Bonjour,
Je cherche des infos sur cette asso qui me semble plutot serieuse.
Quelqu'un connait? Des temoignages de bénévoles peut-etre?
Merci par avance! 🙂
Sophie
salut à tous je suis un jeune burkinabé et je suis à la recherche de partenaire à travers le monde en vue de la création d'une association humanitaire d'aide en faveur des enfants et femmes en difficultés dans les pays en voie de développement comme le Burkina Faso.J'attends vos propositions et conseils pour la bonne marche de ce projet qui donnera le sourire à plus d'un.
Bonjour,
Je rentre d'un voyage de 2 semaines au Burkina où j'ai visité 2 régions: Le pays Sénoufo et le pays Lobi. C'est tout d'abord l'accueil des gens et en particulier des enfants, très attachants, que je retiens. Et puis il y a eu cette découverte de l'Afrique animiste, ces villages où la vie est régie par les féticheurs, un autre monde, fascinant , déconcertant.... Pays comme tant d'autres, qui évolue entre traditions et modernité. Randos au milieu de cultures diverses ( on sort de la saison des pluies): Coton, riz, sorgho, maïs... Trop tôt pour les mangues hélas😕. Baignade, dégustation de la bière de mil 😇, musique, chants... Rencontre avec des sculpteurs, vanneuses, orpailleuses...Dans les villages les objets artisanaux en vente étaient extrêmement bon marché. Et ces femmes si belles, si fières, si souriantes, malgré une vie de labeur incessant. Mon 1er voyage en Afrique de l'Ouest ( à part un séjour au Mali) me laisse la tête pleine de belles images de ce pays des hommes intègres.... Merci pour ce qu'ils m'ont appris. Je ne suis pas douée pour les mots mais j'espère donner envie à d'autres personnes d'y aller.
Sylvie
Je rentre d'un voyage de 2 semaines au Burkina où j'ai visité 2 régions: Le pays Sénoufo et le pays Lobi. C'est tout d'abord l'accueil des gens et en particulier des enfants, très attachants, que je retiens. Et puis il y a eu cette découverte de l'Afrique animiste, ces villages où la vie est régie par les féticheurs, un autre monde, fascinant , déconcertant.... Pays comme tant d'autres, qui évolue entre traditions et modernité. Randos au milieu de cultures diverses ( on sort de la saison des pluies): Coton, riz, sorgho, maïs... Trop tôt pour les mangues hélas😕. Baignade, dégustation de la bière de mil 😇, musique, chants... Rencontre avec des sculpteurs, vanneuses, orpailleuses...Dans les villages les objets artisanaux en vente étaient extrêmement bon marché. Et ces femmes si belles, si fières, si souriantes, malgré une vie de labeur incessant. Mon 1er voyage en Afrique de l'Ouest ( à part un séjour au Mali) me laisse la tête pleine de belles images de ce pays des hommes intègres.... Merci pour ce qu'ils m'ont appris. Je ne suis pas douée pour les mots mais j'espère donner envie à d'autres personnes d'y aller.
Sylvie
Réflexions sur le tourisme au Burkina. Ouaga le 27 juillet 2012.
La crise économique a diminué ostensiblement la fréquentation des touristes européens dans les les pays étrangers. Cet état de fait ne semble pas être parvenu jusqu'aux oreilles de certains dirigeants politiques, en particulier du Burkina ou de la Côte d'Ivoire, pour ne citer que ces deux pays. En effet, loin de favoriser l'obtention du visa qui conditionne le droit d'entrée dans le pays, ils en augmentent les difficultés administratives, et surtout les prix. C'est ainsi qu'un visa double entrée obtenu à l'aéroport de Ouagadougou vous coûtera 95 euros et le visa pour la Côte d'Ivoire vous fera débourser la modique somme de 110 euros, sourire en moins... ( je fais ici allusion au Consulat de Côte d'Ivoire à Ouaga..) On pourrait s'interroger sur la destination de cet argent mais là n'est pas mon propos. Alors que de nombreux pays asiatiques se sont ouverts ou s'ouvrent à la manne touristique, à l'inverse, le Burkina Faso ne semble pas avoir besoin de devises et encore moins de faire travailler l'économie locale. Surprenant . Pourtant cette hypothèse ne tiens guère... il suffit de discuter avec les commerçants de la rue qui se disent tous mécontents d'une baisse significative du nombre de visiteurs dans leur pays. Leur chiffre d'affaire s'en ressent durement. Ils affirment être déjà intervenus auprès des autorités gouvernementales pour qu'elles procèdent à une baisse du prix des visas. Ce qui a été fait, mais de manière trop peu substantielle à leurs yeux. ( et aux miens également.)
Un autre point sombre dessert le tourisme au Burkina. L'absence d'infrastructures hôtelières de milieu de gamme. À Ouaga, qui est pourtant la capitale, l'offre globale s'est légèrement étoffée en quelques années mais vers une hôtellerie plutôt haut de gamme dont les prix restent prohibitifs si on compare avec d'autres destinations mondiales. L'hébergement standard moyen reste donc insuffisant et encore trop cher pour la qualité offerte. Ce segment hôtelier souffre d'un manque important de concurrence et ceux déjà installés ne font guère d'efforts pour ajuster leurs prix ou augmenter le soin apporté à leurs prestations. C'est ainsi que l'on trouvera des chambres plutôt exiguës, parfois vétustes, entre 15 et 20 euros, sans douche privative ni Wc , sans eau chaude, sans serviette ni savon, encore moins télé. Et ce ne sont pas les salaires, très faibles, qui expliquent ces tarifs.
Fort de ces différents constats, un voyageur avisé tournera vite son regard vers l'Asie où, pour le même prix, le rapport qualité- prix sera nettement supérieur.
Alors..? Pourquoi aller en Afrique..? A vrai dire, plus les années passent plus je m'interroge.
J'avais coutume de répartir environ 50% de mon temps annuel de voyage sur chacun des continents africain et asiatique. Aujourd'hui la proportion est plutôt de 70 % en faveur de l'Asie. Les visas y sont toujours moins chers voire gratuits pour certains pays. L'hotellerie est très étoffée , propre et de bon niveau. La nourriture y est généralement excellente et peu onéreuse . Les modes de transport bien organisés et modernes.. La comparaison objective n'est donc pas en faveur de l'Afrique . Un exemple frappant: Il suffit de comparer les taxis de Ouaga à ceux de Bangkok. Ils sont sales et délabrés, inconfortables à souhait et pourtant plus chers.!! Ce n'est qu'un exemple mais il est significatif de l'énorme différence entre ces deux continents. Et c'est celui qui saute aux yeux dès la sortie de l'aéroport. D'ailleurs, avez-vous remarqué que les taxis sont quasiment toujours à l'image du pays..?
Que dire des pays environnants du Burkina ? La situation n'est guère plus satisfaisante. Le Sénégal devient de plus en plus cher, le Mali dangereux, la Côte d'ivoire inaccessible etc.. La liste peut s'allonger encore.
Les touristes se détournent donc de l'Afrique noire qui n'offre plus les mêmes intérêts. L'authenticité des rapports humains se délite au profit de relations plus immédiatement rentables, les sites intéressants ne sont pas mis en valeur ou alors gérés de façon mercantile et surtout, rien n'est accompli pour développer la qualité. Hébergement et restauration sont parfois douteux . ( je sors d'une gastro qui m'a cloué au lit pendant 2 jours...) Sans compter le prix souvent excessif des billets d'avion.
Alors.. Je me repose cette même question. - " dans un contexte économique difficile, pourquoi ne pas faciliter l'accès de ces différents pays plutôt que d'en augmenter les difficultés et les prix..!" N'est- ce pas la meilleure façon de se tirer une balle dans le pied..? Seul le Sénégal semble avoir compris les enjeux d'une telle politique et n'exige aucun visa d'entrée. Un effort louable qui devrait cependant être accompagné d'une baisse des prix hôteliers (qui ont tendance à flamber ces dernières années) et d'une réelle volonté politique de rétablir la sécurité dans certaines zones du pays.( Casamance)
Cela dit, et c'est sans doute ma seule motivation, j'aime l'Afrique. Les rapports humains, quand ils sont sincères, sont forts, parfois poignants, incomparables.. Les échanges peuvent être cordiaux. Les sourires sont radieux.. Et je déplore qu'une minorité, politique ou pas, dégrade cette volonté d'un tourisme généreux. Car le Burkina, "Pays des hommes intégres " reste encore une source de bonheur pour le peu qu'on sache oublier le mauvais côté des désagréments inutiles. Néanmoins, à n'y prendre garde, ce pays se vide un peu plus chaque année de ses touristes et personne n'évoque jamais cette lente hémorragie.
La crise économique a diminué ostensiblement la fréquentation des touristes européens dans les les pays étrangers. Cet état de fait ne semble pas être parvenu jusqu'aux oreilles de certains dirigeants politiques, en particulier du Burkina ou de la Côte d'Ivoire, pour ne citer que ces deux pays. En effet, loin de favoriser l'obtention du visa qui conditionne le droit d'entrée dans le pays, ils en augmentent les difficultés administratives, et surtout les prix. C'est ainsi qu'un visa double entrée obtenu à l'aéroport de Ouagadougou vous coûtera 95 euros et le visa pour la Côte d'Ivoire vous fera débourser la modique somme de 110 euros, sourire en moins... ( je fais ici allusion au Consulat de Côte d'Ivoire à Ouaga..) On pourrait s'interroger sur la destination de cet argent mais là n'est pas mon propos. Alors que de nombreux pays asiatiques se sont ouverts ou s'ouvrent à la manne touristique, à l'inverse, le Burkina Faso ne semble pas avoir besoin de devises et encore moins de faire travailler l'économie locale. Surprenant . Pourtant cette hypothèse ne tiens guère... il suffit de discuter avec les commerçants de la rue qui se disent tous mécontents d'une baisse significative du nombre de visiteurs dans leur pays. Leur chiffre d'affaire s'en ressent durement. Ils affirment être déjà intervenus auprès des autorités gouvernementales pour qu'elles procèdent à une baisse du prix des visas. Ce qui a été fait, mais de manière trop peu substantielle à leurs yeux. ( et aux miens également.)
Un autre point sombre dessert le tourisme au Burkina. L'absence d'infrastructures hôtelières de milieu de gamme. À Ouaga, qui est pourtant la capitale, l'offre globale s'est légèrement étoffée en quelques années mais vers une hôtellerie plutôt haut de gamme dont les prix restent prohibitifs si on compare avec d'autres destinations mondiales. L'hébergement standard moyen reste donc insuffisant et encore trop cher pour la qualité offerte. Ce segment hôtelier souffre d'un manque important de concurrence et ceux déjà installés ne font guère d'efforts pour ajuster leurs prix ou augmenter le soin apporté à leurs prestations. C'est ainsi que l'on trouvera des chambres plutôt exiguës, parfois vétustes, entre 15 et 20 euros, sans douche privative ni Wc , sans eau chaude, sans serviette ni savon, encore moins télé. Et ce ne sont pas les salaires, très faibles, qui expliquent ces tarifs.
Fort de ces différents constats, un voyageur avisé tournera vite son regard vers l'Asie où, pour le même prix, le rapport qualité- prix sera nettement supérieur.
Alors..? Pourquoi aller en Afrique..? A vrai dire, plus les années passent plus je m'interroge.
J'avais coutume de répartir environ 50% de mon temps annuel de voyage sur chacun des continents africain et asiatique. Aujourd'hui la proportion est plutôt de 70 % en faveur de l'Asie. Les visas y sont toujours moins chers voire gratuits pour certains pays. L'hotellerie est très étoffée , propre et de bon niveau. La nourriture y est généralement excellente et peu onéreuse . Les modes de transport bien organisés et modernes.. La comparaison objective n'est donc pas en faveur de l'Afrique . Un exemple frappant: Il suffit de comparer les taxis de Ouaga à ceux de Bangkok. Ils sont sales et délabrés, inconfortables à souhait et pourtant plus chers.!! Ce n'est qu'un exemple mais il est significatif de l'énorme différence entre ces deux continents. Et c'est celui qui saute aux yeux dès la sortie de l'aéroport. D'ailleurs, avez-vous remarqué que les taxis sont quasiment toujours à l'image du pays..?
Que dire des pays environnants du Burkina ? La situation n'est guère plus satisfaisante. Le Sénégal devient de plus en plus cher, le Mali dangereux, la Côte d'ivoire inaccessible etc.. La liste peut s'allonger encore.
Les touristes se détournent donc de l'Afrique noire qui n'offre plus les mêmes intérêts. L'authenticité des rapports humains se délite au profit de relations plus immédiatement rentables, les sites intéressants ne sont pas mis en valeur ou alors gérés de façon mercantile et surtout, rien n'est accompli pour développer la qualité. Hébergement et restauration sont parfois douteux . ( je sors d'une gastro qui m'a cloué au lit pendant 2 jours...) Sans compter le prix souvent excessif des billets d'avion.
Alors.. Je me repose cette même question. - " dans un contexte économique difficile, pourquoi ne pas faciliter l'accès de ces différents pays plutôt que d'en augmenter les difficultés et les prix..!" N'est- ce pas la meilleure façon de se tirer une balle dans le pied..? Seul le Sénégal semble avoir compris les enjeux d'une telle politique et n'exige aucun visa d'entrée. Un effort louable qui devrait cependant être accompagné d'une baisse des prix hôteliers (qui ont tendance à flamber ces dernières années) et d'une réelle volonté politique de rétablir la sécurité dans certaines zones du pays.( Casamance)
Cela dit, et c'est sans doute ma seule motivation, j'aime l'Afrique. Les rapports humains, quand ils sont sincères, sont forts, parfois poignants, incomparables.. Les échanges peuvent être cordiaux. Les sourires sont radieux.. Et je déplore qu'une minorité, politique ou pas, dégrade cette volonté d'un tourisme généreux. Car le Burkina, "Pays des hommes intégres " reste encore une source de bonheur pour le peu qu'on sache oublier le mauvais côté des désagréments inutiles. Néanmoins, à n'y prendre garde, ce pays se vide un peu plus chaque année de ses touristes et personne n'évoque jamais cette lente hémorragie.
Bonjour,
Je pars en stage au Burkina de janvier à juillet, d'abord je suis plein pleine de questions: qu'est ce qu'on y mange? ce qu'il est intéressant de voir? l'ambiance? vos ressentis sur le pays? vos rapports aux burkinabè? le budget?... enfin, toutes les infos sont les bienvenues, quoi.
Ensuite, je cherche toujours un mode d'hébergement (genre famille, ou louer un petit truc pas besoin de trop de confort, juste un minimum de sécurité)... sachant que je ne suis pas payée pendant la durée du stage, du coup moins c'est cher, mieux c'est!
Enfin, y a-t-il des personnes qui partent au Burkina vers cette époque? ou qui y sont et y seront encore? parce que j'ai l'habitude de voyager mais aussi longtemps et seule c'est une première et je me dis que connaître du monde sur place ça peut faire du bien.
Le tout sachant que j'ai déja passé plusieurs mois au Bénin (dont quelques temps durant lesquels une famille m'accueillait)... du coup je sias que je supporte bien l'eau, la nourriture, de puiser pour me laver...
Merci pour vos réponses, quelles qu'elles soient elles seront forcément utiles!
Caro.
Merci pour vos réponses, quelles qu'elles soient elles seront forcément utiles!
Caro.
"De retour...." Complété et modifié
Voilà, c'est le Retour. Le choc, à l'aéroport d'Orly. Le temps est suspendu dans l'entre deux du passé et de l'avenir. C'est ici que je me sens déracinée. L'aventure a été belle, les rencontres intenses.
La rencontre d'un pays, qui cherche son chemin, comme tant d'autres, entre tradition et modernisation. Le capitalisme fait ses ravages, comme partout ailleurs, sur notre planète. Un pays entre tradition et Modernisation....Ce n'est pas nouveau, on l'entend même de plus en plus. Ca finit par vouloir tout dire et rien dire à la fois. Et c'est pratique....
L'accueil y est pourtant bien chaleureux, l'ouverture d'esprit au rendez-vous. Il y réside un bouillonnement de culture envoûtant, une énergie phénoménale alimente les arts de Sens et d'Engagement. Musique, danse traditionnelle et contemporaine, théâtre, rien n'est vide, tout est plein de l'expression de la Condition Humaine.
Rencontre avec l'avenir, avec les enfants, qui cheminent entre réalités, propagande scolaire, et une avidité de liberté. Leur coeur est ouvert, en attendant que le miroir du modèle occidental vienne alimenter leurs illusions, pour beaucoup. Mais il y aussi ceux qui savent déjà que c'est ici qu'ils seront l'avenir du pays . Il y a aussi des gens pour le leur dire. Nous gardons au chaud nos correspondances. Je regarde leurs photos avec sourire. Ils n'ont besoin de personne pour vous faire un clin d'oeil, une grimace furtive, ou un regard franc.
Nous avions au programme deux écoles de 500 enfants (l'une dans l'un des quartiers pauvres nommé Niénéta à Bobo, l'autre et un orphelinat dans un grand village de Samendeni ), l' association Song TAABA pour femmes seules avec leurs enfants, et nous nous sommes attachés à un bon petit voisinage de Niénéta où il y avait de grands besoins. On a fait au mieux. Mais tout le monde était très content. Les médicaments vont beaucoup servir à l'association de femmes, à l'orphelinat, et aux enfants de Niénéta que nous connaissions. Les fournitures "scolaires" ont fait des heureux partout. Les vêtements à l'association Song Taaba et à l'orphelinat de Samendeni aussi.
Les ateliers ont bien fonctionné, musique et chant, dessins, contes et expression, cinéma avec petit projo, et aussi un petit spectacle joyeusement "bidouillé", en musique (mi- tsigane, mi- percu affro), de marionnettes à taille humaine. Nous n'avions pas vraiment la sensation de faire quelque chose de bien étudié, surtout dans les situations où nous étions ( 500 à 600 mômes, quand même c'est quelque chose!), mais ça avait l'air de faire plaisir.
Les enfants semblaient contents, nous on étaient vannés.....
Mais nous avions si soif de profiter de tout, que nous avions l'énergie pour découvrir autant qu'il soit possible. Nous avons profité de concerts, spectacles de danse, théâtre, aussi des Centres culturels Italien et Français de Bobo. Un bouillon de culture ! Que du jouissif !
Rencontre avec les artistes musiciens au grand nombre bien entendu, au coin de la rue, aux concerts, aux musées de la Musique, ou une rencontre impromptue qui finit en boeuf... Compagnies de théâtre ou de danse traditionnelle et contemporaine nous ont remis les pendules à l'heure. Les concerts sont souvent accompagnés de danseurs, c'est un Tout. La musique vous prend le corps pour vous impulser un élan de libération d'énergie bien recyclée. Et quand votre regard est hypnotisé par l'explosion de figures des danseurs, vous éprouvez autant de plaisir que de danser vous-même. Et quel plaisir !!
Rencontre avec les femmes, qui oeuvrent entre le joug des traditions et l'état des choses, conscience souterraine de la population. Elles prennent des libertés en cachette, pour limiter les dégâts d'un fonctionnement social. Travaillant beaucoup, elles sont partout à la fois, dans les cours des maisonnées et dans les rues à vendre tout ce qu'elles peuvent savoir faire. Dans les arts aussi. Avec volonté de fer et féminité chatoyante, elles portes sur leur tête, et leurs épaules.... Rencontre avec l'association pour femmes de Mawa, Dame engagée depuis l'âge de 16 ans avec cette volonté emprunte de réserve et de coeur, qui vient le jour de notre départ avec une grande tristesse, des cadeaux pour chacun de nous, pour que l'on oublie pas de revenir. La seule à qui l'on peut demander un livre ou un film sur Sankara, le sourire aux lèvres. Il est bon de sentir que, même si il vaut mieux ne pas aborder le sujet de Thomas Sankara, il reste très présent dans la vie et les coeurs des Burkinabés.
Ou encore d' autres voyageurs... Rencontres avec des associations Franco-Burkinabées, des volontaires, très jeunes ou plus âgés, bourlingueurs, à l'orphelinat de Samendeni, avec qui nous nous sommes fait le plaisir d'une petite escapade pour un jour de repos, encore un peu à Banfora qu'il est toujours difficile de quitter, guidés par nos amis Siaka et Innocent. Un jeune homme, aux yeux d'enfant, emprunts de douceur, Siaka TB, éducateur de talent à l'orphelinat, travaillait ses tableaux avec des matériaux naturels, terre, pigments...Ses tableaux ( un visage, fait d'une multitude de corps, ou encore une représentation de la famille dans sa simple complexité....) sont profonds.
Il y a encore tant d'autres rencontres.....
Rencontre avec un système. Tout est utilisable, recyclable, tout sert jusqu'à que ce soit complètement "gâté". Les échoppes de ferraille, de ferronnerie, de verre foisonnent dans les vieux quartiers. Le superflu n'existe pas . Mais les enfants jouent les pieds dans les détritus, la décharge est dans les rues de la ville. Sur les canaux des vieux quartiers, de Dioulassoba, de Niénéta, stagne une couche de pollution, de sacs, de papiers... Rencontre avec un gouvernement fantôme, et pourtant à l'uniforme présent.
Rencontre avec le troc, l'Echange, voie de survie dont on ne s'inspire pas encore assez. Rencontre aussi avec la corruption, habitude à la peau bien tannée, avec laquelle il faut compter, partie intégrante d'une forme de tradition...Vigilance comme compromis ou encore remise en question de nos "principes" occidentaux ( si tant est qu'ils soient valables, chez nous comme ailleurs) sont de mise pour pouvoir travailler ici. Mieux vaut amener quelque chose de palpable aux enfants que de l'argent dans les orphelinats et écoles...Le coût de la vie, et surtout des produits de première nécessité, ont augmenté presque de 150 % ces six derniers mois. Chacun fait ce qu'il peut....Thiogo Thiogo, comme on dit en Dioula. Et il faut aussi bien mesurer les conditions de travail des professeurs et éducateurs.
Rencontre avec les taxis burkinabés, la belle aventure qu'il fait toujours bon prendre. On ne sait jamais s'il va se séparer en deux, on reste épaté par ses capacités de transport et ses tableaux de bords!!... Ca couine, ça craque, ça clignote, ça fait tac tac tac, y a toujours un bruit nouveau, ça n'a pas de pare brise ou presque, ça s'arrête pour déposer la huitième personne dans le quartier d'à coté ou pour faire une petite course à l'occasion. Entassés jusqu'à huit ou neuf, que du plaisir et des rires...
La palabre, le Marchandage, jeu auquel il fait bon de s'adonner. Jeu délicieux. Farafinou et toubabou se toisent. Vient l'humour, vient les rires, chacun cherchant "son" juste milieu. Prendre le temps d'apprendre à se rencontrer dans la filouterie. Souvent un très bon moment, si l'on s' y prête bien.... Au de là du plaisir, deux mondes, deux notions de l'argent se rejoignent dans un entre-deux. Oh combien j'aimerais pouvoir marchander le plus possible ici, en France !
Le temps, justement. Le temps à l'africaine....Difficile de s'en défaire, d'oublier cette sensation de fluidité. En bons toubabs, nous sommes arrivés avec un beau planning, tout propre, bien carré. Quelle rigolade ! A peine quelques jours et il ressemblait déjà à un brouillon de cancre, des ratures, des gribouillis, des flèches finissant par faire tout le tour de la feuille pour finalement revenir à l'endroit initial.... Les journées s'écoulent, nonchalantes, chaque chose prenant le temps. Et pourtant, sans que l'on sache comment, chaque chose est faite, chaque journée si remplie ! Ce serait bien que l'on puisse venir là-bas?...Suivent palabres avec nos hôtes bienveillants Siaka, Karim et Sékou, une sorte d'agitation "tranquille". Au final, Y a Foy, y a pas de problème. C'est pourquoi, quand vient une rare accélération du temps, nous nous sentons un peu déstabilisés: 09 h 45, arrivée dans un village en brousse. Ani Sogoma ! Bonjour! on est content, nous aussi, tout le monde est content.... "Le griot est passé dans le village ce matin pour dire la bonne nouvelle, les enfants vont tous arriver bientôt - Ha, ils arrivent à quelle heure? - Ils commencent à arriver - Ha, et ils sont combien à peu près? - Oh, entre 500 et 600.... - ....d'accord ". Nous sommes cinq, ya foy ! ya foy ! ya foy !! Nous l'avons déjà fait, nous pouvons l'improviser ! Mise en place des ateliers et du spectacle dans un flou logistique et artistique total...L'important, ce sont les Pitchounes.
Rencontre avec la poussière, la brousse et ses villages. Grand Amour de la piste, des arbres magnifiques, des baobabs. Chaque arbre semble une oeuvre d'art, les troncs des palmiers sont chacun sculpté et unique . Toutes ces couleurs singulières ne quitteront jamais nos mémoires et pour ma part ne cesseront de me manquer . Amour de la pétrolette qui tombe six fois en panne sur la piste et qui nous remue les cervicales. Nous avons eu les joies de petites virées autour de Banfora à mobylettes et ballade autour de Samendeni dans la brousse. Allons donc voir le Marigot, ou le Baobab sacré ! Que nous n'avons pas vu d'ailleurs... Chacune de nos mobylettes tombe en panne (voir plusieurs fois par pétrolette). Sur la piste, entre champs de canne à sucre et rivière dans laquelle les femmes lavent leur linge, un homme s'arrête. "Panne?", il s'approche, yeute, file un coup de pied à la pétrolette, lève les épaules et continu son chemin...Nous sourions, les autres sont déjà loin, assis en tailleur au milieu de la piste nous savourons l'attente. Siaka nous retrouve, observe l'engin, coince un tout petit cailloux dans le tout petit moteur, et l'on repart....pour la prochaine panne (nous apprendrons le soir, avec hilarité ou presque, qu'ici la panne est comprise dans la location de la pétrolette, c'est écrit sur le petit papier du réglement ! Il allait falloir palabrer sec ! ). A suivi un grand périple dans la poussière pour rejoindre la petite ville dans la nuit. D'énormes camions blindés à ras bord d'hommes sur des sacs de coton, fonctionnant bien sûr au klaxon, fonçaient, nous frôlaient, nous laissant aveugles dans un nuages de poussière épaisse. Une impression de danger imminent, qui n'en est que rarement un, au final. Coincés la nuit à Banfora, du coup, on a dormi chez des rastas bien sympas.... Et tout ceci n'était qu'un concentré de bonheur, emmagasinant les lumières successives de la journée sur les couleurs de la brousse et des pistes, de l'ocre plein les yeux et la mémoire. Puis dans la nuit poussiéreuse, nous "funambulions" entre inconscience et exaltation.
Rencontre avec les amis qui nous accueillaient, Siaka, Karim et Sékouba, et leur famille de Niénéta. les gens aux croisées des rues de Bobo Dioulasso. Les visages restent présents dans les mémoires et le manque d'un autre rapport à l'autre se fait sentir. Echanges de personnes singulières ou l'intensité des voyages, faits des rencontres de coeur, et du peu de temps qu'il nous ai donné pour nous connaître, nous Voir....
Belle rencontre entre nous, belle équipée, belle amitié liée par l'aventure.
Et bien d'autre choses encore, bien sûr...
Dans ce pays, la tradition est fidélité à une manière de vivre qui a ses "jolies petites beautés", quotidiennes, idéologiques, culturelles, ....On ne peut pas, on ne doit même pas, envisager de les "changer". Et bien qu'il y ait d'autres visages à cette tradition qui met en peine et en douleur son cheminement, elle tend vers l'ouverture, et ce, devant faire avancer son pays dans un monde dont les règles du jeu sont imposées par l'occident. Il faut bien être conscient que si son cheminement est aussi douleur, c'est à la lumière de cette considération courante que "tendre vers l'ouverture" signifierait tendre vers le mode de vie et de pensée occidental. Il est donc impératif d'être vigilent quand à bien dissocier ceci de la libération des jougs de la tradition d'un pays ! Lot de tant de pays dans le monde. L'ouverture que j'y vois, me redonne espoir en un Autre Possible philosophique et politique, et ce malgré "l'état des Etats" dans le monde entier. Car il me semble que le terreau du continent africain est riche de ce que nous, occidentaux avons "consciemment" écarté au cours de notre Histoire.
Quand il est installé l'électricité dans un village, il ne s'éclaire plus comme avant. Il est juste autre.
Le dernier jour, nous avons traversé une dernière fois le pays en bus (Ah, les bus musicaux aussi sont chouettes!) de Banfora (au sud ouest du pays) à Ouagadougou pour prendre l'avion la nuit, s'arrêtant à Bobo Dioulasso pour dire au revoir aux amis et aux familles. Toute cette journée, je n'ai pas retenu mes larmes, et ai bu toutes les images défilant sur le voyage, la tête à la fenêtre. Je sais que j'y retournerai.
Voici quelques première photos.
Nous sommes heureux d'avoir rencontré le Burkina, ou enfin, une petite partie....Petite partie, mais bien remplie!!
Bonne année à tous et à vos familles....
Anbédoni...
Croquis de JL H http://www.hiboox.fr/go/albums/html/afrique, de6ab65fcb7e838816dc550964535f49
Diaporama Photos:
http://www.flickr.com/photos/28353255@N08/sets/72157613093060516/show/
Dessins des mômes:
http://www.flickr.com/photos/28353255@N08/sets/72157613093354738/show/
Voilà, c'est le Retour. Le choc, à l'aéroport d'Orly. Le temps est suspendu dans l'entre deux du passé et de l'avenir. C'est ici que je me sens déracinée. L'aventure a été belle, les rencontres intenses.
La rencontre d'un pays, qui cherche son chemin, comme tant d'autres, entre tradition et modernisation. Le capitalisme fait ses ravages, comme partout ailleurs, sur notre planète. Un pays entre tradition et Modernisation....Ce n'est pas nouveau, on l'entend même de plus en plus. Ca finit par vouloir tout dire et rien dire à la fois. Et c'est pratique....
L'accueil y est pourtant bien chaleureux, l'ouverture d'esprit au rendez-vous. Il y réside un bouillonnement de culture envoûtant, une énergie phénoménale alimente les arts de Sens et d'Engagement. Musique, danse traditionnelle et contemporaine, théâtre, rien n'est vide, tout est plein de l'expression de la Condition Humaine.
Rencontre avec l'avenir, avec les enfants, qui cheminent entre réalités, propagande scolaire, et une avidité de liberté. Leur coeur est ouvert, en attendant que le miroir du modèle occidental vienne alimenter leurs illusions, pour beaucoup. Mais il y aussi ceux qui savent déjà que c'est ici qu'ils seront l'avenir du pays . Il y a aussi des gens pour le leur dire. Nous gardons au chaud nos correspondances. Je regarde leurs photos avec sourire. Ils n'ont besoin de personne pour vous faire un clin d'oeil, une grimace furtive, ou un regard franc.
Nous avions au programme deux écoles de 500 enfants (l'une dans l'un des quartiers pauvres nommé Niénéta à Bobo, l'autre et un orphelinat dans un grand village de Samendeni ), l' association Song TAABA pour femmes seules avec leurs enfants, et nous nous sommes attachés à un bon petit voisinage de Niénéta où il y avait de grands besoins. On a fait au mieux. Mais tout le monde était très content. Les médicaments vont beaucoup servir à l'association de femmes, à l'orphelinat, et aux enfants de Niénéta que nous connaissions. Les fournitures "scolaires" ont fait des heureux partout. Les vêtements à l'association Song Taaba et à l'orphelinat de Samendeni aussi.
Les ateliers ont bien fonctionné, musique et chant, dessins, contes et expression, cinéma avec petit projo, et aussi un petit spectacle joyeusement "bidouillé", en musique (mi- tsigane, mi- percu affro), de marionnettes à taille humaine. Nous n'avions pas vraiment la sensation de faire quelque chose de bien étudié, surtout dans les situations où nous étions ( 500 à 600 mômes, quand même c'est quelque chose!), mais ça avait l'air de faire plaisir.
Les enfants semblaient contents, nous on étaient vannés.....
Mais nous avions si soif de profiter de tout, que nous avions l'énergie pour découvrir autant qu'il soit possible. Nous avons profité de concerts, spectacles de danse, théâtre, aussi des Centres culturels Italien et Français de Bobo. Un bouillon de culture ! Que du jouissif !
Rencontre avec les artistes musiciens au grand nombre bien entendu, au coin de la rue, aux concerts, aux musées de la Musique, ou une rencontre impromptue qui finit en boeuf... Compagnies de théâtre ou de danse traditionnelle et contemporaine nous ont remis les pendules à l'heure. Les concerts sont souvent accompagnés de danseurs, c'est un Tout. La musique vous prend le corps pour vous impulser un élan de libération d'énergie bien recyclée. Et quand votre regard est hypnotisé par l'explosion de figures des danseurs, vous éprouvez autant de plaisir que de danser vous-même. Et quel plaisir !!
Rencontre avec les femmes, qui oeuvrent entre le joug des traditions et l'état des choses, conscience souterraine de la population. Elles prennent des libertés en cachette, pour limiter les dégâts d'un fonctionnement social. Travaillant beaucoup, elles sont partout à la fois, dans les cours des maisonnées et dans les rues à vendre tout ce qu'elles peuvent savoir faire. Dans les arts aussi. Avec volonté de fer et féminité chatoyante, elles portes sur leur tête, et leurs épaules.... Rencontre avec l'association pour femmes de Mawa, Dame engagée depuis l'âge de 16 ans avec cette volonté emprunte de réserve et de coeur, qui vient le jour de notre départ avec une grande tristesse, des cadeaux pour chacun de nous, pour que l'on oublie pas de revenir. La seule à qui l'on peut demander un livre ou un film sur Sankara, le sourire aux lèvres. Il est bon de sentir que, même si il vaut mieux ne pas aborder le sujet de Thomas Sankara, il reste très présent dans la vie et les coeurs des Burkinabés.
