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16 jours en Israël et Territoires palestiniens en mai 2012
Bonjour,

A toutes fins utiles aux futurs voyageurs, je livre ici quelques informations pratiques concernant mon récent (mai 2012) voyage en Israël et, plus accessoirement, dans les territoires occupés.

Israël est une destination dépaysante par sa géographie (si l'on exclut ses villes côtières) et facile car c'est en grande partie un pays culturellement européen. En outre, les distances sont courtes, les transports publics permettent de se déplacer assez facilement (sauf dans le Golan que je réserve pour un autre voyage). L'anglais est couramment parlé, plus rarement le français, et les quelques fois où les chauffeurs de bus ou commerçants ne parlaient pas anglais, il s'est toujours trouvé quelqu'un pour nous aider. De manière générale, Les personnes croisées tout au long du voyage se sont montrés aidantes. Les aspects sécuritaires sont surtout présents à Tel Aviv au moment de l'accès aux gares et aux grands magasins, ou à Jérusalem pour l'accès à certains sites religieux, mais ils se font vite oubliés. Tout comme on finit par ne plus prêter attention aux nombreux uniformes, en fait de jeunes appelé(e)s qui remplissent les transports publics avant et après le Shabbat.

L’itinéraire en 16 jours a été le suivant :

Jour 1 Tel Aviv (arrivée à 4h30) Jour 2 Haïfa Jour 3 Tel Aviv Jour 4 Akko Jour 5 Lac de Tibériade Jour 6 Mitzpe Ramon Jour 7 Mitzpe Ramon Jour 8 Ein Gedi Jour 9 Ein Gedi Jour 10 Jerusalem Jour 11 Jerusalem Jour 12 Jerusalem Jour 13 Bethleem Jour 14 Jerusalem Jour 15 Jéricho Jour 16 Jerusalem (départ Paris à 17h30)

En résumé, les paysages désertiques sont les plus beaux et ceux du makhtesh ramon les plus spectaculaires. Les villes des territoires occupés valent pour leurs environs et les monastères à flanc de montagne. La vieille ville de Jérusalem est un monde à part en Israël, du fait de la concentration des sites religieux et d’un caractère moyen-oriental absent du reste du pays. Le lac de Tibériade permet une agréable balade mais ne présente pas vraiment un caractère dépaysant. Tel Aviv est une ville laide mais agréable pour son côté rétro et la douceur de vivre qu’elle exhale. La vieille ville d’Akko vaut bien que l’on s’y attarde une journée. Haïfa ne présente pas d’intérêt pour le voyageur d’un jour.

Jour 1 à 5 : Tel Aviv, Haïfa, Akko, Tel aviv, Lac de Tibériade

Nous avons logé 5 nuits au Old Jaffa Hostel, dans la vieille ville de Jaffa (Yafo) qui jouxte Tel Aviv. L’hôtel offre des prix parmi les moins élevés de la ville (environ 50 € la chambre double). La chambre (classe C sans douche privée) grande, décorée dans un style rétro, dispose d’un balcon mais le confort est sommaire. Les douches et toilettes communes (séparés pour les hommes et les femmes) sont propres soir et matin. L’hôtel est cependant un vieil édifice fatigué (volets inutilisables) et mal insonorisé. Les rues environnantes sont bruyantes à cause des bars et restaurants ouverts jusqu’au milieu de la nuit, et des brocanteurs qui déballent et ouvrent leurs rideaux de fer très tôt le matin. Autre inconvénient, l’hôtel est est excentré, à 2,5 km du centre ville. A refaire, je choisirai un hôtel au nord de la ville (gordonn in par exemple) ou encore au sud dans le quartier de Neve Tsedek. Restaurant conseillé : Batia, un restaurant qui sert de la cuisine ashkenaze (voir le site http://www.restotlv.com/...a-cuisine-ashkenaze/), les serveurs sont souriants et ne sont pas avares d’explications. Restaurants déconseillé : Docteur Shakshuka, la cuisine n’est pas mauvaise mais le service est mauvais (content ou mécontent on vous demandera d’acquitter un pourboire).

Les villes d'Haïfa et d'Akko (la Saint-Jean d’Acre des Croisés) sont joignables en train depuis la gare centrale Savidor. A Akko la gare est à 15/20 mn de marche de la vieille ville. C’est un peu comme Jaffa une vieille ville arable ripolinée mais à la différence de Jaffa ses habitants sont encore arabes. La vieille ville est agréable, tout se fait à pied, les sites sont fléchés. La visite complète de la vieille ville nécessite au moins 6 heures. Haïfa présente peu d'attraits touristiques, pour un voyageur pressé, à part les jardins Baïhas et encore leur intérêt est discutable.

Pour le Lac de Tibériade (Capernaüm, Tabgha ... et Nazareth), j’ai préféré un tour organisé (en anglais). L'organisation était plutôt défaillante (les touristes sont récupérés dans un certains nombres d’hôtel et les tours opérateurs se refilent les touristes pour remplir les cars, cela peut prendre du temps et des touristes peuvent avoir été oubliés !). La guide quoique très sympathique était peu au fait de l’histoire chrétienne et les arrêts forcés dans les boutiques touristiques étaient trop longs. L’avantage est surtout (pour ceux qui ne conduisent pas) de contourner l'absence de transport public la journée du samedi (Shabbat). A savoir encore, le samedi les tours sont en anglais ou en espagnol uniquement.

Jours 6 et 7 : Mitzpe Ramon, Avdat

Depuis la gare routière centrale de Tel Aviv, un bus direct le matin à 9h00, sinon il faut prendre un train jusqu’à Beer Sheva puis un bus (n°60). L’auberge de jeunesse est très confortable et idéalement placé, au bord du cratère (le Makhtesh Ramon). Des chaussures de randonnée sont requises pour les randonnées à l’intérieur du cratère. Sinon une promenade autour du cratère a été aménagée et un tour en jeep peut être réservé. En s’y prenant à la dernière minute, les prix proposés pour un tour avec guide de 2h30 allaient de 500 NIS (en anglais) à 860 NIS (en français). A savoir, le centre des visiteurs est en travaux jusqu’à août 2012, le jardin zoologique ou «bio ramon» fait office de centre d'informations pendant ce temps. Autour de Mitzpe Ramon, dans le neguev central, les vestiges de la ville Nabatéenne d’Avdat sont très facilement joignables en bus (n°60) ainsi que la réserve d’Ein Avdat (dont l’entrée se trouve à Sde Boker, attention à ne pas se tromper d’arrêt de bus).

Jours 8 et 9 : Ein Gedi, Mer morte, Massada, Qumran

Départ de la gare routière de Beer Sheva à 09:30 et arrivée au pied de l’auberge de jeunesse d’Ein Gedi à 11h30. La plage publique d’Ein Gedi est à 15 mn de marche et la réserve naturelle à moins de 5 mn. La plage est une plage de galets, il faut y aller chaussé. Pour la réserve, il y a des chemins de randonnées qui nécessitent d'être équipés de chaussures de marche et d'autres moins escarpés que l'on peut pratiquer sans être équipés. Les bus vers la forteresse de Massada sont relativement fréquents (au moins 1 par heure) mais attention il n'est pas rare que les bus aient 15 mn d'avance. En y accédant par le téléphérique, compter entre 3 et 4h pour la visite du site, selon que le musée est ou non compris. Le musée récemment rénové vaut vraiment la peine pour qui s’intéresse à l’histoire antique (audioguide et scènes de la vie quotidienne).

Jour 10 à 16 : Jérusalem, Jérusalem, Jérusalem, Bethléem, Jérusalem, Jéricho, Jérusalem

Je recommande un excellent livre-guide : «Jérusalem, 36 promenades à travers l'Histoire», à la fois savant et très pratique pour qui aime apprendre en voyageant.

Trois à quatre jours permettent d’explorer correctement la vieille ville, y compris le Mont Sion et le Mont des Oliviers. J’étais réticent à la visite du mémorial de Yad Vashem, mais le lieu est bien conçu et l'on a des remords à le quitter (une demi-journée est un temps minimum pour la visite du seul musée). Cela n’a rien d’étonnant mais la ville moderne juive est bien moins intéressante que la vieille ville (mea sherim, la rue de Jaffa et les rues adjacentes, le quartier russe, Mamilla ...). Après-coup La visite de Jérusalem Est et d’Ein Kerem (à la périphérie ouest, pas loin en bus de Yad Vashem) ne me paraîssent pas indispensables.

Parmi les moments forts du voyage, figurent les visite de Bethléem, de Jéricho et de leurs environs. Bethléem est facilement joignable en bus (n°21). La gare routière se trouve au-dessus de la porte de Damas. Le bus n°21 conduit à Bethléem sans s’arrêter dans un check point (les contrôles des passeports se font dans le bus au retour). Le terminus se situe à 2 km à pied de l’Eglise de la Nativité. Des taxis peuvent également vous y conduire. Nous avons opté pour un taxi qui nous a proposé un tour comprenant outre les sites à Bethléem même, le village de Beit Sahour, le site archéologique d’Hérodion (tunnels impressionnants) et le monastère de Mar Saba (l’accès est interdit aux femmes, avec un peu de chances un moine grec orthodoxe vous fera la présentation des lieux qui sont réellement captivants). Le chauffeur nous a conduit tout un après-midi de sites en sites et nous attendait tandis que nous visitions les sites à notre rythme. Cela c’est si bien passé que le surlendemain nous avons convenu d’un nouveau rendez-vous avec notre chauffeur pour visiter Jéricho et ses environs. A Jéricho, nous avons pu voir le monastère de la quarantaine sur le Mont de la tentation, le palais d’Hisham et des vestiges néolithiques. Dans les environs, le taxi nous a ensuite conduit sur le site probable du baptème du Christ à Qasr el-Yahud et dans le Wadi Qelt où se trouvent le monastère orthodoxe Saint-Georges et Nabi Musa, le lieu présumé (pour les musulmans) du tombeau de Moïse . Le taxi a également fait un crochet jusqu’au site de Qumran (côté israélien) tout proche de la mer morte. Qumran est bien moins spectaculaire que Masada ou même que la réserve d’Ein Gedi, en outre le chemin menant aux grottes était impraticable à cause de la chaleur. Au final, ce fut une longue journée mais une des plus belles de notre voyage.

Concernant les aspects pratiques, nous avons logé une nuit au Little Jerusalem Hostel à Jérusalem ouest (50 € la nuit) puis au couvent Ecce homo dans le quartier musulman de la vieille ville (environ 70 € la nuit). L'hôtel est située sur la rue de Jaffa, près des rues piétonnes. La situation est très centrale mais bruyante à cause des bars et n’a pas la magie de la vieille ville. Dans le couvent, le confort vaut celui d’un hôtel et la formule en demi-pension (+ 10 €) est appréciable mais cela reste une maison de pèlerins : le petit-dejeûner est matinal (7h00 - 8h30), le dîner est servi à 19h00 et les portes ferment à 23h00. A savoir, l’appel du muezzin se fait entendre très tôt (dans la nuit), il est donc préférable de se munir de boules Quiès. Pour information, toujours dans la vieille ville, l’austrian guesthouse et la lutheran guesthouse sont d’un confort supérieur et la deuxième est plus éloignée des minarets et n’applique pas un couvre-feu.

Pour rejoindre l’aéroport Ben Gourion, nous avons réservé la veille du départ un taxi partagé auprès de la compagnie Nesher (Téléphones : 02-6257227, 1599-500-205). C’est bien moins cher (62 NIS par personne) qu’un taxi privé (350 NIS de mémoire pour ce qui m’a été rapporté). Les contrôles de sécurité ont été très rapide comme à l'aller d'ailleurs. Nous avons surtout perdu temps à l'embarquement et au débarquement, la compagnie Arkia nous a cependant mené à bon port dans les délais.

Pour finir, je laisse les coordonnées du chauffeur de taxi palestinien qui nous a permis de visiter facilement Bethlehem, Jericho et leurs environs et qui pourra également vous conduire à Ramallah ou ailleurs dans les Territoires palestiniens. Sa conduite est prudente. Sa présence est discrète. Il parle anglais. Il est serviable et sympathique. Il n’y a pas eu de mauvaise surprise quant au prix à payer. Cela suffit à le recommander. Mohammad Shawriya est joignable au 0598-567448 ou au 0568-690808.

J'espèce que certains de ces renseignements vous seront utiles.
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Très très déçue de MSC
bonjour je reviens (hier)de la croisiere grece israel de msc de 11 jours et bien que vous dire a part que j'ai ete royalement deçue.pas par les destinations tres sympas mais par le bateau sale j'avais pris 2cabines balcon pour mon fils et moi au 12eme etage.a l'arrivée une tonne de sel sur les balcons les banquettes tachéees.repas nuls.caffeteria insipide.musique de vieux aucune ambiance ni animation.5 CROISIERES CHEZ COSTA 2 sur royal carribbean premiere et derniere sur msc.le personnel est extenué triste a la reception pas mieux.tres tres deçue
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Trip to Israel / Holy Land in 2022
For once, given the destination, the author can’t set aside their religious beliefs, which inevitably shape this kind of journey.

The Trip

Early in the morning at Orly Airport, in the departure lounge for Tel Aviv, a group of about forty young men arrives, all looking identical! The same neatly trimmed beards, the same identical haircuts, the same outfits with a touch of whimsy… The effect of seeing these forty “clones” is striking and raises questions! Why such perfect uniformity among this group of guys? Do they belong to the same family, sports club, cultural association, or religious group? A mystery! At the same time, the waiting area fills up with men who are more expected, given our destination: they wear large felt hats and dress in black suits with white shirts—Hassidim? The ones I’ve glimpsed fleetingly in Paris or New York, who have always been a mystery to me. More discreet-looking women accompany them.

I’m already in Israel without even setting foot there! Plus, I witness the preparations for an improvised show.

The “clones” start a flash mob at seven in the morning in a Paris airport departure lounge! Some pull out musical instruments, others begin singing and dancing. A music with strange, unfamiliar sounds enchants the waiting passengers.

The flight crew finally arrives, cutting through the flash mob, bringing us back to the reality of the moment: waiting to take off soon for this so troubling and mysterious Middle East. We go through passport control, presenting our faces to the scanners that operate the exit gate. The group of “identical” young men gets held up by the system: logically, a scanner let the first one through but blocked the second because of his perfect resemblance to the first. To the machine, the same person shouldn’t be able to cross the border twice? But eventually, the whole group makes it through the glass doors, leaving the Republic behind. My simplistic explanation is left looking ridiculous.

At every new destination, I ask myself countless questions, revealing a certain anxiety tied to the unknown: fear of attacks (one just happened at a bus station in Jerusalem), possible police pressure, unexpected events. Israel isn’t known for being a relaxing destination. In reality, if I did face a serious difficulty in this country, it wasn’t one I had anticipated—and it wasn’t particularly tied to Israel!

I take my seat by the window, which is already occupied by a little girl. Her father, a Hassidic man, politely asks if I’d be willing to give up my seat for his daughter. I tell him I’d be happy to make her happy. Seeing me masked, he asks if I’d like him and his daughter to wear masks too. In response, I take off my mask so as not to impose any constraints on them and wish them a good flight.

It was the first time I’d approached and spoken to a Hassidic man. He didn’t speak the way I might have expected after watching *Rabbi Jacob* with Louis de Funès; he spoke perfectly without an accent, just like you and me! Beware of stereotypes! Throughout the flight, I sneak glances at my strange neighbor: he prayed silently without stopping for a minute. His daughter, as good as gold, never interrupted him. He used several religious accessories during his three-hour continuous prayer: a kippa, a prayer shawl, and a rosary?… I left that plane deeply impressed, me, who has a very distant relationship with my Creator and only prays now and then.
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Contrôle abusif à l'aéroport Roissy sur un vol El Al (compagnie aérienne nationale israélienne)
Bonjour,

J'ai pris un vol ElAl ce matin (Paris => Jérusalem), j'ai fait l'objet d'un contrôle sans fin à Roissy. Ca a duré plus d'1 heure, tout s'est passé en anglais (les gars ne parlaient pas français), ils ont voulu que je leur montre mes relevés de comptes bancaires, mes mails perso, mails pro pour prouver tout ce que je disais.

En fait pour la plupart des questions ils me demandaient si j'avais de quoi prouver ce que j'avançais, via un mail par exemple. Comme j'ai répondu oui ils m'ont amené dans une salle derrière les bureaux d'enregistrements et m'ont demandé de leur montrer depuis un ordinateur.

La discussion a pris des disgressions hallucinantes : Lui : ou êtes vous parti à l'étranger pour la dernière fois Moi : Los Angles Lui : pourquoi Moi : business Lui : vous avez rencontré qui ? Moi : mon avocat (je bosse dans la production ciné) Lui : quel est son nom, à quoi il ressemble, vous avez un échange de mail pour prouver cette rencontre.

Tout ca a duré plus d'une heure et ça a commencé avant même l'enregistrement de mon bagage, ils ont des espèces de comptoires (Roissy 2A) pour les vérifications de routines mais là on allait bien au delà des questions du genre "avez vous fait votre bagage tout seul". J'ai été le seul à qui ils ont posé toutes ces questions, en même temps je me suis aperçu une fois dans l'avion que j'étais peut-être le seul goy.

Bref, ca me serait arrivé à Tel Aviv j'aurai compris mais là je ne comprends pas comment un type qui ni policier ni même français peut se permettre d'éplucher les mails et les comptes bancaires des passagers sur le sol français, ce type n'est qu'un employé d'ElAl et apparemment j'étais le cobaye pour sa formation (il allait reporter à son boss toutes les 10 minutes). Tout s'est passé en anglais, aucun des deux ne parle français.

S'il y a des juristes sur le forum ca vous semble pas un peu limite ? J'ai peut être trop regardé la TV mais il m semble qu'un policier français a besoin d'un mandat pour aller fouiller dans les données perso d'un citoyen lambda, un type de la sécurité d'ElAl qui n'est ni policier ni français est il au dessus des lois ? La zone du comptoir d'enregistrement à Roissy est elle sous juridiction israëlienne ?

A Tel Aviv le passe de la sécurité à pris 5 secondes montre en main (> "First time in Israel", >> "yes", > "ok, have a nice trip").

Info sur mon 'profil' : 29 ans, pas mal de tampons sur mon passeports, certains un peu exotiques (Namibie, Lesotho, Colombie, Panama...) d'autres moins (USA) mais aucun de leur "axe du mal" (Syrie, Iran...).

Merci à ceux qui ont quelques compétences juridiques pour leurs avis,

A+
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Israël: un voyage dans l'espace et dans le temps
Israël : un voyage dans l’espace et dans le temps Terre promise du peuple juif, berceau du christianisme, troisième lieu saint des musulmans. Chaque pierre rappelle une histoire, l’Histoire. Chaque nom de lieu évoque une paracha de la Torah ou un passage des Evangiles. C’est le théâtre vivant de la Bible. Israël, une vieille terre mais aussi un Etat jeune, qui à l’éternité du désert a su ajouter la fertilité des champs d’orangers, de dattes, de fraises et de bananiers. Religieux à Jérusalem, laïques à Tel Aviv, dragueurs à Eilat, les Israéliens sont à la fois rudes, exubérants, passionnés et tolérants, âpres au travail et bons vivants. Malgré des cultures d’une extrême diversité Israël a fait preuve d’une immense capacité d’adaptation en intégrant une population variée, aux nombreuses origines ethniques, religieuses et sociales. Epreuve difficile qui ne va pas sans problèmes mais quel pays saurait intégrer 1/6 de nouveaux immigrants en si peu de temps, pour ne prendre que l’exemple des réfugiés de l’ancienne URSS ? Terre de contraste ? Plutôt patrie du paradoxe, comme cette Jérusalem que l’on se dispute, et dont le nom signifie « cité de la paix » Terre Promise de la Bible, Israël est aujourd’hui un pays moderne, dynamique, prospère et animé. Nous ne comptons plus le nombre de voyages effectués dans ce pays que nous aimons tant. Et chaque fois, un émerveillement devant les villes et les villages, les forêts dont le vert profond contraste toujours avec l’aridité environnante, les fermes florissantes, les sites archéologiques riches en histoire, les industries et les entreprises en plein essor. Tout ceci sur un territoire à peine plus grand que deux départements français. Un récent séjour grâce au travail de Daniel nous permet de sortir des circuits touristiques classiques. Un incontournable : Jérusalem, ville sainte, capitale éternelle, ville mystique, mythique et magique, ville du passé et du futur. Comment ne pas s’émouvoir devant cette ville détruite combien de fois et reconstruite avec ses propres pierres, blanches et éclatantes, cette ville qui a si bien conserver son caractère et son âme. Croyant ou pas, qui « monte à Jérusalem ou y vit est envahi par cette joie mystérieuse et profonde, celle d’un monde inconnu » (Dostoïevski) Ici on n’oublie rien, « Capitale de la mémoire » avec ses quartiers ethniques et religieux de la vieille ville, une ville sacrée et chargée de spiritualité, l’émotion intense d’une visite au nouveau Yad Vashem (musée de la Shoah), un prisme triangulaire qui pénètre du fond d’une colline aride pour terminer au sommet d’une forêt qui domine Jérusalem… et l’espoir de la vie. Flâner à Jérusalem, se perdre dans le théâtre humain coloré, vif, passionné et riche de la Vieille Ville, autour des remparts, dans le Cardo. Monter le matin sur l’esplanade pour admirer la magnifique Dôme du Rocher, couvert de l’or offert par le roi Hussein de Jordanie. Découvrir au coin d’une ruelle la vue magnifique et combien empreinte d’émotion du mur Occidental, du Kotel, le Mur des Lamentations, et partager les cris de joies et d’amour des Bar Mitzvah, les chuchotements et les murmures des prières autour de la Torah. Effleurer les pierres du mur, usées par les caresses des mains et des lèvres des fidèles. Insérer ses vœux rapidement griffonnés sur une feuille de carnet. Marcher, marcher la journée et la nuit. Magique ! Inutile de refaire la liste des sites, des quartiers, et des musées à visiter à Jérusalem, les guides sont là pour ça ! Mais consacrez un peu de temps pour le nouveau Davidson Center, parc archéologique qui se trouve à la base du mur sud de l’esplanade du Temple et qui permet d’apprendre l’histoire du Mont du Temple avec des moyens informatiques impressionnants. On y apprend par de nombreuses illustrations et reconstitutions, la reconstruction du Temple d’Herode. Les images virtuelles font revivre la vie quotidienne de cette époque. Cette exhibition est indispensable pour bien comprendre toutes les explications concernant la construction du mur que l’on découvre en visitant les tunnels. Mais Jérusalem n’est pas seulement la ville qui prie : la ville nouvelle à l’ouest vit avec son temps et offre un double visage. On y travaille, et on s’y amuse comme partout. La nuit dans les cafés de Ben Yehouda, on se croirait n’importe où… sauf à Jérusalem ! Au sud du pays, le vaste triangle du désert du Néguev occupe près de la moitié de la superficie du pays. Un vrai désert, avec la nudité, l’immensité, l’aridité des étendues de pierres et de sable. Mais de plus en plus un « faux-désert » car partout surgissent des villes et des villages, la terre se couvrent d’un verdoyant manteau de culture grâce à de gigantesques travaux d’irrigation. Le Néguev, c’est en quelque sorte le Far West israélien et la re-découverte de ses solitudes a été pour nous une magnifique expérience. Nous avons passé trois nuits et trois journées formidables, remplies d’émotion et d’images. Aujourd’hui, nous ne pensons qu’à y retourner. Stéphane, français, émigré en Israël depuis huit ans, nous a accueillis et nous a transmis sa passion et son amour de la région de Mitzpé Ramon. La première fois qu’il y a séjourné, il a su que c’était ici qu’il devait se « poser » Dans un hangar, il a construit un guest-house : autour d’une grande pièce conviviale avec salon, salle à manger et cuisine américaine, il a installé quatre chambres doubles, une grande salle au première étage avec nombreux couchages, une piscine, un sauna, un jacuzzi, salle de fitness et massage. Son idée géniale : construire quatre « tomcars », sorte de buggy à deux places et, avec son 4x4 Land Rover, il fait faire des sorties autour et au fond du cratère du Mitzpé Ramon : le Makhtesh (mortier, en hébreu). Nous partons à la découverte du cratère érosif entouré d’une haute muraille. C’est un phénomène géologique unique au monde et à certains endroits, on se croit vraiment sur la lune. Nous parcourons des pistes caillouteuses parmi des splendides paysages. Des granits roses et gris, les calcaires jaunes et blancs, les grès multicolores y composent des formes étranges et spectaculaires. Les dunes du désert et les carrières de la pierre de Jérusalem, pierre de taille, toute en dentelle, une nature ponctuée par des collines rabotées par l’érosion, traversée par des oueds (rarement envahis par les eaux de pluies soudaines et brèves), cassée par des ravins et des canyons profonds. Quel bonheur de sortir des chemins balisés et faire bondir nos engins sur les chemins de pierres, des escaliers et des trous creusés par l’érosion. Rapidement, une poussière épaisse et étouffante de chaleur nous recouvre complètement. Il faudra l’aide d’une soufflette à air comprimé et une bonne douche pour tout évacuer ! Arrêt dans la quiétude d’une clairière plantée de conifères au milieu du désert pour accueillir les animaux (des chevaux nains sauvages et des chameaux) Repos et thé à la menthe. Un peu plus loin, au bord de la falaise de laquelle les bédouins précipitent leurs bêtes mortes, nous admirons l’incessant ballet des aigles, des serpents et des scorpions en quête de nourriture. La ferme de Yossi, militaire de Bat Yam à la retraite, est installée sur le site d’une ancienne ferme Nabatéenne de plus de 1000 ans avant JC. Il élève des chevaux, des oies et des brebis, et nous fait déguster ses yaourts et son fromage de chèvre. Planté dans son potager, des tomates, aubergines, courgettes, poivrons, et autres légumes, des oliviers, le tout cultivé en utilisant les plans exacts de l’installation des Nabatéens aussi bien pour l’emplacement de la maison par rapport au potager, que les enclos du bétail et les techniques d’irrigation. Cette année il plantera des vignes en espérant un bon cru pour son vin du Néguev d’ici 5 ans. En 4x4 nous descendons dans le Makhtesh où nous faisons plusieurs arrêts pour nous promener au fond des cirques creusés par l’érosion, dans des bassins immenses où les lits des rivières, asséchés en été, peuvent devenir des endroits très dangereux quand des orages éclatent. La roche d’un aspect solide s’effrite comme du sable entre nos doigts. Une géologie riche et variée, calcaire, fer et ardoise. Mais ce « pays sec » (traduction de Néguev en hébreu) est comme une éponge… sous le désert il y a de l’eau, donc possibilité de vie ! En cherchant bien on trouve des champs de culture, une variété infinie de plantes et de fleurs (les pistaches, anémones, marguerites, acacias) et une faune qui a élu domicile ( gazelles, hyènes, renard, ânes sauvages, vautours et une grande variété d’oiseaux) La découverte des solitudes désertiques du Néguev était pour nous une magnifique expérience. Nous n’oublierons jamais la lumière, le soleil éblouissant aux différents moments de la journée, les couchers du soleil qui enflamment le désert et les nuits sous un ciel étoilé. Quelle chance exceptionnelle de pouvoir assister à une éclipse de la lune ! Un grand merci à Stéphane et à Ronit pour ce séjour fantastique. guidmi@netvision.net.il ou www.guidehorizon.com Archéologues passionnés, les Israéliens ne cessent de fouiller dans le passé de leur pays. Un moine égaré dans le désert, un enfant bédouin à la recherche d’une chèvre, un paysan labourant sa terre et c’est la découverte d’une synagogue antique, un pavement de mosaïque byzantine, des vestiges d’anciens habitats ou carrément une population disparue et toute une ville. Massada est certainement un de ses sites les plus extraordinaires d’Israël. Tout d’abord par sa situation géographique : une citadelle naturelle qui domine la mer Morte du haut des 300m de ses falaises, une masse formidable de puissance et sécurité au beau milieu du désert de Judée. Quel symbole aussi par son histoire, la prise de Massada par les Romains et toute la population d’une cité qui se suicide plutôt que de vivre la captivité. Massada a d’abord été une résidence royale pour Hérode et sans doute la plus géniale « villa » que l’on puisse imaginer. Les fouilles ont permit de mettre à jour tous les bâtiments, ce qui rend le site et la visite passionnants. Le plus étonnant dans cet environnement hostile est le système qui permettait à Hérode d’avoir plusieurs bains et même une vraie piscine au milieu du désert. Incroyable ! Le système d’irrigation est très bien démontré. Nous n’avons rien inventé ! Dominant la belle route du désert menant vers le kibboutz de Ben Gourion à Sde Boker, les ruines d’Avdat, cité byzantine, veillent sur le Néguev depuis plus de quinze siècles. Les Nabatéens construisent cette ville étape sur la « route des épices », route des caravanes pour le transport d’herbes, épices, parfums et trésors de l’Orient. Ils y habitent pendant mille ans. Avdat est découvert par un voyageur anglais en 1871 mais c’est seulement en 1958 qu’elle a été restaurée. Daniel y a travaillé en 1965 avec un archéologue allemand rescapé des camps de la mort et venu en Israël en 1945. Il travaille au nettoyage d’une tombe où il y a aussi bien une croix qu’une menorah. Ne sachant à laquelle religion ils appartiennent, ils se rassurent en utilisant les deux symboles. Quelle joie pour Daniel quand il retrouve « sa tombe » Il est comblé ! De Jérusalem à Beit She’an nous empruntons la route de la vallée du Jourdain qui passe en rase campagne. La route est d’une beauté incroyable, une sorte de Grand Canyon en miniature. Nous descendons vers la mer morte où nous sommes à 300m au-dessous du niveau de la mer (le point le plus bas de la Terre). Nos oreilles bourdonnent. Point stratégique : Jericho se trouve sur notre gauche et l’Allenby Bridge pour rejoindre la Jordanie sur notre droite. La vallée de Beit She’an est d’une grande fertilité grâce aux 35 sources et aux cours d’eau qui descendent des monts de Gilboa et canalisés pour permettre l’arrosage de toute la région. On y cultive des céréales, des légumes, des bananiers et des dattes. Plusieurs kibboutzim se sont installés dans cette région et pratiquent l’élevage. Des fermes, des poulaillers et des dairy farms. Le site archéologique de Beit She’an est d’un intérêt remarquable. Sa restauration a permis de rendre la vie à la vieille cité : on peut aisément imaginer l’animation d’une ville romano-byzantine, la vie de ses habitants entre les thermes avec les vestiges de bains monumentaux, amphithéâtre des gladiateurs, et les rues pavées avec les boutiques précédées d’élégantes colonnes. Un capharnaüm de pierres provoqué par le tremblement de terre de 747. L’arbre dénudé et cruciforme qui se trouve sur la colline a servi de « croix de Golgotha » dans l’un des films christiques tournés en Israël. Les bains sont dignes d’un grand centre de fitness, lieu de rendez vous et ouvert à tous. Il s’agit d’un ensemble de huit salles entourées d’un portique. Les thermes sont posés sur un soubassement de basalte, dans les pièces centrales un système de chauffage souterrain commun à tous les édifices. Ne possédant pas de savon ils utilisent une huile et gomment avec des bâtonnets pour faire peau neuve. Toutes les villes de cette époque sont construites avec les mêmes modèles de manière qu’en arrivant dans une ville les voyageurs puissent facilement se repérer. New York a sûrement copié sur ce principe ! C’est dans la synagogue du VIe siècle de Beit Alfa que fut découverte l’une des plus belles mosaïques juives. Ce sont les pionniers du kibboutz Hefzi Bah qui voient apparaître sous leurs pioches les premiers fragments de la mosaïque d’une ménorah. Les mosaïques sont entièrement réalisées en pierre de couleurs à l’exception de quelques cubes de verre qui lui donnent un éclat mystérieux. Sur les différents panneaux on y voit la représentation du sacrifice d’Abraham, la roue des signes du zodiaque et l’Arche sainte. Les mosaïques semblent être l’œuvre d’une seule famille juive de Palestine, spécialisée en Galilée dans l’édification des synagogues et le travail des mosaïques. La réserve naturelle d’Ein Guedi, oasis de 450 ha est un véritable havre de fraîcheur. L’oasis est irriguée par de nombreuses sources, des magnifiques chutes qui retombent dans des piscines naturelles. Au-delà de ces sources se succèdent des gorges percées de grottes situées sur leurs parois. Une riche végétation subtropicale y prospère : énormes bambous, acacias, plantes aux fleurs merveilleuses, pommiers de Sodome. Dans cette végétation débordante évolue une faune plutôt discrète : nombreux bouquetins, hyènes, renards, loups et beaucoup de reptiles. Deux vallées traversent la réserve : Wadi Arugot et Wadi David. Compter deux heures pour la première marche, certainement la plus belle mais la plus longue et la plus difficile. Même si Wadi David est moins sauvage elle est plus facile et très chouette aussi. Israël, une terre promise il y a cinq mille ans et qui fêtera bientôt ses soixante ans. Une terre qui mérite la paix au delà des passions et de la folie des fanatismes.
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Voyage en Israël et Jordanie, été 2015
Voici un petit compte-rendu d’un voyage en Israël que j’ai effectué à l'été 2015 (les nouvelles ne sont plus toutes fraiches, mais vaut mieux tard que jamais…). C’est un voyage que je désirais faire depuis longtemps, je l’avais même prévu l’année précédente, mais comble de malchance, la foutue guerre avait éclaté une semaine avant le jour où je devais partir et j’avais décidé d’annuler à la dernière minute. Comme je n’aime pas renoncer à mes projets de voyage, ce n’était que partie remise. Alors voilà.

Arrivée à Jérusalem

Arrivé en fin de matinée à l’aéroport, je m’attendais à ce que les formalités soient ardues (compte tenu de ce qui s’est beaucoup écrit à ce propos), mais tout est allé rondement. Le sherout (taxi collectif) attend les voyageurs à la sortie de l’aéroport. Un moyen de transport pratique et pas trop coûteux mais il ne faut pas être pressé car celui-ci dépose tous les voyageurs à leur hôtel ou résidence. Comme j’ai débarqué en dernier, ça m’a fait faire un premier tour de ville.

Je suis à l’Abraham Hostel pour 6 jours, une auberge de jeunesse située sur Jaffa Road, très bien située en plein centre de la ville nouvelle. Visite assez intensive de la ville pour les deux premiers jours, et pour les jours suivants, des visites dans les environs. Je retournerai à Jérusalem à la fin de mon séjour pour trois jours encore, après un détour de quelques jours en Jordanie.

Jérusalem est peut-être la ville la plus intéressante que j’ai eu l’occasion de visiter. Il y a, d’une part, l’abondance des vestiges historiques qui se succèdent; et d’autre part, le fait de se trouver dans un lieu qui fait régulièrement les manchettes de l’actualité et d’avoir l’occasion de le voir par soi-même. Et bien sûr, la dimension religieuse, même si on n’est pas particulièrement croyant : c’est la ville où toutes les confessions se croisent : juifs et musulmans bien sûr, mais aussi toutes les églises chrétiennes; que ce soit catholique, grecque orthodoxe, ou anglicane, arménienne, russe, si ce n’est copte ou éthiopienne. Et pour ne rien gâcher, c’est aussi une très belle ville.

Côté pratique, la ville se visite très bien : à part quelques musées, tous les sites d’intérêt sont à distance de marche. Il existe un tramway, mais sur une seule ligne (c’est tout récent, la ligne a été inaugurée il y a trois ou quatre ans).

Voici donc quelques photos de la ville et mes impressions, quartier par quartier.

Les remparts et la citadelle

Édifiés par les Turcs au 16e siècle, les remparts sont un des plus beaux attraits de la ville. La voie d’accès principale, en partant de la ville nouvelle, est la porte de Jaffa.



Tout juste à droite, la citadelle, imposant ensemble fortifié qui loge le musée d’histoire de Jérusalem. Du haut de ses murs, une belle vue de la vieille ville. Celle-ci est traditionnellement divisée en quatre quartiers.

(à suivre)
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Quatre jours en Israël
De retour d’Israel depuis dimanche après 4 jours passé la bas, j’avais beaucoup étudié les récits du forum pour pouvoir faire mon planning et pour préparer mon voyage, j’espère donc qu’a mon tour mon récit de voyage pourra aider les personnes désireuses de ce rendre dans ce magnifique pays.

Je précise que je suis une femme, que j’ai 22 ans et que je suis partie seule.

Je suis donc partie un samedi avec air France ( vol direct) depuis CDG dans un airbus A320. Vol de 4h30 sans problème, Arrivée a TelAviV ( aeroport Ben Gourion magnifique comparé a CDG) en fin d’après midi, passage a l’immigration sans problème , l’agent qui c’est occupé de moi m’a juste demandé combien de temps je resté ici et pour quel raison, après lui avoir répondu 1 semaine pour tourisme , il m’a rendu mon passeport avec une vignette ou ma photo était scanné , donc pas de tampon ni sur le passeport ni sur un feuillet vierge. Pour le transfert vers mon hôtel a TAV j’ai pris un taxi, qui conduisait comme un malade, mais bon apparement c’est la manière de conduire habituelle ici.

1ere soirée : ballade sur le front de mer a TAV

1er jour : départ de l’hôtel pour la gare routière de TAV, assez excentré et pas très facile a trouver, car elle est camouflée par un centre commercial, et il faut traversé un parc assez glauque pour rejoindre la rue ou elle se trouve ! à l’intérieur c’est tout aussi difficile de trouver le bon bus , car toutes les destinations affichés sur les panneaux sont en hébreux , le plus simple est de demandé a des voyageurs ( ne comptez pas sur le guichet « information » pour vous aider) , et ne paniquez pas si vous remarquez que la gare est remplis de soldat, c’est normal tout les dimanches matin et ça n’a rien a voir avec une déclaration de guerre, c’est tout simplement des jeunes (garçons et filles) qui font leur service militaire et qui repartent dans leurs casernes après avoir passé shabbat en famille.

Une fois mon bus trouvé, direction Jérusalem , trajet 1h ( en fonction des horraires ça peut doubler car les embouteillages a l’entrée de Jérusalem n’ont rien a envier a ceux de Paris), tarif 18 shekels, bus climatisés de la compagnie Egged ( bus vert).

A l’arrivé à la gare routière de Jérusalem, j’ai pris le tram direction la vieille ville. Entrée par la porte de Jaffa et visite de la citadelle de David ( très belle vue pour prendre des photos d’ensemble de la ville). Promenades dans les ruelles des quartier chrétiens, arméniens, juifs et musulmans

Direction le St Sépulcre , C'est très agréable de se trouver dans cette église qui a tant vu, on se sent un témoin de l'histoire, Malheureusement, le lieu est beaucoup trop fréquenté. Des touristes et des pèlerins viennent du monde entier et forment une foule compacte qui empêche presque de se déplacer à certains moments.

Puis le mûr des lamentations, côte femme, espace très reduit avec quelques chaises sur le côte afin de cacher les barrières, ..émotion lorsque j'ai vu une femme en larmes en y glissant un petit bout de papier, émotion lorsque j'ai touché la pierre d'une main et que j'ai recule pour m'éloigner car non juive mais respectueuse, mais déception de ne pas avoir pu voir les fondations de l'autre côté.... Le cliché des hommes en noir avec kippa et leurs anglaises à côte d'hommes juste là pour voir 'le mur', avait un côte décevant... Mais cela reste un moment spirituel...

En fait la vieille ville est assez petite mais on s’y perd rapidement ( des plans gratuits sont disponible à l’office du tourisme a l’entrée par la porte de jaffa), le mont du temple et l’esplanade des mosquées étaient fermées aux non musulmans.

