salut à tout le monde,
Après une petite interruption due au manque de temps, je poursuis et termine la partie de mon voyage sur l'Argentine et le Chili.
Tout d'abord, quelques petites précisions sur les us que je trouve étranges ici en Argentine et au Chili. Il est interdit de jeter le papier toilette dans les wc! Il faut les mettre dans la poubelles voisine prévue a cet effet. C'est plutôt déroutant. Vous imaginez après vous être essuyer........ dans la poubelle!!!!! beurk!!!
Autre chose que j'ai oublié de vous dire, c'est qu'à la casa de la bodega, le 16 août au matin, nous sommes restés bloqués à l'extérieur de notre chambre pendant 1/2heure car nous n'arrivions pas à tourner la clé pour ouvrir la porte de la chambre. La femme de service a essayé sans jamais réussir. C'était après le petit déj, et nous avons attendu patiemment qu'elle finisse par avoir l'idée de nous faire passer par la chambre voisine mitoyenne qui s'était libérée. A notre retour de Amaicha del valle, le serrurier était passé et le problème était réglé. Mince alors, nous qui nous réjouissions d'avoir 2 chambres pour nous 2, dont l'une juste pour accéder à notre chambre !!!!!
Sinon, la casa de la bodega est un hôtel interdit au moins de 12 ans, ce qui est génial pour le repos et le calme. Petit déj et dîner se déroulent dans la sérénité absolue, alors que l'hotel del dique est prévu pour les familles avec un coin aménagé pour les tous petits, ce qui implique plein de cris, d'agitation lors du dîner et du petit dej. Heureusement que de notre chambre nous n'entendions rien. J'ai vraiment adoré la casa de la bodega, et encore plus leur petit dej très copieux: salade de fruit, oeufs à volonté préparés comme on veut, lait chaud et chocolat, tartines, toasts, confitures, dulce de leche, jambon, fromage, beurre, café, thé, jus variés, pâtisseries. Il n'en reste pas moins que ces 2 hôtels ont en commun un accueil incomparablement attentionnés, les serveurs sont de vrais professionnels prompts à rendre service et à aider. Le pris de la double à la casa est de 550 ARS par nuit et à El dique c'est 500 ARS.
Le 18/08: journée farniente. Nous passons la journée à nous reposer, dans la chambre. Le temps est maussade et il fait frais alors qu'hier il faisait très beau. Vers 16H30, nous mettons le nez dehors pour aller de l'autre coté du pont qui enjambe la digue, afin de grignoter des empanandas, tamales , poulet. Pas terrible. Un homme est debout sur la planche d'aventure extrême qui propose des sauts à l’élastique au dessus de la digue. Finalement après 10 mn, l'homme fera machine arrière et renoncera a sauter. Peuf, même pas cap! Nous retournons a l’hôtel, dînons a 20 heures puis au lit.
Le 19/08 Nous quittons l'hôtel del dique vers 11 heures. Direction San antonio de los cobres. En route nous déjeunons à un resto "las piedras" à Campo quijano, l'un des villages rencontrés avant que la RN 51 ne se transforme en piste. La RN 51 traverse la quebrada del toro, encore une vallée encaissée, pleines de formes rocheuses diverses.

Toujours des montagnes colorées, des routes accrochées à flanc de montagne, des passages de rivières complètement asséchées, des villages abritant quelques cases et toujours une église au milieu.

Même si nous avons déjà vu des formes incroyables, nous sommes pourtant émerveillés par ces nouvelles formes, nous ne nous lassons pas d'en voir de nouvelles.

Des 3 quebradas traversées, ma préférée est quand même la quebrada de las flechas, puis après celle de las conchas et en dernier celle del toro. Mais ne vous y méprenez pas, je suis contente de les avoir toutes vues et elles sont toutes très belles!



