Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines? For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL. THANKS GUYS
Peuples de la Chine et de l'Asie du Sud-Est
by GeorgesOZ
This discussion is in French, the community’s main language.
😉Salut GeorgesOZ,
bon je viens de tout lire, je vais aller mettre un aspro dans ma biere!!! Non je déconne!!!
Tres interressant ton topic, comme l'a deja dit Boumba, ça fait du bien!!!!
Celui qui a donné le nom d’Indochine à cette partie de la région a vu juste. Il s’agit bien de la zone tampon entre les influences culturelles dominantes de la région, c.à.d. la Chine et l’Inde.
ça se ressent bien dans la cuisine Thaie!!!😇🙂
Pour revenir a Changhai baby, qui a bien été traduit en Français chez Picquier poche (je sais faut pas faire de pub) mais tanpis, car cet éditeur traduit beaucoup de roman chinois et japonais, notamment Murakami!!!
A+ nous attendons la suite!!!!
Un pti bouquin qui t'interressera peut etre "La cinquieme courtisane" on y parle de Ouigours et de Chinois
bon je viens de tout lire, je vais aller mettre un aspro dans ma biere!!! Non je déconne!!!
Tres interressant ton topic, comme l'a deja dit Boumba, ça fait du bien!!!!
Celui qui a donné le nom d’Indochine à cette partie de la région a vu juste. Il s’agit bien de la zone tampon entre les influences culturelles dominantes de la région, c.à.d. la Chine et l’Inde.
ça se ressent bien dans la cuisine Thaie!!!😇🙂
Pour revenir a Changhai baby, qui a bien été traduit en Français chez Picquier poche (je sais faut pas faire de pub) mais tanpis, car cet éditeur traduit beaucoup de roman chinois et japonais, notamment Murakami!!!
A+ nous attendons la suite!!!!
Un pti bouquin qui t'interressera peut etre "La cinquieme courtisane" on y parle de Ouigours et de Chinois
Un voyage de mille lis a commencé par un pas. (Lao-Tseu ; 1 lis=ancienne mesure chinoise équivalente a 576m définie des la dynastie Qin, mais qui variait selon la région et l'époque, valeur actuelle 500m, le li est une mesure coréenne d'environ 3920m)
pour les pti curieux!!! le chien subliminaleeu
Dynastie Tang...sa littérature...
Et comment ! Tu Fu, Li Po, Wang Wei des ouvrages que l'on trouve chez Moudarren ! Qui plus est, ces poètes étaient de sacrés gaillards et de grands buveurs !
Et comment ! Tu Fu, Li Po, Wang Wei des ouvrages que l'on trouve chez Moudarren ! Qui plus est, ces poètes étaient de sacrés gaillards et de grands buveurs !
Voyager c'est découvrir que tout le monde a tort.
Aldous Huxley
Et salut à toi Pierre !
je vais aller mettre un aspro dans ma biere!!!
- --
C’est vrai qu’il vaut mieux avoir une pharmacie bien équipée. 🤪 Tu n’es pas le premier à en faire la remarque !
ça se ressent bien dans la cuisine Thaie!!!😇🙂
- --
Tout à fait !
L’Indochine ? J’ai retrouvé son nom ! C’est Conrad Malte-Brun, géographe Danois devenu Français en 1799 (étant un admirateur de la Révolution), qui a proposé le terme d’Indochine. Il aurait également été le premier à proposer qu’on importe des chameaux en Australie. 😇 Il y en a tellement de nos jours, qui vivent à l’état sauvage dans les déserts Australiens, qu’on parlait très récemment de faire un « cull », c.-à.d. d’en abattre un certain nombre. C’est une pratique régulière en ce qui concerne les kangourous, car il y en a vraiment partout. L’année dernière, en voiture vers Exmouth, juste au nord du Tropique du Capricorne, j’avais été étonné du nombre de kangourous écrasés le long des routes. 😮😕 Le problème, ce n’est pas qu’on fait passer les routes là où il ne faut pas, mais c’est que, où qu’on aille, en Australie il y aura toujours une pagaille de kangourous
Je crois que je m’égare un peu …. Mille excuses !
je vais aller mettre un aspro dans ma biere!!!
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C’est vrai qu’il vaut mieux avoir une pharmacie bien équipée. 🤪 Tu n’es pas le premier à en faire la remarque !
ça se ressent bien dans la cuisine Thaie!!!😇🙂
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Tout à fait !
L’Indochine ? J’ai retrouvé son nom ! C’est Conrad Malte-Brun, géographe Danois devenu Français en 1799 (étant un admirateur de la Révolution), qui a proposé le terme d’Indochine. Il aurait également été le premier à proposer qu’on importe des chameaux en Australie. 😇 Il y en a tellement de nos jours, qui vivent à l’état sauvage dans les déserts Australiens, qu’on parlait très récemment de faire un « cull », c.-à.d. d’en abattre un certain nombre. C’est une pratique régulière en ce qui concerne les kangourous, car il y en a vraiment partout. L’année dernière, en voiture vers Exmouth, juste au nord du Tropique du Capricorne, j’avais été étonné du nombre de kangourous écrasés le long des routes. 😮😕 Le problème, ce n’est pas qu’on fait passer les routes là où il ne faut pas, mais c’est que, où qu’on aille, en Australie il y aura toujours une pagaille de kangourous
Je crois que je m’égare un peu …. Mille excuses !
Bienvenue à toi aussi ! Je me sens en bonne compagnie ! 🙂 Je reviendrai à la littérature de temps à autre, d’une façon sélective et juste pour agrémenter un peu.
Je crois que nous en avons terminé avec les Tang. Bien sûr, il y en aurait beaucoup plus à dire, mais n’oublions pas que je me suis donné comme but premier de traiter des mouvements de populations, et non de « couvrir » l’histoire de la Chine dans sa totalité. Une tonne d’aspirine ne suffirait pas !
Je vais donc me permettre de passer sur les détails compliqués de la période 907-960 après JC qui suivit les Tang, pour arriver à la dynastie Song. Elle brilla sous bien des aspects mais non par ses prouesses militaires. On met à leur compte la mise au point de la poudre à canon et de la boussole, par exemple. Ce sont eux, je crois, qui furent les premiers à utiliser le papier-monnaie. Ils développèrent considérablement la Chine, agricolement et industriellement, et eurent beaucoup de succès dans leur commerce extérieur.
L’art de la peinture était très estimé à l’époque des Song, et l’un de ses meilleurs adeptes était l’empereur Huizong (1100-1125). Vers l’an 1120, Huizong eut l’idée malencontreuse de se pencher – une fois n’était pas coutume – sur les problèmes de son empire et eut un coup de génie. Une nouvelle puissance était apparue en Mandchourie, les Jurchen. Leur origine est aussi obscure que celle des Turcs ou des Khitan. Ils parlaient une langue tungusique et étaient de ce fait associés à la Sibérie orientale. Ils commencèrent à être documentés au 8-ème siècle, alors qu’ils résidaient dans l’extrême nord-est de la Mandchourie. En fait, ils étaient les ancêtres des Mandchous qui font leur apparition bien plus tard dans l’histoire.
Quel, donc, fut le coup de génie de l’empereur Song Huizong? Pourquoi ne pas s’allier aux Jurchen pour se débarrasser des Khitan –ces « Turco-Mongols » installés quelque part entre la Mongolie et la Mandchourie n’étaient probablement pas des voisins commodes - une fois pour toutes ? Et pourquoi ne pas faire appel aux Jurchen pour également frapper un grand coup contre les Xi Xia (ou Tangut), ces « proto-Tibétains » gêneurs ? Huizong aurait bien mieux fait de ne s’occuper que de ses pinceaux ! En fait, les Jurchen ne firent qu’une bouchée de la Chine. Ils l’envahirent jusqu’au Yang Tse (Yangzi Jiang) avec une rapidité dévastatrice. En 1127, ils prirent Kaifeng, la capitale Song. Subitement, les Song devinrent les « Song du Sud » (1127-1279) et durent établir une nouvelle capitale à Hangzhou, au sud du Yang Tse. Quand on fait appel à des proto-Mandchous pour se débarrasser de Turco-Mongols et de proto-Tibétains, il ne faut pas s’attendre à de bons résultats ! 😕🏴☠️
Les Khitan, défaits par les Jurchen, établirent un nouveau territoire, le Liao occidental, au Kazakhstan, où on les appela les Kara Khitai (ils avaient été connus auparavant comme Khitan Liao). C’est de ce nom que vient le terme de Cathay, employé pour désigner la Chine par les voyageurs européens du 13-ème siècle. Il est ironique de penser que ce terme utilisé pour désigner la Chine provient d’un peuple d’origine turco-mongolienne et donc non Han !
Les Jurchen délaissèrent la Mandchourie et émigrèrent en larges nombres vers la Chine maintenant tombée sous leur main. Ils fondèrent la dynastie Jin (1127-1234), avec pour capitale Beijing. Leur frontière avec les Song (qui maintenant étaient devenus les « Song du Sud ») se situait un peu au nord du Yang Tse. La partie nord de la Chine, le berceau de la culture Xia puis plus tard de la culture Han, c.-à.d. de la culture chinoise, était bien devenue le domaine de peuples non-Han, de barbares semi-sinisés, alors que la partie sud de la Chine, que les Xia et Han d’origine considéraient comme « non-chinoise » et surtout peuplée de barbares, était maintenant devenue le refuge des Han. Renversement complet du plan de départ !
On cite une expédition des Jin contre les Meng, la première référence aux Mongols (donc au 12-ème siècle). Les Mongols vinrent de nulle part et soudain étaient partout, pour ainsi dire. Les premiers à tomber sous les Mongols furent les Tangut Xia. Les Mongols passèrent de raids sporadiques à leur fameuse invasion de la Chine au début du 13-ème siècle sous la direction de Gengis Khan. Ils prirent Beijing en 1215 et finirent par prendre le contrôle de la Chine du nord en 1234, mettant fin à la dynastie Jin. Bien qu’on dise « Mongols », il vaudrait mieux parler de « Mongoliens », car il y avait un grand nombre de peuples voisins des Mongols sensu stricto, et surtout des peuples parlant des langues turques dans l’entourage de Gengis Khan. Il y avait aussi les Tatares, un autre peuple mongolien dont le nom fut souvent utilisé pour désigner les Mongols, et des Uighur. En fait, ces gens étaient plus nombreux que les Mongols eux-mêmes.
Voilà pour aujourd’hui. Il ne faut pas plus alourdir la tambouille, car il faut laisser le temps aux convalescents (ceux qui ont mis de l’aspirine dans leur bière, par exemple 😉) de récupérer.
Je vais donc me permettre de passer sur les détails compliqués de la période 907-960 après JC qui suivit les Tang, pour arriver à la dynastie Song. Elle brilla sous bien des aspects mais non par ses prouesses militaires. On met à leur compte la mise au point de la poudre à canon et de la boussole, par exemple. Ce sont eux, je crois, qui furent les premiers à utiliser le papier-monnaie. Ils développèrent considérablement la Chine, agricolement et industriellement, et eurent beaucoup de succès dans leur commerce extérieur.
L’art de la peinture était très estimé à l’époque des Song, et l’un de ses meilleurs adeptes était l’empereur Huizong (1100-1125). Vers l’an 1120, Huizong eut l’idée malencontreuse de se pencher – une fois n’était pas coutume – sur les problèmes de son empire et eut un coup de génie. Une nouvelle puissance était apparue en Mandchourie, les Jurchen. Leur origine est aussi obscure que celle des Turcs ou des Khitan. Ils parlaient une langue tungusique et étaient de ce fait associés à la Sibérie orientale. Ils commencèrent à être documentés au 8-ème siècle, alors qu’ils résidaient dans l’extrême nord-est de la Mandchourie. En fait, ils étaient les ancêtres des Mandchous qui font leur apparition bien plus tard dans l’histoire.
Quel, donc, fut le coup de génie de l’empereur Song Huizong? Pourquoi ne pas s’allier aux Jurchen pour se débarrasser des Khitan –ces « Turco-Mongols » installés quelque part entre la Mongolie et la Mandchourie n’étaient probablement pas des voisins commodes - une fois pour toutes ? Et pourquoi ne pas faire appel aux Jurchen pour également frapper un grand coup contre les Xi Xia (ou Tangut), ces « proto-Tibétains » gêneurs ? Huizong aurait bien mieux fait de ne s’occuper que de ses pinceaux ! En fait, les Jurchen ne firent qu’une bouchée de la Chine. Ils l’envahirent jusqu’au Yang Tse (Yangzi Jiang) avec une rapidité dévastatrice. En 1127, ils prirent Kaifeng, la capitale Song. Subitement, les Song devinrent les « Song du Sud » (1127-1279) et durent établir une nouvelle capitale à Hangzhou, au sud du Yang Tse. Quand on fait appel à des proto-Mandchous pour se débarrasser de Turco-Mongols et de proto-Tibétains, il ne faut pas s’attendre à de bons résultats ! 😕🏴☠️
Les Khitan, défaits par les Jurchen, établirent un nouveau territoire, le Liao occidental, au Kazakhstan, où on les appela les Kara Khitai (ils avaient été connus auparavant comme Khitan Liao). C’est de ce nom que vient le terme de Cathay, employé pour désigner la Chine par les voyageurs européens du 13-ème siècle. Il est ironique de penser que ce terme utilisé pour désigner la Chine provient d’un peuple d’origine turco-mongolienne et donc non Han !
Les Jurchen délaissèrent la Mandchourie et émigrèrent en larges nombres vers la Chine maintenant tombée sous leur main. Ils fondèrent la dynastie Jin (1127-1234), avec pour capitale Beijing. Leur frontière avec les Song (qui maintenant étaient devenus les « Song du Sud ») se situait un peu au nord du Yang Tse. La partie nord de la Chine, le berceau de la culture Xia puis plus tard de la culture Han, c.-à.d. de la culture chinoise, était bien devenue le domaine de peuples non-Han, de barbares semi-sinisés, alors que la partie sud de la Chine, que les Xia et Han d’origine considéraient comme « non-chinoise » et surtout peuplée de barbares, était maintenant devenue le refuge des Han. Renversement complet du plan de départ !
On cite une expédition des Jin contre les Meng, la première référence aux Mongols (donc au 12-ème siècle). Les Mongols vinrent de nulle part et soudain étaient partout, pour ainsi dire. Les premiers à tomber sous les Mongols furent les Tangut Xia. Les Mongols passèrent de raids sporadiques à leur fameuse invasion de la Chine au début du 13-ème siècle sous la direction de Gengis Khan. Ils prirent Beijing en 1215 et finirent par prendre le contrôle de la Chine du nord en 1234, mettant fin à la dynastie Jin. Bien qu’on dise « Mongols », il vaudrait mieux parler de « Mongoliens », car il y avait un grand nombre de peuples voisins des Mongols sensu stricto, et surtout des peuples parlant des langues turques dans l’entourage de Gengis Khan. Il y avait aussi les Tatares, un autre peuple mongolien dont le nom fut souvent utilisé pour désigner les Mongols, et des Uighur. En fait, ces gens étaient plus nombreux que les Mongols eux-mêmes.
Voilà pour aujourd’hui. Il ne faut pas plus alourdir la tambouille, car il faut laisser le temps aux convalescents (ceux qui ont mis de l’aspirine dans leur bière, par exemple 😉) de récupérer.
😉Salut GeogesOZ,
t'inquiet pas j'ai dormi depuis😛😄😏
Par contre pour le nom Founan, j'ai trouvé une autre explication, le mot nam viendrait d'une déformation par les Chinois du mot khmer phnom!!!!
Vrai ou pas???
Et un truk qui m'interresse, d'ou viendrait le Thai alors, ou l'on retrouve aussi le mot nam, mais pour l'eau??? Plus de langue Indiennes, khmers, ou chinoise, ou un mix de tout ça???
Le Vietnamien meme avec une forte "pression" et influence chinoise a garder un alphabet, et sa langue propre, comme le Thai, Cambodgien.... A l'instar de certaines similitudes entre le Chinois et le Japonais!!!!???
Bon je sens que je vais alambiqué encore plus ce topic, alors je vais arretter la!!!
A+
PS : un Vfiste a besoin de ton aide pour une histoire de vélo a Perth!!!
t'inquiet pas j'ai dormi depuis😛😄😏
Par contre pour le nom Founan, j'ai trouvé une autre explication, le mot nam viendrait d'une déformation par les Chinois du mot khmer phnom!!!!
Vrai ou pas???
Et un truk qui m'interresse, d'ou viendrait le Thai alors, ou l'on retrouve aussi le mot nam, mais pour l'eau??? Plus de langue Indiennes, khmers, ou chinoise, ou un mix de tout ça???
Le Vietnamien meme avec une forte "pression" et influence chinoise a garder un alphabet, et sa langue propre, comme le Thai, Cambodgien.... A l'instar de certaines similitudes entre le Chinois et le Japonais!!!!???
Bon je sens que je vais alambiqué encore plus ce topic, alors je vais arretter la!!!
A+
PS : un Vfiste a besoin de ton aide pour une histoire de vélo a Perth!!!
Un voyage de mille lis a commencé par un pas. (Lao-Tseu ; 1 lis=ancienne mesure chinoise équivalente a 576m définie des la dynastie Qin, mais qui variait selon la région et l'époque, valeur actuelle 500m, le li est une mesure coréenne d'environ 3920m)
pour les pti curieux!!! le chien subliminaleeu
Par contre pour le nom Founan, j'ai trouvé une autre explication, le mot nam viendrait d'une déformation par les Chinois du mot khmer phnom!!!!
Vrai ou pas??? - -- Aucune idée, mais pourquoi pas ? Je n’ai fait qu’avancer une hypothèse, assez raisonnable à mon avis étant donné que beaucoup de noms de lieux en Asie leur ont été donné par les Chinois. À d’autres de confirmer ou de réfuter !
d'ou viendrait le Thai alors, ou l'on retrouve aussi le mot nam, mais pour l'eau??? Plus de langue Indiennes, khmers, ou chinoise, ou un mix de tout ça??? - -- Tout ne vient pas du chinois ni des langues indiennes en thai, bien sûr. « nam » pourrait bien être un mot thai d’origine. Que cela ne ressemble pas au chinois ni à rien d’autre de voisin pour dire « eau » ne devrait pas surprendre. Après tout, le thai appartient à une famille linguistique complètement différente de celle du chinois.
