Je suis contente de vous avoir fait rire. Il parait qu'on allonge ainsi son espérance de vie 😉 et en plus ... ça fait du bien !
Si vous ne l'avez pas déjà fait, je suis sûre que vous aimeriez randonner dans :
- les Maroon Bells (Etat du Colorado)
- Olympic NP (Etat de Washington)
- ainsi que dans les Rocheuses canadiennes et l'île de Vancouver.
N'en jetez plus 😉 ! C'est sûr qu'il y a de quoi faire ! J'ai déjà pas mal d'idées mais si vous en rajoutez encore ... 😛
Et puis, il y a l'Ecosse, l'Islande, la Nvlle Zélande qui "me font de l'oeil". Au secours ! Je ne sais plus où donner de la tête et des yeux !!! 😉
Vous pensez bien que j'y avais déjà songé et ce d'autant plus que je ne connais pas Moab et sa région non plus 😊 !
Je n'ai donc que l'embarras du choix pour plusieurs années 😛.
Petit-déjeuner dans la chambre, préparation des sandwichs pour midi, rechargement de notre cooler en glace, sacs bouclés, chargement de bagages, check-out. Nous sommes désormais bien rodés. Direction glacier point. Sur la route, quelques « petits arrêts » sont prévus. Le temps est au beau fixe et le restera toute la journée, la température pas trop chaude d’autant que nous perdrons encore quelques degrés en montant en altitude.
Premier arrêt à Tunnel View, un très chouette point de vue sur l’ensemble de la vallée encore enveloppée de brume. Nous ignorons Artist point et le départ du trail (1h à peine mais en montée). Je soupire mais reste fidèle à ma parole. J’ai promis aux ados. Les négociations furent rudes lors du conseil familial, la veille 😠. Les ados saturent de nature et de randos 😮, surtout un, qui rêve de la ville toute proche, celle qui chaque soir, selon Maxime Le Forestier, s’allume et s’embrume. Le consensus fut défini comme suit : une balade, celle de Sentinel Dome et Taft point réunis, 8km environ et 220m de dénivelé.
Sur le modeste parking, il reste quelques rares places. Nous manœuvrons, casons la Dodge. Chaussures, sac à dos, et c’est parti ! Pauses boisson, photos, collation, c’est une balade que nous faisons, pas une randonnée mais peu importe, elle est superbe, variée à l’infini et pas vraiment difficile 🙂. Nous partons d’abord en direction de Sentinel Dome sur un sentier à flanc de coteau puis à travers la forêt. La seule difficulté est l’ascension finale, un peu pentue. Le dôme est rond, gris, lisse comme le dos d’un gros matou qui sommeille au coin du feu et arrivé au sommet, quelle vue 😏 ! Je retrouve, dans un autre environnement, les sensations ressenties à Olmsted point. Les mondes végétal et minéral s’affrontent dans un combat inégal et sans fin. On ne sait où donner de la tête et des yeux. La vue s’étend sur 360° et malheureusement pour nous et pour nos photos, une brume tenace voile les reliefs de la vallée, au loin, peignant l’horizon dans un bleu pâle un peu grisé que ne trouble que le vert sombre de quelques pins 😕.
Il nous faudra redescendre de notre perchoir avant de prendre la bifurcation qui nous mènera sur une portion du Pohono trail en direction de Taft Point. Le chemin s’enfonce dans la forêt. J’avais entendu parler des séquoias, gigantesques et majestueux mais jamais de ces pins au vert profond, au tronc élancé, rugueux, moiré de reflets roux, parfois fièrement dressés vers le ciel, parfois couchés, sectionnés pour laisser le passage libre ou simplement inclinés en une surprenante révérence. Pour qui a l’habitude de nos forêts françaises, celles du parc de Yosemite étonnent par leur présentation broussailleuse et sauvage, mal disciplinées, comme malmenées 😮. Mousse vert pomme sur les branches, fougères vert bouteille, buissons vert absinthe ou tilleul, les nuances sont infinies. On comprend plus tard, lentement, le difficile compromis de la nature brute et de son exploitation touristique.
Le sentier court le long de la falaise, nous livrant à la faveur d’une trouée des vues stupéfiantes sur la vallée, enjambe un ruisseau, contourne une souche, croise les pas d’une biche, puis de deux, puis de trois, un écureuil, des chipmunks. Loin des paysages quelques peu aseptisés qui bordent nos villes européennes, ici, la vie surprend avant de s’imposer comme une évidence.
Puis nous rejoignons Taft point trail, direction les fissures.
La fréquentation est un peu plus élevée d’autant plus que l’heure avance mais rien à voir avec la foule de la vallée, la veille. On rencontre des familles, des couples de tous âges et toutes nationalités. Ici, personne en tongs ou sandalettes et curieusement, chaussures de marche et sac à dos délient les langues et décrispent les mâchoires. Un mot, un sourire, l’annonce d’un deer après le prochain tournant et l’ambiance est tout autre. Il faut dire que le premier parking n’est pas à côté. L’effort, même minime instaure une sorte de connivence face à la vue vertigineuse.
Oui, Taft Point est impressionnant, surtout quand on s’approche tout au bord de la falaise en serrant fort entre ses doigts la ridicule tige d’acier enfoncée dans le roc, garde fou dérisoire ! Dessous le vide et loin, beaucoup plus loin, quelques centaines de mètres plus bas, la vallée, minuscule jardin de poupée où s’agglutinent des voitures comme une ribambelle de fourmis bien disciplinées. Il y a encore les fissures, failles de pierre, pièges de géant, toboggan vers le vide. Cet endroit est spécial, unique sans doute et vaut incontestablement le détour.
Nous rejoindrons tranquillement la voiture puis la foule du tourisme de masse à Washburn Point puis Glacier Point que nous prendrons tout de même le temps de parcourir et de goûter. Deux superbes points de vue qu’il aurait été dommage de ne pas contempler. Ils nous ont permis d’accéder, du bout des yeux, à Vernal et Nevada falls dont je rêvais. Peut-être y laisserai-je un jour l’empreinte de mon pied, en descendant Panorama trail … C’est fou le nombre de rêves qui naissent de nos découvertes laissant la magie intacte, la porte grande ouverte vers des demains et des ailleurs 😊. Ce pays, cette région avec ses parcs et ses merveilles est à lui seul un envoûtement qui ensorcelle ceux qui s’y hasardent. Je n’ai pas voulu masquer mes yeux et boucher mes oreilles. Comme les compagnons d’Ulysse, j’ai succombé aux chants de ses sirènes.
Nous sommes redescendus vers la vallée et vers le sud. 56km, une grosse heure de route jusqu’au Tenaya Lodge de Fish Camp, LA récompense après nos efforts. Un joli hôtel que j’ai personnellement trouvé un peu prétentieux, le défaut de ses qualités sans doute 😉. On nous y a attribué une chambre dans une charmante maisonnette disséminée avec d’autres dans la forêt et nous avons terminé la journée entre jacuzzi et piscine 😊. Mon ado qui affectionne de nager sous l’eau plutôt qu’au-dessus, y a découvert une particularité originale : on y diffuse de la musique. Oui, oui, dans le bassin, dans l’eau, totalement inaudible si l’on reste au-dessus de la surface. Une idée de fou qui a eu le mérite de faire sourire mon rejeton peu sensible aux charmes de Yosemite 😏. Et parce que nous sommes de simples « hommes » bien intégrés dans notre société moderne qui nous assiste à chaque instant, nous qui aimons tant la nature, avons aussi apprécié le confort douillet de ce confortable hébergement 😉.
Coups de cœur du jour :
- Tout le secteur glacier. C’est, à mon avis, le coin à ne pas rater dans le parc de Yosemite. Les balades y sont superbes, la foule moins pressante si l’on ne se contente pas des points de vue. Et personnellement, je ne trouve pas du tout que ça ressemble à nos Alpes mais ce n'est que mon point de vue 😛 ! J’ai simplement A-DO-RÉ.
Encore 100% d'accord avec toi! Non, Yosemite ne ressemble pas aux Alpes! Et oui les balades autour de Glacier Point sont parmi les plus spectaculaires du Parc.
Ah quelles belles photos à Taft Point! 🙂
Pour les chutes d'eau il faudra y revenir en mai/juin 😉
Bonsoir Yves
Vous pourrez peut-être me renseigner, il m'a semblé qu'il n'existe qu'un modèle (pas très joli) pour la Californie, vous confirmez ?
Bonsoir Laure
Merci de votre reponse, et bien evidemment c'est mieux de chercher (et trouver) par soi-meme sur place !
Pour la Californie et son modele unique, j'INFIRME votre idée, et je vous joins un lien direct avec DMV.ca :
http://www.dmv.ca.gov/online/elp/elp.htm
Vous pourrez constater que si effectivement le choix est restreint, et "tristouille" , il y a un choix !
Je joins aussi une photo de la serie du centenaire du Terriroire de l'Alaska, mais c'etait (c'est toujours) une serie speciale
Si le sujet vous interesse, je pourrai developper et expliquer le systeme, mai sje ne veux pas empieter sur votre post
Bonne fin de journée
Yves
Quel talent, aussi bien pour le récit que pour les photos !
Un grand merci pour ce superbe compte rendu qui donne envie de retourner dans ce parc.
Les personnes qui disent que le Yosemite NP ressemble aux Alpes ont dû se contenter de le traverser, ils n'ont sûrement pas fait les belles randonnées que vous avez faites.
J'ai retrouvé les photos prises il y a très longtemps dans ce parc. J'y étais allée pendant les vacances d'été, je pense que c'était en juillet et le parc du Yosemite était le premier parc visité. On partait de San Francisco. On a dû avoir de la chance parce que les cascades qu'on a vues n'étaient pas un mince filet d'eau. Je les ai scannées et j'en joins trois. J'avais marqué "Nevada Falls" dessus.
Et personnellement, je ne trouve pas du tout que ça ressemble à nos Alpes...
😏
Je me demande d'où peut bien venir cette remarque ?... 😉
A te lire, je me rends compte que je ne connais que Yosemite Valley, 😊 (mea culpa)
et pas du tout les coins que tu as visités (comme "Taft Point"...) 😮
Bravo pour ta préparation en amont + tes talents de négociation avec les ados = une affaire rondement menée ! 😎
Les personnes qui disent que le Yosemite NP ressemble aux Alpes...
Petite expérience amusante :
Google images est une fonction qui permet de trouver des images "très similaires" à une autre image;
en faisant le test avec cette photo :
La première image proposée par Google image search est... (-suspens-) 🙂
Oui, effectivement, dans le parc du Yosemite, il y a des endroits qui ont des paysages alpins.
Cependant, El Capitan et Half Dome qui dominent la vallée glaciaire, sont des monolithes aux formes bien particulières que l'on ne trouve nulle part ailleurs. La vue sur le Half Dome depuis Glacier Point ne fait pas penser à un paysage typique des Alpes dont la forme des montagnes est différente.
Et, il y a des espèces végétales qui n'existent pas dans les Alpes. Je pense notamment aux séquoias géants.
Bonjour Christine,
C'est vrai ! 🙂
Et en y repensant, sur un séjour de plusieurs semaines, quand bien même on passerait quelques jours dans un site qui "rappelle" les Alpes, ça n'a rien de désolant, au contraire ! 😏
Idem pour la côte pacifique : qu'elle "rappelle" la côte bretonne signifie qu'elle est donc très belle ! 😎
C'est superbe et, en plus, on rencontre plus facilement des animaux sauvages. Les écureuils et les marmottes ne s'enfuient pas à notre approche. J'adore aussi croiser le chemin d'une biche.
J'ai été stupéfaite de découvrir, sur le lien que vous m'avez adressé, les différentes plaques en cours en Californie. J'étais vraiment persuadée qu'il n'y avait qu'un modèle et nous sommes 4 à avoir eu la même impression ! Certaines sont quand même pas mal, notamment celle avec la queue de la baleine qui sort de l'eau.
Même si "c'est mieux de chercher (et trouver) par soi-meme sur place", je me permets de garder dans ma collection la plaque territoire d'Alaska édition spéciale pour laquelle j'ai eu un vrai coup de coeur 😉. Merci de me l'avoir envoyée ! Tout cela est vraiment très motivant.
Si le sujet vous interesse, je pourrai developper et expliquer le systeme
Vous piquez ma curiosité et si vous avez le temps et l'envie, je veux bien en apprendre plus à ce sujet d'autant que, comme vous l'avez peut-être constaté, beaucoup de voyageurs se lancent dans cette collecte et vos renseignements, j'en suis sûre, en intéresseraient plus d'un.
Bonsoir Pierre, contente de te revoir, je croyais t'avoir lassé avec tout mon blabla quotidien 😛
Je me demande d'où peut bien venir cette remarque ?...
😇😉😄😄😄
Bravo pour ta préparation en amont
Ah, ça, c'est encore le blog de Thibaut qui a frappé, toutes les balades de Yosemite NP y sont référencées par secteurs avec cartes, durée et appréciations, inestimable ! (non, non, il ne m'a pas payé pour dire ça, enfin, pas encore 😛)
On ajoute ensuite une pincée du site Yosemite nps.gov pour affiner et un zeste de lecture de VF pour les impressions générales. C'est le 1er carnet de Max68 qui m'avait mis la puce à l'oreille, il avait fait, il me semble, Sentinel dôme avec sa famille et en avait gardé un très bon souvenir comme quoi, les carnets, ça sert !
tes talents de négociation avec les ados
Hum, hum, là, c'est peut-être pas aussi évident que ça 😉
J'aime bien vos photos scannées de Yosemite, les cascades y sont impressionnantes, rien à voir avec ce que nous avons vu l'été dernier ! J'aimerais beaucoup les découvrir au printemps, juste après la fonte des neiges.
En ce qui concerne le parc de Yosemite, je crois bien qu'aussi longtemps qu'on soulèvera ce sujet, il y aura controverse et ce qui est bien dans cette histoire, c'est que personne n'a tort ni raison 😉. le tout est que chacun y trouve son compte et le reste, on s'en fiche 😛😏 !
Dernière visite à Yosemite (qui déclenche les passions sur ce forum 😉) et départ pour San Francisco, ça sent la fin ! Certains sont contents de retrouver la civilisation et d'autres un peu tristes de quitter les grands parcs.
15ème jour : de Fish Camp à San Francisco
Lever avant l’aube. J’ai prévenu tout le monde la veille, insisté lourdement. Il est impératif de se présenter tôt au parking de Mariposa Grove pour parvenir à s’y garer et ceci d’autant plus que nous sommes samedi. Je veux à tous prix éviter l’usage de la navette et la perte de temps que cela implique car aujourd’hui, nous faisons route vers San Francisco.
Nous sommes donc les premiers au petit déjeuner. La voiture, déjà chargée, nous attend sur le parking. Un petit déjeuner buffet qui se révèle excellent mais encore une fois, je déplore l’attitude guindée et un rien condescendante du personnel. Dommage, sans cela, tout aurait été parfait.
Nous entrons dans le parc sans montrer notre pass - les rangers ne sont pas encore levés 😮 – arrivons rapidement sur le site de Mariposa Grove. A nous les séquoias ! Ça rigole à l’arrière de la voiture et à côté de moi, Mister a un air goguenard. Il doit y avoir à peine 3 voitures sur le parking et pour cause, il n’est que 7h30. « On va plus avoir de place, hein !? » Les ados se moquent et se vengent 😊. Ils n’ont pas apprécié d’être sortis du lit si tôt.
Carte en mains, on démarre la balade. Une famille, un couple et nous. C’est sûr, on ne va pas se bousculer ! Il fait frais. On entre dans lower grove. Consternation : c’est moche 😕 ! Les arbres sont décharnés, les alentours ravagés par le feu, même pas envie de prendre des photos. Le Bachelor et ses suivantes, le Grizzli giant et Tunnel Tree trouvent grâce à nos yeux. On se prête aux poses habituelles immortalisées sur carte SD et on continue.
Ça monte … et ça change. Les incendies n’ont, semble-t-il, pas été jusque là. La forêt retrouve sa beauté primitive et révèle, dans un écrin de verdure, la splendeur des géants rouges. Nous rencontrons les vieux amants de Faithful Couple, la pince à linge, le telescope, tombons sous le charme de ces hôtes millénaires. La tête renversée en arrière, les pieds bien plantés dans le sol, on se noie dans le bleu indigo d’un ciel sans nuage que vient chatouiller le vert profond des arbres. On se laisse glisser sur les troncs de feu, doucement, longuement, interminablement pour arriver enfin au pays des rêves, là-haut, tout là-haut. Le soleil joue à cache-cache entre les branches, dessinant des zones d’ombres et de lumières.
La petite famille qui nous suivait a depuis longtemps fait demi-tour, le couple a pris un chemin sur la droite. Nous sommes seuls sur le sentier qui monte encore et les séquoias, plus nombreux, sortent sur notre passage, se dévoilant dans des rayons de feu surgissant soudain de l’arrière des collines.
Mon ado pragmatique ne se prête pas aux charmes. Les immeubles des hommes sont parait-il bien plus hauts, bien plus beaux que ce qu’on lui présente. Je bouche mes oreilles et je ferme les yeux. J’approche près, tout près du patriarche et j’ouvre grand les bras recevant contre moi cette force tranquille, rugueuse qui me rassure et qui elle, vit, contrairement aux empilements de béton et d’acier des ingénieurs les plus doués !
Nous sommes montés encore, et j’ai trouvé, saveur sucrée de souvenirs d’enfance, la maison des sept nains. J’avais fini par croire qu’elle n’existait pas. Des biches sont venues, des lapins, des écureuils, même un petit nuage de moustiques voraces à la recherche, sans doute, d’un petit déjeuner 🏴☠️ . Et au loin, il y a eu comme un léger vrombissement à peine perceptible à nos oreilles, qui a grandi, s’est amplifié. La magie a volé en éclat. La navette du parc est arrivée.
Allez à Mariposa Grove, allez-y tôt ou tard pour éviter la foule et montez à Upper Grove. Des merveilles y sont cachées si tant est que vous ayez gardé un tout petit morceau de votre âme d’enfant. 🙂
Il est presque midi quand la voiture se lance sur la route de San Francisco et la température est bien montée. Mon ado citadin ne cache pas sa joie de retourner vers la civilisation. Excessif comme savent l’être ceux de son âge, il nous annonce froidement : « si un jour je reviens à Yosemite, ce sera pour faire passer une autoroute à travers cette vallée ! » Promis, je ne l’emmènerai plus jamais dans ce parc, pas question de prendre le moindre risque 🙁 !
Pause repas en route, sandwichs, comme d’habitude. Enfin, presque… Tout le monde mâche lentement en se jetant des coups d’œil suspicieux. Puis la question tombe : « T’as mis quoi dans tes sandwichs ? » Ruée générale sur les boissons. Les muqueuses crient au feu, les papilles se désagrègent. Il y a du piment dans le jambon !!! Je n’ai plus l’emballage mais l’affaire ne fait aucun doute. On s’en débarrasse, reste le pain et le fromage. Quelques bouchées plus tard, force est de constater que ces derniers se sont imprégnés du goût musclé du condiment. La quasi-totalité du repas passe à la poubelle. Régime végétarien de vigueur avec quelques fruits. Une collation très frugale qui me vaut des regards assassins de mon ado perpétuellement affamé et des tractations complexes pour le partage des derniers cookies 😄. Réflexion en feed-back : QUI a pris le jambon dans les rayons du supermarché ? Enquête en cours … 😉
Reste 220 miles, 350 kilomètres à avaler avant d’atteindre le Bay Bridge par lequel nous entrerons dans la ville. Nous les engloutirons vaillamment, les yeux écarquillés encore sur des paysages qui nous sont inconnus. Après la forêt de Yosemite, c’est la plaine qui nous accueille, écrasée de chaleur, dévoilant ses courbes rases jaunies par le manque d’eau, presque exsangue, à perte de vue. Tantôt un arbre qui semble se demander ce qu’il fait là, une clôture au milieu de nulle part, un champ qui respire suspendu aux lèvres d’un tuyau d’irrigation, les ailettes d’un étrange moulin à vent dressant vers le ciel son squelette métallique, oasis au milieu d’un désert agricole. Et la route qui nous mène et nous emmène, qui strie l’herbe grillée d’un ruban noir brulant. Et des champs d’éoliennes qui surgissent de la terre, vastes oiseaux modernes qui ne suivront jamais les courants ascendants et hérissent la terre de leurs dents acérées en labourant le ciel interminablement.
Et la ville a surgi, ombre derrière le pont, auréolée de brume. San Francisco.
Je devrais plutôt dire, derrière les ponts. Le Bay Bridge, c’est en réalité deux ponts : d’Oakland à Treasure Island puis de Treasure Island à San Francisco, plus de 7km de long. Lorsque nous sommes passés, il y en avait un troisième, tout neuf, même pas terminé. Il a été inauguré à peine 1 mois après notre visite afin de remplacer l’ancien, endommagé par le séisme de Loma Prieta de 1989.
Nous avons repris notre souffle entre l’artificielle Treasure Island et la plus naturelle Yerna Buena, suspendu notre route, au-dessus de la baie, admiré les buildings dont certains de nous, trop longtemps, avaient été privés. Si j’ai aimé les arbres, j’ai bien aimé aussi le travail des hommes arrogants mais tenaces qui défient la nature et élèvent des montagnes de verre et de métal. Nous avons pénétré dans cette forêt nouvelle, poussée en moins de temps qu’il n’en faut à un séquoia pour grandir.
San Francisco : dernière étape. Premier arrêt : le Golden Gate Bridge. Il est là, immuable depuis presque 80 ans, la tête dans les nuages, les pieds dans l’eau glaciale du Pacifique, sa célèbre silhouette orangée défiant à la fois le vert d’eau de l’océan, le gris du ciel et l’ocre des collines qui le dominent. Nous l’avons admiré de Ford Point au sud puis, plus au Nord, de Vista Point après l’avoir traversé, bravant la température plus que fraiche et le vent glacial.
Nous avons ensuite rejoint notre hôtel à Corte Madera. Vingt minutes en voiture du centre de SF mais du soleil quand la ville reste plongée dans la brume. Piscine, jacuzzi brulant, jardin paysagé, 2 chambres, frigo, micro ondes et petit déjeuner inclus. Bon, vraiment pas terrible ce dernier, le pire de tout le séjour. Dommage, c’est pour 4 nuits !
Coups de cœur du jour :
- Mariposa upper grove : il faut vraiment monter sinon, on passe à côté de cette visite qui vaut incontestablement le détour. J’ai beaucoup aimé alors que je n’accrocherai pas du tout à Muir Wood mais ceci est une autre histoire …
Déception :
Les sandwichs au piment … non, là, je plaisante ! 😉😄
Je me suis aperçue que les photos scannées n'étaient pas très nettes, mais elles donnent une idée de l'importance de ces chutes d'eau. Pourtant, je les ai vues en été. Je pense que c'était début juillet.
Cela ne doit pas être facile de savoir quelle est la période de fonte des neiges. En regardant sur le site officiel de Yosemite NP, j'ai vu que c'était variable selon les années, parfois en mai, parfois juin. Afin d'optimiser les chances que Glacier Point et la Tioga road soient ouvertes, la 2ème quinzaine de juin serait peut-être l'idéal.
Je vois que mon message n'a pas été publié et, sur celui-ci, je parlais également de Sequoia National Park. Moi aussi, j'avais beaucoup aimé ce parc. Et Laure n'aurait pas été gênée par le bruit de la navette puisqu'il n'y en a pas.
Bonsoir Laure
Merci pour votre reponse...et vos encouragements
je vais donc essayer d'eclaircir le sujet, sans etre ennuyeux (le moins possible)
Avant tout, deux precisions :
- Les USA ne SONT PAS un bloc monolithique. Ce qui est vrai dans un etat peut etre differend ailleurs !
- Mes constatations ne sont pas propres aux USA (dans certains cas) donc inutile d'ecire "oui mais c'est pareil chez nous !"
Allons y donc :
Dans l'ensembles des USA, les vehicules ont une enorme importance, donc tres tot (meme si c'st la FGrance qui a inventé la plaque d'immatriculation en 1893, cocorico) un systeme d'immatriculation voulu et prevu par l'etat a ete mis en place
Tres vite egalement, certains etats ont percu le parti "publicitaire" a tirer d'une plaque d'immatriculation, car elle sera vue et revue, et ce mini panneau publicitaire a donc ete mis a contribution pour tout d'abord, vanter les merites d'un etat
Je passe sur la patate de l'Idaho ou le bucking bronco du Wyoming. Nous pourrons y revenir
Ensuite, depuis la fin des années 80 environ, un "systeme" a ete mis en place gagnant etat apres etat, pour couvrir tout le pays
Ce systeme c'est celui des "fund-raising". Dieu du ciel qu'est-ce ? et bien imaginez que le directeur de la Croix Rouge, au lieu de (faire) tendre une sebille dans la rue, aille voir le chef de l'etat et lui dise (a peu pres)" volia j'ai 100 000 adherents a mon association, vous me faites une plaque d'immatriculation vantant les merites de celle-ci , vous la vendez un epu plus cher que la "normale" et me reverser (a l'association, hein, pas au directeur !)mettons 10 % et je m'engage a ce que au moins 75 000 adherents l'achete
Puis vous faites un beau motif, par exemple la tete d'Adriana Karembeu en bikini (curieux de voir une tete en bikini, mais les publicitaires font des trucs merveilleux) qui semble vous remercier de votre geste ! ca c'est classe, et en plus vous faites, en la fixant sur votre auto, la pub de cette magnifique plaque, ce qui incite d'autres personnes a l'acheter, etc etc ....
Voila vous avez compris comment fonctionne le systeme qui genere des fonds de plaque plus ou moins beau ou improbable
Pour l'exemple je decline, pour l'etat de Floride
- une plaque normale
- Une "protection de la nature" sauvez les lamentins
- Une "j'aime la peche" (ne riez pas cela existe)
- la celebre "challenger" qui fut edité apres la catastrophe de la navette
Mais comme rien n'est simple, il existe aussi des fond non-payants, pour lesquels il faut avoir une qualification particuliere
Ainsi le modele pour anciens combattant :
Voila vous multipliez cela par 30, 40 ou 80 modeles differends, vous re-multipliez par les 51 etats et vous avez une solide base de collection
Bref apercu qui je l'espere ne vous a pas (trop) ennuyé. Si vous desirez plus de detail, je reste a votre disposition
L'épisode des oeufs m'a fait plutôt frémir que rigoler. Cette histoire de broyeur intégré me flanque la frousse. J'imagine toujours ma main qui par erreur se retrouve là-dedans (et pourtant je ne regarde jamais les films d'horreur...)
Alors pour les ados et la montagne, moi ce qui marche pour les miens, c'est la promesse de voir des animaux. Adrien n'a jamais aussi bien marché qu'avec l'espoir de croiser quelques mooses ou ours... En tout cas, je vois que cela déclenche chez toi beaucoup de poésie. C'est très agréable à lire.
Je ne connaissais pas Taft Point et ses fissures. Ca m'a l'air vraiment spectaculaire ! J'aime beaucoup. Dire que j'ai toujours zappé ce park (un peu trop vert pour moi qui ai passé 10 étés dans les Dolomites...).
Superbe ta photo du sequoia qui monte vers le ciel !
Au fait tu les a tous mis au régime dans la petite famille : les oeufs au broyeur, le jambon qui pique...
Jolie la photo du pont dans la brume mais cela promet une belle dose d'humidité et de froid...
Pour voir mes carnets Ouest USA, cliquez sur mon pseudo puis cliquez celui désiré dans la rubrique "carnets" : Vous avez le choix avec 2009, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016 : ça en fait de la lecture ! Et maintenant : la Chine !
Merci pour cette réponse rapide, efficace et ponctuée de quelques pointes d'humour qui ne gâchent rien, au contraire 😉 ! Vous ne m'avez pas ennuyée le moins du monde et j'ai pu, grâce à vous, mesurer l'étendue de mon ignorance.
Tout a commencé avec ma fille qui a eu l'idée, oh combien originale, de photographier les licence plates ... je crois que le virus a gagné toute la famille, dont moi. Mais je ne m'étais pas encore penché sur le système et ses subtilités. Me voilà dotée de quelques bases pour poursuivre ...
Donc, le système des fund raising n'existe "que" depuis 1980 ? Et donc, je suppose que si les associations y gagnent, l'état n'y perd pas non plus 😛 ! Une belle exploitation de la publicité et du système capitaliste à l'américaine !
Et si j'ai bien compris, les fonds non payants profitent de cette manne grâce à la reconnaissance qu'on leur attribue mais qui en décide, l'état ?
Je sens que je n'ai pas fini de photographier des plaques ... encore faudrait-il que je retourne aux USA parce qu'en France, c'est nettement moins fun 😕. Je les regarde déjà d'un tout autre oeil !
Je vais encore abuser de vos connaissances mais que pensez-vous de celle-ci, prise dans une rue de SF sur une voiture garée. Elle m'intrigue, pas de numéros juste la mention de la ville ??? C'est une fausse ?!!! Ah, je me suis fait avoir !
J'ose espérer que ces engins sont conçus de telle sorte que des doigts ne puissent pas atteindre les lames ! Remarque, je n'ai pas essayé, pour le coup on aurait testé l'efficacité de l'assurance 😕.
ce qui marche pour les miens, c'est la promesse de voir des animaux
Fifty / fifty, ça marcherait bien pour l'une mais pas du tout pour l'autre ! Mon ado, le plus jeune, il ne marche bien que dans les rues, les avenues, les boulevards, pourvu qu'il y ait des bâtiments et plus ils sont hauts, mieux c'est ! Il a fait des km avec nous à NYC et idem dans San Francisco, où, lassé d'attendre le cable car, à la fin d'une journée de marche assez intense, il a suggéré "allez, on rentre à pied". Quand on connait les rues de SF, du haut de Lombard st jusqu'à Union square ! Et en plus, il s'est payé le luxe d'un "mais tu traînes mmman-an-an" 😮 Le monde à l'envers !
photo du sequoia qui monte vers le ciel
Bon ben c'est pas moi 😊, c'est mon homme ... je transmets !
tu les a tous mis au régime
Alors là c'est un sujet de plaisanterie récurrent à la maison, on n'a jamais eu un budget alimentation aussi bas en vacances que cette fois-ci et comme c'est moi qui gérait ... c'est moi qui trinque ! Beaucoup de fruits, de légumes, quelques cookies, ben quoi, une nourriture saine et équilibrée non ? Je plaisante bien sûr 😉 ! Plus sérieusement, quand je voyage, je ne trouve jamais le temps de m'installer à une table ! Il y a tellement de choses plus intéressantes à faire que manger ! Mais j'ai conscience que cet avis est TRES personnel.
une belle dose d'humidité et de froid
La dose de froid, oui on l'a eue et je ne vais pas l'oublier de sitôt quand à l'humidité ... je ne préfère pas en parler ... pas tout de suite ...
Bonjour,
Je me permets une incursion dans ce magnifique et très riche carnet bravo à lol64!
Pour apporter un plus aux plaques eh oui je suis moi aussi atteinte et la risée de mes proches.... No comment
Tout cela pour dire qu'il est aussi possible moyennant quelques dollars de personnaliser sa plaque. Encore un plus dans la recherche 😉
Merci pour les photos et écrits sur Mariposa grove. Nous concernant nous ne connaissons pas. En effet nous sommes allés sur Sequoia Park Magnifique cela a plu a tout le monde les filles aussi en plus une bonne surprise tu verras plus tard.
A le temps frais de San Francisco tout un programme🙂
Hélène
Bonsoir
Merci a laure ainsi que a Leeloo75 pour votre interet
Comme il y a matiere, je vauis essayer de rester clair
Pour rassurer les "collectionneurs" ou "collecteurs" ou autres ramasseurs, ne preter pas attention aux sarcasmes et moqueries, c'est bien souvent la seule arme des imb.... et il est meilleur de provoquer l'interet (meme aux prix d'une plaisanterie) que l'indifference
Pour expliciter le degré auxquel je suis atteint :
une (toute) petite partie de ma collection
Sinon pour repondre a Leeloo le choix de l'immatriculation c'est un "second etage" de la personnalisation des plaques. C'est une veritable industrie (la encore, nos amis americains savent faire de la money) Pa si simple que cela d'ailleurs, car le choix definitif est parfois delicat. Mais, est ce peut-etre l'explication a l'impression de peu de variete en Californie, dans certains etats, disons "exhibitionniste" cela presente plus d'interet que le choix du fond de plaque ! nous pourrons y revenir
Pour repondre a Laure sur la plaque qui n'en est pas une ! Tout les etats ne vivent pas au meme regime de la PAIRE de plaques, de plus c'est un choix LEGAL. Il y a donc des etats qui ont 2 plaques, d'autres qui n'en ont qu'une (arriere, toujours) d'autres qui en ont eu 2 puis une seule. Pas simple
Donc l'habitude s'est faite de placer (a l'avant, toujours) dans l'emplacement de la plaque avant un BOOSTER, c'est a dire une sorte de "fausse"plaque, qui pourra aussi bien vanter les merites du garage vendeur, que de son occupation favorite
dans ce genre
Ensuite pour repondre a la question "le fend-raisong" debute dans les 80's
oui......zenon !
C'est en fait la multiplication ET surtout la "privatisation" de ce systeme qui est apparu dans les 80
Mais depuis longtemps les zetazuniens usent de leurs plaques comme d'un support publicitaire
Cependant auparavant, principalement avant 1956, c'etait une petite plaque de metal fixé AU DESSUS de la plaque qui jouait ce role. Son nom le TOPPER, je vous laisse chercher sur le net , vous y verrez parfois de merveilleuses petites choses, toute empreintes de nostalgie
Mais diaantre, pourquoi 1956 ! et bien parce que depuis 1956 TOUTES les plaques tazuniennes mesurent 6x12 pouces, en francais 15x30 cm, et donc a partir de cette date, ce sont souvent, mais pas toujours les cadres de plaques (les FRAMES, qu'est-ce qu'on apprend comme ricain de la rue ici !) qui vont supplanter les toppers
Bon je crois que pour ce soir c'est assez indigeste, et puis je dois aller faire la soupe !
Ah petite pub perso : pour les interessés j'ai quelque double (ou triple) que je pourrai ceder a bon prix !
ou echanger !
Bonne soirée
Yves
WAOUH impressionnant.
Merci beaucoup pour toutes ces explications. On voit bien que tu es un passionné.
Just se sont des achats fait sur place ou par internet?
Hélène
Comme toujours, je suis admiratif devant la qualité du récit; c'est juste un vrai plaisir à lire ! Et à regarder.
Le secteur de Glacier Point a l'air fantastique en effet; je me rends compte de ce que j'ai loupé et c'est désormais sur ma "ToDo list".
Les réactions des ados me font beaucoup rire aussi 😏 . Pour le coup ça semble souligner une différence de génération, même si j'avais admis le contraire lorsque l'on en discutait sur mon carnet de voyage.
Merci beaucoup, Yves, pour toutes ces explications. Je ne pensais pas en apprendre tant en démarrant ce carnet 😉 ! Ceci dit, votre collection est ... impressionnante ! Je crois que nous nous contenterons, pour notre part, de stocker la nôtre sur carte SD, c'est moins encombrant 😏
A bientôt
Merci pour ces sympathiques commentaires 🙂, je mentirais en disant qu'ils me laissent indifférente 😊
Si le but premier de ce carnet était de partager une expérience, l'idée de distraire, faire sourire ou même rire reste un objectif de fond que je suis ravie d'atteindre quelquefois 😉
Pour le coup ça semble souligner une différence de génération, même si j'avais admis le contraire lorsque l'on en discutait sur mon carnet de voyage.
Eh oui, qu'on le veuille ou non, cette différence d'âge, de génération (qu'on l'appelle comme on veut), implique des comportements différents qui s'ajoutent à ceux liés à la personnalité mais la richesse est aussi là !
J'ai l'impression que décembre file et nous presse plus que les autres mois de l'année. Je m'étais promis, en débutant ce carnet, de mettre une étape en ligne chaque jour ... quelques imprévus et ma belle organisation vole en éclats 🤪 ! Mais je m'y remets, il ne me reste à vous conter que quelques jours à San Francisco et dans sa région. Un ressenti pas forcément habituel qui intéressera peut-être de futurs voyageurs (et d'anciens 😉) et puis, je n'ai pas pour habitude de laisser les choses inachevées. Retournons donc à SF ...
16ème jour : San Francisco, périphérie, Fisherman’s wharf et Alcatraz by night
Aujourd’hui, nous avons prévu de suivre plusieurs morceaux de la 49 miles drive, la route aux oiseaux bleus, ponctuée de quelques arrêts et d’un circuit pédestre dans Haight Ashbury. Venant du nord, nous retraversons le GGB pour entrer dans la ville embrumée et prenons à droite afin de suivre la côte pacifique. Premier arrêt à Baker Beach. La grisaille, le vent et le froid dominent. On le savait et nous nous sommes équipés en conséquence : jeans, chaussettes, polaire, coupe-vent et écharpe. Ce n’est encore pas suffisant à mon goût. Si j’avais su, si j’avais cru … j’aurais aussi emporté des gants et un bonnet. Non, je ne plaisante pas 😕 !
Dimanche matin, 9h, la circulation est facile et on se garera partout sans aucun problème. La plage est le royaume des sportifs de tous âges, des chiens et de leurs maîtres. Nous marchons jusqu’aux rochers, obnubilés par l’ombre de ce pont mythique qui défie la bise et les marées. Sur les dunes qui dominent la plage, des arbres torturés aux racines saillantes comme les veines qui courent sur les mains d’un vieil homme. L’ombre noire des pierres qui s’élèvent, l’écume blanche, glaciale, des vagues qui avalent le sable dur et sombre, le cri d’une mouette, le sifflement du vent, me feront chavirer dans la mélancolie.
C’est l’hiver en juillet avec tout son cortège, la lumière qui baisse, le froid, l’humidité. Enfoncées dans mes poches, mes mains sont glacées, mon nez coule, mes yeux pleurent et j’ai, au fond du cœur, le regret de l’été. Une phrase lue lors de la préparation de ce voyage et attribuée à Marc Twain me revient en mémoire, « le pire hiver que j’ai connu c’est un été à San Francisco ».
Nous nous arrêterons encore à Sutro Bath, à Cliff house, au palace of the Legion of Honor, imposant et majestueux. Et malgré les maisons coquettes, les massifs de fleurs et les grands pins qui s’élèvent un peu partout, je garde ce vague à l’âme qui m’empêche de me laisser charmer et m’isole dans cette ouate froide et humide omniprésente.
Petit passage et arrêt au Golden Gate Park. Plan d’eau, verdure, canards etc … C’est un parc un peu dispersé, un peu fouilli. J’ai dans la tête LE parc, Center Park à New York visité lors d’un printemps lumineux, éclaboussé de lumière, taché de couleurs vives. Erreur ! Il ne faut pas, surtout pas comparer. Mes impressions m’emportent. On ne s’attarde pas, peut-être à tort.
Direction Haight Ashbury. On gare la voiture, alimente le parcmètre de plusieurs quarters. La balade de 2 bonnes heures nous conduira à travers les Haights jusqu’à Alamo square et ses painted ladies, retour par le parc de Buena Vista. Les maisons sont jolies. Leurs couleurs vives tiennent un peu à distance la grisaille du ciel. Les rues montent et descendent et les bougainvilliers grimpent à l’assaut des massives colonnes des porches imposants. Quelques fresques encore, on devine une ambiance, reste de culture hippie des années 60 ou folklore pour touristes soigneusement entretenu ? J’ai du mal à y croire.
Pourtant là, dans ce quartier, nous trouverons l’introuvable, l’inaccessible, l’improbable ! Bon, je m’emballe 😉. Pour resituer les choses, cela fait donc deux semaines que nous sommes en vadrouille et à peine quelques jours de moins depuis que nous avons commencé notre quête des « licence plates ». Notre œil est affuté, notre cerveau toujours en alerte, enfin, surtout celui de mon ado de fille et le mien, qui me suis prise au jeu. Tard le soir, tôt le matin, nous balayons systématiquement du regard les plaques automobiles et ce qui devait arriver arriva, dans une rue en pente (évidemment) de Haight Ashbury - où cela aurait-il pu être d’autre ?- LA plaque de l’état d’Alaska !!! Notre collection se complète, nous avons enfin une chance d’aboutir. Il nous reste à peine plus de 48 heures. Parviendrons-nous à rassembler la totalité des états US ? Suspens …
Nous montons à Twin Peaks, assistons au funeste spectacle du ciel qui se noie dans la baie. La ville n’est que grisaille. Dégoutée, écœurée, je ne descends même pas de voiture. Au bout de 16 jours de voyage, c’est la première fois 😕.
A l’abri de notre Dodge, on aborde le civic center, jetant quelques coups d’œil avant d’aller se garer le long de la baie, à proximité de Fisherman’s Warf. Déjeuner tardif au Lori’s dinner, on en avait tous besoin, et balade le long des quais, Pier 39, ses quelques lions de mer gisant sur les pontons, ses multiples boutiques de souvenirs invariablement tenus par des asiatiques, mouais, bof bof ! On marche jusqu’à Pier 33 où nous avons retenu le night tour pour Alcatraz. Longue queue, longue attente dans le froid et le jour qui s’achève. Evidemment, à force d’avoir peur d’être en retard, on est très en avance.
La traversée est glaciale mais la vue sur la ville jolie. Dès l’arrivée, nous serons pris en charge par un ranger auquel nous ne pourrons pas échapper. Il a ordre de contenir ses troupes le temps que la horde précédente ait pris un peu d’avance. Les explications trainent en longueur. Trop de monde, trop de blabla pour s’imprégner véritablement de l’atmosphère.
Puis nous récupérons l’audioguide. C’est vrai, les commentaires sont très bien faits, les lumières, les ombres jouent leur rôle et pourtant, encore une fois, je n’accroche pas vraiment. C’est une chouette visite, intéressante mais je n’en ferais pas le passage incontournable qui m’a été décrit. Si c’était à refaire, je me contenterais d’une balade en bateau dans la baie, sans oublier mes gants et mon bonnet. Mais suis-je la seule à penser cela ? Les ados ont aimé mais ne se sont pas exclamés.
Nous rentrons à l’hôtel, fatigués et, en ce qui me concerne, déçue. San Francisco n’est pas à la hauteur après la magie et la grandeur des parcs. Peut-être aurions-nous du commencer par là pour aller crescendo dans nos découvertes.
Coup de cœur : aucun
Bilan :
- A ce stade de nos découvertes, SF me déçoit. Cette ville que l’on dit « la préférée des français » ne m’éblouit pas. Je peine à y retrouver l’esprit US sans y voir non plus celui de nos capitales européennes. Je ne suis pas très villes, ceci explique peut-être cela. Pourtant, j’aime beaucoup Londres et Paris et j’ai adoré New-York. Heureusement, la suite de notre visite atténuera quelque peu cette amertume.
Je croirais m'entendre! Une fois de plus entièrement d'accord quant à ton ressenti sur San Francisco!
Le temps: une horreur! Mais je ne suis pas fan des ambiances maritimes et brumeuses et grises 😇
La ville: ouais, comme toi je ne retrouve pas totalement cette ambiance américaine qui fait qu'on est dépaysé (comme à Los Angeles par exemple) et il n'y a pas non plus la beauté et l'histoire des villes de la vieille Europe. A part le Golden Gate, rien ne m'aura charmé de ce côté. Mais comme toi, je suis plus nature que ville.
Alcatraz: pas fait et je ferai jamais sans doute. Visiter une prison, aussi mythique soit-elle...
Donc oui je me retrouve tout à fait dans tes commentaires! Mais ils sont partagés par très peu de monde, faut le reconnaitre 😛. En même temps tous les goûts sont dans la nature 😏 et ils ne se discutent pas!
😏
ça, c'est dur ! 😄
Allez, je te donne le mien, de coup de coeur : ta photo du GGBridge en contre-jour, ombre noire et élancée, qui me rappelle l'affiche de Woody Allen (Manhattan)... 😇
Merci pour ce partage qui fleure bon l'authenticité... 🙂
On va peut être se compter maintenant... dans les déçus de SF (avec Itat) !!!! hurlez foule en délire...
à part les vieux bateaux et le sous-marin, mais quand même Alcatraz en soirée (très prenant), le reste n'as pas suscité de coup de coeur.
Le temps "frais" du 30 août 2012 et un manque de temps pour apprécier des quartiers plus branchés (!) Castro, Mission, etc... n'ont peut être pas aidé.
Quelle différence avec NYC où, dès la sortie du taxi, ou de l'hôtel, on se sent immédiatement "dans le film"....
C'est intéressant de pouvoir comparer les impressions des voyageurs, que chacun exprime selon sa sensibilité et ses centres d'intérêt. San Francisco ne fait pas partie non plus de nos coups de cœur MAIS on a aimé quand même. Bien moins dépaysante que New-York, je suis d'accord avec toi, cependant les rues pentues de la ville et le GGB (sous le soleil pour nous), c'est quand même mythique !
La météo compte probablement un peu dans le ressenti qu'on peut avoir. Quand on a froid et que le temps est gris, voire brumeux, ça gâche forcément les paysages et on n'est pas dans les meilleures conditions pour se balader. C'était le cas lorsque nous sommes arrivés à SF, puis le ciel s'est dégagé et là nous avons mieux profité et apprécié la ville.
Mais d'après ce que tu laisses entendre, ça s'est amélioré par la suite ?
Dès l’arrivée, nous serons pris en charge par un ranger auquel nous ne pourrons pas échapper. Il a ordre de contenir ses troupes le temps que la horde précédente ait pris un peu d’avance. Les explications trainent en longueur. Trop de monde, trop de blabla pour s’imprégner véritablement de l’atmosphère.
En bons français qui se respectent, on a mis un point d'honneur à ne pas appliquer les consignes 😊😛🏴☠️
Malgré le rappel à l'ordre de la "ranger en chef", qui a essayé de nous remettre dans le rang, on a refusé de se laisser enchaîner et on a devancé le peloton pour vivre notre visite en toute liberté 😎
Après tout, ce n'est plus une prison !
A bientôt pour la suite... et presque fin de ton récit.
Ravie de te revoir parmi nous😉
C'est évidant la période de décembre est assez complexe et dense surtout à l'approche des fêtes😊
Pour en revenir à ton 1er jour à SF je vois que le mauvais temps était aussi avec vous😕. Nous avons eu aussi le brouillard, le vent frais voir froid certains jours, surtout que nous nous avons visités SF dés notre arrivée🤪 le choc fut encore plus grand chez nous 35° voir + 😠🤪
Malgré tout on a aimé même les filles, pour Alcatraz nous avons fait la 1ère ballade là c'était cool pas grand monde
Par contre moi j'ai accroché à Haight Asbury sale, la fréquentation même en plein jour était limite😕
Je ne peux pas comparer avec Newyork je ne connais pas, ce voyage était le 1er aux Etats-Unis😊
Chapeau pour la "Licence plate" Alaska🙂
A de lire la suite
Hélène
Tu peux me compter Jean (en plus je serai en bonne compagnie !) 😉
Quand je vois le détour que SFO entraîne dans les circuits dans l'Ouest,
avec des sacrifices à la clé (Bryce...)... 😇
Une phrase lue lors de la préparation de ce voyage et attribuée à Marc Twain me revient en mémoire, « le pire hiver que j’ai connu c’est un été à San Francisco ».
C'est une phrase que m'a souvent citée mon mari, même s'il ne savait pas qu'elle venait de Mark Twain !😉
Nous rentrons à l’hôtel, fatigués et, en ce qui me concerne, déçue. San Francisco n’est pas à la hauteur après la magie et la grandeur des parcs. Peut-être aurions-nous du commencer par là pour aller crescendo dans nos découvertes.
J'ai lu ton texte à midi et je ne me voyais pas te répondre depuis mon téléphone portable, mais j'ai été presque choquée de lire dans TON compte rendu les phrases que nous nous étions dites mon mari et moi...!!! Tu m'avais écrit il y a quelques jours que nous avions des avis communs, je confirme !
Je pense que dans notre cas, ce n'est quand même pas aussi négatif que toi (nous avons adoré marcher sur le Golden Gate Bridge, beaucoup aimé le Japanese Tea Garden, apprécié l'architecture des maisons... mais je pense aussi qu'on avait plus de soleil que vous et ça joue), mais le ressenti global est quand même que nous avons été un peu déçus par cette ville. J'ai deux explications possibles : soit c'est parce que j'avais de trop fortes attentes (une collègue ne m'en avait dit que du bien, elle avait adoré) ; soit c'est parce que comme toi, nous étions encore éblouis par les parcs, et pour mieux faire nous aurions donc dû commencer par SF...
nous on a eu la chance d'avoir un temps très clair, et ciel bleu, froid le matin, mais très correcte en journée en février 2012. Le golden Gate par beau temps ça a de la gueule, donc un avis plus positif sur SFO, mais une excellente météo à du jouer
Ah, cette météo contre laquelle on ne peut absolument rien ! C'est vrai qu'elle peut changer tout le "ressenti" d'un endroit, en tout cas pour moi ... dans la grisaille, je m'éteins littéralement ; un rayon de soleil et je revis ! On peut le comprendre, dans le Nord de la France, on a moins de réserve de soleil 😉.
je me retrouve tout à fait dans tes commentaires! Mais ils sont partagés par très peu de monde
Finalement, je trouve quand même qu'on est pas mal à émettre quelques "restrictions" sur SF. S'il faut retenir une seule chose, pour moi, ce serait que l'Ouest américain est à visiter pour ses parcs bien plus que pour ses villes même si elles peuvent constituer un agréable dérivatif.
Non, c'est juste réaliste, SF n'a pas fait naître en moi de coups de coeur. Bon, ce n'est pas non plus une immense déception, il ne faut pas exagérer 😉.
Et le GGB, oui, mythique, grandiose and so famous ! Mais il fait à peine plus de 3km donc quand on l'a traversé aller-retour, pris en photo du sud, du nord et de dessous, ben voilà ... ne reste plus que ce tenace, humide et glacial fog qui, il faut bien le dire, refroidit pas mal 😛
Hello Jean, je me souviens avoir lu ton retour sur un de tes voyages, tu as, si mes souvenirs sont bons, terminé par SF et vos impressions sur cette ville étaient effectivement réservées. J'avais, à cette époque, occulté cette remarque - on ne retient que ce qui nous plait 😉- mais une fois sur place, impossible de ne pas affronter la réalité.
Quelle différence avec NYC
Effectivement, aucune comparaison. Je pense que certains voyageurs devraient peut-être laisser tomber SF, se concentrer sur les parcs de l'Ouest et faire escale, au retour à NYC. Un itinéraire de ce type serait, à mon humble avis, plus symbolique des USA tels que nous, français, voulons les voir.
San Francisco ne fait pas partie non plus de nos coups de cœur MAIS on a aimé quand même
Nous aussi ! Par la suite, les choses vont un peu s'améliorer mais pas tout de suite 😛
Et effectivement, la météo pèse bien dans la balance, tout comme la fatigue, les petits pépins de santé, les soucis divers. Un bête mal de tête et le ciel se voile, une engueulade et les couleurs d'un coucher de soleil se ternissent. Donc en effet, nos impressions restent fugitives, fluctuantes et terriblement personnelles.
Malgré le rappel à l'ordre de la "ranger en chef", qui a essayé de nous remettre dans le rang, on a refusé de se laisser enchaîner et on a devancé le peloton pour vivre notre visite en toute liberté 😎
Pour la visite d'Alcatraz, j'avais également prévu une évasion en règle du troupeau, inspirée par la lecture de carnets de voyage antérieurs au nôtre. On n'a pas osé ! Le ranger faisait les gros yeux et les autres visiteurs semblaient si sages et attentifs ... je me suis cachée au dernier rang pour ne pas me faire repérer. Retour quelques années en arrière sur les bancs de l'école ... je n'ai jamais été une tête brulée 😉. Dommage !
Comme tu le dis, décembre est un mois bien chargé, et plus encore cette dernière semaine 😛 ! Mais je finirai ce carnet avant la date fatidique 😄 enfin, j'espère 😉 !
J'avais noté, au début de ton carnet, que vous aviez aimé SF malgré le froid et la brume qui ne vous a pas non plus épargnés et ça m'avait fait sourire en pensant à notre propre expérience ! Vous avez su faire abstraction des conditions médiocres, moi non 😕.
Mais chaque personne est différente, et chaque voyage également. Je n'aurais jamais programmé, pour nous, un itinéraire semblable à ce que vous avez fait au début de votre parcours. J'ai zappé LA et ses parcs sans remords et pourtant, je me régale à la lecture de votre expérience ...
Il n'existe pas de voyage idéal, juste des tas de voyages et de voyageurs différents ... comme quoi, VF a encore de beaux jours devant lui ... 😛
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Bonjour tout le monde, nous voici rentrés d'un RT USA organisé par nos soins du 31/07/2026 au 26/08/2026.
La destination : Le Sud-Ouest USA avec le Texas, l'Arizona et le Nouveau-Mexique. 7000 kilomètres effectués à la louche.
L'Auto : Une Chevrolet Equinoxe pour deux en passant par BSP Auto et Avis. Et dedans 2 valises, un sac de voyage, deux valises cabines, la glacière de chez Walmart, le matos photos et les bouteilles d'eau (pack de 40).
Le trajet : Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo et Dallas pour finir avec départ sur DFW.
Les voyageurs : Deux séniors bien avancés dans l'âge (73 et 75) mais toujours en activité (pas épuisante physiquement) (pour rester vivants et financer les voyages), autonomes physiquement à 100%, intellectuellement beaucoup moins, passionnés des USA, pays où tout est possible, plus marcheurs que randonneurs, plutôt hôtels à partir de 3 étoiles que motels de bord de route, plutôt restos Italiens que nourriture US, adeptes des arrêts fréquents pour les photos, plutôt musées que rien, Plutôt sieste que marches forcées. Pas trop râleurs, juste ce qu'il faut pour rester français au pays du grand Satan qu'ils disent.
Pas trés doués pour les langues, Anglais des rues (mais bien pratique), Espagnol nul pour moi hormis : " Hola ! Una Cerveza por Favor ! " Cela fait court. Madame comprend tout mais refuse de parler.
Le coût du RT : Environ 12 000 euros avec les vols AF, Auto, Essence, cadeaux, visites et tutti quanti. Bien maitrisé puisque 13500 euros prévus au départ.
Le bilan positif : Un régal avec les longues routes à perte de vue. Des Musées à découvrir. Le constat de la présence Hispanique et de son Histoire importante dans ce secteur de l'Amérique. Des locaux adorables. Des touristes plus ou moins sympas. Un accent Texan abominable et difficile à comprendre. Des stations Gas qui sont de véritables magasins avec nourriture préparée et autre alcools vendus en Arizona et Nouveau-Mexique et des employés au top ! Toujours prêts à rigoler !
Le bilan négatif : La chaleur tout au long du séjour...43° sur Dallas en fin de séjour. Impossible de sortir dans les rues. Beaucoup de "Homeless" dans les rues de l'Hyper Centre de Dallas. Les breakfasts Hôtel toujours les mêmes. On s'y fait.
Donc, positif certes mais le concept commence à fatiguer. Il se pourrait que le modèle RT autonome soit repensé pour le prochain. SI celui qui est en haut nous prête vie.
Pour la suite, attendons les premières photos triées et passées à la moulinette.
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
Si je ferme les yeux et pense au sultanat d’Oman, je sens d’abord un léger parfum d’encens, la chaleur d'un rayon de soleil sur ma peau, avant de sentir le sable couler dans ma main… J’ai sur la langue le goût et le moelleux d’une datte, véritable bonbon, puis celui du café avec une pointe de cardamome et d’eau de rose.... J’entends le vent du désert siffler à mes oreilles, au loin l’appel d’un muezzin, puis le murmure de l’eau. J’ouvre les yeux, je vois des sourires, des signes de bienvenue, je vois une mer turquoise, des roches allant de l’ocre au pourpre, des wadis profonds d’où jaillissent des torrents, des dunes oranges, des plages de sable blanc où de petits crabes filent à toute allure. Je vois des oasis incroyables qui surgissent entre les montagnes arides. Je vois des villages abandonnés que l’on rêverait pleins de vie, des forteresses imposantes dominant des vallées, et des souks animés où la proposition est délicate et la négociation une politesse mutuelle…
Tout cela, et bien plus encore.
C’est ce que j’ai essayé de traduire dans mon carnet de voyage dessiné, que je complèterai çà et là de photos.
Ce carnet, je l’ai dessiné « à froid », après mon retour (en fait je l’ai réalisé cet été alors que notre voyage date de cet hiver). Il est d’un format assez spécial je l’avais acheté au japon, sans trop savoir ce que j’allais en faire. Et bien il a trouvé son usage ! Voici ci-dessous une photo de ce carnet, en mode accordéon : là, il n’est que partiellement ouvert, car tout déplié cela fait 5 mètres de long !
Pour les amateurs de dessin : Le format en accordéon est à la fois une contrainte (chaque feuillet fait un format 9 cm X 27 cm), et une liberté (on peut faire une fresque). Le papier est aussi un peu spécial : il n’offre pas une grande finesse de trait, mais il prend bien l’encre (feutre liner). En revanche, tout doit être fait presque d’un jet (avec une esquisse très légère au crayon) car il se gomme très mal. Il boit trop l’eau pour colorer au feutre ou à l’aquarelle (ou alors sans utiliser la détrempe), en revanche il porte bien le pastel à l’huile et son utilisation au pinceau avec de l’essence. Tirant sur le jaune, il m’a permis de créer des contrastes y compris avec le pastel blanc.
A droite, le "marqueur" de l'accueil, ces dattes qu'on vous offre partout en signe d'hospitalité. A gauche, un hommage à ces sublimes portes usées par les temps, qu'on admire un peu partout dans les quartiers anciens, y compris ceux qui sont abandonnés.
Oman est un des grands producteurs de résine d'encens. Les brûleurs d'encens sont partout, du plus simple en terre au plus précieux en argent ciselé...
L'hospitalité vous conduira à accepter aussi souvent un petit café, un "omani café", très léger, parfumé subtilement avec de la cardamome, pourquoi pas un peu de safran, et éventuellement un peu d'eau de rose.
J'ai ici représenté un homme dans l'habit commun usuel de tous les omanais : la dishdasha, majoritairement blanche (en semaine, en journée, la couleur est davantage pour le soir ou le vendredi et le samedi). Même si l'on voit des hommes habillés à l'occidentale, ils sont très peu nombreux. La dishdasha blanche est vraiment l'habit commun partagé par tous les hommes. La dishdasha, qui n'a pas de capuche, se distingue par un petit pompon accroché au col, la furakha, qu'on imbibe de parfum. Et croyez moi, les omanais en abusent! "ça sent le pompon" est une expression qui est maintenant passée dans notre langage commun, à mon mari et moi.
Autre incontournable de la tenue masculine, la kuma, ce petit couvre-chef rond, la plupart du temps blanc rehaussé de motifs aux couleurs vives. Le keffieh est aussi porté (mais sans le cordon appelé agal dans les pays arabes), et il est plutôt arboré par ceux dont les racines sont dans le désert, de ce que j'en ai compris.
Et les femmes, me direz vous? Voilées, pour certaines en noir intégral (mais pas la burka, plutôt le chador + Abaya), du fait de l'influence de l'Arabie et des émirats arabes unis, alors que le vêtement traditionnel était auparavant plutôt une superposition de robes très colorées. La plupart des femmes que nous avons vues portaient plutôt une tenue neutre, un voile uni sur les cheveux, mais le visage découvert. Nous avons vu aussi beaucoup de saris et de voiles colorés, il ne faut pas oublier que 40% de la population est constituée d'immigrants indiens, népalais, bengalais, qui travaillent beaucoup dans le tourisme, l'hôtellerie et la restauration, les services, mais aussi tous les travaux ouvriers.
Je précise qu'en tant que touriste il n'y a aucune pression pour porter un voile, jamais de regards désapprobateurs d'aucune sorte. Bien sûr, on gardera pour la terrasse de l'hôtel les mini shorts, les décolletés plongeants, les épaules et ventres dénudés, mais j'ai envie de dire que c'est pareil pour les hommes et les femmes et que le soleil étant vif c'est aussi meilleur pour la peau.
Voici pour cette introduction ! Au prochain post, je vous parlerai de mon itinéraire et on pourra se lancer!
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
C’est une ville ancienne qui respire, c’est une source qui vit.
Ici, pas de pancartes kitsch du genre « Tu me manques à Fengyu », ni de faux objets anciens fabriqués à la chaîne.
Les maisons centenaires portent encore les traces du vent et de la pluie;le matin, on entend les coqs chanter,et au crépuscule, la fumée s’élève doucement des cuisines.
Cette ville n’essaie de plaire à personne:comme l’eau de source qui la traverse, elle continue simplement de vivre, à son propre rythme.
Située dans le comté d’Eryuan, dans la préfecture de Dali au Yunnan, la ville ancienne de Fengyu est classée ville historique et culturelle nationale. On la surnomme la « terre des lettrés et de l’encre »:sous la dynastie Qing, l’académie Fengxiang a formé quatre jinshi et onze juren aux examens impériaux. Les familles bai y ont fait de l’étude et du travail de la terre un véritable héritage. Même les jours de marché, on y trouve des étals de calligraphies et de peintures, tandis que les linteaux et les murs-écrans sont couverts de maximes familiales.
Fengyu était aussi une étape importante de l’ancienne route du thé et des chevaux. Elle conserve le deuxième plus grand ensemble architectural bai de Chine, juste après Xizhou. Le célèbre voyageur Xu Xiake y a passé sept jours et l’a comparée au « paradis des fleurs de pêcher ».
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
Le dernier carnet sur le Turkménistan date de 2019. Voici donc un court retour sur ce vaste pays désertique qui se visite un peu plus facilement qu'auparavant.
C'est mon premier carnet. Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Le pays s'ouvre lentement mais il est possible de visiter des sites où vous serez tout seul. En 5 jours, j'ai vu 2 hongkongais, quelques allemands et un chilien au cratère, 10 chinois dans un bazar de la capitale, et c'est tout !
Il est possible de visiter le Turkménistan depuis l'Ouzbékistan. Le plus simple et le plus économique est de se rendre en taxi jusqu'à la frontière depuis Boukhara. Le trajet prend un peu plus d'une heure.
Le passage de la frontière est assez long puisque de nombreux Turkmènes ramènent des objets achetés en Ouzbékistan afin de pouvoir les revendre au Turkménistan. Par exemple des couches, des produits pour bébés ou des produits de beauté.
Il m'a fallu plus de 2h30 pour franchir la frontière. Il est obligatoire pour visiter le Turkménistan d'avoir un guide et de passer par une agence de voyage. Les agences britanniques proposent souvent des séjours de trois, cinq ou sept jours à plus de 1 500 ou 2 000 euros.
Mais si votre budget est plus limité, il vous suffit de contacter quelques agences turkmènes directement par mail qui vous feront une proposition entre 700 et 1 300 euros pour trois à sept jours. J'ai pris un séjour de 5 jours de Turkmenabat dans le Nord-Est du pays jusqu'à Dashoguz dans le Nord. L'objectif est de visiter les principaux sites classés à l'Unesco, dont Merv, et les sites archéologiques comme Nisa ou Gonur Tepe.
Votre guide sera également le chauffeur. Il viendra vous chercher à la frontière. Les formalités sont très longues car les douaniers doivent multiplier les tampons et l'obtention du visa que vous avez préalablement demandé à votre agence de voyage nécessite plusieurs contrôles. Mais le passage se fait relativement aisément même si chaque étape est assez longue.
Une fois de l'autre côté, première surprise, l'autoroute est très récente jusqu'à Turkmenabat. Une très longue file de camions s'étend sur plusieurs kilomètres du côté turkmène afin de pouvoir passer la frontière et aller en Ouzbékistan. En effet, selon mon guide, les camions turkmènes transportent du gaz, du coton (pas à cette saison puisque la récolte a lieu en septembre), mais ont surtout un réservoir plein car le prix du carburant est beaucoup moins cher au Turkménistan. Un plein pour une voiture vaut à peu près 3 euros, ce qui est défiant toute concurrence.
Depuis le poste frontière de Farap, l'objectif est d'atteindre la ville de Mary qui abrite dans sa banlieue, à une trentaine de kilomètres, le site classé à l'UNESCO de Merv. Cette cité est connue comme étant une fondation d'Alexandre le Grand au IVe siècle avant Jésus-Christ sous le nom d'Alexandrie de Margiane. Plusieurs forteresses sont visibles.
Après plus de trois heures de route, nous déjeunons dans un restaurant turc qui s'appelle Aladdin. Plusieurs citations du président sont visibles sur l'autoroute, mais la route est de qualité et on avance aisément. Ce sera de loin la meilleure route du pays. ça se gâtera largement par la suite.
Les ronds-points sont particulièrement intéressants puisqu'on y retrouve des emblèmes de la culture turkmène, soit le chien, soit un tapis, soit le cheval Ahal Teke soit des symboles musulmans, même si la présence d'artefacts islamiques est assez réduite.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
Il arrive souvent qu'on nous demande quoi visiter en Belgique .
Et les réponses ramènent le plus souvent à Bruges , Gand, Anvers et Bruxelles , avec raison , ces villes valant la peine d'être visitées 😉 .
Toutefois, la Belgique, bien que petite , ne se limite pas à ces 4 villes .
J'habite l'une d'entre elles ( Bruxelles) , passe avec plaisir du temps dans les trois autres , mais j'ai envie d'aborder d'autres coins moins connus , qui pourront compléter le séjour de ceux qui ont envie d'en voir un peu plus , ou de voir autre chose .
C'est qu'entre deux voyages , j'aime bien visiter l'un ou l'autre coin du pays où j'habite .
D'où l'idée d'un carnet de balades .
La plupart des endroits dont je vais parler peuvent être visités en faisant l'aller-retour le même jour , au départ de Bruxelles , que ce soit en transports en commun ou en voiture .
Dans l'ordre chronologique des sujets abordés :
- Le barrage de la Gileppe ( province de Liège) -message 2 , page 1
- Le domaine de La Hulpe ( Brabant wallon ) - message 3 , page 1
- Malines ( province d'Anvers ) message 4 , page 1
- La côte - message 5 , page 1
- Le Westhoek , au départ de La Panne - message 6 , page 1
- Le Zwin, au départ de Knokke - message 7 , page 1
- Lier ( entre Malines et Anvers ) - message 8 , page 1
- Mons (Hainaut) - message 9 , page 1
- La région de Florenville . - message 12 , page 1
- Les Cantons de l'Est - message 13 , page 1
- Dinant - message 18 , page 1
- Le jardin japonais d'Hasselt - message 24 , page 2
- Louvain message 29 , page 2
- Louvain-la-neuve - message 32 , page 2
- Ostende - message 42 (page 3) et message 166 (page 9)
- Les floralies de Grand-Bigard . - message 43 , page 3
- Le bois de Halle -message 44 , page 3
- Les pralines - message 54 , page 3
- Charleroi - message 68 , page 4
- Namur - message 92 , page 5
- Le Bois du Cazier ( Marcinelle) - message 95 , page 5
- Les couques et les gozettes - message 96 , page 5
- Liège - message 99 , page 5
- Tournai - message 115 , page 6 .
- Audenarde ( Oudenaarde ) - message 121, page 7
- Jardin botanique de Meise - message 124, page 7 .
- Tongres ( Tongeren ) - message 125 , page 7 .
- Château de Beersel ( Brabant flamand) - message 126, page 7 .
- Bruxelles confinée ( messages 150 et 154 , page 8 )
- L'hôpital Notre Dame à la Rose , à Lessines ( messages 161 et 162 , page 9 ) .
- Westende ( message 167, page 9)
je complète cette liste au fur et à mesure de l'avancement du carnet ...
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
January 2026
Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would actually interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few "Are you going to write a journal?" requests and especially the renewed pleasure from reading other travelers’ travel journals about Japan or elsewhere on this forum or elsewhere, I’ve decided to share this 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute this year, as usual.
I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination, even without concrete plans. Finding a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After long hesitations between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The tickets are booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s still better than in 2023.
We leave in 2 weeks!! Now it’s just a matter of getting everything ready!
Intense work ahead in these 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or taking time to revisit beloved spots...
decide how much time to spend in each selected area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot as we go, but last year, we noticed that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—even if it means keeping a few options open while we decide or see if better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—and whether we’ll be stuck in non-stop rain???
What a tough job, right? Traveling to Japan for a month—such a hard life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight tickets, there were only a few seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the outbound flight, we’ve got the middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s almost time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient or maybe set an alert...
Before Our Departure
Preparing for this trip started 9 months before our departure in June. For those planning a similar itinerary, it’s important to book accommodations well in advance, especially in the Okavango and Savuti campsites—otherwise, you might not find any availability.
Introduction
After visiting Zambia three years ago and Namibia and western Botswana a year and a half ago, this year we chose Zimbabwe (Hwange NP) and the northern half of Botswana.
Our flight from Paris was to Victoria Falls with Ethiopian Airlines, with a layover in Addis Ababa. We rented a 4x4 from Bushlore in Kasane, complete with two rooftop tents since there are four of us on this adventure. Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4 and, most importantly, gave us a rundown of the vehicle and its equipment. Pay close attention to what they tell you—it could be crucial if something goes wrong, as it did for us during the trip.
Our Itinerary
We arrived on June 12th at noon. At Victoria Falls Airport, we got our double-entry visa right away—I’d already pre-booked it online on the site https://www.evisa.gov.zw/.
Since our vehicle was in Botswana, we had to cross the border from Victoria Falls into Botswana for the first time.
The next morning, Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4. After completing the formalities, we headed toward Zimbabwe and the town of Victoria Falls.
We woke up early the next morning to be at Victoria Falls at sunrise. The scenery was stunning, but since it was the start of the dry season, the Zambezi was still high, so the falls had a strong flow. This made it hard to fully appreciate their beauty.
In the early afternoon, we left for Hwange NP, where we stayed for 4 days. Two days at Gwango campsite near Dete, followed by two days at Robins Camp. We expected to see more animals at Robins, but that wasn’t the case. In Hwange, we didn’t spot any predators, but we did see plenty of mammals (buffalo, elephants, giraffes, zebras, and antelopes).
After a few days in Zimbabwe, we crossed back into Botswana at Pandamatenga. We stopped at Nata Lodge for a good night’s rest—driving on the dirt roads is exhausting.
We left Nata and headed toward Nxai Pan. The road was sandy but manageable. We made a small detour to admire some beautiful baobabs at "Baines Baobabs." Then we continued to our campsite, Nxai Pan South Camp. Keep in mind that many campsites in Botswana aren’t fenced (except for the shower/toilet areas), so animals can roam freely within the camp. Take precautions, especially after dark.
After our stop in Nxai Pan, we headed to Maun. We decided to break our journey in Maun before heading to Moremi and the Okavango Delta for three reasons: first, we needed to stock up on supplies and fuel for the next 5 days; second, our fridge had broken (luckily, Bushlore has a branch in Maun); and third, the drive from Nxai to our camp in Xakanaxa in the delta would’ve taken too long. I always avoid driving after dark.
We arrived at our Xakanaxa camp on June 21st in the early afternoon. Not wanting to waste time, we booked a boat ride on the Okavango Delta, leaving at 4:00 PM for a 2-hour sunset cruise. For those interested, to the right of the Xakanaxa X1 site, there’s a sign for boat rides. The organizer is very professional and offers prices that are nothing like those of the lodges.
It was a beautiful ride through the delta with a stunning sunset. Being on a boat is much more relaxing than driving on the dirt roads. That didn’t stop us from doing self-drive safaris the next morning and late afternoon, though.
Then came the time to leave the delta and head toward Savuti, a much drier region. And that’s when the toughest part of our trip began. First, we decided to go up via Khwai. The rainy season was over, but the area was still marshy. We had to cross a few small water patches, testing the depth to make sure we could get through. Luckily, a sign on the road pointed us toward a drier route. We reached Khwai without any issues, but then we made a major mistake. Instead of taking the main track toward Mababe Gate to reach Savuti Camp, we took a straight path north and then a right turn to get to our camp. Bad call—we got stuck in the sand, with one rear wheel buried halfway and a front wheel off the ground. We were genuinely scared we wouldn’t get out, especially since we were on a deserted track, 20 kilometers from our destination, with night falling in two hours. This is where paying attention to the vehicle instructions really paid off—we had to use the jack to get out of the mess. The result: we arrived at Savuti campsite just before dark (Distance: 146.3 km, Duration: 9 hours, 56 minutes, and 3 seconds, Average speed: 14.7 km/h, tracked with Osmand). At reception, the staff couldn’t understand how we’d gotten there—we hadn’t passed through any of Savuti’s reserve entry gates.
The next morning, no one felt like driving, so we did a game drive with a guide. I don’t know if it was some kind of reward, but the outing was amazing. We saw three lions and, best of all, a pack of African wild dogs that we had time to admire and photograph. The next day, we did a short self-drive and found one of the lions from the day before drinking at a waterhole. That was the end of our Savuti adventure.
Now we’re heading to Kasane. We returned our vehicle and settled in for our last two nights there. The next morning, since we no longer had a car, we decided to do one last early-morning game drive in Chobe NP. It turned out great—we followed two brother lions and saw plenty of other mammals. The only downside of Chobe is the number of tourists, which was a change from the other parks we’d visited. That said, we’re tourists too, so...
In the evening, we took one last boat ride on the Chobe River to end on a high note with a beautiful sunset.
After a good night’s sleep and plenty of wonderful memories, landscapes, animals, and emotions, it was time to leave. We left early in the morning with the same taxi company as before to cross the border into Zimbabwe one last time and head to the airport, where we took off to return to France.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations