Nord du Gujarat
by Chris70
This discussion is in French, the community’s main language.
Merci pour ce partage!
ça donne des petits points de repères pour qui décide d'y aller
Beau WE à tous!
"Je vous souhaite de rêver à n'en plus finir, et l'envie d'en réaliser quelques uns...je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer et d'oublier ce qu'il faut oublier." Jacques Brel
A part le nord-est , Assam et bordures et le centre-nord ( Bhopal , Ujjain ) j'ai TOUT visité en Inde alors , pour le Gujrat , je dirai :
1) Bien choisir la saison ! Février me semble idéal
2) Si on est avant tout fana de constructions majestueuses du genre fort de Jaisalmer ou temple de Madurai , on sera déçu malgré Palitana et autres .
3) Idem si on est un fana des animaux sauvages autres que les ânes
3) Si on est nostalgique de "l'Inde de Kipling" avec de petites fêtes partout , un artisanat rural extraordinairement varié , des saris partout , des nomades , des marchés ruraux , une architecture surprenante ( Sitpur , Junagadh , les puits ) , le souvenir de Gandhi et de l'ex présence portuguaise alors OUI, OUI !!!
Ci-jointes quelques photos ( je ne sais pas faire un blog ) de mon petit Ixus
Ahmedabad : 1 : la ravissante petite mosquée Sidi Sayad
2 : préparation du fameux riz "basmati"
3 : papa fier de ses jumelles
Impromptus ; là , le film est irremplaçable : 5-6 : le marié sur son cheval va rejoindre sa promise , entouré de femmes qui dansent et d'un mini orchestre
7-8 : fête scolaire
9-10 : fête de quartier à Bhuj
11 : fête scolaire à Rajkot . Celle de droite , dans quelques années , elle va faire des ravages !
12-13 : mariage ; les femmes attendent l'arrivée des mariés qui ne viendront qu'à la nuit
14-15 : mariage chez des pauvres campagnards ; quelques femmes accompagnent et dansent autour de la promise
16 : nomades
17 : semi nomades
18 : sédentaire
19 : cérémonie religieuse
20 : une rue à Sitpur
Je vous aurais envoyé une réponse privée mais alors pas de photos possibles .
Le Sikkim : quelle déception !
Facile pour y aller depuis Darjeeling : on va à l'office adéquat , on remplit un formulaire en indiquant combien de jours on veut rester et où on veut aller . C'est INDISPENSABLE : j'ai été contrôlé plusieurs fois . Le lendemain , on recherche un 4-4 qui part pour le Sikkim : il ne démarre que lorsqu'il est plein ce qui peut prendre plusieurs heures ( je ne parle pas du cas où vous loueriez un 4-4 + chauffeur pour vous :très très cher ! ) . Ensuite , à chaque étape , on demande à l'hôtelier de nous aider à trouver un taxi 4-4 pour le lendemain : ça marche à peu près .
Déception pourquoi ? Sur certains sites d'agences , on voit des sommets enneigés fabuleux , etc . Regardez une carte du Sikkim et puis regardez TOUTES LES ZONES où le touriste moyen ne peut pas aller : ce sont les parties au nord , les plus spectaculaires , plus de 50 % du pays ! Il faut monter des expéditions prévues longtemps à l'avance avec au moins 3 ou 4 véhicules , etc
On reste donc dans le tiers sud et on voit : les villes sont des copies de Darjeeling , même architecture . Pas UN sari : jupe épaisse neutre ou pantalon et veste en laine pour les femmes , ne parlons pas des hommes ! Exactement comme à Darjeeling .
Paysages : c'est ....l'Ardèche ! Moyennes montagnes +- boisées/ravinées , torrents , jolie rivière en bas , PAS UN GLACIER OU UN SOMMET NEIGEUX !
UN SEUL LIEU où on voit bien la chaîne et en particulier le Kanchenjunga : c'est à Peeling , hameau/village avec 2 hôtels . Ce que l'on voit à l'oeil nu , on le voit aussi bien avec un télé de 300 depuis Darjeeling !
Quelques temples/monastères....et c'est TOUT !
1-2 : Darjeeling 3-4 : Gangtok Quelle différence !
5-6-7 : Rues à Darjeeling et Gangtok : kif kif !
8 : le massif du Kanchenjunga depuis le sud de Darjeeling au 50 mm
9 : idem au 300 mm
10 : depuis Peeling au 80 mm
11 : au 200 mm
Notez le premier plan sur la photo 10 : au sud du Sikkim , les vallées sont entre ces petites montagnes : 12-13-14 .
Bon...vu comme ça c'est vrai que cette destination me semble moins urgente!
Pas de champs de thé? Je pensais y trouver des cultures de thé à perte de vue!
Merci pour vos impressions.
Belle semaine à vous
"Je vous souhaite de rêver à n'en plus finir, et l'envie d'en réaliser quelques uns...je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer et d'oublier ce qu'il faut oublier." Jacques Brel
coucou,
à Darjeeling tu as beaucoup de champs de thé
les monastères au Sikkim sont très beaux, il faut bien choisir la période pour y aller , au mois de novembre le ciel est bouché
Gangtok a un petit air de Leh , enfin c'est mon souvenir .....




Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir...
Paulo Coelho
Le thé de Darjeeling est célèbre chez les amateurs . Dès la montée , on en voit et il y a en hauteur derrière Darjeeling de vastes champs sur les pentes , pas de problème . Encore une fois , vous ne verrez pas d'aussi beaux champs de théiers au Sikkim .
PS Je ne me souviens plus à quelle époque vous voulez aller à Darjeeling ; si c'est entre la fin du printemps et celle de l'automne , les horizons sont bouchés et les jours de pluie et brouillasse nombreux ( idem pour le Sikkim visitable ) . La seule bonne saison , c'est +- entre janvier et mars
1 : au début de la montée vers D
2 : juste derrière D
Théiers , oui .
Gangtok : j'ai prouvé par mes photos que c'est un Darjeeling bis , ne serait ce que par le site , totalement différent de Leh .
Beaux monastères , oui...par rapport au Bengale , bouddhiste à 0 ,1 % . Effectivement , je n'ai vu que 2 temples intéressants à Darjeeling mais puisque vous parlez de Leh , convenez que les monastères du Ladakh , c'est la classe au dessus .
Amitiés .
Des goûts et des couleurs...
J'ai moi-même beaucoup voyagé en Inde et le Sikkim reste un de mes plus beaux souvenirs; c'était en octobre, le soleil a brillé tous les jours et pas le moindre brouillard dans les vallées et sur les cîmes enneigées qui nous entouraient.
Villages et campagnes magnifiques, temples superbes, habitants chaleureux...
Nous rêvons tous d'y retourner.
A quelques exceptions près, tout est tellement subjectif dans la perception d'un voyage; il m'est souvent arrivé d'aimer un lieu que je n'avais pas apprécié l'année précédente....j'évite donc depuis les : là c'est sans intérêt, ici c'est très bien....je me contente juste de dénoncer les arnaques et mauvais plans de guest, restaurants ou boutiques.
Et puis, c'est quoi "la classe au dessus" pour un monastère ou un temple? j'ai souvent été beaucoup plus émue par un temple minuscule perdu dans un village que par certains autres vivement recommandées parce que plus ouvragés, plus hauts perchés...
Un exemple parmi tant d'autres: le Taj Mahal ne m'a fait ni chaud, ni froid et pourtant je continue à le recommander à mes copains qui en reviennent pour la plupart complètement emballés.
J'ai moi-même beaucoup voyagé en Inde et le Sikkim reste un de mes plus beaux souvenirs; c'était en octobre, le soleil a brillé tous les jours et pas le moindre brouillard dans les vallées et sur les cîmes enneigées qui nous entouraient.
Villages et campagnes magnifiques, temples superbes, habitants chaleureux...
Nous rêvons tous d'y retourner.
A quelques exceptions près, tout est tellement subjectif dans la perception d'un voyage; il m'est souvent arrivé d'aimer un lieu que je n'avais pas apprécié l'année précédente....j'évite donc depuis les : là c'est sans intérêt, ici c'est très bien....je me contente juste de dénoncer les arnaques et mauvais plans de guest, restaurants ou boutiques.
Et puis, c'est quoi "la classe au dessus" pour un monastère ou un temple? j'ai souvent été beaucoup plus émue par un temple minuscule perdu dans un village que par certains autres vivement recommandées parce que plus ouvragés, plus hauts perchés...
Un exemple parmi tant d'autres: le Taj Mahal ne m'a fait ni chaud, ni froid et pourtant je continue à le recommander à mes copains qui en reviennent pour la plupart complètement emballés.
Votre point de vue est valable , je l'accepte .
Il y a quand même quelque chose qui me tracasse : vous parlez de cimes enneigées . Comment se fait-il alors que , début mars ( j'ai eu en général beau temps moi aussi , je n'ai émis aucune critique la-dessus et les photos le confirment ) de Darjeeling à Gangtok ( longue descente puis longue remontée ) puis de Gangtok jusqu'à quelques km avant Peeling , je n'ai PAS VU UN GLACIER OU UN SOMMET ENNEIGE ?
Ils étaient derrière les moyennes montagnes boisées , INVISIBLES . Sur tout ce trajet , j'ai eu beau me dévisser le cou pour observer en hauteur , RIEN ! Si vous , sur ce trajet vous avez vu à droite et à gauche des sommets enneigés , c'est que je suis miro...
Quand je suis arrivé à Darjeeling et que j'ai vu ce massif au loin ( cf mes photos d'avant ) , je suis vite aller chercher mon permis pour le Sikkim en étant persuadé que j'allais en cours de route voir DEPUIS EN BAS , sans faire de grimpettes , des paysages comme sur les 2 photos ci-dessous prises en bordure de l'Himachal Pradesh où on voit bien que je suis EN BAS , pas sur une crête .
RIEN de semblable sur le trajet Darjeeling-Peeling , ça je l'affirme .
D'où ma déception .
Beau temps en octobre : tant mieux pour vous mais vous avez été chanceuse .
Amitiés .
PS Pour le Taj Mahal , avouez que vous êtes "hors normes" . Pourquoi TOUTES les agences de voyage du monde qui proposent des voyages en Inde du Nord mettent-t'elles ce monument en exergue ? Parce que c'est celui qui symbolise le plus l'Inde , qui va attirer le plus de clients , comme la Tour Eiffel ou Notre Dame pour Paris . Soyez sympa : reconnaissez que ma photo correspond parfaitement à " le Taj Mahal est un rêve de marbre "
J'ai vu le film Génial 😀
J'attends avec impatience la découverte par tes yeux de ces villages !
Merci pour ton beau recit, j'y retrouve l'ambiance de Mandvi que j'ai adoré : le chaî offert par les ouvriers du chantier, le quartier des pêcheurs ...
Chantal
Merci pour tes encouragements. Après un moment de silence, débordée par le boulot et le quotidien, je reviens vers vous pour la suite du voyage.
Après Mandvi, découverte de la région au nord de Bhuj en passant par Than monastary, un monastère hindou perdu à l’ouest de Bhuj. Nous filons plein ouest plutôt que de prendre la route habituelle et on galère un peu pour trouver l’endroit … A l’arrivée, nous sommes accueillis par un troupeau de bovins en train de passer le portail d’entrée bleu du monastère. L’endroit est calme, perdu, très beau et très intéressant pour les peintures kamangiri naïves datant du 17e et 18e siècle sur les murs et les plafonds. Certaines sont très abîmées car le bâtiment a bien souffert du tremblement de terre et les réparations de fortune en béton pour consolider les murs n’ont pas tenu compte de la présence des fresques …




Nous errons dans les ruines du monastère avec bonheur et délectation. Les bâtiments sont encore très beaux, avec des balcons sculptés, des colonnes, des personnages (certains gisent sur le sol, détruits par le séisme. Il y a plein de petits oratoires qui contiennent chacun une dizaine de lingams peints en orange. Dans une cour, autour des oratoires, des dizaines et des dizaines de lingams


Sur la route du retour, à quelques kilomètres de là, juste avant le monastère en arrivant de n'importe où, on s'arrête au Fossils park, qui propose une collection de fossiles assez intéressante. C'est plus indiqué que le monastère, donc, se souvenir, pour qui veut aller à Than, de demander ou de suivre les pancartes pour le parc.
Arrêt au village de Nirona pour voir des artisans au travail. Le village, pas très loin de Bhuj, est réputé pour la peinture rogan sur tissus, les cuillères en bois tourné, ornementées de couleurs et les cloches. C'est intéressant mais les prix pratiqués ici sont touristiques ... on retrouve les objets bien moins chers dans le bazar de Bhuj, mais bon, les démonstrations se paient et il faut faire marcher le petit commerce !
Depuis des générations, une famille décore des étoffes avec une technique particulière, le rogan painting. Ils utilisent une résine souple faite en chauffant une huile jusqu'à ce qu'elle devienne épaisse et élastique, à laquelle ils ajoutent un colorant. Ils appliquent cette pâte colorée visqueuse dans la paume de la main, et à l'aide d'un stylet en fer, ils récupèrent la pâte colorée et créent des dessins en relief sur le tissu, par moitié, puis replient le morceau peint sur le tissu encore vierge, appuient et le motif se répète à l'identique. Beaux arbres de vie essentiellement.


