Mais pourquoi donc aller aux Célèbes (Sulawesi en Indonésien) ?
Parce j'ai toujours rêvé des Célèbes 🙂
A part ça, voici quelques arguments plus convaincants :
Parmi les nombreuses raisons d'aller jusqu'aux lointaines Célèbes :
- découvrir la riche et surprenante culture Toraja, en particulier ses cérémonies funéraires
- buller dans l'archipel paradisiaque des Togians frangé de récifs coralliens et y taquiner le poisson,
- nager avec les méduse multicolores (non urticantes 😉 ), une expérience unique
- rencontrer des habitants adorables dans des villages isolés sur des iles du bout du monde
- nager au milieu des tortues et requins le long du célèbre tombant de Bunaken, l'un des meilleurs spots du monde d'après les spécialistes
- partir à la recherche de l'étrange tarsier, qui ne vit qu'ici et à Bohol, une ile des Philippines- parcourir le pays Minahasa et ses volcans
- randonner dans la forêt de Lore LIndu à la recherche de ses étonnants mégalithes à la façon ile de Paques
- se baigner le long des immenses plages désertes de la région de Bira
- rencontrer le si chaleureux peuple indonésien et ses multiples ethnies- nager avec les requins baleines.. et beaucoup d'autres raisons
Si quelques uns de ces arguments vous ont convaincus, suivez moi pour cette traversée sud-nord de Sulawesi en photos
Avant de commencer la traversée, quelques infos générales de présentation des Célèbes et du contexte du voyage ... que vous pouvez sauter pour aller directement à l'EPISODE 1 Makassar" avec ses photos :
Pour commencer à découvrir Sulawesi, à l'est de Bornéo, dont l'ile principale a une forme si étrange, il faut du temps, les trajets sont interminables, les bateaux sont incertains, le centre de l'ile est une zone de montagnes longtemps infranchissables (pour aller du nord au sud il fallait passer pas la mer). Pour donner une idée, il faut 5-6 jours par la route de Makassar a Manado (cf carte avec notre trajet terre-mer ... les petites huttes sont nos haltes).
- Voyage réalisé en couple: c'est notre 3ème voyage en Indonésie après Java-Bali-Lombok et Flores-Komodo, environ 10ème en Asie du Sud-Est
Depuis un 4eme voyage a été effectué aux Moluques, les fameuses iles aux Epices dont le nom m'a aussi longtemps fait réver🙂. Cf mon carnet de voyage "Les Moluques: splendeurs (et galères) d'un archipel inconnu des touristes"
voyageforum.com/...-touristes-d9181018/. ... les Moluques sont vraiment inconnues des touristes (rencontrés 4 en 3 semaines)
- En septembre (en 25 jours), un bon mois coté météo et avec très peu de touristes, ce qui
permet de ne jamais réserver quoi que ce soit, il y a de la place partout (logements, transports, ...) . De toute façon Sulawesi n'est pas une destination très touristique ... bien que les Togians vont rapidement le devenir depuis qu'un aéroport à ouvert à proximité 🤪 (sans avions lors de notre passage 🙂)
- Ce voyage a déjà 2 ans, le carnet a été réalisé grâce aux notes que j'ai prises sur place (nom d’hôtels, de lieux, horaires, ...) et à ce que mémoire n'a pas oublié.
- Si certains préparent leur voyage aux Célèbes, vous trouverez des infos pratiques regroupées à la fin.
Trajet prévu/réalisé
Arrivée par Jakarta-Makassar, retour Manado-Kuala Lumpur
Trajet prévu : Makassar - Bira - Pays Toraja - Togians - forêt de Lore Lindu - région de Gorontalo, peut-être Tumbak - Pays Minahasa / Tangkoko / Tomohon /- Manado
- La forêt de Lore-Lindu et ses mégalithes me tentait beaucoup, mais est abandonnée par manque de temps, sauf a courir tout le temps, ce qui n'est pas dans nos habitudes.
- Idem pour Dongalla (région de Palu) décimé depuis par un séisme et un tsunami en sept 2018. Le trajet Poso Palu est vraiment trop long, ça nous a découragé 😛
- On n'a jamais mis le lac de Senkang avec ses villages lacustres à notre programme, car on est allé au merveilleux lac Inle en Birmanie 2 ans plus tôt .. et on a eu peur d'être déçu tant la barre a été mise haute au lac Inle 😊
Finalement, la région de Gorontalo sera supprimée , ainsi que Tumbak et les volcans du pays Minahasa
Bunaken sera ajouté : les raisons de ces changements sont décrites au fil de l'eau dans le carnet.
Jusqu'au dernier jour avant le départ, on aurait aimé passer qqs jours dans la région de Bira tout au sud de l'ile, on y renonce finalement la veille de notre départ, on n'aura pas le temps d'aller partout.
Pour les logements et les transports, on voit au jour le jour comme d'habitude : ça a tjs marché ... à l'exception quasi-systématique d'une nuit lors de chacun de nos voyages. Il y a tjs un jour ou le trajet est plus long que prévu, ce qui nous fait arriver de nuit, ou la guesthouse repérée n'existe pas, ou est fermée ... Sur le coup c'est une galère, on se demande se qu'on fait ici ... puis dès qu'on a trouvé un arrangement, il nous reste le souvenir d'un moment difficile, mais c'est aussi ce qui fait le charme d'un voyage !
Assez discuté, c'est parti pour Makassar
Viendront ensuite le Pays Toraja, les iles Togians, le pays Minahasa (et le tarsier🙂) et l'ile de Bunaken
EPISODE 1 : Makassar
Après une arrivée à Makassar dans la matinée, le 1er objectif est de prendre le bus de nuit pour Rantepao (pays Toraja) et donc d'aller acheter des billets.
Il y a 3 terminaux de bus a Makassar, coup de chance le Terminal Daya pour le nord de l'ile (donc le pays Toraja) se situe sur la route de l’aéroport au centre ville. Il suffit donc de prendre le bus aéroport-centre ville pour qqs roupies et de se faire déposer au terminal.
Plusieurs compagnies proposent des bus VIP pour Rantepao, on en choisit une au hasard, après s'être assuré que ce bus avait bien 3 sièges frontaux (au lieu de 4 comme ds tous les bus) et des gros sièges couchettes :
Il est 10h, le bus part vers 21h, ça nous laisse un peu de temps pour une rapide visite de Makassar. (aussi appelée Ujung Pandang) et pour se remettre dans l'ambiance si chaleureuse de l'Indonésie
Donc direction Paotere en taxi, le vieux port commercial au nord de la ville.
Le port est très plaisant, on se croirait dans une petite ville alors que Makassar a 2 millions d'habitants. Balade sur les quais très animés, avec le marché aux poissons, qqs petits canaux, mais le clou du spectacle est l'alignement des voiliers de commerce bugi tout en bois.
Ensuite direction le centre ville (Port Rotterdam) en becak, un tuktuk à pédales (c'est le moyen de transport des habitants de Paotere)
On passe par des petites rues très animées avec des marchés on l'on peut trouver de tout, y compris des chèvres vivantes (bien plus sympa que ce qu'on découvrira plus tard au marché de Tomohon 🏴☠️ 😮 photos a venir)
ça fait envie à beaucoup d'entre vous .. mais pas de bol, j'aime pas les bananes 🙁 :
En s'approchant du centre, on serre un peu les fesses au milieu de la circulation plus dense, mais tout se passe bien
Quelques touristes arpentent la place devant le Fort Rotterdam, mais il n'a pas l'air en très bon état : on s'en passera donc et on préfère flaner au hasard dans des ruelles et en bord de mer au milieu des vendeurs de jus de fruits frais ... un délice comme toujours, des jeunes qui dansent, chantent ... un moment agréable. Rien d'extraordinaire, mais on aime bien se plonger dans cette ambiance locale.
Concours de Hijab ? En tout cas cas, le sud de l'ile est bien musulman (à Sulawesi, les musulmans, les catholiques, les protestants et les animistes se partagent les différentes régions) :
Pour finir la journée avant de prendre le bus de nuit, un petit repas-apéro avec coucher du soleil sur les cocotiers de la petite ile en face :
Après cette rapide visite de Makassar, on retrouve notre bus de nuit qui est bien un VIP avec 3 fauteuils de front seulement. Très confortable, j'ai de quoi allonger mes longues jambes. Une bonne nuit, un arrêt pipi-boisson-repas au milieu, et nous voila au pays Toraja au lever du jour.
Le seul moyen de venir au pays toraja est la route (8-9h depuis Makassar, 18-20h depuis Poso), le petit aéroport n'a plus de vol depuis Makassar, pas assez rentable vu le peu de monde ... et du coup il y a encore moins de monde, ce long trajet sur une route de montagne rebutant les touristes pressés qui venaient de Bali pour 3 jours A-R
On se fait déposer à l'hotel Misciliana à l'entrée de Rantepao, petite ville capitale culturelle du pays toraja (Makale capitale administrative est à 20 km).
La veille de notre départ, on y a réservé 2 nuits dans un tongkonan (maison traditionnelle) : c'est très joli, très local, mais pas très pratique ! Echelle pour entrer, plafond bas, intérieur sombre
Notre tongkonan, l'un des 4 de l'hotel (qui possède aussi des chambres classiques sans charme mais pratiques !)
L'extérieur des tonkgonan est toujours richement décoré :
L'entrée avec son échelle (danger pour les plus de 1m50 ... je mesure 1m90 🤪)
On ne perd pas de temps pour commencer les visites : tout en dévorant un bon petit déjeuner pour se retaper de la nuit de bus, le gérant de l'hotel nous propose un guide.
On aime bien visiter seuls, mais pour bien comprendre les coutumes toraja et pour pouvoir aller plus facilement dans les villages, un guide est vraiment indispensable ici.
On n'a pas envie de perdre du temps et s'embêter à comparer les prix avec un autre guide qui sera peut-être moins cher, mais peut-être pas.
On se met donc d'accord avec le guide (parlant français, le luxe) pour un programme de 2 jours, et ensuite on continuera nos visites seuls avec les moyens du bord (tuktuk, pedibus et 3 mots de bahasa indonesia)
1h plus tard on est parti pour les funérailles 😮
Les funérailles sont de grands évènements qui ont lieu de juillet à septembre. Les morts sont embaumés et conservés pendant des mois (voire des années le temps de trouver l'argent nécessaire à ces fastueuses cérémonies) jusqu'à cette période sèche ou les travaux des champs sont au plus bas, ce qui permet de respecter la tradition en organisant des cérémonies de plusieurs jours.
ça tombe bien (sauf pour le défunt 😊), des funérailles viennent juste de commencer dans un village proche, on entre donc directement dans le vif (si l'on peut dire !) du sujet
Tout a débuté la veille par un combat de buffles. Ce matin les invités, amis et familles sont accueillis par le sacrifice d'un buffle : on vient juste de finir le petit déjeuner, ça va risque d'être un peu gore
Arrivée des invités, certains avec des cochons pour le repas
Des loges sont montées autour de la place prévue à cet effet pour recevoir les invités
Tout ce petit monde prend place dans les loges
Nous faisons partis des invités, car les touristes sont bienvenus : en effet plus il y a de monde plus l'enterrement est réussi. Comme tous les invités, on nous offre a manger et a boire
Tout le monde est sur son 31 :
On fait des photos souvenirs ... comme chez nous les jours de mariage 😛
On apprécie d'être quasiment les seuls touristes (période creuse ou toujours comme ça ?) : la cérémonie est plus intimiste (malgré le nb d'invités toraja) et traditionnelle avec seulement quelques touristes sur la place. L'atmosphère doit être différente avec des dizaines d'appareils photos autour.
Le guide a acheté une cartouche de cigarettes qu'il offre en notre nom au fils du défunt, notre participation a la cérémonie :
Les Toraja sont protestants avec des rites animistes, la cérémonie commence par une danse chantée du "prêtre" :
Puis les invités défilent sous le regard des cochons qui grognent bruyamment (on se demande bien pourquoi 😉) :
Merci Christian pour ce partage. Nous allons découvrir l'Indonésie en famille cet été mais pas Sulawesi. Je reste toutefois très intéressée 🙂 J'attends la suite avec impatience !
Le buffle est un animal respecté, un symbole social qui représente richesse et pouvoir
Aujourd'hui seulement 2 seront sacrifié. On n'a pas envie de voir ça, on quitte donc la place qqs minutes. Demain ce sera 11 buffles 😛 ... et finalement on s'habituera sans problème à ce massacre
A notre retour, il n'a pas l'air en très bonne santé :
Les buffles sont découpés devant les porcs qui attendent sagement en grognant de passer a table (coté casserole !) :
Chaque invité repartira avec un morceau de viande, les meilleurs morceaux pour les invités les plus importants
ça ne leur coupe pas l'appétit :
Par contre le porc n'est qu'un aliment qui servira de repas aux invités. Les porcs participent à la cérémonie à leur façon : attachés et attendant d'être abattus !
Comme je ne manque jamais l'occasion de me cultiver 😉, je remarque qu'il y a 2 façons de transporter les cochons :
à l'endroit (celui-ci a l'air heureux !!)
ou a l'envers (c'est moins confortable !)
Ensuite ils sont achevés derrière la place : comme ils ne sont pas vénérés en tant que nourriture uniquement, ils n'ont droit a aucun égard, y compris dans la façon de les abattre ou certains s'amusent a les faire souffrir en rigolant (je n'ai pas trop aimé)
Après ces débuts un peu difficile 😛dans la culture toraja, nous allons au village de Ke'te Kesu
On peut y voir une belle rangée de tongkonan, mais cela ressemble un peu trop à un musée, donc cela n'a pas le charme d'autres villages isolés que nous rencontrerons au gré de nos balades dans la montagne
La face avant des tongkonan est toujours peinte de couleurs vives ou sculpté
Le nombre de cornes de buffles sur le tongkonan dépend du statut social du propriétaire.
Le toit de chaume est recouverte de mousse
Derrière le village, les cercueils sont déposés à flanc de falaise ou a même le sol. Laissés a l'abandon, les enfants jouent avec les squelettes 😏
Nous allons ensuite à Kambira, l'un des plus importants cimetières pour enfants de la région : les Toraja déposent le corps de leurs bébés décédés dans un arbre verticalement, la croyance voulant qu’ils continuent de grandir avec l’arbre.
Le guide nous laisse près de Sangalla ou une courte marche nous amène au pied d'une falaise dans laquelle sont creusées de nombreuses tombes, ainsi mises à l'abri des pillages.
Les tau-tau (on dit taotao et non toto !) qui ornent les balcons taillés dans la roche devant les grottes, sont des effigies représentant les morts.
On continue la découverte de la région à pieds a travers la campagne, des villages, des plantations :
puis par la grotte de Tampangallo
Entrée de la grotte avec les cercueils et les cranes au fond
Des tau-tau :
A venir : suite des funérailles avec sacrifice de 11 buffles et villages toraja
Le pays Toraja suite
Pour finir cette journée, le guide souhaite absolument nous emmener au Corcovado local (on est pas fan de ce genre de chose), qui domine Makake
Question à 1000 roupies : quel est le vrai Corcovado ? (c'est pas très malin .. mais un peu de détente au milieu de tous ces squelettes ne fait pas de mal😏
On remarquera par la suite que les signes de présence chrétienne sont extrêmement visibles à chaque fois que la région est majoritairement catholique ou protestante, avec d'immenses églises : en effet bien que Sulawesi soit alternativement musulmane et chrétienne, les chrétiens sont largement minoritaires (présents seulement dans le centre, en pays toraja en particulier et pays minahasa tout au nord) et ne manquent donc pas une occasion de se mettre en évidence pour le rappeler, y compris en pleine forêt . En fait les 27 millions de chrétiens craignent d'être oublié ( voire pire) par le gouvernement au milieu de 240 millions de musulmans et 4 millions de bouddhistes, hindouistes et autres :
L'invasion de la tole ondulée est omniprésente comme partout : si certains tongkonan sont toujours construit avec des toits de chaume, de nombreux tongkonan sont maintenant en tole ondulée
Pour monter une charpente de tongkonan , il ne faut pas craindre le vide :
Sculpteur de bois à l’œuvre sur un tongkonan
Comme on a pu le voir dans pas mal d'iles reculées d'Indonésie (et quasiment partout en Birmanie), le moyen de transport le moins cher et le camion (la bétaillère ?) :
Le soir, même si Rantepao n'est pas bien grande, on a le choix entre qqs restaurants sympas
On ne voit pas beaucoup de touristes, mais cela s'explique depuis que le petit aéroport a fermé et avec lui les vols Makassar-Rantepao : ceux qui faisaient un aller-retour éclair depuis Bali en 3 jours ne peuvent plus se le permettre avec 10h de route depuis Makassar (et pareil pour le retour) ... dommage pour eux et tant mieux pour nous 🙂
Le deuxième jour, la visite se fait en scooter, on retourne voir la suite des funérailles au village
De nombreux buffles arrivent avec leur propriétaires : ils vont être sacrifiés, mais jusqu'au dernier moment ils sont choyés.
Plus le nombre de buffles est élevé, plus le défunt est important
Tous les buffles présents sur la place vont être sacrifiés ! Les invités se tiennent toujours dans les loges autour
Puis les buffles sont abattus d'un coup de sabre sous la gorge et meurent en quelques secondes
On ne pensait pas tenir longtemps devant ce qu'on considérait comme une boucherie, mais avec l'ambiance, la musique, le "prêtre" (j'ai oublié le nom exact) qui s'exprime, la
cérémonie ...etc, on est surpris d'avoir assisté a la mort des 11 buffles sans problème.
Un seul a agonisé pendant de très longues minutes (la c'était vraiment dur de voir ça), car le coup de sabre a été raté (celui de la photo ci-dessous ou on voit le sang couler sans que le buffle ne se soit effondré), et le buffle était comme fou et devenait très dangereux : le plus étonnant c'est que les Toraja se précipitaient pour me protéger (j'étais sorti de ma loge pour faire des photos😊)
Vision sinistre de la place à la fin des sacrifices 😠:
Après ce massacre (pour nous car cela ne pose pas de pb pour les Toraja😉) , et pour nous remettre de tout ce sang, le guide nous emmène aux mégalithes de Bori
Derrière les mégalithes, on monte vers les tombes qui sont creusées dans un gros rocher, car il n'y a pas de falaise.
Un artisan est en train de creuser une tombe : qd on voit la profondeur, on se demande combien de temps est nécessaire à coups de burin !!! Le guide n'a pas su nous répondre
Avant d'attaquer la longue montée vers les rizières, on donne à boire à mon scooter
Merci pour ce beau carnet et ces magnifiques photos (sauf les buffles...âmes sensibles s'abstenir ! 🤪), qui me rappellent notre incroyable voyage de l'été dernier.
.... magnifiques photos (sauf les buffles...âmes sensibles s'abstenir ! 🤪).....
et les photos c'est zen à coté des vidéos 😉 ....
après le coup de sabre, si le buffle ne s'effondre pas instantanément , certains gémissements (? quel est le terme ?) sont vraiment durs a entendre
Celui qui a été complètement raté a vécu un calvaire de plusieurs minutes, c'était presque insoutenable, il montait sur ceux qui étaient deja morts , retombait, donnait des coups de sabot, s'agitait en tous sens ... tout en perdant son sens ... horrible 🤪 😠
.... magnifiques photos (sauf les buffles...âmes sensibles s'abstenir ! 🤪).....
et les photos c'est zen à coté des vidéos 😉 ....
après le coup de sabre, si le buffle ne s'effondre pas instantanément , certains gémissements (? quel est le terme ?) sont vraiment durs a entendre
Celui qui a été complètement raté a vécu un calvaire de plusieurs minutes, c'était presque insoutenable, il montait sur ceux qui étaient deja morts , retombait, donnait des coups de sabot, s'agitait en tous sens ... tout en perdant son sens ... horrible 🤪 😠
🤪🤪🤪🤪🤪
Les buffles étaient déjà sacrifiés quand on est passé...les hurlements des cochons m'ont bien suffi..;🏴☠️
Bonjour, nous avons eu le plaisir, lors d'un voyage en pays Toraja, d'assister à une de ces impressionnantes cérémonies; le guide nous avait expliqué que chaque invité amenait le cadeau (poulet, porc ou buffle) que ses moyens lui permettaient, ce qui donnait ainsi son rang social.
Mais un décompte très précis était enregistré et la famille du mort se devait de faire aussi bien en retour.
Comme partout, l'administration y met son nez, et un contrôleur du fisc local en profite aussi pour noter ces fameux "moyens" et ce fameux "rang social" affichés comme autant de signes extérieurs de richesse.
Certains s'endettent aussi lourdement pour faire bonne figure.
merci d'avoir complété avec ces explications interessantes : concernant l'endettement j'étais au courant, mais pas pour l’administration qui met son nez la-dedans 🙁
merci pour cet encouragement 🙂 ... mais désolé, si je n'ai pas le temps de continuer ce soir, la fin du pays toraja, les inoubliables iles Togian, le tombant de Bunaken et le mystérieux tarsier (entre autres) n'arriveront qu'à partir d'une dizaine de jours pour cause d'absence sans accès a mes photos et probablement pas internet 😊
Après une heure de montée, on laisse nos scooter à Bututumonga pour passer en mode pedibus au milieu des rizières :
Au milieu des rizières, un peu inconsciemment on s'approche un peu trop d'un buffle qui nous charge, il n'apprécie pas notre présence ... heureusement sa corde l'arrête brutalement 😛
Séchage du riz
Lors de notre passage devant une école en pleine nature, les enfants qui doivent être en récréation nous invite à participer à leur jeux d'eau :
Au détour d'un chemin, on entend une grosse clameur, on s'approche du village :
et on tombe sur un gros attroupement sur la place.
