salut tout le monde!
ayant déjà fait de grande randonnées (à pieds)entre autres tolalité du GR 10, GR20..je pense désormais me lancer sur une traversée de l’Europe par l'eurovelo 6 (à velo bien sur)😎 l'année prochaine de début aout à début octobre.
un premiers périple à velo pour moi de 3600 bornes !j'ai par conséquent beaucoup de questions .
Ayant actuellement un VTT de qualité moyenne, je pense investir dans un gitane play1000, il me semble être un compromis intéressant( et je crois facile à réparer?) et il est surtout pas trop cher.je pense y attacher une remorque bob YAK(je préfère cette option que les sacoches, moins pratique je trouve?).
je voulais donc savoir ce que vous pensez de ce matos??suffisant j'espère?
Aussi en ce qui concerne le temps à prévoir pour parcourir les 3600Km?je compte deux mois pour prendre comme base 60 /jour pendant 60 jour..ce qui semble peut être peu? mais je ne compte pas les jours de repos et les détours divers.
ce qui ferai plutôt 75 Km par jour ...sur 50 jours en comptant une dizaine de jours de repos
autre questions Y a t il vraiment beaucoup de chien sauvage dans l'est de l'europe?et pour ceux qui auraient déjà fait des portions de cette route, ont Il eu des soucis avec ces derniers🏴☠️?
de plus Il parait qu'il aurait plusieurs "point velo"(camping avec atelier velo, boutique velo, etc..) le long de l'itineraire .Pourriez vous m'en dire plus?.
Voila je n'ai POUR LE MOMENT pas d'autres questions , mais si vous avez des conseils je suis bien sur preneur..!
merci à tout ceux qui pourront me donner des infos!
tchuss!
Bonjour,
Cette année, ma femme et moi faisons l'Euro vélo 6 de Budapest à la Mer Noire ( Constanta) : 2 vélos, 1 remorque mono roue, assez chargés et sur environ 5 semaines (on prend le temps de visiter) . En 2011 = Lorient Belfort, en 2012: Belfort Budapest et retour par avion avec vélos et bagages de Budapest à Genève où nous avions un point de chute . Tout s'est super bien passé . Nos questions pour cette 3° étape : - Etat de la vélo-route de Budapest à Constanta, fléchage etc... - Nous aimons camper, est-ce aisé ? les possibilités sont elles nombreuses? faciles à trouver, sinon quelles autres solutions sympa et pas trop chère? - Qui a une expérience GPS spécifique vélo route ?. Modèle, prix approx. Est-ce utile ? Mais surtout, et c'est notre souci le plus important :le voyage aller et le voyage retour . l'été dernier Budapest - Genève par Easyjet avec vélos , bagages etc était vraiment impecc. et pas cher ... - Tout renseignement pour aller de Bretagne à Budapest de préférence en avion et à prix correct nous intéresse . - Autre solutions possibles ( en voiture c'est 2000 km de chez nous et il faudrait envisager le parking 5 semaines...) car ou train . - Retour de Constanta vers la Bretagne ou l'ouest . - Les cars Atlaslib et Euroline ont semble-t-il des lignes Constanta- Nantes mais les avis sur les blogs sont parfois contradictoires Quels sont vos avis ? - Qu'en est-il des avions Blue-Air, partent-ils de Constanta ? - Les trains Roumains semblent peu adaptés aux cyclistes et les trains en général demandent des changements pas tjs faciles à gérer .
Merci à tous ceux qui pourront nous aider ... A charge de revanche notre expérience de Bretagne à Budapest vous est ouverte ...
Pierre et Dominique, amicalement 😉
Cette année, ma femme et moi faisons l'Euro vélo 6 de Budapest à la Mer Noire ( Constanta) : 2 vélos, 1 remorque mono roue, assez chargés et sur environ 5 semaines (on prend le temps de visiter) . En 2011 = Lorient Belfort, en 2012: Belfort Budapest et retour par avion avec vélos et bagages de Budapest à Genève où nous avions un point de chute . Tout s'est super bien passé . Nos questions pour cette 3° étape : - Etat de la vélo-route de Budapest à Constanta, fléchage etc... - Nous aimons camper, est-ce aisé ? les possibilités sont elles nombreuses? faciles à trouver, sinon quelles autres solutions sympa et pas trop chère? - Qui a une expérience GPS spécifique vélo route ?. Modèle, prix approx. Est-ce utile ? Mais surtout, et c'est notre souci le plus important :le voyage aller et le voyage retour . l'été dernier Budapest - Genève par Easyjet avec vélos , bagages etc était vraiment impecc. et pas cher ... - Tout renseignement pour aller de Bretagne à Budapest de préférence en avion et à prix correct nous intéresse . - Autre solutions possibles ( en voiture c'est 2000 km de chez nous et il faudrait envisager le parking 5 semaines...) car ou train . - Retour de Constanta vers la Bretagne ou l'ouest . - Les cars Atlaslib et Euroline ont semble-t-il des lignes Constanta- Nantes mais les avis sur les blogs sont parfois contradictoires Quels sont vos avis ? - Qu'en est-il des avions Blue-Air, partent-ils de Constanta ? - Les trains Roumains semblent peu adaptés aux cyclistes et les trains en général demandent des changements pas tjs faciles à gérer .
Merci à tous ceux qui pourront nous aider ... A charge de revanche notre expérience de Bretagne à Budapest vous est ouverte ...
Pierre et Dominique, amicalement 😉
Bonjour
Je fais part de quelques précautions à prendre dans le choix de l'agence guide ornithologique.
Nous sommes partis à 4 photographes et ornithologues pour une semaine sur le delta du Danube avec l’agence locale de Mihai Baciu (sc Delta Tucomi srl à Tulcéa) Nous avions pris contact avec eux directement par mails, suite à une recherche sur le Net. Si nous avons globalement été satisfait de notre séjour, nous conseillons toutefois d’être vigilant à ceux qui décideraient de contracter un séjour avec cette agence.
Tout d’abord, ils font payer 7 jours de prestation complète alors que la première journée commence par la réception à l’hôtel en fin de journée et que le départ en bateau ne commence que le deuxième jour. En conséquence nous avons payé 200 euros par couple (soit le coût d’une journée complète sur le bateau) pour le prix d’une nuit en demi pension à l’hôtel, dont le prix affiché est de 45 euros.
Ensuite, nous avons eu une avarie de bateau. Le deuxième jour de navigation, après une heure de navigation, le moteur du bateau donnait des signes de faiblesse qui faisait que nous ne pouvions ni stopper, ni même ralentir … donc pas très pratique pour l’observation et la photo ornitho. Mais surtout à 11heures le moteur était HS et avons attendu jusqu’à 17h qu’un bateau vienne nous prendre en remorque et nous ramène au gîte. Certes , un bateau de remplacement a été dépêché le surlendemain mais le 4eme jour nous avons du repasser par le point de départ pour aller chercher le bateau en panne et l’amener au port d’attache du nouveau gîte et le 5eme jour, nous avons navigué en remorquant toute la journée le bateau HS… là encore peu adéquat pour l’observation. Lorsque nous avons demandé un geste commercial pour les notables inconvénients subis ( 2 journées d’observation bien amputées sur les 6 prévues), le responsable nous a répondu que cela faisait partie des aléas des voyages…
Enfin, le 5eme jours, 3 de nous quatre ont été malade (violents maux de ventre et vomissements), la seule qui a tenu le coup n’avait pas mangé de viande le soir au gîte ! Et là encore le responsable nous a dit que c’était les touristes qui arrivaient avec des gastro et que donc il n’y était pour rien !
Bref cette agence a deux avantages, c’est que leurs deux bateaux de type hollandais sont adaptés à une circulation lente et confortable … (mais ils sont très vétustes) et notre guide est sympathique et un excellent cuisinier, ce qui n’est pas le cas dans les gites où l'accueil et la qualité des dîners est à minima très moyenne.
En bref avec cette agence si cela se passe bien tant mieux sinon c’est tant pis pour vous car vous n’aurez, sans même parlé d’indemnisation, aucun geste commercial pour les jours perdus.
Nous sommes partis à 4 photographes et ornithologues pour une semaine sur le delta du Danube avec l’agence locale de Mihai Baciu (sc Delta Tucomi srl à Tulcéa) Nous avions pris contact avec eux directement par mails, suite à une recherche sur le Net. Si nous avons globalement été satisfait de notre séjour, nous conseillons toutefois d’être vigilant à ceux qui décideraient de contracter un séjour avec cette agence.
Tout d’abord, ils font payer 7 jours de prestation complète alors que la première journée commence par la réception à l’hôtel en fin de journée et que le départ en bateau ne commence que le deuxième jour. En conséquence nous avons payé 200 euros par couple (soit le coût d’une journée complète sur le bateau) pour le prix d’une nuit en demi pension à l’hôtel, dont le prix affiché est de 45 euros.
Ensuite, nous avons eu une avarie de bateau. Le deuxième jour de navigation, après une heure de navigation, le moteur du bateau donnait des signes de faiblesse qui faisait que nous ne pouvions ni stopper, ni même ralentir … donc pas très pratique pour l’observation et la photo ornitho. Mais surtout à 11heures le moteur était HS et avons attendu jusqu’à 17h qu’un bateau vienne nous prendre en remorque et nous ramène au gîte. Certes , un bateau de remplacement a été dépêché le surlendemain mais le 4eme jour nous avons du repasser par le point de départ pour aller chercher le bateau en panne et l’amener au port d’attache du nouveau gîte et le 5eme jour, nous avons navigué en remorquant toute la journée le bateau HS… là encore peu adéquat pour l’observation. Lorsque nous avons demandé un geste commercial pour les notables inconvénients subis ( 2 journées d’observation bien amputées sur les 6 prévues), le responsable nous a répondu que cela faisait partie des aléas des voyages…
Enfin, le 5eme jours, 3 de nous quatre ont été malade (violents maux de ventre et vomissements), la seule qui a tenu le coup n’avait pas mangé de viande le soir au gîte ! Et là encore le responsable nous a dit que c’était les touristes qui arrivaient avec des gastro et que donc il n’y était pour rien !
Bref cette agence a deux avantages, c’est que leurs deux bateaux de type hollandais sont adaptés à une circulation lente et confortable … (mais ils sont très vétustes) et notre guide est sympathique et un excellent cuisinier, ce qui n’est pas le cas dans les gites où l'accueil et la qualité des dîners est à minima très moyenne.
En bref avec cette agence si cela se passe bien tant mieux sinon c’est tant pis pour vous car vous n’aurez, sans même parlé d’indemnisation, aucun geste commercial pour les jours perdus.
Bonjour,
Nous projetons de nous rendre pour 3 jours dans le Delta du Danube pour mi-juillet. Quel bras me conseillez-vous de visiter: Chilia?, Sulina ou Sfântu Gheorghe?
Est-il nécessaire de faire une réservation au préalable pour se loger? ou peut-on trouver un logement directement sur place chez l'habitant?
Nous arriverons en voiture à Tulcea. Peux-on la laisser à Tulcea sans risque le temps de notre visite du Delta?
Merci d'avance,
Nous projetons de nous rendre pour 3 jours dans le Delta du Danube pour mi-juillet. Quel bras me conseillez-vous de visiter: Chilia?, Sulina ou Sfântu Gheorghe?
Est-il nécessaire de faire une réservation au préalable pour se loger? ou peut-on trouver un logement directement sur place chez l'habitant?
Nous arriverons en voiture à Tulcea. Peux-on la laisser à Tulcea sans risque le temps de notre visite du Delta?
Merci d'avance,
Bonjour à tous,
Je vous écris afin d'obtenir quelques renseignements sur le circuit EUROVELO6. Une personne l'a t-il parcouru en partie ou en totalité. Mon objectif peut être un peu présomptueux serait d'attaquer vers la frontière Française direction Vienne.
Avez vous des expériences à faire partager car les sites c'est sympa mais ça manque de témoignages..
De plus j'écris pour savoir si ce genre de voyages tenterait une autre personne, 3 semaines cet été. Car le vélo c'est sympa mais tout seul ça devient longuet...
Voilà merci d'avance pour vos réponses.
A bientôt
De plus j'écris pour savoir si ce genre de voyages tenterait une autre personne, 3 semaines cet été. Car le vélo c'est sympa mais tout seul ça devient longuet...
Voilà merci d'avance pour vos réponses.
A bientôt
Bonjour,
Voici le récit de nos deux semaines en Roumanie, avec un circuit de plus de 2000 km, 6 étapes... et un dépaysement total à quelques heures de vol de la France. 🙂
Nous avons réservé un vol au départ de Nantes, changement d'avion à Munich, avec la Lufhtansa (250 euros AR et 23 kg de bagages soute /pers, vols réservés en décembre).
Location de voiture pour toute la durée du séjour: Opel Astra automatique, full insurance (pas du luxe): 428 euros avec Cars4rent.
Logements réservés à l'avance, via les sites internet persos, booking ou encore airbnb.
Nous partons avec le guide du routard sous le bras et la fonction GPS de nos téléphones + une carte routière si besoin (et qui ne nous aura pas réellement servi).
Pour obtenir la monnaie locale, nous opterons pour l'option de retirer directement dans des ATM.
Vendredi 7 septembre:
Décollage le matin de Nantes, changement d'avion à Munich dont nous pourrons découvrir un peu l'aéroport, et notamment des cabines de sieste dont j'avais entendu parler sans jamais en voir!
Arrivée à Otopeni (aéroport de Bucarest) vers 18h30. Nous rencontrons notre loueur, les explications sont claires, le coffre de la voiture est juste assez grand pour accueillir nos gros bagages... et c'est parti pour la découverte de la conduite roumaine! 🤪
Quelques kilomètres et un arc de triomphe plus loin, nous arrivons dans l'auberge de jeunesse qui nous accueillera pour cette première nuit. C'est très joli, il y a une petite cour, une grande cuisine commune, et une seule chambre double avec salle de bain privative que nous avons réservée (180 lei).

L'accueil est très sympa, on nous donnera une carte de Bucarest pour ne pas nous perdre dans la soirée.

Le quartier est mignon, nous sommes juste en face de l'ambassade de France et les bâtiments sont anciens. Nous dînerons au café Verona, très agréable avec sa jolie cour extérieure.
Voici le récit de nos deux semaines en Roumanie, avec un circuit de plus de 2000 km, 6 étapes... et un dépaysement total à quelques heures de vol de la France. 🙂
Nous avons réservé un vol au départ de Nantes, changement d'avion à Munich, avec la Lufhtansa (250 euros AR et 23 kg de bagages soute /pers, vols réservés en décembre).
Location de voiture pour toute la durée du séjour: Opel Astra automatique, full insurance (pas du luxe): 428 euros avec Cars4rent.
Logements réservés à l'avance, via les sites internet persos, booking ou encore airbnb.
Nous partons avec le guide du routard sous le bras et la fonction GPS de nos téléphones + une carte routière si besoin (et qui ne nous aura pas réellement servi).
Pour obtenir la monnaie locale, nous opterons pour l'option de retirer directement dans des ATM.
Vendredi 7 septembre:
Décollage le matin de Nantes, changement d'avion à Munich dont nous pourrons découvrir un peu l'aéroport, et notamment des cabines de sieste dont j'avais entendu parler sans jamais en voir!
Arrivée à Otopeni (aéroport de Bucarest) vers 18h30. Nous rencontrons notre loueur, les explications sont claires, le coffre de la voiture est juste assez grand pour accueillir nos gros bagages... et c'est parti pour la découverte de la conduite roumaine! 🤪
Quelques kilomètres et un arc de triomphe plus loin, nous arrivons dans l'auberge de jeunesse qui nous accueillera pour cette première nuit. C'est très joli, il y a une petite cour, une grande cuisine commune, et une seule chambre double avec salle de bain privative que nous avons réservée (180 lei).

L'accueil est très sympa, on nous donnera une carte de Bucarest pour ne pas nous perdre dans la soirée.

Le quartier est mignon, nous sommes juste en face de l'ambassade de France et les bâtiments sont anciens. Nous dînerons au café Verona, très agréable avec sa jolie cour extérieure.
Bonjour,
Parce qu'il y a assez peu de photos sur ce charmant pays qu'est la Roumanie, en voici quelques unes prises cet été. Vos critiques sont les bienvenues.
































Bonjour tout le monde !
Je fais ce petit sujet pour une sorte d'appel à témoins :).
Etant passé par la Roumanie avec des amis grâce à mon pass Interrail, je suis tombé sous le charme de ce pays. Ainsi je voudrais y retourner, seul durant deux-trois semaines en septembre afin de réellement découvrir ce beau pays ! Mais comme c'est mon premier voyage en solitaire, je n'ai pas vraiment envie de prévoir tout mon séjour. Donc je ferais un peu selon ce que l'on me conseille sur place ou via Voyages forum, et un peu avec le guide aussi ! Un joli mix pour ainsi dire. Mais j'ai déjà quelques idées principales, le delta du Danube évidemment, les monastères près de la Moldavie, et les citadelles saxonnes
Commençons par les questions les plus rudimentaires 😛
- Pass interrail ou ligne de bus ?
Qu'est ce qui est le plus intéressant pour la Roumanie ? le train via un pass interrail ou les lignes de bus ?
- Auberge de jeunesse ou maison d'hôtes ?
l'été dernier, nous étions allé en AJ à Brasov et à Cluj Napoca, l'ambiance était très sympa mais beaucoup de personnes m'ont dit que les maisons d'hôtes valait vraiment le détour; Que ce soit pour le cadre de vie, la gentillesse :) . Cela m'enthousiasme pas mal mais je ne connais pas les prix, ni l'affluence de ces maisons en septembre. Y a t il dans les petits villages un endroit où je pourrais trouver des maisons d'hôtes (une sorte d'office de tourisme)
Désormais j'aimerais vous poser des questions sur vos voyages en Roumanie
- Quelles sont, pour vous, les villes qui valent le détour et qui vous ont épatés ? Bien sûr vous me direz que ca dépend des personnes mais vos avis m'intéressent :). Personnelement je suis assez intéressé par l'histoire, les petites villes et la Transylvanie
- Culturellement y-a-t-il des choses qui vous ont marqués? Un plat à se taper les fesses par terre, un jeu de société très amusant, un festival de musique inatendue ect...
- J'aimerais beaucoup faire une randonnée dans la Transylvanie, laquelle me conseillerez vous ? En sachant que je ne suis pas un grand habitué des randonnées. Cependant je ne suis pas en sucre ^^ j'ai 20 ans et en bonne santé ! Mais une randonnée assez simple sur un ou deux jours serait très bien :)
-Les arnaques et pièges, qu'il faut éviter Malheureusement pour cela il y en a peu partout, mais quand on les connait on est plus serein ^^
-Un livre sur la Roumanie que vous me conseillerez ?
-Quelque chose que vous aimeriez partager et qui a rendu votre voyage super !
Enfin voilà ! Merci d'avance pour vos réponses. Grâce à vous je pourrais me faire une idée des richesses de la Roumanie Bonne journée !
Je fais ce petit sujet pour une sorte d'appel à témoins :).
Etant passé par la Roumanie avec des amis grâce à mon pass Interrail, je suis tombé sous le charme de ce pays. Ainsi je voudrais y retourner, seul durant deux-trois semaines en septembre afin de réellement découvrir ce beau pays ! Mais comme c'est mon premier voyage en solitaire, je n'ai pas vraiment envie de prévoir tout mon séjour. Donc je ferais un peu selon ce que l'on me conseille sur place ou via Voyages forum, et un peu avec le guide aussi ! Un joli mix pour ainsi dire. Mais j'ai déjà quelques idées principales, le delta du Danube évidemment, les monastères près de la Moldavie, et les citadelles saxonnes
Commençons par les questions les plus rudimentaires 😛
- Pass interrail ou ligne de bus ?
Qu'est ce qui est le plus intéressant pour la Roumanie ? le train via un pass interrail ou les lignes de bus ?
- Auberge de jeunesse ou maison d'hôtes ?
l'été dernier, nous étions allé en AJ à Brasov et à Cluj Napoca, l'ambiance était très sympa mais beaucoup de personnes m'ont dit que les maisons d'hôtes valait vraiment le détour; Que ce soit pour le cadre de vie, la gentillesse :) . Cela m'enthousiasme pas mal mais je ne connais pas les prix, ni l'affluence de ces maisons en septembre. Y a t il dans les petits villages un endroit où je pourrais trouver des maisons d'hôtes (une sorte d'office de tourisme)
Désormais j'aimerais vous poser des questions sur vos voyages en Roumanie
- Quelles sont, pour vous, les villes qui valent le détour et qui vous ont épatés ? Bien sûr vous me direz que ca dépend des personnes mais vos avis m'intéressent :). Personnelement je suis assez intéressé par l'histoire, les petites villes et la Transylvanie
- Culturellement y-a-t-il des choses qui vous ont marqués? Un plat à se taper les fesses par terre, un jeu de société très amusant, un festival de musique inatendue ect...
- J'aimerais beaucoup faire une randonnée dans la Transylvanie, laquelle me conseillerez vous ? En sachant que je ne suis pas un grand habitué des randonnées. Cependant je ne suis pas en sucre ^^ j'ai 20 ans et en bonne santé ! Mais une randonnée assez simple sur un ou deux jours serait très bien :)
-Les arnaques et pièges, qu'il faut éviter Malheureusement pour cela il y en a peu partout, mais quand on les connait on est plus serein ^^
-Un livre sur la Roumanie que vous me conseillerez ?
-Quelque chose que vous aimeriez partager et qui a rendu votre voyage super !
Enfin voilà ! Merci d'avance pour vos réponses. Grâce à vous je pourrais me faire une idée des richesses de la Roumanie Bonne journée !
Oradea
La nuit tombe. Le conducteur veut nous déposer en banlieue. C’est la zone. Les vieux immeubles de l’époque communiste s’effondrent de toute leur façade en laissant apparaître, derrière les fenêtres cassées, les ferrailles rouillées et les vieux tuyaux de gaz déchirés et béants, l’intérieur des appartements. Les enfants sont pieds nus et sales dans les rues en terre battue, ils jouent à se lancer des cailloux et à snifer de la colle. C’est dégueulasse, on se croirait dans un pays en guerre. On demande au chauffeur de nous déposer en ville pour changer un peu de monnaie. Ça l’intéresse. Ensuite, taxi pour trouver un hôtel. Evidemment, comme on ne connaît rien ni personne, que c’est le soir et qu’on n’a pas envie de dormir dehors cette nuit, on raque 20 € chacun pour les chambres. Dire que dehors, ils n’ont pas un rond et qu’on se paye une chambre à 15 millions de lei, la monnaie roumaine. Enfin, rien que pour une douche, je donnerais n’importe quoi ! Dans la soirée, pour joindre le centre ville, nous arpentons les rues. Des maisons écroulées abritent des familles entières avec les animaux et toute leur crasse. Elles sont chauffées aux pneus. Sur les trottoirs, des feux brûlent dans des grands bidons autour desquels tournent quelques sans-abri déguenillés et des chiens agressifs qui crèvent la dalle. C’est le Bronx ! Le lendemain, à la gare, nous cherchons un train pour la prochaine ville à une centaine de kilomètres. Mais le réseau ferroviaire roumain est limité. Très limité. Deux trains dans la journée et pas un dans cette direction. Beaucoup de clochards et des gars qui se battent pour nous emmener dans leur voiture privée. Après négociation, on en choisit un pour 10 € chacun. On ne sait pas encore que les salaires avoisinent 100 € en Roumanie et surtout que tout le monde fait du stop à la sortie des villes pour partager l’essence. Premier pays pauvre. On ne connaît rien. Normal qu’on se fasse avoir. Il faut apprendre. Le rapport avec l’argent n’est plus le même. Le niveau de vie dans cette région a beaucoup diminué par rapport à la Hongrie. Il n’y a qu’à regarder les voitures pourries quand ce ne sont pas des charrettes tirées par des chevaux, les villages sans route goudronnée où grouillent des oies, des cochons et des chevaux en liberté, sur la route unique, pleine de nids de poules, qui relie des villes de plus de cent mille habitants ! Arad
Nous avions rencontré avant notre départ Sorin, un jeune Roumain qui faisait ses études à Poitiers. En arrivant à Arad, nous allons directement voir sa famille à qui il avait parlé de nous. Sa mère, ensuite, nous emmène dans un appartement qui sera le nôtre pendant quelque temps. Enfin, elle nous présente à des étudiants qui nous feront faire le tour de la ville. Après avoir installé nos affaires dans ce petit chez nous, avoir pris notre douche, s’être étendus un instant sur notre lit et avoir fermé la porte de l’appartement. Toutes ces futilités qui ont maintenant de l’importance. Nous allons visiter la ville avec nos nouveaux amis. Très vite, l’échange est enrichissant. Nous parlons toute la journée et une partie de la nuit de la Roumanie et de la France. Les étudiants roumains parlent bien anglais. Beaucoup mieux que moi. Le soir, j’ai la tête comme serrée dans un étau, à force de me concentrer pour ne rien perdre de ce qu’ils nous expliquent et la nuit je rêve en anglais. D’ailleurs, je suis bien meilleur anglophone la nuit… Eux parlent très bien l’anglais pour plusieurs raisons. D’abord les films à la télé sont en anglais sous-titrés en roumain car il n’y a pas assez d’argent pour les doubler comme en France. Ensuite, parce qu’ils sont hyper motivés pour réussir. Et réussir aujourd’hui en Roumanie, ça veut dire quitter le pays et donc parler anglais. Le niveau de vie de nos amis et de la population de la ville est très modeste. La maman de Sorin, professeur de biologie à quelques années de la retraite, gagne 150 € par mois. La vie est dure. Alors que nous, petits Français, nous avons la chance de pouvoir voyager. Ici, il faut jardiner pour manger et faire des conserves pour l’hiver. Garder ses chaussures trouées et acheter une voiture à plusieurs familles. Les jeunes, les étudiants qu’on a rencontrés, ont l’espoir de partir travailler en Europe ou d’aller aux Etats Unis pour s’enrichir. Ils sont ambitieux et motivés mais ne trouvent pas de travail en Roumanie qui tarde à se développer. Il y a bien le chantier d’une zone industrielle autour de la ville mais il n’avance pas. Les fonds européens sont bloqués pour faire pression sur le gouvernement afin qu’il réduise la corruption. Les entreprises internationales n’investissent pas tant que le pays n’est pas stable. Il n’y a pas de travail à Arad. Seulement des petits commerces. Pourtant, la main d’œuvre est qualifiée et elle ne demande pas grand-chose. Par exemple, un entrepreneur allemand basé à Timisoara, une ville proche que l’on aura l’occasion de visiter, assure la sous-traitance de pièces automobiles et emploie un millier de salariés qu’il paie 200 € par mois. Je vous laisse imaginer la marge que la société se fait en vendant ses pièces en Allemagne. Et si ça marche, je ne comprends pas pourquoi d’autres entrepreneurs n’en font pas autant. Même si les gens sont sous-payés par rapport au niveau européen, même si ce sont les entrepreneurs et les investisseurs qui prennent le plus d’argent, les emplois existent. Les salaires sont payés et les employés ont ainsi un pouvoir d’achat qui permet de faire tourner de l’argent dans le pays. Une ville comme Arad possède des milliers de personnes qui ne demandent qu’à travailler. Seuls, comme souvent dans les pays où la corruption domine, quelques riches équilibrent la balance au volant de leur imposante voiture, en traînant leur vieillesse au bras de jeunes et magnifiques roumaines, le long des vitrines de prêt-à-porter italien. J’espère retourner un jour en Roumanie. Voir comment ça aura évolué. Avec l’ambition et la capacité que j’ai pressenties, ce pays comptera bientôt dans le marché économique européen. Son niveau de vie ne peut qu’augmenter. C’est le moment d’investir là-bas ou d’y passer des vacances et ainsi de dynamiser le tourisme. C’est un joli pays avec des paysages variés et montagneux où les gens sont gais et généreux malgré leur pauvreté. Un pays qui se relève difficilement de la catastrophique politique intérieure de Ceausescu qui les a trompés pendant trente ans. Mais les Roumains sont opportunistes. Ils l’ont prouvé au fil des siècles en négociant leur indépendance dans des contextes géopolitiques qui les ont couverts de drapeaux austro-hongrois, ottomans et soviétiques sans pour autant leur faire perdre leur originalité. Ils seront toujours plus latins que slaves ou russes, des pays qui pourtant les entourent. Leur langue chante comme les cigales de la Méditerranée, ils roulent les « r » à l’espagnole et finissent en « i » avec le pincement de doigts à l’italienne. La Roumanie a même été considérée comme un pays francophone avant la deuxième guerre, au moment où la France était encore une étoile culturelle incontournable. Aussi, si vous voulez avoir la chance de voir naître une cathédrale aujourd’hui, alors que nos églises sont à l’abandon, c’est en Roumanie qu’il faut se rendre. Depuis la fin du régime totalitaire de Ceausescu qui détruisait les lieux de cultes et même les lieux historiques en général, les Roumains ont retrouvé la foi trop longtemps étouffée. Les églises orthodoxes aux reflets byzantins, volant sur des tapis orientaux et mêlées aux architectures baroques, sont des petits joyaux… Les tsiganes
Paumés dans la campagne d’une vallée de Transylvanie du côté de Deva, nous tentons de nous rendre dans un village aux pieds des Carpates Méridionales pour rejoindre un Roumain randonneur et francophone, rencontré sur Internet. Une camionnette s’arrête. Barbus, sales, costauds, silencieux, quatre Roms nous ouvrent leur portière… Des Roms ! Horreur, malheur… Ne pas les confondre avec les Roumains qui sont les habitants de la Roumanie. Les Roms comme les populations que l’on nomme diversement – Gitans, Tsiganes, Romanichels, Gypsies – mais qui se désignent eux-mêmes par d’autres noms (Sinti, Manouches, Calé), et que l’on rencontre dans tous les pays d’Europe, sont partis du nord-ouest de l’Inde il y a un millier d’années et ont déferlé en vagues successives sur l’Europe à partir du XIVe. En Roumanie, ils sont nombreux et se sont, pour la plupart, sédentarisés bien qu’ils ne soient pas intégrés à la population. Ils ont gardé leur langue et leur culture et sont reconnaissables à leur faciès indo-européen. Des villages sont partagés entre les deux populations souvent hostiles. Même les jeunes étudiants rencontrés à Arad ont horreur des Roms. C’est le sujet tabou. Ils les traitent de voleurs de poules comme nous faisons avec les manouches, et les rendent responsables de la misère commune. Bref, on nous disait de faire attention à eux, que c’étaient même des assassins et nous n’avons jamais osé aller dans leurs quartiers. Pourtant, moi je les aime bien les tsiganes, j’adore leur musique, leur liberté et les films de Kusturika. Mais là, on n’est pas dans un film… Ce n’est pas très détendu dans le camion... Les paysages de la campagne roumaine défilent. Petites parcelles agencées et travaillées à la bêche par des personnes âgées habillées à la mode du début du siècle. Pas de tracteur, ni de moissonneuse batteuse. Des chevaux tirent encore les charrues pour retourner la terre. Le foin est entassé en bottes de cinq mètres de haut, en épis. Tous les animaux de la basse-cour traînent en liberté le long de la route, dans les jardins et les maisons. La campagne profonde telle qu’elle était en France à la naissance de mes parents peut-être ou de mes grands-parents… J’allume ma cigarette dans la courbe d’un virage ponctué de bosses et brûle par mégarde le bras nu d’un des gars. Ce gros monsieur me regarde de travers. - Merde, désolé, je dis. Mais je ne me sens pas du tout à l’aise d’un coup. Un autre d’entre eux demande : « Francès ? » Eh oui ! Qu’on dit, des vrais Français de France. Il n’y en a sans doute pas beaucoup dans le coin et quand il nous demande ce qu’on fout là, bah ! on se promène, on avait rien à faire chez nous alors on est allé voir comment ça se passait du côté de chez vous. Ça a l’air de lui plaire. D’un seul coup, l’atmosphère se détend et le monsieur à la moustache range ses gros yeux méchants. Puis, comme le courant est passé, comme nous parlons un peu, ils nous sortent le bon vieil album de la musique du film de Chat noir Chat blanc et voilà que tous se mettent à chanter dans la camionnette jusqu’à notre arrivée. Pour finir, ils refusent notre participation pour l’essence et nous souhaitent bon voyage dans leur pays avant de s’en aller en continuant de chanter ! Vive la musique ! Vive la France ! Bucova
Tout d’abord, on est bien comme des cons dans ce bled de quelques centaines d’habitants où la personne que nous devions rencontrer ne se trouve pas. On aurait dû l’appeler avant. C’est ça les surprises. Ça ne marche pas toujours. Sa maison, enfin celle de ses parents, absents aussi, est superbe, en bois, fleurie du jardin jusqu’aux balcons, de grands géraniums. Une pergola sur la terrasse est recouverte de raisins mûrs. Autour, l’odeur de melons, de foin fraîchement coupé et la campagne roumaine scindée de torrents encore agités et frais de la randonnée en montagne qu’ils viennent d’effectuer derrière le village. Cette partie de la Roumanie est encore vraiment naturelle. Beaucoup de forêts, de montagnes et de verdure. Enfin, cela ne nous avance pas. On essaie de demander à une gentille mamie tout édentée qui fauche son foin tout près des infos sur la famille. Malheureusement, on ne comprend rien. Elle parle un vieux patois incompréhensible et comme toutes les personnes qui ne sont pas habituées à rencontrer des étrangers, quand on la fait répéter, au lieu d’articuler, elle parle seulement plus fort, exaspérée que nous ne comprenions rien. Le cochon, heureux de la visite, court autour de nous en poussant des grognements, comme des moqueries, ce qui rend la scène cocasse et désespérée. Alors on attend là. On est bien. On peut planter la tente ce soir et repartir demain. Mais un peu plus tard, comme la nouvelle a couru dans le village que des sacs à dos étrangers avaient atterri dans un jardin, des jeunes viennent nous rendre visite. Puis ils nous demandent de les suivre. On ne sait pas où mais on prend nos sacs et on suit, accompagnés de tous les enfants et des chiens. La mamie s’agite pour nous dire au revoir. Après une petite promenade dans les chemins en herbe qui séparent les maisons du village, on nous fait attendre devant l’une d’elles… Un autre jeune homme arrive et dit en français : « Bonjour, je m’appelle Christi. Voici ma maison et ma famille. Nous aimerions que vous nous fassiez l’honneur de demeurer chez nous ce soir en attendant que la famille Tomici revienne pour vous accueillir. Pourriez-vous me dire vos noms pour faire plus ample connaissance ?… » Et voilà comment nous sommes arrivés dans la petite famille Abulescu. Une famille géniale. On nous présente tout le monde, la maison, notre chambre avec une simplicité et des égards signes de la plus parfaite hospitalité. Ensuite, tout l’après-midi, le petit jeune se révèle être un parfait connaisseur de son pays et de sa culture, nous en expose les problèmes actuels, son histoire et sa politique. Je suis certain que je n’aurais pas pu en faire autant à son âge et peut-être même aujourd’hui. Pour excuser son érudition, il nous dit simplement qu’il n’aime pas les travaux manuels, ni traîner avec les jeunes de son âge qui se moquent de lui, mais préfère étudier. Il nous pose à son tour des questions sur notre périple, sur ce que nous avons déjà vu et sur la suite. Sa maman, pendant ce temps, nous prépare des petites collations délicieuses. Trois bébés chiens courent entre nos pattes, les oies, les canards, les poulets, tous les animaux sont avec nous autour de la petite table du jardin. Et c’est l’heure de l’apéro. On va goûter les différentes distillations de la tsuica. Une petite prune bien de chez eux. Christi continue de tout nous expliquer : « Celle-ci est la première distillation, elle fait 27 degrés, la deuxième fait 45 et la troisième je ne sais pas mais encore plus. J’ai goûté une fois et depuis je ne bois plus d’alcool ! » On tourne donc à la prune tout le repas, on rit beaucoup, il y en a cinquante litres dans le garage, c’est avec ça que les gens se paient souvent dans les villages. Vraiment une agréable journée et une soirée comme on ne les oublie pas. Le lendemain matin, ils sortent la voiture familiale et s’apprêtent à partir. Et qu’est-ce qu’on fait, nous ? « Pas de problème, vous restez là, on a une course urgente à faire mais on revient ce soir. Si pouviez rentrer les canards avant la nuit, ce serait parfait. Bonne journée. » Le soir venu, on s’organise pour rentrer les canards. Un de nous attend devant la porte pour l’ouvrir pendant que l’autre pousse gentiment les bestioles du bâton. Jusqu’ici tout va bien, ils connaissent la route. Seulement quand on ouvre la porte pour qu’ils rentrent, cinquante poulets foutent le camp dans le jardin ! On fait comment maintenant ? Une heure pour courir après ces sales bêtes, les choper à la main et les balancer une par une dans leur enclos. Très peu de temps après, la famille revient : « Alors tout s’est bien passé ? » « Oh oui, on répond, aucun problème… » Quitter la Roumanie.
Nous hésitons entre le train et le stop pour rejoindre la Bulgarie. En train, nous devons passer par Bucarest, ce qui fait un détour de 800 km. En stop, il faut rejoindre Calafat pour traverser le Danube avec un bateau. Finalement, nous faisons du stop. Le vent souffle ce matin sur le boulevard qui traverse la ville de Carensebes en direction de Brobeta-Turnu-Severin. Il fait froid. Nous avons marqué SOFIA sur notre petite pancarte mais les camions bulgares ne daignent pas s’arrêter. Écrire en cyrillique, l’alphabet bulgare, nous aurait peut être aidés mais nous n’en sommes pas encore capables. Alors nous attendons et le temps passe. Je pense à tante Ana, la vieille dame qui nous a accueillis chez elle ces derniers jours. Quand nous lui avons dit au revoir ce matin, elle s’est mise à pleurer et à prier pour nous. Elle était vraiment gentille. Nous sommes arrivés chez elle avec Christi après avoir quitté le village où nous n’avons jamais eu de nouvelles des gens que nous étions venus rencontrer. Christi loge, pendant ses études, dans un petit appartement au fond du jardin de tante Ana et nous avons squatté quelques jours chez lui le temps de visiter la ville et d’apprendre quelques recettes roumaines. Un matin, les nerfs de mon cou se sont bloqués comme cela m’arrive parfois. Tante Ana m’a sorti de ses placards un remède de grand-mère à base de plantes. Des douleurs comme celles-ci peuvent me faire souffrir plusieurs jours même sous traitement médical. J’acceptai le massage sans illusion. Elle me soigna en quelques heures… Deux heures que nous attendons. Il est dix heures maintenant. Ça ne valait pas le coup de se lever tôt ce matin pour se cailler en attendant dans le froid. Impatientés, nous marchons vers la gare. Le prochain train est à 14 h 50 : dans quatre heures. À 11 h, il y a un bus pour Craiova mais il ne passe pas. C’est courant. Des jeunes traversent la route comme des zombies, le nez dans leur sac de colle. Bientôt le soleil arrive et nous reprenons le stop. Enfin, vers midi, une camionnette s’arrête. Le conducteur, Ion, est instituteur. Il bredouille un peu de français, l’ayant appris à l’école trente ans auparavant. Ses souvenirs reviennent progressivement. Nous longeons la frontière serbe sur le Danube et passons les fameuses « portes de fer », formant un barrage immense. Le film Chat noir chat blanc, réalisé par Emir Kusturika et dont j’évoquais les souvenirs tsiganes, a été tourné quelque part dans ces contrées. Les décors sont bien les mêmes et avec la camionnette du monsieur qui roule entre 50 et 70 km/h, nous avons le temps de les admirer. Enfin nous atteignons la porte orientale des Carpates avant de redescendre dans les plaines du sud. Ion nous dépose en banlieue d’une ville. À peine sommes-nous descendus du camion que des gens nous sautent dessus. Ils veulent tous nous emmener. Nous sommes à un croisement important au milieu des immeubles. Un mec plus louche que les autres nous colle aux basques en insistant méchamment. Des tsiganes nous parlent de je ne sais quoi, nous proposent des trucs à acheter. Derrière nous, je remarque une voiture immatriculée en France avec deux personnes penchées sur le moteur qui viennent bientôt pour nous parler. L’un d’eux connaît quelques mots de français et nous propose lui aussi de nous emmener, puis se met à siffler en direction des grands immeubles. Avec Daoud, on se regarde. Ça craint un peu dans le coin. Faut qu’on s’arrache de là… Cependant, une jolie jeune femme arrive qui parle parfaitement français. C’est la femme du monsieur à la voiture française. La confiance nous revient aussitôt. Les sacs sont mis dans le coffre pendant que nous montons boire le café dans leur appartement. Sur le sofa, nous regardons les photos d’un pays que nous connaissons bien : la France. Le couple nous explique sa situation. Le monsieur est parti une première fois trouver du boulot en France. Il a réussi et a ramené beaucoup d’argent. Quelques centaines d’euros. Depuis, ils partent tous les deux, laissant leur petite fille à la famille, et travaillent en France sans être déclarés, sans sécurité sociale et payés une misère. La maman, Lucia, œuvre dans un restaurant et le papa dans le bâtiment. Ils dorment souvent dans leur voiture, hiver, soir de Noël et du réveillon compris. Enfin, tous les trois mois, ils reviennent au pays voir leur fille, et surtout faute de contrat de travail. Chaque fois, les billets sont distribués à la frontière roumaine pour les douaniers. Trois ans que ça dure. Ils aiment la France et même si on leur dit qu’ils sont exploités, pour eux, c’est toujours mieux comme ça. Lucia nous prépare notre dîner du soir et nous partons dans la 405, à fond sur les routes pourries, avant d’être déposés à 50 km environ de la frontière, dans un village paumé. C’est le soir. Il pleut. Pas de voiture. Nous pouvons aller frapper chez quelqu’un, sûr qu’il nous accueillerait mais au loin des phares se dessinent. Espérons. La voiture en passant à notre hauteur pile et dérape. Au début, nous sommes contents, ce sont des jeunes, ambiance hip hop, l’un d’eux parle un peu espagnol. Puis, bien vite, on déchante : ils boivent des bières et sont excités comme si, en un instant, ils venaient d’avoir une idée lumineuse pour gagner de l’argent… À Calafat, petite ville portuaire du Danube et frontalière avec la Bulgarie, une bande de tsiganes rapplique en courant. Les sacs, apparus dans le coffre maintenant ouvert, sont le sujet d’une discussion, entre eux, qui s’anime. On ne comprend pas bien mais l’ambiance est aux négociations. Les tsiganes veulent acheter nos sacs aux Roumains. C’est non, apparemment. Le coffre se ferme et nous remontons dans la voiture qui démarre en trombe… Mieux vaut s’expliquer avec trois Roumains qu’avec dix tsiganes. Mais on ne nous a pas demandé notre avis de toute façon. Et puis, même s’ils ne s’entendent pas entre eux, les voleurs, j’en suis sûr, font exception pour les mauvais coups. Il faut trouver ce quai, cette putain de frontière. Ensuite, les lâcher. Leur plan, aux Roumains, est simple : ils veulent nous taper le maximum de tune pour payer le trajet. L’équivalent de 10 € en monnaie roumaine : 25 millions de lei. Mais ils rêvent. Le petit jeu de la négociation s’apprend vite et on ne nous a plus aussi facilement. Ils obtiendront quand même 5 € en tout, avant de disparaître. Il nous reste juste assez de monnaie roumaine pour payer le bateau. Espérons que les douaniers n’essaieront pas, eux aussi, de récupérer de l’argent sur notre dos. Capables de nous garder, de nous poser des problèmes si on ne crache pas les tunes ? Se débarrasser de bandits pour en trouver d’autres. Depuis peu, débutent les relations avides de populations démunies envers les touristes aisés que nous sommes. Le bateau accoste dans une heure. Voilà plusieurs heures qu’il fait nuit déjà et il pleut toujours. Peu de gens sur le quai, des douaniers autour des camions et quelques petits trafiquants qui se rendent en Bulgarie avec du tabac et reviennent avec de l’alcool. Assis sur notre sac comme au théâtre, nous admirons discrètement la contrebande qui s’exerce, les douaniers soudoyés et les chauffeurs complices. Chacun fait son petit business et le monde tourne. Le bateau accoste. Dans la cabine, les gars s’esclaffent devant les images pornos de leur téléphone portable en crachant la tsuica. Daoud, debout sur la proue, dans les phares tournoyants, se laisse bercer par les plis du Danube, nous emportant à travers une frontière immense et naturelle, entre deux pays, aux confins de l’Europe continentale. Quitter la Roumanie et le contact imprévu mais souvent sincère de ses habitants ne nous laisse pas insensible… Côté bulgare, trois fois, quatre fois, on nous demande nos passeports. Les imperméables longs et noirs des policiers où coule la pluie, leur langue incompréhensible et brutale, les chiens, toute une atmosphère qui me rappelle les films avec la Gestapo. Tampons, fouille du sac, questions en anglais cyrillique et nous sommes libres. Nous avons passé la frontière. La frontière bulgare. Tant de personnes nous ont parlé de cette frontière. Un ami bulgare, en France, nous a dit : « Ne passez pas à Calafat, et surtout pas la nuit… » Vidin, la ville la plus proche, est à 5 km. Il pleut à verse. Forcément, un mec est là. Il attendait des clients et propose de nous emmener pour 5 €. Ça continue… Impossible de négocier, étrangers sous la pluie et au milieu de la nuit, avec ce gars qu’aucune concurrence ne bouscule. En ville, nous retirons de l’argent pour le lui donner et nous offrir une nuit d’hôtel. En Roumanie, nous n’avons payé qu’une seule nuit pendant notre séjour… Après la toilette, nous allons faire un tour en ville. J’ai hâte de voir à quoi ressemble ce pays. Un bar ouvert. Première chose : « Passeports ! » En allemand, ça fait bizarre. Les gens sont méfiants, Vidin est l’un des trois passages entre la Roumanie et la Bulgarie. Les deux populations se craignent et se haïssent historiquement. Bandits, voleurs, des deux côtés, ils se renvoient la balle. Dans le bar, l’ambiance est froide. Le temps de boire un coca et on repart. Il n’y a rien à fêter ici… Mais en France, ce soir, c’est l’anniversaire de l’amie de Daoud. Soudain nostalgiques, nous voulons entendre des gens parler français. Nous allumons la télé de l’hôtel. Jean Reno et Juliette Binoche essaient de nous faire rire dans un film gnangnan et romantique. Pendant un match de kick boxing, on finit par s’endormir. En me retournant dans mon sommeil, je donne un grand coup de tête dans la table de nuit. L’arcade éclate et pisse le sang. Me rendors K.O avec du papier cul sur la gueule. Pas stressé le gars… Les squatteurs.
Fin septembre, nous sommes à Sofia, capitale de la Bulgarie. Nous avons de nombreux contacts ici. Nous appelons d’abord Jean-Claude, un retraité rencontré sur Internet quand nous préparions le voyage. Un taxi nous emmène chez lui dans la banlieue ouest de la ville. La semaine suivante, nous squattons chez Vincent, un professeur de philo du lycée français Victor-Hugo. Il a un joli appartement dans un quartier chic de Sofia et les avantages de la vie d’un expatrié avec le salaire français dans un pays où l’on gagne rarement plus de 300 €… La journée, nous parcourons la ville pour trouver un hébergement durable. L’automne est gris à Sofia et nous voulons laisser l’hiver dehors. Mais les hôtels sont chers, la collocation avec des étudiants ne se concrétise pas et il est impossible de louer un appartement seulement pour quelques mois. L’hiver se fait déjà sentir. La neige apparaît sur le mont Vitosha qui domine la ville. Les nippes disparaissent des poubelles une à une. Le tour d’Europe contenait un hiver que nous avions prévu de passer ici mais Sofia ne veut pas de nous. Enfin, dans un petit restaurant Kebab, Charlie, un Algérien que nous rencontrons par hasard, se dépatouille pour nous trouver une chambre chez une mamie, mam Rumi, dans les quartiers nord et pauvres de la ville où il loge lui aussi. Trente euros par mois pour deux personnes, parfait pour nous, même si nos amis expatriés n’osent pas mettre les pieds dans ce quartier, rue Hadzikonstantinov. Pas la peine de retenir le nom, suivre le bus N°85… Immeubles pourris et insalubres, mais on ne sent pas d’insécurité ici plus que dans la ville. Le soir, le bar des vieux alcooliques du coin, sous l’immeuble, nous accueille avec Charlie pour boire quelques kamenisa, la bière locale. Mais ça ne dure qu’un temps. Au bout d’une semaine, mam Rumi nous met dehors. Juste avant que nos amies respectives ne nous rejoignent. Paraît qu’on prend trop de douches. Mais surtout, la vieille a assez d’argent pour tenir deux mois avec les quelques euros qu’on lui a donnés... Charlie, désolé pour nous, garde nos sacs dans sa chambre pendant que nous allons à Bansko, au sud du pays, près de la frontière avec la Grèce, pour des petites vacances avec nos louloutes dans un chalet de montagne. Adios loquita mia.
Il est minuit, la pluie fouette les vitres. Elle lave mon âme de ses ambiguïtés, de la solitude qui s’y est glissée dans ce lit d’hôtel où les cris de nos ébats chantent encore, où la moiteur dissipée a laissé la place à un froid glacial et pénétrant. Comme la tendresse peut manquer à un homme quand, dans son cœur, elle a planté ses griffes ! Comme les souvenirs encore tièdes dansent devant nos yeux comme des papillons ! Comme tu es partie si vite et me laisses seul avec ce destin qui s’enfuit en te lâchant la main ! Une main pourtant si douce… Sofia.
Tout le monde s’est partagé les bancs sur la place de la mosquée et profite des derniers rayons doux du soleil d’automne. Les jeunes amoureux se lèchent la lippe, les vieux complotent avec leurs pigeons et les dernières jupettes des jolies Bulgares dansent sur leurs hanches en traversant la place ponctuée de temps en temps par une nuée de Japonais et un tramway grinçant. Là-haut, le mont Vitosha est désormais revêtu de neige. Dans les rues pavées et défoncées du centre ville, les Champs Elysées bulgares, les voitures pourries – sauf celles de la mafia – perdent leurs essieux dans des parterres de mauvaises herbes et de détritus. Sur les innombrables terrasses, la Kamenista coule à flot. Au coin des rues, les vendeurs à la sauvette se mêlent aux tziganes nostalgiques qui pleurent la fin de l’été. Sur le marché des Femmes, les saveurs orientales se laissent savourer. Place des journalistes, des joueurs, fous d’échecs, perdent leur monnaie, cachés derrière les fontaines des nus. Boulevard Marija Luiza, nos nuits d’ivresse se succèdent dans les bars bondés de brûlantes Bulgares dans une musique délirante – une des seules en Europe qui ait su marier instruments traditionnels et rythme moderne percutant –- avant de retrouver les putes et les travestis rentrant au quartier eux aussi. Sofia, de bons souvenirs, vraiment, mais Sofia, … Je me lasse déjà de toi !
Dernière soirée dans la capitale bulgare. Nous sommes dans la chambre de Charlie. Ce mec est vraiment trop généreux, simple et tout plein d’humilité. Avec sa guitare désaccordée et sa voie de lover, il nous interprète ses petites chansons à lui, puis celles qu’il aime de Matoub Lounes, son idole, et quelques-unes d’Idir. Ça fait du bien. On a bu quelques bières et on l’écoute maintenant dans ses grands discours. « La vérité, il dit tout le temps, la vérité, les Bulgares, c’est des bâtards. Ils te piqueraient le moindre leva. Ils parlent que de voitures, d’argent, de foot et passent leur temps à boire. Ils ne sont pas intelligents. Les femmes bulgares sont belles, moi j’ai été marié avec l’une d’elles, elle m’a donné une fille, mais c’est des ingrates. La vérité, elles te laissent au bout de la rue dès qu’elles trouvent plus d’argent ailleurs… À la vérité, je suis mieux ici qu’en Algérie. Ici, je vais faire mon projet : un restaurant kebab à moi, au bord de la mer. La vérité, en Algérie, tu végètes, tu ne peux rien faire. Moi, je suis kabyle. La vérité, les Arabes, c’est des bâtards. J’aimais la politique en Algérie mais le FIS ou l’armée, c’est les mêmes, c’est des bâtards, ils gâchent tout. La vérité, moi j’aime la politique. Ici, je ne vote même pas : c’est des bâtards, ils sont tous corrompus, la vérité, c’est la mafia ici, t’as vu… Maintenant les affaires d’Algérie ne m’intéressent plus. La seule chose que je fais, c’est le ramadan pour mon père. Parce que je n’ai pas pu aller à son enterrement. Je le fais pour lui. Pour sa mémoire. La vérité, il n’y a qu’un dieu pour tous, chrétiens, juifs ou musulmans. Car ils ont tous des femmes et des enfants. C’est tous les mêmes. Pourquoi ils ont mis une bombe en Amérique ? Pourquoi ? La vérité, les Arabes ne les laisseront jamais tranquille. Et moi, je suis à Sofia, pourquoi ? La vérité, je fais des kebabs, c’est le destin, je ne sais pas, drôle de chose que le destin… » Adieu Charlie. Un autre voyage.
Le bus franchit des montagnes, des villes inconnues et des paysages toujours différents. Jusqu’ici nous avons eu des repères, nous avions préparé notre arrivée, nous avions des gens qui nous attendaient. Maintenant, nous sommes seuls. Jusqu’ici nous avons suivi à peu près un programme dans l’espace et dans le temps. Nous sommes seuls avec l’hiver. Nous pensions rester cachés en Bulgarie en attendant les beaux jours. Nous avions imaginé faire venir nos amies pour la nouvelle année. Avoir un petit chez nous avec du feu dans la cheminée. Et même, nous avions imaginé travailler. Finalement, tout ça, c’étaient des conneries. Nous ne restons pas à Sofia. Nous n’aurons pas de chez nous. Nous allons continuer la course. Dans quelle direction ? Personne ne le sait. Le bus franchit encore des montagnes, des villes inconnues et des paysages toujours différents. Quand cela s’arrêtera-t-il ? Où nous emmène-t-on ? Un autre voyage. Un vertige. Une angoisse… Le monde est si vaste. Six mois que nous sommes sur les routes. Six mois… Ma famille me manque. Tout le monde me manque. C’est l’hiver. Il faut rentrer au chaud chez soi. Il fait froid… J’ai froid. Nous voilà au bout de l’Europe. Nous ne pouvons aller plus loin dans la mer. La mer... La mer que je regarde des heures depuis que nous sommes arrivés. La mer, elle s’en fout, elle, que je sois là… Combien de fois l’avais-je déjà regardée sur mon atlas ? Combien de fois avais-je essayé d’imaginer comment elle serait ? La mer Noire. Si lointaine. Et maintenant que je suis là. Elle ne m’est pas plus proche. Indifférente. Ses plages désertes où je marche des journées entières. Où mes pas s’enfoncent dans le sable et y laissent une empreinte. Mon empreinte... Je suis au bord de la mer Noire. Je suis au bout de l’Europe. Nous avons réussi… Il n’y a pas eu de moment dans ma vie où j’ai senti, comme aujourd’hui, un tel abandon de mon propre destin. Qui dirigeait avant ? Qui dirige maintenant ? Moi ? Vraiment, est-ce vraiment moi ? Oui ! Je crois, même j’en suis sûr. Être là au bout de l’Europe, je l’ai choisi. Dire : « Je continue jusqu’au bout du monde, je le peux. Je suis maître de cette décision. Chaque jour qui viendra, sera le fruit de mon choix. J’ai mon destin entre les mains. » C’est très clair. La vie est mienne. Elle n’est pas tenue, retenue. C’est bon de le sentir. Je le sens aujourd’hui plus que jamais. Oui, je le veux. Nous irons au bout du monde ! Ce n’est pas beaucoup d’argent qu’il faut pour faire un long voyage mais beaucoup de temps. Et nous l’avons ce temps. Nous l’avons pris. Il n’y a plus qu’à y aller, au bout du monde. Respire ce vent léger qu’apporte la mer. D’où vient-il, d’Azov, de Sébastopol ou est-ce un parfum de Georgie ? Comme le sable est doux sous mes pieds ! Comme les vagues ne se lasseront jamais de s’abattre ! Cesse de penser. Ouvre les bras, respire. Respire encore. Laisse-toi aller. C’est un parfum de liberté !
La Lune a déchiré la robe de la nuit, Bois du vin maintenant, cela seul réjouit, Profite du bonheur. Bientôt le clair de Lune, Sur nos tombes à tous, rayonnera sans bruit.
Omar Khayyâm.
La nuit tombe. Le conducteur veut nous déposer en banlieue. C’est la zone. Les vieux immeubles de l’époque communiste s’effondrent de toute leur façade en laissant apparaître, derrière les fenêtres cassées, les ferrailles rouillées et les vieux tuyaux de gaz déchirés et béants, l’intérieur des appartements. Les enfants sont pieds nus et sales dans les rues en terre battue, ils jouent à se lancer des cailloux et à snifer de la colle. C’est dégueulasse, on se croirait dans un pays en guerre. On demande au chauffeur de nous déposer en ville pour changer un peu de monnaie. Ça l’intéresse. Ensuite, taxi pour trouver un hôtel. Evidemment, comme on ne connaît rien ni personne, que c’est le soir et qu’on n’a pas envie de dormir dehors cette nuit, on raque 20 € chacun pour les chambres. Dire que dehors, ils n’ont pas un rond et qu’on se paye une chambre à 15 millions de lei, la monnaie roumaine. Enfin, rien que pour une douche, je donnerais n’importe quoi ! Dans la soirée, pour joindre le centre ville, nous arpentons les rues. Des maisons écroulées abritent des familles entières avec les animaux et toute leur crasse. Elles sont chauffées aux pneus. Sur les trottoirs, des feux brûlent dans des grands bidons autour desquels tournent quelques sans-abri déguenillés et des chiens agressifs qui crèvent la dalle. C’est le Bronx ! Le lendemain, à la gare, nous cherchons un train pour la prochaine ville à une centaine de kilomètres. Mais le réseau ferroviaire roumain est limité. Très limité. Deux trains dans la journée et pas un dans cette direction. Beaucoup de clochards et des gars qui se battent pour nous emmener dans leur voiture privée. Après négociation, on en choisit un pour 10 € chacun. On ne sait pas encore que les salaires avoisinent 100 € en Roumanie et surtout que tout le monde fait du stop à la sortie des villes pour partager l’essence. Premier pays pauvre. On ne connaît rien. Normal qu’on se fasse avoir. Il faut apprendre. Le rapport avec l’argent n’est plus le même. Le niveau de vie dans cette région a beaucoup diminué par rapport à la Hongrie. Il n’y a qu’à regarder les voitures pourries quand ce ne sont pas des charrettes tirées par des chevaux, les villages sans route goudronnée où grouillent des oies, des cochons et des chevaux en liberté, sur la route unique, pleine de nids de poules, qui relie des villes de plus de cent mille habitants ! Arad
Nous avions rencontré avant notre départ Sorin, un jeune Roumain qui faisait ses études à Poitiers. En arrivant à Arad, nous allons directement voir sa famille à qui il avait parlé de nous. Sa mère, ensuite, nous emmène dans un appartement qui sera le nôtre pendant quelque temps. Enfin, elle nous présente à des étudiants qui nous feront faire le tour de la ville. Après avoir installé nos affaires dans ce petit chez nous, avoir pris notre douche, s’être étendus un instant sur notre lit et avoir fermé la porte de l’appartement. Toutes ces futilités qui ont maintenant de l’importance. Nous allons visiter la ville avec nos nouveaux amis. Très vite, l’échange est enrichissant. Nous parlons toute la journée et une partie de la nuit de la Roumanie et de la France. Les étudiants roumains parlent bien anglais. Beaucoup mieux que moi. Le soir, j’ai la tête comme serrée dans un étau, à force de me concentrer pour ne rien perdre de ce qu’ils nous expliquent et la nuit je rêve en anglais. D’ailleurs, je suis bien meilleur anglophone la nuit… Eux parlent très bien l’anglais pour plusieurs raisons. D’abord les films à la télé sont en anglais sous-titrés en roumain car il n’y a pas assez d’argent pour les doubler comme en France. Ensuite, parce qu’ils sont hyper motivés pour réussir. Et réussir aujourd’hui en Roumanie, ça veut dire quitter le pays et donc parler anglais. Le niveau de vie de nos amis et de la population de la ville est très modeste. La maman de Sorin, professeur de biologie à quelques années de la retraite, gagne 150 € par mois. La vie est dure. Alors que nous, petits Français, nous avons la chance de pouvoir voyager. Ici, il faut jardiner pour manger et faire des conserves pour l’hiver. Garder ses chaussures trouées et acheter une voiture à plusieurs familles. Les jeunes, les étudiants qu’on a rencontrés, ont l’espoir de partir travailler en Europe ou d’aller aux Etats Unis pour s’enrichir. Ils sont ambitieux et motivés mais ne trouvent pas de travail en Roumanie qui tarde à se développer. Il y a bien le chantier d’une zone industrielle autour de la ville mais il n’avance pas. Les fonds européens sont bloqués pour faire pression sur le gouvernement afin qu’il réduise la corruption. Les entreprises internationales n’investissent pas tant que le pays n’est pas stable. Il n’y a pas de travail à Arad. Seulement des petits commerces. Pourtant, la main d’œuvre est qualifiée et elle ne demande pas grand-chose. Par exemple, un entrepreneur allemand basé à Timisoara, une ville proche que l’on aura l’occasion de visiter, assure la sous-traitance de pièces automobiles et emploie un millier de salariés qu’il paie 200 € par mois. Je vous laisse imaginer la marge que la société se fait en vendant ses pièces en Allemagne. Et si ça marche, je ne comprends pas pourquoi d’autres entrepreneurs n’en font pas autant. Même si les gens sont sous-payés par rapport au niveau européen, même si ce sont les entrepreneurs et les investisseurs qui prennent le plus d’argent, les emplois existent. Les salaires sont payés et les employés ont ainsi un pouvoir d’achat qui permet de faire tourner de l’argent dans le pays. Une ville comme Arad possède des milliers de personnes qui ne demandent qu’à travailler. Seuls, comme souvent dans les pays où la corruption domine, quelques riches équilibrent la balance au volant de leur imposante voiture, en traînant leur vieillesse au bras de jeunes et magnifiques roumaines, le long des vitrines de prêt-à-porter italien. J’espère retourner un jour en Roumanie. Voir comment ça aura évolué. Avec l’ambition et la capacité que j’ai pressenties, ce pays comptera bientôt dans le marché économique européen. Son niveau de vie ne peut qu’augmenter. C’est le moment d’investir là-bas ou d’y passer des vacances et ainsi de dynamiser le tourisme. C’est un joli pays avec des paysages variés et montagneux où les gens sont gais et généreux malgré leur pauvreté. Un pays qui se relève difficilement de la catastrophique politique intérieure de Ceausescu qui les a trompés pendant trente ans. Mais les Roumains sont opportunistes. Ils l’ont prouvé au fil des siècles en négociant leur indépendance dans des contextes géopolitiques qui les ont couverts de drapeaux austro-hongrois, ottomans et soviétiques sans pour autant leur faire perdre leur originalité. Ils seront toujours plus latins que slaves ou russes, des pays qui pourtant les entourent. Leur langue chante comme les cigales de la Méditerranée, ils roulent les « r » à l’espagnole et finissent en « i » avec le pincement de doigts à l’italienne. La Roumanie a même été considérée comme un pays francophone avant la deuxième guerre, au moment où la France était encore une étoile culturelle incontournable. Aussi, si vous voulez avoir la chance de voir naître une cathédrale aujourd’hui, alors que nos églises sont à l’abandon, c’est en Roumanie qu’il faut se rendre. Depuis la fin du régime totalitaire de Ceausescu qui détruisait les lieux de cultes et même les lieux historiques en général, les Roumains ont retrouvé la foi trop longtemps étouffée. Les églises orthodoxes aux reflets byzantins, volant sur des tapis orientaux et mêlées aux architectures baroques, sont des petits joyaux… Les tsiganes
Paumés dans la campagne d’une vallée de Transylvanie du côté de Deva, nous tentons de nous rendre dans un village aux pieds des Carpates Méridionales pour rejoindre un Roumain randonneur et francophone, rencontré sur Internet. Une camionnette s’arrête. Barbus, sales, costauds, silencieux, quatre Roms nous ouvrent leur portière… Des Roms ! Horreur, malheur… Ne pas les confondre avec les Roumains qui sont les habitants de la Roumanie. Les Roms comme les populations que l’on nomme diversement – Gitans, Tsiganes, Romanichels, Gypsies – mais qui se désignent eux-mêmes par d’autres noms (Sinti, Manouches, Calé), et que l’on rencontre dans tous les pays d’Europe, sont partis du nord-ouest de l’Inde il y a un millier d’années et ont déferlé en vagues successives sur l’Europe à partir du XIVe. En Roumanie, ils sont nombreux et se sont, pour la plupart, sédentarisés bien qu’ils ne soient pas intégrés à la population. Ils ont gardé leur langue et leur culture et sont reconnaissables à leur faciès indo-européen. Des villages sont partagés entre les deux populations souvent hostiles. Même les jeunes étudiants rencontrés à Arad ont horreur des Roms. C’est le sujet tabou. Ils les traitent de voleurs de poules comme nous faisons avec les manouches, et les rendent responsables de la misère commune. Bref, on nous disait de faire attention à eux, que c’étaient même des assassins et nous n’avons jamais osé aller dans leurs quartiers. Pourtant, moi je les aime bien les tsiganes, j’adore leur musique, leur liberté et les films de Kusturika. Mais là, on n’est pas dans un film… Ce n’est pas très détendu dans le camion... Les paysages de la campagne roumaine défilent. Petites parcelles agencées et travaillées à la bêche par des personnes âgées habillées à la mode du début du siècle. Pas de tracteur, ni de moissonneuse batteuse. Des chevaux tirent encore les charrues pour retourner la terre. Le foin est entassé en bottes de cinq mètres de haut, en épis. Tous les animaux de la basse-cour traînent en liberté le long de la route, dans les jardins et les maisons. La campagne profonde telle qu’elle était en France à la naissance de mes parents peut-être ou de mes grands-parents… J’allume ma cigarette dans la courbe d’un virage ponctué de bosses et brûle par mégarde le bras nu d’un des gars. Ce gros monsieur me regarde de travers. - Merde, désolé, je dis. Mais je ne me sens pas du tout à l’aise d’un coup. Un autre d’entre eux demande : « Francès ? » Eh oui ! Qu’on dit, des vrais Français de France. Il n’y en a sans doute pas beaucoup dans le coin et quand il nous demande ce qu’on fout là, bah ! on se promène, on avait rien à faire chez nous alors on est allé voir comment ça se passait du côté de chez vous. Ça a l’air de lui plaire. D’un seul coup, l’atmosphère se détend et le monsieur à la moustache range ses gros yeux méchants. Puis, comme le courant est passé, comme nous parlons un peu, ils nous sortent le bon vieil album de la musique du film de Chat noir Chat blanc et voilà que tous se mettent à chanter dans la camionnette jusqu’à notre arrivée. Pour finir, ils refusent notre participation pour l’essence et nous souhaitent bon voyage dans leur pays avant de s’en aller en continuant de chanter ! Vive la musique ! Vive la France ! Bucova
Tout d’abord, on est bien comme des cons dans ce bled de quelques centaines d’habitants où la personne que nous devions rencontrer ne se trouve pas. On aurait dû l’appeler avant. C’est ça les surprises. Ça ne marche pas toujours. Sa maison, enfin celle de ses parents, absents aussi, est superbe, en bois, fleurie du jardin jusqu’aux balcons, de grands géraniums. Une pergola sur la terrasse est recouverte de raisins mûrs. Autour, l’odeur de melons, de foin fraîchement coupé et la campagne roumaine scindée de torrents encore agités et frais de la randonnée en montagne qu’ils viennent d’effectuer derrière le village. Cette partie de la Roumanie est encore vraiment naturelle. Beaucoup de forêts, de montagnes et de verdure. Enfin, cela ne nous avance pas. On essaie de demander à une gentille mamie tout édentée qui fauche son foin tout près des infos sur la famille. Malheureusement, on ne comprend rien. Elle parle un vieux patois incompréhensible et comme toutes les personnes qui ne sont pas habituées à rencontrer des étrangers, quand on la fait répéter, au lieu d’articuler, elle parle seulement plus fort, exaspérée que nous ne comprenions rien. Le cochon, heureux de la visite, court autour de nous en poussant des grognements, comme des moqueries, ce qui rend la scène cocasse et désespérée. Alors on attend là. On est bien. On peut planter la tente ce soir et repartir demain. Mais un peu plus tard, comme la nouvelle a couru dans le village que des sacs à dos étrangers avaient atterri dans un jardin, des jeunes viennent nous rendre visite. Puis ils nous demandent de les suivre. On ne sait pas où mais on prend nos sacs et on suit, accompagnés de tous les enfants et des chiens. La mamie s’agite pour nous dire au revoir. Après une petite promenade dans les chemins en herbe qui séparent les maisons du village, on nous fait attendre devant l’une d’elles… Un autre jeune homme arrive et dit en français : « Bonjour, je m’appelle Christi. Voici ma maison et ma famille. Nous aimerions que vous nous fassiez l’honneur de demeurer chez nous ce soir en attendant que la famille Tomici revienne pour vous accueillir. Pourriez-vous me dire vos noms pour faire plus ample connaissance ?… » Et voilà comment nous sommes arrivés dans la petite famille Abulescu. Une famille géniale. On nous présente tout le monde, la maison, notre chambre avec une simplicité et des égards signes de la plus parfaite hospitalité. Ensuite, tout l’après-midi, le petit jeune se révèle être un parfait connaisseur de son pays et de sa culture, nous en expose les problèmes actuels, son histoire et sa politique. Je suis certain que je n’aurais pas pu en faire autant à son âge et peut-être même aujourd’hui. Pour excuser son érudition, il nous dit simplement qu’il n’aime pas les travaux manuels, ni traîner avec les jeunes de son âge qui se moquent de lui, mais préfère étudier. Il nous pose à son tour des questions sur notre périple, sur ce que nous avons déjà vu et sur la suite. Sa maman, pendant ce temps, nous prépare des petites collations délicieuses. Trois bébés chiens courent entre nos pattes, les oies, les canards, les poulets, tous les animaux sont avec nous autour de la petite table du jardin. Et c’est l’heure de l’apéro. On va goûter les différentes distillations de la tsuica. Une petite prune bien de chez eux. Christi continue de tout nous expliquer : « Celle-ci est la première distillation, elle fait 27 degrés, la deuxième fait 45 et la troisième je ne sais pas mais encore plus. J’ai goûté une fois et depuis je ne bois plus d’alcool ! » On tourne donc à la prune tout le repas, on rit beaucoup, il y en a cinquante litres dans le garage, c’est avec ça que les gens se paient souvent dans les villages. Vraiment une agréable journée et une soirée comme on ne les oublie pas. Le lendemain matin, ils sortent la voiture familiale et s’apprêtent à partir. Et qu’est-ce qu’on fait, nous ? « Pas de problème, vous restez là, on a une course urgente à faire mais on revient ce soir. Si pouviez rentrer les canards avant la nuit, ce serait parfait. Bonne journée. » Le soir venu, on s’organise pour rentrer les canards. Un de nous attend devant la porte pour l’ouvrir pendant que l’autre pousse gentiment les bestioles du bâton. Jusqu’ici tout va bien, ils connaissent la route. Seulement quand on ouvre la porte pour qu’ils rentrent, cinquante poulets foutent le camp dans le jardin ! On fait comment maintenant ? Une heure pour courir après ces sales bêtes, les choper à la main et les balancer une par une dans leur enclos. Très peu de temps après, la famille revient : « Alors tout s’est bien passé ? » « Oh oui, on répond, aucun problème… » Quitter la Roumanie.
Nous hésitons entre le train et le stop pour rejoindre la Bulgarie. En train, nous devons passer par Bucarest, ce qui fait un détour de 800 km. En stop, il faut rejoindre Calafat pour traverser le Danube avec un bateau. Finalement, nous faisons du stop. Le vent souffle ce matin sur le boulevard qui traverse la ville de Carensebes en direction de Brobeta-Turnu-Severin. Il fait froid. Nous avons marqué SOFIA sur notre petite pancarte mais les camions bulgares ne daignent pas s’arrêter. Écrire en cyrillique, l’alphabet bulgare, nous aurait peut être aidés mais nous n’en sommes pas encore capables. Alors nous attendons et le temps passe. Je pense à tante Ana, la vieille dame qui nous a accueillis chez elle ces derniers jours. Quand nous lui avons dit au revoir ce matin, elle s’est mise à pleurer et à prier pour nous. Elle était vraiment gentille. Nous sommes arrivés chez elle avec Christi après avoir quitté le village où nous n’avons jamais eu de nouvelles des gens que nous étions venus rencontrer. Christi loge, pendant ses études, dans un petit appartement au fond du jardin de tante Ana et nous avons squatté quelques jours chez lui le temps de visiter la ville et d’apprendre quelques recettes roumaines. Un matin, les nerfs de mon cou se sont bloqués comme cela m’arrive parfois. Tante Ana m’a sorti de ses placards un remède de grand-mère à base de plantes. Des douleurs comme celles-ci peuvent me faire souffrir plusieurs jours même sous traitement médical. J’acceptai le massage sans illusion. Elle me soigna en quelques heures… Deux heures que nous attendons. Il est dix heures maintenant. Ça ne valait pas le coup de se lever tôt ce matin pour se cailler en attendant dans le froid. Impatientés, nous marchons vers la gare. Le prochain train est à 14 h 50 : dans quatre heures. À 11 h, il y a un bus pour Craiova mais il ne passe pas. C’est courant. Des jeunes traversent la route comme des zombies, le nez dans leur sac de colle. Bientôt le soleil arrive et nous reprenons le stop. Enfin, vers midi, une camionnette s’arrête. Le conducteur, Ion, est instituteur. Il bredouille un peu de français, l’ayant appris à l’école trente ans auparavant. Ses souvenirs reviennent progressivement. Nous longeons la frontière serbe sur le Danube et passons les fameuses « portes de fer », formant un barrage immense. Le film Chat noir chat blanc, réalisé par Emir Kusturika et dont j’évoquais les souvenirs tsiganes, a été tourné quelque part dans ces contrées. Les décors sont bien les mêmes et avec la camionnette du monsieur qui roule entre 50 et 70 km/h, nous avons le temps de les admirer. Enfin nous atteignons la porte orientale des Carpates avant de redescendre dans les plaines du sud. Ion nous dépose en banlieue d’une ville. À peine sommes-nous descendus du camion que des gens nous sautent dessus. Ils veulent tous nous emmener. Nous sommes à un croisement important au milieu des immeubles. Un mec plus louche que les autres nous colle aux basques en insistant méchamment. Des tsiganes nous parlent de je ne sais quoi, nous proposent des trucs à acheter. Derrière nous, je remarque une voiture immatriculée en France avec deux personnes penchées sur le moteur qui viennent bientôt pour nous parler. L’un d’eux connaît quelques mots de français et nous propose lui aussi de nous emmener, puis se met à siffler en direction des grands immeubles. Avec Daoud, on se regarde. Ça craint un peu dans le coin. Faut qu’on s’arrache de là… Cependant, une jolie jeune femme arrive qui parle parfaitement français. C’est la femme du monsieur à la voiture française. La confiance nous revient aussitôt. Les sacs sont mis dans le coffre pendant que nous montons boire le café dans leur appartement. Sur le sofa, nous regardons les photos d’un pays que nous connaissons bien : la France. Le couple nous explique sa situation. Le monsieur est parti une première fois trouver du boulot en France. Il a réussi et a ramené beaucoup d’argent. Quelques centaines d’euros. Depuis, ils partent tous les deux, laissant leur petite fille à la famille, et travaillent en France sans être déclarés, sans sécurité sociale et payés une misère. La maman, Lucia, œuvre dans un restaurant et le papa dans le bâtiment. Ils dorment souvent dans leur voiture, hiver, soir de Noël et du réveillon compris. Enfin, tous les trois mois, ils reviennent au pays voir leur fille, et surtout faute de contrat de travail. Chaque fois, les billets sont distribués à la frontière roumaine pour les douaniers. Trois ans que ça dure. Ils aiment la France et même si on leur dit qu’ils sont exploités, pour eux, c’est toujours mieux comme ça. Lucia nous prépare notre dîner du soir et nous partons dans la 405, à fond sur les routes pourries, avant d’être déposés à 50 km environ de la frontière, dans un village paumé. C’est le soir. Il pleut. Pas de voiture. Nous pouvons aller frapper chez quelqu’un, sûr qu’il nous accueillerait mais au loin des phares se dessinent. Espérons. La voiture en passant à notre hauteur pile et dérape. Au début, nous sommes contents, ce sont des jeunes, ambiance hip hop, l’un d’eux parle un peu espagnol. Puis, bien vite, on déchante : ils boivent des bières et sont excités comme si, en un instant, ils venaient d’avoir une idée lumineuse pour gagner de l’argent… À Calafat, petite ville portuaire du Danube et frontalière avec la Bulgarie, une bande de tsiganes rapplique en courant. Les sacs, apparus dans le coffre maintenant ouvert, sont le sujet d’une discussion, entre eux, qui s’anime. On ne comprend pas bien mais l’ambiance est aux négociations. Les tsiganes veulent acheter nos sacs aux Roumains. C’est non, apparemment. Le coffre se ferme et nous remontons dans la voiture qui démarre en trombe… Mieux vaut s’expliquer avec trois Roumains qu’avec dix tsiganes. Mais on ne nous a pas demandé notre avis de toute façon. Et puis, même s’ils ne s’entendent pas entre eux, les voleurs, j’en suis sûr, font exception pour les mauvais coups. Il faut trouver ce quai, cette putain de frontière. Ensuite, les lâcher. Leur plan, aux Roumains, est simple : ils veulent nous taper le maximum de tune pour payer le trajet. L’équivalent de 10 € en monnaie roumaine : 25 millions de lei. Mais ils rêvent. Le petit jeu de la négociation s’apprend vite et on ne nous a plus aussi facilement. Ils obtiendront quand même 5 € en tout, avant de disparaître. Il nous reste juste assez de monnaie roumaine pour payer le bateau. Espérons que les douaniers n’essaieront pas, eux aussi, de récupérer de l’argent sur notre dos. Capables de nous garder, de nous poser des problèmes si on ne crache pas les tunes ? Se débarrasser de bandits pour en trouver d’autres. Depuis peu, débutent les relations avides de populations démunies envers les touristes aisés que nous sommes. Le bateau accoste dans une heure. Voilà plusieurs heures qu’il fait nuit déjà et il pleut toujours. Peu de gens sur le quai, des douaniers autour des camions et quelques petits trafiquants qui se rendent en Bulgarie avec du tabac et reviennent avec de l’alcool. Assis sur notre sac comme au théâtre, nous admirons discrètement la contrebande qui s’exerce, les douaniers soudoyés et les chauffeurs complices. Chacun fait son petit business et le monde tourne. Le bateau accoste. Dans la cabine, les gars s’esclaffent devant les images pornos de leur téléphone portable en crachant la tsuica. Daoud, debout sur la proue, dans les phares tournoyants, se laisse bercer par les plis du Danube, nous emportant à travers une frontière immense et naturelle, entre deux pays, aux confins de l’Europe continentale. Quitter la Roumanie et le contact imprévu mais souvent sincère de ses habitants ne nous laisse pas insensible… Côté bulgare, trois fois, quatre fois, on nous demande nos passeports. Les imperméables longs et noirs des policiers où coule la pluie, leur langue incompréhensible et brutale, les chiens, toute une atmosphère qui me rappelle les films avec la Gestapo. Tampons, fouille du sac, questions en anglais cyrillique et nous sommes libres. Nous avons passé la frontière. La frontière bulgare. Tant de personnes nous ont parlé de cette frontière. Un ami bulgare, en France, nous a dit : « Ne passez pas à Calafat, et surtout pas la nuit… » Vidin, la ville la plus proche, est à 5 km. Il pleut à verse. Forcément, un mec est là. Il attendait des clients et propose de nous emmener pour 5 €. Ça continue… Impossible de négocier, étrangers sous la pluie et au milieu de la nuit, avec ce gars qu’aucune concurrence ne bouscule. En ville, nous retirons de l’argent pour le lui donner et nous offrir une nuit d’hôtel. En Roumanie, nous n’avons payé qu’une seule nuit pendant notre séjour… Après la toilette, nous allons faire un tour en ville. J’ai hâte de voir à quoi ressemble ce pays. Un bar ouvert. Première chose : « Passeports ! » En allemand, ça fait bizarre. Les gens sont méfiants, Vidin est l’un des trois passages entre la Roumanie et la Bulgarie. Les deux populations se craignent et se haïssent historiquement. Bandits, voleurs, des deux côtés, ils se renvoient la balle. Dans le bar, l’ambiance est froide. Le temps de boire un coca et on repart. Il n’y a rien à fêter ici… Mais en France, ce soir, c’est l’anniversaire de l’amie de Daoud. Soudain nostalgiques, nous voulons entendre des gens parler français. Nous allumons la télé de l’hôtel. Jean Reno et Juliette Binoche essaient de nous faire rire dans un film gnangnan et romantique. Pendant un match de kick boxing, on finit par s’endormir. En me retournant dans mon sommeil, je donne un grand coup de tête dans la table de nuit. L’arcade éclate et pisse le sang. Me rendors K.O avec du papier cul sur la gueule. Pas stressé le gars… Les squatteurs.
Fin septembre, nous sommes à Sofia, capitale de la Bulgarie. Nous avons de nombreux contacts ici. Nous appelons d’abord Jean-Claude, un retraité rencontré sur Internet quand nous préparions le voyage. Un taxi nous emmène chez lui dans la banlieue ouest de la ville. La semaine suivante, nous squattons chez Vincent, un professeur de philo du lycée français Victor-Hugo. Il a un joli appartement dans un quartier chic de Sofia et les avantages de la vie d’un expatrié avec le salaire français dans un pays où l’on gagne rarement plus de 300 €… La journée, nous parcourons la ville pour trouver un hébergement durable. L’automne est gris à Sofia et nous voulons laisser l’hiver dehors. Mais les hôtels sont chers, la collocation avec des étudiants ne se concrétise pas et il est impossible de louer un appartement seulement pour quelques mois. L’hiver se fait déjà sentir. La neige apparaît sur le mont Vitosha qui domine la ville. Les nippes disparaissent des poubelles une à une. Le tour d’Europe contenait un hiver que nous avions prévu de passer ici mais Sofia ne veut pas de nous. Enfin, dans un petit restaurant Kebab, Charlie, un Algérien que nous rencontrons par hasard, se dépatouille pour nous trouver une chambre chez une mamie, mam Rumi, dans les quartiers nord et pauvres de la ville où il loge lui aussi. Trente euros par mois pour deux personnes, parfait pour nous, même si nos amis expatriés n’osent pas mettre les pieds dans ce quartier, rue Hadzikonstantinov. Pas la peine de retenir le nom, suivre le bus N°85… Immeubles pourris et insalubres, mais on ne sent pas d’insécurité ici plus que dans la ville. Le soir, le bar des vieux alcooliques du coin, sous l’immeuble, nous accueille avec Charlie pour boire quelques kamenisa, la bière locale. Mais ça ne dure qu’un temps. Au bout d’une semaine, mam Rumi nous met dehors. Juste avant que nos amies respectives ne nous rejoignent. Paraît qu’on prend trop de douches. Mais surtout, la vieille a assez d’argent pour tenir deux mois avec les quelques euros qu’on lui a donnés... Charlie, désolé pour nous, garde nos sacs dans sa chambre pendant que nous allons à Bansko, au sud du pays, près de la frontière avec la Grèce, pour des petites vacances avec nos louloutes dans un chalet de montagne. Adios loquita mia.
Il est minuit, la pluie fouette les vitres. Elle lave mon âme de ses ambiguïtés, de la solitude qui s’y est glissée dans ce lit d’hôtel où les cris de nos ébats chantent encore, où la moiteur dissipée a laissé la place à un froid glacial et pénétrant. Comme la tendresse peut manquer à un homme quand, dans son cœur, elle a planté ses griffes ! Comme les souvenirs encore tièdes dansent devant nos yeux comme des papillons ! Comme tu es partie si vite et me laisses seul avec ce destin qui s’enfuit en te lâchant la main ! Une main pourtant si douce… Sofia.
Tout le monde s’est partagé les bancs sur la place de la mosquée et profite des derniers rayons doux du soleil d’automne. Les jeunes amoureux se lèchent la lippe, les vieux complotent avec leurs pigeons et les dernières jupettes des jolies Bulgares dansent sur leurs hanches en traversant la place ponctuée de temps en temps par une nuée de Japonais et un tramway grinçant. Là-haut, le mont Vitosha est désormais revêtu de neige. Dans les rues pavées et défoncées du centre ville, les Champs Elysées bulgares, les voitures pourries – sauf celles de la mafia – perdent leurs essieux dans des parterres de mauvaises herbes et de détritus. Sur les innombrables terrasses, la Kamenista coule à flot. Au coin des rues, les vendeurs à la sauvette se mêlent aux tziganes nostalgiques qui pleurent la fin de l’été. Sur le marché des Femmes, les saveurs orientales se laissent savourer. Place des journalistes, des joueurs, fous d’échecs, perdent leur monnaie, cachés derrière les fontaines des nus. Boulevard Marija Luiza, nos nuits d’ivresse se succèdent dans les bars bondés de brûlantes Bulgares dans une musique délirante – une des seules en Europe qui ait su marier instruments traditionnels et rythme moderne percutant –- avant de retrouver les putes et les travestis rentrant au quartier eux aussi. Sofia, de bons souvenirs, vraiment, mais Sofia, … Je me lasse déjà de toi !
Dernière soirée dans la capitale bulgare. Nous sommes dans la chambre de Charlie. Ce mec est vraiment trop généreux, simple et tout plein d’humilité. Avec sa guitare désaccordée et sa voie de lover, il nous interprète ses petites chansons à lui, puis celles qu’il aime de Matoub Lounes, son idole, et quelques-unes d’Idir. Ça fait du bien. On a bu quelques bières et on l’écoute maintenant dans ses grands discours. « La vérité, il dit tout le temps, la vérité, les Bulgares, c’est des bâtards. Ils te piqueraient le moindre leva. Ils parlent que de voitures, d’argent, de foot et passent leur temps à boire. Ils ne sont pas intelligents. Les femmes bulgares sont belles, moi j’ai été marié avec l’une d’elles, elle m’a donné une fille, mais c’est des ingrates. La vérité, elles te laissent au bout de la rue dès qu’elles trouvent plus d’argent ailleurs… À la vérité, je suis mieux ici qu’en Algérie. Ici, je vais faire mon projet : un restaurant kebab à moi, au bord de la mer. La vérité, en Algérie, tu végètes, tu ne peux rien faire. Moi, je suis kabyle. La vérité, les Arabes, c’est des bâtards. J’aimais la politique en Algérie mais le FIS ou l’armée, c’est les mêmes, c’est des bâtards, ils gâchent tout. La vérité, moi j’aime la politique. Ici, je ne vote même pas : c’est des bâtards, ils sont tous corrompus, la vérité, c’est la mafia ici, t’as vu… Maintenant les affaires d’Algérie ne m’intéressent plus. La seule chose que je fais, c’est le ramadan pour mon père. Parce que je n’ai pas pu aller à son enterrement. Je le fais pour lui. Pour sa mémoire. La vérité, il n’y a qu’un dieu pour tous, chrétiens, juifs ou musulmans. Car ils ont tous des femmes et des enfants. C’est tous les mêmes. Pourquoi ils ont mis une bombe en Amérique ? Pourquoi ? La vérité, les Arabes ne les laisseront jamais tranquille. Et moi, je suis à Sofia, pourquoi ? La vérité, je fais des kebabs, c’est le destin, je ne sais pas, drôle de chose que le destin… » Adieu Charlie. Un autre voyage.
Le bus franchit des montagnes, des villes inconnues et des paysages toujours différents. Jusqu’ici nous avons eu des repères, nous avions préparé notre arrivée, nous avions des gens qui nous attendaient. Maintenant, nous sommes seuls. Jusqu’ici nous avons suivi à peu près un programme dans l’espace et dans le temps. Nous sommes seuls avec l’hiver. Nous pensions rester cachés en Bulgarie en attendant les beaux jours. Nous avions imaginé faire venir nos amies pour la nouvelle année. Avoir un petit chez nous avec du feu dans la cheminée. Et même, nous avions imaginé travailler. Finalement, tout ça, c’étaient des conneries. Nous ne restons pas à Sofia. Nous n’aurons pas de chez nous. Nous allons continuer la course. Dans quelle direction ? Personne ne le sait. Le bus franchit encore des montagnes, des villes inconnues et des paysages toujours différents. Quand cela s’arrêtera-t-il ? Où nous emmène-t-on ? Un autre voyage. Un vertige. Une angoisse… Le monde est si vaste. Six mois que nous sommes sur les routes. Six mois… Ma famille me manque. Tout le monde me manque. C’est l’hiver. Il faut rentrer au chaud chez soi. Il fait froid… J’ai froid. Nous voilà au bout de l’Europe. Nous ne pouvons aller plus loin dans la mer. La mer... La mer que je regarde des heures depuis que nous sommes arrivés. La mer, elle s’en fout, elle, que je sois là… Combien de fois l’avais-je déjà regardée sur mon atlas ? Combien de fois avais-je essayé d’imaginer comment elle serait ? La mer Noire. Si lointaine. Et maintenant que je suis là. Elle ne m’est pas plus proche. Indifférente. Ses plages désertes où je marche des journées entières. Où mes pas s’enfoncent dans le sable et y laissent une empreinte. Mon empreinte... Je suis au bord de la mer Noire. Je suis au bout de l’Europe. Nous avons réussi… Il n’y a pas eu de moment dans ma vie où j’ai senti, comme aujourd’hui, un tel abandon de mon propre destin. Qui dirigeait avant ? Qui dirige maintenant ? Moi ? Vraiment, est-ce vraiment moi ? Oui ! Je crois, même j’en suis sûr. Être là au bout de l’Europe, je l’ai choisi. Dire : « Je continue jusqu’au bout du monde, je le peux. Je suis maître de cette décision. Chaque jour qui viendra, sera le fruit de mon choix. J’ai mon destin entre les mains. » C’est très clair. La vie est mienne. Elle n’est pas tenue, retenue. C’est bon de le sentir. Je le sens aujourd’hui plus que jamais. Oui, je le veux. Nous irons au bout du monde ! Ce n’est pas beaucoup d’argent qu’il faut pour faire un long voyage mais beaucoup de temps. Et nous l’avons ce temps. Nous l’avons pris. Il n’y a plus qu’à y aller, au bout du monde. Respire ce vent léger qu’apporte la mer. D’où vient-il, d’Azov, de Sébastopol ou est-ce un parfum de Georgie ? Comme le sable est doux sous mes pieds ! Comme les vagues ne se lasseront jamais de s’abattre ! Cesse de penser. Ouvre les bras, respire. Respire encore. Laisse-toi aller. C’est un parfum de liberté !
La Lune a déchiré la robe de la nuit, Bois du vin maintenant, cela seul réjouit, Profite du bonheur. Bientôt le clair de Lune, Sur nos tombes à tous, rayonnera sans bruit.
Omar Khayyâm.
Je sais il y a deja des discutions a ce sujet mais je n'ais pas trouvé quelq'un qui a put mettre un tandem plus une remorque dans la soute du bus et c'est cela que nous voudrions faire!le site de Eurolines precise que les vélos sont interdit!!!!Nous ne voulons pas rentré en avion, si cela n'est pas possible nous attendrons la retraite(3ans) et ferons le retour a vélo
Bonjour,
Nous partons en mars 2013 pour 5 mois en europe à vélo. Nous avions arrêté notre itinéraire depuis longtemps (eurovélo6 de nantes à tulcéa) mais nous galérons pour trouver un moyen de retourner en France sans trop de galère (nous avons un vélo adulte, un tandem pino, une remorque trets et deux vélos enfants).
On parle donc de faire une boucle de toulouse à toulon, bâteau jusqu'à Civitavecchia en italie, on traverse jusqu'à ancona ou pescara, re bâteau jusqu'à split ou dubrovnik en croatie et on remonte par Croatie, montenegro ou bosnie pour retrouver le danube vers novisad ou plus haut, de nouveau en croatie. J'aimerais d'abord avoir un avis sur la faisabilité au niveau de notre temps(5 mois, 50kms max par jour) et sur le relief.
Puis sur la faisabilité avec nos 4 enfants(de 4 à 11ans)
merci de vos conseils
nadege
Salut les cyclos!
Nous sommes une famille de cyclotouristes (2 enfants de 1 et 3 ans), l'an dernier, nous avons parcouru l'euroéloroute de nantes à Belgrade. Cet été, nous souhaitons la continuer de Belgrade au Delta du Danube). Plusieors questions :
- Quelle compagnie aérienne pour nous rendre à Belgrade depuis la France, qui accepte nos deux vélos et remorque, sans trop les "maltraiter"? Même question pour le retour depuis Tulcea ou Constanta?
- Qui a déjà parcouru ce tronçon, est il intéressant niveau paysage, pas trop de circulation sur la route?
- Trouve t'on facilement des endroits pur faire du camping sauvage sur l'itinéraire (ou chez l'habitant?)
Merci!
www.lafamillecyclotouriste.blogspot.com
Bonjour,
Je projette un voyage à moto, à une date qui reste à définir (sans doute en septembre), vers la Roumanie, et plus précisément les routes Transfagarasan et Transalpina. La perspective d'y aller depuis la Belgique et d'en revenir à moto n'est pas vraiment un obstacle, mais prolonge le séjour de façon conséquente, et occasionne également plus de risques et de fatigue. Je recherche des alternatives : - soit envoyer la moto vers la Roumanie, et la rejoindre en avion ; - soit charger la moto sur une remorque et rejoindre la Roumanie en voiture + remorque. Laisser voiture et remorque dans un lieu sûr si possible, et effectuer une boucle pour y revenir en fin de séjour. Y a-t-il d'autres solutions ? Avez-vous déjà une expérience qui pourrait m'aider à faire mon choix ?
D'avance merci pour vos réponses.
Philippe
Je projette un voyage à moto, à une date qui reste à définir (sans doute en septembre), vers la Roumanie, et plus précisément les routes Transfagarasan et Transalpina. La perspective d'y aller depuis la Belgique et d'en revenir à moto n'est pas vraiment un obstacle, mais prolonge le séjour de façon conséquente, et occasionne également plus de risques et de fatigue. Je recherche des alternatives : - soit envoyer la moto vers la Roumanie, et la rejoindre en avion ; - soit charger la moto sur une remorque et rejoindre la Roumanie en voiture + remorque. Laisser voiture et remorque dans un lieu sûr si possible, et effectuer une boucle pour y revenir en fin de séjour. Y a-t-il d'autres solutions ? Avez-vous déjà une expérience qui pourrait m'aider à faire mon choix ?
D'avance merci pour vos réponses.
Philippe
bonjour
nous prévoyons un aller France (Lyon-)Constanza par l'E6 en tandem.
problème du retour avec un tel moyen de transport à l'aller...
Avion? pas trouvé avec certitude pour le moment
Bus? quid du tandem...on n'a pas l'intention de s'en débarrasser à l'arrivée!
Train? ne semble pas exister
Ferry pour Le Pirée ou Patas ? afin de rentrer en en tandem par la côte ligurienne ( il existe des Ferry PATAS-BARI) autre solution peut-être? on est preneur de toutes les idées raisonnables d'autant que nous ne sommes pas limités en temps.
merci à tous ceux qui prendront le temps de nous répondre. Robert et Joelle

merci à tous ceux qui prendront le temps de nous répondre. Robert et Joelle

Salut a tous,
Je compte partir en Roumanie durant le mois d'aout, et traverser tous le pays du nord vers le sud afin de rejoindre le Kosovo. Je souhaite faire se périple à mobylette, que je possède déjà et que je viens de finir de retaper (elle vient de la décharge...).
Seulement voila, je suis confronter au problème qui est celui d'amener cette mobylette (45kg + les bagages) la bas. Pour le moment mon plans serai de la démonter, la mettre dans un grand sac (environs 100x50x70) et de la remonter une fois à destination.
Je me suis renseigner sur internet au sujet des bagage autorisé par euroline, et ils ne doivent pas dépasser 150cm toutes dimension ajoutées... Une autre idée serais le train, avec un passe Europe peut etre cela me reviendrai à un prix raisonnable?
Voila, si vous connaissez un moyen de prendre de gros bagage en Roumanie, ou bien des plans de covoiturage merci de me les faire parvenir.
Enfin si vous avez des conseils sur ce pays, des bon plans, des bonne adresse ou des expérience personnel a me faire partager, je suis preneur!
Bonne journée Tonio
Je compte partir en Roumanie durant le mois d'aout, et traverser tous le pays du nord vers le sud afin de rejoindre le Kosovo. Je souhaite faire se périple à mobylette, que je possède déjà et que je viens de finir de retaper (elle vient de la décharge...).
Seulement voila, je suis confronter au problème qui est celui d'amener cette mobylette (45kg + les bagages) la bas. Pour le moment mon plans serai de la démonter, la mettre dans un grand sac (environs 100x50x70) et de la remonter une fois à destination.
Je me suis renseigner sur internet au sujet des bagage autorisé par euroline, et ils ne doivent pas dépasser 150cm toutes dimension ajoutées... Une autre idée serais le train, avec un passe Europe peut etre cela me reviendrai à un prix raisonnable?
Voila, si vous connaissez un moyen de prendre de gros bagage en Roumanie, ou bien des plans de covoiturage merci de me les faire parvenir.
Enfin si vous avez des conseils sur ce pays, des bon plans, des bonne adresse ou des expérience personnel a me faire partager, je suis preneur!
Bonne journée Tonio
Hello,
Voici mon nouveau carnet, version très allégée en photos (version complète sur mon blog). Bonne lecture.
Zéro photo, zéro kilomètre. Aujourd'hui, nous sommes sur une plage de la Mer Noire et les enfants profitent avec intensité de la plage et des vagues. Moi, je résiste comme je peux à ce repos forcé, je me lance ainsi dans la rédaction de ce carnet. Vous l'aurez compris, nous sommes partis en direction de l'est pour un nouveau périple intitulé « Roumanie, Moldavie et Bulgarie, tours et détours jusqu'en Mer Noire ».
Voici mon nouveau carnet, version très allégée en photos (version complète sur mon blog). Bonne lecture.
Zéro photo, zéro kilomètre. Aujourd'hui, nous sommes sur une plage de la Mer Noire et les enfants profitent avec intensité de la plage et des vagues. Moi, je résiste comme je peux à ce repos forcé, je me lance ainsi dans la rédaction de ce carnet. Vous l'aurez compris, nous sommes partis en direction de l'est pour un nouveau périple intitulé « Roumanie, Moldavie et Bulgarie, tours et détours jusqu'en Mer Noire ».
Bonjour,
Nous projetons de partir pour un voyage d'un an en juillet, en commençant par l'eurovélo6 en vélo jusqu'à Constanza (puis Istanbul). Nous voudrions continuer vers l'asie ensuite, mais sans les vélos. Quelqu'un aurait une idée pour les faire rapatrier en france?
Merci pour votre aide!
Nous projetons de partir pour un voyage d'un an en juillet, en commençant par l'eurovélo6 en vélo jusqu'à Constanza (puis Istanbul). Nous voudrions continuer vers l'asie ensuite, mais sans les vélos. Quelqu'un aurait une idée pour les faire rapatrier en france?
Merci pour votre aide!
Bonjour
Cette année nous avons prévu de rejoindre en tandem Pino la mer noire à partir de Vienne, nous avons déjà fait le parcours Nantes à Vienne , sur plusieurs années ce fut de très beaux voyages
Nous cherchons des infos concernant cet itinéraire sur les eventuelles difficultés rencontrées: dénivelé dans les Carpates, états des routes ou chemins, circulation, hébergements .... Y a t´il des pieges à éviter.... L'itinéraire jusqu'à Vienne était parfait , nous avons jusqu'ici roulé dans de bonnes conditions , nous faisons des étapes de 60 à 100 km J'ai le guide Esterbauer 3 et 4 pour gérer le parcours en général Merci d'avance pour vos témoignages
Michel Vallée
Nous cherchons des infos concernant cet itinéraire sur les eventuelles difficultés rencontrées: dénivelé dans les Carpates, états des routes ou chemins, circulation, hébergements .... Y a t´il des pieges à éviter.... L'itinéraire jusqu'à Vienne était parfait , nous avons jusqu'ici roulé dans de bonnes conditions , nous faisons des étapes de 60 à 100 km J'ai le guide Esterbauer 3 et 4 pour gérer le parcours en général Merci d'avance pour vos témoignages
Michel Vallée
je desire faire un sejour en roumanie en cyclo camping en mai 2011 et je cherche des solutions de transport pour mon velo ? le train et l'avion posent problême vu l'encombrement de ma randonneuse . Merçi !
Bonjour,
je cherche des informations sur la possibilité d'effectuer ce trajet en roulotte (complications aux frontières, législation, inconvénients, etc...)
et aussi sur le cout moyen d'un tel projet.
Acheter sa roulotte là bas, vos expériences? (chevaux inclus)
merci d'avance pour vos réponses.
merci d'avance pour vos réponses.
Bonjour,
Je cesserai mon activité professionnelle vers le 14 Juillet prochain et mon premier projet est de faire le trajet de la Loire au Danube jusqu'à son embouchure. Je recherche des partenaires pour tout ou partie du parcours. J'aimerais bien ne pas être seul en Roumanie.De même pour le retour (fin septembre début octobre) que je compte effectuer en train, voire en bateau (j'ai vu que cela était possible en partie) j'aimerais être accompagné car parfois en train c'est galère, à deux on se débrouille mieux ! Ce sera mon premier grand périple en vélo, si vous êtes intéressé(e)s n'hésitez pas à me contacter.
Jean Paul
salut à tous
je viens de rentrer à paris, après une ballade à vélo de 3700 km entre Paris et Bucarest, du 24 juillet au 24 aout dernier, en empruntant l'eurovélo 6 et quelques autres chemins sympas ou un peu moins...
si ça en intéresse certains, voici une carte de mes relevés au jour le jour. (désolé pour l'adresse à rallonge, j'ai pas pu éviter)
http://maps.google.com/maps/ms?ie=UTF8&hl=fr&msa=0&msid=114490738410121925089.000452c00fb0dfedc8205&ll=48.268569, 3.88916&spn=6.508475, 19.248047&t=h&z=6
un site de photos et commentaires devrait bientôt suivre, histoire de partager un peu la ballade.
basteo qui continue de pédaler dans sa tête :)
un site de photos et commentaires devrait bientôt suivre, histoire de partager un peu la ballade.
basteo qui continue de pédaler dans sa tête :)
Bonjour à toute la communauté !
J’aimerais savoir ( si quelqu’un de la communauté a déjà fait ce voyage ) quel est l’itinéraire - avec Atlassib – de France jusqu’en Roumanie.
Je vous remercie par avance. Poesis
J’aimerais savoir ( si quelqu’un de la communauté a déjà fait ce voyage ) quel est l’itinéraire - avec Atlassib – de France jusqu’en Roumanie.
Je vous remercie par avance. Poesis
Bonjour à tous,
voilà pas mal de temps que je lis régulièrement les messages du forum, sans avoir écrit. L'idée de faire un voyage à vélo m'a depuis longtemps traversé, lorsque j'entendais à la télé ou lisais dans les journaux les tours du monde réalisés par certains. Et puis, grâce à tous vous messages, vos conseils, vos témoignages, je me suis finalement lancé cette année. J'ai pris l'avion pour Budapest, avec le vélo dans la soute. De là, je suis allé faire un tour en Roumanie. Environ 1400 km au total. J'ai fait une moyenne journalière que je n'imaginais pas au début, surtout avec ces quelques premiers cols en montagnes. Le seul entrainement que j'avais était d'utiliser qutidiennement mon vélo pour tous mes déplacements quotidiens en ville. Voilà un mode de voyage extraordinaire, que je vais garder maintenant, en grande partie grâce à vous tous. Merci pour l'aide que vous apportez. Peut-être suis-je trop exigeant, ou bien inexpérimenté, mais choisir un coin en camping sauvage m'a paru assez difficile. Seul pour la première fois en sauvage, je n'étais pas très tranquille, plus pour mon vélo que pour moi d'ailleurs... En fin de parcours, cela allait un peu mieux ! En attendant de mettre un petit carnet de route, vous pouvez déjà aller voir sur mon site, mon album photo de cet été 2006. Vous trouverez aussi tous les albums de voyage des années précédentes.
Merci encore à tous les membres du forum, et si à mon tour je peux apporter des informations à certains d'entre vous, ce sera avec grand plaisir.
Laurent.
voilà pas mal de temps que je lis régulièrement les messages du forum, sans avoir écrit. L'idée de faire un voyage à vélo m'a depuis longtemps traversé, lorsque j'entendais à la télé ou lisais dans les journaux les tours du monde réalisés par certains. Et puis, grâce à tous vous messages, vos conseils, vos témoignages, je me suis finalement lancé cette année. J'ai pris l'avion pour Budapest, avec le vélo dans la soute. De là, je suis allé faire un tour en Roumanie. Environ 1400 km au total. J'ai fait une moyenne journalière que je n'imaginais pas au début, surtout avec ces quelques premiers cols en montagnes. Le seul entrainement que j'avais était d'utiliser qutidiennement mon vélo pour tous mes déplacements quotidiens en ville. Voilà un mode de voyage extraordinaire, que je vais garder maintenant, en grande partie grâce à vous tous. Merci pour l'aide que vous apportez. Peut-être suis-je trop exigeant, ou bien inexpérimenté, mais choisir un coin en camping sauvage m'a paru assez difficile. Seul pour la première fois en sauvage, je n'étais pas très tranquille, plus pour mon vélo que pour moi d'ailleurs... En fin de parcours, cela allait un peu mieux ! En attendant de mettre un petit carnet de route, vous pouvez déjà aller voir sur mon site, mon album photo de cet été 2006. Vous trouverez aussi tous les albums de voyage des années précédentes.
Merci encore à tous les membres du forum, et si à mon tour je peux apporter des informations à certains d'entre vous, ce sera avec grand plaisir.
Laurent.
Bonjour, Nous ne sommes pas retournés en Roumanie depuis 2008, nous y étions allés en camping-car, mes questions sont :les routes sont elles mieux ?beaucoup d'entre elles étaient en réfection, mais 1 de réparée , 2 qui se dégradent;surtout en camping-car "ça craint !"...........Existent-ils maintenant des aires d'acceuil pour camping-car , sont -elles répertoriées ? à combien sont le litre de gas-oil? le pain, les timbres postes ?Je suppose également que de nombreux radars ont fleuri aux bords des routes comme chez nous ?Nous sommes preneurs de tous renseignements pour nous aider à préparer nos vacances 2013 dans ce magnifique pays ;multumesc mult........
Bonjour, je termine ma préparation pour longer le Danube cet été. (je ne serai pas le seul !!!)
Il me reste la question du retour que j'envisage par le train, à cause du poids des vélos avec sacoches je ne pense pas pouvoir en avion.
Je pense trouver un train qui me ramênerai du delta à Bucarest et ensuite soit Budapest ou Vienne pour retour sur Strasbourg ou Bâle pour redescendre sur Lyon .Je ne voudrais pas être obligé de passer par Paris, trop galère avec les TGV (très peu prennent les vélos non démonté)
Pour ceux qui ont déjà résolu ce problème, merçi de vos réponses.
Robix
Bonjour à tous,
après plusieurs mois d'inactivités, me revoilà, un nouveau projet en tête : Vienne-Bucarest à vélo, en passant par Budapest. Traverser un bout d'Europe de l'Est en longeant le Danube, le tout à 4 ou 5. Après plusieurs périples du même genre à l'intérieur de nos frontières, nous avons décidé ensemble qu'il nous fallait un peu de dépaysement. Seulement qui dit plus loin, dit généralement plus de préparation. Plusieurs questions :déjà, y-a-t-il ici des gens qui auraient fait un voyage qui ressemble à celui que nous avons entrepris ?que pensez-vous de notre itinéraire, sachant que nous partirions 2 semaines 1/2 - 3 semaines. A savoir aussi que notre trajet n'est pas encore définitif. Nous pourrions le changer pour le raccourcir : finir à Belgrade, Sarajevo ou Zagreb s'il le faut.où s'arrêter et prendre le temps de visiter, une journée ou deux.question pratique mais néanmoins essentiel : le trajet jusqu'à Vienne (en partant de Lyon). J'ai regardé rapidement ce qu'il se faisait et je me suis arrêté sur un Lyon-Paris en train et Paris-Vienne en avion. Le tout pour une centaine d'euros aller simple je dirais (c'est pas très précis). Le problème majeur réside dans le transport des vélos. J'ai lu les sujets du forum à ce propos et ils m'ont rassuré; mais je continue quand même à penser que c'est un des facteur des plus aléatoires de ce voyage. Et sans vélos, un voyage à vélo est mal engagé.j'imagine que les bords du Danube sont comme partout ailleurs et que niveau route, il a de tout ?question pratique encore : nous comptons partir tente et duvet sur les portes bagages. Est-il possible de planter les sardines sur le trajet que nous envisageons ?Je pense que d'autres questions nous viendrons au cours de la discussion. Mais merci d'avance pour vos réponses 😉 .
Cordialement. Clément.
après plusieurs mois d'inactivités, me revoilà, un nouveau projet en tête : Vienne-Bucarest à vélo, en passant par Budapest. Traverser un bout d'Europe de l'Est en longeant le Danube, le tout à 4 ou 5. Après plusieurs périples du même genre à l'intérieur de nos frontières, nous avons décidé ensemble qu'il nous fallait un peu de dépaysement. Seulement qui dit plus loin, dit généralement plus de préparation. Plusieurs questions :déjà, y-a-t-il ici des gens qui auraient fait un voyage qui ressemble à celui que nous avons entrepris ?que pensez-vous de notre itinéraire, sachant que nous partirions 2 semaines 1/2 - 3 semaines. A savoir aussi que notre trajet n'est pas encore définitif. Nous pourrions le changer pour le raccourcir : finir à Belgrade, Sarajevo ou Zagreb s'il le faut.où s'arrêter et prendre le temps de visiter, une journée ou deux.question pratique mais néanmoins essentiel : le trajet jusqu'à Vienne (en partant de Lyon). J'ai regardé rapidement ce qu'il se faisait et je me suis arrêté sur un Lyon-Paris en train et Paris-Vienne en avion. Le tout pour une centaine d'euros aller simple je dirais (c'est pas très précis). Le problème majeur réside dans le transport des vélos. J'ai lu les sujets du forum à ce propos et ils m'ont rassuré; mais je continue quand même à penser que c'est un des facteur des plus aléatoires de ce voyage. Et sans vélos, un voyage à vélo est mal engagé.j'imagine que les bords du Danube sont comme partout ailleurs et que niveau route, il a de tout ?question pratique encore : nous comptons partir tente et duvet sur les portes bagages. Est-il possible de planter les sardines sur le trajet que nous envisageons ?Je pense que d'autres questions nous viendrons au cours de la discussion. Mais merci d'avance pour vos réponses 😉 .
Cordialement. Clément.
Bonjour à tous, je m'appelle Cédric, 28 ans, j'habite en Belgique, et une des mes passions est la Roumanie, et ce depuis 7 ans. A l'époque je suis parti pour ce pays dont je ne connaissait absolument rien pour rejoindre ma "fiancée", éducatrice spécialisée, qui y était pour animer des enfants à la casa de copii de Sibiu. Nous avons ensuite recommencer l'expérience plusieurs années de suite, sauf une année où nous n'y sommes pas retournés car nous hébérgions un ami roumain, Horatiu, afin de lui faire visiter mon petit pays et aussi un crochet par Paris...
Cette année j'y suis juste aller en coup de vent car j'étais déjà parti en vacances et budget restreint, mais Horatiu se mariait ce 30/08 et je ne pouvais pas faire sans y aller 🙂... Les 2 derniers jours nous sommes restés à Buc et le soir nous "traînions" à la gare du nord pour essayer d'y donner un peu de provisions aux tziganes, où les yeux et le sourire de ses enfants des rues sont la plus belle récompense, me faisant parfois me demander comment peut-on nous être si matérialiste, mais que soit c'est un autre débat....
Si j'ai ouvert ce poste, c'est pour vous faire part de mon projet pour 2009 : j'aimerai y rester une quarantaine de jours, dans le but justement de faire passer un meilleur moment à ces gosses de rue. Je me débrouille en roumain, je connais quelques régions, villes et villages de ce pays, et j'ai du temps à consacrer.
Je ne connais malheureusement pas d'association humanitaire, et quand nous partions à la casa de copii, c'était une propre initiative, logement chez l'habitant (les amis quoi :D)... Pour Bucuresti, à mon avis çà doit être moi usor.... Si vous connaissiez quelque chose dans ce genre, pourriez vous m'avertir?
Aussi, si l'un d'entre vous a envie de partir, pas de problèmes, il y a plus dans 3 têtes que dans 2, etc..., l'union fait la force, et plus on est de fous plus on rit 😛
A bientot de vous lire
Cédric
Cette année j'y suis juste aller en coup de vent car j'étais déjà parti en vacances et budget restreint, mais Horatiu se mariait ce 30/08 et je ne pouvais pas faire sans y aller 🙂... Les 2 derniers jours nous sommes restés à Buc et le soir nous "traînions" à la gare du nord pour essayer d'y donner un peu de provisions aux tziganes, où les yeux et le sourire de ses enfants des rues sont la plus belle récompense, me faisant parfois me demander comment peut-on nous être si matérialiste, mais que soit c'est un autre débat....
Si j'ai ouvert ce poste, c'est pour vous faire part de mon projet pour 2009 : j'aimerai y rester une quarantaine de jours, dans le but justement de faire passer un meilleur moment à ces gosses de rue. Je me débrouille en roumain, je connais quelques régions, villes et villages de ce pays, et j'ai du temps à consacrer.
Je ne connais malheureusement pas d'association humanitaire, et quand nous partions à la casa de copii, c'était une propre initiative, logement chez l'habitant (les amis quoi :D)... Pour Bucuresti, à mon avis çà doit être moi usor.... Si vous connaissiez quelque chose dans ce genre, pourriez vous m'avertir?
Aussi, si l'un d'entre vous a envie de partir, pas de problèmes, il y a plus dans 3 têtes que dans 2, etc..., l'union fait la force, et plus on est de fous plus on rit 😛
A bientot de vous lire
Cédric
Bonjour à tous;Mon titre résume ma recherche.Je pars en juin, pour découvrir ce pays à vélo.Les récits de voyageurs m'apporteront un plus.Ceux qui ont des informations sur ce pays seront les bienvenus, d'avance, merci à tous
bons voyages à tous
amicalement, andré