Passage chez Luhar Hussen Sidhik, le fabricant de clochette. Là encore, démonstration du savoir-faire du monsieur qui découpe trois morceaux de fer avec un ciseau spécial, tourne, tape, retape … en 5 mn à peine, sans soudure, une clochette est prête. Il ne reste plus qu’à la passer au four après l’avoir tartinée avec une poudre qui après cuisson lui donnera l’aspect du cuivre et la bonne sonorité. Les objets vendus sont assez chers, 200 roupies minimum pour une petite cloche et jusqu’à 1200 pour un vilain chat ... Il s'est adapté à la demande mais les objets qui se veulent à la mode sont bien moins jolis que les cloches basiques, destinées à l'origine aux animaux.

On poursuit notre balade jusqu’aux confins du village, dans un hameau habité par Mala Kaka et sa famille, de la communauté des Wadhas "ceux qui travaillent le bois". Ils sont spécialisés dans le tournage et le laquage du bois. Pieds de charpoys, de tabourets, cuillères, rouleaux à pâtisserie, toupies, porte-bracelets, tout ce qui peut être tourné et laqué. Ils travaillent avec des tours à arcs posés à même le sol et fabriquent leur laque eux mêmes à partir de résines végétales et animales et de colorants. Démonstration de l'artisans, photos des femmes et des enfants, achats de cuillères, rouleaux à pâtisserie, crayons pour les cheveux et production des gamines en perle ou en tissu car aussitôt la démonstration du père terminée, les femmes et les enfants arrivent de partout avec des petits sacs remplis de divers objets, de poupées plus ou moins jolies et s’installent en rond sur le sol en terre. Drôle d’impression mais passage obligé des touristes … On rentre dans le cercle, on s’accroupit, on regarde les diverses productions et on se dévoue pour acheter quelques objets aux petites filles en essayant de ne favoriser aucune des familles qui ont l’air d’être très pauvres. Finalement, les petites poupées ne sont pas si mal dans ma chambre indienne ...
Le fils façonne les cuillères dans de grossiers morceaux de bois
pendant que le père applique la laque
et qu'une femme tresse un joli tabouret (un peu gros pour la valise ..)

J'ai craqué devant cette magnifique petite fille ...
En prime, quelques sourires



Je vais m'arrêter là pour aujourd'hui car nous partons ensuite pour Hodka et le désert blanc et je n'ai plus droit qu'à trois photos pour ce post ! Impossible de choisir. J'espère que je ne vous lasse pas avec toutes ces photos mais elles parlent mieux qu'un long discours (bon, je sais je suis longue dans mes explications, même avec photos)
Après Mandvi, découverte de la région au nord de Bhuj en passant par Than monastary, un monastère hindou perdu à l’ouest de Bhuj. Nous filons plein ouest plutôt que de prendre la route habituelle et on galère un peu pour trouver l’endroit … A l’arrivée, nous sommes accueillis par un troupeau de bovins en train de passer le portail d’entrée bleu du monastère. L’endroit est calme, perdu, très beau et très intéressant pour les peintures kamangiri naïves datant du 17e et 18e siècle sur les murs et les plafonds. Certaines sont très abîmées car le bâtiment a bien souffert du tremblement de terre et les réparations de fortune en béton pour consolider les murs n’ont pas tenu compte de la présence des fresques …




Nous errons dans les ruines du monastère avec bonheur et délectation. Les bâtiments sont encore très beaux, avec des balcons sculptés, des colonnes, des personnages (certains gisent sur le sol, détruits par le séisme. Il y a plein de petits oratoires qui contiennent chacun une dizaine de lingams peints en orange. Dans une cour, autour des oratoires, des dizaines et des dizaines de lingams


Sur la route du retour, à quelques kilomètres de là, juste avant le monastère en arrivant de n'importe où, on s'arrête au Fossils park, qui propose une collection de fossiles assez intéressante. C'est plus indiqué que le monastère, donc, se souvenir, pour qui veut aller à Than, de demander ou de suivre les pancartes pour le parc.
Arrêt au village de Nirona pour voir des artisans au travail. Le village, pas très loin de Bhuj, est réputé pour la peinture rogan sur tissus, les cuillères en bois tourné, ornementées de couleurs et les cloches. C'est intéressant mais les prix pratiqués ici sont touristiques ... on retrouve les objets bien moins chers dans le bazar de Bhuj, mais bon, les démonstrations se paient et il faut faire marcher le petit commerce !
Depuis des générations, une famille décore des étoffes avec une technique particulière, le rogan painting. Ils utilisent une résine souple faite en chauffant une huile jusqu'à ce qu'elle devienne épaisse et élastique, à laquelle ils ajoutent un colorant. Ils appliquent cette pâte colorée visqueuse dans la paume de la main, et à l'aide d'un stylet en fer, ils récupèrent la pâte colorée et créent des dessins en relief sur le tissu, par moitié, puis replient le morceau peint sur le tissu encore vierge, appuient et le motif se répète à l'identique. Beaux arbres de vie essentiellement.


Passage chez Luhar Hussen Sidhik, le fabricant de clochette. Là encore, démonstration du savoir-faire du monsieur qui découpe trois morceaux de fer avec un ciseau spécial, tourne, tape, retape … en 5 mn à peine, sans soudure, une clochette est prête. Il ne reste plus qu’à la passer au four après l’avoir tartinée avec une poudre qui après cuisson lui donnera l’aspect du cuivre et la bonne sonorité. Les objets vendus sont assez chers, 200 roupies minimum pour une petite cloche et jusqu’à 1200 pour un vilain chat ... Il s'est adapté à la demande mais les objets qui se veulent à la mode sont bien moins jolis que les cloches basiques, destinées à l'origine aux animaux.

On poursuit notre balade jusqu’aux confins du village, dans un hameau habité par Mala Kaka et sa famille, de la communauté des Wadhas "ceux qui travaillent le bois". Ils sont spécialisés dans le tournage et le laquage du bois. Pieds de charpoys, de tabourets, cuillères, rouleaux à pâtisserie, toupies, porte-bracelets, tout ce qui peut être tourné et laqué. Ils travaillent avec des tours à arcs posés à même le sol et fabriquent leur laque eux mêmes à partir de résines végétales et animales et de colorants. Démonstration de l'artisans, photos des femmes et des enfants, achats de cuillères, rouleaux à pâtisserie, crayons pour les cheveux et production des gamines en perle ou en tissu car aussitôt la démonstration du père terminée, les femmes et les enfants arrivent de partout avec des petits sacs remplis de divers objets, de poupées plus ou moins jolies et s’installent en rond sur le sol en terre. Drôle d’impression mais passage obligé des touristes … On rentre dans le cercle, on s’accroupit, on regarde les diverses productions et on se dévoue pour acheter quelques objets aux petites filles en essayant de ne favoriser aucune des familles qui ont l’air d’être très pauvres. Finalement, les petites poupées ne sont pas si mal dans ma chambre indienne ...
Le fils façonne les cuillères dans de grossiers morceaux de bois
pendant que le père applique la laque
et qu'une femme tresse un joli tabouret (un peu gros pour la valise ..)
J'ai craqué devant cette magnifique petite fille ...
En prime, quelques sourires



Je vais m'arrêter là pour aujourd'hui car nous partons ensuite pour Hodka et le désert blanc et je n'ai plus droit qu'à trois photos pour ce post ! Impossible de choisir. J'espère que je ne vous lasse pas avec toutes ces photos mais elles parlent mieux qu'un long discours (bon, je sais je suis longue dans mes explications, même avec photos)
Magnifique... Les photos, l'écrit, les explications, ... Merci!
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Oh non, pour ma part, je ne me lasse pas de tes belles photos et ton récit !!!
Encore, encore 😉😉😉😉😉
merci pour tes belles photos, je laisse pas de commentaire souvent mais je te suis à chaque fois..[:)]
https://youtu.be/Zf3BvhjWTKg?si=1YaiHFtGqzqgC54P
Moi aussi je lis avidement les commentaires et scrute toujours attentivement tes photos Bravo , bravo, cela donne toujours l'envie de vivre l'Inde et de s'éloigner des coins touristiques. ...Ce Goujarat reculé avec ses habitants toujours en vêtements traditionnels est l'INDE que j'avais connue il y a 40 ans .
Françoise
Merci à toutes pour vos gentils mots. Je continue ...
De Nirona, nous filons vers le nord, pour les fameux villages du Grand Rann. Bhuj sera pour demain soir. Arrêt à Bhirandhayia, porte d’entrée pour les villages du nord où nous « achetons » dans une guitoune sommaire un permis d’accès pour 100 roupies par personne. Les guides indiquent encore qu'il faut demander le permis à Bhuj, mais que nenni, tout est bien organisé à Bhirandhayia. Même les indiens doivent avoir un permis et avec le succès du Rann Utsav, il y a du monde ...
Quelques kms d’une route toute neuve et nous arrivons à Hodka, où Malkit a dégotté, lors de sa récente visite avec d’autres touristes un resort de bhungas, les huttes traditionnelles de la région pour 3500 roupies la hutte, pour deux ou pour trois, incluant les repas et le petit déjeuner. Il y a trois ans, j’avais cherché à dormir dans cette zone et il n’existait qu’un resort très beau et très chic qui proposait des hébergements proches de 6000 roupies. Maintenant, la zone s’est bien développée et il y a au moins une dizaine de camps de ce type pour les touristes, de plus en plus nombreux à visiter le grand Rann et le white desert, tout proche.
Notre resort, le Kutir kraft est bien joli et le gérant ou propriétaire, nous prépare un cay et du riz aux lentilles que nous avalons rapidement avant de partir pour le white desert, à une vingtaine de km de là, après le village de Dhordo.
Les bhungas neuves mais réalisées à l'ancienne. Au premier plan, le fils aîné de Kutir
Kutir
On passe devant l'immense campement provisoire du Rann Utsav puis arrêt obligatoire sur un parking pour continuer à pied. Là encore, nous avons droit à des formalités de police : on regarde notre permis, nos passeports, on passe à droite, puis à gauche et on se retrouve sur une route bétonnée encombrée de charrettes tirées par des chameaux (50 roupies par personne) pour s’approcher au plus près du White desert, distant d’un ou deux kilomètres.
Le white desert, immense désert de sel porte bien son nom. Une immensité blanche à l’infini, avec beaucoup de monde en grande tenue de sortie sur le sel. De loin, on a l’impression de voir évoluer des gens sur une patinoire. L’ambiance est hypersalée, c’est presque désagréable de respirer. On reste un moment à marcher mais tout se ressemble et il n’y a pas grand-chose à faire sur cette étendue de sel, pas le moindre paludier - travailleur du sel à observer, juste des touristes indiens …


Sur le chemin du retour, on s’arrête un moment au Rann Utsav, le festival organisé par l’office de tourisme du Gujarat dans le grand Rann, un évènement apprécié des touristes indiens qui viennent dormir dans un énorme village de tente, faire du shopping dans des boutiques installées spécialement, des balades en chameaux … Tout ce que je déteste mais apparemment cela a un succès fou. Le festival, qui dans ses premières années durait trois semaines a été instauré sur trois mois cette année pour la première fois. Cela permet peut-être de mieux canaliser les visiteurs et d’éviter la foule. J’avouerai que ce que j’en avais vu sur internet ne me donnait pas envie mais le moment passé au Rann Utsav, à boire une boisson fraîche, bienvenue après la salinité extrême du désert, à magaziner dans les différents stands proposant des magnifiques tissus, broderies et objets de la région était bien agréable. On s’est un peu lâchés sur les tissus et les broderies …
Retour dans la nuit noir au Kutir Kraft sur une route étonnante, ressemblant à une piste d’aéroport avec les milliers de petites inclusions de plaques réfléchissantes sur la chaussée toute neuve et parfaitement plane, une première en Inde !
Il est 20 h quand nous arrivons au resort où nous attend un thali super bon. On apprécie particulièrement le curry de pois chiches noirs et un dessert à la noix de coco délicieux. Bière en mangeant, cela change, puis traditionnel Nescafé de fin de soirée sous un auvent, dans un silence assourdissant. Nous sommes les seuls clients pour cette nuit. Un petit garçon de 7 ans, Dehad, le fils cadet de Kutir assiste à notre repas et se promène entre les tables. C’est l’occasion de donner des albums à colorier et des feutres sans une nouvelle émeute à l’horizon … Il est très content, tourne et retourne les pages, les montre à son père et à son grand frère, annonce qu’il va les apporter à l’école pour les montrer à ses copains.
Le lendemain, nous partons à pied jusqu'au village ou plutôt jusqu'à un des hameaux qui composent Hodka avec Kutir qui nous l'a proposé la veille. Il nous présente sa femme, en tenue traditionnelle, avec de nombreux bracelets, colliers, et une énorme boucle de nez tenue par un ruban fixé aux cheveux par une pince décorée.
Après le moment passé dans cette petite maison, reconstruite après le tremblement de terre, nous partons avec Kutir dans un autre hameau, où nous pourrons voir le travail d'un artisan du cuir et surtout la vie quotidienne dans ce village perdu. Nous arrivons dans un groupement de maisons traditionnelles regroupées autour d’une cour centrale où des femmes et des enfants aux vêtements colorés et brodés vaquent à leurs occupations (vaisselle, cuisson des chapatis …). Notre arrivée ne passe pas inaperçue et une nuée de petites filles arrive en courant dans le bhunga où nous regardons la production de l'artisan pour nous proposer la leur faites de barrettes en perle, de bracelets et autres colifichets. Ce n’est guère cher, un peu kitsch mais nous faisons quelques heureuses... Encore des objets à ranger dans les boîtes "souvenirs d'Inde" ! Photos des femmes et des enfants à gogo. Aucun homme dans le village à cette heure matinale. Les couleurs des vêtements sont splendides, les broderies incroyablement travaillées. Des femmes portant les lourds colliers traditionnels que j’avais voulu photographier en arrivant sans succès sortent de leur réserve et s’approchent. Encore un moment magique.









