Salut! moi c'est de la musique chinoise que je suis fan. En particulier les sonorités folkloriques. Si quelqu'un peut m'aider dans ce domaine en me proposant des échanges ou en m'indiquant un site car je n'en ai aucune idée. merci pour votre compréhension
Qui pourrait me donner des références de musique chinoise des années 50-60?
Je n'y connais rien (musique de Hong Kong, Shanghaï, Taïwan, autre?), mais j'aime bien les mélodies que je trouve un peu nostalgiques. Il y a quelques chansons qui me semblent être de cette époque dans un des derniers films que j'ai bien aimé, Goodbye Dragon Inn de Tsai Ming Liang (si qq'un connaît ou a vu).
J'aimerais bien trouver qqs CDs de ce genre de musique, mais je ne connais pas de nom d'artiste, de chanteuse, de titre de chanson pour pouvoir faire la recherche.
Si qq'un avait des pistes... Merci 🙂
Je n'y connais rien (musique de Hong Kong, Shanghaï, Taïwan, autre?), mais j'aime bien les mélodies que je trouve un peu nostalgiques. Il y a quelques chansons qui me semblent être de cette époque dans un des derniers films que j'ai bien aimé, Goodbye Dragon Inn de Tsai Ming Liang (si qq'un connaît ou a vu).
J'aimerais bien trouver qqs CDs de ce genre de musique, mais je ne connais pas de nom d'artiste, de chanteuse, de titre de chanson pour pouvoir faire la recherche.
Si qq'un avait des pistes... Merci 🙂
De Pékin à Khiva: Chine, Kyrghisistan, Tajikistan, Ouzbékistan
Chronique des anecdotes, faits marquants et autres aventures qui ont émaillé ce périple de huit semaines en 2018.

Le far-west chinois Plus de 30 ans après mon premier voyage en Chine de l'est, je réalise enfin un vieux rêve : partir en solo depuis Pékin vers le grand ouest, découvrir le XinJiang, le peuple Ouïgour et l'oppression qu'il subit, les oasis de Turpan et Kashgar, le désert du Taklmaklan, la fin de la grande muraille... Itinéraire parcouru en train.
MENU 1° PARTIE : CHINE
1- Pékin (Jiankou) : l'authentique grande muraille, sans touristes 2- A vélo dans Pékin, le meilleur moyen de circuler 3- Pékin : départ pour le grand ouest 4- Jiayuguan : se débrouiller autrement qu'en anglais 5- Jiayuguan : arnaque et patrimoine 6- Dunhuang : l'abondance en plein désert 7- Turpan : les ouïgours sous haute surveillance 8- Kashgar : coup de coeur pour la vieille ville 9- Kashgar : recette chinoise pour mater la populace 10- Tashkurgan : mais quelle idée d'aller là-bas ! 11- Frontière kirghise : une épopée surréaliste Album photos années 80 , contributions d'autres voyageurs (page 2)
1- JIANKOU Retrouver l'authentique grande muraille, sans touristes et sans guide Vendredi 24 août 2018 Pas envie trente ans après de revoir la grande muraille à Badaling ou un autre site surpeuplé. Je choisis de la parcourir à Jiankou, dans sa partie la plus sauvage, authentique et non restaurée, en partant d'un village perdu au fond d'une vallée, finalement pas si perdu que ça vu qu'il y a tout pour communiquer.

Inutile de payer un taxi pour s'y rendre, en combinant bien les horaires on peut utiliser les bus pour quelques yuans. Il faut descendre à Xizhazi, terminus du bus. Attention, il n'y en a que deux par jour dans chaque sens. A l'arrêt de bus pour Xizhazi, j'ai croisé un jeune couple débarqué ici sans la moindre information sur ce qui les attendait. Nous avons fait la rando à trois en direction de la partie restaurée de Mutianyu.
Prudence quand même Avec le GPS et un fond de carte topographique (OpenTopoMap), on peut se lancer sans problème et sans guide. Le sentier de montée à Jiankou, facile, est bien tracé. Les autres sentiers pour redescendre le sont aussi. Mais prudence, car une fois sur la muraille, on est bien dans de la randonnée montagnarde, avec passages d'escalade faciles mais dangereux par endroits (au dessus du vide). Amateurs ou sujets au vertige s'abstenir ! Mais quelle récompense. La muraille pour toi seul, là où elle est la plus audacieuse. Vraiment envoûtant.
D'autres photos...
2- PEKIN Le meilleur moyen de circuler dans la capitale Dimanche 26 août La meilleure manière d'explorer la ville reste malgré tout le vélo. La plupart sont en formule Vlib mais il faut utiliser une application, le fameux Wechat, l'application qui sert à tout, comme par exemple contrôler vos faits et gestes. Pas question bien sûr de l'installer.

J'en ai trouvé un chez un loueur proche de l'auberge. L'important, c'est de rapidement maîtriser les coutumes locales en matière de circulation pour limiter les risques. Les espaces dévolus au vélo sont très larges le long des avenues.
Cependant il faut bien : - être attentif à tout ce qui stationne sur les pistes, le plus énervant étant ceux qui téléphonent ou font la sieste dans leur bagnole - surveiller tout ce qui arrive à contresens la liste est longue - le pire, c'est les tourne à droite au feu rouge qui, dans le code de la route chinois, ont l'air d'être prioritaires Une fois assimilé, c'est bon, et la ville étant immense mais toute plate, on peut y aller au juger.
3- PEKIN En train pour le grand ouest Dimanche 26 août La gare de Pékin ouest a les dimensions et le fonctionnement d'un aéroport. Avec ton E-ticket envoyé par l'agence, tu dois d'abord aller retirer ton billet au guichet spécial "English", non sans avoir passé un portique de sécurité. Muni de ton sésame tu dois ressortir puis entrer par la porte d'accès non pas au quai mais aux salles d'attente d'embarquement, non sans avoir passé un deuxième contrôle de sécurité.
Après tu trouves le bon hall et tu attends le signal du panneau pour enfin accéder au quai. Finalement ça fonctionne plutôt bien vu la quantité incroyable de passagers à gérer. J'ai pu me rendre compte partout dans Pékin que les chinois sont passés maîtres dans l'art de la gestion des flux.
Belle surprise : les wagons de seconde classe sont propres, climatisés, lumineux. Ça tombe bien car j'y suis pour 20 heures. Une employée en uniforme pour chaque wagon, service repas ambulant, le luxe quoi. Petit bémol : pas de coin pour les bagages. Grimper sa valise quand on est sur la couchette du haut, c'est plutôt physique. Moi ça va, je suis au milieu. En revanche, qu'il soit rural ou urbain, le paysage est assez lugubre. Ça devrait changer quand on va quitter les plaines de l'est.
J'ai eu droit bien entendu à ma première visite des flics avec épluchage en règle de mon passeport et fouille de mon sac. J'étais prévenu, aller dans le far-west chinois m'expose à ce type d'inconvénients. Mais poli et respectueux.
Le far-west chinois
4- JIAYUGUAN Se débrouiller autrement qu'en anglais Lundi 27 août Aux portes de deux déserts (Gobi et Taklamakan) et au pied des hauts plateaux du Tibet, c'est à Jiayuguan que se termine la grande muraille. Ici c'est la Chine plus profonde que j'ai un peu retrouvée au hasard de ma balade à vélo, même si on ne circule plus qu'avec des deux roues électriques et qu'on ne me regarde plus comme un extra terrestre.

Les prix n'ont rien à voir avec Pékin : tu trouves un plat complet pour deux euros et mon vélo me coûte 7€ pour deux jours. De plus, peu de gens parlent anglais, ni le patron du HI hostel où je loge, ni les vendeurs de billets sur les sites à visiter, encore moins les serveurs des gargotes ou je vais manger, et tout est écrit en chinois. Du coup, ça m'oblige à utiliser le peu de chinois que je possède pour communiquer sur le vital. Ca fait marrer les autochtones de voir un européen essayer de parler leur langue, mais ça force le respect. Avec en plus l'assistance de Google translate, j'arrive à m'en sortir.
Coup de gueule : avec leurs avenues barrées pour travaux au bout de plusieurs kilomètres et sans avertissement, leurs nouvelles routes qui ne sont pas encore sur les cartes, j'ai sûrement fait 15 kms de détours. D'autres photos...
5- JIAYUGUAN Arnaque et patrimoine Mardi 28 août La grande muraille ne se termine pas exactement au fort que j'ai visité hier mais 10 km plus loin, à l'entrée des gorges d'une rivière au pied des montagnes. Il n'en reste plus qu'une tour bien abîmée (plutôt un tas de terre) et un tronçon de mur d'argile, semblable à celui que j'ai parcouru hier à VTT.

Ce matin j'enfourche donc le vélo bien décidé à faire un bout de désert pour voir ce site hautement symbolique. D'abord, on y accède par une large route toute neuve, sur laquelle ne circule pas un chat. Un peu avant le site, je tombe sur un super portail d'accueil, bien dans le style d'époque, mais qui est en fait l'inévitable guichet de péage d'entrée.
Derrière le portail la route continue, rectiligne, jusqu'au site dont on aperçoit au loin, à au moins 2 km, le bout de tour et de muraille. Je dois impérativement laisser mon vélo ici. Bon. Je vais au guichet et je demande le prix : 120 yuans! J'en reviens pas : un peu plus de 15 euros pour un simple monticule de terre.
Je montre mon mécontentement à l'employée qui de toute façon s'en fout complètement et fais aussitôt demi tour. 120 yuans, c'est le prix à payer pour une route neuve, un beau portique plante deux km avant juste pour t'obliger a prendre une navette, des employés qui n'ont rien à foutre de la journée... Je comprends maintenant mieux pourquoi je n'ai rencontré personne !
Un peu chère la Chine patrimoniale D'une façon générale les sites sont chers pour le niveau de vie du pays, mais ceux qui voyagent sont sensés avoir du blé, alors pourquoi se gêner. J'ai même renoncé à la cité interdite, réservation obligatoire plusieurs jours à l'avance (ou alors au marché noir a un prix pas possible). Je préfère en garder le souvenir de mon premier séjour, quand l'entrée avait dû nous coûter quelques dizaines de centimes, et qu'on n'était qu'une poignée de visiteurs.
Ce matin, j'ai pris un taxi pour aller voir de remarquables tombeaux de gens du peuple du IIIeme au VIeme siecle. Ce sont des petites caves voûtées constituées de briques peintes, représentant des scènes de la vie quotidienne. C'est très joli et émouvant. Mais là aussi, même si le prix est plus correct, je suis resté sur ma faim car une seule tombe sur les 16 se visite, et ce n'est apparemment pas la plus belle.
L'authentique Chine, du moins ce qu'il en reste... Au hasard des grandes avenues impersonnelles de la ville, on tombe sur un marché. Là on y trouve encore la Chine traditionnelle, petites boutiques à l'hygiène douteuse, joueurs de go, musiciens et même un prothésiste dentaire. Dernier refuge de ceux que la modernité n'a pas totalement atteints. D'autres photos...
6- DUNHUANG L'abondance en plein désert Mercredi 29 août Bon, je pensais que le paysage serait moins lugubre en arrivant dans l'ouest. C'est raté. La seule distraction dans cette étendue de sables argileux et sombres, ce sont les forêts de pilones et d'éoliennes, mais aussi les chameaux sauvages qui se font la course.
En revanche, la ville de Dunhuang, porte du Taklamakan, est de loin la plus agréable des villes chinoises que je connaisse. Il y a un vrai centre ville qu'on parcourt à pied. Il fait chaud mais sans plus, et il souffle un vent léger et sec. Bien plus agréable qu'à Pékin. Les chinois Han sont encore majoritaires, mais les Ouïgours musulmans y sont plus nombreux, et la prière du muezzin résonne autour de la mosquée.
Le plus étonnant est cette abondance de fruits et légumes d'une grande diversité. On se demande comment tout cela arrive à pousser ici. Bien irrigués, les sables du désert sont très fertiles. Ici, les raisins secs ont des parfums subtils et mystérieux, et le mouton a vraiment goût de mouton.
Aujourd'hui, visite des incontournables Mingshashan, un ensemble de dunes à côté desquelles le Pila est une taupinière. Le Pays Basque, mais recouvert de sable... D'autres photos...
7- TURPAN Les ouïgours sous haute surveillance Vendredi 31 août Caméras de surveillance partout dans la ville, policiers armés en faction aux carrefours, devant les bâtiments publics, à l'entrée et dans les sites touristiques, postes de police à tous les coins de rue, patrouilles à pied ou en voiture, uniformes kaki même pour les collégiens... ici les chinois Han sont minoritaires et ça se sent. Turpan ressemble à une ville en état de siège.

Pour entrer dans l'auberge de jeunesse où je loge, il y a même un portique de sécurité, et la fille à l'accueil (une Han, comme tout ceux qui touchent au tourisme) porte un gilet pare balles ! Rassurant. Bon, faut aussi relativiser, on ne se sent pas particulièrement menacé ici, surtout comme européen. Les emmerdeurs, ce sont les chinois, pas les Ouïgours. A ce propos, d'une manière générale, la Chine est un pays très sûr pour le visiteur.
Souriez, vous êtes flashé ! J'étais à vélo sur une avenue quand la voiture devant moi s'est fait flasher alors qu'elle roulait doucement. J'ai vite compris pourquoi quand je me suis fait flasher à mon tour.
Ici l'heure officielle est celle de Pékin, mais il fait nuit deux heures plus tard. Ce sera encore pire à Kashgar. Plus délicat à gérer : tout l'affichage est en chinois et en arabe. Rien en anglais. Pour choisir un menu, c'est au petit bonheur la chance. A part quelques jeunes chinois, personne ici ne parle anglais et mon chinois n'a pas l'air très compréhensible...
Mogao, terminus de la route pour les Han Sinon, hier, près de Dunhuang, je suis allé à Mogao, un ensemble de grottes creusées décorées de sculptures et peintures en hommage au Bouddha. Superbe, mais que de monde ! Par chance, ici à Turpan, les touristes chinois ne s'aventurent pratiquement plus. Du coup, j'ai visité une ville fantôme de la route de la soie avec seulement une poignée d'autres visiteurs et sous un vent tempétueux.
La ville moderne chinoise grignote tous les vieux quartiers Ouïgours, il ne reste qu'un quartier musée au centre et des îlots de résistance en périphérie condamnés à disparaître dans peu de temps. D'autres photos...
8- KASHGAR Coup de cœur (relatif) pour la vieille ville Dimanche 2 septembre Ça y est, après trois trains de nuit, me voici à l'extrême ouest chinois, à près de 4000 km de la capitale. Malgré l'omniprésence policière et une vieille ville conservée façon UNESCO, Kashgar est mon coup de cœur chinois.

Enfin chinois..., façon de parler, car on est ici en territoire Ouïgour, peuple d'origine turc, qui n'a rien à voir culturellement avec le Han, le chinois de l'est. Ça commençait plutôt mal hier à la gare de Turfan, où après 3 passages de portique de sécurité, au moins 5 contrôles du passeport et une fouille des bagages, 3 adorables policières m'ont confisqué la lotion antibactérienne sous prétexte qu'il y avait le logo inflammable dessus...
Ensuite, ce fut la haie d'honneur d'accueil de flics en armes à la gare de Kashgar. Une fois tout ça franchi, on te fout la paix, sauf qu'il faudra quand même passer les contrôles de sécurité comme le reste de la population pour entrer dans la vieille ville, entrer dans le bazar, entrer dans le marché aux bestiaux... Plus on va dans l'ouest, plus l'état de siège est marqué. Heureusement que la frontière n'est plus très loin...
Malgré les inévitables destructions - reconstructions, le centre ville a été bien préservé. Heureusement, car c'est un style très original, mélange d'autochtone et de colonial. J'adore, même si c'est un peu trop artificiel, aseptisé et édulcoré, et plutôt vide d'habitants. Sur la route de la soie, la ville était renommée pour sa bonne bouffe. Et c'est toujours d'actualité, rarement vu une telle richesse et abondance de victuailles ! Et pas seulement des scorpions ou des serpents. D'autres photos...
9- KASHGAR Recette chinoise pour mater la populace Samedi 1° septembre Le Xinjiang est avec le Tibet une zone "sensible" de rébellion au regard des autorités chinoises. Résultat, l'état met ces régions et leur population totalement sous contrôle. Les touristes en mesurent eux-aussi les conséquences, même s'ils ne risquent pas à priori les camps de rééducation.
- Mettre des barbelés et défenses anti voiture bélier autour des sites sensibles (écoles, grands hôtels, administrations...)
- Mettre des portiques de surveillance du trafic avec caméra et flash photo (pour tous les véhicules qui passent, y compris les vélos) partout en ville et même en rase campagne
- Poster des gardes en uniforme avec taser, piques ou énormes battes de base-ball tous les 100 mètres.
- Entraîner la population Han (chinois d'origine) à l'autodéfense avec bâton, de préférence le matin dans la rue. Hommes et femmes de tous âges.
- Entrer à l'école au son de l'hymne national, faire des exercices militaires et recevoir de l'endoctrinement politique, bien alignés dans la cour. (Bref l'école rêvée pour tout enseignant)
- Mettre un mouchard en uniforme (pseudo gardien) dans les lieux de rassemblement public, comme par exemple les auberges de jeunesse. Le mien passe sa journée à glander dans la cour.
- Mettre des drapeaux chinois partout dans la rue, pour bien rappeler qui est le maître.
- Mettre des portiques de sécurité à chaque entrée de zone fréquentée par les touristes (merci pour eux) mais pas seulement.
- Ne jamais photographier les flics, sinon gare ! J'ai essayé mais pas facile...
Avec ça, c'est sûr, tu peux déambuler sans risque Pas beaucoup de délinquance ! Quant à la somme que dépense l'état chinois pour entretenir un tel dispositif, elle est faramineuse ! Un tiers des Han vivant au Xinjiang travaille dans la sécurité. Aujourd'hui déambulation libre dans le vieux Kashgar, somme toute assez grand. D'autres photos...
10- TASHKURGAN Mais quelle idée d'aller là bas ! Mercredi 5 septembre D'abord, il y a le taxi, bien pourave, avec un chauffeur qui ne connait pas un mot d'anglais et n'arrête pas de cloper. Plus de six heures là dedans !... partagées avec un américain complètement azimuté.

Ensuite, il y a tous les check-points qui jalonnent le parcours. J'insiste pas, vous connaissez maintenant la chanson.
Après, il y a la ville de Tashkurgan, rien à voir, rien à faire. Désert dès la nuit tombée. Il y a cette immense auberge de jeunesse et ces quelques chinois égarés qui tapotent le smartphone en fumant clopes sur clopes. Cette faune américano européenne tout aussi égarée, qui s'échange des tuyaux sur la manière d'entrer au Pakistan ou au Tajikistan
Heureusement, il y a la route du Pamir chinois, bordée de pics à plus de 7000m. Il y a le sentiment de ne plus être en Chine, avec une population dont les traits sont ceux du moyen Orient. Et ces femmes tadjikes aux étonnantes coiffures et costumes chatoyants. Il y a le fait d'avoir atteint la plus occidentale des villes chinoises, loin de la foule et des sites touristiques. Une sorte de bout du monde. D'autres photos...
11- FRONTIERE KIRGHISE Une épopée surréaliste Jeudi 6 septembre La route qui va de Kashgar à la frontière avec le Kirghizistan fait un peu plus de 200 km et passe dans de beaux paysages de montagnes colorées, désertiques, aux plissements acrobatiques. Voilà pour la partie bucolique du voyage.
Hier j'ai réussi à réunir 4 personnes pour louer un minibus afin d'atteindre plus facilement cette frontière : un espagnol et un argentin que j'avais déjà rencontrés à Turpan, et deux néo-zélandais qui avaient répondu à l'annonce laissée à l'auberge.
Absurdité et paranoïa des autorités chinoises Le point culminant est la traversée de la ville de Wuqia, 50 km après Kashgar. Finalement, après décomptes avec mes compagnons de galère, nous avons du passer une dizaine de check points avec : - épluchage des passeports : 14 fois, certaines fois par deux flics cote à cote. - contrôle des sacs : 4 fois. - épluchage du smartphone : 2 fois, avec effacement des photos "non conformes", inscription de ton IMEI dans le registre de sortie !... Absurde et surréaliste à la fois, puisque mon appareil photo est resté dans le sac, mes applications sont en français, mes photos depuis longtemps en ligne...
Du coup, avec tout ça, on est arrivé juste pendant la pause repas du dernier contrôle avant le no man's land qui marque le passage entre les deux pays. Et boum! 1h30 d'attente en plus, en compagnie des camionneurs bien plus rodés que nous.
Que penser ? Les flics eux mêmes ne sont pas dupes. Ils jouent le rôle qu'on leur demande, mais il arrive qu'on leur arrache un sourire tant eux mêmes se rendent bien compte du ridicule de la situation.
Quel but ? C'est la grande question à laquelle mes compagnons et moi sommes tentés de répondre par "faire ch... le monde". Te montrer que ta place n'est pas ici, mais avec les autres touristes, là bas dans l'est, à Shanghai, Xi'an ou Canton.
Quant à toi, voyageur d'un pays démocratique, tu vis vraiment ça comme une agression, une humiliation, une violation de ton espace privé. Et encore moi, on me respecte, on me parle correctement. Aujourd'hui, je mesure mieux ce que peut ressentir au quotidien un palestinien ou un citoyen d'un pays occupé. Une expérience unique ! Merci aux chinois.
Et pour finir, le pompon ! Ca reste quand même, après le franchissement du dernier obstacle avant la délivrance du tampon de sortie, ce bouton lumineux sur lequel tu appuies pour évaluer ton passage. J'étais tellement surpris que ça s'est éteint avant que je réagisse. L'espagnol, avec beaucoup d'humour et de dérision, a eu le temps de voter "excellent". Finalement, il n'a pas tort, on peut difficilement faire mieux !
PS : j'ai largué mes acolytes à la frontière. Ils ne voulaient pas payer un taxi pour continuer. Du coup je me suis payé le taxi direct pour Osh. Les 100 premiers kilomètres sont fabuleux. J'ai pas pu faire beaucoup de photos, mais j'y repasse lundi pour aller au Tadjikistan
D'autres photos...
La suite de la route de la soie, 2° partie, dans ces carnets : Kyrghisistan, Tajikistan, Ouzbékistan.

Le far-west chinois Plus de 30 ans après mon premier voyage en Chine de l'est, je réalise enfin un vieux rêve : partir en solo depuis Pékin vers le grand ouest, découvrir le XinJiang, le peuple Ouïgour et l'oppression qu'il subit, les oasis de Turpan et Kashgar, le désert du Taklmaklan, la fin de la grande muraille... Itinéraire parcouru en train.
MENU 1° PARTIE : CHINE
1- Pékin (Jiankou) : l'authentique grande muraille, sans touristes 2- A vélo dans Pékin, le meilleur moyen de circuler 3- Pékin : départ pour le grand ouest 4- Jiayuguan : se débrouiller autrement qu'en anglais 5- Jiayuguan : arnaque et patrimoine 6- Dunhuang : l'abondance en plein désert 7- Turpan : les ouïgours sous haute surveillance 8- Kashgar : coup de coeur pour la vieille ville 9- Kashgar : recette chinoise pour mater la populace 10- Tashkurgan : mais quelle idée d'aller là-bas ! 11- Frontière kirghise : une épopée surréaliste Album photos années 80 , contributions d'autres voyageurs (page 2)
1- JIANKOU Retrouver l'authentique grande muraille, sans touristes et sans guide Vendredi 24 août 2018 Pas envie trente ans après de revoir la grande muraille à Badaling ou un autre site surpeuplé. Je choisis de la parcourir à Jiankou, dans sa partie la plus sauvage, authentique et non restaurée, en partant d'un village perdu au fond d'une vallée, finalement pas si perdu que ça vu qu'il y a tout pour communiquer.

Inutile de payer un taxi pour s'y rendre, en combinant bien les horaires on peut utiliser les bus pour quelques yuans. Il faut descendre à Xizhazi, terminus du bus. Attention, il n'y en a que deux par jour dans chaque sens. A l'arrêt de bus pour Xizhazi, j'ai croisé un jeune couple débarqué ici sans la moindre information sur ce qui les attendait. Nous avons fait la rando à trois en direction de la partie restaurée de Mutianyu.
Prudence quand même Avec le GPS et un fond de carte topographique (OpenTopoMap), on peut se lancer sans problème et sans guide. Le sentier de montée à Jiankou, facile, est bien tracé. Les autres sentiers pour redescendre le sont aussi. Mais prudence, car une fois sur la muraille, on est bien dans de la randonnée montagnarde, avec passages d'escalade faciles mais dangereux par endroits (au dessus du vide). Amateurs ou sujets au vertige s'abstenir ! Mais quelle récompense. La muraille pour toi seul, là où elle est la plus audacieuse. Vraiment envoûtant.
D'autres photos...
2- PEKIN Le meilleur moyen de circuler dans la capitale Dimanche 26 août La meilleure manière d'explorer la ville reste malgré tout le vélo. La plupart sont en formule Vlib mais il faut utiliser une application, le fameux Wechat, l'application qui sert à tout, comme par exemple contrôler vos faits et gestes. Pas question bien sûr de l'installer.