De nombreux coqs sont tenus par leur propriétaires, avec de long couteaux acérés sur les pattes, des billets passent de main en main : il s'agit de paris sur de batailles de coq (interdits d'après notre guide, mais le lieu n'est pas très secret, donc il y a surement une grande tolérance)
Après le massacre des buffles ce matin, nous voila devant des coqs qui s'entretuent 😐 , vraiment cool ces vacances 😎
Le combat est très violent, et très rapide ... faute de combattant
Les 2 jours suivants, plus de guide, plus de funérailles, et des visites en pete-pete (appelé bemo ailleurs en Indonesie) et à pied dans la campagne
Les distances ne sont pas grandes : on en profite pour aller d'un village a l'autre par les rizières au milieu des cacaoiers, papayers, jacquiers .....
Aujourd’hui c'est jour de marché aux buffles à Bolu : allons voir en pete-pete (je suis obligé de me plier en 4 pour entrer) :
ça ressemble à d'autres marchés aux bestiaux qu'on peut trouver chez nous, avec toutefois des bêbêtes bien costaux, assez irritables et par conséquent solidement attachés
On peut aussi s'offrir un porc
Un autre pete-pete et nous voila a Marente avec ses tau-tau
Nous voyant passer devant leur collège, plusieurs filles se précipitent pour nous demander si elles peuvent pratiquer un peu leur anglais. On passe un moment bien sympa comme on les aime :
Pour notre 4eme et dernière journée au pays Toraja, un kijang (taxi collectif) nous dépose à Lemo, le village le plus célèbre du pays Toraja avec ses superbes tau-tau. C'est la première fois qu'on voit des échoppes à souvenirs (3 ou 4 pas plus !) ce qui indique que ce site doit être fréquenté par des touristes : aujourd'hui il y a qqs locaux mais pas d'autres occidentaux
Londa, l'autre village "célèbre" est a qqs km, on choisit donc la marche par les villages et rizières et les chemins
Un seul mais magnifique tau-tau sur ce site funéraire situé dans une sorte de cirque fermé :
A coté du tau-tau, on entre dans une grotte un peu macabre :
Retour en kijang suivi de repos l'après-midi, car demain la journée sera longue et fatigante en direction des îles Togian, inoubliable archipel d'après ce qu'on en dit.
Pour ce long périple sur des routes de montagne sinueuses et plus ou moins défoncées, avant de prendre un bateau, il faut compter 3 jours avec étape à Pandolo ou Tentena, puis Ampana au bord du golfe de Tomini
Par chance (ou inconscience ?) on nous indique que ce très long et épuisant trajet est faisable en 2 jours, à condition de louer une voiture particulière.
Vu que nos finances nous le permettent, on choisit cette solution onéreuse mais plus confortable : mais pour la seule fois lors de nos 4 voyages en Indonésie, on a eu du mal a trouver un chauffeur.
Il faut dire que Rantepao-Ampana-Rantepao ça fait dans les 35h de route 😛 😛
EPISODE 3 : en route et bateaux pour les Togians
Nous voila donc parti à 5h pour rejoindre en une seule étape Ampana, le petit port de départ pour les iles Togians,
La première partie est extrêmement sinueuse et pleine de trous : on met un temps infini pour descendre des montagnes toraja jusqu'à Palopo au bord du golfe de Bone.
Évidemment, (c'est tjs comme ça en Indonésie, on en a l'habitude), le chauffeur a mis le minimum d'essence et nous demande d'avancer un peu d'argent pour mettre 10 litres
d'essence : le pb c'est qu'on est de retour en terre musulmane (ça c'est pas un pb !), et que c'est jour de fête religieuse, donc tout est fermé (ça c'est le pb). Le chauffeur ne nous dit rien, mais on le voit chercher de tout cotés et demander plusieurs fois. Il va vraiment falloir trouver du pétrole, on n'a pas envie de pousser.
Finalement on trouve de l'essence et on a vite fait de s'apercevoir qu'on est de nouveau en terre musulmane :
Le paysage est magnifique le long du golfe de Bone (surtout avec de l'essence)
Puis on attaque la partie la plus difficile : plusieurs heures d'une route impraticable par temps de pluie (on franchit de nombreux glissements de terrain) dans le centre de l'ile quasi inhabité, avec traversée de montagnes impénétrables recouvertes d'une jungle épaisse. C'est cette partie qui est récente. (pas de photos, c'était trop pénible !!)
Après 8h de route, on retrouve la civilisation à Pendolo, village clairsemé et poussiéreux sur la rive sud du Danau Poso. Hormis la baignade sur de jolies plages de sable blanc, pas gd chose a faire ici. On s'arrête dans l'une des gargotes qui bordent la route, vraiment pas terrible (riz froid avec poisson froid du lac Poso) mais la côte du lac Poso n'est pas la côte d'Azur ni la côte de boeuf.😊
De toute façon ça aurait pu être pire : ici on est de retour chez les chrétiens et les gargotes sont ouvertes (alors qu'on a eu les pires difficultés pour trouver une bouteille d'eau qqs heures plus tot en terre musulmane)
Je me demande comment le chauffeur a pu tenir si longtemps au volant sur cette partie de route.
Cette région a quasiment été abandonné par les rares touristes pendant des violences religieuses (chrétiens contre musulmans) de 1998 à 2006.
Un affrontement entre jeunes chrétiens et musulmans avinés a déclenché des combats de clans à Poso. Puis des groupes paramilitaires chrétiens et le Laskar Jihad ont entamé une véritable guerre, armés de machettes, d’arcs et de flèches, ainsi que de bombes artisanales et d’artillerie lourde. Fin 2006, quand la paix est revenue, plus de 1 000 personnes avaient été tuées, des maisons brûlées, des marchés bombardés et des enfants décapités. 😠
Aujourd'hui, tous ces gens qui se sont entretués vivent de nouveau en voisins paisibles
2 heures de plus nous mènent a Tentena ou la plupart font étape. (ça fait 10h qu'on roule)
Nous on s'arrêtera juste pour manger des fruits le long de la route ... et aussi pour que le chauffeur se repose qqs minutes
Il nous reste 5 heures de route dont je n'ai aucun souvenir ... épuisé
A 20h on entre dans Ampana après 15h de route depuis Rantepao
On se dit que ce n'est pas très sérieux d'avoir fait conduire notre chauffeur 15 heures de suite ... mais dans les choses a ne pas faire, on fera bien pire en quittant les Togians 😮
Salut Christian , j’écris rarement sur le forum mais là vu le début de ce carnet ( très bien exposé ) et surtout la suite qui m’intéresse vraiment , je ne peux pas faire autrement que vous encourager à le continuer !
Dans quelques mois et pour quelques mois je serais dans cette zone , donc je vais sûrement relever des infos qui me seront utiles 😉 .
Au plaisir de vous lire .
Avant notre venue, rien ne manquait au monde; après notre départ, rien ne lui manquera...
- Idem pour Dongalla (région de Palu) décimé depuis par un séisme et un tsunami en sept 2018. Le trajet Poso Palu est vraiment trop long, ça nous a découragé
Tu n'as rien manqué depuis le tsunami c'est hyper pollué... des détritus et des gravats partout! Et le peu que j'ai vu dans l'eau ne mérite pas le déplacement...
Je passais par Palu pour aller à Ampana vers les Togians et suis resté bloqué un jour et demi à Palu. j'en ai profité pour aller à Dongalla c'est toujours un peu mieux que Palu qui a vraiment subi beaucoup de dommages! Le récit du tremblement de terre et du Tsunami par un habitant de la ville m'a terrifié!
Hello
C'est horrible ce qui est arrivé. J'y étais passée pour aller au Prince Jhon dive resort et j'avais bcp aimé et leur resort et leur joli house reef. A priori ils n'ont eu a Donggala que peu de dégats, en tout cas au resort lui même (en hauteur sauf le restaurant), c'est surtout Palu qui a été exposé.
J'y étais passée pour aller au Prince Jhon dive resort et j'avais bcp aimé et leur resort et leur joli house reef.
Salut
J'avais essayé de les contacter avant mon départ mais je n'avais pas eu de réponse de leur part pourtant effectivement aucun dégâts dus au tsunami et quelques plongeurs Indonésiens y résidaient sinon aucun touristes étrangers
A priori ils n'ont eu a Donggala que peu de dégats, en tout cas au resort lui même (en hauteur sauf le restaurant), c'est surtout Palu qui a été exposé.
Pas de dégâts matériels à Dongalla mais un environnement très pollué... des ordures partout, c'est sans doute dû aux conséquences indirectes du tsunami et aux courants qui ont emportés tous les détritus de Palu.Bref pour moi pas l'endroit rêvé. Avec ça un récif corallien abimé, des fonds sous -marins pas vraiment au top en tous cas proche du rivage.Il est vrai que depuis quelques années il semblerait que la pollution se généralise un peu partout sur les plages en Asie du Sud est et ailleurs aussi, .Il faut dire que je n'avais pas fréquenté le bord de mer et les îles depuis longtemps et à priori il n'y a plus guère d'endroits préservés dans le monde; les coraux sont blanchis un peu partout même aux Togians...Ceux qui n'ont pas connu l'époque où le corail était presque intact ne peuvent pas se rendre compte du changement qui s'est opéré...
Hello
Je peux t'assurer qu'il reste de très jolis spots de snorkeling en Sulawesi (a minima Tumbak, Bangka, Siladen et bien évidemment Bunaken où j'étais encore en octobre dernier) et aux Raja Ampat (en février dernier), ainsi qu'en mer Rouge. Palau semble résister aussi au vu de photos circulant sur facebook (cf. lien pour mes vidéos en bas de post), mais pour combien de temps ?
Salut Christian, cela fait longtemps que je ne suis pas intervenue sur VF mais là, je ne pouvais pas ne pas le faire : merci pour ce carnet, passionnant et plein d'infos🙂.Tes photos sont également très belles et pleines de ressenti😇... Des années que je projete d'aller visiter Sulawesi, tu as re-appuyé sur le bouton ! 😉... Bravo et vite la suite stp !
Après cet épuisant trajet Rantepao-Ampana, il me fallait bien une bonne semaine de repos déconnecté d'internet 😏, ce qui explique mon silence depuis la semaine dernière
Je reprend donc la suite de ce carnet en vous remerciant pour vos messages (je ne répond pas individuellement, j'ai trop de retard😊 )
EPISODE 4 : Ampana --> Togians
AmpanaNotre chauffeur nous dépose a l'Oasis Hotel (Oasis, drole de nom ici !) repéré ds le LP (on se méfie qd même, on a tellement vu d'infos bidons ds ce guide 🤪) pour son coté pratique (5mn du bateau pour les Togians) et bien noté.
Quand je demande au chauffeur ou il va dormir avant le retour a Rantepao, il me dit qu'il rentre tout de suite et qu'il dormira un moment ds sa voiture s'il est fatigué ... 30h de route d'une traite !!! 🤪
L'Oasis a une dizaine de chambre dont 2 sont occupées, réparties autour d'un jardin arboré et fleuri. Très simple, très propre, personnel charmant (qui nous prendra nos billets pour le bateau des Togians)
Tout est parfait sauf la moustiquaire percée qui fait que la chambre est infestée de moustiques.
Heureusement en voyageur aguerri, on a notre remède miracle ! La petite bombe achetée à Rantepao va montrer son efficacité : en qqs minutes, des dizaines de cadavres jonchent le sol. Sans coeur, ce carnage ne nous empêchera pas de dormir comme des bébés après ce trajet épuisant.
Pour le diner, pas de bol (sans jeu de mots) : après avoir traversé des régions chrétiennes une partie du trajet, on est de nouveau en pays musulman ... et donc tout est fermé avec la fête.
On est tellement crevé que sauter le repas nous permettra de dormir plus vite, d'autant plus que le karaoké voisin (le seul inconvénient de l'Oasis hotel, car ici les karaoké ont tjs une sono à vous faire sauter les tympans) est fermé grâce à la fête religieuse
Bon petit déjeuner dans le jardin pendant lequel on rencontre 2 français qui vont faire le trajet avec nous : les qqs touristes qui viennent jusqu'à Ampana ne peuvent aller qu'aux Togians. Comme tjs ds ces cas la , on échange nos bons et mauvais plans
Ampana a l'air d'être une petite ville très calme, sympa, mais on ne s'y promènera pas
La propriétaire de l'Oasis nous donne nos billets et en 5 min de marche on est au ponton par un temps bien gris
Rappel : les prix des transports, hotels, etc ... seront regroupés en fin du carnet
Ampana -> Togians
Jusqu'à l'année dernière, Ampana-Wakai (la "capitale" des Togians) se faisait en 4h de ferry 4 fois par semaine. On tombe un jour sans ferry, mais l'hotel nous a réservé 2 places dans le nouveau speedboat de 27 places qui fait le trajet depuis cette année (2016), tous les jours à 9h en 1h20.
On est bien content de parcourir le trajet en 1h30 au lieu de 4h, même si le ferry est bien plus sympa
Après un passage en pleine mer, on approche des Togians, le bateau zigzague alors au milieu de dizaines d'ilot, puis se faufile entre des iles plus grandes
De nombreux bateaux vont d'une ile à l'autre, dont les passagers nous saluent toujours amicalement
Voici la confirmation que notre bonne vieille terre est une gigantesque poubelle, y compris dans les lieux les plus idylliques, à des journées de transport de la 1er ville. A la décharge (sans jeu de mots😏 ) des occidentaux pollueurs que nous sommes, il faut dire que les 240 millions d'Indonésiens jettent tout dans la nature, et ces déchets sont bien à eux :
Après 1h30 de navigation et un arrêt au village de Bomba, nous voici à Wakai, la "capitale" des Togians, minuscule village.
On effectue qqs emplètes à l'épicerie
Puis on affrète un bateau avec nos 2 nouveaux amis français de l'Oasis hotel
Nous avons décidé d'aller loger à Bolilangga à 1h30 de trajet de Wakai, et eux à Malenge 1h30 plus loin, ils nous déposerons donc au passage, et on se donne RV dans qqs jours a Malenge
Les iles sont parsemées de belles petites plages alors que le soleil réapparait
Voila enfin Bolilangga, dans toute sa largeur, une ile de 300m ou nous avons prévus de rester quelques jours (en cliquant sur l'image on voit bien le ponton, la plage avec les bungalow) :
Anne-Marie, qui, me laissant toujours préparer les voyages, ne savait pas que l'ile était si petite, s'étonne "On va passer plusieurs jours ici ? Mais qu'est-ce qu'on va faire sur ce caillou ?"
Évidemment, quand on partira au bout de 4 jours, elle regrettera d'être resté si peu 🙂 🙂, tant le temps est passé vite et les occupations sont nombreuses
La plage principale (il en existe une petite de l'autre coté de l'ile) avec sa douzaine de bungalow
Épisode suivant : 4 jours de rêve à Bollilanga et dans les récifs voisins
Épisode 5 : Bolilangga dans l'archipel des Togians :
Nous arrivons donc au ponton d'accostage de Bolilangga aux iles Togians tant désirées :
S’il faut de la détermination pour rejoindre cet archipel, on s'apercevra vite qu'il en faut encore plus pour en repartir 🙂
La moitié de la douzaine de bungalow est occupée : On choisit l'un des 2 Honey Moon (a gauche sur la photo) ... même si ce n'est plus vraiment d'actualité 😏, pour le confort et la situation
On est sur l'eau (attendez la suite pour rigoler), les standards étant sur la terre ferme (coraux au pied du bungalow, ici a marée basse) :
Pour les curieux, je vous offre même une photo de la salle de bain-WC, la plus classe qu'on ait trouvé aux Togians
Bollilanga est tournée face a la grande ile de Katupat d'un coté et vers le grand large de l'autre.
Petite intermède avant la suite pour donner quelques infos générales sur les Togians :
L'archipel des togians est constitué d'une cinquantaine d'iles et de centaines d'ilots, il est situé sur l'équateur au milieu du golfe de Tomini, sorte de mer intérieure des Célèbes :
L'ile la plus étendue fait une vingtaine de km de long
Les iles sont recouvertes de jungle, cernées de récifs coraliens, avec seulement qqs villages d'ethnies Bajau, Saluan ou Pomoni. Les plus importants sont Wakai, Katupat, Bomba et Dolong, possédant qqs minuscules épiceries, évidemment aucun logement pour touristes
Les habitants vivent de la pêche et de la production de coprah, le tourisme y étant balbutiant n'y fait pas vivre grand monde, peut-être 200 personnes au maximum
Pas de piste, le seul moyen de transport est le bateau et qqs sentiers.
Les touristes logent dans des pensions, ensembles de bungalows de capacité réduite, tenus par des familles. Le confort est souvent sommaire, le luxe est inconnu.
Dans ces bungalows en bois en bord de mer, la brise marine remplace le ventilateur et la clim (de toute façon, l’électricité est fournie par un groupe électrogène de 17-18h a 22h seulement), les fonds magnifiques commencent quelques mètres devant votre terrasse.
Après des années de pêche à la dynamite et au cyanure, de nombreux coraux ont été réduit à l'état de poussière ou ont perdu leurs magnifiques couleurs. Heureusement ces pratiques désastreuses ont été abandonnées, les habitants ayant pris conscience que le tourisme qui se développe lentement leur fournira de meilleurs revenus
Ces pensions étant isolées loin de tout (en particulier des rares villages), elles pratiquent toutes la pension complète à des tarifs imbattables (30 à 50€ pour 2 personnes, bungalow + 3 repas)
Aux Togians évidemment pas d'internet, le téléphone fonctionne dans 2 ou 3 villages ... bien compliqué pour les voyageurs qui réservent tout leur voyage a l'avance par internet !
Comment atteindre les Togians depuis le pays Toraja :
- le + simple, le - cher et le + long : 1j de bus pour Tentena, nuit à Tentena, 1j de bus pour Ampana, nuit à Ampana, de 4 a 8h de ferry suivant l'ile choisie. Durée totale : 3 jours (4j s'il faut attendre le ferry du lendemain)
- le + rapide mais cher : voiture privée en 1j (qd même bien crevant c'est la solution qu'on a choisit) ou 2j jusqu'à Ampana, nuit a Ampana, speedboat. Durée totale : 2 ou 3 jours
- le plus confortable (mais le - logique car on repart plus sud pour aller au nord) : Bus pour Ujung Padang, avion pour Poso ou Luwuk + 4 ou 7 heures de taxi pour Ampana, ou avion pour Gorontolo, nuit a Ampana, et ferry pour les îles Togian. Durée totale : 2-3 jours.
Il parait qu'il est possible de rejoindre Ampana par avion depuis peu : c'est la 4eme solution bien pratique, mais qui je crains va tuer les Togians par un afflux de touristes et une montée en gamme des hébergements par la création d'hotels (encore faudra-t-il résoudre les pb d'eau, et si hébergements de luxe les pb d'électricté)
Fin de l'intermède :
Après 5 h de trajet Ampana-Wakai en speedboat puis Wakai-Bolilangga en bateau taxi à balancier en environ 5h, et le débarquement de nos bagages,
rien de tel qu'on bon bain : le pb sous ces latitudes c'est l'arrivée brutale d'orage a cause de la chaleur intense. Résultat :
Ce n'est pas une raison pour se priver de bain 🙂, d'autant plus que le mer parait encore plus chaude sous le déluge
Le bungalow se transforme en bateau au milieu des flots, ce qui fait que bien que le beau temps soit revenu rapidement, le bruit des vagues tapant sur le bungalow nous a dérangé toute la nuit 🙁 .... je vous avait prévenu, c'est super le Honey Moon
Donc retour du beau temps environ une heure plus tard juste avant le coucher du soleil, passé traditionnellement sur le ponton (face à l'ile de Katupat) :
Un bateau passe dans un trait de soleil
En admirant le soleil se coucher (le même que chez nous, mais c'est tjs plus beau dans les pays exotiques !), on discute avec 3 belges qui ont subi le déluge sur un petit bateau en revenant d'un spot de snorkeling : n'ayant pas de gilets de sauvetage (une habitude typiquement occidentale 😎) ils ont vraiment cru leur dernière heure venue au milieu des vagues
Ils ont tellement eu peur qu'ils se demandent comment ils vont oser repartir d'ici !! Ils n'auront pas le choix et ça les inquiète
On écoute poliment sans se douter qu'on connaitra la même mésaventure en quittant les Togians 8 jours plus tard 🤪
Comment atteindre les Togians depuis le pays Toraja :
- le + simple, le - cher et le + long : 1j de bus pour Tentena, nuit à Tentena, 1j de bus pour Ampana, nuit à Ampana, de 4 a 8h de ferry suivant l'ile choisie. Durée totale : 3 jours (4j s'il faut attendre le ferry du lendemain)
- le + rapide mais cher : voiture privée en 1j (qd même bien crevant c'est la solution qu'on a choisit) ou 2j jusqu'à Ampana, nuit a Ampana, speedboat. Durée totale : 2 ou 3 jours
- le plus confortable (mais le - logique car on repart plus sud pour aller au nord) : Bus pour Ujung Padang, avion pour Poso ou Luwuk + 4 ou 7 heures de taxi pour Ampana, ou avion pour Gorontolo, nuit a Ampana, et ferry pour les îles Togian. Durée totale : 2-3 jours.
Transfert ardu 🤪 Effectivement à éviter pour un premier voyage en Indonésie sauf sûrement pour des voyageurs rompus à la débrouille.
Il parait qu'il est possible de rejoindre Ampana par avion depuis peu : c'est la 4eme solution bien pratique, mais qui je crains va tuer les Togians par un afflux de touristes et une montée en gamme des hébergements par la création d'hotels (encore faudra-t-il résoudre les pb d'eau, et si hébergements de luxe les pb d'électricté
Ce côté confidentiel risque effectivement de disparaître grâce/à cause de cette liaison aérienne. Vaste débat : ouvrir certaines régions au tourisme et permettre un meilleur niveau de vie aux locaux avec les conséquences négatives connues de certains effets du tourisme.... à concilier également avec les désirs des touristes toujours avides de nouvelles destinations... (dont j'avoue bien humblement faire partie, du moins sur l'aspect nouvelle destination plus que dans la simplification à l'extrême des accès).
