Voici l'integral (brut) de mon voyage sur la route de la soie, je m'essaye a l'ecriture d'un livre avec tout ce que j'ai ecrit.
Je vous souhaite une bonne lecture...
From central asia: L’integral
from central asia 01, Istanbul.
Me voilà bien arriver en terre musulmanne ancien territoire romain, byzantin puis ottoman. L'apréhension est au rendez-vous, mais pas le dépaysement, car je loge dans un hôtel francophone, cela n'est pas plus mal pour un début. La neige est au rendez vous et le maire à fermer les écoles par prévoyance certainement, mais aussi pour s'afficher à deux mois des éléctions municipal. Ici les gens sont prévoyant et leurs véhicules sont équipes de chaine. Le tramway patine et la vie tourne au ralentie. Malgré le froid j'ai fait le tour des monuments gratuit enfin des mosquées, d'abord avec le groupe, puis seul, j'allais jusqu'à dans les boutiques de souvenir pour me faire offrir le thé et ne rien acheté pour attendre l'ouverture du consulat ou d'un magazin, mais maintenant, j'ai quand même un petit bar atitré dans le grand bazar ou je ne me fais pas rouler et qui me rend service quand j'ai besoin de renseignement, parce qu'il y en a un qui parle un peu français...
Drôle de vision que de voir les coupoles des mosquées enneigés. Le contraste des vitrines de magazin de mode ou sont déjà étalé les débardeurs pour l'été et autres sous vetement léger. A l'heure de la nouvelle économie, les colis s'affèrent toujours avec leurs diables surchargés n'arrêtant pas leur va et vient à travers les rues les ruelles, même la nuit ils arpentent les artères de la ville pour rammasser les sacs plastiques et fouiner dans les poubelles à la recherche du petit truc qu'il pourront revendre le lendemain.
Dans le grand bazar les échoppes d'étoffes ou de souvenir ont laissé la place au objet plus dans le temps, en vitrine, les téléphones portables s'affichent sous leur meilleur forme ainsi que les vetements griffes ou plus particulierement degriffe. Comme en Angleterre en deuxieme page de leurs journaux une femme denude s'exibe ainsi que les clips video, la kli(p)tomania comme il appel ça ici relatant inlassablement les histoires d'amour sans fin de façon osez tout cela sous l'oeil d'Alla et de ces disciples sur terre. L'internet cafe ou se retrouve jeune et moins jeune devant le net pour tchater comme partout ailleurs sur la planete, la nouvelle façon de rencontre quelqu'un. A cote les accros au football, une trentaine de poste arme de grand ecran ou l'on peut jouer sur une playstation a soccer machin...
Malencontreusement on ma deja force une poche de mon sac fermer avec un cadenas ou j'avais deposer des affaires importantes, mais heureusement rien n'a disparue, alors elle restera ferme et mettrai tout dans mon duvet ou on pense moins fouiller . Sinon je me regale de þiþ kebab dans les petites restaurants de la ville et jeudi j'avais deja l'estomac en vrac comme si deux mois de voyage c'etait ecoule, ainsi qu'une grosse crise hemmoroidaire, drole de routard que je fais avec mes tuppewares de medecine. Je me suis initie au narguile avec un couple de français aupres duquel j'ai passe une soiree et ce n'est pas desagreable, fumer legere qui vous enivre dela saveur que vous choisissez auparavant, arome melon pour cette fois-ci.
Pour le visa pour l'Iran j'ai commence les demarches hier enfin on m'a remit les papiers a remplir et je dois y retourner demain pour deposer le dossier apres on a plus qu'a attendre.
Ce dimanche j'ai traverse le detroit du Bosphore en bateau et fait un grand pas pour moi en foulant le continent asiatique, mais rien n'a change pour autant. Ici la vie s'ecoule pareil qu'en face, petit tour car le froid a raison de moi et je passe souvent mes apres-midi dans la chambre d'hotel plus a regarder la television et les dernieres emissions françaises que l'on diffuse sous titre en turc qu'a apprendre mes phrasebooks pour la suite du periple. Pour communiquer j'ai aguerri quelques mots mais ça reste encore beaucoup du gestuel...
Voila pour les premieres news..
from central asia 02, drôle de chemin.
Auparavant, quelqu'un qui rejoigner la France a la Chine par la voie terrestre en 15 mois tenait de l'exploit, car en faite, il fallait souvent entre 02 et 03 ans pour rejoindre les 02 pays. Aujourd'hui cela nous parait fou. Aujourd'hui, les moyens de transport nous font traverser la terre en moins de temps qu'il n'en faut qu'au soleil pour faire son cycle quotidien. Ce qui nous ralentit aujourd'hui aux frontieres de chaque etat ce ne sont pas les chemins, les routes ou les autoroutes, ce sont les voies administatives...
Une nouvelle semaine commence et mal pour moi, je suis alle au consulat du Turkmenistan a vingt kilometres du centre d'Istanbul pour me voir refouler a 200 metres de l'hôtel ou je loge dans une agence de voyage qui m'annonce la couleur: 250 dollars le visa et 10 jours d'attente, alors on verra plus tard. Mardi c'etait au tour de l'ambassade d'Iran et la aussi 10 jours d'attente pour une enquete sur vous et apres on me dira oui ou non, ces drole comment 2 mots peuvent vous transcendez. Mais qu'est ce que je vais bien pouvoir faire pour passez tout ce temps libre qui n'etait pas prevu, j'en ai rumine toute la journee et j'en ai profite pour aller au consulat de France me faire faire une lettre de recommandation (une sorte de laisser passer pour les voies administratives).
Heureusement que le soleil est de retour et la vie qui va avec, les marchands ambulant reprennent place sur les trottoirs autour du grand bazar, on trouve de tout le long des rues et je m'apercois que la vie des turcs ne se situe plus ici, mais autour de Taksim et sa rue pietonne tel nos champs Elysee. Une fourmiliere humaine au profit de la consomation et ce qui a germer ce sont les distributeurs automatique de billet (un tous les 100 metres) pour vous rapellez que le monde tourne par nos depenses. Ainsi que la ou reside mon hôtel, dans le quartier de Laleli, un va et vient permanent entre les camionettes ou les colis. Royaume de la frippe ou l'on achete au minimum par 100 articles. Ici un vocabulaire reduit a sa plus simple expression: #j'achete, je vends# dans n'importe qu'elle langue(turc, arade, russe, etc...) et une seul couleur le vert du dollar americain, pour l'anecdote, je dois être la seul personne au monde qui entre dans une de ces boutiques pour acheter une seule paire de chaussette, je suis sur qu'il aurait prefere un present venant de France que de la monnaie...
Donc je decide de partir decouvrir le sud de la Turquie. Me voila dans un bus pullman descendant toute la cote europeenne turc. D'un cote la mer de l'autre des champs a perte de vue et des villes champignons laissant les parpaings apparent et la tristesse de ne voir aucune fôret, aucun arbre.
Me voici dans le detroit des Dardanelles qui converge entre la mer de Marmara et la mer Egee et toutes son histoires. Lieux geostragique depuis que l'homme a invente la navigation. Transformer en champs de bataille de la premiere guerre mondial ou 500000 hommes y on laisse leur vie. Il n'y avait pas plus belle endroit pour rejoindre le continent asiatique par ferry boat. Çanakkale ou je suis actuellement, un semblant de ville meridionale occidentalise par ces commerces et leur devanture ecrit a l'europeenne. Le plaisir de s'attabler a une terrasse ensoleille et de deguster un cafe instantane (nescafe)et de bouquiner le dictionnaire turc ou un livre.
from central asia 03, de mare a mare.
Malgre des journees ensoleilles, les nuits sont tres fraiches et les hôtels ou pensions ou je loge pas chauffer parce que nous sommes sur un lieu estival et donc pas de radiateur. Pas d'eau chaude non plus, parce qu'ils sont equipes de systeme sur les toits fonctionnant a l'energie solaire, donc pas ou peux de soleil pas de douche. Alors je savoure le luxe de mon duvet sarcophage, la serinite qu'il procure d'avoir son petit chez soi au bout du monde...
Pour faire passer le temps, je suis partie faire une petite ballade le long des mers de Marmara, mer Egee et Mediterrane. Donc reprenons la ou je vous ai laisser la derniere fois. Lors de mon depart de Çankkales en attendant le bus, des dauphins apparurent devant le port et avec le soleil qui se hisser peiniblement ce matin la, faisait planer une atmosphere magique.
Izmir et les aleas du voyage, me voyant perdu les gens viennent vers moi pour m'aider et m'orienter. Les hotels cher a mon gout et crasseux. Bodrum et la riviera turc en hibernation, on retapppe, on restaure, on fait propre pour une nouvelle saison qui ne va pas tarder. Les autres echoppes sont ouvertes en attendant l'eventuel passage d'un touriste perdu. De voir ici qu'on peut acheter tout et n'importe quoi jusqu'a une heure avance de la soiree. Dimanche, 21h30 on peut encore se faire couper les cheveux. Il est vrai que tous les commerces sont equipes de la television pour faire passer le temps et biensur quand ce sont les hommes qui tiennent boutique ce sont les matchs de football qui prevaux. Vue la plus grande discotheque flottante, un catamaran transformer en une plateforme gigantesque pour aller danser au gres des courants dans un decors enchanteresque. Ensuite Marmaris et pour moi les journees restent les mêmes:
Lever, petit dejeuner: coca ou the et petit pain au sesame. Puis direction l'Otogare (gare d'autobus), le bus, toujours avec son même rituel. Apres le depart, le jeune stewart (appellons le comme ça) passe dans l'allee central avec sa bouteille d'eau de cologne, tout le monde s'en applique sur les mains et le visage et je vous dit pas l'odeur qui reigne par la suite. Puis toujours d'un serieux, il distribut un gobele avec au choix une dosette de tchai (the) ou kahve (cafe) et un petit cake, puis arrive le thermos et la tout le monde s'applique a sa maniere sur sa petite tablette devant soi a faire ses melanges. Me laissant bercer par le rouli du vehicule, ce sont les moments que j'aime pour revasser des dernieres lignes du livre de replacer leurs acteurs a travers le decors qui est reste intact a travers le temps, d'admirer les paysages et ils n'ont de cesse de changer. En ce moment ce sont les montagnes et sommet enneige d'un cote, la mer de l'autre. L'arrêt obligatoire on en profite pour vaquer a ces petits besoins. Ensuite vient la recherche d'un hôtel, ce qui est rigolo, ces que j'ai toujours ete habitue a être rabattu pour loger et ici il n'en ait rien, alors on se debrouille et on avance doucement, demandant dans chaque, un tarif et ce qu'il propose. Puis vient le moment dela ballade dans les rues des differentes villes etapes, pas de musee parce que plus cher pour nous les etrangers et je me preserve pour les plus beaux qui arriveront bientôt, pas de ruine ou autre site car souvent trop eloigne du centre et en hiver pas de moyen de transport pour s'y rendre. Pique-nique, lecture sur un emplacement ensoleille. En ce moment je lis: le devisement du monde, le livre de Messire Marco Polo qui conte ces traversees de Venise a la Chine et qui est reste une reference jusqu'au 19ieme siecle pour notre civilation. Puis un cafe internet pour finir les fin d'apres midi.
Avec le temps et ma barbe de quinze jours, les gens me prennent pour un local, me parlent en turc et attendant une reponse a leur question. La seul phrase qui sort de ma bouche est: {anlamiyorum} (je ne comprends pas). Par contre dans les commerces je ne dis rien et tend la monnaie, car s'ils s'aperçoivent que je ne suis pas turc. Les prix peuvent osciller de quelques milliers de Turkish lire (1 million de turkish lire = 0, 60 cts d'euro)...
Bientôt la reponse pour le visa et la suite du voyage. Je cherche un moyen pour avoir un visa pour les autres contrees sans trop galere et sans payer des sommes astronomique.
from central asia 04, Le soleil et les bonnes nouvelles .
Je desire commencer par une tres bonne nouvelle: J'aurai mon visa Iranien mercredi et quel joie de savoir que le voyage continue...
Revenons sur le voyage chronologiquement.
Le sud et ces recontres fortuites, le vieux patron d'un hotel aupres duquel je m'installe et m'offrant la tasse de the, me parle de Dieu et du paradis dans un anglais aproximatif. Avec l'alcolo du coin qui parle un excellent français, il me raconte comment il en est arrive la. Dans un quartier historique et deserite, le local me faisant visite guider pour quelques millions. Une famille de Kaiseri m'accostant pour une longue discution en anglais et d'une gentilesse comme il est rare de partager. Biensur on finit toujours en parlant de carpet et de kilim (tapis & méthode de tissage qui s'appliquait à plusieurs types d'objets de la vie courante des Turcs) dans leur boutique qui attend de faire peau neuve avant la saison, vous allez me dire que ces une façon detourner de commercer, moi je ne le crois pas. Le faite d'avoir du temps permet beaucoup de chose et de briser cette fameuse cage de verre qui nous entoure dans notre quotidien. Ailleurs c'est la patrone d'une pension qui m'explique sa peinture ses tableaux. Des petits flacons de parfum offert, on vous en retourne le double, le triple. Ma chambre, le balcon, un petit pot de nutella, les gressins (biscottine italienne), le soleil, quietude d'un moment unique devant mes yeux se deroule ces paysages magnifiques: Mer turquoise, grand voilier de bois et sur la toile de fond les montagnes aux sommets enneigees...
Me revoila de retour dans cette grande cite d'Istanbul, arrivant de Fethiye par bus de nuit et premiere mesaventure. Pendant la nuit on a visite ma veste et je me suis fait derober mon porte billet dans la seul poche que je ne cadenas pas avec une epingle, dedans 60 millions de turkish lires (36 euros environ), les boules, maintenant on ne fera encore plus attention.
Vendredi, la mosquee de Suleyman {le magnifique}, la plus grande de la ville l'une des plus belle jamais construite, avec plus de 3000 m2 de surface au sol et son dome culminant a 50 et quelques metres. Magnifique chef d'oeuvre de l'art Ottoman. J'ai decouvert les vieux faubourg autour de celle-ci laisser a l'abandon. Maison Ottoman en bois au sculpture effacer d'une conception d'un autre age et que l'on retrouve a travers toute l'asie central. Dans la rue recouverte de neige noir fondant au soleil reapparu, transforme les nids de poule en patogeoire. Pieton dehambulant avec le plateau sur la tête ou trainant la vielle cariole aux roues voilees. Avec le muezzin et l'heure de la priere qui retint, je me retrouve dans un moment imtemporel qui me fait voyager a travers les ages. Dommage que ce quartier d'ici quelques annees et le passage d'agent immobilier, revetra son triste habit de beton, de neon, de facade ou il y fera bon faire son devoir de consommateur.
Samedi, la bonne nouvelle a l'ambassade et une nouvelle rencontre: Laurence, française, 30 ans, voyageant seul aussi autour des pays limitrophes de la Turquie. La matinee et la soiree se passeront a partager nos point de vue et echanger nos informations. Pendant l'apres midi ballade autour de la mosquee Fatih avec Ertugrul (arthuro) un etudiant parlant tres bien l'anglais qui tient un cyber cafe avec ces freres et qui partage beaucoup de son temps avec moi pour m'expliquer la vie dans son pays. Quartier iranien d'Istanbul et des femmes toutes de noir vêtu allant dans les rues les sacs de provision a la main. Cela me donne un avant gout de ce qui va m'attendre. Jamais auparavant je n'avais vue une tel mixite religieuse entre les laics et les pratiquants dans les rues d'une ville et surtout sur la tenu vestimentaire de la femme, allant ici de la petite jupe et debardeur au fameux voile islamique. Pourtant tout le monde vaque a ces occupations sans ce soucier de son prochain. La mosquee se vide de la priere et nous rentrons dedans. M'apercevoir que dans celle-ci aucune barriere nous empêche de circuler et le regard pesant des gens sur moi, car peut de touriste viennent jusqu'ici. Elle est eclatante de peinture calligraphier (car le Coran interdit de reproduire toute image d'hommes ou d'animaux confèrant au décor toute son importance: ce dernier prime sur tout le reste, et cela en architecture, en céramique ou dans un livre, ... Les artistes mettant leur art au service de la religion ont dû se montrer créatifs : ainsi ils développèrent la calligraphie, la mosaïque, l'arabesque), les bancs des jardins tousses occupes, des enfants qui jouent et le soleil qui amorce sa descente. Voila comment ce passe mon quotidien.
Le reste du temps je le passe au cyber cafe avec Ertugrul et ces freres, ou il y a du passage et ou on refait le monde devant un the: L'Europe, l'islam, les filles. Des rencontres interessantes, quelqu'un ici connait une sommite politique iraniene pouvant au cas ou me procurer le visa en deux coup de fil, un autre ma renseigne au cas ou je desirai me rendre en Iraq sans souci et sans visa...
Me voila vraiment plonger dans ce voyage, car le debut d'un voyage comme celui-ci et le faite d'être seul peut vous faire douter et tout remettre en question. Mais pour moi ces derniers jours m'ont ouvert a la decouverte, au partage et a aller chercher plus loin..
from central asia 05, routine stanbouliote.
Istanbul me retient, elle ne veut pas que je parte, elle m'a adopte. Non sans rire ce sont des problemes de sante qui me retiennent ici, du au regime alimentaire trop gras dixi le docteur. Oui je suis alle voir un medecin local et francophone, ben oui pour pouvoir lui expliquer mes problemes, tres sympa je vous dirai comme la facture: 75 euros la consultation. Heureusement que je reste français même au bout du monde ce qui me permet de garder mes avantages sociaux.
Il faut dire que je suis un regime alimentaire un peu strique: Kebab au moins une fois par jour, ces ce qui a de moins chere et de nourrissant. D'ailleur je pourrai ouvrir un guide culinaire la dessus: {Sur ou manger le meilleur kebab d'Istanbul}.
Je vous rappelle au passage que sis kebap veux dire brochette roti tout simplement et il faut donc choisir sa viande.
Même ailleurs, on arrive a rentre dans des habitudes routinieres. Lever, matinee adminastive. Puis direction le consulat de France avec sa mediatheque ou j'y passe tous les apres midi. Repere des enfants d'expatries, d'etudiant turc apprenant notre langue, d'une communaute noir francophone qui vient chercher plus de chaleur que de culture et toujours des rencontres: Cette dame d'un certaine age qui vient s'asseoir en face de mois et m'obserse et me pose des questions. Est ce que je suis un orientaliste? pourquoi je voyage? qui finance mon voyage? Elle me sort un porte carte de visite rempli et vieux comme herode. Elle me donne des adresses, des numeros de telephone qui pourrai me rendre service, je les prends pour ne pas la vexer, car a mon avis au bout du fil, je suis sur de tomber sur les abonnes disparu. Elle, elle serait ici dans l'attente adminastive pour pouvoir circuler et continuer son livre qu'elle a commence. Tristesse plus realiste ou elle se retrouve la, sans argent et sans avenir. la France terre d'asile même a l'etranger...
L'hotel se met au français, car depuis que je suis la tout le monde fait des efforts pour me saluer en français: {Bonjour, comment ça va, comme ci comme ça}. Ici turc en transit, russe pour affaire, iranien et turkmene dans l'attente comme moi d'un visa. Voila même qu'on vient me voir pour prendre les infos que j'ai glane a droite et a gauche. En echange d'une nuit a Ashkabate en pay Turkmene et d'info sur l'Iran...
Un peu d'histoire maintenant, les routes d'Asie central:
Les voies humaines les plus anciennes et les plus frequentes du globe. Du a l'epoque a l'extremites des deux continents ou s'etait developpees de prestigieuse civilisation. L'expression route de la soie est apparue au 19ieme siecle, du a un allemand du nom de Ferdinant von Richtofen. deux milles ans avant notre ere, la route Lapis-Lasuli (pierre bleue, utilisée depuis l'Antiquité à des fins ornementales} allat d'Egypte a l'Afghanistan. Puis le debut reel du transit de la soie entre la Chine et la Bactriane au deuxieme siecle avant notre ere. Car depuis tout temps les routes avait leur importance dans l'histoire de l'humanite. Elles avaient d'abord une fonction economique, elles etaient des voies de conquete et vehicule les civilations a travers les arts. De plus de puis tout temps les pays desirent ce qu'ils ne possedent pas et donc il fallait deplacer tout cela a travers la route. Biensur elle s'essouflat avec l'arrive du traffic maritime...
L'histoire se perpetuerait:
Il y a deja plus de mille ans les sarrasins interpretaient le Coran a leur guise pour detruire ce qui ne croyait pas en leur prophete et ce sont surtout les chretiens qui etaient vises. Même un Calif se faisant passer pour prophete, embobiner des jeunes hommes en les laissant quelques temps dans simili paradis, ou il y avait des femmes, alcool et autre douceur en pouvoir en abuser. Pour ensuite leur demander de remplir une mission. Il n'avait point peur de mourir car il croyait rejoindre le paradis auquel ils avaient goute. Il y a deja plus de mille ans exister une forme de terrorisme et les kamikazes...
Le voyage maintenant toujours place sous l'egide des rencontres et du partage.
Ce soir je voulais fêter mon depart a l'alcool, mais la sante a eu raison et je resterai raisonnable. Car demain grand jour, direction pleine est et la frontiere iraniene dans la soiree de dimanche. Alors fini l'alcool, les manches courtes et le regard pose sur les filles.
Comme on dit pas de nouvelle bonne nouvelle. Je rentrerai en contact avec l'occident au gres des connexions. Je suis heureux d'être ici et de savoir qui me reste tout a decouvrir, même si le langage mettra un frein a tout ça...
Citation:
Si les mots voyagent, c'est qu'ils sont les premier bagage de tout voyageur. Ils lui sont presque aussi necessaire que sa respiration pour assurer sa subsistance quotidienne et pour atteindre des objectifs moins vitaux mais essentiel en ce qu'ils sont la raison même du voyage.
Louis Bazin
from central asia 06, l'Iran tout un roman.
Tout commenca samedi, apres les embrassades a l hotel
avec les amis d un instant. Direction l agence de
voyage pour attendre le bus et avec un echantillon de
parfum, je me retrouve avec 10 dollars d economiser.
Car il m indique l agence par lequel je dois passer
reellement, car lui aussi doit normalement prendre
quelques millions au passage. Avec un peu de retard on
arrive au bus, desilusion en voyant devant moi un bus
iranien de deuxieme classe kitche avec ces fleur en
plastic sur les toilettes et a l entre. Ma place
confinee entre un passage et la fenetre. Mais genoux
bloque sur le dosseret devant moi et je commence a
ronchonner en imaginant les heures a passer. Encore du
retard du a trois femmes qui commercent avec leur pays
d origine et veulent remplir le bus de leur achat.
Apres negotiation elles y arrivent et tout le monde se
retrouve devant car les bagages de ces dames occupent
tous les fauteuilles arrieres du bus. Depart, ainsi
que la discution avec mon acolite de voyage demarre
bon train, apres les presentations, je ne perds pas de
temps pour engranger un maximum d information et mes
premiers cours de persan. Les chiffres et le
vocabulaire de base. La nuit est deja la ainsi que se
fait deja sentir le mal au genoux. Pour nous occupez,
ils mettent le premier film iranien et moi vivre les
pires heures cinematographiques de ma vie: Rambo
version iranienne qui se fait prendre en embuscade par
ces satanes irakiens, tout le monde meurt sauf lui et
se retrouve prisonnier et il lui font subir les pires
sevices corporelle. Alors rambo, il s enerve, il
arrive a se barrer et avec sa cerbacane empoisoner, il
va tous leur casser la gueule a ces enfoires d
irakien:{ Vous la voulez votre putain de guerre} et il
les massacres tous. A la fin il se fait recuperer par
un helico et le plan final se fait sur le brassard
rouge porter sur son bras ou il serai marquer: Pour l
Imam, pour ma religion. L autre film culcul sur la vie
familiale iranienne, pas de chance car pas de lumiere
individuel pour pouvoir me plonger dans ma lecture.
Une fois les films fini, tout le monde s endort et il
reigne dans le bus une atmosphere incroyable, la
lumiere rouge du plafonier donne une ambiance ireelle,
un fond musical oriental, dehors il fait moins trois
degres, la neige a recouvert le decors et la lune bas
son plein de lumiere, magnifique moment de reverie.
Malgre le premiere arret nocturne je ne peux rester
assie a ma place attitrer et ne peux dormir, seulement
quelque minute de somnolance. Je decide donc de tenir
compagnie au chauffeur le reste de la nuit a regarder
le decors deffilant devant mes yeux. Le soleil se leve
et arrive l arret du matin. Le temps d un the et de
biscuit aperitif au fromage car pas attirer par la
nourriture etaler devant l oeil voyageur du voyageur.
Je reprends ma place mais pour pas longtemps et
prefere continuer le voyage assie dans les marches du
bus. Meme les toilettes sont remplis de bagage. Dans
le bus tout le monde m appelle par mon prenom, ici il
n y a que des iranien de retour dans leur pays, un
turc et un paume (moi). Deja la gentillesse de ces
gens se fait sentir et me retrouve inviter le temps d
un repas et impossible de payer, de refuser. Je m
essaye a la lecture mais les routes de montagne et le
cerveau pas reposer me font divaguer dans des
souvenirs occidental: Le dernier noel familial, les
derniers rires, les souvenirs passaient avec chacun d
entre vous. L apres midi arrive et encore 12 heures a
attendre. La recompense arrive en debut de soiree. Le
soleil amorce sa descente et s afiche a travers les
vitres du bus un des plus beau panorama du monde. Les
steppes desertique d Asie parcemer de petit village
perdu en font cette magnifique montagne arroser par
les rayons filtres et le mont Ararate se devoile
devant nos yeux, devant mes yeux ebahie par tel
spectacle, d une banalite pour certain, d une
extraordinaire chance pour un autre. Mais je suis sur
qu a travers mon regard ils ont su apprecier ce moment
unique. A savoir que c est sur cette montagne que l
arche de noe se serait echoue et je le comprends
parfaitement. La tristesse vient du transport pas le
temps de s arreter, si juste pour un poste de
gendarmerie et a la frontiere tant attendue. Corral de
barbele entre deux collines au mileu de nulle part.
Tout le monde descend avec ses affaires car le passage
se fait a pied, j imagine la suite tel que mon
imagination la vecu a travers ma culture televisuel
americaine. Nous voila traversant un corridor de
grillage de mirador nous surveillant et chien en
lesse. premiere guerite pour le tampon de sortie du
pays puis un autre controle devant cette porte
coulissante sur rail. Un metre l autre porte s ouvre
celle de l Iran, premier dounanier controle et me
lance un: {Welcome to Iran} et m indique le passage a
suivre, puis l immigration et me colle a mes amis de
voyage pour la fouille des sacs et la on m interpelle:
Please, ok for you no problem, you are tourist. Pour
les gens comme moi pas de probleme et je m apercois
que j aurai pu rentrer n importe quoi d illicite. Par
contre pour les iraniens fouillent complete surtout
pour celui qui revient des USA. Le bus nous reprends
apres avoir changer notre argent au black. On repart
pour quelques metres et la premiere ville ou nous
faisont halte pour manger. Moi je n en reviens
toujours pas de ce passage de frontiere si facile avec
tout ce que l on dit et ce que j ai pu imaginer.
toujours inviter pour le repas, me voila dans un autre
monde. La realite nous rattappe tres vite avec une
autre police qui nous arrete et qui prend tous les
passeport sauf le mien apres quelques questions. Et
voila que celui qui revient des States se fait une
nouvelle fois fouiller tout ses bagages et poser plein
de question. Il se fait meme prendre son permis de
conduire pour qu il ne puisse pas se deplacer en Iran.
Il n en revient pas de voir l accueil qu il recoit de
retour dans son pays et me fait savoir que son
gouvernement est tres mauvais...
Il est une heures du matin, je sers la main a tout le
monde sauf aux femmes avant de descendre du bus. Perdu
au milieu de nulle part, sans un mot en bouche, sans
plan en poche et sans un logement. Je me laisse
accompagner dans un hotel et je divage, conscient,
inconscient ou reve passager. Voila 40 heures que je n
ai pas dormit et trouve encore le temps d ecrire cette
lettre. pour me rappeller, pour ne pas oublier. Il est
2h30 heures du mat et je fais ma lessive, une douche
qui me parait miracle et m endort pour une tres tres
longue nuit...
Iran, East of Azerbaidjan, Tabriz
Le jour est deja leve depuis bien longtemps et je pars
decouvrir la ville, perdu dans les rues, ne sachant
pas un mot, ne sachant meme pas lire les chiffres. Le
hasard me fait arriver dans le grand bazar de la
ville. Choque culturel et vision d un autre monde.
Certainement le bazar le plus grand et l un des plus
vieux du monde. Ici reigne une atmosphere d un autre
age. Rien n a changer depuis des centaines d annee a
part l apparition de l electricite et de la grille
pour fermer boutique. Ici pas ou peu de touriste et
pas de: {Hello come in my shop}, mais toujours cette
gentillesse decouvert dans le bus. En dehors d
ustencile recent on trouve le coton encore blanc pour
faire les tapis, a cote le vendeur de couleur. Les
plus belles vitrines de commerce au monde sont ici, je
vous le dit. Miriade de couleur se chevauchant sur les
etalages. Comme calculatrice, le vieux boulier passe
de generation en generation et la balance romaine que
l on echangerai pour rien au monde pour le dernier cri
de la technologie. L aimabilite de me laisser prendre
une photo de leur boutique, de partager le the
genereusement offert (Ici on le boit a la sucette
comme dans le nord de la france c est a dire le sucre
coince dans le coin de la bouche), on m a deja propose
de boire une biere avec alcool, mais j ai refuse par
respect de leur tradition. Ali l azerbaidjanai, le
vendeur d antiquite tres business man et qui deteste
les musulmans me fait decouvrir de magnifique tapis de
sa culture et vielle montre gousset made in swiss qui
son arriver la lors des deniers echanges commerciaux
de la route de la soie. Le bazar, ancien Caravancerail
le long de cette route, abrittant les caravanes de
passage ou Marco Polo a sejourne six mois durant. J y
resterai 4 heures dedans. Je trouve toujours quelqu un
pour me parler anglais et m accompagner pour trouver
tel ou tel chose. A l hotel le soir je discute avec le
veilleur de nuit Iranien, mais Azerbaidjanais avant
tout, qui est heureux d approfondir son anglais et m
expliquer son pays.
Mardi, je trouve une librairie vendant un phrasebook
et pour ne pas changer l eternel the offert que je ne
refuse pas par peur d offencer. Ici on vent des livres
etranges et je pose la question de savoir s il n y en
a pas qui serait interdit, il me repond tout
simplement: {Moi je ne vend que des livres}...
L office du tourisme ou Nasser vous recoit dans l une
de ses huit langues parler. La chance que de pouvoir
converser en francais. il me donne mille informations
sur tout et me propose de me joindre a Yannick un
quebecoie de passage pour aller decouvrir une ville
troglodite au alentour de Tabriz. Une ville qui
ressemble a la Cappadoce du pays voisin, elle aussi n
a pas changer depuis la nuit des temps, hormis l
electricite et la brique pour agrandir la maison, au
paysage montagneux et enneige, magnifique. Retour a la
ville puis direction les petits champs elysee,
veridique. Rue pietonne de deux cents metres parceme
de bac a fleur de banc, de vitrine multicolor aux
enseignes occidental et les va et vient incessant des
filles et garcons. Le temps d un regard furtif, d un:
{you are beautiful} et du merci en retour. A 21h00
tout le monde s en va pour retourner chez eux et
regarder la television par satellite, avec la parabole
cacher sous les draps sechant perpetuellement. Nous
voici dans l ecole ou les filles aprennent l anglais,
rendez vous pour rencontrer, pour raconter notre pays,
notre liberte et se faire assaillir de question. Ici l
homme occidental blanc est un Rickie Martin en
puissance. Les cheveux cacher par le foulard vous
laisse seulement decouvrir un visage, un regard, leurs
yeux noirs, vous envoutant et ou vous vous laisseriez
ensorceler le temps d une nuit, le temps d une vie...
Repas typique americain, puis cinquieme passage dans
la rue des regards perdus. Ici depuis un an plus de
liberte pour les filles. Elles peuvent se mettre en
sandale l ete venant ainsi que laisse paraitre le
verni a ongle. Elles ont le droit de remonter
legerement le manteau (manteau ici est le chador) pour
laisser deviner le jeans taille basse a la mode. Ainsi
que de remonter le foulard pour faire paraitre la
meche de cheveux...
Je suis retourne dans le bazar le temps de prendre
deux pellicules d image incroyable. Le soir venant de
retour dans une autre ecole linguistique entourer par
toutes ces filles par tout ces regard, je n y crois
pas apres tant de mauvaise lecture sur leur pays.
On me propose un poste pour etre prof de francais a 12
euros de l heure. Moi qui a l ecole faisait plus de
quarante fautes dans une dictee, je peux me retrouver
a enseigner la langue de Moliere. Je vous promets que
je suis tente par cette offre, avoir une classe de 43
eleves dont seulement 3 garcons. Une iranienne parlant
francais voulait me rencontrer, le soir venant me
voila dans les rues de la ville la mere nous
chaperonnant et demande si vraiment cela ne risquer
rien et me repond que non pas dans tous les quartiers
biensur, elle me dit qu avec le leste que donne le
gouvernement, la police des moeurs, exquive la tete
pour ne pas voir. Elle veulent m offrir quelque chose
et ne sachant quoi me retrouve avec des patisserie
iranienne pour une semaine entiere, de passage a l
hotel je leur fais cadeau de cosmetique venant de
France et fait plus d une heureuse. La nuit dans ma
chambre ressemblant a celle d un monastere, j eprouve
mon premier moment de blues. Sachant que je ne viverai
pas cela tous les jours. Je vous dirai que ce que je
vie actuellement, ressemblerai a cette pub pour une
voiture. Ou le proprietaire demande les sensations que
son collegue a ressenti en la conduisant et celui ci
lui met une grande claque dans la tronche. Voila a
quoi ressemble ces premiers jours en Iran.
Voila la vie extraordinaire qui s est ouvert a moi...
Je ne sais pas si j aurai l occasion de retrouver le
net aussi facilement mais qui est tres long pour avoir
une connexion. Je vous dis a bientot pour d autre
nouvelle au pays des mille et une facette.
Quelques chiffres avant de vous quittez: Ici la vie ne
vaut rien, l hotel s est 2, 50 euros, un repas complet
2 euros. La boite de 250 grammes de caviar 8 dollars.
Avec 1 euro, je dis bien avec 1 euro en allant a la
pompe a essence on vous sert 15 litres de super ou
bien 55 litres de gasoil. Avec ce meme euro vous
pouvez faire 40 aller retour en bus dans les villes.
On m a confirme ce chiffre sur la prostitution de plus
de 80000 filles sur la capital iranienne et me voie
retorquer: {Nous sommes musulman pas taliban}.
from central asia 07, la route continue.
Me voila sur la capital iranienne. En arrivant j'avais cette aprehension d'arriver dans cette jungle urbaine de plus de 14 millions d'habitant. Barre d'immeuble que dis-je barre de beton sans fin se melangeant avec l'horizon polluer. Arriver dans cette grande ville sans info, juste une adresse sur un papier qui m'oblige a payer le prix fort pour arriver a bon port...
Mais revenons tout d abord sur les jours precedents. En partant de Tabriz, je me rends compte que Nasser et moi avons une connaissance commune: Pierrette d'abm et racontant ma soiree de la veille, il me demande si je n' ai pas quelques cosmetiques pour sa compagne, me voila aussi a offrir des jouets pour les enfants d'un ecrivain et pour me remercier, m'offre un poeme caligraphier en persan, signer pour moi, il dit: {le monde est un jardin de fleur, il y en a q'une seule qui m'interresse, c'est toi}. Partant pour de nouvelle aventure, je me retrouve toujours surpris par une rencontre. Vieux bus Mercedes pour Ardabile, 200 kilometres pour 1 euro, on va quand meme pas se pleindre, avec les portes gobeles accrocher en l'air attendant l'heure du the. Encore la chance d'avoir un passage qui parle anglais et qui fait tout pour moi. Hotel sympa et rencontre devant le mausolee recouvert de sa mosaique bleu un local parlant francais. Tour de la ville, premier resto ou l'on deguste une sorte de compote local, comme de la patte de fruit mais sans le fruit. Deuxieme resto pour decouvrir une soupe au yahourt specialite d'ici, avec du riz, poix chiche, herbes et huile d'olive, pas mauvais. Ensuite je cherche un resto pour prendre mes cachets et repas plus complet. Deux prof d anglais m'accostent et me retrouve apres le resto pour m'emmener dans un de leur endroit pour fumee le narguile, plateforme sureleve recouvert de tapis ou l'on se delasse sur les cousins, atmosphere enfume au arome de fruit des tabacs aromatises, on se dirai dans tintin et le lotus bleu mais sans l'opium juste du tabac aromatise. Ils savent que je voulais manger l'Abghuss, sorte de tajine a la sauce iranienne et me voila parti pour mon quatrieme repas de la soiree. A chaque fois on refuse que je paye, que se soit le resto ou le taxi. Je pars pour la Caspienne et le reve de deguster du caviar au bord d'une marina au soleil mais sans vodka. Tristesse du decors qui a drolement evoluer. Le long des routes parcemes de detritus, les villes et villages traverses laisse afficher de grand panneau, ici point de monument au mort, mais des visages d'homme peint, mort en martyr pendant la guerre Iran, Irak ou des peintures mural, representant une marque ou rendre hommage a Allah. Apres les steppes voici les forets verdoyantes arrosees par des pluies quotidiennes. Je me retrouve comme dans le jeu de la chasse aux tresors. Je me fais larguer au beau milieu de nulle part. M'en voulant un peu de me retrouver la et d'avoir quitter six jolies iranienne dans le bus. J'avance avec mon sac sur sa charette, en bougonnant. Quelqu'un me rattrape en moto et me demande en anglais ce que je fais ici, je lui tends la carte et lui dis que je veux aller sur ce point. Il me dit OK et arrete un taxi, puis nous voila partie. Le taxi et moi meme, nous nous comprennons pas et s'arrete dans le centre d'une ville pour chercher quelqu'un qui parle anglais et voila l'attrouppement autour de moi. Un notable de la ville me raconte son histoire et me trouve un prof d anglais pour m'acompagner toute la journee, Ali le chauffeur est requisitionne pour l'occasion meme si cela me coute quelques rials. On passe prendre la femme du prof et nous voila sur les routes longeant la Caspienne, loin de mes reves je decouvre le village vacance recouvert de bungalows peint de couleur vif, ressemblant a Berck plage, la mer du nord, le vent, la grisaille. Le prof nous invite a boire le the mais nous interdit de rentrer chez lui alors on le deguste assit dans la voiture reste garer devant sa maison. Ici pour l'hotel je suis oblige de me faire enregistrer au poste de police. La soiree se passera dans ma chambre, partie dans une longue discution avec le prof qui pour l'occasion m'offre un chapelet religieux. Il me parle du hasard sur notre rencontre, d'Allah et me questionne sur mes idees et du contenue de mon sac.
Repartir sans cesse vers de nouveau point choisi sur ma carte, voiture, puis toujours cette nouvelle personne qui m'acompagne pour pouvoir avancer et traduire ce qu'on me dit. Massoleh, le village dans la montagne, le village sous la neige qui doit etre noir de monde l'ete et ou l'hiver on prepare les nouveaux articles a vendre: Sasami, graine de sesame melange au du sucre et du miel. Les petites babouches en cuir pour accrocher a son pantalon ou a son retroviseur de voiture, les articles en fer forge cotoyant les souvenirs made in Taiwan. Le resto du moment, interieur de nos maison d'il y a plus de cent ans. Le poele au mileu, les parents assient autour dans leurs vetements uses d'avoir ete lave a la riviere battu par le bois, les murs noircis par le temps et la fume, les vielles nappes cirees, les photos d'un autre age, la deco kish comme dans la chanson {chez la mere a titi} de Renaud, me fait prendre du bon temps seul avec le narguile en guise de deliriumtremens, seul luxe qui nous rappelle notre epoque la television noir et blanc ou l'on diffuse les match de football anglais.
Sur la route a travers la vitre du bus, les camions americains deffilent, entre les voitures iranienne, la saipa 5, notre bonne vielle renault 5 remit au gout du jour avec ces elargisseur d'aile, ressemblant a la fameuse turbo 2 mais les chevaux en moins et autre modele de ces peugeot: 505, 405 et 406.
Teheran sous la neige, comme les autres capital du monde, ou l'on vie a deux cents a l'heure. Ici pas de code de la route comme dans tout le pays d'ailleurs et ces la loi du plus fort qui l'emporte au carrefour. Les ambassades enfin trouver a l'autre bout de la ville, ou je perds deux jours et l'espoir d'avoir un visa dans une semaine. A l'hotel qui se trouve dans la rue du pneu, repere de touriste nippon ou la vie s'ecoule dans le couloir a se donner les dernieres infos car les chambres de 1'80 metres sur 1'50 metres ne servent juste a deposer nos affaires et a dormir, je reste dans quartier ne trouvant rien d'extaordinaire...
Pour patienter et passer le nouvel an musulman, je suis descendu a Ispahan, ou le jour de mon arrive je n'avais envie de parler a personne ou de repondre a toujours a ces: hello, si gentillement lancer. Magnifique ville ou je retrouve les japonnais laisse a Teheran. Tout le monde dans le meme hotel, repere de touriste a la barbe couleur baroudeur d'un jour. Moi j'ai la chambre la moins chere: 2 euros, ces la carpet room, juste un tapis, une couverture et une table basse ou repose le Coran, cela me suffit emplemment.
Partie a la decouverte de l'une des plus belle ville du monde a travers une architecture qui a su traverser le temps au milieu des magazins fashions et des etalles a souvenir eparpiller autour des monument de la ville. Le bazar surdimensionner, allant de la ruelle au tissus ou l'on se bouscule pour rejoindre celle des maraichers et finir seul au milieu de ces murs portant tant d'histoire laisser pour l'heure de la priere. J'aime retrouver l'endroit ou l'on vend les epices, l'odeur qui y reigne, ces couleurs entreposer dans les sacs et me dire que c'est la seul chose qui reste de la route de la soie qui n'a pas completement disparu.
Pour moi tout va pour le mieux pour l'instant, la vue, le decor, les rencontres toujours la ou les memes questions reviennent sans cesse: Mon pays, mon age, mon metier, si je suis marier ou celibataire et pour finir sur la question tabou: Comment ce passe les relations amoureuses entre hommes et femmes occidentaux.
Vous dire aussi que le plus gros billet en Iran est de 10000 rials, ce qui represente 1 euro, alors au moment du change je me retrouve avec un peu plus de 200 billets dans la poche ces liasses me faisant passer pour un trafficant ayant reussi un gros coup.
Portez vous bien et a bientot pour d'autre news...
from central asia 08, Amplitude, la vie du voyageur.
Semaine tres enrichissante. Ispahan la belle que je n'ai eu le temps de visiter entierement et mon premier jour grincheux, pourquoi? je ne sais pas, pas envie de parler, pas envie de repondre a tout ces: Hello, witch country?, pas envie de parler le farcie pour commander a manger et rester le ventre vide le temps d'un tajet, pareil pour les taxis, ce qui differe des autres pays, lorsque vous descendez du bus on vous saute au cou pour vous rabattre dans tel ou tel hotel, ici aussi il n'en est rien et doit me debouiller, un chauffeur de taxi collectif aura raison de moi et heureusement car je n'ai jamais d'adresse ou loger lorsque j'arrive dans certain lieu. L'hotel et sa carpet room que j'ai du quitter pour rejoindre le dortoir mixte, pour les touristes. Une chambre de cinq avec tous un point commun, nous voyageons tous seul, pour beaucoup c'est la premiere fois que des occidentaux se retrouvent depuis quelques semaines voir quelques mois et cela fait du bien parfois. L'une des plus belle place du monde s'ouvre a moi, magnificance d'un jardin entourer par ses mosquees et son palais, le temps de s'asseoir pour profiter de l'heure de la priere et deja on m'interpelle, le temps de parler anglais de se retrouver devant un the et Masdak se presentant a moi: Un gars de 43 ans qui a beaucoup vecu, entre la guerre Iran Irak, au probleme Palestien, jusqu'a la clandestinite en Suisse pour echapper a son regime, arreter deux fois pour avoir bu de l'alcool et fumer de l'opium et parlant un tres bon francais. Aujourd'hui, il ne peut travailler pour un organisme d'etat pour faire accompagnateur et doit survivre par des petits boulots. Je passerai trois jours avec lui a parler de tout et de ce qu'il ne peut dire ici, sans etre compris au regard de monsieur tout le monde cherchant lui la vie facile comme par chez nous.
Les jours se suivent et j'arpente le meme trajet pour faire des photos et me faire voir pour que l'on m'accepte avec ma boite a image et d'avoir la chance de la pose du moment du passant, des passants fieres d'apparaitre sous leur meilleur jour. Toujours dans les lieux historique, je ne peux rester seul pour savourer ces moments, car il y a toujours quelqu'un pour vous interrompre et vous poser des questions, ainsi va la vie du voyageur.
Samedi 20 mars 2004, 10 heures 18 du matin... Happy new year et oui le changement d'annee pour eux ce fait a cette heure si, encore une histoire d'astre, nous sommes en 1300 et quelques. Pour nous voyageur rien ne change si ce n'est que tout va etre fermer pendant une semaine. J'aurai la chance de pouvoir partager le repas avec la famille de Masdak. Appartement avec un sejour plein de canape pour recevoir, recouvert de tapis ou l'on mangera pour ce premier jour, les femmes biensur restant a la cuisine.
De retour sur la capital pour les fameux chemins administratifs. ou je me retrouve sur le bord de la route, assie sur un tabouret pliant la vielle triumph entre les genoux a remplir ces formulaires de demande de visa ecrit en russe et en anglais car le local ne comprend rien, moi non plus d'ailleurs. Mauvaise nouvelle pour le visa de transit turkmene, il me faut une lettre de recommandation assez speciale qui ne plaira pas pour autant parce qu'elle est signe par le vice consule, celui-ci etant en vacance pour deux semaines, alors j'ai laisse tomber, j'essayerai a Masshad ou trouverai une autre solution pour arriver a bon port. On ne peut rien faire car tout est ferme pendant cinq jours, nous laissant le repit de deux jours a chaque voyageur pour joindre son ambassade de destination et leur visa, je me demande comment une fete comme celle-ci n'est pas arriver en France...
Les journees sont identiques, on se leve, chacun vaque a ses occupation et l'apres midi tout le monde se retrouve dans le dortoir a raconter son histoire, parfois jusqu'a des 4 heures du matin. Ce qui est rigolo, ces que tout le monde se suit, nous sommes plusieurs a avoir commencer d'Istanbul sans s'etre vue et nous retrouvons a travers un hotel commun d'une nuit. Comme j'ai le temps, je vais vous raconter mon sac, mon quotidien, mon intimite. Mon sac a dos de 90 litres remplit a rabort et me dit que je n'ai rien: Un sac de couchage pour les nuits froides qui aujourd'hui va plus tot m'encombre car en une semaine, on est passe du zero et la neige a plus 25 degres, un drap orange a l'ephigie de Buddha pour les lits qui ne serai pas propre.deux boites pour recevoir mes 70 films d'appareil photo, ainsi qu'un peu de matereil. deux boites pour transporter ma medecine, mes medicaments me rappellant bien mes origines. un quart pour boire le the, une gamelle au cas ou j'aurai a faire ma cuisine, en ce moment elle est occuper par les derniers echantillons de parfum et deux gourdes plastique hight tech pouvant etre chauffer. Un sac plastique (decathlon) blanc pour recevoir mon pantalon, ma chemise, mes deux t-shirt et sous vetement. Un autre marron (fnac) avec un savon faisant aussi office de mousse a raser, de schampoing et de poudre a laver le linge, un rasoir jetable, une brosse a dent pour les dents, une autre avec le manche couper pour me nettoyer les ongles et dentifrice. Un ciseau coupe ongle marchant tres bien pour couper la barbe ou autre. Un pot de creme nivea pour la peau et les chaussures, car elle aussi on le droit d'etre entrenue meme s'il est ne sont plus etanche, une paire de sandale. Une petite bibliotheque de 7 livres et 3 translates pour pouvoir communiquer, j'oubliais, le papier toilette, car je ne suis pas encore capable de me laver les fesses a l'eau froide du jet. Voici le resume de quelques articles lu avant de partir sur l'Iran
Pays ou la contradiction est reine. Les fils et filles de dignitaire logent dans des immeubles ou on a acces uniquement par le garage et sans visavi comme cela ils peuvent vivrent a l'occidental, les paraboles caches sous le linge ou sous les toits. Il est interdit de se reunir dans la rue mais il possede un stade de football de 100000 places. Dans la rue il vous est interdit de parler a une femme si elle n'est pas de lien de parente, sous peine de finir au comissariat des moeurs. La majorite pour les filles etaient atteinte des l'age de 12 ans et ce trouver confronter au même loi que les adultes ainsi que la peine de mort. Heureusement et encore, aujourd'hui elle a ete repousse a 16 ans. De savoir qu'un homme qui a commis une agression sur une femme sera puni de mort, mais la famille de cette dite femme devra verser un tribu a celle de l'homme pour pouvoir subvenir a son absence. Autant dire qu'ici un homme vaut deux femmes. Tout cela existe depuis 1979 avant les hommes et les femmes allaient dans des ecoles mixtes et n'avait pas a ce voile. Toute cette revolution pour un changement mal interpreter par les gens du peuple qui croyait en plus de liberte. Vue des mes yeux de touriste, je n'ai pas le sentiment de ressentir tout cela, ce que je vois dans la rue au quotidien est la meme chose que je vois par chez nous, il faut vraiment rentrer dans l'intimite d'une vie pour ce rendre compte qu'il y a un grand fosse entre les hommes et femmes et beaucoup d'hypocrisie. Pour les coutumes, il ne faut jamais dresser son pousse comme nous ferions pour dire Ok, ici c'est une insulte comme ci nous dresserions le majeur vous savez pourquoi. Meme s'il ne sont pas propre. Il ne faut jamais se moucher dans un restaurant, car vous verrisez tout le monde se lever et quitter ce lieux.
Une semaine de passer et enfin je retrouve le net. Quoi de neuf, plein de chose, le visa Ouzbeck en poche, je quitte Teheran. Avec cette rencontre dans le bus de nuit pour Shiraz de 4 Afghans descendant plein sud et tentant leur chance a Dubai. Je n'en revenais pas de voir tant d'entouthiasme a travers leurs regard, j'avais tant de question a leur poser et j'ai juste pu leur dire: C'est tres difficile et bonne chance. Le reste de la discution se fera gestuellement Il m'ont meme offert de leur repas dans le bus. Je n'en revennais pas de voir tant de foie dans une expedition pareil et probablement vouer a l'echec. Le bus se vide, pouvant m'allonger, regardant a travers la vitre, le desert, les etoiles et pour la premiere fois posant plein de question a Dieu, celui que j'avais laisse au profit de ma vie d'occidentaliste et ces quelques lignes qui me son venu:
L'espace est un grand livre au page blanche, la vie sur terre s'ecrit difficilement sur l'une d'elle. Dechirer la pour la reecrire, Oh mon Dieu...
c.h
Descendant du bus, je prends une photo pour me souvenir et ils m'offrent une carte de voeux dedicacer, il n'y a pas plus beau cadeau que ces quelques lignes ecritent. Je ne perds pas de temps pour rejoindre: Persepolis, elle a ete rebaptise: Iran Disney Resort. J'ai mal choisi mon jour pour venir visiter le vendredi du nouvel an. Bouchon sur la route, la queue partout et des gens venu ici plus pour s'exiber que pour parler architecture ou histoire. Camescope a la main pour filmer la petite famille habiller dans les derniers hahit a la mode. Mode a tendance americaine, meme si sur les murs de beaucoup de ville on prone l'antiamericanisme. Les lunettes de soleil sur la meche de cheveux depassante du foulard. Pour les hommes, chemisette, jeans, les lunettes dernier cri et tres important l'oreillette du portable en vue. Ne respectant rien, marchant sur les collones ou s'asseyant partout pour cette sacre photo souvenir. Les vendeurs de saloperie s'etalent les un derriere les autre, vendant du made in china. Les boules pour moi, moi qui croyer partager mes lecture avec des passionnes, encore une fois je me suis trompe, pas de chance pour la tranquillite car ici aussi il y a toujours quelqu'un pour vous interpeller. Au faite, j'ai oublie de vous dire que c'etait magnifique, mais a l'allure de tout ce passage, il ne restera plus rien dans quelques annees. Un peu d'histoire: La Mesopothamie, Babylone et sa fameuse tour. {Batissons-nous une ville et une tour dont le sommet penetrera les cieux, faisont des briques et cuisons les au feu}. Ce fut l'invention du materiel fabrique et la production en serie 2200 ans avant J.C. Grace a quoi les projets de l'homme ne seront plus conditionnes par la nature. Comme quoi lorsque l'homme invente n'a pas de limite et ce croit maitre du monde. En revenant je veux quitter cette ville aussi vite que je suis arrive, pas de chance car tous les bus sont plein pour les 24 heures a venir. Alors je vais en ville trouver un hotel pour la nuit assez cher car tout est complet. Ici les iraniens de passage transforment les jardins publics en camping, plus une place pour poser sa tente, alors on fini sur le bord de la route ou sur le parking sous un soleil de plomb et la temperature avoisinant les 35 degres. Demain Yazd, puis Masshad et encore un mois de passer. Je crois vous avoir tout dit, prochain message, je pense dans deux semaines en Ouzbekistan si tout va bien...
Petit lexique pour survivre: Pipizamzam= Cocacola, Chikchok =Bounty, Chikchak ou Tak tak= Kitkat, Metro = Mars.
from central asia 09, sur les traces de l'Imam Husseyn.
Bonne nouvelle le billet de deux euros vient de sortir, on aura les poches plus legere. Oublier de vous dire que sur Teheran, j'ai pu deguster ma premiere glace au safran. Faisant le tour de la ville by night en voiture et m'apercevoir qu'il n'y a rien pour les jeunes. De vous dire que le gpl est gratuit pour les taxis Vu dans une vitrine de magasin de photo un appareil nazi de la Luftwaffe antiquite qui n'est pas a vendre. La chance du hasard et des rencontre toujours fortuite et me faisant avancer jour apres jour. un pilote d'avion me renseignant sur les voles pour l'Ouzbekistan, un japonais se retrouvant bloquer par le meme visa que moi et qui a seulement un budget de 3 dollars par jour, ce nourrissant d'oeuf, de pain, de tout ce qu'il peut trouver a pas cher. Un francais revenant d'Afghanistan me renseigne au cas ou et tout cela tous les jours au hasard des questions qui se posent...
Quelques nouvelles d'actu sur la ville de Bam, selon les gens que j'ai rencontre et qui si sont rendu: Une vrai vision de desolation, d'apocalypse. Des tentes monter a la hate sur les ruines des maisons. Des ouvriers sont deja a la tache pour rebatir la forteresse, leur budget est deja debloque, laissant le peuple de la ville dans un desespoir et un mecontentement sur les millions collecter a l'etranger qui ne sont jamais arriver jusqu'ici.
Shiraz ville des poetes Saadi et Hafez ou je vous avais laisse la derniere fois, tour de la ville de sa mosquee recouvert de sa mosaique faite de million de petit mirroir, les fideles viennent embrasser le shirine (tombeaux) s'en allant a reculons. les femmes dans une cour adjacente regrouper pour papoter, boire le the et fumer le galion (narguile iranien). Oublier de vous dire qu'a Persepolis, les pierres vestiges d'une autre epoque sont recouvert de tag neo retro, signe pour l'eternite a toi paulette l'amour du moment ou le souvenir d'un connard sans education ( j'suis venu, j'ai vue, j'ai ecru). Dans ce vieux bus mercedes le long des routes, je regarde les R5, les 2cv, donnant un air nostalgique de france des annees soixantedix. La police surveillant tout cela a bord de leur vaiseau Mercedes 240 (ca rigole pas ici). Dans les oasis, les derniers nomades ont troque leurs chameaux pour des pick up bleu toujours aussi charger.
A l'heure ou tout le monde sort de boite par chez nous, me voila arrivant seul a la gare routiere de Yazd, on m'avait dit pas de probleme lorsque tu arrive tot, tu squatte la gare routiere en attendant le jour. Cela doit marcher pour toutes les villes sauf celle-ci. Je m'installe dehors sur le banc en beton ouvrant mon livre de farcie, le temps d'apprendre quelques lignes pour ne pas m'endormir, surveiller le soleil apparaitre derriere les montagnes et attendre un nouveau cycle hotellier. C'est rigolo de comprendre quelque brive de phrase des discutions voisines. Le va et vient deposant leur lot de passager et la silhouaite de deux sac a dos se detachant du groupe, savoir que je ne finirai pas la nuit tout seul assi ici. Cette phrase qui retint {wich country} et qui prend une autre forme lorsqu'elle est dit par deux occidentaux. Valentin et Raoul, deux roumains en ballade comme moi. Toujours les meme questions et le plaisir partager du moment. Autre bus et autre arrive: Tomoko une japonaise voyageant seul depuis 5 mois ce joint a nous. L'attente prend une autre forme, plus joyeuse et s'atablant dans un petit resto pour nous rechauffer devant un gobelet de the. L'arriver du soleil naissant sur ces plaines desertique et montagne au sommet enneigees. Nous prenons la direction de l'hotel marquer sur un guide. Pour ce retrouver dans toutes ces villes pas de probleme, vous demandez la rue Khomeini et vous etes sur d'arriver au centre meme de toutes ces aglomerations. la visite de la ville se fera avec mes deux comperes du moment. Ici la vie a garde son image classique d'une ville de province et pas de vendeur de souvenir devant chaque monument. Pas de separation dans le bus pour delimiter homme et femme. Celle-ci d'ailleurs non point peur de vous regardez, de vous sourire et de vous parlez. Deux d'entre elles me demanderont d'ecrire quelques lignes sur un carnet, je me permets d'ecrire une phrase gentil en anglais une autre plus coquine en francais. Ces differents sites, dont la tour du silence, plus beau sur la photo qu'en vrai. Ressemblant au decors de la guerre des etoiles laisser a l'abandon. Je reste longtemps a regarder ce vieux assit par terre se deplacant avec l'ombre du transfo sur lequel il s'appuit pour faire ses panier ou plateau en osier. Rien ne le derange pas meme les passants, abile de ses mains, de son savoir faire, de sa vue disparaissant. Je reussi a l'interrompre pour une photo, reclamant son due comme faisant parti du decors. Au info du soir le Michel Chevalet local nous montre la derniere technologie iraniene ou comment monter la surprise d'un oeuf Kinder...
0h40, ma chambre, sa vue. La chemise ouverte a la fraicheur d'une nuit etoile: dans la rue retint la musique s'echappant du chapiteau librairie, recouvert de temps a autre par le va et vient d'un de ces 100 cc. Au fond les deux minarets eclairer de vert, comme un phare dans la nuit au milieu du desert annoncant l'oasis aux caravannes derivantes. Les puits de ventilation pour refroidir les maison au facade de terre remede contre les grosses chaleur d'ete. Technologie d'un autre age. Les feux de circulation misent en veille, libre de tout rappel codifier. Sous les projecteurs eclairant la facade de la mosquee recouvert de sa mosaique turquoise, ressemblant au mur des vent de jaipur. Ces femmes toute vetu de noir profitant de ce moment de liberte, se prenant en photo devant la fontaine ou les jets se sont calme, laissant refletter leur silhouaite sous la lumiere chaude de l'eclairage publique. Les imaginant dans un avenir admirer cette photo prise sous mes yeux. Dommage que l'obscurite m'empeche de voir leur sourire. Deux trois passant venu feter cette nouvelle annee en ces lieux. Le vendeur de glace glanant les derniers rials d'une famille tardivement passer. Les hommes coucher, le gerant de l'hotel preferant la lucarne televisuelle. Les jeunes sur leurs motos stationnant devant le banc publique squatter par d'autre n'ayant pas d'endroit a eux. Derniere ballade romantique pour deux amoureux sur leur deux roues. Dans la voiture un autre couple bravant l'interdit, partant dans un langoureux baiser. Voila la vie qui s'ouvre a moi, savourant la paix, la quietude de cet instant. Je ne veux m'endormir, laissant ce decors disparaitre dans l'oublie du sommeil...
Traversee du desert Iranien, sans le stop and go que je souhaitais par peur de ne pas retrouver de bus pour ma prochaine destination.
Mashhad: Bienvenue sur la planete chiite, ville sainte, ville du safran, ici on ne vous demande pas votre pays mais votre religion. Je trouve hotel a bon prix parmis les nombreux qu'il y a pour les pelerins. Trouve sans trop de difficulte les ambassades qui m'interessent, la queue, bousculade et toujours les meme reponses. pas de chance encore une fois tout est ferme pour quattre jours. Je pars a la decouverte de la ville. De voir que tout est en construction, minaret de beton et les coupoles gloques attendant leur facade de mosaique. Faisant le tour de la mosquee en deux heures, je fais un tour du monde. De ces boutiques ou l'on ne vent le kit complet du bon pelerin de ces chapelets made in China, des reproductions de l'Imam Ali bien portant remit au gout du jour comme chaque idole dans chaque religion, des marchands de bague trouvant leur place au milieu de chacun d'eux et des photographes avec leur decors de carton pate representant la grande mosquee ou les photos sont interdites. La moto discomobile religieuse, les pelerins squattant le pave, le cheik suivit de ses trois femmes. Et la, le rassemblement d'homme et d'enfant revetu de leurs chemises noirs et la terrible ceremonie expiatoire, ou ils se flagellent aux chaines pendant une heure au rythme des tambours et au son de l'Imam chantant Husseyn le martyr, un jeune est la pour asperger d'eau ces disciples d'Alla. Par la suite ils forment un cercle pour ce taper la poitrine, se tournant vers la mecque en pleurant en coeur. J'allucine, me retrouvant seul blanc au milieu de tout cela. Je vais visiter la grande mosquee et failli me retrouver coince pour l'heure de la priere ou chaque metre carre est recouvert de tapis, chaque cour, chaque salle. Je suis le fanatique pelerin male venant psalmodier des prieres. Dans ces aller et venu, je me retrouve dans la bousculade pour pouvoir toucher le tombeau a la coupole d'or de l'Imam Reza mort en 819 empoisonne. Les regardant baiser les portes de cuivre dore, salle recouverte de la plus grande mosaique de mirroir que je n'ai jamais vue. Ne disant rien, faisant les meme geste au cas ou je serai montre du doigt, avec ma barbe et tous ces rites, personne ne souci de moi. Mashhad ville du safran et au restaurant ou je vais tous les soirs pour un repas que je n'arrive a finir pour 3 euros, ici comme ailleur pour passer le temps on casse le sucre avec un marteau de metal pour le transformer en de. On m'ammene le sac plastique le plus ordinaire du monde rempli de deux bon kilo du pistil de cette fleur.Moi qui croyait qu'on le cacher dans des coffres forts.
Conclusion: Apres un mois de voyage a travers ce pays, de decouverte, de rencontre. Je ne cherche pas a me projeter trop loin, peur d'une deception. Alors je vie au jour le jour, de cet petite galere de routard au joie du moment apres un visa ou un renseignement important. Je me serai jamais autant regaler du plat national servie dans les gamelles d'alu des restaurants de quartier ou l'on voit defiler la vie a travers la vitrine. D'avoir vue les vertes vallees aux plateaux desertiques. Du plus laic au plus croyant d'entre eux. D'avoir tenu 30 jours sans une goutte d'alcool. D'avoir partager leur quotidien. Je vous dis a bientot pour un autre pays, autre langue, autre moeurs
from central asia 10, les portes de l'asie central s'ouvre enfin.
Avant de lire ces lignes, je tiens a vous rassurez tous. Je n'avais rien dit de ma destinstion pour ne pas alarmer tout le monde. Tout va bien pour moi, pas de probleme d'insecurite...
Le 06 avril, 6h30, mon visa expire dans moins de 18 heures. Me voila a la gare routiere de Mashhad et la temperature a chuter, le danois n'est pas la. Je me place bien pour pouvoir mettre mon sac dans l'un des coffres du bus qui sont deja remplie de commerce au noir. On me dit garder votre sac et l'arriere du bus se transforme en un monticule de baggage. 9h00 ca y est on part, dans nos vieux bus mercedes ou leur ancienne destination non meme pas etait efface, le notre est marque beach machin chose, il devait relier une plage de la cote grecque. Celui devant est francais 26420 (vive la Drome). S'imaginer qu'apres avoir fat leur 2 millions de kilometre sur nos terre, il allait finir leur vie sur le carrefour des routes naissantes. La chance d'etre blanc et je me retrouve juste derriere le chauffeur. Nous voila parti, j'en profite pour finir ma nuit et comme toujours on me questionne, pourquoi?, comment? et qui paye mon voyage. Comme dans l'est de la Turquie, steppe desertique et au mileu de tout cela le ruban d'asphalte, derniere ville ou l'on s'arrete a la gare routiere et ou s'ammoncelle sur le quaie le double du chargement que nous transportons deja. On trouve de la place, sur le toit, dans l'allee ou l'on dispose les bonbonnes de gaz et les futs de gasoil, un gars me demande: {go Afghanistan, good bye). Ca y est la frontiere, au milieu de nulle part, toujours ce corridor de barbelet et des panneaux autour annocant des mines antipersonnels pour eviter les clandestins qui serai tenter par plus de liberte. On fait descendre tous les afghans de retour sans visa et on fouillent leurs sacs, on y perd deja une bonne heure, deuxieme poste pour nous ou chacun pointe son visa. Je prends le temps de fume un cigare et d'en offrir autour de moi, comme les parfums cela ouvre des portes, casse cette cage de verre, nous fait gagner du temps et pour moi des renseignements precieux pour la suite, troisieme poste et nous voila en Afghanistan. De ce cote si pas de route mais une piste, qui apres la pluie a transforme se terrain vague en nomad's land. Casse de vehicule, bicoque faite de recuperation de bois et de plastique. Pas de douanier pour nous verifiez, juste un gars qui tamponnent les passeports sans meme regarder si vous avez un visa de l'autre il balance celui-ci sur le comptoir, vous allez me dire si vous en etes arrive ici, il n'y a pas besoin de verifier. Pas d'ordinateur pour vous enregistrez. De retour dans le bus, nous voila reparti. truck d'un autre age (berliez, kamaz) tout le long de la piste rendant l'ame les un apres les autres, suspension, direction ou moteur casser. Ancien caravancerail transformait il y a quelques annees en poste avance ou il ne reste plus qu'aujourd'hui que la carcasse de char sans chenille, celle-ci servent de ralentisseur sur la route et d'ancien camion de troupe cannibalise, seul vestige visible la mitrailette de gros calibre rester sur son trepied, cela n'empeche pas les troupeaux de mouton d'aller et venir. Autre caravancerail transforme en camp de refugier du HCR. Le long de la piste, les tentes de nomades, le berger gardant sont cheptel avec la kalaniskof en bandouliere. Je me voie revivre les longs convois de chamaux auparavant qui acheminer leurs charges a travers ces steppes. Toujours le long de celle-ci autre carcasse de char servant d'air de jeu aux enfants. Ces oasis sans eau, enfin si, avec un puit, une pompe manuel estampier ONU, pour leur rappeler qu'il ne serait rien sans nous, ou si, qu'il serait peut etre tres different. Oasis commercial ou les echoppes ne sont ni plus ni moins que des conternaires vides coller les uns aux autres. Village de terre, d'une autre epoque, ou l'on pend sur un bout de bois une gente vider de ses raillons faisant office d'antenne de television. Le soleil descend et rend cette vallee magnifique. Apres douze heures de voyage, Herrat dans le noir, ne sachant pas ou aller, le chauffeur du bus m'ammene dans un hotel, ou l'on vous serre le the avec les petits gateaux, ou l'on vous avance une feuille, ou tout est compris dans le prix que l'on va vous annoncez: 45 dollars (euh, massage compris), que faire accepter, partir dans la nuit pour un autre hotel, sans un afghanis en poche. Pour moi cela represente le budget de 15 nuits. Aller on se fait plaisir, on rechage les accus, le ventre, les gourdes et on traine sur le net tout la nuit car tout est a volonte. J'oubliais on vous demande de laisser vos armes dans la voiture...
Le reveil se fait au son des clochettes des carrioles tirer par les chevaux. Le plan de la ville, ou il apparait plus de point avec ces diminutifs d'association caritative que d'hotel. Il y en a pour tout le monde, a croire que la jet set humanitaire se serait donne rendez vous ici sous le soleil pour refaire le monde dans l' hotel chique de la ville. Dans la rue deux mondes se rerouvent, les riches dans leur Toyota, les pauvres sur la cariolle parfois tirer par des chevaux, parfois par des hommes. Je vous rasure avec l'operation freedom machin truc des blancs les femmes portent toujours la purda. Premiere chose se matin se faire faire une chemise a la mode du jour qui tombe jusqu'au genoux pour se fondre dans le decors, car pour les hommes, il n'y a pas d'exentriciter vestimentaire, chemise jusqu'au genoux, gilet, beret a la Masshoud ou turban. La ville, ses trottoirs ou chaque metre carre a quelque chose a raconte, la poussiere, la salete, tout est recouvert d'une couche de pousssiere. Ce n'est pas de l'humanitaire que l'on devrai faire mais de l'humanhygiene. J'aprehende drolement mes premiers pas, je me dirige vers la mosquee qui est magnifique recouvert de sa ceramique bleu et de ces textes caligraphies, pour une fois je peux m'asseoir et profiter du spectacle. Deux filles qui sous leur purda sont habillees a l'europeenne, viennent me poser des questions en anglais: {vous etes journaliste ou vous travaillez pour laquelle de ces organisations}. Je leur dis que je suis de passage, mais elles n'encroivent pas un mot. Ici pour les jeunes filles la vie n'est pas rose du tout. Trois cents femmes qui, l'an dernier, dans cette seule ville, la capitale d'Ismael Khan, le seigneur de la guerre de l'Ouest afghan, se sont immolées par le feu pour échapper à la condition d'esclaves conjugales qui est le lot de l'immense majorité des jeunes Afghanes, morte de ce fanatisme sans âge qui s'appelle l'islamisme et qui n'a pas disparu.
Ensuite le chateau, le bazar, le quotidien, je sors l'appareil photo, je commence des plans larges puis je m'approche et je demande pour faire la photo et tout le monde s'agluttine autour de moi, avec mon imagination debordante, je crains le pire, mais tout est ok. La boucherie sans vitre sur des billots ou les couches de sang seche les une sur les autres, la langue d'un boeuf accroche a l'entre, les vissaires a meme le sol, un plan de travaille sale comme jamais il ne m'as ete donne de voir, j'arrive a faire la photo de l'ensemble. Pour la premiere fois je vois un commerce vendant des plaques de sel venant de l'Himalaya. Toujours en marchand, comme un representant politique, je me vois lever la mains tous les dix metres et saluer: {asalam alekum}. Les ruelles de terre, les enfants poussant a l'aide d'une tige ce cerceau de caoutchouc. Le magasin d'antiquite ne se faisant plus d'illusion pour les annees a venir ne cherchant meme pas a vous rabattre, juste a venir boire un the et parler. Le cimetiere des sans argents tas de pierre annoncant la presence d'un corp enseveli survoler par un escadron de pigeon blanc...
(question de securite je prends l'avion 2 heures de vol pour rejoindre la ville suivante, meme prix que le bus qui lui met 2 ou 3 jours) 9h00, je pars pour l'aeroport, comme partout ou vous demande d'arriver 2 heures avant, deuxieme ville du pays par son importance, j'imagine l'endroit et mets tout dans mon sac pour ne pas avoir de probleme au portique. L'aeroport international. Non pardon je reprends, l'aeroport intercommunal au milieu de nulle part ressemblant plus a une gare ferroviere desafecte, avec son parking unique au monde ou le vehicule le moins cher est un 4x4 Toyota derniere generation. Je rentre, personne pour vous acceuillir et me voila sur le tarmac, il y a juste notre avion et un helico russe tout blanc estampille (je vous laisse deviner). 4 blancs attendent aussi travaillant tous pour une organisation humanitaire, les militaires l'arme au poing les responsables de l'aeroport reconnaissable a leur badge. D'un cote de la piste la station meteo elle aussi offerte a l'autre bout les carcasses d'avion. Au bout d'une heure je me dirige vers l'avion, et l'equipage russe m'accueille. On parle meme le francais. On prend mon sac sans meme regarder dedans, pas besoin de passeport. Un Antonov devant finir ses jours au soleil. A l'interieur pas de fioriture. et puis me voila attendant les autres passagers a prendre des photos de l'ensemble, allant dans le cockpit. Messieur; euh, les temoins d'usure du train d'aterrissage lateral droit on disparu. pas probleme. Les gilets de sauvetage, y a pas; les consignes de securite, y a pas; le petit sac, y a pas, ahhhhhhhhhhhhhhhhh.
11h00 personne, serai-je le seul passager. Puis tout le monde arrive se positionant en file indienne devant l'appareil, ainsi que les bagages. Combien? 50, no, no only 48 places. Ce n'est pas grave deux partiront demain. Au fait installer les gens les hommes devant les femmes derrieres, les enfants debout entre les jambes et pour la plus par cela doit etre leur bapteme de l'air. A cote de moi, un afghan vivant au Quebec et parlant francais avec l'accens (on aura tout vu), je ne peu pas retenir de rire. L'avion decolle et rien que pour moi on me fait l'annonce en francais. A l'arrive je me dirige vers une dame pour me renseigner et je fini dans le beau 4x4 blanc pour rejoindre le centre ville...
Masar e sharif dit Masar, ancien fief de Massoud le lion du panzir. Capital de la pauvraute; qu'est ce qu'il y a pu y avoir pour que tout le monde soit si pauvre et que les blancs viennent mettre leur grain de sel dans leur gros 4x4 blanc, a cote d'eux les picks up flambant neuf de qui vous savez, a ce demander qui est la mafia. Ils sont tous assit les uns a cote des autres le long du mur de la mosquee chiite (ici, on est en pays sunnite et les talibans l'ont abime, lors de leur passage) toute recouverte de ceramique bleuelle aussi. Moi dans ma belle chemise bleu pour me fondre dans la foule je ne fais qu'attirer les regards, je me sens obliger de retourne a l'hotel pour mettre des vetements moins voyant et retirer tout ce qui pourrait avoir de la valeur sur moi. Personne ne porte un vetement sans trou, sans etre recouvert de poussiere, ou tout est terne. Les enfants jouent dans la rue au ballon degonfle troue lui aussi. Un ramasse poussiere et une capsule de bouteille font tres bien l'affaire pour jouer au ping pong, on court apres une bouteille en plastique vide deplacer par le vent, dans le ciel des cerfs volants rudimentaire. Le cinema et ses affiches jaunies par le soleil. Les charlatants et leur parlophone pour vendre leur poudre de perlinpinpin, le tir a la carabine a air comprime sur des allumettes, le circuit de voiture circulaire au l'on deplace une voiture aimante tout cela tourne a la force du poignet. Cette reflection qui me vient a l'esprit: Mais qu'est ce que je suis venu faire ici. Je n'arrive pas a me defaire de cette pense et il faudra attendre la joie s'affichant sur leur visage lorsque je sors la boite a image. Le sourire revient et je partage un peu de mon temps et de mes petit billet rouge ou bleu d'un ou deux afghanis que je prepare dans ma poche. Me voila a faire le clown sur une selle de velo de fabrication local, percher a deux metres du sol et toute la rue s'est arrete, le temps d'un instant, le temps de rire et cela fait le plus grand bien pour tout le monde. Pour la premiere fois j'estime que ma vie a un prix, celui de l'hotel ou je reside, a coup de 20 dollars, c'est le seul batiment encore correcte, avec ses sanitaire a l'occidental et son cumulus qui n'a jamais le temps de ce recharger du au coupure de courant intempestive, mes soirees se passent a la lumiere de ma lampe de poche, au son du groupe electrogene et de la musique indienne du marchand de glace d'en face. Elle se fini quand la battery de ma lampe c'est epuise. Pas de repaire car la vie ne vaut absolument rien, mais pour moi on essaye toujours de gratter un peu plus et je ne cherche meme pas a negotier tant que l'on me vole de 5 ou 10 centimes d'euro. Comme dans la ville precedente, on ne vend que du produit d'importation, rien de local, si les bananes naines ou l'on cherche la couleur la jaune d'origine sur sa surface pourri. Le soir je me retrouve au restaurant du coin ou tout le monde les jambes croisees devant le film de guerre indien (ils en ont pas marre de manger au son des mitrailettes). On me sert la Poulao (riz, patate douce, mouton) que l'on deguste avec les doigts et le the. Ca y est, j'y suis en Asie central. Comme le gardien de l'immeuble faisant office devant l'hotel, il attend, ici tout le monde attend que la journee se passe, attendre l'argent qu'il n'y a pas. Je pars en taxi collectif ou biensur les femmes non pas leur place a cote de nous mais avec les enfants dans le coffre de la voiture, pour rejoindre Balkh et les ruines de l'ancien royaume de Bactre. Le long de la route, toujours ces carcasse de char, des camions surcharges avec encore par dessus les gens qui non pas les moyens de se payer le bus et champ de pavo. Barrage de police pour gratter un bacshich, mais le chauffeur me montre du doigt et pas de probleme pour nous.
Fondée vers 2500 ans avant JC, ce fut la plus fabuleuse étape de la route de la soie jusqu’au passage de Gengis Khan en 1220 : tous ses habitants, hommes, femmes et enfants, furent alors tués, et la ville systématiquement détruite. 50 ans plus tard, Marco Polo ne trouvera plus que des édifices de marbre en ruine autour de vastes places désertées. Aujourd'hui il ne reste plus rien uniquement le mur circulaire de l'anceinte du a une construction de qualite, ou l'on y retrouve les ossatures des cadravres de prisonnier enterre pendant sa construction. Il ne reste plus que le desert, trou de rocket et une cabanne ou il ne fait pas bon y entrer hormis pour y fumer l'opium. Cet ici qu'Alexandre le grand epousat Roxane. Mais c’est aussi la ville où vécut et parla Zarathoustra...
Samedi, branlebas de combat dans l'hotel avec un repas de mariage a 7h00 du matin, a 9h00 tout le monde etait reparti a ces occupation. Je pars en taxi collectif tenter ma chance a la frontiere Uzbeck, apres 4 heures d'attente sous le soleil devant l'Amou daria. Je me vois refuser l'acces, je regarde le va et vient des camions ou le commerce ne va que dans un sens. Retour a Mazar city pour essayer une autre solution.
Je pars au renseignement et je commence par MSF, au moins il devrait y avoir quelqu'un pour parler francais. l'on m'explique que personne ne peut passer la frontiere hormis l’ONU. Je ne perds pas de temps pour plier baggage et trouver un taxi collectif pour rejoindre Kabul, malgre les mises en garde du danger de la route. Nous voila partit. La route se decouvre a travers la vitre de la voiture et au son de la musique indienne. Après le desert, les montagnes et les vallees verdoyantes de l'ancien Kafiristan. Le long de la route ou la charrue est encore tire par des boeufs, toujours les carcasses de char russe et les atrouppements autour de moi lors des arrets et je regarde les gens au bord de la riviere pecher au groupe electrogene et au bout d'une perche un cerceau de metal pour electrocuter les poissons. En repartant nous croisons un convoie de GI americain montant vers le nord. Apres les chaleurs de Mazar nous voila disparaitre dans les nuages. A 3500 metres d’altitude, on s’arretent dans la neige, moi en sandale par 00 degre et ils se mettent a prier Allah, je ne comprends pas tres bien. Et les voila faire signe lorsque l’on s’engage dans les derniers tunnels, on se demande s’il ont va reussir a s’en sortir. Il refont la priere pour le remercier de nous avoir laisser passer sans encombre. Moi j’en profite pour accrocher un ruban vert dans un arbre pour le remercier a ma facon. La route continue et je les comprends a parler politique. 22h00, on arrive enfin a Kabul, pas d’adresse sauf celle d’une agence de voyage. Je reste dans le restaurant sur le bord de la route qui s’est transforme en dortoir, ou la nuit est gratuite. le vieux avec ses mousquets d'un autre age, quelques militaires et leurs armes. A cote de moi, un cul de jatte au air du Che, de l’autre le chat et les cafars dans les cheveux et seulement Buddha me recouvrant pour me proteger. Reveil 4h30 pour la priere, meme pour moi. voila une semaine qui commence. Nouvelle semaine et nouveau probleme. Lors de mon attente devant l'Amou daria, il n'y avait qu'un pont de 300 metres a traverse pour pouvoir rejoindre l'Uzbeckistan. Cela va etre les 300 metres les plus cher de ma vie, comme on m'en a refuse l'acces et pour rejoindre ma mere dans des delais correcte, je dois prendre un avion demain pour Dubai, puis apres demain pour Tashkent. qu'elle drole de planete que la notre. pas d'autre solution si le n'ont fait pas parti d'une organisation, il y a un peut moins cher mais il me faudrait plus d'un semaine pour y arriver
from central asia 11, soviet system.
300 metres = 700 dollars + 6000 kilometres, drole
d'equation, Me voila au depart de Kabul et sur le
tarmac, le balai des helicopteres de combat. Je quitte
un des pays musulmans des plus pauvres de la planete,
pour me retrouver dans le plus riche: Dubai, oasis
moderne, au parc recouvert de gazon synthetique, au
gigantisme de l'architecture moderne, sur la piste, oh
pardon sur les routes droites se suivent les voitures
les plus cher du marche. je trouve l'un des hotels les
moins cher de la ville a 40 dollars la nuit, petit
hic, c'est l'hotel aux 4 discotheques et des milles et
une passe, ou le cheik et les jeunes de la ville
viennent depenser leurs dinars. Devant les grands
hotels, accostent les bateaux en bois vennant de
Chine, d'Inde aux cargaisons multiples, les trottoirs
se transforment en quai de dechargement et une autre
vie s'y ecoule au rythme des grues, colis et du
rechaud a gaz pour preparer le riz. pour manger a pas
cher. Moi, je finis chez Burger king, vais au cinema
voir: {la passion du Christ}. Attendre que l'heure
s'ecoule, attendre impatiemment le retour en Asie
central...
Uzbekistan me voila, Tashkent et le vert des parcs
impressionnent mon regard apres tant de desert, ainsi
que les epaules denudees et le nombril exibe des
filles dehambulantes dans les rues. La police, elle,
se deplace en voiturette liliputienne made in Korea.
Je retrouve enfin ma mere et le luxe des hotels a
touristes aises. Mais j'ai le sentiment d'avoir failli
au regle du voyage que je m'etais impose, par le faite
d'avoir prit un avion et d'avoir eu cette coupure
entre deux mondes. Nous partons sans perdre de temps
pour Samarcande, le long de la route on refait la
geographie francaise en regardant les ancienne
destination non efface des vieux bus Mercedes. pas de
logement dans les tarifs de maman (elle m'invite),
alors nous finissons a l'Alliance francaise qui nous
aide et avec qui nous allons passer beaucoup de temps
a raconter notre pays. Maman se retrouve entourer
d'une bande d'etudiante qui lui posent plein de
question, comment se deroule la vie chez nous, comment
sont les jeunes, est ce que l'on mange du chien ou du
chat, etc...
La ville, le Registan, certainement la plus belle
esplanade du monde, entourer de ces trois medresas
toujours recouvert de mosaique, avec ses tigre lion et
ses textes caligraphies. Un pays perdu, sans origine
ou l'on vient de ressortir des livres d'histoire
Tamerlan le conquerant et ce nouveau symbole pour
faire avancer un peuple. Il ont perdu leur premiere
ecriture arabe au profit de l'alphabet latin puis
cirillyque et aujourd'hui enfin en 2005, ils
repasseront a l'alphabet latin. Un peuple au 109
ethnie et ce mettissage qui s'opere lors des mariages.
A vous jeune celibataire de nos provinces, les plus
filles se trouvent ici, je vous le dis.
Premier soir ou nous nous retrouvons inviter par la
famille qui nous accueille, a feter l'anniversaire
d'une soeur celibataire au dent en or comme toutes les
femmes qui nous entourent, la richesse porter en
bouche. Pour l'occasion, on lui trouve un mari en la
personne de moi meme, ca rigole sous le clinquement
des tasses remplies de vodka resonnant dans la cour,
drole d'entrer pour moi apres 2 mois d'abstinence,
nous offrons au femmes des echantillons de parfum
(merci a tous pour ce service) et cigare pour les
hommes, soiree royale, ou l'on danse sur du turbo
folk. Le mariage n'aurat pas lieu, apres lui avoir dit
que je ne possedais que cette apareil photo et un sac
a dos et lui disant que pour moi cela doit etre la
femme qui doit tout faire...
La visite se deroule guide a la main, prendre le temps
d'admirer tout ces chefs d'oeuvre sauver par le
communiste. Car il y a 100, il ne restai rien,
uniquement des batiments denuder de toute peinture et
autre ecriture, il y aura fallu Lenine pour proteger
ce pratimoine. Le bazar plein de couleur derriere Bibi
khanoum medresa, de sa drole d'histoire. Construit
sous les ordres de la femmes de Timour (Tamerlan), de
ces travaux qui n'avancer pas elle demanda alors a
l'architecte arabe, que faudrait- il faire. Il lui
repondit: Juste un baiser de vous, car il etait tres
amoureux d'elle. Alors elle ceda et imposa un coussin
devant sa joue, mais le bisous fut si sulfureux qu'il
lui laissa une grosse marque. Elle imposa a toutes les
femmes du royaume de ce voile. Mais de retour son roi
fut mit au courant de l'incident. Alors l'architecte
du monter en haut du minaret pour s'envoler vers son
pays et fit enterre la reine vivante. Davron un jeune
apprenant le francais, nous invite dans sa campagne
pour passer le dimanche, petit bourg a l'electricite
deffaillante au quotidien et l'eau a aller chercher a
la pompe, les toilettes simple trou dans la cabane au
fond du jardin. tout le monde vie dans la meme piece,
tapis sur le sol sur le mur, un lustre accroche que
l'on a jamais deballe de son plastique. Les deux
coffres, trousseau du mariage ou reside dessus les
couvertures de coton que l'on replie apres chaque
nuit. Nous nous atablons a meme le sol autour d'une
table pour une premiere colation. Ensuite,
presentation de la famille, ou je me retrouve avec les
hommes, maman elle partage la table des femmes dans
une autre piece. les jambes croisees, les femmes nous
apportent le repas et comme plat principal le Pulov
(poulao), ce plat qui va me suivre jusqu'a la Chine.
On parle politique, le pour du communiste, ou rien
n'etait cher, de sa vodka que les russes ont laisse
apres leur passage, au joie d'une liberte qui a un
prix, 1 kilo de viande est equivalent a 15 jours de
salaire. De la religion islamique a la sauce local, on
garde l'alcool et on mange le cochon. A la fin du
repas, on branche une batterie pour pouvoir regarder
la television et le sitcom japonais, qui accroche le
regard de tout le monde. Tout le monde dans la rue est
sortie, voir ces etranges de passage que l'on exhibe,
ou l'on doit rentrer dans plusieurs maison pour ne pas
offencer, mais ou nous devons refuser le repas que
tout le monde a coeur de nous offrir. En fin d'apres
midi, on part retrouver les parents de Davron. Son
pere ancien prof de francais qui a prefere arreter
pour se retirer dans cette petite cahute au milieu des
champs avec sa femme. Une seul piece, deux lits, une
petite table au milieu, le poele a l'entree, de
l'autre une etagere au 5 ustensiles vitales, ils nous
offrent le repas de leur journee, se retrouvant devant
un dilem, on ne peut pas refuser et si l'on mange, eux
n'auront plus rien. Drole d'endroit, pour passer un
dimanche soir et tout cela en francais. Direction
Bukhara dans un bus russe, pas de place pour mettre
mes jambes, alors je finis au fond entre cargaison de
pare brise et le plexi remplacent la vitre du bus. Les
rois de l'irrigation, des cannaux le long des routes
ou chaque parcelle a sa tranche. Des muriers n'ayant
plus a recevoir les vers a soie.
Le mauvais cote du communiste a ete l'obligation a
tout un continent de vivre a la meme enseigne, aux
moeurs regle par une kommandatur. Tout a ete pense,
regle, ne restant plus qu'a vous de travaillez et
d'allez passer vos conger la ou on vous l'a dit: A
Bukhara la voleuse qui a tout compris du business
touristique, pas de garde dans les musees, mais des
femmes surveillantes vos aller et venu et qui a le
droit de vendre ses broderies. Les tarifs en fonction
de la tete du client, tout negotier pour ne pas se
faire avoir. Devans les anciens hotels du parti, de
l'air russe au decor de fontaine d'un passe a tout
jamais eteinte, seul reste le parterre de rose rouge
du jardin public entretenu elle aussi grace a
l'irrigation. Les poucettes qui arrivait de Moscou,
mise a la mode par le media unique, finissent
aujourd'hui sur les trottoirs, remplies de bonbon,
friandise et autre cigarette. Les enfants sont
retournes comme il etait auparavant dans les bras des
parents. Des ecoles sans nom mais mais au simple
numero, triste d'entendre: Je viens de l'ecole 27,
specialise en je ne sais quoi. Aux cours de
recreation, ou reste sur les murs des affiches d'un
patriotisme vieillissant, aux parcours du combattant
pour former toute cette jeunesse. Du site culturel au
luna park d'un autre age qui aujourd'hui sert encore
pour sortir main dans la main d'amoureux revant d'un
monde encore plus occidental. Avant l'air communiste,
il n'y aurat eu que 4 touristes ressencer en 400 ans.
Hier, on vennait en train de tout l'URSS, aujourd'hui
ce ne sont plus que des cars de touriste hyperspeed,
voulant du depaysement et visiter mille et une place
en une semaine chrono. Aux commercants avident de
rentrer d'argent. Tu n'as que ce que tu merites et moi
de devoir tout verifier du change au restaurant, des
entrees de musees au souvenir. Pour la quatieme fois
je retrouve Franscheka par hasard sur la grande
placeet partageons soiree et toujours nos infos
precieuses. Nous partons pour Khiva, ville dans le
desert Izil-kum, du neo retro pour touriste en manque
d'imagination. De tes echoppes au tapis
azerbaidjannais ou persan, des epices d'Iran. De leur
monoculture de coton, il n'y a que des tee-shirts
floquer the road silk. Nous prendrons le temps de
deguster une biere et quelques arachides devant ce
decors. Partons dans le desert a la vrai decouverte de
l'histoire des forteresses vieille de trois siecle
avant notre ere, des nomades sedentarises autour d'un
lac, voulant eux aussi profiter du tourisme, proposant
leur yourt pour une nuit et leur chamaux pour la
balade d'un instant.
Maman repart et moi part pour la mer d'aral que je
vous conterai bientot...
from cenral asia 12, la realite plus que les images.
Deja 10 jours de passe ainsi que le repos, car maman avait les guides et je l'a laisse faire la lecture pendant que moi assis, je savourais le moment. Je repars seul, taxi, puis un autre et encore un autre, pour le Karakalpastan (une fois qu'on y est, on arrete pas de le dire). Nukus et son musee, mais avant cela l'hotel Tashkent, dernier hotel d'etat, Batiment austere d'epoque sovietique survit sans entretien. On l'on parque les touristes, que dis-je le touriste via l'ascenceur de la mort, je vous le dis, au dixieme etages. On me dirige vers la chambre, celle-ci se devoile devant mes yeux ebahies, ou j'essaye de negotier mais la directrice me sermonne en me faisant comprendre que cela n'est pas bien. La chambre, aux murs blancs, ou la peinture se decolle par plaque, au coulure d'humidite, sans decoration, le balcon inaccesible, bloquer a l'addesif moisi, le radiateur aux mutilples soudures des raparations precaires. A droite un salle de bain en forme de cube et le neon gresillant plus qu'il ne donne de lumiere, ou il n'y fait pas bon poser un pied nu a meme le sol. A gauche une armoire bringbalente avec 15 bouteilles d'eau faisant office de chasse d'eau, oui parce qu'il n'y plus l'eau, dans l'autre armoir, une boite vide de viagra, trace d'un vieux voulant certainement jouer au jeune etalon une derniere fois. Biensur, il y a la television ou il ne reste plus que le vert des trois couleurs primaires et son antenne, un fil serpentant sur la moquette grisatre. Malgre tout cela, je crois sincerement qu'il faut le vivre. De voir qu'il y a eu de la vie dans cette hotel, dans cette contree. Comme la discotheque ou ses murs ont du vibre une derniere fois dans les annees soixantedix. Le seul luxe que je me payerais, sera l'apero sur le toit du batiment, avec une bouteille de biere et quelques arachides. La ville se laisse decouvrir sous mes yeux. La rue ou le vent souffle sans cesse, apportant avec lui le sable, donnant un tain jaunatre au vert des arbres. l'Amou Daria s'ecoule difficilement, des grues sont la pour draguer les couches successible de sable venant se deposer au fond. Observer cette petite fourmiliere sans lendemain meilleur. A regarder la vie qu'il n'y a plus, plus de travaille, plus d'economie, plus de mer meme si le port se trouve a plus de 300 kilometres et la mer a plus de 200 kilometres de celui-ci. Pour survivre, les gens rassemblent le reste d'argent qu'ils possedent, passe par le grossiste pour finir dans le bazar, dans la rue, les etalages se superposant et ou l'on retrouve les memes articles. Je suis la pour le musee et sa tres riche collection de peinture. Je commence par l'ancien, qui scandaliserai plus d'un puriste, on accroche les tableaux au tuyau du radiateur avec une vulgaire ficelle, en dessous d'un autre le robinet qui goutte et qui eclabousse des chefs d'oeuvre entreposes juste a cote. Pas de lumiere pour le seul visiteur de la journee, je dois dechiffrer les peintures dans la penombre, enfin je me regale seul a partir dans ces melanges de couleur. Par la suite je rejoints le nouveau, ou les cadres rouge a l'appel de la consommation, a l'effigie nestle de la cafeteria sont mieux entretenu que ce du musee. Celui-ci oui je me permets de m'offrir un guide pour que l'on me raconte l'histoire, pour pouvoir converser, pour laisser un peu d'argent, car ici aussi il n'y aurat que sept visiteurs sur la journee. Je me suis regale comme au restaurant dur a trouver, maison de particulier transformer en resto prive, pas de salle, mais des boxes, pour ne pas etre vue et certainement jouer au Don juan d'un soir a l'abri des regards d'autrui. N'ayant rien a faire je regarde cette tele au jeu: Qui veux gagner des millions, avec leur Foucault national, ou je crois que cette formule ferai plus d'un emule parmis les notres. Car toutes les deux questions, il faut lever son verre de biere pour dire merci au sponsor, alors j'imagine bien le candidat francais et sa bande de pochetroner refaire le monde. Moi aussi j'ai la mienne a la main qui m'ammenne a des reflections sur la vie...
Ainsi va Nukus.
Les bus ou je me depeche de rejoindre l'arriere pour pouvoir caser mes jambes. Meme la gare routiere est devenu triste, un bus seulement un, au bar on ne vent meme plus de the. Toujours a travers cette ligne droite traversant le desert d'Izil koum depuis Khiva. A mi parcours, le bus s'arrete et rentre en scene les femmes avec leurs samosas voulant glaner quelques soums des deux bus quotidien, ca se crepe le chignon, ca hurle, ca se bouscule; a moi l'argent, a moi, a moi de survivre. Putain de vie qu'on leur reserve. A vous dire, que la nourriture est depose dans des feuilles de livre dechire au fur et a mesure et que l'on retrouve aussi dans les toilettes...
Welcome to Moniaq, comme me lancera un des enfants de la ville. La gare routiere au milieu de nulle part, ou deux side car font office de taxi, prit a partie de suite par les premiers assaillants, Une vieille vend des canards fraichement tuer, une autre des poissons d'eau douce allonges dans une brouette. Une seule rue et pas de voiture, ici le mot rien prend toute sa dimension. Je remonte l'artere qui a elle seule est un musee, au vieille affiche sous les lampaderes mort eu aussi. Trace d'une d'une economie prospere. Ou il y a dessine sur une le bateau au filet rempli de poisson, une autre dedie a l'education, puis au sport, a la vie de famille, il y en a des dizaines et des dizaines, comme temoin d'un passe bien revolu. Des tuyaux toujours des tuyaux le long de la chaussee, au sable qui envahie leur quotidien, aux arbres se mourant lentement. Un bateau sur son estale devant la batisse du gouvernement temoigne lui aussi, le theatre delabre aux vitres brisees, l'ancienne conserverie se meurt sous le soleil balayer par les vents de sable. Je cherche l'hotel, meme si le prix aurait ete exorbitant je n'aurais osez rien dire, peur de les voles. Un chambre simple, ou ici la salle de bain est devenu le reccueil des bouteilles vide de vodka. Je me vois bien les remplir d'un message et les eparpilles dans cette ocean de sable, pour les voir ramasser un de ces jours par quelqu'un, en temoignage d'un passe bien revolu. Toujours pas d'eau enfin si celle de la pompe, dehors. "Puis-je me restaurer", oui tenez un nan (pain) et un peu de the. Comme je vous disez, rien, pas de commerce, seulement un gars sous le soleil vendant ces fameuses graines de tournesol, au barre de chocolat fondu a la bouteille de cola local fraichement servit a 25 degres celcius.
Je pars a la recherche des bateaux, les voila, carcasses rouillants gisant au mileu de cette ocean de sable. Aujourd'hui, ce sont les enfants qui ce les sont appropriees. Je reste la pentoi devant ce spectacle. Les bands de mouton ont remplace les bands de poisson, le pecheur s'est transforme en berger. Le capitaine a troque son bateau pour un bus, n'ayant plus qu'a suivre le cap bitume. Femme ne pleure plus de voir disparaitre ton mari dans l'horizon, mais de le voir sombre dans la biere, la vodka contant une fois de plus sa derniere campagne de peche au passe miraculeux. Les echassiers se sont sauves pour un horizon meilleur, laissant la place aux vaches qui se promenent dans le marais, unique que de voir le fermier aller les chercher en barque. J'admirais l'un de mes plus triste couche de soleil, sur le monument commemoratif de la derniere guerre mondial, au ligne geometrique au forme de voile, comme un ertenel souvenir. En contre bas, quelqu'un a ecrit dans le sable: "I love you" avec des engrenages de moteur rouiller, pour dire que l'on ne t'oubliera jamais. Les enfants redeviennent sauvages, jouant a la guerre. Les parents les laissant faire, plus de principe, comme un chomeur exasperer de savoir qu'il n'y plus de boulot, alors pourquoi devrai-je me lever, pourquoi entretiendrai-je ma maison, pourquoi crier sur les jeunes pour dire, est ce que c'est bien ou mal. Pourquoi ferai-je tout cela. On a vole mon pain quotidien, ma seul raison d'etre, alors pourquoi?. Mais ils ont decide de rester sur la terre de leur ancetre. Il me font marrer avec leur retenu d'eau artificiel, sois disant pour recreer un micro climat autour de la ville. Ce petit lac, pour s'excuser de se desastre. De retour a l'hotel, le jeune et sa mere, retape l'ensemble, pour croire a un avenir meilleur, tu as raison ne te decourage pas. Le repas du soir sera cette simple assiette de frite bien grasse, echangant quelques mots devant le match de boxe que la television russe retransmet. A peine 24 heures de passe et je fais le chemin inverse pour retourner a la gare routiere, la rue s'anime pendant quelques minutes, le temps que les enfants rejoignent l'ecole, revant de pouvoir finir leurs etudes, leur vie, a Almaty au Kazakstan. Avant de reprendre place a l'arriere du bus. J'essaye de ravitailler mais je retrouve les meme personne que la vieille, la meme brouette avec les memes poissons qui ont eu le temps de seche sous le soleil. nous ne pouvons pas bouger car on fait entrer autant de gens qu'il y a de vide disponible. Je revasse, en attendant Nukus, ou la gare routiere s'est anime depuis la vieille. J'achete de suite un autre billet pour partir comme un voleur et retrouver Samanrcande la merveilleuse. Une petite grosse me rejoint au font car elle aussi ne peut se mouvoir dans les fauteuilles serres du bus. Des militaires du rang ayant donner deux ans de leur vie pour la patrie nous rejoignent. Je n'ai rien a manger et ou le bus s'arrete, il n'y a rien, enfin si, biere ou vodka a 1 dollars la bouteille. Petite mami me nourrit de quelques pomme de terre, car elle a ete prevoyante, alors je lui offre discretement un parfum, qu'elle se depeche d'exiber a voix haute devant tout le parterre de voyageur, ou l'on doit etre seize personnes avec les bagages et la roue de secour dans un espace de quatre metres carre. Pour passer le temps j'ai lu jusqua temps que la lumiere du jour disparaisse a travers le plexiglasse. Saperboy enfin du moins se que je comprends, est le nom que mami m'a donne. Apres vingt heures de trajet, je retrouve la maison de Zila, la douche, comme rarement j'ai pu savourer. Le petit dejeuner, ou elle n'arreta pas de recharge les assiettes de saucisse et de fromage. Enfin je retrouve le luxe de la vie simple de monsieur tout le monde, presque si ce n'est certainement les amibes qui viennent d'echouer dans mon estomac et m'oblige a vivre pres des toilettes...
Me voici consultant de langue francaise, entre le centre culturel, les ecoles et l'institut des langues. Je raconte la France, mon metier, mais les discutions des grands derivent vite sur: "Comment je peux faire pour venir vivre dans votre pays?". Je suis invite par un groupe d'etudiant apprenant le francais, a un anniversaire et j'observe les moeurs du quotidien, je m'apercois que les garcons prennent ce qui les arranges dans chaque religion au profit de leur bien etre. Lorsque quelqu'un rentre, il n'y a que les filles qui se levent, elles meme qui doivent veiller a la table a meme le sol, simple morceau de tissus ou tout le monde se retrouvent les jambes croisees, la vodka pour les garcons, une methode champegnoise local pour les filles. Pour ne pas changer la Pulao sera servit. Puis vient le moment ou l'on plit tout pour transformer la piece en piste de danse.
Pour le premier Mai qui n'est pas une fete national ici, je vais voir le spectacle d'une ecole primaire ou les jeunes en plus de leur langue maternel, celle du quotidien et celle de l'ecole, aprennent une langue etrangere. Sur un air des chansons enfantines, ou ils ont change les paroles, on parodit les jeux de la television: Le maillon faible, qui veut gagner des millions, pour finir on me demande de faire un petit discourt devant les parents et l'on m'offre des fleurs, ainsi que de vieille carte postale. Par la suite j'assiste a des cours avec les enfants, echange les dessins que la classe cm1/cm2 de l'ecole de Fresnoy m'a remit avant de partir. Ensuite, je rencontrai les jeunes professeurs de francais de l'institut, le soir je fais la cuisine avec un repas francais. Merveilleuse journee que de decouvrir que la francophonie n'est pas morte.
Encore une semaine de passer, de retour a Tashkent, je me retrouve a bord d'une Mercedes pour rejoindre le nord est de la ville et mon F4. Oui, avec mes connaissances, j'ai la chance de pouvoir loger dans un appartement d'un bon cent metres carre, a la decoration d'un style fin Doumergue debut Doumer et je suis tout seul a l'occuper. Le luxe pour un voyageur comme moi. Le quartier aux colonnes de batiment de l'air sovietique au facade de frise geometrique et ses couleurs vives se detachant. Devant, les rails du tramway, petit echoppe pour se ravitailler, les vendeurs de cigarette et de pepite a grignoter. Derriere, terrain vague ou petre vache et mouton, les boxs de stationnemant. Tous les soirs, tout le monde est dehors, les enfants jouent au football ou a la guerre, les filles autout de jeu ancestral, comme la marelle ou l'elastique. Les ados, eux squattent ce qui reste du jardin d'enfant. Cela ressemble a la banlieue de Paris, lorsque mon pere me contait le Saint Denis d'apres guerre. Mes journees se ressemblent, ambassade, agence de voyage et l'apres midi au centre culturel francais. Le soir, je rejoins l'internet cafe ou Ilaya me recoit en me parlant anglais et me rendant service lorsque je suis a la recherche de quelque chose. Vendredi, en debut de soiree, je retrouve le cafe Hugo, le rassemblement des francophones et des jeunes ouzbeck apprennant le francais. Samedi, ce sera l'institut de journalisme du pays, ou l'on organise une petite table ronde en ma presence, les questions ne changent pas: " Dites moi comment venir en France". Aujourd'hui dimanche fete de la liberation du nazisme lors de leur conquete russe, je mets a jour mon courrier.
Ma conclusion:
Un pays ou deux mondes se cotoyent, les gens des villes, les gens des champs, ou la cela reste tres precaire, pas d'eau courant, de l'electricite de temps a autre et un peuple tres pratiquant devant Alla. Il suffirait de l'inclusion d'un mollat ou d'un imam aux ideaux wahabbite pour transformer le pays en nouvelle Afghanistan. Ceux des villes ou les jeunes s'exhibent dans des vetements a la mode occidentale, le paraitre est tres important, mais les salaires qui ne suivent pas l'influation. Celui des professeurs allant de 10 a 40 voir 50 dollars par mois au grand maximun, pour s'en sortir, ils font payer les notes. Un simple tee-shirt coute 5 dollars, alors vous voyez le rapport de la vie quotidienne. La police represente 40 pour 100 de la population avec des salaires plus concequant que les profs, eux aussi vont chercher le baksich lors des controles des voitures.
Que l'on me parle pas de la disparition d'une mer, mais d'une facon de gaspiller l'eau, tant de robinet qui fuit, tant de parterre de fleur a arroser, d'arbre a gorger pour un feuillage bien vert, sous un soleil de plomb. Si deja il faisait attention a tout cela, l'Amou Daria ne s'en porterait que mieux. Mais a mon avis apres plus de 3000 ans d'irrigation, il leur faudra au moins trente ans pour changer des habitudes bien ancrees.
Ainsi va la vie en Ouzbekistan. Pour moi, toujours pas de visas pour quitter le pays via l'une de ses contrees limitrophes, donc je ne sais pas de qu'elle pays je vous ecrirait la prochaine.
Pour finir en bonne note: On ne peut pas avoir l'argent et les filles. Nous nous avons l'argent, eux les filles...
from central asia 13 n'existe pas, erreur de manipulation.
from central asia 14, retour vers le passe.
Bon jouons a deviner ou je suis actuellement: Top, je suis un pays ou il y a plus de 150 millions d'habitants, a 21h00 il fait encore 30 degres, ou la France a refourguer des sous marins militaire; je suis, je suis, ben alors. Il ne vous reste plus qu'a lire les lignes suivantes...
Quelques centaines de kilometres parcourus, dommage que ce ne fut pas par voie terrerstre. Encore un nouveau monde qui s'ouvre a moi, a travers la vitre du van qui me rend a l'hotel au son de la musique indienne. A moi, les rikshaws, les panjabis, les talis et autre samosas. A moi l'Inde musulmanne. Un semblant de deja vue, au gout du nationalisme de merde qui nous envahie tous et surtout eux. Ou est la difference de leur quotidien avec leur frere de toujours en dehors de leur religion du porc ou de la vache. Pourquoi tant de haine en vers un autre au meme use et coutume. Moi, j'ai l'impression de revivre apres une escapade au pays des ex soviet, a l'islam modere (pas plus de trois verre). Je retrouve la voix du muezzin appellant a la priere. Malgre cela, je me retrouve au restaurant a l'enseigne mondialiste, ici comme ailleurs, la meme mal bouffe, aux aromes d'un ouest reveur. Mais qu'est ce que ces bon de retrouver le gout aseptiser d'une pizza de chez Pizza hut (je vous rassure, il ne me paye pas pour dire cela).
Mais avant d'arriver, je vais vous conter mon lundi: Je me rend a l'agence de voyage coreenne, qui devait m'avoir une invitation pour le Tadjikistan, mais elle ne sera la que vendredi, biensur ces trop tard. Alors, a travers une discussion en russe gestuel, je prends la direction du ministere des affaires interieur, ou je pourrai rencontrer le fameux quelqu'un qui donne les laisses passer. Mais je dois me diriger via un autre bureau dans la ville, qui lui me renvoie a la case depart mais avec un nom et numero de telephone. Donc j'en cherche un, dela la police m'arrete pour un controle et fini au poste, fouille, on compte tout l'argent que j'ai sur moi et les questions habituelles. Pour finir, je me permets d'offrir un echantillon de parfum au chef de la bande. "Spassiba" et il me demande de l'accompagner. Le voila s'arretant dans une echoppe a souvenir de la rue pietonne et saisi une courge peinte sans rien demander au vendeur et me la remet en guise de present. Je me trouve terriblement gener devant cette acte, mais je ne peux pas le refuser. On prend sa voiture et me voila pour la troisieme fois de retour au ministere, mais avec un flic qui s'occupe de tout pour m'avoir la personne concerner, par la suite une iscution s'engage avec toujours cette rebarbatif reponse: "Non, pas au touriste", je n'ai pas saisi la chance de proposer comme on me la suggere il n'y a pas longtemps dans un message, de remettre un present pecunier substantatoir pour une organisation dont la personne au bout du fil serai a meme de faire profiter, cette a dire: La poche de ce respecter personnage qui aurai pu doubler son salaire en quelques secondes, que ces pas bien. Donc je repars a la premiere agence qui me conduit dans une deuxieme agence de voyage, ou l'on parle anglais, je resterai la assez longtemps, d'un gentillesse et d'un service tres precieux. Peut etre qu'apres ce coup de fil il aurait ete possible de declenche la machine pour un visa de transit, mais comme il me fallait respecter des delais, il se proposait a mettre en route des demarche express avec l'aide d'une certaine somme d'argent et bien qu'il aille au diable. Alors direction la troisieme agence ou j'achete un nouveau billet d'avion pour pouvoir me deplacer, je m'etais preparer a cette eventualite ce week end pour ne pas avoir de rencoeur a continuer d'une facon que je mettais proscrit.
Je ne perds pas de temps sur la capital et par en direction du nord ouest. La gare routiere ou les minibus attendent, pour moi, je me payerai deux places, car je ne peux plier mes jambes, 21 a bord pour rejoindre la premiere ville etape. Nous roulons sur la seule autoroute du pays. Le soleil dense assomme le quotidien du peuple. Dans le vehicule toutes fenetres ouvertes, la vitesse ne suffit pas pour refroidir l'atmosphere. Pour passer le temps, je regarde la vie s'ecouler le long de la route a travers le nuage de pollution et la poussiere lever. Ici on coupe deja les bles, mais point de moissonneuse batteuse, une simple faux s'executant a la force du poignet, puis l'homme regroupe les epis et forment des fagaux. J'admire les couleurs brutes porter par les femmes. Mardan a peine le temps de dire ouf et j'embarque dans un autre van toujours aussi charger. Dir, enfin je le crois, je vais m'enregistrer a la police, quelqu'un est la pour me parler en anglais et m'accompagne dans un hotel, il ne me lache plus, ne sachant comment l'interpreter je visite la ville avec lui, me paye mes courses et le restaurant, mais rien a craindre; Arshad, fils de commercant aime parler avec les touristes de passage, car lui aussi a voyager. Il me raconte sa vie, son quotidien, les refugies afghans qui viennent voler leur quotidien. Nouvelle journee et nouveau bus pour m'apercevoir que Dir le haut est a trois heures de route encore. Stop and go pour une jeep ou nous sommes 16 a bord dans une position tres inconfortable pour affronter la montagne. Himalaya me revoila, je t'ai laisse une petite annee, mais jamais je ne t'ai oublie. Magnifique lieu, plus de route mais de la piste et la Lawaral pass a un peu plus de 3000 metres. Nous doublons les camions qui montent difficilement a trois km/h, le capot leve pour faire refroidir le moteur, spectacle extraordinaire que je ne savoure pas, preferant fermer les yeux et ne pas penser a la douleur de ma position inconfortable. Chitral et je cherche desesperement un nouveau moyen de transport pour rejoindre Bambulet, en milieu d'apres midi, il n'est plus rien. alors je reste ici, vais me faire enregistrer et rencontre un allemand et une norvegienne qui voyagent depuis deux ans separement et que le hasard fait rencontrer. L'Himalaya se merite, 48 heures apres mon depart d'Islamabad et moins de 365 kilometres parcouru, me voila enfin dans la Kalash vallee magique et plein d'histoire. C'est l'endroit ou s'est arrete Alexandre le grand avant de s'en retourner et ou il laissa cinq soldats macedoniens. Lundi, nouvelle semaine et pour rejoindre Bambuleh il faut encore une jeep, celle-ci est un pick up et toujours de nouveau record, 23 a bord enfin n'importe ou tant qu'il y a de l'espace. Moi je trouve ma place sur un des flancs du vehicule. J'admire le paysage, je pense qu'a la meme heure matinal, d'autre prennent, le train, le metro, le bus. Au croisemment d'un autre 4x4, les roues a quelques centimetres du precipice, je me retrouve avec 100 metres de vide sous mes jambes, je ne lache pas la barre et mes hanche trinque. J'attend avec impatience de voir les premiers habitants. Enfin la recompense, j'apercois les premieres femmes. Toutes de noir vetu avec des franges de couleur aux extremites de leur vetement. sur la tete une courone de perle multicolore, poser par dessus un rectangle de cuir aux coquillages et perles. Autour du coup plusieurs coliers blanc, jaune, orange qui doit bien peser entre 1 et 4 kilogrammes et surtout un faciesse bien different des pakistanais. Ravi, je le suis d'etre arriver en ces lieux apres avoir le royaume de Bactriane et ces mur sans vie.
Je suis avec un groupe de touriste pakistanais avec qui je vais partager la chambre. Pour nous recevoir point de pot de l'amitie, mais un peu de hashish melanger a du tabac. Comme l'alcool, l'herbe est interdite, juste une simple interpretation du Coran. Les jours suivant s'ecouleront a l'heure du festival, des rituels, de la musique et de la danse. Peu de variation entre le tempo et les voix monogammes des femmes, s'alignant a trois ou plus pour tournoyer sur elles meme. la seule chose qui differe aujourd'hui sur leur tenu vestimentaite, ces ce qui se cache sous la robes, leurs chaussures, Nike, Adidas ou autres copies. les hommes aux habits pakistanais, sont recouvert d'une veste brillante. Leurs visages aux airs de l'Europe occidental et de mascara noir sous les yeux. Du matin au soir on danse, mais en fin d'apres midi, les hommes se rassemblent autour des pretres, le temps d'offrir un priere aux Dieux. Oui, car ils sont polytheiste. Point de religion similere a la notre et au dire des musulmans, ne pas avoir de religion, de Dieu, il ne serait point possible de vivre. Pendant qu'un jeune dans un champ recite des psaumes et jete de l'eau benite par les pretres sur les bles, rituel aussi vieux que la premiere sedentarisation de l'especa humaine. Les autres recitent a l'abri des regards du publique, qui pourrai fausser la priere et ammenner une mauvaise recolte (Je vous jure que ce que je vais vous conter c'est reellemment passer). Une fois la priere finit, le vent s'est mit a pousser en rafale subitemment. Ce serai la reponse des Dieux, mais le vent est si violent pendant quelques instant que les hommes demandent aux femmes d'executer une danse pour calmer la nature. Au dire des pretres la priere aurait ete trop forte. Aller chercher la reponse scientifique que vous voulez, mais cela s'est vraiment deroule comme je vous le dis. Pour moi, la plus belles des soirees, sera lorsque qu'un Kalash s'accroupillera avec nous le temps d'un repas. Assaillit de question par deux musulmans et un chretien. Ce soir la, pour moi point de reflection du style est ce bien des descandants de notre vieille Europe, mais le plaisir d'avoir 2300 d'histoire assit a cote de moi. Imaginer la vie de nos ancetre, les femmes tous les jours dans leur meme apparat s'affaire dans les champs a aerer la terre accroupi avec un outil seculaire. Les hommes tiennent la charrue tirer par les boeufs. Les maisons n'ont point evolue, toujours l'etable juxtaposant la piece unique ou vie la famille, au sol de terre applatie par les va et vient, les poutres noircies par la fumee de la petite cheminee. la seule modernite sont les derivations sauvages de la ligne electrique qui fournit de quoi allumer une lampe de 40 watts et point d'argent pour s'acheter une television. L'eau a ete canalise comme jadis par des rigoles de pierre et des troncs d'arbre creuses. Incliner, elles donnent de la vitesse a l'eau et faire tourner le moulin. Celui n'a guere evoluer, toujours la pierre en forme de roue qui tourne, ecrasant le ble et le transformant en farine, moi j'adore la regarder tourner et gouter la farine qui en sort. Je vous le dis rien n'a change. Randonnee seul dans la montagne ou en jeep, decouverte d'ethnie, de leur habitat de leur facon de vivre, des questions qui n'arrete pas de pleuvoir. Eux rien a demander, le pourquoi du comment, juste savoir si la recolte sera bonne pour l'annee a venir. Je quitte cet endroit. Retour a Chitral et je perds mon cahier de note dans la jeep, je me retrouve tout nue sans ce cahier, car toutes les les informations sont marquees dedans. Heureuseument quelqu'un est la pour m'aider telephone au poste de police sur la route pour arreter la jeep concerne et faire transbahutter mon cahier dans un autre vehicule. Cela prendra 24 heures. J'accepte l'hospitalite pakistanaise. Profite pour me reposer, discuter. Eux en profite pour m'exhiber. Le soir venu, je me retrouve assit avec un groupe de personnalite de la ville, sorte de Lion's club local, ainsi que l'Imam. Discution sur l'Islam, des probemes du quotidien, du manque d'argent pour faire avancer les choses. Repas uniquement entre homme. Puis arrive l'heure de la musique avec un groupe local. Citare, differente sortent tam tam et un bidon metalique comme caisson de basse. Sur chaque morceau qui demarre lentement quelqu'un de l'assistance doit se lever et danser. Biensur le tempo s'accelere ainsi que les mouvements du danseur. Chacun claque des doigts pour accompagner. Voici venir le moment ou l'on me demande de me lever. Je ne refuse pas, sous le regard de tout le monde me voila les bras ecartes copiant, melangeant ce que j'ai vue ce que je sais. Le tempo s'accelere, moi aussi, les claquements de main remplacent celui des doigts, le joker sort son sifflet, L'Imam se leve et met le feu. A l'atmosphere endiable, le vent s'engouffre dans la piece pour lui aussi assister au spectacle, je tourne sur moi meme et comme a chacun on me recouvre de billet, que je ramasse et remets au musicien. La soiree dura 4 heures au meme rythme. A la fin certainnes personnalites font un discour, ainsi que moi. Pour remercier de l'hospitalite. 2 heures du matin dans le petit jardin vert de la maison, assit sur une chaise en plastique, je scrute le ciel et ses miriades d'etoile et remercie d'avoir perdu mon cahier. Mon cahier est la, je peux enfin partir pour le nord. Buni et toujours de magnifique panorama. Je dehambule sur la piste dans le vert des bles, des epineux cotayant les flancs de montagne, puis la roche rouge nue qui laisse place au blanc sur sa pointe que le souffle de Dieu pulverise dans le bleu infini. Je suis avec Altaf qui m'invite dans la maison familiale. Premier contact avec les Ismaeliens. Altaf travaille dans le petrole a Karachi et ne rentre qu'une fois par an voir sa famille. Plus de jeep pour nous emmenez dans son village, alors on marche passant les gais gele pied nue. Toute les maisons on un endroit pour recevoir les gens qui n'ai jamais contact avec les femmes. Meme si chez les ismaeliens, elles jouissent plus de liberte. Je prend le temps et le repas du soir se fera avec les instituteurs et autres personnalite local. A chaque fois je raconte mon pays, l'argent, la vie et comment est vecu l'islam. Moi je demande comment cela se passe pour les jeunes qui veulent se marier, la question ambarassante, qui fait rire et auquel on cherche a pouvoir repopndre par interpretation. Le lendemain visite des ecoles du village, oui il y en a deux. Car ici pas de probleme pour le nombre vu que chaque famille a en moyenne six enfants. La salle de classe ou point de table reside, les enfants a meme le sol, sur les murs les personalites importante du Pakistan, l'alphabet latin cotoie celui ourdou. J'oubliais tous les jours avant de rentrer en classe, il y a ce devoir patriotique de lever des couleurs. J'en ai profite pour taper le CV d'Altaf car il reve de golf persique et de plus d'argent. Apres une marche pour retrouver la piste principal, je trouve une jeep pour avancer de quelques kilometres. Attention record battut: 25 dans un pick up de petite taille, pas de place pour s'asseoir et tout le monde est debout. Mastut et je ne sais pas ce qui m'arrive apres avoir traverser le pont suspendu, j'ai les accus vides, je n'avance plus et il me reste 2 bon kilometres pour arriver a l'hotel. j'avance de 200 metres par 200 metres, pose mon sac et me prend la tete dans les mains, epuise, serai ce l'altitude. La gentillesse de deux locals m'aideront a porter mes affaires jusqu'a bon port. Et une nuit pas si recuperateur que cela. Je repars de bon pied retraverse le pont suspendu attend une jeep, mais rien alors je pars a pied, encore 275 kilometres. le poste de police pour ne pas changer encore et encore s'enregistrer. Apres un petit dejeuner de chez Lefevre Utile et un pepsi, j'avance et m'arrete tous les 2 bornes. Avec moi, mon sac, le poid de ma facon de vivre, de ma facon d'etre, de ma cuture et de mon hygiene. Putain que ces lourd. Apres 2 heures une jeep qui ne s'arrete pas, j'en ai marre et j'attend a l'ombre une autre jeep blanche et les camelots venu faire fortune dans les montagnes en vendant que du made in china. Je finirai la route avec eux, mais slowly slowly. Il faut s'arreter dans tous les villages et le commerce prend des airs diplomatiques pour refourguer manche de pelle et fleur en plastique et surtout beaucoup de temps. Ok stop pour aujourd'hui, ces bien on a avance de 25 kilometres a cette vitesse la et le peu de jeep qui passe, il me faudra encore 10 jous pour arriver a bon port. Sorluspur, ici point de vache mais exclusivement des yacks, j'en profite pour les voir se faire tondre, de regarder la vie s'ecoule avec une tasse de the a la main, de voir que l'on peut vivre avec moins d'un dollars par jour, ici les gens acceptent. Moi je n'en peux plus de cette salete. tout est sale, ma chambre fait de ses 4 murs de beton et d'une bache faisant office de fenetre, des couvertures ou l'on nose a peine s'asseoir dessus, heureusement que j'ai mon duvet. Je mange avec ma gamelle et mes couverts et suis devenu vegetarien par la force des choses, peur de manger un de ces poulet sans plume ou de chopper une bacterie avec la gamelle mal laver. En me balladant une femme me tend son enfant, la fache recouverte de croute qui gueri mal. N'etant point docteur je ne peux prendre de decision, mais je peux leur faire un cour d'hygiene a coup de savon prit dans les differents hotels et montrer les gestes a avoir avec un peu d'eau tiede et expliquer que si on se lave regulierement, il n'y a pas de probleme par la suite. Heureusement qu'ils vivent dans une vallee, sans pollution et que l'eau qui coule des montagne est cristalline, mineral et cela est un peu embetant pour faire mousser le savon. Cela me choque de les voirs s'agenouiller pour s'abrever a la riviere comme les quadripaides, point ne viendrait a leur esprit de joindre les mains. Minuit, on frappe a ma porte deffaser, je crois qu'il est deja tres tot, mais non juste une jeep a la recherche de client pour traverser la passe de nuit. Non, non, aller mourir tout seul. Par contre a 7 heures mes businessmen sont la, meme s'ils ne vendent pas, ils prennent l'argent de quelques voyageurs. Ca y est nous y sommes: Shandur pass, magnifique lieu. Le long de la piste les bergers montent les troupeaux de yacks dans les alpages pour la saison d'ete, le lac telle un miroir reflettant la montagne, je suis heureux, comme toujours la police est la avec son cahier pour que je marque mon nom. Et la descente ne se fait pas attendre. Arret dans un village ou je dois descendre de la voiture car ils vont dans des coins reculer pour vendre et doivent me reprendre apres. Rien, si l'attroupement autour de moi. Pas de toilette et chercher un endroit a l'abri des regards pour mes besoins quotidien n'est pas une mince affaire. Ils ne sont pas la et j'en ai marre d'avance par si petite distance, car je voulais arriver a Gilgit avant lundi pour un festival qui n'aura pas lieu. Un jeep pas la mienne et je la prends pour pas bien loin 5 kms, alors je continue a pied et dans l'apres midi me rattrappe mes vendeurs faisant un peu la tronche parce que je ne les ai pas attendu. Enfin de la piste bitume, on depasse les 25 km/h. J'aurai meme la chance de trouver le dernier van pour Gilgit. Mais la mort est au rendez-vous, ce sera un chevreau que le chauffeur ne pourra eviter du a son exces de vitesse, apres l'inevitable attrouppement, le berger s'en prendra a coup de baton sur celui-ci. Hotel a 10 dollars et a ce prix je veux tout, l'eau chaude, le ventilateur, la television, fatigue, mal au dos, coubaturer, je dois tout laver et ne veux parler a personne. Petit coup de gueule. Derriere une hospitalite sans egale, j'en ai un peu ma claque de les voir jamais reflechir de ne jamais se pose de question pour savoir si c'est bien ou mal. Moi aussi je peux etre comme eux parfois. Enfin ainsi s'ecoule la vie dans le Pamir, dans l'ouest Himalayien.
Je retrouve la capital pour de nouveau visa. F7, S4, H9, ce n'est pas une bataile naval mais une ville moderne ou parallele et perpendiculaire se chevauche, ou chaque quartier residentiel est construit a l'identique et devant certaine maison le fusil a pompe de garde prive pour vous recevoir, pas de charme a part peut etre Ambassyland. Pour vous rendre dans la zone des ambassades, d'abord rejoindre un parking ou l'on prend un ticket de bus et on vous emmene dans un parc boise, avec plein de petit policier l'arme au poing. Il fait tres chaud, retrouve le communisme chinois ou le gars prend un temps indeniable pour s'occuper des demande de visa et je prends cet agacement a la rigolade. Car pour un pakistanais qui desire se rendre en Chine il lui faut sortir tout un tas de document, allant des diplomes au releve de compte bancaire et invitation.
En ce moment, il y a un festival d'une semaine dans l'un des coins de la ville. La foire du trone couleur local et au forme tres religieuse. Autour de la mosquee, Imam, prete hindou, famille, mioche se melange assit sous une tente sur une natte ou tout simplement sur rien. Les gens viennent prier, viennent chercher des solutions a coup de medecine naturel, d'avenir lu dans les ligne de la main ou fumer la belle pipe avec de la bonne herbe, on saigne la vache, la chevre pour le repas de la journee. Biensur, il y a aussi des attractions pour depenser ses rupees. Il y en a pour tout le monde, riche et pauvre. La grande roue, le bateau pirate pres a s'ecraser. Des femmes dansent, enfin des travesties pour venir voir la sphere de la mort ou des motos tournent. A cote l'homme tronc qu'on exhibe et pour voir la femme serpent ou la vache a tete d'homme ainsi qu'une brebis a 6 pattes, etc... il vous faut payer. Vendeuse de hene, de bague, de dent et autres se dispute le client et un geant blanc qui n'arrete pas de serre des mains (moi). Point de taverne de Munichoise, ou de paella a paolo. Mais de grande vasque ou mijote soupe, riz et dale (puree de poichisse). On danse et comme a Chitral me voila parti dans la ronde et la beaucoup de monde veulent voir un blanc danser au rythme des tamtams, qu'on recouvre ici aussi de billet et de present (collier de laine, etoffe de couleur), desole il n'y aura pas de photo pour immortaliser cet instant. Ainsi s'ecoule la vie au Pakistan. Ici aussi il y aune alliance francaise, ce qui me permet de patienter des livres a la mains.
Pour les deux semaines a venir rien de tres palpitant m'attend a part toujours ces demande de visa de partez d'autres des frontieres. Ne vous impatientez pas pour de prochaine nouvelle car je vais me rendre dans le nord ouest de l'Inde au Laddak et au Zanskar et la aussi point de laision telephonique pour donner signe de vie.
from central asia 15, un gout de deja vecu.
Pour commencer je desire revenir sur un des messages: Comme je l'ai ecrit dernierement. Je disais que j'avais retrouve l'eau courante, l'electricite, les communications telephonique. Non je ne suis pas revenu en France, juste qu'il n'y avait rien de tout cela dans les montagnes du Pamir et qu'il a fallut la capital pakistanaise pour retrouver un semblant de gout occidentaliste...
