Bonjour,
Planifier son voyage dans l'Ouest des Etats Unis quel casse tête surtout quand l'un veut absolument aller à Yellowstone et l'autre à San Francisco. Nous avons essaye de faire un trajet que nous aimerions vous soumettre. Ce sera du 7 Juillet au 1er Aout (je sais c'est dans pas longtemps mais bon contraintes obligent). C’est notre Honey Moon
Quelques trucs:
- Aller et retour San Francisco (Pas encore pris le billet mais il faut que l'aller et le retour soit au même endroit sinon c'est trop cher. Quitte à prendre un vol intérieur séparément). On peut éventuellement partir d’ailleurs si besoin est.
- Nous ne voulons pas spécialement aller à Los Angeles.
Voici notre projet
J1 Arrivée à SFO (le soir)
J2 SFO (histoire de se remettre du décalage)
J3 Prise de voiture SFO – Yosemite
J4 Yosemite
J5 Yosemite – quelque part entre le Yosemite et la Death Valley (Bishop ? quelqu’un connait autre chose)
J6 Death Valley – Las Vegas
J7 Las Vegas
J8 Las Vegas- South Rim du Grand Canyon
J9 Grand Canyon – Page
J10 Page
J11 Page – Zion
J12 Zion
J13 Zion – Bryce Canyon
J14 Bryce Canyon – Canyonland (Nuit à Moab ?)
J15 Moab (Monument Valley ? Canonyland ?)
J16 Moab (Arches)
J17 Moab – Salt Lake City (pour couper la route)
J18 Salt Lake City – Yellowstone
J19 Yellowstone
J20 Yellowstone
J21 Yellowstone
J22 Yellowstone – Grand Teton – Jackson Hole
J23 Matin Vol Jackson Hole – San Francisco (abandon de la voiture)
J24 SFO
J25 SFO
J26 Retour en France de SFO
J’ai quelques questions
- On ne passe pas à Monument Valley. Est-ce que c’est une excursion qui peut se faire à la journée à partir de Page ou de Moab ?
- Les frais d’abandon ne sont pas très clairs. Quelqu’un les connait ?
- J’ai vu que beaucoup de gens font une étape à Vernale sur la route entre Moab et Yellowstone. Pourquoi Vernal plutôt que Salt Lake City ?
Est-ce que cela vous semble faisable ? Quelqu’un a-t-il l’expérience de ce tour ? Je remercie d’avance ceux qui pourrait me répondre.
Voilà ! Je suis aux 😇, j'exulte, je réalise mon rêve... je viens d'acheter mes billets d'avion Lyon - Las Vegas du 23.10 au 2.11 ( pendant les vacances de la Toussaint).
J'ai donc tenté de condenser mon projet précédent de 15 jrs... mais c'est difficile de sacrifier des étapes dans ce qui sera peut-être ma seule chance de visiter cette région dont je rêve depuis longtemps...
Pouvez-vous donc m'aider, me dire si le projet suivant vous semble faisable ? Merci d'avance...
J.1 : Arrivée à 18h30 à Las vegas. Nuit à l'hôtel Stratosphère (déjà réservé) : vue sur LV by night et "les thrills". Downtown las vegas (?)
J2 : Las vegas – Grand Canyon, via Kingman, Seligman. départ tôt le matin Grand Canyon : rim trail et sunset .
J3 : Grand Canyon : survol en hélico. rando ds Canyon. Route vers Page et nuit à Page.
J4 : ( Page – Monument Valley)
Matin : Horseshoe bend, Antelope Canyon ( Il paraît que le soleil ne descend pas dans le canyon. Cela vaut-il le coup d'y aller tout de même ?)
Après-midi : the Wave ?? Lee’s ferry, direction Monument Valley. Sunset MV ( 18h30)
J5 : ( MV – Moab) MV : piste ou balade à cheval. Gooseneck, Muley Point, Dead horse point. Nuit à Moab
J6 : Moab : arches.
J7 : Matin : island in the sky. Puis route pr Tropic par la Hyway 12. Nuit à Tropic
J8 : ( Tropic – LV) Bryce Canyon : randonnées. Puis route pour Vegas ( simple traversée de Vegas) OU nuit près de Zion (St George ?)
J9 : LV (ou Zion)– Vallée de la mort. Nuit Furnace Creek.
(OU Aller-retour LV – DV : mais n'est-ce pas trop fatiguant ?)
J10 : Retour éventuel depuis la vallée de la mort.
Las vegas : visite des hôtels, expos, renouvellement des vœux (?) dans une chapelle. Spectacle le soir. Nuit dans un hôtel central du strip.
J 11 : retour : décollage à 12h30. 😕
Merci d'avance pour vos conseils !
J'ai lu qu'il est plus intéressant de louer sa voiture dans un hôtel du strip. Est-ce possible de le faire même quand on n'est pas client de l'hôtel. Comment faire (je n'arrive pas à trouver par le net de moyen de réserver ainsi une voiture) ?
J'ai donc tenté de condenser mon projet précédent de 15 jrs... mais c'est difficile de sacrifier des étapes dans ce qui sera peut-être ma seule chance de visiter cette région dont je rêve depuis longtemps...
Pouvez-vous donc m'aider, me dire si le projet suivant vous semble faisable ? Merci d'avance...
J.1 : Arrivée à 18h30 à Las vegas. Nuit à l'hôtel Stratosphère (déjà réservé) : vue sur LV by night et "les thrills". Downtown las vegas (?)
J2 : Las vegas – Grand Canyon, via Kingman, Seligman. départ tôt le matin Grand Canyon : rim trail et sunset .
J3 : Grand Canyon : survol en hélico. rando ds Canyon. Route vers Page et nuit à Page.
J4 : ( Page – Monument Valley)
Matin : Horseshoe bend, Antelope Canyon ( Il paraît que le soleil ne descend pas dans le canyon. Cela vaut-il le coup d'y aller tout de même ?)
Après-midi : the Wave ?? Lee’s ferry, direction Monument Valley. Sunset MV ( 18h30)
J5 : ( MV – Moab) MV : piste ou balade à cheval. Gooseneck, Muley Point, Dead horse point. Nuit à Moab
J6 : Moab : arches.
J7 : Matin : island in the sky. Puis route pr Tropic par la Hyway 12. Nuit à Tropic
J8 : ( Tropic – LV) Bryce Canyon : randonnées. Puis route pour Vegas ( simple traversée de Vegas) OU nuit près de Zion (St George ?)
J9 : LV (ou Zion)– Vallée de la mort. Nuit Furnace Creek.
(OU Aller-retour LV – DV : mais n'est-ce pas trop fatiguant ?)
J10 : Retour éventuel depuis la vallée de la mort.
Las vegas : visite des hôtels, expos, renouvellement des vœux (?) dans une chapelle. Spectacle le soir. Nuit dans un hôtel central du strip.
J 11 : retour : décollage à 12h30. 😕
Merci d'avance pour vos conseils !
J'ai lu qu'il est plus intéressant de louer sa voiture dans un hôtel du strip. Est-ce possible de le faire même quand on n'est pas client de l'hôtel. Comment faire (je n'arrive pas à trouver par le net de moyen de réserver ainsi une voiture) ?
Bonjour,
Avec mon copain, nous souhaitons partir env 3 semaines au mois de septembre 2009 sur la cote ouest. Voici le circuit auquel nous avons pensé mais il est bien entendu modifiable.... selon vos expériences 😉 Arrivée à Salt Lake city + 1 nuit sur place Grand Téton (1 nuit) Yellowstone (3 nuits) Salt Lake (1 nuit.....ou ailleurs car on y sera déjà passé le 1er jour) Arches park (2 nuits) Bryce canyon (1 nuit) Lake Powell (1 nuit) Monument Valley (1 nuit) Grand Canyon (2 nuits) Las Végas (1 nuit) Death Valley (1 nuit) Los Angeles (2 nuits) 1 nuit entre LA et SF (Santa Barbara ou Santa Monica???) San Francisco (2 nuits)
Qu'en pensez vous????
Avec mon copain, nous souhaitons partir env 3 semaines au mois de septembre 2009 sur la cote ouest. Voici le circuit auquel nous avons pensé mais il est bien entendu modifiable.... selon vos expériences 😉 Arrivée à Salt Lake city + 1 nuit sur place Grand Téton (1 nuit) Yellowstone (3 nuits) Salt Lake (1 nuit.....ou ailleurs car on y sera déjà passé le 1er jour) Arches park (2 nuits) Bryce canyon (1 nuit) Lake Powell (1 nuit) Monument Valley (1 nuit) Grand Canyon (2 nuits) Las Végas (1 nuit) Death Valley (1 nuit) Los Angeles (2 nuits) 1 nuit entre LA et SF (Santa Barbara ou Santa Monica???) San Francisco (2 nuits)
Qu'en pensez vous????
Bonjour à tous et à toutes,
Il y a un an de celà, nous cherchions à traverser le continent africain du nord au sud en voiture. Nous avions alors fait appel à Voyage Forum pour avoir le maximum d'informations. On veut aujourd'hui dire aux quelques personnes qui désireraient le faire que "C'EST POSSIBLE!!!" Nous avons traversé 15 pays dont le Nigéria, le Cameroun, les 2 Congos et l'Angola alors que la très grande majorité des gens nous en avait dissuadé. Tout notre périple s'est super bien passé et surtout dans les pays que nous appréhendions le plus (Nigéria et Angola). On s'est rendu compte qu'en fait, beaucoup de personnes se "risquent" à le faire; y compris des familles avec des enfants en bas âge... Le principal est de prendre le maximum de renseignements sur les axes à empreinter et surtout de respecter les locaux et leur façon de voir les choses, leurs usages. Il faut savoir se lancer, bien sûr sans prendre de risques inconsidérés. C'était juste un petit message pour ceux qui sont sur le point de se lancer dans un périple sur le continent africain. Voici l'adresse de notre blog si ça peut servir à certains d'entre vous pour avoir quelques petites infos: damiengrenier.over-blog.org Une Bonne Année 2009 pleine de découvertes!
Il y a un an de celà, nous cherchions à traverser le continent africain du nord au sud en voiture. Nous avions alors fait appel à Voyage Forum pour avoir le maximum d'informations. On veut aujourd'hui dire aux quelques personnes qui désireraient le faire que "C'EST POSSIBLE!!!" Nous avons traversé 15 pays dont le Nigéria, le Cameroun, les 2 Congos et l'Angola alors que la très grande majorité des gens nous en avait dissuadé. Tout notre périple s'est super bien passé et surtout dans les pays que nous appréhendions le plus (Nigéria et Angola). On s'est rendu compte qu'en fait, beaucoup de personnes se "risquent" à le faire; y compris des familles avec des enfants en bas âge... Le principal est de prendre le maximum de renseignements sur les axes à empreinter et surtout de respecter les locaux et leur façon de voir les choses, leurs usages. Il faut savoir se lancer, bien sûr sans prendre de risques inconsidérés. C'était juste un petit message pour ceux qui sont sur le point de se lancer dans un périple sur le continent africain. Voici l'adresse de notre blog si ça peut servir à certains d'entre vous pour avoir quelques petites infos: damiengrenier.over-blog.org Une Bonne Année 2009 pleine de découvertes!
Bonjour à tous,
Nous sommes deux jeunes de 18 et 20 ans, qui aimeraient se lancer dans un petit voyage à vélo en Irlande.
Etants novices dans le domaine néanmoins très sportif, nous avons choisis un tracer court, sur une période de 15 jours. Nous partirions de France pour Dublin en avion, fin juillet/début août (date à fixer) puis nous prendrions le bus de Dublin jusqu' à Limerick, où nous lourions deux vélos. Là nous commencerions notre périple à vélo destination Cork suivant le tracé indiqué dans le dossier ci-dessous. Puis à Cork nous prendrions le bus de nouveau pour Dublin, où nous séjournerions quelques jours avant de reprendre l'avion pour la France. Nous prendrions le bus de Dublin à Limerick et de Cork à Dublin, car c'est la cote Ouest qui nous intéresse, et que nous n'avons que peu de temps. Suivant le tracer que nous nous sommes fixé. Nous pensons parcourir, 30 à 40 Km par jours avec quelques jours libres à consacrer à la visite des différentes villes. (12 jours des voyage en vélo de Limerick à Cork - 3 jours à Dublin).
Questions:
- 30 à 40 km par jour, est-ce raisonnable pour des débutants toutefois sportifs?
- Le parcours vous semble-t-il judicieux?
- Le parcours vous semble-t-il réalisable en un dizaine de jours?
- Pourriez vous nous conseiller une chaine de location de vélo, où nous pourrions louer les vélos à Limerick et les laisser à Cork. (celle que nous avons trouvé, nous semble peu fiable)
- Les magasins de locations fournissent ils les chambres à aire de rechange, chaines etc... ?
- Quels outils prendre pour le vélo?
- Quels conseils supplémentaires et/ou oublies de notre part soulignez vous?
- Faut il un visa ou un permis pour se rendre sur le territoire Irlandais étant donné que ce pays ne fait pas partie de l espace Shengen?
Merci d'avance pour vos conseils.
Si vous voulez le dossier envoyer nous votre Mail par message privé.


Questions:
- 30 à 40 km par jour, est-ce raisonnable pour des débutants toutefois sportifs?
- Le parcours vous semble-t-il judicieux?
- Le parcours vous semble-t-il réalisable en un dizaine de jours?
- Pourriez vous nous conseiller une chaine de location de vélo, où nous pourrions louer les vélos à Limerick et les laisser à Cork. (celle que nous avons trouvé, nous semble peu fiable)
- Les magasins de locations fournissent ils les chambres à aire de rechange, chaines etc... ?
- Quels outils prendre pour le vélo?
- Quels conseils supplémentaires et/ou oublies de notre part soulignez vous?
- Faut il un visa ou un permis pour se rendre sur le territoire Irlandais étant donné que ce pays ne fait pas partie de l espace Shengen?
Merci d'avance pour vos conseils.
Si vous voulez le dossier envoyer nous votre Mail par message privé.


😉 Salut à toutes et tous,
Je suis nouveau sur ce forum, qui regorge de super témoignages et partages d'informations. Et pour cela, merci.🙂
Ensemble ( avec ma femme ) nous souhaitons quitter notre appart' et vivre une vie semi-nomade et voyager initialement à travers l'Europe ( via le couch surfing / wwoof / rencontre du hasard / camping ) et tout cela en se utilisant le vélo comme moyen de transport.
Les raisons de ma présence sur ce forum sont que je suis à la recherche :
1 - De conseils ( ou même des liens viens d'autre fil de conversation que vous jugerez pertinent ) que ce soit au niveau de l'habitation, du parcours, du choix de matériel etc, tout en faisant la promesse de faire mes recherches aussi ^^' 2 - D'astuces, et oui je suis persuadé qu'il y a quelques roublard / renards par ici 😇 .. pour plus de précision nous ne travaillions pas, et nous pensions pourquoi pas solliciter une enseigne pour un éventuel sponsor ..
On envisage de partir en Mars/Avril 2014 pour une durée indéterminée à travers la France, à la découverte des village auto-gérer, et des autres cultures et cela avec des revenus quasi-nul ( Peut être RSA ) et peut être Sponsor..
Merci 😉
Ensemble ( avec ma femme ) nous souhaitons quitter notre appart' et vivre une vie semi-nomade et voyager initialement à travers l'Europe ( via le couch surfing / wwoof / rencontre du hasard / camping ) et tout cela en se utilisant le vélo comme moyen de transport.
Les raisons de ma présence sur ce forum sont que je suis à la recherche :
1 - De conseils ( ou même des liens viens d'autre fil de conversation que vous jugerez pertinent ) que ce soit au niveau de l'habitation, du parcours, du choix de matériel etc, tout en faisant la promesse de faire mes recherches aussi ^^' 2 - D'astuces, et oui je suis persuadé qu'il y a quelques roublard / renards par ici 😇 .. pour plus de précision nous ne travaillions pas, et nous pensions pourquoi pas solliciter une enseigne pour un éventuel sponsor ..
On envisage de partir en Mars/Avril 2014 pour une durée indéterminée à travers la France, à la découverte des village auto-gérer, et des autres cultures et cela avec des revenus quasi-nul ( Peut être RSA ) et peut être Sponsor..
Merci 😉
Bonjour à tous,
ca y est c'est décidé, après avoir lu beaucoup de carnets de voyages, nous irons en Croatie cette année avec nos deux loulous de 10 ans ! 😎
C'est une destination particulière pour nous car nous avions parcouru les côtes croates en 2002, avec 14 copains sur deux voiliers monocoques et nous en gardons un souvenir exceptionnel : les kornati bien sûr mais aussi Vis et Korcula.
Bon nos copains skipper sont loin, peu importe : ca va être l'occasion de découvrir d'autres parties du pays et faire découvrir ce pays aux enfants (bon on a bien compris que notre petit coin de paradis a gagné en popularité depuis 17 ans et qu'on se sentira moins seuls 😛
Bon je m'égare. Nous allons donc partir avec notre voiture depuis le Var (où habitent mes parents), faire une pause en Italie sur le trajet et donc passer environ 10 jours en croatie.
Nos envies :
les enfants sont fans d'eau douce ou salée (ils tiennent de leur papa) et on rêve donc de petites criques à l'eau transparente ou de rivières bondissantes. J'ai lu qu'il y a des pontons partout, c'est top car les enfants passent leur temps à sauter dans l'eau quand ils en ont l'occasion (on revient du Yucatan et ils n'ont pas arrêté dans les cénotes, mais c'est une autre histoire) ; peu de villes ou monuments, c'est pas notre activité préférée. En particulier on ne retournera pas à Split et Dubrovnik qu'on a parcouru il y a 15 ans, une île bien sûr, mais laquelle ? en faire le tour et accéder à des petites criques pour sauter de rocher, voire même louer un petit bateau à moteur (si j'arrive à convaincre mon épouse) pour explorer en solitaire. Sinon pourquoi pas une petite expédition.
Notre projet de trajet :
comme on n'ira pas à Split et Dubrovnik on se dit qu'on a le temps de faire une pause en Istrie, un arrêt autour de Zadar (pour Krka notamment) et de se pauser un peu sur une île.
Voila l'Etat de nos réflexions (quelques questions à la fin si l'un de vous peut nous donner son avis) :
lundi 27 juillet- trajet Vidauban / Vérone (ou alentours) : 6H30. 1 nuit à Vérone
mardi 28 juillet - trajet Vérone / Plitvice 5H45. 1 nuit à Plitivitce
mercredi 29 juillet : visite plitivice puis trajet Sibenik (2H00)
3 nuits à Sibenik (alternative Zadar)
jeudi 30 juillet : visite et baignade à Krka en journée et le soir visite Sibenik (ou passage par Trodir)
vendredi 31 juillet : kayak ou baignade sur Zrmanja est d’Obrovac, 1H15 depuis Sibenik, 50 minutes depuis Zadar). Eventuel coucher de soleil, place des orgues marines à Zadar
samedi 1er août : balade / rando au parc Paklenica (1H00 de route) puis plage à Zadar - alternative journée à Trodir. Puis après midi : ferry pour Kornati (Dugi Otok ?)
3 nuits à Dugi Otok (alternative Vis)
dimanche 2 août : location bateau à moteur pour cabotage ou excursion
lundi 3 août : farniente, plage et découverte de l’ile
mardi 4 août - ferry pour Zadar puis trajet Pula / Rovinj 4H15 - visites des souterrains à Pula / ou fjord de Lim -
2 nuits à Pula - alternative Rivinj
mercredi 29 : journée mer à Cap Kamenjak + petites criques, visite Pula le soir (amphithéâtre) / alternative parc Zuma Zlatli ou ile katarina au large de Rivinj
jeudi 30 : journée parc aquatique istraldia ou seconde journée détente autour de Pula / Rivinj - puis trajet Sezana (1H40 depuis Pula ou 50 minutes depuis Istraldia) -
1 nuit Sezana Vendredi 31 : trajet Sezana - Vidauban 8H45
Voici les quelques question que je me pose :
Quelle île choisir sur les kornati pour passer 3 nuits et 2 jours pleins ? notre envie : de petites criques et pouvoir faire une excursion ou une sortie bateau moteur en indépendant. L’ile de Vis est elle préférable pour ce type d'envie ? (les nuités ont cependant l'ai d'être plus chères ?)
Vaut il mieux dormir sur Sibenik ou Zadar (ou autre) pour rayonner sur krka et la rivière zrmanja qui sont nos deux incontournables côté expérience rivière ?
aller marcher dans le parc Paklenica va t il intéresser des garçons de 10 ans et pas être trop physique (existe il des baignades ?) ?
Voyez vous d’autres lieux incontournables pour nous sur le trajet (points d’eau ou nature) ?
Merci infiniment pour tout ceux qui auront pris le temps de lire ce trop long pavé. Et encore plus pour vos retours ; ca me permettra de venir présenter à mon épouse un parcours au top, super alléchant 😊.
Laurent
ca y est c'est décidé, après avoir lu beaucoup de carnets de voyages, nous irons en Croatie cette année avec nos deux loulous de 10 ans ! 😎
C'est une destination particulière pour nous car nous avions parcouru les côtes croates en 2002, avec 14 copains sur deux voiliers monocoques et nous en gardons un souvenir exceptionnel : les kornati bien sûr mais aussi Vis et Korcula.
Bon nos copains skipper sont loin, peu importe : ca va être l'occasion de découvrir d'autres parties du pays et faire découvrir ce pays aux enfants (bon on a bien compris que notre petit coin de paradis a gagné en popularité depuis 17 ans et qu'on se sentira moins seuls 😛
Bon je m'égare. Nous allons donc partir avec notre voiture depuis le Var (où habitent mes parents), faire une pause en Italie sur le trajet et donc passer environ 10 jours en croatie.
Nos envies :
les enfants sont fans d'eau douce ou salée (ils tiennent de leur papa) et on rêve donc de petites criques à l'eau transparente ou de rivières bondissantes. J'ai lu qu'il y a des pontons partout, c'est top car les enfants passent leur temps à sauter dans l'eau quand ils en ont l'occasion (on revient du Yucatan et ils n'ont pas arrêté dans les cénotes, mais c'est une autre histoire) ; peu de villes ou monuments, c'est pas notre activité préférée. En particulier on ne retournera pas à Split et Dubrovnik qu'on a parcouru il y a 15 ans, une île bien sûr, mais laquelle ? en faire le tour et accéder à des petites criques pour sauter de rocher, voire même louer un petit bateau à moteur (si j'arrive à convaincre mon épouse) pour explorer en solitaire. Sinon pourquoi pas une petite expédition.
Notre projet de trajet :
comme on n'ira pas à Split et Dubrovnik on se dit qu'on a le temps de faire une pause en Istrie, un arrêt autour de Zadar (pour Krka notamment) et de se pauser un peu sur une île.
Voila l'Etat de nos réflexions (quelques questions à la fin si l'un de vous peut nous donner son avis) :
lundi 27 juillet- trajet Vidauban / Vérone (ou alentours) : 6H30. 1 nuit à Vérone
mardi 28 juillet - trajet Vérone / Plitvice 5H45. 1 nuit à Plitivitce
mercredi 29 juillet : visite plitivice puis trajet Sibenik (2H00)
3 nuits à Sibenik (alternative Zadar)
jeudi 30 juillet : visite et baignade à Krka en journée et le soir visite Sibenik (ou passage par Trodir)
vendredi 31 juillet : kayak ou baignade sur Zrmanja est d’Obrovac, 1H15 depuis Sibenik, 50 minutes depuis Zadar). Eventuel coucher de soleil, place des orgues marines à Zadar
samedi 1er août : balade / rando au parc Paklenica (1H00 de route) puis plage à Zadar - alternative journée à Trodir. Puis après midi : ferry pour Kornati (Dugi Otok ?)
3 nuits à Dugi Otok (alternative Vis)
dimanche 2 août : location bateau à moteur pour cabotage ou excursion
lundi 3 août : farniente, plage et découverte de l’ile
mardi 4 août - ferry pour Zadar puis trajet Pula / Rovinj 4H15 - visites des souterrains à Pula / ou fjord de Lim -
2 nuits à Pula - alternative Rivinj
mercredi 29 : journée mer à Cap Kamenjak + petites criques, visite Pula le soir (amphithéâtre) / alternative parc Zuma Zlatli ou ile katarina au large de Rivinj
jeudi 30 : journée parc aquatique istraldia ou seconde journée détente autour de Pula / Rivinj - puis trajet Sezana (1H40 depuis Pula ou 50 minutes depuis Istraldia) -
1 nuit Sezana Vendredi 31 : trajet Sezana - Vidauban 8H45
Voici les quelques question que je me pose :
Quelle île choisir sur les kornati pour passer 3 nuits et 2 jours pleins ? notre envie : de petites criques et pouvoir faire une excursion ou une sortie bateau moteur en indépendant. L’ile de Vis est elle préférable pour ce type d'envie ? (les nuités ont cependant l'ai d'être plus chères ?)
Vaut il mieux dormir sur Sibenik ou Zadar (ou autre) pour rayonner sur krka et la rivière zrmanja qui sont nos deux incontournables côté expérience rivière ?
aller marcher dans le parc Paklenica va t il intéresser des garçons de 10 ans et pas être trop physique (existe il des baignades ?) ?
Voyez vous d’autres lieux incontournables pour nous sur le trajet (points d’eau ou nature) ?
Merci infiniment pour tout ceux qui auront pris le temps de lire ce trop long pavé. Et encore plus pour vos retours ; ca me permettra de venir présenter à mon épouse un parcours au top, super alléchant 😊.
Laurent
Bonjour,
J'ai reçu aujourd'hui par deux biais une explication à la particulière difficulté de réserver les camps dans les parcs au Botswana cette année (Chobe, Moremi…) : les camps sont privatisés avec effet immédiat ! Première conséquence (négative) : le prix par nuit et par personne bondit à 50 USD !!! Deuxième conséquence (positive) : les réservations pour 2010 devraient redevenir possibles bientôt.
Voir ici.
Si vous avez d'autres infos…
J'ai reçu aujourd'hui par deux biais une explication à la particulière difficulté de réserver les camps dans les parcs au Botswana cette année (Chobe, Moremi…) : les camps sont privatisés avec effet immédiat ! Première conséquence (négative) : le prix par nuit et par personne bondit à 50 USD !!! Deuxième conséquence (positive) : les réservations pour 2010 devraient redevenir possibles bientôt.
Voir ici.
Si vous avez d'autres infos…
Hello les ami(e)s,
Avec un ami de travail, cet automne, nous partirons cinq semaines aux Etats-Unis. Un trajet réalisé entièrement en voiture, car nous aimons beaucoup roulé aux USA.
Si vous avec des conseils et bons plans en rapport à notre trajet, nous sommes preneurs. Surtout au niveau des restaurants, bars, musées voués à la culture typique américaine. Ces lieux que l'on peut apprécier dans les films ou séries US, avec ou sans bastons)... 😛
Ces endroits où on peut manger, boire de la bière ou du bourbon, tout en écoutant des artistes ou groupes de country rock; avec ou sans jolies barmaids...😉
Si vous avez aussi de bons coins pour admirer le Rio Grande, ça nous intéresse. Quelques tuyaux sur la Floride (un autre post nous bien aidé à préparer cet itinéraire), le Texas, White Sands, Salt Lake City et Reno ne seraient pas non plus superflus. 🙂
Nous sommes aussi clients si vous avez de bons motels sur notre route. La plupart des hôtels sont déjà bookés, mais pas ceux situés sur notre trajet (non-indiqués dans notre itinéraire ci-dessous).
Voici donc notre itinéraire définitif pour cet US Tour 2010, mon quatrième depuis 1988. Mais c'est la première fois que je me rendrai dans plusieurs régions.Vendredi 10 et samedi 11 septembre: Miami (Miami Beach Resort)Dimanche 12 septembre: Miami - Key West (Hôtel ?)Lundi 13 septembre: Key West - Everglades (Hôtel ?)Mardi 14 septembre: Everglades - Clearwater (Hôtel ?)Mercredi 15 septembre: Clearwater - Cap Canaveral - St Augustine (Hôtel ?)Jeudi 16 septembre: St Augustine - Atlanta (Hôtel ?)Vendredi 17 au dimanche 19 septembre: Nashville (Best Western Downtown)Lundi 20 septembre: Nashville - Memphis (Hôtel ?)Mardi 21 septembre: Memphis - Dallas (Hôtel ?)Mercredi 22 septembre: Dallas - San Antonio (Hôtel ?)Jeudi 23 septembre: San Antonio - Alamogordo (Nuit à définir entre les 2 villes)Vendredi 24 septembre: Suite du trajet pour White Sands (Hôtel ?)Samedi 25 au lundi 27 septembre: Tucson (Hilton El Conquistador)Mardi 28 septembre: Tucson - Grand Canyon (Hôtel ?)Mercredi 29 et jeudi 30 septembre: Las Vegas (Bellagio)Vendredi 1 et samedi 2 octobre: Salt Lake City (Hôtel ?)Dimanche 3 octobre: Salt Lake City - Reno (Hôtel ?)Lundi 4 au mercredi 6 octobre: San Francisco (Best Western Americania)Jeudi 7 octobre: San Francisco - Yosemite NP (Hôtel ?)Vendredi 8 octobre: Yosemite - Death Valley (Furnace Creek Inn)Samedi 9 au jeudi 14 octobre: Los Angeles (Hilton Airport)Je vous remercie par avance pour vos précieux conseils et autres infos qui nous seront bien utiles.
A + les ami(e)s... 😎
Avec un ami de travail, cet automne, nous partirons cinq semaines aux Etats-Unis. Un trajet réalisé entièrement en voiture, car nous aimons beaucoup roulé aux USA.
Si vous avec des conseils et bons plans en rapport à notre trajet, nous sommes preneurs. Surtout au niveau des restaurants, bars, musées voués à la culture typique américaine. Ces lieux que l'on peut apprécier dans les films ou séries US, avec ou sans bastons)... 😛
Ces endroits où on peut manger, boire de la bière ou du bourbon, tout en écoutant des artistes ou groupes de country rock; avec ou sans jolies barmaids...😉
Si vous avez aussi de bons coins pour admirer le Rio Grande, ça nous intéresse. Quelques tuyaux sur la Floride (un autre post nous bien aidé à préparer cet itinéraire), le Texas, White Sands, Salt Lake City et Reno ne seraient pas non plus superflus. 🙂
Nous sommes aussi clients si vous avez de bons motels sur notre route. La plupart des hôtels sont déjà bookés, mais pas ceux situés sur notre trajet (non-indiqués dans notre itinéraire ci-dessous).
Voici donc notre itinéraire définitif pour cet US Tour 2010, mon quatrième depuis 1988. Mais c'est la première fois que je me rendrai dans plusieurs régions.Vendredi 10 et samedi 11 septembre: Miami (Miami Beach Resort)Dimanche 12 septembre: Miami - Key West (Hôtel ?)Lundi 13 septembre: Key West - Everglades (Hôtel ?)Mardi 14 septembre: Everglades - Clearwater (Hôtel ?)Mercredi 15 septembre: Clearwater - Cap Canaveral - St Augustine (Hôtel ?)Jeudi 16 septembre: St Augustine - Atlanta (Hôtel ?)Vendredi 17 au dimanche 19 septembre: Nashville (Best Western Downtown)Lundi 20 septembre: Nashville - Memphis (Hôtel ?)Mardi 21 septembre: Memphis - Dallas (Hôtel ?)Mercredi 22 septembre: Dallas - San Antonio (Hôtel ?)Jeudi 23 septembre: San Antonio - Alamogordo (Nuit à définir entre les 2 villes)Vendredi 24 septembre: Suite du trajet pour White Sands (Hôtel ?)Samedi 25 au lundi 27 septembre: Tucson (Hilton El Conquistador)Mardi 28 septembre: Tucson - Grand Canyon (Hôtel ?)Mercredi 29 et jeudi 30 septembre: Las Vegas (Bellagio)Vendredi 1 et samedi 2 octobre: Salt Lake City (Hôtel ?)Dimanche 3 octobre: Salt Lake City - Reno (Hôtel ?)Lundi 4 au mercredi 6 octobre: San Francisco (Best Western Americania)Jeudi 7 octobre: San Francisco - Yosemite NP (Hôtel ?)Vendredi 8 octobre: Yosemite - Death Valley (Furnace Creek Inn)Samedi 9 au jeudi 14 octobre: Los Angeles (Hilton Airport)Je vous remercie par avance pour vos précieux conseils et autres infos qui nous seront bien utiles.
A + les ami(e)s... 😎
Bonjour,
nous serons en Inde entre le 7/07 et le 25/08 soit à peu prés 7 semaines. Il s'agit de notre premier voyage en Inde. Nous atterrirons à Delhi. Nous aimerions avoir votre avis sur le trajet que nous envisageons de faire sachant très bien qu'il y aura des aléas.
Notre souhait est de visiter le Rajasthan et le nord-ouest de Delhi. En gros voici le trajet que nous aimerions faire :
Delhi, Agra, Jaipur, Amber, Ajmer, Pushkar, Bundi, Chittorgarh, Udaipur, Ranakpur, Kambalgarh, Mount Abu, Jodhpur, Jasailmer, Khuri, Bikaner, Amristsar.
Après Amritsar, nous ne savons pas trop ce que nous ferons, si il nous reste du temps ! Est-il possible de se rendre à Leh d'Amritsar et en combien de temps ? Nous pensions éventuellement faire un tour dans la Corbett tiger réserve. Bref si vous des conseils à nous donner de lieux et sites à visiter nous sommes intéressés.
Nous nous interrogeons aussi sur le sens de notre trajet : Peut être devrions nous inverser afin de prendre le temps de « s'acclimater », avant d'arriver sur les grosses villes. Nous avons penser aussi à la possibilité de prendre une voiture avec chauffeur pour une partie du trajet, jusqu'à Bundi, et à partir de là on se débrouillerait. On ne sait pas trop à combien ça nous reviendrait et si c'est vraiment plus pratique et moins « stressant ».
Notre trajet vous semble t'il envisageable en 7 semaines ? Si vous avez des conseils, des adresses à nous donner, n'hésitez pas … Merci à vous.
nous serons en Inde entre le 7/07 et le 25/08 soit à peu prés 7 semaines. Il s'agit de notre premier voyage en Inde. Nous atterrirons à Delhi. Nous aimerions avoir votre avis sur le trajet que nous envisageons de faire sachant très bien qu'il y aura des aléas.
Notre souhait est de visiter le Rajasthan et le nord-ouest de Delhi. En gros voici le trajet que nous aimerions faire :
Delhi, Agra, Jaipur, Amber, Ajmer, Pushkar, Bundi, Chittorgarh, Udaipur, Ranakpur, Kambalgarh, Mount Abu, Jodhpur, Jasailmer, Khuri, Bikaner, Amristsar.
Après Amritsar, nous ne savons pas trop ce que nous ferons, si il nous reste du temps ! Est-il possible de se rendre à Leh d'Amritsar et en combien de temps ? Nous pensions éventuellement faire un tour dans la Corbett tiger réserve. Bref si vous des conseils à nous donner de lieux et sites à visiter nous sommes intéressés.
Nous nous interrogeons aussi sur le sens de notre trajet : Peut être devrions nous inverser afin de prendre le temps de « s'acclimater », avant d'arriver sur les grosses villes. Nous avons penser aussi à la possibilité de prendre une voiture avec chauffeur pour une partie du trajet, jusqu'à Bundi, et à partir de là on se débrouillerait. On ne sait pas trop à combien ça nous reviendrait et si c'est vraiment plus pratique et moins « stressant ».
Notre trajet vous semble t'il envisageable en 7 semaines ? Si vous avez des conseils, des adresses à nous donner, n'hésitez pas … Merci à vous.
Bonjour à tous,
Hop, je me jette à l'eau et crée un topic consacré à notre voyage de septembre 2012. Il est destiné à rassembler toutes mes questions et tous vos bons conseils, bons plans, ou bonne blague qui vous passe par la tête (je ne suis pas sectaire ^^). Et s'il peut servir à aider d'autres personnes dans le futur (comme moi je m'aide des carnets de certains d'entre vous), tant mieux 🙂
On en est au tout début de notre réflexion, je n'ai lu que quelques pages du Routard et du Lonely Planet encore...
Etat d'avancement actuel :
- nous décollons le mardi 04 septembre d'Amsterdam à 12h30 - Arrivée à Calgary à 13h30 - nous repartons de Vancouver le jeudi 27 septembre à 16h00 - Arrivée à Amsterdam le vendredi 28 à 10h20 - on a souscrit l'assurance annulation + assistance ("parce que nous sommes des jeunes gens prudents" 😇 )
Ce que nous voulons faire/voir (sans encore avoir vérifié si c'était possible ^^) - en vrac et liste non exhaustive bien sûr, en relisant les carnets des autres VForumeurs et en suivant vos conseils, je vais certainement l'allonger, je me connais 😛 :
- Banff ( randos + Banff Upper Hot Springs) - Yoho et/ou Kootenay - Lake Louise (et son teahouse cf. Lonely Planet) - Jasper - Waterton - Drumheller (musée + sentier des dinos) a l'air sympa mais je crois que géographiquement ça se mettra mal - Whistler : je ne sais pas quoi en penser, il faut que je me renseigne plus - Vancouver - Victoria - Tofino - voir des ours (mais peut-être pas de trop trop près 😮 ), des baleines, des orignaux, des marmottes, ... - faire plein de randos (nous sommes bons marcheurs)
Ce que nous ne voulons pas faire/voir :
- Ne pas faire 400 km en voiture chaque jour (s'il faut faire des choix, ma foi, nous les ferons, je préfère voir moins quantitativement mais plus qualitativement), d'autant plus que je serai la seule à conduire (Mr est d'ores et déjà chargé d'être le copilote de compèt' et est prévenu que si l'on se perd, cela sera de sa faute et il subira mes terribles foudres !) - Conséquence du point précédent : on fera l'impasse sur l'Inside Passage (Prince Rupert me semble vraiment trop loin 😕), la bonne nouvelle c'est que ça fait une belle petite économie - Camper => ça sera donc motel pas cher et chambre privée en auberge de jeunesse 😉
Si vous avez des remarques ou suggestions, n'hésitez surtout pas 🙂
1ère question : la voiture à Vancouver est-elle vraiment nécessaire ? J'avais dans l'idée de la rendre en arrivant à Vancouver pour les derniers jours et de faire Vancouver à pied et transports en commun... Est-ce une bonne idée ?
Merci d'avance 😉
Hop, je me jette à l'eau et crée un topic consacré à notre voyage de septembre 2012. Il est destiné à rassembler toutes mes questions et tous vos bons conseils, bons plans, ou bonne blague qui vous passe par la tête (je ne suis pas sectaire ^^). Et s'il peut servir à aider d'autres personnes dans le futur (comme moi je m'aide des carnets de certains d'entre vous), tant mieux 🙂
On en est au tout début de notre réflexion, je n'ai lu que quelques pages du Routard et du Lonely Planet encore...
Etat d'avancement actuel :
- nous décollons le mardi 04 septembre d'Amsterdam à 12h30 - Arrivée à Calgary à 13h30 - nous repartons de Vancouver le jeudi 27 septembre à 16h00 - Arrivée à Amsterdam le vendredi 28 à 10h20 - on a souscrit l'assurance annulation + assistance ("parce que nous sommes des jeunes gens prudents" 😇 )
Ce que nous voulons faire/voir (sans encore avoir vérifié si c'était possible ^^) - en vrac et liste non exhaustive bien sûr, en relisant les carnets des autres VForumeurs et en suivant vos conseils, je vais certainement l'allonger, je me connais 😛 :
- Banff ( randos + Banff Upper Hot Springs) - Yoho et/ou Kootenay - Lake Louise (et son teahouse cf. Lonely Planet) - Jasper - Waterton - Drumheller (musée + sentier des dinos) a l'air sympa mais je crois que géographiquement ça se mettra mal - Whistler : je ne sais pas quoi en penser, il faut que je me renseigne plus - Vancouver - Victoria - Tofino - voir des ours (mais peut-être pas de trop trop près 😮 ), des baleines, des orignaux, des marmottes, ... - faire plein de randos (nous sommes bons marcheurs)
Ce que nous ne voulons pas faire/voir :
- Ne pas faire 400 km en voiture chaque jour (s'il faut faire des choix, ma foi, nous les ferons, je préfère voir moins quantitativement mais plus qualitativement), d'autant plus que je serai la seule à conduire (Mr est d'ores et déjà chargé d'être le copilote de compèt' et est prévenu que si l'on se perd, cela sera de sa faute et il subira mes terribles foudres !) - Conséquence du point précédent : on fera l'impasse sur l'Inside Passage (Prince Rupert me semble vraiment trop loin 😕), la bonne nouvelle c'est que ça fait une belle petite économie - Camper => ça sera donc motel pas cher et chambre privée en auberge de jeunesse 😉
Si vous avez des remarques ou suggestions, n'hésitez surtout pas 🙂
1ère question : la voiture à Vancouver est-elle vraiment nécessaire ? J'avais dans l'idée de la rendre en arrivant à Vancouver pour les derniers jours et de faire Vancouver à pied et transports en commun... Est-ce une bonne idée ?
Merci d'avance 😉
bonjour à tous,
Que de conseils sur ce site et de recits, j'ai bcp lu et merci donc à tous ceux qui prennent le temps de rapporter leurs aventures. Voilà je me permets d'ecrire car je pars en Inde cet été (delhi) et j'ai 15 jours (après moi j'ai une semaine seul) avec un ami où on a loué une 500cc Enfield. On doit faire delhi, Agra, Benares, delhi. J'aurais aimé avoir peut etre quelques conseils sachant que la moto c'est une 1ère pour moi, mon pote conduit et à déjà conduit en inde. Des conseils// au trajet (faisabilité//à la mousson...des hôtels, adresses...evidemment j'ai lu déjà bcp!), à la mousson (vêtement, protections importantes...)p, à la moto (chaussures, tenue, casque...). le planning (approximatif!) est le suivant: jour1: delhi (arrivée 1h du mat), repos dans aeroport. matin récuperation de la moto. A-m direction Deeg, soir Fathepur Sikri (ou Agra pour passer 2 nuits et pouvoir laisser nos sacs) (sinon option Mathura pour dormir) jour2: Agra (fathepur sikri, Taj mahal (j'ai noté ton conseil de visiter le baby taj et le fort) ) jour 3: Gwalior, Orccha jour 4: Khajurâho, nuit à Chitrakut jour 5,6,7: Vârânasî (avec visite de Sarnath) jour 8: Lucknow jour 9: Aligarh ou direct Delhi jour 10, 11: Delhi jour 12: depart de mon ami; depart pour moi, destination inconnue!!
Merci de vos conseils si vous pouvez, Benj
Que de conseils sur ce site et de recits, j'ai bcp lu et merci donc à tous ceux qui prennent le temps de rapporter leurs aventures. Voilà je me permets d'ecrire car je pars en Inde cet été (delhi) et j'ai 15 jours (après moi j'ai une semaine seul) avec un ami où on a loué une 500cc Enfield. On doit faire delhi, Agra, Benares, delhi. J'aurais aimé avoir peut etre quelques conseils sachant que la moto c'est une 1ère pour moi, mon pote conduit et à déjà conduit en inde. Des conseils// au trajet (faisabilité//à la mousson...des hôtels, adresses...evidemment j'ai lu déjà bcp!), à la mousson (vêtement, protections importantes...)p, à la moto (chaussures, tenue, casque...). le planning (approximatif!) est le suivant: jour1: delhi (arrivée 1h du mat), repos dans aeroport. matin récuperation de la moto. A-m direction Deeg, soir Fathepur Sikri (ou Agra pour passer 2 nuits et pouvoir laisser nos sacs) (sinon option Mathura pour dormir) jour2: Agra (fathepur sikri, Taj mahal (j'ai noté ton conseil de visiter le baby taj et le fort) ) jour 3: Gwalior, Orccha jour 4: Khajurâho, nuit à Chitrakut jour 5,6,7: Vârânasî (avec visite de Sarnath) jour 8: Lucknow jour 9: Aligarh ou direct Delhi jour 10, 11: Delhi jour 12: depart de mon ami; depart pour moi, destination inconnue!!
Merci de vos conseils si vous pouvez, Benj
Bonjour,
Depuis qqs années la Namibie nous trotte dans la tête. Après avoir hésité et avoir été bien aidés à nous décider par certaines et certains d'entre vous que nous remercions grandement (voir par là...), ce sera pour juillet 2015...
Nous hésitions car nous nous demandions si ce pays était envisageable sans résa d'avance des hébergements en dur ou en résas limitées. La réponse nous a semblé suffisamment positive pour tenter le coup... Un zeste d'esprit aventurier circule encore dans nos veines ! Par contre, zéro esprit et corps campeur !!!
Pour l'instant une seule chose à notre actif: les billets d'avion. Départ/retour de Francfort avec air Namibia (770 euros pp) - 10 heures de vol en direct 3 semaines sur place du 9 juillet au matin au 30 au soir
Nous partons de là car la structure de notre été 2015 sera à l'instar de celle de 2014. Une première partie de visites familiales nous mènera début juillet du côté de Thionville. Francfort est à 3 heures, une amie y habite et peut garder la voiture car elle ne bouge pas cet été - elle vient 3 semaines en Martinique en fin d'année... Donc, cela se goupille bien.
Maintenant, il ne reste plus qu'à remplir ces 22 journées sur place...
Nos envies: - Animaux en milieux naturels - Paysages grands ravisseurs de pupilles - Un rythme "Nous prenons notre temps", nous ne verrons qu'une toute petite partie du pays et de ses possibles - Un voyage laissant une bonne part d'adaptation et de décisions sur place
Nos limites: - Un budget sur place autour de 5 500 euros (avec une marge supp de 10%) - Des hébergements en dur - simples et fonctionnels - pas besoin de piscine, Spa... - Un seul pays donc les chutes Victoria sont disqualifiées pour cet été
Je vais lire et décanter carnets et prépas en cours... En attendant, je vais commencer à assembler des sites complémentaires repérés et analyser avec intérêts vos suggestions d'itinéraires ou de lieux clefs ou de coups de cœur...
Plus tard, viendra le temps des questions précises...
D'avance merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
Depuis qqs années la Namibie nous trotte dans la tête. Après avoir hésité et avoir été bien aidés à nous décider par certaines et certains d'entre vous que nous remercions grandement (voir par là...), ce sera pour juillet 2015...
Nous hésitions car nous nous demandions si ce pays était envisageable sans résa d'avance des hébergements en dur ou en résas limitées. La réponse nous a semblé suffisamment positive pour tenter le coup... Un zeste d'esprit aventurier circule encore dans nos veines ! Par contre, zéro esprit et corps campeur !!!
Pour l'instant une seule chose à notre actif: les billets d'avion. Départ/retour de Francfort avec air Namibia (770 euros pp) - 10 heures de vol en direct 3 semaines sur place du 9 juillet au matin au 30 au soir
Nous partons de là car la structure de notre été 2015 sera à l'instar de celle de 2014. Une première partie de visites familiales nous mènera début juillet du côté de Thionville. Francfort est à 3 heures, une amie y habite et peut garder la voiture car elle ne bouge pas cet été - elle vient 3 semaines en Martinique en fin d'année... Donc, cela se goupille bien.
Maintenant, il ne reste plus qu'à remplir ces 22 journées sur place...
Nos envies: - Animaux en milieux naturels - Paysages grands ravisseurs de pupilles - Un rythme "Nous prenons notre temps", nous ne verrons qu'une toute petite partie du pays et de ses possibles - Un voyage laissant une bonne part d'adaptation et de décisions sur place
Nos limites: - Un budget sur place autour de 5 500 euros (avec une marge supp de 10%) - Des hébergements en dur - simples et fonctionnels - pas besoin de piscine, Spa... - Un seul pays donc les chutes Victoria sont disqualifiées pour cet été
Je vais lire et décanter carnets et prépas en cours... En attendant, je vais commencer à assembler des sites complémentaires repérés et analyser avec intérêts vos suggestions d'itinéraires ou de lieux clefs ou de coups de cœur...
Plus tard, viendra le temps des questions précises...
D'avance merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
Hello everyone,
We’re planning our next trip for this winter and need some advice to put it together. We’d love to avoid renting a car for the whole time. We visited southern Morocco back in 2011—our first trip as retirees! We loved the country so much, and now we’re heading back. Still focusing on the south, mainly for the weather. The plan is to travel down the coast from Essaouira to the Tighmert oasis at a relaxed pace. First question: is this doable without too much hassle using local transport? The idea of driving for the entire 6-week trip doesn’t really appeal to us. After that, we’d head to Ouarzazate, Skoura, the Todgha Gorge, Tinejdad, Erfoud, and then Marrakesh. I’d also like to visit the Fès region, which we can reach by train from Marrakesh. It’s a bit all over the place, and I’m realizing that as I write!
Thanks in advance for your valuable input! We haven’t booked flights yet or even decided on a starting point. The trip is planned from mid-January to the end of February. We know the end of the trip will fall during Ramadan.
Salut à tous !
Je m'inscris ici car on est en train de faire notre trajet pour notre lune de miel aux USA !
Et j'aimerais des avis sur le parcours que nous avons tracés (rien de définitif encore les hotels n'étant pas encore réservé). Éventuellement des bons plan, hôtel, resto, location de voiture, activité....
Nous avons déjà pris les billets d'avions (nous n'avions pas beaucoup de choix pour les dates, allier les contraintes professionnelle de mon boulot et celle du boulot de ma compagne n'était pas chose aisée).
Nous partirons donc le 11/09/15, 7h10 Toulouse -> Paris, puis Paris -> San Francisco, arrivé le 11 à 13H à SFO !
11: Painted Ladies & Lombard Street 12: Golden Gate Park + Alcatraz + 1H croisiere dans la baie 13: Récupérer la voiture tôt le matin puis direction Lac Tahoe / Apres midi: Visite du lac 14: Matin route vers Yosemite / Apres midi: Visite de Yosemite 15: Journée cool, grasse mat + (A ORGANISER) + route vers Death Valley 16: Journée cool, grasse mat + (A ORGANISER) + route vers VEGAS 17: VEGAS VISITE du strip (Show Magie le soir) 18: VEGAS VISITE VIEUX VEGAS (Show cirque du soleil le soir) 19: Tot le matin faire la route vers Grand canyon / Après midi Visite du Grand canyon 20: "Road Day" --> partir tot direction Los Angeles en passant une partie par la route 66 21: Plage ??? Paramount ranch ??? san diego ??? 22: Universal studio 23: Warner (54$ * 2) + walk of fame + maison de star 24: Plage ??? Visit ?? 25: A ORGANISER, vol de retour à 21h à LAX
Voilou, voilou, j'attends vos retour qui je suis sur seront plein de sagesse !
Je m'inscris ici car on est en train de faire notre trajet pour notre lune de miel aux USA !
Et j'aimerais des avis sur le parcours que nous avons tracés (rien de définitif encore les hotels n'étant pas encore réservé). Éventuellement des bons plan, hôtel, resto, location de voiture, activité....
Nous avons déjà pris les billets d'avions (nous n'avions pas beaucoup de choix pour les dates, allier les contraintes professionnelle de mon boulot et celle du boulot de ma compagne n'était pas chose aisée).
Nous partirons donc le 11/09/15, 7h10 Toulouse -> Paris, puis Paris -> San Francisco, arrivé le 11 à 13H à SFO !
11: Painted Ladies & Lombard Street 12: Golden Gate Park + Alcatraz + 1H croisiere dans la baie 13: Récupérer la voiture tôt le matin puis direction Lac Tahoe / Apres midi: Visite du lac 14: Matin route vers Yosemite / Apres midi: Visite de Yosemite 15: Journée cool, grasse mat + (A ORGANISER) + route vers Death Valley 16: Journée cool, grasse mat + (A ORGANISER) + route vers VEGAS 17: VEGAS VISITE du strip (Show Magie le soir) 18: VEGAS VISITE VIEUX VEGAS (Show cirque du soleil le soir) 19: Tot le matin faire la route vers Grand canyon / Après midi Visite du Grand canyon 20: "Road Day" --> partir tot direction Los Angeles en passant une partie par la route 66 21: Plage ??? Paramount ranch ??? san diego ??? 22: Universal studio 23: Warner (54$ * 2) + walk of fame + maison de star 24: Plage ??? Visit ?? 25: A ORGANISER, vol de retour à 21h à LAX
Voilou, voilou, j'attends vos retour qui je suis sur seront plein de sagesse !
Bonjour,
Ce sera notre 6e voyage en Inde en janvier 2016 et j'avoue que je n'ai toujours pas compris comment acheter un billet d'avion avec un retour d'une ville différente, concrètement, Toulouse - Chennai et Mumbay - Toulouse? Je sais qu'on peut le faire en achetant deux billets aller simple mais, enfin, le prix est le double !!! Comment font tous les voyageurs qui se baladent pendant longtemps dans les pays différents et qui NE FONT PAS la "boucle" pour revenir à la ville de l'arrivée?
Nous achetons d'habitude nos billets sur le site de bourse des vols et je n'ai pas trouvé d'option pour un retour différent....
Evidemment, il y a le train et c'est ce qu'on fait toujours, mais le train Mumbay - Chennai, c'est quand même assez long et on perdrait trop de temps....
Merci pour vos réponses,
Béata
Ce sera notre 6e voyage en Inde en janvier 2016 et j'avoue que je n'ai toujours pas compris comment acheter un billet d'avion avec un retour d'une ville différente, concrètement, Toulouse - Chennai et Mumbay - Toulouse? Je sais qu'on peut le faire en achetant deux billets aller simple mais, enfin, le prix est le double !!! Comment font tous les voyageurs qui se baladent pendant longtemps dans les pays différents et qui NE FONT PAS la "boucle" pour revenir à la ville de l'arrivée?
Nous achetons d'habitude nos billets sur le site de bourse des vols et je n'ai pas trouvé d'option pour un retour différent....
Evidemment, il y a le train et c'est ce qu'on fait toujours, mais le train Mumbay - Chennai, c'est quand même assez long et on perdrait trop de temps....
Merci pour vos réponses,
Béata
Bonjour à tous,
Pour ceux qui ont suivi la discussion précédente, je vais me rendre avec ma compagne en Thaïlande pour 2 semaines, du 10 au 24 mars, puis nous partirons vers Tokyo (probablement depuis Bangkok, mais le trajet n'est pas défini). Nous souhaitons consacrer une dizaine de jours à Bangkok, Chiang Mai et Ayutthaya (notre trajet n'est pas encore définitif non plus, nous avons réservé uniquement les billets hier).
Pour terminer notre séjour en Thailande, nous aimerons passer 4/5 jours sur les plages... oui oui, là, on cherche un peu le stéréotype : belles plages turquoises, eaux chaudes. Si possible une ile donc facilement accessible depuis Chiang Mai et/ou Bangkok, avec un peu de vie, mais en évitant les full moon party, et calme la nuit. Idéalement, surtout pour les plages, peut être un baptême de plongée, et quelques ballades en scooter.
Nous avions noté Ko Lanta, Ko Phi Phi ou Ko Samui... mais nous sommes un peu perdus ! Auriez-vous quelques recommendations ? :)
Merci encore à tous pour votre aide !
Pour ceux qui ont suivi la discussion précédente, je vais me rendre avec ma compagne en Thaïlande pour 2 semaines, du 10 au 24 mars, puis nous partirons vers Tokyo (probablement depuis Bangkok, mais le trajet n'est pas défini). Nous souhaitons consacrer une dizaine de jours à Bangkok, Chiang Mai et Ayutthaya (notre trajet n'est pas encore définitif non plus, nous avons réservé uniquement les billets hier).
Pour terminer notre séjour en Thailande, nous aimerons passer 4/5 jours sur les plages... oui oui, là, on cherche un peu le stéréotype : belles plages turquoises, eaux chaudes. Si possible une ile donc facilement accessible depuis Chiang Mai et/ou Bangkok, avec un peu de vie, mais en évitant les full moon party, et calme la nuit. Idéalement, surtout pour les plages, peut être un baptême de plongée, et quelques ballades en scooter.
Nous avions noté Ko Lanta, Ko Phi Phi ou Ko Samui... mais nous sommes un peu perdus ! Auriez-vous quelques recommendations ? :)
Merci encore à tous pour votre aide !
Bonjour,
Nous partons à pieds / sac à dos avec mon ami pour un périple en italie du sud. Nous atterrissons à Naples le 12 aout et repartons le 29 aout. Je pense que nous allons prendre le train et faire toute la cote sud, remonter et retourner à naples, en s'arrêtant souvent dans les petits villages. le trajet n'est pas définitif.
Y a-t-il des personnes sur ce forum qui connaissent ou sont des italiens du sud et qui auraient un bout de jardin à nous preter pour une nuit ou deux?
Des bons plans pas chers (autre que les lieux classiques à visiter, j'ai mon routard qui me donne pas mal d'info !).
Est-il possible à certains endroits de dormir sur la plage ? dans la montagne ?
Un lieu pour dormir les deux premières nuits à naples ? J'ai bien trouvé un hôtel à 40e la nuit pour deux mais c'est déjà trop cher...
et voilà, si vous avez d'autres trucs qui vous passe par la tête, nous somme preneurs !!
Marion et Mickael.
Nous partons à pieds / sac à dos avec mon ami pour un périple en italie du sud. Nous atterrissons à Naples le 12 aout et repartons le 29 aout. Je pense que nous allons prendre le train et faire toute la cote sud, remonter et retourner à naples, en s'arrêtant souvent dans les petits villages. le trajet n'est pas définitif.
Y a-t-il des personnes sur ce forum qui connaissent ou sont des italiens du sud et qui auraient un bout de jardin à nous preter pour une nuit ou deux?
Des bons plans pas chers (autre que les lieux classiques à visiter, j'ai mon routard qui me donne pas mal d'info !).
Est-il possible à certains endroits de dormir sur la plage ? dans la montagne ?
Un lieu pour dormir les deux premières nuits à naples ? J'ai bien trouvé un hôtel à 40e la nuit pour deux mais c'est déjà trop cher...
et voilà, si vous avez d'autres trucs qui vous passe par la tête, nous somme preneurs !!
Marion et Mickael.
Bonjour à tous et à toutes,
Nous allons bientôt partir pour notre première croisière avec ma moitié, le 25/05 plus précisément, avec le bateau NeoClassica de la compagnie Costa.
Initialement, la réservation avait été pour partir avec le navire Celebration en mini-suite, mais Costa ayant décidé de retirer ce navire de leur flotte, nous partons désormais avec le NeoClassica dans une suite premium extérieure. La compagnie nous offrant le forfait Neo All-In pour le désagrément (nous perdons la possibilité d'avoir un balcon dans notre cabine). De plus, il semblerait que ce navire ait été rénové récemment..!
Ayant parcouru différents sites au départ de Google pour avoir des renseignements sur ce bateau, sur le type de cabine proposée et sur les avis généraux de ce type de croisière, j'ai pu lire un peu de tout! Difficile de faire le tri 😕
Nous nous permettons dès lors, de vous poser quelques questions, en espérant ne pas faire une brique trop lourde à lire!
Est-ce-que certains d'entre-vous sont déjà parti avec ce navire récemment?
J'ai cru lire que le forfait Neo All-In permettait de commander des boissons "à volonté' mais que des restrictions s'appliquaient tout de même : champagne, whisky, etc... n'étant pas inclus dans le forfait? Est-ce exact? J'espère que l'eau est incluse par contre 😄
Autre petite question à propos du navire et de ses cabines... Est-ce-que certain d'entre vous ont déjà été hébergés dans une cabine extérieure premium? Pour le Celebration, nous avions trouvé des photos des mini-suites, mais pour le NeoClassica, difficile de trouver des photos dont on peut être sur qu'ils s'agissent de photos de ce navire et de ce type de cabine précis!?
Un autre point d'attention qui a été mentionné sur ce forum, dans différents messages, est celui des pourboires. Si j'ai bien lu, il semblerait qu'un pourboire automatique de 8.50€ par personne et par jour serait prélevé (ce qui serait nommé "Taxe forfait de séjour")!? Est-il possible de faire diminuer celui-ci si on le trouve trop élevé? Si oui, peut-on le faire à n'importe quel moment?
Nous n'avons pas encore accès aux excursions précises qui nous seront proposés.. Voici notre trajet :
- Istanbul - Mykonos - Santorin - Agostoli - Dubrovnik - Venise
Y'-a-t-il des escales où vous nous conseillez "absolument" de pratiquer l'une ou l'autre excursion proposée car elle en vaudrait vraiment le détour? Ou tout simplement parce qu'à la débrouille, on perdrait trop de temps?
Nous avons vu qu'un coin internet était accessible, le wifi quant à lui est-il disponible également? L'accès à internet, est-il payant?
A propos des repas, nous avons lu que le petit déjeuner pouvait être servi en chambre et qu'il avait l'avantage de proposer des mets qu'on avait pas en se rendant au buffet! Est-ce exact?
Avez-vous des conseils à nous donner? Des petites astuces pour éviter des frais inutiles ou des bons plans? Est-ce-que par exemple, sait-on facilement faire la distinction de ce qui est inclus ou non dans un forfait all-in concernant les boissons?
On vous en remercie d'avance et sommes déjà impatient de vous raconter notre future expérience :-)
A bientôt!
😉
Nous allons bientôt partir pour notre première croisière avec ma moitié, le 25/05 plus précisément, avec le bateau NeoClassica de la compagnie Costa.
Initialement, la réservation avait été pour partir avec le navire Celebration en mini-suite, mais Costa ayant décidé de retirer ce navire de leur flotte, nous partons désormais avec le NeoClassica dans une suite premium extérieure. La compagnie nous offrant le forfait Neo All-In pour le désagrément (nous perdons la possibilité d'avoir un balcon dans notre cabine). De plus, il semblerait que ce navire ait été rénové récemment..!
Ayant parcouru différents sites au départ de Google pour avoir des renseignements sur ce bateau, sur le type de cabine proposée et sur les avis généraux de ce type de croisière, j'ai pu lire un peu de tout! Difficile de faire le tri 😕
Nous nous permettons dès lors, de vous poser quelques questions, en espérant ne pas faire une brique trop lourde à lire!
Est-ce-que certains d'entre-vous sont déjà parti avec ce navire récemment?
J'ai cru lire que le forfait Neo All-In permettait de commander des boissons "à volonté' mais que des restrictions s'appliquaient tout de même : champagne, whisky, etc... n'étant pas inclus dans le forfait? Est-ce exact? J'espère que l'eau est incluse par contre 😄
Autre petite question à propos du navire et de ses cabines... Est-ce-que certain d'entre vous ont déjà été hébergés dans une cabine extérieure premium? Pour le Celebration, nous avions trouvé des photos des mini-suites, mais pour le NeoClassica, difficile de trouver des photos dont on peut être sur qu'ils s'agissent de photos de ce navire et de ce type de cabine précis!?
Un autre point d'attention qui a été mentionné sur ce forum, dans différents messages, est celui des pourboires. Si j'ai bien lu, il semblerait qu'un pourboire automatique de 8.50€ par personne et par jour serait prélevé (ce qui serait nommé "Taxe forfait de séjour")!? Est-il possible de faire diminuer celui-ci si on le trouve trop élevé? Si oui, peut-on le faire à n'importe quel moment?
Nous n'avons pas encore accès aux excursions précises qui nous seront proposés.. Voici notre trajet :
- Istanbul - Mykonos - Santorin - Agostoli - Dubrovnik - Venise
Y'-a-t-il des escales où vous nous conseillez "absolument" de pratiquer l'une ou l'autre excursion proposée car elle en vaudrait vraiment le détour? Ou tout simplement parce qu'à la débrouille, on perdrait trop de temps?
Nous avons vu qu'un coin internet était accessible, le wifi quant à lui est-il disponible également? L'accès à internet, est-il payant?
A propos des repas, nous avons lu que le petit déjeuner pouvait être servi en chambre et qu'il avait l'avantage de proposer des mets qu'on avait pas en se rendant au buffet! Est-ce exact?
Avez-vous des conseils à nous donner? Des petites astuces pour éviter des frais inutiles ou des bons plans? Est-ce-que par exemple, sait-on facilement faire la distinction de ce qui est inclus ou non dans un forfait all-in concernant les boissons?
On vous en remercie d'avance et sommes déjà impatient de vous raconter notre future expérience :-)
A bientôt!
😉
Bonjour,
Nous partons à deux du 1er décembre 2012 au 26 mai 2013. Nous partons d'Ahmedabad dans le Gujarat, pensons traverser le Rajastan, l'Uttar Pradesh (Agra), rejoindre la côte est, descendre jusque Kanyakumari pour remonter jusqu'à Bombay (d'où nous repartirons).
Vos expériences, conseils et avis seront les bienvenus.
C'est notre premier grand périple en vélo mais par contre, nous connaissons l'Inde (6 à 7 voyages de 5 semaines dans différentes régions)
Bonjour
Apres un circuit dans l'Ouest l'annee derniere et un sejour a New York en fevrier, nous (2 adultes, un enfant de 7.5 ans) envisageons pour aout prochain un circuit de 3 semaines au Nord-Est USA.
A ceux qui connaissent bien cette partie des USA, pouvez-vous donner quelques conseils/info sur l'itineraire suivant. A noter que rien est encore definitif.J1 Lyon-BostonJ2 Boston (nuit au centre ville) (avez-vous un hotel a conseiller ?)J3J4J5 Boston-Bar Harbor (prise en charge de la voiture de loc, puis remontee de la cote, on peut se permettre de flaner car on compte rester 3 nuits a Bar Harbor ) Bar Harbor (visite Acadia Ntl Parc, eventuellement croisiere pour voir le baleines, autres chose a voir dans les environs ?)... J6J7 sejour aux environ du Mont Washington (Gorham ?, Glen ?) pour y faire une visiteJ8 Burlington ou Shelbourne (visite du Shelbourne museum)J9J10 Saranac Lake ou tout autre site que vous pourriez nous conseillez dans les Adirondack (note que pour y aller on compte prendre soit le ferry Burlington-Port Kent ou Charlotte-Essex, a ceux qui connaissent faut-il reserver ?) J11 Lake George (etape intermedaire vers la suite de notre periple) J12 Mahopac, NY (etape nostalgie, car ma femme y a vecu 10 mois...on profiterai aussi pour aller visiter OCC Choppers pour ceux qui connaissent)J13J14 Comte de Lancaster (pays amish)J15J16 Chincoteague (ou tout autres endroit sympa dans la peninsule Delaware/Virgine)J17J18J19 Williamsburg J20J21J22J23 Washington (J20 ou J21 : rmise de la voiture, depart J24 retour LyonDe fait, c'est surtout la premier moitie du circuit ou on apprecierai des suggestions/commentaires. Les doutes que nous avons pour l'instant sont
Faut-il fair une etape entre Boston et Bar Harbor, si oui ou ? Quelle est est la ville etape la plus sympa pres du Mont Washington ? Idem pour les Adirondack ? Y a-t il un endroit non mentionne sur notre trajet actuel et qu'íl serait dommage de manquer ?
Voila, merci d'avance.
Apres un circuit dans l'Ouest l'annee derniere et un sejour a New York en fevrier, nous (2 adultes, un enfant de 7.5 ans) envisageons pour aout prochain un circuit de 3 semaines au Nord-Est USA.
A ceux qui connaissent bien cette partie des USA, pouvez-vous donner quelques conseils/info sur l'itineraire suivant. A noter que rien est encore definitif.J1 Lyon-BostonJ2 Boston (nuit au centre ville) (avez-vous un hotel a conseiller ?)J3J4J5 Boston-Bar Harbor (prise en charge de la voiture de loc, puis remontee de la cote, on peut se permettre de flaner car on compte rester 3 nuits a Bar Harbor ) Bar Harbor (visite Acadia Ntl Parc, eventuellement croisiere pour voir le baleines, autres chose a voir dans les environs ?)... J6J7 sejour aux environ du Mont Washington (Gorham ?, Glen ?) pour y faire une visiteJ8 Burlington ou Shelbourne (visite du Shelbourne museum)J9J10 Saranac Lake ou tout autre site que vous pourriez nous conseillez dans les Adirondack (note que pour y aller on compte prendre soit le ferry Burlington-Port Kent ou Charlotte-Essex, a ceux qui connaissent faut-il reserver ?) J11 Lake George (etape intermedaire vers la suite de notre periple) J12 Mahopac, NY (etape nostalgie, car ma femme y a vecu 10 mois...on profiterai aussi pour aller visiter OCC Choppers pour ceux qui connaissent)J13J14 Comte de Lancaster (pays amish)J15J16 Chincoteague (ou tout autres endroit sympa dans la peninsule Delaware/Virgine)J17J18J19 Williamsburg J20J21J22J23 Washington (J20 ou J21 : rmise de la voiture, depart J24 retour LyonDe fait, c'est surtout la premier moitie du circuit ou on apprecierai des suggestions/commentaires. Les doutes que nous avons pour l'instant sont
Faut-il fair une etape entre Boston et Bar Harbor, si oui ou ? Quelle est est la ville etape la plus sympa pres du Mont Washington ? Idem pour les Adirondack ? Y a-t il un endroit non mentionne sur notre trajet actuel et qu'íl serait dommage de manquer ?
Voila, merci d'avance.
Salut à tous !
Nous cherchons des infos sur un voyage que nous projetons de faire fin septembre début octobre, pour une durée de 3 semaines, aux USA, avec pour objectif 1 jour de visite à San Francisco 16 jours en motorhome et 3 jours à Los Angelès avec location de voiture avant le départ, depuis LAX.
Notre trajet sera les grands parcs nationaux tels yosemite, death valley, sequoia, grand canyon, bryce, etc, avec une halte a las vegas.
Voiture tout le trajet et hotel, motorhome, combien de km/miles ? Votre avis sur notre projet est le bienvenu, faites nous part de vos expériences, bonne ou mauvaises ?
J'ai entendu plein de choses, que l'ouest en motorhome c'est pas le mieux, que il était difficile de trouver de la place en camping, que c'était pas le mieux pour visiter les parcs nationaux, et les villes impossible de circuler en motorhome. Merci de vos conseils !
Nous cherchons des infos sur un voyage que nous projetons de faire fin septembre début octobre, pour une durée de 3 semaines, aux USA, avec pour objectif 1 jour de visite à San Francisco 16 jours en motorhome et 3 jours à Los Angelès avec location de voiture avant le départ, depuis LAX.
Notre trajet sera les grands parcs nationaux tels yosemite, death valley, sequoia, grand canyon, bryce, etc, avec une halte a las vegas.
Voiture tout le trajet et hotel, motorhome, combien de km/miles ? Votre avis sur notre projet est le bienvenu, faites nous part de vos expériences, bonne ou mauvaises ?
J'ai entendu plein de choses, que l'ouest en motorhome c'est pas le mieux, que il était difficile de trouver de la place en camping, que c'était pas le mieux pour visiter les parcs nationaux, et les villes impossible de circuler en motorhome. Merci de vos conseils !
Bonjour,
nous partons du 3 janvier au 11 avril 2019 en Asie du Sud-Est à vélo (Vietnam, Cambodge, Laos).
Nous atterrissons à Hanoï et repartons de Ventiane.
Pour le Vietnam, nous abandonnons le nord pour ce voyage et pensons longer la mer de Chine pour passer la frontière à Moc Bai.
Nous pensons passer 2 mois au Vietnam, et 1 mois 1/2 pour le Cambodge et le Laos.
Vous qui avez déjà visité ces pays, nous vous remercions pour vos éventuels conseils de visite, d'hébergements et d'astuces.
Encore merci d'avance et bon voyage à tous.
Françoise et Yann
Voilà enfin un avant-goût de notre voyage en famille en Zambie. Cette année encore, nous avons partagé une partie de l'aventure avec Fabienne (la soeur de Michel) et son mari Francis. On ne change pas une équipe qui gagne !
Informations sur le voyage:
Distance : 6565 km (Zambie : 5147 km, Botswana : 1026 km, Afrique du Sud : 392 km) Durée : 35 jours Voiture : Toyota Hilux RAIDER D-4D Double Cab 4x4 (3.0L / automatique) chez Safari4x4Hire Toutes les réservations ont été faites par nous-même sur internet
Les réserves visitées :
Chobe National Park South Luangwa National Park Luambe National Park North Luangwa National Park Lavushi Manda National Park Bangweulu Wetlands Victoria Falls National Park Mosi-oa-Tunya National Park Kafue National Park
Voilà un aperçu de notre voyage :

14.07.2017 : Safari4x4Hire (Pretoria) - Zyndrandt Shakila Safari Tents
Distance : 132 km
Cette année, l'Afrique n'était pas au programme. Depuis notre voyage au Yellowstone (USA) en 2010, nous avions prévu d'y retourner pour observer l'éclipse totale de soleil du 21 août 2017. Mais, d'après les statistiques météo, la probabilité de beau temps à Jackson Hole n'est que de 40%. De plus, le lundi 21 août correspond à la reprise des cours pour Dylan et Marine.
- Nous avons suffisamment d'excuses, nous pouvons repartir en Afrique australe !
Motivés par la lecture de quelques récits d'aventures incroyables, nous décidons d'explorer la Zambie...
15.07.2017 : Zyndrandt Shakila Safari Tents - Khama Rhino Sanctuary
Distance : 440 km
La nuit a été calme et assez fraîche. Ce matin, pour notre premier petit déjeuner en Afrique du Sud, nous cherchons la chaleur du soleil. En attendant le propriétaire pour lui rendre les clés, nous profitons d'optimiser le rangement du matériel dans les six caisses à l'arrière de la voiture.
1 pour le compresseur et les outils 2 pour les ustensiles de cuisine et les couverts 2 pour la réserve de nourriture 1 pour les trousses de toilette et les produits anti-moustiques et anti-mouches tsé-tsé
Nous décidons d'explorer les lieux en suivant une petite piste jusqu'à la source de la Nyl River, que nous devinons en contrebas...
16.07.2017 : Khama Rhino Sanctuary - Kukonje Island
Distance : 310 km
La nuit a été animée, un troupeau de grands koudous est venu brouter aux alentours de la voiture. Ce matin, il fait un peu plus chaud. Nous prenons le petit déjeuner et finissons d'optimiser l'espace de rangement à l'arrière de la voiture. Les coussins et les sacs de couchage peuvent rester dans les tentes...
17.07.2017 : Kukonje Island - Elephant Sands Lodge Campsite
Distance : 179 km
Durant la nuit, un vent violent s'est levé. Heureusement, les tentes l'ont bien supporté. Ce matin, tout est calme et la température est agréable. Nous sommes réveillés par le cri des mouettes suivi par le chant des ados : "Joyeux anniversaire maman". En ouvrant la tente, au lever du soleil, nous redécouvrons l'endroit paradisiaque où nous nous sommes installés...
18.07.2017 : Elephant Sands Lodge Campsite - Senyati Safari Campsite
Distance : 276 km
Cette nuit, ce sont les Homo sapiens qui ont fait le plus de bruit (les voies respiratoires de nos voisins semblent aussi grippées que le souffleur de la veille). En prenant notre petit déjeuner, nous organisons la suite de la journée. Nous décidons d'aller jusqu'au Senyati Safari Campsite pour voir s'il y a de la place pour cette nuit. Comme nous ne sommes pas trop pressés, nous rangeons tranquillement nos affaires. La plupart des campeurs sont déjà partis et la vue sur le point d'eau est superbe...
19.07.2017 : Senyati Safari Campsite
Distance : 71 km
La nuit a été paisible et réparatrice. Mais, bien que les lits soient très confortables, nous nous levons en même temps que le soleil. Splendide !
C'est décidé, nous passons à la réception pour changer notre prochaine nuit de camping contre une nuit de plus dans le chalet. Ensuite, nous profitons de la terrasse pour savourer un copieux petit déjeuner en observant le va-et-vient des animaux au point d'eau...
20.07.2017 : Senyati Safari Campsite - Maramba River Lodge (Livingstone)
Distance : 86 km
Après une bonne nuit réparatrice, une bonne douche chaude et un copieux petit déjeuner, nous sommes fin prêts pour attaquer l'aventure en Zambie. Nous rangeons tout notre matériel dans la voiture et prenons la direction du village de Kazungula pour faire le plein de diesel. Entre le Botswana et la Zambie, il y a une frontière fluviale de 150 mètres sur le Zambèze. C'est probablement la frontière la plus courte du monde. Administrativement, le passage de cette frontière relève du parcours du combattant...
21.07.2017 : Maramba River Lodge (Livingstone) - Pioneer Safari Lodge (Lusaka)
Distance : 496 km
La nuit a été courte (réveil à 6h00). Comme le camping est situé dans une zone marécageuse, c'est très humide et les moustiques sont là, prêts à attaquer. Nous prenons notre premier comprimé de Malarone (contre la Malaria) avec un peu de jus d'orange. Un rituel que nous devrons pratiquer chaque jour jusqu'à une semaine après notre retour. Aujourd'hui, nous ferons la route jusqu'à la capitale Lusaka. On se réjouit car c'est là que nous devons retrouver Fabienne et Francis. Mais le trajet est plutôt long : 7h10 selon le GPS avec la carte T4A...
22.07.2017 : Pioneer Safari Lodge (Lusaka) - Chimwemwe Executive Lodge
Distance : 384 km
La nuit a été très très froide. Pourtant, nous nous sommes bien rapprochés de l'équateur depuis 8 jours. Nous nous levons avec le soleil et découvrons notre charmant emplacement. Après le petit déjeuner, nous ne traînons pas trop. Nous avons encore une bonne journée de route mais, à deux voitures, c'est plus sympa ! Nous prenons la direction du South Luangwa National Park mais il nous faudra deux jours pour l'atteindre...
23.07.2017 : Chimwemwe Executive Lodge - Wildlife Camp (South Luangwa)
Distance : 306 km
La musique nous a bercés une bonne partie de la nuit. Ce matin, nos amis zambiens ont sûrement un puissant mal de tête. En prenant le petit déjeuner, nous remarquons que la température est déjà très agréable. Nous n'avons pas besoin des vestes polaires. Sans tarder, nous reprenons la route T4 pour atteindre notre but : le South Luangwa National Park. Vers 11h00, nous arrivons à Chipata. Nous faisons d'abord une halte au SPAR pour constituer une réserve complète de nourriture. Il s'agit de tenir au moins 8 jours sans ravitaillement, jusqu'à Mpika...
24.07.2017 : Wildlife Camp (South Luangwa)
Distance : 68 km
Cette nuit, nous avons très bien dormi. La température a été agréable. Au petit déjeuner, l'animation est assurée par une troupe de babouins de tous âges qui descend des arbres pour piller les poubelles du camping. Nous pourrions rester des heures à observer leur manège, mais le South Luangwa National Park nous attend. Nous prenons donc la direction de Mfuwe Bridge Gate où nous payons l'entrée pour deux jours. A 8h00, nous sommes dans le parc, prêts pour l'exploration...
25.07.2017 : Wildlife Camp (South Luangwa) - Zikomo Safari Camp (South Luangwa)
Distance : 63 km
Durant la nuit, la maman éléphant et son petit sont revenus faire un tour dans le camp et sont passés juste à côté de notre tente. Ce matin, nous sommes tranquilles pour prendre le petit déjeuner car la famille de babouins n'est plus dans les parages. Comme hier, nous rejoignons Mfuwe Bridge Gate mais, cette fois, nous partons sur la droite et empruntons Elephant Loops pour visiter l'autre partie du parc. Après avoir longé la Luangwa River sur deux kilomètres, nous prenons la direction de Mushroom Lagoon...
26.07.2017 : Zikomo Safari Camp (South Luangwa)
Distance : 0 km
Cette nuit, nous avons entendu des hyènes rôder pas très loin de nos voitures. Réveil à 5h00. Nous nous équipons pour notre première marche dans la brousse. Le plus dur est de choisir le matériel photo à emporter. A 5h30 nous sommes au Boma pour le petit déjeuner qui fait partie du Walking Safari. Il y a des fruits frais, cornflakes, toasts grillés au feu de bois, miel du pays, confiture, beurre, jus d'orange, café et thé chaud. Parfait pour se réveiller...
27.07.2017 : Zikomo Safari Camp (South Luangwa) - Kalovia Campsite
Distance : 77 km
Ce matin, nous nous réveillons après le soleil, à 6h30. Une bonne nuit calme et reposante, ça fait du bien après la longue journée d'hier. Nous préparons le feu pour le café et prenons tranquillement notre petit déjeuner. Après avoir plié les tentes et rangé les affaires, nous passons à la réception pour payer nos excursions et pour dire au revoir à Victory, la propriétaire. A 9h00, nous quittons Zikomo Safari Camp pour se rendre à Milyoti Gate, 2.5km plus loin...
28.07.2017 : Kalovia Campsite - Kanunshya Campsite
Distance : 132 km
Au milieu de la nuit, nous sommes réveillés par un drôle de bruit. En ouvrant la tente, nous apercevons un hippopotame qui broute l'herbe juste à côté de la voiture. Il faut dire que nous ne sommes pas très loin de la Luangwa River. Pendant le reste de la nuit, nous entendons aussi des hyènes et des lions. Après un solide petit déjeuner, nous nous préparons à lever le camp. Les deux gardiens nous indiquent un chemin facile pour rejoindre la piste principale.
La piste principale en direction du Luambe National Park est un peu "deep sand", mais assez facile...
29.07.2017 : Kanunshya Campsite - Chikolongo Campsite (North Luangwa)
Distance : 139 km
Nous avons été bercés par le grognement des hippopotames toute la nuit : c'est la beauté des campings individuels sauvages. Au réveil, nous ne sommes pas super énergiques. Au moment de sortir de notre tente, nous constatons que la fermeture Éclair de la porte a définitivement rendu l'âme. A partir d'aujourd'hui, nous devrons donc entrer et sortir par l'arrière, du côté où il n'y a pas d'échelle. Après quelques acrobaties et contorsions, nos pieds finissent par toucher le sol. Nous découvrons enfin la beauté du lieu et les centaines d'hippopotames vautrés dans la Luangwa River.
Nous préparons le feu pour le café puis prenons notre petit déjeuner en contemplant les hippopotames. Ils sont un peu plus calmes que cette nuit...
30.07.2017 : Chikolongo Campsite (North Luangwa) - Kapishya Hot Springs Lodge
Distance : 107 km
La nuit a été très calme mais très froide. Au réveil, comme d'habitude, nous faisons un bon feu pour le café. Mais ce matin, nous en profitons également pour nous réchauffer car le soleil commence seulement à se lever.
Au moment de partir, un de nos gardiens nous demande si nous pouvons l'emmener jusqu'à son village. Nous le faisons avec plaisir car c'est sur notre trajet...
31.07.2017 : Kapishya Hot Springs Lodge - Mumbatuta Campsite (Lavushi)
Distance : 230 km
Ce matin, au réveil, nous ne résistons pas à la tentation d'un bon bain chaud. Au lever du soleil, l'ambiance est vraiment magique.
De retour au campement, nous prenons le petit déjeuner que les ados ont gentiment préparé. Vers 8h30, nous nous rendons à la réception pour dire au revoir aux propriétaires. Cette étape paisible, avec les sources chaudes en pleine nature, nous a fait du bien ! ...
01.08.2017 : Mumbatuta Campsite (Lavushi) - Nsobe Camp (Bangweulu)
Distance : 95 km
La nuit a été très calme. Il ne doit pas y avoir beaucoup d'animaux dans les parages car nous n'avons rien entendu. Nous prenons tranquillement notre petit déjeuner, rangeons le campement et allons faire une petite marche jusqu'à Mumbatuta Falls. Ce matin, le ciel est couvert. Nous revenons ensuite au campement par la brousse. Nous ne voyons pas d'animaux, alors nous décidons de reprendre la piste pour rejoindre les Bangweulu...
02.08.2017 : Nsobe Camp (Bangweulu)
Distance : 51 km
Réveil à 6h00. Aujourd'hui, c'est le grand jour : nous allons peut-être enfin croiser la piste d'un bec-en-sabot. La nuit a été très fraîche. Les tentes et les voitures sont couvertes de rosée. Comme nous devons sortir par le côté sans échelle, c'est pas "top". Nous prenons notre petit déjeuner rapidement, rangeons les tentes encore mouillées et attendons le guide.
Le guide arrive vers 7h15. A 7h30, nous embarquons tous dans les voitures et prenons la direction de Chikuni par les plaines de Bangweulu...
03.08.2017 : Nsobe Camp (Bangweulu) - Mutinondo Wilderness Lodge
Distance : 145 km
Et oui, nos rêves ont été animés par le bec-en-sabot ! Au réveil, nous sommes encore sous l'euphorie de la rencontre de la veille. Cela ne nous empêche pas de faire un bon feu pour le café du petit déjeuner.
Nous plions ensuite les tentes (qui ne sont pas trop humides ce matin), puis disons au revoir à nos gardiens et reprenons la piste en sens inverse. La traversée des villages se passe facilement. Il n'y a presque personne le long de la piste : les enfants doivent être à l'école. A la gate, c'est de nouveau la sympathique ranger qui nous accueille...
04.08.2017 : Mutinondo Wilderness Lodge - Forest Inn
Distance : 346 km
La nuit a été très calme et reposante. Le Mutinondo Wilderness Lodge se trouve dans un cadre sauvage et loin de toute civilisation. Nous nous réveillons tranquillement et prenons notre petit déjeuner au soleil levant.
Aujourd'hui, nos chemins se séparent. De notre côté, nous allons reprendre la route en direction de Livingstone pour être à la pleine lune aux Chutes Victoria. Fabienne et Francis, quant à eux, vont rester sur place un jour de plus. Nous nous retrouverons dans quatre jours, à Kalomo, pour explorer ensemble le parc Kafue...
05.08.2017 : Forest Inn - The Moorings Campsite
Distance : 437 km
La circulation ne nous a pas trop dérangés, nous avons bien dormi. Le réveil se fait en chanson "Happy birthday". Aujourd'hui, nous fêtons les 18 ans de Dylan et Marine !
Nous ne traînons pas pour prendre notre petit déjeuner car nous avons encore une longue journée de route.
A 8h15, nous sommes sur la route. Au début, on avance bien sur la (T2), il n'y a pas trop de circulation. Malheureusement, tout change après 60 km, lorsque la route (T3) nous rejoint. Il y a maintenant beaucoup de camions à croiser et à dépasser, sans oublier ceux qui sont accidentés sur le bas-côté et qu'il vaut mieux éviter. Il y a aussi beaucoup d'étalages de fruits et légumes, donc beaucoup de monde au bord de la route. Nous remarquons aussi plein d'étalages avec toutes sortes de bidons remplis d'un liquide brun clair (huile de moteur ? ... biocarburant ? ... alcool local ?)...
06.08.2017 : The Moorings Campsite - Maramba River Lodge (Livingstone)
Distance : 321 km
Ce matin, nous sommes réveillés par le chant du coq et les miaulements du chat qui est déjà au pied de nos tentes pour nous dire bonjour. Comme il ne nous reste plus trop de route pour atteindre Livingstone, nous profitons de prendre notre petit déjeuner tranquillement. - C'est quoi ce bruit dans la voiture ? Nous surprenons le chat, installé à l'arrière de la voiture, en train de s'attaquer au sac qui contient notre réserve de biltong. - Ouste, va-t'en ! Il a réussi à dévorer le coin d'une barquette. Une minute de plus et tout notre biltong disparaissait...
07.08.2017 : Maramba River Lodge (Livingstone)
Distance : 49 km
La nuit a été animée par nos voisins qui ont scié du bois toute la nuit. Tant pis pour la rivière, nous trouverons un autre emplacement pour la nuit prochaine. Nous prenons rapidement le petit déjeuner, car les moustiques sont très en forme ce matin. Nous nous rendons ensuite au Mosi-oa-Tunya National Park pour un safari un peu spécial. Aller à pied à la rencontre des rhinocéros, c'est le cadeau surprise pour les 18 ans de nos ados. A la gate, nous embarquons un guide (obligatoire pour aller voir les rhinos) et nous voilà partis pour une petite visite du parc. Les animaux sont plutôt discrets...
08.08.2017 : Maramba River Lodge (Livingstone) - Nanzhila Plains Safari Camp (Kafue)
Distance : 256 km
Réveil à 6h00. La nuit a été courte et froide. Ce matin, en prenant notre petit déjeuner, nous remarquons que nous sommes moins dérangés par les moustiques que lorsque nous étions au bord de la rivière. Avant de lever le camp, nous rangeons dans les moindres recoins de la voiture, toutes les courses que nous avons faites hier.
Nous quittons le camping à 8h15, faisons une halte à la station service et prenons la route pour rejoindre Fabienne et Francis...
09.08.2017 : Nanzhila Plains Safari Camp (Kafue) - Kasabushi Camp (Kafue)
Distance : 204 km
La nuit a été froide et humide. Michel a très peu dormi et il est fiévreux. En sortant de nos tentes, nous apercevons des cobes defassa quitter la forêt pour rejoindre les marais. Le soleil est à peine levé lorsque nous entendons un cri déchirer le silence. Tous les cobes se mettent aux aguets, puis nous n'entendons plus rien. Nous prenons notre petit déjeuner et rangeons le camp en nous demandant ce qui a bien pu se passer dans la brousse...
10.08.2017 : Kasabushi Camp (Kafue) - McBrides Camp (Kafue)
Distance : 279 km
Cette nuit, nous avons entendu un hippopotame qui rôdait près du campement. La nuit a été très froide et, en sortant de nos tentes, nous découvrons la Kafue River sous une épaisse brume matinale.
C'est avec une vue magnifique sur la rivière que nous prenons notre petit déjeuner. Ensuite, nous empaquetons toutes nos affaires dans les voitures et allons à pied à la réception pour payer notre nuit. Nous demandons également quelques conseils sur la route pour atteindre McBride's Camp...
11.08.2017 : McBrides Camp (Kafue)
Distance : 0 km
Le réveil sonne à 5h45. La nuit a été un peu fraîche, mais très calme. Après un rapide petit déjeuner, nous parcourons les 950 mètres de piste pour se rendre au lodge en voiture. A pied, il n'y aurait que 500 mètres, mais on nous a déconseillé de le faire : trop risqué.
Arrivés au lodge, nous sommes accueillis par Chris McBride. A 7h00, nous le suivons dans la brousse pour le Walking Safari. Avec son fusil à l'épaule et sa tasse de thé à la main, son chapeau, une écharpe et des crocs : quel style ! Nous sommes accompagnés par un employé du camp. Chris nous explique quelques règles de sécurité : marcher derrière lui à la file indienne, rester groupés, ... et surtout observer le plus grand respect pour les animaux que nous allons rencontrer...
12.08.2017 : McBrides Camp (Kafue)
Distance : 21 km
Cette nuit, les ados ont eu un petit "besoin" pressant. Ils ne sont pas allés jusqu'aux sanitaires car une paire d'yeux les observaient depuis les hautes herbes (lion ? ... léopard ? ... hyène ? ... ou herbivore ?). Il faudra vraiment que nous apprenions à reconnaître les yeux des animaux de nuit !
Aujourd'hui, grasse matinée ! Quand nous sortons des tentes, le soleil est déjà levé. Nous prenons notre petit déjeuner tranquillement puis rangeons le camp et partons explorer la région...
13.08.2017 : McBrides Camp (Kafue) - Kasabushi Camp (Kafue)
Distance : 285 km
Cette nuit, nous avons entendu au loin des bruits à glacer le sang. Il a dû se passer une scène de brousse. Ce matin, le réveil est pénible. Pour nous, partir de chez Chris et Charlotte signifie que nous allons gentiment retourner à Livingstone. Nous prenons conscience que l'aventure en Zambie est bientôt terminée...
14.08.2017 : Kasabushi Camp (Kafue) - Hippo Bay Campsite (Kafue)
Distance : 166 km
La nuit a été tranquille et nous avons bien dormi. Ce matin, nous sommes les derniers à nous lever. Après le petit déjeuner, nous allons discuter avec le propriétaire. Il nous conseille de faire une halte à Kaindabaila Hills pour gravir la plus haute colline. Nous le remercions et prenons la route en direction de Hippo Bay Campsite. Kaindabaila Hills n'est pas facile à trouver et le GPS ne connaît pas cet endroit...
15.08.2017 : Hippo Bay Campsite (Kafue) - Nanzhila Plains Safari Camp (Kafue)
Distance : 147 km
Les hippopotames du coin ont grogné toute la nuit. Dans la fraîcheur du matin, nous sommes réveillés par les rugissements puissants d'un lion. Nous nous levons donc bien avant le soleil.
Nous prenons notre petit déjeuner en contemplant le lac et la faune qui nous entoure...
16.08.2017 : Nanzhila Plains Safari Camp (Kafue) - Munga Eco-Lodge (Livingstone)
Distance : 255 km
La nuit a été froide et bruyante. Le ratel de hier soir est venu faire l'inspection de notre poubelle. Nous prenons notre dernier petit déjeuner de brousse avec les restes de pain, de beurre, de confiture, yogourts, lait, etc. La vaisselle rangée, il ne nous reste plus qu'à vider les tentes, les plier, rouler les sacs de couchage et tout empiler à l'arrière de la voiture...
17.08.2017 : Munga Eco-Lodge (Livingstone) - Livingstone Airport
Distance : 15 km
La nuit a été calme et reposante, mais le réveil est difficile car c'est notre dernier jour en Zambie. Nous allons au restaurant du lodge pour prendre le petit déjeuner, très complet et bio. Retour aux chalets pour Marine, Dylan, Fabienne et Francis pendant que Nathalie et Michel vont au "car wash" et à la station service. Une heure plus tard, les valises sont dans les voitures et nous partons tous pour le centre de Livingstone...
Pour tous ceux qui désir découvrir plus de notre aventure, je leur conseille de prendre la direction de notre site, carnet de voyage - Zambie 2017. Bonne lecture ! 😉
Informations sur le voyage:
Distance : 6565 km (Zambie : 5147 km, Botswana : 1026 km, Afrique du Sud : 392 km) Durée : 35 jours Voiture : Toyota Hilux RAIDER D-4D Double Cab 4x4 (3.0L / automatique) chez Safari4x4Hire Toutes les réservations ont été faites par nous-même sur internet
Les réserves visitées :
Chobe National Park South Luangwa National Park Luambe National Park North Luangwa National Park Lavushi Manda National Park Bangweulu Wetlands Victoria Falls National Park Mosi-oa-Tunya National Park Kafue National Park
Voilà un aperçu de notre voyage :

14.07.2017 : Safari4x4Hire (Pretoria) - Zyndrandt Shakila Safari Tents
Distance : 132 km
Cette année, l'Afrique n'était pas au programme. Depuis notre voyage au Yellowstone (USA) en 2010, nous avions prévu d'y retourner pour observer l'éclipse totale de soleil du 21 août 2017. Mais, d'après les statistiques météo, la probabilité de beau temps à Jackson Hole n'est que de 40%. De plus, le lundi 21 août correspond à la reprise des cours pour Dylan et Marine.
- Nous avons suffisamment d'excuses, nous pouvons repartir en Afrique australe !
Motivés par la lecture de quelques récits d'aventures incroyables, nous décidons d'explorer la Zambie...
15.07.2017 : Zyndrandt Shakila Safari Tents - Khama Rhino Sanctuary
Distance : 440 km
La nuit a été calme et assez fraîche. Ce matin, pour notre premier petit déjeuner en Afrique du Sud, nous cherchons la chaleur du soleil. En attendant le propriétaire pour lui rendre les clés, nous profitons d'optimiser le rangement du matériel dans les six caisses à l'arrière de la voiture.
1 pour le compresseur et les outils 2 pour les ustensiles de cuisine et les couverts 2 pour la réserve de nourriture 1 pour les trousses de toilette et les produits anti-moustiques et anti-mouches tsé-tsé
Nous décidons d'explorer les lieux en suivant une petite piste jusqu'à la source de la Nyl River, que nous devinons en contrebas...
16.07.2017 : Khama Rhino Sanctuary - Kukonje Island
Distance : 310 km
La nuit a été animée, un troupeau de grands koudous est venu brouter aux alentours de la voiture. Ce matin, il fait un peu plus chaud. Nous prenons le petit déjeuner et finissons d'optimiser l'espace de rangement à l'arrière de la voiture. Les coussins et les sacs de couchage peuvent rester dans les tentes...
17.07.2017 : Kukonje Island - Elephant Sands Lodge Campsite
Distance : 179 km
Durant la nuit, un vent violent s'est levé. Heureusement, les tentes l'ont bien supporté. Ce matin, tout est calme et la température est agréable. Nous sommes réveillés par le cri des mouettes suivi par le chant des ados : "Joyeux anniversaire maman". En ouvrant la tente, au lever du soleil, nous redécouvrons l'endroit paradisiaque où nous nous sommes installés...
18.07.2017 : Elephant Sands Lodge Campsite - Senyati Safari Campsite
Distance : 276 km
Cette nuit, ce sont les Homo sapiens qui ont fait le plus de bruit (les voies respiratoires de nos voisins semblent aussi grippées que le souffleur de la veille). En prenant notre petit déjeuner, nous organisons la suite de la journée. Nous décidons d'aller jusqu'au Senyati Safari Campsite pour voir s'il y a de la place pour cette nuit. Comme nous ne sommes pas trop pressés, nous rangeons tranquillement nos affaires. La plupart des campeurs sont déjà partis et la vue sur le point d'eau est superbe...
19.07.2017 : Senyati Safari Campsite
Distance : 71 km
La nuit a été paisible et réparatrice. Mais, bien que les lits soient très confortables, nous nous levons en même temps que le soleil. Splendide !
C'est décidé, nous passons à la réception pour changer notre prochaine nuit de camping contre une nuit de plus dans le chalet. Ensuite, nous profitons de la terrasse pour savourer un copieux petit déjeuner en observant le va-et-vient des animaux au point d'eau...
20.07.2017 : Senyati Safari Campsite - Maramba River Lodge (Livingstone)
Distance : 86 km
Après une bonne nuit réparatrice, une bonne douche chaude et un copieux petit déjeuner, nous sommes fin prêts pour attaquer l'aventure en Zambie. Nous rangeons tout notre matériel dans la voiture et prenons la direction du village de Kazungula pour faire le plein de diesel. Entre le Botswana et la Zambie, il y a une frontière fluviale de 150 mètres sur le Zambèze. C'est probablement la frontière la plus courte du monde. Administrativement, le passage de cette frontière relève du parcours du combattant...
21.07.2017 : Maramba River Lodge (Livingstone) - Pioneer Safari Lodge (Lusaka)
Distance : 496 km
La nuit a été courte (réveil à 6h00). Comme le camping est situé dans une zone marécageuse, c'est très humide et les moustiques sont là, prêts à attaquer. Nous prenons notre premier comprimé de Malarone (contre la Malaria) avec un peu de jus d'orange. Un rituel que nous devrons pratiquer chaque jour jusqu'à une semaine après notre retour. Aujourd'hui, nous ferons la route jusqu'à la capitale Lusaka. On se réjouit car c'est là que nous devons retrouver Fabienne et Francis. Mais le trajet est plutôt long : 7h10 selon le GPS avec la carte T4A...
22.07.2017 : Pioneer Safari Lodge (Lusaka) - Chimwemwe Executive Lodge
Distance : 384 km
La nuit a été très très froide. Pourtant, nous nous sommes bien rapprochés de l'équateur depuis 8 jours. Nous nous levons avec le soleil et découvrons notre charmant emplacement. Après le petit déjeuner, nous ne traînons pas trop. Nous avons encore une bonne journée de route mais, à deux voitures, c'est plus sympa ! Nous prenons la direction du South Luangwa National Park mais il nous faudra deux jours pour l'atteindre...
23.07.2017 : Chimwemwe Executive Lodge - Wildlife Camp (South Luangwa)
Distance : 306 km
La musique nous a bercés une bonne partie de la nuit. Ce matin, nos amis zambiens ont sûrement un puissant mal de tête. En prenant le petit déjeuner, nous remarquons que la température est déjà très agréable. Nous n'avons pas besoin des vestes polaires. Sans tarder, nous reprenons la route T4 pour atteindre notre but : le South Luangwa National Park. Vers 11h00, nous arrivons à Chipata. Nous faisons d'abord une halte au SPAR pour constituer une réserve complète de nourriture. Il s'agit de tenir au moins 8 jours sans ravitaillement, jusqu'à Mpika...
24.07.2017 : Wildlife Camp (South Luangwa)
Distance : 68 km
Cette nuit, nous avons très bien dormi. La température a été agréable. Au petit déjeuner, l'animation est assurée par une troupe de babouins de tous âges qui descend des arbres pour piller les poubelles du camping. Nous pourrions rester des heures à observer leur manège, mais le South Luangwa National Park nous attend. Nous prenons donc la direction de Mfuwe Bridge Gate où nous payons l'entrée pour deux jours. A 8h00, nous sommes dans le parc, prêts pour l'exploration...
25.07.2017 : Wildlife Camp (South Luangwa) - Zikomo Safari Camp (South Luangwa)
Distance : 63 km
Durant la nuit, la maman éléphant et son petit sont revenus faire un tour dans le camp et sont passés juste à côté de notre tente. Ce matin, nous sommes tranquilles pour prendre le petit déjeuner car la famille de babouins n'est plus dans les parages. Comme hier, nous rejoignons Mfuwe Bridge Gate mais, cette fois, nous partons sur la droite et empruntons Elephant Loops pour visiter l'autre partie du parc. Après avoir longé la Luangwa River sur deux kilomètres, nous prenons la direction de Mushroom Lagoon...
26.07.2017 : Zikomo Safari Camp (South Luangwa)
Distance : 0 km
Cette nuit, nous avons entendu des hyènes rôder pas très loin de nos voitures. Réveil à 5h00. Nous nous équipons pour notre première marche dans la brousse. Le plus dur est de choisir le matériel photo à emporter. A 5h30 nous sommes au Boma pour le petit déjeuner qui fait partie du Walking Safari. Il y a des fruits frais, cornflakes, toasts grillés au feu de bois, miel du pays, confiture, beurre, jus d'orange, café et thé chaud. Parfait pour se réveiller...
27.07.2017 : Zikomo Safari Camp (South Luangwa) - Kalovia Campsite
Distance : 77 km
Ce matin, nous nous réveillons après le soleil, à 6h30. Une bonne nuit calme et reposante, ça fait du bien après la longue journée d'hier. Nous préparons le feu pour le café et prenons tranquillement notre petit déjeuner. Après avoir plié les tentes et rangé les affaires, nous passons à la réception pour payer nos excursions et pour dire au revoir à Victory, la propriétaire. A 9h00, nous quittons Zikomo Safari Camp pour se rendre à Milyoti Gate, 2.5km plus loin...
28.07.2017 : Kalovia Campsite - Kanunshya Campsite
Distance : 132 km
Au milieu de la nuit, nous sommes réveillés par un drôle de bruit. En ouvrant la tente, nous apercevons un hippopotame qui broute l'herbe juste à côté de la voiture. Il faut dire que nous ne sommes pas très loin de la Luangwa River. Pendant le reste de la nuit, nous entendons aussi des hyènes et des lions. Après un solide petit déjeuner, nous nous préparons à lever le camp. Les deux gardiens nous indiquent un chemin facile pour rejoindre la piste principale.
La piste principale en direction du Luambe National Park est un peu "deep sand", mais assez facile...
29.07.2017 : Kanunshya Campsite - Chikolongo Campsite (North Luangwa)
Distance : 139 km
Nous avons été bercés par le grognement des hippopotames toute la nuit : c'est la beauté des campings individuels sauvages. Au réveil, nous ne sommes pas super énergiques. Au moment de sortir de notre tente, nous constatons que la fermeture Éclair de la porte a définitivement rendu l'âme. A partir d'aujourd'hui, nous devrons donc entrer et sortir par l'arrière, du côté où il n'y a pas d'échelle. Après quelques acrobaties et contorsions, nos pieds finissent par toucher le sol. Nous découvrons enfin la beauté du lieu et les centaines d'hippopotames vautrés dans la Luangwa River.
Nous préparons le feu pour le café puis prenons notre petit déjeuner en contemplant les hippopotames. Ils sont un peu plus calmes que cette nuit...
30.07.2017 : Chikolongo Campsite (North Luangwa) - Kapishya Hot Springs Lodge
Distance : 107 km
La nuit a été très calme mais très froide. Au réveil, comme d'habitude, nous faisons un bon feu pour le café. Mais ce matin, nous en profitons également pour nous réchauffer car le soleil commence seulement à se lever.
Au moment de partir, un de nos gardiens nous demande si nous pouvons l'emmener jusqu'à son village. Nous le faisons avec plaisir car c'est sur notre trajet...
31.07.2017 : Kapishya Hot Springs Lodge - Mumbatuta Campsite (Lavushi)
Distance : 230 km
Ce matin, au réveil, nous ne résistons pas à la tentation d'un bon bain chaud. Au lever du soleil, l'ambiance est vraiment magique.
De retour au campement, nous prenons le petit déjeuner que les ados ont gentiment préparé. Vers 8h30, nous nous rendons à la réception pour dire au revoir aux propriétaires. Cette étape paisible, avec les sources chaudes en pleine nature, nous a fait du bien ! ...
01.08.2017 : Mumbatuta Campsite (Lavushi) - Nsobe Camp (Bangweulu)
Distance : 95 km
La nuit a été très calme. Il ne doit pas y avoir beaucoup d'animaux dans les parages car nous n'avons rien entendu. Nous prenons tranquillement notre petit déjeuner, rangeons le campement et allons faire une petite marche jusqu'à Mumbatuta Falls. Ce matin, le ciel est couvert. Nous revenons ensuite au campement par la brousse. Nous ne voyons pas d'animaux, alors nous décidons de reprendre la piste pour rejoindre les Bangweulu...
02.08.2017 : Nsobe Camp (Bangweulu)
Distance : 51 km
Réveil à 6h00. Aujourd'hui, c'est le grand jour : nous allons peut-être enfin croiser la piste d'un bec-en-sabot. La nuit a été très fraîche. Les tentes et les voitures sont couvertes de rosée. Comme nous devons sortir par le côté sans échelle, c'est pas "top". Nous prenons notre petit déjeuner rapidement, rangeons les tentes encore mouillées et attendons le guide.
Le guide arrive vers 7h15. A 7h30, nous embarquons tous dans les voitures et prenons la direction de Chikuni par les plaines de Bangweulu...
03.08.2017 : Nsobe Camp (Bangweulu) - Mutinondo Wilderness Lodge
Distance : 145 km
Et oui, nos rêves ont été animés par le bec-en-sabot ! Au réveil, nous sommes encore sous l'euphorie de la rencontre de la veille. Cela ne nous empêche pas de faire un bon feu pour le café du petit déjeuner.
Nous plions ensuite les tentes (qui ne sont pas trop humides ce matin), puis disons au revoir à nos gardiens et reprenons la piste en sens inverse. La traversée des villages se passe facilement. Il n'y a presque personne le long de la piste : les enfants doivent être à l'école. A la gate, c'est de nouveau la sympathique ranger qui nous accueille...
04.08.2017 : Mutinondo Wilderness Lodge - Forest Inn
Distance : 346 km
La nuit a été très calme et reposante. Le Mutinondo Wilderness Lodge se trouve dans un cadre sauvage et loin de toute civilisation. Nous nous réveillons tranquillement et prenons notre petit déjeuner au soleil levant.
Aujourd'hui, nos chemins se séparent. De notre côté, nous allons reprendre la route en direction de Livingstone pour être à la pleine lune aux Chutes Victoria. Fabienne et Francis, quant à eux, vont rester sur place un jour de plus. Nous nous retrouverons dans quatre jours, à Kalomo, pour explorer ensemble le parc Kafue...
05.08.2017 : Forest Inn - The Moorings Campsite
Distance : 437 km
La circulation ne nous a pas trop dérangés, nous avons bien dormi. Le réveil se fait en chanson "Happy birthday". Aujourd'hui, nous fêtons les 18 ans de Dylan et Marine !
Nous ne traînons pas pour prendre notre petit déjeuner car nous avons encore une longue journée de route.
A 8h15, nous sommes sur la route. Au début, on avance bien sur la (T2), il n'y a pas trop de circulation. Malheureusement, tout change après 60 km, lorsque la route (T3) nous rejoint. Il y a maintenant beaucoup de camions à croiser et à dépasser, sans oublier ceux qui sont accidentés sur le bas-côté et qu'il vaut mieux éviter. Il y a aussi beaucoup d'étalages de fruits et légumes, donc beaucoup de monde au bord de la route. Nous remarquons aussi plein d'étalages avec toutes sortes de bidons remplis d'un liquide brun clair (huile de moteur ? ... biocarburant ? ... alcool local ?)...
06.08.2017 : The Moorings Campsite - Maramba River Lodge (Livingstone)
Distance : 321 km
Ce matin, nous sommes réveillés par le chant du coq et les miaulements du chat qui est déjà au pied de nos tentes pour nous dire bonjour. Comme il ne nous reste plus trop de route pour atteindre Livingstone, nous profitons de prendre notre petit déjeuner tranquillement. - C'est quoi ce bruit dans la voiture ? Nous surprenons le chat, installé à l'arrière de la voiture, en train de s'attaquer au sac qui contient notre réserve de biltong. - Ouste, va-t'en ! Il a réussi à dévorer le coin d'une barquette. Une minute de plus et tout notre biltong disparaissait...
07.08.2017 : Maramba River Lodge (Livingstone)
Distance : 49 km
La nuit a été animée par nos voisins qui ont scié du bois toute la nuit. Tant pis pour la rivière, nous trouverons un autre emplacement pour la nuit prochaine. Nous prenons rapidement le petit déjeuner, car les moustiques sont très en forme ce matin. Nous nous rendons ensuite au Mosi-oa-Tunya National Park pour un safari un peu spécial. Aller à pied à la rencontre des rhinocéros, c'est le cadeau surprise pour les 18 ans de nos ados. A la gate, nous embarquons un guide (obligatoire pour aller voir les rhinos) et nous voilà partis pour une petite visite du parc. Les animaux sont plutôt discrets...
08.08.2017 : Maramba River Lodge (Livingstone) - Nanzhila Plains Safari Camp (Kafue)
Distance : 256 km
Réveil à 6h00. La nuit a été courte et froide. Ce matin, en prenant notre petit déjeuner, nous remarquons que nous sommes moins dérangés par les moustiques que lorsque nous étions au bord de la rivière. Avant de lever le camp, nous rangeons dans les moindres recoins de la voiture, toutes les courses que nous avons faites hier.
Nous quittons le camping à 8h15, faisons une halte à la station service et prenons la route pour rejoindre Fabienne et Francis...
09.08.2017 : Nanzhila Plains Safari Camp (Kafue) - Kasabushi Camp (Kafue)
Distance : 204 km
La nuit a été froide et humide. Michel a très peu dormi et il est fiévreux. En sortant de nos tentes, nous apercevons des cobes defassa quitter la forêt pour rejoindre les marais. Le soleil est à peine levé lorsque nous entendons un cri déchirer le silence. Tous les cobes se mettent aux aguets, puis nous n'entendons plus rien. Nous prenons notre petit déjeuner et rangeons le camp en nous demandant ce qui a bien pu se passer dans la brousse...
10.08.2017 : Kasabushi Camp (Kafue) - McBrides Camp (Kafue)
Distance : 279 km
Cette nuit, nous avons entendu un hippopotame qui rôdait près du campement. La nuit a été très froide et, en sortant de nos tentes, nous découvrons la Kafue River sous une épaisse brume matinale.
C'est avec une vue magnifique sur la rivière que nous prenons notre petit déjeuner. Ensuite, nous empaquetons toutes nos affaires dans les voitures et allons à pied à la réception pour payer notre nuit. Nous demandons également quelques conseils sur la route pour atteindre McBride's Camp...
11.08.2017 : McBrides Camp (Kafue)
Distance : 0 km
Le réveil sonne à 5h45. La nuit a été un peu fraîche, mais très calme. Après un rapide petit déjeuner, nous parcourons les 950 mètres de piste pour se rendre au lodge en voiture. A pied, il n'y aurait que 500 mètres, mais on nous a déconseillé de le faire : trop risqué.
Arrivés au lodge, nous sommes accueillis par Chris McBride. A 7h00, nous le suivons dans la brousse pour le Walking Safari. Avec son fusil à l'épaule et sa tasse de thé à la main, son chapeau, une écharpe et des crocs : quel style ! Nous sommes accompagnés par un employé du camp. Chris nous explique quelques règles de sécurité : marcher derrière lui à la file indienne, rester groupés, ... et surtout observer le plus grand respect pour les animaux que nous allons rencontrer...
12.08.2017 : McBrides Camp (Kafue)
Distance : 21 km
Cette nuit, les ados ont eu un petit "besoin" pressant. Ils ne sont pas allés jusqu'aux sanitaires car une paire d'yeux les observaient depuis les hautes herbes (lion ? ... léopard ? ... hyène ? ... ou herbivore ?). Il faudra vraiment que nous apprenions à reconnaître les yeux des animaux de nuit !
Aujourd'hui, grasse matinée ! Quand nous sortons des tentes, le soleil est déjà levé. Nous prenons notre petit déjeuner tranquillement puis rangeons le camp et partons explorer la région...
13.08.2017 : McBrides Camp (Kafue) - Kasabushi Camp (Kafue)
Distance : 285 km
Cette nuit, nous avons entendu au loin des bruits à glacer le sang. Il a dû se passer une scène de brousse. Ce matin, le réveil est pénible. Pour nous, partir de chez Chris et Charlotte signifie que nous allons gentiment retourner à Livingstone. Nous prenons conscience que l'aventure en Zambie est bientôt terminée...
14.08.2017 : Kasabushi Camp (Kafue) - Hippo Bay Campsite (Kafue)
Distance : 166 km
La nuit a été tranquille et nous avons bien dormi. Ce matin, nous sommes les derniers à nous lever. Après le petit déjeuner, nous allons discuter avec le propriétaire. Il nous conseille de faire une halte à Kaindabaila Hills pour gravir la plus haute colline. Nous le remercions et prenons la route en direction de Hippo Bay Campsite. Kaindabaila Hills n'est pas facile à trouver et le GPS ne connaît pas cet endroit...
15.08.2017 : Hippo Bay Campsite (Kafue) - Nanzhila Plains Safari Camp (Kafue)
Distance : 147 km
Les hippopotames du coin ont grogné toute la nuit. Dans la fraîcheur du matin, nous sommes réveillés par les rugissements puissants d'un lion. Nous nous levons donc bien avant le soleil.
Nous prenons notre petit déjeuner en contemplant le lac et la faune qui nous entoure...
16.08.2017 : Nanzhila Plains Safari Camp (Kafue) - Munga Eco-Lodge (Livingstone)
Distance : 255 km
La nuit a été froide et bruyante. Le ratel de hier soir est venu faire l'inspection de notre poubelle. Nous prenons notre dernier petit déjeuner de brousse avec les restes de pain, de beurre, de confiture, yogourts, lait, etc. La vaisselle rangée, il ne nous reste plus qu'à vider les tentes, les plier, rouler les sacs de couchage et tout empiler à l'arrière de la voiture...
17.08.2017 : Munga Eco-Lodge (Livingstone) - Livingstone Airport
Distance : 15 km
La nuit a été calme et reposante, mais le réveil est difficile car c'est notre dernier jour en Zambie. Nous allons au restaurant du lodge pour prendre le petit déjeuner, très complet et bio. Retour aux chalets pour Marine, Dylan, Fabienne et Francis pendant que Nathalie et Michel vont au "car wash" et à la station service. Une heure plus tard, les valises sont dans les voitures et nous partons tous pour le centre de Livingstone...
Pour tous ceux qui désir découvrir plus de notre aventure, je leur conseille de prendre la direction de notre site, carnet de voyage - Zambie 2017. Bonne lecture ! 😉
Bonjour à tous,
Je pars en roadtrip dans l'Ouest américan, avec un ami le mois prochain.
Nous avons rencontré quelques amis ayant fait cette partie du pays, il nous ont conseillé certains spots et certaines durées (exemple: Grand Canyon nous y sommes passés une demi-journée mais l'idéal aurait été de faire une rando sur la journée ... etc). Nos amis y sont allés il y a quelques années, c'est pourquoi je m'adresse sur ce forum afin d'obtenir des avis plus frais, j'imagine que les choses évoluent aussi là-bas en quelques années :) ou que des aléas surviennent (routes barrées etc).
Nous aimerions donc obtenir des avis quant à notre itinéraire, avant de passer ensuite à la réservation de quelques motels lorsque l'itinéraire sera définitif (en fonction des avis et conseils). Pensez-vous qu'il est optimisé au maximum ? Y-a-t-il des spots pour lesquels nous devrions passer moins de temps ? Ou au contraire, passer plus de temps.
Egalement, si quelqu'un sait dans quels endroits il serait possible de passer nos nuitées en camping (afin de minimiser les coûts).
Voici donc en PJ, notre itinéraire.
A noter également, mon ami souhaite voyager en mustang. Je ne suis pas contre même si j'ai peur niveau place dans le coffre. Y-voyez vous un véritable inconvénient ?
Merci beaucoup par avance, en espérant que ça fasse plaisir à certain, de se replonger dans leurs trip en nous apportant des conseils.
Bonne journée à tous,
Gaëtan.
Je pars en roadtrip dans l'Ouest américan, avec un ami le mois prochain.
Nous avons rencontré quelques amis ayant fait cette partie du pays, il nous ont conseillé certains spots et certaines durées (exemple: Grand Canyon nous y sommes passés une demi-journée mais l'idéal aurait été de faire une rando sur la journée ... etc). Nos amis y sont allés il y a quelques années, c'est pourquoi je m'adresse sur ce forum afin d'obtenir des avis plus frais, j'imagine que les choses évoluent aussi là-bas en quelques années :) ou que des aléas surviennent (routes barrées etc).
Nous aimerions donc obtenir des avis quant à notre itinéraire, avant de passer ensuite à la réservation de quelques motels lorsque l'itinéraire sera définitif (en fonction des avis et conseils). Pensez-vous qu'il est optimisé au maximum ? Y-a-t-il des spots pour lesquels nous devrions passer moins de temps ? Ou au contraire, passer plus de temps.
Egalement, si quelqu'un sait dans quels endroits il serait possible de passer nos nuitées en camping (afin de minimiser les coûts).
Voici donc en PJ, notre itinéraire.
A noter également, mon ami souhaite voyager en mustang. Je ne suis pas contre même si j'ai peur niveau place dans le coffre. Y-voyez vous un véritable inconvénient ?
Merci beaucoup par avance, en espérant que ça fasse plaisir à certain, de se replonger dans leurs trip en nous apportant des conseils.
Bonne journée à tous,
Gaëtan.
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage de quatre semaines, de l'ouest du Canada au nord-ouest des Etats-Unis, de la Colombie-Britannique à l'Etat de Washington, le long de la côte Pacifique ou jamais bien loin, en voiture, en ferry et à pied... 😉
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

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Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.
Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !
De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.
De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.
Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.
Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).
Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.
Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.
Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.
Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.
En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.
Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.
Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.
Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.
Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !

Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015
Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.
Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !
Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !
Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)
Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.
Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.
J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.
Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.
Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.
Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.
On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.
19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.
Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
Notre SUV... rutilant !
De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015
Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !
La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.
Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.
J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.
Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.
A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.
Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !
La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.
Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !
Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.
Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !
De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.
Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !
Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !
Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.
A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.
70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.
Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.
Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.
Distance parcourue dans la journée : 389 km
J3 : Samedi 15 août 2015
Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.
Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.
Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.
A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.
Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.
C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.
C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.
En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.
En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.
Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.
Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).
La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.
Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !
Côté flore, une belle récolte !
Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.
Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.
Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !
Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.
Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.
Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Lac Joffre
Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015
Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.
Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.
Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.
Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.
Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.
Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.
Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.
Alors ?
Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.
Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !
C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.
A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.
Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.
Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !
Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.
Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.
J5 : Lundi 17 août 2015
Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !
Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.
A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.
Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.
Au bout d'une heure le lac est à nous.
Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.
Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.
En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.
Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !
Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.
De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.
Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.
Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.
Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.
Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !
C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.
Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !
17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.
Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.
Alors ?
Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…
… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.
Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.
En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.
Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.
Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.
Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?
Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.
Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !
Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.
Distance parcourue dans la journée : 412 km
Babine Mountains
De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015
Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.
Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !
Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.
Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?
Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.
Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.
Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.
Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !
Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.
Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.
Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…
Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.
Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.
On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.
Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.
Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.
Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.
Alors tant pis !
Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !
Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !
Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !
Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.
Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.
Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :
One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.
Adjugé !
Un panneau au point de départ met en garde, forcément…
On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !
Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.
Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.
Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.
Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !
Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.
Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.
Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.
En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.
Alors pourquoi pas nous ?
Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.
Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".
Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?
On y retourne ?
Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.
Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !
C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !
Distance parcourue dans la journée : 90 km
Près de Salmon Glacier

En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015
Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)
Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.
Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.
En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)
A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.
Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.
En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.
Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.
En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.
Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.
En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.
Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.
Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.
C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.
Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).
Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J
Distance parcourue dans la journée : 440 km
J8 : Jeudi 20 août 2015
Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.
Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.
Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.
Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.
Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.
A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(
Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.
Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.
Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.
Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.
L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.
Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.
A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !
Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.
Lava Lake
Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015
La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.
A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.
C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.
Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !
A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.
Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.
Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)
Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.
Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?
Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.
Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.
Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.
Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.
En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.
Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.
Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.
Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.
Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.
Deuxième nuit à Masset.
Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.
Naikoon Nord
Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015
Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.
Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.
Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !
L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.
Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.
Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.
Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.
Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.
Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !
Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.
Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.
Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.
Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.
Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.
Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.
Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.
Distance parcourue dans la journée : 109 km
Epave du Pesuta
Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015
Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.
En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.
Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.
Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.
En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !
La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.
En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.
Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.
On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.
Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.
C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.
Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.
Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.
Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.
Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.
Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.
De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.
Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.
Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)
Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !
Deuxième nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 127 km.
Balance Rock
Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015
Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !
Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.
Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.
Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.
A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.
Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.
Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.
Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.
Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.
Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt
Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.
Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !
Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)
Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 93 km
J13 : Mardi 25 août 2015
La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !
A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !
A ce rythme, le temps passe très vite.
Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.
S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.
A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.
En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.
Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?
Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.
Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !
Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !
Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.
Coucher de soleil à Prince Rupert
Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015
Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !
D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.
D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !
Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.
Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.
Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.
C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.
Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)
Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.
Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !
Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.
Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.
En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.
Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.
Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?
En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.
Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.
En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.
En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.
C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.
Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.
Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !
Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.
Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :
Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.
Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.
Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 65 km
Oliver Lake, près de Prince Rupert
De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015
Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.
Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.
Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.
Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.
C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.
Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.
Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.
C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.
Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !
De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !
Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.
Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.
Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.
Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.
Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.
Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !
Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.
Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.
C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.
Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)
Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.
L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.
A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.
Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !
Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.
Dans le Passage intérieur
Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015
Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.
Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.
Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.
En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !
Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.
Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.
En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.
Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.
Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !
Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.
En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.
Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !
Deuxième nuit à Port Hardy.
Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !
Distance parcourue dans la journée : 152 km
Stea stacks à Cape Scott PP
Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015
La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.
Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.
Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.
En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.
Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.
Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.
Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.
Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !
Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.
Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.
J18 : Dimanche 30 août 2015
Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.
Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.
L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.
Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.
Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.
L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.
J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.
Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !
Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.
Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.
A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?
Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.
Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.
En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !
Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)
Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.
Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.
Distance parcourue dans la journée : 198 km
J19 : Lundi 31 août 2015
Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.
En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.
La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.
Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.
Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.
Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage
Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.
A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…
Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.
I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.
C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.
Distance parcourue dans la journée : 58 km
Piscines naturelles au pied des Elk Falls
Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015
Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.
Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !
Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.
Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.
Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.
Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.
Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.
Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.
Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.
Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme
De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.
Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.
En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.
Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.
Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)
Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !
Distance parcourue dans la journée : 320 km
J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.
D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.
Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.
De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…
Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.
Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.
Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.
Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.
De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.
Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !
Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.
Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.
Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.
Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.
Distance parcourue dans la journée : 127 km
Quartier flottant à Victoria
La suite aux Etats-Unis est par... ICI
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

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Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.
Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !
De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.
De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.
Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.
Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).
Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.
Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.
Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.
Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.
En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.
Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.
Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.
Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.
Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !

Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015
Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.
Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !
Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !
Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)
Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.
Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.
J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.
Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.
Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.
Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.
On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.
19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.
Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
Notre SUV... rutilant !

De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015
Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !
La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.
Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.
J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.
Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.
A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.
Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !
La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.
Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !
Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.
Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !
De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.
Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !
Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !
Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.
A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.
70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.
Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.
Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.
Distance parcourue dans la journée : 389 km
J3 : Samedi 15 août 2015
Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.
Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.
Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.
A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.
Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.
C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.
C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.
En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.
En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.
Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.
Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).
La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.
Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !
Côté flore, une belle récolte !
Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.
Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.
Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !
Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.
Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.
Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Lac Joffre

Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015
Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.
Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.
Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.
Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.
Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.
Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.
Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.
Alors ?
Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.
Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !
C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.
A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.
Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.
Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !
Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.
Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.
J5 : Lundi 17 août 2015
Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !
Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.
A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.
Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.
Au bout d'une heure le lac est à nous.
Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.
Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.
En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.
Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !
Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.
De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.
Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.
Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.
Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.
Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !
C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.
Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !
17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.
Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.
Alors ?
Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…
… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.
Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.
En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.
Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.
Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.
Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?
Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.
Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !
Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.
Distance parcourue dans la journée : 412 km
Babine Mountains

De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015
Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.
Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !
Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.
Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?
Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.
Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.
Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.
Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !
Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.
Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.
Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…
Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.
Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.
On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.
Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.
Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.
Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.
Alors tant pis !
Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !
Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !
Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !
Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.
Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.
Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :
One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.
Adjugé !
Un panneau au point de départ met en garde, forcément…
On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !
Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.
Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.
Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.
Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !
Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.
Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.
Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.
En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.
Alors pourquoi pas nous ?
Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.
Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".
Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?
On y retourne ?
Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.
Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !
C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !
Distance parcourue dans la journée : 90 km
Près de Salmon Glacier

En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015
Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)
Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.
Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.
En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)
A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.
Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.
En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.
Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.
En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.
Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.
En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.
Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.
Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.
C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.
Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).
Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J
Distance parcourue dans la journée : 440 km
J8 : Jeudi 20 août 2015
Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.
Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.
Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.
Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.
Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.
A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(
Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.
Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.
Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.
Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.
L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.
Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.
A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !
Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.
Lava Lake

Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015
La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.
A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.
C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.
Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !
A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.
Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.
Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)
Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.
Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?
Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.
Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.
Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.
Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.
En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.
Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.
Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.
Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.
Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.
Deuxième nuit à Masset.
Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.
Naikoon Nord

Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015
Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.
Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.
Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !
L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.
Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.
Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.
Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.
Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.
Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !
Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.
Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.
Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.
Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.
Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.
Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.
Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.
Distance parcourue dans la journée : 109 km
Epave du Pesuta

Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015
Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.
En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.
Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.
Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.
En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !
La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.
En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.
Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.
On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.
Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.
C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.
Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.
Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.
Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.
Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.
Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.
De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.
Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.
Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)
Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !
Deuxième nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 127 km.
Balance Rock

Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015
Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !
Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.
Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.
Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.
A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.
Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.
Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.
Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.
Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.
Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt
Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.
Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !
Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)
Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 93 km
J13 : Mardi 25 août 2015
La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !
A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !
A ce rythme, le temps passe très vite.
Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.
S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.
A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.
En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.
Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?
Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.
Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !
Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !
Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.
Coucher de soleil à Prince Rupert

Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015
Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !
D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.
D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !
Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.
Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.
Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.
C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.
Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)
Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.
Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !
Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.
Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.
En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.
Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.
Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?
En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.
Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.
En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.
En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.
C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.
Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.
Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !
Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.
Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :
Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.
Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.
Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 65 km
Oliver Lake, près de Prince Rupert

De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015
Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.
Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.
Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.
Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.
C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.
Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.
Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.
C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.
Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !
De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !
Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.
Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.
Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.
Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.
Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.
Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !
Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.
Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.
C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.
Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)
Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.
L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.
A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.
Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !
Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.
Dans le Passage intérieur

Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015
Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.
Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.
Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.
En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !
Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.
Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.
En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.
Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.
Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !
Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.
En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.
Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !
Deuxième nuit à Port Hardy.
Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !
Distance parcourue dans la journée : 152 km
Stea stacks à Cape Scott PP

Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015
La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.
Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.
Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.
En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.
Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.
Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.
Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.
Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !
Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.
Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.
J18 : Dimanche 30 août 2015
Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.
Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.
L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.
Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.
Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.
L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.
J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.
Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !
Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.
Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.
A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?
Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.
Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.
En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !
Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)
Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.
Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.
Distance parcourue dans la journée : 198 km
J19 : Lundi 31 août 2015
Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.
En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.
La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.
Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.
Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.
Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage
Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.
A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…
Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.
I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.
C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.
Distance parcourue dans la journée : 58 km
Piscines naturelles au pied des Elk Falls

Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015
Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.
Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !
Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.
Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.
Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.
Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.
Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.
Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.
Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.
Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme
De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.
Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.
En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.
Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.
Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)
Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !
Distance parcourue dans la journée : 320 km
J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.
D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.
Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.
De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…
Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.
Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.
Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.
Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.
De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.
Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !
Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.
Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.
Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.
Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.
Distance parcourue dans la journée : 127 km
Quartier flottant à Victoria

La suite aux Etats-Unis est par... ICI
Bonjour,
Je suis en pleine préparation de notre voyage de noce qui devrait avoir lieu du 12 octobre (départ de Nice) au 12 novembre. Nous n’avons pas encore acheté les billets car nous voulons avoir une idée du prix exacte et comparer quand même avec les offres des agences de voyage. Même si on pense prendre les vols secs (avec départ direct de Nice par Emirates) et choisir un chauffeur indépendant ou une agence locale. Nous avons prévus : 19 jours / 18 nuits au Sri Lanka, 8 jours / 7 nuits au Maldives (d’où la fin de séjour balnéaire au SL pas vraiment utile) et 3 jours / 4 nuits à Dubaï (histoire de profiter du stop gratuit à Dubaï pour voir à quoi ça ressemble).
A l’aide de nombreux témoignages et Blog de voyages, j'ai essayé de faire un circuit assez précis pour les 19 jours que nous allons passer au SL (normalement ce sera du 13 octobre au 31 octobre 2011).
Nous voyagerons en voiture avec chauffeur (c’est surtout le poids des valises + équipements photos + tous les souvenirs que nous ne manquerons pas d’accumulés nous connaissant, qui m’a fait choisir ce mode de transport, et aussi le fait de pouvoir s’arrêter n’importe où pour pouvoir faire une photo… oui moi être une dingue de photos).
Nous aimerions alterner les Guest House (restant confortable quand même, avec eau chaude) avec des logements un peu plus « classe » (surtout après plusieurs jours de visites un peu speed et de randonnées, se faire plaisir avec une journée plus « light » et une arrivée plus tôt pour profiter d’un hôtel plus haut de gamme)
Voici l'itinéraire et les hôtels ou GH que nous pensons choisir (n'hésitez pas à nous en proposer d'autres, on est là pour ça)
Jour 1 : Arrivée à l'aéroport à 8H45 Direction Pinawella visite orphelinat des éléphants Pinawella-Dambulla 75km 2H de route arrivée après midi Arrivée pas trop tard pour profiter de la piscine et se reposer Nuit au Dambulla Kandalama Hotel
Jour 2 : Visite monastère de Dambulla Visite de Minhintale Ascension 1800 marches puis trajet vers Habanera et ballade à dos éléphant Nuit au Habarana Rest House
Jour 3 : visite de Sigiriya, avant 10H le matin Habanara : pour safari jeep dans le parc de Minnerya Nuit au Habarana Rest House Jour 4 : Excursion à Polonnaruwa retour Hotel pour après midi piscine Nuit au Cinnamon Lodge Habarana
Jour 5 : Trajet pour Kandy Nalanda : visite Nalanda Gedige Matale : jardin d'épices direction ukewele, wattegama, Polgolla cascades Hunas Falls Nuit au Shangri la à Kandy
Jour 6 : Kandy : visite des 3 temples de Gadaladeniya, Lankatikala et Embekke à 10 km Visite et Shopping à kandy, et en fin de journée spectacle de danses kandyennes Nuit au Shangri la à Kandy
Jour 7 : Kandy : Visite du temple de la Dent Visite du jardin botanique Peradeniya Visite de la réserve d’Udawattakelle Nuit au Shangri la à Kandy
Jour 8 : Trajet vers Nuwara Elyia Pusswlawa le Grand Reservoir de Kothmale, Les cascades de Ramboda . Visite de la plantation de thé Blue Field Factory Nuit au Tea factory Nuwara Elyia
Jour 9 : Trajet jusqu’à Kitulgala, en route visite de Hatton Pont de la rivière Kwaï Observation des oiseaux Nuit au Plantation Resort
Jour 10 : Trajet vers Ratnapura Visites Ratnapura / rando ? Route vers Haputale Nuit au Mount Field Cottage
Jour 11 : Horton Plains Randonnée à Horton Plains, la boucle de 3H de marche, World’s end précipice de 880m Autre rando ? Nuit au Mount Field Cottage
Jour 12 : Haputale : Petit déjeuner départ pour 2h30 de randonnée avant d’aller `a la plus haute cascade du pays (240m chutes de Bambarakanda ), baignade sous la cascade. Train de Haputale à Badulla ballade cascades de dunhinda train de Badulla à Ella Nuit au Hill Top Guest House à Ella
Jour 13 : Randonnée Little Adam’s Peak Visite des chutes de Rawana Ella Visite petit temple et grotte à gauche en approchant d’Ella (LP p199) Visite de Bandarawella et du temple de Doha Ella _ Ayurvéda soin de 2 H à Suwamadara Nuit au Hill Top Guest House à Ella
Jour 14 : Trajet d’Elle à Tissa (90 km 2h) Visites pendant le trajet ? Excursion en bateau vers l'île Bird dans le crépuscule sur le lac Tissamaharama Nuit au My village hotel à Tissa
Jour 15 : Safari Yala Visite de Kataragama Tour en vélo dans tissa Nuit au My village hotel à Tissa
Jour 16 : Reserve ornithologique de Wirawila wewa Route vers Tangalle Excursion bateau observation baleines ( jetwingeco ?) Observation tortues ? Nuit au Mangrove chalets de Tangalle Jour 17 : Visite mulkirigala Route vers matara Visite temple Weherahena Dondra Visite de matara Route vers Mirissa Nuit au Palace de Mirissa
Jour 18 : Journée tranquille à Mirisa Nuit au Palace de Mirissa Jour 19 : Route de Mirissa à l’aéroport avec visite Weligama et Galle en route (vol à 20H30)
Que pensez vous de cet itinéraire ? Est-ce qu’il y a des journées trop chargées ? Des choses à voir absolument qui manque ? Des hôtels ou GH que vous conseillerez à la place de ceux là ? J'attends vos avis avec impatience, merci. Isa
Je suis en pleine préparation de notre voyage de noce qui devrait avoir lieu du 12 octobre (départ de Nice) au 12 novembre. Nous n’avons pas encore acheté les billets car nous voulons avoir une idée du prix exacte et comparer quand même avec les offres des agences de voyage. Même si on pense prendre les vols secs (avec départ direct de Nice par Emirates) et choisir un chauffeur indépendant ou une agence locale. Nous avons prévus : 19 jours / 18 nuits au Sri Lanka, 8 jours / 7 nuits au Maldives (d’où la fin de séjour balnéaire au SL pas vraiment utile) et 3 jours / 4 nuits à Dubaï (histoire de profiter du stop gratuit à Dubaï pour voir à quoi ça ressemble).
A l’aide de nombreux témoignages et Blog de voyages, j'ai essayé de faire un circuit assez précis pour les 19 jours que nous allons passer au SL (normalement ce sera du 13 octobre au 31 octobre 2011).
Nous voyagerons en voiture avec chauffeur (c’est surtout le poids des valises + équipements photos + tous les souvenirs que nous ne manquerons pas d’accumulés nous connaissant, qui m’a fait choisir ce mode de transport, et aussi le fait de pouvoir s’arrêter n’importe où pour pouvoir faire une photo… oui moi être une dingue de photos).
Nous aimerions alterner les Guest House (restant confortable quand même, avec eau chaude) avec des logements un peu plus « classe » (surtout après plusieurs jours de visites un peu speed et de randonnées, se faire plaisir avec une journée plus « light » et une arrivée plus tôt pour profiter d’un hôtel plus haut de gamme)
Voici l'itinéraire et les hôtels ou GH que nous pensons choisir (n'hésitez pas à nous en proposer d'autres, on est là pour ça)
Jour 1 : Arrivée à l'aéroport à 8H45 Direction Pinawella visite orphelinat des éléphants Pinawella-Dambulla 75km 2H de route arrivée après midi Arrivée pas trop tard pour profiter de la piscine et se reposer Nuit au Dambulla Kandalama Hotel
Jour 2 : Visite monastère de Dambulla Visite de Minhintale Ascension 1800 marches puis trajet vers Habanera et ballade à dos éléphant Nuit au Habarana Rest House
Jour 3 : visite de Sigiriya, avant 10H le matin Habanara : pour safari jeep dans le parc de Minnerya Nuit au Habarana Rest House Jour 4 : Excursion à Polonnaruwa retour Hotel pour après midi piscine Nuit au Cinnamon Lodge Habarana
Jour 5 : Trajet pour Kandy Nalanda : visite Nalanda Gedige Matale : jardin d'épices direction ukewele, wattegama, Polgolla cascades Hunas Falls Nuit au Shangri la à Kandy
Jour 6 : Kandy : visite des 3 temples de Gadaladeniya, Lankatikala et Embekke à 10 km Visite et Shopping à kandy, et en fin de journée spectacle de danses kandyennes Nuit au Shangri la à Kandy
Jour 7 : Kandy : Visite du temple de la Dent Visite du jardin botanique Peradeniya Visite de la réserve d’Udawattakelle Nuit au Shangri la à Kandy
Jour 8 : Trajet vers Nuwara Elyia Pusswlawa le Grand Reservoir de Kothmale, Les cascades de Ramboda . Visite de la plantation de thé Blue Field Factory Nuit au Tea factory Nuwara Elyia
Jour 9 : Trajet jusqu’à Kitulgala, en route visite de Hatton Pont de la rivière Kwaï Observation des oiseaux Nuit au Plantation Resort
Jour 10 : Trajet vers Ratnapura Visites Ratnapura / rando ? Route vers Haputale Nuit au Mount Field Cottage
Jour 11 : Horton Plains Randonnée à Horton Plains, la boucle de 3H de marche, World’s end précipice de 880m Autre rando ? Nuit au Mount Field Cottage
Jour 12 : Haputale : Petit déjeuner départ pour 2h30 de randonnée avant d’aller `a la plus haute cascade du pays (240m chutes de Bambarakanda ), baignade sous la cascade. Train de Haputale à Badulla ballade cascades de dunhinda train de Badulla à Ella Nuit au Hill Top Guest House à Ella
Jour 13 : Randonnée Little Adam’s Peak Visite des chutes de Rawana Ella Visite petit temple et grotte à gauche en approchant d’Ella (LP p199) Visite de Bandarawella et du temple de Doha Ella _ Ayurvéda soin de 2 H à Suwamadara Nuit au Hill Top Guest House à Ella
Jour 14 : Trajet d’Elle à Tissa (90 km 2h) Visites pendant le trajet ? Excursion en bateau vers l'île Bird dans le crépuscule sur le lac Tissamaharama Nuit au My village hotel à Tissa
Jour 15 : Safari Yala Visite de Kataragama Tour en vélo dans tissa Nuit au My village hotel à Tissa
Jour 16 : Reserve ornithologique de Wirawila wewa Route vers Tangalle Excursion bateau observation baleines ( jetwingeco ?) Observation tortues ? Nuit au Mangrove chalets de Tangalle Jour 17 : Visite mulkirigala Route vers matara Visite temple Weherahena Dondra Visite de matara Route vers Mirissa Nuit au Palace de Mirissa
Jour 18 : Journée tranquille à Mirisa Nuit au Palace de Mirissa Jour 19 : Route de Mirissa à l’aéroport avec visite Weligama et Galle en route (vol à 20H30)
Que pensez vous de cet itinéraire ? Est-ce qu’il y a des journées trop chargées ? Des choses à voir absolument qui manque ? Des hôtels ou GH que vous conseillerez à la place de ceux là ? J'attends vos avis avec impatience, merci. Isa
Cinq ans déjà ont passé depuis notre dernière boucle à partir de Salt Lake City, pendant lesquels nous avons effectué trois voyages en Argentine et au Chili. Mais le besoin de revoir l’Ouest américain s’est fait de plus en plus pressant... Retour donc pour une nouvelle boucle à partir de Denver – après une première en 2005 – en passant par White Sands, Havasupai, Page, Snow Canyon, Escalante, Torrey, Moab, Bisti Badlands, Santa Fe, Great Sand Dunes, Crested Butte et les Rocky Mountains. Nous comptions surtout découvrir de nouveaux endroits – mais le temps nous en a parfois empêchés – et nous avons été gâtés sur deux sites encore très peu connus: King of Wings et Delta Pool.
Bonne lecture...

La version avec photos et cartes se trouve ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_184...
Index du carnet:
Roswell, White Sands, Sedona, Havasupai Page, Zion, Snow Canyon, Yant FLat Escalante, Zebra Slot, les « jours moins » s'enchaînent... Burr Trail Rd, Notom-Bullfrog Rd, The Tanks Hickman Bridge, Cathedral Valley Strike Valley Overlook, Waterpocket Fold via la Notom-Bullfrog Rd En route pour Moab... Little Wild Horse Canyon, Fisher Towers Moab... Arches NP, Fiery Furnace Moab, toujours... Marching Men, Tower Arch, Parallel Arch Delta Pool Shafer Trail, Musselman Arch, Potash Rd Bisti. Valley of Dreams, King of Wings Sur la route de Santa Fe Kasha-Katuwe Tent Rocks National Monument De Santa Fe à Great Sand Dunes via Taos De Great Sand Dunes à Crested Butte De Crested Butte à Glenwood Springs via le Kebler Pass Rocky Mountain National Park (1) Rocky Mountain NP, Trail Ridge Rd (2) Rocky Mountain NP (3) 18 juin, le départ Renseignements divers
J 1 – 14 mai
Vol sans problème Paris-Francfort sur Lufthansa, où nous retrouvons avec plaisir Angelo & Monika avec qui nous ferons les vols aller et retour. Après une escale de trois heures, l'avion décolle pour Denver avec une heure de retard, sans aucune explication...
Chez Dollar, où nous avons réservé un SUV via rentalcars.com, il n'y en a aucun digne de ce nom, malgré une heure passée sur le parking à chercher et à les inspecter les uns derrière les autres. Nous choisissons finalement un Kia Sorento, de faible garde au sol et qui nous semble juste en longueur pour dormir à l'aise, mais on fera avec. De toute façon il n'y a rien d'autre.
Retour au comptoir de Dollar. Là, la jeune femme qui s'occupe de notre dossier, lymphatique à l'extrême et qui visiblement rêve d'autres horizons, nous propose en insistant lourdement de payer pour prendre l'autoroute qui contourne Denver, car « sinon vous aurez une amende de 100 $ tous les 20 km ». Ça sent très fortement l'arnaque habituelle des loueurs qui tentent lorsqu'ils sont face à des Européens sur les rotules de leur fourguer tout et n'importe quoi en supplément, et nous refusons donc catégoriquement. Elle nous donne notre reçu et nous quittons l'aéroport en laissant 10 $ à une femme dans une guérite pour qu'elle soulève la barrière. Enfin dehors, ouf! Mais on verra au retour que malgré notre vigilance, notre lecture attentive du contrat, etc., certains sont passés maître dans l'art de l'escroquerie. (C'est sans compter avec ma pugnacité...)
Nous rejoignons Castle Rock et La Quinta Inn – très bien – aux alentours de 20 heures, sans avoir eu le temps de nous arrêter au Walmart d'Aurora. D'habitude nous passons la première nuit dans la ville d'arrivée, mais nous décidons de suivre Angelo & Monika qui préfèrent s'éloigner de Denver et descendre plus au sud, vers Colorado Springs. Nous nous couchons aux environs de 22 h 30, après vingt-cinq heures sans dormir.
J 2 – 15 mai
Nous quittons Angelo & Monika qui partent sur Santa Fe et que nous devons retrouver à Moab, début juin. Commence alors la longue descente vers Roswell et l'extrême sud du Nouveau-Mexique, 760 km de route monotone et sans grand intérêt, si l'on excepte quelques belles vues à l'est, sur les Spanish Peaks encore blancs de neige.
Au sud de Trinidad, le désert s'installe, et nous ne le quitterons qu'à l'ouest de Carrizozo. A perte de vue, une herbe rase et terne sous le ciel immense, un horizon que rien ne vient ponctuer. Parfois, un éparpillement de petites vaches noires, puis à nouveau la solitude... Paradoxalement, dans cet environnement desséché, c'est l'eau qui vient à l'esprit, c'est à la mer que l'on pense. La mer qui, autrefois – un autrefois très lointain, il y a 275 millions d'années –, recouvrait le sud de l'Arizona et du Nouveau-Mexique, et l'ouest du Texas. La mer qui, en s'évaporant, a laissé derrière elle cette longue étendue d'un blanc étincelant que l'on apercevra demain, au loin, White Sands, les dunes de gypse, minéral si rare car soluble dans l'eau. Mais cette terre ne connaît plus l'eau...
Nous nous installons au Best Western El Rancho Palacio de Roswell, excellent.
J 3 – 16 mai
J'ai toujours eu envie, si l'on descendait sur White Sands en passant par Roswell, de visiter son musée des Petits Hommes verts. Mais il n'a pas grand intérêt, entre une multitude d'articles plus ou moins fantaisistes et une animation digne de mes années de patronage. De plus, la fatigue aidant, même ce matin, j'ai oublié le Canon. Bon, ça nous aura au moins permis de faire une étape sur la route d'Alamogordo.
Alamogordo, à environ deux heures de là. Le Mexique n'est pas loin. Et la terrible Ciudad Juárez non plus, ville qualifiée par certains de « plus dangereuse au monde » – où entre 1990 et 2000 la vie des jeunes femmes ne tenait qu'à un fil. 4000 d'entre elles y ont été violées et assassinées. Désormais les meurtres sont toujours bien présents, mais c'est le cartel de la drogue qui a pris la relève. Bref, un lieu charmant, plein d'imprévus, que bizarrement on ne brûle pas de découvrir. Il y a beaucoup de Mexicains dans les rues et au motel – Super 8, très bien.
White Sands National Monument (5 $ l'entrée par personne), dans le bassin de Tularosa, à 15 miles à l'ouest d'Alamogordo et au nord du désert de Chihuahua. Phénomène géologique « unique au monde » si l'on en croit le National Park Service : www.nps.gov/whsa/index.htmd'une cinquantaine de kilomètres de long sur quinze de large. On part assez tard, toujours très fatigués. Le ciel est voilé, la lumière grise, et le gypse aussi.
La route est d'abord bitumée, puis laisse la place à une blancheur aveuglante. Le trail d'Alkali Flat se trouve tout au bout et fait une boucle de 8 miles. Le halo du soleil dispense une lumière blafarde, mais la chaleur, elle, est bien présente. (Pourquoi les dunes sont-elles blanches alors que les cristaux de gypse sont translucides? Tout simplement parce que le vent précipite les cristaux les uns contre les autres, ils se rayent, se brisent et s'amalgament, provoquant une diffraction de la lumière. )
Nous nous enregistrons à 16 h 30 et on s'apercevra assez vite que c'est déjà un peu tard étant donné notre état physique et la fatigue accumulée non seulement depuis de longs mois mais aussi depuis le départ.
Nous sommes seuls à aller de piquet rouge en piquet rouge, plantés au sommet des dunes, uniques points de repère pour délimiter le tracé. On imagine ce que ça donnerait si le vent se levait...

Cet environnement particulièrement hostile abrite une vie bien présente: 60 espèces de plantes dont cette verveine que l'on croise en chemin.... et 44 espèces de mammifères, 26 de reptiles, 6 d'amphibiens, une centaine d'espèces d'insectes et 210 d'oiseaux... Ça laisse rêveur. A croire que les dunes sont trouées comme du gruyère et que tout le monde se cache là-dessous pendant les heures du jour.
Les traces se croisent et se recroisent, notamment celles de scarabées longs et noirs, des Darkling Beetles – appelés aussi stinkbugs parce que lorsqu'ils sont dérangés ils distribuent généreusement quelques sprays d'un liquide à forte odeur de kérosène –, qui s'épuisent à essayer de grimper. Un pas en avant, trois en arrière... un en avant, quatre en arrière... un en avant, deux en arrière... La tache semble démesurée.

Nous sommes toujours seuls à crapahuter dans les dunes. Quand le soleil pointe le nez, la chaleur est immédiatement accablante, surtout dans les creux.
Au bout de deux heures à monter et descendre, on aperçoit quelques cabanes qui doivent se trouver à l'endroit où la boucle se referme et retourne au point de départ. On décide de faire demi-tour, il commence à être tard, même si les dunes sont superbes la lumière n'est pas belle, et l'énergie n'est pas au rendez-vous.

Une fois arrivés à la voiture, le soleil montre brièvement le bout de son nez...
Nous apercevons une file de voitures garées le long de la piste et tout un tas de gens dans les dunes, tournés vers l'ouest... En fait nous n'avions pas vu le panneau concernant la Golden Hour, mais ce soir une brume dorée voile l'horizon.
(Si on prévoit un passage par White Sands, il faut absolument consulter le site du parc (voir ci-dessus) si on ne veut pas se casser le nez, car il est bordé par une zone militaire où sont effectués quasi quotidiennement des tirs de missiles, ce qui en exige la fermeture momentanée. C'est la première chose que l'on voit en visitant le site Internet, dans un encadré rouge.)
J 4 - 17 mai
Aujourd'hui, 800 kilomètres nous attendent, entre Alamogordo, Nouveau-Mexique, et Sedona, Arizona. Jusqu'à Carrizozo, à une centaine de miles au nord, la circulation est assez dense et la route rectiligne. Le village, devenu célèbre depuis que J-P Trois14 a visité les lieux ;-), n'est pas aussi triste qu'on l'imaginait. Le vent et la poussière ne l'épargnent pas, mais il est presque pimpant avec ses arbres verts, comparé à certains autres de la région.
Au nord-ouest, à environ cinq miles, surprise : dans les étendues désolées de la vallée de Tularosa, un immense champ de lave aligne ses blocs de basalte au milieu desquels la végétation a trouvé refuge : yuccas, cholas, opuntias, echinocereus, verts et noirs mêlés. L'endroit se nomme Valley of Fires Recreation Area. Nous le traversons comme une flèche, la route est longue et ce n'est pas le moment de s'arrêter.
J'essaie de respecter les limites de vitesse, 50, 55, 65 miles à l'heure, bien que nous soyons seuls au monde, mais bien vite les bonnes résolutions tombent, excepté dans les agglomérations, où 15 miles c'est 15 miles.
La frontière de l'Arizona est enfin là, la terre devient plus rouge, nous pensons à Patrick ;-)
Une fois à Holbrook, la circulation est incessante jusqu'à Flagstaff, les énormes trucks foncent à tombeau ouvert, mais que dire de la bifurcation sur Sedona ! C'est à quoi doivent ressembler les retours de plage au mois d'août. Nous mettrons un temps fou à rejoindre le motel, le Sugarloaf Lodge, à West Sedona, où nous étions en 2007. La ville a explosé, nous ne reconnaissons plus rien.
Très grande et belle chambre n° 6, qui donne en partie sur l'arrière et la jolie piscine. Le propriétaire est un taiseux 100 %, mais ses sourires parcimonieux indiquent qu'il est malgré tout aimable. Nous nous souvenions très bien de lui... Un tour à côté au New Frontiers, supermarché bio extra, pour se composer de délicieuses salades et s'acheter quelques gâteries, et nous rejoignons nos pénates.
J 5 - 18 mai
Repos complet aujourd'hui et demain. Piscine pour moi le matin, ça n'a jamais dû m'arriver dans un motel aux Etats-Unis, tandis qu'Alain lit à l'ombre d'un parasol, puis petite balade à Chimney Rock Loop Hike. La route qui y mène, Coffee Pot Drive, part tout près du motel. Nous croisons en chemin une famille nombreuse de Gambel's Quails. La mère est suivie d'une bonne quinzaine de petits, qui courent dans tous les sens.
Une fois sur place, nous quittons le petit parking, empruntons le chemin et… trouvons évidemment le moyen de nous égarer ! Nous loupons le sentier qui fait le tour de la butte. En fait, c'est de ma faute, car en voyant un gros et grand tas de pierres cylindrique enserré dans un filet métallique au milieu du sentier, j'ai cru que c’était pour indiquer qu’il ne fallait pas passer par là. Or c'était un cairn moderne ;-).
Nous grimpons donc jusqu’au sommet, au pied de la « cheminée » ou plutôt des cheminées, d’où la vue est magnifique, puis nous errons ensuite un certain temps, passant des éboulis aux à-pics vertigineux puis aux buissons de manzanitas…, mais on finit par y arriver! Je veux dire arriver sur le chemin par lequel on était montés et qu'on a repris en sens inverse.

A Sedona, nous cherchons le supermarché Basha. Alain va se renseigner au Visitor Info, mais un couple d'Américains qui entend la question lui indique immédiatement le chemin et lui donne même une carte de réduction!...
J 6 - 19 mai
Le matin, Jordan Trail. Nous payons 5 $ pour nous garer sur le parking de terre. Le sentier démarre bien, mais ensuite il est très mal indiqué lorsqu'il rejoint la route – ce qui nous étonne de la part des Américains – et on a le choix entre traverser et se retrouver dans les broussailles, ou poursuivre sur une dizaine de mètres et être de nouveau devant un choix cornélien : car il y a deux départs entre de gros rondins.
Au bout d'un certain temps, on retourne sur nos pas, n'ayant pas envie de nous fourrer dans une nouvelle galère...(On a bien un GPS, mais il reste bien au chaud au fond du sac à dos ;-) Il nous sert surtout à retrouver éventuellement la voiture.)
Le soir, Shuerman Mountain. Superbe sentier qui monte au sommet de la colline puis continue sur un quart de mile pour dominer Cathedral Rock et toute la vallée à ses pieds.

J 7 – 20 mai
Nous quittons le Sugarloaf où nous étions si bien, ainsi que son propriétaire silencieux.
En remontant Oak Creek Canyon nous pique-niquons au bord de l'eau. Les pentes boisées sont abruptes et nous nous faisons la remarque que s'il y avait le feu, avec le vent incessant qui nous poursuit depuis le Nouveau-Mexique, ça pourrait être catastrophique. On ne croyait pas si bien dire, et la suite confirmera nos craintes...
Loooongue route, ou plutôt autoroute, pour Havasupai... Ça n'en finit pas... Sortie pour Seligman, sur la Route 66, puis bifurcation à droite sur la Route 18. Jusqu'au Hualapai Hilltop, il y a encore 100 km de route déserte, de longues lignes droites sur le plateau, entrecoupées de courbes qui sinuent à travers les collines de genévriers. Et, toujours, le ciel immense.
Avant d'arriver, on sent le gouffre du canyon, tout comme on sent la mer avant de la voir. Le vide est quasi palpable, il manque quelque chose au-dessous mais c'est pourtant au-dessus que cela se passe. Les voitures – vides – s'alignent les unes derrière les autres au pied de la paroi sur un bon kilomètre jusqu'au parking bondé, et là, miracle, à quelques mètres du départ du sentier, il y a juste une place pour nous entre deux 4 x 4. Nous sommes quasi seuls...
Le cheval du gardien qui habite une petite maison de bois plantée au bord du vide broute avec délicatesse le gravier poussiéreux.
Derrière lui s’ouvre, magnifique, le canyon du Colorado…

J 8 - 21 mai
Réveil à 5 h 30, après une nuit dans le silence du monde... Le Kio Sorento est finalement plus long que ce que nous pensions et nous avons relativement bien dormi, même si nos pieds touchaient la porte du coffre.
La vue est magnifique, mais il faut faire attention où on met les pieds durant toute la descente, très raide, car ce sont en partie des marches couvertes de gravier extrêmement glissant.
On arrive ensuite dans une vallée relativement plate avant d'entrer dans le canyon, splendide, qui vaut à lui tout seul de se rendre au village de Supai.
On commence à apercevoir les premiers peupliers, c'est bon signe...

Nous croisons maintenant régulièrement des trains de mules. Il ne fait pas bon être mule – ou cheval, il y en a également – par ici. Elles passent leurs journées à monter et descendre dans le canyon, croulant sous la charge, liées à la mule précédente par une corde et parfois harcelées et incendiées pour augmenter l’allure. Curieusement, ce sont les Supais les plus gros, pour ne pas dire obèses, les plus désagréables avec elles.
Un panneau, « Vous êtes presque arrivés », oui, sauf que ça n'en finit pas, le sentier se coule sous les peupliers, le long d'un petit canal de dérivation. C'est très agréable, d'accord, mais on commence à en avoir plein les baskets et on a hâte d'arriver.
Enfin, nous arrivons au village, dominé par deux monolithes, the Watchers, et entouré de plusieurs rangées de barbelé, sans doute pour que les bêtes ne prennent pas la poudre d'escampette.

Ah, mais il ne faut pas croire que c'est gagné, non, un chemin le contourne entièrement. Je demande à une Supai où se trouve le lodge et je n'ai pas le temps de finir de poser ma question qu'elle se met à me rouler des yeux de Nosferatu et à hurler je ne sais quoi... Bon, celle-ci est apparemment complètement à l'ouest...
Heureusement, le lodge est tout près. Nous entrons... Il n'y a personne... Au bout de quelques minutes, nous nous rendons compte qu’une femme est assise derrière le comptoir, juste au-dessous de nous, qui nous ignore totalement. Quand elle voit que nous l'avons repérée, sans nous dire bonjour ni même nous jeter un regard, elle nous dit, en pointant du doigt la pendule accrochée au mur derrière elle: « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Interloqués, nous lui demandons s'il n'y a pas une chambre de faite mais elle se contente de répondre : « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Nous nous asseyons dans les fauteuils de l'office, plutôt furieux d'un tel accueil, mais cinq minutes plus tard elle se lève et nous ordonne : « Outside ! Je vais chercher de l'argent! » Nous lui faisons répéter, croyant avoir mal entendu, et elle nous dit une nouvelle fois: « Outside! » Nous sommes hors de nous et partons en claquant la porte tellement fort que j'ai bien cru qu'elle sortait de ses gonds!
Une fois dehors, nous nous asseyons, bien décidés à attendre son retour, qui s'éternise, car en fait elle voulait juste qu'on s'en aille et a inventé un prétexte pour nous mettre dehors. Il faut savoir que le lodge ferme à 5 heures, que lorsqu'on vient de faire 16 km à pied on n'a pas envie de faire un aller-retour aux chutes avec les sacs sur le dos – ce qui représente quand même, pour les plus éloignées, 10 miles supplémentaires (16 km) et 4 pour Havasu –, puis revenir faire le check-in à 1 heure et repartir de nouveau pour les chutes! Donc nous attendons, et pendant ce temps un Supai d'une trentaine d'années, grand et mince – ce qui est rarissime et mérite d'être signalé –, passe et repasse, étonné que ce soit fermé. Puis la femme revient vers 11 heures en nous jetant un regard noir et, des fois qu'on n'aurait toujours pas compris, nous lance au passage : « Check-in: 1 heure !! » Heureusement, le même Supai entre peu après elle et ressort avec la formule magique: nous pouvons prendre la chambre ! Ouuuuuf ! Tandis qu'on attendait, deux jeunes Belges sont arrivés et ont trouvé porte close. Au bout d'un moment, ils ont choisi de repartir aux chutes et nous les retrouverons plus tard à Havasu Falls.
Nous faisons le check-in, tout de même 242 $ pour une seule nuit, en payant pour la première fois en vingt ans sur une réserve indienne des taxes, et des taxes sur les taxes :-(
Et sur ce, nous partons déposer les affaires dans notre chambre... Hmmmm... Le nid douillet s'annonce à la hauteur du prix de la chambre, soit 145 $ hors taxes...

Bon, c’est pas tout ça, mais on est venus pour voir les chutes, alors en route pour Havasu en passant d’abord par Navajo Falls. Evidemment, on commence par se perdre, en traversant la rivière et en partant sur la gauche, donc du mauvais côté. On a l'habitude... ;-)
Au bout d'un certain temps, quelque chose cloche, on ne rencontre absolument personne, et on se dit qu'on ferait bien de revenir sur nos pas. Mais de retour au petit pont, au lieu de le retraverser, on file tout droit sur la rive gauche de la rivière. Deux cents mètres plus loin, un jeune Supai, sur le pas de sa porte, nous regarde arriver. Avec un sourire jusqu'aux oreilles il nous lance : « Vous êtes perdus, non ? Ha ha! Comme tout le monde! » (Ouf, l'honneur est sauf!) Et il nous propose très aimablement de nous remettre sur le bon chemin.
Maintenant que nous avons quelques kilomètres supplémentaires dans les jambes, nous voilà repartis. Le chemin ressemble désormais à une piste forestière, large et argileuse. Les dégâts causés par la rupture du barrage en terre de Redlands, en 2008, sont encore bien visibles, l'eau a tout emporté sur son passage, les berges mais aussi des pans de falaise entiers et les arbres qui poussaient le long du Colorado. Le tout a un air de désolation, arbres morts enchevêtrés, certains encore en équilibre, suspendus entre terre rouge et ciel indigo, pourtant la relève semble assurée...
Le soleil tape maintenant très fort. Nous dépassons les premières chutes sans nous arrêter, elles ne nous tentent pas plus que ça. Ce mince ruban d'eau turquoise qui passe lentement devant nous, est-ce vraiment le Colorado, si tumultueux en amont, si déchaîné, si pressé d'aller se jeter dans la mer de Cortés en déposant généreusement au passage ses alluvions sur l'Isla Montague? Mais non! C'est le Havasu Creek! (Merci Alain-Pierre! 😉)

Enfin, voici Havasu Fall (il n'y en a plus qu'une), tant attendue... La chute, magnifique, se précipite du haut de la falaise dans une vasque d'eau turquoise. La première chose que l'on aperçoit ensuite c'est le monde, beaucoup de monde, dans l'eau, sur les rochers, sur le sable, au-dessus, au-dessous, dedans, derrière la chute... Les jeunes Belges sont là, eux aussi. Difficile de prendre des photos, il faut être attentif et saisir le moment où, miracle, il n'y a quasi plus personne dans l'objectif.

Sur les serviettes il n'y a pas que les hommes... ;-)
Pendant longtemps, un groupe d'une dizaine de personnes crient au pied du tourbillon d'écume blanche, un homme plonge, la chute l'avale, il disparaît, réapparaît un instant sur la roche, derrière. Une fille veut faire la même chose mais visiblement elle est coincée de l'autre côté, ne peut plus revenir, appelle... Moment d'angoisse chez ses copains, qui dure... Et puis la voilà, comme recrachée par la chute.
L'endroit a complètement changé si on le compare aux photos publiées il y a plusieurs années, les larges vasques en terrasses, par exemple, ont en partie disparu.
Bien plus tard, lorsque l'ombre prend possession des lieux, nous rentrons à Supai, je suis un peu déçue de ne pas avoir pu faire de photos comme je l'aurais voulu. L'endroit serait vraiment paradisiaque s'il était ignoré des hommes. C'est un mélange d'Agua Azul et de Misol-Ha, au Chiapas (Mexique), pour ceux qui connaissent, même si les berges mexicaines n'ont pas eu à subir de rupture de barrage...
Nous arrivons au lodge en même temps que les jeunes Belges, à 18 h 30, alors qu’eux n’ont pas encore pris possession de leur chambre. Or tout est fermé jusqu’à demain 8 heures! Pas de panique, nous leur proposons si besoin de partager notre charmant petit nid. ;-) Apercevant un écriteau, « manager », ils frappent à la porte. Elle s’entrouvre de 5 cm, laissant voir un énorme bras et échapper un grognement, puis se referme... Quelques minutes plus tard, comme ils sont toujours là, et nous avec, elle s’entrouvre à nouveau, et cette fois ce n’est plus le bras mais le visage d’une femme détestable, particulièrement antipathique, qui apparaît. Ils montrent leur réservation, insistent pour avoir la clef, qu'elle leur remet de mauvaise grâce en leur claquant immédiatement la porte au nez!
La porte de notre chambre est en ruine, la fenêtre à l'intérieur également. Je n'ai jamais vu un tel hébergement dans une réserve indienne, en général ils sont toujours haut de gamme et superbement décorés. Et tout cela, je me répète, pour 145 $ la nuit hors taxes! Auxquels s'ajoutent les droits d'entrée pour deux personnes sur la réserve: 70 $. Mais le plus beau c'est que les taxes (qui ne sont pourtant jamais appliquées par les autochtones sur les réserves car eux-mêmes n’y sont pas soumis) ont été ajoutées aux taxes locales et aux droits d'entrée. On ne s'en est aperçus que le lendemain soir. Heureusement, les habitants du village, excepté la première femme à qui nous avons demandé le chemin du lodge, étaient nettement plus aimables !
Le soir, extinction des feux à 8 heures, et à 8 heures 5 on était en plein rêve... Ça ne nous était encore jamais arrivé !

J 9 - 22 mai
5 heures, premières lueurs du jour. 5 h 30, départ au petit matin. Déjà les Supais s'activent... En passant près d'un abricotier qui, lui, est à l'intérieur de l'enceinte du village, nous trouvons quatre beaux abricots fraîchement tombés dans le sable du chemin. Ils se révéleront délicieux...
Nous avons mis trois heures et demie pour descendre, nous mettons quatre heures et quart pour remonter. Le canyon est toujours aussi beau. Nous croisons assez vite les premiers randonneurs, on se demande à quelle heure ils sont partis, probablement comme les trois jeunes qui ont quitté le hilltop, l'avant-veille, à 19 h 30 !
Au bout de trois heures environ, les premières mules nous dépassent, menées par des Supais, pas toujours sympa avec elles... Plusieurs montent des chevaux alors qu'eux-mêmes, comme je l'ai dit, sont obèses. Il ne fait pas bon être mule ou cheval dans ce coin-là, monter, descendre, monter, descendre, jour après jour, chargés comme... des mules!

En bas les chiens paressent sur leurs serviette de bain, dans la montée ils sont de corvée d’eau ;-)
On amorce maintenant les lacets serrés dans la falaise à pic pour rejoindre le hilltop..... doublés par les petites mules, qui grimpent avec persévérance.
Après dix miles de remontée, soit seize kilomètres, on commence à être sur les rotules, comme tous les jeunes qui arrivent après nous. Ça nous remonte le moral ;-)).
Les deux jeunes Belges avaient choisi de faire le chemin à dos de mule et ils ne nous ont pas dépassés. On les voit arriver environ trois quarts d'heure plus tard, frais comme des gardons et enchantés du voyage.
Nous reprenons la route...

A suivre...

La version avec photos et cartes se trouve ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_184...
Index du carnet:
Roswell, White Sands, Sedona, Havasupai Page, Zion, Snow Canyon, Yant FLat Escalante, Zebra Slot, les « jours moins » s'enchaînent... Burr Trail Rd, Notom-Bullfrog Rd, The Tanks Hickman Bridge, Cathedral Valley Strike Valley Overlook, Waterpocket Fold via la Notom-Bullfrog Rd En route pour Moab... Little Wild Horse Canyon, Fisher Towers Moab... Arches NP, Fiery Furnace Moab, toujours... Marching Men, Tower Arch, Parallel Arch Delta Pool Shafer Trail, Musselman Arch, Potash Rd Bisti. Valley of Dreams, King of Wings Sur la route de Santa Fe Kasha-Katuwe Tent Rocks National Monument De Santa Fe à Great Sand Dunes via Taos De Great Sand Dunes à Crested Butte De Crested Butte à Glenwood Springs via le Kebler Pass Rocky Mountain National Park (1) Rocky Mountain NP, Trail Ridge Rd (2) Rocky Mountain NP (3) 18 juin, le départ Renseignements divers
J 1 – 14 mai
Vol sans problème Paris-Francfort sur Lufthansa, où nous retrouvons avec plaisir Angelo & Monika avec qui nous ferons les vols aller et retour. Après une escale de trois heures, l'avion décolle pour Denver avec une heure de retard, sans aucune explication...
Chez Dollar, où nous avons réservé un SUV via rentalcars.com, il n'y en a aucun digne de ce nom, malgré une heure passée sur le parking à chercher et à les inspecter les uns derrière les autres. Nous choisissons finalement un Kia Sorento, de faible garde au sol et qui nous semble juste en longueur pour dormir à l'aise, mais on fera avec. De toute façon il n'y a rien d'autre.
Retour au comptoir de Dollar. Là, la jeune femme qui s'occupe de notre dossier, lymphatique à l'extrême et qui visiblement rêve d'autres horizons, nous propose en insistant lourdement de payer pour prendre l'autoroute qui contourne Denver, car « sinon vous aurez une amende de 100 $ tous les 20 km ». Ça sent très fortement l'arnaque habituelle des loueurs qui tentent lorsqu'ils sont face à des Européens sur les rotules de leur fourguer tout et n'importe quoi en supplément, et nous refusons donc catégoriquement. Elle nous donne notre reçu et nous quittons l'aéroport en laissant 10 $ à une femme dans une guérite pour qu'elle soulève la barrière. Enfin dehors, ouf! Mais on verra au retour que malgré notre vigilance, notre lecture attentive du contrat, etc., certains sont passés maître dans l'art de l'escroquerie. (C'est sans compter avec ma pugnacité...)
Nous rejoignons Castle Rock et La Quinta Inn – très bien – aux alentours de 20 heures, sans avoir eu le temps de nous arrêter au Walmart d'Aurora. D'habitude nous passons la première nuit dans la ville d'arrivée, mais nous décidons de suivre Angelo & Monika qui préfèrent s'éloigner de Denver et descendre plus au sud, vers Colorado Springs. Nous nous couchons aux environs de 22 h 30, après vingt-cinq heures sans dormir.
J 2 – 15 mai
Nous quittons Angelo & Monika qui partent sur Santa Fe et que nous devons retrouver à Moab, début juin. Commence alors la longue descente vers Roswell et l'extrême sud du Nouveau-Mexique, 760 km de route monotone et sans grand intérêt, si l'on excepte quelques belles vues à l'est, sur les Spanish Peaks encore blancs de neige.
Au sud de Trinidad, le désert s'installe, et nous ne le quitterons qu'à l'ouest de Carrizozo. A perte de vue, une herbe rase et terne sous le ciel immense, un horizon que rien ne vient ponctuer. Parfois, un éparpillement de petites vaches noires, puis à nouveau la solitude... Paradoxalement, dans cet environnement desséché, c'est l'eau qui vient à l'esprit, c'est à la mer que l'on pense. La mer qui, autrefois – un autrefois très lointain, il y a 275 millions d'années –, recouvrait le sud de l'Arizona et du Nouveau-Mexique, et l'ouest du Texas. La mer qui, en s'évaporant, a laissé derrière elle cette longue étendue d'un blanc étincelant que l'on apercevra demain, au loin, White Sands, les dunes de gypse, minéral si rare car soluble dans l'eau. Mais cette terre ne connaît plus l'eau...
Nous nous installons au Best Western El Rancho Palacio de Roswell, excellent.
J 3 – 16 mai
J'ai toujours eu envie, si l'on descendait sur White Sands en passant par Roswell, de visiter son musée des Petits Hommes verts. Mais il n'a pas grand intérêt, entre une multitude d'articles plus ou moins fantaisistes et une animation digne de mes années de patronage. De plus, la fatigue aidant, même ce matin, j'ai oublié le Canon. Bon, ça nous aura au moins permis de faire une étape sur la route d'Alamogordo.
Alamogordo, à environ deux heures de là. Le Mexique n'est pas loin. Et la terrible Ciudad Juárez non plus, ville qualifiée par certains de « plus dangereuse au monde » – où entre 1990 et 2000 la vie des jeunes femmes ne tenait qu'à un fil. 4000 d'entre elles y ont été violées et assassinées. Désormais les meurtres sont toujours bien présents, mais c'est le cartel de la drogue qui a pris la relève. Bref, un lieu charmant, plein d'imprévus, que bizarrement on ne brûle pas de découvrir. Il y a beaucoup de Mexicains dans les rues et au motel – Super 8, très bien.
White Sands National Monument (5 $ l'entrée par personne), dans le bassin de Tularosa, à 15 miles à l'ouest d'Alamogordo et au nord du désert de Chihuahua. Phénomène géologique « unique au monde » si l'on en croit le National Park Service : www.nps.gov/whsa/index.htmd'une cinquantaine de kilomètres de long sur quinze de large. On part assez tard, toujours très fatigués. Le ciel est voilé, la lumière grise, et le gypse aussi.
La route est d'abord bitumée, puis laisse la place à une blancheur aveuglante. Le trail d'Alkali Flat se trouve tout au bout et fait une boucle de 8 miles. Le halo du soleil dispense une lumière blafarde, mais la chaleur, elle, est bien présente. (Pourquoi les dunes sont-elles blanches alors que les cristaux de gypse sont translucides? Tout simplement parce que le vent précipite les cristaux les uns contre les autres, ils se rayent, se brisent et s'amalgament, provoquant une diffraction de la lumière. )
Nous nous enregistrons à 16 h 30 et on s'apercevra assez vite que c'est déjà un peu tard étant donné notre état physique et la fatigue accumulée non seulement depuis de longs mois mais aussi depuis le départ.
Nous sommes seuls à aller de piquet rouge en piquet rouge, plantés au sommet des dunes, uniques points de repère pour délimiter le tracé. On imagine ce que ça donnerait si le vent se levait...

Cet environnement particulièrement hostile abrite une vie bien présente: 60 espèces de plantes dont cette verveine que l'on croise en chemin.... et 44 espèces de mammifères, 26 de reptiles, 6 d'amphibiens, une centaine d'espèces d'insectes et 210 d'oiseaux... Ça laisse rêveur. A croire que les dunes sont trouées comme du gruyère et que tout le monde se cache là-dessous pendant les heures du jour.
Les traces se croisent et se recroisent, notamment celles de scarabées longs et noirs, des Darkling Beetles – appelés aussi stinkbugs parce que lorsqu'ils sont dérangés ils distribuent généreusement quelques sprays d'un liquide à forte odeur de kérosène –, qui s'épuisent à essayer de grimper. Un pas en avant, trois en arrière... un en avant, quatre en arrière... un en avant, deux en arrière... La tache semble démesurée.

Nous sommes toujours seuls à crapahuter dans les dunes. Quand le soleil pointe le nez, la chaleur est immédiatement accablante, surtout dans les creux.
Au bout de deux heures à monter et descendre, on aperçoit quelques cabanes qui doivent se trouver à l'endroit où la boucle se referme et retourne au point de départ. On décide de faire demi-tour, il commence à être tard, même si les dunes sont superbes la lumière n'est pas belle, et l'énergie n'est pas au rendez-vous.

Une fois arrivés à la voiture, le soleil montre brièvement le bout de son nez...
Nous apercevons une file de voitures garées le long de la piste et tout un tas de gens dans les dunes, tournés vers l'ouest... En fait nous n'avions pas vu le panneau concernant la Golden Hour, mais ce soir une brume dorée voile l'horizon.
(Si on prévoit un passage par White Sands, il faut absolument consulter le site du parc (voir ci-dessus) si on ne veut pas se casser le nez, car il est bordé par une zone militaire où sont effectués quasi quotidiennement des tirs de missiles, ce qui en exige la fermeture momentanée. C'est la première chose que l'on voit en visitant le site Internet, dans un encadré rouge.)
J 4 - 17 mai
Aujourd'hui, 800 kilomètres nous attendent, entre Alamogordo, Nouveau-Mexique, et Sedona, Arizona. Jusqu'à Carrizozo, à une centaine de miles au nord, la circulation est assez dense et la route rectiligne. Le village, devenu célèbre depuis que J-P Trois14 a visité les lieux ;-), n'est pas aussi triste qu'on l'imaginait. Le vent et la poussière ne l'épargnent pas, mais il est presque pimpant avec ses arbres verts, comparé à certains autres de la région.
Au nord-ouest, à environ cinq miles, surprise : dans les étendues désolées de la vallée de Tularosa, un immense champ de lave aligne ses blocs de basalte au milieu desquels la végétation a trouvé refuge : yuccas, cholas, opuntias, echinocereus, verts et noirs mêlés. L'endroit se nomme Valley of Fires Recreation Area. Nous le traversons comme une flèche, la route est longue et ce n'est pas le moment de s'arrêter.
J'essaie de respecter les limites de vitesse, 50, 55, 65 miles à l'heure, bien que nous soyons seuls au monde, mais bien vite les bonnes résolutions tombent, excepté dans les agglomérations, où 15 miles c'est 15 miles.
La frontière de l'Arizona est enfin là, la terre devient plus rouge, nous pensons à Patrick ;-)
Une fois à Holbrook, la circulation est incessante jusqu'à Flagstaff, les énormes trucks foncent à tombeau ouvert, mais que dire de la bifurcation sur Sedona ! C'est à quoi doivent ressembler les retours de plage au mois d'août. Nous mettrons un temps fou à rejoindre le motel, le Sugarloaf Lodge, à West Sedona, où nous étions en 2007. La ville a explosé, nous ne reconnaissons plus rien.
Très grande et belle chambre n° 6, qui donne en partie sur l'arrière et la jolie piscine. Le propriétaire est un taiseux 100 %, mais ses sourires parcimonieux indiquent qu'il est malgré tout aimable. Nous nous souvenions très bien de lui... Un tour à côté au New Frontiers, supermarché bio extra, pour se composer de délicieuses salades et s'acheter quelques gâteries, et nous rejoignons nos pénates.
J 5 - 18 mai
Repos complet aujourd'hui et demain. Piscine pour moi le matin, ça n'a jamais dû m'arriver dans un motel aux Etats-Unis, tandis qu'Alain lit à l'ombre d'un parasol, puis petite balade à Chimney Rock Loop Hike. La route qui y mène, Coffee Pot Drive, part tout près du motel. Nous croisons en chemin une famille nombreuse de Gambel's Quails. La mère est suivie d'une bonne quinzaine de petits, qui courent dans tous les sens.
Une fois sur place, nous quittons le petit parking, empruntons le chemin et… trouvons évidemment le moyen de nous égarer ! Nous loupons le sentier qui fait le tour de la butte. En fait, c'est de ma faute, car en voyant un gros et grand tas de pierres cylindrique enserré dans un filet métallique au milieu du sentier, j'ai cru que c’était pour indiquer qu’il ne fallait pas passer par là. Or c'était un cairn moderne ;-).
Nous grimpons donc jusqu’au sommet, au pied de la « cheminée » ou plutôt des cheminées, d’où la vue est magnifique, puis nous errons ensuite un certain temps, passant des éboulis aux à-pics vertigineux puis aux buissons de manzanitas…, mais on finit par y arriver! Je veux dire arriver sur le chemin par lequel on était montés et qu'on a repris en sens inverse.

A Sedona, nous cherchons le supermarché Basha. Alain va se renseigner au Visitor Info, mais un couple d'Américains qui entend la question lui indique immédiatement le chemin et lui donne même une carte de réduction!...
J 6 - 19 mai
Le matin, Jordan Trail. Nous payons 5 $ pour nous garer sur le parking de terre. Le sentier démarre bien, mais ensuite il est très mal indiqué lorsqu'il rejoint la route – ce qui nous étonne de la part des Américains – et on a le choix entre traverser et se retrouver dans les broussailles, ou poursuivre sur une dizaine de mètres et être de nouveau devant un choix cornélien : car il y a deux départs entre de gros rondins.
Au bout d'un certain temps, on retourne sur nos pas, n'ayant pas envie de nous fourrer dans une nouvelle galère...(On a bien un GPS, mais il reste bien au chaud au fond du sac à dos ;-) Il nous sert surtout à retrouver éventuellement la voiture.)
Le soir, Shuerman Mountain. Superbe sentier qui monte au sommet de la colline puis continue sur un quart de mile pour dominer Cathedral Rock et toute la vallée à ses pieds.

J 7 – 20 mai
Nous quittons le Sugarloaf où nous étions si bien, ainsi que son propriétaire silencieux.
En remontant Oak Creek Canyon nous pique-niquons au bord de l'eau. Les pentes boisées sont abruptes et nous nous faisons la remarque que s'il y avait le feu, avec le vent incessant qui nous poursuit depuis le Nouveau-Mexique, ça pourrait être catastrophique. On ne croyait pas si bien dire, et la suite confirmera nos craintes...
Loooongue route, ou plutôt autoroute, pour Havasupai... Ça n'en finit pas... Sortie pour Seligman, sur la Route 66, puis bifurcation à droite sur la Route 18. Jusqu'au Hualapai Hilltop, il y a encore 100 km de route déserte, de longues lignes droites sur le plateau, entrecoupées de courbes qui sinuent à travers les collines de genévriers. Et, toujours, le ciel immense.
Avant d'arriver, on sent le gouffre du canyon, tout comme on sent la mer avant de la voir. Le vide est quasi palpable, il manque quelque chose au-dessous mais c'est pourtant au-dessus que cela se passe. Les voitures – vides – s'alignent les unes derrière les autres au pied de la paroi sur un bon kilomètre jusqu'au parking bondé, et là, miracle, à quelques mètres du départ du sentier, il y a juste une place pour nous entre deux 4 x 4. Nous sommes quasi seuls...
Le cheval du gardien qui habite une petite maison de bois plantée au bord du vide broute avec délicatesse le gravier poussiéreux.
Derrière lui s’ouvre, magnifique, le canyon du Colorado…

J 8 - 21 mai
Réveil à 5 h 30, après une nuit dans le silence du monde... Le Kio Sorento est finalement plus long que ce que nous pensions et nous avons relativement bien dormi, même si nos pieds touchaient la porte du coffre.
La vue est magnifique, mais il faut faire attention où on met les pieds durant toute la descente, très raide, car ce sont en partie des marches couvertes de gravier extrêmement glissant.
On arrive ensuite dans une vallée relativement plate avant d'entrer dans le canyon, splendide, qui vaut à lui tout seul de se rendre au village de Supai.
On commence à apercevoir les premiers peupliers, c'est bon signe...

Nous croisons maintenant régulièrement des trains de mules. Il ne fait pas bon être mule – ou cheval, il y en a également – par ici. Elles passent leurs journées à monter et descendre dans le canyon, croulant sous la charge, liées à la mule précédente par une corde et parfois harcelées et incendiées pour augmenter l’allure. Curieusement, ce sont les Supais les plus gros, pour ne pas dire obèses, les plus désagréables avec elles.
Un panneau, « Vous êtes presque arrivés », oui, sauf que ça n'en finit pas, le sentier se coule sous les peupliers, le long d'un petit canal de dérivation. C'est très agréable, d'accord, mais on commence à en avoir plein les baskets et on a hâte d'arriver.
Enfin, nous arrivons au village, dominé par deux monolithes, the Watchers, et entouré de plusieurs rangées de barbelé, sans doute pour que les bêtes ne prennent pas la poudre d'escampette.

Ah, mais il ne faut pas croire que c'est gagné, non, un chemin le contourne entièrement. Je demande à une Supai où se trouve le lodge et je n'ai pas le temps de finir de poser ma question qu'elle se met à me rouler des yeux de Nosferatu et à hurler je ne sais quoi... Bon, celle-ci est apparemment complètement à l'ouest...
Heureusement, le lodge est tout près. Nous entrons... Il n'y a personne... Au bout de quelques minutes, nous nous rendons compte qu’une femme est assise derrière le comptoir, juste au-dessous de nous, qui nous ignore totalement. Quand elle voit que nous l'avons repérée, sans nous dire bonjour ni même nous jeter un regard, elle nous dit, en pointant du doigt la pendule accrochée au mur derrière elle: « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Interloqués, nous lui demandons s'il n'y a pas une chambre de faite mais elle se contente de répondre : « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Nous nous asseyons dans les fauteuils de l'office, plutôt furieux d'un tel accueil, mais cinq minutes plus tard elle se lève et nous ordonne : « Outside ! Je vais chercher de l'argent! » Nous lui faisons répéter, croyant avoir mal entendu, et elle nous dit une nouvelle fois: « Outside! » Nous sommes hors de nous et partons en claquant la porte tellement fort que j'ai bien cru qu'elle sortait de ses gonds!
Une fois dehors, nous nous asseyons, bien décidés à attendre son retour, qui s'éternise, car en fait elle voulait juste qu'on s'en aille et a inventé un prétexte pour nous mettre dehors. Il faut savoir que le lodge ferme à 5 heures, que lorsqu'on vient de faire 16 km à pied on n'a pas envie de faire un aller-retour aux chutes avec les sacs sur le dos – ce qui représente quand même, pour les plus éloignées, 10 miles supplémentaires (16 km) et 4 pour Havasu –, puis revenir faire le check-in à 1 heure et repartir de nouveau pour les chutes! Donc nous attendons, et pendant ce temps un Supai d'une trentaine d'années, grand et mince – ce qui est rarissime et mérite d'être signalé –, passe et repasse, étonné que ce soit fermé. Puis la femme revient vers 11 heures en nous jetant un regard noir et, des fois qu'on n'aurait toujours pas compris, nous lance au passage : « Check-in: 1 heure !! » Heureusement, le même Supai entre peu après elle et ressort avec la formule magique: nous pouvons prendre la chambre ! Ouuuuuf ! Tandis qu'on attendait, deux jeunes Belges sont arrivés et ont trouvé porte close. Au bout d'un moment, ils ont choisi de repartir aux chutes et nous les retrouverons plus tard à Havasu Falls.
Nous faisons le check-in, tout de même 242 $ pour une seule nuit, en payant pour la première fois en vingt ans sur une réserve indienne des taxes, et des taxes sur les taxes :-(
Et sur ce, nous partons déposer les affaires dans notre chambre... Hmmmm... Le nid douillet s'annonce à la hauteur du prix de la chambre, soit 145 $ hors taxes...

Bon, c’est pas tout ça, mais on est venus pour voir les chutes, alors en route pour Havasu en passant d’abord par Navajo Falls. Evidemment, on commence par se perdre, en traversant la rivière et en partant sur la gauche, donc du mauvais côté. On a l'habitude... ;-)
Au bout d'un certain temps, quelque chose cloche, on ne rencontre absolument personne, et on se dit qu'on ferait bien de revenir sur nos pas. Mais de retour au petit pont, au lieu de le retraverser, on file tout droit sur la rive gauche de la rivière. Deux cents mètres plus loin, un jeune Supai, sur le pas de sa porte, nous regarde arriver. Avec un sourire jusqu'aux oreilles il nous lance : « Vous êtes perdus, non ? Ha ha! Comme tout le monde! » (Ouf, l'honneur est sauf!) Et il nous propose très aimablement de nous remettre sur le bon chemin.
Maintenant que nous avons quelques kilomètres supplémentaires dans les jambes, nous voilà repartis. Le chemin ressemble désormais à une piste forestière, large et argileuse. Les dégâts causés par la rupture du barrage en terre de Redlands, en 2008, sont encore bien visibles, l'eau a tout emporté sur son passage, les berges mais aussi des pans de falaise entiers et les arbres qui poussaient le long du Colorado. Le tout a un air de désolation, arbres morts enchevêtrés, certains encore en équilibre, suspendus entre terre rouge et ciel indigo, pourtant la relève semble assurée...
Le soleil tape maintenant très fort. Nous dépassons les premières chutes sans nous arrêter, elles ne nous tentent pas plus que ça. Ce mince ruban d'eau turquoise qui passe lentement devant nous, est-ce vraiment le Colorado, si tumultueux en amont, si déchaîné, si pressé d'aller se jeter dans la mer de Cortés en déposant généreusement au passage ses alluvions sur l'Isla Montague? Mais non! C'est le Havasu Creek! (Merci Alain-Pierre! 😉)

Enfin, voici Havasu Fall (il n'y en a plus qu'une), tant attendue... La chute, magnifique, se précipite du haut de la falaise dans une vasque d'eau turquoise. La première chose que l'on aperçoit ensuite c'est le monde, beaucoup de monde, dans l'eau, sur les rochers, sur le sable, au-dessus, au-dessous, dedans, derrière la chute... Les jeunes Belges sont là, eux aussi. Difficile de prendre des photos, il faut être attentif et saisir le moment où, miracle, il n'y a quasi plus personne dans l'objectif.

Sur les serviettes il n'y a pas que les hommes... ;-)
Pendant longtemps, un groupe d'une dizaine de personnes crient au pied du tourbillon d'écume blanche, un homme plonge, la chute l'avale, il disparaît, réapparaît un instant sur la roche, derrière. Une fille veut faire la même chose mais visiblement elle est coincée de l'autre côté, ne peut plus revenir, appelle... Moment d'angoisse chez ses copains, qui dure... Et puis la voilà, comme recrachée par la chute.
L'endroit a complètement changé si on le compare aux photos publiées il y a plusieurs années, les larges vasques en terrasses, par exemple, ont en partie disparu.
Bien plus tard, lorsque l'ombre prend possession des lieux, nous rentrons à Supai, je suis un peu déçue de ne pas avoir pu faire de photos comme je l'aurais voulu. L'endroit serait vraiment paradisiaque s'il était ignoré des hommes. C'est un mélange d'Agua Azul et de Misol-Ha, au Chiapas (Mexique), pour ceux qui connaissent, même si les berges mexicaines n'ont pas eu à subir de rupture de barrage...
Nous arrivons au lodge en même temps que les jeunes Belges, à 18 h 30, alors qu’eux n’ont pas encore pris possession de leur chambre. Or tout est fermé jusqu’à demain 8 heures! Pas de panique, nous leur proposons si besoin de partager notre charmant petit nid. ;-) Apercevant un écriteau, « manager », ils frappent à la porte. Elle s’entrouvre de 5 cm, laissant voir un énorme bras et échapper un grognement, puis se referme... Quelques minutes plus tard, comme ils sont toujours là, et nous avec, elle s’entrouvre à nouveau, et cette fois ce n’est plus le bras mais le visage d’une femme détestable, particulièrement antipathique, qui apparaît. Ils montrent leur réservation, insistent pour avoir la clef, qu'elle leur remet de mauvaise grâce en leur claquant immédiatement la porte au nez!
La porte de notre chambre est en ruine, la fenêtre à l'intérieur également. Je n'ai jamais vu un tel hébergement dans une réserve indienne, en général ils sont toujours haut de gamme et superbement décorés. Et tout cela, je me répète, pour 145 $ la nuit hors taxes! Auxquels s'ajoutent les droits d'entrée pour deux personnes sur la réserve: 70 $. Mais le plus beau c'est que les taxes (qui ne sont pourtant jamais appliquées par les autochtones sur les réserves car eux-mêmes n’y sont pas soumis) ont été ajoutées aux taxes locales et aux droits d'entrée. On ne s'en est aperçus que le lendemain soir. Heureusement, les habitants du village, excepté la première femme à qui nous avons demandé le chemin du lodge, étaient nettement plus aimables !
Le soir, extinction des feux à 8 heures, et à 8 heures 5 on était en plein rêve... Ça ne nous était encore jamais arrivé !

J 9 - 22 mai
5 heures, premières lueurs du jour. 5 h 30, départ au petit matin. Déjà les Supais s'activent... En passant près d'un abricotier qui, lui, est à l'intérieur de l'enceinte du village, nous trouvons quatre beaux abricots fraîchement tombés dans le sable du chemin. Ils se révéleront délicieux...
Nous avons mis trois heures et demie pour descendre, nous mettons quatre heures et quart pour remonter. Le canyon est toujours aussi beau. Nous croisons assez vite les premiers randonneurs, on se demande à quelle heure ils sont partis, probablement comme les trois jeunes qui ont quitté le hilltop, l'avant-veille, à 19 h 30 !
Au bout de trois heures environ, les premières mules nous dépassent, menées par des Supais, pas toujours sympa avec elles... Plusieurs montent des chevaux alors qu'eux-mêmes, comme je l'ai dit, sont obèses. Il ne fait pas bon être mule ou cheval dans ce coin-là, monter, descendre, monter, descendre, jour après jour, chargés comme... des mules!

En bas les chiens paressent sur leurs serviette de bain, dans la montée ils sont de corvée d’eau ;-)
On amorce maintenant les lacets serrés dans la falaise à pic pour rejoindre le hilltop..... doublés par les petites mules, qui grimpent avec persévérance.
Après dix miles de remontée, soit seize kilomètres, on commence à être sur les rotules, comme tous les jeunes qui arrivent après nous. Ça nous remonte le moral ;-)).
Les deux jeunes Belges avaient choisi de faire le chemin à dos de mule et ils ne nous ont pas dépassés. On les voit arriver environ trois quarts d'heure plus tard, frais comme des gardons et enchantés du voyage.
Nous reprenons la route...

A suivre...
Bonjour à tous,
Ne trouvant pas de réponse très récente à ma question , je m'adresse à la communauté de VoyageForum comme à chaque fois que j'ai des interrogations sur mes voyages 🙂
En mars 2015 je pars au Vietnam et Cambodge pour un voyage de 3 semaines avec mon mari 😎
J'ai réservé mon billet d'avion avec Southern China Airlines et mes prestations terrestres avec une agence francophone de Hanoï qui m'établit une approbation de visa pour le faire à l'arrivée à Hanoï.
Notre trajet aérien est le suivant Paris -Canton ; Canton-Hanoï (le retour me pose moins de problème partant du Cambodge) Si je sais que je n'ai pas besoin de visa pour l'escale de 3 heures à Canton qu'en est-il du visa à l'arrivée avec Southern China Airlines? Y aura -t-il des problèmes possibles lors de l'embarquement à Paris ou à Canton du fait que nous n'ayons pas de visa définitif sur notre passeport ?😕
J'attends donc les expériences des voyageurs ayant fait le même trajet dans les mêmes conditions pour savoir s'il vaut mieux faire le visa avant de partir pour être sûrs de partir en mars
Merci à tous