J'en ai trouvé un chez un loueur proche de l'auberge. L'important, c'est de rapidement maîtriser les coutumes locales en matière de circulation pour limiter les risques. Les espaces dévolus au vélo sont très larges le long des avenues.
Cependant il faut bien : - être attentif à tout ce qui stationne sur les pistes, le plus énervant étant ceux qui téléphonent ou font la sieste dans leur bagnole - surveiller tout ce qui arrive à contresens la liste est longue - le pire, c'est les tourne à droite au feu rouge qui, dans le code de la route chinois, ont l'air d'être prioritaires Une fois assimilé, c'est bon, et la ville étant immense mais toute plate, on peut y aller au juger.
3- PEKIN En train pour le grand ouest Dimanche 26 août La gare de Pékin ouest a les dimensions et le fonctionnement d'un aéroport. Avec ton E-ticket envoyé par l'agence, tu dois d'abord aller retirer ton billet au guichet spécial "English", non sans avoir passé un portique de sécurité. Muni de ton sésame tu dois ressortir puis entrer par la porte d'accès non pas au quai mais aux salles d'attente d'embarquement, non sans avoir passé un deuxième contrôle de sécurité.
Après tu trouves le bon hall et tu attends le signal du panneau pour enfin accéder au quai. Finalement ça fonctionne plutôt bien vu la quantité incroyable de passagers à gérer. J'ai pu me rendre compte partout dans Pékin que les chinois sont passés maîtres dans l'art de la gestion des flux.Belle surprise : les wagons de seconde classe sont propres, climatisés, lumineux. Ça tombe bien car j'y suis pour 20 heures. Une employée en uniforme pour chaque wagon, service repas ambulant, le luxe quoi. Petit bémol : pas de coin pour les bagages. Grimper sa valise quand on est sur la couchette du haut, c'est plutôt physique. Moi ça va, je suis au milieu. En revanche, qu'il soit rural ou urbain, le paysage est assez lugubre. Ça devrait changer quand on va quitter les plaines de l'est.
J'ai eu droit bien entendu à ma première visite des flics avec épluchage en règle de mon passeport et fouille de mon sac. J'étais prévenu, aller dans le far-west chinois m'expose à ce type d'inconvénients. Mais poli et respectueux.
Le far-west chinois4- JIAYUGUAN Se débrouiller autrement qu'en anglais Lundi 27 août Aux portes de deux déserts (Gobi et Taklamakan) et au pied des hauts plateaux du Tibet, c'est à Jiayuguan que se termine la grande muraille. Ici c'est la Chine plus profonde que j'ai un peu retrouvée au hasard de ma balade à vélo, même si on ne circule plus qu'avec des deux roues électriques et qu'on ne me regarde plus comme un extra terrestre.

Les prix n'ont rien à voir avec Pékin : tu trouves un plat complet pour deux euros et mon vélo me coûte 7€ pour deux jours. De plus, peu de gens parlent anglais, ni le patron du HI hostel où je loge, ni les vendeurs de billets sur les sites à visiter, encore moins les serveurs des gargotes ou je vais manger, et tout est écrit en chinois. Du coup, ça m'oblige à utiliser le peu de chinois que je possède pour communiquer sur le vital. Ca fait marrer les autochtones de voir un européen essayer de parler leur langue, mais ça force le respect. Avec en plus l'assistance de Google translate, j'arrive à m'en sortir.
Coup de gueule : avec leurs avenues barrées pour travaux au bout de plusieurs kilomètres et sans avertissement, leurs nouvelles routes qui ne sont pas encore sur les cartes, j'ai sûrement fait 15 kms de détours. D'autres photos...
5- JIAYUGUAN Arnaque et patrimoine Mardi 28 août La grande muraille ne se termine pas exactement au fort que j'ai visité hier mais 10 km plus loin, à l'entrée des gorges d'une rivière au pied des montagnes. Il n'en reste plus qu'une tour bien abîmée (plutôt un tas de terre) et un tronçon de mur d'argile, semblable à celui que j'ai parcouru hier à VTT.

Ce matin j'enfourche donc le vélo bien décidé à faire un bout de désert pour voir ce site hautement symbolique. D'abord, on y accède par une large route toute neuve, sur laquelle ne circule pas un chat. Un peu avant le site, je tombe sur un super portail d'accueil, bien dans le style d'époque, mais qui est en fait l'inévitable guichet de péage d'entrée.
Derrière le portail la route continue, rectiligne, jusqu'au site dont on aperçoit au loin, à au moins 2 km, le bout de tour et de muraille. Je dois impérativement laisser mon vélo ici. Bon. Je vais au guichet et je demande le prix : 120 yuans! J'en reviens pas : un peu plus de 15 euros pour un simple monticule de terre.
Je montre mon mécontentement à l'employée qui de toute façon s'en fout complètement et fais aussitôt demi tour. 120 yuans, c'est le prix à payer pour une route neuve, un beau portique plante deux km avant juste pour t'obliger a prendre une navette, des employés qui n'ont rien à foutre de la journée... Je comprends maintenant mieux pourquoi je n'ai rencontré personne !
Un peu chère la Chine patrimoniale D'une façon générale les sites sont chers pour le niveau de vie du pays, mais ceux qui voyagent sont sensés avoir du blé, alors pourquoi se gêner. J'ai même renoncé à la cité interdite, réservation obligatoire plusieurs jours à l'avance (ou alors au marché noir a un prix pas possible). Je préfère en garder le souvenir de mon premier séjour, quand l'entrée avait dû nous coûter quelques dizaines de centimes, et qu'on n'était qu'une poignée de visiteurs.
Ce matin, j'ai pris un taxi pour aller voir de remarquables tombeaux de gens du peuple du IIIeme au VIeme siecle. Ce sont des petites caves voûtées constituées de briques peintes, représentant des scènes de la vie quotidienne. C'est très joli et émouvant. Mais là aussi, même si le prix est plus correct, je suis resté sur ma faim car une seule tombe sur les 16 se visite, et ce n'est apparemment pas la plus belle.
L'authentique Chine, du moins ce qu'il en reste... Au hasard des grandes avenues impersonnelles de la ville, on tombe sur un marché. Là on y trouve encore la Chine traditionnelle, petites boutiques à l'hygiène douteuse, joueurs de go, musiciens et même un prothésiste dentaire. Dernier refuge de ceux que la modernité n'a pas totalement atteints. D'autres photos...
6- DUNHUANG L'abondance en plein désert Mercredi 29 août Bon, je pensais que le paysage serait moins lugubre en arrivant dans l'ouest. C'est raté. La seule distraction dans cette étendue de sables argileux et sombres, ce sont les forêts de pilones et d'éoliennes, mais aussi les chameaux sauvages qui se font la course.
En revanche, la ville de Dunhuang, porte du Taklamakan, est de loin la plus agréable des villes chinoises que je connaisse. Il y a un vrai centre ville qu'on parcourt à pied. Il fait chaud mais sans plus, et il souffle un vent léger et sec. Bien plus agréable qu'à Pékin. Les chinois Han sont encore majoritaires, mais les Ouïgours musulmans y sont plus nombreux, et la prière du muezzin résonne autour de la mosquée.Le plus étonnant est cette abondance de fruits et légumes d'une grande diversité. On se demande comment tout cela arrive à pousser ici. Bien irrigués, les sables du désert sont très fertiles. Ici, les raisins secs ont des parfums subtils et mystérieux, et le mouton a vraiment goût de mouton.
Aujourd'hui, visite des incontournables Mingshashan, un ensemble de dunes à côté desquelles le Pila est une taupinière. Le Pays Basque, mais recouvert de sable... D'autres photos...
7- TURPAN Les ouïgours sous haute surveillance Vendredi 31 août Caméras de surveillance partout dans la ville, policiers armés en faction aux carrefours, devant les bâtiments publics, à l'entrée et dans les sites touristiques, postes de police à tous les coins de rue, patrouilles à pied ou en voiture, uniformes kaki même pour les collégiens... ici les chinois Han sont minoritaires et ça se sent. Turpan ressemble à une ville en état de siège.

Pour entrer dans l'auberge de jeunesse où je loge, il y a même un portique de sécurité, et la fille à l'accueil (une Han, comme tout ceux qui touchent au tourisme) porte un gilet pare balles ! Rassurant. Bon, faut aussi relativiser, on ne se sent pas particulièrement menacé ici, surtout comme européen. Les emmerdeurs, ce sont les chinois, pas les Ouïgours. A ce propos, d'une manière générale, la Chine est un pays très sûr pour le visiteur.
Souriez, vous êtes flashé ! J'étais à vélo sur une avenue quand la voiture devant moi s'est fait flasher alors qu'elle roulait doucement. J'ai vite compris pourquoi quand je me suis fait flasher à mon tour.
Ici l'heure officielle est celle de Pékin, mais il fait nuit deux heures plus tard. Ce sera encore pire à Kashgar. Plus délicat à gérer : tout l'affichage est en chinois et en arabe. Rien en anglais. Pour choisir un menu, c'est au petit bonheur la chance. A part quelques jeunes chinois, personne ici ne parle anglais et mon chinois n'a pas l'air très compréhensible...
Mogao, terminus de la route pour les Han Sinon, hier, près de Dunhuang, je suis allé à Mogao, un ensemble de grottes creusées décorées de sculptures et peintures en hommage au Bouddha. Superbe, mais que de monde ! Par chance, ici à Turpan, les touristes chinois ne s'aventurent pratiquement plus. Du coup, j'ai visité une ville fantôme de la route de la soie avec seulement une poignée d'autres visiteurs et sous un vent tempétueux.
La ville moderne chinoise grignote tous les vieux quartiers Ouïgours, il ne reste qu'un quartier musée au centre et des îlots de résistance en périphérie condamnés à disparaître dans peu de temps. D'autres photos...
8- KASHGAR Coup de cœur (relatif) pour la vieille ville Dimanche 2 septembre Ça y est, après trois trains de nuit, me voici à l'extrême ouest chinois, à près de 4000 km de la capitale. Malgré l'omniprésence policière et une vieille ville conservée façon UNESCO, Kashgar est mon coup de cœur chinois.

Enfin chinois..., façon de parler, car on est ici en territoire Ouïgour, peuple d'origine turc, qui n'a rien à voir culturellement avec le Han, le chinois de l'est. Ça commençait plutôt mal hier à la gare de Turfan, où après 3 passages de portique de sécurité, au moins 5 contrôles du passeport et une fouille des bagages, 3 adorables policières m'ont confisqué la lotion antibactérienne sous prétexte qu'il y avait le logo inflammable dessus...
Ensuite, ce fut la haie d'honneur d'accueil de flics en armes à la gare de Kashgar. Une fois tout ça franchi, on te fout la paix, sauf qu'il faudra quand même passer les contrôles de sécurité comme le reste de la population pour entrer dans la vieille ville, entrer dans le bazar, entrer dans le marché aux bestiaux... Plus on va dans l'ouest, plus l'état de siège est marqué. Heureusement que la frontière n'est plus très loin...
Malgré les inévitables destructions - reconstructions, le centre ville a été bien préservé. Heureusement, car c'est un style très original, mélange d'autochtone et de colonial. J'adore, même si c'est un peu trop artificiel, aseptisé et édulcoré, et plutôt vide d'habitants. Sur la route de la soie, la ville était renommée pour sa bonne bouffe. Et c'est toujours d'actualité, rarement vu une telle richesse et abondance de victuailles ! Et pas seulement des scorpions ou des serpents. D'autres photos...
9- KASHGAR Recette chinoise pour mater la populace Samedi 1° septembre Le Xinjiang est avec le Tibet une zone "sensible" de rébellion au regard des autorités chinoises. Résultat, l'état met ces régions et leur population totalement sous contrôle. Les touristes en mesurent eux-aussi les conséquences, même s'ils ne risquent pas à priori les camps de rééducation.
- Mettre des barbelés et défenses anti voiture bélier autour des sites sensibles (écoles, grands hôtels, administrations...)
- Mettre des portiques de surveillance du trafic avec caméra et flash photo (pour tous les véhicules qui passent, y compris les vélos) partout en ville et même en rase campagne
- Poster des gardes en uniforme avec taser, piques ou énormes battes de base-ball tous les 100 mètres.
- Entraîner la population Han (chinois d'origine) à l'autodéfense avec bâton, de préférence le matin dans la rue. Hommes et femmes de tous âges.
- Entrer à l'école au son de l'hymne national, faire des exercices militaires et recevoir de l'endoctrinement politique, bien alignés dans la cour. (Bref l'école rêvée pour tout enseignant)
- Mettre un mouchard en uniforme (pseudo gardien) dans les lieux de rassemblement public, comme par exemple les auberges de jeunesse. Le mien passe sa journée à glander dans la cour.
- Mettre des drapeaux chinois partout dans la rue, pour bien rappeler qui est le maître.
- Mettre des portiques de sécurité à chaque entrée de zone fréquentée par les touristes (merci pour eux) mais pas seulement.
- Ne jamais photographier les flics, sinon gare ! J'ai essayé mais pas facile...Avec ça, c'est sûr, tu peux déambuler sans risque Pas beaucoup de délinquance ! Quant à la somme que dépense l'état chinois pour entretenir un tel dispositif, elle est faramineuse ! Un tiers des Han vivant au Xinjiang travaille dans la sécurité. Aujourd'hui déambulation libre dans le vieux Kashgar, somme toute assez grand. D'autres photos...
10- TASHKURGAN Mais quelle idée d'aller là bas ! Mercredi 5 septembre D'abord, il y a le taxi, bien pourave, avec un chauffeur qui ne connait pas un mot d'anglais et n'arrête pas de cloper. Plus de six heures là dedans !... partagées avec un américain complètement azimuté.

Ensuite, il y a tous les check-points qui jalonnent le parcours. J'insiste pas, vous connaissez maintenant la chanson.
Après, il y a la ville de Tashkurgan, rien à voir, rien à faire. Désert dès la nuit tombée. Il y a cette immense auberge de jeunesse et ces quelques chinois égarés qui tapotent le smartphone en fumant clopes sur clopes. Cette faune américano européenne tout aussi égarée, qui s'échange des tuyaux sur la manière d'entrer au Pakistan ou au Tajikistan
Heureusement, il y a la route du Pamir chinois, bordée de pics à plus de 7000m. Il y a le sentiment de ne plus être en Chine, avec une population dont les traits sont ceux du moyen Orient. Et ces femmes tadjikes aux étonnantes coiffures et costumes chatoyants. Il y a le fait d'avoir atteint la plus occidentale des villes chinoises, loin de la foule et des sites touristiques. Une sorte de bout du monde. D'autres photos...
11- FRONTIERE KIRGHISE Une épopée surréaliste Jeudi 6 septembre La route qui va de Kashgar à la frontière avec le Kirghizistan fait un peu plus de 200 km et passe dans de beaux paysages de montagnes colorées, désertiques, aux plissements acrobatiques. Voilà pour la partie bucolique du voyage.
Hier j'ai réussi à réunir 4 personnes pour louer un minibus afin d'atteindre plus facilement cette frontière : un espagnol et un argentin que j'avais déjà rencontrés à Turpan, et deux néo-zélandais qui avaient répondu à l'annonce laissée à l'auberge.Absurdité et paranoïa des autorités chinoises Le point culminant est la traversée de la ville de Wuqia, 50 km après Kashgar. Finalement, après décomptes avec mes compagnons de galère, nous avons du passer une dizaine de check points avec : - épluchage des passeports : 14 fois, certaines fois par deux flics cote à cote. - contrôle des sacs : 4 fois. - épluchage du smartphone : 2 fois, avec effacement des photos "non conformes", inscription de ton IMEI dans le registre de sortie !... Absurde et surréaliste à la fois, puisque mon appareil photo est resté dans le sac, mes applications sont en français, mes photos depuis longtemps en ligne...
Du coup, avec tout ça, on est arrivé juste pendant la pause repas du dernier contrôle avant le no man's land qui marque le passage entre les deux pays. Et boum! 1h30 d'attente en plus, en compagnie des camionneurs bien plus rodés que nous.
Que penser ? Les flics eux mêmes ne sont pas dupes. Ils jouent le rôle qu'on leur demande, mais il arrive qu'on leur arrache un sourire tant eux mêmes se rendent bien compte du ridicule de la situation.
Quel but ? C'est la grande question à laquelle mes compagnons et moi sommes tentés de répondre par "faire ch... le monde". Te montrer que ta place n'est pas ici, mais avec les autres touristes, là bas dans l'est, à Shanghai, Xi'an ou Canton.
Quant à toi, voyageur d'un pays démocratique, tu vis vraiment ça comme une agression, une humiliation, une violation de ton espace privé. Et encore moi, on me respecte, on me parle correctement. Aujourd'hui, je mesure mieux ce que peut ressentir au quotidien un palestinien ou un citoyen d'un pays occupé. Une expérience unique ! Merci aux chinois.
Et pour finir, le pompon ! Ca reste quand même, après le franchissement du dernier obstacle avant la délivrance du tampon de sortie, ce bouton lumineux sur lequel tu appuies pour évaluer ton passage. J'étais tellement surpris que ça s'est éteint avant que je réagisse. L'espagnol, avec beaucoup d'humour et de dérision, a eu le temps de voter "excellent". Finalement, il n'a pas tort, on peut difficilement faire mieux !
PS : j'ai largué mes acolytes à la frontière. Ils ne voulaient pas payer un taxi pour continuer. Du coup je me suis payé le taxi direct pour Osh. Les 100 premiers kilomètres sont fabuleux. J'ai pas pu faire beaucoup de photos, mais j'y repasse lundi pour aller au Tadjikistan
D'autres photos...
La suite de la route de la soie, 2° partie, dans ces carnets : Kyrghisistan, Tajikistan, Ouzbékistan.
Sept ans c'est bien peu de chose, c'est juste un septennat, ce n'est même pas un dixième de l'espérance de vie moyenne d'un mâle français. Et pourtant c'est énorme dans ma courte vie de voyageur. Il y a sept ans, ce n'était pas mon premier voyage, ce n'était pas non plus mon premier voyage seul, ce n'était pas non plus mon premier voyage seul en Chine, et ce n'était pas non plus mon premier voyage seul en Chine où je sois tombé amoureux de ce pays. Mais pour des raisons que je m'explique mal, c'est probablement le voyage qui m'aura le plus marqué, n'ayant jamais ressenti autant de bonheur à visiter une terre étrangère, et ne pensant pas connaître à nouveau un bonheur aussi intense, hélas. C'est donc un souvenir heureux dont j'entretiens méticuleusement la mémoire, me rappelant souvent de tel ou tel visage ou anecdote au détour d'une rue de Shanghai, ou à l'écoute de certaines musiques.
C'était aussi mon plus long voyage: 5 semaines en tout. Pour certains ça peut paraître peu, mais à cette époque où j'étais étudiant, je pouvais me permettre un voyage que je considère aujourd'hui comme d'une longueur à faire rêver. Il y a sept ans jour pour jour, j'étais encore dedans, et à l'approche du cinquième anniversaire de mon immigration en Chine, je me dis qu'il est peut-être enfin temps de coucher cette expérience par écrit, chose que je ne faisais jamais à cette époque où VF n'existait pas.
J'ai longtemps hésité sur le style à adopter. Il est évident qu'avec sept ans de recul et une expérience chinoise beaucoup plus solide, je ne vois plus les choses de la même façon. Mais je vais malgré tout essayer de faire transparaître l'état d'esprit qui était alors le mien. Je pense aussi me souvenir assez précisément de la plupart des détails de ce voyage, ainsi que de leur chronologie approximative, exploit dont je suis parfaitement incapable pour mes autres voyages de la même époque, où je ne prenais pas non plus de notes. Mais puisque je me suis payé le luxe d'attendre sept ans avant d'écrire tout ça, je vais quand même aussi m'offrir le petit plaisir de l'autocritique et du regard neuf. Il serait dommage de ne pas en profiter!
C'était aussi mon plus long voyage: 5 semaines en tout. Pour certains ça peut paraître peu, mais à cette époque où j'étais étudiant, je pouvais me permettre un voyage que je considère aujourd'hui comme d'une longueur à faire rêver. Il y a sept ans jour pour jour, j'étais encore dedans, et à l'approche du cinquième anniversaire de mon immigration en Chine, je me dis qu'il est peut-être enfin temps de coucher cette expérience par écrit, chose que je ne faisais jamais à cette époque où VF n'existait pas.
J'ai longtemps hésité sur le style à adopter. Il est évident qu'avec sept ans de recul et une expérience chinoise beaucoup plus solide, je ne vois plus les choses de la même façon. Mais je vais malgré tout essayer de faire transparaître l'état d'esprit qui était alors le mien. Je pense aussi me souvenir assez précisément de la plupart des détails de ce voyage, ainsi que de leur chronologie approximative, exploit dont je suis parfaitement incapable pour mes autres voyages de la même époque, où je ne prenais pas non plus de notes. Mais puisque je me suis payé le luxe d'attendre sept ans avant d'écrire tout ça, je vais quand même aussi m'offrir le petit plaisir de l'autocritique et du regard neuf. Il serait dommage de ne pas en profiter!
Je suis tombé sur un vieux post de début septembre avec 8 pages de réponses dont la quasi totalité était plutôt favorable à un voyage en Chine, mais malheureusement toujours sous le titre chapeau : "Non, je ne retournerai pas en Chine".
Donc du coup j'ai créé ce sujet pour continuer la dscussion mais sous un titre plus positif, même si cela n'interdit pas à ceux qui sont contre la Chine ou plus exactement contre le tourisme en Chine de s'y exprimer ...
Tout d'abord, j'ai éclaté de rire devant cette diatribe de Ericdu38 contre les chinois et leurs comportement en Chine contre les étrangers. C'était tellement caricatural que j'ai vraiment rigolé ... mais il y a quand même parfois un vrai fond de vérité. En tout cas, c'est exactement similaire à ce que disaient la plupart des étrangers qui visitaient la France dans les années 90 concernant les francais ...
- la nourriture : trop trop pimentée. Pas de saveurs, peu de gôut.
Tout d'abord, dans le monde entier, on fait référence à la Chine et la France (sans d'ailleurs classer entre les deux) quand on parle de grande cuisine. Il y a peut être une raison à ça ...
Mais si je fais le lien avec ce qu'un touriste qui n'en connaît pas plus que ça sur la restauration en France, je crains fort que son opinion ne soit pas très positive s'il doit juger avec ce qu'on va lui servir dans les restaus pris au hasard ou qu'on lui a sélectionné pour un voyage en groupe.
- le comportement du chinois : irrespectueux, pressé, agité,
La plupart des chinois ne savent effectivement pas se comporter. C'était d'ailleurs le cas en France et cela continue encore parfois, même s'il y a un gros progrès. Tout le monde fait des progrès, et j'ai même été étonné de voir qu'on ne se bousculait pas autant qu'avant en Italie.
D'ailleurs, le problème augmente et risque de ne pas s'arrêter de sitôt vu le comportement des chinois en tant que touristes !!! Ericdu38 parlait du tourisme en Thaïlande , mais il va sans doute bientôt renoncer à y aller vu l'envahissement par les chinois souvent primo-voyageurs et leurs comportements à problème (voir par exemple article dans France Info)
Dans la plupart des pays du monde 80% des touristes viennent de la région à portée de court courrier. C'est un peu moins en France, car la France reste une destination prisée au niveau international. Mais en Chine, ce sont 90% de chinois de Chine !!! Et souvent, ils voyagent depuis peu et tous en même temps (ils n'ont quasiment pas de congés payés et tous en même temps ...) ce qui provoque de vrais problèmes quand on tombe dedans, avec une difficulté de préparation de son voyage qui est que la plupart des dates de mouvements de foule massifs changent chaque année car basées sur l'année traditionnelle chinoise (normal pour des fêtes traditionnelles). Sauf le 1er mai, mais les congés pour tout le monde au 1er mai ont été supprimés au profit de nouvelles dates autres.
Cette manne relance à la fois la consommation intérieure et les scandales de malversations envers le touriste chinois par les agences chinoises. Elles deviennent préoccupantes (voir par exemple l'article du Monde) Il n'y a pas tellement de Français qui vont en Chine (cent mille par an environ) Il y avait 2,2 millions de Chinois venus visiter la France en 2015 et cette année (2018) les prévisions sont une augmentation entre 5 et 7%. Mais les touristes chinois qui viennent en France sont plus aisés et souvent plus éduqués (c'est quand même assez cher pour la grande majorité des Chinois) et il y a probablement plus d'incivilités de français vis à vis des chinois (en particulier arnaques et attaques) que des incivilités de chinois contre des français en France
- la communication : dans tous les pays que nous avons fait, Asie ou Europe, on se débrouille toujours, avec l'anglais, quelques mots d'italien, de français ou d'espagnol.
Même si les choses vont désormais beaucoup beaucoup mieux en France, je crains que le Français ne parle pas autre chose que le français. (voir article de BFM TV) Et donc, pour un étranger à la Chine et à la France, ce n'est pas plus évident dans un des pays que dans l'autre.
Pour comparer l'anglais en Chine et l'anglais en France, la France est 36e avec un indice EF EPI de 54,39 (ce n'est pas un pourcentage de gens qui parlent anglais) et la Chine est 40e avec un indice de 52,45 (étude de EF Efficency Frist Limited qu ipublie chaque année le classement de l'English Efficiency Index) le prochain classement sera publié le 30 octobre
- la compréhension : la règle est la suivante. Même si votre interlocuteur parle quelques mot d'anglais et vous dit qu'il vous a compris... assurez vous qu'il a vraiment bien compris car 9 fois sur 10 ce n'est pas le cas. Par fierté ou béatitude, il va vous faire un grand sourire avec un hochement de tête mais dans les faits, il n'a pas compris ce que vous vouliez lui dire.
A plusieurs reprises, avec le groupe, le soir, dans un restaurant, si nous n'avions pas été aidés par une personne d'une autre table qui elle parle un peu l'anglais, nous y serions encore.
Là, je ne peux rien ajouter de plus : si vous parlez à quelqu'un qui ne vous comprend pas qui vous fait un hochement de tête, il est à peu près certain qu'il n'a pas compris. Et cela ne sert à rien de parler en détachant les syllabes en parlant plus fort et lentement. S'il vous fait ça en mandarin que vous ne parlez pas, cela ne pas certainement pas aider à votre compréhension. Dans certains pays les hochements de tête n'a d'ailleurs pas la même signification. Ainsi, un hochement de tête latéral exprime le doute en France alors qu'en Inde, c'est au contraire une aprobabtion san réserve ... Il en est de même avec les signes. une grande partie des Français indique le chiffre deux avec l'index et le pouce déplié, alors qu'en Chine cela veut dire huit. Si vous êtes en train de commander des bieres et qu'il arrive à comprendre "beer", vous en aurez sans doute huit, et cela risque de vous remettre en colère et une raison supplémentaire de ne pas retourner en Chine 😄
Et puis, il y a un bien un voisin de table qui vous a dépanné, non ? Et plusieurs fois en plus !
Ils ne savent pas parler, ils crient... en bus, à l'hôtel...
J'avoue qu'avant les Chinois, c'étaient les Français qui avaient ce redoutable privilège. Mais les Chinois sont passés en tête sur ce sujet. Mais ils font des progrès : avant, dans l'avion, ils se parlaient en criant d'un côté à l'autre de la carlingue en rigolant, heureux de leur premier voyage aérien, ils se levaient pour récupérer leurs bagages dès que les roues touchaient le sol avant l'arrêt etc ... choses que je ne vois plus aujourd'hui sur les compagnies chinoises. Au passage, j'ai trouvé que le service à bord d'Air China, China Southern et Cathay n'étaient pas pire que celui à bord d'Air France ... y compris pour les plateaux repas qui, il est vrai, sont plutôt des plats chinois quand ils servent des repas en partant de Chine.
On a eu aussi la surprise de voir que les laveries automatiques étaient quasi inexistantes;
Dans certains quartiers en France, en particulier là où il y a des hôtels pour touristes, ce n'est pas beaucoup mieux. Et le pressing dans les hotels en Chine, de mon expérience, sont à peu près du prix des pressings en France et bien moins chers que les hotels en France.
Bon, maintenant que j'ai répondu aux différents points, il reste quand même un truc à dire sur le tourisme des chinois en Chine et les choses à voir
D'abord, les Chinois sont presque toujours sur les lieux qui sont très renommés et en particulier tous les sites Unesco. Avant (début des années 90), il n'y avait pas de touriste chinois dans ces sites (comme le guerriers en terre cuite de Xi'An ou la Cité Interdite de Pékin : il n'y avait que des touristes occidentaux. Aujourd'hui, il y a un peu plus de touristes occidentaux que dans ce temps là, mais en plus, il y a presque 10 fois plus de touristes chinois en supplément. Evidemment, ça se bouscule ...
Il reste en Chine des merveilles que peu de monde connait, et en tout cas que les chinois ne semblent pas connaitre comme les Danxia de Zhangye, le site de Bilingsi (Lanzhou, enfin dans la région) ou celui de Matisi (Zhangye) ou les lacs du désert du Badain Jaran (faites un coup de google ...). Actuellement, c'est là qu'il faut aller ! Et pour ce qui est de la nourriture, essayez les "nouilles par dessus le pont" (vieille légende confucianiste) que l'on trouve sur toute la région sud ouest de la Chine et qui n'est absolument pas pimentée ou la fondue de champignons, une spécialité du Yunnan que tous ceux que j'ai été amené à faite goûter ont trouvé fantastique (et ce n'est pas piquant non plus). A Pékin, il est possible d'aller gouter des plats de cuisine familiale dans les hutong (il en reste encore quelques unes), etc ....
Je ne suis pas allé aussi souvent en Chine que dans certains pays, mais il me reste encore à visiter des choses que je n'ai jamais vu malgré la dizaine de voyages que j'y ai déjà effectué. et oui, j'y retournerai avec plaisir ...
Donc du coup j'ai créé ce sujet pour continuer la dscussion mais sous un titre plus positif, même si cela n'interdit pas à ceux qui sont contre la Chine ou plus exactement contre le tourisme en Chine de s'y exprimer ...
Tout d'abord, j'ai éclaté de rire devant cette diatribe de Ericdu38 contre les chinois et leurs comportement en Chine contre les étrangers. C'était tellement caricatural que j'ai vraiment rigolé ... mais il y a quand même parfois un vrai fond de vérité. En tout cas, c'est exactement similaire à ce que disaient la plupart des étrangers qui visitaient la France dans les années 90 concernant les francais ...
- la nourriture : trop trop pimentée. Pas de saveurs, peu de gôut.
Tout d'abord, dans le monde entier, on fait référence à la Chine et la France (sans d'ailleurs classer entre les deux) quand on parle de grande cuisine. Il y a peut être une raison à ça ...
Mais si je fais le lien avec ce qu'un touriste qui n'en connaît pas plus que ça sur la restauration en France, je crains fort que son opinion ne soit pas très positive s'il doit juger avec ce qu'on va lui servir dans les restaus pris au hasard ou qu'on lui a sélectionné pour un voyage en groupe.
- le comportement du chinois : irrespectueux, pressé, agité,
La plupart des chinois ne savent effectivement pas se comporter. C'était d'ailleurs le cas en France et cela continue encore parfois, même s'il y a un gros progrès. Tout le monde fait des progrès, et j'ai même été étonné de voir qu'on ne se bousculait pas autant qu'avant en Italie.
D'ailleurs, le problème augmente et risque de ne pas s'arrêter de sitôt vu le comportement des chinois en tant que touristes !!! Ericdu38 parlait du tourisme en Thaïlande , mais il va sans doute bientôt renoncer à y aller vu l'envahissement par les chinois souvent primo-voyageurs et leurs comportements à problème (voir par exemple article dans France Info)
Dans la plupart des pays du monde 80% des touristes viennent de la région à portée de court courrier. C'est un peu moins en France, car la France reste une destination prisée au niveau international. Mais en Chine, ce sont 90% de chinois de Chine !!! Et souvent, ils voyagent depuis peu et tous en même temps (ils n'ont quasiment pas de congés payés et tous en même temps ...) ce qui provoque de vrais problèmes quand on tombe dedans, avec une difficulté de préparation de son voyage qui est que la plupart des dates de mouvements de foule massifs changent chaque année car basées sur l'année traditionnelle chinoise (normal pour des fêtes traditionnelles). Sauf le 1er mai, mais les congés pour tout le monde au 1er mai ont été supprimés au profit de nouvelles dates autres.
Cette manne relance à la fois la consommation intérieure et les scandales de malversations envers le touriste chinois par les agences chinoises. Elles deviennent préoccupantes (voir par exemple l'article du Monde) Il n'y a pas tellement de Français qui vont en Chine (cent mille par an environ) Il y avait 2,2 millions de Chinois venus visiter la France en 2015 et cette année (2018) les prévisions sont une augmentation entre 5 et 7%. Mais les touristes chinois qui viennent en France sont plus aisés et souvent plus éduqués (c'est quand même assez cher pour la grande majorité des Chinois) et il y a probablement plus d'incivilités de français vis à vis des chinois (en particulier arnaques et attaques) que des incivilités de chinois contre des français en France
- la communication : dans tous les pays que nous avons fait, Asie ou Europe, on se débrouille toujours, avec l'anglais, quelques mots d'italien, de français ou d'espagnol.
Même si les choses vont désormais beaucoup beaucoup mieux en France, je crains que le Français ne parle pas autre chose que le français. (voir article de BFM TV) Et donc, pour un étranger à la Chine et à la France, ce n'est pas plus évident dans un des pays que dans l'autre.
Pour comparer l'anglais en Chine et l'anglais en France, la France est 36e avec un indice EF EPI de 54,39 (ce n'est pas un pourcentage de gens qui parlent anglais) et la Chine est 40e avec un indice de 52,45 (étude de EF Efficency Frist Limited qu ipublie chaque année le classement de l'English Efficiency Index) le prochain classement sera publié le 30 octobre
- la compréhension : la règle est la suivante. Même si votre interlocuteur parle quelques mot d'anglais et vous dit qu'il vous a compris... assurez vous qu'il a vraiment bien compris car 9 fois sur 10 ce n'est pas le cas. Par fierté ou béatitude, il va vous faire un grand sourire avec un hochement de tête mais dans les faits, il n'a pas compris ce que vous vouliez lui dire.
A plusieurs reprises, avec le groupe, le soir, dans un restaurant, si nous n'avions pas été aidés par une personne d'une autre table qui elle parle un peu l'anglais, nous y serions encore.
Là, je ne peux rien ajouter de plus : si vous parlez à quelqu'un qui ne vous comprend pas qui vous fait un hochement de tête, il est à peu près certain qu'il n'a pas compris. Et cela ne sert à rien de parler en détachant les syllabes en parlant plus fort et lentement. S'il vous fait ça en mandarin que vous ne parlez pas, cela ne pas certainement pas aider à votre compréhension. Dans certains pays les hochements de tête n'a d'ailleurs pas la même signification. Ainsi, un hochement de tête latéral exprime le doute en France alors qu'en Inde, c'est au contraire une aprobabtion san réserve ... Il en est de même avec les signes. une grande partie des Français indique le chiffre deux avec l'index et le pouce déplié, alors qu'en Chine cela veut dire huit. Si vous êtes en train de commander des bieres et qu'il arrive à comprendre "beer", vous en aurez sans doute huit, et cela risque de vous remettre en colère et une raison supplémentaire de ne pas retourner en Chine 😄
Et puis, il y a un bien un voisin de table qui vous a dépanné, non ? Et plusieurs fois en plus !
Ils ne savent pas parler, ils crient... en bus, à l'hôtel...
J'avoue qu'avant les Chinois, c'étaient les Français qui avaient ce redoutable privilège. Mais les Chinois sont passés en tête sur ce sujet. Mais ils font des progrès : avant, dans l'avion, ils se parlaient en criant d'un côté à l'autre de la carlingue en rigolant, heureux de leur premier voyage aérien, ils se levaient pour récupérer leurs bagages dès que les roues touchaient le sol avant l'arrêt etc ... choses que je ne vois plus aujourd'hui sur les compagnies chinoises. Au passage, j'ai trouvé que le service à bord d'Air China, China Southern et Cathay n'étaient pas pire que celui à bord d'Air France ... y compris pour les plateaux repas qui, il est vrai, sont plutôt des plats chinois quand ils servent des repas en partant de Chine.
On a eu aussi la surprise de voir que les laveries automatiques étaient quasi inexistantes;
Dans certains quartiers en France, en particulier là où il y a des hôtels pour touristes, ce n'est pas beaucoup mieux. Et le pressing dans les hotels en Chine, de mon expérience, sont à peu près du prix des pressings en France et bien moins chers que les hotels en France.
Bon, maintenant que j'ai répondu aux différents points, il reste quand même un truc à dire sur le tourisme des chinois en Chine et les choses à voir
D'abord, les Chinois sont presque toujours sur les lieux qui sont très renommés et en particulier tous les sites Unesco. Avant (début des années 90), il n'y avait pas de touriste chinois dans ces sites (comme le guerriers en terre cuite de Xi'An ou la Cité Interdite de Pékin : il n'y avait que des touristes occidentaux. Aujourd'hui, il y a un peu plus de touristes occidentaux que dans ce temps là, mais en plus, il y a presque 10 fois plus de touristes chinois en supplément. Evidemment, ça se bouscule ...
Il reste en Chine des merveilles que peu de monde connait, et en tout cas que les chinois ne semblent pas connaitre comme les Danxia de Zhangye, le site de Bilingsi (Lanzhou, enfin dans la région) ou celui de Matisi (Zhangye) ou les lacs du désert du Badain Jaran (faites un coup de google ...). Actuellement, c'est là qu'il faut aller ! Et pour ce qui est de la nourriture, essayez les "nouilles par dessus le pont" (vieille légende confucianiste) que l'on trouve sur toute la région sud ouest de la Chine et qui n'est absolument pas pimentée ou la fondue de champignons, une spécialité du Yunnan que tous ceux que j'ai été amené à faite goûter ont trouvé fantastique (et ce n'est pas piquant non plus). A Pékin, il est possible d'aller gouter des plats de cuisine familiale dans les hutong (il en reste encore quelques unes), etc ....
Je ne suis pas allé aussi souvent en Chine que dans certains pays, mais il me reste encore à visiter des choses que je n'ai jamais vu malgré la dizaine de voyages que j'y ai déjà effectué. et oui, j'y retournerai avec plaisir ...
Voilà de retour de Chine il y maintenant 4 jours je vous donne quelques uns de mes impressions et mes ressentis sur différents sites de ce pays et ce sera à vous de juger pour le programmer à votre parcours ou non pour ceux qui vont partir prochainement !(avec photos et vidéos )
Voilà notre parcours que nous avions prévu et respecté pour notre périple chinois (nous étions donc 5 )
Jour 1 et 2 pékin (site olympique , place Tiananmen Cité Interdite etc..) jour 3 Muraille de Chine (UNESCO)à Sumatai puis Chengde avec le palais d'été (UNESCO) jour 4 Chengde et ses monastères Jour 5 Pékin (temple du Ciel (UNESCO), palais d'été (UNESCO) puis train de nuit Jour 6 Visites des grottes de Yungang (UNESCO) , du monastère suspendu et de la tour de Muta Jour 7 Visite des monastères de Wu tai Shan Jour 8 Taiyan et visite du temple de Jinci Si Jour 9 Visite d'une maison d'un riche commerçant puis Pingyao Jour 10 Visite de Pingyao (UNESCO)et du temple de Suang Lin et train de nuit pour Xian Jour 11 Visite de l'armée de terre et de Xian Jour 12 Visite de Xian puis train de jour pour Luoyang Jour 13 Visite des grottes de Longmen (UNESCO)et du temple de Shaolin puis train de nuit pour Hangzou Jour 14 Visite d'Hangzou Jour 15 Matinée à Hangzhou puis en début d'aprés midi direction Suzhou (visite de la colline du Tigre hélaaas sous la pluie ) Jour 16 Matinée à Suzhou (visite de 2 jardins toujours hélas sous la pluie (UNESCO)puis direction Wuzhen en début d'après midi Jour 17 matinée Wuzhen puis direction Shangai en début d'après midi Jour 18 et 19 Visite de Shangai
(plus bas les auto-critique de notre parcours après coup )
Billet d'avion trouvé sur le net Paris-Pekin et Shangai -Paris à 562 euros par Emirates et donc escale à Dubai (compagnie très agrèable avec mini téléviseur sur les sièges et beaucoup de films en version française qui est nettement agréable pour ne pas voir le temps passé en avion (j'en ai profité pour voir le dessin animé Là-haut )
Visa à l'ambassade de Paris 35 euros
Le change est aux environs de 1 euro = 9.6 ou 9.7 ou 9.8 Yuans dans les hôtels (ne pas changer à l'aéroport )
A cette époque de l'année la nuit tombe très tôt (17H30) donc courte journée pour les visites Dans l'ensemble du voyage temps superbe avec un beau ciel bleu 🙂sauf premier jour à Pekin grisailleux , froid dans le Wutaishan mais ciel bleu , temps gris et pluvieux au jour 6 , temps grisailleux à Hangsou 😕et très pluvieux à Suzhou 😠 et couvert à Wuhzen et sur Shangai 🤪
Bon tout d'abord on est passé par internet par une agence francophone installée en Chine( China Absolute Tours International INC .et devis pas trop cher par personne (mais bon ceux qui ne reservent rien peuvent payer moins cher mais n'ont pas de guides francophones qui permet tout de même de rendre les visites de certains sites forts plaisants et de ne pas passer à coté de choses interessantes )et aucun problème sur les réservation d'hôtels ou de train sur place. RAS sur cette agence )donc pas de perte de temps sur place pour la logistique !) pour qu'elle nous réserve les hôtels ( plutôt de bonnes gammes ou très bonnes gammes bien que l'on ait demandé des hôtels très simples et pas chers lors des envois de mails lors de nos contacts vers l'agence ), les billets de train et certains moyens de transports privés avec chauffeur pour se rendre sur certains sites éloignés avec même guide francophone chinois . Dans les grandes villes sans guide francophones on prenait le métro( nickel à Pékin et à Shangai) , les taxis pas très chers (toujours prendre une carte de l'hotel écrit en chinois pour la montrer au chauffeur !) , etc ......
Avant de partir en Chine apprendre aussi à dire les chiffres avec les doigts car risque de confusion si on ne sait pas la subtilité des signes avec les doigts des chinois (surtout entre le 2 et le 8) http://www.chine-informations.com/guide/compter-en-chinois-avec-les-mains-nombres-et-chiffres_265.html
Auto critique de notre parcours 2 jours et demis pour visiter Pékin c'est trop court (mais bon étant donné que je retournerai un jour en Chine je ferai ce que je n'ai pas fait durant ces 2 jours et demis Xian comme Pékin un jour de plus sur place au moins est préférable mais par contre là je ne pense pas y revenir ) Sushou pareil 1 jour c'est insuffisant (on a fait que 2 jardins plus la colline du Tigre ) de plus sous la pluie (horreur !) Shangai comme Pékin et Xian un ou 2 jours de plus sur place serait mieux
Impression générale de la Chine Moi qui pensait être dépaysé comme je l'étais lors de mes précédents voyages asiatiques (Birmanie , Vietnam , Népal etc ..) là franchement j'avais l'impression d'être dans un pays occidental avec seulement les caractères chinois à la place de notre écriture (et encore souvent c'était aussi écrit en anglais ) Chinois habillés à l'occidental surtout les chinoises vétues à la dernière mode Zara ou autres grandes enseignes occidentales , même marque de voiture (Citroen , BMW , Toyota et autres japonaises, Wolkswagen , Audi (je pense qu'il y a maintenant plus de vélos �� Paris qu'à Pekin ) , même magasins (Carrefour Decathlon , C et A , Cartier , Rollex , Chanel , Vuitton , mac Donald, KFC etc .....etc ... mais pas vu d'Ikea😏 ) même buildings , même routes et autoroutes (nickel de nickel) , ...... et des tas et des tas de chantiers autour et dans les villes pour construire buildings sur buildings ou hauts bâtiments d'habitation de 20 , 30 ou 40 étages se ressemblant tous .
Même plus un pousse-pousse à prendre en photo (bon là j'exagère un peu !!) mais bon il y avait quand même des tricycles pour les touristes
Bon c'est vrai que j'ai fait essentiellement les grandes villes peut être à la campagne c'est différent .....
Jour 1 et 2 pékin (site olympique , place Tiananmen Cité Interdite etc..) jour 3 Muraille de Chine (UNESCO)à Sumatai puis Chengde avec le palais d'été (UNESCO) jour 4 Chengde et ses monastères Jour 5 Pékin (temple du Ciel (UNESCO), palais d'été (UNESCO) puis train de nuit Jour 6 Visites des grottes de Yungang (UNESCO) , du monastère suspendu et de la tour de Muta Jour 7 Visite des monastères de Wu tai Shan Jour 8 Taiyan et visite du temple de Jinci Si Jour 9 Visite d'une maison d'un riche commerçant puis Pingyao Jour 10 Visite de Pingyao (UNESCO)et du temple de Suang Lin et train de nuit pour Xian Jour 11 Visite de l'armée de terre et de Xian Jour 12 Visite de Xian puis train de jour pour Luoyang Jour 13 Visite des grottes de Longmen (UNESCO)et du temple de Shaolin puis train de nuit pour Hangzou Jour 14 Visite d'Hangzou Jour 15 Matinée à Hangzhou puis en début d'aprés midi direction Suzhou (visite de la colline du Tigre hélaaas sous la pluie ) Jour 16 Matinée à Suzhou (visite de 2 jardins toujours hélas sous la pluie (UNESCO)puis direction Wuzhen en début d'après midi Jour 17 matinée Wuzhen puis direction Shangai en début d'après midi Jour 18 et 19 Visite de Shangai
(plus bas les auto-critique de notre parcours après coup )
Billet d'avion trouvé sur le net Paris-Pekin et Shangai -Paris à 562 euros par Emirates et donc escale à Dubai (compagnie très agrèable avec mini téléviseur sur les sièges et beaucoup de films en version française qui est nettement agréable pour ne pas voir le temps passé en avion (j'en ai profité pour voir le dessin animé Là-haut )
Visa à l'ambassade de Paris 35 euros
Le change est aux environs de 1 euro = 9.6 ou 9.7 ou 9.8 Yuans dans les hôtels (ne pas changer à l'aéroport )
A cette époque de l'année la nuit tombe très tôt (17H30) donc courte journée pour les visites Dans l'ensemble du voyage temps superbe avec un beau ciel bleu 🙂sauf premier jour à Pekin grisailleux , froid dans le Wutaishan mais ciel bleu , temps gris et pluvieux au jour 6 , temps grisailleux à Hangsou 😕et très pluvieux à Suzhou 😠 et couvert à Wuhzen et sur Shangai 🤪
Bon tout d'abord on est passé par internet par une agence francophone installée en Chine( China Absolute Tours International INC .et devis pas trop cher par personne (mais bon ceux qui ne reservent rien peuvent payer moins cher mais n'ont pas de guides francophones qui permet tout de même de rendre les visites de certains sites forts plaisants et de ne pas passer à coté de choses interessantes )et aucun problème sur les réservation d'hôtels ou de train sur place. RAS sur cette agence )donc pas de perte de temps sur place pour la logistique !) pour qu'elle nous réserve les hôtels ( plutôt de bonnes gammes ou très bonnes gammes bien que l'on ait demandé des hôtels très simples et pas chers lors des envois de mails lors de nos contacts vers l'agence ), les billets de train et certains moyens de transports privés avec chauffeur pour se rendre sur certains sites éloignés avec même guide francophone chinois . Dans les grandes villes sans guide francophones on prenait le métro( nickel à Pékin et à Shangai) , les taxis pas très chers (toujours prendre une carte de l'hotel écrit en chinois pour la montrer au chauffeur !) , etc ......
Avant de partir en Chine apprendre aussi à dire les chiffres avec les doigts car risque de confusion si on ne sait pas la subtilité des signes avec les doigts des chinois (surtout entre le 2 et le 8) http://www.chine-informations.com/guide/compter-en-chinois-avec-les-mains-nombres-et-chiffres_265.html
Auto critique de notre parcours 2 jours et demis pour visiter Pékin c'est trop court (mais bon étant donné que je retournerai un jour en Chine je ferai ce que je n'ai pas fait durant ces 2 jours et demis Xian comme Pékin un jour de plus sur place au moins est préférable mais par contre là je ne pense pas y revenir ) Sushou pareil 1 jour c'est insuffisant (on a fait que 2 jardins plus la colline du Tigre ) de plus sous la pluie (horreur !) Shangai comme Pékin et Xian un ou 2 jours de plus sur place serait mieux
Impression générale de la Chine Moi qui pensait être dépaysé comme je l'étais lors de mes précédents voyages asiatiques (Birmanie , Vietnam , Népal etc ..) là franchement j'avais l'impression d'être dans un pays occidental avec seulement les caractères chinois à la place de notre écriture (et encore souvent c'était aussi écrit en anglais ) Chinois habillés à l'occidental surtout les chinoises vétues à la dernière mode Zara ou autres grandes enseignes occidentales , même marque de voiture (Citroen , BMW , Toyota et autres japonaises, Wolkswagen , Audi (je pense qu'il y a maintenant plus de vélos �� Paris qu'à Pekin ) , même magasins (Carrefour Decathlon , C et A , Cartier , Rollex , Chanel , Vuitton , mac Donald, KFC etc .....etc ... mais pas vu d'Ikea😏 ) même buildings , même routes et autoroutes (nickel de nickel) , ...... et des tas et des tas de chantiers autour et dans les villes pour construire buildings sur buildings ou hauts bâtiments d'habitation de 20 , 30 ou 40 étages se ressemblant tous .
Même plus un pousse-pousse à prendre en photo (bon là j'exagère un peu !!) mais bon il y avait quand même des tricycles pour les touristes
Bon c'est vrai que j'ai fait essentiellement les grandes villes peut être à la campagne c'est différent .....
Je me suis lancée il y a peu dans mon premier carnet de voyage : tour de l’Allemagne en famille. Ce premier carnet a été plus simple à réaliser que prévu. Du coup, je me lance dans un carnet sur un séjour plus lointain, que je voulais réaliser depuis un moment
Avant toute chose, quelques mots de présentation. Ce carnet raconte un voyage en Chine effectué en septembre-octobre 2016. Je ne mentionnerai quasiment jamais de prix car ils ont pu varier.
Nous sommes un couple de trentenaires, encore sans enfant au moment de ce voyage. Nous aimons découvrir le monde et nous ne sommes pas du genre à rester des heures dans notre hébergement. Le matin on se lève, on petit-déjeune parfois, on prend nos affaires, on s'en va et on ne rentre que tard le soir. Quand nous arrivons en journée, on dépose rapidement les valises et on y va.
Nous ne sommes pas des backpackers vu que nous voyageons avec des valises rigides ;-) A l'usage je trouve ça bien plus pratique pour s'organiser et on peut transporter des choses fragiles. Nous préférons opter pour des logements confortables, en chambre double avec notre salle de bain, plutôt que des dortoirs. Le budget est plus élevé c'est sûr, mais on est plus en forme pour profiter de nos journées. On essaie un maximum de choisir des hébergements tenus par des locaux.
J'adore organiser des circuits pour nos vacances, prendre le temps de regarder ce qu'il y a à visiter, les endroits qui m'inspirent. A la fin, il y a toujours plus de choses à faire que nous avons de temps sur place, du coup je revoie mais objectifs à la baisse et je me lance dans les réservations. Mon conjoint, que j'appellerai ici P pour simplifier, n'est pas difficile et se laisse porter. Il agira sur place et dégainera son anglais alors que je ferai ma timide.
Bref, voici le planning de ces 21 jours en Chine. Je me suis concentrée sur la partie la plus accessible en transports terrestres une fois sur place (je stresse en avion, alors si on peut éviter et en plus limiter notre empreinte carbone, nous préférons). Nous sommes donc restés entre Beijing au nord, Xi'an à l'ouest, Yangshuo au sud et Shangaï à l'est. Nous avons essentiellement pris les trains à grande vitesse locaux. Nous sommes partis de mi-septembre à début octobre et pour éviter l'affluence dans les trains lors des vacances en Chine début octobre, nous avons décidé de rentrer sur Beijing juste avant et de visiter la ville à ce moment-là. Le reste plus en détails au jour le jour. Si vous voulez accéder à un jour en particulier, vous pouvez cliquer directement dessus, je mettrai les liens au fur et à mesure.

Avant de partir : les préparatifs pratiques Jour 1 et 2 : arrivée à Beijing (Pékin) Jour 3 : la grande muraille à Badaling Jour 4 : le train rapide Jour 4 (suite) : Pingyao Jour 5 : Xi'an Jour 5 (suite) : Xi'an Jour 6 : mont Huashan Jour 7 : transit vers Zhangjiajie Jour 8 : Zhangjiajie National Forest Park Jour 9 : Zhangjiajie, mont Tianmen Jour 9 (suite) : route vers Fenghuang Jour 10 : Fenghuang Jour 11 : trajet vers les rizières Longji Jour 12 : Longji Jour 12 (suite) : Longji Jour 13 : Yangshuo Jour 13 (suite) : Yangshuo Jour 14 : trajet vers Hangzhou Jour 15 : Hangzhou Jour 15 (suite) : Hangzhou Jour 16 : Shanghaï Jour 16 (suite) : Shanghaï Jour 16 (suite) : Shanghaï, soirée Jour 17 : Zhouzhuan Jour 18 : Suzhou Jour 19 : Suzhou et trajet vers Beijing Jour 20 : Beijing (Pékin), cité interdite Jour 20 (suite) : Beijing (Pékin), temple des lamas Jour 21 : Beijing (Pékin), temple du ciel Jour 21 (suite) : Beijing (Pékin), palais d'été Jour 21 (suite) : Beijing (Pékin), parc olympique Jour 22 : retour Conclusion
Concernant le budget, je n’ai plus les chiffres exacts mais voilà quelques infos : - billets Strasbourg-Francfort-Beijing avec Lufthansa environ 500€/personne - budget total sur place pour 21 jours un peu moins de 1 500€/personne (avec les souvenirs, boissons, …) - de mémoire la moyenne du budget hébergements doit être de 40€ par nuit pour deux - les trains rapides ne sont pas très chers, surtout comparés à l’Europe (prix sur trip.com) - les visites et entrées dans les parcs ne sont pas donnés, il faut prévoir un vrai budget. Il faut savoir qu’il faut souvent rajouter des frais annexes, parfois obligatoires, comme les bus internes ou les téléphériques. Notre budget visites est bien supérieur à notre budget transport sur place. - les repas ne coûtent vraiment pas cher sauf dans les grands restaurants renommés
Dernière précision importante, à chaque fois que je parlerai de touristes, il s’agit de touristes chinois. Nous n’avons croisé que très peu d’occidentaux. Nous avons même passé plusieurs jours sans en voir un seul.

Avant toute chose, quelques mots de présentation. Ce carnet raconte un voyage en Chine effectué en septembre-octobre 2016. Je ne mentionnerai quasiment jamais de prix car ils ont pu varier.
Nous sommes un couple de trentenaires, encore sans enfant au moment de ce voyage. Nous aimons découvrir le monde et nous ne sommes pas du genre à rester des heures dans notre hébergement. Le matin on se lève, on petit-déjeune parfois, on prend nos affaires, on s'en va et on ne rentre que tard le soir. Quand nous arrivons en journée, on dépose rapidement les valises et on y va.
Nous ne sommes pas des backpackers vu que nous voyageons avec des valises rigides ;-) A l'usage je trouve ça bien plus pratique pour s'organiser et on peut transporter des choses fragiles. Nous préférons opter pour des logements confortables, en chambre double avec notre salle de bain, plutôt que des dortoirs. Le budget est plus élevé c'est sûr, mais on est plus en forme pour profiter de nos journées. On essaie un maximum de choisir des hébergements tenus par des locaux.
J'adore organiser des circuits pour nos vacances, prendre le temps de regarder ce qu'il y a à visiter, les endroits qui m'inspirent. A la fin, il y a toujours plus de choses à faire que nous avons de temps sur place, du coup je revoie mais objectifs à la baisse et je me lance dans les réservations. Mon conjoint, que j'appellerai ici P pour simplifier, n'est pas difficile et se laisse porter. Il agira sur place et dégainera son anglais alors que je ferai ma timide.
Bref, voici le planning de ces 21 jours en Chine. Je me suis concentrée sur la partie la plus accessible en transports terrestres une fois sur place (je stresse en avion, alors si on peut éviter et en plus limiter notre empreinte carbone, nous préférons). Nous sommes donc restés entre Beijing au nord, Xi'an à l'ouest, Yangshuo au sud et Shangaï à l'est. Nous avons essentiellement pris les trains à grande vitesse locaux. Nous sommes partis de mi-septembre à début octobre et pour éviter l'affluence dans les trains lors des vacances en Chine début octobre, nous avons décidé de rentrer sur Beijing juste avant et de visiter la ville à ce moment-là. Le reste plus en détails au jour le jour. Si vous voulez accéder à un jour en particulier, vous pouvez cliquer directement dessus, je mettrai les liens au fur et à mesure.

Avant de partir : les préparatifs pratiques Jour 1 et 2 : arrivée à Beijing (Pékin) Jour 3 : la grande muraille à Badaling Jour 4 : le train rapide Jour 4 (suite) : Pingyao Jour 5 : Xi'an Jour 5 (suite) : Xi'an Jour 6 : mont Huashan Jour 7 : transit vers Zhangjiajie Jour 8 : Zhangjiajie National Forest Park Jour 9 : Zhangjiajie, mont Tianmen Jour 9 (suite) : route vers Fenghuang Jour 10 : Fenghuang Jour 11 : trajet vers les rizières Longji Jour 12 : Longji Jour 12 (suite) : Longji Jour 13 : Yangshuo Jour 13 (suite) : Yangshuo Jour 14 : trajet vers Hangzhou Jour 15 : Hangzhou Jour 15 (suite) : Hangzhou Jour 16 : Shanghaï Jour 16 (suite) : Shanghaï Jour 16 (suite) : Shanghaï, soirée Jour 17 : Zhouzhuan Jour 18 : Suzhou Jour 19 : Suzhou et trajet vers Beijing Jour 20 : Beijing (Pékin), cité interdite Jour 20 (suite) : Beijing (Pékin), temple des lamas Jour 21 : Beijing (Pékin), temple du ciel Jour 21 (suite) : Beijing (Pékin), palais d'été Jour 21 (suite) : Beijing (Pékin), parc olympique Jour 22 : retour Conclusion
Concernant le budget, je n’ai plus les chiffres exacts mais voilà quelques infos : - billets Strasbourg-Francfort-Beijing avec Lufthansa environ 500€/personne - budget total sur place pour 21 jours un peu moins de 1 500€/personne (avec les souvenirs, boissons, …) - de mémoire la moyenne du budget hébergements doit être de 40€ par nuit pour deux - les trains rapides ne sont pas très chers, surtout comparés à l’Europe (prix sur trip.com) - les visites et entrées dans les parcs ne sont pas donnés, il faut prévoir un vrai budget. Il faut savoir qu’il faut souvent rajouter des frais annexes, parfois obligatoires, comme les bus internes ou les téléphériques. Notre budget visites est bien supérieur à notre budget transport sur place. - les repas ne coûtent vraiment pas cher sauf dans les grands restaurants renommés
Dernière précision importante, à chaque fois que je parlerai de touristes, il s’agit de touristes chinois. Nous n’avons croisé que très peu d’occidentaux. Nous avons même passé plusieurs jours sans en voir un seul.

Bonjour à tous !!!
Je me lance dans un sujet qui risque de faire débât !! Mon but n'est pas du tout de soulever une polémique, mais juste de comprendre, donc SVP ne voyez aucune agressivité dans mon message.
Je m'explique : projettant d'aller en Chine, j'ai discuté avec plusieurs personnes ayant vécu là-bas, ou sinon connaissant des chinois. Il en ressort presque toujours les clichés suivant : les chinois sont très peu accueillants les chinois n'essaient pas de parler aux étrangers travailler avec des chinois est un cauchemar les chinois sont sales (ils crachent tout le temps, se raclent la gorge, ne se douchent pas, ...) ne va pas en Chine car vivre avec des chionois c'est pénible
Bref, à chaque fois on me fait une peinture peu glorieuse des chinois. J'ai bien conscience que ce ne sont que des clichés. Mais je m'interroge tout de même, car les clichés trouvent quand même souvent une origine et pour que tout le monde ou presque me dise ca c'est qu'il doit y avoir une raison ?
Merci à tout ceux qui connaissent ce pays de m'éclaircir car je reste très sceptique.
PS : Je rappelle que ce message n'est pas du tout là pour créer une polémique, mais juste pour tenter de comprendre.
Je me lance dans un sujet qui risque de faire débât !! Mon but n'est pas du tout de soulever une polémique, mais juste de comprendre, donc SVP ne voyez aucune agressivité dans mon message.
Je m'explique : projettant d'aller en Chine, j'ai discuté avec plusieurs personnes ayant vécu là-bas, ou sinon connaissant des chinois. Il en ressort presque toujours les clichés suivant : les chinois sont très peu accueillants les chinois n'essaient pas de parler aux étrangers travailler avec des chinois est un cauchemar les chinois sont sales (ils crachent tout le temps, se raclent la gorge, ne se douchent pas, ...) ne va pas en Chine car vivre avec des chionois c'est pénible
Bref, à chaque fois on me fait une peinture peu glorieuse des chinois. J'ai bien conscience que ce ne sont que des clichés. Mais je m'interroge tout de même, car les clichés trouvent quand même souvent une origine et pour que tout le monde ou presque me dise ca c'est qu'il doit y avoir une raison ?
Merci à tout ceux qui connaissent ce pays de m'éclaircir car je reste très sceptique.
PS : Je rappelle que ce message n'est pas du tout là pour créer une polémique, mais juste pour tenter de comprendre.
J avais vu un bout d emission sur ce type de musique en provenance soit de Mongolie soit du Xinjiang, je crois
Qui peut me donner plus d infos, merci
Anny
Bonjour! Est-ce que quelqu'un pourrait me dire où je pourrais trouver de la musique traditionnelle chinoise?Si quelqu'un a des cd ou un site où l'on pourrait écouter cette musique car j'adore vraiment la musique traditionnelle chinoise
Bonjour tout le monde .
Avant de partir mardi (Beijing Shangai Canton ) J'ai 2 questions 'pointues' à poser .Peut être qqun pourra t-il-me renseigner.
1)Où peut-on voir des hutongs authentiques s'il en reste ? Est ce qu'il y en a au Nord de Behai, près de la tour de la cloche et celle du tambour ? Ce quartier vaut-il le détour ? 2) Je fais de la guitare classique, qqun connait-il à Shanghai un (grand) magasin de musique ou je pourrais trouver des partitions y compris de musique traditionnelle chinoise transcrite pour guitare ou 'luth' chinois -j'ai oublié le nom mais c'est super !- Merci d'avance . FF
Avant de partir mardi (Beijing Shangai Canton ) J'ai 2 questions 'pointues' à poser .Peut être qqun pourra t-il-me renseigner.
1)Où peut-on voir des hutongs authentiques s'il en reste ? Est ce qu'il y en a au Nord de Behai, près de la tour de la cloche et celle du tambour ? Ce quartier vaut-il le détour ? 2) Je fais de la guitare classique, qqun connait-il à Shanghai un (grand) magasin de musique ou je pourrais trouver des partitions y compris de musique traditionnelle chinoise transcrite pour guitare ou 'luth' chinois -j'ai oublié le nom mais c'est super !- Merci d'avance . FF
J'aimerais lancer ce post afin de faire ressortir vos coups de coeur pour ce pays.
La question est vaste : ça peut aller de villes, des paysages, des régions, des lieux, des contacts avec certaines populations (éthnies) ...
Un top 3 ? 🙂
Merci
Un top 3 ? 🙂
Merci
Je m'étais aperçue, en préparant mon voyages qu'il y avait peu de post sur le Yunnan ( il est vrai que ce n'est pas une destination très courue), alors prenant mon courage à 2 mains, avec 3 mois de retard, je vous livre mon carnet de voyage.
je prépare souvent mes voyages avec VF, donc il faut bien un retour.
J'espère que ce sera utile à QQuns
Cordialement
Yunnan (Chine) Oct-nov 2014 Je n'étais pas venue en chine depuis 2007 (sauf tibet en 2011) et bien sûr bcp de changements bien que je ne sois pas au mm endroit. Le Yunnan est une province assez pauvre avec beaucoup de minorités, néanmoins on reconnaît la Chine à son développement ce qui qui m'étonne tjs. Où s’arrêteront-ils? qq généralités: D'abord l'euro a dévalué de 25% % et le coût de la vie a augmenté de 25%. Cela change un peu la donne, néanmoins c'est très abordable. Le bus est tjs à 1¥ (13centimes) Les entrées des sites touristiques on augmenté de manière impressionnante (parfois de plus de 100%), et c'est le mm prix pour les chinois, qui en moyenne en 2013 gagnaient 7 fois moins que nous, (c’était 10 fois moins en 2010 ! ) Les chinois fument moins et crachent moins, mais c’est relatif ! Le tourisme chinois s'est énormément développé et vu la masse que cela représente, ils ne cherchent pas à nous attirer, nous occidentaux, d'ailleurs on en voit pas bcp. Je suis déjà venue souvent en Chine, je baragouine un peu de chinois (parfois ça sert bien !). Dans les AJ et les GH, généralement, ils parlent très bien anglais. Les chinois parlent de plus en plus anglais, mais comme ils ne pratiquent pas, ils n’osent ni vous aborder ni vous aider, néanmoins si vous êtes vraiment coincés, qqn viendra vous aider. Sauf indications contraires, les prix des GH sont pour chambre double avec sdb privative. Pour 28 jours en Chine, j’ai dépensé 930 € (tout compris sauf avion)
Vendredi 17 octobre Arrivée BKK Krungkasem Srikung Hotel (à côté de la gare) Samedi 18 octobre Ballade dans BKK plusieurs temples en tuk _tuk Le fleuve Repas dans gd supermarché Terminal 21 Food court
Dimanche 19 octobre Taxi pour Don Muang 350 bht Arrivée Kunming navette n°1 25 Y/px + taxi 10Y Change scandaleux à l’aéroport Les prix ont augmenté en France et l’euroa baissé. The Hump :un peu déçue, les prix sont chers ( retenu par booking, 21 € la nuit) pour une qualité médiocre, c’est un peu l’usine. Ambiance très jeune, le Wifi est très très lent et souvent ne marche pas. Ballade au parc Cuihu : scènes de vie intéressantes un dimanche : danses, musique, etc..
Lundi 20 octobre Diverses activités pratiques : changer de l’argent, trouver l’agence Ciel yunnan (Yann est venu nous chercher dans un hôtel de luxe où nous nous sommes réfugiés pour avoir le Wifi. Personnage charmant qui nous a donné de bons conseils, acheter une sim card :100Y, acheter une carte du Yunnan (mais peu utile, pas détaillé et en chinois) Repas dans un restaurant populaire : difficile de commander (mon chinois est un peu limité en ce qui concerne la bouffe), à part les pains vapeurs et les raviolis. Des voisins nous ont donné 2 plats : lotus et tofu. Ballades dans les rues : le vieux quartier et le marché aux fleurs et aux oiseaux (où j’achète du thé Pu’er), la rue Nanping ( piétonne très fréquentée). La pagode de l’est et ouest, un quartier en rénovation..
Mardi 21 octobre On va au musée de la province du Yunnan, pas de musée, il a déménagé mais n’est pas encore ouvert ! A la place on aura droit au vernissage d’une expo de calligraphie, on va au temple Yuantong Si. Au bar du Hump, on rencontre Pierre qui vit à Kunming et organise des treks et des tours (Yunnantours ) avec qui on a longuement discuté, il nous a donné beaucoup de renseignements pour la suite de notre périple ( guesthouse, lieux sympas avec peu de touristes), ce sera très utile pour la suite, merci à lui. On va à la gare routière de l’ouest en bus ( 82 devant la China Bank jusqu’au terminus) pour prendre le bus de nuit de 20h30 pour Shangri La. Bus couchette « relativement » confortable, mais je me fais vieille, je n’ai pratiquement pas dormi.
Mercredi 22 octobre On entre dans la partie tibétaine du Yunnan , cela se voit aux constructions typiques en bois. Arrivée à Shangri La vers 9h, Ch. veut absolument aller à pied mais on ne sait pas où on est ni où on va (cartes lonely pas top) Shangri La est bcp plus grand que décrit dans les guides (qui s’en tiennent généralement à la vieille ville) , de toutes façons en Chine, c’est tjs comme ça. Grace au tel. que l‘on tend à des chinois pour qu’ils expliquent à la GH où nous sommes, nous arrivons finalement vers 11h à la Dragon Cloud GH (Kevin trekkers inn recommandé par Pierre était fermée) : la maison des courants d’air ! 128 Y la chambre avec petit dej (sommaire). Basique, j’ai apprécié les couvertures chauffantes que je retrouverai un peu partout. Le staff parle très bien anglais un peu froid au départ.
Je ressens un peu l’altitude (3200 m), j’ai un peu mal à la tête. Ciel bleu, chaud (relatif) au soleil, froid à l’ombre, un temps de montagne en automne. J’apprécie ma doudoune.
Visite du magnifique monastère de Samstelling j’en ai déjà beaucoup vu au Tibet, mais si vous n’êtes pas allé au Tibet, vous serez émerveillés (bus n° 3 de la vieille ville, les prix des bus n’ont pas changé en Chine depuis la 1ère fois que je suis venue en 99, 1 Y, exceptionnellement pour des bus spéciaux, 2Y)
Les prix des sites touristiques ont flambés en Chine (105 Y), même prix pour les chinois qui gagnent en moyenne bien moins que nous.
La vieille ville de Shangri La a entièrement brulé l’an dernier (je l’avais vu sur internet mais oublié), ils en ont déjà reconstruit une partie à l’identique et le chantier continue à grande vitesse, à la chinoise quoi !
Vendredi 23 octobre On visite ce qu’il reste de la vieille ville : le musée de la longue marche, pas mal fait avec explications en anglais, le musée régional (moins intéressant). L’attraction majeure est le gigantesque moulin à prière, (non motorisé !) qui domine la vieille ville. Scènes pittoresques, notamment un groupe de vieilles dames tibétaines, manifestement en pèlerinage pour la première fois à Shangri La. En bas sur la place, on peut manger debout aux stands qui proposent entre autres des brochettes de viande de Yak. Je recommande une dame qui vend de délicieux yaourts au lait de yaket des galettes épaisses (orge ?) cuite sur un grill.
L’après midi, nous louons un taxi (en fait il nous laissera et nous l’appellerons pour qu’il revienne nous chercher) pour Tiansheng Tiao , un pont creusé dans les roches calcaires et les sources d’eau chaudes. Promenade à pied et pour moi baignade dans les sources d’eau chaudes (très chaudes), une piscine y est aménagée. Que des touristes chinois (ce sera généralement le cas, dans tout notre parcours :très peu d’occidentaux, beaucoup de chinois)
100 y de taxi, 20 entré et 120Y pour la piscine (cher mais c’est si bon !)
Vendredi 24 octobre Nous voulons aller à Deqin en bus. Le patron de la GH nous en dissuade (et il a bien raison) car en fait iln’y a rien à voir à Deqin, c’est à Feila Si qu’il faut aller, à 10 kms. Des mini van récupèrent les touristes dans les GH pour les emmener à Feila Si, de plus cela revient moins cher. 80Y Long trajet le long de la Janshi River (qui sera le Yang Tsé). Route impressionnante, on a passé un col à 4200m, de très belles couleurs d’automne. Encore des travaux partout (tunnel sous le col, viaducs et autres..)
Feila Si, un petit temple qui fait maintenant partie d’un complexe touristique, avec une vue époustouflante sur la chaine des Meili Snow Mountains qui culmine à 6740 avec le Kawa Karpo, montagne sacrée des tibétains. De magnifiques glaciers. Déçue car aucun moyen de se balader seul (comme chez nous en montagne) sur des sentiers faciles pour admirer le paysage, soit il faut faire un trek haute route avec guide, soit on prend un 4x4.., dans tous les cas, il faut payer un max (très habituel en chine dans les régions touristiques, on soutire un max de fric aux touristes, Han en général) !
On fera donc comme l’armada de chinois avec téléobjectifs, trépieds, caméras. On photographiera le lever et le coucher de soleil sur les Meili Snow Mountains.
Chambre TB à l’auberge de jeunesse : 150Y
Samedi 25 octobre Du coup on ne reste qu’une nuit. Temps magnifique au retour, le chauffeur du van, sympa (et moins cher 70Y), s’est arrêté à tous les points de vue, faisant partie du billet touristique combiné que nous n’avions pas ( 230Y !), car tout point de vue est payant ! Une fois des jeunes chinoises du van nous ont donné leur ticket, une autre fois on nous a laissé passer.
Dimanche 26 octobre Après moult hésitations, car nous allons refaire une partie de la route vers Deqin, nous nous inscrivons à un circuit touristique (à la chinoise, musique, guide..) pour Balagezong (260 Y), van jusqu’à l’entrée du parc, puis un bus regroupe les touristes et nous emmène jusqu’au village Bala (une piste impressionnante a été récemment faite pour ça, tourisme de masse chinois oblige, avant il fallait y aller à pied et ça monte !), ce village est abandonné, ses habitants étaient chasseurs, la chasse est maintenant interdite. Au fond des gorges, une passerelle suspendue est aménagée au-dessus de l’eau, sur au moins 2 kms, magnifique promenade (mais le temps est compté), ce doit être magnifique en été on doit pouvoir se baigner, eau très limpide.c’est le Shangri La Grand Canyon ! Les chinois (c’est-à-dire tous sauf nous) redescendent en raft (tranquille ce n’est pas la Durance !) Le bus nous amène au pied d’une autre gorge, très escarpée, impressionnante mais sans eau. Belle montée en escaliers de la Tangtian Gorge, mes pauvres genoux à la descente ! Au retour galette d’orge tibétaine et yaourt de yack pour le gouter. Le soir yack à la poele dans le restau en face de la GH, un délice ( à Lhassa, j’avais mangé un tournedos de Yack ! j’en salive encore !)
Demain Qiatou et les gorges du tigre.
Lundi 27 mardi 28 octobre Avant de partir, nous rencontrons à la GH, Fréderic un français qui fait le tour du monde en 2 ans, seul, il en est à son 6éme mois, son blog : fredalaventure.blogspot.fr Le patron de la Gh (je ne me souviens plus de son nom soit X) doit aller à Dali, il nous laissera à Qiatou qui est sur son chemin pour 50 Y. Nous avons beaucoup discuté avec lui pendant le voyage, il s’est montré très ouvert : de politique, de tourisme, du développement Chine, de la vie sociale, du mariage et même des gays en Chine. Par tel nous avons retenu une Arrivés à Qiaotou, il pleut , pas question de faire les gorges du tigre dans ces conditions, nous reviendrons. X arrête un bus qui va à Lijiang. 40Y
Par tel nous avons retenu une chambre à Lao Shay GH, trouvée très facilement cette fois, très bien placée dans la vielle ville, chambre impeccable, patio sympathique, que des jeunes chinois. 168 Y (on retrouvera très souvent ce tarif).
Nous resterons 3 jours. J’avais un a priori contre Lijiang devenue , une ville (la vieille ) entièrement dédiée au tourisme de masse ( chinois). Mais c’est à voir, l’entrelacs de petites rues (pleines de boutiques) sont très fleuries, il règne une ambiance bon enfant, malgré les rues bondées (heureusement nous étions hors saison !). L’architecture est magnifique, le matin de bonne heure, c’est tranquille.
Des halls couverts remplis de petites échoppes de nourritures diverses et variées que l’on peut montrer du doigt, un vrai bonheur, autant pour les yeux que pour les papilles. Dommage à ce moment-là j’avais des pbs d’estomac, je n’ai pas pu gouter à tout ce que je voulais !
La maison Mu, bien que reconstruite après le séisme est intéressante, c’est un très beau domaine. Flâner dans les rues, observer le comportement et les manières de faire des chinois, monter sur la colline faire un tour au magnifique marché (un peu en dehors de la vieille ville), il y a dequoi s’occuper Un matin nous partons en bus pour Baisha (très facile avec les indications de la charmante réceptionniste). Surprise ! Ici contrairement à Lijiang, il y a surtout des occidentaux, enfin ce n’est pas la foule, c’est même plutôt calme, ambiance « branchée ». Ancienne capitale des Naxi, il y a beaucoup d’écoles de broderies et d’échoppes d’antiquités dans la rue, j’achète pour ma collection de serrures un cadenas à l’ancienne avec caractères chinois.
Mercredi 29 octobre Nous laissons les gros sacs à la GH et prenons le bus pour Qiatou. Arrivée à 18h à la Jane GH. Ambiance décontractée 120Y Billet d’entrée pour Hu Tao Xia (gorge du saut du tigre ou tiger leaping gorge) :65Y
Jeudi 30 octobre Début du trek, nous l’envisageons sur 3 jours, finalement ce sera 2. Le début est le moins intéressant (attention, il y avait des travaux sur le sentier, la « déviation » n’était pas évidente), il s’agit d’une assez longue montée mais bien tracée, il suffit d’aller à son rythme. Je n’avais pas emmené mes bâtons de marche (pour 2 ou 3 petits treks, il aurait fallu me les coltiner s sur le sac pendant 1 mois et ½). Une petite échoppe sur le bord du sentier(eau, coca et ..du cannabis pour pas cher) : 2 bâtons en bambous pour 3Y, faut pas s’en priver ! Je suis parée. On passe une sorte de col, on redescend jusqu’à la Tea Horse GH. On continue. Magnifique sentier en balcon (ce devait être le tracé d’un canal), on domine la rivière au fond et de hauts pics nous dominent. On arrive à Halfway, de fait on passera la nuit dans un hotel tout neuf « en rodage » (me souviens plus du nom), un peu cher 180Y, nourriture peu variée et assez chère.
Vendredi 31 octobre Suite du parcours toujours en balcon, magnifique, descente jusqu’à Tina GH. Pas plus de 2h ! On prend les billets pour le bus de Lijiang et on entame la descente jusqu’à la rivière, on doit payer 10Y par ci 15 Ypar là…chacun fait payer la portion qu’il a faite et qu’il entretient ! il y a 2 circuits, on descend par des escaliers assez réguliers, puis une partie en balcon juste au-dessus de la rivière, belle ambiance, fracas de l’eau sur les roches. On arrive tout près de l’eau rugissante, c’est impressionnant et fascinant pourtant il n’y a pas beaucoup d’eau en cette saison.
Remontée finalement assez facile et courte mais raide (une grande échelle je n’ai rien payé !) Finalement j’appréhendais un peu ce trek, mais il m’a paru facile, j’ai l’habitude des randos en montagne et le dénivelé n’est pas si important. On est en avance pour le bus ( 15h30 45Y) Retour Lijiang, même GH , même personnel, même chambre, on a l’impression de revenir à la maison !
Samedi 1 novembre Un peu de repos et de lessive. Du temps au marché Zhongyi : beaucoup de champignons, des truffes (250Y la livre !), chataignes, noix, pommes, clémentines, poissons écrevisses, escargots, crapauds, graines, pipes à eau.. Le bonheur des marchés chinois ! Visite au lac du dragon noir Heilongtan, vue classique de Lijiang, pavillon au milieu du lac, pont à 6 arches et en toile de fond les montagnes enneigées : Yulong (dragon de jade) Shan. Assez reposant, pas trop de monde. Retour à la vieille ville le long du canal, encore des restaurants en plein air, de la viande surtout : un cochon de lait en train de rotir sur une broche, une chèvre que l’on dépouille sur place.. je ne résiste pas.
Dimanche 2 novembre Départ pour Shaxi en bus, de fait il n’y a pas de bus direct, il faut changer à Jianchuan (23 Y + 13 Y). Vieille ville, petite, superbement conservée, une place centrale avec un arbre immense, d’un coté le temple et de l’autre « une salle de spectacle ». J’aime ! On loge à l’AJ horse pen un peu sommaire mais pas cher 120Y.
Lundi 3 novembre On déménage, pas loin, la veille j’avais démarché, en chinois auprès d’une vieille dame chambre ds une GH pour chinois) à 150Y, belle chambre, belle cour, Wifi , personne (le soir des chinois arriveront, bruyants mais couchés tôt et cela va sans dire ..sales, on a pu constater l’état de la salle commune le lendemain !). On propose à Bastien et Marjorie, rencontrés à l’AJ, eux aussi en cours de tour du monde, de partager une voiture pour aller dans les Shibao mountains, desquelles on reviendra à pied, explications données par la très aimable tenancière de la Gato GH (trop chère pour notre budget), avec croquis de l’itinéraire à la clef et texte en chinois pour le chauffeur. 40Y/pers pour le taxi (4), 50 Y pour l’entrée. C’est un massif, très peu peuplé et tellement reculé que la révolution culturelle, n’est pas venue jusqu’ici et a laissé les temples intacts avec des sculptures parmi les plus anciennes de la chine et remarquables. Le temple Baoxing est un dédale d’escaliers avec un grand Boudha très coloré, une falaise, des corniches, des petits temples, des singes. Une promenade magnifique avec beaucoup d’escaliers. Le taxi nous emmène jusqu’au bout, au Shizhong (cloche de pierre) temple . Il s’agit d’une succession de grottes, les statues, d’un genre inhabituel en Chine sont taillées dans la pierre. Le retour à pied s’effectue par beaucoup d’escaliers dans une gorge splendides au milieu de blocs de pierre étonnants façonnés par l’érosion. Balade magnifique, personne, quel calme, temps magnifique, un de mes meilleurs souvenirs , un peu dur pour les genoux. 2 H de descente
Mardi 4 novembre Repos à Shaxi
Mercredi 5 novembre Shaxi Dali en passant par Jinchuan (13 Y+ 41Y). On traversé une zone de culture maraichère, bel ordonnancement de petits champs où se décline toutes les nuances de vert. En fait le bus est allé à la gare routière de la ville nouvelle très au sud, on aurait du se faire déposer avant. Donc bus + bus électrique. Lao Shay GH, moins de charme qu’à Lijiang, chambres B, Tb placé. En ayant vu Lijiang avant, Dali m’a beaucoup déçue, vieille ville reconstruite, quadrillage de rues bordé de boutiques pour chinois (surtout de l’habillement !)
Jeudi 6 novembre L’intérêt de Dali est le lac Erhai .Bus mais la route est en travaux, on finit à pied. Au port, on nous propose une excursion en bateau pour 180Y, comme on hésite, ce sera finalement 100Y. On est 15 sur le bateau, on se fera prendre en photo par et avec tout le monde. On va jusqu’à l’ile d’Haidao, petit tour le long des quais, visite d’un temple, les chinois nous ont à l’œil, ils ont peur que l’on se perde ! Nous sommes amarrés devant des restaus àl’heure prévue pour le départ, un groupe se décide à manger du poisson au resto, donc on attend. Néanmoins en Chine les plats sont vite préparés et on ne traine pas à table ! En revenant, on s’arrête à un temple, d’où l’on a une vue magnifique sur le lac. En revenant, je suis le bord du lac, il y a une zone tampon plus ou moins marécageuse : lentilles d’eau, oiseaux, couleurs magnifiques, reflets. Je rejoins une route, circuit vélo préféré des chinois branchés : arrêt pour un tour en barque ou sieste dans un hamac installé sur la rive et loué, stand avec Wifi. De l’autre coté des jardins si joliment quadrillés, que de monde dans ces petits carrés à arroser, bécher, arracher, mettre en bottes, laver les légumes. Que de travail !
Vendredi 7 novembre Retour à Kunming (bus direct de la vieille ville 42 Y). Cette fois, on va au Cloudland youth hotel en taxi (23Y), plus sympa que le Hump mais moins bien placé. 168 Y J’ai toujours des problèmes d’estomac, après consultation par mail auprès de mon neveu médecin, je vais à l’hôpital n° 1, juste à côté, chercher des médicaments. Pas facile, la réceptionniste va chercher des internes qui parlent anglais après un peu d’attente et quelques papiers à remplir, on me délivre les médicaments. Sous l’œil de l’interne, j’écris en lettres romaines lenom des médicaments sur les boites pour ne pas me tromper. Très proche du Cloudland, il y a un immense marché, bien plus grand que celui de Lijiang et ouvert toute la journée, un régal. J’achète du fromage de chèvre (très rare en Chine) une grosse truffe (19 Y) que je garderai 1 mois dans mon sac à dos, dégustée à Noel dans un chapon ! Il y avait aussi toutes sortes de larves qui grouillaient. Je ne me lasse pas des marchés chinois !
Samedi 8 novembre Départ pour Janshui de la gare sud qui est très loin (taxi 35Y). En fait, ce que l’on fera au retour, prendre un taxi jusqu’au metro. Jianshui 41Y en 3h ! Un accident sur l’autoroute nous fera perdre 2h facilement. De la gare de Jianshui à la vieille ville, le chauffeur de taxi se perd, on ne se comprend pas, il tourne en rond, enfin il nous fera payer moitié prix ! Li Ann GH n’ayant plus de chambres dans nos prix, nous allons juste à côté Hua Qin GH, très sympathiques mais ne parlant pas anglais. Très belles chambres au tarif habituel 168Y. Ville très agréable Par hasard, je rentre dans un restau en face des jardins de la familles Zhu ( je verrai après dans le routard qu’il s’agit du meilleur de la ville). Je suis bluffée, la carte est une tablette numérique tablette, avec photos, traduction en anglais, on coche ce que l’on veut la commande s’affiche sur l’ordi de la réception et c’est parti ! Enfin une cliente parlant un anglais parfait m’a un peu aidée et m’a même fait gouter ses plats. Une purée de fèves (ou haricots), de la viande hachée de bœuf avec épices, un délice, mais trop pour moi seule, j’en laisse la moitié (50Y avec une bière, beaucoup plus cher que d’habitude mais pas de regret, le cadre est aussi magnifique).
Dimanche 9 novembre Visite de Janshui : ( billet 113Y pour les 3) Le temple de confucius, grand et calme, on aura droit à un concert et avant d’entrer à une magnifique démonstration de Tai Chi. Les jardins de la famille zhu sont en fait une immense proprièté avec pavillons et chambre. Les swallow caves (Yanzi Dong), située à 20km (accès en bus 15 Y), sont en fait une immense grotte où coule une rivière souterraine, très impressionnante, stalactites et stalagmites, aménagées de manière très kitsch avec des effets de lumières très violents !
Lundi 10 novembre Départ pour les rizières en terrasses. Ce que l’on nomme Yuanyang est en faitun grand territoire, avec beaucoup de villeges plutôt en haut et les rizières en terasse à flanc de montagne.
Nous allons à Pugao Laozhai à la jacky’s GH (140 Y), une maison au dessu des rizières avec une grande terasse, sympa, superbe. Le soir repas du jour pour 30Y ( excellent). Jacky parle parfaitement anglais et un peu français, il a beaucoup voyagé, assistant photographe du français Ollivier Föllmi, bien connu des montagnards. Pour y aller : Bus à 9h pour Nansha (30Y 2h1/2), bus pour Xienjiezhen (10Y), on avale un bol de riz cacahuète œuf et légumes à la gare routière, mini van pour Pugao (15Y). Nous avons échappé à l’achat du billet (bus local ?) Nous avons rencontré là un couple d’australien : Janice et Peder (quel humour !) qui vivent en Chine, au sud de Shanghai nous avons passé d’excellents moments avec eux pendant ces 3 jours.
Mardi 11 novembre Debout 6h45 pour le lever de soleil sur les rizières. Pas de soleil, des nuages ! Jacky nous fait un croquis pour un « trek » dans les villages et rizières : Niulopu, la magnifique village d’Azhe Ke, très bien conservé : maisons en terre et toit de chaume, les villageois nous invitent à nous asseoir avec eux, la conversation se fait pas signe, ils ne parlent pas le mandarin, ce sont des Hani. On rejoint la route du haut, pour 10Y un minivan nous ramène à Pugao.
Mercredi 12 novembre Marché à Shengcunzhen (minivan), marché pauvre mais intéressant : dentiste à l’action, le patient est sur un tabouret, cochons en laisse, marchand de « gris-gris toutes les femmes sont en costume traditionnels. Depuis le marché, Jacky nous a concocté un circuit à pied pour l’après midi (4h) : Malizhai, une magnifique perspective sur les rizières au niveau de la falaise, nous pique niquons là, je suis fascinée par les mouvements de la brume qui couvre et découvre les rizières en dessous. Nous rejoignons Le point de vue du coucher du soleil.
Jeudi 13 et vendredi 14 novembre Retour Kunming par bus direct (environ 8h 136 Y) Cette fois on a pris le métro, flambant neuf de la gare du sud, la signalisation est aussi en anglais (enfin, en lettres latines). Derniers achats, du thè en particulier. Un très bon restau dans le marché aux oiseaux (70Y), vieille maison à étages, à peine qq mots d’anglais.
Samedi 15 novembre Avion pour Yangon (taxi aéroport 120Y) Fin de la Chine, je suis triste, je reviendrai