Le Vietnamien meme avec une forte "pression" et influence chinoise a garder un alphabet, et sa langue propre, comme le Thai, Cambodgien.... A l'instar de certaines similitudes entre le Chinois et le Japonais!!!!??? - -- Quel alphabet a-t-il gardé ? Avant le 17-ème siècle, quand un jésuite français a mis au point l’alphabet avec lequel le Vietnamien est écrit de nos jours, et dont l’usage ne s’est répandu qu’avec la colonisation française, il y avait deux systèmes d’écriture, tous deux basés sur les idéogrammes chinois : chữ nho, pour écrire en Chinois, et chữ nôm pour écrire en Vietnamien. Quant au vocabulaire, il y a eu énormément d’emprunts, surtout dans les registres abstraits et élevés. On dit que 60 à 70% du vocabulaire a une origine chinoise (je suis mal placé pour le soutenir, je n’ai fait que lire cette affirmation). L’influence chinoise a été énorme !
Est-ce si surprenant ? Pas du tout ! Qu’on pense aux emprunts massifs que les anglais ont faits au Français, la langue des classes dirigeantes pendant 4 bons siècles. Qu’on pense aux emprunts massifs que le Farsi (Persan) a faits à l’Arabe, avec comme résultat que 30 à 50% du vocabulaire moderne Farsi est directement dérivé de l’Arabe. La langue de la classe dominante ou de l’envahisseur a tendance à laisser des marques profondes sur la langue autochtone. Une exception notoire, c’est que les Francs quand ils se sont établis en France n’ont pas imposé leur langue (germanique) et ont par contre adopté le Latin. Facile à comprendre, ils se sont inclinés devant la langue de la culture plus développée qui les avait précédés.
Comparé à cela, le Thaï a relativement peu emprunté au Chinois. Mais par contre beaucoup plus aux deux langues indiennes dont j’ai parlé. Je penserais à une grande partie des mots un peu compliqués, souvent avec des consonnes qu’on ne prononce pas (les doubles « r » qu’on prononce « n », les « tr » qu’on prononce « s »), à une grande partie de ces mots de deux syllabes ou plus qui contrastent avec les mots bien monosyllabiques qui, eux, doivent être d’origine non indienne.
Vrai ou pas??? - -- Aucune idée, mais pourquoi pas ? Je n’ai fait qu’avancer une hypothèse, assez raisonnable à mon avis étant donné que beaucoup de noms de lieux en Asie leur ont été donné par les Chinois. À d’autres de confirmer ou de réfuter !
d'ou viendrait le Thai alors, ou l'on retrouve aussi le mot nam, mais pour l'eau??? Plus de langue Indiennes, khmers, ou chinoise, ou un mix de tout ça??? - -- Tout ne vient pas du chinois ni des langues indiennes en thai, bien sûr. « nam » pourrait bien être un mot thai d’origine. Que cela ne ressemble pas au chinois ni à rien d’autre de voisin pour dire « eau » ne devrait pas surprendre. Après tout, le thai appartient à une famille linguistique complètement différente de celle du chinois.
Le Vietnamien meme avec une forte "pression" et influence chinoise a garder un alphabet, et sa langue propre, comme le Thai, Cambodgien.... A l'instar de certaines similitudes entre le Chinois et le Japonais!!!!??? - -- Quel alphabet a-t-il gardé ? Avant le 17-ème siècle, quand un jésuite français a mis au point l’alphabet avec lequel le Vietnamien est écrit de nos jours, et dont l’usage ne s’est répandu qu’avec la colonisation française, il y avait deux systèmes d’écriture, tous deux basés sur les idéogrammes chinois : chữ nho, pour écrire en Chinois, et chữ nôm pour écrire en Vietnamien. Quant au vocabulaire, il y a eu énormément d’emprunts, surtout dans les registres abstraits et élevés. On dit que 60 à 70% du vocabulaire a une origine chinoise (je suis mal placé pour le soutenir, je n’ai fait que lire cette affirmation). L’influence chinoise a été énorme !
Est-ce si surprenant ? Pas du tout ! Qu’on pense aux emprunts massifs que les anglais ont faits au Français, la langue des classes dirigeantes pendant 4 bons siècles. Qu’on pense aux emprunts massifs que le Farsi (Persan) a faits à l’Arabe, avec comme résultat que 30 à 50% du vocabulaire moderne Farsi est directement dérivé de l’Arabe. La langue de la classe dominante ou de l’envahisseur a tendance à laisser des marques profondes sur la langue autochtone. Une exception notoire, c’est que les Francs quand ils se sont établis en France n’ont pas imposé leur langue (germanique) et ont par contre adopté le Latin. Facile à comprendre, ils se sont inclinés devant la langue de la culture plus développée qui les avait précédés.
Comparé à cela, le Thaï a relativement peu emprunté au Chinois. Mais par contre beaucoup plus aux deux langues indiennes dont j’ai parlé. Je penserais à une grande partie des mots un peu compliqués, souvent avec des consonnes qu’on ne prononce pas (les doubles « r » qu’on prononce « n », les « tr » qu’on prononce « s »), à une grande partie de ces mots de deux syllabes ou plus qui contrastent avec les mots bien monosyllabiques qui, eux, doivent être d’origine non indienne.
PS : un Vfiste a besoin de ton aide pour une histoire de vélo a Perth!!!
- --
C'est quoi, cette histoire? Je suis mal placé pour les vélos. 😮
Merci pour ce cours d'histoire des populations, clair (enfin autant que ça puisse être...) et condensé. Ca permet de replacer les actualités liées à la chine, le tibet et les Ouigur dans un contexte historique mais aussi de se coucher moins bête ce soir...
Dommage demain, j'aurais oublier 90% de ce que j'ai lu aujourd'hui.
😉L'avantage du net, c'est que tu pourra le relire demain!!!!
A+
A+
Un voyage de mille lis a commencé par un pas. (Lao-Tseu ; 1 lis=ancienne mesure chinoise équivalente a 576m définie des la dynastie Qin, mais qui variait selon la région et l'époque, valeur actuelle 500m, le li est une mesure coréenne d'environ 3920m)
pour les pti curieux!!! le chien subliminaleeu
http://voyageforum.com/v.f?post=2858865;#2858865
Un voyage de mille lis a commencé par un pas. (Lao-Tseu ; 1 lis=ancienne mesure chinoise équivalente a 576m définie des la dynastie Qin, mais qui variait selon la région et l'époque, valeur actuelle 500m, le li est une mesure coréenne d'environ 3920m)
pour les pti curieux!!! le chien subliminaleeu
Par contre pour le nom Founan, j'ai trouvé une autre explication, le mot nam viendrait d'une déformation par les Chinois du mot khmer phnom!!!!
Vrai ou pas???
Et un truk qui m'interresse, d'ou viendrait le Thai alors, ou l'on retrouve aussi le mot nam, mais pour l'eau??? Plus de langue Indiennes, khmers, ou chinoise, ou un mix de tout ça???
Je n'ai pas très bien suivi mais est-ce que naam (4) ne signifie pas sud en cantonais, langue du sud de la Chine notamment de Guangzhou (Canton) et Hong Kong ? nan (2) signifie aussi sud mais en mandarin.
Vrai ou pas???
Et un truk qui m'interresse, d'ou viendrait le Thai alors, ou l'on retrouve aussi le mot nam, mais pour l'eau??? Plus de langue Indiennes, khmers, ou chinoise, ou un mix de tout ça???
Je n'ai pas très bien suivi mais est-ce que naam (4) ne signifie pas sud en cantonais, langue du sud de la Chine notamment de Guangzhou (Canton) et Hong Kong ? nan (2) signifie aussi sud mais en mandarin.
Salut,
Peut etre!!!
DSL c'est pour ça que je posais la question!!!!!!!
A+
Peut etre!!!
DSL c'est pour ça que je posais la question!!!!!!!
A+
Un voyage de mille lis a commencé par un pas. (Lao-Tseu ; 1 lis=ancienne mesure chinoise équivalente a 576m définie des la dynastie Qin, mais qui variait selon la région et l'époque, valeur actuelle 500m, le li est une mesure coréenne d'environ 3920m)
pour les pti curieux!!! le chien subliminaleeu
DSL ça veut dire désolé ?
Oui 😉
Khun maa jak nai krap?
"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
Merci Boumba!!!
A+
A+
Un voyage de mille lis a commencé par un pas. (Lao-Tseu ; 1 lis=ancienne mesure chinoise équivalente a 576m définie des la dynastie Qin, mais qui variait selon la région et l'époque, valeur actuelle 500m, le li est une mesure coréenne d'environ 3920m)
pour les pti curieux!!! le chien subliminaleeu
Faut pas être désolé 😉...
Je crois que je ne suis plus du tout l'affaire, j'en suis encore au nam de Vietnam.
Je crois que je ne suis plus du tout l'affaire, j'en suis encore au nam de Vietnam.
Merci pour ce cours d'histoire des populations, clair (enfin autant que ça puisse être...) et condensé. Ca permet de replacer les actualités liées à la chine, le tibet et les Ouigur dans un contexte historique mais aussi de se coucher moins bête ce soir...
Dommage demain, j'aurais oublier 90% de ce que j'ai lu aujourd'hui.
- --
Tu es le bienvenu!
Oublier les détails n’est pas grave (je les oublie aussi !). Il suffit de garder une impression générale et de savoir que, s’il le faut, on peut retrouver les détails. Une de mes motivations quand je me suis lancé dans cette longue affaire (un tour de force, je n’en suis pas sorti !), c’était de démontrer que les choses ne sont jamais si simples. Quand on parle des « Han », on croit avoir tout dit, comme par exemple dans cette expression courante : « les Han colonisent le Tibet ». C’est vrai, bien sûr, mais il ne s’agit pas d’une ethnie bien définie, il ne s’agit que d’une culture où les gens se reconnaissent comme « Han ».
Oublier les détails n’est pas grave (je les oublie aussi !). Il suffit de garder une impression générale et de savoir que, s’il le faut, on peut retrouver les détails. Une de mes motivations quand je me suis lancé dans cette longue affaire (un tour de force, je n’en suis pas sorti !), c’était de démontrer que les choses ne sont jamais si simples. Quand on parle des « Han », on croit avoir tout dit, comme par exemple dans cette expression courante : « les Han colonisent le Tibet ». C’est vrai, bien sûr, mais il ne s’agit pas d’une ethnie bien définie, il ne s’agit que d’une culture où les gens se reconnaissent comme « Han ».
Ah, d’accord ! Il pourra mettre son vélo dans mon garage 🙂. Je vais lui envoyer un petit mot.
Bonjour Marie,
Je m’inquiétais de t’avoir fâchée avec mon « ave Maria… » ! 🙂
mais est-ce que naam (4) ne signifie pas sud en cantonais, langue du sud de la Chine notamment de Guangzhou (Canton) et Hong Kong ? nan (2) signifie aussi sud mais en mandarin. - -- Je ne connais pas le cantonais et n'ai que quelques notions de mandarin, mais ce que tu dis est correct pour le mandarin. L'origine que je mentionnais pour "Founan" (je ne fais que relayer l'opinion d'autres que moi) me semble assez plausible, vu que: - (1) c’est un toponyme utilisé par les Chinois (pratiquement les seuls dans toute la région à avoir documenté quoi que ce soit à ces époques lointaines – les Chinois ont toujours été des grands obsédés de l’histoire et de la documentation) ; - et (2) les Chinois ont toujours eu une prédilection pour des systèmes toponymiques simples et rationnels, basés sur des mots clés tels les points cardinaux (« nán » = sud par exemple) et les noms de lieux tels « montagne » (« shan » comme dans « Shandong » = « montagne de l’est »), rivière (« hé» comme dans « Hebei » = « au nord de la rivière (jaune) »), mer (« hai », comme dans l’île de Hainan = « au sud de la mer »), etc…..
En passant, les chiffres entre parenthèses, c’est bien pour marquer les tons ? C’est pratique, car j’ai du mal à indiquer les tons autrement (le ton descendant et remontant !), ce qui me chagrine car je n’aime pas la négligence. On fait beaucoup trop d’à-peu-près quand on parle de ces pays.
Je m’inquiétais de t’avoir fâchée avec mon « ave Maria… » ! 🙂
mais est-ce que naam (4) ne signifie pas sud en cantonais, langue du sud de la Chine notamment de Guangzhou (Canton) et Hong Kong ? nan (2) signifie aussi sud mais en mandarin. - -- Je ne connais pas le cantonais et n'ai que quelques notions de mandarin, mais ce que tu dis est correct pour le mandarin. L'origine que je mentionnais pour "Founan" (je ne fais que relayer l'opinion d'autres que moi) me semble assez plausible, vu que: - (1) c’est un toponyme utilisé par les Chinois (pratiquement les seuls dans toute la région à avoir documenté quoi que ce soit à ces époques lointaines – les Chinois ont toujours été des grands obsédés de l’histoire et de la documentation) ; - et (2) les Chinois ont toujours eu une prédilection pour des systèmes toponymiques simples et rationnels, basés sur des mots clés tels les points cardinaux (« nán » = sud par exemple) et les noms de lieux tels « montagne » (« shan » comme dans « Shandong » = « montagne de l’est »), rivière (« hé» comme dans « Hebei » = « au nord de la rivière (jaune) »), mer (« hai », comme dans l’île de Hainan = « au sud de la mer »), etc…..
En passant, les chiffres entre parenthèses, c’est bien pour marquer les tons ? C’est pratique, car j’ai du mal à indiquer les tons autrement (le ton descendant et remontant !), ce qui me chagrine car je n’aime pas la négligence. On fait beaucoup trop d’à-peu-près quand on parle de ces pays.
Le moment est venu pour apporter un peu de lumière sur le terme « Chine ». Il dérive probablement de la dynastie Jin. Il y a une certaine ironie quant à l’usage du terme « Chine ». Qu’on y pense un peu ! Les Mongols, qui avaient donc renversé les Jin, donnaient ce nom à la partie de la Chine qu’ils ne contrôlaient pas (initialement). Les Mongols avaient donc fait l’amalgame entre Chinois et Jin, alors que les Jin étaient des Jurchen, donc les ancêtres des Mandchous qui plus tard, sous la dynastie Qing, allaient maintenir les Chinois Han sous une domination répressive, par exemple en leur imposant le crâne rasé et le port de la fameuse natte. (Vous suivez toujours? 😇)
Il y a d’autres explications possibles, mais celle-ci semble être la plus simple et la plus probable.
Je suis sûr que je laisse mes lecteurs dans un certain état de confusion, ayant apporté ces quelques explications et réflexions sur les Khitan (Turco-Mongols), les Mongols eux-mêmes, les Jurchen (Mandchous), sur les termes de « Cathay » et de « Chine ». Il semble que depuis bien longtemps, et certainement depuis le 12-ème siècle, différentes gens ont eu tendance à voir la Chine par l’intermédiaire des couches superficielles constituées par des peuples non Han, et superposées par-dessus un fond d’origine Han qui avait été considérablement dilué au fil des siècles. Où étaient passés les Han d’origine ? Je crois vous l’avoir dit : à mon avis, ils étaient plus au sud qu’au nord de la Chine !
Il faut sauter des étapes intermédiaires. Il n’y a pas besoin de narrer dans les détails la domination croissante des Mongols sur la Chine. En 1260, Kublai Khan, petit-fils de Gengis Khan, avait commencé à utiliser Beijing comme sa capitale d’hiver. En 1271, il fonda la dynastie Da Yuan (en chinois : « Grande Origine »). En 1276, il prit Hangzhou, la capitale des Song du Sud. Les Mongols anéantirent les Song en 1279, réunifièrent la Chine et l’englobèrent dans leur immense empire. Notoirement, les Mongols furent les premiers à inclure le Yunnan comme province administrative de la Chine, après avoir défait le royaume de Dali en 1253 (qui avait succédé au royaume de Nanzhao au 10-ème siècle). Kublai Khan avait établi la « pax mongolica » sur un empire gigantesque.
J ‘ai déjà mentionné plus haut, dans « Époque Tang – II Nanzhao (suite) » que la conquête de Dali/Nanzhao par les Mongols provoqua une vague particulièrement importante d’émigration des Taï vers l’Asie du Sud-Est et même jusqu’en Assam, en Inde.
Après la reconquête de la Chine par les Ming, la première dynastie essentiellement chinoise depuis longtemps, les Mongols restèrent une menace pour la Chine jusqu’au 16-ème siècle, quand les Mandchous, réincarnation des Jurchen, les remplacèrent dans ce rôle.
Pour qu’on puisse se repérer un peu, je mets une carte qui représente la situation territoriale vers l’an 1142, c.à-d. peu après l’invasion par les Jin (« proto-Mandchous ») de la Chine du Nord où ils avaient établi leur dynastie, celle des Jin (d’où nous vient le nom de « Chine », par l’intermédiaire des Mongols). On voit bien sur la carte que les Song, qui eux étaient bien ethniquement/culturellement Chinois (« Han » si on veut), n’occupaient alors que le sud de la Chine. L’état de Nanzhao (ou était-ce déjà Dali ? peu importe les noms, il s’agit bien d’une seule et même chose) est bien en évidence. Au nord-ouest se trouvent les Xi Xia (« proto-Tibétains ») mais leur territoire n’est pas bien documenté. Il faudra que je trouve une carte pour illustrer l’étendue territoriale de la Chine pendant la dynastie mongole des Yuan.
C’est bien sûr à cette époque que les marchands vénitiens Matteo et Niccolo Polo finirent par atteindre la cour de Kublai Khan. Ils y retournèrent en 1275 accompagnés du fils de Niccolo, le fameux Marco. Marco rencontra le Khan dans sa capitale d’été, Shang Du, qu’il appela Ciandu. La quasi-mythique « Xanadu » dérive de la description qu’il fit de la grandeur et de la beauté de Shang Du. Il ne manqua pas de remarquer, marchand qu’il était, l’usage – plus noble que celui que les Arabes avaient remarqué 😉 (voir plus haut dans « Papier et poésie ») – du papier comme monnaie, une autre invention chinoise (en fait, les Song en avaient déjà fait usage).
Il y a d’autres explications possibles, mais celle-ci semble être la plus simple et la plus probable.
Je suis sûr que je laisse mes lecteurs dans un certain état de confusion, ayant apporté ces quelques explications et réflexions sur les Khitan (Turco-Mongols), les Mongols eux-mêmes, les Jurchen (Mandchous), sur les termes de « Cathay » et de « Chine ». Il semble que depuis bien longtemps, et certainement depuis le 12-ème siècle, différentes gens ont eu tendance à voir la Chine par l’intermédiaire des couches superficielles constituées par des peuples non Han, et superposées par-dessus un fond d’origine Han qui avait été considérablement dilué au fil des siècles. Où étaient passés les Han d’origine ? Je crois vous l’avoir dit : à mon avis, ils étaient plus au sud qu’au nord de la Chine !
Il faut sauter des étapes intermédiaires. Il n’y a pas besoin de narrer dans les détails la domination croissante des Mongols sur la Chine. En 1260, Kublai Khan, petit-fils de Gengis Khan, avait commencé à utiliser Beijing comme sa capitale d’hiver. En 1271, il fonda la dynastie Da Yuan (en chinois : « Grande Origine »). En 1276, il prit Hangzhou, la capitale des Song du Sud. Les Mongols anéantirent les Song en 1279, réunifièrent la Chine et l’englobèrent dans leur immense empire. Notoirement, les Mongols furent les premiers à inclure le Yunnan comme province administrative de la Chine, après avoir défait le royaume de Dali en 1253 (qui avait succédé au royaume de Nanzhao au 10-ème siècle). Kublai Khan avait établi la « pax mongolica » sur un empire gigantesque.
J ‘ai déjà mentionné plus haut, dans « Époque Tang – II Nanzhao (suite) » que la conquête de Dali/Nanzhao par les Mongols provoqua une vague particulièrement importante d’émigration des Taï vers l’Asie du Sud-Est et même jusqu’en Assam, en Inde.
Après la reconquête de la Chine par les Ming, la première dynastie essentiellement chinoise depuis longtemps, les Mongols restèrent une menace pour la Chine jusqu’au 16-ème siècle, quand les Mandchous, réincarnation des Jurchen, les remplacèrent dans ce rôle.
Pour qu’on puisse se repérer un peu, je mets une carte qui représente la situation territoriale vers l’an 1142, c.à-d. peu après l’invasion par les Jin (« proto-Mandchous ») de la Chine du Nord où ils avaient établi leur dynastie, celle des Jin (d’où nous vient le nom de « Chine », par l’intermédiaire des Mongols). On voit bien sur la carte que les Song, qui eux étaient bien ethniquement/culturellement Chinois (« Han » si on veut), n’occupaient alors que le sud de la Chine. L’état de Nanzhao (ou était-ce déjà Dali ? peu importe les noms, il s’agit bien d’une seule et même chose) est bien en évidence. Au nord-ouest se trouvent les Xi Xia (« proto-Tibétains ») mais leur territoire n’est pas bien documenté. Il faudra que je trouve une carte pour illustrer l’étendue territoriale de la Chine pendant la dynastie mongole des Yuan.
C’est bien sûr à cette époque que les marchands vénitiens Matteo et Niccolo Polo finirent par atteindre la cour de Kublai Khan. Ils y retournèrent en 1275 accompagnés du fils de Niccolo, le fameux Marco. Marco rencontra le Khan dans sa capitale d’été, Shang Du, qu’il appela Ciandu. La quasi-mythique « Xanadu » dérive de la description qu’il fit de la grandeur et de la beauté de Shang Du. Il ne manqua pas de remarquer, marchand qu’il était, l’usage – plus noble que celui que les Arabes avaient remarqué 😉 (voir plus haut dans « Papier et poésie ») – du papier comme monnaie, une autre invention chinoise (en fait, les Song en avaient déjà fait usage).
Le moment est venu pour apporter un peu de lumière sur le terme « Chine ».
http://www.chine-informations.com/...on-chinoise_1667.htm
lLa civilisation chinoise, l'une des plus anciennes civilisations au monde
La civilisation chinoise a environ 5 000 ans d'Histoire. Perpétués de génération en génération, grâce à la sacralisation de l'écrit et au poids de la tradition, elle constitue, de ce fait, l'une des plus anciennes civilisations au monde. Dans un domaine purement politique, la Chine est toujours demeurée "chinoise" malgré les occupations étrangères au cours de son histoire (turques, mongoles, mandchoues, japonaises et celles des puissances occidentales (la Guerre de l'Opium : les Anglais – Les Huit Alliances Etrangères), pour les plus importantes. Le berceau de la civilisation chinoise se situe dans le bassin du Fleuve Jaune où ont été trouvés les guerriers grandeur nature en terre cuite de l'Armée de la dynastie des Qin (221 av. J.-C. à 206 ap. J.-C.)
http://www.chine-informations.com/...on-chinoise_1667.htm
lLa civilisation chinoise, l'une des plus anciennes civilisations au monde
La civilisation chinoise a environ 5 000 ans d'Histoire. Perpétués de génération en génération, grâce à la sacralisation de l'écrit et au poids de la tradition, elle constitue, de ce fait, l'une des plus anciennes civilisations au monde. Dans un domaine purement politique, la Chine est toujours demeurée "chinoise" malgré les occupations étrangères au cours de son histoire (turques, mongoles, mandchoues, japonaises et celles des puissances occidentales (la Guerre de l'Opium : les Anglais – Les Huit Alliances Etrangères), pour les plus importantes. Le berceau de la civilisation chinoise se situe dans le bassin du Fleuve Jaune où ont été trouvés les guerriers grandeur nature en terre cuite de l'Armée de la dynastie des Qin (221 av. J.-C. à 206 ap. J.-C.)
Le moment est venu pour apporter un peu de lumière sur le terme « Chine ». Il dérive probablement de la dynastie Jin.
J ‘ai déjà mentionné plus haut, dans « Époque Tang – II Nanzhao (suite) » que la conquête de Dali/Nanzhao par les Mongols provoqua une vague particulièrement importante d’émigration des Taï vers l’Asie du Sud-Est et même jusqu’en Assam, en Inde.
Salut GeorgesOZ, c'est marrant car les Thais actuels appelent les Chinois "djin" déformation aussi du meme mot peut etre!!!
Bon promis j'arrette avec les "histoires" linguistique on va vraiment plus rien comprendre!!!🤪
A+
J ‘ai déjà mentionné plus haut, dans « Époque Tang – II Nanzhao (suite) » que la conquête de Dali/Nanzhao par les Mongols provoqua une vague particulièrement importante d’émigration des Taï vers l’Asie du Sud-Est et même jusqu’en Assam, en Inde.
Salut GeorgesOZ, c'est marrant car les Thais actuels appelent les Chinois "djin" déformation aussi du meme mot peut etre!!!
Bon promis j'arrette avec les "histoires" linguistique on va vraiment plus rien comprendre!!!🤪
A+
Un voyage de mille lis a commencé par un pas. (Lao-Tseu ; 1 lis=ancienne mesure chinoise équivalente a 576m définie des la dynastie Qin, mais qui variait selon la région et l'époque, valeur actuelle 500m, le li est une mesure coréenne d'environ 3920m)
pour les pti curieux!!! le chien subliminaleeu
c'est marrant car les Thais actuels appelent les Chinois "djin" déformation aussi du meme mot peut etre!!!
- --
Il y a pas mal de choses que les Thais appellent "djin". On commence comme tu dis par "khon djin". Mais il y a aussi, dans la rue, les "luuk djin" que tu peux acheter pour manger un petit morceau! 😉
Il y a pas mal de choses que les Thais appellent "djin". On commence comme tu dis par "khon djin". Mais il y a aussi, dans la rue, les "luuk djin" que tu peux acheter pour manger un petit morceau! 😉
oui c'est vrai!!!!
mmm un bon look djin maa🤪😕🏴☠️!!!!
MDR
A+
mmm un bon look djin maa🤪😕🏴☠️!!!!
MDR
A+
Un voyage de mille lis a commencé par un pas. (Lao-Tseu ; 1 lis=ancienne mesure chinoise équivalente a 576m définie des la dynastie Qin, mais qui variait selon la région et l'époque, valeur actuelle 500m, le li est une mesure coréenne d'environ 3920m)
pour les pti curieux!!! le chien subliminaleeu
Dans un domaine purement politique, la Chine est toujours demeurée "chinoise" malgré les occupations étrangères au cours de son histoire
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Je croyais pouvoir passer rapidement sur les Mongols. Mais ta remarque m’a arrêté dans mon élan. Tu as sans doute raison quand tu parles de la capacité de la Chine de rester « chinoise », mais je dirais que ce n’est pas seulement politique, c’est également culturel.
Les Mongols ont été la première dynastie d'origine non-Han à dominer l'intégralité de l'empire. Il y en aura une seconde et dernière : la dynastie Qing fondée par les Mandchous. Mais ces deux dynasties d'origine étrangère finirent par se conformer à la culture chinoise, qui prouva ainsi sa force d'assimilation. Les Mongols, en particulier, ne disposant pas d'écriture (leur culture avait été orale jusque là), ont commencé à codifier leurs lois au contact de l'empire chinois.
On retrouve ici un parallèle avec l’invasion de la France par les Francs, qui assimilèrent à un très fort degré la culture gallo-romaine. J’avais déjà mentionné plus haut, dans « Han – Poussée vers le sud (deuxième partie) », les comparaisons intéressantes que l’on peut faire entre la Chine et l’empire Romain. N’oublions pas que l’attraction magnétique de la culture de Rome s’est poursuivie pendant de très longs siècles après la disparition de l’empire Romain. Les empereurs germaniques du Moyen-Âge se réclamaient encore comme empereurs du Saint Empire Romain ! À plus forte raison, l’attraction de la culture chinoise, étant donné que la Chine n’a jamais disparu en tant qu’entité politique de taille.
À ce titre, il est intéressant que, malgré la nature étrangère de ses dirigeants, la dynastie Yuan est considérée par les historiens chinois comme une dynastie chinoise. C’est d’une autre façon une preuve de la capacité d’assimilation exercée par la Chine, comme un énorme aimant attirant les corps étrangers et leur imposant son magnétisme. Une autre preuve de l’attirance que la culture chinoise exerça sur les Mongols, c’est que quand Kubilaï proclama le début de sa dynastie, en 1271, il s'inspira d'une phrase du Yi Jing pour choisir le nom de sa dynastie, Da Yuan, c.à-d. « Grand Commencement ». On ne pouvait pas faire plus chinois que ça !
Les Mongols ont été la première dynastie d'origine non-Han à dominer l'intégralité de l'empire. Il y en aura une seconde et dernière : la dynastie Qing fondée par les Mandchous. Mais ces deux dynasties d'origine étrangère finirent par se conformer à la culture chinoise, qui prouva ainsi sa force d'assimilation. Les Mongols, en particulier, ne disposant pas d'écriture (leur culture avait été orale jusque là), ont commencé à codifier leurs lois au contact de l'empire chinois.
On retrouve ici un parallèle avec l’invasion de la France par les Francs, qui assimilèrent à un très fort degré la culture gallo-romaine. J’avais déjà mentionné plus haut, dans « Han – Poussée vers le sud (deuxième partie) », les comparaisons intéressantes que l’on peut faire entre la Chine et l’empire Romain. N’oublions pas que l’attraction magnétique de la culture de Rome s’est poursuivie pendant de très longs siècles après la disparition de l’empire Romain. Les empereurs germaniques du Moyen-Âge se réclamaient encore comme empereurs du Saint Empire Romain ! À plus forte raison, l’attraction de la culture chinoise, étant donné que la Chine n’a jamais disparu en tant qu’entité politique de taille.
À ce titre, il est intéressant que, malgré la nature étrangère de ses dirigeants, la dynastie Yuan est considérée par les historiens chinois comme une dynastie chinoise. C’est d’une autre façon une preuve de la capacité d’assimilation exercée par la Chine, comme un énorme aimant attirant les corps étrangers et leur imposant son magnétisme. Une autre preuve de l’attirance que la culture chinoise exerça sur les Mongols, c’est que quand Kubilaï proclama le début de sa dynastie, en 1271, il s'inspira d'une phrase du Yi Jing pour choisir le nom de sa dynastie, Da Yuan, c.à-d. « Grand Commencement ». On ne pouvait pas faire plus chinois que ça !
Mais ta remarque
Je voulais dire: la remarque de Tokara 🙂
Je voulais dire: la remarque de Tokara 🙂
En passant, les chiffres entre parenthèses, c’est bien pour marquer les tons ? C’est pratique, car j’ai du mal à indiquer les tons autrement (le ton descendant et remontant !), ce qui me chagrine car je n’aime pas la négligence. On fait beaucoup trop d’à-peu-près quand on parle de ces pays.
Il s’agit bien des tons.
les Chinois ont toujours eu une prédilection pour des systèmes toponymiques simples et rationnels, basés sur des mots clés tels les points cardinaux (« nán » = sud par exemple) et les noms de lieux tels « montagne » (« shan » comme dans « Shandong » = « montagne de l’est »), rivière (« hé» comme dans « Hebei » = « au nord de la rivière (jaune) »), mer (« hai », comme dans l’île de Hainan = « au sud de la mer »), etc…
A ce propos, as-tu noté en regardant une carte de la Chine que les noms des provinces qui intègrent des points cardinaux fonctionnent souvent par paires ? Hebei/Henan, Hunan/Hubei (Hu c’est le lac – Dongting - au nord de la province du Hunan). Idem pour Nanjing/Beijing (jing = capitale). Si ça le fait pour le nord et le sud, ça marche aussi pour l’est et l’ouest : Shanxi/Shandong, respectivement à l’ouest et à l’est des monts (Taihang), Guangxi/Guangdong, guang signifie quelque chose comme expansion etc… La géographie chinoise, c’est finalement assez simple 😏.
Il s’agit bien des tons.
les Chinois ont toujours eu une prédilection pour des systèmes toponymiques simples et rationnels, basés sur des mots clés tels les points cardinaux (« nán » = sud par exemple) et les noms de lieux tels « montagne » (« shan » comme dans « Shandong » = « montagne de l’est »), rivière (« hé» comme dans « Hebei » = « au nord de la rivière (jaune) »), mer (« hai », comme dans l’île de Hainan = « au sud de la mer »), etc…
A ce propos, as-tu noté en regardant une carte de la Chine que les noms des provinces qui intègrent des points cardinaux fonctionnent souvent par paires ? Hebei/Henan, Hunan/Hubei (Hu c’est le lac – Dongting - au nord de la province du Hunan). Idem pour Nanjing/Beijing (jing = capitale). Si ça le fait pour le nord et le sud, ça marche aussi pour l’est et l’ouest : Shanxi/Shandong, respectivement à l’ouest et à l’est des monts (Taihang), Guangxi/Guangdong, guang signifie quelque chose comme expansion etc… La géographie chinoise, c’est finalement assez simple 😏.
La géographie chinoise, c’est finalement assez simple 😏
Normal, n'est ce pas le centre du monde d'après les 1ers cartographes chinois? L'Empire du milieu ou sans milieu 😉
Normal, n'est ce pas le centre du monde d'après les 1ers cartographes chinois? L'Empire du milieu ou sans milieu 😉
Khun maa jak nai krap?
"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
Est-ce que ça a changé ? 😉 Je me demande...
Merci pour les articles, le second a l'air très bien, je le lirai demain.
Merci pour les articles, le second a l'air très bien, je le lirai demain.
😉Comme l'idéogramme un carré avec un trait au milieu!!!!
En fait c'est vraiment simple le Chinois!!!! LOL
A+
En fait c'est vraiment simple le Chinois!!!! LOL
A+
Un voyage de mille lis a commencé par un pas. (Lao-Tseu ; 1 lis=ancienne mesure chinoise équivalente a 576m définie des la dynastie Qin, mais qui variait selon la région et l'époque, valeur actuelle 500m, le li est une mesure coréenne d'environ 3920m)
pour les pti curieux!!! le chien subliminaleeu
"as-tu noté en regardant une carte de la Chine que les noms des provinces qui intègrent des points cardinaux fonctionnent souvent par paires ?"
- --
Bonjour Marie,
Tu as tout à fait raison. J’ai bien observé la même chose. Tu cites la paire Beijing/Nanjing. On peut rajouter …. Tokyo ! En effet, Tokyo, qui était à l’origine Edo (“estuaire”), a changé de nom quand elle est devenue la capitale impériale en 1868. La ville est devenue Tōkyō, de tō (“est”) + kyō (“capitale”). Pendant la période Meiji, on l’appelait aussi "Tōkei", une prononciation alternative pour les mêmes caractères chinois (on y arrive !) représentant "Tokyo" :
東京
(J’espère que les caractères passeront sur VF ! 😊).
Le premier caractère est Dong(1) qui veut dire « est ». Le deuxième caractère est Jing(1) qui veut dire « capitale ». Ce sont les mêmes caractères qu’on retrouve dans les toponymes chinois Beijing, Nanjing, Shandong etc…. Ce sont probablement les Japonais qui ont de leur propre chef donné ce nom à la ville (située à l’est de quelqu’autre point de référence au Japon), mais les Chinois disent Dong(1) Jing(1), la « capitale de l’est », ce qui est pour eux d’une logique foudroyante.
Je continue sur cette lancée. La ville de Kyōto est représentée par les caractères :
京都
On retrouve le même caractère Jing(1) (« capitale »), suivi du caractère Du(1) qui veut dire « métropole, capitale ». Donc, vraiment une capitale, pas d’erreur possible ! Il ne faut pas s'étonner de la prononciation japonaise approximative des mots chinois d’origine.
On voit bien que les Japonais ont largement emprunté à la culture chinoise, comme bien d’autres nations en Asie. On pourrait écrire des volumes sur ce sujet.....
Le mot Du(1) est celui qu’on retrouve dans Chengdu, capitale du Sichuan, et …… dans Xanadu !, la capitale d’été des Mongols mythifiée par Marco Polo. Xanadu est une déformation de Shàng Dū (ou Shang(4) Du(1) pour utiliser les indications chiffrées des tons). Les caractères chinois sont :
上都
À part le fait que les voisins des Chinois ont été énormément influencés par leur culture, on commence à se rendre compte, avec un tant soit peu de réflexion, que le système chinois est en fait très simple, d’une logique foudroyante, je l’ai dit ! RRR a aussi observé que dans le fond, le chinois, c’est simple !
"Guangxi/Guangdong, guang signifie quelque chose comme expansion etc… La géographie chinoise, c’est finalement assez simple 😏. "
- --
Tout à fait. J’avais demandé à un ami Chinois, à l’aéroport de Guangzhou (Guǎngzhōu), de me lire les caractères sur les panneaux. Il avait calé un peu sur la signification de Guang dans Guangzhou, Guangdong. C’ est le premier caractère ci-dessous. Il m’avait dit que cela représente un « espace ouvert ». C’est logique, ça ressemble assez bien au caractère « porte ».
广州
Intéressant, non ? Grande simplicité, liée au sens pragmatique extraordinaire des Chinois, et cependant extrême complexité. Je vous laisse mijoter là-dessus ! 😉
Bonjour Marie,
Tu as tout à fait raison. J’ai bien observé la même chose. Tu cites la paire Beijing/Nanjing. On peut rajouter …. Tokyo ! En effet, Tokyo, qui était à l’origine Edo (“estuaire”), a changé de nom quand elle est devenue la capitale impériale en 1868. La ville est devenue Tōkyō, de tō (“est”) + kyō (“capitale”). Pendant la période Meiji, on l’appelait aussi "Tōkei", une prononciation alternative pour les mêmes caractères chinois (on y arrive !) représentant "Tokyo" :
東京
(J’espère que les caractères passeront sur VF ! 😊).
Le premier caractère est Dong(1) qui veut dire « est ». Le deuxième caractère est Jing(1) qui veut dire « capitale ». Ce sont les mêmes caractères qu’on retrouve dans les toponymes chinois Beijing, Nanjing, Shandong etc…. Ce sont probablement les Japonais qui ont de leur propre chef donné ce nom à la ville (située à l’est de quelqu’autre point de référence au Japon), mais les Chinois disent Dong(1) Jing(1), la « capitale de l’est », ce qui est pour eux d’une logique foudroyante.
Je continue sur cette lancée. La ville de Kyōto est représentée par les caractères :
京都
On retrouve le même caractère Jing(1) (« capitale »), suivi du caractère Du(1) qui veut dire « métropole, capitale ». Donc, vraiment une capitale, pas d’erreur possible ! Il ne faut pas s'étonner de la prononciation japonaise approximative des mots chinois d’origine.
On voit bien que les Japonais ont largement emprunté à la culture chinoise, comme bien d’autres nations en Asie. On pourrait écrire des volumes sur ce sujet.....
Le mot Du(1) est celui qu’on retrouve dans Chengdu, capitale du Sichuan, et …… dans Xanadu !, la capitale d’été des Mongols mythifiée par Marco Polo. Xanadu est une déformation de Shàng Dū (ou Shang(4) Du(1) pour utiliser les indications chiffrées des tons). Les caractères chinois sont :
上都
À part le fait que les voisins des Chinois ont été énormément influencés par leur culture, on commence à se rendre compte, avec un tant soit peu de réflexion, que le système chinois est en fait très simple, d’une logique foudroyante, je l’ai dit ! RRR a aussi observé que dans le fond, le chinois, c’est simple !
"Guangxi/Guangdong, guang signifie quelque chose comme expansion etc… La géographie chinoise, c’est finalement assez simple 😏. "
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Tout à fait. J’avais demandé à un ami Chinois, à l’aéroport de Guangzhou (Guǎngzhōu), de me lire les caractères sur les panneaux. Il avait calé un peu sur la signification de Guang dans Guangzhou, Guangdong. C’ est le premier caractère ci-dessous. Il m’avait dit que cela représente un « espace ouvert ». C’est logique, ça ressemble assez bien au caractère « porte ».
广州
Intéressant, non ? Grande simplicité, liée au sens pragmatique extraordinaire des Chinois, et cependant extrême complexité. Je vous laisse mijoter là-dessus ! 😉
Tokyo" : 東京
La ville de Kyoto est représentée par les caractères : 京都
Xanadu est une déformation de Shàng Dú; (ou Shang(4) Du(1) pour utiliser les indications chiffrées des tons). Les caractères chinois sont : 上都
Guangzhou - Guang(4) Zhou(1) : 广州
C’est bien ce que je pensais, les caractères ne passent pas. Je les remets en jpeg (pffff !).
La ville de Kyoto est représentée par les caractères : 京都
Xanadu est une déformation de Shàng Dú; (ou Shang(4) Du(1) pour utiliser les indications chiffrées des tons). Les caractères chinois sont : 上都
Guangzhou - Guang(4) Zhou(1) : 广州
C’est bien ce que je pensais, les caractères ne passent pas. Je les remets en jpeg (pffff !).
Merci Olivier pour ces liens. 🙂 Comme le dit Marie, ce sont de très bons articles. Je note dans l’article « L'empire du Milieu : Pourquoi appelle-t-on la Chine ainsi ? » cette petite phrase :
« Dans les pays voisins, les appellations de la Chine dérivent en général de ces termes. Les Japonais parlent de Chuugoku, les Coréens de Jungguk. »
Une chose qui me semble intéressante, c’est la transcription « goku » ou « guk » du mot chinois Guo(4). C’est à rapprocher du mot vietnamien quốc qui veut dire nation, état, pays, comme dans le mot « tổ quốc » = patrie. On retrouve systématiquement cette dernière consonne « c/k » qui a disparu en chinois. Beaucoup de linguistes pensent que les langues chinoises n’avaient pas de tons à l’origine, et que les tons sont apparus lors de l’évolution de la prononciation, simultanément avec la perte des consonnes finales.
Autre remarque. C’est bien un mot chinois qu’on emploie en vietnamien pour dire « pays », alors qu’en thai on dit « prateet », qui s’écrit « prades » (on sait bien que le « s » final se prononce « t » en thai). D’où vient ce mot ? Et bien, du sanscrit ou du pali. On trouve ce mot partout en Inde : Himachal Pradesh, par exemple. On trouve la racine « desh /des» dans Bangladesh. Je crosi même que c’est une racine qui existe en persan. En farsi moderne, on dit « deh » pour dire « village », parce que le « s » des langues indiennes correspond à un « h » en persan.
Une preuve de plus de l’influence chinoise au Vietnam, et indienne en Thailande. Il y a bien sûr l’autre mot, bien thai lui (sinon chinois !) : « meuang ».
Une chose qui me semble intéressante, c’est la transcription « goku » ou « guk » du mot chinois Guo(4). C’est à rapprocher du mot vietnamien quốc qui veut dire nation, état, pays, comme dans le mot « tổ quốc » = patrie. On retrouve systématiquement cette dernière consonne « c/k » qui a disparu en chinois. Beaucoup de linguistes pensent que les langues chinoises n’avaient pas de tons à l’origine, et que les tons sont apparus lors de l’évolution de la prononciation, simultanément avec la perte des consonnes finales.
Autre remarque. C’est bien un mot chinois qu’on emploie en vietnamien pour dire « pays », alors qu’en thai on dit « prateet », qui s’écrit « prades » (on sait bien que le « s » final se prononce « t » en thai). D’où vient ce mot ? Et bien, du sanscrit ou du pali. On trouve ce mot partout en Inde : Himachal Pradesh, par exemple. On trouve la racine « desh /des» dans Bangladesh. Je crosi même que c’est une racine qui existe en persan. En farsi moderne, on dit « deh » pour dire « village », parce que le « s » des langues indiennes correspond à un « h » en persan.
Une preuve de plus de l’influence chinoise au Vietnam, et indienne en Thailande. Il y a bien sûr l’autre mot, bien thai lui (sinon chinois !) : « meuang ».
En fait c'est vraiment simple le Chinois!!!!
- --
Oui! .... et Non! 🙂😉
Oui! .... et Non! 🙂😉
Salut Olivier!
Je voulais apporter une reponse supplementaire, suite a l'article de l'Express. Mon modem me joue des tours et j'en suis a taper sur mon blackberry - pas ideal! Ce sera donc pour plus tard!
Je voulais apporter une reponse supplementaire, suite a l'article de l'Express. Mon modem me joue des tours et j'en suis a taper sur mon blackberry - pas ideal! Ce sera donc pour plus tard!
Pas de souci Georges, j'avais trouvé l'article intéressant et original comme approche...mais c'est un peu grace a toi et mariecurry si je l'ai trouvé 😉 J'attends ton commentaire avec impatience 🙂 encore merci pour ce post passionnant 😎
Khun maa jak nai krap?
"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
Je suis bien content que cela te passionne. 🙂 Je me demande parfois s’il y a grand monde qui se penche sur de tels sujets. La majorité des gens semblent ne se soucier que des prix des prestations touristiques et à trouver « une plage paradisiaque » qui par définition, une fois connue, ne l’est plus pour longtemps. 😕 Et même quand on s’intéresse à la culture locale, aux monuments par exemple, je crois que le plus souvent on se contente d’un petit vernis de connaissance pour pouvoir déclarer : « ca y est, j’ai visité le pays X ; le peuple Y est ainsi et la culture Z, ah ! oui ! ne m’en parlez pas ! vraiment fascinante ! ». Et vlan ! on a « fait » le pays, le peuple et la culture en question, et très souvent on veut voir quelque chose d’autre la prochaine fois, histoire de cocher le plus de cases possibles. D’où un certain amateurisme.
J’exagère ? Je ne crois pas, car je me reconnais même moi-même un peu dans ce schéma ! 🤪
Trève de balivernes, revenons à cet article de Benoît Vermander, paru dans l’Express, que tu as cité et qui est vraiment excellent. J’ai relevé quelques passages. Ils n’ont pas besoin de beaucoup de commentaires, il suffit de les laisser « fondre dans la bouche », pour ainsi dire :
· Parlant de la Chine : « un « collage » de micro-univers » - « l'infiniment grand et l'infiniment petit s'appelant l'un l'autre. »
· « surtout, la diversité des cultures ayant existé dans la Chine elle-même : sur l'ouest du pays, avant leur entrée dans l'empire des Han, le Sichuan et le Yunnan ont vu surgir des civilisations brillantes, profondément différentes de celles des plaines centrales... »
· « Comme c'est souvent le cas dans la langue chinoise, l'expression zhongguo ne se comprend que par rapport à un binôme jouant en opposé, waiguo, « les pays extérieurs » (donc étrangers). » (un rappel aux « paires » mentionnées par Marie 😉).
· « attirés par la vertu du Centre, les peuples des quatre horizons sont agglomérés à la civilisation chinoise par vagues successives. » (Belle expression!)
L'article s’étend sur « Le glissement de la civilisation chinoise du Nord vers le Sud » :
« Mais les positions relatives du Nord et du Sud se sont peu à peu modifiées au cours du 1er millénaire de notre ère, en raison des mouvements de population. D'abord, vers l'an 310, une première migration est provoquée par les invasions de cinq peuples déferlant du Nord. Ensuite, au milieu du 8-ème siècle, un nouvel afflux suit une rébellion militaire dévastatrice qui précipite le déclin de la dynastie des Tang (618-907) ; pour les zones faiblement peuplées du Sud, ces migrants sont une précieuse main-d'oeuvre et, surtout, des agents de développement économique, culturel et social. Au début du 2-ème millénaire de notre ère, les immigrants venus du Nord ont déjà fusionné avec les populations locales … Après 1120, enfin, l'entrée des Jin - l'un des peuples venus du Nord - dans les plaines centrales provoque une troisième vague de migration en direction du Sud. »
Pourquoi me suis-je donc donné la peine d’écrire tout ce que j’ai écrit jusqu’ici 😇? Ce journaliste le dit bien en quelques phrases ! Mais, un point intéressant, l’importance du riz au sud de la Chine, pour la Chine tout entière (nous avions déjà frôlé ce sujet) :
« Le pouvoir nutritionnel des plantations de riz - bien supérieur à celui obtenu, dans les régions septentrionales, par le blé et par le pâturage - explique comment le sud de la Chine a été en mesure de recevoir et d'intégrer un tel afflux d'immigrants. »
Puis encore :
« Au cours de l'Histoire, le pouvoir central a intégré avec un succès variable des populations non Han dans son orbite territoriale. » (parfait, c’est exactement ce que je voulais démontrer ! 🙂).
Et enfin ces réflexions qui me semblent toucher à un problème fondamental de l’expansion chinoise, pour les Chinois comme les non Chinois : · « Il faut comprendre cette histoire pour évaluer les défis d'aujourd'hui. Car la Chine actuelle conçoit toujours le développement de sa partie occidentale - le Tibet et le Xinjiang, en particulier - sur le modèle qui a présidé historiquement à la croissance du Sud. »
· « Pour la Chine - comme pour les autres nations - il n'y aura pas de développement durable sans une diversité culturelle ancrée dans l'intelligence du passé. » (un défi lancé aux Chinois Han : le respect des différences ! on pense au Tibet, et aux Uighurs !).
· « Il n'y a pas non plus de « solutions moyennes » autour desquelles on harmoniserait intérêts et passions, au prix de savants marchandages. Au contraire. L'art chinois de la politique s'apparente plutôt à une série de recettes stratégiques destinées à asseoir la domination de l'une ou l'autre des parties. » (ça promet ! 🙁).
J’exagère ? Je ne crois pas, car je me reconnais même moi-même un peu dans ce schéma ! 🤪
Trève de balivernes, revenons à cet article de Benoît Vermander, paru dans l’Express, que tu as cité et qui est vraiment excellent. J’ai relevé quelques passages. Ils n’ont pas besoin de beaucoup de commentaires, il suffit de les laisser « fondre dans la bouche », pour ainsi dire :
· Parlant de la Chine : « un « collage » de micro-univers » - « l'infiniment grand et l'infiniment petit s'appelant l'un l'autre. »
· « surtout, la diversité des cultures ayant existé dans la Chine elle-même : sur l'ouest du pays, avant leur entrée dans l'empire des Han, le Sichuan et le Yunnan ont vu surgir des civilisations brillantes, profondément différentes de celles des plaines centrales... »
· « Comme c'est souvent le cas dans la langue chinoise, l'expression zhongguo ne se comprend que par rapport à un binôme jouant en opposé, waiguo, « les pays extérieurs » (donc étrangers). » (un rappel aux « paires » mentionnées par Marie 😉).
· « attirés par la vertu du Centre, les peuples des quatre horizons sont agglomérés à la civilisation chinoise par vagues successives. » (Belle expression!)
L'article s’étend sur « Le glissement de la civilisation chinoise du Nord vers le Sud » :
« Mais les positions relatives du Nord et du Sud se sont peu à peu modifiées au cours du 1er millénaire de notre ère, en raison des mouvements de population. D'abord, vers l'an 310, une première migration est provoquée par les invasions de cinq peuples déferlant du Nord. Ensuite, au milieu du 8-ème siècle, un nouvel afflux suit une rébellion militaire dévastatrice qui précipite le déclin de la dynastie des Tang (618-907) ; pour les zones faiblement peuplées du Sud, ces migrants sont une précieuse main-d'oeuvre et, surtout, des agents de développement économique, culturel et social. Au début du 2-ème millénaire de notre ère, les immigrants venus du Nord ont déjà fusionné avec les populations locales … Après 1120, enfin, l'entrée des Jin - l'un des peuples venus du Nord - dans les plaines centrales provoque une troisième vague de migration en direction du Sud. »
Pourquoi me suis-je donc donné la peine d’écrire tout ce que j’ai écrit jusqu’ici 😇? Ce journaliste le dit bien en quelques phrases ! Mais, un point intéressant, l’importance du riz au sud de la Chine, pour la Chine tout entière (nous avions déjà frôlé ce sujet) :
« Le pouvoir nutritionnel des plantations de riz - bien supérieur à celui obtenu, dans les régions septentrionales, par le blé et par le pâturage - explique comment le sud de la Chine a été en mesure de recevoir et d'intégrer un tel afflux d'immigrants. »
Puis encore :
« Au cours de l'Histoire, le pouvoir central a intégré avec un succès variable des populations non Han dans son orbite territoriale. » (parfait, c’est exactement ce que je voulais démontrer ! 🙂).
Et enfin ces réflexions qui me semblent toucher à un problème fondamental de l’expansion chinoise, pour les Chinois comme les non Chinois : · « Il faut comprendre cette histoire pour évaluer les défis d'aujourd'hui. Car la Chine actuelle conçoit toujours le développement de sa partie occidentale - le Tibet et le Xinjiang, en particulier - sur le modèle qui a présidé historiquement à la croissance du Sud. »
· « Pour la Chine - comme pour les autres nations - il n'y aura pas de développement durable sans une diversité culturelle ancrée dans l'intelligence du passé. » (un défi lancé aux Chinois Han : le respect des différences ! on pense au Tibet, et aux Uighurs !).
· « Il n'y a pas non plus de « solutions moyennes » autour desquelles on harmoniserait intérêts et passions, au prix de savants marchandages. Au contraire. L'art chinois de la politique s'apparente plutôt à une série de recettes stratégiques destinées à asseoir la domination de l'une ou l'autre des parties. » (ça promet ! 🙁).
Je rappelle que le fil conducteur de mon récit, c’est l’intérêt que je porte (ici) aux mouvements de population dans la sphère chinoise, pour passer plus tard aux conséquences sur le peuplement du reste de l’Asie. Nous en étions aux Mongols (j’ai un peu de mal à les quitter, ils sont tellement sympathiques ! 😉). Comme ils avaient pris le contrôle de toute la Chine, on pourrait supposer qu’ils ont « injecté » à la Chine une bonne dose de sang et de culture mongols. Et bien, pas tellement que ça !
La population était en effet divisée en quatre castes ethniques bien distinctes. Les Mongols constituaient la première, et les autres peuples dits « aux yeux colorés », d'Asie centrale ou même d'Europe, la seconde. Les Chinois (Han), Jurchen/Mandchous de l'ancien territoire Jin, dits « du Nord », faisaient partie de la troisième caste. Les Chinois et ethnies habitant l'ancien territoire des Song du Sud constituaient la dernière caste. Tous les postes importants étaient réservés aux Mongols. Les mariages entre Mongols et autres castes étaient interdits, ce qui entretint la séparation ethnique et conserva sa nature étrangère à la famille et à la noblesse impériales, et probablement limita le brassage entre Mongols et non-Mongols plus bas dans l’échelle sociale. Sur la partie du territoire en majorité Han, les Yuan choisirent dans la mesure du possible des non-Han comme employés de l'administration, dont des étrangers, européens parfois. Les fonctionnaires Han étaient souvent envoyés en poste aux confins de l'empire.
Le comble, c’est que les empereurs Yuan qui étaient jugés trop mongols par les Chinois étaient jugés trop sinisés par les nobles mongols !
Comment finit la dynastie Yuan ? Au milieu du XIVe siècle, malgré des efforts de sinisation partielle de la part de certains empereurs, la dynastie mongole avait créé trop d'insatisfaction, et il ne lui fut bien sûr pas épargné les calamités naturelles, récurrentes en Chine, aggravant le mécontentement de la population. Des révoltes eurent lieu, encadrées comme c'est souvent le cas par des mouvements religieux. La tradition chinoise prétend que le signal de l'insurrection anti-mongole fut donné le soir de la Fête de la mi-automne par des messages dissimulés dans les gâteaux de lune, consommés par les seuls Han.
Le coup de grâce fut donné par Zhu Yuanzhang, fondateur de la dynastie Ming, la dynastie « Brillante». Il était né paysan, et avait été au début de sa carrière assistant d’un petit temple où il recevait comme tout salaire deux bols de riz par jour, jusqu’à ce qu’on le mette à la porte le jour où le temple ne pouvait même plus se permettre une telle dépense. Il avait étudié les techniques militaires mongoles et pris la tête du mouvement des Turbans Rouges, dont une des branches provenait de la Secte du Lotus Blanc ( ! 😇). Sous la pression des rebelles, l'empereur Yuan Huizong s'enfuit en Mongolie en 1368. Il continua de se considérer comme le souverain de la Chine (Yuan du Nord), tandis que Zhu Yuanzhang proclamait de son côté l'avènement des Ming. La montée au pouvoir d’un paysan n’était pas sans rappeler un précédent fameux, le début de la dynastie Han. Les armées chinoises entreprirent l'attaque de la Mongolie en 1380. Sa capitale, Karakorum, tomba en 1388. Huizong et les deux empereurs qui se succédèrent jusqu'à cette date sont parfois appelés empereurs des Yuan postérieurs.
Comme je l’ai dit un peu plus haut, les Mongols n’auraient pas contribué beaucoup au mixe génétique de la Chine. Il est possible qu’ils aient dû avoir un certain impact sur les populations de la Chine, causant des mouvements migratoires (vers le sud bien sûr) pour leur échapper. Je n’ai pas réussi par contre à trouver une documentation suffisante sur des actes cruels à grande échelle qu’ils auraient pu commettre, tels les massacres épouvantables 🏴☠️ qu’ils ont perpétrés ailleurs, en Perse par exemple. Mes lecteurs auront peut-être quelque chose à rajouter sur ce sujet ? 🙂
Les Mongols n’auraient pas eu non plus d’influence notoire sur la culture chinoise, qui sortit quasiment intacte de cette « traversée du désert » de 90 années sous la dynastie étrangère des Yuan. Ce que les Mongols laissaient à la Chine, par contre, c’était l’unification politique et administrative. Une fois retournés dans leurs steppes et déserts, ils continuèrent leur mode de vie traditionnel comme s’ils n’avaient jamais été en Chine. Ils restèrent une menace pour la Chine jusqu’au 16-ème siècle, quand les Mandchous, réincarnation des Jurchen, les remplacèrent dans ce rôle.
Il faut noter en passant que les mélanges de population aux confins ouest de l'empire Yuan s'accompagnèrent d'une expansion de l'Islam. Commencent à se constituer des communautés musulmanes et Ouïgoures au Xinjiang, au Gansu et au Yunnan.
La population était en effet divisée en quatre castes ethniques bien distinctes. Les Mongols constituaient la première, et les autres peuples dits « aux yeux colorés », d'Asie centrale ou même d'Europe, la seconde. Les Chinois (Han), Jurchen/Mandchous de l'ancien territoire Jin, dits « du Nord », faisaient partie de la troisième caste. Les Chinois et ethnies habitant l'ancien territoire des Song du Sud constituaient la dernière caste. Tous les postes importants étaient réservés aux Mongols. Les mariages entre Mongols et autres castes étaient interdits, ce qui entretint la séparation ethnique et conserva sa nature étrangère à la famille et à la noblesse impériales, et probablement limita le brassage entre Mongols et non-Mongols plus bas dans l’échelle sociale. Sur la partie du territoire en majorité Han, les Yuan choisirent dans la mesure du possible des non-Han comme employés de l'administration, dont des étrangers, européens parfois. Les fonctionnaires Han étaient souvent envoyés en poste aux confins de l'empire.
Le comble, c’est que les empereurs Yuan qui étaient jugés trop mongols par les Chinois étaient jugés trop sinisés par les nobles mongols !
Comment finit la dynastie Yuan ? Au milieu du XIVe siècle, malgré des efforts de sinisation partielle de la part de certains empereurs, la dynastie mongole avait créé trop d'insatisfaction, et il ne lui fut bien sûr pas épargné les calamités naturelles, récurrentes en Chine, aggravant le mécontentement de la population. Des révoltes eurent lieu, encadrées comme c'est souvent le cas par des mouvements religieux. La tradition chinoise prétend que le signal de l'insurrection anti-mongole fut donné le soir de la Fête de la mi-automne par des messages dissimulés dans les gâteaux de lune, consommés par les seuls Han.
Le coup de grâce fut donné par Zhu Yuanzhang, fondateur de la dynastie Ming, la dynastie « Brillante». Il était né paysan, et avait été au début de sa carrière assistant d’un petit temple où il recevait comme tout salaire deux bols de riz par jour, jusqu’à ce qu’on le mette à la porte le jour où le temple ne pouvait même plus se permettre une telle dépense. Il avait étudié les techniques militaires mongoles et pris la tête du mouvement des Turbans Rouges, dont une des branches provenait de la Secte du Lotus Blanc ( ! 😇). Sous la pression des rebelles, l'empereur Yuan Huizong s'enfuit en Mongolie en 1368. Il continua de se considérer comme le souverain de la Chine (Yuan du Nord), tandis que Zhu Yuanzhang proclamait de son côté l'avènement des Ming. La montée au pouvoir d’un paysan n’était pas sans rappeler un précédent fameux, le début de la dynastie Han. Les armées chinoises entreprirent l'attaque de la Mongolie en 1380. Sa capitale, Karakorum, tomba en 1388. Huizong et les deux empereurs qui se succédèrent jusqu'à cette date sont parfois appelés empereurs des Yuan postérieurs.
Comme je l’ai dit un peu plus haut, les Mongols n’auraient pas contribué beaucoup au mixe génétique de la Chine. Il est possible qu’ils aient dû avoir un certain impact sur les populations de la Chine, causant des mouvements migratoires (vers le sud bien sûr) pour leur échapper. Je n’ai pas réussi par contre à trouver une documentation suffisante sur des actes cruels à grande échelle qu’ils auraient pu commettre, tels les massacres épouvantables 🏴☠️ qu’ils ont perpétrés ailleurs, en Perse par exemple. Mes lecteurs auront peut-être quelque chose à rajouter sur ce sujet ? 🙂
Les Mongols n’auraient pas eu non plus d’influence notoire sur la culture chinoise, qui sortit quasiment intacte de cette « traversée du désert » de 90 années sous la dynastie étrangère des Yuan. Ce que les Mongols laissaient à la Chine, par contre, c’était l’unification politique et administrative. Une fois retournés dans leurs steppes et déserts, ils continuèrent leur mode de vie traditionnel comme s’ils n’avaient jamais été en Chine. Ils restèrent une menace pour la Chine jusqu’au 16-ème siècle, quand les Mandchous, réincarnation des Jurchen, les remplacèrent dans ce rôle.
Il faut noter en passant que les mélanges de population aux confins ouest de l'empire Yuan s'accompagnèrent d'une expansion de l'Islam. Commencent à se constituer des communautés musulmanes et Ouïgoures au Xinjiang, au Gansu et au Yunnan.
Mes lecteurs semblent être essoufflés, ou alors ils m’ont abandonné, vu le manque de réactions à mes derniers écrits. 🙁 Peu importe ! Il faut continuer de l’avant, car il y a encore beaucoup de chemin à faire pour en terminer avec la Chine et enfin pouvoir passer au reste de l’Asie !
Bien que mon objectif premier soit de me concentrer sur les populations, il faut commencer par un minimum d’histoire sur la dynastie Ming. Sous les Ming, la Thailande ainsi que la Birmanie rejoignirent le groupe des nations qui reconnaissaient la souveraineté chinoise, et qui comptait déjà la Corée, la Mongolie, le Turkestan Chinois et le Vietnam.
Au début du 15-ème siècle, les Ming avaient fort à faire avec les Vietnamiens, qu’ils essayaient de ramener sous contrôle chinois. Ils avaient pour allié l’état de Champa qui occupait la partie centrale du Vietnam d’aujourd’hui, et qui faisait partie du monde Malayo-Polynésien. C’est après avoir repoussé les Chinois que les Vietnamiens commencèrent leur expansion vers le sud, en prenant le Champa et une partie du Cambodge, pour établir le territoire du Vietnam d’aujourd’hui. La défaite au Vietnam mit fin au besoin des Chinois de maintenir une flotte en mer de Chine et aux abords de l’archipel Malayo-Indonésien, pour soutenir le Champa qui maintenant n’existait plus. De plus, la construction de leur capitale à Beijing, non loin de la Mongolie qui restait une menace permanente, conduit les Ming à délaisser l’Asie du sud-est. Ils construirent les murs qui forment dans leur ensemble la fameuse Muraille de Chine telle que nous la connaissons.
Les Chinois connurent leurs moments maritimes glorieux sous le troisième empereur Ming, Yongle (« Bonheur Perpétuel »). Ils lancèrent des armadas impressionnantes qui atteignirent jusqu’aux côtes de l’Afrique. Ces armadas étaient sous le commandement d’un eunuque, l’amiral Zheng He. Il y eut sept grandes expéditions entre 1405 et 1433, fait unique pour les Chinois qui étaient d’habitude peu enclins aux aventures maritimes. Certains même maintiennent qu’ils auraient « découvert » l’Amérique à cette époque, donc précédant les Européens en cela. Ce n’est pas impossible, mais je n’en sais rien du tout personnellement, donc je passe sur la question.
Les Ming étaient en général plutôt despotiques. Sous leurs règnes, des systèmes de points se développèrent selon lequel les fonctionnaires pouvaient estimer par eux-mêmes à quel degré ils avaient démérité. Ces systèmes étaient répertoriés dans les Tables Gongguoge, ou Tables des Mérites et Démérites, qui avaient vu le jour sous les Yuan. Voici par exemple un extrait qui touchait à la débauche :
- faire naître des pensées lascives en soi-même 10 point
- montrer sa nudité quand on fait ses besoins la nuit 1 point
- avoir des rêves érotiques 1 point
- si tel rêve cause une action lascive 5 points
- chanter des chansons frivoles 2 points
- étudier des chansons frivoles 20 points
- ne pas faire place à une femme dans la rue 1 point
- si à ce moment on regarde la femme 2 points
- si on la regarde avec désir 5 points
- si on conçoit des pensées lascives à son sujet 10 points
- entrer dans les appartements de ses femmes sans avertir 1 point
- raconter ses histoires d’amour à ses femmes 10 points
- si cela est fait avec l’intention d’exciter en elles des pensées lascives 20 points
- raconter des histoires osées pour les exciter 20 points
- exception : si on raconte ces histoires pour faire naître en elles des sentiments de pudeur aucun point
Officiellement, on ne semblait pas apprécier les chansons paillardes! Et même chez soi, avec ses propres femmes, on était censé réfréner ses pulsions physiques ! 🤪🙁
Cette attitude excessivement puritaine semble ne s’être développée que sous les Yuan., de même que la réclusion des femmes, peut-être parce qu’il fallait les protéger des soldats Mongols. La pudeur allait devenir typique des confucéens stricts sous les Ming et plus tard sous les Qing.
Bien que mon objectif premier soit de me concentrer sur les populations, il faut commencer par un minimum d’histoire sur la dynastie Ming. Sous les Ming, la Thailande ainsi que la Birmanie rejoignirent le groupe des nations qui reconnaissaient la souveraineté chinoise, et qui comptait déjà la Corée, la Mongolie, le Turkestan Chinois et le Vietnam.
Au début du 15-ème siècle, les Ming avaient fort à faire avec les Vietnamiens, qu’ils essayaient de ramener sous contrôle chinois. Ils avaient pour allié l’état de Champa qui occupait la partie centrale du Vietnam d’aujourd’hui, et qui faisait partie du monde Malayo-Polynésien. C’est après avoir repoussé les Chinois que les Vietnamiens commencèrent leur expansion vers le sud, en prenant le Champa et une partie du Cambodge, pour établir le territoire du Vietnam d’aujourd’hui. La défaite au Vietnam mit fin au besoin des Chinois de maintenir une flotte en mer de Chine et aux abords de l’archipel Malayo-Indonésien, pour soutenir le Champa qui maintenant n’existait plus. De plus, la construction de leur capitale à Beijing, non loin de la Mongolie qui restait une menace permanente, conduit les Ming à délaisser l’Asie du sud-est. Ils construirent les murs qui forment dans leur ensemble la fameuse Muraille de Chine telle que nous la connaissons.
Les Chinois connurent leurs moments maritimes glorieux sous le troisième empereur Ming, Yongle (« Bonheur Perpétuel »). Ils lancèrent des armadas impressionnantes qui atteignirent jusqu’aux côtes de l’Afrique. Ces armadas étaient sous le commandement d’un eunuque, l’amiral Zheng He. Il y eut sept grandes expéditions entre 1405 et 1433, fait unique pour les Chinois qui étaient d’habitude peu enclins aux aventures maritimes. Certains même maintiennent qu’ils auraient « découvert » l’Amérique à cette époque, donc précédant les Européens en cela. Ce n’est pas impossible, mais je n’en sais rien du tout personnellement, donc je passe sur la question.
Les Ming étaient en général plutôt despotiques. Sous leurs règnes, des systèmes de points se développèrent selon lequel les fonctionnaires pouvaient estimer par eux-mêmes à quel degré ils avaient démérité. Ces systèmes étaient répertoriés dans les Tables Gongguoge, ou Tables des Mérites et Démérites, qui avaient vu le jour sous les Yuan. Voici par exemple un extrait qui touchait à la débauche :
- faire naître des pensées lascives en soi-même 10 point
- montrer sa nudité quand on fait ses besoins la nuit 1 point
- avoir des rêves érotiques 1 point
- si tel rêve cause une action lascive 5 points
- chanter des chansons frivoles 2 points
- étudier des chansons frivoles 20 points
- ne pas faire place à une femme dans la rue 1 point
- si à ce moment on regarde la femme 2 points
- si on la regarde avec désir 5 points
- si on conçoit des pensées lascives à son sujet 10 points
- entrer dans les appartements de ses femmes sans avertir 1 point
- raconter ses histoires d’amour à ses femmes 10 points
- si cela est fait avec l’intention d’exciter en elles des pensées lascives 20 points
- raconter des histoires osées pour les exciter 20 points
- exception : si on raconte ces histoires pour faire naître en elles des sentiments de pudeur aucun point
Officiellement, on ne semblait pas apprécier les chansons paillardes! Et même chez soi, avec ses propres femmes, on était censé réfréner ses pulsions physiques ! 🤪🙁
Cette attitude excessivement puritaine semble ne s’être développée que sous les Yuan., de même que la réclusion des femmes, peut-être parce qu’il fallait les protéger des soldats Mongols. La pudeur allait devenir typique des confucéens stricts sous les Ming et plus tard sous les Qing.
😉Salut GeorgesOZ,
Et même quand on s’intéresse à la culture locale, aux monuments par exemple, je crois que le plus souvent on se contente d’un petit vernis de connaissance pour pouvoir déclarer : « ca y est, j’ai visité le pays X ; le peuple Y est ainsi et la culture Z, ah ! oui ! ne m’en parlez pas ! vraiment fascinante ! ». Et vlan ! on a « fait » le pays, le peuple et la culture en question, et très souvent on veut voir quelque chose d’autre la prochaine fois, histoire de cocher le plus de cases possibles. D’où un certain amateurisme.
Surtout quand on prend la culture Chinoise, y a du boulot!!! C'est pour ça que ton topic est interressant, car il montre bien, que la culture Chinoise est en fait, plusieures cultures , vu le nombre d'ethnies, peuplades etc qui se sont brassées sur la région, et qui se sont donc mélangés (ou pas)!!! Mais ont beaucoup de chose en commun quand meme!!!
C'est peut etre de la qu'on (occidentaux) a du mal a cerner le systeme de pensé Asiatique!!!!
Quand on dit qu'en fait le Chinois c'est simple, il faudrait presque préciser qu'il est simple si on se met a reflechir avec leur logique!!! Difficile pour les enfants de Descartes and co!!!! Ex leur écriture, c'est en fait presque un systeme de rébus, alors que nous on doit deja mettre les lettres a la suite, pour en faire un mot qui signifie quelques chose, et en plus on peut y glisser plusieurs sens!!! Eux ils font directement appel au sens en partant d'un dessin!!!! en fait c'est plus logique, plus rapide quand on a la "culture"!!! Meme si apres il faut connaitre au moins 4000 idéogrammes!!! (je ne sais pas en comparaison combien on a de mot en langue Française)
Rien que le nom du pays!!! Ils font un carré avec un trait au milieu!!! (deja rien que de le décrire ça me prend 31 caracteres avec les espaces) et pour ecrire Empire du Milieu (15 toujours avec les espaces) eux ils font 2traits!!!
Parlant de la Chine : « un « collage » de micro-univers » - « l'infiniment grand et l'infiniment petit s'appelant l'un l'autre. »
Dans un de tes passages, tu dis que les Mongols, n'ont pas laissé beaucoup de trace dans la "culture Chinoise", certainement du fait que si ils ne se sont pas mélangés, le reste de la population a continué a vivre a sa façon, et vu la taille du pays, c'est dure de gerer et de voir ce qui se passe réellement au fin fond des régions!!!
Ex bien plus récent : pendant la politique de l'enfant unique, c'était certainement appliqué dans les villes, mais dans les campagnes on continuait a faire des gosses (surtout garçons pour ensuite bosser dans les rizieres)
A Jinghong, on m'a bien dit : "Tu sais, Pékin c'est loin d'ici!!!" 🙂😄😏
A+ et t'inquiet pas si tu n'a pas beaucoup de réponse, on suit quand meme!!! Peut etre les Vfistes sont parti a la pharmacie acheter du paracétamol 😛😄😏
Et même quand on s’intéresse à la culture locale, aux monuments par exemple, je crois que le plus souvent on se contente d’un petit vernis de connaissance pour pouvoir déclarer : « ca y est, j’ai visité le pays X ; le peuple Y est ainsi et la culture Z, ah ! oui ! ne m’en parlez pas ! vraiment fascinante ! ». Et vlan ! on a « fait » le pays, le peuple et la culture en question, et très souvent on veut voir quelque chose d’autre la prochaine fois, histoire de cocher le plus de cases possibles. D’où un certain amateurisme.
Surtout quand on prend la culture Chinoise, y a du boulot!!! C'est pour ça que ton topic est interressant, car il montre bien, que la culture Chinoise est en fait, plusieures cultures , vu le nombre d'ethnies, peuplades etc qui se sont brassées sur la région, et qui se sont donc mélangés (ou pas)!!! Mais ont beaucoup de chose en commun quand meme!!!
C'est peut etre de la qu'on (occidentaux) a du mal a cerner le systeme de pensé Asiatique!!!!
Quand on dit qu'en fait le Chinois c'est simple, il faudrait presque préciser qu'il est simple si on se met a reflechir avec leur logique!!! Difficile pour les enfants de Descartes and co!!!! Ex leur écriture, c'est en fait presque un systeme de rébus, alors que nous on doit deja mettre les lettres a la suite, pour en faire un mot qui signifie quelques chose, et en plus on peut y glisser plusieurs sens!!! Eux ils font directement appel au sens en partant d'un dessin!!!! en fait c'est plus logique, plus rapide quand on a la "culture"!!! Meme si apres il faut connaitre au moins 4000 idéogrammes!!! (je ne sais pas en comparaison combien on a de mot en langue Française)
Rien que le nom du pays!!! Ils font un carré avec un trait au milieu!!! (deja rien que de le décrire ça me prend 31 caracteres avec les espaces) et pour ecrire Empire du Milieu (15 toujours avec les espaces) eux ils font 2traits!!!
Parlant de la Chine : « un « collage » de micro-univers » - « l'infiniment grand et l'infiniment petit s'appelant l'un l'autre. »
Dans un de tes passages, tu dis que les Mongols, n'ont pas laissé beaucoup de trace dans la "culture Chinoise", certainement du fait que si ils ne se sont pas mélangés, le reste de la population a continué a vivre a sa façon, et vu la taille du pays, c'est dure de gerer et de voir ce qui se passe réellement au fin fond des régions!!!
Ex bien plus récent : pendant la politique de l'enfant unique, c'était certainement appliqué dans les villes, mais dans les campagnes on continuait a faire des gosses (surtout garçons pour ensuite bosser dans les rizieres)
A Jinghong, on m'a bien dit : "Tu sais, Pékin c'est loin d'ici!!!" 🙂😄😏
A+ et t'inquiet pas si tu n'a pas beaucoup de réponse, on suit quand meme!!! Peut etre les Vfistes sont parti a la pharmacie acheter du paracétamol 😛😄😏
Un voyage de mille lis a commencé par un pas. (Lao-Tseu ; 1 lis=ancienne mesure chinoise équivalente a 576m définie des la dynastie Qin, mais qui variait selon la région et l'époque, valeur actuelle 500m, le li est une mesure coréenne d'environ 3920m)
pour les pti curieux!!! le chien subliminaleeu
et t'inquiet pas si tu n'a pas beaucoup de réponse, on suit quand meme!!!
Peut etre les Vfistes sont parti a la pharmacie acheter du paracétamol 😛😄😏
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C'est sympa Pierre de me rassurer, c'est que je n'ai pas trop envie de me retrouver seul sur le poste 😇. Serais-tu le premier à être revenu de la pharmacie ? 😉
Rien que le nom du pays!!! Ils font un carré avec un trait au milieu!!! (deja rien que de le décrire ça me prend 31 caracteres avec les espaces) et pour ecrire Empire du Milieu (15 toujours avec les espaces) eux ils font 2traits!!! - -
Cinq traits pour être précis. Mais tu as raison dans le fonds. Et il y a une autre chose qui est vraiment géniale, et qu’on retrouve dans beaucoup (la plupart ?) des langues asiatiques, en tout cas en Chine et en Asie du Sud-Est, c’est la grammaire ultra-simplifiée. Mandarin, Thaï. Vietnamien …. Pas de singulier, pas de pluriel, pas de futur, pas de passé, pas de conjugaison, pas de déclinaison, pas de féminin ni de masculin. C’est d’une simplicité ! 🙂 Quand on connaît 4 ou 5 mots, on peut déjà faire des phrases. En Français, ou en Allemand, ou en Italien, il faut encore qu’on se soucie de la personne qui parle, du temps et du mode etc…. c’est d’un compliqué ! Parler en Thaï, par exemple, c’est pour moi comme faire un tableau à coups de pinceaux, à l’impressioniste !
A Jinghong, on m'a bien dit : "Tu sais, Pékin c'est loin d'ici!!!" 🙂😄😏 - -
Je suis passé par Zhanjiang l’année dernière. C’était le Hong Kong des Français, à la porte du Golfe du Tonkin (juste au-dessus de Hainan). Deux millions d’habitants +/- et un port très important, en fait la base navale la plus importante au sud de la Chine. Personne à Pékin ou à Shanghai n’en a entendu parler 😇. Coin sympa d’ailleurs, je mets quelques photos. Toutes prises de l’île (je ne me rappelle pas le nom, ca fait partie de la ville). Les scènes de jardinage bucoliques sont prises juste après le pont. La rue principale est hyper tranquille en courant de journée. Les gens ne se pressent pas trop. He ! C’est le midi de la Chine ! 😉🙂
Rien que le nom du pays!!! Ils font un carré avec un trait au milieu!!! (deja rien que de le décrire ça me prend 31 caracteres avec les espaces) et pour ecrire Empire du Milieu (15 toujours avec les espaces) eux ils font 2traits!!! - -
Cinq traits pour être précis. Mais tu as raison dans le fonds. Et il y a une autre chose qui est vraiment géniale, et qu’on retrouve dans beaucoup (la plupart ?) des langues asiatiques, en tout cas en Chine et en Asie du Sud-Est, c’est la grammaire ultra-simplifiée. Mandarin, Thaï. Vietnamien …. Pas de singulier, pas de pluriel, pas de futur, pas de passé, pas de conjugaison, pas de déclinaison, pas de féminin ni de masculin. C’est d’une simplicité ! 🙂 Quand on connaît 4 ou 5 mots, on peut déjà faire des phrases. En Français, ou en Allemand, ou en Italien, il faut encore qu’on se soucie de la personne qui parle, du temps et du mode etc…. c’est d’un compliqué ! Parler en Thaï, par exemple, c’est pour moi comme faire un tableau à coups de pinceaux, à l’impressioniste !
A Jinghong, on m'a bien dit : "Tu sais, Pékin c'est loin d'ici!!!" 🙂😄😏 - -
Je suis passé par Zhanjiang l’année dernière. C’était le Hong Kong des Français, à la porte du Golfe du Tonkin (juste au-dessus de Hainan). Deux millions d’habitants +/- et un port très important, en fait la base navale la plus importante au sud de la Chine. Personne à Pékin ou à Shanghai n’en a entendu parler 😇. Coin sympa d’ailleurs, je mets quelques photos. Toutes prises de l’île (je ne me rappelle pas le nom, ca fait partie de la ville). Les scènes de jardinage bucoliques sont prises juste après le pont. La rue principale est hyper tranquille en courant de journée. Les gens ne se pressent pas trop. He ! C’est le midi de la Chine ! 😉🙂
Je ne peux pas laisser mes lecteurs sur l’impression que le puritanisme a prévalu à l’époque des Ming. Ce serait oublier l’épanouissement d’une culture érotique remarquable. Je vais vous parler du Roù pútúan, Le Tapis de Prière de Chair, de Li Yu, un grand classique des romans érotiques chinois.
Li Yu commence par un chapitre où il explique qu’en fait il veut défendre les valeurs puritaines, «usant de la débauche pour mettre fin à la débauche». Il introduit le prêtre zen Pic Isolé, qui n’arrive pas à détourner le héros, l’étudiant Vesperus, de sa vie de débauché. Vesperus se marrie, débauche sa femme innocente, puis se met à la recherche d’aventures amoureuses, la laissant à la charge de son beau-père. Il se lie d’amitié avec un voleur qui tombe d’accord pour l’aider à séduire les femmes les plus belles.
Mais tout d’abord, il faut que Vesperus remédie à une déficience sérieuse: il faut qu’il trouve quelqu’un qui puisse l’aider à élargir son pénis ! Car, pour quelqu’un qui veut chasser les jupons, il se trouve qu’il possède un équipement plutôt léger! Et la méthode pour résoudre ce grave problème consiste à greffer un pénis de chien sur son pénis 😮 , car il est bien connu qu’un chien, une fois qu’il s’est mis à copuler, met de temps à débander ! Cela fait, Vesperus se dédie à six femmes qui sont loin d’être réticentes. 😉
Quelques expressions typiques donneront une idée du style de Li Yu. Le «jeu du vent et de la lune» semble être une métaphore populaire pour faire l’amour. On trouve des formules ampoulées du genre : «le nuage de la tension diplomatique éclate, après que l’ambassadeur a présenté ses lettres de crédence dans le cabinet d’audience et rempli sa mission diplomatique». De tels passages se répètent et finissent par devenir lassants. Mais ce sont les relations entre Vesperus et les femmes, les relations des femmes entre elles-mêmes et l’environnement social qui amusent le plus, et non les activités sexuelles.
La culture érotique ne s’arrête pas aux romans, loin de là ! Il faut absolument faire une place spéciale aux peintures et imprimés érotiques. Les détails les plus intimes de la vie dans la Chine d’antan ont été préservés par les artistes dans des œuvres fascinantes et instructives. Nulle part nous ne pouvons entrevoir la vie derrière « les rideaux de soie » avec plus de franchise que dans certaines collections d’images de la dynastie Ming, connues sous le nom de « livres de mariées », dont je donne quelques exemples ici.
Ces peintures charmantes et aux couleurs fraîches 🙂 constituent un trésor de modèles très explicites des techniques sexuelles dont les jeunes mariés pouvaient s’inspirer. Dans le domaine sexuel, comme dans d’autres aspects de la vie, les gens étaient guidés par les préceptes taoïstes de Lao Tseu (6-ème siècle avant JC). L’analyse physique du corps par les taoïstes avait conduit au développement de l’acupuncture. Assez naturellement, avec ses préoccupations sur la dualité universelle du « yin » (femelle) et du « yang » (male), le taoïsme avait conduit à l’examen et codification des relations physiques entre les sexes. Il était important que les mœurs et techniques sexuelles fussent correctement enseignées et adoptées pour maintenir une santé physique optimale et assurer une longue vie.
Il peut être utile de voir que la culture chinoise, très sage et belle, avait accepté une grande variété de pratiques érotiques – les encouragea même – alors que la culture occidentale commence à peine à devenir plus honnête sexuellement. Cette collection de belles images illustre certaines facettes de la sexualité chinoise, telle la pratique du « coitus reservatus », l’importance de l’orgasme féminin, ainsi (hélas !) que la coutume du bandage des pieds qui fut une obsession pendant une dizaine de siècles.
Pour accompagner ces images, citons Chang Heng (78-139 après JC), l’un des premiers poètes chinois à en avoir fait mention. La jeune mariée, se préparant à l’acte, déclare :
« Fermons maintenant la double porte avec son cadenas d’or Et allumons la lampe pour remplir notre chambre de lumière Je laisse tomber mes robes et enlève mon maquillage et ma poudre Et déroule les images à côté de l’oreiller Je vais faire de la servante (*) mon instructrice De sorte que nous puissions pratiquer toutes ces postures Celles qu’un mari ordinaire a rarement vues Telles qu’elles ont été enseignées par T'ien-lao à l’Emperuer Jaune, Il n’y aura pas de joie égale aux délices de cette première nuit, Qui ne seront jamais oubliés, aussi vieux que nous puissions devenir. »
(*) Une petite note: j’ai traduit « the plain girl » dans le texte en anglais dont je disposais par « la servante ». Je ne vois pas ce que cela aurait ou être d’autre. D’après les images que nous avons vues, il semble aussi que se livrer aux ébats amoureux en présence d’autres personnes proches était chose fréquente.
J'ajoute une légende pour les images :
J’intitulerais bien la première « Mignonne, allons voir si la rose….. » 😉
La seconde et la troisième sont juste là pour montrer qu’on peut commencer à deux…..
La quatrième, je l’ai nommée « chacune son tour ! », je la trouve assez « cozy » pour utiliser un mot anglais.
La cinquième « Salut les amis ! Je ne fais que passer ! », je la trouve impayable !
Li Yu commence par un chapitre où il explique qu’en fait il veut défendre les valeurs puritaines, «usant de la débauche pour mettre fin à la débauche». Il introduit le prêtre zen Pic Isolé, qui n’arrive pas à détourner le héros, l’étudiant Vesperus, de sa vie de débauché. Vesperus se marrie, débauche sa femme innocente, puis se met à la recherche d’aventures amoureuses, la laissant à la charge de son beau-père. Il se lie d’amitié avec un voleur qui tombe d’accord pour l’aider à séduire les femmes les plus belles.
Mais tout d’abord, il faut que Vesperus remédie à une déficience sérieuse: il faut qu’il trouve quelqu’un qui puisse l’aider à élargir son pénis ! Car, pour quelqu’un qui veut chasser les jupons, il se trouve qu’il possède un équipement plutôt léger! Et la méthode pour résoudre ce grave problème consiste à greffer un pénis de chien sur son pénis 😮 , car il est bien connu qu’un chien, une fois qu’il s’est mis à copuler, met de temps à débander ! Cela fait, Vesperus se dédie à six femmes qui sont loin d’être réticentes. 😉
Quelques expressions typiques donneront une idée du style de Li Yu. Le «jeu du vent et de la lune» semble être une métaphore populaire pour faire l’amour. On trouve des formules ampoulées du genre : «le nuage de la tension diplomatique éclate, après que l’ambassadeur a présenté ses lettres de crédence dans le cabinet d’audience et rempli sa mission diplomatique». De tels passages se répètent et finissent par devenir lassants. Mais ce sont les relations entre Vesperus et les femmes, les relations des femmes entre elles-mêmes et l’environnement social qui amusent le plus, et non les activités sexuelles.
La culture érotique ne s’arrête pas aux romans, loin de là ! Il faut absolument faire une place spéciale aux peintures et imprimés érotiques. Les détails les plus intimes de la vie dans la Chine d’antan ont été préservés par les artistes dans des œuvres fascinantes et instructives. Nulle part nous ne pouvons entrevoir la vie derrière « les rideaux de soie » avec plus de franchise que dans certaines collections d’images de la dynastie Ming, connues sous le nom de « livres de mariées », dont je donne quelques exemples ici.
Ces peintures charmantes et aux couleurs fraîches 🙂 constituent un trésor de modèles très explicites des techniques sexuelles dont les jeunes mariés pouvaient s’inspirer. Dans le domaine sexuel, comme dans d’autres aspects de la vie, les gens étaient guidés par les préceptes taoïstes de Lao Tseu (6-ème siècle avant JC). L’analyse physique du corps par les taoïstes avait conduit au développement de l’acupuncture. Assez naturellement, avec ses préoccupations sur la dualité universelle du « yin » (femelle) et du « yang » (male), le taoïsme avait conduit à l’examen et codification des relations physiques entre les sexes. Il était important que les mœurs et techniques sexuelles fussent correctement enseignées et adoptées pour maintenir une santé physique optimale et assurer une longue vie.
Il peut être utile de voir que la culture chinoise, très sage et belle, avait accepté une grande variété de pratiques érotiques – les encouragea même – alors que la culture occidentale commence à peine à devenir plus honnête sexuellement. Cette collection de belles images illustre certaines facettes de la sexualité chinoise, telle la pratique du « coitus reservatus », l’importance de l’orgasme féminin, ainsi (hélas !) que la coutume du bandage des pieds qui fut une obsession pendant une dizaine de siècles.
Pour accompagner ces images, citons Chang Heng (78-139 après JC), l’un des premiers poètes chinois à en avoir fait mention. La jeune mariée, se préparant à l’acte, déclare :
« Fermons maintenant la double porte avec son cadenas d’or Et allumons la lampe pour remplir notre chambre de lumière Je laisse tomber mes robes et enlève mon maquillage et ma poudre Et déroule les images à côté de l’oreiller Je vais faire de la servante (*) mon instructrice De sorte que nous puissions pratiquer toutes ces postures Celles qu’un mari ordinaire a rarement vues Telles qu’elles ont été enseignées par T'ien-lao à l’Emperuer Jaune, Il n’y aura pas de joie égale aux délices de cette première nuit, Qui ne seront jamais oubliés, aussi vieux que nous puissions devenir. »
(*) Une petite note: j’ai traduit « the plain girl » dans le texte en anglais dont je disposais par « la servante ». Je ne vois pas ce que cela aurait ou être d’autre. D’après les images que nous avons vues, il semble aussi que se livrer aux ébats amoureux en présence d’autres personnes proches était chose fréquente.
J'ajoute une légende pour les images :
J’intitulerais bien la première « Mignonne, allons voir si la rose….. » 😉
La seconde et la troisième sont juste là pour montrer qu’on peut commencer à deux…..
La quatrième, je l’ai nommée « chacune son tour ! », je la trouve assez « cozy » pour utiliser un mot anglais.
La cinquième « Salut les amis ! Je ne fais que passer ! », je la trouve impayable !
Salut GeorgesOZ,
La pharmacie est a 5min de la maison😛😄😏!!!!
Cinq traits pour être précis.
Oui et non en fait je pensais a un coup de stylo a main levé pour faire le carré d'une traite et un dernier au centre🙂
La grammaire effectivement est simplifiée!!! Mais il existe un passer, présent et futur, mais on ne conjugue pas c'est juste un adverbe (enfin ce qu'on appelle nous un adverbe) ils mettent un mot en plus, enfin pour le Thai!!! (les autres langues je sais pas)
C'est vrai que tu voulais qu'on rajoute quelques photos pour aérer un peu le topic, DSL j'avais oublié, mais je devrais en retrouver quelques unes, mais j'attends que tu parle de ces ethnies😛
C'est normale qu'ils n'aient pas entendu parler de cette ville, elle n'a "que" 2millions d'habitants🤪😄😏 (petite ville a taille chinoise)
A+
La pharmacie est a 5min de la maison😛😄😏!!!!
Cinq traits pour être précis.
Oui et non en fait je pensais a un coup de stylo a main levé pour faire le carré d'une traite et un dernier au centre🙂
La grammaire effectivement est simplifiée!!! Mais il existe un passer, présent et futur, mais on ne conjugue pas c'est juste un adverbe (enfin ce qu'on appelle nous un adverbe) ils mettent un mot en plus, enfin pour le Thai!!! (les autres langues je sais pas)
C'est vrai que tu voulais qu'on rajoute quelques photos pour aérer un peu le topic, DSL j'avais oublié, mais je devrais en retrouver quelques unes, mais j'attends que tu parle de ces ethnies😛
C'est normale qu'ils n'aient pas entendu parler de cette ville, elle n'a "que" 2millions d'habitants🤪😄😏 (petite ville a taille chinoise)
A+
Un voyage de mille lis a commencé par un pas. (Lao-Tseu ; 1 lis=ancienne mesure chinoise équivalente a 576m définie des la dynastie Qin, mais qui variait selon la région et l'époque, valeur actuelle 500m, le li est une mesure coréenne d'environ 3920m)
pour les pti curieux!!! le chien subliminaleeu
Cinq traits pour être précis.
Oui et non en fait je pensais a un coup de stylo a main levé pour faire le carré d'une traite et un dernier au centre🙂 - --
Si tu veux, les Chinois ont bien une cursive, c’est clair. Mais, comme je l’ai dit, je voulais être précis (l’amatrurisme mène à la confusion, il y en a plusieurs exemples sur le forum). Il y a des règles très précises sur la manière d’écrire les caractères chinois. Dans ce cas :
- premier trait, le vertical gauche, tracé du haut vers le bas ;
- deuxième trait : trait horizontal supérieur, tracé de la gauche vers la droite ;
- troisième trait : trait vertical droite, tracé du haut vers le bas ;
- quatrième trait : trait horizontal inférieur, tracé de la gauche vers la droite ;
- cinquième trait : grand trait vertical, tracé du haut vers le bas à travers le carré formé par les quatre premiers traits; Les deuxième et troisième traits sont bien sûr tracés en continuation l’un de l’autre mais ne sont pas, strictement parlant, un seul et même trait.
il existe un passer, présent et futur, mais on ne conjugue pas c'est juste un adverbe (enfin ce qu'on appelle nous un adverbe) ils mettent un mot en plus, enfin pour le Thai!!! (les autres langues je sais pas) - --
Ne chipotons pas ! Bien sûr il existe un sens du temps dans ces langues ! Ce que je voulais dire, c’est qu’il n’y a pas de conjugaison. Rajouter un petit mot pour dire hier, tout ~a l’heure, bientôt, demain etc…., ce n’est pas la même chose que de se gratter la tête pour se demander quelle est la bonne terminaison, voire quel est le bon mode !
Même chose en (1) thai, en (2) bahasa indonesia, et en mandarin, et (je crois bien) en vietnamien. Je suis sûr que c’est aussi valable pour d’autres langues de la région :
Exemple :
Demain, j’irai au marché (nous irons, allez ! etc…)
(1) Prungnee bpai talaat
(2) Besok pergi ke pasar (“esok” en malais je crois)
Il faut que j’aiile au marché
(1) Dtoong bpai talaat
(2) Harus pergi ke pasar
Il suffit de rajouter des petits mots pour préciser, c’est tout, et c’est infiniment plus simple que nos langues européennes, je crois que c’est d’une grande évidence. L’ennui, pour moi en tout cas, c’est qu’il faut bien suivre le contexte sinon il y a moyen de perdre le fil assez vite. C’est aussi pour ca que je parlais d’ « impressionnisme » : on met plusieurs mots ensemble pour donner l’impression de ce qu’on veut dire, pour « peindre » la phrase en quelque sorte. C’est l’une des raisons pour lesquelles dans toutes ces langues on double souvent les mots ou on leur ajoute un autre mot qui veut dire pratiquement la même chose, pour être sûr d’être bien compris : phuut reo-reo ko kao jai mai dai ! pergi bersama-sama.
Oui et non en fait je pensais a un coup de stylo a main levé pour faire le carré d'une traite et un dernier au centre🙂 - --
Si tu veux, les Chinois ont bien une cursive, c’est clair. Mais, comme je l’ai dit, je voulais être précis (l’amatrurisme mène à la confusion, il y en a plusieurs exemples sur le forum). Il y a des règles très précises sur la manière d’écrire les caractères chinois. Dans ce cas :
- premier trait, le vertical gauche, tracé du haut vers le bas ;
- deuxième trait : trait horizontal supérieur, tracé de la gauche vers la droite ;
- troisième trait : trait vertical droite, tracé du haut vers le bas ;
- quatrième trait : trait horizontal inférieur, tracé de la gauche vers la droite ;
- cinquième trait : grand trait vertical, tracé du haut vers le bas à travers le carré formé par les quatre premiers traits; Les deuxième et troisième traits sont bien sûr tracés en continuation l’un de l’autre mais ne sont pas, strictement parlant, un seul et même trait.
il existe un passer, présent et futur, mais on ne conjugue pas c'est juste un adverbe (enfin ce qu'on appelle nous un adverbe) ils mettent un mot en plus, enfin pour le Thai!!! (les autres langues je sais pas) - --
Ne chipotons pas ! Bien sûr il existe un sens du temps dans ces langues ! Ce que je voulais dire, c’est qu’il n’y a pas de conjugaison. Rajouter un petit mot pour dire hier, tout ~a l’heure, bientôt, demain etc…., ce n’est pas la même chose que de se gratter la tête pour se demander quelle est la bonne terminaison, voire quel est le bon mode !
Même chose en (1) thai, en (2) bahasa indonesia, et en mandarin, et (je crois bien) en vietnamien. Je suis sûr que c’est aussi valable pour d’autres langues de la région :
Exemple :
Demain, j’irai au marché (nous irons, allez ! etc…)
(1) Prungnee bpai talaat
(2) Besok pergi ke pasar (“esok” en malais je crois)
Il faut que j’aiile au marché
(1) Dtoong bpai talaat
(2) Harus pergi ke pasar
Il suffit de rajouter des petits mots pour préciser, c’est tout, et c’est infiniment plus simple que nos langues européennes, je crois que c’est d’une grande évidence. L’ennui, pour moi en tout cas, c’est qu’il faut bien suivre le contexte sinon il y a moyen de perdre le fil assez vite. C’est aussi pour ca que je parlais d’ « impressionnisme » : on met plusieurs mots ensemble pour donner l’impression de ce qu’on veut dire, pour « peindre » la phrase en quelque sorte. C’est l’une des raisons pour lesquelles dans toutes ces langues on double souvent les mots ou on leur ajoute un autre mot qui veut dire pratiquement la même chose, pour être sûr d’être bien compris : phuut reo-reo ko kao jai mai dai ! pergi bersama-sama.
Salut GeorgesOZ,
Ne chipotons pas ! ???😛😄😏
Mais soyons préci!!! LOL
Si tu veux, les Chinois ont bien une cursive, c’est clair. Mais, comme je l’ai dit, je voulais être précis (l’amatrurisme mène à la confusion, il y en a plusieurs exemples sur le forum). Il y a des règles très précises sur la manière d’écrire les caractères chinois. Dans ce cas :
- premier trait, le vertical gauche, tracé du haut vers le bas ;
- deuxième trait : trait horizontal supérieur, tracé de la gauche vers la droite ;
- troisième trait : trait vertical droite, tracé du haut vers le bas ;
- quatrième trait : trait horizontal inférieur, tracé de la gauche vers la droite ;
- cinquième trait : grand trait vertical, tracé du haut vers le bas à travers le carré formé par les quatre premiers traits; Les deuxième et troisième traits sont bien sûr tracés en continuation l’un de l’autre mais ne sont pas, strictement parlant, un seul et même trait.
Mais tu as raison, perso je ne suis pas rancunier mais je m'en souviendrais😄😏😏
A+
Ne chipotons pas ! ???😛😄😏
Mais soyons préci!!! LOL
Si tu veux, les Chinois ont bien une cursive, c’est clair. Mais, comme je l’ai dit, je voulais être précis (l’amatrurisme mène à la confusion, il y en a plusieurs exemples sur le forum). Il y a des règles très précises sur la manière d’écrire les caractères chinois. Dans ce cas :
- premier trait, le vertical gauche, tracé du haut vers le bas ;
- deuxième trait : trait horizontal supérieur, tracé de la gauche vers la droite ;
- troisième trait : trait vertical droite, tracé du haut vers le bas ;
- quatrième trait : trait horizontal inférieur, tracé de la gauche vers la droite ;
- cinquième trait : grand trait vertical, tracé du haut vers le bas à travers le carré formé par les quatre premiers traits; Les deuxième et troisième traits sont bien sûr tracés en continuation l’un de l’autre mais ne sont pas, strictement parlant, un seul et même trait.
Mais tu as raison, perso je ne suis pas rancunier mais je m'en souviendrais😄😏😏
A+
Un voyage de mille lis a commencé par un pas. (Lao-Tseu ; 1 lis=ancienne mesure chinoise équivalente a 576m définie des la dynastie Qin, mais qui variait selon la région et l'époque, valeur actuelle 500m, le li est une mesure coréenne d'environ 3920m)
pour les pti curieux!!! le chien subliminaleeu
Allez ! Je ne suis pas mauvais cheval, comme on dit ! 🙂 Pour me racheter, je vais te faire cadeau de quelques extraits d’un article que j’ai trouvé, dans lequel on compare l’art érotique chinois avec son équivalent japonais. J’espère que tu les trouveras intéressants. 😎
N’était-ce pas inévitable ? Il semble que les « professionnels » des arts s’en donnent à cœur joie, de comparer l’art X à l’art Y, d’opposer le coup de pinceau de Chose avec l’applique du couteau de Van Machin, le tracé du sein de Bricolo avec la façon dont Chouetteski le taille dans le granit, et ainsi de suite….. Je cite :
"Les imprimés et peintures chinois de la période Ming furent une grande source d’inspiration pour les images japonaises ukiyo-e du 18-ème siècle. L’art érotique chinois diffère sur bien des plans de celui du Japon. La différence la plus évidente est que l’art érotique chinois n’exagère pas, en général, la taille des parties génitales. Au contraire, il a plutôt tendance à les minimiser ou même à les miniaturiser. Deuxièmement, les images érotiques chinoises sont plus tendres et dégagent une atmosphère plus romantique que leurs contreparties japonaises, qui souvent font montre d’une forme agressive de la sexualité. En troisième lieu, les images érotiques chinoises semblent être anatomiquement moins correctes en ce qui concerne le tracé et les proportions du corps humain. Les parties supérieures du corps sont souvent négligeables, de sorte que les hommes semblent souvent être féminisés. Il en résulte que l’observateur occidental trouve parfois difficile de distinguer entre les sexes. Il se peut que cette déficience soit due en partie au fait que l’artiste chinois avait moins d’occasions que son collègue japonais de dessiner « sur le vif ». Il devait se contenter des modèles miniatures « ti pen », en bois ou en ivoire, qui eux-mêmes n’étaient pas très précis.
Si les occidentaux ont occasionnellement des difficultés semblables avec les images japonaises, c’est surtout dû à la similarité des coiffures classiques japonaises des hommes et des femmes, mais pratiquement jamais parce que les corps ne montrent pas suffisamment de différences sexuelles.
L’art érotique japonais aussi bien que chinois montre fréquemment des scènes de copulation entre un homme et deux, trois ou même plusieurs femmes. Dans le cas des scènes japonaises, les femmes sont des courtisanes et leurs assistantes, alors que les scènes chinoises veulent représenter le mari et ses femmes ou concubines."
Ah ! On les retrouve, ces concubines qui plaisent tant à notre ami René ! 😉
C‘est promis, après ces digressions « artistiques », je vais me remettre aux Ming !
N’était-ce pas inévitable ? Il semble que les « professionnels » des arts s’en donnent à cœur joie, de comparer l’art X à l’art Y, d’opposer le coup de pinceau de Chose avec l’applique du couteau de Van Machin, le tracé du sein de Bricolo avec la façon dont Chouetteski le taille dans le granit, et ainsi de suite….. Je cite :
"Les imprimés et peintures chinois de la période Ming furent une grande source d’inspiration pour les images japonaises ukiyo-e du 18-ème siècle. L’art érotique chinois diffère sur bien des plans de celui du Japon. La différence la plus évidente est que l’art érotique chinois n’exagère pas, en général, la taille des parties génitales. Au contraire, il a plutôt tendance à les minimiser ou même à les miniaturiser. Deuxièmement, les images érotiques chinoises sont plus tendres et dégagent une atmosphère plus romantique que leurs contreparties japonaises, qui souvent font montre d’une forme agressive de la sexualité. En troisième lieu, les images érotiques chinoises semblent être anatomiquement moins correctes en ce qui concerne le tracé et les proportions du corps humain. Les parties supérieures du corps sont souvent négligeables, de sorte que les hommes semblent souvent être féminisés. Il en résulte que l’observateur occidental trouve parfois difficile de distinguer entre les sexes. Il se peut que cette déficience soit due en partie au fait que l’artiste chinois avait moins d’occasions que son collègue japonais de dessiner « sur le vif ». Il devait se contenter des modèles miniatures « ti pen », en bois ou en ivoire, qui eux-mêmes n’étaient pas très précis.
Si les occidentaux ont occasionnellement des difficultés semblables avec les images japonaises, c’est surtout dû à la similarité des coiffures classiques japonaises des hommes et des femmes, mais pratiquement jamais parce que les corps ne montrent pas suffisamment de différences sexuelles.
L’art érotique japonais aussi bien que chinois montre fréquemment des scènes de copulation entre un homme et deux, trois ou même plusieurs femmes. Dans le cas des scènes japonaises, les femmes sont des courtisanes et leurs assistantes, alors que les scènes chinoises veulent représenter le mari et ses femmes ou concubines."
Ah ! On les retrouve, ces concubines qui plaisent tant à notre ami René ! 😉
C‘est promis, après ces digressions « artistiques », je vais me remettre aux Ming !
Et un peu de lecture "érotique" a la chinoise!!!😄😏😏
extrait de "la cinquième courtisane"
[...] Le plus élévé s'appelle Pic du lotus rouge ; sa médecine est dite fontaine de jade, fluide de jade ou fontaine des esprits braves. Cette médecine tire ça source des deux cavités qui sont sous la langue de la femme.Elle est de couleur grise. Quand ellesot du champ fleuri, l'homme doit l'avaler de maniere qu'elle atteigne la pagode a plusieurs étages et qu'elle soit recueilli dans son champ de cinabre. Elle humectera ses cinq visceres, fortifiant sur la gauche la porte mysterieuse et agrandissant sur la droite le champ de cinabre, produisant de l'essene vitaleet du sang nouveau. [...]
A+
PS c'est sensé ce dérouler vers 730 ap JC
extrait de "la cinquième courtisane"
[...] Le plus élévé s'appelle Pic du lotus rouge ; sa médecine est dite fontaine de jade, fluide de jade ou fontaine des esprits braves. Cette médecine tire ça source des deux cavités qui sont sous la langue de la femme.Elle est de couleur grise. Quand ellesot du champ fleuri, l'homme doit l'avaler de maniere qu'elle atteigne la pagode a plusieurs étages et qu'elle soit recueilli dans son champ de cinabre. Elle humectera ses cinq visceres, fortifiant sur la gauche la porte mysterieuse et agrandissant sur la droite le champ de cinabre, produisant de l'essene vitaleet du sang nouveau. [...]
A+
PS c'est sensé ce dérouler vers 730 ap JC
Un voyage de mille lis a commencé par un pas. (Lao-Tseu ; 1 lis=ancienne mesure chinoise équivalente a 576m définie des la dynastie Qin, mais qui variait selon la région et l'époque, valeur actuelle 500m, le li est une mesure coréenne d'environ 3920m)
pour les pti curieux!!! le chien subliminaleeu
Si les occidentaux ont occasionnellement des difficultés semblables avec les images japonaises, c’est surtout dû à la similarité des coiffures classiques japonaises des hommes et des femmes, mais pratiquement jamais parce que les corps ne montrent pas suffisamment de différences sexuelles
L’esthétique japonaise exprime une séduction érotique et sensuelle subtile, très spécifiquement liée un sentiment d’érotisation raffinée, conjuguée à une sensualité de l’éphémère, de l’impersonnel, du transitoire. C’est, au fond, une sensualité qui éprouve le double sentiment de l’impermanence des choses et du détachement. Contrairement au maquillage occidental, conçu pour embellir, magnifié, singulariser, le doran, maquillage japonais traditionnel, tend seulement à effacer le visage singulier, à dissimuler la figure en la recouvrant de blanc, à gommer toute particularité. Une femme ainsi maquillée de blanc ne cherche pas à masquer ses défauts, à sembler plus jeune ou à ressembler à un modèle de perfection. Elle tend à s’identifier non à un idéal de femme, mais, au contraire, à une idée abstraite, à une forme générique, à un archétype essentiel. Cette esthétique de l’effacement manifeste une sensualité essentiellement fugace, impersonnelle, cultivée. La culture japonaise cherche, à travers le doran de la geisha, à exprimer cet élan vers l’inatteint, l’indéterminé, l’immatériel. Ce sont ces nuances et ces ambiguïtés que le visage d’une femme voilée de blanc célèbre avec érotisme et détachement. Kimiko Yoshida
L’esthétique japonaise exprime une séduction érotique et sensuelle subtile, très spécifiquement liée un sentiment d’érotisation raffinée, conjuguée à une sensualité de l’éphémère, de l’impersonnel, du transitoire. C’est, au fond, une sensualité qui éprouve le double sentiment de l’impermanence des choses et du détachement. Contrairement au maquillage occidental, conçu pour embellir, magnifié, singulariser, le doran, maquillage japonais traditionnel, tend seulement à effacer le visage singulier, à dissimuler la figure en la recouvrant de blanc, à gommer toute particularité. Une femme ainsi maquillée de blanc ne cherche pas à masquer ses défauts, à sembler plus jeune ou à ressembler à un modèle de perfection. Elle tend à s’identifier non à un idéal de femme, mais, au contraire, à une idée abstraite, à une forme générique, à un archétype essentiel. Cette esthétique de l’effacement manifeste une sensualité essentiellement fugace, impersonnelle, cultivée. La culture japonaise cherche, à travers le doran de la geisha, à exprimer cet élan vers l’inatteint, l’indéterminé, l’immatériel. Ce sont ces nuances et ces ambiguïtés que le visage d’une femme voilée de blanc célèbre avec érotisme et détachement. Kimiko Yoshida

Tu es resté “sobre” avec l’exemple que tu nous donnes des mangas ! Félicitations, tu sais te maintenir dans des limites respectables 🙂 (j’ai vu pire, c’est la moindre des choses que je puisse dire !).
Question naïve : c’est quoi, la pagode à multiples étages ?
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More discussions
Hi everyone,
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines? For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL. THANKS GUYS
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines? For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL. THANKS GUYS
Good evening everyone,
This is my 15,000th post, and it's a message I would have preferred never to write.
Patrick—Yangguizi—won’t be returning from his trek in Uganda. His health betrayed him in the mountains.
Like many of you, I laughed until I couldn’t anymore at his travel stories. I met him in Shanghai, then in Istanbul... We scoured restaurants—he was an incredible expert on world cuisines. We relived Korea, China. Always brilliant, so sharp, so funny, so down-to-earth. Being even a little bit his friend was something to be proud of. I think I envied him.
Patrick is still out there, of course... He found his happiness running across the world. He’s on his path. He never doubted that "the traveler doesn’t even know if he’ll return one day."
Not sure this would’ve suited him, but his departure devastates me.
Alright, Farewell, you foreign devil. Safe travels.
Michel
This is my 15,000th post, and it's a message I would have preferred never to write.
Patrick—Yangguizi—won’t be returning from his trek in Uganda. His health betrayed him in the mountains.
Like many of you, I laughed until I couldn’t anymore at his travel stories. I met him in Shanghai, then in Istanbul... We scoured restaurants—he was an incredible expert on world cuisines. We relived Korea, China. Always brilliant, so sharp, so funny, so down-to-earth. Being even a little bit his friend was something to be proud of. I think I envied him.
Patrick is still out there, of course... He found his happiness running across the world. He’s on his path. He never doubted that "the traveler doesn’t even know if he’ll return one day."
Not sure this would’ve suited him, but his departure devastates me.
Alright, Farewell, you foreign devil. Safe travels.
Michel
hello to all travelers with their eyes wide open to the desert...
I’ve always wondered what I was "doing" on this earth. And why my father, who died a few months after I was born—a former youngest French resistance fighter—joined the First Saharan Motorized Company in Atar and spent the rest of his life repairing army engines in Algeria, Mauritania, Senegal, Mali (which didn’t exist under that name back then), Morocco, and finally Algeria, where my mother was born and raised. (Believe me, it’s not "cool" being the child of a soldier in a country occupied by France, and even less so the child of a "pied-noir.") Of course, I never got an answer: the dead don’t talk, and the army doesn’t either. But here’s the thing—I had photos... So naturally, one day I hit the road. I wanted to see, to understand. It’s thanks to VF that I was able to do a little research on crossing the Morocco-Mauritania border, and I’m grateful to its members, just as I’m grateful to all those who welcomed me on the road for 14 years. For the past few weeks, I’ve been wondering if I should talk about this or not... It turns out the Mauritanians changed my life by asking for my help... And that started as early as February 2012... (Did I owe them something? No answer to that question.) Ah, the irony—they saw me coming. But when you’re handed sick children and begged to do something, what would you have done? I’d worked in a hospital, so I knew a bit about the rules to follow. I didn’t hesitate. And well, over all these years, I met doctors, surgeons, and together we organized care, evacuations of children, training for surgeons—even trying to stop children from having to travel outside their country. It was never easy. I’d like to thank those who supported us, as well as *La Chaîne de l’Espoir*, *La Fondation Face au Monde*, and everyone who built bridges between our two countries. Unfortunately, despite the constant efforts of Mauritanian doctors and surgeons, some children couldn’t be helped in time. Today, I want to talk about four siblings—orphans of their mother—suffering from congenital glaucoma causing irreversible blindness. Their case was entrusted to me in 2020, just weeks before the big lockdown. We couldn’t do anything for them then, but when their father asked me for a gift, I rushed to my computer and wrote a story. Through a tale, the children take a great journey, explore their country, and fulfill a dream. I never thought this book would be published—it was, in 2023. This book pays tribute to Mauritania. It’s a message for those who know nothing about the hardships of life there, carrying both the harshness and beauty of an immense desert where you can travel by 4x4, bike, on foot, or by camel in complete safety. It bears witness to the kindness of Mauritanians toward travelers. As a woman traveling alone in my vehicle—a now-rusted old Mercedes that no longer runs—I had the most beautiful encounters of my life there (I’ve seen other parts of the world...). The blind children of Choum, Atar, Nouadhibou, and Nouakchott will forever be in my heart. Volunteer readers transcribed the book into a free audio version for the visually impaired. It’s available in sound libraries in France, the *Fondation Valentin Haüy*, and the Swiss Romande library. I made my last trip to Mauritania in my old 4x4 to distribute the book everywhere, especially to its heroes and the school for the visually impaired in Nouakchott. After that, I thought it was time to close the chapter because I no longer have the means or the strength to travel. My publishers chose this title for it: *The Blue Eyes of the Desert*. This publication helped a mission of Swiss volunteer ophthalmologists come to operate on glaucomas in Mauritania. I’m thrilled because they come back every year! This adventure is ending, yes—everything must come to an end—but ultimately, it was born here, on the VF site!! So yes, I had to say it: THANK YOU!!!!!
I’ve always wondered what I was "doing" on this earth. And why my father, who died a few months after I was born—a former youngest French resistance fighter—joined the First Saharan Motorized Company in Atar and spent the rest of his life repairing army engines in Algeria, Mauritania, Senegal, Mali (which didn’t exist under that name back then), Morocco, and finally Algeria, where my mother was born and raised. (Believe me, it’s not "cool" being the child of a soldier in a country occupied by France, and even less so the child of a "pied-noir.") Of course, I never got an answer: the dead don’t talk, and the army doesn’t either. But here’s the thing—I had photos... So naturally, one day I hit the road. I wanted to see, to understand. It’s thanks to VF that I was able to do a little research on crossing the Morocco-Mauritania border, and I’m grateful to its members, just as I’m grateful to all those who welcomed me on the road for 14 years. For the past few weeks, I’ve been wondering if I should talk about this or not... It turns out the Mauritanians changed my life by asking for my help... And that started as early as February 2012... (Did I owe them something? No answer to that question.) Ah, the irony—they saw me coming. But when you’re handed sick children and begged to do something, what would you have done? I’d worked in a hospital, so I knew a bit about the rules to follow. I didn’t hesitate. And well, over all these years, I met doctors, surgeons, and together we organized care, evacuations of children, training for surgeons—even trying to stop children from having to travel outside their country. It was never easy. I’d like to thank those who supported us, as well as *La Chaîne de l’Espoir*, *La Fondation Face au Monde*, and everyone who built bridges between our two countries. Unfortunately, despite the constant efforts of Mauritanian doctors and surgeons, some children couldn’t be helped in time. Today, I want to talk about four siblings—orphans of their mother—suffering from congenital glaucoma causing irreversible blindness. Their case was entrusted to me in 2020, just weeks before the big lockdown. We couldn’t do anything for them then, but when their father asked me for a gift, I rushed to my computer and wrote a story. Through a tale, the children take a great journey, explore their country, and fulfill a dream. I never thought this book would be published—it was, in 2023. This book pays tribute to Mauritania. It’s a message for those who know nothing about the hardships of life there, carrying both the harshness and beauty of an immense desert where you can travel by 4x4, bike, on foot, or by camel in complete safety. It bears witness to the kindness of Mauritanians toward travelers. As a woman traveling alone in my vehicle—a now-rusted old Mercedes that no longer runs—I had the most beautiful encounters of my life there (I’ve seen other parts of the world...). The blind children of Choum, Atar, Nouadhibou, and Nouakchott will forever be in my heart. Volunteer readers transcribed the book into a free audio version for the visually impaired. It’s available in sound libraries in France, the *Fondation Valentin Haüy*, and the Swiss Romande library. I made my last trip to Mauritania in my old 4x4 to distribute the book everywhere, especially to its heroes and the school for the visually impaired in Nouakchott. After that, I thought it was time to close the chapter because I no longer have the means or the strength to travel. My publishers chose this title for it: *The Blue Eyes of the Desert*. This publication helped a mission of Swiss volunteer ophthalmologists come to operate on glaucomas in Mauritania. I’m thrilled because they come back every year! This adventure is ending, yes—everything must come to an end—but ultimately, it was born here, on the VF site!! So yes, I had to say it: THANK YOU!!!!!
Hi everyone,
I’m Loulou, a French expat who’s been living in Southeast Asia for about fifteen years, currently in Phnom Penh, Cambodia. A passionate walker at heart, I’ve trekked in Nepal (Thorung La, Mardi Himal), India, Vietnam, and I’m still planning new hikes (Char Dham, Langtang, Annapurna).
I’ve just published my first travel journal, recounting three months of walking and encounters across India. A portion of the sales goes to an educational center I support in Kep, for children whose parents work in the salt marshes.
I’m also working on a second book about Nepal with a musician friend, focusing on the Mardi Himal trek—two independent perspectives on the same journey.
Happy to swap stories with you about the Himalayas, India, Southeast Asia, or just the urge to hit the road and walk far from home.
Safe travels,
Loulou
Hi! It was totally by chance that I stumbled upon VoyageForum (an ad online and a story lol), and I’ve been reading some really old posts from 2011 about Thai massage schools—discussions on how to get by, accommodation, prices, etc. It reminded me of my own experience: I kept things simple by staying with a local family during my entire trip. I only shared all the expenses with them, which, I’ll admit, was super cheap… and I often traveled with them, which naturally opened a lot of doors for me. To start, at the school in Salaya, my Thai friend immediately connected me with Teacher Phong (the school’s mentor and teacher of teachers, a former monk). I was supposed to join a group session with other foreigners, but for some reason I don’t know, I got two days of private lessons for free with this expert… incredible! And on top of that, he loved France! It was an amazing experience. I "discovered" massage by chance—the Thai family just told me: "Try it, you’ll see!" (I’d had a pretty intense massage in the capital before 😅… but the next day, I felt unbelievably great!))
Every morning, I’d take a taxi (chosen by the Thai family at prices that beat all the competition) to this school—I’ve forgotten the name of the little village now… right in the heart of the countryside. Then, in the evenings, I’d keep practicing massage on all the family members… and they’d teach me Thai at the same time!))
Since then, I’ve practiced a bit, with lots of positive feedback. Following Teacher Phong’s advice—he thought my pressure was deep, firm, and precise—he strongly encouraged me to take this seriously.
I love Thailand so much. It’s a whole different way of living… and it’s a real blessing, even if I couldn’t live there full-time. Anyway, that was an unforgettable memory, and sometimes the Thai family and I still say hi—from 2011, 2013… right up to today!
Take care, everyone! !
Every morning, I’d take a taxi (chosen by the Thai family at prices that beat all the competition) to this school—I’ve forgotten the name of the little village now… right in the heart of the countryside. Then, in the evenings, I’d keep practicing massage on all the family members… and they’d teach me Thai at the same time!))
Since then, I’ve practiced a bit, with lots of positive feedback. Following Teacher Phong’s advice—he thought my pressure was deep, firm, and precise—he strongly encouraged me to take this seriously.
I love Thailand so much. It’s a whole different way of living… and it’s a real blessing, even if I couldn’t live there full-time. Anyway, that was an unforgettable memory, and sometimes the Thai family and I still say hi—from 2011, 2013… right up to today!
Take care, everyone! !
"It seems to me that poverty would be less painful in the sun" wrote Aznavour...
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others? What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille? Are the Pygmies happier than the Inuit? Are Canadians less happy than the people of Louisiana? Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate? Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others? What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille? Are the Pygmies happier than the Inuit? Are Canadians less happy than the people of Louisiana? Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate? Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed. Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed. Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
We're planning to spend a month in Vietnam. Is hiring a guide helpful?
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Then... would you have 5 to 7 minutes to help me by filling out this questionnaire? 🙂 »» https://forms.gle/y74ckkvN9TjrougLA
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project. A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Then... would you have 5 to 7 minutes to help me by filling out this questionnaire? 🙂 »» https://forms.gle/y74ckkvN9TjrougLA
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project. A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
Hello everyone,
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question. They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕 Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
Please forgive my little rant.
Wishing everyone all the best. Cheers,
Puma2A

...
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question. They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕 Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
Please forgive my little rant.
Wishing everyone all the best. Cheers,
Puma2A

...
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.). Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did. I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights Sidemen (2 nights) Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD: - Walk around central Ubud (1–2h) - Campuhan Ridge Walk - Tegalalang Rice Terrace - Tirta Empul - Gunung Kawi - Massage / market / slow café
IN SIDEMEN: - Rice terrace hike (2–3h) - Cooking class
IN AMED: - Snorkeling - Japanese Shipwreck - Beach + relaxation - Volcano sunset
ON GILI: - Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK: - Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall - Loop: 3–4h (perfect for your level) - Ulun Danu Bratan Temple - Twin Lakes
IN PEMUTERAN - Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well: 👍 from Pemuteran = best possible option 12 PM: leave hotel (we left at 10 PM) 1 PM: ferry 3 PM: arrival in Java + transfer 11 PM: start ascent 2 AM–6 AM: volcano Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM) 👍 still very intense, but doable with an agency 💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR: - Relaxation - Quiet beach - Proximity to airport (30 min)"
BUDGET: "3,000 – 3,900 € for 2 people" (We paid 3,200 €)
In conclusion, it’s not (yet) enough, but it’s (already) pretty impressive!
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.). Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did. I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights Sidemen (2 nights) Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD: - Walk around central Ubud (1–2h) - Campuhan Ridge Walk - Tegalalang Rice Terrace - Tirta Empul - Gunung Kawi - Massage / market / slow café
IN SIDEMEN: - Rice terrace hike (2–3h) - Cooking class
IN AMED: - Snorkeling - Japanese Shipwreck - Beach + relaxation - Volcano sunset
ON GILI: - Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK: - Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall - Loop: 3–4h (perfect for your level) - Ulun Danu Bratan Temple - Twin Lakes
IN PEMUTERAN - Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well: 👍 from Pemuteran = best possible option 12 PM: leave hotel (we left at 10 PM) 1 PM: ferry 3 PM: arrival in Java + transfer 11 PM: start ascent 2 AM–6 AM: volcano Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM) 👍 still very intense, but doable with an agency 💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR: - Relaxation - Quiet beach - Proximity to airport (30 min)"
BUDGET: "3,000 – 3,900 € for 2 people" (We paid 3,200 €)
In conclusion, it’s not (yet) enough, but it’s (already) pretty impressive!
Hello everyone,
I’m sharing the menu posted at the entrance of a bar at the foot of the Porto Tower in Southern Corsica. . .
.
.
Greetings and have a great Sunday.
Puma2A . .

...
I’m sharing the menu posted at the entrance of a bar at the foot of the Porto Tower in Southern Corsica. . .
.
.Greetings and have a great Sunday.
Puma2A . .

...
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
Do you bring back customs from your travels?
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
Do you bring back customs from your travels?
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya). There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya). There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
Survey link: https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdkmBzW2QOE3_ZirhmdG8e2LQyaWLJxWUeyTR0LzpC8ytlufQ/viewform
Your response will be a huge help for my work and will contribute to a broader reflection on the future of the travel experience.
Thanks in advance to everyone who takes the time to participate!!
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
Survey link: https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdkmBzW2QOE3_ZirhmdG8e2LQyaWLJxWUeyTR0LzpC8ytlufQ/viewform
Your response will be a huge help for my work and will contribute to a broader reflection on the future of the travel experience.
Thanks in advance to everyone who takes the time to participate!!
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see: Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees. We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain. But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
Do you know if it’s possible to get around on our own, or is it better to go through a local agency or book a package like the one sold by TravelChinaGuide? https://www.travelchinaguide.com/package/zhangjiajie/2days-tour.htm
Thanks in advance for your advice! Alod
We’ve seen that there’s a lot to see: Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees. We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain. But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
Do you know if it’s possible to get around on our own, or is it better to go through a local agency or book a package like the one sold by TravelChinaGuide? https://www.travelchinaguide.com/package/zhangjiajie/2days-tour.htm
Thanks in advance for your advice! Alod
Hello 🙂
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore. A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Catherine
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore. A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Catherine
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night Coron – 4 nights Coron to El Nido cruise – 2 nights El Nido – 4 nights Port Barton – 5 nights Flight from Puerto Princesa to Vigan Vigan – 2 nights Sagada – 2 nights Banaue – 2 nights Bagabag – 1 night Manila – 1 night I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Thanks in advance. Florence
Manila – 1 night Coron – 4 nights Coron to El Nido cruise – 2 nights El Nido – 4 nights Port Barton – 5 nights Flight from Puerto Princesa to Vigan Vigan – 2 nights Sagada – 2 nights Banaue – 2 nights Bagabag – 1 night Manila – 1 night I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Thanks in advance. Florence
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages. 3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer. Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness. My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place. On the main routes, we visited: San José Alajuela Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side) Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side) And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched. He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown. What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor. At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José: It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken. On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox. From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire. Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets. Bars with security guards out front. I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel. The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses. The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in. A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park. Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further. We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it. A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces. A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures. But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business. Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse! According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable. Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos. A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park! A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park. The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color. Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded! Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30. The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches. As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves. A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!" For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex! The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for? For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places. In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs: Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you. For everyone else: run!
The country where animals are free and people are in cages. 3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer. Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness. My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place. On the main routes, we visited: San José Alajuela Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side) Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side) And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched. He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown. What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor. At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José: It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken. On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox. From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire. Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets. Bars with security guards out front. I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel. The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses. The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in. A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park. Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further. We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it. A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces. A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures. But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business. Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse! According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable. Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos. A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park! A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park. The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color. Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded! Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30. The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches. As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves. A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!" For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex! The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for? For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places. In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs: Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you. For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example. For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk. The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border. The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times. Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot). For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border. You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes. From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??). With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!! For now, you can still pay by card in shops and gas stations. However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards. Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future. After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example. For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk. The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border. The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times. Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot). For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border. You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes. From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??). With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!! For now, you can still pay by card in shops and gas stations. However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards. Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future. After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think: 1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport), 1 night in Garda, 1 night in Verona, 1 in Padua, and 3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
What do you think: 1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport), 1 night in Garda, 1 night in Verona, 1 in Padua, and 3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year. I told her: “Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.” “But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.” I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk. “Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.” I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen. “Mamido, I did it!” My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no! “Congratulations, sweetheart!” A little shyly, she said: “Is the India trip still on?”
And me, replying: “Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint! But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out. Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me. But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back. My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special? That’s the mystery of love, I guess.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year. I told her: “Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.” “But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.” I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk. “Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.” I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen. “Mamido, I did it!” My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no! “Congratulations, sweetheart!” A little shyly, she said: “Is the India trip still on?”
And me, replying: “Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint! But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out. Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me. But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back. My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special? That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hi there,
While reading some travel journals, I notice that we always reflect on the people of the countries we visit.
I’d love to hear your thoughts on which people charmed you the most during your travels?
I’m not looking for controversy, just reflections and personal feelings. Looking forward to reading your replies...
While reading some travel journals, I notice that we always reflect on the people of the countries we visit.
I’d love to hear your thoughts on which people charmed you the most during your travels?
I’m not looking for controversy, just reflections and personal feelings. Looking forward to reading your replies...
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
Best regards,
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
Best regards,

Hello to all East Africa lovers and nature enthusiasts in general,
While I prepare to share a recap of our latest trip/safari in Kenya soon, I’d like to wish you all a peaceful transition between 2025 and 2026.
Warm regards,
Puma2A.





...
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like! M-Claire and Jean
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like! M-Claire and Jean







