Je me pose la question. Pour connaitre le Cambodge, suffit t'il séjourner? Que ce soit en touriste d'un séjour, en touriste de plusieurs séjours, en expat? Ne faut il pas se plonger un maximum dans les bouquins pour espérer le comprendre, ne serais ce qu'un tout petit peu?
Je me pose cette question car pour y avoir séjourné en touriste (court séjour de 3 semaines), je me suis forgé une première opinion de ce pays, de ce peuple. Et puis j'ai plongé mon nez dans des bouquins de témoignages, bouquins d'historiens, de journalistes...d'abord, j'ai pu répondre à plusieurs de mes questionnements venus au cours de mon voyage, mais aussi changer mes impressions, expliquer certains comportements et me rendre compte que j'étais bien loin de connaitre ce pays, ce peuple, et bien loin de pouvoir prendre position sur un pays dont l"histoire est aussi délicate, corrompue, invraissemblable et enfouie.
Ce pays, il m'a beaucoup émue, beaucoup fait réfléchir et aussi échanger entre voyageurs un peu avertis, voyageurs qui fouillent un peu plus dans ce que peut présenter un pays. Mais j'ai aussi échangé avec d'autres voyageurs qui avaient une toute autre opinion que moi, ceux qui sont allés à Angkor, PP, et basta, tout cela en avion!!! Et ça m'ennervait....mais bon, faut respecter?
Connaître le Cambodge ..... c'est comme vouloir connaître n'importe quel pays pour lequel on se passionerait, mais parlons de celui là en particulier qui me tient à coeur également .....
Je dis aussi trés souvent que " je connais " le Cambodge, j'ose même dire parfois que je le connais bien, ce qui peut paraître, et qui est, présomptueux ... mais je le dis en fait car je veux m'en persuader au plus prés de ce que j'en connais ...
Evidemment, et je pense que tu l'as faite, il y a la différence entre ceux qui disent qui connaissent le Cambodge, au sens ou ils ont " fait " le Cambodge ...... 🏴☠️ et ceux, peut être comme moi, qui disent le connaître car ils y sont allé plusieurs fois et se passionnent pour celui ci, et c'est déjà une grosse différence .....
Comme toi, je bouquine tout ce qui peut m'instruire sur l'histoire de ce pays, que ce soit au quotidien ou historiquement ..... je regarde les News de ce pays chaque jour, j'y ai maintenant des amis avec qui je correspond, je m'inquiète pour des personnes qui sont des ami (e) s et dont l'histoire peut être mouvementée, je viens en aide au quotidien pour des coups de coeur et pour mes amis khmers ..... et surtout je fréquente des khmers lors de mes séjours, j'essaye de comprendre le pourquoi de ce fatalisme journalier, je suis fasciné par le fait qu'ils essayent ( surtout les jeunes ) de tourner le dos à leur histoire et de considérer celle ci comme un complément touristique ..... j'adore passer du temps dans les pagodes, regarder au clair des yeux les petites vieilles décharnées aux portes des temples, ou au sein de leur famille, pour essayer de saisir une part d'émotion là tout au fond de leur âme afin d'y lire les attentes passées et celles révolues, celles dont le temps a jeté un voile de tristesse sur toute une vie ....
Alors au bout de tout celà, puis je me targuer de connaître le Cambodge ..... ? moi qui de toute façon ai déjà du mal à saisir les subtilités de mes contemporains ici dans mon pays ...... je dirais que non, mais je me passionne pour cette culture khmer et ce pays, et à partir de là je pense pouvoir dire que je suis à même de pouvoir argumenter sur celui ci, tout en sachant que je serais de parti pris et que mes argumentatons refléteront ce que j'aurais bien voulu saisir d'une culture à nulle autre pareille ......
On connait en te lisant ton amour pour le Cambodge. Tu nous excites notre curiosité, mais tu ne dis jamais tes vraies opinions et pensées de ce pays.
Je ne connais ce pays que par mon regard naif de mon enfance. J'y ai vécu mes plus belles années de bonheur, car il faut le dire je faisais partie des privilégiés. Je n'ai jamais eu l'occasion de me plonger dans les livres pour connaitre la vraie histoire, sinon qu'à travers l'enseignement qu'on nous a dispensé au lycée français de Phnom-Penh.
Allez un effort la prochaine fois. Racontes-nous ce que tu en sais et ce que tu en penses.
Lucky that we have a home/Our Home is Nha May Man/Passing rain and dry seasons/In a full-of-love atmosphere/Besides my new family/I have brothers and sisters/The sun shines over the skies/Let's stay here, with all of us,
Nous avons tous une manière différente d'aborder un pays, de voyager, tous des expériences différentes, chacun sa façon de voir les choses, mais je pense qu'il est difficile de bien connaitre un autre pays, sinon le notre. Et encore, comme tu dis Alan, certaines subtilités nous échapent dans notre propre pays. Sûrement en vivant dans un autre pays, nous gagnons à le connaitre un peu, mais avec un regard d'occidental, d'Européen ou de Français. Après avoir visité un pays en touriste, même plusieurs fois, nous pouvons je pense, relater des faits, des impressions, loin d'être des certitudes ou des vérités, que l'on a malheureusement souvent tendance à généraliser.
Ce que je dis là est valable pour n'importe quel pays. Par contre, à mon humble avis, je trouve qu'il est encore bien plus difficile de se forger une opinion sur le Cambodge où les Cambodgiens, rien qu'en voyageant là bas. Certes, la plupart des Khmers sont très accueillants, très souriants, et j'ai beaucoup apprécié mon voyage là bas. Mais il était indispensable pour moi de me plonger dans les livres (plus qu' après mon passage dans d'autres pays), vu que j'ai trouvé difficile de me renseigner directement auprès des Khmers. Ils ont leurs raisons, que je respecte largement, de ne pas s'étendre sur des sujets de politique, social, ou de ne pas répondre à certaines de mes questions. On a bien dû te faire le coup du hochement de tête et silence en réponse à une question un peu trop indiscrète qui ne solicitait ni un oui ni un non. J'ai rencontré un anthropologue là bas qui m'a fait part de ses difficultés à communiquer avec les Khmers et tirer des connaissances. Je pense qu'en travaillant avec eux, on doit mieux apprendre à les connaitre, encore que ça n'a pas l'air évident, à mon humble avis encore bien sûr et celui d'un anthropologue.
Le Cambodge est un pays magnifique, de ce que j'ai vu, avec des gens en général très accueillants, un sourire charmant....mais un sourire qui ne laisse pas indifférent.
Un soldat, avec qui j'ai tenté de traverser les montagnes des Cardamones avait un grand sourire pendant nos négociations....finalement, l'impression de son sourire a évolué au cours de la journée....et mes sentiments avec...(bon il ne m'est rien arrivé, parce que je suis suivie par une bonne étoile, et je n'aurais pu que m'en prendre à moi même si quelque chose était arrivé, car j'avais poussé un peu trop l'aventure à son extrême)!
Mais pour moi, le Cambodge, ce ne sont pas que ses paysages et la facette des gens, c'est un lourd passé.
Alan, quand tu dis "je suis fasciné par le fait qu'ils essayent ( surtout les jeunes ) de tourner le dos à leur histoire et de considérer celle ci comme un complément touristique"...moi personnellement, ça m'intrigue et me fait peur.
Mais ceci, c'est mon aperçu, loin d'être la vértié.
PS: peut être je lis trop et me pose trop de questions aussi!!
Babylone, un petit aperçu de ce que je pense, et des récits et impressions sur mon blog si tu veux.
Ca se sent que le Cambodge t'a marqué dans ton post... As-tu vu le reportage de Rithy Pan qu'Alan mentionne souvent intitulé S21 ?
Ce que j'ai surtout retenu de ce film est ce qu'une des victimes de Tuol Sleng a prononcé pour expliquer le génocide... Il cherche à comprendre ce qu'il s'est passé mais il sait qu'il ne pourra jamais comprendre... Et ça, c'est douloureux pour lui... Eux...
Comment comprendre une histoire que les locaux ne saisissent même pas eux-même ?
Tu n'abordes pas les coutumes dans ton topic... Pourtant, elles font aussi parties d'un pays...
Oui .... je ne sais pas si je dois aborder celà ici, mais bon puisque l'on parle du Cambodge ..... 😕 mais parler du génocide, j'ai tendance maintenant à faire comme les khmers et à passer outre ....... 🏴☠️
Si l'on parle avec eux de ce problème .... je ne le fais plus maintenant ..... ils répondront à vos questions, et si l'instant d'aprés vous leur demandez un renseignement sur un restaurant ou dîner le même soir, ils vous répondront avec le même ton mais insisterons un peu plus, car là ils auront là matière peut être à faire un peu de business .......
Ce que je veux dire, c'est que nous autres occidentaux sommes peut être plus " traumatisés " sur l'instant que eux mêmes peuvent l'être ...... c'est quelquechose qui est arrivé, mais comment faire la différence pour un paysan de la province d'Oddar Meanchey qui comte sur sa récolte annuelle de riz pour vivre, et qui peut voir celle ci annéantit à cause d'une soudaine sécheresse, ou voir ses enfants mourir à cause d'un malheureux moustique qui leur aura innoculé la dengue ...... comment lui parler du génocide et des malheurs que celui ci a pu apporter à sa famille ou autres khmers, alors que lui vit dans le malheur chaque jour ...... c'est quelquechose qu'il faut prendre en compte ....
Mais aussi il faut bien comprendre la part que tient dans le fonctionnement du peuple khmer cet état de fatalisme qui leur tient lieu de vie au quotidien .... et ce qui est arrivé devait arriver, ou plutôt c'est arrivé et maintenant il faut encore affronter journalièrement les difficultés de la vie au jour le jour, ainsi que ce fil ténu qui les relie à la vie ...... mais ce sont des choses que nous autres occidentaux avons du mal à saisir, car nous n'avons pas les mêmes fonctionnements de vie ......