Vers 13h je suis sortie de la vieille ville, j’ai remonté Jaffa street jusqu'à Ben Yehuda street et déjeuné en terrasse chez « hamarosh », avec une formule spécial « humus and shawarma » servis par un charmant jeune homme 😛😛

Vers 14h direction Yad Vashem Une visite troublante et émouvante, des souvenirs douloureux, chargés d ‘émotions et d’histoire. Une de pièce les plus troublante est probablement le mémorial des enfants : une pièce très sombre, éclairée uniquement à la lumière de quelques chandelles, avec en fond sonore le nom des enfants décédés durant la shoah. Prévoir au moins 3 heures de visite pour le musée qui ferme à 17 h sauf le jeudi. Entrée gratuite, un conseil prendre un audio guide ( 3 euros)

2eme jour :

seconde visite à Jérusalem, avec cette fois ci un tour de la ville avec le bus 99, très pratique, c’est un bus « londonien » rouge qui fait le tour de la ville et de ces principales attractions pour 45 shekels, vous pouvez descendre a chaque arrêt et remonter dans le prochain bus,

visite à pied du mont des oliviers ( en fait un gigantesque cimetierre), de l’église de toutes les nations, du jardin de ghétsémanie ( très petit, mais magnifiquement bien entretenu par les pères franciscains) et du sépulcre de la Vierge (vestiges impressionnant, car tout le sous sol date de l’époque Bysantine)

après être retourné dans la nouvelle ville pour déjeuner, je me suis perdue et je suis passé devant l’hôtel King David et j’ai traversée un parc construit en pente pour rejoindre la porte de Jaffa dont je ne me souvient pas le nom, je me rappelle juste qu’a l’entré une plaque indiquée qu���il avait était financé par les juifs new-yorkais.

De la porte de Jaffa j’ai pris un taxi direction Bethleem, je n’ai aucune idée du chemin qu’il empreinté , mais j’ai traversé des colline et des villages ( dont je n’ai aucune idée du nom), il a fait demi-tour deux fois, nous avons passé un barrage et un tunnel……tout ça pour dire que pour faire 10km nous avons mis 3 bon quarts d’heure si ce n’est plus !! ( heureusement que j’avais négocier un prix fixe pour aller et retour, car si j’avais payé au km……..😕😕)

Arrivé sur la place de la mangeoire , miraculeusement une connaissance de mon chauffeur de taxi passe par là et ce propose de me faire visiter……j’accepte, ce qui n’était d’ailleurs pas une mauvaise idée car Joseph ( c’était son prénom) m’a fait éviter la foule des touristes et m’a fait passé devant tout le monde pour descendre au tombeau. A la sortie de la Basilique mon guide me propose de me raccompagner a mon taxi qui avait dû ce garer dans une rue plus loin, et nous passons ( ah comme par hazzard) devant la boutique du cousin, du frère de l’oncle de la tante….donc une fois fait le plein de souvenirs ( faut faire vivre le commerce local quand même) mon chauffeur me ramène jusqu'à la gare des bus de Jérusalem, en chemin toutefois, nous sommes arrêté a un barrage ou un soldat me demande juste d’ou je viens, sans plus de vérification et puis nous laisse partir.

3eme jour :

direction la mer morte et Massada. Je prend donc le bus pour Jérusalem (je commence a connaître maintenant)

A la gare de Jérusalem je prend le bus direction Ein Guédi et Massada, le trajet dure environ 2 heures, dont une bonne heure a longer la mer morte, le bus s’arrête d’abord a Ein Guédi beach, au kibboutz et a Ein Guédi spa, le dernier et sans doute le « mieux » pour tester la nage dans la mer morte ( drôle de sensation , j'ai eu l’impression de nager dans de l’huile), si vous décidez de faire un petit tour dans l’eau évitez de vous raser ou de vous épiler le matin même, sinon sensation de brûlure assurées !!! Après Ein Guédi, j’ai pris le bus pour Massada, de l’arrêt de bus juqu’a l’entrée il ya deja une monté a faire a pied, donc prévoir les chaussures en conséquense, ensuite vous avez le choix entre grimper a pied ou prendre le téléphérique ( j’ai prise la seconde option !!) Il ya un très beau musée qui raconte l'histoire de ce lieu, de façon très didactique comme savent le faire les musées en Israel. La vue est époustouflante, et les travaux des archéologues sont impressionnants. Au plan des paysages, les lieux sont grandioses, d'une beauté extraordinaire avec une vue sur le Néguev, la Mer Morte et la Jordanie, magnifique !

4eme jour :

direction haifa je sais pas pourquoi les gens préfère TAV a Haifa !! en tout cas de mon point de vue si je devais vivre en Israel, je choisirai cette ville !! donc visite au mont carmel et promenade dans les Jardins Bahaî ces jardins sont une merveille pour le bonheur des yeux, l'architecture à la française à certains endroits m'a bluffée. Le dome recouvert d'or est superbe depuis le haut de la promenade Louis. Attention il faut telephoner et reserver sa place pour la visite guidee. le sanctuaire est helas pas visitable. une merveille architecturale unique au monde. Promenade sur Panorama Street Une vue incroyable. visite du musée naval et de l’immigration, et des ruines du château des croisés.

Mes regrets sur mon séjour : Ne pas avoir eu assez de temps pour faire, Nazareth, le Golan, Accre, le desert du Neguev, et Jérico

Mes impressions : -le pays est franchement magnifique, tout les avantages du moyen orient sans les inconvénients, je confirme que en tant que femme il n’ya ABSOLUMENT danger , la drague reste discrète sans jamais tourner au harcèlement comme dans certain pays du magreb, les commerçants et restaurateurs sont sympa et ne forcent pas a la vente ( a part peut être dans la vieille ville de Jérusalem et a Bethleem) - les transports en communs sont facile a utiliser et bon marché et ils vous enmènent partout. - Les paysages magnifiques - Le seul hic peut être est que la vie est aussi chère sinon plus qu’en France Mais bon j’encourage quand même tout ceux qui voudrai entreprendre un voyage en Israel d’y aller sans hésitation
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Accessibilité entre la Jordanie et l'Israël?
Bonjours! Dans le cadre de mon tour du monde, j'arrive en jordanie de l'égypte par la route et je vais par la suite aller en israel. Je dois revenir a Aman en jordanie pour mon prochain vol. Probleme pour retraversé les frontiere? merci
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Récit de mon séjour en Israël – Palestine - décembre 2013
21/12/2013 - 14h15 Aéroport Charles de Gaulle, enfin !!! Ce voyage était attendu, il était temps que la date arrive. Ras-le-bol du quotidien. Israël-Palestine, depuis le temps que j'en rêve....Tous ces rendez-vous manqués. Combien de fois suis-je venue en Jordanie avec l'idée de traverser la frontière et de voir la Palestine et le désert du Néguev... Mais à chaque fois, entourée de mes amis bédouins de Pétra, le courage me lâchait et j'en oubliais cette envie. Alors, cette fois-ci, pas question... Aller-retour Tel-Aviv, je ne mettrais pas un pied en Jordanie. 14 jours pour rencontrer ces deux peuples si différents et si identiques à la fois, si loin et si proche d'une vie sans conflit. J'ai hâte de voir les paysages mais aussi de sentir l'atmosphère si spécifique à cette « terre sainte des trois religions ».

21h50 – Aéroport d'Istanbul Comité d'accueil spécial pour les embarquements pour Israël. Certains passent tranquilles. Moi, c'est un peu plus compliqué...à priori parce que j'ai pleins de visas de Jordanie et d’Égypte. Questions : - Le parcours de votre valise depuis chez vous ? - Vous venez pour quelle raison ? - Est ce que quelqu'un vous a remis quelque chose, un colis, un paquet, un cadeau ? - Est ce que tout ce qui est dans vos sacs est à vous ? - Quel hôtel en Israël ? Tout çà dure environ 10 minutes. Le chef d'embarquement regarde mon passeport, mes visas et c'est OK. J'espère qu'à Tel-Aviv, çà ne se compliquera pas. Je viens juste pour voir le pays moi !!!

22/12/2013 – 2h15 Voilà, je suis dans ma chambre, dans une auberge de jeunesse super bien située dans Tel-Aviv, près de la plage. L'air est frais mais pas froid, pas besoin de veste. Un peu le bordel pour arriver : j'aurai voulu prendre le train, mais fermé la nuit. J'ai été guidée vers un bus qui mène au centre ville... en fait à la gare principale. Bus gratuit. Ensuite, j'ai un peu ramé en voulant prendre le train, mais toujours aucun avant 5h du matin. J'ai fini par prendre un taxi qui m'a amené à l’hôtel pour 40 shekels, comme prévu au départ. Bah oui, en fin de compte, j'étais à la bonne station ? Allez, je suis crevée, gros dodo, et demain, petite visite de Tel-Aviv...

15h15 – Je quitte Tel-Aviv par le train pour aller à Akko (Saint Jean d'Acre). Cette première journée était très sympa, même si je ne trouve rien d'exceptionnel à la capitale israélienne. C'est une ville moderne, qui ressemble à tant d'autres villes modernes du moyen-orient... Si ce n'est que tous les quartiers sont beaux. J'ai commencé ma découverte vers 10h30. Tout à pied... j'ai commencé à longer la promenade au bord de la méditerranée, et ce soleil avec la plage, c'est franchement un régal en décembre. En manche courte, la température est géniale. Je revis. J'ai commencé par visiter le quartier Allenby avec son souk Hacarnel, coloré et animé et j'ai longé des ruelles du vieux quartier Yéménite, le quartier Kern Hatamarim. Arrivée à Neve Tsedek, j'ai visité l'ancienne gare de Jaffa qui a été restaurée superbement, même si maintenant ceux sont des boutiques et restaurants qu'on y trouve. J'arrive enfin à l'endroit qui me paraissait le plus beau à voir : Jaffa ! Et là, j'ai été ravie. C'est le plus vieux quartier de Tel-Aviv, où juifs et arabes se côtoient en paix. Un vrai bonheur. L'endroit est vraiment atypique. Il surplombe Tel-Aviv, au milieu d'un jardin méditerranéen luxuriant, des ruelles et des remparts, d'une place et de boutiques. Cette vieille cité Ottoman est superbe. J'ai continuée dans les bas de Jaffa, au souk Halishpeskin, un marché aux puces où l'on y trouve de tout. L'ambiance y est très sympathique. Sortie de Jaffa, je suis rentrée par le boulevard Rothschild, un promenade arborée et bordée de belles demeures. Ouais, bon d'accord, mais rien d'extraordinaire... à part que j'ai beaucoup marché. Me voilà rendue à l'auberge, récupération de mon sac à dos et bus 10 qui m’emmène direct à la gare. Sinon, j'ai remarqué très peu mais quelques arabes et blacks dans la ville. Mais, tristement, j'ai aussi remarqué qu'ils étaient employés aux besognes les plus dures et ingrates. Toutefois, je n'ai pas ressenti de racisme, et les habitants sont souriants, sympas et facilement près à vous aider. J'entends aussi beaucoup parler français. Touristes sûrement, mais aussi des habitants je pense.

19h – Je suis crevée. Besoin de dormir. J'ai réservé une chambre chez l'habitant, via airbnb. Moshe, mon hôte, n'est pas là. Je suis allée chercher les clés dans un restaurant, pas loin de chez lui. A vrai dire, la maison ne paye pas de mine, le jardin est à l'abandon. Mais elle est propre, à part le lit, pas tout à fait clean. Je suis un peu dégoûtée de devoir enlever les restes des mouchoirs de ma précédente et les poils.... beurk. Mais j'ai connu pire. Et puis, ce n'est que pour une nuit. Ce soir, j'ai eu la flemme, malgré mon envie, de faire un tour dans la vieille ville. J'ai pris un bon repas dans un petit restaurant : falafel, houmous, frites, légumes...çà me rappelle la Jordanie … même repas !!! Et une bière brune, sans alcool, très bonne. Allez, gros dodo et demain, visite de Akko.

21h – Mea culpa Moche, ne m'étais trompée de chambre. Son autre locataire, israélienne, utilise en fait la chambre que j'avais squatté !!! Elle m'a réveillé et montré ma chambre, toute propre, avec de bon draps...En fait, c'est elle la cochonne...Et en plus, il m'avais prévenu qu'elle était un peu cradoc et s'excusait à l'avance. Maintenant, dur dur de se rendormir. En tout les cas, première réflexion de ma « colocataire » qui me laisse dubitative. Je lui explique que ma fille m'a envoyé un SMS me disant qu'une explosion a eu lieu à Tel-Aviv, alors que j'y étais, et que tout était calme. Elle me dit que oui, il y a eu une bombe dans un bus, mais sans personne à l'intérieur. Ce qui me dérange, c'est qu'elle rajout qu'ici, à Akko (vieille ville surtout musulmane et chrétienne), il y avait beaucoup d'arabes et donc « safety »: pas de bombe dans une ville arabe !!! Ouais, que veut-elle dire ??!!
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France-Israël en camping-car
Bonjour à toutes et à tous, j'envisage un voyage pour le printemps 2021 en Israël en camping car.Nous sommes deux adultes mon épouse et moi .Nous sommes camping-caristes depuis plus de 30 ans et avons voyagé dans toute l'Europe et une bonne partie de l'Afrique.Je souhaite savoir si un tel voyage est possible en toute sécurité et si la documentation administrative demandée n'est pas trop compliquée à obtenir.Pour l'instant le pays ou nous sommes allés le plus prêt d'Israël est la Turquie.Toutes les infos concernant ce voyage serons les bienvenues.Merci grandement.
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Croisière Costa Pacifica du 8 avril 2012 "Retour en Terre Sainte"
Bonjour à toutes et tous !

Flo et moi partons le 8 avril avec le Costa Pacifica pour la croisière "Retour en Terre Sainte" proposée par Costa. C'est la première fois que nous prenons Costa Croisières, nous avons pour escales : Katakolon, Ashdod, Haïfa, Izmir, Le Pirée et enfin Civitavecchia (nous connaissons déjà la dernière escale). Pourriez-vous nous conseiller et nous renseigner sur les points suivants notamment : - Infos et astuces sur le bateau comme par exemple, est-on obligés d'utiliser le restaurant qui nous est attitré ou bien peut-on utiliser un self ? Le petit déjeuner est-il copieux ? - Ou changer les euros pour la monnaie locale (Israël et Turquie) ? - Et surtout pouvez-vous nous conseiller pour les excursions ? Nous avons toujours eu l'habitude de gérer nous mêmes nos "balades" mais pour ces destinations, qu'en pensez-vous ? Merci par avance pour vos bons conseils et avis. Amicalement. André
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Croisière sur le Fantasia du 25 novembre (12 jours/11 nuits)
Bonsoir à tous! Ca y est!!!! je suis sur le point de signer pour une nouvelle croisière!!!!😎 mais, avant, les amis, je vais à mon tour, avoir besoin de vous!: Je vais essayer d'être brève et concise!: Donc voilà: croisière prévue au départ de Gênes le 25 novembre sur le Fantasia. C'est une croisière de 12 jours, sur le Fantasia (je ne connais que le Splendida) escales: Nice, Gênes, Katakolon, Heraklion, Haïfa, Haïfa, Athènes / Le Pirée, Civitavecchia (Rome), Gênes, Nice, cette croisière s'intitule: Cités antiques et Terre Sainte. Ma question la plus importante est: Peut-on entrer en Israël avec juste sa carte d'identité????????(en tant que croisiériste bien sur!) Nous avons (presque ) réservé avec Webcroisières, (qu'en pensez vous????????) il me semble avoir lu récemment, qu'un jeune couple avait eu des problèmes pour embarquer suite à ce genre de soucis! (mais je ne retrouve plus l'info!) Merci également pour les liens, infos, C/R que vous pourrez me faire parvenir sur le bateau, les escales...... Donnez moi vos avis, ils sont précieux! Merci d'avance. Bien cordialement. Lala.(Laurence)
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Retour sur dix jours en Israël et Palestine
Bonjour,

Je reviens de 10 jours passés en solo entre Israël et la Palestine du 26 janvier au 5 février. Voici donc un résumé de ce petit trip qui pourra éventuellement aider de futurs voyageurs.

Départ: Je suis parti avec Pegasus Airlines (compagnie turque) de Paris Orly. Vol avec escale à Istanbul. Départ Orly 14H30 / Arrivée Tel-Aviv 23H30. J'avais payé ce vol 270€ en achetant le billet 15 jours avant mon départ.

Arrivé à 23H30 à l'aéroport de Tel Aviv, j'ai partagé un taxi avec 3 autres personnes qui m'a conduit jusque dans le centre de Tel Aviv. Compter 180 SHKL (36€) de nuit pour le trajet aéroport-centre de Tel Aviv. Possibilité d'aller en ville avec des sheroout (taxi collectifs qui démarrent quand ils sont pleins, à moindre coût) mais l'attente peut-être assez longue.

Je suis ensuite arrivé à 01H00 à l'auberge que j'avais reservé. Il s'agit de l'Hostel Hayarkon 48. Très bien placé, à 200m de la plage. L'avantage principal est qu'il est ouvert avec réception 24H/24H sans frais supplémentaires, contrairement à d'autres auberges sur Tel Aviv qui vous font payer un supplément lorsque vous arrivez en pleine nuit. J'avais booké 2 nuits en dortoir de 6 pour 90 sheikels par nuit (18€)

Jour 1: J'ai passé ma première journée à Tel Aviv. Pour faire bref, j'ai longé toute la corniche de Tel Aviv le long des plages, jusqu'à Jaffa. Balade très sympathique sous le soleil. Ensuite balade dans old Jaffa puis dans les marchés de Tel Aviv et le soir je suis allé à la Nokia Arena de Tel Aviv y voir un match de basket opposant le Maccabi Tel Aviv au Maccabi Haïfa (un must pour tout fan de sport de voir un match de basket à Tel Aviv )

Jour 2: Départ pour Jérusalem en sherout - 40 minutes de trajet / 35 sheikel (7€) - arrivé à Jérusalem chek-in à la guest house que j'avais booké. Il s'agit de la Citadel Youth Hostel, située porte de Jaffa dans la vieille ville. 60 sheikel (12€) la nuit en dortoir. Je vous la recommande. Très bonne ambiance, pleine de charme, roof top avec vue sur la vieille ville, magnifique.

Ensuite ballade dans la vieille ville sur les remparts d'enceinte entre la porte de Jaffa et la porte de Damas. Ce que je ne conseille pas forcément, c'est payant, et ça n'en vaut pas forcément son prix. Il n'y a pas de points de vue intéressant sur la vieille ville, donc pas spécialement d'intérêt. Arrivé porte de Damas direction le Mont des Oliviers en bus (5 SHKL /1€) 10 min de trajet. Magnifique vue depuis le mont des Oliviers sur la vieille ville de Jérusalem. Descente du Mont des Oliviers à pied puis retour sur dans la vieille ville en passant par le mur des lamentations.

Jour 3: Visite du quartier juif, arménien et musulman de la vieille ville le matin. Puis étant donné qu'il pleuvait à torrent, direction le musée de l'Holocauste, à l'Ouest de Jérusalem, l'après-midi. Pour s'y rendre prendre le tramway direction Mount Herzel et descendre au terminus "Mount Herzel". Ensuite 10 mn de marche à pied. Entrée gratuite. Le musée est passionnant, fort en émotion. Il retrace l'histoire complète de l'holocauste du point de vue juif. À faire

Jour 4: Le matin, ballade dans la vieille ville direction le dôme du rocher, au dessus du mur des Lamentations. 3ème lieu de culte musulman au monde derrière la Mecque et Médine. Attention les horaires d'ouverture sont particuliers: 7H30-10H30 et 12H30-13H30. L'après-midi direction Bethléem. Sherout depuis la porte de Damas jusqu'au checkpoint Bethléem 300 (mur de séparation). 7 SHK (1.20€) Passage du checkpoint à pied, et arrivée côté Palestinien de l'autre côté du mur. Là de nombreux taxis vous attendront pour vous proposer des tours dans la ville avec les points principaux (mur, église de la nativité...). J'ai décidé de faire un tour avec l'un de ces taxis. J'ai payé 180 SHKL (35€) pour une visite de Bethléem et du monastère de Mar Saba, situé à 15km de Bethléem, en plein désert. À voir absolument, vue grandiose. 180 SHKL ça fait un peu cher, d'autant plus qu'il y a possibilité de visiter Bethléem assez facilement par soi-même via les sherout. Mais au moins ça permet de contribuer à l'économie du pays, et ça ne peut être que positif. D'autant plus que le chauffeur de taxi qui m'a accompagné était génial et que j'ai pu parler avec lui durant 2H du conflit Israëlo-Palestinien et de sa vie en Palestine. Très ouvert d'esprit il m'a vraiment aidé à mieux comprendre ce qu'il se passe et à appréhender ce conflit. Je vous encourage donc à opter pour un de ces tours en taxi, tous les chauffeurs parlent anglais, outre la visite de la ville, c'est une vrai leçon de géopolitique à laquelle vous aurez le droit !

