainte Baume. Je quitte l’hôtel par une toute petite route, qui à travers bosses et creux me conduit par des raccourcis sur la route de Belgentier. Mon corps a pris l’habitude des efforts journaliers intenses, et je me sens une forme olympique. Sur un bon rythme je me lance dans une longue côte à la pente modérée. La route est passante, mais heureusement souvent la bande latérale pour cycliste rend l’exercice plus agréable. Les villages défilent, Méounes, la Roquebrussanne. Dans les environs de ce dernier j’observe un hélicoptère de combat Tigre à l’entraînement. Il fait de longues stations sans mouvement, peut-être les pilotes s’entraînent-ils à maîtriser leurs systèmes d’armement toujours plus perfectionnés, donc nécessitant d’autant plus d’apprentissage ?
Je quitte la route à fort trafic et me dirige par un itinéraire presque désert vers le village de Mazaugues. Les côtes se font plus sévères. Une grande descente et me voilà dans ce joli village. Une épicerie, qui outre la vente de quelques ingrédients, tient lieu de café. Je m’installe près du chauffage électrique, car il fait froid et je suis mouillé de transpiration. Je regarde les clients défiler et écoute l’épicière me raconter la vie du village. Le nom Mazaugues vient de masse d’eau, raison pour laquelle la sécheresse ne sévit généralement pas en ces lieux. Il parait qu’on y trouve même des champignons en été ! Je passe un bon moment, et alors que je démarre une cycliste du coin entame la discussion et me parle de ses désirs de grands voyages à vélos, pour le moment bridés du fait de sa situation de mère de famille d’enfants terribles. Elle se contente de sorties à la journée avec son club, ce qui est déjà bien dans cette région très accidentée. Je lui raconte ce récit d’un homme qui à 73 ans a fait seul le tour du Maroc à vélo. Donc pas de panique, elle a encore trente ou quarante ans pour réaliser ses rêves les plus fous !
On me prévient que ça va monter dur pour rejoindre le versant nord de la Sainte Baume. En effet, sur huit kilomètres la pente moyenne est soutenue, mais le paysage est merveilleux. Là aussi de l’eau ruisselle de toutes parts. Je passe devant l’une de ces fameuses glacières, qui servaient à alimenter la ville de Marseille en glace tout au long de l’année. Ce versant nord de la Sainte Baume est très froid, et cette caractéristique a été exploitée aux siècles précédents pour produire de la glace. De grandes constructions cylindriques bien protégées au nord et semi-enterrées recevaient en fin d’automne de grandes quantités d’eau qui gelait durant l’hiver et que l’on gardait au frais durant des mois, jusqu’à l’hiver suivant. On en débitait des pains de glace que l’on livrait par charriots à la ville, et voilà comment dans les temps anciens on trouvait de la glace en été pour mettre les poissons au frais à Marseille. Est-ce que à cette époque le pastis existait ? Si la réponse est négative, les glaçons devaient s’ennuyer !
Une fois la côte terminée, la longue crête de la Sainte Baume apparait et je distingue ses antennes caractéristiques. Blottie au pied des falaises la magnifique forêt aux arbres millénaires se dévoile avec ses couleurs d’automne. Je m’arrête au monastère. J’y suis déjà venu à plusieurs reprises. J’y ai même dormi lors d’une grande traversée à pied. L’accueil y avait été de tout premier plan par les Dominicains, tout particulières par les sœurs dans leurs longs vêtements immaculés. Elles affichent une sérénité qui est très communicative. À leur contact comme un rayonnement réconfortant vous atteint. Ne pas hésiter à y faire halte pour la nuit. J’ai du mal à reprendre mon chemin, il est des lieux où souffle l’esprit.
Je suis bientôt au bout de mon périple. Je continue de longer cette magnifique montagne jusqu’au col de l’Espigoulier. Là-bas au nord une autre immense vague de calcaire blanc surgit, il s’agit de la Montagne Sainte-Victoire, haut lieu de Provence, que le peintre Sézanne a fait connaître mondialement. Une fois au col, toute la ville de Marseille s’étale à mes pieds, la côte méditerranéenne se dévoile des Calanques jusqu’à la Ciotat en passant par le célèbre cap Canaille, plus haute falaise maritime d’Europe. Au-dessus de moi, baignée de soleil, la face nord-ouest de Bartagne, très réputée parmi les grimpeurs, montre tous ses reliefs. Je me prends à repérer les nombreuses escalades que j’y ai effectuées. Je me laisse entraîner dans une descente raide et sinueuse vers le village de Gémenos dans un cadre de toute beauté où foisonnent les falaises.
Encore quelques kilomètres de montée en direction du col de l’Ange et ensuite vers Roquefort-la-Bédoule. Dans cette dernière côte je fais la course avec deux cyclistes, certes plus très jeunes. Puis, en six kilomètres de descente je rejoins la gare de Cassis, point final de mon périple de six jours dans ce pays farouche de Provence entre mer et montagne. J’ai éprouvé beaucoup de plaisir au cours de ces 570 kilomètres tout au long de ces massifs réputés et pourtant sauvages de France. Comme toujours, lorsqu’un beau projet arrive à sa conclusion, on se sent un peu orphelin d’un beau rêve devenu réalité. Il faut alors vite envisager le suivant pour ne pas laisser une vague sensation de vide vous envahir. Mon prochain périple commence à prendre forme dans mon esprit, mais c’est une autre histoire.
Hola,
Bien sympa de pouvoir mettre une tête sur tous ces pseudos.
J’espère que comme Isaduvélo, vous penserez à mettre une photo de vous dans votre profil.
Un grand merci à Serge d’avoir programmé Claude Marthaler. C’était malheureusement presque le seul documentaire qui nous proposait de suivre les « aventures » d’un cyclovoyageur (je parle de ce que j'ai vu samedi car je n'étais pas présent dimanche).
J’ai personnellement trouvé que la plupart des diapos auraient pu être réalisé par n’importe quel voyageur à pied.
Suis-je trop sévère ?
Bien à vous tous.
Enzo
Bien sympa de pouvoir mettre une tête sur tous ces pseudos.
J’espère que comme Isaduvélo, vous penserez à mettre une photo de vous dans votre profil.
Un grand merci à Serge d’avoir programmé Claude Marthaler. C’était malheureusement presque le seul documentaire qui nous proposait de suivre les « aventures » d’un cyclovoyageur (je parle de ce que j'ai vu samedi car je n'étais pas présent dimanche).
J’ai personnellement trouvé que la plupart des diapos auraient pu être réalisé par n’importe quel voyageur à pied.
Suis-je trop sévère ?
Bien à vous tous.
Enzo
La France (j'allais dire notre pays , c'était oublier que le site VF est canadien, enfin c'est pas loin concernant les francophones, il s'agit de nos cousins😎), donc voilà ma réflexion: que vous ayez beaucoup voyagé ou pas, loin ou pas, à vélo, avec sac à dos (certains diraient bagpacker), en solo, en bivouac sauvage, en fréquentant les hôtels deux ou quatre étoiles, avec agence ou autrement, vous situez la France à quel niveau en matière d’intérêt touristique ou de voyage, car selon son point de vue j'ai constaté que l'on peut faire la différence entre touriste et voyageur?
Je vous livre en matière de préambule mon sentiment, la France c'est le top du top et de plus en France il y a un paradis sur Terre (certains diront que c'est un pays indépendant) la Corse. Je précise je ne suis pas corse, mais lyonnais qui ne jure que par les Vosges.
Au plaisir de vous lire Luc
Bonjour, dans le cadre d'un projet pour mes études de design, jaimerai comprendre en détails qui sont les globes trotters, les tour du mondistes qui partent 1 an en plaquant tout...
Il y'a tres peu d'etudes sur le sujet, j'aurai donc besoin de vos témoignages ou de vos avis:
Leur age?leurs métiers ou catégories socioprofessionnelles?leurs loisirs?leur situation familiale?gouts musicaux, lectures, cinema?leurs valeurs?leurs égéries?
etc.... plus vous pourrez détailler mieux ce sera.
Je sais que c'est difficile car il y a enormément de styles, de personnes ou de démarches différentes, c'est pour cela que j'ai besoin de votre aide. Si vous en faites partie, vous n'avez qu'à vous décrire, ce sera tres apprécié.
Merci d'avance à tous
Je sais que c'est difficile car il y a enormément de styles, de personnes ou de démarches différentes, c'est pour cela que j'ai besoin de votre aide. Si vous en faites partie, vous n'avez qu'à vous décrire, ce sera tres apprécié.
Merci d'avance à tous










