Bonjour,
Tout d'abord, merci à tous ceux qui avaient laissé leurs messages, conseils, carnets de route ... sur les forums relatifs à la Namibie.
Leurs expériences nous ont beaucoup aidé à monter seuls et sans intermédiaire notre séjour de 4 semaines en Namibie (16 avril – 17 mai 2009).
Si cela peut aider de futurs voyageurs dans ce pays magnifique et superbe, voici notre expérience personnelle.
J1 : PARIS - FRANCFORT(Lufthansa 17h55 -> 18h10)) Récupération des bagages et enregistrement
Francfort-Windhoek (Air Namibia / 22h40 -> 7h40)
Nous avions acheté nos billets mi-novembre après avoir mis notre itinéraire sur papier et contacté directement le loueur de 4 x4 et les différents hébergements.
J2 : WINDHOEK
Arrivée 7h40. Récupération GPS et Tél.Sat chez Be Local à l’aéroport, Récupération 4x4, installation à l’hôtel Pension STEINER, visite ville à pied, permis au MET, courses alimentaires, dîner chez NICE-Ecole de cuisine namibienne ..)
AFRICAN TRACKS pour le 4 x 4 (RAS, sérieux et bon véhicule)
Ministry of Environment and Tourism MET, 2nd Floor FGI House, Post Street Mall Windhoek
Pension STEINERN$685 (chambre double & petit déjeuner) à 10 minutes à pied du centre ville et à 5 minutes d'un immense supermarché PICK & PAY / NICE N$420 pour 2 (plat, dessert, vin et eau)
J3 : WINDHOEK - MARIENTAL(B1 Sud – 4h)
Nuit au campsite du Bagatelle Kalahari Game Ranch (N$125/pers/nuit). Campsite très agréable, beaucoup d’espace, eau courante, barbecue, bloc sanitaires individuels, pas d’électricité et très bon accueil. Sundowner drive à 15h. Dîner buffet (N$200/pers vin et eau inclus).
J4 : Désert du KALAHARI
Morning drive, la nature, les dunes rouges, le ciel bleu et la végétation jaune et verte, oryx, springbok, autruche ...
Nuit au campsite du Bagatelle Kalahari Game Ranch. Essence et supermarché à Mariental
J5 : MARIENTAL- KEETMANSHOOP(B1 sud - 4h)
Nuit au campsite de la Quiver Tree Forest (N$80/pers). Dîner à la ferme (N$180/pers vin inclus). Très bel endroit, la forêt de Kokerboom, les roches pourpres et noires, les moutons Caracul et le Giant's Playground
J6 : KEETMANSHOOP - FISH RIVER CANYON (B4 vers Lüderitz puis C12 - 4h via HOBAS et le Fish River Canyon)
Le Fish RIver Canyon : impressionnant surtout pour ceux qui ne connaissent pas celui du Colorado.
Nuit au Canyon Lodge. Très beaux paysages (grandes plaines et rochers teintés de rouge au soleil couchant). Dîner buffet (N$200/pers vin inclus)
J7 : FISH RIVER CANYON(C37 vers Ai-Ais)
Le site de Ai-Ais était encore en plein travaux. Donc pas grand chose à voir. Une journée que l'on aurait pu "économiser" mais on ne le savait pas et la route différente des autres est très belle. Nuit au Canyon Roadhouse. Dîner à la carte (N$160/pers vin inclus)
J8 : FISH RIVER CANYON - AUS(C12 puis B4 Ouest – 3h30)
Nuit au campsite du Klein Aus Vista (N$150/emplacement). Pas de point électrique le lieu est sauvage et intact. De très belles balades à faire à pied. Le point d'eau de Garub où viennent les chevaux sauvages est à une vingtaine de kilomètres (Si l'on est patients, on peut voir arriver un groupe de chevaux). La route est totalement asphaltée (donc moins de charme) mais le paysage est splendide en fin de journée. Dîner buffet (N$180/pers vin inclus)
J9 : AUS - LÜDERITZ(B4 Ouest – 2h)
Lüderitz, c'est uneville, un peu "désordonnée", un mélange de bâtiments moches et de très belles maisons de l'époque allemande. Beaucoup de charme tout de même. Pour aller visiter la ville fantôme de Kolmanskop (c'est à voir car il s'y dégage une atmosphère particulière), il est possible de le faire depuis Aus sans séjourner à Lüderitz : 125km de route magnifique entre Aus et Lüderitz. Aller-Retour largement possible dans la journée. Permis Kolmanskop à acheter au Lüderitzz Safaris & Tours dans Bismarck Street ou directement à l’entrée de la ville. Nuit au Nest Hotel
J10 : LÜDERITZ - FERME KOIIMASIS (B4 Est, C13 puis D707 – 4h)
Route C13 et surtout D707 magiques. Nuit au campsite de la ferme Koiimasis (N$250/emplacement). Pas d’électricité mais lieu absolument superbe (chevaux, rochers, beaucoup d’espace, sanitaires communs hyper propres). Vente de viande congelée marinée, préparée par Anke, la propriétaire de la ferme (N$175 pour 2 steaks de koudou et 2 steaks d’autruche). Superbe ballade de 2h environ qui vous permet de rencontrer un « murmureur » (méthode douce pour « dresser » les chevaux)
J11 : FERME KOIIMASIS - HAMMERSTEIN LODGE via DUWISIB (D707, C27, D826, D831, C19 Ouest - Tsaris Pass – 4h)
Beaucoup de couleurs et de paysages différents. Nuit au hammerstein Lodge (on voulait voir leurs félins, caracals, guépards et léopard). C’est un bon lodge mais l’ambiance y est un peu ‘rigide’. Dîner buffet barbecue est très copieux (N$180/pers vin inclus)
J12 : HAMMERSTEIN LODGE - SESRIEM (C19 Est, D827, C27 – 3h)
Il faut prendre la C27 (route magnifique.Nuit au campsite de Sesriem (N$300/pers/nuit). Le camping sans doute le plus cher de Namibie, beaucoup de monde et sanitaires pas très propres mais on est à l’entrée des dunes. Eau mais pas d’électricité que l’emplacement. Après-midi dans les dunes. Beaucoup de chacals dans le camp la nuit (curieux, voleurs mais pas méchants). Dîner buffet au restaurant du camping (N$150/pers vin inclus).
J13 : SESRIEM
Survol en montgolfière (Namib Sky Safari) au lever du jour (On vous prend au camping à 5h30, décollage vers 6h30 - survol 1h environ puis petit déjeuner au champagne au milieu de nulle part – Très cher mais splendide). Fin de journée à Sossusvlei et DeadVlei. Moins de monde qu’au matin et très belles couleurs. Nuit au campsite de Sesriem . Dîner à la carte au restaurant du camping (N$120/pers vin inclus)
J14 : SESRIEM - SOLITAIRE (Kuangukuangu) (C19, C14 et D1275 – 3h)
Un peu plus de monde sur les routes C19 et C14 mais ce n'est pas non plus l'embouteillage. Nuit à Kuangukuangu (90€ /nuit/2pers. A 3 km du Barchan Dunes - dîner possible au Barchan Dunes, avec Willem et Hannetjie, les propriétaires très accueillants N$250/pers vin inclus).
Kuangukuangu, c’est une maisonette juste pour 2, au milieu de nulle part, avec vue sans limite depuis la chambre, Donkey system pour l'eau chaude, WC et douche avec le ciel pour toit …. Le calme, l’espace sans limite … Le BONHEUR ....
J15 : SOLITAIRE - WALVIS BAY (C14 – 4h30)
La route C14, c'est 6 paysages différents. Un peu plus de voitures mais que c'était beau (il faut prévoir 4h30 de route tant les arrêts photos sont nombreux !). Walvis Bay est une ville, étendue mais pleine de charme (très belles maisons, beaucoup de couleurs, très propre). Etape obligée pour aller à Sandwich Harbour ou faire une sortie en bateau moteur dans la lagune.
Nuit au KLEINES NEST (N$600 la chambre double avec petit déjeuner), guesthouse sur l’Esplanade en bord de mer, à 10 minutes à pied du restaurant RAFT, très sympa et très propre (N$600 chambre double avec petit déjeuner). Dîner au RAFT (N$210/pers vin inclus) . Le poisson y est excellent et les plats de viande très copieux.
MINISTRY OF ENVIRONMENT AND TOURISM - Walvis Bay office: Henrich Baumann Street Road - Number 643
Monday to Friday: 8h - 13h and 14h - 17h / Saturday, Sunday & Public Holidays: 8h - 13h
J16 : WALVIS BAY - SWAKOPMUND (B2 – 0h45).
Le matin : sortie en mer sur la lagune avec LEVO TOURS (sortie très sympa d’1/2 journée, 8h-13h)
Swakopmund, c'est la ville, qui s'étend de plus en plus vers le désert. L'architecture est belle, l'ambiance "bord de mer" a son charme. Après-midi sur la « welwitschia drive », route lunaire et désertique, magnifique et beaucoup de Welwitschia. Nuit au Beach Hotel et dîner au restaurant-musée KUPFERPFANNE dans Tobias Haineyko (N$230/pers vin inclus). Les steaks d’oryx y sont excellents.
J17 : SWAKOPMUND
Le matin : sortie dans le désert avec 'Tommy Living Desert Tour' (1/2 journée dans le désert avec un passionné, 8h-13h). Visite de la ville l’après-midi. Nuits au Beach Lodge et dîner au restaurant de l’hôtel, LE WRECK (N$230/pers). Le poisson y est excellent.
MINISTRY OF ENVIRONMENT AND TOURISM - Swakopmund Office: Corner Bismarck Street and Sam Nujoma Avenue
Open hours for permits: Monday to Friday: 8h - 13h and 14h - 17h / Saturday, Sunday & public Holidays: 8h - 13h
Si les bureaux du Ministère sont fermés : Charly Desert Tour est situé sur Sam Nujoma Avenue (au 11) et La station Hans Kreiss sur cette même avenue
J18 : SWAKOPMUND - SPITZKOPPE (sans passer par cape Cross initialement prévu car on avait vu une très importante colonie d'otaries à Walvis Bay. B2, D1918 et D1925 – 3h)
Nuit au Spitzkoppe Restcamp (géré par la communauté Damara (N$100/emplacement). IL FAUT Y ALLER ! Le lieu est magique, sauvage, au milieu des roches et au pied du Spitzkoppe. Pas d’eau et pas d’électricité mais de l’espace et du calme. Visite guidée possible du Bushman’s paradise (N$120 pour 2 personnes)
J19 : SPITZKOPPE - BRANDBERG (D3716, D930 via Uis C35, D2359 – 2h30)
Nous sommes dans le DAMARALAND : routes, paysages à couper le souffle et rencontres magnifiques. Nuit au WHITE LADY LODGE, face au massif du Brandberg (splendide). Beaucoup de suricates dans le camp et le lodge. Possibilité d'aller voir les éléphants vivant dans le désert à un prix à peu près correct (N$300/pers remboursés si pas d'éléphants)
J20 : BRANDBERG - TWYFELFONTEIN (D2359, D2319, C35 via Khorixas, C39 – 4h avec arrêt et visite de la Forêt pétrifiée)
Visite du site de Twyfelfontein (peintures et gravures rupestres), organ Pipes. Nuit au Camp Xaragu, campsite très sympa, hyper propre, bel espace et endroit superbe. Pas d'électricité mais des lampes à huile partout dans le camp (N$150/emplacement). Dîner-buffet (N$180/pers vin inclus) très sympa (grande tablée pour tout le monde)
J21 : TWYFELFONTEIN – SEISFONTEIN via le canyon de KHOWARIB (C39, C43 – 4h)
Route très belle. Passage de la barrière sanitaire (attention à une petite arnaque aux fruits de Palm Tree gravés : la barrière ne s'ouvre que si vous en acheté au moins un et le tarif est exhorbitant). Arrêt au Canyon de Khowarib (endroit magnifique). Nuit au SEISFONTEIN LODGE, propre avec piscine (c’est bien après la longue route), personnel très sympa et excellent dîner. Le tarif des excursions proposés par le lodge est exhorbitant (N$800/pers pour toute la journée et pour 4 pers minimum)
J22 : SEISFONTEIN - OPUWO (C43 – 3h30)
Route difficile (étroite, encaissée, lit de rivières avec cailloux ..) mais MAGNIFIQUE. Nuit au campsite du OPUWO COUNTRY HOTEL (N$75/pers). Eau, électricité, calme et sanitaires très propres. Accès à la piscine (à débordement et vue sur la vallée) de l’hôtel.
J23 : OPUWO
Sortie village Himba avec un guide de l'hôtel. C'est plus cher (N$300/pers) mais vous passez 3h dans un village qui n'est pas au bord de la route ou à 5 minutes d'Opuwo. Nuit au lodge. Dîner buffet (N$200/pers vin inclus)
J24 : OPUWO – EPUPA FALLS (C43 – 3h30)
Route en meilleur état que la partie précédente, superbe et très différente. Nuit au campsite OMARUNGA au bord de la rivière KUNENE, sous les palmiers et à 2 pas des chutes (N$76/pers). Pas d’électricité mais point d’eau sur chaque emplacement et sanitaires communs avec le ciel pour toit. Dîner buffet très sympa (N$220/pers vin inclus).
J25 : EPUPA FALLS - OPUWO – 36km au nord de KAMANJAB (C43, C41, C35 – 5h)
Routes C41 et C43 asphaltées, donc vitesse maxi 120km/h mais attention aux nombreux troupeaux (bovines, caprins ..) sur la route.
Nuit au KAVITA LION LODGE, siège de la fondation AFRI LEO (protection des lions). Très bel endroit, visite du centre éducatif qui accueille régulièrement des jeunes élèves pour les sensibiliser à la protection des félins, beaucoup d’informations sur les activités de la fondation (réparation des clôtures du parc Etosha, sensibilisation des fermiers, éco tourisme …). Game drive et morning drive.
J26 : 36km au nord de KAMANJAB – ETOSHA (C35, D2694, D2710 et C38 – 3h)
Cette route permet d’éviter OUTJO si l’on a rien à y faire. Un supermarché et une station essence permet de faire le ravitaillement à KAMANJAB et les routes Dxxx permettent de découvrir de nouveaux paysages et d’y faire de belles rencontres (suricates, écureuils, serpents, oiseaux …). Nuit à l’OKAUKUEJO RESTCAMP (N$200/pers), propre, bien équipé (barbecue, eau et électricité sur chaque emplacement), piscine, supérette, Poste, station essence, restaurant et point d’eau pour l’observation des animaux. Accueil très souriant et très sympathique. Découverte de la partie ouest du parc. Beaucoup de chacals dans le camp la nuit (curieux, voleurs mais pas méchants)
J27 : ETOSHA
Découverte de la partie centrale du parc. Beaucoup d’animaux aux points d’eau et sur les pistes. Nuit à l’HALALI RESTCAMP (N$200/pers), propre (juste un peu poussiéreux), barbecue, eau et électricité sur chaque emplacement, grande piscine, supérette plus petite, Poste, station essence, restaurant et point d’eau pour l’observation des animaux. Accueil très souriant et très sympathique. Ce camp accueille beaucoup de namibiens qui viennent y passer la journée en famille (barbecue, piscine …).
J28 : ETOSHA
Découverte de la partie est du parc. Beaucoup d’animaux aux points d’eau et sur les pistes. Nuit au NAMUTONI RESTCAMP (N$200/pers), propre, emplacement en herbe, barbecue, eau et électricité sur chaque emplacement), piscine, Poste, station essence, restaurant et point d’eau pour l’observation des animaux. Attention : la supérette vend essentiellement des souvenirs plutôt que de l’alimentation. Il faut prévoir d’apporter sa nourriture. Accueil peu souriant et peu sympathique de la réception (qui ne doit pas apprécier les campeurs apparemment. Nombreuses et très audacieuses mangoustes rayées.
J29 : ETOSHA – TSUMEB – Météorite de HOBA – PARC du WATERBERG (C38, C42, D2859, D2860, D2512 – 7h avec arrêt au lac Otjikoto, déjeuner à Tsumeb et à la météorite de Hoba)
Routes et paysages splendides. Belles couleurs, rouge et vert sur la D2512. Nuit dans un Bush chalet du WATERBERG RESTCAMP. Accueil souriant et sympathique, chalet propre et bien équipé (kitchenette, barbecue extérieur, garage pour voiture …) juste au pied du plateau du Waterberg. Piscine et bon restaurant, station essence (qui ne vend pas de gaz-oil mais juste de l’essence)
J30 : Parc du WATERBERG – OTJIWARONGO – 130km au nord d’OKAHANDJA (D2512, C22, B1)
Nuit à l’OKONJIMA LODGE, siège de la Fondation AFRICAT (protections des léopards et guépards) . Très bel endroit, plusieurs activités organisées dont un léopard tracking suivi d’un sundowner drive, l’observation des procs-épics à la nuit tombée, morning drive… Beaucoup de charme même si toute cette organisation est un peu « rigide ».
J31 : OKONJIMA – WINDHOEK (B1 – 3h)
Retour sur la capitale. Restitution du 4 x 4 en fin de mâtinée. Le loueur garde nos bagages et nous dépose au centre-ville où il nous récupère vers 16h pour nous conduire à l’aéroport (vol Air Namibia Windhoek-Francfort prévu à 19h). Déjeuner en terrasse chez Gatherman sur Independance Avenue (le poisson et la viande y sont excellents).19h décollage pour Francfort.
Attention : tous les magasins, dont le Namibia Craft Center, sont fermés le samedi après-midi dans Windhoek. Seuls certains supermarchés et les cafés restent ouverts.
J32 : Arrivée PARIS
Arrivée à 6h à Francfort. Récupération des bagages, enregistrement puis vol Francfort-Paris. Arrivée à Paris à 10h45.
Des des souvenirs plein la tête et des images plein les yeux. Difficile de rentrer .... SNIF ….
Ce que l’on a le plus aimé :
TOUT et plus particulièrement le KALAHARI, le KAOKOLAND et surtout le DAMARALAND.
Tous les campsites mais plus particulièrement ceux du BAGATELLE KALAHARI, de la ferme KOIIMASIS et du SPITZKOPPE
Les routes sans fin, les couleurs, les paysages sans cesse différents, la luminosité, les rencontres, les sourires, l’accueil, le silence, le calme, le camping sous le ciel étoilé et la Voie Lactée, la viande …
Le DEPAYSEMENT TOTAL que procure un voyage en Namibie
Ce que l’on a le moins aimé :
Quasiment rien sauf l’ambiance tendue et moins chaleureuse qui règne à OPUWO autour de la station essence BP-supermarché–banque ATM
Le HAMMERSTEIN LODGE pour son atmosphère un peu froide et rigide.
Le SEISFONTEIN LODGE pour son très mauvais rapport qualité-prix.
Quelques chiffres :
6200 km parcourus – 620 litres de gaz-oil (soit 10L/100km) pour un TOYOTA HI-LUX 2.2L Double Cabine (équipé tente sur toit et camping) – 1 crevaison « lente » - Aucune panne – 2730 photos – 3h de films – 29 jours de soleil
Le Budget (30 jours sur place) :
* Avion 1980€ pour 2 Aller-Retour (Paris-Francfort-Windhoek avec LUFTHANSA et AIR NAMIBIA)
* Essence N$4220 (6200km et 620 litres)
* 4 x 4 (équipement complet camping et tente de toit, rachat total de la franchise) N$26000
* GPS (pas vraiment utile) et téléphone satellite (rassurant dans certaines régions mal couvertes par l’opérateur mobile namibien MIC) N$5790
* Logement (15 nuits en camping, 14 nuits en lodges, inclus parfois ½ pension, full boar) N$24940
* Restaurant N$6360
* Alimentation Supermarché N$3500
* Entrées dans les parcs et sites N$1690 (N$100 pour la Quiver Tree Forest, N$170 pour 1 jour au Fish River Canyon, N$90 pour Kolmanskop, N$60 pour la White Lady, N$510 pour 3 jours à Etosha, N$340 pour 2 jours à Sesriem , N$170 pour 1 jour au Waterberg, N$80 pour la Welwitshia Drive, N$70 Twyfelfontein, N$60 Petrified Forest, N$40 Lac Otjikoto)
* Excursions et visites guidées N$3230 (N$550/pers pour le Living Desert Tour, N$450/pers pour la lagune de Walvis Bay, N$120 pour le guide Damara au Spitzkoppe, N$600 pour le village Himba près d’Opuwo, les game drive et sundowner drive)
* Survol en Montgolfière (avec Namib Sky Safari), une « folie » pour 2 N$7000
* Divers (cartes postales, timbres, livres, cadeaux …) N$3420
Des objets à emporter (en plus du reste):
* Des gants pour le montage-démontage de la tente ou s’il faut changer une roue.
* Ficelle, gros scotch, pince à linge, sacs poubelle.
* Poële et fouet pour faire des crêpes, et soupes instantanées en sachets (cela dépanne toujours en camping)
* Papier d’aluminium (pratique pour cuire les pommes de terre dans la braise du barbecue)
* Lampe frontale (indispensable quand il n’y a pas d’électricité dans les campsites)
* Un convertisseur 12V-220V qui se branche sur l’allume-cigare (utile pour recharger ses batteries photo ou camescope en roulant)
* Une paire de jumelles (pour mieux observer certains animaux)
* Beaucoup de mémoire pour l’appareil photo
* Lunettes de soleil, crème solaire et stick à lèvres (le soleil cogne, surtout dans le désert) et un spray eau de mer pour « dépoussiérer » et humidifier le nez (beaucoup, beaucoup de poussière sur les routes)
* Une bouteille thermos, bien utile pour conserver une boisson fraîche ou chaude (selon les besoins) dans la voiture et boire en conduisant.
* Des sacs en toile épaisse qui peuvent être utiles en cas d’ensablement (on les remplit et on les coince sous les roues),
* Un couteau style « couteau suisse , un épluche-légumes (pas toujours présent dans l’équipement de camping), un ouvre-boîte (celui de l’équipement n’est pas toujours efficace), un bon tire-bouchon (pour le vin) et un ouvre bouteille (pour la bière)
* Eventuellement une pelle à luge pour descendre la dune N°7 (on devait être trop lourds car on a pas raiment glissé !)
Ce que l’on trouve sur place dans les supermarchés:
Sac de bois pour le barbecue (à préférer au charbon de bois), allume-feux, adaptateur prise de courant Europe-Namibie, spirales et bombe anti-moustiques, des bidons de 5 litres d’eau, quasiment toute l’alimentation de base (lait, miel, cornflakes, boites de salades de fruits, épices, pain, pommes, tomates, oignons, huile, papier WC, savons, shampoing, déodorant ….) et surtout des RUSK (gros gâteaux secs, parfaits pour les petits déjeuners) de la marque OUMA (les meilleurs) ou BOKOMO (çà c’est pour les gourmands que rien n’empêche d’en glisser un paquet dans le sac au retour)
Nos photos : http://picasaweb.google.fr/cdfglg
Bon voyage à tous ceux qui sont en partance pour la Namibie.
Laurence
Bonjour,
on part en aout 2017 pour le tour complet Namibien. Savez vous comment il vaut mieux payer et/ou changer de l'argent dans ce pays: euros en cash, achat de dollars avec visa payement par visa. Est ce possible de payer avec visa partout ?
Cordialement merci
on part en aout 2017 pour le tour complet Namibien. Savez vous comment il vaut mieux payer et/ou changer de l'argent dans ce pays: euros en cash, achat de dollars avec visa payement par visa. Est ce possible de payer avec visa partout ?
Cordialement merci
J'ai besoin de conseils 😛
Je prépare mon voyage en Namibie (pour septembre-Octobre) et dans mon road-book, j'ai une journée pour laquelle je n'arrive pas a me décider sur que voir/que faire et où dormir.
Je serai en 4X4 avec une tente de toit. Donc le camping sauvage/officiel est sans souci, le lodge à la rigueur si c'est neccessaire.
Voila le problème. Le jour 0: je dors a Windhoek (hôtel réservé)
Le jour 1: je quitte Windhoek. C'est ce jour là que je ne sais pas quoi faire. 😠
Le jour 2: je rejoins le camp d'e Namutoni à l'est du parc d'Etosha (mon emplacement de camping est réservé). En chemin, je m'arrêterai certainement voir le Lac d’Otjikoto et la météorite hoba
Donc je ne sais pas ce que je peux faire pendant le jour n°1. Il n'y a rien qui semble convenir.
Voici ce que j'ai trouvé dans mes recherchesIl y a le marché artisanale d'Otjiwarongo qui me dit bien, mais je ne sais pas si ce n'est pas un attrape-nigaud et si je ne trouverais pas des trucs identiques durant le reste de mon séjour.Sur le chemin, il y a un domaine pour les guépards, mais je n'ai pas besoin d'y aller. Nous avons réservé un hôtel plus tard dans mon voyage qui possède plusieurs guépard sauvage et approvisionné en vue de préservation.J'ai vu qu'il y avait des traces de dinosaures à l'ouest de Otjiwarongo, mais j'ai peur de perdre trop de temps sur des routes mauvaises (surtout que je serai à l'opposé d'Hallali) et pour pas grand chose (même si ca doit etre intérréssant)Et bien sur, il y a le waterberg. Ça semble être l'idéal (zone renommé, pil poil sur le chemin que je dois faire, etc...). Mais je ne sais pas si j'aurai le temps: si je part de Windhoek le matin, à quel heure je peux arriver à ce parc ? est ce que ca vaut le coup ou bien j'arriverai trop tard dans la matinée/aprés-midi et je ne pourrais rien faire mis a part rester à la piscine et dormir (et a ce moment la, autant dormir dans un endroit moins connu et moins cher). J'ai du mal a me rendre compte du temps qu'il faut pour rejoindre ce parc depuis Windhoek.Donc voila, j'ai besoin de vous. Les obligations: dormir plus ou moins à mi-parcours entre Windhoek et Namutoni, voir des trucs qui sont intéressants, ne pas conduire juste pour conduire et sans être stressé plus que de raison de ne pas arriver à l'heure.
Pour le reste, vous avez carte blanche 😉 A vos claviers 🙂 Et merci d'avance de votre aide
Je prépare mon voyage en Namibie (pour septembre-Octobre) et dans mon road-book, j'ai une journée pour laquelle je n'arrive pas a me décider sur que voir/que faire et où dormir.
Je serai en 4X4 avec une tente de toit. Donc le camping sauvage/officiel est sans souci, le lodge à la rigueur si c'est neccessaire.
Voila le problème. Le jour 0: je dors a Windhoek (hôtel réservé)
Le jour 1: je quitte Windhoek. C'est ce jour là que je ne sais pas quoi faire. 😠
Le jour 2: je rejoins le camp d'e Namutoni à l'est du parc d'Etosha (mon emplacement de camping est réservé). En chemin, je m'arrêterai certainement voir le Lac d’Otjikoto et la météorite hoba
Donc je ne sais pas ce que je peux faire pendant le jour n°1. Il n'y a rien qui semble convenir.
Voici ce que j'ai trouvé dans mes recherchesIl y a le marché artisanale d'Otjiwarongo qui me dit bien, mais je ne sais pas si ce n'est pas un attrape-nigaud et si je ne trouverais pas des trucs identiques durant le reste de mon séjour.Sur le chemin, il y a un domaine pour les guépards, mais je n'ai pas besoin d'y aller. Nous avons réservé un hôtel plus tard dans mon voyage qui possède plusieurs guépard sauvage et approvisionné en vue de préservation.J'ai vu qu'il y avait des traces de dinosaures à l'ouest de Otjiwarongo, mais j'ai peur de perdre trop de temps sur des routes mauvaises (surtout que je serai à l'opposé d'Hallali) et pour pas grand chose (même si ca doit etre intérréssant)Et bien sur, il y a le waterberg. Ça semble être l'idéal (zone renommé, pil poil sur le chemin que je dois faire, etc...). Mais je ne sais pas si j'aurai le temps: si je part de Windhoek le matin, à quel heure je peux arriver à ce parc ? est ce que ca vaut le coup ou bien j'arriverai trop tard dans la matinée/aprés-midi et je ne pourrais rien faire mis a part rester à la piscine et dormir (et a ce moment la, autant dormir dans un endroit moins connu et moins cher). J'ai du mal a me rendre compte du temps qu'il faut pour rejoindre ce parc depuis Windhoek.Donc voila, j'ai besoin de vous. Les obligations: dormir plus ou moins à mi-parcours entre Windhoek et Namutoni, voir des trucs qui sont intéressants, ne pas conduire juste pour conduire et sans être stressé plus que de raison de ne pas arriver à l'heure.
Pour le reste, vous avez carte blanche 😉 A vos claviers 🙂 Et merci d'avance de votre aide
Je rentre d'un voyage de 2 grosses semaines (15 nuits sur place) en Namibie.
Voici quelques infos pratiques qui vous aideront peut-être à préparer votre voyage. Je répondrai avec plaisir à toutes vos questions complémentaires.
Je remercie dès à présent Laurent (Afbé75) pour l'aide et les conseils très pertinents qu'il nous a apportés pour construire ce voyage. C'est lors du premier repas VF à Paris au Zango, en juin 2004 qu'il nous a convaincus de nous rendre en Namibie .... Nous hésitions alors entre Afrique du Sud, Tanzanie et Kenya ... Aujourd'hui, nous sommes enchantés de lui avoir fait confiance. Et aussi, merci à Christine du Chameleon GH(voir plus bas, j'explique ...) 🙂
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Pour une fois, pas de vestiges culturels, pas de vieilles pierres ... Un voyage tout en harmonie avec la Nature à s'émerveiller devant ce qu'elle a de plus beau à nous offrir : les paysages et les animaux.
Jeu 5 Mai - Vols AirFrance + British Airways Paris/Windhoek via Johannesbourg - Ven - Arrivée à Windhoek vers 13h00 - Récupération du 4X4 - Quelques courses de base - Nuit à Windhoek (Chameleon GH) Sam - Départ à 10h pour Sesriem via Gamsberg Pass - Pause à Solitaire pour déguster les Apfelstrudel réputés ! - Arrivée à Sesriem vers 16h - Nuit à Sesriem (camping) Dim - Dead Vlei - Sossusvlei - Dune 45 - Nuit à Sesriem (camping) Lun - Naukluft : randonnée Olive Trail - Nuit à Sesriem (camping) Mar - Sesriem Canyon - Départ pour Walvis Bay - Pause à Solitaire pour petit déjeuner : les Apfelstrudel sont déjà prêts ! - Caub Pass et Kuiseb Pass - Walvis Bay : lagon et flamants roses - Nuit à Swakopmund (Brigadoon B&B) Mer - Welwitschia Drive - Quelques courses de base - Nuit à Swakopmund (Brigadoon B&B) Jeu - Départ pour Cape Cross - Colonie d'otaries à fourrure - Départ vers midi pour The White Lady - Nuit à Ugab Wilderness Camp (camping) Ven - The White Lady- Petrified Forest - Twyfelfontein - Organ Pipes - Nuit à Aba Huab Camp (B&B) Sam - Départ pour Etosha - Pause déjeuner à Outjo - Quelques courses de base - Arrivée à Okaukuejo vers 15h - Nuit à Okaukuejo (camping) Dim - Self Drive Safari dans Etosha - Nuit à Okaukuejo (camping) Lun - Self Drive Safari dans Etosha - Nuit à Halali (camping) Mar - Self Drive Safari dans Etosha - Nuit à Namutoni (camping) Mer - Self Drive Safari dans Etosha - Nuit à Namutoni (camping) Jeu - Dernier safari matinal (fructueux !!!!) - Départ pour Okonjima - On abandonne le Waterberg ... - Nuit à Okonjima Lodge (Dîner + B&B)Ven - Départ pour Okahandja - Achat d'artisanat sur les 2 marchés d'Okahandja - Départ pour Windhoek - Nuit à Windhoek (Chameleon GH) Sam 21 Mai - Restitution du 4X4 - Encore quelques achats au Craft Center juste derrière la GH ... - Vols BA et AF Windhoek/Paris via Jo'Bourg.
BUDGET :
2 devises s'utilisent indifféremment, avec la même parité, en Namibie : le Dollar Namibien ou bien le Rand Sud Africain. 1 N$ = 1 R = 0, 13 Euros Distributeurs de billets et banques (pour le change des Euros) présents dans les grandes villes. US$ inutiles ... Paiements fréquents en CB, sauf aux stations services où une commission importante est appliquée (5 à 6%) ...
Voici le détail de notre budget sur place (hors vol), pour nous 2 : 4610 N$ pour l'hébergement 9000 N$ pour le 4X4 et le matériel de camping 2350 N$ pour l'essence (4000 km parcourus et 4x4 gros consommateur) 3260 N$ pour les repas (dont quelques extras au restaurant) 950 N$ pour l'entrées des sites et autres permis (en incluant la navette à Sossusvlei) Attention, à partir du mois de juillet 2005, le prix d'entrée de nombreux sites augmente considérablement 😕.
TRANSPORTS :
1 - Vols
Billets d'avion achetés en Décembre 2004 sur Internet auprès de Go Voyages : http://www.govoyages.comRécupérés sans frais à leur agence rue de Cléry à Paris. Prix = 1088 Euros l'A/R Aucune taxe d'aéroport.
2 - 4X4
Sur les excellents conseils de Christine (voir plus bas, § hébergement), nous avons loué un 4X4 auprès de l'agence Out of Africa : http://www.namibia-rent-a-car.com/Pour 600 N$ par jour (X15j = 9000 N$) nous avons eu un Toyota Condor 4X4 - Km illimité plus tout le matériel de camping souhaité (tente, matelas, sacs de couchage, table, chaises, glacière, gas cooker (le "petit bleu"), vaisselle, grille pour le barbecue ("braai" en local), jerrycan eau, jerrycan essence, ... ) Ils nous proposaient même une 2ème roue de secours qu'on a vaillamment refusée faisant confiance aux pneus qui paraissaient en très bon état. On a eu raison, nous n'avons pas crevé, pas une seule fois en 4000 km ! Excellente voiture qui n'a eu aucune défaillance. Caution de 10 000 N$, pas débitée. Nous avons tout réglé par mail très facilement avec Wilma : outofafrica@iway.na
Un représentant nous attendait à l'aéroport avec le 4X4 qu'il nous a donné aussitôt pour expérimenter la conduite à gauche. Petit passage par le bureau d'Out of Africa où on a chargé l'équipement, signé 2-3 papiers, récupéré gratuitement une carte de Namibie très précise et très à jour et écouté les conseils pour passer en 4 roues motrices et pour changer une roue ... Nous n'aurons finalement eu besoin ni des uns ni des autres .... En effet, notre périple ne nous a pas amenés à utiliser le second levier. Néanmoins, aucun regret ! Le 4X4 offre d'autres avantages par rapport à une voiture de ville classique : une assise bien plus haute (et pour observer les animaux, c'est intéressant), des pneus apparemment plus solides, une suspension plus souple et enfin plus de place !! Au départ, nous hésitions vraiment à cause du prix. La proposition d'Out of Africa nous a convaincus ! Une alternative intéressante, c'est peut-être le Toyota Condor en 2X4 (même carrosserie en version 2 roues motrices) puisque, sur un tel périple, les 4 roues motrices sont inutiles. Les 2 jerrycans que j'avais réclamés ne nous ont servi à rien et nous ont bien encombrés ! J'avais un peu flippé par rapport aux stations services. Même si parfois elles sont assez distantes, il y en a quand même suffisamment pour ne jamais être en difficulté pourvu qu'on fasse le plein dès que l'occasion se présente. La carte de Namibie trouvée sur place indique toutes les stations.
3 - Taxi
Chameleon GH - Aéroport : 180 N$ pour nous 2 (durée 30 minutes) Nous ne l'avons pris qu'au retour puisqu'à l'aller, l'agence Out of Africa était venue nous chercher.
HEBERGEMENT :
Les capacités d'hébergement bon marché et bien situé étant limitées, il nous a paru prudent de réserver à l'avance. Grâce aux conseils avisés de Laurent, nous nous sommes adressés dès Décembre 2004 au Chameleon Guesthouse pour nos réservations d'hébergement. Christine, consultante française adorable et très professionnelle, a tout traité avec une écoute, une rapidité et une efficacité remarquables ! En une semaine, tout était fait 🙂!
http://www.namibia-info.net/accommodation/chameleon_backpacker.htm
Le fait de passer par un intermédiaire n'alourdit pas la facture (au contraire même). En fait, ils se rémunèrent entre eux, le client y gagne. J'ai donc adressé mon parcours à Christine. Très rapidement, elle m'a proposé un ensemble d'hébergements mixant le camping, le B&B et pour finir une nuit en safari lodge. Ca répondait exactement à notre demande. Seul regret pour ce carnet, je n'ai pas demandé le détail des coûts de chaque nuit ... J'ai réglé 30% à la commande et le solde 1 mois avant le départ. A l'arrivée à Windhoek, un dossier était prêt avec tous les vouchers et l'itinéraire précis pour se rendre à chaque endroit. Aucune mauvaise surprise, toutes les réservations étaient bien effectuées. Un vrai bonheur 😎.
Tous ces hébergements figurent dans le Lonely Planet.Windhoek - Chameleon Guesthouse Guesthouse sympa, ambiance backpackers : on peut s'y faire à manger (frigo et cuisine à dispo) ou profiter du copieux barbecue que fait Freddy le soir (pour 30-35 N$ par personne). Le matin, petit déjeuner (oeuf dur, toasts, confit, yaourt, beurre de cacahuète ...). Chacun se prépare sa version ... Les chambres ont des noms d'animaux. La nôtre (Lion) était très vaste (oh que c'était bien pour faire les bagages le dernier soir !), sanitaires ultra propres, ventilo. Piscine. Parking sécurisé. Bref, rien à redire, une excellente adresse. Encore une fois (et je le regrette un peu) je ne peux pas vous donner le prix puisque j'ai payé tout ensemble ... sans demander de détail ....
Camping
Généralités Quelques généralités d'abord : c'était notre première expérience de camping !! Donc, en plus de trouver nos marques dans un pays inconnu, il nous a fallu trouver nos marques dans un mode de vie totalement nouveau pour nous .... on a mis 2-3 jours 🤪 et puis ... on a adoré 😎 !!!!!!! Chaque emplacement de camping est ombragé (la plupart du temps, en tous cas, ce fut toujours notre cas) et équipé d'un robinet, d'un barbecue en dur plus ou moins sophistiqué avec ou sans grille, parfois d'une lampe et de table et tabourets en dur. Il suffit donc de choisir l'endroit où poser sa tente et de lancer le feu de camp. Sesriem Sans aucun doute le moins bien des campings qu'on ait faits. L'emplacement est fixé (il faut dire qu'il était bondé), bien délimité par un petit muret circulaire, ombragé. Sanitaires propres sans plus ... Epicerie vide. Beaucoup de monde. Ugab Wilderness Camp (Brandberg) Superbe. On choisit son emplacement. Très ombragé. Les sanitaires sont répartis dans tout le camp. Certaines douches sont très natures : juste quelques cloisons de bois, pas de plafond, on se douche sous les arbres (eau chaude !), un vrai régal (en tout cas, moi, j'adore ce genre de retour aux sources !). Pas vu (pas cherché) d'épicerie.
Aba Huab Camp (Twyfelfontein) Très sympa aussi, cadre magnifique au bord du lit d'une rivière (à sec pour nous). On avait ici une chambre en dur (B&B). On a néanmoins investi un emplacement (le camping était vide !) pour notre barbecue du soir ; finalement autant camper. Petit déjeuner très copieux pris sur la terrasse dominant le camp.
Okaukuejo (Etosha) Le plus vaste des 3 campings d'Etosha. On choisit son emplacement, ils ne se valent pas tous ... Certains ne sont pas du tout ombragés. Sol dur. Impossible d'enfoncer les piquets. Après en avoir tordu 2, on a abandonné ... Et en fait, la tente tenait très bien sans, même par grand vent. C'est d'ailleurs ce que fait tout le monde. Lumière à chaque emplacement. Les 3 campings d'Etosha ont aménagé un point d'eau voisin, éclairé et accessible à pied 24h/24. A la nuit tombée, c'est dans un véritable recueillement que les gens viennent surprendre les animaux dans leur vie quotidienne. Celui d'Okaukuejo attire de nombreux rhinos. C'est le seul endroit où on en ait vu. Attention aux chacals la nuit qui viennent vider les poubelles et secouer votre tente (quand c'est pas un mec bourré qui s'affale dessus à minuit 🤪 !!). Ne laissez pas vos chaussures dehors ou mettez-les dans les arbres.
Halali (Etosha) Plus sympa que le précédent. Emplacement plus vaste (qu'on choisit aussi à l'arrivée). Lumière. Sol tout aussi dur ... Le point d'eau est le plus beau. On y a vu un troupeau de 25 éléphants ...
Namutoni (Etosha) Le plus agréable des 3. Le plus petit aussi. Là encore, on choisit. Un peu de pelouse entretenue par une famille de 7 phacochères qui la tond en permanence. Mais c'est encore trop dur (de toute façon, on n'essayait même plus) pour y enfoncer les piquets. Point d'eau plus petit, on n'y a rien vu ...
Dans ces 3 camps : station service, épicerie relativement bien garnie (bois, viande fraîche, quelques bouteilles de vin, conserves, quelques légumes frais ...), restaurant (cantine plutôt) cher et bien peu appétissant. Ouverture et fermeture des portes du camp strictes : de 6h15 à 17h30 à cette époque (fonction du soleil).
Swakopmund - Brigadoon B&B Petit lodge (chambre, cuisine, sanitaire) très confortable. Le patron nous a offert un petit verre de porto à notre arrivée. Il est charmant sans être envahissant. Emplacement de parking sécurisé sur l'avant du lodge. Vraiment une bonne adresse à 2 pas du centre ville (Swakop est une toute petite ville, comme toutes les villes en Namibie)Okonjima Lodge - Sur la route entre Etosha et Windhoek Bon, alors là ... C'est différent. Pour notre dernière nuit avant Windhoek, nous voulions tester les safari lodges. Christine nous avait donc réservé une chambre dans le "main camp" de l'Okonjima Lodge. Pour notre plus grand bonheur, à notre arrivée, nous avons été surclassés et nous avons eu droit à un "luxury chalet" dans le "bush camp". Le site parlera pour moi : http://www.okonjima.com/site/lodge/main/index.htmlC'est absolument extraordinaire. Ambiance de luxe raffiné. A faire une fois dans sa vie quand on a un événement à fêter ! Le soir (le dîner est compris, heureusement il n'y a rien à 50 km à la ronde !) grande table commune censée accueillir l'ensemble des convives. Beuh ... alors ça, pas notre truc du tout ... Sans rien demander, on s'est vu proposer une table séparée ! Leur professionalisme va jusqu'à détecter les vieux sauvages 😛 ! Repas à la hauteur du reste. Nous avons pris une bouteille de vin, certes payée plus cher qu'ailleurs (120 N$). Le lodge propose des safaris pour voir les léopards et les guépards dont il s'occupe (c'est le centre de la Fondation Africat). Nous avons décliné tant à cause du prix (300 N$/p/activité) que pour profiter du lieu. Aucune pression de leur part.
REPAS :
En camping, que faut-il prévoir ? Du bois : il est vendu par sac de 10 kg. C'est du bois très sec, qui fait un très beau feu (prévoyez les allume-feu, et encore, on en trouve aussi sur place) et de très belles braises qui durent très longtemps. Avec un sac de 10 kg on fait 2 à 3 soirées. Inutile d'acheter du charbon de bois, ça ne sert à rien ... De la viande fraîche emballée sous vide : steak de kudu, diverses saucisses ... On a testé une fois ... bon ...à dire vrai, nous, on s'est senti un peu con de manger ce qu'on était venu admirer ... Bref, là, on ne donnera ni avis ni conseil ... En tous cas, on en trouve facilement et ce n'est pas cher du tout. De la glace pour réfrigérer la glacière : elle est vendue en pack plus ou moins gros. Les petits packs tiennent 24h, après c'est de l'eau ... Du vin d'Afrique du Sud, pas mal du tout ... Pas trop cher (30-50 N$) De l'eau plate (still) ou gazeuse (sparkling), elle est vendue en bouteille d'1l ou en bonbonne de 5l beaucoup plus avantageuse.
On trouve tout cela assez facilement : dans les supermarchés en ville (au meilleur prix, 10 N$ le sac de bois contre 22 à Solitaire), à l'épicerie de Solitaire, très bien garnie, dans les épiceries des 3 camps d'Etosha. Pour notre parcours, nous avons fait des courses d'abord à Windhoek, à Swakopmund, à Outjo puis dans les épiceries des 3 camps d'Etosha (on y touve même des Magnum au chocolat, le péché gourmand de mes voyages !!). L'épicerie du camp de Sesriem est quasiment vide. Aucune épicerie à White Lady (pourtant il y a un restau mais je ne me souviens pas y avoir vu une épicerie) ni à Aba Huab Camp. Donc, ça demande un peu de planification, mais à peine ... Au delà des barbecues, on peut aussi faire chauffer de l'eau sur les braises (à une vitesse incroyable) et se cuire des oeufs, des pâtes ... Bon, les habitués du camping vont trouver que j'infantilise mais, nous, on a découvert toute cette organisation .... A 43 ans, il était temps 😛 !! A la nuit (qui tombait à 18h), chaque emplacement brillait de son feu de camp, sous un ciel étoilé que la pollution et la lumière de Paris ne permettent jamais de voir. C'est extraordinaire de siroter un petit Merlot au milieu d'une telle pureté.
Quelques prix : 1 sac de bois 10kg : 10 N$ en supermarché, 22N$ en épicerie à Solitaire 1 litre d'eau plate : 7-8 N$ 1 bonbonne de 5l d'eau plate : 16-17N$ 1 bière (500ml) : 7-8 N$ Du gouda en tranche : 13 N$ 6 oeufs : 5, 5 N$ 2 steak de Kudu : 18 N$ Pack de lait UHT (20cl-pratique pour les céréales du matin) : 3N$ (trouvé uniquement en supermarché) Fruits au sirop ½ boite : 6-8 N$
Nos extras au restau : Diner buffet au Sossuvlei Lodge (juste à côté du Camping de Sesriem, on y va à pied) : 160 N$/p le buffet (c'est cher, mais ça les vaut : grand buffet d'entrées, de plats, de grillages de poissons, de viandes locales ou classiques, de dessert - cadre agréable - service chaleureux, pas snob) + 8N$ la bouteille d'eau (pareil qu'au camping) + 50 N$ la bouteille de vin blanc Simonsvlei Chenin Blanc (on s'est régalé, merci Laurent encore 🙂!). Ca, vraiment, pour marquer le début du voyage, je le conseille 🙂 ...
Le Raft à Walvis Bay Superbe restau sur pilotis. On était au bord d'une baie vitrée au dessus de l'océan, tellement près que j'en ai attrapé le mal de mer 🤪 ! Véridique ! (et ridicule !) 200 N$ pour nous 2 pour 2 plats de poisson, 2 banana split et 1 bouteille de vin
Le Lighthouse Pub à Swakopmund Ambiance chaleureuse et décontractée pour un repas simple. Salades et bières pour 100 N$ pour nous 2.En plus, il est tout près du Brigadoon B&B.
L'Erichs Restaurant à Swakopmund Ambiance plus formelle. Poissons et vins : 210 N$ pour nous 2. Un peu cher, j'ai préféré le Lighthouse Pub.
L'Etosha Garten Hotel à Outjo Dans un jardin magnifique, petit hôtel magnifiquement décoré, mais la nourriture n'est pas à la hauteur. Des plats en sauce qui allèchent sur la carte mais qui s'avèrent décevants. Les viandes sont cuites (trop cuites) au barbecue et la sauce est rajoutée après. Quant à la mienne, elle n'était pas fraîche 😠 .... 70 N$ le plat ... Ça ne les vaut pas ...
Tous ces restaurants sont référencés dans le Lonely Planet
SITES :
Ceux qui ont lu mes précédents carnets vont être surpris ! Ici, pas de vieilles pagodes, pas de temples, allez si, quand même, quelques pétroglyphes 😏 ! Les sites sont ici des sites naturels, tous différents, tous surprenants, tous hauts en couleurs, tous d'une rare beauté.
Budget total entrées des sites : 950 N$/ nous 3 (notre voiture et nous 2)
Désert du Namib Permis : 30 N$/j/p + 20 N$ pour la voiture (soit 300 N$ pour nous 2 pour 3 jours) On achète son permis à la réception du camping. Comme partout, on paye par jour et par personne et un forfait pour la voiture. Les portes qui donnent sur Sossusvlei se trouvent à l'intérieur du camping et ouvrent à 5h15, 1h avant celles du camping lui-même. Ceci privilégie donc les campeurs d'une petite heure par rapport aux "extérieurs". La route qui mène à Sossusvlei est une piste sablonneuse de 60 km. Elle se termine sur un "parking" ombragé d'où partent des "navettes" 4X4 conduites par des chauffeurs habitués au sable profond pour effectuer les 5 derniers km. Ces 5 km sont ouverts aux 4X4 mais on ne s'y est pas risqué ... malgré le prix exhorbitant de la navette (80 N$/p l'A/R). Elle nous a déposés au parking de Dead Vlei. Dead Vlei : depuis le parking, il faut encore marcher 1 km pour accéder, derrière une dune, à un paysage époustouflant de beauté : dunes rouges, sol blanc parsemé d'arbres morts. Le tout sous un ciel bleu pur, c'est d'un incroyable graphisme ! On s'y est promené plus de 2 heures. Sossusvlei : de retour au parking de DeadVlei, nous avons rejoint Sossusvlei à pied en 10 minutes. Magnifiques dunes rouges, longues et hautes, mais après Dead Vlei, on cherche un peu l'événement visuel ... Peut-être vaut-il mieux commencer par Sossusvlei pour terminer en beauté par Dead Vlei ... Enfin, arrêtons, tout ça reste magnifique. 30 minutes de balade ici. Nous sommes repartis directement de Sossusvlei (sans repasser par le parking de Dead Vlei) par la première navette disponible. Dune 45 : sur la route de retour au camping, nous nous arrêtons à la Dune 45, fort jolie ... Canyon de Sesriem : accessible depuis le camping (c'est à 5 minutes), à l'opposé de la route de Sossusvlei. Bôf, bôf, après l'Olive Trail du Naukluft (voir juste en dessous), c'est un peu plat !
Olive Trail Randonnée gratuite Dans le parc du Naukluft, à 100km du camping de Sesriem (piste assez mauvaise, prévoir 2h). Randonnée, en boucle, de 4 heures, sans grosse difficulté mais il faut avoir les mains libres. Le sentier démarre du parking et est très bien balisé par des empreintes de pas peintes en blanc sur les rochers. Aucune hésitation du début à la fin de cette boucle. 1ère étape : 1 h - montée lente et régulière - On arrive sur un plateau, à gauche un arbre qui abrite un nid HLM (vous comprendrez sur place) sert de point de repère au Lonely Planet. 2ème étape : ¼ h - la descente commence par une épingle à cheveu qui amène à l'entrée de la gorge. 3ème étape : 2h30 - cette fois, on est dans le lit de la rivière et c'est là que le spectacle commence ! Parois abruptes et hautes, couleurs et structures des roches extraordinaires, végétation surprenante ! C'est fabuleux ! Pas de grosses difficultés, néanmoins, on descend sur des galets en permanence, galets qui se transforment parfois en véritables rochers dont le passage nécessite l'aide des mains. Un passage un peu plus délicat quand même à signaler : vers la fin de la gorge, une petite mare occupe le fond du lit. Les parois sont à pic et des chaînes ont été fixées de chaque côté pour faciliter le passage. Plus d'émotion que de véritable difficulté ... Même moi qui suis plutôt empotée devant ce genre d'obstacle, je suis passée ! Certes Philippe m'a bien encouragée et il ne s'est moquée de moi qu'après 😛 !!... 4ème étape : ¼ h - nous sortons de la gorge et rejoignons le parking par la piste. Le compte y est : 4 heures d'un grand bonheur. C'est une des plus belles rando qu'on ait jamais faites. J'insiste et la recommande à tous !! C'est notre coup de coeur paysage ! Prévoir beaucoup d'eau (on a bu 3 litres d'eau).
Welwitschia Drive Permis : 20 N$/p + 20 N$ pour la voiture Nous avons acheté notre permis à Swakopmund. Une notice l'accompagne indiquant comment s'y rendre (c'est tout près de Swakop) et donnant l'explication des 13 points d'intérêt. Les 2 intérêts majeurs de cette boucle en voiture de 3 heures en plein désert sont la Moon Valley, paysage lunaire comme son nom le laisse supposer, et le Welwitschia, drôle de plante pieuvre fossile. Le reste n'est que prétexte pour agrémenter la balade. C'est très sympa et contrairement à ce que j'imaginais, on en voit beaucoup, beaucoup ! Et puis la vieille maman welwitschia (1500 ans quand même !) est encore très bien conservée et a quelque chose d'émouvant.
Cape Cross Permis : 20 N$/p + 20 N$ pour la voiture Ca ouvre à 10h. Colonie d'otaries sur le bord de l'océan. Elles peuvent être 80 000. Je fais confiance au Lonely Planet, je n'ai pas vérifié ... D'abord on les entend, puis on les voit enfin ... on les sent. Que ça pue ! À vomir ! ... Bon, on s'habitue et nous, on a passé plus d'une heure à regarder ces otaries et leurs petits (on est à moins d'1 mètre) vivre sous nos yeux. Qu'il est drôle de détecter les différents caractères : les froussards, les courageux, les curieux, les maladroits ...
The White Lady Permis : 25 N$/p Le guide est obligatoire. Nous, nous sommes arrivés à 7h45 et comme il n'y avait personne nous avons commencé à avancer. On s'est fait rattraper 20 minutes plus tard par un guide et au retour on s'est fait engueuler par le responsable. On aurait dû attendre. "La pochaine fois, vous paierez une amende" ... Oh oui, j'aimerais bien qu'il y ait une prochaine fois 😏 .... C'est un peu décévant, elle est toute petite. J'ai vraiment préféré Twyfelfontein ... Compter 45 minutes de marche pour y aller (décor sympa), 15 minutes (en traînant) pour l'admirer sous toutes ses coutures, 45 minutes pour revenir (même décor sympa). Bref, vous aurez compris que ce n'est pas ma balade préférée ...
Petrified Forest Permis : 20 N$/p + 10 N$ pour la voiture Petite promenade de 30 minutes, guidée, dans une sorte de jardin botanique où on peut admirer des troncs pétrifiés impressionnants et quelques welwitschias qui font pâle figure à côté de ceux de Swakop. Sympa, sans plus.
Twyfelfontein Permis : 20 N$/p + 10 N$ pour la voiture Promenade guidée de 45 minutes à travers un dédale de rochers gravés. Les explications de Mona Lisa, la guide, apportèrent beaucoup à cette visite, la plus intéressante du coin. Superbe décor de roches rouges au milieu d'une végétation de Silver Bush. Comme d'habitude : du meilleur effet. La Nature a le don ici (en Namibie) de faire ressortir les couleurs. Et puis, pas de pastel ! Ça pète ! La multitude des pétroglyphes et la beauté du décor (on se croirait dans un jardin botanique aménagé !) rend ce site très intéressant.
Organ Pipe Gratuit Bon, alors là, c'est très perso. On adore ces formations volcaniques géométriques ! Mais bon, j'ai bien conscience qu'on peut trouver ça totalement dénué d'intérêt. Nous, on ferait des km pour voir un organ pipe ! Alors, si je dis que c'est extraordinaire, vous aurez compris qu'il faut peut-être minimiser mon enthousiasme. Cela dit, c'est dans le coin, c'est gratuit, c'est totalement désert, ça prend 10 minutes pour faire le tour de ce petit canyon (nous, on y a passé 1 heure ! si, si !!😊). A vous de voir ...
Burnt Mountain pas fait
Etosha Permis : 30 N$/p/j + 20 N$ pour la voiture (soit 320 N$ pour nous 2 pour 5 jours) A l'entrée du parc, vous passez à un bureau d'enregistrement qui note combien de temps vous allez rester. Là, vous ne payez rien. Ce n'est qu'à la réception de votre premier camping que vous achetez votre permis. Celui-ci sera vérifié à votre sortie du parc, pour nous 5 jours plus tard. Impératif : avant votre premier safari, achetez la carte du parc (35N$) en vente dans les épiceries des campings. Pendant les self-drive safari (vous n'êtes pas guidés, vous êtes seuls à débusquer les animaux, c'est tout l'intérêt d'Etosha) vous devez rester à l'intérieur de votre voiture, mais vous pouvez ouvrir vos vitres et même vous pencher en dehors pourvu que vous fassiez toujours corps avec votre voiture. Le parc est pourvu de quelques arrêts protégés de grillages dans lesquels vous rentrez votre véhicule et qui procurent WC, point d'eau, table et chaises pour un picnic. En 5 jours, nous avons parcouru environ 1000 km dans le parc, c'est dire qu'il y a des possibilités (le parc couvre 22 000 km2). Pistes en bon état. Nous avons passé 5 nuits à Etosha et testé les 3 campings. Pas de safari le premier jour à l'arrivée. Par contre, après, on partait à l'ouverture du camping (6h15), on petit-déjeunait dans une aire protégée, on rentrait au camping entre 13 et 15h. Repas frugal. Philippe repartait ensuite pour un deuxième safari d'1 ou 2 heures (fermeture des campings vers 17h30). Moi, je préférais me poser ... Chacun son rythme ! A la réception de chaque camping se trouve un grand cahier dans lequel les touristes notent les animaux qu'ils ont vus précisant lieu, date et heure. Ca permet d'orienter ses safaris. En 5 jours, nous avons eu la chance de tout voir (hormis guépard et léopard), en quantité, y compris les groupes de lionnes/lionceaux, les élands du Cap, les koudous .... Voici les quelques points d'eau qu'on a trouvés particulièrement beaux (du style jardin d'Eden avec tous ces animaux !) : Homob - Rietfontein - Goas - Klein Okevi. Notre coup de coeur, c'est Goas. Gemsbokvlakte est moins joli mais reçoit aussi de de grands troupeaux. Lors de notre dernier safari, nous avons eu la chance, au sortir d'un virage, de tomber sur un jeune couple de lion/lionne allongé sur la piste. Aussi étonnés que nous ils étaient ! A 1 mètre ! C'était la séquence émotion, juste avant de quitter Etosha. J'avais la gorge tellement nouée que je ne pensais même plus à photographier ... Croiser le regard du lion, c'est magique. Alors, croyez-y jusqu'à la dernière minute !
GUIDES :
Je n'ai utilisé ces 2 guides que pour préparer mon voyage. Une fois sur place, je ne les ai quasiment pas ouverts sauf pour les restau ... Lonely Planet 1ère édition - version anglaise - complet Petit Futé 4ème édition - a l'avantage d'être en Français. Carte d'Etosha : achetée à l'épicerie du premier camping. 35 N$. Elle est absolument indispensable. Elle indique toutes les pistes, tous les points d'eau et, sur plusieurs pages, présentent les animaux que l'on est susceptible de voir. Les illustrations sont extrêmement précises et permettent une identification immédiate de l'animal en chair et en os.
DIVERS :
L'itinéraire - C'est une boucle qu'on pouvait aussi faire dans l'autre sens ... Je vois 2 intérêts à la faire dans ce sens là : 1-la qualité des campings va croissant et 2-on achète l'artisanat à la fin, à Okahandja.Il nous a sans doute manqué quelques jours (comme à chaque fois !). Sur la base du même itinéraire, on aurait aimé avoir 1 jour de plus dans le Naukluft pour faire une autre randonnée (c'était vraiment trop beau !) et 1 jour de plus dans le Damaraland pour profiter là-aussi des splendides paysages. 5 nuits à Etosha ne nous ont pas semblé trop ... on ne s'est pas lassé des safaris. Mais tout ça c'est bien personnel ... Les photos - Nous sommes toujours à l'argentique (ben oui, on a un peu de mal à se décider). Canon avec 2 zooms 28-80 et 70-300. Le 300 dans Etosha c'est un minimum. Nous, ça nous a suffi, nous sommes contents du résultat, on a des photos sympas. Mais bon, pas de quoi faire une expo quand même !.... Par contre, on a oublié d'emporter un pied et pour les photos de nuit autour des points d'eau des campings, c'est vraiment nécessaire. On a essayé sans pied, c'est flou ... Dommage pour le rhino ! Et puis aussi, je vous conseille de bonnes jumelles. A défaut de photo si l'animal est trop loin, au moins, ça permet de l'observer confortablement. Le climat - En mai, climat très très agréable : l'équivalent d'un beau mois de juin chez nous. Pas une goutte de pluie - Ciel bleu pur - Journée chaude sans être étouffante, sèche (on transpire peu), aérée. Le soir, ça se rafraîchit et on supporte volontiers une petite polaire. Nuit fraîche sans être froide, on dort très bien. Le camping - Pensez à emporter une lampe frontale. A 18h il fait nuit noire. (Le soleil se levait à 5h45 et se couchait à 17h45). On avait apporté aussi du sopalin, du sel, du poivre, des allume-feu, des allumettes ... Bien sûr, on trouve tout ça sur place à Windhoek. A cette période, ni moustique, ni araignée. Que des chacals ! La poussière - Les allergiques à la poussière, n'allez pas en Namibie .... Le climat sec, le sol sablonneux, le vent, tous les ingrédients sont réunis pour avoir de la poussière partout en permanence. Les appareils photos souffrent (pensez aux sacs de congélation hermétiques pour les protéger autant que possible). A côté de ça, on ne se salit pas. On se secoue, le sable tombe : inutile de se charger en vêtement ... gardez de la place pour ce que vous rapporterez ... Les pistes - Notre itinéraire nous a amenés à parcourir 4000 km dont surement 3500 km de pistes ! Les 4 roues motrices n'ont jamais été nécessaires. Pistes de sable, de graviers, tôle ondulée ... à part quelques tronçons plus difficiles, on y roule bien (jusqu'à 80km/h) et ... c'est quand même vraiment plus sympa que du goudron ! Le plus méchant, ce sont les "radiers", ces espèces de goulets qui passent une rivière (asséchée). Certains sont en V et il faut vraiment les passer doucement. Signalisations excellentes des moindres petites pistes. L'artisanat - On a consacré quelques heures à l'achat d'artisanat dans les grands marchés d'Okahandja. C'est agréable, facile, il y a du choix, les vendeurs sont sympas. Négociation de rigueur (en payant 1/3 du prix annoncé, ils étaient satisfaits et nous aussi). Nous avions emporté quelques vieux tee shirts qui nous ont servi à conclure des négociations. "30 ? - non 40 - 30 et un tee shirt ? - ok !!" Ils faisaient leur marché dans notre sac, c'était sympa et drôle. Bonne ambiance. Aucune arnaque. Ils sont aussi très amateurs de casquette. Beaucoup de jolies choses à acheter. Un bon souvenir et beaucoup d'achats ... On y a passé 4 heures environ ... Attention aux sculptures de pierre. Nous avions acheté une magnifique sculpture d'oiseaux en pierre qu'on a mise en soute, pourtant bien protégée. On l'a retrouvée totalement broyée 😕... Dommage pour nous. Prenez en bagage à main tous ces objets évidés qui, même en pierre ou en bois, sont finalement fragiles et ne résistent pas à la pression ou aux chocs ... Ah ! qu'on s'en veut !
On a beaucoup aimé : 🙂 Vivre en communion avec la nature, en camping, au rythme du soleil La liberté apportée par le self-drive safari dans Etosha Les pistes ! Le climat Le ciel Le vin sud-africain Les Apfelstrudel de Solitaire
On a moins aimé : 😕 Euh ?....... cherchons un peu .... Le prix de l'alimentation dans les petites épiceries des campings (beacoup plus chère qu'en supermarché) La route B1 entre Tsumeb et Windhoek, grand ruban goudronné tout droit, barbant !
En conclusion ... La Namibie offre une magnifique réserve animalière où le self-drive convenait parfaitement à nos habitudes et à nos caractères. Par ailleurs, le voyage ne se limite pas au safari et c'est là aussi tout l'intérêt de ce pays. Le désert du Namib, le parc du Naukluft et le Damaraland offrent des paysages variées, colorées, originaux, de toute beauté. Voyage nature s'il en est (couchés à 8h30, levés à 5h30) au rythme d'un soleil brillant sans être brûlant, voila bien un voyage qui vide la tête ! Ca demande un peu de préparation au départ (pour nous tellement simplifiée grâce à Christine) pour permettre de profiter au maximum une fois sur place.
Je remercie dès à présent Laurent (Afbé75) pour l'aide et les conseils très pertinents qu'il nous a apportés pour construire ce voyage. C'est lors du premier repas VF à Paris au Zango, en juin 2004 qu'il nous a convaincus de nous rendre en Namibie .... Nous hésitions alors entre Afrique du Sud, Tanzanie et Kenya ... Aujourd'hui, nous sommes enchantés de lui avoir fait confiance. Et aussi, merci à Christine du Chameleon GH(voir plus bas, j'explique ...) 🙂
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Pour une fois, pas de vestiges culturels, pas de vieilles pierres ... Un voyage tout en harmonie avec la Nature à s'émerveiller devant ce qu'elle a de plus beau à nous offrir : les paysages et les animaux.
Jeu 5 Mai - Vols AirFrance + British Airways Paris/Windhoek via Johannesbourg - Ven - Arrivée à Windhoek vers 13h00 - Récupération du 4X4 - Quelques courses de base - Nuit à Windhoek (Chameleon GH) Sam - Départ à 10h pour Sesriem via Gamsberg Pass - Pause à Solitaire pour déguster les Apfelstrudel réputés ! - Arrivée à Sesriem vers 16h - Nuit à Sesriem (camping) Dim - Dead Vlei - Sossusvlei - Dune 45 - Nuit à Sesriem (camping) Lun - Naukluft : randonnée Olive Trail - Nuit à Sesriem (camping) Mar - Sesriem Canyon - Départ pour Walvis Bay - Pause à Solitaire pour petit déjeuner : les Apfelstrudel sont déjà prêts ! - Caub Pass et Kuiseb Pass - Walvis Bay : lagon et flamants roses - Nuit à Swakopmund (Brigadoon B&B) Mer - Welwitschia Drive - Quelques courses de base - Nuit à Swakopmund (Brigadoon B&B) Jeu - Départ pour Cape Cross - Colonie d'otaries à fourrure - Départ vers midi pour The White Lady - Nuit à Ugab Wilderness Camp (camping) Ven - The White Lady- Petrified Forest - Twyfelfontein - Organ Pipes - Nuit à Aba Huab Camp (B&B) Sam - Départ pour Etosha - Pause déjeuner à Outjo - Quelques courses de base - Arrivée à Okaukuejo vers 15h - Nuit à Okaukuejo (camping) Dim - Self Drive Safari dans Etosha - Nuit à Okaukuejo (camping) Lun - Self Drive Safari dans Etosha - Nuit à Halali (camping) Mar - Self Drive Safari dans Etosha - Nuit à Namutoni (camping) Mer - Self Drive Safari dans Etosha - Nuit à Namutoni (camping) Jeu - Dernier safari matinal (fructueux !!!!) - Départ pour Okonjima - On abandonne le Waterberg ... - Nuit à Okonjima Lodge (Dîner + B&B)Ven - Départ pour Okahandja - Achat d'artisanat sur les 2 marchés d'Okahandja - Départ pour Windhoek - Nuit à Windhoek (Chameleon GH) Sam 21 Mai - Restitution du 4X4 - Encore quelques achats au Craft Center juste derrière la GH ... - Vols BA et AF Windhoek/Paris via Jo'Bourg.
BUDGET :
2 devises s'utilisent indifféremment, avec la même parité, en Namibie : le Dollar Namibien ou bien le Rand Sud Africain. 1 N$ = 1 R = 0, 13 Euros Distributeurs de billets et banques (pour le change des Euros) présents dans les grandes villes. US$ inutiles ... Paiements fréquents en CB, sauf aux stations services où une commission importante est appliquée (5 à 6%) ...
Voici le détail de notre budget sur place (hors vol), pour nous 2 : 4610 N$ pour l'hébergement 9000 N$ pour le 4X4 et le matériel de camping 2350 N$ pour l'essence (4000 km parcourus et 4x4 gros consommateur) 3260 N$ pour les repas (dont quelques extras au restaurant) 950 N$ pour l'entrées des sites et autres permis (en incluant la navette à Sossusvlei) Attention, à partir du mois de juillet 2005, le prix d'entrée de nombreux sites augmente considérablement 😕.
TRANSPORTS :
1 - Vols
Billets d'avion achetés en Décembre 2004 sur Internet auprès de Go Voyages : http://www.govoyages.comRécupérés sans frais à leur agence rue de Cléry à Paris. Prix = 1088 Euros l'A/R Aucune taxe d'aéroport.
2 - 4X4
Sur les excellents conseils de Christine (voir plus bas, § hébergement), nous avons loué un 4X4 auprès de l'agence Out of Africa : http://www.namibia-rent-a-car.com/Pour 600 N$ par jour (X15j = 9000 N$) nous avons eu un Toyota Condor 4X4 - Km illimité plus tout le matériel de camping souhaité (tente, matelas, sacs de couchage, table, chaises, glacière, gas cooker (le "petit bleu"), vaisselle, grille pour le barbecue ("braai" en local), jerrycan eau, jerrycan essence, ... ) Ils nous proposaient même une 2ème roue de secours qu'on a vaillamment refusée faisant confiance aux pneus qui paraissaient en très bon état. On a eu raison, nous n'avons pas crevé, pas une seule fois en 4000 km ! Excellente voiture qui n'a eu aucune défaillance. Caution de 10 000 N$, pas débitée. Nous avons tout réglé par mail très facilement avec Wilma : outofafrica@iway.na
Un représentant nous attendait à l'aéroport avec le 4X4 qu'il nous a donné aussitôt pour expérimenter la conduite à gauche. Petit passage par le bureau d'Out of Africa où on a chargé l'équipement, signé 2-3 papiers, récupéré gratuitement une carte de Namibie très précise et très à jour et écouté les conseils pour passer en 4 roues motrices et pour changer une roue ... Nous n'aurons finalement eu besoin ni des uns ni des autres .... En effet, notre périple ne nous a pas amenés à utiliser le second levier. Néanmoins, aucun regret ! Le 4X4 offre d'autres avantages par rapport à une voiture de ville classique : une assise bien plus haute (et pour observer les animaux, c'est intéressant), des pneus apparemment plus solides, une suspension plus souple et enfin plus de place !! Au départ, nous hésitions vraiment à cause du prix. La proposition d'Out of Africa nous a convaincus ! Une alternative intéressante, c'est peut-être le Toyota Condor en 2X4 (même carrosserie en version 2 roues motrices) puisque, sur un tel périple, les 4 roues motrices sont inutiles. Les 2 jerrycans que j'avais réclamés ne nous ont servi à rien et nous ont bien encombrés ! J'avais un peu flippé par rapport aux stations services. Même si parfois elles sont assez distantes, il y en a quand même suffisamment pour ne jamais être en difficulté pourvu qu'on fasse le plein dès que l'occasion se présente. La carte de Namibie trouvée sur place indique toutes les stations.
3 - Taxi
Chameleon GH - Aéroport : 180 N$ pour nous 2 (durée 30 minutes) Nous ne l'avons pris qu'au retour puisqu'à l'aller, l'agence Out of Africa était venue nous chercher.
HEBERGEMENT :
Les capacités d'hébergement bon marché et bien situé étant limitées, il nous a paru prudent de réserver à l'avance. Grâce aux conseils avisés de Laurent, nous nous sommes adressés dès Décembre 2004 au Chameleon Guesthouse pour nos réservations d'hébergement. Christine, consultante française adorable et très professionnelle, a tout traité avec une écoute, une rapidité et une efficacité remarquables ! En une semaine, tout était fait 🙂!
http://www.namibia-info.net/accommodation/chameleon_backpacker.htm
Le fait de passer par un intermédiaire n'alourdit pas la facture (au contraire même). En fait, ils se rémunèrent entre eux, le client y gagne. J'ai donc adressé mon parcours à Christine. Très rapidement, elle m'a proposé un ensemble d'hébergements mixant le camping, le B&B et pour finir une nuit en safari lodge. Ca répondait exactement à notre demande. Seul regret pour ce carnet, je n'ai pas demandé le détail des coûts de chaque nuit ... J'ai réglé 30% à la commande et le solde 1 mois avant le départ. A l'arrivée à Windhoek, un dossier était prêt avec tous les vouchers et l'itinéraire précis pour se rendre à chaque endroit. Aucune mauvaise surprise, toutes les réservations étaient bien effectuées. Un vrai bonheur 😎.
Tous ces hébergements figurent dans le Lonely Planet.Windhoek - Chameleon Guesthouse Guesthouse sympa, ambiance backpackers : on peut s'y faire à manger (frigo et cuisine à dispo) ou profiter du copieux barbecue que fait Freddy le soir (pour 30-35 N$ par personne). Le matin, petit déjeuner (oeuf dur, toasts, confit, yaourt, beurre de cacahuète ...). Chacun se prépare sa version ... Les chambres ont des noms d'animaux. La nôtre (Lion) était très vaste (oh que c'était bien pour faire les bagages le dernier soir !), sanitaires ultra propres, ventilo. Piscine. Parking sécurisé. Bref, rien à redire, une excellente adresse. Encore une fois (et je le regrette un peu) je ne peux pas vous donner le prix puisque j'ai payé tout ensemble ... sans demander de détail ....
Camping
Généralités Quelques généralités d'abord : c'était notre première expérience de camping !! Donc, en plus de trouver nos marques dans un pays inconnu, il nous a fallu trouver nos marques dans un mode de vie totalement nouveau pour nous .... on a mis 2-3 jours 🤪 et puis ... on a adoré 😎 !!!!!!! Chaque emplacement de camping est ombragé (la plupart du temps, en tous cas, ce fut toujours notre cas) et équipé d'un robinet, d'un barbecue en dur plus ou moins sophistiqué avec ou sans grille, parfois d'une lampe et de table et tabourets en dur. Il suffit donc de choisir l'endroit où poser sa tente et de lancer le feu de camp. Sesriem Sans aucun doute le moins bien des campings qu'on ait faits. L'emplacement est fixé (il faut dire qu'il était bondé), bien délimité par un petit muret circulaire, ombragé. Sanitaires propres sans plus ... Epicerie vide. Beaucoup de monde. Ugab Wilderness Camp (Brandberg) Superbe. On choisit son emplacement. Très ombragé. Les sanitaires sont répartis dans tout le camp. Certaines douches sont très natures : juste quelques cloisons de bois, pas de plafond, on se douche sous les arbres (eau chaude !), un vrai régal (en tout cas, moi, j'adore ce genre de retour aux sources !). Pas vu (pas cherché) d'épicerie.
Aba Huab Camp (Twyfelfontein) Très sympa aussi, cadre magnifique au bord du lit d'une rivière (à sec pour nous). On avait ici une chambre en dur (B&B). On a néanmoins investi un emplacement (le camping était vide !) pour notre barbecue du soir ; finalement autant camper. Petit déjeuner très copieux pris sur la terrasse dominant le camp.
Okaukuejo (Etosha) Le plus vaste des 3 campings d'Etosha. On choisit son emplacement, ils ne se valent pas tous ... Certains ne sont pas du tout ombragés. Sol dur. Impossible d'enfoncer les piquets. Après en avoir tordu 2, on a abandonné ... Et en fait, la tente tenait très bien sans, même par grand vent. C'est d'ailleurs ce que fait tout le monde. Lumière à chaque emplacement. Les 3 campings d'Etosha ont aménagé un point d'eau voisin, éclairé et accessible à pied 24h/24. A la nuit tombée, c'est dans un véritable recueillement que les gens viennent surprendre les animaux dans leur vie quotidienne. Celui d'Okaukuejo attire de nombreux rhinos. C'est le seul endroit où on en ait vu. Attention aux chacals la nuit qui viennent vider les poubelles et secouer votre tente (quand c'est pas un mec bourré qui s'affale dessus à minuit 🤪 !!). Ne laissez pas vos chaussures dehors ou mettez-les dans les arbres.
Halali (Etosha) Plus sympa que le précédent. Emplacement plus vaste (qu'on choisit aussi à l'arrivée). Lumière. Sol tout aussi dur ... Le point d'eau est le plus beau. On y a vu un troupeau de 25 éléphants ...
Namutoni (Etosha) Le plus agréable des 3. Le plus petit aussi. Là encore, on choisit. Un peu de pelouse entretenue par une famille de 7 phacochères qui la tond en permanence. Mais c'est encore trop dur (de toute façon, on n'essayait même plus) pour y enfoncer les piquets. Point d'eau plus petit, on n'y a rien vu ...
Dans ces 3 camps : station service, épicerie relativement bien garnie (bois, viande fraîche, quelques bouteilles de vin, conserves, quelques légumes frais ...), restaurant (cantine plutôt) cher et bien peu appétissant. Ouverture et fermeture des portes du camp strictes : de 6h15 à 17h30 à cette époque (fonction du soleil).
Swakopmund - Brigadoon B&B Petit lodge (chambre, cuisine, sanitaire) très confortable. Le patron nous a offert un petit verre de porto à notre arrivée. Il est charmant sans être envahissant. Emplacement de parking sécurisé sur l'avant du lodge. Vraiment une bonne adresse à 2 pas du centre ville (Swakop est une toute petite ville, comme toutes les villes en Namibie)Okonjima Lodge - Sur la route entre Etosha et Windhoek Bon, alors là ... C'est différent. Pour notre dernière nuit avant Windhoek, nous voulions tester les safari lodges. Christine nous avait donc réservé une chambre dans le "main camp" de l'Okonjima Lodge. Pour notre plus grand bonheur, à notre arrivée, nous avons été surclassés et nous avons eu droit à un "luxury chalet" dans le "bush camp". Le site parlera pour moi : http://www.okonjima.com/site/lodge/main/index.htmlC'est absolument extraordinaire. Ambiance de luxe raffiné. A faire une fois dans sa vie quand on a un événement à fêter ! Le soir (le dîner est compris, heureusement il n'y a rien à 50 km à la ronde !) grande table commune censée accueillir l'ensemble des convives. Beuh ... alors ça, pas notre truc du tout ... Sans rien demander, on s'est vu proposer une table séparée ! Leur professionalisme va jusqu'à détecter les vieux sauvages 😛 ! Repas à la hauteur du reste. Nous avons pris une bouteille de vin, certes payée plus cher qu'ailleurs (120 N$). Le lodge propose des safaris pour voir les léopards et les guépards dont il s'occupe (c'est le centre de la Fondation Africat). Nous avons décliné tant à cause du prix (300 N$/p/activité) que pour profiter du lieu. Aucune pression de leur part.
REPAS :
En camping, que faut-il prévoir ? Du bois : il est vendu par sac de 10 kg. C'est du bois très sec, qui fait un très beau feu (prévoyez les allume-feu, et encore, on en trouve aussi sur place) et de très belles braises qui durent très longtemps. Avec un sac de 10 kg on fait 2 à 3 soirées. Inutile d'acheter du charbon de bois, ça ne sert à rien ... De la viande fraîche emballée sous vide : steak de kudu, diverses saucisses ... On a testé une fois ... bon ...à dire vrai, nous, on s'est senti un peu con de manger ce qu'on était venu admirer ... Bref, là, on ne donnera ni avis ni conseil ... En tous cas, on en trouve facilement et ce n'est pas cher du tout. De la glace pour réfrigérer la glacière : elle est vendue en pack plus ou moins gros. Les petits packs tiennent 24h, après c'est de l'eau ... Du vin d'Afrique du Sud, pas mal du tout ... Pas trop cher (30-50 N$) De l'eau plate (still) ou gazeuse (sparkling), elle est vendue en bouteille d'1l ou en bonbonne de 5l beaucoup plus avantageuse.
On trouve tout cela assez facilement : dans les supermarchés en ville (au meilleur prix, 10 N$ le sac de bois contre 22 à Solitaire), à l'épicerie de Solitaire, très bien garnie, dans les épiceries des 3 camps d'Etosha. Pour notre parcours, nous avons fait des courses d'abord à Windhoek, à Swakopmund, à Outjo puis dans les épiceries des 3 camps d'Etosha (on y touve même des Magnum au chocolat, le péché gourmand de mes voyages !!). L'épicerie du camp de Sesriem est quasiment vide. Aucune épicerie à White Lady (pourtant il y a un restau mais je ne me souviens pas y avoir vu une épicerie) ni à Aba Huab Camp. Donc, ça demande un peu de planification, mais à peine ... Au delà des barbecues, on peut aussi faire chauffer de l'eau sur les braises (à une vitesse incroyable) et se cuire des oeufs, des pâtes ... Bon, les habitués du camping vont trouver que j'infantilise mais, nous, on a découvert toute cette organisation .... A 43 ans, il était temps 😛 !! A la nuit (qui tombait à 18h), chaque emplacement brillait de son feu de camp, sous un ciel étoilé que la pollution et la lumière de Paris ne permettent jamais de voir. C'est extraordinaire de siroter un petit Merlot au milieu d'une telle pureté.
Quelques prix : 1 sac de bois 10kg : 10 N$ en supermarché, 22N$ en épicerie à Solitaire 1 litre d'eau plate : 7-8 N$ 1 bonbonne de 5l d'eau plate : 16-17N$ 1 bière (500ml) : 7-8 N$ Du gouda en tranche : 13 N$ 6 oeufs : 5, 5 N$ 2 steak de Kudu : 18 N$ Pack de lait UHT (20cl-pratique pour les céréales du matin) : 3N$ (trouvé uniquement en supermarché) Fruits au sirop ½ boite : 6-8 N$
Nos extras au restau : Diner buffet au Sossuvlei Lodge (juste à côté du Camping de Sesriem, on y va à pied) : 160 N$/p le buffet (c'est cher, mais ça les vaut : grand buffet d'entrées, de plats, de grillages de poissons, de viandes locales ou classiques, de dessert - cadre agréable - service chaleureux, pas snob) + 8N$ la bouteille d'eau (pareil qu'au camping) + 50 N$ la bouteille de vin blanc Simonsvlei Chenin Blanc (on s'est régalé, merci Laurent encore 🙂!). Ca, vraiment, pour marquer le début du voyage, je le conseille 🙂 ...
Le Raft à Walvis Bay Superbe restau sur pilotis. On était au bord d'une baie vitrée au dessus de l'océan, tellement près que j'en ai attrapé le mal de mer 🤪 ! Véridique ! (et ridicule !) 200 N$ pour nous 2 pour 2 plats de poisson, 2 banana split et 1 bouteille de vin
Le Lighthouse Pub à Swakopmund Ambiance chaleureuse et décontractée pour un repas simple. Salades et bières pour 100 N$ pour nous 2.En plus, il est tout près du Brigadoon B&B.
L'Erichs Restaurant à Swakopmund Ambiance plus formelle. Poissons et vins : 210 N$ pour nous 2. Un peu cher, j'ai préféré le Lighthouse Pub.
L'Etosha Garten Hotel à Outjo Dans un jardin magnifique, petit hôtel magnifiquement décoré, mais la nourriture n'est pas à la hauteur. Des plats en sauce qui allèchent sur la carte mais qui s'avèrent décevants. Les viandes sont cuites (trop cuites) au barbecue et la sauce est rajoutée après. Quant à la mienne, elle n'était pas fraîche 😠 .... 70 N$ le plat ... Ça ne les vaut pas ...
Tous ces restaurants sont référencés dans le Lonely Planet
SITES :
Ceux qui ont lu mes précédents carnets vont être surpris ! Ici, pas de vieilles pagodes, pas de temples, allez si, quand même, quelques pétroglyphes 😏 ! Les sites sont ici des sites naturels, tous différents, tous surprenants, tous hauts en couleurs, tous d'une rare beauté.
Budget total entrées des sites : 950 N$/ nous 3 (notre voiture et nous 2)
Désert du Namib Permis : 30 N$/j/p + 20 N$ pour la voiture (soit 300 N$ pour nous 2 pour 3 jours) On achète son permis à la réception du camping. Comme partout, on paye par jour et par personne et un forfait pour la voiture. Les portes qui donnent sur Sossusvlei se trouvent à l'intérieur du camping et ouvrent à 5h15, 1h avant celles du camping lui-même. Ceci privilégie donc les campeurs d'une petite heure par rapport aux "extérieurs". La route qui mène à Sossusvlei est une piste sablonneuse de 60 km. Elle se termine sur un "parking" ombragé d'où partent des "navettes" 4X4 conduites par des chauffeurs habitués au sable profond pour effectuer les 5 derniers km. Ces 5 km sont ouverts aux 4X4 mais on ne s'y est pas risqué ... malgré le prix exhorbitant de la navette (80 N$/p l'A/R). Elle nous a déposés au parking de Dead Vlei. Dead Vlei : depuis le parking, il faut encore marcher 1 km pour accéder, derrière une dune, à un paysage époustouflant de beauté : dunes rouges, sol blanc parsemé d'arbres morts. Le tout sous un ciel bleu pur, c'est d'un incroyable graphisme ! On s'y est promené plus de 2 heures. Sossusvlei : de retour au parking de DeadVlei, nous avons rejoint Sossusvlei à pied en 10 minutes. Magnifiques dunes rouges, longues et hautes, mais après Dead Vlei, on cherche un peu l'événement visuel ... Peut-être vaut-il mieux commencer par Sossusvlei pour terminer en beauté par Dead Vlei ... Enfin, arrêtons, tout ça reste magnifique. 30 minutes de balade ici. Nous sommes repartis directement de Sossusvlei (sans repasser par le parking de Dead Vlei) par la première navette disponible. Dune 45 : sur la route de retour au camping, nous nous arrêtons à la Dune 45, fort jolie ... Canyon de Sesriem : accessible depuis le camping (c'est à 5 minutes), à l'opposé de la route de Sossusvlei. Bôf, bôf, après l'Olive Trail du Naukluft (voir juste en dessous), c'est un peu plat !
Olive Trail Randonnée gratuite Dans le parc du Naukluft, à 100km du camping de Sesriem (piste assez mauvaise, prévoir 2h). Randonnée, en boucle, de 4 heures, sans grosse difficulté mais il faut avoir les mains libres. Le sentier démarre du parking et est très bien balisé par des empreintes de pas peintes en blanc sur les rochers. Aucune hésitation du début à la fin de cette boucle. 1ère étape : 1 h - montée lente et régulière - On arrive sur un plateau, à gauche un arbre qui abrite un nid HLM (vous comprendrez sur place) sert de point de repère au Lonely Planet. 2ème étape : ¼ h - la descente commence par une épingle à cheveu qui amène à l'entrée de la gorge. 3ème étape : 2h30 - cette fois, on est dans le lit de la rivière et c'est là que le spectacle commence ! Parois abruptes et hautes, couleurs et structures des roches extraordinaires, végétation surprenante ! C'est fabuleux ! Pas de grosses difficultés, néanmoins, on descend sur des galets en permanence, galets qui se transforment parfois en véritables rochers dont le passage nécessite l'aide des mains. Un passage un peu plus délicat quand même à signaler : vers la fin de la gorge, une petite mare occupe le fond du lit. Les parois sont à pic et des chaînes ont été fixées de chaque côté pour faciliter le passage. Plus d'émotion que de véritable difficulté ... Même moi qui suis plutôt empotée devant ce genre d'obstacle, je suis passée ! Certes Philippe m'a bien encouragée et il ne s'est moquée de moi qu'après 😛 !!... 4ème étape : ¼ h - nous sortons de la gorge et rejoignons le parking par la piste. Le compte y est : 4 heures d'un grand bonheur. C'est une des plus belles rando qu'on ait jamais faites. J'insiste et la recommande à tous !! C'est notre coup de coeur paysage ! Prévoir beaucoup d'eau (on a bu 3 litres d'eau).
Welwitschia Drive Permis : 20 N$/p + 20 N$ pour la voiture Nous avons acheté notre permis à Swakopmund. Une notice l'accompagne indiquant comment s'y rendre (c'est tout près de Swakop) et donnant l'explication des 13 points d'intérêt. Les 2 intérêts majeurs de cette boucle en voiture de 3 heures en plein désert sont la Moon Valley, paysage lunaire comme son nom le laisse supposer, et le Welwitschia, drôle de plante pieuvre fossile. Le reste n'est que prétexte pour agrémenter la balade. C'est très sympa et contrairement à ce que j'imaginais, on en voit beaucoup, beaucoup ! Et puis la vieille maman welwitschia (1500 ans quand même !) est encore très bien conservée et a quelque chose d'émouvant.
Cape Cross Permis : 20 N$/p + 20 N$ pour la voiture Ca ouvre à 10h. Colonie d'otaries sur le bord de l'océan. Elles peuvent être 80 000. Je fais confiance au Lonely Planet, je n'ai pas vérifié ... D'abord on les entend, puis on les voit enfin ... on les sent. Que ça pue ! À vomir ! ... Bon, on s'habitue et nous, on a passé plus d'une heure à regarder ces otaries et leurs petits (on est à moins d'1 mètre) vivre sous nos yeux. Qu'il est drôle de détecter les différents caractères : les froussards, les courageux, les curieux, les maladroits ...
The White Lady Permis : 25 N$/p Le guide est obligatoire. Nous, nous sommes arrivés à 7h45 et comme il n'y avait personne nous avons commencé à avancer. On s'est fait rattraper 20 minutes plus tard par un guide et au retour on s'est fait engueuler par le responsable. On aurait dû attendre. "La pochaine fois, vous paierez une amende" ... Oh oui, j'aimerais bien qu'il y ait une prochaine fois 😏 .... C'est un peu décévant, elle est toute petite. J'ai vraiment préféré Twyfelfontein ... Compter 45 minutes de marche pour y aller (décor sympa), 15 minutes (en traînant) pour l'admirer sous toutes ses coutures, 45 minutes pour revenir (même décor sympa). Bref, vous aurez compris que ce n'est pas ma balade préférée ...
Petrified Forest Permis : 20 N$/p + 10 N$ pour la voiture Petite promenade de 30 minutes, guidée, dans une sorte de jardin botanique où on peut admirer des troncs pétrifiés impressionnants et quelques welwitschias qui font pâle figure à côté de ceux de Swakop. Sympa, sans plus.
Twyfelfontein Permis : 20 N$/p + 10 N$ pour la voiture Promenade guidée de 45 minutes à travers un dédale de rochers gravés. Les explications de Mona Lisa, la guide, apportèrent beaucoup à cette visite, la plus intéressante du coin. Superbe décor de roches rouges au milieu d'une végétation de Silver Bush. Comme d'habitude : du meilleur effet. La Nature a le don ici (en Namibie) de faire ressortir les couleurs. Et puis, pas de pastel ! Ça pète ! La multitude des pétroglyphes et la beauté du décor (on se croirait dans un jardin botanique aménagé !) rend ce site très intéressant.
Organ Pipe Gratuit Bon, alors là, c'est très perso. On adore ces formations volcaniques géométriques ! Mais bon, j'ai bien conscience qu'on peut trouver ça totalement dénué d'intérêt. Nous, on ferait des km pour voir un organ pipe ! Alors, si je dis que c'est extraordinaire, vous aurez compris qu'il faut peut-être minimiser mon enthousiasme. Cela dit, c'est dans le coin, c'est gratuit, c'est totalement désert, ça prend 10 minutes pour faire le tour de ce petit canyon (nous, on y a passé 1 heure ! si, si !!😊). A vous de voir ...
Burnt Mountain pas fait
Etosha Permis : 30 N$/p/j + 20 N$ pour la voiture (soit 320 N$ pour nous 2 pour 5 jours) A l'entrée du parc, vous passez à un bureau d'enregistrement qui note combien de temps vous allez rester. Là, vous ne payez rien. Ce n'est qu'à la réception de votre premier camping que vous achetez votre permis. Celui-ci sera vérifié à votre sortie du parc, pour nous 5 jours plus tard. Impératif : avant votre premier safari, achetez la carte du parc (35N$) en vente dans les épiceries des campings. Pendant les self-drive safari (vous n'êtes pas guidés, vous êtes seuls à débusquer les animaux, c'est tout l'intérêt d'Etosha) vous devez rester à l'intérieur de votre voiture, mais vous pouvez ouvrir vos vitres et même vous pencher en dehors pourvu que vous fassiez toujours corps avec votre voiture. Le parc est pourvu de quelques arrêts protégés de grillages dans lesquels vous rentrez votre véhicule et qui procurent WC, point d'eau, table et chaises pour un picnic. En 5 jours, nous avons parcouru environ 1000 km dans le parc, c'est dire qu'il y a des possibilités (le parc couvre 22 000 km2). Pistes en bon état. Nous avons passé 5 nuits à Etosha et testé les 3 campings. Pas de safari le premier jour à l'arrivée. Par contre, après, on partait à l'ouverture du camping (6h15), on petit-déjeunait dans une aire protégée, on rentrait au camping entre 13 et 15h. Repas frugal. Philippe repartait ensuite pour un deuxième safari d'1 ou 2 heures (fermeture des campings vers 17h30). Moi, je préférais me poser ... Chacun son rythme ! A la réception de chaque camping se trouve un grand cahier dans lequel les touristes notent les animaux qu'ils ont vus précisant lieu, date et heure. Ca permet d'orienter ses safaris. En 5 jours, nous avons eu la chance de tout voir (hormis guépard et léopard), en quantité, y compris les groupes de lionnes/lionceaux, les élands du Cap, les koudous .... Voici les quelques points d'eau qu'on a trouvés particulièrement beaux (du style jardin d'Eden avec tous ces animaux !) : Homob - Rietfontein - Goas - Klein Okevi. Notre coup de coeur, c'est Goas. Gemsbokvlakte est moins joli mais reçoit aussi de de grands troupeaux. Lors de notre dernier safari, nous avons eu la chance, au sortir d'un virage, de tomber sur un jeune couple de lion/lionne allongé sur la piste. Aussi étonnés que nous ils étaient ! A 1 mètre ! C'était la séquence émotion, juste avant de quitter Etosha. J'avais la gorge tellement nouée que je ne pensais même plus à photographier ... Croiser le regard du lion, c'est magique. Alors, croyez-y jusqu'à la dernière minute !
GUIDES :
Je n'ai utilisé ces 2 guides que pour préparer mon voyage. Une fois sur place, je ne les ai quasiment pas ouverts sauf pour les restau ... Lonely Planet 1ère édition - version anglaise - complet Petit Futé 4ème édition - a l'avantage d'être en Français. Carte d'Etosha : achetée à l'épicerie du premier camping. 35 N$. Elle est absolument indispensable. Elle indique toutes les pistes, tous les points d'eau et, sur plusieurs pages, présentent les animaux que l'on est susceptible de voir. Les illustrations sont extrêmement précises et permettent une identification immédiate de l'animal en chair et en os.
DIVERS :
L'itinéraire - C'est une boucle qu'on pouvait aussi faire dans l'autre sens ... Je vois 2 intérêts à la faire dans ce sens là : 1-la qualité des campings va croissant et 2-on achète l'artisanat à la fin, à Okahandja.Il nous a sans doute manqué quelques jours (comme à chaque fois !). Sur la base du même itinéraire, on aurait aimé avoir 1 jour de plus dans le Naukluft pour faire une autre randonnée (c'était vraiment trop beau !) et 1 jour de plus dans le Damaraland pour profiter là-aussi des splendides paysages. 5 nuits à Etosha ne nous ont pas semblé trop ... on ne s'est pas lassé des safaris. Mais tout ça c'est bien personnel ... Les photos - Nous sommes toujours à l'argentique (ben oui, on a un peu de mal à se décider). Canon avec 2 zooms 28-80 et 70-300. Le 300 dans Etosha c'est un minimum. Nous, ça nous a suffi, nous sommes contents du résultat, on a des photos sympas. Mais bon, pas de quoi faire une expo quand même !.... Par contre, on a oublié d'emporter un pied et pour les photos de nuit autour des points d'eau des campings, c'est vraiment nécessaire. On a essayé sans pied, c'est flou ... Dommage pour le rhino ! Et puis aussi, je vous conseille de bonnes jumelles. A défaut de photo si l'animal est trop loin, au moins, ça permet de l'observer confortablement. Le climat - En mai, climat très très agréable : l'équivalent d'un beau mois de juin chez nous. Pas une goutte de pluie - Ciel bleu pur - Journée chaude sans être étouffante, sèche (on transpire peu), aérée. Le soir, ça se rafraîchit et on supporte volontiers une petite polaire. Nuit fraîche sans être froide, on dort très bien. Le camping - Pensez à emporter une lampe frontale. A 18h il fait nuit noire. (Le soleil se levait à 5h45 et se couchait à 17h45). On avait apporté aussi du sopalin, du sel, du poivre, des allume-feu, des allumettes ... Bien sûr, on trouve tout ça sur place à Windhoek. A cette période, ni moustique, ni araignée. Que des chacals ! La poussière - Les allergiques à la poussière, n'allez pas en Namibie .... Le climat sec, le sol sablonneux, le vent, tous les ingrédients sont réunis pour avoir de la poussière partout en permanence. Les appareils photos souffrent (pensez aux sacs de congélation hermétiques pour les protéger autant que possible). A côté de ça, on ne se salit pas. On se secoue, le sable tombe : inutile de se charger en vêtement ... gardez de la place pour ce que vous rapporterez ... Les pistes - Notre itinéraire nous a amenés à parcourir 4000 km dont surement 3500 km de pistes ! Les 4 roues motrices n'ont jamais été nécessaires. Pistes de sable, de graviers, tôle ondulée ... à part quelques tronçons plus difficiles, on y roule bien (jusqu'à 80km/h) et ... c'est quand même vraiment plus sympa que du goudron ! Le plus méchant, ce sont les "radiers", ces espèces de goulets qui passent une rivière (asséchée). Certains sont en V et il faut vraiment les passer doucement. Signalisations excellentes des moindres petites pistes. L'artisanat - On a consacré quelques heures à l'achat d'artisanat dans les grands marchés d'Okahandja. C'est agréable, facile, il y a du choix, les vendeurs sont sympas. Négociation de rigueur (en payant 1/3 du prix annoncé, ils étaient satisfaits et nous aussi). Nous avions emporté quelques vieux tee shirts qui nous ont servi à conclure des négociations. "30 ? - non 40 - 30 et un tee shirt ? - ok !!" Ils faisaient leur marché dans notre sac, c'était sympa et drôle. Bonne ambiance. Aucune arnaque. Ils sont aussi très amateurs de casquette. Beaucoup de jolies choses à acheter. Un bon souvenir et beaucoup d'achats ... On y a passé 4 heures environ ... Attention aux sculptures de pierre. Nous avions acheté une magnifique sculpture d'oiseaux en pierre qu'on a mise en soute, pourtant bien protégée. On l'a retrouvée totalement broyée 😕... Dommage pour nous. Prenez en bagage à main tous ces objets évidés qui, même en pierre ou en bois, sont finalement fragiles et ne résistent pas à la pression ou aux chocs ... Ah ! qu'on s'en veut !
On a beaucoup aimé : 🙂 Vivre en communion avec la nature, en camping, au rythme du soleil La liberté apportée par le self-drive safari dans Etosha Les pistes ! Le climat Le ciel Le vin sud-africain Les Apfelstrudel de Solitaire
On a moins aimé : 😕 Euh ?....... cherchons un peu .... Le prix de l'alimentation dans les petites épiceries des campings (beacoup plus chère qu'en supermarché) La route B1 entre Tsumeb et Windhoek, grand ruban goudronné tout droit, barbant !
En conclusion ... La Namibie offre une magnifique réserve animalière où le self-drive convenait parfaitement à nos habitudes et à nos caractères. Par ailleurs, le voyage ne se limite pas au safari et c'est là aussi tout l'intérêt de ce pays. Le désert du Namib, le parc du Naukluft et le Damaraland offrent des paysages variées, colorées, originaux, de toute beauté. Voyage nature s'il en est (couchés à 8h30, levés à 5h30) au rythme d'un soleil brillant sans être brûlant, voila bien un voyage qui vide la tête ! Ca demande un peu de préparation au départ (pour nous tellement simplifiée grâce à Christine) pour permettre de profiter au maximum une fois sur place.
je reviens d'un séjour non prévu en Namibie. je tiens tout suite à dire que les tarifs pratiqués pour des excursions à Etosha sont trop élevés. Dans mon hostel, on nous proposait 3 jours " Etosha Express" pour presque 4000 Rands ( 400 euros). En discutant avec des gens, j'ai appris qu'en fait on ne restait qu'un jour. le premier jour, on part pour le parc et on met en place les tentes. le 2eme jour, on visite le parc. Le 3 ème jour, dès le matin on remballe le tout et on retourne à Windhoek. 400 euros pour une journée de visite et en plus on dort dans une tente. c'est vraiment n'importe quoi.
Du coup, j'ai loué une voiture ( VW Jetta) et j'ai trouvé 3 personnes pour le covoiturage. Prix de la location: 180 euros pour 6 jours. Pas besoin de 4x4. la route B1 est parfaite. ce qui surprend, c'est le peu de voiture sur la route. A se demander, si elle n'a été faite que pour les touristes.
pas besoin de GPS pour y aller, avec une bonne carte routière on trouve facilement le chemin. prix de la carte: 2 euros
le trajet de windhoek jusqu à l'entrée Etosha ( anderson gate) a duré env. 6 heures avec des pauses en chemin. le premier soir, on a logé à 8 km sud de l'entrée anderson gate. l'endroit s'appelait " El dorado". Il dispose d'une grande pelouse pour poser sa tente. Avantage non négligeable sachant que dans le parc ( okaukuejo), on pose sa tente sur un sol dur jonché de caillou. On a beaucoup apprécié l'endroit, en plus le proprio a 3 guépards ( cheetah en anglais) qu'on peut photographier gratuitement. on nous a même autorisé à nourrir les félins.
le proprio nous a aussi gentiment aidé pour préparer la visite du parc. le parc est assez vaste, autant savoir où on peut observer le plus d'animaux.
le 2eme et 3 eme jour, on a séjourné à okaukuejo. les routes dans le parc sont assez bonnes. pas besoin de 4x4.
le 4 eme jour on est parti à opuwo.
le 5 eme jour à Swakopmund et walvis bay.
le 6 jour retour à windhoek.
Le prix du carburant pour les 6 jours: 2100 R. env. 10 R le litre.
en faisant les calculs, on arrive à moins de 100 euros ( voiture et essence) par personne pour 6 jours donc je n'arrive pas à comprendre comment on peut facturer 400 euros pour un " Etosha Express".
en faisant les calculs, on arrive à moins de 100 euros ( voiture et essence) par personne pour 6 jours donc je n'arrive pas à comprendre comment on peut facturer 400 euros pour un " Etosha Express".
On arrive d’un voyage de 5 semaines en Afrique du Sud et Namibie. Sans faire ombrage au talent de compte-rendu de tous et de Nancy en particulier, voici notre carnet de voyage agrémenté de quelques infos qui aideront peut-être certains voyageurs dans un avenir. .... je l’espère, proche !
Notre équipe se composait au départ de 6 personnes. Deux d’entre nous n’ont participé qu’à la première partie en Afrique du sud (16 nuits / 19 jours) de Jo’Burg à Jo’Burg pour cause congés restreints ! Le reste a eu la chance de faire le périple en entier (32nuits/35 jours) de Jo’Burg au Cap via la Namibie.
NOTRE PARCOURS
Du Mercredi 12 Octobre au Mardi 15 Novembre soit 35 jours/32 nuits sur place
1er jour : Départ en train Avignon TGV pour Roissy CDG Vol de nuit sur South African 19h05 pour Johannesburg (direct)
2ème jour: Arrivée 6h35 à Johannesburg - prise du véhicule de location Mercedes 8 places super véhicule ! - Réception par le fils de Mama Lolo - Installation à Soweto –Visite du musée Mandela, d’école et des quartiers noirs 🙂- Hébergement chez Lolo’s B&B.
3ème jour : Départ pour le Pilanesberg N Park (175km) – arrivée à Sun City (entrée 60 R heureusement gratos : voir plus loin …) la folie d’un riche mégalo et visite de Lost City (60 R p/p visite guidée obligatoire) : un hôtel, casino, un mini Las Vegas – petite intrusion dans le parc et repas au Kwa Maritane : génial ! 🙂🙂(voir plus loin…) Nuit à Kamagelo B&Bpour 2 nuits.
4ème jour: Safari toute la journée dans le Pilanesberg Park (20 R p/p + 10 R véhicule), paysage de montagne avec lac, collines et pleins d’animaux 🙂(éléphants, girafes, antilopes…) - Nuit à Kamagelo.
5ème jour: Route vers Prétoria (145km) – 80 km à l’est visite d’un village Ndebele (20 R p/p + 10 R véhicule) à Mistubello (pas authentique du tout 🤪, dommage, très coloré par contre) – Continuation pour le Haut Veld et Lydenburg (280km) -Nuit en bungalow à Lapamenti
6ème jour : Le Haut Veld - Visite de Pilgrim’s rest (village des années 1900) et le Blyde Canyon : site et point de vue gratuit sauf aux Potholes (20R p/p) - entrée dans le fabuleux parc Kruger NP (310km) -Installation à Letaba Camp pour 2 nuits en tente.
7ème jour : Safari matinal dans le parc (entrée 120 R p/p et par jour !!) : un peu déçus par la sécheresse catastrophique du parc 🤪, peu d’animaux - Petit Déjeuner pris à Olifants – retour au lodge, safari et Nuit à Letaba Camp.
8ème jour : Départ pour la partie centrale (premiers lions) - Safari toute la journée et pique-nique (on voit plus d’animaux, pas mal de rhinos) - Arrivée à Talamati, un camp de brousse intime et en pleine nature, très chouette 🙂🙂– beaucoup d’animaux au sunset – night drive négocié à 100R p/p - mais peu intéressant, bof !🤪 - Nuit au Talamati Lodge.
9ème jour : Safari fructueux dans la partie sud du parc (on a croisé un troupeau d’éléphants au détour d’un virage : quel enchantement !) - Sortie du parc à Pretoriuskop - installation et nuit à Rockabye Lodge près d’Hazyview (160km)
10ème jour : Route vers le Swaziland (180km) et passage de la frontière olé olé ! Quelle pagaille ! 😏 à Jeepe’s Reef - Visite de M’banane (marché artisanal intéressant) - Hébergement au Mlilwane Camp près d’Ezulwini (hutte traditionnelle) - Danse swazi en soirée
11ème jour : Safari dans Mlilwane Sanctuary (25 R p/p + 10 R véhicule) : très chouette 🙂🙂 pas de prédateurs mais beaucoup d’animaux et des forêts d’eucalyptus ! – Départ vers le sud (120km) - arrivée au Nisela Camp 35 km au sud après Big Bend – Hébergement au Nisela Safari Camp.
12ème jour : Entrée en RSA en début de matinée -Safari dans la réserve Hulhulwe au Maputaland (140km) – installation à M’Pila Camp en tente) - safari en fin d’après midi dans la partie Umfolozi : coucher de soleil avec les girafes, … magique !
13ème jour : Safari matinal (60 R p/p + 10 R véhicule) dans la Réserve d’Umfolozi (beaucoup de rhinos) – Route vers Kwambonambi (50km) - Installation sur la côte au Cuckoo’s nest pour 2 nuits
14ème jour : Il pleut un peu 😐 : Sortie culturelle dans un village zoulou. (95 R p/p) mais si le village ne fait trop authentique, les danses valent le coup ! – Départ pour Sta Lucia (50km) il pleut beaucoup 😕😕! - Hébergement à Cuckoo’s.
15ème jour : étape via Esowhe & Dundee pour le Zoulouland Ouest. (400km) – Hébergement à Spioenkop N. Reserve près de Ladysmith. Petite réserve sans prédateurs mais qui nous a enchantés pour ses couchers de soleil et une foule spectaculaire de girafes et ongulés en pleine course le lendemain à l’aube !!
16ème jour : Safari matinal dans la réserve (20 R p/p + 10 R véhicule): le coup de cœur la rencontre avec les girafes citées plus haut 🙂🙂 – Route vers le Drakensberg Nord et le Royal Natal Park (35 R p/p + 10 R véhicule) – traversée du Golden Highlands Park (des paysages comparables à Zion en Utah !!) à faire absolument 🙂 - un arrêt à la délicieuse petite bourgade de Clarens – Nuit à Fouriesburg (350km) au Camp Site : calme absolu !
17ème jour : Approche des monts Maluti et du Lesotho voisin sous la brume et le froid (12°) - Bloomfontein la capitale administrative du pays. (270km) - prise du véhicule de location Toyota Condor 4 places à l’aéroport- Nuit au Piccolo B&B
18ème jour : Paquetage pour nos 2 jeunes baroudeurs et route vers Johannesburg (380km). Arrivée à l’aéroport international et remise du véhicule Mercedes. Vol de nuit pour Paris à 20h05 … Snif ! 🙁🙁 Pour nous 4, longue étape (N14) vers la province nord du Cap - Arrêt à Kimberley à 9h pour visite intéressante du Big Hole (5 R p/p) et le musée en plein air sur les mines de diamants – Route vers Upington (520km) - hébergement à Marilana B& B
19ème jour : Vers le nord-ouest et entrée en Namibie (aucun trafic à 9h) -100 N$ taxe routière par véhicule – arrêt à Grünau pour un casse-croûte dans une véritable Bagdad Café - piste vers Fish River Canyon (420km) Arrivés vers 15h au lodge, nous décidons l’entrée au parc (80N$ p/p + 10N$ voiture) pour le sunset : erreur fatale, tout est à contre jour, on n’y voit rien !! Une grosse déception !😕😕 - hébergement au Canyon Moutain camp.
20ème jour : ne voulant pas refaire une piste en très mauvais état et repayer l’entrée du parc, on abandonne à regret le jumeau du Colorado - Piste vers les arbres carquois de laforêt de Kookerboom(25 N$ p/p) à Keetmanshop : superbe ciel bleu et paysage enchanteur…. - route vers le Nord et Mariental dans la Kalahari (350km) et nuit à la fabuleuse Lapa Farm (j’explique plus loin ..)
21ème jour : Longue étape vers le nord du pays - marché à Okahondja – Otjiwarongo à 16h : continuation décidée vers Etosha (760km) - nuit à Okaukejo Camp.
22ème jour :Safari dans Etosha N Park (80 N$ p/p/j + 10 N$) véhicule – repas pris à Halali (cher 90R et passage obligé des groupes 😕) – reprise du safari – rencontre avec des lionnes au coucher du soleil – nuit à Okaukejo Camp agrémentée de visiteau trou d’eau juste en face du bungalow : troupeau d’éléphants à la baignade : Ouah ! 🙂🙂
23ème jour : dernier et court safari puis Kamandjab et piste vers le Kaokoland. (510km) arrivée au pays des himbas vers 15h - Installation à Mopane Desert Camp en tente pour 2 nuits à Opuwo – Booma autour du feu et nuit au clair des étoiles du désert.
24ème jour : Visite guidée de villages Himbas 🙂🙂🙂 : le must de la Namibie avec Sossusvlei et Etosha - repos en fin de journée -nuit à Mopane Desert Camp
25ème jour : On abandonne l’idée de revenir par la C35 pour Kamanjab et la route vers Khorixas ! Bien nous en prend 😉: on s’engage au Sud par la piste la plus dépaysante du parcours, rencontre avec des himbas au détour d’un virage – paysages fabuleux 🙂🙂 jusqu’à Sesfontein et que dire après de Palmwag à Khorixas dans le Damaraland - nuit à Khorixas au Gowati Lodge
26ème jour : Paysages montagneux du Brandberg – On décide de tourner à droite face à l’océan pour faire le crochet à Cape Cross et ses otaries (40 N$ p/p + 10 N$) continuation vers Swakopmund - visite de la station balnéaire de l’Atlantique - Nuit à Sophia’s B&B
27ème jour : Piste vers le Namib N Park (370km) - Installation à Welterelde Farm près de Solitaire. Sunset drive (80 N$ p/p) dans les dunes avec le proprio : les couleurs !!! 🙂🙂
28ème jour : Départ de nuit (5h) pour les dunes de Sossulvlei– entrée duparc à 6h (80N$ + 10N$ voiture) – piste et goudron pour 6h de moment magique : la dune 45 (peu de monde), l’arnaque de 90N$ pour la navette puis Dead Vlei à piedpendant 2 h …et puis Sossusvlei : whaouah !! on a récupéré un 4x4 du Sossusvlei Lodge, on a fini avec eux : guide et chauffeur privés !! - Sortie du parc à midi comblés ! 🙂🙂🙂 On file alors vers le sud, on verra bien où on couchera – A 19h30, nous étions à table au Bagdad Café 😛 (notre premier arrêt en Namibie la semaine d’avant ! ) Sesriem-Grünau 555 km !! – nuit au Grünau Country House
29ème jour : Route goudronnée vers le Sud. (640km) - Entrée en RSA à Noordover continuation pour Springbok et Vanrhynsdorp : on retrouve peu à peu la civilisation 🤪– Nuit au De Oude Herberg (voir le commentaire !) à Tulbagh
30ème jour : La région de Franshoek et les vignobles – superbe col menant à la mer et Kleimond et la route touristique vers le Cap (150 km) - Installation dans le quartier d’Oranjziecht à Belmont B&B pour 4 nuits à Cape Town. Montée au Signal Hill pour un coucher de soleil !!😎
31ème jour : Visite du château de Bonne Espérance (20 N$ p/p) : sans plus – visite du City Bowl et de la ville - le Waterfront sous les nuages – Hébergement à Belmont House.
32ème jour : Un ciel d’un bleu !! Direction le téléphérique de la montagne de la Table : cher (115 R p/p) mais fabuleux, quel panorama !🙂🙂 – visite du vignoble de Groot Constancia (25 N$ p/p) puis des jardins de Kirstenbosh (25 N$ p/p), un peu décevant car la floraison était pratiquement passée mais sous les nuages, again !!😕 Un bon chinois 😛 pour oublier et hébergement à Belmont House.
33ème jour : La péninsule du Cap - réserve naturelle de Boulders (25 N$ p/p) avec ses pingouins - le Cap de Bonne Espérance sous la pluie (entrée du parc 45R p/p) - Splendide route « payante » côtière vers Cape Town - Nuit à Belmont House
34ème jour : Le quartier malais de Boo-Kaap sur les hauteurs de Signal Hill : à faire pour ses maisons colorées et un parfum d’orient – Dernière vue du Cap depuis la ville de Bloubergstrand (20km au nord) :la photo qui est dans tous les catalogues 🙂! Restitution du véhicule chez Nacional Alamo à 15h - vol à 17 h pour Jo’B Correspondance pour Paris 20h50 - Vol de nuit sans histoire
35ème jour : Arrivée à CDG à 7h05 – une alerte terroriste 😮pour finir à la gare TGV on reste dehors pendant 40mn dans le froid puis le train vers Avignon !!
BUDGET:
Je confirme les dires de Nancy : aucune nécessité d’emporter des US $, au contraire ! L’euro était bien plus intéressant au change. Aucun souci non plus pour utiliser les cartes bancaires si ce n’est de rares refus de l’Eurocard-Master Card à certains distributeurs, par contre aucun problème avec Visa Premier. En Namibie, en effet, possibilité d’utiliser le Rand, idem au Swaziland, mais attention pas d’utilisation à l’inverse ! Toutes ces monnaies étaient à parité et équivalaient environ à 0.90 FF. (0.13 €)
Détail de nos frais par personne :
546 R (78 €) pour la nourriture (achats en supermarchés) 1044 R (149 €) pour les sorties restaurant 1000 R (144 €) pour les entrées des parcs et permis 6335 R (905 €) pour l’hébergement 3605 R (515 €) pour la location du véhicule 1350R (195 €) pour l’essence (10800 Km et 11 litres aux 100) 507 R (72 €) pour les sorties facultatives :
Au total avec quelques pourboires et péages d’autoroute 2856 euros avec le vol pour 35 jours et 1634 euros pour 19 jours
TRANSPORTS : VolsBillets achetés à Nlles Frontières Avignon, réservés en Janvier 2005 Prix : 790 euros A/R VéhiculeLoué chez Auto Escape (www.autoescape.com) on utilise régulièrement les services de cette société basé à Pertuis (Vaucluse) : professionnalisme, gens très serviables et sympas 😇. (Possibilité d’annuler au dernier moment et tout se fait par internet, aucune surprise à l’arrivée à l’aéroport)
- premier véhicule pris à Jo’B Mercedes Vito pour nous 6, état neuf 150km, confort et grande capacité (9places) et ramené à Jo’B par les 2 pauvres malheureux qui s’arrêtaient là !! 95€ par jour (Assurance complète sans franchise, plein offert)
- deuxième pris à Bloomfontein Toyota Condor 2x4, bon état, rendu au Cap (one-way 330 R) 56€ par jour (Assurance complète sans franchise, plein offert) Axes routiersRien à dire sur la circulation et l’état des routes : rectilignes, en très bon état en RSA, un long ruban (comme a dit Nancy !) en Namibie et des pistes en bon état (quelques kms un peu chargés en gravier sur la C35 qui va à Opuwo et Ruacana au départ de Kamanjab).
La C41 qui rejoint Opuwo sur les 50 derniers km est en travaux de goudronnage (quelques tronçons déjà utilisables, environ un bon tiers) - idem pour la piste qui mène à Sossusvlei : quelques bons bouts de goudron déjà. Piste C14 de Sesriem à Maltahohe très roulante, idem pour la C12 qui permet de joindre Seeheim en quittant le Fish river Canyon.
Seul point noir 🙁 : la piste intérieure au parc de Fish River pour approcher les différents points de vue : cailloux nombreux et très coupants, 20km/h maxi !
On a crevé 3 fois 🏴☠️ (une moyenne convenable aux dires de certains !!) Pneumatiques pourtant en excellent état, mais on a quitté 2 fois les pistes et on crevé qq kms plus loin : rapport de cause à effet ? Bon rien de bien grave, on sait où se trouve le cric sur le Toyota Condor maintenant !! Attention aux réparateurs : aucune facture identique de 29N$ à 70N$ (et le plus cher à Palmwag, notre première crevaison, a mal réparé, cause du 3ème arrêt garage 3 jours plus tard !!)
HEBERGEMENT:
Toutes les nuits sauf deux étaient réservées à l’avance (quasi obligatoire pour les parcs surtout dans des camps de petite capacité comme Talamati par exemple) Réservation effectuée par Internet de Janvier à Septembre 2005 en B&B, lodge ou bungalow (les prix sont indiqués pour une chambre double)
- Lolo’ B&B (Soweto) 88 € en demi-pension et activités comprises Super accueil de Mama Lolo en plein Soweto (son fils nous attendait à l’aéroport), au contact de la population noire et de leurs problèmes, sécurité totale 😛, parking et une gentillesse !! Visite de Soweto avec le fils (écoles, musée et maison Mandela…) Repas tradition « black » en soirée …extra !!
- Kagomelo Guesthouse (Pilanesberg) 60 € en BB Surprise !! Quelques difficultés de communication par mail et quelques inquiétudes avant le départ mais à l’arrivée un accueil simple, très très sympa : le patron, très gentil, nous a arrangé l’entrée à Sun City gratos (60R par personne économisés) Petit déj pris après le safari matinal à l’heure qu’on voulait, et de plus le proprio nous a carrément amenés à l’entrée du parc à 6h du mat pour qu’on ne se perde pas !
- Lapamenti Farm (Lydenburg) 30 € en SC
Un de nos coups de cœur 🙂🙂: quel dépaysement ! Le fermier vous conduit en pleine nature, au bord d’une rivière, un calme absolu, 3 bungalows cosy et très propres, sans électricité, des loupiotes à pétrole le long des chemins. Il nous allumé lui-même le booma traditionnel ...et une soirée inoubliable sous le ciel africain !
- Letaba (Kruger) 56 € en SC On avait réservé les Safari-tent pour 2, mais déception à l’arrivée : Letaba Camp presque l’usine à touriste, accueil froid pour pas dire plus, tentes mal situées et dans un état, bof !🤪 On a demandé à être « upgraded » comme ils disent et on a hérité de rondavels pour 3, mieux et plus cher évidemment mais sans plus, cuisine commune au centre des bungulows avec la compagnie des impalas.
- Talamati (Kruger) 52 € Très bien situé, petit camp (10 unités). Intimiste, dans la brousse : bungalow pour 6 en self catering super, tout équipé, neuf et accueil sympa...
- Rockabye B&B (Hazyview) 72 € en BB 3 rondavels de luxe dans un cadre verdoyant, tenus par des fermiers jeunes et très accueillants. L’hébergement le plus cher mais pour une fois …et rien à redire … Un petit déj royal !! 😛😛
- Mliwane Sanctuary (Swaziland) 44 € en SC Des huttes immenses pour 2 en pleine réserve de Mliwane, dépaysant !! Un spectacle de danses swazi interprété en soirée par tout le personnel (de la serveuse de bar … au gérant !)
- Nisela (Swaziland) 28 € en SC Des huttes minuscules pour 2 dans le sud du pays mais propre et sans surprise vu le prix…
- M’Pila (Hulhulwe) 55 € en SC Safari Tent style « Out of africa », en pleine réserve, intérieur impec, salle de bain attenante et une terrasse entièrement équipée self catering. Les animaux très très proches (nyala, antilopes et hyènes sous le nez). Trop proche parfois : un magnifique serpent lové sur la tente et paressant au soleil mais bof c’est ça l’Afrique ! 😉
- Cuckoo’s (Kwambonambi) 26 € en BB Aie! Aie! Aie! Le meilleur backpacker du Maputaland d’après le Routard et Lonely Planet ! La cata 😠: laissez-aller total (propreté très douteuse des draps, de la cuisine commune et du reste) et c’est dommage : l’endroit est vraiment chouette (une chambre dans l’arbre qui pourrait amener un plus) mais on a l’impression que rien n’a été fait ni entretenu depuis le changement de proprio (Marjan nous a appris qu’elle était là depuis presque 2 ans, qu’a-t-elle fait depuis si ce n’est la clope et le kawa perpétuels ??) Dommage ouais car Marjan est très sympa, serviable et tout, mais …
- Spioenkop Reserve Camp 26 € en SC Un immense bungalow tout équipé pour 6, bien mais sans plus, principal avantage au coeur même de Sioenkop Reserve, calme total sous les étoiles sudaf !
- Camping Site (Fouriesburg) 26 € en SC Au fond d’une gorge, à 3 km du village, des bungalows à même le rocher. Tout équipé, propre : rien à dire si ce n’est la piscine un peu froide (1300 m d’altitude)
- Piccolo B&B (Bloomfontein) 50 € en BB Proprio exubérante, style british, très dévouée (elle accompagna ma fille en ville et fit le marché avec elle une partie de la matinée). Sur les hauts de Bloomfontein calme et un brin résidentiel !
- Marilana B&B (Upington) 44 € en BB Chez les Afrikaners pure souche : quartier huppé d’Upington, piscine et tout le confort, jeunes proprios très pro mais très avenants et sympathiques. Petit déj à la hauteur ! 😛
- Moutain Camp (Fish River) 70 € en SC !! Une hacienda (10 chambres) en plein désert namibien : le backpacker du Canyon Lodge (à 2 pas de Fish River), 5km de piste sablonneuse après le lodge…et le soir autour du booma !! Petit détail : les petites bébêtes (araignées, tarentes et gekkos sont ici chez eux !!)
- Lapa Farm (Mariental) 34 € en SC LE COUP de CŒUR du voyage 🙂🙂🙂 !! Un jardin d’Eden après 35km de piste en quittant Mariental vers l’Est. Une folie de gens plus qu’aisés (le frère de la proprio tient l’immense Spar à la sortie de la ville !!) : une immense habitation semi-circulaire, aérouverte, lieu de fêtes et réception, un booma en plein milieu du gazon arrosé 24h/24h, une débauche de déco… On dort sur des matelas installés à même le sol, presque à la belle étoile, sous l’immense toit de chaume, avec les sensations, bruits et parfums de cette nuit africaine magnifique et sereine ( pas un moustique) et quel coucher de soleil !! Un petit moins : le pauvre guépard, semi apprivoisé, mais prisonnier derrière son grillage …Un autre trônait à côté de la table pour 20 personnes mais empaillé lui !! Presque au prix du Cuckoo’s cité plus haut !
- Okaukejo (Etosha) 48 € et 44 € en SC On devait initialement coucher à Otjiwarongo mais, après un arrêt d’une heure et demie à Okahondja (marché et bouffe) nous y étions à 15h30/16h donc on a poussé jusqu’à Etosha. Erreur car on a payé 2 jours de visite du parc en étant mal logé la première nuit (voir plus bas) On aurait dû s’arrêter à un B&B à qq km de l’entrée (y en avait, étaient-ils pleins ?) Seul avantage : nous étions sur place à 6h 30 pour le morning drive. 2 style d’habitation 1ère nuit : bungalows « standard » pour 2, sommaires et sans charme à un prix légèrement supérieur qu’un bungalow « superior » pour 4, face au trou d’eau (la meilleure place du camp !) la 2ème nuit .Allez y comprendre ?
- Mopane Lodge (Opuwo) 130 € en demi-pension et 220 € en pension comlète avec activité sortie Himba
3ème coup de cœur !! 🙂🙂 Un camp de toile de tente en pleine brousse, douche en plein ciel, sur les hauteurs d’un lit de rivière, malheureusement à sec, sans électricité (on vous porte une lampe batterie vers les 17h qui suffit amplement et vous accompagne pour venir profiter du repas dans une vaste paillotte ouverte sur la rivière :extra !!) . Hans, le gérant, aux petits soins … Organisation super pour la visite des villages Himbas : voiture particulière avec un guide himba connaissant la région qui nous a sortis des sentiers touristiques de la région.
- Gowati Lodge (Khorixas) 66 € en BB Un lodge récent de qualité, immense chambre (une possédait jusqu’ à 6 lits et nous en avions réservé 3 négocié au prix de l’an dernier, prix par personne alors pourquoi se priver ? Petit déj classique, bref ça sentait le lieu de passage des tours-opérateurs mais heureusement pour nous au ¾ vide…
- Sophiadale (Swakopmund) 36 € en BB A la sortie de la ville (12km) dans les premières dunes, construit par un jeune allemand et sa mère qui avaient quitté la RDA en 1989 et qui nous ont régalé de leur petit déj ! Vaste studios et une propreté et un ordre « à l’allemande » !!
- Welterelde Farm (Sesriem) 108 € en BB Quelques milliers d’hectares pour ce « pauvre fermier afrikaner » qui propose un havre de paix au milieu du désert, à une encablure de Sesriem (les clôtures font limites avec le parc) .Un chouette sunset drive dans les dunes en fin d’après-midi dans le pick-up du proprio !! 🙂🙂Petit déj pack sur les tables à 5h du mat pour rejoindre l’entrée du parc (35km) et Sossusvlei (35km + 60km)
- Lodge (Grünau Country House) 40 € en BB Etape non réservée puisque nous pensions être obligés de recoucher dans la région de Mariental au retour mais …une bonne moyenne et après une très longue étape, nous retrouvons le Bagdad Café où nous avions bu un coup à l’aller à notre entrée en Namibie : les chambres sont très correctes dans des bâtiments style motel à l’américaine. De très bons sandwichs chauds avec une bonne « Windhoek Lager » !!
- De Houde Herberg (Tulbagh) 70 € en BB Etape non réservée non plus : l’arnaque habituelle de tout voyage individuel qui se respecte : On se la joue « chicos » dans une rue entièrement classée monument historique dans un village touristique à l’entrée de la Route des Vins… mais pas moyen d’y échapper en arrivant un peu tard (tarifs identiques dans tous les B&B du coin) Bref, très cher, situé dans un immense manoir du XVII°, style Cape Dutch, mais sans douche, baignoire à la place mais sans eau !!😠😠 Par contre un petit déj vraiment class, un peu trop de serveurs autour de nous !!
- Belmont House (Cape Town) 56 € en BB On avait réservé un peu à l’aveugle dans cette ville de 2 millions d’habitants : idéalement placé, à 5mn du centre ville et à deux pas (en voiture !) du téléphérique et de Signal Hill, quartier résidentiel d’Oranjezicht, sur les contreforts de la Mountain Table, un couple aux petits soins et efficace. Super !! 🙂
REPAS ET RESTAURANTS :
La plupart du temps courses faites dans les supermarchés en ville (évitez les épiceries des parcs en particulier à Halali dans Etosha !) De très bonnes viandes pour le « braaï » (agneau bœuf et même différents gibiers : kudu, oryx…)
Sans oublier le billtong et les bonnes bières ( Castle, Windhoek et autres…) au même prix indiqué par Nancy lors de son périple en Mai, pas d’inflation comme sur l’entrée des parcs !!
Un resto super : le Kwa Maritane Lodge au Pilanesberg Parc !! Merci à Simba la lionne 😉😉 qui m’avait donné le tuyau avant de partir ! Je confirme : emplacement super, une terrasse dominant les animaux, un tunnel pour s’approcher à qqs mètres d’un point d’eau…, un buffet royal, 150R p/p mais ça vaut vraiment le coup !!
Une adresse sympa au Maputaland : le Mighty Bytes à Sta Lucia autour de 40 R pour un bon fish’n chips et 65R pour du butterfish succulent et des crevettes grillées !!
En Namibie, près de Swakopmund, un fish’n chips à Henties Bay, (y en a qu’un, on peut pas se tromper !) à l’ambiance nordique : le brouillard, 18° dehors et le feu de cheminée à l’intérieur, du poisson on ne peut plus frais ! 50R (bière incluse)
A Cape Town, en plein centre, allez au Mozart, Church Street (il est sur le Routard !) : grand choix et pas cher du tout, on déjeune à l’extérieur dans la rue piétonne avec toute l’ambiance colorée de Cape Town ! Serveuse adorable !! 50R (bière incluse)
DIVERS :
L’itinéraire
Nous avions privilégié nos déplacements uniquement en véhicule de location, ceci malgré les grandes distances, pour éviter des frais plus importants avec d’éventuels vols intérieurs. De ce fait, nous avions prévu 4 journées de plus de 500 km pour changer radicalement de région et avec 5 chauffeurs dans la première partie et 3 par la suite, cela nous ne faisait pas peur : dès les premiers jours, nous nous sommes aperçu vu l’état excellent des routes en RSA et des pistes en Namibie conjugué au trafic très fluide en Afrique du sud voire inexistant en Namibie que nous avions sous-estimé nos possibilités. Aucun souci pour rouler à 130-140 km/h sur route et autour de 90 de moyenne sur piste en toute sécurité ! De ce fait nous avons en réalité réalisé 3 très longues journées de route (au lieu de 4) et parcouru 750 km dans la journée sans problème et sans fatigue (changement de chauffeur toutes les 2 heures à 130, on fait du chemin !) Il nous a manqué, comme pour tous, un jour ou deux par ci par là : on aurait aimé repasser à Mariental et passer une journée à ne rien faire dans la fabuleuse Lapa Farm, une journée de plus pour nous permettre de visiter plus profondément le Damaraland qu’on a seulement traversé (paysage spectaculaire le long de la route Palmwag-Khorixas !!)
Le périple dans ce sens ? On nous avait conseillé d’aller au Kruger le plus tôt possible pour éviter le début de la saison des pluies, on a fini au Cap un mois après où le printemps était établi depuis quelques semaines.
Le Climat
Sur 35 jours, trois journées sans soleil ! 😎😎 Une journée presque complète de pluie au Cap Bonne Espérance (un crachin digne de la Bretagne), une journée plus ou ou moins arrosée au Zoulouland en particulier à Sta Lucia ( on a pas fait la croisière sur la rivière snif snif ! ) et le lendemain un départ pluvieux vers le centre du Zoulouland jusqu’à Dundee (influence de l’Océan Indien, je suppose !) .De Jo’B au Swaziland environ 28/30° avec des nuits relativement fraîches dues à l’altitude puis plus chaud (33°) à partir de Hulhulwe. Très chaud en Namibie (35° et plus) mais très sec et une luminosité !! Au Cap, autour de 25°
Les guides
On a souvent utilisé le NEOS de Michelin Afrique du Sud 2002, pratique, de bons descriptifs d’itinéraires et le Routard 2005 quelque fois pour les restos. En Namibie, de temps en temps, le Petit Fûté mais une vieille version ! (prix obsolète) Les cartes vendues à l’entrée des parcs (Pila, Kruger, Hulhulwe, Etosha) sont super !
Le reste : films et photos, artisanat…
Je confirme les dires de Nancy qui le détaille de façon parfaite 🙂🙂…rien à ajouter, pas de moustique en Namibie, on en a croisé deux à Hulhulwe et encore ! (on avait pris le Lariam pour la région Kruger-Maputaland : 2 précautions valent mieux qu’une …et puis avec un bon repellent !)
En conclusion, le fait de coupler les 2 pays en seul voyage nous a permis, non seulement de faire l’économie d’un vol, mais d’apprécier une multitude de choses diverses et variées avec en point d’orgue l’immensité et la beauté des paysages africains et cette sensation indicible au contact des animaux sauvages qui fait qu’on a qu’une hâte c’est d’y retourner !
NOTRE PARCOURS
Du Mercredi 12 Octobre au Mardi 15 Novembre soit 35 jours/32 nuits sur place
1er jour : Départ en train Avignon TGV pour Roissy CDG Vol de nuit sur South African 19h05 pour Johannesburg (direct)
2ème jour: Arrivée 6h35 à Johannesburg - prise du véhicule de location Mercedes 8 places super véhicule ! - Réception par le fils de Mama Lolo - Installation à Soweto –Visite du musée Mandela, d’école et des quartiers noirs 🙂- Hébergement chez Lolo’s B&B.
3ème jour : Départ pour le Pilanesberg N Park (175km) – arrivée à Sun City (entrée 60 R heureusement gratos : voir plus loin …) la folie d’un riche mégalo et visite de Lost City (60 R p/p visite guidée obligatoire) : un hôtel, casino, un mini Las Vegas – petite intrusion dans le parc et repas au Kwa Maritane : génial ! 🙂🙂(voir plus loin…) Nuit à Kamagelo B&Bpour 2 nuits.
4ème jour: Safari toute la journée dans le Pilanesberg Park (20 R p/p + 10 R véhicule), paysage de montagne avec lac, collines et pleins d’animaux 🙂(éléphants, girafes, antilopes…) - Nuit à Kamagelo.
5ème jour: Route vers Prétoria (145km) – 80 km à l’est visite d’un village Ndebele (20 R p/p + 10 R véhicule) à Mistubello (pas authentique du tout 🤪, dommage, très coloré par contre) – Continuation pour le Haut Veld et Lydenburg (280km) -Nuit en bungalow à Lapamenti
6ème jour : Le Haut Veld - Visite de Pilgrim’s rest (village des années 1900) et le Blyde Canyon : site et point de vue gratuit sauf aux Potholes (20R p/p) - entrée dans le fabuleux parc Kruger NP (310km) -Installation à Letaba Camp pour 2 nuits en tente.
7ème jour : Safari matinal dans le parc (entrée 120 R p/p et par jour !!) : un peu déçus par la sécheresse catastrophique du parc 🤪, peu d’animaux - Petit Déjeuner pris à Olifants – retour au lodge, safari et Nuit à Letaba Camp.
8ème jour : Départ pour la partie centrale (premiers lions) - Safari toute la journée et pique-nique (on voit plus d’animaux, pas mal de rhinos) - Arrivée à Talamati, un camp de brousse intime et en pleine nature, très chouette 🙂🙂– beaucoup d’animaux au sunset – night drive négocié à 100R p/p - mais peu intéressant, bof !🤪 - Nuit au Talamati Lodge.
9ème jour : Safari fructueux dans la partie sud du parc (on a croisé un troupeau d’éléphants au détour d’un virage : quel enchantement !) - Sortie du parc à Pretoriuskop - installation et nuit à Rockabye Lodge près d’Hazyview (160km)
10ème jour : Route vers le Swaziland (180km) et passage de la frontière olé olé ! Quelle pagaille ! 😏 à Jeepe’s Reef - Visite de M’banane (marché artisanal intéressant) - Hébergement au Mlilwane Camp près d’Ezulwini (hutte traditionnelle) - Danse swazi en soirée
11ème jour : Safari dans Mlilwane Sanctuary (25 R p/p + 10 R véhicule) : très chouette 🙂🙂 pas de prédateurs mais beaucoup d’animaux et des forêts d’eucalyptus ! – Départ vers le sud (120km) - arrivée au Nisela Camp 35 km au sud après Big Bend – Hébergement au Nisela Safari Camp.
12ème jour : Entrée en RSA en début de matinée -Safari dans la réserve Hulhulwe au Maputaland (140km) – installation à M’Pila Camp en tente) - safari en fin d’après midi dans la partie Umfolozi : coucher de soleil avec les girafes, … magique !
13ème jour : Safari matinal (60 R p/p + 10 R véhicule) dans la Réserve d’Umfolozi (beaucoup de rhinos) – Route vers Kwambonambi (50km) - Installation sur la côte au Cuckoo’s nest pour 2 nuits
14ème jour : Il pleut un peu 😐 : Sortie culturelle dans un village zoulou. (95 R p/p) mais si le village ne fait trop authentique, les danses valent le coup ! – Départ pour Sta Lucia (50km) il pleut beaucoup 😕😕! - Hébergement à Cuckoo’s.
15ème jour : étape via Esowhe & Dundee pour le Zoulouland Ouest. (400km) – Hébergement à Spioenkop N. Reserve près de Ladysmith. Petite réserve sans prédateurs mais qui nous a enchantés pour ses couchers de soleil et une foule spectaculaire de girafes et ongulés en pleine course le lendemain à l’aube !!
16ème jour : Safari matinal dans la réserve (20 R p/p + 10 R véhicule): le coup de cœur la rencontre avec les girafes citées plus haut 🙂🙂 – Route vers le Drakensberg Nord et le Royal Natal Park (35 R p/p + 10 R véhicule) – traversée du Golden Highlands Park (des paysages comparables à Zion en Utah !!) à faire absolument 🙂 - un arrêt à la délicieuse petite bourgade de Clarens – Nuit à Fouriesburg (350km) au Camp Site : calme absolu !
17ème jour : Approche des monts Maluti et du Lesotho voisin sous la brume et le froid (12°) - Bloomfontein la capitale administrative du pays. (270km) - prise du véhicule de location Toyota Condor 4 places à l’aéroport- Nuit au Piccolo B&B
18ème jour : Paquetage pour nos 2 jeunes baroudeurs et route vers Johannesburg (380km). Arrivée à l’aéroport international et remise du véhicule Mercedes. Vol de nuit pour Paris à 20h05 … Snif ! 🙁🙁 Pour nous 4, longue étape (N14) vers la province nord du Cap - Arrêt à Kimberley à 9h pour visite intéressante du Big Hole (5 R p/p) et le musée en plein air sur les mines de diamants – Route vers Upington (520km) - hébergement à Marilana B& B
19ème jour : Vers le nord-ouest et entrée en Namibie (aucun trafic à 9h) -100 N$ taxe routière par véhicule – arrêt à Grünau pour un casse-croûte dans une véritable Bagdad Café - piste vers Fish River Canyon (420km) Arrivés vers 15h au lodge, nous décidons l’entrée au parc (80N$ p/p + 10N$ voiture) pour le sunset : erreur fatale, tout est à contre jour, on n’y voit rien !! Une grosse déception !😕😕 - hébergement au Canyon Moutain camp.
20ème jour : ne voulant pas refaire une piste en très mauvais état et repayer l’entrée du parc, on abandonne à regret le jumeau du Colorado - Piste vers les arbres carquois de laforêt de Kookerboom(25 N$ p/p) à Keetmanshop : superbe ciel bleu et paysage enchanteur…. - route vers le Nord et Mariental dans la Kalahari (350km) et nuit à la fabuleuse Lapa Farm (j’explique plus loin ..)
21ème jour : Longue étape vers le nord du pays - marché à Okahondja – Otjiwarongo à 16h : continuation décidée vers Etosha (760km) - nuit à Okaukejo Camp.
22ème jour :Safari dans Etosha N Park (80 N$ p/p/j + 10 N$) véhicule – repas pris à Halali (cher 90R et passage obligé des groupes 😕) – reprise du safari – rencontre avec des lionnes au coucher du soleil – nuit à Okaukejo Camp agrémentée de visiteau trou d’eau juste en face du bungalow : troupeau d’éléphants à la baignade : Ouah ! 🙂🙂
23ème jour : dernier et court safari puis Kamandjab et piste vers le Kaokoland. (510km) arrivée au pays des himbas vers 15h - Installation à Mopane Desert Camp en tente pour 2 nuits à Opuwo – Booma autour du feu et nuit au clair des étoiles du désert.
24ème jour : Visite guidée de villages Himbas 🙂🙂🙂 : le must de la Namibie avec Sossusvlei et Etosha - repos en fin de journée -nuit à Mopane Desert Camp
25ème jour : On abandonne l’idée de revenir par la C35 pour Kamanjab et la route vers Khorixas ! Bien nous en prend 😉: on s’engage au Sud par la piste la plus dépaysante du parcours, rencontre avec des himbas au détour d’un virage – paysages fabuleux 🙂🙂 jusqu’à Sesfontein et que dire après de Palmwag à Khorixas dans le Damaraland - nuit à Khorixas au Gowati Lodge
26ème jour : Paysages montagneux du Brandberg – On décide de tourner à droite face à l’océan pour faire le crochet à Cape Cross et ses otaries (40 N$ p/p + 10 N$) continuation vers Swakopmund - visite de la station balnéaire de l’Atlantique - Nuit à Sophia’s B&B
27ème jour : Piste vers le Namib N Park (370km) - Installation à Welterelde Farm près de Solitaire. Sunset drive (80 N$ p/p) dans les dunes avec le proprio : les couleurs !!! 🙂🙂
28ème jour : Départ de nuit (5h) pour les dunes de Sossulvlei– entrée duparc à 6h (80N$ + 10N$ voiture) – piste et goudron pour 6h de moment magique : la dune 45 (peu de monde), l’arnaque de 90N$ pour la navette puis Dead Vlei à piedpendant 2 h …et puis Sossusvlei : whaouah !! on a récupéré un 4x4 du Sossusvlei Lodge, on a fini avec eux : guide et chauffeur privés !! - Sortie du parc à midi comblés ! 🙂🙂🙂 On file alors vers le sud, on verra bien où on couchera – A 19h30, nous étions à table au Bagdad Café 😛 (notre premier arrêt en Namibie la semaine d’avant ! ) Sesriem-Grünau 555 km !! – nuit au Grünau Country House
29ème jour : Route goudronnée vers le Sud. (640km) - Entrée en RSA à Noordover continuation pour Springbok et Vanrhynsdorp : on retrouve peu à peu la civilisation 🤪– Nuit au De Oude Herberg (voir le commentaire !) à Tulbagh
30ème jour : La région de Franshoek et les vignobles – superbe col menant à la mer et Kleimond et la route touristique vers le Cap (150 km) - Installation dans le quartier d’Oranjziecht à Belmont B&B pour 4 nuits à Cape Town. Montée au Signal Hill pour un coucher de soleil !!😎
31ème jour : Visite du château de Bonne Espérance (20 N$ p/p) : sans plus – visite du City Bowl et de la ville - le Waterfront sous les nuages – Hébergement à Belmont House.
32ème jour : Un ciel d’un bleu !! Direction le téléphérique de la montagne de la Table : cher (115 R p/p) mais fabuleux, quel panorama !🙂🙂 – visite du vignoble de Groot Constancia (25 N$ p/p) puis des jardins de Kirstenbosh (25 N$ p/p), un peu décevant car la floraison était pratiquement passée mais sous les nuages, again !!😕 Un bon chinois 😛 pour oublier et hébergement à Belmont House.
33ème jour : La péninsule du Cap - réserve naturelle de Boulders (25 N$ p/p) avec ses pingouins - le Cap de Bonne Espérance sous la pluie (entrée du parc 45R p/p) - Splendide route « payante » côtière vers Cape Town - Nuit à Belmont House
34ème jour : Le quartier malais de Boo-Kaap sur les hauteurs de Signal Hill : à faire pour ses maisons colorées et un parfum d’orient – Dernière vue du Cap depuis la ville de Bloubergstrand (20km au nord) :la photo qui est dans tous les catalogues 🙂! Restitution du véhicule chez Nacional Alamo à 15h - vol à 17 h pour Jo’B Correspondance pour Paris 20h50 - Vol de nuit sans histoire
35ème jour : Arrivée à CDG à 7h05 – une alerte terroriste 😮pour finir à la gare TGV on reste dehors pendant 40mn dans le froid puis le train vers Avignon !!
BUDGET:
Je confirme les dires de Nancy : aucune nécessité d’emporter des US $, au contraire ! L’euro était bien plus intéressant au change. Aucun souci non plus pour utiliser les cartes bancaires si ce n’est de rares refus de l’Eurocard-Master Card à certains distributeurs, par contre aucun problème avec Visa Premier. En Namibie, en effet, possibilité d’utiliser le Rand, idem au Swaziland, mais attention pas d’utilisation à l’inverse ! Toutes ces monnaies étaient à parité et équivalaient environ à 0.90 FF. (0.13 €)
Détail de nos frais par personne :
546 R (78 €) pour la nourriture (achats en supermarchés) 1044 R (149 €) pour les sorties restaurant 1000 R (144 €) pour les entrées des parcs et permis 6335 R (905 €) pour l’hébergement 3605 R (515 €) pour la location du véhicule 1350R (195 €) pour l’essence (10800 Km et 11 litres aux 100) 507 R (72 €) pour les sorties facultatives :
Au total avec quelques pourboires et péages d’autoroute 2856 euros avec le vol pour 35 jours et 1634 euros pour 19 jours
TRANSPORTS : VolsBillets achetés à Nlles Frontières Avignon, réservés en Janvier 2005 Prix : 790 euros A/R VéhiculeLoué chez Auto Escape (www.autoescape.com) on utilise régulièrement les services de cette société basé à Pertuis (Vaucluse) : professionnalisme, gens très serviables et sympas 😇. (Possibilité d’annuler au dernier moment et tout se fait par internet, aucune surprise à l’arrivée à l’aéroport)
- premier véhicule pris à Jo’B Mercedes Vito pour nous 6, état neuf 150km, confort et grande capacité (9places) et ramené à Jo’B par les 2 pauvres malheureux qui s’arrêtaient là !! 95€ par jour (Assurance complète sans franchise, plein offert)
- deuxième pris à Bloomfontein Toyota Condor 2x4, bon état, rendu au Cap (one-way 330 R) 56€ par jour (Assurance complète sans franchise, plein offert) Axes routiersRien à dire sur la circulation et l’état des routes : rectilignes, en très bon état en RSA, un long ruban (comme a dit Nancy !) en Namibie et des pistes en bon état (quelques kms un peu chargés en gravier sur la C35 qui va à Opuwo et Ruacana au départ de Kamanjab).
La C41 qui rejoint Opuwo sur les 50 derniers km est en travaux de goudronnage (quelques tronçons déjà utilisables, environ un bon tiers) - idem pour la piste qui mène à Sossusvlei : quelques bons bouts de goudron déjà. Piste C14 de Sesriem à Maltahohe très roulante, idem pour la C12 qui permet de joindre Seeheim en quittant le Fish river Canyon.
Seul point noir 🙁 : la piste intérieure au parc de Fish River pour approcher les différents points de vue : cailloux nombreux et très coupants, 20km/h maxi !
On a crevé 3 fois 🏴☠️ (une moyenne convenable aux dires de certains !!) Pneumatiques pourtant en excellent état, mais on a quitté 2 fois les pistes et on crevé qq kms plus loin : rapport de cause à effet ? Bon rien de bien grave, on sait où se trouve le cric sur le Toyota Condor maintenant !! Attention aux réparateurs : aucune facture identique de 29N$ à 70N$ (et le plus cher à Palmwag, notre première crevaison, a mal réparé, cause du 3ème arrêt garage 3 jours plus tard !!)
HEBERGEMENT:
Toutes les nuits sauf deux étaient réservées à l’avance (quasi obligatoire pour les parcs surtout dans des camps de petite capacité comme Talamati par exemple) Réservation effectuée par Internet de Janvier à Septembre 2005 en B&B, lodge ou bungalow (les prix sont indiqués pour une chambre double)
- Lolo’ B&B (Soweto) 88 € en demi-pension et activités comprises Super accueil de Mama Lolo en plein Soweto (son fils nous attendait à l’aéroport), au contact de la population noire et de leurs problèmes, sécurité totale 😛, parking et une gentillesse !! Visite de Soweto avec le fils (écoles, musée et maison Mandela…) Repas tradition « black » en soirée …extra !!
- Kagomelo Guesthouse (Pilanesberg) 60 € en BB Surprise !! Quelques difficultés de communication par mail et quelques inquiétudes avant le départ mais à l’arrivée un accueil simple, très très sympa : le patron, très gentil, nous a arrangé l’entrée à Sun City gratos (60R par personne économisés) Petit déj pris après le safari matinal à l’heure qu’on voulait, et de plus le proprio nous a carrément amenés à l’entrée du parc à 6h du mat pour qu’on ne se perde pas !
- Lapamenti Farm (Lydenburg) 30 € en SC
Un de nos coups de cœur 🙂🙂: quel dépaysement ! Le fermier vous conduit en pleine nature, au bord d’une rivière, un calme absolu, 3 bungalows cosy et très propres, sans électricité, des loupiotes à pétrole le long des chemins. Il nous allumé lui-même le booma traditionnel ...et une soirée inoubliable sous le ciel africain !
- Letaba (Kruger) 56 € en SC On avait réservé les Safari-tent pour 2, mais déception à l’arrivée : Letaba Camp presque l’usine à touriste, accueil froid pour pas dire plus, tentes mal situées et dans un état, bof !🤪 On a demandé à être « upgraded » comme ils disent et on a hérité de rondavels pour 3, mieux et plus cher évidemment mais sans plus, cuisine commune au centre des bungulows avec la compagnie des impalas.
- Talamati (Kruger) 52 € Très bien situé, petit camp (10 unités). Intimiste, dans la brousse : bungalow pour 6 en self catering super, tout équipé, neuf et accueil sympa...
- Rockabye B&B (Hazyview) 72 € en BB 3 rondavels de luxe dans un cadre verdoyant, tenus par des fermiers jeunes et très accueillants. L’hébergement le plus cher mais pour une fois …et rien à redire … Un petit déj royal !! 😛😛
- Mliwane Sanctuary (Swaziland) 44 € en SC Des huttes immenses pour 2 en pleine réserve de Mliwane, dépaysant !! Un spectacle de danses swazi interprété en soirée par tout le personnel (de la serveuse de bar … au gérant !)
- Nisela (Swaziland) 28 € en SC Des huttes minuscules pour 2 dans le sud du pays mais propre et sans surprise vu le prix…
- M’Pila (Hulhulwe) 55 € en SC Safari Tent style « Out of africa », en pleine réserve, intérieur impec, salle de bain attenante et une terrasse entièrement équipée self catering. Les animaux très très proches (nyala, antilopes et hyènes sous le nez). Trop proche parfois : un magnifique serpent lové sur la tente et paressant au soleil mais bof c’est ça l’Afrique ! 😉
- Cuckoo’s (Kwambonambi) 26 € en BB Aie! Aie! Aie! Le meilleur backpacker du Maputaland d’après le Routard et Lonely Planet ! La cata 😠: laissez-aller total (propreté très douteuse des draps, de la cuisine commune et du reste) et c’est dommage : l’endroit est vraiment chouette (une chambre dans l’arbre qui pourrait amener un plus) mais on a l’impression que rien n’a été fait ni entretenu depuis le changement de proprio (Marjan nous a appris qu’elle était là depuis presque 2 ans, qu’a-t-elle fait depuis si ce n’est la clope et le kawa perpétuels ??) Dommage ouais car Marjan est très sympa, serviable et tout, mais …
- Spioenkop Reserve Camp 26 € en SC Un immense bungalow tout équipé pour 6, bien mais sans plus, principal avantage au coeur même de Sioenkop Reserve, calme total sous les étoiles sudaf !
- Camping Site (Fouriesburg) 26 € en SC Au fond d’une gorge, à 3 km du village, des bungalows à même le rocher. Tout équipé, propre : rien à dire si ce n’est la piscine un peu froide (1300 m d’altitude)
- Piccolo B&B (Bloomfontein) 50 € en BB Proprio exubérante, style british, très dévouée (elle accompagna ma fille en ville et fit le marché avec elle une partie de la matinée). Sur les hauts de Bloomfontein calme et un brin résidentiel !
- Marilana B&B (Upington) 44 € en BB Chez les Afrikaners pure souche : quartier huppé d’Upington, piscine et tout le confort, jeunes proprios très pro mais très avenants et sympathiques. Petit déj à la hauteur ! 😛
- Moutain Camp (Fish River) 70 € en SC !! Une hacienda (10 chambres) en plein désert namibien : le backpacker du Canyon Lodge (à 2 pas de Fish River), 5km de piste sablonneuse après le lodge…et le soir autour du booma !! Petit détail : les petites bébêtes (araignées, tarentes et gekkos sont ici chez eux !!)
- Lapa Farm (Mariental) 34 € en SC LE COUP de CŒUR du voyage 🙂🙂🙂 !! Un jardin d’Eden après 35km de piste en quittant Mariental vers l’Est. Une folie de gens plus qu’aisés (le frère de la proprio tient l’immense Spar à la sortie de la ville !!) : une immense habitation semi-circulaire, aérouverte, lieu de fêtes et réception, un booma en plein milieu du gazon arrosé 24h/24h, une débauche de déco… On dort sur des matelas installés à même le sol, presque à la belle étoile, sous l’immense toit de chaume, avec les sensations, bruits et parfums de cette nuit africaine magnifique et sereine ( pas un moustique) et quel coucher de soleil !! Un petit moins : le pauvre guépard, semi apprivoisé, mais prisonnier derrière son grillage …Un autre trônait à côté de la table pour 20 personnes mais empaillé lui !! Presque au prix du Cuckoo’s cité plus haut !
- Okaukejo (Etosha) 48 € et 44 € en SC On devait initialement coucher à Otjiwarongo mais, après un arrêt d’une heure et demie à Okahondja (marché et bouffe) nous y étions à 15h30/16h donc on a poussé jusqu’à Etosha. Erreur car on a payé 2 jours de visite du parc en étant mal logé la première nuit (voir plus bas) On aurait dû s’arrêter à un B&B à qq km de l’entrée (y en avait, étaient-ils pleins ?) Seul avantage : nous étions sur place à 6h 30 pour le morning drive. 2 style d’habitation 1ère nuit : bungalows « standard » pour 2, sommaires et sans charme à un prix légèrement supérieur qu’un bungalow « superior » pour 4, face au trou d’eau (la meilleure place du camp !) la 2ème nuit .Allez y comprendre ?
- Mopane Lodge (Opuwo) 130 € en demi-pension et 220 € en pension comlète avec activité sortie Himba
3ème coup de cœur !! 🙂🙂 Un camp de toile de tente en pleine brousse, douche en plein ciel, sur les hauteurs d’un lit de rivière, malheureusement à sec, sans électricité (on vous porte une lampe batterie vers les 17h qui suffit amplement et vous accompagne pour venir profiter du repas dans une vaste paillotte ouverte sur la rivière :extra !!) . Hans, le gérant, aux petits soins … Organisation super pour la visite des villages Himbas : voiture particulière avec un guide himba connaissant la région qui nous a sortis des sentiers touristiques de la région.
- Gowati Lodge (Khorixas) 66 € en BB Un lodge récent de qualité, immense chambre (une possédait jusqu’ à 6 lits et nous en avions réservé 3 négocié au prix de l’an dernier, prix par personne alors pourquoi se priver ? Petit déj classique, bref ça sentait le lieu de passage des tours-opérateurs mais heureusement pour nous au ¾ vide…
- Sophiadale (Swakopmund) 36 € en BB A la sortie de la ville (12km) dans les premières dunes, construit par un jeune allemand et sa mère qui avaient quitté la RDA en 1989 et qui nous ont régalé de leur petit déj ! Vaste studios et une propreté et un ordre « à l’allemande » !!
- Welterelde Farm (Sesriem) 108 € en BB Quelques milliers d’hectares pour ce « pauvre fermier afrikaner » qui propose un havre de paix au milieu du désert, à une encablure de Sesriem (les clôtures font limites avec le parc) .Un chouette sunset drive dans les dunes en fin d’après-midi dans le pick-up du proprio !! 🙂🙂Petit déj pack sur les tables à 5h du mat pour rejoindre l’entrée du parc (35km) et Sossusvlei (35km + 60km)
- Lodge (Grünau Country House) 40 € en BB Etape non réservée puisque nous pensions être obligés de recoucher dans la région de Mariental au retour mais …une bonne moyenne et après une très longue étape, nous retrouvons le Bagdad Café où nous avions bu un coup à l’aller à notre entrée en Namibie : les chambres sont très correctes dans des bâtiments style motel à l’américaine. De très bons sandwichs chauds avec une bonne « Windhoek Lager » !!
- De Houde Herberg (Tulbagh) 70 € en BB Etape non réservée non plus : l’arnaque habituelle de tout voyage individuel qui se respecte : On se la joue « chicos » dans une rue entièrement classée monument historique dans un village touristique à l’entrée de la Route des Vins… mais pas moyen d’y échapper en arrivant un peu tard (tarifs identiques dans tous les B&B du coin) Bref, très cher, situé dans un immense manoir du XVII°, style Cape Dutch, mais sans douche, baignoire à la place mais sans eau !!😠😠 Par contre un petit déj vraiment class, un peu trop de serveurs autour de nous !!
- Belmont House (Cape Town) 56 € en BB On avait réservé un peu à l’aveugle dans cette ville de 2 millions d’habitants : idéalement placé, à 5mn du centre ville et à deux pas (en voiture !) du téléphérique et de Signal Hill, quartier résidentiel d’Oranjezicht, sur les contreforts de la Mountain Table, un couple aux petits soins et efficace. Super !! 🙂
REPAS ET RESTAURANTS :
La plupart du temps courses faites dans les supermarchés en ville (évitez les épiceries des parcs en particulier à Halali dans Etosha !) De très bonnes viandes pour le « braaï » (agneau bœuf et même différents gibiers : kudu, oryx…)
Sans oublier le billtong et les bonnes bières ( Castle, Windhoek et autres…) au même prix indiqué par Nancy lors de son périple en Mai, pas d’inflation comme sur l’entrée des parcs !!
Un resto super : le Kwa Maritane Lodge au Pilanesberg Parc !! Merci à Simba la lionne 😉😉 qui m’avait donné le tuyau avant de partir ! Je confirme : emplacement super, une terrasse dominant les animaux, un tunnel pour s’approcher à qqs mètres d’un point d’eau…, un buffet royal, 150R p/p mais ça vaut vraiment le coup !!
Une adresse sympa au Maputaland : le Mighty Bytes à Sta Lucia autour de 40 R pour un bon fish’n chips et 65R pour du butterfish succulent et des crevettes grillées !!
En Namibie, près de Swakopmund, un fish’n chips à Henties Bay, (y en a qu’un, on peut pas se tromper !) à l’ambiance nordique : le brouillard, 18° dehors et le feu de cheminée à l’intérieur, du poisson on ne peut plus frais ! 50R (bière incluse)
A Cape Town, en plein centre, allez au Mozart, Church Street (il est sur le Routard !) : grand choix et pas cher du tout, on déjeune à l’extérieur dans la rue piétonne avec toute l’ambiance colorée de Cape Town ! Serveuse adorable !! 50R (bière incluse)
DIVERS :
L’itinéraire
Nous avions privilégié nos déplacements uniquement en véhicule de location, ceci malgré les grandes distances, pour éviter des frais plus importants avec d’éventuels vols intérieurs. De ce fait, nous avions prévu 4 journées de plus de 500 km pour changer radicalement de région et avec 5 chauffeurs dans la première partie et 3 par la suite, cela nous ne faisait pas peur : dès les premiers jours, nous nous sommes aperçu vu l’état excellent des routes en RSA et des pistes en Namibie conjugué au trafic très fluide en Afrique du sud voire inexistant en Namibie que nous avions sous-estimé nos possibilités. Aucun souci pour rouler à 130-140 km/h sur route et autour de 90 de moyenne sur piste en toute sécurité ! De ce fait nous avons en réalité réalisé 3 très longues journées de route (au lieu de 4) et parcouru 750 km dans la journée sans problème et sans fatigue (changement de chauffeur toutes les 2 heures à 130, on fait du chemin !) Il nous a manqué, comme pour tous, un jour ou deux par ci par là : on aurait aimé repasser à Mariental et passer une journée à ne rien faire dans la fabuleuse Lapa Farm, une journée de plus pour nous permettre de visiter plus profondément le Damaraland qu’on a seulement traversé (paysage spectaculaire le long de la route Palmwag-Khorixas !!)
Le périple dans ce sens ? On nous avait conseillé d’aller au Kruger le plus tôt possible pour éviter le début de la saison des pluies, on a fini au Cap un mois après où le printemps était établi depuis quelques semaines.
Le Climat
Sur 35 jours, trois journées sans soleil ! 😎😎 Une journée presque complète de pluie au Cap Bonne Espérance (un crachin digne de la Bretagne), une journée plus ou ou moins arrosée au Zoulouland en particulier à Sta Lucia ( on a pas fait la croisière sur la rivière snif snif ! ) et le lendemain un départ pluvieux vers le centre du Zoulouland jusqu’à Dundee (influence de l’Océan Indien, je suppose !) .De Jo’B au Swaziland environ 28/30° avec des nuits relativement fraîches dues à l’altitude puis plus chaud (33°) à partir de Hulhulwe. Très chaud en Namibie (35° et plus) mais très sec et une luminosité !! Au Cap, autour de 25°
Les guides
On a souvent utilisé le NEOS de Michelin Afrique du Sud 2002, pratique, de bons descriptifs d’itinéraires et le Routard 2005 quelque fois pour les restos. En Namibie, de temps en temps, le Petit Fûté mais une vieille version ! (prix obsolète) Les cartes vendues à l’entrée des parcs (Pila, Kruger, Hulhulwe, Etosha) sont super !
Le reste : films et photos, artisanat…
Je confirme les dires de Nancy qui le détaille de façon parfaite 🙂🙂…rien à ajouter, pas de moustique en Namibie, on en a croisé deux à Hulhulwe et encore ! (on avait pris le Lariam pour la région Kruger-Maputaland : 2 précautions valent mieux qu’une …et puis avec un bon repellent !)
En conclusion, le fait de coupler les 2 pays en seul voyage nous a permis, non seulement de faire l’économie d’un vol, mais d’apprécier une multitude de choses diverses et variées avec en point d’orgue l’immensité et la beauté des paysages africains et cette sensation indicible au contact des animaux sauvages qui fait qu’on a qu’une hâte c’est d’y retourner !
Merci beaucoup à Voyage forum grace à qui j'ai pu réaliser un voyage fabuleux pour toute la famille............ j'essaie d'être la plus précise possible concernant l'état des routes, les prix, le materiel et tous les petits détails qui interessent les familles sur le départ, je n'arrive pas à glisser mes photos je commence donc par les textes................bonne lecture à tous
VIE PRATIQUE :
- Pourboires : pour garder la voiture dans les grandes villes lors de votre stationnement ou pour porter les course du magasin jusqu’à la voiture : 5 à 10N$ dites vous que c’est moins cher que payer un stationnement en France et que cela fait travailler les Namibiens ( pour moins de 1 euro.) - Salaire moyen d’un Namibien 3000N$ mais les employés des lodges à la frontière Angolaise gagnent 800N$ par mois. - Une deuxième roue de secours semble indispensable dans les forums….elle est le plus souvent fournie chez les loueurs de 4X4 (nous avons eu de la chance nous n’avons pas crevés).
Nourriture : (liste préparée en France pour ne rien oublier et ne pas perdre de temps dans les magasins à notre arrivée) Liste : Sel, poivre, huile, sucre (en poudre car en morceaux vous n’en trouverez nulle part), semoule, riz, pates, pommes de terre (nous avions pris un sac de 7kgs, on l’a fini sans pbl), conserves, bananes, sauce tomate, farine, levure, chocolat (emmené de France 8 plaques en tout !!) Papier aluminium (3 rouleaux très utile pour tt les cuissons à la braise) papier toilette (là on a fait fort on en a prit 12 rouleaux alors que 4 auraient largement suffit tous les camping sont propres et très bien équipés). serviettes de table, sacs poubelle, allumettes et Zip Pour la douche : savon, shampoing (produits Biosens trouvés sur internet car pas question pour nous de polluer le désert nous avons donc opté pour le biodégradable, 1 flacon 300ml de savon pour 4 et idem pour le shampoing emmené de France quantités parfaite) dentifrice, brosses a dent, pour la lessive et le liquide vaisselle idem Biosens en bidon de 1 litre, quantité à réduire pour le liquide lessive 300ml auraient suffit. 1 corde, des pinces à linge. 1 douche solaire qui nous a servie 2 jours au Spitzkoope et 1 jour au Vogelfederberg. 1 bâche 3m sur 2 pour s’allonger et faire la sieste l’après midi !! Eau (à acheter en bidon de 4 ou 5 litres plus 1 bouteille pour transporter dans le sac à dos) thé, café soluble, jus de fruit. Chocolat, pain (on en trouve à différents endroits dans le pays, prévoir 3 pains pas plus car ils pourrissent au bout de 5 jours) biscottes, nutella (emmené de France 2 bocaux de 750 parfait pour notre périple, vous pourrez en trouver à Windhoek mais en petit pot et bcp plus cher) Compote de pommes (impossible à trouver !!) De quoi faire des crêpes !(là j’avais fais fort j’ai même emmené ma poêle et je ne l’ai pas regretté car le matériel fourni n’était pas génial en terme de poêle et des crêpes ça dépanne à n’importe quel moment et c’est facile à faire)
Sinon, on devient très vite carnivore dans ce pays où la viande est d’une qualité inimaginable compter entre 2 et 3 euros pour un énorme T bone, nous pensions trouver de la viande partout, c’est faux on en trouve à Windhoek, Swakop et grandes villes mais il faut prévoir d’autant plus que le frigo n’est pas géant et que cela ne se conserve pas trop longtemps On trouve également des produits frais, tomates, bananes et autres légumes (toujours ds les grandes villes : j’entends par là Windhoek, swakopmund et opuwo) On trouve du fromage (type chedaar et des yaourts (remplir le frigo) sinon pour les jours à distances prévoir des salades de fruits en boite qui se conservent à température ambiante.
Le Biltong ou viande séchées souvent d��antilopes, on en trouve dans les supermarchés et dans les fermes (au sud d’etosha le long de la route goudronnée qui descend sur Windhoek)
Squach à l’anis : (on a essayé sans anis c’est pas mal et cela se conserve super bien) La Squash est une espèce de courge, un peu sucrée et délicieuse. Même les enfants, souvent réticents aux légumes se régalent ! Le seul inconvénient, crues, elles sont aussi dures que des boules de pétanques ! Il faut y enlever le chapeau et les vider (un peu comme des tomates farcies) Couper en cubes de l’emmental ou du cheddar En fourrez les Squash, saupoudrez copieusement d’épices au choix Remettre le chapeau et enroulez dans du papier aluminium. Mettre 1h à coté du feu ou sur des braises, en les tournant régulièrement pour une cuisson homogène
Crêpes : 250 g de farine, ½ litre de lait, 2 œufs, 1 cuillerée d’huile et 1 pincée de sel. (Ingrédients à acheter a Windhoek c’est pratique et cela dépanne à tout moment) Nous avions acheté une planche de 18 œufs, ils se sont bien conservé et pas de casse.
Pankake (sachets préparés emmenés de France et fouet, cela nous a dépanné quand nous n’avions plus de pain le matin, cela ne prend pas de place et les enfants ont adoré, j’ai également fait du pain perdu avec le pain rassit)
Pomme de terre creusée avec un œuf à l’intérieur ou fromage ou bacon entouré dans une double épaisseur de papier alu, cuisson 40 min (ça on a pas essayé) Ou encore PDT épluchée et tranchée avec du beurre entre chaque tranche et cuisson idem.
la bannique ou le pain du trappeur !! 500 g de farine, 2càc de levure, huile, sel, eau Mélanger avec suffisamment d’eau pour que la pate soit malléable. Faire une galette de 2, 5 cm maximum d’épaisseur, saupoudrez un peu de farine sur les 2 faces pour une manipulation plus aisée (ca colle). Chauffer et graisser une poêle, mettre à cuire jusqu’a dorer le premier coté (une croute doit se former), retourner pour cuire l’autre face.
Lorsque celle ci se colore joliment en brun, retourner encore quelques fois la galette pour finir la cuisson. la résonance du pain vous donnera une bonne idée de l’état de cuisson. Si vous désirez un pain croustillant, il faut faire un trou de la taille d’une bille au centre de la galette. Temps moyen de cuisson : 15 minutes.
Sans margarine cela se fait également sans problème.
On a tenté le pain cuit dans les braises la nuit mais cela n’a pas était une réussite, un peu trop cuit à l’exterieur et pas assez au milieu………..mais avec le Nutella tout passe.
Attention les pompes à essence prennent rarement la CB prévoir du cash et le plein du 4X4 fait mal il peut couter environ 100 euros à chaque fois et les distributeurs d’argent sont rares !!!
Jumelles (indispensables !!) et adaptateur 3 fiches rondes en triangle (on en a pas eu besoin) Casquettes, maillots de bain, crème solaire et n’oubliez pas crème hydratante et stick pour les lèvres car il fait très sec dans le désert et les enfants avaient les lèvres qui saignaient à cause des gerçures.
Trousse de secours : - ciseaux, coupe ongles, pinces pour échardes, pansements, compresses, bandes, désinfectant, collyres (dacryoserum en cas de secheresse oculaire et exocine en cas d’infection oculaire), sprays anti brulure ou biafine (car on fait du feu tout les soirs alors mieux vaut être prudent, elastoplaste (en cas d’entorse) fils et aiguilles. - paracétamol, AINS, ATBtiques à large spectre à condition de savoir s’en servir Spasfon lyoc, vogalene, immodium
Pour la voiture : un transformateur 12V en 220V qui se branche su l’allume cigare (environ 50 euros) qui nous a permis de recharger la Nintendo indispensable pour les longues routes, les batteries de caméscopes et appareil photo et les piles rechargeables des lampes de poche de nos enfants trouillards qui laissaient une petite lumière toute la nuit !!
J’avais également acheté des plaids polaires (à 2 euros 50 chez IKEA) pour les coudre le plus simplement possible et en faire des « sous » sac de couchage car tt le monde me disait que les nuits étaient fraiches. C’est vrai et on n’a pas regretté !!! (En plus des pyjamas d’hiver c’est parfait)
Chez ASCO car nous avions deux bouteilles de gaz (1 pour la cuisine et 1 pour l’éclairage) mais la bouteille était trop grosse pour pouvoir la mettre au centre de la table, nous avons donc acheté une petite lampe à gaz lors de notre arrêt à Swakopmund (environ 10 euros, les petites bouteilles de gaz(1 euro) tiennent environs 5 grosses soirées, il faut donc en acheter plusieurs)
La location de la voiture chez ASCO ( 3 litres 3 avec double tentes sur le toit ) nous a couté 3800 euros pour 25 jours (franchise 4750N$) pas neuve mais parfaitement propre, les pneus étaient quasi neufs ce qui est le plus important, les tentes sont très confortables et nous qui ne sommes absolument pas adeptes du camping n’avons pas manqué de confort. Pour la cuisine il y a tout le nécessaire, j’avais prévu ma poêle pour les crêpes en plus. Le coffre contient 1 table et 4 chaises ainsi que de la place pour 4 sacs moyens ou 3 gros sacs. En route nous avons rencontré des suisses qui avaient loué chez KEA campers, nous avons passé 1 semaine avec eux et avons eu le temps de comparer les véhicules. Les voitures sont les même, les tentes aussi avec un avantage chez KEA pour le système de fixation de l’échelle mais un autre avantage chez ASCO car le cric est placé derrière la banquette arrière alors que chez KEA il est sur le toit entre les deux tentes et gène donc à la fermeture éclaire des tentes de toit. Chez KEA 1 seule bouteille de gaz contre 2 chez ASCO. Gros avantage chez KEA pour le frigo qui est monté sur roulettes et qui se tire en dehors du coffre et également 2 grands tiroirs qui permettent le rangement des courses alors que nous avions les nôtres dans des sachets et carton dans le fond du coffre. La table chez ASCO se range dans le coffre avec le reste ce qui implique un vidage de coffre suivit d’un remplissage à chaque pause, en revanche super idée chez KEA car non seulement la table est plus grande mais elle se glisse sous une des tente de toit. Donc vous l’aurez compris la prochaine fois j’opterai pour KEA et je demanderai une deuxième bouteille de gaz et une caisse à outils (car elle n’est semble t’il pas fournie)
La majorité de nos nuits ont été réservées chez :
Namibie 2008
Avec Nathalie, Olivier, Noémie et H Jour 1 : WINDHOEK 20/7
Arrivée à l’aéroport à midi, nous avons changé de l’argent (environ1500 euros ….de quoi affoler l’agent de change !)et transfert a Ascot Car (environ 1 heure de route) par un gars de leur équipe pour récupérer le 4X4 (environ 1H30 d’explications en Anglais !) et nous voila repartis pour faire le gros de nos courses, ravitaillement (c’était un dimanche et beaucoup de magasins sont fermés mais chez Ascot on nous a dirigé) le plein d’essence était fait au départ et avoir fait la liste avant de partir nous a fait gagner un temps précieux car nous voulions absolument quitter la ville et dormir un peu plus loin mais pas question de rouler dans le noir et le soleil se couche entre 17H30 et 18H et il fait nuit noire à 18H30.
C’est donc très excités par cette aventure que nous avons pris la route vers le sud (B1) jusqu’au Lake Oanob resort qui se situe à hauteur de Rehoboth à 80 Kms de Windhoek (route goudronnée), nous avons eu un emplacement de rêve bien aménagé au bord du lac avec eau froide et électricité (les toilettes et la douche sont à partager à plusieurs et sont moyens mais pour une nuit pas de pbl) 400 N$ pour nous 4 et la voiture.(pas de réservation)
Faire les 80 kms le premier soir nous a permis de sortir de la ville, de nous sentir tt de suite en Vacances et de faire 1 heure de route vers le sud ce qui était gagné pour le lendemain.
Jour 2 : REHOBOTH– KALAHARI (environ 100Km de goudron puis 90 Km de piste- 3H) 21/7
Départ pour le sud toujours via la route B1, qui traverse le pays jusqu’en Afrique du Sud. La route est relativement monotone à partir de Rehoboth, passage du tropique du Capricorne.
Nous avons roulé vers Mariental et Stampriet, pour aborder la partie Namibienne du Kalahari, mais attention il ne faut pas oublier de tourner sur la C21 à hauteur de Kalkrand puis prendre la D1268 sur environ 40Km. Autre alternative : continuer sur la B1 pour prendre la C20 un peu plus au sud et de là vous rattraper la D1268 c’est à mon sens plus simple mais nous ne l’avons pas fait car nous ne savions pas exactement où se situait le lodge.
Nous sommes arrivés en milieu de journée à Bagatelle Kalahari où nous avions réservé un emplacement de camping, le Lodge se trouve au bord du Kalahari méridional dans la savane mélangée d’arbres et d’arbustes. C’est un endroit magnifique le sable est rouge et l’accueil très chaleureux bien que nous ne soyons que de simples campeurs. (Réservation faites par la cardboard box)
En fin d’après midi nous sommes allés voir les guépards qui sont en captivités (car récupérés blessés) nous avons assistés à leur repas et avons cru que l’un d’eux allait préférer notre guide plutôt que le morceau de viande qui lui était destiné !!(Environ 300N$ pour nous 4)
Le camping est très bien aménagé, les emplacements sont éloignés les uns des autres et chaque emplacement est équipé d’une petite maison avec douche, toilettes et lavabo et bien sur à l’extérieur un emplacement pour faire le feu. Nous avions accès au restaurant et à la piscine du lodge (l’eau est glaciale à cette période de l’année) mais nous avons préféré passer notre première soirée entre nous…….seuls au monde sur notre emplacement de rêve. Nous n’avons pas eu froid la nuit mais au petit matin quand il a fallu enfiler les vêtements glacials ce fut plus difficile La soirée fut très fraîche et nous n’avons pas regretté d’avoir emmené nos gros pulls polaires.
Jours 3 et 4 : KALAHARI-NAMIBRAND (280Km de piste et goudron-5H) 22/7 et 23/7
Après le petit déjeuner, départ pour le cœur du désert du Namib, il faut aller jusqu’à Mariental puis prendre la C19 qui passe par Maltahohe, poursuivre jusqu’à la D845 qu’il faut prendre afin de rejoindre la C27 qui mène à la réserve de Namibrand, la plus grande réserve privée du monde : 185000 Ha prés de Sossusvlei, né de la volonté d’un grand propriétaire pour que la vie sauvage reprenne sa vie originelle. Ici tout est magie. La couleur des dunes, la sérénité du lieu, les animaux que l’on y croise (Oryx, Zèbres de montagne, Springbok, Autruches….). Il est interdit de camper dans cette réserve et les possibilités de logements sont moindre (quelques lodges luxueux et la TOK TOKKIE TRAIL qui est un organisme qui organise des marches de 3 jours ou plus avec nuit à la belle étoile) Nous avions optés pour Le Wolwedans dune camp qui est au sein d’un décor de montagne plongeant dans une plaine herbeuse où se dessinent les dunes de sable rouge. Il reste environ 1 heure de route après de la barrière de Wolwedans jusqu’à la réception ! Nous sommes arrivés vers 13 heures et sommes restés 2 nuits sur place, comme dans tous les lodges privés on s’occupe de vous de A à Z (compter 1000 euros pour 2 adultes et 2 enfants 2 nuits, réservation faites en direct sur leur site). Au programme des safaris en 4X4 avec ranger, pisteur et …………..cocooning grand luxe.
En effet les tentes sont luxueuses et notre guide nous a proposé une game pour le soir même avec au programme apéritif en pleine nature pour admirer le coucher du soleil. Le lendemain matin nous sommes partis vers 9 heures pour la journée et avons pique niqués au cœur de la réserve, le silence était surprenant et seuls les cris des enfants venaient le briser.
Vers 18H30 apéritif autour du feu puis passage à table avec annonce du repas du soir en langue « Damara » qui nous a bien fait rire. Avant le lever du soleil on nous a déposé de l’eau chaude pour le thé ainsi nous pouvions nous installer sur la terrasse des 6 H pour les plus courageux.
Jour 5 : NAMIBRAND-SESRIEM (155Km de piste- 2H) 24/7
Les enfants ont eu beaucoup de mal à quitter Wolwedans, nous avons pourtant repris la route (la C27 vers le Nord) vers 10 heures du matin pour le camping de Sesriem, installé à l’ombre des acacias multi-centenaires, il comprend une trentaine d’ emplacements délimités et ombragés, plusieurs grands blocs sanitaires avec eau chaude (très propres) sont à votre disposition, ainsi qu’une piscine, un bar, une station service et un magasin minimaliste où vous ne trouverez aucun produit frais, ( pas de viande, pas de yaourts, ) mais vous pourrez acheter du très bon pain et des glaces magnum pour presque rien. (En arrivant au camping l’accueil vous assigne une place, impossible de choisir mais nous étions face au désert c’était superbe) réservation faites 1 an à l’avance sur le site de Namibia Wildlife resorts (NWR)
Le reste de l’après midi, nous sommes allés nous promener au Sesriem canyon qui se trouve seulement à 10 minutes en voiture du camping, l’entrée est gratuite et nous avons pu escalader les rochers et faire de très belles photos
Jour 6 : SESRIEM- NAMIB NAUKLUFT PARK (250 Km de piste- 4H) 25/7
La porte de Sesriem qui donne accès au parc de Sossusvlei ouvre à 2 horaires différents. Les personnes ayant dormi dans le camping de Sesriem (c’est nous !!!) peuvent entrer dans le parc les premiers. La porte ouvre environ 1H avant le lever du soleil. Une activité très prisée dans le désert est d’admirer le lever du soleil sur le haut de la dune 45 et pour cela nous sommes partis à l’ouverture des portes car cette dune comme son nom l’indique, se trouve à 45Km de la porte, il nous faudra environ 45 min pour l’atteindre (vitesse limitée à 60Km/H dans le parc ) La grande question était : pourquoi cette dune pour voir le lever du soleil et pas une autre et bien la réponse est décevante, en fait 45km est la distance maximale que nous pouvons parcourir en voiture avant que le soleil ne se lève en terme de temps donc soit vous sortez à la dune 45 soit vous êtes dans votre voiture pour le lever du soleil ce qui n’est franchement pas grave car vous en aurez plein les yeux où que vous soyez, la dune 45 est une dune comme les autre sauf que tout le monde s’y arrête !! Il y a des dunes pour tout le monde aussi belles les une que les autres à vous de trouver la votre. Nous avons donc fait notre pause après l’ascension avec petit dej en haut des dunes ! Ensuite il reste quelques Km à faire pour arriver au cœur du désert du Namib : Sossusvlei. La piste qui est uniquement accessible au 4X4 est très simple donc pas de panique même si c’est votre première fois en 4X4 (et dire que je voulais qu’olive fasse une semaine de stage 4X4 avant de venir tellement certains internautes m’avait foutu la trouille sur ce petit bout de route !) Nous avons même laissé les enfants conduire car il n’y avait personne, ils se sont éclatés. Le permis pour l’entrée du parc vous est directement délivré à l’accueil du camping 170 N$ pour nous 4 et la voiture. L’avantage toujours du 4X4 c’est que nous avons sorti table, chaises et avons petit déjeuné à : Sossusvlei
Nous avons repris la route vers Solitaire en rejoignant la C19 vers le nord (les enfants se sont écroulés pendant le trajet !), le bagdad Café de la Namibie, où il fait bon faire une petite pause, mais il ne faut pas se fier à votre carte qui la nomme comme le point central de la région, il s’agit juste d’une station service qui fait également office de bar, glacier, poste, épicerie. Le supermarché est surprenant, pas grand-chose malheureusement (nous avons trouvé des œufs c’était mieux que rien !) Nous avons acheté le pain aux céréales recommandé par beaucoup sur ce forum, je dois dire que j’ai était la seule de la famille à l’aimer (tant mieux pour moi !)
Nous avons continué notre route sur la C14 vers le nord, et avons traversé les canyons de la Gaub (magnifique c’est une succession de routes sinueuses au milieu des montagnes) puis de la Kuiseb. Et nous sommes entrés dans le parc de Namib Naukluft zone protégée depuis 1964, qui s’étend entre le canyon de la Kuiseb au sud et la rivière Swakop au nord. Bien qu’il comprenne de petites dunes linéaires, cette partie du désert se caractérise surtout par de vastes plaines caillouteuses ponctuées de chaines de collines abruptes et imposantes. Un inselberg (rocher granitique), un arbre épineux ou une autruche viennent ça et là animer le paysage. La rivière Kuiseb joue un rôle vital dans l’écologie du Namib central. Le Naukluft est une chaine montagneuse qui surplombe les plaines du Namib central, certains sommets dépassent les 2000m. De nombreux sites différents méritent le détour et chacun d’entre eux offre des emplacements pour le camping. Attention l’entrée du parc du Namib Naufluft sans mention de lieu de campement précis est à payer soit à Sesriem soit à Swakopmund, une fois sur place vous n’aurez aucun moyen d’acheter une autorisation de campement, nous ne le savions pas et nous nous sommes arrêté dans un campsite où il y avait la pancarte « permit required » nous nous sommes dit que nous allions voir quelqu’un sur place mais il n’y avait pas un chat, nous nous sommes donc installé pour la nuit car le soleil se couchait et il était hors de question de poursuivre la route sur piste dans le noir. Le lendemain matin deux gardes du parc faisaient leur ronde et nous ont demandé notre permis, nous leur avons expliqué que nous ne savions pas où l’acheter mais que nous allions les payer ils n’ont pas voulu de notre argent et ne nous ont pas verbalisé car ils nous ont trouvé très sympathiques (ouf !) Chaque emplacement possède un endroit pour faire le feu mais pas de toilettes (enfin il y avait des toilettes .mais je vous mets au défi d’y aller) ni de douche et bien sur pas d’eau courante.
Vous aurez donc le choix pour camper : Homeb est une oasis qui se trouve au bord de la rivière asséchée Kuiseb, face aux premières dunes rouges du désert du Namib. C’est à l’abri des majestueux acacias que vous pourrez bivouaquer. De là de belles promenades à pied vous conduiront dans la rivière et sur les dunes. Bloedkoppie est un massif de granit perdu au milieu du désert, et son ascension offre un spectacle de toute beauté. Les campements se situent au pied du massif. Une piste 4X4 vers Tinkas et Roch Arch offre de grandes chances de rencontrer des animaux. Une We continued to the next mark on the map, which is Hope Mine.Gerry had suggested that Mirabib is the most beautiful campsite of the Namib Naukluft Park.autre alternative à notre programme était l’olive trail (environ 10Km en 4-5 H) ce trail part du centre administratif et il n’est pas nécessaire de réserver mais nous n’avons pas eu le temps de le faire. Nous sommes restés sur la route principale (toujours la C14) soucieux d’avancer vers la cote et d’épargner une trop longue route aux enfants et nous sommes arrêté à Wogelfederberg. Un endroit sympathique, quelques rochers au milieu de nulle part et rien que nous.
Jour 7 : NAMIB NAUKLUFT PARK-SWAKOPMUND (60Km de piste-1 H) 26/7
Le matin nous avons tranquillement pris la route (encore et toujours la C14) pour Wlavis Bay (après notre rencontre avec les guides du parc). Nous avons réservé une excursion en mer pour le lendemain matin avec Levo tour (nous voulions réserver à Mola Mola mais des touristes rencontré à Wolwedans nous avaient conseillé Levo tour car les bateaux étaient plus petit donc beaucoup moins de monde à bord) Nous avons ensuite poursuivit vers Swakopmund et la Seabreeze Guesthouse (chambre pour 4, pour 2 nuits, réservée par la Carboard Box) car le climat est assez froid et humide surtout la nuit, nous avons donc préféré la chaleur d’un véritable lit ! Les réservations à Levo tour se font un peu partout dans Swakopmund, sur la route principale en ville vous trouverez des tas de « bureau » ou office de tourisme qui se charge de téléphoner et de réserver pour vous (cela ne vous coute pas plus cher) les départs ont lieu à 8H30 le matin de Wlavis Bay et retour vers 13 H.
Nous avons mangé au Tug sur la jetée, la vue est superbe et les prix sont très abordables : les enfants ont choisit une sole énorme accompagnée de légumes pour 6 euros et nous des poissons en papillotes pour 8 euros, les desserts sont à se « taper le cul par terre » compter 3 euros pour un fabuleux duo de mousse au chocolat ! Service absolument parfait enfin nous vous le recommandons vivement. L’après midi nous nous sommes promené dans la ville Pour les Namibiens ayant les moyens, cette ville est St-Tropez, il y a des boutiques, plein d’activités (Quad, Parachute, Tyrolienne, Survol en avion…) des restaurants chics et de longues promenades sur la jetée. Puis sur les conseils de la dame de l’office du tourisme nous sommes allés visiter une ferme d’autruches à environ 15 min en voiture au nord de la ville, nous en avons appris bcp de l’œuf à l’âge adulte avec dégustation au passage et fou rire des enfants !!! (50N$ par adulte et moitié prix pour les enfants) environ 1 heure 30 de visite.
Durant la visite nous avions laissé notre linge à la laverie de Swakopmund et l’avons récupéré propre sec et bien plié dans des sacs pour un prix défiant toute concurrence (environ 15N$ par machine que ce soit une machine à sécher ou à laver)
En ville vous trouverez des Namibiens en tenue qui proposent de garder votre voiture en stationnement, il est de bon ton d’accepter cela aide à lutter contre les effractions et je pense qu’il faut encourager leur travail (10N$ ce n’est pas grand-chose pour nous, c’est beaucoup pour eux !)
Notre guesthouse était très bien, propre spacieuse mais un peu excentrée donc je ne vous la conseille pas, je pense que c’est mieux d’en trouver une plus proche du centre.
Jour 8 : SWAKOPMUND 27/7
Nous sommes donc partis pour notre croisière Levo tour de Walvis bay ce fut un moment fabuleux, à faire absolument avec ou sans enfants…………..je n’en dis pas plus !! (Prévoyez des vêtements chauds et des coupes vents) nous avons payé 1130N$ à 4., Nous étions 2 familles sur le bateau et les enfants en ont eu plein les yeux et plein les mains (dauphins, otaries, pélicans……)
L’après midi nous avions réservé un survol en petit avion du désert (Scénic Air), unique moyen de découvrir le spectacle fantastique des dunes rouges qui se jettent de leur 300m de haut dans la mer. (Durée 1H30 tarifs en fonction du nombre de passagers, 8000N$ pour nous 4). Penser à réserver ! J’avoue que j’ai un peu regretté car pour nous adultes oui c’était génial…………..les enfants eux n’ont pas été plus emballé que ça………alors pour le prix mieux vaut éviter !
Les deux excursions nous ont permis de voir les otaries de très prés (en nous évitant le déplacement jusqu’à Cape cross) survol de Swakopmund et Walwis Bay plus Sandwich Harbor………..en bref nous avons beaucoup apprécié cette pause océan au milieu d’un voyage au cœur du désert le soir, les enfants et nous étions …………….épuisés !!!!!
Jour 9 et 10 : SWAKOPMUND- SPITZKOPPE 28/7 et 29/7
Nous sommes partis de Swakopmund en début d’après midi après avoir fait le plein de victuailles (2000N$) et un plein d’essence (1000N$) et avoir mangé dans un restaurant situé dans les petites rues piétonnes (sole grillée 100N$ plus chère qu’au Tug et T-bone géant au même prix, dessert 36N$ pour la mousse au chocolat pas bonne du tout !!) Au départ de Swakopmund la route est monotone et peu sympathique concernant les paysages, puis le massif devient visible …………Il s’agit d’une montagne granitique d'origine volcanique. Le Spitzkoppe est accessibles aux deux roues motrices, après la B2 prendre la D1918 puis la D3716, le Spitzkoppe se trouve à mi chemin sur la D1925 qui part de la D3716.
Au Spitzkoppe le seul trail banalisé est celui qui mène au Bushman paradise (il s’agit de peintures rupestres qui représentent le premier moyen de communication entre les hommes du temps où ceux-ci étaient des nomades et qu’ils se laissaient des messages pour s’aider les uns les autres par exemple le rhinocéros montre l’endroit où se trouvait une source d’eau, on y voit également un zèbre, un lion et des hommes qui dansent pour fêter le retour de la chasse) à l’entrée du site vous pouvez soit payer un emplacement pour la nuit et vous choisirez l’endroit où vous désirez vous installer (115N$ par campsite, inutile de réserver)soit visiter le site en voiture car si vous partez à pied sachez que vous en avez pour 1 heure de marche avant d’arriver au Bushman paradise, vous pouvez également prendre un guide pour 120N$ il vous fera faire le tour avec votre voiture en vous expliquant beaucoup de choses et vous emmènera au Golden Snake que vous ne pouvez voir qu’avec un guide (il s’agit là encore d’une peinture rupestre)
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A l'aube et au coucher de soleil, le Spitzkoppe offre des teintes fascinantes. Les alpinistes pourront également escalader le Spitzkoppe gravit pour la première fois en 1946, les enfants ont également escaladé les pierres qui sont lisses et rondes donc sans danger. Si vous grimper jusqu’en haut vous pourrez voir de drôle de bêtes qui ressemblent à de gros cochons d’inde et qui vivent en communauté dans les rochers. Nous nous étions installés au pied du Bridge et une femme furieuse à voulu nous faire partir car elle avait projeté d’y installer son groupe, cette personne à été si désagréable que nous n’avons pas bougé. Pourtant tous les emplacements sont superbes nous n’avons pas compris cette furibonde !!!Nous sommes restés 2 nuits toujours dans le souci de bien profiter des choses et de ne pas écœurer les enfants avec trop de kilomètres.
Jour 11 : SPITZKOPPE- BRANBERG 2H de route 30/7
Départ pour le Branberg white lady lodge, camping sommaire installé dans un décor magnifique (exotique et convivial). C’est un endroit superbe. On choisit son emplacement. Un énorme acacia au centre de notre emplacement nous a offert toute l’intimité et l’ombre nécessaire grâce à ces feuilles tombantes. Notre emplacement était équipé d’un Braa et d’un robinet d’eau froide, il était parfaitement entretenu, balayé après chaque départ, les douches sont réparties dans le camping à ciel ouvert, propre avec de l’eau bien chaude, les toilettes à ciel ouvert également étaient parfaitement propres.
Nous sommes arrivés vers midi, après un bon repas nous nous sommes installés pour la sieste puis nous sommes allés à la réception afin que les enfants puissent jouer avec « annita » le suricate femelle de 3 mois parfaitement apprivoisé. L’année dernière il y avait Carlos un autre petit suricate mais qui est malheureusement DCD (durée de vie 3-4 ans et Carlos avait 3 ans.)
Le soir une fois installés dans notre tente nous avons profité des chants africains qui venaient d’un emplacement proche du notre. Nous étions dans le noir dans l’ambiance africaine, c’était super. Nous avons également fait connaissance avec 2 Quebequois, venus admirer notre 4X4 ils sont repartis vers 6 H du matin avec leur groupe, nous nous sommes levé vers 7H30 avons pris le temps de déjeuner et sommes partis à la rencontre de la « white lady », à environ 10 minutes en 4X4 du camping (nous avons payé 90N$+20 tip) pour une ballade de 2H en plein soleil, heureusement le guide vérifie toujours que vous partiez avec suffisamment d’eau et de bonnes chaussures. Ce fut une bonne ballade mais il ne faut pas faire toutes les peintures rupestres de la région, pour notre part (et surtout les enfants) c’était assez.
Jour 12 et 13 BRANBERG – PALMWAG
Nous sommes partis du site vers midi et avons préféré garder la route principale jusqu’à Korixhas où nous sommes arrivés vers 13H30, nous avons pris de l’essence (800N$) et un lunch moyen dans un lodge en centre ville puis nous avons décidé de pousser jusqu’à Palmwag pour y rester 2 nuits au lieu de 1 comme prévu initialement, nous sommes arrivés à 17H avec la voiture qui faisait un drôle de bruit depuis la piste de la veille, heureusement au lodge l’équipe à pris en charge notre voiture, démonté de pneu et passé 2H à tout réparer, Olive leur à donné l’équivalent de 10 euros et tout le monde semblait très satisfait. Le camping était complet et notre emplacement était réservé pour le lendemain, on nous a proposé de camper sur le parking du lodge avec accès aux sanitaires du camping (gratuitement). Palwmag est en effet très beau, c’est un petit oasis au milieu du désert, l’herbe est verte et la piscine assez propre. Nous avons réservé 1 sortie à pied pour l’après midi départ du lodge 15H, et une game drive pour le matin départ du lodge 7H. (1200N$ pour les deux sorties à 4)
Palmwag est donc situé au cœur des plus beaux paysages du Damaraland. La forêt pétrifiée qui n’est pas très loin et d’après l’avis de tous d’intérêt très moyen, nous l’avons donc évitée. Palmwag et sa concession sont un des derniers lieux complètement sauvage du continent africain où l’on trouve dans des paysages magnifiques les derniers animaux d’Afrique en liberté. Il y a seulement 8 emplacements de camping, de taille diverses avec lampe électrique pour le soir mais pas de prise et robinet eau froide avec table et bancs à l’ombre. La drive du matin nous a permis de voir des Sprinboks, stinboks, girafes, oryx, zèbres, hyènes et chacals et pour finir un éléphants dans le lit de la rivière.
Nous sommes rentrés vers 11H30 au lodge le temps de faire le repas du midi et de se préparer à partir…………….les enfants sont partis faire un petit tour et son revenus en hurlant de joie car ils s’étaient retrouvé face à un éléphant juste à la porte du lodge. Nous avons beaucoup apprécié Palmwag et 2 nuits valaient mieux qu’une afin de pouvoir profiter des activités sur place.
Jour 14 : PALMWAG-WARMQUELLE 2/8
Prendre la D3706 puis suivre Ongongo camp Après 10Km de piste affreuse (de nombreux trous, des grosses pierres et des tas d’enfants envoyés par leur parents pour mendier qui se jettent presque sur la voiture !), nous sommes arrivés au camping Ongongo (c’est le camping de warmquelle), ce camping n’a rien d’extraordinaire, les emplacements sont petits et non ombragés, il y a en effet un petit trou d’eau alimenté par une minuscule cascade et l’eau est loin d’être transparente (mais nous sommes en Afrique !) de nombreuses « mouches d’eau » nagent à la surface mais s’éloignent de vous lorsque vous entrez dans l’eau. Nous sommes également allés nous promener dans le lit de la rivière qui recèle de petites flaques dans lesquelles nous nous sommes trempés mais bon vous l’aurez compris ce lieu que nous pensions fabuleux s’est avéré sympathique sans plus. Il y a un WC et une douche (qui fonctionne mal !). Et pas d’électricité. Nous avons payé 160 N$ pour nous 4. Le soir Olivier a sursauté à cause d’un serpent qui avait eu la bonne idée de venir s’enrouler autour de notre bonbonne de gaz.
Attention : des hyènes solitaires trainent parfois dans le camping il vous faudra donc mettre votre nourriture (poubelles comprises) à l’abri dans la voiture pour ne pas être dérangés.
Ongongo Campsite
Jour 15 : WARMQUELLE- PURROS 3/8
Le camping de purros est isolé et en pleine nature, nous nous sommes arrêtés à Seisfontein au bout de la D3706 au magasin mais il n’y a quasiment rien, pas de pain, pas de viande et aucun produits frais, vous trouverez des sodas, de l’eau, du mil, du riz et quelques boites de conserves. A coté le magasin qui vend de l’alcool ressemble à une banque dans la bande dessinée de Luky Luke avec la vendeuse bien à l’abri derrière ses barreaux. Puis prendre la D 3707 c’est la piste qui mène à Purros et qui alterne des zones de gravillons, grosses pierres, zones de sable mou puis dur !! Il faut être très vigilent et je vous déconseille de la tenter dans le noir. Après 2H30 de piste affreuse au sol (car en revanche les paysages sont spectaculaires) nous sommes enfin arrivés.
L’accueil au camping est très sympathique. Le guide vous guidera jusqu’à votre emplacement. Le camping (géré par la communauté Herero) est implanté sur le lit d’une rivière asséchée. L’eau abonde dans le sous-sol et les arbres sont magnifiques. Notre emplacement était un lieu de rêve avec tout le confort et complètement isolé. Un arbre majestueux abrite chaque campement. (Pas de réservation nécessaire)
Dans le feuillage d’un autre arbre une douche (eau chaude) est installée et des toilettes (avec chasse d’eau…………….youpi !) ont été aménagées. Il y a bien sûr un emplacement pour faire le feu et… plein de traces d’éléphants autour. Eh oui, les éléphants passent tous les jours, la nuit pourra être agitée ! le guide nous a proposé de nous emmener voir les éléphants du désert pour 100N$, nous sommes donc partis vers 16H pour 1H30 de ballade environ dans notre voiture, les enfants ont été ravis de voir les girafes et les éléphants et moi très rassuré d’avoir qqn pour nous diriger car rien ne ressemble plus à un arbre qu’un autre arbre !! (L’emplacement nous à couté 180N$)
Le guide nous a également proposé une visite chez les Himbas pour 120N$ pour nous 4 ! C’était magique nous sommes restés 1H30 environ avec eux, un très beau village isolé de tout avec des gens très intéressants, en fait le guide de notre camping avait sa femme et ses enfants dans le village, il nous a présenté ses fils et sa femme (lui n’en avait qu’une car il est pauvre mais il a garanti à mon mari qu’il pourrait en avoir plus car il est riche !!!) Nous avions des peluches pour les enfants et des petit bijoux pour les femmes, Noémie a offert un petit miroir de poche à la femme du chef qui à applaudit de joie devant ce merveilleux cadeau. Ce fut une visite très chargée en émotion, autant pour nous que pour les enfants.
La viande sèche sur les toits des maisons traditionnelles (qui sont faites de bouse de vache et de boue) Les femmes Himbas s’enduisent le corps dés l’âge de 10 ans d’une poudre ocre qui protège la peau du soleil et qui est également une parure pour embellir la peau. Une des femme du village était malade, elle avait de la température et mal à la tète le guide nous a expliqué qu’ici il n’y a aucun médecin, je lui est donc donné tout ce qui fallait pour se soigner et insistant sur la prise toutes les 6 heures de paracétamol (on ne se rend pas compte qu’ici les repères ne sont pas les même ……………..comme si elle allait regarder la montre qu’elle n’a pas et qu’elle ne sait pas lire de toute façon !!) J’ai également distribué le dacryoserum et le collyre antibiotique car plusieurs enfants avaient de la conjonctivite.
Jour 16 : PURROS- OPUWO 4/8 (5H de route) Nous avions tenté au départ de Purros de reprendre la D 3707 vers Orupembe mais cette piste est trop difficile à faire à un seul 4X4, nous avons donc rebroussé chemin et repris vers Sesfontein puis la D3704 vers Opuwo. La ville d’Opuwo est le dernier point de ravitaillement en essence et alimentation, cette ville se situe dans le Kaokoland au nord ouest de la Namibie, délimitée au nord par la rivière Kuene et au sud par l’Hoanib, cette région est peuplée par les Himbas, au départ nous pensions nous re arrêter à Warmquelle mais nous n’avions pas aimé cet endroit, nous avons donc décider de faire une belle étape en voiture et de s’arrêter 2 nuits pour faire une pause après donc 5 heures de route (dont 2H30 de piste entre PURROS et Seisfontein) nous sommes arrivés à OPUWO qui est réputée pour être une ville sans attrait, nous avons fait le plein d’essence (1200N$) et avons demandé au pompiste de nous indiquer le plus bel endroit pour dormir. Il nous a conseillé le « Country hotel » qui se situe sur les hauteurs de la ville. En effet après 10 min de route nous arrivons dans un lodge magnifique avec une piscine très propre mais glaciale à débordement sur la savane. Il ne restait que des chambre de luxe mais tant pis, nous travaillerons plus au retour !! Nous voila donc avec deux chambres communicantes absolument magnifiques, les enfants étaient excités comme de fous et Hugo était en admiration devant la chasse d’eau des toilettes qui fonctionnait très bien (fou rire général…..1 semaine de camping et voila notre petit bout de chou en admiration devant les pipi room). Les chambres coutent 1500N$ et les chambres standards sont à 1000N$, la chambre des enfants est facturée à moitié prix. (Les excursions chez les himbas dans cet hôtel sont facturées 300N$ par personne, nous sommes donc très heureux de la fabuleuse rencontre que nous avons faite pour 10 fois moins chère)
Nous avons très bien dormis, les enfants ont apprécié cette pause au « vert » et cela nous a permis de refaire de l’ordre dans nos bagages !! Il y a possibilité de camping avec accès au restaurant du lodge et la piscine pour 85N$ par personne et par nuit. Dans ce lodge le buffet du soir est à 140N$ par personne, moitié prix pour les enfants (très copieux et délicieux). Pour le midi les plats varient entre 50 et 60N$.
Vous pouvez également dormir en ville à l’Ohakane Lodge qui est moins cher mais très bruyant la nuit (dixit des touristes que nous avons rencontrés) ou encore le Camping de Jacky le marseillais de la ville installé depuis plus de 10 ans dans la région (camping en plein centre également).
Le lendemain nous n’avons rien fait, repos lecture et jeux autour de la piscine, en milieu d’après midi nous sommes descendu en villes pour faire le plein de courses, le plus gros supermarché d’Opuwo est le « OK Grosser » prés de la station essence BP, on y trouve de tout : boisson, riz, pates, produits frais, viande chips et boites de conserves en tout genre. Olive a vu une femme himba ouvrir un couvercle d’une boite de margarine, en lécher le couvercle et remettre en place le tout car le gout ne semblait pas lui convenir, nous avons donc fait impasse sur le beurre ce jour là !!! Durant nos courses plusieurs petites filles nous ont suivies, ont caressés les cheveux et les joues des enfants qui se sont laissé prendre au jeu et ont bien rit jusqu’à notre arrivée en caisse. Quand nous avons mis nos courses dans le coffre de la voiture, 4 petits garçons se sont approchés, 3 d’entre eux marchaient pieds nus et le 4eme avait des tennis complètement usées. Ils ont remarqués le ballon de Hugo et nous ont demandé de leur donné, Hugo a accepté (contre la promesse d’en avoir un neuf au retour !!................et oui faut pas rêver quand même !!)
Jours 18 et 19 : OPUWO- EPUPA 6/8 ( 2H30 de piste) et 7/8
Après Opuwo nous sommes remontés vers le nord (D3700) vers les fameuses chutes d’Epupa, sur la rivière Kuene qui fait frontière avec l’Angola. Les paysages n’ont plus rien à voir avec ce que nous avions vu auparavant. La rivière apporte le bienfait de l’eau, et c’est donc au milieu des palmiers que nous avons séjourné. Nous sommes donc arrivés vers midi à l’Omarunga camp et la première impression fut très positive. Ce Camp offre huit emplacements de camping avec blocs sanitaires (eau chaude) à côté de la rivière. Les emplacements ne sont pas grands et les voisins tout proches mais la vue est extra au bord de l’eau (la moitié des emplacements est le long de l’eau l’autre le long de la route quand vous arrivez l’emplacement est déjà défini et le camping était complet nous avions réservé par le Cardboard box sur internet et avons toujours bénéficié d’emplacement extra pour un prix très compétitif.
Mais attention, laSwimming in the river is not allowed - crocodiles! baignade dans la rivière n'est pas autorisée ………… crocodiles! Campers can also enjoy meals in our restaurant, but must please book in advance.Il y a un restaurant et plusieurs excursions proposées (Himba 350N$, Crocodile tour 250N$ et sortie coucher de soleil 100N$ tt ca par personne) mais c’est de l’arnaque pur et dur et nous en avons fait les frais, à l’entrée du camping il est noté que les excursions sont faites par des guides professionnels et que réserver vos excursions en dehors du lodge se fera à vos risques et périls !!! En fait les guides sont les même sauf que le prix est bien moins cher à l’extérieur !!! Voila comment nous sommes allé à la petite boutique artisanale à 5 minutes à pied du camping et que nous avons rencontré notre guide qui nous à fait faire des ballades peu chères et fort sympathiques.
Nous n’avons pas résisté à une nouvelle rencontre avec le peuple Himba, un des derniers peuples qui continue à vivre selon ses coutumes ancestrales. Les Himbas sont connus pour la beauté des femmes peintes en rouge, dont l’allure fière et les parures de bijoux soulignent une grâce peu commune. Ils sont issus d’une communauté d’éleveurs héréros délogés par les guerriers Namas au XIXe siècle. Ils se réfugièrent en Angola et revinrent s’installer dans le nord ouest de la Namibie pour reprendre leur mode de vie semi nomade. La vie des Himbas est rythmée par le souci de trouver de l’eau et des pâturages pour le bétail. Leur population est aujourd’hui estimée à 8000 personnes. Leur organisation sociale fonctionne selon un double système à la fois matriarcal et patriarcal. Le pouvoir économique est traditionnellement détenu par les femmes alors que le pouvoir politique et spirituel appartient aux hommes. Les Himbas, en particulier les femmes, continuent à se vêtir traditionnellement. Les femmes portent une jupe en peau de chèvre et des bijoux en coquillage, en cuir et fer incrusté d’ocre et de boue. Pour se protéger du froid et de la chaleur, elles s’enduisent la peau d’un mélange de graisse animale, d’herbes aromatiques et d’otjize. L’otjize est issue d’une pierre : l’hématite qui, réduite en poudre et ajoutée au mélange, donne une crème facilement utilisable.
Les enfants se sont même fait une copine qui est venue avec nous à chaque excursions, il n’y a pas de barrière à cet âge………………..
Jours 20 et 21 : OMARUNGA CAMP- KUENE RIVER LODGE (150Km piste- 3H) 8/8 et 9/8
Nous sommes revenus sur nos pas, car la piste qui longe la rivière est trop difficile pour s’y aventurer. Nous sommes donc allés jusqu’à Epembe en reprenant la D3700 puis sommes remontés pour rejoindre la rivière Kunene à Swartbooisdrift (en prenant le D3701). Nous avons longés la rivière entre les palmiers et les villages Himbas jusqu’au Camp, La piste n’est pas difficile, l’endroit est charmant très verdoyant et l’accueil est très sympathique. Notre emplacement magnifique était l’objet de convoitise d’autres campeurs mais celui-ci n’a pas été lâché (encore une consigne de la Cardboard box !)
Il existe de nombreuses activités à faire sur place : - Location d’un canoë (à la journée) : 150N$ par personne - Location de cane à pèche : 75N$ par personne - Visite d’un village Himba : 150N$ par personne - Rafting : 375N$ ou 550N$ par personne en demi journée ou journée complète, malheureusement les enfants n’étaient pas admis (courants trop dangereux……..dommage !)
Il y a une piscine qui est remplie avec l’eau du fleuve….les crocodiles en moins mais les enfants n’ont pas eu envie de s’y baigner. Nous avons réservé le restaurant pour le soir. (Compter 85N$ par personne) et les enfants ont fait connaissance avec des suisses francophones et nous avons convenus de faire une sortie en canoë tous ensemble le lendemain matin.
Le matin vers 9H les gars du camp nous ont tous monté en 4X4 sur quelques Km puis nous ont « jeté » les canoës à l’eau. La descente en canoë a duré 2H30 (avec une belle pause pique nique et sans précipitation). Le soir même nous avons mangé au restaurant du camp avec nos nouveaux amis…que nous n’avons pas quitté avant la fin des vacances.
Jour 22 : KUENE RIVER LODGE- ETHOHA (46Km de piste et 330KM de goudron-5H) 10/8
Du Kunene river lodge jusqu’à Ruacana la piste qui longe la rivière est praticable (D3700) puis elle se transforme en route goudronnée pour quitter le pays des Himbas et rentrer dans la région la plus peuplée de Namibie : l’Ovamboland. Nous avons poursuivi sur la C46 et avons croisé plusieurs villes jusqu’à l’entrée du parc d’Ethoha (les villes d’Oshakati et d’Ondangwa où il est possible de faire des courses car il y a de gros supermarchés). Puis la C46 devient la B1jusqu’à Andoni gate la porte nord d’Etosha . Nous sommes alors dans le parc national d’Etosha, au niveau de la plaine d’Andoni. Nous avons poursuivi vers Namutoni, tout en profitant des différents points d’eau pour notre premier safari. Après notre installation, nous sommes reparti en safari, avec notre véhicule, jusqu’au coucher du soleil. Il faut être rentré impérativement au coucher du soleil. A l’intérieur du parc, des safaris guidés sont organisés au départ de Namutoni (500N$/P pour une game night et moitié prix pour les enfants entre 19 et 22 heures, nous avons vu des girafes, un chacal, des rhinos, un lion et des hyennes et avons entendu dans le silence et le noir absolu de la savane…….les ronflement de Hugo qui s’était écroulé !!)
A savoir : il faut payer les droits d’entrée dans Etosha : 80N$ par adulte et 10N$ pour le véhicule.
Les 3 nuits avaient été réservées auprès de NWR 1 an à l’avance.
Ce camp a été construit en 1903, classé monument historique, le camping est installé sur une pelouse et il y a un restaurant, une piscine qui est très belle, une tour d’observation, un musée et un point d’eau aménagé pour l’observation des animaux de jour comme de nuit. C’est un petit camp très sympathique et convivial.
Nous avons traversé d’Est en Ouest sur 3 jours ce magnifique sanctuaire animalier. Ce parc, le plus vaste espace protégé d’Afrique avec 22 270 km 2, est établi autour d’une cuvette de 5 600 km2 couverte de sel (Etosha pan) qui se transforme en lac lors de la saison des pluies, de novembre à avril. Son eau saumâtre rebute les mammifères mais permet le développement d’une algue bleu-vert, qui attire des dizaines de milliers de flamants roses.
Desséchée, la cuvette se recouvre de graminées dont se nourrissent les grands herbivores. Les aires naturelles protégées en Namibie représentent un cinquième de la superficie totale du pays, et la conservation de l’environnement figure parmi les principaux objectifs de la Constitution.
Jour 23 : NAMUTONI- HALALI 11/8
Ce rest camp est plus grand, il y a plus d’emplacements, ceux-ci sont numérotés et pré définis et ne sont pas très grand, les sanitaires ne sont pas exceptionnels mais sont bien propres. Nous avons fait une journée complète de safari avec notre véhicule dans le parc d’Etosha C’est au fil de la route et des points d’eau que nous avons découvert la faune Namibienne : antilopes, zèbres, girafes, éléphants, lions, hyènes, etc…
Comme tous les soirs nous avons assisté avec plaisir au spectacle exceptionnel qui se passe au point d’eau du rest camp Halali qui est situé au centre du parc animalier
il y a également un restaurant et une piscine, une boutique, un pompe à essence.
JOUR 24 : HALALI- OKAUKUEJO 12/8
Situé au sud est du parc, il s’agit d’un camp gouvernemental. Le camping est vaste. Il y a également un restaurant et une piscine, une boutique d’alimentation (bois, viande fraiche, conserves, qq légumes frais..), une de souvenir et un bureau de poste.
Il y a de nombreuses possibilités de logement avec des bungalows de toutes sortes et à tous les prix et top luxe des bungalows avec terrasse donnant sur le point d’eau, c’est le plus beau des 3 points d’eau et l’espace autour est grand et parfaitement aménagé.
Attention aux chacals la nuit qui viennent vider les poubelles et (mais à ce stade des vacances nous étions de véritables experts en « planquage de bouffe »)
Jour 25 : OKAUKUEJO – WATERBERG 13/8
Nous nous sommes approchés du plateau de Waterberg, qui domine la région dans la journée. Formé de grès rouge, il absorbe l'eau de pluie qui ressort à sa base sous forme de fontaines. Au soleil couchant, les couleurs sont magnifiques. Depuis 1972, le Waterberg est une réserve naturelle. Le parc couvre toute la surface du plateau. On y trouve de nombreuses espèces menacées ou en cours de réimplantation. Nous avions convenu encore une fois cet arrêt afin de couper la route en deux mais (vous allez comprendre par la suite) nous avons vraiment regretté de ne pas étre résté une nuit de plus dans le parc d’Etosha. Nous avions choisi le Waterberg Wilderness lodge qui est installé dans un endroit magnifique, malheureusement les chambres sont sans style et le restaurant ressemble à une cantine.
Après une bonne nuit de sommeil, nous sommes partis avec un guide du lodge à la rencontre du peuple Héréro (tour réservé de France environ 100 euros pour nous quatre) un guide local était sensé nous emmener à la rencontre de ce peuple et nous faire visiter une école, le village et assister à une démonstration de danses locales. Durée théorique de 8heures à 13 heures après collation, en fait nous avons rendu visite à des femmes Héréro qui fabriquaient les robes, et admiré 3 femmes qui dansaient sur le bord de la route (tout le monde peut le faire gratuitement !!) nous avons visité un musé sans intérêt et là encore peu cher pour qui y va de son propre chef, nous n’avons pas vu d’école, aucun village, aucune collation et à 10H45 notre guide nous a planté et nous a souhaité une très bonne route de retour !!!!!!!!!!! le déception fut sans limite nous sommes resté estomaqué et dés notre retour en France avons manifesté par mail notre déception à la responsable du lodge qui nous a répondu que nous étions des menteurs et que le guide n’avait pas la même version des faits !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
C’est donc sur cette note négative que nous sommes rentré s sur Windohek (en route nous nous sommes arrêtés pour manger car bien entendu nous n’avions rien eu lors de la visite Héréro, dans la ville d’OKAHANGA sur la route principale juste avant la sortie de la ville à la Capricorne Guesthouse et nous avons été accueilli comme des rois par une famille allemande installée depuis 10 ans dans le pays, cela nous a rendu sourire et bonne humeur puis nous avons terminé la route afin de rendre la voiture, et après une bonne nuit de sommeil sur place…………………….retour en France. Malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin……..mais que de souvenirs en tête.
- Pourboires : pour garder la voiture dans les grandes villes lors de votre stationnement ou pour porter les course du magasin jusqu’à la voiture : 5 à 10N$ dites vous que c’est moins cher que payer un stationnement en France et que cela fait travailler les Namibiens ( pour moins de 1 euro.) - Salaire moyen d’un Namibien 3000N$ mais les employés des lodges à la frontière Angolaise gagnent 800N$ par mois. - Une deuxième roue de secours semble indispensable dans les forums….elle est le plus souvent fournie chez les loueurs de 4X4 (nous avons eu de la chance nous n’avons pas crevés).
Nourriture : (liste préparée en France pour ne rien oublier et ne pas perdre de temps dans les magasins à notre arrivée) Liste : Sel, poivre, huile, sucre (en poudre car en morceaux vous n’en trouverez nulle part), semoule, riz, pates, pommes de terre (nous avions pris un sac de 7kgs, on l’a fini sans pbl), conserves, bananes, sauce tomate, farine, levure, chocolat (emmené de France 8 plaques en tout !!) Papier aluminium (3 rouleaux très utile pour tt les cuissons à la braise) papier toilette (là on a fait fort on en a prit 12 rouleaux alors que 4 auraient largement suffit tous les camping sont propres et très bien équipés). serviettes de table, sacs poubelle, allumettes et Zip Pour la douche : savon, shampoing (produits Biosens trouvés sur internet car pas question pour nous de polluer le désert nous avons donc opté pour le biodégradable, 1 flacon 300ml de savon pour 4 et idem pour le shampoing emmené de France quantités parfaite) dentifrice, brosses a dent, pour la lessive et le liquide vaisselle idem Biosens en bidon de 1 litre, quantité à réduire pour le liquide lessive 300ml auraient suffit. 1 corde, des pinces à linge. 1 douche solaire qui nous a servie 2 jours au Spitzkoope et 1 jour au Vogelfederberg. 1 bâche 3m sur 2 pour s’allonger et faire la sieste l’après midi !! Eau (à acheter en bidon de 4 ou 5 litres plus 1 bouteille pour transporter dans le sac à dos) thé, café soluble, jus de fruit. Chocolat, pain (on en trouve à différents endroits dans le pays, prévoir 3 pains pas plus car ils pourrissent au bout de 5 jours) biscottes, nutella (emmené de France 2 bocaux de 750 parfait pour notre périple, vous pourrez en trouver à Windhoek mais en petit pot et bcp plus cher) Compote de pommes (impossible à trouver !!) De quoi faire des crêpes !(là j’avais fais fort j’ai même emmené ma poêle et je ne l’ai pas regretté car le matériel fourni n’était pas génial en terme de poêle et des crêpes ça dépanne à n’importe quel moment et c’est facile à faire)
Sinon, on devient très vite carnivore dans ce pays où la viande est d’une qualité inimaginable compter entre 2 et 3 euros pour un énorme T bone, nous pensions trouver de la viande partout, c’est faux on en trouve à Windhoek, Swakop et grandes villes mais il faut prévoir d’autant plus que le frigo n’est pas géant et que cela ne se conserve pas trop longtemps On trouve également des produits frais, tomates, bananes et autres légumes (toujours ds les grandes villes : j’entends par là Windhoek, swakopmund et opuwo) On trouve du fromage (type chedaar et des yaourts (remplir le frigo) sinon pour les jours à distances prévoir des salades de fruits en boite qui se conservent à température ambiante.
Le Biltong ou viande séchées souvent d��antilopes, on en trouve dans les supermarchés et dans les fermes (au sud d’etosha le long de la route goudronnée qui descend sur Windhoek)
Squach à l’anis : (on a essayé sans anis c’est pas mal et cela se conserve super bien) La Squash est une espèce de courge, un peu sucrée et délicieuse. Même les enfants, souvent réticents aux légumes se régalent ! Le seul inconvénient, crues, elles sont aussi dures que des boules de pétanques ! Il faut y enlever le chapeau et les vider (un peu comme des tomates farcies) Couper en cubes de l’emmental ou du cheddar En fourrez les Squash, saupoudrez copieusement d’épices au choix Remettre le chapeau et enroulez dans du papier aluminium. Mettre 1h à coté du feu ou sur des braises, en les tournant régulièrement pour une cuisson homogène
Crêpes : 250 g de farine, ½ litre de lait, 2 œufs, 1 cuillerée d’huile et 1 pincée de sel. (Ingrédients à acheter a Windhoek c’est pratique et cela dépanne à tout moment) Nous avions acheté une planche de 18 œufs, ils se sont bien conservé et pas de casse.
Pankake (sachets préparés emmenés de France et fouet, cela nous a dépanné quand nous n’avions plus de pain le matin, cela ne prend pas de place et les enfants ont adoré, j’ai également fait du pain perdu avec le pain rassit)
Pomme de terre creusée avec un œuf à l’intérieur ou fromage ou bacon entouré dans une double épaisseur de papier alu, cuisson 40 min (ça on a pas essayé) Ou encore PDT épluchée et tranchée avec du beurre entre chaque tranche et cuisson idem.
la bannique ou le pain du trappeur !! 500 g de farine, 2càc de levure, huile, sel, eau Mélanger avec suffisamment d’eau pour que la pate soit malléable. Faire une galette de 2, 5 cm maximum d’épaisseur, saupoudrez un peu de farine sur les 2 faces pour une manipulation plus aisée (ca colle). Chauffer et graisser une poêle, mettre à cuire jusqu’a dorer le premier coté (une croute doit se former), retourner pour cuire l’autre face.
Lorsque celle ci se colore joliment en brun, retourner encore quelques fois la galette pour finir la cuisson. la résonance du pain vous donnera une bonne idée de l’état de cuisson. Si vous désirez un pain croustillant, il faut faire un trou de la taille d’une bille au centre de la galette. Temps moyen de cuisson : 15 minutes.
Sans margarine cela se fait également sans problème.
On a tenté le pain cuit dans les braises la nuit mais cela n’a pas était une réussite, un peu trop cuit à l’exterieur et pas assez au milieu………..mais avec le Nutella tout passe.
Attention les pompes à essence prennent rarement la CB prévoir du cash et le plein du 4X4 fait mal il peut couter environ 100 euros à chaque fois et les distributeurs d’argent sont rares !!!
Jumelles (indispensables !!) et adaptateur 3 fiches rondes en triangle (on en a pas eu besoin) Casquettes, maillots de bain, crème solaire et n’oubliez pas crème hydratante et stick pour les lèvres car il fait très sec dans le désert et les enfants avaient les lèvres qui saignaient à cause des gerçures.
Trousse de secours : - ciseaux, coupe ongles, pinces pour échardes, pansements, compresses, bandes, désinfectant, collyres (dacryoserum en cas de secheresse oculaire et exocine en cas d’infection oculaire), sprays anti brulure ou biafine (car on fait du feu tout les soirs alors mieux vaut être prudent, elastoplaste (en cas d’entorse) fils et aiguilles. - paracétamol, AINS, ATBtiques à large spectre à condition de savoir s’en servir Spasfon lyoc, vogalene, immodium
Pour la voiture : un transformateur 12V en 220V qui se branche su l’allume cigare (environ 50 euros) qui nous a permis de recharger la Nintendo indispensable pour les longues routes, les batteries de caméscopes et appareil photo et les piles rechargeables des lampes de poche de nos enfants trouillards qui laissaient une petite lumière toute la nuit !!
J’avais également acheté des plaids polaires (à 2 euros 50 chez IKEA) pour les coudre le plus simplement possible et en faire des « sous » sac de couchage car tt le monde me disait que les nuits étaient fraiches. C’est vrai et on n’a pas regretté !!! (En plus des pyjamas d’hiver c’est parfait)
Chez ASCO car nous avions deux bouteilles de gaz (1 pour la cuisine et 1 pour l’éclairage) mais la bouteille était trop grosse pour pouvoir la mettre au centre de la table, nous avons donc acheté une petite lampe à gaz lors de notre arrêt à Swakopmund (environ 10 euros, les petites bouteilles de gaz(1 euro) tiennent environs 5 grosses soirées, il faut donc en acheter plusieurs)
La location de la voiture chez ASCO ( 3 litres 3 avec double tentes sur le toit ) nous a couté 3800 euros pour 25 jours (franchise 4750N$) pas neuve mais parfaitement propre, les pneus étaient quasi neufs ce qui est le plus important, les tentes sont très confortables et nous qui ne sommes absolument pas adeptes du camping n’avons pas manqué de confort. Pour la cuisine il y a tout le nécessaire, j’avais prévu ma poêle pour les crêpes en plus. Le coffre contient 1 table et 4 chaises ainsi que de la place pour 4 sacs moyens ou 3 gros sacs. En route nous avons rencontré des suisses qui avaient loué chez KEA campers, nous avons passé 1 semaine avec eux et avons eu le temps de comparer les véhicules. Les voitures sont les même, les tentes aussi avec un avantage chez KEA pour le système de fixation de l’échelle mais un autre avantage chez ASCO car le cric est placé derrière la banquette arrière alors que chez KEA il est sur le toit entre les deux tentes et gène donc à la fermeture éclaire des tentes de toit. Chez KEA 1 seule bouteille de gaz contre 2 chez ASCO. Gros avantage chez KEA pour le frigo qui est monté sur roulettes et qui se tire en dehors du coffre et également 2 grands tiroirs qui permettent le rangement des courses alors que nous avions les nôtres dans des sachets et carton dans le fond du coffre. La table chez ASCO se range dans le coffre avec le reste ce qui implique un vidage de coffre suivit d’un remplissage à chaque pause, en revanche super idée chez KEA car non seulement la table est plus grande mais elle se glisse sous une des tente de toit. Donc vous l’aurez compris la prochaine fois j’opterai pour KEA et je demanderai une deuxième bouteille de gaz et une caisse à outils (car elle n’est semble t’il pas fournie)
La majorité de nos nuits ont été réservées chez :
Namibie 2008
Avec Nathalie, Olivier, Noémie et H Jour 1 : WINDHOEK 20/7
Arrivée à l’aéroport à midi, nous avons changé de l’argent (environ1500 euros ….de quoi affoler l’agent de change !)et transfert a Ascot Car (environ 1 heure de route) par un gars de leur équipe pour récupérer le 4X4 (environ 1H30 d’explications en Anglais !) et nous voila repartis pour faire le gros de nos courses, ravitaillement (c’était un dimanche et beaucoup de magasins sont fermés mais chez Ascot on nous a dirigé) le plein d’essence était fait au départ et avoir fait la liste avant de partir nous a fait gagner un temps précieux car nous voulions absolument quitter la ville et dormir un peu plus loin mais pas question de rouler dans le noir et le soleil se couche entre 17H30 et 18H et il fait nuit noire à 18H30.
C’est donc très excités par cette aventure que nous avons pris la route vers le sud (B1) jusqu’au Lake Oanob resort qui se situe à hauteur de Rehoboth à 80 Kms de Windhoek (route goudronnée), nous avons eu un emplacement de rêve bien aménagé au bord du lac avec eau froide et électricité (les toilettes et la douche sont à partager à plusieurs et sont moyens mais pour une nuit pas de pbl) 400 N$ pour nous 4 et la voiture.(pas de réservation)
Faire les 80 kms le premier soir nous a permis de sortir de la ville, de nous sentir tt de suite en Vacances et de faire 1 heure de route vers le sud ce qui était gagné pour le lendemain.
Jour 2 : REHOBOTH– KALAHARI (environ 100Km de goudron puis 90 Km de piste- 3H) 21/7
Départ pour le sud toujours via la route B1, qui traverse le pays jusqu’en Afrique du Sud. La route est relativement monotone à partir de Rehoboth, passage du tropique du Capricorne.
Nous avons roulé vers Mariental et Stampriet, pour aborder la partie Namibienne du Kalahari, mais attention il ne faut pas oublier de tourner sur la C21 à hauteur de Kalkrand puis prendre la D1268 sur environ 40Km. Autre alternative : continuer sur la B1 pour prendre la C20 un peu plus au sud et de là vous rattraper la D1268 c’est à mon sens plus simple mais nous ne l’avons pas fait car nous ne savions pas exactement où se situait le lodge.
Nous sommes arrivés en milieu de journée à Bagatelle Kalahari où nous avions réservé un emplacement de camping, le Lodge se trouve au bord du Kalahari méridional dans la savane mélangée d’arbres et d’arbustes. C’est un endroit magnifique le sable est rouge et l’accueil très chaleureux bien que nous ne soyons que de simples campeurs. (Réservation faites par la cardboard box)
En fin d’après midi nous sommes allés voir les guépards qui sont en captivités (car récupérés blessés) nous avons assistés à leur repas et avons cru que l’un d’eux allait préférer notre guide plutôt que le morceau de viande qui lui était destiné !!(Environ 300N$ pour nous 4)
Le camping est très bien aménagé, les emplacements sont éloignés les uns des autres et chaque emplacement est équipé d’une petite maison avec douche, toilettes et lavabo et bien sur à l’extérieur un emplacement pour faire le feu. Nous avions accès au restaurant et à la piscine du lodge (l’eau est glaciale à cette période de l’année) mais nous avons préféré passer notre première soirée entre nous…….seuls au monde sur notre emplacement de rêve. Nous n’avons pas eu froid la nuit mais au petit matin quand il a fallu enfiler les vêtements glacials ce fut plus difficile La soirée fut très fraîche et nous n’avons pas regretté d’avoir emmené nos gros pulls polaires.
Jours 3 et 4 : KALAHARI-NAMIBRAND (280Km de piste et goudron-5H) 22/7 et 23/7
Après le petit déjeuner, départ pour le cœur du désert du Namib, il faut aller jusqu’à Mariental puis prendre la C19 qui passe par Maltahohe, poursuivre jusqu’à la D845 qu’il faut prendre afin de rejoindre la C27 qui mène à la réserve de Namibrand, la plus grande réserve privée du monde : 185000 Ha prés de Sossusvlei, né de la volonté d’un grand propriétaire pour que la vie sauvage reprenne sa vie originelle. Ici tout est magie. La couleur des dunes, la sérénité du lieu, les animaux que l’on y croise (Oryx, Zèbres de montagne, Springbok, Autruches….). Il est interdit de camper dans cette réserve et les possibilités de logements sont moindre (quelques lodges luxueux et la TOK TOKKIE TRAIL qui est un organisme qui organise des marches de 3 jours ou plus avec nuit à la belle étoile) Nous avions optés pour Le Wolwedans dune camp qui est au sein d’un décor de montagne plongeant dans une plaine herbeuse où se dessinent les dunes de sable rouge. Il reste environ 1 heure de route après de la barrière de Wolwedans jusqu’à la réception ! Nous sommes arrivés vers 13 heures et sommes restés 2 nuits sur place, comme dans tous les lodges privés on s’occupe de vous de A à Z (compter 1000 euros pour 2 adultes et 2 enfants 2 nuits, réservation faites en direct sur leur site). Au programme des safaris en 4X4 avec ranger, pisteur et …………..cocooning grand luxe.
En effet les tentes sont luxueuses et notre guide nous a proposé une game pour le soir même avec au programme apéritif en pleine nature pour admirer le coucher du soleil. Le lendemain matin nous sommes partis vers 9 heures pour la journée et avons pique niqués au cœur de la réserve, le silence était surprenant et seuls les cris des enfants venaient le briser.
Vers 18H30 apéritif autour du feu puis passage à table avec annonce du repas du soir en langue « Damara » qui nous a bien fait rire. Avant le lever du soleil on nous a déposé de l’eau chaude pour le thé ainsi nous pouvions nous installer sur la terrasse des 6 H pour les plus courageux.
Jour 5 : NAMIBRAND-SESRIEM (155Km de piste- 2H) 24/7
Les enfants ont eu beaucoup de mal à quitter Wolwedans, nous avons pourtant repris la route (la C27 vers le Nord) vers 10 heures du matin pour le camping de Sesriem, installé à l’ombre des acacias multi-centenaires, il comprend une trentaine d’ emplacements délimités et ombragés, plusieurs grands blocs sanitaires avec eau chaude (très propres) sont à votre disposition, ainsi qu’une piscine, un bar, une station service et un magasin minimaliste où vous ne trouverez aucun produit frais, ( pas de viande, pas de yaourts, ) mais vous pourrez acheter du très bon pain et des glaces magnum pour presque rien. (En arrivant au camping l’accueil vous assigne une place, impossible de choisir mais nous étions face au désert c’était superbe) réservation faites 1 an à l’avance sur le site de Namibia Wildlife resorts (NWR)
Le reste de l’après midi, nous sommes allés nous promener au Sesriem canyon qui se trouve seulement à 10 minutes en voiture du camping, l’entrée est gratuite et nous avons pu escalader les rochers et faire de très belles photos
Jour 6 : SESRIEM- NAMIB NAUKLUFT PARK (250 Km de piste- 4H) 25/7
La porte de Sesriem qui donne accès au parc de Sossusvlei ouvre à 2 horaires différents. Les personnes ayant dormi dans le camping de Sesriem (c’est nous !!!) peuvent entrer dans le parc les premiers. La porte ouvre environ 1H avant le lever du soleil. Une activité très prisée dans le désert est d’admirer le lever du soleil sur le haut de la dune 45 et pour cela nous sommes partis à l’ouverture des portes car cette dune comme son nom l’indique, se trouve à 45Km de la porte, il nous faudra environ 45 min pour l’atteindre (vitesse limitée à 60Km/H dans le parc ) La grande question était : pourquoi cette dune pour voir le lever du soleil et pas une autre et bien la réponse est décevante, en fait 45km est la distance maximale que nous pouvons parcourir en voiture avant que le soleil ne se lève en terme de temps donc soit vous sortez à la dune 45 soit vous êtes dans votre voiture pour le lever du soleil ce qui n’est franchement pas grave car vous en aurez plein les yeux où que vous soyez, la dune 45 est une dune comme les autre sauf que tout le monde s’y arrête !! Il y a des dunes pour tout le monde aussi belles les une que les autres à vous de trouver la votre. Nous avons donc fait notre pause après l’ascension avec petit dej en haut des dunes ! Ensuite il reste quelques Km à faire pour arriver au cœur du désert du Namib : Sossusvlei. La piste qui est uniquement accessible au 4X4 est très simple donc pas de panique même si c’est votre première fois en 4X4 (et dire que je voulais qu’olive fasse une semaine de stage 4X4 avant de venir tellement certains internautes m’avait foutu la trouille sur ce petit bout de route !) Nous avons même laissé les enfants conduire car il n’y avait personne, ils se sont éclatés. Le permis pour l’entrée du parc vous est directement délivré à l’accueil du camping 170 N$ pour nous 4 et la voiture. L’avantage toujours du 4X4 c’est que nous avons sorti table, chaises et avons petit déjeuné à : Sossusvlei
Nous avons repris la route vers Solitaire en rejoignant la C19 vers le nord (les enfants se sont écroulés pendant le trajet !), le bagdad Café de la Namibie, où il fait bon faire une petite pause, mais il ne faut pas se fier à votre carte qui la nomme comme le point central de la région, il s’agit juste d’une station service qui fait également office de bar, glacier, poste, épicerie. Le supermarché est surprenant, pas grand-chose malheureusement (nous avons trouvé des œufs c’était mieux que rien !) Nous avons acheté le pain aux céréales recommandé par beaucoup sur ce forum, je dois dire que j’ai était la seule de la famille à l’aimer (tant mieux pour moi !)
Nous avons continué notre route sur la C14 vers le nord, et avons traversé les canyons de la Gaub (magnifique c’est une succession de routes sinueuses au milieu des montagnes) puis de la Kuiseb. Et nous sommes entrés dans le parc de Namib Naukluft zone protégée depuis 1964, qui s’étend entre le canyon de la Kuiseb au sud et la rivière Swakop au nord. Bien qu’il comprenne de petites dunes linéaires, cette partie du désert se caractérise surtout par de vastes plaines caillouteuses ponctuées de chaines de collines abruptes et imposantes. Un inselberg (rocher granitique), un arbre épineux ou une autruche viennent ça et là animer le paysage. La rivière Kuiseb joue un rôle vital dans l’écologie du Namib central. Le Naukluft est une chaine montagneuse qui surplombe les plaines du Namib central, certains sommets dépassent les 2000m. De nombreux sites différents méritent le détour et chacun d’entre eux offre des emplacements pour le camping. Attention l’entrée du parc du Namib Naufluft sans mention de lieu de campement précis est à payer soit à Sesriem soit à Swakopmund, une fois sur place vous n’aurez aucun moyen d’acheter une autorisation de campement, nous ne le savions pas et nous nous sommes arrêté dans un campsite où il y avait la pancarte « permit required » nous nous sommes dit que nous allions voir quelqu’un sur place mais il n’y avait pas un chat, nous nous sommes donc installé pour la nuit car le soleil se couchait et il était hors de question de poursuivre la route sur piste dans le noir. Le lendemain matin deux gardes du parc faisaient leur ronde et nous ont demandé notre permis, nous leur avons expliqué que nous ne savions pas où l’acheter mais que nous allions les payer ils n’ont pas voulu de notre argent et ne nous ont pas verbalisé car ils nous ont trouvé très sympathiques (ouf !) Chaque emplacement possède un endroit pour faire le feu mais pas de toilettes (enfin il y avait des toilettes .mais je vous mets au défi d’y aller) ni de douche et bien sur pas d’eau courante.
Vous aurez donc le choix pour camper : Homeb est une oasis qui se trouve au bord de la rivière asséchée Kuiseb, face aux premières dunes rouges du désert du Namib. C’est à l’abri des majestueux acacias que vous pourrez bivouaquer. De là de belles promenades à pied vous conduiront dans la rivière et sur les dunes. Bloedkoppie est un massif de granit perdu au milieu du désert, et son ascension offre un spectacle de toute beauté. Les campements se situent au pied du massif. Une piste 4X4 vers Tinkas et Roch Arch offre de grandes chances de rencontrer des animaux. Une We continued to the next mark on the map, which is Hope Mine.Gerry had suggested that Mirabib is the most beautiful campsite of the Namib Naukluft Park.autre alternative à notre programme était l’olive trail (environ 10Km en 4-5 H) ce trail part du centre administratif et il n’est pas nécessaire de réserver mais nous n’avons pas eu le temps de le faire. Nous sommes restés sur la route principale (toujours la C14) soucieux d’avancer vers la cote et d’épargner une trop longue route aux enfants et nous sommes arrêté à Wogelfederberg. Un endroit sympathique, quelques rochers au milieu de nulle part et rien que nous.
Jour 7 : NAMIB NAUKLUFT PARK-SWAKOPMUND (60Km de piste-1 H) 26/7
Le matin nous avons tranquillement pris la route (encore et toujours la C14) pour Wlavis Bay (après notre rencontre avec les guides du parc). Nous avons réservé une excursion en mer pour le lendemain matin avec Levo tour (nous voulions réserver à Mola Mola mais des touristes rencontré à Wolwedans nous avaient conseillé Levo tour car les bateaux étaient plus petit donc beaucoup moins de monde à bord) Nous avons ensuite poursuivit vers Swakopmund et la Seabreeze Guesthouse (chambre pour 4, pour 2 nuits, réservée par la Carboard Box) car le climat est assez froid et humide surtout la nuit, nous avons donc préféré la chaleur d’un véritable lit ! Les réservations à Levo tour se font un peu partout dans Swakopmund, sur la route principale en ville vous trouverez des tas de « bureau » ou office de tourisme qui se charge de téléphoner et de réserver pour vous (cela ne vous coute pas plus cher) les départs ont lieu à 8H30 le matin de Wlavis Bay et retour vers 13 H.
Nous avons mangé au Tug sur la jetée, la vue est superbe et les prix sont très abordables : les enfants ont choisit une sole énorme accompagnée de légumes pour 6 euros et nous des poissons en papillotes pour 8 euros, les desserts sont à se « taper le cul par terre » compter 3 euros pour un fabuleux duo de mousse au chocolat ! Service absolument parfait enfin nous vous le recommandons vivement. L’après midi nous nous sommes promené dans la ville Pour les Namibiens ayant les moyens, cette ville est St-Tropez, il y a des boutiques, plein d’activités (Quad, Parachute, Tyrolienne, Survol en avion…) des restaurants chics et de longues promenades sur la jetée. Puis sur les conseils de la dame de l’office du tourisme nous sommes allés visiter une ferme d’autruches à environ 15 min en voiture au nord de la ville, nous en avons appris bcp de l’œuf à l’âge adulte avec dégustation au passage et fou rire des enfants !!! (50N$ par adulte et moitié prix pour les enfants) environ 1 heure 30 de visite.
Durant la visite nous avions laissé notre linge à la laverie de Swakopmund et l’avons récupéré propre sec et bien plié dans des sacs pour un prix défiant toute concurrence (environ 15N$ par machine que ce soit une machine à sécher ou à laver)
En ville vous trouverez des Namibiens en tenue qui proposent de garder votre voiture en stationnement, il est de bon ton d’accepter cela aide à lutter contre les effractions et je pense qu’il faut encourager leur travail (10N$ ce n’est pas grand-chose pour nous, c’est beaucoup pour eux !)
Notre guesthouse était très bien, propre spacieuse mais un peu excentrée donc je ne vous la conseille pas, je pense que c’est mieux d’en trouver une plus proche du centre.
Jour 8 : SWAKOPMUND 27/7
Nous sommes donc partis pour notre croisière Levo tour de Walvis bay ce fut un moment fabuleux, à faire absolument avec ou sans enfants…………..je n’en dis pas plus !! (Prévoyez des vêtements chauds et des coupes vents) nous avons payé 1130N$ à 4., Nous étions 2 familles sur le bateau et les enfants en ont eu plein les yeux et plein les mains (dauphins, otaries, pélicans……)
L’après midi nous avions réservé un survol en petit avion du désert (Scénic Air), unique moyen de découvrir le spectacle fantastique des dunes rouges qui se jettent de leur 300m de haut dans la mer. (Durée 1H30 tarifs en fonction du nombre de passagers, 8000N$ pour nous 4). Penser à réserver ! J’avoue que j’ai un peu regretté car pour nous adultes oui c’était génial…………..les enfants eux n’ont pas été plus emballé que ça………alors pour le prix mieux vaut éviter !
Les deux excursions nous ont permis de voir les otaries de très prés (en nous évitant le déplacement jusqu’à Cape cross) survol de Swakopmund et Walwis Bay plus Sandwich Harbor………..en bref nous avons beaucoup apprécié cette pause océan au milieu d’un voyage au cœur du désert le soir, les enfants et nous étions …………….épuisés !!!!!
Jour 9 et 10 : SWAKOPMUND- SPITZKOPPE 28/7 et 29/7
Nous sommes partis de Swakopmund en début d’après midi après avoir fait le plein de victuailles (2000N$) et un plein d’essence (1000N$) et avoir mangé dans un restaurant situé dans les petites rues piétonnes (sole grillée 100N$ plus chère qu’au Tug et T-bone géant au même prix, dessert 36N$ pour la mousse au chocolat pas bonne du tout !!) Au départ de Swakopmund la route est monotone et peu sympathique concernant les paysages, puis le massif devient visible …………Il s’agit d’une montagne granitique d'origine volcanique. Le Spitzkoppe est accessibles aux deux roues motrices, après la B2 prendre la D1918 puis la D3716, le Spitzkoppe se trouve à mi chemin sur la D1925 qui part de la D3716.
Au Spitzkoppe le seul trail banalisé est celui qui mène au Bushman paradise (il s’agit de peintures rupestres qui représentent le premier moyen de communication entre les hommes du temps où ceux-ci étaient des nomades et qu’ils se laissaient des messages pour s’aider les uns les autres par exemple le rhinocéros montre l’endroit où se trouvait une source d’eau, on y voit également un zèbre, un lion et des hommes qui dansent pour fêter le retour de la chasse) à l’entrée du site vous pouvez soit payer un emplacement pour la nuit et vous choisirez l’endroit où vous désirez vous installer (115N$ par campsite, inutile de réserver)soit visiter le site en voiture car si vous partez à pied sachez que vous en avez pour 1 heure de marche avant d’arriver au Bushman paradise, vous pouvez également prendre un guide pour 120N$ il vous fera faire le tour avec votre voiture en vous expliquant beaucoup de choses et vous emmènera au Golden Snake que vous ne pouvez voir qu’avec un guide (il s’agit là encore d’une peinture rupestre)
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A l'aube et au coucher de soleil, le Spitzkoppe offre des teintes fascinantes. Les alpinistes pourront également escalader le Spitzkoppe gravit pour la première fois en 1946, les enfants ont également escaladé les pierres qui sont lisses et rondes donc sans danger. Si vous grimper jusqu’en haut vous pourrez voir de drôle de bêtes qui ressemblent à de gros cochons d’inde et qui vivent en communauté dans les rochers. Nous nous étions installés au pied du Bridge et une femme furieuse à voulu nous faire partir car elle avait projeté d’y installer son groupe, cette personne à été si désagréable que nous n’avons pas bougé. Pourtant tous les emplacements sont superbes nous n’avons pas compris cette furibonde !!!Nous sommes restés 2 nuits toujours dans le souci de bien profiter des choses et de ne pas écœurer les enfants avec trop de kilomètres.
Jour 11 : SPITZKOPPE- BRANBERG 2H de route 30/7
Départ pour le Branberg white lady lodge, camping sommaire installé dans un décor magnifique (exotique et convivial). C’est un endroit superbe. On choisit son emplacement. Un énorme acacia au centre de notre emplacement nous a offert toute l’intimité et l’ombre nécessaire grâce à ces feuilles tombantes. Notre emplacement était équipé d’un Braa et d’un robinet d’eau froide, il était parfaitement entretenu, balayé après chaque départ, les douches sont réparties dans le camping à ciel ouvert, propre avec de l’eau bien chaude, les toilettes à ciel ouvert également étaient parfaitement propres.
Nous sommes arrivés vers midi, après un bon repas nous nous sommes installés pour la sieste puis nous sommes allés à la réception afin que les enfants puissent jouer avec « annita » le suricate femelle de 3 mois parfaitement apprivoisé. L’année dernière il y avait Carlos un autre petit suricate mais qui est malheureusement DCD (durée de vie 3-4 ans et Carlos avait 3 ans.)
Le soir une fois installés dans notre tente nous avons profité des chants africains qui venaient d’un emplacement proche du notre. Nous étions dans le noir dans l’ambiance africaine, c’était super. Nous avons également fait connaissance avec 2 Quebequois, venus admirer notre 4X4 ils sont repartis vers 6 H du matin avec leur groupe, nous nous sommes levé vers 7H30 avons pris le temps de déjeuner et sommes partis à la rencontre de la « white lady », à environ 10 minutes en 4X4 du camping (nous avons payé 90N$+20 tip) pour une ballade de 2H en plein soleil, heureusement le guide vérifie toujours que vous partiez avec suffisamment d’eau et de bonnes chaussures. Ce fut une bonne ballade mais il ne faut pas faire toutes les peintures rupestres de la région, pour notre part (et surtout les enfants) c’était assez.
Jour 12 et 13 BRANBERG – PALMWAG
Nous sommes partis du site vers midi et avons préféré garder la route principale jusqu’à Korixhas où nous sommes arrivés vers 13H30, nous avons pris de l’essence (800N$) et un lunch moyen dans un lodge en centre ville puis nous avons décidé de pousser jusqu’à Palmwag pour y rester 2 nuits au lieu de 1 comme prévu initialement, nous sommes arrivés à 17H avec la voiture qui faisait un drôle de bruit depuis la piste de la veille, heureusement au lodge l’équipe à pris en charge notre voiture, démonté de pneu et passé 2H à tout réparer, Olive leur à donné l’équivalent de 10 euros et tout le monde semblait très satisfait. Le camping était complet et notre emplacement était réservé pour le lendemain, on nous a proposé de camper sur le parking du lodge avec accès aux sanitaires du camping (gratuitement). Palwmag est en effet très beau, c’est un petit oasis au milieu du désert, l’herbe est verte et la piscine assez propre. Nous avons réservé 1 sortie à pied pour l’après midi départ du lodge 15H, et une game drive pour le matin départ du lodge 7H. (1200N$ pour les deux sorties à 4)
Palmwag est donc situé au cœur des plus beaux paysages du Damaraland. La forêt pétrifiée qui n’est pas très loin et d’après l’avis de tous d’intérêt très moyen, nous l’avons donc évitée. Palmwag et sa concession sont un des derniers lieux complètement sauvage du continent africain où l’on trouve dans des paysages magnifiques les derniers animaux d’Afrique en liberté. Il y a seulement 8 emplacements de camping, de taille diverses avec lampe électrique pour le soir mais pas de prise et robinet eau froide avec table et bancs à l’ombre. La drive du matin nous a permis de voir des Sprinboks, stinboks, girafes, oryx, zèbres, hyènes et chacals et pour finir un éléphants dans le lit de la rivière.
Nous sommes rentrés vers 11H30 au lodge le temps de faire le repas du midi et de se préparer à partir…………….les enfants sont partis faire un petit tour et son revenus en hurlant de joie car ils s’étaient retrouvé face à un éléphant juste à la porte du lodge. Nous avons beaucoup apprécié Palmwag et 2 nuits valaient mieux qu’une afin de pouvoir profiter des activités sur place.
Jour 14 : PALMWAG-WARMQUELLE 2/8
Prendre la D3706 puis suivre Ongongo camp Après 10Km de piste affreuse (de nombreux trous, des grosses pierres et des tas d’enfants envoyés par leur parents pour mendier qui se jettent presque sur la voiture !), nous sommes arrivés au camping Ongongo (c’est le camping de warmquelle), ce camping n’a rien d’extraordinaire, les emplacements sont petits et non ombragés, il y a en effet un petit trou d’eau alimenté par une minuscule cascade et l’eau est loin d’être transparente (mais nous sommes en Afrique !) de nombreuses « mouches d’eau » nagent à la surface mais s’éloignent de vous lorsque vous entrez dans l’eau. Nous sommes également allés nous promener dans le lit de la rivière qui recèle de petites flaques dans lesquelles nous nous sommes trempés mais bon vous l’aurez compris ce lieu que nous pensions fabuleux s’est avéré sympathique sans plus. Il y a un WC et une douche (qui fonctionne mal !). Et pas d’électricité. Nous avons payé 160 N$ pour nous 4. Le soir Olivier a sursauté à cause d’un serpent qui avait eu la bonne idée de venir s’enrouler autour de notre bonbonne de gaz.
Attention : des hyènes solitaires trainent parfois dans le camping il vous faudra donc mettre votre nourriture (poubelles comprises) à l’abri dans la voiture pour ne pas être dérangés.
Ongongo Campsite
Jour 15 : WARMQUELLE- PURROS 3/8
Le camping de purros est isolé et en pleine nature, nous nous sommes arrêtés à Seisfontein au bout de la D3706 au magasin mais il n’y a quasiment rien, pas de pain, pas de viande et aucun produits frais, vous trouverez des sodas, de l’eau, du mil, du riz et quelques boites de conserves. A coté le magasin qui vend de l’alcool ressemble à une banque dans la bande dessinée de Luky Luke avec la vendeuse bien à l’abri derrière ses barreaux. Puis prendre la D 3707 c’est la piste qui mène à Purros et qui alterne des zones de gravillons, grosses pierres, zones de sable mou puis dur !! Il faut être très vigilent et je vous déconseille de la tenter dans le noir. Après 2H30 de piste affreuse au sol (car en revanche les paysages sont spectaculaires) nous sommes enfin arrivés.
L’accueil au camping est très sympathique. Le guide vous guidera jusqu’à votre emplacement. Le camping (géré par la communauté Herero) est implanté sur le lit d’une rivière asséchée. L’eau abonde dans le sous-sol et les arbres sont magnifiques. Notre emplacement était un lieu de rêve avec tout le confort et complètement isolé. Un arbre majestueux abrite chaque campement. (Pas de réservation nécessaire)
Dans le feuillage d’un autre arbre une douche (eau chaude) est installée et des toilettes (avec chasse d’eau…………….youpi !) ont été aménagées. Il y a bien sûr un emplacement pour faire le feu et… plein de traces d’éléphants autour. Eh oui, les éléphants passent tous les jours, la nuit pourra être agitée ! le guide nous a proposé de nous emmener voir les éléphants du désert pour 100N$, nous sommes donc partis vers 16H pour 1H30 de ballade environ dans notre voiture, les enfants ont été ravis de voir les girafes et les éléphants et moi très rassuré d’avoir qqn pour nous diriger car rien ne ressemble plus à un arbre qu’un autre arbre !! (L’emplacement nous à couté 180N$)
Le guide nous a également proposé une visite chez les Himbas pour 120N$ pour nous 4 ! C’était magique nous sommes restés 1H30 environ avec eux, un très beau village isolé de tout avec des gens très intéressants, en fait le guide de notre camping avait sa femme et ses enfants dans le village, il nous a présenté ses fils et sa femme (lui n’en avait qu’une car il est pauvre mais il a garanti à mon mari qu’il pourrait en avoir plus car il est riche !!!) Nous avions des peluches pour les enfants et des petit bijoux pour les femmes, Noémie a offert un petit miroir de poche à la femme du chef qui à applaudit de joie devant ce merveilleux cadeau. Ce fut une visite très chargée en émotion, autant pour nous que pour les enfants.
La viande sèche sur les toits des maisons traditionnelles (qui sont faites de bouse de vache et de boue) Les femmes Himbas s’enduisent le corps dés l’âge de 10 ans d’une poudre ocre qui protège la peau du soleil et qui est également une parure pour embellir la peau. Une des femme du village était malade, elle avait de la température et mal à la tète le guide nous a expliqué qu’ici il n’y a aucun médecin, je lui est donc donné tout ce qui fallait pour se soigner et insistant sur la prise toutes les 6 heures de paracétamol (on ne se rend pas compte qu’ici les repères ne sont pas les même ……………..comme si elle allait regarder la montre qu’elle n’a pas et qu’elle ne sait pas lire de toute façon !!) J’ai également distribué le dacryoserum et le collyre antibiotique car plusieurs enfants avaient de la conjonctivite.
Jour 16 : PURROS- OPUWO 4/8 (5H de route) Nous avions tenté au départ de Purros de reprendre la D 3707 vers Orupembe mais cette piste est trop difficile à faire à un seul 4X4, nous avons donc rebroussé chemin et repris vers Sesfontein puis la D3704 vers Opuwo. La ville d’Opuwo est le dernier point de ravitaillement en essence et alimentation, cette ville se situe dans le Kaokoland au nord ouest de la Namibie, délimitée au nord par la rivière Kuene et au sud par l’Hoanib, cette région est peuplée par les Himbas, au départ nous pensions nous re arrêter à Warmquelle mais nous n’avions pas aimé cet endroit, nous avons donc décider de faire une belle étape en voiture et de s’arrêter 2 nuits pour faire une pause après donc 5 heures de route (dont 2H30 de piste entre PURROS et Seisfontein) nous sommes arrivés à OPUWO qui est réputée pour être une ville sans attrait, nous avons fait le plein d’essence (1200N$) et avons demandé au pompiste de nous indiquer le plus bel endroit pour dormir. Il nous a conseillé le « Country hotel » qui se situe sur les hauteurs de la ville. En effet après 10 min de route nous arrivons dans un lodge magnifique avec une piscine très propre mais glaciale à débordement sur la savane. Il ne restait que des chambre de luxe mais tant pis, nous travaillerons plus au retour !! Nous voila donc avec deux chambres communicantes absolument magnifiques, les enfants étaient excités comme de fous et Hugo était en admiration devant la chasse d’eau des toilettes qui fonctionnait très bien (fou rire général…..1 semaine de camping et voila notre petit bout de chou en admiration devant les pipi room). Les chambres coutent 1500N$ et les chambres standards sont à 1000N$, la chambre des enfants est facturée à moitié prix. (Les excursions chez les himbas dans cet hôtel sont facturées 300N$ par personne, nous sommes donc très heureux de la fabuleuse rencontre que nous avons faite pour 10 fois moins chère)
Nous avons très bien dormis, les enfants ont apprécié cette pause au « vert » et cela nous a permis de refaire de l’ordre dans nos bagages !! Il y a possibilité de camping avec accès au restaurant du lodge et la piscine pour 85N$ par personne et par nuit. Dans ce lodge le buffet du soir est à 140N$ par personne, moitié prix pour les enfants (très copieux et délicieux). Pour le midi les plats varient entre 50 et 60N$.
Vous pouvez également dormir en ville à l’Ohakane Lodge qui est moins cher mais très bruyant la nuit (dixit des touristes que nous avons rencontrés) ou encore le Camping de Jacky le marseillais de la ville installé depuis plus de 10 ans dans la région (camping en plein centre également).
Le lendemain nous n’avons rien fait, repos lecture et jeux autour de la piscine, en milieu d’après midi nous sommes descendu en villes pour faire le plein de courses, le plus gros supermarché d’Opuwo est le « OK Grosser » prés de la station essence BP, on y trouve de tout : boisson, riz, pates, produits frais, viande chips et boites de conserves en tout genre. Olive a vu une femme himba ouvrir un couvercle d’une boite de margarine, en lécher le couvercle et remettre en place le tout car le gout ne semblait pas lui convenir, nous avons donc fait impasse sur le beurre ce jour là !!! Durant nos courses plusieurs petites filles nous ont suivies, ont caressés les cheveux et les joues des enfants qui se sont laissé prendre au jeu et ont bien rit jusqu’à notre arrivée en caisse. Quand nous avons mis nos courses dans le coffre de la voiture, 4 petits garçons se sont approchés, 3 d’entre eux marchaient pieds nus et le 4eme avait des tennis complètement usées. Ils ont remarqués le ballon de Hugo et nous ont demandé de leur donné, Hugo a accepté (contre la promesse d’en avoir un neuf au retour !!................et oui faut pas rêver quand même !!)
Jours 18 et 19 : OPUWO- EPUPA 6/8 ( 2H30 de piste) et 7/8
Après Opuwo nous sommes remontés vers le nord (D3700) vers les fameuses chutes d’Epupa, sur la rivière Kuene qui fait frontière avec l’Angola. Les paysages n’ont plus rien à voir avec ce que nous avions vu auparavant. La rivière apporte le bienfait de l’eau, et c’est donc au milieu des palmiers que nous avons séjourné. Nous sommes donc arrivés vers midi à l’Omarunga camp et la première impression fut très positive. Ce Camp offre huit emplacements de camping avec blocs sanitaires (eau chaude) à côté de la rivière. Les emplacements ne sont pas grands et les voisins tout proches mais la vue est extra au bord de l’eau (la moitié des emplacements est le long de l’eau l’autre le long de la route quand vous arrivez l’emplacement est déjà défini et le camping était complet nous avions réservé par le Cardboard box sur internet et avons toujours bénéficié d’emplacement extra pour un prix très compétitif.
Mais attention, laSwimming in the river is not allowed - crocodiles! baignade dans la rivière n'est pas autorisée ………… crocodiles! Campers can also enjoy meals in our restaurant, but must please book in advance.Il y a un restaurant et plusieurs excursions proposées (Himba 350N$, Crocodile tour 250N$ et sortie coucher de soleil 100N$ tt ca par personne) mais c’est de l’arnaque pur et dur et nous en avons fait les frais, à l’entrée du camping il est noté que les excursions sont faites par des guides professionnels et que réserver vos excursions en dehors du lodge se fera à vos risques et périls !!! En fait les guides sont les même sauf que le prix est bien moins cher à l’extérieur !!! Voila comment nous sommes allé à la petite boutique artisanale à 5 minutes à pied du camping et que nous avons rencontré notre guide qui nous à fait faire des ballades peu chères et fort sympathiques.
Nous n’avons pas résisté à une nouvelle rencontre avec le peuple Himba, un des derniers peuples qui continue à vivre selon ses coutumes ancestrales. Les Himbas sont connus pour la beauté des femmes peintes en rouge, dont l’allure fière et les parures de bijoux soulignent une grâce peu commune. Ils sont issus d’une communauté d’éleveurs héréros délogés par les guerriers Namas au XIXe siècle. Ils se réfugièrent en Angola et revinrent s’installer dans le nord ouest de la Namibie pour reprendre leur mode de vie semi nomade. La vie des Himbas est rythmée par le souci de trouver de l’eau et des pâturages pour le bétail. Leur population est aujourd’hui estimée à 8000 personnes. Leur organisation sociale fonctionne selon un double système à la fois matriarcal et patriarcal. Le pouvoir économique est traditionnellement détenu par les femmes alors que le pouvoir politique et spirituel appartient aux hommes. Les Himbas, en particulier les femmes, continuent à se vêtir traditionnellement. Les femmes portent une jupe en peau de chèvre et des bijoux en coquillage, en cuir et fer incrusté d’ocre et de boue. Pour se protéger du froid et de la chaleur, elles s’enduisent la peau d’un mélange de graisse animale, d’herbes aromatiques et d’otjize. L’otjize est issue d’une pierre : l’hématite qui, réduite en poudre et ajoutée au mélange, donne une crème facilement utilisable.
Les enfants se sont même fait une copine qui est venue avec nous à chaque excursions, il n’y a pas de barrière à cet âge………………..
Jours 20 et 21 : OMARUNGA CAMP- KUENE RIVER LODGE (150Km piste- 3H) 8/8 et 9/8
Nous sommes revenus sur nos pas, car la piste qui longe la rivière est trop difficile pour s’y aventurer. Nous sommes donc allés jusqu’à Epembe en reprenant la D3700 puis sommes remontés pour rejoindre la rivière Kunene à Swartbooisdrift (en prenant le D3701). Nous avons longés la rivière entre les palmiers et les villages Himbas jusqu’au Camp, La piste n’est pas difficile, l’endroit est charmant très verdoyant et l’accueil est très sympathique. Notre emplacement magnifique était l’objet de convoitise d’autres campeurs mais celui-ci n’a pas été lâché (encore une consigne de la Cardboard box !)
Il existe de nombreuses activités à faire sur place : - Location d’un canoë (à la journée) : 150N$ par personne - Location de cane à pèche : 75N$ par personne - Visite d’un village Himba : 150N$ par personne - Rafting : 375N$ ou 550N$ par personne en demi journée ou journée complète, malheureusement les enfants n’étaient pas admis (courants trop dangereux……..dommage !)
Il y a une piscine qui est remplie avec l’eau du fleuve….les crocodiles en moins mais les enfants n’ont pas eu envie de s’y baigner. Nous avons réservé le restaurant pour le soir. (Compter 85N$ par personne) et les enfants ont fait connaissance avec des suisses francophones et nous avons convenus de faire une sortie en canoë tous ensemble le lendemain matin.
Le matin vers 9H les gars du camp nous ont tous monté en 4X4 sur quelques Km puis nous ont « jeté » les canoës à l’eau. La descente en canoë a duré 2H30 (avec une belle pause pique nique et sans précipitation). Le soir même nous avons mangé au restaurant du camp avec nos nouveaux amis…que nous n’avons pas quitté avant la fin des vacances.
Jour 22 : KUENE RIVER LODGE- ETHOHA (46Km de piste et 330KM de goudron-5H) 10/8
Du Kunene river lodge jusqu’à Ruacana la piste qui longe la rivière est praticable (D3700) puis elle se transforme en route goudronnée pour quitter le pays des Himbas et rentrer dans la région la plus peuplée de Namibie : l’Ovamboland. Nous avons poursuivi sur la C46 et avons croisé plusieurs villes jusqu’à l’entrée du parc d’Ethoha (les villes d’Oshakati et d’Ondangwa où il est possible de faire des courses car il y a de gros supermarchés). Puis la C46 devient la B1jusqu’à Andoni gate la porte nord d’Etosha . Nous sommes alors dans le parc national d’Etosha, au niveau de la plaine d’Andoni. Nous avons poursuivi vers Namutoni, tout en profitant des différents points d’eau pour notre premier safari. Après notre installation, nous sommes reparti en safari, avec notre véhicule, jusqu’au coucher du soleil. Il faut être rentré impérativement au coucher du soleil. A l’intérieur du parc, des safaris guidés sont organisés au départ de Namutoni (500N$/P pour une game night et moitié prix pour les enfants entre 19 et 22 heures, nous avons vu des girafes, un chacal, des rhinos, un lion et des hyennes et avons entendu dans le silence et le noir absolu de la savane…….les ronflement de Hugo qui s’était écroulé !!)
A savoir : il faut payer les droits d’entrée dans Etosha : 80N$ par adulte et 10N$ pour le véhicule.
Les 3 nuits avaient été réservées auprès de NWR 1 an à l’avance.
Ce camp a été construit en 1903, classé monument historique, le camping est installé sur une pelouse et il y a un restaurant, une piscine qui est très belle, une tour d’observation, un musée et un point d’eau aménagé pour l’observation des animaux de jour comme de nuit. C’est un petit camp très sympathique et convivial.
Nous avons traversé d’Est en Ouest sur 3 jours ce magnifique sanctuaire animalier. Ce parc, le plus vaste espace protégé d’Afrique avec 22 270 km 2, est établi autour d’une cuvette de 5 600 km2 couverte de sel (Etosha pan) qui se transforme en lac lors de la saison des pluies, de novembre à avril. Son eau saumâtre rebute les mammifères mais permet le développement d’une algue bleu-vert, qui attire des dizaines de milliers de flamants roses.
Desséchée, la cuvette se recouvre de graminées dont se nourrissent les grands herbivores. Les aires naturelles protégées en Namibie représentent un cinquième de la superficie totale du pays, et la conservation de l’environnement figure parmi les principaux objectifs de la Constitution.
Jour 23 : NAMUTONI- HALALI 11/8
Ce rest camp est plus grand, il y a plus d’emplacements, ceux-ci sont numérotés et pré définis et ne sont pas très grand, les sanitaires ne sont pas exceptionnels mais sont bien propres. Nous avons fait une journée complète de safari avec notre véhicule dans le parc d’Etosha C’est au fil de la route et des points d’eau que nous avons découvert la faune Namibienne : antilopes, zèbres, girafes, éléphants, lions, hyènes, etc…
Comme tous les soirs nous avons assisté avec plaisir au spectacle exceptionnel qui se passe au point d’eau du rest camp Halali qui est situé au centre du parc animalier
il y a également un restaurant et une piscine, une boutique, un pompe à essence.
JOUR 24 : HALALI- OKAUKUEJO 12/8
Situé au sud est du parc, il s’agit d’un camp gouvernemental. Le camping est vaste. Il y a également un restaurant et une piscine, une boutique d’alimentation (bois, viande fraiche, conserves, qq légumes frais..), une de souvenir et un bureau de poste.
Il y a de nombreuses possibilités de logement avec des bungalows de toutes sortes et à tous les prix et top luxe des bungalows avec terrasse donnant sur le point d’eau, c’est le plus beau des 3 points d’eau et l’espace autour est grand et parfaitement aménagé.
Attention aux chacals la nuit qui viennent vider les poubelles et (mais à ce stade des vacances nous étions de véritables experts en « planquage de bouffe »)
Jour 25 : OKAUKUEJO – WATERBERG 13/8
Nous nous sommes approchés du plateau de Waterberg, qui domine la région dans la journée. Formé de grès rouge, il absorbe l'eau de pluie qui ressort à sa base sous forme de fontaines. Au soleil couchant, les couleurs sont magnifiques. Depuis 1972, le Waterberg est une réserve naturelle. Le parc couvre toute la surface du plateau. On y trouve de nombreuses espèces menacées ou en cours de réimplantation. Nous avions convenu encore une fois cet arrêt afin de couper la route en deux mais (vous allez comprendre par la suite) nous avons vraiment regretté de ne pas étre résté une nuit de plus dans le parc d’Etosha. Nous avions choisi le Waterberg Wilderness lodge qui est installé dans un endroit magnifique, malheureusement les chambres sont sans style et le restaurant ressemble à une cantine.
Après une bonne nuit de sommeil, nous sommes partis avec un guide du lodge à la rencontre du peuple Héréro (tour réservé de France environ 100 euros pour nous quatre) un guide local était sensé nous emmener à la rencontre de ce peuple et nous faire visiter une école, le village et assister à une démonstration de danses locales. Durée théorique de 8heures à 13 heures après collation, en fait nous avons rendu visite à des femmes Héréro qui fabriquaient les robes, et admiré 3 femmes qui dansaient sur le bord de la route (tout le monde peut le faire gratuitement !!) nous avons visité un musé sans intérêt et là encore peu cher pour qui y va de son propre chef, nous n’avons pas vu d’école, aucun village, aucune collation et à 10H45 notre guide nous a planté et nous a souhaité une très bonne route de retour !!!!!!!!!!! le déception fut sans limite nous sommes resté estomaqué et dés notre retour en France avons manifesté par mail notre déception à la responsable du lodge qui nous a répondu que nous étions des menteurs et que le guide n’avait pas la même version des faits !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
C’est donc sur cette note négative que nous sommes rentré s sur Windohek (en route nous nous sommes arrêtés pour manger car bien entendu nous n’avions rien eu lors de la visite Héréro, dans la ville d’OKAHANGA sur la route principale juste avant la sortie de la ville à la Capricorne Guesthouse et nous avons été accueilli comme des rois par une famille allemande installée depuis 10 ans dans le pays, cela nous a rendu sourire et bonne humeur puis nous avons terminé la route afin de rendre la voiture, et après une bonne nuit de sommeil sur place…………………….retour en France. Malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin……..mais que de souvenirs en tête.
Bonjour,
Après plusieurs jours de préparation, je suis sur le point de réserver un autotour assez classique de 13j/10nuits en Namibie pour notre premier séjour en Afrique: Windhoek-Otliwarango-Etosha-Damaraland-Twyfelfontein-Swakopmund-Namib-Windhoek. Nous partirions à deux avec mon mari en 4*4 de location. Et aujourd'hui, gros doute en relisant le site des affaires étrangères qui indique: "A Windhoek et dans les autres villes du pays, les conditions de sécurité connaissent une dégradation continue et nécessitent une vigilance accrue depuis quelques années". Si vous avez voyagé récemment en Namibie, pouvez-vos svp me dire votre ressenti et vos expériences au niveau de la sécurité ? Je dois avouer que je ne sais plus trop que décider...🤪
Merci d'avance pour vos éléments de réponse. Amy
Après plusieurs jours de préparation, je suis sur le point de réserver un autotour assez classique de 13j/10nuits en Namibie pour notre premier séjour en Afrique: Windhoek-Otliwarango-Etosha-Damaraland-Twyfelfontein-Swakopmund-Namib-Windhoek. Nous partirions à deux avec mon mari en 4*4 de location. Et aujourd'hui, gros doute en relisant le site des affaires étrangères qui indique: "A Windhoek et dans les autres villes du pays, les conditions de sécurité connaissent une dégradation continue et nécessitent une vigilance accrue depuis quelques années". Si vous avez voyagé récemment en Namibie, pouvez-vos svp me dire votre ressenti et vos expériences au niveau de la sécurité ? Je dois avouer que je ne sais plus trop que décider...🤪
Merci d'avance pour vos éléments de réponse. Amy
Bonjour
J'ai un billet d'avion pour Johanesbourg (Afrique du Sud) du 28 janvier au 22 février 2012.
Nous avons l'intention de louer une voiture pour nous rendre en Namibie.
Es-ce possible avec une voiture normale en cette saison ?
Si oui, le passage de frontière présente-t-il un problème avec le loueur si l'on passe par auto escape ou europe auto ou BSP auto ?
Es-t-il possible de se rendre aux chutes Victoria avec retour a Johanesbourg par le Botswana ?
En gros, Johanesbourg - Namibie - Chutes Victoria - Johanesbourg, es-ce possible en voiture et camping ?
Un grand merci
Bonjour,
Nous partirons 26 jours en Namibie le 24 avril et nous sommes rapprochés de Tourmaline.
Avec ma banque, la Banque Populaire, je n’ai pas la possibilité d’effectuer de virement à l’international par mon espace internet (?!). Ceux sont donc eux qui procèdent à la transaction et prélèvent 6 % au passage ! Soit 183,6 euros pour appuyer sur un bouton ! Un vrai scandale…..
Dommage aussi que ce TO « Français » n’ait pas un compte ici en France plutôt que sur l'ile Maurice !! Qu’on se le dise. A++ Le Belu
Nous partirons 26 jours en Namibie le 24 avril et nous sommes rapprochés de Tourmaline.
Avec ma banque, la Banque Populaire, je n’ai pas la possibilité d’effectuer de virement à l’international par mon espace internet (?!). Ceux sont donc eux qui procèdent à la transaction et prélèvent 6 % au passage ! Soit 183,6 euros pour appuyer sur un bouton ! Un vrai scandale…..
Dommage aussi que ce TO « Français » n’ait pas un compte ici en France plutôt que sur l'ile Maurice !! Qu’on se le dise. A++ Le Belu
Big 5 pour small 4 ou l’Afrique Australe en famille : Le Cap, Namibie, Botswana, Zimbawe - Partie 1
La gestation a été longue (moins que celle d’une majestueuse éléphante), mais l’expérience fut telle qu’il m’était difficile de la restituer de façon synthétique. Nous vous livrons donc nos impressions de voyage au jour le jour, les bonnes et les moins bonnes.
Pourquoi cette destination ? C’est compliqué. Non c’est simple. Après les grands parcs du sud-ouest américain en 2008, nous avions décidé de repartir en voyage cet été. Ce qu’on aime comme destination, c’est des endroits où on peut se déplacer en self drive mais qui soient suffisamment dépaysantes. On était partis pour l’Asie (qu’est ce qu’on aurait économisé…), la Malaisie remplissait bien ces critères, mais on n’y campe pas vraiment, et camper, on trouve ça bien chouette. Et là, une de mes collègues me dit : la Namibie, c’est génial ! Tu conduis une voiture, tu campes, c’est beau, y a des tas de bestiaux que t’as jamais vu… Ah oui ? Ca a l’air pas mal cette Namibie. J’avais vu de nombreuses fois la Namibie sur la mappemonde, sa capitale a un nom rigolo et c’est la côte la plus proche de la dernière résidence de l’Empereur, mais tout ça n’était pas suffisant pour retenir mon attention. Alors je vais voir sur le forum et je me plonge dans vos carnets de voyage. J’ai été frappé par leur nombre et leur qualité. Et là, une nouvelle fois mille mercis à Pierre, Ericarole, Voyageur08, Arroukatchee, Grisemotte… J’en oublie surement, qu’ils ne se vexent pas.
Nous, c’est qui ? On est une bande de 4 à nous tous seuls. Rebecca (13 ans), l’ainée, vient d’atteindre l’âge où l’enfant se métamorphose lentement en marmotte et où toute activité physique est une forme d’outrage aux bonnes mœurs. Paradoxalement, Rébecca, éclaireuse, nous fera le feu tous les soirs (je n’en ai pas fait un seul me semble t’il) et sera matin et soir mon assistante personnelle pour le montage et le démontage des tentes. Natacha (9 ans), la cadette qui rêve de vie dans la nature et de voir enfin, pour de vrai, la faune sauvage africaine. Elle sera notre tête chercheuse de bestiaux. Sa petite taille lui confèrera le rôle peu convoité de « rangeuse de coffre » ; j’en profite tout de suite pour vous dire un truc : si vous en avez la possibilité, louez un 4x4 avec des rangements, ça préserve le dos. Hélène, la femme de ma vie, supervise la logistique et les relations publiques de la bande avec le monde extérieur. Enfin, votre serviteur, préposé à la conduite du 4x4 et organisateur du voyage. Scarlett dite Trufus (car c’est une truffe grotesque), notre chat, restera à Paris. Les filles la remplacent par leur Nintendo DS fétiche. Super Mario Bross sera leur compagnon de voyage.
L’organisation Camarades forumistes, vous ne le saviez pas, mais l’organisation, ce fut d’abord vous. Votre aide a été précieuse pour la préparation du séjour, la définition de l’itinéraire, le choix des étapes… Bref, tout ce qui fait qu’un séjour est réussi. J’ai parcouru vos carnets et puisé tous les éléments qui ont permis de bâtir notre voyage. Les décisions furent prises… en novembre. Ca, j’avais jamais fait. Le referais-je ? Pas gagné… 1) Le toit : ce sera majoritairement du camping, parce qu’on aime ça, parce que ça convient au rythme des enfants et en plus, c’est franchement moins cher à 4, même en utilisant les chambres familiales de certains lodges pas trop chers. C’est donc 4x4 avec tentes sur le toit. C’est rigolo comme tout, c’est rapide à plier, mais on est obligé de plier le camp à chaque déplacement. Si je retourne au Botswana, ce sera clairement avec des tentes au sol, surtout depuis que je sais qu’on n’y risque rien. 2) L’itinéraire : on ira voir Cape Town en chemin. Hélène me dit : je veux voir un bout d’Afrique du Sud, c’est dommage de rater ça si on va dans le coin. Elle voulait voir Cape Town et on a vu Cape Town, elle a eu bien raison, c’est mieux que Vesoul. Sans ce détour, je serais resté sur ma faim. Repartir de Victoria Falls ne coute pas plus cher sur British Airways. Je rêvais de voir les chutes depuis ma plus tendre enfance. Les heures passées à rêver de Livingston sont encore là. On décide donc de louer le 4x4 « one way ». Ca coute un peu plus cher, mais pas tant que ça. Vous comprendrez plus tard pourquoi… 3) Le 4x4 : il est loué chez African Track qui offre des prix compétitifs. Les avis des forumistes sont mitigés quant à l’état des véhicules et du matériel de camping. Je les comprends (oui Pierre). Le véhicule fonctionne au diesel (je l’avais spécifiquement demandé et c’est mieux) et est en bon état, mais a quand même 135000 km dans les roues ; on approche de la limite des 150000 km qui s’applique aux loueurs du CARAN. Je note toutefois que le loueur fait des efforts d’entretien. Le matériel de camping est complet mais un peu beaucoup vétuste. Pas de rangement dans le canopy, ce qui oblige a pas mal d’exercice physique quotidien. Bref, on en a eu pour notre argent. Honnêtement, pour la Namibie, ça va. Pour 15 jours dans les parcs du Botswana, j’y réfléchirais à 2 fois. 4) Les réservations : bien que passer par un TO local coute parfois moins cher, j’ai préféré tout organiser seul, question de souplesse et de flânerie. J’aime bien choisir, discuter. Face aux problèmes d’arnaque à la carte de crédit, j’ai pris un abonnement « e-carte bleue » auprès de ma banque. J’étais donc tranquille pour payer mes réservations et autres acomptes sur internet. Les campings « chauds » de Namibie (Sesriem et Etosha) sont réservés en décembre. Ceux du Botswana sont réservés en octobre (merci Ericarole des conseils), puis je suis obligé de changer un peu les dates et alors c’est complet. Et Madame me dit : pourquoi on se prendrait pas un guide au Botswana. On se marrera moins à s’ensabler et à se faire peur, mais on profitera peut être plus de la nature. J’étais plutôt contre (aventuuuuuure, quand tu nous tiens), j’avais vachement envie de jouer avec un 4x4. En réalité, elle a eu mille fois raison. Vous comprendrez pourquoi. 5) Les guides et cartes : guide Lonely Planet Namibie-Botswana et guide Bradt Namibie. Ce dernier est vraiment excellent et son auteur Chris MacIntyre connaît réellement bien la Namibie et ses habitants. J’ai fait connaissance de cette collection et je n’ai pas été déçu. Carte Tracks for Africa (T4A) version papier de la Namibie, en vente sur leur site. Cartes T4A pour GPS Garmin, en vente aussi sur le site T4A.
En gros, début janvier, tout le voyage est ficelé, ça ne m’était jamais arrivé. Ca crée un vide. Il a intérêt à être réussi ce voyage.
29 Juillet 2010 (J1) : Paris - Le Cap On quitte la maison pour Roissy CDG. L’A1 est embouteillée, normal. On avait choisi British Airways car c’était la seule compagnie à offrir un tarif raisonnable pour le périple qu’on voulait faire. J’ai pour règle de faire prendre en charge mes vols multi-segments par une seule compagnie. Comme cela, si un avion est en retard, on ne perd pas le billet de l’avion suivant (« no show »). Justement, l’avion pour Londres est un peu en retard. Le changement à Londres est court, très court. On court, on court… Et on l’attrape à la dernière minute. Ouf !!! Bonne nuit de sommeil dans l’avion. Qu’est ce que c’est bien ces voyages sans décalage horaire.
30 Juillet 2010 (J2) : Le Cap (Dunkley House) Arrivée à Cape Town dans la grisaille matinale. C’est l’hiver. Le chauffeur de notre Guesthouse nous attend. Route vers le centre ville. On longe nos premiers townships. Premiers choc devant ces cabanes entassées au bord de l’autoroute. Notre guesthouse, la « Dunkley House » est ravissante. Elle est située dans Gardens, un quartier central mais résidentiel. Nous avons un petit appartement avec une cuisine petitement mais suffisamment équipée. L'accueil est chaleureux et le personnel n'est pas avare en conseils. Ce fut clairement un excellent choix. La chambre n’est pas encore prête. On part donc se promener à pied en ville. Le site en lui même est sublime, avec les 3 collines ou montagnes autour et la mer au fond. J’adore. La visite du centre ville est rapide tant il est petit. Traversée des « Company Gardens ». On grignote dans Long Street, l’artère commerciale centrale et ses immeubles victoriens à balcon en fer forgé. Achat de quelques livres d’occasion histoire de lire « local » : polars de Deon Mayer et d’Alexander McCall Smith (enquêtes de la célèbre détective botswanaise Mma Ramotswe, de l’agence First Ladies N°1). Promenade à pied dans Bo-Kaap, le quartier des Cape Malay, descendants d’esclaves asiatiques qui appartenaient à la classe des coloured (ni noirs ni blancs) pendant l’apartheid. L’enchevêtrement de maisons multicolores cubiques à flancs de colline est plein de charme. Tour rapide au marché pour touristes de Green Market Square : Natacha achète la vuvuzella de ses rêves. Petit café au soleil. Passage au supermarché (Pickn’Pay), achat du dîner et de son indispensable apéro à base de raisains ancestraux baignés de soleil austral (Shiraz de chez Spier). Retour à la guesthouse avant la nuit. La manager nous a dit : « Cape Town, c’est très sûr… jusqu’à la nuit tombée. Après, vous ne marchez plus dans les rues, vous prenez une auto, soit la votre, soit un taxi ». C’est déconcertant cette ville dont les maisons sont entourées de murs hérissés de pics et doublés d’une clôture électrifiée. Chaque maison est sous contrat avec une entreprise de vigile « armed response », et il y a un vigile privé toute la nuit dans la rue de la guesthouse. Je ne m’habituerai jamais vraiment à cela tout au long de mon séjour. Je trouve cette impression d’enfermement pesante. Comme m’a dit un ami : « après avoir enfermé les Noirs pendant 50 ans, les voilà enfermés à leur tour ».
Le joli quartier de Bo-Kaap et ses maisonnettes multicolores, lieu de vie des Cape Malay
Avenante demeure fortifiée à la mode dite "du Cap"
31 Juillet 2010 (J3) : Le Cap (Dunkley House) Réveil sous les nuages, vent fort et glacial. C’est bien l’hiver, pas de doute. Le petit déjeuner nous réconforte, c’est un festival inoubliable. Visite du Castle of Good Hope le matin. Pas folichon, soyons honnêtes, sauf peut être le petit musée qui expose le mobilier de la Compagnie de Indes ainsi que des toiles représentant Cape Town à différentes époques. Départ en taxi (pratiques et pas chers) pour le Waterfront où nous avons réservé un tour pour Robben Island. Malheur ! Notre tour a été annulé pour cause de vent. Tristes, nous reprenons un taxi pour le centre ville et nous visitons District 6 Museum. Visite très émouvante de ce musée consacré à un quartier rasé dans les années 60 après avoir été décrété « zone blanche ». Beaucoup d’explications sur le fonctionnement quotidien de l’apartheid, les fameux « pass » qui autorisaient la circulation en dehors des townships et des homelands. Retour au Waterfront pour une visite du « Two Oceans Aquarium ». Je dois dire que cet aquarium est très réussi et vaut le détour. Même moi qui ne suis pas fan, j’ai bien aimé. Ballade sur le Waterfront. L’endroit est assez joli. En fait, c’est le lieu de sortie « safe » de la ville. Les parkings sont sûrs et on peut se promener la nuit sans souci. C’est donc devenu le lieu de sorti des classes moyennes et aisées à la recherche de la trilogie shoping-ciné-bouffe. On se choisi un joli resto en terrasse (chauffée s’il vous plait). Bon dîner (ça s’annonce bien la viande par ici) puis retour à l’hôtel en taxi.
1er Aout 2010 (J4) : Le Cap (Dunkley House) Il fait beau, tant mieux. Récupération de la voiture de location. C’est kiki conduit ? Chéri ? Ok, je me lance. De toutes façons, ça m’amuse, je n’ai jamais conduit à gauche. Les 5 premières minutes sont à pisser de rire : les essuie glaces battent la chamade à chaque intersection où me prend la bien étrange idée de changer de cap, puisqu’ils se sont malicieusement substitués aux clignotants. Finalement, je m’y fait assez vite. Trop facile. Direction le Cap de Bonne Espérance. Arrêt à Simon’s Town (Boulder Beach) histoire de saluer dignement les pingouins. C’est la première fois que nous en voyons en liberté. C’est vrai qu’ils sont mignons avec leur dégaine. On les regarde se balader en roulant du popotin, se jeter dans l’océan, nager, en sortir… On reprend l’auto. Nous croisons en chemin une fière troupe de babouins. Ils encerclent l’auto, nous les regardons passer : mères avec des petits sur le dos, gros mâles, jeunes babouins sautilleurs. Ils sont nombreux dans le coin et n’ont pas bonne presse, ce que je comprends vu la taille de leurs dents. Et là, les babouins traversent la route. Mais attention, pas n’importe où. Non non non, la vie du babouin du Cap est très encadrée. Il y a des gens avec des dossards fluorescents sur lequel est écrit « Baboon Monitor ». Trop fort ! Ces gars encadrent l’existence des babouins et tentent de canaliser leur joyeuse errance. En route vers Cape Point. On entre religieusement dans le parc. On gare l’auto, on monte la colline et on arrive enfin en ce lieu mythique, la pointe sud de l’Afrique, que tant de navigateurs ont virée au péril de leur vie. Ca y est, je m’emporte. Bon, OK, c’est qu’une pointe rocheuse et en plus, c’est pas réellement la pointe septentrionale de l’Afrique. Mais tout de même, elle a belle allure. On reste là longtemps, à contempler la rencontre, somme toute bien symbolique, des deux océans, l’Atlantique, bruyant et agité, l’Indien, plus calme. Détour par le cap de Bonne Espérance pour une photo souvenir. Ah, une autruche vient nous rendre visite, on en avait jamais vu en liberté, encore moins sur une plage. Retour par Chapman’s Peak Drive (impressionnant, pas d’autre mot, ne ratez surtout pas cette route) et Hoot Bay au coucher du soleil. Traversée embouteillée des banlieues chics : Camps Bay, Clifton, Sea Point et Green Point. Villas magnifiques dominant la mer, jeunesse dorée à la terrasse des cafés, vie douce. Nouveau dîner au Waterfront.
Manchots du Cap roulant délicatement du popotin sur Boulder Beach
Cape Point, point sud-ouest de l'Afrique, que tant de navigateurs ont viré au péril de leur vie...
Maison, que tu es loin, c'est si bon...
Autruche sortant de son bain au cap de bonne espérance
Hoot Bay au coucher du soleil, vue de Chapman's Peak Drive
2 Aout 2010 (J5) : Le Cap (Dunkley House) Hélène se lève de bon matin pour faire l’ouverture du grossiste en tissus. En effet, Madame en raffole. Belles prises de guerre, parmi lesquelles un tissu à l’effigie de Nelson Mandela et un autre commémorant la coupe du monde de football. Après cette étape, direction le Waterfront pour embarquer en direction de Robben Island. Après un court (45 minutes) trajet en bateau, la visite du pénitencier se fait en bus puis à pieds, guidée par un ancien prisonnier politique. La visite est très émouvante. Notre guide raconte la vie quotidienne et, surtout, comment, l’ANC a organisé au sein de la prison un système s’enseignement qui a permis de former tous les cadres qui dirigent encore aujourd’hui l’Afrique du Sud. Un certain nombre de gardiens ont aussi profité de ce système, ce qui est assez paradoxal mais témoigne de l’ouverture d’esprit de ces hommes. Visite de la célèbre cellule de Nelson Mandela, mais on ne peut pas entrer dedans et écarter les bras comme Matt Damon dans Invictus. Hélène s’entretient avec une américaine d’une cinquantaine d’années, Afrikaner d’origine, qui avait fui l’Afrique du sud de l’apartheid pour échapper aux persécutions dont son mari, communiste pro-ANC, était victime. Elle raconte l’ambiance sinistre de l’époque, les disparitions de militants… C’est son premier retour en Afrique du Sud depuis les années 80, accompagnée de ses 2 filles adolescentes qui voulaient connaître le pays natal de leur maman. Cette visite occupe la plus grande de notre journée. On consacre la dernière heure de soleil à la visite du Jewish Museum et de l’ancienne synagogue.
Une cellule collective dans la prison de Robben Island
La cellule de Nelson Mandela
3 Aout 2010 (J6) : Le Cap – Windhoek (Chameleon Backpacker) La matinée est consacrée à une visite de townships. J’avoue avoir pas mal hésité. Avant d’arriver au Cap, nous étions même plutôt contre, pas chauds pour ce que nous considérions être une grande séance de voyeurisme. Finalement, nous n’avons par regretté, mais alors pas du tout. Je crois que ces quelques heures nous ont permis de comprendre un peu mieux ce pays complexe. Sans cela, nous serions passé à côté d’un gros morceau d’Afrique du Sud. Notre guide nous emmène d’abord à Langa puis à Kayelitsha, tous deux conçus dans les années 1950 pour les besoins de la politique d’apartheid. Résumer cette visite en quelques lignes est impossible. Disons qu’elle permet de comprendre comment fonctionne la société « noire », des plus riches au plus pauvres. On comprend qu’avec la fin de l’apartheid, les gens n’ont pas quitté les townships qui étaient devenus leur lieu de résidence et de vie. C’est là qu’ils ont leur tissu social. Notre guide nous montre où il habite. Le chauffeur de taxi, le réceptionniste de l’hôtel, le serveur du restaurant, le guide touristique, le conducteur de bus… Tous habitent dans ces townships, lesquels ont bien changé au cours de ces 15 dernières années et sont devenus des villes de banlieues (traduction littérale de township). On y voit des quartiers cossus, des rues pavillonnaires où réside la « nouvelle » classe moyenne noire, mais aussi des petites maisons en mauvais état voir des dortoirs sordides où 3 familles vivent dans une seule chambre (one familly, one bed) et ont du mal à payer le loyer mensuel de 20 rands (2 €). Enfin, je réalise que les cabanes de type « bidonville » ne constituent qu’une couche de 50 mètres d’épaisseur entre la route et le township viabilisé. La plupart des maisons ont maintenant l’eau courante, l’électricité et les sanitaires, ce qui n’est pas le cas de ces cabanes (« informal settlement »). La visite est émaillée d’arrêts et de visites : crèches, promenade à pieds… Arrêt obligatoire devant les petits marchands de souvenirs installés dans la rue. Evidemment, nous achetons quelques souvenirs, ça fait partie du jeu et les prix ne sont pas plus élevés qu’autre part. Le temps passe et l’ambiance avec notre guide se détend franchement. Il est encarté à l’ANC mais vote pour l’opposition : « je suis contre le monopartisme » nous dit il.

Le townsihp de Khayelitsha : des maisonnettes en dur, des cabanes, des écoliers en uniforme
Retour à l’hôtel, empaquetage et départ pour l’aéroport. Notre avion pour Windhoek nous fait sourire : brave petit coucou, certes à réaction, mais petit tout de même. Formalités rapides à l’aéroport de Windhoek. Transfert vers le Chamelon Backpackers où une chambre familiale nous attends. Nous sommes trop fatigués pour ressortir : on se commande des pizzas qu’on accompagne de Windhoek Lager. Ce sera une des rares entorses au vin sud-africain. L’auberge est un mélange de guesthouse et d’auberge de jeunesse, le tout entouré de barreaux surmontés de barbelés. L’ensemble est agrémenté de projecteurs qui s’allument dés que quelqu’un sonne, mais je dois dire que le manque de miradors me frustre considérablement. C’est presque comme une œuvre inachevée. L’ensemble du tableau est gaiment complété de petites pancartes du type « N’ouvrez pas la porte aux étrangers » ou encore, « Try the Windhoek expérience: Bring a bag into town and get mugged at kniffe point. It’s free. It’s easy ». Cette ville a l’air sympathique comme tout et mérite certainement le prix de « ville où il fait bon vivre ». Vrai ou pas, cela témoigne, disons, d’un certain état d’esprit.
4 Aout 2010 (J7) : Windhoek - Naukluft (Tsauchab River Camp ) Récupération du 4x4 chez African Tracks où nous sommes accueillis par Valerie. Voir mes commentaires sur le véhicule en début de carnet. On passe bien 2 heures à en faire le tour, c’est notre premier 4x4, il est gros, il est beau, on va bien se marrer. Plein de diesel, plein de courses au centre commercial et on ne perd pas trop de temps dans la ville où il fait bon vivre. Goudron jusqu’à Rehoboth, puis nos premières gravel road. Le paysage est morne en début de parcours puis devient de plus en plus beau et montagneux à mesure que nous nous approchons des montagnes du Naukluft. Après 4 heures de route, nous atteignons le « Ttsauchab River Camp ». L’endroit est idyllique. Nous avons un emplacement isolé auquel nous accédons par une courte piste. Notre emplacement dispose de ses propres sanitaires avec douche et Bible, (comme un motel US) ainsi que de son coin feu avec tables de cuisine. Alors que nous nous apprêtons à allumer les petites bougies disposées autour du camp, un employé surgit de nulle part. Il est venu à pied depuis le bâtiment principal à travers le bush, ces habits et ses chaussures sont en mauvais état et il s’empresse d’allumer nos bougies. Quand on lui pose une question, il baisse les yeux. Ah, tiens, c’est comme ça ici. On a comme l’impression qu’une page a du mal à se tourner. Espérons que ce soit l’exception. On est bien loin de notre guide du Cap, le regard franc, parlant librement de la politique de son pays. Dépliage des tentes : facile. Premier coucher de soleil : magique ! Premier feu : ça réchauffe. Premières grillades : délicieuses ! La voute céleste dépasse tout ce que je pouvais imaginer. On passe un peu de temps à trouver la croix du sud et les pointeurs (facile), beaucoup plus à identifier le scorpion. La voie lactée est visible comme jamais. C’est qu’avec tout ça, il est bien… 19h30. On va se coucher. La nuit est délicieuse, calme et reposante.
Au loin, les Montagnes du Naukluft
Premier camping : le bonheur !
5 Aout 2010 (J8) : Naukluft - Sesriem (NWR Sesriem Campsite) Lever avec le soleil. Le froid matinal, glacial, s’efface avec les premiers rayons de soleil. Le départ est long ce premier matin. Nous manquons cruellement d’organisation. On se tue le dos à tout caser dans le coffre. Je donne raison à Pierre77N : ces véhicules sont franchement mieux lorsque leur coffre est équipé de rangements. Natacha casse ses lunettes. On vote tous que c’est une bien riche idée en l’absence paire de rechange. Très sympa, le fermier nous met un coup de colle, et roule ma poule. Courte route (1h15) pour Sesriem que nous atteignons vers 11h00. C’est vrai que les emplacements de camping sont moches, c’est même un euphémisme. Toutefois, camper au NWR offre 2 avantages de taille : le droit d’entrer dans le parc 1 heure avant le coucher du soleil et le droit d’y rester jusqu’à 1 heure après le coucher du soleil. Pique nique « carré magique » : cheddar-biltong-pain-concombre ! Les filles barbotent dans la piscine qui doit bien être à 15 degrés, facile. Personnellement, je les regarde en bouquinant. Vers 15h00, on se décide à aller à la dune 45. La route vers Sossusvlei, est belle. D’abord distantes, les dunes se rapprochent peu à peu. Escalade de la dune 45 dans la chaude et douce lumière de la fin d’après midi. On est quasiment seuls. C’est un vrai plaisir. On joue dans le sable comme des gamins. Compte tenu des limites de vitesse, c’est quand même une escapade assez longue : 90 km aller-retour à 50 km/h. Retour au soleil couchant, sprinboks, autruches et chacals cheminent le long de la route. Diner au « Sossusvlei lodge », conseillé par de nombreux forumistes, où on se régale de grillades de gibier délicieusement marinées et jamais trop cuites : zèbre, springbok, kudu, oryx, autruche, gnou, impala… Je dois dire que ma curiosité alimentaire et celle de ma fille cadette n’ayant pas de limite, nous goutons et comparons tout. La nuit est, comment dire, pas totalement sereine. Trop de viande. Si j’étais un lion, je crois que je dormirais souvent mal, mais comme j’en suis pas un…
L'irrésistible ascension de la Dune 45 dans la lumière du soir
Le sommet est proche
Le désert à perte de vue
6 Aout 2010 (J9) : Sossusvlei - Camp Gecko Lever aux horreurs (5h00, tout de même), nous plions le camp et arrivons à la barrière juste après l’ouverture. Route dans la nuit, ce qui est une entorse à la règle n°1 régissant la conduite en Afrique : « ne jamais conduire la nuit ». On passe devant la dune 45 et on est bien content de ne pas s’y arrêter : il y a tellement de monde dessus qu’on se croirait dans le métro parisien aux heures de pointe. On arrive après une petite heure au bout du goudron. Dégonflage des pneus (1,6 Bar), on passe le 4x4, boite courte, et on serre les fesses parce que, soyons honnêtes, aucun de nous ne s’est jamais adonné à la pratique du 4x4 dans le sable profond. Etonnement, ça passe… jusqu’à ce que le 4x4 qui nous précédait s’ensable au milieu de la piste. On ralenti et, paf, on s’ensable aussi. Pas fiers… Quelques manœuvres d’avant en arrière, on sort du sable et nous voilà repartis. Youpiii ! On fini par atteindre la parking où il n’y a qu’un seul autre véhicule. Le soleil s’est levé et le spectacle qui s’offre à nous est tout simplement magnifique. Les dunes sont rouge-ocre et le ciel est bleu-azur. Où aller ? On ne sait que choisir. Après eu bref coup d’œil autour de nous, nous jetons notre dévolu sur une belle et majestueuse dune dont on apprendra plus tard qu’elle porte le nom élégant de « Big Daddy ». L’ascension est lente mais superbe. Plus nous montons, plus l’immensité de la mer de sable apparait. Rapidement, nous dominons Dead Vlei sur lequel le soleil se lève peu à peu. Le contraste des couleurs est saisissant. Après environ une heure de marche, on atteint le sommet. Petit dèj et repos bien mérité, puis descente en courant dans le sable jusqu’à Dead Vlei que nous traversons. Il commence à faire chaud, mais ça n’est jamais insupportable. Retour en 4x4 dans le sable profond. On ne s’est pas ensablé, mais je ne peux pas dire qu’il y ait une raison rationnelle à cela. J’avoue que bien souvent, c’est le 4x4 qui a décidé du chemin et je n’ai fais qu’obéir. En tous cas, on s’est rudement bien amusés.
L'imposante dune "Big Daddy"
Vue du sommet de "Big Daddy"
Lever de soleil sur Dead Vlei
Au coeur de Dead Vlei
La traversée de Dead Vlei
Après un bref pique nique au parking, longue route monotone jusque solitaire où nous buvons un café bien mérité accompagné pour les enfants d’un magnum et pour les adultes de, devinez quoi ? Un mythique apfelstrudel ! Deux commentaires : le boulanger (rougeaud, ventru et torse nu au milieu de nulle part) vaut autant le détour que son gâteau ; contre toute attente (super touristique), le gâteau n’est pas mauvais. Encore quelques kilomètres et nous arrivons à Camp Gecko. Notre emplacement est superbe, j’en rêve encore : en haut d’une colline, loin des autres humains, avec une vue fabuleuse sur une immense plaine d’herbes jaunes pailles plantées ça et là d’arbres encore verts. Pas de doute, Karen Blixen pourrait n’être pas loin, il y a de ça. La propriétaire, Heidi a un certain caractère. Venue de Suisse, elle exploite plusieurs milliers d’hectares principalement dédiés à l’élevage. A la nuit tombée, pendant que nous faisons un feu et préparons le dîner, Hélène fait parler Heidi de la vie locale. Heidi n’est pas tendre avec ses voisins fermiers Afrikaners qui ont eu du mal à l’accepter, mais un peu moins de mal quand même qu’à accepter le seul et unique fermier Herero du coin. Elle n’est pas non plus tendre avec l’ethnie majoritaire (Ovambo) qui dirige le pays avec un sens particulier du partage des richesses. Les employés de Heidi, eux, ne baissent pas les yeux quand ils nous parlent…
La photo parle d'elle-même...
Camp Gecko : vue depuis notre emplacement. Out of Africa n'est plus si loin ?
7 Aout 2010 (J10) : Camp Gecko - Swakopmund (Schweizerhaus) Réveil tranquille. On repli le camp, puis direction Swakopmund. En dehors du Kuiseb Pass, la route est morne et longue. Brève pause photo au tropique du capricorne. L’arrivée vers la côte est assez chouette, avec l’apparition de dunes qui se jettent dans l’océan. Nous avions une réservation à la pension Rapmund, mais celle-ci a été négligée suite à une erreur. On nous offre vin et chocolats et on nous installe à l’hôtel Schweizerhaus, beaucoup plus chic. Disons que l’hôtel a un charme tout germanique des années 70 : moquette verte, couvre lits fleuris et, par dessus tout, fresques de Bern et de Königsberg (aujourd’hui Kaliningrad, soviétique puis russe, mais plus allemande depuis bien longtemps). Chouettes balcons, mais il fait un peu froid pour en jouir pleinement. On fait un tour à la plage, puis dîner au fameux Lighthouse : mouaif, c’est OK, mais je ne suis pas bouleversifié par le contenu de mon assiette. Bon, manger des huitres dans ce lieu improbable, c’était quand même inattendu et amusant.
Là encore, la légende est superflue
8 Aout 2010 (J11) : Swakopmund (Schweizerhaus) Lever de bon matin, petit déjeuner d’inspiration largement germanique : charcuteries, œufs, fromage, pain noir… Direction Walvis Bay pour une croisière avec Levo Tour. La croisière est sympa. Quelques otaries font des pitreries autour du bateau. L’une d’elles finit même par monter à bord et les enfants (et les grands) se font une joie de la caresser, c’est pas tous les jours. Nous voyons aussi quelques pélicans et des dauphins qui jouent longuement avec l’étrave, mais pas de baleine. La croisière se termine par un repas d’huitres arrosées d’un mousseux sud-africain. Bon, j’ai trouvé cette croisière sympa. Les enfants, eux, ont adoré. C’est l’essentiel. J’ai pu discuter avec le capitaine, un gars de 30 ans descendant de Voortrekkers Sud Africains qui est né à Walvis Bay et n’a jamais quitté cette petite ville. Il me parle de sa communauté et m’explique très naturellement qu’ici, les communautés ne se mélangent pas et préfèrent vire « à part » les unes des autres Quand je lui demande comment il voit l’avenir de la Namibie, il me corrige : « South West Africa !». Bien étrange pays et bien intéressantes personnes. Pendant ce temps, Hélène s’est adonnée à son hobby : la rencontre. Et, comme elle me l’a fait très justement remarqué : c’est où le meilleur endroit pour des rencontres le dimanche matin ? La messe pardi ! Je ne raconterais pas à sa place la matinée dense qu’elle a vécu, entre une église Réformée de Hollande pleine à craquer d’Afrikaners qui l’ont accueillie très chaleureusement (welcome sister Helen) et des églises Luthérienne et Catholique moins remplies mais plus « mélangées ». L’après midi est passée à glander à la plage. On ne se baigne pas, mais on a vu une bande de retraités allemands nager courageusement. Une des activités est d’éviter les multiples vendeurs de souvenirs et autres noix avec nom gravé dessus. Par moment, ça devient même un peu lourdingue. Dîner dans un restaurant tout à fait surprenant : le Kupferpfanne. La déco est celle d’un musée : meubles anciens (ou y ressemblant), tableaux de la forêt noire… On se croirait chez un antiquaire munichois. On y mange plutôt bien : carpaccio de kudu, goulash et autres bonnes spécialités germaniques. Hormis le kudu, on a du mal à se souvenir qu’on est en Afrique.
Une colonie d'otaries dans le lagon de Walvis Bay
L'un des membres de la colonie nage à côté du bateau. Il semble heureux...
Je n'avais jamais vu une otarie de si près. La texture est étrange.
Tout plein de flamands dans le lagon
Une plate-forme de prospection. Rassurez-vous, aucun gisement exploitable de pétrole n'a été trouvé. La Namibie a donc
une petite chance de rester stable.
9 Aout 2010 (J12) : Swakopmund (Schweizerhaus) La gente féminine, c’est dire toute la bande sauf moi, voulait une deuxième journée à Swakopmund, histoire de glander tranquille. On se ballade donc dans les rues de cette ville dont l’architecture est un curieux croisement entre Disneyland et les châteaux des rois de Bavière. Follement décalé, c’est plutôt intriguant. On offre aux filles le tee-shirt des Springbok dont elles rêvaient, puis petit tour au vivarium où on admire, bien protégés par une vitre (fais pas le fier) quelques vipères du désert, black mamba ou boomslang. C’est l’heure du déjeuner du caméléon. Fou rire collectif quand on le regarde attraper (pfouitch) des mouches avec sa grande langue. Promenade sur la jeté, slalom entre les marchands de colifichets désœuvrés en cette morte saison. Je rentre dans une boutique de fringues à la recherche de chaussures plus adaptées que les miennes et là crac, qu’est ce que je vois trôner sur le comptoir : un drapeau de l’ancienne Afrique du Sud, celle de l’apartheid, qui occupait la Namibie jusqu’en 1990, année de son indépendance. Assez gonflé me dis je. Mais ce n’est qu’un hors d’œuvre. Le plat de résistance fut servi chez Peter’s Antiques : parmi toutes les jolies statuettes africaines, que vois je ? Des portraits, tableaux et poupées d’un certain Adolf H… Bref, si le côté décalé de Swakopmund est amusant, il ne faut quand même pas trop creuser. En toute bonne foi, je ne regrette pas de m’y être arrêté, mais nous y sommes restés un jour de trop.
On se croirait effectivement en Allemagne
Une église Luthérienne !
10 Aout 2010 (J13) : Swakopmund - Spitzkoppe (Community Camp) Après un plein de bouffe au Pick’n Pay et une ultime réparation sur les lunettes de notre cadette, départ pour le Spitzkoppe. Le trajet est court. On prend en stop une vendeuse de pierres semi-précieuses que nous déposons au village proche du Spitzkoppe. Après une rapide vérification, nous ne partageons pas de langage commun, la barrière linguistique interdit donc tout échange verbal. Le Spitzkoppe est un endroit assez magique. Après s’être trouvé un bel emplacement de camping, on se promène dans les éboulis en faisant attention à ne pas rester coincés (conseil indirect d’Ericarole). L’impression de solitude est grande, mais agérable et reposante. Apéro mythique au couché du soleil, assis sur les rochers rougeoyants. Sentiment de plénitude. On ne s’en lasse pas de ces couchers de soleil, on n’en avait jamais vu d’aussi beaux, d’aussi longs, d’aussi rouges... Et ce disque solaire visible jusqu’à la dernière seconde, c’était pour nous du jamais vu. Dîner sous les étoiles. Hélène a décidé de faire un ragout, histoire de changer du traditionnel T-bone grillé. L’expérience est intéressante et la conclusion : c’est pas facile de cuisiner au feu de bois… Nuit altérée par des rafales de vent violentes qui font claquer les toiles des tentes. Le vent ne sera pas notre copain dans cette partie de la Namibie. Toutefois, on apprendra que c’est le copain des populations autochtones. En effet, le fort vent qui souffle à la fin de l’hiver transporte les pollens et est donc essentiel à la reproduction des plantes dans cette région assez aride.
Le Spitzkoppe au soleil tombant. Pour en percevoir la majesté, comparez sa taille à celle du 4x4
Et maintenant, comparez là avec celle de modestes humains...
11Aout 2010 (J14) : Spitzkoppe - Twyfelfontein (Mowani Mountain camp : camping) Nous avons rendez vous à 7h00 avec James, guide Damara, pour l’ascension d’un des Pondock, qui sont les petits sommets voisins du Grosse Spitzkoppe. On n’y aurait pas pensé tous seuls, mais à l’accueil, on nous a proposé cette activité. La ballade commence par un tour du massif en auto afin d’atteindre l’arrière. Ce trajet se fait au lever du soleil sur la brousse : c’est beau. L’ascension dure 1h15 et est émaillée de commentaires de notre guide sur la faune et la flore locale. L'ascension est superbe, facile, mais trop exposée à mon goût : lors de certains passages (faciles), une glissage aurait été fatale et nous n'étions pas encordés. Depuis le sommet, la vue est assez chouette, mais c’est tellement venteux qu’on n’en profite pas à 100%. Redescente par le même chemin, puis James nous emmène sur la piste du retour voir quelques peintures rupestres (pictogrammes). Il y en a peu, mais elles sont très émouvantes : girafes, rhino (qui est orienté dans la direction des points d’eau), springboks… Toutes ces peintures datent de l’époque où la région était sillonnée par des groupes de Bushmen avant qu’ils ne se fixent dans le Kalahari. Pour fêter cette ascension, comme le veut la tradition, nous buvons un coca avec notre guide qui nous raconte la dure vie des Damaras de la région. L’élevage difficile, le faible prix auquel les bêtes durement élevées sont vendues, les longs trajets que les enfants font pour aller à l’école. Clairement, de savoir que nos dollars vont directement à la communauté (y compris une partie du salaire du guide) et pas dans les poches de n’importe qui est assez rassurant. Nous prenons la route pour Twyfelfontain vers 12h30 et cette route est longue : 4h00 environ. En chemin, alors que nous traversons un lit de rivière asséché qui rend la piste sablonneuse, nous sommes arrêtés par 3 gars dont la voiture routière immatriculée à Johannesburg a quitté la piste. Il va falloir les sortir de là, je n’ai jamais tracté avec un 4x4. A cet endroit, la piste est étroite et n’autorise pas les croisements. Selon la loi de Murphy, c’est justement à cet instant qu’un 4x4 tirant une remorque arrive en face. Le conducteur descend. Afrikaner de la soixantaine, il s’approche lentement de moi pour me donner quelques conseils. Pendant ce temps, son épouse en tailleur rose bonbon se réfugie à l’ombre d’un arbre. Les conseils se révèlent fort utile « tu te mets en 4x4 low gear et tu tractes super lentement, parce que tes mousquetons sont pourris (merci mon loueur) et vont péter au moindre à coup ». Merci Monsieur. Il s’approche des 3 gars dont je dois tracter l’auto et qui sont Khosa. Tout de suite, la langue d’échange est l’Afrikaans, pas l’anglais. Ce fut une découverte pour moi : ici, tout le monde parle Afrikaans. Bon, plusieurs namibiens ont fini par me dire, seulement après qu’on ait pas mal causé et qu’un peu de confiance se soit installée : « la langue officielle, en Namibie, c’est l’anglais, justement pour que ce ne soit ni l’afrikaans, langue des ex-colonisateurs sud-africains toujours installés sur place, ni la langue d’une des ethnies autochtones. Considérant que la politique d’enseignement de l’anglais n’est en place que depuis 10 ans, la majorité de la population devrait être anglophone dans 20 ans ». Nous les sortons du sable. Super !!! On est trop forts. Instants de joie collective et moult congratulations mutuelles. Nous arrivons au camping du Mowani Mountain Camp (merci Pierre du conseil) en fin de journée. Le site est somptueux, sorte de savane entourée de montagnes rougeâtres et l’emplacement assez luxueux (comme d’habitude), mais envahi de mouches à mopane qui ruinent un peu la fin de notre journée. Fort beau coucher de soleil agrémenté d’une syrah de chez Spier. La nuit est venteuse, mais on s’y habitue.
Sur les routes du Damaraland...
Coucher de soleil au Mowani Mountain "Camping"
12 Aout 2010 (J15) : Twyfelfontein – Kamanjab (Ojitototongwe Farm) Rangement matinal rapide afin d’aller voir les gravures rupestres. Elles sont belles, mais on n’est pas bouleversés, peut être parce qu’on en a déjà vu aux Etats-Unis et aussi parce qu’on a vu des peintures hier. La visite est un peu rapide, le guide ne connaît finalement pas grand chose et répète les trucs qu’il a appris par cœur. Le problème, c’est qu’on a du mal à faire l’impasse sur un patrimoine mondial de l’UNESCO quand on est à 5 kilomètres. On aurait du : pas besoin de tout voir. Route pour Kamanjab. Après 4h00 de piste (trop de voiture ces 2 derniers jours, j’en ai un peu assez), nous arrivons à Ojitototongwe Farm et ses célèbres guépards. L’arrivée est assez marrante : accueil par une girafe en semi-liberté. Je n’en avais jamais vu d’aussi près et c’est vrai que c’est rigolo comme tout quand elle descend sa grosse bouille pour regarder dans l’auto. Sur le portail il est marqué : « Défense d’entrer : sonnez et attendez qu’on vienne ». Et il est sage d’obtempérer, car les 4 guépards qui se promènent dans l’enclos aménagé autour de la maison, bien que certainement sages et sympathiques, pourraient oublier qu’ils le sont et décider de se nourrir de quelques savoureux voyageurs. Nous nous installons à notre emplacement de camping qui est plutôt agréable. La végétation est principalement constituée d’arbres feuillus qui, en cette fin d’hiver, se sont teints en rouge, jaune et orange, tandis que d’autres restent verts. Le dégradé de couleur est chouette et n’est pas sans rappeler l’été indien au Québec, sans toutefois en atteindre l’intensité. A 15h00, le propriétaire vient nous chercher. La visite commence par son jardin habité par quatre beaux guépards apprivoisés. Nous sommes accompagnés d’un plein camion d’overlanders italiens. Le boss donne les consignes : pas de lunettes de soleil, on évite de regarder l’animal dans les yeux et on ne laisse pas traîner son sac. Demander à des italiens de rester plus de 5 minutes sans lunettes de soleil, c’est comme demander à un parisien d’être souriant le lundi matin. Aucun ne se fait croquer. Natacha est la première autorisée à caresser un guépard et j’avoue que c’est assez impressionnant. L’un des Italiens laisse traîner son sac et crac, un guépard se l’approprie et décide jouer avec. Le propriétaire tente de récupérer le sac, « minou minou minou, on va rendre le sac son maitre préféré ? ». Et s’il ne veut pas le rendre, il se passe quoi ? Puis, on monte sur les camions : tous les overlanders sur un gros camion et les voyageurs individuels sur un petit bakkie. Direction l’enclos où résident les guépards en semi-liberté. On assiste au dîner des félins auxquels les fils du propriétaire lancent de grosses pièces de viande qui sont attrapées au vol et vite emportées dans la brousse. La visite se termine par l’enclos dans lequel résident une mère et ses quatre petits. C’est vrai qu’ils sont mignons, mais je ne prends pas le risque de glisser une quelconque partie de mon corps au travers du grillage. Au total, c’est vrai que l’activité est touristique, mais elle est assez unique et je dois dire que je ne me suis pas du tout ennuyé : aucuns regrets de la part des grands et ovation de la part des petits. Ce soir, travers de porc sauce BBQ arrosés d’un pinotage de chez Nederburg.
De près, le guépard ressemble vraiment à un gros chat. Sur l'herbe grasse et verte d'un jardin au milieu de la brousse,
c'est un peu surréaliste
Natacha passe en premier : l'expérience est unique
Bataille de gros chats dans un jardin namibien
Le dîner des guépards en semi-liberté
Les bébés du printemps dernier
13 Aout 2010 (J16) : Kamanjab - Etosha (Okaukuejo NWR Campsite) Nous décidons d’aller à Etosha par la route goudronnée de façon à faire un arrêt courses à Outjo. C’est vendredi et la ville est très animée. Normal, c’est jour de paye (on l’a pas inventé, on a demandé). Slalom entre les vendeurs de bibelots (médaille de bronze), courses au supermarché et déjeuner à la pâtisserie allemande : y’a rien de tel qu’une forêt noire ou un feuilleté à la viande de kudu pour se remonter le moral. Pour info, j’ai mangé un nombre de trucs crémeux hallucinant et je n’ai jamais été malade, c’était presque frustrant car du coup, je n’ai pas perdu 1 kg du voyage. La même chose en Afrique de l’ouest, c’était la gastro garantie le lendemain. Nous entrons vers 14h00 dans le mythique parc d’Etosha. Bon, elles sont où les troupes de lions, y sont où les léopards et les rhinos ? On espère cette visite riche. Elle l’est. Notre route vers le camping est émaillée de rencontres avec des troupeaux de zèbres et de springbok. Nous récupérons notre emplacement de camping. Les emplacements ne correspondent pas au plan donc on met pas mal de temps à trouver le notre (TIA : This Is Africa baby). Le camping est assez laid mais c’est pas grave, vu qu’on ne va pas s’y éterniser. On part à la recherche des animaux après avoir consulté le cahier du camp qui recense les dernières rencontres au dessus du lot. Pour être honnête, ce cahier ne nous a jamais servi puisque les bestiaux se déplacent en même temps que les humains. Direction ouest, d’abord Wolfsnes, qui est vide (gronffff), puis Okondeka, où nous nous installons tranquillement : kudus, oryx, zèbres, gnou… Pas de prédateur. Le soleil se couche et on a juste le temps de de rentrer au camp avant la fermeture de la porte. Hop, le Cabernet Sauvignon (Nederburg, bof, le choix est meilleur en Afrique du sud qu’en Namibie), jambon, fromage et pain et on va s’installer au point d’eau illuminé. Il y a du monde, pas mal de monde, mais il y règne un silence religieux. On entendrait une mouche voler. On se passera des chips, trop bruyants les crouich crouich… On se trouve un banc, et on contemple, zen. Un éléphant se désaltère, c’est à cet instant la seule forme de vie. Après 10 minutes, clop clop clop, arrive un troupeau de zèbres. Ils sont méfiants. On sent que la nuit n’est pas leur moment de prédilection. Ils sont sur leurs gardes, méfiants. Au moindre bruit, ils relèvent tous la tête, prêts à partir… Ils resteront au point d’eau le temps minimum nécessaire à s’hydrater, puis repartiront tel un seul homme. Arrive alors un rhinocéros : on en croit pas nos yeux. C’est la première fois qu’on en voit un en chair et en os. C’est vraiment un animal à l’allure presque préhistorique, avec sa peau qui ressemble à une carapace et ses tous petits yeux. Un éléphant, un rhino, un point d’eau : c’est presque la seule incompatibilité d’humeur du règne animal dans cette région du monde. Ils se cherchent, font mine d’attaquer sans jamais le faire. Chacun reste dans sa zone et mais s’excite dés qu’il sent son périmètre vital (large selon moi) menacé. L’éléphant part. Un second rhino arrive. On le verra de très, très près. Nous resterons longtemps à les contempler.
Euh, faut que vous avoue un truc. J'ai pas beaucoup de photos d'Etosha. Ben oui, c'est un fait. D'abord, nous avons oublié d'en prendre parce que nous ne faisions que regarder. D'un certain côté, c'est bon signe. Ensuite, les quelques photos que nous avons faites n'étaient pas terribles. Bon, vous verez, je me suis rattrapé côté Botswana.
La suite est là : http://voyageforum.com/v.f?post=3990834;search_string=namibie;
La gestation a été longue (moins que celle d’une majestueuse éléphante), mais l’expérience fut telle qu’il m’était difficile de la restituer de façon synthétique. Nous vous livrons donc nos impressions de voyage au jour le jour, les bonnes et les moins bonnes.
Pourquoi cette destination ? C’est compliqué. Non c’est simple. Après les grands parcs du sud-ouest américain en 2008, nous avions décidé de repartir en voyage cet été. Ce qu’on aime comme destination, c’est des endroits où on peut se déplacer en self drive mais qui soient suffisamment dépaysantes. On était partis pour l’Asie (qu’est ce qu’on aurait économisé…), la Malaisie remplissait bien ces critères, mais on n’y campe pas vraiment, et camper, on trouve ça bien chouette. Et là, une de mes collègues me dit : la Namibie, c’est génial ! Tu conduis une voiture, tu campes, c’est beau, y a des tas de bestiaux que t’as jamais vu… Ah oui ? Ca a l’air pas mal cette Namibie. J’avais vu de nombreuses fois la Namibie sur la mappemonde, sa capitale a un nom rigolo et c’est la côte la plus proche de la dernière résidence de l’Empereur, mais tout ça n’était pas suffisant pour retenir mon attention. Alors je vais voir sur le forum et je me plonge dans vos carnets de voyage. J’ai été frappé par leur nombre et leur qualité. Et là, une nouvelle fois mille mercis à Pierre, Ericarole, Voyageur08, Arroukatchee, Grisemotte… J’en oublie surement, qu’ils ne se vexent pas.
Nous, c’est qui ? On est une bande de 4 à nous tous seuls. Rebecca (13 ans), l’ainée, vient d’atteindre l’âge où l’enfant se métamorphose lentement en marmotte et où toute activité physique est une forme d’outrage aux bonnes mœurs. Paradoxalement, Rébecca, éclaireuse, nous fera le feu tous les soirs (je n’en ai pas fait un seul me semble t’il) et sera matin et soir mon assistante personnelle pour le montage et le démontage des tentes. Natacha (9 ans), la cadette qui rêve de vie dans la nature et de voir enfin, pour de vrai, la faune sauvage africaine. Elle sera notre tête chercheuse de bestiaux. Sa petite taille lui confèrera le rôle peu convoité de « rangeuse de coffre » ; j’en profite tout de suite pour vous dire un truc : si vous en avez la possibilité, louez un 4x4 avec des rangements, ça préserve le dos. Hélène, la femme de ma vie, supervise la logistique et les relations publiques de la bande avec le monde extérieur. Enfin, votre serviteur, préposé à la conduite du 4x4 et organisateur du voyage. Scarlett dite Trufus (car c’est une truffe grotesque), notre chat, restera à Paris. Les filles la remplacent par leur Nintendo DS fétiche. Super Mario Bross sera leur compagnon de voyage.
L’organisation Camarades forumistes, vous ne le saviez pas, mais l’organisation, ce fut d’abord vous. Votre aide a été précieuse pour la préparation du séjour, la définition de l’itinéraire, le choix des étapes… Bref, tout ce qui fait qu’un séjour est réussi. J’ai parcouru vos carnets et puisé tous les éléments qui ont permis de bâtir notre voyage. Les décisions furent prises… en novembre. Ca, j’avais jamais fait. Le referais-je ? Pas gagné… 1) Le toit : ce sera majoritairement du camping, parce qu’on aime ça, parce que ça convient au rythme des enfants et en plus, c’est franchement moins cher à 4, même en utilisant les chambres familiales de certains lodges pas trop chers. C’est donc 4x4 avec tentes sur le toit. C’est rigolo comme tout, c’est rapide à plier, mais on est obligé de plier le camp à chaque déplacement. Si je retourne au Botswana, ce sera clairement avec des tentes au sol, surtout depuis que je sais qu’on n’y risque rien. 2) L’itinéraire : on ira voir Cape Town en chemin. Hélène me dit : je veux voir un bout d’Afrique du Sud, c’est dommage de rater ça si on va dans le coin. Elle voulait voir Cape Town et on a vu Cape Town, elle a eu bien raison, c’est mieux que Vesoul. Sans ce détour, je serais resté sur ma faim. Repartir de Victoria Falls ne coute pas plus cher sur British Airways. Je rêvais de voir les chutes depuis ma plus tendre enfance. Les heures passées à rêver de Livingston sont encore là. On décide donc de louer le 4x4 « one way ». Ca coute un peu plus cher, mais pas tant que ça. Vous comprendrez plus tard pourquoi… 3) Le 4x4 : il est loué chez African Track qui offre des prix compétitifs. Les avis des forumistes sont mitigés quant à l’état des véhicules et du matériel de camping. Je les comprends (oui Pierre). Le véhicule fonctionne au diesel (je l’avais spécifiquement demandé et c’est mieux) et est en bon état, mais a quand même 135000 km dans les roues ; on approche de la limite des 150000 km qui s’applique aux loueurs du CARAN. Je note toutefois que le loueur fait des efforts d’entretien. Le matériel de camping est complet mais un peu beaucoup vétuste. Pas de rangement dans le canopy, ce qui oblige a pas mal d’exercice physique quotidien. Bref, on en a eu pour notre argent. Honnêtement, pour la Namibie, ça va. Pour 15 jours dans les parcs du Botswana, j’y réfléchirais à 2 fois. 4) Les réservations : bien que passer par un TO local coute parfois moins cher, j’ai préféré tout organiser seul, question de souplesse et de flânerie. J’aime bien choisir, discuter. Face aux problèmes d’arnaque à la carte de crédit, j’ai pris un abonnement « e-carte bleue » auprès de ma banque. J’étais donc tranquille pour payer mes réservations et autres acomptes sur internet. Les campings « chauds » de Namibie (Sesriem et Etosha) sont réservés en décembre. Ceux du Botswana sont réservés en octobre (merci Ericarole des conseils), puis je suis obligé de changer un peu les dates et alors c’est complet. Et Madame me dit : pourquoi on se prendrait pas un guide au Botswana. On se marrera moins à s’ensabler et à se faire peur, mais on profitera peut être plus de la nature. J’étais plutôt contre (aventuuuuuure, quand tu nous tiens), j’avais vachement envie de jouer avec un 4x4. En réalité, elle a eu mille fois raison. Vous comprendrez pourquoi. 5) Les guides et cartes : guide Lonely Planet Namibie-Botswana et guide Bradt Namibie. Ce dernier est vraiment excellent et son auteur Chris MacIntyre connaît réellement bien la Namibie et ses habitants. J’ai fait connaissance de cette collection et je n’ai pas été déçu. Carte Tracks for Africa (T4A) version papier de la Namibie, en vente sur leur site. Cartes T4A pour GPS Garmin, en vente aussi sur le site T4A.
En gros, début janvier, tout le voyage est ficelé, ça ne m’était jamais arrivé. Ca crée un vide. Il a intérêt à être réussi ce voyage.
29 Juillet 2010 (J1) : Paris - Le Cap On quitte la maison pour Roissy CDG. L’A1 est embouteillée, normal. On avait choisi British Airways car c’était la seule compagnie à offrir un tarif raisonnable pour le périple qu’on voulait faire. J’ai pour règle de faire prendre en charge mes vols multi-segments par une seule compagnie. Comme cela, si un avion est en retard, on ne perd pas le billet de l’avion suivant (« no show »). Justement, l’avion pour Londres est un peu en retard. Le changement à Londres est court, très court. On court, on court… Et on l’attrape à la dernière minute. Ouf !!! Bonne nuit de sommeil dans l’avion. Qu’est ce que c’est bien ces voyages sans décalage horaire.
30 Juillet 2010 (J2) : Le Cap (Dunkley House) Arrivée à Cape Town dans la grisaille matinale. C’est l’hiver. Le chauffeur de notre Guesthouse nous attend. Route vers le centre ville. On longe nos premiers townships. Premiers choc devant ces cabanes entassées au bord de l’autoroute. Notre guesthouse, la « Dunkley House » est ravissante. Elle est située dans Gardens, un quartier central mais résidentiel. Nous avons un petit appartement avec une cuisine petitement mais suffisamment équipée. L'accueil est chaleureux et le personnel n'est pas avare en conseils. Ce fut clairement un excellent choix. La chambre n’est pas encore prête. On part donc se promener à pied en ville. Le site en lui même est sublime, avec les 3 collines ou montagnes autour et la mer au fond. J’adore. La visite du centre ville est rapide tant il est petit. Traversée des « Company Gardens ». On grignote dans Long Street, l’artère commerciale centrale et ses immeubles victoriens à balcon en fer forgé. Achat de quelques livres d’occasion histoire de lire « local » : polars de Deon Mayer et d’Alexander McCall Smith (enquêtes de la célèbre détective botswanaise Mma Ramotswe, de l’agence First Ladies N°1). Promenade à pied dans Bo-Kaap, le quartier des Cape Malay, descendants d’esclaves asiatiques qui appartenaient à la classe des coloured (ni noirs ni blancs) pendant l’apartheid. L’enchevêtrement de maisons multicolores cubiques à flancs de colline est plein de charme. Tour rapide au marché pour touristes de Green Market Square : Natacha achète la vuvuzella de ses rêves. Petit café au soleil. Passage au supermarché (Pickn’Pay), achat du dîner et de son indispensable apéro à base de raisains ancestraux baignés de soleil austral (Shiraz de chez Spier). Retour à la guesthouse avant la nuit. La manager nous a dit : « Cape Town, c’est très sûr… jusqu’à la nuit tombée. Après, vous ne marchez plus dans les rues, vous prenez une auto, soit la votre, soit un taxi ». C’est déconcertant cette ville dont les maisons sont entourées de murs hérissés de pics et doublés d’une clôture électrifiée. Chaque maison est sous contrat avec une entreprise de vigile « armed response », et il y a un vigile privé toute la nuit dans la rue de la guesthouse. Je ne m’habituerai jamais vraiment à cela tout au long de mon séjour. Je trouve cette impression d’enfermement pesante. Comme m’a dit un ami : « après avoir enfermé les Noirs pendant 50 ans, les voilà enfermés à leur tour ».
Le joli quartier de Bo-Kaap et ses maisonnettes multicolores, lieu de vie des Cape Malay
Avenante demeure fortifiée à la mode dite "du Cap"31 Juillet 2010 (J3) : Le Cap (Dunkley House) Réveil sous les nuages, vent fort et glacial. C’est bien l’hiver, pas de doute. Le petit déjeuner nous réconforte, c’est un festival inoubliable. Visite du Castle of Good Hope le matin. Pas folichon, soyons honnêtes, sauf peut être le petit musée qui expose le mobilier de la Compagnie de Indes ainsi que des toiles représentant Cape Town à différentes époques. Départ en taxi (pratiques et pas chers) pour le Waterfront où nous avons réservé un tour pour Robben Island. Malheur ! Notre tour a été annulé pour cause de vent. Tristes, nous reprenons un taxi pour le centre ville et nous visitons District 6 Museum. Visite très émouvante de ce musée consacré à un quartier rasé dans les années 60 après avoir été décrété « zone blanche ». Beaucoup d’explications sur le fonctionnement quotidien de l’apartheid, les fameux « pass » qui autorisaient la circulation en dehors des townships et des homelands. Retour au Waterfront pour une visite du « Two Oceans Aquarium ». Je dois dire que cet aquarium est très réussi et vaut le détour. Même moi qui ne suis pas fan, j’ai bien aimé. Ballade sur le Waterfront. L’endroit est assez joli. En fait, c’est le lieu de sortie « safe » de la ville. Les parkings sont sûrs et on peut se promener la nuit sans souci. C’est donc devenu le lieu de sorti des classes moyennes et aisées à la recherche de la trilogie shoping-ciné-bouffe. On se choisi un joli resto en terrasse (chauffée s’il vous plait). Bon dîner (ça s’annonce bien la viande par ici) puis retour à l’hôtel en taxi.
1er Aout 2010 (J4) : Le Cap (Dunkley House) Il fait beau, tant mieux. Récupération de la voiture de location. C’est kiki conduit ? Chéri ? Ok, je me lance. De toutes façons, ça m’amuse, je n’ai jamais conduit à gauche. Les 5 premières minutes sont à pisser de rire : les essuie glaces battent la chamade à chaque intersection où me prend la bien étrange idée de changer de cap, puisqu’ils se sont malicieusement substitués aux clignotants. Finalement, je m’y fait assez vite. Trop facile. Direction le Cap de Bonne Espérance. Arrêt à Simon’s Town (Boulder Beach) histoire de saluer dignement les pingouins. C’est la première fois que nous en voyons en liberté. C’est vrai qu’ils sont mignons avec leur dégaine. On les regarde se balader en roulant du popotin, se jeter dans l’océan, nager, en sortir… On reprend l’auto. Nous croisons en chemin une fière troupe de babouins. Ils encerclent l’auto, nous les regardons passer : mères avec des petits sur le dos, gros mâles, jeunes babouins sautilleurs. Ils sont nombreux dans le coin et n’ont pas bonne presse, ce que je comprends vu la taille de leurs dents. Et là, les babouins traversent la route. Mais attention, pas n’importe où. Non non non, la vie du babouin du Cap est très encadrée. Il y a des gens avec des dossards fluorescents sur lequel est écrit « Baboon Monitor ». Trop fort ! Ces gars encadrent l’existence des babouins et tentent de canaliser leur joyeuse errance. En route vers Cape Point. On entre religieusement dans le parc. On gare l’auto, on monte la colline et on arrive enfin en ce lieu mythique, la pointe sud de l’Afrique, que tant de navigateurs ont virée au péril de leur vie. Ca y est, je m’emporte. Bon, OK, c’est qu’une pointe rocheuse et en plus, c’est pas réellement la pointe septentrionale de l’Afrique. Mais tout de même, elle a belle allure. On reste là longtemps, à contempler la rencontre, somme toute bien symbolique, des deux océans, l’Atlantique, bruyant et agité, l’Indien, plus calme. Détour par le cap de Bonne Espérance pour une photo souvenir. Ah, une autruche vient nous rendre visite, on en avait jamais vu en liberté, encore moins sur une plage. Retour par Chapman’s Peak Drive (impressionnant, pas d’autre mot, ne ratez surtout pas cette route) et Hoot Bay au coucher du soleil. Traversée embouteillée des banlieues chics : Camps Bay, Clifton, Sea Point et Green Point. Villas magnifiques dominant la mer, jeunesse dorée à la terrasse des cafés, vie douce. Nouveau dîner au Waterfront.
Manchots du Cap roulant délicatement du popotin sur Boulder Beach
Cape Point, point sud-ouest de l'Afrique, que tant de navigateurs ont viré au péril de leur vie...
Maison, que tu es loin, c'est si bon...
Autruche sortant de son bain au cap de bonne espérance
Hoot Bay au coucher du soleil, vue de Chapman's Peak Drive2 Aout 2010 (J5) : Le Cap (Dunkley House) Hélène se lève de bon matin pour faire l’ouverture du grossiste en tissus. En effet, Madame en raffole. Belles prises de guerre, parmi lesquelles un tissu à l’effigie de Nelson Mandela et un autre commémorant la coupe du monde de football. Après cette étape, direction le Waterfront pour embarquer en direction de Robben Island. Après un court (45 minutes) trajet en bateau, la visite du pénitencier se fait en bus puis à pieds, guidée par un ancien prisonnier politique. La visite est très émouvante. Notre guide raconte la vie quotidienne et, surtout, comment, l’ANC a organisé au sein de la prison un système s’enseignement qui a permis de former tous les cadres qui dirigent encore aujourd’hui l’Afrique du Sud. Un certain nombre de gardiens ont aussi profité de ce système, ce qui est assez paradoxal mais témoigne de l’ouverture d’esprit de ces hommes. Visite de la célèbre cellule de Nelson Mandela, mais on ne peut pas entrer dedans et écarter les bras comme Matt Damon dans Invictus. Hélène s’entretient avec une américaine d’une cinquantaine d’années, Afrikaner d’origine, qui avait fui l’Afrique du sud de l’apartheid pour échapper aux persécutions dont son mari, communiste pro-ANC, était victime. Elle raconte l’ambiance sinistre de l’époque, les disparitions de militants… C’est son premier retour en Afrique du Sud depuis les années 80, accompagnée de ses 2 filles adolescentes qui voulaient connaître le pays natal de leur maman. Cette visite occupe la plus grande de notre journée. On consacre la dernière heure de soleil à la visite du Jewish Museum et de l’ancienne synagogue.
Une cellule collective dans la prison de Robben Island
La cellule de Nelson Mandela3 Aout 2010 (J6) : Le Cap – Windhoek (Chameleon Backpacker) La matinée est consacrée à une visite de townships. J’avoue avoir pas mal hésité. Avant d’arriver au Cap, nous étions même plutôt contre, pas chauds pour ce que nous considérions être une grande séance de voyeurisme. Finalement, nous n’avons par regretté, mais alors pas du tout. Je crois que ces quelques heures nous ont permis de comprendre un peu mieux ce pays complexe. Sans cela, nous serions passé à côté d’un gros morceau d’Afrique du Sud. Notre guide nous emmène d’abord à Langa puis à Kayelitsha, tous deux conçus dans les années 1950 pour les besoins de la politique d’apartheid. Résumer cette visite en quelques lignes est impossible. Disons qu’elle permet de comprendre comment fonctionne la société « noire », des plus riches au plus pauvres. On comprend qu’avec la fin de l’apartheid, les gens n’ont pas quitté les townships qui étaient devenus leur lieu de résidence et de vie. C’est là qu’ils ont leur tissu social. Notre guide nous montre où il habite. Le chauffeur de taxi, le réceptionniste de l’hôtel, le serveur du restaurant, le guide touristique, le conducteur de bus… Tous habitent dans ces townships, lesquels ont bien changé au cours de ces 15 dernières années et sont devenus des villes de banlieues (traduction littérale de township). On y voit des quartiers cossus, des rues pavillonnaires où réside la « nouvelle » classe moyenne noire, mais aussi des petites maisons en mauvais état voir des dortoirs sordides où 3 familles vivent dans une seule chambre (one familly, one bed) et ont du mal à payer le loyer mensuel de 20 rands (2 €). Enfin, je réalise que les cabanes de type « bidonville » ne constituent qu’une couche de 50 mètres d’épaisseur entre la route et le township viabilisé. La plupart des maisons ont maintenant l’eau courante, l’électricité et les sanitaires, ce qui n’est pas le cas de ces cabanes (« informal settlement »). La visite est émaillée d’arrêts et de visites : crèches, promenade à pieds… Arrêt obligatoire devant les petits marchands de souvenirs installés dans la rue. Evidemment, nous achetons quelques souvenirs, ça fait partie du jeu et les prix ne sont pas plus élevés qu’autre part. Le temps passe et l’ambiance avec notre guide se détend franchement. Il est encarté à l’ANC mais vote pour l’opposition : « je suis contre le monopartisme » nous dit il.

Le townsihp de Khayelitsha : des maisonnettes en dur, des cabanes, des écoliers en uniformeRetour à l’hôtel, empaquetage et départ pour l’aéroport. Notre avion pour Windhoek nous fait sourire : brave petit coucou, certes à réaction, mais petit tout de même. Formalités rapides à l’aéroport de Windhoek. Transfert vers le Chamelon Backpackers où une chambre familiale nous attends. Nous sommes trop fatigués pour ressortir : on se commande des pizzas qu’on accompagne de Windhoek Lager. Ce sera une des rares entorses au vin sud-africain. L’auberge est un mélange de guesthouse et d’auberge de jeunesse, le tout entouré de barreaux surmontés de barbelés. L’ensemble est agrémenté de projecteurs qui s’allument dés que quelqu’un sonne, mais je dois dire que le manque de miradors me frustre considérablement. C’est presque comme une œuvre inachevée. L’ensemble du tableau est gaiment complété de petites pancartes du type « N’ouvrez pas la porte aux étrangers » ou encore, « Try the Windhoek expérience: Bring a bag into town and get mugged at kniffe point. It’s free. It’s easy ». Cette ville a l’air sympathique comme tout et mérite certainement le prix de « ville où il fait bon vivre ». Vrai ou pas, cela témoigne, disons, d’un certain état d’esprit.
4 Aout 2010 (J7) : Windhoek - Naukluft (Tsauchab River Camp ) Récupération du 4x4 chez African Tracks où nous sommes accueillis par Valerie. Voir mes commentaires sur le véhicule en début de carnet. On passe bien 2 heures à en faire le tour, c’est notre premier 4x4, il est gros, il est beau, on va bien se marrer. Plein de diesel, plein de courses au centre commercial et on ne perd pas trop de temps dans la ville où il fait bon vivre. Goudron jusqu’à Rehoboth, puis nos premières gravel road. Le paysage est morne en début de parcours puis devient de plus en plus beau et montagneux à mesure que nous nous approchons des montagnes du Naukluft. Après 4 heures de route, nous atteignons le « Ttsauchab River Camp ». L’endroit est idyllique. Nous avons un emplacement isolé auquel nous accédons par une courte piste. Notre emplacement dispose de ses propres sanitaires avec douche et Bible, (comme un motel US) ainsi que de son coin feu avec tables de cuisine. Alors que nous nous apprêtons à allumer les petites bougies disposées autour du camp, un employé surgit de nulle part. Il est venu à pied depuis le bâtiment principal à travers le bush, ces habits et ses chaussures sont en mauvais état et il s’empresse d’allumer nos bougies. Quand on lui pose une question, il baisse les yeux. Ah, tiens, c’est comme ça ici. On a comme l’impression qu’une page a du mal à se tourner. Espérons que ce soit l’exception. On est bien loin de notre guide du Cap, le regard franc, parlant librement de la politique de son pays. Dépliage des tentes : facile. Premier coucher de soleil : magique ! Premier feu : ça réchauffe. Premières grillades : délicieuses ! La voute céleste dépasse tout ce que je pouvais imaginer. On passe un peu de temps à trouver la croix du sud et les pointeurs (facile), beaucoup plus à identifier le scorpion. La voie lactée est visible comme jamais. C’est qu’avec tout ça, il est bien… 19h30. On va se coucher. La nuit est délicieuse, calme et reposante.
Au loin, les Montagnes du Naukluft
Premier camping : le bonheur !5 Aout 2010 (J8) : Naukluft - Sesriem (NWR Sesriem Campsite) Lever avec le soleil. Le froid matinal, glacial, s’efface avec les premiers rayons de soleil. Le départ est long ce premier matin. Nous manquons cruellement d’organisation. On se tue le dos à tout caser dans le coffre. Je donne raison à Pierre77N : ces véhicules sont franchement mieux lorsque leur coffre est équipé de rangements. Natacha casse ses lunettes. On vote tous que c’est une bien riche idée en l’absence paire de rechange. Très sympa, le fermier nous met un coup de colle, et roule ma poule. Courte route (1h15) pour Sesriem que nous atteignons vers 11h00. C’est vrai que les emplacements de camping sont moches, c’est même un euphémisme. Toutefois, camper au NWR offre 2 avantages de taille : le droit d’entrer dans le parc 1 heure avant le coucher du soleil et le droit d’y rester jusqu’à 1 heure après le coucher du soleil. Pique nique « carré magique » : cheddar-biltong-pain-concombre ! Les filles barbotent dans la piscine qui doit bien être à 15 degrés, facile. Personnellement, je les regarde en bouquinant. Vers 15h00, on se décide à aller à la dune 45. La route vers Sossusvlei, est belle. D’abord distantes, les dunes se rapprochent peu à peu. Escalade de la dune 45 dans la chaude et douce lumière de la fin d’après midi. On est quasiment seuls. C’est un vrai plaisir. On joue dans le sable comme des gamins. Compte tenu des limites de vitesse, c’est quand même une escapade assez longue : 90 km aller-retour à 50 km/h. Retour au soleil couchant, sprinboks, autruches et chacals cheminent le long de la route. Diner au « Sossusvlei lodge », conseillé par de nombreux forumistes, où on se régale de grillades de gibier délicieusement marinées et jamais trop cuites : zèbre, springbok, kudu, oryx, autruche, gnou, impala… Je dois dire que ma curiosité alimentaire et celle de ma fille cadette n’ayant pas de limite, nous goutons et comparons tout. La nuit est, comment dire, pas totalement sereine. Trop de viande. Si j’étais un lion, je crois que je dormirais souvent mal, mais comme j’en suis pas un…
L'irrésistible ascension de la Dune 45 dans la lumière du soir
Le sommet est proche
Le désert à perte de vue6 Aout 2010 (J9) : Sossusvlei - Camp Gecko Lever aux horreurs (5h00, tout de même), nous plions le camp et arrivons à la barrière juste après l’ouverture. Route dans la nuit, ce qui est une entorse à la règle n°1 régissant la conduite en Afrique : « ne jamais conduire la nuit ». On passe devant la dune 45 et on est bien content de ne pas s’y arrêter : il y a tellement de monde dessus qu’on se croirait dans le métro parisien aux heures de pointe. On arrive après une petite heure au bout du goudron. Dégonflage des pneus (1,6 Bar), on passe le 4x4, boite courte, et on serre les fesses parce que, soyons honnêtes, aucun de nous ne s’est jamais adonné à la pratique du 4x4 dans le sable profond. Etonnement, ça passe… jusqu’à ce que le 4x4 qui nous précédait s’ensable au milieu de la piste. On ralenti et, paf, on s’ensable aussi. Pas fiers… Quelques manœuvres d’avant en arrière, on sort du sable et nous voilà repartis. Youpiii ! On fini par atteindre la parking où il n’y a qu’un seul autre véhicule. Le soleil s’est levé et le spectacle qui s’offre à nous est tout simplement magnifique. Les dunes sont rouge-ocre et le ciel est bleu-azur. Où aller ? On ne sait que choisir. Après eu bref coup d’œil autour de nous, nous jetons notre dévolu sur une belle et majestueuse dune dont on apprendra plus tard qu’elle porte le nom élégant de « Big Daddy ». L’ascension est lente mais superbe. Plus nous montons, plus l’immensité de la mer de sable apparait. Rapidement, nous dominons Dead Vlei sur lequel le soleil se lève peu à peu. Le contraste des couleurs est saisissant. Après environ une heure de marche, on atteint le sommet. Petit dèj et repos bien mérité, puis descente en courant dans le sable jusqu’à Dead Vlei que nous traversons. Il commence à faire chaud, mais ça n’est jamais insupportable. Retour en 4x4 dans le sable profond. On ne s’est pas ensablé, mais je ne peux pas dire qu’il y ait une raison rationnelle à cela. J’avoue que bien souvent, c’est le 4x4 qui a décidé du chemin et je n’ai fais qu’obéir. En tous cas, on s’est rudement bien amusés.
L'imposante dune "Big Daddy"
Vue du sommet de "Big Daddy"
Lever de soleil sur Dead Vlei
Au coeur de Dead Vlei
La traversée de Dead VleiAprès un bref pique nique au parking, longue route monotone jusque solitaire où nous buvons un café bien mérité accompagné pour les enfants d’un magnum et pour les adultes de, devinez quoi ? Un mythique apfelstrudel ! Deux commentaires : le boulanger (rougeaud, ventru et torse nu au milieu de nulle part) vaut autant le détour que son gâteau ; contre toute attente (super touristique), le gâteau n’est pas mauvais. Encore quelques kilomètres et nous arrivons à Camp Gecko. Notre emplacement est superbe, j’en rêve encore : en haut d’une colline, loin des autres humains, avec une vue fabuleuse sur une immense plaine d’herbes jaunes pailles plantées ça et là d’arbres encore verts. Pas de doute, Karen Blixen pourrait n’être pas loin, il y a de ça. La propriétaire, Heidi a un certain caractère. Venue de Suisse, elle exploite plusieurs milliers d’hectares principalement dédiés à l’élevage. A la nuit tombée, pendant que nous faisons un feu et préparons le dîner, Hélène fait parler Heidi de la vie locale. Heidi n’est pas tendre avec ses voisins fermiers Afrikaners qui ont eu du mal à l’accepter, mais un peu moins de mal quand même qu’à accepter le seul et unique fermier Herero du coin. Elle n’est pas non plus tendre avec l’ethnie majoritaire (Ovambo) qui dirige le pays avec un sens particulier du partage des richesses. Les employés de Heidi, eux, ne baissent pas les yeux quand ils nous parlent…
La photo parle d'elle-même...
Camp Gecko : vue depuis notre emplacement. Out of Africa n'est plus si loin ? 7 Aout 2010 (J10) : Camp Gecko - Swakopmund (Schweizerhaus) Réveil tranquille. On repli le camp, puis direction Swakopmund. En dehors du Kuiseb Pass, la route est morne et longue. Brève pause photo au tropique du capricorne. L’arrivée vers la côte est assez chouette, avec l’apparition de dunes qui se jettent dans l’océan. Nous avions une réservation à la pension Rapmund, mais celle-ci a été négligée suite à une erreur. On nous offre vin et chocolats et on nous installe à l’hôtel Schweizerhaus, beaucoup plus chic. Disons que l’hôtel a un charme tout germanique des années 70 : moquette verte, couvre lits fleuris et, par dessus tout, fresques de Bern et de Königsberg (aujourd’hui Kaliningrad, soviétique puis russe, mais plus allemande depuis bien longtemps). Chouettes balcons, mais il fait un peu froid pour en jouir pleinement. On fait un tour à la plage, puis dîner au fameux Lighthouse : mouaif, c’est OK, mais je ne suis pas bouleversifié par le contenu de mon assiette. Bon, manger des huitres dans ce lieu improbable, c’était quand même inattendu et amusant.
Là encore, la légende est superflue8 Aout 2010 (J11) : Swakopmund (Schweizerhaus) Lever de bon matin, petit déjeuner d’inspiration largement germanique : charcuteries, œufs, fromage, pain noir… Direction Walvis Bay pour une croisière avec Levo Tour. La croisière est sympa. Quelques otaries font des pitreries autour du bateau. L’une d’elles finit même par monter à bord et les enfants (et les grands) se font une joie de la caresser, c’est pas tous les jours. Nous voyons aussi quelques pélicans et des dauphins qui jouent longuement avec l’étrave, mais pas de baleine. La croisière se termine par un repas d’huitres arrosées d’un mousseux sud-africain. Bon, j’ai trouvé cette croisière sympa. Les enfants, eux, ont adoré. C’est l’essentiel. J’ai pu discuter avec le capitaine, un gars de 30 ans descendant de Voortrekkers Sud Africains qui est né à Walvis Bay et n’a jamais quitté cette petite ville. Il me parle de sa communauté et m’explique très naturellement qu’ici, les communautés ne se mélangent pas et préfèrent vire « à part » les unes des autres Quand je lui demande comment il voit l’avenir de la Namibie, il me corrige : « South West Africa !». Bien étrange pays et bien intéressantes personnes. Pendant ce temps, Hélène s’est adonnée à son hobby : la rencontre. Et, comme elle me l’a fait très justement remarqué : c’est où le meilleur endroit pour des rencontres le dimanche matin ? La messe pardi ! Je ne raconterais pas à sa place la matinée dense qu’elle a vécu, entre une église Réformée de Hollande pleine à craquer d’Afrikaners qui l’ont accueillie très chaleureusement (welcome sister Helen) et des églises Luthérienne et Catholique moins remplies mais plus « mélangées ». L’après midi est passée à glander à la plage. On ne se baigne pas, mais on a vu une bande de retraités allemands nager courageusement. Une des activités est d’éviter les multiples vendeurs de souvenirs et autres noix avec nom gravé dessus. Par moment, ça devient même un peu lourdingue. Dîner dans un restaurant tout à fait surprenant : le Kupferpfanne. La déco est celle d’un musée : meubles anciens (ou y ressemblant), tableaux de la forêt noire… On se croirait chez un antiquaire munichois. On y mange plutôt bien : carpaccio de kudu, goulash et autres bonnes spécialités germaniques. Hormis le kudu, on a du mal à se souvenir qu’on est en Afrique.
Une colonie d'otaries dans le lagon de Walvis Bay
L'un des membres de la colonie nage à côté du bateau. Il semble heureux...
Je n'avais jamais vu une otarie de si près. La texture est étrange.
Tout plein de flamands dans le lagon
Une plate-forme de prospection. Rassurez-vous, aucun gisement exploitable de pétrole n'a été trouvé. La Namibie a donc
une petite chance de rester stable.9 Aout 2010 (J12) : Swakopmund (Schweizerhaus) La gente féminine, c’est dire toute la bande sauf moi, voulait une deuxième journée à Swakopmund, histoire de glander tranquille. On se ballade donc dans les rues de cette ville dont l’architecture est un curieux croisement entre Disneyland et les châteaux des rois de Bavière. Follement décalé, c’est plutôt intriguant. On offre aux filles le tee-shirt des Springbok dont elles rêvaient, puis petit tour au vivarium où on admire, bien protégés par une vitre (fais pas le fier) quelques vipères du désert, black mamba ou boomslang. C’est l’heure du déjeuner du caméléon. Fou rire collectif quand on le regarde attraper (pfouitch) des mouches avec sa grande langue. Promenade sur la jeté, slalom entre les marchands de colifichets désœuvrés en cette morte saison. Je rentre dans une boutique de fringues à la recherche de chaussures plus adaptées que les miennes et là crac, qu’est ce que je vois trôner sur le comptoir : un drapeau de l’ancienne Afrique du Sud, celle de l’apartheid, qui occupait la Namibie jusqu’en 1990, année de son indépendance. Assez gonflé me dis je. Mais ce n’est qu’un hors d’œuvre. Le plat de résistance fut servi chez Peter’s Antiques : parmi toutes les jolies statuettes africaines, que vois je ? Des portraits, tableaux et poupées d’un certain Adolf H… Bref, si le côté décalé de Swakopmund est amusant, il ne faut quand même pas trop creuser. En toute bonne foi, je ne regrette pas de m’y être arrêté, mais nous y sommes restés un jour de trop.
On se croirait effectivement en Allemagne
Une église Luthérienne !10 Aout 2010 (J13) : Swakopmund - Spitzkoppe (Community Camp) Après un plein de bouffe au Pick’n Pay et une ultime réparation sur les lunettes de notre cadette, départ pour le Spitzkoppe. Le trajet est court. On prend en stop une vendeuse de pierres semi-précieuses que nous déposons au village proche du Spitzkoppe. Après une rapide vérification, nous ne partageons pas de langage commun, la barrière linguistique interdit donc tout échange verbal. Le Spitzkoppe est un endroit assez magique. Après s’être trouvé un bel emplacement de camping, on se promène dans les éboulis en faisant attention à ne pas rester coincés (conseil indirect d’Ericarole). L’impression de solitude est grande, mais agérable et reposante. Apéro mythique au couché du soleil, assis sur les rochers rougeoyants. Sentiment de plénitude. On ne s’en lasse pas de ces couchers de soleil, on n’en avait jamais vu d’aussi beaux, d’aussi longs, d’aussi rouges... Et ce disque solaire visible jusqu’à la dernière seconde, c’était pour nous du jamais vu. Dîner sous les étoiles. Hélène a décidé de faire un ragout, histoire de changer du traditionnel T-bone grillé. L’expérience est intéressante et la conclusion : c’est pas facile de cuisiner au feu de bois… Nuit altérée par des rafales de vent violentes qui font claquer les toiles des tentes. Le vent ne sera pas notre copain dans cette partie de la Namibie. Toutefois, on apprendra que c’est le copain des populations autochtones. En effet, le fort vent qui souffle à la fin de l’hiver transporte les pollens et est donc essentiel à la reproduction des plantes dans cette région assez aride.
Le Spitzkoppe au soleil tombant. Pour en percevoir la majesté, comparez sa taille à celle du 4x4
Et maintenant, comparez là avec celle de modestes humains...11Aout 2010 (J14) : Spitzkoppe - Twyfelfontein (Mowani Mountain camp : camping) Nous avons rendez vous à 7h00 avec James, guide Damara, pour l’ascension d’un des Pondock, qui sont les petits sommets voisins du Grosse Spitzkoppe. On n’y aurait pas pensé tous seuls, mais à l’accueil, on nous a proposé cette activité. La ballade commence par un tour du massif en auto afin d’atteindre l’arrière. Ce trajet se fait au lever du soleil sur la brousse : c’est beau. L’ascension dure 1h15 et est émaillée de commentaires de notre guide sur la faune et la flore locale. L'ascension est superbe, facile, mais trop exposée à mon goût : lors de certains passages (faciles), une glissage aurait été fatale et nous n'étions pas encordés. Depuis le sommet, la vue est assez chouette, mais c’est tellement venteux qu’on n’en profite pas à 100%. Redescente par le même chemin, puis James nous emmène sur la piste du retour voir quelques peintures rupestres (pictogrammes). Il y en a peu, mais elles sont très émouvantes : girafes, rhino (qui est orienté dans la direction des points d’eau), springboks… Toutes ces peintures datent de l’époque où la région était sillonnée par des groupes de Bushmen avant qu’ils ne se fixent dans le Kalahari. Pour fêter cette ascension, comme le veut la tradition, nous buvons un coca avec notre guide qui nous raconte la dure vie des Damaras de la région. L’élevage difficile, le faible prix auquel les bêtes durement élevées sont vendues, les longs trajets que les enfants font pour aller à l’école. Clairement, de savoir que nos dollars vont directement à la communauté (y compris une partie du salaire du guide) et pas dans les poches de n’importe qui est assez rassurant. Nous prenons la route pour Twyfelfontain vers 12h30 et cette route est longue : 4h00 environ. En chemin, alors que nous traversons un lit de rivière asséché qui rend la piste sablonneuse, nous sommes arrêtés par 3 gars dont la voiture routière immatriculée à Johannesburg a quitté la piste. Il va falloir les sortir de là, je n’ai jamais tracté avec un 4x4. A cet endroit, la piste est étroite et n’autorise pas les croisements. Selon la loi de Murphy, c’est justement à cet instant qu’un 4x4 tirant une remorque arrive en face. Le conducteur descend. Afrikaner de la soixantaine, il s’approche lentement de moi pour me donner quelques conseils. Pendant ce temps, son épouse en tailleur rose bonbon se réfugie à l’ombre d’un arbre. Les conseils se révèlent fort utile « tu te mets en 4x4 low gear et tu tractes super lentement, parce que tes mousquetons sont pourris (merci mon loueur) et vont péter au moindre à coup ». Merci Monsieur. Il s’approche des 3 gars dont je dois tracter l’auto et qui sont Khosa. Tout de suite, la langue d’échange est l’Afrikaans, pas l’anglais. Ce fut une découverte pour moi : ici, tout le monde parle Afrikaans. Bon, plusieurs namibiens ont fini par me dire, seulement après qu’on ait pas mal causé et qu’un peu de confiance se soit installée : « la langue officielle, en Namibie, c’est l’anglais, justement pour que ce ne soit ni l’afrikaans, langue des ex-colonisateurs sud-africains toujours installés sur place, ni la langue d’une des ethnies autochtones. Considérant que la politique d’enseignement de l’anglais n’est en place que depuis 10 ans, la majorité de la population devrait être anglophone dans 20 ans ». Nous les sortons du sable. Super !!! On est trop forts. Instants de joie collective et moult congratulations mutuelles. Nous arrivons au camping du Mowani Mountain Camp (merci Pierre du conseil) en fin de journée. Le site est somptueux, sorte de savane entourée de montagnes rougeâtres et l’emplacement assez luxueux (comme d’habitude), mais envahi de mouches à mopane qui ruinent un peu la fin de notre journée. Fort beau coucher de soleil agrémenté d’une syrah de chez Spier. La nuit est venteuse, mais on s’y habitue.
Sur les routes du Damaraland...
Coucher de soleil au Mowani Mountain "Camping"12 Aout 2010 (J15) : Twyfelfontein – Kamanjab (Ojitototongwe Farm) Rangement matinal rapide afin d’aller voir les gravures rupestres. Elles sont belles, mais on n’est pas bouleversés, peut être parce qu’on en a déjà vu aux Etats-Unis et aussi parce qu’on a vu des peintures hier. La visite est un peu rapide, le guide ne connaît finalement pas grand chose et répète les trucs qu’il a appris par cœur. Le problème, c’est qu’on a du mal à faire l’impasse sur un patrimoine mondial de l’UNESCO quand on est à 5 kilomètres. On aurait du : pas besoin de tout voir. Route pour Kamanjab. Après 4h00 de piste (trop de voiture ces 2 derniers jours, j’en ai un peu assez), nous arrivons à Ojitototongwe Farm et ses célèbres guépards. L’arrivée est assez marrante : accueil par une girafe en semi-liberté. Je n’en avais jamais vu d’aussi près et c’est vrai que c’est rigolo comme tout quand elle descend sa grosse bouille pour regarder dans l’auto. Sur le portail il est marqué : « Défense d’entrer : sonnez et attendez qu’on vienne ». Et il est sage d’obtempérer, car les 4 guépards qui se promènent dans l’enclos aménagé autour de la maison, bien que certainement sages et sympathiques, pourraient oublier qu’ils le sont et décider de se nourrir de quelques savoureux voyageurs. Nous nous installons à notre emplacement de camping qui est plutôt agréable. La végétation est principalement constituée d’arbres feuillus qui, en cette fin d’hiver, se sont teints en rouge, jaune et orange, tandis que d’autres restent verts. Le dégradé de couleur est chouette et n’est pas sans rappeler l’été indien au Québec, sans toutefois en atteindre l’intensité. A 15h00, le propriétaire vient nous chercher. La visite commence par son jardin habité par quatre beaux guépards apprivoisés. Nous sommes accompagnés d’un plein camion d’overlanders italiens. Le boss donne les consignes : pas de lunettes de soleil, on évite de regarder l’animal dans les yeux et on ne laisse pas traîner son sac. Demander à des italiens de rester plus de 5 minutes sans lunettes de soleil, c’est comme demander à un parisien d’être souriant le lundi matin. Aucun ne se fait croquer. Natacha est la première autorisée à caresser un guépard et j’avoue que c’est assez impressionnant. L’un des Italiens laisse traîner son sac et crac, un guépard se l’approprie et décide jouer avec. Le propriétaire tente de récupérer le sac, « minou minou minou, on va rendre le sac son maitre préféré ? ». Et s’il ne veut pas le rendre, il se passe quoi ? Puis, on monte sur les camions : tous les overlanders sur un gros camion et les voyageurs individuels sur un petit bakkie. Direction l’enclos où résident les guépards en semi-liberté. On assiste au dîner des félins auxquels les fils du propriétaire lancent de grosses pièces de viande qui sont attrapées au vol et vite emportées dans la brousse. La visite se termine par l’enclos dans lequel résident une mère et ses quatre petits. C’est vrai qu’ils sont mignons, mais je ne prends pas le risque de glisser une quelconque partie de mon corps au travers du grillage. Au total, c’est vrai que l’activité est touristique, mais elle est assez unique et je dois dire que je ne me suis pas du tout ennuyé : aucuns regrets de la part des grands et ovation de la part des petits. Ce soir, travers de porc sauce BBQ arrosés d’un pinotage de chez Nederburg.
De près, le guépard ressemble vraiment à un gros chat. Sur l'herbe grasse et verte d'un jardin au milieu de la brousse,
c'est un peu surréaliste
Natacha passe en premier : l'expérience est unique
Bataille de gros chats dans un jardin namibien
Le dîner des guépards en semi-liberté
Les bébés du printemps dernier13 Aout 2010 (J16) : Kamanjab - Etosha (Okaukuejo NWR Campsite) Nous décidons d’aller à Etosha par la route goudronnée de façon à faire un arrêt courses à Outjo. C’est vendredi et la ville est très animée. Normal, c’est jour de paye (on l’a pas inventé, on a demandé). Slalom entre les vendeurs de bibelots (médaille de bronze), courses au supermarché et déjeuner à la pâtisserie allemande : y’a rien de tel qu’une forêt noire ou un feuilleté à la viande de kudu pour se remonter le moral. Pour info, j’ai mangé un nombre de trucs crémeux hallucinant et je n’ai jamais été malade, c’était presque frustrant car du coup, je n’ai pas perdu 1 kg du voyage. La même chose en Afrique de l’ouest, c’était la gastro garantie le lendemain. Nous entrons vers 14h00 dans le mythique parc d’Etosha. Bon, elles sont où les troupes de lions, y sont où les léopards et les rhinos ? On espère cette visite riche. Elle l’est. Notre route vers le camping est émaillée de rencontres avec des troupeaux de zèbres et de springbok. Nous récupérons notre emplacement de camping. Les emplacements ne correspondent pas au plan donc on met pas mal de temps à trouver le notre (TIA : This Is Africa baby). Le camping est assez laid mais c’est pas grave, vu qu’on ne va pas s’y éterniser. On part à la recherche des animaux après avoir consulté le cahier du camp qui recense les dernières rencontres au dessus du lot. Pour être honnête, ce cahier ne nous a jamais servi puisque les bestiaux se déplacent en même temps que les humains. Direction ouest, d’abord Wolfsnes, qui est vide (gronffff), puis Okondeka, où nous nous installons tranquillement : kudus, oryx, zèbres, gnou… Pas de prédateur. Le soleil se couche et on a juste le temps de de rentrer au camp avant la fermeture de la porte. Hop, le Cabernet Sauvignon (Nederburg, bof, le choix est meilleur en Afrique du sud qu’en Namibie), jambon, fromage et pain et on va s’installer au point d’eau illuminé. Il y a du monde, pas mal de monde, mais il y règne un silence religieux. On entendrait une mouche voler. On se passera des chips, trop bruyants les crouich crouich… On se trouve un banc, et on contemple, zen. Un éléphant se désaltère, c’est à cet instant la seule forme de vie. Après 10 minutes, clop clop clop, arrive un troupeau de zèbres. Ils sont méfiants. On sent que la nuit n’est pas leur moment de prédilection. Ils sont sur leurs gardes, méfiants. Au moindre bruit, ils relèvent tous la tête, prêts à partir… Ils resteront au point d’eau le temps minimum nécessaire à s’hydrater, puis repartiront tel un seul homme. Arrive alors un rhinocéros : on en croit pas nos yeux. C’est la première fois qu’on en voit un en chair et en os. C’est vraiment un animal à l’allure presque préhistorique, avec sa peau qui ressemble à une carapace et ses tous petits yeux. Un éléphant, un rhino, un point d’eau : c’est presque la seule incompatibilité d’humeur du règne animal dans cette région du monde. Ils se cherchent, font mine d’attaquer sans jamais le faire. Chacun reste dans sa zone et mais s’excite dés qu’il sent son périmètre vital (large selon moi) menacé. L’éléphant part. Un second rhino arrive. On le verra de très, très près. Nous resterons longtemps à les contempler.
Euh, faut que vous avoue un truc. J'ai pas beaucoup de photos d'Etosha. Ben oui, c'est un fait. D'abord, nous avons oublié d'en prendre parce que nous ne faisions que regarder. D'un certain côté, c'est bon signe. Ensuite, les quelques photos que nous avons faites n'étaient pas terribles. Bon, vous verez, je me suis rattrapé côté Botswana.
La suite est là : http://voyageforum.com/v.f?post=3990834;search_string=namibie;
Bonsoir la compagnie !
Voici notre itinéraire, du 17 septembre au 11 octobre: tout commentaire bienvenu !!!
17 sept: départ Nice par BA, pour Jburg et Windhoek, via Londres (merci Air Namibia: vol direct supprimé
)
18 sept: Arrivée Windhoek 14h, récupération du véhicule (Toy Condor mini camper), nuit à Rehoboth (Oanaob lake)
19 sept: En route direction Helmeringhausen puis D707, nuit Koïmasis (camping)
20 sept: On profite un peu du lieu, puis direction Sesriem, nuit Betesda camp
21 sept: Les dunes, le canyon de Sesriem, classique...., nuit Agama Camp
22 sept: Route tranquille vers Walvis Bay (petit détour par Spreetshoogte ou Gamsberg Pass pour le coup d'oeil), nuit Loubser's Bet B, ou Spindrift
23 Sept: Excursion mer + Sandwich harbour (Mola mola), nuit idem
24 Sept: Direction Spitzkoppe par hanties bay (détour Cape Cross?), nuit Spitzkoppe rest camp
25 Sept: Petite étape jusqu'au Brandberg, nuit White Lady (camping)
26 sept: Twyfelfontein, nuit Aba Huab (camping)
27 sept: Warmquelle, nuit Ongongo camp et sa "natural swimming pool" !
28 sept: Warmquelle - Opuwo, nuit Opuwo country lodge (camping)
29 sept: Longue étape vers Ondangwa, nuit Nakambale camp (huttes)
30 sept: Route vers Rundu pour rejoindre la bande de Caprivi, nuit Tambuti Lodge (dans un vrai lit !)
1 Octobre: Bagani/Popa Falls, nuit Ngepi
2 Octobre: Ngepi bis (à nous le mokoro et le game drive !)
3 octobre: Kongola, nuit Kwando camp
du 4 au 6 octobre: Kasane, nuit Torolodge ou Chobe game lodge (camping), sundowner cruise, game drive et Vic falls le 6
7 Oct: Kasane - Maun
8 et 9 Oct: aux environs de Maun, survol du delta et excursion à définir...
10 Oct: départ maun, nuit Gobabis
11 oct: retour windhoek, et bye bye Namibia....
Les plus courtes étapes nous permettront de profiter du paysage et de nous balader sans trop "speeder" (visites peintures rupestres, Elephant drive White lady....) Les plus longues, c'est pour changer de coin (Opuwo - Caprivi, ça fait une trotte!) Initialement on avait 2 jours de plus, mais il a fallu raccourcir, because les affaires... dommage, ça fait un peu short à la fin, mais de toute façon, après c'est le budget qui suit plus! Bon, zen pensez koi?
Voici notre itinéraire, du 17 septembre au 11 octobre: tout commentaire bienvenu !!!

17 sept: départ Nice par BA, pour Jburg et Windhoek, via Londres (merci Air Namibia: vol direct supprimé
)
18 sept: Arrivée Windhoek 14h, récupération du véhicule (Toy Condor mini camper), nuit à Rehoboth (Oanaob lake)
19 sept: En route direction Helmeringhausen puis D707, nuit Koïmasis (camping)
20 sept: On profite un peu du lieu, puis direction Sesriem, nuit Betesda camp
21 sept: Les dunes, le canyon de Sesriem, classique...., nuit Agama Camp
22 sept: Route tranquille vers Walvis Bay (petit détour par Spreetshoogte ou Gamsberg Pass pour le coup d'oeil), nuit Loubser's Bet B, ou Spindrift
23 Sept: Excursion mer + Sandwich harbour (Mola mola), nuit idem
24 Sept: Direction Spitzkoppe par hanties bay (détour Cape Cross?), nuit Spitzkoppe rest camp
25 Sept: Petite étape jusqu'au Brandberg, nuit White Lady (camping)
26 sept: Twyfelfontein, nuit Aba Huab (camping)
27 sept: Warmquelle, nuit Ongongo camp et sa "natural swimming pool" !
28 sept: Warmquelle - Opuwo, nuit Opuwo country lodge (camping)
29 sept: Longue étape vers Ondangwa, nuit Nakambale camp (huttes)
30 sept: Route vers Rundu pour rejoindre la bande de Caprivi, nuit Tambuti Lodge (dans un vrai lit !)
1 Octobre: Bagani/Popa Falls, nuit Ngepi
2 Octobre: Ngepi bis (à nous le mokoro et le game drive !)
3 octobre: Kongola, nuit Kwando camp
du 4 au 6 octobre: Kasane, nuit Torolodge ou Chobe game lodge (camping), sundowner cruise, game drive et Vic falls le 6
7 Oct: Kasane - Maun
8 et 9 Oct: aux environs de Maun, survol du delta et excursion à définir...
10 Oct: départ maun, nuit Gobabis
11 oct: retour windhoek, et bye bye Namibia....
Les plus courtes étapes nous permettront de profiter du paysage et de nous balader sans trop "speeder" (visites peintures rupestres, Elephant drive White lady....) Les plus longues, c'est pour changer de coin (Opuwo - Caprivi, ça fait une trotte!) Initialement on avait 2 jours de plus, mais il a fallu raccourcir, because les affaires... dommage, ça fait un peu short à la fin, mais de toute façon, après c'est le budget qui suit plus! Bon, zen pensez koi?

Ah, l’Afrique ! suite et fin

Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...en_famille_D1523077/
Etosha: Balade en eau mineure.
La route pour Etosha est « tristement » goudronnée, mais c’est quand même bien pratique pour arriver assez vite, d’autant que la limitation est à 120km/h. L’arrêt à OUTJO, belle petite ville assez coquette et propre nous permet de faire un gros ravitaillement en victuailles et essence avant l’entrée du parc. En passant les portes de la réserve nous pénétrons dans un nouvel univers à la fois attirant et plus dangereux. Etosha est finalement un vaste lac asséché en hiver (notre saison donc) avec des pourtours de savane plus ou moins arborés et des zones franchement arides. Sur plan, on y trouve de tout : lions, gazelles, zèbres, girafes, éléphants, rhinos, hyènes et j’en passe … C’est très grand et parcouru par quelques pistes seulement pour laisser une large part à Dame Nature. Ici, il est interdit de descendre du véhicule pour des raisons évidentes. Nos grandes questions du moment : serons-nous capable de voir tout ce que nous souhaitons sans guide ? les enfants supporteront-ils les heures de voiture sans descendre se dégourdir les jambes, à traquer le gibier ? That is the question, à laquelle il est facile de répondre : ça dépend ! Il faut avouer qu’il y a des hauts et des bas en safari. L’objectif fixé au départ était simple : une glace offerte par la maison au premier qui voit un « big five » : Lion, buffle (il n’y en a pas à Etosha), rhino, éléphant ou panthère.
Le camping d’Okaukuejo offre d’assez généreux emplacements et est plutôt confortable avec ses sanitaires propres et ses douches chaudes. L’après midi est consacrée à nos premiers exploits de traque d’animaux. Nous consultons le livre à l’entrée du camp où sont consignées les observations « spectaculaires » du jour. De toute façon, le plus simple est d’aller vers un point d’eau, c’est là où nous avons le plus de chance de voir les stars du coin. Ce fut le cas. Là, tout le règne animal s’était donné rendez-vous, bien ordonné par catégories : A tout seigneur tout honneur : quelques lions squattaient les bords de l’eau, se faisant dorer la pilule au soleil.

Cette douce chaleur avait visiblement quelques effets sur le sang bouillonnant d’un des males qui culbuta tendrement sa belle dans des rugissements de plaisir (d’où les fameuses barres chocolatées).

Du coup, de rage, un jeune se lança à la poursuite de quelques zèbres téméraires sans succès. Qui dit lion sur la plage, dit également attente pour boire pour tout le reste de la création. Un groupe de girafes, à distance respectable, prenait un cours de biologie sur les mœurs débridés des lions, au balcon.

- La couche royale fut observée de plus bas par des troupes de zèbres, oryx, gazelles, autruches, plus mélangés et turbulents voir franchement dissipés. Ça piaffait sec dans les rangs et quelques gazelles faisaient semblant de s’intéresser à la scène féline pour s’approcher de l’eau, là aussi sans succès.

Au fond, les moins téméraires de tous et pourtant les plus en sécurité, une bande d’humains voyeurs, faisait crépiter les appareils photo. En une bonne demi-heure, le lion eu le temps de récupérer 2 fois ses forces et de repartir à l’assaut de sa petite sauvageonne (qualificatif adapté à la taille des dents). Quelle santé ! Bref, à part les lions qui s’amusent, tout le monde regarde et attend. Tous, non, le soleil continue sa course inexorablement ce qui provoque le départ des voitures et de leurs équipages, bien entendu, qui doivent rentrer avant la fermeture des portes du camping au coucher de l’astre, laissant le soin à tout ce petit monde de régler ses affaires.

Pour nous ce n’était pas fini. Le camping dispose d’un point d’eau éclairé la nuit. Ce fut l’occasion de voir d’assez près des groupes d’éléphants très organisés venir boire. Pendant les ébats aquatiques de certains, d’autres surveillent, dos à l’eau, pour ne pas être surpris par un prédateur. Quelques rhinos firent leur apparition, essayant de forcer le passage vers l’eau et furent vertement chassés, mais avec prudence, par les pachydermes.

L’idée du point d’eau éclairé qui jouxte le camping est vraiment lumineuse. Avec son animation permanente, le spectacle semble continu. Difficile de s’ennuyer une seconde.

La nuit fût fraiche, signe du retour du froid.
Deuxième jour : réveil à 6h00 et direction Halali. Ça ronchonne fort chez ceux qui pensent qu’à cette heure les animaux ne sont pas levés. Ce fut injuste. Grisemote, l’instigatrice du départ au lever du soleil nous donne le cap pour voir les grappes de multipèdes qui en sont au petit déjeuner. Nous savons tous que plus la matinée avance, plus il fait chaud et moins on en voit. La logique est donc implacable. Pas de bol, ce matin-là, ils devaient tous jeûner. C’était peut être un vendredi, et comme le lac est à sec … A part quelques zèbres (plus d’une centaine quand même), gnous et oryx hirsutes, ce fut le grand calme. Heureusement, pour mettre de l’ambiance, nous avons repris avec les enfants le stage de conduite …


Celui-là, l'a échappé belle!
Le camping de Halali, comme le précédent, est assez confortable bien que les emplacements soient plus serrés. Il est sillonné de jour comme de nuit par des chacals et des mangoustes en bandes organisées pas vraiment farouches et à l’affût de tout ce qui se mange.

Gare aux poubelles au sol ou à la nourriture qui traîne. Passer derrière une haleine de chacal est certes exotique mais n’ouvre pas particulièrement l’appétit. Chez nous, ils ont ouvert la malle fermée, fort apprécié la sauce au roquefort importée de France, goûté des soupes en sachet et le Tang des enfants (bien fait !). Le camp dispose également d’un point d’eau plus éloigné que le précédent mais accessible à pied et éclairé la nuit. Sous un ciel toujours aussi étoilé et maintenant lunaire, tout en papotant avec Victor et Hanneke, nos Hollandais préférés, des rhinos, éléphants en groupes et hyènes sont venus se désaltérer. Il ne manquait qu’un petit apéro pour tangenter la perfection de cette soirée.


Troisième jour : lever à 6h00 et direction Namutoni, dernière étape à Etosha. L’expérience de la veille n’était pas probante, il est toujours bon de recommencer. Bizarrement, nous n’en avons pas vraiment vu plus, si ce n’est des bouquets de girafes majestueuses qui donnent toujours l’impression de danser au ralenti et des zèbres en file indienne qui traversaient des zones désertiques.



Pas grave quand même, car l’endroit est de toute beauté avec le lac asséché blanc aux reflets roses du sel.



Le troisième camping, Namutoni, était encore en construction, avec des sanitaires perfectibles, des douches chaudes et de l’eau non potable (c’est bien la première fois). Le soir se déroule suivant un rite bien installé, avec le montage des tentes en quelques minutes, le feu pour le repas puis la visite du point d’eau éclairé où, paraît-il, il ne se passe pas grand-chose. Eh bien effectivement, il ne se passe pas grand-chose. Des milliers d’oiseaux avaient organisé un concert dans la végétation luxuriante de la place. C’est reposant pour les yeux, moins pour les oreilles !

A la question initiale : serons-nous capable de voir de tout sans guide ? La réponse fut oui, mais heureusement qu’il y avait les points d’eau le soir sans quoi nous n’aurions pas vu beaucoup d’éléphants, pas de hyènes ni de rhinos. Le safari, c’est un peu une loterie dont les chances sont augmentées s’il y a un réseau déployé sur le terrain pour signaler les trophées. Au moins, comme cela, pour nous ce ne fut pas du tout cuit et c’est ce qui rend la chasse plus belle (avec des moments d’égarement quand même). En cas de désespoir, il reste de toute façon la solution qui consiste à suivre les véhicules d’un tour.
Le dernier jour, nous empruntons la route vers le nord en direction de la porte d’Andoni. Au dernier point d’eau dans le parc, les herbivores locaux se sont quand même déplacés en nombre pour nous saluer, mine de rien. C’est quand même sympathique toutes ces bêtes à cornes, joueuses, qui se laissent approcher d’assez près et qui font de gros efforts pour être photogéniques.
Bye Etosha, qui reste pour nous une perle Namibienne à ne pas rater.




En route pour la bande de Caprivi
La route pour Grootfontein, goudronnée, n’a pas d’intérêt particulier. La zone est vallonnée et la végétation est maintenant bien présente partout. Nous faisons une halte à Tsumeb, ville minière riche et très européenne avec ses palmiers et ses pelouses, pour remplir notre porte-monnaie (distributeur de billets) et faire un brin de shopping. Depuis le départ de Windhoek, il faut avouer qu’il n’est pas facile d’acheter des objets d’artisanat ou même de simples cartes postales. A Tsumeb, nous trouvons un atelier d’art et nous craquons pour des bijoux en coquille d’autruche peinte suivant l’art bushman et quelques statuettes d’animaux en bois. Nous ferons l’impasse sur la plus grande météorite du monde pour nous diriger directement vers le Roy’s camp, camping-lodge confortable avec un bar et une partie resto. L’endroit est fort agréable sans qu’il y ait des tonnes de choses à faire si ce n’est parcourir un des sentiers de randonnée au départ du camping sans grand intérêt, hormis quelques écureuils et oiseaux.


Nous y rencontrons à nouveau Victor et Hanneke, nos Hollandais inséparables et nous entamons avec eux un France – Hollande au foot qui verra une fois de plus une victoire française (pourtant, nous ne sommes pas plus spécialistes que cela…). Au retour des douches nous avons le plaisir d’avoir un camping-car installé au pied de nos tentes alors qu’il y a de larges emplacements vides partout. Qu’ils sont taquins ces Anglais. Ceux-là avaient visiblement besoin de compagnie ou bien peur des bêtes sauvages. Une grande amitié aurait pu naître entre nous si nous avions su placer l’accent tonique comme il faut sur notre « Hello ». Du coup, ils ne nous ont jamais répondu ni adressé la parole. Nul n’est parfait… Après un dîner au lodge, nous finissons la soirée à goûter un petit vin d’Afrique du Sud près du feu en compagnie de nos amis hollandais qui rentraient le lendemain en Europe. Ils nous manqueront sur la suite du voyage… (je les salue au passage s’ils lisent ces lignes).
La nuit fraîche n’a pas émoussé notre appétit de découverte, nous repartons vers Rundu et le N’Kwazi Lodge. La route fut en deux parties très contrastées : au sud, dans les territoires des riches propriétaires terriens blancs, longue comme la veille et monotone. au nord, après le passage de la barrière sanitaire, colorée (nous entrons dans la partie noire) et très animée. De petits villages de type « Kirikou » (pour reprendre une expression de MLefevre) bordent le bitume. L’activité est intense. Nous sommes vraiment transportés dans un autre univers. Femmes et enfants essentiellement marchent et portent principalement de l’eau et du bois. En dehors des images d’Épinal que cela représente, voir tous ces gens faire des kilomètres avec des bidons de 10 ou 20 litres sur la tête ou à bout de bras ne laisse pas indifférent.
Sur le bord de la route ont trouve des fagots pour 2 N$, des statuettes en bois d’animaux, des poteries, etc. Chaque zone a sa spécialité : après un secteur d’éléphants, nous trouvons un groupe de vendeurs de poteries en forme de pintades, puis des « maquettes » de voitures et d’hélicos en bois, etc.
Bien sûr, nous faisons des haltes qui soulageront notre porte-monnaie et rempliront le coffre. De façon générale, les objets en bois et les masques sont un peu « brut de pomme », mais le prix est aussi léger que la finition. Rundu est une ville très active, assez confuse, avec des rues en terre battue (alors que la route pour venir est en bitume). On y sent une certaine tension, notamment au supermarché (bien achalandé) lors de la sortie du caddie. On a déjà donné et nous restons très vigilants. Comme dans les autres villes, au niveau du tapis roulant des caisses, des personnes nous aident à remplir les sacs et à les porter jusqu’à la voiture contre un pourboire (entre 5 et 10N$ semble être la bonne mesure). Cela aide bien ! Rundu surplombe la rivière Okavango. Enfin de l’eau ! Derrière, c’est l’Angola. Nous ne traînons pas à Rundu et nous rejoignons le N’Kwazi Lodge, bel endroit très vert et ombragé, au bord d’un bras de rivière aux rives envahies de Papyrus. La partie lodge est construite en bois à base de gros bambous. Le tout respire l’exotisme à temps plein. Alors que d’habitude ce sont des Blancs qui tiennent l’accueil dans les lodges (et souvent des Européens), ici, un groupe de 3 jeunes Namibiens plein d’humour et de bonne humeur gèrent l’ensemble. Comme la veille, il n’est pas très facile de s’éloigner du camping pour des balades. Nous mangeons le soir au restau du lodge, autour d’un grand brasier qui fait oublier le froid qui nous mord dès que le soleil est couché. Bonne table dans une ambiance chaleureuse, suivie de danses locales au son du Tam Tam autour du feu.

La bande de Caprivi et l’Okavango
Shakawé : le camping aux crocos Les kilomètres défilent et se ressemblent sur le bitume de la route principale de la bande de Caprivi. Les villages succèdent aux villages au milieu des arbres. Troupeaux, porteurs d’eau et de multiples objets défilent sous nos yeux d’un pas lent et régulier sur cette artère vitale. Nous croisons peu de véhicules et de vélos.
Après plus de 200 km nous entrons dans le parking verdoyant des Popa Falls.
L’eau et la chaleur font bon ménage et le parc est un sanctuaire de plantes gigantesques. Côté « Falls », disons que ce doit être la perception d’un lilliputien car, bien que le cours d’eau soit puissant, la dénivellation reste assez modeste. Certainement à ne pas manquer lors des pluies. Les enfants en profitent pour se baigner sur la petite « plage » du coin. Si on passe devant, l’arrêt vaut le coup, mais cela vaut-il le détour (coût 70 N$) ?
Nous rejoignons ensuite la frontière pour rentrer au Botswana en direction du Shakawé Lodge sur les berges de l’Okavango. Rien que les noms font rêver ! Paperasses habituelles et petites taxes entre amis sont de rigueur (80 N$ pour la voiture à l’entrée au Botswana – à ne régler qu’à la première entrée au Botswana).
Si le paysage reste le même, en revanche la ville de Shakawé semble plus riche que ce que nous avons quitté dans la bande de Caprivi. Il y a davantage de voitures et les constructions sont franchement plus cossues. Paradoxe quand même, nous retirons des Pulas au distributeur de la Brinks, dans une sorte de baraquement précaire au milieu d’une zone en terre battue. Comme en Namibie, la Visa fonctionne et pas la Mastercard (elle fonctionne dans certains cas quand même mais ce n’est pas une valeur sûre).
Le lodge est assez difficile d’accès mais oh combien paradisiaque, situé au milieu d’arbres d’une taille respectable juste à côté de l’Okavango. Alors que nous nous installions sur un superbe emplacement au milieu des grands arbres, un petit panneau finit par attirer notre attention. « Maman, qu’est ce que cela veut dire – Be careful here with Crocodiles ? - Ça veut dire que le mieux est de décamper mon enfant ! »

Le suivant fut de tout repos à quelques mètres d’une vue dégagée sur l’eau en contrebas. Nous saurons plus tard qu’à l’endroit précédent une femme fut dévorée quelques années auparavant par un croco – les erreurs se payent cash ! En deuxième partie d’après-midi, nous partons en barque motorisée avec le guide du camping, une ravissante femme aux allures d’aventurière type « Out of Africa ». Elle connaît visiblement le coin comme sa poche et sait nous dénicher dans ce fatras de papyrus qui recouvrent les berges, des oiseaux, crocos et autres bestiaux. Normal pour l’Okavango.


Martin pêcheur malachite
Guêpiers à front blanc
Des sauriens de toute taille se font bronzer au soleil la bouche ouverte. On les croit dormeurs et d’un coup ils réagissent au quart de tour. On ne goûtera donc pas les joies de la baignade, même si l’eau est plutôt claire et pas trop froide. Un aigle pêcheur tentera également de nous épater par un plongeon sur un poisson. Le moment est très agréable au milieu de l’eau entourée d’une végétation luxuriante. D’après notre guide, la saison n’est pas la plus propice pour voir les oiseaux car le niveau de l’eau est bas et les hippos ne sont pas là !

Soirée poulet au feu de bois sous la lune, au chant des milliers de grenouilles qui peuplent discrètement les berges et qui fêtent le retour de la fraîcheur. La nuit fut d’ailleurs glaciale !
La réserve de Mahango : petite mais costaud
Le réveil au son du pépiement de l’eau et des oiseaux est du plus bel effet. Ils sont bien faits ces campings. En avant pour la réserve de Mahango, de retour en Namibie. C’est une petite réserve, mais vraiment elle vaut le coup. Dès l’entrée, quelques hypotragues noirs nous accueillent.

Nous prenons la première piste que nous trouvons et nous nous enfonçons, tel Daktari, dans la savane. La piste est bordée d’acacias agrippeurs et de grands arbres. Heureusement que nous n’avons pas rencontré de voiture car le croisement paraissait impossible. En fait, ce fut pire ! Les seuls animaux qui se dévouèrent pour se montrer ce matin-là furent une famille d’autruches. Un père tout de noir vêtu et une mère au corsage gris promenait d’un pas lancinant leur portée de 12 petits. Que c’est attendrissant.

Bon maintenant on y va. Comme chacun sait, les autruches ne manquent ni de muscles ni de plumes, mais de cervelle. M’enfin, mais qui a bien pu concevoir des animaux idiots comme ceux-là ?! Il est vrai que le cahier des charges est compliqué à la base : avec un cerveau plus lourd, le tout aurait certainement basculé vers l’avant. Toujours est-il que plus nous avançons pour pouvoir passer, plus la famille avance tout en restant strictement sur la piste. Tant est si bien qu’au bout d’un moment les oisillons s’épuisent et certains tombent. Les parents ne savent plus quoi faire : avancer ou reculer. Mais ils resteront obstinément sur le passage. Deux solutions s’offraient à nous. Faire du steak d’autruche (délicieux d’ailleurs) ou faire demi-tour en parvenant à trouver une largeur suffisante sur la piste. Après une longue marche arrière (en passant au-dessus d’un petit tombé que nous n’avions pas vu), un retournement périlleux et un retour de plus d’ 1 heure, nous rejoignons la piste principale. Mais si, on les aime quand même ces *$&# d’autruches …

Cette fois nous prenons un plan et visitons le reste de la réserve qui vaut le détour : éléphants prenant leur bain baobabs entourés de termitières sable profond à gogo. Tout ce qu’il faut pour ne pas s’ennuyer. Pour terminer, nous prenons une piste enchanteresse où nous sommes à nouveau bloqués par les gardes d’un groupe d’éléphants à un point d’eau. Ils nous feront comprendre que pour continuer il faudrait leur passer sur le corps. Il paraît que c’est moins tendre que l’autruche le steak d’éléphant, et puis, de toute façon, faut qu’on y aille !

Une spéciale du Camel Trophy aurait très bien pu passer par la piste du N’GépiCamp, notre camping pour la nuit. Il est accueillant une fois dedans, mais pour y arriver, il faut passer des ornières profondes, des grandes zones de sable mollasson et un pont de bois chancelant. Très verdoyant, il est confortable avec ses petits emplacements de pelouse.

Le camp Kwando
Après une bonne douche froide vivifiante, les 230 kilomètres pour atteindre le Kwando Lodge furent assez monotones. Du bitume en trace directe, des villages de huttes rondes au milieu des arbres. La piste pour atteindre le camping est cassante et assez pénible, une fois n’est pas coutume. La population dans cette zone semble moins amicale que ce que nous avons connu avant, avec parfois des gestes un peu hostiles d’enfants, sans vraiment être inquiétants.

Le Kwando Lodge est un très bel endroit près d’un bras de rivière toujours bordé de papyrus. La sérénité se dégage du lieu et le farniente à la terrasse qui surplombe la rivière est un réel plaisir. Grisemote nous a concocté un programme pour l’après-midi, dont elle a le secret : visite d’un village traditionnel.

Entouré d’une palissade de bois pour se protéger des bestioles de tous types et de tous poils, notamment des éléphants, le petit village « témoin » est formé de divers ateliers pour montrer aux touristes quelques caractéristiques d’un « vrai » village local. Très familial tout cela. Notre guide se met au tam tam, son frère s’occupe du soufflet pour travailler le bois puis devient sorcier, sa sœur, sa fille sa belle-sœur dansent et s’occupent successivement des différents ateliers... le tout se termine par l’incontournable visite des étals de leurs production « fait main ». C’est très convenu et ressemble à un sympathique piège à touristes, mais nous nous y retrouvons quand même car le tout est plutôt agréable, sans être transcendantal. Nous ramenons quelques objets d’artisanat dont un hippocola, sorte d’appeau qui permet d’imiter le « chant de l’Hippo », pour l’attirer et plus si affinité.

Grisemote, accompagnée de Remona (une secrétaire du lodge avec laquelle elle avait communiqué par internet et qui s’occupe d’œuvres sociales), nous abandonne pour porter dans une école le reste des fournitures scolaires embarquées au travers du projet de son école. Là-bas, ce n’est pas du luxe. Remona lui expliquera que la région est très pauvre, la concentration d’habitants est la plus importante du pays (tous les villages se sont regroupés le long des rivières), le taux de chômage y est fort élevé et l’Etat aide les habitants du coin avec des subventions pour éviter au maximum les problèmes…
Les enfants puisent de l'eau devant l'école 
Soirée échecs près de l’eau et Night Soccer avec les enfants avant notre habituelle flambée du soir. C’est notre dernier jour dans la bande de Caprivi et le lendemain nous quitterons la Namibie pour ne la retrouver qu’à la fin du parcours pour reprendre l’avion. La rivière Chobé: bouillon de culture animalier
Pendant que les marmottes habituelles dorment (dont je fais partie) dans le nid douillet des tentes, dès les premières lueurs de l’aube les plus courageux bravent le froid pour admirer les brumes matinales qui flottent juste au-dessus de l’eau et enveloppent les papyrus. Il faut admettre que sur photo, ensuite, ce n’est pas le même frisson. L’emplacement est vraiment de toute beauté.
En route, pour le Kubulodge, près de Kasane, au Botswana. Le passage frontière est toujours un moment de tension où même si tout est en règle, on reste sur nos gardes et on se demande à quelle nouvelle taxe nous allons être mangés. Les enfants ont instruction de ne rien dire. On ne sait jamais… Mais rien, nous devons juste faire passer la voiture dans une large flaque d’eau assaisonnée d’un produit bactéricide et poser nos semelles de chaussure sur un tapis imbibé du même produit. Le poste frontière est entouré de baobabs et surplombe la rivière Chobé verdoyante et grouillante de vie. Cela promet !



Kasane est une belle ville, riche, remplie de lodges de luxe pour touristes friqués. Nous confirmons notre réservation dans l’un d’eux pour la « Chobé cruise » : visite en bateaux de la rivière. Petite curiosité locale qui ne semblait étonner personne là-bas : en pleine route, près de l’entrée de la ville, nous croisons un groupe d’éléphants traversant clopin-clopant, stoppant la circulation pour quelques minutes. La routine quoi.

Sur le parking du supermarché
A l’embarquement, deux types de bateaux attendaient sagement la foule sans cesse grandissante des explorateurs de tous horizons venus pour le grand frisson du Chobé : de frêles esquifs motorisés au ras de l’eau et un gros bateau super-lourd au pont assez large pour installer des chaises et un bar afin de redonner du courage à ceux dont le moral serait chancelant. Chapeaux, chemises de safari et autres shorts multi-poches ou pantalons taillés pour les épreuves africaines par de grands couturiers sont de mise. Pas de doute, nous ne sommes plus en Namibie, mais dans de luxueux lodges du Botswana. Petit couac : avec nos billets, on nous indique que pour nous c’est sur le « paquebot » que se fera le voyage. Grisemote fait grise mine, très déçue de ne pas être au niveau de l’eau. Comme prévu, c’est au pas que cette grosse coque avance, mais finalement, cela n’a pas grande importance car la vie est partout et la vitesse ne change pas grand-chose à l’affaire. En revanche, la hauteur du pont et la taille du bateau permettent de s’approcher très près de la faune (même des plus coriaces) et de se déplacer pour être aux premières loges sur le bon bord :
éléphants à tribord prenant leur bain,

crocos de plusieurs mètres à bâbord la mâchoire coincée ouverte – pauvres vieux


- hippos calins et placides en pleine sieste les uns sur les autres,


buffles, nos premiers, paisiblement en train de tailler l’herbe grasse.


Bref, dans ce jardin d’Eden tout serait presque parfait si les hippos n’étaient pas du genre farceur. Dès qu’un bateau approche suffisamment près, ils bondissent avec célérité pour s’abattre dessus et tenter de le faire couler.


Ils sont certainement en contrat avec les crocos qui finalement ne dorment que d’un œil. La loi de la rivière vaut bien celle de la jungle ! Finalement, notre gros tank n’est pas si mal, car là, avec une coquille de noix c’est franchement dangereux ! A noter que lors de cette balade, nous repassons en Namibie et au ras des moustaches de l’Angola. La rivière est à la croisée de ces trois pays.

Alors que le soleil nous offre un départ en flamme, la pleine lune illumine le ciel au moment où nous mettons pied à terre.

Ce fut un grand moment de photographie et d’observation de toute cette vie, quasi impossible autrement que vue de l’eau. A ne rater sous aucun prétexte ! Nous rejoignons le Kubulodge à 16 km de Kasane, célèbre dans nos esprits pour ses emplacements de camping minimaux et globalement moches, mais entourés de grands eucalyptus nourris par la rivière pas loin. Gare, aux moustiques !

Comme l’Angola est à quelques coups de rame, le camping est sous bonne garde avec un groupe d’hommes chargés de veiller à la sécurité des campeurs.
Les Chutes Victoria : un bijou au clair de lune
En route pour les « Falls », site mythique et que nous attendons avec une certaine impatience. Nous avons choisi de ne pas les voir au Zimbabwe, ce pays naguère riche et maintenant ruiné par les soins de son brillant dictateur. Sur la carte, c’est simple, nous devons entrer en Zambie puis arriver à la ville de Livingstone près de laquelle se trouvent les fameuses chutes. A midi, nous mangerons nos sandwichs au milieu de ce grand brumisateur naturel prévoyons-nous. Go ! La frontière Botswanaise est une formalité. Juste derrière, surprise : nous arrivons sur des files de camions qui attendent dans tous les sens. Mais attendre quoi ? Un homme nous fait signe avec assurance de doubler la file, ce que nous exécutons avec plaisir. En tête de peloton, un vieux bac chargé de 2 ou 3 camions et quelques voitures n’attend plus qu’un véhicule pour partir : le nôtre. Nous embarquons immédiatement, sans bien comprendre ce qui nous arrive et sans savoir si nous sommes vraiment sur le bon chemin ! Des jeunes nous prennent en main lors de la traversée pour nous aider, disent-ils, à passer la frontière : m’enfin, c’est si compliqué que cela ? Prudence ! Ce n’est certainement parce que nous avons de bonnes têtes qu’ils veulent nous aider, d’ailleurs certains d’entre nous n’étaient pas coiffés !

Le passage d’une rive à l’autre du Zambèze ne prend que quelques minutes et nous débarquons dans un espace bondé de voitures et de camions enchevêtrés en phase d’attente du passage de la frontière zambienne. Dans quelle galère sommes-nous tombés. Nos jeunes nous expliquent qu’il faut nous présenter à un grand baraquement pour les formalités. Nous pensons déceler qu’ils cherchent à convertir des kwachas, la monnaie locale, en dollars. Restons zen, qui vivra verra. Le premier atelier du poste-frontière est une mise en jambe. Nous réglons les visas : 25 US $, par adulte uniquement. Le gouvernement zambien a tellement confiance en sa monnaie qu’il ne la prend pas en référence. Ça promet ! On nous indique qu’il faut continuer la file d’attente pour une taxe sur la voiture : la taxe carbone. Si, si. La Zambie est très respectueuse de l’environnement visiblement. Bon, admettons. Après trois quarts d’heure nous arrivons enfin au guichet (passage de 4 à 5 personnes devant nous). C’est vrai que ça a l’air compliqué comme formalité. Là, un douanier très propre sur lui est en train de téléphoner à sa femme ou une copine. Son air jovial et son regard « ailleurs » nous réjouissent le cœur. Pendant ce temps-là, tout le monde attend sagement. Il nous tend, après un bon quart d’heure au guichet, un formulaire, dans un excès de conscience professionnelle. 3 minutes suffisent à le remplir et 10 minutes pour le rendre à ce charmant douanier qui nous lance sèchement : 150 000 kwachas. Bigre, mais cela fait combien en $ ? En interrogeant nos voisins, nous comprenons que le tout fait globalement 40 $. On devient vite millionnaire en Zambie. Bien sûr, nous ne les avons pas. Nous n’avons que des dollars, monnaie que, bien sûr, ils n’acceptent pas. Grrrr ! C’est là qu’interviennent nos jeunes qui nous changent l’argent !!! Pour payer, il faut se présenter à un autre guichet. Restons calme. Muni de mes 150 000 kwachas, il faudra une bonne heure pour régler ma note (heureusement les files d’attente sont animées). Le caissier est d’une lenteur hypnotique. A se demander s’il ne va pas s’endormir entre deux pas. Il me tend un papier qu’il faut remettre à mon douanier au téléphone comme preuve du paiement, ce qui prendra encore une bonne demi-heure. 3 heures, c’est pas mal pour un tampon. Cette fois ci, c’est parti ! De retour à la voiture, nos jeunes nous indiquent que l’atelier numéro 3 est maintenant ouvert : l’assurance obligatoire au tiers. Quoi ? C’est quoi cette nouvelle plaisanterie ? 250 000 kwachas !!. Renseignements pris, l’assurance est bien obligatoire, mais 250 000 kwachas c’est pour 3 mois. Vu que nous ne restons que 2 jours et que le minimum est d’un mois, nous réglons 150 000 kwachas. Aller, les meilleures choses ont une fin… C’est à l’atelier 4 je crois que je me suis énervé. Lorsque nos jeunes nous en tendu la note pour le bac : 20 $. Epuisés, nous avons payé et enfin passé le garde de sortie de ce racket institutionnel cauchemardesque.
Livingstone est une ville touristique assez agréable, du moins pour le peu que l’on en a vu. Les faubourgs sont aménagés avec de grands et beaux hôtels afin d’exploiter au mieux la richesse du coin : les chutes. En franchissant le portail du site, juste à côté de la frontière du Zimbabwe, on commence à entrevoir l’ampleur de la situation. Un grondement sourd s’élève et guide nos pas. La moiteur de l’air témoigne de la violence de ce qui va suivre. Plusieurs chemins sont proposés pour voir les chutes sous différents angles : vue d’ensemble et d’assez loin, vue proche de la falaise et un chemin qui descend dans une forêt dense pour se rapprocher de l’eau (où nous n’irons pas jusqu’au bout). Après une vue saisissante de la partie zambienne, qui ne représente a priori qu’un quart des chutes et déjà cela impressionne fortement, nous sommes impatients et joyeux de les voir de près.

S’approchant des barrières, le fracas de l’eau est infernal et génère des embruns qui remontent du gouffre dans une proportion telle que nous sommes tout simplement sous la pluie et enveloppés dans une sorte de brouillard au gré du vent. Quel spectacle ! Ça décoiffe vraiment. On ne se lasse pas de voir ces milliards de gouttes d’eau se précipiter chaque seconde avec fureur dans cette grosse marmite froide. Un après-midi n’est donc pas de trop pour savourer ce joyau naturel. Inutile de dire que sans imperméable c’est la douche froide (on avait oublié les K-ways !).

Cela dit, la chaleur environnante permet de sécher rapidement. Le passage sous les arbres donne également un moyen de progresser à quelques dizaines de mètres le long de la falaise presque au sec.



A la sortie du site, un petit coup d’œil aux étals au sol des nombreux vendeurs d’artisanat se traduira très vite par une immersion des troupes, pataugeant entre français et anglais, pour marchander ce que nulle part ailleurs nous n’avions trouvé : de belles sculptures d’animaux en bois ou en métal, de masques, tam tam, bijoux et autres bibelots… Un de nos petits marchands connaissait bien la ville de Lyon et notamment tous les joueurs de l’équipe de foot, même les remplaçants (C’est aussi là que l’on se rend compte que spontanément la France, c’est Zidane !). Trois nuits par mois, les Falls sont ouvertes pour la pleine lune. Bingo ! Nous avons tiré le gros lot. Pourquoi me direz-vous revenir de nuit pour voir la même chose que de jour mais dans le noir ? Eh bien tout simplement parce que la pleine lune éclaire de sa lumière si spéciale le site et qu’aux premières heures de lever de lune, on peut y admirer un arc-en-ciel lunaire. Le spectacle de nuit est donc tout aussi splendide et surprenant que de jour, la chaleur en moins. A ne pas rater si l’on a cette chance.


Si c’était à refaire ? Même avec la galère de la douane et son allègement du porte-monnaie, nous le referions (enfin, c’est mon avis et il n’est pas partagé par tous !).
Chobé : la caverne d’Ali Baba de la faune africaine
Grasse mat jusqu’à 7 heures. Après les quelques achats d’art local complémentaires de la veille (il faut dire que tout est très attractif ici) nous repartons vers le poste-frontière botswanais. Dans ce sens, à part le bac, il n’y a plus rien à payer, donc c’est beaucoup plus simple. A noter une conception fantaisiste des additions au guichet du bac qui demande soit 150 000 kwachas (= 40 $) soit 20 $. Il suffit de changer de l’argent au bureau de change pour résoudre le problème. Bien tenté ! Tout semblait trop simple et cette fois, c’est un douanier botswanais qui fait du zèle. Il nous demande de poser TOUTES nos chaussures sur le tapis magique bactéricide. Pour des raisons sanitaires, tout cela peut se comprendre, sauf que pendant que nous nous exécutions, voitures et cars passaient la frontière tranquillement.

Comme il tenait de futurs coupables, il nous demande d’inspecter notre coffre à la recherche de viande dont l’import est interdit : bonne pioche, le réfrigérateur en contenait (achetée au Botswana). Comble de malchance, le djembé de Lucas durement marchandé aux Falls était visible et notre fonctionnaire trouve enfin là une bonne cible pour justifier sa périlleuse intervention : la sentence tombe comme un couperet. Il demande à un de ses assistants d’arracher puis de brûler la peau sur-le-champ. L’exécution eut lieu sous les yeux mouillés de notre explorateur en herbe. Dur dur. Du coup, il nous a laissé la viande qui aurait dû subir le même châtiment. Trop aimable.
Les dents serrées devant le « bon droit » de ce …, ce brave et sympathique douanier, nous retournons à Kasane nous ravitailler avant le grand saut dans le fameux parc de Chobé. Un petit crochet de 40 km de détour pour une bifurcation ratée par-ci, un plein d’essence pour lequel il a fallu faire plusieurs stations par manque d’approvisionnement par–là, quelques courses essentielles pour survivre pendant 3 à 4 jours (à l’intérieur de la réserve il n’existe aucune possibilité d’acheter quoi que ce soit) et nous arrivons devant les portes du paradis … à 16h00 alors que c’était prévu à midi.
Bien sur, nous payons l’entrée du parc, fort chère, pour la journée complète (le demi-tarif n’existe pas). Nous en profitons pour essayer de nous faire rembourser le camping (réservation obligatoire des mois au préalable si l’on veut passer la nuit à l’intérieur du parc), prélevé 2 fois par les gérants, ceux-ci ayant été totalement injoignables de l’extérieur ni par mail, ni par fax, ni par courrier, ni par signaux de fumée. Evidemment, ils n’ont aucune trace du dossier. Il faut pour cela envoyer un courrier ou un mail !
Bref, ambiance de fête ! Après donc cette partie administrative et logistique obscure, nous entrons dans un des temples du safari africain : la piste de sable souvent assez profond, au milieu des arbres, est un régal plus on approche de la rivière Chobé (celle-là même que nous avions parcouru en bateau 2 jours auparavant) plus la faune est dense. Pas de filet ici pour les imprudents : la zone regorge de crocos, hippos, éléphants, panthères, lions et tout ce qu’il faut ensuite pour finir le festin : chacals, vautours et autres prédateurs aux dents pas toujours plus courtes et à l’appétit tout aussi féroce. Cela dit, pour ne pas être goûtés par les uns et les autres, il suffit de rester sagement assis dans son véhicule et de ne pas agacer les seigneurs éléphants.



Pour ce qui est des animaux rares, plus sûr qu’un appeau, il suffit de repérer un troupeau de 4 x 4. C’est ainsi que nous avons pu admirer notre première panthère, sur un arbre perchée, tenant dans sa gueule une gazelle.


L’arrivée presque de nuit au camping fut saluée par tous par un soupir de soulagement. Passer la nuit au milieu de tout ce petit monde est forcément une expérience enrichissante mais non sans risque.
Camping de Ihaha
Il est bien connu que les campings protègent la zone habitée. Tous ? Non, un camping, celui-ci, résiste visiblement encore et toujours à tout aménagement (sauf un bâtiment loin de tout avec des douches). Ici, point d’accueil, les gardiens ne sont pas fous, ni de barrière. On cherche seul son emplacement et on se débrouille. Notre emplacement justement était situé face à la rivière, près des arbres, donc très exactement au milieu de la joyeuse bande d’estomacs creux qui animent la région. Plus de 100 mètres pour prendre nos aises, cela devrait suffire. Notre arrivée fut saluée par les cris stridents d’une tribu hostile d’une bonne trentaine de babouins qui n’avaient visiblement pas été informés que la place était louée.

Pour parlementer, nous avions envisagé de donner une offrande : le plus petit d’entre nous. Mais finalement, c’est un bon chercheur de bois et nous l’avons reconduit dans ses fonctions. Armés de gros gourdins de bois, nous avons fait valoir notre droit d’expropriation pour la nuit. Tels des Cromagnons, pendant que les uns préparaient le dîner et les tentes, les autres gardaient le camp. Heureusement, avec la tombée de la nuit, les babouins ne s’attardent pas et rentrent au milieu des arbres (au-dessus de nos têtes) : craindraient-ils d’autres animaux nocturnes ? Rechercher du bois pour le feu sans s’éloigner fut une épreuve et notre flambée ce soir-là eut une saveur toute particulière : en plus de nous réchauffer et de cuire le repas, elle était censée nous protéger de ceux qui n’avaient pas reçu d’invitation. Nuit noire, profonde, balayée par un vent chaud, animée par des cris exotiques puis éclairée par une belle lune ronde et rousse… Que demander de plus ?

Le retour aux sources procure un plaisir immense, tant que tout se passe bien, ce qui fut le cas !
Chobé, Savuti : que le monde est petit !
Au petit matin, dans la lueur blafarde du soleil levant, nous émergeons de nos abris haut perchés.

Le travail consciencieux d’un phacochère a déjà commencé pour rechercher de quoi satisfaire son appétit. Visite des poubelles déjà mises à sac par les babouins (pourtant là encore protégées), puis visite de notre campement. A quelques centimètres de nous, celui-ci ne semble pas particulièrement gêné par notre présence. En tout cas, c’est un très efficace répulsif contre les babouins.


Nous levons l’ancre pour parcourir les bords de la rivière et déguster un festin de faune en tout genre. On trouve de tout et en quantité.

Un aigle martial trône à côté des vautours.



Croisant une rare voiture, comme la nôtre, une pensée nous traverse l’esprit : Vinnylove, l’aventurier du forum, ne devait-il pas passer dans le coin à peu près à cette même date ? Vu la combinatoire des routes possibles dans la réserve, la chance de le rencontrer est proche de zéro. Nous nous arrêtons quand même, ouvrons la fenêtre et Grisemote essaie sans trop y croire un : Seriez-vous Vinnylove ? Oui, mais qui êtes-vous ? Incroyable ! Nous sortons de nos véhicules pour discuter chaleureusement et là, autre coïncidence, lui et moi portons exactement le même tee-shirt en provenance de Yellowstone. Etonnant n’est-il pas ? Après des échanges tous azimuts de nos aventures, nous repartons vers Savuti, le repère des lions, que Vinnylove et sa compagne n’ont pas vraiment vus en abondance. Les pauvres, pô de chance !

La piste de sable est un délice piégeux dans les premiers secteurs puis, à mesure que nous nous éloignons de la rivière, elle redevient plus tranquille.

« Ah, un détail : évitez le petit raccourci de 16 km vers Savuti, c’est un enfer », avait lancé Vinnylove en partant. « Un homme prévenu en vaut deux », dit le proverbe. Mais rien n’est mentionné pour les femmes. Grisemote en profite pour insister sur la nécessité d’arriver vite au camping. Et puis, 16 km un peu turbulents, franchement, il n’y a pas mort d’homme. Colossale erreur. 16 km de bosses de sable défoncées, cela prend au moins 1 h 30.

Explications : prenez un bel enchaînement de bosses de 16 km d’une fréquence courte (moins longues que la voiture). Mettez-y un 4 x 4 équipé d’une Grisemote déterminée. Roulez à plus de 10 km/h. Résultat : La voiture fait des bonds désordonnés en tangage et en roulis que l’on retrouve … sur un bateau en pleine tempête. L’équipage est balloté jusqu’au plafond, et tout le contenu de la glacière (œufs, yaourt, crème, beurre, etc.) finit par faire une pâte bien homogène. Heureusement, personne n’a eu le mal de mer !

Jetons un voile pudique sur cette scène d’une rare violence pour nous attacher à l’arrivée au camping de Savuti. Bigre, les sanitaires sont protégés par une muraille de 3 à 4 mètres de haut. C’est curieux quand même.

Prenant possession de notre emplacement, notre organisatrice descend fièrement de la voiture pour fouler le sable mou. Un éléphant gigantesque arrive droit sur nous, d’un pas tranquille mais décidé. « Pourvu qu’il nous ait vus », pensèrent ceux qui étaient dans la voiture et sur la trajectoire. « Pourvu qu’il ne m’ait pas vue », pensa celle qui n’y était pas, cachée derrière la carrosserie, un peu pâle. En fait, ce n’était juste qu’une visite de courtoisie entre voisins. Passant sa trompe par le haut de la fenêtre laissée malencontreusement ouverte, la montagne de muscles nous huma avant de continuer son chemin. Sympa, non ?

Savuti : Lion y es-tu ? Où manges-tu ?

Pour nous, Savuti fut une réserve fort agréable pour ses passages de sable techniques, ses éléphants en nombre aux rares points d’eau, ses quelques antilopes et ses paysages d’acacias et d’herbes hautes jaunies par le soleil.
A chaque point d'eau les éléphants ont leurs sentinelles!

Côté lion, ce fut minimaliste. Pas vu même une oreille. Nous finissons par apprendre qu’à cette saison ils sont en vacances à Morémi, là où se trouvent l’eau et les herbivores.


Extrait du carnet de route : « Matin : rien que du menu fretin, les enfants ont conduit le 4 x 4 (que le volant toujours) et passent leurs niveaux. Ils commencent à maîtriser, même dans le sable. Après-midi : le niveau 6 est atteint. Côté animaux, il y a des cornes. Gare au niveau d’essence, car il en faut jusqu’à Maun (1/2 plein). Veillée saucisses sur la braise. Grand feu sous les étoiles. Nous goûtons le plaisir d’être là, à nous réchauffer près des flammes. Les nuits africaines vont nous manquer. C’est notre dernier feu. »

Heureusement le camping emploie des G.O. pour animer les visiteurs.
Au début tout est calme, un calao virevolte gracieusement au-dessus de nous avant d’atterrir près de nos assiettes. « Oh, qu’il est mignon ! » Puis vient un deuxième tout aussi mignon. Au bout de 10 minutes, le vingtième commence à être beaucoup moins mignon et il faut entamer un repli stratégique et se fâcher.



Bien utilisés, ils restent pratiques pour la vaisselle. Mais franchement le résultat n’est pas net avec leurs longs becs. A déconseiller.
Comme la première nuit notre poubelle avait été visitée, la deuxième, nous prenons soin de mettre la caisse en métal remplie dessus par sécurité. En plein sommeil sa chute nous réveille. Un ratel (sorte de gros blaireau teigneux) était à l’œuvre. Pas trop sympa comme bestiole. Avec une peau en gilet pare-balles et des griffes acérées comme celles d’un ours, nous optons pour un partage de nos richesses.

Sans commentaire!!!
Savuti – Maun : c’est facile, c’est tout droit
Dernière journée de piste. Il faut la savourer. Cinq heures sont prévues pour rejoindre Maun. Les deux premières heures sont fantastiques. Au milieu des mopanes aux couleurs d’automne, sur une piste de sable vallonnée, nous taillons la route avec un panache de poussière à nos trousses.
Puis la piste devient large et technique, jusqu’à un passage à gué (un bras de l’Okavango) au milieu de la forêt. Après un test de profondeur, il faut prendre une décision : soit passer avec plus d’un mètre d’eau, soit prendre un autre chemin qui semble aller vers la réserve Morémi, ce qui n’est pas du tout notre route.

Le dilemme ne fut pas long à trancher. Si la voiture cale ou si l’eau entre dans l’habitacle ou touche les systèmes électriques, nous restons sur place avec une ardoise conséquente. Comme la croisée d’une voiture pour glaner des renseignements est rare, nous continuons vers Morémi en espérant qu’il y ait une solution alternative et que nous ayons assez d’essence. Une piste dans la bonne direction, nous en trouvons une. Après une bonne dizaine de kilomètres à galérer dans le sable, griffés par les branches, à éviter pierres et trous, notre piste du diable débouche… sur une zone de pêche. C’est un cul-de-sac. Nous ne sommes pas fiers, car là, vraiment, nous sommes au bout du monde, avec la quasi-certitude que des semaines peuvent passer sans qu’il y ait âme qui vive. De plus, nous avons perdu du temps (plus d’une heure) et consommé de l’essence. Aïe. De retour sur la piste principale, nous sortons de la réserve Chobé et prenons la direction de Morémi. Notre carte sommaire nous indique que de là on peut retomber sur nos pattes. Du coup, pour ouvrir l’appétit, nous passons trop près d’une souche entre deux arbres et crevons le pneu arrière. Et de trois !
C’est toujours aussi beau, mais le cœur n’y est pas complètement.
Ce qui devait arriver arriva, nous débouchons dans le secteur verdoyant de Morémi vers 14 heures (déjà au moins sept heures de route). L’Okavango offre tout ce qu’il faut pour que la station balnéaire animalière se développe. Juste devant nous un groupe d’une bonne cinquantaine d’éléphants traverse la piste, plaçant des gardes, les défenses pointées en direction de la voiture. Comme le défilé des gros, gras, grands et petits gabarits n’en finissait pas, ils ont dû sentir que nous étions un peu pressés pour arriver à destination avant la nuit. Profitant d’une accalmie dans le passage du groupe, les gardes nous ont laissés traverser sous haute surveillance. Ce n’est pas le moment de caler…

Finalement, ce détour non planifié nous permet de renouer une dernière fois avec le safari. Hors du parc, l’endroit est de toute beauté et surpeuplé d’éléphants, hippos, crocos et d’un tas de quadrupèdes pour les nourrir.



C’est pas tout ça, mais le réservoir d’essence se vide et on ne pourra pas dormir ici. Nous reprenons donc le cours de la route dans une direction hypothétique à partir d’une carte minimaliste et d’une boussole. Il faut être honnête, dans ce pays ils ne saoulent pas les visiteurs avec les panneaux. Ce qui donne le tournis quand même quand on voit que la moindre erreur de route coûte des kilomètres pour s’en apercevoir et donc des heures.
Heureusement nous croisons un local hilare qui nous donne la direction d’un geste approximatif. Sûr que ça va nous aider ! Comme nous lui faisons part de notre difficulté à suivre la route, il hausse les épaules et d’un large sourire s’exclame « This is Africa ! » qui est censé résumer la situation. Il a en effet l’art de la synthèse. Nous suivons donc la direction indiquée sur une piste qui semble importante. Mais voilà qu’elle se subdivise en deux, puis en trois, puis elle s’écarte sur 200 mètres de large dans du sable hyper-mou avec plusieurs sorties. L’enfer ! Nous faisons globalement de bons choix avec la boussole et finissons par arriver à la porte nord du parc de Morémi vers 16 heures. Nous engageons une discussion animée avec le gardien pour ne pas payer fort cher juste le transit par le parc à une heure déjà bien avancée (de toute façon le passage est obligé). Cela semble possible mais… Une piste forestière roulante aux couleurs chaudes et loin de toute animation animalière nous amène en trois bons quarts d’heure à la porte sud. Le gardien du temple est un fonctionnaire glacial, imperméable à tout argument sur nos négociations précédentes et de surcroît « gardé » par un homme en arme. Nous allégerons donc notre bourse d’environ 40 € (il nous a fait grâce des deux plus jeunes ) pour cette traversée lapidaire du parc. Une arnaque de plus au Botswana qui décidément s’en fait une spécialité et semble recruter ses fonctionnaires sur un modèle type d’antipathiques distants et bornés (au moins ceux que nous avons rencontrés !). De la piste sableuse et cassante, nous passons à des textures plus fermes et caillouteuses pour finir par notre bon vieux goudron retrouvé définitivement jusqu’à la fin du voyage. Dur, dur.

La nuit déjà bien entamée, nous finirons donc par arriver à Maun, fourbus après plus de douze heures de voiture. Mention spéciale quand même de nuit pour les ânes. Debout sur le frein pour éviter d’en percuter un au beau milieu de la route, le spécimen en question n’a pas bougé un cil. Ce comportement à risques est d’ailleurs assez usuel chez eux. Là, chapeau ou plutôt « bonnet », ces animaux ont vraiment des nerfs d’acier. Résultat : les pare-buffles ramassent du poil d’âne couramment (la partie complémentaire du poil est visible le long des routes le lendemain). Gare aux allergies. En revanche et c’est toujours bon à savoir, les bovins sont généralement d’une discipline qui force l’admiration. Ceux qui sont engagés hâtent le pas et les autres attendent sagement le passage des véhicules.
Le « Crocodile camp » nous servit un repas chaud bien apprécié, avant de tomber dans les bras de Morphée pour notre ultime nuit sous les tentes. Maun Windhoek : la boucle est bouclée
800 km nous séparent de Windhoek. Nous ne traînons pas devant nos fameux « Rusks » du matin (chouette, ce seront les derniers – petits pains durs jugés indispensables par notre nutritionniste improvisée), nous battons notre record de pliage des tentes (moins de quatre minutes chrono, qui dit mieux) et nous enfourchons notre multi-chevaux vapeur pour la dernière ligne droite. Ce n’est rien de le dire. Celui qui a dessiné les plans de la transkalaharienne n’avait à sa disposition qu’une règle pour faire un trait. Pour l’excuser, il faut bien dire qu’à gauche comme à droite de la route, c’est simple : acacias et buissons d’épineux (ce qui ne fait pas une grande différence) sur sol desséché. Sur au moins 700 km, c’est, comment dirais-je : lassant. Cela a laissé le temps à certains de faire des constats de nature à faire progresser la science : au Botswana, les bords de routes sont majoritairement équipés d’autruches alors que ce sont plutôt des phacochères en Namibie …

Heureusement la vitesse limite est de 120 km/h, ce qui nous permettra de rejoindre notre fameux Chaméléon Hotel du début à Windhoek en une bonne dizaine d’heures, encore de nuit.
Epilogue : Le voyage de retour fut une longue rêverie, en avion de nuit, repensant à tous ces moments forts du voyage, les positifs comme les caps qui furent difficiles à passer. Mais peut-on aller en Afrique sans qu’il n’arrive rien ? Là-bas c’est pas l’homme qui va à l’aventure, c’est l’aventure qui vient à l’homme. De retour en France, le syndrome africain a frappé une dernière fois. Sur les tapis roulants de Roissy, aucun de nos 9 bagages ne figurait, ce qui fit dire à notre taxi qui nous ramenait à une destination parisienne : « Vous voyagez léger pour une famille de 5 partie un mois en vadrouille. » L’histoire finira encore très bien avec une livraison à domicile différée. Il me fallut plusieurs semaines aux carrefours pour ne plus hésiter entre la voie de gauche et celle de droite, après 6000 km de conduite avec le volant à droite.
Si j’étais philosophe, je dirais que les années passent, les voyages et les expériences fortes restent. Ce furent des moments extraordinaires, que nous souhaitons à tous parce que là, nous étions au bout du monde, sans filet, sans hélico ni téléphone mobile, parce que chaque jour fut une aventure qui a tiré un peu sur la survie de l’espèce Plançon (et celle de notre compte en banque) et nous a ramenés à l’essentiel au travers de moments simples et pourtant si intenses. Un immense merci à ma tendre et passionnée Grisemote pour tout le travail préalable formidable et indispensable pour que « voyage » s’apparente à « plaisir » et sans laquelle nous n’aurions probablement pas découvert l’univers fascinant de l’Afrique australe.
Et n’oublions pas que le plus beau voyage, c’est celui que nous ferons demain … Gilles Plançon - 14 février 2008, 0 h 34
Itinéraire
1er jour : Arrivée en avion à Windhoek – nuit au Chaméléon 2ème jour : Sessriem par Spreetshoogte Pass (4 X 4) (278 km) (compter cinq heures !) 3ème jour : Sessriem dîner au Sossluveï lodge 4ème jour : Canyon de Sessriem (non fait !) départ pour Naukluft – Nuit au camping (139 km) 5ème jour : Olive Trail – Départ pour Walwis Bay Nuit au Lagoon lodge (312 km) 6ème jour : Balade dans les salines puis crapahutage sur la Dune 7 7ème jour : Cap cross (158 km) – route pour le Spitzkoppe (110 km) (randonnée) 8ème jour : Randonnée puis départ pour Ugab wilderness camp (125 km) (45 minutes ?) 9ème jour : Twyfelfontein – aba huab camp (peintures rupestres + organ pipes) (160 km?) 10ème jour : Sources chaudes de Warmquelle (260 km)– Nuit à Warmquelle 11ème jour : Route pour Purros – nuit à Purros (150 km) (attention quatre heures de route) 2612ème jour : Purros –Orupembé – Opuwo (à faire normalement en deux jours !) 13ème jour : Opuwo camping du Opuwo country lodge 14ème jour : Opuwo – cheetah farm cheetah farm camping 15ème jour : Cheetah farm camping (293 km) (une journée suffit à Cheetah Farm) 16ème jour : Etosha (Okaukuejo) (198 km) 17ème jour : Etosha (Halali) 18ème jour : Etosha (Namutoni) (129 km) 19ème jour : Matinée à Etosha - Roy’s camp (350-400 km ?) 20ème jour : Rundu n’kwazi lodge (200 km) 21ème jour : Popa Falls–bateau sur l’Okavongo Shakawe Fishing Camp (260 km ?) 22ème jour : Réserve de Mahango – nuit au N’Gépi Camp 23ème jour : nuit au camp Kwando (280 km ?) 24ème jour : Chobe Kubulodge – chobe cruise 25ème jour : Direction Chutes Victoria (livingstone en Zambie) Maramba River lodge –(80 km, mais attention passage de ferry !) 26ème jour : Kasane : plein d’essence, de courses et de bois ! Chobe – Ihaha 27 ème jour : Chobe – savuti 28 ème jour : Savuti 29 ème jour : Savuti - Maun 30 ème jour : Maun - Windhoek – nuit au chaméléon (800 km ?) 31 ème jour : départ avion
TOTAL : 6850 kilomètres
Manuel technique du voyageur Namibien ou Botswanais
Nos campings préférés :
Ce sont les plus sauvages ! 1- Purros 2- Ihaha (Chobé) 2- Ugab wilderness camp (ATTENTION, on me signale que un an après il n'est peut-être pas aussi bien qu'il le fut: mais de toutes façons à la base, c'est un camping sommaire, pleine nature!) 3- Warmquelle 4- Shakawé lodge au Botswana
En vrac, quelques petites choses: (en ce qui concerne un voyage en juillet – août) Sacs de couchage Nous avons emmené les nôtres : duvets -5°C + sous-duvets en soie ou polaire + couverture polaire (cependant inutile, le loueur en fournissait). Tout l’ensemble a été très utile car certaines nuits ont été vraiment très froides. A noter que l’on peut replier les tentes avec les duvets à l’intérieur, très pratique ! Matelas Ceux inclus dans les tentes de toit sont très confortables. Fringues La polaire me semble indispensable pour le soir et le matin. L’anorak ne fut pas superflu à certains moments. Il m’est arrivé aussi de mettre des gants le matin. Sinon pour la journée prévoir des shorts et tee–shirts.
A savoir : avec toute la poussière des pistes, nous devenons rapidement très sales, et en camping il n’est pas toujours facile de laver. Toutes les lessives ont été faites à la main, mais cela sèche rapidement. Hygiène Prévoir de la crème pour les lèvres et de la crème hydratante. La sécheresse de l’air peut devenir irritante. Voiture Voiture 4 x 4 off road Nissan Double cab chez Camping car Hire 4450 NAD (dont 3750 de rachat de franchise à la moitié, 300 pour conducteur supplémentaire + 300 pour les différents passages de frontières + 100 siège enfant + assurance pneus-pare-brise : 1650 NAD), 3452, 49 euros en tout.
Nous avons été très satisfaits de la voiture et du loueur ! Assurance pneus/pare-brise Après beaucoup d’hésitations, nous avons décidé de la prendre, nous n’avons pas regretté car à deux reprises les pneus éclatés se sont avérés irréparables (et un pneu de 4 x 4, c’est beaucoup plus cher que l’assurance ! Bon, tout le monde n’éclate pas ses pneus, ça c’est la loterie…) Pourboires celui qui met dans les sacs au supermarché : environ 5 NAD pour garder la voiture : 5 NAD de l’heure pourboires au restau : environ 10 % à la station service : entre 5 et 10 NAD Quelques chiffres Essence 622 € pour 6850 kilomètres (en 4 X 4) Prix du bois : entre 10 NAD et 20 NAD Timbres : 3, 7 NAD Passage frontière pour la Zambie : 147 € ! Entrée parcs Botswana : 160 € pour 3 jours Entrée Chutes Victoria : 26 € + 7 € le soir
En 2007 : 1 pula = environ 0, 123 € (monnaie du Botswana) 1 NAD (ou 1 RAND) = environ 0, 107 € (monnaie de Namibie) 1 kwacha = environ 0, 0002 € (monnaie de Zambie)
Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...en_famille_D1523077/

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Etosha: Balade en eau mineure.
La route pour Etosha est « tristement » goudronnée, mais c’est quand même bien pratique pour arriver assez vite, d’autant que la limitation est à 120km/h. L’arrêt à OUTJO, belle petite ville assez coquette et propre nous permet de faire un gros ravitaillement en victuailles et essence avant l’entrée du parc. En passant les portes de la réserve nous pénétrons dans un nouvel univers à la fois attirant et plus dangereux. Etosha est finalement un vaste lac asséché en hiver (notre saison donc) avec des pourtours de savane plus ou moins arborés et des zones franchement arides. Sur plan, on y trouve de tout : lions, gazelles, zèbres, girafes, éléphants, rhinos, hyènes et j’en passe … C’est très grand et parcouru par quelques pistes seulement pour laisser une large part à Dame Nature. Ici, il est interdit de descendre du véhicule pour des raisons évidentes. Nos grandes questions du moment : serons-nous capable de voir tout ce que nous souhaitons sans guide ? les enfants supporteront-ils les heures de voiture sans descendre se dégourdir les jambes, à traquer le gibier ? That is the question, à laquelle il est facile de répondre : ça dépend ! Il faut avouer qu’il y a des hauts et des bas en safari. L’objectif fixé au départ était simple : une glace offerte par la maison au premier qui voit un « big five » : Lion, buffle (il n’y en a pas à Etosha), rhino, éléphant ou panthère.
Le camping d’Okaukuejo offre d’assez généreux emplacements et est plutôt confortable avec ses sanitaires propres et ses douches chaudes. L’après midi est consacrée à nos premiers exploits de traque d’animaux. Nous consultons le livre à l’entrée du camp où sont consignées les observations « spectaculaires » du jour. De toute façon, le plus simple est d’aller vers un point d’eau, c’est là où nous avons le plus de chance de voir les stars du coin. Ce fut le cas. Là, tout le règne animal s’était donné rendez-vous, bien ordonné par catégories : A tout seigneur tout honneur : quelques lions squattaient les bords de l’eau, se faisant dorer la pilule au soleil.

Cette douce chaleur avait visiblement quelques effets sur le sang bouillonnant d’un des males qui culbuta tendrement sa belle dans des rugissements de plaisir (d’où les fameuses barres chocolatées).

Du coup, de rage, un jeune se lança à la poursuite de quelques zèbres téméraires sans succès. Qui dit lion sur la plage, dit également attente pour boire pour tout le reste de la création. Un groupe de girafes, à distance respectable, prenait un cours de biologie sur les mœurs débridés des lions, au balcon.

- La couche royale fut observée de plus bas par des troupes de zèbres, oryx, gazelles, autruches, plus mélangés et turbulents voir franchement dissipés. Ça piaffait sec dans les rangs et quelques gazelles faisaient semblant de s’intéresser à la scène féline pour s’approcher de l’eau, là aussi sans succès.

Au fond, les moins téméraires de tous et pourtant les plus en sécurité, une bande d’humains voyeurs, faisait crépiter les appareils photo. En une bonne demi-heure, le lion eu le temps de récupérer 2 fois ses forces et de repartir à l’assaut de sa petite sauvageonne (qualificatif adapté à la taille des dents). Quelle santé ! Bref, à part les lions qui s’amusent, tout le monde regarde et attend. Tous, non, le soleil continue sa course inexorablement ce qui provoque le départ des voitures et de leurs équipages, bien entendu, qui doivent rentrer avant la fermeture des portes du camping au coucher de l’astre, laissant le soin à tout ce petit monde de régler ses affaires.

Pour nous ce n’était pas fini. Le camping dispose d’un point d’eau éclairé la nuit. Ce fut l’occasion de voir d’assez près des groupes d’éléphants très organisés venir boire. Pendant les ébats aquatiques de certains, d’autres surveillent, dos à l’eau, pour ne pas être surpris par un prédateur. Quelques rhinos firent leur apparition, essayant de forcer le passage vers l’eau et furent vertement chassés, mais avec prudence, par les pachydermes.

L’idée du point d’eau éclairé qui jouxte le camping est vraiment lumineuse. Avec son animation permanente, le spectacle semble continu. Difficile de s’ennuyer une seconde.

La nuit fût fraiche, signe du retour du froid.
Deuxième jour : réveil à 6h00 et direction Halali. Ça ronchonne fort chez ceux qui pensent qu’à cette heure les animaux ne sont pas levés. Ce fut injuste. Grisemote, l’instigatrice du départ au lever du soleil nous donne le cap pour voir les grappes de multipèdes qui en sont au petit déjeuner. Nous savons tous que plus la matinée avance, plus il fait chaud et moins on en voit. La logique est donc implacable. Pas de bol, ce matin-là, ils devaient tous jeûner. C’était peut être un vendredi, et comme le lac est à sec … A part quelques zèbres (plus d’une centaine quand même), gnous et oryx hirsutes, ce fut le grand calme. Heureusement, pour mettre de l’ambiance, nous avons repris avec les enfants le stage de conduite …


Celui-là, l'a échappé belle!
Le camping de Halali, comme le précédent, est assez confortable bien que les emplacements soient plus serrés. Il est sillonné de jour comme de nuit par des chacals et des mangoustes en bandes organisées pas vraiment farouches et à l’affût de tout ce qui se mange.

Gare aux poubelles au sol ou à la nourriture qui traîne. Passer derrière une haleine de chacal est certes exotique mais n’ouvre pas particulièrement l’appétit. Chez nous, ils ont ouvert la malle fermée, fort apprécié la sauce au roquefort importée de France, goûté des soupes en sachet et le Tang des enfants (bien fait !). Le camp dispose également d’un point d’eau plus éloigné que le précédent mais accessible à pied et éclairé la nuit. Sous un ciel toujours aussi étoilé et maintenant lunaire, tout en papotant avec Victor et Hanneke, nos Hollandais préférés, des rhinos, éléphants en groupes et hyènes sont venus se désaltérer. Il ne manquait qu’un petit apéro pour tangenter la perfection de cette soirée.


Troisième jour : lever à 6h00 et direction Namutoni, dernière étape à Etosha. L’expérience de la veille n’était pas probante, il est toujours bon de recommencer. Bizarrement, nous n’en avons pas vraiment vu plus, si ce n’est des bouquets de girafes majestueuses qui donnent toujours l’impression de danser au ralenti et des zèbres en file indienne qui traversaient des zones désertiques.



Pas grave quand même, car l’endroit est de toute beauté avec le lac asséché blanc aux reflets roses du sel.



Le troisième camping, Namutoni, était encore en construction, avec des sanitaires perfectibles, des douches chaudes et de l’eau non potable (c’est bien la première fois). Le soir se déroule suivant un rite bien installé, avec le montage des tentes en quelques minutes, le feu pour le repas puis la visite du point d’eau éclairé où, paraît-il, il ne se passe pas grand-chose. Eh bien effectivement, il ne se passe pas grand-chose. Des milliers d’oiseaux avaient organisé un concert dans la végétation luxuriante de la place. C’est reposant pour les yeux, moins pour les oreilles !

A la question initiale : serons-nous capable de voir de tout sans guide ? La réponse fut oui, mais heureusement qu’il y avait les points d’eau le soir sans quoi nous n’aurions pas vu beaucoup d’éléphants, pas de hyènes ni de rhinos. Le safari, c’est un peu une loterie dont les chances sont augmentées s’il y a un réseau déployé sur le terrain pour signaler les trophées. Au moins, comme cela, pour nous ce ne fut pas du tout cuit et c’est ce qui rend la chasse plus belle (avec des moments d’égarement quand même). En cas de désespoir, il reste de toute façon la solution qui consiste à suivre les véhicules d’un tour.
Le dernier jour, nous empruntons la route vers le nord en direction de la porte d’Andoni. Au dernier point d’eau dans le parc, les herbivores locaux se sont quand même déplacés en nombre pour nous saluer, mine de rien. C’est quand même sympathique toutes ces bêtes à cornes, joueuses, qui se laissent approcher d’assez près et qui font de gros efforts pour être photogéniques.
Bye Etosha, qui reste pour nous une perle Namibienne à ne pas rater.



En route pour la bande de Caprivi
La route pour Grootfontein, goudronnée, n’a pas d’intérêt particulier. La zone est vallonnée et la végétation est maintenant bien présente partout. Nous faisons une halte à Tsumeb, ville minière riche et très européenne avec ses palmiers et ses pelouses, pour remplir notre porte-monnaie (distributeur de billets) et faire un brin de shopping. Depuis le départ de Windhoek, il faut avouer qu’il n’est pas facile d’acheter des objets d’artisanat ou même de simples cartes postales. A Tsumeb, nous trouvons un atelier d’art et nous craquons pour des bijoux en coquille d’autruche peinte suivant l’art bushman et quelques statuettes d’animaux en bois. Nous ferons l’impasse sur la plus grande météorite du monde pour nous diriger directement vers le Roy’s camp, camping-lodge confortable avec un bar et une partie resto. L’endroit est fort agréable sans qu’il y ait des tonnes de choses à faire si ce n’est parcourir un des sentiers de randonnée au départ du camping sans grand intérêt, hormis quelques écureuils et oiseaux.


Nous y rencontrons à nouveau Victor et Hanneke, nos Hollandais inséparables et nous entamons avec eux un France – Hollande au foot qui verra une fois de plus une victoire française (pourtant, nous ne sommes pas plus spécialistes que cela…). Au retour des douches nous avons le plaisir d’avoir un camping-car installé au pied de nos tentes alors qu’il y a de larges emplacements vides partout. Qu’ils sont taquins ces Anglais. Ceux-là avaient visiblement besoin de compagnie ou bien peur des bêtes sauvages. Une grande amitié aurait pu naître entre nous si nous avions su placer l’accent tonique comme il faut sur notre « Hello ». Du coup, ils ne nous ont jamais répondu ni adressé la parole. Nul n’est parfait… Après un dîner au lodge, nous finissons la soirée à goûter un petit vin d’Afrique du Sud près du feu en compagnie de nos amis hollandais qui rentraient le lendemain en Europe. Ils nous manqueront sur la suite du voyage… (je les salue au passage s’ils lisent ces lignes).
La nuit fraîche n’a pas émoussé notre appétit de découverte, nous repartons vers Rundu et le N’Kwazi Lodge. La route fut en deux parties très contrastées : au sud, dans les territoires des riches propriétaires terriens blancs, longue comme la veille et monotone. au nord, après le passage de la barrière sanitaire, colorée (nous entrons dans la partie noire) et très animée. De petits villages de type « Kirikou » (pour reprendre une expression de MLefevre) bordent le bitume. L’activité est intense. Nous sommes vraiment transportés dans un autre univers. Femmes et enfants essentiellement marchent et portent principalement de l’eau et du bois. En dehors des images d’Épinal que cela représente, voir tous ces gens faire des kilomètres avec des bidons de 10 ou 20 litres sur la tête ou à bout de bras ne laisse pas indifférent.
Sur le bord de la route ont trouve des fagots pour 2 N$, des statuettes en bois d’animaux, des poteries, etc. Chaque zone a sa spécialité : après un secteur d’éléphants, nous trouvons un groupe de vendeurs de poteries en forme de pintades, puis des « maquettes » de voitures et d’hélicos en bois, etc.
Bien sûr, nous faisons des haltes qui soulageront notre porte-monnaie et rempliront le coffre. De façon générale, les objets en bois et les masques sont un peu « brut de pomme », mais le prix est aussi léger que la finition. Rundu est une ville très active, assez confuse, avec des rues en terre battue (alors que la route pour venir est en bitume). On y sent une certaine tension, notamment au supermarché (bien achalandé) lors de la sortie du caddie. On a déjà donné et nous restons très vigilants. Comme dans les autres villes, au niveau du tapis roulant des caisses, des personnes nous aident à remplir les sacs et à les porter jusqu’à la voiture contre un pourboire (entre 5 et 10N$ semble être la bonne mesure). Cela aide bien ! Rundu surplombe la rivière Okavango. Enfin de l’eau ! Derrière, c’est l’Angola. Nous ne traînons pas à Rundu et nous rejoignons le N’Kwazi Lodge, bel endroit très vert et ombragé, au bord d’un bras de rivière aux rives envahies de Papyrus. La partie lodge est construite en bois à base de gros bambous. Le tout respire l’exotisme à temps plein. Alors que d’habitude ce sont des Blancs qui tiennent l’accueil dans les lodges (et souvent des Européens), ici, un groupe de 3 jeunes Namibiens plein d’humour et de bonne humeur gèrent l’ensemble. Comme la veille, il n’est pas très facile de s’éloigner du camping pour des balades. Nous mangeons le soir au restau du lodge, autour d’un grand brasier qui fait oublier le froid qui nous mord dès que le soleil est couché. Bonne table dans une ambiance chaleureuse, suivie de danses locales au son du Tam Tam autour du feu.

La bande de Caprivi et l’Okavango
Shakawé : le camping aux crocos Les kilomètres défilent et se ressemblent sur le bitume de la route principale de la bande de Caprivi. Les villages succèdent aux villages au milieu des arbres. Troupeaux, porteurs d’eau et de multiples objets défilent sous nos yeux d’un pas lent et régulier sur cette artère vitale. Nous croisons peu de véhicules et de vélos.
Après plus de 200 km nous entrons dans le parking verdoyant des Popa Falls.
L’eau et la chaleur font bon ménage et le parc est un sanctuaire de plantes gigantesques. Côté « Falls », disons que ce doit être la perception d’un lilliputien car, bien que le cours d’eau soit puissant, la dénivellation reste assez modeste. Certainement à ne pas manquer lors des pluies. Les enfants en profitent pour se baigner sur la petite « plage » du coin. Si on passe devant, l’arrêt vaut le coup, mais cela vaut-il le détour (coût 70 N$) ?
Nous rejoignons ensuite la frontière pour rentrer au Botswana en direction du Shakawé Lodge sur les berges de l’Okavango. Rien que les noms font rêver ! Paperasses habituelles et petites taxes entre amis sont de rigueur (80 N$ pour la voiture à l’entrée au Botswana – à ne régler qu’à la première entrée au Botswana).
Si le paysage reste le même, en revanche la ville de Shakawé semble plus riche que ce que nous avons quitté dans la bande de Caprivi. Il y a davantage de voitures et les constructions sont franchement plus cossues. Paradoxe quand même, nous retirons des Pulas au distributeur de la Brinks, dans une sorte de baraquement précaire au milieu d’une zone en terre battue. Comme en Namibie, la Visa fonctionne et pas la Mastercard (elle fonctionne dans certains cas quand même mais ce n’est pas une valeur sûre).
Le lodge est assez difficile d’accès mais oh combien paradisiaque, situé au milieu d’arbres d’une taille respectable juste à côté de l’Okavango. Alors que nous nous installions sur un superbe emplacement au milieu des grands arbres, un petit panneau finit par attirer notre attention. « Maman, qu’est ce que cela veut dire – Be careful here with Crocodiles ? - Ça veut dire que le mieux est de décamper mon enfant ! »
Le suivant fut de tout repos à quelques mètres d’une vue dégagée sur l’eau en contrebas. Nous saurons plus tard qu’à l’endroit précédent une femme fut dévorée quelques années auparavant par un croco – les erreurs se payent cash ! En deuxième partie d’après-midi, nous partons en barque motorisée avec le guide du camping, une ravissante femme aux allures d’aventurière type « Out of Africa ». Elle connaît visiblement le coin comme sa poche et sait nous dénicher dans ce fatras de papyrus qui recouvrent les berges, des oiseaux, crocos et autres bestiaux. Normal pour l’Okavango.


Martin pêcheur malachite
Guêpiers à front blancDes sauriens de toute taille se font bronzer au soleil la bouche ouverte. On les croit dormeurs et d’un coup ils réagissent au quart de tour. On ne goûtera donc pas les joies de la baignade, même si l’eau est plutôt claire et pas trop froide. Un aigle pêcheur tentera également de nous épater par un plongeon sur un poisson. Le moment est très agréable au milieu de l’eau entourée d’une végétation luxuriante. D’après notre guide, la saison n’est pas la plus propice pour voir les oiseaux car le niveau de l’eau est bas et les hippos ne sont pas là !

Soirée poulet au feu de bois sous la lune, au chant des milliers de grenouilles qui peuplent discrètement les berges et qui fêtent le retour de la fraîcheur. La nuit fut d’ailleurs glaciale !
La réserve de Mahango : petite mais costaud
Le réveil au son du pépiement de l’eau et des oiseaux est du plus bel effet. Ils sont bien faits ces campings. En avant pour la réserve de Mahango, de retour en Namibie. C’est une petite réserve, mais vraiment elle vaut le coup. Dès l’entrée, quelques hypotragues noirs nous accueillent.

Nous prenons la première piste que nous trouvons et nous nous enfonçons, tel Daktari, dans la savane. La piste est bordée d’acacias agrippeurs et de grands arbres. Heureusement que nous n’avons pas rencontré de voiture car le croisement paraissait impossible. En fait, ce fut pire ! Les seuls animaux qui se dévouèrent pour se montrer ce matin-là furent une famille d’autruches. Un père tout de noir vêtu et une mère au corsage gris promenait d’un pas lancinant leur portée de 12 petits. Que c’est attendrissant.

Bon maintenant on y va. Comme chacun sait, les autruches ne manquent ni de muscles ni de plumes, mais de cervelle. M’enfin, mais qui a bien pu concevoir des animaux idiots comme ceux-là ?! Il est vrai que le cahier des charges est compliqué à la base : avec un cerveau plus lourd, le tout aurait certainement basculé vers l’avant. Toujours est-il que plus nous avançons pour pouvoir passer, plus la famille avance tout en restant strictement sur la piste. Tant est si bien qu’au bout d’un moment les oisillons s’épuisent et certains tombent. Les parents ne savent plus quoi faire : avancer ou reculer. Mais ils resteront obstinément sur le passage. Deux solutions s’offraient à nous. Faire du steak d’autruche (délicieux d’ailleurs) ou faire demi-tour en parvenant à trouver une largeur suffisante sur la piste. Après une longue marche arrière (en passant au-dessus d’un petit tombé que nous n’avions pas vu), un retournement périlleux et un retour de plus d’ 1 heure, nous rejoignons la piste principale. Mais si, on les aime quand même ces *$&# d’autruches …

Cette fois nous prenons un plan et visitons le reste de la réserve qui vaut le détour : éléphants prenant leur bain baobabs entourés de termitières sable profond à gogo. Tout ce qu’il faut pour ne pas s’ennuyer. Pour terminer, nous prenons une piste enchanteresse où nous sommes à nouveau bloqués par les gardes d’un groupe d’éléphants à un point d’eau. Ils nous feront comprendre que pour continuer il faudrait leur passer sur le corps. Il paraît que c’est moins tendre que l’autruche le steak d’éléphant, et puis, de toute façon, faut qu’on y aille !

Une spéciale du Camel Trophy aurait très bien pu passer par la piste du N’GépiCamp, notre camping pour la nuit. Il est accueillant une fois dedans, mais pour y arriver, il faut passer des ornières profondes, des grandes zones de sable mollasson et un pont de bois chancelant. Très verdoyant, il est confortable avec ses petits emplacements de pelouse.

Le camp Kwando
Après une bonne douche froide vivifiante, les 230 kilomètres pour atteindre le Kwando Lodge furent assez monotones. Du bitume en trace directe, des villages de huttes rondes au milieu des arbres. La piste pour atteindre le camping est cassante et assez pénible, une fois n’est pas coutume. La population dans cette zone semble moins amicale que ce que nous avons connu avant, avec parfois des gestes un peu hostiles d’enfants, sans vraiment être inquiétants.

Le Kwando Lodge est un très bel endroit près d’un bras de rivière toujours bordé de papyrus. La sérénité se dégage du lieu et le farniente à la terrasse qui surplombe la rivière est un réel plaisir. Grisemote nous a concocté un programme pour l’après-midi, dont elle a le secret : visite d’un village traditionnel.

Entouré d’une palissade de bois pour se protéger des bestioles de tous types et de tous poils, notamment des éléphants, le petit village « témoin » est formé de divers ateliers pour montrer aux touristes quelques caractéristiques d’un « vrai » village local. Très familial tout cela. Notre guide se met au tam tam, son frère s’occupe du soufflet pour travailler le bois puis devient sorcier, sa sœur, sa fille sa belle-sœur dansent et s’occupent successivement des différents ateliers... le tout se termine par l’incontournable visite des étals de leurs production « fait main ». C’est très convenu et ressemble à un sympathique piège à touristes, mais nous nous y retrouvons quand même car le tout est plutôt agréable, sans être transcendantal. Nous ramenons quelques objets d’artisanat dont un hippocola, sorte d’appeau qui permet d’imiter le « chant de l’Hippo », pour l’attirer et plus si affinité.

Grisemote, accompagnée de Remona (une secrétaire du lodge avec laquelle elle avait communiqué par internet et qui s’occupe d’œuvres sociales), nous abandonne pour porter dans une école le reste des fournitures scolaires embarquées au travers du projet de son école. Là-bas, ce n’est pas du luxe. Remona lui expliquera que la région est très pauvre, la concentration d’habitants est la plus importante du pays (tous les villages se sont regroupés le long des rivières), le taux de chômage y est fort élevé et l’Etat aide les habitants du coin avec des subventions pour éviter au maximum les problèmes…
Les enfants puisent de l'eau devant l'école 
Soirée échecs près de l’eau et Night Soccer avec les enfants avant notre habituelle flambée du soir. C’est notre dernier jour dans la bande de Caprivi et le lendemain nous quitterons la Namibie pour ne la retrouver qu’à la fin du parcours pour reprendre l’avion. La rivière Chobé: bouillon de culture animalier
Pendant que les marmottes habituelles dorment (dont je fais partie) dans le nid douillet des tentes, dès les premières lueurs de l’aube les plus courageux bravent le froid pour admirer les brumes matinales qui flottent juste au-dessus de l’eau et enveloppent les papyrus. Il faut admettre que sur photo, ensuite, ce n’est pas le même frisson. L’emplacement est vraiment de toute beauté.

En route, pour le Kubulodge, près de Kasane, au Botswana. Le passage frontière est toujours un moment de tension où même si tout est en règle, on reste sur nos gardes et on se demande à quelle nouvelle taxe nous allons être mangés. Les enfants ont instruction de ne rien dire. On ne sait jamais… Mais rien, nous devons juste faire passer la voiture dans une large flaque d’eau assaisonnée d’un produit bactéricide et poser nos semelles de chaussure sur un tapis imbibé du même produit. Le poste frontière est entouré de baobabs et surplombe la rivière Chobé verdoyante et grouillante de vie. Cela promet !



Kasane est une belle ville, riche, remplie de lodges de luxe pour touristes friqués. Nous confirmons notre réservation dans l’un d’eux pour la « Chobé cruise » : visite en bateaux de la rivière. Petite curiosité locale qui ne semblait étonner personne là-bas : en pleine route, près de l’entrée de la ville, nous croisons un groupe d’éléphants traversant clopin-clopant, stoppant la circulation pour quelques minutes. La routine quoi.

Sur le parking du supermarchéA l’embarquement, deux types de bateaux attendaient sagement la foule sans cesse grandissante des explorateurs de tous horizons venus pour le grand frisson du Chobé : de frêles esquifs motorisés au ras de l’eau et un gros bateau super-lourd au pont assez large pour installer des chaises et un bar afin de redonner du courage à ceux dont le moral serait chancelant. Chapeaux, chemises de safari et autres shorts multi-poches ou pantalons taillés pour les épreuves africaines par de grands couturiers sont de mise. Pas de doute, nous ne sommes plus en Namibie, mais dans de luxueux lodges du Botswana. Petit couac : avec nos billets, on nous indique que pour nous c’est sur le « paquebot » que se fera le voyage. Grisemote fait grise mine, très déçue de ne pas être au niveau de l’eau. Comme prévu, c’est au pas que cette grosse coque avance, mais finalement, cela n’a pas grande importance car la vie est partout et la vitesse ne change pas grand-chose à l’affaire. En revanche, la hauteur du pont et la taille du bateau permettent de s’approcher très près de la faune (même des plus coriaces) et de se déplacer pour être aux premières loges sur le bon bord :
éléphants à tribord prenant leur bain,
crocos de plusieurs mètres à bâbord la mâchoire coincée ouverte – pauvres vieux


- hippos calins et placides en pleine sieste les uns sur les autres,


buffles, nos premiers, paisiblement en train de tailler l’herbe grasse.


Bref, dans ce jardin d’Eden tout serait presque parfait si les hippos n’étaient pas du genre farceur. Dès qu’un bateau approche suffisamment près, ils bondissent avec célérité pour s’abattre dessus et tenter de le faire couler.


Ils sont certainement en contrat avec les crocos qui finalement ne dorment que d’un œil. La loi de la rivière vaut bien celle de la jungle ! Finalement, notre gros tank n’est pas si mal, car là, avec une coquille de noix c’est franchement dangereux ! A noter que lors de cette balade, nous repassons en Namibie et au ras des moustaches de l’Angola. La rivière est à la croisée de ces trois pays.

Alors que le soleil nous offre un départ en flamme, la pleine lune illumine le ciel au moment où nous mettons pied à terre.

Ce fut un grand moment de photographie et d’observation de toute cette vie, quasi impossible autrement que vue de l’eau. A ne rater sous aucun prétexte ! Nous rejoignons le Kubulodge à 16 km de Kasane, célèbre dans nos esprits pour ses emplacements de camping minimaux et globalement moches, mais entourés de grands eucalyptus nourris par la rivière pas loin. Gare, aux moustiques !

Comme l’Angola est à quelques coups de rame, le camping est sous bonne garde avec un groupe d’hommes chargés de veiller à la sécurité des campeurs.
Les Chutes Victoria : un bijou au clair de lune
En route pour les « Falls », site mythique et que nous attendons avec une certaine impatience. Nous avons choisi de ne pas les voir au Zimbabwe, ce pays naguère riche et maintenant ruiné par les soins de son brillant dictateur. Sur la carte, c’est simple, nous devons entrer en Zambie puis arriver à la ville de Livingstone près de laquelle se trouvent les fameuses chutes. A midi, nous mangerons nos sandwichs au milieu de ce grand brumisateur naturel prévoyons-nous. Go ! La frontière Botswanaise est une formalité. Juste derrière, surprise : nous arrivons sur des files de camions qui attendent dans tous les sens. Mais attendre quoi ? Un homme nous fait signe avec assurance de doubler la file, ce que nous exécutons avec plaisir. En tête de peloton, un vieux bac chargé de 2 ou 3 camions et quelques voitures n’attend plus qu’un véhicule pour partir : le nôtre. Nous embarquons immédiatement, sans bien comprendre ce qui nous arrive et sans savoir si nous sommes vraiment sur le bon chemin ! Des jeunes nous prennent en main lors de la traversée pour nous aider, disent-ils, à passer la frontière : m’enfin, c’est si compliqué que cela ? Prudence ! Ce n’est certainement parce que nous avons de bonnes têtes qu’ils veulent nous aider, d’ailleurs certains d’entre nous n’étaient pas coiffés !

Le passage d’une rive à l’autre du Zambèze ne prend que quelques minutes et nous débarquons dans un espace bondé de voitures et de camions enchevêtrés en phase d’attente du passage de la frontière zambienne. Dans quelle galère sommes-nous tombés. Nos jeunes nous expliquent qu’il faut nous présenter à un grand baraquement pour les formalités. Nous pensons déceler qu’ils cherchent à convertir des kwachas, la monnaie locale, en dollars. Restons zen, qui vivra verra. Le premier atelier du poste-frontière est une mise en jambe. Nous réglons les visas : 25 US $, par adulte uniquement. Le gouvernement zambien a tellement confiance en sa monnaie qu’il ne la prend pas en référence. Ça promet ! On nous indique qu’il faut continuer la file d’attente pour une taxe sur la voiture : la taxe carbone. Si, si. La Zambie est très respectueuse de l’environnement visiblement. Bon, admettons. Après trois quarts d’heure nous arrivons enfin au guichet (passage de 4 à 5 personnes devant nous). C’est vrai que ça a l’air compliqué comme formalité. Là, un douanier très propre sur lui est en train de téléphoner à sa femme ou une copine. Son air jovial et son regard « ailleurs » nous réjouissent le cœur. Pendant ce temps-là, tout le monde attend sagement. Il nous tend, après un bon quart d’heure au guichet, un formulaire, dans un excès de conscience professionnelle. 3 minutes suffisent à le remplir et 10 minutes pour le rendre à ce charmant douanier qui nous lance sèchement : 150 000 kwachas. Bigre, mais cela fait combien en $ ? En interrogeant nos voisins, nous comprenons que le tout fait globalement 40 $. On devient vite millionnaire en Zambie. Bien sûr, nous ne les avons pas. Nous n’avons que des dollars, monnaie que, bien sûr, ils n’acceptent pas. Grrrr ! C’est là qu’interviennent nos jeunes qui nous changent l’argent !!! Pour payer, il faut se présenter à un autre guichet. Restons calme. Muni de mes 150 000 kwachas, il faudra une bonne heure pour régler ma note (heureusement les files d’attente sont animées). Le caissier est d’une lenteur hypnotique. A se demander s’il ne va pas s’endormir entre deux pas. Il me tend un papier qu’il faut remettre à mon douanier au téléphone comme preuve du paiement, ce qui prendra encore une bonne demi-heure. 3 heures, c’est pas mal pour un tampon. Cette fois ci, c’est parti ! De retour à la voiture, nos jeunes nous indiquent que l’atelier numéro 3 est maintenant ouvert : l’assurance obligatoire au tiers. Quoi ? C’est quoi cette nouvelle plaisanterie ? 250 000 kwachas !!. Renseignements pris, l’assurance est bien obligatoire, mais 250 000 kwachas c’est pour 3 mois. Vu que nous ne restons que 2 jours et que le minimum est d’un mois, nous réglons 150 000 kwachas. Aller, les meilleures choses ont une fin… C’est à l’atelier 4 je crois que je me suis énervé. Lorsque nos jeunes nous en tendu la note pour le bac : 20 $. Epuisés, nous avons payé et enfin passé le garde de sortie de ce racket institutionnel cauchemardesque.
Livingstone est une ville touristique assez agréable, du moins pour le peu que l’on en a vu. Les faubourgs sont aménagés avec de grands et beaux hôtels afin d’exploiter au mieux la richesse du coin : les chutes. En franchissant le portail du site, juste à côté de la frontière du Zimbabwe, on commence à entrevoir l’ampleur de la situation. Un grondement sourd s’élève et guide nos pas. La moiteur de l’air témoigne de la violence de ce qui va suivre. Plusieurs chemins sont proposés pour voir les chutes sous différents angles : vue d’ensemble et d’assez loin, vue proche de la falaise et un chemin qui descend dans une forêt dense pour se rapprocher de l’eau (où nous n’irons pas jusqu’au bout). Après une vue saisissante de la partie zambienne, qui ne représente a priori qu’un quart des chutes et déjà cela impressionne fortement, nous sommes impatients et joyeux de les voir de près.

S’approchant des barrières, le fracas de l’eau est infernal et génère des embruns qui remontent du gouffre dans une proportion telle que nous sommes tout simplement sous la pluie et enveloppés dans une sorte de brouillard au gré du vent. Quel spectacle ! Ça décoiffe vraiment. On ne se lasse pas de voir ces milliards de gouttes d’eau se précipiter chaque seconde avec fureur dans cette grosse marmite froide. Un après-midi n’est donc pas de trop pour savourer ce joyau naturel. Inutile de dire que sans imperméable c’est la douche froide (on avait oublié les K-ways !).

Cela dit, la chaleur environnante permet de sécher rapidement. Le passage sous les arbres donne également un moyen de progresser à quelques dizaines de mètres le long de la falaise presque au sec.



A la sortie du site, un petit coup d’œil aux étals au sol des nombreux vendeurs d’artisanat se traduira très vite par une immersion des troupes, pataugeant entre français et anglais, pour marchander ce que nulle part ailleurs nous n’avions trouvé : de belles sculptures d’animaux en bois ou en métal, de masques, tam tam, bijoux et autres bibelots… Un de nos petits marchands connaissait bien la ville de Lyon et notamment tous les joueurs de l’équipe de foot, même les remplaçants (C’est aussi là que l’on se rend compte que spontanément la France, c’est Zidane !). Trois nuits par mois, les Falls sont ouvertes pour la pleine lune. Bingo ! Nous avons tiré le gros lot. Pourquoi me direz-vous revenir de nuit pour voir la même chose que de jour mais dans le noir ? Eh bien tout simplement parce que la pleine lune éclaire de sa lumière si spéciale le site et qu’aux premières heures de lever de lune, on peut y admirer un arc-en-ciel lunaire. Le spectacle de nuit est donc tout aussi splendide et surprenant que de jour, la chaleur en moins. A ne pas rater si l’on a cette chance.


Si c’était à refaire ? Même avec la galère de la douane et son allègement du porte-monnaie, nous le referions (enfin, c’est mon avis et il n’est pas partagé par tous !).
Chobé : la caverne d’Ali Baba de la faune africaine
Grasse mat jusqu’à 7 heures. Après les quelques achats d’art local complémentaires de la veille (il faut dire que tout est très attractif ici) nous repartons vers le poste-frontière botswanais. Dans ce sens, à part le bac, il n’y a plus rien à payer, donc c’est beaucoup plus simple. A noter une conception fantaisiste des additions au guichet du bac qui demande soit 150 000 kwachas (= 40 $) soit 20 $. Il suffit de changer de l’argent au bureau de change pour résoudre le problème. Bien tenté ! Tout semblait trop simple et cette fois, c’est un douanier botswanais qui fait du zèle. Il nous demande de poser TOUTES nos chaussures sur le tapis magique bactéricide. Pour des raisons sanitaires, tout cela peut se comprendre, sauf que pendant que nous nous exécutions, voitures et cars passaient la frontière tranquillement.

Comme il tenait de futurs coupables, il nous demande d’inspecter notre coffre à la recherche de viande dont l’import est interdit : bonne pioche, le réfrigérateur en contenait (achetée au Botswana). Comble de malchance, le djembé de Lucas durement marchandé aux Falls était visible et notre fonctionnaire trouve enfin là une bonne cible pour justifier sa périlleuse intervention : la sentence tombe comme un couperet. Il demande à un de ses assistants d’arracher puis de brûler la peau sur-le-champ. L’exécution eut lieu sous les yeux mouillés de notre explorateur en herbe. Dur dur. Du coup, il nous a laissé la viande qui aurait dû subir le même châtiment. Trop aimable.
Les dents serrées devant le « bon droit » de ce …, ce brave et sympathique douanier, nous retournons à Kasane nous ravitailler avant le grand saut dans le fameux parc de Chobé. Un petit crochet de 40 km de détour pour une bifurcation ratée par-ci, un plein d’essence pour lequel il a fallu faire plusieurs stations par manque d’approvisionnement par–là, quelques courses essentielles pour survivre pendant 3 à 4 jours (à l’intérieur de la réserve il n’existe aucune possibilité d’acheter quoi que ce soit) et nous arrivons devant les portes du paradis … à 16h00 alors que c’était prévu à midi.
Bien sur, nous payons l’entrée du parc, fort chère, pour la journée complète (le demi-tarif n’existe pas). Nous en profitons pour essayer de nous faire rembourser le camping (réservation obligatoire des mois au préalable si l’on veut passer la nuit à l’intérieur du parc), prélevé 2 fois par les gérants, ceux-ci ayant été totalement injoignables de l’extérieur ni par mail, ni par fax, ni par courrier, ni par signaux de fumée. Evidemment, ils n’ont aucune trace du dossier. Il faut pour cela envoyer un courrier ou un mail !
Bref, ambiance de fête ! Après donc cette partie administrative et logistique obscure, nous entrons dans un des temples du safari africain : la piste de sable souvent assez profond, au milieu des arbres, est un régal plus on approche de la rivière Chobé (celle-là même que nous avions parcouru en bateau 2 jours auparavant) plus la faune est dense. Pas de filet ici pour les imprudents : la zone regorge de crocos, hippos, éléphants, panthères, lions et tout ce qu’il faut ensuite pour finir le festin : chacals, vautours et autres prédateurs aux dents pas toujours plus courtes et à l’appétit tout aussi féroce. Cela dit, pour ne pas être goûtés par les uns et les autres, il suffit de rester sagement assis dans son véhicule et de ne pas agacer les seigneurs éléphants.



Pour ce qui est des animaux rares, plus sûr qu’un appeau, il suffit de repérer un troupeau de 4 x 4. C’est ainsi que nous avons pu admirer notre première panthère, sur un arbre perchée, tenant dans sa gueule une gazelle.


L’arrivée presque de nuit au camping fut saluée par tous par un soupir de soulagement. Passer la nuit au milieu de tout ce petit monde est forcément une expérience enrichissante mais non sans risque.
Camping de Ihaha Il est bien connu que les campings protègent la zone habitée. Tous ? Non, un camping, celui-ci, résiste visiblement encore et toujours à tout aménagement (sauf un bâtiment loin de tout avec des douches). Ici, point d’accueil, les gardiens ne sont pas fous, ni de barrière. On cherche seul son emplacement et on se débrouille. Notre emplacement justement était situé face à la rivière, près des arbres, donc très exactement au milieu de la joyeuse bande d’estomacs creux qui animent la région. Plus de 100 mètres pour prendre nos aises, cela devrait suffire. Notre arrivée fut saluée par les cris stridents d’une tribu hostile d’une bonne trentaine de babouins qui n’avaient visiblement pas été informés que la place était louée.

Pour parlementer, nous avions envisagé de donner une offrande : le plus petit d’entre nous. Mais finalement, c’est un bon chercheur de bois et nous l’avons reconduit dans ses fonctions. Armés de gros gourdins de bois, nous avons fait valoir notre droit d’expropriation pour la nuit. Tels des Cromagnons, pendant que les uns préparaient le dîner et les tentes, les autres gardaient le camp. Heureusement, avec la tombée de la nuit, les babouins ne s’attardent pas et rentrent au milieu des arbres (au-dessus de nos têtes) : craindraient-ils d’autres animaux nocturnes ? Rechercher du bois pour le feu sans s’éloigner fut une épreuve et notre flambée ce soir-là eut une saveur toute particulière : en plus de nous réchauffer et de cuire le repas, elle était censée nous protéger de ceux qui n’avaient pas reçu d’invitation. Nuit noire, profonde, balayée par un vent chaud, animée par des cris exotiques puis éclairée par une belle lune ronde et rousse… Que demander de plus ?

Le retour aux sources procure un plaisir immense, tant que tout se passe bien, ce qui fut le cas !
Chobé, Savuti : que le monde est petit !
Au petit matin, dans la lueur blafarde du soleil levant, nous émergeons de nos abris haut perchés.

Le travail consciencieux d’un phacochère a déjà commencé pour rechercher de quoi satisfaire son appétit. Visite des poubelles déjà mises à sac par les babouins (pourtant là encore protégées), puis visite de notre campement. A quelques centimètres de nous, celui-ci ne semble pas particulièrement gêné par notre présence. En tout cas, c’est un très efficace répulsif contre les babouins.


Nous levons l’ancre pour parcourir les bords de la rivière et déguster un festin de faune en tout genre. On trouve de tout et en quantité.

Un aigle martial trône à côté des vautours.


Croisant une rare voiture, comme la nôtre, une pensée nous traverse l’esprit : Vinnylove, l’aventurier du forum, ne devait-il pas passer dans le coin à peu près à cette même date ? Vu la combinatoire des routes possibles dans la réserve, la chance de le rencontrer est proche de zéro. Nous nous arrêtons quand même, ouvrons la fenêtre et Grisemote essaie sans trop y croire un : Seriez-vous Vinnylove ? Oui, mais qui êtes-vous ? Incroyable ! Nous sortons de nos véhicules pour discuter chaleureusement et là, autre coïncidence, lui et moi portons exactement le même tee-shirt en provenance de Yellowstone. Etonnant n’est-il pas ? Après des échanges tous azimuts de nos aventures, nous repartons vers Savuti, le repère des lions, que Vinnylove et sa compagne n’ont pas vraiment vus en abondance. Les pauvres, pô de chance !

La piste de sable est un délice piégeux dans les premiers secteurs puis, à mesure que nous nous éloignons de la rivière, elle redevient plus tranquille.

« Ah, un détail : évitez le petit raccourci de 16 km vers Savuti, c’est un enfer », avait lancé Vinnylove en partant. « Un homme prévenu en vaut deux », dit le proverbe. Mais rien n’est mentionné pour les femmes. Grisemote en profite pour insister sur la nécessité d’arriver vite au camping. Et puis, 16 km un peu turbulents, franchement, il n’y a pas mort d’homme. Colossale erreur. 16 km de bosses de sable défoncées, cela prend au moins 1 h 30.

Explications : prenez un bel enchaînement de bosses de 16 km d’une fréquence courte (moins longues que la voiture). Mettez-y un 4 x 4 équipé d’une Grisemote déterminée. Roulez à plus de 10 km/h. Résultat : La voiture fait des bonds désordonnés en tangage et en roulis que l’on retrouve … sur un bateau en pleine tempête. L’équipage est balloté jusqu’au plafond, et tout le contenu de la glacière (œufs, yaourt, crème, beurre, etc.) finit par faire une pâte bien homogène. Heureusement, personne n’a eu le mal de mer !

Jetons un voile pudique sur cette scène d’une rare violence pour nous attacher à l’arrivée au camping de Savuti. Bigre, les sanitaires sont protégés par une muraille de 3 à 4 mètres de haut. C’est curieux quand même.

Prenant possession de notre emplacement, notre organisatrice descend fièrement de la voiture pour fouler le sable mou. Un éléphant gigantesque arrive droit sur nous, d’un pas tranquille mais décidé. « Pourvu qu’il nous ait vus », pensèrent ceux qui étaient dans la voiture et sur la trajectoire. « Pourvu qu’il ne m’ait pas vue », pensa celle qui n’y était pas, cachée derrière la carrosserie, un peu pâle. En fait, ce n’était juste qu’une visite de courtoisie entre voisins. Passant sa trompe par le haut de la fenêtre laissée malencontreusement ouverte, la montagne de muscles nous huma avant de continuer son chemin. Sympa, non ?

Savuti : Lion y es-tu ? Où manges-tu ?

Pour nous, Savuti fut une réserve fort agréable pour ses passages de sable techniques, ses éléphants en nombre aux rares points d’eau, ses quelques antilopes et ses paysages d’acacias et d’herbes hautes jaunies par le soleil.
A chaque point d'eau les éléphants ont leurs sentinelles!
Côté lion, ce fut minimaliste. Pas vu même une oreille. Nous finissons par apprendre qu’à cette saison ils sont en vacances à Morémi, là où se trouvent l’eau et les herbivores.


Extrait du carnet de route : « Matin : rien que du menu fretin, les enfants ont conduit le 4 x 4 (que le volant toujours) et passent leurs niveaux. Ils commencent à maîtriser, même dans le sable. Après-midi : le niveau 6 est atteint. Côté animaux, il y a des cornes. Gare au niveau d’essence, car il en faut jusqu’à Maun (1/2 plein). Veillée saucisses sur la braise. Grand feu sous les étoiles. Nous goûtons le plaisir d’être là, à nous réchauffer près des flammes. Les nuits africaines vont nous manquer. C’est notre dernier feu. »

Heureusement le camping emploie des G.O. pour animer les visiteurs.
Au début tout est calme, un calao virevolte gracieusement au-dessus de nous avant d’atterrir près de nos assiettes. « Oh, qu’il est mignon ! » Puis vient un deuxième tout aussi mignon. Au bout de 10 minutes, le vingtième commence à être beaucoup moins mignon et il faut entamer un repli stratégique et se fâcher.



Bien utilisés, ils restent pratiques pour la vaisselle. Mais franchement le résultat n’est pas net avec leurs longs becs. A déconseiller.
Comme la première nuit notre poubelle avait été visitée, la deuxième, nous prenons soin de mettre la caisse en métal remplie dessus par sécurité. En plein sommeil sa chute nous réveille. Un ratel (sorte de gros blaireau teigneux) était à l’œuvre. Pas trop sympa comme bestiole. Avec une peau en gilet pare-balles et des griffes acérées comme celles d’un ours, nous optons pour un partage de nos richesses.

Sans commentaire!!!Savuti – Maun : c’est facile, c’est tout droit
Dernière journée de piste. Il faut la savourer. Cinq heures sont prévues pour rejoindre Maun. Les deux premières heures sont fantastiques. Au milieu des mopanes aux couleurs d’automne, sur une piste de sable vallonnée, nous taillons la route avec un panache de poussière à nos trousses.
Puis la piste devient large et technique, jusqu’à un passage à gué (un bras de l’Okavango) au milieu de la forêt. Après un test de profondeur, il faut prendre une décision : soit passer avec plus d’un mètre d’eau, soit prendre un autre chemin qui semble aller vers la réserve Morémi, ce qui n’est pas du tout notre route.

Le dilemme ne fut pas long à trancher. Si la voiture cale ou si l’eau entre dans l’habitacle ou touche les systèmes électriques, nous restons sur place avec une ardoise conséquente. Comme la croisée d’une voiture pour glaner des renseignements est rare, nous continuons vers Morémi en espérant qu’il y ait une solution alternative et que nous ayons assez d’essence. Une piste dans la bonne direction, nous en trouvons une. Après une bonne dizaine de kilomètres à galérer dans le sable, griffés par les branches, à éviter pierres et trous, notre piste du diable débouche… sur une zone de pêche. C’est un cul-de-sac. Nous ne sommes pas fiers, car là, vraiment, nous sommes au bout du monde, avec la quasi-certitude que des semaines peuvent passer sans qu’il y ait âme qui vive. De plus, nous avons perdu du temps (plus d’une heure) et consommé de l’essence. Aïe. De retour sur la piste principale, nous sortons de la réserve Chobé et prenons la direction de Morémi. Notre carte sommaire nous indique que de là on peut retomber sur nos pattes. Du coup, pour ouvrir l’appétit, nous passons trop près d’une souche entre deux arbres et crevons le pneu arrière. Et de trois !
C’est toujours aussi beau, mais le cœur n’y est pas complètement.Ce qui devait arriver arriva, nous débouchons dans le secteur verdoyant de Morémi vers 14 heures (déjà au moins sept heures de route). L’Okavango offre tout ce qu’il faut pour que la station balnéaire animalière se développe. Juste devant nous un groupe d’une bonne cinquantaine d’éléphants traverse la piste, plaçant des gardes, les défenses pointées en direction de la voiture. Comme le défilé des gros, gras, grands et petits gabarits n’en finissait pas, ils ont dû sentir que nous étions un peu pressés pour arriver à destination avant la nuit. Profitant d’une accalmie dans le passage du groupe, les gardes nous ont laissés traverser sous haute surveillance. Ce n’est pas le moment de caler…

Finalement, ce détour non planifié nous permet de renouer une dernière fois avec le safari. Hors du parc, l’endroit est de toute beauté et surpeuplé d’éléphants, hippos, crocos et d’un tas de quadrupèdes pour les nourrir.



C’est pas tout ça, mais le réservoir d’essence se vide et on ne pourra pas dormir ici. Nous reprenons donc le cours de la route dans une direction hypothétique à partir d’une carte minimaliste et d’une boussole. Il faut être honnête, dans ce pays ils ne saoulent pas les visiteurs avec les panneaux. Ce qui donne le tournis quand même quand on voit que la moindre erreur de route coûte des kilomètres pour s’en apercevoir et donc des heures.
Heureusement nous croisons un local hilare qui nous donne la direction d’un geste approximatif. Sûr que ça va nous aider ! Comme nous lui faisons part de notre difficulté à suivre la route, il hausse les épaules et d’un large sourire s’exclame « This is Africa ! » qui est censé résumer la situation. Il a en effet l’art de la synthèse. Nous suivons donc la direction indiquée sur une piste qui semble importante. Mais voilà qu’elle se subdivise en deux, puis en trois, puis elle s’écarte sur 200 mètres de large dans du sable hyper-mou avec plusieurs sorties. L’enfer ! Nous faisons globalement de bons choix avec la boussole et finissons par arriver à la porte nord du parc de Morémi vers 16 heures. Nous engageons une discussion animée avec le gardien pour ne pas payer fort cher juste le transit par le parc à une heure déjà bien avancée (de toute façon le passage est obligé). Cela semble possible mais… Une piste forestière roulante aux couleurs chaudes et loin de toute animation animalière nous amène en trois bons quarts d’heure à la porte sud. Le gardien du temple est un fonctionnaire glacial, imperméable à tout argument sur nos négociations précédentes et de surcroît « gardé » par un homme en arme. Nous allégerons donc notre bourse d’environ 40 € (il nous a fait grâce des deux plus jeunes ) pour cette traversée lapidaire du parc. Une arnaque de plus au Botswana qui décidément s’en fait une spécialité et semble recruter ses fonctionnaires sur un modèle type d’antipathiques distants et bornés (au moins ceux que nous avons rencontrés !). De la piste sableuse et cassante, nous passons à des textures plus fermes et caillouteuses pour finir par notre bon vieux goudron retrouvé définitivement jusqu’à la fin du voyage. Dur, dur.

La nuit déjà bien entamée, nous finirons donc par arriver à Maun, fourbus après plus de douze heures de voiture. Mention spéciale quand même de nuit pour les ânes. Debout sur le frein pour éviter d’en percuter un au beau milieu de la route, le spécimen en question n’a pas bougé un cil. Ce comportement à risques est d’ailleurs assez usuel chez eux. Là, chapeau ou plutôt « bonnet », ces animaux ont vraiment des nerfs d’acier. Résultat : les pare-buffles ramassent du poil d’âne couramment (la partie complémentaire du poil est visible le long des routes le lendemain). Gare aux allergies. En revanche et c’est toujours bon à savoir, les bovins sont généralement d’une discipline qui force l’admiration. Ceux qui sont engagés hâtent le pas et les autres attendent sagement le passage des véhicules.
Le « Crocodile camp » nous servit un repas chaud bien apprécié, avant de tomber dans les bras de Morphée pour notre ultime nuit sous les tentes. Maun Windhoek : la boucle est bouclée
800 km nous séparent de Windhoek. Nous ne traînons pas devant nos fameux « Rusks » du matin (chouette, ce seront les derniers – petits pains durs jugés indispensables par notre nutritionniste improvisée), nous battons notre record de pliage des tentes (moins de quatre minutes chrono, qui dit mieux) et nous enfourchons notre multi-chevaux vapeur pour la dernière ligne droite. Ce n’est rien de le dire. Celui qui a dessiné les plans de la transkalaharienne n’avait à sa disposition qu’une règle pour faire un trait. Pour l’excuser, il faut bien dire qu’à gauche comme à droite de la route, c’est simple : acacias et buissons d’épineux (ce qui ne fait pas une grande différence) sur sol desséché. Sur au moins 700 km, c’est, comment dirais-je : lassant. Cela a laissé le temps à certains de faire des constats de nature à faire progresser la science : au Botswana, les bords de routes sont majoritairement équipés d’autruches alors que ce sont plutôt des phacochères en Namibie …

Heureusement la vitesse limite est de 120 km/h, ce qui nous permettra de rejoindre notre fameux Chaméléon Hotel du début à Windhoek en une bonne dizaine d’heures, encore de nuit.
Epilogue : Le voyage de retour fut une longue rêverie, en avion de nuit, repensant à tous ces moments forts du voyage, les positifs comme les caps qui furent difficiles à passer. Mais peut-on aller en Afrique sans qu’il n’arrive rien ? Là-bas c’est pas l’homme qui va à l’aventure, c’est l’aventure qui vient à l’homme. De retour en France, le syndrome africain a frappé une dernière fois. Sur les tapis roulants de Roissy, aucun de nos 9 bagages ne figurait, ce qui fit dire à notre taxi qui nous ramenait à une destination parisienne : « Vous voyagez léger pour une famille de 5 partie un mois en vadrouille. » L’histoire finira encore très bien avec une livraison à domicile différée. Il me fallut plusieurs semaines aux carrefours pour ne plus hésiter entre la voie de gauche et celle de droite, après 6000 km de conduite avec le volant à droite.
Si j’étais philosophe, je dirais que les années passent, les voyages et les expériences fortes restent. Ce furent des moments extraordinaires, que nous souhaitons à tous parce que là, nous étions au bout du monde, sans filet, sans hélico ni téléphone mobile, parce que chaque jour fut une aventure qui a tiré un peu sur la survie de l’espèce Plançon (et celle de notre compte en banque) et nous a ramenés à l’essentiel au travers de moments simples et pourtant si intenses. Un immense merci à ma tendre et passionnée Grisemote pour tout le travail préalable formidable et indispensable pour que « voyage » s’apparente à « plaisir » et sans laquelle nous n’aurions probablement pas découvert l’univers fascinant de l’Afrique australe.
Et n’oublions pas que le plus beau voyage, c’est celui que nous ferons demain … Gilles Plançon - 14 février 2008, 0 h 34

Itinéraire
1er jour : Arrivée en avion à Windhoek – nuit au Chaméléon 2ème jour : Sessriem par Spreetshoogte Pass (4 X 4) (278 km) (compter cinq heures !) 3ème jour : Sessriem dîner au Sossluveï lodge 4ème jour : Canyon de Sessriem (non fait !) départ pour Naukluft – Nuit au camping (139 km) 5ème jour : Olive Trail – Départ pour Walwis Bay Nuit au Lagoon lodge (312 km) 6ème jour : Balade dans les salines puis crapahutage sur la Dune 7 7ème jour : Cap cross (158 km) – route pour le Spitzkoppe (110 km) (randonnée) 8ème jour : Randonnée puis départ pour Ugab wilderness camp (125 km) (45 minutes ?) 9ème jour : Twyfelfontein – aba huab camp (peintures rupestres + organ pipes) (160 km?) 10ème jour : Sources chaudes de Warmquelle (260 km)– Nuit à Warmquelle 11ème jour : Route pour Purros – nuit à Purros (150 km) (attention quatre heures de route) 2612ème jour : Purros –Orupembé – Opuwo (à faire normalement en deux jours !) 13ème jour : Opuwo camping du Opuwo country lodge 14ème jour : Opuwo – cheetah farm cheetah farm camping 15ème jour : Cheetah farm camping (293 km) (une journée suffit à Cheetah Farm) 16ème jour : Etosha (Okaukuejo) (198 km) 17ème jour : Etosha (Halali) 18ème jour : Etosha (Namutoni) (129 km) 19ème jour : Matinée à Etosha - Roy’s camp (350-400 km ?) 20ème jour : Rundu n’kwazi lodge (200 km) 21ème jour : Popa Falls–bateau sur l’Okavongo Shakawe Fishing Camp (260 km ?) 22ème jour : Réserve de Mahango – nuit au N’Gépi Camp 23ème jour : nuit au camp Kwando (280 km ?) 24ème jour : Chobe Kubulodge – chobe cruise 25ème jour : Direction Chutes Victoria (livingstone en Zambie) Maramba River lodge –(80 km, mais attention passage de ferry !) 26ème jour : Kasane : plein d’essence, de courses et de bois ! Chobe – Ihaha 27 ème jour : Chobe – savuti 28 ème jour : Savuti 29 ème jour : Savuti - Maun 30 ème jour : Maun - Windhoek – nuit au chaméléon (800 km ?) 31 ème jour : départ avion
TOTAL : 6850 kilomètres
Manuel technique du voyageur Namibien ou Botswanais
Nos campings préférés :
Ce sont les plus sauvages ! 1- Purros 2- Ihaha (Chobé) 2- Ugab wilderness camp (ATTENTION, on me signale que un an après il n'est peut-être pas aussi bien qu'il le fut: mais de toutes façons à la base, c'est un camping sommaire, pleine nature!) 3- Warmquelle 4- Shakawé lodge au Botswana
En vrac, quelques petites choses: (en ce qui concerne un voyage en juillet – août) Sacs de couchage Nous avons emmené les nôtres : duvets -5°C + sous-duvets en soie ou polaire + couverture polaire (cependant inutile, le loueur en fournissait). Tout l’ensemble a été très utile car certaines nuits ont été vraiment très froides. A noter que l’on peut replier les tentes avec les duvets à l’intérieur, très pratique ! Matelas Ceux inclus dans les tentes de toit sont très confortables. Fringues La polaire me semble indispensable pour le soir et le matin. L’anorak ne fut pas superflu à certains moments. Il m’est arrivé aussi de mettre des gants le matin. Sinon pour la journée prévoir des shorts et tee–shirts.
A savoir : avec toute la poussière des pistes, nous devenons rapidement très sales, et en camping il n’est pas toujours facile de laver. Toutes les lessives ont été faites à la main, mais cela sèche rapidement. Hygiène Prévoir de la crème pour les lèvres et de la crème hydratante. La sécheresse de l’air peut devenir irritante. Voiture Voiture 4 x 4 off road Nissan Double cab chez Camping car Hire 4450 NAD (dont 3750 de rachat de franchise à la moitié, 300 pour conducteur supplémentaire + 300 pour les différents passages de frontières + 100 siège enfant + assurance pneus-pare-brise : 1650 NAD), 3452, 49 euros en tout.
Nous avons été très satisfaits de la voiture et du loueur ! Assurance pneus/pare-brise Après beaucoup d’hésitations, nous avons décidé de la prendre, nous n’avons pas regretté car à deux reprises les pneus éclatés se sont avérés irréparables (et un pneu de 4 x 4, c’est beaucoup plus cher que l’assurance ! Bon, tout le monde n’éclate pas ses pneus, ça c’est la loterie…) Pourboires celui qui met dans les sacs au supermarché : environ 5 NAD pour garder la voiture : 5 NAD de l’heure pourboires au restau : environ 10 % à la station service : entre 5 et 10 NAD Quelques chiffres Essence 622 € pour 6850 kilomètres (en 4 X 4) Prix du bois : entre 10 NAD et 20 NAD Timbres : 3, 7 NAD Passage frontière pour la Zambie : 147 € ! Entrée parcs Botswana : 160 € pour 3 jours Entrée Chutes Victoria : 26 € + 7 € le soir
En 2007 : 1 pula = environ 0, 123 € (monnaie du Botswana) 1 NAD (ou 1 RAND) = environ 0, 107 € (monnaie de Namibie) 1 kwacha = environ 0, 0002 € (monnaie de Zambie)
Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...en_famille_D1523077/
Nous sommes un groupe d'amis composé de 3 familles ( dont 7 enfants de 6 à 15 ans ).
Il y a deux ans, nous avons décidé d'ouvrir un compte commun dans le but d'organiser un voyage de rêve tous ensemble en Afrique ( probablement été prochain ou celui d'après ?!) ...
Nous souhaitons organiser entièrement notre voyage et avons donc besoin de vos avis ...
Nous imaginons un voyage diversifié ( rencontre de la population, parc nationaux, déserts ou mer en fonction du pays, ... ) et sécurisé par rapport aux enfants.
Nou hésitons entre la Namibie, le Botswana, l'Afrique du Sud et la Tanzanie.
Qui peut-nous aider à y voir plus clair ???
Merci !
This three-week trip to Namibia was a big first for us:
- Visiting a country in winter, for someone who starts feeling comfortable at 25°C (77°F).
- Camping, when we usually feel at home in a starred hotel.
- Sleeping on the roof of a car—what an idea... when a comfy bed is waiting just a bit further.
- Grocery shopping, cooking, doing the dishes... all the things we usually avoid to fully enjoy our vacation.
- Washing up when and how we can, when we can’t imagine going a day without a shower.
- Driving a big 4x4 on the left, with a manual transmission, when we usually opt for an automatic for more comfort.
Yep! You guessed it—we stepped way out of our comfort zone during this trip.
I had quite a few doubts while planning this adventure, but the more I read travel journals about Namibia, the more I wanted to go.
Personally, without this forum, I never would’ve dared to hit the Namibian roads in a 4x4. I was really anxious during the planning, so I want to thank everyone who contributed with their journals and forum discussions for helping me leave more peacefully.
At first, I wasn’t even considering sleeping in a tent. But after my husband’s persuasion—and my own curiosity to experience what I’d read in those travel journals—I gave in. So off we went in a double-cab Hilux with a rooftop tent.
And of course, let’s talk about me—the big cold-weather wimp. One of the biggest pre-trip challenges was choosing a sleeping bag. After a while, sleeping bags had no more secrets for me: temperature ratings (comfort, limit, extreme), shapes (mummy, rectangular), fillings (synthetic, down), compression rate, and weight... all these factors were a real puzzle. In the end, to make sure I wouldn’t be put off camping in winter (Australian winter, mind you), I went for a sleeping bag with a comfort rating of -10°C. And just to be *extra* sure I wouldn’t get cold, I bought a liner (never knew what that was before) in Thermolite, which boosts the sleeping bag’s temperature by 11°C. There are liners that add up to 15°C, but let’s not exaggerate—we’re not heading to the North Pole! My husband, on the other hand, got a sleeping bag with a -5°C comfort rating and a silk liner.
Was it enough? You’ll find out soon. In the meantime, another big thank you to everyone who helped me make this choice with their advice and experience.
Over a year in advance, we planned a three-week itinerary for our first trip to Namibia—classic route, nothing too out there. We chose to do the circuit clockwise because we wanted to finish on a high note in Etosha and its wildlife. They say it’s like Noah’s Ark out there! And why not, the cherry on top... some big cats.
We used Tourmaline’s services to book our accommodations and the 4x4.
Here’s our planned itinerary with campsites and lodgings—yes, there are a few solid roofs in there; we didn’t want to push it too far.
Day 1: Windhoek – Windhoek Gardens Guesthouse Day 2: Kalahari Anib Campsite Day 3: Namibrand Family Hideout Day 4: Sesriem Camp Day 5: Sesriem Camp Day 6: Rostock Ritz Camp Day 7: Swakopmund - Sea Breeze Guesthouse Day 8: Swakopmund - Sea Breeze Guesthouse Day 9: Spitzkoppe Camp Tented Day 10: Brandberg White Lady Campsite Day 11: Grootberg Lodge Day 12: Opuwo Country Campsite Day 13: Epupa Camp Day 14: Hobatere Lodge Day 15: Etosha Olifantsrus Camp Day 16: Etosha Okaukuejo Camp Day 17: Etosha Halali Camp Day 18: Etosha Namutoni Camp Day 19: Cheetah Eco Lodge Day 20: Windhoek – Londiningi B&B

Alright! Are you ready to follow this adventure with us in our Hilux?

Yep! You guessed it—we stepped way out of our comfort zone during this trip.
I had quite a few doubts while planning this adventure, but the more I read travel journals about Namibia, the more I wanted to go.
Personally, without this forum, I never would’ve dared to hit the Namibian roads in a 4x4. I was really anxious during the planning, so I want to thank everyone who contributed with their journals and forum discussions for helping me leave more peacefully.
At first, I wasn’t even considering sleeping in a tent. But after my husband’s persuasion—and my own curiosity to experience what I’d read in those travel journals—I gave in. So off we went in a double-cab Hilux with a rooftop tent.
And of course, let’s talk about me—the big cold-weather wimp. One of the biggest pre-trip challenges was choosing a sleeping bag. After a while, sleeping bags had no more secrets for me: temperature ratings (comfort, limit, extreme), shapes (mummy, rectangular), fillings (synthetic, down), compression rate, and weight... all these factors were a real puzzle. In the end, to make sure I wouldn’t be put off camping in winter (Australian winter, mind you), I went for a sleeping bag with a comfort rating of -10°C. And just to be *extra* sure I wouldn’t get cold, I bought a liner (never knew what that was before) in Thermolite, which boosts the sleeping bag’s temperature by 11°C. There are liners that add up to 15°C, but let’s not exaggerate—we’re not heading to the North Pole! My husband, on the other hand, got a sleeping bag with a -5°C comfort rating and a silk liner.
Was it enough? You’ll find out soon. In the meantime, another big thank you to everyone who helped me make this choice with their advice and experience.
Over a year in advance, we planned a three-week itinerary for our first trip to Namibia—classic route, nothing too out there. We chose to do the circuit clockwise because we wanted to finish on a high note in Etosha and its wildlife. They say it’s like Noah’s Ark out there! And why not, the cherry on top... some big cats.
We used Tourmaline’s services to book our accommodations and the 4x4.
Here’s our planned itinerary with campsites and lodgings—yes, there are a few solid roofs in there; we didn’t want to push it too far.
Day 1: Windhoek – Windhoek Gardens Guesthouse Day 2: Kalahari Anib Campsite Day 3: Namibrand Family Hideout Day 4: Sesriem Camp Day 5: Sesriem Camp Day 6: Rostock Ritz Camp Day 7: Swakopmund - Sea Breeze Guesthouse Day 8: Swakopmund - Sea Breeze Guesthouse Day 9: Spitzkoppe Camp Tented Day 10: Brandberg White Lady Campsite Day 11: Grootberg Lodge Day 12: Opuwo Country Campsite Day 13: Epupa Camp Day 14: Hobatere Lodge Day 15: Etosha Olifantsrus Camp Day 16: Etosha Okaukuejo Camp Day 17: Etosha Halali Camp Day 18: Etosha Namutoni Camp Day 19: Cheetah Eco Lodge Day 20: Windhoek – Londiningi B&B

Alright! Are you ready to follow this adventure with us in our Hilux?

Bonjour à tous,
J’ai beaucoup écumé le forum depuis plus d’un an pour la préparation de notre voyage en Namibie et nous sommes rentrés il y a quelques jours.
Ce premier voyage en Afrique (tout court) a été une vraie claque et un vrai coup de cœur. Il y a des moments comme ça dans la vie où tout parait simple et évident et ce fut le cas de ce voyage. Les paysages, les animaux, mais aussi et surtout les gens ! Tout nous a emballés. Je vais essayer de partager comme il se doit notre expérience tout en donnant quelques infos utiles aux gens qui souhaitent découvrir bientôt ce magnifique pays.
Pour cadrer un peu nous sommes partis du 6 octobre au 31 octobre à 2. Le périple grossier (je détaillerai plus loin) est sur la carte.
Nous avons loué une voiture 4x4 double cabine et tente sur le toit loué chez Classic Car Rental sur les conseils de Franck et Jacomo sur le forum. Nous avons rendu le 4x4 à Kasane. Sur la voiture je n’ai RIEN à dire. Tout était parfait ! Les pneus sont des vrais pneus 4x4 y compris pour les 2 roues de secours, le rangement à l’arrière est hyper intelligent, et on ne regrette ABSOLUMENT PAS le double cabine car tout ce qu’on laissait à l’arrière est accessible en conduisant (en-cas, appareil photo, caméra, …) et dans un mode camping ça aide à être plus efficace dans la gestion du quotidien. Je crève le suspense tout de suite, pas de galère avec TOTO (c’est le nom que nous avons donné à la voiture). Il nous a emmenés partout, dans les terrains les plus accidentés, et sans rechigner ! 0 crevaison et 0 ensablement ! (bon mon homme est bon conducteur en montagne et la piste c’était du gâteau apparemment et le sable il a stressé mais toujours géré)
Bilan financier en rentrant : 3300€/personne tout inclus (c’est la somme des dépenses des comptes bancaires, frais bancaires inclus, avec un billet d’avion en multidestination et 22h de trajet au maximum, à 900€). J’essaierai de détailler un peu les dépenses mais j’avoue qu’on n’a pas beaucoup gardé de traces…. Pas donné comme voyage il est vrai mais on ne s’est rien refusé (hormis des survols).
Pour ceux qui connaissent, je pense que vous l’aurez compris avec la carte mais nous sommes passés par Tourmaline pour le gros des réservations. Je n’ai que des compliments à faire sur Tourmaline qui est resté hyper disponible avant le départ (c’est Carole qui m’a aidé à tout organiser), avec un super bon briefing d’accueil et disponible également à la fin du voyage pour gérer la remise du véhicule puisque TOTO notre fidèle destrier était encore à Kasane quand nous sommes partis, le chauffeur ayant visiblement eu de retard. Je commence tout doucement le carnet car nous n’avons pas fini de « vider » les photos. Et bien oui, plus de 50 Go de photos/vidéo…. Ça commence à faire !
Jeudi 6 octobre – Vendredi 7 Octobre Nous voici donc le 6 octobre dernier, tout excités d’arriver ENFIN au jour du départ (premier voyage que nous préparons avec AUTANT d’avance et pour lequel tout est plus ou moins « calé »). Décollage vers 19h de Nice. Deux escales plus loin, arrivés à Windhoek à 15h le 7 octobre.
Le dernier vol Johannesburg-Windhoek a été bien sympa. Beaucoup de turbulences mais les Sud Africains, dont une équipe de rugby locale qui venait à Windhoek pour un tournoi, a bien détendu l’atmosphère, CA Y EST on est déjà conquis !!! Mais petite déception… le tournoi c’est demain soir… (samedi pour ceux qui suivent) et demain soir, nous aurons déjà quitté Windhoek… ben vi c’est ça aussi le problème de tout prévoir à l’avance -) Enfin bon c’est pas bien grave.
On met un temps certain ou un certain temps à passer le contrôle de douane puis nous sommes accueillis par un employé de Classic Car Rental (dont le nom m’échappe…. Zut !) adorable. On prend le temps de retirer au distributeur un premier pécule pour le voyage et GO ! Sur la route, on ne croise qu’un seul babouin mais on dévore déjà tout des yeux et on pose plein de questions. On finit par arriver à Londiningi Guesthouse et on se pose dans notre chambre. Après ces 20h passées dans l’avion, je suis la première à passer sous la douche. Puis apéro : première Windhoek pour mon homme et premier Savanna pour moi. Il fait bon, mais pas assez chaud pour se baigner dans la piscine à 18h !
Arrive le moment du repas. Nous avions réservé le dîner pour ce premier soir. On se régale. Carpaccio de springbok, steak de koudou et dessert décoré avec soin !! On sympathise avec un couple de Belges d’une soixantaine d’année qui vient en Namibie tous les ans. Lui est un peu guide pour ses connaissances et avec le bouche à oreille, ils arrivent à être en Namibie 1 à 2 mois par an (LA CHANCE !!). Nathalie s’assoit avec nous et tous les 3 nous parlent avec passion de la Namibie, de sa population, de sa nature époustouflante pendant plus d’une heure. Un bel échange.
Mais la fatigue se fait sentir et il est temps de regagner nos pénates. Pour une fois, dans un vrai lit. Ca n’arrivera pas souvent donc on profite !!
J’ai beaucoup écumé le forum depuis plus d’un an pour la préparation de notre voyage en Namibie et nous sommes rentrés il y a quelques jours.
Ce premier voyage en Afrique (tout court) a été une vraie claque et un vrai coup de cœur. Il y a des moments comme ça dans la vie où tout parait simple et évident et ce fut le cas de ce voyage. Les paysages, les animaux, mais aussi et surtout les gens ! Tout nous a emballés. Je vais essayer de partager comme il se doit notre expérience tout en donnant quelques infos utiles aux gens qui souhaitent découvrir bientôt ce magnifique pays.
Pour cadrer un peu nous sommes partis du 6 octobre au 31 octobre à 2. Le périple grossier (je détaillerai plus loin) est sur la carte.

Nous avons loué une voiture 4x4 double cabine et tente sur le toit loué chez Classic Car Rental sur les conseils de Franck et Jacomo sur le forum. Nous avons rendu le 4x4 à Kasane. Sur la voiture je n’ai RIEN à dire. Tout était parfait ! Les pneus sont des vrais pneus 4x4 y compris pour les 2 roues de secours, le rangement à l’arrière est hyper intelligent, et on ne regrette ABSOLUMENT PAS le double cabine car tout ce qu’on laissait à l’arrière est accessible en conduisant (en-cas, appareil photo, caméra, …) et dans un mode camping ça aide à être plus efficace dans la gestion du quotidien. Je crève le suspense tout de suite, pas de galère avec TOTO (c’est le nom que nous avons donné à la voiture). Il nous a emmenés partout, dans les terrains les plus accidentés, et sans rechigner ! 0 crevaison et 0 ensablement ! (bon mon homme est bon conducteur en montagne et la piste c’était du gâteau apparemment et le sable il a stressé mais toujours géré)
Bilan financier en rentrant : 3300€/personne tout inclus (c’est la somme des dépenses des comptes bancaires, frais bancaires inclus, avec un billet d’avion en multidestination et 22h de trajet au maximum, à 900€). J’essaierai de détailler un peu les dépenses mais j’avoue qu’on n’a pas beaucoup gardé de traces…. Pas donné comme voyage il est vrai mais on ne s’est rien refusé (hormis des survols).
Pour ceux qui connaissent, je pense que vous l’aurez compris avec la carte mais nous sommes passés par Tourmaline pour le gros des réservations. Je n’ai que des compliments à faire sur Tourmaline qui est resté hyper disponible avant le départ (c’est Carole qui m’a aidé à tout organiser), avec un super bon briefing d’accueil et disponible également à la fin du voyage pour gérer la remise du véhicule puisque TOTO notre fidèle destrier était encore à Kasane quand nous sommes partis, le chauffeur ayant visiblement eu de retard. Je commence tout doucement le carnet car nous n’avons pas fini de « vider » les photos. Et bien oui, plus de 50 Go de photos/vidéo…. Ça commence à faire !
Jeudi 6 octobre – Vendredi 7 Octobre Nous voici donc le 6 octobre dernier, tout excités d’arriver ENFIN au jour du départ (premier voyage que nous préparons avec AUTANT d’avance et pour lequel tout est plus ou moins « calé »). Décollage vers 19h de Nice. Deux escales plus loin, arrivés à Windhoek à 15h le 7 octobre.
Le dernier vol Johannesburg-Windhoek a été bien sympa. Beaucoup de turbulences mais les Sud Africains, dont une équipe de rugby locale qui venait à Windhoek pour un tournoi, a bien détendu l’atmosphère, CA Y EST on est déjà conquis !!! Mais petite déception… le tournoi c’est demain soir… (samedi pour ceux qui suivent) et demain soir, nous aurons déjà quitté Windhoek… ben vi c’est ça aussi le problème de tout prévoir à l’avance -) Enfin bon c’est pas bien grave.
On met un temps certain ou un certain temps à passer le contrôle de douane puis nous sommes accueillis par un employé de Classic Car Rental (dont le nom m’échappe…. Zut !) adorable. On prend le temps de retirer au distributeur un premier pécule pour le voyage et GO ! Sur la route, on ne croise qu’un seul babouin mais on dévore déjà tout des yeux et on pose plein de questions. On finit par arriver à Londiningi Guesthouse et on se pose dans notre chambre. Après ces 20h passées dans l’avion, je suis la première à passer sous la douche. Puis apéro : première Windhoek pour mon homme et premier Savanna pour moi. Il fait bon, mais pas assez chaud pour se baigner dans la piscine à 18h !
Arrive le moment du repas. Nous avions réservé le dîner pour ce premier soir. On se régale. Carpaccio de springbok, steak de koudou et dessert décoré avec soin !! On sympathise avec un couple de Belges d’une soixantaine d’année qui vient en Namibie tous les ans. Lui est un peu guide pour ses connaissances et avec le bouche à oreille, ils arrivent à être en Namibie 1 à 2 mois par an (LA CHANCE !!). Nathalie s’assoit avec nous et tous les 3 nous parlent avec passion de la Namibie, de sa population, de sa nature époustouflante pendant plus d’une heure. Un bel échange.
Mais la fatigue se fait sentir et il est temps de regagner nos pénates. Pour une fois, dans un vrai lit. Ca n’arrivera pas souvent donc on profite !!
Alors voila, ma copine et moi voudrions partir en Afrique du Sud et en Namibie une trentaine de jours en Aout (2015).
L'idée serait de louer une voiture à l'aéroport de Johannesburg, prendre quelques jours pour faire le Blyde River et le Kruger et foncer sur la Namibie. Remonter jusqu'au Chutes Victoria et redescendre tranquillement en traversant le Botswana.
Aussi je voudrais savoir si vous avez des carnets de voyages à me conseiller pour que je puisse m'en enrichir et y trouver les réponses à nos très nombreuses questions sur les endroits immanquables, sur la location de voiture, l'utilité et le fonctionnement de la franchise, la communication avec la métropole, les documents importants (Carte, petit futé, permis de conduire international..) ...
Voila merci d'avance, très bonne année à tous 🙂
L'idée serait de louer une voiture à l'aéroport de Johannesburg, prendre quelques jours pour faire le Blyde River et le Kruger et foncer sur la Namibie. Remonter jusqu'au Chutes Victoria et redescendre tranquillement en traversant le Botswana.
Aussi je voudrais savoir si vous avez des carnets de voyages à me conseiller pour que je puisse m'en enrichir et y trouver les réponses à nos très nombreuses questions sur les endroits immanquables, sur la location de voiture, l'utilité et le fonctionnement de la franchise, la communication avec la métropole, les documents importants (Carte, petit futé, permis de conduire international..) ...
Voila merci d'avance, très bonne année à tous 🙂
Maintenant, ça y est, nous sommes revenus depuis quelques semaines (zut, quelques mois…, zut, plus que ça...). Mais il est temps de se replonger dans ce qu’on peut déjà appeler des « souvenirs » de notre périple.
Je vais essayer de garder un peu de logique dans mon carnet de voyage, mais il est possible que ça ait quelques fois tendance à partir dans toutes les directions… Je pense que je glisserai les infos au moment où elles me reviendront en mémoire (dans la description des différentes étapes). Néanmoins, voici les quelques éléments de base. Nous sommes parti en indépendant avec une voiture de location (4x4 avec tente de toit). Cela fait maintenant plus d'un et demi que nous sommes rentrés, mais je me devais de tenir ma promesse et de publier ce carnet sur le forum, ne serait-ce que pour partager à nouveau mon expérience, après tout ce que j'ai trouvé d'utile dans les textes publiés ici. N'hésitez pas à m'envoyer questions et commentaires, ce sera avec plaisir que j'essaierai de répondre !
1) notre itinéraire :
Nous sommes partis à cheval sur septembre et octobre 2009.
J1 : Paris-> Francfort, décollage pour Windhoek J2 : Arrivée à Windhoek, nuit chez Londiningi B&B J3 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J4 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J5 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J6 : Namib Naukluft campsite J7 : Sesriem campsite J8 : Sesriem campsite J9 : Swakopmund, Pension Rapmund J10 : Spitzkoppe campsite J11 : Mowani campsite (région de Twyfelfontein) J11 : Ongongo community campsite (Sesfontein) J12 : Purros community campsite J13 : Purros community campsite J14 : Palmwag lodge J15 : Okaukuejo campsite (Etosha) J16 : Halali campsite (Etosha) J17: Namutoni campsite (Etosha) J18 : Mahangu Safari Lodge campsite (près de Mahango) J19 : Namushasha Lodge campsite (Bande de Caprivi) J20 : Kubu Lodge campsite (Kasane) J21 : Maramba River lodge (Livingstone) J22 : The garden on the Chobe River Lodge (Kasane) J23 : Ihaha campsite (Chobe National Park) J24: Planet Baobab campsite J25 : Audi Camp campsite (Maun) J26 : Third bridge campsite (Moremi) J27 : Audi Camp campsite (Maun) J28 : Audi Camp campsite (Maun) J29 : Zelda Guest Farm campsite J30 : Londiningi B&B (Windhoek) J31 : vol vers Francfort puis Paris
2) l’avant préparation
J’ai commencé la préparation plus d’un an avant de partir. Mon objectif était d’emmener mon amoureuse en Namibie et au Botswana en lui faisant une surprise, et ça a été au final réussi, elle n’a appris que 3 heures avant le départ du vol Air Namibia depuis Francfort que nous allions en Namibie. Depuis un an et demi auparavant, le nom de code de la destination était « Maubeuge ».
J’ai utilisé les guides Bradt, pour ceux qui ne sont pas rebutés par l’anglais, je trouve qu’ils sont vraiment très bien faits (Namibie et Botswana). J’ai l’impression qu’ils sont piles comme un guide de voyage doit être fait : à chaque fois que je m’attendais à trouver une info elle était là de manière logique, sans avoir à aller chercher 200 pages plus loin, les conseils avisés, les descriptions des logements pointues et relativement à jour.
Concernant la réservation des hébergements et de certaines activités sur place, je suis passé par Tourmaline, qui a maintes et maintes fois été recommandé sur ce forum, et que je ne peux que recommander à mon tour. Ils m’ont aidé à améliorer un peu mon parcours, ont effectué toutes les réservations. A notre arrivée à l’aéroport nous avons été accueillis par un guide de l’agence super gentil, qui nous a remis un carnet de route hyper détaillé et très soigné, bourré d’informations sur chaque étape. Nous avons aussi reçu un carnet détaillé sur la Namibie (géographie, histoire, populations…) les fameuses cartes Shell Veronica Rodt Namibie et Botswana, et enfin le guide touristique de cette même Veronica Rodt pour le Botswana. Il a passé presque une demi-journée avec nous pour tout nous présenter en détail. Le tout pour un prix assez modique (aux alentours de 80 euros au total). J’ai trouvé en tout cas que la qualité de service était irréprochable, et pour ceux qui souhaitent partir en ayant toutes les réservations effectuées, je dirais que c’est s’éviter la partie frustrante de la préparation où les gens ne répondent pas aux mails, etc. Ils se sont également chargés de la réservation de la voiture de location.
Nous avons choisi de partir avec le circuit complètement bouclé et réservé (à part deux jours au Botswana que nous avons organisés sur place). Le débat entre les gens qui préfèrent tout réserver avant ou bien tout faire au jour le jour a déjà donné lieu à des discussions sur le forum. Je souhaitais pour ma part arriver en étant sûr d’avoir des places dans tous les endroits que je souhaitais voir, sans avoir à nous demander chaque jour où nous allions dormir le soir. Ca procure un certain confort d’avoir tout payé auparavant, de donner un bon en arrivant et de se poser. Ca évite les tensions de voyage sur ce que chacun préfèrerait, et puis ce n’est pas parce qu’on a réservé quelque chose qu’on ne peut pas faire une autre option, au pire on perd le prix de la location et puis voilà. A noter qu’il y a certains endroits où on ne peut pas réserver (Spitzkoppe, Purros, Ongongo), et d’autres où à la saison touristique une réservation est utile pour être sûr d’avoir une place (Etosha, Sesriem). Concernant l’arnaque (oups, ça m’a échappé) des campsites des parcs nationaux au Botswana, j’y reviendrai plus loin
3) la voiture Nous avons opté pour un 4x4. Nous avions à l’origine demandé un simple cabine (moins cher), mais nous nous sommes retrouvés avec un double pour le même prix. Avec le recul, je pense que le double cabine est quand même mieux, ne serait-ce que pour pouvoir laisser les affaires personnelles sur les sièges arrières, à portée de main d’une part, et surtout à l’abri de la poussière qui s’infiltre assez facilement dans la benne, même couverte. Le Hilux n’est pas je pense un « vrai » 4x4 d’aventurier (je crois que le Defender ou un bon vieux LandCruiser rentre mieux dans cette catégorie), mais il est amplement suffisant pour un voyage « classique ».
Une nouvelle fois, le débat « 4x4 ou pas 4x4 » a déjà eu lieu sur le forum, mais voici mon opinion au regard de nos expériences de ce voyage. Il est clair que l’immense majorité des routes de Namibie et d’une partie du Botswana est accessible en véhicule standard. Cependant, je pense qu’au niveau sécurité (la première sécurité consistant de toute façon à ne pas rouler trop vite, etc !), on est plus assuré de ne pas sortir de la route ou casser une roue au premier nid de poule avec une voiture faite pour rouler sur du cailloutis qu’avec une voiture taillée pour le goudron. Pas mal de véhicules sont équipés de 2 roues de secours (à vérifier à la location), et puis il est pratique d’avoir sa maison sur le toit et de pouvoir promener tout un équipement de camping facilement. Après pour certaines zones (Purros, Moremi, Chobe), on peut y aller, alors que l’accès est impossible en voiture standard.
Nous n’avons pas pris de réduction de franchise. Sur une longue durée, la réduction de franchise coute très cher, et les exclusions sont de toute façon tellement nombreuses que je n’ai pas estimé que le risque justifiait l’investissement. La probabilité qu’un accident sérieux arrive en étant dans les conditions de l’assurance est à mon avis assez faible, ce qui fait que l’accident qui se produira sera à la charge du client, franchise ou pas. C’est ce que je pense… J’avais par contre pris une assurance pare brise et pneus. Nous n’avons pas eu à nous en servir (pas de crevaisons sur un mois, et pas de casse pare brise non plus), mais si vous êtes tentés par cette assurance, demandez avant aussi les conditions d’application : j’ai découvert en arrivant que l’assurance ne couvrait que deux pneus et 1 pare brise… Encore une fois, faire son calcul et analyser les risques.
Nous avions pris l'option frigo dans la voiture. Cela nous a bien servi, mais il n'y a rien de miraculeux non plus: le frigo (chez notre loueur en tout cas) tirait sur la batterie de la voiture (pas sur une batterie dédiée), donc pas question de le laisser allumé la nuit quand le moteur ne tourne pas. Il est possible de demander un câble (pas inclus dans le kit « de base » pour nous) pour le brancher au secteur dans les campsites, mais nous avons rarement eu accès à l'électricité sur les sites (qui sont par ailleurs parfaits pour tout le reste). En conséquence, le frigo nous a servi surtout pour stocker les aliments frais jusqu'au soir même, sans par exemple pouvoir faire de réserves de viandes pour plusieurs jours car n'étant jamais sûrs de la présence d'électricité aux campsites. Peut-être que certains loueurs permettent d'avoir plus d'autonomie avec leurs dispositifs, mais demandez, car tout ne va pas automatiquement de soi.
Enfin, nous avons emporté un téléphone satellite (même si notre itinéraire ne le justifiait pas vraiment) qui permet malgré tout de pouvoir se raccrocher au monde en cas de pépin. A noter que le nôtre a refusé de marcher durant les deux dernières semaines, ce qui nous a valu un remboursement partiel de la somme (grâce à Tourmaline qui est intervenu auprès du loueur de téléphone).
4) la saison
Le choix du mois de septembre s’est fait un peu par défaut du fait de raisons professionnelles et ça a été plutôt chouette. Nous n’avons pas été noyé dans trop de monde (mais bon, je pense que la Namibie est assez tranquille au niveau « foules » même au mois de juillet !).
Le climat était plutôt agréable, chaud la journée sans être étouffant, et les nuits fraiches, juste assez pour se blottir dans son duvet sans mourir de chaud. Nous n’avons presque pas eu de pluie. Je dis « presque », mais en fait nous nous attendions à la saison sèche, alors que nous avons eu pas mal de pluie dans les Nxai Pans et Moremi au Botswana, puis lors de notre dernière nuit dans le Kalahari. C’était parfois des orages énormes qui duraient toute la nuit. Je n’ai pas réussi à savoir si c’était commun pour la période (fin septembre, début octobre).
Enfin, nous avons croisé des moustiques, les premiers à Etosha (si si !) puis dans la bande de Caprivi. Rien de bien grave, il y a eu quelques soirs où il a fallu se couvrir de DEET. Le corollaire des moustiques dans ce coin là est le paludisme. D’après ce que j’ai pu trouver, le risque est quasiment nul à cette période, mais nous avons pris de la Malarone. Encore une fois, le débat a eu lieu, je pense que c’est encore une fois une question d’évaluation du risque…
5) Etape par étape
Je vais passer maintenant aux étapes, en essayant à chaque fois de donner nos impressions et autres renseignements qui pourraient être utiles, sait-on jamais. L’en-tête à côté du ‘Jn’ correspond à l’endroit où nous avons passé la nuit à la fin du jour en question.
J1 : Paris-> Francfort, décollage pour Windhoek J2 : Arrivée à Windhoek, nuit chez Londiningi B&B
Le vol Air Namibia nous dépose à l’heure à l’aéroport de Windhoek, le vol s’est bien passé, le service est plutôt pas mal (j’espère ne pas passer pour un snob des vols aériens), en tout état de cause, je dirais « bon rapport qualité/prix ». Nous sommes accueillis par le guide de Tourmaline qui nous amène chez Londiningi. L’auberge est très chouette, l’accueil très bon, enfin bref, rien à redire. Nous avons droit à un briefing extensif de la part du guide sur tout notre parcours, explications diverses et variées, le carnet de route est parfait, les bons de réservation sont là. Nous passons également récupérer la voiture chez African Tracks. L’équipement de camping est un peu vieillot (on se rend bien compte qu’il n’est pas de toute première jeunesse), mais là encore, le rapport qualité/prix a l’air assez bon. La première expérience de conduite est un peu stressante au début, il faut conduire à gauche, et surtout le plus dur je trouve est de s’habituer au gabarit ! Moi qui suis plutôt habitué au format Twingo, j’ai eu l’impression de conduire un char Leclerc. Mais bon, ça vient vite, et on apprend (un peu trop) vite à avoir confiance dans les rétroviseurs pour les marches arrière !
Nous partons vaguement à pied dans le quartier, c’est le coin chic de Windhoek, il y a des grandes maisons joliment arborées, mais par contre les barbelés sont omniprésents… On fait quelques emplettes sur place (notre premier biltong, de la viande séchée qui va devenir notre plat national pour les pique-nique par la suite !). Il y a des gardes un peu partout, l’ambiance est assez curieuse. Nous avons aussi acheté une carte de téléphone portable prépayée, mais nos téléphones que je croyais débloqués ne devaient pas l’être tant que ça vu que ça n’a jamais marché.
Nous dinons le soir au Joes’s Beerhouse, un super restau pas loin de l’auberge. Le décor est super réussi, on mange dehors sur des grosses tables en bois, les portions de viandes grillées sont généreuses, et le prix… namibien ! Ca cale le niveau : dans un bon restau dans les quartiers « chics » de Windhoek, on peut se faire péter le bidon pour péniblement 10 euros chacun binouse comprise.
J3 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J4 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J5 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental)
Le lendemain, ça y est, l'aventure commence, direction le sud et le Kalahari. Je me suis amusé à rentrer les étapes dans le GPS (Garmin et www.tracksforafrica.com), et visiblement, ça marche super bien (au moins pour sortir de Windhoek, après, on peut pas dire qu'on risque beaucoup de se perdre !). Sur la route on croise nos premiers « animaux », quelques babouins qui traversent nonchalamment. Pour nous deux petits européens fraichement débarqués de l'avion, ça fait son petit effet.
On se dirige vers Mariental pour trois jours de relâche chez Bagatelle. La durée de notre séjour s'étant allongée quelques mois avant le départ parce qu'Air Namibia avait annulé ses départs depuis Londres et que nous ne pouvions pas arriver plus tard (le trajet était bouclé), on a décidé (enfin, j'ai, surprise oblige !) de se poser trois jours sans faire grand chose dans un endroit confortable où on peut se poser pour bouquiner au milieu des dunes sans avoir de soucis. L'accueil était vraiment super, les petites maisons dans les dunes sont mignonnes, confortables, y'a une petite bouteille de vin à l'arrivée. Le soir on prend les repas sous les étoiles, les bouteilles de vin ne sont vraiment pas chères. Bref, pour nous qui ne sommes pas des habitués des hôtels au standing un peu élevé, il faut bien reconnaître qu'il n'est pas désagréable de se laisser un peu aller, dans une ambiance de dépaysement total, hors du monde... Nous participons à leur « game drive » dans leur réserve privée, nous découvrons notre première girafe, nos premiers gnous, zèbres, springboks, oryx. Ils ne sont guère nombreux, mais comme ce sont les premiers, nous sommes éblouis. Le paysage est vraiment somptueux à la lumière de fin du jour, l'herbe jaune (vraiment couleur jaune, pas juste séchée), le vert des arbres et le rouge du sable, le tout au coucher du soleil avec le petit apéro qui va bien que le guide sort au moment opportun, c'est absolument magique, pile ce qu'il nous fallait après une longue année de dur labeur.
Les trois jours sur place ne sont pas indispensables, mais pour nous ils sont passés finalement assez vite, au gré du sable rouge, des autruches devant la maison le matin, de « l'afternoon tea » et petits gâteaux l'après midi et des paons nombreux autour de la petite piscine (glacée d'ailleurs). Le dernier soir, une petite bouteille de champagne local attendait dans la chambre. Bref, un séjour sur la lune, une entrée en matière parfaite pour un voyage d'un mois qui s'annonçait comme un rêve éveillé. Et pour redescendre sur Terre, le tout pour un prix pas exorbitant, en tout cas le rapport qualité prix était vraiment excellent. Je recommande.
J6 : Namib Naukluft campsite
Ce matin départ pour une traversée vers l'ouest. Après 80 km, on s'aperçoit qu'on a oublié le carnet de route et tous les bons au lodge... Marche arrière donc, ils ont bien tout gardé, ouf ! Les paysages sont plutôt rudes, on croise péniblement une voiture toutes les dix minutes. Nous abordons notre première route gravillonnée, c'est vrai que ça ressemble à une route goudronnée, on a l'impression qu'on peut se transformer en pilote, mais gare, ça glisse, et mine de rien y'a quelques nids de poules ou cailloux isolés qui sont traitres. On croise plusieurs niveleuses qui corrigent la surface de la route. Au bord de la route, on voit aussi quelques fois des roulottes, au milieu de nulle part... Suite au prochain épisode !
Nous croisons en fin de journée une petite voiture sur le bord de la route arrêtée. Je m'arrête pour leur demander si tout va bien. C'est une bande de quatre « jeunes » (oulà, je me sens ancien combattant en disant ça, je n'ai que 28 ans en fait, 26 au moment des faits), ils sont en rade, leur pneu arrière gauche a éclaté, et... ils ne savent pas changer une roue... Je leur donne un coup de main, et je découvre qu'en fait ils sont partis le matin même pour quelques jours de ballade dans le pays. Ils sont volontaires internationaux, et ont loué une petite voiture pas chère pour se balader. Ils n'ont même pas une vraie carte, ils cherchent à aller a Sesriem, ils roulent dans la mauvaise direction, loin du but et la nuit tombe... C'est le premier événement qui m'a fait dire que louer un 4x4 rend quand même service parce que c'est fait pour aller sur ce terrain là, tu as tes deux roues de secours, etc... Eux après une journée étaient déjà dans la mouise... Ils n'avaient probablement pas mis toutes les chances de leur côté, mais je me suis revu étudiant où en voyage, je comptais les sous, j'aurais pu être à leur place quelques années plus tôt ! C'est bien de gagner sa vie quand même !
Nous arrivons au campsite de Naukluft à la nuit tombée, il faut manœuvrer le « tank » dans un espace tout petit, c'est pas évident. C'est notre premier campsite, et on découvre que nous avons sur notre emplacement eau, foyer, grille, tout ce qu'il faut... Surprenant (dans le bon sens !), et ça durera tout le séjour. Les campings européens n'ont qu'a bien se tenir. Premier montage de notre tente de toit, non pas que ce soit très sorcier, mais bon la première fois on y passe quand même un peu de temps. Tant que j'y suis pour ne pas oublier après, deux conseils : n'hésitez pas à acheter du bois dans les supermarchés dès que vous en croisez, on n'en trouve pas partout, et il ne faut pas en prendre n'importe où. Ensuite, nous avions amené une lampe à gaz avec une connexion vissable, mais nous n'avons pas trouver de recharges de ce type dans tous les magasins que nous avons vus, seulement des cartouches perçables, donc... Voilà, c'est dit.
Nous nous endormons pour la première fois dans notre petit nid sur le toit.
J7 : Sesriem campsite
On se lève le matin au bruit des babouins qui vident les poubelles métalliques du camp. Au pliage de la tente, je me rappelle dans un éclair de lucidité un conseil que j'avais lu au détour du forum, laisser les duvets dépliés dans la tente avant de la replier ! Ça marche, et ça évite de passer « plein de temps » chaque jour à plier et déplier le sac de couchage. Direction l'Olive Trail. Il n'y a personne, le paysage est plutôt sympa et sauvage, la dernière partie (descente du cours de la rivière asséchée) est assez spectaculaire (toutes proportions gardées...), avec une végétation épatante : des « arbres » accrochés aux falaises, on se demande comment ils font pour tenir là, et puis au fond de la rivière, quelques beaux arbres très verts à cause de l'eau qui affleure sous les cailloux. La dernière partie du parcours nécessite un petit peu d'attention, avec notamment un passage avec des chaines à flanc de rocher au dessus d'une grande boutasse pleine d'une eau pas très alléchante. Nous n'avons croisé au niveau bestioles que des petites bêtes format marmotte qui elles aussi se doraient au soleil.
Nous prenons la route vers Sesriem où nous arrivons en milieu d'après-midi. Au fil de la journée, la lumière change tout doucement, et les paysages sont vraiment magiques. C'est assez brut : montagnes aux formes simples, tracé rectiligne de la route, immensité des plaines herbeuses à la couleur toujours jaune riche. Le site est bien aménagé, avec plein de place sur les emplacements. Certains sites situés très à l'ouest ont une vue vraiment très chouette sur le départ de la chaine de dunes. On repart vite fait vers la Elim Dune pour essayer de profiter la lumière de fin de journée sur le paysage. Une fois arrivés (c'est à quelques minutes du campsite de Sesriem), mon amoureuse arme son appareil photo, tandis que je me rend compte que je vais passer une mauvaise nuit si je ne monte pas jusqu'en haut de la dune. Je me lance, dans le sable rouge, au milieu des herbes qui poussent ici et là et des scarabées qui dévalent les pentes à toute berzingue. A chaque fois qu'on croit être arrivé, il en reste encore un bout, mais finalement le sommet est là et ça en vaut vraiment la peine. On voit d'un côté le cordon de dunes qui s'en va vers l'horizon, de l'autre la plaine et les montages rocailleuses, le tout éclairé par la lumière rasante de la fin du jour, c'est vraiment magnifique. Je redescends en courant comme un fou dans la sable, j'arrive en bas complètement à bout, mais heureux de me dire que j'ai été mettre le pied là haut. L'aller retour m'a pris une heure, à la louche, mais j'ai vraiment cherché à aller au bout de mes forces. J'ai fini sur les rotules (au sens propre) poursuivi dans le sable par une fourmi immense et têtue.
Le soir, nous savourons nos Savanah Dry (un genre de cidre sud africain en petites bouteilles qui est devenu notre boisson nationale depuis quelques jours) au coin du feu. Le réveil sera très très tôt demain matin.
J8 : Sesriem campsite
C'est parti pour un jour de magie... Le réveil sonne très tôt, pour profiter de l'ouverture matinale de la porte du parc. Les résidents du campsite peuvent rentrer avant ceux qui séjournent dans les divers lodges de la région. Tout le monde s'élance, mais au bout de quelques kilomètres tout est assez dilué (il semble que le 80 km/h ne soit pas au même endroit sur tous les compteurs de vitesse). On se pose à la Dune 45 avant le lever du soleil. Cela prend une petite demi-heure de l'escalader sur l'étroite crête. Il y a avec nous pas mal d'overlanders, mais ça reste acceptable. Le lever de soleil en tant que tel est chouette, mais c'est davantage la découverte du paysage par le haut sous une belle lumière qui vaut le détour. La route s'étire dans une plaine entourée de deux immenses cordons de dunes rouge, immenses. C'est à se demander comment tous ces grains de sable tiennent pour former des montagnes aussi grandes...
L'expérience est sympa, mais je pense que ça vaut davantage la peine soit de finir la route directement vers Sossusvlei, soit de se poser à une autre dune pour voir le lever du soleil. Peu sont accessibles (pas de pistes depuis la route), mais le paysage sera aussi chouette que la « Dune 45 », avec personne d'autre que votre petite famille et les petits scarabées qui dévalent partout.
Il ne reste pas beaucoup de trajet jusqu'à la fin de la route goudronnée. Sossusvlei et Deadvlei sont quelques kilomètres plus loin. Pour les atteindre, il faut utiliser les navettes, ou bien si vous avez un engin adapté (4x4 obligatoire, cf. les panneaux !) on peut finir soit même la route. C'est du bon sable bien profond, mais les « rails » sont bien marqués, et il n'y pratiquement qu'à se laisser guider. Je suis assez novice en conduite « tout-terrain », donc je suis passé en 4x4 standard par défaut, mais ça doit surement marcher en mode 2x4. En bon élève, j'avais aussi dégonflé les pneus.
Tout au bout de la piste on arrive donc à Sossusvlei, après avoir croisé Deadvlei sur la gauche. Il y a un genre d'immense aire de pique- nique, avec des tables réparties sous les quelques arbres disponibles. Il y a aussi des toilettes sèches. Il faut marcher un peu (enfin « il faut », c'est pas un truc horrible quand même, vu le lieu !) pour grimper sur la dune qui surplombe le lac salé. Le paysage est absolument grandiose, y'a pas grand chose d'autre à dire... Les possibilités de ballades dans les dunes sont plus ou moins infinies, moyennant d'avoir de l'eau (beaucoup), un chapeau et de la crème solaire pour ne pas finir transformé en homard. Je recommande de marcher pieds nus dans le sable, c'est beaucoup plus confortable que d'essayer de mettre des chaussures qui se toute façon se rempliront de sable, et puis je trouve que ça donne l'impression d'être en liberté, les pieds dans la tiédeur confortable des petits grains rouges... Faites attention à tous les scarabées qui dévalent la dune à toute allure. D'ailleurs, d'où il viennent tous ces scarabées ? Parce qu'on les voit toujours descendre très vite, comme apparus de nulle part. Ça a été pour moi une révélation quand j'ai « percé le secret ». Si jamais ce n'est pas évident pour vous, cherchez bien, et vous trouverez :-)
Ensuite (nous sommes à la mi-journée, pour donner une idée de l 'échelle de temps), nous avons passé quelques heures sous notre arbre à pique-niquer et bouquiner, pour faire passer les heures les plus chaudes et aller à Deadvlei sous un soleil un peu moins écrasant (pour les hommes comme pour les photographes). J'avais lu un peu tard dans notre guide qu'il est possible de monter tout en haut de la très haute dune qui surplombe le paysage à Deadvlei, et après 15 minutes de marche je renonce en me disant qu'il est idiot de monter la haut tout seul en cas de problème, et puis mon amoureuse n'étant pas tentée par l'aventure, je ne voulais pas la laisser toute seule trop longtemps, quand même. Nous commençons la marche vers le Deadvlei (il y a une petite demi-heure de marche depuis le « parking ») un peu trop tôt, vers 15h30. Il fait encore très chaud, et le sable est presque brulant (il ne faut pas laisser le même pied par terre trop longtemps !). La lumière n'est pas encore parfaite. Par contre, nous sommes absolument seuls au monde. L'environnement est absolument magique, je ne peux pas vraiment décrire ce qu'il y a dans nos cervelles, mais c'est quelque chose qui restera à vie dans nos têtes, un endroit qui nous aura marqué, comme quelques autres déjà dans les parties du monde que nous avons déjà pu voir.
On s'en retourne au campsite à la lumière du soleil qui se couche tout doucettement, à l'heure où les gens commencent à arriver en nombre dans les dunes. La route est ponctuée d'autruches, de troupes généreuses de springboks et d'oryx.
Le regret que j'aurais sur la journée est de ne pas avoir pu monter la grande dune. Si vous êtes du genre à vouloir « aller en haut », essayez de le caler dans la journée, le matin doit être plus judicieux, car il doit bien falloir 1 ou 2 heures pour faire l'aller retour. Mais ce n'est que très annexe au vu de tout le reste...
J9 : Swakopmund, Pension Rapmund
Départ matinal, la route est longue jusqu'à Swakopmund. Le paysage est toujours aussi beau, à la lumière du matin. La piste est plutôt bonne, une nouvelle fois, il est vraiment nécessaire de ne pas se laisser « endormir » et appuyer inconsidérément sur le champignon. Arrêt à Solitaire, évidement. L'endroit porte bien son nom, le décor fait un peu « Route 66 » (que je n'ai jamais vue en fait... !), et puis bien évidemment, nous n'échappons pas au struddle (un gâteau allemand aux pommes) ! La portion est généreuse, et n'ayant aucune référence en matière de struddle, nous trouvons ça plutôt un super régal. A noter qu'ils mettent des raisons secs dedans (je dis ça pour prévenir, parce que ma chère et tendre n'aime pas les raisins secs).
Plus nous avançons vers le nord, plus le paysage devient « rugueux ». Chose curieuse, on circule sur un plateau, et les cols à passer sont en fait des canyons dans lesquels il faut descendre et remonter de l'autre côté. Le paysage devient complètement lunaire une fois qu'on rentre à nouveau dans le Namib Naukluft. Il ne ferait franchement pas bon tomber en panne ici (en fait pas plus ni moins qu'ailleurs, mais bon...). L'arrivée à Walvis Bay se fait dans une ambiance de fin du monde, ciel un peu brumeux, tempête qui promène le sable des dunes sur la route et qui fouette les vitres... Au loin sur l'océan, les nombreux rigs de forage qui attendent patiemment leur tour de chantier rappellent que nous ne sommes pas si loin que ça d'une zone du monde plus ou moins troublée, et en tout cas le tout est une sorte de retour sur terre un peu brutal. Je ne me sens pas bien jusqu'à l'arrivée à Swakopmund, un mélange d'impressions noircies par ce monde industriel qui nous retombe dessus, cette tempête, bref, ce trou d'air dans le nuage sur lequel nous étions.
Nous sommes installés à la pension Rapmund, chambre avec vue sur mer, pour un prix hyper raisonnable. Si je rajoute la qualité du petit déjeuner du lendemain, je recommande chaudement le lieu, excellent rapport qualité prix. Je vous épargnerai le cliché de la rigueur à l'allemande... oups, je ne l'ai pas évité !
A noter que le bureau des parcs nationaux est tout prêt de l’hôtel, où il est possible d'acheter les permis pour le Welwitschia Drive.
Le soir nous allons manger au Tug, apparemment le restaurant chouette de Swakopmund, et le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est monstrueux. On se lâche, on prend le plus gros plateau de fruits de mer et un plat de homard grillé. Attention, le plat de homard c'est un homard et demi dans l'assiette (ou trois demis homards), avec force garniture et sauces. Avec le vin, on s'en sort pour 70 € à deux, pour des plats que nous n'aurions jamais pris en France parce qu'ils auraient été franchement en dehors de nos moyens.
J10 : Spitzkoppe campsite
Après un gros ravitaillement au Spar local, on se met en route avec pour objectif du jour le Spitzkope. Un désir personnel de voir quelques unes des curiosités naturelles locales m'a finalement convaincu d'acheter un permis pour le Welwitschia Drive. Nous trouvons la route, qui traverse notamment le « moon landscape ». Chose curieuse, on a presque l'impression qu'il a plu durant la nuit, le sol semble presque humide. Etant donné que je crois avoir lu que c'est un des endroits les plus arides du monde, j'ai un sérieux doute, mais le ressenti est étrange. Certains guides il me semble indiquent que la route est vraiment mauvaise, mais elle nous a semblé être tout à fait praticable pour un véhicule standard. Le « drive » en lui même est un cul se sac, les seuls embranchements qui la quittent sont privés et desservent au regard des panneaux des concessions de mines d'uranium.
Les paysages sont sympas, mais si vous ne tenez pas absolument, contrairement à moi, à croiser les fameux welwitschias, le détour ne s'impose probablement pas. Ce sont des plantes vraiment curieuses, qui ressemblent à un « tas » de feuilles vertes (il n'y en a que deux, malgré les apparences) qui survivraient là depuis 2000 ans dans des conditions extrêmes... Assurément, unique en son genre.
Nous tentons un peu plus loin de visiter la mine d'uranium Rio Tinto (les plus gros camions du monde, dixit le Bradt !!), mais même mon plus beau sourire et mes plus grands yeux doux n'auront pas raison de la sécurité du site. Cependant il est possible de la visiter, moyennant de prévoir ça suffisamment avant. La personne à l'entrée m'a donné un numéro à appeler, je l'ai peut-être encore si cela intéresse des gens.
Aujourd'hui, nous avons éclairci le mystères des pelleteuses-roulottes, que je laissais planer depuis quelques jours. Les « grader » qui se baladent sur les routes pour en corriger la surface promènent en fait une petite roulotte le soir (ou le matin...), une fois qu'ils ont fini (ou avant de commencer) leur quota kilométrique de la journée, afin de loger leur chauffeur pendant la nuit. Il doit y avoir dans le pays toute une corporation de gars qui passent leur temps à traverser le pays pour refaire les routes, de 40 kilomètres en 40 kilomètres... Insignifiant probablement, mais un concept que je trouve à la limite du poétique...
Le long de la route, il y a quelques petits villages, avec des micro étalages et des gens qui accourent quand ils entendent la voiture arriver. Le site du Spitzkoppe est vraiment splendide, le confort est rudimentaire, et il faut bien penser à conserver le site dans son état naturel. Je pars en expédition une bonne heure sur les flancs accessibles de la montagne par un bout de sentier, au milieu d'un tas de plantes toutes plus exotiques les unes que les autres, les couleurs du coucher de soleil sont vraiment très chouettes. Notre site est par contre « mal exposé », nous perdons donc le soleil très vite. Mais il y a le choix (le camp s'étend sur plusieurs kilomètres). Soirée au coin du feu, grillades, Savanah Dry et bouquinage, classique quoi !
J11 : Mowani campsite (région de Twyfelfontein)
Destination la région de Twyfelfontein. Au nord de Uis nous prenons un genre de raccourci qui nous permettra de rencontrer notre premier panneau « éléphant » (sans les éléphants qui vont avec). Le paysage commence petit à petit à changer, à devenir plus « dur », au fur et à mesure qu'on remonte vers le nord. Nous sommes installés ce soir au Mowani Moutain Camp, sur les campsites du lodge. La situation est magnifique, de grands sites, avec une douche entre deux rochers, en pleine nature, avec une belle vue dégagée sur la vallée, splendide. Le lodge en lui même est un peu plus loin, et n'a pas l'air mal non plus.
J11 : Ongongo community campsite (Sesfontein)
Nous remontons aujourd'hui vers Ongongo campsite. Nous ne sommes pas allés voir les peintures rupestres, ce n'est pas vraiment notre tasse de thé. Quand à la montagne brulée et aux orgues basaltiques, nous nous sommes dit qu'il y avait plus de chances d'être “déçus” que réellement émerveillés, donc nous avons aussi passé notre chemin.
La route vers le nord est relativement monotone, il y a très (très) peu de monde. On croise quelques zèbres. Au nord de Palmwag, le paysage devient plus rude (enfin, c'est l'impression qu'il me fait). Peut-être est-ce aussi parce que le ciel est un peu gris et poussiéreux...
Peu avant Sesfontein il faut trouver au milieu d'un village la route qui sur la droite se dirige vers le campsite. C'est très sérieusement caillouteux. Je pense que ça doit passer avec prudence dans un véhicule standard. Par contre certains emplacements du camps eux ne sont pas accessibles aux voitures de base. Des tas de petits mômes courent autour de la voiture pour nous vendre ou demander des bidouilles. Le campement est nettement moins alléchant que les précédents, c'est plus petit, il n'y a pas une vue spectaculaire.
Nous avons passé la fin de la journée au bord de la petite piscine naturelle, assez agréable, mais le caractère “chaud” de la source me laisse songeur. Peut-être n'est-ce pas du tout une source chaude ? Je m'attendais à une sorte de jacuzzi naturel, et ce n'était pas ça.
Le gars qui s'occupe du camp nous a proposé d'aller faire un tour pour voir des éléphants, des lions, ou des himbas, (dans la même phrase)... Devant notre air dubitatif, il s'est senti obligé de mimer de manière assez disgracieuse (pour ne pas dire obscène) une femme au postérieur généreux. Ca nous a conforté dans notre idée de ne pas faire ce genre d'excursion “culturelle”, en tout cas pas en sa compagnie, et de laisser ces gens tranquilles.
J12 : Purros community campsite
Aujourd'hui départ pour “la grande aventure” vers Purros. On avait naïvement pensé pouvoir faire du ravitaillement à Sesfontein, erreur ! Le magasin propose des aliments de base (farine, huile, sucre, levure), mais pas de pain, pas non plus de vague fruit. Il y a un peu de bidoche congelée. Tout ça pour dire qu'il ne faut pas craindre de prévoir large en partant de Swakopmund, nous n'avons pas croisé de magasin “grand” jusqu'à Outjo deux jours plus tard. On repart donc avec de la farine et de la levure, on se fera notre pain...
La route vers Purros est très chouette, elle s'ouvre assez vite dans une grande vallée dont on suit le cours. Le chemin est tour à tour caillouteux, sableux, quelques lits de rivière (asséchés) à traverser. On croise quelqu'un en chemin qui nous demande un outil pour resserrer les cosses de sa batterie. Sur le moment on ne pense qu'au couteau suisse de mon amoureuse, qui parvient à faire son office, après qu'il nous a bien fait comprendre pour autant que notre outil n'était pas terrible. Le gars nous demande si ça ne dérangerait qu'on lui fasse cadeau du couteau pour qu'il puisse resserrer la cosse un peu plus loin au cas où. Devant notre refus, il part sans même dire merci... On a fait quelque chose de pas bien ?
En route on aperçoit des girafes qui se reposent dans le lit de la rivière.
Le campement est vraiment superbe, magnifique, au milieu des arbres sur le bord du lit de la rivière. Notre site est sous un arbre qui forme un petit espace privé avec un bac pour faire la vaisselle et un robinet, à quelques mètres, des sanitaires sont aménagés sous un autre arbre, le tout bien ratissé, c'est incroyable de trouver ça ici. Un vrai petit coin de paradis.
On part à la recherche d'éléphants en compagnie du guide (qui s'occupe aussi de gérer le campement). Il s'installe dans notre voiture et nous emmène là où il pense qu'on puisse voir des bestiaux. Il nous fait descendre un lit de rivière où coule encore un peu d'eau. On découvre notre premier éléphant (du désert, en plus !). C'est vrai que c'est sacrément majestueux... On en trouve un autre un peu plus loin, et on en profite pour s'enliser dans de la bouillasse, avec l'éléphant pas très loin. Instant de panique (pour moi), mais en fait un coup de vitesse lente nous permet de sortir sans problème. Le guide a en fait bien plus confiance dans les capacités motrices de la voiture que moi... On croise un tas de girafes en revenant vers le village. Le guide nous a aussi raconté entre temps que l'équipe de “Rendez-vous en Terre Inconnue” était venue par là pour tourner et qu'il avait servi d’interprète pour l'émission, étant himba lui même. Apparemment, Muriel Robin serait même revenue quelques jours seulement avant notre arrivée. Sur le moment on pense qu'il essaie de nous faire plaisir en nous faisant croire à une sorte de coïncidence sympathique. Nous verrons une émission quelques mois après notre retour qui nous fera penser que c'était peut-être tout à fait vrai...
On se fait un bonne petite soirée au coin du feu avec notre pain cuit au feu de bois (façon patate, enrobé dans de l'alu, c'est pas mal, mais on expérimentera en galette sur la grille du barbeuk plus tard, c'est pas mal non plus), des tas de petites bougies et un bon bouquin. Il y a des vaches dans le camp qui font du bruit, mais la nuit, on a vite fait d'imaginer que c'est un éléphant qui va surgir de nulle part...
J13 : Purros community campsite
Journée “repos” dans le petit coin de bout du monde de Purros, grasse matinée, bouquinage sous les arbres... Histoire de se remettre de nos émotions, et de nous préparer à toutes celles qui arrivent !
J14 : Palmwag lodge
Au matin, nous partons traquer le lion, toujours en compagnie du même guide. Il nous fait descendre à nouveau le cours de la rivière : les bestiaux à crinière ont apparemment déjeuné la veille d'un zèbre, dont la carcasse est toujours en place et que le guide pense toujours assez appétissante pour les faire revenir. Cependant, nous ne les verrons pas montrer le bout de leur museau. Ca ne peut pas marcher à tous les coups, et paradoxalement, ça nous rassure presque de voir que tous les animaux de cette région ne sont pas trop humanisés et prévisibles.
Au retour vers le campsite, nous passons amener le guide chez lui dans le village voisin. Il souhaite faire coucou à sa famille avant de retourner prendre son poste au camp. Tout son petit monde habite une petite case sans toit. Ne sachant trop que faire et n'étant en fait pas très à l'aise à l'idée d'aller jouer les touristes en mal d'intégration, nous n'osons pas trop descendre du véhicule et aller nous incruster à ce moment de tendresse familiale : nous échangeons des sourires avec les petits mômes qui sont là, et qui ont l'air aussi gênés que nous. Nous ne sommes distants que de quelques mètres, mais on mesure qu'un monde entier de modes de vie et de certitudes nous sépare... Ca ressemble probablement à de la philosophie de comptoir, mais c'est ce que je ressens à ce moment là. Je me sens un peu idiot là, dans ma grosse voiture, à ne pas trop savoir que faire...
Nous reprenons la route vers Palmwag (la même qu'à l'aller, l'étape à Ongongo en moins, ça se fait très bien dans la journée). Elle est ponctuée au départ de Purros d'éléphants du désert batifolant dans le lit asséché de la rivière, et de tas de girafes en arrivant à Palmwag.
Nous avions réservé le camp, mais en arrivant, on décide de se mettre dans une chambre du lodge parce que, parce que bon... ! Chambre qui au demeurant est très agréable. Le thé et les gâteaux de l'après-midi sont en libre service au bar. Sur le trajet qui mène à la piscine du lodge, on voit en contrebas des passerelles des traces de pieds tailles 245, qui doivent correspondre aux pas des éléphants qui se baladent dans le coin... Nous profitons du coucher du soleil sur la terrasse du restaurant, surplombant la nature environnante ou un pachyderme nonchalant ne tarde pas à faire son apparition. Je ne vous épargnerai donc pas le cliché du coktail en terrasse au coucher du soleil avec vue sur une grosse bébête, parce que mine de rien, ça doit correspondre dans notre subconscient à une expérience de luxo-aventuro-naturo-vacances dont nous rêvions avant d'être là... Le repas au restaurant est très bien, de même que la nuit qui suivra (sous la couette, pas dans le restaurant...).
J15 : Okaukuejo campsite (Etosha)
Au matin après un petit déjeuner gargantuesque, surprise au moment du chargement, la commande à distance de l'ouverture des portes ne fonctionne pas. Surprenant, d'autant plus que le témoin lumineux sur la commande fonctionne, lui. Ouverture “à l'ancienne”, et petit coup d'adrénaline, la voiture ne démarre pas. Eclair de lucidité : les phares dont je suis conscient depuis le début du périple que je vais au moins une fois oublier de les éteindre ont choisi la veille pour exercer leur traitrise. Plus de batterie donc. Heureusement nous sommes sur le parking d'un lodge, donc la leçon n'est pas trop violente et nous trouvons deux espagnols contents de nous rendre service, d'autant plus que quelques jours avant ils avaient été eux laissés sur le bord de la route sans aide au désenlisage... Mine de rien, démarrer un gros diesel avec des câbles ne va pas de soi. Il faut faire accélerer le moteur du véhicule en marche, le ralenti seul n'étant pas suffisant pour délivrer la puissance nécessaire au démarrage de l'autre. Cette astuce (qui en est une en tout cas pour moi, n'ayant que quelques connaissances très basiques en mécanique automobile) nous a été enseignée par une personne du lodge, que nous avions été quérir en panique après de nombreux essais infructueux.
Route vers Outjo, où nous arrivons à la sortie des écoles. Une marée d'écoliers de tous âges se promène dans la ville, chacun dans l'uniforme de son institution. Gros ravitaillement au Spar et bottle shop locaux. On effectue aussi un raid dans une boucherie où on se charge biltong maison (épicé et nature) qui s'avèrera être un immense cru : un peu gras, pas trop sec, fondant sous la dent, un vrai régal. Je fais également l'acquisition d'un steak de koudou, qu'une cuisson ultérieure se voulant à point transformera avec application en semelle Méphisto. Néanmoins, la pointe d'exotisme sera présente au diner !
Direction ensuite Etosha et son entrée sud. Nous nous installons au camp d'Okaukuejo vers 17h. Le camp pour le coup est beaucoup moins “sexy” que ceux que nous avons croisés jusqu'à maintenant, et on comprend que la réservation était importante étant donné le monde. Le point d'eau est à quelques pas à peine, ambiance salle de cinéma, bancs surplombant la boutasse avec quelques barbelés pour isoler les deux pattes des quatre pattes et des plumes. Pour le moment, quelques zèbres et girafes sont là. Au fur et à mesure que l'horizon remonte vers le soleil rougissant, de nombreuses girafes s'approchent de l'eau, mêlant leurs cous et donnant des reflets très photogéniques à la lumière du couchant. Des armées de “dindons” sont à la parade : oiseaux format poulet, noirs à tâches blanches, qui ont apparemment oublié leur aptitude à voler. Ils cavalent sans cesse autour du point d'eau, en espérant désespérément attirer l'attention. La mienne en tout cas leur est acquise, et j'ai monté un fan club dindons, pour faire reconnaitre le mal qu'ils se donnent pour nous.
Aller retour à la voiture pour ramener des munitions buvables à bulles pour accompagner le biltong, et apparition du premier rhino. Je crois que ce sont des rhinocéros noirs, apparemment assez rares. Peu après, un springbok baguenaudant dans le coin détalle sans crier gare, pour laisser place à Mme. et M. Lions. Ce sont nos premiers. Des flashes de photographes éclatent autour du bassin, je ne suis pas convaincu que ce soit une très bonne idée... Un deuxième rhino se présente, ainsi que des éléphants qui viennent s'abreuver. A la jumelle et dans le peu de lumière donnée par l'éclairage du plan d'eau, on s'aperçoit que la lionne est accompagnée de deux petits lionceaux.
Après le repas, on retourne au trou d'eau, où deux nouveaux rhinos sont là. D'autres éléphants montrent le bout de leurs trompes... Des chacals se promènent dans les environs du camp, probablement attirés par les reliquats de koudous trop cuit et autres déchets comestibles. C'est vraiment une soirée magnifique, même si le cadre est un peu plus “zoo”, le ballet de tous ces animaux qui se succèdent, se chassent est vraiment un spectacle inoubliable.
J16 : Halali campsite (Etosha)
La nuit a été un peu difficile, ponctuée d'un côté par les hurlements probables de chacals et supposés de lions, et de l'autre par les ronronnements du frigo, qui pour la première fois depuis notre départ fonctionne de nuit (conséquemment au premier campsite que nous rencontrons disposant de prises de courant). Le départ est très matinal pour essayer d'apercevoir les bébêtes avant qu'elles ne s'endorment à l'ombre dans le chaud de la journée. Nous croisons nos premières hyènes. La tournée des trous d'eau suit un parcours assez « standard ». Le taux de répétabilité des rencontres est probablement très bas, mais voici nos principales observations : Olifantsbad : deux magnifiques lions à la parade Charistaub : une bande d'éléphants tassés sous un arbres, avec plein de petits dans les pattes de leurs mamans Salvadora : des centaines de zèbres, avec des petits, certains prennent une pose toute douce en plaçant leurs truffes dans leurs cous respectifs. Nous ne savons pas trop quelle est la signification de ce comportement, mais il semble empreint d'une grande tendresse zébresque Rietfontein : une bande d'une vingtaine d'éléphants pataugent avec délectation dans la bouillasse, des petits font des noeuds avec leur trompe Homob : deux lions au repos sous un arbre. De manière générale, le paysage est ponctué de troupeaux immenses de zèbres, springboks, gnus et autres herbivores, éléphants compris. Nous prenons notre repas de midi au buffet du camp Halali, avant de prendre le soleil près de la piscine et de se laisser aller à une bonne sieste. Nous retournons à Rietfontein voir si nos éléphant sont toujours là, mais ils ont disparu et cédé la place à une lionne qui passe sa fin d'après-midi là.
Le trou d'eau du campement restera désert, mis à part quelques dindons et une hyène qui viendra se perdre là. La nuit est relativement chaude dans mon souvenir, probablement parce que j'y ai mal dormi.
J17: Namutoni campsite (Etosha)
Lever difficile après une nuit agitée. Départ pour Goas. Sur la route, pas encore très loin du camp, on se fait insulter par un gars dans son pick-up qui nous reproche d'avoir pris une route en travaux et qui est fermée, alors que nous n'avons pas vu le moindre panneau. Il s'avérera en fait qu'il était par terre, selon le responsable du chantier c'est « your people » qui l'ont enlevé, en gros, ces salauds de touristes dont le loisir principal est d'enlever les panneaux. Le gars est presque à devenir violent quand nous expliquons que nous n'avons voulu embêter personne, nous opérons donc un repli défensif stratégique et prendrons une autre route pour commencer la journée. Je comprends qu'il ne soit pas content que des gens viennent retarder son chantier, cela arrive peut-être tous les jours pour lui, nous ne sommes pas à sa place. Néanmoins, c'est la première fois que nous avons l'impression de gêner, et ce genre d'événements ont le don de me ruiner une journée, ma cervelle ressassant sans cesse les mauvais moments avant d'accepter tous les bons. Nous croisons un beau lion solitaire dans la savane, mais peu de bestiaux (non plus que de gens d'ailleurs) durant la matinée.
Nous aurons le bonheur cependant au détour d'un virage de croiser une scène mémorable. Trois lions épluchent une carcasse de girafe déjà bien entamée. Un troupeau de hyènes est positionné en retrait, avec une tactique (ou un comportement que nous interprétons comme tel) d'étouffement des lions, qui finissent par abandonner la carcasse. Les hyènes prennent position et semblent se délecter des restes puants de viande faisandée, pataugent là dedans puis se roulent dans la poussière. Elles déambulent autour des quelques véhicules observant la scène, c'est très impressionnant. Ces bêtes ont vraiment la gueule de l'emploi (enfin, du leur). On n'imaginerait pas un charognard autrement. Chose curieuse, sous un certain profil, elles ont presque l'air sympathiques et câlines... J'ai pris un film de la scène, principalement pour garder en mémoire les bruits de craquements d'os, de grognements... Des petits chacals se joignent à la fête et boulottent notamment ce qui était il y a peu une tête de girafe.
Nous finissons la matinée à Chudob, où nous assistons à un spectacle d'herbivores en tout genre et en grand nombre, l'ensemble formant une joyeuse carte postale. On y trouve notamment nos premiers phacochères, ainsi qu'une énorme bête que nous baptisons « Eland », en prenant le bestiau le plus proche en dessin dans notre guide.
Après-midi au camp de Namutoni, la piscine est d'un beau vert, qui malgré tout ne donne guère d'espoir d'aller nous y baigner... Nous nous posons cependant sur les transats au soleil et gouleyons quelques frites de la baraque voisine.
Nous repartons à nos trous d'eau l'après midi, mais cela ne sera guère fructueux.
Les bâtiments de Namutoni sont assez particuliers, il semble que ce soit une ancienne prison, le tout réaménagé en magasins et cafés, assez sympathiques au demeurant. Bien fatigués que nous sommes, nous passons la soirée au coin du feu et très vite au fond des duvets.
J18 : Mahangu Safari Lodge campsite (près de Mahango)
Très grosse étape aujourd'hui, la plus longue du séjour en fait (640 km), direction, le nord. Au sortir du camp le matin, on dérape presque sur un gros chat à tâches qui traverse la route devant nous. Nous cherchons à le revoir dans les fourrés, mais il a du se cacher très vite... guépard ou léopard donc, on en a vu un !
Une fois partis, la route se déroule, à peu de chose près rectiligne dans la garrigue locale. Plus on avance vers le nord, plus les petits villages se succèdent. On ravitaille à Rundu, ville atmosphère bout du monde plutôt grande, à l'ambiance joyeusement bordélique. Essence, supermarché, tout est dispo ici.
Nous avons un emplacement extra au Mahangu Safari lodge, au bord du fleuve Okavango. C'est d'ailleurs curieux de retrouver un cours d'eau aussi important, après tout ce temps passé dans des paysages très arides. La chaleur est très humide, et nous apprécions la petite piscine, même si elle est plutôt fraiche. Le camp est plein de panneaux « attention hippopotames », et propose des ballades en bateau sur le fleuve pour les découvrir (nous n'y avons pas participé).
Nous nous endormons le soir au bruit des batifolements des hippos dans la rivière. C'est très impressionnant, d'autant qu'on se doute qu'ils ne sont pas très loins, mais qu'on ne les voit pas du tout. Nous avons aujourd'hui pris notre premier comprimé de Malarone, cf. les commentaires du début sur le palu. Nous avons en fait vu nos premiers moustiques à Etosha (en nombre très limité pour autant).
J19 : Namushasha Lodge campsite (Bande de Caprivi)
Le matin visite au parc de Mahangu. On descend la branche qui suit plus ou moins la rivière. Nous n'y trouverons pas profusion de bestioles, mais découvrirons nos premiers hippopotames (enfin, juste leur tête sur l'eau), ainsi qu'un beau crocodile dans le courant d'un bras de fleuve. Arrivés au bas de la boucle, nous essayons de remonter par la piste de l'intérieur des terres, mais je m'enlise au bout de quelques mètres dans le sable, et nous préférons rebrousser chemin et tracer notre route vers la destination du soir directement.
Nous déroulons donc la route de la bande de Caprivi, direction Namushasha, en franche ligne droite. Pique-nique sur une « aire », à quelques kilomètres de la frontière avec l'Angola. Un peu avant Kongola, droite toute.
Le lodge se situe au dessus de la rivière Kwando (je crois), dans un paysage de marécages et d'eau. Fini les étendues arides et désertiques. La terrasse du lodge domine superbement le paysage, et les logement en dur du lodge ont l'air pas mal du tout. Ils sont cependant tous pleins, et nous ne pourrons pas nous « upgrader ». Verre de rouge sur cette même terrasse avec vue sur les éléphants au coucher du soleil, rien à redire.
Le camp est bien pourvu, douches chauffées au bois (peut-être pas si développement durable que ça, il faut fournir le bois...). Comme à Purros, nous nous faisons notre pain nous même, farine et levure de boulanger, mais en remplaçant la cuisson aluminium sur braises par une méthode galette sur grilles de barbecue, et ça donne un résultat plutôt sympa. Assurément, en cas de coup dur, y'a de quoi se caler comme il faut !
J20: Namushasha Lodge campsite (Bande de Caprivi)
Aujourd'hui, on se fait la « totale » au lodge. Croisière (toutes proportions gardées...) en bateau le matin dans des labyrinthes de papyrus et nénuphars en tout genre. Le guide nous amène tout près d'hippos dans leur piscine, nous verrons aussi un gros lézard vert à ventre jaune, immédiatement baptisé comme tel dans notre carnet de route.
L'après-midi, « nature-drive » dans un énorme camion judicieusement appelé « monster », dont je ne parviendrai à tenir le volant que pendant une pause photo... Nous y verrons des groupes d'éléphants relativement proches, ainsi que notre premier buffle et un hippopotame hors de l'eau. La ballade est sympa, mais probablement pas indispensable.
Nous prenons notre repas du soir au lodge, c'est un buffet et la nourriture ne nous laissera pas un souvenir impérissable, mais le cadre est vraiment très chouette. Demain, route vers le Botswana ! Mon palpitant commence à battre un peu plus fort au moment ou j'écris, quand je repense à ce lendemain en question...
J20 : Kubu Lodge campsite (Kasane)
Mouvement donc vers la frontière par la route principale de la bande de Caprivi. Passage de la frontière à Ngoma, les douaniers des deux bords sont très accueillant, bref, on leur proposerait bien un job à Roissy pour remplacer les nôtres... La voiture est cependant fouillée à la recherche de viande, les roues et chaussures passées dans un bain de désinfectant, dont j'ignore si les bactéries s'enfuient vraiment tant ce bain a l'air là depuis longtemps...
Route vers Kasane, dès l'arrivée on commence à se faire une idée de l'endroit : les voitures s'arrêtent au milieu de la route pour laisser traverser... les éléphants ! Nous sommes posés au campsite du Kubu Lodge, c'est un peu rustique (du niveau d'un camping français en fait...), mais d'après les conseils de Tourmaline, c'est ce qu'il y a de moins pire à Kasane. Nous nous réservons une nuit au « The Garden on the Chobe River lodge » pour deux jours plus tard, étant donné que deux nuits sont libres dans notre planning (que nous avons laissées comme telles pour tenter d'avoir une place à Ihaha, malgré le prétendu et fameux « fully-booked » annoncé, j'y reviendrai). Kasane est une ville assez originale, globalement rectiligne le long du fleuve, et succession de lodge tous plus beaux les uns que les autres, dans une ambiance clairement beaucoup plus « téléobjectifs gilets plein de poches » que « compact camping barbecue ». Nous nous situons entre les deux, je n'ai plein de poches que dans mon short en convenant que c'est bien utile, mais j'ai gardé l'appareil compact plus pratique à promener.
Ensuite, départ pour la croisière du soir sur le Chobe. Nous partons avec une voiture du lodge qui nous amène à un petit embarcadère où nous prenons place sur une petite barcasse, peu nombreux et uniquement avec des français.
Je ne préfère pas essayer de décrire ce que nous avons ressenti durant ces quelques heures sur le fleuve. Hippopotames, éléphants et buffles par centaines, troupeau d'éléphants qui traverse le fleuve à quelques mètres du bateau pour aller se prélasser dans des marres de boue, lumière magnifique... Un moment qui restera, comme Sossusvlei, dans les plus beaux moments de rêve que nous avons vécus.
Deux conseils qui me paraissent importants : faire ce tour en bateau absolument, même si vous n'avez que quelques jours, mais en revanche, essayez de ne pas commencer par là, étant donné que la suite vous paraitra d'une certaine manière un peu plus fade...
Diner au restaurant du Kubu lodge, très bien tant au niveau agrément de l'endroit que ce qu'il y a dans l'assiette. De toute façon, nous sommes encore perdus dans notre petit nuage d'images de cette ballade, et on pourrait manger des choux de Bruxelles crus qu'on trouverait de toute façon délicieux...
J21 : Maramba River lodge (Livingstone)
Départ pour la Zambie, direction les Chutes Victoria. Nos transferts ont été organisés par Tourmaline et sont assurés par Bushtracks. De peur d'oublier plus tard, je les recommande, tout était réglé comme du papier à musique et à fonctionné parfaitement. Nous avons au final je pense gagné beaucoup de temps, et probablement pas perdu tant d'argent que ça.
J'avais en effet choisi de ne pas faire passer notre voiture en Zambie, suite à de nombreux compte-rendus que j'avais lu sur le forum. Je n'ai pas eu à le regretter. Nous avons passé les frontières comme des fleurs (pas trouvé meilleure image !), avec une barque rien que pour nous, presque pas d'attente du côté Zambien (la personne de Bushtracks doit avoir ses entrées dans le bureau de l'immigration). Particulièrement du côté Zambie, la frontière est un immense chaos, camions par centaines (alors que seulement quelques bacs bringuebalant les prennent un par un !), voitures, foule, bureaux apparemment multiples. Il y a je pense de quoi y perdre beaucoup de temps et de sang froid, et certainement aussi d'argent quand on est un touriste un peu perdu qui cherche à se sortir de ce bourbier.
Même si vous n'êtes là que pour une nuit (en l'occurrence comme nous), je vous conseille de prendre le visa « multiple entries » de la Zambie (cf. plus loin)...
Notre chauffeur nous dépose au Maramba river lodge (entre Livingstone et les chutes, bon rapport qualité prix), puis direction les chutes en taxi (prix modique, car je ne m'en rappelle plus). Déception à l'arrivée du côté Zambie : il n'y a pour ainsi dire pas d'eau, et donc... pas de chutes ! J'avais bien lu que le mois de septembre n'est pas l'époque où les chutes sont les plus belles, mais là, c'est la douche froide (ce n'est pas le cas de le dire...). La configuration des lieux fait qu'il est indispensable de passer au Zimbabwe pour profiter vraiment du spectacle, ce que je n'avais pas prévu de faire, pour raisons vaguement idéologiques et peut-être financières. Mais bon, nous n'avons pas fait tout ce chemin pour nous arrêter là, et nous gagnons bien notre vie, donc, direction le Zimbabwe ! Enfin, d'abord, direction le distributeur du Zambezi Sun...
On repasse l'immigration Zambienne, puis taxi jusqu'au poste du Zinmbabwe en passant sur le pont qui enjambe le Zambèze. La distribution commence : coût du visa pour le Zimbabwe (je ne l'ai plus en tête, mais plusieurs dizaines de dollars par tête, à vérifier à votre départ), puis 20 ou 30 dollars d'entrée du parc national.
La ballade en revanche le long des chutes est là beaucoup plus spectaculaire, on va tout près, et il n'y a pour ainsi dire personne.
Retour au poste frontière du Zimbabwe pour sortir, puis re-taxi vers le poste Zambien, ou il faut repayer le visa single-entry plein pot (je ne rappelle plus, plusieurs dizaines de dollars également, mais il était très très rentable de prendre de base le multiple-entries).
Retour au lodge et diner sur la terrasse au dessus du bras de rivière envahi par les jacinthes d'eau.
J22 : The garden on the Chobe River Lodge (Kasane)
Avant de rentrer à Kasane, petit plaisir : visite matinale à Livingstone Island, au milieu du Zambèze, juste au dessus des chutes. Départ du Royal Livingstone en petit bateau, traversée de l'ile à pied, on se met en tenue de bain, et hop, à pied et à la nage dans le Zambèze, à quelques mètres des chutes ! C'est vraiment très excitant, le guide nous amène jusqu'à une sorte de piscine vraiment à l'aplomb des chutes, il y a même moyen de plonger d'un rocher de manière, sur la photo que le guide prend, à avoir l'air de se jeter dans le vide. C'est vraiment très très spectaculaire, et l'adrénaline est bien là... Ensuite, on nous offre un petit déjeuner gargantuesque sur la petite ile.
Cette excursion est vraiment à faire selon moi, le prix est assez raisonnable au regard de la qualité de ce qui est proposé et des émotions et souvenirs qui en restent. En tout cas, si vous choisissez de ne pas aller au Zimbabwe, c'est vraiment une manière originale de profiter des chutes du côté Zambien. Signe peut-être du destin, j'ai perdu la carte mémoire qui contenait « la » fameuse photo où je semble sauter dans le vide...
Retour au Maramba lodge pour reprendre les sacs à dos, puis direction Kasane via la Zambie.
Mis à part le taxi Maramba ↔ Chutes, tous les transferts avaient été organisés par Bustracks, millimétrés, nous avons vraiment profité de ces deux journées à fond sans soucis techniques d'organisation locale. Ce n'est certes pas très aventurier, mais, vraiment, je suis convaincu que ça économise énormément de soucis, qui, si vous n'êtes là que peu de temps peuvent vite prendre le pas sur le plaisir et gâcher des moments potentiellement inoubliables.
A Kasane, nous sommes donc au The Garden on the Chobe River lodge. C'est la première fois que nous sommes dans un lodge vraiment « luxe » (d'avantage que Bagatelle), et il faut avouer que se prélasser dans une chambre pleines de fleurs, avec sa petite terrasse, une super salle de bain, c'est vraiment agréable... Nous nous laissons aller tout l'après-midi à bouquiner et faire la sieste, avant de prendre un repas du soir somptueux. Tout le monde dine à la même table, le vin est « à volonté ». Malgré quelques coupures de courant intempestives, la soirée est dans la lignée de ces derniers jours : magique...
J23 : Ihaha campsite (Chobe National Park)
Petit-déj' de luxe dans notre lodge de luxe (qui nous coutera en fait 100 dollars de moins que prévu, super affaire !), puis direction le Chobe Riverfront. A l'entrée du Parc, nous n'avons aucune difficulté à obtenir un permis pour la nuit au campsite d'Ihaha.
Petite parenthèse du coup sur les parcs du Botswana. Lors de la préparation du voyage, j'avais compris qu'il était assez dur d'avoir des places réservées, les camps étant supposément tous pleins plus d'un an à l'avance. J'avais néanmoins également en tête les rapports de nombreuses personnes qui étaient parvenues sans soucis à trouver des places au jour le jour. Désireux cependant d'assurer le coup au maximum, j'avais demandé à Tourmaline d'organiser des réservations, sans véritablement me rendre compte qu'ils utilisent pour ça les services d'un agent au Botswana qui vous est refacturé 240 dollars ! La nuit que nous avons passée à Ihaha était prétendument fully-booked, de même qu'une nuit ensuite à Moremi que nous n'avons pas eu de mal à trouver sur place... Nous avons au final payé ces 240 dollars pour avoir un permis d'entrée au parc acheté à l'avance, étant donné que l'agent facture quel que soit le résultat... La conclusion de ça pour moi est donc en effet de confirmer que s'il n'est pas vain de tenter de réserver directement auprès du service des parcs, acheter les services d'un courtier est inutile, et même proche de l'arnaque. J'avais raccroché mon chapeau d'aventurier sur ce coup-là en voulant trop contrôler les événements, et je m'en suis mordu les doigts.
Le river front regorge en particulier d'éléphants, très nombreux. Nous croisons aussi des « antilopes à rond blanc sur les fesses » et des hippotragues à tête noire (à vos souhaits). Plusieurs fois, nous rebrousserons chemin pour éviter de passer trop prêt de groupes de pachydermes dont le chef apparent nous reluquait d'un œil mauvais. Une zone de pique-nique est disponible le long du parcours, tout aussi dangereuse a priori qu'ailleurs, où il est part contre interdit de descendre...
Cela dit, le campsite est du même acabit : notre emplacement est un peu à l'écart, une sorte de déversoir pour visiteurs en excès. Il n'est pas aménagé, et le trajet entre le site et le bloc sanitaire est long et, plus ennuyeux, ponctué de buffles allongés sous les arbres. Ambiance.
Nous établissons notre campement auprès d'un gros fourré, à la lisière de la grande plaine herbeuse où au loin s'écoule le fleuve. Au détour d'une chaise déchargée du coffre, je vois à quelques mètres à peine derrière un buisson une tête d'éléphant... Le temps de prévenir les voisins qui ne l'ont pas vue, nous opérons un repli stratégique dans la voiture, terrorisés à l'idée qu'elle puisse être sur leur route malgré les précautions que nous pensions avoir prises... La petite troupe passera finalement calmement entre les deux emplacements pour aller profiter de la fin de journée sur la plaine... Point positif : on peut maintenant se vanter d'avoir eu un jour dans notre vie la visite d'éléphants sur notre site de camping... et ce n'est pas fini... !
Diner à la bougie au coin du feu, une soirée de plus qui restera dans les annales de nos souvenirs !
Durant la nuit qui s'ensuit, ma compagne est réveillée par des bruits plus ou moins douteux. Au réveil le lendemain matin, nos voisins qui ont veillé nous informerons du passage d'un groupe de lions sur notre emplacement, correspondant parfaitement à la période où ma compagne s'est réveillée.
J24: Planet Baobab campsite
Nous continuons la boucle du river front jusqu'à Ngoma gate, avant de reprendre au sud direction Maun, par Nata et Gweta. Après de très longues hésitations, je n'ai pas choisi de prendre par Savuti, suite à divers avis publiés sur le forum et aussi aux conseils de Tourmaline. Je me suis dit que pour une première fois, nous ne tenterions pas le diable d'une traversée potentiellement compliquée.
La route Kasane Nata est en fait une galère, certes d'un autre genre probablement que le sable de Savuti. Plus on va vers le sud, plus des nids de poules (enfin, de poules aux hormones, format dindon...) se multiplient très dangereusement, imposant un slalom permanent, et ne permettant pas de rouler à une vitesse digne d'une route goudronnée. C'est assez dangereux, bien plus en tout cas que ce à quoi je me serais attendu si l'on m'avait dit de faire attention à des nids de poules. A noter que nous avons également croisé de nombreuses zones de travaux, probablement une réponse à la situation véritablement désastreuse de cette route.
Nous voyons aussi nos premières gouttes de pluie. Le campsite de Planet Baobab est plutôt agréable, sans être beaucoup plus original qu'une étape sur la longue route, ce qu'il est en fait... Durant la nuit que nous passerons ici, nous aurons de la pluie, et nous verrons aussi un orage passer au loin... Nous ne nous attendions pas à ça pour la saison !
J25 : Audi Camp campsite (Maun)
En route pour Maun, nous visitons le Nxai Pan, sous des averses régulières. Sous de gros nuages noirs, le paysage est presque un peu lugubre, d'autant plus qu'il y a très peu d'animaux, qui ne sont pas là en cette saison. Nxai est en fait d'avantage une zone où l'eau doit s'accumuler à la saison humide qu'un lac salé. La piste qui y conduit était fraichement tracée, praticable mais très sableuse. L'événement notable de cette matinée, c'est une famille d'autruches composée d'un adulte et d'une myriade de petits gentiment en chemin sur la route, que nous rattrapons donc... Mais ils ne souhaitent pas sortir, pas du tout... tant est si bien que sans pourtant avoir trop insisté, nous nous retrouvons chargés par maman autruche, toutes ailes dehors !
Nous faisons un détour par les Baobabs de Baines, un groupes de très beaux arbres qui poussent au bord d'un lac salé. Le site est vraiment très chouette, un peu à l'écart, propice à un pique nique sympa. Il y a pas loin un site de camp, dont je ne sais pas s'il on peut facilement y dormir ou pas.
Nous finissons la route vers Maun, ponctuée de troupeaux d'animaux domestiques qui imposent de fréquents ralentissements (enfin, pas à tout le monde, mais nous tenons à nos vies et à notre franchise...). A Maun, nous récupérons le permis d'accès à Moremi chez le courtier dont j'ai parlé un peu au dessus. Plus de commentaires à ce stade... Le Audi Camp est pour le coup le site le moins bien que nous ayons vu, tout le monde est relativement empilé. Une arrivée de bonne heure semble permettre d'être installé sur la parcelle de gazon qui est à l'entrée, et ainsi éviter d'être compacté tout au fond du camp. L'espace restau et piscine est plutôt agréable. Le camp est à la sortie nord de Maun et donc sur la route de Moremi. Cependant, je ne vois pas ça comme un élément suffisamment décisif pour ne pas essayer d'en trouver un autre à Maun, le jour où nous serons de retour !
J26 : Third bridge campsite (Moremi)
Aujourd'hui, départ de bonne heure pour le parc de Moremi, muni de notre « sésame » (rire jaune...) chèrement payé pour l'entrée plus une nuit à South Gate (cf. plus haut). Arrivée à la porte, on nous confirme qu'il y a naturellement de la place pour ce soir à Third Bridge, et qu'il n'y a qu'à s'arranger avec le ranger sur place. Il pleut ce matin, et les forêts des alentours de la piste qui nous conduit vers le Moremi nous rappellent un peu un automne chez nous, il fait gris, il pleut, les couleurs sont un peu passées, bref, moins dépaysant qu'imaginé. Nous ne voyons quasiment aucun animal. Les pistes sont en bon état, mais on imagine bien ce que ça peut devenir en saison des pluies, la terre a l'air très fine, et la moindre petite marre est très bouillasseuse. Un des deux premiers ponts (je ne me rappelle plus lequel) n'est plus vraiment praticable, et il faut traverser dans un gué à côté.
Arrivés à Third Bridge, pas de ranger en vue, nous suivons donc les conseils d'un sudaf' local qui nous conseille de nous trouver un arbre, de nous poser dessous et d'attendre de voir ce qui se passe.
Nous repartons faire le tour de Mboma Island, le paysage est très sauvage, et à la pointe de l'ile, la petite station de bateau fait très « bout du monde ». Du côté est, nous croisons quelques éléphants. La route étant très étroite et entourée d'arbres, ces mêmes éléphants se découvrent pour certains au dernier moment, et du coup très très prêt de la voiture, et les possibilités de faire demi-tour sont... compliquées. Nous n'aurons pas ce besoin, mais néanmoins, l'adrénaline est montée quelque fois ! A ceux qui craindraient de rayer leurs véhicules, ne pas passer par là, ces mêmes arbres très serrés autour de la voiture sont potentiellement les meilleurs amis de votre carrossier. Notre loueur ne dira rien, mais sûrement parce que nous aurons de quoi porter ses yeux ailleurs... (cf. plus loin).
De retour au camp, nous finirons l'après-midi à bouquiner, en observant les babouins se déchainer sur les installations d'un site voisin dont les propriétaires sont partis en ballade : la bâche de protection montée sur piquets est devenue un trampoline pour babouins, qui s'en donnent à cœur joie, c'est très impressionnant. Le seul moyen de les éloigner serait d'aller à leur emplacement et d'y rester, mais ce serait délaisser le nôtre qui serait ravagé à son tour. En un moment d'inattention, l'un de ces babouins est monté dans notre voiture dont nous avions oublié de fermer la porte, et il a fallu le chasser séance tenante, juste le temps pour lui de chaparder un bout de papier qui trainait dans un vide-poche.
La soirée sera bien plus calme qu'à Ihaha, pas d'éléphants dans le camping ni de lions...
J27 : Audi Camp campsite (Maun)
Lever de bonne heure pour profiter de la matinée dans les pistes de Moremi. On nous a la veille indiqué un coin où une belle bande de lions était susceptible de camper. Après quelques recherches parmi les (très très) nombreuses pistes « annexes », nous les repérons finalement. Une belle bande de 10 lionnes qui font la grasse matinée, en prenant la pose devant les quelques voitures hérissées de téléobjectifs et autres jumelles. Très impressionnant d'être tout prêt d'une telle bande de carnassiers... Nous continuerons la matinée à découvrir les multitudes de petites pistes (toutes méthodiquement répertoriées dans la cartographie GPS de Tracks4africa, peut-être l'endroit où ce même GPS a été le plus utile d'ailleurs, même si ce n'est pas très aventurier...). Quelques petites bêtes par ci par là, de belles marres à hippos, quelques herbivores terrestres. Pour les férus conducteurs tout terrain, il y a là vraiment moyen de tester les capacités de son véhicule (notamment des traversées de bras de rivières), mais en tout cas, nous ne tenterons pas l'aventure, vu que je ne suis pas sûr de maitriser tous les éléments. Rester planté au fond d'une marre de boue ne me tente guère (et le prix du dépannage encore moins!). Par contre, un arbre pas très vigilant a décidé de traverser le chemin durant notre seule marche arrière de la journée (la seule où j'avais un peu pris confiance, depuis presque un mois...)... On devrait toujours faire attention aux arbres qui traversent... Bref, une aile arrière pliée, un pare-choc bousillé et un phare cassé, ça va faire mal à la carte bleue... Les petites rayures d'hier feront du coup office de cerise sur le gâteau...
Le coup psychologique est rude, du coup on se rentre un peu choqués (surtout moi, même si y'a pas mort d'homme, ça fait mal de perdre 1000 euros en se disant que si machin bidule on aurait pas fait trucmuche et que du coup voilà). Pour se remonter le moral, tequila sunrise et poulet frite sur la terrasse du Audi Camp feront l'affaire ! Nous sommes cette fois-ci installés sur la pelouse à l'entrée du camp, qui est bien plus agréable que la partie du site où nous avons passé la première nuit (arriver tôt, y'a pas de miracle!).
Au final cette visite de Moremi nous laissera une impression mitigée, le temps déjà n'était pas franchement au rendez-vous, les animaux bien que nombreux ne se sont pas montrés dans la même profusion qu'à Chobe, et puis nous avons fini sur une mauvaise note avec cette aile ravagée. Inconsciemment aussi, la fin du voyage pointe le bout de son nez et il reste moins à faire que ce que nous avons déjà vu...
Point positif, la facilité (administrative et terrestre) de visite de ces parcs du Botswana est « surprenante » au regard de ce que je pensais avant d'arriver. A noter, au cas où je ne l'aurais pas déjà dit avant, nous avons entendu dans notre lodge de Kasane un guide dire qu'il était à l'ordre du jour de fermer l'accès au public au parc de Chobe, et de le réserver aux seules visites guidées et organisées. Je ne sais pas ce qu'il en est à ce jour...
J28 : Audi Camp campsite (Maun)
Au programme de ce dernier jour entier au Botswana nous partons en mokoro dans le delta, une ballade organisée par le Audi Camp. Le transfert jusqu'au départ se fait dans une espèce d'énorme camion qui traverse des routes inondées, enfin bref, un truc de « mec » quoi...
Nous embarquons dans notre frêle esquif, et la sensation est immédiate : on glisse au fil de l'eau, on entend le bruit des nénuphars et autres roseaux qui frottent contre la coque, on se faufile dans des petits canaux d'eau claire, c'est vraiment très agréable, et une façon vraiment originale de profiter des lieux.
Nous déchantons dès que la promenade dans le bush commence. Le guide ne parle absolument pas, malgré toutes mes tentatives de questions, il faut vraiment insister pour lui arracher un mot. Il reste la plupart du temps à marcher tout seul devant sans rien dire. C'est vraiment dommage : étant donné que l'environnement est relativement ingrat (prairie sèche, quelques arbres, marres) la valeur ajoutée d'une telle promenade vient avant tout du guide, sans quoi elle se transforme en randonnée sans intérêt sous un soleil de plomb... C'est curieux, il a son téléphone portable autour du coup et passe une partie de son temps à envoyer des SMS, il n'a pas une goute d'eau, comme on ne veut pas le laisser crever de soif nous lui proposons de la nôtre, qu'il finira par accepter. Durant la pause déjeuner, il reste à l'écart sous un arbre à envoyer des textos pendant que nous mangeons notre panier repas, nous en venons à nous demander si nous sommes sensés lui proposer « nos restes ». Bref, tout ça respire un peu l'amateurisme et l'attraction touristique bas de gamme où le guide se doit de ne pas être un coût trop cher au tour operator.
Durant le retour en mokoro, il nous abandonne pendant 10 minutes en plein cagnard sur la pirogue pour aller se baigner tout seul un peu plus loin, sans nous laisser penser le moins du monde que nous sommes bienvenus pour faire de même. Nous voyons un hippo au loin, et il ne se donne absolument pas la peine d'évoquer le sujet et encore moins de s'arrêter (je précise que la sécurité dans la configuration de l'endroit ne pouvait pas être la cause de ce non-arrêt). Nous lui laissons malgré tout un pourboire, mais le cœur n'y est pas. Nous n'en voulons même pas au guide en lui même (il avait peut-être un problème familial, on ne sait jamais), mais tout laisse à penser que c'est l'organisateur de ce tour en particulier qui fait que les guides ne doivent pas être très motivés (pas d'eau, pas de repas, et peut-être pas de salaire autre que le pourboire ?). Du coup, une mauvaise affaire pour tout le monde (ce n'est malgré tout pas donné). Conclusion, je recommanderais autant que possible de choisir avec attention la promenade en mokoro si vous la faites (peut-être attendre d'être sur place et consulter des gens en direct, ce que nous n'avons pas fait). C'est très clairement un moyen génial de profiter de la nature des environs, mais ça peut vite se transformer en une mixture un peu malsaine si on tombe mal.
La soirée est grasse et salée à souhait au restau du Audi Camp. Durant la nuit, un gros orage nous réveille qui durera jusqu'au matin. Saison sèche, où es-tu ?
J29 : Zelda Guest Farm campsite
Ce matin, j'avais prévu une autre surprise pour mon amoureuse, uns survol du delta en petit avion. J'étais plutôt angoissé par la tempête, mais elle s'est calmée suffisamment pour permettre au petit coucou (un Cessna 172) de décoller. J'avais planifié le jour de longue date (enfin croyait), mais l'agence nous avait en fait attendu la veille ! Malgré tout, il a été très facile semble-t-il de réveiller le pilote qui est arrivé dare dare. Tout ça pour dire que vous pouvez semble-t-il vous décider au dernier moment avec de bonnes chances de réussite.
Le vol est vraiment un souvenir mémorable, en particulier la vision depuis le ciel d'un grand troupeau d'éléphant est vraiment magique. Le vent est très fort et l'avion avance en crabe en remuant beaucoup, ça a l'air de ressembler à la conduite d'une deux chevaux en haute montagne. On survole un des lodges grand luxe du delta, c'est vrai qu'on ne doit pas être trop mal installé là dedans... Atterrissage... et d'une certaine manière c'est le début de la fin, nous prenons la route pour la Namibie où notre séjour s'achève dans deux jours...
Sur la route, nous croiserons de nombreux barrages. A l'un d'eux, le policier me fait reculer de 200 mètres sous prétexte que je ne me suis pas arrêté à un stop qu'il avait placé très en amont de sa position, peut-être pour une raison valable, mais en tout cas semble-t-il d'avantage justifié par l'envie de « piéger » tous les gens se présentant à lui (la voiture qui est passée après nous s'est aussi faite avoir) que par un souci de fluidifier la circulation. On m'aura demandé deux fois en une journée mon permis de conduire (une première fois à Maun le matin même) au Botswana, alors que je ne me suis jamais fait contrôler en France... Comme quoi... A un autre de ces barrages, on découvre dans notre coffre un fond de biltong et de droewors, que nous mangeons du coup sur le champ... Nous devons au passage signer un registre établissant qu'on nous a « confiscated » des produits interdits.
Le passage de la frontière se fait sans encombre, puis nous traçons notre route sur la Trans-Kalahari Highway jusqu'au Zelda Guest Farm. Une nouvelle fois, site de camp parfait, bien équipé, bref, la « routine » ! Le site est vide, à part deux françaises qui démarrent leur circuit, à qui du coup nous donnons quelques tuyaux et des restes de nourriture que nous n'arriverons pas à écluser.
Le propriétaire des lieux participe à un programme de sauvegarde des félins (capturés par d'autres fermiers qui les amènent là plutôt que de les tuer, si j'ai bien compris l'esprit de la manœuvre), et nous avons donc droit à une séance de nourrissage de 4 guépards et d'un léopard. C'est très spectaculaire, surtout les guépards qui se déchainent littéralement sur les morceaux de viande d'âne que le fermier leur donne, en faisant des bruits atroces dignes des hyènes d'Etosha, se précipitent sur les grillages, bref, nous sommes bien content de ne pas être à leur portée. Le léopard pour sa part est beaucoup plus « digne », et semble ne pas souhaiter se joindre à cette curée.
La soirée se fait dans une ambiance menaçante et électrique d'orage, le ciel est marbré d'éclairs. L'atmosphère est épaisse et ventée, nous nous réfugions tant bien que mal dans un abris du camp pour manger notre dernier repas sauvage de ces vacances... Finalement, les circonstances naturelles épicent l'angoisse du départ... L'orage durera encore une bonne partie de la nuit, en plein Kalahari...
J30 : Londiningi B&B (Windhoek)
Fin de la route jusqu'à Windhoek et repas cancérigène et obésifiant dans un KFC glauque (quelques fois, des pulsions incompréhensibles font commettre des erreurs !). Devant l'étendue des dégâts nous nous sommes arrangés avec le loueur pour rendre la voiture un jour plus tôt pour qu'il puisse faire les réparations au plus vite, moyennant qu'ils nous dépose à l'aéroport le lendemain. Bien que l'addition fasse mal (+/- 1000 euros de carrosserie), ils sont professionnels, pas de pinaillage sur l'état des lieux, et nous n'avons pas l'impression de nous être fait arnaquer vu ce qu'il y a à faire. De toute façon même en réduisant la franchise, nous ne nous y serions pas retrouvés vu le coût d'assurance supplémentaire, et qui n'aurait peut-être même pas marché au final vu le caractère « non-standard » de l'endroit où l'arbre a traversé la route derrière nous (à vérifier dans les petites lignes du contrat, je n'ai pas pris la peine de le faire de toute façon).
Le soir diner chez Londiningi, de nouveau sous l'orage...
J31 : vol vers Francfort puis Paris
On profite autant que possible du petit déj' fabuleux de Londiningi, mais le cœur n'y est plus... Nous allons faire quelques emplettes de souvenirs au centre ville de Windhoek. J'adopte pour ma part une famille sculptée de mes fameux dindons, tant qu'à faire kitsch, autant y aller franchement. A peine achetés, je me rappelle que je m'était promis de ne pas acheter de produits en bois travaillé pour ne pas inciter au coupage sauvage des arbres... Raté pour cette fois.
Nous faisons notamment escale au Namibia Craft Centre (je crois), un groupement de nombreuses boutiques d'objets normalement fabriqués dans des communautés et dont les revenus doivent leur bénéficier. L'endroit est plutôt agréable, et si mes souvenirs sont bons, un charmant petit café propose de très bons plats dans un cadre agréable...
Nous en sommes réduits à admirer la beauté de la lumière de la fin du jour sur les parkings de l'aéroport. Contrastes de couleurs saisissants... Le cœur est ailleurs, mais hélas pas l'avion, qui lui est bien là, fidèle au poste, pour nous ramener dans le monde réel. L'atterrissage a déjà commencé...
Je vais essayer de garder un peu de logique dans mon carnet de voyage, mais il est possible que ça ait quelques fois tendance à partir dans toutes les directions… Je pense que je glisserai les infos au moment où elles me reviendront en mémoire (dans la description des différentes étapes). Néanmoins, voici les quelques éléments de base. Nous sommes parti en indépendant avec une voiture de location (4x4 avec tente de toit). Cela fait maintenant plus d'un et demi que nous sommes rentrés, mais je me devais de tenir ma promesse et de publier ce carnet sur le forum, ne serait-ce que pour partager à nouveau mon expérience, après tout ce que j'ai trouvé d'utile dans les textes publiés ici. N'hésitez pas à m'envoyer questions et commentaires, ce sera avec plaisir que j'essaierai de répondre !
1) notre itinéraire :
Nous sommes partis à cheval sur septembre et octobre 2009.
J1 : Paris-> Francfort, décollage pour Windhoek J2 : Arrivée à Windhoek, nuit chez Londiningi B&B J3 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J4 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J5 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J6 : Namib Naukluft campsite J7 : Sesriem campsite J8 : Sesriem campsite J9 : Swakopmund, Pension Rapmund J10 : Spitzkoppe campsite J11 : Mowani campsite (région de Twyfelfontein) J11 : Ongongo community campsite (Sesfontein) J12 : Purros community campsite J13 : Purros community campsite J14 : Palmwag lodge J15 : Okaukuejo campsite (Etosha) J16 : Halali campsite (Etosha) J17: Namutoni campsite (Etosha) J18 : Mahangu Safari Lodge campsite (près de Mahango) J19 : Namushasha Lodge campsite (Bande de Caprivi) J20 : Kubu Lodge campsite (Kasane) J21 : Maramba River lodge (Livingstone) J22 : The garden on the Chobe River Lodge (Kasane) J23 : Ihaha campsite (Chobe National Park) J24: Planet Baobab campsite J25 : Audi Camp campsite (Maun) J26 : Third bridge campsite (Moremi) J27 : Audi Camp campsite (Maun) J28 : Audi Camp campsite (Maun) J29 : Zelda Guest Farm campsite J30 : Londiningi B&B (Windhoek) J31 : vol vers Francfort puis Paris
2) l’avant préparation
J’ai commencé la préparation plus d’un an avant de partir. Mon objectif était d’emmener mon amoureuse en Namibie et au Botswana en lui faisant une surprise, et ça a été au final réussi, elle n’a appris que 3 heures avant le départ du vol Air Namibia depuis Francfort que nous allions en Namibie. Depuis un an et demi auparavant, le nom de code de la destination était « Maubeuge ».
J’ai utilisé les guides Bradt, pour ceux qui ne sont pas rebutés par l’anglais, je trouve qu’ils sont vraiment très bien faits (Namibie et Botswana). J’ai l’impression qu’ils sont piles comme un guide de voyage doit être fait : à chaque fois que je m’attendais à trouver une info elle était là de manière logique, sans avoir à aller chercher 200 pages plus loin, les conseils avisés, les descriptions des logements pointues et relativement à jour.
Concernant la réservation des hébergements et de certaines activités sur place, je suis passé par Tourmaline, qui a maintes et maintes fois été recommandé sur ce forum, et que je ne peux que recommander à mon tour. Ils m’ont aidé à améliorer un peu mon parcours, ont effectué toutes les réservations. A notre arrivée à l’aéroport nous avons été accueillis par un guide de l’agence super gentil, qui nous a remis un carnet de route hyper détaillé et très soigné, bourré d’informations sur chaque étape. Nous avons aussi reçu un carnet détaillé sur la Namibie (géographie, histoire, populations…) les fameuses cartes Shell Veronica Rodt Namibie et Botswana, et enfin le guide touristique de cette même Veronica Rodt pour le Botswana. Il a passé presque une demi-journée avec nous pour tout nous présenter en détail. Le tout pour un prix assez modique (aux alentours de 80 euros au total). J’ai trouvé en tout cas que la qualité de service était irréprochable, et pour ceux qui souhaitent partir en ayant toutes les réservations effectuées, je dirais que c’est s’éviter la partie frustrante de la préparation où les gens ne répondent pas aux mails, etc. Ils se sont également chargés de la réservation de la voiture de location.
Nous avons choisi de partir avec le circuit complètement bouclé et réservé (à part deux jours au Botswana que nous avons organisés sur place). Le débat entre les gens qui préfèrent tout réserver avant ou bien tout faire au jour le jour a déjà donné lieu à des discussions sur le forum. Je souhaitais pour ma part arriver en étant sûr d’avoir des places dans tous les endroits que je souhaitais voir, sans avoir à nous demander chaque jour où nous allions dormir le soir. Ca procure un certain confort d’avoir tout payé auparavant, de donner un bon en arrivant et de se poser. Ca évite les tensions de voyage sur ce que chacun préfèrerait, et puis ce n’est pas parce qu’on a réservé quelque chose qu’on ne peut pas faire une autre option, au pire on perd le prix de la location et puis voilà. A noter qu’il y a certains endroits où on ne peut pas réserver (Spitzkoppe, Purros, Ongongo), et d’autres où à la saison touristique une réservation est utile pour être sûr d’avoir une place (Etosha, Sesriem). Concernant l’arnaque (oups, ça m’a échappé) des campsites des parcs nationaux au Botswana, j’y reviendrai plus loin
3) la voiture Nous avons opté pour un 4x4. Nous avions à l’origine demandé un simple cabine (moins cher), mais nous nous sommes retrouvés avec un double pour le même prix. Avec le recul, je pense que le double cabine est quand même mieux, ne serait-ce que pour pouvoir laisser les affaires personnelles sur les sièges arrières, à portée de main d’une part, et surtout à l’abri de la poussière qui s’infiltre assez facilement dans la benne, même couverte. Le Hilux n’est pas je pense un « vrai » 4x4 d’aventurier (je crois que le Defender ou un bon vieux LandCruiser rentre mieux dans cette catégorie), mais il est amplement suffisant pour un voyage « classique ».
Une nouvelle fois, le débat « 4x4 ou pas 4x4 » a déjà eu lieu sur le forum, mais voici mon opinion au regard de nos expériences de ce voyage. Il est clair que l’immense majorité des routes de Namibie et d’une partie du Botswana est accessible en véhicule standard. Cependant, je pense qu’au niveau sécurité (la première sécurité consistant de toute façon à ne pas rouler trop vite, etc !), on est plus assuré de ne pas sortir de la route ou casser une roue au premier nid de poule avec une voiture faite pour rouler sur du cailloutis qu’avec une voiture taillée pour le goudron. Pas mal de véhicules sont équipés de 2 roues de secours (à vérifier à la location), et puis il est pratique d’avoir sa maison sur le toit et de pouvoir promener tout un équipement de camping facilement. Après pour certaines zones (Purros, Moremi, Chobe), on peut y aller, alors que l’accès est impossible en voiture standard.
Nous n’avons pas pris de réduction de franchise. Sur une longue durée, la réduction de franchise coute très cher, et les exclusions sont de toute façon tellement nombreuses que je n’ai pas estimé que le risque justifiait l’investissement. La probabilité qu’un accident sérieux arrive en étant dans les conditions de l’assurance est à mon avis assez faible, ce qui fait que l’accident qui se produira sera à la charge du client, franchise ou pas. C’est ce que je pense… J’avais par contre pris une assurance pare brise et pneus. Nous n’avons pas eu à nous en servir (pas de crevaisons sur un mois, et pas de casse pare brise non plus), mais si vous êtes tentés par cette assurance, demandez avant aussi les conditions d’application : j’ai découvert en arrivant que l’assurance ne couvrait que deux pneus et 1 pare brise… Encore une fois, faire son calcul et analyser les risques.
Nous avions pris l'option frigo dans la voiture. Cela nous a bien servi, mais il n'y a rien de miraculeux non plus: le frigo (chez notre loueur en tout cas) tirait sur la batterie de la voiture (pas sur une batterie dédiée), donc pas question de le laisser allumé la nuit quand le moteur ne tourne pas. Il est possible de demander un câble (pas inclus dans le kit « de base » pour nous) pour le brancher au secteur dans les campsites, mais nous avons rarement eu accès à l'électricité sur les sites (qui sont par ailleurs parfaits pour tout le reste). En conséquence, le frigo nous a servi surtout pour stocker les aliments frais jusqu'au soir même, sans par exemple pouvoir faire de réserves de viandes pour plusieurs jours car n'étant jamais sûrs de la présence d'électricité aux campsites. Peut-être que certains loueurs permettent d'avoir plus d'autonomie avec leurs dispositifs, mais demandez, car tout ne va pas automatiquement de soi.
Enfin, nous avons emporté un téléphone satellite (même si notre itinéraire ne le justifiait pas vraiment) qui permet malgré tout de pouvoir se raccrocher au monde en cas de pépin. A noter que le nôtre a refusé de marcher durant les deux dernières semaines, ce qui nous a valu un remboursement partiel de la somme (grâce à Tourmaline qui est intervenu auprès du loueur de téléphone).
4) la saison
Le choix du mois de septembre s’est fait un peu par défaut du fait de raisons professionnelles et ça a été plutôt chouette. Nous n’avons pas été noyé dans trop de monde (mais bon, je pense que la Namibie est assez tranquille au niveau « foules » même au mois de juillet !).
Le climat était plutôt agréable, chaud la journée sans être étouffant, et les nuits fraiches, juste assez pour se blottir dans son duvet sans mourir de chaud. Nous n’avons presque pas eu de pluie. Je dis « presque », mais en fait nous nous attendions à la saison sèche, alors que nous avons eu pas mal de pluie dans les Nxai Pans et Moremi au Botswana, puis lors de notre dernière nuit dans le Kalahari. C’était parfois des orages énormes qui duraient toute la nuit. Je n’ai pas réussi à savoir si c’était commun pour la période (fin septembre, début octobre).
Enfin, nous avons croisé des moustiques, les premiers à Etosha (si si !) puis dans la bande de Caprivi. Rien de bien grave, il y a eu quelques soirs où il a fallu se couvrir de DEET. Le corollaire des moustiques dans ce coin là est le paludisme. D’après ce que j’ai pu trouver, le risque est quasiment nul à cette période, mais nous avons pris de la Malarone. Encore une fois, le débat a eu lieu, je pense que c’est encore une fois une question d’évaluation du risque…
5) Etape par étape
Je vais passer maintenant aux étapes, en essayant à chaque fois de donner nos impressions et autres renseignements qui pourraient être utiles, sait-on jamais. L’en-tête à côté du ‘Jn’ correspond à l’endroit où nous avons passé la nuit à la fin du jour en question.
J1 : Paris-> Francfort, décollage pour Windhoek J2 : Arrivée à Windhoek, nuit chez Londiningi B&B
Le vol Air Namibia nous dépose à l’heure à l’aéroport de Windhoek, le vol s’est bien passé, le service est plutôt pas mal (j’espère ne pas passer pour un snob des vols aériens), en tout état de cause, je dirais « bon rapport qualité/prix ». Nous sommes accueillis par le guide de Tourmaline qui nous amène chez Londiningi. L’auberge est très chouette, l’accueil très bon, enfin bref, rien à redire. Nous avons droit à un briefing extensif de la part du guide sur tout notre parcours, explications diverses et variées, le carnet de route est parfait, les bons de réservation sont là. Nous passons également récupérer la voiture chez African Tracks. L’équipement de camping est un peu vieillot (on se rend bien compte qu’il n’est pas de toute première jeunesse), mais là encore, le rapport qualité/prix a l’air assez bon. La première expérience de conduite est un peu stressante au début, il faut conduire à gauche, et surtout le plus dur je trouve est de s’habituer au gabarit ! Moi qui suis plutôt habitué au format Twingo, j’ai eu l’impression de conduire un char Leclerc. Mais bon, ça vient vite, et on apprend (un peu trop) vite à avoir confiance dans les rétroviseurs pour les marches arrière !
Nous partons vaguement à pied dans le quartier, c’est le coin chic de Windhoek, il y a des grandes maisons joliment arborées, mais par contre les barbelés sont omniprésents… On fait quelques emplettes sur place (notre premier biltong, de la viande séchée qui va devenir notre plat national pour les pique-nique par la suite !). Il y a des gardes un peu partout, l’ambiance est assez curieuse. Nous avons aussi acheté une carte de téléphone portable prépayée, mais nos téléphones que je croyais débloqués ne devaient pas l’être tant que ça vu que ça n’a jamais marché.
Nous dinons le soir au Joes’s Beerhouse, un super restau pas loin de l’auberge. Le décor est super réussi, on mange dehors sur des grosses tables en bois, les portions de viandes grillées sont généreuses, et le prix… namibien ! Ca cale le niveau : dans un bon restau dans les quartiers « chics » de Windhoek, on peut se faire péter le bidon pour péniblement 10 euros chacun binouse comprise.
J3 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J4 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J5 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental)
Le lendemain, ça y est, l'aventure commence, direction le sud et le Kalahari. Je me suis amusé à rentrer les étapes dans le GPS (Garmin et www.tracksforafrica.com), et visiblement, ça marche super bien (au moins pour sortir de Windhoek, après, on peut pas dire qu'on risque beaucoup de se perdre !). Sur la route on croise nos premiers « animaux », quelques babouins qui traversent nonchalamment. Pour nous deux petits européens fraichement débarqués de l'avion, ça fait son petit effet.
On se dirige vers Mariental pour trois jours de relâche chez Bagatelle. La durée de notre séjour s'étant allongée quelques mois avant le départ parce qu'Air Namibia avait annulé ses départs depuis Londres et que nous ne pouvions pas arriver plus tard (le trajet était bouclé), on a décidé (enfin, j'ai, surprise oblige !) de se poser trois jours sans faire grand chose dans un endroit confortable où on peut se poser pour bouquiner au milieu des dunes sans avoir de soucis. L'accueil était vraiment super, les petites maisons dans les dunes sont mignonnes, confortables, y'a une petite bouteille de vin à l'arrivée. Le soir on prend les repas sous les étoiles, les bouteilles de vin ne sont vraiment pas chères. Bref, pour nous qui ne sommes pas des habitués des hôtels au standing un peu élevé, il faut bien reconnaître qu'il n'est pas désagréable de se laisser un peu aller, dans une ambiance de dépaysement total, hors du monde... Nous participons à leur « game drive » dans leur réserve privée, nous découvrons notre première girafe, nos premiers gnous, zèbres, springboks, oryx. Ils ne sont guère nombreux, mais comme ce sont les premiers, nous sommes éblouis. Le paysage est vraiment somptueux à la lumière de fin du jour, l'herbe jaune (vraiment couleur jaune, pas juste séchée), le vert des arbres et le rouge du sable, le tout au coucher du soleil avec le petit apéro qui va bien que le guide sort au moment opportun, c'est absolument magique, pile ce qu'il nous fallait après une longue année de dur labeur.
Les trois jours sur place ne sont pas indispensables, mais pour nous ils sont passés finalement assez vite, au gré du sable rouge, des autruches devant la maison le matin, de « l'afternoon tea » et petits gâteaux l'après midi et des paons nombreux autour de la petite piscine (glacée d'ailleurs). Le dernier soir, une petite bouteille de champagne local attendait dans la chambre. Bref, un séjour sur la lune, une entrée en matière parfaite pour un voyage d'un mois qui s'annonçait comme un rêve éveillé. Et pour redescendre sur Terre, le tout pour un prix pas exorbitant, en tout cas le rapport qualité prix était vraiment excellent. Je recommande.
J6 : Namib Naukluft campsite
Ce matin départ pour une traversée vers l'ouest. Après 80 km, on s'aperçoit qu'on a oublié le carnet de route et tous les bons au lodge... Marche arrière donc, ils ont bien tout gardé, ouf ! Les paysages sont plutôt rudes, on croise péniblement une voiture toutes les dix minutes. Nous abordons notre première route gravillonnée, c'est vrai que ça ressemble à une route goudronnée, on a l'impression qu'on peut se transformer en pilote, mais gare, ça glisse, et mine de rien y'a quelques nids de poules ou cailloux isolés qui sont traitres. On croise plusieurs niveleuses qui corrigent la surface de la route. Au bord de la route, on voit aussi quelques fois des roulottes, au milieu de nulle part... Suite au prochain épisode !
Nous croisons en fin de journée une petite voiture sur le bord de la route arrêtée. Je m'arrête pour leur demander si tout va bien. C'est une bande de quatre « jeunes » (oulà, je me sens ancien combattant en disant ça, je n'ai que 28 ans en fait, 26 au moment des faits), ils sont en rade, leur pneu arrière gauche a éclaté, et... ils ne savent pas changer une roue... Je leur donne un coup de main, et je découvre qu'en fait ils sont partis le matin même pour quelques jours de ballade dans le pays. Ils sont volontaires internationaux, et ont loué une petite voiture pas chère pour se balader. Ils n'ont même pas une vraie carte, ils cherchent à aller a Sesriem, ils roulent dans la mauvaise direction, loin du but et la nuit tombe... C'est le premier événement qui m'a fait dire que louer un 4x4 rend quand même service parce que c'est fait pour aller sur ce terrain là, tu as tes deux roues de secours, etc... Eux après une journée étaient déjà dans la mouise... Ils n'avaient probablement pas mis toutes les chances de leur côté, mais je me suis revu étudiant où en voyage, je comptais les sous, j'aurais pu être à leur place quelques années plus tôt ! C'est bien de gagner sa vie quand même !
Nous arrivons au campsite de Naukluft à la nuit tombée, il faut manœuvrer le « tank » dans un espace tout petit, c'est pas évident. C'est notre premier campsite, et on découvre que nous avons sur notre emplacement eau, foyer, grille, tout ce qu'il faut... Surprenant (dans le bon sens !), et ça durera tout le séjour. Les campings européens n'ont qu'a bien se tenir. Premier montage de notre tente de toit, non pas que ce soit très sorcier, mais bon la première fois on y passe quand même un peu de temps. Tant que j'y suis pour ne pas oublier après, deux conseils : n'hésitez pas à acheter du bois dans les supermarchés dès que vous en croisez, on n'en trouve pas partout, et il ne faut pas en prendre n'importe où. Ensuite, nous avions amené une lampe à gaz avec une connexion vissable, mais nous n'avons pas trouver de recharges de ce type dans tous les magasins que nous avons vus, seulement des cartouches perçables, donc... Voilà, c'est dit.
Nous nous endormons pour la première fois dans notre petit nid sur le toit.
J7 : Sesriem campsite
On se lève le matin au bruit des babouins qui vident les poubelles métalliques du camp. Au pliage de la tente, je me rappelle dans un éclair de lucidité un conseil que j'avais lu au détour du forum, laisser les duvets dépliés dans la tente avant de la replier ! Ça marche, et ça évite de passer « plein de temps » chaque jour à plier et déplier le sac de couchage. Direction l'Olive Trail. Il n'y a personne, le paysage est plutôt sympa et sauvage, la dernière partie (descente du cours de la rivière asséchée) est assez spectaculaire (toutes proportions gardées...), avec une végétation épatante : des « arbres » accrochés aux falaises, on se demande comment ils font pour tenir là, et puis au fond de la rivière, quelques beaux arbres très verts à cause de l'eau qui affleure sous les cailloux. La dernière partie du parcours nécessite un petit peu d'attention, avec notamment un passage avec des chaines à flanc de rocher au dessus d'une grande boutasse pleine d'une eau pas très alléchante. Nous n'avons croisé au niveau bestioles que des petites bêtes format marmotte qui elles aussi se doraient au soleil.
Nous prenons la route vers Sesriem où nous arrivons en milieu d'après-midi. Au fil de la journée, la lumière change tout doucement, et les paysages sont vraiment magiques. C'est assez brut : montagnes aux formes simples, tracé rectiligne de la route, immensité des plaines herbeuses à la couleur toujours jaune riche. Le site est bien aménagé, avec plein de place sur les emplacements. Certains sites situés très à l'ouest ont une vue vraiment très chouette sur le départ de la chaine de dunes. On repart vite fait vers la Elim Dune pour essayer de profiter la lumière de fin de journée sur le paysage. Une fois arrivés (c'est à quelques minutes du campsite de Sesriem), mon amoureuse arme son appareil photo, tandis que je me rend compte que je vais passer une mauvaise nuit si je ne monte pas jusqu'en haut de la dune. Je me lance, dans le sable rouge, au milieu des herbes qui poussent ici et là et des scarabées qui dévalent les pentes à toute berzingue. A chaque fois qu'on croit être arrivé, il en reste encore un bout, mais finalement le sommet est là et ça en vaut vraiment la peine. On voit d'un côté le cordon de dunes qui s'en va vers l'horizon, de l'autre la plaine et les montages rocailleuses, le tout éclairé par la lumière rasante de la fin du jour, c'est vraiment magnifique. Je redescends en courant comme un fou dans la sable, j'arrive en bas complètement à bout, mais heureux de me dire que j'ai été mettre le pied là haut. L'aller retour m'a pris une heure, à la louche, mais j'ai vraiment cherché à aller au bout de mes forces. J'ai fini sur les rotules (au sens propre) poursuivi dans le sable par une fourmi immense et têtue.
Le soir, nous savourons nos Savanah Dry (un genre de cidre sud africain en petites bouteilles qui est devenu notre boisson nationale depuis quelques jours) au coin du feu. Le réveil sera très très tôt demain matin.
J8 : Sesriem campsite
C'est parti pour un jour de magie... Le réveil sonne très tôt, pour profiter de l'ouverture matinale de la porte du parc. Les résidents du campsite peuvent rentrer avant ceux qui séjournent dans les divers lodges de la région. Tout le monde s'élance, mais au bout de quelques kilomètres tout est assez dilué (il semble que le 80 km/h ne soit pas au même endroit sur tous les compteurs de vitesse). On se pose à la Dune 45 avant le lever du soleil. Cela prend une petite demi-heure de l'escalader sur l'étroite crête. Il y a avec nous pas mal d'overlanders, mais ça reste acceptable. Le lever de soleil en tant que tel est chouette, mais c'est davantage la découverte du paysage par le haut sous une belle lumière qui vaut le détour. La route s'étire dans une plaine entourée de deux immenses cordons de dunes rouge, immenses. C'est à se demander comment tous ces grains de sable tiennent pour former des montagnes aussi grandes...
L'expérience est sympa, mais je pense que ça vaut davantage la peine soit de finir la route directement vers Sossusvlei, soit de se poser à une autre dune pour voir le lever du soleil. Peu sont accessibles (pas de pistes depuis la route), mais le paysage sera aussi chouette que la « Dune 45 », avec personne d'autre que votre petite famille et les petits scarabées qui dévalent partout.
Il ne reste pas beaucoup de trajet jusqu'à la fin de la route goudronnée. Sossusvlei et Deadvlei sont quelques kilomètres plus loin. Pour les atteindre, il faut utiliser les navettes, ou bien si vous avez un engin adapté (4x4 obligatoire, cf. les panneaux !) on peut finir soit même la route. C'est du bon sable bien profond, mais les « rails » sont bien marqués, et il n'y pratiquement qu'à se laisser guider. Je suis assez novice en conduite « tout-terrain », donc je suis passé en 4x4 standard par défaut, mais ça doit surement marcher en mode 2x4. En bon élève, j'avais aussi dégonflé les pneus.
Tout au bout de la piste on arrive donc à Sossusvlei, après avoir croisé Deadvlei sur la gauche. Il y a un genre d'immense aire de pique- nique, avec des tables réparties sous les quelques arbres disponibles. Il y a aussi des toilettes sèches. Il faut marcher un peu (enfin « il faut », c'est pas un truc horrible quand même, vu le lieu !) pour grimper sur la dune qui surplombe le lac salé. Le paysage est absolument grandiose, y'a pas grand chose d'autre à dire... Les possibilités de ballades dans les dunes sont plus ou moins infinies, moyennant d'avoir de l'eau (beaucoup), un chapeau et de la crème solaire pour ne pas finir transformé en homard. Je recommande de marcher pieds nus dans le sable, c'est beaucoup plus confortable que d'essayer de mettre des chaussures qui se toute façon se rempliront de sable, et puis je trouve que ça donne l'impression d'être en liberté, les pieds dans la tiédeur confortable des petits grains rouges... Faites attention à tous les scarabées qui dévalent la dune à toute allure. D'ailleurs, d'où il viennent tous ces scarabées ? Parce qu'on les voit toujours descendre très vite, comme apparus de nulle part. Ça a été pour moi une révélation quand j'ai « percé le secret ». Si jamais ce n'est pas évident pour vous, cherchez bien, et vous trouverez :-)
Ensuite (nous sommes à la mi-journée, pour donner une idée de l 'échelle de temps), nous avons passé quelques heures sous notre arbre à pique-niquer et bouquiner, pour faire passer les heures les plus chaudes et aller à Deadvlei sous un soleil un peu moins écrasant (pour les hommes comme pour les photographes). J'avais lu un peu tard dans notre guide qu'il est possible de monter tout en haut de la très haute dune qui surplombe le paysage à Deadvlei, et après 15 minutes de marche je renonce en me disant qu'il est idiot de monter la haut tout seul en cas de problème, et puis mon amoureuse n'étant pas tentée par l'aventure, je ne voulais pas la laisser toute seule trop longtemps, quand même. Nous commençons la marche vers le Deadvlei (il y a une petite demi-heure de marche depuis le « parking ») un peu trop tôt, vers 15h30. Il fait encore très chaud, et le sable est presque brulant (il ne faut pas laisser le même pied par terre trop longtemps !). La lumière n'est pas encore parfaite. Par contre, nous sommes absolument seuls au monde. L'environnement est absolument magique, je ne peux pas vraiment décrire ce qu'il y a dans nos cervelles, mais c'est quelque chose qui restera à vie dans nos têtes, un endroit qui nous aura marqué, comme quelques autres déjà dans les parties du monde que nous avons déjà pu voir.
On s'en retourne au campsite à la lumière du soleil qui se couche tout doucettement, à l'heure où les gens commencent à arriver en nombre dans les dunes. La route est ponctuée d'autruches, de troupes généreuses de springboks et d'oryx.
Le regret que j'aurais sur la journée est de ne pas avoir pu monter la grande dune. Si vous êtes du genre à vouloir « aller en haut », essayez de le caler dans la journée, le matin doit être plus judicieux, car il doit bien falloir 1 ou 2 heures pour faire l'aller retour. Mais ce n'est que très annexe au vu de tout le reste...
J9 : Swakopmund, Pension Rapmund
Départ matinal, la route est longue jusqu'à Swakopmund. Le paysage est toujours aussi beau, à la lumière du matin. La piste est plutôt bonne, une nouvelle fois, il est vraiment nécessaire de ne pas se laisser « endormir » et appuyer inconsidérément sur le champignon. Arrêt à Solitaire, évidement. L'endroit porte bien son nom, le décor fait un peu « Route 66 » (que je n'ai jamais vue en fait... !), et puis bien évidemment, nous n'échappons pas au struddle (un gâteau allemand aux pommes) ! La portion est généreuse, et n'ayant aucune référence en matière de struddle, nous trouvons ça plutôt un super régal. A noter qu'ils mettent des raisons secs dedans (je dis ça pour prévenir, parce que ma chère et tendre n'aime pas les raisins secs).
Plus nous avançons vers le nord, plus le paysage devient « rugueux ». Chose curieuse, on circule sur un plateau, et les cols à passer sont en fait des canyons dans lesquels il faut descendre et remonter de l'autre côté. Le paysage devient complètement lunaire une fois qu'on rentre à nouveau dans le Namib Naukluft. Il ne ferait franchement pas bon tomber en panne ici (en fait pas plus ni moins qu'ailleurs, mais bon...). L'arrivée à Walvis Bay se fait dans une ambiance de fin du monde, ciel un peu brumeux, tempête qui promène le sable des dunes sur la route et qui fouette les vitres... Au loin sur l'océan, les nombreux rigs de forage qui attendent patiemment leur tour de chantier rappellent que nous ne sommes pas si loin que ça d'une zone du monde plus ou moins troublée, et en tout cas le tout est une sorte de retour sur terre un peu brutal. Je ne me sens pas bien jusqu'à l'arrivée à Swakopmund, un mélange d'impressions noircies par ce monde industriel qui nous retombe dessus, cette tempête, bref, ce trou d'air dans le nuage sur lequel nous étions.
Nous sommes installés à la pension Rapmund, chambre avec vue sur mer, pour un prix hyper raisonnable. Si je rajoute la qualité du petit déjeuner du lendemain, je recommande chaudement le lieu, excellent rapport qualité prix. Je vous épargnerai le cliché de la rigueur à l'allemande... oups, je ne l'ai pas évité !
A noter que le bureau des parcs nationaux est tout prêt de l’hôtel, où il est possible d'acheter les permis pour le Welwitschia Drive.
Le soir nous allons manger au Tug, apparemment le restaurant chouette de Swakopmund, et le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est monstrueux. On se lâche, on prend le plus gros plateau de fruits de mer et un plat de homard grillé. Attention, le plat de homard c'est un homard et demi dans l'assiette (ou trois demis homards), avec force garniture et sauces. Avec le vin, on s'en sort pour 70 € à deux, pour des plats que nous n'aurions jamais pris en France parce qu'ils auraient été franchement en dehors de nos moyens.
J10 : Spitzkoppe campsite
Après un gros ravitaillement au Spar local, on se met en route avec pour objectif du jour le Spitzkope. Un désir personnel de voir quelques unes des curiosités naturelles locales m'a finalement convaincu d'acheter un permis pour le Welwitschia Drive. Nous trouvons la route, qui traverse notamment le « moon landscape ». Chose curieuse, on a presque l'impression qu'il a plu durant la nuit, le sol semble presque humide. Etant donné que je crois avoir lu que c'est un des endroits les plus arides du monde, j'ai un sérieux doute, mais le ressenti est étrange. Certains guides il me semble indiquent que la route est vraiment mauvaise, mais elle nous a semblé être tout à fait praticable pour un véhicule standard. Le « drive » en lui même est un cul se sac, les seuls embranchements qui la quittent sont privés et desservent au regard des panneaux des concessions de mines d'uranium.
Les paysages sont sympas, mais si vous ne tenez pas absolument, contrairement à moi, à croiser les fameux welwitschias, le détour ne s'impose probablement pas. Ce sont des plantes vraiment curieuses, qui ressemblent à un « tas » de feuilles vertes (il n'y en a que deux, malgré les apparences) qui survivraient là depuis 2000 ans dans des conditions extrêmes... Assurément, unique en son genre.
Nous tentons un peu plus loin de visiter la mine d'uranium Rio Tinto (les plus gros camions du monde, dixit le Bradt !!), mais même mon plus beau sourire et mes plus grands yeux doux n'auront pas raison de la sécurité du site. Cependant il est possible de la visiter, moyennant de prévoir ça suffisamment avant. La personne à l'entrée m'a donné un numéro à appeler, je l'ai peut-être encore si cela intéresse des gens.
Aujourd'hui, nous avons éclairci le mystères des pelleteuses-roulottes, que je laissais planer depuis quelques jours. Les « grader » qui se baladent sur les routes pour en corriger la surface promènent en fait une petite roulotte le soir (ou le matin...), une fois qu'ils ont fini (ou avant de commencer) leur quota kilométrique de la journée, afin de loger leur chauffeur pendant la nuit. Il doit y avoir dans le pays toute une corporation de gars qui passent leur temps à traverser le pays pour refaire les routes, de 40 kilomètres en 40 kilomètres... Insignifiant probablement, mais un concept que je trouve à la limite du poétique...
Le long de la route, il y a quelques petits villages, avec des micro étalages et des gens qui accourent quand ils entendent la voiture arriver. Le site du Spitzkoppe est vraiment splendide, le confort est rudimentaire, et il faut bien penser à conserver le site dans son état naturel. Je pars en expédition une bonne heure sur les flancs accessibles de la montagne par un bout de sentier, au milieu d'un tas de plantes toutes plus exotiques les unes que les autres, les couleurs du coucher de soleil sont vraiment très chouettes. Notre site est par contre « mal exposé », nous perdons donc le soleil très vite. Mais il y a le choix (le camp s'étend sur plusieurs kilomètres). Soirée au coin du feu, grillades, Savanah Dry et bouquinage, classique quoi !
J11 : Mowani campsite (région de Twyfelfontein)
Destination la région de Twyfelfontein. Au nord de Uis nous prenons un genre de raccourci qui nous permettra de rencontrer notre premier panneau « éléphant » (sans les éléphants qui vont avec). Le paysage commence petit à petit à changer, à devenir plus « dur », au fur et à mesure qu'on remonte vers le nord. Nous sommes installés ce soir au Mowani Moutain Camp, sur les campsites du lodge. La situation est magnifique, de grands sites, avec une douche entre deux rochers, en pleine nature, avec une belle vue dégagée sur la vallée, splendide. Le lodge en lui même est un peu plus loin, et n'a pas l'air mal non plus.
J11 : Ongongo community campsite (Sesfontein)
Nous remontons aujourd'hui vers Ongongo campsite. Nous ne sommes pas allés voir les peintures rupestres, ce n'est pas vraiment notre tasse de thé. Quand à la montagne brulée et aux orgues basaltiques, nous nous sommes dit qu'il y avait plus de chances d'être “déçus” que réellement émerveillés, donc nous avons aussi passé notre chemin.
La route vers le nord est relativement monotone, il y a très (très) peu de monde. On croise quelques zèbres. Au nord de Palmwag, le paysage devient plus rude (enfin, c'est l'impression qu'il me fait). Peut-être est-ce aussi parce que le ciel est un peu gris et poussiéreux...
Peu avant Sesfontein il faut trouver au milieu d'un village la route qui sur la droite se dirige vers le campsite. C'est très sérieusement caillouteux. Je pense que ça doit passer avec prudence dans un véhicule standard. Par contre certains emplacements du camps eux ne sont pas accessibles aux voitures de base. Des tas de petits mômes courent autour de la voiture pour nous vendre ou demander des bidouilles. Le campement est nettement moins alléchant que les précédents, c'est plus petit, il n'y a pas une vue spectaculaire.
Nous avons passé la fin de la journée au bord de la petite piscine naturelle, assez agréable, mais le caractère “chaud” de la source me laisse songeur. Peut-être n'est-ce pas du tout une source chaude ? Je m'attendais à une sorte de jacuzzi naturel, et ce n'était pas ça.
Le gars qui s'occupe du camp nous a proposé d'aller faire un tour pour voir des éléphants, des lions, ou des himbas, (dans la même phrase)... Devant notre air dubitatif, il s'est senti obligé de mimer de manière assez disgracieuse (pour ne pas dire obscène) une femme au postérieur généreux. Ca nous a conforté dans notre idée de ne pas faire ce genre d'excursion “culturelle”, en tout cas pas en sa compagnie, et de laisser ces gens tranquilles.
J12 : Purros community campsite
Aujourd'hui départ pour “la grande aventure” vers Purros. On avait naïvement pensé pouvoir faire du ravitaillement à Sesfontein, erreur ! Le magasin propose des aliments de base (farine, huile, sucre, levure), mais pas de pain, pas non plus de vague fruit. Il y a un peu de bidoche congelée. Tout ça pour dire qu'il ne faut pas craindre de prévoir large en partant de Swakopmund, nous n'avons pas croisé de magasin “grand” jusqu'à Outjo deux jours plus tard. On repart donc avec de la farine et de la levure, on se fera notre pain...
La route vers Purros est très chouette, elle s'ouvre assez vite dans une grande vallée dont on suit le cours. Le chemin est tour à tour caillouteux, sableux, quelques lits de rivière (asséchés) à traverser. On croise quelqu'un en chemin qui nous demande un outil pour resserrer les cosses de sa batterie. Sur le moment on ne pense qu'au couteau suisse de mon amoureuse, qui parvient à faire son office, après qu'il nous a bien fait comprendre pour autant que notre outil n'était pas terrible. Le gars nous demande si ça ne dérangerait qu'on lui fasse cadeau du couteau pour qu'il puisse resserrer la cosse un peu plus loin au cas où. Devant notre refus, il part sans même dire merci... On a fait quelque chose de pas bien ?
En route on aperçoit des girafes qui se reposent dans le lit de la rivière.
Le campement est vraiment superbe, magnifique, au milieu des arbres sur le bord du lit de la rivière. Notre site est sous un arbre qui forme un petit espace privé avec un bac pour faire la vaisselle et un robinet, à quelques mètres, des sanitaires sont aménagés sous un autre arbre, le tout bien ratissé, c'est incroyable de trouver ça ici. Un vrai petit coin de paradis.
On part à la recherche d'éléphants en compagnie du guide (qui s'occupe aussi de gérer le campement). Il s'installe dans notre voiture et nous emmène là où il pense qu'on puisse voir des bestiaux. Il nous fait descendre un lit de rivière où coule encore un peu d'eau. On découvre notre premier éléphant (du désert, en plus !). C'est vrai que c'est sacrément majestueux... On en trouve un autre un peu plus loin, et on en profite pour s'enliser dans de la bouillasse, avec l'éléphant pas très loin. Instant de panique (pour moi), mais en fait un coup de vitesse lente nous permet de sortir sans problème. Le guide a en fait bien plus confiance dans les capacités motrices de la voiture que moi... On croise un tas de girafes en revenant vers le village. Le guide nous a aussi raconté entre temps que l'équipe de “Rendez-vous en Terre Inconnue” était venue par là pour tourner et qu'il avait servi d’interprète pour l'émission, étant himba lui même. Apparemment, Muriel Robin serait même revenue quelques jours seulement avant notre arrivée. Sur le moment on pense qu'il essaie de nous faire plaisir en nous faisant croire à une sorte de coïncidence sympathique. Nous verrons une émission quelques mois après notre retour qui nous fera penser que c'était peut-être tout à fait vrai...
On se fait un bonne petite soirée au coin du feu avec notre pain cuit au feu de bois (façon patate, enrobé dans de l'alu, c'est pas mal, mais on expérimentera en galette sur la grille du barbeuk plus tard, c'est pas mal non plus), des tas de petites bougies et un bon bouquin. Il y a des vaches dans le camp qui font du bruit, mais la nuit, on a vite fait d'imaginer que c'est un éléphant qui va surgir de nulle part...
J13 : Purros community campsite
Journée “repos” dans le petit coin de bout du monde de Purros, grasse matinée, bouquinage sous les arbres... Histoire de se remettre de nos émotions, et de nous préparer à toutes celles qui arrivent !
J14 : Palmwag lodge
Au matin, nous partons traquer le lion, toujours en compagnie du même guide. Il nous fait descendre à nouveau le cours de la rivière : les bestiaux à crinière ont apparemment déjeuné la veille d'un zèbre, dont la carcasse est toujours en place et que le guide pense toujours assez appétissante pour les faire revenir. Cependant, nous ne les verrons pas montrer le bout de leur museau. Ca ne peut pas marcher à tous les coups, et paradoxalement, ça nous rassure presque de voir que tous les animaux de cette région ne sont pas trop humanisés et prévisibles.
Au retour vers le campsite, nous passons amener le guide chez lui dans le village voisin. Il souhaite faire coucou à sa famille avant de retourner prendre son poste au camp. Tout son petit monde habite une petite case sans toit. Ne sachant trop que faire et n'étant en fait pas très à l'aise à l'idée d'aller jouer les touristes en mal d'intégration, nous n'osons pas trop descendre du véhicule et aller nous incruster à ce moment de tendresse familiale : nous échangeons des sourires avec les petits mômes qui sont là, et qui ont l'air aussi gênés que nous. Nous ne sommes distants que de quelques mètres, mais on mesure qu'un monde entier de modes de vie et de certitudes nous sépare... Ca ressemble probablement à de la philosophie de comptoir, mais c'est ce que je ressens à ce moment là. Je me sens un peu idiot là, dans ma grosse voiture, à ne pas trop savoir que faire...
Nous reprenons la route vers Palmwag (la même qu'à l'aller, l'étape à Ongongo en moins, ça se fait très bien dans la journée). Elle est ponctuée au départ de Purros d'éléphants du désert batifolant dans le lit asséché de la rivière, et de tas de girafes en arrivant à Palmwag.
Nous avions réservé le camp, mais en arrivant, on décide de se mettre dans une chambre du lodge parce que, parce que bon... ! Chambre qui au demeurant est très agréable. Le thé et les gâteaux de l'après-midi sont en libre service au bar. Sur le trajet qui mène à la piscine du lodge, on voit en contrebas des passerelles des traces de pieds tailles 245, qui doivent correspondre aux pas des éléphants qui se baladent dans le coin... Nous profitons du coucher du soleil sur la terrasse du restaurant, surplombant la nature environnante ou un pachyderme nonchalant ne tarde pas à faire son apparition. Je ne vous épargnerai donc pas le cliché du coktail en terrasse au coucher du soleil avec vue sur une grosse bébête, parce que mine de rien, ça doit correspondre dans notre subconscient à une expérience de luxo-aventuro-naturo-vacances dont nous rêvions avant d'être là... Le repas au restaurant est très bien, de même que la nuit qui suivra (sous la couette, pas dans le restaurant...).
J15 : Okaukuejo campsite (Etosha)
Au matin après un petit déjeuner gargantuesque, surprise au moment du chargement, la commande à distance de l'ouverture des portes ne fonctionne pas. Surprenant, d'autant plus que le témoin lumineux sur la commande fonctionne, lui. Ouverture “à l'ancienne”, et petit coup d'adrénaline, la voiture ne démarre pas. Eclair de lucidité : les phares dont je suis conscient depuis le début du périple que je vais au moins une fois oublier de les éteindre ont choisi la veille pour exercer leur traitrise. Plus de batterie donc. Heureusement nous sommes sur le parking d'un lodge, donc la leçon n'est pas trop violente et nous trouvons deux espagnols contents de nous rendre service, d'autant plus que quelques jours avant ils avaient été eux laissés sur le bord de la route sans aide au désenlisage... Mine de rien, démarrer un gros diesel avec des câbles ne va pas de soi. Il faut faire accélerer le moteur du véhicule en marche, le ralenti seul n'étant pas suffisant pour délivrer la puissance nécessaire au démarrage de l'autre. Cette astuce (qui en est une en tout cas pour moi, n'ayant que quelques connaissances très basiques en mécanique automobile) nous a été enseignée par une personne du lodge, que nous avions été quérir en panique après de nombreux essais infructueux.
Route vers Outjo, où nous arrivons à la sortie des écoles. Une marée d'écoliers de tous âges se promène dans la ville, chacun dans l'uniforme de son institution. Gros ravitaillement au Spar et bottle shop locaux. On effectue aussi un raid dans une boucherie où on se charge biltong maison (épicé et nature) qui s'avèrera être un immense cru : un peu gras, pas trop sec, fondant sous la dent, un vrai régal. Je fais également l'acquisition d'un steak de koudou, qu'une cuisson ultérieure se voulant à point transformera avec application en semelle Méphisto. Néanmoins, la pointe d'exotisme sera présente au diner !
Direction ensuite Etosha et son entrée sud. Nous nous installons au camp d'Okaukuejo vers 17h. Le camp pour le coup est beaucoup moins “sexy” que ceux que nous avons croisés jusqu'à maintenant, et on comprend que la réservation était importante étant donné le monde. Le point d'eau est à quelques pas à peine, ambiance salle de cinéma, bancs surplombant la boutasse avec quelques barbelés pour isoler les deux pattes des quatre pattes et des plumes. Pour le moment, quelques zèbres et girafes sont là. Au fur et à mesure que l'horizon remonte vers le soleil rougissant, de nombreuses girafes s'approchent de l'eau, mêlant leurs cous et donnant des reflets très photogéniques à la lumière du couchant. Des armées de “dindons” sont à la parade : oiseaux format poulet, noirs à tâches blanches, qui ont apparemment oublié leur aptitude à voler. Ils cavalent sans cesse autour du point d'eau, en espérant désespérément attirer l'attention. La mienne en tout cas leur est acquise, et j'ai monté un fan club dindons, pour faire reconnaitre le mal qu'ils se donnent pour nous.
Aller retour à la voiture pour ramener des munitions buvables à bulles pour accompagner le biltong, et apparition du premier rhino. Je crois que ce sont des rhinocéros noirs, apparemment assez rares. Peu après, un springbok baguenaudant dans le coin détalle sans crier gare, pour laisser place à Mme. et M. Lions. Ce sont nos premiers. Des flashes de photographes éclatent autour du bassin, je ne suis pas convaincu que ce soit une très bonne idée... Un deuxième rhino se présente, ainsi que des éléphants qui viennent s'abreuver. A la jumelle et dans le peu de lumière donnée par l'éclairage du plan d'eau, on s'aperçoit que la lionne est accompagnée de deux petits lionceaux.
Après le repas, on retourne au trou d'eau, où deux nouveaux rhinos sont là. D'autres éléphants montrent le bout de leurs trompes... Des chacals se promènent dans les environs du camp, probablement attirés par les reliquats de koudous trop cuit et autres déchets comestibles. C'est vraiment une soirée magnifique, même si le cadre est un peu plus “zoo”, le ballet de tous ces animaux qui se succèdent, se chassent est vraiment un spectacle inoubliable.
J16 : Halali campsite (Etosha)
La nuit a été un peu difficile, ponctuée d'un côté par les hurlements probables de chacals et supposés de lions, et de l'autre par les ronronnements du frigo, qui pour la première fois depuis notre départ fonctionne de nuit (conséquemment au premier campsite que nous rencontrons disposant de prises de courant). Le départ est très matinal pour essayer d'apercevoir les bébêtes avant qu'elles ne s'endorment à l'ombre dans le chaud de la journée. Nous croisons nos premières hyènes. La tournée des trous d'eau suit un parcours assez « standard ». Le taux de répétabilité des rencontres est probablement très bas, mais voici nos principales observations : Olifantsbad : deux magnifiques lions à la parade Charistaub : une bande d'éléphants tassés sous un arbres, avec plein de petits dans les pattes de leurs mamans Salvadora : des centaines de zèbres, avec des petits, certains prennent une pose toute douce en plaçant leurs truffes dans leurs cous respectifs. Nous ne savons pas trop quelle est la signification de ce comportement, mais il semble empreint d'une grande tendresse zébresque Rietfontein : une bande d'une vingtaine d'éléphants pataugent avec délectation dans la bouillasse, des petits font des noeuds avec leur trompe Homob : deux lions au repos sous un arbre. De manière générale, le paysage est ponctué de troupeaux immenses de zèbres, springboks, gnus et autres herbivores, éléphants compris. Nous prenons notre repas de midi au buffet du camp Halali, avant de prendre le soleil près de la piscine et de se laisser aller à une bonne sieste. Nous retournons à Rietfontein voir si nos éléphant sont toujours là, mais ils ont disparu et cédé la place à une lionne qui passe sa fin d'après-midi là.
Le trou d'eau du campement restera désert, mis à part quelques dindons et une hyène qui viendra se perdre là. La nuit est relativement chaude dans mon souvenir, probablement parce que j'y ai mal dormi.
J17: Namutoni campsite (Etosha)
Lever difficile après une nuit agitée. Départ pour Goas. Sur la route, pas encore très loin du camp, on se fait insulter par un gars dans son pick-up qui nous reproche d'avoir pris une route en travaux et qui est fermée, alors que nous n'avons pas vu le moindre panneau. Il s'avérera en fait qu'il était par terre, selon le responsable du chantier c'est « your people » qui l'ont enlevé, en gros, ces salauds de touristes dont le loisir principal est d'enlever les panneaux. Le gars est presque à devenir violent quand nous expliquons que nous n'avons voulu embêter personne, nous opérons donc un repli défensif stratégique et prendrons une autre route pour commencer la journée. Je comprends qu'il ne soit pas content que des gens viennent retarder son chantier, cela arrive peut-être tous les jours pour lui, nous ne sommes pas à sa place. Néanmoins, c'est la première fois que nous avons l'impression de gêner, et ce genre d'événements ont le don de me ruiner une journée, ma cervelle ressassant sans cesse les mauvais moments avant d'accepter tous les bons. Nous croisons un beau lion solitaire dans la savane, mais peu de bestiaux (non plus que de gens d'ailleurs) durant la matinée.
Nous aurons le bonheur cependant au détour d'un virage de croiser une scène mémorable. Trois lions épluchent une carcasse de girafe déjà bien entamée. Un troupeau de hyènes est positionné en retrait, avec une tactique (ou un comportement que nous interprétons comme tel) d'étouffement des lions, qui finissent par abandonner la carcasse. Les hyènes prennent position et semblent se délecter des restes puants de viande faisandée, pataugent là dedans puis se roulent dans la poussière. Elles déambulent autour des quelques véhicules observant la scène, c'est très impressionnant. Ces bêtes ont vraiment la gueule de l'emploi (enfin, du leur). On n'imaginerait pas un charognard autrement. Chose curieuse, sous un certain profil, elles ont presque l'air sympathiques et câlines... J'ai pris un film de la scène, principalement pour garder en mémoire les bruits de craquements d'os, de grognements... Des petits chacals se joignent à la fête et boulottent notamment ce qui était il y a peu une tête de girafe.
Nous finissons la matinée à Chudob, où nous assistons à un spectacle d'herbivores en tout genre et en grand nombre, l'ensemble formant une joyeuse carte postale. On y trouve notamment nos premiers phacochères, ainsi qu'une énorme bête que nous baptisons « Eland », en prenant le bestiau le plus proche en dessin dans notre guide.
Après-midi au camp de Namutoni, la piscine est d'un beau vert, qui malgré tout ne donne guère d'espoir d'aller nous y baigner... Nous nous posons cependant sur les transats au soleil et gouleyons quelques frites de la baraque voisine.
Nous repartons à nos trous d'eau l'après midi, mais cela ne sera guère fructueux.
Les bâtiments de Namutoni sont assez particuliers, il semble que ce soit une ancienne prison, le tout réaménagé en magasins et cafés, assez sympathiques au demeurant. Bien fatigués que nous sommes, nous passons la soirée au coin du feu et très vite au fond des duvets.
J18 : Mahangu Safari Lodge campsite (près de Mahango)
Très grosse étape aujourd'hui, la plus longue du séjour en fait (640 km), direction, le nord. Au sortir du camp le matin, on dérape presque sur un gros chat à tâches qui traverse la route devant nous. Nous cherchons à le revoir dans les fourrés, mais il a du se cacher très vite... guépard ou léopard donc, on en a vu un !
Une fois partis, la route se déroule, à peu de chose près rectiligne dans la garrigue locale. Plus on avance vers le nord, plus les petits villages se succèdent. On ravitaille à Rundu, ville atmosphère bout du monde plutôt grande, à l'ambiance joyeusement bordélique. Essence, supermarché, tout est dispo ici.
Nous avons un emplacement extra au Mahangu Safari lodge, au bord du fleuve Okavango. C'est d'ailleurs curieux de retrouver un cours d'eau aussi important, après tout ce temps passé dans des paysages très arides. La chaleur est très humide, et nous apprécions la petite piscine, même si elle est plutôt fraiche. Le camp est plein de panneaux « attention hippopotames », et propose des ballades en bateau sur le fleuve pour les découvrir (nous n'y avons pas participé).
Nous nous endormons le soir au bruit des batifolements des hippos dans la rivière. C'est très impressionnant, d'autant qu'on se doute qu'ils ne sont pas très loins, mais qu'on ne les voit pas du tout. Nous avons aujourd'hui pris notre premier comprimé de Malarone, cf. les commentaires du début sur le palu. Nous avons en fait vu nos premiers moustiques à Etosha (en nombre très limité pour autant).
J19 : Namushasha Lodge campsite (Bande de Caprivi)
Le matin visite au parc de Mahangu. On descend la branche qui suit plus ou moins la rivière. Nous n'y trouverons pas profusion de bestioles, mais découvrirons nos premiers hippopotames (enfin, juste leur tête sur l'eau), ainsi qu'un beau crocodile dans le courant d'un bras de fleuve. Arrivés au bas de la boucle, nous essayons de remonter par la piste de l'intérieur des terres, mais je m'enlise au bout de quelques mètres dans le sable, et nous préférons rebrousser chemin et tracer notre route vers la destination du soir directement.
Nous déroulons donc la route de la bande de Caprivi, direction Namushasha, en franche ligne droite. Pique-nique sur une « aire », à quelques kilomètres de la frontière avec l'Angola. Un peu avant Kongola, droite toute.
Le lodge se situe au dessus de la rivière Kwando (je crois), dans un paysage de marécages et d'eau. Fini les étendues arides et désertiques. La terrasse du lodge domine superbement le paysage, et les logement en dur du lodge ont l'air pas mal du tout. Ils sont cependant tous pleins, et nous ne pourrons pas nous « upgrader ». Verre de rouge sur cette même terrasse avec vue sur les éléphants au coucher du soleil, rien à redire.
Le camp est bien pourvu, douches chauffées au bois (peut-être pas si développement durable que ça, il faut fournir le bois...). Comme à Purros, nous nous faisons notre pain nous même, farine et levure de boulanger, mais en remplaçant la cuisson aluminium sur braises par une méthode galette sur grilles de barbecue, et ça donne un résultat plutôt sympa. Assurément, en cas de coup dur, y'a de quoi se caler comme il faut !
J20: Namushasha Lodge campsite (Bande de Caprivi)
Aujourd'hui, on se fait la « totale » au lodge. Croisière (toutes proportions gardées...) en bateau le matin dans des labyrinthes de papyrus et nénuphars en tout genre. Le guide nous amène tout près d'hippos dans leur piscine, nous verrons aussi un gros lézard vert à ventre jaune, immédiatement baptisé comme tel dans notre carnet de route.
L'après-midi, « nature-drive » dans un énorme camion judicieusement appelé « monster », dont je ne parviendrai à tenir le volant que pendant une pause photo... Nous y verrons des groupes d'éléphants relativement proches, ainsi que notre premier buffle et un hippopotame hors de l'eau. La ballade est sympa, mais probablement pas indispensable.
Nous prenons notre repas du soir au lodge, c'est un buffet et la nourriture ne nous laissera pas un souvenir impérissable, mais le cadre est vraiment très chouette. Demain, route vers le Botswana ! Mon palpitant commence à battre un peu plus fort au moment ou j'écris, quand je repense à ce lendemain en question...
J20 : Kubu Lodge campsite (Kasane)
Mouvement donc vers la frontière par la route principale de la bande de Caprivi. Passage de la frontière à Ngoma, les douaniers des deux bords sont très accueillant, bref, on leur proposerait bien un job à Roissy pour remplacer les nôtres... La voiture est cependant fouillée à la recherche de viande, les roues et chaussures passées dans un bain de désinfectant, dont j'ignore si les bactéries s'enfuient vraiment tant ce bain a l'air là depuis longtemps...
Route vers Kasane, dès l'arrivée on commence à se faire une idée de l'endroit : les voitures s'arrêtent au milieu de la route pour laisser traverser... les éléphants ! Nous sommes posés au campsite du Kubu Lodge, c'est un peu rustique (du niveau d'un camping français en fait...), mais d'après les conseils de Tourmaline, c'est ce qu'il y a de moins pire à Kasane. Nous nous réservons une nuit au « The Garden on the Chobe River lodge » pour deux jours plus tard, étant donné que deux nuits sont libres dans notre planning (que nous avons laissées comme telles pour tenter d'avoir une place à Ihaha, malgré le prétendu et fameux « fully-booked » annoncé, j'y reviendrai). Kasane est une ville assez originale, globalement rectiligne le long du fleuve, et succession de lodge tous plus beaux les uns que les autres, dans une ambiance clairement beaucoup plus « téléobjectifs gilets plein de poches » que « compact camping barbecue ». Nous nous situons entre les deux, je n'ai plein de poches que dans mon short en convenant que c'est bien utile, mais j'ai gardé l'appareil compact plus pratique à promener.
Ensuite, départ pour la croisière du soir sur le Chobe. Nous partons avec une voiture du lodge qui nous amène à un petit embarcadère où nous prenons place sur une petite barcasse, peu nombreux et uniquement avec des français.
Je ne préfère pas essayer de décrire ce que nous avons ressenti durant ces quelques heures sur le fleuve. Hippopotames, éléphants et buffles par centaines, troupeau d'éléphants qui traverse le fleuve à quelques mètres du bateau pour aller se prélasser dans des marres de boue, lumière magnifique... Un moment qui restera, comme Sossusvlei, dans les plus beaux moments de rêve que nous avons vécus.
Deux conseils qui me paraissent importants : faire ce tour en bateau absolument, même si vous n'avez que quelques jours, mais en revanche, essayez de ne pas commencer par là, étant donné que la suite vous paraitra d'une certaine manière un peu plus fade...
Diner au restaurant du Kubu lodge, très bien tant au niveau agrément de l'endroit que ce qu'il y a dans l'assiette. De toute façon, nous sommes encore perdus dans notre petit nuage d'images de cette ballade, et on pourrait manger des choux de Bruxelles crus qu'on trouverait de toute façon délicieux...
J21 : Maramba River lodge (Livingstone)
Départ pour la Zambie, direction les Chutes Victoria. Nos transferts ont été organisés par Tourmaline et sont assurés par Bushtracks. De peur d'oublier plus tard, je les recommande, tout était réglé comme du papier à musique et à fonctionné parfaitement. Nous avons au final je pense gagné beaucoup de temps, et probablement pas perdu tant d'argent que ça.
J'avais en effet choisi de ne pas faire passer notre voiture en Zambie, suite à de nombreux compte-rendus que j'avais lu sur le forum. Je n'ai pas eu à le regretter. Nous avons passé les frontières comme des fleurs (pas trouvé meilleure image !), avec une barque rien que pour nous, presque pas d'attente du côté Zambien (la personne de Bushtracks doit avoir ses entrées dans le bureau de l'immigration). Particulièrement du côté Zambie, la frontière est un immense chaos, camions par centaines (alors que seulement quelques bacs bringuebalant les prennent un par un !), voitures, foule, bureaux apparemment multiples. Il y a je pense de quoi y perdre beaucoup de temps et de sang froid, et certainement aussi d'argent quand on est un touriste un peu perdu qui cherche à se sortir de ce bourbier.
Même si vous n'êtes là que pour une nuit (en l'occurrence comme nous), je vous conseille de prendre le visa « multiple entries » de la Zambie (cf. plus loin)...
Notre chauffeur nous dépose au Maramba river lodge (entre Livingstone et les chutes, bon rapport qualité prix), puis direction les chutes en taxi (prix modique, car je ne m'en rappelle plus). Déception à l'arrivée du côté Zambie : il n'y a pour ainsi dire pas d'eau, et donc... pas de chutes ! J'avais bien lu que le mois de septembre n'est pas l'époque où les chutes sont les plus belles, mais là, c'est la douche froide (ce n'est pas le cas de le dire...). La configuration des lieux fait qu'il est indispensable de passer au Zimbabwe pour profiter vraiment du spectacle, ce que je n'avais pas prévu de faire, pour raisons vaguement idéologiques et peut-être financières. Mais bon, nous n'avons pas fait tout ce chemin pour nous arrêter là, et nous gagnons bien notre vie, donc, direction le Zimbabwe ! Enfin, d'abord, direction le distributeur du Zambezi Sun...
On repasse l'immigration Zambienne, puis taxi jusqu'au poste du Zinmbabwe en passant sur le pont qui enjambe le Zambèze. La distribution commence : coût du visa pour le Zimbabwe (je ne l'ai plus en tête, mais plusieurs dizaines de dollars par tête, à vérifier à votre départ), puis 20 ou 30 dollars d'entrée du parc national.
La ballade en revanche le long des chutes est là beaucoup plus spectaculaire, on va tout près, et il n'y a pour ainsi dire personne.
Retour au poste frontière du Zimbabwe pour sortir, puis re-taxi vers le poste Zambien, ou il faut repayer le visa single-entry plein pot (je ne rappelle plus, plusieurs dizaines de dollars également, mais il était très très rentable de prendre de base le multiple-entries).
Retour au lodge et diner sur la terrasse au dessus du bras de rivière envahi par les jacinthes d'eau.
J22 : The garden on the Chobe River Lodge (Kasane)
Avant de rentrer à Kasane, petit plaisir : visite matinale à Livingstone Island, au milieu du Zambèze, juste au dessus des chutes. Départ du Royal Livingstone en petit bateau, traversée de l'ile à pied, on se met en tenue de bain, et hop, à pied et à la nage dans le Zambèze, à quelques mètres des chutes ! C'est vraiment très excitant, le guide nous amène jusqu'à une sorte de piscine vraiment à l'aplomb des chutes, il y a même moyen de plonger d'un rocher de manière, sur la photo que le guide prend, à avoir l'air de se jeter dans le vide. C'est vraiment très très spectaculaire, et l'adrénaline est bien là... Ensuite, on nous offre un petit déjeuner gargantuesque sur la petite ile.
Cette excursion est vraiment à faire selon moi, le prix est assez raisonnable au regard de la qualité de ce qui est proposé et des émotions et souvenirs qui en restent. En tout cas, si vous choisissez de ne pas aller au Zimbabwe, c'est vraiment une manière originale de profiter des chutes du côté Zambien. Signe peut-être du destin, j'ai perdu la carte mémoire qui contenait « la » fameuse photo où je semble sauter dans le vide...
Retour au Maramba lodge pour reprendre les sacs à dos, puis direction Kasane via la Zambie.
Mis à part le taxi Maramba ↔ Chutes, tous les transferts avaient été organisés par Bustracks, millimétrés, nous avons vraiment profité de ces deux journées à fond sans soucis techniques d'organisation locale. Ce n'est certes pas très aventurier, mais, vraiment, je suis convaincu que ça économise énormément de soucis, qui, si vous n'êtes là que peu de temps peuvent vite prendre le pas sur le plaisir et gâcher des moments potentiellement inoubliables.
A Kasane, nous sommes donc au The Garden on the Chobe River lodge. C'est la première fois que nous sommes dans un lodge vraiment « luxe » (d'avantage que Bagatelle), et il faut avouer que se prélasser dans une chambre pleines de fleurs, avec sa petite terrasse, une super salle de bain, c'est vraiment agréable... Nous nous laissons aller tout l'après-midi à bouquiner et faire la sieste, avant de prendre un repas du soir somptueux. Tout le monde dine à la même table, le vin est « à volonté ». Malgré quelques coupures de courant intempestives, la soirée est dans la lignée de ces derniers jours : magique...
J23 : Ihaha campsite (Chobe National Park)
Petit-déj' de luxe dans notre lodge de luxe (qui nous coutera en fait 100 dollars de moins que prévu, super affaire !), puis direction le Chobe Riverfront. A l'entrée du Parc, nous n'avons aucune difficulté à obtenir un permis pour la nuit au campsite d'Ihaha.
Petite parenthèse du coup sur les parcs du Botswana. Lors de la préparation du voyage, j'avais compris qu'il était assez dur d'avoir des places réservées, les camps étant supposément tous pleins plus d'un an à l'avance. J'avais néanmoins également en tête les rapports de nombreuses personnes qui étaient parvenues sans soucis à trouver des places au jour le jour. Désireux cependant d'assurer le coup au maximum, j'avais demandé à Tourmaline d'organiser des réservations, sans véritablement me rendre compte qu'ils utilisent pour ça les services d'un agent au Botswana qui vous est refacturé 240 dollars ! La nuit que nous avons passée à Ihaha était prétendument fully-booked, de même qu'une nuit ensuite à Moremi que nous n'avons pas eu de mal à trouver sur place... Nous avons au final payé ces 240 dollars pour avoir un permis d'entrée au parc acheté à l'avance, étant donné que l'agent facture quel que soit le résultat... La conclusion de ça pour moi est donc en effet de confirmer que s'il n'est pas vain de tenter de réserver directement auprès du service des parcs, acheter les services d'un courtier est inutile, et même proche de l'arnaque. J'avais raccroché mon chapeau d'aventurier sur ce coup-là en voulant trop contrôler les événements, et je m'en suis mordu les doigts.
Le river front regorge en particulier d'éléphants, très nombreux. Nous croisons aussi des « antilopes à rond blanc sur les fesses » et des hippotragues à tête noire (à vos souhaits). Plusieurs fois, nous rebrousserons chemin pour éviter de passer trop prêt de groupes de pachydermes dont le chef apparent nous reluquait d'un œil mauvais. Une zone de pique-nique est disponible le long du parcours, tout aussi dangereuse a priori qu'ailleurs, où il est part contre interdit de descendre...
Cela dit, le campsite est du même acabit : notre emplacement est un peu à l'écart, une sorte de déversoir pour visiteurs en excès. Il n'est pas aménagé, et le trajet entre le site et le bloc sanitaire est long et, plus ennuyeux, ponctué de buffles allongés sous les arbres. Ambiance.
Nous établissons notre campement auprès d'un gros fourré, à la lisière de la grande plaine herbeuse où au loin s'écoule le fleuve. Au détour d'une chaise déchargée du coffre, je vois à quelques mètres à peine derrière un buisson une tête d'éléphant... Le temps de prévenir les voisins qui ne l'ont pas vue, nous opérons un repli stratégique dans la voiture, terrorisés à l'idée qu'elle puisse être sur leur route malgré les précautions que nous pensions avoir prises... La petite troupe passera finalement calmement entre les deux emplacements pour aller profiter de la fin de journée sur la plaine... Point positif : on peut maintenant se vanter d'avoir eu un jour dans notre vie la visite d'éléphants sur notre site de camping... et ce n'est pas fini... !
Diner à la bougie au coin du feu, une soirée de plus qui restera dans les annales de nos souvenirs !
Durant la nuit qui s'ensuit, ma compagne est réveillée par des bruits plus ou moins douteux. Au réveil le lendemain matin, nos voisins qui ont veillé nous informerons du passage d'un groupe de lions sur notre emplacement, correspondant parfaitement à la période où ma compagne s'est réveillée.
J24: Planet Baobab campsite
Nous continuons la boucle du river front jusqu'à Ngoma gate, avant de reprendre au sud direction Maun, par Nata et Gweta. Après de très longues hésitations, je n'ai pas choisi de prendre par Savuti, suite à divers avis publiés sur le forum et aussi aux conseils de Tourmaline. Je me suis dit que pour une première fois, nous ne tenterions pas le diable d'une traversée potentiellement compliquée.
La route Kasane Nata est en fait une galère, certes d'un autre genre probablement que le sable de Savuti. Plus on va vers le sud, plus des nids de poules (enfin, de poules aux hormones, format dindon...) se multiplient très dangereusement, imposant un slalom permanent, et ne permettant pas de rouler à une vitesse digne d'une route goudronnée. C'est assez dangereux, bien plus en tout cas que ce à quoi je me serais attendu si l'on m'avait dit de faire attention à des nids de poules. A noter que nous avons également croisé de nombreuses zones de travaux, probablement une réponse à la situation véritablement désastreuse de cette route.
Nous voyons aussi nos premières gouttes de pluie. Le campsite de Planet Baobab est plutôt agréable, sans être beaucoup plus original qu'une étape sur la longue route, ce qu'il est en fait... Durant la nuit que nous passerons ici, nous aurons de la pluie, et nous verrons aussi un orage passer au loin... Nous ne nous attendions pas à ça pour la saison !
J25 : Audi Camp campsite (Maun)
En route pour Maun, nous visitons le Nxai Pan, sous des averses régulières. Sous de gros nuages noirs, le paysage est presque un peu lugubre, d'autant plus qu'il y a très peu d'animaux, qui ne sont pas là en cette saison. Nxai est en fait d'avantage une zone où l'eau doit s'accumuler à la saison humide qu'un lac salé. La piste qui y conduit était fraichement tracée, praticable mais très sableuse. L'événement notable de cette matinée, c'est une famille d'autruches composée d'un adulte et d'une myriade de petits gentiment en chemin sur la route, que nous rattrapons donc... Mais ils ne souhaitent pas sortir, pas du tout... tant est si bien que sans pourtant avoir trop insisté, nous nous retrouvons chargés par maman autruche, toutes ailes dehors !
Nous faisons un détour par les Baobabs de Baines, un groupes de très beaux arbres qui poussent au bord d'un lac salé. Le site est vraiment très chouette, un peu à l'écart, propice à un pique nique sympa. Il y a pas loin un site de camp, dont je ne sais pas s'il on peut facilement y dormir ou pas.
Nous finissons la route vers Maun, ponctuée de troupeaux d'animaux domestiques qui imposent de fréquents ralentissements (enfin, pas à tout le monde, mais nous tenons à nos vies et à notre franchise...). A Maun, nous récupérons le permis d'accès à Moremi chez le courtier dont j'ai parlé un peu au dessus. Plus de commentaires à ce stade... Le Audi Camp est pour le coup le site le moins bien que nous ayons vu, tout le monde est relativement empilé. Une arrivée de bonne heure semble permettre d'être installé sur la parcelle de gazon qui est à l'entrée, et ainsi éviter d'être compacté tout au fond du camp. L'espace restau et piscine est plutôt agréable. Le camp est à la sortie nord de Maun et donc sur la route de Moremi. Cependant, je ne vois pas ça comme un élément suffisamment décisif pour ne pas essayer d'en trouver un autre à Maun, le jour où nous serons de retour !
J26 : Third bridge campsite (Moremi)
Aujourd'hui, départ de bonne heure pour le parc de Moremi, muni de notre « sésame » (rire jaune...) chèrement payé pour l'entrée plus une nuit à South Gate (cf. plus haut). Arrivée à la porte, on nous confirme qu'il y a naturellement de la place pour ce soir à Third Bridge, et qu'il n'y a qu'à s'arranger avec le ranger sur place. Il pleut ce matin, et les forêts des alentours de la piste qui nous conduit vers le Moremi nous rappellent un peu un automne chez nous, il fait gris, il pleut, les couleurs sont un peu passées, bref, moins dépaysant qu'imaginé. Nous ne voyons quasiment aucun animal. Les pistes sont en bon état, mais on imagine bien ce que ça peut devenir en saison des pluies, la terre a l'air très fine, et la moindre petite marre est très bouillasseuse. Un des deux premiers ponts (je ne me rappelle plus lequel) n'est plus vraiment praticable, et il faut traverser dans un gué à côté.
Arrivés à Third Bridge, pas de ranger en vue, nous suivons donc les conseils d'un sudaf' local qui nous conseille de nous trouver un arbre, de nous poser dessous et d'attendre de voir ce qui se passe.
Nous repartons faire le tour de Mboma Island, le paysage est très sauvage, et à la pointe de l'ile, la petite station de bateau fait très « bout du monde ». Du côté est, nous croisons quelques éléphants. La route étant très étroite et entourée d'arbres, ces mêmes éléphants se découvrent pour certains au dernier moment, et du coup très très prêt de la voiture, et les possibilités de faire demi-tour sont... compliquées. Nous n'aurons pas ce besoin, mais néanmoins, l'adrénaline est montée quelque fois ! A ceux qui craindraient de rayer leurs véhicules, ne pas passer par là, ces mêmes arbres très serrés autour de la voiture sont potentiellement les meilleurs amis de votre carrossier. Notre loueur ne dira rien, mais sûrement parce que nous aurons de quoi porter ses yeux ailleurs... (cf. plus loin).
De retour au camp, nous finirons l'après-midi à bouquiner, en observant les babouins se déchainer sur les installations d'un site voisin dont les propriétaires sont partis en ballade : la bâche de protection montée sur piquets est devenue un trampoline pour babouins, qui s'en donnent à cœur joie, c'est très impressionnant. Le seul moyen de les éloigner serait d'aller à leur emplacement et d'y rester, mais ce serait délaisser le nôtre qui serait ravagé à son tour. En un moment d'inattention, l'un de ces babouins est monté dans notre voiture dont nous avions oublié de fermer la porte, et il a fallu le chasser séance tenante, juste le temps pour lui de chaparder un bout de papier qui trainait dans un vide-poche.
La soirée sera bien plus calme qu'à Ihaha, pas d'éléphants dans le camping ni de lions...
J27 : Audi Camp campsite (Maun)
Lever de bonne heure pour profiter de la matinée dans les pistes de Moremi. On nous a la veille indiqué un coin où une belle bande de lions était susceptible de camper. Après quelques recherches parmi les (très très) nombreuses pistes « annexes », nous les repérons finalement. Une belle bande de 10 lionnes qui font la grasse matinée, en prenant la pose devant les quelques voitures hérissées de téléobjectifs et autres jumelles. Très impressionnant d'être tout prêt d'une telle bande de carnassiers... Nous continuerons la matinée à découvrir les multitudes de petites pistes (toutes méthodiquement répertoriées dans la cartographie GPS de Tracks4africa, peut-être l'endroit où ce même GPS a été le plus utile d'ailleurs, même si ce n'est pas très aventurier...). Quelques petites bêtes par ci par là, de belles marres à hippos, quelques herbivores terrestres. Pour les férus conducteurs tout terrain, il y a là vraiment moyen de tester les capacités de son véhicule (notamment des traversées de bras de rivières), mais en tout cas, nous ne tenterons pas l'aventure, vu que je ne suis pas sûr de maitriser tous les éléments. Rester planté au fond d'une marre de boue ne me tente guère (et le prix du dépannage encore moins!). Par contre, un arbre pas très vigilant a décidé de traverser le chemin durant notre seule marche arrière de la journée (la seule où j'avais un peu pris confiance, depuis presque un mois...)... On devrait toujours faire attention aux arbres qui traversent... Bref, une aile arrière pliée, un pare-choc bousillé et un phare cassé, ça va faire mal à la carte bleue... Les petites rayures d'hier feront du coup office de cerise sur le gâteau...
Le coup psychologique est rude, du coup on se rentre un peu choqués (surtout moi, même si y'a pas mort d'homme, ça fait mal de perdre 1000 euros en se disant que si machin bidule on aurait pas fait trucmuche et que du coup voilà). Pour se remonter le moral, tequila sunrise et poulet frite sur la terrasse du Audi Camp feront l'affaire ! Nous sommes cette fois-ci installés sur la pelouse à l'entrée du camp, qui est bien plus agréable que la partie du site où nous avons passé la première nuit (arriver tôt, y'a pas de miracle!).
Au final cette visite de Moremi nous laissera une impression mitigée, le temps déjà n'était pas franchement au rendez-vous, les animaux bien que nombreux ne se sont pas montrés dans la même profusion qu'à Chobe, et puis nous avons fini sur une mauvaise note avec cette aile ravagée. Inconsciemment aussi, la fin du voyage pointe le bout de son nez et il reste moins à faire que ce que nous avons déjà vu...
Point positif, la facilité (administrative et terrestre) de visite de ces parcs du Botswana est « surprenante » au regard de ce que je pensais avant d'arriver. A noter, au cas où je ne l'aurais pas déjà dit avant, nous avons entendu dans notre lodge de Kasane un guide dire qu'il était à l'ordre du jour de fermer l'accès au public au parc de Chobe, et de le réserver aux seules visites guidées et organisées. Je ne sais pas ce qu'il en est à ce jour...
J28 : Audi Camp campsite (Maun)
Au programme de ce dernier jour entier au Botswana nous partons en mokoro dans le delta, une ballade organisée par le Audi Camp. Le transfert jusqu'au départ se fait dans une espèce d'énorme camion qui traverse des routes inondées, enfin bref, un truc de « mec » quoi...
Nous embarquons dans notre frêle esquif, et la sensation est immédiate : on glisse au fil de l'eau, on entend le bruit des nénuphars et autres roseaux qui frottent contre la coque, on se faufile dans des petits canaux d'eau claire, c'est vraiment très agréable, et une façon vraiment originale de profiter des lieux.
Nous déchantons dès que la promenade dans le bush commence. Le guide ne parle absolument pas, malgré toutes mes tentatives de questions, il faut vraiment insister pour lui arracher un mot. Il reste la plupart du temps à marcher tout seul devant sans rien dire. C'est vraiment dommage : étant donné que l'environnement est relativement ingrat (prairie sèche, quelques arbres, marres) la valeur ajoutée d'une telle promenade vient avant tout du guide, sans quoi elle se transforme en randonnée sans intérêt sous un soleil de plomb... C'est curieux, il a son téléphone portable autour du coup et passe une partie de son temps à envoyer des SMS, il n'a pas une goute d'eau, comme on ne veut pas le laisser crever de soif nous lui proposons de la nôtre, qu'il finira par accepter. Durant la pause déjeuner, il reste à l'écart sous un arbre à envoyer des textos pendant que nous mangeons notre panier repas, nous en venons à nous demander si nous sommes sensés lui proposer « nos restes ». Bref, tout ça respire un peu l'amateurisme et l'attraction touristique bas de gamme où le guide se doit de ne pas être un coût trop cher au tour operator.
Durant le retour en mokoro, il nous abandonne pendant 10 minutes en plein cagnard sur la pirogue pour aller se baigner tout seul un peu plus loin, sans nous laisser penser le moins du monde que nous sommes bienvenus pour faire de même. Nous voyons un hippo au loin, et il ne se donne absolument pas la peine d'évoquer le sujet et encore moins de s'arrêter (je précise que la sécurité dans la configuration de l'endroit ne pouvait pas être la cause de ce non-arrêt). Nous lui laissons malgré tout un pourboire, mais le cœur n'y est pas. Nous n'en voulons même pas au guide en lui même (il avait peut-être un problème familial, on ne sait jamais), mais tout laisse à penser que c'est l'organisateur de ce tour en particulier qui fait que les guides ne doivent pas être très motivés (pas d'eau, pas de repas, et peut-être pas de salaire autre que le pourboire ?). Du coup, une mauvaise affaire pour tout le monde (ce n'est malgré tout pas donné). Conclusion, je recommanderais autant que possible de choisir avec attention la promenade en mokoro si vous la faites (peut-être attendre d'être sur place et consulter des gens en direct, ce que nous n'avons pas fait). C'est très clairement un moyen génial de profiter de la nature des environs, mais ça peut vite se transformer en une mixture un peu malsaine si on tombe mal.
La soirée est grasse et salée à souhait au restau du Audi Camp. Durant la nuit, un gros orage nous réveille qui durera jusqu'au matin. Saison sèche, où es-tu ?
J29 : Zelda Guest Farm campsite
Ce matin, j'avais prévu une autre surprise pour mon amoureuse, uns survol du delta en petit avion. J'étais plutôt angoissé par la tempête, mais elle s'est calmée suffisamment pour permettre au petit coucou (un Cessna 172) de décoller. J'avais planifié le jour de longue date (enfin croyait), mais l'agence nous avait en fait attendu la veille ! Malgré tout, il a été très facile semble-t-il de réveiller le pilote qui est arrivé dare dare. Tout ça pour dire que vous pouvez semble-t-il vous décider au dernier moment avec de bonnes chances de réussite.
Le vol est vraiment un souvenir mémorable, en particulier la vision depuis le ciel d'un grand troupeau d'éléphant est vraiment magique. Le vent est très fort et l'avion avance en crabe en remuant beaucoup, ça a l'air de ressembler à la conduite d'une deux chevaux en haute montagne. On survole un des lodges grand luxe du delta, c'est vrai qu'on ne doit pas être trop mal installé là dedans... Atterrissage... et d'une certaine manière c'est le début de la fin, nous prenons la route pour la Namibie où notre séjour s'achève dans deux jours...
Sur la route, nous croiserons de nombreux barrages. A l'un d'eux, le policier me fait reculer de 200 mètres sous prétexte que je ne me suis pas arrêté à un stop qu'il avait placé très en amont de sa position, peut-être pour une raison valable, mais en tout cas semble-t-il d'avantage justifié par l'envie de « piéger » tous les gens se présentant à lui (la voiture qui est passée après nous s'est aussi faite avoir) que par un souci de fluidifier la circulation. On m'aura demandé deux fois en une journée mon permis de conduire (une première fois à Maun le matin même) au Botswana, alors que je ne me suis jamais fait contrôler en France... Comme quoi... A un autre de ces barrages, on découvre dans notre coffre un fond de biltong et de droewors, que nous mangeons du coup sur le champ... Nous devons au passage signer un registre établissant qu'on nous a « confiscated » des produits interdits.
Le passage de la frontière se fait sans encombre, puis nous traçons notre route sur la Trans-Kalahari Highway jusqu'au Zelda Guest Farm. Une nouvelle fois, site de camp parfait, bien équipé, bref, la « routine » ! Le site est vide, à part deux françaises qui démarrent leur circuit, à qui du coup nous donnons quelques tuyaux et des restes de nourriture que nous n'arriverons pas à écluser.
Le propriétaire des lieux participe à un programme de sauvegarde des félins (capturés par d'autres fermiers qui les amènent là plutôt que de les tuer, si j'ai bien compris l'esprit de la manœuvre), et nous avons donc droit à une séance de nourrissage de 4 guépards et d'un léopard. C'est très spectaculaire, surtout les guépards qui se déchainent littéralement sur les morceaux de viande d'âne que le fermier leur donne, en faisant des bruits atroces dignes des hyènes d'Etosha, se précipitent sur les grillages, bref, nous sommes bien content de ne pas être à leur portée. Le léopard pour sa part est beaucoup plus « digne », et semble ne pas souhaiter se joindre à cette curée.
La soirée se fait dans une ambiance menaçante et électrique d'orage, le ciel est marbré d'éclairs. L'atmosphère est épaisse et ventée, nous nous réfugions tant bien que mal dans un abris du camp pour manger notre dernier repas sauvage de ces vacances... Finalement, les circonstances naturelles épicent l'angoisse du départ... L'orage durera encore une bonne partie de la nuit, en plein Kalahari...
J30 : Londiningi B&B (Windhoek)
Fin de la route jusqu'à Windhoek et repas cancérigène et obésifiant dans un KFC glauque (quelques fois, des pulsions incompréhensibles font commettre des erreurs !). Devant l'étendue des dégâts nous nous sommes arrangés avec le loueur pour rendre la voiture un jour plus tôt pour qu'il puisse faire les réparations au plus vite, moyennant qu'ils nous dépose à l'aéroport le lendemain. Bien que l'addition fasse mal (+/- 1000 euros de carrosserie), ils sont professionnels, pas de pinaillage sur l'état des lieux, et nous n'avons pas l'impression de nous être fait arnaquer vu ce qu'il y a à faire. De toute façon même en réduisant la franchise, nous ne nous y serions pas retrouvés vu le coût d'assurance supplémentaire, et qui n'aurait peut-être même pas marché au final vu le caractère « non-standard » de l'endroit où l'arbre a traversé la route derrière nous (à vérifier dans les petites lignes du contrat, je n'ai pas pris la peine de le faire de toute façon).
Le soir diner chez Londiningi, de nouveau sous l'orage...
J31 : vol vers Francfort puis Paris
On profite autant que possible du petit déj' fabuleux de Londiningi, mais le cœur n'y est plus... Nous allons faire quelques emplettes de souvenirs au centre ville de Windhoek. J'adopte pour ma part une famille sculptée de mes fameux dindons, tant qu'à faire kitsch, autant y aller franchement. A peine achetés, je me rappelle que je m'était promis de ne pas acheter de produits en bois travaillé pour ne pas inciter au coupage sauvage des arbres... Raté pour cette fois.
Nous faisons notamment escale au Namibia Craft Centre (je crois), un groupement de nombreuses boutiques d'objets normalement fabriqués dans des communautés et dont les revenus doivent leur bénéficier. L'endroit est plutôt agréable, et si mes souvenirs sont bons, un charmant petit café propose de très bons plats dans un cadre agréable...
Nous en sommes réduits à admirer la beauté de la lumière de la fin du jour sur les parkings de l'aéroport. Contrastes de couleurs saisissants... Le cœur est ailleurs, mais hélas pas l'avion, qui lui est bien là, fidèle au poste, pour nous ramener dans le monde réel. L'atterrissage a déjà commencé...
Comme promis, voilà la seconde partie de notre voyage en Août 2008. J'ai vainement tenté l'insertion d'image selon la recette à la mode Grisemote mais cela n'a pas marché. Comme il est tard, je poste le texte, et j'essayerai une autre fois.
La première partie était là : http://voyageforum.com/...ere_partie_D2003883/
Voilà la suite :
Jeudi 14 Août Nous quittons la ferme des Guépards. Ayant fait nos courses la veille à Kamanjab, nous décidons de prendre un raccourci et de ne pas descendre jusqu'à Outjo pour rejoindre Etosha. Selon nos hôtes, la piste est belle et on met sensiblement le même temps que par la route. Nous empruntons donc la D2671 puis la D2695 et passons donc par Mondesir. Effectivement, la gravel road est très bonne et je suis sûr d’avoir gagné du temps. On rattrape la grande route et direction plein Nord : Etosha. On entre enfin dans le sanctuaire. Nous nous rendons d’abord à Okaukuejo afin de s’assurer de notre camping. L’accueil à la réception est vraiment très froid, je me retiens de ne pas recommander à la réceptionniste une bonne cure de carottes. Les places sont attribuées. Les emplacements sont côtes à côtes, avec point d’eau et prise de courant. Les blocs sanitaires sont en très bon état (Etosha a été rénové pour son centenaire en 2007). Nous jetons un coup d’œil sur le grand livre où les touristes inscrivent les lieux où des animaux ont été vus. Apres avoir acheté une brochure incluant le bestiaire (très utiles pour les oiseaux) et la carte détaillée, nous partons pour notre premier safari.
Les jumelles sont à portée de mains, les lunettes nettoyées et les yeux grands ouverts. Un voyage en Afrique est immanquablement le temps de LA rencontre avec ces animaux sauvages qui nous ont tous fait rêver un moment où à un autre. Nous expliquons à Junior la règle du Big Five. A l’instar de la famille Grisemote, nous instaurons un joyeux concours de repérage des seigneurs dont le prix est une glace. Tout comme « l’école des fans », tout le monde aura son trophée….. Cette première journée s’annonce prometteuse : outre les nombreux troupeaux et hardes de zèbres, impalas, autruches, springboks, girafes, oryx, Kudus (et j’en passe) nous frissonnons à nos premiers éléphants et lions (5 lionnes postées au point de Okondeka). Nous arpentons les points d’eau et l’appareil de ma douce chauffe : clic clac kodak...
Le soir, après nos grillades, nous allons au point d’eau nocturne. Celui ci dégage une odeur très forte : mélange de ménagerie et de purin !!!. Toutefois, une belle surprise nous attend : une petite famille d’éléphants le partage avec un rhino qui doit être rémunéré par le Parc car il reste vraiment longtemps et prend la pose. Puis, pour notre plus grand plaisir, une maman rhino survient avec son rejeton vraiment petit et qui reste bien à l’abri dans ses pattes. Quelques girafes arrivent et s’abreuvent prudemment. On admire le spectacle jusqu’au départ des artistes.
De retour au camp, il est l’heure d’aller se coucher. Des chacals rodent un peu partout. Ils ont la technique pour ouvrir les couvercles des poubelles pourtant suspendues. On se pose assis en hauteur, au bord de la tente et observons un peu le manège de ces maraudeurs, avant de se glisser dans nos duvets. Pas de groupe à proximité : tranquillité assurée !!
Vendredi 15 août. Nouvelle journée Safari direction l’Est. Encore des belles rencontres (Eléphants, grands troupeaux, premiers gnous..) certaines rencontres sont plus notables : nous suivons de loin un éléphant qui traverse la savane et, en estimant sa direction, le rejoignons à un point d’eau. Après s’être abreuvé, le pachyderme s’arrose copieusempent de boue et de poussière à une dizaine de mètres de nous. Puis, facétieux, il asperge d’eau quelques petits échassiers blancs qui osent fouiller dans son crotin. Plus tard, nous admirons un gros rhino posté à l’orée de buissons. On sent que l’animal est moins tranquille, plus sur ses gardes que l’éléphant. Son attitude un peu fébrile nous impose une certaine prudence : je n’ai pas envie de jouter avec la bête, le 4x4 n’apprécierait pas. Durant l’après midi, nous avons également la chance de voir un beau léopard venant boire (point de Goas). Nous sommes arrivés juste à temps car, contrairement aux stars d’hier soir, il ne traîne pas. Cet animal a vraiment une belle démarche, il dégage une impression de puissance et d’assurance. On observe également pas mal d’oiseaux : des très colorés « Lilac-Breasted roller » aux imposants « secretary Bird » et « Kori Bustard »
Nous bivouaquons au camp d’Halali. Les emplacements sont petits et serrés. On se croirait dans un camping sur la côte française. Nous n’avons pas envie de traîner là. Nous décidons alors de nous adonner à une pratique courante, instaurée depuis longtemps dans nos us et coutumes : l’apéro insolite. Le principe simple et immuable de ce rite secret est de boire l’apéro en famille dans des lieux plus ou moins insolite. Nous préparons notre sac à dos glacière et en route pour le point d’eau. Celui là n’a pas d’odeur. Comme il est de bonne heure, il y a peu de spectateurs. Nous choisissons un banc bien situé, juste devant le parapet. Discrètement et le plus en silence possible par égard au voisinage, nous commençons notre rituel à la santé de mère nature et de ses enfants.
Nous avons dû plaire aux dieux africains car ils nous ont adressé un signe. Un léopard est venu d’abord s’abreuver. Peu de temps après qu’il ait disparu dans la nuit, quelques craquements ont annoncé l’arrivée d’une harde d’éléphants (11 pachydermes ) dont des éléphanteaux ont pris place autour de la grande mare pour notre plus grand plaisir. Après un bon moment, l’animal qui semblait mener le groupea regardé en direction de la pénombre et lançé un bref barrissement. Sans doute inspiré par les esprits conjugués de Nicolas Hulot et John Ballantines, je suggére à ma douce et à Junior : « Il prévient un autre groupe qui attend son tour. ». Quelques minutes après, les éléphants ont quitté tranquillement le point d’eau. Le silence qui suivit leur départ fut très vite brisé par l’arrivée d’un autre groupe de 19 babars pour une nouvelle longue séance de libations. Moment de triomphe intérieur quand ma douce et Junior se sont tournés vers moi dans un regard unanimement admiratif. La représentation de ce soir là a duré bien plus longtemps que prévu et nous quittons les lieux ravis, après que le point d’eau soit devenu complètement désert. La douceur du début de soirée a fait place à la fraîcheur et nous regrettons de ne pas avoir emporté nos polaires (erreur d’amateurs). Sur le retour, nous croisons des gens qui se rendent au point d’eau...s’ils savaient ce qu’ils viennent de rater.
Pas le temps de faire de feu : ce soir, ce sera Biltong et chips. Nous dégustons le biltong acheté en filet, bien plus savoureux que celui déjà coupé en lamelles. Tout comme la nuit précédente, celle-ci sera sereine. La température nocturne s’est rafraîchie depuis hier, mais nous n’avons toujours pas froid.
Samedi 16 août. Dernière journée à Etosha, nous l’espérons riche. Les nombreux troupeaux de ruminants sont toujours aux rendez vous. Nous sommes gâtés par une famille de lions qui a pris ses quartiers au pied d’arbustes avoisinants un petit point d’eau (Nuamses). Nous prenons le temps d’admirer le seigneur à grosse crinière entouré de 3 lionnes. Deux lionceaux sont également présents et l’un d’entre eux a la bonne idée de s’éloigner des hautes herbes le temps de quelques photos. Un peu plus tard, nous surprendrons un jeune mâle solitaire venu se rafraîchir sur un autre point, troublant la quiétude des girafes qui s’étaient retirés derrière des buissons. Leurs longs cous dépassaient de loin les arbustes et on pouvait les voir surveiller le lion sans jamais le perdre de vue. La Panthera Leo ne leur a même pas jeté un regard...
Nous avons failli manger de l’Impala ce jour là : alors que nous circulions sur la voie principale qui traverse le parc, nous longeâmes (hou, quel style !!) un troupeau d’Impalas sagement posté sur le bord. Soudain un jeune Impala traversa la route en courant devant nous, poursuivi par un mâle .. Jusque là, la distance entre eux et le 4x4 était suffisante. Mais le premier eut la mauvais idée de faire demi tour subitement et retraversa la piste juste devant la voiture. Bien qu’ayant pilé, c’était trop juste pour pouvoir s’arrêter. L’écervelé passa de justesse, manquant d’être percutée par l’arrière. Mais ce n’était pas fini, dans la fraction de seconde qui suivit, le mâle était dans ses traces. Alors qu’il allait percuter la voiture au niveau de la roue avant, il fit un bond prodigieux, presque à la verticale par dessus le capot. Son sabot arrière a pris un ultime appui sur le haut du pare buffle, comme pour assurer le bond. Il a atterri sans dommage, de l’autre côté, pour poursuivre sa course. Nous sommes restés bouche bée devant une telle acrobatie. Certes, nous avions déjà admiré les sauts les springboks et autres gazelles, mais pas d’aussi près et pas devant un tel obstacle...
Nous prenons nos quartiers au camp de Namutoni. C’est celui qui présente un Fort blanc et ancien . Les alentours furent le théâtre de violents combats entre les Hereros et les Allemands comme en témoignent des mémoriaux. C’est de loin le plus sympa. L’accueil est nettement plus souriant, les places de camping sont aux choix et plus espacées que dans les autres camps. Il y a de la pelouse et non de la terre. Chaque emplacement a son bloc électrique. Les points d’eau sont en communauté. Les blocs sanitaires sont récents, certains encore en travaux : c’est la première fois que j’ai dû faire la queue pour prendre ma douche. Un phacochère se promène dans l’enceinte du fort pour la grande joie de tous. De même, de très nombreuses mangoustes déambulent dans le campsite. Il est difficile de ne pas résister à leur donner un petit quelque chose à grignoter pour pouvoir les admirer de très très près. Fort de notre belle expérience de la veille, nous décidons de renouveler l’opération « Apéro insolite » en y ajoutant le Pique Nique magique. A la nuit tombée, nous nous rendons au point d’eau éclairé. Cette fois les dieux de la savane nous ont un peu oublié : pendant la première heure, seul un chacal est venu rôder autour de la mare. 5 gentilles girafes ont finalement eu pitié de nous et ont daigné montrer le bout de leur nez. Après trois jours passés à Etosha, ce spectacle n’a pas eu la même magie que s’il s’était produit quelques jours avant.
De retour à notre emplacement, nous nous souvenons qu’il reste une tranche de viande rouge dans le frigo. Demain nous franchirons des barrières sanitaires qui ne la laisseront pas passer. Comme les chacals sont là, fouinant d’une place à l’autre, je découpe des petits morceaux de viande et leur lance. Rapidement, le plus téméraire d’entre eux vient à mes pieds et, dans une attitude canine, joue le jeu avec moi. Morceaux après morceaux, il se cale sur le son de ma voix et de mes injonctions, sachant quand approcher pour recevoir, et quand attendre. J’aurais presque envie de le caresser mais je sais que c’est un animal sauvage et je ne franchirai pas la limite. On se couche en rêvant à tous les hôtes de ce grand parc.
Dimanche 17 août Le réveil se fait de bonne heure car aujourd’hui la route est longue : prochaine arrêt Divundu-Bagani aux portes de la bande de Caprivi. Nous avons décidé de ne pas prendre la route goudronnée qui passe par Tsumbed et Grootfontein : nous coupons par la piste D3001 puis D3016. Bien nous en prend car la chaussée est bonne et les grande lignes droites nous permettent de rouler à bonne allure. Nous ne croisons quasiment personne. Une girafe et plus loin un chacal tenteront de faire la course avec nous : 1.la course de la girafe est gracieuse. 2 Je ne pensais pas qu’un chacal pouvait courir aussi vite et aussi longtemps.
Des palmiers assez hauts apparaissent de part et d’autre, annonçant un léger changement de végétation. Nous apercevons les premiers nuages depuis notre arrivée en Afrique, nous avons même le droit à un début de temps gris. Cela ne durera pas et nous n’en reverrons plus. Nous mettons à peine deux heures depuis le départ de Namutoni pour rejoindre la D8. Sur cette piste quasi deserte, nous laissons Junior tenir le volant sur quelques centaines de mètres. Concentré, il s'en sort fort bien.
Arrêt technique à Rundu : ravitaillement en tout genre (carburant, courses, argent). Aux abords de Rundu, la route est bordée de nombreuses huttes en terre et aux toits de paille. Elles sont regroupées par grappes, le plus souvent dans une enceinte faite de bouts de bois. Ici la modernité n’a presque pas de prise. Ceux qui vivent là le font de la même manière que leurs ancêtres. Nous en voyons de façon concentrée sur des kilomètres. De très nombreuses personnes marchent le long de la route, accompagnant des troupeaux, portant des bidons, ou simplement voyageant d’un point à un autre. Parfois en circulant, nous sommes étonnés de croiser des marcheurs alors qu’à des kilomètres en amont et en aval il n’y rien d’autre que la savane ou le bush.
Nous arrivons à Divundu. Les explications concernant l’emplacement de notre camp n’étaient pas très claires : il était indiqué de tourner à droite avant le pont mais sur google, le camp était à droite après le pont. Nous avons manqué le petit panneau la première fois. Notre camp, le Goabacca est un camping communautaire. Nous l’avons choisit plutôt que le Neisip car il est beaucoup plus proche de la route (4 kms) Je ne savais pas trop à quelle heure on arriverait et je ne voulais pas me perdre dans les pistes la nuit. Finalement nous arrivons à 15H30. Une petite piste en sable mou part sur la droite APRES le pont enjambant l’Okavango. Elle longe un centre de redressement (une prison...). Les locataires forcés des lieux nous regardent passer le long du grillage et certains nous saluent. Nous leur faisons un petit signe de la main. Tous nous rendront notre salut et nous souriront.
Le Goabacca camp est une très agréable surprise. L’arrivée se fait au bout de la piste un peu défoncée et passant à travers le bush. Une petite cahute en guise de réception nous rappelle l’anecdote de Ugab. Un petit bonhomme souriant surgit, il cumule les emplois ici : réceptionniste, caissier, intendant, gardien..... Il y a 4 emplacements : deux possèdent des pontons en bois offrant une large et belle vue sur l’Okavango. Les popa falls sont quasiment à nos pieds et le bruit qu’elles dégagent est bien présent. Nous héritons du camp N°02. Ce petit camp est plein de charme : une hutte ouverte abrite le coin cuisine avec évier. Plus loin, une seconde hutte abrite d’un côté les WC et de l’autre la douche. C’est propre et il y a encore de la braise sous le chauffe-eau de brousse. Nous nous baladons un peu le long de l’Okavango. Non loin du camp, une petite plage de sable fait face aux rapides (les Popas falls sont des rapides formant des toutes petites cascades et non une chute d’eau). Nous sommes quand même fatigués de notre route et nous ne traînons pas. Surgissant de nulle part, un groupe de gamins remonte le chemin, à la queue leu leu. Nous tentons un dialogue mais manifestement, ils ont autre chose à faire. Nous dînons sur le ponton, face à l’Okavango. L’emplacement N° 03 tout comme le 4 est plus dédié aux groupes. Un petit groupe de français occupent le N°3. Ils seront discrets : Merci. Le repas sera l’objet d’un mini drame : la saucisse de boeuf est vraiment beurk et le Shiraz bouchonné !!! En guise de consolation, nous admirons la nuit, la clarté de la lune et ses reflets sur le fleuve. Le bruissement de l’eau, les murmures nocturnes nous bercent. Une grande quiétude nous entoure. Nuit d’Afrique rime avec nuit magique. Nous conseillons vivement le Goabacca camp et l’emplacement N°02.
Lundi 18 août Alors que nous nous extrayons des tentes et commençons nos rituels matinaux, un superbe lever de soleil au dessus du fleuve s’annonce. J’ameute la troupe et toutes activités cessantes nous nous postons sur notre ponton. L’espace d’un moment, le temps suspend son vol : le soleil, légèrement zébré, joue avec le rouge, le jaune et le rose. L’Okavango se fait miroir...que c’est beau. Après cet instant d’intense émotion, nous retournons à nos premières intentions. Le petit déjeuner sur le ponton sera calme et détendu. A 07H30 il nous faut partir pour notre prochaine destination : les Victoria Falls.
La traversée de la Bande Caprivi se fait sans encombre. Il n’y a rien de particulier à signaler : la route est goudronnée et bonne, le paysage est monotone. Beaucoup de parcelles longeant la route sont noircies, sans doute par écobuage. Il y a moins de densité de petites huttes qu’aux abords de Rundu. A 50 kilomètres de Katima Mutilo, un 4x4 Blanc tirant une remorque bâchée est arrêté en warning. Nous nous arrêtons. C’est une famille de hollandais. Ils sont en panne d’essence. Nous proposons notre aide mais ils voyagent à deux familles et l’autre 4x4 est déjà parti pour Katima Mutilo chercher de l’essence. Ils avaient prévu de faire le plein à Kongola mais la station était à sec. Après être rassuré sur leur sort nous reprenons la route.
Nous voilà à Katima Mutilo. Nous prenons le temps d’y faire une étape shopping. Un petit craft center situé près du marché propose des belles statuettes. Cette ville est animée, bien achalandée : on y trouve plus que l’essentiel. Nous faisons le plein de gas oil. On nous l’a conseillé, car l’essence est bien plus chère en Zambie parait- il. On prend même le temps de trouver le gros baobab dont le tronc creux servait de toilettes publiques. Il reste bien un bout de céramique mais ce n’est plus fonctionnel bien que l’odeur qui en dégage rappelle Cape Cross... Nous prenons la direction de la Zambie. Adieu la Namibie et un grand merci pour tout.
Nous traversons le pont qui enjambe le Zambèze pour atteindre la ville de Sesheke. Une fois le pont franchi, rien ne nous apparaît comme un poste frontière. Nous prenons la direction de Livingstone. Cela doit être comme à Nakop : le poste Zambien doit être plus loin. Après plusieurs kilomètres, cela ne colle pas : Il y a des maisons et un village. On passe devant un poste de police et je m’arrête. Je vais voir le sévère sergent qui est debout derrière son pupitre de bois. J’explique que je viens de Namibie et que je cherche le poste frontière. Il se déride et m’indique qu’il était juste après le pont. Nous faisons demi-tour. Nous voilà présentement clandestin !!!. Je me dis qu’on aurait pu se faire prendre en chasse en ne s’arrêtant pas...
Arrivés au pont, nous constatons qu’il y a effectivement des baraquements sur la gauche. Le petit bâtiment est un peu (beaucoup même) défraîchi. Une fois stationné, on enclenche le chrono histoire de pouvoir vous dire combien de temps cela nous prend : il est 14H00, top chrono ! Commence alors le racket organisé. On passe successivement 4 étapes à chaque fois soldées par un délestage de US dollars : Premièrement, les visas : on remplit la paperasse habituelle, plus un registre où on réécrit quasiment la même chose. J’ai envie de mettre Mickey Mouse en guise de nom car ils ne vérifient rien. Mais bon, je m’abstiens, l’humour a des limites. Le visas coûte 50 $ par personne. Pour junior c’est gratuit ! Deuxièmement, la taxe véhicule : on passe dans le bureau d’à côté où nous attendent deux agents en uniforme : une femme affalée sur un fauteuil, les pieds posés sur le bureau, la casquette de travers et occupée à siroter un Coca. Je regarde ma douce : « n’y pense même pas » lui dis-je mentalement, devinant son irrésistible envie de prendre une photo. Son collègue masculin est derrière un ordinateur antédiluvien. Vérification des papiers du véhicule et savant calcul : pour notre fidèle Rodéo, ce sera 44 $. Je tends un billet de 50 et à l’attitude de mon interlocuteur qui fait mine de chercher, je comprends bien qu’il va me falloir faire le deuil de la monnaie. Avant qu’il ne tente de me l’expliquer, grand seigneur, je lui fais un signe en disant : « it’s ok ! ». Cela fait sortir de son apathie sa collègue qui nous décroche un grand sourire. Avant de quitter le bureau, on nous explique qu’il faut s’acquitter de l’assurance obligatoire. Troisièmement, l’assurance auto : nous sortons du bâtiment pour entrer dans un petit chalet de bois, pareil à ceux vendus pour mettre dans le fond du jardin afin de ranger la tondeuse. Notre interlocuteur réussit le tour de force de remplir le contrat tout en nous l’expliquant vaguement et en poursuivant une conversation téléphonique animée : cet homme est un artiste. Au final l’assurance nous coûte 40 $ ou 115000 Kwatchas pour un mois, durée minimum du contrat. Avant de sortir, l’assureur nous indique à son tour qu’il reste une étape : la County tax, « just next door ». Quatrièmement, la taxe locale : le « next door » est en fait une vieille caravane insalubre. Cela doit faire bien longtemps qu’elle a parcouru son dernier voyage. Elle connait une seconde vie après sa mort, en servant de bureau de recette locale. A l’intérieur nous attend un couple sans âge, en parfaite harmonie avec le décor. Ces deux personnes, , au demeurant très souriantes nous expliquent dans un anglais chaotique le pourquoi de cette taxe. Pour officialiser leur propos, le gentil grand- père nous désigne une photocopie jaunie, écornée et tachetée par je ne sais quoi, apposée sur la paroi intérieure de la roulotte. Je regarde le parchemin, cela parle de la Sesheke county tax avec des tarifs listés. Une faible empreinte de tampon termine solennellement le document. Renonçant à toute protestation du style « on ne reste pas ici on ne fait que passer », on s’acquitte des 10 $ pour le plus grand bonheur du couple, non sans s’être auparavant soumis au rituel du remplissage du registre. Durant la transaction, il a été galamment proposé à ma douce de s’asseoir sur la banquette en moumoute de la caravane. Je ne sais pas si c’est la couleur indescriptible de la moumoute, probablement d’époque, ou la forte probabilité que des minuscules habitants s’y soient installés durablement, mais ma chère et tendre a poliment décliné l’invitation.
On sort de cette ultime repaire de gabelous. Des hommes attendent pour faire du change. Pas trop sûr du taux, je change 50$ contre 150.000 kwatchas, histoire d’avoir un peu d’argent local au cas où. Nous regagnons notre véhicule où junior joue sagement à la D.S. Top chrono il est 14H33 (moins 200 $). Nous roulons maintenant sur la M10 en direction de Livingstone. La route est moins bonne que la « Caprivi strip » : peu ou pas de bas côté, chaussée moins large et nids de poule. On traverse plusieurs villages et il y a pas mal de piétons. Peu avant Livingstone, on s’arrête à deux « check point ». Au premier, on nous demande d’ouvrir le coffre arrière et on nous pose quelques questions. Au second, nous ne sommes pas contrôlés. Un gros Babouin traverse la route nonchalamment sous l’oeil enamouré de sa femelle. Nous ne verrons pas d’autres animaux. Arrivés à Livingstone, nous prenons la route principale. Nous faisons un arrêt au Super Spar bien achalandé.
Nous arrivons au Zambeizi Waterfront, situé presque en sortie en ville en direction des chutes. Ce complexe comprend des chambres, des tentes à louer et des places de camping. Il a un bar-restaurant sympa avec une grande terrasse surplombant le Zambèze. Il y a une piscine dans laquelle junior osera se baigner même si l’eau est froide. Nous choisissons notre emplacement. Il en reste peu de libre. Ce n’est pas très grand mais ombragé. Nous avons un point d’eau, un évier, un braii et un point d’électricité. Je déconseille les tentes car elles sont situées tout au bord des chemins qui mènent des campings au centre du complexe : tout le monde passe juste devant vous : aucune intimité. Une fois notre camp matérialisé nous nous empressons d’aller aux chutes.
L’entrée du parc est située à 4 km. En approchant, on distingue soudain la brume qui s’élève : premiers frissons dans la voiture. L’entrée du parc est gardée par un militaire armé d’une kalachnikov. Il nous précise bien de payer le parking et de garder le ticket pour sortir.... Nous stationnons sur le parking du parc qui est bordé par un marché aux souvenirs. L’entrée du parc est de 20 $US par adulte et 10 par enfant. Le billet n’est valable que pour une entrée contrairement à ce qu’on nous dit au Lodge. On emprunte le chemin qui mène aux points de vue. J’entends les battements de coeur de ma douce... soudain ça y est : on est face à la faille qui s’étend sur la gauche. De nombreux filets et petites cascades en tombent. Le débit est petit car c’est la saison mais la faille est immense : 1, 7 km de long et 103 mètres au plus haut. Je regarde ma douce, ses yeux sont embués et ce n’est pas par la brume. Un rêve de gamine vient de se réaliser et l’émotion est grande. Nous parcourons le chemin qui longe les chutes. Au loin, elles sont plus denses. La vapeur qui s’en élève est bien visible et monte à plusieurs dizaines de mètres comme un épais nuage de fumée. Nous allons tranquillement jusqu’au bout du chemin qui se termine à flanc de falaise. C’est vraiment une belle réalisation de la nature, majestueuse et hors normes. De l’autre côté de la faille, c’est le Zimbabwe. Nous nous postons là et admirons. Il n’y a pas de bruit assourdissant, le débit y est pour quelque chose et peut être que le bruit reste au fond de la gorge. Le soleil décline, nous restons jusqu’à son coucher. Encore une belle façon de terminer la journée, en contemplant messire soleil se cacher derrière la brume puis disparaître derrière la faille des chutes, quelque part par delà le Zimbabwe. Nous regagnons notre voiture et jetons un oeil aux souvenirs. D’un coup, tous les vendeurs sont nos amis. Ils se présentent à nous par leur prénom et demandent le notre. Chacun veut qu’on regarde ses trésors. Il y a quelques belles choses mais nous voulons prendre le temps. Je dis que je reviendrai demain. Je comprends dans leur regard que c’est une phrase qu’ils entendent souvent. Je leur assure que je n’ai qu’une parole.
Retour au Waterfront, direction la douche. De nombreux moustiques sont postés le long de la faïence des cabines de douche, en embuscade pour une attaque en piqué. A grandes claques, nous nous transformons en serial killer. Autant vous dire qu’on se badigeonne de répulsifs. En tout cas l’ensemble du dispositif anti moustique mis en oeuvre est efficace car nous ne constatons aucune piqûre. Nous dînons le soir au restaurant du lodge. Une erreur de décalage horaire et un apéro prolongé nous font dépasser l’heure du service : le buffet d’entrées et les desserts sont terminés. Nous nous ferons quand même servir le plat principal. La cuisine est simple (un seul plat du jour) mais c’est bon. Un groupe de jeunes anglo-saxons attablés au bar chahutent et 3 d’entre eux terminent dans la piscine. Quelques protestations fusent des autres résidents. Moi je souris : faut bien que jeunesse se passe, Sont-ce les chutes qui me rendent moins ours ?
Mardi 19 août A 05H00, nous sommes réveillés par le moteur diesel d’un camion transportant un groupe. Le chauffeur le laisse tourner 10 minutes avant de partir. Y a des coups de pied au cul qui se perdent.... Aujourd’hui, retour à Mosi-Oa-Tunya (nom africain des chutes) mais cette fois ci côté Zimbabwe. La solution nous a été soufflée en entrant en Zambie, en discutant avec un officier d’immigration : nous irons à pied. On gare le 4x4 devant le poste frontière de la Zambie, juste après l’entrée du Parc des chutes. De suite, un homme nous propose de garder notre véhicule. Je lui fais remarquer que nous sommes devant un bâtiment officiel avec des hommes en armes, y aurait il des voleurs ? Non m’assure-t-il mais des méchants babouins qui dégradent tout. Appuyant ses dires, un gros babouins se ballade sur une remorque d’un camion stationné un peu plus loin. Serait-il de mèche avec notre démarcheur ? Mais bon, l’argument est imparable, j’accepte le gardiennage. Nous nous rendons à l’immigration et suivons les conseils reçus : nous demandons un « Gate pass » pour se rendre sur le pont qui enjambe la faille entre les deux pays. Ce laisser passer est gratuit. Il s’agit en fait d’un simple petit bout de papier avec un tampon et sur le lequel figure le chiffre 3 : le nombre de personne que nous sommes. En théorie ce papier permet juste d’aller sur le pont et donc de ne pas se faire tamponner le passeport en sortant de la Zambie. Sinon, au retour, il nous faudrait repayer un visa. Il ne faut surtout pas le perdre, car il est exigé au retour. Bien sûr, il ne faut pas dire que c’est pour aller au Zimbabwe mais juste sur le pont. Notre première étape franchie, nous allons sur pont. Là, nous sommes parmi de nombreux piétons locaux qui font des allers et retours entre les deux pays. Nous sommes les seuls étrangers. Rapidement nous sommes sollicités : guides, hôtel, taxi, marchandises, saut à l’élastique... Tout ce fait amicalement, et nos refus souriants ne froissent personne. La vue du pont est belle mais on ne devine qu’un petit bout des chutes, le reste est masqué par le relief. Au milieu du pont, un petit panneau indique qu’on entre au Zimbabwe. Arrivé au poste frontière, nous allons à l’immigration. Le visa coûte 30$ par personne, Junior aussi. Nous palabrons avec l’officier car le but est de pas avoir de tampon sur le passeport : car en cas de contrôle au retour en Zambie, il nous faudra re-payer le visa. Après l’avoir assuré que nous n’allons qu’aux chutes et que nous revenons dans quelques heures, il consent à nous laisser passer. Il nous donne un reçu pour les 90$, qu’il ne faut pas mettre dans le passeport (en cas de contrôle au retour). Pour sortir du Zimbabwe, il nous dit qu’il faudra demander un « gate pass ». Voilà, le tour est joué, nous entrons au Zimbabwe. On parcourt le petit kilomètre qui sépare la frontière de l’entrée du parc des chutes. Parmi les diverses personnes nous accostant, un homme utilisant un vélo de musée nous propose de monter dans sa remorque bricolée maison. Je suis sûr que la chose ne résistera pas à nos trois masses conjuguées. Il use de tous les arguments possibles et ses tarifs fondent au fur et à mesure. Je lui dis que peut être au retour.... sans conviction. Arrivés au parc, nous devons débourser encore 50$ pour payer nos 3 entrées (même prix qu’en Zambie).
Nous empruntons le chemin et commençons la visite. De Devil cataract à l’extrême gauche, au Danger Point qui borde la faille et fait face à la Zambie, nous ferons deux fois le chemin. C’est magnifique, splendide et inoubliable. Les chutes : Devil Cataract, Main Falls, Horse Shoe sont juste en face de nous et bien plus puissantes que côté zambien. La brume qui s’élève est vraiment palpable face à Main Falls. Nos K way ont été oubliés dans le 4x4. Qu’importe, nous prenons plusieurs douches, reçues comme des bouffées de fraîcheur car il fait chaud et le soleil tape. D’ailleurs nous sommes très vite secs. Parfois nous croisons d’autres visiteurs drôlement emmitouflés dans des vêtements de pluie aux couleurs criardes : mais de quelle planète viennent-ils ? Ils ne connaitront pas les sensations de ces bains de bruines. Au risque de me répéter : il faut ABSOLUMENT voir les chutes côté Zimbabwe. Repus des splendeurs de ce lieu mythique, nous quittons quand même avec regret le parc et prenons le chemin du retour. Le Poulidor à remorque est là. Dès qu’il nous voit, il nous accoste de nouveau. Junior s’est tordu la cheville et boitille : nous ferons deux heureux d’un coup. Notre retour à la frontière se fera en bavardant avec le cyclo-taxi. Comme prévu nous obtenons sans problème le « gate pass » pour sortir du Zimbabwe et entrons en Zambie en montrant le « Gate pass » obtenu le matin en y sortant. Nos passeports ne seront pas contrôlés. Nous récupérons le 4x4 intact de toute attaque de babouin félon. Notre gardien est toujours là et nous nous acquittons des « frais de gardes ». Nous retournons au parking des chutes pour y acheter des souvenirs. Les vendeurs nous reconnaissent et se souviennent de nos prénoms. J’ai également mémorisé ceux de nos interlocuteurs de la veille, ce qui leur fait plaisir. Il s’en suit de longs palabres. Chacun veut qu’on visite son échoppe. Nos objets choisis, on marchande un peu car ils annoncent des prix pour américains (ce sont eux qui me l’ont dit). Les français ont manifestement la réputation d’être dur en affaire. On s’accorde sur des prix qui sont tout à fait acceptables pour nous et grandement profitables pour eux. Quelques dollars de plus sont bien plus importants pour eux que quelques dollars de moins pour nous.
Retour au Zambeizi Waterfront. Nous prenons l’apéro sur la terrasse en bois qui surplombe le fleuve. Nous assistons à un magnifique coucher de soleil par delà les flots. Le soleil vire en une grosse boule rouge qui disparaît derrière les arbres en distordant les couleurs. De temps en temps un vol de gros oiseaux en formation serrée passant au- dessus des flots vient compléter le tableau. Dîner également au restaurant du lodge, même remarque qu’hier : peu de choix mais bonne cuisine.
Mercredi 20 août Après une bonne nuit, réveil de bonne heure. Nous avons un rendez vous spécial : la veille, nous avons réservé 3 vols en ULM au dessus des chutes. Nous avons rendez-vous à 07H00 au Lodge. Coup d’oeil sur la montre il est 06H55 ! argh encore le décalage horaire. Vite, nous nous dépêchons. On nous conduit au terrain d’aviation qui est en fait très proche du lodge. Nous sommes les premiers à décoller. On enfile chacun une combinaison, ce sont des tailles uniques : ma douce et Junior nagent dedans et moi je suis un peu serré. On ressemble au bibendum Michelin. A la queue leu leu nous décollons de la piste. Mon pilote est un allemand qui parle bien français. Il est sympa et son commentaire le long du vol sera très instructif. Au retour, il me laissera même les commandes. Je suis sur l’ULM de tête, par derrière mon épaule et le temps d’un virage, je distingue ma petite famille également en vol, curieuse impression... La vue et les sensations que procure ce vol sont intenses. D’abord on survole la rive du Zambèze pour arriver aux chutes, l’appareil décrit ensuite deux grandes boucles au dessus de celles-ci, avec une large incursion au Zimbabwe. Puis, il regagne l’aérodrome en survolant le Zambèze en son milieu, laissant découvrir plein d’îlots et de bancs de sable. La faible altitude au retour permet de bien admirer éléphants, hippopotames et même des crocodiles. Que vous dire sur le survol des chutes mêmes ? Ce qu’en a dit David Livingstone : « Scenes so lovely must have been gazed upon by angels in their flight » qu’on peut traduire par « de telles magnifiques scenes doivent avoir été contemplées par les anges en vol » Le seul regret est qu’on ne puisse embarquer d’appareil photo, sécurité oblige. Les images resteront seulement dans nos têtes. Le vol coûte 115$ US, même prix que l’hélico, mais à mon sens avec plus de sensations. De retour sur le plancher des buffles, nous devons sortir du rêve et revenir à la réalité : il nous faut plier bagages et partir pour le Botswana. Il ne faut pas trop tarder car nous attend l’épreuve de la traversée en bac : véritable roulette russe qui peut parait-il, durer des heures. Bye bye la « fumée qui tonne ».
En sortant de Livingstone, nous subissons deux barrages routiers. Le premier est fait par la Police. Les papiers sont contrôlés et surtout l’assurance Zambienne. On est en règle, tout va bien. Le second barrage est pour l’entrée dans le comté de Kazungula où il nous faut payer la « local tax ». Un peu plus loin, un énorme serpent jaune et noir gît sur la route, il mesure presque trois mètres. C’est le seul serpent que nous verrons durant notre voyage.
Nous voilà à Kazungula. Une longue file de camion est arrêtée le long de la route en direction de l’embarcadère. Il y a plein de monde. Me souvenant des expériences lues, nous doublons les camions et nous arrêtons devant la grille, il est 09H55. A peine sortis de la voiture, nous sommes assaillis par des hommes qui nous proposent différents services : change, souvenirs et bien sûr une aide aux formalités. L’un d’eux parait très débrouillard et convaincant, il s’appelle Olifantsfontein, comme la ville précise-t-il. Nous nous accordons d’abord sur le tarif. Je lui dis qu’il ne me reste plus que 20000 kwatchas, rien de plus. Cela lui convient. Au pas de charge, il nous fait rapidement passer de guichet en guichet et de bâtiment en bâtiment. Il est efficace le garçon, prenant des raccourcis et passant devant les files. Un peu honteux, on se laisse mener. Après les formalités de sortie du territoire (pour nous et pour la voiture) et l’achat du billet du bac (20$ US), nous remontons dans le 4x4 à 10H15 !! Olifantsfontein reste à nos côtés, fait ouvrir la grille et nous dirige jusqu’au bout de la jetée, doublant tous les camions. Au final nous stoppons devant le fleuve, derrière 3 autres véhicules en attente de franchissement. Notre passeur a bien mérité son salaire. Alors que nous attendons sagement, un homme en chemise blanche tenant une espèce de cahier vient vers nous, pas content du tout. Il parle un très mauvais anglais et comme il est énervé, cela n’arrange rien. Il semble nous reprocher d’avoir eu recours à un passeur malhonnête car on aurait dû également passer par lui et payer une taxe. Il me demande où est le passeur, je lui assure qu’il est parti. Il note le numéro d’immatriculation du 4x4 et repart en fulminant. Je me dis que le malicieux Olifantsfontein l’a esquivé sachant que comme je n’avais plus que 20000 Kwatchas, son salaire aurait été amputé... Puis je remets dans l’ordre tout ce que le questeur local m’a dit et je réalise qu’il réclamait la county tax. Ici le county c’est Kazungula. Nous avons déjà été racketté et nous en avons gardé la preuve : un reçu. L’homme revient toujours gesticulant : je vais à sa rencontre et lui demande s’il réclame bien la Kazungula county tax. Il me le confirme. Petit moment de bonheur, je sors le reçu ainsi que mon meilleur sourire et lui démontre que nous l’avons déjà payé ce matin. Désarmé mais beau joueur, il repart en quête de nouveaux contribuables.
L’incident clos, nous observons le petit monde autour de nous. Apparemment, un seul bac fonctionne. Il se trouve de l’autre côte du fleuve. Le temps de décharger son contenu et de charger une nouvelle cargaison, le voilà qui revient. Après avoir largué ses passagers, il embarque les 3 véhicules devant nous, un camion, une centaine de piétons et il repart. On sera du prochain voyage. Olifantsfontein réapparaît, nous demandant si tout va bien. Il a changé de couleur de tee shirt, sans doute pour échapper au percepteur en colère...petit malin va !!! Une demi heure après c’est notre tour. Cette fois-ci, il prend deux 4x4 et deux camions. On serre au maximum ! Les roues avant du 4x4 sont presque hors limite du bac et le camion qui suit s’arrête à 15 cm de mon pare choc !!! On débarque au Botswana à 11H15 : belle performance. De l’autre côté, il y a plus de véhicules pour le passage dans l’autre sens. L’attente va être plus longue pour eux.
Les formalités d’entrée à la douane sont vites expédiées et nous payons seulement 50 pulas. Nous avions suivi le conseil donné par un Zambien : changer quelques pulas avant de quitter la Zambie pour en avoir à la douane en arrivant au Botswana. Nous faisons nos courses à Kasane, à l’incontournable Spar. Puis nous prenons la direction de Chobe pour trois jours et deux nuits en immersion complète dans le parc.
Chobe est véritable sanctuaire. Je me souviens d’une discussion avec un Namibien à Walvis Bay qui me disait que Etosha était très bien mais que Chobe était....il cherchait ses mots..et a finalement lâché un « piouuu » accompagné d’un grand geste d’impuissance à trouver le bon adjectif pouvant le décrire.
Nous entrons dans le parc : circulation en 4x4 uniquement. L’axe central est rapidement constitué de sable mou. Les pistes qui en partent pour longer le lit de la rivière le sont encore plus. Le camp d’Ihaha est situé à 24 km de l’entrée. Il faut une heure pour y arriver, sans traîner. Nous traînons, car rapidement, ayant pris le plus au près de la rivière, nous sommes bouche bée devant ces grands troupeaux d’éléphants. 20, 30, 40 voire plus, d’individus dans le même troupeau. Des gros et des tout petits, pataugeant dans la boue à quelques dizaines de mètres. Puis ce sera les hippos, puis les puissants buffles. Au premier buffle, Junior s’écrie « Big Five !! ». Et oui nous avons vu : Eléphants, Rhinos, Lions, Léopards et maintenant Buffles. Le fameux big five est réalisé et Junior en est ravi. Nous arrivons au camp et nous nous enregistrons auprès des Rangers. Nous avons l’emplacement N°3. Nous leur demandons ce qu’il y a comme animaux et ils nous rassurent de suite : ce matin ils ont remarqué des traces de lions au niveau de notre emplacement. Juste dans les buissons derrière le camp, un grand troupeau de buffles a élu domicile. Sinon la routine : passage d’éléphants et bande de babouins dont ils précisent qu’il faut se méfier car ils sont « naughty ». Bon ben nous voilà dans le bain !!!
Notre emplacement est bien situé : non loin des bâtiments sanitaires, avec une belle vue sur la rivière. Chaque place est invisible de l’autre, assez distante et séparée par des hautes et épaisses haies. De l’autre côté de la rivière, c’est la Namibie. On distingue des parfois des petites embarcations en bois : des pêcheurs. La nuit des feux de camps sont visibles dans le lointain, preuve d’une présence humaine. A ce propos, je me suis aussi renseigné sur place quant à l’existence d’éventuels voleurs pouvant s’introduire dans le camp : c’est malheureusement confirmé, et par les rangers, et par un guide rencontré sur place. Ils viennent de la rive d’en face et peuvent voler dans la journée dans les remorques ou dans les voitures la nuit. J’ai prévu quelques contre-mesures (bombe lacry, gros gourdin, corne de brume et sifflet) mais nous n’aurons aucun désagrément d’origine humaine.
Alors que le soir s’annonce doucement, le camp est prêt. Nos réserves de bois sont garnies d’autant qu’il y a pas mal à glaner aux alentours. Junior et moi sommes afférer à préparer la table quand ma douce annonce d’une voix émue : « Venez voir les garçons » : un troupeau d’éléphants surgit du camp inoccupé d’à côté et prend le chemin de la rivière. Nous installons la table en conséquence et buvons l’apéro avec ce spectacle inouï qui se déroule devant nos yeux. Des gros babouins commencent leur ronde. Ils passent devant nous en nous fixant. Je me manifeste bruyamment, tentant une imitation plutôt burlesque du gorille. Ils dévient un peu de leur trajectoire, peut être craignent-ils que je sois contagieux...
Ce soir là, je ne suis pas très rassuré par les buffles. Avant la nuit, on en distingue quelques-uns à l’orée des buissons derrière nous. Au bruits et grognements qui s’en dégagent : ils sont nombreux. Je sais qu’ils sont puissants, sans peur et agressifs. Ma crainte est qu’ils aient la mauvaise idée de traverser subitement notre camp pour aller boire.
Dès la nuit, le feu fournit éclaire notre bivouac et maintient éloigné les buffles. De temps en temps, j’éclaire de ma torche puissante les buissons. Des dizaines de points vert fluo scintillent dans le noirs : les yeux des buffles.
Notre stock de bois épuisé, il est temps de regagner nos perchoirs et de se laisser bercer par les bruits de la nuit. La journée a été longue et riche.
Vers les 23H00, un cri nous réveille : c’est Junior. Il appelle maman car il à mal au ventre.....Misère, si il y a un endroit où je ne souhaitais vraiment pas descendre de la tente la nuit, c’était bien là. Avant de mettre pied à terre, je balaye avec ma torche à droite et à gauche : rien. Les buffles semblent partis. Ma douce aide Junior dans son combat contre la gastro, pendant que je monte la garde à l’écoute des bruits. Tout le monde se recouche à la recherche du sommeil. A 01H00, Junior se fait de nouveau entendre : La gastro demande un deuxième round. Je vérifie de nouveau les alentours et soudain des dizaines de points verts fluo s’illuminent...ouf, se sont des impalas. Rebelote, on se repartit les mêmes rôles. Cette fois, il faut des médicaments car l’affaire est sérieuse. Evidemment ils sont dans une valise au fond du cab. Ma douce se livre à des contorsions empoussiérées dans la cabine pour atteindre les précieuses pilules. Mentalement, j’espère que les lions n’auront pas la bonne idée de venir nous rendre visite. Junior se voit administrer la prescription d’urgence anti-tourista et tout le monde retourne au dodo. Cette fois la gastro est jugulée.
Jeudi 21 août Nous prenons notre petit déjeuner sereinement. Les « naughty Baboons » commencent leur approche. Nous les chassons à grand renfort de cris et de gesticulations diverses. Je travaille mon imitation de gorille en colère, je sens que le rôle rentre. Alors que ma douce est partie au point d’eau, Junior et moi replions les tentes. Nous ne voyons ni n’entendons le gros mâle s’approcher de nous, se glisser à l’arrière du 4x4 et nous voler un pain de mie. Le temps de réagir et le malandrin s’éloigne vite. Je le pourchasse pour la forme, avec mon gourdin. Il s’arrête tout les 15 mètres pour avaler des tranches. Je lui balance des cailloux histoire de troubler son plaisir. Junior est contrarié car il appréciait grandement les tartines de pain de mie au peanut butter. Heureusement, il nous en reste un qui fera l’objet d’une surveillance renforcée. On rigole encore de cette anecdote. Peu après, je discute avec un belge qui occupe également un camp qu’il partage avec un autre couple. Les babouins ont été bien plus indélicats avec eux. Ils ont mis leurs voitures sous un grand arbre feuillus : Les babouins en nombre dans l’arbre ont couvert de déjection véhicules et tentes. Pire, une des femmes s’est fait faire pipi dessus alors qu’elle sortait de sa tente. Conclusion : ne pas mettre la tente sous les arbres.
Avant de sortir du camp et pour rire, je m’adresse à un Ranger en lui disant que je veux porter plainte contre un babouin pour le vol d’un pain de mie et que j’ai son signalement. Nous partons pour une journée entière de safari dans Chobe. Nous nous émerveillons constamment à l’approche des grands troupeaux. Là encore, nous admirons éléphants, hippos, buffles, Sables, phacochères, girafes, grands oiseaux et grandes familles de babouins. Nous décidons de prendre une piste nommée Puku Flats. Selon la carte elle longe une grande boucle de la rivière et revient à son point de départ. Nous sommes seuls sur cette voie et finissons par aboutir dans une cuvette de sable très mou. Nous le traversons prudemment et on s’ensable dans une courbe. Aguerris mais inquiet, on essaye la première manoeuvre de dégagement : Junior et ma douce poussent. Différentiel bloqué, le vaillant rodéo s’extrait centimètre par centimètre et regagne un sable plus ferme. Ouf, c’est passé !!. On poursuit la route pour finalement arriver à un cul de sac : la piste se termine dans une zone marécageuse. Hors de question de continuer. Demi tour et retour à la cuvette. Cette fois, on examine le terrain, un autre passage en ligne droite est possible mais il y a des bosses sableuses et la dernière fait comme une petite dune : il faudra y aller franchement pour ne pas s’ensabler dedans. Je reste seul dans le 4x4 pour l’alléger, après s’être assuré qu’il n’y a pas d’animaux dans le coin. Je m’engage. Je mets la gomme et le Mitsubishi rebondi sur les bosses, ça secoue dur et voilà la dune. J’accélère de plus belle, ça passe ou ça casse me dis-je. Je franchis l’obstacle dans un rugissement de moteur, tout vole dans l’habitacle et dans le cab. Re « Ouf » c’est passé....A ne pas faire tous les jours... Par la suite, les multiples embranchements de pistes sans indication nous perturberont un peu, heureusement que nous avons une boussole, cela évite de tourner en rond.
Après une journée de safari bien remplie, nous retournons au camp. Nous renouvelons notre stock de bois, et préparons le bivouac. Les éléphants reviendront pour l’apéro, un grand merci à eux. Les babouins seront maintenus à distance : Junior est remonté et leur lance des cailloux. Les buffles ne semblent pas être revenus et c’est tant mieux. Notre soirée sera calme et reposante. La nuit sera particulièrement bruyante et inquiétante. Heureusement que la gastro est vaincue. Des cris perçants, rauques et puissants déchireront le silence relatif. C’est tout près de nous. Je n’arrive pas à en identifier les auteurs. Ce qui est sûr, c’est qu’un drame se joue : certains des cris sont emprunts de douleur et de terreur...Cette nuit, le sang a dû couler. La vie n’est pas qu’un long fleuve tranquille.
Vendredi 22 août Alors que nous sommes en plein petit déjeuner, un gros babouin rôdeur s’annonce. D’habitude nous nous manifestions de suite pour les faire fuir. Là, par curiosité, nous décidons de ne pas bouger. Tranquillement, il s’approche et infléchit sa trajectoire vers nous, vers la table. Puis alors qu’il n’est plus qu’à 5-6 mètres, il accélère brutalement. Alors qu’il va manifestement bondir, je me dresse avec mon gourdin et imite, cette fois- ci assez bien, le gorille vraiment en colère. Il stoppe net sa course et recule mais pas trop. Sans doute enhardi par son approche, il sera particulièrement retors à éloigner. Je garde également mes distances tout en maintenant la pression hostile, car je sais qu’il peut être dangereux. Il se réfugie dans les haies et reste à proximité. Suivant un exemple qui nous a été narré la veille, nous remplissons un sac plastique de gros cailloux et le déposons sur la poubelle de fer. Le piège fonctionnera et dans les 10 minutes qui suivront, le gros babouin sera là contre la poubelle, la main sur le sac. Nous ne l’avions pas entendu venir. Nos regards croisent celui de la bête, nous nous dévisageons mais nous ne bougeons pas. Il se saisit du sac qui est bien lourd et le laisse choir à ses pieds. Il fouille dedans et découvre son contenu. Nous éclatons de rire. Au regard qu’il nous a lancé, je suis sûr qu’il a su que nous moquions de lui. Il est parti peu fier et nous ne l’avons pas revu. Nous passons une bonne partie de la journée dans le parc. Nous souhaitions revoir des lions ou des léopards mais nous n’en verrons pas. Par contre nous nous retrouverons plusieurs fois tout proche, à quelques mètres, de troupeaux d’éléphants. Nous devrons nous en éloigner un peu plusieurs fois, devant les injonctions de certains d’entre eux, qui, s’avançant oreilles décollées et trompes battantes nous adressent cet avertissement qui peut se traduire par « pousse toi de mon chemin ou je t’écrase ».
Peu après, sur le chemin de la sortie, nous côtoierons de près un immense troupeau de buffles, plusieurs centaines de têtes en route pour la rivière. Dans l’après midi, nous regagnons le Kubu Lodge situé en sortie de Kasane sur la route menant au bac. Il est discrètement implanté le long de la rivière Chobe. Il est constitué d’un ensemble de chalets en bois surélevés avec petite terrasse en bois. Les chalets sont coquets et décorés avec goût. Le tout est implanté dans un vaste terrain paysagé et ombragé disposant d’une grande pelouse verte (sur laquelle les hippos se baladent la nuit). Le restaurant à l’écart présente une belle terrasse dominant la rivière. Nous dînerons sur place. La nourriture est bonne mais, là aussi, il y a peu de choix (un poisson ou une viande) et il ne vaut pas mieux être dans les derniers à table car il n’y a alors plus guère de choix. Une bonne nuit dans un vrai lit, après 9 jours de suite en tente sur le toit, est appréciée. Je n’ai pas eu le courage de me relever pour guetter les hippos.
Samedi 23 août Après quelques emplettes, nous repartons pour la matinée et le début d’après- midi dans le parc. Nous y voyons nos premiers crocodiles et lézards d’eau. Nous découvrons également un hippopotame allongé à l’ombre d’un buisson, sans aucun doute blessé. Il reste immobile bien que nous soyons à quelques mètres de lui. Nous pique-niquons devant une horde d’éléphants, également en plein casse croûte dans des petits buissons. Pas vu de félins à l’horizon.
Nous revenons à temps au Kubu Lodge pour participer à une « Cruise » sur la Rivière Chobe. Départ de la croisière à 15H00, jusqu’au coucher de soleil. Nous sommes dans une petite embarcation avec un couple de Canadien très sympa et leur fille du même âge que Junior... Notre capitaine connait bien son affaire et, s’il parait un peu austère au début, il se déride au fur et à mesure. Cette croisière est très prisée car nous ne sommes pas les seuls à naviguer. Il y a des bateaux bien plus gros et bondés. L’idéal est d’être dans un petit bateau comme le notre, bien plus rapide, bien plus maniable et surtout bien plus convivial. Son fond plat permet même de s’échouer sur la rive, approchant ainsi de très près les gros crocodiles en pleine sieste. Nous remontons la rivière, allant d’un point à l’autre. Tantôt pour des crocos, tantôt pour des oiseaux, des lézards et bien sûr pour des hippos. Ils sont tout proches, en famille, dans la boue ou dans l’eau. Là encore, quelques belles photos de gueules béantes et de « câlin animal » sont réalisées. La journée touche à sa fin, le soleil décline. Alors que la plupart des bateaux font demi- tour, notre guide nous offrira un fabuleux cadeau qui sera le point d’orgue de notre incursion en contrée sauvage. Il échoue le bateau contre une berge où, en léger surplomb, se prélasse un petit groupe d’éléphants. Lentement, le soleil se glisse entre eux, inondant d’or et de pourpre l’horizon. Bientôt, avant qu’il ne disparaisse, les silhouettes des éléphants se détachent en ombres chinoises devant un paravent de feu. Là, comme aux marquises, le rouge et le noir se s’épousent –ils pas ? Les seuls bruits qui filtrent de notre esquif sont le cliquetis des appareils, le clapotis de l’eau et nos souffles retenus. Le soleil désormais évanoui, sans se concerter, nous applaudissons. Le retour au ponton est rapide, le Capitaine met plein gaz. Nous le remercions chaleureusement et généreusement. Le dîner se fait sur la terrasse du Kubu lodge.
Dimanche 24 août Comme la veille, nous prenons le petit déjeuner en terrasse, de petits oiseaux verts et jaunes viennent quémander des miettes, jusque dans la main. Nous ne nous attardons pas car la route est longue Je devais laisser un petit message sur le livre d’or du Lodge avec un petit clin d’oeil à Francky04 mais le Lodge n’a pas de livre d’or.... Nous quittons Kasane en direction de Nata, Francistown et jusqu’à Palapye. La route goudronnée est bonne. A 70 kilomètres de Kasane, un grand troupeau d’éléphants marche non loin de la route, nous aimons à croire qu’ils sont venus nous saluer. Ils seront les derniers pachydermes de notre périple. A 130 kilomètres de Kasane et sur les 150 suivants, la route présente de très nombreux nids de poule. Certains pourraient être fatal à une berline. Par endroit, on dirait que la route a été bombardée. Quand les lignes droites sont bien dégagées, on slalome d’un côté à l’autre pour les éviter. Parfois, même en 4x4, il nous faut rouler au pas tant la chaussée est dégradée. Nous doublons un camion stationné moitié sur la route, moitié sur le bas côté. Manifestement les nids de poule (où plutôt d’autruche) ont eu raison de ses pneus. Nos franchissons des contrôles sanitaires au cours duquel le frigo est inspecté : pas de viande ou produit animal frais ne peut passer. Nous arrivons à Palapye dans l’après midi. Nous trouvons notre point de chute le camp Itumela qui fait camping et loue des chambres. Nous avons pris une chambre. L’arrivée est folklorique car on doit longer la voie ferrée et traverser une zone de stockage de fret. C’est moche et poussiéreux. Un petit panneau indique avec humour que bientôt la zone moche se termine et le paradis arrive.
Le camp est sympa, grand, fleuri mais assez rustique. Les chambres sont vraiment spartiates et la douche de la salle d’eau n’a rien à envier à celle d’Ihaha. Par contre le camp dispose d’un grand bar, de grands barbecues couverts, d’une cuisine également ouverte avec tous les ustensiles fournis, frigo, micro onde et plaques à gaz. Il n’y a que Junior pour oser faire quelques brasses dans la petite piscine froide. Nous sympathisons avec un couple de Sud Africain avec qui nous bavardons un long moment autour du braii. Dodo tôt, je sombre comme une masse.
Lundi 25 août Le réveil se fait également tôt à cause du train qui passe juste à côté et joue du klaxon. Nous prenons le temps de déjeuner tranquillement. On the road again, direction l’Afrique du Sud via Martin’s Drift. On franchit la frontière du Bostwana en 5 minutes et celle de l’Afrique du Sud en 10 minutes. Peu après la frontière, un panneau averti de la présence de phacochères. 3 mètres après celui ci se trouvent deux spécimens qui traversent la route : ils sont vraiment bien organisés ici !!! Par la suite, nous en verrons de nombreux autres au bord de la route. Nous avons remis le GPS en marche et faisons une étape pour les courses à Marken. C’est un bourg avec deux épiceries, une station service, un ATM et une boucherie. L’atmosphère est un peu tendue. Nous n’avons pas droit aux sourires. Finalement nous serons quand même bien reçus par la bouchère. En quittant Marken, on prend la direction des Waterberg : grandes montagnes plates qui se découpent en falaises et dont certains restes forment des pains de sucre un peu à l’instar de ceux de monument valley, avec plus de verdure. Nous arrivons enfin à l’embranchement de la ferme Mabote où nous avons réservé une hutte. 5 km de piste de sable séparent la ferme de la Gravel road. Nous sommes accueillis à bras ouvert par la maîtresse des lieux, une femme d’un certain âge (et d’un âge certain). Elle nous explique que les huttes sont en réfection et elle nous propose le chalet pour le même prix. Il a été construit en premier et servait au début de point de bivouac pour les réunions sa famille. Elle nous explique le fonctionnement du chalet, nous dit qu’il y a un petit lac non loin et que nous pouvons y faire du canoë : il suffit de se servir. Elle nous précise qu’elle viendra nous voir en fin de journée pour s’assurer que tout va bien. Enchantés, nous prenons la piste qui nous mène à 5 kilomètres de là au pied de la montagne. J’ai des doutes sur la faisabilité de la piste en berline.
Arrivés au « Koko chalet », nous découvrons un petit paradis. Ce sera notre derrière nuit en Afrique Australe et elle sera la synthèse de ce que nous attendions comme atmosphère. Le chalet est grand, bâti en bois et toit de chaume. Il est composé de deux grandes chambres séparées par un grand espace pourvue d’une cuisine américaine avec tous les ustensiles, évier et plaque à gaz. Il y a un frigo, un petit salon avec fauteuils et cheminée.Même le bois est fourni. Cette pièce est grande ouverte sur un ponton de bois surplombant une petite rivière qui serpente entre des rochers. Le tout est dominé par une haute falaise qui nous fait face. L’électricité fonctionne sur batterie et un chauffe eau invisible produit de l’eau chaude pour les deux salles de bains. Un peu en retrait du chalet, un espace est aménagé pour faire un braii géant avec des fauteuils tout autour. Nous regrettons déjà de n’y passer qu’une nuit. Nous allons faire un petit tour en canoë sur le lac. C’est calme. Deux montagnes côte à côte en perspective du lac donnent un tableau de carte postale. Retour au Chalet et Junior a encore le droit de tenir le volant, mode 4x4 enclenché. Il est fier de sa prouesse. A la nuit tombée, notre hôtesse nous rejoint. Elle nous offre des chocolats et s’assure que tout va bien. Elle précise à ma douce de ne pas faire la vaisselle car demain « ses gens » viendront faire le ménage. Nous dégustons notre dernier braii accompagné d’un vin sud africain. Ici nous sommes encore une fois seuls au monde. Tous les trois, nous irons nous blottir dehors dans les fauteuils. Dans la nuit noire, nous admirons une dernière fois et plus longuement que d’habitude, ce formidable ciel étoilé qui a accompagné nos nuits australes. Je suis sûr que vous devinerez quels furent nos voeux au passage des étoiles filantes.
Mardi 26 Août Petit déjeuner avant le grande préparation des valises pour l’avion. Quel bazar ! Puis nous faisons une balade en remontant la rivière. Par endroit elle s’élargit. De gros rochers plats permettent de la traverser sans difficulté. Quelques singes se sauvent dès notre approche. On se pose là, au pied de la montagne et sur une dalle au milieu de la rivière, pour contempler les alentours. Les meilleures choses ayant une fin nous devons quitter Mabote. Sur la table du salon, un livre d’or est posé. Déjà mélancolique je laisse ce petit mot ému, dans un anglais peut être pas très juste : « We have been driving through RSA, Namibia, Zambia and Botswana to discover this wonderful part of the world that is Southern Africa. Now it is our last stop. What a very good guess to end in this very nice, quiet and magic place. We had a very special time here, before being also “Out of Africa”. Thank you for your warm hospitality. Thank you to share your place. Mabote sounds like in French “ Ma beauté” wich means “my beauty.”
Nous traversons une partie du waterberg et arrivons à Naboomspruit. Puis nous rejoignons la N1, autoroute à péage. En approchant Prétoria, la circulation se fait dense. A Johannesburg, on tombe dans des bouchons. Heureusement que le GPS est là pour nous mener à bord, chez notre loueur. Le 4x4 est restitué, ils ne le vérifient même pas. Je montre juste une attache de hublot latérale qui a cédée et explique les rafistolages de la tente. Vers les 17H00 on nous conduit à l’aéroport. Les embouteillages sont denses et notre chauffeur prend la route des écoliers. On y est à 18H00 et l’avion décolle à 22H30...on a le temps. Petit moment de flottement à l’enregistrement : Nos bagages présentent un excès de 16 kilos et c’est 60 euros le kilos....Nous gardons en guise de bagage à amin, un sac à dos. A chaque embarquement, nous prions pour que cela passe car nous avons 3 gros sacs plus le sac à dos. Finalement, tout ira bien. Le reste n’a que peu d’intérêt sauf qu’Emirates est fidèle à elle même. Nous arriverons à Roissy le Mercredi 27 au soir comme prévu, sans encombre, cette fois-ci avec tous nos bagages et le coeur lourd.
EPILOGUE
Depuis notre retour, l’Afrique est dans nos têtes. Ma douce en a rêvé pendant plusieurs nuits d’affilées, se croyant encore dans la tente au réveil. Le tri des 8000 photos, la rédaction du carnet et la lecture du forum nous relient quotidiennement à elle. Je comprends maintenant la nostalgie des Vinnylove, Grisemote, Francky04 et autres voyageurs. L’année prochaine, dans deux ans ou plus tard, nous y retournerons, c’est certain.
En résumé
Nos coups de coeur :😎 Les sites de Fish River Canyon, Sesriem, des chutes Victoria et de Chobe. L’accueil de certains africains australs La faune riche et sauvage Les somptueux couchers de soleil Les nuits étoilées magiques Les camps de Koiimasis, Goabacca et Mabote
Nos coups de gueule :😠 Les grands groupes organisés, bruyants et indélicats L’accueil de certains africains australs La poussière omniprésente Le vent à Walvis bay
Nos regrets :😕 De ne pas y avoir été plus tôt D’en être déjà repartis De ne pas y retourner de si tôt
La première partie était là : http://voyageforum.com/...ere_partie_D2003883/
Voilà la suite :
Jeudi 14 Août Nous quittons la ferme des Guépards. Ayant fait nos courses la veille à Kamanjab, nous décidons de prendre un raccourci et de ne pas descendre jusqu'à Outjo pour rejoindre Etosha. Selon nos hôtes, la piste est belle et on met sensiblement le même temps que par la route. Nous empruntons donc la D2671 puis la D2695 et passons donc par Mondesir. Effectivement, la gravel road est très bonne et je suis sûr d’avoir gagné du temps. On rattrape la grande route et direction plein Nord : Etosha. On entre enfin dans le sanctuaire. Nous nous rendons d’abord à Okaukuejo afin de s’assurer de notre camping. L’accueil à la réception est vraiment très froid, je me retiens de ne pas recommander à la réceptionniste une bonne cure de carottes. Les places sont attribuées. Les emplacements sont côtes à côtes, avec point d’eau et prise de courant. Les blocs sanitaires sont en très bon état (Etosha a été rénové pour son centenaire en 2007). Nous jetons un coup d’œil sur le grand livre où les touristes inscrivent les lieux où des animaux ont été vus. Apres avoir acheté une brochure incluant le bestiaire (très utiles pour les oiseaux) et la carte détaillée, nous partons pour notre premier safari.
Les jumelles sont à portée de mains, les lunettes nettoyées et les yeux grands ouverts. Un voyage en Afrique est immanquablement le temps de LA rencontre avec ces animaux sauvages qui nous ont tous fait rêver un moment où à un autre. Nous expliquons à Junior la règle du Big Five. A l’instar de la famille Grisemote, nous instaurons un joyeux concours de repérage des seigneurs dont le prix est une glace. Tout comme « l’école des fans », tout le monde aura son trophée….. Cette première journée s’annonce prometteuse : outre les nombreux troupeaux et hardes de zèbres, impalas, autruches, springboks, girafes, oryx, Kudus (et j’en passe) nous frissonnons à nos premiers éléphants et lions (5 lionnes postées au point de Okondeka). Nous arpentons les points d’eau et l’appareil de ma douce chauffe : clic clac kodak...
Le soir, après nos grillades, nous allons au point d’eau nocturne. Celui ci dégage une odeur très forte : mélange de ménagerie et de purin !!!. Toutefois, une belle surprise nous attend : une petite famille d’éléphants le partage avec un rhino qui doit être rémunéré par le Parc car il reste vraiment longtemps et prend la pose. Puis, pour notre plus grand plaisir, une maman rhino survient avec son rejeton vraiment petit et qui reste bien à l’abri dans ses pattes. Quelques girafes arrivent et s’abreuvent prudemment. On admire le spectacle jusqu’au départ des artistes.
De retour au camp, il est l’heure d’aller se coucher. Des chacals rodent un peu partout. Ils ont la technique pour ouvrir les couvercles des poubelles pourtant suspendues. On se pose assis en hauteur, au bord de la tente et observons un peu le manège de ces maraudeurs, avant de se glisser dans nos duvets. Pas de groupe à proximité : tranquillité assurée !!
Vendredi 15 août. Nouvelle journée Safari direction l’Est. Encore des belles rencontres (Eléphants, grands troupeaux, premiers gnous..) certaines rencontres sont plus notables : nous suivons de loin un éléphant qui traverse la savane et, en estimant sa direction, le rejoignons à un point d’eau. Après s’être abreuvé, le pachyderme s’arrose copieusempent de boue et de poussière à une dizaine de mètres de nous. Puis, facétieux, il asperge d’eau quelques petits échassiers blancs qui osent fouiller dans son crotin. Plus tard, nous admirons un gros rhino posté à l’orée de buissons. On sent que l’animal est moins tranquille, plus sur ses gardes que l’éléphant. Son attitude un peu fébrile nous impose une certaine prudence : je n’ai pas envie de jouter avec la bête, le 4x4 n’apprécierait pas. Durant l’après midi, nous avons également la chance de voir un beau léopard venant boire (point de Goas). Nous sommes arrivés juste à temps car, contrairement aux stars d’hier soir, il ne traîne pas. Cet animal a vraiment une belle démarche, il dégage une impression de puissance et d’assurance. On observe également pas mal d’oiseaux : des très colorés « Lilac-Breasted roller » aux imposants « secretary Bird » et « Kori Bustard »
Nous bivouaquons au camp d’Halali. Les emplacements sont petits et serrés. On se croirait dans un camping sur la côte française. Nous n’avons pas envie de traîner là. Nous décidons alors de nous adonner à une pratique courante, instaurée depuis longtemps dans nos us et coutumes : l’apéro insolite. Le principe simple et immuable de ce rite secret est de boire l’apéro en famille dans des lieux plus ou moins insolite. Nous préparons notre sac à dos glacière et en route pour le point d’eau. Celui là n’a pas d’odeur. Comme il est de bonne heure, il y a peu de spectateurs. Nous choisissons un banc bien situé, juste devant le parapet. Discrètement et le plus en silence possible par égard au voisinage, nous commençons notre rituel à la santé de mère nature et de ses enfants.
Nous avons dû plaire aux dieux africains car ils nous ont adressé un signe. Un léopard est venu d’abord s’abreuver. Peu de temps après qu’il ait disparu dans la nuit, quelques craquements ont annoncé l’arrivée d’une harde d’éléphants (11 pachydermes ) dont des éléphanteaux ont pris place autour de la grande mare pour notre plus grand plaisir. Après un bon moment, l’animal qui semblait mener le groupea regardé en direction de la pénombre et lançé un bref barrissement. Sans doute inspiré par les esprits conjugués de Nicolas Hulot et John Ballantines, je suggére à ma douce et à Junior : « Il prévient un autre groupe qui attend son tour. ». Quelques minutes après, les éléphants ont quitté tranquillement le point d’eau. Le silence qui suivit leur départ fut très vite brisé par l’arrivée d’un autre groupe de 19 babars pour une nouvelle longue séance de libations. Moment de triomphe intérieur quand ma douce et Junior se sont tournés vers moi dans un regard unanimement admiratif. La représentation de ce soir là a duré bien plus longtemps que prévu et nous quittons les lieux ravis, après que le point d’eau soit devenu complètement désert. La douceur du début de soirée a fait place à la fraîcheur et nous regrettons de ne pas avoir emporté nos polaires (erreur d’amateurs). Sur le retour, nous croisons des gens qui se rendent au point d’eau...s’ils savaient ce qu’ils viennent de rater.
Pas le temps de faire de feu : ce soir, ce sera Biltong et chips. Nous dégustons le biltong acheté en filet, bien plus savoureux que celui déjà coupé en lamelles. Tout comme la nuit précédente, celle-ci sera sereine. La température nocturne s’est rafraîchie depuis hier, mais nous n’avons toujours pas froid.
Samedi 16 août. Dernière journée à Etosha, nous l’espérons riche. Les nombreux troupeaux de ruminants sont toujours aux rendez vous. Nous sommes gâtés par une famille de lions qui a pris ses quartiers au pied d’arbustes avoisinants un petit point d’eau (Nuamses). Nous prenons le temps d’admirer le seigneur à grosse crinière entouré de 3 lionnes. Deux lionceaux sont également présents et l’un d’entre eux a la bonne idée de s’éloigner des hautes herbes le temps de quelques photos. Un peu plus tard, nous surprendrons un jeune mâle solitaire venu se rafraîchir sur un autre point, troublant la quiétude des girafes qui s’étaient retirés derrière des buissons. Leurs longs cous dépassaient de loin les arbustes et on pouvait les voir surveiller le lion sans jamais le perdre de vue. La Panthera Leo ne leur a même pas jeté un regard...
Nous avons failli manger de l’Impala ce jour là : alors que nous circulions sur la voie principale qui traverse le parc, nous longeâmes (hou, quel style !!) un troupeau d’Impalas sagement posté sur le bord. Soudain un jeune Impala traversa la route en courant devant nous, poursuivi par un mâle .. Jusque là, la distance entre eux et le 4x4 était suffisante. Mais le premier eut la mauvais idée de faire demi tour subitement et retraversa la piste juste devant la voiture. Bien qu’ayant pilé, c’était trop juste pour pouvoir s’arrêter. L’écervelé passa de justesse, manquant d’être percutée par l’arrière. Mais ce n’était pas fini, dans la fraction de seconde qui suivit, le mâle était dans ses traces. Alors qu’il allait percuter la voiture au niveau de la roue avant, il fit un bond prodigieux, presque à la verticale par dessus le capot. Son sabot arrière a pris un ultime appui sur le haut du pare buffle, comme pour assurer le bond. Il a atterri sans dommage, de l’autre côté, pour poursuivre sa course. Nous sommes restés bouche bée devant une telle acrobatie. Certes, nous avions déjà admiré les sauts les springboks et autres gazelles, mais pas d’aussi près et pas devant un tel obstacle...
Nous prenons nos quartiers au camp de Namutoni. C’est celui qui présente un Fort blanc et ancien . Les alentours furent le théâtre de violents combats entre les Hereros et les Allemands comme en témoignent des mémoriaux. C’est de loin le plus sympa. L’accueil est nettement plus souriant, les places de camping sont aux choix et plus espacées que dans les autres camps. Il y a de la pelouse et non de la terre. Chaque emplacement a son bloc électrique. Les points d’eau sont en communauté. Les blocs sanitaires sont récents, certains encore en travaux : c’est la première fois que j’ai dû faire la queue pour prendre ma douche. Un phacochère se promène dans l’enceinte du fort pour la grande joie de tous. De même, de très nombreuses mangoustes déambulent dans le campsite. Il est difficile de ne pas résister à leur donner un petit quelque chose à grignoter pour pouvoir les admirer de très très près. Fort de notre belle expérience de la veille, nous décidons de renouveler l’opération « Apéro insolite » en y ajoutant le Pique Nique magique. A la nuit tombée, nous nous rendons au point d’eau éclairé. Cette fois les dieux de la savane nous ont un peu oublié : pendant la première heure, seul un chacal est venu rôder autour de la mare. 5 gentilles girafes ont finalement eu pitié de nous et ont daigné montrer le bout de leur nez. Après trois jours passés à Etosha, ce spectacle n’a pas eu la même magie que s’il s’était produit quelques jours avant.
De retour à notre emplacement, nous nous souvenons qu’il reste une tranche de viande rouge dans le frigo. Demain nous franchirons des barrières sanitaires qui ne la laisseront pas passer. Comme les chacals sont là, fouinant d’une place à l’autre, je découpe des petits morceaux de viande et leur lance. Rapidement, le plus téméraire d’entre eux vient à mes pieds et, dans une attitude canine, joue le jeu avec moi. Morceaux après morceaux, il se cale sur le son de ma voix et de mes injonctions, sachant quand approcher pour recevoir, et quand attendre. J’aurais presque envie de le caresser mais je sais que c’est un animal sauvage et je ne franchirai pas la limite. On se couche en rêvant à tous les hôtes de ce grand parc.
Dimanche 17 août Le réveil se fait de bonne heure car aujourd’hui la route est longue : prochaine arrêt Divundu-Bagani aux portes de la bande de Caprivi. Nous avons décidé de ne pas prendre la route goudronnée qui passe par Tsumbed et Grootfontein : nous coupons par la piste D3001 puis D3016. Bien nous en prend car la chaussée est bonne et les grande lignes droites nous permettent de rouler à bonne allure. Nous ne croisons quasiment personne. Une girafe et plus loin un chacal tenteront de faire la course avec nous : 1.la course de la girafe est gracieuse. 2 Je ne pensais pas qu’un chacal pouvait courir aussi vite et aussi longtemps.
Des palmiers assez hauts apparaissent de part et d’autre, annonçant un léger changement de végétation. Nous apercevons les premiers nuages depuis notre arrivée en Afrique, nous avons même le droit à un début de temps gris. Cela ne durera pas et nous n’en reverrons plus. Nous mettons à peine deux heures depuis le départ de Namutoni pour rejoindre la D8. Sur cette piste quasi deserte, nous laissons Junior tenir le volant sur quelques centaines de mètres. Concentré, il s'en sort fort bien.
Arrêt technique à Rundu : ravitaillement en tout genre (carburant, courses, argent). Aux abords de Rundu, la route est bordée de nombreuses huttes en terre et aux toits de paille. Elles sont regroupées par grappes, le plus souvent dans une enceinte faite de bouts de bois. Ici la modernité n’a presque pas de prise. Ceux qui vivent là le font de la même manière que leurs ancêtres. Nous en voyons de façon concentrée sur des kilomètres. De très nombreuses personnes marchent le long de la route, accompagnant des troupeaux, portant des bidons, ou simplement voyageant d’un point à un autre. Parfois en circulant, nous sommes étonnés de croiser des marcheurs alors qu’à des kilomètres en amont et en aval il n’y rien d’autre que la savane ou le bush.
Nous arrivons à Divundu. Les explications concernant l’emplacement de notre camp n’étaient pas très claires : il était indiqué de tourner à droite avant le pont mais sur google, le camp était à droite après le pont. Nous avons manqué le petit panneau la première fois. Notre camp, le Goabacca est un camping communautaire. Nous l’avons choisit plutôt que le Neisip car il est beaucoup plus proche de la route (4 kms) Je ne savais pas trop à quelle heure on arriverait et je ne voulais pas me perdre dans les pistes la nuit. Finalement nous arrivons à 15H30. Une petite piste en sable mou part sur la droite APRES le pont enjambant l’Okavango. Elle longe un centre de redressement (une prison...). Les locataires forcés des lieux nous regardent passer le long du grillage et certains nous saluent. Nous leur faisons un petit signe de la main. Tous nous rendront notre salut et nous souriront.
Le Goabacca camp est une très agréable surprise. L’arrivée se fait au bout de la piste un peu défoncée et passant à travers le bush. Une petite cahute en guise de réception nous rappelle l’anecdote de Ugab. Un petit bonhomme souriant surgit, il cumule les emplois ici : réceptionniste, caissier, intendant, gardien..... Il y a 4 emplacements : deux possèdent des pontons en bois offrant une large et belle vue sur l’Okavango. Les popa falls sont quasiment à nos pieds et le bruit qu’elles dégagent est bien présent. Nous héritons du camp N°02. Ce petit camp est plein de charme : une hutte ouverte abrite le coin cuisine avec évier. Plus loin, une seconde hutte abrite d’un côté les WC et de l’autre la douche. C’est propre et il y a encore de la braise sous le chauffe-eau de brousse. Nous nous baladons un peu le long de l’Okavango. Non loin du camp, une petite plage de sable fait face aux rapides (les Popas falls sont des rapides formant des toutes petites cascades et non une chute d’eau). Nous sommes quand même fatigués de notre route et nous ne traînons pas. Surgissant de nulle part, un groupe de gamins remonte le chemin, à la queue leu leu. Nous tentons un dialogue mais manifestement, ils ont autre chose à faire. Nous dînons sur le ponton, face à l’Okavango. L’emplacement N° 03 tout comme le 4 est plus dédié aux groupes. Un petit groupe de français occupent le N°3. Ils seront discrets : Merci. Le repas sera l’objet d’un mini drame : la saucisse de boeuf est vraiment beurk et le Shiraz bouchonné !!! En guise de consolation, nous admirons la nuit, la clarté de la lune et ses reflets sur le fleuve. Le bruissement de l’eau, les murmures nocturnes nous bercent. Une grande quiétude nous entoure. Nuit d’Afrique rime avec nuit magique. Nous conseillons vivement le Goabacca camp et l’emplacement N°02.
Lundi 18 août Alors que nous nous extrayons des tentes et commençons nos rituels matinaux, un superbe lever de soleil au dessus du fleuve s’annonce. J’ameute la troupe et toutes activités cessantes nous nous postons sur notre ponton. L’espace d’un moment, le temps suspend son vol : le soleil, légèrement zébré, joue avec le rouge, le jaune et le rose. L’Okavango se fait miroir...que c’est beau. Après cet instant d’intense émotion, nous retournons à nos premières intentions. Le petit déjeuner sur le ponton sera calme et détendu. A 07H30 il nous faut partir pour notre prochaine destination : les Victoria Falls.
La traversée de la Bande Caprivi se fait sans encombre. Il n’y a rien de particulier à signaler : la route est goudronnée et bonne, le paysage est monotone. Beaucoup de parcelles longeant la route sont noircies, sans doute par écobuage. Il y a moins de densité de petites huttes qu’aux abords de Rundu. A 50 kilomètres de Katima Mutilo, un 4x4 Blanc tirant une remorque bâchée est arrêté en warning. Nous nous arrêtons. C’est une famille de hollandais. Ils sont en panne d’essence. Nous proposons notre aide mais ils voyagent à deux familles et l’autre 4x4 est déjà parti pour Katima Mutilo chercher de l’essence. Ils avaient prévu de faire le plein à Kongola mais la station était à sec. Après être rassuré sur leur sort nous reprenons la route.
Nous voilà à Katima Mutilo. Nous prenons le temps d’y faire une étape shopping. Un petit craft center situé près du marché propose des belles statuettes. Cette ville est animée, bien achalandée : on y trouve plus que l’essentiel. Nous faisons le plein de gas oil. On nous l’a conseillé, car l’essence est bien plus chère en Zambie parait- il. On prend même le temps de trouver le gros baobab dont le tronc creux servait de toilettes publiques. Il reste bien un bout de céramique mais ce n’est plus fonctionnel bien que l’odeur qui en dégage rappelle Cape Cross... Nous prenons la direction de la Zambie. Adieu la Namibie et un grand merci pour tout.
Nous traversons le pont qui enjambe le Zambèze pour atteindre la ville de Sesheke. Une fois le pont franchi, rien ne nous apparaît comme un poste frontière. Nous prenons la direction de Livingstone. Cela doit être comme à Nakop : le poste Zambien doit être plus loin. Après plusieurs kilomètres, cela ne colle pas : Il y a des maisons et un village. On passe devant un poste de police et je m’arrête. Je vais voir le sévère sergent qui est debout derrière son pupitre de bois. J’explique que je viens de Namibie et que je cherche le poste frontière. Il se déride et m’indique qu’il était juste après le pont. Nous faisons demi-tour. Nous voilà présentement clandestin !!!. Je me dis qu’on aurait pu se faire prendre en chasse en ne s’arrêtant pas...
Arrivés au pont, nous constatons qu’il y a effectivement des baraquements sur la gauche. Le petit bâtiment est un peu (beaucoup même) défraîchi. Une fois stationné, on enclenche le chrono histoire de pouvoir vous dire combien de temps cela nous prend : il est 14H00, top chrono ! Commence alors le racket organisé. On passe successivement 4 étapes à chaque fois soldées par un délestage de US dollars : Premièrement, les visas : on remplit la paperasse habituelle, plus un registre où on réécrit quasiment la même chose. J’ai envie de mettre Mickey Mouse en guise de nom car ils ne vérifient rien. Mais bon, je m’abstiens, l’humour a des limites. Le visas coûte 50 $ par personne. Pour junior c’est gratuit ! Deuxièmement, la taxe véhicule : on passe dans le bureau d’à côté où nous attendent deux agents en uniforme : une femme affalée sur un fauteuil, les pieds posés sur le bureau, la casquette de travers et occupée à siroter un Coca. Je regarde ma douce : « n’y pense même pas » lui dis-je mentalement, devinant son irrésistible envie de prendre une photo. Son collègue masculin est derrière un ordinateur antédiluvien. Vérification des papiers du véhicule et savant calcul : pour notre fidèle Rodéo, ce sera 44 $. Je tends un billet de 50 et à l’attitude de mon interlocuteur qui fait mine de chercher, je comprends bien qu’il va me falloir faire le deuil de la monnaie. Avant qu’il ne tente de me l’expliquer, grand seigneur, je lui fais un signe en disant : « it’s ok ! ». Cela fait sortir de son apathie sa collègue qui nous décroche un grand sourire. Avant de quitter le bureau, on nous explique qu’il faut s’acquitter de l’assurance obligatoire. Troisièmement, l’assurance auto : nous sortons du bâtiment pour entrer dans un petit chalet de bois, pareil à ceux vendus pour mettre dans le fond du jardin afin de ranger la tondeuse. Notre interlocuteur réussit le tour de force de remplir le contrat tout en nous l’expliquant vaguement et en poursuivant une conversation téléphonique animée : cet homme est un artiste. Au final l’assurance nous coûte 40 $ ou 115000 Kwatchas pour un mois, durée minimum du contrat. Avant de sortir, l’assureur nous indique à son tour qu’il reste une étape : la County tax, « just next door ». Quatrièmement, la taxe locale : le « next door » est en fait une vieille caravane insalubre. Cela doit faire bien longtemps qu’elle a parcouru son dernier voyage. Elle connait une seconde vie après sa mort, en servant de bureau de recette locale. A l’intérieur nous attend un couple sans âge, en parfaite harmonie avec le décor. Ces deux personnes, , au demeurant très souriantes nous expliquent dans un anglais chaotique le pourquoi de cette taxe. Pour officialiser leur propos, le gentil grand- père nous désigne une photocopie jaunie, écornée et tachetée par je ne sais quoi, apposée sur la paroi intérieure de la roulotte. Je regarde le parchemin, cela parle de la Sesheke county tax avec des tarifs listés. Une faible empreinte de tampon termine solennellement le document. Renonçant à toute protestation du style « on ne reste pas ici on ne fait que passer », on s’acquitte des 10 $ pour le plus grand bonheur du couple, non sans s’être auparavant soumis au rituel du remplissage du registre. Durant la transaction, il a été galamment proposé à ma douce de s’asseoir sur la banquette en moumoute de la caravane. Je ne sais pas si c’est la couleur indescriptible de la moumoute, probablement d’époque, ou la forte probabilité que des minuscules habitants s’y soient installés durablement, mais ma chère et tendre a poliment décliné l’invitation.
On sort de cette ultime repaire de gabelous. Des hommes attendent pour faire du change. Pas trop sûr du taux, je change 50$ contre 150.000 kwatchas, histoire d’avoir un peu d’argent local au cas où. Nous regagnons notre véhicule où junior joue sagement à la D.S. Top chrono il est 14H33 (moins 200 $). Nous roulons maintenant sur la M10 en direction de Livingstone. La route est moins bonne que la « Caprivi strip » : peu ou pas de bas côté, chaussée moins large et nids de poule. On traverse plusieurs villages et il y a pas mal de piétons. Peu avant Livingstone, on s’arrête à deux « check point ». Au premier, on nous demande d’ouvrir le coffre arrière et on nous pose quelques questions. Au second, nous ne sommes pas contrôlés. Un gros Babouin traverse la route nonchalamment sous l’oeil enamouré de sa femelle. Nous ne verrons pas d’autres animaux. Arrivés à Livingstone, nous prenons la route principale. Nous faisons un arrêt au Super Spar bien achalandé.
Nous arrivons au Zambeizi Waterfront, situé presque en sortie en ville en direction des chutes. Ce complexe comprend des chambres, des tentes à louer et des places de camping. Il a un bar-restaurant sympa avec une grande terrasse surplombant le Zambèze. Il y a une piscine dans laquelle junior osera se baigner même si l’eau est froide. Nous choisissons notre emplacement. Il en reste peu de libre. Ce n’est pas très grand mais ombragé. Nous avons un point d’eau, un évier, un braii et un point d’électricité. Je déconseille les tentes car elles sont situées tout au bord des chemins qui mènent des campings au centre du complexe : tout le monde passe juste devant vous : aucune intimité. Une fois notre camp matérialisé nous nous empressons d’aller aux chutes.
L’entrée du parc est située à 4 km. En approchant, on distingue soudain la brume qui s’élève : premiers frissons dans la voiture. L’entrée du parc est gardée par un militaire armé d’une kalachnikov. Il nous précise bien de payer le parking et de garder le ticket pour sortir.... Nous stationnons sur le parking du parc qui est bordé par un marché aux souvenirs. L’entrée du parc est de 20 $US par adulte et 10 par enfant. Le billet n’est valable que pour une entrée contrairement à ce qu’on nous dit au Lodge. On emprunte le chemin qui mène aux points de vue. J’entends les battements de coeur de ma douce... soudain ça y est : on est face à la faille qui s’étend sur la gauche. De nombreux filets et petites cascades en tombent. Le débit est petit car c’est la saison mais la faille est immense : 1, 7 km de long et 103 mètres au plus haut. Je regarde ma douce, ses yeux sont embués et ce n’est pas par la brume. Un rêve de gamine vient de se réaliser et l’émotion est grande. Nous parcourons le chemin qui longe les chutes. Au loin, elles sont plus denses. La vapeur qui s’en élève est bien visible et monte à plusieurs dizaines de mètres comme un épais nuage de fumée. Nous allons tranquillement jusqu’au bout du chemin qui se termine à flanc de falaise. C’est vraiment une belle réalisation de la nature, majestueuse et hors normes. De l’autre côté de la faille, c’est le Zimbabwe. Nous nous postons là et admirons. Il n’y a pas de bruit assourdissant, le débit y est pour quelque chose et peut être que le bruit reste au fond de la gorge. Le soleil décline, nous restons jusqu’à son coucher. Encore une belle façon de terminer la journée, en contemplant messire soleil se cacher derrière la brume puis disparaître derrière la faille des chutes, quelque part par delà le Zimbabwe. Nous regagnons notre voiture et jetons un oeil aux souvenirs. D’un coup, tous les vendeurs sont nos amis. Ils se présentent à nous par leur prénom et demandent le notre. Chacun veut qu’on regarde ses trésors. Il y a quelques belles choses mais nous voulons prendre le temps. Je dis que je reviendrai demain. Je comprends dans leur regard que c’est une phrase qu’ils entendent souvent. Je leur assure que je n’ai qu’une parole.
Retour au Waterfront, direction la douche. De nombreux moustiques sont postés le long de la faïence des cabines de douche, en embuscade pour une attaque en piqué. A grandes claques, nous nous transformons en serial killer. Autant vous dire qu’on se badigeonne de répulsifs. En tout cas l’ensemble du dispositif anti moustique mis en oeuvre est efficace car nous ne constatons aucune piqûre. Nous dînons le soir au restaurant du lodge. Une erreur de décalage horaire et un apéro prolongé nous font dépasser l’heure du service : le buffet d’entrées et les desserts sont terminés. Nous nous ferons quand même servir le plat principal. La cuisine est simple (un seul plat du jour) mais c’est bon. Un groupe de jeunes anglo-saxons attablés au bar chahutent et 3 d’entre eux terminent dans la piscine. Quelques protestations fusent des autres résidents. Moi je souris : faut bien que jeunesse se passe, Sont-ce les chutes qui me rendent moins ours ?
Mardi 19 août A 05H00, nous sommes réveillés par le moteur diesel d’un camion transportant un groupe. Le chauffeur le laisse tourner 10 minutes avant de partir. Y a des coups de pied au cul qui se perdent.... Aujourd’hui, retour à Mosi-Oa-Tunya (nom africain des chutes) mais cette fois ci côté Zimbabwe. La solution nous a été soufflée en entrant en Zambie, en discutant avec un officier d’immigration : nous irons à pied. On gare le 4x4 devant le poste frontière de la Zambie, juste après l’entrée du Parc des chutes. De suite, un homme nous propose de garder notre véhicule. Je lui fais remarquer que nous sommes devant un bâtiment officiel avec des hommes en armes, y aurait il des voleurs ? Non m’assure-t-il mais des méchants babouins qui dégradent tout. Appuyant ses dires, un gros babouins se ballade sur une remorque d’un camion stationné un peu plus loin. Serait-il de mèche avec notre démarcheur ? Mais bon, l’argument est imparable, j’accepte le gardiennage. Nous nous rendons à l’immigration et suivons les conseils reçus : nous demandons un « Gate pass » pour se rendre sur le pont qui enjambe la faille entre les deux pays. Ce laisser passer est gratuit. Il s’agit en fait d’un simple petit bout de papier avec un tampon et sur le lequel figure le chiffre 3 : le nombre de personne que nous sommes. En théorie ce papier permet juste d’aller sur le pont et donc de ne pas se faire tamponner le passeport en sortant de la Zambie. Sinon, au retour, il nous faudrait repayer un visa. Il ne faut surtout pas le perdre, car il est exigé au retour. Bien sûr, il ne faut pas dire que c’est pour aller au Zimbabwe mais juste sur le pont. Notre première étape franchie, nous allons sur pont. Là, nous sommes parmi de nombreux piétons locaux qui font des allers et retours entre les deux pays. Nous sommes les seuls étrangers. Rapidement nous sommes sollicités : guides, hôtel, taxi, marchandises, saut à l’élastique... Tout ce fait amicalement, et nos refus souriants ne froissent personne. La vue du pont est belle mais on ne devine qu’un petit bout des chutes, le reste est masqué par le relief. Au milieu du pont, un petit panneau indique qu’on entre au Zimbabwe. Arrivé au poste frontière, nous allons à l’immigration. Le visa coûte 30$ par personne, Junior aussi. Nous palabrons avec l’officier car le but est de pas avoir de tampon sur le passeport : car en cas de contrôle au retour en Zambie, il nous faudra re-payer le visa. Après l’avoir assuré que nous n’allons qu’aux chutes et que nous revenons dans quelques heures, il consent à nous laisser passer. Il nous donne un reçu pour les 90$, qu’il ne faut pas mettre dans le passeport (en cas de contrôle au retour). Pour sortir du Zimbabwe, il nous dit qu’il faudra demander un « gate pass ». Voilà, le tour est joué, nous entrons au Zimbabwe. On parcourt le petit kilomètre qui sépare la frontière de l’entrée du parc des chutes. Parmi les diverses personnes nous accostant, un homme utilisant un vélo de musée nous propose de monter dans sa remorque bricolée maison. Je suis sûr que la chose ne résistera pas à nos trois masses conjuguées. Il use de tous les arguments possibles et ses tarifs fondent au fur et à mesure. Je lui dis que peut être au retour.... sans conviction. Arrivés au parc, nous devons débourser encore 50$ pour payer nos 3 entrées (même prix qu’en Zambie).
Nous empruntons le chemin et commençons la visite. De Devil cataract à l’extrême gauche, au Danger Point qui borde la faille et fait face à la Zambie, nous ferons deux fois le chemin. C’est magnifique, splendide et inoubliable. Les chutes : Devil Cataract, Main Falls, Horse Shoe sont juste en face de nous et bien plus puissantes que côté zambien. La brume qui s’élève est vraiment palpable face à Main Falls. Nos K way ont été oubliés dans le 4x4. Qu’importe, nous prenons plusieurs douches, reçues comme des bouffées de fraîcheur car il fait chaud et le soleil tape. D’ailleurs nous sommes très vite secs. Parfois nous croisons d’autres visiteurs drôlement emmitouflés dans des vêtements de pluie aux couleurs criardes : mais de quelle planète viennent-ils ? Ils ne connaitront pas les sensations de ces bains de bruines. Au risque de me répéter : il faut ABSOLUMENT voir les chutes côté Zimbabwe. Repus des splendeurs de ce lieu mythique, nous quittons quand même avec regret le parc et prenons le chemin du retour. Le Poulidor à remorque est là. Dès qu’il nous voit, il nous accoste de nouveau. Junior s’est tordu la cheville et boitille : nous ferons deux heureux d’un coup. Notre retour à la frontière se fera en bavardant avec le cyclo-taxi. Comme prévu nous obtenons sans problème le « gate pass » pour sortir du Zimbabwe et entrons en Zambie en montrant le « Gate pass » obtenu le matin en y sortant. Nos passeports ne seront pas contrôlés. Nous récupérons le 4x4 intact de toute attaque de babouin félon. Notre gardien est toujours là et nous nous acquittons des « frais de gardes ». Nous retournons au parking des chutes pour y acheter des souvenirs. Les vendeurs nous reconnaissent et se souviennent de nos prénoms. J’ai également mémorisé ceux de nos interlocuteurs de la veille, ce qui leur fait plaisir. Il s’en suit de longs palabres. Chacun veut qu’on visite son échoppe. Nos objets choisis, on marchande un peu car ils annoncent des prix pour américains (ce sont eux qui me l’ont dit). Les français ont manifestement la réputation d’être dur en affaire. On s’accorde sur des prix qui sont tout à fait acceptables pour nous et grandement profitables pour eux. Quelques dollars de plus sont bien plus importants pour eux que quelques dollars de moins pour nous.
Retour au Zambeizi Waterfront. Nous prenons l’apéro sur la terrasse en bois qui surplombe le fleuve. Nous assistons à un magnifique coucher de soleil par delà les flots. Le soleil vire en une grosse boule rouge qui disparaît derrière les arbres en distordant les couleurs. De temps en temps un vol de gros oiseaux en formation serrée passant au- dessus des flots vient compléter le tableau. Dîner également au restaurant du lodge, même remarque qu’hier : peu de choix mais bonne cuisine.
Mercredi 20 août Après une bonne nuit, réveil de bonne heure. Nous avons un rendez vous spécial : la veille, nous avons réservé 3 vols en ULM au dessus des chutes. Nous avons rendez-vous à 07H00 au Lodge. Coup d’oeil sur la montre il est 06H55 ! argh encore le décalage horaire. Vite, nous nous dépêchons. On nous conduit au terrain d’aviation qui est en fait très proche du lodge. Nous sommes les premiers à décoller. On enfile chacun une combinaison, ce sont des tailles uniques : ma douce et Junior nagent dedans et moi je suis un peu serré. On ressemble au bibendum Michelin. A la queue leu leu nous décollons de la piste. Mon pilote est un allemand qui parle bien français. Il est sympa et son commentaire le long du vol sera très instructif. Au retour, il me laissera même les commandes. Je suis sur l’ULM de tête, par derrière mon épaule et le temps d’un virage, je distingue ma petite famille également en vol, curieuse impression... La vue et les sensations que procure ce vol sont intenses. D’abord on survole la rive du Zambèze pour arriver aux chutes, l’appareil décrit ensuite deux grandes boucles au dessus de celles-ci, avec une large incursion au Zimbabwe. Puis, il regagne l’aérodrome en survolant le Zambèze en son milieu, laissant découvrir plein d’îlots et de bancs de sable. La faible altitude au retour permet de bien admirer éléphants, hippopotames et même des crocodiles. Que vous dire sur le survol des chutes mêmes ? Ce qu’en a dit David Livingstone : « Scenes so lovely must have been gazed upon by angels in their flight » qu’on peut traduire par « de telles magnifiques scenes doivent avoir été contemplées par les anges en vol » Le seul regret est qu’on ne puisse embarquer d’appareil photo, sécurité oblige. Les images resteront seulement dans nos têtes. Le vol coûte 115$ US, même prix que l’hélico, mais à mon sens avec plus de sensations. De retour sur le plancher des buffles, nous devons sortir du rêve et revenir à la réalité : il nous faut plier bagages et partir pour le Botswana. Il ne faut pas trop tarder car nous attend l’épreuve de la traversée en bac : véritable roulette russe qui peut parait-il, durer des heures. Bye bye la « fumée qui tonne ».
En sortant de Livingstone, nous subissons deux barrages routiers. Le premier est fait par la Police. Les papiers sont contrôlés et surtout l’assurance Zambienne. On est en règle, tout va bien. Le second barrage est pour l’entrée dans le comté de Kazungula où il nous faut payer la « local tax ». Un peu plus loin, un énorme serpent jaune et noir gît sur la route, il mesure presque trois mètres. C’est le seul serpent que nous verrons durant notre voyage.
Nous voilà à Kazungula. Une longue file de camion est arrêtée le long de la route en direction de l’embarcadère. Il y a plein de monde. Me souvenant des expériences lues, nous doublons les camions et nous arrêtons devant la grille, il est 09H55. A peine sortis de la voiture, nous sommes assaillis par des hommes qui nous proposent différents services : change, souvenirs et bien sûr une aide aux formalités. L’un d’eux parait très débrouillard et convaincant, il s’appelle Olifantsfontein, comme la ville précise-t-il. Nous nous accordons d’abord sur le tarif. Je lui dis qu’il ne me reste plus que 20000 kwatchas, rien de plus. Cela lui convient. Au pas de charge, il nous fait rapidement passer de guichet en guichet et de bâtiment en bâtiment. Il est efficace le garçon, prenant des raccourcis et passant devant les files. Un peu honteux, on se laisse mener. Après les formalités de sortie du territoire (pour nous et pour la voiture) et l’achat du billet du bac (20$ US), nous remontons dans le 4x4 à 10H15 !! Olifantsfontein reste à nos côtés, fait ouvrir la grille et nous dirige jusqu’au bout de la jetée, doublant tous les camions. Au final nous stoppons devant le fleuve, derrière 3 autres véhicules en attente de franchissement. Notre passeur a bien mérité son salaire. Alors que nous attendons sagement, un homme en chemise blanche tenant une espèce de cahier vient vers nous, pas content du tout. Il parle un très mauvais anglais et comme il est énervé, cela n’arrange rien. Il semble nous reprocher d’avoir eu recours à un passeur malhonnête car on aurait dû également passer par lui et payer une taxe. Il me demande où est le passeur, je lui assure qu’il est parti. Il note le numéro d’immatriculation du 4x4 et repart en fulminant. Je me dis que le malicieux Olifantsfontein l’a esquivé sachant que comme je n’avais plus que 20000 Kwatchas, son salaire aurait été amputé... Puis je remets dans l’ordre tout ce que le questeur local m’a dit et je réalise qu’il réclamait la county tax. Ici le county c’est Kazungula. Nous avons déjà été racketté et nous en avons gardé la preuve : un reçu. L’homme revient toujours gesticulant : je vais à sa rencontre et lui demande s’il réclame bien la Kazungula county tax. Il me le confirme. Petit moment de bonheur, je sors le reçu ainsi que mon meilleur sourire et lui démontre que nous l’avons déjà payé ce matin. Désarmé mais beau joueur, il repart en quête de nouveaux contribuables.
L’incident clos, nous observons le petit monde autour de nous. Apparemment, un seul bac fonctionne. Il se trouve de l’autre côte du fleuve. Le temps de décharger son contenu et de charger une nouvelle cargaison, le voilà qui revient. Après avoir largué ses passagers, il embarque les 3 véhicules devant nous, un camion, une centaine de piétons et il repart. On sera du prochain voyage. Olifantsfontein réapparaît, nous demandant si tout va bien. Il a changé de couleur de tee shirt, sans doute pour échapper au percepteur en colère...petit malin va !!! Une demi heure après c’est notre tour. Cette fois-ci, il prend deux 4x4 et deux camions. On serre au maximum ! Les roues avant du 4x4 sont presque hors limite du bac et le camion qui suit s’arrête à 15 cm de mon pare choc !!! On débarque au Botswana à 11H15 : belle performance. De l’autre côté, il y a plus de véhicules pour le passage dans l’autre sens. L’attente va être plus longue pour eux.
Les formalités d’entrée à la douane sont vites expédiées et nous payons seulement 50 pulas. Nous avions suivi le conseil donné par un Zambien : changer quelques pulas avant de quitter la Zambie pour en avoir à la douane en arrivant au Botswana. Nous faisons nos courses à Kasane, à l’incontournable Spar. Puis nous prenons la direction de Chobe pour trois jours et deux nuits en immersion complète dans le parc.
Chobe est véritable sanctuaire. Je me souviens d’une discussion avec un Namibien à Walvis Bay qui me disait que Etosha était très bien mais que Chobe était....il cherchait ses mots..et a finalement lâché un « piouuu » accompagné d’un grand geste d’impuissance à trouver le bon adjectif pouvant le décrire.
Nous entrons dans le parc : circulation en 4x4 uniquement. L’axe central est rapidement constitué de sable mou. Les pistes qui en partent pour longer le lit de la rivière le sont encore plus. Le camp d’Ihaha est situé à 24 km de l’entrée. Il faut une heure pour y arriver, sans traîner. Nous traînons, car rapidement, ayant pris le plus au près de la rivière, nous sommes bouche bée devant ces grands troupeaux d’éléphants. 20, 30, 40 voire plus, d’individus dans le même troupeau. Des gros et des tout petits, pataugeant dans la boue à quelques dizaines de mètres. Puis ce sera les hippos, puis les puissants buffles. Au premier buffle, Junior s’écrie « Big Five !! ». Et oui nous avons vu : Eléphants, Rhinos, Lions, Léopards et maintenant Buffles. Le fameux big five est réalisé et Junior en est ravi. Nous arrivons au camp et nous nous enregistrons auprès des Rangers. Nous avons l’emplacement N°3. Nous leur demandons ce qu’il y a comme animaux et ils nous rassurent de suite : ce matin ils ont remarqué des traces de lions au niveau de notre emplacement. Juste dans les buissons derrière le camp, un grand troupeau de buffles a élu domicile. Sinon la routine : passage d’éléphants et bande de babouins dont ils précisent qu’il faut se méfier car ils sont « naughty ». Bon ben nous voilà dans le bain !!!
Notre emplacement est bien situé : non loin des bâtiments sanitaires, avec une belle vue sur la rivière. Chaque place est invisible de l’autre, assez distante et séparée par des hautes et épaisses haies. De l’autre côté de la rivière, c’est la Namibie. On distingue des parfois des petites embarcations en bois : des pêcheurs. La nuit des feux de camps sont visibles dans le lointain, preuve d’une présence humaine. A ce propos, je me suis aussi renseigné sur place quant à l’existence d’éventuels voleurs pouvant s’introduire dans le camp : c’est malheureusement confirmé, et par les rangers, et par un guide rencontré sur place. Ils viennent de la rive d’en face et peuvent voler dans la journée dans les remorques ou dans les voitures la nuit. J’ai prévu quelques contre-mesures (bombe lacry, gros gourdin, corne de brume et sifflet) mais nous n’aurons aucun désagrément d’origine humaine.
Alors que le soir s’annonce doucement, le camp est prêt. Nos réserves de bois sont garnies d’autant qu’il y a pas mal à glaner aux alentours. Junior et moi sommes afférer à préparer la table quand ma douce annonce d’une voix émue : « Venez voir les garçons » : un troupeau d’éléphants surgit du camp inoccupé d’à côté et prend le chemin de la rivière. Nous installons la table en conséquence et buvons l’apéro avec ce spectacle inouï qui se déroule devant nos yeux. Des gros babouins commencent leur ronde. Ils passent devant nous en nous fixant. Je me manifeste bruyamment, tentant une imitation plutôt burlesque du gorille. Ils dévient un peu de leur trajectoire, peut être craignent-ils que je sois contagieux...
Ce soir là, je ne suis pas très rassuré par les buffles. Avant la nuit, on en distingue quelques-uns à l’orée des buissons derrière nous. Au bruits et grognements qui s’en dégagent : ils sont nombreux. Je sais qu’ils sont puissants, sans peur et agressifs. Ma crainte est qu’ils aient la mauvaise idée de traverser subitement notre camp pour aller boire.
Dès la nuit, le feu fournit éclaire notre bivouac et maintient éloigné les buffles. De temps en temps, j’éclaire de ma torche puissante les buissons. Des dizaines de points vert fluo scintillent dans le noirs : les yeux des buffles.
Notre stock de bois épuisé, il est temps de regagner nos perchoirs et de se laisser bercer par les bruits de la nuit. La journée a été longue et riche.
Vers les 23H00, un cri nous réveille : c’est Junior. Il appelle maman car il à mal au ventre.....Misère, si il y a un endroit où je ne souhaitais vraiment pas descendre de la tente la nuit, c’était bien là. Avant de mettre pied à terre, je balaye avec ma torche à droite et à gauche : rien. Les buffles semblent partis. Ma douce aide Junior dans son combat contre la gastro, pendant que je monte la garde à l’écoute des bruits. Tout le monde se recouche à la recherche du sommeil. A 01H00, Junior se fait de nouveau entendre : La gastro demande un deuxième round. Je vérifie de nouveau les alentours et soudain des dizaines de points verts fluo s’illuminent...ouf, se sont des impalas. Rebelote, on se repartit les mêmes rôles. Cette fois, il faut des médicaments car l’affaire est sérieuse. Evidemment ils sont dans une valise au fond du cab. Ma douce se livre à des contorsions empoussiérées dans la cabine pour atteindre les précieuses pilules. Mentalement, j’espère que les lions n’auront pas la bonne idée de venir nous rendre visite. Junior se voit administrer la prescription d’urgence anti-tourista et tout le monde retourne au dodo. Cette fois la gastro est jugulée.
Jeudi 21 août Nous prenons notre petit déjeuner sereinement. Les « naughty Baboons » commencent leur approche. Nous les chassons à grand renfort de cris et de gesticulations diverses. Je travaille mon imitation de gorille en colère, je sens que le rôle rentre. Alors que ma douce est partie au point d’eau, Junior et moi replions les tentes. Nous ne voyons ni n’entendons le gros mâle s’approcher de nous, se glisser à l’arrière du 4x4 et nous voler un pain de mie. Le temps de réagir et le malandrin s’éloigne vite. Je le pourchasse pour la forme, avec mon gourdin. Il s’arrête tout les 15 mètres pour avaler des tranches. Je lui balance des cailloux histoire de troubler son plaisir. Junior est contrarié car il appréciait grandement les tartines de pain de mie au peanut butter. Heureusement, il nous en reste un qui fera l’objet d’une surveillance renforcée. On rigole encore de cette anecdote. Peu après, je discute avec un belge qui occupe également un camp qu’il partage avec un autre couple. Les babouins ont été bien plus indélicats avec eux. Ils ont mis leurs voitures sous un grand arbre feuillus : Les babouins en nombre dans l’arbre ont couvert de déjection véhicules et tentes. Pire, une des femmes s’est fait faire pipi dessus alors qu’elle sortait de sa tente. Conclusion : ne pas mettre la tente sous les arbres.
Avant de sortir du camp et pour rire, je m’adresse à un Ranger en lui disant que je veux porter plainte contre un babouin pour le vol d’un pain de mie et que j’ai son signalement. Nous partons pour une journée entière de safari dans Chobe. Nous nous émerveillons constamment à l’approche des grands troupeaux. Là encore, nous admirons éléphants, hippos, buffles, Sables, phacochères, girafes, grands oiseaux et grandes familles de babouins. Nous décidons de prendre une piste nommée Puku Flats. Selon la carte elle longe une grande boucle de la rivière et revient à son point de départ. Nous sommes seuls sur cette voie et finissons par aboutir dans une cuvette de sable très mou. Nous le traversons prudemment et on s’ensable dans une courbe. Aguerris mais inquiet, on essaye la première manoeuvre de dégagement : Junior et ma douce poussent. Différentiel bloqué, le vaillant rodéo s’extrait centimètre par centimètre et regagne un sable plus ferme. Ouf, c’est passé !!. On poursuit la route pour finalement arriver à un cul de sac : la piste se termine dans une zone marécageuse. Hors de question de continuer. Demi tour et retour à la cuvette. Cette fois, on examine le terrain, un autre passage en ligne droite est possible mais il y a des bosses sableuses et la dernière fait comme une petite dune : il faudra y aller franchement pour ne pas s’ensabler dedans. Je reste seul dans le 4x4 pour l’alléger, après s’être assuré qu’il n’y a pas d’animaux dans le coin. Je m’engage. Je mets la gomme et le Mitsubishi rebondi sur les bosses, ça secoue dur et voilà la dune. J’accélère de plus belle, ça passe ou ça casse me dis-je. Je franchis l’obstacle dans un rugissement de moteur, tout vole dans l’habitacle et dans le cab. Re « Ouf » c’est passé....A ne pas faire tous les jours... Par la suite, les multiples embranchements de pistes sans indication nous perturberont un peu, heureusement que nous avons une boussole, cela évite de tourner en rond.
Après une journée de safari bien remplie, nous retournons au camp. Nous renouvelons notre stock de bois, et préparons le bivouac. Les éléphants reviendront pour l’apéro, un grand merci à eux. Les babouins seront maintenus à distance : Junior est remonté et leur lance des cailloux. Les buffles ne semblent pas être revenus et c’est tant mieux. Notre soirée sera calme et reposante. La nuit sera particulièrement bruyante et inquiétante. Heureusement que la gastro est vaincue. Des cris perçants, rauques et puissants déchireront le silence relatif. C’est tout près de nous. Je n’arrive pas à en identifier les auteurs. Ce qui est sûr, c’est qu’un drame se joue : certains des cris sont emprunts de douleur et de terreur...Cette nuit, le sang a dû couler. La vie n’est pas qu’un long fleuve tranquille.
Vendredi 22 août Alors que nous sommes en plein petit déjeuner, un gros babouin rôdeur s’annonce. D’habitude nous nous manifestions de suite pour les faire fuir. Là, par curiosité, nous décidons de ne pas bouger. Tranquillement, il s’approche et infléchit sa trajectoire vers nous, vers la table. Puis alors qu’il n’est plus qu’à 5-6 mètres, il accélère brutalement. Alors qu’il va manifestement bondir, je me dresse avec mon gourdin et imite, cette fois- ci assez bien, le gorille vraiment en colère. Il stoppe net sa course et recule mais pas trop. Sans doute enhardi par son approche, il sera particulièrement retors à éloigner. Je garde également mes distances tout en maintenant la pression hostile, car je sais qu’il peut être dangereux. Il se réfugie dans les haies et reste à proximité. Suivant un exemple qui nous a été narré la veille, nous remplissons un sac plastique de gros cailloux et le déposons sur la poubelle de fer. Le piège fonctionnera et dans les 10 minutes qui suivront, le gros babouin sera là contre la poubelle, la main sur le sac. Nous ne l’avions pas entendu venir. Nos regards croisent celui de la bête, nous nous dévisageons mais nous ne bougeons pas. Il se saisit du sac qui est bien lourd et le laisse choir à ses pieds. Il fouille dedans et découvre son contenu. Nous éclatons de rire. Au regard qu’il nous a lancé, je suis sûr qu’il a su que nous moquions de lui. Il est parti peu fier et nous ne l’avons pas revu. Nous passons une bonne partie de la journée dans le parc. Nous souhaitions revoir des lions ou des léopards mais nous n’en verrons pas. Par contre nous nous retrouverons plusieurs fois tout proche, à quelques mètres, de troupeaux d’éléphants. Nous devrons nous en éloigner un peu plusieurs fois, devant les injonctions de certains d’entre eux, qui, s’avançant oreilles décollées et trompes battantes nous adressent cet avertissement qui peut se traduire par « pousse toi de mon chemin ou je t’écrase ».
Peu après, sur le chemin de la sortie, nous côtoierons de près un immense troupeau de buffles, plusieurs centaines de têtes en route pour la rivière. Dans l’après midi, nous regagnons le Kubu Lodge situé en sortie de Kasane sur la route menant au bac. Il est discrètement implanté le long de la rivière Chobe. Il est constitué d’un ensemble de chalets en bois surélevés avec petite terrasse en bois. Les chalets sont coquets et décorés avec goût. Le tout est implanté dans un vaste terrain paysagé et ombragé disposant d’une grande pelouse verte (sur laquelle les hippos se baladent la nuit). Le restaurant à l’écart présente une belle terrasse dominant la rivière. Nous dînerons sur place. La nourriture est bonne mais, là aussi, il y a peu de choix (un poisson ou une viande) et il ne vaut pas mieux être dans les derniers à table car il n’y a alors plus guère de choix. Une bonne nuit dans un vrai lit, après 9 jours de suite en tente sur le toit, est appréciée. Je n’ai pas eu le courage de me relever pour guetter les hippos.
Samedi 23 août Après quelques emplettes, nous repartons pour la matinée et le début d’après- midi dans le parc. Nous y voyons nos premiers crocodiles et lézards d’eau. Nous découvrons également un hippopotame allongé à l’ombre d’un buisson, sans aucun doute blessé. Il reste immobile bien que nous soyons à quelques mètres de lui. Nous pique-niquons devant une horde d’éléphants, également en plein casse croûte dans des petits buissons. Pas vu de félins à l’horizon.
Nous revenons à temps au Kubu Lodge pour participer à une « Cruise » sur la Rivière Chobe. Départ de la croisière à 15H00, jusqu’au coucher de soleil. Nous sommes dans une petite embarcation avec un couple de Canadien très sympa et leur fille du même âge que Junior... Notre capitaine connait bien son affaire et, s’il parait un peu austère au début, il se déride au fur et à mesure. Cette croisière est très prisée car nous ne sommes pas les seuls à naviguer. Il y a des bateaux bien plus gros et bondés. L’idéal est d’être dans un petit bateau comme le notre, bien plus rapide, bien plus maniable et surtout bien plus convivial. Son fond plat permet même de s’échouer sur la rive, approchant ainsi de très près les gros crocodiles en pleine sieste. Nous remontons la rivière, allant d’un point à l’autre. Tantôt pour des crocos, tantôt pour des oiseaux, des lézards et bien sûr pour des hippos. Ils sont tout proches, en famille, dans la boue ou dans l’eau. Là encore, quelques belles photos de gueules béantes et de « câlin animal » sont réalisées. La journée touche à sa fin, le soleil décline. Alors que la plupart des bateaux font demi- tour, notre guide nous offrira un fabuleux cadeau qui sera le point d’orgue de notre incursion en contrée sauvage. Il échoue le bateau contre une berge où, en léger surplomb, se prélasse un petit groupe d’éléphants. Lentement, le soleil se glisse entre eux, inondant d’or et de pourpre l’horizon. Bientôt, avant qu’il ne disparaisse, les silhouettes des éléphants se détachent en ombres chinoises devant un paravent de feu. Là, comme aux marquises, le rouge et le noir se s’épousent –ils pas ? Les seuls bruits qui filtrent de notre esquif sont le cliquetis des appareils, le clapotis de l’eau et nos souffles retenus. Le soleil désormais évanoui, sans se concerter, nous applaudissons. Le retour au ponton est rapide, le Capitaine met plein gaz. Nous le remercions chaleureusement et généreusement. Le dîner se fait sur la terrasse du Kubu lodge.
Dimanche 24 août Comme la veille, nous prenons le petit déjeuner en terrasse, de petits oiseaux verts et jaunes viennent quémander des miettes, jusque dans la main. Nous ne nous attardons pas car la route est longue Je devais laisser un petit message sur le livre d’or du Lodge avec un petit clin d’oeil à Francky04 mais le Lodge n’a pas de livre d’or.... Nous quittons Kasane en direction de Nata, Francistown et jusqu’à Palapye. La route goudronnée est bonne. A 70 kilomètres de Kasane, un grand troupeau d’éléphants marche non loin de la route, nous aimons à croire qu’ils sont venus nous saluer. Ils seront les derniers pachydermes de notre périple. A 130 kilomètres de Kasane et sur les 150 suivants, la route présente de très nombreux nids de poule. Certains pourraient être fatal à une berline. Par endroit, on dirait que la route a été bombardée. Quand les lignes droites sont bien dégagées, on slalome d’un côté à l’autre pour les éviter. Parfois, même en 4x4, il nous faut rouler au pas tant la chaussée est dégradée. Nous doublons un camion stationné moitié sur la route, moitié sur le bas côté. Manifestement les nids de poule (où plutôt d’autruche) ont eu raison de ses pneus. Nos franchissons des contrôles sanitaires au cours duquel le frigo est inspecté : pas de viande ou produit animal frais ne peut passer. Nous arrivons à Palapye dans l’après midi. Nous trouvons notre point de chute le camp Itumela qui fait camping et loue des chambres. Nous avons pris une chambre. L’arrivée est folklorique car on doit longer la voie ferrée et traverser une zone de stockage de fret. C’est moche et poussiéreux. Un petit panneau indique avec humour que bientôt la zone moche se termine et le paradis arrive.
Le camp est sympa, grand, fleuri mais assez rustique. Les chambres sont vraiment spartiates et la douche de la salle d’eau n’a rien à envier à celle d’Ihaha. Par contre le camp dispose d’un grand bar, de grands barbecues couverts, d’une cuisine également ouverte avec tous les ustensiles fournis, frigo, micro onde et plaques à gaz. Il n’y a que Junior pour oser faire quelques brasses dans la petite piscine froide. Nous sympathisons avec un couple de Sud Africain avec qui nous bavardons un long moment autour du braii. Dodo tôt, je sombre comme une masse.
Lundi 25 août Le réveil se fait également tôt à cause du train qui passe juste à côté et joue du klaxon. Nous prenons le temps de déjeuner tranquillement. On the road again, direction l’Afrique du Sud via Martin’s Drift. On franchit la frontière du Bostwana en 5 minutes et celle de l’Afrique du Sud en 10 minutes. Peu après la frontière, un panneau averti de la présence de phacochères. 3 mètres après celui ci se trouvent deux spécimens qui traversent la route : ils sont vraiment bien organisés ici !!! Par la suite, nous en verrons de nombreux autres au bord de la route. Nous avons remis le GPS en marche et faisons une étape pour les courses à Marken. C’est un bourg avec deux épiceries, une station service, un ATM et une boucherie. L’atmosphère est un peu tendue. Nous n’avons pas droit aux sourires. Finalement nous serons quand même bien reçus par la bouchère. En quittant Marken, on prend la direction des Waterberg : grandes montagnes plates qui se découpent en falaises et dont certains restes forment des pains de sucre un peu à l’instar de ceux de monument valley, avec plus de verdure. Nous arrivons enfin à l’embranchement de la ferme Mabote où nous avons réservé une hutte. 5 km de piste de sable séparent la ferme de la Gravel road. Nous sommes accueillis à bras ouvert par la maîtresse des lieux, une femme d’un certain âge (et d’un âge certain). Elle nous explique que les huttes sont en réfection et elle nous propose le chalet pour le même prix. Il a été construit en premier et servait au début de point de bivouac pour les réunions sa famille. Elle nous explique le fonctionnement du chalet, nous dit qu’il y a un petit lac non loin et que nous pouvons y faire du canoë : il suffit de se servir. Elle nous précise qu’elle viendra nous voir en fin de journée pour s’assurer que tout va bien. Enchantés, nous prenons la piste qui nous mène à 5 kilomètres de là au pied de la montagne. J’ai des doutes sur la faisabilité de la piste en berline.
Arrivés au « Koko chalet », nous découvrons un petit paradis. Ce sera notre derrière nuit en Afrique Australe et elle sera la synthèse de ce que nous attendions comme atmosphère. Le chalet est grand, bâti en bois et toit de chaume. Il est composé de deux grandes chambres séparées par un grand espace pourvue d’une cuisine américaine avec tous les ustensiles, évier et plaque à gaz. Il y a un frigo, un petit salon avec fauteuils et cheminée.Même le bois est fourni. Cette pièce est grande ouverte sur un ponton de bois surplombant une petite rivière qui serpente entre des rochers. Le tout est dominé par une haute falaise qui nous fait face. L’électricité fonctionne sur batterie et un chauffe eau invisible produit de l’eau chaude pour les deux salles de bains. Un peu en retrait du chalet, un espace est aménagé pour faire un braii géant avec des fauteuils tout autour. Nous regrettons déjà de n’y passer qu’une nuit. Nous allons faire un petit tour en canoë sur le lac. C’est calme. Deux montagnes côte à côte en perspective du lac donnent un tableau de carte postale. Retour au Chalet et Junior a encore le droit de tenir le volant, mode 4x4 enclenché. Il est fier de sa prouesse. A la nuit tombée, notre hôtesse nous rejoint. Elle nous offre des chocolats et s’assure que tout va bien. Elle précise à ma douce de ne pas faire la vaisselle car demain « ses gens » viendront faire le ménage. Nous dégustons notre dernier braii accompagné d’un vin sud africain. Ici nous sommes encore une fois seuls au monde. Tous les trois, nous irons nous blottir dehors dans les fauteuils. Dans la nuit noire, nous admirons une dernière fois et plus longuement que d’habitude, ce formidable ciel étoilé qui a accompagné nos nuits australes. Je suis sûr que vous devinerez quels furent nos voeux au passage des étoiles filantes.
Mardi 26 Août Petit déjeuner avant le grande préparation des valises pour l’avion. Quel bazar ! Puis nous faisons une balade en remontant la rivière. Par endroit elle s’élargit. De gros rochers plats permettent de la traverser sans difficulté. Quelques singes se sauvent dès notre approche. On se pose là, au pied de la montagne et sur une dalle au milieu de la rivière, pour contempler les alentours. Les meilleures choses ayant une fin nous devons quitter Mabote. Sur la table du salon, un livre d’or est posé. Déjà mélancolique je laisse ce petit mot ému, dans un anglais peut être pas très juste : « We have been driving through RSA, Namibia, Zambia and Botswana to discover this wonderful part of the world that is Southern Africa. Now it is our last stop. What a very good guess to end in this very nice, quiet and magic place. We had a very special time here, before being also “Out of Africa”. Thank you for your warm hospitality. Thank you to share your place. Mabote sounds like in French “ Ma beauté” wich means “my beauty.”
Nous traversons une partie du waterberg et arrivons à Naboomspruit. Puis nous rejoignons la N1, autoroute à péage. En approchant Prétoria, la circulation se fait dense. A Johannesburg, on tombe dans des bouchons. Heureusement que le GPS est là pour nous mener à bord, chez notre loueur. Le 4x4 est restitué, ils ne le vérifient même pas. Je montre juste une attache de hublot latérale qui a cédée et explique les rafistolages de la tente. Vers les 17H00 on nous conduit à l’aéroport. Les embouteillages sont denses et notre chauffeur prend la route des écoliers. On y est à 18H00 et l’avion décolle à 22H30...on a le temps. Petit moment de flottement à l’enregistrement : Nos bagages présentent un excès de 16 kilos et c’est 60 euros le kilos....Nous gardons en guise de bagage à amin, un sac à dos. A chaque embarquement, nous prions pour que cela passe car nous avons 3 gros sacs plus le sac à dos. Finalement, tout ira bien. Le reste n’a que peu d’intérêt sauf qu’Emirates est fidèle à elle même. Nous arriverons à Roissy le Mercredi 27 au soir comme prévu, sans encombre, cette fois-ci avec tous nos bagages et le coeur lourd.
EPILOGUE
Depuis notre retour, l’Afrique est dans nos têtes. Ma douce en a rêvé pendant plusieurs nuits d’affilées, se croyant encore dans la tente au réveil. Le tri des 8000 photos, la rédaction du carnet et la lecture du forum nous relient quotidiennement à elle. Je comprends maintenant la nostalgie des Vinnylove, Grisemote, Francky04 et autres voyageurs. L’année prochaine, dans deux ans ou plus tard, nous y retournerons, c’est certain.
En résumé
Nos coups de coeur :😎 Les sites de Fish River Canyon, Sesriem, des chutes Victoria et de Chobe. L’accueil de certains africains australs La faune riche et sauvage Les somptueux couchers de soleil Les nuits étoilées magiques Les camps de Koiimasis, Goabacca et Mabote
Nos coups de gueule :😠 Les grands groupes organisés, bruyants et indélicats L’accueil de certains africains australs La poussière omniprésente Le vent à Walvis bay
Nos regrets :😕 De ne pas y avoir été plus tôt D’en être déjà repartis De ne pas y retourner de si tôt
Et bien ça y est, il a bien fallu rentrer… A la maison depuis hier, mais pas encore vraiment atterri.
Quel pays extraordinaire et contradictoire ! Une facilité et un niveau de confort exceptionnels, mais des occasions de rencontrer des gens comme les Himba ou les San. Les déserts du Namib et du Kalahari, mais aussi l'Okavango…
Des distances énormes, mais des gravel roads dans un état exceptionnel…
Une population super accueillante, des gens qui se mettent en quatre pour vous. Quelle gentillesse…
L'insécurité ? Je ne me suis jamais aussi en sécurité en Afrique qu'en Namibie.
A suivre dès que j'aurais le temps de mettre un peu en ordre photos et carnet de voyage.
Pour ceux que ça peut intéresser (Francky4 ?), nous sommes bien revenu du Caprivi par Shakawe, Nokaneng et le poste frontière de Dobe au Botswana. Ca se fait sans problème même si les 140 km entre Nokaneng et Dobe sont les plus mauvais de nos 6000 km, en particulier, du sable profond sur les 10 derniers km avant la frontière, 4x4 obligatoire ! Et ça a été l'occasion d'une rencontre exceptionnelle avec les San près de Tsumkwe.
Pour ceux que ça peut intéresser (Francky4 ?), nous sommes bien revenu du Caprivi par Shakawe, Nokaneng et le poste frontière de Dobe au Botswana. Ca se fait sans problème même si les 140 km entre Nokaneng et Dobe sont les plus mauvais de nos 6000 km, en particulier, du sable profond sur les 10 derniers km avant la frontière, 4x4 obligatoire ! Et ça a été l'occasion d'une rencontre exceptionnelle avec les San près de Tsumkwe.
Bonjour bonjour..
Depuis quelques années, nous pensions faire un périple en individuel en Namibie (location de voiture et camping, deux adultes et un enfant de 7 ans et un budget moyen : ni crésus si fauché).
Or, une copine revenant de la région m'a dit textuellement :
"La Namibie ...? ça n'est pas l'Afrique, c'est un pays de blancs, comme l'Afrique du Sud. On ne te laisse rien voir....tu roules, tu roules entre des clôtures....va plutôt au Botzwana, c'est le pays idéal pour un premier contact avec l'Afrique...: de la nature, des animaux, des contacts humains, avec la sécurité en plus".
Qu'en pensez-vous ? Namibie ?...ou Botzwana ?
(je me prépare déjà à lire vos réponses outrées, indignées, furax, dédaigneuses.... je re-précise que l'avis ci-dessus n'est pas le mien et que je n'attend qu'une chose...en recevoir d'autres....merci d'avance !!)
Depuis quelques années, nous pensions faire un périple en individuel en Namibie (location de voiture et camping, deux adultes et un enfant de 7 ans et un budget moyen : ni crésus si fauché).
Or, une copine revenant de la région m'a dit textuellement :
"La Namibie ...? ça n'est pas l'Afrique, c'est un pays de blancs, comme l'Afrique du Sud. On ne te laisse rien voir....tu roules, tu roules entre des clôtures....va plutôt au Botzwana, c'est le pays idéal pour un premier contact avec l'Afrique...: de la nature, des animaux, des contacts humains, avec la sécurité en plus".
Qu'en pensez-vous ? Namibie ?...ou Botzwana ?
(je me prépare déjà à lire vos réponses outrées, indignées, furax, dédaigneuses.... je re-précise que l'avis ci-dessus n'est pas le mien et que je n'attend qu'une chose...en recevoir d'autres....merci d'avance !!)
Nous sommes de retour de 28 jours en Namibie.
Nous sommes partis à deux 4X4 avec des amis marseillais en majorité en camping. Il faut reconnaître que lorsqu'on prévoit 80 à 90% de pistes, il est toujours très sécurisant de savoir qu'on a un deuxième véhicule en cas de pépin. D'autant plus que, sur certaines pistes, nous n'avons pas croisé énormément de monde.
Sur base d'un itinéraire concocté par nos soins, nous sommes passés via la société Namvic pour confirmer que tout tenait la route et pour la location des véhicules ainsi que pour les réservations de camping.
Namvic a un contact à Paris, Pascal, ce qui est bien entendu plus simple pour les échanges.
Le véhicule était un 4X4 de deuxième catégorie, c'est-à-dire un véhicule qui avait déjà pas mal baroudé. Cela fait sans doute moins "standing" mais le portefeuille s'en porte mieux et finalement il sera aussi poussiéreux et sâle qu'un neuf. La vraie différence est dans l'agencement du coffre. Pour nous, il fallait vider le coffre chaque jour pour accéder au matériel, ou au frigo alors que les nouveaux véhicules sont mieux pensés et donc plus pratiques.
Pour le camping, nous disposions de deux tentes sur le toit qui se montaient en 5 minutes et se repliaient en 10 jusqu'à la troisième semaine où, avec la poussière et l'âge les tirettes devenaient difficiles à refermer et les jurons commencaient à fuser. En humidifant les tirettes avec de l'eau ou avec du liquide vaisselle, on vient à bout de se repliage. J'ai été assez étonnée du confort de ces tentes. Pas mal de place, un matelas finalement confortable, oreillers et sacs de couchage fournis. Nous avions un téléphone satellite et un petit GSM avec un peu de forfait afin de pouvoir appeler si nécessaire. Deux roues de secours mais que nous n'utiliserons heureusement pas. Les assurances sont compliquées en Namibie, il n' y a pas grand chose de couvert. Nous étions assurés pour un accident avec un tiers, un animal mais il fallait pouvoir prouver par des photos notre bonne foi, le bris du pare-brise et un pneu, tout le reste était à notre charge. Cela paraît assez complet mais quand on tente de compter le nombre de cailoux qui tapent la voiture, les animaux qui traversent inopinément et l'état de certaines pistes, la prudence est de mise.
Aussi si un couvercle de casserole est perdu, et bien il faut payer la casserole soit une vingtaine d'euros, tout doit revenir en l'état sous peine de frais supplémentaires lorsqu'on rend le véhicule. Le véhicule doit être également nettoyé afin que la société puisse aisément vérifier l'état du véhicule, sinon de nouveau c'est facturé. Nous avons de notre côté profité d'un des derniers campings pour donner un coup de chiffon car il y avait un tuyau, ce qui n'est pas forcément possible en lodge.
Pour le trajet, nous avons resigné avec Qatar en passant par Doha, Johannesburg puis Windhoek via South Africa Airlines. Namvic nous avait déconseillé de passer par Johannesburg, apparemment connu pour ses problèmes de bagages. Les compagnies aériennes l'ont bien compris car les vols évitant l'Afrique du Sud étaient hors de prix.
Pour nous tout s'est bien passé mais nos amis qui voyageaient de Marseile avec Turkish ont eu des soucis avec le dernier vol assuré par Namibian Airlines. Ils ont perdu une journée, bloqués à Johannesburg, et ils ont du courir après leurs bagages. J'ai rencontré pas mal de gens qui avaient un à deux jours de retard sur leur itinéraire à cause de bagages perdus.
NAMIBIE 2017
Nous étions restés sur notre faim lors de notre premier voyage en 2001 avec un TO qui certes est très bien sur d'autres destinations mais qui sous-traitait à une société de voyages à Windhoek qui elle n'a pas respecté le contrat prévu. Aussi cette fois ci nous tenions à tout faire par nous même et ceci c'est avéré très simple grâce à Namvic:
namvicsafaris.com/fr Leur représentant en France est Pascal Assémat, il est basé sur Cahors. Il répond rapidement et est très fiable. Son tel portable : 06 45 53 46 87
Comme nous savions où nous voulions aller et surtout ne pas retourner ce fût très simple à organiser et nous avons placé une autre destination que nous a indiqué Mr Assémat et qui s'est avérée parfaite sur tous les points.
Tarif pour deux sans les avions, comprenant le véhicule, 1 lodge, les campings, total = 2950€
Tracé du parcours prévu

Pour nous le must sera de retrouver nos amis Nancy et Eric, propriétaires du "Namib Sky Balloon Safaris", les seuls qui permettent le survol des dunes du désert namibien. Mais avant tout nous aurons la joie de les revoir après notre longue traversée (32 jours) en bateau de l'année 2016 avec eux entre Anvers et Montevideo et qui fût un grand moment de partage et d'amitié. Ce n'est qu'après notre passage chez eux qu'il nous faudra songer à rentrer, le retour étant prévu pour le 8 novembre avec arrivée le 9 à Roissy.
Mardi 17/10/2017,
Nous quittons Bergerac à 9h00 direction le nord et arrivons en soirée sur Roissy où nous laissons notre véhicule au parking longue durée (120€). Il est 19h30 quand nous avons terminé l'enregistrement et déposé les valises.
Maintenant nous faisons l'enregistrement nous même, plus personne aux guichets, que des machines qui impriment nos tickets valises et nous sortent nos cartes d'embarquement, il faut se mettre au goût du jour. Nous dinons dans un "fast food" encore ouvert à cette heure car autrement tout est clos, disons tout net que ce n'était pas bon et que tous les étrangers qui viennent ici doivent avoir une piètre image de la France. Nous tuons le temps jusqu'au moment d'embarquer, il est 23h30 quand nous quittons Roissy pour un long vol de 11h00 en direction de Johannesburg. Les perturbations vont nous accompagner tout le long du voyage ce qui va nous permettre d'être bercés et de réussir à dormir un peu.
Mercredi 18/10/2017,
C'est à 10h00 que nous roulons sur la piste de Tombo Airport. Notre prochain vol pour Windhoek est prévu sur South Africa Airways à 13h15, là aussi départ à l'heure, le temps d'avaler le repas qui nous est servi et nous commençons notre descente sur la Namibie, arrivée à 15h00. Il nous faudra plus d'une heure pour passer l'immigration avec peu de personnes devant nous, rien vu de tel mis à part l'Alaska pour entrer dans un pays. Bref nous sortons un poil énervés et fatigués et il nous faut encore récupérer le véhicule. Nous sommes attendus par un employé de Namvic qui va nous mener jusqu'au lieu de prise en main du 4x4. Là aussi nous allons passer beaucoup de temps, prendre toutes les explications qui vont nous être données et enfin partir, il est 18h15. Nous avons encore 75 kilomètres à faire dans un pays que nous ne connaissons pas bien et où il faut rouler à gauche avec conduite à droite et il fait nuit. Le stress est là, la prise en mais n'est pas très facile et tout de suite je décèle un problème moteur, pas de compression, en première c'est difficile d'avancer, bref nous arrivons tard au Elisenheim Guest Farm où nous allons passer la nuit. En sortant du 4x4 je trouve qu'il sent le chaud et l'huile, cela fume un peu. Je regarde et m'aperçois qu'il y a une grosse fuite d'huile, bon nous verrons cela demain. Il n'y a pas de lumière et il faut monter la tente de toit, trouver toutes les affaires dont nous aurons besoin pour la nuit, pas très simple et surtout nous sommes très fatigués. Nous allons diner au restaurant du lodge et ressortons assez tard, il est vraiment temps d'aller nous coucher avec ce souci de fuite en tête. La nuit sera difficile car trouver le sommeil en pensant aux soucis à régler n'aide pas à s'endormir.
Jeudi 19/10/2017,
Nous nous levons relativement tôt car nous avons commandé les breakfasts pour 8h00, nous appelons Namvic et un dépanneur de la société sera là vers 9h30. Il regarde le tout fait des tas d'essais et après une grosse demi-heure, nous demande de le suivre jusqu'à un magasin où il trouve de l'huile. Il en rajoute un maximum et nous dit que tout est ok, que nous pouvons y aller et que tout ira bien, suffit de surveiller le niveau d'huile. Il pense qu'au retour du véhicule la vidange n'a pas été correctement faite et que l'huile n'a pas été ajouté. Bon nous verrons bien et c'est vers 11h30 que nous prenons enfin la route du Waterberg où nous passerons deux nuits en espérant ne plus avoir d'ennui. Il ya 380km à faire, plus les courses car tout est vide. Nous y arrivons à 16h00, le temps de faire l'entrée à la réception, nous serons installés vers 17h30. Pas vraiment le temps de se reposer car la nuit tombe à 18h00, nous faisons du tri dans nos affaires et nous nous préparons pour le diner. Oui mais voilà, impossible d'ouvrir le hayon AR, rien n'y fait, et tout le nécessaire pour cuisiner est en dessous la trappe , nous sommes mal car nous n'avons rien pour faire quoi que ce soit. Comment faire? Je sors le maximum de chose du véhicule, la trappe est en bois et j'aperçois le nécessaire de cuisine par une fente. Je décide de découper un morceau de bois avec mon couteau "Mc Gaver" acheté aux USA et qui a une lame scie. Il va me falloir du temps mais je n'ai pas le choix si nous voulons pouvoir avaler quelque chose. J'arrive au bout, je soulève le morceau de bois qui tenait également par des vis cruciformes, un tournevis cruciforme, j'ai aussi cela sur mon couteau et enfin je peux accéder à la trappe. Nous sortons tout ce que nous pouvons et surtout tout ce qui nous sera nécessaire durant notre séjour en espérant que la suite sera meilleure. Je suis crevé, il fait très chaud plus de 35°, nous dinons rapidement et attendons un peu de fraîcheur qui tardera à venir. Nous allons au lit vers 20h15, et oui quoi faire sans lumière et une nuit très noire. Il fait une chaleur insupportable sous la tente, oui mais cela ne va pas durer, la nuit sera froide et nous n'avons pas très chaud, demain nous sortirons nos draps polaires qui sont dans nos valises.
Vendredi 20/10/2017
Nous petit déjeunons assez tard malgré un réveil à 4h30 par ceux qui vont faire des grandes randos dans le parc, nous sommes prêts nous mêmes et partons faire la montée sur le plateau du Waterberg par un sentier très en roches qu'il faut escalader. Finalement nous arriverons en haut non sans mal pour Françoise qui n'aime pas ce style de sentier et pouvons admirer la vue sur la platitude du sol namibien mis à part cette chaine du Waterberg. Nous ferons une autre petite balade mais sans vraiment d'envie car nous sommes fatigués par cet A/R au plateau. Nous rentrons déjeuner et nous reposer au camping où nous devons tout réinstaller, comme nous regrettons Hugo dans ces moments là. Nous passons l'après midi à nous reposer et je vais pouvoir faire quelques photos d'une Huppe Fasciée qui nourrie son ou ses petits car je ne peux les voir. Elle est vraiment superbe et je suis très contents de pouvoir enfin en shooter une car en France je n'ai fait que de les apercevoir. Des phacochères viennent brouter le peu d'herbe qu'il y a et ne sont pas agressifs. Quelques "baboons" (babouins) viennent également mais eux nous les chassons car il pillent tout dans les véhicules. En soirée nous aurons le droit aux "Dik Dik" et là aussi c'est un vrai plaisir. La nuit arrivant très vite, nous dinons tôt et pouvons profiter de la soirée en ayant moins chaud car c'est l'horreur de ce côté. La nuit sera chaude jusque vers 1h00 du matin et ensuite le froid va arriver et faire un grand bien, nous avons les draps polaires dans nos duvets.








Samedi 21/10/2017,
Ce jour nous allons avoir une longue étape jusque Namutoni (370km) dans le parc d'Etosha et il nous faut faire des courses et le plein du véhicule avant de rentrer dans le parc. La route est assez belle malgré les très longues lignes droites. Nous aurons un contrôle de police pour le permis de conduire mais pas d'arnaque comme en Argentine. Nous faisons le stop à Tsumeb et trouvons un supermarché bien achalandé, je reste au pied du 4x4 car il y a beaucoup de rodeurs autour des véhicules mais visiblement pas méchants, ils veulent quelques $ namibiens en échange de la garde du véhicule. Nous repartons en ayant trouvé tout ce dont nous avions besoin et arrivons sur l'entrée du parc vers 16h00. Nous y serons très bien installés et papotons un peu avec des français qui viennent souvent ici et nous disent que nous pouvons trouver un mécano qui pourra réparer notre souci de hayon. Maguy m'accompagne et avec elle nous expliquons mon problème. Un mécano arrive au bout de 30mn, regarde, me demande si je suis au camping et me dit qu'il viendra dès qu'il aura récupéré ses outils. Ceci nous bloque toute la soirée mais il viendra et finira par nous ouvrir notre hayon. Nous ne pourrons plus le fermer mais au moins nous pouvons accéder aux deux coffres et ranger tout le nécessaire de cuisine ainsi que nos courses. Ouf, Françoise retrouve le sourire et moi aussi car c'est moins le foutoir dans le véhicule et plus facile pour chercher ce dont nous avons besoin. Nous offrons un pot à nos voisins et dinons vers 20h30, Il fait nuit depuis longtemps mais il commence à faire moins chaud, nous serons mieux pour dormir.




Dimanche 22/10/2017,
Ce matin pas de grasse matinée, debout à 6h00, petit déjeuner dans la foulée, rangement de tout le matériel, pliage de la tente, toilette et nous voici partis à7h30 en direction de Halali. Il y a des journées qui promettent d'être belles et celle ci va l'être. Nous commençons par nous rendre sur des pistes qui permettent d'accéder à des points d'eau où les animaux sont en nombre et nous allons être gâtés au possible. Eléphants, girafes, koudou, springbok, oiseaux de toutes sortent et également différents Zèbres. Nous arriverons vers midi au camping de Halali, le site n'est pas terrible et en plein soleil, aucune ombre, il fait une chaleur écrasante en ce printemps namibien. Nous restons une partie de l'après-midi sur nos chaises de camping en recherchant l'ombre du 4x4. En soirée nous filons au point d'eau et allons pouvoir vérifier que l'ordre établie par les animaux reste le même depuis des années. Ils y viennent chacun leur tour et quand les éléphants arrivent c'est la grande évasion, place aux maitres des lieux. Nous restons un moment à les regarder puis rentrons pour le diner. Nous reviendrons à la nuit. Nous installons la tente et laissons tout ouvert car la chaleur est vraiment insupportable pour nous, aucune idée sur la température mais certainement autour des 40/45°. Après diner nous retournons au point d'eau, il va nous falloir attendre un bon moment avant de voir arriver les rhinocéros. Tout d'abord une mère et son petit, puis quelques mâles qui vont se chercher chicane, nous regardons le tout très enthousiastes, nous aimons voir ces situations. Nous resterons une heure à les regarder puis rentrerons nous coucher car la fatigue est là, nous sommes levés depuis longtemps.






Suite N°2 à venir .........
Nous étions restés sur notre faim lors de notre premier voyage en 2001 avec un TO qui certes est très bien sur d'autres destinations mais qui sous-traitait à une société de voyages à Windhoek qui elle n'a pas respecté le contrat prévu. Aussi cette fois ci nous tenions à tout faire par nous même et ceci c'est avéré très simple grâce à Namvic:
namvicsafaris.com/fr Leur représentant en France est Pascal Assémat, il est basé sur Cahors. Il répond rapidement et est très fiable. Son tel portable : 06 45 53 46 87
Comme nous savions où nous voulions aller et surtout ne pas retourner ce fût très simple à organiser et nous avons placé une autre destination que nous a indiqué Mr Assémat et qui s'est avérée parfaite sur tous les points.
Tarif pour deux sans les avions, comprenant le véhicule, 1 lodge, les campings, total = 2950€
Tracé du parcours prévu

Pour nous le must sera de retrouver nos amis Nancy et Eric, propriétaires du "Namib Sky Balloon Safaris", les seuls qui permettent le survol des dunes du désert namibien. Mais avant tout nous aurons la joie de les revoir après notre longue traversée (32 jours) en bateau de l'année 2016 avec eux entre Anvers et Montevideo et qui fût un grand moment de partage et d'amitié. Ce n'est qu'après notre passage chez eux qu'il nous faudra songer à rentrer, le retour étant prévu pour le 8 novembre avec arrivée le 9 à Roissy.
Mardi 17/10/2017,
Nous quittons Bergerac à 9h00 direction le nord et arrivons en soirée sur Roissy où nous laissons notre véhicule au parking longue durée (120€). Il est 19h30 quand nous avons terminé l'enregistrement et déposé les valises.
Maintenant nous faisons l'enregistrement nous même, plus personne aux guichets, que des machines qui impriment nos tickets valises et nous sortent nos cartes d'embarquement, il faut se mettre au goût du jour. Nous dinons dans un "fast food" encore ouvert à cette heure car autrement tout est clos, disons tout net que ce n'était pas bon et que tous les étrangers qui viennent ici doivent avoir une piètre image de la France. Nous tuons le temps jusqu'au moment d'embarquer, il est 23h30 quand nous quittons Roissy pour un long vol de 11h00 en direction de Johannesburg. Les perturbations vont nous accompagner tout le long du voyage ce qui va nous permettre d'être bercés et de réussir à dormir un peu.
Mercredi 18/10/2017,
C'est à 10h00 que nous roulons sur la piste de Tombo Airport. Notre prochain vol pour Windhoek est prévu sur South Africa Airways à 13h15, là aussi départ à l'heure, le temps d'avaler le repas qui nous est servi et nous commençons notre descente sur la Namibie, arrivée à 15h00. Il nous faudra plus d'une heure pour passer l'immigration avec peu de personnes devant nous, rien vu de tel mis à part l'Alaska pour entrer dans un pays. Bref nous sortons un poil énervés et fatigués et il nous faut encore récupérer le véhicule. Nous sommes attendus par un employé de Namvic qui va nous mener jusqu'au lieu de prise en main du 4x4. Là aussi nous allons passer beaucoup de temps, prendre toutes les explications qui vont nous être données et enfin partir, il est 18h15. Nous avons encore 75 kilomètres à faire dans un pays que nous ne connaissons pas bien et où il faut rouler à gauche avec conduite à droite et il fait nuit. Le stress est là, la prise en mais n'est pas très facile et tout de suite je décèle un problème moteur, pas de compression, en première c'est difficile d'avancer, bref nous arrivons tard au Elisenheim Guest Farm où nous allons passer la nuit. En sortant du 4x4 je trouve qu'il sent le chaud et l'huile, cela fume un peu. Je regarde et m'aperçois qu'il y a une grosse fuite d'huile, bon nous verrons cela demain. Il n'y a pas de lumière et il faut monter la tente de toit, trouver toutes les affaires dont nous aurons besoin pour la nuit, pas très simple et surtout nous sommes très fatigués. Nous allons diner au restaurant du lodge et ressortons assez tard, il est vraiment temps d'aller nous coucher avec ce souci de fuite en tête. La nuit sera difficile car trouver le sommeil en pensant aux soucis à régler n'aide pas à s'endormir.
Jeudi 19/10/2017,
Nous nous levons relativement tôt car nous avons commandé les breakfasts pour 8h00, nous appelons Namvic et un dépanneur de la société sera là vers 9h30. Il regarde le tout fait des tas d'essais et après une grosse demi-heure, nous demande de le suivre jusqu'à un magasin où il trouve de l'huile. Il en rajoute un maximum et nous dit que tout est ok, que nous pouvons y aller et que tout ira bien, suffit de surveiller le niveau d'huile. Il pense qu'au retour du véhicule la vidange n'a pas été correctement faite et que l'huile n'a pas été ajouté. Bon nous verrons bien et c'est vers 11h30 que nous prenons enfin la route du Waterberg où nous passerons deux nuits en espérant ne plus avoir d'ennui. Il ya 380km à faire, plus les courses car tout est vide. Nous y arrivons à 16h00, le temps de faire l'entrée à la réception, nous serons installés vers 17h30. Pas vraiment le temps de se reposer car la nuit tombe à 18h00, nous faisons du tri dans nos affaires et nous nous préparons pour le diner. Oui mais voilà, impossible d'ouvrir le hayon AR, rien n'y fait, et tout le nécessaire pour cuisiner est en dessous la trappe , nous sommes mal car nous n'avons rien pour faire quoi que ce soit. Comment faire? Je sors le maximum de chose du véhicule, la trappe est en bois et j'aperçois le nécessaire de cuisine par une fente. Je décide de découper un morceau de bois avec mon couteau "Mc Gaver" acheté aux USA et qui a une lame scie. Il va me falloir du temps mais je n'ai pas le choix si nous voulons pouvoir avaler quelque chose. J'arrive au bout, je soulève le morceau de bois qui tenait également par des vis cruciformes, un tournevis cruciforme, j'ai aussi cela sur mon couteau et enfin je peux accéder à la trappe. Nous sortons tout ce que nous pouvons et surtout tout ce qui nous sera nécessaire durant notre séjour en espérant que la suite sera meilleure. Je suis crevé, il fait très chaud plus de 35°, nous dinons rapidement et attendons un peu de fraîcheur qui tardera à venir. Nous allons au lit vers 20h15, et oui quoi faire sans lumière et une nuit très noire. Il fait une chaleur insupportable sous la tente, oui mais cela ne va pas durer, la nuit sera froide et nous n'avons pas très chaud, demain nous sortirons nos draps polaires qui sont dans nos valises.
Vendredi 20/10/2017
Nous petit déjeunons assez tard malgré un réveil à 4h30 par ceux qui vont faire des grandes randos dans le parc, nous sommes prêts nous mêmes et partons faire la montée sur le plateau du Waterberg par un sentier très en roches qu'il faut escalader. Finalement nous arriverons en haut non sans mal pour Françoise qui n'aime pas ce style de sentier et pouvons admirer la vue sur la platitude du sol namibien mis à part cette chaine du Waterberg. Nous ferons une autre petite balade mais sans vraiment d'envie car nous sommes fatigués par cet A/R au plateau. Nous rentrons déjeuner et nous reposer au camping où nous devons tout réinstaller, comme nous regrettons Hugo dans ces moments là. Nous passons l'après midi à nous reposer et je vais pouvoir faire quelques photos d'une Huppe Fasciée qui nourrie son ou ses petits car je ne peux les voir. Elle est vraiment superbe et je suis très contents de pouvoir enfin en shooter une car en France je n'ai fait que de les apercevoir. Des phacochères viennent brouter le peu d'herbe qu'il y a et ne sont pas agressifs. Quelques "baboons" (babouins) viennent également mais eux nous les chassons car il pillent tout dans les véhicules. En soirée nous aurons le droit aux "Dik Dik" et là aussi c'est un vrai plaisir. La nuit arrivant très vite, nous dinons tôt et pouvons profiter de la soirée en ayant moins chaud car c'est l'horreur de ce côté. La nuit sera chaude jusque vers 1h00 du matin et ensuite le froid va arriver et faire un grand bien, nous avons les draps polaires dans nos duvets.








Samedi 21/10/2017,
Ce jour nous allons avoir une longue étape jusque Namutoni (370km) dans le parc d'Etosha et il nous faut faire des courses et le plein du véhicule avant de rentrer dans le parc. La route est assez belle malgré les très longues lignes droites. Nous aurons un contrôle de police pour le permis de conduire mais pas d'arnaque comme en Argentine. Nous faisons le stop à Tsumeb et trouvons un supermarché bien achalandé, je reste au pied du 4x4 car il y a beaucoup de rodeurs autour des véhicules mais visiblement pas méchants, ils veulent quelques $ namibiens en échange de la garde du véhicule. Nous repartons en ayant trouvé tout ce dont nous avions besoin et arrivons sur l'entrée du parc vers 16h00. Nous y serons très bien installés et papotons un peu avec des français qui viennent souvent ici et nous disent que nous pouvons trouver un mécano qui pourra réparer notre souci de hayon. Maguy m'accompagne et avec elle nous expliquons mon problème. Un mécano arrive au bout de 30mn, regarde, me demande si je suis au camping et me dit qu'il viendra dès qu'il aura récupéré ses outils. Ceci nous bloque toute la soirée mais il viendra et finira par nous ouvrir notre hayon. Nous ne pourrons plus le fermer mais au moins nous pouvons accéder aux deux coffres et ranger tout le nécessaire de cuisine ainsi que nos courses. Ouf, Françoise retrouve le sourire et moi aussi car c'est moins le foutoir dans le véhicule et plus facile pour chercher ce dont nous avons besoin. Nous offrons un pot à nos voisins et dinons vers 20h30, Il fait nuit depuis longtemps mais il commence à faire moins chaud, nous serons mieux pour dormir.




Dimanche 22/10/2017,
Ce matin pas de grasse matinée, debout à 6h00, petit déjeuner dans la foulée, rangement de tout le matériel, pliage de la tente, toilette et nous voici partis à7h30 en direction de Halali. Il y a des journées qui promettent d'être belles et celle ci va l'être. Nous commençons par nous rendre sur des pistes qui permettent d'accéder à des points d'eau où les animaux sont en nombre et nous allons être gâtés au possible. Eléphants, girafes, koudou, springbok, oiseaux de toutes sortent et également différents Zèbres. Nous arriverons vers midi au camping de Halali, le site n'est pas terrible et en plein soleil, aucune ombre, il fait une chaleur écrasante en ce printemps namibien. Nous restons une partie de l'après-midi sur nos chaises de camping en recherchant l'ombre du 4x4. En soirée nous filons au point d'eau et allons pouvoir vérifier que l'ordre établie par les animaux reste le même depuis des années. Ils y viennent chacun leur tour et quand les éléphants arrivent c'est la grande évasion, place aux maitres des lieux. Nous restons un moment à les regarder puis rentrons pour le diner. Nous reviendrons à la nuit. Nous installons la tente et laissons tout ouvert car la chaleur est vraiment insupportable pour nous, aucune idée sur la température mais certainement autour des 40/45°. Après diner nous retournons au point d'eau, il va nous falloir attendre un bon moment avant de voir arriver les rhinocéros. Tout d'abord une mère et son petit, puis quelques mâles qui vont se chercher chicane, nous regardons le tout très enthousiastes, nous aimons voir ces situations. Nous resterons une heure à les regarder puis rentrerons nous coucher car la fatigue est là, nous sommes levés depuis longtemps.






Suite N°2 à venir .........
Comme promis à certains , voici un petit carnet descriptif de ce séjour de 3 semaines dans le Nord Ouest de la Namibie qui termine un petit tour d'Afrique Australe, je vais maintenant me consacrer à autre chose avant, sans doute, d'y revenir.
Merci à ceux qui m'ont aidé, en particulier à Jeff ( Max68).
Je dis bien purement descriptif, je ne pourrai pas consacrer le temps nécessaire à écrire un carnet comme celui du séjour au Botswana. Tant pis pour l'humour et le délire, j'ai d'ailleurs cru comprendre que ça en agace.
Je vais donc rester factuel, descriptif et m'appuyer sur les photos. Quelque chose de très classique sur VF.
Je passerai un peu vite sur le début du voyage consacré à Etosha qui a déjà été décrit en long en large et en travers ici. De même pour la fin du voyage. Voici le programme : 02/Juillet : arrivée à Windhoek, courses , nuit à Londininghi ( réservé) 03/07 route vers Etosha, nuit à Okaukuejo ( réservé 1 an à l'avance) 04/07 Nuit à Halali ( réservé 1 an à l'avance) 05/07 Nuit à Halali 06/07 Nuit à Dolomite ( réservé 1 an à l'avance) 07/07 trajet vers Epupa, courses à Opuwo , Nuit à Epupa camp ( réservé) 08/07 Nuit à Epupa camp 09/07 courses à Opuwo, nuit en bivouac quelque part dans le lit de l'Hoarusib D3707 10/07 Arrivée dans Hartman par Orupembe et entrée par le sud de la vallée Bivouac Hartman Valley sud 11/07 Remontée de Hartmann par la piste ouest, bivouac Marienfuss 12/07 route versPuros par Joubert Pass/ Khumib riverbed, Camping Puros ( non réservé) 13/07 balade dans Puros Canyon, Camping Puros 14/07 Descente vers Sesfontein en passant par les riverbeds Ganamub puis Hoanib, nuit à Khowarib lodge ( réservé) 15/07 nature walk le matin près de Khowarib, Warmquelle l'après midi, nuit à Khowarib lodge 16/07 (samedi) Route vers le sud avec passage par Khamanjab pour les courses, descente vers le sud jusque Madisa camp ( non réservé) 17/07 tour du Brandberg par l'ouest en passant par Ugab riverbed, nuit au sud du Brandberg au community camp de elephant rock( non réservé) 17/07 Route jusqu'au Spitzkoppe, balades dans le site nuit au Spitzkoppe ( réservé) 18/07 route jusque walvis bay, balade jusque pelican point nuit à Oysterbox guesthouse ( réservé) 19/07 route vers seriem, nuit au camping du parc ( réservé 1 an à l'avance) 20/07 nuit camping Sesriem 21/07 route vers Mariental, nuit à Bagatelle 22/07 restitution des véhicules, vol retour
Le voyage se faisait en autonomie, les véhicules étaient loués chez ASCO car Hire deux 4x4 toyota Hilux legend 45 (3l diesel) équipement "safari", sans tentes sur le toit, nous avons préféré les tentes au sol : aucun regret à ce sujet, elle se montent très vite, se transportent très bien sur le toit et permettent de ne pas ramasser la tente quand on reste 2 nuits sur le même camping. J'ajoute qu'on y tient debout, qu'elles sont incomparablement plus spacieuses que les tentes de toit et que, si l'abus du bon vin sudaf de la veille vous force à vous lever la nuit, on peut le faire discrètement sans réveiller l'autre ou les autres s'il y a deux tentes sur le même toit. A méditer.
Nous avions également 1 téléphone satellite. Nous avions emporté nos propres sangles à cliquet, notre propre sangle de traction, des talkies pour communiquer d'une voiture à l'autre, une tablette et un gps garmin avec sur chacun tracks4Africa installé.
Le vol est assuré par Air Namibia, départ de Paris avec escale à francfort, 750 € A/R en réservant 6 mois avant. J'avais préparé moi même tout le parcours, décidé des étapes et du loueur, mais, contrairement à mon habitude, j'ai demandé à Tourmaline d'effectuer toutes les réservations pour moi. La raison est simple, nous sommes 3 couples et je ne veux pas être responsable des éventuels loupés, toujours possibles lors des réservations. J'avais donc établi le budget prévisionnel et reste assez surpris de constater que le devis de Tourmaline était inférieur de presque 100€ par personne. A méditer.
A Windhoek, les représentant de ASCO nous attendaient à l'aéroport, ils n'attendaient pas que nous, nous étions au moins 30. Malheureusement, 2 passagers n'ont pas récupéré leurs sacs immédiatement et ASCO, au lieu de nous diviser en 2 groupes, a fait attendre tout le monde pendant plus de 2 heures à l'aéroport...ceux qui connaissent peuvent juger de la qualité des divertissements sur place. Je précise qu'ils avaient déplacé 4 minibus à l'aéroport. A méditer.
La réception des voitures était impeccable, un peu rapide puisque du coup, tout le monde était pressé, nous devions faire nos courses, les supermarchés ferment l'après midi du samedi et nous sommes Samedi. Du coup, lors de l'inspection nous loupons ça :

Nous resterons 1h30 chez ASCO à faire le tour des voitures et du matériel puis à écouter les conseils du représentant de Tourmaline, la plupart très utiles, quelques autres, en particuliers quand j'ai posé des questions sur le Kaokoland, bien moins pertinents. Les conseils de sécurité rappelés lors de ce briefing sont primordiaux et doivent être suivis je pense, il ne sert pas à grand chose de foncer sur les gravel et c'est vraiment dangereux, les véhicules asco sont équipés de mouchards qui sonnent à chaque dépassement de la vitesse recommandée, pas la vitesse autorisée, nous devions donc rester sous les 80 km/h sur les gravel. Libre à nous de dépasser, mais en cas d'accident, nous n'étions plus couverts. Une série de photos sont affichées pour rappeler l'accidentologie importante en Namibie, à côté de chaque photo, l'histoire de l'accident (gravel, ligne droite, 105 km/h, assurance : couverture maximale, frais 16 000€ à la charge du conducteur du fait de l'excès de vitesse...à méditer...). Le temps passe et nous devons aller faire les courses, le très sympathique représentant de Tourmaline dont j'ai oublié le prénom, nous propose gentiment de nous accompagner jusqu'au supermarché.
Il est midi et la faim tenaille tellement certains estomacs que nous prenons le temps de nous sustenter au restau du coin. Après tout, le SPAR ne ferme qu'à 16 h. Fatale erreur que nous ne comprendrons qu'une fois dans le supermarché : le rayon alcool ferme à 13 heures ! Et nous attaquons les courses à 13h30 Décidément, c'est une malédiction ! C'est donc chargés de dizaines de litres de jus d'orange et d'au claire que nous nous dirigeons vers Londininghi.


J'avais quelques doutes sur cette adresse au sujet des propriétaires et en particuliers de Nathalie suite au propos qu'elle a tenu devant certains membres du forum. Nous concernant, tout s'est extrêmement bien passé, non seulement le lodge est très bien, les chambres confortables, le patio agréable


et le restaurant tout simplement délicieux avec des vins superbes, mais en plus, nos hôtes se sont montrés très présents, toujours prêts à échanger (y compris sur la Namibie et les Namibiens sans que je ne retrouve quelque trace complaisance ou d'animosité) Mieux, alors que je me lamentais de n'avoir pas pu trouver de boissons alcoolisées à Windhoek et sachant que j'allais devoir affronter un Dimanche entier de sobriété à Etosha, Nathalie nous proposera de nous revendre une partie de la cave au prix d'achat (!), sans parler des bières (re!). Bref, Alexander et Nathalie nous ont bien rendu service. Donc, je reste sur une excellente opinion au sujet de ce lodge, j'ai lu récemment sur TA qu'il serait en vente, ce que je ne peux pas confirmer. La nuit est froide, 3 ° le matin (nous sommes à plus de 1500 m)
Merci à ceux qui m'ont aidé, en particulier à Jeff ( Max68).
Je dis bien purement descriptif, je ne pourrai pas consacrer le temps nécessaire à écrire un carnet comme celui du séjour au Botswana. Tant pis pour l'humour et le délire, j'ai d'ailleurs cru comprendre que ça en agace.
Je vais donc rester factuel, descriptif et m'appuyer sur les photos. Quelque chose de très classique sur VF.
Je passerai un peu vite sur le début du voyage consacré à Etosha qui a déjà été décrit en long en large et en travers ici. De même pour la fin du voyage. Voici le programme : 02/Juillet : arrivée à Windhoek, courses , nuit à Londininghi ( réservé) 03/07 route vers Etosha, nuit à Okaukuejo ( réservé 1 an à l'avance) 04/07 Nuit à Halali ( réservé 1 an à l'avance) 05/07 Nuit à Halali 06/07 Nuit à Dolomite ( réservé 1 an à l'avance) 07/07 trajet vers Epupa, courses à Opuwo , Nuit à Epupa camp ( réservé) 08/07 Nuit à Epupa camp 09/07 courses à Opuwo, nuit en bivouac quelque part dans le lit de l'Hoarusib D3707 10/07 Arrivée dans Hartman par Orupembe et entrée par le sud de la vallée Bivouac Hartman Valley sud 11/07 Remontée de Hartmann par la piste ouest, bivouac Marienfuss 12/07 route versPuros par Joubert Pass/ Khumib riverbed, Camping Puros ( non réservé) 13/07 balade dans Puros Canyon, Camping Puros 14/07 Descente vers Sesfontein en passant par les riverbeds Ganamub puis Hoanib, nuit à Khowarib lodge ( réservé) 15/07 nature walk le matin près de Khowarib, Warmquelle l'après midi, nuit à Khowarib lodge 16/07 (samedi) Route vers le sud avec passage par Khamanjab pour les courses, descente vers le sud jusque Madisa camp ( non réservé) 17/07 tour du Brandberg par l'ouest en passant par Ugab riverbed, nuit au sud du Brandberg au community camp de elephant rock( non réservé) 17/07 Route jusqu'au Spitzkoppe, balades dans le site nuit au Spitzkoppe ( réservé) 18/07 route jusque walvis bay, balade jusque pelican point nuit à Oysterbox guesthouse ( réservé) 19/07 route vers seriem, nuit au camping du parc ( réservé 1 an à l'avance) 20/07 nuit camping Sesriem 21/07 route vers Mariental, nuit à Bagatelle 22/07 restitution des véhicules, vol retour
Le voyage se faisait en autonomie, les véhicules étaient loués chez ASCO car Hire deux 4x4 toyota Hilux legend 45 (3l diesel) équipement "safari", sans tentes sur le toit, nous avons préféré les tentes au sol : aucun regret à ce sujet, elle se montent très vite, se transportent très bien sur le toit et permettent de ne pas ramasser la tente quand on reste 2 nuits sur le même camping. J'ajoute qu'on y tient debout, qu'elles sont incomparablement plus spacieuses que les tentes de toit et que, si l'abus du bon vin sudaf de la veille vous force à vous lever la nuit, on peut le faire discrètement sans réveiller l'autre ou les autres s'il y a deux tentes sur le même toit. A méditer.
Nous avions également 1 téléphone satellite. Nous avions emporté nos propres sangles à cliquet, notre propre sangle de traction, des talkies pour communiquer d'une voiture à l'autre, une tablette et un gps garmin avec sur chacun tracks4Africa installé.
Le vol est assuré par Air Namibia, départ de Paris avec escale à francfort, 750 € A/R en réservant 6 mois avant. J'avais préparé moi même tout le parcours, décidé des étapes et du loueur, mais, contrairement à mon habitude, j'ai demandé à Tourmaline d'effectuer toutes les réservations pour moi. La raison est simple, nous sommes 3 couples et je ne veux pas être responsable des éventuels loupés, toujours possibles lors des réservations. J'avais donc établi le budget prévisionnel et reste assez surpris de constater que le devis de Tourmaline était inférieur de presque 100€ par personne. A méditer.
A Windhoek, les représentant de ASCO nous attendaient à l'aéroport, ils n'attendaient pas que nous, nous étions au moins 30. Malheureusement, 2 passagers n'ont pas récupéré leurs sacs immédiatement et ASCO, au lieu de nous diviser en 2 groupes, a fait attendre tout le monde pendant plus de 2 heures à l'aéroport...ceux qui connaissent peuvent juger de la qualité des divertissements sur place. Je précise qu'ils avaient déplacé 4 minibus à l'aéroport. A méditer.
La réception des voitures était impeccable, un peu rapide puisque du coup, tout le monde était pressé, nous devions faire nos courses, les supermarchés ferment l'après midi du samedi et nous sommes Samedi. Du coup, lors de l'inspection nous loupons ça :

Nous resterons 1h30 chez ASCO à faire le tour des voitures et du matériel puis à écouter les conseils du représentant de Tourmaline, la plupart très utiles, quelques autres, en particuliers quand j'ai posé des questions sur le Kaokoland, bien moins pertinents. Les conseils de sécurité rappelés lors de ce briefing sont primordiaux et doivent être suivis je pense, il ne sert pas à grand chose de foncer sur les gravel et c'est vraiment dangereux, les véhicules asco sont équipés de mouchards qui sonnent à chaque dépassement de la vitesse recommandée, pas la vitesse autorisée, nous devions donc rester sous les 80 km/h sur les gravel. Libre à nous de dépasser, mais en cas d'accident, nous n'étions plus couverts. Une série de photos sont affichées pour rappeler l'accidentologie importante en Namibie, à côté de chaque photo, l'histoire de l'accident (gravel, ligne droite, 105 km/h, assurance : couverture maximale, frais 16 000€ à la charge du conducteur du fait de l'excès de vitesse...à méditer...). Le temps passe et nous devons aller faire les courses, le très sympathique représentant de Tourmaline dont j'ai oublié le prénom, nous propose gentiment de nous accompagner jusqu'au supermarché.
Il est midi et la faim tenaille tellement certains estomacs que nous prenons le temps de nous sustenter au restau du coin. Après tout, le SPAR ne ferme qu'à 16 h. Fatale erreur que nous ne comprendrons qu'une fois dans le supermarché : le rayon alcool ferme à 13 heures ! Et nous attaquons les courses à 13h30 Décidément, c'est une malédiction ! C'est donc chargés de dizaines de litres de jus d'orange et d'au claire que nous nous dirigeons vers Londininghi.


J'avais quelques doutes sur cette adresse au sujet des propriétaires et en particuliers de Nathalie suite au propos qu'elle a tenu devant certains membres du forum. Nous concernant, tout s'est extrêmement bien passé, non seulement le lodge est très bien, les chambres confortables, le patio agréable


et le restaurant tout simplement délicieux avec des vins superbes, mais en plus, nos hôtes se sont montrés très présents, toujours prêts à échanger (y compris sur la Namibie et les Namibiens sans que je ne retrouve quelque trace complaisance ou d'animosité) Mieux, alors que je me lamentais de n'avoir pas pu trouver de boissons alcoolisées à Windhoek et sachant que j'allais devoir affronter un Dimanche entier de sobriété à Etosha, Nathalie nous proposera de nous revendre une partie de la cave au prix d'achat (!), sans parler des bières (re!). Bref, Alexander et Nathalie nous ont bien rendu service. Donc, je reste sur une excellente opinion au sujet de ce lodge, j'ai lu récemment sur TA qu'il serait en vente, ce que je ne peux pas confirmer. La nuit est froide, 3 ° le matin (nous sommes à plus de 1500 m)
Bonjour bonjour les passionnés, 🙂
Maintenant que j'ai terminé notre carnet sur l'Afrique du Sud et la Namibie je commence officiellement la préparation du prochain voyage. Youpiiiiiii 😎
J'ouvre donc cette discussion afin de recueillir le maximum de conseils, réflexions, et expériences. 🙂
Le Projet est un road trip entre l'Afrique du Sud, le Botswana et la Namibie avec : - Arrivée à Joburg, et - Départ de CapeTown (Très important. 😇)
La Durée prévue est d'une cinquantaine de jours en Juillet et Aout 2017.
Le But est de découvrir les parcs du Bots, avec un nouveau style de camp et de parc, refaire un peu ce que nous avions fait et adoré en Namibie, Spitzkope, Swakopmund, Sossuvlei...bruler Sossus Oasis Camp avec leur propre essence... Nan je plaisante 😇 (Ou pas... 😏), visiter une autre Afrique du Sud et repasser par Oodtshoorn où j'avais fait mon stage en 2013 pour revoir quelques amis, et faire découvrir le coin à ma copine, Alison. Passer 2 mois de pur bonheur tout simplement... 🙂
Voici l'esquisse Programme :
J1 : Arrivée à Joburg Nuit à Hartbeesportdam - Eagle Waters Resort Oberon Camp J2 : Nuit à Hartbeesportdam - Eagle Waters Resort Oberon Camp J3 : Mokolodi Nature Reserve J4 : Mokolodi Nature Reserve J5 : Khama Rhino Sancturay J6 : Khama Rhino Sanctuary J7 : Central Kalahari Game Reserve - Deception J8 : Central Kalahari Game Reserve – Passarge 2 J9 : Central Kalahari Game Reserve – Passarge 2 (ou Kori ??) J10 : Mkgadakgadi NP – Tiaan’s J11 : Mkgadakgadi NP – Tiaan’s J12 : Nxai Pan NP – South Camp J13 : Lekhubu Island J14 : Kasane - Senyati J15 : Kasane - Senyati J16 : Chobe NP – Mwandi View J17 : Chobe NP - Savuti J18 : Moremi Game Reserve - Dijara J19 : Moremi Game Reserve - Dijara J20 : Moremi Game Reserve – Xakanaxa (ou Third Bridge ??) J21 : Audi Camp J22 : Gobabis – Xain Quaz Camp J23 : Erindi Game Reserve – Elephant Camp J24 : Erindi Game Reserve - Elephant Camp J25 : Damaraland - Sptizkope J26 : Swakopmund J27 : Swakopmund J28 : Camp Gecko J29 : Sesriem Camp J30 : Sesriem Camp J31 : Klein Aus Vista J32 : Luderitz J33 : Luderitz J34 : Ritchersveld NP ? J35 : Namaqua NP J36 : Namaqua NP J37 : Cederberg J38 : Cederberg J39 : Tankwa Karoo NP J40 : Tankwa Karoo NP J41 : Karoo NP J42 : Karoo NP J43 : Karoo NP J44 : Oodtshoorn J45 : Oodtshoorn J46 : Hermanus J47 : Hermanus J48 : Départ de Cape Town
La Carte pour y voir plus clair :
7330km de prévus. Moins que l'année dernière et avec deux semaines de plus.
Et voici maintenant les Questions : 😇
- Tout d'abord concernant le(s) véhicule(s), Pour des raisons économiques évidentes, j'avais pensé louer un 4x4 de Johannesburg à Maun puis une sedan à Maun pour le reste du voyage. Sur le papier ça semble rentable et plutôt réalisable mais je ne me rends pas bien compte de ce qu'il en est en pratique. Quelqu'un a déjà fait ce genre de double location ? Pour la location de 4x4 quel loueur me conseillez/déconseillez vous ? Faut il s'y prendre longtemps en avance ?
- La "deuxième" question concerne donc logiquement "le reste du voyage" et en particulier le Ritchersveld, le Cederberg le Tankwa et le Karoo. Le Ritchersveld n'étant accessible qu'en 4x4, quelle alternative y a t'il entre Ludertiz et le Namaqua ? 😐 Avez vous déjà fait le Cederberg/Tankwa/Karoo en sedan ? ça donne quoi ?
- Deuxième aspect (en vrai c'est le premier mais bon... 😉) de voyage en "one way", le Billet d'avion Paris->Joburg/CT->Paris. Des retours ? des conseils ? 😊
- Et la question classique mais pas moins utile, concernant le programme de la partie Botsw, y a t'il des nuits/étapes que vous ajouteriez/enlèveriez ?
Merci beaucoup par avance à tout ceux qui m'aideront et accepteront de participer à cette préparation qui s'annonce loooooooooooooooooooongue. 😎 Après 9 mois de carnet, c'est parti pour 9 mois de prépa ! 9 mois pour chaque bébé ! 😇
Maintenant que j'ai terminé notre carnet sur l'Afrique du Sud et la Namibie je commence officiellement la préparation du prochain voyage. Youpiiiiiii 😎
J'ouvre donc cette discussion afin de recueillir le maximum de conseils, réflexions, et expériences. 🙂
Le Projet est un road trip entre l'Afrique du Sud, le Botswana et la Namibie avec : - Arrivée à Joburg, et - Départ de CapeTown (Très important. 😇)
La Durée prévue est d'une cinquantaine de jours en Juillet et Aout 2017.
Le But est de découvrir les parcs du Bots, avec un nouveau style de camp et de parc, refaire un peu ce que nous avions fait et adoré en Namibie, Spitzkope, Swakopmund, Sossuvlei...bruler Sossus Oasis Camp avec leur propre essence... Nan je plaisante 😇 (Ou pas... 😏), visiter une autre Afrique du Sud et repasser par Oodtshoorn où j'avais fait mon stage en 2013 pour revoir quelques amis, et faire découvrir le coin à ma copine, Alison. Passer 2 mois de pur bonheur tout simplement... 🙂
Voici l'esquisse Programme :
J1 : Arrivée à Joburg Nuit à Hartbeesportdam - Eagle Waters Resort Oberon Camp J2 : Nuit à Hartbeesportdam - Eagle Waters Resort Oberon Camp J3 : Mokolodi Nature Reserve J4 : Mokolodi Nature Reserve J5 : Khama Rhino Sancturay J6 : Khama Rhino Sanctuary J7 : Central Kalahari Game Reserve - Deception J8 : Central Kalahari Game Reserve – Passarge 2 J9 : Central Kalahari Game Reserve – Passarge 2 (ou Kori ??) J10 : Mkgadakgadi NP – Tiaan’s J11 : Mkgadakgadi NP – Tiaan’s J12 : Nxai Pan NP – South Camp J13 : Lekhubu Island J14 : Kasane - Senyati J15 : Kasane - Senyati J16 : Chobe NP – Mwandi View J17 : Chobe NP - Savuti J18 : Moremi Game Reserve - Dijara J19 : Moremi Game Reserve - Dijara J20 : Moremi Game Reserve – Xakanaxa (ou Third Bridge ??) J21 : Audi Camp J22 : Gobabis – Xain Quaz Camp J23 : Erindi Game Reserve – Elephant Camp J24 : Erindi Game Reserve - Elephant Camp J25 : Damaraland - Sptizkope J26 : Swakopmund J27 : Swakopmund J28 : Camp Gecko J29 : Sesriem Camp J30 : Sesriem Camp J31 : Klein Aus Vista J32 : Luderitz J33 : Luderitz J34 : Ritchersveld NP ? J35 : Namaqua NP J36 : Namaqua NP J37 : Cederberg J38 : Cederberg J39 : Tankwa Karoo NP J40 : Tankwa Karoo NP J41 : Karoo NP J42 : Karoo NP J43 : Karoo NP J44 : Oodtshoorn J45 : Oodtshoorn J46 : Hermanus J47 : Hermanus J48 : Départ de Cape Town
La Carte pour y voir plus clair :
7330km de prévus. Moins que l'année dernière et avec deux semaines de plus.Et voici maintenant les Questions : 😇
- Tout d'abord concernant le(s) véhicule(s), Pour des raisons économiques évidentes, j'avais pensé louer un 4x4 de Johannesburg à Maun puis une sedan à Maun pour le reste du voyage. Sur le papier ça semble rentable et plutôt réalisable mais je ne me rends pas bien compte de ce qu'il en est en pratique. Quelqu'un a déjà fait ce genre de double location ? Pour la location de 4x4 quel loueur me conseillez/déconseillez vous ? Faut il s'y prendre longtemps en avance ?
- La "deuxième" question concerne donc logiquement "le reste du voyage" et en particulier le Ritchersveld, le Cederberg le Tankwa et le Karoo. Le Ritchersveld n'étant accessible qu'en 4x4, quelle alternative y a t'il entre Ludertiz et le Namaqua ? 😐 Avez vous déjà fait le Cederberg/Tankwa/Karoo en sedan ? ça donne quoi ?
- Deuxième aspect (en vrai c'est le premier mais bon... 😉) de voyage en "one way", le Billet d'avion Paris->Joburg/CT->Paris. Des retours ? des conseils ? 😊
- Et la question classique mais pas moins utile, concernant le programme de la partie Botsw, y a t'il des nuits/étapes que vous ajouteriez/enlèveriez ?
Merci beaucoup par avance à tout ceux qui m'aideront et accepteront de participer à cette préparation qui s'annonce loooooooooooooooooooongue. 😎 Après 9 mois de carnet, c'est parti pour 9 mois de prépa ! 9 mois pour chaque bébé ! 😇
Bonjour,
En janvier dernier nous avons décidé de partir découvrir la Namibie sur une base de 22 nuits sur place plus 2 en avion, du 8 au 31 juillet 2015. Depuis, je me suis lancée dans la prépa de ce voyage...
Vous retrouverez tout le clavardage autour de nos questions de résas d'avion, d'hébergements, de choix de voiture, de petits détails de la vie quotidienne, de budget, d'itinéraire et d'organisation de nos 12 premiers jours par là... Un grand merci à toutes celles et tous ceux qui y ont largement contribué 😉
Comme j'ai conscience qu'il peut être complexe d'entrer dans une très longue discussion qu'on a pas suivi, vous en trouverez une synthèse par ici...
L'itinéraire choisi est le suivant - qqs détails à ajuster mais globalement le parcours est bon...

Si une de ces journées vous intéresse, c'est en première partie...

Au fil des échanges et de mes recherches, j'ai ouvert une page de sites Internet aidants, il y en a plus de 50...
Ce second post va correspondre à la prépa détaillée des 12 journées suivantes... Bien sûr, les tours et détours autour de ce voyage sont toujours encouragés et bienvenus... J'apprécie d'être déjà dans l'ambiance voyage par ce biais... J'aime aussi bcp les instants détente...
D'avance, merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette suite de prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
En janvier dernier nous avons décidé de partir découvrir la Namibie sur une base de 22 nuits sur place plus 2 en avion, du 8 au 31 juillet 2015. Depuis, je me suis lancée dans la prépa de ce voyage...
Vous retrouverez tout le clavardage autour de nos questions de résas d'avion, d'hébergements, de choix de voiture, de petits détails de la vie quotidienne, de budget, d'itinéraire et d'organisation de nos 12 premiers jours par là... Un grand merci à toutes celles et tous ceux qui y ont largement contribué 😉
Comme j'ai conscience qu'il peut être complexe d'entrer dans une très longue discussion qu'on a pas suivi, vous en trouverez une synthèse par ici...
L'itinéraire choisi est le suivant - qqs détails à ajuster mais globalement le parcours est bon...

Si une de ces journées vous intéresse, c'est en première partie...

Au fil des échanges et de mes recherches, j'ai ouvert une page de sites Internet aidants, il y en a plus de 50...
Ce second post va correspondre à la prépa détaillée des 12 journées suivantes... Bien sûr, les tours et détours autour de ce voyage sont toujours encouragés et bienvenus... J'apprécie d'être déjà dans l'ambiance voyage par ce biais... J'aime aussi bcp les instants détente...
D'avance, merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette suite de prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
An 80-Day Tour of Southern Africa
Back in South Africa
January 12, 2013, 5:30 AM, Flight BA043 London-Cape Town
Directly below, Windhoek glittered like a tangle of fairy lights still lit and tossed into a box.
The horizon, edged in purple, was setting up a backup fireworks display, and suddenly, like a cherry on the platter and with unbearable intensity, in less than two minutes the entire sun revealed a gray dam and then a vast, untouched massif.
A few more minutes and the glare to the east of the plane was total. In Africa, the sun is swift.
We still had a France to cross before landing, but it felt as if we were already there. To the west, the raking light revealed what looked like acne and long, swollen scars in a desert region that might be the Swartkloofberg. Further still, straight as far as the eye could see, the two parallel tracks of a dirt road.
At 11,500 meters altitude and 940 km/h, we had a sense of stillness until the Orange River appeared, an incongruous serpent, gray edged with green.
The first South African settlements were dotted with trees providing shade, then rivers highlighted by continuous lines of vegetation.
Water and shade that make life possible.
We’ll return here by the backroads.
Half an hour from Cape Town, the plane tilted toward the sea, crossing plantations (likely citrus) and then an explosion of cultivated greenery in circles on either side of an unruly river. Finally, the coastline was no longer just sand and water—a frothy hem, a suture?
A peninsula came into view, forming two magnificent bays, and... a flight attendant firmly instructed me to return to my seat: we’d arrived!
The Colors of Cape Town
The city was dressed up as I like them—deserted, fluid, free of its vendors.
In the parking lot of the endless beach next to the commercial port north of the city, about two hundred people were unloading their goods in front of their pickups or combis, none of which were from this century: mixed-race, ageless Black people, and white folks who looked like they’d stepped out of another era.
After a few minutes, intrigued, I played a game: first looking at the merchandise, then imagining who was selling it, and finally looking at who was actually manning the stall. Tall Black vendors were selling what they often sell in Europe—leather, sunglasses, watches; mixed-race folks offered discount bundles, and the tanned older white people seemed to have emptied their attics.
We left with an antique tin kettle for morning tea over an open fire, a pack of five exercise books (that’s 600 pages to fill), Bill Bryson’s earliest stories in English, some snoek rillettes (a local fish), and—never seen before—tuna biltong and snoek biltong.
In so-called advanced countries, Sunday is for sports: white cyclists dressed like pros sweating diligently, Black street vendors running in loops at red lights to sell trash bags that day; white golfers losing their balls, which a scantily clad Black man retrieves from the water; under the sails of kite surf boards, it’s all blondes, and in the foam, joyful splashes from a bunch of Black kids.
Searching for an unusual spot for lunch, we drove through the fishing port looking for a dive and, at the end of a dead-end road with no warning, we arrived at the Shimmy Beach Club—quite the program.
The place, open for just three weeks, aims to be ultra-trendy. You could be in San Francisco, Lisbon’s docks, or St. Barth. This time, the "visible" staff was diverse, but the clientele was exclusively white, except for one mixed-race couple.
For this Sunday lunch, the women had pulled out all the stops, and local starlets—who’d make ours look tame—were turning the terrace into a frenzy.
At Cape Town’s port, the girls have *port*. The trend seems to be crochet dresses over swimsuits.
For two hours, a team of employees watered and raked the sand, starting over when they finished. A child in a floaty pink dress and a gold headband, but a future adventurer, stepped onto the freshly raked artificial beach sand for the first time.
A lanky mixed-race man dragged a hose across the ground, followed by a white woman—enchanted?—who then started watering the sand herself, carelessly splashing the glass terrace her colleague had just swept. I suspect a tacit work arrangement to keep everyone employed.
A galleon packed with tourists (are there any in the hold? Does it take tourists to Robben Island?) left the port. A helicopter took off in its wake. Trawlers returned, cutting through a ballet of catamarans, their waterlines well above the water: a bad catch.
If there’s one country where you can’t pretend to ignore skin color, it’s this one. The question is in everyone’s mind, and here more than anywhere else, it’s a decisive economic and political factor.
Columbine of Brittany
200 km north of Cape Town and 9,000 km south of the Breton coast, but on the same cold ocean, we camped on the shore of the Columbine Cape Nature Reserve, sheltered by a rocky chaos that, at first light tomorrow, would transport us to Perros-Guirec.
Our first encounter with wild animals wouldn’t end well for them: it was crayfish season, and they were the size of lobsters at Lorient’s fish market. Bought for R60 (5.5 €) a pair from kids in Pater Noster, they’d end up between two rocks, over a fire. But first, we had to pair the Chenin blanc with some snoek biltong.
With no wood, I lit a fire at dawn with dried seaweed and kelp, as if petrified; it gave off a smell of court-bouillon and... tires. Two hundred fathoms away, on an outpost, an army of cormorants stood at attention, unmoved among the frolicking seals.
At the reserve’s exit, the guard spoke French; Patrick Mwanba had arrived from Congo three years earlier to study, but the cost of living here forced him to drop out. He’d like to return home because life is cheaper there, but the war made him hesitate.
Ding ding dong! Vroom! Arf arf, Woof! Buzz! (A night from hell!)
I’d long planned to visit Calvinia, the center of a region known for extensive sheep farming. An excellent provincial museum, run by an enthusiastic curator, kept us too late to start the drive north.
So we camped in a tiny, charming campsite set up in the garden of a house. A few trees, a patch of resilient grass, and a view of a pretty lit-up steeple—what else?
Well, it turned out to be a sound-and-light show, with the pretty steeple chiming the hours and half-hours. Then suddenly, we were in the VIP stands of the Karoo-Kalahari Truck Race: roaring trucks paraded under our canvas windows, and we realized we were on the main road through town. To top it off, we enjoyed an uninterrupted canine cacophony, from the *arf arf* of little dogs to the *woof* of a mastiff. Oh, and some mosquitoes—the first ones—insisted on keeping us company in the tent, and we hadn’t yet bought the arsenal to neutralize them.
I walked through Calvinia at night; the house gardens weren’t fenced, nor did they have the «Armed Response» signs so common in the country.
The Kalahari Trails
(No, no, I haven’t converted to hiking.)
North of Calvinia, in the south of the Northern Cape, small towns follow one another up to Upington, about a hundred kilometers apart—welcome havens. Between them, with no trees in sight, we stopped in the shade of a motionless cloud: the temperature exceeded 40°C in mid-January.
We were almost out of the High Karoo and into a region of pans drying up, until the first red dunes appeared, precursors of the Kalahari. In the sparse veld vegetation, gatherings of quiver trees in the kopjes, and a caravan of camels without a handler or packs, marching in perfect formation across a pan (no, I hadn’t overdone the Windhoek at the last stop, and no, I wasn’t dehydrated enough to hallucinate).
The historic part of these towns, European in style, was built on the same plans as those in the American Midwest or the Australian Outback: a grid of streets wide enough to turn a wagon pulled by eight pairs of oxen. The architecture was Dutch-inspired, tropicalized with awnings.
Then came more recent housing, functional in style, where the wealthier mixed-race people—who make up the majority of this state—lived, and further on, the township, an assemblage of corrugated iron and plastic, like everywhere else.
Orange, Right Bank
North of Augrabies Falls National Park, on the other side of the Orange River, stretches a rugged and wild territory the size of fifty Groix islands, crisscrossed by a few tracks—the Riemvasmaak.
The inhabitants were driven out half a century ago for a military base, and as soon as President Mandela was elected, he made it a symbol by allowing the exiled populations to return. Several ethnic groups live here on almost nothing, in government-built shacks.
A community camp is set up in a small cirque at the end of a canyon that, while not in the history books, offers a good descent. By mid-afternoon, the air was at 44°C, but luckily there was a spring... except it was a hot spring, with water at 38°C. And they haven’t invented a reversible spring yet. Once the birds and baboons had settled in, in absolute silence and far from any light pollution, we enjoyed the stars like nowhere else (well, that’s what they claim in the region).
The Orange didn’t choose the easy path: arriving from Lesotho, it was almost at the ocean. The terrain to the south and north of this massif seemed easier to cross. Was it to avoid the curse of the Okavango, whose waters disappear into the sands without ever seeing the sea, that it chose this rocky route, thinking that at least the granite wouldn’t steal its water?
I Love You, I Eat You
In the dry bed of the Auob, it lay panting, head raised, alert, between its paws but head-to-tail, a tawny springbok, motionless.
A few minutes earlier, their story had been written in a lightning-fast chase, captured in photos by the driver of the car that alerted us.
It would be a long time before it started eating at the groin without breaking its surveillance.
Earlier, there was a lion lounging in the shade and hundreds of antelopes: springboks and gemsboks (oryx) in herds, hartebeests and steenboks alone. Strange pairs, apart several times, formed by a springbok and a gemsbok.
A few solitary jackals moved slightly sideways, looking furtive. Ostriches, alone, looking a bit dazed.
It was a lucky morning in the Kgalagadi (KTP).
In and Out
Kgalagadi, Nossob Camp.
We were at the very end of the almost-empty camp, ten meters from the fence, whose structure wouldn’t resist an elephant (though there aren’t any here), but it was electrified.
At dusk, on the other side, ten meters away, three lions passed in a row, as if on parade, seemingly focused on their goal and indifferent to the camp, though they glanced at it.
A jackal had gotten into the camp and was trying to get out without success while scavenging. I offered it two pieces of snoek biltong (Don’t feed the animals!) from three meters away—it smelled strong and had bones (bones in biltong!). When it passed by again, it sniffed but didn’t dare approach. Curled up in the chair, motionless, by the faint moonlight, I finally saw it come closer, grab the nearest piece, and move ten meters away to enjoy it (how many jackals know the finer points of sea biltong?). A little reassured, it came back for the second piece.
Another Morning
By morning, the jackal was gone, but our luck hadn’t left us. Two cheetahs again, who found me in the way and slowly moved toward a calmer shadow. Enough birds of prey to form a squadron, but they’re solitary hunters. Two ostriches busy with their dozen unruly chicks. And while we’re at it, a group of four Kalahari lions, sprawled under a thorny bush. Lots of oryx crossing the dunes and herds of red hartebeest. Kori bustards and secretary birds.
It was the first time the Kgalagadi had spoiled us so much.
Back in South Africa
January 12, 2013, 5:30 AM, Flight BA043 London-Cape Town
Directly below, Windhoek glittered like a tangle of fairy lights still lit and tossed into a box.
The horizon, edged in purple, was setting up a backup fireworks display, and suddenly, like a cherry on the platter and with unbearable intensity, in less than two minutes the entire sun revealed a gray dam and then a vast, untouched massif.
A few more minutes and the glare to the east of the plane was total. In Africa, the sun is swift.
We still had a France to cross before landing, but it felt as if we were already there. To the west, the raking light revealed what looked like acne and long, swollen scars in a desert region that might be the Swartkloofberg. Further still, straight as far as the eye could see, the two parallel tracks of a dirt road.
At 11,500 meters altitude and 940 km/h, we had a sense of stillness until the Orange River appeared, an incongruous serpent, gray edged with green.
The first South African settlements were dotted with trees providing shade, then rivers highlighted by continuous lines of vegetation.
Water and shade that make life possible.
We’ll return here by the backroads.
Half an hour from Cape Town, the plane tilted toward the sea, crossing plantations (likely citrus) and then an explosion of cultivated greenery in circles on either side of an unruly river. Finally, the coastline was no longer just sand and water—a frothy hem, a suture?
A peninsula came into view, forming two magnificent bays, and... a flight attendant firmly instructed me to return to my seat: we’d arrived!
The Colors of Cape Town
The city was dressed up as I like them—deserted, fluid, free of its vendors.
In the parking lot of the endless beach next to the commercial port north of the city, about two hundred people were unloading their goods in front of their pickups or combis, none of which were from this century: mixed-race, ageless Black people, and white folks who looked like they’d stepped out of another era.
After a few minutes, intrigued, I played a game: first looking at the merchandise, then imagining who was selling it, and finally looking at who was actually manning the stall. Tall Black vendors were selling what they often sell in Europe—leather, sunglasses, watches; mixed-race folks offered discount bundles, and the tanned older white people seemed to have emptied their attics.
We left with an antique tin kettle for morning tea over an open fire, a pack of five exercise books (that’s 600 pages to fill), Bill Bryson’s earliest stories in English, some snoek rillettes (a local fish), and—never seen before—tuna biltong and snoek biltong.
In so-called advanced countries, Sunday is for sports: white cyclists dressed like pros sweating diligently, Black street vendors running in loops at red lights to sell trash bags that day; white golfers losing their balls, which a scantily clad Black man retrieves from the water; under the sails of kite surf boards, it’s all blondes, and in the foam, joyful splashes from a bunch of Black kids.
Searching for an unusual spot for lunch, we drove through the fishing port looking for a dive and, at the end of a dead-end road with no warning, we arrived at the Shimmy Beach Club—quite the program.
The place, open for just three weeks, aims to be ultra-trendy. You could be in San Francisco, Lisbon’s docks, or St. Barth. This time, the "visible" staff was diverse, but the clientele was exclusively white, except for one mixed-race couple.
For this Sunday lunch, the women had pulled out all the stops, and local starlets—who’d make ours look tame—were turning the terrace into a frenzy.
At Cape Town’s port, the girls have *port*. The trend seems to be crochet dresses over swimsuits.
For two hours, a team of employees watered and raked the sand, starting over when they finished. A child in a floaty pink dress and a gold headband, but a future adventurer, stepped onto the freshly raked artificial beach sand for the first time.
A lanky mixed-race man dragged a hose across the ground, followed by a white woman—enchanted?—who then started watering the sand herself, carelessly splashing the glass terrace her colleague had just swept. I suspect a tacit work arrangement to keep everyone employed.
A galleon packed with tourists (are there any in the hold? Does it take tourists to Robben Island?) left the port. A helicopter took off in its wake. Trawlers returned, cutting through a ballet of catamarans, their waterlines well above the water: a bad catch.
If there’s one country where you can’t pretend to ignore skin color, it’s this one. The question is in everyone’s mind, and here more than anywhere else, it’s a decisive economic and political factor.
Columbine of Brittany
200 km north of Cape Town and 9,000 km south of the Breton coast, but on the same cold ocean, we camped on the shore of the Columbine Cape Nature Reserve, sheltered by a rocky chaos that, at first light tomorrow, would transport us to Perros-Guirec.
Our first encounter with wild animals wouldn’t end well for them: it was crayfish season, and they were the size of lobsters at Lorient’s fish market. Bought for R60 (5.5 €) a pair from kids in Pater Noster, they’d end up between two rocks, over a fire. But first, we had to pair the Chenin blanc with some snoek biltong.
With no wood, I lit a fire at dawn with dried seaweed and kelp, as if petrified; it gave off a smell of court-bouillon and... tires. Two hundred fathoms away, on an outpost, an army of cormorants stood at attention, unmoved among the frolicking seals.
At the reserve’s exit, the guard spoke French; Patrick Mwanba had arrived from Congo three years earlier to study, but the cost of living here forced him to drop out. He’d like to return home because life is cheaper there, but the war made him hesitate.
Ding ding dong! Vroom! Arf arf, Woof! Buzz! (A night from hell!)
I’d long planned to visit Calvinia, the center of a region known for extensive sheep farming. An excellent provincial museum, run by an enthusiastic curator, kept us too late to start the drive north.
So we camped in a tiny, charming campsite set up in the garden of a house. A few trees, a patch of resilient grass, and a view of a pretty lit-up steeple—what else?
Well, it turned out to be a sound-and-light show, with the pretty steeple chiming the hours and half-hours. Then suddenly, we were in the VIP stands of the Karoo-Kalahari Truck Race: roaring trucks paraded under our canvas windows, and we realized we were on the main road through town. To top it off, we enjoyed an uninterrupted canine cacophony, from the *arf arf* of little dogs to the *woof* of a mastiff. Oh, and some mosquitoes—the first ones—insisted on keeping us company in the tent, and we hadn’t yet bought the arsenal to neutralize them.
I walked through Calvinia at night; the house gardens weren’t fenced, nor did they have the «Armed Response» signs so common in the country.
The Kalahari Trails
(No, no, I haven’t converted to hiking.)
North of Calvinia, in the south of the Northern Cape, small towns follow one another up to Upington, about a hundred kilometers apart—welcome havens. Between them, with no trees in sight, we stopped in the shade of a motionless cloud: the temperature exceeded 40°C in mid-January.
We were almost out of the High Karoo and into a region of pans drying up, until the first red dunes appeared, precursors of the Kalahari. In the sparse veld vegetation, gatherings of quiver trees in the kopjes, and a caravan of camels without a handler or packs, marching in perfect formation across a pan (no, I hadn’t overdone the Windhoek at the last stop, and no, I wasn’t dehydrated enough to hallucinate).
The historic part of these towns, European in style, was built on the same plans as those in the American Midwest or the Australian Outback: a grid of streets wide enough to turn a wagon pulled by eight pairs of oxen. The architecture was Dutch-inspired, tropicalized with awnings.
Then came more recent housing, functional in style, where the wealthier mixed-race people—who make up the majority of this state—lived, and further on, the township, an assemblage of corrugated iron and plastic, like everywhere else.
Orange, Right Bank
North of Augrabies Falls National Park, on the other side of the Orange River, stretches a rugged and wild territory the size of fifty Groix islands, crisscrossed by a few tracks—the Riemvasmaak.
The inhabitants were driven out half a century ago for a military base, and as soon as President Mandela was elected, he made it a symbol by allowing the exiled populations to return. Several ethnic groups live here on almost nothing, in government-built shacks.
A community camp is set up in a small cirque at the end of a canyon that, while not in the history books, offers a good descent. By mid-afternoon, the air was at 44°C, but luckily there was a spring... except it was a hot spring, with water at 38°C. And they haven’t invented a reversible spring yet. Once the birds and baboons had settled in, in absolute silence and far from any light pollution, we enjoyed the stars like nowhere else (well, that’s what they claim in the region).
The Orange didn’t choose the easy path: arriving from Lesotho, it was almost at the ocean. The terrain to the south and north of this massif seemed easier to cross. Was it to avoid the curse of the Okavango, whose waters disappear into the sands without ever seeing the sea, that it chose this rocky route, thinking that at least the granite wouldn’t steal its water?
I Love You, I Eat You
In the dry bed of the Auob, it lay panting, head raised, alert, between its paws but head-to-tail, a tawny springbok, motionless.
A few minutes earlier, their story had been written in a lightning-fast chase, captured in photos by the driver of the car that alerted us.
It would be a long time before it started eating at the groin without breaking its surveillance.
Earlier, there was a lion lounging in the shade and hundreds of antelopes: springboks and gemsboks (oryx) in herds, hartebeests and steenboks alone. Strange pairs, apart several times, formed by a springbok and a gemsbok.
A few solitary jackals moved slightly sideways, looking furtive. Ostriches, alone, looking a bit dazed.
It was a lucky morning in the Kgalagadi (KTP).
In and Out
Kgalagadi, Nossob Camp.
We were at the very end of the almost-empty camp, ten meters from the fence, whose structure wouldn’t resist an elephant (though there aren’t any here), but it was electrified.
At dusk, on the other side, ten meters away, three lions passed in a row, as if on parade, seemingly focused on their goal and indifferent to the camp, though they glanced at it.
A jackal had gotten into the camp and was trying to get out without success while scavenging. I offered it two pieces of snoek biltong (Don’t feed the animals!) from three meters away—it smelled strong and had bones (bones in biltong!). When it passed by again, it sniffed but didn’t dare approach. Curled up in the chair, motionless, by the faint moonlight, I finally saw it come closer, grab the nearest piece, and move ten meters away to enjoy it (how many jackals know the finer points of sea biltong?). A little reassured, it came back for the second piece.
Another Morning
By morning, the jackal was gone, but our luck hadn’t left us. Two cheetahs again, who found me in the way and slowly moved toward a calmer shadow. Enough birds of prey to form a squadron, but they’re solitary hunters. Two ostriches busy with their dozen unruly chicks. And while we’re at it, a group of four Kalahari lions, sprawled under a thorny bush. Lots of oryx crossing the dunes and herds of red hartebeest. Kori bustards and secretary birds.
It was the first time the Kgalagadi had spoiled us so much.
Bonjour tous,
Nous voilà de retour la tête pleines de magnifiques images. Qui ça nous: deux familles, une Belge, une Français, 3 d'un côté, 4 de l'autre, de 15 à 54 ans.
Ce voyage a été construit en commun ... avec l'aide des passionnés de VF, je pense notamment à Pierre 77, Rivièrefox, FredXIII, J2P, Voyagou, Francky, Musungu, Vinnylove, Bolo3 et de nombreux autres auprès de qui je m'excuse d'avoir oublié de les citer.
Pourquoi la Namibie ... ben justement à cause de Pierre et Fred. J'avais fait leur connaissance sur une autre section de VF et je suis allé voir leur "production littéraire et photographique". Leurs magnifiques carnets montrant toute la diversité qu'offre la Namibie m'ont donné très, mais alors très très, envie d'aller découvre l'Afrique Australe.
Ce projet nous a occupé toute une année: sites à visiter, agence à choisir, hébergement ... tiens justement en parlant d'hébergement : nous avons choisi une version originale, nous avons à la fois logé dans des lodges et dormi dans le camping attenant à ces lodges. Cette formule nous a permis de: - tester les "tentes sur le toit", la joie du camping, assez caractéristique des voyages dans ces contrées. Cela a été une découverte pour nous puisque j'étais le seul à en avoir déjà fait il y a ... je n'ose pas le dire ... 30 ans. Cela a bien plu aussi à nos ados. - profiter tout de même des commodités (et restaurant) du lodge - faire des économies substantielles puisque les lodges sont dans l'ensemble très cher.
Le parcours:
Ce qui nous fait en très court: Windhoek - Kalahari (Marienthal) - Namib (Sesriem) - Namib Nauklufs (près de Solitaire) - Walvis Bay (2x) - Brandberg - Grootberg - Purros - Opuwo - Epupa Falls - Kunene River Lodge - Etosha 3x (Dolomite, Okaukuejo, Onguma Bush Camp) - Rundu - Sakawhe au Botswana - Kongola - Kasane (2x) - Victoria Falls
Allez je me lance, voici le récit au jour le jour: PREMIERE PARTIE: ARRIVEE - KALAHARI - NAMIB J'ai aussi fait un blog, le texte est le même mais il y a beaucoup plus de photos, pour les amateurs cliquer ici
Jour 1
Ca y est le grand jour est arrivé, cela faisait 13 mois qu’on y pensait et 10 mois qu’on y « travaillait »
L’avion part à 20h10 de Frankfurt pour un vol direct à destination de Windhoek, capitale de la Namibie.
A 12h30 tout était prêt chargé, c’est un peu tôt, mais, comme il y a toujours de gros risques de bouchons sur la route, nous sommes tout de même partis. Et bien pour une fois on a très bien roulé, 2h50 porte à porte. On était donc 4h50 avant le vol … euhhh non 5h50, on vient de nous annoncer que le vol aurait 1h de retard. On prend notre mal en patience en passant tous les différents contrôles et en sillonnant le Duty Free. Après un repas léger type, on retrouve nos amis Belges avec qui nous faisons ce grand voyage (Jacqueline la maman grande organisatrice qui a énormément travaillé pour nous faire des fiches détaillées de nos dures journées de voyage, Virginie la fille toujours partante et souriante avec qui Léonie pourra échanger et Cedric le fils chauffeur, traducteur, photographe, chargé du talkie walkie, du Gps et de nombreuses autres tâches). A 20h30 on commence à nous faire embarquer … puis débarquer, vol encore retardé, l’avion n’a pas reçu l’agrément des services de contrôle pour cause de sièges mal fixés … ça inspire confiance !!!.
Une rapide discussion avec l’hôtesse m’apprendra qu’ils vont faire le plus vite possible car après 23h ils n’auront plus le droit de décoller … gloups !. Finalement nous avons pu reprendre l’embarquement et nous avons décollé vers 22h10. Vol sans histoire, long comme toujours avec nourriture pas top et pas d’écran TV individuel.


Jour 2
Le pilote a pu reprendre 1h ce qui fait que nous avons finalement atterri avec 1h de retard. Passage de douane, immigration et un chauffeur qui nous attendait pour nous amener chez le loueur de voitures (juste le temps de retirer de l’argent et en voiture, pardon mini bus). L’aéroport est distant de la ville d’environ 40 kms, nous verrons tout de même 4 girafes (ça commence bien), sinon on ne se croirait pas spécialement en Afrique, tout est récent, bien entretenu Et le paysage est désertique sans charme particulier. Chez le loueur un guide de l’agence de voyage (Tourmaline) nous attend, pratique d’avoir un Français sous la main, car nous avons beaucoup à voir avec le loueur (check list complète de la voiture et du matériel de camping).

Les véhicules sont récents (2010 et 2011, 79.000 et 55.000 kms), semblent bien entretenus, en revanche les pneus sont bons mais pas Off Road, le loueur n’en démordra pas, pareil pour la pelle et la caisse à outils que nous avions demandé (et qu’il avait accepté à l’exception des pneus où sa réponse était évasive). Je lui ferais tout de même changer une roue de secours un peu fatiguée. Son leitmotiv étant de dire que le véhicule était suffisamment bien équipé pour toutes les routes où nous étions sensés aller (le « Off Road » et certaines régions étant interdites pour les 4x4 de loc). Nous avons aussi appris le montage et le démontage des tentes (un peu fatiguées), fait le tour de tout le matériel (4 duvets neufs, couvertures, oreillers, table, chaises, réchaud à gaz, grille de barbecue, frigo sur batterie séparée…), plus deux roues de secours, un compresseur, bref de quoi remplir un coffre pourtant volumineux. Et les bagages me direz-vous, ça rentre encore mais il faut jouer un peu au Tetris. Après on reprend tout le contrat point par point, on discute de l’opportunité ou non d’une franchise, que nous finirons par refuser, il nous dit également avoir équipé les véhicules de mouchards. En conclusion l’entreprise semble sérieuse, en revanche j’ai beaucoup de mal avec les Afrikaners, leur attitude hautaine, voir agressive et je ne parle pas de leur comportement avec les noirs !.
Tout cela nous amène vers 11h, ensuite nous irons manger (des hamburgers !) puis faire les courses dans un supermarché. Et ce nos premiers tours de roues du « mauvais côté » de la route et avec une conduite à droite. C’est un coup à prendre, on perd nos repères et les essuies glace tournent beaucoup (comme tout est inversé ils ont les essuies glace à la place de nos clignotants). Heureusement que la boite et les pédales sont dans le même ordre que chez nous. Les supermarchés (SPAR, par exemple), eux, sont très semblables aux nôtres avec beaucoup de produits similaires. De façon générale les prix sont aussi « européens ». Ca y est on est enfin prêt, direction le sud. Comme il est déjà 13h nous n’aurons pas le temps de « flâner » sur les petites pistes. Nous emprunterons la grande route, goudronnée, ne sachant pas que serait une des seules que nous emprunterons et nous ne l’avons pas appréciée à sa juste valeur.
Pour cette première nuit, nous logeons à l’Anib Lodge, dans le Kalahari, région dont le nom fait rêver depuis les « dieux sont tombés sur la tête ». Nous avons un bungalow avec une belle vue. Après la prise de possession des lieux nous irons faire quelques pas pour le coucher du soleil. On savait qu’il se coucherait tôt mais pas qu’il ferait nuit noir ¼heure après. Le coucher étant à 16h30 à 17h on n’y voyait plus rien, et immédiatement le froid se fait sentir. On passe allègrement de 25 à 10° en très peu de temps. Pour pouvoir profiter du pays il faut donc se lever tôt. Tout est tôt, même le diner généralement servi à 18h30. Il sera bon, agrémenté d’un petit spectacle fait par le personnel du lodge. Nous aurons droit au menu décrit en langage des clics. En fait ils ne parlent pas qu’en clic, c’est comme si on remplaçait par exemple les voyelles par des clics et que le reste est normal. On croirait presque que c’est une autre personne qui place des clics de temps en temps en « surimpression » sur le discours « normal ». Les chambres sont belles et la literie aussi, nous passerons une bonne nuit … fraîche. Le fait qu’il n’y a qu’une heure de décalage horaire fait qu’il n’y a pas de temps d’adaptation, mais du coup on a moins l’impression d’être très très loin. En conclusion tout se présente bien et nous aurons vu quelques girafes, des Springbocks et des autruches


Jour 3
Le matin nous repartons faire une promenade plus longue pour voir le lever du soleil, avec pantalon, polaire et veste, je dirais qu’il faisait environ 5 à 7°. Ce tour nous permettra de voir de nombreux animaux, c’est qu’il est très peuplé le kalahari Springboks, Zèbres, Oryx, oiseaux.



Un bon petit déjeuner, puis réorganisation des bagages, en effet ce soir nous dormirons tous les 4 en tente, vous savez celles qui sont sur le toit. On a chacun préparé notre petit « sachet » avec le nécessaire indispensable car pas question de déballer nos grosses valises. Nous partons plein Ouest direction le désert du Namib et Sesriem avec ses dunes orange, les plus grandes du monde parait-il. Les paysages sont beaux, immenses, vides à part quelques animaux, on traverse de temps en temps une bourgade, elles sont très étendues avec très peu d’habitation, juste une station essence et une supérette. Il y a peu de circulation et on soupçonne que ce soit essentiellement des touristes.
Un voyant nous obligera à nous arrêter dans un garage à Maltahöhe (ça fait très Allemand non !). 3ème piste à droite en quittant la route. Le garage, tenu par un couple de blancs (comme tout ici) et entourés de noirs à leurs ordres. Il détecte tout de suite la panne, démonte le filtre à essence, le donne à un noir pour qu’il le nettoie, le reprend et le repose. Le garage est absolument nickel, un noir le balaye en permanence. Il nous « arnaque » un peu beaucoup mais on se fera rembourser par le loueur (du moins on espère). Mais le résultat est là, plus de voyant ni d’alarme sonore. Nous serons contrôlés 2 fois par la police, par ailleurs peu présente. On repart, mangeons en route (pain, jambon, tomate, fromage, yaourt et fruit). La piste est vraiment très belle, surtout lorsqu’on se rapproche de Sesriem.


En revanche peu d’animaux sur la route à part des Springbocks, des autruches et autres pintades. Nous rentrons dans le parc fermé avec poste de contrôle et gardien. Ils ne rigolent pas, tout cela fait très sérieux et carré. Nous prenons nos permis et prenons notre emplacement de camping. L’emplacement est très beau, tout au bout du camping, au bord de la savane, sous un arbre avec point d’eau et électricité.
Nous ferons un montage d’essais puis replions nos tentes pour pouvoir aller explorer notre première dune. Comme nos amis logent à l’extérieur du parc (et pas en tente) ils ont laissé leur véhicule à l’extérieur et nous sommes allé à 7 dans notre 4x4 pour aller explorer la première dune, qui se nomme dune Elim.
Piste, parking et escalade pour pouvoir la gravir et contempler le coucher de soleil. J’ai été surpris car elle est couverte de touffes de grandes herbes (faisant jusqu’à 1,5 mètres de haut). On fatigue rapidement à marcher dans le sable mou et chaque fois qu’on croit arriver en haut il y en a une plus haute derrière. Comme nous sommes un peu tard il n’y a que Théo qui ira jusqu’en haut. Nous nous attendrons le coucher de soleil un peu plus bas. C’est très beau, immense et des couleurs magnifiques l’herbe blonde, quelques arbres verts, les dunes orange et le ciel bleu. C’est parfait.


Retour au camping où nous finirons de monter la tente dans le noir (17h30 !).
Ensuite nous sortons du parc pour aller retrouver nos amis et diner au Sossusvlei Lodge. Il est réputé pour son buffet. Réputation méritée avec un buffet d’entré, un coin « plancha », un coin grillade avec plein de sortes de viandes (Oryx, Springbok, Zèbre, Koudou, Impala, et plein d’autres bêtes exotiques), et pour finir un buffet de dessert. Ensuite un peu de marche et TENTE, une première pour nous. Alors que dire … c’est plus satisfaisant au niveau concept que dans la réalité !. Il faut dire qu’un groupe électrogène « ronronnera » toute la nuit. Sinon, c’est tout de même exigu, lorsque quelqu’un bouge tous les autres le ressentent, le dos n’apprécie pas trop et vers le matin il fait froid.
Néanmoins cela participe au côté exceptionnel de nos vacances.
Jour 4
Lever avant l’aube (5h30), il fait froid mais c’est tout à fait supportable. Dire que dans 4 heures on aura trop chaud et on se badigeonnera de crème solaire. Pliage de tente express et départ sue les chapeaux de roues. En effet le but du jeu est d’arriver au niveau de la dune 45 (c’est son petit nom, qui signifie qu’elle est à 45 kms) pour le lever de soleil. Pour favoriser les personnes qui logent à l’intérieur du parc (donc nous) on a le droit de partir dès 5h50 alors que les personnes qui logent à l’extérieur (nos amis par exemple) ne peu vent entrer dans le parc qu’à 6h30 . Nous parcourons cette magnifique route (goudronnée) au milieu des dunes. D’abord avec les phares et petit à petit le paysage apparait, c’est magnifique, (il faut juste faire attention aux animaux qui ne comprennent pas toujours que la route ne leur est pas destinée. Nous nous arrêtons donc à cette fameuse dune 45 que nous escaladerons juste ce qu’il faut pour pouvoir voir le soleil qui se lève …magique. Et maintenant nous sommes sur des dunes sans végétation, toutes oranges.



Retour dans la voiture pour s’enfoncer plus en avant dans Sossusvlei. Fin de la route goudronnée, maintenant c’est le morceau de bravoure, 5 kms dans du sable profond !. Stop, position 4x4, boite courte, dégonflage de pneus (que nous ne ferons pas), 3ème vitesse et en avant !. C’est un peu comme conduire dans 40 cm de neige poudreuse, en gros il vaut mieux laisser la voiture trouver toute seule ses ornières. C’est sympa à faire même si tu transpires quand tu vois que la voiture commence à avoir du mal et ralentit. Il faut dire que nos véhicules sont des veaux et manquent réellement de puissance. A l’arrivée nous jetons notre dévolu sur un petit emplacement à part, sous un arbre où nous prendrons un superbe petit déjeuner au milieu des dunes du Namib.
Ensuite nous allons découvrir un site magnifique, dont on trouve les photos partout : Deadvlei. C’est comme un lac salé entouré de dunes rouge où il ne reste que quelques acacias morts il y a 400 ans. En fait autrefois il y avait de l’eau mais maintenant à part de l’eau de pluie le lac n’est plus irrigué. Autour ce sont de grandes dunes rouges. Après avoir marché dans le fond de ce lac nous avons escaladé l’une des grandes dunes jusqu’à la crête que nous avons suivi. Grandiose (c’est pour changer de magnifique). On est vraiment ailleurs. C’est un des sites les plus visités, mais à l’aune de la Namibie, nous devions bien être au plus 20 ou 30 sur tout le site !.



Petite parenthèse, de façon générale il y a peu de monde et les routes sont désertes, en fait il n’y a que les quelques blancs et les touristes qui ont des voitures, ce qui fait que même en ville il y a très peu de voiture. En revanche ce sont principalement des 4x4 (Toyota, Nissan) ou des Mercedes. Donc presque toujours de gros véhicules en très bon état. Les supermarchés, assez nombreux, sont à un niveau de prix presque européens, et essentiellement fréquenté par les blancs … et les quelques touristes. Tout est très propre, bien entretenu et récent.
Pour revenir à nos dunes : après ce tour bien physique nous nous enfonçons encore plus loin dans les dunes avec les 4x4 jusqu’au site de Sossusvlei proprement dit. Là, étonnement, il y a encore de l’eau dans le petit lac, ce contraste eau / dunes désertiques est saisissant. Pas d’escalade cette fois juste un petit tour au bord de l’eau.

Ensuite nous retournons à l’entrée du parc avant de reprendre notre route vers notre lodge suivant. Comme on est en milieu de journée, petit casse croûte rapide sous un soleil de plomb.
Lorsque nous voulons sortir nous apprenons qu’il faut présenter le permis que nous avions obtenu la veille, problème nous ne le trouvons plus. Le gardien refusera obstinément de nous laisser sortir, malgré les palabres de Théo, nous devrons retourner à la réception pour nous faire établir un duplicata. ½ h plus tard nous pourrons enfin partir.
La piste, de gravillons, traverse le Namib. Un arrêt au panneau « TROPIQUE DU CAPRICORNE » pour la photo immortalisant notre passage et nous continuerons vers Solitaire, gros point sur une carte … en réalité une station service avec une boulangerie et un semblant de superette. La boulangerie est mondialement connue pour ses Apfelstrudel et ses pâtisseries. Nous nous conformerons à la tradition et consommerons ces excellentes gâteries pour notre 15 heures.

Peu d’animaux sur la route à part des S et A (comprenez springbocks et autruches qui nous verrons tout le temps) plus 5 zèbres et quelques oryx au loin Encore une trentaine de kilomètres, toujours sur des gravillons, et nous arriverons à notre lodge. Qu’est-ce qui a pu venir comme idée aux propriétaires de s’installer ici au milieu de rien. On est loin de tout, le paysage est splendide. Le Lodge(Barchan Dunes Retreat) est niche au creux d’une petite montagne, presque complètement caché, juste avant il y a une petite orangeraie. Les chambres sont en fait de petits chalets semi enterrés, on ne les distingue pratiquement pas. Pour le notre qui est plus grand nous avons dû prendre la voiture. C’est un vrai petit paradis, surtout pour Léonie puisqu’il y a des suricates, des chiens et surtout 3 chevaux dont un cheval peluche (ou ours comme elle dit). Les chalets et la maison des propriétaires est superbe, jusqu’au mobilier en bois des chambres. Comme c’est une maison d���hôtes l’accueil y est plus chaleureux que dans un hôtel, le repas délicieux et l’ambiance détendue et agréable, on aurait vraiment envie d’y rester plusieurs jours. Les propriétaires parlent Allemand, ce qui est pratique pour moi.

En conclusion : Léonie aimerait tout transporter chez nous pour y vivre (maison, animaux, paysage, ..) !.
Nous voilà de retour la tête pleines de magnifiques images. Qui ça nous: deux familles, une Belge, une Français, 3 d'un côté, 4 de l'autre, de 15 à 54 ans.
Ce voyage a été construit en commun ... avec l'aide des passionnés de VF, je pense notamment à Pierre 77, Rivièrefox, FredXIII, J2P, Voyagou, Francky, Musungu, Vinnylove, Bolo3 et de nombreux autres auprès de qui je m'excuse d'avoir oublié de les citer.
Pourquoi la Namibie ... ben justement à cause de Pierre et Fred. J'avais fait leur connaissance sur une autre section de VF et je suis allé voir leur "production littéraire et photographique". Leurs magnifiques carnets montrant toute la diversité qu'offre la Namibie m'ont donné très, mais alors très très, envie d'aller découvre l'Afrique Australe.
Ce projet nous a occupé toute une année: sites à visiter, agence à choisir, hébergement ... tiens justement en parlant d'hébergement : nous avons choisi une version originale, nous avons à la fois logé dans des lodges et dormi dans le camping attenant à ces lodges. Cette formule nous a permis de: - tester les "tentes sur le toit", la joie du camping, assez caractéristique des voyages dans ces contrées. Cela a été une découverte pour nous puisque j'étais le seul à en avoir déjà fait il y a ... je n'ose pas le dire ... 30 ans. Cela a bien plu aussi à nos ados. - profiter tout de même des commodités (et restaurant) du lodge - faire des économies substantielles puisque les lodges sont dans l'ensemble très cher.
Le parcours:
Ce qui nous fait en très court: Windhoek - Kalahari (Marienthal) - Namib (Sesriem) - Namib Nauklufs (près de Solitaire) - Walvis Bay (2x) - Brandberg - Grootberg - Purros - Opuwo - Epupa Falls - Kunene River Lodge - Etosha 3x (Dolomite, Okaukuejo, Onguma Bush Camp) - Rundu - Sakawhe au Botswana - Kongola - Kasane (2x) - Victoria FallsAllez je me lance, voici le récit au jour le jour: PREMIERE PARTIE: ARRIVEE - KALAHARI - NAMIB J'ai aussi fait un blog, le texte est le même mais il y a beaucoup plus de photos, pour les amateurs cliquer ici
Jour 1
Ca y est le grand jour est arrivé, cela faisait 13 mois qu’on y pensait et 10 mois qu’on y « travaillait »
L’avion part à 20h10 de Frankfurt pour un vol direct à destination de Windhoek, capitale de la Namibie.
A 12h30 tout était prêt chargé, c’est un peu tôt, mais, comme il y a toujours de gros risques de bouchons sur la route, nous sommes tout de même partis. Et bien pour une fois on a très bien roulé, 2h50 porte à porte. On était donc 4h50 avant le vol … euhhh non 5h50, on vient de nous annoncer que le vol aurait 1h de retard. On prend notre mal en patience en passant tous les différents contrôles et en sillonnant le Duty Free. Après un repas léger type, on retrouve nos amis Belges avec qui nous faisons ce grand voyage (Jacqueline la maman grande organisatrice qui a énormément travaillé pour nous faire des fiches détaillées de nos dures journées de voyage, Virginie la fille toujours partante et souriante avec qui Léonie pourra échanger et Cedric le fils chauffeur, traducteur, photographe, chargé du talkie walkie, du Gps et de nombreuses autres tâches). A 20h30 on commence à nous faire embarquer … puis débarquer, vol encore retardé, l’avion n’a pas reçu l’agrément des services de contrôle pour cause de sièges mal fixés … ça inspire confiance !!!.
Une rapide discussion avec l’hôtesse m’apprendra qu’ils vont faire le plus vite possible car après 23h ils n’auront plus le droit de décoller … gloups !. Finalement nous avons pu reprendre l’embarquement et nous avons décollé vers 22h10. Vol sans histoire, long comme toujours avec nourriture pas top et pas d’écran TV individuel.


Jour 2
Le pilote a pu reprendre 1h ce qui fait que nous avons finalement atterri avec 1h de retard. Passage de douane, immigration et un chauffeur qui nous attendait pour nous amener chez le loueur de voitures (juste le temps de retirer de l’argent et en voiture, pardon mini bus). L’aéroport est distant de la ville d’environ 40 kms, nous verrons tout de même 4 girafes (ça commence bien), sinon on ne se croirait pas spécialement en Afrique, tout est récent, bien entretenu Et le paysage est désertique sans charme particulier. Chez le loueur un guide de l’agence de voyage (Tourmaline) nous attend, pratique d’avoir un Français sous la main, car nous avons beaucoup à voir avec le loueur (check list complète de la voiture et du matériel de camping).

Les véhicules sont récents (2010 et 2011, 79.000 et 55.000 kms), semblent bien entretenus, en revanche les pneus sont bons mais pas Off Road, le loueur n’en démordra pas, pareil pour la pelle et la caisse à outils que nous avions demandé (et qu’il avait accepté à l’exception des pneus où sa réponse était évasive). Je lui ferais tout de même changer une roue de secours un peu fatiguée. Son leitmotiv étant de dire que le véhicule était suffisamment bien équipé pour toutes les routes où nous étions sensés aller (le « Off Road » et certaines régions étant interdites pour les 4x4 de loc). Nous avons aussi appris le montage et le démontage des tentes (un peu fatiguées), fait le tour de tout le matériel (4 duvets neufs, couvertures, oreillers, table, chaises, réchaud à gaz, grille de barbecue, frigo sur batterie séparée…), plus deux roues de secours, un compresseur, bref de quoi remplir un coffre pourtant volumineux. Et les bagages me direz-vous, ça rentre encore mais il faut jouer un peu au Tetris. Après on reprend tout le contrat point par point, on discute de l’opportunité ou non d’une franchise, que nous finirons par refuser, il nous dit également avoir équipé les véhicules de mouchards. En conclusion l’entreprise semble sérieuse, en revanche j’ai beaucoup de mal avec les Afrikaners, leur attitude hautaine, voir agressive et je ne parle pas de leur comportement avec les noirs !.
Tout cela nous amène vers 11h, ensuite nous irons manger (des hamburgers !) puis faire les courses dans un supermarché. Et ce nos premiers tours de roues du « mauvais côté » de la route et avec une conduite à droite. C’est un coup à prendre, on perd nos repères et les essuies glace tournent beaucoup (comme tout est inversé ils ont les essuies glace à la place de nos clignotants). Heureusement que la boite et les pédales sont dans le même ordre que chez nous. Les supermarchés (SPAR, par exemple), eux, sont très semblables aux nôtres avec beaucoup de produits similaires. De façon générale les prix sont aussi « européens ». Ca y est on est enfin prêt, direction le sud. Comme il est déjà 13h nous n’aurons pas le temps de « flâner » sur les petites pistes. Nous emprunterons la grande route, goudronnée, ne sachant pas que serait une des seules que nous emprunterons et nous ne l’avons pas appréciée à sa juste valeur.
Pour cette première nuit, nous logeons à l’Anib Lodge, dans le Kalahari, région dont le nom fait rêver depuis les « dieux sont tombés sur la tête ». Nous avons un bungalow avec une belle vue. Après la prise de possession des lieux nous irons faire quelques pas pour le coucher du soleil. On savait qu’il se coucherait tôt mais pas qu’il ferait nuit noir ¼heure après. Le coucher étant à 16h30 à 17h on n’y voyait plus rien, et immédiatement le froid se fait sentir. On passe allègrement de 25 à 10° en très peu de temps. Pour pouvoir profiter du pays il faut donc se lever tôt. Tout est tôt, même le diner généralement servi à 18h30. Il sera bon, agrémenté d’un petit spectacle fait par le personnel du lodge. Nous aurons droit au menu décrit en langage des clics. En fait ils ne parlent pas qu’en clic, c’est comme si on remplaçait par exemple les voyelles par des clics et que le reste est normal. On croirait presque que c’est une autre personne qui place des clics de temps en temps en « surimpression » sur le discours « normal ». Les chambres sont belles et la literie aussi, nous passerons une bonne nuit … fraîche. Le fait qu’il n’y a qu’une heure de décalage horaire fait qu’il n’y a pas de temps d’adaptation, mais du coup on a moins l’impression d’être très très loin. En conclusion tout se présente bien et nous aurons vu quelques girafes, des Springbocks et des autruches


Jour 3
Le matin nous repartons faire une promenade plus longue pour voir le lever du soleil, avec pantalon, polaire et veste, je dirais qu’il faisait environ 5 à 7°. Ce tour nous permettra de voir de nombreux animaux, c’est qu’il est très peuplé le kalahari Springboks, Zèbres, Oryx, oiseaux.




Un bon petit déjeuner, puis réorganisation des bagages, en effet ce soir nous dormirons tous les 4 en tente, vous savez celles qui sont sur le toit. On a chacun préparé notre petit « sachet » avec le nécessaire indispensable car pas question de déballer nos grosses valises. Nous partons plein Ouest direction le désert du Namib et Sesriem avec ses dunes orange, les plus grandes du monde parait-il. Les paysages sont beaux, immenses, vides à part quelques animaux, on traverse de temps en temps une bourgade, elles sont très étendues avec très peu d’habitation, juste une station essence et une supérette. Il y a peu de circulation et on soupçonne que ce soit essentiellement des touristes.
Un voyant nous obligera à nous arrêter dans un garage à Maltahöhe (ça fait très Allemand non !). 3ème piste à droite en quittant la route. Le garage, tenu par un couple de blancs (comme tout ici) et entourés de noirs à leurs ordres. Il détecte tout de suite la panne, démonte le filtre à essence, le donne à un noir pour qu’il le nettoie, le reprend et le repose. Le garage est absolument nickel, un noir le balaye en permanence. Il nous « arnaque » un peu beaucoup mais on se fera rembourser par le loueur (du moins on espère). Mais le résultat est là, plus de voyant ni d’alarme sonore. Nous serons contrôlés 2 fois par la police, par ailleurs peu présente. On repart, mangeons en route (pain, jambon, tomate, fromage, yaourt et fruit). La piste est vraiment très belle, surtout lorsqu’on se rapproche de Sesriem.


En revanche peu d’animaux sur la route à part des Springbocks, des autruches et autres pintades. Nous rentrons dans le parc fermé avec poste de contrôle et gardien. Ils ne rigolent pas, tout cela fait très sérieux et carré. Nous prenons nos permis et prenons notre emplacement de camping. L’emplacement est très beau, tout au bout du camping, au bord de la savane, sous un arbre avec point d’eau et électricité.
Nous ferons un montage d’essais puis replions nos tentes pour pouvoir aller explorer notre première dune. Comme nos amis logent à l’extérieur du parc (et pas en tente) ils ont laissé leur véhicule à l’extérieur et nous sommes allé à 7 dans notre 4x4 pour aller explorer la première dune, qui se nomme dune Elim.
Piste, parking et escalade pour pouvoir la gravir et contempler le coucher de soleil. J’ai été surpris car elle est couverte de touffes de grandes herbes (faisant jusqu’à 1,5 mètres de haut). On fatigue rapidement à marcher dans le sable mou et chaque fois qu’on croit arriver en haut il y en a une plus haute derrière. Comme nous sommes un peu tard il n’y a que Théo qui ira jusqu’en haut. Nous nous attendrons le coucher de soleil un peu plus bas. C’est très beau, immense et des couleurs magnifiques l’herbe blonde, quelques arbres verts, les dunes orange et le ciel bleu. C’est parfait.


Retour au camping où nous finirons de monter la tente dans le noir (17h30 !).
Ensuite nous sortons du parc pour aller retrouver nos amis et diner au Sossusvlei Lodge. Il est réputé pour son buffet. Réputation méritée avec un buffet d’entré, un coin « plancha », un coin grillade avec plein de sortes de viandes (Oryx, Springbok, Zèbre, Koudou, Impala, et plein d’autres bêtes exotiques), et pour finir un buffet de dessert. Ensuite un peu de marche et TENTE, une première pour nous. Alors que dire … c’est plus satisfaisant au niveau concept que dans la réalité !. Il faut dire qu’un groupe électrogène « ronronnera » toute la nuit. Sinon, c’est tout de même exigu, lorsque quelqu’un bouge tous les autres le ressentent, le dos n’apprécie pas trop et vers le matin il fait froid.
Néanmoins cela participe au côté exceptionnel de nos vacances.
Jour 4
Lever avant l’aube (5h30), il fait froid mais c’est tout à fait supportable. Dire que dans 4 heures on aura trop chaud et on se badigeonnera de crème solaire. Pliage de tente express et départ sue les chapeaux de roues. En effet le but du jeu est d’arriver au niveau de la dune 45 (c’est son petit nom, qui signifie qu’elle est à 45 kms) pour le lever de soleil. Pour favoriser les personnes qui logent à l’intérieur du parc (donc nous) on a le droit de partir dès 5h50 alors que les personnes qui logent à l’extérieur (nos amis par exemple) ne peu vent entrer dans le parc qu’à 6h30 . Nous parcourons cette magnifique route (goudronnée) au milieu des dunes. D’abord avec les phares et petit à petit le paysage apparait, c’est magnifique, (il faut juste faire attention aux animaux qui ne comprennent pas toujours que la route ne leur est pas destinée. Nous nous arrêtons donc à cette fameuse dune 45 que nous escaladerons juste ce qu’il faut pour pouvoir voir le soleil qui se lève …magique. Et maintenant nous sommes sur des dunes sans végétation, toutes oranges.



Retour dans la voiture pour s’enfoncer plus en avant dans Sossusvlei. Fin de la route goudronnée, maintenant c’est le morceau de bravoure, 5 kms dans du sable profond !. Stop, position 4x4, boite courte, dégonflage de pneus (que nous ne ferons pas), 3ème vitesse et en avant !. C’est un peu comme conduire dans 40 cm de neige poudreuse, en gros il vaut mieux laisser la voiture trouver toute seule ses ornières. C’est sympa à faire même si tu transpires quand tu vois que la voiture commence à avoir du mal et ralentit. Il faut dire que nos véhicules sont des veaux et manquent réellement de puissance. A l’arrivée nous jetons notre dévolu sur un petit emplacement à part, sous un arbre où nous prendrons un superbe petit déjeuner au milieu des dunes du Namib.
Ensuite nous allons découvrir un site magnifique, dont on trouve les photos partout : Deadvlei. C’est comme un lac salé entouré de dunes rouge où il ne reste que quelques acacias morts il y a 400 ans. En fait autrefois il y avait de l’eau mais maintenant à part de l’eau de pluie le lac n’est plus irrigué. Autour ce sont de grandes dunes rouges. Après avoir marché dans le fond de ce lac nous avons escaladé l’une des grandes dunes jusqu’à la crête que nous avons suivi. Grandiose (c’est pour changer de magnifique). On est vraiment ailleurs. C’est un des sites les plus visités, mais à l’aune de la Namibie, nous devions bien être au plus 20 ou 30 sur tout le site !.



Petite parenthèse, de façon générale il y a peu de monde et les routes sont désertes, en fait il n’y a que les quelques blancs et les touristes qui ont des voitures, ce qui fait que même en ville il y a très peu de voiture. En revanche ce sont principalement des 4x4 (Toyota, Nissan) ou des Mercedes. Donc presque toujours de gros véhicules en très bon état. Les supermarchés, assez nombreux, sont à un niveau de prix presque européens, et essentiellement fréquenté par les blancs … et les quelques touristes. Tout est très propre, bien entretenu et récent.
Pour revenir à nos dunes : après ce tour bien physique nous nous enfonçons encore plus loin dans les dunes avec les 4x4 jusqu’au site de Sossusvlei proprement dit. Là, étonnement, il y a encore de l’eau dans le petit lac, ce contraste eau / dunes désertiques est saisissant. Pas d’escalade cette fois juste un petit tour au bord de l’eau.

Ensuite nous retournons à l’entrée du parc avant de reprendre notre route vers notre lodge suivant. Comme on est en milieu de journée, petit casse croûte rapide sous un soleil de plomb.
Lorsque nous voulons sortir nous apprenons qu’il faut présenter le permis que nous avions obtenu la veille, problème nous ne le trouvons plus. Le gardien refusera obstinément de nous laisser sortir, malgré les palabres de Théo, nous devrons retourner à la réception pour nous faire établir un duplicata. ½ h plus tard nous pourrons enfin partir.
La piste, de gravillons, traverse le Namib. Un arrêt au panneau « TROPIQUE DU CAPRICORNE » pour la photo immortalisant notre passage et nous continuerons vers Solitaire, gros point sur une carte … en réalité une station service avec une boulangerie et un semblant de superette. La boulangerie est mondialement connue pour ses Apfelstrudel et ses pâtisseries. Nous nous conformerons à la tradition et consommerons ces excellentes gâteries pour notre 15 heures.

Peu d’animaux sur la route à part des S et A (comprenez springbocks et autruches qui nous verrons tout le temps) plus 5 zèbres et quelques oryx au loin Encore une trentaine de kilomètres, toujours sur des gravillons, et nous arriverons à notre lodge. Qu’est-ce qui a pu venir comme idée aux propriétaires de s’installer ici au milieu de rien. On est loin de tout, le paysage est splendide. Le Lodge(Barchan Dunes Retreat) est niche au creux d’une petite montagne, presque complètement caché, juste avant il y a une petite orangeraie. Les chambres sont en fait de petits chalets semi enterrés, on ne les distingue pratiquement pas. Pour le notre qui est plus grand nous avons dû prendre la voiture. C’est un vrai petit paradis, surtout pour Léonie puisqu’il y a des suricates, des chiens et surtout 3 chevaux dont un cheval peluche (ou ours comme elle dit). Les chalets et la maison des propriétaires est superbe, jusqu’au mobilier en bois des chambres. Comme c’est une maison d���hôtes l’accueil y est plus chaleureux que dans un hôtel, le repas délicieux et l’ambiance détendue et agréable, on aurait vraiment envie d’y rester plusieurs jours. Les propriétaires parlent Allemand, ce qui est pratique pour moi.

En conclusion : Léonie aimerait tout transporter chez nous pour y vivre (maison, animaux, paysage, ..) !.
Chers membres de ce site,
Je poste cette demande pour la 3ème fois en 2 ans pour la bonne raison que ce voyage a été repoussé en fin 2013 (au lieu de fin 2012). Auparavant ont m’avait déjà bien aidé et je vous en remercie. Je vous expose mon programme de ce voyage en espérant attirer le plus de conseil et critique pour que ce voyage soit le plus parfait possible. Je crois déjà un peu savoir quels membres vont me répondre ;-)
Jour 1 Windhoek Jour 2 Windhoek - Sesriem Jour 3 Sesriem canyon- Namib Park Jour 4 Namib Park – Swakopmund Jour 5 Swakopmund Jour 6 Swakopmund - Spitzkoppe Jour 7 Spitzkoppe - Twyfelfontein Jour 8 Twyfelfontein - Palmwag Jour 9 Palmwag - Opuwo Jour 10 Opuwo - Epupa Falls Jour 11 Epupa Jour 12 Epupa - Hobatere Jour 13 Hobatere – Etosha (Okaukuejo) Jour 14 Etosha (Okaukuejo)- Etosha (Halali) Jour 15 Etosha (Halali) – Etosha (Namutoni) Jour 16 Etosha (Namutoni) – Rundu Jour 17 Rundu – Divundu Jour 18 Divundu – Kongola Jour 19 Kongola – Victoria falls, par la frontière du Zimbabwe Jour 20 Victoria falls Jour 21 Victoria falls - Chobe (Ihaha) Jour 22 Chobe(Ihaha) - Chobe(Savuti) Jour 23 Chobe(Savuti) – Khwaï (North Gate Camp site) (Delta de l’Okavango) Jour 24 Khwaï (North Game Camp site) - Xakanaxa Camp site Jour 25 Xakanaxa Jour 26 Xakanaxa Jour 27 Xakanaxa - Third Bridge Jour 28 Third Bridge - Maun Jour 29 Maun – Mamuno (frontière bostwana-Namibie) Jour 30 Mamuno - Windhoek (Env. 315km – 4h00) J’ai pue me procurer de superbes cartes bien détaillées, avec noms, sites web, emplacements et horaire sur la Namibie, bostwana, le parc Chobe et le région de Morémi grâce à mon récent voyage en Afrique du Sud.
Nous seront normalement 3 jeunes de 22 à 27ans à faire ce splendide voyage (1 voiture)
Nous sommes à la recherche de découvertes, cultures, faunes et flores. Ainsi que tout campings ou lodges.
Les principales questions qui me viennent à l’esprit sont :
- Est ce que octobre et novembre sont de bon mois pour faire cela ? - Est-ce que ce programme peu concorder ? (Distance, temps de parcours, choses à voir) - Jour 2 : Sesriem, dormir à l’intérieur du parc ? - Jour 19 : comment faut-il procéder pour passer la frontière ? Y à t-il des choses à savoir ? Combiens coûte le passage ?
Et tout autres commentaires sont les bienvenues…
Je vous remercie d’avance pour toute l’aide apportée et pour vos commentaires.
Je poste cette demande pour la 3ème fois en 2 ans pour la bonne raison que ce voyage a été repoussé en fin 2013 (au lieu de fin 2012). Auparavant ont m’avait déjà bien aidé et je vous en remercie. Je vous expose mon programme de ce voyage en espérant attirer le plus de conseil et critique pour que ce voyage soit le plus parfait possible. Je crois déjà un peu savoir quels membres vont me répondre ;-)
Jour 1 Windhoek Jour 2 Windhoek - Sesriem Jour 3 Sesriem canyon- Namib Park Jour 4 Namib Park – Swakopmund Jour 5 Swakopmund Jour 6 Swakopmund - Spitzkoppe Jour 7 Spitzkoppe - Twyfelfontein Jour 8 Twyfelfontein - Palmwag Jour 9 Palmwag - Opuwo Jour 10 Opuwo - Epupa Falls Jour 11 Epupa Jour 12 Epupa - Hobatere Jour 13 Hobatere – Etosha (Okaukuejo) Jour 14 Etosha (Okaukuejo)- Etosha (Halali) Jour 15 Etosha (Halali) – Etosha (Namutoni) Jour 16 Etosha (Namutoni) – Rundu Jour 17 Rundu – Divundu Jour 18 Divundu – Kongola Jour 19 Kongola – Victoria falls, par la frontière du Zimbabwe Jour 20 Victoria falls Jour 21 Victoria falls - Chobe (Ihaha) Jour 22 Chobe(Ihaha) - Chobe(Savuti) Jour 23 Chobe(Savuti) – Khwaï (North Gate Camp site) (Delta de l’Okavango) Jour 24 Khwaï (North Game Camp site) - Xakanaxa Camp site Jour 25 Xakanaxa Jour 26 Xakanaxa Jour 27 Xakanaxa - Third Bridge Jour 28 Third Bridge - Maun Jour 29 Maun – Mamuno (frontière bostwana-Namibie) Jour 30 Mamuno - Windhoek (Env. 315km – 4h00) J’ai pue me procurer de superbes cartes bien détaillées, avec noms, sites web, emplacements et horaire sur la Namibie, bostwana, le parc Chobe et le région de Morémi grâce à mon récent voyage en Afrique du Sud.
Nous seront normalement 3 jeunes de 22 à 27ans à faire ce splendide voyage (1 voiture)
Nous sommes à la recherche de découvertes, cultures, faunes et flores. Ainsi que tout campings ou lodges.
Les principales questions qui me viennent à l’esprit sont :
- Est ce que octobre et novembre sont de bon mois pour faire cela ? - Est-ce que ce programme peu concorder ? (Distance, temps de parcours, choses à voir) - Jour 2 : Sesriem, dormir à l’intérieur du parc ? - Jour 19 : comment faut-il procéder pour passer la frontière ? Y à t-il des choses à savoir ? Combiens coûte le passage ?
Et tout autres commentaires sont les bienvenues…
Je vous remercie d’avance pour toute l’aide apportée et pour vos commentaires.