Jour 5: Direction Ein Gedi. Bus depuis la gare routière principale de Jérusalem, dans la nouvelle ville. Trajet d'1H30 pour 40 SHKL (8€).

Arrivée à Ein Gedi, le Wadi David et le Wadi Arugot étaient fermés faute de mauvais temps. Je ne peux donc pas vous donner d'infos à ce sujet. Baignade dans la mer morte quand même à Ein Gedi. À faire, un must. Ensuite direction Ein Bokek en bus pour une ballade dans un canyon derrière Ein Bokek puis depuis Ein Bokek bus pour Massada. Attention, en fin de soirée, les bus se font rares à partir de Ein Bokek ou Ein Gedi( 1 toutes les 3 heures).

Nuit à la Massada International Youth Hostel Guest House (à 100m de l'entrée du site). Indispensable si vous souhaitez grimper dès l'ouverture du site 5H45 et être en haut pour le lever du soleil Réserver sa nuit plusieurs semaines à l'avance sur internet. 120 SHKL (24€) en dortoir Petit déj inclus. Dortoirs super clean. Possibilité de dîner dans le restau de l'Hôtel le soir pour 57 SHKL (11€). Buffet à volonté, très bon.

Jour 6: Lever 5H30 pour grimper en direction du fort de Massada. Compter 45 minutes de marche pour accéder jusqu'en haut. Avec un peu de chance si vous y allez hors-saison, comme moi, vous pourrez être le 1er de la journée à arriver tout en haut et être donc seul pour profiter de la vue magique :-). Ambiance zen. Dès 8H les cars de touristes arrivent. Compter 30 min pour redescendre à pied. (possibilité de téléphérique pour la montée et descente 75 SHKL à partir de 8H). Petit déj à la guest house et départ pour Ramallah via Jérusalem.

Ein Gedi -> Jérusalem 35 SHKL (7€) 50 min de trajet Jérusalem (depuis la porte de Damas) -> Ramallah 10 SHKL (2€) (30 min de trajet)

Arrivée à Ramallah en début d’aprem, sous la pluie ! chek in au AL Wadeh hotel (juste en face de la station de bus) 120 SHKL la chambre double (24€) C’est l’hôtel le moins cher de Ramallah, pas de guest house ni dortoir dans la ville.

Ballade dans la ville, qui n’est pas spécialement attrayante (il faut dire que je l’ai visitée sous la pluie !). Passage par la Mouqata (QG d’Arrafat et lieu ou il était enterré avant d’être exhumé) sans intérêt particulier.

Soirée dans un Restau/Bar très sympa de Ramallah « Le Café la Vie » puis dans un second bar. À savoir qu’il y a de nombreux bars et restaurants sympas à Ramallah, avec une vie nocturne assez animée. Cas unique en Palestine. Ceci s’explique notamment par le fait que Ramallah est le QG de nombreuses ONG internationales en Palestine et donc beaucoup d’occidentaux habitent sur Ramallah, et sortent dans cette même ville.

À goûter, la « Taybeh » : unique bière Palestinienne brassée dans le village de Taybeh à 15 km de Ramallah. Très bonne bière !

Jour 7: Bus depuis Ramallah pour Naplouse 15 SHKL (3€) 1H de trajet. Check point Israëlien à 15 km de Naplouse.

Arrivée à Naplouse, check in à la maison d’hôte Al Istiklal. 50 SHKL (10€) la nuit dans une chambre de 3 lits. Hôtel le moins cher de Naplouse. Très bien située en plein cœur de la ville nouvelle et à 2mn de la vieille ville. L’accueil est très gentil de la part du maître de maison. Hygiène très très limite dans les sanitaires, je ne conseille pas trop pour les femmes.

Ballade sur le Mount Garizim. Coline à l’entrée de Naplouse qui surplombe toute la ville, vue magnifique sur Naplouse. À faire. 15 SHKL (3€) en taxi depuis le centre de Naplouse. Ensuite ballade dans la vieille ville et le souk de Naplouse. Très intéressant. Magnifique vieille ville avec diverses échoppes à visiter (savonnerie notamment) Par la suite j’ai eu la chance de rencontrer un Palestinien qui travaillait pour le compte d’une association aidant les femmes Palestiniennes ayant perdues leur mari (j’ai son contact pour ceux que ça intéresse). J’ai passé toute la fin d’après-midi et la soirée dans plusieurs familles, partageant notamment le thé et le dîner avec elles. Moments inoubliables et rencontres magnifiques.

Jour 8: j’ai passé de nouveau la matinée dans des familles habitant des petits villages en campagne aux alentours de Naplouse. En début d’après-midi départ pour Jéricho en bus (17 SHKL – 3.5€) 1H de trajet. La route et les paysages sont magnifiques entre Naplouse et Jéricho, à faire absolument.

Arrivée à Jéricho j’ai pris un taxi depuis le centre pour m’emmener jusqu’au Wadi Qelt (100 SHKL – 20€) avec une heure d’attente. Ensuite descente à pied du parking jusqu’au Wadi Qelt (35 min de marche A/R) Canyon magnifique, avec monastère à flanc de colinne. Attention, le monastère n’est ouvert à la visite que de 9H à 13H.

Malheureusement je n’ai pas trop d’autres infos à vous donner sur Jéricho. Je n’ai pu y faire qu’une escale très rapide (2H) et me suis promené que très rapidement en ville.

Bus de Jéricho à Jérusalem via Abu Dis (changement de bus au niveau du mur de séparation 20 SHKL (4€)

Jour 9:Bus de Jérusalem à Hébron avec changement à Bethléem (14 SHKL – 2.80€)

Journée complète à Hébron. Visite de la vieille ville, de la mosquée, du « quartier juif » et de la fabrique de Keffiehs Hirbawi. Il s’agit de la dernière fabrique de Keffiehs encore en service en Palestine. Si vous avez des achats à faire, n’hésitez pas !

Hébron est une ville magnifique, à visiter absolument. La vieille ville est pleine de charme. Et la dimension politique du conflit est ici la plus visible. En effet, Hébron est la seule ville où réside un colonie juive en plein cœur de la ville, avec des rues bloquées tout autour de cette colonie. Comme le disent les Palestiniens, «si vous voulez comprendre le conflit, allez à Hébron ». C’est dur à voir et à accepter, mais très intéressant.

Le soir, retour sur Jérusalem, visite de la ville nouvelle et ensuite départ pour l’aéroport de Tel Aviv en taxi collectif (60 SHKL-12€), le taxi vous prend à l’endroit que vous souhaitez. Très pratique quand vous partez en pleine nuit. Réserver 1 ou 2 jours à l’avance.

Bonus: je suis parti avec le guide du routard comme compagnon de voyage. Le guide est plutôt complet, notamment sur la Palestine. Manque quelques petites indications notamment au niveau de la mer morte, et des régions entre les villes principales. Le Lonely Planet est plus complet pour Israël mais un peu moins intéressant pour la Palestine. À vous de voir et faire votre choix.

Concernant la sécurité en Palestine (puisqu’on m’a beaucoup posé la question !) il n’y actuellement aucun soucis (février 2013), partout vous vous sentirez en totale sécurité et en confiance. On ressent la tension essentiellement au niveau des chek-point contrôlés par l’armée Israelienne.

Enfin, au niveau de l’arrivée et du départ à l’aéroport Ben Gourion. Arrivée, tout s’est passé assez rapidement pour moi, uniquement les questions communes à tout le monde (pourquoi vous venez ici ? avec vous des contacts ? nom de vos parents, religion …) ça ne m’a bloqué que 15 min. Au retour ça a été un peu plus compliqué, en effet j’avais acheté 3 keffieh en Palestine, ils m’ont fait ouvrir mon sac et les ont vus. Donc là j’ai été enchainé de questions sur le pourquoi et le pour qui de ces keffiehs. Ils ont refait tout mon passeport et tous mes visas un par un avec questions sur les visas musulmans. Ils m’ont bloqué un peu plus d’une heure en tout. À savoir qu’ils font tout de même ça dans les règles, c’est à dire en étant très poli et non agressif. Un conseil, surtout ne mentez pas, si vous êtes allé en Palestine, comme moi, ne le cachez pas et dites leur où vous êtes allé et si vous avez dormi sur place, à quel endroit. Si vous mentez et que vous vous embrouillez, là ça peut devenir très long pour vous.

En résumé, magnifique voyage, trop court à mon goût J J’ai fait tout ce parcours sans me presser et en rencontrant énormément de personnes. J’ai vraiment eu un coup de cœur pour la Palestine. Les gens y sont adorables et accueillants. Ils méritent tellement qu’on s’intéresse à eux.

J’ai fait assez long, j’espère avoir été assez complet et que surtout ce résumé de mon petit trip pourra aider de futurs voyageurs.

Si vous avez des questions, surtout n’hésitez pas, je vous répondrai avec plaisir !
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Compte-rendu de croisière "Retour en Terre Sainte" sur le Celebrity Silhouette (7 au 22 octobre 2011)
Croisière Celebrity Silhouette Terre sainte Du 7 au 22 octobre 2011

Un mot sur nous : J’ai fait cette croisière avec ma mère, ma fidèle compagne de voyage. Je suis dans la quarantaine et cette croisière était ma 23e! Avant de voyager en croisière, j’ai aussi parcouru l’Amérique et l’Europe en voyage terrestre de tout type.

Appréciation générale du navire: Le Silhouette est un nouveau navire qui a pris les flots en juillet 2011. Il brille encore comme un sou neuf! Dès notre montée à bord, nous avons reconnu le décor type de la classe Solstice que nous aimons tant, mais déjà, nous sentions que le personnel était extrêmement attentionné et dynamique!

La cabine : Le verre de champagne à la main, nous avons pu immédiatement nous rendre à notre cabine (6127) puisqu’on venait tout juste d’annoncer qu’elles étaient prêtes (à 13h00). Notre cabine balcon est identique à celle que nous avions eu sur l’Équinox (Aqua Class) l’an dernier, à part quelques petits détails. Le décor est contemporain, la cabine est bien aménagée, mais le rangement reste un peu insuffisant. Mais on finit par tout ranger. La salle de bain est super – avec une grande douche à porte vitrée (pas de rideau collant qui nous étreint tout le temps!!) et plusieurs armoires et petits tiroirs pour ranger tous les petits pots de crème de deux dames en vacances!!!

Dès notre première nuit, nous avons vite réalisé que la situation de notre cabine serait problématique… nous étions en fait, juste en haut du théâtre, et aussitôt que l’orchestre jouait, on avait vraiment l’impression d’avoir le bassiste dans notre lit… J’ai téléphoné au Desk pour les aviser de ce petit problème, mais évidemment, il ne pouvait y faire grand chose. On n’a bien fini par s’endormir, mais je savais bien que cette situation risquait de rendre notre croisière un peu épuisante! Dès le lendemain après-midi, au retour de notre première escale, je suis allée au Service à la clientèle pour voir ce qui pouvait être fait et à ma grande surprise, on m’a donné deux choix : 1) nous pouvons demander à ce que le régisseur baisse la basse du système de son ou 2) nous pouvons vous changer de cabine. Ah bon? Je croyais que le bateau était plein? Il l’est, mais nous avons une cabine balcon pour laquelle les passagers ne sont pas présentés… Après avoir vérifié la situation de la cabine, j’ai sauté sur l’occasion! Cabine 9215, sur le ‘hump’ du bateau – la partie qui ressort, et donc avec un beau balcon double. En plus, la cabine est juste en face des ascenseurs de l’atrium, ce qui est beaucoup plus pratique! J’étais aux anges! En plus, pas besoin de trop se casser la tête pour déménager, un garçon de cabine est mis à notre disposition pour faire le transfert de nos choses. Quelle différence de service de notre dernière croisière avec Princess… Notre nouvelle cabine était identique, à l’exception du beau grand balcon.

En cabine, le service a été impeccable. Notre équipe de chambre était attentive à tous nos besoins, toujours disponibles – rien à redire!

Les restaurants : Pour ceux et celles qui suivent mes aventures, vous vous souviendrez peut-être de ma réserve quant au buffet de l’Équinox. Peut-être étais-je dans de meilleures dispositions cette année, mais franchement, je n’ai rien à redire. Le buffet était extra – tant au niveau de la variété du déjeuner, lunch et souper, que sur la propreté, la disponibilité et surtout sur la qualité des aliments. C’était impeccable.

La salle à manger principale – Grande Cuvée, nous a aussi offert un menu varié de très haute qualité. Le menu classique offert tous les soirs est aussi très intéressant et offre les grands favoris comme la soupe à l’oignon gratinée, la bisque de homard, les escargots, la salade césar, cocktail de crevettes, poulet grillé, saumon ou steak. Nous avons eu de belles présentations et d’excellents plats à tous les soirs. La seule faiblesse à mon avis était les poissons, un peu trop cuits à mon goût. Le service était extraordinaire! De la sommelière thaïe qui dès le premier jour a retenu nos préférences et qui apportait sans même demander notre numéro de chambre notre vin dès notre arrivée, à notre équipe de service menée de main de maître par Conrad, un indien des plus polis et serviable. Bien que nous ayons choisi le ‘Anytime Dining’, nous allions souper vers 19h00-19h30 tous les soirs. L’hôtesse a rapidement découvert notre ‘pattern’ et nous a réservé la même table tous les soirs. Une attention bien appréciée! J’avais un peu peur de m’ennuyer du BLU, lequel nous avions tellement aimé l’an dernier, mais franchement, j’ai été tout aussi satisfaite dans la salle à manger principale où le choix est meilleur qu’au BLU.

Nous n’avons essayé qu’un seul restaurant de spécialité : le QSine. Le coût de 40$ par personne est bien justifié car plus qu’un repas, la soirée au QSine nous offre aussi un divertissement… le repas est composé de petits plats de différentes origines que nous commandons à partir d’un I-Pad. Les plats sont faits pour être partagés – donc plus on est de convives, plus c’est amusant car on peut prendre une bouchée de tout. À deux, ça pourrait être plus difficile car ça fait beaucoup de nourriture, et on goûterait à moins de choses. Les présentations sont éclatées et contribuent à l’euphorie de cette soirée. Le vin y est aussi surement pour quelque chose! Il faut planifier un bon 3-4 heures si on veut profiter de l’expérience sans se faire gaver comme des oies! Une expérience à vivre au moins une fois. Ne ratez pas les crevettes disco, les sushis en suçon, M’s favorites (une série de mezze méditerranéens), et évidemment, les cupcakes qu’on fait soit même avec des bonbons de toutes sortes et des Pop-Rocks! Capotant!

Nous avons pris plusieurs déjeuners et lunch à la salle à manger principale, encore une fois, service impeccable et menu toujours intéressant. Souvent bien plus agréable que d’aller faire la ligne au buffet.

Quant au service aux chambres, nous avons eu un excellent service toujours ponctuel. On nous téléphone quelques minutes avant l’arrivée du déjeuner, question de se préparer un peu et d’être présentable! Les demandes spéciales inscrites sur la carte sont toujours honorées.

Captain’s Club : Cette croisière était la première pour nous avec le statut Élite! Nous avons pu bénéficier de plusieurs des avantages accordés aux membres du Captain’s Club : - Embarquement prioritaire vraiment efficace – aucune attente! - Forfait internet de 90 minutes gratuites (un par personne) - Dégustation de vin, toujours intéressant - 30 items de lavages par personne - 2 items pressés par personne - Petit déjeuner continental avec cafés de spécialités; ce petit déjeuner avait lieu tous les matins au Tuscan Grill. Mais il faut consommer les cafés sur place… je pensais pouvoir aller m’en chercher un pour savourer en cabine, mais pas possible… - Mais l’avantage le plus agréable est le cocktail 5 à 7 au Sky Lounge. Nous avons eu droit à ce cocktail 10 soirs sur 12 – pas disponible le soir d’embarquement et le soir de la soirée des officiers. Une gamme complète de cocktail, vins et bière sont disponible avec des hors d’œuvres chauds et froids. Bien agréable après une journée d’excursion. Nous y sommes allés presqu’à tous les soirs, à part nos jours en Israël où nous sommes rentrés tard. L’hôtesse, Juliana, une gentille brésilienne, était disponible à tous les jours au déjeuner, au cocktail ou à son bureau. Elle s’assurait de dire bonjour à tout le monde et c’est avec elle que nous avons réservé notre passage ouvert. Elle nous a donné un excellent service.

Lieux publics: Ce qui particularise cette classe de navire est le grand nombre de salons, de bars et de restaurants. Tous offrent des sièges confortables et il est très facile de trouver un coin pour faire du ‘people watching’ ou pour faire un brin de lecture! De plus, le navire est l’hôte d’une collection imposante d’œuvres d’art contemporain intéressante – d’ailleurs, un petit livre avec la collection complète est disponible dans notre cabine. Ça vaut la peine d’y jeter un coup d’œil.

L’atrium est l’hôte de plusieurs petits coins tranquillité : - au pont 10, on retrouve la librairie, toujours bien garnie mais avec peu de livres français - au pont 9, on retrouve le salon de cartes, toujours très achalandé, avec des jeux de cartes et de société, en plus des sudokus et mots croisés quotidiens (avis aux amateurs, ils sont vraiment difficiles…) - au pont 7-8, un nouveau salon, le Hideaway. Un salon amusant et tranquille avec toutes sortes d’alcôves et de sièges futuristes dans lesquels on peut se nicher! En plus, une station café y est installée – très pratique pour une pause café sans avoir à aller au buffet! - au pont 6, c’est le ILounge, le café internet. Tout en MAC!!! Quel bonheur… J’avoue qu’au début de la croisière c’était un peu infernal car il y avait une file incroyable… mais après deux jours, ça c’est calmé et le staff était très très accommodant et patient!

Le pont 5 est le pont des belles boutiques : Michael Kors, Bvlgari, etc. On y retrouve aussi le Bistro on Five, le Café El Bacio où on peut avoir des desserts à toutes heures du jour (gratuit) et des cafés spécialités ($), et la Gelateria ($). C’est sur ce pont qu’on retrouve aussi les restos de spécialités, le Michael’s Club, l’Agence de voyage etc. Vers le devant du bateau, on retrouve le Central, le cinéma et salle de conférence ainsi que l’accès à la mezzanine du grand Théâtre.

Au pont 4, on peut aller prendre un verre au Martini Bar, toujours bien occupé, ou au bar à vin Cellar Master, qui offre un bar à vin hallucinant où un peut goûter une panoplie de vins à l’once grâce à un système de distribution automatique avec carte à puce ($)! C’est ici qu’on peut aussi magasiner dans les différentes boutiques plus abordables, ou encore aller jouer au casino. Vers le devant du bateau, on retrouve la discothèque Quasar et le grand Théâtre. Le Lawn Club est différent de celui de l’Équinox. L’atelier de verre soufflé a disparu. On peut maintenant prendre tous nos repas ($) sur le 15e pont. Le Porch est un petit café installé tout en haut qui sert des paninis déjeuners et lunch (5$). On peut aussi réserver au Lawn Club Grill pour un repas de grillades. Des alcôves ont été aménagées autour de la pelouse – ces alcôves peuvent être louées à la journée (99$ pour les jours d’escales, 149$ pour les jours en mer), pour de 2 à 4 personnes, avec I-Pad et repas pique-nique. On peut toujours jouer à différents jeux de gazon comme le bocce, les fers etc.

