Discussions similar to: Pérou massif calcaire sédimentaire
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Petits coins de paradis au Pérou?
Bonjour à tous ^^

Cet été, c'est destination Bolivie-Pérou! Nous partons avec mon ami en direction du sud de l'Amérique pour 50 jours de voyage. Nous avons chacun fait un saut sur le continent mais pas encore le Pérou pour moi, c'est la grande première et là, j'ai besoin de vos bons petits conseils :) La partie Bolivienne est prévue par les amis qui nous reçoivent (mariage du frangin là bas) donc ils connaissent déjà les endroits qui sortent un peu de l'ordinaire train-train touristique, et surtout gros mélange avec la population locale. Pour le Pérou, on se base pour l'instant sur l'expérience de mon ami qui y a été pendant 20 jours, mais dans le circuit bateau et surfait des touristes. Ce coup-ci, on veut sortir un peu des sentiers tous tracés, malgré les immanquables gros spots du pays !!!

Nous sommes des étudiants en archéologie, donc passionnés d'histoire et d'anciennes civilisations. Pour ma part, j'affectionne la photographie et compte bien revenir avec un chouette album photo. Pour cela, avez vous quelques coins à ne pas manquer ? Le petit village qui n'est pas répertorié sur les guides ? Même des petits restos ou chambres d'hôtes qui seraient sympas et relativement typiques ?

On n'a pas vraiment d'itinéraire, mais grosso-modo, on va remonter depuis La Paz jusqu'à Lima, et si on a le temps peut-être faire un peu plus le nord.

L’Amazonie, vous auriez quelques avis? Cela vaut-il le coup d'y consacrer 5-6 jours ?

Voili voilou, on prendra tous vos petits conseils pour faire un beau voyage. Et malgré le manque de précision, si vous êtes dans le pays, en mal de français, on peut toujours se débrouiller pour faire un bout de chemin ou boire un verre :)

Zia & TibO
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On part en vadrouille au Pérou / Bolivie / Chili!
Hello les aficionados de voyages ! Un nouveau petit carnet pour vous raconter ma vadrouille au Pérou, en Bolivie et au Chili en 18 jours. Voyage intense, fatigant, mais au combien dépaysant... Je te laisse découvrir ça même si tu peux déjà retrouver la version complète ici : onpartenvadrouille.over-blog.com/...-pas-l-pero...

Bonne lecture et n'hésite pas à me faire part de tes éventuels remarques / commentaires...

23 octobre C’est pas l’Pérou ? Si ! Quand j’étais petit, je n’étais pas grand… Normal, vas-tu me dire… Et quand j’étais petit, j’étais fasciné par la carte du monde. Comme mes vieux posters de Chris Waddle et de Jean-Pierre Papin, je la fixais comme un ahuri en me posant cette question toute bête : Qu’est-ce qu’il y a là-bas, de l’autre côté de la planète ? Mon envie de voyage a certainement commencé à poindre le bout de son nez à ce moment-là. Malheureusement pour mon porte-monnaie et pour ma femme, elle n’a fait que s’accroître avec le temps. Ma femme, justement, parlons-en !! Le jour (ou plus précisément la nuit) où nous avons dormi (ou plus précisément essayé de dormir) dans une maison (ou plus précisément dans une cabane) mal isolée (ou plus précisément pas isolée du tout) par une température revigorante (ou plus précisément glaciale) au fin fond de la Birmanie, elle a dit « Stop ! Finito ! Terminé ! Kaput ! Les voyages dans ces conditions, ce n’est plus de mon âge ! » Sauf que moi, premièrement, je ne fais pas son âge !!! S’en est donc suivi un voyage à Bali cet été dans des conditions à la brosser dans le sens du poil. Sauf que moi, deuxièmement, ça ne m’a pas comblé mon envie de dormir à l’arrache au milieu des cochons ! Et puis un voyage à quatre à Bali en conditions préférentielles, ça a un coup ! La cigale ayant dépensé tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue. Sauf que moi, troisièmement, j’en ai gardé un peu sous le pied. Mais juste un tout p’tit peu… Juste pour une seule personne… Juste pour moi, en fait ! Sauf que moi, quatrièmement, je ne me vois pas partir en solo à l’assaut du monde pour dormir avec des cochons... Partenaire particulier, je cherche partenaire particulière, débloqué, pas trop timide et avec une bonne dose de savoir faire !

Et là, se pointe mon frère. Lors d’une soirée bien arrosée faisant suite à une journée de ski, il nous confesse que le générique des « Mystérieuses cités d’or » le hante au plus profond de son être depuis qu’il est tout petit et qu’il lui faut donc absolument étancher sa soif d’aller toiser le Machu Picchu en tête à tête. « Franck, pourquoi n’y emmènerais-tu pas ton frère ? » Incrédule ou femme parfaite, Dieu seul le sait ! En tout cas, Sandrine a prononcé ces quelques mots à 21h57. Sur le coup, je pense qu’elle ne perçoit pas la portée de ses mots. Crédule ou homme opportuniste, Dieu seul le sait ! En tout cas, je saisis l’opportunité par les deux mains et à 22h25, je suis scotché à mon écran en train de retourner le net pour y dénicher des billets d’avion pas chers. 22h49, emballé, c’est pesé, y’a plus rien à voir, cinq cents euros par personne, départ en octobre prochain !!! C’est ce qu’on appelle « battre le net tant qu’il est encore tôt ! » Je t’annonce donc solennellement que pour ce nouveau voyage, je prends la direction de l'Amérique du Sud, et plus précisément de la Cordillère des Andes, la plus longue chaîne de montagnes du monde... Une traversée de Lima au Pérou, jusqu’à San Pédro de Atacama au Chili en passant par La Paz en Bolivie, pour une durée totale de dix-huit jours sur place, du 23 octobre au 11 novembre. Au programme de ce roadtrip, des noms qui résonnent comme autant de lieux magiques… Les lignes de Nazca, l'incontournable Machu Picchu, la ville ancestrale de Cuzco, le Lac Titicaca, la tentaculaire capitale La Paz, le Salar d’Uyuni, le sud Lipez, le désert d'Atacama, … et bien d’autres de leurs amis qui riment avec Esteban, Tao et Zia ! Et tu l’as donc compris, dans la rubrique « C’est qui qui vient ? », je serai pour cette fois-ci accompagné par mon frère que je m’en vais te présenter de ce pas...

Pour commencer, soit-disant qu’il serait ma copie. Pâle, mais copie quand même dixit les personnes qui nous connaissent… Ensuite et c’est bien là le plus important, dormir avec des cochons ne le rebute pas du tout, bien au contraire ! Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit, je parle bien de l’animal mâle… Enfin, sache qu’il a une dizaine d’années de moins que moi et qu’il se prénomme Sullivan. Voilà pour les présentations sommaires, tu en sauras plus sur lui en allant consulter son compte Tinder, ou tout au long de notre vadrouille qui débute… maintenant ! Car comme dirait ma grand-mère, « il y a de la route, faut y aller mes gamins ! » Trente minutes de voiture jusqu’à la gare TGV de Reims. Trente minutes supplémentaires de train pour gagner l’aéroport Charles de Gaulle. Neuf heures d’avion pour aller jusqu’à Atlanta, puis sept nouvelles heures de vol pour enfin atterrir à Lima. Ajoute à ça les temps d’attente dont les quatre heures d’escale à Atlanta, secoue le shaker et tu obtiens un résultat de vingt-et-une heures de transport !... Mais on est des oufs, nous ! Car je profite du fait d’être cette fois-ci exonéré de ralentisseurs plaintifs pour pousser le bouchon un peu plus loin. A cela, comprendre que je voyage léger, sans femme ni enfant. Pour gagner du temps, on enchaîne donc direct en arrivant à Lima avec une heure de taxi pour gagner la gare routière, trois heures d’attente sur un banc en pleine nuit, puis cinq heures de bus pour aller jusqu’à Ica. De là, on prend un nouveau taxi et terminus, tout le monde descend !!! Ouf, nous arrivons enfin à notre lieu de villégiature, Huacachina, pas moins de trente-trois heures après avoir regardé ma maison s’éloigner dans mon rétroviseur. Que retenir de ce voyage à part que ce fut extrêmement long ? Pas grand’chose à part qu’à l’immigration américaine, vu qu’on porte logiquement le même nom avec mon frère, on nous a demandé si nous étions mariés ensemble ; qu’on a tué le temps à l’aéroport d’Atlanta à boire des bières à la citrouille d’Halloween ; que nous avons été accueillis par des prostituées pratiquement nues dans les rues de Lima (merci à elles pour cette délicate attention), et que des affiches de Julien Clerc couvraient les murs de la ville. Oui, oui, « Lili voulait aller danser » a apparemment son public là-bas… Allez, maintenant, tu m’excuseras pour le caractère expéditif de cette fin de description de journée, mais le thermomètre ici affiche déjà près de trente degrés. Si on ajoute à l’équation le temps de transport, ainsi que les six heures de décalage horaire, on obtient deux français complètement crevés qui doivent aller se coucher pour être en forme demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
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Celendin, Chota Cajamarca au Pérou
salut les voyageurs je pars dans le nord du pérou, je sais que peu de personnes pouront me répondre. parmi ceux qui ont trainé leurs basques dans le coin Celendin et Chota, Cajamarca, J'aimerais votre avis sur le potentiel géologique. Avez vous vu des pertes de rivières, des grandes sources, bref tout ce qui se rapporte aux gouffres et grottes, aux massifs calcaire? merci
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Retour d'expérience au Machu Picchu
voici quelques astuces concernant le MP

Savoir que le MP est une de seules merveilles du monde très peu accessible (engoncée dans les montagnes). Cela dit tout: tout est fait pour que cette MACHINE à FRIC soit plus rentable qu'un casino !!!!!

A savoir:

- le trajet se fait dans ce sens: Cusco-Ollantaytabo-(hydroelectrica)-Aguas Calientes-MP

- l'accès à Aguas calientes (lieu d'étape quasi indispensable pour monter au MP) est accessible qu'EN TRAIN ou presque! la dernière portion de train (d'Ollantaytanbo à AG) est la plus chère au monde: minium 70 euros soit environ 300 soles pour 42 kms l'aller !!! cela grimpe vite à 100 voire 150 euros ! les compagnies de train à savoir Perurail et Incarail ont le monopole donc s'en mettent plein les poches !!! forcément ce sont des entreprises privées!

- l'accès au MP est sujette au contingentement: environ 2500 personnes, au delà on doit obligatoirement prendre un billet combiné MP+ montana ou MP + Wayana Pichu ce qui rajoute facile 10 euros en plus. le billet seul MP = 130 soles. une réservation sur internet ne vaut pas pour billet d'entrée définitif ! et votre réservation devient caduque dans les 3 jours si vous n'avez par confirmé celle ci !

- bien préparer à l'avance donc son arrivée: les tarifs grimpent dès que les places standard sont prises. càd réserver l'accès au site et surtout le transport en train

les astuces pour les sportifs et plus téméraires:

- il existe des billets de bus/taxi co Cusco--hydroelectrica pour 40 soles (10euros environ) disponible dans certaines agences le long de l'allée del sol à Cusco. en comparaison Cusco-ollantaytabo c'est 10 soles pour 100 kms en gros, puis Ollantaytabo-Hydroelectrica 70 soles pour 17 kms, pris séparément. A Hydroelectrica il n'existe plus de moyen de transport: il faut donc marcher sur les rails: environ 15 kms soit 3heures.

- le bus entre AG et le MP coûte 12 dollars l'aller, et 50 minutes-1h sont nécessaires pour y monter soit 500m de dénivelé. il faut rajouter 12 dollars pour le retour. à partir de 4 heures du matin les gens commencent à faire la queue à AG pour prendre le premier bus à 6heures soit minimum 1h d'attente voire 2h avant de pouvoir monter dans le bus.

- au MP attention: à partir du cadran solaire qui domine tout le MP il est IMPOSSIBLE de revenir en arrière, autrement dit vous êtes obligés de sortir du MP, la parcours est bien balisé et surveillé

- à partir de 14h 15h l'affluence devient bien plus réduite, donc vous serez bien plus tranquilles et notamment si vous décidez de prendre le bus pour monter vous pourrez éviter la queue en partant que plus tard. billet du soir dispo à 45 soles.

- exécuter la marche A/R AG-MP + montana ou wayana Picchu + visite du MP est très très très sportive ! encore plus si vous décidez de faire la marche hydroelectrica-AG A/R.

- la montée à la montana est très difficile: 550m de dénivelé de marches mais la vue est absolument formidable!

en résumé:

-si vous vous débrouillez par vous même à grandes suées et à petit budget: 40 (bus) + 45 (entrée tardive) + 40 (bus) = 125 soles soit 34 euros

- si vous êtes à budget illimité: 10 (bus) + 300 (train à billet peu cher) + 40 (bus AG) + 142 (entrée) + 40 (bus AG) + 300 (train retour) + 10 (bus Cusco) = 842 soles = 230 euros

voyez la différence, sans compter sur l'hébergement + alimentation à AG

Enfin, sachez que les termes d'AG sont pitoyables, sales, surpeuplés, inpittoresques et hors de prix (environ 6 euros)

Voilà comment ils ont réussi à faire d'une merveille du monde une formidable mine d'or !! on peut dire merci aux porte monnaie sur pattes alias nous ! bon...cela reste beau quand même
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Traversée du Pérou à vélo (octobre 2010)
Après la traversée de l’Equateur, je vous livre mon journal au jour le jour de la traversée du Pérou, qui va se dérouler sur un peu plus d’un mois jusqu’à la frontière bolivienne à Desguadero, ville frontière sur le lac Titicaca.

Les jours (J) correspondent au jour depuis notre départ de Quito et non depuis notre entrée au Pérou.

J33 dimanche 19 septembre

Zumba à Namballe 35km de piste Passage de frontière Equateur Bolivie

Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.

Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.

Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire. Nos passeports sont contrôlés. Le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Notre chemin se poursuit le long d’une crête qui semble monter dans le ciel. Près du sommet d’une bosse boueuse, voire gluante, à la déclivité très forte, il nous faut batailler comme des fous pour ne pas mettre pied à terre. Que c'est raide. Un tout dernier hameau constitué de quelques baraques, avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou. Fini pour vous la tranquillité.

Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls. Une barrière en barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes, vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous, ce que nous faisons. Nous foulons le sol du Pérou. Nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe guitare à la main qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. Après un repas agréable, nous reprenons notre route et en quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression n’est pas très favorable, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière, d’un âge déjà avancé, commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer. Bien que son hôtel soit poussiéreux et lugubre, elle au contraire est avenante et très serviable, bien que son regard soit empreint d’une tristesse, ou d’une lassitude de la vie. De toute évidence, elle n’a pas l’air d’être d’origine indienne, mais espagnole, et son adaptation sans doute depuis des dizaines d’années dans cette contrée reculée n’a pas due se faire facilement.

J34 lundi 20 septembre Namballe à San Ignacio 45 km de piste

Ce matin nous allons vraiment nous lancer dans la traversée du Pérou, pays très grand et très montagneux. Au moment de quitter l'hôtel, le propriétaire nous offre une dizaine de bananes. Après un petit-déjeuner consistant à base d'œufs, de riz, de youkas, de café et de lait nous sommes prêts pour démarrer. Nous avons pu constater que là aussi comme en Équateur, le matin les rues sont envahies d'écoliers et de collégiens en tenue. La piste n'est pas en bon état, de plus elle commence par monter sur presque onze kilomètres. Ensuite vient un replat sur une courte distance et de nouveau une montée sans fin de huit kilomètres. Durant cette ascension en pleine chaleur, en passant devant une maison, une fois encore on me propose des bananes que je prends. Puis succède une autre côte. Cela va faire presque vingt kilomètres de côte sur un chemin difficile. Dans un passage particulièrement raide, la boue envahit la chaussée, ce qui fait chuter ma vitesse déjà faible. Mes chaussures sont fixées sur mes cale-pieds, du fait de la très faible vitesse je n’arrive pas à les dégager. Une seule alternative, essayer de continuer à avancer en développant un effort surhumain pour ne pas m’aplatir dans une boue visqueuse sous le regard intrigué de gamins à l’entrée d’un village.

Il est midi, nous nous arrêtons dans ce village au nom évocateur: la Nueva Esperenza. Les gens y sont très gentils. Un banc public nous accueille et nous consommons nos provisions très frugales comme lors de tous ces arrêts pique-nique. Des gamins s'approchent et nous entamons la conversation. À notre tour nous offrons des bananes. L'un de ces gamins nous emmène dans le bar de son père pour prendre un café. Ce village est très agréable et nous éprouvons quelques difficultés à reprendre notre route. Un peu plus loin, ce sont des grenades qui nous sont gentiment proposées. Elles sont succulentes. En remerciement Jean offre une de ses médailles de la Vierge qu’il a achetées à Lourdes. Vers quinze heures notre but de la journée est atteint. Nous avons parcouru quarante cinq kilomètres à une moyenne d'un peu plus de huit à l'heure!

La campagne électorale en vue des élections régionales bat son plein. Une multitude d'affiches concernant les différents candidats fleurissent un peu partout. Les maisons sont en pisé, donc de couleur terne. De nombreuses façades sont peintes aux couleurs des différents candidats. Les propriétaires acceptent-ils cela afin d'avoir une façade propre et peinte de fraîche date? Mais que deviendront ces murs peints une fois les élections passées?

Ce soir en arrivant à l'hôtel, nous procédons à un grand nettoyage de nos vélos, car ces centaines de kilomètres de piste les ont franchement salis.

J 35 mardi 21 septembre

San Ignacio Jaen 112 km

La nuit est somme toute assez bonne, malgré le bruit, car en Amérique du Sud le bruit est omniprésent, et s'il n'y en a pas assez, on allume une radio ou une télé que l'on met à fond et cela à toute heure du jour, jusque tard dans la nuit et on reprend très tôt le matin.

Nous démarrons tardivement, huit heures trente, du fait d'un passage à la banque qui n'ouvre qu'à huit heures. A l'ouverture une longue queue est déjà formée sur le trottoir. Heureusement Alain grâce à l'intervention d'un employé passe assez rapidement, et nous voilà partis. Nous découvrons que contrairement à ce que nous pensions, et ce qui était mentionné sur nos cartes la route n'est pas asphaltée. A cette heure tardive pour commencer une longue étape, nos espoirs d'atteindre Jaen seront très probablement déçus. Après trois kilomètres de montée, nous avons la bonne surprise de trouver une longue descente de 16 kilomètres. Une fois encore en passant sur un caillou Jean crève. Le temps de la réparation nous nous faisons agresser par des petits insectes très urticants. Ils me rappellent les medges écossaises, qui sont grosses comme des grains de poivre moulu et qui attaquent en nuages. Là, la densité est moindre, mais les piqûres tout aussi douloureuses, générant de gros boutons que l'on a tendance à gratter. Nos jambes sont couvertes de croûtes. En effet, cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes soumis à ces horribles insectes que l'on voit à peine.

Une fois au bas de la côte, la piste suit une rivière au gros débit qui serpente dans une vallée large. Il fait très chaud, une brume de chaleur estompe les contrastes et tout semble gris La circulation est faible, mais lorsqu'un véhicule nous double ou nous croise, nous sommes plongés dans un nuage de poussière qui pique la gorge et les yeux. Sur le bord de la route une échoppe propose des jus de fruits. Nous savourons un excellent jus d'ananas, sucré et moelleux, pour un sol ce qui correspond à 0,25 centime d'euro. Des vigiles régionaux y stationnent et nous renseignent. A priori ils surveillent les routes afin de les sécuriser contre d'éventuels délinquants. En tout cas ils ont des armes avec balle engagée dans le canon, donc ils ne semblent pas être là pour rigoler.

Après 55 kilomètres de piste, oh! Miracle, d'un coup sans transition un joli bitume bien lisse prend la relève. Un panneau indicateur mentionne Jaen à 55 kilomètres, il est midi. Nos espoirs de rejoindre cette ville ce soir nous habitent de nouveau. Un restaurant dans un village nous propose l'incontournable poulet riz. Mais là comme en Équateur le repas est accompagné de succulents jus de fruits. Par contre, il est toujours très difficile d'obtenir un café, alors qu'on le cultive dans le pays, inexplicable!

Un peu plus loin, nous réussissons en en obtenir un, très bon. La propriétaire du bar a refusé que nous la payions, elle a insisté pour nous l'offrir. Depuis que nous sommes entrés au Pérou, il ne s'est pas écoulé un jour sans que l'on nous donne quelque chose et cela sans aucune arrière-pensée, refusant toute compensation de quelque ordre que se soit. A quatorze heures, sous un soleil de plomb nous reprenons la route. Mais le goudron et le terrain plat nous rendent l'effort très supportable. Il est étrange, après plus de trois cents kilomètres de piste, où nous nous traînions à des moyennes horaires à un chiffre, de nous sentir avancer sans trop appuyer sur les pédales à plus de vingt à l'heure. Cependant une côte de quelques huit kilomètres vers les quinze heures, sous une chaleur terrible, nous sommes seulement à six cents mètres d'altitude, va nous faire quelque peu souffrir, bien que nous la montions à un bon rythme.

Nous rencontrons un jeune cycliste qui nous accompagne une vingtaine de kilomètres. Il nous propose de nous arrêter chez lui, nous présente à ses parents et nous offre une boisson fraîche. Cela fait du bien et nous change de notre eau et notre coca qui sont au moins à trente degrés.

À cinq heures après cette agréable pause, nous entamons les dix huit kilomètres qui nous séparent de Jaen. Le terrain est en descente et nous atteignons la ville avant la nuit. Peu avant cette dernière, un étrange check-point nous intrigue. Il semble tenu par des détrousseurs de route armés de fusils et à moitié habillés de tenue militaire. Ils nous interpellent en nous traitant de gringos, nous montrant des pièces, nous incitant à être généreux. Nous ne freinons pas et nous engouffrons dans la descente raide qui fait suite. Quatre kilomètres plus bas une patrouille de police stationne sur le bas-côté. Je n'ai rien compris à cette étrange situation.

L’arrivée en ville à la tombée de la nuit est étonnante. Nous sommes dans le tiers-monde, circulation grouillante dans une poussière qui recouvre tout. À la première impression cette ville nous est désagréable et hostile, mais nous réviserons notre jugement. Un hôtel qui vient d'ouvrir, il y juste deux semaines, nous propose de jolies chambres pour l'équivalent de sept euros. Cependant au Pérou, il ne faut pas demander d'eau chaude, d'ailleurs il n'y a qu'un robinet pour l'eau froide. Le patron, gentiment, nous emmène et nous dépose au centre ville pour que nous allions dîner, puis il vient nous récupérer à vingt et une heure trente. Son 4X4 à l'instar des façades des maisons est tout bariolé d'affiches électorales. Ici on affiche sans vergogne ses opinions politiques.

J36 mercredi 22 septembre

Jaen en attente du bus pour Trujillo à 22h30

Nous avions décidé de nous avancer en bus, car la traversée du Pérou est immense et je n'aurais pas assez de trois mois et demi pour me rendre à Santiago. De plus certaines zones avant la ville de Trujillo sont réputées peu sûres, en particulier à cause des «rançonneurs». Nous avions compris que le bus pour Trujillo était à 10 heures du matin, mais non c'était à 22h30. Nous avons donc une journée à occuper. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et nous laisser guider par notre intuition. De toute évidence, la vie est très animée en Amérique du Sud. Le bruit est toujours présent, bien que les véhicules fassent peu de bruit. En particulier dans la ville de Jaen, il y a des milliers de tricycles à moteur, genre pousse-pousse qui font office de taxi. Nous utilisons leurs services pour un prix modique de l'ordre de cinquante centimes d'euro.

Nous assistons à une manifestation de la jeunesse en faveur du respect de la nature et de la personne. Des enfants et des adolescents, défilent en portant des panneaux, abordant une multitude de thèmes: la lutte contre l'alcoolisme, la drogue, le sida, la violence, les infractions routières, le respect de la couche d'ozone etc... Certains des enfants sont déguisés en soleil, forêt, oiseau ou autre représentant de la nature. J'ai fait des clichés attendrissants de tout ce petit monde, mais malheureusement mon appareil photo me sera volé avant que j'ai pu les exploiter.

Vingt deux heures trente, le bus part à l'heure. Tout est bien organisé, en particulier pour les bagages, qui sont bien contrôlés et à l'embarquement et au débarquement. Nous pouvons mettre nos vélos sans les démonter.

J 37 jeudi 23 septembre

Trujillo

Notre bus parcourt cinq cents kilomètres en dix heures. La nuit a été pour moi assez confortable. De temps à autre je me réveille, et je constate que nous franchissons des routes escarpées et pas toujours goudronnées. En particulier je me souviens avoir vu une grande descente en lacets dans laquelle des phares de camions se déplaçant à faible vitesse matérialisaient la chaussée.

Nous arrivons à Trujillo à huit heures trente avec une heure de retard sur l'horaire prévu. La ville semble assez agréable. Rapidement nous sommes au centre et trouvons un hôtel. C'est là alors que nous discutons avec le tenancier, qu'un individu entre et demande la carte de l'établissement. En ressortant il est très probablement reparti avec mon sac à dos dans lequel j'avais mis certaines de mes affaires: GPS, appareil photo, habits, lunettes, certains de mes papiers comme contrats d'assurance, billet avion retour, carnet de vaccination, etc... Heureusement j'avais pris la précaution de photographier les documents importants et de les mettre sur l'ordinateur et sur ma boîte mail. Mais cela donne un bon coup au moral. On se demande toujours si on ne serait pas mieux chez soi. Mais même chez soi, on se fait voler. Il y a six mois on m'a volé mes papiers et pourtant nous étions dans la maison. Alors il ne faut pas se poser trop de questions et encaisser les coups, en se disant qu'ils font partie de la vie.

J 38 vendredi 24 septembre

Toujours Trujillo

Nous sommes un jour de plus dans cette ville pour des problèmes techniques de vélos. Demain nos problèmes de pneu devraient se régler et j'espère que nous pourrons reprendre l'action et nous diriger vers la Cordillère Blanche distante de 320 kilomètres. Je dois dire que l'immobilité après m'être fait voler mon sac contenant de nombreuses affaires, est propice à gamberger, et ce n'est pas bon du tout. J'en arrive à me demander ce que je fais là. Nous avons changé de lieu pour cette seconde nuit dans cette ville. Nous sommes hébergés chez Luchio, connu dans le monde entier par les cyclotouristes au long cours qu'il accueille. Manifestement la pièce dans laquelle nous dormons tout les trois est sympathique et on sent qu'elle irradie des ondes positives. Sans doute toute l'énergie des cyclistes qui y ont dormi, plus de cinq cents. Nombreux d'entre eux ont marqué l'arrêt dans leur périple de l'Alaska à la Terre de Feu, souvent voyage d'une durée supérieure à un an. J’ai du mal à digérer le vol de mes affaires. J'essaie de me raisonner en me disant qu'il ne s'agit que de pertes matérielles. On m'a conseillé de lire un livre étudiant le dépouillement suite au vol. Il en analyse 16 degrés. En ce qui me concerne, on ne doit pas dépasser le niveau 3, donc à priori, rien de bien grave, mais on ressent tout de même un traumatisme.

J39 samedi 25 septembre

Trujillo Viru 58 km

Nos derniers problèmes techniques réglés nous reprenons notre route vers le sud à 11h30. La sortie de la vile n'est pas très compliquée, bien que nécessitant quelques kilomètres dans un trafic intense. Enfin nous voilà sur la panaméricaine. À la ville succède le désert. Cela paraît paradoxal à ces latitude, en effet mille kilomètres à l'est on se trouve en pleine forêt amazonienne. L’aridité est due à un courant froid de l'océan Pacifique qui baigne les côtes à cet endroit. Le paysage est étrange, succession de grands mouvements de terrain, mi-montagnes, mi-dunes. Le tout baigné dans une brume d'altitude qui en estompe les hauteurs et les reliefs. Il fait froid, nous roulons bien habillés. Mais cela ne devrait pas durer, car nous rentrerons demain plus en avant dans les terres et le phénomène climatique disparaîtra. La route que nous suivons passe d'après la carte à 30 kilomètres de la mer. Jean me fait remarquer, qu'il aperçoit dans la grisaille la mer, et les vagues qui se brisent sur la plage sont très nettement discernables. Cela me semble impossible, et pourtant effectivement à quelques trois kilomètres les vagues sont bien réelles. Je commence à douter que nous soyons sur la bonne route, mais pas d'autre alternative. Il semblerait d’après la carte que la route sur laquelle je pense être rejoint la panaméricaine trente kilomètres plus loin Eh bien non, nous sommes bien sur la panam, et la route que je crois suivre, tracée sur la carte, tout du moins l'une de nos cartes, n'existe pas. Après une cinquantaine de kilomètres nous arrivons dans la petite ville de Virù. Après avoir visité plusieurs hôtels très glauques, nous en trouvons un très sympathique, tenu par une dame fort agréable. Cette petite ville nous plait bien. Comme partout en ce moment au Pérou, les élections battent le plein et il y a agitation et bruit permanents.