Dans le groupe de maison suivant, une femme est occupée à la fabrication d’une couverture piquée très colorée, plus loin encore, des gamines discutent en faisant la vaisselle au sable …

On regagne le resort en faisant un détour dans une zone désertique où des hommes font du charbon de bois. Un tas recouvert de terre, ponctué régulièrement de trous d’aération est en train de se consumer tranquillement. Tout à côté, deux hommes sont en train de monter un nouveau monticule : les branches sont savamment organisée, c’est très beau. On regarde un moment les hommes travailler et rentrons au resort, les pieds noirs de suie.

De Nirona, nous filons vers le nord, pour les fameux villages du Grand Rann. Bhuj sera pour demain soir. Arrêt à Bhirandhayia, porte d’entrée pour les villages du nord où nous « achetons » dans une guitoune sommaire un permis d’accès pour 100 roupies par personne. Les guides indiquent encore qu'il faut demander le permis à Bhuj, mais que nenni, tout est bien organisé à Bhirandhayia. Même les indiens doivent avoir un permis et avec le succès du Rann Utsav, il y a du monde ...
Quelques kms d’une route toute neuve et nous arrivons à Hodka, où Malkit a dégotté, lors de sa récente visite avec d’autres touristes un resort de bhungas, les huttes traditionnelles de la région pour 3500 roupies la hutte, pour deux ou pour trois, incluant les repas et le petit déjeuner. Il y a trois ans, j’avais cherché à dormir dans cette zone et il n’existait qu’un resort très beau et très chic qui proposait des hébergements proches de 6000 roupies. Maintenant, la zone s’est bien développée et il y a au moins une dizaine de camps de ce type pour les touristes, de plus en plus nombreux à visiter le grand Rann et le white desert, tout proche.
Notre resort, le Kutir kraft est bien joli et le gérant ou propriétaire, nous prépare un cay et du riz aux lentilles que nous avalons rapidement avant de partir pour le white desert, à une vingtaine de km de là, après le village de Dhordo.
Les bhungas neuves mais réalisées à l'ancienne. Au premier plan, le fils aîné de Kutir
KutirOn passe devant l'immense campement provisoire du Rann Utsav puis arrêt obligatoire sur un parking pour continuer à pied. Là encore, nous avons droit à des formalités de police : on regarde notre permis, nos passeports, on passe à droite, puis à gauche et on se retrouve sur une route bétonnée encombrée de charrettes tirées par des chameaux (50 roupies par personne) pour s’approcher au plus près du White desert, distant d’un ou deux kilomètres.
Le white desert, immense désert de sel porte bien son nom. Une immensité blanche à l’infini, avec beaucoup de monde en grande tenue de sortie sur le sel. De loin, on a l’impression de voir évoluer des gens sur une patinoire. L’ambiance est hypersalée, c’est presque désagréable de respirer. On reste un moment à marcher mais tout se ressemble et il n’y a pas grand-chose à faire sur cette étendue de sel, pas le moindre paludier - travailleur du sel à observer, juste des touristes indiens …


Sur le chemin du retour, on s’arrête un moment au Rann Utsav, le festival organisé par l’office de tourisme du Gujarat dans le grand Rann, un évènement apprécié des touristes indiens qui viennent dormir dans un énorme village de tente, faire du shopping dans des boutiques installées spécialement, des balades en chameaux … Tout ce que je déteste mais apparemment cela a un succès fou. Le festival, qui dans ses premières années durait trois semaines a été instauré sur trois mois cette année pour la première fois. Cela permet peut-être de mieux canaliser les visiteurs et d’éviter la foule. J’avouerai que ce que j’en avais vu sur internet ne me donnait pas envie mais le moment passé au Rann Utsav, à boire une boisson fraîche, bienvenue après la salinité extrême du désert, à magaziner dans les différents stands proposant des magnifiques tissus, broderies et objets de la région était bien agréable. On s’est un peu lâchés sur les tissus et les broderies …
Retour dans la nuit noir au Kutir Kraft sur une route étonnante, ressemblant à une piste d’aéroport avec les milliers de petites inclusions de plaques réfléchissantes sur la chaussée toute neuve et parfaitement plane, une première en Inde !
Il est 20 h quand nous arrivons au resort où nous attend un thali super bon. On apprécie particulièrement le curry de pois chiches noirs et un dessert à la noix de coco délicieux. Bière en mangeant, cela change, puis traditionnel Nescafé de fin de soirée sous un auvent, dans un silence assourdissant. Nous sommes les seuls clients pour cette nuit. Un petit garçon de 7 ans, Dehad, le fils cadet de Kutir assiste à notre repas et se promène entre les tables. C’est l’occasion de donner des albums à colorier et des feutres sans une nouvelle émeute à l’horizon … Il est très content, tourne et retourne les pages, les montre à son père et à son grand frère, annonce qu’il va les apporter à l’école pour les montrer à ses copains.
Le lendemain, nous partons à pied jusqu'au village ou plutôt jusqu'à un des hameaux qui composent Hodka avec Kutir qui nous l'a proposé la veille. Il nous présente sa femme, en tenue traditionnelle, avec de nombreux bracelets, colliers, et une énorme boucle de nez tenue par un ruban fixé aux cheveux par une pince décorée.
Après le moment passé dans cette petite maison, reconstruite après le tremblement de terre, nous partons avec Kutir dans un autre hameau, où nous pourrons voir le travail d'un artisan du cuir et surtout la vie quotidienne dans ce village perdu. Nous arrivons dans un groupement de maisons traditionnelles regroupées autour d’une cour centrale où des femmes et des enfants aux vêtements colorés et brodés vaquent à leurs occupations (vaisselle, cuisson des chapatis …). Notre arrivée ne passe pas inaperçue et une nuée de petites filles arrive en courant dans le bhunga où nous regardons la production de l'artisan pour nous proposer la leur faites de barrettes en perle, de bracelets et autres colifichets. Ce n’est guère cher, un peu kitsch mais nous faisons quelques heureuses... Encore des objets à ranger dans les boîtes "souvenirs d'Inde" ! Photos des femmes et des enfants à gogo. Aucun homme dans le village à cette heure matinale. Les couleurs des vêtements sont splendides, les broderies incroyablement travaillées. Des femmes portant les lourds colliers traditionnels que j’avais voulu photographier en arrivant sans succès sortent de leur réserve et s’approchent. Encore un moment magique.








Dans le groupe de maison suivant, une femme est occupée à la fabrication d’une couverture piquée très colorée, plus loin encore, des gamines discutent en faisant la vaisselle au sable …

On regagne le resort en faisant un détour dans une zone désertique où des hommes font du charbon de bois. Un tas recouvert de terre, ponctué régulièrement de trous d’aération est en train de se consumer tranquillement. Tout à côté, deux hommes sont en train de monter un nouveau monticule : les branches sont savamment organisée, c’est très beau. On regarde un moment les hommes travailler et rentrons au resort, les pieds noirs de suie.