Bien que la température ait été tout à fait propice à la baignade, je n’ai pas fait l’essai des piscines… toutefois, le Solarium est toujours un endroit absolument divin pour passer un après-midi à relaxer! Avec ses nombreuses chaises longues bien coussinées, et les divers fauteuils, ainsi qu’une musique d’ambiance douce, c’est l’endroit tout indiqué pour une petite sieste!

Divertissement : Les spectacles avaient lieu à 20h30 et 22h45. Comme nous soupions vers 19h30, il nous était pratiquement impossible d’attraper la première représentation, et la deuxième était définitivement trop tard…nous avions quand même un itinéraire assez chargé et on devait se lever assez tôt! Nous avons vu une chanteuse, assez moche… plutôt que de sombrer dans un sommeil profond, on a décidé de se sauver après quelques chansons. Nous avons aussi assisté au dernier spectacle avec une série d’artistes – on y a vu un excellent flutiste et un groupe de style Barber Shop intéressant.

En conclusion : Nous avons adoré le Silhouette, encore plus que l’Équinox l’an dernier. Le navire est magnifique, la nourriture excellente, et le service hors pair! Quoi demander de plus? Ah oui, un itinéraire unique et des compagnons de voyage adorables!!!!

Séjour Pré-croisière à Rome : Comme la croisière partait un lundi, j’ai décidé de maximiser mes vacances et de passer quelques jours à Rome avant la croisière, question de passer par dessus notre décalage ‘horreur’ et aussi d’en profiter pour aller voir nos amis de Rome. Après moult recherches et discussions, nous avons décidé de choisir un hôtel en plein centre de Rome, près de la Piazza Spagna. Cette situation nous a permis de profiter pleinement de notre temps là bas et de pouvoir découvrir ce quartier à pieds. Notre choix s’est arrêté sur l’Hôtel Forte, sur la Via Margutta, une petite rue avec de jolis restaurants et de magnifiques boutiques d’antiquités. Distance des marches d’Espagne : 1 minute!!! C’était vraiment super car nous étions près de l’action mais sur une rue tranquille. C’est un petit hôtel situé au 2e étage. Un autre hôtel plus luxueux se logeait au 4 et 5e étage. Un tout petit ascenseur dans une cage grillagée nous rappelait les vieux films français et nous menait au lobby de l’hôtel. Les chambres étaient plutôt petite mais par chance, nous avons eu une chambre triple qui nous a permis d’installer nos deux valises sur le petit lit… La salle de bain était de bonne taille avec un grand bain, douche, bidet etc. Un bon petit déjeuner nous était offert avec une charmante mama italienne pour nous faire le petit café du matin! Comme partout en Italie, on peut obtenir de bons escomptes si on paye comptant – pas surprenant que ce pays soit en chaos économique… J’avais donc opté pour payer comptant. A part une altercation avec la dame de service à notre départ qui avait mal compté l’argent que je lui ai remis, le service était bien. Somme toute, je recommanderais cet hôtel ne serait-ce que pour sa situation idéale. J’avais réservé l’hôtel directement par le site web : http://www.hotelforte.com/eng/home.htm

Après trois visites à Rome et plusieurs tentatives, nous avons enfin visité la Galleria Borghèse où on peut retrouver la plus belle collection de sculptures de Bernini, des œuvres absolument célestes! C’est qu’il faut réserver les billets au moins une semaine à l’avance – ce que j’avais fait cette fois par internet avant de partir. http://www.ticketeria.it/ticketeria/borghese-regolamento-eng.asp#

Nous avons visité le quartier, Piazza di Spagna, Via Condotti, avec ses boutiques chics, Via Babuino, la Piazza del Popolo. J’ai aussi payé une petite visite à la fontaine de Trevi, on ne peut s’empêcher d’aller la voir et la revoir et la magnifique fontaine du Triton. Nous avons vu plusieurs églises magnifiques… à Rome, il y en a pratiquement à tous les coins de rue!

Nous avons fait un festin de spécialités romaines : tortellini al tartufo, saltimbocca romana et tiramisu dans un resto de la Via Margutta : Osteria Margutta. Ce restaurant était recommandé dans mon guide Lonely Planet, et se trouvait tout juste à côté de notre hôtel… c’était parfait et délicieux! http://www.osteriamargutta.it/

Nous avons aussi passé notre dimanche soir avec nos amis romains qui nous ont fait découvrir leur pizzeria préférée à Rome : la pizzeria Ciro sur la Via della Mercede. http://www.pizzaciro.it/

J’ai aussi couru les cafés afin de me régaler des espresso italiens… déformation professionnelle… Je n’ai pas pu tous les faire, mais j’ai réussi à prendre un petit noir au Caffè Greco sur Via Condotti, le plus vieux café de Rome!

Nos transferts ont été assurés par Rome Shuttle Limousine. J’avais tout réservé par internet et avais choisi cette compagnie car elle me permettait de payer sur place avec carte de crédit. À notre arrivée à FCO, le chauffeur nous attendait avec mon nom sur une pancarte et sa voiture, une Mercedès neuve était en parfait état. Par contre le chauffeur qui est venu nous chercher pour se rendre au port, était d’une compagnie différente… notre compagnie manquait de voiture et a demandé à une autre de les dépanner… tout a bien fini, mais ça nous a créé un peu d’angoisse car sa voiture n’était pas en bon état, et en plus, il ne voulait pas prendre ma carte de crédit. Mais après avoir obstinément dit que je n’irais pas au guichet, il a fini par trouver une solution. Le proprio est venu nous rencontrer au poste de péage sur l’autoroute avec une machine à carte de crédit. J’ai envoyé un courriel à la compagnie et lui ai dit que je n’avais pas apprécié le tacot et le service… au retour, nous avons eu le même chauffeur que notre premier transfert avec sa belle Mercedès! Donc je ne leur en tiens pas trop rigueur. Au final, nous avons eu tous les services promis. Le tarif de l’aéroport au centre de Rome – 40 Euros Du centre de Rome à Civitavecchia – 110 Euros De Civitavecchia à l’aéroport – 110 Euros http://www.romeshuttlelimousine.com/

Première escale : Palerme, Sicile – 11 octobre 2011 – Soleil – 24C

À notre réveil, vers 7h00, nous avons eu droit à un magnifique lever du jour qui illumine les côtes de la Sicile… ça commence bien! Petit déjeuner sur le balcon – un peu frisquet, mais la vue est magnifique. Le Silhouette vient doucement prendre sa place au port à côté du MSC Splendida, déjà bien installé.

Le couple d’ami avec qui nous avons fait cette croisière nous avait déniché un tour privé avec un opérateur local. Alors, tel que convenu, nous les avons rencontrés à 8h45 pile afin d’aller retrouver notre guide-chauffeur pour notre journée à Palerme. Le lieu de rencontre était au pied de la statue dans le port… sauf que au port, il y en a 2 statues… on se rend à la première, personne. Notre ami va voir à la deuxième, non plus… Les amis commencent à s’inquiéter un peu, et vont ici et là à la recherche de notre fameux chauffeur. Après une quinzaine de minutes, un retourne vers le bateau pour voir si nous ne l’avions pas manqué au pied de la passerelle, tandis que l’autre part à la recherche d’un téléphone pour le rejoindre. Finalement, la pêche a été fructueuse et notre amie revient avec notre Alessandro… Aussitôt, elle repart pour aller retrouver son mari… Au bout d’une vingtaine de minute, nous retrouvons tous nos poussins et pouvons enfin prendre la route… on a eu une petite frousse momentané, mais tout est bien qui finit bien, et le bonus c’est qu’Alessandro parle un très bon français! Nous embarquons dans le minibus – on ne se chicanera pas aujourd’hui car il y a de la place en masse – direction Monreale.

À environ 8 km de Palerme, il n’y a plus vraiment de distinction entre les deux villes qui se rejoignent maintenant. Mais Monreale est tout en haut des montagnes qui encerclent Palerme. Le point d’intérêt principal est la cathédrale et son cloître. En fait, toute la ville s’est construite autour de l’abbaye bénédictine fondée par le roi normand Guillaume II au 12e s. L’intérieur de la cathédrale est éblouissant. Des mosaïques dorées datant du 12e-13e s. recouvrent les voûtes et les parois de l’église. Elles racontent les histoires de l’Ancien et du Nouveau Testament – dont ma préférée, celle de l’arche de Noé. Au dessus de l’autel, la mosaïque du Christ bénissant est franchement envoûtante, même pour les plus cyniques d’entre nous. Le cloître quant à lui offre une vue intéressante sur les toits de la cathédrale. Mais le point fort est que chacune des colonnes l’entourant offre un motif différent et leurs chapiteaux sont aussi très uniques avec des représentations animales, florales et humaines. Ça me rappelle beaucoup le cloître de Dubrovnik. Après la visite, nous sommes allés attendre notre chauffeur sur un belvédère donnant sur la plaine palermitaine appelée Conca d’Oro, ou la plaine d’or. On lui donne ce nom car autrefois, elle était planté de citronniers et d’orangers ce qui lui donnait une couleur dorée. (Entrée pour la cathédrale et le cloître de Monreale : 6 euros, et pour les +65 ans gratuit).

Nous retournons vers Palerme pour aller visiter les catacombes. Nous arrivons Piazza Cappuccini, car ce sont les catacombes des moines capucins, et alors là… surprise ! Nous ne savions pas trop à quoi s’attendre, à part peut-être une série de tunnels creusés dans le roc. Mais ces couloirs sous terrains accueillent plus de 8000 cadavres momifiés… oui, des cadavres ! Ils sont tous exposés, accrochés au mur ou couchés sur une tablette, vêtus de leurs plus beaux vêtements. Au premier coup d’œil, on avait l’impression d’être dans une maison hantée de mauvais goût d’une fête foraine… mais au fur et à mesure que l’on avance dans ces couloirs, nous réalisons que ce sont de vrais squelettes… Ils sont classés par catégories : les enfants, les femmes, les professionnels, le clergé, les soldats… vraiment, très très macabre. Malgré tout, nous ne regrettons pas cette visite car aucun d’entre nous n’a jamais vu quelque chose comme ça… c’est vraiment unique ! (Entrée pour les catacombes 3 euros).

À la sortie, mon amie et moi allons prendre quelques photos d’un joli petit marché juste en face. De retour au minibus, nous voyons plusieurs personnes dans le bus… que ce passe-t-il ? Je suis prise d’une petite panique de voir ma mère assise au milieu de ces messieurs siciliens… Alessandro nous dit que ce sont des policiers ( ?) qui viennent faire l’inspection de ses permis… bon… on goûte à la police sicilienne… notre chauffeur aurait-il oublié de payer sa cotisation à la bonne cause ??? Ma mère et mon amie ont la folle envie de faire une scène, mais dans les circonstances, s’abstiennent… bonne idée ! Mais nos messieurs nous font perdre un bon 45 minutes… Ils prennent en note toutes les informations du passeport de notre ami, rédigent des constats à n’en plus finir… Le problème, c’est que notre papier de réservation est en anglais, pas en italien, et ces messieurs ne parlent ni ne lisent l’anglais. Il nous faut le papier en italien !!! Quels emmerdeurs… Alessandro s’en tire avec un avis de produire le dit papier en italien dans les 30 jours, sinon… Mais que serait un voyage sans mésaventures ! Surtout quand on voyage avec une princesse et son chat !

On finit par repartir, cette fois pour aller visiter le palais des Normands. Le palais est toutefois fermé pour les visites, mais heureusement, la chapelle Palatine, le clou de cette visite, est ouverte. Bâtie sous le règne de Roger II, entre 1130-1140, elle présente une décoration presque décadente de style arabo-normand. Les mosaïques byzantines étincelantes d’or sont encore plus impressionnantes que celles d’Istanbul ou de Monreale. Un peu déçue de voir une pancarte interdisant les photos, ma crainte est vite oubliée quand nous entrons et voyons les centaines de touristes caméra à la main cliquant à tout vent ! On s’en est donc donné à cœur joie nous aussi ! (Entrée chapelle Palatine 7 euros, +65 ans gratuit).

Il est maintenant temps d’aller faire bombance… toutes ces émotions nous ont creusé l’appétit. Alessandro nous amène dans la vieille ville dans une pizzeria : Ristorante Palazzo Trabucco. Nous profitons de la belle terrasse couverte et nous régalons de pizzas avec une bonne bière.

Avant de monter sur le Monte Pelligrino, un mont calcaire de 606m qui surplombe Palermo, nous faisons un bref arrêt pour voir la cathédrale de style siculo-normand. Mais on commence à faire une overdose de cathédrale, donc on décide de ne pas la visiter et on file vers la montagne. Tout en haut, le sanctuaire de Ste-Rosalie, la patronne de Palerme, est creusé à même le roc. L’église est donc comme une grotte. La montée et la descente sur une route en tête d’épingle nous donne, en plus d’un certain vertige, une vue imprenable sur Palerme et la Conca d’Oro.

Après un petit arrêt ravitaillement pour faire provision d’eau, nous retournons au port, très satisfaits de notre première escale et de ses quelques mésaventures !

De retour sur le bateau, j’ai immédiatement été voir le Service aux passagers pour discuter de notre cabine bruyante. Mais vous connaissez déjà l’histoire ! Nous avons réussi à tout déménager avant de se rendre au cocktail pour rejoindre nos amis à 18h00 !

Haïfa, Israël – Côte Ouest : Megiddo, Césarée, Jaffa, Tel-Aviv et Haïfa – 14 octobre 2011 – Soleil – 25C

Nos deux journées en mer nous ont permis de relaxer, de profiter du navire et de ses activités. Nous avons participé à la dégustation de vin réservée aux membres Elite. Cette fois-ci nous avons dégusté un blanc, rosé et deux rouges. Une belle dégustation toujours intéressante ! De plus, nous avons assisté à quelques présentations de la conférencière invitée, Mary O’Neill de l’institut Smithsonian de Washington. Une dame très connaissante mais avec un timbre de voix, disons… un peu endormant ! J’en ai surement réveillé quelques uns quand elle a demandé à l’audience qui avait entendu parlé du syndrome de Jérusalem… et que je me suis mis à applaudir très fort, et que j’étais la seule ! Comment attirer l’attention sans le vouloir ! Finalement nous avons été au ‘Elegant Tea’ pour les membres Elite… ma seule déception de toute la croisière. C’était mal organisé, le thé était le même qu’au buffet, impossible d’avoir du lait, et en plus, après nous avoir servi les pâtisseries et les scones, ils arrivent avec le saumon fumé et les sandwiches… pas fort ! Mais ces deux journées en mer nous ont redonné l’énergie qu’on avait besoin pour nos quatre jours en Israël !

Comme nous avions 4 jours en Israël et que nous étions 4, j’avais fait les recherches nécessaires afin de trouver un guide privé qui nous accompagnerait pour toutes ces escales. Le tour opérateur que j’avais trouvé l’an dernier était déjà complet, alors j’ai dû utiliser toutes mes ressources avant de trouver notre guide via le site www.IsraelPrivateTourGuide.com qui m’a rapidement mis en contact avec Ofir Horn, un de leur guide. J’ai élaboré l’itinéraire avec les recommandations d’Ofir et après consultation avec mes compagnons de voyage afin de couvrir le plus possible durant nos quatre jours. Quelques jours avant notre départ, Ofir me contacte afin de voir si nous étions ouverts à accueillir un autre couple pour nos excursions… après confirmation que ce couple suivrait notre itinéraire, nous avons accepté en considérant que nous aurions un véhicule plus confortable et une réduction du coût.

Nous voici donc le matin du 14 octobre aux abords de Haïfa, avec un magnifique soleil qui illumine les côtes israéliennes. Le port d’Haïfa est le plus important d’Israël et les raffineries de pétrole donnent un aspect un peu trop industriel à cette belle ville qui s’étend tout autour du verdoyant Mont Carmel. Le navire vient prendre sa place au quai, juste en face des impressionnants jardins Baha’ies. Nous sommes fébriles d’enfin mettre les pieds sur la Terra santa… la terre convoitée par tant de peuples depuis des siècles !

Bien qu’une vingtaine d’autobus soient alignés au pied du Silhouette, les véhicules privés ne sont pas admis sur le port. Nous retrouvons donc notre guide sur l’esplanade du terminal, à quelques minutes de la passerelle. Il arrive à 8h30 pile, notre heure de rencontre. Il nous manque toutefois l’autre couple. Ofir finit par les retrouver, et dès que je vois leur nom sur la pancarte qu’il tient, je me doute qu’il y aura du sable dans l’engrenage… leur nom est Nathanson… un nom d’origine bien hébraïque. Ofir m’a confirmé que le couple qu’il rajoutait à notre groupe était d’origine chrétienne et partageait les mêmes intérêts que nous. En voyant l’air de la dame quand elle nous a vu, j’ai réalisé qu’elle en venait à la même conclusion… nous n’avions pas la tête de gens de confession juive ! En effet, notre super guide leur avait dit que nous étions juifs, alors qu’il nous avait dit qu’ils étaient chrétiens… Pas que ça change grand chose car nous ne voulions pas un tour religieux, mais plutôt une exploration historique, mais le fait reste qu’Ofir nous a un peu manipulé de part et d’autre afin d’avoir 6 personnes dans le groupe. Donc tout le monde était un peu sur ses ergots au moment d’embarquer dans le véhicule… et là, la madame nous dit qu’elle a mal au cœur et qu’elle devra s’asseoir en avant, tout le temps ! Oh la la… ça se passera pas comme ça… Le ton monte… Le début de cette excursion commence bien mal… Ofir tente de nous convaincre, tant bien que mal, que le tour satisfera tout le monde, juif ou chrétien, et que tout ira pour le mieux… Mais l’atmosphère est tendue. Mel, notre nouvel ami, tente lui aussi d’arriver à un compromis avec le guide… Ah oui, il nous dit aussi qu’on fera le jour 2 au jour 1, et le jour 3 au jour 4… car c’est la grande fête de Souccot durant le weekend, donc il y aura foule à Jérusalem…

Nous partons donc en direction de Megiddo, qu’on connaît sous le nom d’Armageddon, le lieu du combat final au jour de l’Apocalypse ! Ce site archéologique, un des plus importants d’Israël, fut habité de 7000 à 500 av. J.-C. et dévoile plus de 25 strates de civilisations différentes. La cité de Megiddo se situait à un endroit stratégique : on dit que sa plaine est la plus fertile de tout Israël, et elle était à la croisée des principales routes commerciales entre l'Égypte et l'Assyrie, une artère importante de l'Empire romain, la Via Maris. Du haut de la cité antique, nous voyons à l’horizon les frontières du Liban, puis le Mont Tabor, lieu de la Transfiguration du Christ. Cette montagne est facilement reconnaissable par sa forme semi-circulaire… comme le dit Ofir, si on demande à un enfant de dessiner une montagne, il dessine le Mont Tabor ! On a pu y voir d’anciennes écuries, qui dit-on aurait hébergé des milliers de chevaux. Bien qu’on les appelle les écuries de Salomon, elle serait plutôt de l’époque d’Achad, roi d’Israël en 874 av. J.-C. Afin de sortir du site, nous devons traverser la citerne. Ofir nous explique que nous devons descendre quelques marches, traverser un tunnel sous terrain d’environ 70 m, puis de remonter une vingtaine de marche… encore une belle histoire de notre super guide… On a dû descendre 180 marches, et en remonter 80 !! Pas la peine de vous dire que ma pauvre maman en a arraché un peu… Mais c’est par ce tunnel que l’eau était acheminée à une citerne tout au fond du trou, afin de la garder à l’abri des envahisseurs potentiels. Imaginez que les habitants devaient faire ce trajet tous les jours pour aller chercher l’eau pour leurs besoins quotidiens ! (Coût d’entrée au parc national de Megiddo : 22 NIS par personne, soit $6 CAD)

Après cette dépense d’énergie sous le soleil ardent, les esprits s’étaient un peu refroidis et nous avons pris la route pour notre deuxième destination de la journée : Césarée. Le village fut établi pendant la période perse (586 av. J.-C.) mais en 30 av. J.-C., il fut donné en récompense à Hérode qui y fit bâtir une large ville portuaire qu'il nomma Césarée en honneur d’Octave Auguste César. Le théâtre datant de cette époque est encore utilisé aujourd’hui pour des spectacles. On peut aussi y voir un ancien hippodrome ou cirque qui fut transformé en amphithéâtre. Un site magnifique aux abords de la mer Méditerranée… d’ailleurs, les israélites en congé ont envahis le site, et des dizaines de petits voiliers sillonnent les côtes. Un peu à l’extérieur du site, nous allons voir l’ancien aqueduc romain qui serpente la côte et ajoute à l’histoire de ce site. (Coût d’entrée au parc national de Césaré: 34 NIS par personne, soit $9 CAD)

Nous avons maintenant l’estomac dans les talons… C’est dans le vieux Jaffa que nous irons luncher. Mais nous devons faire 45 minutes de route avant d’arriver au cœur de cette vieille ville arabe, voisine de la nouvelle Tel-Aviv. Ofir nous propose un restaurant où nous pourrons goûter les spécialités : bien que le service laisse à désirer, la multitude de mezze qui arrivent sur la table nous mettent l’eau à la bouche. J’opte pour un pita falafel tandis que ma mère tente le Shawarma au poulet, mon amie grignote une petite salade et son mari se régale d’une brochette de cœurs de poulets. Le houmous est délicieux et mon falafel remporte, à mon avis, la palme du lunch ! Bien repus, nous partons à la découverte de la vieille ville de Jaffa. Nous traversons le parc de l’esplanade et du jardin HaPisga d’où nous avons une vista magnifique du front de mer de Tel-Aviv. Nous traversons le pont des Vœux où la coutume veut que nous faisions un souhait en touchant notre signe de zodiaque sur la rampe du pont, tout en regardant la mer ! Nous arrivons au cœur du vieux Jaffa, à la place Kika Kedumin. C’est de là que nous partons explorer les petites ruelles où nous verrons la maison de Simon le tanneur. C’est dans cette maison que l’apôtre Pierre aurait logé après avoir ramené Tabitha à la vie… Durant la nuit, il aurait fait un rêve dans lequel il était tenté par toutes sortes d’aliments non cachères… Dieu lui aurait alors dit que tout ce qu’il avait créé était bon pour lui. C’est dès lors que les chrétiens se distinguèrent des juifs et changèrent leur façon de manger ! Grâce à ce songe, on peut maintenant se régaler de cheeseburger, sans trop de remords… enfin, juste quelques uns !

