Récit d'un voyage en Namibie du 23 juillet au 14 août 2016
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TI Ticapi Globetrotter ·
Elles sont superbes tes girafes. J'adore cet animal!

Quelle horreur, moi j'aurais été comme tes filles, je ne pourrais pas dormir en compagnie d'une grosse araignée, de plus une araignée poilue.🏴‍☠️ C'est aussi une des raisons pourquoi j'adore les tentes sur le toit. Là au moins, nous n'avions pas de bébêtes.😉 Bon, on en a pas eu dans nos lodges.

Dans nos tentes, loueur Asco, nous pouvions sans problème laisser les oreillers et les duvets. Nous laissions même nos propres sacs de couchage en plus. C'est vrai, il faut bien appuyer sur la tente pliée pour fermer la fermeture éclair. Certaines fois, même les lampes frontales et d'autres bricoles sont restées dans les tentes pliées.

Alors, je me réjouis de voir si vous aviez vu des rhinos. Nous voulions aussi faire cette activité, mais après avoir vu des rhinos lors de notre randonnée à Ameib, oui oui, à pied😄 nous avons changé d'avis et avons fait une randonnée jusqu'aux chutes dans les gorges de la Khowarib river. Marcher dans l'eau était super sympa!

Je me réjouis de lire la suite.🙂
BL Blancond Regular ·
Bonjour Carmen, Concernant le pliage de la tente, nous avions un problème avec un scratch et la fermeture d'une des 2 tentes était un peu vieillissante et on a préféré ne pas insister, d'autant qu'on avait de la place dans le coffre; mais c'est sûr que c'est plus simple de tout laisser à l'intérieur.... Pour les rhinos, suspense.....la suite arrive....

Mercredi 3 août. A 6h30 nous avons rendez-vous pour le petit déjeuner ; pour rétablir un climat joyeux, je me dois de faire des excuses à Charlotte après mon pétage de plomb d’hier soir. A 7h, notre guide nous attend pour le départ du rhino tracking ; c’est le fils du propriétaire du lodge, qui connaît la région comme sa poche. La recherche se fait dans la concession de Palmwag et nous commençons donc par une heure de piste par le chemin emprunté la veille. Alors que nous sommes proches de la concession, notre guide s’arrête brusquement et fait aussitôt demi-tour pour se garer de l’autre côté de la route. C’est là que nous apercevons une hyène femelle. Quelques secondes plus tard apparaît sur la piste le mâle. Notre guide utilise sur son portable une appli qui imite le cri de la hyène femelle et le mâle se dirige alors vers nous pour passer à 1 m du 4x4, la bave aux lèvres. Même s’il est en plein soleil et que les photos sont moyennes, cette arrivée du mâle est vraiment impressionnante, à cet endroit où on ne s’attendait pas du tout à une telle rencontre.

Le mâle s'approche..

Là il est vraiment très prêt

La femelle observe...

La journée commence vraiment sous les meilleurs auspices et on s’engage donc dans la concession de Palmwag pleins d’optimisme.

Rapidement, nous voyons pas mal d’animaux : oryx,

zèbres,

steenboks,

kudus, girafes, écureuil



…Le guide repère aussi des traces fraîches d’éléphants mais pas de présence à l’horizon, pas plus que de rhinocéros.

Nous nous arrêtons pour le repas de midi sous un arbre ; il a bien fait les choses et nous installe une table et des chaises. Pendant le repas, nous discutons de choses et d’autres. Il est marié à une anglaise qui travaille également au lodge. Il nous fait part des difficultés à employer obligatoirement des salariés de la communauté de Khowarib. En effet, beaucoup ne veulent pas travailler et l’alcool fait des ravages ; par exemple, la veille, juste après la paye du mois, 7 salariés sur 25 ne sont pas venus travailler, ayant englouti une partie de l’argent reçu dans l’alcool. Nous repartons après cette pause bien appréciée ; pour les rhinocéros, l’espoir s’amenuise de plus en plus, mais tout à coup le guide s’arrête net et, en scrutant l’horizon avec ses jumelles, il voit un éléphant au loin, plus ou moins noyé dans la végétation. Nous prenons donc la direction de la présence supposée de l’éléphant mais on ne trouve rien ; il tergiverse, reprend ses jumelles, semble perplexe et finit par revenir au bout d’un moment au point de départ, d’où il a vu cet éléphant. La « tache sombre » qu’il avait vue est toujours là, ce qui signifie qu’il a eu la berlue…On y a vraiment cru et la tension tombe dans le 4x4, déçus que ça se termine comme ça. Nous quittons finalement la concession de Palmwag sans avoir vu de rhinocéros ni d’éléphant. Sur le chemin du retour, nous apercevons 4 girafes assises non loin de la route. Nous arrivons au lodge à 15h30, bien fatigués par cette journée éprouvante et nous passons le reste de l’après-midi à la piscine pour les uns et sur la terrasse de la tente pour les autres. C’était une journée pas désagréable, surtout marquée par la rencontre matinale avec les hyènes, mais compte tenu du faible pourcentage de chance de trouver un rhinocéros ( par rapport à Grootberg par exemple ), nous ne conseillerions pas forcément cette excursion. Le repas du soir se déroule encore en extérieur mais, contrairement à la veille, la température est très douce et le vent absent.
MA Max68 Globetrotter ·
Vraiment très chouette la photo du zèbre 🙂 ... et je ne parle pas des hyènes vues de près 😎

C'est vraiment un beau coin.

Pour les rhinos faudra y revenir 😛 ... nous avions vu 2 rhinos noirs dans la concession donc promis, ils sont là

Merci🙂



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BL Blancond Regular ·
Bonjour Jean François Pour toi c'était l'année des rhinos mais pour nous le fiasco de ce côté là .....Grootberg a été annulé, Okaukuejo au dernier moment, rien lors de rhino tracking et rien à Etosha ensuite....d'un autre côté, quand tu verras la suite, on n'a pas trop à se plaindre.. Jacques
MY Myriam94 Regular ·
j'attends la suite avec impatience 😉
Myriam 😇

"Rester, c'est exister. Voyager, c'est vivre." Gustave Nadaud
BL Blancond Regular ·
Merci Myriam, ça va venir ... Par contre il semble y avoir un gros bug car échanges de photos sur les 2 derniers jours et récupération de photos qui ne sont pas de nous...( Fish River, zèbres, kolmantshop?) Bizarre... Jacques
TI Ticapi Globetrotter ·
Pour toi c'était l'année des rhinos mais pour nous le fiasco de ce côté là .....Grootberg a été annulé, Okaukuejo au dernier moment, rien lors de rhino tracking et rien à Etosha ensuite....d'un autre côté, quand tu verras la suite, on n'a pas trop à se plaindre.. Jacques

Pour nous aussi, c'était l'année des rhinos, trois à Ameib et une vingtaine à Etosha. Par contre, les hyènes nous les avons seulement vu la nuit au trou d'eau des camps. De plus, ils ne se tenaient pas à un endroit bien illuminé.😕 Il faut parfois avoir beaucoup de chance et être au bon endroit au bon moment.
MA Max68 Globetrotter ·
Il faut parfois avoir beaucoup de chance et être au bon endroit au bon moment.

Tout à fait ... c'est fait exprès pour qu'on y retourne 😉.

On n'aurait plus de mérite si on voyait tous les animaux qu'on voudrait au moment où on je voudrais 😇
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PB Pboulard Veteran ·
Wow, les photos des hyènes.... je jalouse 😊 j'espère avoir la chance d'en voir aussi. Ca marche vraiment les applis qui imitent le cri d'un animal? Pas de risque à garder sa fenêtre ouverte avec une hyène aussi proche?

compte tenu du faible pourcentage de chance de trouver un rhinocéros (par rapport à Grootberg par exemple), nous ne conseillerions pas forcément cette excursion

Merci de ton feedback. C'est dans la liste des excursions possibles ... on privilégiera peut-être autre chose.
mes carnets de voyages : https://www.myatlas.com/Lofwyra
BL Blancond Regular ·
La suite....direction Purros.....le paradis...

Jeudi 4 août Le vent a soufflé en rafale une bonne partie de la nuit, rendant le sommeil difficile. Pour les 2 jours de camping qui s’annoncent à Purros, nous avons commandé un barbecue pack et du pain ; par contre, nous nous sommes rendus compte la veille que nous avons complètement oublié d’emporter dans nos bagages des serviettes de toilette. Evidemment, dans ce secteur du pays, il est illusoire d’en trouver. Je crains un peu le trajet jusqu’à Purros, les avis étant unanimes pour dire que la route est épouvantable et qu’on va mettre beaucoup de temps pour arriver. En quittant Khowarib à 8h30, le vent souffle très fort et un nuage de poussière nous accompagne sur la route, rendant la visibilité difficile. Nous nous arrêtons à Sesfontein pour faire des courses mais, en dehors des boissons, difficile de trouver quelque chose qui paraisse mangeable ; nous nous contenterons donc de ce qu’on a. Nous avions prévu de nous arrêter à l’école de Sesfontein. En effet, en 2008, nous avions visité cette école et avons pensé à rééditer des photos pour les donner. Mais, en passant à proximité, l’école nous paraît avoir changé et il semble que ce soit désormais un collège et non une école primaire. Nous décidons de poursuivre notre route et de nous arrêter éventuellement au retour. Nous partons donc pour 100 kms d’une piste, parfois assez roulante, parfois défoncée, très variée, avec du sable, des lits de rivière, des montées sévères, de la tôle ondulée…..mais au final je m’attendais à pire. Les paysages sont grandioses et on traverse des plaines sans fin.

Nous rencontrons en chemin quelques animaux : girafes,



autruches, springboks, babouins. Un peu avant 13h, nous arrivons enfin au camping communautaire de Purros. Alors que nous arrivons dans le lit de la rivière juste avant le camping, un moment d’inattention passé à chercher le bon chemin me fait perdre la trace laissée par le passage des voitures dans le sable et je m’ensable assez profondément. Dans la minute qui suit, nous sommes secourus par les locaux qui s’occupent du camping et ils ne sont pas moins de 6 à nous prêter main forte en enlevant le sable devant et derrière les roues et en rajoutant des branches. En quelques minutes nous voilà tirés d’affaire. Quelques minutes plus tard, après avoir réglé nos 2 jours de camping, acheté du bois pour le feu de camp et réservé une excursion aux éléphants du désert pour l’après-midi, nous nous installons à notre emplacement ( en évitant cette fois l’ensablement…), situé au pied d’un acacia centenaire.

Purros, c’est vraiment le bout du monde et on se demande ce que nous réservent les 2 prochaines journées. Après avoir installé le camp, nous prenons notre repas de midi puis nous attendons tranquillement 15h30 pour le départ de l’excursion. Celle-ci a été réservée avec Steven, qui nous assure qu’on a 90% de chances de voir des éléphants du désert. C’est avec notre véhicule que se déroule le tracking, ce que je crains un peu, d’une part du fait de mon absence d’expérience de la conduite dans ces conditions et d’autre part parce qu’en cas de problème le véhicule ne sera pas assuré. Steven me rassure en me disant qu’il m’apprendra. Pendant plus d’1 h nous roulons dans le lit de la rivière ; au départ je ne me sens pas du tout à l’aise, d’autant que nous n’avons pas dégonflé les pneus, et ma conduite est un peu brutale. Après une petite période de prise en main, je finis par me décontracter un peu et rouler plus en souplesse. Steven est pensif car il voit des traces fraîches d’éléphants mais n’arrive pas à les localiser. Nous croisons le 4x4 du lodge de Purros et eux non plus n’ont rien vu. L’espoir s’amenuise et alors que Steven vient de nous annoncer que les éléphants sont dans le bush et vont être difficiles à localiser, nous voyons sortir de la végétation une mère éléphant et son bébé de 15 jours.







L’excitation est à son comble ! Je laisse le volant à Steven, qui sait où se placer et cela me permet de photographier plus librement. Nous les observons assez longuement, de même que 2 autres éléphants, dont un gros mâle.











Quand nous rentrons au camping, le soleil s’apprête à se coucher ; nous réservons avec Steven une excursion à la journée pour le lendemain et après l’avoir quitté, nous allons monter nos tentes et préparer notre barbecue pour le repas de ce soir.

Au menu, grillades de Khowarib ( saucisses, brochettes d’agneau, côtes de porc ) avec des pâtes. Dans cette région de la Namibie, les températures sont vraiment très douces en soirée et nous passons un moment autour du feu à observer les étoiles avant de nous coucher. Alors que nous venons de monter dans notre tente, j’entends un chuchotement à l’extérieur; un voisin nous signale que des éléphants sont dans le camp. D’après ce que j’ai compris, 2 éléphants sont à proximité de leur emplacement et il me propose de venir les voir tout en faisant très attention. Nous descendons donc tous les 4 avec notre lampe frontale, qui nous permet de voir un chacal; nous nous éloignons de quelques mètres de notre emplacement, mais ça paraît trop dangereux. Soudain, Anny, qui a pointé sa lampe dans une direction, s’écrie : « il est là ! » A 10 m se tient un énorme éléphant qui mange tranquillement des feuillages. L’ordre d’Anny est sans appel « remontons dans la tente ! » et nous ne nous faisons pas prier pour obéir. De la tente, nous nous sentons plus en sécurité et nous observons et écoutons pendant plusieurs minutes cet éléphant, bientôt rejoint par un autre. Nous savions que des éléphants étaient susceptibles de traverser le camping mais on pensait que ça relevait plus de la légende….Cette scène restera gravée dans nos mémoires. Le moment est tellement marquant que j’en ferai des cauchemars pendant la nuit.
TI Ticapi Globetrotter ·
Il faut parfois avoir beaucoup de chance et être au bon endroit au bon moment.