Bonsoir
Je n'avais pas encore pris le temps de répondre à votre message, désolée et 1000 excuses. Je ne connais pas encore tous les lieux que vous citez, n'étant jamais allée plus au sud que Palitana mais oui, le Gujarat est riche en sites historiques, ethniques, religieux, naturels. Je ne m'en lasse pas mais j'ai quand même je crois une petite préférence pour le Madhya Pradesh ... J'imagine que vous connaissez aussi après tout ces voyages en Inde.
Pour Siddhpur, oui, je suis bien d'accord mais combien de temps ces magnifiques rues vont-elles perdurer ? Quelques maisons ont été rénovées mais d'autres détruites et remplacées par des maisons modernes, qui sont posées entre deux maisons bohras ... une maison achetée et détruite pour avoir son terrain au centre ville. Quel dommage ! C'était mon troisième passage et j'ai vu quelques modifications qui m'ont fait peur ... A Siddpuhr, j'ai aussi vu quelques maisons avec des beaux brackets en bois sculpté comme à Vaso, Ahmedabad, Wadhwan ou Patan (sans commune mesure toutefois) et un temple très ancien.
Pas d'accord avec vous, j'aime bien Bhuj, son bazar, les palais, musées, temples et l'ambiance un peu perdue et surranée.
Je n'ai jamais tenté encore les parcs nationaux du Madhya réputés pour les tigres, pas plus que Gir mais au niveau faune, les Petit et Grand Rann sont pas mal quand même pour les oiseaux, les ânes, les nilgaus en pagaille. J'ai bien aimé le lac Nal Sarovar au Gujarat il y a quelques années. Par contre maintenant, les prix d'entrée ont flambé, cela devient rédhibitoire quand on sait qu'on voit des oiseaux partout en pleine campagne.
Oui Lothal n'est pas vraiment impressionnant mais faute de Mohenjo Daro, pourquoi pas ?
Patan, Modhera, Palitana, oui oui oui. Il y a aussi en vrac Vadnagar, Ambaji, Sihor, Poshina, Idar, Polo Forest etc ... (A venir pour certaines villes dans mon carnet en cours)
Champaner, Vadodara valent le détour. C'était lors de mon premier voyage au Gujarat et je me suis jurée de retourner un jour à Champaner... peut-être en mixant est du Gujarat et ouest du Madhya, c'est si proche que cela est tentant, tant pis si je rate encore Junagadh et le sud de l'état. Il y a des villes qui ne me tentent pas et les distances sont longues, trop pour mes 15 jours habituels.
Pour le reste des villes que vous citez, je ne me prononcerai pas, je ne connais pas du tout.
Il me semble que la photo des peintures pithoras a pu être prise dans un hameau dans les environs proches de Chotta Udaipur. J'ai eu l'occasion de visiter plusieurs maisons avec des vieilles peintures dans ce style par là bas mais en bien moins bon état. La votre est rutilante, n'aurait-elle pas été prise dans le petit musée tribal de Chotta qui vaut le détour. C'est le sol qui me fait penser à cela.
Je n'avais pas encore pris le temps de répondre à votre message, désolée et 1000 excuses. Je ne connais pas encore tous les lieux que vous citez, n'étant jamais allée plus au sud que Palitana mais oui, le Gujarat est riche en sites historiques, ethniques, religieux, naturels. Je ne m'en lasse pas mais j'ai quand même je crois une petite préférence pour le Madhya Pradesh ... J'imagine que vous connaissez aussi après tout ces voyages en Inde.
Pour Siddhpur, oui, je suis bien d'accord mais combien de temps ces magnifiques rues vont-elles perdurer ? Quelques maisons ont été rénovées mais d'autres détruites et remplacées par des maisons modernes, qui sont posées entre deux maisons bohras ... une maison achetée et détruite pour avoir son terrain au centre ville. Quel dommage ! C'était mon troisième passage et j'ai vu quelques modifications qui m'ont fait peur ... A Siddpuhr, j'ai aussi vu quelques maisons avec des beaux brackets en bois sculpté comme à Vaso, Ahmedabad, Wadhwan ou Patan (sans commune mesure toutefois) et un temple très ancien.
Pas d'accord avec vous, j'aime bien Bhuj, son bazar, les palais, musées, temples et l'ambiance un peu perdue et surranée.
Je n'ai jamais tenté encore les parcs nationaux du Madhya réputés pour les tigres, pas plus que Gir mais au niveau faune, les Petit et Grand Rann sont pas mal quand même pour les oiseaux, les ânes, les nilgaus en pagaille. J'ai bien aimé le lac Nal Sarovar au Gujarat il y a quelques années. Par contre maintenant, les prix d'entrée ont flambé, cela devient rédhibitoire quand on sait qu'on voit des oiseaux partout en pleine campagne.
Oui Lothal n'est pas vraiment impressionnant mais faute de Mohenjo Daro, pourquoi pas ?
Patan, Modhera, Palitana, oui oui oui. Il y a aussi en vrac Vadnagar, Ambaji, Sihor, Poshina, Idar, Polo Forest etc ... (A venir pour certaines villes dans mon carnet en cours)
Champaner, Vadodara valent le détour. C'était lors de mon premier voyage au Gujarat et je me suis jurée de retourner un jour à Champaner... peut-être en mixant est du Gujarat et ouest du Madhya, c'est si proche que cela est tentant, tant pis si je rate encore Junagadh et le sud de l'état. Il y a des villes qui ne me tentent pas et les distances sont longues, trop pour mes 15 jours habituels.
Pour le reste des villes que vous citez, je ne me prononcerai pas, je ne connais pas du tout.
Il me semble que la photo des peintures pithoras a pu être prise dans un hameau dans les environs proches de Chotta Udaipur. J'ai eu l'occasion de visiter plusieurs maisons avec des vieilles peintures dans ce style par là bas mais en bien moins bon état. La votre est rutilante, n'aurait-elle pas été prise dans le petit musée tribal de Chotta qui vaut le détour. C'est le sol qui me fait penser à cela.
La peinture naïve doit effectivement être dans la région de Chotta Udaipur mais plus près de la bourgade de Sankheda . Ce n'est pas dans un musée , c'est vraiment dans une masure anonyme dans un hameau , même pas un village , très près du Madhya Pradesh et on a fait +- 30 km aller-retour pour aller voir cela .
Pour les parcs animaliers , on est chanceux ou on ne l'est pas : moi , je n'ai vu correctement que des grues de Sibérie et des ânes sauvages . Par contre , ailleurs , dans une mare au bord de la route , j'ai vu un jamboree de pélicans , à se marcher dessus : pourquoi là ? 1-2
J'aime bien la photo 3 que j'intitule " cherchez l'intrus ! "
merci christrine pour ce carnet.tes photos sont superbes.qu est que tu appelles un puit;d apres les photos je ne comprend pas trop.tu me donne envie de visiter l inde
Je n'ai pas relu l'ensemble des textes de Christine (Chris70), mais je pense qu'elle évoquait les puits à degré, appelés wav / vav en Gujarat, mais baoli ou baori dans d'autres régions de l'Inde du Nord.
Voir par exemple l'article wikipedia francophone (https://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A2oli). Mais la version anglophone (https://en.wikipedia.org/wiki/Stepwell) est plus élaborée et renvoie à des articles dédiés aux puits les plus remarquables (notamment le Rani Ki Vav qui est comme un temple s’enfonçant sous le sol).
Fabrice
Voir par exemple l'article wikipedia francophone (https://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A2oli). Mais la version anglophone (https://en.wikipedia.org/wiki/Stepwell) est plus élaborée et renvoie à des articles dédiés aux puits les plus remarquables (notamment le Rani Ki Vav qui est comme un temple s’enfonçant sous le sol).
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
merci fabrice pour cette precision.je suis un peu plus eclairé
Bonjour, j'ai lu votre compte-rendu, je connais bien le Gujarat et les lieux dont vous parlez, je partage votre enthousiasme, j'y ai voyagé souvent (mais pas ces deux dernières années malheureusement).
Avez-vous visité Dolovira ? Je l'ai manquée la dernière fois faute de temps. Les vestiges de la civilisation de l'Indus me passionnent.
Nous avions comme vous un chauffeur attitré mais sa voiture a vieilli plus vite que nous. J'aimerais avoir l'adresse du vôtre car lors de mon prochain voyage je compte passer par New Delhi.
Je vais tous les ans en Inde à l'automne car je soutiens un pensionnat (voir mon site http://enfantseninde.fr/) au sud de Bombay. J'espère quand même retourner dans le Gujarat.
Bien à vous
Christine (aussi)
Merci beaucoup pour ce superbe carnet et photos ! Cela me redonne une folle envie d'aller au Gujarat...Cela fait un moment que j'y pense; mais on m'a dit que c'est un voyage fatigant.. je ne suis plus tres jeune ! Quels mois privilégier pour qu'il ne fasse pas trop chaud ?Quel est l'état des routes ?
Dany
Les pieds ne vont que là où le cœur veut.
Bonsoir Christine
Non, malheureusement, je ne connais pas Dholavira, comme vous par manque de temps lors de mon séjour dans le Grand Rann car c'est bien loin de tout et par manque d'enthousiasme je l'avoue. J'ai visité Lothal il y a quelques années et cela ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable, alors, la journée de route pour Dholavira ne m'a pas vraiment tentée.
Malkit a un site où vous trouverez ses coordonnées. Les circuits au Gujarat et au Madhya ne sont pas proposés mais il les réalise sans problème, il s'adapte à la demande des clients : http://chauffeurrajasthan.free.fr/
Cordialement Christine
Non, malheureusement, je ne connais pas Dholavira, comme vous par manque de temps lors de mon séjour dans le Grand Rann car c'est bien loin de tout et par manque d'enthousiasme je l'avoue. J'ai visité Lothal il y a quelques années et cela ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable, alors, la journée de route pour Dholavira ne m'a pas vraiment tentée.
Malkit a un site où vous trouverez ses coordonnées. Les circuits au Gujarat et au Madhya ne sont pas proposés mais il les réalise sans problème, il s'adapte à la demande des clients : http://chauffeurrajasthan.free.fr/
Cordialement Christine
Oué mais oh??? Alors quoi après Hodka???
[;)]
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Bonsoir
Merci pour votre retour sur le carnet qui n'avance guère mais je n'ai pas trop le temps en ce moment. Le Gujarat n'est pas plus fatigant qu'un autre état, les routes sont même en bien meilleur état. Je ne connais pas les transports en commun et ne peux rien vous dire sur la difficulté ou non de se déplacer ainsi mais en voiture, c'est bien plus facile qu'au Madhya, qu'en Uttar Pradesh ou au Rajasthan, vu l'état des routes, quasi partout très bonnes.
Pour la période, de novembre à mars j'imagine ... J'y suis allée une première fois en février, puis en octobre et en mars. En octobre, j'ai vraiment eu chaud en arrivant, vers le 15. C'était déjà plus supportable à la fin du mois mais l'avantage, c'est que c'est plus verdoyant ... En février, température parfaite, un peu chaud à certains moments de la journée. En mars, il commence à faire très chaud mais c'est tenable. J'ai des amies retraitées de 65 à 75 ans qui ont passé tout janvier 2016 là bas et elles ont trouvé le temps très correct, chaud mais sans plus. Elles ont bien supporté un périple de 26 jours.
Christine
Merci pour votre retour sur le carnet qui n'avance guère mais je n'ai pas trop le temps en ce moment. Le Gujarat n'est pas plus fatigant qu'un autre état, les routes sont même en bien meilleur état. Je ne connais pas les transports en commun et ne peux rien vous dire sur la difficulté ou non de se déplacer ainsi mais en voiture, c'est bien plus facile qu'au Madhya, qu'en Uttar Pradesh ou au Rajasthan, vu l'état des routes, quasi partout très bonnes.
Pour la période, de novembre à mars j'imagine ... J'y suis allée une première fois en février, puis en octobre et en mars. En octobre, j'ai vraiment eu chaud en arrivant, vers le 15. C'était déjà plus supportable à la fin du mois mais l'avantage, c'est que c'est plus verdoyant ... En février, température parfaite, un peu chaud à certains moments de la journée. En mars, il commence à faire très chaud mais c'est tenable. J'ai des amies retraitées de 65 à 75 ans qui ont passé tout janvier 2016 là bas et elles ont trouvé le temps très correct, chaud mais sans plus. Elles ont bien supporté un périple de 26 jours.
Christine
Ca vient, ça vient ... Je viens de préparer mon texte sur Bhuj et environs mais pas le temps de charger les photos sur VF ce soir, c'est trop long et je suis une couche-tôt ... J'essaie de faire cela demain soir.
Bonjour, Merci pour la réponse. Je vais remettre le Gujarat au programme !!!
Dany
Les pieds ne vont que là où le cœur veut.
RE
Sais tu Christine s'il y a des fêtes a voir dans la periode novembre à fevrier ? Serait il possible (si ce n'est pas trop compliqué) d'avoir une carte avec tes endroits visités ?...
Dany
Les pieds ne vont que là où le cœur veut.
festivals en Inde: (j'ai regardé sur google)
http://www.shantitravel.com/fr/infos-voyages/calendrier-des-festivals-inde/
http://www.cityzeum.com/evenement/inde
etc
Quant à une carte avec les endroits visités de Christine, c'est simple, elle a été partout dans le Gujarat, (sauf à Dwarka, que j'adore ;)) c'était au moins son 4eme voyage dans cet état.
[:)]
[:)]
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Après Hodka, direction Bhuj, mais pas sans un ou deux petits arrêts ... A une quinzaine de km de Bhuj, arrêt au Rudrani temple, à côté d’un village nommé Rudramata. Le temple est très coloré, très bruyant même si il est désert car des haut-parleurs diffusent inlassablement des « Om shiva ».


Petit détour dans la banlieue de Bhuj (enfin, c'est juste à la limite de la ville, à l'ouest, en pleine campagne ou presque) où j’ai repéré sur internet une curiosité géologique, la faille de Khari Nadi sur la route d’un village nommé Kodki. Il y a une rivière nichée dans une faille énorme provoquée par le tremblement de terre de 1819. C’est impressionnant et beau mais moins que je ne l’avais espéré en voyant les photos sur internet, photos sans doute prise pendant la mousson, l’humidité révélant les différentes couleurs de la roche et il faut avouer que je suis restée sur le pont surplombant la faille, n’ayant pas osé m’aventurer plus loin ou plus près … Par curiosité, allez voir sur Google images, ma photo ne donnant qu'un aperçu médiocre de l'endroit.

Bhuj n’a pas changé, pas plus que l’hôtel Gangaram, bien situé, juste derrière le Aina Mahal et confortable pour 1200 roupies.
Visite rapide du Prag Mahal, le palais le plus récent, toujours aussi décati qu’en 2013. Seule la grande salle de réception a été refaite de neuf après le tremblement de terre de 2001 et elle a fière allure avec ses miroirs. Beaucoup de « demi animaux » empaillés poussiéreux (demi hippopotame gueule ouverte, demi lion et …) Il y a pas mal de visiteurs, indiens comme il se doit, beaucoup de scolaires et cela piaille de partout. J’ai l’impression que plein de pièces, visitées en 2013 sont maintenant fermées au public.
Vue de la place, il a fière allure ce palais, encore que ressemblant à une église, il ne ressemble à rien ...
mais de derrière, il y a encore du boulot de reconstruction ...

Pour finir la journée en beauté, longue promenade et shopping dans le bazar de Bhuj très animé, bien achalandé, et nous ne savons plus où donner de la tête. Achat de tissus ajrakh, la spécialité d’un village voisin que nous espérons bien visiter demain, de sacs en jute (étonnement du vendeur nous voyant intéressées par ses énormes sacs de riz ou de dhal usagés) de galons, d’une merveilleuse couverture ancienne brodée pour bovin, de clochettes bien moins chères qu’à Nirona (200 rs pour 5 dont 1 grosse, 2 moyennes et 2 petites pour bricoler un mobile pour mon jardin, soit le prix d’une clochette moyenne à Nirona …)
Les morceaux de tissus brodés anciens vendus chez les brocanteurs. Je les voudrais tous !
Vendredi 19 février : Bhuj et les environs
Promenade dans la ville quasi déserte à 7 h. Il fait à peine jour et nous commençons par un bon chaï dans l’échoppe du bazar. On pousse jusqu’à l'ancien temple de Swaminarayan, très coloré mais lui aussi désert,

on admire les pélicans sur le Hamirsar lake tout près …,

un petit tour sur le marché puisque le bazar est encore endormi

Retour à l’hôtel pour le petit déjeuner et c’est parti pour une journée bien chargée … Visite de l’ancien palais, le Aina Mahal, dans son jus, avec des superbes objets, meubles, portes, sols en carrelage, un enchantement pour les yeux. La salle de réception et ses centaines de photophores en verre gravé qui pendent çà et là, son estrade en marbre au milieu, sans doute entourée d’eau dans le passé pour imiter les jardins moghols, dans cette région si aride. Dans les couloirs, des faïences turques, des murs en tissu brodés tendus (protégés malheureusement par des plastiques transparents …) Plus loin, la chambre du maharadjah et son lit aux pieds en or. Beaucoup d’écoliers plus que bruyants et excités visitent en même temps que nous.

On retourne tous ensemble au temple de Swaminarayan tout proche, puis au bord du Harmisar lake où nous assistons au déjeuner des silures : un homme jette des vieux pakoras de la veille dans le lac et c’est la fête … Les silures sont énormes et affamées, beurk ! Comme dans tous les points d’eau, des femmes sont installées au bord de l’eau avec leur lessive.
Sur la route qui nous mène au Kuchh museum, lui aussi envahi par les écoliers, on admire une superbe porte sculptée en grès rouge.
Il semble que toutes les écoles du district se soient données rendez-vous à Bhuj ce jour là et c’est un musée bien encombré qui nous attend. Les scolaires passent devant les œuvres à la file indienne sans regarder ou presque, plus intéressés par notre présence que par les tissus brodés somptueux du Kutch. Un musée à ne pas rater.
Re-marche sous un soleil de plomb à la recherche du Ram Kund, un puits qui serait tout à côté du nouveau temple de Swaminarayan. Le Ram Kund est bien caché, entre des maisons cossues et vaut le détour.