J40 samedi 26 septembre

Viru Chuquicara 97 km dont 51 de piste

Départ 8 heures, après une nuit qui n'a pas été très bonne malgré le confort du lieu. Durant 38 kilomètres nous suivons la panaméricaine, mais le trafic est faible. Nous faisons une halte dans une petite ville très active, marché, boutiques et beaucoup de monde. J'essaie de commencer à racheter ce que je me sui fait voler. Mais couteau à lame repliable et autres petits objets de campeurs, ils ne connaissent pas. Nous quittons comme prévu la Panam et nous engageons plein est sur un chemin non asphalté mais qui roule bien. Très vite le brouillard se déchire, le ciel devient bleu et la chaleur revient. Nous allons suivre ce chemin durant 51 km. Sur les trente derniers kilomètres il est de moindre qualité et nous devons appuyer un peu plus sur les pédales. À notre droite de l'autre côté de la rivière, une belle route goudronnée nous nargue. Mais pas de pont pour la rejoindre. Enfin en voilà un, il s’est fait longuement attendre! Encore huit kilomètres et nous arrivons à Chuquicara, alignement de maisons le long de la route, petit air de far-West au milieu des grandes montagnes des Andes qui nous entourent. La station service à l’entrée de cette minuscule agglomération nous loue pour un prix dérisoire deux petites pièces où nous nous installons. Ce côté spartiate perdu au milieu de nulle part dans des montagnes qui nous écrasent me plaît beaucoup. Cette vallée en 1970 a connu un séisme terrible qui a tout ravagé, en particulier du fait de l'effondrement d'un grand lac d'altitude qui a produit un gigantesque déferlement d'eau et de boue, 80 000 morts tout au long de la vallée que nous remonterons les deux jours qui viennent.

Nous trouvons un petit local, où il est possible de boire une bière que nous apprécions après notre longue étape. La propriétaire du lieu nous raconte divers anecdotes survenues lors du grand bouleversement du au tremblement de terre. La population de Chuquicara a été prévenue par une forte vibration qui devançait le flot de boue. De ce fait, presque tous les êtres humains ont eu le temps de courir vers la montagne et se mettre en sécurité sur les pans escarpés qui dominent le vallon. Des photos de gare et de machines à vapeur sur le mur attirent notre attention. On nous explique que jusqu’à la catastrophe de 1970, le train arrivait jusqu’ici. Tout a été entièrement détruit lors de ces événements tragiques, au point qu’il n’en reste aucune trace.

J41 dimanche 27 septembre

Chuquicara Huallanca 69 km de piste

Après une nuit tranquille au cours de laquelle à plusieurs reprises je suis sorti dans l'espoir, déçu, de voir la Croix du Sud, nous reprenons la route à huit heures. Le macadam s'arrête après quatre cents mètres et la piste n'est pas bonne du tout, pierreuse et sableuse, la tôle ondulée s’imposant de temps à autre sur de longues distances. Les fesses vont en pâtir, les poignets aussi. Malgré le très mauvais état de la chaussée, cet itinéraire est emprunté par des véhicules, certes pas très nombreux, mais souvent de gros gabarit, cars et camions. Nous évoluons parfois dans des nuages de poussière, qui nous pénétrent de toutes parts, les yeux et les narines sont les parties les plus sensibles à ces nuages désagréables.

Le panorama devient grandiose car la rivière que nous suivons s'insinue entre la Cordillère Blanche et la Noire. Les sommets qui nous entourent et que nous ne voyons pas, cachés par leurs contreforts culminent pour certains d'entre eux à plus de 6000 mètres. Des noms de montagnes prestigieuses, comme le Huscaran, l'Aplamayo me remémorent les nombreux livres que j'ai lus sur les Andes. À un détour du chemin une pyramide de neige se dévoile juste un instant avant d'être à nouveau masquée par un premier plan. Je crois avoir vu l'Alpamayo, que certains qualifient de plus belle montagne du monde avec sa pyramide parfaite qui monte presque à six mille mètres. Cette gorge, que nous remontons, nous fait souffrir, d'autant plus qu'il y des tunnels dans lesquels nous sommes aveugles, mais que le spectacle est grandiose dès que la lumière revient.

Attirés par un nuage noir en bordure de falaise, nous nous arrêtons discuter avec des hommes en train d'exploiter de manière très artisanale une mine de charbon, du Zola ! Ils poussent sur un tapis roulant en plein air le minerai qui dégage ce qui s’apparente à une fumée épaisse, dans laquelle les mineurs sont baignés. Leur peau est entièrement noire, seuls les yeux tels des billes de verre ressortent du visage. Je n’ose imaginer quel est l’état de leurs poumons !

À 17 heures nous atteignons notre but, bien contents d'en finir car l’étape a été particulièrement éprouvante entre cailloux et poussière. Il était temps car la pluie arrive et la couleur du ciel ne laisse aucune illusion sur l’évolution à court terme du temps. Un petit hôtel très sympathique nous accueille et j'y suis très sensible. Des petites chambres bien aménagées sont particulièrement agréables. Nous rencontrons un Allemand qui va de Trujillo à Lima à vélo et qui pour le moment suit le même itinéraire que nous.

J42 lundi 28 septembre

Huallanca à Caraz 41 km dont 20 de piste

L'hôtel a un nom bien adapté au lieu « Canyon del Pato», car ce sont les gorges que nous remontons. Nous y avons passé un excellent moment dans ses petites chambres individuelles, magnifiquement ordonnées, avec des couleurs chatoyantes. Aujourd'hui nous allons parcourir la seconde partie du canyon, avec ses 35 tunnels. Tous les guides décrivent cette section comme magnifique et à ne pas manquer. Oui c'est joli et impressionnant par endroits du fait de l'encaissement et des à-pics sur la rivière dans certains endroits très étroits. Mais la couleur générale est terne, ocre clair, les faces rocheuses semblent délitées et herbeuses, le panorama est restreint. Par contre hier, nous étions dans une vallée moins resserrée, mais les montagnes qui nous entouraient semblaient se perdre dans le ciel quelques kilomètres plus haut. Les couleurs de la roche s'étalaient sur toute une gamme du noir au jaune en passant par le vert. Non, à mon goût personnel l'étape de la veille était plus grandiose, dans une gorge s’apparentant plus à une vallée permettant d’admirer un vaste panorama s’envolant jusqu’à de hautes altitudes, où la géologie à travers ses chaos, ses pierriers, ses falaises, ses strates martyrisées, le tout dans un mélange de couleurs stupéfiant, ne laisse pas de nous surprendre.

Après un petit-déjeuner agréable en compagnie de Reiner, l'Allemand de Düsseldorf, rencontré hier nous prenons la route sans nous presser vers les dix heures, l'étape n'étant pas très longue et le dénivelé de 800 mètres. Avant de partir, Alain jette un coup d'œil à ma chaîne qui me procure quels soucis. En effet sur le plateau du milieu, elle ne tient pas sur les pignons et saute. Il faut dire que depuis notre départ le matériel a été particulièrement éprouvé entre côtes en cailloux à plus de dix pour cent et bains de boue et de sable.

L'étape se passera sans problème. Cependant, il faut faire attention lorsqu'on s'engage dans un tunnel de ne pas se trouver face à un bus, qui roule vite, avec une visibilité nulle, et des espaces avec les parois rocheuses de quelques dizaines de centimètres. À la halte pique-nique de midi nous tombons sur une famille costaricaine. Ils parlent tous bien le français. Le fils a habité quelques mois rue Bugeaud à Lyon, tout près de chez mes parents. Le monde est petit. Avec satisfaction nous voyons arriver le goudron après vingt kilomètres. On a l'impression de se mettre à voler et cette sensation si agréable qui me pousse à faire du voyage à vélo est au rendez-vous et j'appuie comme un sourd sur les pédales et me sens grisé par des vitesses de trente à l'heure.

L’agglomération dans laquelle nous arrivons est très animée et nous nous installons dans un agréable hôtel sur la « Plaza des armas», qui correspond toujours au centre de la ville. Le soir, nous prenons notre repas dans un restaurant en compagnie de Reiner et une autre Allemande lancée dans un périple de 9 mois en Amérique du Sud. Elle compte rentrer dans son pays en mai 2011pour les 70 ans de son père.

Jean veut absolument profiter de notre passage au pied de la Cordillère Blanche pour effectuer un trek. Notre choix se porte sur l’un des plus connus, le trekking de Santa Cruz. Nous organisons à l'arraché le programme de la randonnée des deux jours à venir, normalement prévue sur 4 jours. Nous comptons effectivement parcourir cet itinéraire en deux jours seulement. Je ne suis pas très fana de ces plans montés, comme je le dis à l'arrache. On loue, par chance sur information à neuf heures du soir, un sac à dos, on complète avec mon North face, sac de voyage à bretelles de gros volume, mais pas sac à dos et le petit sac d'Alain. On achète de la nourriture au marché ouvert très tard. Par l'intermédiaire de l'hôtelier on réserve un taxi qui nous prendra à 6 heures et c'est parti.

J43 mardi 29 septembre

Première partie du trek

5h30 petit déjeuner, 6h le taxi nous prend. C’est une vieille bagnole déglingue. Le chauffeur commence par faire le plein et gonfler un pneu arrière, oui un seul ! Puis nous partons pour le village de Cashapampa, à 2900 mètres d'altitude, par une piste chaotique. Le trajet dure une heure. Une fois sur place nous essayons de louer un muletier car deux de nos sacs sont lourds, celui de Jean particulièrement. Mais nos espoirs sont déçus. En effet trouver à sept heures du matin dans un village endormi quelqu'un pour une balade de plusieurs jours, car le muletier doit revenir, est mission improbable voire impossible. Les mules il n’y en aura pas, nous les remplacerons. Nous voilà partis le long d'un vallon monotone d'une longueur quasi-infinie. Nous doublons vers les treize heures le premier point d'arrêt habituel à 3850 mètres. Nous espérons pousser jusqu'au suivant à 4250 mètres, afin de nous positionner au mieux pour passer le lendemain au plus tôt le col de Punta Union à 4750 mètres. Cette vallée est vraiment sans fin et d'une grande monotonie, ressemblant un peu à certaines vallées de l'Oisans, mais sans pratiquement aucune vue sur les sommets et puis beaucoup, beaucoup plus longue. Attention, je prends cet exemple de l’Oisans, alors que paradoxalement c’est le massif montagneux que je préfère. Revenons à la Cordillère Blanche, vers les seize heures après avoir longé un grand lac et traversé le très long plat qui lui fait suite, enfin le panorama s’agrandit et quelques sommets nous apparaissent. Ils sont plongés dans les nuages et la pluie se met de la partie. Au pied de la côte qui fait suite au lac, un bâtiment toilettes, mis en place pour les trekkeurs est le seul abri que nous trouvons. Nous nous y installons entre excréments et trou bien plein servant de réceptacle. La position est loin d'être confortable, mais au moins le toit en tôle de cette infrastructure circulaire nous protège. Étant humide, je commence à prendre froid, bien que la température reste clémente. Nous sommes à 4000 mètres et le soir arrive. De plus je n'ai pas de veste de montagne, la mienne étant partie avec le sac que l'on m'a volé la semaine dernière. Je pense pouvoir en racheter une lors de notre étape prochaine dans la ville de Huaraz, grande ville touristique, lieu de départ de balades dans la Cordillère. Enfin une accalmie toute relative, nous en profitons pour monter nos deux tentes. Nous faisons un feu qui finit par prendre, malgré la forte humidité du bois. Nous passerons une nuit assez confortable, malgré l’effet de l'altitude. En effet, à partir de 4000 mètres en position couchée, je ressens une sorte de malaise désagréable. Cette sensation je l'avais déjà éprouvée il y a trois ans dans l'Himalaya, lorsque j'avais fait le tour des Annapurna.

J44 mercredi 30 septembre

Deuxième partie du trek

Durant la nuit les nuages s'estompent laissant la place à un ciel peu clair à cause de la forte humidité, laissant voir cependant quelques étoiles. Vraiment tout est différent de ce que l'on peut voir dans l'hémisphère nord. Moi qui suis souvent le nez en l'air la nuit à chercher les différentes constellations, les planètes ou à essayer de repérer les satellites, j'ai l'impression devant ce ciel inconnu de me trouver sur une autre planète.

Lever six heures, nous déjeunons en pliant et à 6h45 nous sommes en route. Nous remplissons nos bouteilles au torrent, grossi par les pluies d'orage. L'eau est trouble, nous doublons la dose de pastilles purifiantes. Une course va s'engager pour essayer de rejoindre avant seize heures le village de Vaqueria à 3700mètres d'altitude et distant d'une trentaine de kilomètres en passant par un col à 4750 mètres. Le rythme est bon. Le chemin monte régulièrement au début. Un vaste cirque montagneux se découvre. Nous sommes entourés de montagnes qui se situent toutes entre 5800 et 6200 mètres. Le spectacle est majestueux, mais je n’oublie pas l'effort fourni hier dans cette longue vallée ennuyeuse. À 9heures30 le col est atteint. Il fait bon. Nous mangeons quelques provisions et nous lançons dans la course vers Vaqueria en espérant prendre un moyen de transport. L'extrait de carte que je possède annonce 7 heures pour atteindre notre but, mais cela dans le cadre d'un circuit de quatre jours. Attention cependant de ne pas se fouler un pied dans ce chemin très accidenté par endroits. Je pense surtout à Jean et Alain qui portent les deux plus grosses charges. Nous passons le point de bivouac de Cachinpampa avec du retard sur l'horaire. Notre espoir d'attraper le dernier «colectivo» ou transport en commun semble s'envoler. Mais nous ne sacrifions pas une petite halte repas. Nous remplissons nos gourdes dans un ruisseau qui collecte les crottes d'animaux, puis nous repartons avec en ligne de mire le dernier bus en fin de randonnée. Nous arrivons au point de contrôle du parc du Huscaran et nous constatons que nous avons repris un peu d'avance. Je dois préciser que hier matin au démarrage, nous avons payé de l'ordre de 20 euros chacun pour commencer notre randonnée et un ticket confirmant notre payement nous a été délivré. Sur ce billet figurent le nom et le numéro de passeport. Nous traversons des zones habitées. Les gamins, pour la première fois, depuis que nous sommes au Pérou nous réclament quelque chose. Mais notre train ne nous laisse pas vraiment le temps de leur répondre. Devant nous, l'ultime remontée pour atteindre le village. Par différentes rampes, nous l'atteignons vers 15heures40. Là il nous est confirmé qu'un colectivo passera vers 16 heures, mais l'horaire nous dit-on est fluctuant, mais pas de souci nous pouvons patienter en toute sécurité. Nous buvons une bière. L'heure prévue est dépassée depuis longtemps, mais à nos questions il nous est répondu de ne pas s'alarmer. Après 16h30, un gros camion avec une benne type bétaillère à ciel ouvert s'arrête. On nous invite à y monter, en nous précisant que c'est le colectivo. Le chauffeur nous ouvre la haute porte arrière et nous rejoignons dans un espace de poussière à ciel ouvert les trois Indiens blottis au fond derrière la cabine. Durant trois heures nous allons vivre une expérience unique en étant secoués de manière invraisemblable le long d'une piste qui passe au milieu d'un univers de pics totalement féeriques. Nous passerons un col à 4800 mètres. La longue montée vers ce col nous ouvre un espace d'une beauté infinie. Les Indiens sont particulièrement accueillants. Outre les deux hommes et la femme assis avec nous au fond de cet enclos en bois que constitue la remorque, deux Indiennes et un Indien sont assis en hauteur au niveau du toit de la cabine. Une fois le point haut atteint, je pensais que le panorama extraordinaire, qui nous surplombait durant cette heure de montée, allait disparaître. En effet en plongeant sur l'autre versant tout change. De magnifique, le paysage devient franchement stupéfiant. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Surtout le soir lorsque la lumière oblique donne des teintes presque irréelles. Le Huscaran s'est découvert jaillissant, masse sombre par le rocher et éclatante par la glace. Il nous domine de ses 6700 mètres, dégageant une impression de sauvagerie indomptable, montagne envoûtante. Face à cette masse énorme jaillissant tout en puissance massive, le Nevad Huandoy, s'élevant lui aussi à plus de 6000 mètres déploie au soleil couchant ses immenses draperies glacées et élancées sur des pentes d'une raideur à couper le souffle. En effet, du fait des conditions climatiques différentes de celles de l'Europe et de l'Asie, la neige tient sur des pentes plus raides que dans les autres massifs montagneux dans d’autres continents. Il en résulte ces formations de neige et de glace qui s'élancent dans le ciel, défi à la gravitation. Les Indiens s'excitent un peu à ce spectacle et l'un d'eux me demande mon appareil photos et fait une série de photos magnifiques. En effet, il se tient mieux en équilibre que moi dans cette remorque, alors que nous descendons à toute vitesse un chemin mal pavé. Les deux Indiennes en hauteur, avec le froid de la nuit qui vient, nous rejoignent dans la benne. L'une est institutrice dans un village éloigné et fait ce trajet chaque semaine. La nuit tombe complètement. Nous nous enfonçons dans une gorge, surplombée d'immenses parois rocheuses verticales. Que le site est sauvage.

Le trajet durera 3 heures et nous roulerons à mon avis de l'ordre de 80 à 100 kilomètres. Vers les 19h45 nous arrivons à la ville de Yungay, qui a la sinistre particularité d'avoir été complètement détruite lors du tremblement de terre de 1970. En effet un immense pan du Huscaran, glace, boue et roche, avait déferlé sur la ville. Cette vague minérale avait mis deux minutes pour atteindre la cité et ensevelir ses 20 000 habitants. Le lieu a été conservé en l'état et constitue un immense cimetière sans tombe commémorant les victimes du drame. Nous y repasserons en vélo lorsque nous reprendrons notre itinéraire vers le sud. Nous disons au-revoir aux Indiens qui éclatent de rire, en constant qu'une Indienne à qui j'avais prêté mon Kway, par étourderie et pas intentionnellement oublie de me le rendre en descendant.

Au terminal de la ville un colectivo plus classique nous ramène à Caraz. Expérience de deux jours conduite à l'arrache. Arrivés sur la «Plaza des Armas» une fois de plus la campagne électorale bat son plein. Un bruit infernal monte d'un stand monté sur lequel, un orateur surexcité hurle de façon hystérique et invraisemblable devant une petite foule d'Indiens. Les Indiennes sont habillées de façon traditionnelle, avec de grands chapeaux et des vêtements de couleurs vives. En longeant la place, alors que je me bouche les oreilles, un feu d'artifice explose juste au-dessus de nous et je crains de recevoir quelques boules incandescentes. L'Amérique du Sud ça vit! Une fois posées nos affaires nous allons dîner en retraversant la place à l'agitation de folie.

J45 vendredi 1 octobre

Caraz

La nuit n'est pas très bonne, mélange de fatigue et d'interrogations. En effet, malgré les choses fabuleuses que nous avons faites et vues, j'ai la sensation de m'éloigner du projet pour lequel je me suis engagé, Quito Santiago à vélo. Lorsque je fais le décompte des jours, je trouve que nous avons passé la moitié de notre temps à des activités autres que pédaler vers Santiago. Le parcours me paraît déjà tellement long, et de me disperser, entre problèmes techniques, attente et activités certes intéressantes mais annexes, entame ma motivation et me plonge dans un certain état de malaise. Jusqu'à présent les voyages à vélo que j'ai effectués étaient rondement menés, axés presque uniquement sur le fait de pédaler. Les autres activités nécessitant du temps, je les vis un peu comme une entrave au projet. Je sais que si je n'adhère pas j'ai tout loisir de m'arrêter et rentrer à la maison ou de partir seul. Voilà, j'ai un peu de vague à l'âme. Ce matin je suis même allé me renseigner sur les vols Cusco Lyon, de fois que je décide d'arrêter mon voyage dans cette ville.

Aujourd'hui, repos, nous avons quelques traces de notre balade éclair. En ce qui me concerne, outre quelques courbatures, un début de sciatique me tire la fesse droite. Mais je ne pense pas que le vélo amplifiera la douleur. Alain a récupéré par le chauffeur d'un colectivo son guide Pérou Bolivie et sa méthode d'espagnol, oubliés à l’étape précédente. La mienne, méthode assimil, a disparu, comme un certain nombre d'autres choses dans le sac qui s'est envolé à Trujillo. Mais comme vient de me l'écrire mon fils, il ne me reste qu'à appliquer la devise que je lui ai enseignée: si tu perds quelque chose tu t'en passes.

SUITE A VENIR
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Itinéraire trek dans la région de l'Ausangate (Pérou)
Bonjour a tous

Au mois de septembre nous envisagons un trek dans la région de l'ausangate. L'itinéraire classique est de faire le tour en partant Tinke. Mais j'aimerais savoir si il y a d'autres trek de l'ausangate moins compliqué physiquement et avec de magnifiques paysages? Même si nous aimons marcher et faire des treks, nous ne recherchons pas le défi physique mais avant tout la beauté des paysages (glaciers, lagunas, alpagas, etc....). Nous n'avons pas du durée de trek specifique.

Merci d'avance pour vos infos
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Trek pour arriver au Machu Picchu
Bonjour voyageur, Nous sommes deux couples et nous souhaitons faire un trek pour arriver au Matchu Pitchu vers le 19-20 avril 2016. Nous aimerions avoir un guide qui parle français de préférence. Avez vous des agences a nous proposer, un trek a nous suggérer? Merci d'avance!! Elodie
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Rencontrer et vivre avec les locaux au Pérou
Hola la gente!

Je suis actuellement en voyage seule au Perou et a ma grande surprise, je suis desesperee de voir a quel point il est difficile de sortir du circuit touristique normal...

Je ne suis qu'au tout debut de mon voyage, mais deja j'ai la sensation qu'il ne ressemblera pas a l'idee que je m'en faisais... Je pensais en effet, comme lors de mon voyage en Afrique de l'Ouest en 2007, rencontrer des locaux curieux d'echanger, ouvrant leur porte aux voyageurs... Au lieu de cela, je me rend compte que tous ont une certaine habitude a voir nos visages de blancs debarquer chez eux... Ca me met mal a l'aise ce tourisme massif!

Aussi je viens a vous savoir si a tout hasard vous connaitriez une association locale ou autre qui me permettrai de vivre des experiences humaines differentes des typiques visites touristiques...

Je suis actuellement a Paracas, je pense d'ici demain faire route sur Ica, puis (forcement) Cusco... Et ensuite, histoire d'etre certaine de rencontrer moins d'europeens, direction la foret Amazonnienne, dans le parc national de Manu...

Je poursuivrais mon voyage sur la Bolivie et j'avoue avoir espoir de passer du temps autour du Lac Titicaca ( certainement le cote le moins touristique des deux!) pour apprendre les techniques de constructions locales, avec les locaux.

N'hesitez pas a me donner toute information. Muchas gracias! Y hasta luego!
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Les lagunas de Cocha Grande (et voisines) Nevado Huaytapallana par ses propres moyens
Bonjour a tous ! (desole pour les accents, le qwerty c'est pas top)

Actuellement dans le chanchamayo, je me demandais s'il etait possible de gagner les glaciers du Nevado Huaytapallana sans passer par un "tour" (j'ai vraiment envie d'avoir la paix).

J'imagine bien que les bus entre Huancayo et Satipo doivent s'arrêter a Comas mais cela me paraît ensuite compliquer d'acceder a ma destination.

De l'autre coté, y a t-il des collectivos de tout poil qui passe vers le restaurant Virgen de las Nieves ? J'imagine qu'ils arriveraient de Huancayo, mais pour aller ou ?

Je continue a me renseigner de mon coté mais si quelqu'un a des infos, je prends.

Au plaisir de vous lire (ou pas)
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Ascension dans la cordillière blanche au Pérou
Bonjour,

Nous aimerions faire un sommet dans la cordillière blanche en mai. Nous avons fait le Cotopaxi l'année dernière ainsi que le Huayna Potosi encore avant, quel sommet me recommanderiez-vous ? Est-ce que l'Alpamayo est difficile ?

Merci,

Paucar
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Trajet en bus Ayacucho-Cuzco au Pérou
Bonjour !

je compte faire un grand voyage en amérique du sud pour la fin de l'année (tout le pérou-chili-bolivie et argentine), tout parait simple grâce à la mine d'informations fournie par les VFistes! et Merci !!!

Pourtant je suis resté étonné à la connaissance d'un détail: le trajet de bus AYACUCHO-CUZCO au pérou dure 24H selon certains VFIstes 😮!!!! mais sans dire plus de leur part... Est-ce vrai? au su de l'itinéaire relativement court sur la carte en dépit du massif andin?

je compte suivre l'itinéaire Lima-cuzco en bus et en m'arretant par étapes, La Oyola, huancayo, ayacucho, Cuzco et j'en ai déjà les vertiges au su de certaines données qu'il me faudra confirmer :🤪

A Partir de Lima (ville de départ de notre périple) jusqu'à La Oyola il y a un pic de 4500metres, est ce prenable compte tenu qu'on ne sera pas vraiment acclimatés à l'altitude? ya-t-il des villes ou villages à s'arrêter sur l'itinéaire afin de faire le trajet par paliers? ou bien faudra-t-il foncer tout droit en machant de la coca dans le bus 😉 ?

Et enfin : pour la laison bus Ayacucho-Cuzco, est ce une route très diffficile? tant physiquement que psychologiquement (la durée du voyage + l'altitude + l'état des routes) ? est ce possible de faire plusieurs arrêts ou le bus trace tout droit jusqu'à Cuzco?

je n'ai pas beaucoup trouvé de post sur cet itinéaire et je regrette vivement que la ligne de train Lima-huancayo soit fermée...🙁 c'aurait été magnifique et plus tranquille!

Merci de vos réponses et de vos lumières sur le sujet !😉
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Machu Pichu fermé aux visites?
Une rumeur circule, selon laquelle le Machu Pichu seront désormais interdits aux touristes 😕 ! Info ou Intox ?

Quelqu'un sait-il ?

Muchas Gracias
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Séjour dans la réserve de Nor Yauyos-Cochas (Pérou)
Nous arrivons à Lima en décembre , nous aimerions commencer notre voyage au Pérou par un séjour dans la reserve de Yauyos Conchas ... est il possible de rejoindre Vilca ou Huancaya à partir de Lima en bus ? Y a t’il des herbergements bon marché ? Est il possible de repartir directement vers Huancayo ?
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Trek du Choquequirao vers le Machu Picchu
Salut les marcheurs,

Voici un retour d'expérience sur le trek du Choquequirao vers le Machu Picchu. Belle alternative au, très cher, chemin de l'Inca ou au, très peuplé, trek du Salkantay. Date : début mai 2018 Durée : 7 jours de Cusco à Cusco Effectué en autonomie, 2 personnes en tente Les distances sont telles que mapsme et les dénivelés sont donnés à titre indicatif (montre non gps)

Jour 1 : Cusco - Camping Santa Rosa Baja via Cachora. 4h de bus, 1h30 de collectivo. 12km, -1359, +607. Départ de Cusco à 6h en bus avec la compagnie Ampay depuis le terminal terrestre. 20 soles pp. Demander au bus de vous arrêter au Ramal de Cachora. Des collectivos vous emmèneront jusqu'à Cachora où vous pouvez démarrer le trek ou bien jusqu'au col de Cachora ce qui vous fait gagner 10-12 km. Nous avons pris le collectivo jusqu'au col. 60 soles pr le voyage. Il y a de quoi se ravitailler à Cachora. Au col il est possible de dormir et de manger. Ravitaillement sommaire. Possibilité de prendre une mule et un arriero aussi. L'étape est typique du trek, ça descend jusqu'au rio et puis ça monte jusqu'au camping Santa Rosa Baja. Possibilité de manger à ce camping et douche froide. 5 soles par tente, 9 soles le repas. Au cours de cette étape, on passe par Chiquisca où il est possible de dormir, manger et de se ravitailler. Il est aussi possible de dormir au bord du rio à Playa. Nous on a continué jusqu'à Santa Rosa Baja pour se rapprocher au max de Choquequirao.