Yunnan (Chine) Oct-nov 2014 Je n'étais pas venue en chine depuis 2007 (sauf tibet en 2011) et bien sûr bcp de changements bien que je ne sois pas au mm endroit. Le Yunnan est une province assez pauvre avec beaucoup de minorités, néanmoins on reconnaît la Chine à son développement ce qui qui m'étonne tjs. Où s’arrêteront-ils? qq généralités: D'abord l'euro a dévalué de 25% % et le coût de la vie a augmenté de 25%. Cela change un peu la donne, néanmoins c'est très abordable. Le bus est tjs à 1¥ (13centimes) Les entrées des sites touristiques on augmenté de manière impressionnante (parfois de plus de 100%), et c'est le mm prix pour les chinois, qui en moyenne en 2013 gagnaient 7 fois moins que nous, (c’était 10 fois moins en 2010 ! ) Les chinois fument moins et crachent moins, mais c’est relatif ! Le tourisme chinois s'est énormément développé et vu la masse que cela représente, ils ne cherchent pas à nous attirer, nous occidentaux, d'ailleurs on en voit pas bcp. Je suis déjà venue souvent en Chine, je baragouine un peu de chinois (parfois ça sert bien !). Dans les AJ et les GH, généralement, ils parlent très bien anglais. Les chinois parlent de plus en plus anglais, mais comme ils ne pratiquent pas, ils n’osent ni vous aborder ni vous aider, néanmoins si vous êtes vraiment coincés, qqn viendra vous aider. Sauf indications contraires, les prix des GH sont pour chambre double avec sdb privative. Pour 28 jours en Chine, j’ai dépensé 930 € (tout compris sauf avion)
Vendredi 17 octobre Arrivée BKK Krungkasem Srikung Hotel (à côté de la gare) Samedi 18 octobre Ballade dans BKK plusieurs temples en tuk _tuk Le fleuve Repas dans gd supermarché Terminal 21 Food court
Dimanche 19 octobre Taxi pour Don Muang 350 bht Arrivée Kunming navette n°1 25 Y/px + taxi 10Y Change scandaleux à l’aéroport Les prix ont augmenté en France et l’euroa baissé. The Hump :un peu déçue, les prix sont chers ( retenu par booking, 21 € la nuit) pour une qualité médiocre, c’est un peu l’usine. Ambiance très jeune, le Wifi est très très lent et souvent ne marche pas. Ballade au parc Cuihu : scènes de vie intéressantes un dimanche : danses, musique, etc..
Lundi 20 octobre Diverses activités pratiques : changer de l’argent, trouver l’agence Ciel yunnan (Yann est venu nous chercher dans un hôtel de luxe où nous nous sommes réfugiés pour avoir le Wifi. Personnage charmant qui nous a donné de bons conseils, acheter une sim card :100Y, acheter une carte du Yunnan (mais peu utile, pas détaillé et en chinois) Repas dans un restaurant populaire : difficile de commander (mon chinois est un peu limité en ce qui concerne la bouffe), à part les pains vapeurs et les raviolis. Des voisins nous ont donné 2 plats : lotus et tofu. Ballades dans les rues : le vieux quartier et le marché aux fleurs et aux oiseaux (où j’achète du thé Pu’er), la rue Nanping ( piétonne très fréquentée). La pagode de l’est et ouest, un quartier en rénovation..
Mardi 21 octobre On va au musée de la province du Yunnan, pas de musée, il a déménagé mais n’est pas encore ouvert ! A la place on aura droit au vernissage d’une expo de calligraphie, on va au temple Yuantong Si. Au bar du Hump, on rencontre Pierre qui vit à Kunming et organise des treks et des tours (Yunnantours ) avec qui on a longuement discuté, il nous a donné beaucoup de renseignements pour la suite de notre périple ( guesthouse, lieux sympas avec peu de touristes), ce sera très utile pour la suite, merci à lui. On va à la gare routière de l’ouest en bus ( 82 devant la China Bank jusqu’au terminus) pour prendre le bus de nuit de 20h30 pour Shangri La. Bus couchette « relativement » confortable, mais je me fais vieille, je n’ai pratiquement pas dormi.
Mercredi 22 octobre On entre dans la partie tibétaine du Yunnan , cela se voit aux constructions typiques en bois. Arrivée à Shangri La vers 9h, Ch. veut absolument aller à pied mais on ne sait pas où on est ni où on va (cartes lonely pas top) Shangri La est bcp plus grand que décrit dans les guides (qui s’en tiennent généralement à la vieille ville) , de toutes façons en Chine, c’est tjs comme ça. Grace au tel. que l‘on tend à des chinois pour qu’ils expliquent à la GH où nous sommes, nous arrivons finalement vers 11h à la Dragon Cloud GH (Kevin trekkers inn recommandé par Pierre était fermée) : la maison des courants d’air ! 128 Y la chambre avec petit dej (sommaire). Basique, j’ai apprécié les couvertures chauffantes que je retrouverai un peu partout. Le staff parle très bien anglais un peu froid au départ.
Je ressens un peu l’altitude (3200 m), j’ai un peu mal à la tête. Ciel bleu, chaud (relatif) au soleil, froid à l’ombre, un temps de montagne en automne. J’apprécie ma doudoune.
Visite du magnifique monastère de Samstelling j’en ai déjà beaucoup vu au Tibet, mais si vous n’êtes pas allé au Tibet, vous serez émerveillés (bus n° 3 de la vieille ville, les prix des bus n’ont pas changé en Chine depuis la 1ère fois que je suis venue en 99, 1 Y, exceptionnellement pour des bus spéciaux, 2Y)
Les prix des sites touristiques ont flambés en Chine (105 Y), même prix pour les chinois qui gagnent en moyenne bien moins que nous.
La vieille ville de Shangri La a entièrement brulé l’an dernier (je l’avais vu sur internet mais oublié), ils en ont déjà reconstruit une partie à l’identique et le chantier continue à grande vitesse, à la chinoise quoi !
Vendredi 23 octobre On visite ce qu’il reste de la vieille ville : le musée de la longue marche, pas mal fait avec explications en anglais, le musée régional (moins intéressant). L’attraction majeure est le gigantesque moulin à prière, (non motorisé !) qui domine la vieille ville. Scènes pittoresques, notamment un groupe de vieilles dames tibétaines, manifestement en pèlerinage pour la première fois à Shangri La. En bas sur la place, on peut manger debout aux stands qui proposent entre autres des brochettes de viande de Yak. Je recommande une dame qui vend de délicieux yaourts au lait de yaket des galettes épaisses (orge ?) cuite sur un grill.
L’après midi, nous louons un taxi (en fait il nous laissera et nous l’appellerons pour qu’il revienne nous chercher) pour Tiansheng Tiao , un pont creusé dans les roches calcaires et les sources d’eau chaudes. Promenade à pied et pour moi baignade dans les sources d’eau chaudes (très chaudes), une piscine y est aménagée. Que des touristes chinois (ce sera généralement le cas, dans tout notre parcours :très peu d’occidentaux, beaucoup de chinois)
100 y de taxi, 20 entré et 120Y pour la piscine (cher mais c’est si bon !)
Vendredi 24 octobre Nous voulons aller à Deqin en bus. Le patron de la GH nous en dissuade (et il a bien raison) car en fait iln’y a rien à voir à Deqin, c’est à Feila Si qu’il faut aller, à 10 kms. Des mini van récupèrent les touristes dans les GH pour les emmener à Feila Si, de plus cela revient moins cher. 80Y Long trajet le long de la Janshi River (qui sera le Yang Tsé). Route impressionnante, on a passé un col à 4200m, de très belles couleurs d’automne. Encore des travaux partout (tunnel sous le col, viaducs et autres..)
Feila Si, un petit temple qui fait maintenant partie d’un complexe touristique, avec une vue époustouflante sur la chaine des Meili Snow Mountains qui culmine à 6740 avec le Kawa Karpo, montagne sacrée des tibétains. De magnifiques glaciers. Déçue car aucun moyen de se balader seul (comme chez nous en montagne) sur des sentiers faciles pour admirer le paysage, soit il faut faire un trek haute route avec guide, soit on prend un 4x4.., dans tous les cas, il faut payer un max (très habituel en chine dans les régions touristiques, on soutire un max de fric aux touristes, Han en général) !
On fera donc comme l’armada de chinois avec téléobjectifs, trépieds, caméras. On photographiera le lever et le coucher de soleil sur les Meili Snow Mountains.
Chambre TB à l’auberge de jeunesse : 150Y
Samedi 25 octobre Du coup on ne reste qu’une nuit. Temps magnifique au retour, le chauffeur du van, sympa (et moins cher 70Y), s’est arrêté à tous les points de vue, faisant partie du billet touristique combiné que nous n’avions pas ( 230Y !), car tout point de vue est payant ! Une fois des jeunes chinoises du van nous ont donné leur ticket, une autre fois on nous a laissé passer.
Dimanche 26 octobre Après moult hésitations, car nous allons refaire une partie de la route vers Deqin, nous nous inscrivons à un circuit touristique (à la chinoise, musique, guide..) pour Balagezong (260 Y), van jusqu’à l’entrée du parc, puis un bus regroupe les touristes et nous emmène jusqu’au village Bala (une piste impressionnante a été récemment faite pour ça, tourisme de masse chinois oblige, avant il fallait y aller à pied et ça monte !), ce village est abandonné, ses habitants étaient chasseurs, la chasse est maintenant interdite. Au fond des gorges, une passerelle suspendue est aménagée au-dessus de l’eau, sur au moins 2 kms, magnifique promenade (mais le temps est compté), ce doit être magnifique en été on doit pouvoir se baigner, eau très limpide.c’est le Shangri La Grand Canyon ! Les chinois (c’est-à-dire tous sauf nous) redescendent en raft (tranquille ce n’est pas la Durance !) Le bus nous amène au pied d’une autre gorge, très escarpée, impressionnante mais sans eau. Belle montée en escaliers de la Tangtian Gorge, mes pauvres genoux à la descente ! Au retour galette d’orge tibétaine et yaourt de yack pour le gouter. Le soir yack à la poele dans le restau en face de la GH, un délice ( à Lhassa, j’avais mangé un tournedos de Yack ! j’en salive encore !)
Demain Qiatou et les gorges du tigre.
Lundi 27 mardi 28 octobre Avant de partir, nous rencontrons à la GH, Fréderic un français qui fait le tour du monde en 2 ans, seul, il en est à son 6éme mois, son blog : fredalaventure.blogspot.fr Le patron de la Gh (je ne me souviens plus de son nom soit X) doit aller à Dali, il nous laissera à Qiatou qui est sur son chemin pour 50 Y. Nous avons beaucoup discuté avec lui pendant le voyage, il s’est montré très ouvert : de politique, de tourisme, du développement Chine, de la vie sociale, du mariage et même des gays en Chine. Par tel nous avons retenu une Arrivés à Qiaotou, il pleut , pas question de faire les gorges du tigre dans ces conditions, nous reviendrons. X arrête un bus qui va à Lijiang. 40Y
Par tel nous avons retenu une chambre à Lao Shay GH, trouvée très facilement cette fois, très bien placée dans la vielle ville, chambre impeccable, patio sympathique, que des jeunes chinois. 168 Y (on retrouvera très souvent ce tarif).
Nous resterons 3 jours. J’avais un a priori contre Lijiang devenue , une ville (la vieille ) entièrement dédiée au tourisme de masse ( chinois). Mais c’est à voir, l’entrelacs de petites rues (pleines de boutiques) sont très fleuries, il règne une ambiance bon enfant, malgré les rues bondées (heureusement nous étions hors saison !). L’architecture est magnifique, le matin de bonne heure, c’est tranquille.
Des halls couverts remplis de petites échoppes de nourritures diverses et variées que l’on peut montrer du doigt, un vrai bonheur, autant pour les yeux que pour les papilles. Dommage à ce moment-là j’avais des pbs d’estomac, je n’ai pas pu gouter à tout ce que je voulais !
La maison Mu, bien que reconstruite après le séisme est intéressante, c’est un très beau domaine. Flâner dans les rues, observer le comportement et les manières de faire des chinois, monter sur la colline faire un tour au magnifique marché (un peu en dehors de la vieille ville), il y a dequoi s’occuper Un matin nous partons en bus pour Baisha (très facile avec les indications de la charmante réceptionniste). Surprise ! Ici contrairement à Lijiang, il y a surtout des occidentaux, enfin ce n’est pas la foule, c’est même plutôt calme, ambiance « branchée ». Ancienne capitale des Naxi, il y a beaucoup d’écoles de broderies et d’échoppes d’antiquités dans la rue, j’achète pour ma collection de serrures un cadenas à l’ancienne avec caractères chinois.
Mercredi 29 octobre Nous laissons les gros sacs à la GH et prenons le bus pour Qiatou. Arrivée à 18h à la Jane GH. Ambiance décontractée 120Y Billet d’entrée pour Hu Tao Xia (gorge du saut du tigre ou tiger leaping gorge) :65Y
Jeudi 30 octobre Début du trek, nous l’envisageons sur 3 jours, finalement ce sera 2. Le début est le moins intéressant (attention, il y avait des travaux sur le sentier, la « déviation » n’était pas évidente), il s’agit d’une assez longue montée mais bien tracée, il suffit d’aller à son rythme. Je n’avais pas emmené mes bâtons de marche (pour 2 ou 3 petits treks, il aurait fallu me les coltiner s sur le sac pendant 1 mois et ½). Une petite échoppe sur le bord du sentier(eau, coca et ..du cannabis pour pas cher) : 2 bâtons en bambous pour 3Y, faut pas s’en priver ! Je suis parée. On passe une sorte de col, on redescend jusqu’à la Tea Horse GH. On continue. Magnifique sentier en balcon (ce devait être le tracé d’un canal), on domine la rivière au fond et de hauts pics nous dominent. On arrive à Halfway, de fait on passera la nuit dans un hotel tout neuf « en rodage » (me souviens plus du nom), un peu cher 180Y, nourriture peu variée et assez chère.
Vendredi 31 octobre Suite du parcours toujours en balcon, magnifique, descente jusqu’à Tina GH. Pas plus de 2h ! On prend les billets pour le bus de Lijiang et on entame la descente jusqu’à la rivière, on doit payer 10Y par ci 15 Ypar là…chacun fait payer la portion qu’il a faite et qu’il entretient ! il y a 2 circuits, on descend par des escaliers assez réguliers, puis une partie en balcon juste au-dessus de la rivière, belle ambiance, fracas de l’eau sur les roches. On arrive tout près de l’eau rugissante, c’est impressionnant et fascinant pourtant il n’y a pas beaucoup d’eau en cette saison.
Remontée finalement assez facile et courte mais raide (une grande échelle je n’ai rien payé !) Finalement j’appréhendais un peu ce trek, mais il m’a paru facile, j’ai l’habitude des randos en montagne et le dénivelé n’est pas si important. On est en avance pour le bus ( 15h30 45Y) Retour Lijiang, même GH , même personnel, même chambre, on a l’impression de revenir à la maison !
Samedi 1 novembre Un peu de repos et de lessive. Du temps au marché Zhongyi : beaucoup de champignons, des truffes (250Y la livre !), chataignes, noix, pommes, clémentines, poissons écrevisses, escargots, crapauds, graines, pipes à eau.. Le bonheur des marchés chinois ! Visite au lac du dragon noir Heilongtan, vue classique de Lijiang, pavillon au milieu du lac, pont à 6 arches et en toile de fond les montagnes enneigées : Yulong (dragon de jade) Shan. Assez reposant, pas trop de monde. Retour à la vieille ville le long du canal, encore des restaurants en plein air, de la viande surtout : un cochon de lait en train de rotir sur une broche, une chèvre que l’on dépouille sur place.. je ne résiste pas.
Dimanche 2 novembre Départ pour Shaxi en bus, de fait il n’y a pas de bus direct, il faut changer à Jianchuan (23 Y + 13 Y). Vieille ville, petite, superbement conservée, une place centrale avec un arbre immense, d’un coté le temple et de l’autre « une salle de spectacle ». J’aime ! On loge à l’AJ horse pen un peu sommaire mais pas cher 120Y.
Lundi 3 novembre On déménage, pas loin, la veille j’avais démarché, en chinois auprès d’une vieille dame chambre ds une GH pour chinois) à 150Y, belle chambre, belle cour, Wifi , personne (le soir des chinois arriveront, bruyants mais couchés tôt et cela va sans dire ..sales, on a pu constater l’état de la salle commune le lendemain !). On propose à Bastien et Marjorie, rencontrés à l’AJ, eux aussi en cours de tour du monde, de partager une voiture pour aller dans les Shibao mountains, desquelles on reviendra à pied, explications données par la très aimable tenancière de la Gato GH (trop chère pour notre budget), avec croquis de l’itinéraire à la clef et texte en chinois pour le chauffeur. 40Y/pers pour le taxi (4), 50 Y pour l’entrée. C’est un massif, très peu peuplé et tellement reculé que la révolution culturelle, n’est pas venue jusqu’ici et a laissé les temples intacts avec des sculptures parmi les plus anciennes de la chine et remarquables. Le temple Baoxing est un dédale d’escaliers avec un grand Boudha très coloré, une falaise, des corniches, des petits temples, des singes. Une promenade magnifique avec beaucoup d’escaliers. Le taxi nous emmène jusqu’au bout, au Shizhong (cloche de pierre) temple . Il s’agit d’une succession de grottes, les statues, d’un genre inhabituel en Chine sont taillées dans la pierre. Le retour à pied s’effectue par beaucoup d’escaliers dans une gorge splendides au milieu de blocs de pierre étonnants façonnés par l’érosion. Balade magnifique, personne, quel calme, temps magnifique, un de mes meilleurs souvenirs , un peu dur pour les genoux. 2 H de descente
Mardi 4 novembre Repos à Shaxi
Mercredi 5 novembre Shaxi Dali en passant par Jinchuan (13 Y+ 41Y). On traversé une zone de culture maraichère, bel ordonnancement de petits champs où se décline toutes les nuances de vert. En fait le bus est allé à la gare routière de la ville nouvelle très au sud, on aurait du se faire déposer avant. Donc bus + bus électrique. Lao Shay GH, moins de charme qu’à Lijiang, chambres B, Tb placé. En ayant vu Lijiang avant, Dali m’a beaucoup déçue, vieille ville reconstruite, quadrillage de rues bordé de boutiques pour chinois (surtout de l’habillement !)
Jeudi 6 novembre L’intérêt de Dali est le lac Erhai .Bus mais la route est en travaux, on finit à pied. Au port, on nous propose une excursion en bateau pour 180Y, comme on hésite, ce sera finalement 100Y. On est 15 sur le bateau, on se fera prendre en photo par et avec tout le monde. On va jusqu’à l’ile d’Haidao, petit tour le long des quais, visite d’un temple, les chinois nous ont à l’œil, ils ont peur que l’on se perde ! Nous sommes amarrés devant des restaus àl’heure prévue pour le départ, un groupe se décide à manger du poisson au resto, donc on attend. Néanmoins en Chine les plats sont vite préparés et on ne traine pas à table ! En revenant, on s’arrête à un temple, d’où l’on a une vue magnifique sur le lac. En revenant, je suis le bord du lac, il y a une zone tampon plus ou moins marécageuse : lentilles d’eau, oiseaux, couleurs magnifiques, reflets. Je rejoins une route, circuit vélo préféré des chinois branchés : arrêt pour un tour en barque ou sieste dans un hamac installé sur la rive et loué, stand avec Wifi. De l’autre coté des jardins si joliment quadrillés, que de monde dans ces petits carrés à arroser, bécher, arracher, mettre en bottes, laver les légumes. Que de travail !
Vendredi 7 novembre Retour à Kunming (bus direct de la vieille ville 42 Y). Cette fois, on va au Cloudland youth hotel en taxi (23Y), plus sympa que le Hump mais moins bien placé. 168 Y J’ai toujours des problèmes d’estomac, après consultation par mail auprès de mon neveu médecin, je vais à l’hôpital n° 1, juste à côté, chercher des médicaments. Pas facile, la réceptionniste va chercher des internes qui parlent anglais après un peu d’attente et quelques papiers à remplir, on me délivre les médicaments. Sous l’œil de l’interne, j’écris en lettres romaines lenom des médicaments sur les boites pour ne pas me tromper. Très proche du Cloudland, il y a un immense marché, bien plus grand que celui de Lijiang et ouvert toute la journée, un régal. J’achète du fromage de chèvre (très rare en Chine) une grosse truffe (19 Y) que je garderai 1 mois dans mon sac à dos, dégustée à Noel dans un chapon ! Il y avait aussi toutes sortes de larves qui grouillaient. Je ne me lasse pas des marchés chinois !
Samedi 8 novembre Départ pour Janshui de la gare sud qui est très loin (taxi 35Y). En fait, ce que l’on fera au retour, prendre un taxi jusqu’au metro. Jianshui 41Y en 3h ! Un accident sur l’autoroute nous fera perdre 2h facilement. De la gare de Jianshui à la vieille ville, le chauffeur de taxi se perd, on ne se comprend pas, il tourne en rond, enfin il nous fera payer moitié prix ! Li Ann GH n’ayant plus de chambres dans nos prix, nous allons juste à côté Hua Qin GH, très sympathiques mais ne parlant pas anglais. Très belles chambres au tarif habituel 168Y. Ville très agréable Par hasard, je rentre dans un restau en face des jardins de la familles Zhu ( je verrai après dans le routard qu’il s’agit du meilleur de la ville). Je suis bluffée, la carte est une tablette numérique tablette, avec photos, traduction en anglais, on coche ce que l’on veut la commande s’affiche sur l’ordi de la réception et c’est parti ! Enfin une cliente parlant un anglais parfait m’a un peu aidée et m’a même fait gouter ses plats. Une purée de fèves (ou haricots), de la viande hachée de bœuf avec épices, un délice, mais trop pour moi seule, j’en laisse la moitié (50Y avec une bière, beaucoup plus cher que d’habitude mais pas de regret, le cadre est aussi magnifique).
Dimanche 9 novembre Visite de Janshui : ( billet 113Y pour les 3) Le temple de confucius, grand et calme, on aura droit à un concert et avant d’entrer à une magnifique démonstration de Tai Chi. Les jardins de la famille zhu sont en fait une immense proprièté avec pavillons et chambre. Les swallow caves (Yanzi Dong), située à 20km (accès en bus 15 Y), sont en fait une immense grotte où coule une rivière souterraine, très impressionnante, stalactites et stalagmites, aménagées de manière très kitsch avec des effets de lumières très violents !
Lundi 10 novembre Départ pour les rizières en terrasses. Ce que l’on nomme Yuanyang est en faitun grand territoire, avec beaucoup de villeges plutôt en haut et les rizières en terasse à flanc de montagne.
Nous allons à Pugao Laozhai à la jacky’s GH (140 Y), une maison au dessu des rizières avec une grande terasse, sympa, superbe. Le soir repas du jour pour 30Y ( excellent). Jacky parle parfaitement anglais et un peu français, il a beaucoup voyagé, assistant photographe du français Ollivier Föllmi, bien connu des montagnards. Pour y aller : Bus à 9h pour Nansha (30Y 2h1/2), bus pour Xienjiezhen (10Y), on avale un bol de riz cacahuète œuf et légumes à la gare routière, mini van pour Pugao (15Y). Nous avons échappé à l’achat du billet (bus local ?) Nous avons rencontré là un couple d’australien : Janice et Peder (quel humour !) qui vivent en Chine, au sud de Shanghai nous avons passé d’excellents moments avec eux pendant ces 3 jours.
Mardi 11 novembre Debout 6h45 pour le lever de soleil sur les rizières. Pas de soleil, des nuages ! Jacky nous fait un croquis pour un « trek » dans les villages et rizières : Niulopu, la magnifique village d’Azhe Ke, très bien conservé : maisons en terre et toit de chaume, les villageois nous invitent à nous asseoir avec eux, la conversation se fait pas signe, ils ne parlent pas le mandarin, ce sont des Hani. On rejoint la route du haut, pour 10Y un minivan nous ramène à Pugao.
Mercredi 12 novembre Marché à Shengcunzhen (minivan), marché pauvre mais intéressant : dentiste à l’action, le patient est sur un tabouret, cochons en laisse, marchand de « gris-gris toutes les femmes sont en costume traditionnels. Depuis le marché, Jacky nous a concocté un circuit à pied pour l’après midi (4h) : Malizhai, une magnifique perspective sur les rizières au niveau de la falaise, nous pique niquons là, je suis fascinée par les mouvements de la brume qui couvre et découvre les rizières en dessous. Nous rejoignons Le point de vue du coucher du soleil.
Jeudi 13 et vendredi 14 novembre Retour Kunming par bus direct (environ 8h 136 Y) Cette fois on a pris le métro, flambant neuf de la gare du sud, la signalisation est aussi en anglais (enfin, en lettres latines). Derniers achats, du thè en particulier. Un très bon restau dans le marché aux oiseaux (70Y), vieille maison à étages, à peine qq mots d’anglais.
Samedi 15 novembre Avion pour Yangon (taxi aéroport 120Y) Fin de la Chine, je suis triste, je reviendrai