Le bungalow se transforme en bateau au milieu des flots, ce qui fait que bien que le beau temps soit revenu rapidement, le bruit des vagues tapant sur le bungalow nous a dérangé toute la nuit 🙁
Arg 🏴☠️ me connaissant j'aurais mal dormi surtout en raison du niveau si haut de l'eau !
En admirant le soleil se coucher (le même que chez nous, mais c'est tjs plus beau dans les pays exotiques !),
Même que chez nous.... tout de même, la lumière et les couleurs sont superbes ! Et que dire du cadre 🙂
on discute avec 3 belges qui ont subi le déluge sur un petit bateau en revenant d'un spot de snorkeling : n'ayant pas de gilets de sauvetage (une habitude typiquement occidentale 😎) ils ont vraiment cru leur dernière heure venue au milieu des vagues
Ils ont tellement eu peur qu'ils se demandent comment ils vont oser repartir d'ici !!
On écoute poliment sans se douter qu'on connaitra la même mésaventure en quittant les Togians 8 jours plus tard 🤪
Ce côté confidentiel risque effectivement de disparaître grâce/à cause de cette liaison aérienne.
Elle est encore un peu aléatoire hors saison en tous cas...Faute de passagers notre vol( Palu/Ampana) a été annulé et on a dû attendre le lendemain.On en a profité pour aller faire un tour à Donggala ...
Ce côté confidentiel risque effectivement de disparaître grâce/à cause de cette liaison aérienne.
Elle est encore un peu aléatoire hors saison en tous cas...Faute de passagers notre vol( Palu/Ampana) a été annulé et on a dû attendre le lendemain.On en a profité pour aller faire un tour à Donggala ...
Oui après il n'y aura plus qu'à aller "découvrir" d'autres îles méconnues ou presque...😏
En fait depuis le début du tourisme "routard" ça s'est toujours passé ainsi.Dans les années 70 il n'y avait ni guide papier ni internet et on dénichait des endroits "paradisiaques" mais toujours très "spartiates" et avec le bouche à oreille ces sites se sont ouverts au plus grand nombre Koh Samui/ Koh pee pee, Boracay El Nido etc... ont attiré les foules et les hotels en dur se sont construits peu à peu.Maintenant on y étouffe et c'est plus que pollué.Il a donc fallu aller chercher ailleurs mais depuis la naissance d'internet et les carnets de voyage de VF l'information passe beaucoup plus vite.
... Oui après il n'y aura plus qu'à aller "découvrir" d'autres îles méconnues ou presque...😏
En fait depuis le début du tourisme "routard" ça s'est toujours passé ainsi.Dans les années 70 il n'y avait ni guide papier ni internet et on dénichait des endroits "paradisiaques" mais toujours très "spartiates" et avec le bouche à oreille ces sites se sont ouverts au plus grand nombre Koh Samui/ Koh pee pee, Boracay El Nido etc... ont attiré les foules et les hotels en dur se sont construits peu à peu.
Effectivement , on est allé aux Philippines en 1984 qd on avait 20 ans : sans Routard, sans Lonely, sans guide, sans Internet ... sans rien juste avec l'envie de découvrir😎
Et c'est comme ça qu'on a découvert Boracay : 0 touriste, pas d'hotels, juste un cabane en palme au bord de la plage envahie de nos jours par des hotels, resto, bars , etc (je n'y suis pas retourné mais j'ai regardé des photos .... beurkk😠 🤪
Idem pour Phuket en 83, mais un Routard pas bien épais venait de sortir. Seule la plage de Patpong était un peu construite. Une piste en terre longeait la mer a Kata, a Karon meme pas de piste on l'a parcouru à pied, a Rawai 2 bungalow tenus par un français qu'on nous avait indiqué (c'est pour ça qu'on y est allé) : d'apres les photos que j'ai trouvé sur internet, ces plages ressemblent aujourd'hui a nos stations balnéaires envahies par les immeubles
C'était une autre époque ma brave dame 😉 ... 18h de bus BKK-Phuket, c'était + compliqué que Paris-Dubau-Phuket en avion aujourd'hui !!!
si vous voulez voir les plages désertes de Rawai, Kata, Karon en 83 c'est ici : http://christian.aude.free.fr/thailande_111.htm
Boracay ; c'était pire que les Togians de nos jours : Manille-Bacolod (ile de Negros) en avion a hélices, nuit a Bacolod puis ferry de temps en temps vers 8-9h pour l'ile de Panay, puis 1 bonne journée de bus pour traverser Panay avec changement de bus, et pour finir pirogue a balancier pou Boracay
Maintenant on y étouffe et c'est plus que pollué.Il a donc fallu aller chercher ailleurs mais depuis la naissance d'internet et les carnets de voyage de VF l'information passe beaucoup plus vite.
tout a fait d'accord : internet accélère la fréquentation
Boracay et les Philippines en 84 c'est ici
christian.aude.free.fr/philippines_108.htm
A regarder tes photos ça a ravivé certains de mes souvenirs en voyant celle du personnage avec sa coiffe rouge ornée de plumes et sa lance ( J'avais traversé une partie de Luçon à pied au départ de Bontoc et logé dans les villages kalinga et ifugao...
L'Indonésie sans aucun touriste ça existe encore ds pas mal d'iles, en particulier aux Moluques du nord (il y a des avions un peu partout ça va vite changer), carnet de voyage en 2018 ici :
Du coté des îles Tanimbar ça ne doit pas être trop fréquenté non plus...
www.google.com/...imgrc=MfUBba0T9xRrnM:
A regarder tes photos ça a ravivé certains de mes souvenirs en voyant celle du personnage avec sa coiffe rouge ornée de plumes et sa lance ( J'avais traversé une partie de Luçon à pied au départ de Bontoc et logé dans les villages kalinga et ifugao...
Il ne doit plus en rester beaucoup des habitants tels que celui-la !
Celui que j'ai moins aimé, c'est celui qui nous a menacé avec sa lance pour une clope ! ça c'est joué a peu de chose et on n'aurait jamais retrouvé nos corps dans ces montagnes 😠
Ce qui m'étonne c'est que j'ai eu la présence d'esprit de prendre une photo après ça (cf mon site) , ce que je n'avais pas fait ds les montagnes de Thailande quand on s'est retrouvé au milieu d'un dizaine de trafiquants d'opium armés jusqu"au dents ... là j'avais vraiment eu la trouille !
Comme au club Med, voici les activités d'une journée (sans GO) :
- la journée commence en admirant le soleil se lever (on n'a pas de mal a se lever à 6h vu que la nuit arrive à 18h15 et l'extinction des feux est à 22h) :
- puis un petit déjeuner copieux dont des fruits et des crêpes vertes (écolos les "Togianais" ?)
- ensuite on peut aller admirer les nemo dans les anémones a 10m du bord
- ou nager ou marcher jusqu'à a la 2eme plage, dont les coraux sont plus nombreux
- les occupants des lieux (3 hollandaises, 3 belges, 1 suissesse, 3 espagnoles, 2 autrichiens et nous 2 français) partagent leurs journées entre repos, bain et snorkeling tout autour de l'ile, journée bateau a la découverte d'autres sites de snorkeling, de plage et de villages bajo
Aux heures de repas, tout ce petit monde se retrouve dans une ambiance très sympa et on échange nos bons plans pour la suite de notre voyage
- une sieste dans un hamac en écoutant un musicien Bolilanggais (!?) permet de bien commencer l'après-midi😎
- puis on on reprend les mêmes activités épuisantes du matin !! Mais comme vous le verrez dans l'épisode suivant, il existe aussi de belles découvertes en louant un bateau a la journée ou la 1/2 journée
Visite des lieux
Avant de continuer par les plus spots du coin et les villages, une visite des lieux s'impose pour vous éviter de vous perdre (rappel, l'ile fait 300m de long sur 10 a 50 m de large 😏)
L'ile de Bolilangga est constituée :
- d'un ponton, centre névralgique de l'ile, photographié a toutes les heures sous tous les angles
- d'une douzaine de bungalow 2 ou 3 places avec salle de bain privé ou commune + 2 Honey Moon et moustiquaires (femmes voilées ?😏)
- d'un "restaurant" avec vue sur Katupat d'un coté et sur la pleine mer de l'autre, car il occupe toute la largeur de l'ile, 10 mètres a cet endroit (On mesure la largeur de l'ile avec ces 2 photos)
- de hamacs sur la terrasse de tous les bungalows et sur la plage
- d'une belle plage de sable blanc devant les bungalows, face a l'ile de Katupat, et d'une autre a l'autre bout de l'ile accessible à la nage, face a la pleine mer (ci-dessous).
Mais bp de coraux affleurant nous ayant posé bien des problèmes, on préférait le sentier qui y mène par la forêt en 5 min de marche.
- d'une carte en bois maison pour avoir une vue d'ensemble de l'archipel. Pour les futurs voyageurs j'y ai ajouté en rouge qqs repères et nos sorties bateaux décrites plus loin, avec les noms bien visibles en cliquant dessus
- d'un chien de garde toujours fatigué
- de 3 poules (le lendemain il en restait 2 et le cuisinier enquêtait pour savoir qui avait mangé la 3eme !!)
- d'une eau cristalline
- ... et comme tourjours en Indonésie , même aux endroits les plus paradisiaques, de beaux tas d'ordures :
(ici la 2eme plage après l'orage)
Episode suivant : hotel California et lacs aux méduses
Bolilanga, quel coup de coeur et quels souvenirs!!!
Nous y sommes restés 10 jours au lieu de 4!!
Mon ado de 13 ans a été adopté par le staff...virées au village d'en face pour aller chercher l'eau (entre autre!)
Aujourd'hui départ en bateau avec Andy et Karine un couple d'Autrichiens arrivés le même jour que nous et avec qui on passera finalement 8 jours à Bolilangga puis à Malenge
Ce n'est pas encore le grand beau temps mais ça s'éclaircit :
En 45 minutes on arrive au reef N°5, un récif de plusieurs centaines de mètres de long, appelé aussi Hotel California à cause de la cabane de pêcheur posée dessus.
Pour ceux qui y sont passé avant 2016 : la cabane en bois a été remplacé par l'état indonésien (excusez du peu !) par un batiment en béton sur d'énormes piliers, avec un panneau de bienvenue , je ne sais pour quelle raison, probablement pour montrer qu'on est moderne en Indonésie (ce n'est pas la 1ere fois qu'on voit un horrible truc moderne en remplacement d'un ancien bâtiment rustique) :
On longe le tombant en admirant les nombreux poissons dans une eau transparente :
Mes préférés
La faune n'est pas aussi variée et aussi nombreuse qu'à Bunaken (a la fin de notre traversée, le top du top 🙂), mais c'est déja pas mal 😛
1 ou 2h plus tard, nouvelle pause snorkeling à Bamboo Reef avec des coraux et une faune différente.
Tout occupés la tête dans l'eau, on ne s'aperçoit pas que l'horizon s'assombrit dangereusement : qd notre capitaine nous appelle, on ne fait pas prier car la mésaventure des belges nous a rendu prudents.
On fonce se réfugier sur une plage de sable blanc (qui parait bien sombre sous l'orage), alors que la mer et l'horizon sont noirs.
Pendant que le capitaine prépare le repas, Andy se souvient qu'il est batteur dans un groupe de rock ... et nous offre un concert sur bambou !!