Comme les petites rues du vieux Jaffa étaient un peu ardues, ma mère et notre nouvelle amie avaient décidé de nous attendre. Elles ont donc fait plus ample connaissance, et on a pu voir une nette amélioration de l’humeur de nos nouveaux amis, qui - je dois faire cesser le suspens - resteront des nôtres pour les 4 jours, et deviendront de bons amis ! Après cette randonnée dans cette ville presqu’aussi vieille que l’humanité, nous prenons la route pour traverser Tel-Aviv. Nous y verrons les maisons de style Bauhaus qui font sa renommée, ainsi que plusieurs des nouveaux buildings très modernes. Après tout, Tel-Aviv est toute jeune – elle a été fondée en 1909.

Nous rentrons à Haïfa par l’autoroute mais avant de rentrer au port, nous montons sur le Mont Carmel afin d’aller admirer les magnifiques terrasses des jardins Bahaï. La foi bahaïe est née d’une scission de l’islam chiite, et le Bab, le prophète bahaï, est enseveli dans le mausolée au dôme doré au centre des jardins. Étalés en 19 terrasses de part et d’autre du mausolée, et installés sur le versant du Mont Carmel, ces jardins sont considérés par plusieurs comme la huitième merveille du monde. Leur beauté donne au paysage une sérénité et une harmonie rare autant de jour qu’à la tombée de la nuit… magique ! Quelle façon de terminer cette première journée en Israël…

Haïfa, Israël – Galilée et le plateau de Golan: Nazareth, Capharnaüm, Tabgha, lac Tibériade, plateau de Golan, le Jourdain - 15 octobre 2011 – Soleil – 25C

Ce matin, nous partons sur les traces de Jésus… nous n’avons pas subi de transfiguration hier, pourrons-nous marcher sur l’eau aujourd’hui ? Bien que mon miracle préféré soit l’eau changée en vin !

Nous prenons la route direction Nazareth. Alors que je m’attends à voir un petit village de maisons en pierre, avec une présence chrétienne importante – après tout c’est la ville natale de Joseph et Marie, nous arrivons plutôt dans la plus grande ville arabe du pays ! Mais c’est pour visiter la plus grande église du Moyen-Orient que nous y faisons arrêt. La basilique de l’Annonciation est moderne, elle a été construite en 1964, mais on dit qu’elle a été construite à l'endroit même où l'archange Gabriel apparut à Marie pour lui annoncer qu'elle portait l'enfant de Dieu. La cour de la basilique a été ornée de plusieurs mosaïques provenant de tous les pays chrétiens représentant ‘leurs’ versions de la vierge et l’enfant – la vierge aux yeux bridés, ou à la peau noire ! Nous avons tous eu un choc en voyant celle donné par le Canada… un genre de collage de bouts de bois mi-abstrait, mi-inuit ? Vraiment bizarre… La basilique est constituée de deux églises superposées. Dans celle située au niveau inférieur, se trouve la « grotte de l'Annonciation », où Marie aurait vécu. Un prêtre japonais y célébrait une messe pour un groupe de touristes japonais. C’est dans l'église à l'étage que se réunit la communauté chrétienne catholique de Nazareth. Juste à côté, l’église St-Joseph a été construite sur les ruines de l’atelier où Joseph aurait eu son échoppe.

Nous quittons Nazareth pour le Mont des Béatitudes, aux abords de la mer de Galilée aussi appelée le lac Tibériade. Sur la route, nous passons à Cana, là même où Jésus fit son premier miracle : celui de changer l’eau en vin ! Aurons-nous droit à un petit verre de rouge miraculé ? C’est plutôt une ville un peu déglinguée que nous voyons, avec tout plein de magasins ‘cheap’ aux noms des Noces de Cana à toutes les sauces… un peu décevant. Ça nous rappelle la colère de Jésus face aux vendeurs du Temple…

Nous arrivons finalement sur le Mont des Béatitudes, un endroit magnifiquement bien entretenu, avec de beaux jardins et une vue superbe sur le lac Tibériade. C’est ici que Jésus aurait fait le Sermon sur la montagne, duquel nous viennent les 8 béatitudes dont la fameuse : ‘Heureux les pauvres d’esprit, car le Royaume des Cieux est à eux’, et aussi le Notre-Père ! Après la visite de l’église ornée de vitraux rappelant les vertus, Ofir notre guide nous amène sur la promenade donnant sur le lac et il sort son évangile ! Mais plutôt que de nous réciter quelques versets, il demande un volontaire pour faire la lecture des 8 béatitudes… et oui, je me suis offerte ! J’avoue que c’était assez surprenant… bien que je ne sois pas très dévote, je me suis sentie un peu transportée, tentant d’imaginer tous les disciples buvant les paroles de Jésus.

Prochain arrêt : Capharnaüm… pour nous aujourd’hui, ce terme signifie un lieu un peu désordonné, ou un bric à brac ! Cette connotation vient du fait que cette ville était un lieu de commerce important rempli de marchandises de toute sortes. Mais c’est surtout parce que Jésus y a prêché et séjourné durant l’apogée de son ministère en Galilée que nous la connaissons. Le site appartient aux Franciscains depuis 1894. Ils entreprirent la restauration de la synagogue et de l’église construite sur les ruines de la maison de St-Pierre. C’est ici que Jésus aurait vécut avec Pierre et sa belle-famille. La synagogue date d’environ un siècle après la crucifixion, mais on voit encore très bien le mikveh de la synagogue précédente sur laquelle elle a été construite, celle-là même où Jésus aurait prêché. Plusieurs fondations des habitations datant du 2e s. av J-C sont encore bien visibles. Notre guide n’a pas manqué de nous faire remarquer le grand nombre de symboles juifs inscrits dans le marbre du fronton de la synagogue – la grenade, l’étoile de David, les raisins… une autre marque d’appartenance de cette terre qui appuie leur revendication !

On commence à avoir l’estomac dans les talons… mais avant de pouvoir s’attabler, il nous reste une petite visite à faire à Tabgha, l’Heptapegon, le lieu où Jésus fit la multiplication des pains et des poissons. Cette petite église byzantine est pavée de superbes mosaïques du 5e s. Elles représentent les plantes et animaux divers ainsi que la scène des pains et poissons. L’église abrite la pierre où Jésus aurait déposé les 5 pains et 2 poissons qu’il multiplia pour nourrir une foule de 5000 personnes.

Parlant de poisson et de pain… on a faim !! Nous prenons la route pour se rendre à un restaurant sur une des plages du lac Tibériade. Le restaurant est rustique, un peu comme une cabane à sucre ! Mais aussitôt assis, une parade de mezzés arrivent devant nous… houmous, taboulé, aubergine, salades, pain pita moelleux… c’est un vrai régal. Puis, on vient prendre la commande… quoi ? C’est pas ça le repas ? Notre table s’aventure avec des kibbehs, d’autres tentent le poisson… le St-Pierre ! Evidemment, nous sommes à quelques mètres du lac hôte de pêches miraculeuses ! Le poisson est servi avec tous ses attraits naturels… pas que je sois bouche fine, mais je n’ose pas et demande qu’on me le fasse en filet… mais la photo est beaucoup plus spectaculaire dans l’assiette de notre guide !

Après ce copieux repas, arrosé de bonne bière israélienne, la Gold Star, nous reprenons la route, cette fois direction Nord, vers le plateau du Golan. Je dois dire merci à nos nouveaux amis juifs qui se sont joints à notre groupe car c’est eux qui avaient demandé à inclure cette région dans l’itinéraire de la journée. Comme nos visites en Galilée étaient assez centrées sur la vie de Jésus, nous avons accepté d’ajouter cette région que je ne connaissais pas… quelle chance, car ce fut toute une révélation pour moi. Ce fut aussi une opportunité incroyable pour Ofir, notre guide de nous faire une leçon d’histoire et de parler de la guerre et des conflits qui perdurent avec la Syrie. En fait, cette région est encore contestée. Ce plateau qui borde de lac de Tibériade, procure un accès privilégié à de l’eau, une ressource des plus importantes pour ces pays assez arides. Selon Wikipédia : Le plateau du Golan est une région du sud-ouest de la Syrie occupée par Israël suite à la guerre des Six Jours de 1967 et annexée par l’État hébreu le 14 décembre 1981. Cette annexion de la région a été condamnée par le Conseil de sécurité des Nations unies et n’a jamais été reconnue par la communauté internationale. Pas surprenant de voir que les routes sont bordées de bunkers… Comme je ne connaissais pas vraiment l’histoire de cette région, nous l’avons traversé sans que je ne me pose beaucoup de questions sur le statut ou même la sécurité d’être ici… c’est en approfondissant mes lectures au retour que j’ai réalisé que cette bande de terre est encore revendiquée par la Syrie, et qu’à tout moment un conflit pourrait éclater. Mais disons que la Syrie a d’autres chats à fouetter en ce moment, mais quand même… Toutefois, cette région est d’une grande beauté. Nous sommes passés près des frontières avec la Syrie, et au triangle où se joignent les frontières non officielles de la Jordanie, de la Syrie et d’Israël.

Nous faisons un arrêt à un belvédère, le Peace Vista, d’où nous avons une vue absolument spectaculaire sur le soleil se couchant sur la mer de Galilée. Nous voyons aussi les nombreux villages qui bordent le lac, qui furent attaqués par les syriens durant la guerre. Suite à l’annexe du plateau par Israël, les arabes ont été chassés mais les israéliens ont permis aux Druzes de rester en place. J’ai été extrêmement perturbée de voir un soldat armé d’un M-16 se baladant sur le belvédère avec sa fiancée et ses parents. Je vole une photo furtive car je trouve vraiment ironique d’être à la place ‘Peace Vista’ et de voir ainsi un soldat armé… sa mère s’avance alors vers moi et entame la conversation avec moi ! Elle est curieuse de savoir d’où nous sommes. S’ensuit une conversation un peu bizarre avec ce couple de parents si fiers de leur garçon, de 19 ? 20 ans ? qui vient d’être nommé capitaine ! Comme il porte son arme, je lui demande s’il est en devoir, espérant qu’il me réponde qu’il était en permission. Mais non, il est bien en devoir, son arme est chargée, et il a pris quelques minutes avec ses parents et sa fiancée avant leur départ… Il faut avoir beaucoup d’ouverture d’esprit pour tenter de comprendre ce mode de vie… mais malgré tout, j’ai peine à comprendre cette motivation profonde à défendre cette terre et ce peuple à tout prix… celui de la vie de la jeunesse israélienne. Mais nous ne sommes pas là pour juger ou imposer notre vision, mais pour apprendre, et tenter de comprendre… pas facile.

Nous reprenons la route afin de revenir au sud de la mer de Galilée, là où le Jourdain prend sa source. Nous faisons une brève visite au kibboutz Degania. C’est le tout premier kibboutz au monde, fondé en 1910. Rien de très impressionnant – des habitations, des parcs etc. Mais la proximité au lac de Tibériade et donc à un approvisionnement abondant en eau permet une agriculture foisonnante. Une ferme de poulet est aussi administrée par ce collectif. Le plus cocasse est que nos amis juifs nous racontaient que leur belle-fille avait passé quelques mois dans un kibboutz dans sa jeunesse. Ils décident de lui téléphoner (en Floride) et quelle surprise d’apprendre que c’est dans ce même kibboutz qu’elle vécut ces quelques mois en Israël !

À peine quelques kilomètres plus loin le Yardenit est un lieu de baptême où les croyants tout de blanc vêtus, chantant et priant, attendent en file afin d’être immergé pour recevoir le baptême. Le bassin de baptême est situé au bord du Jourdain, niché au milieu de grands eucalyptus et de la magnifique végétation des rives du fleuve. Des gens de partout s’y retrouvent pour chanter et célébrer leur foi… Nous avons rencontré des gens de la Côte d’ivoire, des Philippines. Le baptême est gratuit, mais on doit payer 10$ pour la robe baptismale et l’utilisation des salles pour se changer. Le jour étant tombé, nous avons repris la route direction Haïfa. Nous sommes arrivés vers 19h30, exténués après cette journée vraiment bien remplie…

Demain, départ tôt à 9h00 pour traverser le désert de Néguev et la visite de Massada et notre baignade dans la mer Morte !!

Ashdod, Israël – Massada et la mer Morte - 16 octobre 2011 – Soleil – 25C

Le port d’Ashdod est un grand port, très commercial. Seules les autobus des excursions organisées par Celebrity sont autorisées sur le quai. Les gens qui ont des tours privés, ou ceux qui veulent sortir du port doivent prendre un autobus-navette (gratuite) pour aller jusqu’à un petit terminal, de l’autre côté de la guérite du port. Nous rejoignons nos compagnons mais ce matin, il nous manquera un joueur… Ma mère a trouvé la dernière journée éreintante et elle craint le soleil tapant du désert. Elle a donc décidé de se reposer et de garder son énergie pour Jérusalem demain – sage décision !

Nous quittons Ashdod à 9h00. La route est longue pour se rendre à Massada, et nous fera traverser une partie du désert de Néguev. C’est assez impressionnant de voir ces dunes de rocs et de sable, sans végétation. On a même vu quelques panneaux de traverses de chameaux ! Le désert est parsemé de quelques villes bédouines. Selon Wikipédia, le Néguev constitue 60 % de la surface d'Israël mais n'abrite que 8 % de sa population, dont une forte communauté de Bédouins (25 % de la population régionale). La population de Bédouins, qui sont des citoyens arabes, est estimée à 160 000 personnes. La volonté des autorités israéliennes serait de les sédentariser, et à ce titre, ils ont été dirigés en grande partie vers des villages construits par le gouvernement. Une autre moitié est restée sur ses terres d'origine, dans des villages qui ne sont pas reconnus et où les conditions d'existence sont précaires en raison de l'absence d'infrastructures et des démolitions exercées par les autorités israéliennes. La situation est conflictuelle entre les autorités israéliennes et la population bédouine, et des incidents se déroulent de manière récurrente. Ça vous rappelle quelque chose ? Plus ça change, plus c’est pareil… c’est exactement les mêmes problèmes que la Canada vit avec ses premières nations, qu’on a voulu sédentariser, puis caser dans des villages qu’ils ont brûlés pour se chauffer… Comme les arabes ne paient pas de taxe en Israël (au grand dam des juifs !!), ils ont peu de ressources municipales pour bâtir et maintenir leurs infrastructures. C’est pourquoi les cités arabes sont souvent un peu mal en point et en laisser-aller. Quant aux bédouins, ils s’abritent avec ce qu’ils trouvent. On a vu une clôture faite de vieilles voitures empilées !

A mi-chemin, nous avons fait un arrêt pour aller prendre un café au Aroma, une chaine de café israélienne ‘à la’ Starbucks. J’avoue qu’avec le café infect du bateau, un bon espresso double bien serré sera le bienvenue ! Que ne fut ma surprise de voir que la belle jeune fille devant moi dans la file portait une carabine en bandoulière… Quand j’ai demandé à Ofir pourquoi elle portait une arme, il m’a répondu qu’elle était avec un groupe de scouts ! Pensant avoir mal compris où que la traduction du guide était erronée, je lui explique qu’en anglais, les scouts vont dans les bois pour identifier des arbres, apprendre à lire une boussole et à faire des nœuds… Oui, oui, dit-il. C’est ça, ici aussi ! Alors pourquoi une carabine ? Pour protéger son groupe… pas rassurant je vous dis, et définitivement quelque chose à laquelle je ne peux pas m’habituer.

Ce trajet de quelques heures nous a permis de nourrir plusieurs discussions, disons, assez épineuses ! D’avoir un couple juif américain modéré amenait un peu d’équilibre dans ce discours un peu propagande, mais nous étions curieux de comprendre pourquoi ce peuple confond citoyenneté et religion, écrit biblique et acte de propriété… enfin, les grandes questions auxquelles nous n’auront pas de réponses, et que depuis plus de 10 000 ans, causent les conflits entre les peuples de Palestine et du Moyen-Orient…

La route sinueuse entre roc et sable est impressionnante. À un moment donné, nous commençons à voir des marqueurs d’altitude : 500m, 400m, 300m, 150m, puis, -100m, -200m jusqu’à ce que nous arrivions à la mer Morte à -417m !

Nous sommes arrivés à Massada à midi pile, en plein soleil ! Il fait vraiment chaud, et pas un arbre pour s’abriter. Nous avons immédiatement été voir le petit diaporama qui nous raconte l’histoire tragique de Massada. Dressée sur un éperon rocheux, Massada est une forteresse naturelle d'une beauté majestueuse qui domine la mer Morte en plein désert. Les zélotes, des juifs soulevés contre les Romains, s'y réfugièrent en 66 av. J.-C. Les Romains installèrent des camps tout autour de la forteresse et coupèrent les juifs de tout contact extérieur et d’approvisionnement. Mais plutôt que de se rendre, les 967 hommes, femmes et enfants se donnèrent la mort dans un suicide collectif. Ce suicide marquât la fin de la Palestine juive et ce siège est devenu le symbole de l'État moderne d'Israël … Live Free or Die ! Une visite à Massada est comme un rite de passage pour les écoliers israéliens et c’est aussi ici que prête serment les unités de l’armée : « Massada ne tombera pas une nouvelle fois ».

Ce palais-forteresse fut construit dans le style classique du début de l'empire romain par Hérode le Grand, roi de Judée, qui régna de 37 à 4 av. J.-C. Les camps militaires, les fortifications et la rampe d'assaut qui entourent le monument sont l'exemple le plus complet de travaux de siège de l'époque romaine conservés jusqu'à ce jour.

Deux choix s’offrent au visiteur pour escalader ce promontoire de plus de 450m. Le sentier du serpent, qui zigzague sur le versant est et qui prend environ 1 heure à escalader, ou encore le téléphérique… le choix est facile ! La vue d’en haut est à couper le souffle. On voit le désert à perte de vue, la mer Morte aux couleurs pastel tout en bas… mais on peut aussi voir les vestiges de plusieurs des camps romains qui ont assiégés les juifs de Massada pendant plusieurs années.

Nous avons passé environ deux heures sur les vestiges au gros soleil. La seule source d’ombre que nous avions provenait des parapluies que mon amie avait apportés ! Quelle prévoyance… Après la visite, on a pris une bouchée dans le centre d’accueil du parc de Massada. De tous les restaurants de la petite foire alimentaire, c’est le McDonald qui fut l’heureux élus de tous ! Comment passer à côté d’essayer un Big Mac en terre israélienne ! Mais l’expérience n’était pas des plus heureuses… plutôt sec ! (Coût d’entrée, montée et descente en téléphérique : 72 NIS par personne soit 20$ CAD Trio Big Mac chez McDo : 34 NIS soit 9,25$ CAD)

Nous quittons Massada pour se rendre à la plage pour notre baignade dans la mer Morte. Nous allons à Mineral Beach, une plage rendue encore plus célèbre par la récente visite du photographe Spencer Tunick, celui-là même qui fait de grandes fresques urbaines avec des personnes nues… et c’est à Mineral Beach que se sont réunis plus de 1200 personnes pour faire des photos en vue d’une campagne de sensibilisation pour sauver la mer Morte. http://naturisme-bio-famille.fr/spencer_tunick__mer_morte__mer_nue_3289.htm Un mois plus tôt et nous aurions pu passer à la postérité !

Mais notre petit groupe était plutôt frileux à l’idée d’aller faire saucette dans la saumure un peu grisâtre de cette mer qu’on dit si bienfaisante pour la peau et le système nerveux. Alors que la salinité moyenne de l’eau de mer varie entre 2 et 4 %, celle de la mer Morte est d’environ 27,5 %. Aucun poisson et aucune algue ne peuvent donc subsister dans de telles conditions. Et c’est cette grande teneur en sel et en minéraux qui lui donnât le qualificatif de « morte ». Mais ne reculant devant rien, j’enfile mon maillot et accompagné de notre nouvel ami de Floride, nous mettons l’orteil dans la mer ! Ouch… on nous avait avisé de ne pas se raser et de faire attention à ne pas se couper… J’ai vite compris ce que mettre du sel sur une plaie voulait dire… j’avais une petite ampoule sur le pied… Mais la sensation enivrante de se sentir soulever par l’eau m’a vite fait oublier mon petit bobo ! Impossible de nager ou se mettre sur le ventre… on flotte comme des bouchons ! C’est vraiment une expérience unique et extrêmement relaxante. De gros bidons de boue sont disponibles sur la plage afin de se badigeonner et se faire le traitement ultime ! J’ai plutôt choisi de prendre la boue du fond de la mer et de me faire un petit traitement sur le haut du corps… C’est fou comme ça adoucit la peau ! Après cette trempette bienfaisante, une bonne douche s’impose car l’eau nous laisse un film presque gluant sur la peau. Mais une fois rincé, la sensation est très agréable.

Nous repartons de la plage vers 18h00 au moment où le soleil couchant teinte de rose et d’orangé la rive jordanienne de la mer Morte… vraiment spectaculaire. Après avoir traversé un poste frontalier nous faisant entrer en Cisjordanie, nous faisons un arrêt rapide à Qumrân. Qumrân est un site archéologique constitué de 11 grottes dans lesquelles on a retrouvé, entre 1947 et 1956, les plus anciens manuscrits hébraïques actuellement répertoriés, connus sous le nom de manuscrits de la mer Morte, et d'un cimetière d'environ 1000 tombes. En fait, ce serait un berger bédouin qui a trouvé les premiers manuscrits. Il aurait voulu utiliser le cuir pour s’en faire des sandales, mais le cordonnier a rapidement vu la valeur de ces parchemins et les a donnés aux autorités. Ils ont trouvé plus de 900 parchemins qui relatent la vie de cette communauté. On dit que ces gens vivaient un peu comme des moines et que Jean-Baptiste aurait vécut parmi eux pendant 3 ans.

Nous avons donc longé la mer Morte sur toute sa longueur, du sud au nord. Nous avons passé un autre poste de contrôle avant Jérusalem, tout près de Jéricho – une des plus vieilles cités du monde, puis traversé tout Jérusalem par l’autoroute 1 qui nous a ramené à Ashdod vers 19h00. Quelle journée… si différente des deux autres en Israël. Décidément, ce pays nous réserve des surprises à chaque jour.

Je retrouve ma mère qui a pu lézarder et se reposer toute la journée. Bien que j’aurais aimé qu’elle puisse voir le désert et la mer Morte, c’était quand même une journée très aride et fatigante. Elle aura toute l’énergie nécessaire pour notre dernière journée en Terre Sainte. Demain… Jérusalem !

Ashdod, Israël – Jérusalem - 17 octobre 2011 – Soleil – 25C

Comme nous sommes en pleines célébrations du Souccot et que tous les juifs sont en congé, notre guide nous avait proposé de partir plus tôt afin d’éviter les embouteillages et de faciliter notre visite au mur des Lamentations. On nous a dit qu’il y avait tellement de monde hier que les gens n’avaient pas pu se rendre au mur. Notre petit groupe était donc sur la première navette et au terminal à 7h30 pour rencontre Ofir. Nous avons pris la route et sommes arrivés à Jérusalem en moins d’une heure !

Notre premier arrêt fut sur le Mont des Oliviers d’où nous avons une vue imprenable sur la vieille ville de Jérusalem dominée par le dôme du rocher. Toute la ville est ocre… Jérusalem a une loi par laquelle tous les bâtiments doivent être construits avec la pierre de Jérusalem. La seule dérogation visible est le dôme du rocher dont les murs sont en tuiles bleues, mais le dôme doré vient rétablir l’équilibre esthétique de la ville. L’ensemble est saisissant. A nos pieds se trouve le plus grand cimetière juif au monde. Selon la tradition juive, le Messie, qui amènera la résurrection des morts, passera en premier lieu par le Mont des Oliviers avant d'entrer dans Jérusalem. C'est donc les personnes enterrées en ce lieu qui seront les premières ressuscitées. On peut voir la porte Dorée, qui date de l’époque d’Hérode. Elle a été murée au 7e s. par les musulmans afin d’empêcher le Messie d’accéder à la ville – comme si le Messie ne pouvait pas passer au travers de quelques briques !

Nous sommes redescendus au pied du Mont des Oliviers pour aller visiter le jardin de Gethsémani et l’église de Toutes-les-Nations. Ces dans ces jardins, autrefois une grande oliveraie, que Jésus aurait prié seul la nuit de son arrestation et que Judas l’aurait renié. On dit aussi que Judas se serait pendu à l’un de ces arbres. Les oliviers de ce jardin sont parmi les plus anciens au monde. Certains experts disent que trois d’entres eux auraient été plantés il y a plus de 2000 ans ! L’église est assez récente, 1924, et présente un magnifique fronton de mosaïques enluminées d’or représentant Jésus portant les souffrances du monde.

Nous allons enfin vers la vieille ville. Ofir a stationné la voiture dans le centre commercial Mamilla, tout près de la porte de Jaffa. Déjà si tôt, la ville fourmillait de monde, mais plutôt que d’être pris d’assaut par les touristes, la ville était plutôt assaillie par les israéliens qui venaient y célébrer Souccot. Habillés de leurs habits des jours de fête, toutes les tribus juives s’étaient donné rendez-vous, ajoutant à l’aura définitivement mystique ce la vieille ville de Jérusalem.

Nous avons franchi le mur par la porte de Jaffa, puis, nous avons arpenté les petites ruelles du quartier chrétien jusqu’à la Basilique du St-Sépulcre, le site chrétien le plus sacré de la vieille ville. L’église se dresse sur le site du Golgotha, le lieu de crucifixion de Jésus, et sur la grotte où il aurait été enterré. La basilique comprend un certain nombre de reliques et de lieux sacrés dont les cinq dernières stations du chemin de croix. Elle appartient aujourd’hui à plusieurs sectes chrétiennes, dont les franciscains et les grecs orthodoxes, qui chacune pourvoit à l’entretien de partie spécifique. On y trouve la Pierre de l’Onction, où Jésus aurait été lavé après son supplice. Puis au milieu de la rotonde, on entre dans le tombeau proprement dit. Des cierges et lanternes illuminent une minuscule pièce où on ne peut être que deux personnes à la fois. Une dalle de marbre recouvre le rocher sur lequel le corps de Jésus aurait été déposé. Les groupes de croyants défilent devant les différentes stations du chemin de croix, déposant des vêtements, des médailles, ou tout ce qu’ils trouvent, dans l’espoir d’obtenir un peu de la sainteté de ces lieux. C’est émouvant et troublant à la fois. Cette image montre bien comment l’église a été construite sur le mont du Calvaire et la grotte de sépulture. http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Site_de_la_tombe_du_Christ.JPG

Nous poursuivons notre exploration par le quartier musulman. Nous traversons le souk avec les étals de toute sorte… vraiment, on y trouve de tout, des épices aux fruits séchés, des souliers aux vêtements sexy… de tout pour tous ! Nous arrivons sur le Cardo, au cœur du quartier juif. Après la répression de la révolte juive de 70 par les troupes Romaines, l'empereur Hadrien entreprit la reconstruction de Jérusalem sur le modèle romain et les nouveaux plans de la ville incorporaient un cardo avec colonnades, une avenue principale avec galerie couverte de part et d’autre, allant du nord au sud. Ce cardo fait encore aujourd'hui partie de la ville de Jérusalem. Des puits nous permettent de voir les couches successives d’un mur datant du premier et deuxième Temples.

Nous arrivons enfin au Mur des Lamentations ou Mur occidental, le lieu le plus saint des Juifs. Il est situé sur une esplanade pouvant accueillir 250 000 fidèles. C'est ici qu'eut lieu le sacrifice d'Isaac et que Salomon éleva le Temple dans lequel il déposa l'arche d'Alliance. Détruit par Nabuchodonosor, il fut reconstruit par le roi Hérode (vers 20 av. JC), puis à nouveau détruit par les Romains en 70. Le Mur occidental constitue le seul vestige de ce Second Temple. Les juifs pieux y viennent pour réciter les textes saints, de même qu’une foule de touristes de la diaspora qui y vient pour se recueillir sur ces ruines, symbole de la nation juive. Comme les juifs célèbrent Souccot, l’esplanade est remplie ! Des dizaines de jeunes garçons y étaient pour faire leur Bar-Mitzvah, un rite initiatique par lequel le jeune garçon juif marque sa majorité vers 13 ans. Nous sommes descendus sur l’esplanade en se frayant un chemin au travers tous ces fervents aux habits tous plus spectaculaires que les autres ! Robes de soie noire, chapeau de fourrure, boudins bien serrés… On n’aurait pas pu mieux tomber ! Bien que les femmes puissent aussi se rendre au mur pour y glisser leur prière écrite sur un petit papier, elles sont séparées des hommes. Un mur grillagé permet aux mères, sœurs, cousines, tantes, de regarder d’un œil lointain, la cérémonie où leur petit devient homme. Certaines des femmes poussaient de forts youyous – ces longs cris de joie aigus et ondulés qui manifestent leur joie ! Plutôt que de jouer du coude pour se rendre jusqu’au mur, nous avons plutôt profiter de notre temps pour absorber tout ce qui se passait ici… se rapprocher du mur grillagé relevait de l’exploit avec toutes ces femmes qui tentaient tant bien que mal de participer de loin à ces célébrations. Après ce bain de foule bigarrée, nous sommes sortis de la vieille ville par la porte des Immondices, et nous avons sauté dans un taxi pour retourner au stationnement du minibus.

Nous avons quitté la vieille ville en traversant le chic quartier de Mamilla dominé par le chic hôtel King David. Un magnifique complexe de tours à condo y a été construit – le Holy Land. Mais le complexe n’a pas connu le succès escompté car les juifs ne peuvent pas utiliser d’ascenseur le jour du Sabbat ! Nous avons passé près de la ville de Beth’léem, puis avons poursuivi vers le restaurant du monastère orthodoxe St-Élie où nous avons dîné. Le restaurant offrait trois types de buffets, bar à salade et mezze, plats chauds ou barbecue. C’était parfait ! On a même pu goûter une bière palestinienne de Ramallah, la Taybeh.

Ofir nous dit que le restant de la journée sera au musée Yad Vashem, un musée sur l’holocauste… je suis furieuse. J’avais spécifié à notre guide que nous ne voulions pas visiter de musée, car nous voulions passer plus de temps dans Jérusalem. Nous finissons pas comprendre qu’il avait promis au couple qui nous accompagnaient qu’ils pourraient en faire la visite. En fait, même sa femme ne voulait pas visiter ce musée… Aucun doute qu’on peut y passer plusieurs heures, ma mère et moi avons visité celui de Berlin l’été dernier et y sommes restés plus de 6 heures. Mais une fois suffit. De plus nos amis avaient aussi spécifié qu’ils ne voulaient pas s’attarder à des musées. Mais le mal était fait, nous étions au musée avec peu d’option. Nous avons donc profité des chaises à l’extérieur et avons relaxé pendant une heure et demie, temps accordé à notre ami pour faire une petite visite express.

Nous sommes partis de Jérusalem vers 15h30. Afin d’éviter le trafic, nous avons emprunté une route secondaire, étroite et sinueuse, qui traverse de magnifiques boisés. La route a été assez rapide et nous étions de retour à Ashdod vers 16h30… Yeah, on allait pouvoir enfin profiter de notre 5 à 7 Elite !

C’est ainsi que se sont terminés nos 4 jours en Israël… Qu’est-ce que j’en retire ? · Que les guides, peu importe leur allégeance, nous donnent toujours ‘leur’ version de l’histoire… · Une toute nouvelle perception de ce pays… d’ailleurs, depuis notre retour, il n’y a pas eu une journée sans qu’on entende parler d’Israël. · Je suis encore plus perplexe qu’avant quant aux chances des israéliens et des palestiniens de ne jamais arriver à une entente de paix. · J’ai découvert un peuple prêt à tout pour avoir raison… pour justifier leurs revendications… mais qui valorise aussi la vie de leurs soldats par dessus tout… * · J’ai découvert un pays riche d’histoire avec des paysages magnifiques et des régions qui m’étaient encore inconnues. · J’aurais passé beaucoup plus de temps dans la vieille ville de Jérusalem… la ville sainte des trois grandes religions monothéistes, convoitée par tous les peuples de tous les temps… il y a tant à découvrir. Je devrai y revenir ! · 4 jours en Israël et tout ce que j’ai réussi à acheter : 6 bouteilles d’eau, un paquet de gomme et une bouteille de vin… décidément, notre guide ne poussait pas les opportunités shopping ! La prochaine fois, je me garderai un peu de temps pour les marchés de la vieille ville…

* Dernière note… au sujet du soldat Gil’Ad Shalit. Dès notre arrivée en Israël, ce nom était sur toutes les lèvres et de toutes les discussions. Gil’Ad Shalit est un soldat de l’armée israélienne qui a été pris en otage par le Hamas et détenu depuis 5 ans sans aucun contact et dans des conditions très précaires. La veille de notre arrivée, l’Égypte a annoncée qu’elle avait réussi à négocier une entente entre la Palestine et Israël afin de relâcher le soldat Gil’Ad Shalit contre 1027 prisonniers palestiniens… Le soldat sera remis à l’armée israélienne le mardi 18 octobre, le lendemain de notre départ. La nouvelle ne fait pas l’unanimité. Les israéliens sont divisés sur cette entente car beaucoup trouvent le prix à payer beaucoup trop élevé, surtout les familles qui ont perdus des membres dans les attaques terroristes. Toutefois, Israël tient à démontrer à ses soldats que leur vie est entre bonne main, et que tout sera fait pour eux… Ça donne froid dans le dos…

En mer - 18 octobre 2011 – Soleil – 19C

Après quatre jours intensifs en Israël, cette petite journée en mer était la bienvenue ! D’ailleurs, je me suis couchée complètement vannée hier soir, manquant même le départ d’Israël à 22 heures. Et je me suis levée à 9h30… je ne sais pas depuis combien de temps j’ai dormi aussi tard… je suis plutôt du genre à être debout à 5h30-6h00 ! J’étais toute déboussolée. Après un déjeuner tardif au buffet, qui m’a confirmé que nous étions loin d’être les seules à avoir fait la très grasse matinée, nous avons été s’installer dans les coins fauteuils du Lido où nous avons paressé une bonne partie de l’après-midi. Nos activités de la journée se résument à lecture, sieste, écriture, sieste, jeux de cartes, sieste, vous voyez le genre ! Evidemment, nous avons retrouvé notre groupe de gais lurons au cocktail 5 à 7, qui fut suivi d’un excellent souper au Grande Cuvée !

Mykonos, Grèce - 19 octobre 2011 – Soleil – 25C

Après une journée de paresse incroyable, mes bonnes vieilles habitudes ont repris et je me suis réveillée très tôt. Je suis sortie sur le balcon pour écrire un peu au fil de l’eau et pour voir poindre le jour derrière l’île de Mykonos… quel bonheur. Le ciel était sans nuage et se teintait d’orange et de rose, au fur et à mesure que le soleil montait dans le ciel. La lumière dévoilait doucement les maisonnettes blanches agrippées aux flancs de l’île. Ces maisons toute blanches de chaux aux portes et volets bleu ciel font la renommée de cette île grecque, ainsi que ses moulins à vent, et son pélican Petrus !

Plusieurs navires mouillaient déjà les eaux entourant Mykonos, l’Amadea et le Thomson Spirit. Le Silhouette lui est venu s’accoster au port commercial, à quelques kilomètres du centre de l’île. Une navette (7$ par personne pour la journée) était disponible pour nous conduire près du centre. Comme nous n’étions pas pressée, nous sommes partis peu après 9h00. En moins de 10 minutes nous étions arrivées. Mykonos se découvre simplement en flânant à travers ses petites ruelles sinueuses qui montent et descendent vers la mer. C’est le paradis du shopping car on retrouve des dizaines de jolis boutiques avec vraiment de tout. Comme j’ai été privée de shopping en Israël, je me suis un peu reprise ici ! Nous n’avons pu résister à prendre un petit café et un baklava à l’une des terrasses devant le vieux port tout en regardant les pêcheurs vendre leurs prises du jour. Le café était bon, mais le baklava décevant… c’est vrai que ceux de chez Adonis* sont difficiles à battre ! J’avais une quête, celle de découvrir les fameux moulins à vent de l’île. Mais bien que nous suivions les indications des habitants, le dédale de ruelles nous a perdu… finalement, la faim nous a guidé jusqu’à la taverne Babulas où nous avons fait bombance avec un repas de mezzés grecs : saganaki – un fromage de brebis poêlé et flambé, puis le tzatziki, le taramasalata, la pâte d’ail, et des pitas rôtis à l’origan et fleur de sel… Le tout accompagné d’une bonne bière locale… le bonheur.