Puis la piste redevient de la route goudronnée de nouveau, puis encore de la piste créant derrière nous des volutes de poussière car nous arrivons à atteindre des vitesses de 90 km/h sur ces pistes de haut plateau! Shake up garanti.
Nous nous arrêtons à un poste de douane argentin, pour le contrôle des papiers du véhicule et du permis de conduire. En écoutant les douaniers parler, je me rends compte qu'ils ont un problème pour mon permis de conduire. Alors je leur propose mon permis international, ce qui ne semble pas les aider davantage.
Ils finissent par me demander d'où vient mon permis: "bah de france, étant donné que je suis française"!
Du coup, ils ne comprennent plus que je conduise une voiture chilienne! Je m'imagine un instant avec ma voiture de Martinique pour visiter l'Argentine!!!!
Je leur explique donc que comme marqué sur le contrat, c'est une voiture de location prise à europcar chili. Manifestement, ma réponse ne semble pas les convaincre. Ils sont perplexes. Et là, ils me posent la question qui me fait mourir de rire: " vous êtes française, vous conduisez une voiture chilienne et en plus vous parlez espagnol?"!!!!!! Par pitié, chers français, apprenez l'espagnol avant d'aller en amérique du sud! Partout où nous sommes passés, les gens n'ont pas arrêtés d'être surpris de voir des français, des noirs de surcroît, qui parlent espagnol!!!
Rassurés par mon amusement, ils finissent par me demander si je parle encore d'autres langues: "oui, l'anglais aussi". Et là, admiratifs, ils me souhaitent bon voyage.
Nous poursuivons notre route et passons un col à plus de 4500 m, nous passons le plus clair de notre temps à plus de 3000 m, donc nous prenons nos granules de coca 9ch pour lutter contre les débuts de mal de tête qui sont les signes précurseurs du mal des montagnes.
Vers 18h, nous arrivons au charmant hôtel de las nubes, situé à l’entrée du village de San antonio de los cobres à 3800 m.

C'est une petite ville, qui comporte de nombreux préfabriqués pour héberger les ouvriers des chantiers voisins. Mais la population est plutôt pauvre.
La chambre double est à 500 ARS. Après nous être installés, nous faisons un rapide tour du village, passons à la station d'essence (c'est un bien grand mot pour designer 2 pompes sur la piste) pour faire le plein, et rentrons, nous dînons tranquillement. Seuls un père et son fils sont clients de l’hôtel Bizarrement, malgré l'altitude le serveur n'a pas de maté de coca. Heureusement que nous avons nos sachets de thé de coca avec nous. Nous commandons des tasses d'eau chaude et faisons infuser 2 sachets par tasse avant puis après le repas. Dose de cheval contre le soroche (mal des montagnes). L’hôtel est très chauffé, et la chambre aussi, mais les lits sont petits et l'altitude contribue à rendre la nuit difficile. Mon mari prend un diamox, moi pas. Toujours pas le droit de mettre le papier hygiénique dans les Wc, grrrr. Très mauvaise nuit pour tout le monde.
Le 20/08 petit déj copieux, dans une autre salle que celle du dîner moins classe, mais repas copieux avec forces tartines, chocolat chaud, dulce de leche et beurre. Nous demandons nos eau tièdes pour le mate de coca. Ce n'est pas aussi varié qu'a la casa de la bodega mais tant pis. Nous sommes calés pour affronter la longue route qui nous attend pour rejoindre San Pedro de Atacama au Chili en traversant le paso de sico. Aucun endroit où se restaurer sur la route. A 9h30 nous faisons le check out et partons pour le paso de sico qui est à 140 km, nous annonce le panneau à la sortie du village. Au moment de quitter le village, nous croisons un groupe de gamins en haillon, aux dents non soignés, à qui nous demandons notre chemin. Un troupeau de lamas et alpagas vu précédemment n'avait pas été en mesure de nous aider!!!!. Bah non, je ne parle pas le langage lama ou alpaga. Je me demande si cette remarque aurait rassuré nos douaniers rencontrés à la quebrada del toro?

Ce seront 140 km de piste! La plus grande partie est sans intérêt et très longtemps nous roulons entre 20 et 50 km/h tant la piste est mauvaise et sinueuse. Nous renonçons à aller voir le viaduc de la polvorilla, qui nous rallongerait la piste de 26 km.
Mine de rien, il faut nous ménager. Nous commençons à saturer de tressauter dans la voiture, car la piste est vraiment mauvaise.
Piste droite, puis sinueuse, qui monte, puis qui descend. Le long de la piste, régulièrement, sont placés des postes d'appel pour les secours, il est vrai que la piste est plutôt isolée. En voilà un qui est placé à Alto Chorillo, à côté du panneau qui nous indique que nous sommes à 4560m au dessus du niveau de la mer.

C'est vraiment très amusant de voir de vrais panneaux sur des pistes au milieu de nulle part. Nous avons même des indications de distances et de direction pour aller vers salta: 180 km!!!!
Des plaques de neiges, les fameux penitentes de nieve, jalonnent notre parcours, comme celles rencontrées à notre passage par le paso de jama. Les rivières rencontrées sont en grande partie gelées, c'est dire si il fait froid. Puis nous roulons sur des pistes rectilignes en meilleur état, sur de hauts plateau. Notre vitesse grimpe à 90 km/h, nous croisons quelques pick up, lancés à toute allure et nous entourant d'un nuage de poussière Nous dépassons 2 camions en les enveloppant de notre nuage de poussière. Eh, chacun son tour!!! Mais nous avons été formés avec Flavio à Putre: nos vitres sont montées à temps pour laisser les nuages de poussières s'estomper.

Nous rencontrons forces vigognes qui se laissent fièrement photographier, de toute façon, nous considérons qu'elles ont priorité sur la piste.
Nous les laissons passer, ce qu'elles font avec toute la grâce et l'élégance qui les caractérise.

Pendant que nous photographions le énième groupe rencontré, nous constatons qu'un renard des Andes est à l’affût, nous l'immortalisons sous toutes ses coutures.
Il est étrange de constater que ces animaux qui se rendent parfaitement compte de notre présence, ne semblent manifester aucune inquiétude, et mènent leur vie tranquillement. Tant qu'on reste à une distance raisonnable évidement!

Il est 13 heures quand nous arrivons au poste de douane à 11 km du paso de sico qui est l'une des frontières de l'argentine avec le Chili. Vérification des papiers très cool. Nous prenons la blague avec des douaniers partis prendre le frais sur la route. Puis nous profitons pour nous renseigner sur leur vie dans des locaux si éloignés de tout.
Puis nous continuons notre piste. A partir de là, la route présente des paysages sympas, des lagunes d'un bleu éclatant des salars d'un blanc éblouissant des formes rocheuses sympas.

Nous sommes entourés de montagnes enneigées.


Quelques km après le paso de sico, nous passons le poste frontière et l'inspection du ministère de l'agriculture chilienne: paperasse, inspection du véhicule et des bagages, afin de vérifier que nous ne ramenons pas de végétaux interdits au Chili. Les quelques feuilles de coca qu'il nous reste ne les embêtent pas. L'un des douaniers est surpris des sikkuris que nous avons dans nos bagages! Heureusement que l'autre douanier lui explique ce que c'est. Ce à quoi, nous ajoutons que nous sommes musiciens. Pourtant, c'est un instrument répandu dans les Andes, que nous ramenons comme souvenir.
Il nous reste encore plus de 200 km avant San Pedro de Atacama qui est notre destination finale. Sur notre route, en plus des vigognes,

nous rencontrons des mulets en liberté. C'est vraiment curieux ! Tous ces animaux, qui autrefois étaient les fidèles compagnons des indiens pour les longs trajets entre les villages, aujourd'hui ne sont plus utilisés car les pistes sont devenues carrossables et les indiens prennent le bus ou utilisent leurs pick up. Alors ces mulets sont revenus à la vie sauvage et paissent tranquillement sur les hauts plateaux.

Quelques km plus loin, nous passons devant le salar de agua calientes (plaine de sel ou viennent se greffer des sources thermales d'eau chaudes): c'est une féerie de couleurs. C'est dommage que nous soyons poussés par la faim, car je serai restée plus longtemps à admirer cette merveille de la nature.

Le blanc du salar se teinte du bleu de l'eau, et du jaune, du vert, des reflets scintillants des minerais. Les montagnes environnantes ont des couleurs magnifiques, allant du marron, au jaune, passant par le gris, le vert foncé, le beige, etc et le tout est dominé par les volcans enneigés du Chili. C'est magique!


Il est 16h en Argentine, mais 15h au Chili Nous avons grignoté quelques biscuits et bu pas mal d'eau. Mais un bon repas commence à se faire désirer. Nous poursuivons la route, et faisons quand même l'effort de faire un détour par les lagunes miscanti et miniques qui dit-on sont magnifiques.

Bof. Ce sont des lacs, d'un bleu intense certes, mais dont l'intérêt est largement en dessous du salar de agua caliente à la sortie de la douane chilienne.
Un indien responsable de faire payer nous attrape après le poste d’entrée et nous contraint à payer 4000 CLP (pesos chiliens) ou 6 dollars car nous avions fait des photos du site! Nous finirons par ne payer que 4 dollars au lieu des 6 demandés car nous n'avons pas encore de CLP. Nous avions tout dépensé avant d'aller en Argentine, pour faire de l'essence. Nous prétextons ne pas vouloir descendre près des lagunes pour ne pas payer davantage. Nous refaisons quelques clichés, puis rebroussons chemin.
Nous continuons, et retrouvons la route goudronnée au niveau du village de Socaire, à environ 90km de SPA. Ouf, notre vitesse va pouvoir grimper à 140 km/h au lieu des 90km/h max sur les pistes. 17H30 ( heure du Chili désormais soit 18h30 en Argentine et pour notre organisme qui a très faim): nous arrivons à la douane de SPA. Police des frontières puis douane et ouf de justesse nous évitons une 2ème inspection des bagages des agents du ministère de l'agriculture de SPA. Je me rends compte à temps en remplissant le formulaire, que je l'avais déjà rempli aujourd'hui. La petite dame corpulente réalise son erreur en rigolant, quitte son bureau pour une inspection visuelle du véhicule, et nous souhaite bon voyage.
18h: Nous retrouvons l’hôtel la casa de don tomas, après avoir tourné pas mal dans SPA, faisons le check in, commandons des sandwichs: "jambon beurre" nous dit-on, "c'est parfait" répond-t-on. Peu de temps après, nous avons englouti nos sandwichs et bu les délicieux jus de mangue servis.
Ce soir, 19 heures, nous dînons a l’hôtel: soupe pour moi, saumon pour notre conducteur émérite, et jus de pêche pour tout le monde. Délicieux!! A 21heures au lit. A part le chauffage qui ne fonctionne pas, et qui nous fait geler dans la nuit, nuit tranquille! Avec le temps, nous avons appris à n’être plus exigeant! Les lits sont confortables, la chambre est spacieuse, tant pis pour le froid.
21/ 08
En 2 jours, nous aurons avalé plus de 400 km de pistes, entre le moment où nous avons emprunté la RN 51 après cerillos jusqu'au village de socaire au Chili Donc, aujourd'hui, journée cool. Nous remettons la voiture à 10h30, comme prévu Je n'arrive pas a faire changer la carte sur laquelle le paiement sera prélevé Tant pis, va falloir approvisionner mon compte, une fois à l’hôtel. Vive internet et la gestion des comptes bancaires sur internet. 11h passage à la pharmacie, puis à l’épicerie à la rue caracoles. Puis 11h30, hop arrivés à l’hôtel hop mon compte est approvisionné. Puis je reste concocté ce message, dans le hall de l’hôtel car c'est le seul endroit où je puisse utiliser leur ordinateur portable.
Entre temps, je vois arriver le 2ème couple rencontré à la finca de la paya dont le mari est producteur de vin. Ils reviennent du sud lipez. Ils font leur check in puis reviennent échanger avec moi. Il fait très froid au sud lipez, me disent-ils, pendant la nuit ils en ont vraiment soufferts, mais eux étaient en refuge. Je garde l'espoir envers et contre tout, que nos hôtels seront chauffés.
Notre déjeuner se fait à l'adobe restaurant, .
Il est 15 heures . Apres midi cool, repos et récupération avant les pistes du sud lipez, programme qui commence le lendemain.
Comme je me suis plainte a la réception du froid de la chambre, ils ont rajouté 2 autres chauffages d'appoint dans la chambre, du coup avec 3 chauffages, elle est surchauffée Au moins ce soir ça ira. C'est le soir qu'il fait froid dans les déserts d'altitude, dès le coucher du soleil.
La partie Bolivie sera pour plus tard.
A plus.