Train mythique car il serpente dans la vallée des incas. J’ai beau chercher, je ne vois rien d’autre. Car les paysages traversés, bien que jolis, ne nous comblent pas de bonheur plus que ça. Car le confort de nos sièges, bien que vintages, ne nous comblent pas de bonheur plus que ça. Car les hôtesses dans le train, bien que souriantes, ne nous comblent pas de bonheur plus que ça. Bref, je le dis et je le redirais même face au président directeur général d’Inca Rail, « c’est bien cher pour ce que c’est votre train mythique » !!!

Après une heure trente de train, nous débarquons de nouveau à Ollantaytambo. Et on n’y fait pas de vieux os car aussitôt arrivés, aussitôt repartis dans un collectivo, direction Urubamba pour trente nouvelles minutes de bétaillère. On encaisse ce genre de trajet comme si c’était un tour de manège jusqu’à se faire jeter sur le bord de la route à proximité d’Urubamba.

A Urubamba, pas de site inca ni même de cathédrale machin chose à voir. On fait un stop ici pour le marché couvert qui se tient ici tous les jours. Alors, pourquoi ce marché plutôt qu’un autre ? De une, il paraît que le marché y est vivant et fréquenté. De deux, il paraît que le marché y est coloré et photogénique. Et de trois, il paraît que c’est un vrai marché local où l’on y trouve tous les produits péruviens de tous les jours. N’en jetez plus ! M’en faut pas plus pour me convaincre. Et nous ne sommes pas déçus en y arrivant car le marché d’Urubamba est effectivement tout ça à la fois, et même un peu plus car on y trouve à l’étage tout un tas de petites cantinas parfaites pour nos estomacs et nos portefeuilles : Local et pas cher !








Et alors, qu’est-ce qu’ils mangent les péruviens ? Le lundi, des patates, le mardi, des patates, le mercredi, des patates aussi ! Il y en a partout, de toutes les sortes, de toutes les tailles, de toutes les couleurs, pour tous les goûts ! Savais-tu que le Pérou était le pays de la pomme de terre ? Qu’elle était née ici, à l’état sauvage, il y a plus de sept mille ans ? Que ce sont les conquistadors espagnols qui l’ont rapatriée en Europe au seizième siècle ?... Non ? Ben maintenant tu le sais ! Il se dit même ici qu’il y a autant de jours de l’année que de sortes de pommes de terre… Au final, c’est bien plus que ça car ce sont près de cinq mille variétés qui ont été comptabilisées au dernier recensement de la population... Purée, on ne va pas en faire tout un plat à gratin car nous, finalement, on décide d’y manger un ceviche ! Un ceviche tellement bon qu’on n’a même pas laissé une chance à nos assiettes d’être prises en photo ! Un ceviche tellement bon et tellement peu cher qu’on en a même pris deux grandes rations chacun !

Après ça ? Et bien on retourne faire le trottoir sur la route principale pour espérer y attraper un nouveau collectivo. Collectivo qui se pointe rapidement pour un retour tout en douceur et en sommeil jusque Cuzco… La boucle est bouclée, c’en est officiellement terminé de notre escapade machu-picchesque ! On va pouvoir se projeter mentalement sur notre prochaine aventure qui débutera dès cette nuit. Mais chaque chose en son temps, on s’organisera une causette à ce sujet plus tard...
Car là, bruni par le soleil et ses chansons monocordes, nous déposons nos gros sacs à l’hôtel Kay Pacha et partons arpenter les hauteurs de la ville à bord de nos jambes avec pour objectif le Christo Blanco et le site inca de Saqsahuaman. Et là, la machine infernale des pseudo-guides se met en marche : « Monsieur, ascension trop dure, préférable toi monter sur mon bourricot ! - Non merci, ma mère m’a fait des jambes, je vais m’en servir… - Monsieur, si toi monter dans mon taxi, toi pas payer le prix de l’entrée ! - Non merci, ma mère m’a fait des jambes, je vais m’en servir… - Monsieur, si toi vouloir, possibilité de monter sur le dos de ma grand-mère pour toi faire visite pas fatigante !... - … »
Et c’est qu’ils sont persévérants les bougres !… Ou stupides ? Ou durs de la feuille ? Ou les deux ? A vrai dire, on ne le saura jamais car on préfère les esquiver en redescendant dans le quartier San Blas pour mieux remonter via une série de marches bien raides. Quand je te dis « bien raides », il faut surtout entendre qu’il y en a une foultitude, qu’elles sont irrégulières et que nous sommes à trois mille six-cents mètres d’altitude. Oui, je justifie comme je peux le fait qu’on arrive en haut à bout de souffle ! Mais le jeu en vaut une fière chandelle car la vue sur Cuzco est impressionnante une fois parvenus au Christo Blanco, version miniature du Christ Rédempteur de Rio. Après quelques photos prises en compagnie d’une classe de nains péruviens, euh pardon, je voulais dire une classe de lycéens péruviens, nous embrassons maintenant une vue d’ensemble sur le site de Saqsahuaman surtout réputé pour ses énormes monolithes hétérogènes de granit parfaitement imbriqués et sans jointement.




Pourquoi les incas se sont-ils ainsi pris la tête à tailler ces pierres avec ces formes si tarabiscotées ? Avaient-ils tous pris option sculpture au bac ? Etaient-ils sous l’emprise d’une substance hallucinogène ? Etaient-ils des adorateurs du dieu Tétris ?... Rien de tout ça ! Sache que cette imbrication complexe permet tout simplement une meilleure stabilité, très utile en zone sismique… Et on ne dira pas le contraire, car même si certains de ces murs ont été rénovés, beaucoup sont encore cent pour cent origine garantie. Bon, je fais mon malin à t’expliquer tout ça, mais au final, nous n’avons pas visité cette ancienne forteresse inca. Le ticket d’entrée regroupant tout un volet de sites que nous ne visiterons pas, il est très cher, même pour un porte-monnaie européen. Et même en tentant une petite négociation, soit c’est soixante-dix sols, soit c’est rien ! Ok, ma p’tite dame, ce sera rien ! Nous nous contenterons donc de cette vue gratuite et d’une balade toute aussi gratuite le long des remparts extérieurs où on peut approcher de très près les énormes blocs le plus grand mesurant neuf mètres de haut pour cinq mètres de large, pour un poids d’environ trois cent cinquante tonnes. Oui, quand même...




Bon, la journée arrive bientôt à son terme et tu commences certainement à te demander pourquoi j’ai appelé cette journée avec ce titre farfelu, hein ? Patience petit hobbit, j’y viens. Car si tu vas à Rio, n’oublie pas de monter là-haut… Et si tu vas à Cuzco, n’oublie pas de faire deux choses : Aller au Machu picchu, et manger du cuy. Pour mon frère et moi, missions validées !... « Cuy, was ist das ? » Alors, le cuy est le plat traditionnel péruvien. Aussi traditionnel qu’étonnant pour nous, petits européens en quête d’inattendu et d’exotisme, car il s’agit de cochon d’Inde ! Et oui, chez nous, les gens les cajolent. Ici, les gens en raffolent ! Mmmm le bon petit cochon d’Inde grillé à la broche ! En fait, une fois confortablement allongé dans mon assiette, ce cochon d’Inde entier ressemble aux petites bestioles que je caressais et habillais avec des vêtements de poupée avec mes cousines quand j’étais petit chez mes grand-parents. Et le truc marrant, c’est que « Cuy » se prononce ici « Couille » ! Oui, c’est l’occasion de sortir quelques unes de tes meilleures blagues. Moi, désolé, ce n’est pas du tout mon genre...

Pour en revenir à notre sympathique rongeur, je ne saurais que trop te conseiller d’oublier leur bonne petite bouille sympathique et le prénom que tu avais donné au tien il y a quelques décennies, et de croquer dedans ! Venir au Pérou sans goûter au cuy, ce serait comme venir en France et ne pas goûter aux fromages qui puent. Vraiment dommage, surtout que c’est succulent ! Le meilleur repas depuis notre arrivée au Pérou ! En espérant qu’on passe aussi la meilleure nuit dans notre hôtel ! Ce dont je suis sûr, c’est qu’elle va être une des plus courtes vu qu’on a rendez-vous à trois heures trente du matin. Ainsi soit-il. Oui, comme tu dis, demain va venir plus vite que d’habitude... De toute façon, demain est une autre aventure...


























































































On the right, the "welcome marker"—those dates offered everywhere as a sign of hospitality. On the left, a tribute to those stunning doors worn by time, admired all over the old quarters, including the abandoned ones.
Hospitality will often lead you to accept a small coffee, an "Omani coffee," very light, subtly flavored with cardamom, maybe a touch of saffron, and occasionally rosewater.
Here, I’ve depicted a man in the common everyday attire of Omanis: the dishdasha, mostly white (during the week and daytime; colors are more common in the evening or on Fridays and Saturdays). While you’ll see some men dressed in Western clothes, they’re very few. The white dishdasha is truly the shared attire of all men. The dishdasha, which has no hood, is distinguished by a small pom-pom attached to the collar, the furakha, which is soaked in perfume. And believe me, Omanis go overboard with it! "It smells like the pom-pom" is an expression that’s now part of our shared language, my husband and I.
Another must of men’s attire is the kuma, a small round head covering, usually white with brightly colored patterns. The keffiyeh is also worn (but without the cord called an agal in Arab countries), and it’s mostly worn by those with roots in the desert, from what I understood.
And what about the women, you might ask? Some are veiled, some in full black (but not a burka—more like a chador + abaya), due to the influence of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, whereas the traditional outfit used to be a layering of very colorful dresses. Most of the women we saw wore neutral clothing, a plain veil over their hair, but with their faces uncovered. We also saw many saris and colorful veils—don’t forget that 40% of the population consists of Indian, Nepalese, and Bangladeshi immigrants, who work a lot in tourism, hospitality, restaurants, services, and construction.
Just to clarify, as a tourist, there’s no pressure to wear a veil, and never any disapproving looks. Of course, you’ll save the mini shorts, plunging necklines, bare shoulders, and midriffs for the hotel terrace—but I’d say that’s the same for men and women, and with the sun being strong, it’s better for your skin too.
Here’s the introduction! In the next post, I’ll tell you about my itinerary, and we can dive in!











The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.



Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.


Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
And in Kyoto, Nishiki Market:







Roundabouts are particularly interesting because they feature emblems of Turkmen culture, like the dog, a carpet, the Ahal Teke horse, or Muslim symbols, even though the presence of Islamic artifacts is quite limited.

A little sneak peek?











The karst site:





(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)

