merci de ton message Fabricia
c`est un pays aux mille facettes qui recele une telle diversite et pour moi, depuis que je voyage, la meilleure experience culinaire. je suis comble
Hampi : au milieu coule une rivière
Badami-Hampi
le 15/16/17/18/19 janvier
Une route goudronnée qui laisse place à un chemin en terre qui s`arrête par la force des choses, au pied d'un pont métallique atteint par la rouille. Jamais terminé ? endommagé et jamais réparé ? Il semble pour le moment bon à ranger au rayon des souvenirs. D`abord on prend le petit sentier sur la gauche puis on descend pour accéder au bord du fleuve. Sur une partie sablonneuse, proche des piliers du pont, des tentes de bambous. Des enfants jouent, des femmes préparent le souper. Sûrement les familles des passeurs qui vivent ici. Des Dalits ? Pour traverser d`une rive à l`autre, il faut emprunter l`une de ces barques. Demies coquilles faites de tiges de bambou et recouvertes de bâches noires que deux passeurs font avancer à l`aide de pagaies. Il faut s`armer de patience durant les heures de pointe🙂.
Beaucoup de gens font la navette quotidienne entre Anegundi le village d`en face et Hampi Bazar le centre touristique du coin. En plus des hommes et de leurs ballots, il faut charger leurs montures de fer. Alors on s`asseoit sur un bout de rocher en attendant son tour qui ne dure jamais très longtemps car plusieurs barques sont sur l`eau simultanément🙂. Il arrive que l`une d`entre elles boivent la tasse à cause du poids des motos mais cette affaire est vite résolue à l`aide d`une écuelle😏. Le scénario se répète jusqu`à la tombée de la nuit et recommence dès l`aube le lendemain. Il y a bien une route qui fait le grand tour en passant par Hospet; axe permettant aux véhicules de rejoindre le village mais pour nous autres, piétaille et deux roues, le détour est trop important😛.
Le fleuve Tungabhadra, imperturbable, continue de s`écouler avec une régularité de métronome. Non pas qu`il soit un long fleuve tranquille car son débit est rythmé par les périodes de mousson. Alors les traversées deviennent problématiques car le niveau s`élève de plusieurs mètres. Plus loin, au nord-est, il se jettera dans le fleuve Krishna.
Les grands fleuves et l`Inde : On pense surtout au Gange qui coupe transversalement l`Inde du Nord. Il y a aussi l`Indus qui prend sa source dans le plateau himalayen, il arrose la vallée du Ladakh avant de rentrer au Pakistan. Le Brahmapoutre, moins connu mais tout aussi important, le frère jumeau de l`Indus à cause de son parcours symétrique. Celui là arrose les états du nord-est de l`Inde avant de rejoindre le Gange au Bangladesh dans ce qui constitue le fameux delta du Gange.
Anegundi.
C`est donc là que je me dirige en ce bel après midi de janvier, sur recommandation de Ludivine, une vforumiste rencontrée à Amritsar🙂. Je sue à grosses gouttes, l`épaule endolorie par un sac devenu plus lourd au fil de mon périple. Avant de parvenir jusqu`ici, j`ai eu quelques démêlés avec un rickshaw peu scrupuleux affichant des tarifs délirants et mentant sur le kilométrage😐. Le bus en provenance de Hospet m'avait laissé en plein milieu d'un site touristique. Mauvaise pioche. "Terminus" me répond le chauffeur. Le temps que je réalise, que je rassemble mes sacs pour sortir, je me retrouve happé par un flot humain hystérique. D'abord secoué par la première vague, je prend ma respiration et plonge vaillamment dans la marée humaine, mon sac en guise de bélier pour me frayer un passage. Courageux mais pas téméraire. Ca rentre comme dans du beurre. Conscient de ne pas les avoir ménagés, je me retourne m'attendant à subir des regards de désapprobation mais je ne rencontre que des visages espiègles. Welcome to India !
Anegundi est de l'autre coté du fleuve. J`arrive à la tombée de la nuit et me met en quête d`un logement que je ne tarde pas à trouver. Ici on est loin du bric à brac à touristes de Hampi Bazar, c`est un petit village indien tout simplement et les étrangers ne se bousculent pas. Quelques rares hôtels. Celui où j`établis mes quartiers est comme neuf avec salle de bain et toilette. Pour 300 rps c`est dans mes cordes. Elle est tenue par une famille gentille et discrète. Le soir, lorsque je reviens de balade, les rues du village sont animés, les gens palabrent, les enfants se regroupent. Durant 2 jours, la vie du village bat au rythme de la fête. Rues illuminées, défilés avec musique. Dans mes souvenirs de voyage, je revois Gazor Khan en Iran. Mais Je reste cloitré dans ma chambre, poussée de fièvre et manque d`énergie. De plus mon corps est un champ de bataille pour les moustiques. Obligé de calfeutrer la fenêtre avec une couverture car les petits teigneux passent à travers la moustiquaire. Mes hôtes m`apportent un plateau repas, à base de riz et de légumes. Ici pas d'extra pour les touristes, c'est le même menu pour tout le monde. Peu d`appétit mais je me force un peu pour leur faire honneur.
Un soir, je rencontre une famille de touristes indiens qui logent dans la chambre voisine. Le patriarche me présente fièrement femme et enfants.
Hampi
ce sont de nombreux temples au milieu de paysages spectaculaires que n`aurait pas renié le peintre surréaliste Magritte. A perte de vue, des collines constituées d`immenses blocs de granit aux formes étranges, entourées de rizières, de champs de bananiers et de cocotiers. Un lieu touristique qui attire beaucoup de routards et des Indiens qui viennent en pélèrinage. Un endroit rêvé pour la balade.
Le premier jour, je remonte le fleuve jusqu`à Hampi Bazar en me frayant un chemin à travers les hautes herbes et les rochers. Je distingue un son de flûte. Sur la rive d'en face, un berger garde un troupeau. Je m'allonge sur un gros bloc de granit pour prendre le temps. Pause lecture. Je me sens épié et je me retourne. Un gamin m'observe à 1 mètre. Je ne l'ai pas entendu venir celui là. Je lui prête mes jumelles qui l'amusent beaucoup.
A Hampi Bazar, j'observe la faune locale. Des hordes de routards. Je ne m'attendais pas à en voir autant mais la proximité de Goa explique cela. Dans les échoppes, c'est la bataille pour récupérer ma monnaie.
Le deuxième jour, je pars tôt et prend la route de Hospet. Je croise beaucoup d`enfants à pied, en bicyclette qui vont à l`école, des femmes partent travailler dans les champs🙂.
Echanges de Namasté et de Hello. Anegundi est entouré de rizières irriguées par de petites rigoles. Des hommes s`activent à la tache. C`est un travail difficile et ingrat. De l`eau jusqu`à mi-mollet, ils creusent de petites tranchées. Certains bénéficient de l`apport précieux d`un tracteur.
Puis ce sont des champs de bananiers. Quelle est belle la campagne indienne !!!🙂🙂. J`arrive devant le temple d`Hanuman. Il se mérite car avant de profiter du point de vue, il y a la montée des marches, rien à voir avec celle de la Croisette. Ici c`est shorts sandales et bandana😄. Et en effet, ca vaut bien ces quelques efforts😛 car le panorama est grandiose. Il embrasse toute la région. Le fleuve qui serpente. Les rizières gorgées d`eau, les collines de granit, les forêts, les temples. C`est magique !!! je me pose sur un bout de rocher🙂. Un singe surgit devant moi et attrape mon sac, regarde à l'intérieur, je siffle, il me regarde d'un air penaud et le repose. Je reste assis au bord, pensif.
La région fait l`objet d`une bataille engagée. D'un coté, les marchands de temples, attirés par l`appât du gain et qui veulent développer encore davantage le tourisme et d'un autre les défenseurs de la préservation de ce patrimoine incluant les temples mais aussi les gens et leur culture, qui vivent dans la région comme les Ladamis. Pour l'instant ce sont les associations qui ont le dernier mot mais jusqu'à quand ?
Quand je vois Hampi Bazar, je m`interroge😐. L`endroit est vampirisé par le tourisme, tous les 100m, une agence de voyage, un restaurant, un cybercafé un hôtel et un magasin de souvenirs. Qui est derrière tout ce business et à qui cela profite t-il vraiment ? Je m`étais déjà posé cette question au Rajasthan car j`avais remarqué que de nombreuses échoppes vendaient exactement les mêmes produits.🤪 Ici aussi, pas sûr que tout ce foin profite aux locaux.
Tous les soirs, vers 18h00, je repars dans le sens opposé par le temple Vittala, prendre le dernier bateau coquille de noix. Je croise tous ceux qui sont au bord du chemin, le vendeur de noix de coco, la vieille édentée, le vieux chaman et toute une ribambelle de gamins😏😄. Les têtes deviennent familières😉. ça rigole. `Namasté` et des sourires. Un jour, je leur prête mes jumelles, c'est la bousculade et je dois jouer des coudes pour chacun puisse s'en servir. Encore quelques jours de plus et je les adoptais tous🙂.
Infos pratiques
Bus :
Badami-Gadag 37 rps
Gadag-Koppal 34 rps
Koppal-Hospet 21 rps
Hospet-Hampi 10 rps
Un commentaire sur le carnet de Parvat sans un commentaire sur le tien, impossible.
Deux voyages bien différents, une façon de transcrire différente aussi et un plaisir de découvrir ton regard sur ce pays dont tu fais passer tout le charme, le paradoxe.
Ce voyage raconté presque au jour le jour ne cesse de m'intéresser. Merci.
Mmmh c'est vrai que c'est bien écrit... Ca m'étonne que les petites coquilles de noix sont toujours d'actualité! 😄
Je m'y retrouve avec délice... Impatiente de lire la suite à Cochin 🙂
Hampi-Hospet-Bellary-Guntakal-Bangalore
le 19-20-21 janvier
Rues de Bangalore
Levé très tôt, petite forme même si je me sens déjà mieux. Pas le temps de musarder car j`aimerais être à Cochin demain matin. En hors d`oeuvre, une marche à travers les bois et les temples jusqu`à Hampi Bazar avant que le soleil ne fasse donner ses rayons. Je règle ma note et je dis au revoir à cette famille accueillante🙂. Au fond de moi, je souhaite que ce petit village puisse garder son caractère.
Arrivé à Hampi, j`avale rapidement un petit déjeuner, toujours installé aux premières loges pour observer les accoutrements de la faune locale des routards. Un bus pour Hospet et c'est le début d`une expédition incertaine... L`incertitude l`une des facettes de cette Inde indomptable. C'est le lot de tous et les esprits trop cartésiens sont vite déstabilisés. J`improviserai selon les circonstances et en fonction de mon état de fatigue car comme ce n'est pas la forme olympique... A Hospet, pas de bus direct. Ca commence. Mon objectif est d'atteindre Guntakal où je compte attraper un train. Correspondance à Bellary. Pour parcourir un peu plus de cent kms, on mettra quatre heures. Un premier tronçon en travaux, enfin ça y ressemble🙂. On roule au pas. Après Bellary, c`est pire, le route devient piste sablonneuse, truffée de trous. A l`intérieur, compressés et secoués comme des citrons, nous mangeons de la poussière🤪. Le bus doit slalomer pour se frayer un passage entre les nombreux camions qui vont et viennent. L`impression d`être au coeur d`un rally dans le style `Gamel Trophée`🤪.
16h00 j`arrive enfin à la gare de Guntakal. Après renseignement, un train pour Ernakulam passe demain matin. Je ne me sens pas la force de refaire un autre long trajet. A moins de dormir sur place. Autrement, un train part pour Bangalore à 22h30 ce soir. J`hésite, pourquoi pas faire un saut à Bangalore...Je commence à m`endormir. Direction les retirings rooms. Pas de chance, c`est complet. Je reste planté sur les marches d`escaliers. Au calme je somnole une vingtaine de minutes et au bout de ce laps de temps, un type bourru me demande de déguerpir. "It`s full". T`inquiète pas mon bonhomme, j'avais compris, je pars. Décision prise, ça sera le train de 22h30 pour Bangalore où je ferai une escale d`un ou deux jours. J`achète un billet et j`attend sur le quai. Sur celui d`en face, un train à l`arrêt. Je vérifie pour la forme. Oups ! C`est le mien. Je monte dans une voiture qui n`est pas bondée et je m`installe par terre dans un couloir. Une heure de retard et nous quittons la gare. Mais la nuit promet d`être longue. Un contrôleur me sermonne🤪. Pas de réservation, suis dans une voiture sleeper, j`ai un billet 2e classe. Suis complêtement hors sujet sur ce coup là. Pour défendre ma cause, je lui dit qu`ailleurs c`est bondé et que juré promis, je ne bouge pas du couloir. Il ne veut rien savoir et me demande de changer au prochain arrêt. "Yes Sir ! "mais je ne pense qu`à m`enrouler dans ma couverture et fermer les yeux pour m`échapper.😐...et je ne le reverrai plus.
Bangalore
Bangalore enfin. 6h30. Pour moi, la fin du voyage. Pas question d`aller plus loin. Priorité : trouver un hôtel pour prendre une douche et dormir. Le quartier est très fonctionnel coté transports. La gare ferroviaire est à 100m de l`immense gare routière. Un quartier vivant avec de nombreux étals de rues, restaurants, marchands de glaces et vendeurs de mon jus de fruits préferé : le jus de canne à sucre au citron🙂. Je retrouve le sourire.
Quant aux hôtels, il n`y a que l`embarras du choix. Le premier sera le bon. Un peu au dessus de mon budget 486 rps mais très confortable. Chambre et salle de bain carrelées en blanc, TV, petit mobilier, quotidien fourni chaque matin, eau bien chaude et ascenseur. L`idéal pour me requinquer. Je dors jusqu`à 17h00.
Bangalore, j`accroche. Une bonne grosse ville indienne, environ 6 millions d`habitants. Une ville prospère et dynamique et qui le fait savoir. Après une bonne nuit, je pose mes bagages à la gare routière car j`ai reservé un billet pour Ernakulam en fin de journée. Ensuite, je pars me perdre à travers la ville. Par hasard, je tombe sur la mosquée principale. Très bel édifice blanc avec ses deux minarets élancés, au milieu des arbres.
La mosquée principale de Bangalore
High Court
En chemin, je fais le plein de carburant. Cappucino, milshake de fruits frais et des jus de fruits😎.
La ville compte de nombreux parcs dont le Cubbon Park en plein centre. Un endroit plein de charme où les Indiens viennent se ressourcer en famille. Je traverse un endroit peuplé d`arbres si étranges que l`on pourrait les croire sortis d`un conte des frères Grimm😮.
Fin de journée, je retourne à la gare routière, bourdonnante d`activité. j`achète des fruits et de l`eau. Le bus de marque Rajahamsa est confortable. Siège très inclinable. Mais pas pour tout le monde, je remarque que le chauffeur est assis sur `un siège de campeur`. Demain je revois la mer🙂. Une Coréenne s`installe juste devant moi. Nous faisons connaissance. Elle va aussi à Cochin.
la gare routière de Bangalore
Infos pratiques
Bus : Hospet-Bellary 34 rps
Bus : Bellary-Guntakal 20 rps
Train : Guntakal-Bangalore (2e cl) 93 rps
Bus rajahamsa : Bangalore-Ernakulam 482 rps
Beignets de pommes de terre frits fourrés aux légumes ou aux oeufs 2 a 4 rps/pce sur les étals de rues
Fort Cochin à l`ombre de ses grands arbres
Fort Cochin
Bangalore-Ernakulam-Fort Cochin
le 22-23-24-25 janvierLe bus nous emmène à Choraï à l`autre bout de l`ile Vypeen. Celle qui est en face de la péninsule. Nous avons pris le ferry à Fort Cochin. 13h45 sous une forte chaleur. Notre petit groupe fraichement constitué, s`est rencontré de manière fortuite ce matin au petit déjeuner sur la terrasse de l`hôtel.
Judith
C`est Judith une Israélienne qui est l`instigatrice de notre petite expédition. Hier ayant assisté à une grande fête avec parade d`éléphants, elle nous en parle avec tellement de ferveur et nous propose d`y retourner aujourd'hui. Il y a François et Tina, un couple qui vit à Munich. Lui est Français, elle est Allemande. Ils se sont connus sur le chemin de Compostelle. Quant à moi, assis à la table d'à coté, en les écoutant, je me suis raccroché au wagon et dire que je voulais partir ce matin pour Ernakulam... 🙂
François et Tina
Ernakulam, c`est donc là que j`arrive 3 jours plus tôt. Durant la nuit, après Mysore, nous avons franchi les Nilgiri Hills. C'est une région où l'on cultive un thé réputé. Sur la route en lacets, le bus ralentit à peine et double un camion entre deux virages. Lorsque on retrouve le plat, je pousse un soupir de soulagement.
Arrivé à la gare routière. Je propose à la Coréenne de partager un rickshaw et nous partons en direction du ferry pour Fort Cochin. Il est tôt. Les rues ne donnent pas encore de la voix et du klaxon. Les magasins, étals et boutiques sont fermés. Le guichet qui délivre les tickets n`ouvre qu`à quelques minutes du départ, le bateau se met à quai. Je suis ravi de retrouver la mer que j`avais quitté à Mumbaï. 🙂
Cochin est un ensemble d`iles et d'une péninsule reliées entre elles par des ponts et des ferries. 5 iles : Willingdon, Bolgatty, Gundu, Vypeen et Vallarpadam. 1 péninsule : Fort Cochin et Mattancherry et la terre ferme : Ernakulam. La balade est agréable après ce trajet en bus mouvementé. Un court mais pur moment de détente que je goûte avec délice. Je me laisse bercer par le cliquetis des vagues et promène mon regard sur les balises qui parsèment le détroit.🙂😎 Sur l`ile de Willingdon à gauche, des portiques pour containers et des grues témoignent d`une activité portuaire importante. Un bateau immatriculé Panama attend d`être déchargé.
En arpentant les rues à la recherche d`un hôtel, je perd de vue ma compagne. Elle s'est volatilisée le temps que je ressorte d'un hôtel après avoir essuyé un échec. Je la reverrai furtivement le lendemain soir près de l`embarcadère, elle part à Mumbaï. Je lui souhaite bon voyage.
Je déniche une chambre pour 300 rps et je peux me délester de mes sacs. Du haut de la terrasse où je prend mon premier petit déjeuner, je suis sous le charme de ces immenses arbres qui recouvrent le quartier, certains ressemblent à d`immenses parasols. J'y reviendrai plus tard.
L`architecture est un mélange d`époques coloniales : églises, vieux forts, cimetières, maisons et vastes allées ombragées. Tour a tour Portugais, Hollandais et Anglais se sont implantés et y ont laissé traces de leur passage. Vasco de Gama, le coureur des océans est mort ici. Bizarrement, ne subsiste rien de l`influence chinoise excepté les fameux carrelets le long de la plage. Pourtant ils étaient présents à l`age d`or de Cochin au XIV et XVeme siècle considéré comme l`un des ports de commerce les plus importants d`Asie. Peut être avaient t-ils édifié des bâtiments qui auraient été détruits par les occupations coloniales et donc effacés de la mémoire collective ?
Les carrelets chinois, on ne peut pas les louper. C`est devenu au fil du temps une attraction touristique, non pas qu`ils ne soient pas utilisés en la matière. Des hommes s`activent dessus quotidiennement. Mais la pêche qu`ils rapportent est bien maigre de nos jours. A chaque remontée de filet, les hommes cherchent leur maigre butin au moyen d`une épuisette. Les fishermens préfèrent le lancer de filet et la pêche en pirogue plus au large. L`endroit est très fréquenté.
Au milieu de ces frêles embarcations. surgit à l`horizon un point noir qui ne fait que grossir. énormes mastodontes des mers, guidés par deux petites frégates et qui s`engouffrent dans le détroit. Des cargos et des porte-containers qui se dirigent vers la zone portuaire. Je me souviens avoir eu cette impression à Istanbul o�� les énormes tankers remontent et descendent le détroit du Bosphore vers la mer Noire et Odessa en Ukraine.
Fort Cochin. Ce que j`apprécie ici est la tranquillité de ses quartiers😎🙂. Peu de circulation. C'est pas courant en Inde. En s`enfonçant dans les allées ombragées, le seul bruit régulier que l`on entend, ce sont ceux émis par les chants d'oiseaux et des cris d`enfants s'égayant dans les cours d`école et sur les terrains de jeux. Petits écoliers dans leurs uniformes aux couleurs gaies🙂. Les fillettes attachent leurs longs cheveux noirs sous forme de nattes et de couettes🙂. Il y a beaucoup d`écoles à Fort Cochin. Mais peut être n'est ce qu'une impression car ailleurs le bruit infernal du trafic couvrent la totalité du reste. Nos sens respirent et le corps se laisse aller à plus de sérénité. A écouter le bruissement du vent dans les arbres, le cri des mouettes survolant la côte, le rouleau des vagues qui se fracassent contre les rochers, le bouillonnement de l`écume sur le sable. A sentir l`air marin, adossé à l`ombre d`une barque. Se remplir les narines du parfum des fleurs de frangipaniers. Et tous ces sourires au détour d`une rue ou d`une ruelle. Bien que n`étant pas un spécialiste en botanique, je suis tellement ébloui par les arbres locaux que je les photographie à tour de bras .
Le soir lorsque la nuit tombe, les familles indiennes se promènent le long des rochers et marchent sur la plage de sable blanc. On s`asseoit pour profiter de la douce quiétude de la nuit à peine dérangé par les moustiques. On aperçoit les lueurs vacillantes sur l`ile d`en face. Les bateaux sont rentrés. Seuls quelques pêcheurs tentent leur chance avec le lancer de filet. De l`eau jusqu`à mi-mollets, ils espèrent débusquer le poisson du soir. Sur la petite place animée, on vend le poisson frais de la journée, ça marchande ferme🙂. L`odeur de l`océan pénètre mes narines. Postés là, des vendeurs de babioles, vendeurs de jeux, ballons et instruments de musique essayent d`attirer le chaland, insistants mais jamais agressifs. Les terrasses des restaurants se remplissent.Retour sur l`ile de Choraï où nous allons assister à la parade des éléphants. Avant cela, nous stoppons dans un Ashram où Judith prend des cours. Un endroit charmant où passe un canal. C`est tenu par un Swami, qui donne des cours de yoga et pratique des massages ayurvédiques. Medecine man, il consulte quotidiennement. Les gens du village viennent le voir pour leurs bobos. Dans une cabane, il fabrique ses propres produits ayurvédiques et il y a une salle rectangulaire ou l`on pratique l`art martial du Kerala, le Kalarippayat. Des sabres sont entreposés au fond de la salle couverte et faite de bambous. Il y a un Français qui loge ici pour bénéficier des soins et massages. On nous apporte du thé. J`en profite pour mieux faire connaissance avec mes nouveaux compagnons. Avec François, le courant passe très bien. Curieux et enthousiaste, il est originaire de Bayonne. Peu de voyages à son actif mais il a l`air d`apprécier. Au contraire, Tina a beaucoup voyagé. L`inde, elle y a séjourné de nombreuses fois depuis les années 80 ce qui nous vaut une discussion riche et intéressante sur ce pays. Judith est occupée par ses cours mais j`aurai l`occasion de lui évoquer quelques bribes de mon long périple et de lui parler de l`Iran. Elle est étonnée par mon témoignage ce qui ne me surprend pas mais je sens chez Judith un esprit d'ouverture car elle m'écoute attentivement. Pour se maintenir, l`état militaro-religieux d`Israël diffuse des flots de propagande sur les pays avoisinants dont l`Iran. D`ailleurs, en y repensant, les Israéliens sont persona non grata dans 3 des 4 pays que j`ai parcouru.
Le canal devant la maison du Swami ile de Vypeen
Le soir, lorsque nous arrivons à la fête, des milliers d`Indiens attendent, vêtus de leurs plus beaux habits. ça se passe sur une grande place. De chaque coté, 20 éléphants richement parés pour l`occasion, se font face🙂. Au milieu la foule. Chaque attelage est cornaqué par 3 personnes dessus, 2 personnes dessous qui veillent à ce que ces joyeux pachydermes ne manquent de rien😏. Malgré le fait qu`ils soient enchainés, ce sont des animaux et plutôt impressionnants. Parfois quand l`un d`entre eux pousse un barrissement de contentement ou d`énervement en balançant sa trompe, l`assistance frémit. Puis les deux colonnes opèrent un rapprochement tactique et se déplacent au milieu de la foule. ça me rappelle le dicton `c`est comme un éléphant dans un magasin de porcelaine` sauf que là, c`est nous autres piétaille transformée en porcelaine😄😉. Mouvements de foule. le jeu consiste surtout à éviter de mettre le pied dans les énormes bouses fumantes qu`ils ont semé😛🙂. Je compte les points. Il y aussi une parade musicale. Pour nous la fête s`achève car nous devons rentrer pour prendre le dernier ferry. Bus archi bondé. Jeune chauffeur intrépide qui se fait plaisir😉. Il roule à tombeau ouvert. Nous voici de retour à Fort Cochin. Avant de nous quitter, nous dinons ensemble pour finir agréablement cette belle et riche journée.
le Temple Festival
Elle est pas belle la vie !--
Infos pratiques
Ferries : 2, 50 rps
Kanyakumari : à la croisée des mers...3 ans plus tard
Fort Cochin-Ernakulam-Trivandrum-Kanyakumari
le 25-26-27-28 janvier
Je quitte Fort Cochin avec un petit gout d`inachevé. Quatre jours bien trop courts. A peine le temps de lier connaissance. L`Inde est si vaste. D`autant que je me sentais très bien ici. Mon meilleur souvenir humain de voyage a été l`Indonésie car à un moment donné j`avais su poser mon sac. C`était à Jogjakarta et je ne l`avais pas regretté. Un départ au dernier moment pour notre vol à Jakarta. Un crève-coeur et des larmes. Une expérience merveilleuse🙂. J`y repense souvent.
Me voici dans le ferry et j`en profite pour rêvasser accoudé au bastingage, les balises défilent, puis la zone portuaire de Willingdon avant d`accoster à Ernakulam où je prend le train pour Trivandrum. J`ai eu de la réussite car j`étais sur une liste d`attente qui s'est éclaircie pour mon bénéfice🙂. Le train en Inde est très populaire et il vaut mieux réserver à l'avance. Voyage en compartiment sleeper. Il y a beaucoup de places libres. Les paysages du Kerala sont très beaux. Végétation luxuriante et petites voies fluviales. Dans le compartiment voisin, une famille indienne. Un des petits me salue et m`apporte le bottin des horaires de la Railways🙂.
A Trivandrum, je me rend à la gare routière et j`attrape un bus pour Nagercoil. Bienvenu dans le Tamil Nadu. Un dernier bus pour Kanyakumari. J`arrive en début de soirée.
Campagne du Kerala
La nuit est déjà tombée. Beaucoup de monde se promènent dans les rues de cette petite bourgade, surtout des familles. De nombreux autocars sont stationnés. Je trouve une chambre mais je dois la rendre le lendemain car tout est réservé. C`est le week-end. Je ne m`attendais pas à trouver autant d'animation😮🙂 . C'est blindé de monde.
Kanyakumari est à la base une bourgade de pêcheurs d`obédience chrétienne qui cohabitent avec les milliers d'Hindous qui viennent en pélérinage sur ce lieu sacré. A ce titre, la ville porte le nom de la déesse Devi Kanya incarnation de Parvati. Au bord de la mer, se trouve le temple Kumari dedié à son culte. C`est d`ici qu`elle aurait repoussé les démons et obtenu la liberté de la terre. Les eaux sont sacrées. Le lendemain matin, levé très tot, je pars en direction de la mer. Il y a déjà une foule considérable sur la route. Des bus arrivent encore. Les vendeurs sont sur le qui-vive. Les gamelles à chaï chauffent.
Lorsque j`arrive au bord des ghats et sur la plage, des milliers d`Indiens se pressent et s`entassent dans l`attente🙂, principalement des familles mais aussi des sadhus. Bien que la mer soit agitée, certains sont parvenus à grimper sur des rochers isolés. Des personnes se baignent. Caché par les nuages, le soleil pointe timidement le bout de son nez au milieu des acclamations.
Peu à peu, je découvre la beauté des lieux🙂. Ici se rejoignent les eaux du Golfe du Bengale (à gauche), la mer d`Arabie (à droite) et l`océan Indien dans un maelstrom de vagues qui se fracassent sur les premiers écueils. Le temple de la déesse Kanya se trouve juste derrière les ghats.
C'est le bout de l`Inde surnommé aussi Cap Comorin. Dans un long voyage, ce sont des moments importants chargés de symboles. Je suis tellement content d`être ici ! je regarde en arrière, lorsque en octobre, j`étais sur la Corne d`Or à Istanbul. Que de chemin parcouru😎🙂 ! C`était hier mais que la France me semble loin.
En face, deux iles distantes de quelques mètres. Sur l`une d`elles, un temple perché sur un gros rocher. C`est le mémorial de Swami Vivekananda, un philosophe indien http://fr.wikipedia.org/wiki/Vivekananda . Sur l`autre, se dresse une immense statue de 41 mètres. A première vue, sa silhouette me ferait penser à un roi assyrien. Elle représente le poète tamoul Thiruvalluvar. Bâtie par 5000 sculpteurs et en l`honneur des 133 versets de son oeuvre de poésie`Thirukural`. Un haut lieu spirituel.
Thiruvalluvar
Dans la matinée, je trouve facilement une autre chambre dans un petit hôtel tranquille, au coeur du village avec vue sur la mer et la cathédrale😎. Elle détonne au milieu des maisonnettes.
Je vais sur la jetée que j`avais aperçu ce matin. Faite de gros blocs de rochers empilés les uns sur les autres, elle est haute de 5 mètres et s'enfonce dans la mer sur 1 km. De chaque coté, des bouts de plage et posés dessus, les barques des pêcheurs avec leurs filets. De là, je suis en face des deux iles et j`assiste au défilé permanent des ferries qui vont et viennent, emmenant leur pleine cargaison de touristes et de pelerins. L`endroit ne désemplit pas et les ghats sont toujours aussi animés. Pour moi, c`est bain de pied et de soleil.🙂 J'en profite pour bouquiner...😎 Cette jetée est vraiment impressionnante...était-elle déjà là en ce 26 décembre 2004 quand la Grande Vague a surgi de nulle part?
j`aurai la réponse par deux étudiants de Trivandrum qui viendront échanger quelques mots avec moi.
Il n`y avait aucune protection lorsque le Tsunami arriva.😐 Tout fut érigé après la catastrophe. La grande jetée et 5 petites espacées tous les 200 mètres le long du littoral. Par ailleurs on a consolidé le bord où se trouvent des zones d'habitations avec des blocs de rochers là où auparavant il y avait du sable.
La jetée construite après le tsunami
Le lendemain, je décide d`aller explorer le long du littoral pour en savoir plus. Je traverse le village. Des panneaux signalent que l`Asian Development Bank contribue à la reconstruction des rues affectées par le Tsunami. Les maisonnettes ont été construites par l'armée du salut indien dont elles portent l`inscription. Je débouche sur une grande place où se trouve la cathédrale. J`entend des cris d`enfants et je les aperçois par groupes dans la cour d`une école.
L`endroit respire le calme🙂. On est loin de la frénésie qui règne à quelque pas de là. Il fait chaud. C`est l`heure de la sieste. Des femmes par groupes de deux ou quatre, jouent à ce qui ressemble à un jeu de dames😉, tracé à la craie et munies de brins déposés dans les cases. Des filets sont étendus et sèchent au soleil. Je suis intrigué par une allée où je remarque des villas avec jardins, signe d`opulence au coeur de ce village ? Une femme m`appelle et m`invite à me joindre à leur joyeux petit groupe en train de discuter.
L`une a le bras en écharpe et insiste pour que je la prenne en photo. Je m`exécute. Je leur demande à qui sont ces belles maisons, elles me répondent "private". Lorsque j`évoque le Tsunami, l`une me raconte que les vagues sont arrivées jusque dans la cour mais que les maisons ont tenu...Ce fut en début de matinée que la grande vague frappa Kanyakumari. A cette heure là, beaucoup de pelerins se baignaient. Il y a eu 525 victimes. 700 personnes furent bloquées sur les iles mais 650 survécurent...
Je descends maintenant au bord de la plage et passe entre les nombreux bateaux au sec. Sous un coin d`ombre, les hommes jouent aux cartes. Des gamins courent sur le sable, entourant un surfeur qui remonte la côte plus à l`est🙂 ...Je me souviens que l`Inde avait refusé l`aide internationale ce qui avait déclenché un tollé dans l`hexagone, réactions offusquées des c.. pincés traduisant un paternalisme gluant qui colle à la peau de bien des occidentaux... Ici une petite jetée a été construite. La côte est renforcée par une digue de rochers. Plus haut, on a bâti un mur. Toujours plus à l`est, je croise de nouveau le surfeur qui revient sur ses pas🙂 et j`arrive à mon tour au bout de ce qui me semble être une côte sauvage avec mer déchainée. En me voyant, les enfants accourent. Ils veulent des stylos et que je les prennent en photo. Des gosses aux yeux pétillants et aux larges sourires🙂🙂. Je grimpe sur les rochers pour me rapprocher et sentir le souffle de la puissance de l`écume.
A quelques dizaines de mètres, des gens se baignent...Il y a un village avec des petites maisons blanches, blocs de béton rectangulaires identiques. Je suis accueilli par des sourires de part et d`autres🙂. Je discute avec les gens. Ici, les maisons ont été construites après le Tsunami pour remplacer les huttes de bambous qui ont volées en éclat. Sur le chemin du retour, je revois le surfeur🙂. Ce coup là, il s`est mis à l`eau pour la grande joie des quelques gamins sur la plage qui le regardent avec malice🙂.
Je reste un peu avec eux. Il n'arrive pas à surfer. Juste à coté, assis sur le sable, une mère et sa fille qui se relaxent. échanges de salutations et de sourires🙂.
Retour à Kanyakumari. Le soir, je mange dans un petit restaurant où j`ai élu domicile depuis mon arrivée. Poisson grillé et chapati au menu. Suis ici comme à la maison😎🙂😉. Comme chez le vendeur de jus de canne à sucre que je fréquente trois fois par jour🙂😎😉.
Plus tard, au milieu de la nuit, sur le balcon du petit hôtel, je profite de la fraicheur. Au loin, les vagues scintillent dans la lumière. Le village s`est assoupi sauf quelques intrus que j`entends et que j`aperçois du haut de mon perchoir. Des énormes rats gros comme des chats qui grattent dans un tas de détritus et une chauve-souris solitaire. Je peux les observer à ma guise. Le lendemain, je pars pour Pondi. Kanyakumari est vraiment un coup de coeur🙂.
Infos pratiques
Train Ernakulam-Trivandrum en sleeper 148 rps
Bus Trivandrum-Nagercoil 21 rps
Bus Nagercoil-Kanyakumari 10 rps
Visite du phare de Kanyakumari 45 rps
Le dernier repas de Ryaz
Pondichery
Kanyakumari-Villupuram-Pondichery
le 29-30-31 janvier 01-02-03 février
C`est un petit restaurant signalé par une enseigne Fanta, au bord de la route entre Pondi et Auroville🙂. Il faut vraiment être initié pour avoir l'idée de s'aventurer jusqu'ici. L`intérieur tout en bambou, est chaleureux, simple, exigu. Quelques tables disposées dont une grande au milieu de la salle principale. Ryaz, le propriétaire des lieux, est aussi l`homme à tout faire, pour le plus grand bonheur de ses convives.
Il reçoit, il cuisine et il sert avec grand soin et gentillesse🙂. Malheureusement, ce soir est sa dernière représentation car il a décidé de jeter l'éponge😐. Danielle, une habituée de l`endroit, tenait à être présente. Sur son insistance, Marie Paule a retardé son départ pour Chennaï. Ainsi, nous faisons honneur à la cuisine que concocte Ryaz.
Il y a là, Danielle, Ulrich un Allemand de Francfort, Marie Paule, Lorène une stagiaire de l`Alliance Française de Chennaï et moi. Le restaurant est plein comme un oeuf. C'est souvent le cas à écouter Danielle qui ne tarit pas d`éloges sur cet endroit qu`elle regrette déjà. Et effectivement, lorsque nous passons aux choses sérieuses, je dois reconnaitre que les plats apportés par Ryaz sont vraiment succulents🙂. Du poisson à la chair tendre et délicate, accompagné de riz aux petits légumes parfumés et d`un plat de choux-fleurs au goût de caramel. Je n`ai jamais goûté plat de choux-fleurs aussi délicieux. Bon à s`en lécher les doigts😛😎.
Ce qui m`amène naturellement à parler de mon expérience culinaire en Inde. La meilleure depuis que je voyage😎. Je me régale. Mon estomac s`est habitué plutôt bien de tous ces mélanges😉. Il y a une telle diversité de nourriture accommodée de mille et une façons selon la répartition géographique. Les rues regorgent de fruits et légumes. Le plus beau marché auquel j`ai pu assister est celui de Bijapur dans le Karnataka dans une ambiance de fête.
Les jus de fruits : J`en fait une cure. Etant un gros marcheur, je fais régulièrement des petites pauses pour faire le plein d`énergie et pour mon plaisir😉 devant les multiples étals de rues, magnifiquement décorés (bananes qui pendent, oranges en pyramide, rangée de papayes )proposant jus de fruits et milshakes frais. Cependant, mon préféré est le jus de canne à sucre et sa drôle de machine bruyante, frais, coupé avec du citron, un vrai délice🙂.
C`est le pays des lassis et du chaï (thé au lait) ainsi que des chaines de cafés comme coffee day et barista qui font toutes sortes d`excellents cafés froids et chauds.
Les plats indiens ou plutôt mes meilleurs souvenirs de table. une constatation : ne pas se fier aux apparences, un petit resto de rue de tout ce qu`il y a de plus modeste peut offrir des amours de petits plats🙂. Pour moi, c`est souvent le feeling qui parle.
Le meilleur exemple est ce petit restaurant en plein air à Amritsar dans le Penjab. Difficile à voir depuis la rue, on y accède par un sentier. Trois grandes tables avec bancs derrière 4 ou 5 grandes casseroles inox avec à l`intérieur qui mijotent des plats exclusivement végétariens, assemblages de légumes préparés : pommes de terre-carottes-choux-fleurs-oignons-aubergines. A la popote, juste 3 personnes dont une préposé à la confection de chapatis. Présentés dans de petits bols, c`est goûteux à souhait pour un tout petit prix et dans une atmosphère conviviale. Ce fut notre rendez-vous quotidien pour le diner en compagnie de Vlad, Cathia, Carla, Emmanuele, Yann et Ludivine🙂.
Maintenant, pour mon estomac et mes papilles, deux incontournables. Le chicken tikka et le chicken biryani. Les meilleurs que j`ai dégusté ? Jaisalmer au Rajasthan. Un petit resto dans la ville basse. Situé au 2ème étage d`un bâtiment éloigné du centre touristique, il ne paie pas de mine. Fréquenté par une clientèle indienne, un accueil simple et une cuisine savoureuse. Evidemment ces deux endroits ne figurent pas dans les guides.
Mention spéciale au restaurant du Dream Heaven, la guesthouse où j`ai logé à Udaipur. Une cuisine qui pétille dans un cadre somptueux (une terrasse donnant sur le lac et le palace). Le plus beau compromis et de loin restaurant+hôtel en Inde🙂. Avec mes deux compères français, nous avons testé la carte, matin, midi et soir😏😄. Impossible de décrocher. Une cuisine délicieuse particulièrement les plats végétariens, le baigan Bharta (aubergines avec oignons et tomates), le mutter paneer (petits pois avec de petits cubes de fromage dans une sauce de noix de coco) le Alo paneer (pommes de terre avec cubes de fromage) et la fameuse salade de thon maison. Une sensation de plaisir nous accompagnait à chaque début de repas.🙂
Dans le sud, ce fut le poisson grillé comme à Kanyakumari dans un petit restaurant où j`avais pris l`habitude de venir et l`apothéose avec le restaurant de Ryaz.
Donc retour à Pondichery où j`arrive au petit matin. Après un voyage éprouvant en bus (un de plus) où j`ai été malade après avoir ingurgité une samoussa daubée (suis guéri depuis : souvenez vous de l`intro😏😉). Résultat, sous les coups de boutoir du bus, l`estomac n`a pas résisté et ça a été retour à l`envoyeur deux fois🤪. Pas un souvenir impérissable excepté ces immenses champs d`éoliennes après Nagercoil s`étendant à perte de vue, le bus a bien roulé 10 kms. Peu d`entre elles fonctionnaient.
Pondi
C`est un petit coin de France en Inde avec une Alliance Française très bien implantée (2000 élèves inscrits pour l`année). Ancien comptoir français dont on peut voir quelques vestiges au musée, la ville possède un charme indéniable. Des rues noyées sous des arbres en fleurs. Quelques unes indiquées dans la langue de Voltaire et qui fleurent bon l`époque : rue Surcouf, rue de la Marine. Des restaurants proposant de la cuisine française. Des petites boulangeries. Des cafés où l`on peut lire le journal tout en sirotant un cappuccino. Un très beau jardin botanique datant de 1826, le plus vieux du pays.
Rue de Pondichery
A midi les mères apportent le déjeuner aux enfants
Maison pondicherienne sous la végétation
le jardin botanique
Une longue promenade le long d`une mer agitée. Pondi c`est aussi Aurobindo http://www.pondichery.com/french/aurobindo/ et Mira Alfassa dit la Mère, indissociables. Leurs portraits sont omniprésents en ville à l`intérieur des édifices. Ils ont marqué la région de leur empreinte. Mira Alfassa a fondé Auroville à quelques kms de là. http://www.auroville.org/ / http://fr.wikipedia.org/wiki/Auroville
Dans le hall de la Sri Krishna guesthouse, ils trônent en bonne place derrière la réception. C`est ici que je loge, bien situé dans le centre. Durant 3 jours, je suis à la diète pour que mon estomac martyrisé récupère🤪. Mes nuits sont longues car impossible de fermer l`oeil. C`est nouveau. A cause de la chaleur (?) et les nerfs (?) la proximité de la fin du voyage approche inexorablement. Pour occuper le temps, je regarde les films diffusés sur HBO et je m`ecroule au petit matin jusqu`à 10h00.
Scène de vie dans un parc pondichérien
C`est à Pondi que je retrouve Marie Paule. Depuis fin 2005, elle est responsable de l`Alliance Française de Chennaï. Nous nous sommes connus durant la Caravane pour la Palestine en étant associés à ce projet. Une belle expérience humaine et les gens qui ont participé à cette aventure, ont tissé des liens très forts🙂. Quel plaisir de la revoir. Courant août 2007, je l`avais prévenu de ma visite mais c`était loin. Eh bien me voilà ! Le soir, nous rejoignons Danielle dans une pizzeria à coté d`auroville. Une amie de longue date de Marie Paule. Elle vit 6 mois en Inde et le reste du temps en France. L`Inde ça fait 30 ans qu`elle la côtoie.
la maison de Danielle
Récemment, elle a acheté une parcelle de terrain et l`an dernier a fait construire sa petite maison. Située en pleine campagne, à coté d`un champ de courses hippiques. Une maison tout en rondeur, avec toit ouvert, des hamacs, entouré par un bassin et de grands arbres au milieu de la verdure. Un véritable havre de paix😎. Lorsque elle repart en France. Reste les trois chiens et un gardien qui veille sur cet ilot de sérénité.
Le petit resto au bord de la plage tenu par la communauté d'Auroville
Le lendemain, Marie Paule m`emmène en scooter à Auroville. Nous aurions du partir en début d`après midi mais la voiture qui nous ramène, une jeep n`est pas finie d`être réparée. Nous déjeunons au restaurant de la communauté. Au bord de la plage, sous les arbres, la cuisine est fraiche, composée principalement de salades dont les légumes proviennent exclusivement des fermes organiques de la communauté. Auroville est internationale et pour y rentrer, le nouvel arrivant se doit d'y apporter ses compétences. Officiellement tout est basé sur l`entraide. En tout cas, l`endroit est reposant. On peut même y dormir. Il y a plusieurs bungalows en bambous et l`on accède aux chambres par des échelles🙂. La journée se passe jusqu`au soir où nous retournons avec la jeep jusqu`à Pondi pour récupérer mes sacs. Cette fois, ça y est, je met les voiles. Mais avant de prendre la route, rdv est pris chez Ryaz pour un ultime repas. Lorene en week-end à Pondi et qui travaille à l`Alliance Française avec Marie Paule nous rejoint.
Village de pêcheurs près de Pondichery
Suite et fin de cette aventure. je reprend le fil après un petit break dans l'écriture
Chennaï : le dernier fragment
Pondichery-Chennaï
du 03 au 09 février
Quelque part entre Pondi et Chennaï le long de la côte, la jeep s'enfonce dans la nuit sur une route dégagée. Nous sommes partis depuis une heure après avoir quitté Danielle et Ulrich. C'est Marie Paule qui conduit. Je me tiens à ses cotés, prêt à la suppléer au volant en cas de fatigue. Lorène a pris place sur la banquette arrière. Elle dort. Je fais la causette avec Marie Paule...souvenirs de la Caravane Strasbourg- Jérusalem dont nous avons fait partie, des copains et des copines restés en France, de la vie en Inde. Elle est en poste depuis octobre 2006. Responsable de l'Alliance Française de Chennaï, elle essaye de faire exister la France dans la quatrième ville indienne. Pas simple d'autant qu'il a fallu qu'elle s'adapte au mode de fonctionnement de ses employés indiens. Entre les célébrations religieuses et les mariages, les causes d'absentéisme sont nombreuses et pas question pour eux de louper les festivités et elle a dû remédier calmement à ces manquements. C'est la règle d'or : ne pas s'énerver et faire avec. Depuis que je l'ai retrouvé, je la trouve très zen, souriante et détendue. En France, elle était une personne joviale et à l'écoute des autres. Arrivée dans les faubourgs de Chennaï. Nous déposons Lorène à l'Alliance Française, elle loge dans un studio mis à sa disposition au dernier étage du bâtiment. Quant à moi, je vais m'installer chez Marie Paule. Une maison avec un petit jardin qu'elle partage depuis peu avec deux autres colocataires, Annie et Sarah. Elles sont absentes à cause de fréquents déplacements. Leur job : le microcrédit.
Chennaï : la plus grosse ville d'Inde du sud. Une langue : le Tamil. Deuxième place forte cinématographique du pays, une production prolifique et méconnue comparé à son concurrent de la côte ouest Bollywood. Avec une différence de style très marquée. Là où Bollywood rime avec rêveries et bons sentiments, les films tamils baignent dans le réalisme avec parfois des accents très violents. Place importante pour l'initiation du Bharata natyam, la plus vieille danse de l'Inde. C'est ici que l'on fabrique la fameuse moto Enfield.
Chennaï plus connu sous son ancien nom Madras est différente des autres villes de même taille que j'ai visité durant mon séjour, comme Mumbaï (Bombay) et Bangalore. Du nord au sud, de Georgetown à Adyar, c'est comme un assemblage de villages bordés par deux plages (Marina Beach et Eliott Beach) donnant sur le Golfe du Bengale, entrecoupés par deux rivières l'Adyar (au sud) et la Kuvam(au nord). A Plusieurs reprises, en circulant à vélo, je me perdrai dans le dédale des petites rues. La circulation y est très concentrée
Je croiserai de rares touristes. La ville n'a pas la cote et c'est plutôt "circulez y a rien à voir". Tout ce petit monde se presse à Pondichery plus attractive. Chennaï est considérée comme un lieu de transit car dotée d'un aéroport international et d'une liaison maritime vers les iles Adaman.
Postures du Bharata Natyam
Eliott Beach ce matin. Mon pied à terre. La maison est située au fond d'une impasse ombragée à quelques pas de la plage. Marie Paule s'est rendue à son travail. Avant de partir, elle se détend en pratiquant une séance de yoga quotidienne avec une professeur indienne. L'Alliance Française est très éloignée et il faut traverser la ville pour s'y rendre. Je pars explorer les alentours en marchant. Je découvre que c'est un quartier très agréable et je prends vite mes repères. Les deux premiers jours, je me déplace avec les rickshaws qui m'en font voir de toutes les couleurs. Pas trop le choix, la ville est très étendue. A chennaï, ils ont mauvaise réputation. Le torchon brûle. Ras le bol et mécontentement d'une population qui demande à ce qu'ils installent des compteurs. Refus catégorique de leur part. Je me rend vite compte que la partie ne va pas être facile avec ces roublards et il faut sans cesse batailler pour ne pas se faire enfler sur le prix des courses. Pire encore, ils ne comprennent pas les indications que je leur donne. Plus d'une fois, ils me déposent au mauvais endroit et excédé je continue à pied. Le pompon a été décroché par celui qui devait me ramener à la maison et qui s'est perdu. Il a fallu que je le guide jusqu'au pont. Après l'avoir franchi, je lui demande de stopper pour continuer à pied. Et voilà qu'il ne veut pas me rendre la monnaie en prenant un sourire béat "for drinking a tea", "toi, mon coco, si tu me prends pour un pigeon, tu es mal tombé" en lui décrochant un sourire jusqu'aux oreilles, "No Chaï, no Tea, give me my money". Je ne bouge pas mes fesses de ton tacot. Au bout d'un moment, voyant qu'il n'obtient rien de moi, il me jette excédé l'argent en me fusillant du regard. Je lui fausse compagnie en n'oubliant pas de lui souhaiter un Good Bye cynique. A l'exception d'un ultime trajet à l'aéroport, cela sera ma dernière confrontation avec eux. Dorénavant, je circule avec la bicyclette que Marie Paule me prête. Enfourchant la petite reine, je suis le roi du pétrole à Chennaï. Je me fond dans le trafic. Parfois c'est un numéro d'équilibriste qui demande de la dextérité. Je peux toiser du regard les rickshaws (hé hé) et aller où bon me semble pour découvrir la ville.
En premier lieu, Marina Beach : la deuxième plage du monde par la longueur. Elle s'étend de la rivière Adyar jusqu'aux installations portuaires, sans parler de sa largeur. Rendez-vous préféré des citadins qui, le soir, s'y rendent en famille et... cotoient les habitants des lieux. En effet et c'est une des particularités de l'Inde du sud, les pêcheurs habitent sur les plages, à deux pas de leurs moyens de subsistance. Les marchands du temple rêvent de faire table rase pour y implanter des complexes hôteliers et développer le tourisme. Heureusement, ils se heurtent à une forte résistance des associations chargées de les défendre. Pour le moment, les pêcheurs sont là et ils entendent bien y rester. Tout comme à Eliott Beach. J'adhère totalement à ce genre de combat contre ceux qui veulent nous imposer avec leurs karchers et leurs bulldozers, un mode de vie aseptisé, terne et insipide.
Enfants de pêcheurs à Eliott Beach
Pêcheurs à Marina Beach
Les Indiens sont revendicatifs et ils créent beaucoup d'associations pour exprimer leurs droits. L'Inde c'est un tissu associatif très développé, un syndicat paysan très puissant dont j'avais pu rencontrer quelques membres à Lyon en 1999. Une caravane à travers l'Europe pour nous informer sur leurs luttes. Pur fruit du hasard cette rencontre au parc de la Tête d'Or, bien que je connaissais cette caravane et qui s'est terminé en fou rire général quand j'ai laissé à l'un d'entre eux, mes rollers pour une initiation pour le moins chaotique. Je vous laisse imaginer la suite. Marie Paule me disait que lorsque elle a pris son poste, les employés sont venus la voir pour s'enquérir des conditions de travail et qu'il a fallu discuter certains points sur lesquels ils exprimaient des inquiétudes. Il suffit d'ouvrir un journal pour constater que le pays est agité de marches, manifestations, rassemblements etc...Un signe de bonne santé citoyenne quoique on en dise. En octobre 2007, le mouvement Ekta Parishada a organisé une marche de 350 kms regroupant petits paysans, dalits de vingts états qui ont convergé depuis Gwalior Madya Pradesh vers New Delhi "« Du travail pour toutes les mains, du pain pour tous les estomacs, une terre pour les Sans-terre, une protection pour les petits paysans et les petits commerçants, modifier les politiques actuelles »c'est ce qu'on pouvait entendre dans les rangs compacts des marcheurs. Qui a dit que les Indiens courbaient l'échine ?
Je vais rendre visite à Marie Paule à l'Alliance Française. Un beau bâtiment de 3 étages entouré d'arbres mais par contre le quartier c'est "Boucan d'Enfer", en particulier la rue College Road en sens unique qu'il est quasiment impossible de traverser sans risquer sa vie tant le flot de véhicules est ininterrompu. L'intérieur est constitué d'une bibliothèque et de plusieurs salles où sont dispensées des cours, au premier étage un coin restaurant très agréable, une salle très spacieuse où travaille le personnel administratif avec au fond le bureau de Marie Paule. Cerise sur le gâteau, une superbe salle de spectacle au dernier étage.
Marie Paule
Pour la faire fonctionner, Marie Paule ne ménage pas sa peine. Elle travaille beaucoup et se démène avec un budget qui se réduit en peau de chagrin depuis que l'ultra droite est passée. Pour la section culturelle, elle est secondée par un ex de la troupe d'Ariane Mnouchkine, un Indien qui a passé six ans à Marseille. En ce moment, c'est l'effervescence. Elle organise un festival de films français et la conférence de presse a lieu dans la semaine.
Au milieu de son emploi du temps chargé, Elle prend le temps d'inviter des amis chez elle ce qui me permet de faire la connaissance du petit cercle des expatriés français. Un soir, elle invite deux copines. Sarah qui vient juste d'arriver et qui travaille dans une association caritative et Françoise une danseuse. Cela fait trois ans qu'elle s'initie à la danse Bharata natyam. Originaire d'Avignon, elle touche au but. Dans deux mois c'est la récompense du travail accompli et une grande fierté; elle va danser seule dans une grande salle de la ville accompagnée par des musiciens qu'elle a choisi. Je la sens épanouie. Elle respire la joie de vivre. En juin, elle rentre en France et son visage s'assombrit lorsque elle se met à en parler. Elle apprécie sa vie ici, elle loue une petite maison près d'ici. Tout va bien. Nous restons à discuter tard dans la nuit après que les autres soient partis dormir. Elle a un peu voyagé en Inde et nous évoquons nos souvenirs et nos projets. Je ne la reverrai plus jusqu'à mon départ. Dommage et un regret de ne pas pouvoir assister à son spectacle en avril. J'aurai une pensée pour elle.
Un autre soir, c'est tout un groupe de jeunes expatriés français qu'elle a invité, Sarah la nouvelle venue est aussi de la fête tout comme Danielle et Ulrich qui ont fait le déplacement de Pondi. Danielle doit récupérer sa fille dans la nuit à l'aéroport. Ulrich fait des allers retours de plus en plus fréquents entre l'Allemagne et l'Inde. Je fais la connaissance de Annie, la coloc de Marie Paule. Son travail l'amène à se déplacer fréquemment à travers tout le pays. Elle propose du microcrédit au tissu associatif rural. Concrètement ça signifie aider financièrement des gens modestes pour qu'ils puissent ouvrir un petit commerce de rue tout en leur permettant de rembourser par petites sommes. Le hic :c'est pour le compte de grands groupes et les taux sont très élevés. ça part d'un bon sentiment mais sur le fond c'est un moyen de faire du fric sur leur dos. Rien à voir avec les tontines africaines. Depuis que le docteur bengalais a été prix nobel pour cette belle initiative, les prédateurs lorgnent sur un marché qui peut s'avérer juteux. Elle en a bien conscience et ça la met mal à l'aise. Auparavant, elle travaillait au Rajasthan pour le compte d'une association Seva Mandir (voir Udaipur la perle du Rajasthan).
Le départ se rapproche à vitesse grand V. Je ne réalise pas. Suis ici dans un cocon et en charmante compagnie. Pourtant, les quatre derniers jours, je dors dehors...non la gente féminine ne m'a pas chassé des appartements, je suis toujours très bien accueilli mais c'est la recherche de fraicheur. Je ne ferme plus l'oeil et je collectionne les nuits blanches depuis Pondi. Installé sur la petite terrasse en béton, après avoir goûté au concert nocturne de mes minuscules voisins de chambrée, à deux pas dans le petit jardin, je peux m'assoupir deux heures. Réveil forcé à l'aube par le pilonnage des moustiques.
Bonne transition. Un beau matin, je me frotte à l'administration indienne...sans le savoir. ça sonne à la porte. Les yeux ébouriffés, j'ouvre et je me retrouve nez à nez avec un type qui me présente une facture, il n'a pas l'air de plaisanter. Il parle en Hindi, je parle en Anglais. Incompréhension sur la ligne. Ni une, ni deux, il se dirige vers le jardin, ouvre un boitier (d'électricité) et repart avec deux gros haricots(les fusibles). Je le regarde quitter le jardin et je réalise en rentrant que c'est le jus qu'il a coupé. Plus rien ne fonctionne. J'appelle Marie Paule. Gros soupirs. "Ah non pas eux !, ça peut prendre une semaine pour rétablir le courant" Aïe, je suis ennuyé de l'avoir laissé filer avec les fusibles. A la base de ce quiproquo, une note d'électricité à honorer et moi dans la peau d'un improbable mauvais payeur. Le lendemain matin, au prix de courbettes et d'un billet glissé dans la poche, un employé du service se déplacera pour remettre la lumière.
Samedi. Dernier jour. Je vais une dernière fois au bord d'Eliott Beach en compagnie de Marie Paule. Quelle étrange sensation. Je réalise que tout cette vie d'errances tire à sa fin et retour à la case départ. Nous buvons un cappuccino, détendus et sereins. Hier soir, je profitais de la plage, assis sur le sable devant la déferlante des vagues sous une belle nuit étoilée. Malgré l'obscurité, du monde, beaucoup de monde se promenant ou restant comme moi à contempler les vagues. De l'animation, une plage squattée par des échoppes de fortune éclairées à la lanterne qu'un vent léger faisait vaciller; odeurs de nourriture et de chaï. J'aime cette ambiance. Derniers instants avant de quitter cette terre d'Asie. Fin du voyage.
17h00, Le rickshaw traverse le quartier d'Adyar qui n'a plus de secret pour moi...Je viens juste de quitter Marie Paule. Encore une fois, c'est moi qui suis parti...La route est maintenant dégagée, il accélère. Anna University. Sur le trottoir, des vendeurs de hamacs. De l'autre coté un réparateur de bicyclettes. Des chambres à air sont accrochés au mur... Couleurs de l'Inde. J'en prend de pleines bouffées pour le voyage qui s'annonce. Un panneau indique Airport. Cette fois ça y est. Je paie le rickshaw et il me tend la main. Regard amical et poignée de main. Il me souhaite bon voyage. Incroyable comme ce petit geste me touche car durant trois mois j'ai ferraillé sur les routes avec ses copains. Les Happy End à l'américaine ne sont pas ma tasse de thé. J'en rigole. Je le regarde disparaitre au coin de la route et mon sac sur l'épaule, je pénètre dans le hall de l'aéroport.
Souvenirs de Chennaï Moments de détente à Marina Beach
Des mots tout en douceur (même quand tu râles-un peu) voilés de nostalgie pour un voyage qui prend fin...
Merci de nous avoir fait partager ce long chemin d'aussi agréable manière 🙂.
Un p'tit truc technique : j'aurais bien apprécié des photos au format plus réduit et des caractères d'écriture un peu plus grands.
merci pour ton message Dolma
La nostalgie s'explique ici du fait que ce texte est le seul que j'ai écrit après mon retour.
pour les détails techniques, je vais réduire un peu les photos
N'eusse été (oups on dit comme ça ???!!!) le plaisir de t'avoir rencontré en Haute-Savoie, j'aurais presque des regrets que tu sois rentré de voyage tellement ta manière de raconter m'emporte
Merci Eric
Un peu souffle et un moment de réel plaisir à lire et relire tes rencontres, tes voyages....
Je t'avoue que j'aurai aimé être avec toi pour en savourer chaque moment. Maintenant, il nous reste tes traces écrites pour vivre et revivre au travers de tes récits ce long voyage.
J'attends que tu viennes vers nous. <<Tu sais que tu es le bienvenu pour nous faire partager et de vive voix ton expérience qui je pense pourrait peut être contribuer à changer le regard que l'on peut avoir "sur l'autre">>.
Je pense aux jeunes que j'ai croisé ce matin, qui se sentent à l'étroit dans leur cité et qui peut être avec un échange d'un voyageur "vivant" pourraît peut être envisager d'autres perspectives et s'ouvrir à la réalité du monde qui nous entoure.
Je t'invite à venir les voir, à toi de nous faire part de tes disponibilités pour que tu puisses les voir et échanger sur ton vécu, tes rencontres et surtout la richesse que ce voyage a pu t'apporter, a pu nous apporter...
bon voyage et encore merci
Nacéra
merci Bea l'étrange voyageuse pour ton chouette message qui me va droit au coeur
c'est joliment tourné ta phrase, "on dit comme ça" on s'en fout ça sonne bien.
A quand de nouveaux délires sur VF les copines ?
salut Nace
merci, touché par ton message. content que mes récits vous plaisent.
pour le prochain grand voyage, je penserai à toi. si on peut faire un bout de route ensemble
ah cette aventure de la Caravane jusqu'aux portes de Jérusalem, j'y repense constamment...
je passerai vous voir prochainement à Strasbourg
Bonjour, moi j'ai adoré ce texte quasiment sans faute d'orthographe, et si bien écrit ! Et non, ne réduis pas les photos ! Quelle idée ! Pour une fois qu'on n'a pas des timbres-poste et qu'on voit les détails !!! De vraies belles photos, ça se mérite en grand.
Je t'écris en MP
Salut,
Nous sommes actuellement du cote de Van et nous souhaiterions nous rendre a DOGUBAYAZIT. Nous avons vu que tu y avais ete lors de ton periple mais en passant par ERZURUM et non pas depuis VAN. Y a t il une raison particuliere? est ce parce que la route van-dogu. t etait deconseillee?
Merci par avance pour ta reponse,
Cecile et Florian
oui je devais retourner à Erzurum pour récupérer mon visa iranien. j'avais appelé le consulat depuis Van. Pour vous pas de souci Van-Dogu c'est plus rapide. bonne route
salut Thevert
merci bcp pour ton message
je ne peux que te le conseiller et d'ailleurs je vais reprendre bientôt la suite de ce carnet car je repars en Asie par cette route.
dangereux non mais ce n'est pas un pays facile pour les voyageurs du style Thailande si tu vois ce que je veux dire. Cela dit aucun souci, faut juste que tu fasses gaffe où tu vas mais la police ou l'armée te le rappelera au cas où tu t'égares🙂 par mesure de sécurité.
certains hôtels n'acceptent pas de femmes seules, faut juste te renseigner avant
Et la population est d'une rare gentillesse
Bonsoir Mekong,
Je viens de lire ton récit: quel bonheur! Ce carnet me rappelle bien sûr Nicolas Bouvier mais aussi le livre de philippe Valery, Sur La Route de La soie. En décembre 2007, j'étais au Rajahstan: j'étais partie Sur un Coup de tête sans préparation: je devais prendre le Large! Ce fut un moment unique, plein de surprises, car Sans attente j'étais ouverte à tout! Belle expérience malheureusement Trop rare. j'espère aller Au Pakistan cette année. Inch Allah! Bonne continuation et fais-nous encore rêver!
merci pour ton gentil message.
Tu fais référence à Nicolas Bouvier. Il m'a beaucoup inspiré. j'aurais aimé rencontré ce type. Autre époque.
Le Pakistan. si tu as besoin d'infos, n'hésite pas
Je reprend la suite de ces fragments de voyage dont le 1er chapitre date de 2007-2008
4 années que je suis passé par cette route...j'essaierai d'écrire régulièrement pour alimenter la rubrique histoire de faire des mises à jours et de raconter quelques anecdotes de voyage
Fragments de voyage II: Istanbul-Teheran-Chengdu-Bangkok par la route
ça c'est l'idée sachant que tout est conditionné par les soubresauts géopolitiques de la région. 1er bon point : j'ai obtenu le visa pakistanais à Paris.
Sur une aire de parking, quelque part entre Sivas et Erzincan, le bus Esadas qui nous emmène à Erzurum fait une halte. Pause petit déjeuner. Tout autour, les environs sont recouverts de neige. Température en dessous de zéro. Nous sommes partis d'Istanbul à 19h. Arrivant de l'aéroport proche de l'immense gare routière (otogar), j'ai juste eu le temps d'acheter mon ticket et de sauter dans le bus. J'avais fait l'impasse sur Istanbul afin de rallier au plus vite Erzurum à 1275kms, question de visa iranien.......A coté du restaurant (lokanta), un attroupement se créé. De loin ça ressemble à un chenil sauf que là, en l'occurrence, ce sont les fameux Kangals, les chiens de berger des hauts plateaux anatoliens. Leur origine remonterait à l'Asie centrale et aux mouvements de nomades traversant l'Asie, la Perse et arrivant jusqu'en Anatolie. On a rarement l'occasion d'en voir d'aussi près et aussi confortablement. Bien sur, on peut les croiser dans les montagnes avoisinantes quand on randonne. C'est l'heure du repas. Le plus massif, gros comme un poney, mange sa pâtée dans une bassine. Précision importante, il y a un grillage. Un Turc tente une photo avec son portable et le bestiau lui aboie dessus, la bave aux lèvres. Ca calme ! c'est qu'ils ont l'oreille sensible. La carte de visite de ces molosses est impressionnante. Un Kangal est capable d'affronter une meute de loups pour protéger le troupeau. On dit même qu'un Kangal entrainé aurait terrassé un lion en Afghanistan.
Photos (sur Yahoo images)
Erzurum sous un froid polaire, -14 degrés en journée et le thermomètre descend à -29 au milieu de la nuit (Photo). Pas l'idéal pour les balades. Je fais quelques photos histoire de mais l'endroit n'offre guère d'intérêt. Je n'accroche pas question de feeling. Le lendemain je file au consulat iranien. Mauvaise pioche. Déjà que le 1er préposé me fait attendre sans m'avoir donné les formulaires, je ne la sens pas cette affaire quand le 2ème préposé m'appelle pour me dire que je dois passer par une agence pour obtenir un numéro d'autorisation. Le procédé est simple, il suffit d'aller sur Google avec les mots clés et seulement ensuite je pourrai revenir remplir mon dossier. En sortant je croise un couple de Lituaniens. Renseignements pris, cela fait 6 semaines qu'ils attendent leur visa à cause de ce numéro d'autorisation qui a tardé à venir. Ok demain je tente ma chance à Trabzon où j'aurais du d'ailleurs aller directement. Je les revois 20mn plus tard au restaurant d'à coté, sourires aux lèvres, ils ne cachent pas leur enthousiasme. Eve et Karolis sont partis pour un long voyage jusqu'en Australie via la Chine et l'Asie du sud-est.
A peine sorti d'Erzurum, le moteur du bus tourne au ralenti. Pas moyen d'avancer malgré les efforts du chauffeur et du steward. A l'intérieur ça commence à s'énerver car l'horloge tourne. Dehors il fait toujours aussi froid. -14 degrés. On part une heure plus tard lorsque un autre bus de la compagnie arrive laissant le premier en plan sur le bas-coté. Les paysages entre Askale et Bayburt sont magnifiques,
Trabzon (Trebizonde), le principal port turc sur le mer Noire. La ville est perchée sur la montagne donnant sur la mer. Tout se concentre autour de Ataturk Square (Alani Ataturk) (photo), le poumon de la ville ; hôtels, dolmus, restaurants, cafés. La place est constamment très animée. Le consulat iranien est à 100m en montant. La gare routière est à 5mn. J'aime bien cette ville (il faut dire que l'on passe de -14° à 8°) surtout les balades en bord de mer. Ici les berges ont été aménagées sur plusieurs kms pour les piétons et cyclistes avec des baraques à thé (photo) pour faire des pauses et contempler le paysage aquatique. Le week-end, Georgiens et Russes débarquent pour faire du shopping. Je devrais dire plutôt les dames que l'on remarque de par leur élégance. Coté foot, le club local Trabzonspor est le seul club turc à tenir la dragée haute aux trois clubs istanbouliotes que sont Galatasaray, Fenerbahce et Besiktas.
Lundi matin, 9 heures pétantes devant le consulat iranien. Nous sommes 5 à attendre. Mes compagnons sont tous Japonais. Une dame charmante nous reçoit. Ambiance détendue. Prises d'empreintes. On en a plein les doigts. Passage à la banque dans la foulée pour payer le visa. Retour en fin de journée pour récupérer le passeport. Tout le monde est là + Christelle une française de Lyon qui voyage à bicyclette avec son copain jusqu'en Inde. Verdict : un visa de 15 jours au lieu des 30 jours. De nouvelles mesures restrictives liées sûrement au climat géopolitique. Tout le monde est logé à la même enseigne. Cela va m'obliger à demander une extension une fois sur place, c'est permis sauf si....On avisera. Cela dit, tout s'est passé dans une extrême simplicité ce qui est rare dans un domaine qui rime souvent avec prises de têtes, tergiversations et paperasseries à n'en plus finir. Et dans le contexte actuel politique très tendu c'est plus que louable.
Entretemps, j'ai sympathisé avec le couple de Japonais qui ont décidé de faire un bout de route en ma compagnie jusqu'à Kars plus à l'est pour visiter Ani.
Nous partons le soir même. Hiro et Yuka voyagent ensemble depuis plusieurs mois. Auparavant ils étaient en Finlande. Lui est plutôt réservé, peut être le fait qu'il parle un Anglais très limité mais il est expérimenté et débrouillard. Je l'ai constaté à Kars lorsque nous étions en quête d'un hotel petit budget (celui que j'avais noté était en rade). C'est lui qui a déniché le bon plan. Elle, est extravertie, le contact facile, son Anglais étant meilleur que celui d'Hiro, avec des yeux pétillants et un joli sourire. Tous les deux habitent et travaillent à Tokyo, Hiro est vendeur dans l'audiovisuel, Yuka est infirmière (photo)
Voilà maintenant que les présentations sont faites, direction Ani. La région est ensevelie sous une bonne couche de neige. Kars est en altitude, très proche des frontières arménienne et géorgienne, considérée comme la ville la plus froide de Turquie (photo). On a de la chance, la température oscille entre 0 et 4°. Aucun bus ne va à Ani, le stop n'en parlons pas, le trafic est quasi nul. Reste les taxis et là c'est pas gagné, ils affichent tous le même tarif 100 lires, après avoir âprement marchandé, on fait descendre à 90 lires. Top là ! ça fera 30 lires chacun. Le chauffeur roule à tombeau ouvert. Derrière ça pionce. Normal on a juste posé nos sacs après un voyage de nuit sans trop pouvoir fermer l'oeil. Arrivés sur place, je ne regrette pas d'être venu. C'est magique. Après avoir pénétré dans la double enceinte et franchi la porte des lions, nous débouchons sur le site. C'est désert hormis un bidasse en faction. Les ruines recouvertes de neige s'étendent sur quelques kms, la forteresse est en zone interdite, certaines comme la Mosquée, la Cathédrale et l'église du rédempteur sont en bon état. (photo) (photo) De l'autre coté des gorges de la rivière Akhourian(photo) , l'Arménie (photo) . Il règne un calme absolu. Ce fut la capitale de l'Arménie en l'an mille. Retour à Kars, dans les rues c'est la gadoue, il pleut. Demain matin je mets les voiles pour Dogubeyazit. Nos routes se séparent, Hiro et Yuka se dirigent vers la Georgie. Rendez vous pris en Iran.
Dogubeyazit passage de la route de la Soie pour aller en Asie. Du haut de ses 5165m, le mont Ararat veille au grain, entouré par la Turquie, l'Arménie, l'Azerbaïdjan et l'Iran. (photo)Ville à très forte majorité kurde. Il y a un peu d'Asie à Dogubeyazit, les marchands ambulants avec leur petites charrettes sont à chaque coin de rue vendant des cigarettes, musique, fruits secs, thé et vêtements. J'ai un faible pour cette région. Au delà de l'atmosphère de la ville et de la beauté des lieux, elle m'évoque aussi des souvenirs sentimentaux quand j'étais passé en 2007, une belle rencontre...
Dogubeyazit c'est aussi son joyau, le palais d'Ishak Pacha (photo)
je décide de me poser une semaine en attendant de passer en Iran le 6 mars. Question de timing à cause d'un train entre Zahedan et Quetta dont je reparlerai plus tard.
C'est mon 5ème séjour en Turquie. A chaque fois le même constat, j'aime beaucoup ce pays même si le coût de la vie a bien augmenté en particulier le budget transport. C'est lié au prix du carburant plus cher qu'en France. Des paysages magnifiques. On mange bien, des gens accueillants et honnêtes, j'insiste sur ce dernier point, c'est bien de pouvoir se laisser aller, nul besoin de batailler comme en Inde ou au Laos par exemple.
(photo)
(photo)
Demain l'Iran, bienvenu dans l'axe du mal ;)
INFOS PRATIQUES
ticket de métro 2 lires
Bus Istanbul-Erzurum 70 lires compagnie Esadas
horaires 16h 19H 21H
Erzurum
l'otogar est à 2 kms du centre (sahir merkezi) une course en taxi coûte environ 8 lires jusqu'à l'hôtel Esadas.
hôtel Emre rue perpendiculaire à la rue principale 30 lires pour une double avec salle de bain TV et free wifi
le resto (lokanta) à coté est populaire on s'en tire pour 8 lires avec une soupe et une assiette de riz avec viande
Trabzon
bus Erzurum-Trabzon 35 lires
dolmus otogar-Alani Ataturk 1.5 lires marqué Garajgar-Meydan , Meydan est Alani Ataturk.
beaucoup d'hôtels à Alani Ataturk
j'ai opté pour Erzurum hôtel sur la droite de la place en descendant sur le port. 25 lires pour une double avec salle de bain TV free wifi. Il accueille aussi des prostituées mais ça reste discret. Autre bonne option le Benli Palas sur la droite depuis le haut de la place.
Kars
bus Trabzon-Kars 50 lires un seul bus à 23H30, le bus repasse par Erzurum
course en taxi depuis l'otogar 2 excentré 15 lires
l'hôtel Kent était fermé
hôtel Bizim1 proche de l'hôtel Bizim2 sur Fairbank Caddesi 15 lires pour une simple salle de bain à l'extérieur
hôtel Bizim2 plus cher 60 lires pour une double
bon compromis l'hôtel Nur à coté 40 lires pour une double 25 lires pour une simple
Le resto Bizim à coté de Bizim1 est populaire et bon marché
l'otogar est dans la ville coté ouest.
Ani : droit d'entrée 5 lires taxi Kars-Ani 90 lires
Dogubeyazit
bus Kars-Igbir 20 lires
dolmus Igbir-Dogubeyazit 6 lires
hôtel Tahran 30 lires simple tv salle de bain free wifi thé à volonté et petit dej
moins cher hôtel Erzurum 15 lires simple sans salle de bain
suis à Yazd et je me laisse aller. Figure toi que depuis hier la pluie a fait son apparition. Yazd est situé au milieu du désert. Mais globalement dans le sud est le temps est au beau fixe
la suite arrive
Hostel/Homestay/Hotel
Téhéran : Mashad Hotel 80000 rials lit en dortoir, frigo et eau chaude pour le thé à disposition (à l'étage)
Mashad : Valli Homestay ce sont des Japonais qui m'ont donné l'adresse. sur internet Valli Homestay pas évident à trouver. Envoyer un mail pour lui demander le numéro de bus depuis la gare routière. Ensuite demander aux gens du quartier, Valli est très connu. discussion VF sur Valli*
80000 rials lit en dortoir breakfast 15000 rials Diner 50000 rials c'est la maman qui cuisine des plats iraniens. Qualité et quantité au rendez vous. Portions de mammouth. au final excellent rapport qualité-prix. Internet (payant) sur place. Thé gratuit.
Isfahan : Amir Kabir Hostel depuis la gare routière Kaveh Terminal prendre le boulevard sur la droite. nombreux bus vont dans le centre. 2000 rials en montant. Demander "Takhti Stadium" c'est juste à coté de l'hôtel. paillasse sur le sol à coté de la chaufferie 120000 rials. Les deux frangins proprio ont profité du Norooz pour augmenter le prix de 100%. Gros foutage de gueule. Quinze jours avant, un Japonais signalait qu'il avait payé 60000 rials. 15mn à marchander mais rien à en tirer. Problème pas trop le choix à Isfahan pour les voyageurs petit budget et les deux bougres le savent. Cela dit les prix vont sûrement redescendre après les fêtes mais il n'en reste pas moins que ça ne vaut pas un clou.
Yazd : Kohan Kashane à coté d'Alexander's Prison vieille ville 100000 rials lit en dortoir avec breakfast inclus. Suis resté une nuit pour aller au Silk Road Hotel que je préfère nettement.
Silk Road Hotel : 90000 lit en dortoir breakfast (buffet) inclus. Le meilleur hôtel de mon séjour iranien. Tout est ok. Un endroit idéal pour socialiser, un carrefour pour les voyageurs. Staff sympa et très cool. Beaucoup d'espace dans le jardin intérieur pour rencontrer et revoir du monde, boire un thé, wifi gratuit. Il existe des points d'ancrage pour les voyageurs dans le monde et nul doute que le Silk Road en fait partie. le Silk Road
Téhéran pratique
Métro 3000 rials ticket one way (plan en ligne)
Bus BRT rouge 2000 rials payable en entrant
permet d'aller du terminal ouest (Azadi Square) au terminal est. correspondances avec le métro
permet d'aller d'Imam Khomeney Square à Tajrish Square (nord)
Cybercafés : rares. Sur Engelab Square au nord trottoir droit à coté de la patisserie et après la petite épicerie. Amiran netcafé 1er étage. On peut imprimer.
au sud de la place. Mortelle Café 1er étage à coté de la Persian Bank. Wifi gratuit mais les consos sont chères.
Darband : télésiege 25000 rials randonnée au dessus de Téhéran.
Pour s'y rendre Métro Tajrish Square puis prendre un taxi partagé au nord de Tajrish Square
pour se rendre à l'autre télésiège plus à l'ouest de la ville
voir : Tochal Complex www.tochal.org
Isfahan
bus 2000 rials payable en montant
toutes les entrées des sites coûtent 5000 rials hormis les églises de Jolffa.
Yazd
bus urbains 1000 rials le trajet payable en montant
pour se rendre à la gare routière ou aller au Silk Road
prendre le bus 483 sur Imam Khomeney Street devant la Clock Tower et aller jusqu'à Homafar Square (terminus) ensuite le bus 496 pour aller jusqu'à la gare routière.
pour se rendre aux tours du silence Dakhmeh
aller jusqu'à Besheti Square et tourner sur la gauche direction de Ateshkadeh le temple Zoroastrien puis prendre un 1er bus de demander au chauffeur "Dakhmeh", sur le parcours du bus vous pourrez vérifier les panneaux marrons indiquant Dakhmeh, ensuite prendre un 2eme bus au terminus pour les tours du silence nichées sur des collines que l'on aperçoit depuis le terminus. entrée 5000 rials
Les taxis proposent des tours d'une journée pour visiter Chak-Chak, Kharanaq et Meybod. ça coûte 500000 rials pas plus. L'idéal est de trouver 3 autres personnes pour partager le taxi. Coût par personne 125000 rials
pour assister à une séance de sport traditionnel le Varzesh-e-Pahlavani, ça se trouve au niveau des 4 badgirs sur la place Amir Chamargh. petite rue pour y accéder. A l'entrée ils demandent 20000 rials prix double pour les étrangers, en insistant possibilité de payer le prix iranien 10000 rials. Début des exercices à 18h30 tous les jours
Mashad
Khajeh Rabi (entrée gratuite) direction de la gare ferroviaire. Prendre un bus depuis chez Valli. juste à l'extérieur de la ville. Mausolée et cimetiere pour les martyrs de la guerre Iran-Irak. Très impressionnant. Khajeh Rabi
Malek House (entrée gratuite) très proche de chez Valli. Une jeune femme parlant Anglais fait la visite guidée. C'est la maison des artistes. A la fin on met un mot dans le livre d'honneur et on part avec un petit cadeau
Bazargan point frontière. Sous la neige (photo). Formalités expéditives. C'est juste incroyable quand on pense aux tensions internationales. Cela ne sera pas le seul paradoxe de ce pays. Me voici de l'autre coté en quelques minutes......non ! une voix m'interpelle, 'Monsieur, pouvez vous ouvrir votre sac' , c'est si gentiment demandé que je m'exécute sans peine. Une femme charmante. Elle fouille très très légèrement "d'où venez vous" moi "de France" .....son joli visage s'illumine davantage , dévoilant un superbe sourire.......ok vous pouvez y aller...Welcome to Iran.....dommage qu'elle soit en service. Le ton est donné. Le temps de changer quelques billets au marché noir, voilà le bus en provenance d'Istanbul-Téhéran qui se pointe "Y a de la place ? " j'embarque avec mes nouveaux copains turcs pour la capitale. Enfin c'est vite dit, ce bus nous laisse en rade et repart en Turquie. Mystère. Un taxi prend la relève nous dépose sur une aire de parking après Maku (photo). Les Turcs téléphonent pour avoir des nouvelles. Personne ne sait ce qui se passe. On attend scrutant la route du moindre bus qui passe. Au final retour à la gare routière de Maku pour prendre le bus de Téhéran à 18h.
Téhéran à l'aube. L'un des Turcs a tenu à m'accompagner jusqu'à Imam Khomeney Square et puis après les salutations nous nous séparons. Vraiment des gens sympas et chaleureux ces Turcs ! Ceux là viennent voir des membres de leur famille.
Hôtel Mashad, je croise Maki , une jolie Japonaise de Tokyo. Elle est la 1ère voyageuse (eur) que je rencontre depuis que je suis en Iran......Elle sera aussi parmi les dernières avant que nos routes se séparent à Yazd, elle par le nord et le Turkménistan et moi par l'est et le Pakistan. J'y reviendrai plus tard dans le récit.
Nous partageons le même dortoir avec d'autres voyageurs tous japonais. Ce qui est paradoxal en Iran, censé être un pays où l'on ne badine pas avec la loi, c'est que tous les dortoirs pour les étrangers où j'ai séjourné sont mixtes. Dans le dortoir de l'hôtel Mashad durant 6 jours je ne verrais défiler que des voyageurs japonais. La mixité du dortoir contraste avec certains autres occupants de l'hôtel dont un que je croise arborant sa longue barbe salafiste. La situation est assez cocasse mais l'ambiance est détendue. Il y a aussi un Pakistanais en visite pour affaire qui loge dans une autre chambre. Quant au propriétaire, il parle un peu Français mais je ne le sens pas trop et son discours ne me plait pas. Dans le dortoir c'est convivial, les lits sont disposés autour d'une table et je fais connaissance avec mes compagnons de chambrée. Le soir c'est studieux, ça discute. Chacun rédige des notes, s'échange des adresses et remplit le cahier d'honneur du Mashad. Je l'avais remarqué lors de mes précédents voyage et ça se confirme. Ils font preuve d'un esprit de solidarité sans équivalent. Il faut voir le soin qu'ils mettent à dessiner des plans précis et des astuces qu'ils laissent dans les cahiers d'honneur pour les copains qui suivront. Maki n'est pas en reste. Le surlendemain elle quitte Téhéran après avoir déposé son dossier pour le visa ouzbèke. Verdict : 10 jours d'attente et pas de visa turkmène sans l'autre. Entretemps elle doit s'occuper de son extension de visa iranien. Eh oui nous sommes tous logés à la même enseigne n'ayant obtenu que 15 jours. Je lui donne rendez vous à Yazd avec l'espoir de la revoir. Shota avec son look d'étudiant soigné part pour le Kurdistan iranien et ensuite le Kurdistan irakien.
Les corridors : Deux routes vers l'ouest, celle du Kurdistan irakien récente et celle menant en Azerbadjan/Arménie. Coté est, quasiment tout le monde emprunte la route menant au Turkménistan/Ouzbékistan. Un Japonais me disait qu'il leur est actuellement très difficile d'obtenir un visa pakistanais. Du coup la route des Indes est délaissée. Je suis le seul à passer par là...pour le moment.... Wait and see comme qui dirait l'autre.
Et l'Iran ?
ce vaste pays, si décrié sur l'échiquier mondial par ceux que l'on nomme la Communauté Internationale bien peu représentative du reste du monde mais qui détient les clés de toutes les institutions mondialisées, l'Omc, l'Oms, le Fmi, l'Onu, le Tpi etc.....République islamique depuis 1979, sous embargo américain, (les Usa qui n'ont jamais digéré l'humiliation de la prise d'otages et du fiasco des hélicoptères de sauvetage) déchirée par une guerre meurtrière à l'époque où Saddam Hussein était l'ami de l'occident. La jeune république islamique a du attendre 10 ans pour voir le bout du tunnel et se bâtir.
j'avais séjourné en Iran durant octobre 2007 en empruntant la même route, la route des Indes chère à Nicolas Bouvier. Déjà à cette époque, Bush était aux manettes et les tambours de guerre résonnaient.
Cette fois, à la veille de mon départ, c'est Obama qui est aux manettes, blanc bonnet et bonnet blanc. Je regarde Press Tv (chaine iranienne d'infos en continu) dans ma chambre d'hôtel à Dogubeyazit.....retransmission du discours d'Obama au diner de l'AIPAC le lobby sioniste si influent au Congrès Us. Celui ci réitère ses menaces contre l'Iran à la grande satisfaction des convives. Surréaliste !
Quand je me promène à Téhéran, je n'ai pas le sentiment d'un pays au bord de la crise de nerf, effrayé par les menaces de guerre. Les Iraniens, soit ils sont concentrés sur les élections législatives, soit c'est l'approche du Norooz qui les occupe. Tout dépend de quel bord on est. La ville semble être en effervescence. Les magasins sont pleins. Le bazar près du palais du Golestan est envahi par une foule compacte (photo). Le vendredi, beaucoup partent s'oxygéner sur les hauteurs du mont Darband (photo) , randonner, se balader en groupe, fumer la chicha, boire un thé et écouter de la musique histoire de deserrer l'étreinte(photo) .
La population iranienne est jeune.
je fais quelques rencontres :
Gilda une jeune femme de Téhéran voulant devenir journaliste, en train de faire des photos dans un parc. Elle fait partie de la classe aisée du nord de la ville. De la famille aux Usa. Elle ne se voit pas d'avenir ici.
Keyvan et Maria un couple de Téhéran rencontrés à Yazd, lui est musicien, elle est animatrice. (photo) artiste, musicien de surcroit, pas simple de s'épanouir dans ce contexte. Son pote est dans le théâtre et il déplore aussi le trop plein de censure.
Roosbeh un étudiant en medecine. lui aussi déplore le manque de liberté mais il essaye de s'adapter car les moyens de contourner sont nombreux.
le constat est le même. Ils se sentent bridés. Malgré tout, leur discours est nuancé par rapport à d'autres plus extrêmistes que j'ai entendu, prêts à se jeter dans la gueule du loup ....après avoir mis évidemment leurs proches en lieu sur à l'étranger au moment où le pays serait attaqué. Des nostalgiques des Pahlavi. Personnellement ceux là me débectent.
Au bout d'un moment le gouvernement est obligé de lâcher du lest et c'est ce qu'il fait par moments. Parfois il est désapprouvé par les Ayatollahs comme pour l'histoire de la mixité dans les stades où Ahmadinejab voulait légiférer pour autoriser les femmes à s'y rendre.
Prenons aussi les antennes satellites qui ne sont pas autorisées. Ok tout le monde ou presque en a pour capter les chaines internationales. Serrage de vis, on les embarque et rebelote les gens en achètent d'autres. C'est Roosbeh qui me parlait de ça qui est un exemple parmi tant d'autres où chacun joue sa partition.
Difficile d'avoir un avis tranché. Le gouvernement a aussi de nombreux partisans et malgré les problèmes économiques récurrents, le pays avance et la répartition des richesse est plus équitable que sous le règne du Shah.
Je pars à Mashad alors qu'il neige à Téhéran (photo). Chez Valli (voir infos pratiques), je rencontre des cyclistes en route pour le Turkmenistan. Thomas un Français de Paris et Mathews et sa copine, deux catalans. Mashad est une ville sainte du chiisme, la 2ème en Iran après Qom. Près de 20 millions de pelerins affluent chaque année. La mosquée est superbe.....De loin car malheureusement pas autorisé à rentrer. Faut dire que je me pointe le vendredi en pleine affluence de la prière et comme le soir je pars à Gorgan. Durant le séjour, Valli organise une virée en montagne, mi rando mi visite d'un village typique avec repas. Pourquoi pas. En compagnie de 3 Allemands, nous atteignons le 1er village et nous faisons du stop pour atteindre Kang niché sur les pentes de l'Alborz qui est la chaine de montagne allant de l'Azerbadjian à Mashad (photo). Il a plu récemment. Sol boueux et sans prises, gamelles assurées. Un des Allemands se ramasse, puis c'est à mon tour, sur le coup je peste après Valli mais la balade vaut le détour. Ce village est magnifique(photo). Nous sommes invités à boire le thé dans une famille puis nous stoppons dans le village suivant (photo) pour manger un plat populaire typique, une sorte de Dizzi local, l'abgosht.
C'est dans le bus de Mashad pour Gorgan la capitale du Golestan, que je rencontre Roosbeh qui rentre chez lui pour les vacances. Voir : http://voyageforum.com/...vrier_2012_D4850532/
Il m'invite dans sa famille à prendre le petit déjeuner. Ils sont en pleine préparation du Norooz. Après avoir obtenu mon extension, nous prenons un lunch que prépare sa maman. Un accueil 3 étoiles dont je me souviendrai. Ils voulaient aussi m'inviter à passer la nuit mais leur hospitalité a été formidable et je ne veux pas abuser (photo) Je reprend la route qui traverse la chaine de l'Alborz. Problème il y a une tempête de neige, la route est coupée. Nous sommes déviés par une autre voie plus au sud. Le bus mettra 8h de plus pour arriver à Téhéran à 3h du mat.
Isfahan début d'après midi, au delà de la mauvaise surprise de l'Amir Kabir (voir infos pratiques), la ville ne me procure plus la même sensation qu'il y a 4 ans, la magie n'opère plus hormis le Pont Se-e-si-Pol (photo) toujours aussi animé (photo). C'est ici que je rencontre Mikhael et Tatjana, pour tout dire dans le réduit de l'Amir Kabir. Le feeling passe tout de suite et nous ferons un bout de route ensemble en décidant de nous rendre à Yazd le surlendemain. Deux Suisses de Lausanne qui voyagent depuis 9 mois en moto. Celle ci doit arriver par bateau à Bandar Abbas au sud de l'Iran en provenance de Mumbaï car ils n'ont pu obtenir de visa pakistanais. Leur périple a débuté par la Scandinavie, la Russie, la Mongolie, l'Ouzbékistan, le Kazakhstan, Oman, Dubaï, l'Inde.
La route qui va à Yazd traverse le désert, le Dasht-e-Kavir (photo). Après deux séjours, cette région est définitivement l'endroit que je préfère en Iran. J'avais écris sur cette ville et les bonnes vibes que j'en avais tirées lors des précédents fragments en 2007. Mes sensations n'ont pas changé (photo) (photo) Je retrouve mes nouveaux amis, Mikhael et Tatjana partis de Yazd avant moi dans la journée. Au Silk Road Hotel nous croisons un couple de cyclistes français Guilhem et Eglantine en route pour le Turkmenistan.
Durant mon séjour qui va durer 13 jours, j'arpente les petites ruelles de la vieille ville où parfois il règne un calme absolu. Les chats sont très présents sur les toits aux formes harmonieuses et se déplacent en fonction de la présence humaine en dessous voir les chats de Yazd. En effet des pans entiers de quartier sont détruits, parfois reconstruits avec des briques, parfois laissés à l'abandon.
Entre temps les deux amis lausannois sont partis à Bandar Abbas récupérer leur moto. De nouveaux voyageurs arrivent dont Mariko une Japonaise de Tokyo avec qui j'accroche bien mais elle ne reste que deux jours. Erwin un Hollandais en provenance du Pakistan, Hiro et Yuka avec qui j`avais voyagé entre Trabzon et Kars en Turquie....Et il y a Maki que j'ai le plaisir de retrouver. Nous nous étions donnés rendez vous à Yazd mais dans le doute je lui avais laissé un mot sur le cahier d'honneur de Valli à Mashad pour lui souhaiter bonne route et peut être la possibilité de se revoir sur les routes de Chine. Quelle belle surprise.
Ces femmes japonaises sont difficiles à percer. Mariko et Maki sont deux femmes accomplies, la trentaine bien assurée, elles voyagent seules et ont quitté leur job pour cela. Mariko travaillait dans un hôtel en tant que réceptioniste à Tokyo, Maki elle était représentante de produits cosmétiques à Tokyo. Les deux sont très indépendantes et il faut savoir trouver le bon dosage sans se prendre les pieds dans le tapis (je parle pour moi). Mariko est plutôt grande, cool avec son écharpe indienne et drôle sous ses airs insouciants (photo) , elle débute son voyage en Iran puis se dirige en Turquie, Jordanie et Egypte. Maki est plus petite, très coquette et un sourire magnifique. Sous ses airs d`ingénue, c'est une redoutable négociatrice, très dure en affaires et elle arrive à ses fins. Elle parle bien Anglais, un peu le Français ayant séjourné 10 mois à Paris l'an dernier. Elle voyage depuis de longs mois depuis l'Europe, la Turquie, l'Arménie. Lors de son départ pour Téhéran où elle doit retirer son visa ouzbèke (voir 1ère partie), je l'accompagne jusqu'à la gare routière prétextant que je doive acheter mon ticket pour Zahedan (photo) . On se souhaite bon voyage en espérant se retrouver plus tard en Chine.
Maki et Mariko mes deux soleils iraniens.
Le séjour tire à sa fin. Mikhael et Tatjana revenus de Bandar Abbas passent encore quelques jours au Silk Road, il faut dire qu'ici c'est les vacances, on se prélasse dans le jardin. Puis hier, ils sont partis hier pour remonter tranquillement en direction de la Caspienne et la Turquie. bonne route les amis et profitez bien de votre fin de voyage. On se donne rendez vous à Lausanne et à Lyon.(photo)
Aujourd'hui je quitte Yazd, la gorge un peu serrée car il est toujours difficile de partir de lieux que l'on aime. Nicolas Bouvier disait "Voyager c'est s'attacher et s'arracher, sur la route, on est toujours dépendant de ce couple de mots", cette phrase résonne dans ma tête.
Déjà un tout autre voyage se profile, le Pakistan. 1500 kms pour atteindre Quetta la capitale du Balouchistan. Départ de Yazd à 15h et arrivée probable en fin de journée le 4 avril et au milieu le passage frontière de Taftan. Un bus jusqu'à Zahedan et un train de marchandises au bout duquel on a accroché deux wagons de passagers avec des sièges en bois qui chemine très lentement à travers le désert. Seulement deux dates par mois, le 3 et le 17. Merci à toi Catherine qui m'a donné envie de voir ces montagnes désolées. Les provisions sont prêtes : figues dates kiwis oranges boites de thon halva spécialité sucrée de Yazd très énergétique et de l'eau en grande quantité car la région est désertique, la température dépasse en ce moment les 30 degrés.
Rendez vous à Quetta au Pakistan
🙂 Merci Eric, voici un récit de voyage écrit et illustré comme je les aime !
Tu as fait de belles rencontres sur ta longue route, notamment Maki au joli sourire !
Amicalement à toi.
...😉 Et merci encore à François et à ce beau forum ouvert sur le monde des voyages : grâce à lui, j'ai fait la connaissance de plusieurs autres membres que j'ai eu le plaisir de retrouver souvent dans la vraie vie. Eric si, un beau jour, tu passais par Nice...
merci pour tes messages et liens sur tes albums 🙂
Je suivais ton périple via tes photos et viens de retrouver avec plaisir tes fragments sur VF. J'en ai profité pour (re)dévorer toute la 1ère partie : un vrai régal. 🙂
Une petite déception pour cette suite : je préférais largement la mise en forme de la partie I avec les photos (dont la taille me convenait très bien 😉) glissées au milieu de texte et trouve moins agréable cette nouvelle disposition, qui oblige à cliquer en permanence sur les photos au milieu de la lecture.
Y a-t-il une raison ? Obligations techniques ? Ou manque de temps (et + gde facilité à faire des liens sur tes albums qu'intégrer à chaque fois les photos dans ton carnet de voyage) ?
Quoi qu'il en soit, bonne poursuite de ton voyage et continue à donner de tes nouvelles. 🙂
oui je comprend
j`ai changé de système pour le gain de temps que ça me procure et éviter que certains galèrent trop pour ouvrir les pages
c`est vrai que ça fait plus austere
l'arrivée à Taftan
le taxi fonce vers la frontière. Dans l'habitacle 4 passagers. 8h30 et déjà le soleil cogne. Plusieurs checkpoints car la zone est très sensible. Tout autour les paysages désertiques et montagneux du Balouchistan.
Taftan point frontière poussiéreux au milieu de nulle part, pas de barrière, ni de bâtiment, juste quelques maisonnettes, deux types en uniformes assis sur des chaises me font signe, sur la droite j'en aperçois trois autres en train de boire le thé. Bienvenu au Pakistan (photo)
Je rentre dans l'une des maisonnettes pour remplir un formulaire rapidement où les seuls signes de modernité sont 4 ordinateurs et des webcams pour nous identifier. L'ambiance est détendue. Direction une autre maisonnette pour remplir le registre du chef et me voici embarquant dans un pick-up pour prendre un bus à Taftan. Stop ! je me fais cueillir par la patrouille. A partir de ce moment là, débute une petite odyssée qui va me mener péniblement jusqu'à Quetta.
Introduction
Le contexte pakistanais. Selon nos médias bien pensants, c'est un pays peuplé de fanatiques, de barbus et de Taliban, pour schématiser Pakistan = Taliban.
Lors de mon projet initial, il était question d'un train pour rallier Quetta. Le train tu oublies, ça fait sourire mes interlocuteurs lorsque je leur parle de ce train "Y a pas".
prendre le bus seul tu oublies aussi.....Ainsi rien ne se passe comme prévu et ce n'est pas plus mal et je vais aller de surprise en galères, de galères en surprises avec un dénominateur commun : les gens.
Le Pakistan depuis plusieurs années est une arène où s'affrontent l'armée pakistanaise, des groupes armés se réclamant d'Al Qaida et des Taliban (pour la résonance médiatique ça aide quand il y a des demandes de rançons) et l'armée américaine.
Les premiers défendent la souveraineté de leur pays et essayent tant bien que mal de protéger la population, payant un lourd tribut car pris sous le feu croisé des deuxièmes et troisièmes protagonistes.
les deuxièmes sont des groupes fanatiques, ivres de pouvoir, et agissant aussi pour le compte de.... qui terrorisent la population employant des méthodes les plus barbares, Ils sévissent dans le Waziristan et le Swat. Tout est bon pour eux : assassinats, kidnappings, attentats....Ils n'hésitent pas à poser des bombes dans des mosquées, des Jirgas. Leurs derniers faits d'armes : mitraillage d'un bus scolaire en zone tribale tuant plusieurs enfants en représailles d'un chef tribal s'opposant aux fantasmes de ces illuminés.
les troisièmes sous prétexte de leur guerre contre le terrorisme envoient leurs drones bombarder les zones tribales dans l'ouest du pays, tuant au passage des habitants toujours étiquetés Taliban et des soldats pakistanais qui eux sont bien évidemment le fait de bavures malgré l'arsenal de détection ultra perfectionnée de l'armée Us. Derniers fait d'armes : un attaque contre un poste près de la frontière tuant 24 soldats, la goutte qui fait déborder le vase. Blocage des camions de livraison de l'Otan transitant par Karachi et réaction de tous les partis politiques appelant à la refonte des relations entre leur pays et les Usa.
A vue de nez, tout cela parait simple mais la situation est très complexe avec le jeu trouble de l'ISI, les touts puissants services de renseignements pakistanais, un état dans l'état. Ce sont eux qui ont mis sur les rails les Taliban fraichement sortis des madrasas en 1996 et qui ont débarqué à Kaboul. Bien sur ces mêmes Taliban étaient par la suite reçus à Washington. L'ISI est une grande nébuleuse où chacun tire les ficelles ce qui ajoute à la confusion.
La population, elle est prise en tenaille et n'a pas besoin de cela. Le pays panse encore ses plaies après les inondations catastrophiques de l'Indus et de ses affluents qui ont ravagé le pays en 2010/2011. Très mal en point économiquement, subissant les diktats du FMI, miné par la corruption et paralysé par les exactions de ces groupes armés.
Cela ressemble au scénario irakien et dans une certaine mesure au scénario syrien et à la guerre des Contras contre les Sandinistes dans les années 80.
voilà le tableau peu reluisant de ce pays qui en effraie plus d'un et les étrangers ne sont pas épargnés, parfois enlevés jusqu'au pire à Peshawar où une touriste chinoise et son guide pakistanais ont été tués en pleine rue.
Un trajet sous escorte
Bon reprenons le film du récit, je me fais cueillir par la patrouille. Pas question de me laisser prendre le bus seul. Le pick-up me dépose devant un bâtiment entouré d'une enceinte. Un garde fait le gué à l'entrée. ça doit être ici qu'ils fournissent des escortes. Je dois remplir le registre, personne ne parle Anglais. Je comprend que je dois attendre, un garde m'amène une chaise.
Ce bâtiment donne sur une cour obstruée de véhicules qui fait penser à une casse, l'un d'entre eux a atterri sur le toit (photo)
........Je remarque des barbelés puis je vois des gens aller et venir, certains en uniformes, d'autres habillés en civil. Au bout d'un moment, voilà que celui qui semble être le responsable me parle d'aller en taxi jusqu'à Dalbandin. ça coute 4000 rps, je refuse tout net d'autant qu'il reste la moitié du chemin jusqu'à Quetta. J'insiste pour prendre le bus mais pas moyen de savoir ce qu'ils trament.....Où est l'escorte? l'impression qu'ils ne savent pas quoi faire de moi, ça se présente mal. Tout autour les gens vaquent à leur occupation, continuent à rentrer et sortir. Puis dans les locaux d'en face, j'aperçois du monde; chacun d'entre eux est appelé au bureau du chef, en même temps on m'apprend enfin que je vais pouvoir partir en bus
"Quand ?"
"à 16h"
ouf ! soulagement.
Les gars viennent récupérer leurs portables confisqués.....
17h toujours pas de bus
"il arrive" me dit le chef légèrement énervé.
Je réalise que je suis dans un centre de rétention quand je vois deux types avec leur baluchon, escortés par des gardes fouler l'enceinte. Ils se sont fait attrapés par l'immigration iranienne sans passeport. La plupart de ceux qui sont là ne sont pas allés loin. En discutant avec l'un d'entre eux, il me parle d'un long voyage le menant jusqu'en Angleterre........Retour à une dure réalité, Ils voyagent à pied, s'arrêtent sur le chemin pour gagner quelques sous leur permettant de continuer, ça peut prendre des mois, un an avant d'atteindre les cotes françaises.
En respect et hommage pour ces voyageurs, un texte bouleversant qui symbolise leur quotidien :
Zaher Rezaï, rêves et espoirs en forme de poésie
Et trois films magnifiques :
Herremakono en attendant le bonheur d'Abderrahmane Sissoko (Mauritanie)
Inland de Tariq Teguia (Algérie)
Welcome de Philippe Lioret (France).
Le bus arrive. Tous les clandestins se mettent en file et se dirigent par 10, ils sont transférés à Quetta plus un type qui est menotté. Puis c'est mon tour, je prends place à l'avant, les jambes coincés entre un carton de sodas, car le principe des bus pakistanais est de charger la mule au maximum, sur le toit et à l'intérieur. Le bus en question est tout brinquebalant, a des trous dans le plafond, bref mais ça roule, péniblement mais ça roule et c'est là l'essentiel. Dedans c'est la foire. Une fois assis plus moyen de bouger. Quant à mon escorte, deux des soldats que j'avais croisé dans le centre m'accompagnent avec leur kalachnikovs, l'un assis à coté de moi, l'autre derrière en compagnie d'un des deux gars cueillis par l'immigration iranienne, l'autre est assis par terre dans l'allée.
Et bien quelle épopée ! En 1996, lorsque nous étions dans ces parages nous avons passé la frontière à Mirjaveh, c'était beaucoup plus relax. Nous avions même pu nous garer et dormir dans une cour devant le bâtiments de la douane......Les conditions politiques et militaires étaient autres...
En tous cas, toujours aussi contente de te lire. Bonne continuation malgré l'atmophère plus que tendue que je suppose!
Bonjour Eric, tes pérégrinations par la route tu les rends très bien. Je pense souvent à ces gens qui s'entassent ou s'entassaient sur les côtes françaises en vue de Grande Bretagne, et toi tu nous les montres en plein milieu du cheminement encore loin du but. Pour qu'ils se lancent dans de telles épopées, il faut vraiment que chez eux ce soit l'horreur.
Ton analyse pakistano-talibano-américaine montre que nous n'allons malheureusement pas sortir tout de suite des pb, et l'Occident en y regardant de près avec ces bavures (souvent dénoncées par la France , en particulier le chef d'état major des armées) n'a pas bonne presse et focalise les haines.
Ton expérience du train qui n'existe pas m'a fait sourire, car cela m'est arrivé dans un pays très exotique en mars 2012: la France. En effet voyageant à vélo je décide de prendre le train à Brignoles, ma carte 100 000 IGN récente indique une gare dans la ville. je me pointe et demande au centre de la cité, hilarité générale, oui il y a une gare mais pas de train. Une personne va jusqu'à me dire que je peux cependant y prendre un billet pour aller chercher le train à 25 km! J'ai donc fait une grosse heure de vélo de plus direction Toulon.
En espérant se voir à ton retour. Au fait c'est quand? Amitiés Luc
@Catherine
attend la suite :) en comparant nos expériences récentes sur cette route avec d'autres voyageurs, ça tire dans le burlesque
@Luc
avec plaisir à mon retour pour un resto avec les copains mais je ne sais pas quand
l'histoire du train j'ai vite compris que c'était peine perdue, cela dit je n'ai rien perdu au change. Tu as connu ce pays bien avant moi, le sentiment anti-américain est très répandu
Hello! January 2026 Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I d like to thank everyone who helped me…
"So, my little wanderers, back at the decks? What’s this mystery destination you’ve got in store for us at the start of the year?"
Yes, the schoolyard bell’s ringing again! We’re hitting the road... or rather, the skies! At first glance, our destination might surprise more than a few. First off, simply because I was here exactly twenty years ago, and I don’t usually like retracing my own footsteps. Secondly, because the name of this place screams mass tourism—basically the opposite of what Flo and I look for.
Despite that, in this land of backsheesh, I’d promised myself I’d come back one day to experience it my way. And since Flo told me, during our wanderer chats, that this destination straddling Africa and the Middle East was in her top 2 travel dreams, the stars aligned for this roots-style trip to quickly make it onto our pharaonic festivities program! Unless you’re totally clueless in general knowledge, you’ve probably guessed by now—we’re off to Egypt! Of course, a few classics will be on our itinerary, but above all, we want to soak up a culture that can’t be appreciated in four-star resorts or on a Nile cruise boat. And let’s be clear, these next two weeks won’t be a walk in the park—neither for our two daughters who are joining us, nor for our bodies!
And that’s clear from the get-go: after our first flight, eight hours of trying (and failing) to sleep on Milan airport’s metal seats, our second flight, landing, passport stamps, our Uber ride, and our first Cairo kilometers, we finally drop our exhaustion at the little guesthouse we booked in Giza. Doesn’t all that energy deserve a little reward?
Oh, absolutely! And here it is: a full-on slap in the face for everyone! But just look at this view from our hotel terrace? For 20 € a night for four, even with this incredible view, I figured the room must be pretty shabby, right? Nope... Is the staff rude, then? Nope... Okay, so what’s the catch? You’re gonna tell me breakfast is included too? Well, yes! Honestly, this Egypt trip is off to a great start.