Le son est un peu faible, la mélodie pas inoubliable, mais le cadre est exceptionnel ... ces moments là participent aussi au charme des voyages
Andy est un gars qui a eu mille vies avant de rencontrer Karine.
En particulier, il m'a offert une leçon d'HISTOIRE et de courage (ou d'inconscience ?) en me racontant ses mois passés au Nicaragua lors de la révolution sandiniste de 1979-1980.
J'ignorais (qui d'entre vous le savais ?) qu'à l'instar des brigades internationales de 1936 en Espagne qui luttaient au coté des républicains contre Franco, un front international s'était allié aux Sandinistes qui essayaient de renverser la dictature de Somoza soutenue a bout de bras par la CIA (tiens tiens, c'est pas nouveau). C'est comme cela qu'un Autrichien d'un pays neutre a combattu en Amérique central !
A la même époque, j'étais étudiant et je franchissais le rideau de fer pour aller faire du ski et de l'alpinisme en Bulgarie : c'était déja une expédition, mais que ça m'a paru dérisoire 😮
Après cet intermède qui nous éloigne des Togians, passons à table alors que l'orage est passé :
Nos discussions interminables le soir autour d'une bière (pour moi, 2 ou 3 pour lui) ont balayées de nombreux thèmes, en particulier les voyages (comme tous les voyageurs) , la musique rock, et ses inquiétudes de la probable arrivée de l’extrême droite en Autriche (les élections avaient lieu le mois suivant) : pour un gars qui a combattu (au sens propre) l’extrême droite eu Nicaragua, pas facile de la voir arriver chez lui.
Je suis toujours friand des rencontres en voyage, là j'ai été servi
Alors que le ciel s'éclaircit, nous quittons donc cette plage encombrée de tronc de cocotiers ....
. pour vivre une expérience unique : nager avec des méduses !!!
Il s'agit en fait de méduses non urticantes : elles occupent un lac créé par un effondrement qui a transformé une baie en un lac séparé de la mer par un rempart de pierre.
Les méduses piégées dans ce lac n'ayant plus de prédateurs, elles ont perdues leurs défenses en qqs générations.
La 1er surprise est la température élevée de l'eau du lac, l'eau n'étant pas brassée avec la mer : on a l'impression d'entrer dans un bain d'eau chaude
Ensuite quand la 1ere méduse vous effleure, c'est la surprise et la peur de la brulure ... et on se dit qu'il n'y a rien à craindre. On n'hésite pas a les toucher de la main, on reste auprès d'elles pour admirer leur façon de se déplacer (alors que d'habitude on les fuit)
Les méduses sont de plusieurs couleurs et sont vraiment nombreuses
2 autres lacs dans le monde hébergent de telles méduses
De retour à Bolilangga, je réponds au gérant (honte à moi, j'ai oublié son nom) qui me demande des nouvelles de notre journée, qu'une bonne bière bien fraiche terminera parfaitement cette superbe journée. Me disant qu'il n'y en a plus, et voyant nos têtes avec nos amis autrichiens, il nous explique qu'ils va en acheter tout de suite . Il faut être aller aux Togians pour comprendre notre étonnement😎
Il prend donc son bateau en direction de Katupat juste en face a 20-30 minutes. Pour m'y être rendu le lendemain, je me demande ou il s'est fourni en bière !!!!
Le voila donc de retour 1h plus tard et nous montre tout fier ses achats : un pack de 12 bières (0.66l , mais qd même). Sachant que nos Autrichiens en consomment 2 ou 3 chacun et qu'il y a 3 belges (...) on se dit qu'il ne va pas rester gd chose pour demain. Pas grave, il y retournera le lendemain pour un nouveau pack : ça c'est l'Indonésie (rappelez vous l'épisode de l'essence après le pays Toraja, et on aura la meme chose encore en bateau cette fois)
Episode suivant : village de Katupat et départ pour Malenge
Nos discussions interminables le soir autour d'une bière (pour moi, 2 ou 3 pour lui) ont balayées de nombreux thèmes, en particulier les voyages (comme tous les voyageurs), la musique rock, et ses inquiétudes de la probable arrivée de l’extrême droite en Autriche (les élections avaient lieu le mois suivant) : pour un gars qui a combattu (au sens propre) l’extrême droite eu Nicaragua, pas facile de la voir arriver chez lui.
Je suis toujours friand des rencontres en voyage, là j'ai été servi
J'adore ces moments...
C'est souvent dans les endroits un peu reculés comme ceux-là qu'on rencontre des personnages hors du commun et le fait qu'on se retrouve en petits comités favorise les échanges.
Sur Malenge ( Sera Beach) nous étions 8 ou 10 au grand maximum en mars; j'y ai rencontré un Anglais un peu fêlé qui avait été ( entre autre) moniteur de plongée à Nice, un français ex soixante-huitard également passionné par la faune sous marine et un jeune couple d'allemands très sympa.C'est ainsi qu' on refaisait le monde le soir autour d'une ou plusieurs bières...
Bien que le lieu soit idyllique, Bolilanga ne fut pas mon "coup de cœur" car l'ambiance n’était pas au rendez vous lors de mon passage (et ça compte beaucoup)...
Les "GO" originaires de Java, Papouasie etc... étaient un peu fatigués..et pas une bonne ambiance avec les touristes présents.
Mais de bien beaux snorkeling autour de l’île et pas trop loin du reef n°1 et du lac aux méduses.
Vue depuis le sommet de Bolilanga.
Ambiance que j'ai retrouvé avec les employés et les "guests" du Sandy Bay sur Malengué.
Bolilanga est très bien placé près des spots inintéressant
Toutefois les plus belles plages, celles dont les occidentaux rêvent 😎, sont plutot a Malenge (Sera Beach, Malenge Indah, Sandy Bay )
On a fait les mêmes haltes : Bolilangga et Sandy Bay (épisode à venir)
.... J'adore ces moments...
C'est souvent dans les endroits un peu reculés comme ceux-là qu'on rencontre des personnages hors du commun et le fait qu'on se retrouve en petits comités favorise les échanges.
Effectivement, ce genre de "personnages hors du commun" se rencontre plus facilement dans des endroits un peu perdus, ou il n'y a pas grand monde, ou chacun prend son temps sans avoir un "programme de vacances" à réaliser 🙂
Bolilangga : village de Katupat et départ pour Malenge
Ce matin, Alen me propose de l'accompagner au village de Katupat ou il doit aller chercher des œufs (et de la bière ?). J'accepte avec plaisir, ça me permettra de me promener dans un village bajau, d'autant plus que le ciel est assez sombre, ce qui n'est pas top pour le snorkeling
C'est parti pour 20 min de traversée
En s'éloignant, on mesure la petite taille de Bolilangga
On passe devant Fadhilla Cottage : très bel emplacement, fonds assez riches parait-il. Le pb de Fadhilla est sa proximité avec le village. Seul un bras de mer de 500m l'en sépare, ce qui fait que lorsque le courant est défavorable, les ordures du villages partent directement sur la plage de Fadhilla 🤪. J'ai d'ailleurs pu voir un beau torrent d'ordures au milieu du détroit au retour
Nous voila a Katupat
Pendant qu'Alen va chercher les oeufs , je me promène dans le village
Une rue traverse le village coincé entre la mer et la montagne. D'un coté de la rue les maisons sont sur l'eau selon la tradition bajau, de l'autre coté elles sont sur la terre ferme
Le village est très coquet, on s'apercevra que c'est le cas dans les autres villages qu'on parcourra par la suite
Rien d'exceptionnel, mais j'aime ces moments de flannerie dans des lieux non répertoriés dans les guides, donc ou je suis le seul blanc : il y a tjs qq chose à voir. Certains habitants m'ignorent, d'autres viennent à ma rencontre pour discuter ... en bahasa, tous me sourient.
L'un d'eux m’emmène voir l'école qui occupe le seul espace plat. Il me fait visiter la bibliothèque, me présente à l'institutrice, instants sympa que j'affectionne particulièrement
Alen ayant récupéré ses oeufs et discuté avec ses amis, il vient me chercher (facile, tout le monde sait ou je suis !) pour le retour
Fadhilla Cottage vu depuis Katupat
En arrivant à Bolilangga, le soleil est de retour, la suite de la journée sera donc snorkeling autour de l'ile
Quelques poissons lion ont été domicile sous le bout du ponton. Il s'y trouvent seulement le matin. Sa piqure étant extrêmement douloureuse (parfois mortel), je mne m'approche pas a moins d'1,5 metre environ 😛
Avant notre départ pour Sulawesi, nous ne savions pas quelle serai la durée de notre séjour aux Togians. Depuis qu'on est a Bolilangga, on s'est dit que 4 jours ici et 4 jours a Malenge serait le minimum😎 : il y a plusieurs guesthouse qui nous parraissent bien à Malenge, on verra sur place .
C'est donc le départ pour l'ile de Malenge. On partage notre bateau avec Andy et Karine qui vont aussi à Malenge, mais pas au même endroit
Dernière vue sur Katupat
Après 1h30 de trajet, nous voici à Sera Beach sur l'ile de Malenge
Sera Beach est tapi au fond d'une anse de 200 m de profondeur , on est subjugué
On pose pied a terre , et en se retournant .... ouahou 🙂 🙂
Après 1h30 de trajet, nous voici à Sera Beach sur l'ile de Malenge
Sera Beach est tapi au fond d'une anse de 200 m de profondeur, on est subjugué
On pose pied a terre, et en se retournant.... ouahou 🙂 🙂
Après Kadidiri et Una Una nous avons passé 5 jours à Sera beach avec du soleil tout le temps et jamais plus de 6 à 8 touristes.L'occasion pour faire 2 sorties snorkeling sur les récifs 4 et 5( pas certain?) et une sortie plongée bouteille avec un Anglais qui avait oeuvré comme moniteur à Nice... Le reste du temps, quand on n'était pas dans l'eau avec le masque sur les récifs proche de la plage on l'a passé en ballades sur les chemins de l'île.Le seul où on ne s'est pas paumé dans la jungle c'est celui qui traverse l'île dans sa largeur en passant d'abord chez le docteur Ating puis à Bahia Tomini et puis traverse l'île en longeant une mangrove pour aboutir sur la côte opposée à Malenge village .1 km plus loin on arrive à l'extrémité sud ouest de l'île dans un village dont j'ai oublié le nom)C'est celui où vit Stéphanie une jeune Suissesse mariée à un local.Ce sont les seuls du village à avoir une antenne pour la wifi! mais lorsque on est passé chez elle ça ne fonctionnait pas!Elle a dû trouver un sacré changement après avoir quitté Zürich la fille!
Dans la petite crique à l'ouest du Sandy bay on a vu quelques raies et le soir plein de petits requins ( dont j'ai aussi oublié le nom)
Vue sur la Sera beach en venant de Sandy bay
Jour du départ. Le gérant du Sera beach nous ramène à Malenge.On retournera à Ampana avec la pluie!
