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Voyager seule en Syrie
Bonjour ! je suis nouvellle sur le forum... Je m'apprête à faire un voyage de 10 jours en Syrie au mois d'avril 2007, avec sac à dos, vol sec pour Damas et itinéraire perso...Mais on me déconseille de partir seule...Y a t-il vraiment des risques?merci pour vos réponses!
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Retour d'un voyage en Syrie et en Jordanie (mars 2010)
😉 Bonjour à tous, Je suis de retour de mon voyage déjà depuis un mois environ, que le temps passe vite, et je suis déjà prête à repartir pour une autre destination ! Oh là ! Quel boulot !!!!

1er jour : INGWILLER/STRASBOURG/CDG/DAMAS

9 mars 2010

Valises bouclées ! Un petit somme et le réveil sonne .... enfin j'étais réveillée avant lui, il est 3 h du mat le 9 mars 2010. Sans faire trop de bruit nous nous préparons car nos "jeunes" dorment. 4 h : Le chauffeur des voyages Mugler (on ne change pas) est là qui nous attends au volant de son véhicule de transfert.

Et l'expédition commence à travers l'Alsace bossue direction l'aéroport de Strasbourg.

Ce brave alsacien n'a pas l'air d'aimer la grande route. Il nous "promène" dans la campagne et à cette heure matinale ce n'est pas le top ! Je lui en fais gentillement la remarque, il m'affirme que c'est plus court pour rattraper l'autoroute A4 ! Bon OK, je ne vais pas commencer à me prendre la tête avec un chauffeur qui lui vas se taper sa journée de boulot après avoir conduit deux berrichons, perdus en terre alsacienne, partant se ballader durant 10 jours. Soyons cool !

La circulation est très, très fluide. L'aéroport de Strasbourg est en vue.

A peine arrivée un homme vient à notre rencontre, c'est l'assistant du voyagiste ! Pour cette fois c'est une organisation des "Voyages Michel" de Chauffailles dans le 71 qui travaillent en collaboration avec l'agence Mugler. Il est 5 h 30, l'aérogare est presque vide à part les employés. Il nous donne tout notre dossier et nous accompagne au seul guichet d'enregistrement ouvert. Sans souci nos bagages sont pris en compte jusqu'à DAMAS. A CDG pas besoin de récupérer nos deux valises. Nous avons 1 h 30 d'attente pour prendre le vol AF7761 pour Paris/Roissy. L'aéroport commence à se réveiller et des départs pour Nantes, Lyon, Marseille, Clermont-Ferrand sont affichés. J'aime bien regarder toute cette agitation : les retardataires courrent pour prendre leur billet électronique, les portiques sonnent parfois, les annonces réveillent tout le monde.... Maintenant c'est notre tour ! Nous nous présentons au contrôle, tout passe .... Embarquement immédiat, atterissage prévu dans 1 heure environ au terminal 2 G. L'appareil est complet. le vol se fait sans problème. Nous sommes obligés de prendre une navette pour nous rendre au terminal 2E. Nous traversons un vaste chantier : Roissy s'agrandit ... Après un assez court trajet nous arrivons à l'endroit indiqué sur notre dossier.

Nous décidons de nous rendre à notre porte d'embarquement, il est environ 9 h. Nous allons devoir attendre nos compagnons de voyages qui arrivent de Lyon vers 11 h et ceux de Marseille pas avant midi. Celà ne nous dérange pas car nous sommes des "gens" patients.

PORTE 52 ! Nous l'avons trouvée ! Nous allons nous poser et récupérer un petit peu, nous ne sommes plus habitués à nous lever si tôt, mais pour la bonne cause on ne rechigne pas !!!! Un avion en partance pour Tel Aviv est en cours d'embarquement. Nous observons tout ce petit monde qui s'agite assez.

Je sors mon compagnon de voyage : mon appareil photos. Tout près de notre porte d'embarquement il y a celle d'un A380. Je n'ai jamais vu cet appareil de si prêt donc photos obligées ! Il est impressionnant !

Nous décidons d'aller manger un casse croûte car notre estomac commence à avoir une petite faim. Petit en cas sur le pouce dans une des boutiques de l'aéroport et nous voilà repartis à notre porte 52 car nos bourguignons vont surement bientôt arriver.

Effectivement voilà un groupe qui pointe le bout de son nez avec en tête une "petite bonne femme" qui par la suite s'avèrera être d'une grande efficacité : NADINE, notre accompagnatrice, depuis 24 ans aux Voyages Michel et on peut dire qu'elle a des "heures de vol", elle arrive du Brésil et de son carnaval, elle nous accompagne en Syrie Jordanie, puis repartira pour la Chine et hier, 27 avril elle est rentrée d'Afrique du Sud ....

Nous faisons connaissance et papotons en attendant les voyageurs venant du sud de la France. Ils arrivent enfin. Le décollage du vol AF 510 a lieu à 13 h 30. nous sommes un peu tous éparpillés dans l'avion. Le vol se passe sans problème avec un repas correct et oui avec en apéro Champagne et un digestif, nous en profitons car durant 10 jours il vas y avoir des petites restrictions....

Nous sommes en vue de Damas vers 19 h, notre commandant de bord souhaite un bon séjour en Syrie après nous avoir indiqué la température au sol : 25 ° . Nous avons voyagé avec d'autres groupes de français qui font à peu près le même circuit d'ailleurs nous les croiserons plusieurs fois durant notre voyage. Les contrôles sont rapides, la récupération de nos bagages s'est effectuée sans aucun incident.

Un bus, pas de première jeunesse, est là qui nous attends. certains commencent déjà à rouspéter car le car est "vieux" mais bien sur il s'agit d'un véhicule utilisé pour les transferts.

Il fait nuit, la route entre l'aéroport et notre hôtel est assez longue. nous voilà arrivés. L'hotel est situé en centre ville. Nous sommes accueillis par des porteurs en livrée marron. l'accueil est cordial. Pas besoin de s'occuper de nos valises ils vont nous les monter dans les chambres, juste l'autocollant sur les valises avec le N° de la chambre et le tour est joué ....

Le repas est prévu tout de suite, notre ventre à faim donc direction le buffet fort bien garni. Le repas terminé nous prenons possession de notre chambre qui donne dans une rue très calme. Nous allons passer deux nuits à cet hôtel donc pas de soucis de valise. Demain départ, à pied, vers 9 h pour le Musée National situé à deux pas. Attention ! Avance de nos montres + 1 H... Bye à demain.

Capucine 18
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Meilleure période niveau climat en Jordanie et Syrie?
bonjour à tous, je reviens d'égypte en janvier où j'ai été déçue par le temps. Mon prochain voyage jordanie et syrie, pouvez-vous me dire à quelle période mon voyage serait le mieux. J'ai des congés en octobre mais mon agence de voyage ne commence les circuits qu'n décembre, je pense qu'il ne doit pas faire un temps et des températures super. merci pour votre aide😉
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Voyage en Syrie-Jordanie
Bonjour, j'aimerais préparer un voyage à la routard, en jordanie et syrie, destination parmi les plus belles du monde (d'apres les dires).. mais je n'ai aucune infos.. je lis les forums et synthèse de guide, mais aimerais en savoir plus notamment les bases... Comment s'y rendre ? arrivé en syrie ou en jordanie ? puis repartir de syrie ou de jordanie ? Combien coute un billet A/R, quelle compagnie ? Y a t'il des guest house ? ptits hotels ? Combien coute une nuit par chambre ? Les visas sont ils chers ? Quelles sont les sites en Syrie à ne pas manquer ? Quelles sont les sites en jordanie à ne pas manquer ? et surtout... la sécurité, nous partirions en couple (1 fille et 1 garçons) y a t'il un problème ?

d'avance un grand merci pour vos infos !! et bonne route à tous !
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Billet de vol pas cher vers le Liban et trajet Beyrouth-Damas?
Bonjour à tous !

Je me prépare actuellement pour passer une année à Damas :)

Je cherche un billet d'avion qui ne soit pas trop cher mais surtout qui ne me fasse pas arriver à 3h du matin... Pour le moment je pense que le meilleur moyen serait de passer par Beyrouth en partant de Paris car il existe des vols moins chers et directs. Avez-vous des suggestions pour mon billet d'avion ?

D'autre part, si j'arrive à Beyrouth je vais en profiter pour visiter, ensuite je compte prendre un bus Beyrouth-Damas. Avez-vous des informations sur le tarif et la sécurité (je suis une jeune femme et je ne sais pas si je serai seule ou accompagnée).

Merci beaucoup ! 🙂
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Syrie: arrivée tardive à Damas, devises et budget?
Bon, bin voilà, nous partons bientôt en Syrie (juin, juillet). A la lecture des différents sujets, j'ai déjà trouvé pas mal d'infos. Cependant, je n'ai rien vu sur au moins trois points.

1) ARRIVEE TARDIVE A DAMAS (milieu de la nuit). Quelle est la solution la plus adaptée ? Rester à proximité de l'aéroport ou prendre un taxi et rejoindre un hôtel du centre. Al Haramaïn et le Sultan semblent appréciés. Toutefois, y a-t-il quelque chose de correct dans une gamme de prix inférieur ? Les réservations par mail n'ont pas l'air toujours très fiables. Quelle fourchette de prix pour cette course nocturne (aéroport > centre-ville) ? Est-il possible de payer la course en US$ ?

2) CHANGER DES DEVISES Quelles sont, à Damas et Alep les adresses qui, en général, offrent le meilleur taux de change ?

3) BUDGET Question subsidiaire pour préparer un budget. Je peux tabler raisonnablement sur quel budget quotidien moyen pour 5 personnes. Pour les hôtels, le luxe n'est pas le but de ce voyage même si un écart d'une ou deux nuits dans un palace d'Alep est envisageable !!! Quand je vois que le Sultan est à 23$ nuit/par personne, à 5 je m'interroge ! 😏

Pour la découverte, à proprement parlé, les questions viendront ultérieurement. Tout est en chantier et y'a fort à parier que ça reste en l'état jusqu'au départ ! 😏 Passage en Jordanie ou pas ? le grand tour par Qamishli ou pas ? C'est open… !!! Evidemment, toutes les suggestions, les bonnes idées, les bons plans sont les bienvenus.

Merci 😉
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Situation politique et budget au Liban et Syrie
Salut,

Je compte partir au Liban cet été pour une dizaine et rentrer par Damas qq jours. Avez-vous des infos sur la situation là-bas, les risques, ... ? Quels sont les prix pratiqués maintenant là-bas ? De combien a-t-on besoin pour être touriste là-bas par jour, sachant que nous ne recherchons pas forcément le confort mais juste un coin pour dormir et uen douche pas trop sale !!!!

Peut-on toujours passer la frontière entre le liban et la Syrie sans pb ?

Merci de votre aide.

Tom
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Bons plans d'hôtels pour la Syrie?
Bonjour,

Je pars fin septembre en Syrie et j'ai du mal à trouver des hôtels à des prix abordables 😕 (en dessous des 30€) Que tous ceux qui ont des bons plans me les envoient svp.

Est-ce que vs pensez qu'il faut réserver à l'avance (vu que c'est la haute saison) ou attendre d'être sur place ???

Merci d'avance à tous ceux qui tenteront de m'aider 🙂

Hayat.
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Argent en Syrie
Bonjour à tous, je pars en Syrie pour un mois et d'après mon guide il n'est pas possible d'avoir de l'argent avec une carte de crédit en Syrie. Je voudrais savoir si vous avez déjà essayé de retirer de l'argent avec une carte (pas seulement dans un distributeur, à l'intérieur d'une banque?) et sinon quelles sont les solutions que vous avez choisies: travellers, envoi d'argent (y a-t-il des western union en Syrie? ) ...? Est-il facile de changer des euros? Autre question qui n'a rien à voir: j'arrive à 3h du matin: pensez-vous qu'il est facile de finir ma nuit à l'aéroport? Connaissez-vous des hotels sympas ouverts la nuit? Et enfin, dans mon guide, il est dit que tout se marchande, même les nuits d'hôtel, les restos... qu'en est-il de vos expériences à ce sujet? Je vous remercie d'avance pour vos réponses.
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Partir avec Czech Airlines et dormir à l'aéroport de Damas?
Bonjour,

Je m'apprête à partir 15 petits jours en Syrie cet été, mais le prix des billets directs (Air France) est carrément élevé (près de 900 euros). J'ai repéré un vol Paris - Prague -Damas, ce dernier trajet se faisant avec la compagnie tchèque CZECH airlines. Problème : l'arrivée à Damas est prévue à 3h20 du matin.. bien sûr, le temps de récupérer les bagages et de passer la douane, il sera presque 5 heures du matin... mais quelqu'un connaît-il cet aéroport, peut-on piquer un petit somme en toute sécurité ?

Autre chose.... je suis folle angoissée en avion, et comme je ne connais pas du tout la réputation de CZECH airlines, je n'ose pas prendre ce billet. Je suis allée consulter certaines sites, mais la plupart n'évaluent que des choses sans importances avec la sécurité : amabilité du personnel, repas à bord, confort des sièges, etc... je veux juste savoir si c'est une compagnie fiable ou pas.. en sachant bien que les accidents peuvent arriver même avec les Cies dites "sérieuses" !