Le nouveau temple de Swaminarayan, construit après le tremblement de terre de 2001, tout de marbre blanc sculpté, aux sols en mosaïques colorées représentants des oiseaux, des fleurs … est immense. Les nonnes sont vêtues de rouge de diverses couleurs, certainement selon leur grade ! (enfin, c’est ce que nous avons déduit), les moines sont en orange ou en beige. Beaucoup de fidèles sont là et tournent inlassablement autour du sanctuaire principal.



… Pause repas bienvenue au Viram Garden restaurant, qui comme son nom l'indique est situé dans un jardin (un stade a dit une copine tellement le jardin est grand ... et ressemble plus à un stade qu'à un jardin mais c'est verdoyant, cela fait du bien) à un bon kilomètre du temple, en suivant la route . Recherche un peu galère du musée ethnologique … , le Folk museum qui propose une jolie collection d’objets et tissus du Kutch, des huttes (bhungas) reconstituées.
Il y a des centaines et des centaines de tissus anciens, plus beaux les uns que les autres, mais leur présentation, les uns à côté des autres, très serrés, ne les mettent pas en valeur comme il faudrait. Le musée est d’une richesse inouïe pour les textiles du Kutch. Les photos sont interdites et ce sera impossible de passer outre car une gardienne et une gamine ne nous quittent pas des yeux. Cela vaut la peine de chercher ce musée, assez éloigné de la vieille ville.
Nous récupérons la voiture pour aller à Bhujodi, un village distant d’une dizaine de km, qu'une amie m'a vanté pour son « craft park ». Un immense parc artisanal et touristique est en construction : des reproductions assez grandes des monuments indiens sont commencés et le parlement rond est déjà bien avancé … Les boutiques sont nombreuses et variées et les prix plus que corrects. Nous craquons encore pour quelques beaux tissus ajrakh (3 mois après mon retour, les tissus attendent encore que je me décide !), pour divers objets en métal (pince à épiler marrante, ciseau à bétel, casse noix de cajou … c’est fort utile en France un ciseau à bétel et un casse noix de cajou …)
Puis, départ pour Kukma, un village abritant le Khamir Campus, repéré sur internet, un endroit dévolu à l’artisanat et à la formation des artisans locaux et étrangers, qui peuvent venir en stage pour plusieurs semaines ou mois pour apprendre les techniques. Chaque année, Khamir Campus propose une exposition sur un sujet précis pendant la saison touristique. En 2016, l’exposition est consacrée au travail du cuir. Objets et panneaux sur le travail et la vie quotidienne de la communauté Meghwal, des intouchables qui travaillent le cuir, fabriquent des sandales et des objets utilitaires, qui bien que nécessaires à tout le monde ne sont pas acceptés par les autres communautés et sont relégués aux extrémités des villages et hameaux. L’exposition est intéressante, le campus aussi mais il est déjà tard et les stagiaires ne travaillent plus. Il faudrait venir en début d’après-midi voir les artisans au travail.
Pas de photos intéressantes de ces deux endroits à vous montrer.
Pas eu le temps d'aller à Ajrakpur mais demain est un autre jour ...


Petit détour dans la banlieue de Bhuj (enfin, c'est juste à la limite de la ville, à l'ouest, en pleine campagne ou presque) où j’ai repéré sur internet une curiosité géologique, la faille de Khari Nadi sur la route d’un village nommé Kodki. Il y a une rivière nichée dans une faille énorme provoquée par le tremblement de terre de 1819. C’est impressionnant et beau mais moins que je ne l’avais espéré en voyant les photos sur internet, photos sans doute prise pendant la mousson, l’humidité révélant les différentes couleurs de la roche et il faut avouer que je suis restée sur le pont surplombant la faille, n’ayant pas osé m’aventurer plus loin ou plus près … Par curiosité, allez voir sur Google images, ma photo ne donnant qu'un aperçu médiocre de l'endroit.

Bhuj n’a pas changé, pas plus que l’hôtel Gangaram, bien situé, juste derrière le Aina Mahal et confortable pour 1200 roupies.
Visite rapide du Prag Mahal, le palais le plus récent, toujours aussi décati qu’en 2013. Seule la grande salle de réception a été refaite de neuf après le tremblement de terre de 2001 et elle a fière allure avec ses miroirs. Beaucoup de « demi animaux » empaillés poussiéreux (demi hippopotame gueule ouverte, demi lion et …) Il y a pas mal de visiteurs, indiens comme il se doit, beaucoup de scolaires et cela piaille de partout. J’ai l’impression que plein de pièces, visitées en 2013 sont maintenant fermées au public.
Vue de la place, il a fière allure ce palais, encore que ressemblant à une église, il ne ressemble à rien ...
mais de derrière, il y a encore du boulot de reconstruction ...

Pour finir la journée en beauté, longue promenade et shopping dans le bazar de Bhuj très animé, bien achalandé, et nous ne savons plus où donner de la tête. Achat de tissus ajrakh, la spécialité d’un village voisin que nous espérons bien visiter demain, de sacs en jute (étonnement du vendeur nous voyant intéressées par ses énormes sacs de riz ou de dhal usagés) de galons, d’une merveilleuse couverture ancienne brodée pour bovin, de clochettes bien moins chères qu’à Nirona (200 rs pour 5 dont 1 grosse, 2 moyennes et 2 petites pour bricoler un mobile pour mon jardin, soit le prix d’une clochette moyenne à Nirona …)
Les morceaux de tissus brodés anciens vendus chez les brocanteurs. Je les voudrais tous !Vendredi 19 février : Bhuj et les environs
Promenade dans la ville quasi déserte à 7 h. Il fait à peine jour et nous commençons par un bon chaï dans l’échoppe du bazar. On pousse jusqu’à l'ancien temple de Swaminarayan, très coloré mais lui aussi désert,

on admire les pélicans sur le Hamirsar lake tout près …,

un petit tour sur le marché puisque le bazar est encore endormi

Retour à l’hôtel pour le petit déjeuner et c’est parti pour une journée bien chargée … Visite de l’ancien palais, le Aina Mahal, dans son jus, avec des superbes objets, meubles, portes, sols en carrelage, un enchantement pour les yeux. La salle de réception et ses centaines de photophores en verre gravé qui pendent çà et là, son estrade en marbre au milieu, sans doute entourée d’eau dans le passé pour imiter les jardins moghols, dans cette région si aride. Dans les couloirs, des faïences turques, des murs en tissu brodés tendus (protégés malheureusement par des plastiques transparents …) Plus loin, la chambre du maharadjah et son lit aux pieds en or. Beaucoup d’écoliers plus que bruyants et excités visitent en même temps que nous.
On retourne tous ensemble au temple de Swaminarayan tout proche, puis au bord du Harmisar lake où nous assistons au déjeuner des silures : un homme jette des vieux pakoras de la veille dans le lac et c’est la fête … Les silures sont énormes et affamées, beurk ! Comme dans tous les points d’eau, des femmes sont installées au bord de l’eau avec leur lessive.
Sur la route qui nous mène au Kuchh museum, lui aussi envahi par les écoliers, on admire une superbe porte sculptée en grès rouge.
Il semble que toutes les écoles du district se soient données rendez-vous à Bhuj ce jour là et c’est un musée bien encombré qui nous attend. Les scolaires passent devant les œuvres à la file indienne sans regarder ou presque, plus intéressés par notre présence que par les tissus brodés somptueux du Kutch. Un musée à ne pas rater.Re-marche sous un soleil de plomb à la recherche du Ram Kund, un puits qui serait tout à côté du nouveau temple de Swaminarayan. Le Ram Kund est bien caché, entre des maisons cossues et vaut le détour.

Le nouveau temple de Swaminarayan, construit après le tremblement de terre de 2001, tout de marbre blanc sculpté, aux sols en mosaïques colorées représentants des oiseaux, des fleurs … est immense. Les nonnes sont vêtues de rouge de diverses couleurs, certainement selon leur grade ! (enfin, c’est ce que nous avons déduit), les moines sont en orange ou en beige. Beaucoup de fidèles sont là et tournent inlassablement autour du sanctuaire principal.



… Pause repas bienvenue au Viram Garden restaurant, qui comme son nom l'indique est situé dans un jardin (un stade a dit une copine tellement le jardin est grand ... et ressemble plus à un stade qu'à un jardin mais c'est verdoyant, cela fait du bien) à un bon kilomètre du temple, en suivant la route . Recherche un peu galère du musée ethnologique … , le Folk museum qui propose une jolie collection d’objets et tissus du Kutch, des huttes (bhungas) reconstituées.
Il y a des centaines et des centaines de tissus anciens, plus beaux les uns que les autres, mais leur présentation, les uns à côté des autres, très serrés, ne les mettent pas en valeur comme il faudrait. Le musée est d’une richesse inouïe pour les textiles du Kutch. Les photos sont interdites et ce sera impossible de passer outre car une gardienne et une gamine ne nous quittent pas des yeux. Cela vaut la peine de chercher ce musée, assez éloigné de la vieille ville.Nous récupérons la voiture pour aller à Bhujodi, un village distant d’une dizaine de km, qu'une amie m'a vanté pour son « craft park ». Un immense parc artisanal et touristique est en construction : des reproductions assez grandes des monuments indiens sont commencés et le parlement rond est déjà bien avancé … Les boutiques sont nombreuses et variées et les prix plus que corrects. Nous craquons encore pour quelques beaux tissus ajrakh (3 mois après mon retour, les tissus attendent encore que je me décide !), pour divers objets en métal (pince à épiler marrante, ciseau à bétel, casse noix de cajou … c’est fort utile en France un ciseau à bétel et un casse noix de cajou …)
Puis, départ pour Kukma, un village abritant le Khamir Campus, repéré sur internet, un endroit dévolu à l’artisanat et à la formation des artisans locaux et étrangers, qui peuvent venir en stage pour plusieurs semaines ou mois pour apprendre les techniques. Chaque année, Khamir Campus propose une exposition sur un sujet précis pendant la saison touristique. En 2016, l’exposition est consacrée au travail du cuir. Objets et panneaux sur le travail et la vie quotidienne de la communauté Meghwal, des intouchables qui travaillent le cuir, fabriquent des sandales et des objets utilitaires, qui bien que nécessaires à tout le monde ne sont pas acceptés par les autres communautés et sont relégués aux extrémités des villages et hameaux. L’exposition est intéressante, le campus aussi mais il est déjà tard et les stagiaires ne travaillent plus. Il faudrait venir en début d’après-midi voir les artisans au travail.
Pas de photos intéressantes de ces deux endroits à vous montrer.
Pas eu le temps d'aller à Ajrakpur mais demain est un autre jour ...
Youpie!!! Merci Christine!!! Ca me rappelle bien des souvenirs quand j'étais passée à Bhuj en déc. 2012. Faudrait que j'y retourne, pour Mandvi, les tissus etc.
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Magnifique ! vraiment envie d'aller ! quand je serai décidée, pourras tu me conseiller un itinéraire ?...
Dany
Les pieds ne vont que là où le cœur veut.
merciii Chris !! superbes photos
ce baori à Bhuj je ne l'avais pas vu et pourtant je me suis baladé dans ce coin !! il est bien caché
et tous ces tissus !! comment choisir ils sont tous plus beaux les uns que les autres
hm j'espère en trouver des nouveaux cette année !!!! à Lucknow par ex
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir...
Paulo Coelho
Christine,
je lis tous tes messages et je suis envieux (pratiquement jaloux !) [:)]
J'ai déjà fais deux petits voyages en Indes il y a déjà de nombreuses années, au Laddak/Himachal Pradesh et au Rajasthan/Uttar Pradesh (voyages organisés en petit groupe, 3 à 4 semaines seulement par voyage). Et je rêve de retourner en Inde, c'est même devenu une obsession.
Hélas, je suis bloqué chez moi ; à cause du travail, du manque d'argent, et les vacances d'été qui ne vont pas bien avec la température en Inde, et mon sommeil fragmenté (à 52 ans, je vieilli vite !). Je désespère de ne pas pouvoir revoir l'Inde en vrai un jour ! [:/] Je me résigne à lire les expériences des voyageurs sur ce forum et à voir toutes ces superbes photos.
Merci pour ton exposé, c'est vraiment très apprécié !
Quel superbe voyage !
je lis tous tes messages et je suis envieux (pratiquement jaloux !) [:)]
J'ai déjà fais deux petits voyages en Indes il y a déjà de nombreuses années, au Laddak/Himachal Pradesh et au Rajasthan/Uttar Pradesh (voyages organisés en petit groupe, 3 à 4 semaines seulement par voyage). Et je rêve de retourner en Inde, c'est même devenu une obsession.
Hélas, je suis bloqué chez moi ; à cause du travail, du manque d'argent, et les vacances d'été qui ne vont pas bien avec la température en Inde, et mon sommeil fragmenté (à 52 ans, je vieilli vite !). Je désespère de ne pas pouvoir revoir l'Inde en vrai un jour ! [:/] Je me résigne à lire les expériences des voyageurs sur ce forum et à voir toutes ces superbes photos.
Merci pour ton exposé, c'est vraiment très apprécié !
Quel superbe voyage !
A Fabienne, Marie-Jo, Dany et Martin, une réponse collective ... Merci pour vos gentils mots. Dany, bien sûr que je répondrai à tes questions d'itinéraires et Martin, il ne faut pas désespérer, tu y retourneras un jour si cela te tient tant à coeur.
Je continue de vous raconter mon périple, à mon rythme de tortue ... Heureusement que mes voyages ne durent que deux semaines sinon j'y serais encore à Noël !
Samedi 20 février Nous sommes réveillés en fanfare par une arrivée massive de jeunes filles, étudiantes en broderies de Jaipur venues découvrir la broderie du Kutch. Il fait encore nuit mais les rires, cris et interpellations dans le hall de l’hôtel ont raison de notre sommeil. On file prendre le petit déjeuner avant la ruée des étudiantes qui se hélent entre elles, adressent des grands « Yes Maam » à leurs professeurs, courent partout … A 8 h, l’hôtel est réglé, la voiture chargée, nous sommes en avance … J’ai prévu un arrêt à Ajrakpur, un village à l’est de Bhuj, créé de toute pièce après le tremblement de terre pour reloger les artisans spécialistes de la teinture Ajrakh. Comme d’habitude, les explications lues ou vues sur internet sont sommaires et nous avons raté le village, qui n’est pas exactement sur la grande route comme prévu, tout comme la ville de Bhuj est bien plus étendue que prévu et qu’au moment où il nous semble que nous aurions du tomber sur le village, on se rend compte que nous l’avons passé depuis des kilomètres … Grosse déception dans la voiture mais il ne semble pas raisonnable de rebrousser chemin car nous avons une longue route aujourd’hui pour rejoindre Zainabad et le Desert coursers. Quelques dizaines de km plus loin, on repère sur le bord de la route des tissus qui sèchent.

Victoire, un village comme Arajkpur. C’était peut-être Dhamnadka, un village repéré sur internet sur la route du retour et que je n’avais pas jugé utile de noter sur mon programme, pensant qu’il ressemblerait trop à Ajrakpur !!! J’avoue que je n’ai pas demandé le nom du village … grossière erreur mais je pense qu'il s'agit bien de Dhamnadka ou de ses faubourgs. On s’enfonce à peine dans le village à pied que nous tombons sur un atelier où des hommes travaillent sur des grandes tables, occupés à tamponner des immenses pièces de tissus.

Plusieurs passages avec des tampons assortis sont indispensables pour chaque pièce. On nous explique que 21 jours sont nécessaires pour finaliser un tissus avec plusieurs couleurs, entre la première couche d’apprêt, les diverses applications, le sèchage entre chaque couleur etc … Un des hommes nous montre les fioles contenant les colorants, des échantillons de tissus colorés à différents stades de réalisation et collés sur un cahier pour plus de pédagogie et tente de nous expliquer la technique et de décrire les produits naturels utilisés. On admire la dextérité des ouvriers puis on se retrouve dans une sorte de magasin où nous tombons en pamoison devant les magnifiques tissus, plus extraordinaires les uns que les autres … Et j’en veux 2 m de celui-ci, 1,5 m de celui-là, et 2 de cet autre et … Même C. moins « experte » que nous avec la machine à coudre craque.

Entre le magasin et l’atelier, des centaines de tampons partout, déposés çà et là, en attente du bon vouloir des artisans ou des commandes.

En retournant à l’auto, nouvelle surprise, des hommes étendent à même le sol caillouteux et poussiéreux des dizaines de pièces de tissus colorés.

Que vont-il faire ce ces tissus noirs ? Une teinture pour les tenues des femmes rabaris qui vont broder ces longues étoffes peut-être ?
Les kilomètres s’étirent monotonement. Nous passons vers l’isthme du Kuchh avec les immenses salines. Rapide arrêt dans un restauroute puis route, route, route jusqu’à Halvad où une pause culturelle est la bienvenue. On s’arrête au baori du 16ème siècle repéré lors du dernier voyage. Il est encore bien rempli et c’est intéressant de voir cela, c’est rare mais en contrepartie, c'est beaucoup moins impressionnant, les étages souterrains ont disparu.

Beaucoup de monde dans le Saraneshvar temple qui jouxte le puits, il y a apparemment un mariage car les femmes ont revêtu leurs plus belles tenues et se prêtent au jeu des photos. Nous avons un grand succès, pas grand monde ne doit s’arrêter dans ce coin, il n’y a que des fous comme nous !



Nous rejoignons l’ensemble des « cremations grounds » ou chattris funéraires et des paliyas, des pierres mémorielles, érigés à Halvad du 17e au 19e siècle en mémoire des soldats et guerriers qui ont sacrifié leurs vies dans des batailles. Il semblerait qu’on en trouve aussi dans d’autres villes du Gujarat mais où ? Les dizaines de chattris en grès rouge, sculptés sont encore en très bon état mais pour combien de temps encore ?


Les camions passent au raz et tout à côté du complexe, se construit un ensemble d’immeubles qui vont abriter des familles nombreuses et des enfants qui ne demanderont qu’à courir partout et à grimper sur les monuments ? C’est perdu, superbe et désolé alors pourquoi avoir collé ces immeubles à moins de 30 m ?? Encore un mystère de l’incredible India, qui a tant de merveilles historiques partout qu’elle se soucie quelquefois comme une guigne de son patrimoine. Des énormes cochons courent un peu partout dans le complexe … La toiture originale des chattris ressemble beaucoup à celle des puits de Wadhwan, qui n'est pas si loin.

Encore de la route avant d’arriver à Zainabad, l’occasion de croiser toutes sortes de véhicules et leurs passagers …

La suite prochainement mais Zainabad et ses environs méritent plus que trois photos et les messages sont limités à 20 photos, alors patience ...
Je continue de vous raconter mon périple, à mon rythme de tortue ... Heureusement que mes voyages ne durent que deux semaines sinon j'y serais encore à Noël !
Samedi 20 février Nous sommes réveillés en fanfare par une arrivée massive de jeunes filles, étudiantes en broderies de Jaipur venues découvrir la broderie du Kutch. Il fait encore nuit mais les rires, cris et interpellations dans le hall de l’hôtel ont raison de notre sommeil. On file prendre le petit déjeuner avant la ruée des étudiantes qui se hélent entre elles, adressent des grands « Yes Maam » à leurs professeurs, courent partout … A 8 h, l’hôtel est réglé, la voiture chargée, nous sommes en avance … J’ai prévu un arrêt à Ajrakpur, un village à l’est de Bhuj, créé de toute pièce après le tremblement de terre pour reloger les artisans spécialistes de la teinture Ajrakh. Comme d’habitude, les explications lues ou vues sur internet sont sommaires et nous avons raté le village, qui n’est pas exactement sur la grande route comme prévu, tout comme la ville de Bhuj est bien plus étendue que prévu et qu’au moment où il nous semble que nous aurions du tomber sur le village, on se rend compte que nous l’avons passé depuis des kilomètres … Grosse déception dans la voiture mais il ne semble pas raisonnable de rebrousser chemin car nous avons une longue route aujourd’hui pour rejoindre Zainabad et le Desert coursers. Quelques dizaines de km plus loin, on repère sur le bord de la route des tissus qui sèchent.

Victoire, un village comme Arajkpur. C’était peut-être Dhamnadka, un village repéré sur internet sur la route du retour et que je n’avais pas jugé utile de noter sur mon programme, pensant qu’il ressemblerait trop à Ajrakpur !!! J’avoue que je n’ai pas demandé le nom du village … grossière erreur mais je pense qu'il s'agit bien de Dhamnadka ou de ses faubourgs. On s’enfonce à peine dans le village à pied que nous tombons sur un atelier où des hommes travaillent sur des grandes tables, occupés à tamponner des immenses pièces de tissus.

Plusieurs passages avec des tampons assortis sont indispensables pour chaque pièce. On nous explique que 21 jours sont nécessaires pour finaliser un tissus avec plusieurs couleurs, entre la première couche d’apprêt, les diverses applications, le sèchage entre chaque couleur etc … Un des hommes nous montre les fioles contenant les colorants, des échantillons de tissus colorés à différents stades de réalisation et collés sur un cahier pour plus de pédagogie et tente de nous expliquer la technique et de décrire les produits naturels utilisés. On admire la dextérité des ouvriers puis on se retrouve dans une sorte de magasin où nous tombons en pamoison devant les magnifiques tissus, plus extraordinaires les uns que les autres … Et j’en veux 2 m de celui-ci, 1,5 m de celui-là, et 2 de cet autre et … Même C. moins « experte » que nous avec la machine à coudre craque.

Entre le magasin et l’atelier, des centaines de tampons partout, déposés çà et là, en attente du bon vouloir des artisans ou des commandes.

En retournant à l’auto, nouvelle surprise, des hommes étendent à même le sol caillouteux et poussiéreux des dizaines de pièces de tissus colorés.

Que vont-il faire ce ces tissus noirs ? Une teinture pour les tenues des femmes rabaris qui vont broder ces longues étoffes peut-être ?Les kilomètres s’étirent monotonement. Nous passons vers l’isthme du Kuchh avec les immenses salines. Rapide arrêt dans un restauroute puis route, route, route jusqu’à Halvad où une pause culturelle est la bienvenue. On s’arrête au baori du 16ème siècle repéré lors du dernier voyage. Il est encore bien rempli et c’est intéressant de voir cela, c’est rare mais en contrepartie, c'est beaucoup moins impressionnant, les étages souterrains ont disparu.

Beaucoup de monde dans le Saraneshvar temple qui jouxte le puits, il y a apparemment un mariage car les femmes ont revêtu leurs plus belles tenues et se prêtent au jeu des photos. Nous avons un grand succès, pas grand monde ne doit s’arrêter dans ce coin, il n’y a que des fous comme nous !



Nous rejoignons l’ensemble des « cremations grounds » ou chattris funéraires et des paliyas, des pierres mémorielles, érigés à Halvad du 17e au 19e siècle en mémoire des soldats et guerriers qui ont sacrifié leurs vies dans des batailles. Il semblerait qu’on en trouve aussi dans d’autres villes du Gujarat mais où ? Les dizaines de chattris en grès rouge, sculptés sont encore en très bon état mais pour combien de temps encore ?


Les camions passent au raz et tout à côté du complexe, se construit un ensemble d’immeubles qui vont abriter des familles nombreuses et des enfants qui ne demanderont qu’à courir partout et à grimper sur les monuments ? C’est perdu, superbe et désolé alors pourquoi avoir collé ces immeubles à moins de 30 m ?? Encore un mystère de l’incredible India, qui a tant de merveilles historiques partout qu’elle se soucie quelquefois comme une guigne de son patrimoine. Des énormes cochons courent un peu partout dans le complexe … La toiture originale des chattris ressemble beaucoup à celle des puits de Wadhwan, qui n'est pas si loin.
Encore de la route avant d’arriver à Zainabad, l’occasion de croiser toutes sortes de véhicules et leurs passagers …