Ou encore d' autres voyageurs... Rencontres avec des associations Franco-Burkinabées, des volontaires, très jeunes ou plus âgés, bourlingueurs, à l'orphelinat de Samendeni, avec qui nous nous sommes fait le plaisir d'une petite escapade pour un jour de repos, encore un peu à Banfora qu'il est toujours difficile de quitter, guidés par nos amis Siaka et Innocent. Un jeune homme, aux yeux d'enfant, emprunts de douceur, Siaka TB, éducateur de talent à l'orphelinat, travaillait ses tableaux avec des matériaux naturels, terre, pigments...Ses tableaux ( un visage, fait d'une multitude de corps, ou encore une représentation de la famille dans sa simple complexité....) sont profonds.
Il y a encore tant d'autres rencontres.....
Rencontre avec un système. Tout est utilisable, recyclable, tout sert jusqu'à que ce soit complètement "gâté". Les échoppes de ferraille, de ferronnerie, de verre foisonnent dans les vieux quartiers. Le superflu n'existe pas . Mais les enfants jouent les pieds dans les détritus, la décharge est dans les rues de la ville. Sur les canaux des vieux quartiers, de Dioulassoba, de Niénéta, stagne une couche de pollution, de sacs, de papiers... Rencontre avec un gouvernement fantôme, et pourtant à l'uniforme présent.
Rencontre avec le troc, l'Echange, voie de survie dont on ne s'inspire pas encore assez. Rencontre aussi avec la corruption, habitude à la peau bien tannée, avec laquelle il faut compter, partie intégrante d'une forme de tradition...Vigilance comme compromis ou encore remise en question de nos "principes" occidentaux ( si tant est qu'ils soient valables, chez nous comme ailleurs) sont de mise pour pouvoir travailler ici. Mieux vaut amener quelque chose de palpable aux enfants que de l'argent dans les orphelinats et écoles...Le coût de la vie, et surtout des produits de première nécessité, ont augmenté presque de 150 % ces six derniers mois. Chacun fait ce qu'il peut....Thiogo Thiogo, comme on dit en Dioula. Et il faut aussi bien mesurer les conditions de travail des professeurs et éducateurs.
Rencontre avec les taxis burkinabés, la belle aventure qu'il fait toujours bon prendre. On ne sait jamais s'il va se séparer en deux, on reste épaté par ses capacités de transport et ses tableaux de bords!!... Ca couine, ça craque, ça clignote, ça fait tac tac tac, y a toujours un bruit nouveau, ça n'a pas de pare brise ou presque, ça s'arrête pour déposer la huitième personne dans le quartier d'à coté ou pour faire une petite course à l'occasion. Entassés jusqu'à huit ou neuf, que du plaisir et des rires...
La palabre, le Marchandage, jeu auquel il fait bon de s'adonner. Jeu délicieux. Farafinou et toubabou se toisent. Vient l'humour, vient les rires, chacun cherchant "son" juste milieu. Prendre le temps d'apprendre à se rencontrer dans la filouterie. Souvent un très bon moment, si l'on s' y prête bien.... Au de là du plaisir, deux mondes, deux notions de l'argent se rejoignent dans un entre-deux. Oh combien j'aimerais pouvoir marchander le plus possible ici, en France !
Le temps, justement. Le temps à l'africaine....Difficile de s'en défaire, d'oublier cette sensation de fluidité. En bons toubabs, nous sommes arrivés avec un beau planning, tout propre, bien carré. Quelle rigolade ! A peine quelques jours et il ressemblait déjà à un brouillon de cancre, des ratures, des gribouillis, des flèches finissant par faire tout le tour de la feuille pour finalement revenir à l'endroit initial.... Les journées s'écoulent, nonchalantes, chaque chose prenant le temps. Et pourtant, sans que l'on sache comment, chaque chose est faite, chaque journée si remplie ! Ce serait bien que l'on puisse venir là-bas?...Suivent palabres avec nos hôtes bienveillants Siaka, Karim et Sékou, une sorte d'agitation "tranquille". Au final, Y a Foy, y a pas de problème. C'est pourquoi, quand vient une rare accélération du temps, nous nous sentons un peu déstabilisés: 09 h 45, arrivée dans un village en brousse. Ani Sogoma ! Bonjour! on est content, nous aussi, tout le monde est content.... "Le griot est passé dans le village ce matin pour dire la bonne nouvelle, les enfants vont tous arriver bientôt - Ha, ils arrivent à quelle heure? - Ils commencent à arriver - Ha, et ils sont combien à peu près? - Oh, entre 500 et 600.... - ....d'accord ". Nous sommes cinq, ya foy ! ya foy ! ya foy !! Nous l'avons déjà fait, nous pouvons l'improviser ! Mise en place des ateliers et du spectacle dans un flou logistique et artistique total...L'important, ce sont les Pitchounes.
Rencontre avec la poussière, la brousse et ses villages. Grand Amour de la piste, des arbres magnifiques, des baobabs. Chaque arbre semble une oeuvre d'art, les troncs des palmiers sont chacun sculpté et unique . Toutes ces couleurs singulières ne quitteront jamais nos mémoires et pour ma part ne cesseront de me manquer . Amour de la pétrolette qui tombe six fois en panne sur la piste et qui nous remue les cervicales. Nous avons eu les joies de petites virées autour de Banfora à mobylettes et ballade autour de Samendeni dans la brousse. Allons donc voir le Marigot, ou le Baobab sacré ! Que nous n'avons pas vu d'ailleurs... Chacune de nos mobylettes tombe en panne (voir plusieurs fois par pétrolette). Sur la piste, entre champs de canne à sucre et rivière dans laquelle les femmes lavent leur linge, un homme s'arrête. "Panne?", il s'approche, yeute, file un coup de pied à la pétrolette, lève les épaules et continu son chemin...Nous sourions, les autres sont déjà loin, assis en tailleur au milieu de la piste nous savourons l'attente. Siaka nous retrouve, observe l'engin, coince un tout petit cailloux dans le tout petit moteur, et l'on repart....pour la prochaine panne (nous apprendrons le soir, avec hilarité ou presque, qu'ici la panne est comprise dans la location de la pétrolette, c'est écrit sur le petit papier du réglement ! Il allait falloir palabrer sec ! ). A suivi un grand périple dans la poussière pour rejoindre la petite ville dans la nuit. D'énormes camions blindés à ras bord d'hommes sur des sacs de coton, fonctionnant bien sûr au klaxon, fonçaient, nous frôlaient, nous laissant aveugles dans un nuages de poussière épaisse. Une impression de danger imminent, qui n'en est que rarement un, au final. Coincés la nuit à Banfora, du coup, on a dormi chez des rastas bien sympas.... Et tout ceci n'était qu'un concentré de bonheur, emmagasinant les lumières successives de la journée sur les couleurs de la brousse et des pistes, de l'ocre plein les yeux et la mémoire. Puis dans la nuit poussiéreuse, nous "funambulions" entre inconscience et exaltation.
Rencontre avec les amis qui nous accueillaient, Siaka, Karim et Sékouba, et leur famille de Niénéta. les gens aux croisées des rues de Bobo Dioulasso. Les visages restent présents dans les mémoires et le manque d'un autre rapport à l'autre se fait sentir. Echanges de personnes singulières ou l'intensité des voyages, faits des rencontres de coeur, et du peu de temps qu'il nous ai donné pour nous connaître, nous Voir....
Belle rencontre entre nous, belle équipée, belle amitié liée par l'aventure.
Et bien d'autre choses encore, bien sûr...
Dans ce pays, la tradition est fidélité à une manière de vivre qui a ses "jolies petites beautés", quotidiennes, idéologiques, culturelles, ....On ne peut pas, on ne doit même pas, envisager de les "changer". Et bien qu'il y ait d'autres visages à cette tradition qui met en peine et en douleur son cheminement, elle tend vers l'ouverture, et ce, devant faire avancer son pays dans un monde dont les règles du jeu sont imposées par l'occident. Il faut bien être conscient que si son cheminement est aussi douleur, c'est à la lumière de cette considération courante que "tendre vers l'ouverture" signifierait tendre vers le mode de vie et de pensée occidental. Il est donc impératif d'être vigilent quand à bien dissocier ceci de la libération des jougs de la tradition d'un pays ! Lot de tant de pays dans le monde. L'ouverture que j'y vois, me redonne espoir en un Autre Possible philosophique et politique, et ce malgré "l'état des Etats" dans le monde entier. Car il me semble que le terreau du continent africain est riche de ce que nous, occidentaux avons "consciemment" écarté au cours de notre Histoire.
Quand il est installé l'électricité dans un village, il ne s'éclaire plus comme avant. Il est juste autre.
Le dernier jour, nous avons traversé une dernière fois le pays en bus (Ah, les bus musicaux aussi sont chouettes!) de Banfora (au sud ouest du pays) à Ouagadougou pour prendre l'avion la nuit, s'arrêtant à Bobo Dioulasso pour dire au revoir aux amis et aux familles. Toute cette journée, je n'ai pas retenu mes larmes, et ai bu toutes les images défilant sur le voyage, la tête à la fenêtre. Je sais que j'y retournerai.
Voici quelques première photos.
Nous sommes heureux d'avoir rencontré le Burkina, ou enfin, une petite partie....Petite partie, mais bien remplie!!
Bonne année à tous et à vos familles....
Anbédoni...
Croquis de JL H http://www.hiboox.fr/go/albums/html/afrique, de6ab65fcb7e838816dc550964535f49
Diaporama Photos:
http://www.flickr.com/photos/28353255@N08/sets/72157613093060516/show/
Dessins des mômes:
http://www.flickr.com/photos/28353255@N08/sets/72157613093354738/show/
bonjour!
comment définiriez vous les burkinabés et les béninois en qq mots?
merci 🙂
Bonjour à tous et toutes 😉
J'ai enfin pris cette décision : partir en Afrique avec ma fille de 8 ans.....en fait ça fait longtemps que j'attends l'occasion et j'ai enfin réuni un petit pécule pour nous offrir le voyage au printemps.
Je recherche donc tous les bons plans de visites sur place.....les incontournables et les petites surprises locales.
Je recherche avant tout le contact humain, plus que le confort.
Vous qui y êtes déjà partis là-bas, vous pouvez m'aider à concrétiser un rêve de plus de 15 ans..... Faites moi donc partager votre expérience et vous aurez en retour ma gratitude éternelle et........................ le plus beau sourire d'une enfant de 8 ans.
Par avance MERCI
Vous qui y êtes déjà partis là-bas, vous pouvez m'aider à concrétiser un rêve de plus de 15 ans..... Faites moi donc partager votre expérience et vous aurez en retour ma gratitude éternelle et........................ le plus beau sourire d'une enfant de 8 ans.
Par avance MERCI
Hello everyone! From 2002 to 2017, I made 10 annual two-month trips to Burkina Faso, backpacking style—traveling solo (independent, self-sufficient, no agency) across the country. I happily mixed with the local population (neighborhoods, maquis, hostels, bush taxis...) and was always on the lookout for joyful, interesting exchanges. Back then, the country was peaceful, very welcoming, and any issues were always resolved with laughter, patience, and kindness!
In 2017, I was preparing to settle there for six months a year, like others do elsewhere... But in early 2018, I had an emergency medical airlift (a "welcome sign" from the skies, in hindsight—compared to what followed, the country’s negative and unpredictable evolution in recent years, plus the lasting COVID crisis...).
So, "while waiting for things to improve," I haven’t returned personally since 2018. Burkina Faso is still currently classified as a red zone ("strongly advised against for tourists") by our authorities. Though I’ve heard a few rare contradictory reports, what’s the *real* situation on the ground right now? Specifically: - General safety for Europeans - Security in the main cities - Road safety, intercity transport, and travel conditions
The current transitional president, Ibrahim Traoré, enforces strict censorship on communications (journalistic and digital networks) to the outside world... and RTB (Burkinabè television) is state-run... so...
Welcome to any fresh, recent updates from travelers or locals. Many thanks!
In 2017, I was preparing to settle there for six months a year, like others do elsewhere... But in early 2018, I had an emergency medical airlift (a "welcome sign" from the skies, in hindsight—compared to what followed, the country’s negative and unpredictable evolution in recent years, plus the lasting COVID crisis...).
So, "while waiting for things to improve," I haven’t returned personally since 2018. Burkina Faso is still currently classified as a red zone ("strongly advised against for tourists") by our authorities. Though I’ve heard a few rare contradictory reports, what’s the *real* situation on the ground right now? Specifically: - General safety for Europeans - Security in the main cities - Road safety, intercity transport, and travel conditions
The current transitional president, Ibrahim Traoré, enforces strict censorship on communications (journalistic and digital networks) to the outside world... and RTB (Burkinabè television) is state-run... so...
Welcome to any fresh, recent updates from travelers or locals. Many thanks!
Bonjour la communauté!
Mon compagnon et moi même comptons partir pour 3 mois en novembre au burkina togo et benin (un mois par pays cela semble t il correct?) Nous aimerions acheter une 125cc en arrivant, savez vous si nous pouvons traverser facilement les frontières avec une moto achetée au burkina? Des conseils pour l'achat ? Nous pouvons aussi nous rendre au nord togo pour l'acheter si c'est plus simple.
Concernant les plages, j'ai entendu dire que c'est assez dangereux au togo à cause des courants, est ce exact? Pour avoir pas mal bourlingué dans l'ouest de l'australie j'imagine que ce n'est pas pire! Est ce différent au Benin?
Nous sommes preneurs de tous conseils et coups de coeur pour ces 3 pays :) Merci d'avance pour votre aide!
Bonjour,
Je me rends prochainement au Burkina / Togo / Bénin.
J'ai cru comprendre qu'il était possible d'obtenir le Visa de l'entente à Ouagadougou. Mais j'aurais besoin d'informations à jour si par hasard quelqu'un les a :
- Est-il possible en ce moment de faire le visa de l'entente à Ouagadougou ? - Est-il vrai que ce visa n'est délivré que si l'on dispose AU MOINS de 2 mois sur son visa Burkinabé (ce qui oblige à prendre un visa de 90 jours en France, plus cher qu'un visa de transit...) ? - Savez-vous si la durée du visa (2 mois si je ne me trompe pas) commence à s'écouler dès sa date de délivrance ? Grosso modo, si j'arrive au Burkina avec un visa de 3 mois et que je compte rester plus de 2 mois au Burkina / Togo / Bénin, ai-je intérêt à attendre quelques semaines avant de demander mon visa de l'entente ?
Merci par avance pour votre aide
Ania (une novice de l'Afrique)
Je me rends prochainement au Burkina / Togo / Bénin.
J'ai cru comprendre qu'il était possible d'obtenir le Visa de l'entente à Ouagadougou. Mais j'aurais besoin d'informations à jour si par hasard quelqu'un les a :
- Est-il possible en ce moment de faire le visa de l'entente à Ouagadougou ? - Est-il vrai que ce visa n'est délivré que si l'on dispose AU MOINS de 2 mois sur son visa Burkinabé (ce qui oblige à prendre un visa de 90 jours en France, plus cher qu'un visa de transit...) ? - Savez-vous si la durée du visa (2 mois si je ne me trompe pas) commence à s'écouler dès sa date de délivrance ? Grosso modo, si j'arrive au Burkina avec un visa de 3 mois et que je compte rester plus de 2 mois au Burkina / Togo / Bénin, ai-je intérêt à attendre quelques semaines avant de demander mon visa de l'entente ?
Merci par avance pour votre aide
Ania (une novice de l'Afrique)
Bonjour,
Je souhaite partir un mois, entre juillet et aout, en Afrique subsaharienne et j'essai de déterminer ma/mes destinations (2 max). Sans pour autant me limiter à ces pays je pense plus particulièrement au Sénégal, Mali, Burkina Faso, Cameroun, Kenya, Côte d'Ivoire.
J'ai un peu parcouru le forum, j'ai quelques question par rapport à ce que j'ai pu lire : Est-ce que le Burkina Faso est toujours aussi accueillant? Est-ce que le Kenya se fait bien en trip backpacker? Apparemment le tourisme indépendant (sans guide) fonctionne mal au Mali, qu'est-ce que vous en pensez? C'est le cas d'autres pays? Le Cameroun est-il tjr aussi peu accueillant?
Pour un un voyageur indépendant (trip backpacker) qui préfère l'animations des grandes villes, les rencontres avec les locaux et la fête plutôt que les visites des sites touristiques qu'est-ce que vous me conseilleriez?
Merci
Je souhaite partir un mois, entre juillet et aout, en Afrique subsaharienne et j'essai de déterminer ma/mes destinations (2 max). Sans pour autant me limiter à ces pays je pense plus particulièrement au Sénégal, Mali, Burkina Faso, Cameroun, Kenya, Côte d'Ivoire.
J'ai un peu parcouru le forum, j'ai quelques question par rapport à ce que j'ai pu lire : Est-ce que le Burkina Faso est toujours aussi accueillant? Est-ce que le Kenya se fait bien en trip backpacker? Apparemment le tourisme indépendant (sans guide) fonctionne mal au Mali, qu'est-ce que vous en pensez? C'est le cas d'autres pays? Le Cameroun est-il tjr aussi peu accueillant?
Pour un un voyageur indépendant (trip backpacker) qui préfère l'animations des grandes villes, les rencontres avec les locaux et la fête plutôt que les visites des sites touristiques qu'est-ce que vous me conseilleriez?
Merci
Bonjour,
Je viens d'arriver au Burkina et j'aimerais savoir combien doit-on laisser lorsqu'on donne un pourboire ? Je n'est vraiment aucune idée de ce qui se fait, ce qui pourrait être considéré comme radin ou au contraire beauoup trop... Avez vous une idée d'ordre de grandeur ?
Merci par avance !
Je viens d'arriver au Burkina et j'aimerais savoir combien doit-on laisser lorsqu'on donne un pourboire ? Je n'est vraiment aucune idée de ce qui se fait, ce qui pourrait être considéré comme radin ou au contraire beauoup trop... Avez vous une idée d'ordre de grandeur ?
Merci par avance !
Ouaga- Dimanche 12 janvier 2014.
Cette première journée à Ouaga s'est écoulée à un rythme africain.. Sans précipitation, presque avec lenteur. Il ne fait pourtant pas trop chaud et je ne peux donc attribuer cette langueur à une température excessive. C'est simplement un autre monde qui s'impose à moi. Un monde que de nombreux européens, Français aussi, ignorent.
Aujourd'hui, j'ai retrouvé ces enfants à moitié nus, crasseux , abandonnés à eux-mêmes. J'ai regardé passer femmes et vieillards qui vendent carottes, mangues ou tomates pour quelques centaines de francs, ceux qu'on pousse dans des chaises roulantes de fortune, ceux qui, recroquevillés à l'ombre d'un arbre centenaire, se sont fait voler leur vie... Ceux que la pauvreté et l'injustice condamnent trop vite. Trop durement. Aujourd'hui, j'ai croisé ces regards qui traversent le cœur aussi sûrement qu'une lame bien effilée.
Aujourd'hui, j'ai retrouvé cette sale misère des gens ordinaires et démunis.
OUAGADOUGOU... Une ville poussiéreuse à souhait, une ville aux égoûts débordants de déchets. Sur les bords de route, de nombreux "maquis "en tôle ondulée qui espèrent quelques clients. Peu de mobylettes et peu de voitures respectent les feux rouges, artifices lumineux qui semblent parfois relever de la simple décoration. Mais...finalement peu d'accidents.
Il est 15 heures. On vit à Ouaga..! Les taxis, tous d'un improbable vert pomme, Mercédès rafistolées pour la plupart, parcourent la ville à la recherche de passagers. Les mobylettes pétaradent en lâchant leur gaz carbonique huilé et fumeux. Les tables branlantes des terrasses de café sont encombrées de bouteilles de bière vides ou renversées. C'est aujourd'hui dimanche. On sort, on boit, on danse. On se noie dans les décibels et aussi parfois dans l'alcool.
Incroyable insouciance africaine. Impensable et impossible à vivre avec un esprit d'européen.
Quant à moi....j'ai loué une moto, acheté une carte téléphone , mangé une frite au "Festival" et bu une " Brakina" au "Pélican" avec mon ami Alexandre. Ah oui.. J'oubliais.. Je me suis fait cirer les chaussures par deux enfants qui ont été ravis que je leur donne le double du prix demandé. Voilà l'essentiel de ma première journée africaine...!
Pas grand- chose en fait, mais une mélancolie latente, une tristesse poisseuse qui colle aux tripes et parfois serre la gorge. C'est mon premier jour... Cette Afrique là me détruit à chaque fois un peu plus. Fort heureusement il y a aussi des sourires resplendissants... Avec de l'amour dedans. Antidote à l'amertume .
Cette première journée à Ouaga s'est écoulée à un rythme africain.. Sans précipitation, presque avec lenteur. Il ne fait pourtant pas trop chaud et je ne peux donc attribuer cette langueur à une température excessive. C'est simplement un autre monde qui s'impose à moi. Un monde que de nombreux européens, Français aussi, ignorent.
Aujourd'hui, j'ai retrouvé ces enfants à moitié nus, crasseux , abandonnés à eux-mêmes. J'ai regardé passer femmes et vieillards qui vendent carottes, mangues ou tomates pour quelques centaines de francs, ceux qu'on pousse dans des chaises roulantes de fortune, ceux qui, recroquevillés à l'ombre d'un arbre centenaire, se sont fait voler leur vie... Ceux que la pauvreté et l'injustice condamnent trop vite. Trop durement. Aujourd'hui, j'ai croisé ces regards qui traversent le cœur aussi sûrement qu'une lame bien effilée.
Aujourd'hui, j'ai retrouvé cette sale misère des gens ordinaires et démunis.
OUAGADOUGOU... Une ville poussiéreuse à souhait, une ville aux égoûts débordants de déchets. Sur les bords de route, de nombreux "maquis "en tôle ondulée qui espèrent quelques clients. Peu de mobylettes et peu de voitures respectent les feux rouges, artifices lumineux qui semblent parfois relever de la simple décoration. Mais...finalement peu d'accidents.
Il est 15 heures. On vit à Ouaga..! Les taxis, tous d'un improbable vert pomme, Mercédès rafistolées pour la plupart, parcourent la ville à la recherche de passagers. Les mobylettes pétaradent en lâchant leur gaz carbonique huilé et fumeux. Les tables branlantes des terrasses de café sont encombrées de bouteilles de bière vides ou renversées. C'est aujourd'hui dimanche. On sort, on boit, on danse. On se noie dans les décibels et aussi parfois dans l'alcool.
Incroyable insouciance africaine. Impensable et impossible à vivre avec un esprit d'européen.
Quant à moi....j'ai loué une moto, acheté une carte téléphone , mangé une frite au "Festival" et bu une " Brakina" au "Pélican" avec mon ami Alexandre. Ah oui.. J'oubliais.. Je me suis fait cirer les chaussures par deux enfants qui ont été ravis que je leur donne le double du prix demandé. Voilà l'essentiel de ma première journée africaine...!
Pas grand- chose en fait, mais une mélancolie latente, une tristesse poisseuse qui colle aux tripes et parfois serre la gorge. C'est mon premier jour... Cette Afrique là me détruit à chaque fois un peu plus. Fort heureusement il y a aussi des sourires resplendissants... Avec de l'amour dedans. Antidote à l'amertume .
Puisque le chemin classique via Gogui/Nioro en Mauritanie/Mali est encore hasardeux pour aller au Burkina j'envisage d'y aller via le Sénégal et la Guinée, est ce que vous pourriez me conseillée sur la route à emprunter?
Je dois me rendre en mission économique en mai prochain(2013) au Cameroun(Yaoudé, Douala)/Gabon(Libreville)/Burkina Faso (Ouagadougou) et pour être franche je suis inquiète car on m'informe que ce ne sont pas des endroits sécuritaires et à gros risques!!!😕
J'aurais besoin d'informations à ce sujet!!!
Est-ce que ces avertissements sont fondés?
Merci de me renseigner
Merci de me renseigner
bonjour la vaccination est elle libre comme au senegal merci
Une petite arnaque que je n'avais jamais vue auparavant: des filles, qui operent dans les maquis (bars locaux) de Ouagadougou, lient conversation avec les clients (et se font payer des verres, evidemment), puis appellent leurs complices lorsque vous souhaitez payer, pretendant que la fille est une serveuse du bar! J'ai failli tomber dans le panneau, donc faites gaffe!
Bonsoir tout le monde,
voilà, je compte emmener cet été une machine à coudre(une familiale, pas une industrielle, mais une costaud quand même) dans ma valise, c'est ma machine perso mais je la laisserai là-bas, j'en ai une nouvelle ici. ça n'est pas pour la vendre, d'ailleurs elle est toute griffée on voit bien qu'elle est pas neuve. J'ai encore la facture d'achat d'il y a 13 ans.
Au passage douane de l'aéroport, je suis censée la déclarer? si oui est-ce que je risque de devoir payer une taxe? Paske déjà le coup du visa qui triple ça m'a un peu saboté mon budget, alors si je mange une taxe par dessus, ça va pas être possible!
Voilou, les docs d'ambassades sont pas trop précises... d'avance merci!
Bonjour,
Je suis architecte, j'ai 29 ans. Depuis un et demi, je passe du temps au Burkina où j'ai monté un projet de solidarité internationale autour des matériaux locaux, avec une association locale. Pour l'instant, cette activité est bénévole et je souhaite aujourd'hui aller m'installer au Burkina Faso et travailler là-bas. Je recherche un emploi ou un volontariat internationale soit en agence d'architecture ou d'urbanisme, dans une ONG travaillant sur les matériaux locaux, le développement urbain, l'habitat, ou dans un organisme institutionnel, direction d'urbanisme... En ce moment, je cherche à distance mais je devrais m'y rendre en février, si vous avez des conseils ou si vous connaissez des gens, n'hésitez pas à m'en faire part !!
Merci, Amanda
Je suis architecte, j'ai 29 ans. Depuis un et demi, je passe du temps au Burkina où j'ai monté un projet de solidarité internationale autour des matériaux locaux, avec une association locale. Pour l'instant, cette activité est bénévole et je souhaite aujourd'hui aller m'installer au Burkina Faso et travailler là-bas. Je recherche un emploi ou un volontariat internationale soit en agence d'architecture ou d'urbanisme, dans une ONG travaillant sur les matériaux locaux, le développement urbain, l'habitat, ou dans un organisme institutionnel, direction d'urbanisme... En ce moment, je cherche à distance mais je devrais m'y rendre en février, si vous avez des conseils ou si vous connaissez des gens, n'hésitez pas à m'en faire part !!
Merci, Amanda
salut
on souhaite partir en 4x4 de france jusqu'au burkina , a partir de nov, pr 3 mois. on cherche un 4x4, mais l'hesiation est grande. le budget est d'environ 5 000 euros , c pas lourd, mais bon 2 choix semblent prendre le dessus : toyota , ou land rover defender ? quel model precisement ? et pourquoi diesel ou essence pr ce voyage ? sachant que je suis une buse en meca, quel est le plus fiable, et facile a faire reparer ? est il facile de revendre un 4x4, ds quelle gamme de prix, c pas le but du voyage, mais ca peut etre une eventualité, car nous continuons notre periple 3 mois en US latine, et on traverserait peut etre en bateau depuis le cap vert/senegal ?
une tente de toit, ou une tente de camping toute simple ???
merci pr vos reponses
bons vents et bonne route seb
on souhaite partir en 4x4 de france jusqu'au burkina , a partir de nov, pr 3 mois. on cherche un 4x4, mais l'hesiation est grande. le budget est d'environ 5 000 euros , c pas lourd, mais bon 2 choix semblent prendre le dessus : toyota , ou land rover defender ? quel model precisement ? et pourquoi diesel ou essence pr ce voyage ? sachant que je suis une buse en meca, quel est le plus fiable, et facile a faire reparer ? est il facile de revendre un 4x4, ds quelle gamme de prix, c pas le but du voyage, mais ca peut etre une eventualité, car nous continuons notre periple 3 mois en US latine, et on traverserait peut etre en bateau depuis le cap vert/senegal ?
une tente de toit, ou une tente de camping toute simple ???
merci pr vos reponses
bons vents et bonne route seb
Bonjour,
Qui serait intéressée pour venir avec moi (pour rejoindre une jeune association) au Burkina Faso en Août 2009. L'idée est de mettre un village en "lumière" et une immerssion totale au sein de la communauté afin de comprendre les traditions et apporter notre aide. Expérience très riche sur le plan humain ... Pour le moment je suis seule à partir.
A bientôt,
Qui serait intéressée pour venir avec moi (pour rejoindre une jeune association) au Burkina Faso en Août 2009. L'idée est de mettre un village en "lumière" et une immerssion totale au sein de la communauté afin de comprendre les traditions et apporter notre aide. Expérience très riche sur le plan humain ... Pour le moment je suis seule à partir.
A bientôt,
Je suis infirmiere puericultrice et je recherche une asso sur le mali ou le burkina pour intervenir dans le domaine de la santé et aupres des enfants.
si vous avez des pistes, n'hésitez pas...
Bonjour,
Nous venons de passer, avec un groupe d’amis, 15 jours au Burkina, pays que nous ne connaissions pas, et nous en revenons émerveillés. C’est un superbe pays, avec beaucoup de potentialités sur le plan touristique et ses habitants sont d’une extrême gentillesse. On se sent accueilli comme un ami. J’ai voyagé dans plusieurs pays sur plusieurs continents, mais c’est la première fois que je ressens autant de générosité et d’humanité. Le seul point noir : la chaleur ! Je sais, nous n’aurions pas du y aller en avril, mais je ne pensais pas qu’il y faisait aussi chaud. Mais bon, cela n’a rien enlevé au plaisir de découvrir ce pays. Il faut seulement y aller à une meilleure saison.
Nous avons parcouru plusieurs régions : le sahel, le sud-ouest, ainsi qu’une petite excursion dans la réserve de nazinga.
Quelques adresses intéressantes. Tout d’abord à Ouagadougou, la maison Azaaba. C’est une petite maison d’hôtes gérée par un français et un burkinabé. Ce fut la première bonne surprise en arrivant au Burkina. Déjà, nous avons été accueillis à l’aéroport par Christophe, et pourtant c’était en pleine nuit. C’est extrêmement plaisant. Leur maison est très agréable. Le jardin est vaste, très ombragé, les chambres sont grandes et d’une propreté absolue. C’est appréciable quand on débarque dans un pays que l’on ne connaît pas. Et surtout, Christophe et son équipe sont très sympas, très attentionnés et pleins d’humour. Nous y avons passé seulement quelques nuits, mais on s’y est sentis comme à la maison; c’est rare quand on part en voyage, il faut donc le souligner. Ils ont, à notre demande, organisé tout notre séjour, puisqu’ils louent des 4x4. Ils ont su évaluer nos souhaits et répondre parfaitement à nos demandes. Ce fut un réel plaisir de préparer un voyage avec des personnes aussi professionnelles. Et leurs prix sont plus que raisonnables, vu la qualité des prestations (véhicule en très bon état, chauffeur expérimenté et très sympa, réservation des hébergements, conseils sur l’itinéraire, etc….). Nous avions contacté plusieurs loueurs de 4x4 et c’est sans aucun doute le meilleur rapport qualité-prix que nous avons trouvé.
Dans le Sahel, nous avons dormi exclusivement dans des campements : celui de Markoye, simple mais suffisant, et le patron est très accueillant. Celui de Gandéfabou, une petite merveille au milieu d’une dune ; nous avons dormi dans des cases traditionnelles peuhles, certains ont même dormi à la belle étoile. La famille qui gère ce campement est très agréable ; le papa est une source de renseignements sur la culture, les coutumes de cette région si particulière. Un vrai moment de sérénité et de détente, nous aurions bien aimé y rester plus longtemps si le temps l’avait permis. A faire : aller voir le coucher de soleil à dos de dromadaire : une pure merveille !
La région du Sud-Ouest nous laissera aussi de grands souvenirs. Après le sahel, quel plaisir de parcourir une région relativement « verte ». Les paysages y sont superbes, l’architecture originale. Nous avons particulièrement aimé la région autour de Bobo (villages de Koro et Koumi), les cascades à Banfora (se baigner sous les cascades, quel souvenir !), les pics de Sindou, le village troglodyte de Niansogoni, etc… Dans cette région, nous avons aimé l’hôtel des Roniers à Banfora. Des chambres très bien décorées, un accueil sympa, et des prix très raisonnables. Si vous allez dans cette ville, ne pas rater le restaurant « Mac Donald » ; cela n’a rien à voir avec nos « MacDo », c’est un petit resto où l’on mange très bien et où le personnel est adorable.
Enfin, nous avons rejoint la réserve de Nazinga, qui nous avait été conseillée par Christophe de la maison Azaaba. En effet, nous voulions voir des animaux, mais nous n’avions pas le temps d’aller dans les grandes réserves de l’est du pays. Et nous n’avons pas été déçus. Nous sommes arrivés dans l’après-midi, et avant même d’être arrivés au campement, nous avons rencontré un groupe d’une dizaine d’éléphants, ainsi que des crocodiles, des phacochères et des kobs. Nous avons dormi sur place ; les chambres n’ont rien d’exceptionnel, mais les prix sont raisonnables. Et le matin, en allant prendre notre petit-déjeuner au bord de la mare qui jouxte le camp, quelle ne fut pas notre surprise de voir des éléphants se baigner. Nous avons pu nous approcher à une vingtaine de mètres ; un vrai enchantement. Nous étions comme des enfants ! Puis nous avons fait une sortie en 4x4 dans la réserve et nous avons vu d’autres éléphants, des babouins, etc….Bref, une très belle réserve.
A chaque instant pendant notre circuit, nous avons pu aller à la rencontre des burkinabés et passer parfois de longs moments à discuter, à refaire le monde. Sincèrement, ce sont des personnes remarquables, d’une grande gentillesse et d’une grande intelligence. Et c’est une des points les plus marquants de notre séjour. Bien entendu, certains sollicitent les touristes pour vendre de l’artisanat ou simplement obtenir de l’argent. Mais c’est bien compréhensible compte-tenu de leur niveau de vie comparé au notre. Mais nous ne nous sommes jamais sentis importunés excessivement.
Voilà un résumé très court de notre séjour. Des pages entières ne suffiraient pas à décrire le bonheur que nous avons ressenti en découvrant ce pays et ses habitants. Nous remercions encore une fois toutes les personnes que nous avons rencontrées et qui nous ont apporté un sourire, une aide, une idée, une discussion, etc…Nous reviendrons.
Vincent et ses amis Catherine, Thierry et Céline.
Nous venons de passer, avec un groupe d’amis, 15 jours au Burkina, pays que nous ne connaissions pas, et nous en revenons émerveillés. C’est un superbe pays, avec beaucoup de potentialités sur le plan touristique et ses habitants sont d’une extrême gentillesse. On se sent accueilli comme un ami. J’ai voyagé dans plusieurs pays sur plusieurs continents, mais c’est la première fois que je ressens autant de générosité et d’humanité. Le seul point noir : la chaleur ! Je sais, nous n’aurions pas du y aller en avril, mais je ne pensais pas qu’il y faisait aussi chaud. Mais bon, cela n’a rien enlevé au plaisir de découvrir ce pays. Il faut seulement y aller à une meilleure saison.
Nous avons parcouru plusieurs régions : le sahel, le sud-ouest, ainsi qu’une petite excursion dans la réserve de nazinga.
Quelques adresses intéressantes. Tout d’abord à Ouagadougou, la maison Azaaba. C’est une petite maison d’hôtes gérée par un français et un burkinabé. Ce fut la première bonne surprise en arrivant au Burkina. Déjà, nous avons été accueillis à l’aéroport par Christophe, et pourtant c’était en pleine nuit. C’est extrêmement plaisant. Leur maison est très agréable. Le jardin est vaste, très ombragé, les chambres sont grandes et d’une propreté absolue. C’est appréciable quand on débarque dans un pays que l’on ne connaît pas. Et surtout, Christophe et son équipe sont très sympas, très attentionnés et pleins d’humour. Nous y avons passé seulement quelques nuits, mais on s’y est sentis comme à la maison; c’est rare quand on part en voyage, il faut donc le souligner. Ils ont, à notre demande, organisé tout notre séjour, puisqu’ils louent des 4x4. Ils ont su évaluer nos souhaits et répondre parfaitement à nos demandes. Ce fut un réel plaisir de préparer un voyage avec des personnes aussi professionnelles. Et leurs prix sont plus que raisonnables, vu la qualité des prestations (véhicule en très bon état, chauffeur expérimenté et très sympa, réservation des hébergements, conseils sur l’itinéraire, etc….). Nous avions contacté plusieurs loueurs de 4x4 et c’est sans aucun doute le meilleur rapport qualité-prix que nous avons trouvé.
Dans le Sahel, nous avons dormi exclusivement dans des campements : celui de Markoye, simple mais suffisant, et le patron est très accueillant. Celui de Gandéfabou, une petite merveille au milieu d’une dune ; nous avons dormi dans des cases traditionnelles peuhles, certains ont même dormi à la belle étoile. La famille qui gère ce campement est très agréable ; le papa est une source de renseignements sur la culture, les coutumes de cette région si particulière. Un vrai moment de sérénité et de détente, nous aurions bien aimé y rester plus longtemps si le temps l’avait permis. A faire : aller voir le coucher de soleil à dos de dromadaire : une pure merveille !
La région du Sud-Ouest nous laissera aussi de grands souvenirs. Après le sahel, quel plaisir de parcourir une région relativement « verte ». Les paysages y sont superbes, l’architecture originale. Nous avons particulièrement aimé la région autour de Bobo (villages de Koro et Koumi), les cascades à Banfora (se baigner sous les cascades, quel souvenir !), les pics de Sindou, le village troglodyte de Niansogoni, etc… Dans cette région, nous avons aimé l’hôtel des Roniers à Banfora. Des chambres très bien décorées, un accueil sympa, et des prix très raisonnables. Si vous allez dans cette ville, ne pas rater le restaurant « Mac Donald » ; cela n’a rien à voir avec nos « MacDo », c’est un petit resto où l’on mange très bien et où le personnel est adorable.
Enfin, nous avons rejoint la réserve de Nazinga, qui nous avait été conseillée par Christophe de la maison Azaaba. En effet, nous voulions voir des animaux, mais nous n’avions pas le temps d’aller dans les grandes réserves de l’est du pays. Et nous n’avons pas été déçus. Nous sommes arrivés dans l’après-midi, et avant même d’être arrivés au campement, nous avons rencontré un groupe d’une dizaine d’éléphants, ainsi que des crocodiles, des phacochères et des kobs. Nous avons dormi sur place ; les chambres n’ont rien d’exceptionnel, mais les prix sont raisonnables. Et le matin, en allant prendre notre petit-déjeuner au bord de la mare qui jouxte le camp, quelle ne fut pas notre surprise de voir des éléphants se baigner. Nous avons pu nous approcher à une vingtaine de mètres ; un vrai enchantement. Nous étions comme des enfants ! Puis nous avons fait une sortie en 4x4 dans la réserve et nous avons vu d’autres éléphants, des babouins, etc….Bref, une très belle réserve.
A chaque instant pendant notre circuit, nous avons pu aller à la rencontre des burkinabés et passer parfois de longs moments à discuter, à refaire le monde. Sincèrement, ce sont des personnes remarquables, d’une grande gentillesse et d’une grande intelligence. Et c’est une des points les plus marquants de notre séjour. Bien entendu, certains sollicitent les touristes pour vendre de l’artisanat ou simplement obtenir de l’argent. Mais c’est bien compréhensible compte-tenu de leur niveau de vie comparé au notre. Mais nous ne nous sommes jamais sentis importunés excessivement.
Voilà un résumé très court de notre séjour. Des pages entières ne suffiraient pas à décrire le bonheur que nous avons ressenti en découvrant ce pays et ses habitants. Nous remercions encore une fois toutes les personnes que nous avons rencontrées et qui nous ont apporté un sourire, une aide, une idée, une discussion, etc…Nous reviendrons.
Vincent et ses amis Catherine, Thierry et Céline.
🙂 Bonjour a vous tous! 😉
Je pars 2 mois au Burkina Faso et j'appréhende un peu car jusqu'à présent je ne suis jamais partis aussi loin . Pouvez vous me raconter la vie o Burkina. Les conversions pour l'argent, si je peu retirer de l'argent dans une tirette pdt ces 2 mois ? Quelle vêtement dois-je emmener pour c'est 2 mois. Et pour l'avion comment ça se passe ? Le visa ? Les vaccins, médicaments, que dois-je emmener dans ma trousse a pharmacie ?
Merci d'avance pour vos réponses
Je pars 2 mois au Burkina Faso et j'appréhende un peu car jusqu'à présent je ne suis jamais partis aussi loin . Pouvez vous me raconter la vie o Burkina. Les conversions pour l'argent, si je peu retirer de l'argent dans une tirette pdt ces 2 mois ? Quelle vêtement dois-je emmener pour c'est 2 mois. Et pour l'avion comment ça se passe ? Le visa ? Les vaccins, médicaments, que dois-je emmener dans ma trousse a pharmacie ?
Merci d'avance pour vos réponses
Bonjour,
je suis membre d'une association de solidarité internationale nommée Génaf, une génération pour l'Afrique. Elle est basée en Ile-de-France et a pour but de participer au développement des pays d'Afrique subsaharienne. Nous axons particulièrement nos missions sur l'éducation (cours de soutien scolaire et construction pr des locaux éducatifs).
Le prochain projet aura lieu cet été (2009) dans un village du Burkina-Faso nommé Bérégadougou. Brièvement, il est constitué de 2 parties auxquelles chaque bénévole participera: la construction d'une bibliothèque qui s'adressera à la population de tout le canton et des cours de soutien scolaire / animations culturelles pour les écoliers alors qu'ils seront en vacances.
Si vous avez entre 18 et 28 ans et que vous souhaitez participer à ce projet (ou avoir plus d'infos) en août et/ou septembre 2009, merci de me contacter en MP*. Il est conseillé, afin de pouvoir profiter de l'expérience et d'assurer l'efficacité du projet, de partir au moins 1 mois. Tous les membres de l'association sont bénévoles. Aucune compétence particulière n'est demandée, si ce n'est un accord avec les valeurs de l'association, la solidarité, l'échange et le partage. Les membres de l'association ont des profils assez différents.
Les "conditions de participation" sont donc assez simples: après une rencontre avec des membres de Génaf, les intéressés peuvent devenir membres en payant une cotisation (de 20€). Pour le projet, le coût de trajet en avion et de leur visa sont à leur frais. Les frais de "vie sur place" (hébergement et nourriture) sont pris en charge par l'association.
Pour plus d'informations sur les projets que l'ont met en place (projets réalisés) et l'esprit de l'association, voir www.genaf.org. Je suis par ailleurs disposée à envoyer le dossier expliquant ce projet au Burkina par mail (en pièce jointe).
N'hésitez pas à me contacter pour quoi que ce soit ; si je peux répondre à certaines de vos interrogations, je le ferai avec plaisir.
Bonne chance dans vos recherches et vos projets.
* Pour poster un message privé, il faut cliquer sur le pseudo, à gauche, puis sur "envoyer un message privé à (pseudo)", une barre orange sur la droite une fois dans le profil. Pourquoi en MP? afin d'éviter la profusion de messages de plein d'associations sur cette page qui risqueraient de créer de la confusion.
Le prochain projet aura lieu cet été (2009) dans un village du Burkina-Faso nommé Bérégadougou. Brièvement, il est constitué de 2 parties auxquelles chaque bénévole participera: la construction d'une bibliothèque qui s'adressera à la population de tout le canton et des cours de soutien scolaire / animations culturelles pour les écoliers alors qu'ils seront en vacances.
Si vous avez entre 18 et 28 ans et que vous souhaitez participer à ce projet (ou avoir plus d'infos) en août et/ou septembre 2009, merci de me contacter en MP*. Il est conseillé, afin de pouvoir profiter de l'expérience et d'assurer l'efficacité du projet, de partir au moins 1 mois. Tous les membres de l'association sont bénévoles. Aucune compétence particulière n'est demandée, si ce n'est un accord avec les valeurs de l'association, la solidarité, l'échange et le partage. Les membres de l'association ont des profils assez différents.
Les "conditions de participation" sont donc assez simples: après une rencontre avec des membres de Génaf, les intéressés peuvent devenir membres en payant une cotisation (de 20€). Pour le projet, le coût de trajet en avion et de leur visa sont à leur frais. Les frais de "vie sur place" (hébergement et nourriture) sont pris en charge par l'association.
Pour plus d'informations sur les projets que l'ont met en place (projets réalisés) et l'esprit de l'association, voir www.genaf.org. Je suis par ailleurs disposée à envoyer le dossier expliquant ce projet au Burkina par mail (en pièce jointe).
N'hésitez pas à me contacter pour quoi que ce soit ; si je peux répondre à certaines de vos interrogations, je le ferai avec plaisir.
Bonne chance dans vos recherches et vos projets.
* Pour poster un message privé, il faut cliquer sur le pseudo, à gauche, puis sur "envoyer un message privé à (pseudo)", une barre orange sur la droite une fois dans le profil. Pourquoi en MP? afin d'éviter la profusion de messages de plein d'associations sur cette page qui risqueraient de créer de la confusion.
Nous y voilà!
Cela faisait plusieurs années que cette idée de voyage humanitaire à l'étranger me trottait dans la tête. En effet, ce monde de l'humanitaire m'a toujours attiré mais, sans doute, par peur de l'inconnu, je n'osais ''sortir de ma bulle''. Et puis, finalement, je me suis lancé. Pour cette première expérience, mon choix s'est porté en faveur de l'association "Tout Le Monde Doit Bouger", au Burkina-Faso, pour une mission de trois semaines pendant laquelle je donnerai d'une part, des cours de soutien scolaire à des collégiens et d'autre part, je participerai à un programme de sensibilisation des populations locales, sur le Sida et l'hygiène. Depuis quelques mois maintenant, je prépare donc cette aventure: billets d'avion, passeport, visa, vaccins et autres précautions à prendre... Et puisque j'ai droit à 40 kg de bagages, j'emmène avec moi: - une bonne vingtaine de livres de cours et diverses fournitures scolaires gracieusement offerts par des amis et ma famille, - plus d'une centaine de plaquettes d'information et quelques 300 préservatifs masculins et féminins fournis par l'ADES, l'association départementale d'éducation pour la santé, en Haute-Savoie, - des seringues, des compresses, des médicaments, du désinfectant et autres produits pharmaceutiques que m'a donnés Coralie, une amie infirmière. Et donc, nous y voilà! C'est la première fois que je pars comme ça, dans un pays aussi lointain à la rencontre d'une culture aussi différente de la mienne donc, j'appréhende un peu, forcément. Mais, en même temps, je suis très enthousiaste pour partir vivre cette aventure humaine. J'espère que tout se passera bien.
Arrivée au Burkina Mardi 5 août, 3h du matin: arrivée à l'aéroport d'Ouagadougou. Après avoir réglé les quelques formalités administratives, je gagne la sortie de l'aéroport où m'attendent deux ''blacks'' grands et costauds, l'un tenant une pancarte ''Tout Le Monde Doit Bouger''. - Bonsoir! Moi, c'est Olivier, leur dis-je en m'approchant d'eux. - Bonsoir! Moi, c'est Jacob et voici Soum. Bonne arrivée! - Merci! - Le taximan qui habituellement nous dépanne quand on reçoit des bénévoles nous a fait faux-bond alors on a dû improviser et venir en moto, m'informe Jacob. - Ok, lui répondis-je, quoi qu'un peu dubitatif sur les possibilités de transporter mes 40 kg de bagages, sur une moto. Nous traversons alors un petit groupe de jeunes gens quémandant quelque argent en échange de cartes téléphoniques et nous rejoignons nos deux motos. En regardant Soum en train d'harnacher mes valises, sur le porte-bagages d'une des motos, une soudaine angoisse d'homme blanc méfiant me submerge: - Mon Dieu! Et si je m'étais fait avoir? Me voilà, en plein milieu de la nuit, dans un pays totalement inconnu, avec deux types pas spécialement antipathiques au premier abord, mais tout autant étrangers! Où vont-ils m'emmener? Dans quelle galère me suis-je lancé? Et puis, chemin faisant, moi assis sur le siège passager derrière Jacob, le président de l'association, celui-ci me présente l'association ''Tout Le Monde Doit Bouger'', leurs actions passées, leurs missions actuelles et leurs projets à venir. Ce discours passionné a alors pour effet de me rassurer totalement sur leurs intentions. Ce soulagement s'accompagne d'un bien-être avec cet air frais qui, en cette chaude nuit, me caresse le visage. Nous circulons dans des rues désertes, d'abord goudronnées, puis ce sont des pistes qui prennent le relais. Le long de notre chemin, les petits immeubles du centre-ville ont progressivement laissé la place aux maisons plus ou moins entretenues et finalement, nous pénétrons dans le quartier de Tanghin, un des quartiers les plus pauvres de la capitale. A ce que je peux en juger grâce à la faible lumière émise par le phare de la moto, nous semblons longer des sortes de cabanes aux briques grossièrement montées et il nous faut slalomer parfois entre quelques tas d'immondices qui jonchent le sol de notre piste défoncée par le ruissellement des eaux de pluie. L'obscurité ne me permet que de deviner la misère qui m'entoure et le choc est tout de même brutal. Tant bien que mal, nous arrivons au local de l'association où m'accueille Christian avec qui j'avais échangé quelques mails avant de venir. Il est très tard et sans épiloguer plus longtemps, il me montre le matelas sur lequel je vais dormir. Je m'allonge et malgré la chaleur, le sommeil me gagne rapidement. Demain, il fera jour...
Nassara, bonyour! La toute première fois que je me suis promené dans les rues de notre quartier, je fus très agréablement surpris par le côté ouvert et spontané des enfants. En effet, à peine sommes-nous sortis du local de l'association que, déjà, des ''gnomes'' de 5 à 10 ans s'approchent de nous pour nous serrer la main. - Nassara, bonyour! nous disent-il, avec un large sourire. Etonné par ce genre de familiarité somme toute naturelle, on m'informe que ''nassara'' veut dire ''homme blanc'', en Mooré, et que pour eux, saluer un blanc, c'est peut-être une marque de respect mais aussi et surtout une forme de jeu. Et ainsi, à chaque coin de rue, des « nassara, bonyour! » à gauche, des « nassara, bonyour! », à droite, des « nassara, bonyour! », même de loin. Parfois, pour rigoler, on s'amuse à ne pas leur répondre tout de suite. Alors, ils se mettent à nous poursuivre en criant de plus en plus fort, en s'énervant presque même à la fin, jusqu'à ce que l'on daigne répondre à leurs salutations insistantes. Et si on a le malheur (ou le bonheur!) de les croiser deux fois, trois fois, cinq fois, dans la même journée, à chaque fois, ils ne peuvent s'empêcher de crier « nassara, bonyour! » encore et encore, en nous voyant. Ils sont marrants.
Mama Africa Pour ce premier week-end au Burkina, nous décidons, Damien, Madi et moi, d'aller visiter Dori, petite ville du nord, jumelée avec Annecy-le-Vieux, cela dit en passant. Pour cela, nous devons nous lever à 5h30 du matin, et c'est à bord d'un taxi bringuebalant, une vieille Toyota verte au pare-brise fendu sur toute sa largeur, aux rétroviseurs sans miroir, aux sièges déchirés et au moteur poussif que nous rejoignons dans un premier temps, la gare d'Ouaga. Nos billets pour Dori achetés, nous embarquons alors dans un petit autocar bleu et blanc, sur le toit duquel les plus gros bagages, les vélos et parfois même des chèvres sont solidement attachés. 7H30 arrive et c'est alors parti pour 270 km et quelques 5h de route. À l'intérieur du car bondé, nous côtoyons plusieurs ''nissa-blaga'' (''africains'', en Mooré) issus apparemment de diverses classes sociales, et également deux jeunes bretonnes, Violaine et Solène, avec qui nous sympathisons facilement. La route est longue. Sous nos yeux, s'alternent des paysages faits de rocailles rouges et de prairies vertes. Nous traversons plusieurs villages dans lesquels règne toujours le même misère. Nos médias occidentaux ne nous montrent qu'une version aseptisée de cette pauvreté et il faut donc venir ici, pour se rendre compte réellement des choses. Bien sûr que je m'attendais à rencontrer un peuple vivant dans des conditions très difficiles mais je ne pouvais pas imaginer que c'était à ce point. En voyant tous ces hommes, ces femmes et ces enfants aux vêtements usés vivant à côté d'égouts à ciel ouvert et d'ordures disséminées ici ou là (pour quelqu'un qui travaille dans l'environnement comme moi, cette vision m'est parfois difficilement supportable), vous vous dites que les oiseaux préfèreraient peut-être voler sur le dos pour ne pas voir toute cette misère. Eh bien, c'est ce que font les médias occidentaux. Non, ils ne volent pas sur le dos mais ils préfèrent tout de même regarder ailleurs, sans doute, parce qu'ils pensent que le public souhaite ne pas avoir conscience de cette détresse humaine. Moi, je pense qu'au contraire, il faudrait montrer tout cela pour que chacun en acquiert une vision moins matérialiste et plus solidaire de la vie. Je me souviens de cet homme aux habits usés et crasseux assis sur le bord de la route et il m'était venu à l'esprit cette métaphore selon laquelle le Burkina Faso ne serait condamné qu'à regarder passer devant lui le car du développement et du progrès, sans pouvoir y prétendre. Et puis non! Un jour que je discutais avec Jacob de cette misère dans son pays, il me disais qu'en fait, au Burkina, il n'y a pas vraiment de classe moyenne: il existe une petite classe dirigeante très aisée et une classe sociale aux revenus beaucoup, beaucoup plus modestes. Toutefois, parmi cette classe ''inférieure'', il existe des personnes qui essaient tout de même de s'en sortir tant bien que mal, et ces personnes, ce sont essentiellement les femmes. C'est vrai qu'elles se sentent souvent plus concernées que les hommes par le sort de leurs enfants et qu'elles sont alors les plus motivées pour tenter de leur assurer un avenir plus décent. Ainsi, par exemple, à chaque arrêt de notre car, ce sont plusieurs femmes qui se jettent sur nos fenêtres ouvertes dans l'espoir de vendre aux ''riches'' voyageurs des poissons grillés, des gâteaux secs, des fruits mûrs et des boissons fraîches. Non, le Burkina n'est pas mort, et il refusera la fatalité tant qu'il y aura des mères de famille courageuses et protectrices. Il est 12h30 et nous arrivons enfin à Dori. Youssouf, notre contact, est là pour nous accueillir. Nous nous rendons tout d'abord dans une auberge pour manger un morceau et nous proposons alors à nos deux touristes bretonnes de nous accompagner dans notre visite. Pour la suite, en effet, Youssouf nous a concocté un programme pour les prochaines 24h que nous allons passer à Dori. Après donc ce repas, nous commençons par un petit passage sur le marché où nous rencontrons notamment Mohamed, un habile forgeron proposant à la vente ses colliers et bracelets finement ciselés. Et puis, histoire de nous mêler un peu plus facilement à la population locale, nous nous achetons chacun un turban. Le mien sera bleu, celui de Damien, vert, et ceux de Violaine et Solène, violet, couleur qui aura malheureusement le fâcheux inconvénient de déteindre sur la peau. Je suis sûr que vous n'avez jamais vu des bretonnes à la peau violette. Il faut aller au Burkina pour voir cela. Dans les guides touristiques, la ville de Dori est décrite comme étant l'une des ''portes du Sahel''. Pour cette raison, nous ne pouvions donc pas échapper à la traditionnelle promenade à dos de dromadaire, première expérience pour moi, avec ce genre de monture. Et j'ai adoré. Les fesses de Damien peut-être un peu moins! Fiers comme des Touaregs sur nos fidèles destriers, nous rejoignons donc sans gros souci une dune, la ''dune de Mama Africa'', comme l'appelle notre guide, Amar. Depuis le sommet de cette petite bosse de sable, nous pouvons alors admirer le spectacle que nous offre le soleil se couchant. Difficile de résister à la tentation de ne pas prendre en photo ce moment magique où l'astre solaire rejoint la terre dans une explosion de couleurs flamboyantes. Au repas du soir, couscous et ensuite, le fameux rituel du thé: - le premier est très fort, c'est celui de la mort, - le deuxième est doux, c'est celui de l'amitié, - le troisième est sucré, c'est celui de l'amour. Nous nous endormons finalement, sous le ciel étoilé, en écoutant les contes africains que nous narre Amar. Au petit matin, nous allons, tout d'abord, visiter un charmant village peul avec ses petites huttes rondes au mur de terre séchée et au toit en paille et, ensuite, nous rejoignons une toute aussi jolie oasis entourée d'énormes baobabs et de palmiers filiformes. Le retour sur Dori se fait également à dos de dromadaire et finalement, à 13h, nous sommes dans le car qui nous ramène à Ouaga, un retour tout aussi long qu'à l'aller. C'est donc bien fatigués mais satisfaits de notre escapade du week-end qu'à 19h environ, nous arrivons au local de l'association. Soutien scolaire Nous sommes quatre bénévoles, Rémi, Damien, Madi et moi, accompagnés de trois professeurs pour assurer chaque matin, le soutien scolaire en français, anglais, math et physique-chimie, à des élèves allant de la 6ème à la 3ème. C'est donc sur les coups de 8h que nous traversons une partie du quartier, au milieu des « nassara, bonyour! », pour rejoindre l'école. Alors que rien ne les oblige à venir, plusieurs élèves attendent déjà notre arrivée. Certains doivent même marcher plus d'une demi-heure, sous un soleil qui tape déjà très fort, pour être présent à 8h, à l'école. Ces cours de soutien scolaire ont en réalité pour but de les préparer à ce qu'ils vont devoir apprendre durant la prochaine année scolaire. Toutefois, nous prenons rapidement conscience de leurs lacunes par rapport à la compréhension de certaines bases essentielles. S'ils ont relativement assimilé ces bases, ils ont souvent du mal à comprendre dans quelles conditions les mettre en application et comment les utiliser. Moi, je suis chargé des cours de math et de physique-chimique, pour les 4èmes. En mathématiques, je leur explique tout d'abord la théorie, les règles de calcul à respecter, les formules à connaître que j'illustre ensuite, avec des exemples simples. Enfin, je les fais passer au tableau pour résoudre des exercices de calculs (calculs avec des fractions, des puissances) et d'algèbre (développement - factorisation, identités remarquables). Pour ce qui est de la physique-chimie, étant donné qu'ils n'en n'ont jamais fait, il s'agit donc pour moi de simplement les initier à une matière qui leur est totalement inconnue. Par exemple, à partir d'une étiquette d'eau minérale que je leur ai amenée, je leur explique ce que sont les ions, ou encore, en démontant devant eux ma lampe-torche, je les inite un tant soit peu à l'électricité. Même si parfois, je dois faire preuve de beaucoup de patience pour qu'ils assimilent certaines choses, ils sont très intéressés, enthousiastes et souvent volontaires pour passer au tableau. Dommage que, par manque de moyens, le système éducatif burkinabé ne puisse que difficilement accompagner cette volonté de réussite! 14 km à vélo, avec le pallu Après avoir ''exploré'' le nord, à dos de dromadaire, nous partons, cette fois, en ce deuxième week-end au Burkina, vers le sud, direction le petit village de Tiébélé, près de la ville de Pô. Le jeudi précédent, ce sont deux bordelaises, Marion et Célia, qui nous ont rejoints au sein de l'association et c'est donc avec elles que Damien et moi, nous embarquons dans notre car bleu et blanc, le vendredi après-midi. Je ne me sens pas très bien, plutôt fatigué avec de la fièvre, mais j'espère que ça va passer. En quittant Ouagadougou, nous pouvons apercevoir de loin, Ouaga 2000, un immense quartier résidentiel très chic pour Burkinabés aisés, quartier déservi par un gigantesque échangeur. Mon voisin m'informe que tout ce projet de grande envergure a suscité de très nombreuses polémiques. En effet, après avoir octroyé les fonds pour cette lubie, peut-être à des fins électoralistes, le gouvernement s'est retrouvé ensuite à cours de moyens financiers pour l'université, se voyant alors contraint de la fermer purement et simplement. Et ce n'est même pas certain qu'elle puisse rouvrir ses portes, à la prochaine rentrée universitaire. Quel gâchis! Déjà qu'ils n'ont pas beaucoup de moyens, si en plus, ils se mettent à mal gérer le peu qu'ils ont, où vont-ils? Il nous faut 3h pour parcourir les 170 km qui nous séparent de la ville de Pô. Tout comme lors de notre voyage à Dori, à chaque arrêt de notre car, celui-ci est comme attaqué par une horde de personnes proposant diverses victuailles en échange de quelque monnaie sonnante et trébuchante. Le paysage est de plus en plus vert, les forêts de feuillus et les champs de maïs témoignant d'un climat plus humide qu'à Dori. C'est vrai qu'en descendant vers le sud, on se rapproche de l'équateur et donc, forcément, les pluies sont plus nombreuses qu'aux portes de Sahel. Nous arrivons finalement à Pô, vers 19h30. Problème: il fait déjà nuit depuis 1h; comment faire les 50 derniers km jusqu'à Tiébélé, notre réel objectif, en pleine nuit, à travers la brousse sauvage? Il va falloir négocier dur pour qu'un taxi daigne nous emmener, pour un bon prix, à destination. Finalement, un brave type accepte nos conditions et nous embarquons à bord de sa vieille fourgonnette. C'est vers 21h que nous arrivons enfin, à Tiébélé où nous accueille Franck. Moi, je suis encore plus fatigué qu'au départ, et, après avoir mangé un petit quelque chose, je vais me coucher sans me faire prier. Samedi matin, la fièvre est toujours là. La journée qui s'annonce promet d'être longue et particulièrement éprouvante. Franck, notre guide, a, en effet, prévu de nous faire visiter, en vélo, tous les jolis villages alentour. Qu'à cela ne tienne! Je ne suis quand même pas venu jusqu'ici pour rester couché. Nous voilà donc partis sur nos vélos, à travers le territoire des Kassénas: ''On y trouve des exemples superbes de l'architecture de ce peuple avec trois types de cases: - les cases en forme de 8, habitées par les grands-mères et les petits-enfants de 5 à 18 ans, - les maisons rectangulaires qui constituent la demeure d'un couple, - les cases rondes où seules vivent les célibataires. Les habitations sont pour la plupart ornées de signes qui relèvent de la cosmogonie des Kassénas. La tradition veut que ce soit la grand-mère qui transmette la symbolique de ceux-ci à ses descendants, tandis que les hommes contruisent les concessions et que les femmes en assurent la décoration dans les règles de l'art.'' Ces explications sont tirées, je l'avoue, des pages du ''Petit Futé'' car il m'a été quelque peu difficile de suivre toutes celles distillées savamment par Franck. Lors de notre passage au bord du lac aux crocodiles, je suis obligé de m'assoir et chez les potières, je dois carrément m'allonger. Je sens que j'ai de plus en plus de fièvre et une lourde fatigue me demande un important effort à chaque coup de pédales. Encore heureux qu'il n'y ait pas de trop grosses montées et que le soleil accepte de rester caché derrière les nuages! Mais à 17h, je n'en peux vraiment plus: il faut que je voie un médecin. Franck et Célia m'accompagnent alors jusqu'à un dispensaire et c'est là que l'on m'annonce l'inéluctable verdict: avec plus de 39° de fièvre, j'ai le pallu. Néanmoins, maintenant que je sais ce que j'ai et que je vais pouvoir me soigner, je me sens tout de même déjà un peu soulagé. C'est Célia qui ira chercher mes médicaments dans une sorte de pharmacie locale, et moi, je resterai couché toute la soirée. Le lendemain matin, je me sens déjà un peu mieux: les premiers médicaments pris la veille au soir ont commencé à faire leurs effets et la fièvre est presque tombée. La journée de ce dimanche ne sera exclusivement consacrée qu'au retour sur Ouaga, retour au cours duquel je ne ferai que dormir. Le pallu est une maladie très éprouvante avec comme symptômes une grosse fatigue générale et de la fièvre. Mais le traitement est tout autant difficile à supporter: pas de réelles douleurs physiques mais plutôt une certaine lassitude dépressive avec perte de l'appétit et un manque d'envie, d'enthousiasme... Il me faudra encore quatre ou cinq jours de repos forcé pour recouvrer toute mon énergie. Sensibilisation sur le Sida et l'hygiène En plus du soutien scolaire qui se déroulait chaque matin, l'autre mission qui nous avait été confiée consistait en la sensibilisation des populations locales sur l'hygiène ainsi que sur le Sida, terrible maladie qui a causé la mort de plus de 12 millions de personnes, en Afrique, depuis son apparition dans le début des années 1980. Pour cela, nous avions fait le choix de monter deux petites pièces de théâtre, aidés en cela par l'enthousiasme d'une douzaine de nos élèves de 3ème. Ainsi, à peu près un après-midi sur deux, nous recevions donc au local de l'association, cette petite troupe d'acteurs en herbe et ensemble, nous mettions en scène puis répétions, dans la joie et la bonne humeur, ces deux pièces. Puis, une fois rôdée, nous avons commencé à présenter notre petit spectacle dans les quartiers aux alentours du local, à grand renfort de tambours, histoire d'attirer un maximum de personnes. Enfin, en ce dernier week-end au Burkina pour moi, c'est à l'école, devant de nombreux enfants parfois dissipés, souvent attentifs, que nous présentons notre spectacle. Déjà, depuis le début de l'après-midi, nous avons tout d'abord essayé d'animer avec eux des activités diverses telles que foot, volley et ballon-prisonnier. Puis, vers 17h, après avoir installé quelques bancs pour nos jeunes spectateurs, la première pièce de théâtre débute. Celle-ci porte sur l'hygiène et elle met en parallèle les conditions de vie de deux familles, l'une propre et disciplinée, l'autre beaucoup plus sale, n'accordant aucune importance aux mesures d'hygiène. La première famille, bien portante, montre ainsi ce qu'il faut faire en terme d'hygiène, comme se laver régulièrement les mains, en particulier avant les repas, laver la vaisselle et tenir propre la maison en commençant par ne pas jeter les eaux de vaisselle ou les ordures au milieu de la cour. La seconde famille, plus indifférente à tous ces principes de base, vit dans des conditions de salubrité plus que douteuse, forcément. Et ce qui devait arriver, arriva! Ils tombent tous malades: le père souffre de la gale, la mère, de diarrhée et le fils, du pallu. Résignés, ils doivent alors faire appel au médecin qui les soigne bien sûr, mais qui aussi et surtout, en respectable donneur de leçons, leur explique, à la famille sale et du même coup, au public, quelles sont les mesures d'hygiène à respecter si on veut éviter toutes ces maladies. Fin de la première pièce de théâtre. En guise d'entracte, Jacob anime une petite discussion avec l'assistance pour s'assurer qu'ils ont bien compris les choses, et puis, nous abordons ensuite la pièce sur la sensibilisation au Sida et autres maladies sexuellement transmissibles. - 1ère scène: Omar, un père de famille rejette sa fille Gwladys de la maison quand il découvre qu'elle est séropositive; il a peur de cette maladie et il n'en veut pas sous son toit; - 2ème scène: Gwladys rencontre son amie Noëlie dans la rue; elles parlent du test de dépistage et Noëlie voudrait inciter son compagnon à passer ce test avant de vivre ensemble; - 3ème scène: Noëlie arrive chez Roland, son compagnon; après une discussion, elle réussit à le convaincre de passer ce test en le menaçant, s'il refuse, d'arrêter tout rapport sexuel avec lui; - 4ème scène: à la rue, Gwladys est devenue prostituée et elle accepte des rapports sans protection, contribuant ainsi à la propagation de la maladie; - 5ème scène: Gwladys est prise à partie par d'autres prostituées qui la frappent; - 6ème scène: Gwladys est recueillie par Abdulai, le voisin d'Omar; ce voisin est médecin; celui-ci la soigne de ses blessures puis, il décide d'aller discuter avec le père de la jeune fille; - 7ème scène: le médecin explique à Omar les moyens de transmission du Sida et le rassure ainsi sur le fait que sa fille, même malade, peut très bien vivre sous son toit; Omar accueille alors à bras ouvert sa fille, de retour à la maison; - 8ème scène: Noëlie et Roland sont à l'hôpital pour passer le test de dépistage; celui-ci révèle que Roland est positif à l'hépatite B; toutefois, le médecin les rassure en leur disant que cette maladie peut heureusement se soigner; - 9ème scène: en sortant de l'hôpital, Roland et Noëlie rencontre Gwladys et sa famille; Noëlie annonce à son amie la maladie de Roland et Gwladys lui raconte que son père a finalement accepté sa situation; c'est d'ailleurs pour lui montrer son soutien qu'il l'accompagne à l'hôpital; - 10ème scène: Gwladys et sa famille sont à l'hôpital pour s'informer sur les traitements pour mieux supporter le Sida; le médecin leur explique le traitement et leur donne des plaquettes pédagogiques sur cette maladie. Fin du spectacle. Là encore, petit échange avec le public, avec en prime, comme à la fin de chacune de nos représentations, distribution de plaquettes pédagogiques sur le Sida et les IST et de préservatifs, pour les adultes présents. Et c'est finalement au son des tambours, sous le soleil couchant, que nous regagnons joyeusement le local de l'association pour terminer cette belle journée. Escale à Casablanca Casablanca, au Maroc, le 28 août, 10h30. Avec un peu de tristesse, j'ai quitté le Burkina-Faso, il y a 7h et il me reste encore 6h à tuer avant de prendre mon avion pour Genève. Ce voyage humanitaire touche à sa fin et le moment est venu pour moi d'en dresser le bilan, un bilan, somme toute, très positif. Certes, je suis tombé malade et pendant presqu'une semaine, je n'ai pas pu apprécier pleinement mon séjour. Mais je reste tout de même très satisfait de cette expérience particulièrement enrichissante. Le pays a son charme et j'ai surtout apprécié la chaleur humaine des personnes que j'ai rencontré. On appelle le Burkina-Faso, le pays des hommes intègres. Eh bien, c'est vrai qu'ils le sont, en plus d'être accueillants et généreux. Assurément, ils vivent dans des conditions difficiles et ils ont souvent très peu de moyens mais la plupart sont volontaires et le fait de jouïr d'une certaine stabilité politique, sans conflit inter-éthnique qui gangrène d'autres pays d'Afrique, cet atout devrait leur permettre de passer au-dessus de leurs handicaps, ensemble, et ainsi entrevoir un possible développement serein et profitable à tous. La plus grande richesse de ce pays, ce sont donc ses habitants et je suis heureux de les avoir rencontrés et côtoyés pendant plus de trois semaines. Je pense que je resterai nécessairement en contact avec les membres de l'association ''Tout Le Monde Doit Bouger'': Jacob, Jonas, Madi, Kader, Soum, Evelyne, je ne vous oublierai pas. Avant de venir, Christian me disait: « tu verras, Olivier, il y aura un ''avant Burkina'' et un ''après''. » Effectivement, cette première expérience dans le monde de l'humanitaire m'a profondément enrichi humainement et je pense que je ferai certainement d'autres missions, ici ou là. Cela me paraît inévitable. Il y a tant de besoins à satisfaire, de peuples à rencontrer, d'endroits à découvrir... A bientôt donc pour de nouvelles aventures!
PS: si vous souhaitez parler autour de vous de cette association ''Tout Le Monde Doit Bouger'', une association déclarée d'utilité publique (voir le site http://tlmdba.org/ ou encore le blog http://tlmdb-france.over-blog.com/), ne vous génez pas! Remerciements Merci à tous ceux qui m'ont aidé à faire en sorte que cette aventure soit une réussite!
Merci en particulier à: - Lise-Anne pour ses conseils sur les démarches administratives, les vaccins et autres précautions à prendre; - Dominique, le président de l'association ''Les Trois Puits'' (voir le site http://troispuits.over-blog.com/) pour nos discussions sur le monde de l'humanitaire; - l'ADES, l'association départementale d'éducation pour la santé, en Haute-Savoie qui m'a généreusement offert les 300 préservatifs masculins et féminins et les nombreuses plaquettes pédagogiques que nous avons distribués aux populations locales; - à Coralie pour tout le matériel médical; le personnel du centre hospitalier universitaire d'Ouagadougou t'en est très reconnaissant (je te remettrai leur lettre de remerciement); - à Anne et Michèle du Polyèdre de Seynod ainsi qu'à mes parents et à Marie pour les livres et autres fournitures scolaires; - à Christian, à Jacob, à tous les autres membres de l'association ''Tout Le Monde Doit Bouger'' ainsi qu'aux élèves que j'ai pu côtoyer ces trois dernières semaines; on restera en contact. Enfin et surtout, un grand MERCI à toi, très chère Laëtitia, qui m'a incité à concrétiser cette idée d'aventure humanitaire qui me trottait dans la tête, depuis plusieurs années; tu pourras toujours compter sur moi.
Merci à tous donc et prenez soin de vous!
Cela faisait plusieurs années que cette idée de voyage humanitaire à l'étranger me trottait dans la tête. En effet, ce monde de l'humanitaire m'a toujours attiré mais, sans doute, par peur de l'inconnu, je n'osais ''sortir de ma bulle''. Et puis, finalement, je me suis lancé. Pour cette première expérience, mon choix s'est porté en faveur de l'association "Tout Le Monde Doit Bouger", au Burkina-Faso, pour une mission de trois semaines pendant laquelle je donnerai d'une part, des cours de soutien scolaire à des collégiens et d'autre part, je participerai à un programme de sensibilisation des populations locales, sur le Sida et l'hygiène. Depuis quelques mois maintenant, je prépare donc cette aventure: billets d'avion, passeport, visa, vaccins et autres précautions à prendre... Et puisque j'ai droit à 40 kg de bagages, j'emmène avec moi: - une bonne vingtaine de livres de cours et diverses fournitures scolaires gracieusement offerts par des amis et ma famille, - plus d'une centaine de plaquettes d'information et quelques 300 préservatifs masculins et féminins fournis par l'ADES, l'association départementale d'éducation pour la santé, en Haute-Savoie, - des seringues, des compresses, des médicaments, du désinfectant et autres produits pharmaceutiques que m'a donnés Coralie, une amie infirmière. Et donc, nous y voilà! C'est la première fois que je pars comme ça, dans un pays aussi lointain à la rencontre d'une culture aussi différente de la mienne donc, j'appréhende un peu, forcément. Mais, en même temps, je suis très enthousiaste pour partir vivre cette aventure humaine. J'espère que tout se passera bien.
Arrivée au Burkina Mardi 5 août, 3h du matin: arrivée à l'aéroport d'Ouagadougou. Après avoir réglé les quelques formalités administratives, je gagne la sortie de l'aéroport où m'attendent deux ''blacks'' grands et costauds, l'un tenant une pancarte ''Tout Le Monde Doit Bouger''. - Bonsoir! Moi, c'est Olivier, leur dis-je en m'approchant d'eux. - Bonsoir! Moi, c'est Jacob et voici Soum. Bonne arrivée! - Merci! - Le taximan qui habituellement nous dépanne quand on reçoit des bénévoles nous a fait faux-bond alors on a dû improviser et venir en moto, m'informe Jacob. - Ok, lui répondis-je, quoi qu'un peu dubitatif sur les possibilités de transporter mes 40 kg de bagages, sur une moto. Nous traversons alors un petit groupe de jeunes gens quémandant quelque argent en échange de cartes téléphoniques et nous rejoignons nos deux motos. En regardant Soum en train d'harnacher mes valises, sur le porte-bagages d'une des motos, une soudaine angoisse d'homme blanc méfiant me submerge: - Mon Dieu! Et si je m'étais fait avoir? Me voilà, en plein milieu de la nuit, dans un pays totalement inconnu, avec deux types pas spécialement antipathiques au premier abord, mais tout autant étrangers! Où vont-ils m'emmener? Dans quelle galère me suis-je lancé? Et puis, chemin faisant, moi assis sur le siège passager derrière Jacob, le président de l'association, celui-ci me présente l'association ''Tout Le Monde Doit Bouger'', leurs actions passées, leurs missions actuelles et leurs projets à venir. Ce discours passionné a alors pour effet de me rassurer totalement sur leurs intentions. Ce soulagement s'accompagne d'un bien-être avec cet air frais qui, en cette chaude nuit, me caresse le visage. Nous circulons dans des rues désertes, d'abord goudronnées, puis ce sont des pistes qui prennent le relais. Le long de notre chemin, les petits immeubles du centre-ville ont progressivement laissé la place aux maisons plus ou moins entretenues et finalement, nous pénétrons dans le quartier de Tanghin, un des quartiers les plus pauvres de la capitale. A ce que je peux en juger grâce à la faible lumière émise par le phare de la moto, nous semblons longer des sortes de cabanes aux briques grossièrement montées et il nous faut slalomer parfois entre quelques tas d'immondices qui jonchent le sol de notre piste défoncée par le ruissellement des eaux de pluie. L'obscurité ne me permet que de deviner la misère qui m'entoure et le choc est tout de même brutal. Tant bien que mal, nous arrivons au local de l'association où m'accueille Christian avec qui j'avais échangé quelques mails avant de venir. Il est très tard et sans épiloguer plus longtemps, il me montre le matelas sur lequel je vais dormir. Je m'allonge et malgré la chaleur, le sommeil me gagne rapidement. Demain, il fera jour...
Nassara, bonyour! La toute première fois que je me suis promené dans les rues de notre quartier, je fus très agréablement surpris par le côté ouvert et spontané des enfants. En effet, à peine sommes-nous sortis du local de l'association que, déjà, des ''gnomes'' de 5 à 10 ans s'approchent de nous pour nous serrer la main. - Nassara, bonyour! nous disent-il, avec un large sourire. Etonné par ce genre de familiarité somme toute naturelle, on m'informe que ''nassara'' veut dire ''homme blanc'', en Mooré, et que pour eux, saluer un blanc, c'est peut-être une marque de respect mais aussi et surtout une forme de jeu. Et ainsi, à chaque coin de rue, des « nassara, bonyour! » à gauche, des « nassara, bonyour! », à droite, des « nassara, bonyour! », même de loin. Parfois, pour rigoler, on s'amuse à ne pas leur répondre tout de suite. Alors, ils se mettent à nous poursuivre en criant de plus en plus fort, en s'énervant presque même à la fin, jusqu'à ce que l'on daigne répondre à leurs salutations insistantes. Et si on a le malheur (ou le bonheur!) de les croiser deux fois, trois fois, cinq fois, dans la même journée, à chaque fois, ils ne peuvent s'empêcher de crier « nassara, bonyour! » encore et encore, en nous voyant. Ils sont marrants.
Mama Africa Pour ce premier week-end au Burkina, nous décidons, Damien, Madi et moi, d'aller visiter Dori, petite ville du nord, jumelée avec Annecy-le-Vieux, cela dit en passant. Pour cela, nous devons nous lever à 5h30 du matin, et c'est à bord d'un taxi bringuebalant, une vieille Toyota verte au pare-brise fendu sur toute sa largeur, aux rétroviseurs sans miroir, aux sièges déchirés et au moteur poussif que nous rejoignons dans un premier temps, la gare d'Ouaga. Nos billets pour Dori achetés, nous embarquons alors dans un petit autocar bleu et blanc, sur le toit duquel les plus gros bagages, les vélos et parfois même des chèvres sont solidement attachés. 7H30 arrive et c'est alors parti pour 270 km et quelques 5h de route. À l'intérieur du car bondé, nous côtoyons plusieurs ''nissa-blaga'' (''africains'', en Mooré) issus apparemment de diverses classes sociales, et également deux jeunes bretonnes, Violaine et Solène, avec qui nous sympathisons facilement. La route est longue. Sous nos yeux, s'alternent des paysages faits de rocailles rouges et de prairies vertes. Nous traversons plusieurs villages dans lesquels règne toujours le même misère. Nos médias occidentaux ne nous montrent qu'une version aseptisée de cette pauvreté et il faut donc venir ici, pour se rendre compte réellement des choses. Bien sûr que je m'attendais à rencontrer un peuple vivant dans des conditions très difficiles mais je ne pouvais pas imaginer que c'était à ce point. En voyant tous ces hommes, ces femmes et ces enfants aux vêtements usés vivant à côté d'égouts à ciel ouvert et d'ordures disséminées ici ou là (pour quelqu'un qui travaille dans l'environnement comme moi, cette vision m'est parfois difficilement supportable), vous vous dites que les oiseaux préfèreraient peut-être voler sur le dos pour ne pas voir toute cette misère. Eh bien, c'est ce que font les médias occidentaux. Non, ils ne volent pas sur le dos mais ils préfèrent tout de même regarder ailleurs, sans doute, parce qu'ils pensent que le public souhaite ne pas avoir conscience de cette détresse humaine. Moi, je pense qu'au contraire, il faudrait montrer tout cela pour que chacun en acquiert une vision moins matérialiste et plus solidaire de la vie. Je me souviens de cet homme aux habits usés et crasseux assis sur le bord de la route et il m'était venu à l'esprit cette métaphore selon laquelle le Burkina Faso ne serait condamné qu'à regarder passer devant lui le car du développement et du progrès, sans pouvoir y prétendre. Et puis non! Un jour que je discutais avec Jacob de cette misère dans son pays, il me disais qu'en fait, au Burkina, il n'y a pas vraiment de classe moyenne: il existe une petite classe dirigeante très aisée et une classe sociale aux revenus beaucoup, beaucoup plus modestes. Toutefois, parmi cette classe ''inférieure'', il existe des personnes qui essaient tout de même de s'en sortir tant bien que mal, et ces personnes, ce sont essentiellement les femmes. C'est vrai qu'elles se sentent souvent plus concernées que les hommes par le sort de leurs enfants et qu'elles sont alors les plus motivées pour tenter de leur assurer un avenir plus décent. Ainsi, par exemple, à chaque arrêt de notre car, ce sont plusieurs femmes qui se jettent sur nos fenêtres ouvertes dans l'espoir de vendre aux ''riches'' voyageurs des poissons grillés, des gâteaux secs, des fruits mûrs et des boissons fraîches. Non, le Burkina n'est pas mort, et il refusera la fatalité tant qu'il y aura des mères de famille courageuses et protectrices. Il est 12h30 et nous arrivons enfin à Dori. Youssouf, notre contact, est là pour nous accueillir. Nous nous rendons tout d'abord dans une auberge pour manger un morceau et nous proposons alors à nos deux touristes bretonnes de nous accompagner dans notre visite. Pour la suite, en effet, Youssouf nous a concocté un programme pour les prochaines 24h que nous allons passer à Dori. Après donc ce repas, nous commençons par un petit passage sur le marché où nous rencontrons notamment Mohamed, un habile forgeron proposant à la vente ses colliers et bracelets finement ciselés. Et puis, histoire de nous mêler un peu plus facilement à la population locale, nous nous achetons chacun un turban. Le mien sera bleu, celui de Damien, vert, et ceux de Violaine et Solène, violet, couleur qui aura malheureusement le fâcheux inconvénient de déteindre sur la peau. Je suis sûr que vous n'avez jamais vu des bretonnes à la peau violette. Il faut aller au Burkina pour voir cela. Dans les guides touristiques, la ville de Dori est décrite comme étant l'une des ''portes du Sahel''. Pour cette raison, nous ne pouvions donc pas échapper à la traditionnelle promenade à dos de dromadaire, première expérience pour moi, avec ce genre de monture. Et j'ai adoré. Les fesses de Damien peut-être un peu moins! Fiers comme des Touaregs sur nos fidèles destriers, nous rejoignons donc sans gros souci une dune, la ''dune de Mama Africa'', comme l'appelle notre guide, Amar. Depuis le sommet de cette petite bosse de sable, nous pouvons alors admirer le spectacle que nous offre le soleil se couchant. Difficile de résister à la tentation de ne pas prendre en photo ce moment magique où l'astre solaire rejoint la terre dans une explosion de couleurs flamboyantes. Au repas du soir, couscous et ensuite, le fameux rituel du thé: - le premier est très fort, c'est celui de la mort, - le deuxième est doux, c'est celui de l'amitié, - le troisième est sucré, c'est celui de l'amour. Nous nous endormons finalement, sous le ciel étoilé, en écoutant les contes africains que nous narre Amar. Au petit matin, nous allons, tout d'abord, visiter un charmant village peul avec ses petites huttes rondes au mur de terre séchée et au toit en paille et, ensuite, nous rejoignons une toute aussi jolie oasis entourée d'énormes baobabs et de palmiers filiformes. Le retour sur Dori se fait également à dos de dromadaire et finalement, à 13h, nous sommes dans le car qui nous ramène à Ouaga, un retour tout aussi long qu'à l'aller. C'est donc bien fatigués mais satisfaits de notre escapade du week-end qu'à 19h environ, nous arrivons au local de l'association. Soutien scolaire Nous sommes quatre bénévoles, Rémi, Damien, Madi et moi, accompagnés de trois professeurs pour assurer chaque matin, le soutien scolaire en français, anglais, math et physique-chimie, à des élèves allant de la 6ème à la 3ème. C'est donc sur les coups de 8h que nous traversons une partie du quartier, au milieu des « nassara, bonyour! », pour rejoindre l'école. Alors que rien ne les oblige à venir, plusieurs élèves attendent déjà notre arrivée. Certains doivent même marcher plus d'une demi-heure, sous un soleil qui tape déjà très fort, pour être présent à 8h, à l'école. Ces cours de soutien scolaire ont en réalité pour but de les préparer à ce qu'ils vont devoir apprendre durant la prochaine année scolaire. Toutefois, nous prenons rapidement conscience de leurs lacunes par rapport à la compréhension de certaines bases essentielles. S'ils ont relativement assimilé ces bases, ils ont souvent du mal à comprendre dans quelles conditions les mettre en application et comment les utiliser. Moi, je suis chargé des cours de math et de physique-chimique, pour les 4èmes. En mathématiques, je leur explique tout d'abord la théorie, les règles de calcul à respecter, les formules à connaître que j'illustre ensuite, avec des exemples simples. Enfin, je les fais passer au tableau pour résoudre des exercices de calculs (calculs avec des fractions, des puissances) et d'algèbre (développement - factorisation, identités remarquables). Pour ce qui est de la physique-chimie, étant donné qu'ils n'en n'ont jamais fait, il s'agit donc pour moi de simplement les initier à une matière qui leur est totalement inconnue. Par exemple, à partir d'une étiquette d'eau minérale que je leur ai amenée, je leur explique ce que sont les ions, ou encore, en démontant devant eux ma lampe-torche, je les inite un tant soit peu à l'électricité. Même si parfois, je dois faire preuve de beaucoup de patience pour qu'ils assimilent certaines choses, ils sont très intéressés, enthousiastes et souvent volontaires pour passer au tableau. Dommage que, par manque de moyens, le système éducatif burkinabé ne puisse que difficilement accompagner cette volonté de réussite! 14 km à vélo, avec le pallu Après avoir ''exploré'' le nord, à dos de dromadaire, nous partons, cette fois, en ce deuxième week-end au Burkina, vers le sud, direction le petit village de Tiébélé, près de la ville de Pô. Le jeudi précédent, ce sont deux bordelaises, Marion et Célia, qui nous ont rejoints au sein de l'association et c'est donc avec elles que Damien et moi, nous embarquons dans notre car bleu et blanc, le vendredi après-midi. Je ne me sens pas très bien, plutôt fatigué avec de la fièvre, mais j'espère que ça va passer. En quittant Ouagadougou, nous pouvons apercevoir de loin, Ouaga 2000, un immense quartier résidentiel très chic pour Burkinabés aisés, quartier déservi par un gigantesque échangeur. Mon voisin m'informe que tout ce projet de grande envergure a suscité de très nombreuses polémiques. En effet, après avoir octroyé les fonds pour cette lubie, peut-être à des fins électoralistes, le gouvernement s'est retrouvé ensuite à cours de moyens financiers pour l'université, se voyant alors contraint de la fermer purement et simplement. Et ce n'est même pas certain qu'elle puisse rouvrir ses portes, à la prochaine rentrée universitaire. Quel gâchis! Déjà qu'ils n'ont pas beaucoup de moyens, si en plus, ils se mettent à mal gérer le peu qu'ils ont, où vont-ils? Il nous faut 3h pour parcourir les 170 km qui nous séparent de la ville de Pô. Tout comme lors de notre voyage à Dori, à chaque arrêt de notre car, celui-ci est comme attaqué par une horde de personnes proposant diverses victuailles en échange de quelque monnaie sonnante et trébuchante. Le paysage est de plus en plus vert, les forêts de feuillus et les champs de maïs témoignant d'un climat plus humide qu'à Dori. C'est vrai qu'en descendant vers le sud, on se rapproche de l'équateur et donc, forcément, les pluies sont plus nombreuses qu'aux portes de Sahel. Nous arrivons finalement à Pô, vers 19h30. Problème: il fait déjà nuit depuis 1h; comment faire les 50 derniers km jusqu'à Tiébélé, notre réel objectif, en pleine nuit, à travers la brousse sauvage? Il va falloir négocier dur pour qu'un taxi daigne nous emmener, pour un bon prix, à destination. Finalement, un brave type accepte nos conditions et nous embarquons à bord de sa vieille fourgonnette. C'est vers 21h que nous arrivons enfin, à Tiébélé où nous accueille Franck. Moi, je suis encore plus fatigué qu'au départ, et, après avoir mangé un petit quelque chose, je vais me coucher sans me faire prier. Samedi matin, la fièvre est toujours là. La journée qui s'annonce promet d'être longue et particulièrement éprouvante. Franck, notre guide, a, en effet, prévu de nous faire visiter, en vélo, tous les jolis villages alentour. Qu'à cela ne tienne! Je ne suis quand même pas venu jusqu'ici pour rester couché. Nous voilà donc partis sur nos vélos, à travers le territoire des Kassénas: ''On y trouve des exemples superbes de l'architecture de ce peuple avec trois types de cases: - les cases en forme de 8, habitées par les grands-mères et les petits-enfants de 5 à 18 ans, - les maisons rectangulaires qui constituent la demeure d'un couple, - les cases rondes où seules vivent les célibataires. Les habitations sont pour la plupart ornées de signes qui relèvent de la cosmogonie des Kassénas. La tradition veut que ce soit la grand-mère qui transmette la symbolique de ceux-ci à ses descendants, tandis que les hommes contruisent les concessions et que les femmes en assurent la décoration dans les règles de l'art.'' Ces explications sont tirées, je l'avoue, des pages du ''Petit Futé'' car il m'a été quelque peu difficile de suivre toutes celles distillées savamment par Franck. Lors de notre passage au bord du lac aux crocodiles, je suis obligé de m'assoir et chez les potières, je dois carrément m'allonger. Je sens que j'ai de plus en plus de fièvre et une lourde fatigue me demande un important effort à chaque coup de pédales. Encore heureux qu'il n'y ait pas de trop grosses montées et que le soleil accepte de rester caché derrière les nuages! Mais à 17h, je n'en peux vraiment plus: il faut que je voie un médecin. Franck et Célia m'accompagnent alors jusqu'à un dispensaire et c'est là que l'on m'annonce l'inéluctable verdict: avec plus de 39° de fièvre, j'ai le pallu. Néanmoins, maintenant que je sais ce que j'ai et que je vais pouvoir me soigner, je me sens tout de même déjà un peu soulagé. C'est Célia qui ira chercher mes médicaments dans une sorte de pharmacie locale, et moi, je resterai couché toute la soirée. Le lendemain matin, je me sens déjà un peu mieux: les premiers médicaments pris la veille au soir ont commencé à faire leurs effets et la fièvre est presque tombée. La journée de ce dimanche ne sera exclusivement consacrée qu'au retour sur Ouaga, retour au cours duquel je ne ferai que dormir. Le pallu est une maladie très éprouvante avec comme symptômes une grosse fatigue générale et de la fièvre. Mais le traitement est tout autant difficile à supporter: pas de réelles douleurs physiques mais plutôt une certaine lassitude dépressive avec perte de l'appétit et un manque d'envie, d'enthousiasme... Il me faudra encore quatre ou cinq jours de repos forcé pour recouvrer toute mon énergie. Sensibilisation sur le Sida et l'hygiène En plus du soutien scolaire qui se déroulait chaque matin, l'autre mission qui nous avait été confiée consistait en la sensibilisation des populations locales sur l'hygiène ainsi que sur le Sida, terrible maladie qui a causé la mort de plus de 12 millions de personnes, en Afrique, depuis son apparition dans le début des années 1980. Pour cela, nous avions fait le choix de monter deux petites pièces de théâtre, aidés en cela par l'enthousiasme d'une douzaine de nos élèves de 3ème. Ainsi, à peu près un après-midi sur deux, nous recevions donc au local de l'association, cette petite troupe d'acteurs en herbe et ensemble, nous mettions en scène puis répétions, dans la joie et la bonne humeur, ces deux pièces. Puis, une fois rôdée, nous avons commencé à présenter notre petit spectacle dans les quartiers aux alentours du local, à grand renfort de tambours, histoire d'attirer un maximum de personnes. Enfin, en ce dernier week-end au Burkina pour moi, c'est à l'école, devant de nombreux enfants parfois dissipés, souvent attentifs, que nous présentons notre spectacle. Déjà, depuis le début de l'après-midi, nous avons tout d'abord essayé d'animer avec eux des activités diverses telles que foot, volley et ballon-prisonnier. Puis, vers 17h, après avoir installé quelques bancs pour nos jeunes spectateurs, la première pièce de théâtre débute. Celle-ci porte sur l'hygiène et elle met en parallèle les conditions de vie de deux familles, l'une propre et disciplinée, l'autre beaucoup plus sale, n'accordant aucune importance aux mesures d'hygiène. La première famille, bien portante, montre ainsi ce qu'il faut faire en terme d'hygiène, comme se laver régulièrement les mains, en particulier avant les repas, laver la vaisselle et tenir propre la maison en commençant par ne pas jeter les eaux de vaisselle ou les ordures au milieu de la cour. La seconde famille, plus indifférente à tous ces principes de base, vit dans des conditions de salubrité plus que douteuse, forcément. Et ce qui devait arriver, arriva! Ils tombent tous malades: le père souffre de la gale, la mère, de diarrhée et le fils, du pallu. Résignés, ils doivent alors faire appel au médecin qui les soigne bien sûr, mais qui aussi et surtout, en respectable donneur de leçons, leur explique, à la famille sale et du même coup, au public, quelles sont les mesures d'hygiène à respecter si on veut éviter toutes ces maladies. Fin de la première pièce de théâtre. En guise d'entracte, Jacob anime une petite discussion avec l'assistance pour s'assurer qu'ils ont bien compris les choses, et puis, nous abordons ensuite la pièce sur la sensibilisation au Sida et autres maladies sexuellement transmissibles. - 1ère scène: Omar, un père de famille rejette sa fille Gwladys de la maison quand il découvre qu'elle est séropositive; il a peur de cette maladie et il n'en veut pas sous son toit; - 2ème scène: Gwladys rencontre son amie Noëlie dans la rue; elles parlent du test de dépistage et Noëlie voudrait inciter son compagnon à passer ce test avant de vivre ensemble; - 3ème scène: Noëlie arrive chez Roland, son compagnon; après une discussion, elle réussit à le convaincre de passer ce test en le menaçant, s'il refuse, d'arrêter tout rapport sexuel avec lui; - 4ème scène: à la rue, Gwladys est devenue prostituée et elle accepte des rapports sans protection, contribuant ainsi à la propagation de la maladie; - 5ème scène: Gwladys est prise à partie par d'autres prostituées qui la frappent; - 6ème scène: Gwladys est recueillie par Abdulai, le voisin d'Omar; ce voisin est médecin; celui-ci la soigne de ses blessures puis, il décide d'aller discuter avec le père de la jeune fille; - 7ème scène: le médecin explique à Omar les moyens de transmission du Sida et le rassure ainsi sur le fait que sa fille, même malade, peut très bien vivre sous son toit; Omar accueille alors à bras ouvert sa fille, de retour à la maison; - 8ème scène: Noëlie et Roland sont à l'hôpital pour passer le test de dépistage; celui-ci révèle que Roland est positif à l'hépatite B; toutefois, le médecin les rassure en leur disant que cette maladie peut heureusement se soigner; - 9ème scène: en sortant de l'hôpital, Roland et Noëlie rencontre Gwladys et sa famille; Noëlie annonce à son amie la maladie de Roland et Gwladys lui raconte que son père a finalement accepté sa situation; c'est d'ailleurs pour lui montrer son soutien qu'il l'accompagne à l'hôpital; - 10ème scène: Gwladys et sa famille sont à l'hôpital pour s'informer sur les traitements pour mieux supporter le Sida; le médecin leur explique le traitement et leur donne des plaquettes pédagogiques sur cette maladie. Fin du spectacle. Là encore, petit échange avec le public, avec en prime, comme à la fin de chacune de nos représentations, distribution de plaquettes pédagogiques sur le Sida et les IST et de préservatifs, pour les adultes présents. Et c'est finalement au son des tambours, sous le soleil couchant, que nous regagnons joyeusement le local de l'association pour terminer cette belle journée. Escale à Casablanca Casablanca, au Maroc, le 28 août, 10h30. Avec un peu de tristesse, j'ai quitté le Burkina-Faso, il y a 7h et il me reste encore 6h à tuer avant de prendre mon avion pour Genève. Ce voyage humanitaire touche à sa fin et le moment est venu pour moi d'en dresser le bilan, un bilan, somme toute, très positif. Certes, je suis tombé malade et pendant presqu'une semaine, je n'ai pas pu apprécier pleinement mon séjour. Mais je reste tout de même très satisfait de cette expérience particulièrement enrichissante. Le pays a son charme et j'ai surtout apprécié la chaleur humaine des personnes que j'ai rencontré. On appelle le Burkina-Faso, le pays des hommes intègres. Eh bien, c'est vrai qu'ils le sont, en plus d'être accueillants et généreux. Assurément, ils vivent dans des conditions difficiles et ils ont souvent très peu de moyens mais la plupart sont volontaires et le fait de jouïr d'une certaine stabilité politique, sans conflit inter-éthnique qui gangrène d'autres pays d'Afrique, cet atout devrait leur permettre de passer au-dessus de leurs handicaps, ensemble, et ainsi entrevoir un possible développement serein et profitable à tous. La plus grande richesse de ce pays, ce sont donc ses habitants et je suis heureux de les avoir rencontrés et côtoyés pendant plus de trois semaines. Je pense que je resterai nécessairement en contact avec les membres de l'association ''Tout Le Monde Doit Bouger'': Jacob, Jonas, Madi, Kader, Soum, Evelyne, je ne vous oublierai pas. Avant de venir, Christian me disait: « tu verras, Olivier, il y aura un ''avant Burkina'' et un ''après''. » Effectivement, cette première expérience dans le monde de l'humanitaire m'a profondément enrichi humainement et je pense que je ferai certainement d'autres missions, ici ou là. Cela me paraît inévitable. Il y a tant de besoins à satisfaire, de peuples à rencontrer, d'endroits à découvrir... A bientôt donc pour de nouvelles aventures!
PS: si vous souhaitez parler autour de vous de cette association ''Tout Le Monde Doit Bouger'', une association déclarée d'utilité publique (voir le site http://tlmdba.org/ ou encore le blog http://tlmdb-france.over-blog.com/), ne vous génez pas! Remerciements Merci à tous ceux qui m'ont aidé à faire en sorte que cette aventure soit une réussite!
Merci en particulier à: - Lise-Anne pour ses conseils sur les démarches administratives, les vaccins et autres précautions à prendre; - Dominique, le président de l'association ''Les Trois Puits'' (voir le site http://troispuits.over-blog.com/) pour nos discussions sur le monde de l'humanitaire; - l'ADES, l'association départementale d'éducation pour la santé, en Haute-Savoie qui m'a généreusement offert les 300 préservatifs masculins et féminins et les nombreuses plaquettes pédagogiques que nous avons distribués aux populations locales; - à Coralie pour tout le matériel médical; le personnel du centre hospitalier universitaire d'Ouagadougou t'en est très reconnaissant (je te remettrai leur lettre de remerciement); - à Anne et Michèle du Polyèdre de Seynod ainsi qu'à mes parents et à Marie pour les livres et autres fournitures scolaires; - à Christian, à Jacob, à tous les autres membres de l'association ''Tout Le Monde Doit Bouger'' ainsi qu'aux élèves que j'ai pu côtoyer ces trois dernières semaines; on restera en contact. Enfin et surtout, un grand MERCI à toi, très chère Laëtitia, qui m'a incité à concrétiser cette idée d'aventure humanitaire qui me trottait dans la tête, depuis plusieurs années; tu pourras toujours compter sur moi.
Merci à tous donc et prenez soin de vous!
Bonjour à tous,
Est-il possible de traverser de France jusqu'au Burkina Faso sans ce fameux carnet de passage en douane ?
C'est à dire entree et sortie en mauritanie Mali Burkina faso
Si oui, quels sont à chaque fois les papiers à fournir pour "importer et exporter" notre vehicule (papier d'engagement ? Laissez passer ?...) et à quel endroit les trouve-t-on ?
Merci
Olivier
et
Bonjour à tous,
je pars dans une semaine pour le Burkina, rejoindre des amis qui construisent un dispensaire ( asso "TERIA") à côté de Ouaga.
Nous aimerions ensuite aller nous balader au Ghana.
Avez- vous des conseils de circuits à me conseiller, sachant que ma cops et moi sommes très nature!!!!
Merci d'avance.
Lucie😎
Merci d'avance.
Lucie😎