La crique aux requins proche de sandy bay:
Quelques requins en soirée( je n'ai pas le matériel pour prendre sous l'eau)
Ce carnet a pour but d'aider les futurs voyageurs éventuels (du moins je l'espere), car on trouve très peu d'informations sur cette archipel éloigné (merci a…
Je vous publie ici le carnet de mon voyage à Bornéo. Il y a beaucoup de photos que je publierai au fur et à mesure, j'espère que cela vous plaira, vous donnera…
Sumatra kembali... Samedi 30 Janvier 1999 - Partis de Nice dès l'aube, nous sommes arrivés à Amsterdam pour un vol "Garuda Indonesia" à destination de l'île de…
Voilà quelques années que je désirais découvrir la Sulawesi. Mais voilà quelques péripéties, le COVID, le prix des billets... Bref, les années sont passées…
Bon, je ne vais pas refaire les présentations... Enfin, si, un peu quand même... Il y a 2 ans, j'ai fait une rencontre qui a bouleversé ma façon de voyager,…
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Bonjour tout le monde, nous voici rentrés d'un RT USA organisé par nos soins du 31/07/2026 au 26/08/2026.
La destination : Le Sud-Ouest USA avec le Texas, l'Arizona et le Nouveau-Mexique. 7000 kilomètres effectués à la louche.
L'Auto : Une Chevrolet Equinoxe pour deux en passant par BSP Auto et Avis. Et dedans 2 valises, un sac de voyage, deux valises cabines, la glacière de chez Walmart, le matos photos et les bouteilles d'eau (pack de 40).
Le trajet : Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo et Dallas pour finir avec départ sur DFW.
Les voyageurs : Deux séniors bien avancés dans l'âge (73 et 75) mais toujours en activité (pas épuisante physiquement) (pour rester vivants et financer les voyages), autonomes physiquement à 100%, intellectuellement beaucoup moins, passionnés des USA, pays où tout est possible, plus marcheurs que randonneurs, plutôt hôtels à partir de 3 étoiles que motels de bord de route, plutôt restos Italiens que nourriture US, adeptes des arrêts fréquents pour les photos, plutôt musées que rien, Plutôt sieste que marches forcées. Pas trop râleurs, juste ce qu'il faut pour rester français au pays du grand Satan qu'ils disent.
Pas trés doués pour les langues, Anglais des rues (mais bien pratique), Espagnol nul pour moi hormis : " Hola ! Una Cerveza por Favor ! " Cela fait court. Madame comprend tout mais refuse de parler.
Le coût du RT : Environ 12 000 euros avec les vols AF, Auto, Essence, cadeaux, visites et tutti quanti. Bien maitrisé puisque 13500 euros prévus au départ.
Le bilan positif : Un régal avec les longues routes à perte de vue. Des Musées à découvrir. Le constat de la présence Hispanique et de son Histoire importante dans ce secteur de l'Amérique. Des locaux adorables. Des touristes plus ou moins sympas. Un accent Texan abominable et difficile à comprendre. Des stations Gas qui sont de véritables magasins avec nourriture préparée et autre alcools vendus en Arizona et Nouveau-Mexique et des employés au top ! Toujours prêts à rigoler !
Le bilan négatif : La chaleur tout au long du séjour...43° sur Dallas en fin de séjour. Impossible de sortir dans les rues. Beaucoup de "Homeless" dans les rues de l'Hyper Centre de Dallas. Les breakfasts Hôtel toujours les mêmes. On s'y fait.
Donc, positif certes mais le concept commence à fatiguer. Il se pourrait que le modèle RT autonome soit repensé pour le prochain. SI celui qui est en haut nous prête vie.
Pour la suite, attendons les premières photos triées et passées à la moulinette.
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
Si je ferme les yeux et pense au sultanat d’Oman, je sens d’abord un léger parfum d’encens, la chaleur d'un rayon de soleil sur ma peau, avant de sentir le sable couler dans ma main… J’ai sur la langue le goût et le moelleux d’une datte, véritable bonbon, puis celui du café avec une pointe de cardamome et d’eau de rose.... J’entends le vent du désert siffler à mes oreilles, au loin l’appel d’un muezzin, puis le murmure de l’eau. J’ouvre les yeux, je vois des sourires, des signes de bienvenue, je vois une mer turquoise, des roches allant de l’ocre au pourpre, des wadis profonds d’où jaillissent des torrents, des dunes oranges, des plages de sable blanc où de petits crabes filent à toute allure. Je vois des oasis incroyables qui surgissent entre les montagnes arides. Je vois des villages abandonnés que l’on rêverait pleins de vie, des forteresses imposantes dominant des vallées, et des souks animés où la proposition est délicate et la négociation une politesse mutuelle…
Tout cela, et bien plus encore.
C’est ce que j’ai essayé de traduire dans mon carnet de voyage dessiné, que je complèterai çà et là de photos.
Ce carnet, je l’ai dessiné « à froid », après mon retour (en fait je l’ai réalisé cet été alors que notre voyage date de cet hiver). Il est d’un format assez spécial je l’avais acheté au japon, sans trop savoir ce que j’allais en faire. Et bien il a trouvé son usage ! Voici ci-dessous une photo de ce carnet, en mode accordéon : là, il n’est que partiellement ouvert, car tout déplié cela fait 5 mètres de long !
Pour les amateurs de dessin : Le format en accordéon est à la fois une contrainte (chaque feuillet fait un format 9 cm X 27 cm), et une liberté (on peut faire une fresque). Le papier est aussi un peu spécial : il n’offre pas une grande finesse de trait, mais il prend bien l’encre (feutre liner). En revanche, tout doit être fait presque d’un jet (avec une esquisse très légère au crayon) car il se gomme très mal. Il boit trop l’eau pour colorer au feutre ou à l’aquarelle (ou alors sans utiliser la détrempe), en revanche il porte bien le pastel à l’huile et son utilisation au pinceau avec de l’essence. Tirant sur le jaune, il m’a permis de créer des contrastes y compris avec le pastel blanc.
A droite, le "marqueur" de l'accueil, ces dattes qu'on vous offre partout en signe d'hospitalité. A gauche, un hommage à ces sublimes portes usées par les temps, qu'on admire un peu partout dans les quartiers anciens, y compris ceux qui sont abandonnés.
Oman est un des grands producteurs de résine d'encens. Les brûleurs d'encens sont partout, du plus simple en terre au plus précieux en argent ciselé...
L'hospitalité vous conduira à accepter aussi souvent un petit café, un "omani café", très léger, parfumé subtilement avec de la cardamome, pourquoi pas un peu de safran, et éventuellement un peu d'eau de rose.
J'ai ici représenté un homme dans l'habit commun usuel de tous les omanais : la dishdasha, majoritairement blanche (en semaine, en journée, la couleur est davantage pour le soir ou le vendredi et le samedi). Même si l'on voit des hommes habillés à l'occidentale, ils sont très peu nombreux. La dishdasha blanche est vraiment l'habit commun partagé par tous les hommes. La dishdasha, qui n'a pas de capuche, se distingue par un petit pompon accroché au col, la furakha, qu'on imbibe de parfum. Et croyez moi, les omanais en abusent! "ça sent le pompon" est une expression qui est maintenant passée dans notre langage commun, à mon mari et moi.
Autre incontournable de la tenue masculine, la kuma, ce petit couvre-chef rond, la plupart du temps blanc rehaussé de motifs aux couleurs vives. Le keffieh est aussi porté (mais sans le cordon appelé agal dans les pays arabes), et il est plutôt arboré par ceux dont les racines sont dans le désert, de ce que j'en ai compris.
Et les femmes, me direz vous? Voilées, pour certaines en noir intégral (mais pas la burka, plutôt le chador + Abaya), du fait de l'influence de l'Arabie et des émirats arabes unis, alors que le vêtement traditionnel était auparavant plutôt une superposition de robes très colorées. La plupart des femmes que nous avons vues portaient plutôt une tenue neutre, un voile uni sur les cheveux, mais le visage découvert. Nous avons vu aussi beaucoup de saris et de voiles colorés, il ne faut pas oublier que 40% de la population est constituée d'immigrants indiens, népalais, bengalais, qui travaillent beaucoup dans le tourisme, l'hôtellerie et la restauration, les services, mais aussi tous les travaux ouvriers.
Je précise qu'en tant que touriste il n'y a aucune pression pour porter un voile, jamais de regards désapprobateurs d'aucune sorte. Bien sûr, on gardera pour la terrasse de l'hôtel les mini shorts, les décolletés plongeants, les épaules et ventres dénudés, mais j'ai envie de dire que c'est pareil pour les hommes et les femmes et que le soleil étant vif c'est aussi meilleur pour la peau.
Voici pour cette introduction ! Au prochain post, je vous parlerai de mon itinéraire et on pourra se lancer!
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
C’est une ville ancienne qui respire, c’est une source qui vit.
Ici, pas de pancartes kitsch du genre « Tu me manques à Fengyu », ni de faux objets anciens fabriqués à la chaîne.
Les maisons centenaires portent encore les traces du vent et de la pluie;le matin, on entend les coqs chanter,et au crépuscule, la fumée s’élève doucement des cuisines.
Cette ville n’essaie de plaire à personne:comme l’eau de source qui la traverse, elle continue simplement de vivre, à son propre rythme.
Située dans le comté d’Eryuan, dans la préfecture de Dali au Yunnan, la ville ancienne de Fengyu est classée ville historique et culturelle nationale. On la surnomme la « terre des lettrés et de l’encre »:sous la dynastie Qing, l’académie Fengxiang a formé quatre jinshi et onze juren aux examens impériaux. Les familles bai y ont fait de l’étude et du travail de la terre un véritable héritage. Même les jours de marché, on y trouve des étals de calligraphies et de peintures, tandis que les linteaux et les murs-écrans sont couverts de maximes familiales.
Fengyu était aussi une étape importante de l’ancienne route du thé et des chevaux. Elle conserve le deuxième plus grand ensemble architectural bai de Chine, juste après Xizhou. Le célèbre voyageur Xu Xiake y a passé sept jours et l’a comparée au « paradis des fleurs de pêcher ».
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
Le dernier carnet sur le Turkménistan date de 2019. Voici donc un court retour sur ce vaste pays désertique qui se visite un peu plus facilement qu'auparavant.
C'est mon premier carnet. Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Le pays s'ouvre lentement mais il est possible de visiter des sites où vous serez tout seul. En 5 jours, j'ai vu 2 hongkongais, quelques allemands et un chilien au cratère, 10 chinois dans un bazar de la capitale, et c'est tout !
Il est possible de visiter le Turkménistan depuis l'Ouzbékistan. Le plus simple et le plus économique est de se rendre en taxi jusqu'à la frontière depuis Boukhara. Le trajet prend un peu plus d'une heure.
Le passage de la frontière est assez long puisque de nombreux Turkmènes ramènent des objets achetés en Ouzbékistan afin de pouvoir les revendre au Turkménistan. Par exemple des couches, des produits pour bébés ou des produits de beauté.
Il m'a fallu plus de 2h30 pour franchir la frontière. Il est obligatoire pour visiter le Turkménistan d'avoir un guide et de passer par une agence de voyage. Les agences britanniques proposent souvent des séjours de trois, cinq ou sept jours à plus de 1 500 ou 2 000 euros.