And the rest of the afternoon, spent rubbing shoulders with locals, only confirmed this vibe. After digesting our pyramid view, we dove into the hustle and bustle of our neighborhood with the goal of exchanging money, eating at street stalls, and testing the hospitality of the locals. Ten out of ten!
Eight little sun breads with baba ganoush and falafel? 80 pounds, or 1.5 €. A dozen Middle Eastern pastries? Same! 80 pounds! Two hawawshis, those little pita breads stuffed with meat and spices? 10 pounds each, or about twenty cents! Not to mention all those smiles and free "welcomes" left and right!!!
What a welcome! We end this first day with a sunset over the three sisters of Giza—where we’ll obviously be gawking tomorrow...
I’m sharing a little recap of this new 4-week trip to China—nothing fancy, just my experience.
We’re taking advantage of the extended visa exemption to return to China for the 4th time. I loved last summer’s trip so much that I’m a bit worried about being disappointed this year. Plus, I’ve had a few hiccups before this departure: my WeChat account got blocked, and I couldn’t recover it (luckily, Alipay still works fine); I couldn’t verify my 12306 account for weeks; Trip.com failed to book our second train; and I’ve got an injury that’ll slow me down during the trip... Ugh, I hate starting a trip with these kinds of issues. Then, oh surprise! Just before leaving, my 12306 account got verified! Super easy to use from that point on—I could book a few train tickets without fees.
We’re sticking with Free’s e-SIMs, which work great in China.
August 2–3
Anyway, on the morning of August 2nd, we took the RER to CDG. As usual, we couldn’t check in online. It’s always a bit frustrating, especially since we didn’t have any checked luggage. We flew with Air China. We arrived at the check-in counter at 9:50 AM, 2 hours and 40 minutes before the flight. The line for our check-in stretched 300 meters across the airport in both directions. What a joke!! We spent 1 hour and 45 minutes in that line just to reach the counter and get our boarding passes. By then, it was 11:35 AM, and boarding had already started at 11:20 AM. The screens showed a 25-minute walk to our gate—on the other side of the airport, of course—plus we had to go through passport control and security... Long story short, the plane didn’t leave without us 🙂 We boarded among the last passengers, and we took off at 12:30 PM. We’d flown Air China four times before, but this time, it felt *really* low-cost. The check-in chaos, the cramped seats (12 seats per row), no music by artists known outside China, mediocre food, and a boarding area at Beijing Airport with only 10 seats—worthy of Ryanair or EasyJet. And yet, the price was sky-high. Again, D.’s vacation requests were denied outside of July and August, so we’re traveling from August 2nd to 30th. We couldn’t have picked a worse time for inflated prices, and with the situation in Iran, we got hit with a 390 € fuel surcharge. I’ve never paid so much for flights—I felt like I’d bought business class, but nope, far from it!!
We landed in Beijing around 4:15 AM. It was 28°C with thick fog. We drove and drove and drove for 20 minutes, as usual in Beijing. Then we went through a first check, a second check, a third check, and waited for our connecting flight at 6:40 AM. A small Airbus A320, but way more space than in the Boeing 777 from the first flight. We landed in Kunming, Yunnan, around 10:15 AM in the rain.
We headed to the subway. You can’t pay at the machines with Alipay here either, so we set up the transport QR code directly in Alipay to scan at the subway gates. The process is a bit long the first time if you haven’t entered your info before, but once it’s done, it’s *so* much easier! We took Line 6 to the terminus for 6 yuan each.
We’d booked a hotel nearby, on the 16th floor. It’s actually studios on different floors of a huge residential building. The view’s pretty nice from here. We settled in quickly—back to those wooden beds, or rather, mattresses as hard as wood, which we *hadn’t* missed...
Then we went out for our first bowl of noodles of the trip and wandered through the shopping streets of the old town.
It was crowded, and the weather was cool—around 19–20°C. We tried a local specialty: milk skin, thick, dried, then grilled with rose jam. Yeah... we won’t be having that again. The taste and texture of the milk skin... no thanks.
We saw a lot of wild mushroom hotpot too. It’s on our list for later. We also passed through the Jinma and Biji gates, where I played with reflections in puddles. I *love* doing that 🙂
At the end of the day, we headed to a temple advertised as open 24/7 on Amap. Of course, when we got there, it was closed. We’ll go back tomorrow. That was the first of many disappointments with Amap this trip—I hadn’t had that issue on previous visits.
We were exhausted after that sleepless flight. Night was falling, and we decided to grab a quick bite without much appetite. We shared a delicious vegetable fried rice for 12 yuan—we even left half of it. The portions are *huge*.
After a couple of small purchases, we headed back at 9 PM, wiped out, after walking 17 km between the airports and these first steps in Kunming. I expected to see quite a few Western travelers here, but we didn’t spot a single one. Instead, we met lots of curious Chinese people, many of them super friendly and helpful—almost *too* eager, like when they’d run to serve us as fast as possible. It’s a bit much, but it’s great to be back!
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
Here we go with this second travel journal dedicated to the American West! It’s a must when you love it! 😊
We had left off in the charming town of Bisbee, which once thrived thanks to its copper mines. Today, mining is a thing of the past, and the town seems a bit sleepy.
Unfortunately, I didn’t dig deep enough on-site to answer all the questions my observations raised. Guess I’ll have to *dig* into the subject a bit more... no pun intended! 😊
Let’s hop back in the car and head a little further south to check out the esplanade that offers a view—if you can call it that—of the impressive open-pit mine.
Then, it’s off to the Lowell neighborhood.
Preserved almost exactly as it was, this area must’ve been bustling in its heyday. The vintage cars are still around, storefronts and signs look like they’re straight out of another era, and the whole place has a pretty amazing vibe. You’d almost think you were on Route 66!
Here, we’re not just discovering an old neighborhood—it’s a little slice of American history. And, a detail that’s great for my physical health: the area isn’t too spread out.
Lucky me! 😊
I won’t post too many photos here since I think I can turn them into a future photo exhibit. Between these and some shots from Route 66, I should have more than enough material! So, let’s keep a few under wraps... to preserve the surprise. 😊
So, a new year has begun. It’s time to reconnect with the VF buddies and wish you all my best for 2026—a year I hope is obviously full of travel, since, as I just made up:
"If travel’s good, everything’s good" 😄.
To celebrate, I’m inviting you into my new "travel journal," the one from our latest trip in November 2025, a little two-week adventure.
This time, we headed to The Gambia, a tiny country tucked right in the middle of Senegal, before making our way to Casamance.
The Gambia is English-speaking, Senegal is French-speaking, but the locals? They couldn’t care less—because in this part of the world, they mostly speak Wolof, Fula, Jola, or Mandinka.
Hence the title: Senegambia 😉.
As usual, I’m sharing the live updates I sent to friends and family—super casual, of course.
I know this isn’t the kind of destination that draws crowds, but if you love adventure, laughter, and emotion, it might just be your thing 😊.
Off to Southern Africa again! This time, the trip wasn’t just about wildlife—it was also about the local cultures and the breathtaking landscapes Mother Nature has to offer. It was an emotional rollercoaster in every way, as you’ll see.
We visited two countries: Zambia, known for its reserves, and Malawi, which is less well-known but absolutely worth a visit. Our flight landed in Lilongwe, Malawi’s capital, where our vehicle was waiting—though with a 3-hour delay. It was a 4x4 without the rooftop tent this time, since we stayed in lodges (prices are very reasonable in Malawi). Just a heads-up: don’t exchange money at the airport or banks—the official rate was 1,750 Malawian kwacha to $1. On the black market, the rate was between 3,000 and 3,500 kwacha, making the cost of living much cheaper.
With that out of the way, our first stop was South Luangwa National Park in Zambia. The first hiccup came at the Malawi-Zambia border: we were missing a document the rental company had forgotten. After some back-and-forth, they sent it via WhatsApp ($20 to get it validated by the police). But things got worse—the car’s chassis number was off by one digit from the registered one. I thought our trip was over before it even started! After what felt like forever, we got through with a "tip" of $200. Total border crossing time: 3 hours, costing nearly $400. We arrived in South Luangwa after dark.
Thankfully, the next day made up for it with an incredible day in the park (check out the photos).
We spent two full days in South Luangwa before heading to Katete for the Kulamba ceremony.
Kulamba is an annual event held at the end of August, celebrating the Chewa people, who live across Zambia, Malawi, and Mozambique. The Chewa king attends, and representatives from neighboring nations bring offerings. Thousands gather for dances, speeches, and a massive market. There are few tourists, making it a truly authentic experience.
After a few days in Zambia, we returned to Malawi (the border crossing this time was smooth—just 45 minutes). Next stop: Lake Malawi.
Lake Malawi covers over 20% of the country and stretches 580 km. It’s home to a family of fish called cichlids, some of which are endemic to the lake. I recommend taking a day trip from Cape Maclear for snorkeling and to watch the fishing eagles swoop down to catch fish.
We hit the road again to visit Liwonde Reserve, where we had a few surprises. The lodge was on the other side of the river that borders the park, and the elephants didn’t seem to care. On the way from reception to our rooms, elephants blocked our path, and one even charged just before the stairs leading to our treehouse-style rooms.
To top it off, monkeys ransacked our rooms, tearing through plastic bags for food. A mixed experience, but no real harm done.
Next up: the mountains, specifically the Mulanje Massif. This is where Malawi’s tea is grown, and it’s also a great spot for day hikes or multi-day treks. The scenery is stunning, though sometimes the mist rolls in and hides it.
After the mountains, we visited another reserve: Majete. The park is growing and now has more wildlife. We saw lions and even caught a fleeting glimpse of a leopard. And of course, the elephants got involved again—this time giving us a real scare.
During the morning game drive with a guide, we stopped to watch a herd of elephants feeding. Everything was fine until, for some reason, a female got spooked—probably for her calf—and positioned herself in front of us on the track. After a few minutes, we thought the elephants would move on, but then a young one started provoking us. The problem? We had females and calves in front of us, but also two large adult males—one behind us and one to the side.
We were trapped, and even our guide looked nervous. After what felt like an eternity (though it was only a few minutes), the herd finally moved on, freeing the track. That afternoon, we did a self-drive safari and—you guessed it—we had zero interest in running into elephants again.
The next day, we headed back to Lilongwe for our flight home. It was a fantastic, varied trip with some intense moments (sometimes *too* intense). Malawi offers amazing opportunities for those who want more than just wildlife reserves.
Alright, this year, we're heading back to South America!
The initial plan was to retrace the route we imagined in the summer of 2020: a trip to northern Argentina starting from Córdoba.
Unfortunately, the flight to Córdoba no longer exists, and airfares to Javier Milei’s country are both outrageously priced and involve multiple layovers.
So, I tweaked Google Flights every which way and finally found a flight within my budget—departing from Clermont-Ferrand!
Not to Argentina, though...
Our transatlantic flight will cross the snow-capped Andes, landing in Santiago, Chile, with a return from Lima!
In between, two domestic flights and a big road trip loop starting from the coastal city of Arica to explore the treasures of northern Chile.
Our mode of transport: a pseudo 4x4 that won’t take us through sand dunes or devilish tracks but will let us tackle the entire secondary network, including unpaved main roads, while still being insured.
Is the suitcase packed with all-season clothes?
Are the driver’s license and passport ready?
Bank cards and a few euros too?
Off we go for just over 3 weeks of southern wanderings!
--/--
To keep all my esteemed readers on track, here are a few maps outlining the Arica-Arica loop!
1- From Arica to San Pedro de Atacama via Pica and the Salar de Huasco
2- Around San Pedro
3- From San Pedro to Cariquima
4- From Cariquima to Putre
5 - From Putre to Arica
Gas stations in this part of Chile are located in Arica, Iquique, Pozo Almonte, Pica, Calama, and San Pedro de Atacama.
I hope this travel journal might interest some people, but since we were completely self-sufficient (tent, sleeping bag, pot, cooking over a wood fire…) almost every day, I don’t have many hotel addresses or great restaurant tips to share! Sorry!
We used the Maio map at 1:50,000 scale. It’s part of the Boa Vista/Sal/Maio map. Bought on Amazon, but currently unavailable as of the latest news.
The people of Maio are extremely welcoming and warm, and we were always more than well received in the villages where we pitched our tent!
We’re usually big hikers, but since Maio is a beach island (gorgeous ones, at that!), we alternated a few hours of walking in the morning with some relaxation in the afternoon: beach, reading, fishing, resting…
1 euro = 110 escudos
Day 1 (Friday) Transfers by plane: Fogo-Praia-Maio
We opted for the plane to save some time on transfers, as the boat connections between Fogo and Praia take a while, and those between Praia and Maio are almost nonexistent.
You should budget around 40-50 euros per flight per person.
There are 2 flights per week between Praia and Maio—on Tuesdays and Fridays when we were there (January 2016), but currently on Mondays and Fridays.
A bit of a delay leaving Praia, but we arrived on Maio without any problems around 4 PM.
We took an *aluguer* (shared transport, 200 escudos per person) to the center of Vila do Maio, but it’s totally doable on foot with a backpack.
Since it was already a bit late, for this first night, we dropped our bags at Big Game Maio. A standard European-style hotel run by a very nice Italian family. It’s a bit pricey for us (5500 escudos for 2 people with breakfast), but after our 2 weeks in a tent on Fogo, we were happy to find a little comfort. And the breakfast is ultra-generous, with fresh products (cured ham, fruit, cheese, bread) and top quality. The hotel restaurant offers dishes that are a clever mix of Italian and Cape Verdean cuisine. Excellent!
Little tip: We didn’t try it, but Big Game Maio offers big-game fishing trips, diving, and quad rentals.
The hotel is 2 minutes from Vila’s beautiful beach, and we went for a dip at sunset and took a stroll around town. They’re redeveloping the waterfront with pretty sidewalks and light stone walls.
Vila beach
Sunset behind Santiago
Day 2 (Saturday): rest day + fishing
After 2 weeks of hiking and since Vila is such a peaceful place where it’s nice to take your time, we decided to spend an extra day there. We took the path heading south along the coast to reach Ponta Preta beach in 20 minutes. The path isn’t very pretty because there’s quite a bit of construction going on, which prevents you from really walking along the shore. Lots of real estate agencies, especially Italian ones, have taken over the land. But Ponta Preta beach is a stunning black-sand beach where we had the whole place to ourselves. We decided to go fishing from the rocks.
At 1 PM, the sun was blazing, so we headed back to Vila and dried the fish for the following days.
At 6 PM, we went fishing again, but this time at night from the rocks at the end of Vila beach.
8:30 PM: back to shower and eat at the restaurant.
The rocks and sea at Ponta Preta
Day 3 (Sunday): from Vila do Maio to Calheta de Baixo, via Monte Batalha (path 101) Hiking time: 5h
Since there aren’t many “summits” on Maio, we decided to head to Calheta de Baixo but via Monte Batalha. We left at 8:20 AM and somehow made it to Monte Batalha by 11 AM (2h40 of hiking). But the path is really hard to find in the middle of the dry grass and acacia trees. We kind of cut through randomly, aiming for the summit. Even though it’s not very high (around 300 m), the view is amazing—you can see all of Maio at 360°!
Short 30-minute break. The descent through the “forest” of acacias is even worse for finding your way. We oriented ourselves a bit by the sun to find the road connecting Vila to Calheta. We arrived around 1:30 PM at Calheta de Baixo. A very pretty little seaside village with colorful houses. An idyllic beach, a newly renovated square, and super-friendly people. We pitched our tent facing the sea on the terrace of an abandoned house (after asking the locals for permission).
We cooked some of the dried fish we’d caught the day before, along with fresh beans we’d brought from Fogo (and were still carrying!).
At the summit of Monte Batalha
Calheta
Calheta de Baixo
Day 4 (Monday): From Calheta de Baixo to Morrinho on foot. Hiking time: 3h. Then hitching a bus to Cascabulho, and a car to Pedro Vaz.
We left around 9:30 AM heading north (path 201), following the coastline where the beaches just keep coming—each one wilder and more beautiful than the last: Praia de Soca, Calheta Braca, Ponta de Pau Seco, Calhetina. We reached the dunes of Baia de Santana. There’s no real path, so you have to follow the coast, then go around the dunes, and when you spot the 3 coconut trees, head east toward them to find the track leading to Morrinho. Again, we discovered a village with a Wild West vibe, with colorful houses lined up on either side of a paved road. Just enough time to accept a drink offered by a local before jumping onto the passing school bus that took us to Cascabulho. There, we waited for a ride. A political delegation of 10 cars drove right past us without stopping. Luckily, one of the cars had a flat tire and came by 30 minutes later—and that one, thankfully, gave us a lift! They were heading to the inauguration of a water pump in Pedro Vaz. So that’s where we stopped too. After getting permission from the school principal, we pitched our tent in front of the village school… and became the attraction for all the kids who kept us company until nightfall! A woman gave us 2 jugs of water, but with all that company, it was tough to take a peaceful shower!!
Dinner: pasta with beans.
We were woken up by rain during the night and had to rush to bring all our stuff inside the tent!
The beaches just keep coming...
The dunes
The 3 coconut trees, a landmark to find the track
Day 5 (Tuesday): Rest day and fishing at Boca da Ribeira beach
We packed up at 8 AM because the kids had school. We filled the 2 water jugs that the woman lent us and headed down to camp at Boca da Ribeira beach, which is a bit further east of Pedro Vaz. It took less than an hour to get there. This time, we really were alone in the world! We pitched the tent and spent the day fishing, reading, playing, and swimming regularly because the sun was beating down hard!!! We caught a nice fish that we grilled over the fire in the evening. With the crabs and shellfish we gathered, we made a seafood rice! Yum! What a feast!
That night, once the tent was zipped up, we felt something like rain on the tent fabric. I decided to go out and gather our things, and then—shock!!! It wasn’t raindrops we were feeling and hearing, but bugs attracted by the light!! Not just a few bugs—a huge swarm of them!!! Thousands of bugs covering the whole tent, the ropes, slipping into the seams and hems! Everywhere! The blue tent had turned green!!! After that, it was a real struggle to get back inside without letting any in! A real challenge, and there were always 3 or 4 that managed to sneak in anyway. Total war!!!
Boca da Ribeira beach
Day 6 (Wednesday): From Boca da Ribeira to Ribeira Dom João. Hiking time: 3h30
We woke up leisurely and waited for the sun to dry our things, damp from the dew. A man passed by, and we gave him the water jugs we’d borrowed, which saved us a trip back to Pedro Vaz to return them to the woman.
We left around 10 AM. We followed the sea to Alcatraz, then headed toward Pilão Cão. The path runs alongside the small hills on our right, and we passed above Lagoa Cimidor. The terrain is arid, and the path is hard to find among the many goat tracks.
After 3h30 of hiking, we reached Ribeira Dom João with 2 young people we’d met along the way.
Since it was a public holiday in Cape Verde, the kids didn’t have school, and with the principal’s permission, we pitched our tent in the kindergarten. She even kindly opened the school toilets for us. The neighbor gave us the water we needed to wash up and cook. We cooked beef steaks on charcoal. A nice change from fish!! Charcoal is a widespread artisanal product on the island. People almost never cook directly over wood but always with these big chunks of charcoal.
The hills on our right
Ribeira Dom João
Day 7 (Thursday): From Ribeira Dom João to Vila do Maio. Hiking time: 3h30
We woke up at 6:30 AM to clear out of the school by 8 AM. The neighbor made us coffee to save time. It took us 2 hours to reach Barreiro, another Wild West-style town! Since we didn’t want to walk on the road, we took the old track and reached Vila do Maio in 1h30.
Last night before taking the plane back to Praia the next day.
Barreiro
The old track
The church in Vila do Maio
That’s where this trip ends!
Maio is truly a magical island! A remote, isolated place with incredible, wild beaches and villages with a Wild West feel—colorful houses on either side of well-paved, well-maintained, and decorated streets. And the locals are so warm and welcoming.
Even for hikers like us, it was a great discovery, and we were able to alternate hiking and relaxation with great pleasure! Too bad the area around Vila do Maio is being overrun by real estate construction—ongoing, unfinished, abandoned…
And we still haven’t seen everything!
Before setting off for new horizons at the end of this year, it’s time for me to share my trip to Cape Verde this summer 2025.
I particularly love these spontaneous trips, and our stay in Cape Verde is one of those because it was only at the beginning of April that we decided on this getaway, which had been catching our eye for a while, given our love for the mountains.
As always—well, when it’s open—I turned to VF, and I want to immediately thank Marie, aka ptitortue, who helped me a lot in planning this trip through her travel journals and our exchanges!
Because Cape Verde is both small and vast! We decided not to rush from one airport to another, to enjoy the places and the people, but also to relax, since the work backlog from being stuck in May (see my previous travel journal 😅) had to be caught up on in June.
So, 4 islands will be our winners from 06/28 to 07/19:
Santiago first for logistical reasons, as round-trip flights from the capital Praia were the cheapest (650 €/person from Lyon via Lisbon with TAP, still!)
São Vicente, because it’s the gateway to the next one but ultimately more than that...
Santo Antão, pretty much the main goal of the trip since Marie (and the photos) had really sold it to me.
And finally, Sal Island, for some rest—a non-negotiable condition for my other half—and we’ll see that I should’ve listened to Marie...
That said, what a chatterbox I am—buckle up, flight attendants at the doors, off we go on new beautiful escapes! (Thanks to Sophie for the easy loan)
Last note for my eager fan club 😏: yes, there will be alcohol—how could there not be in the land of grogue!
Hi everyone, we're back from a DIY USA road trip we organized from July 31, 2026, to August 26, 2026.
The destination: The Southwest USA, including Texas, Arizona, and New Mexico. Roughly 7,000 kilometers covered.
The car: A Chevrolet Equinox for two, rented through BSP Auto and Avis. Inside, we had 2 suitcases, a travel bag, two carry-on bags, a Walmart cooler, photo gear, and water bottles (a 40-pack).
The route: Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo, and back to Dallas to finish with a departure from DFW.
The travelers: Two seniors well advanced in years (73 and 75) but still active (nothing too physically demanding—to stay alive and fund our trips), fully independent physically, though a bit less so mentally. Big USA fans, a country where anything is possible. More walkers than hikers, preferring 3-star hotels over roadside motels, Italian restaurants over US food, frequent stops for photos, museums over nothing, naps over forced marches. Not too whiny, just enough to stay French in the land of the "great Satan," as they say.
Not great with languages—street English (but handy), and my Spanish is non-existent except for: "Hola! Una cerveza por favor!" That’s about it. My wife understands everything but refuses to speak.
The cost of the road trip: Around 12,000 €, including AF flights, the car, gas, gifts, visits, and everything else. Well managed, since we’d budgeted 13,500 € initially.
The positive side: A delight, with those endless open roads. Museums to discover. The realization of the Hispanic presence and its important history in this part of America. Lovely locals. Tourists who were more or less friendly. A terrible Texan accent that was hard to understand. Gas stations that were like real stores, with prepared food, alcohol sold in Arizona and New Mexico, and employees who were always up for a laugh!
The negative side: The heat throughout the trip... 43°C in Dallas at the end. Impossible to walk the streets. Lots of homeless people in downtown Dallas. Hotel breakfasts that were always the same. You get used to it.
So, it was positive overall, but the concept is starting to wear us out. We might rethink the DIY road trip model for next time. If the man upstairs grants us more time.
Next up, we’ll wait for the first batch of sorted photos to go through the wringer.
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Traveling with just one spare pair of underwear, considering a hot shower a miracle, never staying in the same place too long by sleeping wherever night catches us, taking whatever local, improbable, and rickety transport we can find—this is the DNA of us wanderers. Except this time, the script for our movie is going to be a whole different genre. On paper, the destination doesn’t exactly scream epic adventure: Réunion! And what’s more... we won’t be two, or four, or even ten. We’ll be a solid thirty. All from the same family. Yes, thirty. At this point, it’s not just a trip—it’s a summer camp on the move! Why inflict this on such a peaceful island? Because my brother decided to get married there with his lovely bride. A great idea, you might say... especially when it involves relocating the equivalent of a small Ardennes village 10,000 kilometers from home for three weeks! So who’s stepping up to be the guide and wave the little flag?
So, for an exceptional trip, exceptional stories! Don’t worry, the debates at the supermarket over whether to choose plain chips or roast chicken chips, the beach picnics washed down with ti’ punch, and other rougail sausages to digest by the pool will only make it into the family archives. Here, I’ll stick to the tales of our beautiful escapes, the ones where we explore the wild corners of this little volcanic rock planted in the middle of the Indian Ocean. So where exactly are we headed?
For the first week—the subject of this first installment—we’re taking it easy. We’ll start by rediscovering the coastline, from the Souffleur in Saint-Leu to the Hermitage lagoon, before a little trip to the Cirque de Cilaos and its legendary road with 400 turns, just to get our legs warmed up.
"How about a Christmas market this year, huh? A little romantic weekend getaway...
- Yes! That’d be cool! Strasbourg? Colmar?
- Feels a bit déjà vu, doesn’t it? Plus, slim chance of snow there... And I’d love something a bit more exotic with a touch of originality..."
"Okay, Google, give me the list of the five most beautiful Christmas markets in Europe.
- In fifth place, the Christmas market in Vilnius, the capital of Lithuania.
- Save your breath! Lithuania, here we come!"
We wanted cold, and cold is exactly what we got the moment we set foot in this new, unknown land. As for landscapes, forests and lakes stretch as far as the eye can see across this vast plain, its vegetation scorched by the frost of a winter that’s clearly already well underway here.
Lakes, in fact, set the scene for our first visit to Trakai Castle, whose brick-red towers and walls rise proudly against the azure sky of our first day. Lakes, because this castle was built on an island and is only accessible on foot via a series of walkways spanning half-frozen lake offshoots. I couldn’t have picked a better spot to build my castle! Translation: We’re totally sold! Proof is we spend two hours hiking around the area, alternating between forests, reeds, and cozy houses tastefully decorated for Christmas.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of three years at most in Thailand, and I’m not a big expert on the country.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to piece together a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who miss it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guards for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big property, be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t really made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though, are much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been broken for years.
You’ll often see dogs sleeping on the side of the road, sometimes right on the road. When you arrive, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, which reminds visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. Seeing a small pack roaming freely in the countryside, you might think it’s best not to cross paths with them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at temples on the brink of death, enduring terrible suffering. No one did anything about it. The image (and the smell) of one of them, dying and emitting the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The well-fed animal quickly became a happy, enormous beast with its own garden. Yet, it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water in them for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not a gimmick—it’s just that these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
If I close my eyes and think of the Sultanate of Oman, I first smell a light scent of incense, feel the warmth of a sunbeam on my skin, before sand slips through my fingers. I taste the sweetness of a date, a real candy, then the flavor of coffee with a hint of cardamom and rosewater... I hear the desert wind whistling in my ears, the distant call of a muezzin, then the murmur of water. I open my eyes to see smiles, welcoming gestures, a turquoise sea, rocks ranging from ochre to purple, deep wadis where torrents burst forth, orange dunes, white sandy beaches where tiny crabs scurry at full speed. I see incredible oases emerging between arid mountains. I see abandoned villages that I’d dream were full of life, imposing fortresses overlooking valleys, and lively souks where offers are delicate and negotiation is a mutual courtesy.
All that, and so much more.
This is what I tried to capture in my illustrated travel journal, which I’ll fill in here and there with photos.
I drew this journal “cold,” after my return (actually, I made it this summer, while our trip was last winter). It’s a pretty special format—I bought it in Japan without really knowing what I’d do with it. Well, it found its purpose! Below is a photo of this accordion-style journal: here, it’s only partially open, because when fully unfolded, it’s 5 meters long!
For drawing enthusiasts: The accordion format is both a constraint (each sheet is 9 cm x 27 cm) and a freedom (you can create a fresco). The paper is also a bit special: it doesn’t allow for fine lines, but it takes ink well (liner pen). However, everything has to be done almost in one go (with a very light pencil sketch) because it erases poorly. It absorbs too much water for coloring with markers or watercolors (unless you avoid soaking it), but it works well with oil pastels and their use with a brush and solvent. Since it’s yellowish, it allowed me to create contrasts even with white pastel.
On the right, the "welcome marker"—those dates offered everywhere as a sign of hospitality. On the left, a tribute to those stunning doors worn by time, admired all over the old quarters, including the abandoned ones.
Oman is one of the world’s largest producers of frankincense resin. Incense burners are everywhere, from the simplest clay ones to the most precious handcrafted silver ones...
Hospitality will often lead you to accept a small coffee, an "Omani coffee," very light, subtly flavored with cardamom, maybe a touch of saffron, and occasionally rosewater.
Here, I’ve depicted a man in the common everyday attire of Omanis: the dishdasha, mostly white (during the week and daytime; colors are more common in the evening or on Fridays and Saturdays). While you’ll see some men dressed in Western clothes, they’re very few. The white dishdasha is truly the shared attire of all men. The dishdasha, which has no hood, is distinguished by a small pom-pom attached to the collar, the furakha, which is soaked in perfume. And believe me, Omanis go overboard with it! "It smells like the pom-pom" is an expression that’s now part of our shared language, my husband and I.
Another must of men’s attire is the kuma, a small round head covering, usually white with brightly colored patterns. The keffiyeh is also worn (but without the cord called an agal in Arab countries), and it’s mostly worn by those with roots in the desert, from what I understood.
And what about the women, you might ask? Some are veiled, some in full black (but not a burka—more like a chador + abaya), due to the influence of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, whereas the traditional outfit used to be a layering of very colorful dresses. Most of the women we saw wore neutral clothing, a plain veil over their hair, but with their faces uncovered. We also saw many saris and colorful veils—don’t forget that 40% of the population consists of Indian, Nepalese, and Bangladeshi immigrants, who work a lot in tourism, hospitality, restaurants, services, and construction.
Just to clarify, as a tourist, there’s no pressure to wear a veil, and never any disapproving looks. Of course, you’ll save the mini shorts, plunging necklines, bare shoulders, and midriffs for the hotel terrace—but I’d say that’s the same for men and women, and with the sun being strong, it’s better for your skin too.
Here’s the introduction! In the next post, I’ll tell you about my itinerary, and we can dive in!
My buddy Christian and I (Patrick) are off for 28 days in Argentina in March.
We’ve already shared several trips as a duo (Bolivia Peru, Namibia, Laos, Costa Rica).
Since we’re starting from the idea that at our age (65) we won’t be coming back here—there are just too many other corners of the world to discover—we did the "grand tour" of Argentina, with 6 domestic flights to make the most of our 28 days.
Here are our stops:
1) Departure from Brussels to Buenos Aires via Madrid
2) Arrival and first contact with Buenos Aires
3) Early morning flight to Ushuaia. Boat trip on the Beagle Channel
4) Ushuaia: hikes in Tierra del Fuego National Park
5) Ushuaia: last hike and flight to El Calafate
6) El Calafate to El Chaltén by bus. First hike
7) El Chaltén: hike
8) El Chaltén: hike
9) El Chaltén: hike and bus back to El Calafate
10) El Calafate: Perito Moreno Glacier
11) Flight to Bariloche. Car rental and surrounding areas
12) Seven Lakes Region
13) Nahuel Huapi National Park region
14) Flight to Salta. Car rental
15) To Tilcara
16) To Humahuaca
17) To Purmamarca
18) To Jujuy via the salt flats
19) To Cafayate
20) Around Cafayate
21) To Cachi
22) Back to Salta
23) Flight to Iguazu
24) Waterfalls on the Argentine side
25) Waterfalls on the Brazilian side and flight to Buenos Aires
26) Buenos Aires
27) Return flight
28) Morning arrival
Happy reading!..
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
The latest travel journal about Turkmenistan dates back to 2019. Here’s a quick update on this vast desert country, which is now a bit easier to visit than before.
This is my first travel journal. If you have any questions, don’t hesitate to ask. The country is slowly opening up, but it’s still possible to visit sites where you’ll be completely alone. In five days, I saw two Hongkongers, a few Germans, and a Chilean at the crater, ten Chinese people in a capital bazaar, and that’s it!
It’s possible to visit Turkmenistan from Uzbekistan. The easiest and most economical way is to take a taxi to the border from Bukhara. The trip takes a little over an hour.
Crossing the border takes quite a while because many Turkmen bring back items bought in Uzbekistan to resell in Turkmenistan. For example, diapers, baby products, or beauty products.
It took me over 2.5 hours to cross the border. To visit Turkmenistan, it’s mandatory to have a guide and go through a travel agency. British agencies often offer three-, five-, or seven-day trips for over 1,500 or 2,000 €.
But if your budget is more limited, you can contact a few Turkmen agencies directly by email, and they’ll make you an offer between 700 and 1,300 € for three to seven days. I took a five-day trip from Turkmenabat in the northeast of the country to Dashoguz in the north. The goal was to visit the main UNESCO-listed sites, including Merv, and archaeological sites like Nisa or Gonur Tepe.
Your guide will also be your driver. They’ll pick you up at the border. The formalities are very long because customs officers have to stamp multiple documents, and obtaining the visa you previously requested from your travel agency requires several checks. But the process goes relatively smoothly, even if each step takes a while.
Once on the other side, the first surprise is the brand-new highway all the way to Turkmenabat. A very long line of trucks stretches for several kilometers on the Turkmen side to cross the border into Uzbekistan. According to my guide, Turkmen trucks transport gas and cotton (though not this season, since the harvest is in September), but they mainly fill up their tanks because fuel is much cheaper in Turkmenistan. A full tank for a car costs about 3 €, which is unbeatable.
From the Farap border post, the goal is to reach the city of Mary, which is home to the UNESCO-listed site of Merv in its suburbs, about thirty kilometers away. This city is known as a foundation by Alexander the Great in the 4th century BC under the name Alexandria of Margiana. Several fortresses are visible.
After more than three hours on the road, we have lunch at a Turkish restaurant called Aladdin. Several quotes from the president are visible along the highway, but the road is in good condition, and we move along easily. This will be by far the best road in the country—things will get much worse later.
Roundabouts are particularly interesting because they feature emblems of Turkmen culture, like the dog, a carpet, the Ahal Teke horse, or Muslim symbols, even though the presence of Islamic artifacts is quite limited.
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
Here we go!!!
I left home at 4 AM on October 31st and headed to Barcelona. Driving through Barcelona on the ring road stresses me out a bit, but at 6 AM the traffic is smooth, and I arrive at the airport without any issues. I call the valet, who quickly comes to pick up my car. He takes photos of it from all angles before letting me go.
Baggage check-in hasn’t started yet, and there are already several of us waiting.
Once free, everything happens very quickly. The flight to Abu Dhabi is on time and goes smoothly. I’ve never had any problems with this airline, which I’ve been using for several years.
The flight to Bangkok arrives at 7 AM as scheduled. This is my first time in Thailand and Bangkok. I’m used to traveling in India, and I notice that everything here is well organized—the customs process is quick, and the luggage is already on the carousel.
I booked a taxi on Booking. All I have to do is find the right exit and door based on the agency’s instructions. A large sign with the names of people who booked is posted on a wall. A hostess greets me and calls the taxi, which arrives 5 minutes later. I booked one night at the Lost Inn BKK hotel in the Phra Nakhon district, and we arrive at 9 AM. The welcome isn’t warm, and I have to wait until noon, sitting on a chair, before I can check into my room. I’m exhausted, and sleeping sitting up isn’t ideal. Noon finally arrives—the room is small but clean, which is fine for one night. I quickly take a shower to wake up because I plan to spend the afternoon visiting the Grand Palace. First, I need to exchange some money, and the banks are all close together on the same street, which is very convenient. When I enter one, a hostess gives me a ticket and invites me to sit down. There are about twenty counters, and I wait quietly until my number is called. The exchange is quick, so I can head out to find the Royal Palace. It’s actually very easy, and the walk is pleasant.
Entry to the Royal Palace (500 baht).
It’s magnificent and grand, and there are quite a few of us visiting. The sky is gray, it’s very humid, and a shower interrupts the visit. It’s a vast complex of temples and palaces. The buildings are colorful and sparkling, with a great sense of serenity (without the tourists, of course). I quietly enjoy the place and try to take photos without tourists, which isn’t easy.
Very close to the Grand Palace is Wat Pho, one of the oldest Buddhist temples in the capital.
It’s very famous for its 46-meter-long reclining Buddha statue.
Walking around the temple, you can see different representations of Buddha, all covered in gold leaf.
Inside the temple, on one side, monks recite their prayers, while the other side is reserved for tourists who come to meditate in silence.
Before returning to the hotel, I have dinner at an Indian restaurant. I go to bed early because tomorrow’s wake-up call will be very early again.
Saturday, November 2nd
Wake-up at 4 AM, departure from the hotel at 4:30 AM. The taxi I booked via Booking is waiting for me and takes me to the airport. The trip is fairly quick—he takes small roads, and at this hour, there’s no traffic.
The flight to Phnom Penh is on time. Before boarding, I realize I left my fleece jacket on the carousel, but it’s too late to go back for it.
The flight goes well, and customs is quick.
At the exit, I take a tuk-tuk to Julieka’s GH near the museum. The welcome is friendly. I won’t be able to check into my room until noon, so I take the opportunity to exchange some euros on the market street. The street is lined with restaurants, and I’ll have my first meal there.
The museum is right across the street, so I don’t waste any time visiting it.
The representations of Hindu deities are very different from those in India, and I don’t recognize them. Many beautiful Buddhas are on display.
The museum is very pleasant, and there aren’t too many people, which is a plus.
At the exit, I return to the GH, settle into my room—which is decent and clean.
The Royal Palace is 1 km away. I walk along a garden, and at the end of the street is the Tonlé Sap, but I turn right. I arrive at a large esplanade and see the buildings with tiered roofs and glazed tiles. The entrance to the palace is a little further away.
At the entrance, I notice there isn’t the same crowd as at the one in BKK.
Khmer architecture is magnificent. The complex consists of gardens, palaces, pagodas with golden roofs, and slender spires.
The Silver Pagoda houses the small Emerald Buddha, which is actually made of jade. The silver flooring is covered with carpets. Photos are not allowed.
The walls surrounding the pagoda are covered with frescoes depicting scenes from the Ramayana.
My partner and I traveled from Sunday, July 5, 2026, to Wednesday, July 22, 2026.
We spent a long time debating whether to rent a car or use public transportation. In the end, after reading so many posts about travelers getting scammed by police or rental companies—even those recommended by blogs and reviews—we decided to stick with public transport. It worked out really well. Sure, we had a little less freedom to go where we wanted, but it was way less stressful for us.
Sunday, July 5:
Arrived at Cancun Airport. Withdrew cash from the ATM in the terminal just before exiting. The ADO bus counter (they pronounce it "A-Jee-O") is right behind you when you're facing the ATM. Bus to downtown Cancun cost 145 pesos per person.
Stayed at "Rose 5," booked on Booking. The studio was super clean and perfect for one night. The owner’s instructions for accessing the place were very precise, with photos included. Check-in was self-service with a code. The ADO bus terminal isn’t far, and there are shops and restaurants nearby. We really appreciated that the AC was already on when we arrived. By the way, I’d recommend always booking places with AC—it’s *really* hot in Mexico.
Monday, July 6:
Bought a SIM card with data from a TELCEL store. My partner, who’s on Free Mobile, was able to use her regular plan. Just so you know, I found the network pretty unstable. As soon as we left the cities, neither of us—me with TELCEL or her with Free—had any signal.
Another thing to watch out for: roaming charges. I had to turn my SIM back on for less than 30 seconds to get a bank SMS code, and my phone apparently connected to the internet—resulting in an 8-euro roaming fee.
Left on an ADO bus to Chiquila for 278 pesos per person. During our trip, ADO buses were always on time, comfortable, and clean. The AC is *cranked* though, so bring something to cover up with—it gets cold. Some routes were fully booked even in the low season, so try to reserve 1 or 2 days in advance either via the app (when it works) or at the counter.
When we arrived at the ADO terminal in Chiquila, the ferry company counters were right next to it. Ferries leave every 30 minutes, alternating between companies, so no need to book ahead. Just take whichever one is leaving next (330 pesos per person).
When we got to Holbox (pronounced "Hol-bosh"), we’d booked a place via Booking called "Casa de Nana." It was a huge studio with a fridge, cooking plate, and utensils. The best part? The *location*. It was 100 meters from the beach and 200 meters from a Chedraui supermarket. They provided bath towels and beach towels, and the AC worked perfectly. There’s a key box so you can leave your keys inside when you go out. The only downside was that no one was there to let us in when we arrived, so we had to wait a while. The Wi-Fi was good, which was lucky because during our 4-day stay in Holbox, the phone network *never* worked. According to locals, that’s pretty common in Holbox, along with water outages.
Luckily, I’d had the good idea to download an offline map, which helped us find our way back to the place more easily. You can walk there from the dock.
The restaurant next to our place (La Barracuda) was great if you like seafood—I’d recommend their octopus dishes.
Tuesday, July 7:
We did a kayak tour in Holbox’s mangroves at 6 AM. We were looking for a sunrise kayak tour with a French-speaking guide. That’s exactly what we got with "Kayaking Holbox," where Diego, the owner, speaks English and French. He was joined by Gustavo, another guide.
We’d booked for a group tour, but we were the only ones. Diego still went ahead with it instead of canceling due to lack of participants, so we got a private tour at the group rate—really professional of him. They showed us this amazing ecosystem for over 3 hours. We saw all kinds of birds: pink flamingos, pelicans, egrets, frigatebirds... rays, a horseshoe crab, and a little crocodile that was *so* well hidden. Diego and Gustavo have a real eye for spotting animals—I could’ve passed by the crocodile 100 times and never seen it, it blended in so well. Their explanations about the flora and fauna were super interesting. We also got a little break where we tasted mangoes and bananas that taste *nothing* like the ones in France. A real treat—those little Mexican yellow mangoes! I’d definitely recommend Diego and his agency for a French-language kayak tour (1000 pesos per person).
In the evening, we walked to Punta Coco to see the bioluminescence. No need for a guided tour—if you really don’t want to walk, you can take a taxi. At Punta Coco, you have to pass the beach bar/restaurant and then go left into a kind of inlet that forms a lagoon. You have to wiggle your feet or move your hands in the water to create movement, which makes the light appear. Just don’t expect the kind of photos you’ve seen online—they’re all edited! It’s fun to see, but you won’t be dazzled by the light...
Wednesday, July 8:
Whale shark tour with "My Holbox Tours." Why recommend this agency over others for swimming with whale sharks? Simply because Valérie surrounds herself with top professionals to make your experience unforgettable. We were with Captain Fernando, who does everything to position the boat perfectly and make your swim easier. In the water, we were with Humberto, who also goes above and beyond to make sure you have an incredible time. He doesn’t just "supervise" like some guides from other companies who leave you on your own. No, Humberto reads the whale shark’s trajectory and guides you—all you have to do is follow him. He really puts in the effort, even holding your hand to guide you through this quick but intense encounter. Humberto also films the moment and will offer to show you the videos and sell them to you. His footage is really high quality.
Fernando and Humberto also prepared food for us. Special mention for their guacamole! Valérie is there to make sure everything goes smoothly on the boat and to answer your questions in French, English, or Spanish about these animals. If you choose My Holbox Tours, you can be sure you’ll get a top-notch experience.
About the tour itself: before you go, you should know that the sharks can be *really* far away. The day we went, it took 3.5 hours by boat to reach them. The boats are small, and let me tell you—on the way there, when we weren’t going with the waves, it was *rough*. Out of 9 passengers, 4 got seasick. But once you’re face-to-face with the shark, you forget all about that. Even if swimming with a whale shark isn’t exactly a walk in the park—they swim pretty fast, so you need some endurance to keep up. You’ll usually get 2 turns. Our first swim lasted a little over 4 minutes, and the second about 2 minutes because the shark was moving fast and we were still tired from the first swim. It might seem short, but when you’re swimming, it feels *long*. Either way, it’s an experience you *have* to do—but choose your company wisely. On the way back, there’s a stop at Cabo Catoche. Honestly, the snorkeling is pretty disappointing if you’ve done it elsewhere in the world. But the lunch stop at Cabo Catoche is really nice for relaxing (white sand and hammocks).
Thursday, July 9:
Short morning walk to Punta Mosquito at 6 AM. Really nice.
Ferry to Chiquila (330 pesos per person) + ADO bus to Valladolid (300 pesos per person).
In Valladolid, we booked "Casa Lucia" via Booking. The hotel is gorgeous, with a colonial style, and very close to the ADO bus terminal and downtown. It’s super quiet and clean. There’s a shared kitchen you can use with a fridge, microwave, and water dispenser, plus a big table by the pool and a nice indoor terrace. Breakfast was simple but included. The only small downsides were the tiny room and bathroom, no mirror in the room, and a noisy fan.
Friday, July 10:
Not far from the ADO bus terminal is the colectivo station for Chichen Itza. They offer a round-trip to Chichen Itza with an option to stop at Ik Kil cenote on the way back and then drop you off in Valladolid for 370 pesos per person (Ik Kil entrance included).
For the Chichen Itza visit, we’d booked a tour with a guide often mentioned in groups—his name is Juan Pat. He’s a Maya who lives near the site and speaks excellent French. He reserves spots in advance for you and queues up to be the first on-site. It cost 500 pesos per person + entrance fees. His tour lasts 2 hours and focuses mainly on the main pyramid and the ball court. He’s passionate and fascinating, even if some of his claims, as a Maya, might be a little biased. I think it’s *really* important to have a guide—otherwise, you’ll miss so much. You can contact Juan Pat on WhatsApp at +52 985 121 2381.
Afterward, we went to Ik Kil cenote (showers and life jackets mandatory, lockers available). It’s *very* crowded, but still really beautiful with its lush vegetation.
Saturday, July 11:
Since we didn’t have a car but still wanted to visit other cenotes that seemed hard to reach by public transport, we decided to book a taxi for the day. We agreed on 1200 pesos to take us to 3 different cenotes and wait for us at each one. (To find taxis, just look where they park near the ADO bus station.)
He picked us up at Zaci cenote, which we’d walked to. We got there at opening time and were the first ones there—had the place to ourselves for a while! 150 pesos per person. A pretty cenote in the city center with lush vegetation. It’s a bit like Ik Kil but without the deep cylindrical effect.
Cenote Xcanahaltun: the most beautiful cenote we visited. Entry 250 pesos per person. It’s a closed cenote with a hole that lets light in—a cave-like setting. You can kayak inside. There are little fish at the edge that nibble dead skin off your feet. Since it’s closed, the water is *freezing*!
Cenote Palomitas: entry 250 pesos per person. Another stunning closed cenote, even more enclosed than Xcanahaltun. The hole in the ceiling is smaller, so it was pretty dark when we arrived—kind of an eerie vibe. But when the staff turned on the lights, it looked like a "Gothic cathedral" full of bright stalactites.
Cenote Sac Aua: entry 290 pesos per person. The ticket includes a guided cave tour (tip-based). This cenote is really unique with its central island and way less crowded than Suytun. Just so you know, the water is *really* cold in cenotes. In these three, in July, we had the place to ourselves for a while and never saw more than 2 families at once—so peaceful!
Sunday, July 12:
ADO bus to Bacalar (536 pesos per person).
In Bacalar, we stayed via Airbnb with a host named Luli, who offers several rooms with shared bathroom and kitchen.
The room is nicely decorated in a pleasant setting. It’s ideally located near the lagoon and downtown. The shared kitchen is handy. The mosquito net over the bed is useful because there are *a lot* of mosquitoes in Bacalar. Luli provides a water jug, which is really nice. The only big downside is the lack of water pressure in the shower—we had to rinse off by filling a bucket. Also, there’s no real door separating the room from the bathroom. We never met Luli in person, but she was very responsive via messages. The terrace in the middle of the vegetation is lovely.
From the ADO terminal to the place, we took a taxi for 40 pesos. Since this driver was honest about the price (we’d checked beforehand), we decided to use him every time we needed a taxi in Bacalar. Here’s his WhatsApp: +52 983 184 3585.
Monday, July 13:
We did a boat tour on the lagoon with "Bacalar Francophone Activities." Since we were just the two of us, it cost 3500 pesos. If we’d managed to be 4 people, it would’ve been 1000 pesos per person.
We had a private 4-hour tour on the lagoon with Steeve and his very comfortable boat. He’s from Quebec, so his French is perfect. During those 4 hours, Steeve showed us the lagoon’s iconic spots *and* places other boats don’t go. He told us about the lagoon’s history and gave great tips on where to go and where to eat. As a little bonus, he gave us a video taken with his drone during our swimming break.
Tuesday, July 14:
We went to Los Rapidos by taxi (400 pesos round trip) and entry was 225 pesos per person. It’s *very* touristy but really beautiful. You can eat there (expensive), relax, and go down the "rapids" as many times as you want. It’s worth it if you spend a few hours there. You can’t bring in food or drinks—you leave them at the entrance and pick them up on the way out.
Wednesday, July 15:
On Wednesdays, navigation is banned on Bacalar Lagoon, so we’d planned another excursion.
Visit to Calakmul from Bacalar with ABCtours (WhatsApp +52 983 319 8359).
This agency organized a trip from Bacalar to Calakmul with a French-speaking guide. Communication beforehand via WhatsApp was smooth. Mr. Checo, the driver, and Fernando, the guide (who spoke great French), picked us up on the day. Mr. Checo drove very carefully on the long road and always made sure we were comfortable. Fernando is passionate about flora and fauna—he’s a biologist with a degree in ornithology, so he knows *everything* about animals. The slightest sound or song, and he knows what it is. He’s got an eye for spotting them, from the biggest to the smallest.
During the trip, we stopped at km 27 for a short forest walk, then went to see the two main pyramids on the site. On the way back, we stopped at the bat cave for the magical spectacle of millions of bats flying out at dusk. In the end, we saw or glimpsed (some briefly) spider monkeys, howler monkeys, a toucan, 2 tapirs, turkeys, 2 deer, and lots of birds. If, like us, you’re more into flora and fauna than archaeology, I’d *highly* recommend this agency and tour with Fernando.
It’s not cheap, but the road between Bacalar and the site is *long* (3.5 hours). Price: 3900 pesos per person for 2 (3500 for 3, 3200 for 4).
Thursday, July 16:
ADO bus to Playa del Carmen (614 pesos per person).
In Playa del Carmen, we stayed in an Airbnb. The building is on the town hall square, next to the casino.
The best thing about this place is the *location*—super close to Fifth Avenue (La Quinta). The kitchen is pretty basic, but the fridge works well. There are supermarkets nearby. The rooftop pool is really nice. The two big downsides, though, are the soundproofing (you can *hear* the neighbor’s alarm and all the events on the square) and the *total* lack of water pressure in the shower. We had to fill a trash can with water to pour over ourselves. When we told the owner, he said it wasn’t normal and someone would come fix it, but we never heard back. Based on previous reviews, this seems to be a known issue that never gets resolved.
Playa del Carmen is *very* touristy on Fifth Avenue, but in a fun, musical vibe—we never felt unsafe. There are *tons* of little souvenir shops for tourists on this street. There’s a beautiful monumental sculpture on the beach (the two figures meeting in the air), next to which you can see the Voladores show (men climbing a pole, tying themselves with ropes, and descending headfirst while "flying" around the pole). The show is tip-based and happens several times a day. In our opinion, Calle 38 is prettier than Fifth Avenue—it’s lush, green, and quieter, with the sea at the end. Great for an early evening stroll. We had really good meals at great prices at "El Tio Noy" tacos, just a few meters from Fifth Avenue in a side street.
For souvenirs, we’d recommend going to Walmart instead of Fifth Avenue—you’ll find skulls, tequila, mezcal, keychains, mugs, glasses... at good, fixed prices.
Friday, July 17:
We did the excursion to Isla Contoy. Isla Contoy is an uninhabited, highly protected island. Only 200 people are allowed to land per day on a rotating basis, so only a few companies have permission to dock there. Most agencies subcontract the day to a third-party company.
We booked through VRM (Viviendo Riviera Maya), but it was Ocean Tours Mexico that handled the tour. Contoy is a little paradise. We were accompanied by multilingual guides, including French speakers, throughout the day. Steffy gave us info about the island during a short walk on the marked trails, and Leño Tlatemoa kept the mood up on the boat rides with music and dancing. Isla Contoy is *truly* stunning, and the lunch was delicious: grilled fish and chicken, guacamole and tortilla chips, rice, fruit, drinks (everything is brought and taken back by the guides). The snorkeling part was pretty disappointing if you’ve done it in Cozumel, though. The stop at Isla Mujeres isn’t very interesting either—it’s too short to explore, and the island is *extremely* touristy. Still, the excursion was very well organized, and we had a great day (2970 pesos per person).
Saturday, July 18:
We wanted to go snorkeling in Cozumel but thought the prices from French-speaking agencies were too high. Plus, for snorkeling, we figured we didn’t *need* a French-speaking guide.
So we found a much cheaper solution by taking the ferry from Playa del Carmen ourselves and choosing an agency in Playa. The round-trip ferry cost 663.50 pesos per person. Then we took a taxi to the snorkeling boat (100 pesos). The agency we chose is called Mystic Snorkel—they don’t have a physical office. The tour cost 1400 pesos per person. It was a small boat, but that day we were the only ones, so we got a private tour at the group rate. We stopped at 4 different sites, all very different and beautiful. We saw all kinds of fish, corals, a nurse shark, and turtles. El Cielo, with its huge starfish, is *exceptional*. If you’re going snorkeling in the Yucatan Peninsula, this is *the* tour to do—the other sites are pretty "poor" in comparison.
Sunday, July 19:
Morning dive with Triton Diving. I chose the Cozumel dive option. Great experience.
Booking via WhatsApp was easy. On the day of the dive, Selene, who speaks French, was our guide. She’s *very* attentive to the group’s safety. The briefings are clear and precise. In Cozumel, we did 2 very different sites: the first was a drift dive with lots of life—beautiful corals and fish. The second was a wreck, the C53, a 56-meter boat you can enter. Not much marine life, but a beautiful wreck intentionally sunk for divers—still in great condition. An unforgettable moment. Selene even took videos during the dive, which the club sends you for free afterward. I’d *highly* recommend this club.
Just so you know, in Playa del Carmen, the beaches were full of sargassum during our stay, despite barriers and daily cleanup. Locals told us the problem is getting worse and the sargassum is arriving earlier in the season. Tourism has taken a *big* hit this summer, and they’re wondering if tourism can even survive the sargassum season anymore. A lot of tourists are heading to the islands—Isla Mujeres and Cozumel—to enjoy the beaches, as the west side of those islands is sargassum-free.
Monday, July 20:
Colectivo to Puerto Morelos. First, a colectivo toward Cancun that drops you off between Puerto Morelos town and Puerto Morelos beach (40 pesos per person), then another from that junction to the beach (10 pesos per person).
In Puerto Morelos, we’d booked a room via Airbnb at "Piedra del Caribe." *Best* place we stayed in Mexico. It’s an aparthotel. Our room was ready before check-in, so they let us in early. The place matched the description—spacious, with a comfortable king-size bed. The shower had *great* pressure, which isn’t a given in Mexico. The staff was super friendly and welcoming. They let us use the pool, restrooms, and rooftop shower after check-out while we waited for our ride to Cancun Airport. They even kept our luggage. I *highly* recommend this place.
In Puerto Morelos, there was *way* less sargassum than in Playa del Carmen—it was actually swimmable.
We did the snorkeling tour with the fishermen’s cooperative for 450 pesos per person for 2 hours. The reef is close to the beach (you’re not allowed to swim there), so the boat ride is short. It’s not as pretty as Cozumel, but it’s nice and affordable. On Puerto Morelos’s page, you can also access a small, not-very-well-preserved reef. There’s also a cenote in the sea where fresh water mixes with saltwater—the water is murky there. We had a great dinner and excellent cocktails at "La Choza del Puerto."
Tuesday, July 21:
Wandered around Puerto Morelos (check out the church and read everything—it’s entertaining!), relaxed by the hotel pool, and left for Cancun Airport by taxi (400 pesos) booked via InDrive to head back to France.
Our highlights:
- Holbox
- The whale shark tour
- The cenotes
- The local flora and fauna (so present!)
- Isla Contoy
- Cabo Catoche (except for the snorkeling)
What we liked least:
- The bioluminescence (barely visible despite good conditions)
- The food—we found it not very diverse in taquerias
- The constant tipping
- The lack of water pressure in showers (fixed, wall-mounted, no hose or showerhead)
Don’t hesitate to ask if you have any questions while it’s still fresh in our minds.
Here we go—finally, the big day has arrived! A trip the whole family (my two kids, my husband, and me) had been looking forward to for so long.
To keep it short, we left from Nice, arrived in Namibia on June 25, 2025, and left again on the 21st—four weeks later.
We used an agency for all the camping reservations, activities, and the car rental. At least that side of things was taken care of. Michaël was our contact throughout the planning and the trip itself.
We spent our first night at Londiningi BB. A bit out of the city center but very quiet. The rooms were spacious and clean, and we could eat on-site that evening. Perfect for recovering from the flight.
This travel journal is our second on VoyageForum, following last year’s where we recounted our four weeks in Vietnam.
The goal remains the same: since some members on this site share tips, experiences, and great deals that help us prepare for our trips, we do the same after returning—both to give back a little and in the hope that our experiences might be useful to others in some way.
Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.
Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.
A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.
12/07/2013
The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people.
So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom.
That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.
We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.
Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver.
Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!
We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.
After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.
At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.
We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.
That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.
Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.
Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.
We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.
Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
Hi there,
I just got back from a trip to Sri Lanka from December 18th to January 1st with 2 adults and 2 kids (12 years old).
If it helps, here’s my itinerary.
We left on December 18th from Madrid with Qatar Airways. No complaints. I booked my tickets back in March for 800 € per person. (I flew from Madrid because I live near the Spanish border and was too worried about strikes in France.)
We arrived on December 19th at 4 PM (local time). Before leaving France, I’d booked a taxi through MyTransfer for 59 € to Sigiriya. A van was waiting for us at the airport exit.
A never-ending 3-hour drive to Sigiriya. We stayed at Samana Guesthouse—very simple, clean, with a pool and an excellent Sri Lankan breakfast. Shower and straight to bed.
Friday, December 20th: Beautiful weather, but very humid and hot. We visited Lion Rock (36 € for adults) and then Pidurangala.
I loved both sites—they’re a must-do in my opinion.
Spent the late afternoon by the pool.
Saturday, December 21st: Another gorgeous day. The guesthouse manager offered us a free 2-hour tuk-tuk tour. We first visited a lake, rice fields, the temple, and the Sigiriya market, plus the usual tourist trap—the botanical garden (no pressure to buy anything at the end).
Then we took a tuk-tuk to Dambulla Temple, the Golden Buddha, and the wholesale market.
Sunday, December 22nd: Still beautiful weather. I’d booked a taxi for 8 AM. We did all the long trips by taxi to save time. I’d ask for prices from 2 or 3 WhatsApp taxi agencies 2 days or the day before—super responsive, always got replies within 5 minutes. We headed to Ella (4-hour drive) for 22,000 LKR.
Arrived in the afternoon at Rest Full Homestay—a small, family-run guesthouse. Clean, cozy, and an amazing Sri Lankan breakfast.
In the afternoon, we went to Nine Arches Bridge. It was a Sunday, a Sri Lankan holiday, so it was *packed*—mostly locals and very few white tourists! Even though it was crowded, it was cool because it was all Sri Lankans. We waited an hour for the train. It’s worth seeing, but honestly, I didn’t think it was that amazing.
Then we headed to the station to check if we needed to book tickets for the train to Haputale—turns out, no.
Monday, December 23rd: Beautiful weather. We hiked Ella Rock—a gorgeous trek. The final stretch is steep but shaded, so it wasn’t as tough as I’d read. The whole hike is stunning from start to finish. We saw the train pass twice (one blue, one red) and lots of women picking tea.
After that, we did Little Adam’s Peak. It’s not hard, but it was *packed* with tourists—meh. Luckily, at the top, you can walk a bit farther (down one side and back up) to get some space to yourself.
What I *didn’t* like was the commercial vibe at the big café/restaurant with a pool at the entrance of Little Adam’s Peak. Loud music, all that money being made right next to little souvenir stands run by Sri Lankans or tea-picking women. Felt off.
Ended the day buying souvenirs at one of the few shops we found during the trip.
Tuesday, December 24th: Beautiful weather. Took the train to Haputale. We got to the station 30 minutes before the 9:30 AM train. We could’ve taken 2nd or 3rd class—I went with 2nd (160 LKR per person).
It was crowded, but we managed to get seats—first 2, then 3. Only a 1-hour ride, but I *loved* it—windows and doors open the whole time.
Arrived in Haputale around 11 AM, and the mist was already rolling in.
We walked to our guesthouse, The Mist Holiday Bungalow. Simple but clean, with a great view of the tea plantations. The owner’s wife is Vietnamese and used to work for French tour operators, so her French is still pretty good—helpful for us since our English is terrible. They booked us a tuk-tuk for 4:45 AM the next day (2,000 LKR) to Lipton’s Seat.
Spent the afternoon wandering around Haputale. Not much charm, but there’s a nice fruit and veggie market and a short walk through the tea plantations.
Wednesday, December 25th: Beautiful weather. The tuk-tuk was on time to take us to Lipton’s Seat. We were the first ones there—the sky was just starting to turn pink. In the end, only about ten of us watched the sunrise. The guesthouse had packed us breakfast, and we walked back down (half on the road, half through the plantations). Didn’t see any tea picking since it was Christmas, but the walk was still incredible. We took detours through villages full of kids.
After that, we visited the tea factory. The tour was really interesting, and we took the bus back down to Haputale. Such a great moment—whole families were heading to mass, dressed up and made up. All so beautiful.
At noon, we left for Udawalawe National Park. Taxi for 14,000 LKR. Stayed at River Inn Safari Cottage. *Warning*: It’s the same place as Eagle Safari Cottage. I don’t recommend it. We’d always stayed with families before, but here it was just staff—totally different vibe. The pool was nice but not very clean (water was murky). The bungalow was big and fine, but it was brand new—so new the asphalt floor wasn’t fully dry. It’s in the middle of nowhere, so we had to eat on-site. Couldn’t leave a review on Booking because they never confirmed we’d stayed, and they canceled our reservation the next day.
Thursday, December 26th: Beautiful weather. I’d booked a safari through the hotel for 5:30–10 AM for 54 USD. Honestly, yes, there are a lot of jeeps, but it was great. The kids loved it—we saw everything there was to see.
Left by taxi at 11:30 AM for Welligama (12,000 LKR).
We didn’t stay in Welligama city but at Coconut Beach, between Welligama and Midigama. *Total crush* on the guesthouse: Sky Mountain Café with View. Such a lovely family. The mom makes amazing meals at reasonable prices. The view from the hill over the sea is unreal.
Spent the afternoon walking along the beach.
Friday, December 27th: Beautiful weather. My kids are surfers. Unfortunately, there weren’t any boards their size to rent at Coconut, so we took a tuk-tuk to Welligama Bay (1,000 LKR). They surfed from 8 AM to 5 PM—rental was 5,000 LKR for the day. Meanwhile, we walked the beach and swam. Water was 29°C.
Saturday, December 28th: Beautiful weather, rain from 4 PM until midnight. Same surf day. They were so well-behaved the whole trip, so this was their reward.
Sunday, December 29th: Beautiful weather. Beach day at Coconut. *Warning*: It’s a reef break. For surfers, there are three spots (Coconut Left, Middle, and Right). The boys bodysurfed (with fins) all morning, and at 1 PM, we took the bus to Hikkaduwa.
Stayed at Hotel Universal Beach. Nothing special—right on the water, but the rooms were dark even though they were clean. The manager was super nice, but the rest was meh, and breakfast was mediocre compared to what we’d had before (2 eggs and 3 slices of toast). Plus, it was late—8 AM.
First impression of Hikkaduwa wasn’t great—way too many Russians for our taste.
Monday, December 30th: Beautiful weather. Spent the whole day exploring. Turtle Beach, then the other side of the beach (toward Galle) near the fishing port. The beach there is much wider, with scattered hotels and super quiet. It’s beautiful—I should’ve booked somewhere in that area. Ended up having a great day away from the crowds.
Tuesday, December 31st: Overcast, then beautiful, rain at 4 PM. Had to end the year (and the trip) with some surf. Rented boards for the kids (3,000 LKR per board for the day). Bad luck—the waves were on a reef break but small. Not great for them, but no big deal. They still got out of the water by 2 PM. Walked the beach (which is gorgeous), had a juice, and went for a swim. Then back to surfing in the rain at 4 PM.
Wednesday, January 1st: Left by taxi at 5 AM (18,000 LKR). Flight at 10 AM. Arrived in Madrid at 8 PM.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
We did the Langtang trek (hike) from September 10th to 17th, with the first and last days being the trip from Kathmandu and back—so 6 days of actual walking. It’s a fairly well-known trek but certainly not as famous or crowded as those in the Annapurna or Everest regions, which is why we chose it.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.