La suite prochainement mais Zainabad et ses environs méritent plus que trois photos et les messages sont limités à 20 photos, alors patience ...
Christine,
juste quelques questions : tu est accompagnée de combien de personnes au cours de ce voyage ? Fais-tu partie d'une groupe ?
Combien de temps dure ce voyage, du début à la fin ?
Et puisque tu est là en ce moment (début juin), comment est la température ? Très chaud (jusqu'à quel point) ? Est-ce humide lourd ?
Comment est la température la nuit ? (c'est l'un de mes sujets d'angoisse en ce moment, pour mon éventuel retour en Inde !)
juste quelques questions : tu est accompagnée de combien de personnes au cours de ce voyage ? Fais-tu partie d'une groupe ?
Combien de temps dure ce voyage, du début à la fin ?
Et puisque tu est là en ce moment (début juin), comment est la température ? Très chaud (jusqu'à quel point) ? Est-ce humide lourd ?
Comment est la température la nuit ? (c'est l'un de mes sujets d'angoisse en ce moment, pour mon éventuel retour en Inde !)
Martin
On est généralement 3 ou 4 quand je vais en Inde. Je pourrais emmener plus de monde, pas mal d'amis voudraient bien partir avec moi mais au delà de 4, galère pour l'organisation et le quotidien, je n'y tiens pas. Je ne pars que deux semaines, en février la plupart du temps (vacances scolaires pour moi) ou en octobre (idem). Je ne souhaite pas y aller l'été, j'ai peut-être tort, la mousson cela doit être une expérience à vivre ... et j'aurais plus de temps mais je n'y tient pas spécialement.
Je ne peux pas te répondre pour la chaleur en juin, vu que je suis dans l'est de la France, sous la pluie actuellement ! Je raconte un voyage qui s'est déroulé en février ...
On est généralement 3 ou 4 quand je vais en Inde. Je pourrais emmener plus de monde, pas mal d'amis voudraient bien partir avec moi mais au delà de 4, galère pour l'organisation et le quotidien, je n'y tiens pas. Je ne pars que deux semaines, en février la plupart du temps (vacances scolaires pour moi) ou en octobre (idem). Je ne souhaite pas y aller l'été, j'ai peut-être tort, la mousson cela doit être une expérience à vivre ... et j'aurais plus de temps mais je n'y tient pas spécialement.
Je ne peux pas te répondre pour la chaleur en juin, vu que je suis dans l'est de la France, sous la pluie actuellement ! Je raconte un voyage qui s'est déroulé en février ...
On atteint le Desert coursers, un superbe endroit situé en pleine campagne, à la sortie du village de Zainabad à 16 h 15 et sommes accueillis chaleureusement par Malik, le Nabad ou Maharadjah de Zainabad qui nous reconnaît. Le dernier camion safari est déjà parti et c’est lui qui nous accompagnera dans sa jeep. On dépose à peine nos affaires et c’est parti… Nous traversons la campagne et croisons pas mal de paysans à pied rentrant des champs qui le saluent gentiment mais respectueusement… Il s'arrête systématiquement pour échanger quelques mots avec chacun d'entre eux. On sent un respect amical des deux côtés.
Les petites routes de campagne ont été refaites, c’est très différent des fois précédentes. Trop tôt pour la récolte du cumin qui nous avait enchanté la première fois : partout, c'était le moment du battage et une odeur de cumin incroyable embaumait toute la région. A un moment, on croise un convoi de sept jeeps rempli d’enfants. Malik nous explique que ce sont les jeeps du resort et que les enfants dorment tous là ce soir. Ils sont 80 ! Nous craignons le pire … On admire un long moment un troupeau d’une dizaine de nilgau, quelques grues cendrées ça et là mais pas d’âne à l’horizon. Il et repart dans une autre direction, nous sommes venus voir les ânes sauvages, il va nous trouver les ânes sauvages. Enfin, un beau troupeau d’ânes se laisse approcher.
On remonte dans le camion pour rejoindre un camp de salt workers, les travailleurs du sel, nombreux dans le petit Rann. Une dizaine d’homme est occupée à charger un camion de sacs de sel qui partiront dès ce soir à Udaipur. On regarde le travail un moment et posons quelques questions sur le sel : les ouvriers reçoivent 21 roupies pour 5 kg de sel récoltés, les sacs font 30 kg, soit 126 roupies pièces ! Combien d’heures de labeur pour récolter ce maigre pécule ? Les hommes travaillent dans les salines en sandales ou tongs et ont les pieds bien abîmés.
On passe par Zhinzuwada et sa superbe porte du 10e siècle, vestige du mur d’enceinte de ce gros village mais il est un peu tard pour la photographier correctement. Des dizaines et des dizaines de paons se dandinent partout, mais là encore, la lumière est trop faible. Comme nous revenons demain dans ce village, ce n’est pas grave … Retour au resort sous un ciel tout rouge, les cheveux au vent. Les enfants sont tranquillement installés sous un auvent et nous ne les verrons ni ne les entendrons. Le Desert Coursers accueille depuis des années des enfants du Gujarat qui se suivent pendant tout le mois de février à raison de séjours de deux ou trois jours pour visiter le Rann, Patan, Modhera ... Ils sont logés dans des grands dortoirs, les écoles viennent avec leurs cuisiniers, leurs repas se prennent sous l'auvent dédié à cet accueil et ils ne dérangent en rien le camp et les touristes. Pour les occuper le soir, on leur passe un film sur les animaux du Rann et des jeux sont organisés par les professeurs. J’imagine le bruit que ferait 80 de nos gamins en sortie scolaires … pour les pratiquer au quotidien !
Dîner sous le grand auvent bien décoré en compagnie de familles de touristes indiens. Les bhungas sont bien jolies et pour 2500 roupies par personne, on a droit à la demi pension et à deux safaris, ce qui est fort correct. Un endroit que je recommande.

Dimanche 21 février Rapide collation à 6 h 45, le « bird safari » n’attend pas. Nous grimpons dans un ancien camion militaire en compagnie de quatre jeunes touristes indiens, des citadins bien équipés en matériel photos, qui ne nous adresserons pas ou peu la parole de la matinée, malgré mes essais de conversation. On part direction Patdi, sur une grande route que l’on quitte pour entrer dans le Rann, sans avoir passé aucun contrôle ni payé de droit d’entrée. Grues dont une avec une queue en éventail, cigognes peintes, troupeau de nilgaus qui caracolent dans la campagne aride, énormes canards noirs et blancs qui se dandinent et, s’envolent par centaines (on me dira plus tard que mes canards sont des oies), autres oiseaux plus petits un peu partout …
La lumière est superbe ce matin, mais nous voulons voir les flamands roses et les pélicans … Jamais contents ces touristes. On continue notre route sur des chemins cahoteux, retrouvons un troupeau d’une quinzaine de nilgau dont deux spécimens se battent gentiment, quasi à genoux dans l’indifférence générale des autres membres du troupeau. Nous n’aurons jamais vu autant de ces grosses bêtes les autres années, que ce soit au Gujarat, au Rajasthan ou au Madhya Pradesh. Habituellement, la vision fugitive d’un ou deux de ces « vaches bleues » nous ravissait. Là nous sommes particulièrement gâtés.
Nous arrivons enfin au bord du lac où les pélicans et les flamands ont leurs habitudes. Une petite marche sur le sol craquelé nous permet de nous rapprocher mais ils sont encore loin … Le sol est criblé d’empreintes de toutes tailles, d’oiseaux, de grues, de nilgaus, ânes et autres animaux. Beaucoup de grues cendrées çà et là pendant tout le safari.



Nous assistons à des scènes superbes, dans une lumière cinématographique : les troupeaux, accompagnés par les bergers rabaris, tout de blanc vêtus quittent les villages pour aller se désaltérer au lac. A cette saison, le lac a bien rétréci et il leur faut marcher longtemps. Nous admirons ainsi des bêtes par centaines, des moutons, des vaches, des buffles, mais aussi des femmes qui partent à la lessive, un seau sur la tête, un autre dans les mains, d'autres à la corvée d'eau, un homme qui traverse précautionneusement un gué avec son cheval en laisse.





Nous rejoignons le Desert coursers vers 9 h 30 où un copieux petit déjeuner nous attend puis nous quittons Zainabad à regret. Je m’étais promise de rester plus longtemps mais il y a tant à voir partout que … Un tout petit détour pour revoir la porte de Zinzhuwada en pleine lumière. C'est une merveille.

Malik nous a expliqué qu’il y a d’autres porte, certes moins impressionnantes, un baori, des fortifications ruinées … Au bord d’un petit lac, des femmes sont occupées à la lessive, d’autres s’activent au bord de puits équipés de poulies (il y a trois puits à quelques mètres de distance, sont-ils pour les différentes castes du village ?).

Tout à côté, un baori original malheureusement protégé par un grillage et une toiture en tôle ondulée !
Nous arpentons le village sous un soleil de plomb à la découverte des différentes portes et fortifications et en espérant voir les paons repérés hier mais aucun ne montre le bout de sa queue. Devant notre déception Malkit nous explique que les paons sont dans la campagne toute la journée et regagnent les villages en fin de journée pour manger, c’est comme cela partout ! Tant pis pour nous, nous n’allons pas attendre le crépuscule à Zhinzuwada, il nous reste pas mal de choses à voir aujourd’hui …
Les petites routes de campagne ont été refaites, c’est très différent des fois précédentes. Trop tôt pour la récolte du cumin qui nous avait enchanté la première fois : partout, c'était le moment du battage et une odeur de cumin incroyable embaumait toute la région. A un moment, on croise un convoi de sept jeeps rempli d’enfants. Malik nous explique que ce sont les jeeps du resort et que les enfants dorment tous là ce soir. Ils sont 80 ! Nous craignons le pire … On admire un long moment un troupeau d’une dizaine de nilgau, quelques grues cendrées ça et là mais pas d’âne à l’horizon. Il et repart dans une autre direction, nous sommes venus voir les ânes sauvages, il va nous trouver les ânes sauvages. Enfin, un beau troupeau d’ânes se laisse approcher.
On remonte dans le camion pour rejoindre un camp de salt workers, les travailleurs du sel, nombreux dans le petit Rann. Une dizaine d’homme est occupée à charger un camion de sacs de sel qui partiront dès ce soir à Udaipur. On regarde le travail un moment et posons quelques questions sur le sel : les ouvriers reçoivent 21 roupies pour 5 kg de sel récoltés, les sacs font 30 kg, soit 126 roupies pièces ! Combien d’heures de labeur pour récolter ce maigre pécule ? Les hommes travaillent dans les salines en sandales ou tongs et ont les pieds bien abîmés.
On passe par Zhinzuwada et sa superbe porte du 10e siècle, vestige du mur d’enceinte de ce gros village mais il est un peu tard pour la photographier correctement. Des dizaines et des dizaines de paons se dandinent partout, mais là encore, la lumière est trop faible. Comme nous revenons demain dans ce village, ce n’est pas grave … Retour au resort sous un ciel tout rouge, les cheveux au vent. Les enfants sont tranquillement installés sous un auvent et nous ne les verrons ni ne les entendrons. Le Desert Coursers accueille depuis des années des enfants du Gujarat qui se suivent pendant tout le mois de février à raison de séjours de deux ou trois jours pour visiter le Rann, Patan, Modhera ... Ils sont logés dans des grands dortoirs, les écoles viennent avec leurs cuisiniers, leurs repas se prennent sous l'auvent dédié à cet accueil et ils ne dérangent en rien le camp et les touristes. Pour les occuper le soir, on leur passe un film sur les animaux du Rann et des jeux sont organisés par les professeurs. J’imagine le bruit que ferait 80 de nos gamins en sortie scolaires … pour les pratiquer au quotidien !Dîner sous le grand auvent bien décoré en compagnie de familles de touristes indiens. Les bhungas sont bien jolies et pour 2500 roupies par personne, on a droit à la demi pension et à deux safaris, ce qui est fort correct. Un endroit que je recommande.

Dimanche 21 février Rapide collation à 6 h 45, le « bird safari » n’attend pas. Nous grimpons dans un ancien camion militaire en compagnie de quatre jeunes touristes indiens, des citadins bien équipés en matériel photos, qui ne nous adresserons pas ou peu la parole de la matinée, malgré mes essais de conversation. On part direction Patdi, sur une grande route que l’on quitte pour entrer dans le Rann, sans avoir passé aucun contrôle ni payé de droit d’entrée. Grues dont une avec une queue en éventail, cigognes peintes, troupeau de nilgaus qui caracolent dans la campagne aride, énormes canards noirs et blancs qui se dandinent et, s’envolent par centaines (on me dira plus tard que mes canards sont des oies), autres oiseaux plus petits un peu partout …
La lumière est superbe ce matin, mais nous voulons voir les flamands roses et les pélicans … Jamais contents ces touristes. On continue notre route sur des chemins cahoteux, retrouvons un troupeau d’une quinzaine de nilgau dont deux spécimens se battent gentiment, quasi à genoux dans l’indifférence générale des autres membres du troupeau. Nous n’aurons jamais vu autant de ces grosses bêtes les autres années, que ce soit au Gujarat, au Rajasthan ou au Madhya Pradesh. Habituellement, la vision fugitive d’un ou deux de ces « vaches bleues » nous ravissait. Là nous sommes particulièrement gâtés.Nous arrivons enfin au bord du lac où les pélicans et les flamands ont leurs habitudes. Une petite marche sur le sol craquelé nous permet de nous rapprocher mais ils sont encore loin … Le sol est criblé d’empreintes de toutes tailles, d’oiseaux, de grues, de nilgaus, ânes et autres animaux. Beaucoup de grues cendrées çà et là pendant tout le safari.



Nous assistons à des scènes superbes, dans une lumière cinématographique : les troupeaux, accompagnés par les bergers rabaris, tout de blanc vêtus quittent les villages pour aller se désaltérer au lac. A cette saison, le lac a bien rétréci et il leur faut marcher longtemps. Nous admirons ainsi des bêtes par centaines, des moutons, des vaches, des buffles, mais aussi des femmes qui partent à la lessive, un seau sur la tête, un autre dans les mains, d'autres à la corvée d'eau, un homme qui traverse précautionneusement un gué avec son cheval en laisse.





Nous rejoignons le Desert coursers vers 9 h 30 où un copieux petit déjeuner nous attend puis nous quittons Zainabad à regret. Je m’étais promise de rester plus longtemps mais il y a tant à voir partout que … Un tout petit détour pour revoir la porte de Zinzhuwada en pleine lumière. C'est une merveille.