Tout à fait ... c'est fait exprès pour qu'on y retourne 😉.

On n'aurait plus de mérite si on voyait tous les animaux qu'on voudrait au moment où on je voudrais 😇

Eh oui, on pense d'ailleurs d'y retourner.🙂 Ton carnet la Namibie en février...pourquoi pas nous a donné envie de faire le Tok Tokkie Trail et de découvrir le KTP. Je vais bientôt ouvrir une discussion pour la préparation de ce voyage, j'espère que tu pourras m'aider sur la partie KTP.
BL Blancond Regular ·
Bonjour Pascale, Je ne sais pas si ça marche mais en tout cas dans le cas présent le mâle s'est dirigé vers nous des qu'il a entendu le son; a priori aucun danger avec la fenêtre ouverte; de la même façon que les fauves qu'on rencontre à ETosha aucun risque qu'ils ne s'attaquent à un véhicule. Jacques
BL Blancond Regular ·
Vendredi 5 août Au lever, à 6h45, 6 éléphants sont encore dans le camp ; avant le petit déjeuner je vais faire quelques photos. Avec les acacias et les couleurs du matin, la scène est magnifique.





Après avoir pris le petit déjeuner, ayant du temps avant le départ avec Steven, prévu à 9h, nous essayons de retrouver le groupe ; à l’accueil du camping, nous rencontrons un couple de Sud Africains, très agités. Ils viennent de se faire attaquer par un éléphant, ont eu la peur de leur vie et ont quitté leur emplacement de camping en laissant leurs affaires en l’état. Etant donné les circonstances, ils ne veulent plus rester une nuit de plus comme prévu et ne pensent qu’à une chose : récupérer leurs affaires et partir. Ils sont très sympas et nous donnent quelques conseils pour Etosha notamment. Peu avant 9h, nous partons pour la journée avec Steven. Nous commençons par essayer de retrouver les éléphants ( le groupe de la veille avec la mère et son bébé ) qui sont toujours dans les parages



mais après quelques centaines de mètres je m’ensable. Nous commençons à déblayer le sable et à chercher des branches mais heureusement, nos amis sud africains, qui quittent Purros et sont super équipés, sortent une corde pour nous sortir de ce mauvais pas. Il me dit que mes pneus sont trop gonflés, ce que je confirme, mais Steven est persuadé que ça ira. Je lui demande donc de prendre le volant ( qu’il tiendra toute la journée ) et après avoir été tractés sur quelques mètres nous reprenons notre autonomie. Nous observons longuement le groupe d’éléphants, avec des scènes superbes de la mère et du petit,

ainsi que d’un éléphant qui monte à un arbre pour se nourrir.







La journée démarre superbement, après quoi nous prenons la route qui va vers le nord en direction d’Orupembe.

Après 30 mn sur cette piste, nous prenons à l’ouest une piste qui nous conduit au bout d’un moment à un point de vue sur la Skeleton Coast.

La vue sur le désert est magique et nous distinguons au loin ( à 40 kms environ ) un halo qui correspond à l’océan. Steven nous fait une petite démonstration en versant de l’eau sur du lichen qui passe du noir au vert en quelques secondes. Nous quittons ce point de vue au prix d’une descente vertigineuse en 4x4 et nous prenons le chemin du canyon de Purros que nous atteignons en fin de matinée. Ce canyon, dont je n’avais jamais entendu parler, qui fait 20 kms de long, est une véritable merveille puisqu’au milieu d’un désert complètement aride on découvre cette oasis de verdure avec de l’eau qui coule dans la rivière.

Etonnamment, les animaux sont plutôt rares puisqu’à part un oryx au début

et quelques babouins, nous ne voyons pas grand-chose, mais le paysage est fabuleux.