Il faut aussi comprendre que l'homme khmer est ainsi seul responsable de son illusion et de sa souffrance, mais aussi seul responsable de son "salut", qui dépend de son engagement et de sa pratique pour échapper à l'illusion de la vie..... et la pratique et les dévotions à apporter à la pagode sont trés importantes pour se rapprocher de l'Eveil au moment fatidique ..... alors rattacher le génocide à son état actuel n'est pas quelquechose que le khmer perçoit pour la réussite de sa vie personnelle, tant est qu'il n'en répercute pas nécessairement les effets sur sa vie propre ......
Bon je pourrais en parler des heures, mais je ne vais pas vous sâouler non plus ..... 😉
C'était juste pour continuer sur le fil de la discussion ..... quant à Babyalone qui voudrait que je raconte plus encore sur ma perception que j'ai du Cambodge ..... 😕 je ne sais pas si vraiment celà intéresserait les membres, et j'aurais tant et tant à raconter, et surtout d'écrire me fairait encore plus me poser des questions et surtout évoquer des situations qui me posent questionnements et problèmes .......
Alors j'y perdrais certainement mon âme et mes dernières illusions, et là je déploie mon énergie à vivre sereinement et dans un certain bonheur avec celle qui partage ma vie et qui est ...... de nationalité belge .... ! 😉
Il y a quelques années, un homme de lettre écrivait: "pour comprendre le Japon, il faut y rester une semaine ou toute une vie". On pourrait appliquer la même règle à tous les grands pays de culture éloignés de la notre, et en particulier au Cambodge. Le voyageur de passage est souvent impatient de ramener souvenirs, photos et impressions. Celui qui se pose est plus soucieux de regarder, d'écouter, de réfléchir et finalement d'adopter la plus grande prudence à l'égard de ses impressions. C'est ce qui distingue l'opinion de la connaissance. Tu devrais lire "la formation de l'esprit scientifique" de Bachelard qui analyse ce que doit être un processus de connaissance, de découverte d'une réalité.
je vis ici depuis deux ans .
mon amie essaye de lire des choses sur l ame khmer, la culture khmer, les petites choses du quotidien qui nous differencie des cambodgiens, les superstitions, leurs comportements...
j ai fait ethnologie et appris qu il ne fallait pas juger une culture avec ses propres reperes et valeurs mais essayer de comprendre en regardant son fonctionnement de l interieur. mes tout mon bla bla universitaire ne me facilite pas les contacts au quotidien.
le milieu que je frequente ici est particulier, je suis avec les gens qui vivent du tourisme ici. drivers, serveurs... ils sont un peu voyous un peu paumes. ils ont aucun sens de l'effort. parfois ils me font penser a ces garcons que je connaissais dans les cites francaises. beaucoup ne font rien de leurs journees a part se saouler et oublier qu ils sont malheureux dans l'alcool. c'est tres destabilisant comme experience de vivre ici;
etre a siem reap encore plus vu qu ici on est dans un monde a part celui ou les khmers rencontrent les etrangers au quotidien.
ici le cambodge se confronte avec l'occident. mes amis travaillent au quotidien avec des touristes qui viennent ici pleins d'argent. des etrangers qui s'installent et ils n'y comprennent rien.
Bon, si tu veux, quand nous nous rendrons au Cambodge, on veut se faire un petit coup " de bla bla universitaire "... entre ethnologie et histoire.... Bon week-end à toi. Moi je pars ce soir pour ma Bretagne natale, en espérant qu'il fera beau pour faire du bateau. Marie.
Marie.
Il n'est rien de plus beau que l'instant qui précède le voyage.
je vis ici depuis deux ans .
mon amie essaye de lire des choses sur l ame khmer, la culture khmer, les petites choses du quotidien qui nous differencie des cambodgiens, les superstitions, leurs comportements...
j ai fait ethnologie et appris qu il ne fallait pas juger une culture avec ses propres reperes et valeurs mais essayer de comprendre en regardant son fonctionnement de l interieur. mes tout mon bla bla universitaire ne me facilite pas les contacts au quotidien.
le milieu que je frequente ici est particulier, je suis avec les gens qui vivent du tourisme ici. drivers, serveurs... ils sont un peu voyous un peu paumes. ils ont aucun sens de l'effort. parfois ils me font penser a ces garcons que je connaissais dans les cites francaises. beaucoup ne font rien de leurs journees a part se saouler et oublier qu ils sont malheureux dans l'alcool. c'est tres destabilisant comme experience de vivre ici;
bonjour marigen, je trouve tes propos pein de bon sens surtout dans le fait de ne pas juger des gens qui sont difficilement, comment dire...que l'on a du mal à cerner, connaitre le cambodge, comes les autres pays me semble illusoire lorsqu'on voyage et je crois que même toi tu nous montres combien il est difficile de comprendre et cerner les coutumes et la culture si différente entre asie et occident (par exemple)
" Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait. "
des etrangers qui s'installent et ils n'y comprennent rien.
Tout à fait d'accord avec toi.
Les touristes et certains expats sont trop prétentieux de crier très haut qu'ils connaissent bien le pays.
En tant que touriste, on ne fait qu'un bref passage, avec des yeux qui regardent à distance, des oreilles qui écoutent les bruits d'ambiance, une tête remplie de repères culturels, historiques, de civilisation lointaine (c'est comme vouloir mesurer la température du soleil avec un thermomètre à mercure🙂).
En tant que touriste, on peut voir sans pouvoir prétendre observer, entendre sans pouvoir dire écouter, apprendre sans pouvoir dire étudier.
Une attitude humble avec du recul est un ingrédient indispensable pour s'approcher de la compréhension.
Une différence ne doit pas être interprétée comme une bonne ou une mauvaise chose.
Bref, je suis en train de faire du bla bla dont tu veux te débarrasser...
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J'etais juste moyenne dans mes etudes mais j ai retenu une lecon
ne pas juger les cultures des autres. cela dit je trouverai domage de ne pas rester ici sans aider certaines personnes en leur apportant des nouvelles idees des idees de chez moi, car je retiens des lecons prises dans ma vie qu on avance aussi aus contacts d'autres personnes et cultures.
ainsi c'est la meme chose quand on voyage on decouvre d autres mondes pour s enrichir, essayer de voire d autres modeles.
mais le probleme ici c est que on arrive, on montre notre pouvoir d achat, notre luxe. certains viennent en touriste ici reproduire leurs shemas de vie a l identique mais avec l'exotisme des temples. c'est ce tourisme la qui me derange depuis toujours.
domage de ne pas rester ici sans aider certaines personnes en leur apportant des nouvelles idees des idees de chez moi, car je retiens des lecons prises dans ma vie qu on avance aussi aus contacts d'autres personnes et cultures.
Je me rappelle les propos d'un historien algérien: "dommage que les maures sont arrêtés à Poitiers, sinon l'Europe aura une civilisation très riche"
Lucky that we have a home/Our Home is Nha May Man/Passing rain and dry seasons/In a full-of-love atmosphere/Besides my new family/I have brothers and sisters/The sun shines over the skies/Let's stay here, with all of us,
Mais j'ai aussi échangé avec d'autres voyageurs qui avaient une toute autre opinion que moi, ceux qui sont allés à Angkor, PP, et basta, tout cela en avion!!! Et ça m'ennervait....mais bon, faut respecter?
dans mon bla bla universitaire, on parlait de ce tourisme de masse qui est sans doute en partie nefaste. nefaste dans les pays dans le sens ou certains pays ont des fragilites et que le contact peut entrainer des derives faciles a voir ici.
la prostitution par exemple bien sur elle existe de par nature mais elle est exarceber par l argent facile
laisser des enfants trainer dans les rues pour vendre des cartes postales car ils vont rapporter beaucoup plus que les parents...
le tourisme de masse a paris n'a sans doute rien d'aussi genant par exemple mais dans des pays comme le cambodge il a des revers important.
Ne faut il pas se plonger un maximum dans les bouquins pour espérer le comprendre, ne serais ce qu'un tout petit peu?
je pense que c'est une demarche interessante dans tous les cas, lire pour comprendre non?
je vais dire une chose idiote mais pour moi les temples d angkor c'etait des jolis temples avec des jolies pierres mais a la lecture de plusieurs livres, j ai regarde ces temples differement. et puis il y a cette partie qui me fait toujours rever celle des temples et de ces villes qui se sont endormis.
j ai essayer de lire un peu sur l histoire plus recente mais je me trouve face a mon propre blocage cette personne qui ne peut pas comprendre comment l homme peut etre aussi cruel.
"j ai essayer de lire un peu sur l histoire plus recente mais je me trouve face a mon propre blocage cette personne qui ne peut pas comprendre comment l homme peut etre aussi cruel ".
Face à la cruauté at au génocide au Cambodge, je me demande vraiment si nous devons aller voir le musée concernant cette période. Je me demande tout simplement si cela est supportable.
A bientôt. Marie
Marie.
Il n'est rien de plus beau que l'instant qui précède le voyage.
La toile de fond de la société cambodgienne reste celle du génocide...meme si celà s'exprime (ou pas ) de manière très diversifiée...
Celà va si loin qu'il faut aller très loin dans l' évacuation de nos schémas mentaux...
Aller à Tuol Sleng me semble relever d'un devoir de mémoire...et un moment important dans une perception approfondie de l'horreur ...meme après lecture... Il ne faut surtout pas oublier que des centres de tortures, il y en a eu beaucoup... ainsi que des killing fields !🙁
Vous passe les détails de mon job. Je dois parfois rappeler les horreurs de certaines périodes. Pas sûre d'être suffisamment endurcie pr déambuler dans les méandres de la bêtise humaine.
Garde encore un souvenir très frais de la " déchirure ".... et pourtant, ce film est déjà ancien. J'aimerais parfois oublier certaines images de ce film. Je vais quand même me risquer sur ce site....
Je vais aussi regarder si Tuol Sleng est loin de notre point de chute en février prochain.
Le si peu que j'ai lu me donne quand même envie de vomir... Je n'arrive toujours pas à comprendre comment des hommes peuvent arriver à de telles horreurs. Bien en dessous des capacités des animaux....
Se " poser " un peu en vacances, veut dire peut-être aussi pour moi laisser de côter les aspects sordides de l'histoire d'un pays. Si l'on ne veut pas que l'histoire se répète " bêtement ", je crois que cela passe par l'éducation de nos enfants.
Marie.
Marie.
Il n'est rien de plus beau que l'instant qui précède le voyage.
il y a une chose venir decouvrir pour quelques semaines un pays, partir en vacances. ca ne veut pas dire
puis il y a d'autres personnes qui ont decide de s'impliquer a fond ici. qui ont un coup de coeur viceral pour l'endroit.
l'envie de le connaitre entierement de le comprendre.
on ne vient pas ici sans savoir ce qui s'est passé. on a vu des films des reportages...lu un peu. vu des photos insoutenables. bref on a recu un peu d 'education meme en tant qu'enfants.
apres c'est un choix qui depend aussi de sa personnalite, de sa sensibilité, de sa fragilite.
Finalement, c'est après avoir lu des trucs cette semaine sur le génocide, que je me suis dit que j'aurais du mal à déambuler dans le musée du crime à Phnom Penh. Je me demande si c'est dans ce lieu que l'on pouvait voir une carte du Cambodge, constituée avec des cranes. Mais tu as raison, lorsque tu dis qu'on ne peut arriver sans savoir ce qui s'est passé. Me vient une question... est-ce-que cette partie de l'histoire est enseignée au Cambodge ? Amitiés. Marie
Marie.
Il n'est rien de plus beau que l'instant qui précède le voyage.
c'est le sentiment que l'on a quand on s'interesse au pays ou lorsque l'on est de passage .
On est tres intrigué, curieux, on voit certaines stigmates de la guerre, mais aussi on voit que les choses ont tendances a changer tres vite et que ce pays rongé par la corruption semble avancer bizarrement .
Cela fait des années que je me renseigne sur son histoire, et je regrette de ne pas y etre resté plus longtemps, l 'envie d'y retourner m'envahit de jour en jour, comme si j'etais passé a coté de quelque chose ... Drole de sentiment . Pourtant, c'est un pays qui m'a emu et aussi irrité .
Finalement, c'est après avoir lu des trucs cette semaine sur le génocide, que je me suis dit que j'aurais du mal à déambuler dans le musée du crime à Phnom Penh. Je me demande si c'est dans ce lieu que l'on pouvait voir une carte du Cambodge, constituée avec des cranes. Mais tu as raison, lorsque tu dis qu'on ne peut arriver sans savoir ce qui s'est passé. Me vient une question... est-ce-que cette partie de l'histoire est enseignée au Cambodge ? Amitiés. Marie
Musée du génocide Marie et non du crime ..... et concernant l'enseignement dans les écoles du Cambodge au sujet de ce génocide, le gouvernement n'y a pas intérêt puisque ses principaux " leaders " sont des ex khmers rouges .... et il est paradoxal jusqu'à il y a pas si longtemps que les jeunes khmers étaient persuadés que c'était les vietnamiens la source de ce massacre au sein de leur pays ....
Pour la carte avec les crânes .... non quand même pas, mais aux Killings Fields tu peux trouver un stupa rempli de crânes et d'ossements, et pire encore à un km de ces charniers tu n'as pas à insister beaucoup pour que ton driver t'enmène dans un champ, où là pour 15 ou 30 usd on te proposera de vider des chargeurs de revolver ou de kalachnikov sur des figurines en papier ..... l'horreur vécu dans ce pays est un bon business, et les cambodgiens le savent bien ....
Aller ou pas au musée du génocide est affaire de personne, mais je vois que tu commences à te poser des interrogations, à te renseigner et lire .... alors je pense que tu dois aller le " visiter " pour vraiment te rendre compte et là tu sauras réellement .... regarde bien les photos de toutes ces personnes prises juste avant leur mort, là est l'horreur .....
Merci pour ton post. Je vais bientôt me pencher sur notre itinéraire. Viendra le moment de choisir si l'on visite ou pas le musée.
Au sujet de ce " divertissement " étrange de vider des chargeurs.... 😠 je préfère remplir mes cartes mémoires... et " mitrailler " avec mon appareil, dans le respect des populations. Marie.
Marie.
Il n'est rien de plus beau que l'instant qui précède le voyage.
Je pense que le Cambodge fait partie de la liste des pays ou l'on ne peut aller innocemment; beaucoup de touristes n'en ont que l'approche de ce qu'ils ont pu lire, plus ou moins en diagonale, dans les guides..Et celà est dramatique car ils vont au Cambodge comme ils iraient en Thailande (par exemple) et attendent de leur voyage, plus du luxe à petit prix, qu'un enrichissement personnel lié à la rencontre de civilisation et personnes différentes...
Si un premier stade de compréhension par des lectures, me semble nécessaire, il me semble tout aussi nécessaire de l'oublier rapidement ...pour laisser place, non plus à une approche intellectuelle mais à une approche instinctive...que je différencie de l'approche émotionnelle...
L'approche émotionnelle est encore trop ethnocentrique pour permettre une saisie compréhensive du réel...et induit souvent des rapports de forces monétaires...
je pense qu'etre expat ou touriste ne change pas grand chose, ce qui change, c'est le regard personnel de chacun...
Pour comprendre, du moins commencer, je crois qu'il faut se dire et en toutes situations: si j'étais à sa place, je ferai, dirai, penserai quoi ?
"Sa place" ...C'est la place de chacun des cambodgiens que tu rencontreras...Pour essayer de trouver cette "proximité", bien sur il faut avoir lu et avoir quelques repères préalables, ensuite il faut "oublier sa culture", changer ses lunettes, oublier le formatage de l'ego et laisser aller son instinct...à partir de là, le quotidien va trouver des éléments de lisibilité, ils devront etre digérés puis critiqués, puis abandonnés pour arriver au fur et à mesure des expériences à une plus grande compréhension...tout en sachant que les marches de l'escalier se montent une à une et que l'escalier dont on parle n'a peut etre pas de fin...
Je ne crois pas en effet que l'on puisse aller au Cambodge de manière innocente, notamment en faisant abstraction de son histoire récente.
J'ai commencé à lire le témoignage de Malay Phcar, une enfance en enfer ( 1975-1980). Suivre les pas de cet enfant de 8 ans jusqu'au nord du Tonlé Sap après l'évacuation de Phnom Penh par les khmers rouges ne peut laisser personne insensible.
Si l'on connaît un peu cette période douloureuse, la rencontre avec un cambodgien, en France ou au Cambodge, passe par le choix des mots et des sujets. En France, ceux que j'ai rencontré en parlent sans pour autant être capables de mettre des mots ou des images sur ce qu'ils ont vécu. Attitude normale.
Après, lorsque nous serons revenus, je vous dirai si l'âme cambodgienne me semble aussi particulière que vous le dites. Vos impressions sont celles d'un homme amoureux de ce pays et de ce peuple. je comprends tout à fait cela.
Bien amicalement. Marie.
Marie.
Il n'est rien de plus beau que l'instant qui précède le voyage.
Oui, ce livre de Malay Phcar, une enfance en enfer ( 1975-1980) est une des autobiographies les plus intéressantes car les chapitres sont entrecoupées de l'histoire de la politique et de la folie KR selon les périodes ...
Pour ceux qui n'aiment pas lire ou non pas le temps celui là est un bon choix !
J'ai choisi ce livre sur la période des khmers rouges, en me disant que le regard d'un enfant serait moins pénible à lire... C'est un très beau témoignage, qui montre néanmoins la folie des hommes.
Les convois de trains renvoient étrangement à la période nazie... La nature humaine est infiniment mauvaise...M'arrêterai là pour cette période. Pas envie de lire d'autres horreurs...
Le Cambodge, comme d'autres pays, n'a pas encore effacé tous ses fantômes. Il faut du temps pour cela, beaucoup de temps.
Bien amicalement.
Marie.
Il n'est rien de plus beau que l'instant qui précède le voyage.
Il est bien que certains rescapés puissent enfin être pris en charge par les médecins. Trente ans de souffrance morale... Parler, même après toutes ces années peut sans doute aider les gens à mieux supporter ce qu'ils ont vécu.
Merci pour cette référence et bonne soirée à vous. Bien amicalement. Marie.
Marie.
Il n'est rien de plus beau que l'instant qui précède le voyage.
Alors que beaucoup de jeunes Cambodgiens ignorent tout du passé récent de leur pays, la chape du silence commence à se fissurer...
Pour la première fois, un livre à destination des lycéens, des classes de seconde à terminale :
le premier manuel scolaire sur l'histoire des Khmers rouges bientôt publié au Cambodge ! (extrait de ka-set)
De septembre 2004 à mars 2007, le Centre de documentation du Cambodge (DC-Cam) a mis en oeuvre un projet sur l'éducation et le génocide destiné à améliorer l'enseignement du génocide perpétré entre 1975 et 1979 par les Khmers rouges dans le secondaire.
Le DC-Cam a entrepris de collaborer avec le ministère cambodgien de l'Education pour écrire une histoire du Kampuchea démocratique et introduire l'enseignement de cette période en classe. Un projet qui a abouti à la publication, en avril 2007, d'Une histoire du Kampuchea démocratique, "premier texte du genre écrit par un Cambodgien", Khamboly Dy, relève le DC-Cam. Le ministère de l'Education a en effet accepté d'inclure l'histoire des Khmers rouges au programme scolaire dès la rentrée 2009.
Ce livre de Khamboly Dy sera publié en 183 630 exemplaires en langue khmère et en 55 000 exemplaires dans sa version anglaise, grâce à des fonds américains, suédois, danois, belges, néo-zélandais et essentiellement allemands. L'Allemagne s'est en effet engagée, le 5 décembre 2008, à financer à hauteur de 300 000 dollars l'impression de 175 000 exemplaires de ce nouveau livre d'histoire, qui sera distribué gratuitement aux élèves des classes de 9e à la 12e de l'ensemble du royaume du Cambodge.
Vous êtes bien matinal pour ce premier jour de vacances....😉
Ce projet est très intéressant. Plus un pays ferme les yeux sur son passé douloureux, moins il est capable d'y faire face ensuite. L'Allemagne et la France sont loin d'être des exemples dans ce domaine.
Cette initiative va peut-être permettre à certaines victimes de verbaliser enfin à travers les questions des plus jeunes, mais pas toujours si simple.
A chaque fois que j'ai voulu savoir pour la guerre d'Algérie, je me suis heurtée à un mur de silence. Trop de choses horribles pour nos pères, qui n'étaient que de simples appelés. Je sais aujourd'hui que ceux de ma famille ne diront rien.
Lorsque nous irons au Cambodge, l'ouvrage ne sera pas encore publié. J'essaierai de le trouver plus tard, si c'est possible.
Bonnes vacances à vous. Profitez bien de ces fêtes de fin d'année. Dans la hotte du père Noël, j'attends un cadeau pour partir au Cambodge. Ca j'aime beaucoup....
Amicalement. Marie.
Ci-joint un dessin.... les joies du métier. J'adore.... et en plus c'est très ressemblant... heu, je suis aussi comme cela ...🙁 ou 😠....
Marie.
Il n'est rien de plus beau que l'instant qui précède le voyage.
J'ai fini le témoignage de Malay Phcar, ce garçon de 9 ans, confronté à l'enfer du régime des Khmers Rouges.
Un très beau récit, qui rend compte de la vie quotidienne durant cette période.
Référence : (Malay) Phcar, Une enfance en enfer, Cambodge, 17 avril 1975 - 8 mars 1980, collection j'ai lu, Editions Robert Laffont, Paris, 2005, 284 pages.
Bonjour Roger.... Chob rey suor.... (j'espère que j'ai pas fait de fautes...)
Je voulais m'excuser pour avoir parfois écorché ton prénom.... Faut juste que je fasse attention 🤪.
Merci pour les références. C'est vrai que je suis surtout plongé dans mes livres.
Je commence à peine à distinguer les diverses parties de l'histoire du Cambodge. Pas simple. Les limites du territoire ont souvent changé et en fait c'est toute la péninsule indochinoise, qui est complexe.
L'architecture mérite aussi un détour. On ne peut pas visiter Angkor sans avoir intégré un minimum de connaissances. Possible peut-être pour les autres, mais impossible pour moi. Lié aux études d'histoire que j'ai faites et à mon tempérament. Toujours peur de louper quelque chose d'important.
Première étape, après Noël, retourner au musée Guimet.
Merci pour avoir cité mon blog. On aime ou on aime pas les vieux documents.... mais l'occasion à ceux qui passent sur mon site de rappeler ou faire découvrir le fonds de la bibliothèque nationale de Phnom Penh, mais aussi le fonds Dieulefils.
Dommage que certains docs soient sous copyright.... ce qui est étonnant pour des archives appartenant à l'état français, notamment celles du ministère de la culture ! bref, pas le lieu d'un tel débat ! M'énerve quand même 😠. Archives du peuple Français 😛.
Amitiés. Bonne journée. Marie.
Marie.
Il n'est rien de plus beau que l'instant qui précède le voyage.
roger,
je me demande par contre si il existe de bons ouvrages sur le cambodge apres 1979/
pour comprendre l histoire plus recente.
des ouvrages journalistiques pour comprendre l apres hmer rouge et le cambodge actuel.
tu as des sources a recommander,
Je ne l'ai pas lu ..Mais à froid je pense à Cambodge Contemporain ...de ALAIN FOREST.
Voilà un copie colle du synopsis :
Professeur d’Histoire de la péninsule indochinoise à l’Université Paris-Diderot, Alain Forest a présenté la monographie nationale sur le Cambodge Contemporain qu’il avait dirigée avec l’Institut de Recherche sur l’Asie du Sud-Est Contemporaine (Irasec). Il a reconsidéré l’histoire et les grands enjeux actuels du Cambodge et a donné des clefs pour comprendre le Cambodge d’aujourd’hui.
Cet événement a eu lieu au CCF, le jeudi 30 Avril, à partir de 18h30. Il a été organisé par l’Irasec en collaboration avec le CCF et avec le soutien du groupe de communication Asialis et Apsara TV.
En savoir plus sur Alain Forest
Alain Forest, Professeur d’Histoire de la Péninsule indochinoise à l’Université Paris-Diderot, est l’auteur de plusieurs études fondamentales sur les relations entre les Européens et les sociétés d’Asie du Sud-Est, ainsi que sur les représentations et relations socio-religieuses au Cambodge : entre autre, Le Cambodge et la colonisation française (L’Harmattan, 1978), Les missionnaires français au Tonkin et au Siam (L’Harmattan, 1998), Le culte des génies protecteurs au Cambodge (L’Harmattan, 1992).
En savoir plus sur ‘Cambodge Contemporain’
Du point de vue de la connaissance, le Cambodge fait l’objet d’un traitement déroutant. Nulle autre contrée n’a sans doute été autant observée, examinée, scrutée par des experts internationaux, des membres d’ONG et des spécialistes de (presque) toutes les disciplines.
De nombreux rapports sont produits chaque année mais ne sont lus que par une poignée d’experts. Car, il faut bien l’avouer les connaissances générales diffusées vers le grand public restent sommaires. Elles réduisent bien souvent le Cambodge à deux périodes - Angkor et les Khmers rouges - et se contentent de faire appel aux clichés, aux stéréotypes familiers de la grandeur déchue, du malheur sans nom, ou du sourire "armé".
Pour tenter de remédier à cette étrange situation, le présent ouvrage vise, non pas à l’accumulation de détails et de précisions à la manière d’un Quid ou de quelque encyclopédie, mais simplement à donner des clés pour comprendre le Cambodge d’aujourd’hui. Il s’agit ici de reconsidérer l’histoire, les logiques politiques, les contextes et contraintes économiques et de relations internationales, qui déterminent les trajectoires du Cambodge contemporain en s’appuyant sur des situations exemplaires traitées plus en détail comme la jeunesse cambodgienne, les problèmes fonciers, le rapport au Droit et à la justice, le rapport à la santé et à la médecine ou encore les efforts pour une relance de la littérature cambodgienne.
Réflexions de voyageurs › Cambodge / Vietnam · 24 replies
À propos du Vietnam et de certaines arnaques 2 août 2009 à 12:45 Bonjour tout le monde! A propos du Viet Nam. Je ne m’adresse à personne en particulier. Je…
Évidemment, ceci ne concerne pas toutes les moines d'Asie du sud est, mais disons qu'en 6 mois de voyage à discuter avec les locaux et à voir des choses bien…
Réflexions de voyageurs › Cambodge / Italie · 29 replies
Je suis bien callé sur mon tabouret de bar... c'est dingue que dans ce pays il y ait autant de bars à vin, je ne m'en rappellais pas... du moins pas autant que…
On y est enfin...! Alors que le Cambodge connaît un boom touristique sans précédent, + 19 % de touristes en plus les quatre premiers mois de l'année par…
On ne peut qu'être dubitatif, interloqué, soupçonneux, indigné ou... devant cette nouveauté de la télévision thailandaise dont " Cambodge soir " nous livre ici…
Hi! It was totally by chance that I stumbled upon VoyageForum (an ad online and a story lol), and I’ve been reading some really old posts from 2011 about Thai massage schools—discussions on how to get by, accommodation, prices, etc. It reminded me of my own experience: I kept things simple by staying with a local family during my entire trip. I only shared all the expenses with them, which, I’ll admit, was super cheap… and I often traveled with them, which naturally opened a lot of doors for me. To start, at the school in Salaya, my Thai friend immediately connected me with Teacher Phong (the school’s mentor and teacher of teachers, a former monk). I was supposed to join a group session with other foreigners, but for some reason I don’t know, I got two days of private lessons for free with this expert… incredible! And on top of that, he loved France! It was an amazing experience. I "discovered" massage by chance—the Thai family just told me: "Try it, you’ll see!" (I’d had a pretty intense massage in the capital before 😅… but the next day, I felt unbelievably great!))
Every morning, I’d take a taxi (chosen by the Thai family at prices that beat all the competition) to this school—I’ve forgotten the name of the little village now… right in the heart of the countryside. Then, in the evenings, I’d keep practicing massage on all the family members… and they’d teach me Thai at the same time!))
Since then, I’ve practiced a bit, with lots of positive feedback. Following Teacher Phong’s advice—he thought my pressure was deep, firm, and precise—he strongly encouraged me to take this seriously.
I love Thailand so much. It’s a whole different way of living… and it’s a real blessing, even if I couldn’t live there full-time. Anyway, that was an unforgettable memory, and sometimes the Thai family and I still say hi—from 2011, 2013… right up to today!
Hi everyone,
I’m Loulou, a French expat who’s been living in Southeast Asia for about fifteen years, currently in Phnom Penh, Cambodia. A passionate walker at heart, I’ve trekked in Nepal (Thorung La, Mardi Himal), India, Vietnam, and I’m still planning new hikes (Char Dham, Langtang, Annapurna).
I’ve just published my first travel journal, recounting three months of walking and encounters across India. A portion of the sales goes to an educational center I support in Kep, for children whose parents work in the salt marshes.
I’m also working on a second book about Nepal with a musician friend, focusing on the Mardi Himal trek—two independent perspectives on the same journey.
Happy to swap stories with you about the Himalayas, India, Southeast Asia, or just the urge to hit the road and walk far from home.
Safe travels,
Loulou
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines?
For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL.
THANKS GUYS
"It seems to me that poverty would be less painful in the sun" wrote Aznavour...
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others?
What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille?
Are the Pygmies happier than the Inuit?
Are Canadians less happy than the people of Louisiana?
Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate?
Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now.
The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions.
I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid?
Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again?
Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with?
Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now?
What’s really going on here?
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)