Malik nous a expliqué qu’il y a d’autres porte, certes moins impressionnantes, un baori, des fortifications ruinées … Au bord d’un petit lac, des femmes sont occupées à la lessive, d’autres s’activent au bord de puits équipés de poulies (il y a trois puits à quelques mètres de distance, sont-ils pour les différentes castes du village ?).
Tout à côté, un baori original malheureusement protégé par un grillage et une toiture en tôle ondulée !
Nous arpentons le village sous un soleil de plomb à la découverte des différentes portes et fortifications et en espérant voir les paons repérés hier mais aucun ne montre le bout de sa queue. Devant notre déception Malkit nous explique que les paons sont dans la campagne toute la journée et regagnent les villages en fin de journée pour manger, c’est comme cela partout ! Tant pis pour nous, nous n’allons pas attendre le crépuscule à Zhinzuwada, il nous reste pas mal de choses à voir aujourd’hui …merci Christine! tu as fait tout ce circuit en 15J???
https://youtu.be/Zf3BvhjWTKg?si=1YaiHFtGqzqgC54P
Waouh! Tu devrais en faire plus souvent des carnets, quel plaisir que de lire tes aventures :)
Cette porte est magnifique... Elle est ou exactement?
Les 80 enfants qui étaient calmes??? Quelle chance t'as eu, c'est pas toujours le cas...
Tu nous tiens en haleine... Il est vraiment chouette ce carnet! [:)]
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
je suis bien d'accord avec Fabienne ce carnet est magnifique ainsi que celui de Fabienne au passage donc merci à toutes les deux[;)]
on s'est régalé tout l'hiver qui se prolonge !!!
très belles photos comme toujours !!! et oui cette porte , elle est belle ;
tu nous fait toujours découvrir de nouveaux lieux qui donnent envie de partir !!! je n'ai jamais vu de puits avec des poulies c'est local ???
merci à bientôt
mariejo
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir...
Paulo Coelho
Oui vous avez tous raisons, c'est vraiment sympas de partager ses carnets...et une chose est sure....mon prochain voyage en Inde se fera en direction du Gujarat.
Merci Parvat et merci Chris70...je reviendrai certainement vers vous pour construire mon périple, dans un an (oulala ça va etre looooonnng)
Julie
"Je vous souhaite de rêver à n'en plus finir, et l'envie d'en réaliser quelques uns...je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer et d'oublier ce qu'il faut oublier." Jacques Brel
Pachyderme, Fabienne, Marie Jo,
Merci pour vos gentils mots.
Un message groupé pour répondre à vos questions.
Oui, voyage de deux semaines, beaucoup de choses vues (et en plus, je m'étale et je détaille beaucoup dans ce carnet) mais pas beaucoup ou pas trop de kilomètres chaque jour (sauf pour aller et revenir de Bhuj) car j'explore assez à fond un coin. Comme on voyage en voiture, c'est plutôt simple d'arriver où on veut, et on peut voir plusieurs petits sites chaque jour. J'essaie aussi de prévoir des arrêts intéressants pour "couper" les longs trajets quand il y en a. Je vais essayer de noter les kilomètres entre les sites à l'avenir, cela te donnera une idée.
Zhinzuwada ou Jhinjuwada selon les transcriptions est à une quinzaine de kilomètres de Zainabad, et derrière la fameuse porte, la route s'arrête ou presque (cela devient un chemin de sable - terre car on est directement dans le Rann. Les autres portes de la ville sont moins intéressantes, un peu en ruine.
Les trois puits au bord du réservoir (j'ai parlé d'un lac mais vous avez remarqué qu'il est maçonné en pierre) ont ce système de poulies. Et comme tu dit, jamais vu non plus avant. C'est bien plus facile que sans poulie et moins dangereux ... elles me font toujours peur quand elles sont debout sur les margelles des puits, sans garde corps à lancer leur seau mais surtout à le remonter plein !
Dans la foulée, je continue mon carnet ...
Ce dimanche, on a prévu, après Zainabad de revoir Modhera parce que c'est le premier voyage au Gujarat pour C. et que c'est une merveille à ne pas rater, puis de dormir à Patan, une ville qu'on aime bien pour être sur place pour visiter - revisiter la ville le lendemain, soit 130 km. A peine partis, on croise un rabari et ses dromadaires
Puis on repère, en pleine campagne, un potier. On ne résiste pas à une rapide visite, des fois qu'il aurait des pièces originales ...

Becharaji et son temple des hijras n’est pas loin, à peine 40 km de Zainabad et comme c'est sur la route, pourquoi se priver d'une petite pause ...

Beaucoup de pélerins, des familles, des hijras, des poulets (bataille de coq dans un coin du complexe religieux). En trois ans, cela a beaucoup changé, il y a une nouvelle entrée dallée en marbre, des passages obligés dans des chicanes comme dans les grands temples sont prévus pour les jours de grande foule. Je ne sais toujours pas grand-chose sur ce temple, malgré mes nombreuses recherches sur internet. La déesse vénérée ici est Bahuchara Mata, représentée sur son véhicule, un coq (d’où les poules et les coqs dans l’enceinte du temple).



Les hijras et les familles lui rendent hommage pour différentes raisons. Pour les familles, il s’agirait d’un pèlerinage pour les parents désireux d'enfants et les parents de nouveaux nés ayant un handicap physique. Bahuchara Mata est aussi la déesse vénérée par les hijras, pour je ne sais quelle raison. Aujourd'hui, ils sont nombreux et se tiennent rassemblés sous un arbre au centre de la cour.

Il y a sous un auvent, derrière des grilles, des centaines de petites statuettes étranges, des petits bonhommes ressemblant à des footballeurs en short rouge. Certaines sont enfermées derrière un grillage, d’autres plus anciennes, gisent dans un recoin du temple. Comme nous l’avons déjà vu à l’oratoire des petits berceaux, comme nous le verrons à Poshina, les offrandes cassées ou trop vieilles ne sont jamais mises à la poubelle mais laissées dans l’enceinte du temple ou vers les oratoires.




A la sortie, les marchands du temple.
Modhera, à 14 km de Becharaji et son temple du soleil, son grand réservoir du début du 11e siècle, construit en 1026 sous la dynastie des Solankis vaut bien un autre arrêt, et même si c'est ma troisième visite, je ne me lasse pas. C’est dimanche et il y a beaucoup de monde (enfin, beaucoup de touristes indiens), sur leur 31. Les saris sont beaux et les appareils photos marchent à plein régime, de tous les côtés. Cette année, une grande nouveauté, partout où nous passons, nous sommes pris en photo par des familles indiennes, des femmes, des hommes, qui nous demandent de poser avec leurs enfants ou leurs épouses, ... Grâce au smartphone devenu monnaie courante, tout le monde photographie à qui mieux mieux, comme nous le faisons habituellement. Difficile de leur dire non, après tous les clichés de femmes, d’artisans, de paysans, rabaris etc … pris en Inde. Je ne vous inonde pas (enfin presque pas) de photos de Modhera, maintes et maintes fois montré dans d'autres posts, en




Merci pour vos gentils mots.
Un message groupé pour répondre à vos questions.
Oui, voyage de deux semaines, beaucoup de choses vues (et en plus, je m'étale et je détaille beaucoup dans ce carnet) mais pas beaucoup ou pas trop de kilomètres chaque jour (sauf pour aller et revenir de Bhuj) car j'explore assez à fond un coin. Comme on voyage en voiture, c'est plutôt simple d'arriver où on veut, et on peut voir plusieurs petits sites chaque jour. J'essaie aussi de prévoir des arrêts intéressants pour "couper" les longs trajets quand il y en a. Je vais essayer de noter les kilomètres entre les sites à l'avenir, cela te donnera une idée.
Zhinzuwada ou Jhinjuwada selon les transcriptions est à une quinzaine de kilomètres de Zainabad, et derrière la fameuse porte, la route s'arrête ou presque (cela devient un chemin de sable - terre car on est directement dans le Rann. Les autres portes de la ville sont moins intéressantes, un peu en ruine.
Les trois puits au bord du réservoir (j'ai parlé d'un lac mais vous avez remarqué qu'il est maçonné en pierre) ont ce système de poulies. Et comme tu dit, jamais vu non plus avant. C'est bien plus facile que sans poulie et moins dangereux ... elles me font toujours peur quand elles sont debout sur les margelles des puits, sans garde corps à lancer leur seau mais surtout à le remonter plein !
Dans la foulée, je continue mon carnet ...
Ce dimanche, on a prévu, après Zainabad de revoir Modhera parce que c'est le premier voyage au Gujarat pour C. et que c'est une merveille à ne pas rater, puis de dormir à Patan, une ville qu'on aime bien pour être sur place pour visiter - revisiter la ville le lendemain, soit 130 km. A peine partis, on croise un rabari et ses dromadaires
Puis on repère, en pleine campagne, un potier. On ne résiste pas à une rapide visite, des fois qu'il aurait des pièces originales ...

Becharaji et son temple des hijras n’est pas loin, à peine 40 km de Zainabad et comme c'est sur la route, pourquoi se priver d'une petite pause ...

Beaucoup de pélerins, des familles, des hijras, des poulets (bataille de coq dans un coin du complexe religieux). En trois ans, cela a beaucoup changé, il y a une nouvelle entrée dallée en marbre, des passages obligés dans des chicanes comme dans les grands temples sont prévus pour les jours de grande foule. Je ne sais toujours pas grand-chose sur ce temple, malgré mes nombreuses recherches sur internet. La déesse vénérée ici est Bahuchara Mata, représentée sur son véhicule, un coq (d’où les poules et les coqs dans l’enceinte du temple).



Les hijras et les familles lui rendent hommage pour différentes raisons. Pour les familles, il s’agirait d’un pèlerinage pour les parents désireux d'enfants et les parents de nouveaux nés ayant un handicap physique. Bahuchara Mata est aussi la déesse vénérée par les hijras, pour je ne sais quelle raison. Aujourd'hui, ils sont nombreux et se tiennent rassemblés sous un arbre au centre de la cour.

Il y a sous un auvent, derrière des grilles, des centaines de petites statuettes étranges, des petits bonhommes ressemblant à des footballeurs en short rouge. Certaines sont enfermées derrière un grillage, d’autres plus anciennes, gisent dans un recoin du temple. Comme nous l’avons déjà vu à l’oratoire des petits berceaux, comme nous le verrons à Poshina, les offrandes cassées ou trop vieilles ne sont jamais mises à la poubelle mais laissées dans l’enceinte du temple ou vers les oratoires.




A la sortie, les marchands du temple.
Modhera, à 14 km de Becharaji et son temple du soleil, son grand réservoir du début du 11e siècle, construit en 1026 sous la dynastie des Solankis vaut bien un autre arrêt, et même si c'est ma troisième visite, je ne me lasse pas. C’est dimanche et il y a beaucoup de monde (enfin, beaucoup de touristes indiens), sur leur 31. Les saris sont beaux et les appareils photos marchent à plein régime, de tous les côtés. Cette année, une grande nouveauté, partout où nous passons, nous sommes pris en photo par des familles indiennes, des femmes, des hommes, qui nous demandent de poser avec leurs enfants ou leurs épouses, ... Grâce au smartphone devenu monnaie courante, tout le monde photographie à qui mieux mieux, comme nous le faisons habituellement. Difficile de leur dire non, après tous les clichés de femmes, d’artisans, de paysans, rabaris etc … pris en Inde. Je ne vous inonde pas (enfin presque pas) de photos de Modhera, maintes et maintes fois montré dans d'autres posts, en




Bonjour,
Suivre ce carnet est une vraie torture quand on aime les voyages et les peuples qui ne sont pas trop occidentalisés. Je suis collectionneuse de textiles, vanneries, poteries...l'Inde est une mine d'or dans ces domaines. J'ai fait 2 voyages au Rajasthan, le Gujarat me tentait aussi, je crois que ce carnet va m'inciter à y aller.
Bravo et merci pour ce récit et ces belles photos.
gaura
Magnifiques photos... c'est vrai que c'est un régal d'admirer ce carnet... et le Gujarat est vraiment un état fascinant , surtout le nord resté encore très rural et où les costumes tribaux sont vraiment différents et intéressants. Nous aussi lors de notre séjour là-bas en février 2015, étions sans arrêt pris en photo, quelquefois on n'arrivait même pas à avancer, à chaque pas quelqu'un nous demandait de poser !
Merci pour ce bon moment
Anne
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
Merci pour ce magnifique partage, lectrice assidue je suis comme tous sous le charme. Votre carnet ne donne que l'envie de boucler sa valise, ce qu'on va faire l'hiver prochain. Que ce sera difficile de choisir sa destination. J'hésite entre le Gujarat et l'Orissa ( les carnets de Fabienne...). En attendant je savoure et j'aimerais que votre carnet n'ait pas de fin.
Bonjour, Merci pour les tres belles photos et les carnets de voyage. Cela donne vraiment envie. Je vais essayer de programmer ce voyage pour l'hiver prochain. Pourriez vous me donner une liste d'incontournables ?Pour un voyage pas trop fatigant ni trop de km... ou en faire en plusieurs étapes (because mon age !)
Dany
Les pieds ne vont que là où le cœur veut.
bonjour Julie, j'aimerais bien avoir le lien du carnet de voyage de Fabienne dont vous parlez ? merci
Dany
Les pieds ne vont que là où le cœur veut.
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