Merci pour vos infos Napoli
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Voyage de trois semaines en Syrie: endroits à ne pas louper?
bonjour, je projette de me rendre pour la première fois en syrie, et je me pose quelques questions. ce message s'adresse aux amoureux et connaisseurs de ce pays... voilà, je ne pourrais pas partir plus de 3 semaines, je ne pourrais donc pas voir toutes les merveilles du pays... j'aimerais arriver à damas et repartir d'alep ou l'inverse? à voir, d'après vous damas exige combien de jours sur place? sachant que je déteste le tourisme à la nippone je préfère moins en faire en prenant le temps. je désire visiter un de ces merveilleux sites genre bosra ou palmyre, que me conseillez vous, en ce sens si vous pouviez m'aiguiller sur le temps nécessaires pour se rendre ds ces endroits au départ de damas... bosra c plus au sud... et j'voulais aller vers alep, en passant par palmyre... mais bosra est peut être incontournable? bref quels sont selon vous les endroits à ne pas louper en 3 semaines... j'en appelle à vos plus beaux coups de coeurs simplement... ah oui, et pour une occidentale est il gênant de ne pas porter de voile sur les cheveux? ou ça ne suscite aucun regard désapprobateur? bref vous l'aurez compris j'attends de lire vos expériences avec grand intérêt.
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Bons plans et hébergement en Turquie et Syrie
bonjour tous le monde voila je suis nouveau sur ce forum je compte aller avec un copain a Istanbul et puis en syrie mais voila je ne connais que les villes que je desire visiter plutot istanbul + des villes en syrie Comme tous les etudiants mon budget est limité pourriez vous me donner quelques trucs pour loger pas cher a istanbul des conseils pour le voyage Istanbul Alep le prix et pour Alep ou damas pourrais je y trouver une auberge de jeunesse ou un hotel pas tres cher ? je vais m'y rendre le debut du mois de septembre je vous remercie d'avance a bientot
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Travail, logement et salaire moyen en Syrie
Bonjour à tous,

Je suis informaticien et ma femme et moi, comptons s'installer en Syrie pour un ou deux ans. Nous avons déja passé 3 semaines pour découvrir ce superbe pays si riche en histoire. Et nous aimerions apprendre l'arabe.

Pourriez-vous nous renseigner sur les éléments suivants: est-il facile de trouver du travail dans l'informatique? le salaire moyen en Syrie où peut on trouver un logement en location sur Damas ou Alep et combien ca coute ? avez vous des contacts de personnes sur place?

Merci pour votre aide
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Avis sur itinéraire à moto Turquie-Syrie, visites, meilleure période?
Bonjour, Je prépare un voyage en Turquie et en Syrie pour l'année prochaine. Le voyage depart Bergerac/Ancone et bateau pour Izmir. Izmir direction la capadoce, mont Nemrut, lac de van, Ani. mon Ararat. Puis direction la syrie , je ne sais pas encore par quel poste frontiere.(Qamishli ou Ras el Aîn) puis Deir ez Zor, Raqqa, Alep, et bateau retour pour venise.

Je suis a la recherche de conseils pour ces itinéraires ou proposition , pour ceux qui ont deja fait ce voyage quel sont les endroit a ne pas manquer, la meilleure période pour partir, mon traget vous parrait il possible? (ps il y ade la place , deux motard pour le moment , max 4)

merci d'avance Tiger
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De retour de Syrie: informations et conseils (juin 2007)
JUIN 2007. En préambule, je souhaite préciser que mon objectif, à travers l'écriture de ce texte, n'est ni d'être exhaustif ni d'être le plus objectif possible. C'est le recueil d'informations (précises et vérifiées) et l'expression de coups de coeur ou de coups de gueule....

Me voilà donc rentré de Syrie.. Juste hier . tout est encore frais...

Les aspects pratiques en premier lieu....

Quand vous arrivez à DAMAS par avion, possibilités de change ds l'aéroport... Distributeurs de billets.Changeurs de monnaie. Le taux de change au debut juin 2007 est entre 67 et 68 livres syriennes pour un Euro. Ne vous encombrez pas de dollars. l'Euro est parfaitement accepté... Au cas où... le dollar s'échange à 50 livres syriennes.. Le change est presque partout pareil... Donc pas de pb .. Préférer les banques. Mais c'est possible aussi ds la rue..si elles étaient fermées.

Puis ... se rendre à Damas. L'aéroport est à environ 35kms de la ville... Les taxis bien sur seront là.. Le tarif habituel est de 600 livres soit 12 dollars... Je trouve cela assez cher pour le pays mais il est difficile de négocier... Bien que j'aie fait ce trajet pour 400 livres... A 4 heures du matin... Selon votre heure d'arrivée vous pourrez également opter pour le bus.. C'est 10 fois moins cher...

Aller en centre ville... Le centre c'est la place SIRJE.. La station de bus est à environ 500m. C'est là que vous trouverez les hotels en nombre... Du plus minable au 3 étoiles..

ATTENTION.. Bien que présent dans de nombreux guides, l'hotel SULTAN, proche de l'ancienne gare construite par les français (Hijaz) prononcez EIjaz.. est d'un rapport qualité -prix médiocre. Il vit sur sa réputation.. Les chambres, exigues et désuettes, mériteraient un bon coup de rajeunissement. Les salles de bain sont parfois communes et toujours trop petites. Il n'y a pas toujours de chasse d'eau aux toilettes.... Pas de frigo et encore moins de télé qui, je l'avoue, n'est pas indispensable...La seule concession au modernisme est la clim ds certaines chambres... Parfois symbolique d'ailleurs car on vous conseillera à la reception de ne toucher à rien sous peine de tout détraquer...!!! La literie est propre, et le petit déjeuner inclus est correct... Les seuls points positifs de cet hotel... le tout pour un prix variant de 30 à 35 dollars pour 2 (suivant l'individu présent à la réception...) Néanmoins cela continue à être un endroit trés fréquenté et une réservation est souvent nécessaire. Difficile à comprendre....

Il y a de nombreux hotels aux environs dans la même gamme de prix.. Et au confort supérieur...

Du SEMIRAMIS, hotel 5 étoiles pour 120 dollars la nuit ( chambres aux standards européens et tres confortables) au PALMYRA à 40 dollars pour deux en passant par plein d'autres... Pour un prix moyen de 30 dollars vous trouverez sans peine ce que vous cherchez.. Il suffit de marcher dans un rayon de 200 à 300 métres. N'hésitez pas à négocier le petit dejeuner inclus.. 9 fois sur 10 si vous faites mine de partir, ils seront ok...

A ce propos... Les Syriens sont en général trés gentils et hospitaliers. Néanmoins quelques uns d'entre eux pourront vous agacer considérablement en essayant de toujours vous extorquer le double, voire le triple du prix normal... C'est quotidien et fatiguant...

En premier lieu, les chauffeurs de taxi à Damas ne mettront jamais le compteur et vous demanderont à minima le double du prix...

Une course en ville qui vaut normalement 50 livres vous sera facturée la plupart du temps 150 livres. Je sais...cela fait environ 2 euros et ce n'est pas trés cher, en réalité, pour un Européen... Mais, pour ma part, je déteste que l'on me prenne pour cible systématique en pensant que si je suis touriste ...je peux payer !!! Le dernier chauffeur de taxi que j'ai rencontré a même poussé le culot jusqu'a me demander 10 fois le prix normal de la course...!!!!! Parfois trop c'est trop.. Ce n'est plus un jeu où chacun négocie mais une source d'agacement intense..

Dans le meme ordre d'idée.. Les restaurateurs.. Arnaque assurée...Demandez les prix avant sinon, le plus souvent, vous payerez environ le double .. dans la majorité des cas on ne vous détaille pas les prix et le pourboire est largement inclus.. Dans certains resto de la place SIRJE, où les prix sont affichés, on vous comptera des tas de bricoles en plus... Les serviettes en papier ...! Et certains serveurs vous prendront d'office leur pourboire. C'est à mes yeux une pratique innaceptable qui m'a tjrs profondément agacé voire mis en colère, moi qui suis d'ordinaire si calme...

Néanmoins, certains restos sont trés corrects et vous pourrez même trouver de la bière locale à un prix honnête. je pense au " Café des journalistes" . Décoration et style russo- machin truc. mais bonne cuisine et prix doux... Il y en a d'autres.. je vous laisse le soin de découvrir...

Si vous aimez le narghilé... Il y a un "coffee- shop ", probablement un des plus anciens de Damas, prés de la gare: " HIJAZ café" . Fréquenté essentiellement par des hommes, ils accepteront sans problème que vous y alliez avec votre copine ou épouse... Là encore...!!! Une " chicha" est payée 60 livres par un local.. On vous demandera 150... Défendez vous de ces pratiques...Je les trouve peu correctes et génèrent une image désagréable de la Syrie qui mérite mieux que ça... Si vous y allez demandez une chicha à la pomme (TOFA) .. C'est délicieux et sans danger pour l'organisme car le tabac est filtré par l'eau...Si vous avez déjà mangé accompagnez cette chicha d'un "lémon"... Jus de citron coupé d'eau... (30 livres pas plus ..) Par contre il est de bon ton de laisser un pourboire à celui qui viendra vous changer le charbon de bois de votre chicha régulièrement... C'est le secret d'une bonne pipe...la braise... 15 livres feront l'affaire... C'est un bon endroit pour lier connaissance avec les Syriens..

Les jus de fruits... Excellents... Vous pouvez composer les mélanges que vous souhaitez....Là encore attention aux lieux où vous les buvez.. Un grand jus d'orange peut varier de 40 à 75 livres.. Le même jus bien sur.... A vous de voir. Il suffit parfois de marcher 100 métres de plus....

Les cireurs de chaussures... 25 livres maximum. Laver une chemise 50 livres maximum.... Un repas moyen 100 à 200 livres...

Les bus sont trés peu chers... Idem pour les mini bus... Mais là encore demander avant, même si plus généralement, il n'y a pas d'arnaque..

Voilà pour les aspects pratiques.... Inutile d'en dire plus. Vous vous ferez vous-même votre opinion...

Les endroits à ne pas manquer .

DAMAS.- le vieux marché. Des commerces de tout... Une bonne adresse: A l'entrée, 1ère rue à droite . Puis escalier à gauche. Demander Mustafa, un jeune homme hyper sympa qui tient un magasin appelé " My City" à l'étage ... Il prendra bien sur son bénéfice mais ne vous vendra pas de trucs de mauvaise qualité... Le MUST: La mosquée des OMEYADES. Une mosquée d'une rare beauté. Un mélange architectural assez réussi. Ca grouille de vie. Allez-y le soir avant le soleil couchant . Les amateurs de photos prendront un trés grand angle.. 17mm par exemple.. 50 livres l'entrée. Quelques restos admirablement bien restaurés dans la vieille ville.. Certains servent même de la bière...le "LEILAS " offre une belle vue sur la mosquée.

HAMA. Les fameuses NORIA. Mais Hama est surtout un bon point de départ pour aller au " KRAK des chevaliers"; Bien sur il faut repartir à HOMS mais c'est le plus facile par cette route. Evitez de le faire à partir de TARTOUS. c'est plus compliqué. A partir de Homs, il y a une foule de mini bus qui vous déposeront au pied du chateau.. A Hama. Peu d'hotels tous situés au meme endroit. Le NORIA semble offrir un niveau de prestation correcte . 35 dollars la double. Négociez avec le patron qui aime plaisanter... A deux pas du Noria hotel un petit resto ou vous pourrez manger poulet, frites, salades pour un prix trés honnête." Al Boustan" je crois...En direction de la Noria . 100 métres à peine de la sortie arrière de l'hotel

ALEP. Le vieux marché, les savons...et surtout le monastère de St SIMEON; un lieu d'une grande sérénité. A voir absolument. Départs fréquents en Mini-bus pour 12 livres. Le souk bien sûr... Là encore toujours négocier. mais c'est le jeu... Sachez que les prix proposés au départ sont à minima le double de ce qu'ils accepteraient. En général situez le prix à un tiers du prix initial...A vous de discuter .!! Les hotels sont proches de la "Clock Tower". Mais demandez le Sheraton .. C'est le même endroit et tout le monde connaît. Dans la rue, on vous proposera le "spring flower"hotel.. En face du"tourist hotel" . Sauf si vous êtes à court d'argent ..Evitez. Il ya de mailleurs rapports qualité-prix à deux pas.. A l'opposé, en traversant à la Clock Tower. Rue qui mène au Souk également..

Par curiosité, vous irez au BARON hotel.. lieu mythique qui a vu passer certains grands de notre époque... De Gaulle.. Lawrence d'arabie.. etc... Chambres désuettes à 55 dollars.. mais plane une atmosphère propre à ce genre d'hotel. On aime ou on aime pas..!

PALMYRE les hotels sont tous dans la même rue.. La rue principale, pas loin du musée. A vous de choisir celui qui vous convient le mieux. Entre 15 et 40 dollars.. Généralement vides à cette époque de l'année.

Vous pourrez sans peine visiter les ruines par vous même. Gratuit sauf pour l'amphithéatre. Trés beau site.

TARTOUS

Rien de bien intéressant dans cette ville. Cela offre un point de chute pour la nuit afin de ne pas refaire le même trajet pour le retour sur Damas. Situé en bord de mer... Une excellente adresse d'hotel. le BLUE BEACH. Face à la mer. Central. 20 dollars une chambre propre et confortable. pas de petit dej. mais un trés bon rapport qualité prix. Une seule gare routière pour repartir à DAMAS. transport KADMOUS; départs réguliers . 130 livres environ.

BOSRA

A partir de Damas.. Station de bus BARAMKE. Faisable aller et retour ds la journée... Un superbe ampithéatre.. Puis un petit tour de la vieille ville que vous pouvez aisément faire à pied. Le bus vous reprend au pied de l'amphithéâtre. Parfois complet. Evitez de loger à Bosra. Peu d'hotels pas chers..

pour ceux qui veulent aller A BEIRUT ou à AMMAN...

Damas>>>> Amman 4 heures de bus et 350 livres. Damas >>>> Beirut 6 heures de route.

Point de départ ; station de bus BARAMKE. 1 km de la gare. faisable à pied sans pb..

Pour ceux qui veulent aller en Turquie... Nombreux bus. A partir d'Alepp c'est le plus facile. Compter entre 15 et 20 heures de bus pour Istambul. 150 livres environ; trajet de nuit.

En conclusion.

Il faut en moyenne 15jours pour visiter l'essentiel de la Syrie. La meilleure époque est mai-juin; Avant il peut faire mauvais et aprés il fait trop chaud... Il est trés facile de voyager par ses propres moyens dans ce pays.Les bus sont fréquents, vraiment peu chers et bien entretenus. Les chauffeurs sont prudents et il y a peu d'accidents. Le point faible reste l'hotellerie.. non pas qu'il n'y ait pas suffisamment d'hotels mais le niveau n'est pas excellent...moi qui étais au Cambodge le mois dernier.., il ya un monde à dire. Enfin, et c'est le plus dommageable pour ce pays, certaines pratiques de prix sont détestables. Cela finit par fatiguer... Il me restera néanmoins une impression agréable de ce pays et je sais qu'on peut y trouver des gens charmants.
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Rallier Damas par Istanbul seule?
Bonjour! Je compte me rendre en Syrie fin Septembre ou début Octobre seule en passant par Istanbul que j'ai déjà visité l'été dernier en voyage organisé. C'était tellement magnifique que j'aimerais repasser par là en allant en la Syrie. Je me demande quel est le meilleur moyen de faire ce passage en terme de sécurité, rapport qualité/prix, etc...

Je précise que je parle bien l'Arabe et le Français et assez bien l'Anglais.

En outre, est ce que c'est une bonne période pour visiter la Syrie? Quel temps fera t-il là-bas? Merci de m'aider!
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Air France déroute le vol Paris/Beyrouth sur... Damas
Bonjour,

CF citation du figaro de ce jour :

Un vol Air France parti de Paris en direction de Beyrouth a été dérouté mercredi soir vers Chypre en raison de la situation au Liban. "Par précaution, Air France a dérouté le vol car les conditions de sécurité ne sont pas entières à Beyrouth", notamment sur la route de l'aéroport, a indiqué une porte-parole de la compagnie aérienne. Mais faute de carburant, l'avion a dû faire escale en Syrie.

"La direction d'Air France à Paris a pris la décision après avoir reçu des informations selon laquelle la route de l'aéroport est bloquée par des manifestations". Des manifestants chiites ont bloqué la route de l'aéroport en brûlant des pneus.

"Air France ne voulait pas prendre le risque de laisser bloquer ses quelque 200 passagers à l'aéroport qui n'est pas doté d'hôtels", selon la même source.

Escale à Damas

En fin de soirée, Air France a annoncé que l'avion atterrira à Chypre, avec une escale en Syrie pour refaire le plein de carburant. La compagnie avait initialement annoncé que le vol avait été dérouté vers la Jordanie.

Les passagers ont dû rester à l'intérieur de l'appareil le temps que ce dernier refasse le plein. L'appareil est reparti sans encombre de la Syrie et fait route vers Chypre et l'aéroport de Larcana où les passagers ont été pris en charge par la compagnie.

Le vol repartira jeudi en début d'après-midi vers Beyrouth et les deux rotations quotidiennes de la compagnie reprennent normalement, a indiqué jeudi une porte-parole de la compagnie, ajoutant que ces décisions restaient "sous réserve que la situation reste calme" au Liban. Cà semble complètement hallucinant d'avoir pris une telle décision, car on aurait pu se retrouver avec 200 passagers franco/libanais pris en otages par les autorités syriennes.... Entre çà et rester bloqué 1h à l'aéroport de Beyrouth à cause de route coupée, AF a choisi le pire.

Carton noir à la compagnie nationale pour une si mauvaise gestion du risque....
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Randonnée en Syrie et au Liban
Bonjour,

Mon mari et moi projetons nos prochaines vacances : au Moyen-Orient, peut-être...

Quelqu'un a t-il déjà voyagé au Moyen Orient avec l'agence Zig-Zag ? Et plus particulièrement en Syrie/Liban ?

Par ailleur, novembre est-elle une bonne période ?

J'envisage peut-être, après 2 semaines de rando avec mon mari, de rester 2 semaines de plus ; pour découvrir en "routard" la Syrie ; si je trouvais un compagnon de voyage (mon mari n'a que 15 j de congers, et moi le double). Est-il difficile de voyager dans ce pays pour deux filles ; ou pour une fille et un homme non mariés ? Difficile tout court ?

Autre option : je peux aussi rester 2 semaines chez un collègue, qui retourne quelques mois chez lui au Liban cet hiver. Je ne lui en ai pas encore parlé, mais c'est sûr qu'il serait ravi de me recevoir... Mais à visiter le Liban, novembre n'est sûrement pas la meilleure période ?

Qu'en pensez-vous ?

Avez-vous déjà voyagé en individuel en Syrie ou au Liban ?

Merci pour votre avis ou vos suggestions.
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Trouver un hôtel en arrivant de nuit à Damas?
Bonjour à tous,

Je partirai bientôt en Syrie pour trois semaines, où j'espère voguer à travers le pays au fil de l'eau et trouver au fur et à mesure le logement dans les différentes étapes que je ferai. Le petit hic, pour la première nuit est que j'arriverai à Damas à 2h du mat'. Est-il facile de trouver un hôtel en ville en pleine nuit ? Je pense demander à un taxi (si il y en a à cette heure-ci ... ???) de m'amener à un hôtel qu'il jugerait sympa. Est-ce que genre de plan fonctionne en Syrie sans forcément tomber sur un rabbateur qui vous aiguille vers un plan foireux assez cher (comme j'ai déjà pu connaitre aillleurs.). Vaut-il mieux réserver quelque chose avant (sachant que tous les hôtels qui ont un site Internet me semblent super chers par rapport à ce que j'imagine être une destination bon marché).

Merci d'avance à vous.

Amicalement.
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Conseils sur itinéraire en Syrie et Jordanie du 24 avril au 10 mai?
Bonjour à tous,

Nous partons à 4 entre avril et mai (du 24 au 10) en Syrie et Jordanie pour un périple de 14 jours et souhaiterions quelques conseils avisés... Au départ nous ne pensions faire que la Syrie sur une 10aine de jours (nous sommes très limités en vacances) et nous avons finalement décidé de rajouter quelques jours pour passer par la Jordanie et voir Pétra (ce serait dommage en étant si près de ne pas y aller).

Nous hésitons entre 2 périples, l'un en commençant par Pétra, l'autre en terminant par la Jordanie.

1er itinéraire: Jour 1: Damas Jour 2: Damas - Petra (bus) -> nuit Jour 3&4: Petra Jour 5: Petra - Mer Morte (?) - Damas (bus) -> nuit Jour 6: Damas matin puis Palmyre (nuit) Jour 7: Palmyre Jour 8: Palmyre - Homs - Krak des chevaliers - Alep Jour 9&10: Alep (+St Siméon) Jour 11, 12&13: villes mortes (Sergilla...), Chateau de Saladin, Apamée (en gravitant autour d'Alep) Soir 13: retour à Damas (nuit) Jour 14: Damas

2è itinéraire: Jour 1: Damas Jour 2: Damas (matin) puis Palmyre (nuit) Jour 3: Palmyre Jour 4: Palmyre - Homs - Krak des chevaliers - Alep Jour 5&6: Alep (+St Siméon) Jour 7, 8 et 9: villes mortes (Sergilla...), Chateau de Saladin, Apamée (en gravitant autour d'Alep) Soir 9: retour à Damas Jour 10: Damas-Petra Jour 11&12: Petra Jour 13: Petra - Mer Morte (?) - Damas (bus) -> nuit Jour 14: Damas

Nous sommes tiraillés entre le fait de pas trop courir (considérant la durée limitée du voyage) et en voir suffisamment pour avoir une idée du pays. Nous nous sommes laissés assez de marge (notamment dans le nord de la Syrie) pour avoir à choisir parmi les plus célèbres sites si on a envie de se poser un peu. Nous hésitons entre la crainte de commencer par Pétra et de voir d'entrée sans doute le plus beau site de ce voyage et celle de finir par un site très touristique bien loin de l'authenticité que nous espérons trouver en Syrie. Qu'en pensez vous?

D'autre part, je voudrais savoir si:

1/ Il est possible de faire un arrêt à la Mer Morte sur le trajet Pétra - Damas (dans une même journée)? 2/ Pour visiter les villes mortes depuis Alep, est il plus facile de louer une voiture que de le faire en transports en commun? Pareil pour le Chateau de Saladin et Apamée? 3/ Existe-t-il un bus entre Alep et Aman de nuit? 4/ 2 jours à Pétra sur les 14 de notre congé seront-ils suffisants?

Merci beaucoup de vos réponses, je suis sûr qu'elles vont nous aider à affiner notre voyage...
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Voyage en Syrie au mois d'octobre 2009
Bonjour à tous Le voyage approche ..départ pour Alep le 3 octobre. Je finalise donc quelques points d'itineraire et j'aimerai que vous me disiez ce que vous en pensez. Je suis en bus, seul, ne souhaite pas non plus passer mon temps à courir.

Alep 2J + 2N avec St siméon - Ain Dara

Bus vers Maaret Al nouman Visite Al bara - serguilla -musée des mosaiques Nuit à Maar Al nouman (je me dis que faire les villes mortes à cet endroit est moins onéreux et plus cool que depuis Alep)

Depart vers Lattaquie J'aimerai voir le chateau de Saone et Ougarit la même journée. Est ce faisable? Nuit à Lattaquié

Depart pour Tartous Est il possible de visiter Al Marquab en cours de route?? Nuit à Tartous Amrit et Safita Nuit à Tartous

Depart vers Hama Visite du Krack des chevaliers en cours de route ...est ce possible ???? Nuit à Hama

Depart vers Palmyre 2N et 1J à cet endroit.

Palmyre vers Damas. 2j et 2N à Damas avec Seydana et Maaloula OU 1N et 1j à Damas.. 1N au monastère de Mar moussa apreès avoir vu Seydana et Maaloula.

Direction la Jordanie en passant par le Hauran si possible et passage de frontière à Daara. JE dois faire celà en 14 jours

Qu'en pensez vous. Merci d'avance pour vos avis expérimentés qui m'ont déjà permis d'éliminer des destinations telles qu'Ebla et Apamée.

Pensez vous qu'il y ait lieu de s'arrêter à Hom?

Bien cordialement à tous. M.S
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Caire - Damas à vélo
Bonjour !

Je suis en train de planifier un itinéraire qui me tient à coeur à cause de ces lieux chargés d'histoire : Le Caire jusqu à Damas en passant par la route des rois en Jordanie. J'aimerais faire appel à votre experience sur ce trajet : date départ : je pense partir le 16 mars. La température sera adéquate pour éviter les froids hivernales des lieux reculés près des désert et les gros pics de chaleur d'été. trajet : Egypte : le caire - Le canal de Suez - Qalet El-Nakhl - El-Thamad – Nuweiba Jordanie : Aqaba – La route des rois – Petra – mer morte – amman Syrie : Suweida – Damas. Si vous avez des conseils sur la région, ie parcours à éviter ou difficiles (je pense notamment au Sinai), objets à emporter s'averant très utile, points à visiter obligatoirement, etc.).

Merci d'avance !-- Nous n'offrons pas notre terre à nos enfants, nous leur empruntons.
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Situation en Syrie? (21 avril 2011)
Aujourd'hui 21 avril je me trouve en Cappadoce, je voyage en velo et je serai a la frontiere syrienne dans entre 5 et 10 jours.J'ai eu des bonnes et des mauvaises nouvelles au sujet de la Syrie par d'autres voyageurs en velo.Un australien est passe sans aucun probleme il ya une semaine, deux francaius en revanche ont du prendre l'avin de Amman a Istanbul car les frontieres etaient fermees il ya 3 semaines au debut de la rebellion.Ils m'ont dit aussi que d'entrer dans le pays cote turc etait plus facile que d'y sortir. Savez-vous comment evolue la situation et ce qu'il en est au jour d'aujourd'hui?. Didier
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Trois semaines en Syrie: mai 2010
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Mardi 04 mai : le voyage. Départ aux aurores. Il faut être à l’aéroport à 06h.30. On passe au bureau de Turkisch Airlines parce que l’orthographe du nom de famille de Francine est incorrecte. Plus moyen de corriger. On nous dit que, en principe, cela ne devrait pas poser de problème. Nous ne sommes rassurés qu’à moitié. 08 h. 00, l’avion décolle. Pas très neuf. La nourriture et le service sont quelconques. Escale à Istamboul où on s’emmêle pes pinceaux avec le décalage horaire. Des files un peu partout. L’embarquement dure longtemps et nous ne décollons qu’à 15 h.30. Cette fois, le service, c’est vraiment Bysance : apéro, vin, mezze, …avion impeccable, hôtesses souriantes. Et c’est la même compagnie avec un vol non européen ! Atterrissage en douceur à Damas. Il est 17h.00, heure locale. Si les deux files à l’immigration sont assez longues, les formalités sont rapides. Pas de fouille des bagages, pas de questions. Dans le hall des arrivées, pas de harcèlement non plus de la part des chauffeurs de taxi comme c’est trop souvent le cas. Comme nous expliquons que nous prenons le bus, on nous conduit au guichet et c’est le conducteur du bus lui-même qui nous achète les billets voyant que nous ne maîtrisons pas encore la monnaie locale. Bref, le premier contact avec la Syrie est encourageant. Au terminal du bus, on retrouve l’ambiance des gares routières avec des chauffeurs de taxi qui se disputent le client. On négocie le prix. Nouvelle discussion pour imposer notre hôtel (que nous avons réservé), le chauffeur voulant nous emmener ailleurs. Comme toujours, quand on reste ferme et calme, tout s’arrange avec même le sourire. Premier couac, pas de trace de notre réservation au Salam Hotel qui affiche « complet » J’explique vaille que vaille que j’ai envoyé deux courriels - l’ordinateur est « kaput !» - , que j’ai aussi téléphoné – « fallait confirmer par fax ! » – Le dialogue de sourd avec la mauvaise foi en prime. Comme nous restons à la réception – tactique souvent efficace - et que, semble-t-il, nous pertubons la sieste de l’employé, un garçon d’étage nous emmène à un autre hôtel, le Sultan Hôtel , à quelques pas du premier. Complet aussi, mais si nous acceptons, il reste une toute petite chambre sans commodités. Mieux vaut un tien que deux tu l’auras, on accepte et on ajoute qu’on pourrait séjourner quelques jours à Damas. C’est le sésame. Le lendemain, on nous trouvera une autre chambre. Ce qui fut fait et nous ne le regretterons pas. 19 h.30, après une bonne douche, premier contact avec la ville. Faudra s’habituer à la circulation totalement anarchique. Feux de signalisations, passages pour piétons et agents de la circulation (c’est quoi ça ?) sont purement décoratifs. Tactique : suivre une dame (pas un homme habitué à slalomer entre les voitures), ne pas paniquer ni se laisser impressionner par les coups de klakson. Après avoir fait le tour de quelques banques, on en trouve enfin une qui accepte las cartes Visa, Master Card et même Maestro. La soirée se termine dans une sorte de café dans une rue assez sombre où on fume le narguilé. Manifestement, ce n’est pas un endroit fréquenté par les étrangers et encore moins par les femmes. L’aacueil y sera fabuleux. Les serveurs, nombreux, sont sans cesse près de nous, nous posent des questions, ils ont déjà entendu parler de la Belgique (Vous parlez français ou autre chose ?) Et le café turc y est sublime.

Mercredi 05 : Damas. Petit déjeuner à l’hôtel, déménagement des bagages, ensuite, direction du musée qui n’est pas très loin. Le musée est un peu vieillot, poussiéreux, mais contient de belles pièces pas toujours bien mises en valeur. Le plus remarquable est l’ancienne synagogue avec ses superbes fresques. Visite agréable puis petit café dans le parc tout aussi agréable. Retour à l’hôtel où nous prenons possession de notre nouvelle chambre, au 5e étage (avec ascenseur, heureusement), calme confortable avec une belle vue sur la ville. L’après-midi, on se dirige vers la mosquée des Omeyades. Pour l’atteindre, il faut traverser le souk, tout en contrastes. A côté – ou plutôt en face – de boutiques qui présentent des niqabs, on rencontre des dessous de toutes les couleurs plus affriolants les uns que les autres. Et les acheteuses, qui discutent ferme les pris avec les vendeurs (toujours des hommes) sont très souvent des femmes voilées de la tête au pied. Cela fait rêver… (et, à entendre les rires étouffés, elles rêvent semble-t-il). Le souk grouille de monde mais, contrairement aux souks marocains, l’étranger n’est pas harcelé ; on peut regarder à son aise sans être interpellé ; si on se bouscule, on se sourit. On flane jusqu’à la mosquée que nous ne visiterons pas aujourd’hui. On se renseigne sur la façon de se vêtir. Les femmes peuvent louer de grandes robes à capuchon pour se voiler la tête. A l’entrée, un cerbère, bon enfant, veille au respect de la tenue vestimentaire. En attendant on visitera le superbe palais Azrem puis on continuera jusqu’à la porte Bab Charqui située à l’autre extrémité de la vieille ville, traversant le quartier chrétien avec ses vieilles ruelles et ses magasins d’allure plus riches. En passant on visitera encore l’église souterraine d’Aramée. Cela fait quelques kilomètres de marche et c’est avec plaisir qu’on trouve un restaurant situé aussi dans une vieille maison. La carte n’est pas riche, mais les mets proposés sont de qualité et servis en abondance. L’addition nous laissera pantois. Peu de monde ; des jeunes gens qui jouent aux cartes et deux femmes (mère et fille) qui fument le narguilé. Comme c’est notre premier jour, cela nous étonne quelque peu (Ah les préjugés, ils sont tenaces même quand on croit s’en être débarrassé). Mais nous nous habituerons vite.

Jeudi 06 : Damas. On ne se lève pas trop tôt car il faut passer à la banque. Démarche inutile car j’ai stupidement oublié après l’avoir noté dans le carnet de voyage que le 6 avril est un jour férié et, pour arranger les affaires, le lendemain, vendredi, est aussi férié. Il faudra donc utiliser nos cartes de crédit, ce qui n’était pas prévu, si tôt du moins. On se consolera en allant boire notre café pour tuer le temps en attendant l’ouverture de la mosquée et surtout du vestiaire dont le fonctionnaire, zélé, n’autorisera l’accès qu’à 10 h.00 pile bien que les portes soient ouvertes. On commencera par la visite du tombeau de Saladin, puis on entre dans la mosquée. Le choc ! On avait bien vu des photos, mais la réalité dépasse tout ce qu’on pouvait imaginer. L’immense cour, les mosaïques d’une beauté extraordinaire, les tapis de prière. On en a plein la vue. Et puis le monde… Beaucoup sont des visiteurs, pas mal d’Iraniennes reconnaissables à leur tchador et…à leur guide muni de son petit drapeau, qui veille à ce qu’aucune brebis de son troupeau ne s’égare. A l’intérieur, un affichage électronique donne en permanence l’heure exacte ainsi que la température (elle passera de 25 à 28° le temps de notre visite). On y prie, on lit, on s’y repose, on photographie, on bavarde, on écoute des prêches (femmes d’un côté, homme de l’autre), on y dort même. Au centre, le tombeau de Saint-Jean que les pèlerins viennent toucher. Dans une pièce adjacente, un autre tombeau. Là, c’est de l’hystérie, on se bouscule pour toucher le tombeau ; la pièce est petite et la chaleur accablante. A la sortie des femmes entièrement voilées se frappent la poitrine sous la direction d’un « maître de cérémonie » qui, tel un officier des galères, donne le rythme. Impressionnant. Nous ne nous lasserons pas de cette ambiance. Finalement, nous aurons passé toute la matinée dans la mosquée des Omeyades. L’après-midi, on se rend au souk de l’artisanat, pas loin de l’hôtel. Il est installé dans une ancienne madrassa dlont les chambres d’étudiants ont été transformées en petites ateliers que l’on peut visiter. On regarde, on apprécie, mais si on manifeste clairement qu’on n’a pas l’intention d’acheter, qu’on est là seulement pour regarder, les artisans n’insistent pas, restent aussi souriants et accueillants. A la fin de notre séjour, nous y ferons quelques achats. Le marchandage est de rigueur, mais il sera d’autant plus facile que les artisans nous avaient reconnus. En fin de journée, nous montons au terminal des bus pour acheter nos billets pour nous rendre à Boshra le lendemain. Démarche parfaitement inutile, qui nous permettra d’apprécier une fois de plus l’amabilité des Syriens toujours prêts à vous aider. Le soir, nous dînerons a l’Abu Kamal, renseigné par le Routard, restaurant un rien kitch, réputé pour son limon be nana, un mélange de jus de citron vert et de feuilles de menthes. Délicieux (comme le repas d’ailleurs), le meilleur que nous ayons bu en Syrie. Et l’addition est douce.

Vendredi 07 : Boshra. Taxi jusqu’au terminal situé assez loin. En route, comme c’est vendredi, tout est fermé. Le bus, ponctuel, part à 10 h.00 précises et une heure trente après, nous sommes à Boshra, sous un soleil de plomb. Le bus fait descendre tout le monde avant le terminal, ce qui nous pose un problème car il est bien recommandé d’acheter immédiatement les billets de retour. Comme on nhésite sur la marche à suivre, le patron ( ???) d’un restaurant nous propose son aide, téléphone au terminal où on lui répond ( ???) que le bus de 18 h.00 est déjà complet qu’il reste, ait deux places dans celui de 16 h.00. Il se charge de les réserver et on payera quand le bus arrivera. Cela sent l’arnaque, d’autant plus que nous rencontrerons d’autres touristes qui, eux aussi, ont des places réservées dans le même bus achetées dans d’autres restaurants. Bon, pas moyen de faire autrement, on verra bien. On visite donc Boshra, le magnifique théâtre romain, quelques belles mosaïques, et l’ancienne ville romaine encore partiellement habitée avec sa mosquée et quelques églises en ruines. En attendant l’hypothétique bus, on se régale de jus de fruits et de thé aux pétales de roses sous une terrasse ombragée. 15 h.45, on va aux nouvelles, là où le bus devrait nous prendre. On retrouve notre personnage et d’autres clients détenteurs aussi des « deux dernières places ». Une certaine inquiétude règne, les soupçons d’arnaque montent de quelques degrés. On nous fait bien comprendre qu’il ne faut pas s’inquiéter, mais quand même… Pas facile de se loger à Boshra en cas de pépin. Le bus arrive, notre personnage discute avec le chauffeur, ne nous réclame rien et nous invite à monter à bord ; les autres montent aussi. On est un peu serrés, mais l’essentiel est d’y être. On payera dans le bus, moins cher que le billet aller. Quant aux autres passagers, ils avaient payé le billet à l’avance…au même tarif. Encore une bonne leçon pour notre méfiance européenne. Comme tous les soirs, avant de rejoindre l’hôtel, nous allons boire notre jus de pamplemousse au petit snack du coin de la rue.

Samedi 08 : Damas-Maaloula- Saidnaya ; les monastères chrétiens. On pensait partir tôt après être passés à la banque censée ouvrir à 09 h.00. En fait, elle n’ouvrira qu’à 09 h.30 et il faudra encore attendre que tout le monde soit en place pour que le public puisse enfin accéder au guichet. On comblera le retard en prenant un taxi pour le terminal des microbus qui vont à Maaloula. A peine arrivés, déjà partis. Comme apparemment il y a des horaires à respecter, on n’attend pas que le véhcule soit rempli comme c’est souvent le cas dans d’autres pays. Le village est très joli, très coloré contrairement à la plupart des villages syriens dont les maisons sont grises, de la couleur de la terre. Le monastère de Santa Tecla, construit sous la roche, n’a rien de remarquable, si ce n’est la grotte et la source bien gardée de sorte que personne ne souille l’eau qui en jaillit - Santa Tecla est une sainte honorée tant par les musulmans que par les chrétiens. Plus intéressant est le monastère de Saint Serge que l’on atteint après une jolie promenade dans un défilé fort étroit creusé par une rivière asséchée à ce moment de l’année. Nous suivons un groupe de jeunes filles entièrement vêtues de noir qui ont l’air de s’amuser follement, prennent des photos et nous accueillent avec des sourires que l’on devine à l’éclat de leurs yeux. Le monastère contient quelques belles icônes et une table d’autel, ancienne table de sacrifices païens, interdite comme table d’autel après le Concile de Nicée. Un moine polyglotte nous explique dans un français impeccable l’originalité et la symbolique des deux principales icônes avant de réciter le Notre Père en araméen, la langue du Christ encore parlée, mais non écrite, à Maaloula et dans un village proche. On ne comprend pas, évidemment, mais il faut reconnaître que c’est assez surprenant. D’après la carte, Saidnaya n’est pas très éloignée. Comme il nous reste du temps, en y allant aujourd’hui, on pourrait gagner une journée. On négocie le prix avec le chauffeur de taxi local. Il se débrouille un peu en anglais et nous expliquera qu’il comprend encore l’araméen, mais ne le parle plus, à la différence de ses parents. Encore une langue en voie de disparition. En une vingtaine de minutes, il nous dépose devant le couvent Notre-Dame de Saydnaya, un couvent de femmes de rite orthodoxe perché sur un rocher. Moins beau, plus moderne que les précédents, mais un vrai labyrinthe avec quelques mosaïques et la petite chapelle de l’icône de la vierge, un lieu plein de de recueillement où une nonette trempe des bouts de coton dans l’huile sainte, bouts de coton qui auraient la propriété de favoriser l’enfantement. Nous ne tenterons pas l’expérience. Nous suivons une autre nonette qui a l’air bien pressée ; rien de religieux dans sa quête, elle allait tout bêtement s’acheter une glace. En redescendant, nous voyons la caverne des idoles et ses statues taillées dans la roche, spectacle impressionnant qui nous avait échappé en faisant la montée en taxi. Retour à Damas en minibus. Le soir, au restaurant, parmi la clientèle notre attention est attirée par un cheik sorti tout droitd’une super production américain : grand, aristocratique, vêtu d’un habit blanc immaculé, coiffé de son keffieh accompagné de son épouse ( ???) en jean T-shirt moulé et basket. Après le synchrétisme religieux, le synchrétisme vestimentaire orient-occident.

Dimanche 09 : Damas-Palmyre : Le bus part à 10 h.00 précises. Voyage confortable, mais le paysage est monotone. Désert de pierres. Le bus s’arrête devant un restaurant routier au milieu de nulle part. Pause- café. Des jeunes tentent de nous faire comprendre que nous sommes à Palmyre. Le chauffeur ne nous disant rien on remonte dans le bus. Nouvelles discussions. Des passagers nous font signe que nous devons descendre. On s’exécute ; à l’horizon, on ne voit que quelques palmiers. Comme il ne reste plus personne, sauf les deux jeunes et…une voiture, il ne nous reste qu’une solution : embarquer. Par habitude, on n’accepte pas le prix demandé, rediscussion, marchandage et accord sur le prix. En route, le conducteur connaît – évidemment – un hôtel. J’ai pointé un nom dans notre guide – l’hôtel Ishtar -, mais il n’en démord pas. Moi non plus. Un dialogue s’installe ( ??) - Cet hôtel n’existe plus - Faux. Je sais qu’il existe - Oui, mais il est complet - On verra. Le coup est classique. Ces « démarcheurs », comme dans beaucoup de pays, reçoivent un pourboire quand ils amènent des clients. Il nous débarque devant l’hôtel fantôme, un grand sourire et « welcome in Palmyra » Quant au prix du taxi, après le marchandage, j’avais payé ni plus ni moins que le tarif « officiel » Hôtel impeccable avec accès à internet ce qui nous permet d’avoir les premières nouvelles de Belgique. On y fait la rencontre d’un vieux Suisse qui voyage seul, extrêmement sympa mais un rien barjo… Il est en grande conversation en anglais avec un monsieur propriétaire d’une voiture. Ce dernier nous propose un marché : pour 1000 livres (env. 17 € ) il nous conduira le visiter les deux tombeaux qui n’ouvrent qu’à certaines heures, billets d’entrée compris ;entre les visites, une petite promenade dans la palmeraie et, le soir, il viendra nous prendre pour nous conduire voir le coucher de soleil à la citadelle. Le surlendemain, il nous conduira à l’arrêt des bus qui vont directement à Hama et nos places seront réservées. Le payement : quand nous prendrons le bus. Le programme est respecté avec la différence que le Suisse qui devait nous accompagner ne s’est pas présenté. La visite des tombeaux, des hypogées plutôt, ne manque pas d’intérêt, mais, comme ils n’ouvrent pas toute la journée, on s’y bouscule. L’intérêt de venir avec une voiture particulière permet d’attendre des moments où il y a moins de monde.Tout se passe comme prévu, …sauf le soleil qui ne sera pas au rendez-vous masqué par un vent de sable et, évidemment, tintin pour le coucher de soleil. Beaucoup de monde là-haut, malgré tout, cela sent le raki, because un buffet destiné à un groupe de français. La vue sur Palmyre est impressionnante.

Lundi 10 : Palmyre, la merveilleuse. Le site restant ouvert jour et nuit, on se lève tôt. A 07 h.00 notre petit déjeuner est déjà prêt (on aurait pu se lever encore plus tôt). Nous serons donc sur le site avant l’arrivée des voyages organisés. Grandiose. On en a le souffle coupé. Cela dépasse ce que nous avions imaginé. On y flânera pendant presque 5 heures, la faim, la soif – nous avons mal évalué notre réserve d’eau - et la chaleur nous incitant à revenir vers notre hôtel. Pendant cette première promenade, nous aurons l’occasion d’aider une bédouine dans tous ses états : elle est à la recherche des deux chèvres qu’elle devait garder. Elle nous fait comprendre qu’elle recevra une solide semonce si elle ne les récupère pas. Comme nous avions remarqué ces chèvres peu de temps auparavant et grâce à nos jumelles, nous pourrons lui indiquer quelle direction prendre. On aura même fait une bonne action. Une petite frayeur aussi quand, voulant me rendre à des tombeaux aperçus dans le lointain, je tombe sur deux énormes molosses qui faisaient leur sieste à l’ombre d’une petit rocher. Manifestement leurs grognements signifiaient plutôt qu’ils ne voulaient pas être dérangés. J’ai pris acte et fais un long détour pour leur plus grand bien et pour le mien. Douche, repas, petit repos bien mérité et, en fin de journée, on y retourne. C’est chouette pour les photos car on dispose d’une autre lumière. Nous ne quittons le site qu’après le coucher de soleil, décevant, comme la veille, mais quel bonheur, quel calme quand, dans le site ne restent que quelques touristes silencieux, les gardes qui s’en retournent leur journée terminée avec leurs chameaux qui, eux aussi, ont besoin de repos. Contrairement à ce que nous appréhensions, pas de harcèlement, pas d’offres de « souvenirs ». On est loin des sites touristiques où on est accroché sans cesse par des démarcheurs. La journée se terminera avec un délicieux « mansaf » - le plat traditionnel des bédouins – un vrai, à l’agneau et non avec des restes de poulets comme nous en avons vu dans les restos. (en général, ces restos ne sont pas fameux et il vaut mieux manger à l��hôtel).

Mardi 11 : Palmyre-Hama. A l’heure dite, notre chauffeur est là et il nous conduit au point d’arrêt du bus que nous aurions eu bien du mal à trouver par nos propres moyens. Comme prévu aussi, nos places sont réservées. Heureusement car le bus sera complet. On voyagera avec 1 Autrichien, 1 Allemand et une Hollandaise, ce qui permettra d’échanger quelques informations. Excellent bus, ponctuel – il part à 11 h. précises - climatisé, bon chauffeur… A 14 h. nous sommes à Hama, ville très animée. Nos trois amis ont réservé par téléphone des chambres à l’hôtel où nous comptions aller et on leur a répondu que c’était complet. Un taxi nous emmène dans la rue où se trouvent tous les hôtels. Le Noria ne nous paraît pas sympa parce que le gars qui nous y emmène prend nos bagages sans nous laisser le choix. Je proteste, je l’enjoins de laisser là nos bagages et…je vais voir plus loin. Je retouve nos trois amis à l’hôtel Ryad qui n’était donc pas complet et où il restait même de la place. Pas le temps de souffler car on s’arrange pour partir en excursion pour Apamée qu’il vaut mieux voir en fin de journée quand il ne fait plus trop chaud. Départ à 15 h.30. Dans le minibus, nous ne sommes que 5 avec un chauffeur très sympa qui, ayant remarqué que nous nous intéressions beaucoup aux paysages, aux vieilles pierres et à la photographie (notre ami autrichien étant un véritable artiste en la matière) fera plusieurs arrêts en cours de route, notamment pour voir une noria perdue dans les champs dans un endroit idyllique à souhait. On y passera un bon bout de temps à faire des photos et à s’en mettre plein les yeux. Quand nous arrivons à Apamée, il est passé 17 h.. Il fait encore chaud, mais il ya une petite brise bien agréable. Et…pas un chat dans le site. On mettra 1 H.30 pour parcourir l’immense colonnade de deux km. Très différent de Palmyre et moins enchanteur. Au retour, on traverse une plaine très fertile qui est un peu le grenier à blé de la région. On ne rentrera à l’hôtel qu’à la nuit tombée. Même pas le temps de prendre une douche si on veut aller manger au restaurant Azpasia. Le luxe à petits prix (pour nous Européens), cuisine très fine dans un cadre superbe.

Mercredi 12 : Villes mortes et château de Saladin. Le départ est fixé à 08 h30. Cette fois, nous sommes 6. 2 Tchèques, 2 Françaises et nous deux. Nos amis d’hier ayant choisi d’aller au Krak des chevaliers. Le chauffeur est taciturne et la communication n’est pas aisée. Il se montre aussi moins attentif à ce que nous voulons photographier. La journée sera bien remplie. On commence par le musée de Maarat al Noman, un musée superbe qui possède une collection extraordinaire de mosaïques bysantines. Interdiction de photographier les mosaïques et surtout pas la place face au musée où se trouvent les services de la police secrète. Puis on se dirige ensuite vers la première des villes mortes Sergilla. Impressionnant, belle promenade dans des ruines d’une ville qui semble avoir été bombardée et qui garde de beaux restes. De Segilla, on se rend à Al Bara ; moins de choses à voir, mais deux très beaux tombeaux pyramidaux. Le château de Saladin, vu du dessous est vraiment impressionnant, mais la visite de l’intérieur nous laisse sur notre faim, hormis une citerne remarquable. Le retour se fera à grande vitesse, notre chauffeur semblant pressé de rentrer. On dîne au grand restaurant près de l’aqueduc. Nourriture quelconque, serveur peu agréable. On comprend qu’il n’y ait pas beaucoup de monde.

Jeudi 13 : Hama -Qas Ihn Wardan – Al Scounje et citadelle de Missiaf. Comme le départ n’est prévu que pour 15 h.00, nous consacrons la matinée à la visite de la vieille ville de Hama, avec ses ruelles, son palais Al Azem et ses norias. De belles photos, mais il manquera le son. Le bois à l’air de gémir continuellement dans un boucan incroyable. Les « 4 norias »se trouvent beaucoup plus loin dans le haut de la ville. Superbe. Thé sur une terrasse avec vue sur les norias. La rivière, le bruit des norias , moins fort que celles qui sont en ville et le spectacle. Le plaisir des yeux et des oreilles. Il nous reste du temps pour aller au musée, mais aucun chauffeur de taxi ne connaît pas, ni les gens auwquels on s’adresse dans notre arabe plus que basique. Finalement on nous dépose devant une mosquée (problème évident de communication) à la grande suprise de notre taximan étonné de voir des étrangers avides de prière à cette heure. A 15 h. on embarque, en compagnie de deux français et de jeunes qui s’avèrent être des compatriotes. Malheureusement, on hérite du même chauffeur que la veille.. Premier arrêt, la forteresse de Qas Ihn Wardan, une ancienne forteresse bysantine au milieu de nulle part, très belle avec ses pierres où l’ocre alterne avec le noir du basalte. Très beaux restes de la basilique. Bref, une visite fort intéressante. Deuxième arrêt, le village de Skrounje avec ses maisons en pain de sucre, faites de pisé et recouvertes de peinture ocre.. Aujourd’hui, elles servent de remises pour les animaux. On nous invite à passer à l’intérieur d’une d’entre elles, soi-disant encore habitée, mais cela se révèle un attrape-touristes. Dommage parce que du point de vue de l’architecture, de la ventilation et du confort, ces maisons méritent d’être vues. Le thé qu’on nous « offre » se révèle « payant », événement exceptionnel dans un pays où, lorsqu’on est accueilli, le thé est la première chose qui est offerte à l’étranger. Bien sûr, le coût est minime, mais le geste choque car il est contraire à la culture de ce peuple si accueillant. Avant de quitter cette « maison », je vais en voir d’autres un rien plus loin, guidé par des enfants qui ne demandent qu’une chose avec leur grand sourire : qu’on les prenne en photos. Le chauffeur n’est pas très content parce qu’il a dû attendre plus longtemps que prévu. Sur le chemin du retour, ascension à la citadelle de Missiaf, un tas de ruines haut perchées avec une vue imprenable à 360° et un magnifique coucher de soleil. C’était d’ailleurs le but de la visite. Au retour, on longe des villages avec des maisons semblables à celles de Skroungé – et en plus grand nombre – mais le chauffeur se montre sourd à nos appels. On prendra le repas du soir dans un grand restaurant au bord de l’Oronte, renseigné dans notre guide, un restaurant très kitch, où les habitants de Hama viennent en famille. Excellent repas à prix doux. On flâne ensuite dans le parc, très fréquenté le soir. Beaucoup de femmes en nikab. Hama semble être une ville plus conservatrice.

Vendredi 14 : Hama-Alep. Un taxi jusqu’au terminal assez éloigné du centre. Voyage très confortable en moins de 2 heures. Le terminal d’Alep est assez loin du centre lui aussi et il faut impérativement prendre un taxi. Un chauffeur se précipite, exige 400 livres (le tarif normal oscille entre 100 et 200). Je veux refuser, mais pas question de s’adresser à un autre taxi : il est policier et me montrer sa carte. Il ne connaît pas l’adresse de notre hôtel et veut absolument que nous allions à l’hôtel Baron. Flic ou pas flic, je le somme de nous laisser à un coin de rue. Je laisse Francine avec les bagages et je me mets à la recherche de l’hôtel que nos compatiotes nous avaient recommandéen essayant de me fixer des repères. Personne ne connaît. Cela dure un certain temps. Finalement quelqu’un croit savoir et m’y emmène. L’hôtel étant nouveau et sa façade étroite écrasée entre deux immeubles, il n’était pas évident de le découvrir. Je réserve la chambre, démarche inutile car les clients y sont rares. Problème : où ai-je laissé Francine ? Comme j’ai pas mal tourné dans le secteur, impossible de retrouver mes repères. Et cela va durer une demi heure. Tout est bien qui finit bien. L’hôtel est impeccable, tout neuf, dans une vieille maison qui vient d’être rénovée de fond en comble. En face un câprier et la terrasse pittoresque d’un bistro où on vient fumer le narguilé. Café et thé de bien venue, douche et direction du musée qui se trouve à 500 mètres de l’hôtel, dans la même rue. Très beau musée avec des pièces très intéressantes, notamment des sculptures taillées dans le basalte. Parfois l’éclairage est déficient, mais cela n’enlève rien à notre plaisir.

Samedi 15 : Alep. On se lève tôt pour être à la citadelle à l’ouverture de celle-ci à 9 heures. Cela a l’air loin, il faut traverser tout le souk. Comme il est en légère pente et qu’on ne s’y bouscule pas à ces heures, le parcours ne nous paraît pas difficile. A la sortie du souk, la vue sur la citadelle est impressionnante. On peut prendre ses photos à son aise, pas un seul touriste à l’horizon. La visite en soi nous prendra deux bonnes heures. Rien à voir avec le château de Saladin. L’intérieur est vraiment intéressant, bien mis en valeur.. A la sortie, il était prévu de visiter le hammam mais il était fermé et, à voir les détritus qu’il y avait devant la porte, il n’atait pas fermé de la veille.. Tant pis, on s’attardera dans le souk et on visitera la grande mosquée. Très belle aussi, pas autant que la mosquée des Omeyades bien sûr : une immense place publique où on bavarde, où on mange, voire on y fait la sieste. Le long de la mosquée un quartier où on vend essentiellement des douceurs. Un marchand, très habile et très sympa nous fait déguster « un peu de tout ». C’est tentant et c’est si bon. Un touriste turc, à nos côtés, qui manifestement connaisait l‘adresse, en remplit tout un sac. Comme nous ne sommes pas là pour acheter, du moins ce jour-là, on demande à notre marchand de nous laisser sa carte. Bien volontiers ; il ne se fait pas d’illusions : le touriste qui va revenir, il connaît. Il sera agréablement surpris le surlendemain de nous revoir (pourtant pas facile à retrouver dans le souk). Mais on ne pouvait pas se priver de ses friandises dont nous ne retrouverons jamais l’équivalent. Au retour, on fait le détour vers le quartier Jdeidé, le quartier chrétien d’Alep. Un autre monde où, quasi simultanément nous entendrons sonner les cloches et résonner le muezzin. On visitera quelques églises, mais on ne s’y retrouve guère entre les maronites, les chétiens syriaques et les arméniens. On verra magnifiques tableaux dans l’église arménienne, notamment celui des quarante martyrs, mais le diacre qui baragouine un peu le français et l’anglais nous semble un rien borné et nous prendrons congé de lui très diplomatiquement. Le quartier est beaucoup plus calme, plus riche aussi semble-t-il avec ses ruelles bordées de maisons de pierres. C’est là que se trouvent de bons petits restaurants mais, après cette longue journée, nous ne sommes pas très présentables et nous nous contenterons d’un aubergine farcie, délicieuse, dans un restaurant turc populaire et archi sympathique malgré la chaleur qui se dégage des fourneaux. Et qui est là ? Notre Suisse de Palmyre qui nous conte son voyage en train. Bonne nouvelle en revenant à l’hôtel : le patron a négocié pour un très bon prix un taxi pour la matinée de demain.