Mais si votre budget est plus limité, il vous suffit de contacter quelques agences turkmènes directement par mail qui vous feront une proposition entre 700 et 1 300 euros pour trois à sept jours. J'ai pris un séjour de 5 jours de Turkmenabat dans le Nord-Est du pays jusqu'à Dashoguz dans le Nord. L'objectif est de visiter les principaux sites classés à l'Unesco, dont Merv, et les sites archéologiques comme Nisa ou Gonur Tepe.
Votre guide sera également le chauffeur. Il viendra vous chercher à la frontière. Les formalités sont très longues car les douaniers doivent multiplier les tampons et l'obtention du visa que vous avez préalablement demandé à votre agence de voyage nécessite plusieurs contrôles. Mais le passage se fait relativement aisément même si chaque étape est assez longue.
Une fois de l'autre côté, première surprise, l'autoroute est très récente jusqu'à Turkmenabat. Une très longue file de camions s'étend sur plusieurs kilomètres du côté turkmène afin de pouvoir passer la frontière et aller en Ouzbékistan. En effet, selon mon guide, les camions turkmènes transportent du gaz, du coton (pas à cette saison puisque la récolte a lieu en septembre), mais ont surtout un réservoir plein car le prix du carburant est beaucoup moins cher au Turkménistan. Un plein pour une voiture vaut à peu près 3 euros, ce qui est défiant toute concurrence.
Depuis le poste frontière de Farap, l'objectif est d'atteindre la ville de Mary qui abrite dans sa banlieue, à une trentaine de kilomètres, le site classé à l'UNESCO de Merv. Cette cité est connue comme étant une fondation d'Alexandre le Grand au IVe siècle avant Jésus-Christ sous le nom d'Alexandrie de Margiane. Plusieurs forteresses sont visibles.
Après plus de trois heures de route, nous déjeunons dans un restaurant turc qui s'appelle Aladdin. Plusieurs citations du président sont visibles sur l'autoroute, mais la route est de qualité et on avance aisément. Ce sera de loin la meilleure route du pays. ça se gâtera largement par la suite.
Les ronds-points sont particulièrement intéressants puisqu'on y retrouve des emblèmes de la culture turkmène, soit le chien, soit un tapis, soit le cheval Ahal Teke soit des symboles musulmans, même si la présence d'artefacts islamiques est assez réduite.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
Il arrive souvent qu'on nous demande quoi visiter en Belgique .
Et les réponses ramènent le plus souvent à Bruges , Gand, Anvers et Bruxelles , avec raison , ces villes valant la peine d'être visitées 😉 .
Toutefois, la Belgique, bien que petite , ne se limite pas à ces 4 villes .
J'habite l'une d'entre elles ( Bruxelles) , passe avec plaisir du temps dans les trois autres , mais j'ai envie d'aborder d'autres coins moins connus , qui pourront compléter le séjour de ceux qui ont envie d'en voir un peu plus , ou de voir autre chose .
C'est qu'entre deux voyages , j'aime bien visiter l'un ou l'autre coin du pays où j'habite .
D'où l'idée d'un carnet de balades .
La plupart des endroits dont je vais parler peuvent être visités en faisant l'aller-retour le même jour , au départ de Bruxelles , que ce soit en transports en commun ou en voiture .
Dans l'ordre chronologique des sujets abordés :
- Le barrage de la Gileppe ( province de Liège) -message 2 , page 1
- Le domaine de La Hulpe ( Brabant wallon ) - message 3 , page 1
- Malines ( province d'Anvers ) message 4 , page 1
- La côte - message 5 , page 1
- Le Westhoek , au départ de La Panne - message 6 , page 1
- Le Zwin, au départ de Knokke - message 7 , page 1
- Lier ( entre Malines et Anvers ) - message 8 , page 1
- Mons (Hainaut) - message 9 , page 1
- La région de Florenville . - message 12 , page 1
- Les Cantons de l'Est - message 13 , page 1
- Dinant - message 18 , page 1
- Le jardin japonais d'Hasselt - message 24 , page 2
- Louvain message 29 , page 2
- Louvain-la-neuve - message 32 , page 2
- Ostende - message 42 (page 3) et message 166 (page 9)
- Les floralies de Grand-Bigard . - message 43 , page 3
- Le bois de Halle -message 44 , page 3
- Les pralines - message 54 , page 3
- Charleroi - message 68 , page 4
- Namur - message 92 , page 5
- Le Bois du Cazier ( Marcinelle) - message 95 , page 5
- Les couques et les gozettes - message 96 , page 5
- Liège - message 99 , page 5
- Tournai - message 115 , page 6 .
- Audenarde ( Oudenaarde ) - message 121, page 7
- Jardin botanique de Meise - message 124, page 7 .
- Tongres ( Tongeren ) - message 125 , page 7 .
- Château de Beersel ( Brabant flamand) - message 126, page 7 .
- Bruxelles confinée ( messages 150 et 154 , page 8 )
- L'hôpital Notre Dame à la Rose , à Lessines ( messages 161 et 162 , page 9 ) .
- Westende ( message 167, page 9)
je complète cette liste au fur et à mesure de l'avancement du carnet ...
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
January 2026
Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would actually interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few "Are you going to write a journal?" requests and especially the renewed pleasure from reading other travelers’ travel journals about Japan or elsewhere on this forum or elsewhere, I’ve decided to share this 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute this year, as usual.
I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination, even without concrete plans. Finding a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After long hesitations between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The tickets are booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s still better than in 2023.
We leave in 2 weeks!! Now it’s just a matter of getting everything ready!
Intense work ahead in these 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or taking time to revisit beloved spots...
decide how much time to spend in each selected area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot as we go, but last year, we noticed that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—even if it means keeping a few options open while we decide or see if better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—and whether we’ll be stuck in non-stop rain???
What a tough job, right? Traveling to Japan for a month—such a hard life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight tickets, there were only a few seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the outbound flight, we’ve got the middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s almost time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient or maybe set an alert...
Before Our Departure
Preparing for this trip started 9 months before our departure in June. For those planning a similar itinerary, it’s important to book accommodations well in advance, especially in the Okavango and Savuti campsites—otherwise, you might not find any availability.
Introduction
After visiting Zambia three years ago and Namibia and western Botswana a year and a half ago, this year we chose Zimbabwe (Hwange NP) and the northern half of Botswana.
Our flight from Paris was to Victoria Falls with Ethiopian Airlines, with a layover in Addis Ababa. We rented a 4x4 from Bushlore in Kasane, complete with two rooftop tents since there are four of us on this adventure. Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4 and, most importantly, gave us a rundown of the vehicle and its equipment. Pay close attention to what they tell you—it could be crucial if something goes wrong, as it did for us during the trip.
Our Itinerary
We arrived on June 12th at noon. At Victoria Falls Airport, we got our double-entry visa right away—I’d already pre-booked it online on the site https://www.evisa.gov.zw/.
Since our vehicle was in Botswana, we had to cross the border from Victoria Falls into Botswana for the first time.
The next morning, Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4. After completing the formalities, we headed toward Zimbabwe and the town of Victoria Falls.
We woke up early the next morning to be at Victoria Falls at sunrise. The scenery was stunning, but since it was the start of the dry season, the Zambezi was still high, so the falls had a strong flow. This made it hard to fully appreciate their beauty.
In the early afternoon, we left for Hwange NP, where we stayed for 4 days. Two days at Gwango campsite near Dete, followed by two days at Robins Camp. We expected to see more animals at Robins, but that wasn’t the case. In Hwange, we didn’t spot any predators, but we did see plenty of mammals (buffalo, elephants, giraffes, zebras, and antelopes).
After a few days in Zimbabwe, we crossed back into Botswana at Pandamatenga. We stopped at Nata Lodge for a good night’s rest—driving on the dirt roads is exhausting.
We left Nata and headed toward Nxai Pan. The road was sandy but manageable. We made a small detour to admire some beautiful baobabs at "Baines Baobabs." Then we continued to our campsite, Nxai Pan South Camp. Keep in mind that many campsites in Botswana aren’t fenced (except for the shower/toilet areas), so animals can roam freely within the camp. Take precautions, especially after dark.
After our stop in Nxai Pan, we headed to Maun. We decided to break our journey in Maun before heading to Moremi and the Okavango Delta for three reasons: first, we needed to stock up on supplies and fuel for the next 5 days; second, our fridge had broken (luckily, Bushlore has a branch in Maun); and third, the drive from Nxai to our camp in Xakanaxa in the delta would’ve taken too long. I always avoid driving after dark.
We arrived at our Xakanaxa camp on June 21st in the early afternoon. Not wanting to waste time, we booked a boat ride on the Okavango Delta, leaving at 4:00 PM for a 2-hour sunset cruise. For those interested, to the right of the Xakanaxa X1 site, there’s a sign for boat rides. The organizer is very professional and offers prices that are nothing like those of the lodges.
It was a beautiful ride through the delta with a stunning sunset. Being on a boat is much more relaxing than driving on the dirt roads. That didn’t stop us from doing self-drive safaris the next morning and late afternoon, though.
Then came the time to leave the delta and head toward Savuti, a much drier region. And that’s when the toughest part of our trip began. First, we decided to go up via Khwai. The rainy season was over, but the area was still marshy. We had to cross a few small water patches, testing the depth to make sure we could get through. Luckily, a sign on the road pointed us toward a drier route. We reached Khwai without any issues, but then we made a major mistake. Instead of taking the main track toward Mababe Gate to reach Savuti Camp, we took a straight path north and then a right turn to get to our camp. Bad call—we got stuck in the sand, with one rear wheel buried halfway and a front wheel off the ground. We were genuinely scared we wouldn’t get out, especially since we were on a deserted track, 20 kilometers from our destination, with night falling in two hours. This is where paying attention to the vehicle instructions really paid off—we had to use the jack to get out of the mess. The result: we arrived at Savuti campsite just before dark (Distance: 146.3 km, Duration: 9 hours, 56 minutes, and 3 seconds, Average speed: 14.7 km/h, tracked with Osmand). At reception, the staff couldn’t understand how we’d gotten there—we hadn’t passed through any of Savuti’s reserve entry gates.
The next morning, no one felt like driving, so we did a game drive with a guide. I don’t know if it was some kind of reward, but the outing was amazing. We saw three lions and, best of all, a pack of African wild dogs that we had time to admire and photograph. The next day, we did a short self-drive and found one of the lions from the day before drinking at a waterhole. That was the end of our Savuti adventure.
Now we’re heading to Kasane. We returned our vehicle and settled in for our last two nights there. The next morning, since we no longer had a car, we decided to do one last early-morning game drive in Chobe NP. It turned out great—we followed two brother lions and saw plenty of other mammals. The only downside of Chobe is the number of tourists, which was a change from the other parks we’d visited. That said, we’re tourists too, so...
In the evening, we took one last boat ride on the Chobe River to end on a high note with a beautiful sunset.
After a good night’s sleep and plenty of wonderful memories, landscapes, animals, and emotions, it was time to leave. We left early in the morning with the same taxi company as before to cross the border into Zimbabwe one last time and head to the airport, where we took off to return to France.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations