Bonjour,
Je pars prochainement en Ouzbékistan. Mon séjour sur place comportera 16 journées pleines. Que pensez-vous de mon itinéraire ?
3 jours à Khiva, est-ce suffisant ?
Est-il facilement réalisable d'aller de Moynaq à Urgench en une seule journée ?
Merci de me faire part de vos remarques éventuelles !
Jour 1:
Arrivée à Tashkent, visite et nuit à Tashkent
Jour 2:
Vol matinal pour Urgench, Après-midi et nuit à Khiva
Jour 3:
2ème journée à Khiva
Jour 4:
3ème journée à Khiva
Jour 5:
Départ de Khiva le matin, arrivée à Nukus en début d'après-midi, nuit à Nukus
Jour 6:
Départ de Nukus le matin, arrivée à Moynaq dans l'après-midi, nuit à Moynaq
Jour 7:
Trajet de Moynaq à Urgench, puis vol de Urgench vers Boukhara dans la soirée
Jour 8:
1ère journée à Boukhara
Jour 9
2ème journée à Boukhara
Jour 10:
3ème journée à Boukhara
Jour 11:
4ème journée à Boukhara et transfert vers Samarkand dans l'après-midi
Jour 12
1ère journée à Samarkand
Jour 13
2ème journée à Samarkand
Jour 14
3ème journée à Samarkand
Jour 15
4ème journée à Samarkand et retour sur Tashkent par le vol du soir
Jour 16
Dernière journée à Tashkent
Merci,
Clément
vous devez probablement etre au courrant que deja depuis un moment les talibans se sont reveilles et que ca tire pas mal de coups de feu dans le coin.
mais la un pote vient de me dire qu il n est plus possible d avoir de visas pour l afghanistan car pour raisons de securite ils n en delivrent plus.
il est actuellement dans les stans et ce st ce qu on lui a dit aux ambassades et ca lui a ete confirme par un pote a lui en belgique qui est alle se renseigner a l ambassade afghane.
qu en est il vraiment?
est ce seulement de la mauvaise volonte de certaines ambassades ou est ce que reellement c est fini?
je comptais y retourner et donc j aimerais bien savoir, merci d avance pour vos reponses...
Hello,
A ceux qui veulent des infos récentes sur l'Afghanistan : je suis en ce moment à Mazar e Sharif, je suis entré en Afghanistan par l'Ouzbekistan. J'ai eu le visa afghan à Paris en 3 jours (50 euros à payer + formulaire très simple, pas besoin de lettre d'invitation et le personnel est très aimable). Pour le reste :
C'est très spécial, on ne se sent pas menacé mais on a pas non plus envie de se retrouver au milieu d'un malentendu (un mec vous dit quelque chose, vous ne comprenez pas et vous le vexez sans le vouloir, etc...). Ces gens ne sont absolument pas habitués à la présence d'étrangers et comme leurs voisins les plus proches les prennent pour des sous-hommes il y a un certain repli sur soi, et en même temps une curiosité. Je porte une tenue locale, ce qui est déjà une forme de respect.
Hier pendant Bozkashi, je croise le regard d'un afghan tout droit sorti des Cavaliers de Kessel, il a un turban et une barbe, nos regards se croisent, il doit se demande ce que je fais là. Je le salue sobrement mais respectueusement (mettre la main sur le ventre et pencher légèrement la tête), il me répond par un franc sourire. C'est arrivé plusieurs fois, ce sont des instants authentiques, qui reposent sur la réciprocité dans le respect et une saine curiosité. 2 "where are you from" aussi.
Hier c'était Nowruz, après le bozkashi il y a eu le réveillon, des gens chantent et dansent, on lance des lanternes volantes, puis il y a le feu d'artifice :)
Ce pays est plein de vie, ça change de l'Ouzbekistan (Boukhara me donnait l'impression d'un disney land dans lequel les touristes n'étaient pas encore arrivés).
Je voyage seul mais j'ai rejoins un ami afghan ici donc c'est pas comme si j'étais vraiment tout seul.
Et inutile de dire que certaines régions sont à proscrire totalement (Helmand, Kandahar, etc...). Les endroits les plus sûrs sont Herat, Kabul, Mazar e Sharif, le Wakhan (liste non exhaustive, ça a l'air d'aller aussi dans le Panshjir).
Quelques photos prises pendant ce voyage : https://flic.kr/s/aHsk8EbDKg (la photo des enfants - 46 - a été prise à leur demande, j'ai pu la faire imprimer pour leur donner le lendemain).
Hier je suis allé à Balkh (Bactres), aujourd'hui j'étais dans le district de Samangan et demain je vais dans l'Hindu Kush.
Lire ça aussi, un post récent qui décrit un voyage en Afghanistan dans plusieurs régions :https://www.lonelyplanet.com/...perience-afghani...
A ceux qui veulent des infos récentes sur l'Afghanistan : je suis en ce moment à Mazar e Sharif, je suis entré en Afghanistan par l'Ouzbekistan. J'ai eu le visa afghan à Paris en 3 jours (50 euros à payer + formulaire très simple, pas besoin de lettre d'invitation et le personnel est très aimable). Pour le reste :
C'est très spécial, on ne se sent pas menacé mais on a pas non plus envie de se retrouver au milieu d'un malentendu (un mec vous dit quelque chose, vous ne comprenez pas et vous le vexez sans le vouloir, etc...). Ces gens ne sont absolument pas habitués à la présence d'étrangers et comme leurs voisins les plus proches les prennent pour des sous-hommes il y a un certain repli sur soi, et en même temps une curiosité. Je porte une tenue locale, ce qui est déjà une forme de respect.
Hier pendant Bozkashi, je croise le regard d'un afghan tout droit sorti des Cavaliers de Kessel, il a un turban et une barbe, nos regards se croisent, il doit se demande ce que je fais là. Je le salue sobrement mais respectueusement (mettre la main sur le ventre et pencher légèrement la tête), il me répond par un franc sourire. C'est arrivé plusieurs fois, ce sont des instants authentiques, qui reposent sur la réciprocité dans le respect et une saine curiosité. 2 "where are you from" aussi.
Hier c'était Nowruz, après le bozkashi il y a eu le réveillon, des gens chantent et dansent, on lance des lanternes volantes, puis il y a le feu d'artifice :)
Ce pays est plein de vie, ça change de l'Ouzbekistan (Boukhara me donnait l'impression d'un disney land dans lequel les touristes n'étaient pas encore arrivés).
Je voyage seul mais j'ai rejoins un ami afghan ici donc c'est pas comme si j'étais vraiment tout seul.
Et inutile de dire que certaines régions sont à proscrire totalement (Helmand, Kandahar, etc...). Les endroits les plus sûrs sont Herat, Kabul, Mazar e Sharif, le Wakhan (liste non exhaustive, ça a l'air d'aller aussi dans le Panshjir).
Quelques photos prises pendant ce voyage : https://flic.kr/s/aHsk8EbDKg (la photo des enfants - 46 - a été prise à leur demande, j'ai pu la faire imprimer pour leur donner le lendemain).
Hier je suis allé à Balkh (Bactres), aujourd'hui j'étais dans le district de Samangan et demain je vais dans l'Hindu Kush.
Lire ça aussi, un post récent qui décrit un voyage en Afghanistan dans plusieurs régions :https://www.lonelyplanet.com/...perience-afghani...
Hello tous,
C'est avec plaisir que je vous fait partager notre voyage de l'été 2019 dans les pays en stan.🙂
La version complète est ici, elle se construit au même rythme que je fais paraitre mes posts
GENESE Mais quelle idée d’aller dans les stan ! En fait, à l’origine cela devait être le Ladakh (joliment raconté par Diamina et Ticapi que je salue). Mais la crainte de ne pas arriver à tenir sur des treks de longues durées et le fait de ne pas pouvoir conduire moi-même m’ont incité à chercher une alternative. C’est là que Marie(Mlefevre) a eu le bon goût de publier un carnet sur le Kirghizistan et Perju de relater son voyage dans les stans, les deux en self drive …. C’est bon on tient notre destination 2019 ! Au niveau pays, ambiance, c’est d‘abord le corridor de Wakham et le Pamir qui m’ont séduit et ce sera le « centre » du voyage. En revanche je n’ai pas trouvé grand-chose au niveau véhicule de location au Tadjikistan. Comme ce voyage se faisait avec des amis de longues dates (avec qui on a déjà sillonné la Bolivie et le nord-ouest de la Namibie) j’ai trouvé intéressant d’y adjoindre un petit bout de Kirghizistan qui leur permettait de voir un autre type de paysage et en plus il est beaucoup plus facile de louer un véhicule à Bishkek. Lorsque ma chère et tendre a vu que nous n’étions pas loin de Samarcande (qu’on avait admiré en 2007) elle a souhaité y retourner. Du coup cela nous a fait un voyage avec 3 ambiances différentes, ce qui est génial pour nous. Niveau durée il a fallu rajouter un petit bout aux 3 semaines initialement prévues pour arriver à tout faire tenir.

PREPARATION
A partir de là j’ai commencé à construire notre parcours. En parallèle j’ai fait des recherches (et demandes) pour le véhicule. Au final, j’ai retenu une agence Ouzbek francophone qui a tout de suite compris nos problématiques d’Européens (véhicule récent, avec matériel de camping, avec les différents transferts et qui prend en charge les quelques réservations d’hôtels, guides, etc, ..). Le véhicule sera donc un Toyota Prado de 2012. La compagnie aérienne sera Turkish Airline qui dessert très bien les pays en Stan (même un vol Samarcande - Istanbul) Visas: pour le Kirghizistan il est délivré directement à l'aéroport, en revanche pour le Tadjikistan il faut le demander à l'avance. ATTENTION, le Pamir nécessite un permis particulier (comme c'est une région semi-autonome), il faut le demander en même temps que le visa en cochant la case permit GBAO (région autonome duHaut-Badakhchan).
OUTILS Comme c'est une destination encore peu couru en self drive je vais développer un peu plus que d'hab. Au niveau guide papier: Je n'ai pas mis de "S" car il n’y en a eu quasiment qu’un, mais qui pour le coup est parfait pour qui veut voyager comme nous : le nouveau guide de Cecile Miramont et Laurent Bendel : KIRGHIZISTAN TADJIKISTAN, qui a été écrit à destination des self-drivers et qui propose différents itinéraires commentés. Mon conseil, après le voyage : le guide n’enjolive pas les choses et s’adresse plutôt aux personnes ayant déjà des notions de « off road » ou de voyage « solitaire », donc quand ils écrivent "difficile" ça l’est vraiment, même "moyen" c’est déjà costaud. Par forcément au niveau difficulté de la piste elle-même mais par la dangerosité liée à la solitude, le peu de traces et le risque de croiser des gués plus ou moins remplis. Au niveau carte: il y en a une très belle et complète pour le Pamir, il s'agit de celle de Markus Hauser édité par Gekco Maps.
Comme je suis très GPS j'ai fait pas mal de recherches. Pour Garmin je n'ai pas été plus séduit que ça. Du coup je me suis penché sur les applications Android. Je connaissais déjà MAPS.ME qui est très bien mais sans courbe de niveaux, j'ai donc aussi testé GAIA, OSMAND, TERRA MAP et SOVIET MILITARY MAPS. Cette dernière est celle qui offre le plus de possibilités de cartographie plus ou moins détaillée, dont les fameuses cartes militaires Russes ultra détaillées. Mais au final c'est OSMAND que j'ai utilisé le plus pendant le voyage, je pense même que cette application remplacera GARMIN dans mon véhicule. MAPS.ME est très bien, mais au niveau topographie elle est un cran en dessous et je l'ai trouvé moins pratique pour gérer les itinéraires. Ce qui est dommage, c'est que toutes ces applications n'ont pas leur pendant sur PC, ce qui aurait été pratique pour préparer le voyage. Du coup je fais tout sur Mapsource et je transfers ensuite les waypoints sur les applications. J'ai aussi utilisé une application où les voyageurs indiquent les lieux de bivouac (ou autre) qui leur ont plu. Il s'agit de IOVERLANDER, très bonne application également. Dernier outil et non des moindres: les CBT, ce sont les offices de tourisme version Kirghize, il y en a dans les principales villes touristiques. Ils sont du grande aide et ont bien souvent un site internet, par exemple sur celui de Nryn on peut acheter, à l'avance, les permis pour la zone frontalière. Ils peuvent aussi vous indiquer des randonnées, en organiser avec des guides, gérer les hébergements, ... Pour le Pamir vous avez l'équivalent qui se nomme PECTA, nous y achèterons les permis pour circuler dans le parc de Zorgul. Il y a aussi le site visitpamirs.com qui regroupe un certain nombre d'informations.
RAVITAILLEMENT et EQUIPEMENT : au Kirghizistan aucun problème, en revanche au Tadjikistan c’est une autre histoire, sur les hauts plateaux très peu de choses disponibles, mais comme on s’y attendait on avait amené des « sachets de graines ». Au niveau vestimentaire il faut de quoi résister au froid (polaire, doudoune, bonnet) mais sans que ce soit extrême non plus (je crois que nous n'avons jamais eu des températures négatives). EN revanche pour la nuit vaut mieux avoir de bon duvets, il a fait entre 0° et 15° suivant l'altitude et la localisation.
Compagnie Turkish Airline qui dessert très bien les pays en Stan (même un vol Samarcande - Istanbul)
GENESE Mais quelle idée d’aller dans les stan ! En fait, à l’origine cela devait être le Ladakh (joliment raconté par Diamina et Ticapi que je salue). Mais la crainte de ne pas arriver à tenir sur des treks de longues durées et le fait de ne pas pouvoir conduire moi-même m’ont incité à chercher une alternative. C’est là que Marie(Mlefevre) a eu le bon goût de publier un carnet sur le Kirghizistan et Perju de relater son voyage dans les stans, les deux en self drive …. C’est bon on tient notre destination 2019 ! Au niveau pays, ambiance, c’est d‘abord le corridor de Wakham et le Pamir qui m’ont séduit et ce sera le « centre » du voyage. En revanche je n’ai pas trouvé grand-chose au niveau véhicule de location au Tadjikistan. Comme ce voyage se faisait avec des amis de longues dates (avec qui on a déjà sillonné la Bolivie et le nord-ouest de la Namibie) j’ai trouvé intéressant d’y adjoindre un petit bout de Kirghizistan qui leur permettait de voir un autre type de paysage et en plus il est beaucoup plus facile de louer un véhicule à Bishkek. Lorsque ma chère et tendre a vu que nous n’étions pas loin de Samarcande (qu’on avait admiré en 2007) elle a souhaité y retourner. Du coup cela nous a fait un voyage avec 3 ambiances différentes, ce qui est génial pour nous. Niveau durée il a fallu rajouter un petit bout aux 3 semaines initialement prévues pour arriver à tout faire tenir.

PREPARATION
A partir de là j’ai commencé à construire notre parcours. En parallèle j’ai fait des recherches (et demandes) pour le véhicule. Au final, j’ai retenu une agence Ouzbek francophone qui a tout de suite compris nos problématiques d’Européens (véhicule récent, avec matériel de camping, avec les différents transferts et qui prend en charge les quelques réservations d’hôtels, guides, etc, ..). Le véhicule sera donc un Toyota Prado de 2012. La compagnie aérienne sera Turkish Airline qui dessert très bien les pays en Stan (même un vol Samarcande - Istanbul) Visas: pour le Kirghizistan il est délivré directement à l'aéroport, en revanche pour le Tadjikistan il faut le demander à l'avance. ATTENTION, le Pamir nécessite un permis particulier (comme c'est une région semi-autonome), il faut le demander en même temps que le visa en cochant la case permit GBAO (région autonome duHaut-Badakhchan).
OUTILS Comme c'est une destination encore peu couru en self drive je vais développer un peu plus que d'hab. Au niveau guide papier: Je n'ai pas mis de "S" car il n’y en a eu quasiment qu’un, mais qui pour le coup est parfait pour qui veut voyager comme nous : le nouveau guide de Cecile Miramont et Laurent Bendel : KIRGHIZISTAN TADJIKISTAN, qui a été écrit à destination des self-drivers et qui propose différents itinéraires commentés. Mon conseil, après le voyage : le guide n’enjolive pas les choses et s’adresse plutôt aux personnes ayant déjà des notions de « off road » ou de voyage « solitaire », donc quand ils écrivent "difficile" ça l’est vraiment, même "moyen" c’est déjà costaud. Par forcément au niveau difficulté de la piste elle-même mais par la dangerosité liée à la solitude, le peu de traces et le risque de croiser des gués plus ou moins remplis. Au niveau carte: il y en a une très belle et complète pour le Pamir, il s'agit de celle de Markus Hauser édité par Gekco Maps.
Comme je suis très GPS j'ai fait pas mal de recherches. Pour Garmin je n'ai pas été plus séduit que ça. Du coup je me suis penché sur les applications Android. Je connaissais déjà MAPS.ME qui est très bien mais sans courbe de niveaux, j'ai donc aussi testé GAIA, OSMAND, TERRA MAP et SOVIET MILITARY MAPS. Cette dernière est celle qui offre le plus de possibilités de cartographie plus ou moins détaillée, dont les fameuses cartes militaires Russes ultra détaillées. Mais au final c'est OSMAND que j'ai utilisé le plus pendant le voyage, je pense même que cette application remplacera GARMIN dans mon véhicule. MAPS.ME est très bien, mais au niveau topographie elle est un cran en dessous et je l'ai trouvé moins pratique pour gérer les itinéraires. Ce qui est dommage, c'est que toutes ces applications n'ont pas leur pendant sur PC, ce qui aurait été pratique pour préparer le voyage. Du coup je fais tout sur Mapsource et je transfers ensuite les waypoints sur les applications. J'ai aussi utilisé une application où les voyageurs indiquent les lieux de bivouac (ou autre) qui leur ont plu. Il s'agit de IOVERLANDER, très bonne application également. Dernier outil et non des moindres: les CBT, ce sont les offices de tourisme version Kirghize, il y en a dans les principales villes touristiques. Ils sont du grande aide et ont bien souvent un site internet, par exemple sur celui de Nryn on peut acheter, à l'avance, les permis pour la zone frontalière. Ils peuvent aussi vous indiquer des randonnées, en organiser avec des guides, gérer les hébergements, ... Pour le Pamir vous avez l'équivalent qui se nomme PECTA, nous y achèterons les permis pour circuler dans le parc de Zorgul. Il y a aussi le site visitpamirs.com qui regroupe un certain nombre d'informations.
RAVITAILLEMENT et EQUIPEMENT : au Kirghizistan aucun problème, en revanche au Tadjikistan c’est une autre histoire, sur les hauts plateaux très peu de choses disponibles, mais comme on s’y attendait on avait amené des « sachets de graines ». Au niveau vestimentaire il faut de quoi résister au froid (polaire, doudoune, bonnet) mais sans que ce soit extrême non plus (je crois que nous n'avons jamais eu des températures négatives). EN revanche pour la nuit vaut mieux avoir de bon duvets, il a fait entre 0° et 15° suivant l'altitude et la localisation.
Compagnie Turkish Airline qui dessert très bien les pays en Stan (même un vol Samarcande - Istanbul)

Paris
Départ pour l’Ouzbékistan : 26 août 2008.
Ce voyage correspondait pour moi à un vieux rêve d’Asie Centrale, de lieux inconnus, parfois mythiques (Samarcande…) et aux noms assurément exotiques : Kyzyl Kum, Tashkent, Bukhara… J’avais en tête des images de coupoles turquoise et de marchés aux tissus chamarrés, des instantanés de désert aride et de chemins caillouteux.
Et puis, ce voyage devait aussi être pour moi, mordue de langues étrangères, un véritable test puisque je m’étais lancée depuis huit mois dans l’apprentissage du russe, seule avec mon livre et mes CD. Si l’ouzbek est effectivement la langue officielle de l’Ouzbékistan, on m’avait néanmoins confirmé que le russe était largement pratiqué dans le pays. J’étais donc curieuse de mettre enfin en pratique mes quelques connaissances, un peu angoissée aussi à l’idée que, pour la première fois, j’allais tester ma prononciation et ma compréhension en situation réelle.
J’avais aussi aiguisé la curiosité de Sophie. Confiante, appâtée par la façon dont je lui avais vendu notre périple, elle attendait elle aussi ces vacances, tout en sachant encore moins que moi à quoi s’attendre. C’est donc avec une impatience sans bornes que nous sommes arrivées à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, prêtes à commencer mon voyage.
Nous rattrapons vite la réalité dès l’aéroport lorsque nous nous mettons en quête du terminal 1B. Le terminal 1 est conçu en cercle et après avoir fait un premier tour du cercle sans avoir trouvé le terminal 1B, nous voyons enfin un panneau nous indiquant le fameux terminal… de l’autre côté de la route. Le terminal 1B consiste en effet en un préfabriqué, isolé, désert à l’heure où nous y entrons. Pas de tapis roulants à l’enregistrement des bagages, pas de panneaux électroniques récapitulant tous les vols : avons-nous déjà changé de pays ? Même les agents chargés de l’enregistrement semblent perplexes devant la vétusté de certains appareils. Néanmoins, une fois nos bagages posés sur le petit chariot, nous voilà prêtes à embarquer pour l’Ouzbékistan via Istanbul.
Rien de vraiment notable sur le vol Paris-Istanbul. Avion très récent, équipement dernier cri. Seule la passagère derrière Sophie, dame en sari d’un certain âge, nous gâche un peu le confort de ce vol en enchaînant les rots, tous plus bruyants et odorants les uns que les autres. Curieuse habitude. 30 rots à l’heure, c’est un record homologué ?
Et puis, ce voyage devait aussi être pour moi, mordue de langues étrangères, un véritable test puisque je m’étais lancée depuis huit mois dans l’apprentissage du russe, seule avec mon livre et mes CD. Si l’ouzbek est effectivement la langue officielle de l’Ouzbékistan, on m’avait néanmoins confirmé que le russe était largement pratiqué dans le pays. J’étais donc curieuse de mettre enfin en pratique mes quelques connaissances, un peu angoissée aussi à l’idée que, pour la première fois, j’allais tester ma prononciation et ma compréhension en situation réelle.
J’avais aussi aiguisé la curiosité de Sophie. Confiante, appâtée par la façon dont je lui avais vendu notre périple, elle attendait elle aussi ces vacances, tout en sachant encore moins que moi à quoi s’attendre. C’est donc avec une impatience sans bornes que nous sommes arrivées à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, prêtes à commencer mon voyage.
Nous rattrapons vite la réalité dès l’aéroport lorsque nous nous mettons en quête du terminal 1B. Le terminal 1 est conçu en cercle et après avoir fait un premier tour du cercle sans avoir trouvé le terminal 1B, nous voyons enfin un panneau nous indiquant le fameux terminal… de l’autre côté de la route. Le terminal 1B consiste en effet en un préfabriqué, isolé, désert à l’heure où nous y entrons. Pas de tapis roulants à l’enregistrement des bagages, pas de panneaux électroniques récapitulant tous les vols : avons-nous déjà changé de pays ? Même les agents chargés de l’enregistrement semblent perplexes devant la vétusté de certains appareils. Néanmoins, une fois nos bagages posés sur le petit chariot, nous voilà prêtes à embarquer pour l’Ouzbékistan via Istanbul.
Rien de vraiment notable sur le vol Paris-Istanbul. Avion très récent, équipement dernier cri. Seule la passagère derrière Sophie, dame en sari d’un certain âge, nous gâche un peu le confort de ce vol en enchaînant les rots, tous plus bruyants et odorants les uns que les autres. Curieuse habitude. 30 rots à l’heure, c’est un record homologué ?
Bonjour,
Cela faisait des années que c'était au programme et enfin nous allons en Ouzbékistan. 😎 Encore le genre de pays qui fait écarquiller les yeux quand tu annonces la nouvelle. - Euh, c'est où exactement ? - C'est pas en guerre en ce moment ?
La décision est prise assez tard et j'ai juste le temps d'avoir un vol encore acceptable. Donc, grande 1ère pour nous, on va faire le circuit avec un guide et chauffeur. Je détermine le circuit et ils se débrouillent pour broder autour. J'ai pas le temps de m'en occuper et on va tester le concept 😛
Programme : 1er Mai : Départ Paris à 21h00 et arrivée le lendemain à 6h30. 2 Mai : Tachkent avec quelques visites et avion le soir vers Ourgentch et Khiva 3 Mai : Khiva 4 Mai : Route infernale vers Boukhara. 😕 5 Mai : Boukhara 6 Mai : Boukhara 7 Mai : Route vers Samarcande + Régistan 8 Mai : Samarcande 9 Mai : Aller-Retour vers Chakhrisabz 10 Mai : Samarcande + train vers Tachkent 11 Mai : Tachkent + retour Paris
La Route de la Soie nous a toujours fait rêver et nous l'avons croisé à plusieurs reprises. En Chine, en Iran, à Istanbul ou Venise, cette voie commerçante a transporté tant de découvertes entre l'orient et l'occident comme le papier par exemple dont Samarcande sera l'un des principaux fabricants dans le monde musulman.
Vu le temps réduit, nous avons donc zappé la partie montagneuse ou la mer d'Aral. Nous ne ferons que les villes et c'est cette partie historique et architecturale qui nous intéresse. Bref, au niveau prix, etc .. je ne vais pas pouvoir donner d'informations sauf que c'est pas cher 😏 Souvent décriée, la nourriture a été une excellente surprise ! La formule accompagnée y est sans doute pour quelque chose avec le conseil des guides et le fait de manger dans des guesthouses, souvent isolées et pas fréquentées par des individuels. Ce sont des maisons dans des zones résidentielles qui accueillent les groupes et les guides avec des couples.

Nous avons mangé pas mal de soupes, des raviolis, pâtes etc ... Un petit arrière-goût d'huile de coton parfois mais c'était souvent bon et très bien présenté.
Ci-dessous du Lagman avec des pâtes
Du Chou farci 😛
Le Chivit-Oshi aux pâtes vertes :

Les gros raviolis, Manti :
Sinon, la spécialité la plus facile reste la brochette, le chackliyk ....
Ce qu'on va aussi découvrir, ce sont les dîners à la Vodka !
Ici ça se boit tout au long du repas ... comme de la bière ou du vin. Les uns n'empêchent pas les autres d'ailleurs ! Pour un pays soit-disant musulman, ça carbure sec. On trouve de la bière, du vin et des dizaines de marques de vodka.

La bouteille de 50 cl est entre 4.000 et 8.000 soums soit 1,5€ et 3€. La bière en 33 cl est à 2 ou 3.000 pour comparer 😮
Donc tu comprendras qu'il n'y a aucune contrainte pour les vêtements de ces dames non plus ! Vous pouvez mettre des jupes, des débardeurs ... tout passe. Même dans les mosquées. Les femmes ouzbek, jeunes ou + âgées, y vont à fond sur la couleur et les pailletes. Faut que ça brille et que ça pique les yeux !


Pour changer ses euros, pas de soucis. A l'hôtel ou dans les bazars, on obtient parfois 50% de plus que le cours officiel. Exemple : Cours est à 2.400 soums pour 1€ et tu as minimum 3.000 soums au bazar. C'est assez rare qu'on ait plus que le cours officiel. Par contre, le + gros billet est de 1.000 soums ce qui fait pas lourd. Donc quand tu changes 100€ tu récupéres minimum 300.000 soums et donc 3 liasses de 100 billets ! T'as toujours l'impression d'avoir dévalisé une banque et tu te retrouves parfois comme un couillon quand tu achètes quelque chose. Souvent t'es fier d'avoir une grosse liasse dans les poches, prêt à acheter la 1/2 du Monde, et au final, t'arrives même pas à te payer 2 cocas 😛 Donc toujours avoir des euros en poche et ne pas se laisser emporter par la tailles des liasses.
Cela faisait des années que c'était au programme et enfin nous allons en Ouzbékistan. 😎 Encore le genre de pays qui fait écarquiller les yeux quand tu annonces la nouvelle. - Euh, c'est où exactement ? - C'est pas en guerre en ce moment ?
La décision est prise assez tard et j'ai juste le temps d'avoir un vol encore acceptable. Donc, grande 1ère pour nous, on va faire le circuit avec un guide et chauffeur. Je détermine le circuit et ils se débrouillent pour broder autour. J'ai pas le temps de m'en occuper et on va tester le concept 😛
Programme : 1er Mai : Départ Paris à 21h00 et arrivée le lendemain à 6h30. 2 Mai : Tachkent avec quelques visites et avion le soir vers Ourgentch et Khiva 3 Mai : Khiva 4 Mai : Route infernale vers Boukhara. 😕 5 Mai : Boukhara 6 Mai : Boukhara 7 Mai : Route vers Samarcande + Régistan 8 Mai : Samarcande 9 Mai : Aller-Retour vers Chakhrisabz 10 Mai : Samarcande + train vers Tachkent 11 Mai : Tachkent + retour Paris
La Route de la Soie nous a toujours fait rêver et nous l'avons croisé à plusieurs reprises. En Chine, en Iran, à Istanbul ou Venise, cette voie commerçante a transporté tant de découvertes entre l'orient et l'occident comme le papier par exemple dont Samarcande sera l'un des principaux fabricants dans le monde musulman.
Vu le temps réduit, nous avons donc zappé la partie montagneuse ou la mer d'Aral. Nous ne ferons que les villes et c'est cette partie historique et architecturale qui nous intéresse. Bref, au niveau prix, etc .. je ne vais pas pouvoir donner d'informations sauf que c'est pas cher 😏 Souvent décriée, la nourriture a été une excellente surprise ! La formule accompagnée y est sans doute pour quelque chose avec le conseil des guides et le fait de manger dans des guesthouses, souvent isolées et pas fréquentées par des individuels. Ce sont des maisons dans des zones résidentielles qui accueillent les groupes et les guides avec des couples.

Nous avons mangé pas mal de soupes, des raviolis, pâtes etc ... Un petit arrière-goût d'huile de coton parfois mais c'était souvent bon et très bien présenté.
Ci-dessous du Lagman avec des pâtes

Du Chou farci 😛

Le Chivit-Oshi aux pâtes vertes :


Les gros raviolis, Manti :

Sinon, la spécialité la plus facile reste la brochette, le chackliyk ....
Ce qu'on va aussi découvrir, ce sont les dîners à la Vodka !

Ici ça se boit tout au long du repas ... comme de la bière ou du vin. Les uns n'empêchent pas les autres d'ailleurs ! Pour un pays soit-disant musulman, ça carbure sec. On trouve de la bière, du vin et des dizaines de marques de vodka.

La bouteille de 50 cl est entre 4.000 et 8.000 soums soit 1,5€ et 3€. La bière en 33 cl est à 2 ou 3.000 pour comparer 😮
Donc tu comprendras qu'il n'y a aucune contrainte pour les vêtements de ces dames non plus ! Vous pouvez mettre des jupes, des débardeurs ... tout passe. Même dans les mosquées. Les femmes ouzbek, jeunes ou + âgées, y vont à fond sur la couleur et les pailletes. Faut que ça brille et que ça pique les yeux !


Pour changer ses euros, pas de soucis. A l'hôtel ou dans les bazars, on obtient parfois 50% de plus que le cours officiel. Exemple : Cours est à 2.400 soums pour 1€ et tu as minimum 3.000 soums au bazar. C'est assez rare qu'on ait plus que le cours officiel. Par contre, le + gros billet est de 1.000 soums ce qui fait pas lourd. Donc quand tu changes 100€ tu récupéres minimum 300.000 soums et donc 3 liasses de 100 billets ! T'as toujours l'impression d'avoir dévalisé une banque et tu te retrouves parfois comme un couillon quand tu achètes quelque chose. Souvent t'es fier d'avoir une grosse liasse dans les poches, prêt à acheter la 1/2 du Monde, et au final, t'arrives même pas à te payer 2 cocas 😛 Donc toujours avoir des euros en poche et ne pas se laisser emporter par la tailles des liasses.
Je suis toujours partante pour découvrir de nouveaux horizons, mais je ne comprends pas très bien l'envie de certains de se rendre dans des zones à hauts risques comme l'Irak ou l'Afghanistan... Quel est l'intérêt de partir en voyage dans des endroits où on risque de se faire tirer dessus ou de marcher sur une mine anti-personnelle? J'avoue que ça me laisse perplexe!!! Y-a-t-il des amateurs de ce genre de trips qui pourraient m'éclairer sur ce sujet?
1. Un consul pas comme les autres
S'il est un voyage dont je rêvais depuis très longtemps, et que je n'avais eu de cesse de toujours remettre à plus tard, c'était bien celui-là. Ce rêve était encore plus ancien que mon attrait pour ma Chine, et ce dernier ne lui était d'ailleurs pas tellement étranger. Ca doit en fait remonter au superbe documentaire télévisé d'Haroun Tazieff "retour à Samarcande" qui doit dater du début des années 90. En m'intéressant à Samarcade, j'ai finalement été obligé de me documenter sur l'histoire de l'Asie Centrale, et, inévitablement, d'aborder celle des Mongols. C'est plus tard en visitant la biographie de Gengis Khan et l'histoire de son empire que j'ai été forcé de m'intéresser à la Chine et d'enfin de m'imprégner de ce milieu qui est aujourd'hui le mien. Il n'était donc que justice que je fasse physiquement le trajet inverse, et que de Chine, je rejoigne les villes mythiques de la jeune République d'Ouzbékistan.
La première étape fut de demander un visa ouzbèke. J'ai tout d'abord été étonné lorsque l'Ambassade de Pékin m'a donné un numéro de téléphone portable lorsque j'ai demandé comment joindre le consulat de Shanghai. J'ai appelé ledit numéro, et suis tombé sur un homme très accueillant qui m'a clairement expliqué les pièces à produire et la marche à suivre. Il m'a également suggéré de lui passer un coup de fil avant d'aller à son bureau, car il y est seul et est parfois en déplacement. Ce fut notamment un peu plus tard lorsque je l'ai appelé quannd il était en déplacement à Pékin. Lorsqu'il eut fini de me réexpliquer la marche à suivre à distance, il se laissa aller à un "merci de venir visiter notre pays", avec une voix émue qui traduisait autre chose qu'une simple formule de politesse. Charmante entrée en matière!
Je me suis rendu la semaine suivante à son bureau, situé dans une tour de bureau voisine du Bund et toute proche du consulat russe, et qui n'est en fait pas un consulat mais l'agence d'Ouzbekistan Airways qui a cessé d'opérer à Shanghai. La décoration n'a cependant pas changé, et le grand bureau vide et joliment décoré était toujours aux couleurs de la compagnie nationale. Tandis que j'entendais le consul s'entretenir en ouzbèke au téléphone, la secrétaire m'a invité à m'asseoir dans un confortable fauteuil d'où j'ai fauché quelques brochures touristiques et une carte du pays qui trainaient sur les étagères. Une fois sa conversation terminée, un grand gaillard au faciès centre-asiatique est venu m'accueillir et m'a fait rentrer dans la salle de réunion en me proposant du thé ou du café.
Il allait m'assister lors du remplissage du formulaire en commentant chaque case malgré la simplicité des questions posées. En fait il en profitait pour faire la conversation car, manifestment, il n'était pas débordé par son activité. Nous avons discuté un bon moment. Ca faisait un an qu'il était à Shanghai et c'est lui qui a ouvert ce bureau. La conversation était donc plutôt celle entre deux expatriés qu'entre un employé consulaire et un demandeur de visa. Puis nous avons discuté un petit moment des possibilités touristiques du pays, cartes et photos à l'appui, et c'est avec plaisir que j'ai répondu à ses questions sur la France.
En début de semaine suivante, sa secrétaire m'a téléphoné pour me dire que le visa était prêt et que je pouvais passer le prendre. Je suis donc retourné à son bureau le lendemain, et cette fois c'est en langue française que Monsieur le Consul est venu m'accueillir, en s'excusant du fait que je doive attendre une dizaine de minutes supplémentaires le temps qu'il prépare le visa et qu'il le colle sur mon passeport. Des excuses??? On croit rêver! Pendant ce temps-là, des ouzbeks déambulaient dans la salle d'accueil, en me saluant d'un geste de la main portée sur le coeur, à la manière des iraniens.
Le consul m'a finalement tendu mon passeport agrémenté d'un visa bleu et vert aux couleurs du pays, et en me demandant de lui téléphoner à mon retour d'Ouzbékistan pour que je lui raconte mon voyage!
Cette entrée en matière spectaculaire - tous les demandeurs de visa de par le monde savent à quel point l'arrogance et l'impolitesse du personnel consulaire de tous les postes diplomatiques de tous les pays peut atteindre des sommets - était un prélude au formidable accueil que ses compatriotes allaient me réserver un peu plus tard.
Quelques temps plus tard, j'ai reçu mes billets d'avion, et ai ressenti une émotion certaine en voyant le dernier arriver: Samarcande et mon nom figuraient dessus.
S'il est un voyage dont je rêvais depuis très longtemps, et que je n'avais eu de cesse de toujours remettre à plus tard, c'était bien celui-là. Ce rêve était encore plus ancien que mon attrait pour ma Chine, et ce dernier ne lui était d'ailleurs pas tellement étranger. Ca doit en fait remonter au superbe documentaire télévisé d'Haroun Tazieff "retour à Samarcande" qui doit dater du début des années 90. En m'intéressant à Samarcade, j'ai finalement été obligé de me documenter sur l'histoire de l'Asie Centrale, et, inévitablement, d'aborder celle des Mongols. C'est plus tard en visitant la biographie de Gengis Khan et l'histoire de son empire que j'ai été forcé de m'intéresser à la Chine et d'enfin de m'imprégner de ce milieu qui est aujourd'hui le mien. Il n'était donc que justice que je fasse physiquement le trajet inverse, et que de Chine, je rejoigne les villes mythiques de la jeune République d'Ouzbékistan.
La première étape fut de demander un visa ouzbèke. J'ai tout d'abord été étonné lorsque l'Ambassade de Pékin m'a donné un numéro de téléphone portable lorsque j'ai demandé comment joindre le consulat de Shanghai. J'ai appelé ledit numéro, et suis tombé sur un homme très accueillant qui m'a clairement expliqué les pièces à produire et la marche à suivre. Il m'a également suggéré de lui passer un coup de fil avant d'aller à son bureau, car il y est seul et est parfois en déplacement. Ce fut notamment un peu plus tard lorsque je l'ai appelé quannd il était en déplacement à Pékin. Lorsqu'il eut fini de me réexpliquer la marche à suivre à distance, il se laissa aller à un "merci de venir visiter notre pays", avec une voix émue qui traduisait autre chose qu'une simple formule de politesse. Charmante entrée en matière!
Je me suis rendu la semaine suivante à son bureau, situé dans une tour de bureau voisine du Bund et toute proche du consulat russe, et qui n'est en fait pas un consulat mais l'agence d'Ouzbekistan Airways qui a cessé d'opérer à Shanghai. La décoration n'a cependant pas changé, et le grand bureau vide et joliment décoré était toujours aux couleurs de la compagnie nationale. Tandis que j'entendais le consul s'entretenir en ouzbèke au téléphone, la secrétaire m'a invité à m'asseoir dans un confortable fauteuil d'où j'ai fauché quelques brochures touristiques et une carte du pays qui trainaient sur les étagères. Une fois sa conversation terminée, un grand gaillard au faciès centre-asiatique est venu m'accueillir et m'a fait rentrer dans la salle de réunion en me proposant du thé ou du café.
Il allait m'assister lors du remplissage du formulaire en commentant chaque case malgré la simplicité des questions posées. En fait il en profitait pour faire la conversation car, manifestment, il n'était pas débordé par son activité. Nous avons discuté un bon moment. Ca faisait un an qu'il était à Shanghai et c'est lui qui a ouvert ce bureau. La conversation était donc plutôt celle entre deux expatriés qu'entre un employé consulaire et un demandeur de visa. Puis nous avons discuté un petit moment des possibilités touristiques du pays, cartes et photos à l'appui, et c'est avec plaisir que j'ai répondu à ses questions sur la France.
En début de semaine suivante, sa secrétaire m'a téléphoné pour me dire que le visa était prêt et que je pouvais passer le prendre. Je suis donc retourné à son bureau le lendemain, et cette fois c'est en langue française que Monsieur le Consul est venu m'accueillir, en s'excusant du fait que je doive attendre une dizaine de minutes supplémentaires le temps qu'il prépare le visa et qu'il le colle sur mon passeport. Des excuses??? On croit rêver! Pendant ce temps-là, des ouzbeks déambulaient dans la salle d'accueil, en me saluant d'un geste de la main portée sur le coeur, à la manière des iraniens.
Le consul m'a finalement tendu mon passeport agrémenté d'un visa bleu et vert aux couleurs du pays, et en me demandant de lui téléphoner à mon retour d'Ouzbékistan pour que je lui raconte mon voyage!
Cette entrée en matière spectaculaire - tous les demandeurs de visa de par le monde savent à quel point l'arrogance et l'impolitesse du personnel consulaire de tous les postes diplomatiques de tous les pays peut atteindre des sommets - était un prélude au formidable accueil que ses compatriotes allaient me réserver un peu plus tard.
Quelques temps plus tard, j'ai reçu mes billets d'avion, et ai ressenti une émotion certaine en voyant le dernier arriver: Samarcande et mon nom figuraient dessus.
Le 20 juin 2011 nous sommes rentrés en Ouzbékistan depuis le Kazakhstan par Beynew au Sud Ouest de la Mer d'Aral. C'est une toute petite frontière au milieu du désert. Un douanier anglophone s'est bien occupé de nous (et a même désamorcé une timide tentative d'escroquerie d'un de ses collègues qui voulait nous faire payer un permis spécial pour les vélos. Passons...) et nous n'avons pas eu de problème majeur jusqu'à ce qu'il se rende compte que nous avions un recueil d'extraits du Coran. Les livres de religions sont très mal vus aux frontières du pays et il a fallu nombre pallabres et coups de fils à ses supérieurs pour savoir quoi faire de deux non musulmans rentrant dans le pays avec un Coran. Coopératif, il a enregistré le livre en tant que "1 book" sur la déclaration de douane.
Le douanier nous a également demandé de cocher "oui" à la question "transportez-vous des drogues et autres médicaments" puisque que nous avions quelques pillules contre les allergies, des cachets d'antalgiques et autres médicaments de voyage. Notre conseil : cochez "non" ! Nous avons eu du expliquer à la sortie du pays que nos "drogues" n'étaient pas des stupéfiants. S'il fallait retraverser la frontière, nous répondrions "non" à toutes les questions (y compris celle concernant les moyens de communication) sauf à celle concernant le moyen de transport vu que nous étions en vélo.
Nous sommes sortis du pays par la minuscule douane d'Uchqorghan au Nord de la vallée de Fergana en direction du Kirghizstan le 17 juillet 2011. Nous étions les seuls à traverser la frontière en cette fin de journée et les douaniers ont bien fait trainer les choses, en particulier un petit zélé qui a voulu fouiller les sacs. Il a abandonné après la sacoche de guidon devant le capharnaüm de petits papiers et autres affaires hétéroclytes amoncelées depuis des semaines. Ils sont allés jusqu'à regarder les photos de l'appareil photo. Le zèle a perdu la bataille contre un sourire persistant et une patience coopérative à toute épreuve.
Depuis la première ville après la frontière (Qaraqalpogiston) nous avons rejoins Nukus en bus pour nous faire enregistrer par un hôtel dans les 72H. Dormant la plupart du temps en tente, à la sortie du pays nous n'avions que quelques papiers d'enregistrement. Nous n'avons jamais eu à les présenter, ni aux checkpoints, ni à la frontière. En particulier, les douaniers à l'entré du pays nous ont affirmé que nous n'avions pas besoin d'enregistrements. Nous avons rencontrés beaucoup de voyageurs sur le chemin (entrés et sortis du pays par la route), en camping-car et en vélo : ils n'ont jamais eu à présenter leurs papiers d'enregistrements à qui que ce soit. Néanmoins à Tashkent un couple de Français c'est vu refuser une nuit d'hôtel car ils n'avaient pas l'enregistrement de la nuit précédente. Il semblerait que les enregistrements ne soient contrôlés qu'à l'aéroport de Tashkent.
Bonjour,
Je serais en début juillet en Ouzbékistan et je souhaitais marcher dans les Monts Pskem. J'utilise Google Earth et les anciennes cartes militaires russes pour me fabriquer un itinéraire de 3 jours et je pensais faire celui-là :

Après ce petit travail, je feuillète le Lonely Planet et apprend qu'il serait interdit de randonner dans les Monts Pksem car c'est trop proche des frontières. Est-ce que cet itinéraire est réellement dans la zone interdit ?
Avez-vous d'autres idées pour un court trek (3-4 jours) en Ouzbékistan ?
Julien

Après ce petit travail, je feuillète le Lonely Planet et apprend qu'il serait interdit de randonner dans les Monts Pksem car c'est trop proche des frontières. Est-ce que cet itinéraire est réellement dans la zone interdit ?
Avez-vous d'autres idées pour un court trek (3-4 jours) en Ouzbékistan ?
Julien
Bonjour,
Tout est dans le titre:😉
Je suis motard, en 2013 , je n'avais pas pu passer par le wakhan , pour l'année prochaine, j'aimerai passer un peu de temps au Tadjikistan et pourquoi pas à Ichkachim traverser la Frontière et visiter un ou deux jours cette partie de l'Afghanistan.
Est 'il possible d'obtenir un visa pour l'Afghanistan en France?
Les routes/pistes sont elle praticables pour de lourde moto?
Ya t'il des risques dans cette région,
Merci de vos conseils.
Thierry
salut,
Je prevoye de rentrer en Afghanistan par le Tadjikistan au poste frontiere de Iskashim, puis traverser rapidement vers le Pakistan.
je voudrais savoir ou se trouve le poste frontiere le plus au nord ouvert aux ''Alliens'' entre l Afghanistan et le Pakistan? Merci
je voudrais savoir ou se trouve le poste frontiere le plus au nord ouvert aux ''Alliens'' entre l Afghanistan et le Pakistan? Merci
Quelques infos pour ceux qui souhaitent se rendre au nord de l'Afghanistan (avec les réserves du site du Ministère des Affaires Etrangères) Visa au consulat afghan à Khorog : 50US$ en 2 heures ou 30US$ sous 3 jours - se munir d'une photo - pas besoin de LOI Autorisation pour la vallée de Wakhan : normalement à Faizabad (à la guesthouse Aria aria.gh@yahoo.com qui vient d'ouvrir, ils disent pouvoir l'obtenir dans la journée et peut être voudront vous vendre le véhicule avec...) - je l'ai eu directement à Ishkashim à la police des frontières sous forme d'une feuille A4 coupée en 2 et manuscrite sans tampon et cela a permis de passer les différents postes de contrôle (mais apparemment, il vaut mieux avoir quelqu'un qui connaît pour éviter de passer à Faizabad...). La partie entre Qala e Panja et Sarhad e Broghil est superbe : paysages, wakhanis... Points de contrôle dans le Wakhan : 1er à Kazideh, 2ème à Khandut et 3ème à Qala e Panja Guesthouses : nouvelle guesthouse à Faizabad dans la ville nouvelle - Aria Guesthouse à 25US$ avec petit déjeuner - L'Ariana Guesthouse de Kunduz est à 10US$ avec salle de bain (et eau courante) dans la chambre. Dans le Wakhan, une guesthouse à Sargaz : le village avec la vue sur le Baba Tangi est beau, il y a des bains chauds et propres pour se détendre après un trek et faire une petite boucle au pied du Baba Tangi en passant par les villages de Kezget et Kurut est superbe. Etat des routes Wakhan : petit à petit des ponts se construisent et le passage difficile avant Qala e Panja devrait être terminé cette année. Nous n'avons pas pu atteindre Sarhad e Broghil à cause des hautes eaux, 5km avant le village. La route reste globalement difficile avec environ 6h en 4*4 entre Ishkashim et Qala e Panja et idem entre Qala e Panja et Sarhad e Broghil. Des ponts se construisent entre les 2 rives entre Qala e Panja et Sarhad et Broghil. Etat des routes Ishkashim - Faizabad - Kunduz - Doushanbe : route en mauvais état entre Ishkashim et Faizabad, très belle sur la partie proche d'Ishkashim – des champs de pavot en cours de route. La route entre Faizabad et Keshem est en train d'être complètement refaite avec des travaux impressionnants. La partie Keshem – Kunduz et Kunduz – Frontière tadjik est parfaitement asphaltée. Passages frontière Afghanistan – Tadjikistan : à Shir Khan Bandar, le pont est opérationnel (ouverture à 9h du matin). C'est un peu la foire côté tadjik (camions de partout, poussière indescriptible). Passage facile à Ishkashim (fermé le dimanche - ouverture à 9h du matin). Frontière ouverte à Khorog vers le lac Shiva. Ils parlent d'ouvrir dans l'avenir un point de passage au niveau de Langar qui faciliterait grandement la visite de la partie entre Qala e Panja et Sarhad e Broghil (pas de date à ce jour). Internet : à Kunduz bâtiment Roshan près de principal rond point du centre. L'Aria Guesthouse à Faizabad le propose.Bon voyage pour ceux qui partent et prévoyez du temps pour la partie après Qala e Panja. Cela vaut la peine...
Hello tout le monde,
Nous sommes en train de faire un tour du monde par les terres et nous souhaitons passer en Afghanistan en prenant le bus. Nous arriverons du Tadjistan pour nous diriger vers le pakistan par cette route pouvez vous me dire si cette route est secure? Konduz , Chrikar, kabul, Jalalabad, Torkham, Pishawor? Si qqun est passe en afghanistan recemment, pouvez vous me dire si vous avez ete bien accueilli? les endroits a voir absolument et les comportements a adoptes la bas?
Merci et a bientot
alexandra
Besoin aussi de savoir si le visa pakistanais est disponible a l ambassade du Pakistan a kaboul?
Nous sommes en train de faire un tour du monde par les terres et nous souhaitons passer en Afghanistan en prenant le bus. Nous arriverons du Tadjistan pour nous diriger vers le pakistan par cette route pouvez vous me dire si cette route est secure? Konduz , Chrikar, kabul, Jalalabad, Torkham, Pishawor? Si qqun est passe en afghanistan recemment, pouvez vous me dire si vous avez ete bien accueilli? les endroits a voir absolument et les comportements a adoptes la bas?
Merci et a bientot
alexandra
Besoin aussi de savoir si le visa pakistanais est disponible a l ambassade du Pakistan a kaboul?
Bonjour,
Actuellement en Afgha pour quelques semaines, j'essaierai de mettre a jour ce fil le plus possible au fur et a mesure.
Visa Obtenu a Paris facilement, en une semaine. $40 pour un mois de sejour, extensibles sur place selon eux. Aucun papier particulier a fournir. Bon site Web de l'ambassade.
Frontiere Mashhad-Herat. Attention, d'Iran tous les bus partent tres tot! Arrive a la gare routiere a 7h du mat il n'y avait deja plus rien. On m'a mis dans un bus pour Taybad (18 000 rials) d'ou un savari m'a emmene a la frontiere avec deux autres passagers pour 20 000 rials/pers. Passage sans encombre. Pause-dejeuner de 12h a 13h chez les douaniers iraniens. Cote afghan, prevoir 20 000 rials de photos faites sur place, impossible d'y couper en apportant les notres, 'la taille passeport ne convient pas'. Mouais. De la, bus frequents pour Herat, a une centaine de km. La route met deja dans l'ambiance, je vous laisse la surprise!
Herat Le choc Iran/Afgha est rude! Aucune possibilite de s'aventurer plus loin dans le pays par la terre, que ce soit par le nord, le centre ou le sud. Les Afghans eux-memes sont bloques dans la troisieme ville du pays coupee du reste du monde. C'est pour ca que les agences de voyage pullulent. J'ai achete un billet d'avion (bien que je haisse cela) a l'une d'elles, Kam Air, Herat-Mazar, pour 4 900 Afghanis, une centaine de dollars. Les prix ont bien augmente, l'offre aussi. Hotel Marco Polo : tres secure ; chambre simple (avec deux lits) sans sdb pour $25. Staff sympa, petit-dej consequent, situation tres centrale.
Visa Obtenu a Paris facilement, en une semaine. $40 pour un mois de sejour, extensibles sur place selon eux. Aucun papier particulier a fournir. Bon site Web de l'ambassade.
Frontiere Mashhad-Herat. Attention, d'Iran tous les bus partent tres tot! Arrive a la gare routiere a 7h du mat il n'y avait deja plus rien. On m'a mis dans un bus pour Taybad (18 000 rials) d'ou un savari m'a emmene a la frontiere avec deux autres passagers pour 20 000 rials/pers. Passage sans encombre. Pause-dejeuner de 12h a 13h chez les douaniers iraniens. Cote afghan, prevoir 20 000 rials de photos faites sur place, impossible d'y couper en apportant les notres, 'la taille passeport ne convient pas'. Mouais. De la, bus frequents pour Herat, a une centaine de km. La route met deja dans l'ambiance, je vous laisse la surprise!
Herat Le choc Iran/Afgha est rude! Aucune possibilite de s'aventurer plus loin dans le pays par la terre, que ce soit par le nord, le centre ou le sud. Les Afghans eux-memes sont bloques dans la troisieme ville du pays coupee du reste du monde. C'est pour ca que les agences de voyage pullulent. J'ai achete un billet d'avion (bien que je haisse cela) a l'une d'elles, Kam Air, Herat-Mazar, pour 4 900 Afghanis, une centaine de dollars. Les prix ont bien augmente, l'offre aussi. Hotel Marco Polo : tres secure ; chambre simple (avec deux lits) sans sdb pour $25. Staff sympa, petit-dej consequent, situation tres centrale.
Bonjours les voyageurs
J'envisage de partir en juin 2016 vers l'Ouzbekistan et plus si ............
Pour cela je compte y aller avec un 4x4. Comme je suis seul et que je voyage léger (une habitude de treking sac à dos) je m'oriente vers un PANDA Cross Il passe partout n'est pas trop voyant et un appétit d'oiseau
La premiere question à la lecture desz commentaires sur le carburant.........gasoil ou benzine ?
Seconde question comment est la circulation dans ces contrées
Je vous remercie pour vos commentaires
Je vous remercie pour vos commentaires
Bonjour,
Vos expérience pour le passage poste frontière avec véhicule privé Ouzbekistan Tadjikistan (Vallée Fergana) Kokand à Kanibadam. 😏
Vos expérience pour le passage poste frontière avec véhicule privé Ouzbekistan Tadjikistan (Vallée Fergana) Kokand à Kanibadam. 😏
Bonjour à tous,
Nous souhaitons partir au Kirghizstan et en Ouzbékizstan aux mois de juin et de juillet 2007, et nous aimerions avoir quelques renseignements concernant les formalités administratives pour les deux pays : Quelle est la meilleure manière pour obtenir un visa : directement avec les ambassades ou via une agence spécialisée ? Est-il obligatoire d'obtenir une invitation pour les deux pays ? Est-il nécessaire de s'inscrire à l'arrivée dans les deux pays aux bureaux de l'OVIR ? Existe-t-il des "permis de déplacement" particuliers pour faire des treks dans certaines zones du Kirghizstan?
N'hésitez pas à nous donner d'autres renseignements utiles concernant les formalités administratives.
Merci d'avance pour les réponses!!!
🙂
Nous souhaitons partir au Kirghizstan et en Ouzbékizstan aux mois de juin et de juillet 2007, et nous aimerions avoir quelques renseignements concernant les formalités administratives pour les deux pays : Quelle est la meilleure manière pour obtenir un visa : directement avec les ambassades ou via une agence spécialisée ? Est-il obligatoire d'obtenir une invitation pour les deux pays ? Est-il nécessaire de s'inscrire à l'arrivée dans les deux pays aux bureaux de l'OVIR ? Existe-t-il des "permis de déplacement" particuliers pour faire des treks dans certaines zones du Kirghizstan?
N'hésitez pas à nous donner d'autres renseignements utiles concernant les formalités administratives.
Merci d'avance pour les réponses!!!
🙂
Bonjour,
nous rentrons de deux semaines en famille (un garçon de 11 ans et une fille de 8 ans) en Ouzbekistan. Ci dessous un aperçu de notre séjour. Si vous avez des questions n'hésitez pas (essayez de lire d'abord le site de l'ambassade et le guide Olizane, il doit y avoir les 3/4 des réponses aux questions posées sur ce forum...). On a pris des visas multiples entrées car on restait plus de 15 jours, cela nous a permis d'aller au Tadjikistan. L'obtention de visa par correspondance a été sans aucun problème, compter 10 jours max aprés l'envoi à l'ambassade pour récupérer son passeport. Vol AR Toulouse/Francfort/Tashkent sur Uzbekistan Airways: parfait Le lendemain de l'arrivée vol sur Ourgentch (proche de Khiva), on avait fait prendre les billets par une agence sur place. 2 jours à Khiva puis visite des forteresses du désert et nuit en yourte à Ayaz Kala. Transfer le lendemain sur Boukhara. 5 jours à Boukhara. 4 jours à Samarcande avec une journée à Shabriksaz et une journée au Tadjikistan à Pendjikent. 2 jours à Tashkent au retour (ne pas rater l'opéra, 30 cent la place au parterre!) Pour le logement on est allé en B&B, c'était parfait. Pour les transports de ville à ville on faisait commander un taxi (on le remplit à 4) par le B&B. Il n'y a vraiment eu aucun problème, les gens sont charmant. On n'a pus vraiment communiquer qu'avec les gens des B&B car il faut parler russe pour converser avec les gens dans la rue. Pas de problème malgré tout pour acheter au marché ou manger, on montre ce qu'on veut et on s'arrange. Attention à ne pas abuser de la viande en arrivant, petite crise de foie de 24 h aprés 3 jours de brochettes dégoulinant de graisse de mouton et de riz à l'huile de coton... Coté choses à voir la liste est dans les guides. On a tout aimé. Les marchés sont trés agréables. On peut aller plus vite que nous car avec les enfants on prend notre temps mais il fait bon flaner dans les villes, elles sont pleine de verdure. Coté budget, vol intérieur, nourriture, visites et hébergement compris on s'en est tiré à 4 avec 90€/jour. En prenant les transports en commun et des B&B plus rustiques un couple routard doit pouvoir s'en sortir à 30 à 40€/jour. Les monuments sont trés peu cher, de l'ordre de 0.5 à 2€ max une entrée adulte (les enfants ne payent jamais). On avait des € et quelques $. Aucun problème avec les € pour le change, on peut changer dans tous les hotels. Nos B&B acceptaient tous les €, c'est même nous qui faisiont la conversion depuis le prix en $, c'est dire si les gens sont confiants! Strictement aucun problème de sécurité. Aucun ennui avec la douane ou la police, les guides existant se réfèrent visiblement à des pratiques révolues. En bref un voyage trés dépaysant dans un pays qui fait rêver.
Bertrand
nous rentrons de deux semaines en famille (un garçon de 11 ans et une fille de 8 ans) en Ouzbekistan. Ci dessous un aperçu de notre séjour. Si vous avez des questions n'hésitez pas (essayez de lire d'abord le site de l'ambassade et le guide Olizane, il doit y avoir les 3/4 des réponses aux questions posées sur ce forum...). On a pris des visas multiples entrées car on restait plus de 15 jours, cela nous a permis d'aller au Tadjikistan. L'obtention de visa par correspondance a été sans aucun problème, compter 10 jours max aprés l'envoi à l'ambassade pour récupérer son passeport. Vol AR Toulouse/Francfort/Tashkent sur Uzbekistan Airways: parfait Le lendemain de l'arrivée vol sur Ourgentch (proche de Khiva), on avait fait prendre les billets par une agence sur place. 2 jours à Khiva puis visite des forteresses du désert et nuit en yourte à Ayaz Kala. Transfer le lendemain sur Boukhara. 5 jours à Boukhara. 4 jours à Samarcande avec une journée à Shabriksaz et une journée au Tadjikistan à Pendjikent. 2 jours à Tashkent au retour (ne pas rater l'opéra, 30 cent la place au parterre!) Pour le logement on est allé en B&B, c'était parfait. Pour les transports de ville à ville on faisait commander un taxi (on le remplit à 4) par le B&B. Il n'y a vraiment eu aucun problème, les gens sont charmant. On n'a pus vraiment communiquer qu'avec les gens des B&B car il faut parler russe pour converser avec les gens dans la rue. Pas de problème malgré tout pour acheter au marché ou manger, on montre ce qu'on veut et on s'arrange. Attention à ne pas abuser de la viande en arrivant, petite crise de foie de 24 h aprés 3 jours de brochettes dégoulinant de graisse de mouton et de riz à l'huile de coton... Coté choses à voir la liste est dans les guides. On a tout aimé. Les marchés sont trés agréables. On peut aller plus vite que nous car avec les enfants on prend notre temps mais il fait bon flaner dans les villes, elles sont pleine de verdure. Coté budget, vol intérieur, nourriture, visites et hébergement compris on s'en est tiré à 4 avec 90€/jour. En prenant les transports en commun et des B&B plus rustiques un couple routard doit pouvoir s'en sortir à 30 à 40€/jour. Les monuments sont trés peu cher, de l'ordre de 0.5 à 2€ max une entrée adulte (les enfants ne payent jamais). On avait des € et quelques $. Aucun problème avec les € pour le change, on peut changer dans tous les hotels. Nos B&B acceptaient tous les €, c'est même nous qui faisiont la conversion depuis le prix en $, c'est dire si les gens sont confiants! Strictement aucun problème de sécurité. Aucun ennui avec la douane ou la police, les guides existant se réfèrent visiblement à des pratiques révolues. En bref un voyage trés dépaysant dans un pays qui fait rêver.
Bertrand
De Pékin à Khiva: Chine, Kyrghisistan, Tajikistan, Ouzbékistan
Chronique des anecdotes, faits marquants et autres aventures qui ont émaillé ce périple de huit semaines en 2018.

Le far-west chinois Plus de 30 ans après mon premier voyage en Chine de l'est, je réalise enfin un vieux rêve : partir en solo depuis Pékin vers le grand ouest, découvrir le XinJiang, le peuple Ouïgour et l'oppression qu'il subit, les oasis de Turpan et Kashgar, le désert du Taklmaklan, la fin de la grande muraille... Itinéraire parcouru en train.
MENU 1° PARTIE : CHINE
1- Pékin (Jiankou) : l'authentique grande muraille, sans touristes 2- A vélo dans Pékin, le meilleur moyen de circuler 3- Pékin : départ pour le grand ouest 4- Jiayuguan : se débrouiller autrement qu'en anglais 5- Jiayuguan : arnaque et patrimoine 6- Dunhuang : l'abondance en plein désert 7- Turpan : les ouïgours sous haute surveillance 8- Kashgar : coup de coeur pour la vieille ville 9- Kashgar : recette chinoise pour mater la populace 10- Tashkurgan : mais quelle idée d'aller là-bas ! 11- Frontière kirghise : une épopée surréaliste Album photos années 80 , contributions d'autres voyageurs (page 2)
1- JIANKOU Retrouver l'authentique grande muraille, sans touristes et sans guide Vendredi 24 août 2018 Pas envie trente ans après de revoir la grande muraille à Badaling ou un autre site surpeuplé. Je choisis de la parcourir à Jiankou, dans sa partie la plus sauvage, authentique et non restaurée, en partant d'un village perdu au fond d'une vallée, finalement pas si perdu que ça vu qu'il y a tout pour communiquer.

Inutile de payer un taxi pour s'y rendre, en combinant bien les horaires on peut utiliser les bus pour quelques yuans. Il faut descendre à Xizhazi, terminus du bus. Attention, il n'y en a que deux par jour dans chaque sens. A l'arrêt de bus pour Xizhazi, j'ai croisé un jeune couple débarqué ici sans la moindre information sur ce qui les attendait. Nous avons fait la rando à trois en direction de la partie restaurée de Mutianyu.
Prudence quand même Avec le GPS et un fond de carte topographique (OpenTopoMap), on peut se lancer sans problème et sans guide. Le sentier de montée à Jiankou, facile, est bien tracé. Les autres sentiers pour redescendre le sont aussi. Mais prudence, car une fois sur la muraille, on est bien dans de la randonnée montagnarde, avec passages d'escalade faciles mais dangereux par endroits (au dessus du vide). Amateurs ou sujets au vertige s'abstenir ! Mais quelle récompense. La muraille pour toi seul, là où elle est la plus audacieuse. Vraiment envoûtant.
D'autres photos...
2- PEKIN Le meilleur moyen de circuler dans la capitale Dimanche 26 août La meilleure manière d'explorer la ville reste malgré tout le vélo. La plupart sont en formule Vlib mais il faut utiliser une application, le fameux Wechat, l'application qui sert à tout, comme par exemple contrôler vos faits et gestes. Pas question bien sûr de l'installer.

J'en ai trouvé un chez un loueur proche de l'auberge. L'important, c'est de rapidement maîtriser les coutumes locales en matière de circulation pour limiter les risques. Les espaces dévolus au vélo sont très larges le long des avenues.
Cependant il faut bien : - être attentif à tout ce qui stationne sur les pistes, le plus énervant étant ceux qui téléphonent ou font la sieste dans leur bagnole - surveiller tout ce qui arrive à contresens la liste est longue - le pire, c'est les tourne à droite au feu rouge qui, dans le code de la route chinois, ont l'air d'être prioritaires Une fois assimilé, c'est bon, et la ville étant immense mais toute plate, on peut y aller au juger.
3- PEKIN En train pour le grand ouest Dimanche 26 août La gare de Pékin ouest a les dimensions et le fonctionnement d'un aéroport. Avec ton E-ticket envoyé par l'agence, tu dois d'abord aller retirer ton billet au guichet spécial "English", non sans avoir passé un portique de sécurité. Muni de ton sésame tu dois ressortir puis entrer par la porte d'accès non pas au quai mais aux salles d'attente d'embarquement, non sans avoir passé un deuxième contrôle de sécurité.
Après tu trouves le bon hall et tu attends le signal du panneau pour enfin accéder au quai. Finalement ça fonctionne plutôt bien vu la quantité incroyable de passagers à gérer. J'ai pu me rendre compte partout dans Pékin que les chinois sont passés maîtres dans l'art de la gestion des flux.
Belle surprise : les wagons de seconde classe sont propres, climatisés, lumineux. Ça tombe bien car j'y suis pour 20 heures. Une employée en uniforme pour chaque wagon, service repas ambulant, le luxe quoi. Petit bémol : pas de coin pour les bagages. Grimper sa valise quand on est sur la couchette du haut, c'est plutôt physique. Moi ça va, je suis au milieu. En revanche, qu'il soit rural ou urbain, le paysage est assez lugubre. Ça devrait changer quand on va quitter les plaines de l'est.
J'ai eu droit bien entendu à ma première visite des flics avec épluchage en règle de mon passeport et fouille de mon sac. J'étais prévenu, aller dans le far-west chinois m'expose à ce type d'inconvénients. Mais poli et respectueux.
Le far-west chinois
4- JIAYUGUAN Se débrouiller autrement qu'en anglais Lundi 27 août Aux portes de deux déserts (Gobi et Taklamakan) et au pied des hauts plateaux du Tibet, c'est à Jiayuguan que se termine la grande muraille. Ici c'est la Chine plus profonde que j'ai un peu retrouvée au hasard de ma balade à vélo, même si on ne circule plus qu'avec des deux roues électriques et qu'on ne me regarde plus comme un extra terrestre.

Les prix n'ont rien à voir avec Pékin : tu trouves un plat complet pour deux euros et mon vélo me coûte 7€ pour deux jours. De plus, peu de gens parlent anglais, ni le patron du HI hostel où je loge, ni les vendeurs de billets sur les sites à visiter, encore moins les serveurs des gargotes ou je vais manger, et tout est écrit en chinois. Du coup, ça m'oblige à utiliser le peu de chinois que je possède pour communiquer sur le vital. Ca fait marrer les autochtones de voir un européen essayer de parler leur langue, mais ça force le respect. Avec en plus l'assistance de Google translate, j'arrive à m'en sortir.
Coup de gueule : avec leurs avenues barrées pour travaux au bout de plusieurs kilomètres et sans avertissement, leurs nouvelles routes qui ne sont pas encore sur les cartes, j'ai sûrement fait 15 kms de détours. D'autres photos...
5- JIAYUGUAN Arnaque et patrimoine Mardi 28 août La grande muraille ne se termine pas exactement au fort que j'ai visité hier mais 10 km plus loin, à l'entrée des gorges d'une rivière au pied des montagnes. Il n'en reste plus qu'une tour bien abîmée (plutôt un tas de terre) et un tronçon de mur d'argile, semblable à celui que j'ai parcouru hier à VTT.

Ce matin j'enfourche donc le vélo bien décidé à faire un bout de désert pour voir ce site hautement symbolique. D'abord, on y accède par une large route toute neuve, sur laquelle ne circule pas un chat. Un peu avant le site, je tombe sur un super portail d'accueil, bien dans le style d'époque, mais qui est en fait l'inévitable guichet de péage d'entrée.
Derrière le portail la route continue, rectiligne, jusqu'au site dont on aperçoit au loin, à au moins 2 km, le bout de tour et de muraille. Je dois impérativement laisser mon vélo ici. Bon. Je vais au guichet et je demande le prix : 120 yuans! J'en reviens pas : un peu plus de 15 euros pour un simple monticule de terre.
Je montre mon mécontentement à l'employée qui de toute façon s'en fout complètement et fais aussitôt demi tour. 120 yuans, c'est le prix à payer pour une route neuve, un beau portique plante deux km avant juste pour t'obliger a prendre une navette, des employés qui n'ont rien à foutre de la journée... Je comprends maintenant mieux pourquoi je n'ai rencontré personne !
Un peu chère la Chine patrimoniale D'une façon générale les sites sont chers pour le niveau de vie du pays, mais ceux qui voyagent sont sensés avoir du blé, alors pourquoi se gêner. J'ai même renoncé à la cité interdite, réservation obligatoire plusieurs jours à l'avance (ou alors au marché noir a un prix pas possible). Je préfère en garder le souvenir de mon premier séjour, quand l'entrée avait dû nous coûter quelques dizaines de centimes, et qu'on n'était qu'une poignée de visiteurs.
Ce matin, j'ai pris un taxi pour aller voir de remarquables tombeaux de gens du peuple du IIIeme au VIeme siecle. Ce sont des petites caves voûtées constituées de briques peintes, représentant des scènes de la vie quotidienne. C'est très joli et émouvant. Mais là aussi, même si le prix est plus correct, je suis resté sur ma faim car une seule tombe sur les 16 se visite, et ce n'est apparemment pas la plus belle.
L'authentique Chine, du moins ce qu'il en reste... Au hasard des grandes avenues impersonnelles de la ville, on tombe sur un marché. Là on y trouve encore la Chine traditionnelle, petites boutiques à l'hygiène douteuse, joueurs de go, musiciens et même un prothésiste dentaire. Dernier refuge de ceux que la modernité n'a pas totalement atteints. D'autres photos...
6- DUNHUANG L'abondance en plein désert Mercredi 29 août Bon, je pensais que le paysage serait moins lugubre en arrivant dans l'ouest. C'est raté. La seule distraction dans cette étendue de sables argileux et sombres, ce sont les forêts de pilones et d'éoliennes, mais aussi les chameaux sauvages qui se font la course.
En revanche, la ville de Dunhuang, porte du Taklamakan, est de loin la plus agréable des villes chinoises que je connaisse. Il y a un vrai centre ville qu'on parcourt à pied. Il fait chaud mais sans plus, et il souffle un vent léger et sec. Bien plus agréable qu'à Pékin. Les chinois Han sont encore majoritaires, mais les Ouïgours musulmans y sont plus nombreux, et la prière du muezzin résonne autour de la mosquée.
Le plus étonnant est cette abondance de fruits et légumes d'une grande diversité. On se demande comment tout cela arrive à pousser ici. Bien irrigués, les sables du désert sont très fertiles. Ici, les raisins secs ont des parfums subtils et mystérieux, et le mouton a vraiment goût de mouton.
Aujourd'hui, visite des incontournables Mingshashan, un ensemble de dunes à côté desquelles le Pila est une taupinière. Le Pays Basque, mais recouvert de sable... D'autres photos...
7- TURPAN Les ouïgours sous haute surveillance Vendredi 31 août Caméras de surveillance partout dans la ville, policiers armés en faction aux carrefours, devant les bâtiments publics, à l'entrée et dans les sites touristiques, postes de police à tous les coins de rue, patrouilles à pied ou en voiture, uniformes kaki même pour les collégiens... ici les chinois Han sont minoritaires et ça se sent. Turpan ressemble à une ville en état de siège.

Pour entrer dans l'auberge de jeunesse où je loge, il y a même un portique de sécurité, et la fille à l'accueil (une Han, comme tout ceux qui touchent au tourisme) porte un gilet pare balles ! Rassurant. Bon, faut aussi relativiser, on ne se sent pas particulièrement menacé ici, surtout comme européen. Les emmerdeurs, ce sont les chinois, pas les Ouïgours. A ce propos, d'une manière générale, la Chine est un pays très sûr pour le visiteur.
Souriez, vous êtes flashé ! J'étais à vélo sur une avenue quand la voiture devant moi s'est fait flasher alors qu'elle roulait doucement. J'ai vite compris pourquoi quand je me suis fait flasher à mon tour.
Ici l'heure officielle est celle de Pékin, mais il fait nuit deux heures plus tard. Ce sera encore pire à Kashgar. Plus délicat à gérer : tout l'affichage est en chinois et en arabe. Rien en anglais. Pour choisir un menu, c'est au petit bonheur la chance. A part quelques jeunes chinois, personne ici ne parle anglais et mon chinois n'a pas l'air très compréhensible...
Mogao, terminus de la route pour les Han Sinon, hier, près de Dunhuang, je suis allé à Mogao, un ensemble de grottes creusées décorées de sculptures et peintures en hommage au Bouddha. Superbe, mais que de monde ! Par chance, ici à Turpan, les touristes chinois ne s'aventurent pratiquement plus. Du coup, j'ai visité une ville fantôme de la route de la soie avec seulement une poignée d'autres visiteurs et sous un vent tempétueux.
La ville moderne chinoise grignote tous les vieux quartiers Ouïgours, il ne reste qu'un quartier musée au centre et des îlots de résistance en périphérie condamnés à disparaître dans peu de temps. D'autres photos...
8- KASHGAR Coup de cœur (relatif) pour la vieille ville Dimanche 2 septembre Ça y est, après trois trains de nuit, me voici à l'extrême ouest chinois, à près de 4000 km de la capitale. Malgré l'omniprésence policière et une vieille ville conservée façon UNESCO, Kashgar est mon coup de cœur chinois.

Enfin chinois..., façon de parler, car on est ici en territoire Ouïgour, peuple d'origine turc, qui n'a rien à voir culturellement avec le Han, le chinois de l'est. Ça commençait plutôt mal hier à la gare de Turfan, où après 3 passages de portique de sécurité, au moins 5 contrôles du passeport et une fouille des bagages, 3 adorables policières m'ont confisqué la lotion antibactérienne sous prétexte qu'il y avait le logo inflammable dessus...
Ensuite, ce fut la haie d'honneur d'accueil de flics en armes à la gare de Kashgar. Une fois tout ça franchi, on te fout la paix, sauf qu'il faudra quand même passer les contrôles de sécurité comme le reste de la population pour entrer dans la vieille ville, entrer dans le bazar, entrer dans le marché aux bestiaux... Plus on va dans l'ouest, plus l'état de siège est marqué. Heureusement que la frontière n'est plus très loin...
Malgré les inévitables destructions - reconstructions, le centre ville a été bien préservé. Heureusement, car c'est un style très original, mélange d'autochtone et de colonial. J'adore, même si c'est un peu trop artificiel, aseptisé et édulcoré, et plutôt vide d'habitants. Sur la route de la soie, la ville était renommée pour sa bonne bouffe. Et c'est toujours d'actualité, rarement vu une telle richesse et abondance de victuailles ! Et pas seulement des scorpions ou des serpents. D'autres photos...
9- KASHGAR Recette chinoise pour mater la populace Samedi 1° septembre Le Xinjiang est avec le Tibet une zone "sensible" de rébellion au regard des autorités chinoises. Résultat, l'état met ces régions et leur population totalement sous contrôle. Les touristes en mesurent eux-aussi les conséquences, même s'ils ne risquent pas à priori les camps de rééducation.
- Mettre des barbelés et défenses anti voiture bélier autour des sites sensibles (écoles, grands hôtels, administrations...)
- Mettre des portiques de surveillance du trafic avec caméra et flash photo (pour tous les véhicules qui passent, y compris les vélos) partout en ville et même en rase campagne
- Poster des gardes en uniforme avec taser, piques ou énormes battes de base-ball tous les 100 mètres.
- Entraîner la population Han (chinois d'origine) à l'autodéfense avec bâton, de préférence le matin dans la rue. Hommes et femmes de tous âges.
- Entrer à l'école au son de l'hymne national, faire des exercices militaires et recevoir de l'endoctrinement politique, bien alignés dans la cour. (Bref l'école rêvée pour tout enseignant)
- Mettre un mouchard en uniforme (pseudo gardien) dans les lieux de rassemblement public, comme par exemple les auberges de jeunesse. Le mien passe sa journée à glander dans la cour.
- Mettre des drapeaux chinois partout dans la rue, pour bien rappeler qui est le maître.
- Mettre des portiques de sécurité à chaque entrée de zone fréquentée par les touristes (merci pour eux) mais pas seulement.
- Ne jamais photographier les flics, sinon gare ! J'ai essayé mais pas facile...
Avec ça, c'est sûr, tu peux déambuler sans risque Pas beaucoup de délinquance ! Quant à la somme que dépense l'état chinois pour entretenir un tel dispositif, elle est faramineuse ! Un tiers des Han vivant au Xinjiang travaille dans la sécurité. Aujourd'hui déambulation libre dans le vieux Kashgar, somme toute assez grand. D'autres photos...
10- TASHKURGAN Mais quelle idée d'aller là bas ! Mercredi 5 septembre D'abord, il y a le taxi, bien pourave, avec un chauffeur qui ne connait pas un mot d'anglais et n'arrête pas de cloper. Plus de six heures là dedans !... partagées avec un américain complètement azimuté.

Ensuite, il y a tous les check-points qui jalonnent le parcours. J'insiste pas, vous connaissez maintenant la chanson.
Après, il y a la ville de Tashkurgan, rien à voir, rien à faire. Désert dès la nuit tombée. Il y a cette immense auberge de jeunesse et ces quelques chinois égarés qui tapotent le smartphone en fumant clopes sur clopes. Cette faune américano européenne tout aussi égarée, qui s'échange des tuyaux sur la manière d'entrer au Pakistan ou au Tajikistan
Heureusement, il y a la route du Pamir chinois, bordée de pics à plus de 7000m. Il y a le sentiment de ne plus être en Chine, avec une population dont les traits sont ceux du moyen Orient. Et ces femmes tadjikes aux étonnantes coiffures et costumes chatoyants. Il y a le fait d'avoir atteint la plus occidentale des villes chinoises, loin de la foule et des sites touristiques. Une sorte de bout du monde. D'autres photos...
11- FRONTIERE KIRGHISE Une épopée surréaliste Jeudi 6 septembre La route qui va de Kashgar à la frontière avec le Kirghizistan fait un peu plus de 200 km et passe dans de beaux paysages de montagnes colorées, désertiques, aux plissements acrobatiques. Voilà pour la partie bucolique du voyage.
Hier j'ai réussi à réunir 4 personnes pour louer un minibus afin d'atteindre plus facilement cette frontière : un espagnol et un argentin que j'avais déjà rencontrés à Turpan, et deux néo-zélandais qui avaient répondu à l'annonce laissée à l'auberge.
Absurdité et paranoïa des autorités chinoises Le point culminant est la traversée de la ville de Wuqia, 50 km après Kashgar. Finalement, après décomptes avec mes compagnons de galère, nous avons du passer une dizaine de check points avec : - épluchage des passeports : 14 fois, certaines fois par deux flics cote à cote. - contrôle des sacs : 4 fois. - épluchage du smartphone : 2 fois, avec effacement des photos "non conformes", inscription de ton IMEI dans le registre de sortie !... Absurde et surréaliste à la fois, puisque mon appareil photo est resté dans le sac, mes applications sont en français, mes photos depuis longtemps en ligne...
Du coup, avec tout ça, on est arrivé juste pendant la pause repas du dernier contrôle avant le no man's land qui marque le passage entre les deux pays. Et boum! 1h30 d'attente en plus, en compagnie des camionneurs bien plus rodés que nous.
Que penser ? Les flics eux mêmes ne sont pas dupes. Ils jouent le rôle qu'on leur demande, mais il arrive qu'on leur arrache un sourire tant eux mêmes se rendent bien compte du ridicule de la situation.
Quel but ? C'est la grande question à laquelle mes compagnons et moi sommes tentés de répondre par "faire ch... le monde". Te montrer que ta place n'est pas ici, mais avec les autres touristes, là bas dans l'est, à Shanghai, Xi'an ou Canton.
Quant à toi, voyageur d'un pays démocratique, tu vis vraiment ça comme une agression, une humiliation, une violation de ton espace privé. Et encore moi, on me respecte, on me parle correctement. Aujourd'hui, je mesure mieux ce que peut ressentir au quotidien un palestinien ou un citoyen d'un pays occupé. Une expérience unique ! Merci aux chinois.
Et pour finir, le pompon ! Ca reste quand même, après le franchissement du dernier obstacle avant la délivrance du tampon de sortie, ce bouton lumineux sur lequel tu appuies pour évaluer ton passage. J'étais tellement surpris que ça s'est éteint avant que je réagisse. L'espagnol, avec beaucoup d'humour et de dérision, a eu le temps de voter "excellent". Finalement, il n'a pas tort, on peut difficilement faire mieux !
PS : j'ai largué mes acolytes à la frontière. Ils ne voulaient pas payer un taxi pour continuer. Du coup je me suis payé le taxi direct pour Osh. Les 100 premiers kilomètres sont fabuleux. J'ai pas pu faire beaucoup de photos, mais j'y repasse lundi pour aller au Tadjikistan
D'autres photos...
La suite de la route de la soie, 2° partie, dans ces carnets : Kyrghisistan, Tajikistan, Ouzbékistan.

Le far-west chinois Plus de 30 ans après mon premier voyage en Chine de l'est, je réalise enfin un vieux rêve : partir en solo depuis Pékin vers le grand ouest, découvrir le XinJiang, le peuple Ouïgour et l'oppression qu'il subit, les oasis de Turpan et Kashgar, le désert du Taklmaklan, la fin de la grande muraille... Itinéraire parcouru en train.
MENU 1° PARTIE : CHINE
1- Pékin (Jiankou) : l'authentique grande muraille, sans touristes 2- A vélo dans Pékin, le meilleur moyen de circuler 3- Pékin : départ pour le grand ouest 4- Jiayuguan : se débrouiller autrement qu'en anglais 5- Jiayuguan : arnaque et patrimoine 6- Dunhuang : l'abondance en plein désert 7- Turpan : les ouïgours sous haute surveillance 8- Kashgar : coup de coeur pour la vieille ville 9- Kashgar : recette chinoise pour mater la populace 10- Tashkurgan : mais quelle idée d'aller là-bas ! 11- Frontière kirghise : une épopée surréaliste Album photos années 80 , contributions d'autres voyageurs (page 2)
1- JIANKOU Retrouver l'authentique grande muraille, sans touristes et sans guide Vendredi 24 août 2018 Pas envie trente ans après de revoir la grande muraille à Badaling ou un autre site surpeuplé. Je choisis de la parcourir à Jiankou, dans sa partie la plus sauvage, authentique et non restaurée, en partant d'un village perdu au fond d'une vallée, finalement pas si perdu que ça vu qu'il y a tout pour communiquer.

Inutile de payer un taxi pour s'y rendre, en combinant bien les horaires on peut utiliser les bus pour quelques yuans. Il faut descendre à Xizhazi, terminus du bus. Attention, il n'y en a que deux par jour dans chaque sens. A l'arrêt de bus pour Xizhazi, j'ai croisé un jeune couple débarqué ici sans la moindre information sur ce qui les attendait. Nous avons fait la rando à trois en direction de la partie restaurée de Mutianyu.
Prudence quand même Avec le GPS et un fond de carte topographique (OpenTopoMap), on peut se lancer sans problème et sans guide. Le sentier de montée à Jiankou, facile, est bien tracé. Les autres sentiers pour redescendre le sont aussi. Mais prudence, car une fois sur la muraille, on est bien dans de la randonnée montagnarde, avec passages d'escalade faciles mais dangereux par endroits (au dessus du vide). Amateurs ou sujets au vertige s'abstenir ! Mais quelle récompense. La muraille pour toi seul, là où elle est la plus audacieuse. Vraiment envoûtant.
D'autres photos...
2- PEKIN Le meilleur moyen de circuler dans la capitale Dimanche 26 août La meilleure manière d'explorer la ville reste malgré tout le vélo. La plupart sont en formule Vlib mais il faut utiliser une application, le fameux Wechat, l'application qui sert à tout, comme par exemple contrôler vos faits et gestes. Pas question bien sûr de l'installer.

J'en ai trouvé un chez un loueur proche de l'auberge. L'important, c'est de rapidement maîtriser les coutumes locales en matière de circulation pour limiter les risques. Les espaces dévolus au vélo sont très larges le long des avenues.
Cependant il faut bien : - être attentif à tout ce qui stationne sur les pistes, le plus énervant étant ceux qui téléphonent ou font la sieste dans leur bagnole - surveiller tout ce qui arrive à contresens la liste est longue - le pire, c'est les tourne à droite au feu rouge qui, dans le code de la route chinois, ont l'air d'être prioritaires Une fois assimilé, c'est bon, et la ville étant immense mais toute plate, on peut y aller au juger.
3- PEKIN En train pour le grand ouest Dimanche 26 août La gare de Pékin ouest a les dimensions et le fonctionnement d'un aéroport. Avec ton E-ticket envoyé par l'agence, tu dois d'abord aller retirer ton billet au guichet spécial "English", non sans avoir passé un portique de sécurité. Muni de ton sésame tu dois ressortir puis entrer par la porte d'accès non pas au quai mais aux salles d'attente d'embarquement, non sans avoir passé un deuxième contrôle de sécurité.
Après tu trouves le bon hall et tu attends le signal du panneau pour enfin accéder au quai. Finalement ça fonctionne plutôt bien vu la quantité incroyable de passagers à gérer. J'ai pu me rendre compte partout dans Pékin que les chinois sont passés maîtres dans l'art de la gestion des flux.Belle surprise : les wagons de seconde classe sont propres, climatisés, lumineux. Ça tombe bien car j'y suis pour 20 heures. Une employée en uniforme pour chaque wagon, service repas ambulant, le luxe quoi. Petit bémol : pas de coin pour les bagages. Grimper sa valise quand on est sur la couchette du haut, c'est plutôt physique. Moi ça va, je suis au milieu. En revanche, qu'il soit rural ou urbain, le paysage est assez lugubre. Ça devrait changer quand on va quitter les plaines de l'est.
J'ai eu droit bien entendu à ma première visite des flics avec épluchage en règle de mon passeport et fouille de mon sac. J'étais prévenu, aller dans le far-west chinois m'expose à ce type d'inconvénients. Mais poli et respectueux.
Le far-west chinois4- JIAYUGUAN Se débrouiller autrement qu'en anglais Lundi 27 août Aux portes de deux déserts (Gobi et Taklamakan) et au pied des hauts plateaux du Tibet, c'est à Jiayuguan que se termine la grande muraille. Ici c'est la Chine plus profonde que j'ai un peu retrouvée au hasard de ma balade à vélo, même si on ne circule plus qu'avec des deux roues électriques et qu'on ne me regarde plus comme un extra terrestre.

Les prix n'ont rien à voir avec Pékin : tu trouves un plat complet pour deux euros et mon vélo me coûte 7€ pour deux jours. De plus, peu de gens parlent anglais, ni le patron du HI hostel où je loge, ni les vendeurs de billets sur les sites à visiter, encore moins les serveurs des gargotes ou je vais manger, et tout est écrit en chinois. Du coup, ça m'oblige à utiliser le peu de chinois que je possède pour communiquer sur le vital. Ca fait marrer les autochtones de voir un européen essayer de parler leur langue, mais ça force le respect. Avec en plus l'assistance de Google translate, j'arrive à m'en sortir.
Coup de gueule : avec leurs avenues barrées pour travaux au bout de plusieurs kilomètres et sans avertissement, leurs nouvelles routes qui ne sont pas encore sur les cartes, j'ai sûrement fait 15 kms de détours. D'autres photos...
5- JIAYUGUAN Arnaque et patrimoine Mardi 28 août La grande muraille ne se termine pas exactement au fort que j'ai visité hier mais 10 km plus loin, à l'entrée des gorges d'une rivière au pied des montagnes. Il n'en reste plus qu'une tour bien abîmée (plutôt un tas de terre) et un tronçon de mur d'argile, semblable à celui que j'ai parcouru hier à VTT.

Ce matin j'enfourche donc le vélo bien décidé à faire un bout de désert pour voir ce site hautement symbolique. D'abord, on y accède par une large route toute neuve, sur laquelle ne circule pas un chat. Un peu avant le site, je tombe sur un super portail d'accueil, bien dans le style d'époque, mais qui est en fait l'inévitable guichet de péage d'entrée.
Derrière le portail la route continue, rectiligne, jusqu'au site dont on aperçoit au loin, à au moins 2 km, le bout de tour et de muraille. Je dois impérativement laisser mon vélo ici. Bon. Je vais au guichet et je demande le prix : 120 yuans! J'en reviens pas : un peu plus de 15 euros pour un simple monticule de terre.
Je montre mon mécontentement à l'employée qui de toute façon s'en fout complètement et fais aussitôt demi tour. 120 yuans, c'est le prix à payer pour une route neuve, un beau portique plante deux km avant juste pour t'obliger a prendre une navette, des employés qui n'ont rien à foutre de la journée... Je comprends maintenant mieux pourquoi je n'ai rencontré personne !
Un peu chère la Chine patrimoniale D'une façon générale les sites sont chers pour le niveau de vie du pays, mais ceux qui voyagent sont sensés avoir du blé, alors pourquoi se gêner. J'ai même renoncé à la cité interdite, réservation obligatoire plusieurs jours à l'avance (ou alors au marché noir a un prix pas possible). Je préfère en garder le souvenir de mon premier séjour, quand l'entrée avait dû nous coûter quelques dizaines de centimes, et qu'on n'était qu'une poignée de visiteurs.
Ce matin, j'ai pris un taxi pour aller voir de remarquables tombeaux de gens du peuple du IIIeme au VIeme siecle. Ce sont des petites caves voûtées constituées de briques peintes, représentant des scènes de la vie quotidienne. C'est très joli et émouvant. Mais là aussi, même si le prix est plus correct, je suis resté sur ma faim car une seule tombe sur les 16 se visite, et ce n'est apparemment pas la plus belle.
L'authentique Chine, du moins ce qu'il en reste... Au hasard des grandes avenues impersonnelles de la ville, on tombe sur un marché. Là on y trouve encore la Chine traditionnelle, petites boutiques à l'hygiène douteuse, joueurs de go, musiciens et même un prothésiste dentaire. Dernier refuge de ceux que la modernité n'a pas totalement atteints. D'autres photos...
6- DUNHUANG L'abondance en plein désert Mercredi 29 août Bon, je pensais que le paysage serait moins lugubre en arrivant dans l'ouest. C'est raté. La seule distraction dans cette étendue de sables argileux et sombres, ce sont les forêts de pilones et d'éoliennes, mais aussi les chameaux sauvages qui se font la course.
En revanche, la ville de Dunhuang, porte du Taklamakan, est de loin la plus agréable des villes chinoises que je connaisse. Il y a un vrai centre ville qu'on parcourt à pied. Il fait chaud mais sans plus, et il souffle un vent léger et sec. Bien plus agréable qu'à Pékin. Les chinois Han sont encore majoritaires, mais les Ouïgours musulmans y sont plus nombreux, et la prière du muezzin résonne autour de la mosquée.Le plus étonnant est cette abondance de fruits et légumes d'une grande diversité. On se demande comment tout cela arrive à pousser ici. Bien irrigués, les sables du désert sont très fertiles. Ici, les raisins secs ont des parfums subtils et mystérieux, et le mouton a vraiment goût de mouton.
Aujourd'hui, visite des incontournables Mingshashan, un ensemble de dunes à côté desquelles le Pila est une taupinière. Le Pays Basque, mais recouvert de sable... D'autres photos...
7- TURPAN Les ouïgours sous haute surveillance Vendredi 31 août Caméras de surveillance partout dans la ville, policiers armés en faction aux carrefours, devant les bâtiments publics, à l'entrée et dans les sites touristiques, postes de police à tous les coins de rue, patrouilles à pied ou en voiture, uniformes kaki même pour les collégiens... ici les chinois Han sont minoritaires et ça se sent. Turpan ressemble à une ville en état de siège.

Pour entrer dans l'auberge de jeunesse où je loge, il y a même un portique de sécurité, et la fille à l'accueil (une Han, comme tout ceux qui touchent au tourisme) porte un gilet pare balles ! Rassurant. Bon, faut aussi relativiser, on ne se sent pas particulièrement menacé ici, surtout comme européen. Les emmerdeurs, ce sont les chinois, pas les Ouïgours. A ce propos, d'une manière générale, la Chine est un pays très sûr pour le visiteur.
Souriez, vous êtes flashé ! J'étais à vélo sur une avenue quand la voiture devant moi s'est fait flasher alors qu'elle roulait doucement. J'ai vite compris pourquoi quand je me suis fait flasher à mon tour.
Ici l'heure officielle est celle de Pékin, mais il fait nuit deux heures plus tard. Ce sera encore pire à Kashgar. Plus délicat à gérer : tout l'affichage est en chinois et en arabe. Rien en anglais. Pour choisir un menu, c'est au petit bonheur la chance. A part quelques jeunes chinois, personne ici ne parle anglais et mon chinois n'a pas l'air très compréhensible...
Mogao, terminus de la route pour les Han Sinon, hier, près de Dunhuang, je suis allé à Mogao, un ensemble de grottes creusées décorées de sculptures et peintures en hommage au Bouddha. Superbe, mais que de monde ! Par chance, ici à Turpan, les touristes chinois ne s'aventurent pratiquement plus. Du coup, j'ai visité une ville fantôme de la route de la soie avec seulement une poignée d'autres visiteurs et sous un vent tempétueux.
La ville moderne chinoise grignote tous les vieux quartiers Ouïgours, il ne reste qu'un quartier musée au centre et des îlots de résistance en périphérie condamnés à disparaître dans peu de temps. D'autres photos...
8- KASHGAR Coup de cœur (relatif) pour la vieille ville Dimanche 2 septembre Ça y est, après trois trains de nuit, me voici à l'extrême ouest chinois, à près de 4000 km de la capitale. Malgré l'omniprésence policière et une vieille ville conservée façon UNESCO, Kashgar est mon coup de cœur chinois.

Enfin chinois..., façon de parler, car on est ici en territoire Ouïgour, peuple d'origine turc, qui n'a rien à voir culturellement avec le Han, le chinois de l'est. Ça commençait plutôt mal hier à la gare de Turfan, où après 3 passages de portique de sécurité, au moins 5 contrôles du passeport et une fouille des bagages, 3 adorables policières m'ont confisqué la lotion antibactérienne sous prétexte qu'il y avait le logo inflammable dessus...
Ensuite, ce fut la haie d'honneur d'accueil de flics en armes à la gare de Kashgar. Une fois tout ça franchi, on te fout la paix, sauf qu'il faudra quand même passer les contrôles de sécurité comme le reste de la population pour entrer dans la vieille ville, entrer dans le bazar, entrer dans le marché aux bestiaux... Plus on va dans l'ouest, plus l'état de siège est marqué. Heureusement que la frontière n'est plus très loin...
Malgré les inévitables destructions - reconstructions, le centre ville a été bien préservé. Heureusement, car c'est un style très original, mélange d'autochtone et de colonial. J'adore, même si c'est un peu trop artificiel, aseptisé et édulcoré, et plutôt vide d'habitants. Sur la route de la soie, la ville était renommée pour sa bonne bouffe. Et c'est toujours d'actualité, rarement vu une telle richesse et abondance de victuailles ! Et pas seulement des scorpions ou des serpents. D'autres photos...
9- KASHGAR Recette chinoise pour mater la populace Samedi 1° septembre Le Xinjiang est avec le Tibet une zone "sensible" de rébellion au regard des autorités chinoises. Résultat, l'état met ces régions et leur population totalement sous contrôle. Les touristes en mesurent eux-aussi les conséquences, même s'ils ne risquent pas à priori les camps de rééducation.
- Mettre des barbelés et défenses anti voiture bélier autour des sites sensibles (écoles, grands hôtels, administrations...)
- Mettre des portiques de surveillance du trafic avec caméra et flash photo (pour tous les véhicules qui passent, y compris les vélos) partout en ville et même en rase campagne
- Poster des gardes en uniforme avec taser, piques ou énormes battes de base-ball tous les 100 mètres.
- Entraîner la population Han (chinois d'origine) à l'autodéfense avec bâton, de préférence le matin dans la rue. Hommes et femmes de tous âges.
- Entrer à l'école au son de l'hymne national, faire des exercices militaires et recevoir de l'endoctrinement politique, bien alignés dans la cour. (Bref l'école rêvée pour tout enseignant)
- Mettre un mouchard en uniforme (pseudo gardien) dans les lieux de rassemblement public, comme par exemple les auberges de jeunesse. Le mien passe sa journée à glander dans la cour.
- Mettre des drapeaux chinois partout dans la rue, pour bien rappeler qui est le maître.
- Mettre des portiques de sécurité à chaque entrée de zone fréquentée par les touristes (merci pour eux) mais pas seulement.
- Ne jamais photographier les flics, sinon gare ! J'ai essayé mais pas facile...Avec ça, c'est sûr, tu peux déambuler sans risque Pas beaucoup de délinquance ! Quant à la somme que dépense l'état chinois pour entretenir un tel dispositif, elle est faramineuse ! Un tiers des Han vivant au Xinjiang travaille dans la sécurité. Aujourd'hui déambulation libre dans le vieux Kashgar, somme toute assez grand. D'autres photos...
10- TASHKURGAN Mais quelle idée d'aller là bas ! Mercredi 5 septembre D'abord, il y a le taxi, bien pourave, avec un chauffeur qui ne connait pas un mot d'anglais et n'arrête pas de cloper. Plus de six heures là dedans !... partagées avec un américain complètement azimuté.

Ensuite, il y a tous les check-points qui jalonnent le parcours. J'insiste pas, vous connaissez maintenant la chanson.
Après, il y a la ville de Tashkurgan, rien à voir, rien à faire. Désert dès la nuit tombée. Il y a cette immense auberge de jeunesse et ces quelques chinois égarés qui tapotent le smartphone en fumant clopes sur clopes. Cette faune américano européenne tout aussi égarée, qui s'échange des tuyaux sur la manière d'entrer au Pakistan ou au Tajikistan
Heureusement, il y a la route du Pamir chinois, bordée de pics à plus de 7000m. Il y a le sentiment de ne plus être en Chine, avec une population dont les traits sont ceux du moyen Orient. Et ces femmes tadjikes aux étonnantes coiffures et costumes chatoyants. Il y a le fait d'avoir atteint la plus occidentale des villes chinoises, loin de la foule et des sites touristiques. Une sorte de bout du monde. D'autres photos...
11- FRONTIERE KIRGHISE Une épopée surréaliste Jeudi 6 septembre La route qui va de Kashgar à la frontière avec le Kirghizistan fait un peu plus de 200 km et passe dans de beaux paysages de montagnes colorées, désertiques, aux plissements acrobatiques. Voilà pour la partie bucolique du voyage.
Hier j'ai réussi à réunir 4 personnes pour louer un minibus afin d'atteindre plus facilement cette frontière : un espagnol et un argentin que j'avais déjà rencontrés à Turpan, et deux néo-zélandais qui avaient répondu à l'annonce laissée à l'auberge.Absurdité et paranoïa des autorités chinoises Le point culminant est la traversée de la ville de Wuqia, 50 km après Kashgar. Finalement, après décomptes avec mes compagnons de galère, nous avons du passer une dizaine de check points avec : - épluchage des passeports : 14 fois, certaines fois par deux flics cote à cote. - contrôle des sacs : 4 fois. - épluchage du smartphone : 2 fois, avec effacement des photos "non conformes", inscription de ton IMEI dans le registre de sortie !... Absurde et surréaliste à la fois, puisque mon appareil photo est resté dans le sac, mes applications sont en français, mes photos depuis longtemps en ligne...
Du coup, avec tout ça, on est arrivé juste pendant la pause repas du dernier contrôle avant le no man's land qui marque le passage entre les deux pays. Et boum! 1h30 d'attente en plus, en compagnie des camionneurs bien plus rodés que nous.
Que penser ? Les flics eux mêmes ne sont pas dupes. Ils jouent le rôle qu'on leur demande, mais il arrive qu'on leur arrache un sourire tant eux mêmes se rendent bien compte du ridicule de la situation.
Quel but ? C'est la grande question à laquelle mes compagnons et moi sommes tentés de répondre par "faire ch... le monde". Te montrer que ta place n'est pas ici, mais avec les autres touristes, là bas dans l'est, à Shanghai, Xi'an ou Canton.
Quant à toi, voyageur d'un pays démocratique, tu vis vraiment ça comme une agression, une humiliation, une violation de ton espace privé. Et encore moi, on me respecte, on me parle correctement. Aujourd'hui, je mesure mieux ce que peut ressentir au quotidien un palestinien ou un citoyen d'un pays occupé. Une expérience unique ! Merci aux chinois.
Et pour finir, le pompon ! Ca reste quand même, après le franchissement du dernier obstacle avant la délivrance du tampon de sortie, ce bouton lumineux sur lequel tu appuies pour évaluer ton passage. J'étais tellement surpris que ça s'est éteint avant que je réagisse. L'espagnol, avec beaucoup d'humour et de dérision, a eu le temps de voter "excellent". Finalement, il n'a pas tort, on peut difficilement faire mieux !
PS : j'ai largué mes acolytes à la frontière. Ils ne voulaient pas payer un taxi pour continuer. Du coup je me suis payé le taxi direct pour Osh. Les 100 premiers kilomètres sont fabuleux. J'ai pas pu faire beaucoup de photos, mais j'y repasse lundi pour aller au Tadjikistan
D'autres photos...
La suite de la route de la soie, 2° partie, dans ces carnets : Kyrghisistan, Tajikistan, Ouzbékistan.
Bonjour.
Un ptit debrief de la situation pour ceux qui souhaite s'y rendre.
Avant tout ce post n'est qu'à titre informatif et chacun est libre de choisir de venir ou de ne pas venir découvrir ce pays magnifique. Je me suis à chaque fois informé de la situation précise dans les provinces où j'allais et surtout de l'évolution des zones d'influences Taliban ds lesquelles je n'ai jamais pénétré. Je reste à la disposition de qui souhaiterai avoir plus de détails. Je ne répondrai pas au moralistes ou donneurs de leçons.
Kabul: Très dangereux et bcp de tension. À éviter absolument
Mazar: plutôt calme malgré, bien entendu, l'attentat contre le consulat allemand il y a 3 jours. On s'y sent bien et il est facile de se déplacer
Balkh: je suis resté ds la vieille cité et visité l'ancienne demeure de Rumi. Les villages avoisinants sont plutôt conservateurs. Checkpoints sur la route. Après Balkh la police et l'armée ne sécurisent plus la zones et les talibans contrôlent régulièrement la route jusquà Kunduz ainsi que jusqu'à 40 km de Kabul
Samangan: la route est magnifique et vaut à elle seule le déplacement jusque ds les anciens jardin. Ne pas continuer après Samangan.
Vallée du Panshir: les Tadjiks contrôlent toute la zone. Aucun danger. La tombe de Massoud est un grand moment et j'ai rencontré Hajid Omar, fidèle ami et lieutenant du Commandant Massoud qui m'a proposé de rentrer ds le village natal de ce dernier: Bāzārak, un peu plus haut.
Bamyan: Aucun danger! Magnifique de voir l'emplacement mythique des Buddhas. Jai pris l'avion. La route entre Kabul et Bamyan est trop incertaine actuellement.
Ban e Amir: sans aucun doute le plus bel endroit du monde :)...inoubliable. Cest le moment de se gaver. Aucun danger la route est nickel de Bamyan à Ban e Amir
Estalef: Superbe petit village avec des vrais antiquités ds un vieux shop du centre. Jai rien acheté malgré les bas prix mais c'est hallucinant. On distingue la base américaine de Bagram sur la colline du Village.
Voilà, j'ai fait d'autres lieux que je ne mentionnerai pas car pas forcément intéressant ou rien à voir de spécial.
Salam!
Un ptit debrief de la situation pour ceux qui souhaite s'y rendre.
Avant tout ce post n'est qu'à titre informatif et chacun est libre de choisir de venir ou de ne pas venir découvrir ce pays magnifique. Je me suis à chaque fois informé de la situation précise dans les provinces où j'allais et surtout de l'évolution des zones d'influences Taliban ds lesquelles je n'ai jamais pénétré. Je reste à la disposition de qui souhaiterai avoir plus de détails. Je ne répondrai pas au moralistes ou donneurs de leçons.
Kabul: Très dangereux et bcp de tension. À éviter absolument
Mazar: plutôt calme malgré, bien entendu, l'attentat contre le consulat allemand il y a 3 jours. On s'y sent bien et il est facile de se déplacer
Balkh: je suis resté ds la vieille cité et visité l'ancienne demeure de Rumi. Les villages avoisinants sont plutôt conservateurs. Checkpoints sur la route. Après Balkh la police et l'armée ne sécurisent plus la zones et les talibans contrôlent régulièrement la route jusquà Kunduz ainsi que jusqu'à 40 km de Kabul
Samangan: la route est magnifique et vaut à elle seule le déplacement jusque ds les anciens jardin. Ne pas continuer après Samangan.
Vallée du Panshir: les Tadjiks contrôlent toute la zone. Aucun danger. La tombe de Massoud est un grand moment et j'ai rencontré Hajid Omar, fidèle ami et lieutenant du Commandant Massoud qui m'a proposé de rentrer ds le village natal de ce dernier: Bāzārak, un peu plus haut.
Bamyan: Aucun danger! Magnifique de voir l'emplacement mythique des Buddhas. Jai pris l'avion. La route entre Kabul et Bamyan est trop incertaine actuellement.
Ban e Amir: sans aucun doute le plus bel endroit du monde :)...inoubliable. Cest le moment de se gaver. Aucun danger la route est nickel de Bamyan à Ban e Amir
Estalef: Superbe petit village avec des vrais antiquités ds un vieux shop du centre. Jai rien acheté malgré les bas prix mais c'est hallucinant. On distingue la base américaine de Bagram sur la colline du Village.
Voilà, j'ai fait d'autres lieux que je ne mentionnerai pas car pas forcément intéressant ou rien à voir de spécial.
Salam!
Bonjour à tous,
Le projet avance et voici une ébauche du voyage (merci Jean-Pierre 😉) Tout ça c'est la "faute" à MLefevre qui m'a donné envie avec son beau carnet sur le Kirghizstan et Perju avec son "non carnet" agrémenté de belles photos 😎
La partie Kirghiz et Tadjik se fera avec un 4x4 en self drive. Nuits camping ou Guesthouse suivant les opportunités. SI vous avez des bons point de chute je suis preneur 😛.
Pour l'Ouzbekistan j'aurais bien demandé à une agence pour "l'intendance" (trains, vols, hébergements). Si vous avez des recommandation là aussi je suis preneur. 😛
Le principe c’est de commencer par un petit peu de Kirghizstan, puis le Pamir pour finir par quelques jours à Samarcande et Boukhara.
02/08 : Bishkek – Kyzyl Oï 03 : Kyzyl Oï – Lac Song Köl 04 : Song Köl – Tas Rabat 05 : Tas Rabat –Kazarman 06 : Kazarman – Osh 07: Osh – Sary Tas 08 : rando vers le pic Lenine 09 : Sary Tas – Murgab 10 : Murgab – Bulunkul (lac Yashilkul) 11 : rando vers les montagnes – avec guide si possible 12 : Route dans la vallée de Rostgala 13 : vallée Rostala – Khorog 14 : Khorog – Yamg (vallée de Wackham) 15 : Rando dans le secteur avec guide si possible (Engel Peak par exemple) 16 : Yamg – Murgab 17 : Murgab – Lac Karakul 18 : Lac Karakul – Osh –check out de la voiture 19 : Transfert à l’aéroport de Tashkent – vol pour Boukhara à 17h49 : suite de la route pour Samarcande 21 : Visite de Boukhara 22 : visite Boukhara – train pour Samarcande à 15h55 22 : Visite Samarcande 23 : Visite Samarcande 24 : vol pour Frankfurt à 5h45
Dans l'attente de vos commentaires, avis et conseils 🙂🙂🙂
Merci Max
Le projet avance et voici une ébauche du voyage (merci Jean-Pierre 😉) Tout ça c'est la "faute" à MLefevre qui m'a donné envie avec son beau carnet sur le Kirghizstan et Perju avec son "non carnet" agrémenté de belles photos 😎
La partie Kirghiz et Tadjik se fera avec un 4x4 en self drive. Nuits camping ou Guesthouse suivant les opportunités. SI vous avez des bons point de chute je suis preneur 😛.
Pour l'Ouzbekistan j'aurais bien demandé à une agence pour "l'intendance" (trains, vols, hébergements). Si vous avez des recommandation là aussi je suis preneur. 😛
Le principe c’est de commencer par un petit peu de Kirghizstan, puis le Pamir pour finir par quelques jours à Samarcande et Boukhara.
02/08 : Bishkek – Kyzyl Oï 03 : Kyzyl Oï – Lac Song Köl 04 : Song Köl – Tas Rabat 05 : Tas Rabat –Kazarman 06 : Kazarman – Osh 07: Osh – Sary Tas 08 : rando vers le pic Lenine 09 : Sary Tas – Murgab 10 : Murgab – Bulunkul (lac Yashilkul) 11 : rando vers les montagnes – avec guide si possible 12 : Route dans la vallée de Rostgala 13 : vallée Rostala – Khorog 14 : Khorog – Yamg (vallée de Wackham) 15 : Rando dans le secteur avec guide si possible (Engel Peak par exemple) 16 : Yamg – Murgab 17 : Murgab – Lac Karakul 18 : Lac Karakul – Osh –check out de la voiture 19 : Transfert à l’aéroport de Tashkent – vol pour Boukhara à 17h49 : suite de la route pour Samarcande 21 : Visite de Boukhara 22 : visite Boukhara – train pour Samarcande à 15h55 22 : Visite Samarcande 23 : Visite Samarcande 24 : vol pour Frankfurt à 5h45
Dans l'attente de vos commentaires, avis et conseils 🙂🙂🙂
Merci Max
Bonjour,
une question un peu conne : je suis journaliste en France dans la presse locale, pars six mois comme TOURISTE en voyage sur la route de la Soie mais suis inquiet de préciser ma profession sur les demandes de visas. Notamment pour ce qui concerne des pays comme l'Ouzbekistan, la Chine (surtout pour le Xinjang) ou encore le Turkmenistan (tout ces foutus pays en -stan en fait : )... Un peu naïvement, je me dis que je peux bien m'inventer un destin d'instit, de barman ou d'écrivain au consulat concerné, que ca simplifierait sans doute les choses. Je crains juste qu'ils sachent se servir de google aussi bien que moi et me démasquent en trois secondes. Quelqu'un a -t-il déjà été face à ce ce dilemme ? Quelle est la meilleure solution d'après vous ? Est-ce grave de mentir sur son métier ? Merci de vos réponses
Bonjour ;
Ci-dessous le lien vers ma page perso avec de nouvelles photos de mon second séjour en Afghanistan. Nouvelles photos de Kaboul, et de toute la région nord-ouest : Mazar-e Sharif et alentours jusqu'à la frontière Turkmène. Je le complèterai (je suis en train de faire le montage) d'un video reportage sur le BUZKASHI.
Bonne visite ;
http://llukasz.com/Afghanistan.htm
Lukasz
Ci-dessous le lien vers ma page perso avec de nouvelles photos de mon second séjour en Afghanistan. Nouvelles photos de Kaboul, et de toute la région nord-ouest : Mazar-e Sharif et alentours jusqu'à la frontière Turkmène. Je le complèterai (je suis en train de faire le montage) d'un video reportage sur le BUZKASHI.
Bonne visite ;
http://llukasz.com/Afghanistan.htm
Lukasz
Bonjour à tous,
Nous sommes entrés en Ouzbékistan il y a quelques jours et nous venons d'avoir notre visa pour le Turkménistan à Tashkent, visa transit de 5 jours. Le problème, c'est que l'ambassade nous impose pour le visa transit une frontière en particulier, alors que nous avions prévu de passer beaucoup plus à l'ouest, un petit détour d'environ 1500km, si nous ne voulons pas trancher sur les sites touristique les plus important. Pour ma part j'aimerais quand même essayer de passer là où nous avions prévu, mais que pourrait-il se passer si les douaniers Turkmens nous demande de traverser à l'autre frontière ? car notre visa pour l'Ouzbékistan ne comporte qu'une seule entrée, est-ce que les douaniers Ouzbeks nous laisseraient re-rentrer pour pouvoir rejoindre l'autre frontière ? Est-ce que quelqu'un a déjà eu une expérience de ce genre? Je dois signaler que pour jouer un peu en faveur de ma requête, que nous avons comme compagnon de route un camping-car 4*4 de 1979 qui roule a 50km/h et consomme beaucoup.
Merci d'avance pour vos réponses !
Natésté, Kara, Pirate et Pinpon, notre monstre de 12 tonnes
Nous sommes entrés en Ouzbékistan il y a quelques jours et nous venons d'avoir notre visa pour le Turkménistan à Tashkent, visa transit de 5 jours. Le problème, c'est que l'ambassade nous impose pour le visa transit une frontière en particulier, alors que nous avions prévu de passer beaucoup plus à l'ouest, un petit détour d'environ 1500km, si nous ne voulons pas trancher sur les sites touristique les plus important. Pour ma part j'aimerais quand même essayer de passer là où nous avions prévu, mais que pourrait-il se passer si les douaniers Turkmens nous demande de traverser à l'autre frontière ? car notre visa pour l'Ouzbékistan ne comporte qu'une seule entrée, est-ce que les douaniers Ouzbeks nous laisseraient re-rentrer pour pouvoir rejoindre l'autre frontière ? Est-ce que quelqu'un a déjà eu une expérience de ce genre? Je dois signaler que pour jouer un peu en faveur de ma requête, que nous avons comme compagnon de route un camping-car 4*4 de 1979 qui roule a 50km/h et consomme beaucoup.
Merci d'avance pour vos réponses !
Natésté, Kara, Pirate et Pinpon, notre monstre de 12 tonnes
Bonjour, nous partons bientôt pour Khiva / Boukhara / Samarkand et notre voyagiste nous propose de souscrire un "permis de photographier" à 40€/pers (quand même...) pour être autorisé à prendre des photos sur tous les sites visités.
Est il vrai que les prises de vue de certains sites sont payantes ?
Cela justifie-t-il 40€ pour une semaine ?
Merci pour vos réponses
Merci pour vos réponses
Bonjour bonjour !
Le sujet a déjà été traité..mais nous cherchons des infos toutes fraîches et récentes !
On s'élancera au printemps en direction de l'Asie centrale, au programme : Iran, Turkménistan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizistan et..(on l'espère, à voir d’ici là...) CHINE.
Voili voilou, tout ceci au départ de la France, traversée de l'Europe (par le centre, dont la Pologne et l'Ukraine) puis Turquie..Sur plus d'un an sans doute, en prenant le temps de découvrir et savourer !
Je cherche en priorité des infos sur : - le permis GBAO, où l'avez vous obtenu (et combien vous a il coûté ?!), et comment ça fonctionne ? - La route du Pamir : quel itinéraire avez vous pris ? sur combien de temps et quelles ont été les difficultés rencontrées ? (au fait, qui a mis la main sur une bonne carte(s) du secteur ??)
Sinon je cherche des infos plus générales comme "comment traverser le Turkménistan" et par où avec un visa de transit, ou encore à partir de quelle période vous êtes vous aventuré sur les routes du Pamir ? (nous pensions à partir de mi-Mars..).
Voila n'hésitez pas à partager vos infos et retours d’expériences
Merci d'avance 😉 JEROME
Le sujet a déjà été traité..mais nous cherchons des infos toutes fraîches et récentes !
On s'élancera au printemps en direction de l'Asie centrale, au programme : Iran, Turkménistan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizistan et..(on l'espère, à voir d’ici là...) CHINE.
Voili voilou, tout ceci au départ de la France, traversée de l'Europe (par le centre, dont la Pologne et l'Ukraine) puis Turquie..Sur plus d'un an sans doute, en prenant le temps de découvrir et savourer !
Je cherche en priorité des infos sur : - le permis GBAO, où l'avez vous obtenu (et combien vous a il coûté ?!), et comment ça fonctionne ? - La route du Pamir : quel itinéraire avez vous pris ? sur combien de temps et quelles ont été les difficultés rencontrées ? (au fait, qui a mis la main sur une bonne carte(s) du secteur ??)
Sinon je cherche des infos plus générales comme "comment traverser le Turkménistan" et par où avec un visa de transit, ou encore à partir de quelle période vous êtes vous aventuré sur les routes du Pamir ? (nous pensions à partir de mi-Mars..).
Voila n'hésitez pas à partager vos infos et retours d’expériences
Merci d'avance 😉 JEROME
Bonjour à tous,
Je recherche des photos de Bouzkhashi (jeu national afghan qui se pratique à cheval où tous les coups sont permis). Je recherche deux ou trois photos qui soient de bonne qualité car elles seront ensuite sur un mur format 4X3 m.
Je suis prêt à les acheter.
Par avance merci
Je recherche des photos de Bouzkhashi (jeu national afghan qui se pratique à cheval où tous les coups sont permis). Je recherche deux ou trois photos qui soient de bonne qualité car elles seront ensuite sur un mur format 4X3 m.
Je suis prêt à les acheter.
Par avance merci
Bonjour,
J'ai lu plusieurs discussions sur ce sujet mais celles-ci commençant à dater et un réceptif chinois m'ayant alerté quant aux difficultés susceptibles d'être rencontrées...
Quelqu'un serait-il en mesure de me confirmer : - qu'il est toujours possible d'obtenir un Visa Chine depuis Tachkent ? - que le permis de circuler au Tibet s'obtient indépendamment du Visa via une Agence et qu'il est donc possible d'atterrir directement à Lhassa sans passer par une ville chinoise en amont ?
Je vous remercie par avance de votre aide
J'ai lu plusieurs discussions sur ce sujet mais celles-ci commençant à dater et un réceptif chinois m'ayant alerté quant aux difficultés susceptibles d'être rencontrées...
Quelqu'un serait-il en mesure de me confirmer : - qu'il est toujours possible d'obtenir un Visa Chine depuis Tachkent ? - que le permis de circuler au Tibet s'obtient indépendamment du Visa via une Agence et qu'il est donc possible d'atterrir directement à Lhassa sans passer par une ville chinoise en amont ?
Je vous remercie par avance de votre aide