Bonjour,
je suis actuellement a Pekin et me demandais si il y a quelqu'un qui saurait ou il y a une boutique d'albums de musiques chinoises relativement independantes
mes gouts sont plutot portes sur le pop rock, trip hop, electro avec utilisation d'instruments/chant traditionnel
merci
je suis actuellement a Pekin et me demandais si il y a quelqu'un qui saurait ou il y a une boutique d'albums de musiques chinoises relativement independantes
mes gouts sont plutot portes sur le pop rock, trip hop, electro avec utilisation d'instruments/chant traditionnel
merci
Bonsoir,
Meilleur prix pour Noêl prochain sur Phnom Penh avec China Southern Airlines, puis au retour de Phnom Penh à Nanning/Chine (soit 2h30 de vol) avec un petit avion de la cie China Eastern Airlines.
Merci de me donner des conseils suivant ces 2 cies aériennes, que je ne connais pas.
Je connais Air China, très bien, mais pas ces 2 citées plus haut.
Pour la fete nationale chinoise, et quelques jours apres le trentieme anniversaire de la mort du grand leader Mao Zedong, il fallait bien que je m'initie enfin aux joies du tourisme rouge et que je rehausse mon niveau ideologique qui avait eu tendance a chuter depuis quelques annees de vie shanghaienne. Une fois n'est pas coutume, je reste donc en Chine pour ces vacances d'octobre, ce qui est un excellent moyen de "rejoindre les larges masses".
J'ai donc pris hier un avion pour Nanchang, capitale de la province du Jiangxi, dans le sud-est du pays. Je n'avais pas prevu de commencer mon sejour en visitant la ville, et me suis donc rendu immediatement a la gare routiere, pour prendre un bus pour Jiujiang, au pied des monts Lushan. Ce fut un echec, une redoutable guerriere aux accents martiaux hurlant a qui voulait l'entendre qu'il n'y avait plus de place a bord des bus pour cette destination. Qu'a cela ne tienne, la gare ferroviaire n'etait pas tres loin, j'aurais sans doute plus de chance la-bas.
Il fut difficile de me frayer un chemin jusqu'a l'imposant edifice, encore plus difficile d'y entrer, mais j'ai malgre tout reussi a penetrer a l'interieur de l'immense salle ou se vendent les tickets. Quelques dizaines de milliers d'intrepides pionniers avaient apparemment eu la meme idee que moi, ce qui en ce jour de fete nationale n'est guere etonnant, et ma tentative ferroviaire se conclut donc elle aussi par un echec. Pas de train pour Jiujiang avant tard le soir. Qu'a cela ne tienne, la province est vaste, et les lieux de pelerinage revolutionnaire nombreux, et j'avais heureusement vaguement potasse une carte de la province avant de venir. J'ai donc achete un ticket pour Ji'an, deux heures et demie vers le sud.
J'ai profite du temps imparti pour avaler quelques raviolis en face de la gare, et admirer une serveuse qui portait un t-shirt sur lequel etait ecrit en gros et dans un francais sans faute "veux tu sortir avec moi?" Je suppose qu'il s'agit la d'une manifestation d'internationalisme proletarien et d'amitie entre les peuples, et ai pris cela pour un signe favorable. Un peu plus tard, un serveur est venu me faire la conversation et m'a rapidement dit qu'un des avantages de la Chine par rapport a la France, c'est qu'il y a un parti unique. "C'est plus efficace" me dit-il. Tres bien, j'etais donc sur la bonne voie.
J'ai fini par me re-engouffrer a l'interieur de la gare, ai attendu le train qui avait une heure de retard, et a l'issue d'un trajet sans encombre, suis arrive a Ji'an pour l'heure du diner. Un signe favorable supplementaire: j'ai fait le trajet assis a cote d'une fille originaire de Ruijin, petite ville revolutionnaire bien connue que je compte visiter prochainement.
Ville moche et sans interet, Ji'an n'etait pas autant animee que je l'aurais cru en ce soir de fete nationale. De surcroit, il me fut extraordinairement difficile de trouver un restaurant en centre ville, un fait plutot rare en Chine. Certes, un restaurant c'est une manifestation de confort bourgeois et ca represente donc tous les travers de la societe archaique dans laquelle la classe laborieuse se faisait - deja - exploiter par des consommateurs exploiteurs, mais bon, il faut bien prendre des forces quand meme avant de faire un pelerinage revolutionnaire.
J'ai donc pris hier un avion pour Nanchang, capitale de la province du Jiangxi, dans le sud-est du pays. Je n'avais pas prevu de commencer mon sejour en visitant la ville, et me suis donc rendu immediatement a la gare routiere, pour prendre un bus pour Jiujiang, au pied des monts Lushan. Ce fut un echec, une redoutable guerriere aux accents martiaux hurlant a qui voulait l'entendre qu'il n'y avait plus de place a bord des bus pour cette destination. Qu'a cela ne tienne, la gare ferroviaire n'etait pas tres loin, j'aurais sans doute plus de chance la-bas.
Il fut difficile de me frayer un chemin jusqu'a l'imposant edifice, encore plus difficile d'y entrer, mais j'ai malgre tout reussi a penetrer a l'interieur de l'immense salle ou se vendent les tickets. Quelques dizaines de milliers d'intrepides pionniers avaient apparemment eu la meme idee que moi, ce qui en ce jour de fete nationale n'est guere etonnant, et ma tentative ferroviaire se conclut donc elle aussi par un echec. Pas de train pour Jiujiang avant tard le soir. Qu'a cela ne tienne, la province est vaste, et les lieux de pelerinage revolutionnaire nombreux, et j'avais heureusement vaguement potasse une carte de la province avant de venir. J'ai donc achete un ticket pour Ji'an, deux heures et demie vers le sud.
J'ai profite du temps imparti pour avaler quelques raviolis en face de la gare, et admirer une serveuse qui portait un t-shirt sur lequel etait ecrit en gros et dans un francais sans faute "veux tu sortir avec moi?" Je suppose qu'il s'agit la d'une manifestation d'internationalisme proletarien et d'amitie entre les peuples, et ai pris cela pour un signe favorable. Un peu plus tard, un serveur est venu me faire la conversation et m'a rapidement dit qu'un des avantages de la Chine par rapport a la France, c'est qu'il y a un parti unique. "C'est plus efficace" me dit-il. Tres bien, j'etais donc sur la bonne voie.
J'ai fini par me re-engouffrer a l'interieur de la gare, ai attendu le train qui avait une heure de retard, et a l'issue d'un trajet sans encombre, suis arrive a Ji'an pour l'heure du diner. Un signe favorable supplementaire: j'ai fait le trajet assis a cote d'une fille originaire de Ruijin, petite ville revolutionnaire bien connue que je compte visiter prochainement.
Ville moche et sans interet, Ji'an n'etait pas autant animee que je l'aurais cru en ce soir de fete nationale. De surcroit, il me fut extraordinairement difficile de trouver un restaurant en centre ville, un fait plutot rare en Chine. Certes, un restaurant c'est une manifestation de confort bourgeois et ca represente donc tous les travers de la societe archaique dans laquelle la classe laborieuse se faisait - deja - exploiter par des consommateurs exploiteurs, mais bon, il faut bien prendre des forces quand meme avant de faire un pelerinage revolutionnaire.
UN CASQUE DANS LA SOUPIERE
Je ne me souviens plus du nom de la ville, mais je peux affirmer que c'était sur l'île d'Hainan. En fait, cela ne pouvait être qu'en Chine, ailleurs Brigitte Bardot nous aurait poursuivi, clopin, clopan, en brandissant sa béquille et en nous insultant avec sa douce voix de poissarde endiablée. Avec le recul, nous nous sommes souvent dit qu'on aurait peut être pu s'abstenir, et que Brigitte Bardot n'aurait eu alors aucune raison de nous maudire. Oui, nous n'aurions pas du nous en prendre à cette pauvre tortue.
Au cours d'un voyage de six semaines en Chine, avec un ami, j'ai visité l'île d'Hainan pendant dix jours. Et tous les soirs, comme sur le continent, nous nous sommes mis en quête d'un restaurant apte à surprendre nos papilles. Ainsi, dans cette ville dont je ne me souviens plus du nom, nous fûmes intrigués par une caisse disposée à l'entrée d'un restaurant : elle contenait des tortues...vivantes. Bon, nous avions l'habitude de voir des animaux provisoirement en vie à l'entrée des restaurants, et il nous était même arrivé de choisir une volaille, mais là... Bien que n'ayant jamais eu une petite tortue dans ma chambre d'enfant, ni piqué des feuilles de salade pour la nourrir, je restais dubitatif devant ces bestioles qui ne me semblaient guère appétissantes. On essaie? me proposa l'ami. Sur ce, le patron nous aborda, et nous lui expliquâmes que nous voulions goûter ce symbole de longévité. Lorsque nous lui demandâmes le prix, il s'empara de la tortue - d'une bonne taille - que nous lui avions désignée et la pesa avant de nous indiquer une somme qui nous agréa, malgré tout.
Le patron nous invita à entrer, et nous nous installâmes. Peu après, nous entendîmes du bruit provenant de la cuisine. Nous avions l'impression qu'ils étaient en train de réparer quelque chose. Oh bon sang ! Ces coups de marteau ! Non ! Nous réalisâmes que la tortue passait de vie à trépas. Et ça durait, et ça durait, même qu'on entendait la musique stridente d'une scie, oh la pauvre petite bête ! - On a envoyé à la mort une bête qui ne demandait qu'à vivre ! dis-je - Bah, après tout, les chinois sont réputés " pour manger tout ce qui vole, sauf les avions, et tout ce qui a quatre pattes...excepté les bancs !"
Ce dicton bien connu nous évita de sombrer dans l'anthropomorphisme. Mais, tout de même, c'était bien long, et ce vacarme dans la cuisine ne laissait pas de nous inquieter.
Une vingtaine de minutes plus tard, le patron et un employé déposèrent le premier plat sur notre table. Je n'ai pas souvenir d'avoir calé sur cette viande excellement cuisinée. Tandis que nous dînions, l'employé revint avec une grande soupière. Lorsqu'il la posa à côté de nous, quelque chose cogna à l'intérieur. Voyons si la soupe à la tortue est bonne, dit l'ami. Il souleva le couvercle...horreur ! il y avait la carapace dans la soupière ! - On dirait un casque allemand ! m'exclamai-je. - Tu veux goûter? L'ami s'empara de la louche, remua la soupe, mais cette preuve de la mort de la tortue me coupa l'envie. Et puis l'aspect du liquide n'incitait pas à tendre son assiette.
Lorsque nous quittâmes le restaurant, nous fîmes le serment de ne jamais plus attenter à la vie d'une tortue.
Un voyage culinaire
La cuisine chinoise est une des meilleures du monde. Lu Wenfu, dans son remarquable et délicieux roman " Vie et passion d'un gastronome Chinois ", signale avec fair-play qu'elle est aussi admirable que la française
Pour expérimenter la qualité, l'inventivité, l'authenticité de la cuisine chinoise, il faut se rendre en Chine. A Paris, si on se contente des restaurants de Belleville ou du XIII ième arrondissement, on ne fera que l'effleurer, et encore ! ou alors mettre le prix ! ( essayez " Vong ", dans le quartier des Halles...un bonheur !).
Je me souviens d'un repas dans un grand hôtel de Kumming, capitale du Yunnan. Le plat principal fut un poulet au jambon du Yunnan. Ma première réaction fut de demander à l'ami s'il avait son appareil photographique à portée de main car c'était d'abord un régal pour les yeux. Oui, le premier plaisir, dans la cuisine chinoise, c'est le plaisir des yeux. Et nous l'avons constaté jusqu'aux restaurants les moins huppés.
Le marché de Canton est un voyage en soi, et il illustre bien le dicton chinois cité plus haut. Nous avons vu toutes sortes d'animaux en vente, quelquefois nous avions du mal à leur donner un nom, et beaucoup de mal aussi pour éviter, une nouvelle fois, de tomber dans l'anthropomorphisme. Ainsi, nous avons vu, dans une cage, un petit mammifère qui ressemblait à un raton laveur. Un type s'informa du prix, parut marchander, puis s'accorda avec le vendeur. Ils eurent d'énormes difficultés ensuite à le sortir de sa cage pour le jeter dans un sac de jute. La bête terrorisée urina, montra ses dents, sortit ses griffes. Au bout d'une minute l'affaire était pliée, et le raton laveur? s'en alla vers sa destinée culinaire. Au marché de Canton, les chiens étaient bien entendu présents, mais il ne faut pas s'imaginer des chihuahuas, des caniches, ou des yorkshires, non, ce sont des chiens de taille moyenne dont nous n'avons jamais vu leur gueule puisqu'ils reposaient déjà cuits sur les étals, la peau caramélisée, laquée - et sans tête. Une vision obscène ! Et nous avons aussi vu des chats en cage...bon appétit ! Après tout, les produis frais sont la base d'une bonne cuisine !
A Canton, nous nous sommes rendus dans un fameux restaurant de serpents, ouvert depuis 1860(?) A l'entrée, de grands vivariums dans lesquels une multitude de serpents se rampaient les uns sur les autres. Il y en avait de toutes les tailles ! Encore une fois, nous étions assurés de la fraîcheur des produits ! Nous montâmes à l'étage, et, une fois assis, on nous remit un menu en anglais - ce qui prouve la réputation du lieu. A notre grande stupéfaction, la carte offrait le choix entre 120 façons d'accommoder les reptiles ! Le seul souvenir qu'il me reste de cette expérience, c'est l'incomparable finesse de la chair.
Sur le Mont Emei, nous avons dormi dans les monastères. Nous attendions donc le bon vouloir du moine cuisinier quant à la nature du plat : il fallait manger comme tout le monde ; en général, c'était une soupe. Si on n'aime pas la soupe, il faut éviter de voyager en Asie. La soupe chinoise, qui se décline de différentes manières, fut toujours un régal pour moi. A Kumming, je me souviens qu'un soir, dans la rue et le froid, assis sur un tabouret presque à ras du sol, je me régalai tant que je repris un deuxième bol : une soupe avec des gros raviolis fait main ! L'après midi de cette journée là, nous étions passés dans une rue où l'on vit des gens les préparer un par un, minitieusement. Restons à Kumming. Quand nous sommes arrivés nous avons échangé quelques mots avec un voyageur Allemand qui en repartait et qui nous conseillait de ne pas y séjourner. Ville pas très interessante, une allure occidentale avec ses avenues bordées d'immeubles modernes, nous assura-t-il. Ce n'est pas par esprit de contradiction que nous sommes restés trois ou quatre jours, mais simplement parce nous ne sommes pas contentés d'arpenter les grands axes. Oui, il suffisait de faire un pas de côté pour être vraiment dans une Chine immuable avec ses maisons de thé et ses restaurants qui nous enchantèrent.
Je me demande si ce n'est pas dans la ville de Guillin où nous sommes sortis en quatrième vitesse d'un restaurant. La patronne nous avait apporté le menu...en chinois. Nous lui fîmes comprendre qu'on voulait voir la cuisine et choisir quelque chose ( bien entendu, elle ne parlait pas anglais, comme se fut le cas la plupart du temps avec les restaurateurs, mais je précise que nous avons toujours eu affaire à des gens aimables ). Au milieu de la cuisine, il y avait une immense table, ou plutôt un châlit recouvert de verdure, sur laquelle étaient disposés tous les produits nécessaires pour la composition des plats. Près des légumes, deux cadavres. Deux cadavres de chiens, exactement comme ceux qu'on avait vu sur le marché de Canton. Oh nom de nom ! Nous avons blêmi, et, stupidement, nous nous sommes carapatés en disant chiéchié, merci en chinois, mais je crois surtout que la dame a du se perdre en conjectures sur l'attitude bizarre de certains touristes occidentaux.
Pourtant, nous avons fini par manger du chien...sans le vouloir. C'était sur un bateau qui descendait la rivière de Wencheng (?) à Canton. Le matin, pour le petit déjeuner, un tour à la cafétéria - n'imaginez pas un paquebot ! Bon, on s'installe, un gars vient nous voir, on lui fait comprendre qu'on veut manger, le gars semble embêté, on insiste, et, quelques minutes plus tard, il nous apporte nos deux plats. De la viande, des légumes, cuisiné en sauce. C'est excellent ! Mais la texture de la viande nous intrigue, c'est quoi? Du poulet, non, du lapin, non plus, en tout cas pas du serpent ni du boeuf... des Chinois nous regardent manger en souriant. Là, pas besoin de nous faire un dessin : nous étions en train de manger du chien ! Franchement, nous avons fini nos plats sans états d'âme. La viande de chien est une viande roborative, recommandée durant la saison froide. Après tout, seriez vous capable de manger un steak après avoir vu la vache mourir dans un abattoir?
Ce n'est qu'en arrivant à Chengdu, capitale du Sichuan, l'état le plus peuplé de la Chine, qu'on s'est dit : enfin, nous sommes en Chine ! La foule ! Ces peletons de cyclistes ! D'ailleurs, je suis sûr que le nombre de cyclistes a dû se réduire depuis lors, ainsi que la partie de la chaussée qui leur était réservée. J'évoque Chengdu parce qu'il y a une image qui vient de surgir de ma mémoire. Le soir, dans un restaurant. Non loin de nous, une table ronde où une demi-douzaine de Chinois semblait se régaler d'un plantureux repas. Entre les plats, un se levait et criait, en brandissant son verre d'alcool : kampaï !. Quant à nous, après avoir passé commande, nous patientâmes quelques minutes, puis on nous apporta tous nos plats en un seul service. Mais ce ne fut pas terminé pour autant. Je vis arriver une serveuse, derrière l'ami, muni d'un bambou qu'elle brandissait un gourdin.
- Fais gaffe, plaisantai-je. Elle va te frapper ma parole ! - Hein? Quoi? La serveuse s'empara d'un plat oblong, vide. Elle enleva un bouchon qui fermait le bambou et versa des champignons fumants et odorants. Ils avaient cuit à l'intérieur, et ils étaient fort goûteux !
Non content de me souvenir de la gentillesse des Chinois, je pense toujours à leur merveilleuse cuisine. Nous avons découvert que l'acte de manger sollicite, interpelle tous les sens ; même les matins, durant les petits-déjeuners, en ne se nourrissant que de mets simples comme les petits pains farcis, cuits à la vapeur.
Bon, il est temps que j'aille faire mes courses chez les frères Tang ! Je me suis ouvert l'appétit !
ps : j'oublie quelque chose ! Je n'ai jamais vu ni mangé du riz cantonnais en Chine !
Je ne me souviens plus du nom de la ville, mais je peux affirmer que c'était sur l'île d'Hainan. En fait, cela ne pouvait être qu'en Chine, ailleurs Brigitte Bardot nous aurait poursuivi, clopin, clopan, en brandissant sa béquille et en nous insultant avec sa douce voix de poissarde endiablée. Avec le recul, nous nous sommes souvent dit qu'on aurait peut être pu s'abstenir, et que Brigitte Bardot n'aurait eu alors aucune raison de nous maudire. Oui, nous n'aurions pas du nous en prendre à cette pauvre tortue.
Au cours d'un voyage de six semaines en Chine, avec un ami, j'ai visité l'île d'Hainan pendant dix jours. Et tous les soirs, comme sur le continent, nous nous sommes mis en quête d'un restaurant apte à surprendre nos papilles. Ainsi, dans cette ville dont je ne me souviens plus du nom, nous fûmes intrigués par une caisse disposée à l'entrée d'un restaurant : elle contenait des tortues...vivantes. Bon, nous avions l'habitude de voir des animaux provisoirement en vie à l'entrée des restaurants, et il nous était même arrivé de choisir une volaille, mais là... Bien que n'ayant jamais eu une petite tortue dans ma chambre d'enfant, ni piqué des feuilles de salade pour la nourrir, je restais dubitatif devant ces bestioles qui ne me semblaient guère appétissantes. On essaie? me proposa l'ami. Sur ce, le patron nous aborda, et nous lui expliquâmes que nous voulions goûter ce symbole de longévité. Lorsque nous lui demandâmes le prix, il s'empara de la tortue - d'une bonne taille - que nous lui avions désignée et la pesa avant de nous indiquer une somme qui nous agréa, malgré tout.
Le patron nous invita à entrer, et nous nous installâmes. Peu après, nous entendîmes du bruit provenant de la cuisine. Nous avions l'impression qu'ils étaient en train de réparer quelque chose. Oh bon sang ! Ces coups de marteau ! Non ! Nous réalisâmes que la tortue passait de vie à trépas. Et ça durait, et ça durait, même qu'on entendait la musique stridente d'une scie, oh la pauvre petite bête ! - On a envoyé à la mort une bête qui ne demandait qu'à vivre ! dis-je - Bah, après tout, les chinois sont réputés " pour manger tout ce qui vole, sauf les avions, et tout ce qui a quatre pattes...excepté les bancs !"
Ce dicton bien connu nous évita de sombrer dans l'anthropomorphisme. Mais, tout de même, c'était bien long, et ce vacarme dans la cuisine ne laissait pas de nous inquieter.
Une vingtaine de minutes plus tard, le patron et un employé déposèrent le premier plat sur notre table. Je n'ai pas souvenir d'avoir calé sur cette viande excellement cuisinée. Tandis que nous dînions, l'employé revint avec une grande soupière. Lorsqu'il la posa à côté de nous, quelque chose cogna à l'intérieur. Voyons si la soupe à la tortue est bonne, dit l'ami. Il souleva le couvercle...horreur ! il y avait la carapace dans la soupière ! - On dirait un casque allemand ! m'exclamai-je. - Tu veux goûter? L'ami s'empara de la louche, remua la soupe, mais cette preuve de la mort de la tortue me coupa l'envie. Et puis l'aspect du liquide n'incitait pas à tendre son assiette.
Lorsque nous quittâmes le restaurant, nous fîmes le serment de ne jamais plus attenter à la vie d'une tortue.
Un voyage culinaire
La cuisine chinoise est une des meilleures du monde. Lu Wenfu, dans son remarquable et délicieux roman " Vie et passion d'un gastronome Chinois ", signale avec fair-play qu'elle est aussi admirable que la française
Pour expérimenter la qualité, l'inventivité, l'authenticité de la cuisine chinoise, il faut se rendre en Chine. A Paris, si on se contente des restaurants de Belleville ou du XIII ième arrondissement, on ne fera que l'effleurer, et encore ! ou alors mettre le prix ! ( essayez " Vong ", dans le quartier des Halles...un bonheur !).
Je me souviens d'un repas dans un grand hôtel de Kumming, capitale du Yunnan. Le plat principal fut un poulet au jambon du Yunnan. Ma première réaction fut de demander à l'ami s'il avait son appareil photographique à portée de main car c'était d'abord un régal pour les yeux. Oui, le premier plaisir, dans la cuisine chinoise, c'est le plaisir des yeux. Et nous l'avons constaté jusqu'aux restaurants les moins huppés.
Le marché de Canton est un voyage en soi, et il illustre bien le dicton chinois cité plus haut. Nous avons vu toutes sortes d'animaux en vente, quelquefois nous avions du mal à leur donner un nom, et beaucoup de mal aussi pour éviter, une nouvelle fois, de tomber dans l'anthropomorphisme. Ainsi, nous avons vu, dans une cage, un petit mammifère qui ressemblait à un raton laveur. Un type s'informa du prix, parut marchander, puis s'accorda avec le vendeur. Ils eurent d'énormes difficultés ensuite à le sortir de sa cage pour le jeter dans un sac de jute. La bête terrorisée urina, montra ses dents, sortit ses griffes. Au bout d'une minute l'affaire était pliée, et le raton laveur? s'en alla vers sa destinée culinaire. Au marché de Canton, les chiens étaient bien entendu présents, mais il ne faut pas s'imaginer des chihuahuas, des caniches, ou des yorkshires, non, ce sont des chiens de taille moyenne dont nous n'avons jamais vu leur gueule puisqu'ils reposaient déjà cuits sur les étals, la peau caramélisée, laquée - et sans tête. Une vision obscène ! Et nous avons aussi vu des chats en cage...bon appétit ! Après tout, les produis frais sont la base d'une bonne cuisine !
A Canton, nous nous sommes rendus dans un fameux restaurant de serpents, ouvert depuis 1860(?) A l'entrée, de grands vivariums dans lesquels une multitude de serpents se rampaient les uns sur les autres. Il y en avait de toutes les tailles ! Encore une fois, nous étions assurés de la fraîcheur des produits ! Nous montâmes à l'étage, et, une fois assis, on nous remit un menu en anglais - ce qui prouve la réputation du lieu. A notre grande stupéfaction, la carte offrait le choix entre 120 façons d'accommoder les reptiles ! Le seul souvenir qu'il me reste de cette expérience, c'est l'incomparable finesse de la chair.
Sur le Mont Emei, nous avons dormi dans les monastères. Nous attendions donc le bon vouloir du moine cuisinier quant à la nature du plat : il fallait manger comme tout le monde ; en général, c'était une soupe. Si on n'aime pas la soupe, il faut éviter de voyager en Asie. La soupe chinoise, qui se décline de différentes manières, fut toujours un régal pour moi. A Kumming, je me souviens qu'un soir, dans la rue et le froid, assis sur un tabouret presque à ras du sol, je me régalai tant que je repris un deuxième bol : une soupe avec des gros raviolis fait main ! L'après midi de cette journée là, nous étions passés dans une rue où l'on vit des gens les préparer un par un, minitieusement. Restons à Kumming. Quand nous sommes arrivés nous avons échangé quelques mots avec un voyageur Allemand qui en repartait et qui nous conseillait de ne pas y séjourner. Ville pas très interessante, une allure occidentale avec ses avenues bordées d'immeubles modernes, nous assura-t-il. Ce n'est pas par esprit de contradiction que nous sommes restés trois ou quatre jours, mais simplement parce nous ne sommes pas contentés d'arpenter les grands axes. Oui, il suffisait de faire un pas de côté pour être vraiment dans une Chine immuable avec ses maisons de thé et ses restaurants qui nous enchantèrent.
Je me demande si ce n'est pas dans la ville de Guillin où nous sommes sortis en quatrième vitesse d'un restaurant. La patronne nous avait apporté le menu...en chinois. Nous lui fîmes comprendre qu'on voulait voir la cuisine et choisir quelque chose ( bien entendu, elle ne parlait pas anglais, comme se fut le cas la plupart du temps avec les restaurateurs, mais je précise que nous avons toujours eu affaire à des gens aimables ). Au milieu de la cuisine, il y avait une immense table, ou plutôt un châlit recouvert de verdure, sur laquelle étaient disposés tous les produits nécessaires pour la composition des plats. Près des légumes, deux cadavres. Deux cadavres de chiens, exactement comme ceux qu'on avait vu sur le marché de Canton. Oh nom de nom ! Nous avons blêmi, et, stupidement, nous nous sommes carapatés en disant chiéchié, merci en chinois, mais je crois surtout que la dame a du se perdre en conjectures sur l'attitude bizarre de certains touristes occidentaux.
Pourtant, nous avons fini par manger du chien...sans le vouloir. C'était sur un bateau qui descendait la rivière de Wencheng (?) à Canton. Le matin, pour le petit déjeuner, un tour à la cafétéria - n'imaginez pas un paquebot ! Bon, on s'installe, un gars vient nous voir, on lui fait comprendre qu'on veut manger, le gars semble embêté, on insiste, et, quelques minutes plus tard, il nous apporte nos deux plats. De la viande, des légumes, cuisiné en sauce. C'est excellent ! Mais la texture de la viande nous intrigue, c'est quoi? Du poulet, non, du lapin, non plus, en tout cas pas du serpent ni du boeuf... des Chinois nous regardent manger en souriant. Là, pas besoin de nous faire un dessin : nous étions en train de manger du chien ! Franchement, nous avons fini nos plats sans états d'âme. La viande de chien est une viande roborative, recommandée durant la saison froide. Après tout, seriez vous capable de manger un steak après avoir vu la vache mourir dans un abattoir?
Ce n'est qu'en arrivant à Chengdu, capitale du Sichuan, l'état le plus peuplé de la Chine, qu'on s'est dit : enfin, nous sommes en Chine ! La foule ! Ces peletons de cyclistes ! D'ailleurs, je suis sûr que le nombre de cyclistes a dû se réduire depuis lors, ainsi que la partie de la chaussée qui leur était réservée. J'évoque Chengdu parce qu'il y a une image qui vient de surgir de ma mémoire. Le soir, dans un restaurant. Non loin de nous, une table ronde où une demi-douzaine de Chinois semblait se régaler d'un plantureux repas. Entre les plats, un se levait et criait, en brandissant son verre d'alcool : kampaï !. Quant à nous, après avoir passé commande, nous patientâmes quelques minutes, puis on nous apporta tous nos plats en un seul service. Mais ce ne fut pas terminé pour autant. Je vis arriver une serveuse, derrière l'ami, muni d'un bambou qu'elle brandissait un gourdin.
- Fais gaffe, plaisantai-je. Elle va te frapper ma parole ! - Hein? Quoi? La serveuse s'empara d'un plat oblong, vide. Elle enleva un bouchon qui fermait le bambou et versa des champignons fumants et odorants. Ils avaient cuit à l'intérieur, et ils étaient fort goûteux !
Non content de me souvenir de la gentillesse des Chinois, je pense toujours à leur merveilleuse cuisine. Nous avons découvert que l'acte de manger sollicite, interpelle tous les sens ; même les matins, durant les petits-déjeuners, en ne se nourrissant que de mets simples comme les petits pains farcis, cuits à la vapeur.
Bon, il est temps que j'aille faire mes courses chez les frères Tang ! Je me suis ouvert l'appétit !
ps : j'oublie quelque chose ! Je n'ai jamais vu ni mangé du riz cantonnais en Chine !
Je poste ce sujet car je suis actuellement en chine, une petite ville méconnue de 700000 habitants Laioyang dans la province du Liaoning, je voyage de temps en temps en chine depuis 5 ans pour le boulot, bien souvent dans des villes méconnues, bien loin de Beijing et Shangai. Et en fait je suis impressionné par le développement Chinois, j'imagine que je n'apprends rien à personne car on se fait rabâcher en permanence sur l'insolente explosion de l'économie chinoise, mais en fait je pense que nous n'avons aucune idée de la puissance de l'économie Chinoise, ce qui me marque c'est comme ce développement s'applique à l'ensemble du pays, en venant à Liaoyang j'ai longé la ligne de train rapide qui va être mise en service en 2011, voie reliant Harbin ( ce nom ne dit peu être pas grand chose à la plupart mais c'est une ville de 10 millions d'habitants) à Dalian, une ligne sortie de nul part au milieu d'une nature peu généreuse. Je pensais également à cette explosion de l'économie en rentrant hier par une magnifique autoroute 4 voies lors de mon retour de Shenyang, en fait à chaque voyage j'ai beau être dans des lieux reculés je retrouve toujours cette volonté de développement, de choses bien pensées avec une vision à long terme. Je passerai les edifices les grattes ciels, les demonstrations d'architecture comme le batiment de la pudong bank a coté de la gare nord de shenyang, si cela était uniquement a Shenyang, mais toutes les villes chinoises sont comme cela, Shangai elle est indescriptible on a l'impression d'être en 2050. Mon travail m'emene souvent dans des pays en voie de devellopement, Bresil, Inde, europe de l'est, ou bien dans des pays avec une economie stable, mais ce que je retrouve ici il n'y a pas un pays qui devellope autant ses infrastructures et qui met autant de piliers en place pour le futur. En fait la chine me donne l'impression d'avoir des infrastructures à l'européenne, une économie à l'américaine, et une vision et façon de penser à long terme à la japonaise, cela avec une population de la taille indienne, je laisse imaginer comment leur niveau sera dans 20 ans, en fait non, je pense que ce n'est même pas possible d'imaginer et que personne n'a une idée........
Chers amis voyageurs,
Je dois me rendre à Wuhan pour participer au 8ème festival de musique chinois qui a lieu à la fin octobre. vu les tarifs proposés par ma chorale, trop chers pour moi, je vais essayer de faire ça si possible moins cher de mon côté.
Quels sont les prix pour un vol intérieur Pékin-Wuhan (aller-retour)? quelles compagnies? Y-a-t-il des trains de nuit? (aucune idée du nombre d'heures mais il me semble qu'il y en a pas mal!) Le prix?
Merci beaucoup,
Zineb
Quels sont les prix pour un vol intérieur Pékin-Wuhan (aller-retour)? quelles compagnies? Y-a-t-il des trains de nuit? (aucune idée du nombre d'heures mais il me semble qu'il y en a pas mal!) Le prix?
Merci beaucoup,
Zineb
Bonjour à tous,
Je cherche à découvrir un maximum de choses de la culture chinoise en trois semaines (c'est court, je sais! mais parlez-en à mon boss! ;) ).
je voudrai idéalement découvrir le Shishuan et Yunnan, + Pekin ou Hong Kong. Est-ce possible en trois semaines? Quel itinéraire me conseillez-vous?
Est-ce possible de prendre des vols internes (à prix raisonnable)?
Merci par avance pour votre aide.
Audrey
Je cherche à découvrir un maximum de choses de la culture chinoise en trois semaines (c'est court, je sais! mais parlez-en à mon boss! ;) ).
je voudrai idéalement découvrir le Shishuan et Yunnan, + Pekin ou Hong Kong. Est-ce possible en trois semaines? Quel itinéraire me conseillez-vous?
Est-ce possible de prendre des vols internes (à prix raisonnable)?
Merci par avance pour votre aide.
Audrey
Bonjour,
Penser vous qu il est realisable de faire Hong kong Hanoi en 8 jours sans prendre l'avion, comment ?
Merci
Penser vous qu il est realisable de faire Hong kong Hanoi en 8 jours sans prendre l'avion, comment ?
Merci
Je viens juste de passer quelques jours a Beijing, mes tous premiers jours en Chine, et je suis tres impressione! Je n' ai pas vu grand-chose, car j' y etais pour affaires, mais l' avantage c' est que j' ai ete pris en charge par mes relations chinoises et ca a ete super! Superbement bien mange (et pas cher je crois), la qualite de la nourriture tres au-dessus des meilleurs restaus chinois que j' ai essayes ailleurs. Ce que j' ai vu de la ville: le moderne domine et ca construit de partout, a une echelle, ca laisse reveur! Pas loin du China Trade Centre ils sont en train de construire une espece de Tour Eiffel, pour l' instant il n' y a que les armatures d' acier et ca n' a pas encore atteint la hauteur finale, mais ca doit facilement etre 3 ou 4 fois la taille de la Tour Eiffel! Moi qui n' aime pas trop l' architecture moderne, ca m' a ebahi! A part ca, les rues plus propres et moins encombrees de traffic que je ne pensais. Grandes absentes: les bicyclettes, ou sont-elles passees?????
Les gens: vraiment tres sympas, et quel plaisir a bavarder avec eux! J' ai termine une soiree vers Sonlitun (?). Les quelques bars sur la rue Sonlitun meme, des shows chansons/danses mediocres. Mais je me suis retrouve dans un bar/disco quelque part dans les contre-allees (je pourrai certainement retrouver l' endroit), c' etait genial! Excellente musique, moi qui n' aime pas la trance a priori j' ai adore. Faut dire que la sono etait d' une qualite simplement superbe. Frequentation, sympa, plutot 20-30 ans, melange Chinois/etrangers. J' y retournerai! Si qqn veut l' adresse, je ferai peut-etre un petit geste, hahaha!
Je n' ai pas beaucoup dormi a Beijing!
Les gens: vraiment tres sympas, et quel plaisir a bavarder avec eux! J' ai termine une soiree vers Sonlitun (?). Les quelques bars sur la rue Sonlitun meme, des shows chansons/danses mediocres. Mais je me suis retrouve dans un bar/disco quelque part dans les contre-allees (je pourrai certainement retrouver l' endroit), c' etait genial! Excellente musique, moi qui n' aime pas la trance a priori j' ai adore. Faut dire que la sono etait d' une qualite simplement superbe. Frequentation, sympa, plutot 20-30 ans, melange Chinois/etrangers. J' y retournerai! Si qqn veut l' adresse, je ferai peut-etre un petit geste, hahaha!
Je n' ai pas beaucoup dormi a Beijing!
Partie ce matin de Lijiang à 11h 30 en bus public, arrêt à Jianchuan pour prendre directement un autre vieux mini-van (une chinoise m'a aidé à trouver dans lequel je devais monter) et arrivée à environ 3 heures à Shaxi.
Mon voyage a duré 3 h 30.
Alors là ! LE coup de coeur j'ai tout simplement adoré le village de Shaxi
"Vous connaissez forcément la route de la soie, mais avez vous entendu parler de la route du thé et des chevaux ? Shaxi était un carrefour important de cette route sous la dynastie Tang. (618-907).Le thé du Yunnan était échangé contre les chevaux tibétains destinés à aider à la lutte contre les invasions du nord."
On dirait que ce village n'a pas bougé depuis ce temps là... qu'il est resté figé tel quel ... tout du moins sa place centrale. Petite ville médiévale pavée et pietonne et surtout très calme et paisible par rapport à Lijiang. Pas de groupes de touristes Chinois mais là j'ai vu 2 ou 3 touristes occidentaux et aussi un groupe de Français je crois car je les ai entendu parler... mais je me suis éloignée d'eux... Ce qui est bizarre ici, je trouve plus de panneaux écrits en anglais par rapport à Dali ou Lijiang, lieux beaucoup plus fréquentés par les touristes, surtout les pancartes des restaurants.
J'ai lu ça dans internet et j'ai beaucoup aimé la traduction en français : "Une fille célibataire peignes toujours ses cheveux en queue de cochon une, à égalité avec un string rouge à son extrémité, puis se enroule sur sa tête. En général, les filles aiment se habiller comme de belles fleurs de camélia lors d'occasions spéciales, et il est donc guère surprenant qu'ils sont appelés non pas comme "miss" ou "jeune femme", mais comme "jin hua" ou "fleur d'or" .... "
cf. site : cliquez ici pour voir le site J'ai fait rouler ma valise sur les pavés, mon hôtel, réservé par booking, n'était pas bien loin. Super hôtel là encore, un peu plus cher que les autres (218 yuans : 33 euros). Je n'ai réservé sur le site qu'une nuit. La femme m'a dit que c'était plus cher sur internet. Je pourrai demander demain au patron une réduction. Je pense rester 3 nuits. La petite terrasse devant ma chambre où je m'installe avec mon ordinateur

La rue principale
SHAXI a su conserver une atmosphère de far-west chinois... j'adore ! C'est un village peuplé à 90% par l'ethnie Bai. Il a été rénové par un fond de sauvegarde du patrimoine américain. Les possibilités de randonnées autour de Shaxi sont nombreuses.
Je pose mes affaires et je pars marcher dans le village afin déjà de commencer à m'imprégner de la vie locale. Mais d'abord j'ai faim .. il est 3 h 30 je vais aller manger. La jeune femme de l'hôtel m'indique un restaurant "western" vers la place principale. C'est le Old Tree Café, juste à côté d'un très vieil arbre et à côté du temple Xingjiao.
J'ai mangé à la terrasse au soleil des spaghettis à la bolognaise .... pas très local ! voilà le temple Xingjiao sur la place Sideng juste à côté où j'ai mangé. Je vais aller le visiter.

Je franchis l'entrée du temple gratuit, pour une fois..Ce temple bouddhiste nommé "Xingjia" a été construit en 1415 sous les Ming. Je pénètre dans une cour .. je suis la seule visiteuse.
J'entre ensuite dans un second hall... J'observe les poutres et le plafonds sculptée
Une seconde cour avec des arbres très anciens et un dernier pavillon contenant 5 bouddhas différents.


Sur la place centrale de Shaxi où les caravanes arrivaient, se croisaient et commerçaient. Il y avait un monde fou qui animait la place.. et cela c'est terminé il y a seulement une cinquantaine d'années.

C'est un ancien théâtre Bai. Des pièces y étaient données ainsi que de la musique
les bars du village






On dirait que ce village n'a pas bougé depuis ce temps là... qu'il est resté figé tel quel ... tout du moins sa place centrale. Petite ville médiévale pavée et pietonne et surtout très calme et paisible par rapport à Lijiang. Pas de groupes de touristes Chinois mais là j'ai vu 2 ou 3 touristes occidentaux et aussi un groupe de Français je crois car je les ai entendu parler... mais je me suis éloignée d'eux... Ce qui est bizarre ici, je trouve plus de panneaux écrits en anglais par rapport à Dali ou Lijiang, lieux beaucoup plus fréquentés par les touristes, surtout les pancartes des restaurants.
J'ai lu ça dans internet et j'ai beaucoup aimé la traduction en français : "Une fille célibataire peignes toujours ses cheveux en queue de cochon une, à égalité avec un string rouge à son extrémité, puis se enroule sur sa tête. En général, les filles aiment se habiller comme de belles fleurs de camélia lors d'occasions spéciales, et il est donc guère surprenant qu'ils sont appelés non pas comme "miss" ou "jeune femme", mais comme "jin hua" ou "fleur d'or" .... "
cf. site : cliquez ici pour voir le site J'ai fait rouler ma valise sur les pavés, mon hôtel, réservé par booking, n'était pas bien loin. Super hôtel là encore, un peu plus cher que les autres (218 yuans : 33 euros). Je n'ai réservé sur le site qu'une nuit. La femme m'a dit que c'était plus cher sur internet. Je pourrai demander demain au patron une réduction. Je pense rester 3 nuits. La petite terrasse devant ma chambre où je m'installe avec mon ordinateur

La rue principale

SHAXI a su conserver une atmosphère de far-west chinois... j'adore ! C'est un village peuplé à 90% par l'ethnie Bai. Il a été rénové par un fond de sauvegarde du patrimoine américain. Les possibilités de randonnées autour de Shaxi sont nombreuses.

Je pose mes affaires et je pars marcher dans le village afin déjà de commencer à m'imprégner de la vie locale. Mais d'abord j'ai faim .. il est 3 h 30 je vais aller manger. La jeune femme de l'hôtel m'indique un restaurant "western" vers la place principale. C'est le Old Tree Café, juste à côté d'un très vieil arbre et à côté du temple Xingjiao.

J'ai mangé à la terrasse au soleil des spaghettis à la bolognaise .... pas très local ! voilà le temple Xingjiao sur la place Sideng juste à côté où j'ai mangé. Je vais aller le visiter.

Je franchis l'entrée du temple gratuit, pour une fois..Ce temple bouddhiste nommé "Xingjia" a été construit en 1415 sous les Ming. Je pénètre dans une cour .. je suis la seule visiteuse.

J'entre ensuite dans un second hall... J'observe les poutres et le plafonds sculptée

Une seconde cour avec des arbres très anciens et un dernier pavillon contenant 5 bouddhas différents.


Sur la place centrale de Shaxi où les caravanes arrivaient, se croisaient et commerçaient. Il y avait un monde fou qui animait la place.. et cela c'est terminé il y a seulement une cinquantaine d'années.


C'est un ancien théâtre Bai. Des pièces y étaient données ainsi que de la musique

les bars du village







Province du Gansu, Chine, mois de mai 2004
La semaine du Premier Mai, une des trois "golden weeks" chinoises est toujours l'occasion pour les mordus de voyage de s'évader de leur métro boulot dodo quotidien. En 2004, c'est sur la province du Gansu que j'ai jeté mon dévolu. Un nom mythique, Dunhuang, petit point noir sur la plupart des cartes, facilement repérable au milieu d'étendues désertiques m'attirait tout particulièrement. C'était une de ces destinations qui me faisait fantasmer, sans trop savoir pourquoi.
Le 30 avril au soir, donc, je prenais l'avion pour Lanzhou, capitale de la province. Absolument impossible de trouver un taxi pour m'emmener à l'aéroport ce soir-là, j'ai donc du trouver un bus en catastrophe, pour arriver in extremis à l'aéroport de Hongqiao une heure plus tard. C'est énorme en partant de la Place du Peuple! Une fois sur place, je me suis rendu compte que j'étais en veine puisque mon avion n'aurait a priori qu'une heure de retard. C'est peu pour un jour de départ en vacances. De l'autre aéroport de Shanghai, à l'autre bout du territoire municipal, une amie en partance pour la Malaysie me téléphone pour passer le temps, ayant elle six heures de retard à occuper. Pas très sympa de ma part de l'avoir ainsi narguée avec la quasi-ponctualité de mon vol...
Nous nous sommes donc posés à Lanzhou vers minuit, ayant un autre avion à attraper le lendemain aux aurores pour Dunhuang. Où passer la nuit? Nous nous concertons avec mon amie: sur les sièges de l'aéroport ou dans un hôtel? Ca doit bien se trouver un hôtel dans le coin. Oui effectivement, un sinistre bâtiment se trouvait bien à cinq minutes à pieds du terminal, et c'est dans une pénombre quasi absolue que nous nous sommes frayés un chemin vers l'hôtel. Un établissement dans le plus pur style chinois traditionnel... c'est-à-dire avec un immense hall, un personnel peu accueillant et des moquettes à la propreté plus que douteuse. Le tout plus que vraisemblablement géré par l'Etat. Et bien entendu l'indétronable paillasson dans l'ascenseur pour indiquer le jour de la semaine. Cette arrivée tardive m'a permis de percer un des plus épais secrets de la culture chinoise: les paillassons sont remplacés le matin, et non pas sur le coup de minuit, comme l'attestait la présence prolongée du paillasson de la journée qui venait de s'achever. Je suis méchant je sais, mais c'est parce qu'ils avaient refusé de nous octroyer une réduction alors que l'hôtel était probablement vide.
Le lendemain donc, trajet de jour de l'hôtel à l'aéroport. Comme l'endroit est laid! Comme toutes les zones aéroportuaires certes, mais quand on est aux portes de l'Asie Centrale, on ne peut qu'être déçu tant on s'attend à ne découvrir que du merveilleux.
Dans le bus nous amenant du terminal à l'avion, une famille chinoise me presse de questions sur les études à l'étranger, pour le bambin de la famille à qui on promet déjà un avenir doré alors qu'il n'a que sept ou huit ans. Mon intuition ne m'avait pas trompée, ils étaient bien de la région de Shanghai. Mais un peu de patience, d'ici quelques heures je pourrais enfin fréquenter une autre sorte de chinois.
Nous décollons enfin pour survoler une interminable région désertique. Nous sommes là aux marges du désert de Gobi s'étendant à perte de vue vers le nord. Un trajet par voie terrestre aurait été bien plus excitant mais avec une seule semaine de vacances, c'était malheureusement à exclure. C'est donc avec une facilité insultante que nous progressions à pas de géants vers l'ouest, survolant probablement des pistes caravanières enfouies depuis bien longtemps. De temps en temps, nous apercevions la route traversant la province, et pouvions distinguer de rares véhicules, dont les occupants devaient probablement lever les yeux au ciel pour jalouser la rapidité de notre trajet en avion.
La province du Gansu est tout en longueur. La traverser en avion de Lanzhou à Dunhuang prend deux heures. De l'autre côté de la masse continentale, c'est le temps qu'il faudrait pour traverser un bon bout d'Europe. Mais ici, en Asie Centrale (et oui, la région n'a peut-être pas un nom rigolo finissant en -istan, mais nous n'en sommes pas moins en Asie Centrale), c'est le temps qu'il faut pour traverser une province.
Nous atterrissons enfin sur le petit aéroport flambant neuf de Dunhuang. Le temps est nuageux et la température relativement fraîche. On m'aurait menti??? Des nuages dans le désert??? Prenons donc le taxi pour rejoindre le centre-ville et nous perdre enfin dans les vieilles ruelles de Dunhuang la musulmane. Courons vers ses bazars orientaux, ses mosquées, ses bâtisses intemporelles, allons donc enfin respirer l'atmosphère authentique de l'Asie Centrale éternelle. Oui, c'est bien ce qui devait nous attendre, nous ne pouvions pas avoir fait ce long voyage pour rien. Nous étions bien dans une oasis: cultures timides, quelques rangées d'arbre et surtout un désert menaçant de tous les côtés. Puisque nous étions dans une oasis, il devait bien y avoir une vraie ville traditionnelle quelque part non?
Nous sommes donc arrivés en ville. Une ville chinoise! Moderne, bruyante, et ressemblant à toutes les villes chinoises du pays. Aucune construction ancienne, un quadrillage de larges boulevards, des cybercafés, des bureaux, des publicités géantes, des néons, et des voitures. La ville de mes rêves avait en fait disparu depuis belle lurette. On m'aurait menti???
Après avoir pris un hôtel au hasard, on se promène et tombons sur "le" bazar de la ville. Certes, il était un peu moins chinois que les bazars de Chine de l'Est, certes, l'odeur du mouton y était largement plus forte que celle du doufu, certes, les hommes avaient des barbes rigolotes et des calotes blanches sur la tête. Mais quand même! Un bazar proprement organisé dans une large rue piétonne entièrement réaménagée, ça fait quand même... désordre. Apparemment, on est pas allés assez loin à l'Ouest. Il aurait fallu aller au moins jusqu'à Kashgar pour sortir de la Chine éternelle... et omniprésente. On a quand même fini par faire un repas de mouton (ça ne faut pas dire que nous avons suivi un guide armé d'un drapeau et d'un porte voix, au milieu d'un troupeau d'une vingtaine de touristes chinois, non non, c'était à prendre au sens propre du terme, nous avons vraiment mangé du mouton).
Une fois l'estomac rempli, et notre haleine en harmonie avec les senteurs locales, nous continuons à explorer fébrilement le centre-ville dans l'espoir de trouver quelque chose ayant au moins une apparence ancienne. Ou une mosquée, ou n'importe quoi qui nous démontre que l'avion n'avait pas volé dans la mauvaise direction pour nous ramener quelque part en Chine centrale. Ah oui, on a fini par trouver une toute petite mosquée, probablement très récente et sans doute destinée à satisfaire de quelconques quotas religieux. Dunhuang est une ville chinoise, mais on y voit quand même de très nombreux musulmans. Ce ne sont pas des ouighours comme ceux qu'on trouve plus à l'ouest, dans le Xinjiang. Oh il y a sans doute quelques ouighours ou tartares qui trainent parmi la population, mais la plupart de ces musulmans sont des hui, c'est-à-dire des descendants de chinois convertis. Note personnelle: quand ils le veulent vraiment, les chinois sont capables d'avoir de la barbe 🙂
La semaine du Premier Mai, une des trois "golden weeks" chinoises est toujours l'occasion pour les mordus de voyage de s'évader de leur métro boulot dodo quotidien. En 2004, c'est sur la province du Gansu que j'ai jeté mon dévolu. Un nom mythique, Dunhuang, petit point noir sur la plupart des cartes, facilement repérable au milieu d'étendues désertiques m'attirait tout particulièrement. C'était une de ces destinations qui me faisait fantasmer, sans trop savoir pourquoi.
Le 30 avril au soir, donc, je prenais l'avion pour Lanzhou, capitale de la province. Absolument impossible de trouver un taxi pour m'emmener à l'aéroport ce soir-là, j'ai donc du trouver un bus en catastrophe, pour arriver in extremis à l'aéroport de Hongqiao une heure plus tard. C'est énorme en partant de la Place du Peuple! Une fois sur place, je me suis rendu compte que j'étais en veine puisque mon avion n'aurait a priori qu'une heure de retard. C'est peu pour un jour de départ en vacances. De l'autre aéroport de Shanghai, à l'autre bout du territoire municipal, une amie en partance pour la Malaysie me téléphone pour passer le temps, ayant elle six heures de retard à occuper. Pas très sympa de ma part de l'avoir ainsi narguée avec la quasi-ponctualité de mon vol...
Nous nous sommes donc posés à Lanzhou vers minuit, ayant un autre avion à attraper le lendemain aux aurores pour Dunhuang. Où passer la nuit? Nous nous concertons avec mon amie: sur les sièges de l'aéroport ou dans un hôtel? Ca doit bien se trouver un hôtel dans le coin. Oui effectivement, un sinistre bâtiment se trouvait bien à cinq minutes à pieds du terminal, et c'est dans une pénombre quasi absolue que nous nous sommes frayés un chemin vers l'hôtel. Un établissement dans le plus pur style chinois traditionnel... c'est-à-dire avec un immense hall, un personnel peu accueillant et des moquettes à la propreté plus que douteuse. Le tout plus que vraisemblablement géré par l'Etat. Et bien entendu l'indétronable paillasson dans l'ascenseur pour indiquer le jour de la semaine. Cette arrivée tardive m'a permis de percer un des plus épais secrets de la culture chinoise: les paillassons sont remplacés le matin, et non pas sur le coup de minuit, comme l'attestait la présence prolongée du paillasson de la journée qui venait de s'achever. Je suis méchant je sais, mais c'est parce qu'ils avaient refusé de nous octroyer une réduction alors que l'hôtel était probablement vide.
Le lendemain donc, trajet de jour de l'hôtel à l'aéroport. Comme l'endroit est laid! Comme toutes les zones aéroportuaires certes, mais quand on est aux portes de l'Asie Centrale, on ne peut qu'être déçu tant on s'attend à ne découvrir que du merveilleux.
Dans le bus nous amenant du terminal à l'avion, une famille chinoise me presse de questions sur les études à l'étranger, pour le bambin de la famille à qui on promet déjà un avenir doré alors qu'il n'a que sept ou huit ans. Mon intuition ne m'avait pas trompée, ils étaient bien de la région de Shanghai. Mais un peu de patience, d'ici quelques heures je pourrais enfin fréquenter une autre sorte de chinois.
Nous décollons enfin pour survoler une interminable région désertique. Nous sommes là aux marges du désert de Gobi s'étendant à perte de vue vers le nord. Un trajet par voie terrestre aurait été bien plus excitant mais avec une seule semaine de vacances, c'était malheureusement à exclure. C'est donc avec une facilité insultante que nous progressions à pas de géants vers l'ouest, survolant probablement des pistes caravanières enfouies depuis bien longtemps. De temps en temps, nous apercevions la route traversant la province, et pouvions distinguer de rares véhicules, dont les occupants devaient probablement lever les yeux au ciel pour jalouser la rapidité de notre trajet en avion.
La province du Gansu est tout en longueur. La traverser en avion de Lanzhou à Dunhuang prend deux heures. De l'autre côté de la masse continentale, c'est le temps qu'il faudrait pour traverser un bon bout d'Europe. Mais ici, en Asie Centrale (et oui, la région n'a peut-être pas un nom rigolo finissant en -istan, mais nous n'en sommes pas moins en Asie Centrale), c'est le temps qu'il faut pour traverser une province.
Nous atterrissons enfin sur le petit aéroport flambant neuf de Dunhuang. Le temps est nuageux et la température relativement fraîche. On m'aurait menti??? Des nuages dans le désert??? Prenons donc le taxi pour rejoindre le centre-ville et nous perdre enfin dans les vieilles ruelles de Dunhuang la musulmane. Courons vers ses bazars orientaux, ses mosquées, ses bâtisses intemporelles, allons donc enfin respirer l'atmosphère authentique de l'Asie Centrale éternelle. Oui, c'est bien ce qui devait nous attendre, nous ne pouvions pas avoir fait ce long voyage pour rien. Nous étions bien dans une oasis: cultures timides, quelques rangées d'arbre et surtout un désert menaçant de tous les côtés. Puisque nous étions dans une oasis, il devait bien y avoir une vraie ville traditionnelle quelque part non?
Nous sommes donc arrivés en ville. Une ville chinoise! Moderne, bruyante, et ressemblant à toutes les villes chinoises du pays. Aucune construction ancienne, un quadrillage de larges boulevards, des cybercafés, des bureaux, des publicités géantes, des néons, et des voitures. La ville de mes rêves avait en fait disparu depuis belle lurette. On m'aurait menti???
Après avoir pris un hôtel au hasard, on se promène et tombons sur "le" bazar de la ville. Certes, il était un peu moins chinois que les bazars de Chine de l'Est, certes, l'odeur du mouton y était largement plus forte que celle du doufu, certes, les hommes avaient des barbes rigolotes et des calotes blanches sur la tête. Mais quand même! Un bazar proprement organisé dans une large rue piétonne entièrement réaménagée, ça fait quand même... désordre. Apparemment, on est pas allés assez loin à l'Ouest. Il aurait fallu aller au moins jusqu'à Kashgar pour sortir de la Chine éternelle... et omniprésente. On a quand même fini par faire un repas de mouton (ça ne faut pas dire que nous avons suivi un guide armé d'un drapeau et d'un porte voix, au milieu d'un troupeau d'une vingtaine de touristes chinois, non non, c'était à prendre au sens propre du terme, nous avons vraiment mangé du mouton).
Une fois l'estomac rempli, et notre haleine en harmonie avec les senteurs locales, nous continuons à explorer fébrilement le centre-ville dans l'espoir de trouver quelque chose ayant au moins une apparence ancienne. Ou une mosquée, ou n'importe quoi qui nous démontre que l'avion n'avait pas volé dans la mauvaise direction pour nous ramener quelque part en Chine centrale. Ah oui, on a fini par trouver une toute petite mosquée, probablement très récente et sans doute destinée à satisfaire de quelconques quotas religieux. Dunhuang est une ville chinoise, mais on y voit quand même de très nombreux musulmans. Ce ne sont pas des ouighours comme ceux qu'on trouve plus à l'ouest, dans le Xinjiang. Oh il y a sans doute quelques ouighours ou tartares qui trainent parmi la population, mais la plupart de ces musulmans sont des hui, c'est-à-dire des descendants de chinois convertis. Note personnelle: quand ils le veulent vraiment, les chinois sont capables d'avoir de la barbe 🙂
bonjour,
je vais a pekin dans une semaine, je vais bien entendu visiter cette magnifique ville et ses environs mais il reste le soir ! J'aimerai savoir si vous connaissiez des discotheques sympas ? (c'est quoi les tarifs a peu pres d'ailleurs ?) et si jamais vous en connaissez sur guilin je suis également preneur ! merci à tous !!!!
je vais a pekin dans une semaine, je vais bien entendu visiter cette magnifique ville et ses environs mais il reste le soir ! J'aimerai savoir si vous connaissiez des discotheques sympas ? (c'est quoi les tarifs a peu pres d'ailleurs ?) et si jamais vous en connaissez sur guilin je suis également preneur ! merci à tous !!!!
Bonjoir
Nous serons à Chengdu du 22 septembre au 29 septembre. Je voudrais savoir dans quel quartier il faut choisir l'hôtel. Je pense que le mieux est centre ville ou à défaut très proche d'une station de métro. Ou dans la vieille ville si toutefois elle existe car plusieurs messages semblent dire qu'il n'y a pas de vieux quartiers à Chengdu...
Le projet est aussi d'aller à Leshan, la journée suffira-t-elle ou bien devons-nous envisager une nuit vers Leshan?
Le système d'irrigation de Dujiangyuan? Cela vaut-il le déplacement?
Dernière question: j'aime bien me promener dans la campagne chinoise, dans les petits villages pas touristiques, y en a-t-il proches de Chengdu?je pensais prendre un bus (lequel?) et me rendre un peu au hasard dans la campagne. Des infos là-dessus?
Merci de toutes vos suggestions à venir!
Bonjour,
Je suis en train de trier les photos et vidéos de mon récent voyage en Chine, et je les ajouterai dès que ce tri sera terminé.
En attendant, je me pose une question par rapport aux autorisations et interdictions de photographier. J'ai pu voir que de ce côté, la Chine était très libérale, et que les chinois se laissent le plus souvent photographier avec plaisir et avec le sourire.
Toutefois, il y a eu une exception : dans le parc du temple du ciel, un groupe de personnes exposaient des textes écrits en lettres chinoises (photo ci-jointe). Je ne savais bien sûr pas de quoi il s'agissait, et, selon mes bonnes vieilles habitudes, ma curiosité m'a amenée à photographier et à filmer ces oeuvres d'art. La surprise est que, lorsque j'ai pointé mon smartphone en direction de ces textes, pour continuer mon film, 2 femmes m'ont copieusement "engueulé". J'ai alors cessé de filmer et quitté les lieux, mais elles m'ont accompagné sur au moins 500 m, pointant du doigt ma poche où était rangé mon smartphone. Je ne l'ai bien sûr pas sorti, de peur qu'elles me le prennent ou me le détériore. Je ne comprenais pas ce qu'elles voulaient, et comme elles n'arrivaient pas non plus à mon comprendre, elles ont fini par rebrousser chemin.
Maintenant, je me demande de quoi il s'agissait, pourquoi il ne fallait pas que je filme, et qu'est-ce qu'elles me voulaient. Peut-être souhaitaient-elles simplement que je supprime devant elles la séquence vidéo que je venais de prendre.
Voici la vidéo (interrompue) https://www.youtube.com/watch?v=dcQ2_qVLkLA&feature=youtu.be que j'ai uplowdé (en non répertoriée bien sûr) sur Youtube

Je suis en train de trier les photos et vidéos de mon récent voyage en Chine, et je les ajouterai dès que ce tri sera terminé.
En attendant, je me pose une question par rapport aux autorisations et interdictions de photographier. J'ai pu voir que de ce côté, la Chine était très libérale, et que les chinois se laissent le plus souvent photographier avec plaisir et avec le sourire.
Toutefois, il y a eu une exception : dans le parc du temple du ciel, un groupe de personnes exposaient des textes écrits en lettres chinoises (photo ci-jointe). Je ne savais bien sûr pas de quoi il s'agissait, et, selon mes bonnes vieilles habitudes, ma curiosité m'a amenée à photographier et à filmer ces oeuvres d'art. La surprise est que, lorsque j'ai pointé mon smartphone en direction de ces textes, pour continuer mon film, 2 femmes m'ont copieusement "engueulé". J'ai alors cessé de filmer et quitté les lieux, mais elles m'ont accompagné sur au moins 500 m, pointant du doigt ma poche où était rangé mon smartphone. Je ne l'ai bien sûr pas sorti, de peur qu'elles me le prennent ou me le détériore. Je ne comprenais pas ce qu'elles voulaient, et comme elles n'arrivaient pas non plus à mon comprendre, elles ont fini par rebrousser chemin.
Maintenant, je me demande de quoi il s'agissait, pourquoi il ne fallait pas que je filme, et qu'est-ce qu'elles me voulaient. Peut-être souhaitaient-elles simplement que je supprime devant elles la séquence vidéo que je venais de prendre.
Voici la vidéo (interrompue) https://www.youtube.com/watch?v=dcQ2_qVLkLA&feature=youtu.be que j'ai uplowdé (en non répertoriée bien sûr) sur Youtube

Bonjour,
J'ai quelques objets anciens transmis par héritage et je souhaite depuis longtemps connaitre la signification de ces caractères, si quelqu'un a quelques instants à concentrer à cette traduction. Merci beaucoup car j'aimerai lever un peu du mystère de ces objets.
PS : il y a un sceau donc la photo est inversée et sur une autre photo un caractère est sur une étiquette (le prix?) et il y a un caractère sous l'étiquette (sur la porcelaine) je retirerai l'étiquette dés que j'aurai la traduction.
Agathe
J'ai quelques objets anciens transmis par héritage et je souhaite depuis longtemps connaitre la signification de ces caractères, si quelqu'un a quelques instants à concentrer à cette traduction. Merci beaucoup car j'aimerai lever un peu du mystère de ces objets.
PS : il y a un sceau donc la photo est inversée et sur une autre photo un caractère est sur une étiquette (le prix?) et il y a un caractère sous l'étiquette (sur la porcelaine) je retirerai l'étiquette dés que j'aurai la traduction.
Agathe
Bonjour à tout le monde ,
Je suis tout nouveau sur ce forum et j'ai grand besoin de votre aide pour diverses informations et conseils .
Je suis depuis 5 mois en Nouvelle Zélande ( Ile du Sud , Canterburry ) avec un visa working/holiday pour 1 an . J'arrive de 2 mois en Californie et 2 mois au Mexique . Ce nouveau visa me permet de pouvoir visiter et d'en prendre pleins les yeux mais également de pouvoir bosser comme un fous pour me payer mon retour en France , départ fin Février 2015 . Mon projet ( ou rêve ) est le suivant , rentré tranquillement par voie maritime et terrestre à l'aide de ma vieille Peugeot 505 Break ultra robuste . Vous l'avais déjà surement compris , j'ai besoin d'information au sujet des cargos ou ferry pour passagé et voiture . Je ne suis pas arrêter sur les destinations , car aprés avoir récolté toutes les infos pour les visas et laisser passer , j'ai plusieurs possibilités . N.Z - Australie puis Australie ( Darwin au mieux ) - Indonésie ( Java au mieux ) , ou direct N.Z - Indonésie ou N.Z - Chine ( Hong Kong au mieux ) . Et ensuite Tibet - Kazakhstan - Russie - Ukraine - Moldavie - Roumanie - Europe . Arrivée prévu ( au mieux ) avec une surprise pour mes ami(e)s le 21 Juin pour la fête de la musique à Bordeaux . Je n'arrive pas à trouver sur ce forum quelqu'un qui est fait se même trajet . Ou j'ai tout simplement mal chercher . Ou autre mauvaise possibilité , ce n'est tout simplement pas faisable !
Dans l'espoir que l'on ne me prenne pas direct pour un fou . Mais suite à la lecture de certains de vos périples , je suis confiant , je serais loin d'être le plus cinglé !
L'aventure , la vie , faut pas en parler , faut la vivre .
A tout les voyageurs Francophone , grand merci d'avance pour vos aides et conseils .
Hugues ou Confestifs .
Je suis tout nouveau sur ce forum et j'ai grand besoin de votre aide pour diverses informations et conseils .
Je suis depuis 5 mois en Nouvelle Zélande ( Ile du Sud , Canterburry ) avec un visa working/holiday pour 1 an . J'arrive de 2 mois en Californie et 2 mois au Mexique . Ce nouveau visa me permet de pouvoir visiter et d'en prendre pleins les yeux mais également de pouvoir bosser comme un fous pour me payer mon retour en France , départ fin Février 2015 . Mon projet ( ou rêve ) est le suivant , rentré tranquillement par voie maritime et terrestre à l'aide de ma vieille Peugeot 505 Break ultra robuste . Vous l'avais déjà surement compris , j'ai besoin d'information au sujet des cargos ou ferry pour passagé et voiture . Je ne suis pas arrêter sur les destinations , car aprés avoir récolté toutes les infos pour les visas et laisser passer , j'ai plusieurs possibilités . N.Z - Australie puis Australie ( Darwin au mieux ) - Indonésie ( Java au mieux ) , ou direct N.Z - Indonésie ou N.Z - Chine ( Hong Kong au mieux ) . Et ensuite Tibet - Kazakhstan - Russie - Ukraine - Moldavie - Roumanie - Europe . Arrivée prévu ( au mieux ) avec une surprise pour mes ami(e)s le 21 Juin pour la fête de la musique à Bordeaux . Je n'arrive pas à trouver sur ce forum quelqu'un qui est fait se même trajet . Ou j'ai tout simplement mal chercher . Ou autre mauvaise possibilité , ce n'est tout simplement pas faisable !
Dans l'espoir que l'on ne me prenne pas direct pour un fou . Mais suite à la lecture de certains de vos périples , je suis confiant , je serais loin d'être le plus cinglé !
L'aventure , la vie , faut pas en parler , faut la vivre .
A tout les voyageurs Francophone , grand merci d'avance pour vos aides et conseils .
Hugues ou Confestifs .