Dimanche 16 : Saint-Siméon, Ain Darah –Mouchabbak- Alep. Le taxi nous attend à 8 h.30. Notre chauffeur, très sympathique ne connaît que quelques mots d’anglais, ce qui le rend bien malheureux. J’insiste parce que, un peu partout, les Syriens sont avides de communiquer, mais la barrière des langues les en empêche, tout comme nous avec les quelques mots arabes que nous avons appris et qu’il est parfois difficile de placer ; mais cela leur fait tellement plaisir. Reste les sourires si sympathiques et si parlants. Bref, il suit à la lettre les consignes qui lui ont été données à l’hôtel, notamment celle de ne pas rouler trop vite. L’ennui, c’est que nous ne sommes plus habitués à rouler si lentement. C’est d’ailleurs peut-être plus dangereux car malgré leur conduite en apparence assez folle, tous les chauffeurs, qu’ils soient des chauffeurs de bus ou de taxis sont extrêment habiles et n’ont jamais commis d’imprudences inutiles, même à Damas où tout ce qui ressemble à une atteinte à la liberté de circuler (feux rouges, passages piétonniers, agents de circulation, …) est considéré comme élément décoratif. Bref on se sent plus sûr en voiture qu’à pieds. Bon, nous mettrons une heure pour atteindre Saint-Siméon. Déjà beaucoup de groupes, mais il suffit de faire la visite en sens inverse. Superbe basilique, très beaux chapiteaux et magnifique ensemble. Notre chauffeur nous accompagnera tout au long de notre visite tout aussi émerveillé que nous (cela devait être la première fois qu’il y allait ; d’ailleurs il a dû demander plusieurs fois le chemin). Ce sera la même chose pour se rendre à Ain Darah, un site dont il ne reste pas grand-chose mais le peu qui reste vaut le détour : quelques beaux bas-relief en basalte et des traces de pieds aussi grandes qu’étranges dans ce qui reste d’un temple dédié à Ishtar. On bavarde comme on peut avec des gamins qui vendent un excellent sirop de grenade. Au retour, on demande au chauffeur de nous conduire, si c’est possible, dans une église que nous avions aperçue de loin. C’est la basilique paleochrétienne de Mouchabbak, relativement bien conservée, une des plus belles dit-on du Moyen Orient. Nous aurons la chance de voir arriver un berger avec son troupeau de moutons qui viennent s’abreuver à des puits très profonds que nous n’aurions sans doute pas vus sans sa présence. Une ouverture étroire par laquelle le berger puise pour remplir un abreuvoir. Un peu plus loin, entraîné par la curiosité, je descendrai par un couloir taillé dans la roche jusqu’à la nappe phréatique. Retout à Alep vers 14 h. Et chaque fos qu’on repasse par l’hôtel on s’arrête pour boire ces délicieux jus de fruits qu’on sert dans les échoppes de la rue adjacente où on finit par nous connaître. L’après-midi sera consacrée par une dernière promenade dans les souks et les premiers achats. Le marchandage est de rigueur, évidemment. On en profite pour chercher la fabrique de savon. Après plusieurs demandes et des réponses souvent contradictoires, un gamin qui travaille dans une fabrique de chaussures reçoit l’autorisation de nous y conduire. Pas facile à trouver en effet, d’autant plus qu’à cette époque, la fabrique ne fonctionne pas ; c’est le moment du séchage. On s’y promènera seuls, au milieu de milliers de briques de savon entassées dans de belles caves voûtées. Dans les environs, quelques belles ruelles étroites où nous sommes accostés par une jeune fille qui nous demande si on veut voir « la fabrique ». Etonnement, puisque nous en sortons. Dans le fond, ce qu’elle veut, c’est nous faire visiter sa maison. On attendra quelques instants devant la porte, le temps que les femmes qui sont à l’intérieur se couvrent la tête (très beaux foulards d’ailleurs). La maison, en effet est digne d’être vue, avec son patio, sa petite fontaine, les grilles aux fenêtres et les savons habilement agencés en guise de décoration. Elle nous raconte que son père est (était ?) aussi un fabricant de savons. Sa sœur nous apportera le thé puis une boisson rafraichissante faite « maison » à base de citron. Encore un excellent souvenir. Au retour, on s’arrêtera encore pour voir un ancien asile psychiatrique installé dans une belle demeure. Je m’aperçois que je n’ai plus assez d’argent liquide. Les distributeurs automatiques ne prennent que les cartes locales ou…ne fonctionnent pas. Me voilà obligé de faire ce que je ne fais jamais : changer de l’argent dans la rue. On a vite fait de me trouver quelqu’un qui m’entraîne dans une arrière-boutique. Le taux de change ne me convient évidemment pas ; comme je connais le taux officiel, je commence à marchander (eh oui, même le change se marchande). L’entreprise n’est pas facile. Je fais donc mine de partir. Comme le gars a semble-t-il fort envie de mes dollars, il accepte un taux très proche du taux officiel. Je vérifie quand même les coupures. Le compte y est, pas d’arnaque. On se sourit, on se sert la main. Tout le monde est satisafait. Mais, après coup, on se dit, une fois de plus, que nous, les Européens, nous sommes d’indécrottables gens méfiants. Après cette longue journée, on retourne dans le quartier chrétien là où sont les bons restaurants. On hésite à entrer chez Sissi, le restaurant le plus renommé de Syrie. On demande pour voir la carte… stupéfaction. Pour un cadre pareil, les plats, l’ambiance…c’est à ne pas rater. Je goûte au Kebab aux griottes, la spécialité de la maison…hmmm. Petit problème au moment de payer : la machine refuse la carte visa. Heureusement que nous avions deux cartes. La Mastercard ne posant pas de problèmes. Au retour, on se laisse séduire par la vitrine d’une pâtisserie près de notre hôtel. On entre, on déguste, on achète. Le patron nous explique que c’est une, si pas la plus ancienne d’Alep et nous demande de faire une photo avec lui. Bien volontiers. Nous l’avons envoyée par courriel en espérant qu’il l’aura reçue.

Lundi 17 : Alep-Krak des Chevaliers. Taxi pour nous rendre au terminal (deux fois moins cher que celui du chauffeur flic lors de notre arrivée) L’attente ne sera pas longue (elle ne l’est jamais). Le vendeur de billets nous conduit au bus et emmène nos passeports. Le bus démarre et c’est un peu un instant de panique. Le chauffeur s’en f. Finalement, les passeports nous sont rendus à la sortie du terminal. C’est la première fois, à l’exception du taximan-policier-arnaqueur d’Alep, qu’on prend conscience que la police est omniprésente. Excellent bus jusqu’à Tartous. La gare des bus se trouve assez loin du cente à côté d’un immense marchés aux légumes. Ici, pas une seule femme voilée. Comme notre destination est le Krack ou nous avons l’intention de loger, reste à trouver un moyen de locomotion. Après un thé bien mérité, je trouve enfin quelqu’un qui m’indique un bus antédiluvien qui irait vers le Krak. Avant de monter dans ce bus bondé, nouveau contôle policier avec enlèvement et restitution des passeports à la sortie. On ne panique plus cette fois même si on se demande si la personne qui s’empare de vos passeports est un vrai policier ou un quidam qui passait par là. Le bus est archiplein, très peu confortable – c’est le moins qu’on puisse dire – Tout le monde nous regarde, avec curiosité, sans plus. Un vieillard assis à mes côtés me tient de longs discours auxquels je ne comprends rien, bien entendu, mais la situation reste embarrassante car ce brave homme ne semble pas avoir conscience qu’on puisse parler une autre langue que la sienne. Cahin-caha, au sens propre, on emprunte l’autoroute et on roule, on roule ; j’ai l’impression qu’on retourne à Hama. Soudain, le bus s’arrête brutalement au-dessus d’un pont et le chauffeur le nous fait signe de descendre. Le bus repart…sans nous et nous voilà, avec nos sacs, sur une pont. En regardant en-dessous, je vois une route. Un petit chemin sur le talus nous indique que l’endroit est parfois fréquenté. Et sur la route, miracle, un panneau indicateur : Krak des Chevaliers. A peine a-t-on mis le pied sur cette route qu’une voiture vient dans notre direction et nous invite à monter, moyennement payement, bien sûr. C’est un taxi sauvage. On marchande, comme d’habitude et tout le monde est satisfait. Mais la voiture, dont j’ignore la marque était ou très ancienne ou conçue seulement pour le seul conducteur, toujours est-il que jusqu’au Krack, je me suis demandé quand je devrais sortir pour la pousser. Je donne l’adresse de l’hôtel, le chauffeur connaît. On voit le Krack, on passe devant le Krack, on s’éloigne du Krak…Où va-t-on ? On m’avait pourtant dit que de l’hôtel on avait une vue imprenable sur le Krak. Et c’était vrai, après moults détours, on atteint l’hôtel Beibars, la merveille. Une chambre confortable sur la colline en face du Krak. Faut-il dire que le coucher de soleil était un spectacle aussi fascinant qu’inoubliable. Drôle d’hôtel, bâti au flanc de la colline où la réception est en haut et es chambres en bas numérotées -1, -2, -3. Après nous être installés et douchés, premier contact avec le Krak. Il faut vingt minutes pour l’atteindre. Il fait un vent épouvantable, de surplus, de face, ce qui rend la marche un peu difficile. On se contente de faire le tour par l’extérieur, de prendre quelques photos et on rentre à l’hôtel pour dîner et admirer le coucher de soleil. Le repas est un immense buffet où on se sert à volontiers de mezzés, de kebab et de fruits. Dommage, avec ce vent, il fait trop froid pour manger sur la terrasse. Mais on ne peut pas tout avoir.

Mardi 18 : Krak des Chevaliers. Excellent petit dejeuner sous forme de buffet aussi : fromage blanc, fromage en portions, confiture, tomates, olives, pain à volonté. Avant de partir, je demande de négocier un taxi pour visiter les environs dans l’après-midi. A 9 h. , nous sommes à l’entrée du Krak. On cherche un guide parlant français. D’autres touristes nous avaient conseillé de prendre un guide pour s’y retrouver dans ce labyrinthe et profiter de la visite. Coup de chance, s’amène un couple de français à la recherche aussi d’un guide. On finira par en trouver un, marchander, comme d’habitude, et partager les frais. La solution est la bonne. Sans guide, on aurait raté des salles importantes tant le krak est un dédale de coiuloirs, de salles, d’écuries, de citernes…Magnifique. Le guide ayant accompli sa besogne, il nous reste du temps pour flâner dans cet immense monument. De retour à l’hôtel, le taxi nous attend. Le ciel est gris et il fait froid. Notre chauffeur-guide est un jeune homme de la famille (dans cet hôtel, tout se fait en famille). On visite en premier lieu le Monastère orthodoxe de Saint-Georges qui abrite deux églises, l’ancienne et la nouvelle. Dans l’ancienne, une remarquable iconostase en ébène, très travaillée et une belle collection d’icones. Pendant que nous visitons, le chauffeur s’en va. On espère qu’il reviendra. La visite teminée, le chauffeur revient : il nous a acheté des glaces (pas facile à manger en voiture). En chemin vers Safita, il se perd plusieurs fois ; on ne se plaint pas, cela nous permet de bien voir le pays, une région très verte, très vallonnée, d’emprunter de jolies petites routes, … On arrive quand même à Safita. La tour que nous souhaitons visiter se trouve en haut du vieux quartier (très beau en la demeure). La côte est raide, les pavés usés, la rue étroite…mais le chauffeur s’entête et veut nous emmener au sommet en voiture alors que nous préférerions faire le trajet à pied pour admirer les vieilles maisons. Finalement, on coupera la poire en deux, lui en voiture, nous à pied et…quand on arrive, la tour est fermée, tout le monde a perdu de vue que musées et monuments sont fermés le mardi. Notre chauffeur tentera bien l’impossible, mais en vain. On aura vu de beaux paysages et un chouette monastère. La journée n’a pas été perdue.

Mercredi 19 : Krak-Tartous. Avant de partir, petite inquiétude. Je paye l’hôtel avec un billet de cent dollars reçu à la banque avant de partir. Un client (un policier ???) qui déjeunait demande en anglais à voir mon billet. Sans réfléchir, je m’exécute. Il me déclare que mon billet est faux ; je lui rétorque qu’il vient de la banque. Il n’en démord pas et il me le rend. Je paye évidemment avec un autre billet, déclaré vrai, celui-ci. A ce moment me prend un doute. Et si le gars avait subtilisé mon billet pour le remplacer par un autre, un vrai faux celui-là. Trop tard. Fallait pas être naïf. P lus tard, je serai rassuré, mon billet était vrai et je suis tombé sur un c. qui voulait faire l’intéressant devant le patron de l’hôtel. Mais, à l’avenir, je ne remettrai jamais un billet à un inconnu, du moins sans en avoir relevé le numéro au préalable Un autre cousin – dans ce patelin il n’y a apparemment qu’une seule famille – nous emmène en taxi à Tartous. Si on calcule bien, un taxi jusqu’à l’autoroute, puis arrêter un bus problématique (quand ils sont pleins, ils ne s’arrêtent pas), c’est un sacré gain de temps. La région que nous traversons est très vallonnée avec beaucoup de serres (tomates, haricots à rame, … Arrivés à Tartous, nous nous installons à l’hôtel Daniel qui semble vivre ses derniers jours : vieillot, peinture écaillée, photos d’une époque qui devait être merveilleuse, …Accueil chaleureux, thé de bienvenue, mais ambiance tristounette. Cela sent l’eau de javel, preuve que l’entretien se fait. Les chambres sont confortables, une bonne literie, une salle de bains nikel, partout une propreté impeccable ( ayant séjourné trois nuits, on constatrea que, en effet, tout est nettoyé de fond en comble chaque jour. Que s’est-il passé pour que cet hôtel, chaleureusment recommandé dans les guides anciens soit dans un tel déclin ? Nous ne le sauronsjamais. Installation, douche et on visite la ville, pas très grande. La très belle ancienne cathédrale abrite aujourd’hui un superbe musée. On flâne. Malheureusement le bord de mer est désastreux. Apparemment, il est en travaux et sera séparé des restaurants et des terrasses par une avenu à 4 bandes. Bonjour les piétons !!! On se met à la recherche d’un restaurant de poissons. La visite de celui renseigné par le guide, n’est pas alléchante. Les poissons ont l’œil glauque et semblent avoir quitté leur habitat marin depuis un certain laps de temps. Pas un client à l’intérieur – mauvais signe – on pense à l’expression « pas un chat », comme si ce petit félidé avide pourtant de poissons évitait cette adresse. Les restos du bord de mer, avec nos clichés de touristes, nous paraissent du genre « pour gros budgets ». Un coup d’oeuil à la carte, une invitation à voir les poissons – le regard vif, et le teint frais, ceux-ci – et on se décide pour le Tic-Tac, nom curieux, peu syrien, mais bon… Le patron pèse les poissons devant nous…Repas superbe, salade grecque, hommos, mezzés, sauce à l’ail et au citron…à se lécher les babines et l’addition, …légère (moins de 12 € par personne ; bien sûr, pour la moyenne des locaux, le prix n’est sans doute pas donné, mais pour nous, Européens, on imagine ce qu’un tel repas nous aurait coûté dans n’importe quel pays d’Europe. Nous déciderons d’ailleurs de faire du tic-tac notre resto pour tout le séjour (le reste des plats, notemment le poulet grillé, étant à l’avenant. Le thé et le café, nous les prendrons au bistro « Le Moulin à vent » lieu de rencontre des joueurs de cartes et des fumeurs de narghilé. Comme nous y retournerons maintes fois, nous sommes adoptés – on nous amène nos consommations sans même nous demander ce que nous souhaitons, comme si nous étions des clients fidèles ; je serai même invité à jouer aux cartes, mais le jeu nous paraît compliqué et comment se faire expliquer les règles.

Jeudi 20 : Tartous-Marqab. Notre but aujourd’hui est de visiter la citadelle de Markab. On devrait prendre un collectif pour Banya. Le chauffeur du taxi qui nous avait emmené un peu plus tôt à la poste et que nous retrouvons garé dans la rue par où passent les collectifs en arrêtent plusieurs, mais ils sont tous complets. C’est bien la première fois que nous avons affaire à un chauffeur de taxi qui, au lieu de nous offrir ses services, se met en quête d’un transport en commun. On finit par trouver un collectif. Le chauffeur roule vite, mais bien et ¾ d’heures plus tard, nous sommes à Banyas. Changement de décor ; beaucoup de femmes voilées ici, contrairement à Tartous et nous nous sentons l’objet de la curiosité des gens, une curiosité très affable. On nous renseigne un « garaj » de collectifs et, bien que nous soyons les seuls clients – le chauffeur nous emmène sans attendre de remplir son bus (cela aurait pu durer longtemps, le château n’attirant que de très rares touristes individuels.) Restera un problème : comment revenir ? Mais la question se posera plus tard. De la citadelle, haut perchée, la vue est impressionnante, mais les restaurations le sont moins et les joints sont un peu trop apparents. Nous ferons la visite en compagnie d’un monsieur, qui ne se dit pas guide, mais souhaite améliorer son français et d’ajouter de nouveaux mots à son vocabulaire (dit-il). Il ne s’en tire pas mal et nous donne beaucoup d’explications. Comme l’église est en restauration, l’équipe d’archéologues hongrois chargés de celle-ci sont partis avec la clé –même s’ils avaient été là, je pense que le chantier aurait été interdit – Dommage car il y a une jolie fresque à l’intérieur et on la devine difficilement. Qu’importe, notre guide improvisé fera des acrobaties pour faire des photos afin que nous ayions quand-même une idée de la fresque, remarquable en effet. Ce « guide » ne nous demandera rien, mais nous lui laisserons le pourboire qu’il a bien mérité. En se promenant sur le chemin de ronde, nous rencontrons un couple de touristes syriens qui, en anglais, nous posent les questions traditionnelles, « d’où êtes-vous ? avez-vous des enfants ? Que faites-vous dans la vie ? …Chacun repart de son côté et, à la sortie du château, ils nous attendent pour nous redescendre et, en cours de route, nous proposent de les accompagner à Lattaquié dont ils sont originaires, ce qui nous permettrait de voir le châteu de Saladin. Pas de chance, on l’a déjà vu. Ils nous déposeront donc là où s’arrêtent les transports en commun pour Tartous. Pas plus de cinq minutes après, un collectif vide se présente. On fera le plein de voyageurs en chemin.

Vendredi 21 : Tartous-Arouad : Aujourd’hui, c’est…dimanche en Syrie. Pas grand-chose à faire si ce n’est aller jusqu’à l’ïle d’Arouad. Beaucoup de monde, bien entendu. C’est le jour où on s’y déplace en famille pour aller manger au restaurant. Alors qu’il est impossible de faire autre chose qu’un aller-retour, la police en civil (mais facile à repérer à leur aspect rébarbatif) est présente en nombre et exige de contrôler nos passeports et de savoir à quel hôtel nous sommes descendus. On embarque et une vingtaine de minutes plus tard on aborde dans un tout petit port assez joli. On fait un premier tout de l’île, ce qui ne prendra qu’une trentaine de minutes. On y voit des chantiers navals, quelques ruines, … Au deuxième tour, on passe par les ruelles assez labyrinthiques, mais qui ne sont pas très longues, on fait le tour de l’ancienne citadelle, puis on revient au port. C’est une promenade agréable, mais il n’y a strictement rien à voir. C’est plus beau de loin que de près (façades de maisons mal –ou pas- entretenues, détritus un peu partout, surtout quand on s’approche des rochers ; seuls les endroits près des restaurants ont été nettoyés) On reprend le bateau. Plutôt que de ne rien faire, on se rend à la station de taxis face à la cathédrale afin de nous renseigner sur le prix d’un taxi qui nous conduirait sur le site d’Amrit à 7 ou 8 km. De Tartous. Bonne idée car un tarif officiel est même de mise : 350 livres pour nous conduire avec une heure d’attente sur le site. La visite du temple et du stade, en flânant nous prend une heure. De retour au taxi, nous pensions qu’il allait nous ramener. C’était perdre de vue (par ignorance, rien dans les guides) qu’il y avait une autre partie du site à voir, avec deux tombeaux-tours dont l’un, resté en bon état, est digne d’intérêt. Le chauffeur nous accompagne, nous aide à descendre sous les tours. Il nous fait comprendre que la plus grande prudence s’impose, qu’il ne s’agit pas de s’éloigner car le site est juste à côté d’un domaine militaire (une partie du site semble même être à l’intérieur) et que ces militaires sont particulièrement chatouilleux de la gachette.`La visite terminée – elle aura duré près de deux heures – il nous ramène à la station. Les autres chauffeurs nous invitent à leur table et nous offrent le…maté. Assez étonnés de trouver ici cette boisson typiquement argentine. On nous explique que, en effet, le maté vient d’Argentine en bateau et qu’il y a pas mal d’amateurs de ce breuvage en Syrie. Ce qui nous sera confirmé dans la suite de notre voyage. Le patron, très sympathique qui parle un peu l’anglais et qui est fana du football m’entraîne sur ce terrain. Il connaît les équipes européennes et même certaines équipes belges, Anderlecht, le Standard. Il est plus calé que moi dans ce domaine où il est intarrissable. Dernier dîner au Tic-Tac avec une autre sorte de poisson encore meilleur (et oui, cela se peut) que celui de la veille)

Samedi 22 : Tartous-Damas. Dernier thé au Moulin à vent. Tout le monde nous dit au revoir. La station des bus Kadmous (de loin la meilleure compagnie) n’est pas trop loin, mais il faut quand même prendre un taxi. Un car toutes les heures ; contôle habituel des passeports et embarquement. Comme le trajet comporte le temps de midi, on bénéficie d’un arrêt dans un restaurant de la compagnie Kadmous et à 13 h.30, nous retrouvons l’hôtel où nous avions débarqué il y a trois semaines déjà. On consacre l’après-midi à faire des repérages dans le souk pour les derniers achats avant notre départ. On en profite aussi pour explorer les à-côtés du souk et faire des photos un peu plus originales, comme ces femmes entièrement voilées en extase devant des dessous féminins plutôt coquins en grande discussion (marchandage ? Mode d’emploi ?) avec le vendeur, bien évidemment masculin. Arrêt, presque obligatoire à la pâtisserie Bakdash- on ne peut pas la rater, les Syriens y font la file - pour goûter le fameux mohallabia. Bof ! Ce n’est pas désagréable, mais, sans plus (question de goût, bien sûr), visite d’endroits que nous n’avions pas eu le temps (ou que nous avions délibérément laisser pour la f ) de visiter les premiers jours de notre arrivée.

Dimanche 23 : Deir mar Mussa. L’endroit que je rêvais de voir mais que Francine redoutait avec une ascension de plus de 400 marches dans la montagne, en plein soleil. Comme elle redoute cette « épreuve », on décide d’aller voir et, si c’est réellement trop difficile, on décidera de faire autre chose. Donc, on se lève tôt. Taxi vers la station des taxis collectifs et des bus de ligne. On prendra celui pour Alep, plus rapide. Comme il ne part pas tout de suite, on boit un café et on constate que…Francine a oublié son passeport à l’hôtel, que sa carte d’identité est restée dans un sac…à l’hôtel également. Pas de pièces d’identité donc et la police est présente. Bon, on risque le tout pout le tout. Elle présente au policier un document sans valeur officielle reçu à l’aéroport sur lequel se rouve son nom, sans plus. Et cela passe. Ouf. Après une heure de route on nous débarque à l’entrée du chemin qui mène à Al Nabek. Un taxi y attend un voyageur potentiel. Pas besoin de négocier le prix, il y a un tarif officiel et on le respecte. Reste à parcourir une quinzaine de km sur une piste de terre dans une région très aride, inondée de soleiL Et on arrive au pied du monastère. Pas question pour celui qui ne voudrait, ou ne pourrait pas monter, d’attendre en-dessous. Rien, nada, pas un poil d’ombre. On commence donc l’ascension qui, au bout du compte, est mloins pénible que ce qu’on avait imaginé car les marches ne sont pas hautes et les paliers sont fréquents. Et enfin, …la première récompense, une vue extraordinaire sur la plaine désertique avec, dans le dos, les premiers bâtiments du monastère. L’accueil est des plus chaleureux. Ce monastère est un lieu œcuménique cél èbre en Syrie où se rencontrent chrétiens de toutes obédiences et musulmans. Cela nous fera un peu penser aux moines de Tibérine en Algérie. Nous arrivons à l’heure du petit déjeuner pour ceux qui y ont passé la nuit. Nous sommes invités à partager le repas et à boire le thé. Ensuite on découvre l’église. Le choc. Une toute petite église des 11e-12e siècles dont les murs sont entièrement recouverts de fresques dans un état de conservation extraordinaire. C’est fabuleux. On n’a pas envie de sortir ; on prend des photos. Avant de quitter définitvement le monastère, on reviendra encore admirer ces fresques vraiment uniques. Ensuite une jeune Française résidant au Liban nous fait visiter la partie réservée aux femmes. Cela monte encore un peu plus haut avec un passage sur une passerelle qui donne le vertige. Là, c’est le calme absolu. La fromagerie est malheureusement fermée. On revient au bâtiment principal. Le père Paolo discute avec des jeunes qui font une sorte de retraite. Il est omniprésent, parle très bien plusieurs langues (arabe, français, anglais, italien, espagnol) et répond à toutes les questions. Ceux qui ont séjourné préparent collectivement le repas auquel nous sommes conviés. Nous n’avons pas faim mais, par courtoisie, nous mangerons un des petits biscuits préparés poiur l’anniversaire d’un moine. Pendant que Francine profite du calme et du repos, je m’éloigne un peu. Tout autour se trouvent des grottes qui furent habitées par des ermites dans le passé. J’apprendrai que le moine dont on fête l’anniversaire a passé un an dans une de ces grottes avant d’intégrer la communauté. Inimaginable. Les ermites du désert qui nous apparaissaient plutôt comme des personnages légendaires existent donc toujours. Pour le retour, le père Père Paolo appelle le village (il y a un téléphone qui permet de ne pas être entièrement coupé du monde) et commande un minibus pour emmener les six personnes, dont nous, qui souhaitent partir. C’est avec regret que nous allons quitter ce lieu magique. Le temps de redescendre (une grosse demie-heure) et le minibus arrivait. Al Najek un bus pris au passage nous ramène à Damas. Une journée fabuleuse qui marquera dans nos souvenirs. Comme on se prépare tout doucement au départ, on fait quelques courses dans le quartier avant de se rendre au restaurant.

Lundi 24 : Shahba-Qanavat-Souweia. En regardfant la carte, nous nous rendons compte qu’il y a encore quelques sites intéressants au Sud de Damas que nous avions négligés, faute de temps quand nous sommes allés à Boshra. On s’organise pour voir Shabha et, si c’est possible, Qanavat et Souweiha. Cela va dé pendre des moyens de transport. On verra sur place. Un collectif nous amène à Shahba dont le musée est construit autour de mosaïques réputées parmi les plus belles de Syrie. Bien qu’abritées, elles sont donc « in situ ». Des balustrades permettent de les admirer. Pas de bol, en me penchant, guide et documents tombent…sur les mosaïques. Pas fier, pas question de descendre…C’est avec le sourire pourtant qu’un des gardiens ira chercher une échelle et descendra récupérer mes affaires. Chez nous, j’aurais eu droit à une solide eng. Et à des remarques désobligeantes (et méritées). En sortant du musée, on trouve facilement un taxi qui nous conduit à Qanavat. Dès que l’on sort des sentiers battus ou des grands centres, , il n’est plus nécessaire de négocier le prix. Qanavat est une toute petite ville, une bourgade, construites sur et dans les ruines (des colonnes servent d’appui aux grilles des maisons), une petite ville très fleurie avec un beau théâtre antique et les restes d’un grand temple. Toute la ville est un musée. On prend un café et on mange quelques petites choses locales, ce qui a l’air d’amuser et de faire plaisir aux gens qui nous saluent, nous souhaitent un bon séjour. Attiré par de bizarres pierres sculptées au milieu d’un jardin, on s’approche pour les voir de plus près, une dame agée, une Druze, reconnaissable à son habit, nous fait entrer chez elle pour nous montrer sa maison et nous offrir le thé, ce qui nous permet de voir l’intérieur d’une maison traditionnelle où on vit encore comme au bon vieux temps, avec ses tapis, ses coussins, ses couvertures et…une réserve de matelas, sans doute pour quand il y a beaucoiup d’invités. La vieille a un visage magnifique et rit continuellement en regardant jouer ses deux petites filles qui s’amusent comme des diables en voyant ces étrangers qui parlent une drôle de langue. Elle meurt d’envie de faire la conversation, et, par gestes, on comprend que les gamines sont ses petites-filles, que son fils travaille, … Il faudra bien se quitter. Nouveau taxi pour Souweida. Le chauffeur emmène un autre passager qui sait où se trouve exactement le musée. Heureusement car, s’il est sur notre chemin, il faut le trouver et il reste pas mal de route pour arriver au centre de la ville. Le musée est intéressant, bien aménagé, très didactique. Nous sommes les seuls visiteurs et un gardien nous accompagne surtout pour surveiller si non ne prend pas de photos et accessoirement pour nous guider dans les salles. Quelques belles mosaïques également. On se dirige à pied vers le centre ville. C’est long, en effet et, rapidement on trouve un collectif pour revenir à Damas. Le policier de service a bien du mal à consulter notre passeport et encore plus à tenter de réécrire les informations en écriture arabe. De guère lasse, il abandonne et nous rend nos papiers. Mardi 25. Damas. Notre dernier jour. On laisse les bagages à l’hôtel. On tuera le temps à flâner dans les souks, à faire quelques achats. Je me laisse tenter par de très belles chemises – on est dans le quartier - de bonne qualité, faites en Syrie à des prix qui, pour nous, défient toute concurrence. On trouve encore des choses à voir (Damas est inépuisable) et nous irons prendre notre dernier repas du soir tout au bout qu quartier chrétien au restaurant L’Oriental, pas facile à trouver. Accueil chaleureux, décor magnifique. Juste ce qu’il fallait avant de repartir.

Mercerdi 26 : Vol de nuit, Damas-Istanbul-Bruxelles où nous aterrissons aux environs de 10 h.00 du matin.

Conclusions : trois semaines, c’est suffisant et pas assez. C’est pourquoi nous avions d’emblée rejeter le choix d’aller à Petra et au Wadi Rum. Nous ne l’avons pas regretté. Nous avons rencontré d’autres touristes, surtout en tours organisés qui étaient sur les genoux, circulaient des aurores au coucher de soleil en galopant, s’étonnaient de nous voir bien reposés et de nous retrouver quelques jours après aux mêmes endroits qu’eux qui circulaient en bus climatisés. D’une part, en relisant ce journal, je trouve que nous avons vu beaucoup de choses, en visitant pourtant à notre aise. Nous le devons à la qualité et à la fréquence des transports en commun et à l’amabilité des chauffeurs de taxi qui ont toujours eu la patience et la gentillesse de nous attendre le temps qu’il fallait, sans jamais demander le moindre supplément ni accepter le moindre pourboire. D’autre part, nous n’avons pas eu le temps de visiter le nord-est, c’est-à-dire la vallée de l’Euphrate. Il nous aurait fallu quatre ou cinq jours supplémentaires. Nous aurions aimé aussi séjourner plus longtemps à certains endroits pour mieux entrer en contact avec les gens. Combien de fois n’avons-nous pas été invités à prendre le thé, à fumer même le narghilé, .. Mais nous devions trop souvent quitter nos hôtes et leur formidable hospitalité parce qu’il y avait encore ceci ou cela à voir. Nous avons surtout regretté de ne pas avoir fait un peu plus d’effort avant de partir pour essayer d’avoir une connaissance un peu meilleure dela langue arabe la plus basique, sans se faire trop d’illusions, l’arabe, pour nous, n’étant pas une langue facile à appréhender. Bref, nous avons passé trois semaines merveilleuses, sans aucun souci, sans aucun pépin grâce, à l’accueil, la gentillesse et l’attention des Syriens. Je ne pourrais jamais assez le répéter. Evidemment, il faut apprendre à respecter les gens et leurs coutumes. Se déchausser pour entrer non seulement dans une mosquée (c’est élémentaire me direz-vous, mais nous avons vu des touristes récalcitrants : et si on leur volait leurs souliers ???!!!!) mais aussi quand on pénètre chez l’habitant. Pas de souci en ce qui concerne la tenue vestimentaire, tout est accepé en principe, mais il y a des limites à respecter surtout dans des villes comme Hama, plus religieuse semble-t-il à voir le nombre de femmes voilées ; s’y promener en short est insultant et…du plus haut ridicule. Si la personne qui vous a rendu service refuse le pourboire, ne pas insister. Nous avons assisté à un incident à Palmyre où une touriste avait donné, sans aucune raison, de l’argent à un enfant qui ne demandait rien. Comme nous avons pu comprendre, les parents sont intervenus en faisant comprendre qu’ils avaient été offensés, qu’ils n’étaient pas des mendiants. Le guide de ce groupe a d’ailleurs copieusement sermonné cette touriste. Evidemment, nous n’avons qu’une vue très superficielle du pays. On aimerait en savoir plus. La langue est hélas une barrière. Eux aussi voudraient en savoir plus sur nous, notre façon de vivre. C’est ce qu’on devine quand ils nous interrogent. Ils savent très bien que, dans l’ensemble, nous avons des préjugés. Notre embarras lorsque, invités à prendre un thé sur le trottoir, nos hôtes nous ont demandé « pourquoi vous, les Européens, vous n’aimez pas les Arabes ? » Comme nous voulions relativiser les choses, ils ont poursuivi « Et pourquoi alors ne pouvons-nous pas voyager dans vos pays comme vous le faites dans le nôtre ? » Toute cette discussion dans la plus grande sérénité, sans la moindre trace d’hostilité envers nous (mais bien d’amertume) Tout n’est pas idyllique en Syrie, bien sûr. Et on en a conscience. Il y a des sujets tabous, il faut être prudent pour prendre des photos non pas des gens, à condition d’avoir leur accord, mais c’est en général l’inverse : c’est eux qui demandent à ca qu’on les photographie, par contre faire attention le long des routes. Gare à ceux qui prennent des photos aux abords d’une zone militaire. En général, les chauffeurs de taxi, surtout, mais aussi de bus ont l’œil sur nos appareils photos et préviennent du danger que tout le monde court. C’est pourquoi à Amrit, comme je le signalais plus haut, il est préférable d’y aller en taxi, le chauffeur sachant jusqu’où on peut pé nétrer dans le site. Nous avons l’intention de retourner en Syrie, cette fois en combinant Syrie-Jordanie en ne complétant la Syrie que par une incursion le long de l’Euphrate.
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Itinéraire de vingt jours Syrie-Jordanie du 22 octobre au 10 novembre
Bonjour,

Nous partons en Syrie et en Jordanie du 22 octobre au 10 novembre 2009 en Syrie et Jordanie (20 jours, soit 3 semaines). Voici notre itinéraire, j'aimerais avoir votre avis concernant son réalisme, car nous souhaitons voir pas de sites mais pas au pas de course non plus...

Information pratique : nous sommes en couple, souhaitons voyager en transport en commun pour la Syrie, et peut être louer une voiture pour la Jordanie (ou les transports sont à priori moins developpés qu'en Syrie). Mais ca reste incertain car entre Petra et Wadi Rum ou la voiture n'est pas nécessaire je pense que c'est un surcout sans intéret...ou peut être inverser avec la Syrie.

Jour 1 (Jeudi 22 octobre) Arrivée à l'Aéroport d'Amman (15h) Aprem : Visite de Amman Nuit à Amman

Jour 2 (Vendredi 23 octobre) Matin : Visite de Jerash Aprem : Visite d'Ajlun et traversée de la frontière syrienne Nuit à Dera

Jour 3 (Samedi 24 octobre) Matin : Visite de Bosra Aprem : Visite de Bosra Nuit à Damas

Jour 4 (Dimanche 25 octobre) Matin : Visite de Damas Aprem : Visite de Damas Nuit à Damas

Jour 5 (Lundi 26 octobre) Matin : Visite de Damas Aprem : Visite de Damas Nuit à Damas

Jour 6 (Mardi 27 octobre) Matin : Excursion à Seydana et Maloula Aprem : Excursion pour Mar Musa et départ pour Palmyre Nuit à Palmyre

Jour 7 (Mercredi 28 octobre) Matin : Visite de Palmyre Aprem : Visite de Palmyre Nuit à Palmyre

Jour 8 (Jeudi 29 octobre) Matin : Départ pour Hama et visite de Hama Aprem : Excursion au Krak des Chevaliers Nuit à Hama

Jour 9 (Vendredi 30 octobre) Matin :Excursion à Apamée Aprem : Excursion aux villes mortes (Sergilla, Al Bara) Nuit à Hama

Jour 10 (Samedi 31 octobre) Matin : Visite d'Alep Aprem : Visite d'Alep Nuit à Alep

Jour 11 (Dimanche 1 novembre) Matin : Visite d'Alep Aprem : Visite d'Alep Nuit à Alep

Jour 12 (Lundi 2 novembre) Matin : Excursion à St Siméon Aprem : Départ pour Amman/Madaba Nuit à Madaba

Jour 13 (Mardi 3 novembre) Matin : Visite de Madaba Aprem : Excursion au Mont Nebo, Bethanie et Mer Morte Nuit à Madaba

Jour 14 (Mercredi 4 novembre) Matin : Départ pour Kerak et Visite de Kerak Aprem : Randonnée Réserve de Dana Nuit à Wadi Musa

Jour 15 (Jeudi 5 novembre) Matin : Visite de Petra Aprem : Visite de Petra Nuit à Petra

Jour 16 (vendredi 6 novembre) Matin : Visite de Petra Aprem : Visite de Petra Nuit à Petra

Jour 17 (Samedi 7 novembre) Matin : Visite de Petra Aprem : Visite de Petra Nuit à Rum

Jour 18 (Dimanche 8 novembre) Matin :Journée Désert Wadi Rum Aprem :Journée Désert Wadi Rum Nuit dans le désert

Journée 19 (Lundi 9 novembre) Matin : Fin journée Désert Wadi Rum et Retour à Rum Aprem :Départ pour Aqaba et visite d'Aqaba Nuit à Aqaba

Journée 20 (Mardi 10 novembre) Matin : Départ pour Amman Aprem : Retour à l'Aéroport d'Amman (16h) Nuit à Lyon 🤪

Mes interrogations :

Administratives : Un visa 3 mois 1 entrée est suffisant pour la Syrie ? Pour la Jordanie, il est obtenu très facilement à l'aéroport me semble t'il... Je suis franco tunisienne, et je sais que les touristes avec passeport arabe n'ont pas besoin de visa, me conseiller vous de l'utiliser ou vaut mieux faire le visa et apparaitre comme une touriste européenne pour faciliter le passage et éviter les questions des douanes (j'ai pu lire ca sur d'autres discussions..) ?

Culturelles : Par ailleurs, nous sommes un couple mixte marié (catholique musulmane), n'aurons nous aucun problème dans ces pays...je ne pense pas trop m'épancher sur ma vie privée...

Horaires : les mardi, en Syrie il n'y a que les musées qui ferment ? pas les sites archéologiques ni les accueil visiteurs ? Et le vendredi (à part les banques et postes) peut on tout visiter sans problème ? Et en Jordanie, est ce les mêmes règles qui s'appliquent ? La réserve de Dana est elle ouverte aux touristes en novembre ?

Hôtels : Avez vous des hôtels sympa à me conseiller (petit/moyen budget), je pense notamment à des hôtels qui organisent facilement des excursions vers ds sites à la journée ?

Itinéraires : Il a fallu malheureusement faire des choix et j'ai zappé les chateaux du désert et Shobak en Jordanie et le chateau de Saladin, la côte syrienne (Tartous, Ile d'Arwad) et l'Euphrate en Syrie. Est ce que je manque quelque chose de grandiose ? Par ailleurs, j'hésites entre les adjustements suivants à faire dans mon itinéraire : Petra (3J) et Wadi Rum (1J) / Petra (2J) et Wadi Rum (2) / Petra (2) Wadi Rum (1) et récupérer un jour de plus pour la Syrie (Partie Hama ou Palmyre)... d'après vos expériences qu'est ce que vous feriez ?

Merci pour vos lumières...:🙂
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