Bonjour,
Avant de partir en voyage à l'étranger, j'essaie de comprendre ce que vivent les gens du pays : vie quotidienne, aspects politiques et socio-culturels.
J'envisage un voyage en 2015 en Iran. J'ai commencé à me documenter sur ce pays : livres (romans, récits, histoire, politique), DVD documentaires. A vrai dire, j'emprunte en médiathèque un peu tout ce qui existe sur l'Iran, mais sans aucune référence préalable.
Pourriez-vous guider un peu ma démarche ? Y a-t-il des incontournables ?
Petite question subsidiaire : existe-t-il un support intéressant pour se familiariser avec le vocabulaire de base en farsi (prononciation et écriture) ?
J'en profite pour vous conseiller d'aller voir "Iranien" (sortie le 3 déc) que j'ai vu en avant-première, en présence de l'auteur, Mehran Tamadon (comme souvent, mais plus fortement que d'habitude, c'est l'échange avec l'auteur qui a donné toute sa couleur et sa profondeur au film).
Cordialement,
Murielle
Bonjour
Je pars fin avril 2014 en Iran et je recherche des références de livres afin de comprendre un peu plus la culture et l'histoire de l'Iran.... Merci pour votre aide Rachid
Je pars fin avril 2014 en Iran et je recherche des références de livres afin de comprendre un peu plus la culture et l'histoire de l'Iran.... Merci pour votre aide Rachid
Bonjour à tous,
Mes activités professionnelles m'ont donné l'occasion de séjourner des dizaines de fois en Iran. J'ai découvert ainsi un pays magnifique et l'un des peuples le plus accueillant de la planète.
Mais j'ai aussi croisé des voyageurs occidentaux déstabilisés par certains aspects de la mentalité iranienne, son rapport à la religion par exemple.
Confrontés à d'épineux problèmes techniques à résoudre avant le départ (visas, code vestimentaire...), les voyageurs ne se donnent pas assez de temps pour s'informer sur un pays encore méconnu.
Pour amortir l'inévitable choc culturel, la lecture de quelques ouvrages accessibles à tous semble tout à fait indispensable. Pour commencer, nous citerons 3 valeurs sûres toujours d'actualité, suivies de 3 ouvrages sortis plus récemment.
Que les utilisateurs du forum qui auraient déjà lu ces six bouquins n'hésitent pas à me contacter, j'ai bien d'autres livres à leur proposer 😉🙂😎
3 grands classiques :
1 - Nicolas Bouvier - "L'usage du monde". Un voyage effectué en Iran au début des années 50, raconté avec la verve de celui qui est devenu le pape des écrivains-voyageurs. Une plongée dans un pays alors dirigé par un monarque pro-occidental, mais dont la vie quotidienne demeurait plutôt féodale.
2 - Didier Hourcade/Jean-Pierre Digard/Yann Richard - "L'Iran au 20ème siècle". Quand un historien, un géographe et un ethnologue, tous 3 chercheurs au CNRS, s'associent pour expliquer les pourquoi et les comment de l'Iran d'aujourd'hui, tout devient soudain plus clair !
3 - Sadeq Hedayat - "La chouette aveugle". Ecrit par l'un des plus percutants écrivains iraniens du 20ème siècle, ce roman n'incite guère à l'optimisme, mais il permet de comprendre de l'intérieur l'âme persane.
3 excellentes oeuvres récentes :
1 - Nahal Tajahod - "Passeport à l'iranienne". Le renouvellement de son passeport contraint l'auteure (la compagne de Jean-Claude Carrière) à une incroyable partie de cache-cache, ou de poker menteur, avec une administration gangrénée par l'incompétence, l'absurdité et la corruption. Des péripéties dignes de Kafka, mais racontées avec un irrésistible humour corrosif, typiquement persan. Vraiment jouissif !
2 - Delphine Minoui - "Les pintades à Téhéran". Où comment détourner avec ironie, subtilité et irrévérence les règles strictes qui régissent la vie des femmes iraniennes. Une sorte de manuel de survie absolument indispensable à toutes les Européennes projetant un voyage en Iran.
3 - Serge Michel/Paolo Woods - "Marche sur mes yeux". Sans conteste le meilleur ouvrage décryptant la réalité de l'Iran d'aujourd'hui ! Les auteurs photographient et recueillent les confidences débridées des religieux et des enseignants, des miliciens voués au régime et des maquereaux, des pèlerins et des membres de la jet set, des mariés temporaires et des artistes underground. Décapant, irrésistible et salutaire !
Mes activités professionnelles m'ont donné l'occasion de séjourner des dizaines de fois en Iran. J'ai découvert ainsi un pays magnifique et l'un des peuples le plus accueillant de la planète.
Mais j'ai aussi croisé des voyageurs occidentaux déstabilisés par certains aspects de la mentalité iranienne, son rapport à la religion par exemple.
Confrontés à d'épineux problèmes techniques à résoudre avant le départ (visas, code vestimentaire...), les voyageurs ne se donnent pas assez de temps pour s'informer sur un pays encore méconnu.
Pour amortir l'inévitable choc culturel, la lecture de quelques ouvrages accessibles à tous semble tout à fait indispensable. Pour commencer, nous citerons 3 valeurs sûres toujours d'actualité, suivies de 3 ouvrages sortis plus récemment.
Que les utilisateurs du forum qui auraient déjà lu ces six bouquins n'hésitent pas à me contacter, j'ai bien d'autres livres à leur proposer 😉🙂😎
3 grands classiques :
1 - Nicolas Bouvier - "L'usage du monde". Un voyage effectué en Iran au début des années 50, raconté avec la verve de celui qui est devenu le pape des écrivains-voyageurs. Une plongée dans un pays alors dirigé par un monarque pro-occidental, mais dont la vie quotidienne demeurait plutôt féodale.
2 - Didier Hourcade/Jean-Pierre Digard/Yann Richard - "L'Iran au 20ème siècle". Quand un historien, un géographe et un ethnologue, tous 3 chercheurs au CNRS, s'associent pour expliquer les pourquoi et les comment de l'Iran d'aujourd'hui, tout devient soudain plus clair !
3 - Sadeq Hedayat - "La chouette aveugle". Ecrit par l'un des plus percutants écrivains iraniens du 20ème siècle, ce roman n'incite guère à l'optimisme, mais il permet de comprendre de l'intérieur l'âme persane.
3 excellentes oeuvres récentes :
1 - Nahal Tajahod - "Passeport à l'iranienne". Le renouvellement de son passeport contraint l'auteure (la compagne de Jean-Claude Carrière) à une incroyable partie de cache-cache, ou de poker menteur, avec une administration gangrénée par l'incompétence, l'absurdité et la corruption. Des péripéties dignes de Kafka, mais racontées avec un irrésistible humour corrosif, typiquement persan. Vraiment jouissif !
2 - Delphine Minoui - "Les pintades à Téhéran". Où comment détourner avec ironie, subtilité et irrévérence les règles strictes qui régissent la vie des femmes iraniennes. Une sorte de manuel de survie absolument indispensable à toutes les Européennes projetant un voyage en Iran.
3 - Serge Michel/Paolo Woods - "Marche sur mes yeux". Sans conteste le meilleur ouvrage décryptant la réalité de l'Iran d'aujourd'hui ! Les auteurs photographient et recueillent les confidences débridées des religieux et des enseignants, des miliciens voués au régime et des maquereaux, des pèlerins et des membres de la jet set, des mariés temporaires et des artistes underground. Décapant, irrésistible et salutaire !
Bonjour,
Depuis près d'un an, je suis l'excellente émission de France Inter, 116 rue Albert Londres. Tous les dimanches à 16h, Alain Le Gouguec reçoit un grand reporter, pour retracer durant une heure son parcours, souvent au cœur des grandes heures de l'histoire contemporaine.
Dimanche dernier, l'invitée était Delphine Minoui, journaliste franco-iranienne, prix Albert Londres pour une série d'articles sur l'Irak et l'Iran. Elle est aussi l'auteur des "pintades à Téhéran" et, plus récemment, de "je vous écris de Téhéran". L'occasion de parler de la redécouverte de ses racines iraniennes enfouies au plus profond de l'histoire familiale après la révolution 1979, le poète Hafez, la condition de journaliste en Iran, quelques délicieuses particularités dont les iraniens sont passés maîtres... Pour écouter le podcast, ça se passe ici.
Et tant qu'à faire, les autres épisodes valent également le détour ! Manon Loizeau, Alain Buu, Matthieu Mabin...
Depuis près d'un an, je suis l'excellente émission de France Inter, 116 rue Albert Londres. Tous les dimanches à 16h, Alain Le Gouguec reçoit un grand reporter, pour retracer durant une heure son parcours, souvent au cœur des grandes heures de l'histoire contemporaine.
Dimanche dernier, l'invitée était Delphine Minoui, journaliste franco-iranienne, prix Albert Londres pour une série d'articles sur l'Irak et l'Iran. Elle est aussi l'auteur des "pintades à Téhéran" et, plus récemment, de "je vous écris de Téhéran". L'occasion de parler de la redécouverte de ses racines iraniennes enfouies au plus profond de l'histoire familiale après la révolution 1979, le poète Hafez, la condition de journaliste en Iran, quelques délicieuses particularités dont les iraniens sont passés maîtres... Pour écouter le podcast, ça se passe ici.
Et tant qu'à faire, les autres épisodes valent également le détour ! Manon Loizeau, Alain Buu, Matthieu Mabin...
Je vous recommande chaudement "Les chats persans" de Bahman Ghobadi.
C'est l'histoire de 2 jeunes iraniens qui cherchent à monter un groupe et à quitter leur pays.
On suit leurs rencontres avec des artistes underground de la capitale iranienne.
Rock, blues, rap, metal... on découvre une grande variété de musiques actuelles iraniennes.
On découvre aussi le poids du régime et la difficulté pour ces jeunes iraniens de s'exprimer, de se rencontrer.
http://www.lemonde.fr/cinema/article/2009/12/22/les-chats-persans-prologue-musical-au-printemps-iranien_1284013_3476.html
On découvre aussi le poids du régime et la difficulté pour ces jeunes iraniens de s'exprimer, de se rencontrer.
http://www.lemonde.fr/cinema/article/2009/12/22/les-chats-persans-prologue-musical-au-printemps-iranien_1284013_3476.html
Arte France a diffusé jeudi 27 novembre 2014 à 19h00 la première partie de ce documentaire prenant le prétexte d'une exploration à ski pour filmer en Iran.
L'occasion de découvrir des sites en-dehors du très (trop ?) classique axe central avec Ispahan, Yazd, et Shiraz.
Ainsi, en partant du nord, Ourumiyeh, Kandovan, le volcan Sahand, Tabriz, le volcan Sabalan, Mesghinshar, Ardabil (images après 11', bien que commentaires sur Tabriz), Takh-e Suleiman...
Un Iran sans fard.
A suivre, partie 2 consacrée au Mont Damavand, volcan point culminant de l'Iran proche de Téhéran, diffusée le vendredi 28 novembre, 19h00.
Comme d'habitude, ces 2 documentaires sont consultables durant 7 jours à compter de la 1ère diffusion en télévision de rattrapage ou sur le site web d'Arte+7, mais seulement depuis le territoire français (et sans doute allemand). Rediffusion annoncée sur Arte France pour les 4 décembre, 11h25 et 5 décembre, 11h20.
Fabrice
P.S. : prononciation parfois erronée en traduction française. Ainsi Mesghinshahr où le "gh" est une forme de r (ne se prononçant pas g) et Takht-e Suleiman où le "kh" est un r guttural (cf. "ch" allemand ou "j" espagnol).
L'occasion de découvrir des sites en-dehors du très (trop ?) classique axe central avec Ispahan, Yazd, et Shiraz.
Ainsi, en partant du nord, Ourumiyeh, Kandovan, le volcan Sahand, Tabriz, le volcan Sabalan, Mesghinshar, Ardabil (images après 11', bien que commentaires sur Tabriz), Takh-e Suleiman...
Un Iran sans fard.
A suivre, partie 2 consacrée au Mont Damavand, volcan point culminant de l'Iran proche de Téhéran, diffusée le vendredi 28 novembre, 19h00.
Comme d'habitude, ces 2 documentaires sont consultables durant 7 jours à compter de la 1ère diffusion en télévision de rattrapage ou sur le site web d'Arte+7, mais seulement depuis le territoire français (et sans doute allemand). Rediffusion annoncée sur Arte France pour les 4 décembre, 11h25 et 5 décembre, 11h20.
Fabrice
P.S. : prononciation parfois erronée en traduction française. Ainsi Mesghinshahr où le "gh" est une forme de r (ne se prononçant pas g) et Takht-e Suleiman où le "kh" est un r guttural (cf. "ch" allemand ou "j" espagnol).
Ce soir, il y a un reportage sur les derniers guépards iraniens sur France 5. Un peu tard pour le signaler mais c'est intéressant.
Salam,
Avant les Fêtes je tiens juste à recommander des livres passionnants sur l'Iran et l'Asie Centrale que j'ai achetés récemment.
A s'offrir et à offrir.
- Patrick Riggenberg/Georges Bertrand : De poésie et de Perse. Un petit quarto illustré d'images en noir et blanc. Ou comment la poésie rythme toujours la société iranienne.
- Kares Le Roy : Ashayer. Un grand livre d'images qui retrace le parcours de l'auteur cherchant les derniers groupes nomades d'Iran ( Bakhtyari et Qashqai des Zagros ) et d'Asie Centrale ( Pamir tadjik et afghan, Kirghizistan ). A mettre en parallèle avec l'ouvrage magnifique des Paley sur les Kirghizes du Wakhan ( Oubliés sur le toit du monde ) ou le livre magnifique de Tapper/Kasraian sur le nomadisme en Iran ( Nomadic peoples of Iran ).
- Richardson : Qaraqalpaqs. Edité chez Prestel, en anglais. Un livre juste grandiose sur ce peuple d'Ouzbékistan. L'accent est mis sur les arts populaires.
L.
-
Avant les Fêtes je tiens juste à recommander des livres passionnants sur l'Iran et l'Asie Centrale que j'ai achetés récemment.
A s'offrir et à offrir.
- Patrick Riggenberg/Georges Bertrand : De poésie et de Perse. Un petit quarto illustré d'images en noir et blanc. Ou comment la poésie rythme toujours la société iranienne.
- Kares Le Roy : Ashayer. Un grand livre d'images qui retrace le parcours de l'auteur cherchant les derniers groupes nomades d'Iran ( Bakhtyari et Qashqai des Zagros ) et d'Asie Centrale ( Pamir tadjik et afghan, Kirghizistan ). A mettre en parallèle avec l'ouvrage magnifique des Paley sur les Kirghizes du Wakhan ( Oubliés sur le toit du monde ) ou le livre magnifique de Tapper/Kasraian sur le nomadisme en Iran ( Nomadic peoples of Iran ).
- Richardson : Qaraqalpaqs. Edité chez Prestel, en anglais. Un livre juste grandiose sur ce peuple d'Ouzbékistan. L'accent est mis sur les arts populaires.
L.
-
Bonjour,
j'ai beaucoup apprécié les films iraniens suivants:
"A propos d'Elly" d'Asghar Farhadi
"Une séparation" d'Asghar Farhadi
"Au revoir" de Mohammad Rasoulof
"Le passager" d'Abbas Kiarostami
Est-il possible de faire ici une liste des films iraniens que vous avez aimés, histoire de me donner des idées ? Pierre 🙂
Est-il possible de faire ici une liste des films iraniens que vous avez aimés, histoire de me donner des idées ? Pierre 🙂
"La haine est tenace. Alors que les cendres des feux allumés dans le monde musulman par la publication de caricatures du prophète Mahomet sont encore tièdes, c'est le cas Rushdie qui revient sur le devant de la scène. L'annonce de son anoblissement par la reine Elizabeth II d'Angleterre a suscité une levée de boucliers en Iran et au Pakistan."
http://fr.news.yahoo.com/18062007/202/salman-rushdie-anobli-par-la-reine-d-angleterre-le-pakistan.html
cela vient mal à propos après les attentats de Londres 😕
http://fr.news.yahoo.com/18062007/202/salman-rushdie-anobli-par-la-reine-d-angleterre-le-pakistan.html
cela vient mal à propos après les attentats de Londres 😕
Bonjour,
Je partage avec vous la découverte de ce documentaire iranien, sorti la semaine dernière dans les salles françaises : no land's song, d'Ayat Najafi.
https://youtu.be/-m049G_ZdGA
Ce documentaire retrace le parcours mené par une compositrice et des chanteuses iraniennes pour qu'elles puissent officiellement chanter en soliste sur scène. Vous l'avez compris, en Iran, les femmes ne peuvent pas chanter en public, sauf si elles sont accompagnées d'un homme qui chante lui aussi. Cela n'a l'air de rien, mais cette lutte durera plus de deux ans pour arriver à son épilogue, avec de multiples retournements de situation.
J'ai vu un certain nombre de films et documentaires iraniens ces dernières années, mais si je mets celui-ci en avant, c'est parce qu'il dit superbement ce que j'essaie d'expliquer à ceux qui ne veulent rien entendre de positif sur ce pays, ceux qui considèrent que j'ai soutenu le régime des mollahs en visitant ce pays.
Ce documentaire parle d'Iran, de liberté d'expression, de féminisme, d'art et d'une certaine forme de résistance face à un Ministère de la Culture et de la Guidance Islamique qui manipule l'art de la rhétorique pour imposer ses décisions absurdes. Et par l'engagement dans ce projet de chanteuses françaises (Jeanne Cherhal, Elise Caron) et tunisienne (Emel Mathlouthi), ce film prouve que nous avons bien plus à partager que ce que certains veulent bien admettre.
Le pont culturel entre l'Iran et la France est un des éléments centraux du film, et rien que pour ça, il vaut la peine d'être vu !
Je partage avec vous la découverte de ce documentaire iranien, sorti la semaine dernière dans les salles françaises : no land's song, d'Ayat Najafi.
https://youtu.be/-m049G_ZdGA
Ce documentaire retrace le parcours mené par une compositrice et des chanteuses iraniennes pour qu'elles puissent officiellement chanter en soliste sur scène. Vous l'avez compris, en Iran, les femmes ne peuvent pas chanter en public, sauf si elles sont accompagnées d'un homme qui chante lui aussi. Cela n'a l'air de rien, mais cette lutte durera plus de deux ans pour arriver à son épilogue, avec de multiples retournements de situation.
J'ai vu un certain nombre de films et documentaires iraniens ces dernières années, mais si je mets celui-ci en avant, c'est parce qu'il dit superbement ce que j'essaie d'expliquer à ceux qui ne veulent rien entendre de positif sur ce pays, ceux qui considèrent que j'ai soutenu le régime des mollahs en visitant ce pays.
Ce documentaire parle d'Iran, de liberté d'expression, de féminisme, d'art et d'une certaine forme de résistance face à un Ministère de la Culture et de la Guidance Islamique qui manipule l'art de la rhétorique pour imposer ses décisions absurdes. Et par l'engagement dans ce projet de chanteuses françaises (Jeanne Cherhal, Elise Caron) et tunisienne (Emel Mathlouthi), ce film prouve que nous avons bien plus à partager que ce que certains veulent bien admettre.
Le pont culturel entre l'Iran et la France est un des éléments centraux du film, et rien que pour ça, il vaut la peine d'être vu !
Je conseille à tous ce livre extrêmement bien documenté pour préparer un voyage en Iran si vous avez l’intention de rencontrer et de discuter avec eux.
« Comprendre les Iraniens » de Fabien Ronchail
Ni livre, ni film, ni documentaire, mais texte d'une audition le 4 octobre 2017 d'un analyste américain à la Chambre des Représentants : Comprendre les motivations profondes de l'Iran.
Pour une fois, je me suis à peu près retrouvé dans les analyses présentées. Notamment dans la conscience culturelle chez l'iranien de la rue d'appartenir à un empire dépecé et assiégé.
En anglais, sans traduction.
Extraits accessibles sur www.nationalreview.com/...hran-motivations-key.
Texte complet in docs.house.gov/...ollackK-20171004.pdf.
Bonne lecture
Fabrice
Pour une fois, je me suis à peu près retrouvé dans les analyses présentées. Notamment dans la conscience culturelle chez l'iranien de la rue d'appartenir à un empire dépecé et assiégé.
En anglais, sans traduction.
Extraits accessibles sur www.nationalreview.com/...hran-motivations-key.
Texte complet in docs.house.gov/...ollackK-20171004.pdf.
Bonne lecture
Fabrice
En 1953, ses vingt ans à peine révolus, Nicolas Bouvier prit la route. Il avait un compagnon, le peintre Thierry Vernet, qu’il devait rejoindre à Belgrade, et un improbable véhicule, une minuscule Fiat Topolino dont il apprendra à démonter et remonter les six mille pièces. Tous deux allaient s’enfoncer vers l’Est, toujours plus avant, traversant la Yougoslavie, la Macédoine, l’Iran, l’Afghanistan. Thierry Vernet le quitta à ce moment. (…) Bouvier continuera seul le voyage : l’Inde, Ceylan, où il sombra dans la maladie et les hallucinations et le Japon qu’il aima au point de s’y implanter durablement et d’y retourner deux fois.
En cinq parties :
1/5 Belgrade Tabritz 2/5 Teheran - Quetta 3/5 Afghanistan 4/5 Ceylan 5/5 Japon
http://www.franceculture.fr/...ions-le-feuilleto...
En cinq parties :
1/5 Belgrade Tabritz 2/5 Teheran - Quetta 3/5 Afghanistan 4/5 Ceylan 5/5 Japon
http://www.franceculture.fr/...ions-le-feuilleto...
je le note avec 2/3 jours de retard car il est passé sur ARTe mercredi je crois et il est donc possible de le voir en replay car arte est l'une des seules chaines qui propose ses films en replay, les autres chaines proposant souvent de REvoir les series ou les reportages.
l'histoire d'un couple qui se sépare car la jeune femme désire partir en europe tandis que son mari veut rester en iran (avec leur fille) car son père est malade...ce que j'ai beaucoup aimé c'est que le réalisateur ne fait pas de choix, et que du coup, le spectateur est en empathie avec chacun des protagonistes et peut comprendre ses actes...même si, chacun a des faiblesses et est coupable de certaines compromissions....
l'histoire d'un couple qui se sépare car la jeune femme désire partir en europe tandis que son mari veut rester en iran (avec leur fille) car son père est malade...ce que j'ai beaucoup aimé c'est que le réalisateur ne fait pas de choix, et que du coup, le spectateur est en empathie avec chacun des protagonistes et peut comprendre ses actes...même si, chacun a des faiblesses et est coupable de certaines compromissions....
Avez-vous lu "Passeport pour l'Iran" de Marie-Ève Martel" ?
C'est le récit de son voyage en Iran en 2003. Je ne suis pas allée en Iran (c'est prévu pour septembre ou octobre),
mais plusieurs choses m'étonnent (ou m'énervent) dans son livre:
- d'abord le fait qu'elle parle comme les Iraniens lui ont parlée en Iran. Un exemple: "Toi famille ici", pour "fais venir ta famille en Iran". Vous voyez le topo. Les Iraniens ne sont pas incultes, et retranscrire mot pour mot ce qu'ils ont dit les fait passer pour des idiots😠
- elle confond le farsi et l'arabe; par exemple, quand elle parle de Hafez, le poète, elle dit Hafiz (le prénom arabe) et non Hafez (le prénom iranien). Pour moi, c'est une très grosse erreur.
- elle se fait appeler tout le long de son voyage Mariam et non Marie-Ève; encore là, les Iraniens ne sont pas imbéciles.
- Elle compare souvent l'Iran au Moyen-Âge
- À la deuxième semaine, elle se plaint déjà d'avoir le mal du pays😄, d'en avoir assez des kébabs (comme s'il n'y avait que ça à manger en Iran), et se fait un "régal", comme elle dit: une omelette.
- ne connaissait même pas les Zorastriens avant son voyage🤪 bien qu'elle prétende avoir eu des amis iraniens avant son voyage; pourtant la culture iranienne est très rattachée aux Zorastriens, impossible de ne pas les connaitre quand on s'intéresse à l'Iran.
- et plusieurs autres choses...
Suis-je la seule que ces erreurs fatiguent ?
- d'abord le fait qu'elle parle comme les Iraniens lui ont parlée en Iran. Un exemple: "Toi famille ici", pour "fais venir ta famille en Iran". Vous voyez le topo. Les Iraniens ne sont pas incultes, et retranscrire mot pour mot ce qu'ils ont dit les fait passer pour des idiots😠
- elle confond le farsi et l'arabe; par exemple, quand elle parle de Hafez, le poète, elle dit Hafiz (le prénom arabe) et non Hafez (le prénom iranien). Pour moi, c'est une très grosse erreur.
- elle se fait appeler tout le long de son voyage Mariam et non Marie-Ève; encore là, les Iraniens ne sont pas imbéciles.
- Elle compare souvent l'Iran au Moyen-Âge
- À la deuxième semaine, elle se plaint déjà d'avoir le mal du pays😄, d'en avoir assez des kébabs (comme s'il n'y avait que ça à manger en Iran), et se fait un "régal", comme elle dit: une omelette.
- ne connaissait même pas les Zorastriens avant son voyage🤪 bien qu'elle prétende avoir eu des amis iraniens avant son voyage; pourtant la culture iranienne est très rattachée aux Zorastriens, impossible de ne pas les connaitre quand on s'intéresse à l'Iran.
- et plusieurs autres choses...
Suis-je la seule que ces erreurs fatiguent ?
J'ai vu Persepolis ce weekend, c'est un très beau film. Il 'ma aussi appris beaucoup de choses sur l'Iran, aussi bien sur l'histoire du pays que sur ses habitants. On a tellement tendance ici à ne plus considérer les iraniens comme des hommes mais plutôt comme des robots à la solde d'un islamisme radical et austère.
C'est bon de remettre les choses en place et je trouve que le film y parvient parfaitement. Etre jeune ou ado à Téhéran ne veut pas dire qu'on ne veut pas boire des coups en dansant sur de la musique de son époque.
Au niveau visuel la forme du dessin ainsi que le partie pris sur le gris/noir/blanc font penser à des films expressionnistes allemands comme ceux de Lang ou Murnau. C'est assez sombre mais c'est habilement contre balancé par le ton humoristique de Marjane Satrapi. Tous les personnages sont tellement attachants qu'on oublie que l'on regarde un film d'animation, le tout étant très réel. Le passage autrichien est lui aussi très bon, on se croirait revenu dans les années 80 no future...
Le film fournit vraiment un nombre important d'information sur l'Iran : les ellipses historiques qui montre un peuple qui se révolte d'une dictature pour tomber presque le lendemain dans une autre, la façon de vivre les interdits dans le pays et de les contourner, la vie quotidienne dans les rues de Téhéran, la place des femmes...
Courrez y, allez voir ce merveilleux film.
Au niveau visuel la forme du dessin ainsi que le partie pris sur le gris/noir/blanc font penser à des films expressionnistes allemands comme ceux de Lang ou Murnau. C'est assez sombre mais c'est habilement contre balancé par le ton humoristique de Marjane Satrapi. Tous les personnages sont tellement attachants qu'on oublie que l'on regarde un film d'animation, le tout étant très réel. Le passage autrichien est lui aussi très bon, on se croirait revenu dans les années 80 no future...
Le film fournit vraiment un nombre important d'information sur l'Iran : les ellipses historiques qui montre un peuple qui se révolte d'une dictature pour tomber presque le lendemain dans une autre, la façon de vivre les interdits dans le pays et de les contourner, la vie quotidienne dans les rues de Téhéran, la place des femmes...
Courrez y, allez voir ce merveilleux film.
Dans la série documentaire "Jardins d'ici et d'ailleurs" (2016), ARTE rediffuse ce jeudi 23/07/20 à 17h45 l'épisode "Bagh-e Fin" (26', ARTE 2016).
Déjà disponible jusqu'au 18/09/20 sur https://www.arte.tv/fr/videos/066315-007-A/jardins-d-ici-et-d-ailleurs/.
Vendredi 24/07/20, sera diffusé à 17h45 l'épisode "Avenue Chahar Bagh" (26', ARTE 2016), sur le grand axe central d'Ispahan. Inclus le palais Chehel Sotun et le Pont Si-o Se Pol.
Déjà disponible sur https://www.arte.tv/fr/videos/066315-008-A/jardins-d-ici-et-d-ailleurs/, jusqu'au 21/09/20.
Pour les non-initiés, c'est l'occasion de découvrir ou approfondir le jardin à l'iranienne.
Une version sous-titrée en anglais est aussi disponible pour vos amis iraniens. A ce jour, elles sont accessibles sur la version anglophone d'ARTE+7, mais aussi sur YouTube in https://www.youtube.com/watch?v=0WuGNmBrv_A pour Bagh-e Fin, in https://www.youtube.com/watch?v=v6r22b1YsV4&t=7s pour l'avenue Chahar Bagh.
Dommage que le commentaire français ignore tant la prononciation correcte des noms iraniens. Ainsi le chahar qui doit se prononcer "tchahar" pour un francophone. Ou le "gh" qui correspond à un type de "r" roulé (et non un simple "g").
Il aurait pu être judicieux d'indiquer une fois au moins que le jardin iranien existait déjà sous les Achéménides, on en a même retrouvé des traces à Pasargades. Un espace entouré d'un mur, qui est à l'origine du pairi-daeza.
L'article francophone de wikipedia (https://fr.wikipedia.org/wiki/Jardin_persan) permet d'approfondir la compréhension du jardin iranien.
Notez que le Jardin Persan est inscrit depuis 2012 par l'UNESCO au Patrimoine de l'Humanité, avec comme exemples les vestiges du jardin de Pasargades, Bagh-e Shahzadeh à Mahan, Bagh-e Eram à Chiraz, Bagh-e Fin près de Kashan, le jardin du palais de Chehel Sotun à Ispahan, les jardins Dolatabad à Yazd, Abbasabad près de Behshar, Akbarieh à Birjand, et Pahlevanpour à Mehriz.
Fabrice
Déjà disponible jusqu'au 18/09/20 sur https://www.arte.tv/fr/videos/066315-007-A/jardins-d-ici-et-d-ailleurs/.
Vendredi 24/07/20, sera diffusé à 17h45 l'épisode "Avenue Chahar Bagh" (26', ARTE 2016), sur le grand axe central d'Ispahan. Inclus le palais Chehel Sotun et le Pont Si-o Se Pol.
Déjà disponible sur https://www.arte.tv/fr/videos/066315-008-A/jardins-d-ici-et-d-ailleurs/, jusqu'au 21/09/20.
Pour les non-initiés, c'est l'occasion de découvrir ou approfondir le jardin à l'iranienne.
Une version sous-titrée en anglais est aussi disponible pour vos amis iraniens. A ce jour, elles sont accessibles sur la version anglophone d'ARTE+7, mais aussi sur YouTube in https://www.youtube.com/watch?v=0WuGNmBrv_A pour Bagh-e Fin, in https://www.youtube.com/watch?v=v6r22b1YsV4&t=7s pour l'avenue Chahar Bagh.
Dommage que le commentaire français ignore tant la prononciation correcte des noms iraniens. Ainsi le chahar qui doit se prononcer "tchahar" pour un francophone. Ou le "gh" qui correspond à un type de "r" roulé (et non un simple "g").
Il aurait pu être judicieux d'indiquer une fois au moins que le jardin iranien existait déjà sous les Achéménides, on en a même retrouvé des traces à Pasargades. Un espace entouré d'un mur, qui est à l'origine du pairi-daeza.
L'article francophone de wikipedia (https://fr.wikipedia.org/wiki/Jardin_persan) permet d'approfondir la compréhension du jardin iranien.
Notez que le Jardin Persan est inscrit depuis 2012 par l'UNESCO au Patrimoine de l'Humanité, avec comme exemples les vestiges du jardin de Pasargades, Bagh-e Shahzadeh à Mahan, Bagh-e Eram à Chiraz, Bagh-e Fin près de Kashan, le jardin du palais de Chehel Sotun à Ispahan, les jardins Dolatabad à Yazd, Abbasabad près de Behshar, Akbarieh à Birjand, et Pahlevanpour à Mehriz.
Fabrice
Bonsoir,
L'un ou l'une d'entre vous a-t-il un ou des titres de roman iranien contemporain à me conseiller?
Auteur iranien et pas auteur qui écrit sur l'Iran. Et de préférence masculin (il faut que je me rende à l'évidence, ma longue expérience de lectrice montre que je ne suis pas du tout réceptive à la littérature écrite par des femmes).
Khayyam et Hafez, guère contemporains, sont déjà dans ma bibliothèque. Maalouf, qui au demeurant n'est pas iranien, aussi.
Catherine
L'un ou l'une d'entre vous a-t-il un ou des titres de roman iranien contemporain à me conseiller?
Auteur iranien et pas auteur qui écrit sur l'Iran. Et de préférence masculin (il faut que je me rende à l'évidence, ma longue expérience de lectrice montre que je ne suis pas du tout réceptive à la littérature écrite par des femmes).
Khayyam et Hafez, guère contemporains, sont déjà dans ma bibliothèque. Maalouf, qui au demeurant n'est pas iranien, aussi.
Catherine
Dans le cadre de sa série documentaire "Jardins d'ici et d'ailleurs", Arte France a diffusé ce lundi 10 avril un épisode (26') dédié au Bagh-e Fin (Kashan), inscrit depuis juin 2011 au Patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO.
Documentaire visionnable en Europe jusqu'au 9 juin 2017 sur Arte+7, www.arte.tv/...-d-ici-et-d-ailleurs.
Aussi visible sur YouTube, cf. www.youtube.com/watch?v=uNPxWQLo0do
Ce jardin n'est pas particulièrement impressionnant sur le seul plan horticole, mais le documentaire décrypte des éléments matériels du jardin et souligne des éléments hydrauliques rarement explicités. Ainsi, le rôle d'un qanat dans l'alimentation en eau, et l'ingénierie astucieuse à la base des jets d'eau dans les canaux.
Surtout, ce documentaire explique bien la place du jardin dans la culture iranienne. Au cours de mes voyages en Iran, j'ai en effet pu constater l'engouement des iraniens pour tout lieu qui dispose d'eau et bénéficie d'une abondante verdure.
A la différence de l'épisode dédié au Chahar Bagh d'Ispahan, on y voit la diversité des voiles en Iran. Certes, l'une des responsables arbore un maghneh ne laissant apparaître que l'ovale du visage. Mais une autre responsable illustre le "voile à l'iranienne" laissant voir le 1/3 de sa chevelure. Parmi les visiteurs, on voit tant des tchadors (femmes âgées tout habillées de noir) que des simples foulards. Ni burqa, ni niqab, étrangers à la culture iranienne.
Par contre, personne n'a indiqué au présentateur que le "gh" est une forme de "r". Par ailleurs, les Séfévides n'étaient pas d'origine turque (la Turquie n'existait pas en tant qu'Etat), mais turcique (ethnies dispersées de l'Altaï à l'Anatolie, dont des tribus établies en Iran).
Ce documentaire pourra intéresser ceux qui ont déjà visité le Bagh-e Fin, et évidemment ceux qui prévoient une étape à Kashan (réputée pour ses belles villas patriciennes qadjares).
Fabrice
P.S. : pour rappel, un épisode de cette série documentaire avait déjà été consacré à un jardin en Iran, le Chahar Bagh d'Ispahan, cf. voyageforum.com/v.f?post=7952458.
Documentaire visionnable en Europe jusqu'au 9 juin 2017 sur Arte+7, www.arte.tv/...-d-ici-et-d-ailleurs.
Aussi visible sur YouTube, cf. www.youtube.com/watch?v=uNPxWQLo0do
Ce jardin n'est pas particulièrement impressionnant sur le seul plan horticole, mais le documentaire décrypte des éléments matériels du jardin et souligne des éléments hydrauliques rarement explicités. Ainsi, le rôle d'un qanat dans l'alimentation en eau, et l'ingénierie astucieuse à la base des jets d'eau dans les canaux.
Surtout, ce documentaire explique bien la place du jardin dans la culture iranienne. Au cours de mes voyages en Iran, j'ai en effet pu constater l'engouement des iraniens pour tout lieu qui dispose d'eau et bénéficie d'une abondante verdure.
A la différence de l'épisode dédié au Chahar Bagh d'Ispahan, on y voit la diversité des voiles en Iran. Certes, l'une des responsables arbore un maghneh ne laissant apparaître que l'ovale du visage. Mais une autre responsable illustre le "voile à l'iranienne" laissant voir le 1/3 de sa chevelure. Parmi les visiteurs, on voit tant des tchadors (femmes âgées tout habillées de noir) que des simples foulards. Ni burqa, ni niqab, étrangers à la culture iranienne.
Par contre, personne n'a indiqué au présentateur que le "gh" est une forme de "r". Par ailleurs, les Séfévides n'étaient pas d'origine turque (la Turquie n'existait pas en tant qu'Etat), mais turcique (ethnies dispersées de l'Altaï à l'Anatolie, dont des tribus établies en Iran).
Ce documentaire pourra intéresser ceux qui ont déjà visité le Bagh-e Fin, et évidemment ceux qui prévoient une étape à Kashan (réputée pour ses belles villas patriciennes qadjares).
Fabrice
P.S. : pour rappel, un épisode de cette série documentaire avait déjà été consacré à un jardin en Iran, le Chahar Bagh d'Ispahan, cf. voyageforum.com/v.f?post=7952458.
Dans la série documentaire "Jardins d'ici et d'ailleurs", Arte France diffuse ce vendredi 31 mars un épisode consacré à l'Avenue Chahar Bagh, à Ispahan. Consultable en Europe jusqu'au 30 mai 2017 sur www.arte.tv/...-d-ici-et-d-ailleurs.
J'avoue y avoir appris bien des choses. Et l'on y apprécie des vues aériennes auxquelles le voyageur ne peut pas accéder. Les connaisseurs identifieront entre autres les cours intérieures du l'hôtel Abassi et de la madrassa Madar-e Shah.
Par contre, la prononciation des noms y est très irritante, car c'est une prononciation francophone d'une translittération anglophone des noms persans.
Certes, la translittération anglophone correspond au "standard" de translittération en Iran, mais il faut alors adopter une prononciation anglophone pour coller à la prononciation des iraniens.
Ainsi, Chahar doit se prononcer "tchahar", chehel "tchéhèl", qajar "kadjar" (étonnamment prononcé correctement une fois). Dommage, et très irritant.
Il aurait été utile aussi de donner quelques traductions, car porteuses de sens. Ainsi, "chehel sotun" qui signifie 40 colonnes, les 20 du palais + les 20 reflets de ces colonnes dans le bassin.
Les observateurs avertis auront remarqué aux abords du Si-o-Se Pol (le pont aux 33 arches) les travaux en cours du métro. En 2010, les travaux étaient à l'arrêt car du fait d'une erreur d'axe, la foreuse avait commencé à entamer les fondations du Si-o-Se Pol. Problème, la foreuse ne disposait pas de la marche arrière...
Parmi les exemples de jardins de type "chahar bagh", l'auteur aurait pu citer les jardins moghols, dont ceux du mausolée de Humayoun et du Taj Mahal.
Bon visionnage
Fabrice
P.S. : documentaire très respectueux des préconisations de la République Islamique, car on n'y voit pas la moindre femme en foulard : rien que des maghneh (obligatoire pour les fonctionnaires) ou des tchadors. Même si Ispahan est une ville traditionaliste, ne pas capturer le moindre foulard relève ici d'un hasard improbable.
J'avoue y avoir appris bien des choses. Et l'on y apprécie des vues aériennes auxquelles le voyageur ne peut pas accéder. Les connaisseurs identifieront entre autres les cours intérieures du l'hôtel Abassi et de la madrassa Madar-e Shah.
Par contre, la prononciation des noms y est très irritante, car c'est une prononciation francophone d'une translittération anglophone des noms persans.
Certes, la translittération anglophone correspond au "standard" de translittération en Iran, mais il faut alors adopter une prononciation anglophone pour coller à la prononciation des iraniens.
Ainsi, Chahar doit se prononcer "tchahar", chehel "tchéhèl", qajar "kadjar" (étonnamment prononcé correctement une fois). Dommage, et très irritant.
Il aurait été utile aussi de donner quelques traductions, car porteuses de sens. Ainsi, "chehel sotun" qui signifie 40 colonnes, les 20 du palais + les 20 reflets de ces colonnes dans le bassin.
Les observateurs avertis auront remarqué aux abords du Si-o-Se Pol (le pont aux 33 arches) les travaux en cours du métro. En 2010, les travaux étaient à l'arrêt car du fait d'une erreur d'axe, la foreuse avait commencé à entamer les fondations du Si-o-Se Pol. Problème, la foreuse ne disposait pas de la marche arrière...
Parmi les exemples de jardins de type "chahar bagh", l'auteur aurait pu citer les jardins moghols, dont ceux du mausolée de Humayoun et du Taj Mahal.
Bon visionnage
Fabrice
P.S. : documentaire très respectueux des préconisations de la République Islamique, car on n'y voit pas la moindre femme en foulard : rien que des maghneh (obligatoire pour les fonctionnaires) ou des tchadors. Même si Ispahan est une ville traditionaliste, ne pas capturer le moindre foulard relève ici d'un hasard improbable.
La langue maternelle de Négar Djavadi est le persan, mais c’est en français qu’elle a écrit son premier roman. Plus qu’une réussite, c’est une vraie prouesse !
L’héroïne, Kimiâ, fille d’intellectuels contestataires aux régimes successifs du chah et de Khomeiny, est arrivée à l’âge de 11 ans en France et retrace, à travers ses souvenirs, l’histoire de sa famille sur 4 générations, dans l’Iran du début du 20ème siècle jusqu’à aujourd’hui.
Le lecteur est pris à partie avec beaucoup de spontanéité et d’humour, ce qui rend l’histoire extrêmement attachante. C’est un livre sur l’histoire et la politique iranienne, mais surtout sur l’exil, la perte de repères, l’adolescence, la quête d’identité, les rapports familiaux et le désir d’être mère.
L’écriture est belle, décomplexée, nerveuse, hirsute, aussi tendue que l’ambiance de certaines rues de Téhéran.
Je viens de refermer le livre que j'ai choisi pour l'originalité du titre. Il se lit d’une traite tant il est décapant, haletant, sincère, drôle et grave à la fois.
L’héroïne, Kimiâ, fille d’intellectuels contestataires aux régimes successifs du chah et de Khomeiny, est arrivée à l’âge de 11 ans en France et retrace, à travers ses souvenirs, l’histoire de sa famille sur 4 générations, dans l’Iran du début du 20ème siècle jusqu’à aujourd’hui.
Le lecteur est pris à partie avec beaucoup de spontanéité et d’humour, ce qui rend l’histoire extrêmement attachante. C’est un livre sur l’histoire et la politique iranienne, mais surtout sur l’exil, la perte de repères, l’adolescence, la quête d’identité, les rapports familiaux et le désir d’être mère.
L’écriture est belle, décomplexée, nerveuse, hirsute, aussi tendue que l’ambiance de certaines rues de Téhéran.
Je viens de refermer le livre que j'ai choisi pour l'originalité du titre. Il se lit d’une traite tant il est décapant, haletant, sincère, drôle et grave à la fois.
Bonjour,
Je pars en Iran ce printemps. Auriez-vous une bibliographie, des ouvrages sur ce pays, cette culture, d'auteurs perses ou non, à me suggérer ? Merci.
Je pars en Iran ce printemps. Auriez-vous une bibliographie, des ouvrages sur ce pays, cette culture, d'auteurs perses ou non, à me suggérer ? Merci.
Bonjour à tous,
Pour ceux que ça intéresse, à revoir sur le site de FranceTV (après diffusion hier soir sur France 2), l'émission "un oeil sur la planète", avec une série de plusieurs réportages sur l'Iran !
http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/un-oeil-sur-la-planete/
Bonne soirée !
Pour ceux que ça intéresse, à revoir sur le site de FranceTV (après diffusion hier soir sur France 2), l'émission "un oeil sur la planète", avec une série de plusieurs réportages sur l'Iran !
http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/un-oeil-sur-la-planete/
Bonne soirée !