Jour 2 : Santa Rosa Baja - Camping Choquequirao via visite du site. 15km, +1508, -757. Ca monte sévèrement jusqu'au village de Marampata et ensuite assez tranquille jusqu'au camping du site. Au village possible de manger, dormir et se ravitailler. Accès au site 60 soles (inclus le camping). Douche froide. Arrivée au camping du site à 11h. Visite du site après midi.

Jour 3 : Camping Choquequirao - Maizal. 12km, -1314, +1511. Journée qui tape un peu. Se lever tôt pour le lever de soleil sur le site. On a pris le raccourci qui suit le canal d'eau jusque tout en haut du site. Superbe. Passage du col, descente jusqu'au rio blanco, baignade et remontée jusqu'à Maizal. On croise beaucoup moins de monde. A Maizal il y a deux camping. On a pris celui de droite où il n'y avait personne même pas le proprio mais normalement il semblerait qu'on puisse y manger. Douche froide et vue incroyable. On a rien payé.

Jour 4 : Maizal - Yanama. 8km, +1024, -565. Col à 4200 à passer sur cette journée, donc on a mit un peu de temps. Au col une petite dame vend quelques produits et un bon snickers nous a remonté le moral. Belle descente sur Yanama avec vue incroyable sur le massif de Chukitakarpu. Arrivée à Yanama sur le coup des 13h, camping chez Esteban qui nous a fait à manger. 10 soles le repas pp et 5 soles la tente. Pas de collectivo ce jour donc repos l'après midi et départ le lendemain sur une route plus qu'aérienne.

Jour 5 : Yanama - Agua Caliente via Ccapac Nan. 4h de collectivo, 20km, +836, -963. Départ en collectivo à 7h. Après 4 heures de route (35 soles pp) il nous dépose avant Santa Theresa et juste après Playa à un camping qui s'appelle Ccapac Nan (voir mapme) où un chemin vous amène jusqu'à hydro via une vue sur le Machu. Arrivée à Hydro à 17h, pas assez de cash pour prendre le train et de toute façon c'est hors de prix. Marche sur les rails la nuit, arrivée au camping un peu avant Aguas à 20h. 15 soles la tente. Journée un peu fastidieuse, possibilité d'aller jusqu'à Santa Theresa avec le collectivo et d'en prendre un autre jusqu'à Hydro. L'alternative à ce jour 5, c'est de le faire à pied depuis yanama en deux jours.

Jour 6 : Visite du Machu Picchu Machu l'après midi, moins de monde. Montée et descente à pied.

Jour 7 : Aguas Caliente - Cusco Marche le matin le long des rails. Collectivo de Hydro à Santa Theresa, de Santa Theresa à Santa Maria et de Santa Maria à Cusco. Option très longue 40 soles pp. Le mieux semble être d'attendre les premiers bus directs de Hydro à Cusco en début d'après midi.

Pratique : Le meilleur remède pour les moustiques c'est pantalon long et manche longue. Filtreur à eau ou pastille. Prenez de la nourriture au cas où les proprio des campings ne soient pas là. Pas mal de sucre car les montées font suer. Chapeau car beaucoup de soleil. Du cash en petite coupure.
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Trek Huayhuasch
Bonjour,

Je vais trekker sur le tour de Huayhuasch mi juin.

J'aurai des avis et conseils à vous demander:

En effet, je trouve trop long l'acclimation que m'a proposé le guide enfin que ses clients ont choisi! Je crains m'ennuyer à Huaraz pendant le repos. Quelqu'un a t'il fait les lagunes Churup et 69, , y at'il des difficultés techniques ou physiques et de l'attention? je trouve trop dur la lagune Churup, je ne suis pas expérimenté pour grimper et d'autant plus que c'est beaucoup d'effort pour débuter en douceur avant le trek!

Puis enfin, pour le retour est ce que visiter Lima peut se faire seul? Je crains l'insécurité vu que j'aurai un reflex haut de gamme!

voilà le programme:

17 jours / 16 nuits au Pérou

Du 17 juin au 3 juillet 2016

JOUR 1 Arrivée à Lima, accueil par un membre francophone de notre équipe et transfert à votre hôtel dans le quartier de Miraflores. JOUR 2 Bus pour Huaraz JOUR 3 journée libre JOUR 4 Excursion à la lagune Churup à l’eau bleue verte, elle est due à la fonte des glaces du sommet Churup qui se situe dans la Cordillère Blanche. Nous partirons à l’est de la ville de Huaraz et passerons par les villages d’Unchus et Llupa pour arriver au camp de base de Pitec à 3850 m. Nous entrerons alors dans le Parc National Huascarán où nous débuterons notre randonnée jusqu’à la lagune. Nous aurons une superbe vue sur le glacier Churup qui est entouré d’énormes blocs de pierre. Retour à Huaraz pour la nuit. JOUR 5 Excursion au Lac 69. Départ de Huaraz très tôt. C'est après environ 2h30 de route que vous arriverez à Cebollapampa, départ de la marche à 3900 mètres. C'est aller-retour de 14 km qui vous attend, afin d'aller admirer l'un des plus beaux lacs de la cordillère Blanche, le lac 69 à 4600 mètres. Retour à Huaraz en fin de journée. JOUR 6 TREKKING DE 10 JOURS AUTOUR DE LA CORDILLERE HUAYHUASH Trekking jour 1 Départ tôt le matin de Huaraz pour 4-5h de route en direction de Quartelhuain, lieu de départ de notre trekking dans la cordillère Huayhuash. Nous commencerons à marcher en début d'après midi et entamerons directement notre trekking pas le col de Cacanupunta à 4690 m. Puis, nous redescendrons jusqu'au village de Janca dans la Quebrada Caliente avant de remonter légèrement jusqu'au lac de Mitococha où nous établirons notre campement. Ce sont un peu moins de 10 km qui nous attendent pour cette première journée en douceur. JOUR 7 Trekking jour 2 Aujourd'hui 9 km sont au programme. Après un bon petit déjeuner complet préparé par notre cuisinier, nous attaquerons le col de Punta Jirishanca (4750 m). A ce moment-là nous passerons entre les sommets Jirishanca Chico et Co Yanayana. Puis en redescendant nous passerons à proximité du lac Alcaycocha avant de continuer notre marche jusqu'au lac Carhuacocha où nous poserons le campement pour la nuit. JOUR 8 Trekking jour 3 Pour ce 3ème jour de marche nous aurons le droit à une percée dans le massif de la cordillère Huayhuash. En effet, nous emprunterons un sentier au plus près du flanc des sommets majeurs et particulièrement du Yerupaja (6617 m). Ce ne sont pas moins de 4 lacs d'altitudes auxquels nous aurons le droit durant cette journée qui est certainement l'une des plus belles que propose ce trekking dans la cordillère Huayhuash. JOUR 9 Trekking jour 4 Une dizaine de kilomètre et un col à 4750 m sont au programme de la 4ème journée. Durant cette journée nous passerons à proximité du lac Sueroccocha et de l'immense Viconga qui s'étend sur environ 1500 m². En arrivant à Atuscancha nous pourrons nous relaxer dans les eaux thermales. JOUR 10 Trekking jour 5 Petite journée de marche aujourd'hui, moins de 9 km sont suffisant pour rallier notre campement mais il faudra tout de même passer le col de Punta Coyoc à 4950 m. Après le passage de ce col nous arriverons dans la Quebrada Huanacpatay dans laquelle nous poserons notre campement. JOUR 11 Trekking jour 6 Plus de 18 km, un col à 5000 m. Voilà le peu qui vous attend pour cette 6ème journée de trekking dans la cordillère Huayhuash. C'est clairement la plus longue journée et elle démarre fort avec le col du Mirador San Antonio à presque 5000 m. Heureusement la récompense est belle, le col vous offre un point de vue exceptionnelle sur la partie Sud-Ouest du majestueux massif de la cordillère Huayhuash. Puis, le reste de la journée, nous redescendrons progressivement le long du Rio Calinca jusqu'au village de Huayllapa. JOUR 12 Trekking jour 7 Au 7ème jour de notre trekking dans la cordillère Huayhuash nous nous trouvons à la pointe Ouest de la cordillère. Nous monterons jusqu'au col de Tapush Punta à 4750 m et nous nous arrêterons juste après son passage. Nous serons alors dans la Quebrada Gashapampa où nous nous installerons pour la nuit. JOUR 13 Trekking jour 8 Aujourd'hui nous passerons notre dernier grand col, le Yaucha Punta (4847 m). Avant de redescendre jusqu'à la Laguna Jahuacocha. En chemin nous pourrons apprécier une fois de plus la beauté des paysages qui s'offrent à nous lors de notre trekking dans la cordillère Huayhuash. JOUR 14 Trekking jour 9 Journée d'observation depuis le campement de Jahuacocha. vous pourrez marcher le long du Lac et découvrir la flore et la faune locale. Possibilité de monter jusqu'au lac Solteracocha (4120) voire jusqu'à Rasakcocha (4450). JOUR 15 Trekking jour 10 Pour notre dernière journée de marche nous rallierons le village de Llamac où nous attendra un véhicule d'Alpa-k. Le retour sur Huaraz est prévu pour la fin de journée. Nuit à Huaraz.

JOUR 16 Dans la matinée vous prendrez votre bus en direction de Lima. Vous arriverez en fin d’après midi au terminal et serez transférés à votre hôtel. Nuit à Lima. JOUR 17 Transfert à l’aéroport de Lima pour prendre votre vol international

Fin du voyage

Merci d'avance pour vos conseils.

Stéphane
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Trekking vingtaine de jours au Pérou ou au Chili?
Bonjour a tous, Je suis a la recherche d' informations sur un trekking que vous pourriez me recommander et qui serait selon vous un Top, soit au Perou ou bien au Chili... Je ne suis pas encore arrete sur un de ces 2 Pays, ma priorite et de faire un tres jolie trek!!! J' ai deja fait des treks en Colombie et au Nepal, sans guide et sans porteur.... Nous partirions entre la mi novembre et un retour fin janvier, j'ai vu pas mal d' avis sur le trek au chili Torres del Paine; en plus je n' ai pas eu encore l' occassion de visiter le chilli!!! J' aimerai avoir votre avis, sur la destination a privilegier... Au Perou le trek Huayhush a l' air tres interressant aussi mais est ce le meilleur???, est ce que ces 2 treks doivent ce faire en autonomie complete???? ou est' il possible sur le chemin de ce procurer nourriture et peut etre y a t'il des gites??? Concernant les prix, je crois qu' il est necessaire de payer au Perou pour poser sa tente, est ce la meme chose au Chili???; et en thermes de prix qu' elle est le plus avantageux des deux, mon budget etant "raisonnable", voir short!!!! En bref sur 15 a 20 jours de treks qu' elle sont mes possibilites: Huayhuash, le Torres et Quoi d' autres de Sympa a me recommander selon votre experience???? Merci a tous pour le temps que vous accorderez a ce message.... Best regards!!!!
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Trek de l'Ausangate et Canyon del Colca au Pérou
Bonjour à tous! J'ai pour projet de partir avec ma compagne au pérou début juillet, et de faire plusieurs treks, tels que le canyon del colca, salkantay trek et l'Ausangate.

J'ai quelques questions concernant l'Ausangate au niveau topographie. En effet je ne trouve pas de cartes détaillées de cette région. J'ai le livre de vincent geus mais je ne pense pas que c'est suffisant. Je compte partir de Tinki jusqu'à Phinaya. J'ai vu qu'on pouvait prendre des cartes sur Cuzco chez South American Explorers mais j'aurais bien aimé les avoir avant.

De même pour le canyon del colca ( mirador de Tapay-cabanaconde) même si je pense que c'est moins difficile de se repérer là-bas.

Merci d'avance!!
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Trek Huayhuash
Bonjour, Je suis en train de préparer mon voyage de juillet - Aout 2014 et je cherche quelques infos sur le trek Huayhuash

Je suis en famille (avec ma femme et 2 enfants)

On pense le faire peut-être sans guide si :Est-il facile de trouver un endroit pour poser la tente? oui les seules lieux pour poser la tente sont des "camping"?Le parcours est-il roulant ou plein de caillasse? (car j'utilise un chariot maison type carrix pour transporter la nourriture pour 10 jours)Si jamais, on le fait avec guide local (je parle espagnol et on a tout le matos de camping), avez-vous une idée des prix pratiqué si on passe directement avec un muletier?

Merci de votre aide
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Trek du Salkantay et Santa Cruz en septembre, température la nuit?
Bonjour,

Je vais faire en septembre le trek du Salkantay et celui de Santa Cruz. J'aimerais savoir à quelle température en moyenne je peux m'attendre le soir sous une tente? Pour savoir comment m'équiper au mieux. J'ai fouillé sur tout le forum et je n'ai pas trouvé la réponse à cette question. Merci d'avance à ceux qui pourraient m'éclairer.

Sinon, que conseilleriez vous pour un trek d'un jour à Huaraz?

PS: on sera à peu près acclimatés quand on viendra à Huaraz

Merci d'avance
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Livre "Les Lances du Crépuscule" de Descola
"Ethnologue majeur de notre époque, Philippe Descola a écrit l'un des plus grands livres concernant une population encore méconnue de l'Amérique du Sud, les Jivaros. [...]

Cet ouvrage dont l'écriture débute à la fin du mois d'octobre 1976 et qui fut rédigé tout au long d'une décennie, relate la découverte et la résistance d’une branche des Jivaros que l’on nomme Achuar, les gens du palmier d’eau. Vivants dans la jungle de Haute-Amazonie, plus précisément entre l’Equateur et le Pérou, ils furent longtemps protégés des contacts avec la civilisation occidentale en raison de leur terrifiante réputation de réducteurs de têtes. La guerre revêt une place toute particulière dans leur société et s’avère être bien plus qu’une condition de leur indépendance : elle structure la société en renforçant la solidarité, confère du prestige aux guerriers les plus valeureux, et permet entre autre le renouvellement rituel des âmes. L’auteur s’attache tout au long du récit à retracer la naissance d’une profonde amitié qui va le lier à ce peuple, et dresse les grandes étapes d’un parcours initiatique à travers les mythes, les chants magiques, l’omniprésence des rêves où l’acte vient puiser son sens, et les secrets chamaniques. Il restera trois années en leur compagnie." http://inton.over-blog.com/article-321337.html (l'article n'est pas de moi)

Un bouquin massif, dense, qui décrit la culture des fameux Jivaros... Evidemment il ne s'agit pas là d'un "bête" récit de voyage mais d'ethnologie pure... Passionnant... 450 pages inestimables...
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Bolivie-Pérou cet été: excursion dans la forêt amazonienne, trek en montagne?
Bonjour,

Je prépare actuellement un voyage de 6 semaines en Bolivie et au Pérou pour cet été. J'ai lu le guide du routard de cette année et j'ai trouvé des excellentes suggestions pour la planification de mon itinéraire et de des endroits qui semblaient être les plus agréables. Je prévoit passer environ 3 semaines en Bolivie et environ 3 semaines au Pérou. Mon itinéraire ressemble sensiblement aux autres membres.

Cependant, j'aurais une question relativement à l'endroit que vous croyiez le plus intéressant pour faire une excursion de quelques jours dans la forêt amazonienne et peut-être si possibles découvrir les peuples indiens qui y vivent encore.

De plus, j'aimerais aussi faire un trek en montagne de quelques jours aussi.

Bref, j'aimerais si possible avoir votre avis sur ses excursions

Merci d'avance
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Trek du Salkantay pour le Machu Picchu: sans guide?
Hi !

Après d'interminables recherches plus ou moins fructueuses , je m'en remet au contact direct qui j'espère m'éclaircira les choses.. Donc voilà , je voudrais savoir si il est définitivement possible ou pas de rejoindre Aguas Calientes à pied en partant de Mollepata. ( village accessible en bus depuis Cuzco, départ du Salkantay trail )

Certains disent qu'il est possible d'éviter la "douane" à l'entrée du trail , et d'éviter les points de contrôle sur la route. d'autres parlent d'une alternative au trail , non payante , via santa teresa. ( mais le départ est sur la même route alors comment prouver que l'on ne va pas prendre THE salkantay trail? ) d'autres disent encore que l'on peut prendre un guide pas cher ( qu'est ce que pas cher dans ce cas?) pour rejoindre Aguas Calientes , à Mollepata , et c'est moins risqué.

J'éspère vraiment que quelqu'un ici bas pourra me donner une réponse concrète , et éviter les mauvaises surprises sur place ! ( du genre le guide a 150e par personne ou carrément stoppés a l'entrée du track )

Merci d'avance !!
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Pérou: faire l'Inca Trail sans agence?
Bonjour !! Nous sommes deux et nous partons 4 mois au Pérou à partir de septembre. Dans notre itinéraire figure le Inca trail à la mi décembre. Dans le guide du routard ils disent qu'on ne peut plus le faire seul , et passé par une agence c'est franchement pas donné. Peut on malgrés tout faire le chemin des Inca seulement à deux, sans agence? Et que risque t on si ce n'est pas autorisé et qu'on se fait prendre? Merci à vous pour vos réponses!!!
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Faire le trek du Salcantay ou de la Cordillère Blanche au Pérou?
Bonjour,

Je prépare un voyage de 28 jours au Pérou et en Bolivie pour cet été et je ne vais pas avoir le temps de faire tous les treks que je souhaitais, je pense qu'il va falloir que je choisisse entre le trek du Salkantay (l'idée d'arriver à pied jusqu'au Macchu Pichu me tentait bien) et un trek de 4-5 jours dans la Cordillère blanche. Pour ceux qui ont l'expérience des deux, à votre avis à quoi vaut-il mieux renoncer ?

Merci de votre aide
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Randonnée du Machu Picchu au lac Titicaca à pied
Bonjour tout le monde,

je prévois éventuellement visiter le pérou pour un vingtaine de jours probablement en avril. J'ai fait beaucoup de recherche mais j'atteris tout le temps sur des agences où un sujet qui n'est pas pertinent.

Je voudrais relier le macchu picchu au lac titicaca à pied, je transporterais ma tente et mon sac de couchage. Y a-t-il un sentier parcourant les andes qui part du macchu picchu jusquau lac en passant par tous les autres temples? est-ce pour les touristes? Y a t il des petit village en cours de route pour se ravitailler? Peux ton le faire en solo routard? ou estce obligatoire d'avoir un guide. Combien de jours?

Désolé pour toute les questions mais je ne les trouvent nulle part:S Merci!
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