Bienvenue a bord du deplacement terrestre numero 423. Nous sommes heureux de vous accueillir dans ce bus en direction de Lahore, Bus climatise ou l'on passe vos baggages au decteur de metaux, ainsi que vous et on vous filme au cas ou vous seriez apparente a la famille terroriste. A bord television, radio, les ecouteurs, boissons et repas leger vous attende. Lahore ou il fait encore plus chaud qu'a la capitale. Elle est tres dur a supporter, tout trinque de l'appareil photo qui commence a faire des siennes au corp qui reclame sans cesse a boire. Etre obliger constament de s'hydrater meme quand l'estomac n'en veut plus. Allonger, le soir je me mets a imaginer toute sorte de moyen pour refroidir cette contree. Un gros ventilateur brassant l'air des sommets voisin qui rafraichirait la ville. Envoyer un obus dans le ciel qui transformerai le bleu azur en eau. Enfin le seul avantage qu'il y a, sont que les affaires sechent tres vite. Visite de la ville a l'islam modere et la vie toujours aussi folle. Mais je ne perds pas de temps dans la ville et le lendemain me dirige trop tot a la frontiere. 3 heures d'attente car elle ouvre a 9h30, je passerais avec 3 autres personnes. Je dois vous expliquez cet endroit tres particulier. C'est la seul frontiere terrestre avec les deux pays et il n'y a aucun echange commercial, pas de camion, de voiture ou de bus uniquement des petits flots de touriste, le passage s'effectue a pied apres avoir ouvert ses baggages plusieurs fois. Autour du corridor avec la grille de separation des deux pays, il y a des tribunes sponsorisees. Car tous les soirs a 18h30, il y a spectacle, la descente des couleurs auquel j'assisterai. Il fait tres chaud les gradins se remplissent. Les soldats sont revetus du meme uniforme de chaque cote avec uniquement une couleur differente, le meme kepi avec un eventail dessus, voila que l'on sort les drapeaux des pays respectifs. Des deux cotes on se met a crier des slogans patriotiques et le ceremonial commence. La demarche des soldats en rang ressemble plus a un balai de singe nargant l'autre cage. Les pieds se levent jusqu'a la tete. Ensuite on tire la corde du mat en la lancant chez le voisin. Une derniere poigne de main entre deux grades de chaque pays huer par la foule et les drapeaux descendent. Ensuite il est possible aux gens de venir devant la grille pour injurier le voisin, l'ancien frere qui vit avec les memes couleurs, les memes habitudes, le meme quotidien. Separer par cette ligne de barbele disparaissant dans l'horizon vert bleu que seul les oiseaux peuvent franchir librement. Le reste n'est que lavage de cerveau a coup de propagande. Vous dire aussi que l'on peut trouver dans toutes les librairies, le livre d'Hitler: "mein kampf". Je ne serai vous expliquer, mais cette personne a la cote ici, pour quoi je ne sais pas, la haine des autres, la croix de svatiqua, symbole qui serai mal interpreter, je ne peux malheureusement pas pour l'instant avoir de reponse concraite. Enfin ainsi va la vie dans certain endroit de la planete. Finit le muezzine a 4 heures du matin appellant a la premiere priere, mais c'est au tour du train de casse les oreilles, comme les automobilistes et autres rikshaws, on ne peut pas s'empecher de klaxoner pour un oui pour un non. Ici, ils sont encore plus barjo qu'ailleurs car ll croivent a la reincarnation, 13 fois je crois. Arimtsar et le temple d'or. La Mecque des sihks avec leur turban, ainsi que pour moi, je dois recouvrir ma tete d'un signe ostenciblement ostentatoire pour pouvoir penetrer a l'interieur. Magnifique place faite de marbre blanc, au sol recouvert de forme geomtrique, de dessin incruste de pierre semi precieuse, ainsi que bizarre pour moi, des noms et des sommes d'argent de donateur. Au centre il y a un bassin ou homme et femme font leur ablution, au mileu de celui-ci le temple principal recouvert de feuille d'or. A l'interieur, des musiciens jouent sans discontinu. Des pretes lisent le holy book sihk et les gens viennent baiser le sol et faire des offrendes, l'un des pretre arme de sa spatule rammene l'argent au centre comme un croupier. Le temple est ouvert 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. On peut se restaurer gratuitement et cela demande une logistique gigantesque. La boulangerie ou le petrain par dans une danse perpetuelle autour tapis roulant et four moderne pour cuir 120 pains a la minute. Les salles de refectoire ou l'on s'asseoit en batterie et les serveurs passent avec des seaux pour vous servir riz et dall (puree de lentille). Dehors aligne le long de 5 abrevoirs gigantesques. 250 plongeurs nettoient les plats en inox. Les pelerins de passage les valises a la main, ou les gens prennent le temps autour du temple a l'abri du soleil, on dort, on se regroupe pour parler du Guru. Malheureusement pour nous il nous est impossible de profiter de cette quietude sans avoir a supporter la gentillesse de tous ces apprentis de la langue de Shakespeare reppetant inlassablement les memes phrases. Premier trajet en train depuis le debut du voyage, hard seat, chaleur, la foule de personne qui cherche desesperement une place. Je prends mon mal en patience, prepare mon budget, sur la feuille des chiffres qui ne prennent sens devant le sigle $, en meme temps a travers les hublots du train apparaissent les bidonvilles fait de tente au bache dechirer au morceau de tissus racomodes, faisant un patchwork triste a admirer. Avec 1000 dollars, je dois pouvoir survivre deux mois, eux dehors surviverait un an a 30. Delhi ici Delhi terminus du train tout le monde descent. Avec joanna, une americaine, nous cherchons un hotel, cela m'impresionne de revenir au meme endroit aussi loin. Dans la rue rien n'a changer, je retrouve les rikshaws velo, les vaches libres d'errer ou bon leur semble, les handycapes physique au deformation inhumaine reclame toujours quelques rupees que les gens donnent sans reflechir. Car pour tout bon indien meme s'il se reincarne, il ne peut traverser cette vie dans une enveloppe corporel au appendice notoir. La nouvelle Royal Enfield a dut se mettre a l'heure pour concurrencer les petites japonaises. Delhi, toujours aussi pauvre, mais on les eloignent des quartiers riches. ils sont la squattant un morceau de trottoir sale avec un sac rempli de rien de dechet ramasser, d'une gamelle. Le rickshaw sans maison s'arrete le temps d'un somme le long d'une artere polluer pour se reposer sur sa banquette. Les tres riches restent dans des ghettos climatises a l'enseigne des restaurant: "American dream". Je vais vous dire les riches de ces deux pays preferent rester ici, car vivre dans l'occident democratique, ils passeraient inapercut et ca ils n'aiment pas trop. Moi, pour ne pas changer malade avec la nourriture local ou peut etre la chaleur etouffante, d'ailleurs je recherche un tube digestif en pvc avec broyeur integrer ainsi qu'une gaine en plastique pour remplacer l'intestin. Je fais tres attention a ce que je bois, a ce que je mange, je n'en ai que le souvenir du debut de ma maladie il y a trois ans dans ces rues et je veux pas que cela recommence...
Le Voyageur:
De tout temps l'homme s'est deplace, pour vivre ou survivre. Ces dernieres annees plus pour decouvrir et faire rever des peuples qui ont acces a la connaissance. Il est vrai qu'avant il fallait plusieurs langues, avoir son budget total sur soi pour pouvoir errer. Aujourd'hui, l'anglais et un rectangle en plastique suffisent pour suvrivre. Je crois qu'il ne faut pas croire a la difficulte de nos ancetre, si ce n'est l'effort physique et de vivre sans savoir si demain existerait. Aujourd'hui d'autre difficulte a affronter, comme ces fameux voies administratives. Comment faire pour ne pas disparaitre des voies legales, restant accrocher a ce petit carnet qu'est le passeport pour montrer que l'on existe. Les pays visites restent a nos yeux tant de decouverte et une realite autre que notre quotidien occidental. Nous ne sommes peut etre pas les premiers. Mais je pense que nous avons le devoir d'eduquer plus que de decouvrir, repeter sans cesse les codes de la vie moderne et de dire que ce qui passe a la television n'ammene pas d'horizon meilleur que le leur...
Sur ce je vous laisse et donnerai des nouvelles quand j'arriverai a la cinquieme destination de mon voyage. Apres Istanbul, Isfahan, Persepolis et Samarcande. J'ai nomme Leh, le Laddak et le bouddhime...
from central asia 16, Om mane padme hum.
Om mane padmi om
(Oh joyaux dans la fleur de lotus)
Je ne m'attarde pas dans cette ville la plus propre
d'Inde., J'ai vue ce qu'il y avait a voir, cette
architecture typique, identique, des quartiers
decoupes en secteur. Il me restera cette endroit
unique, un peu notre facteur cheval a l'echelle d'un
geant: " Le rock garden", sorti tout droit de
l'imagination d'un homme, plus terrifiant que les
terra quota (armee de terre cuite, en Chine).
Labyrinthe de beton ou a chaque angle se laisse
decouvrir, des pierres ramassees aux quatre coin du
pays, ayant prit des formes de visage sous l'effet du
vent, du temps et de l'erosion et que votre cerveau
amplifie. Ensuite viennent les personnage en ceramique
face a des demons en verre multicolor tout cela sur un
sol d'emaille de lavabos, de bidet et autres collecter
et concasser.
Le bus de nuit et la pluie, pas encore la mousson, de
ces nuits sans sommeil avec qui je dois faire. Je
reste calme, le corp au repos, le cerveau imaginant
demain, se souvenant d'hier et repensant a
aujourd'hui. Avec l'aurore le bus arrive a Jammu et
decouvre se nomad land. Meme si Chandigardh se dit
propre, je le comprends en voyant cette ville de
misere ou tous les pauvres se retrouvent a squatter
les uns a cote des autres sous l'autopont. Fuyant la
guerre pour un avenir sans fin. Je pense a mon pays et
la comemoration contre le mal et entendre dire plus
jamais ca, j'espere qu'ici il ne faudrat pas aussi
longtemps pour voir deux chefs d'etat se faire une
accolade. Dans l'attente d'une jeep qui m'emmennera
sur Srinagar dans la journee, je lis le journal en
anglais et decouvre la facon de promouvoir sons gamin
pour un avenir meilleur, sa photo et les notes sur son
bulletin (tres bonne biensur), ainsi que la page
matrimonial: Lulu de la caste des leve tard, bonne
famille bourrer de pognon, recherche jeune femme de la
meme caste, avec une bonne dote et pas trop bete, pour
un amour futur dans la tradition de nos ancetre.
Himalaya une nouvelle fois. L'armee homnis presente
avec un soldat tous les kilometres, ou trois vehicules
sur cinq est un camion militaire ou requisitionner
pour ses services. Toujours prioritaire sur la route,
nous y perdons des heures entieres a regarder les
convois passer. Apres 14 heures de jeep, me voila dans
cette ville mytique. Srinagar la capital du Kashemir,
de ses richesses allant des risieres a perte de vue,
au safran, des battes de cricket au tourisme d'ete
comme hiver. Ville particuliere ou a l'epoque des
Maharajas, les anglais se sont vue refuser la
construction de batiment pour passer l'ete au frais et
se sont accaparer le lac pour construire des
houseboats et des jardins flottants. Biensur
aujourd'hui tout cela est dedie au tourisme. Moi dans
l'une d'elle sur une riviere adjacente a l'ecart de
tout cette frenesie, je fais coulisser la paroi et
regarde la vie s'ecoule au gres du courant. Les
barques a fond plat transportant du sable ou une
famille errant ou il y a de l'argent a prendre,
l'ombre de l'aigle pecheur cherchant sa proie, la
guerite former de sac de sable ou repose une
mitrailette de gros calibre avec son soldat en
faction. Je visite tout cela en taxiboat a la force du
poignet d'un pere de famille, vais voir la mosquee ou
il y a une meche de cheveux du holy prophete Mahomet,
que l'on exibe seulement dix fois par an. Toujours ces
soldats l'arme au poing, meme sous la coupole
principal. Discution avec l'un d'eux, question
delicate:
Tu es musulman pour l'armee indienne, tu te bats
contre d'autre musulman.
Non, non, je fais partis de l'armee Kashemiri...
Leh hante mes pensees et je decide de partir apres
deux jours je trouve une jeep qui m'embarque. 400
kilometres, deux jours de transport ou plus de vingt
heures de voyage avec des passes a plus de 4000 metres
d'altitude. Tous les passages du jour sont la, les
cassettes de musique indienne sont chargees dans
l'autoradio, le coude a la fenetre, il ne me reste
plus qu'a admirer le paysage qui s'ecoule et me
detendre lors des arrets frequents pour les controles.
Kargil ville etape, ville a majorite Chiite, sale,
pauvre depuis la fermeture de la route rejoignant
Gilgit sous controle pakistanais et pas de permit
special pour moi, pour eviter une deviation de plus de
2000 kilometres. Enfin un dortoir insalubre, un repas
et l'impatience de repartir a 4 heures du matin.
Sur ce panneau est ecrit: "vous sortez de la zone
sensible", cela n'empeche pas de voir autant de camp,
de base militaire le long de la route qui n'est que la
partie visible de l'iceberg, car tous les soldats se
situent plus haut dans les montagnes. Je vous dirai
ici: "Ou il y a de la vie, il y a de l'armee". Un
militaire par habitant, une presence qui coute dans
certain endroit jusqu'a 1500000 dollars par semaine
pour garder le controle de ces zones sensibles. je
vous le dis, vous les ethnologues, ne faites pas une
recherche sur l'effet du tourisme sur la culture
local, mais sur l'homnis presence militaire. 40
kilometres et les musulmans laissent la place aux
peuplades Laddakis. Les coupoles se transforment en
lamaserie, les minarets en chorten et leurs moulins a
priere. Un autre panneau rappel au medecin que les
echographies pour determiner le sexe du bebe sont
interdites, sous peine d'emprisonnement et de lourde
amende. Car avec ces histoires de caste, si vous avez
une fille, la dote au mariage vous coutera tres chere,
alors on prefere sans separer. Le decors, nous
naviguons de vallee en vallee, de col en col, au flan
desertique des pentes, au nuance de couleur arroser de
lumiere brute ou les nuages n'arrivent pas atteindre
ce bleu pur. Leh, enfin avec un jour d'avance sur mon
programme initial. Heureux et triste sera ma premiere
impression, meme sortie de la zone dangeureuse, il y a
toujours autant de camp militaire. Et il me fait
marrer le petit moine que l'on a pu apercevoir a la
television francaise, marchant dans ce paysage
lunaire. Car il s ont du le faire galloper avant de ne
plus avoir de trace de barbele. tout n'est pas encore
ouvert, je m'installe dans une pension de la ville,
maison typique laddaki ainsi que ses occupants. Ma
petit chambre de moine donnant sur l'etable ou reside
un seul veau. Ma premiere nuit difficile a 3500 metres
de haut et mon premier reveille se fera au son des
instruments de musique tibetain et aux prieres des
lamas, ceertainement venu benir ce lieu pour un bonne
saison. Les boutiques se font belle en attendant le
rush estival, je me ballade, je me renseigne, ecoute
le ronflement des Enfield, cotoie les blancs de la
pension et partageons nos aventure individuel.Visite
d'un temple Bouddhiste avec un couple de belge,
rencontre avec un moine tibetain en exile, qui me
redigera quelque ligne philosophique. Je ne reste pas,
apres une demande de permit et la location d'un
scooter, me voila partie pour la Nubra vallee.
L'autorisation en main, le duvet accroche avec un
petit sac d'effet personnel et deux jericans d'essence
en plus. Je commence, pardon j'attaque le col
carrossable le plus de la planete, culminant a 5600
metres d'altitude. Troisieme, seconde, premiere, pour
finir a 10 km/h: "Ceci ne represente rien du tout pour
l'humanite, mais un petit bon pour mon deux roues et
moi". Photo souvenir de l'exploie du jour,
observasion, puis vient la descente et toujours ces
paysages lunaires qui se devoile a chaque virage. La
pose du soir toujours a cote d'une caserne. Nouveau
jour et le long de la route se retrouve des textes
d'ecrivain celebre donnant une autre dimension a cet
espace. Panamik et ses sources d'eaux chaudes, sois
disant bon pour les rumathismes et une passe pour
rejoindre l'asie central, ancienne route de la soie ou
caravane de chevaux et de chameau (du Taklamakan) se
suivait il y a longtemps. Hunda et son erg au milieu
de ces sommets enneiges, magnifique place ou je decide
de rester et de passer ma premiere nuit a la belle
etoile au milieu de ces dunes, a l'ecart du monde,
avec ca riviere ou la plus belle salle de bain que
j'ai pu posseder. Mais cela aurai ete trop beau. Le
vent se leve balayant tout ainsi que mes projets. Je
repars, m'arrete dans un village et demande
l'hospitalite d'une nuit. Je suis malade et decide de
rebrousser chemin, repasser cette fameuse passe dans
l'autre sense et l'ascenssion se transformera en
calvaire. Plier en deux, gemissant avec l'altitude qui
n'arrange rien. Le sommet et me jete dans la descente.
Stop and go a l'hopital, pour entendre apres des
analyses de selles, que je n'ai rien. Ayant le scooter
pour quelques jours encore, je repars pour la Drogpha
vallee et l'ethnie la plus vieille du Laddak. Ethnie
aux multiples legendes. Des premiers habitants de
l'asie central fuyant les guerres aux soldats
d'Alexandre le grand trouvant terre fertile et eau
courante, le long de l'Indus. Dha et son village dans
la montagne et une vie qui s'ecoule depuis des
milliers d'annees a la recolte estival. Je viens de
rencontrer romain un francais donnant de son temps
pour comprendre et essayer d'ameliorer leur recolte
tout en sauvegardant l'ecosysteme et eviter la fuite
des paysans vers les grandes villes. Je visite avec
lui les villages voisins. Un couple de vieux nous
accueille, grande ressemblance au peuple Kalash au
vetement plus rustre, pour lui avec un chapeau style
napoleonien et elle une toque, tout deux recouvert de
fleur en plastique, perle, bouton, piece, enfin d'une
quincaillerie d'une autre epoque, autour du cou un
talisman proteger dans une piece de tissus,
certainement une piece en alliage de plusieurs metaux
que l'on applique a l'endroit de la douleur et qui
vous garde en bonne sante. Tres aimable et fiere de
nous montrer son metier a tisser sortie direct de
l'age de pierre. Rencontre avec le chef du village que
romain questionne et qui me dira par la suite qu'ils
ne disent pas la verite pour pouvoir avoir le droit a
des subventions. Pendant qu'il parle, je decris la
maison et la vie qui va avec. Maison a un etage ou le
rez de chausse est l'etable et les reserves de vivre.
A l'etage, la cuisine et la piece principal au mur
blanc casser, au plafond ou des lattes entrecroisees
retiennent la paille isolante. Le sol recouverte de
tapis au geometrie grossiere et de mauvaise qualite,
deux lits, deux petites tables basses au couleur vif,
une petite niche recevant tous les vetements de la
famille. La grand mere assiste a la discution en
s'allongeant a cote de moi. Elle dans son jogging
bleu, sa chemise ecossaise, la veste verte. Des nattes
d'un metres de long relier les unes aux autres et le
reste de cheveux en petard sur le crane, le meme
chapeau que l'autre dame fait de bric et de broc, de
bande de tissus differente, piece de monnaie, de
chapelet religieux. Autour du cou en plus de son
talisman une petite cuillere en metal. Nous les
quittons pour une autre maison ou des femmes nous
accueillent parlant un petit anglais. Toujours cette
grande hospitalite surtout lorsqu'il a lieu de
parrainage, pour aider un enfant a le scolariser.
Autre village et je reste pentoi devant le spectacle
ou des vieilles femmes filant la laine comme toujours.
Simple bou de boie avec une pierre pour lester
tournant comme un toupie. Pres de la riviere, la
minoterie comme chez les Kalash, ainsi s'ecoule la vie
chez les Dogpha comme toujours et je l'espere pour
toujours.
Nous repartons ensemble sur le scooter charger a
rabord. Moonland, Lamayuru et sa lamaserie. Des moines
repetant une choregraphie, une danse contre le mal.
Retour a Leh et la ville s'est transforme, presque
tout est ouvert et les touristes sont la, un peu
jaloux de ne plus pouvoir profiter en egoiste. Je loge
dans une famille avec romain, ou nous avons cette
fameuse piece principal pour s'etaler. La cuisine lieu
de vie, au vaisselier remplie de gamelle en inox et
les cuilleres en devanture. Un autre avec toutes la
vaisselle made in china. Dans un angle la television
et les clips de musique laddaki ressassant la
rencontre et l'amour. Le long de la fenetre des nattes
ou l'on s'asseoie les jambes croisees, devant nous
cette petite table. La grand mere perpetuant ses
rituels ancestral, ambomant les pieces a l'encens,
assise avec sa tasse qui la suit depuis toujours, son
petit moulin a priere sur sa table et ses prieres
quotidiennes. Le the au beurre, la thampsa et les tagi
khambeer (pain laddaki). Dans l'attente d'un festival
bouddhique la vie s'ecoule paisiblement.
3h30, reveille, la grand mere est sur son trente et
un, impatiente comme un enfant de partir pour Hemis
voir le Rimpotche. Depart en jeep avec une famille et
deja a cette heure la route se transforme en convoie
et tout cela ressemble a une fourmiliere geante ou
tout le monde converge vers le sommet. Tout le monde
est venu voir le Tankha, tapisserie bouddhiste de
douze metres de long et que long sort une fois tous
les douze ans. Douze ans, que faisiez-vous a cette
epoque. Moi, je rendais mon treilli et profiter de ce
dernier mois d'une certaine liberte, jeune et rien
dans la tete, jeune et deja ces reves de bout du
monde. La foule pousse et meme ici on laisse beaucoup
de place au VIP. Nous cherchant un endroit pour
profiter du spectacle et triste de voir cette foire
d'empoigne, loin de ce que nous avons pu imaginer. Un
peu de chance quand meme de voir ce chef passer pres
de nous ainsi que les danseurs et leurs deguisement.
Mais nous ne restons pas, preferant retourner en bus a
notre vie paisible.
from central asia 17: vivre un autre monde.
Apres une semaine de repos force a Leh, dans cette
adorable famille ou nous avons sortie les costumes
traditionnels laddaki pour une seance photo dans la
cuisine typique ou le signe exterieur de richesse est
d'aligne un maximum de thermos, ici il y en a une
vingtaine. Vue aussi au gres des coupures de courant
intempestives, le film: Himalaya en tibetain et mes
premiers verres d'alcool depuis deux mois. La
recherche d'autre personne pour pouvoir partir a bon
prix. Ca se fait et se defait aussi rapidement et dur
est cette tache. Apres quatre jours, enfin trois
personnes peuvent se joindre sur. Avec la saison
demarrant, Leh prend un air estival de vie occidental
et nous nous retrouvons en groupe mixte le soir venant
dans les restaurants, toute nationalite confondue,
pour refaire le monde des heures a venir, car nous
nous deferrons aussi vite que nous nous sommes formes.
Je pense que dans nos contrees, les gens doivent payer
un organisme pour pouvoir faire la meme chose, je
pense au club de celibataire et je trouve cela triste.
Les aux revoirs aux locals que j'aurai cotoye, avec
cette hospitalite, cette convivialite, parfois
d'echange de present et d'avenir virtuel via le net.
Lever difficile, the d'adieu, bus stand et tout notre
petit groupe se retrouve parquer dans la cabine du
conducteur, tarif oblige. 100 kilometres apres ou 6
heures de trajet. On decharge pour recharger les cinq
chevaux et l'anesse accompagne de son petit. Notre
groupe est forme de Lupo et Ziv hebreux, Jean Baptiste
et moi representant la France. Deux horsemans
(muletier) que l'on appellera les oncles, le cuisinier
dit grand frere et le guide dit petit frere, point de
nom pour nous differencier. Ce meme jour deux couples
de belge seront de la partie via une autre
organisation. Le trek, plaisir, souffrance, demain
j'arrete; le but, lequel; la joie de decouvrir ou de
ce dire que j'ai depense un max de thune pour les
jours a venir. Que dire de la beaute des paysages que
nous cotoyons. De la montagne ressemblant etrangement
au Mordor (voir le seigneur des anneaux) ou des
Chortens de Tintin au Tibet; il ne manquerait plus
qu'a croiser le Yeti. Bon dernier de mon groupe, car
je suis avec trois avions de chasse. Apres de bonne
journee pour moi, le soir venant, epuise d'avoir
marcher et gravie pour mon propre salut. Moi, ma tasse
isotherme et cette soupe deshydrate au dix legumes,
dernier souvenir de la-bas. Je m'installe sur mon
rocher, face a moi cette ecran panoramique avec ca
chaine unique, qu'elle est splendide. Ces montagnes
grises denudees de vie, ces fermes isolees, ces taches
vertes suivant le cour d'eau, d'autre noir plus
petite, ce sont les yacks, le blanc des nevets de
neige se melangeant a ces nuages cotoneux dans ce
monochrome bleu marine qui nous domine tous et qui au
gres du soleil couchant transforme l'environnement en
orange, puis en vermillon. Au premier plan sous la
bache tendu, le cuisinier de chaque expedition
s'affere au repas du soir. Il est vrai qu'au prix que
nous payons point de tente salle a manger et de diner
a plat multiple. Pour nous plat unique avec au menu
Thukpa (soupe de legume et de spaghetti) ou riz aux
legumes, prit dehors sur une malle. Troisieme jour,
malade epuise apres une passe a 4800 metres, les
belges me soignent avec leur medecine et apres une
bonne nuit recuperatrice sous la tente, je repars de
bon pied pour attaquer la fameuse passe a 5040 metres,
ce jour la, j'irai meme un peu plus haut pour mon
plaisir personnel sous une pluie de grele. Depuis deux
jours des ouvriers nepalais nous emboite le pas,
partage le meme quotidien, charger certain a 40
kilogrammes, franchissant les memes endroit en tongue
usee, dans ce groupe, des enfants ages de 12 a 15 ans
venu gagne un pactole misereux a la sueur de leur
front creusant le sol pour en faire jaillir un nouveau
pont. Des marmottes peu farouche non pas peur de se
faire dore au soleil sur leur rocher. Car dans le ciel
pas de predateur, quelque chouka se prennent pour les
seigneurs des airs suivie de leur vasseaux, ces
vulgaire pigeon. Je ne peux pas vous decrire les
paysages du quotidien que je savoure, mais mes
pensees, allant du plus jamais ca dans les ascencions,
a quand la prochaine dans les descentes, au vacance
francaise, du mobilehome que mon frere va louer pres
d'Arcachon, la plage, la table de camping recevant ces
plats d'ete et a cette bouteille de rose bien frais
attendant d'etre descendu dans son seau a glace, que
de quoi me mettre l'eau a la bouche. Mais quand j'y
serai, je me souviendrai de ces moments difficiles.
Cinquieme jour, un de nos chevaux fait une chute de
plusieurs mettre lors d'une descente, plus de peur que
de mal, car il s'en sort juste avec une dent casse.
Sixieme jour, une passe a 4800 metres, vous allez me
dire que ces moins haut, peut etre, mais le depart se
fait a plus de 1100 metres de denivele plus bas, les
locomotives toujours a plusieurs dizaine de minute
devant moi, je gravie pas a pas et deux rencontres se
feront sur ce chemin. La premiere, cette aigle nous
suvolant et nous saluant de son envergure magistral,
comme pour nous recompenser de cette ascenssion. La
deuxieme, mami, 63 ans autant dire que ces vieux pour
ici, petite dans ses habits traditionnels, ses
chaussures de feutre et son panier en osier poser sur
le dos. Venu voir son neveu, elle s'en retourne chez
elle a quatre jours de marche, passant les memes
obstacles que nous, marchant cinq pas, s'arrete puis
repartant ainsi de suite. Il lui faudra a elle douze
heures de marche pour arriver chaque soir. quand nous
la croisons chaque jour, elle se retourne et nous dit:
"bonbon, bonbon", n'ayant pas peur de fouiller nos
poches. Moi, je lui donne des raisins et des abricots
secs et un autre jour lors d'une nouvelle ascenssion,
elle se propose tout simplement de porter mon sac
jusqu'en haut. Grande lecon de vie, grande lecon je
vous le dis. Mami, nous nous souviendrons de toi et te
respecterons a tout jamais. Mami, total respect. Les
villages traverses au mode de vie ancestral et qui se
voie boulverser depuis une quinzaine d'annee avec ce
tourisme vert florrissant. Apres sept jours, etape
plus courte, quatre ou cinq heures, nous donnant le
temps de nous laver et de faire une petite lessive et
d'organiser un feux ou nous invitons les autres
expeditions devant une biere ou un rhum, soiree
francophone sous cette nuit etoilee. Le long de la
Zanskar river, la vie s'ecoule et nous marchons notre
quotidien pour notre simple plaisir de decouvrir de
nouveau paysage, cette vallee ouverte, comme au temps
de Moise qui a ouvert la mer. Les montagnes se sont
reculees il y a quel ques millions d'annees, laissant
apparaitre sur ses flancs ces stratifications qui
n'attendent qu'a ce refermer, laissant cette plaine ou
la vie s'active de chaque cote du fleuve. Derniere
nuit ou le vent m'a empeche de dormir dehors, moi qui
voulais jouer au aventurier de l'ancien temps, je
n'aurai eu que peu de fois profiter de ce merveilleux
moment, de l'ombre des montagnes et des etoiles
scintillant de mille eclats, preferant le luxe de
cette protection precaire, mais qui fut tres
appreciable a plus de 4000 metres d'altitude. Le
voyage se finit, personne pour nous accueillir, pour
nous feliciter de cet exploit personnel, seul les
premiers y ont eu le droit il y a tres longtemps.
Padum, capital du Zanskar avec ses mille habitants,
ses quatres hotels et ses huit boutiques. on vient de
tendre un ruban d'asphalte de quelques centaines de
metres sur l'artere principal ou toute la vie se
passe. Que faire pour attendre le bus. Pour moi une
decision importante et difficile s'impose. Est ce que
je continue? j'ai trouve deux chevaux a prix correcte
pour rejoindre Darcha et jusqu'a la derniere minute
j'hesiterai, mais ce sont mes jambes qui me feront
entendre raison, dur sera ce choix dans ma tete le
soir venant apres avoir inviter notre team au
restaurant pour les remerciers. Un bus normal passe
avec 200 personnes a bord, mais que se passe-t'il?. Ce
soir c'est jour de mariage et tout le monde est convie
a cette fete, Buddhiste et Musulman, tres bon moment
pour unifier deux factions qui s'opposent ici. Nous,
les parasites professionels, nous sommes de la partie,
assistant a ce moment de joie, ou la famille a du
s'endette pour les vingt ans a venir. Des baches de
couleur nous protegent du vent, la sono, simple
platine CD relier a une batterie qui alimente aussi
trois malheureuses ampoules ou les jeunes dansent au
son de musique laddaki, avec pour les hommes un look
de gang de cite americaine, jeans, blousons flashi au
estampe de divers team, casquette et le bandanas pour
recouvrir le visage. pour les femmes, elles plus
modere, dans un panjabi terne indien et au visage
recouvert d'un foulard, je vous dirai qu'ici s'est
tres bien comme cela les jeunes filles musulmanes
peuvent etre de la partie. Une multitude de pain
attendent ainsi que 50 litres de tchang (biere
artisanal local) dans leur baquet en plastique ou
tout le monde autour est accroupi. Je rentre dans la
maison ou chaque piece est occupe par une faction
feministe ou autre. Je rentre dans le cercle tres
ouvert des moines Bouddistes (bonnet rouge) picoleur,
je partage ce moment mon godet de rhum ou de tchang a
la main, les ecoutants jouer de leurs instruments et
du moulin a priere. apres quelque temps, elle se
transforme en fanfare un peu defraichie. De retour
dehors et toujours des questions sensibles a poser,
sur le quotidien et de la relation possible entre deux
etres de religion oppose. Il y en a toujours un avec
son pichet a la main pour me reservir, mon je ne sais
plus combien tieme de verre et je rentre dans la
ronde, puis au centre, dans ce paysage du bout du
monde, de ces montagnes avoisinantes, dans cette
plaine ou la Zanskar river serpente ou le ciel est
vide de tout nuage, les etoiles comme spot light et le
clair de lune pour ce debut de matinee. Pour mon notre
plaisir et surtout le mien on finira la soiree sur un
air de disco, merci encore pour ce moment inoubliable.
Il est trois heures trente, vite je dois rentrer mon
carrosse va se transforme en citrouille. Non le bus
part a quatre heures. Ce vieux bus local, comme nos
Saviem qui nous deplacer sur dix kilometres maximun.
Ici nous sommes partis pour 235 kilometres ou treize
heure trente de voyage, pas de route mais que de la
piste et parfois roulons dans le lie de la riviere
assechee. Je suis malade, certainement le trop de
secousse, pense a mon avenir proche, somnole et quand
j'y arrive, chek post et ces eternels questions
repetitives, pour mon plaisir, je changerai de metier
a chaque pour voir ce qu'on va dire. Kargil pour la
deuxieme fois et ces Chiites dominant, son dortoir et
la police qui refuse a me recevoir, nuit bien merite.
Deuxieme depart a cinq heures pour rejoindre Leh.
Enfin, vingt quatre heures apres, soit 470 bornes, me
revoila...
Avec cette semaine loin de tout, des klaxones
intempestifs. J'ai pu m'imaginer la vie des caravanes
de la route de la soie, de ces deux ans de voyage pour
retrouver l'occident et ces contraintes quotidiennes
et des petites distances parcouruent. Tout cela pour
le plaisir de nos riche concitoyen du passe voulant a
tout prit ces produits exotiques.
Bientot six mois de voyage, que cela passe vite, trois
mois que je n'ai pas manger de viande et de vous dire
que j'ai deja maigri de dix kilogrammes. Aujourd'hui
grand jour, car je vais effectuer mon premier trajet
en camion local pour rejoindre Manali.
a bientot pour d'autre nouvelle et profiter bien de
vos vavances...
from central asia 18: du reve a la realite.
Voila, grande soiree, on vient de rejoindre le terrain de polo ou les camions stationnent. Nous sommes en tout six occidentaux a tenter le voyage. On embarque quatre par camion plus le chauffeur, car nous ne sommes pas tout seul. Le moteur demarre, point de sirene hurlante pour descendre main bazar, mais la joie est la. A travers la vitre la nuit etoilee et 450 kilometres de route, 3 cols dont 2 a plus de 5000 metres d'altitude. Que vous dire, que je vie un reve de gosse. Moi dans la cabine de ce rustre camion indien de marque TATA, pas de siege sauf pour le chauffeur, juste des matelas poses pour prendre la position du Bouddha assit. Un certain bonheur m'enivre de vivre cela. 6 kilometres, premiere arret, deja une panne, tout le monde descend du camion, on ouvre le capot pour un chek up, un fil electrique tendu entre deux cosses et nous repartons 30 minutes apres. Que disais-je, oui le bonheur de parcourir la route avec ceux qui la vive au quotidien, de partage la cigarette et les fruits secs, emporter comme present, les, ah' deuxieme arret, un autre camion vient de tombe en panne. Deja 1h30 que l'on roule et nous avont parcourut 10 kilometres. Bon, je disais, le bruit du moteur qui resonne dans la cabine, pas de position pour se pose, route defonce, les secousses sans cesse et l'impossibilite de dormir et la temperature qui degringole. Je m'essaye a la couchette qui fait 200cm sur 50 cm de large et 40 cm de haut, l'epaule bleuie rebondissant sur la barre, il ne me reste plus qu'a penser a autre chose loin de cette enfer. 5 heures du mat, les chauffeurs s'arretent, nous nous retrouvons autour d’une tasse de tchai (the au lait). Les couleurs magnifiques du soleil levant sur ce nomad’land qui sert de parking au camion en transit. 1 heure, 2, 3, enfin ils se decident a repartir pour 2 kilometres et un autre arret pres de la riviere pour cette fois ci se preparer un repas. 1 heure de plus avant de repartir et un nouvelle arret dans la foulee, on bitume la route et celle-ci est ferme pour 1 heure. Enfin notre convoie peu repartir, 600 metres et ils decident a nouveau de s’arrete, les neres sont mit a rude epreuve et rien pour nous pour nous restaurer. On repart au mileu de ces paysage lunaire irradier au UV sans nuage, je n’en ai que faire, maintenant je desire me restaurer devant n’importe quoi. Il est midi et avons parcourut un peu moins de 200 kms. On roule et apres un aspirine je pense a tout ce qui peut me passer par la tete, car on ne peut rien faire d’autre qu’attendre. Je pense qu’il y en a qui vont dans les grandes fetes foraine, payant un prix astonomique le tour de bossa nova ou de tape cul. Moi pour 2 euros j’en ai autant que je veux. Il se fait 17 heures et la premiere ville traverse sur la carte. Pas de maison mais uniquement des tentes, je m’en fou tant que l’on peu se ravitailler. Soupe de pate: " 2 s’il vous plait" et et des pommes de terre:" 2 fois aussi". Les routiers interpellent l'un du groupe pour negotier du tarif, car a la base il etait convenu de donner ce que l’on voulait. Cette bande d’inculte s’arretant a outrance se reunissant pour parler de rien, vue qu’il n’y a rien. Les voila s’essayant de jouer les dur face a des voyageurs rodes au moins cher. " Bon cela vous fera 400 rupees par tete". Quoi toi l’#$&*% qui nous avez dit qu’on serait arrive dans 24 heures maximun, tu veux essayer de jouer les gros bras avec moi, les chefs. La seul chose qui recolteront sera de nous voir tous descendre pour passer la nuit ici. Nous sommes tous de mauvaise humeur avec cette experience. Mais le sunset et la et il y a de la biere pour nous faire oublier. Nous sommes a 4250 metres d’altitude sous la tente coucher en batterie, il fait froid, tres froid... Nouvelle journee et nous nous repartissons en 3 groupes. Les premiers embarque pour 5h30 dans un nouveau camion, moi 1 heure apres. "Aller dede fait peter l'bordel", bon on se contentera des 20 km/h en pointe. Reparti dans des pensees, pour oublier le temps qui n'en fini pas et des bornes kilometriques que l'on voit defiler tous les 5 minutes. Midi, un arret nourriture, encore 180 km avant d'arriver, je calcule la moyenne et pense que l'on arrivera vers minuit. Les boules, il va falloir encore galerer. 15 heures, on s'arrete et le chauffeur va se coucher. 17 heures je pete les plombs, j'ai deja lu 200 pages d'un bouquin le temps de ces arret impromptu. Un jeep passe, je l'arrete demande la destination et son prix. "Ok pour 200 rupees" et la tout change, le calme, la vitesse et le luxe de se retrouver 2 a bord. Il est 22 heures, use, fatigue d'avoir rien fait et la jeep nous depose a Manali. Manali vue de Vasheest. Un air d'alpage suisse reigne en ces lieux, recouvert de vert, des herbes aux sapins, dressant les yeux, les sommets redeviennent tristes, laissant apparaitre de vieux nevet de neige grisatre au glacier fondant le long de ces veines ancestrales, donnant la vie a ces petits villages, allant de l'ancienne batisse pres a rendre l'ame au neo chalet recouvert de crepit pour les plus cher a la simple facade de beton pour les plus modeste. Ici, en bas la fourmiliere heteroclite s'active. Des locaux habiller de couleur vif au mode de vie inchanger depuis des generations cultivant l'essentiel, aux autres dans leur accoutrement a l'occidental profitant de la manne financiere filant dans les deux sens de la vallee, aux touristes pantalon kaki la camera en bandouliere venu rafler quelques images souvenirs. Les athes et les occidentaux ayant trouver leur nature profonde et de nouveau maitre. Le temple et sa source d'eau chaude naturel. Rendant un immense service dans leur quotidien. Baignoire geante, douche pour les soins du corp, tube ou s'ecoule le reste pour la lessive, la vaisselle. Dans les cultures local pousse cette mauvaise herbe qui fait la reputation de cette region et qui est economiquement tres rentable. J'ai nomme le cannabis. Trouvant prenneur au pres des liberables de l'armee israelienne. De leur 3 ans de donne a leur pays pour lui et 2 ans pour elle. Perdant les plus belles annees de leur innocence dans un conflit sans fin. Les voila ici pour rattrapper tout ce retard. Je suis tombe amoureux pendant ces jours passses ici, elle a 20 ans, elle m'attendait, ronronnant comme un bebe, elle est tout de bleu vetu, sa taille 350 centimetres cube, elle s'appelle Enfield. Ziv veux s'acheter une moto et je me suis retrouver essayeur pendant deux jours et l'une d'elle m'a accroche, j'etais pres a l'acheter pour continuer mon periple, mais si dans un avenir je me retrouve avec un probleme mecanique, il me faudra certainement l'abandonner, alors je me suis resigne. Nouveau bus, nouvelle direction et Darhamsala, ville du Daila Lama, tres touristique, ou pour mon plaisir (3 euros), je me prends une chambre avec vue sur la vallee, le hasard des retrouvailles au restaurant: "Le petit cafe", avec d'ancienne rencontre faite a Leh, repere de francais au mal du pays. Un jeune francais venu preparer sa these ici est tombe sur le charme de la region, des langues et d'une tibetaine. Alors il a ouvert un petit resto, au menu gratin dauphinois et crepes au nutella, tout cela sur un fond de Brel ou Brassens. Cinema, enfin un particulier avec son video procteur et son prologique fait passer du bon temps pendant les pluies mousonnieres, "sept ans au Tibet" vue ici prend une autre dimension. Apres le film je me suis vu errer dans les rues avec une multitude de question sur de simple mot aux ideaux a pronner. Ouaih! je suis pour le Tibet libre et pour cela, je loge au Freedom hotel et mange au Peace restaurant, est-ce que cela est suffisant!!! Toujours de nouvelle rencontre et beaucoup de discution religieuse, du bouddhisme a l'islam en passant par le catholisisme car ici on est a un grand carrefour. Les taiwanais et pas chinois venu en force asister au seance pubique du Daila Lama et pour comprendre, il vous suffit d'acheter un transistor et d'ecouter la frequence qui traduit en anglais et en simultaner ces dire philosophique. Mais les places sont cheres pour etre dans le publique.
Pour commencer, nous allons apprendre quelques
cocktails:
L'hôtel: pour celui ci prenons les mots, musulman,
hindou, catholique, religion, icône, temple, partage,
paix, touriste, monnaie.
Nous mélangeons et nous obtenons: Un hôtel a la
direction musulmane ou prône au milieu du jardin un
temple hindouiste et dans les étages une icône de la
sainte Marie. Un quotidien remplie de touriste étrange
et une seule religion pour réunir tout cela, l'argent,
la monnaie, le flouse, l'oseille. Ici ou ailleurs, la
paix tient dans ce petit rectangle de papier.
Autre préparation:
Le restaurant: prenons pour celui-ci les mots réfugie,
client, touriste, bouddhiste, christianisme, pro,
anti, demain, avenir, china.
Mélangeons une nouvelle fois et nous obtenons: Un
restaurant tenu par des réfugies tibétains ou l'on
vous sert dans un service made in china, aux clients
pro chinois ou pro libération. Une touriste
australienne bouddhiste, deux coréennes chrétienne et
un français perdu dans tout cela.
Ainsi ce passe la vie à Dharamsala, je n'aurai pas vue
le Daila Lama car il fait des discours un peu trop
tôt. Dehors, la mousson est arrive, la pluie ne
s'arrête que très rarement, les rues se sont
transformées en rivière et moi j'aurai écume les
restaurants, refait le monde devant un verre de
tchai(thé) avec des gens de tout bord. Le matin avec
les musulmans, la journée avec les tibétains, le soir
avec des occidentaux. Comme au centre des jeunes
tibétains qui organiser un conférence sur la
propagande et je vous le demande: "ou été les
touristes" au badge "free Tibet" dans le bazar a
acheter des souvenirs pour dire qu'ils y étaient et
ces déjà pas mal. Dans le journal des fait nouveau
pour la vie tibétaine. Il était écrit que le
gouvernement chinois était près a faire revenir cette
"Océan de sagesse" dans son pays mais sans aucune
autorité et qu'il devait accepter la souveraineté
chinoise comme autorité suprême et reconnaître Taiwan
comme étant chinois (les traîtres). Reconnaître le
gouvernement et arrêter la propagande antichinoise et
que la Chine à amener, la vie moderne et tout ce qui
va avec. Mais j'aimerai savoir pourquoi il y a
toujours autant de réfugie qui passe la frontière
clandestinement pour rejoindre l'Inde? Des français
que j'ai rencontre a plusieurs reprise viennent de
remettre une lettre au gouvernement tibétain sur la
politique tenu par elle pour boycotte les produits
chinois et que dans la rue au même moment toutes les
échoppes tibétaines ne vendent que du made in china,
il est vrai que le tibétain est commerçant a la base
et n'en a que faire de toutes ces histoires pour faire
rentrer du profit. Enfin ainsi va la vie dans cette
partie du monde. Moi et ce petit goût de chez nous,
dans le petit restaurant français pour le petit
déjeuner, je me suis régale de deux part de gratin
dauphinois et d'une part de gâteau au chocolat,
j'aurai vraiment prit du bon temps dans cette endroit,
l'atmosphère régnante dans cet espace, les
rencontres, les lectures, la musique et pour la suite
de mon voyage, l'on m'offre une nouvelle protection.
Des grain d'orge ayant reçu un Oracle. Voici les
explications de Ralf, qui me l'a remit.
Il s'agit de l'Oracle de Nechung (prononcer :
Naitchoung).
Nechung signifie littéralement : petit endroit. C'est
parce que l'esprit d'une deite entre dans le corps
d'un moine, donc d'un être humain, qui est normalement
trop "petit" pour recevoir une telle puissance.
J'ai eu la chance de voir cela (et je ne me suis pas
prive de faire des photos!). Une procession de moines
battaient les tambours et sonnaient les trompes, ces
trompes en cuivre longues de plus de 3 mètres. Puis,
subitement, alors que le feu de branches de genévriers
venait d'être allume par les moines, l'un d'entre eux
s'est mis a avoir de violentes convulsions; il est
devenu rouge, plus rouge encore que sa robe, et s'est
mis a gesticuler dans tous les sens avec une frénésie
prononcée. Il a fallu quatre moines pour le soulever
puis le traîner dans le monastère, tant il devait
peser lourd!
En principe, on sait un peu a l'avance quand et ou
l'Oracle va venir. Mais la apparemment c'était plus tôt
que prévu!
L'Oracle joue un rôle de "téléphone cosmique": il est
consulte pour avoir des prédictions très précises sur
l'avenir, ou bien quand certaines décisions
importantes sont a prendre. Il peut aussi être
consulte afin de trouver les réincarnations de hauts
lamas. Mais seuls quelques moines très entraînes sont
capables de comprendre puis de retranscrire son
langage; ce n'est pas un langage humain que l'Oracle
utilise.
Quand il investit le corps du moine, ce dernier
devient excessivement lourd (a cause de la puissance
qu'il contient désormais), rouge vif (peut-être a
cause du sang qui doit affluer deux a trois fois plus
pour irriguer un "super cerveau"). L'oracle ne se
trompe jamais. Ses prédictions sont très écoutées et
très respectées, et quand il part enfin du moine, il
faut exercer à ce dernier des pressions sur les
artères pendant un court laps de temps très précis et
a plusieurs reprises, faute de quoi le moine peut en
mourir.
C'est cet Oracle, Nechung, qui fut consulte pour
établir un plan de fuite du Tibet pour Sa Sainteté le
Dalaï-lama. Ce plan faisait passer Sa Sainteté juste a
cote d'une garnison militaire chinoise! Et l'Oracle a
aussi perdit qu'a tel endroit se trouvait une rivière
infranchissable car pas de pont ni de gué. On a pu y
faire mettre une barque à l'avance. Comme tu le sais,
le Dalaï-lama a réussi a s'exiler en suivant ce chemin
dicte par Nechung.
Les "graines" que nous t'avons donne sont ce qu'on
appelle des "objets de puissance", ou encore "cadeaux
de pouvoir". Ce sont a la base des grains d'orge tout
ce qu'il y a de plus commun, sur lesquels il souffle
et transmet son pouvoir et sa bénédiction. Car un
autre rôle de l'Oracle est de protéger. Ainsi, celui
qui transporte de telles graines pourra les utiliser
afin de ne pas perdre ce qu'il transporte; ou encore en
cas de grosse maladie, en avaler une le matin pendant
plusieurs jours. En fait il y a maints usages pour de
telles pilules...
Ralf
Moi je viens d'en mettre dans mon porte feuille ainsi
que dans mon sac ou réside dissimule un peu partout
des photos du Daila Lama une vingtaine pour offrir au
peuplade tibétaine normalement bientôt traverser.
Je redescends et après la pluie je retrouve ces forte
chaleur insupportable et je repasse du duvet au
ventilateur de la chambre qui brasse cet air chaud.
Bizarre de se retrouver dans le même hôtel fréquente
il y a peine deux mois, j'ai un sentiment de vacance
fini, d'un certain vécu, d'être légèrement différent.
La frontière où je me pointe toujours trop tôt et les
premiers problème. J'ai en ma possession une bouteille
de rhum. Bien sur le douanier me la saisie pour me la
confisquer. Je dis au douanier, je ne vois pas le
problème que je suis étrange, qu'il y a de l'alcool
dans son pays et que moi je ne fume pas, mais que je
bois: "Non, non", il ne veut rien entendre. Et comment
cela ce fait que l'on peut fumer de l'herbe sans
problème, un. Bon tu veux rien entendre et tu crois
que tu vas te garder ma bouteille, tu rêves mon gars,
donne la moi car elle m'appartient encore et je sors
dehors et je l'explose contre un mur. "Ces bon vous
pouvez entrer en pays musulman". La prochaine fois je
transiterai de la drogue j'aurai moins d'emmerde.
Islamabad et l'alliance française ou je me retrouve
professeur de conversation d'un jour, toujours très
enrichissant pour comprendre le quotidien et quelques
questions pertinentes. Aujourd'hui Peshawar a l'ouest
ou dans la rue il y a autant d'armurerie que de
boulangerie...
Encore une semaine d'écoule, de découverte en
rencontre, du froid des montagnes au climatiseur, de
la pluie au bouteille d'eau qui n'en finisse pas de se
vider, des mauvais moment au joie que je partage
seule.
A bientôt pour d'autre histoire...
from central asia 20: voir disparaitre un monde.
Peshawar, 40 degres et 50 pour cent d'humidite. La ville au gout d'Afghanistan et d'Asie central. Aujourd'hui pauvre et sale, malgre les riches maisons decorees dans le quartier residentiel. La rencontre avec Laurence partit elle aussi il y a six mois d'Istambul et beaucoup de chose a ce raconter. Nous partont decouvrir la region et le petit village a quelques kilometres ou l'on doit montrer patte blanche et bakshish pour voir l'artisanat local. Ce sont des petites echoppes dans une rue, ou chacune et dependante de l'autre. Ici, on fabrique des AK 47, des Beretta ou autres armes d'assaut, copie d'originaux vendu discount. Des jeunes apprennant le metier en un an et demi, repetant les meme gestes que leurs aines. Tout y est pour usiner les canons a la fabrique de poudre. Biensur lorsque nous posons des questions, nous avons le droit qu'a des reponses vagues. Dans l'une de ces casba, cette photo pendu au mur representant une petite fille et un mouton assit dans un paturage et ou il y est ecrit: "laissont les grandir en paix", drole de contraste, je voulais faire la photo souvenir a la john Rambo, mais je me suis abstenu, meme si j'ai pu saisir entre mes mains different calibre. Peshawar, ses rues porteur d'histoire, d'un passe riche et bien situer sur la route de la soie. Ajourd'hui il ne subsiste que des facades de havelie racontant leur lamentable descente dans l'oublie et les riches d'aujourd'hui preferent deserter le centre pour vivre dans leur palace a l'abri de le police. Je vous dirai que je prefere voir l'argent partir dans une education retarder que de voir des pancartes de l'UNESCO fournissant de quoi faire plaisir au touriste de passage. Ballade dans le bazar ou les pakistanais n'arrete pas d'epier Laurence, malgre son accoutrement local et les cheveux couvert, pour moi les commercants me demande si les pierres que je porte autour du cou ne son pas a vendre. Retour a la capitale, puis bus pour Gilgit et pour la premiere fois l'envie d'arreter ce voyage qui commence a m'epuiser, je vous dirai que les pays traverses ne sont pas de tout repos et de ce retrouver avec une compatriote, cela me fait des vacances dans les vacances. Stop and go pour rejoindre Hunza via la verte vallee, autre peuplade et autre language. Aujourd'hui a majorite Ismaelite, les femmes peuvent deambuler librement dans les rues et vous regardez, les jeunes rejoignant l'ecole sont en uniforme et pas de couvre tete pour les jeunes etudiantes. Des refugies Tadjik ne revent meme pas d'un eldorado meilleur, mais juste trouver de quoi survivre en cette terre islamique. Ces le temps de recolter les abricots et de les faire secher sur le toit, dans un decor plein de couleur. Je me rends compte que l'on arrive pas ici par hasard, il y a longtemps des nomades ou differente civilisation fuiaient un envahisseur venu conquerir nouveau territoire et faisant fuire les plus pauvres au soldat deserteur serchant terre d'asile et surtotu de quoi cultiver pour survivre. Ici aussi rien n'a evolue a part un modernisme devastateur (opinion personnel).
Sost derniere ville avant la frontiere, meme si elle est tres avance en pays musulman. Ville nouvelle le long de la Karakorum highway. Bicoque de bois, de plastique et quelque fois de parpaing, le long de ce long ruban de bitume. Des commerces du quotidien recouvert d'affiche promotionel vantant les eternels produits indispensables, c'est a dire cigarette et Coca cola. La petit PME specialise dans le transit. Un autre qui a tout compris, il vend du made in China au pakistanais, du made in France (parfum) et Suisse (montre) pour les chinois, pour trouver du made in Pakistan il faut regarder dans la rue pour ne voir que ces sachet d'abricot seche. Pour rassurer tout le monde, on a peint une batisse en blanc avec les inscription suivante: "Centre de soin", ou il ne fait pas bon y mettre les pieds. Tout cela pour le derrnier Caravencerail en service. Plus de ferme fortifiee, mais un terrain vague entourer d'un mur d'enceinte et de barbele. Au centre le batiment administratif. Les semi remorques chinois d'une vingtaine de metre entrent et des dockers local dechargent pour recharger les camions pakistanais qui stationnent le long de la route ou retint leur petite cloche sous le chassis, comme un troupeau attendant son maitre. Il en faut trois ou quatre camions pakistanais pour un seul chinois. J'imagine deja la route pour faire transiter ces monstre de la route. Mais ce que j'observe est que le commerce ne va que dans un sens, les pakistanais n'ont rien a refourguer. Du camion vider le chauffeur chinois repartira avec en tout et pour tout avec ce cheque qu'il deposera dans la poche de sa chemise. Il n'y a rien a faire et cela est interessant de voir ou il n'y a rien, il y a tant a dire. Peut etre voulons nous les voir arriver a notre niveau social et ensuite les oublies. Ma chambre, tel une cellule de prison ou la salle d'eau vous suggere d'aller faire vos besoins sur le terrain qui sert de decharge. Quand on pense route de la soie, on pense forcement a sir Marco Polo et au commerce qui s'exercait dans les deux sens il y a tres longtemps. Aujourd'hui tout ne va plus que dans un sens, tout va vers l'Ouest et l'on retrouve la route Lapilazuli envahie par du made in ....., le reste transitant par voie maritime pour rejoindre nos contrees.
Mesdames et messieurs, j'ai l'honneur d'annoncer le grand gagnant de cette competition international.
Le vainqueur est par KO a la reguliere: La Chine.
On applaudit bien fort.
Mercredi 10 Aout: Je me dirige a la bus stand ou des jeep nous attendent, le hasard me fait retrouver Masato avec qui j'ai passe la frontiere indo pakistanaise. Ainsi qu'une francaise et d'autre japonnais. Apres le parcour administratif, nous voila tous les touristes dans la meme jeep avancant dans cette vallee. Biensur on nous detrousse de 4 dollars pour le parc naturel ou nous ne verrons rien. Khandur passa 4600 metres, grillage et barbele traverse la chaine de montagne. A ce moment j'ai cette pense et je me dis qu'il faut vraiment etre un animal sans cerveau pour pouvoir circuler librement sur notre planete. Nous voila en Chine pour les pakistanais fouille complete, pour nous moins de probleme. La vallee s'est transforme en plaine. a 4000 metres nous pouvons observer des chameaux ainsi que ces nomades et leurs yourts. les marmottes regardent defiler les convois sans se soucier. Tashkorgan est encore une nouveau peuple et language. Les femmes toutes recouvertent de couleur avec sur leur tete une toque recouvert d'un voile. Les hommes dans ce costume que l'on retrouvait dans nos regions il y a plus de cent ans, avec le beret comme couvre chef. Nouveaux controle et le rayon lazer sur la tempe pour prendre la temperature et se voir estampiller le passeport. le soir nous nous retrouverons une huitaine de voyageur a manger local et a me retrouver carnivore apres trois mois de repas fait que de legume. L'impression me laisse penser qu'ici on trouve du bon avec ces colonisateurs jaunes. De la musique sort du restaurant avoisinant l'hotel. Nous nous laissons guider au son de l'accordeon et citare enfin ces le synthetiseur qui fait tout ca et decouvrir une musique slave, comme il se joue en Europe de l'est et influencer par une longue traverser il y a de ca aussi tres longtemps. La biere coule a flot et nous nous en privons pas, entre temps nous rejoignons la piste de danse ou homme et femme se cotoie dans une danse oriental. Magnifique soiree pour cette premiere nuit en ce pays. Pas le temps de traine et il n'y a plus grand chose en dehors de ces villes sorti de terre ressemblant a rien. Cette fois-ci bus pour Kashgar. nous amorcont une descente vertigineuse partant de 3300 metres d'altitude pour rejoindre les plaines desertiques, les bouteilles en plastique nous servant d'altimetre en regardant leur deformation s'effectuer. Le plus beau des paysages s'offrent a nous. Pour commencer le Majestueux Musta gata recouvert de neige et de glacier attendant de fondre dans ses veines. Des nuages blancs bloquer par cette enorme masse, me font penser a des vaisceaux stationant et ravitaillant. Enfin le lac Karakul se laisse decouvrir et refletant sur sa surface tout le decors alentour: Du blanc des sommets au yourt poser deci dela et la caravane de chameaux revenant de trek passe devant moi. Magnifique payasage, magnifiquement pourri par ce gars qui emet des sons pour que je le regarde et pour ensuite me reclamer une certaine somme pour les photos que je viens de prendre. Je demarre au quart de tour en regardant cet individu et je commence a l'envoyer ballader et si tu continue c'est l'appareil photo que tu vas te prendre dans la tronche pour argent comptant . Alors je dois partir et trouver ruse pour pouvoir revenir faire quelques cliches. Un peu decu dans le bus d'avoir a admirer le changement qui s'effectue sur cette planete...
Kashgar deuxieme (clap): Mais que ce passe t'il, dans quel etat erres-tu. Tu ressemble aujourd'hui a ce jeu d'ordinateur s'appellant: Sim city. On detruit toute le passe "Ouighour" et des batiments vieux de moins d'un an sorte de terre, des chantiers herculeien qui ne s'arrete meme pas un instant 24 heures sur 24. Ces barres d'immeuble meme pas habite et deja usees, mais qu'est qu'ils vont faire ces gens qui ont toujours vecu dans une maison de plein pied ou ils avaient leur repere, mais qu'est qu'ils vont faire une fois qu'on les aura reloge dans ce deux pieces confiner plein sud. Moi cherchant des reperes laisse il y a un peu plus d'un an. il ne reste rien autour de la mosquee Idkah, enfin si une esplanade tout neuf ou tout autour est detruit, le golden bazar, les petites echoppes, tout. Oh le beau batiment influencer par je ne sais pas qui de mauvais gout. Le dessin qui nous montre un plan futuriste de cette endroit, meme pas dessus ces empaffer ne respecte la culture local, on ne voit que des chinois deambuler, une mosquee sans coupole et a la porte betonner. Putaint revoltez-vous, ne vous laissez pas faire. Ce gars qui m'accoste et qui m'invite dans son echoppe de 5 metres carres, juste un lit et une machine a coudre pour faire des chaussures pour femme. Il m'explique les problemes qu'il rencontre lui et sa societe, il ne parle pas le chinois ce qui lui vaut des problemes. Il me dit qu'il demande dans ses prieres quotidiennes un avenir meilleur et qu'il ne voyait rien changer. Triste je suis de faire ce constat. Comme Dimanche lorsque je viens de rejoindre le sunday market et pour vous expliquer je vais commencer par vous reracontez ce que 'y ai vecu il y a un an, ensuite je vous decrirai ce que j'ai vue aujourd'hui...
Un Dimanche en janvier 2003: Nous arrivons autour d’un grand foirail. Une fois encore je m’imagine dans cette machine à remonter le temps, 100 ans en arrière, dans le centre de la France, l’Auvergne et ses régions alentour ou se tenaient de grandes foires aux bestiaux. Il est très tôt et la vie s’active doucement. On découpe les moutons au bord de la route pour préparer les samosas et autres plats. On allume les fourneaux de terre cuite qui vont recevoir ces vasques énormes ou l'on va cuire le riz auquel on va additionner des oignons et quelques épices. Des gars font de grands gestes pour allonger de la pâte qui se transformera en spaghetti. Des feux prennent vie à droite et à gauche pour relever la température qui avoisine les -15. Tout le monde nous regarde, on ne s'échange quelques sourires, car je me sens tel un muet au royaume des sourds, Autour du feu un local veut échanger ses bottes en peau contre mes chaussures de marche, l'ambiance est bonne enfant. Après nous retournons en ville au grand bazar. Il y a environ deux cent milles personnes qui déboulent dans les artères de la ville pour ce jour sacré. Toutes les ethnies sont représentées, chinois, mongol, ouzbek, tadjik, kazakhs, tibétain, etc...
Chaque visage a tant à raconter. Ce qui m'éclate le plus, ce sont ces vieux le visage marqué par la rudesse du temps avec leur grande barbe blanche, comme dans le film Himalaya. Tout le monde porte la chapka qui est signe de richesse et chacun ethnie a la sienne. Ici on vient vendre sa production de fruits, de légumes, il y a tout et n importe quoi, tout est bien réparti par secteur. A l'entrée c’est le bois, juste derrière chiens et chats qui viennent juste de naître. Je rejoinds le coeur ou la vie bat son plein ou le sol est recouvert de terre battu ou tout n'est qu'un assemblage de bois et de bâche. D’un coté ce sont les vêtements et schapka en peau de l'autre les pièces de moto. Dans les bicoques on trouve de tout et du vieux. Le pharmacien exhibe son étalage ou l'on trouve des bocaux de différentes herbes, accroché à la devanture crâne de bélier, serpents et lézards séchés, médecine locale quoi. J'ai eu beau demandé des explications, mais rien ne m'a été dit. Ils prennent le temps de se faire couper les cheveux au bord de la route à coup de rasoir à main (made in local bien sur), de s'arrêter pour manger à de grandes tables qui font face au fourneau. Je les imagine raconter leurs petites histoires, discuter politique et regarder les filles. Leur vie quotidienne est extraordinaire à mes yeux. Dans l'après midi je retourne seul au marché à bestiaux. Je prends le temps de faire des photos et on vient roder autour de la boite à image, peut être qu'il me prendra en photo ce grand gaillard. Aujourd’hui il y avait 3 chameaux à vendre, on tond les moutons à la cisaille pour qu il soit plus beau, les jeunes montent les chevaux pour les exhiber. Les négociations se font au creux de l’oreille et j'en profite pour acheter un couteau local...
J'en ai pris plein les yeux et ce fut une journée somptueuse.
Un Dimanche en Aout 2004: Ma machine a voyager dans le temps deconne, cette fois je n'ai pas fait de bon aussi loin en arriere. Je ne retrouve que la facade annoncant le bazar international de Kashgar et ces tapis ayant perdut de leur qualite. Devant encore ces petites echoppes on l'on peut se ravitailler, manger, parler du changement brutal qui s'effectue. Combien de temps encore auront-elle le droit de squatter se morceau de rue qui leur appartennait depuis des generations. Mais qu'est qu'il ont fait, plus rien, enfin si un marche moderne aux allees rectilignes et box uniforme, tout cela sous de longue tonnelle. Mais ou sont passes les gens, tout est asceptise. il faut que je m'eloigne un peu pour retrouver ces barbiers et la vie des plus pauvres qui ne peuvent pas se payer une place dans cette endroit trop cher pour eux. Qu'est que je suis triste de ne pas retrouver l'ambiance d'avant. Il faut que je retourne au foirail pour retrouver un semblant de vie que j'avais laisse un an auparavant. Tout ces touristes mitraillants sans compter l'arm...euh la camera a la main, cherchant souvenir a raconter et dire je l'ai vue ce grand bazar d'Asie central de retour chez eux, vivant sans respecter, occidentaux ou chinois tres court vetu pour les jeunes filles et galerer un max pour negotier un souvenir a prix correcte. Je ne reste pas et j'espere ne plus remette les pieds ici preferant me souvenir a present a travers mes photos. Ainsi va le bon vouloir de la Chine grandissante.
il me reste le temps de profiter de sanitaire propre et de ne rien faire, restant sur mon lit a bouquiner dans le dortoir que je partage avec mes amis japonais, ainsi que de nous retrouver le soir sur une terrasse a refaire le monde devant une biere made in .....
Drole de constat et drole de voyage. Heureusement que j'ai pu prendre plaisir encore dans certain endroit qui n'ont pas etait encore trop touche par le changement venant de l'Ouest comme Tabriz en Iran, Mazar e sharif en Afghanistan, la Kalash vallee au Pakistan et certain endroit du Laddak, ou inversement Mouniac et la mer d'Aral en Ouzbekistan et son resultat tragique. Mais faites vite car demain le touriste sera roi et cherchera je ne sais quoi de depaysans sur cette planete s'atristant...
Demain depart pour le sud, Yarkand et un moyen de rentrer au Tibet. Prochain contact a Lhassa, Inshalla...
from central asia 21: breve derniere.
Karghili, derniere ville avant le Tibet, juste le temps d'un repas et nous partons a la recherche d'un moyen de transport. Le hasard nous fait rencontrer un malesien, nous faisons faindre de le voir puis apres quelque temps nous nous echangeons des informations. Nous voila partie a trois rejoindre le parking aux camions et la mauvaise nouvelle, pas de depart avant trois ou quatre jours. L'un d'eux propose ses services pour la coquette somme de 1000 yuans (100 euros) par tete et de devoir ce cacher dans les reservoirs de gasoil lors des passages de police. Bon, on rebrousse chemin, trouvons un hotel pas trop cher et interdit au etranger et nous repartont dans un parcour administratif a en faire ceder plus d'un. Nous commencons par la gare routiere ordinaire, ou une personne assez serviable nous renseigne et nous annonce un prix correct: 150 yuans. nous partons pour la gendarmerie qui nous dit que l'on n'a pas besoin de permit, bonne nouvelle. On retourne au parking des camions, car ce trouve aussi la gare routiere qui relie Ali et ou il est redige sur un des rare panneau en anglais qu'il ne faut pas s'engager sans permit sur cette route. Une personne nous recoit et nous dit que sans permit il ne peut pas nous vendre de billet, bon ca commence bien, il nous envoie au poste de police, dela un gars nous confirme qu'il nous faut un permit et que le formulaire se retire a la gendarmerie, un autre carrement nous informe qu'il est formellement interdit de s'engager dans cette direction pour les etrangers. Retour a la case depart qui n'en demord pas et reste sur ses dire. On se pose avant de s'enerver, car moi j'aurai deja use du poing sur la table et qui n'aurait certainnement servit a rien, merci au hasard de nous avoir fait rencontrer ce malesien qui parle le chinois. Comme la facon qu'ils ont de vous interpeller dans la rue en beuglant: "hooooooooooooooin", on vous a donc jamais apprit a parler. On decide de retourner a la bus stand, biensur les bureau sont fermes et quelqu'un nous envoie dans une petite bicoque qui office comme agence de voyage et nous propose des places pour 600 yuans, depart uniquement tous les dix jours et le prochain est pour dans trois jours. Un voyage de deux jours et demi non stop dans un minibus au ton camouflage et aux roues surdimensionnees et au place assise restreinte pour affronter les 1100 kilometres. Bon il ne reste plus qu'a profiter de la vie qui se propose a nous...
Comme sa grande soeur, comme toutes les autres, Khargili subit des changement brutaux. Le coeur de la ville autour de la mosque ou la vie s'anime toujours, ces petites echoppes en bois ou simplement recouvert d'une bache en plastique trouer ou l'on parle que ouighour, les cantonnieres ne font que deplacer la poussiere, le boucher et ces tetes de mouton poses a meme le sol, le vendeur de bijoux ou les femmes viennent toujours trainer, l'homeopathe et ses plantes comme pilon une soupape et comme bol un maitre cylindre. Les couturieres et leur machine a coudre, le barbier qui vous passe juste un coup de savon et vous rase en plus le front et les oreilles toujours de quoi vous faire alluciner. Le photographe avec sa facade de photo jaunie par le soleil qui immortalise les portraits avec un vieille camera bringbalente, le disquaire balancant les watts a travers la rue, vous dire aussi que la star international reconnu ici est Alize (la Corse) . Le restaurant ou pour atabler le client on lui balance un bon film de karate comme dans toutes les commerces, il y a cette boite a image qui projette ce flot agressive de couleur. Des mioches jouent au pogue a meme le sol, d'autre se cour apres dans leur tenu la plus simple les fesses a l'air. Ces maison faites de brique de terre donnant un air de terrain vague disparaissant sous le regard de ces tours de beton uniforme s'avancant dans leur avenir, au boulevard recouvert d'un parterre de fleur, au haut parleur vociferrant je suppose des discours pratriotique. Toute ce modernisme interdit au carriole et triporteur a moteur projettant celle-ci dans un avenir un peu trop ambitieux. On refait le canal, point de bulldozer mais une armee d'ouvrier homme et femme, pas d'heure a respecter, juste une date et le soir un concert de percussion de pioche et de pelle retint dans la nuit et une sieste recuperatrice a meme le sol dans la pousiere sous le regard indifferent des passants. Comme autour de la gare routiere ou des bus venant de Kashgar ou de Hotan s'arretent pour finir de combler leurs couchettes vides. Les commerces chinois qui la juxstapose: Un bar, un tabac, un salon de coiffure (salon de massage), un restaurant et cela ce repete sans cesse et toujours une table une carriole pour vous ravitailler d'un samosa ou de fruit. Le controle des commerces ce fait par leur dimension unique et personne ne peut vendre plus que l'autre. La salle des fetes s'anime tous les soirs, une scene, un groupe, des jets d'eau qui s'animent a chaque nouveau titre chanter, comme a Tashkorgane musique venu de notre vieille Europe influencer par un tres long voyage avant de ce retrouver stopper par le desert. Le style paysans n'est pas demode, le pantalon gris, la chemise a carreau le beret, la clope au bec. Les locaux dansent en couple partant dans un sorte de valse sur ce damier surdimensionne, les chinois s'essayant pareil avec plus d'hesitation. Les plus jeunes attendent les slows: George michael, vous vous souvenez, la boum dans le garage avec son partenaire tenu a distance, ici ces pareils, un local parlant deux mots d'anglais tape l'incruste a la table avec quatre bieres. Me voila partie aussi sur la piste et biensur on me prend la main pour que je danse au centre du cercle forme, star d'un soir ou les jeunes garcons vont refaire les meme pas que le grand. Notre hotel sale dans une cour de garage sa chambre modeste et toujours cette television ou il retransmette une competition sportives. La Chine contre le reste du monde, je ne sais pas si vous voyez la meme chose, pour reconnaitre cette emission il vous suffit de trouver cinq anneaux entrecroises dans un coin de la lucarne. Les sanitaires sans eau et des toilettes qu'on peine a nettoyer. Pour la douche direction les bains publiques ou il ne fait pas bon poser un pied a meme le sol sous peine de cultiver une famille de champignon. On passa la serpilliere une fois rarement et meme pas rincer. Le jeune qui ne sait que percevoir l'argent prefererester allonger sur sa natte avec sa nouvelle acquisition son telephone portable devant cette television qui ne s'arrete lors d'une coupure de courant ou tout simplement avec la fin des programmes d'une chaine. Aller me dire, est-ce que s'est bien ou mal, ce que je vois ce sont des femmes assez libre dans leur tenu peu reglementaire pour un Imam, juste la tristesse de les voir partir dans l'alcool les cigarettes et la vie facile que leur donnent ces colons de chinois. Dernier pas en terre Islamique apres six mois. Demain sera la terre Bouddhiste et apres que sais-je...
Aujourd'hui jeudi, j'apprehende enormement ce trajet dans ses conditions. M'imaginer que la prochaine fois que je pourrai m'allonger sur un lit sera dimanche soir et pas avant, de savoir qu'il sera impossible de lire ou d'avoir autre activite avec les vibrations et que je n'aurai que comme passe temps une activite cerebrale ou de quoi me passe le film de ma vie plusieurs dizaine de fois...
from central asia 22, voyage dans les extremes.
Apres quatre jours d'attente, de repos forcer et appreccier, nous voila a la bus stand assez tot pour etre sur d'avoir nos place a bord. Cela ressemble a un depart vers de nouveau horizon en voyant les passagers chinois et ouighours allant chercher fortune dans un nouvelle Eldorado. La route va s'ouvrir dans quelques heures, les camions finiddent d'etre charger et pour exemple celui a cote de nous est rempli de console de jeu pour une salle d'arcade. Comme biensur rien n'est fait pour vous facilitez la vie et les premiers problemes apparaissent. Nous n'avons pas les places qui nous ont ete montre lors de la reservation malgre le prix exobitant que nous payons par rapport au locaux et il m'est impossible de m'asseoir, ils sont toujours a la recherche du profit maximun. Ce chinois qui nous a vendu les places affiche sur on facies un sourir nier en disant; " bushe, bushe" ( she veut dire oui, bushe, pas oui, traduction, non). Alors, j'hausse le ton et montre poing tout en indiquant la direction de son oeil gauche. apres quelques instant, je peux prendre possession du fauteuil a cote du chauffeur. 21h00, depart pour 1100 kilometres. la route se transforme vite en piste de terre ou de pierre ou bourbier, passage de guai et je me dis que le Camel trophy ce vie au quotidien pour une certaine population de notre planete. Nous traversons les derniers villages a l'architecture typique montrant les limites de l'avancer Turc Ottoman. Nous arrivons trop tot au chek post et passons la nuit cherchant tous a ce positionner comme il peut pour somnoler. Nous voila reparti et forcer de constater que l'on nous a encore menti en voyant qu'il n'y a qu'un seul chauffeur et celui ci est bon pour le faire Paris Dakar, a fond tout le temps, 80 kmh dans les descentes au point mort et certain virage fond partir l'arriere du bus en travers de la piste. Jesus, Marie, joseph priaient pour nous, on arrive. dans l'autre sens aussi un enorme convoie de centaines de camions attendaient le passage ouvert et demain pour Karghilik une enorme rentrer d'argent pour tout le monde qui vie des metiers de la route. Notre chauffeur s'arrete tous les deux heures et boit un Red bull (boissons energetique). Les premieres passes a plus de 5000 metres d'altitude ou la neige fait son apparition. devant ce spectacle, j'imagine la Mediterranne et les touristes en maillot de bain pofinant leur bronzage avant la rentre du mois de Septembre, moi et mes vetements d'hiver les bras enlacer pour garder la chaleur. Les camps d'ouvrier le long de la route ou il suffirait d'une camera video pour vous transformez tout cela en chantier du siecle ou plus particulierement en propagande. Bien venu au Fareast, les premieres tentes de nomade tibetain, les cheptels de mouton ou de brebis, les yack et leur chargement, les hommes sur leurs chevaux avec un accoutrement local fait d'une veste noir, ample et chaude, sur la tete un couvre chef allant du chapeau classique a celui de cowboy, dessous une longue natte unique qu'ils enroulent autour du crane avec un ruban rouge. Le long de la piste, de petite ligne droite et des petits villages prennent vie pour profiter de l'argent. Barraque de bois, bicoque en ciment sans finition, la porte battante, les tables rondes comme dans le saloon, pas de pianiste mais toujours cette television et sa parabole dependant du moteur du motoculteur qui fait tourner le groupe electrogene. Ici tout est plus cher qu'ailleurs: Alcool, nourriture, fille. Le soir arrive et le chauffeur est epuise, pas question de continuer nous dit-il, mais a l'agence on nous avez dit que le trajet se faisait d'une traite, encore un mensonge et cette fois si ce sont les autres passagers qui sont mecontent de devoir ce payer une nuit dans un dortoir. Alors on s'arrete dans l'un de ces endroit pour une nuit bien fraiche. Nouvelle journee, nouvelle altercation avec le jeune qui officie comme garcon de bus et qui veut reprendre la place que j'ai, je ne cede pas et la mauvaise ambiance reigne pendant quelques instant. Cela me gache mes premieres impression en ce nouveau pays. Magnifique, inimaginable le decors qui se laisse decouvrir, les plus beaux paysages qui m'a ete donne de voir jusqu'a present. Desert de couleur, palette riche en nuance a ne plus les decrire, montagne granitique ou au ton argileux, plaine verte emmeraude, lacs turquoises a la surface laissant refletter le decors qui l'entoure, la chance de voir ces antilopes tibetaines en liberte et quelques rapaces seigneur des airs. J'en ai les yeux ebahies, a cette instant je vous aurai dit, arreter tout projet pour que vous puissiez me rejoindre et savourer comme moi cette terre vierge de tout urbanisation hormis ces piquets telegraphique indiquant la direction a suivre pour trouver une vie, de venir avant de voir tout cela conquit par les hotels aux noms reveur pour un atrophier du cerveau: Hotel lakeview, marco Polo, etc... Mais la suite me dira qu'ici se merite pour les petits budgets comme nous et ne sait plus si vous devez venir vous faire plumer???.
Ali
Une petite chambre a partager, dans cette eldorado, un Las Vegas a l'est sans les casinos. Que reste t'il ou qu'y a t'il de nouveau. Des batiments qui n'arretent pas de sortir de terre, un certain modernisme neo vieillo aux commoditees d'un autre siecle, un peu comme ces tibetains ne comprennent pas ce qui se passe autour d'eux, d'une vie nomadique a une sedentarisation forcer pour un monde de service tres restrint, attendant du travaille au grand carrefour de la ville, assit, la pelle par terre au milieu de debri de verre des bouteilles de biere que l'on descent pour passer le temps. Les affiches de consomation, les boutiques remplient de tout ce qu'ils n'avaient besoin auparavant. Ces colons chinois venu grossire cette population et leur porte monnaie pour venir vivre au milieu de ce desert d'altitude ainsi que des Ouighours pour qu'aucune cohesion puisse subjister au seins de la communaute. Communaute est bien le mot, a chacun son boxe pour vivre ou survivre rien d'autre, une fois les clients partient ou la television eteinte, on sort son lit pour une nuit a 4000 metres d'altitude, le matin on replit tout, on fait sa toilette sur les marches devant le trottoir dans sa petite bassine et le thermos d'eau tiede. pour l'eau, le bambou sur les epaules et on va la fontaine au bout de la rue. Les tibetains ont les voit le long de ces chantiers, homme ou femme, sinon roder autour de la benne a ordure a la recherche le tresor du jour. L'administration chinoise, je ne dirai pas ce que j'en pense, le permit obligatoire que l'on retire au bureau de police pour 50 yuans. Mais au faite vous etes arriver sans, bon vous devez payer une amende de 300 yuans. Mais on nous avez dit que l'on en avez pas besoin et bien on vous a menti. Pour tout ces colons, l'on a construit de quoi leur faire depenser sans compter, avec un karaoke ou discotheque discrete tous les 100 metres, ou nous allons prendre la temperature. Oui que desirez-vous? - euh, une biere et trois verres, a cote ces directement le carton de 25 bieres et un autre tde boisson energetique, de ce deffit debile, regarde on a plus de cannette sur la table que toi. A cote de l'hotel celle-ci est differente au decors de de monastere et d'une peinture du Potala sur le mur de la scene. Musique typiquement local et l'epicerie qui finit de remplir son tirroir caisse avant de descendre son rideau metalique. Ici pour la premiere fois je sors des photos du Daila Lama en ayant fait attention des jeunes qui m'entouraient. Leurs yeux s'ecarquille, on se les arrachent, on se la pose sur la tete pour etre beni, ils se mettent a me baiser la main. Imaginer que je distribue des lingots d'or a la sortie d'un centre commercial par chez nous. Voila l'effet qu'on fait les photos.
Il est temps de reprendre la route, mais pour cela plus de transport en commun. Une seul place a cote de la pompe a essence a la sortie de la ville. Plusieurs jeeps viennent s'essayer avec des prix deffient tout monopole. Non, non, non. Nouvelle journee et une jeep s'arrete pour nous. Toujours de piste et enfin un premier bourg typiquement tibetain, la Thukpa nous attend dans la petite maison qui fait auberge. Les femmes s'afferent sur le poele au centre de la piece au poutre rouge et dessin sur les murs. Nous voici au pied de la montagne certainement la plus sacre de notre planete, elle ne se laisse pas decouvrir pour notre reverence.
"S'il vous plait monsieur l'aubergiste, 3 lits"
"cela vous fera 18 euros", encore de quoi faire des bons. On cherche ailleurs pour finir chez des tibetains, pas assez longtemps avant d'etre denoncer et expulser par la police; "Pour les riches s'est la-bas". Alors la je ne laisse pas passer, je vais hausser le ton au poste de police et un policier nous accompagne pour nous trouver notre tarif habituel 20 yuans. Ce n'est pas finit, le soir apres avoir demander le tarif de notre repas avant de manger, l'addition se trouve multiplier par deux. retour a la case police pour un dilleme ou chacun des deux partis devra faire des concessions. Moi degouter je cherche a quitter la ville le lendemain matin avant d'etre convaincu de faire la kora (pelerinage)autour de la montagne, car c'est sur je ne revindrai pas de si peu...
Nous sommes cinq, un japonais, un malaisien, un belge et deux francais. Peud'info si ce n'est qu'il faut encore theoriquement payer avant de partir. Le chemin et ses pelerins s'avacant au maximun en jeep pur en faire un minimun. Nous nos sacs remplient de bol plastique au instant minute noodle soup de quoi survire trois jours. Petite erreur de parcour, malgre la boussole, le GPS et une photocopie de carte a pas cher. 4900 metres d'altitude, la fatigue de ce premier jour de marche apres tant de transport routier. La recherche d'une tente hotel pour nous reposer ou pour le goute se sera un bol de noodle soup. Cher toujours quant on arrive avec nos faciesse blanc. De l'autre cote de la riviere d'autre tente, ou nous tentons notre chance. Et qu'elle chance, des vrais nomades tibetains qui acceptent de nous heberger pour une somme modique. Leur tente blanche ternis par la rudesse de la montagne. Le mandala a gauche de l'entre sur le sol la reserve de combustible, un ta de bouse de yack, a cote ces cylindres pour battre le beurre, par terre un peu de fromage qui sera la seul chose pour agrementer nos plats deshydrates, au centre le poele que l'on recharge tres regulierement, derriere, les icones du panchen Lama chinois et les coupes pour recevoir les offrendes. Tout autour de la tente repose les montures pour les yacks et les tapis qui nous servirons de matelas. Nous nous alignions en batterie a droite du poele. De la commence un manege interessant, on ne fait qu'epier les gestes de l'autre ethniem lorsque l'on ouvre nos sacs ou quand la matriarche prend la parole, de nos accoutrement qui se trouve a cinq siecle de l'autre. Les petits cadeaux aux deux jeunes filles en age de se marier. La photo du Daila Lama que l'on refuse par peur des represailles de la police chinoise. La serie de photo, le tour des autres tentes au mode de vie inchanger. Les filles se coiffent devant nous, le petit garcon de 3 ans joue avec ces oncles d'un instant. La nuit etoilee vient nous recouvrir et le froid ne se fait pas attendre, le repas du soir noodle soup avec un peu de fromage de yack. Nous et notre materiel hightec, aligner les uns a cote des autres, nous ressemblons a ces barres de chocolat serrer sur une etagere d'epicerie. Eux, les femmes restent dedans et d'un oeil discret regardont leur style de vie. Les hommes et le petit vont dormir dehors sous des peaux de yack. Au matin gele, la neige recouvre les couchages de ces hommes vaillants. Petit dejeuner ou un bon bole de noodle soupe epicer. Nous voila reparti sous la neige et le froid, chacun a son rythme et nous nous retrouvons lorsque l'on trouve une tente pour se restaurer. Pendant qu'un pelerin tibetain fait le tour en respectant la vrai coutume, trois pas puis s'allonge en psamoldiant sans cesse. Nous, nous devons regler un nouveau probleme, on nous reclame 8 yuans pour 3 tasses d'eau chaude. Cela finira que la personne viendra m'arracher l'argent des mains. Decu, tres decu de ce comportement, je n'ai qu'une envie c'est de faire demi tour. Le sommet, 5600 metres d'altitude avec mon sac sur le dos. Les pensees negatives pour un peuple transforme avec le temps. La descente rapide comme pour fuir et toujours ce meme accueille deplaisant pour nous vendre n'importe quoi de comestible. Go, go, go, je me dis dans ma tete, fuyont et dans cette precipitation je me trompe de chemin et apres 3 heures, je me vois contraint de traverse la riviere gele a pied nue sur une trentaine de metre, pour cette derniere nuit dans ce lieu sacre. Notre petit groupe s'eclate, deux on deja trouve un camion pour rejoindre Lhassa, mais il faut voir les conditions. Le reste suit le jour suivant. Les premiers jeep vide de touriste refuse de s'arrete et nous nous contenterons d'une benne pour effectuer une distance d'une quarantaine de kilometre rejoignant le lac Manasarovar et partageons le bonheur d'etre a l'air libre et de voir defile ce magnifique. Je reste sur le bord de la route dans l'attente d'un autre vehicule, un seul camion s'arretera, celui-ci charger a rabord se permet de ce faire un peu plus d'argent en acceptant des gens au dessus de tout, mais je me resigne a ne pas continuer avec pour rejoindre Lhassa en cinq jour. Nouvelle journee et je prends place au bord de la piste, les premieres jeeps ne se font pas attendre et ne chercheront qu'a deposer un peu plus de poussiere sur mon sac, ces jeeps remplient a rabord avec quatre occupants, ces touristes blancs qui me saluent de la main lorsque je tends la mienne. Bon gardons le moral et la prochaine sera la bonne. Je m'apercois qu'un monde nous separe, comme celui que je rejoins a present a travers un livre pour passer le temps ou rever d'ailleur dans ce decor de reve que l'on apercoit le plus souvent sur ces grandes affiches qui recouvre le mur d'une chambre a coucher. Plaine verte ou gambadent au ras du sol ces petits rongeurs, sorte de rat sans queue ou de lapin nain sans grande oreille, derriere les tentes de nomade venu au abord de la bourguade pour vendre leur peau et ravitailler au produit de premiere necessite, le lac manasarovar reflette la montagne qui culmine en son plus haut point a 7750 metres, la neige eternel se melange au nuage navigant dans cet ocean bleu infinie. Le soleil vient me caresser de ses rayons, le silence reigne sauf quand le vent vient se meler dans la lecture de ce livre ou je me retrouve dans un autre monde loin d'ici. Le panneau d'indication me serre de cadran solaire et celui-ci me dit qu'il n'y aura plus rien pour aujourd'hui, un lit et une assiette de momo au yack (sorte de ravioli). Nouveau matin et je marche sur les pas de la veille, meme place, meme livre, autre jeep au meme reflexe, ce n'est pas si grave tant que j'ai a lire et toujours le panneau quivient me recouvrir de son ombre pour me dire qu'il est tant de rebrousser chemin. La, le doute s'installe et me dit qu'il va falloir retourner sur ses pas pour rejoindre rejoindre une autre piste assez eloigner. Quatrieme jour, je ne suis plus seul, mes deux amis se joignent a moi apres avoir fait le tour du lac, la chance est la aussi et un camion s'arrete pour nous. tout le monde dans la benne sur le materiel de camping des toursistes fortunes. Emmitoufler dans nos vetement, le foulard sur la bouche pour filtrer la poussiere et nous voila parti pour deux jours. A en voir trop on s'en lasse et pour nous cela devient un peu monotone. Apres 500 kilometres ou deux jours de route nous voila a Saga, petite ville expension ou l'hotel 4 etoiles attent deja, la superette a la caisse electronique toute neuve ou une seul touche sert celle pour ouvrir le tiroir ou un malhreux billet traine dans son rangement, on prefere encore le boulier. La chance nous suit et pas d'attente pour trouver un nouveau moyen de transport. Xighatse, deuxieme ville du Tibet ou il ne reste qu'un grand monastere et des rues ou les chinois essayent de garder une architecture local et qui ressemble plus a un parc d'attraction dans l'attente d'une nouvelle saison. a l'apparition des appareils photos resone cette phrase: "monnaie, monaie". La seul chose qui se laissera apprecier sera la chambre avec une douche et de l'eau chaude, car cela fait deux semaine que nous nous sommes pas laver et que nous portions les memes vetements. Gyantse et une vile qui garde encore son charme d'antan. Le bus pour Lhassa et les derniers centaines de kilometres de piste. Lhasa se laisse decouvrir et comme une amie dira:" Lhassa s'est chouette". Ville completement transforme, je ne chercherai pas a vous la decrire, du beton, des neons, de la consommation. Aucune visite de batiment je ferai, trop cher et vider de tout interet culturel, partons je me dis, mais apres deux jours et errant dans les rues, je decouvre le lieu, l'endroit ou la vie tibetaine continue de s'ecouler au mouvement du moulin a priere, dans leur accoutrement d'hier, ayant fait le tour du temple deux fois par jour pour un paradis meilleus. Les voila dans ce bar de cinq metres carre au mur defraichit au table et au banc laissant apparaitre les couche succesive de peinture, le moulin a priere est stationne en bout de table, on sort sa tasse, sa cup pour recevoir la boisson unique le Tsagammo (the au lait et sucre), endroit unique pas si loin des armees d'appareil photo qui mitraille tous au meme endroit, il suffit d'ouvrirses yeux et decouvrir que Lhassa n'est pas mort, ils sont la autour de moi, le sourir au levre, le chapelet dans la main, il n'y a rien a faire si ce n'est qu'a les admirer, eux le peuple, les vieux qui se sont resolu restant dans la priere. Je ne fais que regarder et le temps me coule entre les doigts et le la conversation me manque, mais ce n'est pas plus mal, je prefere ne rien dire et regarder. Ici sera mon Q.G pour deux jours. Notre voyageur fatiguee ne desire plus continuer par les voies terrestres et finira par les voies aeriennes pour rejoindre Shanghai.
Shanghai et la fin de la route de la soie pour moi, voila un peu plus de sept mois pour rejoindre deux oceans et decouvrir une multitude de monde qui les separes, la mauvaise nouvelle est tombe hier lundi au consulat de france: "Monsieur, pas de prolongation de passeport, il fallait mieux vous organisez, on revoir". Le retour est tres proche; alors je vous dis a bientot, je me permetrai de revenir sur mes mails, corriger mes fautes d'orthographe car il doit y en avoir beaucoup et de vous les refaire partager avec plus d'information encore. Les messages ne sont pas fini, il y a encore je pense deux mois de voyage, je vais vous faire suivre un texte que j'ai ecris et le voyage au Japon qui sera loin de la vie que j'ai vecu jusqu'a present...
from central asia 23, un autre monde.
Bonjours a tous, enfin quelques nouvelles de l'est. Je suis toujours sur Shanghai ou il fait bon ne rien faire, je me ballade, je lis et ecris. Ici pas de quatre saisons, mais du jour au lendemain une chute spectaculaire des temperatures. Aujourd'hui, je desires vous faire partager autre chose que des recits de voyage, mais un recit de mes pensees, de mes idees qui se sont bousculees jusqu'au bout du stylo. Ce sera une premiere pour moi que de faire partager cette lecture, preferant depuis toujours les pages blanches d'un cahier personnel. J'espere que cela vous plaira et n'ayez pas peur de faire des commentaires, en dehors de mes fautes d'orthographe, biensur.
Premier texte: Fenetre sur Shanghai ou l'histoire entre deux mondes qui s'affrontent.
Ensuite cette autre texte: Genese selon moi, ce n'est pas une mince affaire que de reecrire la creation du monde, mais ce texte je le travaille depuis ma traversee de l'Ouest tibetain et ces fameux paysages qu'y m'a ete donne de voir.
Sur ceux bonne lecture.
Fenetre sur Shanghai.
Shanghai grand carrefour dans tous les sens, de toutes les cultures, de tous les horizons. Plurialisme des temps a venir, aux minorites errantes et perdues, au ton neoviellio, neoretro, neo pas beau, vade retro…
Dans tout je vois rien, assit ici ou ailleurs comme dans nimporte laquel de ces capitales qui se dit moderne. Ce restaurant, ses murs au ton clair recouvert de croute montmartroise, d’aquarelle d’une provence deprimante et geometriquement foutu, d’affiche de verdure comestible rappelant le souvenir d’un jardin d’antant. De plat ascepetise, au gout d’un avenir globalisateur, au neutre senteur, au effluve d’un agent chimique qui m'en met l’eau a la bouche, c’est a dire rien, pour un eternel triste a nos descendance futur. Ces seveuses, dans un uniforme reprit de nos bistrots de quartier tout de blanc et de noir vetu, l’oreillette et de micro pour communiquer avec l'autre bout. J’ai l’impression d’etre a New York, ville ou je ne suis jamais alle et que j'ai decouvert qu'a travers le petit ecran. Generation perdu entre baguette et fourchette. Ville trop moderne au quotidien ancestral. Des jeunes perdus sans repaire. Sera-t'elle comme l'ile du soleil levant savoir melanger culture et consommation. Ce monde plein de tout ou l’on se comparre a l’autre pour savoir s’il on est toujours a la pointe...
La fenetre a petit carreau et gros barreau, petit ecran du moment sous le regard de ce parterre de rose rouge en plastique jetant leur regarde melancolique et croyant nous ammadouer avec cette perle de resine a jamais coller sur leur petale. L’immeuble d’en face et sa façade de brique rouge grisonante d’un Shanghai d’hier, d’une vie que l’on ne veut plus voir, alors on refait la façade et deux mondes s’affrontent, la vitrine flashi fashion aux mannequins s’affichant avec le rose d’une robe d’un soir unique et d’un autre rassurant le jeune dans sa religion et sa frenesie de futur consommateur. Une autre high tech avec des ideogrammes a la mode et un anglais de lecon d’une agence immobiliere ou s’ammoncelle des annonces d’une liberte tres cher, avenir securiser. A cote sur le mur au crepis defraichie, ecrit au pochoir, des numeros de telephone degoulinant de tristesse, pour ces logements de dixieme main. Pas de sanitaire et la douche publique, ou l'on cuisine sur le trottoir avec son feu, des fils a linge tendu entre poteau et lampadere delimite un espace de vie, la porte toujours ouverte laissant apparaitre le simple d'une vie: Un lit, un meuble, un vaissellier, une tele et la compteuse a billet comme symbole religieux, aussi le lavabo sans eau sur le balcon, exposition intemporelle de nature morte. Ce meme trottoir ou se cotoye sans l’ombre d’un regard, riche et pauvre, Mercedes ou tricycle, attache et case ou baluchon, l’etagere au bondieuserie maoiste a celle de carton remplie de DVD. D’une carriole de bouteille en plastique recycler a une autre ou un televiseur ecran geant attendant sa place. Toi l'unique, j'aime errer dans tes rues d'hier ou se dresse toujours ici ou la ces tours dreser vers l'avenir, vers ce ciel nappe grise ou le soleil ne cherche plus a se dresser par dessus, laissant trace rougeoiante dans un coin. Comment vas-tu evoluer?, je ne sais pas et ne veux pas le savoir. Tout ce que je vois aujourd'hui, c'est ce chinois riche qui ne respecte plus son prochain, parce qu'il est par ce qu'il a en poche et enfin je comprends cette longue marche du peuple derriere Mao pour son prochain, pour un partage redevenu inequitable...
Genese selon moi
Dieu toujours etant s'amusa dans son univers. Un jour parmis tant d'autre, il y a de cela tres tres longtemps, il contenplait une de ses experiences, un coeur d'energie en fusion qu'il venait de creer autour du qu'elle tournoyer huit spheres. Il aimait les voir circuler en orbite autour de ce soleil. Mais il en obersa une plus triste que les autres, sans atmosphere, sans couleur, un simple rocher tournant sur lui meme. Il decida de la rendre plus agreable et il y insouffla un nouvel element: L'eau. Cette rencontre fut brutal et la terre interrogea desuite Dieu:
Pourquoi faites-vous cela.
Parce que tu etais seul et triste.
Je ne suis pas seul, il y a d'autre planete autour de moi et je ne me lasse pas d'etre comme je suis.
Le premier contact fut terrible. L'eau se deverssa sur cette terre sans vie denuder de tout. Elle se deverssa sous forme de pluie, mais la terre ne se laissa pas faire pour autant et sa reaction fut de faire cracher les flammes de ses volcans ou de faire ceder le sol. L'eau en reponse a cette affront en plus des pluies diluviennes, recouvra cette planete d'une atmosphere pour faire disparaitre le soleil, ainsi des cyclones vire le jour, un apocalypse de non savoir. Mais un jour il se rendire compte que cette haine n'etait pas fonde et s'assagirent tout simplement. Forcer de constater que pendant cette altercation, l'eau avait prit possession de toutes les cavitees terrestres et s'ecouler dans les veines dans les hauteur de celle-ci. Avec le temps, ils apprirent a ce connaitre, avec le temps jaillit un jour une plante. Tres etonner ils poserent la question a Dieu: " Mais qu'est ce donc?" Il leur repondit que cela etait du a la symbiose de leurs corps et qu'avec le temps d'autres plantes viendraient recouvrir la surface de cette planete. Avec le temps la terre se metamorphosa, des couleurs surgissent de leur creation, tout cela sous l'oeil contenplatif de leur createur. Du bleu des oceans se melangeant dans l'horizon avec le ciel, des montagnes de granit au sommet eternellement blanc; le ton vert des prairies aux champs de fleur, des forets touffues et ces miriades de couleur se chevauchant donnent a la terre un nouvel aspect multicolor. Un fois finit, ce rocher qui etait denue de tout enfin devenu completement recouvert, ils l'exiberent a leur maitre et lui posant cette question: "Nous avons recouvert toute la surface, toute les parties vierges se retrouvent avec un nouvel element et maintenant que pouvons-nous faire?" La reponse fut simple: "Peut etre qu'a present vous pouvez prendre soins de vous." Ils ne comprirent pas tout de suite. Mais avec le temps et le travail qu'ils avaient effectue. Il s'apercurent qu'il y avait de l'amour entre eux. Un amour reciproque qui n'etait pas consomme. De ces tendres moments qui suivirent, nacquit une chose nouvelle, l'eau portait en elle des cellules. La encore intriguer, ils s'adresserent de nouveau a Dieu.
Ceci est le fruit de votre amour tout simplement.
Avec le temps les cellules grandissairent pour donner une multitude de vie, des animaux tant aquatique que terrestre vire le jour. Ils furent ravi de voir ce nouvel element progresser librement dans le monde qu'ils avaient cree. Ces animaux profita de la premiere creation pour survivre, apres leur leurs passages, l'eau et la terre se remetterent au travail pour refaire pousser de nouvelle plante. Voila comment s'ecouler la vie pendant plusieurs millions d'annees...
Un jour, nous ne savons pas pourquoi, la terre et l'eau rentrerent a nouveau dans une colere terrible, auparavant il pouvait y a voir quelques petites escarmouches qui se transformer sous forme de pluie ou de tempete tres localiser. Mais cette fois-ci une vague de violence recouvrera leurs creations et ils n'eurent aucune pitie pour tout ce qu'ils avaient fait. Les plantes, les animaux durent en patir. une fois reconcilier, ils n'avaient plus qu'a constater les degats occasionnes. Il ne restait plus rien a part quelques ilots de survie vegetale ou animal. Dieu, triste et impatient de voir revenir les beaux jours insouffla une nouvelle vie. Des etres se tenant debout, un couple pour aider a repeupler la terre. Les questions ne tarderent pas.
Mais qui sont-ils?
Triste de constater tant de creation aussi rapidement detruite, je vous envoie cette femme et cet homme pour voir rejaillir la vie.
Mais il n'est pas le fruit de notre amour.
Peut etre mais ils portent en eux une part de moi.
De nouveau les plaines refleurissent, les montagnes retrouvent leurs couleurs, les animaux revinrent peupler la surface de la terre. Ces etres viverent avec cette nature luxuriante sous les regards incomprit de ces geniteurs. Cet homme evolua, s'adapta transformant la creation du monde. De nouvelles questions se poserent sur son evolution au sein de cet ensemble. Tout aller bien jusqu'au jour ou cet etre humain su maitriser le feu et su de ces propres mains creer un materiaux prefabrique, la brique faite de terre et d'eau qu'il faisait cuir avec le feu pour la durcir. A partir de ce jour il n'eu plus qu'une idee en tete, reprendre sa place qui lui etait du. Alors il construisat une tour disparaissant dans les cieux. Tout cela sous le regard impuissant de l'eau et de la terre.
Mais que font-il?, il nous demanbre sans nous avoir consulter.
Dieu, avez-vous vue se qu'ils font.
La terre et l'eau rentrerent de nouveau dans une colere terrible et l'edifice que l'homme construisat ne surviva pas.
Celui-ci gener par le comportement de cette etre, envoya sur terre des messagers pour leur rappeller ce qu'ils etaient. Mais l'homme avait evolue enfouissant sa divinite au plus profond de lui. Ne voyant plus qu'un lendemain meilleur pour lui seul. Les messagers ne toucherent qu'une partie de la population, ils ne purent empecher les autres a ne chercher que le pouvoir. Dieu ne voulant detruire sa propre creation, decida de faire disparaitre les autres mondes qu'il avait cree, les autres planetes identique a celle-ci fut enfouit au confin de l'univers, tout en sachant qu'un jour l'homme y parviendra quand meme. Il ne put qu'assister a la colonisation sans respect de cette terre si belle a ses debut. La terre et l'eau survirent d'un amour abimer, ne cherchant plus a recreer ce que l'homme a devaste. Meme dans les montagnes les plus eloignees, preferant laisser place a un desert. Car tot ou tard l'homme arrivera ici aussi...
Ainsi va la destine de l'homme et de son ambition.
from central asia 24, on the road again.
Comme vous pouvez le constater, mes ecrits se deroulent seulement quand je suis en mouvement. Apres un break d'un mois et demi, cete sensation de ne pas avoir a refermer son sac tous les matins, de reprendre des forces et d'avoir l'esprit tranquille. L'inactivite au sens propre.
Aujourd'hui un ami m'a rejoint pour un mois pour partager mon quotidien, il etait le bienvenu surtout son sac remplie de douceur de par chez nous. A son arrive, soiree entre francais devant une table bien garni, saucisse seche, camenbert, tout cela arroser de pastis et resone dans la salle un air de Brassens. Pour lui la visite de la ville et les contrastes enormes, le beton, les neons, les odeurs et les couleurs. Shanghai s'est pas la Chine.
Samedi 30 decembre, nous voila a la gare des chemins de fer en soft sleep (pour info en pays communiste ou tout le monde est egaux, il ne peut y avoir de classe, alors on joue sur les mots et cela se transforme en hard seat/sleep ou soft seat/sleep), meme pour moi la premiere fois dans un tel luxe et confort, laurent mon compagnon du moment decouvre la facon forte pour avoir le bon prix, ca en resonne encore dans la gare de Shanghai. Apres une nuit paisible, nous voila dans la capital chinoise, je ne ressens pas les memes sensations que cete premiere fois il y a un peu plus d'un an dans le froid glaciale de l'hiver, mais le plaisir est toujours present. On se laisse rabattre dans un hotel simple dans ces fameux Hutong, ancien quartier aujourd'hui vouer a disparaitre, maison de plein pied ou il fait bon vivre, les douches et toilette publique, seul technologie apparente, ces girophares tournoyant dans ces ruelles indiquant la presence d'une camera de surveillance. Tout cela en plein centre de la ville, cotoyant les hotels luxueux qui cotoye la cite interdite. La terrasse de l'hotel surplomble une cour d'ecole ou Big ben sonne toutes les heures, ou les jeunes sont tous vetus d'un jogging ou au moment de la sonnerie tout le monde se retrouve en peloton au garde a vous devant le ou la professeur qui les fait marcher au pas, a dix heures, l'heure de la recreation ou tous les jeunes s'amusent comme pareil partout sur cette planete, mais ici les hauts parleurs crachent de la musique classico patriotique, ensuite toutes les classes de tous les ages se retrouvent encore une fois au garde a vous devant le proviseur pour le cour de gymnastique general.
Nous voila lacher dans la ville avec juste l'adresse d'un bar belge ou se situerai une agence de voyage. La surprise de voir ces blancs nous accoster pour nous renseigner, premiere fois que je vois ca, comme ci on voulait vous prevenir du chinois voleur, pour nous mettre en garde, pour ne pas ce faire avoir aussi. La visite du marche dominicale, je croyais decouvrir la terre battue, les billots encore plein de sang, les cages remplies d'animaux, la vrai vie et bien non c'etait le marche aux puces, le Saint Ouen local, copie, bijoux, cailloux, joujoux a prix touristique. Le soir nous partageons le repas dans ces petit restaurant de quartier a pas chere. Lundi se manifeste ainsi que la suite du voyage, les infos en poche et une ambassade de Mongolie tres professionel, mes problemes de validite de passeport et une reponse qui ne se fait pas tarder: Pas de probleme pour vous. Je suis ravi et me remets a rever de grande etendue, ensuite direction le comptoir pour les billets de train transmongolien et premiere incident. On nous demande nos numeros de passeport et laurent ne connait pas le sien, pour moi tout s'effondre sur le moment pour quelques chiffres, on nous garantie que demain il y aura encore des billets a vendre, mais je n'ose y croire, heureusement tout ce resoudra 24 heures plus tard sans probleme.
La ville, son quotidien, ces perpetuelle negotiation, les visites: Le temple celeste, la lamasserie, le temple de confucius, la place Tianenmen pleine de touriste, ainsi que la cite interdite. Le mausolee de mao Zetong ou l'on fait toujours autant la queue. Moi je reste a la sortie de celui-ci pour voir tout ces chinois fier bien habille pour ce moment unique et solennelle. La posture droite pour la photo devant ces statues geantes representant la grande marche, le souvenir important acheter dans l'enceinte meme, preuve du passage. Notre quotidien, les epiceries de la rue ou je trouve des petites brioche au chocolat, le coiffeur qui me demande 2 euros pour une coupe de cheveux, un shampoing et un massage, tout cela prend une bonne heure, dans la rue deux poires et deux banane 1, 5 euro, comme quoi la main d'oeuvre ne vaut absolument rien, mais encore faut-il le savoir. Nous avons trouve un minibus pour nous menner a la grande muraille de chine mais loin des cars de touriste, beaucoup de route et un regale apres 3 heures de trajet. Elle se dresse devant nous dans toute sa longueur visible sur bien 25 kilometres oscillant de crete ne crete de tour au partie effondre, on peut la gravir et nous voila 5 touristes privilegies devant ce spectacle, on y restera 3 heures trop courte pour s'immerger dans l'histoire.
Le soir, les neons clignotent encore, les cars de touriste ont fuit le centre et nous devons traverser le quartier chic pour retrouver l'hotel, les dernieres boutiques, les derniers etudiants essayent de nous rabattre pour acheter des peintures. Le chiffre est le meme 100, on ne change que le sigle qui le precede, on le remplace yuan par dollar ou euro. Ici les blans n'ont plus la cote, l'effet liberation est passe et maintenant ces petite chinoise ne cherche que le parti friquer pour ce faire inviter. Elle decouvre que blanc ne rime pas avec richesse. Mon ami n'est pas trop surpris par le changement architectural, mais par le quotidien de monsieur tout le monde et des moeurs changeants. Cette mama chinoise qui nous accoste et avec qui on converserra en espagnole. elle nous invite au restaurant chic, il y a encore quelque chose de suspect derriere tout ca, certainement un retour d'ascenceur pour l'un de ces fils qui voudra rejoindre la France un de ces jours.
Tout change ici aussi ces fameux hutong disparaisse pour laisse place pour l'instant a une structure de beton partant a la conquete des cieux, certaine sont deja abandonner, banqueroute de la societe ou je ne sais quoi. Meme moi je ne comprend pas pourquoi l'on construit intensemment et rapidement. Decouvrir des centres commerciaux juste plein au couloir vide. Cela est peut etre beau mais tant qu'il y a pas d'argent cela ne sert a rien. Comme a la television, ou l'on promotionnent le produit dans des publicites aux decors chics ou tous les acteurs ont des visages metisses, au ton blanchi, aux yeux debrides. Est-ce la vie de tout le monde ou seulement d'une minorite, il y a toujours le gars sur son tricycle rammassant pour recycler devant cete boutique de photographe qui lui n'a plus qu'a cliquer pour gagner son pain quotidien. Je vais faire un tour dans ces grand departement store pour me rechauffer pour voir, juste voir, car j'ai l'imprssion de ne plus faire parti de ce monde de consommation. Mais j'ai quand meme investi dans un rasoir une lame, ce fameux coupe choux de nos ancien coiffeur, j'ai voulu jouer aux hommes et cela aura dure 2 minutes, je prefere ces bon rasoir a 3 lames bien recent. Voila donc un nouveau recit avant la decouverte d'un nouveau pays, la Mongolie, Gengis Khan, le sable du Gobie, les yourts dans les steppes encore beaucoup de decouverte a venir, meme si une certaine lassitude m'a envahie, ainsi va la vie du voyageur. portez-vous bien et a bientot pour d'autre nouvelle...
from central asia 25, un passe toujours intacte.
En cette fin de semaine, le froid a recouvert la capital chinoise, en cette matinee naissante une boule rougeoiante s'extirpe difficilement de la brume et la fume qui s'echappe de la motrice et des wagons donnent une atmosphere intemporelle a ce moment. La gare et le quai numero 1, plein de coli attende d'etre embarquer, les VIP arrivent dans des limousines pour embarquer. Le transmongolia est en gare et ca depuis tres longtemps. Tout de vert vetu et de ca destination ecrit avec l'alphabet cyrilique. Une hotesse en uniforme le kepi d'aviateur sur la tete la gabardine fourre bleu marine sur les epaules vous accueille devant chaque porte. Encore une fois j'ai rendez-vous avec l'histoire, je monte dans un train mythique. Il n'a pas change, la chaudiere a bois sur la plateforme qu'on alimente regulierement pour le chauffage et l'eau chaude des boissons. Nous foulons le tapis qui se deroule dans le couloir pour rejoindre notre cabiner quatre place. Celle-ci chaleureuse, vieille qui a tant a raconter. Les banquettes recouvertes de ce tissus a fleur, rose et begonia, la couverture et l'oreille deposer geomtriquement l'encadrure de la fenetre en bois, la tablette et son napperon vert. Je m'installe et a l'approche d'un pas je m'imagine decouvrir le Tsar ou je ne sais qui, qui ce serai egare.
Nous nous mettons en mouvement le wagon est vide, pour nous accompagner un mongole se retournant sur ses terre. Un nouveau language aussi encore plus dur a exprimer. Je trouve tres vite la direction de la couchette pour finir ma nuit. Au reveille le panorama a completement changer, nous sommes tres loin maintenant du modernisme de ces derniers moi. Des grandes etendues de champ ou tout le mais a etait recolte. Il est temps de sortir le cheval ou les vache pour tirer la charrue. Ce qui vont decouvrir Pekin en 2008 pour les jeux olympiques ne veront qu'une vitrine de ce qu'est la Chine reellement. La lecon de mongole a commencer avec notre hote du compartiment. Le temps s'ecoulent, les decors defilent. Je me suis attaque a la lecture d'un nouveau livre: La condition du Tibet en Chine, ecrit pas des chinois et traduit par des chinois. La premiere fois pour moi que je decouvre un livre de propagande pur et apres deux heures de lecture il finira en confetti et passera par la fenetre. La frontiere ou nous stationnons trois heures pour le controle des passeports qui s'eternisera pour moi au poste de police a cause d'un asterix manquant en haut a droite. Le train est parti au garage pour changer de boogie, car les voies deviennent plus etroite maintenant et les mongoles de retour se chargent de coli rempli de fruit. Il est 1h30 du matin la deuxieme frontiere est passe et enfin non pouvons profiter pleinement de notre couchette. Nouvelle journee et le decor s'est encore transformer, steppe a perte de vue et pas de vie, l'aigle fait un survole au ras du sol. Les premiers ilots de vie le long de la voie ferre, yourt (ici on dit: gere) parfoits avec une palissade qui indique une sedentarisation et une cabane pour recevoir les animaux. la carriole tire par le chameaux, le cheptel erre autour a la recherche d'une pousse pas gele. Meme a l'approche de la ville la plus importante du pays, il faudra attendre les tous derniers kilometres pour voir apparaitre des batiments.
Ulan Bator, le quai lui aussi encombre et tous les voyageurs occidentaux se regroupent, l'union fait la force et les tarifs baisses. Notre guesthouse qui se situe dans une zone residentiel, dans un batiment de l'air russe rafraichi a coup de pinceau. Tout un etage pour nous et dortoir pour tout le monde. On se croirait dans le loft, il y a une cuisine, des salles de bain tout cela tres propre dans l'entree un canape hollywodien pour regarder un film a la television car le soir il ne fait pas tres bon rester dehors pour ne pas se transformer en glacon. Les francophones se retrouvent dans la cuisine, les anglophones restent dans le salon, ou chacun se retrouve pour narrer ses exploits personnels, prendre des informations ou philosopher. Toute une bande de voyageur independant faisant le tour du monde ou parti a la recherche de l'introuvable et noel, francais, diabetique et toute une batterie de probleme de sante a fait le choix de voyager seul encore a 78 ans.
La ville au ton russe batiment carre pas d'immeuble futuriste disparaissant dans le ciel. Il y a juste devant la place ou se trouve la statue de Lenine un ecran geant pour vanter les merites de l'unicef. La ville croule sous les restaurants, les salles de billard, les pubs et les discotheques. Mais il n'y a pas d'argent pour une majorite d'entre eux, mais il y a des tres riche comme le laisse voir le parc automobile. Tout le monde cherche quelque chose a vendre, le journal, des cigattes, des fruits et le plus rigolo le gros combine telephonique emmitoufler dans sa petite laine avec sa petite antenne relier au reseau. Le restaurant local et une nourriture bien differente et tres agreable, de la viande qu'on laisse mijoter pendant des heures servit avec des legumes crus et autre, vous verrez souvent a cette epoque encore tout une table degustant des glaces (il sont fou ces mongoles) et ou le coca cola ou autre boisson se boivent a temperature embiante. Le black market et un autre monde. Comme partout la grande halle pour l'alimentaire et plein de stand autour fournissant du made in china, des allees toujours blinder de monde, les stands qui depassent, les bousculades, les pickpokets, les parties de cartes sur les caisses en bois, la vodka pour tenir chaud, les bagarres qui se declanche par ci par la. Au fond contre un mur des gens la pancarte autour du cou a la mine triste vendant je ne sais quoi comme service et des pauvres tres (abime). La neige s'est mit a tomber donc le temps a radouci et la joyeuse bande de voyageur s'est retrouve avec plaisir pour une grande bataille de boule de neige dans le jardin d'enfant et la temperature a rechuter a -20 degrees, les narrines gelent ainsi que la barbe...
Jeudi 11 novembre, le vieux van russe qui a eu du mal a demarrer nous attend en bas pour emmenner vers de nouvelle decouverte, direction le Gobi. Notre petit groupe de cinq est pres, film, memories stick, battery. A peine sortie de la ville que nous nous retrouvons deja sur de la piste et rien pouvant nous rappeller la civilisation. L'image du jour comme dirai l'autre ne tarde pas non plus. Une horde d'au moins 400 chevaux semi sauvage traverse la piste devant nous, respectant un ordre marchant en fil indienne. La montagne au fond, le lac gele ou ils se rendent, ce tapis blanc qui recouvre le sol un ciel cristallin. On se pose pour admirer tout cela. Magnifique de commencer comme cela. La premiere nuit s'annonce et le couche de soleil vaut son pesant de cacahuete, d'un monochrome d'un bleu unique, le rouge vient prendre sa place dans tout cela et a chaque fois un nouveau tableau de maitre se laisse admirer pour le plus grand plaisir des yeux. La gere (yourt) nous attend, avec son poele central quelques meubles parceme en rond autour de celui-ci, une petite table et le repas qui arrive dans un seau en plastique soupe de pate et de de viande, ce sera le meme repas pendant 8 jours. L'interieur se refroidit vite, car le combustible se consumme trop vite, alors des que quelqu'un ouvre les yeux, il est de corve de bouse de chamaux. On repart et a chaque fois le decors changera, canyon, montagne, dune, plaine, reg (desert de pierre), steppe desertique et par ci par la des nomades qui suivent leur troupeau, ainsi que des rste de batisse temoin d'une sedentarisation louper. A chaque jour aussi de nouveau animaux se laisse observer. Aigle, faucon, vautour, chamaux, chevaux, brebis le long de la piste, antilope avec qui on fera la course ateignant la vitesse de 65 km/h et qui se veront gagner pour cause de crevaison, yack, ibex (chamoix local) qui eu se laisseront observer que peu de temps car ils retrouverent vite les hauteurs sautant de rocher en rocher, tout cela apres avoir descendu une riviere gele. Quatrieme jour, toujours allant de decouverte en decouverte apres avoir prit beaucoup de temps pour observer la vie sauvage. Nous vennons d'atteindre les dunes, il est dix heure du soir, il fait nuit, il fait froid, on est perdu, on est ensable avec un probleme mecanique, la totale comme on dirait. Il ne restait plus qu'une chose a faire, ouvrir la bouteille de champagne que mon pere a fait suivre pour trinquer sous la voix lacte et la voute celeste. Apres a voir resolue les problemes un par un, il n'y a qu'une solution se mettre en vue et allumer les warning et quelqu'un est venu a notre rescuse sur son destrier mecanique, nous finirrons la nuit chez ce cher saint bernard du desert, parterre et dans la nuit glacee. Nous faisont etape aussi dans des bourgades. Jamais de route mais que de la piste, des palissades de bois au couleur vif usee par le sable volant, toujours la gere et un batiment en solide pour vivre mieux, je ne le sais pas. Toute ces cheminees de poele et ces poteaux transportant la fee electrique donne un air de port perdu au vaisceau egare, comme ci on avait colonise la lune et qu'on avait oublier ses habitants pour ce je sais quel raison. Dans la cour, un trou dans le sol entre quatre planche forme les latrines (vous savez on appelle ca cher nous des toilettes turc, mais partout ailleurs dans le monde on appelle cela des toilette francais), un chien jamais agressif dormant dehors par tous les temps. La vie dans cette ville s'ecoule comme partout ailleurs dans le monde dans notre monde. L'epicier fiere de nous recevoir qui frottera tous les articles que nous lui prennons. Ces enfants qui jouent au pog ou a pierre ciseau feuille accroupie au carrefour. La radio local qui crache sa musique par ce haut parleur unique. Le marche, enfin deux echoppes qui vendent carotte et poimme de terre et des contenaires pour vous recevoir et vous vendre des peaux, les sidecar taxi, toujours des bouteilles de vodka jonchant le sol de la ville et une discotheque pour que les jeunes ai le droit de vivre plainement leur adolescence.
Autre ville, autre moeurs, les enfants en uniforme pour se rendre a l'ecole, les filles en plus on des couettes au ruban rose. Nouvelle nuit et la chevre vient juste d'etre tuer, les morceaux gise dans le couloir et on nous sert dans une grande gamelle metallique a meme le sol, les abats, estomac, enfin que des morceaux de choix qui apres 10 minutes de reflection se laisseront manger avec repugnance. Autre lieu au milieu de nulle part et la ces le cheval qu'on vient d'abattre avec un coup de couteau dans la gorge. D'autre probleme mecanique viendront jonche notre periple avec parfois des deux heures d'attente, d'autre ville perdu me rappellant Mouniak et la mer d'Aral. Ici un alignement de contenaire forme le marche, le marchant de moto avec ces photos de pin up sur des vielles machines encore en vente. Le lait de chamelle ou de jument, cette question qui nous envahie tous, comment font-il pour avoir de si jolie dent blanche et sans probleme et toujours des peaux. Le periple arrive a sa fin, ballade en chamau ou a cheval. Plus de pont sur la riviere et nous la traversons sur la glace epaisse. Karakorum city ou le centre de la Mongolie avec son monument indicant les limites du royaume de Gengis Khan, le monastere vide ou laurent decouvrira sur un etalage une piece argent de 1 franc de 1914 (quelqu'un pourrait-il me dire combien nous vennons de perdre en la laissant sur l'etalage?). Retour par la route et toujours plein de couleur, retour dans notre loft, la douche savourer et plus de soupe de pate.
Pour moi il est temps de me separer de Laurent qui va devoir rentrer. Je pars seul pour rejoindre une photographe dans le nord du pays, avec comme seul moyen de transport le cheval, nous allons decouvrir village perdu ou vive encore des chamans venu de l'ouest il y a de ca tres longtemps. Temperature annoncer -50 degres. Si je ne me retrouve pas congele pour les generations futurs, je vous raconterai tout cela dans une quinzaine de jour...
A bientot, je pense a vous...
from central asia 26 : Steppe et froid.
La Mongolie
Rien n'est simple dans ce pays qui cultive les
apparences de la simplicite. Tout y est marque par
l'infini de l'espace et du temps. La Mongolie vient de
loin et son souci est de preserver ce qu'elle est.
Mais jamais ce long devenir n';a ete si compromis.
pdm: (pas de moi)
3 fois la France, 2.8 millions d'habitant, la plus
petite densite au metre carre. 800000 habitant dans la
capitale.
Un pays libre depuis 80 ans meme s'il est reste sous
l'epaule de la puissante russie. Aujourd'hui
independance et monde moderne font de tous les jours
une nouvelles experience pour ce peuple qui a su
garder des traditions ancestraux. Alcool, pauvrete ont
leur place dans ce quotidien ou ce qui est surprenant
il y a plus de femme qui sortent grader des etudes
superieur. alors aura-t'elle le droit de diriger, car
l'homme a prefere rester dans ce souvenir recent
qu'est la vodka...
A le luxe d'un dortoir a 3 euros et d'une douche
chaude, mais cela durera pas, les separations avec le
groupe du Gobi et Laurent qui doit rentrer avec eux
via le transiberien. Laurent qui a du subir
l'interogatoire de la guestapo ou de l'ex kgb, le
bureau austere, la lampe pret a etre mit en pleine
tete, les autres qui attendent leurs tour dans le
couloir.
Je suis repartis dans le nord decouvrir une autre
ethnie, une autre religion, le chamaniste. Noel
m'accompagne, mais ne s'avancera pas dans les terres
avec moi. Super noel comme on l'appelle du cote
d'Andorre, toujours partant pour le bout du monde. Un
jeune de moins de cinquante ans dans la tete, mais un
corps qui a tant vecu. Cete inextinguible besoin
d'aller voir ailleurs. Il y laissera sa femme apres
avoir acheter un restaurant. Comme il lui a dit :
"Excuse moi, je dois repartir", tout simplement.
Toujours de la conversation, aime lire mes textes,
mais temoigne peu de son passe de legionnaire. Mais
aujourd'hui il doit se rendre compte que voyager seul
et a certaine epoque de l'annee n'est plus si evident
avec l'age. Surtout quand la trousse de soin doit
suivre partout et faire attention comme ici que
l'insuline ne gele pas. J'aime l'entendre dire : " Oh,
no tourist, ok, good price". Il est fiere de dire
qu'il partage le quotidien d'un grand voyageur. Mais
ses voyages ne sont pas fini, il ira moins loin et
avec d'autre pour partager un autre quotidien...
Un taxi sympa nous ammene a l'aeroport, nous
accompagne jusqu'a l'embarquement et en nous saluant
nous remet un cassette de musique mongole. L'avion et
les paysages qui defile a travers le hublot. Moron
premiere ville etape pour moi. Ville de bois,
palissade rectiligne qui abrite toujours
une gers (orthographe correct cette fois-ci) et un
batiment de bois ou la vie s'ecoule maintenant, une
sorte de farwest, mais ce n'est pas du decors de
carton pate, il y a quand meme 2 fois 500 metres de
bitmes et au carrefour le plus important deux barres
HLM, l'hotel de luxe la moitie d'une etoile et une
superette. Ville anime car elle possede les ecoles qui
faut pour les jeunes et les ados. Avec Noel nous irons
visiter un lieu ou des pierres retrouvees supportent
des vielles inscriptions date de 4000 ans, pour etre
honnete, j'emets des doutes sur l'authenticite.
La rencontre ne se fera pas avec la photographe, car a
ette epoque si de l'annee, il n'y a pas de transport
regulier ou tout simplement il faut afreter un jeep
pour soi. Mais la c'est hors budget. Je ne me
decourage pas et peut etre la chance sera la. Je ne
peux pas le nier, ici personne ne parle anglais et a
l'internet cafe local la chance popinte son nez, je
rencontre une personne qui possede une guest house sur
le lac Koshgol et j, en suis ravi, on verra par la
suite remonter le lac et arriver a bon port si cela
est possible.
La jeep vient me chercher dans l'apres midi, apres un
passage au bazar ou le commerce principal est la peau
ou l'echange subsiste encore avec la Chine gros
consommateur. Un passage a l'aerodrome pour prendre
possession d'un ordinateur et nous voila parti. Il est
un peu moins de 17 heures, le soleil se couche deja
sur la steppe, au fond les montagnes avec des
troupeaux de yack et des hordes de chevaux. L'avion
s'aligne lui pour repartir la-bas et moi j'ai mit la
cassette de musique mongole dans l'autoradio. Magic
time et je me laisse bercer par la jeep pour admirer
le temps present. Car a par une ville je ne sais pas
se que je decouvrirai en arrivant dans la nuit.
L'hiver est la et tout somnole. Le froid est la et
tout est fige, je ne demande pas grand chose juste un
paillasse et une gamelle chaude le soir. J'ai droit au
lit pres de la fenetre au double vitrage gele des deux
cotes, mais j'arrive encore admirer les etoiles dans
le ciel. Les salutations, les presents, le repas et je
regarde la vie s'ecoule dans cette piece a la lueur
d'une bougie, car il n'y a du courant que une a deux
heures par jours parfois pas du tout. Voila, apres
plusieurs mois passe en differente compagnie, je me
retrouve seul face a un nouveau monde.
Un nouveau jour se leve, je decouvre enfin cette piece
ou je vais vivre les jours a venir. Une piece au
parquet jaune, des murs blancs recouvert d'un
contreplaque vert pour le proteger du quotidien. Il
n'y a aucune decoration, juste une horloge en
plastique pour rester dans le temps. Le poele, deux
futs d'eau douce, une table basse, des tabourets bleus
marines, le fil a linge cotoye le fil electrique au
raccord rudimentaire. Mon lit et deux autres a
l'opposer a cote une chaise faisant office de sellier
avec des morceaux de barbaque, un meuble de cuisine
bringuebalent, vaisselier rudimentaire. Je n'ai pas a
faire la boutique souvenir qui n'existe pas
d'ailleurs, mais c'est elle qui vient a moi, vite il
faut lui vendre, mais vite on s'apercoit que je ne
suis pas cresus, toujours un echantillon a porter de
la main et le troque existe toujours, alors la petite
vendeuse me remet un bonnet en laine (merci Carine).
Il est temps de sortir, le jour s'est leve et il fait
tres froid -25 C, oui, j'oubliais, les toilettes sont
au bout du jardin et cela demande une vrai
organisation pour ne pas mourir gele sur le trone.
L'embaradere premier ou je desire me rendre, voir deja
le lac Koshgol gele est impressionant, Ce lac fait 136
km de long sur 30 de large avec une profondeur de 230
metres au plus profond, il represente un pour cent de
la reserve d'eau pur de la planete, car c'est une
reserve d'eau mineral. Mais pour moi c'est de voir les
bateaux prit dans la glace comme une banquise meme si
c'est de l'eau douce. Pour y arriver je traverse ce
village tout de bois ou les seuls vestiges de beton
date de l'air communiste qui a aujourd'hui disparue.
Le lac avec ses 70 centimetres de glace recouvrant la
surface, pas encore suffisant pour engager les
vehicules car l'hiver les bateaux laissent la place
aux voitures et camions pour ravitailler les villages
au nord. Il reste six bateaux, enfin deux en service,
les autres sont laisses a l'abandon, plus de commerce.
Un petit s'appelle: MongolDaila, Ocean mongole. comme
un mot reveur pour rejoindre l'eau dela (jeu de mot
volontaire). Je monte sur l'un de, voir la vie qui s'y
est arrete. Me voila le capitaine d'un instant, "la
barre au 500, oui mon capitaine", mais celle-ci est
bloque par la glace, a l'horizon un avenir qui tourne
au ralenti. Je regarde a travers le hublot d'une
cabine, il reste une couverture sur le lit, une
etagere avec quatre livres, deux pierres et une photo
noir et blanc du vrai capitaine, un bureau avec sa
lampe et un jeu de carte rester ouvert. Les cables
claque encore au bastingage.
Le froid, la glace rend service parfois car pour les
jeunes de l'autre rive il est plus facile de rejoindre
la maison familiale, a velo ou avec des patins a glace
rudimentaire. Mais aussi elle rend le quotidien plus
rude. Car comme il n'y a pas d'eau courant il faut
venir ce ravitailler, ce sont les jeunes qui s'en
occupe normalement, ils doivent tous les jours faire
un trou pour remplir un fut d'une vingtaine de litre
poser sur un diable use le temps d'un aller retour et
le bord de la rive et joncher d'ama de glace. Je suis
gele malgre mes cinq couches qui me recouvre, j'ai mit
tout ce qu'il y avait dans mon sac et quand je desire
prendre une photo, la main droite gele en deux minutes
et je crains pour mon materiel, ma barbe elle aussi
est rigide. Il est temps de rentrer reprendre des
forces. Je referai une sortie en fin d'apres midi et
la encore. Vous savez le gars qui croit avoir tout
vue, le gars presque blaser et bien il en prend plein
la vue a chaque jour nouveau dans des endroits aussi
reculer. Je rencontre des pecheurs, oui mais des
pecheurs d'un autre monde, quelque chose que je
n'aurai jamais imagine. Des pecheurs de plomb, plus de
rentrer d'argent alors on perce la glace et on va
chercher des pieces de metal jonchant le fond, relique
de l'usine d'en face desafecter. Un morceau de
radiateur, une tige de fer pour le beton arme. Le
soleil se couche et je rentre, le poele tourne sans
arret la journee et le bois ne manque pas avec la
foret environente. Je prends place autour de la table
pour ecrire, le plus jeune me montre ses dessins et
peintures. On ecoute les grandes ondes de ma radio
portatif et chacun se trouve une activite en attendant
que la fee electrique dedaigne bien nous illuminer
quelques instant et faire tourner la television. Vous
savez il y a du bon dans cette facon de vivre, car
quant il n'y a pas d'energie et bien on s'occupe comme
l'on peu, on lit, on fait de l'artisanat pour l'ete
prochain et malheueusement pour les plus vieux on bois
surtout apres le 25 novembre jour de l'independance.
il est temps pour eux de rien faire et d'attendre
l'ete prochain et une nouvelle saison. Car il y a,
entre les chevaux, le bois et les reparations ont ne
se donne que l'hiver pour ce reposer. Ce 25 novembre
je rejoinds la salle des fetes de l'air communiste
tout en bois elle aussi, elle recouvre aussi une
bibliotheque fatigue. Les hommes se rassemblent pour
le sport national, le Resling (lutte mongole), les
jeunes les plus braves viennent se tater aux espoirs
de la ville, il y en a deux avec leur chapeau en
pointe, le petit gilet recouvrant que les epaules, une
culote sorte de maillot de bain epais et bien cousu,
les bottes typique aux pieds. Le ceremonial commence,
les arbrites psamoldient, on execute une danse avant
chaque combat et le jeu est simple le premier au sol a
perdu et cela ce fait par elemination direct, a la fin
il en reste deux qui se dispute le titre de la saison
et les quelques billets qui vont avec. Le soir cette
meme salle de theatre se transforme en salle de bal et
meme par -35 C les jeunes viennent faire la fete, pas
d'alcool et la cigarette est proscrite. Le responsable
de la jeunesse local est venu avec son synthetiseur,
un ampli et deux enceintes, aider d'une disquette il
va faire danser tout le monde. Je suis surpris de ce
que l'on danse, on ne reste pa seul sur la piste et
tout le monde danse en couple sur des pas de valse
(apres reflection c'est certainement un vestige de la
culture russe qui a du plaire au jeune), comme je
l'imagine pour mes aines, j'adore les voir
tourbillonner entre eux. Mais des que la musique cesse
on fuit son partenaire comme la peste. Apres la
coupure de courant et qu'il n'y ai plus de carburant
dans le generateur tout le monde s'en va.
L'independance a 80 ans cette annee. aujourd'hui la
salle est reserve pour l'exposition artisanal, juste
entre eux pour voir qui fait quoi car il n'y a pas
d'argent a depenser. Mais en ce jour il y a un couple
d'americain qui est venu s'installe en ces lieu. Lui,
potier, elle, peintre. Venu pour eu et une nouvelle
source d'inspiration mais aussi pour aider et
developper l'artisanat local, car le tourisme sera la
nouvelle economie des decennies a venir. Une fois fini
on fait vite la place pour le concour de ping pong. Ce
qui est super, c'est que meme sans argent on occupe
les esprits, la jeunesse de demain car vous devriez
l'etat de la table de ping pong. Pour moi la journee
continue avec la visite du centre antisismique, puis
de me faire inviter par une famille pour le repas de
midi, meme si je dois payer ma nourriture et ceder
comme a chaque fois au deballage des articles souvenir
a vendre. Mais ce temps est precieux surtout quand
quelqu'un parle l'anglais pour poser plein de question
sur tout. Comme vous le constatez, je n'ai pu aller
plus haut car pas de vehicule et pas de rencontre avec
des chamane, enfin on ne peut pas tout avoir. Cette
derniere soiree ou une de mes questions genes et des
jeunes imbiber d'alcool me le font comprendre. La
question etait l'effet de la televison sur les plus
jeunes. Car ce qui est extaordinaire apres l'air
communiste et ces trois wool factory et cet argent qui
circuler plus facilement. La separation n'a pas
changer leur facon de vivre, on retourne a une vie plus
simple comme avant. Dans la rue reste que des vestiges
de ces trois usines, de l'annee ou tout a commence
1960. Il y a toujours de l'espoir en ce peuple qui n'a
pas perdu son ame au profit d'un certaine modernite,
mais malheureusement a celle de la vodka. Ou les
jeunes preferent fuire le foyer familiale pour se
retrouver dans la rue, dans les egouts pour ne pas
avoir a subir une maltraitanse et qu'elle aubaine pour
ces gars en jeep blanche estampiller vous vous en
souvenez. De venir faire des discours et depenser des
sommes folles dans des salaires de haut fonctionaire
enfin ceci n'est que le point de vue d'un gars errant.
Il est temps de rentre, cette petite excursion se
fini, je retrouve l'hotel et ma chambre une douche
chaude et un repas servit sur une table normal. Je
retrouve July la photographe qui me fait par de son
excurssion avec les Tsatans le Teepee les -40 C, les
rennes, la rudesses d'une vrai vie nomadique. Retour a
la capital dans notre loft, une sorte de colocation,
Noel me raconte son passage dans l'ouest a la
frontiere Kazak tout seul.
Laurent doit d'etre du cote de la capital russe a etre
surveiller comme un espion.
Mon avenir, enfin vous allez tout savoir. La chance
d'avoir un nouveau visa chinois me donne l'occasion de
trainer encore un peu. Une proposition de travaille a
Shanghai dans un restaurant chic comme sommelier vient
de mettre proposer et l'envie de vous faire partager
ce voyage a travers un livre que je vais entreprendre
avec plus de detail et plus d'information. Ce qui veut
dire que vous n'aurez plus de nouvelle d'un certain
monde comme vous l'avez eu depuis 10 mois deja.
Aujourd'hui je vous dirai que je n'ai pas vue le temps
passe ci se n'est que Thibault vient d'avoir un an,
Maxence aussi, Thomas, Fiona et je crois que j'ai
oublie des prenoms, mais je pense a vous tous. A
chacun son aventure et la votre est aussi dur que la
mienne, decouvrir n'est rien par rapport au quotidien
d'un enfant qui croit dans un monde comme le notre.
Alors je vous dis a bientot pour une breve de Chine et
un retour vers le mois de fevrier et pourquoi pas
revenir le meme jour que je suis parti s'etait vers le
debut du mois de fevrier.
from central asia 27, voyage d'une tete
Voyage d'une tete.
Imagination et recit. Raconter ce que j'ai dans la tete en cette fin de voyage, un autre aventure loin de mes textes, je me rend compte que je n'ai pas evoluer mais changer en bien ou en mal, ca je ne sais pas, normalement c'est l'inverse qui s'opere comme j'aime le dit si souvent.
Ce sablier qui ne s'arrete jamais. Je n'imaginais jamais ce moment arrive, cette fin que je ne voulais pas la voir venir car trop prit dans un quotidien bien remplit. Mais le present me rappelle a l'ordre et je dois cette fois ci me projetter dans un avenir, ici ou a quelques milliers de kilometre la-bas plus a l'ouest. Aujourd'hui quand je me couche et que mon cerveau se met en action, il se rememore ces derniers mois de vie errante entre different monde partageant la meme terre et peu de France dedans, enfin si ces photos que j'ai apporte avec moi et le souvenir d'une odeur, d'une musique qui nous est propre.
De la chance, oui j'en ai eu pendant tout ce voyage, pour les decouvertes, les rencontres de chaque jour et la securite, car meme au bout du monde je reste moi, je reste blanc, je reste francais avec ces avantages plus que ces inconvenients et ca je l'ai savoure chaque matin quand je me leve. J'ai fait presque tout ce que j'ai voulu faire hormis traverser cetainnes frontieres terrestres, un monde qui s'ouvre ici et qui se ferme la. J'ai vu toutes les factions de l'Islam comme je le desirai: Sunnite, Chiite, Ismaelite, Wahabite et Souffiste. Partager leur quotidien, discuter du passe du present et d'un futur a construire ensemble. j'ai vue le Bhouddisme du cote pratiquant, pratiquer, pratique. La ou il est vecu en tant qu'homme libre ou persecuter, avec la foie et la ferveur ou avec l'alcool ce nouveau disciple venu taper l'incruste.
Toujours vouloir. Aujourd'hui je reve de jeans tee-shirt, de chemise classique, de chaussure ordinaire qui me feront fondre dans la masse, d'ailleurs je n'eleve plus le regard lorsqu'un hello retenti dans la rue. Voila dix mois que je porte la meme tenu, enfin ce qu'il en reste. Le pantalon acheter a Lens est dechirer, les chaussettes d'Istanbul usees, le tee-shirt blanc de Tashkent perce, les sacs plastiques n'expriment plus la joie qu'on a de les porter lorsque l'on sort du magazin, les touches de mon appareil photo n'expliquent plus leur fonction, les gourdes high tech achete avant de partir kaput elles aussi. La trousse de medecine a diminuer de moitie, mais elle en a encore pour un an s'il le faut. La grande nouvelle pour moi, je ne sais plus si je vous l'ai ecrit, est que j'ai arrete le traitement pour ma maladie depuis le mois d'aout et je vais tres bien, j'ai retrouve la joie de vivre sans medicament et ces contraintes du quotidien.
Demain sera et nous serons. Je m'imagine deja vous faire partager tout ces moments, des images, la musique venu de tout ces endroits visites, mais il ne faudra pas etre presse. 5 notes books ecrit, un peu moins de 4000 photos prisent, tout cela ammasse le long de ces kilometres que je n'ai pas encore comptabilise. Ce corp fatigue avec 15 kilogrammes de perdu. Des colis envoyais d'un peu partout qui m'attendent au contenue deja oublier, la preuve d'un passage dans le temps. Cette tete qui peut enfin ne plus pense a survivre pour les jours a venir, avec une question de tous les jours: Comment avancer plus loin. Des cols dans les montagnes sacrees, au detroit porteur d'histoire qui s'ecoule avec le courant. Des livres d'histoire au vestige survivant d'un passe laisse, nouvelle attraction d'un tourisme en pleine essor, a la carte du monde de l'ecole primaire, celle de fresnoy en thelle, un point parmis tant d'autre, un point indicant une vie actuelle, ces points que je suis alle verifier, car on ne sait jamais, car je ne savais pas...
Tant de chose encore a dire et a vous deecrire, mais l'envie aussi de redecouvrir mon village du sud de l'Oise, de ces murs portant eux aussi l'histoire d'une ethnie, la notre, readmirer les photos noir et blanc du cafe de la place ou celles de la mairie. Celles d'un present par la en Asie central ou reigne j'en suis sur la gloire de notre passe. Nos ancetres y ont passe, moi j'y suis retourne.
La reeducation par l'occident n'a pas eu un bonne effect sur moi comme sur eux. Le hic de la mondialisation effrene ici ou la, du moi aussi je veux en faire parti, car c'est devenu utile, indispensable et fun. Le portable a remplacer le couteau millianaire, la bouteille d'alcool avec majoration, l'electricite d'abord et tout ce qui vient avec, tout ce qui vient de l'ouest et comme j'aime dire aussi, plus a l'ouest, l'est. Tout ce qui vient d'hier remit au gout d'un jour au profit d'un certain marche. Le blanc sur son trone et sa vie evoluant avec un certain modernisme depuis longtemps. Ici il faut faire comme lui, etre comme lui, ce blanchir la peaux aux soins d'une marque (l'Oreal), une operation plastique pour elle, un look de gang d'une certaine banlieue americaine pour d'autre, un semblant de marque a l'ecriture incorrect mais au sigle unissant le plus grand nombre d'entre nous, la ou vient chercher son aspiration, delaissant l'habit de toujours. Une culture musical delaisse elle aussi pour ces stars; Britney, Jennifer, Alise, Helene, etc...
La route de la soie pour relier tout ca, les bateaux pour fournir tout ceux. Je l'ai vue et je vous le ferai partager, qu'il y a quelque chose entre Dieu et la science, qu'il y a moi entre les medias et vous, le mot richesse et ses inombrables definitions. Qu'il y a aussi une bande comme moi qui errent et ca depuis que l'argent ne fait plus la securite, n'assure plus le bonheur.
Je me suis decouvert a l'ecriture et aime relire dans les cafes internet les mercis de nous faire rever et des fautes d'orthographe en pagaille a corriger. La lecture m'a beaucoup occupe pendant les longs trajets, une quinzaine d'ouvrage en dix mois sur les traces de ... il y a plus ou moins longtemps et que vous dire de la journee d'un solitaire au bout du monde, il trouve encore que celles-ci sont trop courtes. Mais aujourd'hui, je veux de nouveau livre, de nouvelle histoire a lire, de nouveau reve vennant envahir chaque nuit que Dieu fait et peut etre une nouvelle destination a aller verifier de mes propres yeux, de continuer a dire et a conter a travers le regard d'un simple ouvrier.
Je ne suis pas different, je suis juste alle a l'ecole que j'ai choisi. Croire encore en cette uthopie qui me ronge mes sens, d'aller chercher si loin ce que je possede au fond de moi. De croire en l'irrealisable pour un demain qui sera mien, celui que je vous aurai imaginer.
Stupide n'est ce pas, enfin ainsi va la vie sur cette planete que l'on partage tous. Ainsi va le voyage d'une tete errante au gres des vents et marres, essayant d'user le mot liberte, d'abuser du mot choix, usant son support. Voyageur fatigue va aujourd'hui se reposer.
Encore un texte ecrit pour une eventuelle parution dans un magazine en France et je vous le fais partager...
Pour moi tout va bien, je suis actuellement en Mongolie pour encore une semanine, vendredi est un anniversaire car cela fera un an que je suis partit, le retour est tres proche, trop proche peut etre, mais d'ici un mois je serai au pres de vous, l'ecriture du livre avance a petit pas, je ne savais pas dans quoi j'ai mit les pieds, mais on arrivera a quelque chose, je pense a vous. Ce soir s'est le nouvel an chinois et tibetain, ici ce n'est pas comme en Chine tout le monde reste calme et en famille.
Bonne lecture...
Himalaya qui veut dire
Himalaya qui veut dire séjour des neiges en sanskrit, ce nom qui fait rêver tant de gens, sur laquelle on a tant dit et d’on ton a pas finit d’usés nos mots pour la décrire. Qu’en pense ton ? Comment l’expliquer encore de nos jours?
Mais avant tout, toi la montagne depuis l’éternité, qu’as-tu à dire ?
Dernier espace de grande liberté, ou encore l’homme moderne n’a pas su ce l’approprier que sur des cartes en papier, et ce l’accaparer aux exploits humains chèrement payer. Aujourd’hui on y arrive doucement et faisons basculer l’histoire qui s’était écrit depuis des millénaires.
Himalaya qui veut dire séjour éternel, un peu comme ci vous étiez en possession d’une machine à voyager dans le temps et qui vous auriez fait échouer aux origines de la vie sur terre à on a marché sur la lune, ou les religions n’existaient pas encore, ou avec le temps elle subira tant de changement.
Himalaya qui veut dire séjour pour toujours. Tu es aux carrefours de plusieurs mondes depuis l’humanité, autrefois en tes veines s’écoulaient des caravanes, des hommes, des femmes venues de chaque point cardinaux, puis l’invention de l’embarcation pour t’oublier, pour qu’on te laisse vivre. Montagne sacrée du moins pour ceux qui y vivent encore et je vous dirai qu’aujourd’hui, il en a des factions qui l’habitent. Ce qui y réside, ne sont pas arrivés ici par hasard, à part peut-être les nomades, citoyen de partout. Pourquoi vient t’on la vivre au quotidien ? Quant on sait la rudesse quelle vous fait supporter tout à chacun, qu’il y a des vallées plus agréables à vivre, là-bas, plus bas. On arrive ici parce que la plupart ont fuit un événement. Il ce sont trouvés un Eden peu fertile mais paisible, à l’abri de tout regard. Il ne faut pas non plus ce laissé aller à la joie des couleurs portées, car elles aussi viennent de la souffrance, d’un tous les jours séculaires que l’on répète inlassablement une dernière fois sans pensé à demain.
Himalaya qui veut dire séjour à long terme, qui a raison, qui a tort. A chacun son point de vue, une place qui n’a su ce défendre, mais qui refuse de s’intégré. Forme de résistance, mais malheureusement vouer à l’échec. Tu n’as rien demandé et tu n’as rien vu arriver. Ce peuple aussi a rêvé de changement venu d’ailleurs, alors on l’a laissé venir pour en savourer uniquement l’essence du mal. Aujourd’hui, l’homme revient et pour te faire encore plus souffrir.
On n’y recouvre tes plaines de rails métalliques pour aller plus vite, plus fort, plus loin vers l’Ouest, on recouvre aussi les pistes d’enrober pour aller chercher là-bas au fond de tes entrailles ce que tu caches depuis toujours pour nous faire vivre et surtout nous enrichir en ces jours de bataille économique. Tes peuples, eux toujours aux rituels ancestraux, ne seront pas de la partie, ne seront de rien car ils dérangent.
Himalaya qui veut dire séjour à cour terme, dans ces hôtels aux noms exotiques : « viewlake, Marco Polo, etc.. » qui parsèmeront bientôt tes flancs de montagne,
les rives de tes rivières et de tes lacs. Cet autres envahisseurs, moins méchant à première vue, mais tout aussi destructeur. Cet homme à la veste toute chiffonnée de couleur brune et au large pantalon kaki au style militaire venu « shootter » de sa boite à image. Etre le témoin pour une autre ethnie celle-ci sédentaire et qui ne comprend pas pourquoi il n’y a pas de globalisation généralisé.
Himalaya qui veut dire ces jours à moi ou je t’ai vu et je t’ai vécu du Pamir au Sikkim, des sources du Ganges aux portes du Takla-Makan, tu m’auras fait découvrir beaucoup de chose, j’ai été envahie de sensations multiples, tu m’as fait vider tant d’encre pour te raconter, tu m’as fait aimer ma planète et détesté le temps d’un instant mon prochain. Je n’aurai vu plus belle palette de couleur, plus beau panorama, plus mysticisme, plus pauvres et si riche à la fois.
Je suis resté assez longtemps pour savourer mon quotidien, et chercher mon prochain. Pour survivre, je me suis nourri de cette nourriture que l’on trouve dans ces bols en plastique, de livre et de dire. Je faisais ma digestion au milieu de ce tableau de couleur, ma tasse de thé à la main saupoudré d’un peu de spiritualité. J’ai beau avoir loger chez lui, l’autochtone au milieu de nulle part. Ils se cachent dorénavant à l’abri des regards indiscrets dans ces places loin de tout et pourtant dans la ville, si près de nous. Le moulin de prière stationné, le temps d’un verre de « Tsagammo » pour ce réchauffer, les derniers faits du jour sans trop en dire et ceux pour eux d’un au-delà meilleur…
Himalaya qui veut dire aujourd’hui séjour d’un demain sans âme. Car tout évolue trop vite et sans l’éducation on ne peut monter dans ce train effréné qu’est la vie à venir pour nous tous.
Ainsi va le cœur sacré de notre planète, qu’on le veuille ou non, une part de chacun de nous. Une part que nos descendance ne pourront comprendre qu’a travers les lignes de livre passe.
c.h
Hello,
quelqu'un a-t-il des conseils, trucs et astuces... pour éviter de se faire voler son matos en cours de randonnée, surtout la nuit en camping sauvage, ou pendant les visites?😠
Merci pour vos conseils!🙂
quelqu'un a-t-il des conseils, trucs et astuces... pour éviter de se faire voler son matos en cours de randonnée, surtout la nuit en camping sauvage, ou pendant les visites?😠
Merci pour vos conseils!🙂
Bonjour à tous,
Nous partons cet été pour un an autour du monde, nous débutons notre périple par l'Amérique du sud, puis le Pacifique et l'Asie.
Pensez-vous qu'une tente soit nécessaire? Si tel est le cas, auriez-vous des références à nous donner? Nous avons repéré la Skinny 2 de MSR qui a l'air top et pèse moins de 2kg: http://www.cascadedesigns.com/FR/MSR/Tents/Fast-And-Light-Tents/Skinny-Too/product Mais elle est un peu chère, on aurait aimé en trouver une pour 100-150€ max.
Nous pensons acheter des matelas auto-gonflants et duvets, avez-vous de bonnes références là aussi à nous donner?
Quels types de sous-vêtements thermiques en laine devrions-nous acheter? Nous voulions prendre chacun un 150 manches courtes, un 200 manches longues et un caleçon.
Enfin, pensez-vous qu'une moustiquaire soit indispensable?
Merci d'avance pour vos retours! Noémie & Julien
Nous partons cet été pour un an autour du monde, nous débutons notre périple par l'Amérique du sud, puis le Pacifique et l'Asie.
Pensez-vous qu'une tente soit nécessaire? Si tel est le cas, auriez-vous des références à nous donner? Nous avons repéré la Skinny 2 de MSR qui a l'air top et pèse moins de 2kg: http://www.cascadedesigns.com/FR/MSR/Tents/Fast-And-Light-Tents/Skinny-Too/product Mais elle est un peu chère, on aurait aimé en trouver une pour 100-150€ max.
Nous pensons acheter des matelas auto-gonflants et duvets, avez-vous de bonnes références là aussi à nous donner?
Quels types de sous-vêtements thermiques en laine devrions-nous acheter? Nous voulions prendre chacun un 150 manches courtes, un 200 manches longues et un caleçon.
Enfin, pensez-vous qu'une moustiquaire soit indispensable?
Merci d'avance pour vos retours! Noémie & Julien
Bonjour a tous,
Je survole ce forum depuis pas mal de temps, les informations qu'il contient m'ont beaucoup servi dans la préparation de mon projet que je présente dès a présent : Le projet 702.
A partir de Juillet 2011, je pars en solitaire un an autour de la terre, ce n'est pas vraiment un tour du monde car j'ai sélectionné les endroits qui m'attirent et je ne passerais pas partout ! Il y a beaucoup de projets et de récits de tour du monde, chacun a sa vision et son but.
Ce projet, c'est avant tout un concept : Prouver que l'on peut partir un an, dans plus d'une dizaine de pays pour le prix d'une voiture ! Pour peu que l'on soi débrouillard et un peu fou dans sa tête ! Je pars dans un délire de rencontre, une des raisons d'un voyage en solo, car quand on est seul on se force plus a rencontrer des locaux et on est aussi beaucoup plus flexible !
Ce n’est pas un projet de tourisme : Pas d’hôtels 7 étoiles a Las Vegas, pas de saut en parachute au dessus du grand canyon, pas de plongée sous marine dans la grande barrière de corail, pas de jet-ski au large de Miami, pas de diner aux chandelles au sommet des Petronas…
C’est un projet de voyage : Un sac a dos, une tente, du couchsurfing, beaucoup de marche a pied, des ampoules, des bus défoncées perdus au milieu de nul part, du stop, des moustiques, des animaux sauvages un peu partout, du danger, de l’excitation, des rencontres, des échanges, des rires, de la tristesse, des émotions !
Grossomerdo mon parcours sera :
France » Canada » USA » Chili » Bolivie » Argentine » Nouvelle Zélande » Australie » Thaïlande » Cambodge » Vietnam » Suède » Finlande » Danemark » France
Je passe par un billet TDM avec zipworld avec de larges marges de manoeuvre et de nombreux trajet terrestre. Par exemple : Chili/Bolivie/Argentine par le sol !
J'ai mis en place un blog pour la préparation, le matériel, le budget, et pour raconter : http://projet702.blogspot.com/
Voilà :)
702 ? hahaha cherchez :p
Je survole ce forum depuis pas mal de temps, les informations qu'il contient m'ont beaucoup servi dans la préparation de mon projet que je présente dès a présent : Le projet 702.
A partir de Juillet 2011, je pars en solitaire un an autour de la terre, ce n'est pas vraiment un tour du monde car j'ai sélectionné les endroits qui m'attirent et je ne passerais pas partout ! Il y a beaucoup de projets et de récits de tour du monde, chacun a sa vision et son but.
Ce projet, c'est avant tout un concept : Prouver que l'on peut partir un an, dans plus d'une dizaine de pays pour le prix d'une voiture ! Pour peu que l'on soi débrouillard et un peu fou dans sa tête ! Je pars dans un délire de rencontre, une des raisons d'un voyage en solo, car quand on est seul on se force plus a rencontrer des locaux et on est aussi beaucoup plus flexible !
Ce n’est pas un projet de tourisme : Pas d’hôtels 7 étoiles a Las Vegas, pas de saut en parachute au dessus du grand canyon, pas de plongée sous marine dans la grande barrière de corail, pas de jet-ski au large de Miami, pas de diner aux chandelles au sommet des Petronas…
C’est un projet de voyage : Un sac a dos, une tente, du couchsurfing, beaucoup de marche a pied, des ampoules, des bus défoncées perdus au milieu de nul part, du stop, des moustiques, des animaux sauvages un peu partout, du danger, de l’excitation, des rencontres, des échanges, des rires, de la tristesse, des émotions !
Grossomerdo mon parcours sera :
France » Canada » USA » Chili » Bolivie » Argentine » Nouvelle Zélande » Australie » Thaïlande » Cambodge » Vietnam » Suède » Finlande » Danemark » France
Je passe par un billet TDM avec zipworld avec de larges marges de manoeuvre et de nombreux trajet terrestre. Par exemple : Chili/Bolivie/Argentine par le sol !
J'ai mis en place un blog pour la préparation, le matériel, le budget, et pour raconter : http://projet702.blogspot.com/
Voilà :)
702 ? hahaha cherchez :p
Bonjour,
Nous cherchons actuellement une tente 3 places pour un tour du monde à vélo...
Quelqu'un a t il un avis sur la tente Space III light de chez VAUDE ?
Savez vous si elle est autoportante ?
Merci
Morgan www.solidream.net
Nous cherchons actuellement une tente 3 places pour un tour du monde à vélo...
Quelqu'un a t il un avis sur la tente Space III light de chez VAUDE ?
Savez vous si elle est autoportante ?
Merci
Morgan www.solidream.net
Bonjour à tous!😉
S'il y a des "professionnelles" ds le domaine de la randonnée ou encore des grands voyageurs a travers le monde, je souhaiterai qu'ils me donnent quelques informations Importantes quant au matériel nécessaire et indispensable à avoir afin d'envisager un tour du monde à pied ds des conditions optimales....
Je sais qd meme qu'il me faudra au minimum du materiel de base comme: - une bonne paire de chaussure, voir 2! - tente, duvet, un tapi de sol??, - necessaire de cuisines (réchaud, ptite casserolle, couvert, tasse, gourde...), - des vetements d'hiver, d'ete, chaussette, gant, poncho, k-way.... - carte d'orientation, médicaments, briquet...
Je dois oublié tout plein de choses ou peut etre meme vais-je meme m'encombrer avec certains détails que j'ai énuméré ci dessus?? AIDEZ MOI🙂
c'est la que j'ai besoin de vos précieuses informations qui me permettront de rassembler le materiel afin de partir pour l'automne 2010...
si vous pouviez me donner le maximum d'info sur les medicaments indispensable a prendre, le genre de vetement a se fournir et toutes les choses que j'ai oublié alors j'en serai tres heureux et vous participerez a votre maniere a l'elaboration de mon projet qui me tient tant a coeur!
Bien entendu et je l'ai déjà annoncé a plusieurs reprises sur ce site, je suis toujours a la recherche de compagnons courageux, volontaires et doté d'un mental solide pour que ns pussions partager cette aventure a plusieurs!
Je le redis une fois encore: "TOUR DU MONDE A PIED ET SANS ARGENT"héhéhé et oui!
ou du moins, peut etre juste ce qu'il faut pour les visas mais pour cela on en reparlera qd vous aurez decidé de vs lancez, on mettra sa sur pied quant aux "details" et pas des moindres, relatif a cette belle aventure!!
Pour l'heure je remercie d'avance celles et ceux qui m'accorderont un peu de leur temps pour repondre a mes questions concernant le matériel indispensable et necessaire pour realiser un de mes reves!!
MERCIIIIII BEAUCOUP!😛
S'il y a des "professionnelles" ds le domaine de la randonnée ou encore des grands voyageurs a travers le monde, je souhaiterai qu'ils me donnent quelques informations Importantes quant au matériel nécessaire et indispensable à avoir afin d'envisager un tour du monde à pied ds des conditions optimales....
Je sais qd meme qu'il me faudra au minimum du materiel de base comme: - une bonne paire de chaussure, voir 2! - tente, duvet, un tapi de sol??, - necessaire de cuisines (réchaud, ptite casserolle, couvert, tasse, gourde...), - des vetements d'hiver, d'ete, chaussette, gant, poncho, k-way.... - carte d'orientation, médicaments, briquet...
Je dois oublié tout plein de choses ou peut etre meme vais-je meme m'encombrer avec certains détails que j'ai énuméré ci dessus?? AIDEZ MOI🙂
c'est la que j'ai besoin de vos précieuses informations qui me permettront de rassembler le materiel afin de partir pour l'automne 2010...
si vous pouviez me donner le maximum d'info sur les medicaments indispensable a prendre, le genre de vetement a se fournir et toutes les choses que j'ai oublié alors j'en serai tres heureux et vous participerez a votre maniere a l'elaboration de mon projet qui me tient tant a coeur!
Bien entendu et je l'ai déjà annoncé a plusieurs reprises sur ce site, je suis toujours a la recherche de compagnons courageux, volontaires et doté d'un mental solide pour que ns pussions partager cette aventure a plusieurs!
Je le redis une fois encore: "TOUR DU MONDE A PIED ET SANS ARGENT"héhéhé et oui!
ou du moins, peut etre juste ce qu'il faut pour les visas mais pour cela on en reparlera qd vous aurez decidé de vs lancez, on mettra sa sur pied quant aux "details" et pas des moindres, relatif a cette belle aventure!!
Pour l'heure je remercie d'avance celles et ceux qui m'accorderont un peu de leur temps pour repondre a mes questions concernant le matériel indispensable et necessaire pour realiser un de mes reves!!
MERCIIIIII BEAUCOUP!😛
Bonjour,
Le but de ce post est de vous présenter mon projet. Celui-ci étant je pense le début d'un long topic concernant mes éventuelles interrogations dont je n'aurais pu trouver une réponse récente.
Je pense que mon profil est plutôt atypique parmi les candidats à un tour du monde principalement à pieds et sur le long terme (1 an..2 ans...3 ans...). Je débute mon projet un peu tard par rapport à beaucoup ayant le même type d'envie puisque j'ai 37 ans et compte partir d'ici 1 an 1/2 environ. J'ai toujours eu cette idée en tête, depuis que je suis adolescent mais le quotidien m'a rattrapé... Face aux exigences du quotidien j'ai oublié mon rêve, mes 15 dernières années ont été bien remplies j'ai notamment été marié et ais eu deux enfants. Aujourd'hui libre comme l'air (ou presque) la soif de voyage qui me taraudait l'esprit il y a 15 ou 20 ans resurgit comme à ses débuts même si elle ne m'a jamais vraiment quittée.
Je précise que je ne suis qu'au tout début de la préparation de mon voyage (si tenté que l'on puisse vraiment appeler ça une préparation...) d'ou pas mal d'inconnues concernant le trajet. Ce n'est pas un vrai tour du monde car j'ai pour le moment exclu les Amériques (pour le moment ?) ...je sais certains vont crier, mais d'un autre côté j'ai inclus l'Afrique que beaucoup exclus d'emblée. La seule raison est le timing car j'en suis déjà à environ 35000km à pieds (mesures à vol d'oiseau) ce qui à environ 30km/jour me fait plus de 3 ans, ça fait déjà beaucoup d'autant plus que par les routes je mettrais surement deux fois plus de temps...donc je n'exclue pas le vélo voir le bus et le train de façon ponctuelle. Comme vous pouvez le voir sur la carte si dessous j'ai déjà prévu un long trajet en train de Vilnius à Irkoutsk via le transsibérien et deux trajets en avion entre l'Inde et Oman et jusqu'à Vilnius, les points d'interrogations sur la carte restent encore à définir, en fonction des possibilités (des propositions ?) dans la mesure du possible l'avion ou tout ce qui a un moteur doit être éviter (même si j'ai déjà fait quelques incartades... pas le choix ou alors je pars pour 20 ans de voyage ^^).
Mes premières questions concernent donc mon trajet (qui n'est pas du tout fixé, c'est ce qu'on peut appeler une ébauche, qui sera modifié et évoluera surement en cours de route. C'est plus un axe directeur qu'un vrai trajet. Il y a juste certaines étapes que je me vois difficilement écarter : Transsibérien, Mongolie, Philippines, Gabon, Tibet (que je n'ai pas mis sur ma carte car je ne sais pas depuis ou m'y rendre... ). Je souhaiterais connaitre votre avis sur ce trajet en général et sur les pays traversés, je m'inquiète (peut être à tord) notamment pour certaines iles des philippines, peut être à éviter, le congo (mais je ne vois pas trop comment faire sans le traverser, à moins de prendre l'avion)... Pour le moment j'ai choisis de prendre l'avion entre l'inde et oman pour éviter la frontière indo-pakistanaise, l'iran, l'irak, la syrie... bref tous les pays dont les journaux télévisés nous ont abreuvé d'horreurs (peut être est-ce une erreur, j'attends aussi vos avis...). Bref je suis très méfiant concernant ce que je peux voir à la télé ou dans les forums qui datent de plusieurs années... Les animaux sauvages m'inquiètent aussi beaucoup en Afrique. Au dela de ça je reste bien conscient que d'ici mon départ et la fin de mon voyage, peut être que tout aura été chamboulé , l'Europe sera peut être entrée en guerre civile et le Congo sera devenu le nouveau paradis de la jet set mondiale... De plus même si certaines questions ont déjà été évoquées ce post me permet de présenter mon projet et d'avoir un premier échange avec ceux qui ont eu, ont, ou auront le même type de projet.
Concernant le tibet, j'arrive en chine par la mongolie, d'après ce que j'ai cru comprendre on ne peut passer de mongolie en chine que par le poste frontière de Zamiin Uud... et ca ne me dit rien de faire un aller retour en chine pour aller au tibet et repartir ver les philippines... donc sois je reprends un visa chinois d'un autre pays (Bhutan, inde, népal...) soit je fais l'aller retour mais en train, si c'est possible... trop d'inconnues à ce niveau donc je ne l'ai pas mis sur la carte... si vous avez des propositions... A noter que le début de mon vrai voyage à pied commence à Irkoutsk.
Concernant mes séjours, ce sera principalement sous tente ou à la belle étoile, éventuellement chez l'habitant et ponctuellement via couchsurfing, j'ai déjà hébergé par ce biais. Ce trajet parait énorme mais comme j'ai dit c'est une ébauche, si vraiment ça me parait trop long, trop compliqué je n'exclue pas de le tronquer fortement en cours de route en ne passant pas par l'afrique :-/... quitte à continuer mon voyage ou je l'avais arrêté plus tard... Je n'exclue pas non plus de le prolonger en cours de route vers le continent américain voire de ne jamais revenir en travaillant à l'étranger lors de mes étapes mais sur ce dernier point je rêve un peu trop....
Les pays traversés :
France (Paris) Lithuanie (Vilnius) Russie (Irkoutsk) Mongolie Chine Taiwan Philippines Australie Indonésie Malaisie Thailande Cambodge Vietnam Laos Myanmar Bangladesh Nepal Inde Oman Yemen Djibouti Ethiopie Kenya tanzanie Zambie RDC Congo Gabon Cameroun Nigeria Benin Togo Ghana Cote d'ivoire Guinée Senegal Mauritani
D'avance, merci pour vos réponses/propositions/avis ou tout simplement message positifs ou négatifs (il me faut plus qu'un message négatif pour me décourager ^^)

Le but de ce post est de vous présenter mon projet. Celui-ci étant je pense le début d'un long topic concernant mes éventuelles interrogations dont je n'aurais pu trouver une réponse récente.
Je pense que mon profil est plutôt atypique parmi les candidats à un tour du monde principalement à pieds et sur le long terme (1 an..2 ans...3 ans...). Je débute mon projet un peu tard par rapport à beaucoup ayant le même type d'envie puisque j'ai 37 ans et compte partir d'ici 1 an 1/2 environ. J'ai toujours eu cette idée en tête, depuis que je suis adolescent mais le quotidien m'a rattrapé... Face aux exigences du quotidien j'ai oublié mon rêve, mes 15 dernières années ont été bien remplies j'ai notamment été marié et ais eu deux enfants. Aujourd'hui libre comme l'air (ou presque) la soif de voyage qui me taraudait l'esprit il y a 15 ou 20 ans resurgit comme à ses débuts même si elle ne m'a jamais vraiment quittée.
Je précise que je ne suis qu'au tout début de la préparation de mon voyage (si tenté que l'on puisse vraiment appeler ça une préparation...) d'ou pas mal d'inconnues concernant le trajet. Ce n'est pas un vrai tour du monde car j'ai pour le moment exclu les Amériques (pour le moment ?) ...je sais certains vont crier, mais d'un autre côté j'ai inclus l'Afrique que beaucoup exclus d'emblée. La seule raison est le timing car j'en suis déjà à environ 35000km à pieds (mesures à vol d'oiseau) ce qui à environ 30km/jour me fait plus de 3 ans, ça fait déjà beaucoup d'autant plus que par les routes je mettrais surement deux fois plus de temps...donc je n'exclue pas le vélo voir le bus et le train de façon ponctuelle. Comme vous pouvez le voir sur la carte si dessous j'ai déjà prévu un long trajet en train de Vilnius à Irkoutsk via le transsibérien et deux trajets en avion entre l'Inde et Oman et jusqu'à Vilnius, les points d'interrogations sur la carte restent encore à définir, en fonction des possibilités (des propositions ?) dans la mesure du possible l'avion ou tout ce qui a un moteur doit être éviter (même si j'ai déjà fait quelques incartades... pas le choix ou alors je pars pour 20 ans de voyage ^^).
Mes premières questions concernent donc mon trajet (qui n'est pas du tout fixé, c'est ce qu'on peut appeler une ébauche, qui sera modifié et évoluera surement en cours de route. C'est plus un axe directeur qu'un vrai trajet. Il y a juste certaines étapes que je me vois difficilement écarter : Transsibérien, Mongolie, Philippines, Gabon, Tibet (que je n'ai pas mis sur ma carte car je ne sais pas depuis ou m'y rendre... ). Je souhaiterais connaitre votre avis sur ce trajet en général et sur les pays traversés, je m'inquiète (peut être à tord) notamment pour certaines iles des philippines, peut être à éviter, le congo (mais je ne vois pas trop comment faire sans le traverser, à moins de prendre l'avion)... Pour le moment j'ai choisis de prendre l'avion entre l'inde et oman pour éviter la frontière indo-pakistanaise, l'iran, l'irak, la syrie... bref tous les pays dont les journaux télévisés nous ont abreuvé d'horreurs (peut être est-ce une erreur, j'attends aussi vos avis...). Bref je suis très méfiant concernant ce que je peux voir à la télé ou dans les forums qui datent de plusieurs années... Les animaux sauvages m'inquiètent aussi beaucoup en Afrique. Au dela de ça je reste bien conscient que d'ici mon départ et la fin de mon voyage, peut être que tout aura été chamboulé , l'Europe sera peut être entrée en guerre civile et le Congo sera devenu le nouveau paradis de la jet set mondiale... De plus même si certaines questions ont déjà été évoquées ce post me permet de présenter mon projet et d'avoir un premier échange avec ceux qui ont eu, ont, ou auront le même type de projet.
Concernant le tibet, j'arrive en chine par la mongolie, d'après ce que j'ai cru comprendre on ne peut passer de mongolie en chine que par le poste frontière de Zamiin Uud... et ca ne me dit rien de faire un aller retour en chine pour aller au tibet et repartir ver les philippines... donc sois je reprends un visa chinois d'un autre pays (Bhutan, inde, népal...) soit je fais l'aller retour mais en train, si c'est possible... trop d'inconnues à ce niveau donc je ne l'ai pas mis sur la carte... si vous avez des propositions... A noter que le début de mon vrai voyage à pied commence à Irkoutsk.
Concernant mes séjours, ce sera principalement sous tente ou à la belle étoile, éventuellement chez l'habitant et ponctuellement via couchsurfing, j'ai déjà hébergé par ce biais. Ce trajet parait énorme mais comme j'ai dit c'est une ébauche, si vraiment ça me parait trop long, trop compliqué je n'exclue pas de le tronquer fortement en cours de route en ne passant pas par l'afrique :-/... quitte à continuer mon voyage ou je l'avais arrêté plus tard... Je n'exclue pas non plus de le prolonger en cours de route vers le continent américain voire de ne jamais revenir en travaillant à l'étranger lors de mes étapes mais sur ce dernier point je rêve un peu trop....
Les pays traversés :
France (Paris) Lithuanie (Vilnius) Russie (Irkoutsk) Mongolie Chine Taiwan Philippines Australie Indonésie Malaisie Thailande Cambodge Vietnam Laos Myanmar Bangladesh Nepal Inde Oman Yemen Djibouti Ethiopie Kenya tanzanie Zambie RDC Congo Gabon Cameroun Nigeria Benin Togo Ghana Cote d'ivoire Guinée Senegal Mauritani
D'avance, merci pour vos réponses/propositions/avis ou tout simplement message positifs ou négatifs (il me faut plus qu'un message négatif pour me décourager ^^)
Bonjour, vous devez me justifier pourquoi selon vous cette pièce est de trop ou manquante.Voici la liste du matériel que j'apporterai lors de mon voyage autour du monde dans un an. Cette liste a été conçu pour un homme (donc sans serviette sanitaire et ses amies). Je ne suis pas allé dans les détails de chacunes des pièces d'équipement et des quantités nécessaires. De plus elle est conçu pour une personne qui travaillera le long du voyage. Si vous souhaitez utilisez cette liste, faites vous plaisir. Cette liste servira entre-autre à venir en aide à d'autres voyageurs qui seront initiés à la préparation au voyage par l'entremise d'atelier.
Liste dumatériel nécessaire pour le voyage
Vêtements
Espadrille
Soulier propre
Sandale
Botte de marche
Lacet de rechange
Liquide protecteur pour botte
Bas
Sous-vêtement (culotte)
T-Shirt de coton
Chandail à manche longue Bi-polar
Caleçon Bi-polar
Polar
Pantalon/short
Pantalon propre
Chemise propre
Chemise à manche longue
Chandail à manche longue
Costume de bain
Chapeau
Manteau coupe-vent (imperméable)
Lunette de soleil avec cordon
Tuque
Gant chaud
Ceinture
Montre
Premiers soins
Gel pour maux de dent
Pilules contre la malaria
Bandage adhésif (Band-aid)
Compresse stérile
Bandage élastique
Diachylon
Teinture d’iode
Épingle à couche
Condom
Moleskine (coussin contre les ampoules)
Seringue et aiguille jetable
Tylenol
Imodium
Gravol
Crème antibiotique
Codéine avec acétaminophène (Tylenol #3)
Solution de réhydratation orale (Gastrolyte)
Stérigel
Étui à premier soin
Couverture de survie
Crème anti-itch Band aid
Matériel de camping
Tente
Matelas de sol (bleu)
Sac de couchage
Couverture de soie En poche à patate
Sac à dos 105 litres
Sac de jour
Bâche bleu
Couteau suisse
Lampe frontale
Batteries de rechange pour lampe frontale
Support à batterie pour lampe frontale
Ampoule de rechange pour lampe frontale
Briquet
Allumettes (Strike anywhere)
Contenant de pellicule photo (pour allumettes)
Pierre de magnésium
Allumes feux
Brûleur
Sac à brûleur
Kit réflecteur pour brûleur
Kit de réparation pour brûleur
Bombonne à combustible
Casseroles
Spatule de plastique
Gourde nalgène
Contenant transparent Ziploc hermétique en plastique
Assiette
Tasse de plastique
Cuillère, fourchette, couteau
Sac en filet pour ustensiles et assiette
Contenant multi-épice
Laine d’acier
Papier d’aluminium
Bâtons de marche
Longues vues
Sac pour longues vues
Cordon 10 mètres de longueur
Mousqueton
Coussin en mousse bleu
Guenille
Sifflet
Crayon
Papier
Sac Ziploc petit
Sac Style Ziploc pour vêtements
Pristine
Filtre à café
Sac en plastique pour déchet
Sac à poubelle orange
Baladeur
Écouteur
Casette 90 minutes
Batterie AA de rechange
Duke Tape
Crayon de feutre à pointe large noir
Petit cadenas à combinaison
Chandelle
Lampe pour chandelle
Boussole Avec déclinaison magnétique
Aiguille de couture
Fil à coudre
Boucle de plastique de rechange
Moustiquaire de lit
Calculatrice
Jeu de carte
Jeu de société de poche
Cache yeux
Bouchon d’oreille
Bouchon plat universel en caoutchouc
Roman de poche
Petit réveil matin
Matériel photographique
Appareil photo
Batterie de rechange pour l’appareil photo
Pellicules
Filtre polariseur
Capuchon de protection pour la lentille
Nettoyeur à lentille
Trépied compacte
Sacoche
Sachet pour l’absorption de l’humidité
Chasse-moustique (avec deet)
Papiers et documents
Passeport
Visa
Photocopie du passeport et cartes d’identités
Carnet de vaccination
Permit de conduire international
Permis de conduire
Baptistère
Carte d’identité
Carte d’assurance sociale
Carte d’assurance maladie
Carte de guichet
Porte feuille avec chaîne de sécurité
Carte visas
Carte d’auberges jeunesses
Carnet de chèque
Chèque de voyage
Curriculum Vitae (anglais et français)
Lettre de référence (anglais et français)
Tube de plastique pour protéger les documents
Pochette de plastique 8 ½ x 11
Guide de voyage
Dictionnaire de langue (anglais/français et espagnol/français)
Carnet de voyage avec adresses importantes
Album photo du Québec
Mots du médecin pour transport de médicament
Billet d’avion
Etui de taille pour passeport
Carte d’appel
Carte de plongée
Hygiène
Verres de contact
Liquide à verres de contact
Boîtier pour verres de contact
Lunette
Boîtier à lunette
Dentifrice
Brosse à dent
Boîtier pour la brosse à dent
Fil dentaire
Coupe ongle
Pince à cils
Brosse à cheveux
Shampoing
Savon pour le corps
Boîtier à savon
Débarbouillette
Serviette de plage
Savon à linge
Petite brosse à linge
Rasoir à barbe
Lame de rechange pour rasoir
Crème à raser
Déodorisant
Etui pour accessoires d’hygiène
Lotion solaire
Q-Tips
Papier de toilette
Autres
Masque de plongée
Tuba
Produite par Patrick Nadeau 21/02/2004
Liste dumatériel nécessaire pour le voyage
Vêtements
Espadrille
Soulier propre
Sandale
Botte de marche
Lacet de rechange
Liquide protecteur pour botte
Bas
Sous-vêtement (culotte)
T-Shirt de coton
Chandail à manche longue Bi-polar
Caleçon Bi-polar
Polar
Pantalon/short
Pantalon propre
Chemise propre
Chemise à manche longue
Chandail à manche longue
Costume de bain
Chapeau
Manteau coupe-vent (imperméable)
Lunette de soleil avec cordon
Tuque
Gant chaud
Ceinture
Montre
Premiers soins
Gel pour maux de dent
Pilules contre la malaria
Bandage adhésif (Band-aid)
Compresse stérile
Bandage élastique
Diachylon
Teinture d’iode
Épingle à couche
Condom
Moleskine (coussin contre les ampoules)
Seringue et aiguille jetable
Tylenol
Imodium
Gravol
Crème antibiotique
Codéine avec acétaminophène (Tylenol #3)
Solution de réhydratation orale (Gastrolyte)
Stérigel
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Couverture de survie
Crème anti-itch Band aid
Matériel de camping
Tente
Matelas de sol (bleu)
Sac de couchage
Couverture de soie En poche à patate
Sac à dos 105 litres
Sac de jour
Bâche bleu
Couteau suisse
Lampe frontale
Batteries de rechange pour lampe frontale
Support à batterie pour lampe frontale
Ampoule de rechange pour lampe frontale
Briquet
Allumettes (Strike anywhere)
Contenant de pellicule photo (pour allumettes)
Pierre de magnésium
Allumes feux
Brûleur
Sac à brûleur
Kit réflecteur pour brûleur
Kit de réparation pour brûleur
Bombonne à combustible
Casseroles
Spatule de plastique
Gourde nalgène
Contenant transparent Ziploc hermétique en plastique
Assiette
Tasse de plastique
Cuillère, fourchette, couteau
Sac en filet pour ustensiles et assiette
Contenant multi-épice
Laine d’acier
Papier d’aluminium
Bâtons de marche
Longues vues
Sac pour longues vues
Cordon 10 mètres de longueur
Mousqueton
Coussin en mousse bleu
Guenille
Sifflet
Crayon
Papier
Sac Ziploc petit
Sac Style Ziploc pour vêtements
Pristine
Filtre à café
Sac en plastique pour déchet
Sac à poubelle orange
Baladeur
Écouteur
Casette 90 minutes
Batterie AA de rechange
Duke Tape
Crayon de feutre à pointe large noir
Petit cadenas à combinaison
Chandelle
Lampe pour chandelle
Boussole Avec déclinaison magnétique
Aiguille de couture
Fil à coudre
Boucle de plastique de rechange
Moustiquaire de lit
Calculatrice
Jeu de carte
Jeu de société de poche
Cache yeux
Bouchon d’oreille
Bouchon plat universel en caoutchouc
Roman de poche
Petit réveil matin
Matériel photographique
Appareil photo
Batterie de rechange pour l’appareil photo
Pellicules
Filtre polariseur
Capuchon de protection pour la lentille
Nettoyeur à lentille
Trépied compacte
Sacoche
Sachet pour l’absorption de l’humidité
Chasse-moustique (avec deet)
Papiers et documents
Passeport
Visa
Photocopie du passeport et cartes d’identités
Carnet de vaccination
Permit de conduire international
Permis de conduire
Baptistère
Carte d’identité
Carte d’assurance sociale
Carte d’assurance maladie
Carte de guichet
Porte feuille avec chaîne de sécurité
Carte visas
Carte d’auberges jeunesses
Carnet de chèque
Chèque de voyage
Curriculum Vitae (anglais et français)
Lettre de référence (anglais et français)
Tube de plastique pour protéger les documents
Pochette de plastique 8 ½ x 11
Guide de voyage
Dictionnaire de langue (anglais/français et espagnol/français)
Carnet de voyage avec adresses importantes
Album photo du Québec
Mots du médecin pour transport de médicament
Billet d’avion
Etui de taille pour passeport
Carte d’appel
Carte de plongée
Hygiène
Verres de contact
Liquide à verres de contact
Boîtier pour verres de contact
Lunette
Boîtier à lunette
Dentifrice
Brosse à dent
Boîtier pour la brosse à dent
Fil dentaire
Coupe ongle
Pince à cils
Brosse à cheveux
Shampoing
Savon pour le corps
Boîtier à savon
Débarbouillette
Serviette de plage
Savon à linge
Petite brosse à linge
Rasoir à barbe
Lame de rechange pour rasoir
Crème à raser
Déodorisant
Etui pour accessoires d’hygiène
Lotion solaire
Q-Tips
Papier de toilette
Autres
Masque de plongée
Tuba
Produite par Patrick Nadeau 21/02/2004
j'ai retrouvé cet article qui m'a paru intéressant car nous n'avions plus de nouvelles sur voyage forum: il faut dire que çà fait 2 mois que j'étais parti aussi!!
De Paris au Grand Nord canadien, Jean-Gabriel Chelala, le "globe-pédaleur" de 27 ans, parti de la capitale française le 13 janvier dernier pour un tour du monde "à la force humaine", a déjà parcouru plus de 15.000 km et se trouve à mi-chemin de sa "circumpérégrination" inédite sur terre et sur mer. "30° celsius de chute depuis mon départ de Fort Lauderdale en Floride début septembre sur mon vélo couché... A Saskatoon (province d'Alberta au Canada), où je suis arrivé cette semaine après 6.000 km à travers les Etats-Unis, on attend la neige par 0°", a-t-il raconté mardi à l'AFP. Ingénieur en bâtiment franco-libanais et breton d'adoption, Chelala a traversé successivement la France, l'Espagne, le Portugal sur un vélo +normal+. Puis, il s'est embarqué sur son canot à pédales de 7, 50 m pour une transatlantique qui l'a d'abord conduit aux Antilles, s'offrant le record mondial de la traversée sur ce type d'embarcation. Il a enfin accosté en Floride d'où il a repris la route vers le nord sur son drôle d'engin au pédalage horizontal, plus confortable et mieux adapté aux grands espaces de l'ancien "Nouveau Monde". Mais l'aventurier qui au départ entendait achever son parcours en un an et se retrouver sur le parvis de Notre-Dame de Paris avant la St Sylvestre, a dû changer de programme. Il a en effet accumulé depuis son embarquement au Portugal, un retard de deux mois en raison notamment de tracasseries administratives, des caprices de la météo et de la rencontre inopinée entre le Maroc et les Canaries avec un cétacé qui brisa son safran. La suite de son voyage au long cours passe par l'Alaska, puis la mer de Béring (sur son "cyclomer"), la Sibérie orientale (de nouveau à vélo "normal") et enfin toute la Russie et l'Europe jusqu'à Paris.
© 2008 AFP (Jean-Gabriel Chelala) Jean-Gabriel Chelala, à bord de son baterau à pédales près de Miami, le 12 août 2008
"En raison de ce retard et de l'arrivée rapide de l'hiver dans les hautes latitudes, je ne peux plus envisager d'enchaîner, avant la fin de l'année, ces étapes longues, difficiles et impraticables dans les grands froids", a-t-il raisonnablement estimé.
Le "globe-pédaleur" va donc marquer une pose jusqu'en mai 2009, non sans avoir décidé d'ajouter une épreuve de taille à son défi: il va continuer sa route pendant encore un mois jusqu'à la ville canadienne de WhiteHorse, dans la province septentrionale du Yukon (2.500 km devant ses roues), au bord de la rivière du même nom.
Mais en mai 2009, au lieu de rejoindre directement le littoral de l'Alaska, distant de quelque 300 km, il a décidé de reprendre son "pédaleau" à WhiteHorse pour une descente en forme de boucle de plus de 3.000 km sur la "Grande Rivière" (traduction de Yukon en langage des indiens Kutchin), à travers les espaces sauvages du Grand Nord canadien et de l'Alaska.
"Ce fleuve fut, à la fin du 19e siècle la principale voie de la légendaire +Ruée vers l'or+. Il n'y a que quatre ponts carrossables qui l'enjambent sur l'ensemble de son cours, c'est dire si la présence humaine sur ses rives y est rare. Cela sera une aventure dans l'aventure, un détour qui passera par le cercle polaire arctique...", s'enthousiasme par avance Philéas Fogg junior.
Et de l'embouchure de la Yukon river, dans la baie de Norton, il traversera sur son frêle esquif la mer de Béring au sud du détroit éponyme pour rejoindre la côte de la Sibérie orientale à la fonte des glaces. Lui restera alors une douzaine de milliers de kilomètres plein ouest sur la selle de sa petite reine, pour voir enfin la tour Eiffel.
Mais en attendant, Jean-Gabriel et son bateau seront présents au salon nautique à Paris en décembre prochain. Recherche de nouveaux sponsors (l'aventure ça coûte cher) oblige....
De Paris au Grand Nord canadien, Jean-Gabriel Chelala, le "globe-pédaleur" de 27 ans, parti de la capitale française le 13 janvier dernier pour un tour du monde "à la force humaine", a déjà parcouru plus de 15.000 km et se trouve à mi-chemin de sa "circumpérégrination" inédite sur terre et sur mer. "30° celsius de chute depuis mon départ de Fort Lauderdale en Floride début septembre sur mon vélo couché... A Saskatoon (province d'Alberta au Canada), où je suis arrivé cette semaine après 6.000 km à travers les Etats-Unis, on attend la neige par 0°", a-t-il raconté mardi à l'AFP. Ingénieur en bâtiment franco-libanais et breton d'adoption, Chelala a traversé successivement la France, l'Espagne, le Portugal sur un vélo +normal+. Puis, il s'est embarqué sur son canot à pédales de 7, 50 m pour une transatlantique qui l'a d'abord conduit aux Antilles, s'offrant le record mondial de la traversée sur ce type d'embarcation. Il a enfin accosté en Floride d'où il a repris la route vers le nord sur son drôle d'engin au pédalage horizontal, plus confortable et mieux adapté aux grands espaces de l'ancien "Nouveau Monde". Mais l'aventurier qui au départ entendait achever son parcours en un an et se retrouver sur le parvis de Notre-Dame de Paris avant la St Sylvestre, a dû changer de programme. Il a en effet accumulé depuis son embarquement au Portugal, un retard de deux mois en raison notamment de tracasseries administratives, des caprices de la météo et de la rencontre inopinée entre le Maroc et les Canaries avec un cétacé qui brisa son safran. La suite de son voyage au long cours passe par l'Alaska, puis la mer de Béring (sur son "cyclomer"), la Sibérie orientale (de nouveau à vélo "normal") et enfin toute la Russie et l'Europe jusqu'à Paris.
© 2008 AFP (Jean-Gabriel Chelala) Jean-Gabriel Chelala, à bord de son baterau à pédales près de Miami, le 12 août 2008
"En raison de ce retard et de l'arrivée rapide de l'hiver dans les hautes latitudes, je ne peux plus envisager d'enchaîner, avant la fin de l'année, ces étapes longues, difficiles et impraticables dans les grands froids", a-t-il raisonnablement estimé.
Le "globe-pédaleur" va donc marquer une pose jusqu'en mai 2009, non sans avoir décidé d'ajouter une épreuve de taille à son défi: il va continuer sa route pendant encore un mois jusqu'à la ville canadienne de WhiteHorse, dans la province septentrionale du Yukon (2.500 km devant ses roues), au bord de la rivière du même nom.
Mais en mai 2009, au lieu de rejoindre directement le littoral de l'Alaska, distant de quelque 300 km, il a décidé de reprendre son "pédaleau" à WhiteHorse pour une descente en forme de boucle de plus de 3.000 km sur la "Grande Rivière" (traduction de Yukon en langage des indiens Kutchin), à travers les espaces sauvages du Grand Nord canadien et de l'Alaska.
"Ce fleuve fut, à la fin du 19e siècle la principale voie de la légendaire +Ruée vers l'or+. Il n'y a que quatre ponts carrossables qui l'enjambent sur l'ensemble de son cours, c'est dire si la présence humaine sur ses rives y est rare. Cela sera une aventure dans l'aventure, un détour qui passera par le cercle polaire arctique...", s'enthousiasme par avance Philéas Fogg junior.
Et de l'embouchure de la Yukon river, dans la baie de Norton, il traversera sur son frêle esquif la mer de Béring au sud du détroit éponyme pour rejoindre la côte de la Sibérie orientale à la fonte des glaces. Lui restera alors une douzaine de milliers de kilomètres plein ouest sur la selle de sa petite reine, pour voir enfin la tour Eiffel.
Mais en attendant, Jean-Gabriel et son bateau seront présents au salon nautique à Paris en décembre prochain. Recherche de nouveaux sponsors (l'aventure ça coûte cher) oblige....Qui a cette tente, et vos avis sur la tente : montage, résistance au vent...
merci
sandrine
Salut.
C'est la fête, nos vélos commandés à la "maison du vélo" en Belgique sont enfin arrivés. En fait nous prévoyons de partir début 2008 pour une grande ballade autour du monde (France puis Europe du Nord, Centrale, puis direction l'Asie et ensuite ???) et les questions commencent à affluer dans nos ptites têtes et je crois qu'ici est le lieu le plus approprié pour obtenir des réponses. Je suis assidument les posts de ce forum et j'ai déjà obtenu énormément d'infos, un très grand merci à tous pour ces aides, infos, récits, experiences permettant de faire naître puis entretenir le rêve (jusqu'à ce qu'il devienne réalité, bientôt pour nous 🙂).
Je me decide à poster mon 1er message pour demander 2 renseignements (les premiers d'une longues séries, je crois😛) : Nous hesitons à changer nos guidons droits par des guidons papillons ou alors juste rajouter des cornes, mais j'ai entendu dire que les cintres papillons n'était pas forcement aproprié au femme car trop grand ?? Ma femme mesure environ 1m65 et je me demande si ce type de guidon lui serait pas désagréable à la longue ?? Avez-vous des infos à ce sujet. Second sujet les sacoches arrières (non pas un enième post sur les sacoches aproprement dit 🤪), mais plutôt sur vos méthodes de mettre tente, duvet et tapis de sol sur les porte-bagages. Nos courts voyages précédents, nous mettions tout ceci dans de grands sacs poubelles de 100L. bien utile car impérméables mais a la longue on fini toujours par les percer (surtout qu'ils nous servaient aussi de table à manger, de tapis pour l'abside de notre tente...). Est ce que les "Rack pack" de Ortlieb par exemple (http://www.ortlieb.de/_prod.php?lang=fr&produkt=rackpack) sont assez grands et utiles ou existe t'il d'autres solution pratiques et imperméables ? (si vous avez des photos nous sommes preneurs 😛)
Merci de votre aide et à bientôt
Jcmilie
C'est la fête, nos vélos commandés à la "maison du vélo" en Belgique sont enfin arrivés. En fait nous prévoyons de partir début 2008 pour une grande ballade autour du monde (France puis Europe du Nord, Centrale, puis direction l'Asie et ensuite ???) et les questions commencent à affluer dans nos ptites têtes et je crois qu'ici est le lieu le plus approprié pour obtenir des réponses. Je suis assidument les posts de ce forum et j'ai déjà obtenu énormément d'infos, un très grand merci à tous pour ces aides, infos, récits, experiences permettant de faire naître puis entretenir le rêve (jusqu'à ce qu'il devienne réalité, bientôt pour nous 🙂).
Je me decide à poster mon 1er message pour demander 2 renseignements (les premiers d'une longues séries, je crois😛) : Nous hesitons à changer nos guidons droits par des guidons papillons ou alors juste rajouter des cornes, mais j'ai entendu dire que les cintres papillons n'était pas forcement aproprié au femme car trop grand ?? Ma femme mesure environ 1m65 et je me demande si ce type de guidon lui serait pas désagréable à la longue ?? Avez-vous des infos à ce sujet. Second sujet les sacoches arrières (non pas un enième post sur les sacoches aproprement dit 🤪), mais plutôt sur vos méthodes de mettre tente, duvet et tapis de sol sur les porte-bagages. Nos courts voyages précédents, nous mettions tout ceci dans de grands sacs poubelles de 100L. bien utile car impérméables mais a la longue on fini toujours par les percer (surtout qu'ils nous servaient aussi de table à manger, de tapis pour l'abside de notre tente...). Est ce que les "Rack pack" de Ortlieb par exemple (http://www.ortlieb.de/_prod.php?lang=fr&produkt=rackpack) sont assez grands et utiles ou existe t'il d'autres solution pratiques et imperméables ? (si vous avez des photos nous sommes preneurs 😛)
Merci de votre aide et à bientôt
Jcmilie
Bonjour,
Premier voyage a vélo et plein de questions : - la première déjà posée VTT ou VTC. L'idée étant que le vélo soit polyvalent et utilisé après le voyage... On me dis que chargé à 10 - 15 km/h l'avantage "roulant" du vtc ne se ressent pas vraiment... Un VTT peut il être aussi confortable qu'un VTC et faut il y mettre un guidon réglable pour être + a l'aise ? - a priori on part pour des sacoches karakorum + sacoche porte guidon. Est ce suffsant pour porter tout le matos (tente, réchaud, popote and co) ? Je précise que c'est un voyage de 3 semaines en été... - Enfin, la question qu je ne résoud pas : comment faire pour mettre le matos a l'abri la nuit ??? J'ai une tente type bivouac sans auvent du coup je me demande que faire de sacoches la nuit ? Prévior une tente d'appoint ??? A la recherche de bons conseils...
Voial en attendant els autres questiosn...
Merci pour vos réponses
Premier voyage a vélo et plein de questions : - la première déjà posée VTT ou VTC. L'idée étant que le vélo soit polyvalent et utilisé après le voyage... On me dis que chargé à 10 - 15 km/h l'avantage "roulant" du vtc ne se ressent pas vraiment... Un VTT peut il être aussi confortable qu'un VTC et faut il y mettre un guidon réglable pour être + a l'aise ? - a priori on part pour des sacoches karakorum + sacoche porte guidon. Est ce suffsant pour porter tout le matos (tente, réchaud, popote and co) ? Je précise que c'est un voyage de 3 semaines en été... - Enfin, la question qu je ne résoud pas : comment faire pour mettre le matos a l'abri la nuit ??? J'ai une tente type bivouac sans auvent du coup je me demande que faire de sacoches la nuit ? Prévior une tente d'appoint ??? A la recherche de bons conseils...
Voial en attendant els autres questiosn...
Merci pour vos réponses
Bonjour,
je pars avec un ami en Islande à la fin du mois et j'aurais aimé avoir quelques conseils "techniques" pour m'équiper.
Je pense notamment à la randonnée entre Langmannalaugar et Thorsmork car les refuges se remplissant à vitesse grand v, on va sans doute devoir camper.
Je sais que le temps est très changeant, qu'on peut avoir un temps parfait comme un temps affreux et qu'il vaut donc mieux prévoir le pire.
Le vieux campeur m'a conseillé 2 tentes, la Nemesi 2 (Ferrino) et l'Equinox 4000 (Jamet) mais j'ai un peu peur que la moustiquaire de la Nemesi nous porte préjudice à cause des "midges" qui pullulent du côté de Myvatn (j'ai eu une mauvaise expérience avec les midges écossais et la moustiquaire "inutile" de ma tente de l'époque). Idem avec la Dolomite de Jamet qu'on m'a conseillée chez GoSport (la moins lourde des 3, cela dit).
Côté sac de couchage, faut-il en prévoir un dont la température de confort se situe autour des 0 ou 5 °C ou bien les Lafuma qui établissent le confort à 9°C conviennent ? D'un côté, j'ai le Vieux campeur qui me propose des sacs à plus de 250€, de l'autre j'ai GoSport qui me propose des sac de 50€ (les Lafuma) à 150€ (Le Kampchatka de Millet). Alors quand on passe d'un extrême à l'autre, y a de quoi s'interroger.
De plus, que pensez-vous des draps de soie à mettre dans les sacs de couchage ? Est-ce que ça marche bien ? Est-ce à envisager pour l'Islande ?
Enfin, concernant les tapis de sol auto-gonflants, est-ce qu'un premier prix suffit ou faut-il chercher directement dans les Prolite 3 et plus ?
Voilà, je pense avoir fait le tour de ce côté-ci.
Deux questions subsidiaires quand même, au cas où :
1. Est-il facile de faire directement Landmannalaugar > Alfavatn d'une traite, si le temps est clément, sans s'arrêter dormir à Hrafntinnusker ? Il paraît qu'il peut faire bien plus froid sur ce site-là, et comme on est tous les deux de bons marcheurs... 2. Pourriez-vous également m'indiquer le genre de "sandales" acheter pour traverser les gués ? Est-ce que les paires bêtes et méchantes en plastique qu'on met aux pieds des gamins (et adultes) en Méditerranée par exemple, suffisent ou il faut quelque chose de plus perfectionné ?
Merci beaucoup !!!
je pars avec un ami en Islande à la fin du mois et j'aurais aimé avoir quelques conseils "techniques" pour m'équiper.
Je pense notamment à la randonnée entre Langmannalaugar et Thorsmork car les refuges se remplissant à vitesse grand v, on va sans doute devoir camper.
Je sais que le temps est très changeant, qu'on peut avoir un temps parfait comme un temps affreux et qu'il vaut donc mieux prévoir le pire.
Le vieux campeur m'a conseillé 2 tentes, la Nemesi 2 (Ferrino) et l'Equinox 4000 (Jamet) mais j'ai un peu peur que la moustiquaire de la Nemesi nous porte préjudice à cause des "midges" qui pullulent du côté de Myvatn (j'ai eu une mauvaise expérience avec les midges écossais et la moustiquaire "inutile" de ma tente de l'époque). Idem avec la Dolomite de Jamet qu'on m'a conseillée chez GoSport (la moins lourde des 3, cela dit).
Côté sac de couchage, faut-il en prévoir un dont la température de confort se situe autour des 0 ou 5 °C ou bien les Lafuma qui établissent le confort à 9°C conviennent ? D'un côté, j'ai le Vieux campeur qui me propose des sacs à plus de 250€, de l'autre j'ai GoSport qui me propose des sac de 50€ (les Lafuma) à 150€ (Le Kampchatka de Millet). Alors quand on passe d'un extrême à l'autre, y a de quoi s'interroger.
De plus, que pensez-vous des draps de soie à mettre dans les sacs de couchage ? Est-ce que ça marche bien ? Est-ce à envisager pour l'Islande ?
Enfin, concernant les tapis de sol auto-gonflants, est-ce qu'un premier prix suffit ou faut-il chercher directement dans les Prolite 3 et plus ?
Voilà, je pense avoir fait le tour de ce côté-ci.
Deux questions subsidiaires quand même, au cas où :
1. Est-il facile de faire directement Landmannalaugar > Alfavatn d'une traite, si le temps est clément, sans s'arrêter dormir à Hrafntinnusker ? Il paraît qu'il peut faire bien plus froid sur ce site-là, et comme on est tous les deux de bons marcheurs... 2. Pourriez-vous également m'indiquer le genre de "sandales" acheter pour traverser les gués ? Est-ce que les paires bêtes et méchantes en plastique qu'on met aux pieds des gamins (et adultes) en Méditerranée par exemple, suffisent ou il faut quelque chose de plus perfectionné ?
Merci beaucoup !!!
Bonjour à tous,
J'ai de nouveau beasoin d'aide concernant le bon porte bagage à prendre. J'hésite entre le Cargo et le Logo (l'équivalent du Cosmo). J'ai vu que pas mal d'entre vous aviez opté pour le Cosmo. Pourriez vous m'aider en me disant ce qui vous a fait penché la balance entre les 2 models?
Ps:Le cargo, je le sais, est de loin le plus vendu, mais j'ai vu que certains préférez le Cosmo pourqoi?
J'ai de nouveau beasoin d'aide concernant le bon porte bagage à prendre. J'hésite entre le Cargo et le Logo (l'équivalent du Cosmo). J'ai vu que pas mal d'entre vous aviez opté pour le Cosmo. Pourriez vous m'aider en me disant ce qui vous a fait penché la balance entre les 2 models?
Ps:Le cargo, je le sais, est de loin le plus vendu, mais j'ai vu que certains préférez le Cosmo pourqoi?
Bonjours!
Sur la meme idée que "présentez vos vélos", il serait peut etre aussi interressant de voir un peu toutes les tentes utilisées par tous... Ca peut donner des idées sur les produits.
PS:merci aux amateurs de débats enragés de s'abstenir sur ce coup là!
Allez je commence donc:
Tente quechua 2 secondes: Bons points _Se pose partout en un temps record et permet de boire l'apero tout de suite si on a tres soif... _Son prix _Discrete _Seche tres facilement _Son poids 2.4 kg
Mauvais points: _Pas toujours facile a transporter _Un peu courte en longueur. - Pas d'abside _Pour 1 personne mais pas plus
Bonne tente pour des utilisations en conditions clémentes
Toujours chez quechua, la forclaz t2+ light
Bons points: _Tente super pratique au montage rapide _Discrete _Deux entrées et deux absides, une pour ranger le matos et une autre plus petite pour rentrer et sortir sans rien mouiller. _Bon espace interieur pour 1 personne mais trop juste pour deux _Son poids 2.4 kg _Les arceaux exterieurs sur lesquels il suffit de fixer les crochets de la tente
Point négatif: _Ne se fait plus! et c'est bien dommage.
Allez , je termine avec la beast de chez Husky
_3.3kg _Tente 3 personnes , tres spacieuse pour deux. _Deux entrées et deux absides pour le matos. _Montage classique et pas compliqué. _149 euros
Point négatif: _Pas vraiment discrete en rouge, la seule couleur proposée
Voila, en espérant une bonne participation de tout le monde afin de completer la liste! Bien à vous ! Tof
Sur la meme idée que "présentez vos vélos", il serait peut etre aussi interressant de voir un peu toutes les tentes utilisées par tous... Ca peut donner des idées sur les produits.
PS:merci aux amateurs de débats enragés de s'abstenir sur ce coup là!
Allez je commence donc:
Tente quechua 2 secondes: Bons points _Se pose partout en un temps record et permet de boire l'apero tout de suite si on a tres soif... _Son prix _Discrete _Seche tres facilement _Son poids 2.4 kg
Mauvais points: _Pas toujours facile a transporter _Un peu courte en longueur. - Pas d'abside _Pour 1 personne mais pas plus
Bonne tente pour des utilisations en conditions clémentes
Toujours chez quechua, la forclaz t2+ light
Bons points: _Tente super pratique au montage rapide _Discrete _Deux entrées et deux absides, une pour ranger le matos et une autre plus petite pour rentrer et sortir sans rien mouiller. _Bon espace interieur pour 1 personne mais trop juste pour deux _Son poids 2.4 kg _Les arceaux exterieurs sur lesquels il suffit de fixer les crochets de la tente
Point négatif: _Ne se fait plus! et c'est bien dommage.
Allez , je termine avec la beast de chez Husky
_3.3kg _Tente 3 personnes , tres spacieuse pour deux. _Deux entrées et deux absides pour le matos. _Montage classique et pas compliqué. _149 euros
Point négatif: _Pas vraiment discrete en rouge, la seule couleur proposée
Voila, en espérant une bonne participation de tout le monde afin de completer la liste! Bien à vous ! Tof
Pour un prochain voyage dans l'ouest (Colorado, Utah, Nevada, Arizona, Wyoming, South Dakota) je cherche des conseils et expériences sur le type de tentes qui conviendrait pour les différents de climats "rencontrables" au cours de l'été. Lors de précédents périples nous avons tourné avec tentes prêtés par des amis américains (style domes avec armature en fibres de verre), mais j'avoue que parfois on n'était pas très à l'aise (vents, froids, chaleur etc.). Cette année je souhaite partir avec la tente mais avez-vous une préférence ou un profil particulier (pour 3 personnes) que vous affectionnez et qui vous a donné entière satisfaction pour faire face aux conditions évoquées?
Merci d'avance
Bon, allez, je me lance...
J'ai trop apprécié, avant mon départ, de lire les carnets des autres voyageurs pour ne pas faire profiter de ma petite expérience les futurs conquérants de l'Ouzbékistan. Mis sur papier les souvenirs vont être plus concrets et c'est aussi un peu pour vous la Tribu ! 😉
Après pas mal de réflexions nous avons fini par opter pour un voyage "clé en mains" alliant visites culturelles, beaucoup de temps libre, randos, nuits chez l'habitant, petits hôtels traditionnels et surtout possibilité de privatiser notre groupe... et quel groupe ! quel groupe ? : trois couples de "jeunes retraités" Yolande et Jean-Marie, Annick et André, Pierre et Mamina (pour les petits-enfants et pour VoyageForum). Nous nous connaissons depuis....bof... très très longtemps, nous avons souvent voyagé ensemble mais nous sommes très séparés géographiquement, nous sommes donc ravis de nous retrouver une fois de plus ! Jean-Marie a rempli sa gourde d'eau bénite de Lorraine, André a préparé quelques bonnes réparties, Pierre part à la découverte avec son flegme habituel et nous les femmes, nous avons bien affuté notre langue... le voyage ne sera pas long, nous avons trop de choses à nous raconter ! ça va les enfants ? 😛
Et puis d'abord, pourquoi l'Ouzbékistan ? certainement pas grâce aux opinions diverses et peu (!) variées des gens à qui nous l'avons annoncé : où cé ? kes ki y'a là-bas ? kes ke vous allez faire ? vous z'avez pas peur ?... ben évidemment ! un pays en AN ! proche de l'Afghanistan... des fois qu'on rencontre Ben Laden... c'est vrai que nos mésaventures ivoiriennes en ont refroidi quelques-uns... mais ça, c'est une autre histoire...
C'est donc sous un ciel pluvieux et après des embouteillages monstres que nous quittons Paris fin septembre. Une personne de l'agence nous a remis nos billets d'avion, nos passeports et nos visas à l'aéroport... petite surprise : nous sommes douze à faire le même voyage... bon on verra ça à l'arrivée... ce sont des gens charmants mais nous espérons bien être à six !
Arrivée à Taschkent à 7 h 30 nous devons reprendre un avion pour Ourgentch à 10 h. Nous avons largement le temps, du moins c'est ce que nous croyions ! juste avant nous un avion venant de Turquie a débarqué une bonne centaine de femmes, probablement des commerçantes, qui ont chacune 2 à 3 chariots remplis de colis impressionnants. Les douaniers, en fort grand nombre mais guère efficaces en rapidité vérifient minutieusement les paquets, les factures, les documents divers et, 2 h après nous n'avons pas avancé d'un pas ! il n'y a bien sûr aucun guichet de transit. Nous essayons tant bien que mal de faire comprendre à des fonctionnaires nonchalamment appuyés sur les comptoirs que l'heure approche pour nous... sans réaction... nous nous adressons à l'un d'entre eux qui semble être le chef (enfin, un peu plus agité, un peu plus de galons, comme quoi on peut vite devenir chef !) il s'en fiche aussi... un autre enfin entend notre demande et ouvre un nouveau guichet. Nous n'avons pas un temps de réaction suffisamment rapide, 2 commerçantes ont pris les devants, il nous faut encore attendre... là ça devient chaud ! et personne manifestement de l'agence dans les environs. A 10 h, l'heure du départ, nous sommes enfin en territoire ouzbek, un jeune homme brandit une pancarte à notre recherche, il avait interdiction de s'approcher plus et nous attendait bien trop loin. L'avion sera en retard, il nous attend un peu plus loin, qu'est-ce-qu'on ne fait pas pour des touristes ? c'est un Tupolev, les fauteuils sont un peu avachis, il manque parfois un bout de ceinture (les hotesses doivent les prendre pour leur démonstrations 😏 ) mais tout va bien, on ne nous a pas hué pour notre retard, bien au contraire, des sourires partout, après l'air revêche des douaniers, c'est bien sympa !
Nous rejoignons donc Ourgentch, à l'Ouest du pays et nous reviendrons dans 13 jours à Tachkent en faisant le trajet par la route via Khiva, Boukhara, le désert du Kysyk Kum et le lac Aydarkul, Nurata, Samarkand, Shahrisabz, le village d'Ayakchi pour une rando, à nouveau Samarkand puis la capitale.
Sortie rapide à l'aéroport d'Ourgentch. Nourali nous accueille, il sera notre guide francophone pendant le séjour. Pour l'instant nous sommes toujours 12 (!) Nourali nous conseille d'aller effectuer du change à la banque toute proche. Les premiers auront la chance d'avoir 50 euros, les derniers 20 euros, difficile d'obtenir les justificatifs (ne vous embêtez pas avec ça, vous devez effectivement dans l'avion déclarer les sommes que vous amenez et déclarer ce qu'il vous reste au départ, mais aucun justificatif n'est réclamé, ne prenez que des euros en liquide pour partir) Plusieurs fois par la suite nous avons eu du mal à obtenir des liquidités dans les banques et nous n'étions pas dans des hébergements qui permettaient le change, ne comptez pas sur les distributeurs non plus. Celà n'a toutefois pas été un problème dans la mesure où nous n'avions pas beaucoup de dépenses à effectuer et souvent nous avons pu payer en euros.
Nous montons dans un minibus Sangyong (marque coréenne) pratiquement neuf et en route pour Khiva sous un magnifique soleil.
Premiers regards sur les remparts, nous rentrons dans la vieille ville et nous voilà installés dans un petit hôtel charmant, non loin de la porte ouest. (Hôtel Arkonchi) C'est une ancienne maison traditionnelle en bois entourant un jardin bien ombragé, des tapis partout, des tentures brodées sur les murs. Nous montons à l'étage, notre chambre (une véritable bonbonnière rose -Annick et André ont la même en bleu-) fait face à une terrasse couverte dont le sol est caché par des tapis très colorés et de nombreux coussins. Devant nous, au-delà des muriers de la cour, les premières coupoles bleues ou turquoises, les premiers minarets se détachent dans le ciel, le tout sur l'ocre des murs de brique... oui, ça y est... on pourrait voir passer un tapis volant... oui, ça y est... nous sommes au pays des mille et une nuits !
J'ai trop apprécié, avant mon départ, de lire les carnets des autres voyageurs pour ne pas faire profiter de ma petite expérience les futurs conquérants de l'Ouzbékistan. Mis sur papier les souvenirs vont être plus concrets et c'est aussi un peu pour vous la Tribu ! 😉
Après pas mal de réflexions nous avons fini par opter pour un voyage "clé en mains" alliant visites culturelles, beaucoup de temps libre, randos, nuits chez l'habitant, petits hôtels traditionnels et surtout possibilité de privatiser notre groupe... et quel groupe ! quel groupe ? : trois couples de "jeunes retraités" Yolande et Jean-Marie, Annick et André, Pierre et Mamina (pour les petits-enfants et pour VoyageForum). Nous nous connaissons depuis....bof... très très longtemps, nous avons souvent voyagé ensemble mais nous sommes très séparés géographiquement, nous sommes donc ravis de nous retrouver une fois de plus ! Jean-Marie a rempli sa gourde d'eau bénite de Lorraine, André a préparé quelques bonnes réparties, Pierre part à la découverte avec son flegme habituel et nous les femmes, nous avons bien affuté notre langue... le voyage ne sera pas long, nous avons trop de choses à nous raconter ! ça va les enfants ? 😛
Et puis d'abord, pourquoi l'Ouzbékistan ? certainement pas grâce aux opinions diverses et peu (!) variées des gens à qui nous l'avons annoncé : où cé ? kes ki y'a là-bas ? kes ke vous allez faire ? vous z'avez pas peur ?... ben évidemment ! un pays en AN ! proche de l'Afghanistan... des fois qu'on rencontre Ben Laden... c'est vrai que nos mésaventures ivoiriennes en ont refroidi quelques-uns... mais ça, c'est une autre histoire...
C'est donc sous un ciel pluvieux et après des embouteillages monstres que nous quittons Paris fin septembre. Une personne de l'agence nous a remis nos billets d'avion, nos passeports et nos visas à l'aéroport... petite surprise : nous sommes douze à faire le même voyage... bon on verra ça à l'arrivée... ce sont des gens charmants mais nous espérons bien être à six !
Arrivée à Taschkent à 7 h 30 nous devons reprendre un avion pour Ourgentch à 10 h. Nous avons largement le temps, du moins c'est ce que nous croyions ! juste avant nous un avion venant de Turquie a débarqué une bonne centaine de femmes, probablement des commerçantes, qui ont chacune 2 à 3 chariots remplis de colis impressionnants. Les douaniers, en fort grand nombre mais guère efficaces en rapidité vérifient minutieusement les paquets, les factures, les documents divers et, 2 h après nous n'avons pas avancé d'un pas ! il n'y a bien sûr aucun guichet de transit. Nous essayons tant bien que mal de faire comprendre à des fonctionnaires nonchalamment appuyés sur les comptoirs que l'heure approche pour nous... sans réaction... nous nous adressons à l'un d'entre eux qui semble être le chef (enfin, un peu plus agité, un peu plus de galons, comme quoi on peut vite devenir chef !) il s'en fiche aussi... un autre enfin entend notre demande et ouvre un nouveau guichet. Nous n'avons pas un temps de réaction suffisamment rapide, 2 commerçantes ont pris les devants, il nous faut encore attendre... là ça devient chaud ! et personne manifestement de l'agence dans les environs. A 10 h, l'heure du départ, nous sommes enfin en territoire ouzbek, un jeune homme brandit une pancarte à notre recherche, il avait interdiction de s'approcher plus et nous attendait bien trop loin. L'avion sera en retard, il nous attend un peu plus loin, qu'est-ce-qu'on ne fait pas pour des touristes ? c'est un Tupolev, les fauteuils sont un peu avachis, il manque parfois un bout de ceinture (les hotesses doivent les prendre pour leur démonstrations 😏 ) mais tout va bien, on ne nous a pas hué pour notre retard, bien au contraire, des sourires partout, après l'air revêche des douaniers, c'est bien sympa !
Nous rejoignons donc Ourgentch, à l'Ouest du pays et nous reviendrons dans 13 jours à Tachkent en faisant le trajet par la route via Khiva, Boukhara, le désert du Kysyk Kum et le lac Aydarkul, Nurata, Samarkand, Shahrisabz, le village d'Ayakchi pour une rando, à nouveau Samarkand puis la capitale.
Sortie rapide à l'aéroport d'Ourgentch. Nourali nous accueille, il sera notre guide francophone pendant le séjour. Pour l'instant nous sommes toujours 12 (!) Nourali nous conseille d'aller effectuer du change à la banque toute proche. Les premiers auront la chance d'avoir 50 euros, les derniers 20 euros, difficile d'obtenir les justificatifs (ne vous embêtez pas avec ça, vous devez effectivement dans l'avion déclarer les sommes que vous amenez et déclarer ce qu'il vous reste au départ, mais aucun justificatif n'est réclamé, ne prenez que des euros en liquide pour partir) Plusieurs fois par la suite nous avons eu du mal à obtenir des liquidités dans les banques et nous n'étions pas dans des hébergements qui permettaient le change, ne comptez pas sur les distributeurs non plus. Celà n'a toutefois pas été un problème dans la mesure où nous n'avions pas beaucoup de dépenses à effectuer et souvent nous avons pu payer en euros.
Nous montons dans un minibus Sangyong (marque coréenne) pratiquement neuf et en route pour Khiva sous un magnifique soleil.
Premiers regards sur les remparts, nous rentrons dans la vieille ville et nous voilà installés dans un petit hôtel charmant, non loin de la porte ouest. (Hôtel Arkonchi) C'est une ancienne maison traditionnelle en bois entourant un jardin bien ombragé, des tapis partout, des tentures brodées sur les murs. Nous montons à l'étage, notre chambre (une véritable bonbonnière rose -Annick et André ont la même en bleu-) fait face à une terrasse couverte dont le sol est caché par des tapis très colorés et de nombreux coussins. Devant nous, au-delà des muriers de la cour, les premières coupoles bleues ou turquoises, les premiers minarets se détachent dans le ciel, le tout sur l'ocre des murs de brique... oui, ça y est... on pourrait voir passer un tapis volant... oui, ça y est... nous sommes au pays des mille et une nuits !
Bonjour ,
J'ai fait mon premier voyage début juillet sur 2 semaines et franchement chouette !😉 Je suis obnubilé " de repartir en septembre " mais cette fois ci avec une autre tente !
J'aimerai me faire une idée sur le type de tente que vous utiliser !
Moi j'ai une coleman Bedrock 2 est je trouve ca trop lourd 2.5 kg et trop volumineuse ..
Je songe de plus en plus a investir dans une tente plus light c.à.d moins de 1.5 kg , mais investir dans une tente mono paroi c'est donc humidité et condensation au rdv .. Mais ca à la limite je m'en fou !
J'hesiterai entre celle la 1.1kg
http://www.go-sport.com/sport/outdoor/eclipse-4000-new/f-73004030616-mb000000icm.html
et celle ci 980 kg
http://www.auvieuxcampeur.fr/terre/tente/randonnee-legere/rando-legere-1-place/rigel-x2.html
Je fais donc appel à votre expérience et donc je prend tout les conseils !
PS: Après mon avis personnel sur les logis ou gites je trouve que ca revient chère plupart du temp ! Mais l’avantage est bien sur le gain de poids en moins !
J'ai fait mon premier voyage début juillet sur 2 semaines et franchement chouette !😉 Je suis obnubilé " de repartir en septembre " mais cette fois ci avec une autre tente !
J'aimerai me faire une idée sur le type de tente que vous utiliser !
Moi j'ai une coleman Bedrock 2 est je trouve ca trop lourd 2.5 kg et trop volumineuse ..
Je songe de plus en plus a investir dans une tente plus light c.à.d moins de 1.5 kg , mais investir dans une tente mono paroi c'est donc humidité et condensation au rdv .. Mais ca à la limite je m'en fou !
J'hesiterai entre celle la 1.1kg
http://www.go-sport.com/sport/outdoor/eclipse-4000-new/f-73004030616-mb000000icm.html
et celle ci 980 kg
http://www.auvieuxcampeur.fr/terre/tente/randonnee-legere/rando-legere-1-place/rigel-x2.html
Je fais donc appel à votre expérience et donc je prend tout les conseils !
PS: Après mon avis personnel sur les logis ou gites je trouve que ca revient chère plupart du temp ! Mais l’avantage est bien sur le gain de poids en moins !
Après plusieurs années de pratique assez laxiste du VTT (genre pour se déplacer un peu de chemin en forêt : du mou, quoi) je souhaite à présent me lancer dans l'aventure du voyage à vélo. Vous savez ce que c'est : des rêves plein la tête, des heures de recherches sur les fora et blogs de vélocistes en tous genres !
Mais voilà, je suis en quête du vélo qui fera mon bonheur. J'ai utilisé plus qu'à mon tour la fonction "rechercher" pour les infos générales mais je commence à avoir besoin de précisions sur certains aspects !
Je cherche un vélo pour faire essentiellement de la route, un peu de "voie verte", chemins, etc sans que ça devienne plus accidenté que ça (pas de raid survie freeride dans l'atlas !) mais sur des distances de plusieurs milliers de kms. Je suis attaché aux VTT et de plus je me suis laissé dire que c'était une bonne solution pour le voyage à vélo (roues de 26", jantes renforcées, etc...) mais c'est là que le bât blesse : j'aimerais un VTT correct pour environ 300 euros (sans les sacoches) et je me pose beaucoup de questions concernant le montage des garde-boues, porte bagages, etc...sur un VTT
Donc, questions : pensez-vous qu'un vtt de ce type (trek) soit valable dans mon cas? : http://www.culturevelo.com/3500, 2926
Pas forcément celui-là précisément mais ce genre, quoi. Est-ce que le fait que le cadre soit en alu risque de poser un vrai problème (je ne compte pas faire de descente dans l'Himalaya non plus) ? Faut-il impérativement une fourche suspendue ou du tout rigide ça le fera ? Comment c'est-y qu'on fait pour les porte-bagages, sacoches, garde boues sur un VTT ??
Avec bien sur ajout de selle brooks, etc..
Voilà, pour aiguiller le chox mon optique à plus ou moins long terme serait un voyage france-israel (avec tous les entrainements nécessaires d'ici là)...
Merci à tous pour vos conseils !!
Mais voilà, je suis en quête du vélo qui fera mon bonheur. J'ai utilisé plus qu'à mon tour la fonction "rechercher" pour les infos générales mais je commence à avoir besoin de précisions sur certains aspects !
Je cherche un vélo pour faire essentiellement de la route, un peu de "voie verte", chemins, etc sans que ça devienne plus accidenté que ça (pas de raid survie freeride dans l'atlas !) mais sur des distances de plusieurs milliers de kms. Je suis attaché aux VTT et de plus je me suis laissé dire que c'était une bonne solution pour le voyage à vélo (roues de 26", jantes renforcées, etc...) mais c'est là que le bât blesse : j'aimerais un VTT correct pour environ 300 euros (sans les sacoches) et je me pose beaucoup de questions concernant le montage des garde-boues, porte bagages, etc...sur un VTT
Donc, questions : pensez-vous qu'un vtt de ce type (trek) soit valable dans mon cas? : http://www.culturevelo.com/3500, 2926
Pas forcément celui-là précisément mais ce genre, quoi. Est-ce que le fait que le cadre soit en alu risque de poser un vrai problème (je ne compte pas faire de descente dans l'Himalaya non plus) ? Faut-il impérativement une fourche suspendue ou du tout rigide ça le fera ? Comment c'est-y qu'on fait pour les porte-bagages, sacoches, garde boues sur un VTT ??
Avec bien sur ajout de selle brooks, etc..
Voilà, pour aiguiller le chox mon optique à plus ou moins long terme serait un voyage france-israel (avec tous les entrainements nécessaires d'ici là)...
Merci à tous pour vos conseils !!
Bonjour,
Nous sommes trois, nous Partons pour le Cambodge et la Thaïlande en janvier/février 2009. Pour finir notre séjour et se reposer, nous cherchons un coin de paradis. Commencer par Ko Lanta et, depuis Ko Lanta partir sur deux autres îles moins touristiques, encore plus paradisiaques. Nous cherchons un bungalow simple mais propre, à prix raisonnable pour Ko Lipe et Ko Bulon Leh. Mais avant tout, j'aimerais savoir si ces deux îles sont paradisiaques, c'est-à-dire, belles plages de sable blanc, cocotiers, eau chaude et cristalline avec possibilité de snorkeling, pas de tourisme de masse, calme... Si quelqu'un y était je veux bien connaître ses impressions, ses conseils, voire des photos pour me faire une meilleure idée. S'il existe des blogs consacrés à ces deux îles... Je prends. Merci de m'aider à préparer notre voyage que j'attends avec grande impatience.
Nous sommes trois, nous Partons pour le Cambodge et la Thaïlande en janvier/février 2009. Pour finir notre séjour et se reposer, nous cherchons un coin de paradis. Commencer par Ko Lanta et, depuis Ko Lanta partir sur deux autres îles moins touristiques, encore plus paradisiaques. Nous cherchons un bungalow simple mais propre, à prix raisonnable pour Ko Lipe et Ko Bulon Leh. Mais avant tout, j'aimerais savoir si ces deux îles sont paradisiaques, c'est-à-dire, belles plages de sable blanc, cocotiers, eau chaude et cristalline avec possibilité de snorkeling, pas de tourisme de masse, calme... Si quelqu'un y était je veux bien connaître ses impressions, ses conseils, voire des photos pour me faire une meilleure idée. S'il existe des blogs consacrés à ces deux îles... Je prends. Merci de m'aider à préparer notre voyage que j'attends avec grande impatience.
Salut a tous!
je vois que les petits francais se posent bcp de questions concernant le pays .. l'argent, les traditions, et les parcours..les pays voisins, les logements
je m'appelle Vacilissa et j'habite a Bichkek..
je repondrai a vos questions avec plaisir!!
bisous a tous .
je vois que les petits francais se posent bcp de questions concernant le pays .. l'argent, les traditions, et les parcours..les pays voisins, les logements
je m'appelle Vacilissa et j'habite a Bichkek..
je repondrai a vos questions avec plaisir!!
bisous a tous .
Bonjour tout le monde, je me prépare à partir en trek au Pérou en août avec des marches n'excédent pas les 4200m, pensez vous que mon duvet que j'ai déjà sera suffisant (voir caractéristiques ci-dessous) ? FJORD COMPACT 215
Poids
ca. 1100g (housse incluse)
Échelle température
Comfort: 16 à 2 °C
Limite Comfort: -4 °C
Extreme: -21 °C
Et si vous avez des avis sur des vestes type gore tex, chaussures etc etc n'hésitez pas. C'est mon premier voyage de ce type même si je suis plutôt sportif, je me pose des questions côté matériel... @Bientôt
Et si vous avez des avis sur des vestes type gore tex, chaussures etc etc n'hésitez pas. C'est mon premier voyage de ce type même si je suis plutôt sportif, je me pose des questions côté matériel... @Bientôt
Bonjour à tous !
Bon, on va essayer de mettre quelques photos qui permettent de mieux illustrer un C/R, mais qui étaient impossibles à "faire passer" avec le wifi et l'internet de bord...
Comme d'habitude, on va commencer par la cabine, dite "grande suite Samsara". Il y a une grande suite sur chaque coin avant du bateau, donc 6, aux ponts 14 (les Samara), 12 et 11 (ce dernier pont bénéficie d'un balcon plus grand, et c'est les cabines - 1103 et 1104 - que nous avons dans le collimateur pour une prochaine croisière). A priori, les grandes suites des ponts 12 et 11 sont identiques (ou symétriques) à la nôtre. Ce sont les plus grande (et de loin) "grandes suites" de tous les bateaux Costa (même si l'Europa ne devait pas en être loin), elles doivent faire autour de 45 m², plus le balcon... Comme sur le Romantica ou sur l'Europa, la chambre est totalement séparée, et même si les Cabines et suites Samsara sont, sur le Catalogue, prévues uniquement pour deux, on se demande alors à quoi peut servir le canapé convertible dans la petite alcôve du salon (une fois les rideaux tirés, ce petit coin est séparé du salon).
Un grand couloir d'entrée dessert le salon (dont il est séparé par des étagères), la salle de bains, et la chambre. Le salon est en "véranda" face à la direction du bateau, et c'est la chambre qui donne sur le balcon, à la fois sur l'avant et sur le côté. De grand placard sont situés dans le couloir (3 placards à deux portes, dont l'un contient le coffre fort - plus petit que d'habitude chez Costa - et quelques tiroirs), et dans le "coin bureau (1 placard à deux portes). La surface de rangement est large, mais Mme PAP regrette les étagères basses (sans doute pour mettre les chaussures en dessous, mais elles ne servent pas à grand chose, en fait) dans tous les placards, qui empêchent de pendre correctement les pantalons (par les pieds, sans les plier) et les robes longues (même celle de Mme PAP, qui pourtant, ne sont pas bien longues, vu son 1.535 m... 😉 elle tien beaucoup aux 5 mm ! 😎)
Quant aux cintres, contrairement à d'habitude chez Costa, là, y en avait au moisn une dizaine de trop... Y a pas eu à en redemander à Ricardo...
S'il n'y avait pas cette f... vibration (qui est beaucoup plus nette quand on est allongé sur le lit (le sommier, peut-être trop "frêle" doit l'amplifier), et qui est cyclique avec un cycle de l'ordre de 3 ou 4 minutes, et pas tout le temps... De quoi faire se gratter la tête aux ingénieurs...), cette cabine serait parfaite. C'est notamment la seule cabine des bateaux Costa où nous avons pu organiser des "réceptions à 8 personnes" sans problème de place. A 6 ou à 4 (marrant, - presque - toujours des nombres pairs), ça tient dans toutes les grandes suites Costa. Ca aurait sans doute tenu aussi sur l'Europa, dont le canapé en L était immense, mais on n'a jamais dépassé 4, sur ce bateau...
Et ça, c'est pour nous un des plus grands avantages de la suite (dont on discute par ailleurs sur un autre fil) : pouvoir se réunir *en privé*, pour des apéritifs, avec des amis, sans se heurter aux contraintes (et notamment le froid ou le bruit) des bars du bord.
Photos 1 à 3 : l'entrée vue de la porte d'entrée Photo 4 : l'entrée vue de la porte de la chambre Photos 5 à 9 : le salon, vu de l'entrée Photo 10 : le salon et l'entrée, vus de la véranda Photo 11 : le petit coin alcôve avec son canapé convertible.
Bon, on va essayer de mettre quelques photos qui permettent de mieux illustrer un C/R, mais qui étaient impossibles à "faire passer" avec le wifi et l'internet de bord...
Comme d'habitude, on va commencer par la cabine, dite "grande suite Samsara". Il y a une grande suite sur chaque coin avant du bateau, donc 6, aux ponts 14 (les Samara), 12 et 11 (ce dernier pont bénéficie d'un balcon plus grand, et c'est les cabines - 1103 et 1104 - que nous avons dans le collimateur pour une prochaine croisière). A priori, les grandes suites des ponts 12 et 11 sont identiques (ou symétriques) à la nôtre. Ce sont les plus grande (et de loin) "grandes suites" de tous les bateaux Costa (même si l'Europa ne devait pas en être loin), elles doivent faire autour de 45 m², plus le balcon... Comme sur le Romantica ou sur l'Europa, la chambre est totalement séparée, et même si les Cabines et suites Samsara sont, sur le Catalogue, prévues uniquement pour deux, on se demande alors à quoi peut servir le canapé convertible dans la petite alcôve du salon (une fois les rideaux tirés, ce petit coin est séparé du salon).
Un grand couloir d'entrée dessert le salon (dont il est séparé par des étagères), la salle de bains, et la chambre. Le salon est en "véranda" face à la direction du bateau, et c'est la chambre qui donne sur le balcon, à la fois sur l'avant et sur le côté. De grand placard sont situés dans le couloir (3 placards à deux portes, dont l'un contient le coffre fort - plus petit que d'habitude chez Costa - et quelques tiroirs), et dans le "coin bureau (1 placard à deux portes). La surface de rangement est large, mais Mme PAP regrette les étagères basses (sans doute pour mettre les chaussures en dessous, mais elles ne servent pas à grand chose, en fait) dans tous les placards, qui empêchent de pendre correctement les pantalons (par les pieds, sans les plier) et les robes longues (même celle de Mme PAP, qui pourtant, ne sont pas bien longues, vu son 1.535 m... 😉 elle tien beaucoup aux 5 mm ! 😎)
Quant aux cintres, contrairement à d'habitude chez Costa, là, y en avait au moisn une dizaine de trop... Y a pas eu à en redemander à Ricardo...
S'il n'y avait pas cette f... vibration (qui est beaucoup plus nette quand on est allongé sur le lit (le sommier, peut-être trop "frêle" doit l'amplifier), et qui est cyclique avec un cycle de l'ordre de 3 ou 4 minutes, et pas tout le temps... De quoi faire se gratter la tête aux ingénieurs...), cette cabine serait parfaite. C'est notamment la seule cabine des bateaux Costa où nous avons pu organiser des "réceptions à 8 personnes" sans problème de place. A 6 ou à 4 (marrant, - presque - toujours des nombres pairs), ça tient dans toutes les grandes suites Costa. Ca aurait sans doute tenu aussi sur l'Europa, dont le canapé en L était immense, mais on n'a jamais dépassé 4, sur ce bateau...
Et ça, c'est pour nous un des plus grands avantages de la suite (dont on discute par ailleurs sur un autre fil) : pouvoir se réunir *en privé*, pour des apéritifs, avec des amis, sans se heurter aux contraintes (et notamment le froid ou le bruit) des bars du bord.
Photos 1 à 3 : l'entrée vue de la porte d'entrée Photo 4 : l'entrée vue de la porte de la chambre Photos 5 à 9 : le salon, vu de l'entrée Photo 10 : le salon et l'entrée, vus de la véranda Photo 11 : le petit coin alcôve avec son canapé convertible.
Bonjour, je viens de faire mon premier petit WE en vélo camping. Je suis parti avec deux sacoches Ortlieb bikepacker et une tout petite sacoche de guidon. Je me demandais comment organiser le rangement dans les sacoches (mis à part la répartition du poids). par exemple mettre au-dessus la tente car on la sortira en premier, etc ... D'autre part est-ce que chaque jour vous faite un vidage total pour le bivouac quitte à tout ranger correctement à chaque départ le matin ?
Merci pour les idées.
Merci pour les idées.
3 Mars 05 DELHI
Une vraie souris vient de me passer sous le nez, alors que j'allumais l'ordinateur .... Elle doit faire partie du processus de connection.
J'ai donc mis le pied en Inde comme d'autres ont mis le pied sur Mars. Tout devait être différent et pourtant, je ne me sens pas aussi étranger que ça (aurais je des origines martiennes?). A peine une vague sensation d'apesanteur due à la fatigue. ?Le voyage fut un étrange mélange initiatique. Je n'ai jamais eu autant de correspondances (Paris, Behaim, Abu-Dhabi, Muscat, Delhi...enfin). Tous à vos atlas, BANDE DE FLEMMARDS! Comble de malchance, je fut poursuivie pendant tout ce périple par un groupe de touristes quadra franchouillards qui (comme le veut le règlement du beauf à l'étranger) n'ont pas cessés de faire des commentaires douteux, râler… bref, se faire remarquer. Passons, peut être qu'un jour, l'âge aidant, j'en serais réduite à voyager avec leurs semblables... ?Par contre je recommande vivement la compagne Gulf Air. Leurs hôtesses portent un voile qui tombe gracieusement de leur petit chapeau sur leurs épaules. On dirait un mixe entre la Fée Bleue et Shéhérazade.??Comme le vol est long, les passagers tentent tant bien que mal de se dégourdir les jambes. Il en résulte une imitation presque parfaite du bagnard dans sa coure de récréation, l'uniforme en moins. A pas comptés, ils tentent de faire circuler le sang dans leurs jambes engourdies et comme l'avion est petit, ils tournent vite sur eux mêmes. ?Enfin Delhi, j'enlève mon pull avec bonheur (promis, j'ai eu une pensée pour vous), je dégaine mes lunettes de soleil et en route pour l'aventure! ?J'ai bien fait de demander qu'on vienne me chercher. A l'extérieur de l'aéroport, une foule de chauffeurs de tout poils sont à l'affût du touriste. Par contre, il devient rapidement évident que la conduite ici est une affaire de Karma. De toute façon, notre fin sur terre est déjà écrite, alors autant foncer et s'en remettre aux divinités locales. Les voitures slaloment dangereusement, ne laissant que peu de chance aux piétons. Pas de refuge possible pour eux, les trottoirs servant ont tout sauf à marcher dessus. Traverser relève du suicide collectif. Les rues sont toutes à double sens, même les plus étroites. On roulera au besoin sur ces fameux trottoirs. Enfin, pour ceux qui poussent le masochisme à l'extrême, nous proposons la moto. Tout sert de casque pourvu que ce ne soit pas homologué (casque de chantier, de football américain, je m'attends même à croiser un saladier pourvu que ce soit la bonne taille) ?Me voici arrivé à mon hôtel après, deux accrochages, trois dérapages et une bonne dizaine de grosses frayeurs (la routine quoi). La rue est sordide, nous sommes en plein Old Delhi, j'adore.
Un drôle d'escalier en marbre aux marches surdimensionnées m'amène jusqu'a la terrasse sur laquelle donne ma chambre. Là aussi, le faux marbre du sol contraste avec l'étroitesse et le kitsch du décors. ?C'est sur cette terrasse que je fais la connaissance de Penina, une française. Elle est sur la fin de son voyage, c'est elle qui m'initiera aux joies du négoce. ?C'est tout un art. Il faut avant tout avoir le temps. On se pose, on boit un thé avec le vendeur. Il invoque sa famille à nourrir, on montre notre portefeuille que crie famine. Petit sourire échangé, personne n'est dupe. On regarde d'autres objets. "special price". Il faut savoir doser. Parfois j'ai honte mais à la fin de la transaction, quand Penina ressort en ayant payé un prix dérisoire, le vendeur lui glissera: "you are clever " (tu es maline). C'est de bonne guerre. ?J'ai le sentiment que dans cette ville, on a concentré un maximum d'échoppes, de voitures, de passants dans un minimum de place. On a vite l'impression que le ciel est tout juste au dessus de nos têtes à cause de la toile que forment les câbles électriques. Ils sont emmêles, dérives, coupés, je n'ose imagine le boulot de l'EDF locale... ?Il est tard maintenant et la rue grouille encore. Beaucoup de klaxon, des chiens qui se battent, on se hèle d'un balcon à l'autre. ?Penina est partie aujourd'hui, à moi de mettre en pratique son enseignement. ?Ben voila le premier de la série. Je vous embrasse tous. Je m'amuse comme une folle et mon système digestif tient le coup.
4 Mars DELHI J'ai trouvé un ange gardien! Mr Singh. Il est sikh (religion) et chauffeur de taxi (profession).?La première fois que je l'ai rencontré, j'étais avec Penina. Il était tard, nous avions eu une mauvaise expérience avec un chauffeur un peu agressif à cause du faible taux de sang qui flottait dans l'alcool de ses veines. Et là, on a croise ce type au turban impeccable. La moustache digne du baron de Munchausen. J'AVAIS TROUVE MON MARAJAH !! Il sera mon guide sur Delhi. ?Le sikhisme est une religion qui regroupe deux pour cent de la population indienne. Malgré ce faible nombre, il s'agit d'une minorité religieuse (et non ethnique) solidaire, entreprenante, très présente dans le domaine de l'économie. Le sikhisme qui prescrit l'honnêteté et le service de la société, en fait des interlocuteurs surs. ?Malgré leur longue barbe, ils sont loin d'être des hippies attardés, bien au contraire.?Leur religion suit les préceptes de Guru Nanak (né en 1469) qui déclara: " il n'y a pas d'indous, il n'y a pas de musulmans, il n'y a qu'un Dieu, la Vérité suprême". Ce bricoleur des religions rejeta les castes de l'indouisme tout en conservant la croyance en la réincarnation. De l'islam, il retint la simplicité, l'absence de représentation divine, la prière et le dogme du Dieu unique. Il butina même chez les zoroastriens et les juifs. ?Les puristes suivent la loi des cinq K: Ils doivent laisser pousser leur barbe et leurs cheveux (kesh en Indien).Ils gardent donc leurs cheveux sous un magnifique turban plié au centimètre prés et protégent leur barbe dans une résille nouée sur la tête quand ils se déplacent en moto par exemple. Ils placent un peigne d'ivoire ou de bois dans leur chignon (konga). Ils portent un bracelet en argent au poignet droit pour se souvenir que leurs mains ne doivent pas tricher ou faire de mal (kara). Kacca désigne le caleçon court que certains portent encore. Enfin, ils portent parfois un poignard à la ceinture (kirpan). ?Outre ces percepts, les siks ne doivent pas boire d'alcool ou fumer ce qui m'arrange particulièrement pour le cas de mon chauffeur de taxi.
Ce matin, j'ai continué mon voyage initiatique à la gare centrale pour acheter, à l'avance, mes billets pour les étapes suivantes. Mon chevalier ne m'a quitté qu'une fois devant la porte même de l'International Tourist Bureau, m'évitant ainsi de tomber entre les griffes des nombreux rabatteurs, faux guides et autres types louches. ?Me voici donc dans le temple du transport ferroviaire (un temple de plus ou de moins, on n'est plus a ça prés dans ce pays). Petit coup d'oeil à mes confrères touristes. Il en vient de toutes part; Japon, Australien, Allemagne.... Par contre, pour ce qui est de cette brochette, ils ont tous un point en commun: ce sont de véritables épaves!! (J’exclue tout de suite nos amis asiatiques qui sont comme d'hab, tirés à quatre épingles). ?Ici, tout est fait pour vous faciliter la vie mais dans une logique toute locale. Après donc une heure de queue, j'accède au guichet..... Perdu!! Vous devez reculer de trois cases pour aller chercher le nom exacte du train que vous voulez (ne passez pas par la case départ, ne touchez pas vingt mille francs) ..... Par contre, si vous voulez les trains en partance pour d'autres gares, reculez de trois cases et soyez heureux de ne pas avoir de gage. ?Enfin, je sors victorieuse. Ca vaut bien un thé massala à l'hôtel devant une série TV indienne. Lors de mon séjour au Burundi, mon amie indienne Shiwa m'a fait découvrir ces deux piliers de la culture indienne. J'en use et abuse avec délice depuis mon arrivée ici. Quand je vais revenir en France je serais incollable sur les dernières nouveautés!! ?Faisant fi des guides touristiques j'ai résolument tourné le dos aux monuments locaux pour suivre, à son invitation, mon marajah jusqu’a son temple. Ce n'est pas tant les musées que je veux voir. Quoi de mieux que d'entrer dans un temple sikh par la porte de service. Pendant le trajet, je regarde les yeux de chat de mon chauffeur dans le rétroviseur. Il a l'air particulièrement fier de m'emmener là-bas. C'est en partageant les cultures qu'on arrive à mieux se comprendre. ?Avant d'entrer, je me couvre la tête avec mon étole. Le temple est immense, tout en marbre. En passant déposer nos chaussures, on se fait offrir un thé et des petits gâteaux par le gardien. Pendant que Mr Singh papotte avec ses amis, je me fais toute petite, c'est le vestiaire des hommes après tout!! (jalouses hein??). Des chaussures s'alignent sur toute la hauteur du mur. ?Dans le temple, l'ambiance est recueillie. Ca fait du bien après la folie des rues de Delhi. Un prêtre psalmodie accompagné par une musique entêtante. ?Le temple a été construit sur une source miraculeuse. Le matin, beaucoup de personnes viennent se baigner dans le grand bassin. Sur le côté, des "moines" armés de bouilloires, proposent de boire l'eau bénie. J’avoue avoir essayé. Peut être retrouverais je quelques neurones grâce à elle (sinon ce sera juste une bonne diarrhée). ?Un peu plus loin, sous un préau, le temple offre un repas simple aux nécessiteux mais aussi à qui veut. Tout provient de généreux donateurs. Cette religion me semble pleine de sens, à l'échelle humaine.
Mon voyage commence bien.
5 Mars AGRA On vit tellement plus de choses quand on voyage seul! On a peut être l'air plus abordable et on va plus vers les autres. Quand on voyage à deux, on a un interlocuteur privilégie, pas besoin d'aller voir ailleurs. De plus le binôme peut vite être ressentit comme un cercle fermé. Depuis mon arrivée en Inde j'ai fait beaucoup de rencontres intéressantes. Je dois avouer que mon coté ours est aussi en cause; j'aime bien disposer de mon temps et de mon espace. Ca fait du bien de choisir les moments ou on veut de la compagnie et ceux ou on préfère se replier dans ses pénates. ?Je viens d'arriver à Agra après deux heures de train. J'ai le dos en compote et pourtant, je retrouve toute mon énergie en arrivant à l'hôtel. Les chambres entourent un petit jardin ou on peut manger sur le pouce et, contrairement à Delhi, ON EST AU CALME!! ?Très vite, je prends possession des lieux. Mon pyjama sous l'oreiller, je sors mes sachets de thé et quelques pommes sur la table de nuit, je brûle un bâton d'encens. Cette fois, ma chambre a la couleur d'un chamalow. Au plafond, un ventilateur suspendu par des fils électriques qui ne lui transmettront jamais l'énergie vitale faute de branchement. Plutôt étonnant comme déco. Dans la salle de bain je tends ma corde a linge et je fais bouillir de l'eau dans le seau (merci la résistance chauffante burundaise) pour me doucher. Je veux bien jouer les routardes mais pas question de se négliger. Mieux vaut être belle et rebelle que moche et re-moche. Sur ma table de nuit trônent ma crème de jour et ma crème de nuit (que j'utilise à bon escient, comprenne qui pourra). Détail intéressant de ma salle de bain: l'eau usée du lavabo s'écoule .... sur mes pieds. Le siphon ayant été coupé, tout va directement dans la grille d'évacuation de la douche située par terre, juste à côté. ?Au resto de l'hôtel je rencontre Beckie, infirmière vétérinaire australienne. Ce soir, elle part en direction du Nepal. On passera l'après midi ensemble. Mon alliance l'a bien fait rire. Elle utilise le même subterfuge. ?Paradoxe du voyageur solitaire, on n'est jamais seul
6 Mars AGRA Ce matin, je me suis levée avant le soleil pour aller visiter le Taj Mahal.
L'histoire raconte que l'empereur Shah Jahan l'aurait fait construire pour recevoir le corps de sa femme Mumtaz Mahal, morte alors qu'elle accouchait de son quatorzième enfant. Sa mort laissa le souverain fou de chagrin. Il fit alors la promesse de construire, en sa mémoire, un monument qui n’a pas son pareil dans le monde. Comme aucun architecte du royaume n'était capable de concevoir projet à la dimension de la douleur de l'empereur, celui-ci aurait alors convoqué l'architecte Perse le plus célèbre et tué sa fiancée. Comprenant enfin toute la peine du sultan, il créa le Taj Mahal. S'en suivirent vingt années de labeur (1631-1653) pour des milliers d'artisans venus pour certains du Moyen Orient ou d'Europe. Certains furent ensuite amputés des mains ou des pouces pour qu'ils ne puissent plus jamais reproduire une telle perfection. ?Une autre version tendrait à montrer le souverain sous un jour moins poétique. En effet, l'agencement du jardin en quatre parties sépares par des bassins symboliserait le paradis ou coule des rivières d'eau fraîche, de lait, de miel et de vin. Ces bassins se rejoignent en un point central qui représenterait le bassin céleste de l'abondance. Certaines calligraphies de la porte principale citent un des deux seuls passages du Coran ou Dieu s'adresse directement aux hommes: "Entrez dans mon paradis". Le Taj serait ils alors la représentation du paradis? ?Jusque là, me direz vous, tout va bien... Le problème c'est que la tombe n'est pas située au centre du jardin comme le voudrait la tradition mais au fond de celui ci. On sait depuis peu que le père de Shah Jahan possédait dans sa bibliothèque, un texte Sufi décrivant le plan de l'assemblée du jugement dernier. Celui-ci correspond exactement aux plans du Taj Mahal. Le Taj serait alors une symbolisation du trône de Dieu. Notre empereur ne serait il alors qu'un mégalo bouffit de vanité?? ?Même chose pour sa mort. La version la plus répandue dit que l'empereur serait resté inconsolable après la mort de sa belle. Il fut emprisonné par un de ses fils dans le fort d'Agra d'ou il contempla le Taj jusqu'a sa mort en 1666. Une autre version indique qu'il serait mort d'une over dose d'opium et d'aphrodisiaque. Moins poétique tout d'un coup... ?Alors, doit on croire en l'amour ou n'est ce qu'un miroir aux alouettes? Pour ma part, fidèle à mon cynisme légendaire, je retire une conclusion de tout ça. Il n'est pas d'amour parfait. Les années érodent la pierre, les sentiments se révèlent parfois moins nobles, se fatiguent avec le temps. ?Mais revenons à nos moutons. Je ne tenterais pas de décrire le Taj. Nombreux sont ceux qui se sont essayés à cet exercice et je ne me mesurerais pas à eux. Par contre, face à tant de beauté, je réalise à quel point les hommes sont capables de rejoindre Dieu et faire des miracles quand ils veulent bien s'en donner la peine. ?Le soleil commence à se lever. Les touristes pressent le pas pour voir le Taj s'illuminer et se refléter dans son miroir minéral. Il n'y a pas que les touristes d'ailleurs. Une nuée de moustiques me fait rapidement une auréole. ?Personne ne parle, on n'entend que les cris des singes, quelques oiseaux et le bruit étouffé de la ville qui se réveille. ?Derrière le Taj, en toile de fond, il n'y a rien que le ciel comme une porte vers l'éternité. Un pur moment de beauté. ?L’Inde est un pays où cohabitent la grâce la plus divine et la misère la plus infernale.
7 Mars AGRA Mon hôtel est décidément plein de surprises. L'électricité est coupée dans la journée, ce qui, en soi, n'est pas un réel problème, sauf si on cumule, le fait que mes toilettes ne sont équipés d'aucune autre source de lumière et que la corde sur laquelle je viens d'étendre mon linge passe au dessus des toilettes. Je me retrouve donc sur le trône, ma lampe frontale sur la tête, mes chaussettes me dégoulinant dans le cou! J'avais prévu de passer une après midi au calme, recluse à l'hôtel, me refusant de faire du shopping dans cette ville attrappe touriste, mais mes voisins américains ont su me convaincre. Je ne regrette pas. Ils avaient dégotés pour le dîner, une terrasse qui surplombait la ville. Vue imprenable sur le Taj, des guirlandes qui clignotent, le tout sur un air de Bob Marley. Tables sur une surface à peine plus grande que ma chambre d'hôtel. De là, je voyais la ville labyrinthe sous un autre oeil. Loin des rabatteurs, je pouvais voir la vraie Agra. Sur une terrasse, des gamines qui jouent, un peu plus loin une ribambelle de singes qui se chamaille. Le muezzin du coin commence à rappeler ses fidèles à l'ordre. Je respire. Le retour fut nettement moins calme. Il faisait nuit noire quand nous sommes montés à bord de l'auto rickshaw. J'avais quelques réticences, quelque chose clochait mais impossible de savoir quoi. Après quelques minutes de route, j'ai réalisé que le véhicule n'avait tout simplement pas de phare. Nous roulions à l'aveugle. On a bien tente de tenir ma lampe de poche à bout de bras mais les tressautements incessants dus au mauvais état de la chaussée nous faisaient passer, aux yeux des autres chauffeurs, pour un véhicule en proie à quelques démons. De plus, cerise sur le gâteau, vu que les rickshaw n'ont de toute façon pas de clignotant (décidément, à part une banquette et des roues c'est plutôt minimaliste) son fils de sept ans assis à ses cotés, était chargé de tendre la main si d'aventure il lui prenait l'idée saugrenue de tourner. Nous étions d'ailleurs tellement rassurés qu'à chaque virage nous agitions nous aussi les bras comme les naufragés de la méduse.... Nous sommes tout de même arrivés à l'hôtel sains et saufs (ce n'était pas notre heure de mourir)
8 Mars FATEHPUR SIKRI Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les plafonniers diffusent une lumière jaunâtre. On se croirait dans un aquarium mal entretenu. J'ai passé la journée à Fatehpur Sikri et pourtant ce fut trop court. Bâtie par l'empereur Akbar en 1572 (donc quelques centaines d'années avant notre copain Shah Jahan le mégalo en amoure) pour y installer se cour, elle fut abandonnée quinze ans plus tard suite à une baisse du niveau de la nappe phréatique. A vingt six ans, Akbar avait tout ce qu'un monarque pouvait désirer: le pouvoir absolu, un harem (cinq cent femmes, quelle santé!).... mais pas d'héritier. Il vint sur la colline de Sikri consulter un hermite renommé. La bénédiction du saint homme lui apporta trois fils l'année suivante (rentable). Plein de gratitude Akbar décida d'élever sa nouvelle capitale à Sikri. Le temple de marbre blanc dans lequel repose le corps de l'hermite sert de " Darty local". On fait un voeu en achetant des offrandes. Pas plus de trois (ça lui fait déjà pas mal de boulot à notre copain l'hermite, vu le nombre de visiteurs! Pas de répit même pour les défunts) On accroche un bout de ficelle rouge à l'un des magnifiques panneaux ajourés (fait d'un seul bloc de marbre. Imaginez, deux mètres sur deux) et là, c'est garantit sur facture... votre voeu se réalisera (en vingt quatre heures chrono?). J'avoue avoir craqué. J'ai mis mon bout de ficelle. En règle générale je ne crois pas à ce genre d'histoire mais ici, je me laisse porter, je pense que j'aime croire un peu à la magie de l'Inde.?Akbar semble avoir été un homme plein de sagesse tout en gardant un côté enfantin. En plus de son harem, il avait trois femmes: une indoue, une musulmane et une chrétienne. Pour chacune il fit bâtir un pavillon. Chaque pavillon est orné de peintures, de détails architecturaux s'inspirant de leur culture.?Dans la grande cour, un trône très simple, au milieu d'un jeu inscrit sur le sol. Il s'agit d'une sorte d'échiquier géant dont les pions étaient des esclaves et des femmes nues que le souverain déplaçait à son gré (ça va en faire revers plus d'un). Un peu plus loin, sur une plate-forme entourée de bassins, une scène sur laquelle les plus célèbres musiciens venaient faire concert. A certaines grandes occasions, Akbar faisait remplir ce bassin de pièces d'or et d'argent qui étaient ensuite distribuées aux pauvres. J'ai même visité les restes d'un hôpital. Plutôt sommaire mais les entrelacs qui ornent les piliers m'ont fait rêver. Vers la fin de ma visite, je me suis assise pour dessiner un peu. Il est tard, les touristes ont déjà regagnés leur bus climatisé. Le palais respire enfin. Le soleil fait flamboyer les murs de grés rouge. J'ai paye mon guide et pourtant il reste assis à coté de moi. Lui qui n'a cessé de m'abreuver de détails historiques, architecturaux, est devenu soudain muet. Je suis fascinée par cet endroit. Le moindre piller, la moindre poutre est richement décorée. Les linteaux ondulent gracieusement comme des trompes d'éléphant. Art Jain, mongol, indou, persan, turc, boubhique, chinois, il a su prendre le meilleur de chacun. Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les enfants de ma voisine se sont endormis sur ses genoux. Dehors, les grenouilles se sont réveillées et sifflent cachées par les herbes hautes. Ca sent la terre humide. L'air est frais. Après une heure de route à travers la campagne, on arrive aux portes d'Agra. Les échoppes, les maisons sont éclairées par des bougies faisant apparaître la route en pointillés. Leur lumière chaude et vacillante transforme le moindre étal en caverne d'Ali Baba. Les guirlandes de sachets de bonbons brillent comme des bijoux. Les plats d'alu deviennent de riches plateaux d'argent. La nuit a effacé la misère, laissant place au rêve.
10 Mars vers KHAJURAHO Désolée pour le retard (vous commencez à prendre de mauvaises habitudes !!!) mais la connection locale est des plus aléatoires...
Les trajets en Inde sont toujours une rude épreuve. Je me disais qu'avec mon entraînement étant jeune, ça ne devrait pas trop poser de problème (à cinq dans une Renault 14 pour passer des vacances dans le sud de la France). Ben je me fourrais le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate.?Au Burundi, je regardais d'un oeil amusé les minibus ou la capacité de l'homme à se comprimer était utilisée à son maximum. Une fois dedans ça ne m'amuse plus du tout. J'avais de la chance (!!), j'étais collée contre la fenêtre, les genoux encastrés dans le fauteuil de devant. Par contre, au bout de la banquette, ma voisine avait l'entre jambes des passagers debout dans l'allée qui s'imposaient a elle à chaque secousse (Y'en a qui ont fait le voyage debout… si, si).?Juste avant d'atterrir dans cette boite à sardine sur roulettes, j'ai du prendre la train d'Agra à Jhansi. Trente cinq minutes de retard, la routine. J'étais assise à coté d'un ponte de l'assurance vie indienne, qui ne s'est pas fait prier pour dégainer son lap top dernier cris et me montrer les centaines de photos de ses collaborateurs, sa famille, le mariage de l'oncle Alphonse... Je m'extasie, pousse des "ah" des "oh" aux moments appropriés. Là ou ça s'est complique, c'est quand il a embrayé sur le mariage en France, les relations avant mariage et là je le voyais venir avec ses grosses babouches! Je tente bien de défendre notre moralité mais sans grande conviction. Pas évident. On doit passer pour de sérieux débauchés à leurs yeux! Les ados sortent à tour de bras les uns avec les autres, on vit ensemble hors mariage, on divorce au moindre petit problème. Je suis très mal placée pour défendre la vertu, par contre je pense qu'on se passerait bien de tout ce petit manège si seulement on trouvait le bon.?Eh ! Oh! pendant que vous êtes tranquillement en train de lire ces lignes, au fond de votre canapé douillet, je vous signale que je suis toujours dans le car! On a quitte Jhansi à treize heures trente. Dans le guide du routard ils disaient cinq à six heures de route. Je ne sais plus comment me mettre. Remarquez, je n'ai pas beaucoup le choix. On s'arrête, pause pipi. Ouf! je déplie enfin mes jambes. Pas la moindre toilette recommandable aux yeux des services d'hygiène. Ma vessie attendra. Le bus est pris d'assaut par des gamins qui vendent des légumes dans des assiettes en feuille de bananier. Pour la dernière partie du calvaire, le chauffeur m'achèvera en mettant sa cassette préférée de musique locale. Je vous vois rigoler d'ici. Oui! J’adore toujours la musique indienne, mais perclue de rhumatismes, dans un bus glauque, la vessie comme un ballon de football, j'avoue que mes sens étaient quelque peu altérés. Et puis vu la qualité de la chaîne et le niveau sonore, j'aurais plus penché pour un cochon qu'on égorge que pour une douce mélopée a l'eau de rose. Je n'ai pas vu la tête de l'hôtel dans lequel j’atterrissais. Une douche, une soupe et extinction des feux. O joie!
?11 Mars KHAJURAHO Je me réveille sur un air de musique transcendantale. Dans quel Eden ai-je atterris ? Un petit bassin ou une statue de Buddha fait trempette au milieu des nénuphars, des fleurs fraîches sur chaque table du resto... j'ai complètement oublie la journée d'hier. L'hôtel est tenu par un swami à la longue barbe. Possibilité de cours de yoga le matin pour les lève tôt (donc pas moi). Je retrouve mes voisines de bus. Deux minettes belges. On sympathise autour d'un tchai et nous voila parties à la découverte des alentours. On est rapidement entourées par une horde de gamins. Un peu paumées, on les suit. Du haut de leurs quinze ans ils se révéleront des guides fort intéressants. La ville est surtout connue pour les sculptures érotiques qui ornent certains de ses temples. Les touristes se jettent dessus avec l'avidité de l'ado boutonneux sur le porno du samedi soir. En fait, elles ne représentent que cinq pour cent de l'ensemble de la surface sculptée. Le reste décrivant des scènes de vie pleines de grâce (une jeune femme ôtant une épine de son pied, une autre se maquillant). En fait, on a plus été marquées par une petite école ou un des gamins a absolument tenu à nous emmener. C'est son école. Il semble tellement fier. En fait, il y a deux pièces de plein pied qui donnent sur une courette. L'une sert de bureau, l'autre de salle de classe. Les murs sont en torchis. Le professeur nous fait signe d'entrer. Ils doivent être une dizaine de gamins, dépenaillés, assis par terre, une ardoise sur les genoux. Ils se lèvent tous à notre entrée pour nous saluer. Je suis un peu gène de troubler ainsi la classe. Le village est divisé en quatre "arrondissements" en rapport avec les différentes castes. Chacun ayant ses propres temples, ses propres centres de soins. Par contre, cette école ne fait aucune différence. Six instituteurs ont décide de la monter en dépit de tout. La plupart des élevés n'ont pas de quoi se payer les cahiers ou même l'uniforme. On a été touches par cette initiative. C'est pas tout, mais je suis en Inde depuis plus d'une semaine et je n'ai pas achète le moindre vêtement.... pas normal ça... mes hormones féminines en auraient elles pris un coup dans l'aile? Prince saura remédier à tout ça. Prince tient un magasin de vêtements, de tissus, de saris en tout genres (your sexy mother f...). C'est un commerçant mais surtout, je le sens passionné par ce qu'il vend. Voyant mon intérêt, il me sort ses plus beaux brocards. Il en dessine lui même les motifs, s'inspirant de certaines fleurs, de motifs vu sur les temples. Tout est filé, brodé à la main. Je tombe sous le charme. Au bout de dix minutes, son comptoir est recouvert de tissus multicolores. Si je m'écoutais, je ferais des folies. Dans ce pays les vêtements féminins sont tellement gracieux! Par contre ma peau couleur lavabo me déprime. J'ai l'air maladive. Finalement, je me laisse tenter par un punjabi en coton (tunique longue fendue + pantalon + châle) simple mais aux broderies travaillées. Mais pour mon prince aux yeux de velours, même le vêtement le plus simple doit être parfait. Son tailleur prendra mes mesures et fera les retouches pendant que nous conversons de choses et d'autres autour d'un thé comme deux vieux amis. Et les aventures continuent! En ce moment, à Khajuraho, se déroule le festival de Shivaratri. Il réunit tous les adeptes de Shiva pour fêter sa naissance. A cette occasion, une grande foire est organisée. Nous nous y rendons à la nuit tombée. On y trouve des étals de bijoux, des saris, des ustensiles de vaisselle et puis il y a ... la fête foraine avec ses deux grandes roues! On a fait un tour avec un de nos petits guides, il était ravi. En rentrant à l'hôtel, on s'est arrête pour regarder un vieux film indien projeté sur la place. Il y avait la une trentaine de personnes assises par terre. Du plus jeune au plus vieux, tous vibraient devant les roucoulements d'un héros grassouillet sortit tout droit d'une gravure pieuse. On touche le fond quand notre demi Dieu s'entiche d'une belle paysanne (fondu enchaîne pendant dix minutes sur les deux visages illumines d'amour) On hulule de plaisir.!!
14 mars KHAJURAHO Ce matin, j'ai vécu un véritable film indien, avec la musique et tout... Nous voici, Prince et moi, filant sur la route, chevauchant son fidèle tonnerre mécanique (pour le coup, c'est pas Jolly Jumper, ce sera Honda). Plan large. Prince chante (ça fera la musique de fond). La route est déserte, il fait encore nuit. Il est six heures du matin. Lui, mal rasé, porte un col roulé, un jean. Renforcer le côté "on the road again". Elle: treillis, cheveux au vent (prévoir de toute urgence une coiffeuse à l'arrivée pour récupérer tout ça!) Mais qui m'a foutu des cheveux aussi paillasson!! On fait du remplissage pendant les dix huit kilomètres de route avec des flash back en tout genre: Elle entre pour la première fois dans son magasin. Il lui fait essayer un punjabi. Rires autour d'un verre de Tchai. Petit signer de la main quand elle passe devant son magasin en allant au temple (pas mal l'idée de radinner un petit coup de religion). ??STOP la musique ! Retour à nos deux amis sur leur moto. Arrivée sur les falaises qui surplombent les chutes d'eau de Khajuraho. Plan fixe d'eux sur la moto genre poster d'ado pré pubère. Note pour plus tard: penser à dégotter un hélico pour un plan tournant plongeant. Sensation de liberté. "je suis le maître du monde" et tout le tintouin. Passage obligé par un petit chemin escarpé où elle se tordra la cheville (un peu mais pas trop, faut encore qu'elle puisse se trémousser la grognasse). Il lui tend la main pour l'aider (gros plan de cinq minutes). Le soleil se lève. Timing parfait. On caille ici. Penser à voir avec le syndicat d'initiative si on ne peut pas monter le thermostat de quelques degrés. Des acteurs nus sous les pull-overs, c' est pas du tout vendeur! De retour à Khajuraho, chacun reprendra sa place. Lui derrière son comptoir, elle dans son hôtel de luxe. C'était leur dernière journée ensemble. Renforcer le côté dramatique, la fracture culturelle par un retour, pour elle, aux vêtements européens alors qu’elle portait des punjabis avant. Dernier acte: Musique déchirante, violons à fonds les ballons. Sur le marchepied du bus qui l'emmène à Varanasi. Il arrive au dernier moment. Mèche rebelle mais pas trop, on dose le gel poupée, on dose le gel... Il lui tend un paquet qu'elle ouvrira pendant le trajet. TADAAAM: super sari rouge et or. Merci la fée clochette. LARME obligatoire. Genre le truc discret que tu ne peux pas louper tellement c'est gros. Plan final. De retour en France, pour le mariage de son amie, la belle héroïne porte le fameux sari. Retour de la musique utilisée sur la route au début, genre elle se souvient, enfin bref tu vois le truc Coco. Bon, le making-off est nettement moins beau: Je n'ai pas arrête de renifler et de larmoyer pendant tout le trajet sauf quand un moucheron a eu la bonne idée de venir se coincer dans mon oeil!.?Le paysage était magnifique, lunaire mais vu la saison, la chute d'eau tenait plus du Mannkenpiss que des chutes du Niagara. Pas grave, J'ai vu la ville se réveiller. Un peu de calme avant la foire.?Le dernier acte n'est que pure fiction mais comment arrêter le génie créateur une fois lancé? Je m'y voyais déjà, je vous jure que j'entendais même la musique de fonds.... Je n'ai peut être pas joué dans une super production Bollywoodienne mais en tout cas j'ai réellement rencontre un ami à KHAJURAHO. Ce midi, il m'a (pour de vrai, je vous dit!) invité à venir manger dans sa famille qui habite une grande maison un peu plus loin. Les quatre frères habitent ensembles avec leurs femmes et tous les marmots. Première fois que je mangeais vraiment à l'indienne, j'avais intérêt à assurer. Du coin de l'oeil je guettais Prince et reproduisais ses gestes. Il faut manger de la main droite, pas facile au début mais c'est marrant, et puis il y a le joker (y'a toujours une cuillère qui traîne). On s'est assis sur une natte devant la TV. Les femmes nous ont préparées un thali du tonnerre et les enfants faisaient le service veillant à ce que je ne manque pas de chapatti (galette de pain). Le thali c'est un peu comme un plateau TV. Sur une assiette compartimentée on met du Dhal (lentilles en sauce), des légumes, de la chutney, du choux macéré aigre doux, un bol avec du raisin, un autre avec de la papaye et du riz. Le contenu peut varier mais c'est souvent un mixe entre le chaud et le froid, le salé et le sucré, l'acide et le doux. On pioche sans ordre. J'adore. Toute la famille fut adorable. Je regrette de devoir repartir demain et de ne pouvoir les connaître plus. J'aurais bien voulu parler avec les filles. Insatisfaite. C'est déjà un premier pas.
15 Mars KHAJURAHO J'ai passé presque tout mon séjour à Khjuraho avec Prince et j'ai dépense tout mon budget prévu pour cette ville dans son magasin. C'est de bonne guerre. Je l'ai chargé, lui et ses couturiers de me confectionner une tenue indienne spéciale. Alors je passe régulièrement voir l'avancée des travaux. Après, je me mets dans un coin du magasin pour observer les femmes qui viennent choisir leur sari, la pièce de coton qui ira avec pour le débardeur (il a des centaines de tissus de nuances différentes, on se croirait "au bonheur des dames"), le châle. On prend le temps, on cherche au détail près. Et puis, entre deux clientes, Prince me raconte sa vie. Il est Jain. C'est une religion minoritaire en Inde. Non violents, ils refusent les armes et ne mangent aucun animal. Ils sont très respectés par les indiens. L'origine du Jainisme remonte au VI éme siècle av JC. Les Jains doivent respecter cinq règles majeures: Ne pas voler (mouaich, mouaich, je doute encore de la justesse des prix qu'il m'a proposé), se détacher des bien matériels, rester chaste, ne tuer aucun être vivant et ne pas manger la nuit (au cas ou une bestiole se serait noyée dans la soupe). Ceux qui respectent ces principes à la lettre se baladent avec un foulard sur le visage comme les cow-boy pour ne pas avaler d'insecte en respirant. De même, les moines ne prennent jamais le bus (le pare brise est un véritable cimetière a moucheron). Mon Prince est loin de tout ça mais il tente de conserver une âme pure pour atteindre petit à petit la délivrance via la réincarnation. Il faut aussi savoir que leur éloignement de tout ce qui est matériel n'est pas du tout contradictoire avec un possible enrichissement (ouf! on avait eu peur). Comme il leur est interdit de tromper leur prochain, cela en fait des personnes dignes de confiance, très présents dans le domaine des affaires, du commerce ou de la joaillerie. Un jour, les parents de Prince, lui trouveront une jolie petite Jain, ils se marieront et auront pleins d'enfants. Ca fait longtemps que je m'interroge sur ce concept du mariage arrangé, à première vue choquant pour une européenne comme moi, qui a brûlé son sous-tif depuis longtemps. Pourtant, la vie aidant, je me demande si ce n'est pas plus réaliste. Je refuse l'idée d'imposer quelqu'un, par contre si on voit le mariage comme une sorte d'association et non comme une union ultra romantique de deux coeurs.. et tout le blabla, on se détache alors des sentiments encombrants et éphémères. En gros, il faut qu'elle trouve un type pas trop moche (on ne va pas non plus ramener du boulot humanitaire à la maison!!), qui gagne sa vie, qui semble sérieux... et l'affaire est dans le sac. Pas d'amour donc pas de dépendance, pas de douleur. On prend soin l'un de l'autre mais le bonheur de l'une dépendra pas des "preuves d'amour" de l'autre. Ils sont partenaires. Bon, le hic, c'est que vu à travers les yeux de Prince, la femme vaut quatre vingt cinq pour cent de l'homme et là je tique. C'est cinquante, cinquante ou rien. Je ne suis pas Jain mais les affaires sont les affaires. Et puis, vu que les filles indiennes sont nourries de films à l'eau de rose, depuis leur plus tendre enfance, comment se fait-il qu'elles ne nous rejoignent pas dans cette quête absurde du prince charmant?? Contradictoire. En fait, je pense qu'un mariage arrangé a autant de chance de réussir qu'un mariage basé sur les sentiments.
16 Mars VARANASI J'écris à la lumière d'une chandelle. L'électricité vient d'être coupée, mon ventilateur s'est mis en grève, j'ai juste eu le temps de faire chauffer l'eau de mon thé. Il fait noir dans la ville. Il n'y a que les ghâts (les marches qui donnent sur le fleuve) qui brillent. C'est l'heure de la prière, l'heure de faire Puja. Des centaines de petites bougies brillent comme autant de prières entre les bras de la Mère Gange. Bienvenue donc dans le plus grand bénitier du monde. Je suis arrivée ce matin par le train de nuit. Mon hôtel a presque les pieds dans l'eau.?Vue imprenable sur le Gange. Un petit dej me remettra vite sur pieds. Me voici face à un des plus beaux vestiges de la colonisation britannique; j'ai nomme le porridge. Si on y ajoute des bananes, on a de quoi faire un mastic qui bétonnera tous les systèmes digestifs, même les plus expressifs. La cérémonie de Puja a lieu vers dix neuf heures. C'est une sorte de prière universelle pendant laquelle a lieu l'offrande de la lumière au fleuve. En bordure du ghât, trois petites avancées sur pilotis. Les fidèles s'asseyent sur les marches en bordure du Gange. Sur le coté, les musiciens. Les cloches rythment la prière de façon entêtante. Pendant toute la cérémonie, des femmes proposent des petites coupelles fleuries. On allume la bougie en son centre et on la laisse dériver au fil de l'eau. Les fleurs sont fraîches, leur parfum se mélange à celui de l'encens et participe à l'enivrement collectif.?Ca commence avec les chants. D'une voix grave, les Brahmanes psalmodient en frappant dans leurs mains. Puis, trois d'entre eux s'avancent sur les jetées. Ils sont jeunes, vêtus d'un Tshirt d'un blanc immaculé et d'un pantalon bouffant brode d'or. Leur peau brille à la lumière des bougies. D'une main, ils agitent une cloche et de l'autre ils tiennent des bâtons d'encens avec lesquels ils ponctuent des demi cercles de fumé qui se dissolvent dans l'air à peine formés. Avec une parfaite synchronisation, ils vont bénir les quatre points cardinaux. Leur poignet est souple, gracieux. Ils feront de même avec des éventails, des torches. La chorégraphie est simple et pleine de recueillement. Sur une petite table, face à eux, sont disposés les accessoires pour la cérémonie. Des pétales de fleur fushia et orange jonchent le sol autour de leur tapis de prière. Les voici soufflant dans un gros coquillage. Ils se tiennent parfaitement droits, le visage tourné vers le ciel. Plus personne ne bouge, les cloches se sont tues, on n'entend plus que le son grave de ces cornes de brume qui résonne dans la nuit. Les barques se sont amassées autour du ghât. Leurs coques s'entrechoquent et craquent. Tiens, un groupe qui débarque.... mais ce sont mes franchouillards quadra que j'avais croise dans l'avion!! Y'a vraiment qu'eux pour avoir le culot de se balader aussi nonchalamment en plein milieu d'une cérémonie religieuse. Fidèles à eux même. Que diraient-ils si un car de touriste japonais se déversait en pleine messe dominicale pour prendre des photos??
17 Mars Je viens de passer sous le rouleau compresseur local. Traduction: je viens de découvrir les joies du massage Ayurvédique. Certains disent que c'est énergisant. Je veux bien le croire. A force de me faire pétrir, pincer et tordre dans tous les sens, je suis ressortie aussi rouge qu'un homard. Toutes mes articulations y sont passées. Il a même fait craquer le bout de mon petit orteil!. Sur le ventre, j'avais l'impression qu'un chat de cinquante kilos me malaxait le dos de ses grosses pattes (vous savez, ils font ça avant de se coucher en boule). Sur le ventre, il a été surpris par mon piercing au nombril. Moi, je dis que face à tous les yogis locaux, je suis une petite joueuse. Chochotte va!. Les jambes en l'air. Mieux que des bas à varice. Il fait remonter tout le sang jusqu'aux orteils, en exerçant des pressions de la cuisse jusqu'au pied. J'avais la jambe exsangue et le pied comme une tomate trop mure. Le massage des paupières fut surprenant. Et vas y que je te pincouille la aussi (bof, bof).?Comme dirait Ma Grand Meren, ce fut.... intéressant. Je ne sais pas si mon énergie vitale en fut renforcée mais en tout cas, j'arrive maintenant à me gratter l'oreille avec le pied! En poussant ma ballade du soir, je suis arrivée au ghât de crémation. Ce matin, j'étais censée être au paradis (..), j'approche maintenant les portes de la mort. Face au temple de Shiva, on trouve une plate forme pour chaque caste. Les brahmanes sont les plus proches de temple. Plus on descend dans les castes, plus on s'éloigne du temple. Lors d'un décès, le corps est sortit de la maison, sur le dos (il ne doit pas rester dans une pièce close). Puis il sera embaumé. Par les hommes si le défunt est un homme, par les femmes si c'est une femme. On l'enveloppe les jeunes et les adultes d'un tissu blanc, le orange pour les vieillards, le fuschia pour les femmes mariées. Le ghât est interdit aux femmes, trop expressives, elles pourraient troubler l'ascension de l'esprit du défunt vers le Nirvana. Ce sont donc les hommes qui portent le corps sur un brancard de bambous. Ils entrent avec dans le fleuve pour lui faire prendre son dernier bain. Puis le fils ainé va se faire raser la tête (sur le sol, près de la jetée, il reste encore des mèches). Vêtu d'un pagne blanc, c'est lui qui mettra le feu au bûcher. Depuis quelques temps, l'Inde connaît une pénurie de bois, ça coûte très cher. Les familles les plus riches ajoutent des rondins de santal, les autres se contenteront de sachets de copeaux. ?Le corps mettra près de trois heures à brûler. Chez les hommes, c'est le torse qui met le plus de temps (symbole de leur force) et les hanches pour la femme (siège de leur fertilité). Personne ne pleure pendant la cérémonie. Il faut être heureux, le défunt arrive à l'étape finale (mourir a Varanasi, c'est l'assurance d'un aller simple pour le paradis). C'est là que brûle jour et nuit le feu sacré laissé par shiva. Entretenu par des prêtres, il est le seul à pouvoir mettre le feu aux bûchers. Après quelques temps, le fils aîné toucher la tête du défunt à travers les flammes avec un bambou, la faisant éclater. Il versera alors du beurre dessus. Une fois le corps réduit en cendres, elles seront dispersées dans le Gange. Un peu plus loin, les orpailleurs passent inlassablement l'eau au tamis à la recherche de bijoux, de dents en or, voir même de prothèse totale de hanche... Le soir sera l'occasion d'une fête en famille. Les larmes seront pour plus tard quand chacun se retrouve seul chez soi. C'est étonnant de voir ces bûchers. Des centaines de corps sont brûlés chaque jour. Jour et nuit, ils arrivent de l'Inde entière pour passer cette dernière étape. Il y a même un hospice ou les personnes en fin de vie viennent attendre la mort. La mort est vécue au grand jour, à ciel ouvert. Elle fait partie de la vie. J'entend des cloches, quelques mètres plus loin, on célèbre Puja. La vie continue. Les indous ne regardent pas en arrière.
18 Mars Le Gange est un fleuve pur, c'est un fait, par contre il est tellement sale qu’aucun microbe qui se respecte ne saurait vivre dans une eau pareille. C'est pas de moi c'est Mark Twain qui l'a dit. On y fait sa toilette le matin, on y lave son linge, on y jette des cadavres mal incinères et les usines du coin y déversent leurs produits chimiques. Si on résiste à un bain dans un tel bouillon de culture, alors on doit être effectivement béni des Dieux. Une ballade sur les Ghâts n'est pas de tout repos ou pleine de spiritualité comme on pourrait le penser. Ca relève plus du parcours du combattant. On commence par un slalom géant entre les étrons qui jonchent le sol. Singes, buffles, vaches, chiens, humains, chacun y va de son petit paquet. Ce serait ridicule de devoir être rapatriée pour cause de " Triple looping incontrôlé sur bouse de vache sacrée" . Petit assouplissement du cou et des poignets avec une série de hochements de la tête et de rotations de la main pour décourager les rabatteurs en tout genre. Le tout en marchant, le scanner anti-étron en alerte et avec le sourire s'il vous plait. Superbe. Pause buvette sur le coin d'une marche. Il y a toujours des gamins qui arpentent le Ghât avec une bouilloire remplie de tchai. Ils me le versent dans un petit godet en terre cuite. Je me brûle les lèvres mais ça fait du bien. Puis viens l'épreuve d'escalade car comme le niveau du Gange est au plus bas, je dois gravir une trentaine de marches de hauteur inégales avant d’atteindre mon hôtel (sans compter celles pour passer d'un Ghât à l'autre ou celles pour monter à ma chambre nichée au quatrième étage). Dur, dur d'être un touriste à Varanasi. Nous sommes en terre Sainte, un petit catéchisme local s'impose. Le premier qui déserte le cours, je lui fais une tête au carré!. Selon les écritures locales, plus de trois cent trente millions de divinités formeraient le panthéon indou. On va donc essayer de faire simple sinon on n'est pas rendu. G.... Generator.... Brahmâ?O.... Organiser.... Vishnou?D.... Destroyer.... Shiva Brahmâ est le créateur de l'univers. Une fois qu'on a dit ça on comprend qu'il soit un peu loin des préoccupations des pauvres humains. Vishnou a pour rôle de protéger l'univers. Shiva est le destructeur sans qui aucune création ne serait possible. Marié à Parvati, il eut un fils qui naquit en son absence. Ganesh. Celui-ci grandit sans connaître son père (pas d'appareil photo à l'époque). A son retour, Shiva demanda à voir sa femme mais son fils lui fit obstacle, refusant à cet intrus le droit d'entrer. Furieux, Shiva le décapita, pour découvrir qu'il avait levé la main sur son propre fils. Il décida alors de remplacer sa tête par celle de la première créature vivante qu'il croiserait et ce fut... un éléphant. Jovial, dodu, Ganesh est le dieu de la chance et le patron des scribes. Je l'aime bien. Il a l'air un peu moins sérieux et moins intimidant que les autres. Varanasi est dédie à Shiva. Les adorateurs de Shiva se reconnaissent aux trois traits blancs horizontaux traces sur le front. Les sectateurs de Vishnou portent un "U" jaune entre les sourcils avec une ligne rouge au centre. Voila, voila, méditez maintenant pauvres mortels.
20 Mars Je sens que je suis en train de m'accomplir totalement. Pas à pas, expérience après expérience, je m'approche chaque jour un peu plus de la perfection. Ce soir je crois que je frise le Nirvana...... JE VAIS VOIR UN FILM INDIEN DANS UN CINEMA INDIEN!!!! (Raaaaaa lovely). J'y vais avec Lucky. Un gamin des rues que j'ai rencontre à mon arrive, un petit caïd. Dans le rickshaw, du haut de ses vingt ans, il fusillait du regard quiconque me dévisageait un peu trop. Le cul entre deux chaises, il joue les mauvais garçons devant ses copains et les touristes mais, en véritable gentleman, il ne manquera pas de me raccompagner jusqu'au bout de ma rue une fois le soir tombé. Ses phrases sont ponctuées de "m'dam", impossible de lui faire prononcer mon prénom. Les seuls mot de français qu'il connaisse sont "lâche moi les baskets". Le cinéma est à l'autre bout de la ville, un véritable monument de béton. La salle est gigantesque, bétonnée elle aussi. On a pris des billets premiers classe pour être au balcon. Il y a même des ventilateurs au plafond pour rafraîchir un peu l'air (souvenez vous qu'un film dure en moyenne quatre heures). On se prend un coca, on se cale dans les vieux fauteuils et c'est partit! Le film fut un régal de musiques, de paillettes, de larmes et de rebondissements. Au début, on a l'impression que la pellicule a été recolorée (un peu comme dans les films de J. Tati) mais on oublie vite. Pas de sous titre mais mon voisin me traduisait les passages clef. Il faut dire que l'intrigue est souvent prévisible (un mélange de tous les soaps connus sur le petit écran avec une grosse touche de morale indienne). On ajoute du piment avec des coupures de courant aux moments cruciaux. Et pour couronner le tout, encore mieux que le cinéma 3D, nous avons ici le cinéma inter-actif. Dans la salle, certains chantent, d'autres s'esclaffent. Quelques rangs plus bas, un bébé pleure (pas question de louper le film du samedi soir a cause du dernier né, on radine toute la marmaille). Je peux mourir en paix, j'ai vu mon film et je suis à Varanasi. Que demande le peuple??
22 Mars VARANASI ( ben si...) Grosse trouille ce matin. La ville, tout comme l'Inde d'ailleurs, est peuple de singes. Il doit y avoir une famille qui loge pas loin de ma chambre. Jusque là, je gère. Chacun fait sa vie. Là ou ça pose un problème c'est quand, alors que je tente de me réveiller sur mon balcon, je me retrouve nez a nez avec un gros mâle grimaçant et sifflant. J'ai vite battu en retraite, lui claquant la porte au nez. Il n'avait pas l'air commode du tout et ses dents étaient bien affûtées (quoique j'ai cru entrevoir un reste de salade coince entre ses canines). Je n'ai aucune envie de me faire refaire le visage par ce type de chirurgien plastique. Ils sont tellement habitués aux humains qu'ils ne sont même pas effrayés quand on les chasse du bras. Bien au contraire, ils contre attaquent et c'est moi qui doit fuir. Ou va le monde, ma brave dame. J'en viens même à regretter mes bons gros pigeons parisiens Comme faune locale, c'est tout de même plus rassurant. Heureusement que j'ai des grillages à mes fenêtres. Lors de leur ascension de la façade, ils ne manquent pas de pousser ma fenêtre entre ouverte pour voir si il n'y a rien à chiper. Changements de plans donc. J'ai décide de rester à Varanasi pour fêter Holi (la fête des couleurs) il parait que c'est particulièrement animé dans cette ville. J'avais mon sac sur le dos, mon billet de train en poche mais j'ai changé d'idée au dernier moment. Grisant. Pas d'obligation de suivre le plan de route, il faut saisir les occasions quand elles se présentent. La ville vaut le coup qu'on s'y attarde. Il y a des indiens qui payeraient cher pour être à ma place. Et puis, je n'ai pas trop envie de retrouver le bruit de Delhi. Je partirais d'ici à la fin mois pour aller vers le Rajastan. Je verrais Richikech et Amritsar une autre fois.
23 Mars Impossible pour les indiens de prononcer mon prénom, me voici donc rebaptisée Imli (c'est le mot en hindi pour designer le tamarin). Ca fait près d'une semaine que je suis immergée dans la vie indienne. J'ai quitte le monde des touristes pour partager la vie d'une famille, celle de Lucky. Il n'y a que lui qui parle anglais mais on arrive à se comprendre un peu. Chaque jour, il m'invite à déjeuner chez lui et sa maman me prépare un bon thali. Après avoir passé un rideau de linge qui sèche, je me retrouve dans une petite pièce aux murs noirs de suie. La lumière vient d'une petite lucarne. On me fait prendre place sur une des nattes au sol. Les seuls meubles sont des étagères couvertes d'ustensiles divers et un petit hôtel avec des images pieuses et des statues. Seules touches de couleur au tableau. C'est petit, sombre et pourtant, tout doucement, j'ai senti la chaleur du foyer. Pas besoin de décoration hi tech. Lucky taquine son petit cousin, ses soeurs me regardent manger, rigolant de mes débuts laborieux. Pas facile de manger du yaourt avec les doigts. Puis, après s'être bien lavé les mains, la plus jeune me coiffe, me passe de l'huile sur les cheveux et me les remonte en chignon. Avec mon punjabi, mon bindi (point sur le front) et mes bracelets, elles disent que je ressemble à une véritable indienne. Si seulement ça pouvait être vrai. Je suis frustrée de ne pas pouvoir parler plus avec elles. Foutue barrière de la langue! Parfois, j'ai l'impression que notre culture a trop aplanit les relations. Ici, on touche les pieds de quelqu'un pour marquer son profond respect. C'est un geste très important. Et nous, que nous reste- t- il pour signifier la hiérarchie? Peut être avons nous oublié certaines valeurs...
24 Mars Quelle image ont-ils de la femme blanche? J'ai souvent l'impression qu'ils nous voient comme des filles faciles. C'est certain, on ne colle pas beaucoup avec le cliché de la femme soumise, un tantinet neuneu et homo-dépendante de la version indienne. Mais quand je vois une affiche de film "hot" avec que des blanches comme actrices, je ne peux pas non plus l'accepter. Difficile pour eux de nous comprendre. Pourtant on est loin du temps ou le summum du sensuel était représente par une pauvre pucelle se dandinant sous la mousson avec le sari qui lui colle aux mollets. Tout ce que je vois dans les films indiens relève plutôt du nombril à l'air, du décolleté plongeant et de l'image suggestive... Par contre, bobonne, à la maison, c'est sari ou punjabi obligatoire. Intéressant. Quelle hypocrisie.
27 Mars VARANASI ( toujours...) Aujourd'hui c'est la fête de Holi (personne n'a été foutu de me dire la signification, je vous ferais donc grâce de mes explications dignes d'un guide touristique). Quelques jours avant la date fatidique, on a vu apparaître des marchands de poudre de couleur, de pistolets à eau, de chapeaux de carnaval. Petites montagnes de pigments rouges ou verts. Les yeux des gamins brillent déjà. On fait ses réserves, choisissant avec soin la couleur de ses munitions. Le jour J arrive enfin! Ca commence très tôt. A sept heurs les hostilités sont déclarées. Les particuliers font hurler leur chaîne hi-fi et les premières bombes à eau sont lancées. Bataille rangée d'un toit à l'autre. Impossible de circuler dans les rues sans être bombardé. Les vaches et les singes ne sont pas oubliés (la vache Milka n'a qu'a bien se tenir). On sort l'alcool, les cigarettes, aujourd'hui tout est permis. Les forces de police ferment les yeux. Pendant six heures ce ne seront que des cris, des rires, des courses poursuite. Même les couloirs de mon hôtel sont le siège d'une lutte Touristes/ Indiens. Des rivières de couleur dégringolent dans les escaliers. Les hommes poussent des cris guerriers, les enfants hurlent de joie. On se barbouille le visage, les vêtements prennent les couleurs d'arlequin. Les murs sont mouchetés. Toute la ville est repeinte de fushia, d'ocre et de bleu. C'est féerique, on se croirait dans un tableau de Kandinsky. Je croise un gamin hilare, son visage est pourpre et ses yeux brillent comme des billes, on dirait un diablotin. Un gros bonhomme moustachu passe en vélo. Il a un petit chapeau doré comiquement posé sur le haut de son crâne. Son marcel est repeint aux couleurs de l'arc en ciel et sa moustache s'est transformée en un buisson d'un vert éclatant. Vers quatorze heures tout se calme. On écope, on nettoie à grandes eaux, on essuie. Tout Varanasi va se laver dans le Gange qui prend alors des reflets irréels. Un peu comme une immense tache d'huile. L'après midi se passe en famille ou avec des amis. On sort ses plus beaux vêtements. La maman de Lucky nous a fait un thali spécial avec du poulet (ne croyez pas qu'en Inde, on soit végétarien par goût du bio).
31 Mars stand by Juste un petit message pour dire que je suis toujours en vie, toujours à Varanasi et ....... peut être en Indonésie. A suivre.
3 Avril vers JAIPUR (enfin...) Je décolle enfin de Varanasi. A croire que la ville m'avait ensorcelée. La quitter semble relever de l'exploit. A force de suivre Lucky dans le labyrinthe du Chowk (vieux quartier qui borde le Ghat principal), on a fini par devenir inséparables. Il travaille chez un détaillent en soieries. On y passait des heures entières, affalés sur les tapis, à boire du thé avec ses amis. Tous les commerces se pressentent de la même façon. On enlève les chaussures à l'entrée avant de passer sur un matelas qui recouvre tout le sol de la pièce. Là, assis en tailleur, un thé à la main, on peut commencer les affaires. J'étais même devenue l'interlocutrice spécial touriste français. A chaque client, c'était un festival de couleurs. Le sol était vite recouvert de dizaines de châles, de couvres lits brodes d'or, de brocards. On me "remerciait" en m'offrant une étole ou une pashmina de temps en temps. Le midi, on allait manger chez Lucky, bref, la routine a commence à s'installer. On a écume tous les cinémas de la ville, sillonné toutes les ruelles en moto. A la fin, Luckyse se prenait presque pour mon mari, refusant que je parle aux étrangers, que je sorte seule, veillant à ce que je ne dévoile pas trop de ma personne. Il s'est presque battu avec un policier qui me regardait d'un peu trop près. Je veux bien jouer le jeu cinq minutes, mais à la fin ça devient insupportable Il était grand temps de partir. Le temps de troquer mon punjabi contre le treillis, je saute dans le premier train qui passe direction le Rajasthan!.... Je crois que les dieux de Varanasi ont du bien rigoler! Dix huit heures de train!!! Coincée sur une couchette à peine plus large que mon derrière, le nez colle au plafond avec, en guise d'air conditionné, des ventilateurs brassant l'air chaud et la poussière ambiante. Mon coté aventurier en a pris un coup. A la sortie du train je ressemblais plus à un mix entre un épouvantail et une sorcière.
8 Avril JAIPUR Jaipur est une ville très structurée. Grandes artères, rues bien perpendiculaires. Il semble y avoir un véritable projet d'urbanisme. C'est la première fois que je croise des feux de signalisation! Ca fait tout drôle après les rues sinueuses de Varanasi. C'est même un peu trop. Trop bruyant, trop carré, trop urbain. En fait il semble y avoir tous les défauts de la ville sans les avantages. Heureusement, mon hôtel est un paradis de calme et de verdure. C'est un ancien petit palais. Le soir, je me prélasse dans un des transats sous un bougainvillier. L'air sent bon le jasmin et l'herbe fraîche. Il y a même un paon qui se dandine dans l'allée. L'hôtel est un ensemble de petites courres intérieures, de patios, d'escaliers secrets, cachés par une façade recouverte de buissons fleuris. Je n'ai pas beaucoup vu la ville. Juste ce qu'il faut. Ça fait du bien de se couper un instant de la réalité indienne. Une petite parenthèse dans la parenthèse, le matin j'oublie presque que je suis en transit. J'ai l'impression de me réveiller dans ma maison de campagne...
9 AVRIL PUSHKAR Arrgghhh! Je suis maudite! Ce matin, j'ai levé le camp de Jaipur. Adieu veaux, vaches, cochons, le fugitif repart vers de nouvelles aventures. Jusque là, la routine. Ca se complique quand, arrivée à mon nouvel hôtel, je réalise que pour des raisons obscures, ma bouche est bloquée. Impossible d'avoir un écart de plus d'un centimètre entre les deux mâchoires sous peine de voir mon dentier me dégringoler sur les genoux! Vais je devoir me mettre au régime calibré avant l'age fatidique? Je clôture mon stade oral de façon plutôt rédhibitoire. Je suis trop jeune pour boire mes biscottes noyées dans mon Nesquick avec le beurre qui surnage! Et puis, ou vais-je trouver un presse purée dans ce bled pourris? Je n'en suis pas encore au trismus mais quel est l'imbécile qui a trifouille ma poupée vaudou en lui plantant des aiguilles dans la bouche? Qu'il se montre, je n'en ferais qu'une bouchée... enfin, presque. Je ne vais quand même pas aller voir le rebouteux du coin. Même ma copine infirmière Caro, qui fait du rapatriement sanitaire, m'a laisse tomber comme une vieille chaussette. Pas assez grave pour envisager un retour au bercail aux frais de la princesse! Dix neuf heures, Hourra! Je suis décoince (vous en doutiez?) Apres avoir brûle maint et maint bâtons d'encens (doit bien y avoir un dieu spécial problèmes dentaires dans le coin), massé, farfouillé, mastiqué au risque de me faire prendre pour une nouvelle race de ruminant, ma mâchoire à enfin recouvré la raison. Ouf! pas besoin de mettre un gant en latex et passer par "l'autre voie". Comprenne qui pourra (merci mon ostéopathe). Et vive la grenouille à grande gueule ! (ceux qui ne connaissent pas encore l'histoire n'ont qu'a se manifester, je me ferais un plaisir de leur raconter.) L'Inde, pays aux mille dieux et aux mille prières. Jour et nuit, elles montent vers le ciel telles les volutes de fumée d'une gitane maïs. Et c'est justement le problème. Il est trois heures du mat et le vieux d'en face a décide de tenter sa chance, des fois qu'un dieu serait encore à l'écoute. Le voila qui tambourine avec conviction sur sa plus belle casserole en guise de banjo et braille à s'en faire péter les plombages. On dirait un mélange de sirène de pompiers et de fado chanté par un asthmatique. N'y a t il personne qui veuille abréger ses souffrances? Le seul effet kiss-cool observé c'est une accélération bruyante du transit de mon voisin de chambre et une reprise en choeurs par tous les canidés du coin. Puis, une fois qu'il a bien massacré son ustensile de cuisine, il retourne se coucher (Seb c'est bien?).?ET MOI ALORS? A cause de lui j'ai les yeux en position plein phare, impossible de retrouver le fil mon rêve qui semblait pourtant des plus philosophiques. Demain, c'est décidé, je vais danser la macaréna sous ses fenêtres à deux heures du mat!!
11 Avril PUSHKAR C'est la tanshumance! Je descends de mon village bleu à flanc de colline pour me perdre dans le quartier musulman d'Ajmer, la grande ville dans la plaine. J'ai passé toute la matinée dans la mosquée, il faut dire que les alentours sont un mixe entre la foire et la coure des miracles qui ne donne pas envie de prolonger le stationnement. Un type coincé en position grand écart fait le crabe dans la rue, un autre se déplace en se roulant par terre, il y a même un chien qui avance en équilibre sur ses pattes avant, les pattes arrière difformes. Mieux vaut battre en retraite. Avant d'entrer dans le lieu saint, je confie mes chaussures au portier et je me couvre la tête. Dans l’enceinte, une milice est chargée de faire respecter les bonnes manières. Portant une étole genre miss monde et un bâton de guignol, ils traquent tout écart de conduite. Ce serait de mauvais goût de se prendre une prune pour outrage à divinité. Je me pose dans un coin de la coure dallée de marbre et je regarde. C'est un lieu de prière, mais aussi un lieu de vie. Un petit bonhomme s'approche de moi en gazouillant. Il a les yeux soulignés au crayon noir et une ficelle autour de son proéminent bidon. Une fillette me demande de poser avec elle pour une photo (il est important de savoir que tout bon indien se doit de tirer une tronche de six pieds de long lors de cet exercice... pas le moindre petit rictus). C'est une procession incessante de visiteurs. Les hommes portent des djellabas blanches magnifiquement brodées. Ce soir, à Pushkar, c'est mégateuf!. C'est le nouvel an indien, on sort les dieux des temples et de la naphtaline pour leur faire faire un petit tour de la ville. Chaque soir c'est la permission de minuit pour un dieu différent, et ça va durer dix jours!. Les familles ont dessinées des fleurs, des motifs géométriques avec de la poudre de couleur devant leur perron pour accueillir la procession. La rue est parée d'un tapis aux couleurs flamboyantes. Les femmes accrochent des fleurs dans leurs cheveux.?Les chars sont précèdes par une fanfare dominée par le son du Bontempy sur lequel s'acharne un des musiciens. Puis vient... un énorme moteur monte sur roulettes qui servira à alimenter les lustres portés par des dizaines de gamins des rues pour faire une haie d'honneur. Enfin, le char, entouré de brahmanes distribuant des copeaux de noix de coco et autres sucreries. On en reçoit une poignée, on partage avec son voisin. Tous les sens sont à la fête. La foule se presse pour recevoir la bénédiction, toucher le char. Les sâdhus en tous genres sont aussi de la partie. A la base, le sâdhu est un mendiant religieux. Ils sont reconnaissables à leur allure souvent excentrique. Vêtus d'orange, le corps couvert de cendres, le cou chargé d'amulettes et le crâne recouvert d'une forêt vierge qui ferait rêver nos amis rasta symbole de leur puissance. Le sâdhu devient siddha, soit hermite soit ascète après de dures pénitences et diverses formes de mortifications. Certains ont décidé de passer leur vie sur un pied, d'autres se coupent un bras, tout ça pour atteindre la délivrance du cycle infernal des renaissances.?Ca c'est la version locale, mais on a aussi le Western sâdhu, race particulièrement endémique si on considère qu'elle possède la faculté de troquer ses fripes contre un costume trois pièces une fois revenu sur leur pays d'origine. Leur but est encore obscur mais il semble que pour y parvenir, ils doivent porter les vêtements les plus miteux, traîner la savate et afficher une pilosité amazonienne...
18 Avril JAISALMER Mon voyage aura été marqué par de nombreuses rencontres. Chaque ville que je traverse m'apporte une nouvelle histoire. Il faut être patient, laisser les choses venir. L' Inde ne s'apprivoise pas en deux jours. Apres un certain temps, une fois que vous faites bien partie du décor, le miracle s'opère. Je crois qu'ici, j'ai atteint la perfection. Jaisalmer est une ville fortifiée au milieu du dessert du Tahr. Son épaisse muraille ocre renferme un trésor. C'est ici que se trouvent les plus beaux have lis de toute l'Inde. Ce sont des palais construits au XVIII ème siècle par de riches marchands. Certains sont officiellement visitables mais je me rends vite compte que presque toutes les façades de la ville sont richement ouvragées. On dirait de la dentelle, mais en plus beau, avec une variété incroyable de motifs. Je ne m'en lasse pas. Mon hôtel est à l'intérieur du fort. Le soir, assise sur la terrasse, je me prends pour une maharani attendant son Lawrence d'Arabie (ouaich, un peu anachronique, mais Peter O'Toole avait de si beaux yeux bleus...). Les habitations couvrent encore quelques kilomètres autour des remparts et puis...c'est le désert. Pas les dunes de sable comme dans le désert des tartares, mais une plaine aride ou ne poussent que des buissons hirsutes et des éoliennes à perte de vue. Et puis, il y a eu la rencontre avec ces deux soeurs. Deux gitanes qui alpaguent le touriste à la sortie du fort pour leur vendre quelques breloques. Comme elles sont parées de leurs plus beaux atours, je joue le jeu du "bakchich contre photo". Jusque là, relations professionnelles. Le lendemain, je les retrouve pour leur offrir quelques T shirts que je dois jeter par dessus bord de mon sac à dos sous peine de surpoids fatal pour la suite du périple. Elles semblent ravies. Ce soir, elles m'ont invitées à boire un thé chez elles et écouter de la musique. Je les suis en dehors de la ville et me voici assise dans la courette d'une maison en torchis, un gamin dans les bras. Les hommes jouent du violon pendant que les deux soeurs dansent et chantent. Pour l'occasion, elles m'ont décorées de leurs bijoux traditionnels. On pose pour la photo. Une fillette aux cheveux ébouriffés danse devant moi. Sa robe est mocharde mais ses yeux brillent comme ceux d'un chat et ses hanches ondulent gracieusement. Petit moment de pur bonheur. C'est simple et beau comme un Kinder-Surprise.
26 Avril BOMBAY Dernière étape du voyage:Bombay. Retour à la civilisation mais ce n'est pas pour autant la fin des aventure, bien au contraire. Coup de chance, un de mes amis indien que j'ai connu au Burundi est lui aussi de passage dans le coin. Il insiste pour que je loge dans un des studios qui appartiennent à sa famille. Jusque là, plutôt idyllique comme tableau surtout vu le prix d'une chambre d'hôtel ici et vu l'état de mes finances... Mais c'est sous estimer l'esprit farceur qui plane constamment au dessus de mon crâne gracile! En fait, l’appart est parfait, mais c'est comme acheter une robe chez un grand couturier et se rendre compte qu'on ne peut même pas monter les escaliers avec. Beau mais pas pratique. Canapés dans le plus pur style post néo gréco romain, sol en marbre, la classe. Mais quand il s'agit de passer aux choses concrètes genre: qu'est ce qu'on mange ce soir? C’est une autre paire de bretelles. Les placards de la cuisine sont remplis ...... de cahiers, de cirages, de bouteilles de fly-tox. Ah, quelques bouteilles d'alcool, (on avance petit à petit vers le rayon alimentaire) et une cinquantaine de bouillons Knorr. Ce soir, donc, on révise Maïté version Koh-Lanta. Faute de casserole, j'ai du faire bouillir mes nouilles dans une poêle tellement petite qu'on pourrait la qualifier de HLM pour omelette! Me voici en train d'égorger une boite de concentré de tomate (la seule dont la date d'expiration n'avoisine pas le néolithique). Le plan de travail porte encore les traces de notre lute acharnée. Papa, tu aurais été fier de moi! Deuxième épreuve: Bombay est la seule ville d'Inde ou il est presque mal vu pour une jeune (si, si, j suis encore jeune) femme de porter le punjabi. Pas de chance, je n'ai plus que ça dans ma garde robe. A cela il faut ajouter le fait que Vinod (mon ami indien) ne fréquente que des gens super branchouillés et j'avoue qu'après deux mois de voyage je ne me sens pas trop dans ce trip. Panique à bord, donc, comment ressembler à quelque chose de correct quand on n'a plus que des tongs, un sac à patate en guise de robe et .....Pas le moindre sac à main coordonné! Je fonce dans le premier magasin du coin et fait péter ma carte bleue. J'en ressors habillée dans le plus pur style minette rose bonbon, un régal. Il fallait au moins ça pour tenir la route face à la jeunesse dorée locale. En trois jours, avec Vinod et sa bande, on a écumé tous les bars fashion de la ville. Ca fait tout drôle, mais j'avoue que ça m'a fait du bien de retrouver tout ça! J'ai presque fait une over-dose de crevettes et autres produits de mer (ras le bol du poulet et du régime végétarien). Ce soir, Vinod retourne au Burundi, moi je reste encore quelques jours. Je vais tenter de survivre dans cet univers.
La suite au prochain épisode.
J'ai donc mis le pied en Inde comme d'autres ont mis le pied sur Mars. Tout devait être différent et pourtant, je ne me sens pas aussi étranger que ça (aurais je des origines martiennes?). A peine une vague sensation d'apesanteur due à la fatigue. ?Le voyage fut un étrange mélange initiatique. Je n'ai jamais eu autant de correspondances (Paris, Behaim, Abu-Dhabi, Muscat, Delhi...enfin). Tous à vos atlas, BANDE DE FLEMMARDS! Comble de malchance, je fut poursuivie pendant tout ce périple par un groupe de touristes quadra franchouillards qui (comme le veut le règlement du beauf à l'étranger) n'ont pas cessés de faire des commentaires douteux, râler… bref, se faire remarquer. Passons, peut être qu'un jour, l'âge aidant, j'en serais réduite à voyager avec leurs semblables... ?Par contre je recommande vivement la compagne Gulf Air. Leurs hôtesses portent un voile qui tombe gracieusement de leur petit chapeau sur leurs épaules. On dirait un mixe entre la Fée Bleue et Shéhérazade.??Comme le vol est long, les passagers tentent tant bien que mal de se dégourdir les jambes. Il en résulte une imitation presque parfaite du bagnard dans sa coure de récréation, l'uniforme en moins. A pas comptés, ils tentent de faire circuler le sang dans leurs jambes engourdies et comme l'avion est petit, ils tournent vite sur eux mêmes. ?Enfin Delhi, j'enlève mon pull avec bonheur (promis, j'ai eu une pensée pour vous), je dégaine mes lunettes de soleil et en route pour l'aventure! ?J'ai bien fait de demander qu'on vienne me chercher. A l'extérieur de l'aéroport, une foule de chauffeurs de tout poils sont à l'affût du touriste. Par contre, il devient rapidement évident que la conduite ici est une affaire de Karma. De toute façon, notre fin sur terre est déjà écrite, alors autant foncer et s'en remettre aux divinités locales. Les voitures slaloment dangereusement, ne laissant que peu de chance aux piétons. Pas de refuge possible pour eux, les trottoirs servant ont tout sauf à marcher dessus. Traverser relève du suicide collectif. Les rues sont toutes à double sens, même les plus étroites. On roulera au besoin sur ces fameux trottoirs. Enfin, pour ceux qui poussent le masochisme à l'extrême, nous proposons la moto. Tout sert de casque pourvu que ce ne soit pas homologué (casque de chantier, de football américain, je m'attends même à croiser un saladier pourvu que ce soit la bonne taille) ?Me voici arrivé à mon hôtel après, deux accrochages, trois dérapages et une bonne dizaine de grosses frayeurs (la routine quoi). La rue est sordide, nous sommes en plein Old Delhi, j'adore.
Un drôle d'escalier en marbre aux marches surdimensionnées m'amène jusqu'a la terrasse sur laquelle donne ma chambre. Là aussi, le faux marbre du sol contraste avec l'étroitesse et le kitsch du décors. ?C'est sur cette terrasse que je fais la connaissance de Penina, une française. Elle est sur la fin de son voyage, c'est elle qui m'initiera aux joies du négoce. ?C'est tout un art. Il faut avant tout avoir le temps. On se pose, on boit un thé avec le vendeur. Il invoque sa famille à nourrir, on montre notre portefeuille que crie famine. Petit sourire échangé, personne n'est dupe. On regarde d'autres objets. "special price". Il faut savoir doser. Parfois j'ai honte mais à la fin de la transaction, quand Penina ressort en ayant payé un prix dérisoire, le vendeur lui glissera: "you are clever " (tu es maline). C'est de bonne guerre. ?J'ai le sentiment que dans cette ville, on a concentré un maximum d'échoppes, de voitures, de passants dans un minimum de place. On a vite l'impression que le ciel est tout juste au dessus de nos têtes à cause de la toile que forment les câbles électriques. Ils sont emmêles, dérives, coupés, je n'ose imagine le boulot de l'EDF locale... ?Il est tard maintenant et la rue grouille encore. Beaucoup de klaxon, des chiens qui se battent, on se hèle d'un balcon à l'autre. ?Penina est partie aujourd'hui, à moi de mettre en pratique son enseignement. ?Ben voila le premier de la série. Je vous embrasse tous. Je m'amuse comme une folle et mon système digestif tient le coup.
4 Mars DELHI J'ai trouvé un ange gardien! Mr Singh. Il est sikh (religion) et chauffeur de taxi (profession).?La première fois que je l'ai rencontré, j'étais avec Penina. Il était tard, nous avions eu une mauvaise expérience avec un chauffeur un peu agressif à cause du faible taux de sang qui flottait dans l'alcool de ses veines. Et là, on a croise ce type au turban impeccable. La moustache digne du baron de Munchausen. J'AVAIS TROUVE MON MARAJAH !! Il sera mon guide sur Delhi. ?Le sikhisme est une religion qui regroupe deux pour cent de la population indienne. Malgré ce faible nombre, il s'agit d'une minorité religieuse (et non ethnique) solidaire, entreprenante, très présente dans le domaine de l'économie. Le sikhisme qui prescrit l'honnêteté et le service de la société, en fait des interlocuteurs surs. ?Malgré leur longue barbe, ils sont loin d'être des hippies attardés, bien au contraire.?Leur religion suit les préceptes de Guru Nanak (né en 1469) qui déclara: " il n'y a pas d'indous, il n'y a pas de musulmans, il n'y a qu'un Dieu, la Vérité suprême". Ce bricoleur des religions rejeta les castes de l'indouisme tout en conservant la croyance en la réincarnation. De l'islam, il retint la simplicité, l'absence de représentation divine, la prière et le dogme du Dieu unique. Il butina même chez les zoroastriens et les juifs. ?Les puristes suivent la loi des cinq K: Ils doivent laisser pousser leur barbe et leurs cheveux (kesh en Indien).Ils gardent donc leurs cheveux sous un magnifique turban plié au centimètre prés et protégent leur barbe dans une résille nouée sur la tête quand ils se déplacent en moto par exemple. Ils placent un peigne d'ivoire ou de bois dans leur chignon (konga). Ils portent un bracelet en argent au poignet droit pour se souvenir que leurs mains ne doivent pas tricher ou faire de mal (kara). Kacca désigne le caleçon court que certains portent encore. Enfin, ils portent parfois un poignard à la ceinture (kirpan). ?Outre ces percepts, les siks ne doivent pas boire d'alcool ou fumer ce qui m'arrange particulièrement pour le cas de mon chauffeur de taxi.
Ce matin, j'ai continué mon voyage initiatique à la gare centrale pour acheter, à l'avance, mes billets pour les étapes suivantes. Mon chevalier ne m'a quitté qu'une fois devant la porte même de l'International Tourist Bureau, m'évitant ainsi de tomber entre les griffes des nombreux rabatteurs, faux guides et autres types louches. ?Me voici donc dans le temple du transport ferroviaire (un temple de plus ou de moins, on n'est plus a ça prés dans ce pays). Petit coup d'oeil à mes confrères touristes. Il en vient de toutes part; Japon, Australien, Allemagne.... Par contre, pour ce qui est de cette brochette, ils ont tous un point en commun: ce sont de véritables épaves!! (J’exclue tout de suite nos amis asiatiques qui sont comme d'hab, tirés à quatre épingles). ?Ici, tout est fait pour vous faciliter la vie mais dans une logique toute locale. Après donc une heure de queue, j'accède au guichet..... Perdu!! Vous devez reculer de trois cases pour aller chercher le nom exacte du train que vous voulez (ne passez pas par la case départ, ne touchez pas vingt mille francs) ..... Par contre, si vous voulez les trains en partance pour d'autres gares, reculez de trois cases et soyez heureux de ne pas avoir de gage. ?Enfin, je sors victorieuse. Ca vaut bien un thé massala à l'hôtel devant une série TV indienne. Lors de mon séjour au Burundi, mon amie indienne Shiwa m'a fait découvrir ces deux piliers de la culture indienne. J'en use et abuse avec délice depuis mon arrivée ici. Quand je vais revenir en France je serais incollable sur les dernières nouveautés!! ?Faisant fi des guides touristiques j'ai résolument tourné le dos aux monuments locaux pour suivre, à son invitation, mon marajah jusqu’a son temple. Ce n'est pas tant les musées que je veux voir. Quoi de mieux que d'entrer dans un temple sikh par la porte de service. Pendant le trajet, je regarde les yeux de chat de mon chauffeur dans le rétroviseur. Il a l'air particulièrement fier de m'emmener là-bas. C'est en partageant les cultures qu'on arrive à mieux se comprendre. ?Avant d'entrer, je me couvre la tête avec mon étole. Le temple est immense, tout en marbre. En passant déposer nos chaussures, on se fait offrir un thé et des petits gâteaux par le gardien. Pendant que Mr Singh papotte avec ses amis, je me fais toute petite, c'est le vestiaire des hommes après tout!! (jalouses hein??). Des chaussures s'alignent sur toute la hauteur du mur. ?Dans le temple, l'ambiance est recueillie. Ca fait du bien après la folie des rues de Delhi. Un prêtre psalmodie accompagné par une musique entêtante. ?Le temple a été construit sur une source miraculeuse. Le matin, beaucoup de personnes viennent se baigner dans le grand bassin. Sur le côté, des "moines" armés de bouilloires, proposent de boire l'eau bénie. J’avoue avoir essayé. Peut être retrouverais je quelques neurones grâce à elle (sinon ce sera juste une bonne diarrhée). ?Un peu plus loin, sous un préau, le temple offre un repas simple aux nécessiteux mais aussi à qui veut. Tout provient de généreux donateurs. Cette religion me semble pleine de sens, à l'échelle humaine.
Mon voyage commence bien.
5 Mars AGRA On vit tellement plus de choses quand on voyage seul! On a peut être l'air plus abordable et on va plus vers les autres. Quand on voyage à deux, on a un interlocuteur privilégie, pas besoin d'aller voir ailleurs. De plus le binôme peut vite être ressentit comme un cercle fermé. Depuis mon arrivée en Inde j'ai fait beaucoup de rencontres intéressantes. Je dois avouer que mon coté ours est aussi en cause; j'aime bien disposer de mon temps et de mon espace. Ca fait du bien de choisir les moments ou on veut de la compagnie et ceux ou on préfère se replier dans ses pénates. ?Je viens d'arriver à Agra après deux heures de train. J'ai le dos en compote et pourtant, je retrouve toute mon énergie en arrivant à l'hôtel. Les chambres entourent un petit jardin ou on peut manger sur le pouce et, contrairement à Delhi, ON EST AU CALME!! ?Très vite, je prends possession des lieux. Mon pyjama sous l'oreiller, je sors mes sachets de thé et quelques pommes sur la table de nuit, je brûle un bâton d'encens. Cette fois, ma chambre a la couleur d'un chamalow. Au plafond, un ventilateur suspendu par des fils électriques qui ne lui transmettront jamais l'énergie vitale faute de branchement. Plutôt étonnant comme déco. Dans la salle de bain je tends ma corde a linge et je fais bouillir de l'eau dans le seau (merci la résistance chauffante burundaise) pour me doucher. Je veux bien jouer les routardes mais pas question de se négliger. Mieux vaut être belle et rebelle que moche et re-moche. Sur ma table de nuit trônent ma crème de jour et ma crème de nuit (que j'utilise à bon escient, comprenne qui pourra). Détail intéressant de ma salle de bain: l'eau usée du lavabo s'écoule .... sur mes pieds. Le siphon ayant été coupé, tout va directement dans la grille d'évacuation de la douche située par terre, juste à côté. ?Au resto de l'hôtel je rencontre Beckie, infirmière vétérinaire australienne. Ce soir, elle part en direction du Nepal. On passera l'après midi ensemble. Mon alliance l'a bien fait rire. Elle utilise le même subterfuge. ?Paradoxe du voyageur solitaire, on n'est jamais seul
6 Mars AGRA Ce matin, je me suis levée avant le soleil pour aller visiter le Taj Mahal.
L'histoire raconte que l'empereur Shah Jahan l'aurait fait construire pour recevoir le corps de sa femme Mumtaz Mahal, morte alors qu'elle accouchait de son quatorzième enfant. Sa mort laissa le souverain fou de chagrin. Il fit alors la promesse de construire, en sa mémoire, un monument qui n’a pas son pareil dans le monde. Comme aucun architecte du royaume n'était capable de concevoir projet à la dimension de la douleur de l'empereur, celui-ci aurait alors convoqué l'architecte Perse le plus célèbre et tué sa fiancée. Comprenant enfin toute la peine du sultan, il créa le Taj Mahal. S'en suivirent vingt années de labeur (1631-1653) pour des milliers d'artisans venus pour certains du Moyen Orient ou d'Europe. Certains furent ensuite amputés des mains ou des pouces pour qu'ils ne puissent plus jamais reproduire une telle perfection. ?Une autre version tendrait à montrer le souverain sous un jour moins poétique. En effet, l'agencement du jardin en quatre parties sépares par des bassins symboliserait le paradis ou coule des rivières d'eau fraîche, de lait, de miel et de vin. Ces bassins se rejoignent en un point central qui représenterait le bassin céleste de l'abondance. Certaines calligraphies de la porte principale citent un des deux seuls passages du Coran ou Dieu s'adresse directement aux hommes: "Entrez dans mon paradis". Le Taj serait ils alors la représentation du paradis? ?Jusque là, me direz vous, tout va bien... Le problème c'est que la tombe n'est pas située au centre du jardin comme le voudrait la tradition mais au fond de celui ci. On sait depuis peu que le père de Shah Jahan possédait dans sa bibliothèque, un texte Sufi décrivant le plan de l'assemblée du jugement dernier. Celui-ci correspond exactement aux plans du Taj Mahal. Le Taj serait alors une symbolisation du trône de Dieu. Notre empereur ne serait il alors qu'un mégalo bouffit de vanité?? ?Même chose pour sa mort. La version la plus répandue dit que l'empereur serait resté inconsolable après la mort de sa belle. Il fut emprisonné par un de ses fils dans le fort d'Agra d'ou il contempla le Taj jusqu'a sa mort en 1666. Une autre version indique qu'il serait mort d'une over dose d'opium et d'aphrodisiaque. Moins poétique tout d'un coup... ?Alors, doit on croire en l'amour ou n'est ce qu'un miroir aux alouettes? Pour ma part, fidèle à mon cynisme légendaire, je retire une conclusion de tout ça. Il n'est pas d'amour parfait. Les années érodent la pierre, les sentiments se révèlent parfois moins nobles, se fatiguent avec le temps. ?Mais revenons à nos moutons. Je ne tenterais pas de décrire le Taj. Nombreux sont ceux qui se sont essayés à cet exercice et je ne me mesurerais pas à eux. Par contre, face à tant de beauté, je réalise à quel point les hommes sont capables de rejoindre Dieu et faire des miracles quand ils veulent bien s'en donner la peine. ?Le soleil commence à se lever. Les touristes pressent le pas pour voir le Taj s'illuminer et se refléter dans son miroir minéral. Il n'y a pas que les touristes d'ailleurs. Une nuée de moustiques me fait rapidement une auréole. ?Personne ne parle, on n'entend que les cris des singes, quelques oiseaux et le bruit étouffé de la ville qui se réveille. ?Derrière le Taj, en toile de fond, il n'y a rien que le ciel comme une porte vers l'éternité. Un pur moment de beauté. ?L’Inde est un pays où cohabitent la grâce la plus divine et la misère la plus infernale.
7 Mars AGRA Mon hôtel est décidément plein de surprises. L'électricité est coupée dans la journée, ce qui, en soi, n'est pas un réel problème, sauf si on cumule, le fait que mes toilettes ne sont équipés d'aucune autre source de lumière et que la corde sur laquelle je viens d'étendre mon linge passe au dessus des toilettes. Je me retrouve donc sur le trône, ma lampe frontale sur la tête, mes chaussettes me dégoulinant dans le cou! J'avais prévu de passer une après midi au calme, recluse à l'hôtel, me refusant de faire du shopping dans cette ville attrappe touriste, mais mes voisins américains ont su me convaincre. Je ne regrette pas. Ils avaient dégotés pour le dîner, une terrasse qui surplombait la ville. Vue imprenable sur le Taj, des guirlandes qui clignotent, le tout sur un air de Bob Marley. Tables sur une surface à peine plus grande que ma chambre d'hôtel. De là, je voyais la ville labyrinthe sous un autre oeil. Loin des rabatteurs, je pouvais voir la vraie Agra. Sur une terrasse, des gamines qui jouent, un peu plus loin une ribambelle de singes qui se chamaille. Le muezzin du coin commence à rappeler ses fidèles à l'ordre. Je respire. Le retour fut nettement moins calme. Il faisait nuit noire quand nous sommes montés à bord de l'auto rickshaw. J'avais quelques réticences, quelque chose clochait mais impossible de savoir quoi. Après quelques minutes de route, j'ai réalisé que le véhicule n'avait tout simplement pas de phare. Nous roulions à l'aveugle. On a bien tente de tenir ma lampe de poche à bout de bras mais les tressautements incessants dus au mauvais état de la chaussée nous faisaient passer, aux yeux des autres chauffeurs, pour un véhicule en proie à quelques démons. De plus, cerise sur le gâteau, vu que les rickshaw n'ont de toute façon pas de clignotant (décidément, à part une banquette et des roues c'est plutôt minimaliste) son fils de sept ans assis à ses cotés, était chargé de tendre la main si d'aventure il lui prenait l'idée saugrenue de tourner. Nous étions d'ailleurs tellement rassurés qu'à chaque virage nous agitions nous aussi les bras comme les naufragés de la méduse.... Nous sommes tout de même arrivés à l'hôtel sains et saufs (ce n'était pas notre heure de mourir)
8 Mars FATEHPUR SIKRI Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les plafonniers diffusent une lumière jaunâtre. On se croirait dans un aquarium mal entretenu. J'ai passé la journée à Fatehpur Sikri et pourtant ce fut trop court. Bâtie par l'empereur Akbar en 1572 (donc quelques centaines d'années avant notre copain Shah Jahan le mégalo en amoure) pour y installer se cour, elle fut abandonnée quinze ans plus tard suite à une baisse du niveau de la nappe phréatique. A vingt six ans, Akbar avait tout ce qu'un monarque pouvait désirer: le pouvoir absolu, un harem (cinq cent femmes, quelle santé!).... mais pas d'héritier. Il vint sur la colline de Sikri consulter un hermite renommé. La bénédiction du saint homme lui apporta trois fils l'année suivante (rentable). Plein de gratitude Akbar décida d'élever sa nouvelle capitale à Sikri. Le temple de marbre blanc dans lequel repose le corps de l'hermite sert de " Darty local". On fait un voeu en achetant des offrandes. Pas plus de trois (ça lui fait déjà pas mal de boulot à notre copain l'hermite, vu le nombre de visiteurs! Pas de répit même pour les défunts) On accroche un bout de ficelle rouge à l'un des magnifiques panneaux ajourés (fait d'un seul bloc de marbre. Imaginez, deux mètres sur deux) et là, c'est garantit sur facture... votre voeu se réalisera (en vingt quatre heures chrono?). J'avoue avoir craqué. J'ai mis mon bout de ficelle. En règle générale je ne crois pas à ce genre d'histoire mais ici, je me laisse porter, je pense que j'aime croire un peu à la magie de l'Inde.?Akbar semble avoir été un homme plein de sagesse tout en gardant un côté enfantin. En plus de son harem, il avait trois femmes: une indoue, une musulmane et une chrétienne. Pour chacune il fit bâtir un pavillon. Chaque pavillon est orné de peintures, de détails architecturaux s'inspirant de leur culture.?Dans la grande cour, un trône très simple, au milieu d'un jeu inscrit sur le sol. Il s'agit d'une sorte d'échiquier géant dont les pions étaient des esclaves et des femmes nues que le souverain déplaçait à son gré (ça va en faire revers plus d'un). Un peu plus loin, sur une plate-forme entourée de bassins, une scène sur laquelle les plus célèbres musiciens venaient faire concert. A certaines grandes occasions, Akbar faisait remplir ce bassin de pièces d'or et d'argent qui étaient ensuite distribuées aux pauvres. J'ai même visité les restes d'un hôpital. Plutôt sommaire mais les entrelacs qui ornent les piliers m'ont fait rêver. Vers la fin de ma visite, je me suis assise pour dessiner un peu. Il est tard, les touristes ont déjà regagnés leur bus climatisé. Le palais respire enfin. Le soleil fait flamboyer les murs de grés rouge. J'ai paye mon guide et pourtant il reste assis à coté de moi. Lui qui n'a cessé de m'abreuver de détails historiques, architecturaux, est devenu soudain muet. Je suis fascinée par cet endroit. Le moindre piller, la moindre poutre est richement décorée. Les linteaux ondulent gracieusement comme des trompes d'éléphant. Art Jain, mongol, indou, persan, turc, boubhique, chinois, il a su prendre le meilleur de chacun. Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les enfants de ma voisine se sont endormis sur ses genoux. Dehors, les grenouilles se sont réveillées et sifflent cachées par les herbes hautes. Ca sent la terre humide. L'air est frais. Après une heure de route à travers la campagne, on arrive aux portes d'Agra. Les échoppes, les maisons sont éclairées par des bougies faisant apparaître la route en pointillés. Leur lumière chaude et vacillante transforme le moindre étal en caverne d'Ali Baba. Les guirlandes de sachets de bonbons brillent comme des bijoux. Les plats d'alu deviennent de riches plateaux d'argent. La nuit a effacé la misère, laissant place au rêve.
10 Mars vers KHAJURAHO Désolée pour le retard (vous commencez à prendre de mauvaises habitudes !!!) mais la connection locale est des plus aléatoires...
Les trajets en Inde sont toujours une rude épreuve. Je me disais qu'avec mon entraînement étant jeune, ça ne devrait pas trop poser de problème (à cinq dans une Renault 14 pour passer des vacances dans le sud de la France). Ben je me fourrais le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate.?Au Burundi, je regardais d'un oeil amusé les minibus ou la capacité de l'homme à se comprimer était utilisée à son maximum. Une fois dedans ça ne m'amuse plus du tout. J'avais de la chance (!!), j'étais collée contre la fenêtre, les genoux encastrés dans le fauteuil de devant. Par contre, au bout de la banquette, ma voisine avait l'entre jambes des passagers debout dans l'allée qui s'imposaient a elle à chaque secousse (Y'en a qui ont fait le voyage debout… si, si).?Juste avant d'atterrir dans cette boite à sardine sur roulettes, j'ai du prendre la train d'Agra à Jhansi. Trente cinq minutes de retard, la routine. J'étais assise à coté d'un ponte de l'assurance vie indienne, qui ne s'est pas fait prier pour dégainer son lap top dernier cris et me montrer les centaines de photos de ses collaborateurs, sa famille, le mariage de l'oncle Alphonse... Je m'extasie, pousse des "ah" des "oh" aux moments appropriés. Là ou ça s'est complique, c'est quand il a embrayé sur le mariage en France, les relations avant mariage et là je le voyais venir avec ses grosses babouches! Je tente bien de défendre notre moralité mais sans grande conviction. Pas évident. On doit passer pour de sérieux débauchés à leurs yeux! Les ados sortent à tour de bras les uns avec les autres, on vit ensemble hors mariage, on divorce au moindre petit problème. Je suis très mal placée pour défendre la vertu, par contre je pense qu'on se passerait bien de tout ce petit manège si seulement on trouvait le bon.?Eh ! Oh! pendant que vous êtes tranquillement en train de lire ces lignes, au fond de votre canapé douillet, je vous signale que je suis toujours dans le car! On a quitte Jhansi à treize heures trente. Dans le guide du routard ils disaient cinq à six heures de route. Je ne sais plus comment me mettre. Remarquez, je n'ai pas beaucoup le choix. On s'arrête, pause pipi. Ouf! je déplie enfin mes jambes. Pas la moindre toilette recommandable aux yeux des services d'hygiène. Ma vessie attendra. Le bus est pris d'assaut par des gamins qui vendent des légumes dans des assiettes en feuille de bananier. Pour la dernière partie du calvaire, le chauffeur m'achèvera en mettant sa cassette préférée de musique locale. Je vous vois rigoler d'ici. Oui! J’adore toujours la musique indienne, mais perclue de rhumatismes, dans un bus glauque, la vessie comme un ballon de football, j'avoue que mes sens étaient quelque peu altérés. Et puis vu la qualité de la chaîne et le niveau sonore, j'aurais plus penché pour un cochon qu'on égorge que pour une douce mélopée a l'eau de rose. Je n'ai pas vu la tête de l'hôtel dans lequel j’atterrissais. Une douche, une soupe et extinction des feux. O joie!
?11 Mars KHAJURAHO Je me réveille sur un air de musique transcendantale. Dans quel Eden ai-je atterris ? Un petit bassin ou une statue de Buddha fait trempette au milieu des nénuphars, des fleurs fraîches sur chaque table du resto... j'ai complètement oublie la journée d'hier. L'hôtel est tenu par un swami à la longue barbe. Possibilité de cours de yoga le matin pour les lève tôt (donc pas moi). Je retrouve mes voisines de bus. Deux minettes belges. On sympathise autour d'un tchai et nous voila parties à la découverte des alentours. On est rapidement entourées par une horde de gamins. Un peu paumées, on les suit. Du haut de leurs quinze ans ils se révéleront des guides fort intéressants. La ville est surtout connue pour les sculptures érotiques qui ornent certains de ses temples. Les touristes se jettent dessus avec l'avidité de l'ado boutonneux sur le porno du samedi soir. En fait, elles ne représentent que cinq pour cent de l'ensemble de la surface sculptée. Le reste décrivant des scènes de vie pleines de grâce (une jeune femme ôtant une épine de son pied, une autre se maquillant). En fait, on a plus été marquées par une petite école ou un des gamins a absolument tenu à nous emmener. C'est son école. Il semble tellement fier. En fait, il y a deux pièces de plein pied qui donnent sur une courette. L'une sert de bureau, l'autre de salle de classe. Les murs sont en torchis. Le professeur nous fait signe d'entrer. Ils doivent être une dizaine de gamins, dépenaillés, assis par terre, une ardoise sur les genoux. Ils se lèvent tous à notre entrée pour nous saluer. Je suis un peu gène de troubler ainsi la classe. Le village est divisé en quatre "arrondissements" en rapport avec les différentes castes. Chacun ayant ses propres temples, ses propres centres de soins. Par contre, cette école ne fait aucune différence. Six instituteurs ont décide de la monter en dépit de tout. La plupart des élevés n'ont pas de quoi se payer les cahiers ou même l'uniforme. On a été touches par cette initiative. C'est pas tout, mais je suis en Inde depuis plus d'une semaine et je n'ai pas achète le moindre vêtement.... pas normal ça... mes hormones féminines en auraient elles pris un coup dans l'aile? Prince saura remédier à tout ça. Prince tient un magasin de vêtements, de tissus, de saris en tout genres (your sexy mother f...). C'est un commerçant mais surtout, je le sens passionné par ce qu'il vend. Voyant mon intérêt, il me sort ses plus beaux brocards. Il en dessine lui même les motifs, s'inspirant de certaines fleurs, de motifs vu sur les temples. Tout est filé, brodé à la main. Je tombe sous le charme. Au bout de dix minutes, son comptoir est recouvert de tissus multicolores. Si je m'écoutais, je ferais des folies. Dans ce pays les vêtements féminins sont tellement gracieux! Par contre ma peau couleur lavabo me déprime. J'ai l'air maladive. Finalement, je me laisse tenter par un punjabi en coton (tunique longue fendue + pantalon + châle) simple mais aux broderies travaillées. Mais pour mon prince aux yeux de velours, même le vêtement le plus simple doit être parfait. Son tailleur prendra mes mesures et fera les retouches pendant que nous conversons de choses et d'autres autour d'un thé comme deux vieux amis. Et les aventures continuent! En ce moment, à Khajuraho, se déroule le festival de Shivaratri. Il réunit tous les adeptes de Shiva pour fêter sa naissance. A cette occasion, une grande foire est organisée. Nous nous y rendons à la nuit tombée. On y trouve des étals de bijoux, des saris, des ustensiles de vaisselle et puis il y a ... la fête foraine avec ses deux grandes roues! On a fait un tour avec un de nos petits guides, il était ravi. En rentrant à l'hôtel, on s'est arrête pour regarder un vieux film indien projeté sur la place. Il y avait la une trentaine de personnes assises par terre. Du plus jeune au plus vieux, tous vibraient devant les roucoulements d'un héros grassouillet sortit tout droit d'une gravure pieuse. On touche le fond quand notre demi Dieu s'entiche d'une belle paysanne (fondu enchaîne pendant dix minutes sur les deux visages illumines d'amour) On hulule de plaisir.!!
14 mars KHAJURAHO Ce matin, j'ai vécu un véritable film indien, avec la musique et tout... Nous voici, Prince et moi, filant sur la route, chevauchant son fidèle tonnerre mécanique (pour le coup, c'est pas Jolly Jumper, ce sera Honda). Plan large. Prince chante (ça fera la musique de fond). La route est déserte, il fait encore nuit. Il est six heures du matin. Lui, mal rasé, porte un col roulé, un jean. Renforcer le côté "on the road again". Elle: treillis, cheveux au vent (prévoir de toute urgence une coiffeuse à l'arrivée pour récupérer tout ça!) Mais qui m'a foutu des cheveux aussi paillasson!! On fait du remplissage pendant les dix huit kilomètres de route avec des flash back en tout genre: Elle entre pour la première fois dans son magasin. Il lui fait essayer un punjabi. Rires autour d'un verre de Tchai. Petit signer de la main quand elle passe devant son magasin en allant au temple (pas mal l'idée de radinner un petit coup de religion). ??STOP la musique ! Retour à nos deux amis sur leur moto. Arrivée sur les falaises qui surplombent les chutes d'eau de Khajuraho. Plan fixe d'eux sur la moto genre poster d'ado pré pubère. Note pour plus tard: penser à dégotter un hélico pour un plan tournant plongeant. Sensation de liberté. "je suis le maître du monde" et tout le tintouin. Passage obligé par un petit chemin escarpé où elle se tordra la cheville (un peu mais pas trop, faut encore qu'elle puisse se trémousser la grognasse). Il lui tend la main pour l'aider (gros plan de cinq minutes). Le soleil se lève. Timing parfait. On caille ici. Penser à voir avec le syndicat d'initiative si on ne peut pas monter le thermostat de quelques degrés. Des acteurs nus sous les pull-overs, c' est pas du tout vendeur! De retour à Khajuraho, chacun reprendra sa place. Lui derrière son comptoir, elle dans son hôtel de luxe. C'était leur dernière journée ensemble. Renforcer le côté dramatique, la fracture culturelle par un retour, pour elle, aux vêtements européens alors qu’elle portait des punjabis avant. Dernier acte: Musique déchirante, violons à fonds les ballons. Sur le marchepied du bus qui l'emmène à Varanasi. Il arrive au dernier moment. Mèche rebelle mais pas trop, on dose le gel poupée, on dose le gel... Il lui tend un paquet qu'elle ouvrira pendant le trajet. TADAAAM: super sari rouge et or. Merci la fée clochette. LARME obligatoire. Genre le truc discret que tu ne peux pas louper tellement c'est gros. Plan final. De retour en France, pour le mariage de son amie, la belle héroïne porte le fameux sari. Retour de la musique utilisée sur la route au début, genre elle se souvient, enfin bref tu vois le truc Coco. Bon, le making-off est nettement moins beau: Je n'ai pas arrête de renifler et de larmoyer pendant tout le trajet sauf quand un moucheron a eu la bonne idée de venir se coincer dans mon oeil!.?Le paysage était magnifique, lunaire mais vu la saison, la chute d'eau tenait plus du Mannkenpiss que des chutes du Niagara. Pas grave, J'ai vu la ville se réveiller. Un peu de calme avant la foire.?Le dernier acte n'est que pure fiction mais comment arrêter le génie créateur une fois lancé? Je m'y voyais déjà, je vous jure que j'entendais même la musique de fonds.... Je n'ai peut être pas joué dans une super production Bollywoodienne mais en tout cas j'ai réellement rencontre un ami à KHAJURAHO. Ce midi, il m'a (pour de vrai, je vous dit!) invité à venir manger dans sa famille qui habite une grande maison un peu plus loin. Les quatre frères habitent ensembles avec leurs femmes et tous les marmots. Première fois que je mangeais vraiment à l'indienne, j'avais intérêt à assurer. Du coin de l'oeil je guettais Prince et reproduisais ses gestes. Il faut manger de la main droite, pas facile au début mais c'est marrant, et puis il y a le joker (y'a toujours une cuillère qui traîne). On s'est assis sur une natte devant la TV. Les femmes nous ont préparées un thali du tonnerre et les enfants faisaient le service veillant à ce que je ne manque pas de chapatti (galette de pain). Le thali c'est un peu comme un plateau TV. Sur une assiette compartimentée on met du Dhal (lentilles en sauce), des légumes, de la chutney, du choux macéré aigre doux, un bol avec du raisin, un autre avec de la papaye et du riz. Le contenu peut varier mais c'est souvent un mixe entre le chaud et le froid, le salé et le sucré, l'acide et le doux. On pioche sans ordre. J'adore. Toute la famille fut adorable. Je regrette de devoir repartir demain et de ne pouvoir les connaître plus. J'aurais bien voulu parler avec les filles. Insatisfaite. C'est déjà un premier pas.
15 Mars KHAJURAHO J'ai passé presque tout mon séjour à Khjuraho avec Prince et j'ai dépense tout mon budget prévu pour cette ville dans son magasin. C'est de bonne guerre. Je l'ai chargé, lui et ses couturiers de me confectionner une tenue indienne spéciale. Alors je passe régulièrement voir l'avancée des travaux. Après, je me mets dans un coin du magasin pour observer les femmes qui viennent choisir leur sari, la pièce de coton qui ira avec pour le débardeur (il a des centaines de tissus de nuances différentes, on se croirait "au bonheur des dames"), le châle. On prend le temps, on cherche au détail près. Et puis, entre deux clientes, Prince me raconte sa vie. Il est Jain. C'est une religion minoritaire en Inde. Non violents, ils refusent les armes et ne mangent aucun animal. Ils sont très respectés par les indiens. L'origine du Jainisme remonte au VI éme siècle av JC. Les Jains doivent respecter cinq règles majeures: Ne pas voler (mouaich, mouaich, je doute encore de la justesse des prix qu'il m'a proposé), se détacher des bien matériels, rester chaste, ne tuer aucun être vivant et ne pas manger la nuit (au cas ou une bestiole se serait noyée dans la soupe). Ceux qui respectent ces principes à la lettre se baladent avec un foulard sur le visage comme les cow-boy pour ne pas avaler d'insecte en respirant. De même, les moines ne prennent jamais le bus (le pare brise est un véritable cimetière a moucheron). Mon Prince est loin de tout ça mais il tente de conserver une âme pure pour atteindre petit à petit la délivrance via la réincarnation. Il faut aussi savoir que leur éloignement de tout ce qui est matériel n'est pas du tout contradictoire avec un possible enrichissement (ouf! on avait eu peur). Comme il leur est interdit de tromper leur prochain, cela en fait des personnes dignes de confiance, très présents dans le domaine des affaires, du commerce ou de la joaillerie. Un jour, les parents de Prince, lui trouveront une jolie petite Jain, ils se marieront et auront pleins d'enfants. Ca fait longtemps que je m'interroge sur ce concept du mariage arrangé, à première vue choquant pour une européenne comme moi, qui a brûlé son sous-tif depuis longtemps. Pourtant, la vie aidant, je me demande si ce n'est pas plus réaliste. Je refuse l'idée d'imposer quelqu'un, par contre si on voit le mariage comme une sorte d'association et non comme une union ultra romantique de deux coeurs.. et tout le blabla, on se détache alors des sentiments encombrants et éphémères. En gros, il faut qu'elle trouve un type pas trop moche (on ne va pas non plus ramener du boulot humanitaire à la maison!!), qui gagne sa vie, qui semble sérieux... et l'affaire est dans le sac. Pas d'amour donc pas de dépendance, pas de douleur. On prend soin l'un de l'autre mais le bonheur de l'une dépendra pas des "preuves d'amour" de l'autre. Ils sont partenaires. Bon, le hic, c'est que vu à travers les yeux de Prince, la femme vaut quatre vingt cinq pour cent de l'homme et là je tique. C'est cinquante, cinquante ou rien. Je ne suis pas Jain mais les affaires sont les affaires. Et puis, vu que les filles indiennes sont nourries de films à l'eau de rose, depuis leur plus tendre enfance, comment se fait-il qu'elles ne nous rejoignent pas dans cette quête absurde du prince charmant?? Contradictoire. En fait, je pense qu'un mariage arrangé a autant de chance de réussir qu'un mariage basé sur les sentiments.
16 Mars VARANASI J'écris à la lumière d'une chandelle. L'électricité vient d'être coupée, mon ventilateur s'est mis en grève, j'ai juste eu le temps de faire chauffer l'eau de mon thé. Il fait noir dans la ville. Il n'y a que les ghâts (les marches qui donnent sur le fleuve) qui brillent. C'est l'heure de la prière, l'heure de faire Puja. Des centaines de petites bougies brillent comme autant de prières entre les bras de la Mère Gange. Bienvenue donc dans le plus grand bénitier du monde. Je suis arrivée ce matin par le train de nuit. Mon hôtel a presque les pieds dans l'eau.?Vue imprenable sur le Gange. Un petit dej me remettra vite sur pieds. Me voici face à un des plus beaux vestiges de la colonisation britannique; j'ai nomme le porridge. Si on y ajoute des bananes, on a de quoi faire un mastic qui bétonnera tous les systèmes digestifs, même les plus expressifs. La cérémonie de Puja a lieu vers dix neuf heures. C'est une sorte de prière universelle pendant laquelle a lieu l'offrande de la lumière au fleuve. En bordure du ghât, trois petites avancées sur pilotis. Les fidèles s'asseyent sur les marches en bordure du Gange. Sur le coté, les musiciens. Les cloches rythment la prière de façon entêtante. Pendant toute la cérémonie, des femmes proposent des petites coupelles fleuries. On allume la bougie en son centre et on la laisse dériver au fil de l'eau. Les fleurs sont fraîches, leur parfum se mélange à celui de l'encens et participe à l'enivrement collectif.?Ca commence avec les chants. D'une voix grave, les Brahmanes psalmodient en frappant dans leurs mains. Puis, trois d'entre eux s'avancent sur les jetées. Ils sont jeunes, vêtus d'un Tshirt d'un blanc immaculé et d'un pantalon bouffant brode d'or. Leur peau brille à la lumière des bougies. D'une main, ils agitent une cloche et de l'autre ils tiennent des bâtons d'encens avec lesquels ils ponctuent des demi cercles de fumé qui se dissolvent dans l'air à peine formés. Avec une parfaite synchronisation, ils vont bénir les quatre points cardinaux. Leur poignet est souple, gracieux. Ils feront de même avec des éventails, des torches. La chorégraphie est simple et pleine de recueillement. Sur une petite table, face à eux, sont disposés les accessoires pour la cérémonie. Des pétales de fleur fushia et orange jonchent le sol autour de leur tapis de prière. Les voici soufflant dans un gros coquillage. Ils se tiennent parfaitement droits, le visage tourné vers le ciel. Plus personne ne bouge, les cloches se sont tues, on n'entend plus que le son grave de ces cornes de brume qui résonne dans la nuit. Les barques se sont amassées autour du ghât. Leurs coques s'entrechoquent et craquent. Tiens, un groupe qui débarque.... mais ce sont mes franchouillards quadra que j'avais croise dans l'avion!! Y'a vraiment qu'eux pour avoir le culot de se balader aussi nonchalamment en plein milieu d'une cérémonie religieuse. Fidèles à eux même. Que diraient-ils si un car de touriste japonais se déversait en pleine messe dominicale pour prendre des photos??
17 Mars Je viens de passer sous le rouleau compresseur local. Traduction: je viens de découvrir les joies du massage Ayurvédique. Certains disent que c'est énergisant. Je veux bien le croire. A force de me faire pétrir, pincer et tordre dans tous les sens, je suis ressortie aussi rouge qu'un homard. Toutes mes articulations y sont passées. Il a même fait craquer le bout de mon petit orteil!. Sur le ventre, j'avais l'impression qu'un chat de cinquante kilos me malaxait le dos de ses grosses pattes (vous savez, ils font ça avant de se coucher en boule). Sur le ventre, il a été surpris par mon piercing au nombril. Moi, je dis que face à tous les yogis locaux, je suis une petite joueuse. Chochotte va!. Les jambes en l'air. Mieux que des bas à varice. Il fait remonter tout le sang jusqu'aux orteils, en exerçant des pressions de la cuisse jusqu'au pied. J'avais la jambe exsangue et le pied comme une tomate trop mure. Le massage des paupières fut surprenant. Et vas y que je te pincouille la aussi (bof, bof).?Comme dirait Ma Grand Meren, ce fut.... intéressant. Je ne sais pas si mon énergie vitale en fut renforcée mais en tout cas, j'arrive maintenant à me gratter l'oreille avec le pied! En poussant ma ballade du soir, je suis arrivée au ghât de crémation. Ce matin, j'étais censée être au paradis (..), j'approche maintenant les portes de la mort. Face au temple de Shiva, on trouve une plate forme pour chaque caste. Les brahmanes sont les plus proches de temple. Plus on descend dans les castes, plus on s'éloigne du temple. Lors d'un décès, le corps est sortit de la maison, sur le dos (il ne doit pas rester dans une pièce close). Puis il sera embaumé. Par les hommes si le défunt est un homme, par les femmes si c'est une femme. On l'enveloppe les jeunes et les adultes d'un tissu blanc, le orange pour les vieillards, le fuschia pour les femmes mariées. Le ghât est interdit aux femmes, trop expressives, elles pourraient troubler l'ascension de l'esprit du défunt vers le Nirvana. Ce sont donc les hommes qui portent le corps sur un brancard de bambous. Ils entrent avec dans le fleuve pour lui faire prendre son dernier bain. Puis le fils ainé va se faire raser la tête (sur le sol, près de la jetée, il reste encore des mèches). Vêtu d'un pagne blanc, c'est lui qui mettra le feu au bûcher. Depuis quelques temps, l'Inde connaît une pénurie de bois, ça coûte très cher. Les familles les plus riches ajoutent des rondins de santal, les autres se contenteront de sachets de copeaux. ?Le corps mettra près de trois heures à brûler. Chez les hommes, c'est le torse qui met le plus de temps (symbole de leur force) et les hanches pour la femme (siège de leur fertilité). Personne ne pleure pendant la cérémonie. Il faut être heureux, le défunt arrive à l'étape finale (mourir a Varanasi, c'est l'assurance d'un aller simple pour le paradis). C'est là que brûle jour et nuit le feu sacré laissé par shiva. Entretenu par des prêtres, il est le seul à pouvoir mettre le feu aux bûchers. Après quelques temps, le fils aîné toucher la tête du défunt à travers les flammes avec un bambou, la faisant éclater. Il versera alors du beurre dessus. Une fois le corps réduit en cendres, elles seront dispersées dans le Gange. Un peu plus loin, les orpailleurs passent inlassablement l'eau au tamis à la recherche de bijoux, de dents en or, voir même de prothèse totale de hanche... Le soir sera l'occasion d'une fête en famille. Les larmes seront pour plus tard quand chacun se retrouve seul chez soi. C'est étonnant de voir ces bûchers. Des centaines de corps sont brûlés chaque jour. Jour et nuit, ils arrivent de l'Inde entière pour passer cette dernière étape. Il y a même un hospice ou les personnes en fin de vie viennent attendre la mort. La mort est vécue au grand jour, à ciel ouvert. Elle fait partie de la vie. J'entend des cloches, quelques mètres plus loin, on célèbre Puja. La vie continue. Les indous ne regardent pas en arrière.
18 Mars Le Gange est un fleuve pur, c'est un fait, par contre il est tellement sale qu’aucun microbe qui se respecte ne saurait vivre dans une eau pareille. C'est pas de moi c'est Mark Twain qui l'a dit. On y fait sa toilette le matin, on y lave son linge, on y jette des cadavres mal incinères et les usines du coin y déversent leurs produits chimiques. Si on résiste à un bain dans un tel bouillon de culture, alors on doit être effectivement béni des Dieux. Une ballade sur les Ghâts n'est pas de tout repos ou pleine de spiritualité comme on pourrait le penser. Ca relève plus du parcours du combattant. On commence par un slalom géant entre les étrons qui jonchent le sol. Singes, buffles, vaches, chiens, humains, chacun y va de son petit paquet. Ce serait ridicule de devoir être rapatriée pour cause de " Triple looping incontrôlé sur bouse de vache sacrée" . Petit assouplissement du cou et des poignets avec une série de hochements de la tête et de rotations de la main pour décourager les rabatteurs en tout genre. Le tout en marchant, le scanner anti-étron en alerte et avec le sourire s'il vous plait. Superbe. Pause buvette sur le coin d'une marche. Il y a toujours des gamins qui arpentent le Ghât avec une bouilloire remplie de tchai. Ils me le versent dans un petit godet en terre cuite. Je me brûle les lèvres mais ça fait du bien. Puis viens l'épreuve d'escalade car comme le niveau du Gange est au plus bas, je dois gravir une trentaine de marches de hauteur inégales avant d’atteindre mon hôtel (sans compter celles pour passer d'un Ghât à l'autre ou celles pour monter à ma chambre nichée au quatrième étage). Dur, dur d'être un touriste à Varanasi. Nous sommes en terre Sainte, un petit catéchisme local s'impose. Le premier qui déserte le cours, je lui fais une tête au carré!. Selon les écritures locales, plus de trois cent trente millions de divinités formeraient le panthéon indou. On va donc essayer de faire simple sinon on n'est pas rendu. G.... Generator.... Brahmâ?O.... Organiser.... Vishnou?D.... Destroyer.... Shiva Brahmâ est le créateur de l'univers. Une fois qu'on a dit ça on comprend qu'il soit un peu loin des préoccupations des pauvres humains. Vishnou a pour rôle de protéger l'univers. Shiva est le destructeur sans qui aucune création ne serait possible. Marié à Parvati, il eut un fils qui naquit en son absence. Ganesh. Celui-ci grandit sans connaître son père (pas d'appareil photo à l'époque). A son retour, Shiva demanda à voir sa femme mais son fils lui fit obstacle, refusant à cet intrus le droit d'entrer. Furieux, Shiva le décapita, pour découvrir qu'il avait levé la main sur son propre fils. Il décida alors de remplacer sa tête par celle de la première créature vivante qu'il croiserait et ce fut... un éléphant. Jovial, dodu, Ganesh est le dieu de la chance et le patron des scribes. Je l'aime bien. Il a l'air un peu moins sérieux et moins intimidant que les autres. Varanasi est dédie à Shiva. Les adorateurs de Shiva se reconnaissent aux trois traits blancs horizontaux traces sur le front. Les sectateurs de Vishnou portent un "U" jaune entre les sourcils avec une ligne rouge au centre. Voila, voila, méditez maintenant pauvres mortels.
20 Mars Je sens que je suis en train de m'accomplir totalement. Pas à pas, expérience après expérience, je m'approche chaque jour un peu plus de la perfection. Ce soir je crois que je frise le Nirvana...... JE VAIS VOIR UN FILM INDIEN DANS UN CINEMA INDIEN!!!! (Raaaaaa lovely). J'y vais avec Lucky. Un gamin des rues que j'ai rencontre à mon arrive, un petit caïd. Dans le rickshaw, du haut de ses vingt ans, il fusillait du regard quiconque me dévisageait un peu trop. Le cul entre deux chaises, il joue les mauvais garçons devant ses copains et les touristes mais, en véritable gentleman, il ne manquera pas de me raccompagner jusqu'au bout de ma rue une fois le soir tombé. Ses phrases sont ponctuées de "m'dam", impossible de lui faire prononcer mon prénom. Les seuls mot de français qu'il connaisse sont "lâche moi les baskets". Le cinéma est à l'autre bout de la ville, un véritable monument de béton. La salle est gigantesque, bétonnée elle aussi. On a pris des billets premiers classe pour être au balcon. Il y a même des ventilateurs au plafond pour rafraîchir un peu l'air (souvenez vous qu'un film dure en moyenne quatre heures). On se prend un coca, on se cale dans les vieux fauteuils et c'est partit! Le film fut un régal de musiques, de paillettes, de larmes et de rebondissements. Au début, on a l'impression que la pellicule a été recolorée (un peu comme dans les films de J. Tati) mais on oublie vite. Pas de sous titre mais mon voisin me traduisait les passages clef. Il faut dire que l'intrigue est souvent prévisible (un mélange de tous les soaps connus sur le petit écran avec une grosse touche de morale indienne). On ajoute du piment avec des coupures de courant aux moments cruciaux. Et pour couronner le tout, encore mieux que le cinéma 3D, nous avons ici le cinéma inter-actif. Dans la salle, certains chantent, d'autres s'esclaffent. Quelques rangs plus bas, un bébé pleure (pas question de louper le film du samedi soir a cause du dernier né, on radine toute la marmaille). Je peux mourir en paix, j'ai vu mon film et je suis à Varanasi. Que demande le peuple??
22 Mars VARANASI ( ben si...) Grosse trouille ce matin. La ville, tout comme l'Inde d'ailleurs, est peuple de singes. Il doit y avoir une famille qui loge pas loin de ma chambre. Jusque là, je gère. Chacun fait sa vie. Là ou ça pose un problème c'est quand, alors que je tente de me réveiller sur mon balcon, je me retrouve nez a nez avec un gros mâle grimaçant et sifflant. J'ai vite battu en retraite, lui claquant la porte au nez. Il n'avait pas l'air commode du tout et ses dents étaient bien affûtées (quoique j'ai cru entrevoir un reste de salade coince entre ses canines). Je n'ai aucune envie de me faire refaire le visage par ce type de chirurgien plastique. Ils sont tellement habitués aux humains qu'ils ne sont même pas effrayés quand on les chasse du bras. Bien au contraire, ils contre attaquent et c'est moi qui doit fuir. Ou va le monde, ma brave dame. J'en viens même à regretter mes bons gros pigeons parisiens Comme faune locale, c'est tout de même plus rassurant. Heureusement que j'ai des grillages à mes fenêtres. Lors de leur ascension de la façade, ils ne manquent pas de pousser ma fenêtre entre ouverte pour voir si il n'y a rien à chiper. Changements de plans donc. J'ai décide de rester à Varanasi pour fêter Holi (la fête des couleurs) il parait que c'est particulièrement animé dans cette ville. J'avais mon sac sur le dos, mon billet de train en poche mais j'ai changé d'idée au dernier moment. Grisant. Pas d'obligation de suivre le plan de route, il faut saisir les occasions quand elles se présentent. La ville vaut le coup qu'on s'y attarde. Il y a des indiens qui payeraient cher pour être à ma place. Et puis, je n'ai pas trop envie de retrouver le bruit de Delhi. Je partirais d'ici à la fin mois pour aller vers le Rajastan. Je verrais Richikech et Amritsar une autre fois.
23 Mars Impossible pour les indiens de prononcer mon prénom, me voici donc rebaptisée Imli (c'est le mot en hindi pour designer le tamarin). Ca fait près d'une semaine que je suis immergée dans la vie indienne. J'ai quitte le monde des touristes pour partager la vie d'une famille, celle de Lucky. Il n'y a que lui qui parle anglais mais on arrive à se comprendre un peu. Chaque jour, il m'invite à déjeuner chez lui et sa maman me prépare un bon thali. Après avoir passé un rideau de linge qui sèche, je me retrouve dans une petite pièce aux murs noirs de suie. La lumière vient d'une petite lucarne. On me fait prendre place sur une des nattes au sol. Les seuls meubles sont des étagères couvertes d'ustensiles divers et un petit hôtel avec des images pieuses et des statues. Seules touches de couleur au tableau. C'est petit, sombre et pourtant, tout doucement, j'ai senti la chaleur du foyer. Pas besoin de décoration hi tech. Lucky taquine son petit cousin, ses soeurs me regardent manger, rigolant de mes débuts laborieux. Pas facile de manger du yaourt avec les doigts. Puis, après s'être bien lavé les mains, la plus jeune me coiffe, me passe de l'huile sur les cheveux et me les remonte en chignon. Avec mon punjabi, mon bindi (point sur le front) et mes bracelets, elles disent que je ressemble à une véritable indienne. Si seulement ça pouvait être vrai. Je suis frustrée de ne pas pouvoir parler plus avec elles. Foutue barrière de la langue! Parfois, j'ai l'impression que notre culture a trop aplanit les relations. Ici, on touche les pieds de quelqu'un pour marquer son profond respect. C'est un geste très important. Et nous, que nous reste- t- il pour signifier la hiérarchie? Peut être avons nous oublié certaines valeurs...
24 Mars Quelle image ont-ils de la femme blanche? J'ai souvent l'impression qu'ils nous voient comme des filles faciles. C'est certain, on ne colle pas beaucoup avec le cliché de la femme soumise, un tantinet neuneu et homo-dépendante de la version indienne. Mais quand je vois une affiche de film "hot" avec que des blanches comme actrices, je ne peux pas non plus l'accepter. Difficile pour eux de nous comprendre. Pourtant on est loin du temps ou le summum du sensuel était représente par une pauvre pucelle se dandinant sous la mousson avec le sari qui lui colle aux mollets. Tout ce que je vois dans les films indiens relève plutôt du nombril à l'air, du décolleté plongeant et de l'image suggestive... Par contre, bobonne, à la maison, c'est sari ou punjabi obligatoire. Intéressant. Quelle hypocrisie.
27 Mars VARANASI ( toujours...) Aujourd'hui c'est la fête de Holi (personne n'a été foutu de me dire la signification, je vous ferais donc grâce de mes explications dignes d'un guide touristique). Quelques jours avant la date fatidique, on a vu apparaître des marchands de poudre de couleur, de pistolets à eau, de chapeaux de carnaval. Petites montagnes de pigments rouges ou verts. Les yeux des gamins brillent déjà. On fait ses réserves, choisissant avec soin la couleur de ses munitions. Le jour J arrive enfin! Ca commence très tôt. A sept heurs les hostilités sont déclarées. Les particuliers font hurler leur chaîne hi-fi et les premières bombes à eau sont lancées. Bataille rangée d'un toit à l'autre. Impossible de circuler dans les rues sans être bombardé. Les vaches et les singes ne sont pas oubliés (la vache Milka n'a qu'a bien se tenir). On sort l'alcool, les cigarettes, aujourd'hui tout est permis. Les forces de police ferment les yeux. Pendant six heures ce ne seront que des cris, des rires, des courses poursuite. Même les couloirs de mon hôtel sont le siège d'une lutte Touristes/ Indiens. Des rivières de couleur dégringolent dans les escaliers. Les hommes poussent des cris guerriers, les enfants hurlent de joie. On se barbouille le visage, les vêtements prennent les couleurs d'arlequin. Les murs sont mouchetés. Toute la ville est repeinte de fushia, d'ocre et de bleu. C'est féerique, on se croirait dans un tableau de Kandinsky. Je croise un gamin hilare, son visage est pourpre et ses yeux brillent comme des billes, on dirait un diablotin. Un gros bonhomme moustachu passe en vélo. Il a un petit chapeau doré comiquement posé sur le haut de son crâne. Son marcel est repeint aux couleurs de l'arc en ciel et sa moustache s'est transformée en un buisson d'un vert éclatant. Vers quatorze heures tout se calme. On écope, on nettoie à grandes eaux, on essuie. Tout Varanasi va se laver dans le Gange qui prend alors des reflets irréels. Un peu comme une immense tache d'huile. L'après midi se passe en famille ou avec des amis. On sort ses plus beaux vêtements. La maman de Lucky nous a fait un thali spécial avec du poulet (ne croyez pas qu'en Inde, on soit végétarien par goût du bio).
31 Mars stand by Juste un petit message pour dire que je suis toujours en vie, toujours à Varanasi et ....... peut être en Indonésie. A suivre.
3 Avril vers JAIPUR (enfin...) Je décolle enfin de Varanasi. A croire que la ville m'avait ensorcelée. La quitter semble relever de l'exploit. A force de suivre Lucky dans le labyrinthe du Chowk (vieux quartier qui borde le Ghat principal), on a fini par devenir inséparables. Il travaille chez un détaillent en soieries. On y passait des heures entières, affalés sur les tapis, à boire du thé avec ses amis. Tous les commerces se pressentent de la même façon. On enlève les chaussures à l'entrée avant de passer sur un matelas qui recouvre tout le sol de la pièce. Là, assis en tailleur, un thé à la main, on peut commencer les affaires. J'étais même devenue l'interlocutrice spécial touriste français. A chaque client, c'était un festival de couleurs. Le sol était vite recouvert de dizaines de châles, de couvres lits brodes d'or, de brocards. On me "remerciait" en m'offrant une étole ou une pashmina de temps en temps. Le midi, on allait manger chez Lucky, bref, la routine a commence à s'installer. On a écume tous les cinémas de la ville, sillonné toutes les ruelles en moto. A la fin, Luckyse se prenait presque pour mon mari, refusant que je parle aux étrangers, que je sorte seule, veillant à ce que je ne dévoile pas trop de ma personne. Il s'est presque battu avec un policier qui me regardait d'un peu trop près. Je veux bien jouer le jeu cinq minutes, mais à la fin ça devient insupportable Il était grand temps de partir. Le temps de troquer mon punjabi contre le treillis, je saute dans le premier train qui passe direction le Rajasthan!.... Je crois que les dieux de Varanasi ont du bien rigoler! Dix huit heures de train!!! Coincée sur une couchette à peine plus large que mon derrière, le nez colle au plafond avec, en guise d'air conditionné, des ventilateurs brassant l'air chaud et la poussière ambiante. Mon coté aventurier en a pris un coup. A la sortie du train je ressemblais plus à un mix entre un épouvantail et une sorcière.
8 Avril JAIPUR Jaipur est une ville très structurée. Grandes artères, rues bien perpendiculaires. Il semble y avoir un véritable projet d'urbanisme. C'est la première fois que je croise des feux de signalisation! Ca fait tout drôle après les rues sinueuses de Varanasi. C'est même un peu trop. Trop bruyant, trop carré, trop urbain. En fait il semble y avoir tous les défauts de la ville sans les avantages. Heureusement, mon hôtel est un paradis de calme et de verdure. C'est un ancien petit palais. Le soir, je me prélasse dans un des transats sous un bougainvillier. L'air sent bon le jasmin et l'herbe fraîche. Il y a même un paon qui se dandine dans l'allée. L'hôtel est un ensemble de petites courres intérieures, de patios, d'escaliers secrets, cachés par une façade recouverte de buissons fleuris. Je n'ai pas beaucoup vu la ville. Juste ce qu'il faut. Ça fait du bien de se couper un instant de la réalité indienne. Une petite parenthèse dans la parenthèse, le matin j'oublie presque que je suis en transit. J'ai l'impression de me réveiller dans ma maison de campagne...
9 AVRIL PUSHKAR Arrgghhh! Je suis maudite! Ce matin, j'ai levé le camp de Jaipur. Adieu veaux, vaches, cochons, le fugitif repart vers de nouvelles aventures. Jusque là, la routine. Ca se complique quand, arrivée à mon nouvel hôtel, je réalise que pour des raisons obscures, ma bouche est bloquée. Impossible d'avoir un écart de plus d'un centimètre entre les deux mâchoires sous peine de voir mon dentier me dégringoler sur les genoux! Vais je devoir me mettre au régime calibré avant l'age fatidique? Je clôture mon stade oral de façon plutôt rédhibitoire. Je suis trop jeune pour boire mes biscottes noyées dans mon Nesquick avec le beurre qui surnage! Et puis, ou vais-je trouver un presse purée dans ce bled pourris? Je n'en suis pas encore au trismus mais quel est l'imbécile qui a trifouille ma poupée vaudou en lui plantant des aiguilles dans la bouche? Qu'il se montre, je n'en ferais qu'une bouchée... enfin, presque. Je ne vais quand même pas aller voir le rebouteux du coin. Même ma copine infirmière Caro, qui fait du rapatriement sanitaire, m'a laisse tomber comme une vieille chaussette. Pas assez grave pour envisager un retour au bercail aux frais de la princesse! Dix neuf heures, Hourra! Je suis décoince (vous en doutiez?) Apres avoir brûle maint et maint bâtons d'encens (doit bien y avoir un dieu spécial problèmes dentaires dans le coin), massé, farfouillé, mastiqué au risque de me faire prendre pour une nouvelle race de ruminant, ma mâchoire à enfin recouvré la raison. Ouf! pas besoin de mettre un gant en latex et passer par "l'autre voie". Comprenne qui pourra (merci mon ostéopathe). Et vive la grenouille à grande gueule ! (ceux qui ne connaissent pas encore l'histoire n'ont qu'a se manifester, je me ferais un plaisir de leur raconter.) L'Inde, pays aux mille dieux et aux mille prières. Jour et nuit, elles montent vers le ciel telles les volutes de fumée d'une gitane maïs. Et c'est justement le problème. Il est trois heures du mat et le vieux d'en face a décide de tenter sa chance, des fois qu'un dieu serait encore à l'écoute. Le voila qui tambourine avec conviction sur sa plus belle casserole en guise de banjo et braille à s'en faire péter les plombages. On dirait un mélange de sirène de pompiers et de fado chanté par un asthmatique. N'y a t il personne qui veuille abréger ses souffrances? Le seul effet kiss-cool observé c'est une accélération bruyante du transit de mon voisin de chambre et une reprise en choeurs par tous les canidés du coin. Puis, une fois qu'il a bien massacré son ustensile de cuisine, il retourne se coucher (Seb c'est bien?).?ET MOI ALORS? A cause de lui j'ai les yeux en position plein phare, impossible de retrouver le fil mon rêve qui semblait pourtant des plus philosophiques. Demain, c'est décidé, je vais danser la macaréna sous ses fenêtres à deux heures du mat!!
11 Avril PUSHKAR C'est la tanshumance! Je descends de mon village bleu à flanc de colline pour me perdre dans le quartier musulman d'Ajmer, la grande ville dans la plaine. J'ai passé toute la matinée dans la mosquée, il faut dire que les alentours sont un mixe entre la foire et la coure des miracles qui ne donne pas envie de prolonger le stationnement. Un type coincé en position grand écart fait le crabe dans la rue, un autre se déplace en se roulant par terre, il y a même un chien qui avance en équilibre sur ses pattes avant, les pattes arrière difformes. Mieux vaut battre en retraite. Avant d'entrer dans le lieu saint, je confie mes chaussures au portier et je me couvre la tête. Dans l’enceinte, une milice est chargée de faire respecter les bonnes manières. Portant une étole genre miss monde et un bâton de guignol, ils traquent tout écart de conduite. Ce serait de mauvais goût de se prendre une prune pour outrage à divinité. Je me pose dans un coin de la coure dallée de marbre et je regarde. C'est un lieu de prière, mais aussi un lieu de vie. Un petit bonhomme s'approche de moi en gazouillant. Il a les yeux soulignés au crayon noir et une ficelle autour de son proéminent bidon. Une fillette me demande de poser avec elle pour une photo (il est important de savoir que tout bon indien se doit de tirer une tronche de six pieds de long lors de cet exercice... pas le moindre petit rictus). C'est une procession incessante de visiteurs. Les hommes portent des djellabas blanches magnifiquement brodées. Ce soir, à Pushkar, c'est mégateuf!. C'est le nouvel an indien, on sort les dieux des temples et de la naphtaline pour leur faire faire un petit tour de la ville. Chaque soir c'est la permission de minuit pour un dieu différent, et ça va durer dix jours!. Les familles ont dessinées des fleurs, des motifs géométriques avec de la poudre de couleur devant leur perron pour accueillir la procession. La rue est parée d'un tapis aux couleurs flamboyantes. Les femmes accrochent des fleurs dans leurs cheveux.?Les chars sont précèdes par une fanfare dominée par le son du Bontempy sur lequel s'acharne un des musiciens. Puis vient... un énorme moteur monte sur roulettes qui servira à alimenter les lustres portés par des dizaines de gamins des rues pour faire une haie d'honneur. Enfin, le char, entouré de brahmanes distribuant des copeaux de noix de coco et autres sucreries. On en reçoit une poignée, on partage avec son voisin. Tous les sens sont à la fête. La foule se presse pour recevoir la bénédiction, toucher le char. Les sâdhus en tous genres sont aussi de la partie. A la base, le sâdhu est un mendiant religieux. Ils sont reconnaissables à leur allure souvent excentrique. Vêtus d'orange, le corps couvert de cendres, le cou chargé d'amulettes et le crâne recouvert d'une forêt vierge qui ferait rêver nos amis rasta symbole de leur puissance. Le sâdhu devient siddha, soit hermite soit ascète après de dures pénitences et diverses formes de mortifications. Certains ont décidé de passer leur vie sur un pied, d'autres se coupent un bras, tout ça pour atteindre la délivrance du cycle infernal des renaissances.?Ca c'est la version locale, mais on a aussi le Western sâdhu, race particulièrement endémique si on considère qu'elle possède la faculté de troquer ses fripes contre un costume trois pièces une fois revenu sur leur pays d'origine. Leur but est encore obscur mais il semble que pour y parvenir, ils doivent porter les vêtements les plus miteux, traîner la savate et afficher une pilosité amazonienne...
18 Avril JAISALMER Mon voyage aura été marqué par de nombreuses rencontres. Chaque ville que je traverse m'apporte une nouvelle histoire. Il faut être patient, laisser les choses venir. L' Inde ne s'apprivoise pas en deux jours. Apres un certain temps, une fois que vous faites bien partie du décor, le miracle s'opère. Je crois qu'ici, j'ai atteint la perfection. Jaisalmer est une ville fortifiée au milieu du dessert du Tahr. Son épaisse muraille ocre renferme un trésor. C'est ici que se trouvent les plus beaux have lis de toute l'Inde. Ce sont des palais construits au XVIII ème siècle par de riches marchands. Certains sont officiellement visitables mais je me rends vite compte que presque toutes les façades de la ville sont richement ouvragées. On dirait de la dentelle, mais en plus beau, avec une variété incroyable de motifs. Je ne m'en lasse pas. Mon hôtel est à l'intérieur du fort. Le soir, assise sur la terrasse, je me prends pour une maharani attendant son Lawrence d'Arabie (ouaich, un peu anachronique, mais Peter O'Toole avait de si beaux yeux bleus...). Les habitations couvrent encore quelques kilomètres autour des remparts et puis...c'est le désert. Pas les dunes de sable comme dans le désert des tartares, mais une plaine aride ou ne poussent que des buissons hirsutes et des éoliennes à perte de vue. Et puis, il y a eu la rencontre avec ces deux soeurs. Deux gitanes qui alpaguent le touriste à la sortie du fort pour leur vendre quelques breloques. Comme elles sont parées de leurs plus beaux atours, je joue le jeu du "bakchich contre photo". Jusque là, relations professionnelles. Le lendemain, je les retrouve pour leur offrir quelques T shirts que je dois jeter par dessus bord de mon sac à dos sous peine de surpoids fatal pour la suite du périple. Elles semblent ravies. Ce soir, elles m'ont invitées à boire un thé chez elles et écouter de la musique. Je les suis en dehors de la ville et me voici assise dans la courette d'une maison en torchis, un gamin dans les bras. Les hommes jouent du violon pendant que les deux soeurs dansent et chantent. Pour l'occasion, elles m'ont décorées de leurs bijoux traditionnels. On pose pour la photo. Une fillette aux cheveux ébouriffés danse devant moi. Sa robe est mocharde mais ses yeux brillent comme ceux d'un chat et ses hanches ondulent gracieusement. Petit moment de pur bonheur. C'est simple et beau comme un Kinder-Surprise.
26 Avril BOMBAY Dernière étape du voyage:Bombay. Retour à la civilisation mais ce n'est pas pour autant la fin des aventure, bien au contraire. Coup de chance, un de mes amis indien que j'ai connu au Burundi est lui aussi de passage dans le coin. Il insiste pour que je loge dans un des studios qui appartiennent à sa famille. Jusque là, plutôt idyllique comme tableau surtout vu le prix d'une chambre d'hôtel ici et vu l'état de mes finances... Mais c'est sous estimer l'esprit farceur qui plane constamment au dessus de mon crâne gracile! En fait, l’appart est parfait, mais c'est comme acheter une robe chez un grand couturier et se rendre compte qu'on ne peut même pas monter les escaliers avec. Beau mais pas pratique. Canapés dans le plus pur style post néo gréco romain, sol en marbre, la classe. Mais quand il s'agit de passer aux choses concrètes genre: qu'est ce qu'on mange ce soir? C’est une autre paire de bretelles. Les placards de la cuisine sont remplis ...... de cahiers, de cirages, de bouteilles de fly-tox. Ah, quelques bouteilles d'alcool, (on avance petit à petit vers le rayon alimentaire) et une cinquantaine de bouillons Knorr. Ce soir, donc, on révise Maïté version Koh-Lanta. Faute de casserole, j'ai du faire bouillir mes nouilles dans une poêle tellement petite qu'on pourrait la qualifier de HLM pour omelette! Me voici en train d'égorger une boite de concentré de tomate (la seule dont la date d'expiration n'avoisine pas le néolithique). Le plan de travail porte encore les traces de notre lute acharnée. Papa, tu aurais été fier de moi! Deuxième épreuve: Bombay est la seule ville d'Inde ou il est presque mal vu pour une jeune (si, si, j suis encore jeune) femme de porter le punjabi. Pas de chance, je n'ai plus que ça dans ma garde robe. A cela il faut ajouter le fait que Vinod (mon ami indien) ne fréquente que des gens super branchouillés et j'avoue qu'après deux mois de voyage je ne me sens pas trop dans ce trip. Panique à bord, donc, comment ressembler à quelque chose de correct quand on n'a plus que des tongs, un sac à patate en guise de robe et .....Pas le moindre sac à main coordonné! Je fonce dans le premier magasin du coin et fait péter ma carte bleue. J'en ressors habillée dans le plus pur style minette rose bonbon, un régal. Il fallait au moins ça pour tenir la route face à la jeunesse dorée locale. En trois jours, avec Vinod et sa bande, on a écumé tous les bars fashion de la ville. Ca fait tout drôle, mais j'avoue que ça m'a fait du bien de retrouver tout ça! J'ai presque fait une over-dose de crevettes et autres produits de mer (ras le bol du poulet et du régime végétarien). Ce soir, Vinod retourne au Burundi, moi je reste encore quelques jours. Je vais tenter de survivre dans cet univers.
La suite au prochain épisode.
ANTRI, ANTRIAN: Mot indonesien definissant l'acte de se mettre en file indiennedevant un guichet, porte ou tout acces etroit suivant le principe du premier arrive premier servi.
Dans la pratique concept absolument incomprehensible pour la majorite des Indonesiens.
Specimen, constantes, habituellement rencontres dans la situation precitee. Je ne m, attarderai pas sur les ferry le sujet ayant deja ete expose ici mieux que je ne saurais le faire, non plus sur les minibus qui deservent les zones rurales tout bon voyageur en ce pays ayant son lot d'histoires plus hilarantes les unes que les autres a ce sujet ( roue qui se detache en route, volant qui reste entre les mains du conducteur a l'entree d'un virage, siege qui se desoude, mamie ensevelie sous les sacs de riz, tout les voyageurs qui font la hola de l'avant vers l'arriere a chaque nid de poule etc etc dst...)mon propos etant juste de decripter certains comportements de voyageurs une fois l'effet de masse entre en jeu.
Tout commence au guichet... LE DRIBBLEUR originelement issu des grands espaces ouverts, en cas de queue dans un espace a largeur limitee (si la largeur n, est pas un probleme il passe directement en premiere ligne) il cherche opiniatrement a doubler meme si c'est impossible, un coup a gauche un coup a droite avec la constance d'un attaquant des lakers. Sa petite taille l'empeche de faire carriere dans le basket et c'est bien triste, en tant que defenseur prevoir ses mouvements est une tache difficile mais oh combien divertissante. Si il reussit a vous passer vous pouvez en profiter pour analyser son style a l'oeuvre devant sa victime suivante afin de parfaire votre defense. alim:pocari sweat et mizone probablement. LE REMORA generalement male, petit et de conception ectomorphique il ne peut compter ni sur son agilite ni sur sa vitesse pour se frayer un passage et se choisi un champion auquel il reste colle par derriere coute que coute afin d'acceder a son but. alim:baso, kaki tiga ce qui nous amene a une espece proche mais differente par ses motivations: LE BAJINGAN (Espece gravement menacee par la generalisation des ruang khusus wanita et donc a proteger) de Bajing:ecureuil (et dans ecureuil il y a...) Joli terme indo pour definir celui que la pression sociale, doublee d'un faible pouvoir d'achat empeche d'exprimer pleinement sa libido galopante. Meme mode operationnel que le remora sauf que le champion est une championne. Le bajingan apprecie tout particulierement les ecosystemes denses des grandes villes et plus particulierement les bus kota qui roulent portes ouvertes, indispensable en cas de necessite de fuite rapide pour eviter le linchage instantane. Ne surtout pas sous estimer le risque de lynchage en indonesie (hakiman umum) a titre d'exemple la semaine derniere a sumatra utara des policiers se sont presentes dans une maison pour arreter un suspect, la femme du dit suspect a hurle AU VOLEUR par la fenetre aussitot une foule s'est formee, bilan un flic mort tabasse avant meme d'avoir eu le temps de rectifier l'affirmation et un suspect en fuite grace a madame, c'est beau l'amour... Une sous espece de bajingan "bajingan oreus" qui se distingue du precedent par un pouvoir d'achat plus eleve qui lui permet de pratiquer une promiscuite plus consensuelle(en un seul mot) sinon desiree. alim:obat kuat, pasak bumi etc... LE MILLE PATTES 'processionari juvenilii' Groupe d'adolescentes souvent en uniforme qui se deplace en colonne a la queue leu leu en se tenant mutuellement par les hanches. Si elle vous double ca peut etre impressionant mais pas bien grave le segment de tete se chargeant de prendre les tickets de l'entite au complet. Espece defensive et farouche mais qui peut se transformer en predatrice redoutable une fois lachee dans un centre commercial en groupe de 2 ou 3 (abg nakalensis), proie favorite du bajingan quand elle se retrouve isolee. Le pire scenario pour uns section de mille pattes separee du groupe: avoir un dribbleur a son flanc en meme temps qu'un ecureuil derriere elle alim:milo et nutri sari. LE JORDAN Vous avez dejoue tous les pieges pour acceder au guichet, c'etait sans compter sur ce sportif aux reflexes de bretteur, surgissant de nulle part il pose sa main, pourvue d'un billet, dans l'ouverture du panneau vitre alors que vous etes deja en train de passer votre commande DUNK!!! vous etes fait. et oui ici plus que n'importe ou la nature a horreur du vide. espece unisexe mais plutot masculine quand meme.
Arrive sur le quai de la gare voici qu'entre votre train ekonomi et vous faites connaissance avec , en plus des especes deja citees. LE SPIDERMAN laba laba acrobatii proche du jordan et du dribbleur il se colle aux parois du train a proximite des portes une fois celui ci suffisament ralenti et tente de se faufiler par le cote pendant que les passagers descendent, indifferent au risque de chute et de pietinement qui s'ensuivrait, une fois qu'il a reussi une percee il est immediatement suivi par aspiration par une theorie de dribbleurs, deux especes pionnieres immediatement suivies par d'autres especes opportunistes comme le mille pattes ou le remora. Notons que ces categories ne sont pas exclusives les unes des autres le dribbleur peut aisement muter en jordan voir en spiderman si l'environnement s'y prete, le jordan qui vous a grille tout a l'heure au guichet peut faire un redoutable spiderman une fois le train en gare. Pour etre honnete il faut preciser que l'infame butor pret a pietiner veuve et orphelin si necessaire pendant la competition deviendra, si il est assis a vos cotes durant le trajet, un compagnon affable dont la conversation, si elle n'est pas forcement passionante, sera agreable et souvent rigolote. LE"THINK OUTSIDE THE BOX" a l'arrivee du train en gare il se rue entre les deux paires de rails, les portes retant ouvertes des deux cotes il est sur d'etre le premier a rentrer, ce qui vaut bien le risque de se faire dechiqueter entre deux trains.Loin d'etre un egoiste il assure une fonction fondamentale:son entree a contre sens du flux des voyageurs sortant occasionne un ralentissement indispensable a l'homme araignee et ses suiveurs assurant un chasse croise harmonieux par la porte de 80 cm de large, comme on peut constater tout marche en symbiose. LE TOURISTE "bule albinensis' Il se fait prendre dans tous les pieges cites, son education lui interdit de bousculer les vieilles dames et il finit irremediablement dernier a monter dans le train, son gros sac a dos l'empeche de se faufiler efficacement mais peut se transformer en arme redoutable dans le sens de la descente si il se decide a utiliser a son profit la loi de la force d'inertie. Il serait avise de verifier qu'il n'est pas rete un remora colle a son sac apres etre sorti du train, inutile de s'encombrer d'un poids supplementaire. Une fois assis il fera connaissance avec une espece attendrissante: LE PETIT POUCET Pour lui un espace aseptise est un envirronement terriblement hostile. Pour se rassurer il a toujours quelques victuailles conditionnees dans du plastique qu'il disperse scientifiquement sur le sol autour de lui ainsi que par la fenetre aisi si le bus ou le train a un probleme il pourra toujours retrouver son chemin par ses propres moyens. alim:bonbons, biscuits tout ce qui est suremballe en fait, si il est a cours de munitions les nombreux vendeurs ambulants sont la pour lui sauver la mise. NGAMEN :attention espece parasite ne remplissant aucune fonction si ce n'est de rajouter encore un peu plus de bordel si ca ne suffisait pas Action de massacrer au yukulele des airs populaires devant une audience qui n'a rien demande en echange de billets, cigarettes... sevit principalement dans les bus et les etals de bouffe de rue, sa cible privilegiee est l'occidental, touriste ou expat peut importe de toute maniere il est incapable de faire la difference, dont tout le monde sait qu'il a"banyak uang" cad multimillionaire. Ne le haissez pas une place en enfer lui est reservee de toute facon. j'arrete la pour le moment. IL reste un peu a dire sur les vols en avion aussi mais la je suis pris d'une envie soudaine de manger un burung dara dans le fumet des gaz d'echappement au son du yukulele. ku tak bisah, ku tak bisah jauuuuuuu jauuuuuuu jauuuuuuuu dari muuuu croiiing croinnng croiiing
Specimen, constantes, habituellement rencontres dans la situation precitee. Je ne m, attarderai pas sur les ferry le sujet ayant deja ete expose ici mieux que je ne saurais le faire, non plus sur les minibus qui deservent les zones rurales tout bon voyageur en ce pays ayant son lot d'histoires plus hilarantes les unes que les autres a ce sujet ( roue qui se detache en route, volant qui reste entre les mains du conducteur a l'entree d'un virage, siege qui se desoude, mamie ensevelie sous les sacs de riz, tout les voyageurs qui font la hola de l'avant vers l'arriere a chaque nid de poule etc etc dst...)mon propos etant juste de decripter certains comportements de voyageurs une fois l'effet de masse entre en jeu.
Tout commence au guichet... LE DRIBBLEUR originelement issu des grands espaces ouverts, en cas de queue dans un espace a largeur limitee (si la largeur n, est pas un probleme il passe directement en premiere ligne) il cherche opiniatrement a doubler meme si c'est impossible, un coup a gauche un coup a droite avec la constance d'un attaquant des lakers. Sa petite taille l'empeche de faire carriere dans le basket et c'est bien triste, en tant que defenseur prevoir ses mouvements est une tache difficile mais oh combien divertissante. Si il reussit a vous passer vous pouvez en profiter pour analyser son style a l'oeuvre devant sa victime suivante afin de parfaire votre defense. alim:pocari sweat et mizone probablement. LE REMORA generalement male, petit et de conception ectomorphique il ne peut compter ni sur son agilite ni sur sa vitesse pour se frayer un passage et se choisi un champion auquel il reste colle par derriere coute que coute afin d'acceder a son but. alim:baso, kaki tiga ce qui nous amene a une espece proche mais differente par ses motivations: LE BAJINGAN (Espece gravement menacee par la generalisation des ruang khusus wanita et donc a proteger) de Bajing:ecureuil (et dans ecureuil il y a...) Joli terme indo pour definir celui que la pression sociale, doublee d'un faible pouvoir d'achat empeche d'exprimer pleinement sa libido galopante. Meme mode operationnel que le remora sauf que le champion est une championne. Le bajingan apprecie tout particulierement les ecosystemes denses des grandes villes et plus particulierement les bus kota qui roulent portes ouvertes, indispensable en cas de necessite de fuite rapide pour eviter le linchage instantane. Ne surtout pas sous estimer le risque de lynchage en indonesie (hakiman umum) a titre d'exemple la semaine derniere a sumatra utara des policiers se sont presentes dans une maison pour arreter un suspect, la femme du dit suspect a hurle AU VOLEUR par la fenetre aussitot une foule s'est formee, bilan un flic mort tabasse avant meme d'avoir eu le temps de rectifier l'affirmation et un suspect en fuite grace a madame, c'est beau l'amour... Une sous espece de bajingan "bajingan oreus" qui se distingue du precedent par un pouvoir d'achat plus eleve qui lui permet de pratiquer une promiscuite plus consensuelle(en un seul mot) sinon desiree. alim:obat kuat, pasak bumi etc... LE MILLE PATTES 'processionari juvenilii' Groupe d'adolescentes souvent en uniforme qui se deplace en colonne a la queue leu leu en se tenant mutuellement par les hanches. Si elle vous double ca peut etre impressionant mais pas bien grave le segment de tete se chargeant de prendre les tickets de l'entite au complet. Espece defensive et farouche mais qui peut se transformer en predatrice redoutable une fois lachee dans un centre commercial en groupe de 2 ou 3 (abg nakalensis), proie favorite du bajingan quand elle se retrouve isolee. Le pire scenario pour uns section de mille pattes separee du groupe: avoir un dribbleur a son flanc en meme temps qu'un ecureuil derriere elle alim:milo et nutri sari. LE JORDAN Vous avez dejoue tous les pieges pour acceder au guichet, c'etait sans compter sur ce sportif aux reflexes de bretteur, surgissant de nulle part il pose sa main, pourvue d'un billet, dans l'ouverture du panneau vitre alors que vous etes deja en train de passer votre commande DUNK!!! vous etes fait. et oui ici plus que n'importe ou la nature a horreur du vide. espece unisexe mais plutot masculine quand meme.
Arrive sur le quai de la gare voici qu'entre votre train ekonomi et vous faites connaissance avec , en plus des especes deja citees. LE SPIDERMAN laba laba acrobatii proche du jordan et du dribbleur il se colle aux parois du train a proximite des portes une fois celui ci suffisament ralenti et tente de se faufiler par le cote pendant que les passagers descendent, indifferent au risque de chute et de pietinement qui s'ensuivrait, une fois qu'il a reussi une percee il est immediatement suivi par aspiration par une theorie de dribbleurs, deux especes pionnieres immediatement suivies par d'autres especes opportunistes comme le mille pattes ou le remora. Notons que ces categories ne sont pas exclusives les unes des autres le dribbleur peut aisement muter en jordan voir en spiderman si l'environnement s'y prete, le jordan qui vous a grille tout a l'heure au guichet peut faire un redoutable spiderman une fois le train en gare. Pour etre honnete il faut preciser que l'infame butor pret a pietiner veuve et orphelin si necessaire pendant la competition deviendra, si il est assis a vos cotes durant le trajet, un compagnon affable dont la conversation, si elle n'est pas forcement passionante, sera agreable et souvent rigolote. LE"THINK OUTSIDE THE BOX" a l'arrivee du train en gare il se rue entre les deux paires de rails, les portes retant ouvertes des deux cotes il est sur d'etre le premier a rentrer, ce qui vaut bien le risque de se faire dechiqueter entre deux trains.Loin d'etre un egoiste il assure une fonction fondamentale:son entree a contre sens du flux des voyageurs sortant occasionne un ralentissement indispensable a l'homme araignee et ses suiveurs assurant un chasse croise harmonieux par la porte de 80 cm de large, comme on peut constater tout marche en symbiose. LE TOURISTE "bule albinensis' Il se fait prendre dans tous les pieges cites, son education lui interdit de bousculer les vieilles dames et il finit irremediablement dernier a monter dans le train, son gros sac a dos l'empeche de se faufiler efficacement mais peut se transformer en arme redoutable dans le sens de la descente si il se decide a utiliser a son profit la loi de la force d'inertie. Il serait avise de verifier qu'il n'est pas rete un remora colle a son sac apres etre sorti du train, inutile de s'encombrer d'un poids supplementaire. Une fois assis il fera connaissance avec une espece attendrissante: LE PETIT POUCET Pour lui un espace aseptise est un envirronement terriblement hostile. Pour se rassurer il a toujours quelques victuailles conditionnees dans du plastique qu'il disperse scientifiquement sur le sol autour de lui ainsi que par la fenetre aisi si le bus ou le train a un probleme il pourra toujours retrouver son chemin par ses propres moyens. alim:bonbons, biscuits tout ce qui est suremballe en fait, si il est a cours de munitions les nombreux vendeurs ambulants sont la pour lui sauver la mise. NGAMEN :attention espece parasite ne remplissant aucune fonction si ce n'est de rajouter encore un peu plus de bordel si ca ne suffisait pas Action de massacrer au yukulele des airs populaires devant une audience qui n'a rien demande en echange de billets, cigarettes... sevit principalement dans les bus et les etals de bouffe de rue, sa cible privilegiee est l'occidental, touriste ou expat peut importe de toute maniere il est incapable de faire la difference, dont tout le monde sait qu'il a"banyak uang" cad multimillionaire. Ne le haissez pas une place en enfer lui est reservee de toute facon. j'arrete la pour le moment. IL reste un peu a dire sur les vols en avion aussi mais la je suis pris d'une envie soudaine de manger un burung dara dans le fumet des gaz d'echappement au son du yukulele. ku tak bisah, ku tak bisah jauuuuuuu jauuuuuuu jauuuuuuuu dari muuuu croiiing croinnng croiiing
Pour François....
Afin de permettre aux 440,000 membres de Voyageforum de suivre le Mundial de soccer/football en Afrique du sud du 11 juin au 11 juillet.....
Je propose donc la fermeture du forum durant cette période.......??????😛😛😛
VAYA ESPAÑA....
Afin de permettre aux 440,000 membres de Voyageforum de suivre le Mundial de soccer/football en Afrique du sud du 11 juin au 11 juillet.....
Je propose donc la fermeture du forum durant cette période.......??????😛😛😛
VAYA ESPAÑA....
... Bon ! ......
Heureux qui, comme " hélice " 😛, a fait un beau voyage ... autour du monde, ou qui, comme moi ne tournerais qu' autour de mes souvenirs ..... du dernier tronçon.
Il est mieux de s' adresser au bon Dieu qu' a ses saints ( ... gapour, ici 😊 ). Soit ! La pluralité, alors, de mes juges céans, doit être instruit, dès cet instant, que je ne m' attacherai pas a récits détaillés des escales avec références historiques et prix intégrés, ... mais pencherai vers les sensations que portent encore, parfois avec le recul, les images et sensations personnelles de mes pensées, sur cette expérience.
Il est évident par ailleurs, ( et pas par hasard ) que mes impressions et découvertes; pour être polluées par mes habitudes et expériences, ne sont absolument pas objectives. Je ne suis pas le perdreau de l' année ( .... ou alors d' un millésime déjà oublié ), et je ne me contraindrai dans ce domaine .... qu' a retenue aux limites d' une façon de voir. ... " Nous partons un mardi, il a neigé sur le jardin le dimanche, nous arrivons a Singapour par - + de 30° , avec 8 heures de décalage horaire, et 13 h d' avion ! "
Le pied !!! .... La première excursion, dans la foulée, vous lève a 7 h ..... soit 23 h chez vous la veille.... l' heure de votre couché habituel. ..... nous le voulions : nous l' avons savouré !
Du coup , je me recouche un peu ......
Heureux qui, comme " hélice " 😛, a fait un beau voyage ... autour du monde, ou qui, comme moi ne tournerais qu' autour de mes souvenirs ..... du dernier tronçon.
Il est mieux de s' adresser au bon Dieu qu' a ses saints ( ... gapour, ici 😊 ). Soit ! La pluralité, alors, de mes juges céans, doit être instruit, dès cet instant, que je ne m' attacherai pas a récits détaillés des escales avec références historiques et prix intégrés, ... mais pencherai vers les sensations que portent encore, parfois avec le recul, les images et sensations personnelles de mes pensées, sur cette expérience.
Il est évident par ailleurs, ( et pas par hasard ) que mes impressions et découvertes; pour être polluées par mes habitudes et expériences, ne sont absolument pas objectives. Je ne suis pas le perdreau de l' année ( .... ou alors d' un millésime déjà oublié ), et je ne me contraindrai dans ce domaine .... qu' a retenue aux limites d' une façon de voir. ... " Nous partons un mardi, il a neigé sur le jardin le dimanche, nous arrivons a Singapour par - + de 30° , avec 8 heures de décalage horaire, et 13 h d' avion ! "
Le pied !!! .... La première excursion, dans la foulée, vous lève a 7 h ..... soit 23 h chez vous la veille.... l' heure de votre couché habituel. ..... nous le voulions : nous l' avons savouré !
Du coup , je me recouche un peu ......
Bonjour,
Nous arrivons à Irkoust début mars 2020 après 4 jours de Transibéria. Nous allons voyager à deux pendant 7 jours en itinérance, à pied, avant de rejoindre Irkoust. Je souhaiterai, pour les nuits, bivouaquer ou dormir dans des refuges/cabannes, Certains ont-ils déjà fait ce genre de voyage dans ce coin là et à cette période de l'année? Avez vous des idées d'itinéraire ou d'endroit où dormir? Je vous remercie d'avance pour vos réponses, et au plaisir de vous lire.
Cordialement
Arnaud
Nous arrivons à Irkoust début mars 2020 après 4 jours de Transibéria. Nous allons voyager à deux pendant 7 jours en itinérance, à pied, avant de rejoindre Irkoust. Je souhaiterai, pour les nuits, bivouaquer ou dormir dans des refuges/cabannes, Certains ont-ils déjà fait ce genre de voyage dans ce coin là et à cette période de l'année? Avez vous des idées d'itinéraire ou d'endroit où dormir? Je vous remercie d'avance pour vos réponses, et au plaisir de vous lire.
Cordialement
Arnaud