Après avoir raccompagné ma mère au Silhouette, ma quête n’était pas complète… je devais trouver les moulins et peut-être même pousser ma chance jusqu’à rencontrer Petrus, le pélican fétiche de l’île ! Je suis donc retournée au centre, déterminée à cocher de ma liste ces deux ‘musts’ de Mykonos. J’ai repassé plusieurs des petites ruelles et tout à coup, au bout de l’une d’elles, les voici : cinq moulins à vent majestueux se dressant devant moi. Ces moulins sont devenus la marque de commerce de Mykonos. Ils datent du 16e s. et auraient été construits par les vénitiens. Aujourd’hui, il n’en reste que 16 sur toute l’île. Après une séance photo, je me retrouve dans le quartier de la ‘Petite Venise’ où les maisons donnent directement sur la mer, plusieurs ayant des balcons suspendus au dessus de l’eau. Une foule de café, restaurant et boîtes de nuit y sont installés. Devinez sur qui je suis tombée… et oui, Petrus en personne ! Un beau pélican tout blanc, recevant des câlins des touristes attablés dans l’un des restaurants. Mais je le croyais gris ce Petrus… le proprio du resto m’explique alors que le ‘vieux’ Petrus s’était fait écrasé par la voiture d’une touriste anglaise il y a quelques mois… ils ont donc dû le remplacer. Imaginer cette dame et la culpabilité qu’elle a dû ressentir d’avoir tué l’emblème de ce peuple ! Contente d’avoir pu cocher mes deux items de ma liste, je suis rentré en zigzagant à travers les ruelles bordées de jolies maisonnettes blanches.

Mykonos est une petite île facile à découvrir par soi-même. J’ai aimé prendre le pouls de la place en déambulant à travers les rues typiques, en s’imprégnant des effluves de la mer et de celle du marché de poisson, en dégustant les spécialités de la place en regardant les touristes passer, et en faisant de belles surprises au gré de ma promenade. Le seule hic de ma journée est le touriste malotru qui m’a éternué dessus… j’ai senti son virus entrer dans mes veines et se répandre… et en effet, rendu à l’heure du souper, j’étais complètement congestionnée… Mais la croisière tire à sa fin, je pourrai profiter des deux derniers jours pour me reposer et reprendre du mieux !

* Adonis est une épicerie libanaise montréalaise Pour les photos de Mykonos:

En mer - 20 octobre 2011 – Soleil – 19C

Notre dernière journée en mer… rien de bien spécial au programme aujourd’hui ! On en profite pour explorer le bateau, lire, jouer aux cartes. Mais ce qui retient l’attention aujourd’hui c’est la mort du colonel Khadafi qui a été capturé et tué à Syrte, son village natal. C’est un peu bizarre de penser que tout ça se passe pas trop loin d’où nous sommes…

Dernière soirée formelle et souper de gala : Gravlax, tartare de bœuf, tournedos Rossini avec foie gras, assiette homard mélange (1/2 queue de homard, risotto au homard, crevettes et pétoncle)… tout était excellent ! Ma grippe me fait un peu souffrir, mais heureusement, nous gagnons une heure ce soir, donc on pourra ronfler un peu plus longtemps demain!

Naples - 21 octobre 2011 – Soleil – 19C

Bien que j’avais l’intention de me joindre à nos amis pour aller visiter Capri, ma grippe a eu le meilleur de moi… j’ai décidé de rester au lit et de me reposer pour que le vol de retour demain ne soit pas trop pénible. Après un bon petit déjeuner à la salle à manger, nous sommes quand même descendues pour aller explorer le centre Maritima – une galerie commerciale installée dans le terminal du port. Nous y avons fait quelques bons achats. Et dernière journée oblige, il fallait bien faire les valises… Fidèles au rendez-vous, nous avons retrouvé nos amis au 5 à 7 qui nous ont raconté leur traversée très houleuse vers Capri. La mer était tellement agitée que près de 75% des passagers ont été malades… Malgré ce début de journée un peu déroutant, ils ont adoré leur journée. Mais la seule pensée d’être à bord du traversier avec ma grippe m’a toute de suite réconcilié avec ma décision de prendre ça mollo aujourd’hui !

Civitavecchia - 22 octobre 2011 – Soleil – 21C

Contrairement à bien des lignes de croisière, Celebrity nous permet de prendre le dernier petit déjeuner à la salle à manger… tellement plus civilisé ! Pas besoin de se faufiler entre les valises au buffet ! De plus, il n’y a pas d’annonces faites pour le débarquement, les gens se présentent à la sortie à l’heure indiquée sur leurs étiquettes à bagages. Un système qui fonctionne bien, du moins sur notre croisière. Nous avons quitté notre chambre pour 8h00 et nous avons attendu au salon de cartes jusqu’à 8h30, heure de notre sortie. En moins de deux, nous avions repéré nos valises qu’un porteur nous a amené jusqu’au débarcadère pour voitures privées. À 9h00 pile notre chauffeur est arrivé et hop ! en route vers Fiumicino. Croyez-le ou non, nous étions les premiers dans la file d’Air Transat à l’aéroport, à 9h45 ! On a dû attendre 15 minutes que le comptoir ouvre. 75 minutes de la sortie du bateau au comptoir de l’aéroport… je crois bien que c’est notre record ! Je vous épargne les détails de notre vol qui s’est bien déroulé, mais qui curieusement a pris 9 heures… je ne me souvenais pas que c’était si loin Rome !

Mais c’est la tête remplie de souvenirs inoubliables que nous rentrons dans notre beau Québec si paisible… appréciant encore plus la sérénité d’y vivre, et espérant que ça continue et que les guerres de religions ne viennent pas nous y empoisonner la vie…
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Visiter Israël à vélo?
Hello !

Je suis vraiment motivé pour visiter Israel en vélo :) Le pays m'attire beaucoup pour son peuple et l'Histoire qui s'y est passée (Christianisme). Vu la taille du pays, je me suis dit que l'idéal était de le visiter en vélo, comme ca je peux enfin faire mon premier grand voyage en vélo également :p

Mais je voulais savoir si quelqu'un avait déjà fait ce voyage ? car je me pose des questions du style : peut-on prendre son vélo en avion ? j'ai posé la question à El Al par mail mais je n'ai pas eu de réponse peut-on laisser son vélo attaché quelque part avec ses sacoches quand on visite ? car j'ai lu qu'il ne fallait pas laisser trainer de sac quelque part car l'armée ou la police peuvent le faire sauter... Donc j'imagine que 3-4 sacoches sur un vélo risque d'attirer la méfiance 😕

Si quelqu'un a d'autre conseil ou pensait aussi visiter le pays, qu'il n'hésite pas à répondre :)

Merci !

A+

Thierry
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Qui part sur le MSC Fantasia pour la Méditerranée orientale le 30 janvier?
Bonjour, Les préparatifs pour cette croisière vont bon train et il me semble que ce serait sympathique de se transmettre "les petits tuyaux et autres conseils " pour la préparation des excursions et de la vie à bord...Et pourquoi pas une rencontre des membres de VF à bord....

Nous avons suivi attentivement le bateau depuis son départ le 17 décembre vers la Méditerranée Orientale et avons constaté qu'il est bien resté deux jours à l'escale de Haïfa....comme prévu.

Cela rassure après les bruits qui circulaient au sujet de l'annulation de cette escale et qui ont bien vite circulé sur ce forum! Espérons que tout continue à se poursuivre de la même manière...

J'ai relevé sur le calendrier des départs 2016 que nous serions déjà une dizaine ( en comptant les amis accompagnant).

Manifestez-vous et à bientôt Francine
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Préparation de notre croisière "Retour en Terre Sainte" sur le Costa Pacifica
Bonjour à toutes et à tous,

Meilleurs voeux pour cette année 2012🙂. Puisse t'elle aller jusqu'au bout (ah les mayas...)😉

Voici notre itinéraire: départ 8 avril 2012, J_94:😎😎 Savone -> en mer -> Katakolon -> en mer -> Ashdod -> Haifa -> en mer -> Izmir -> Athènes -> en mer -> Rome -> Savone.

Petites nouveautés: - nous serons 5, comme d'habitude, nos deux enfants mais aussi belle-maman.😇 - essai de la grande suite(nous avions l'habitude de la cabine balcon).

Notre hotel à Savone est déjà réservé, le Darsena😎, ou nous nous sommes déjà rendus avant notre départ de juillet 2011, sur le concordia.

Voilà, puisse cette discussion parler de tout: bateau, excursions, ville étapes, ... et devenir, éventuellement, un bon résumé pour ceux qui feront ce périple après nous.
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Arrivée en Israël avec des tampons iraniens/syriens sur le passeport?
Bonjour,

Je compte partir visiter Israël d'ici quelques semaines ! J'ai hâte d'y être .. ;) J'ai en tête que l'arrivée à Tel Aviv est un minimum sécurisé ..

Voici mon petit problème : J'ai pas mal de tampons iraniens sur mon passeport car j'ai travaillé là bas ... Est-ce que cela peut poser des problèmes à l'aéroport ?

J'ai une solution de rechange avec mon 2ème passeport mais celui là a des tampons syriens/libanais ...

C'est pas de bol ... Si vous avez des infos là dessus ... !

Merci beaucoup par avance! Aldric
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Contrôle douanier à l'aéroport de Tel Aviv
nous rentrons d'un séjours en ISRAEL qui nous laisse un gout amer. AU controle douanier, contrairement aux autres personnes voyageant avec nous, nos bagages nos passeports ont été estampillés avec étiquettes bleu et jaune, celles des autes : étiquettes blanches. CELA après nous avoir vu sur notre passeport que mon mari et moi même étions en nés enALGERIE. nous sommes français, et que nous avons quitté l'algérie, mon mari à 2ANS- moi à 8ANS, nous sommes agés de 64 ET 61 ans. Au controle si les personnes qui étaient avec nous ont subi un controle normal, pour notre part nous avons été mis sur le coté et avons subi un controle de plus d'une heure.Nos valises ont été complètement vidées, cela sans ménagement, et quand j'ai protesté parce qu'il y avait des choses fragiles, des plats en céramiques (dont ils ont mis à mal l'emballage), ils m'ont intimés l'ordre de m'assoir et de me taire. Pourriez-vous me dire si vous connaissez la signification de ces étiquettes de couleur. Si c'est a cause de notre naissance en ALGERIE cela me parait assez discriminatoire. MERCI POUR VOS REPONSES
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Jordanie, séjour du 06 au 18 jullet 2012, informations
Bonjour à tous

Voici quelques infos sur la Jordanie ou je suis allé du 06 au 18 juillet 2012 et les moyens de faire qqc économie sur place. Si vous êtes français d'origine arabe avec une pièce d'identité arabe (Algérie, Maroc, Tuniie, ect...) l'entrée à tous les sites touristiques n'est qu'a un dinar et ca vaut le coût (compter 1 JOD pour Jerash au lieu de 15 JOD, 1 JOD pour Petra au lieu de 50 JOD, ect...).Penser à prendre vos papiers d'identité avec vous, ca vaut le coût.

Sinon si vous compter circuler avec vos propres moyens, voici les coûts de transports pour : Petra- Aqaba en voiture particulière pour 50JOD durée 2h30 Aqaba- Aman. privilégiez les cars Jett bus dans le centre ville de Aqaba en face de l'Hotel Kempinsky: durée 3h30 (pause au bout de 2 h pour les fumeurs, café, thé et autres boisson payantes ) pour 8 JOD tarif adulte et 4 JOD pour un enfant. Le tarif taxi est de 90JOD .

Pour Jerusalem nous avons payé un Taxi pour une journée de 9h30 à 17h30 pour 150.00 euros et nous avons été à Hebron, Bethleem, Naplouse.

Voila j'espère que cela aidera les futurs voyageurs. Notez que la sécurité est au rendez-vous en Jordanie.

Bon séjours
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Compte rendu "Retour en Terre Sainte" Costa Pacifica du 12 au 23 septembre 2011
Oyé du bateau, Bonjour,

Je vais essayer de faire un récit circonstancier de cette belle croisière «Retour en Terre Sainte » bien sûr se sera notre propre ressenti et évidemment il peut être différent pour d’autres passagers ; nous avons choisie cette croisière pour les 2 escales en Israël (Ashdod et Haïfa) puisque toutes les autres nous les connaissons déjà , en plus, 1 mois avant le départ, il y avait une promotion très intéressante pour cette date ; comme à chaque fois pour nous la 1ère destination c’est déjà le bateau !!!

Dimanche 11 septembre : arrivé la veille à Nice, par TGV, nous avions réservé une chambre à l’hôtel Trocadéro proche de la gare (simple pas cher et bien).

Lundi 12 septembre : jour du départ nous étions devant la gare à 10h10 et le 1er bus (47 passagers), pour le Pacifica, part à 10h30 (il y en avait d’autres pour le Concordia) trajet jusqu'à Savone 3h (au lieu de 2) bouchon à cause de travaux sur l’autoroute Italienne ; dans le Palacrocière, au comptoir clients, on change notre ticket n°17 contre un n°1 (privilège carte Gold Pearl) file indépendante du reste de l’embarquement qui avait déjà commencé, formalités rapides…, photos…, dépose des passeports dans l’atrium, nous prenons possession de notre cabine avec balcon 7422, à l’arrière bâbord du bateau, bouteille de prosecco sur la table, documents sur le lit mais manque les invitations pour le restaurant Club, récupérons nos cartes Costa et allons déjeuner au self service « La Paloma », commandons pack eaux et boys & girls ; au retour les valises sont déjà là puisque marquées prioritaires, déballage rangement dans les placards, notre cabinier Elmer (Honduras) se présente parle un peu français, ouvre le frigo, petit pourboire pour qu’il nous change un peignoir trop étroit pour moi ! arrive la livraison des roses rouges (bonne qualité, elles dureront tout le voyage) que j’avais commandé, par internet, pour madame, très surprise et enchantée !!! 16h45 exercice d’abandon du navire, comme toujours un peu dans la pagaille, assez long puisque explications en 5 langues et en même temps le bateau quitte le port, ensuite Marion notre hôtesse francophone fait la réunion d’information (700 francophones sur une totalité de 3200 passagers) beaucoup de primocroisièristes : rien de nouveau on sait déjà tout ! 21h diner au restaurant « New York. New York » table 321 à la poupe du bateau, tranquille moins bruyant, table de 8 nous ne seront que tout les 2 pour ce soir, notre serveur José (Pérou) parle un français impeccable, il fini cette croisière en même temps que nous pour aller se marié dans son pays, fait extraordinaire pendant toute la croisière nous y avons vu quelques messieurs en shorts !!! 23h spectacle unique pour les 2 services « Varièty Show » par la troupe du bateau « Afro Arimba », 7 danseuses, 4 danseurs, 1 chanteuse et 1 chanteur toujours en anglais, ça n’est pas le Lido mais ça reste agréable à regarder. 23h50 dodo sous la couette dans cet immense et confortable lit, sur celui-ci : billets d’excursions pour Jérusalem & Bethléem, to day pour le lendemain, fiche pour le petit dèj. que l’on remplie immédiatement et accroche à la poignée de porte (prévu pour 8h30/9h) le service est encore gratuit !!! invitation VIP pour demain 10h30 au bar « Wien Wien » mais toujours pas celles pour le resto Club ! (Amanda la responsable du Costa club n’a jamais été à la hauteur de sa tâche pendant toute la croisière)

@+ pour la suite
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Visite de Jérusalem
Bonjour à tous, de retour d'une croisière en Méditerranée Orientale sur le MSC Poesia je voudrais soulever un point sur les visites guidées de Jérusalem avec MSC et qui je crois se pratique chez toutes les compagnies. Nous sommes donc partis en car de Haifa avec un guide très compétent et qui répondait à toutes les questions dans le car, le programme prévoyait un arrêt sur le mont des Oliviers avec visite de l'église ensuite vieille ville avec passage au mur des lamentations et via Dolorosa jusqu'au Saint Sépulcre ceci à peu près au pas de course sans grande possibilité d'arrêt dans les souks sur le parcours... ensuite repas minable dans un hôtel de la nouvelle Jérusalem : petit buffet avec une simple petite bouteille d'eau plate comme boisson... Reprise ensuite du car pour un magasin de souvenirs avec histoire de ...la taille des diamands et possibilité d'acheter des bijoux et diverses pierres précieuses... Certaines personnes pourraient peut-être être intéressées par le sujet, mais dans notre groupe nous avons trouvé ça absolument scandaleux de réduire le temps de visite dans la vieille ville où il y avait tant de choses intéressantes encore à découvrir pour nous emmener dans un magasin où personne n'en avait rien à cirer et essayer de nous fourguer des bijoux à des prix plus cher que chez nous... Est ce le but des excursions des croisiéristes ? Mon conseil : évitez ces excursions organisées, je pense qu'il n'est pas difficile d'organiser sois même ses visites qui seront bien plus complètes et intéressantes que passer par celles des compagnies et vous éviterez de perdre du temps dans ces pièges à touriste. Précision : la visite de Jérusalem coute 100€ p/p avec MSC repas compris.
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Boucle Amman-Jérusalem-Amman avec un visa double entrée?
Par quel moyen effectuer ce trajet? Quelle durée prend il environ? Niveau visa, il me semble que le Pont Allenby/Hussein n'est pas une frontière mais juste un check point... Si j'ai un visa double entrée, les jordaniens me laisseront ils rentrer à nouveau?

Merci.
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Avis sur itinéraire de treize jours en Israël?
Bonjour ,

Nous poursuivons l’organisation de notre voyage de 13 jours (sur place) en Israel pour cette fin d’année :

En gros voici comment on pense découper ce voyager sur les 13 jours sur place :

-5 jours pour Jérusalem incluant 1 excursion à Bethléem et 1 autre dans 1 autre ville de Cisjordanie (Ramallah , Naplouse ?)

-2,5 jours pour Mer morte incluant 1 rando à EinGuedi + visite Massada + petite faniente à la plage

-4 jours dans le nord du pays : Haifa et Tibériade et ce qui se trouve entre ces 2 points

-1 jour à Tel Aviv

Que pensez vous de ce découpage , jouable, intéressant , loupe t'on qqchose ?

Par ailleurs quelques questions d’ordre pratique :

- Les bus publics circulent t’ils le jour du shabbat (samedi) ? particulièrement entre mer morte et Jerusalem ?

- Quel hebergement bien placé et pas trop cher dans le secteur mer morte pour rayonner sur Massada , une plage sympa et Ein Guedi ?

- Y a-t-il un moyen de transport public pour passer directement de la mer morte à Tibériade ou Haifa ? Ou faut il obligatoirement repassé par Jerusalem ?

- Parmi les villes de Cisjordanie , laquelle serait la plus interessante en terme d’accessibilité ? visite ? rencontre ? sécurité ?

Merci pour tous vos conseils
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Escale de croisière MSC sur Haïfa
Bonsoir,

Nous partons avec mon mari et nos 2 enfants (15 et 6 ans) le 21 février sur le msc fantasia. Je suis un peu dépitée car je ne trouve pas vraiment de réponses pertinentes sur les forums concernant une escale de 2 jours à Haîfa. J'aimerais voir un maximum d'endroits( ou presque !...) mais je ne sais pas ce que propose MSC comme excursions. Je pensais prendre un guide particulier pour visiter Jérusalem mais nous aimerions aussi nous baigner dans la mer morte et voir le lac de Tibériade. Quelqu'un a-t-il déjà fait cette escale ??? Si oui, HELP ! 😛
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Auberges de jeunesse en Israël
Bonjour, notre voyage dure 10 jours et notre itinéraire comporte 4 lieux d'hébergements différents. 1 nuit à Jérusalem, 2 nuits aux alentours de la mer morte, 2 nuits vers Mitzpe Ramon et le reste à Tel Aviv chez la famille.

COncernant nos nuits en dehors de TEl AViv, nous avons des options en auberge de jeunesse, ma question est la suivante : est il indispensable d'avoir la carte AJ que l'on peut commander sur le site officiel des AJ ?

Merci de vos réponses ;)
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Croisière sur le Costa Atlantica "Mer Égée et Galilée"
bonjour😉

je part en croisiere le 11 octobre sur le costa atlantica et on fait la meditérané orientale, j'aurais voulue savoir si les ports de chaque ville sont pas loin du centre ville voici la destination Rhodes, Héraklion, Santorin, Haifa ou Ashdod, Limassol, et alanya me dire c qu'on pourrait faire soit par nous meme ou par les excursions du bateau si il y a des personnes qui l'ont fait qu'il me le dise ca m'aideras beaucoup merci d'avance🙂
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