"My Sweet Pepper Land", un film de Hiner Saleem
Un genre de western en contrée kurde, dans un village paumé entre l'Iran, l'Irak et la Turquie... avec une actrice magnifique (l'iranienne Golshifteh Faharani, que vous avez peut-être vue dans "A propos d'Elly" ou "Syngué Sabour, pierre de patience"); moi je dis, vous devriez essayer! C'est à la fois drôle et cruel, un peu bizarre et loufoque, à la Kusturica, avec, justement, une musique signée de son compositeur fétiche: Goran Bregovic. Un conte un peu âpre mais singulièrement charmant.
Votre avis... ?
Un genre de western en contrée kurde, dans un village paumé entre l'Iran, l'Irak et la Turquie... avec une actrice magnifique (l'iranienne Golshifteh Faharani, que vous avez peut-être vue dans "A propos d'Elly" ou "Syngué Sabour, pierre de patience"); moi je dis, vous devriez essayer! C'est à la fois drôle et cruel, un peu bizarre et loufoque, à la Kusturica, avec, justement, une musique signée de son compositeur fétiche: Goran Bregovic. Un conte un peu âpre mais singulièrement charmant.
Votre avis... ?
Bonjour,
Je prépare un reportage sur le tourisme en Iran pour France 2
Je cherche à entrer en contact avec des personnes qui ont décidé de partir à la découverte du pays en sac à dos. En avril ou mai 2014 idéalement.
Contactez-moi si c'est votre cas.
Si vous connaissez des Iraniens qui accueillent des voyageurs étrangers chez eux, ça m'intéresse aussi.
Voici mon mail : amirasouilem@gmail.com
A très vite !
Je viens de revoir l'émission "J'irai dormir chez vous" (Iran) du sympathique Antoine de Maximy :
voir l'émission en intégral : http://www.youtube.com/watch?v=DH-WgaUALsc
Je pense que la cause des soucis qu'il a rencontré est exclusivement dû à son appareillage vidéo qui a suscité des craintes dans cet état policier autant de la part de la population, des fonctionnaires de police ou des Bassidjis (et apparentés) en civile . Il est vrai qu'à leur décharge, les journalistes Occidentaux effectuant des reportages sur place sont rarement là pour dire du bien du pays mais plutôt pour le dénigrer sans cesse et souvent de façon caricaturale... C'est dommage car la perception des téléspectateurs en sera faussé. Si Antoine referait ce voyage à titre privé et sans caméra omniprésente, il constaterait une net différence.
Qu'en pensez-vous ?
Ps : Quand je dis "état policier", chacun aura constaté que dans les grandes villes de province, les policiers en uniforme sont plutôt rare, à contrario des agents/informateurs du système qui font parfois réfléchir à deux fois les passants dans l'étalement de leurs confidences anti-régime sur la voie publique !
voir l'émission en intégral : http://www.youtube.com/watch?v=DH-WgaUALsc
Je pense que la cause des soucis qu'il a rencontré est exclusivement dû à son appareillage vidéo qui a suscité des craintes dans cet état policier autant de la part de la population, des fonctionnaires de police ou des Bassidjis (et apparentés) en civile . Il est vrai qu'à leur décharge, les journalistes Occidentaux effectuant des reportages sur place sont rarement là pour dire du bien du pays mais plutôt pour le dénigrer sans cesse et souvent de façon caricaturale... C'est dommage car la perception des téléspectateurs en sera faussé. Si Antoine referait ce voyage à titre privé et sans caméra omniprésente, il constaterait une net différence.
Qu'en pensez-vous ?
Ps : Quand je dis "état policier", chacun aura constaté que dans les grandes villes de province, les policiers en uniforme sont plutôt rare, à contrario des agents/informateurs du système qui font parfois réfléchir à deux fois les passants dans l'étalement de leurs confidences anti-régime sur la voie publique !
Bonsoir, pour ceux qui ne l'ont pas vu ou qui voudraient le revoir, "une séparation", fantastique film iranien de Asghar Farhadi. C'est à 21h00 sur Canal+.
Pierre 🙂
A propos d'Elly...
Je suis sortie de la séance très émue et complètement conquise! Le film, d'entrée, nous plonge dans l'Iran d'une manière qu'il nous est peu donné de voir, ... ce qui permet de se demander si l'on ne subit pas, au mieux, une distorsion partisane des médias; au pire, un vrai lavage de cerveau... et nous montre un visage du pays assez éloigné des clichés qui nous le présentent comme un état rigide et ultra-conservateur, constamment oppressif pour les femmes.
L'actrice Golshifteh Farahani crève l'écran mais tous les acteurs, oui, TOUS, vraiment, sont formidables. Le scénario, pour peu qu'on n'ait pas lu le synopsis avant, réserve un beau suspens. La photo est agréable et c'est un vrai voyage au coeur d'une famille iranienne, avec une bonne dose de chaleur humaine et d'émotions... Le tout est bien rythmé; je n'ai pas ressenti une seconde d'ennui. Le réalisateur sait être intimiste sans être étouffant, faire monter la tension, émouvoir sans tomber dans la sensiblerie, et aérer son histoire en alternant habilement les scènes .
A mon sens, une belle réussite, dont il serait dommage de se priver... N'hésitez pas si vous le voyez à l'affiche!
Je suis sortie de la séance très émue et complètement conquise! Le film, d'entrée, nous plonge dans l'Iran d'une manière qu'il nous est peu donné de voir, ... ce qui permet de se demander si l'on ne subit pas, au mieux, une distorsion partisane des médias; au pire, un vrai lavage de cerveau... et nous montre un visage du pays assez éloigné des clichés qui nous le présentent comme un état rigide et ultra-conservateur, constamment oppressif pour les femmes.
L'actrice Golshifteh Farahani crève l'écran mais tous les acteurs, oui, TOUS, vraiment, sont formidables. Le scénario, pour peu qu'on n'ait pas lu le synopsis avant, réserve un beau suspens. La photo est agréable et c'est un vrai voyage au coeur d'une famille iranienne, avec une bonne dose de chaleur humaine et d'émotions... Le tout est bien rythmé; je n'ai pas ressenti une seconde d'ennui. Le réalisateur sait être intimiste sans être étouffant, faire monter la tension, émouvoir sans tomber dans la sensiblerie, et aérer son histoire en alternant habilement les scènes .
A mon sens, une belle réussite, dont il serait dommage de se priver... N'hésitez pas si vous le voyez à l'affiche!