Alors que nous arrivons dans la dernière partie du canyon, que voit-on arriver, venant se désaltérer dans la rivière : le groupe d’éléphants, du moins une partie, la mère et son petit s’étant probablement arrêtés pour se reposer quelque part.





Voir ces éléphants dans ce nouveau décor, ce sont de nouveau de grandes émotions, et quand nous arrivons au camping à 15h, nous sommes vraiment enchantés de cette journée dont nous n’attendions pas forcément grand-chose. La fin d’après-midi est consacrée à des jeux de cartes et à la douche ( avec un torchon de cuisine pour s’essuyer ! ). Au menu de ce soir, c’est soupe Royco suivie d’un plat de pâtes à la sauce tomate. Le camping, c’est vraiment super sur pas mal de points mais le gros inconvénient, c’est qu’au niveau gastronomique on est très limités et quand on aime comme nous manger de la nourriture de qualité et variée, c’est un peu l’élément limitant pour enchaîner les nuits de camping. Pour autant, on ne gardera que le positif de cette expérience et on n’hésitera certainement pas à recommencer. Notre ami chacal nous tient compagnie en fin de soirée mais ce soir, pas d’éléphants en vue.
TI Ticapi Globetrotter ·
Magnifique cette partie sur Purros. Je vois que vous aussi, vous avez vu un petit "Dumbo".😄

J'aime bien les photos de l'éléphant qui monte "sur" l'arbre.

Pour la nourriture en camping, il faut effectivement bien prévoir à l'avance et faire des réserves conséquentes. Certains fruits et légumes se gardent longtemps et la viande sous-vide aussi. Pour les différentes sortes de féculents et légumineuses, nous avions fait le plein à Windhoek. Les fromages, autres laitages et le chocolat se gardent bien au frigo. Je pense que c'est plus facile de s'organiser quand on fait principalement du camping et pas juste quelques jours. On n'achète pas autant d'aliments variés, d'épices, juste pour quelques jours. Personnellement, nous n'avons pas acheté des aliments en boîte, à part du hareng et des anchois. Mais, on a déjà réfléchi à la maison au repas qu'on pourrait faire sur place. De plus, j'étais très étonnée de trouver autant de choix dans les supermarchés. Eh oui, on a même trouvé du vinaigre balsamique, des tomates séchées, un grand choix de féculents ( blé, orges, etc. en plus des pâtes et du riz), des lentilles, un bon choix de fruits et légumes, etc. etc. Donc, juste pour dire qu'on peut manger une nourriture de qualité et variée en camping.😉
TI Ticapi Globetrotter ·
Petite question, serais-tu allé sans guide dans le canyon de Purros?
BL Blancond Regular ·
C'est vrai que le petit éléphant ( 15 jours ) était vraiment craquant ! Pour la nourriture, on avait un peu réfléchi avant de partir mais c'est sûr que ce n'était pas une priorité et nos repas ont souffert de la comparaison avec ceux en Lodge, très bons dans l'ensemble. En plus on avait un frigo qui fonctionnait plus ou moins... Jacques
BL Blancond Regular ·
Je n'y serais pas allé sans guide mais si je devais y retourner, je le ferai car aucune difficulté particulière ( traversée fréquente de la rivière tres peu profonde, pas de sable mou....). On peut sans probleme faire l'aller/retour en 2 h environ.
MA Max68 Globetrotter ·
C'est magnifique d'entendre des éléphants proche de la tente, la nuit, non ? 😛 😎 Ce sont des bruits et sensations qui restent gravées en nous.

Génial pour les éléphants ... avec bébé.🙂

Superbe aussi l'éléphant qui "grimpe" sur l'arbre.🙂

Pour le camping comme l'a dit Ticapi, c'est juste un question d'organisation. Cette année notre co-voyageuse nous faisait même du pain au feu de bois 😛

Sinon le camping de Purros est toujours aussi magique, nous adorons. J'ai l'impression que vous étiez au numéro 6, non ?

Le camping a été remis en état ? En avril il avait été ravagé suite aux pluies et quand nous y étions il avait bien triste mine 😕

Merci encore pour ce partage, ces belles photos ... etoutetout
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BL Blancond Regular ·
Oui Jean François, ces éléphants la nuit qu'on entend manger en cassant des branches et de temps en temps pousser un grognement, c'est magique! Le camping, j'avais entendu dire qu'il avait été bien abîmé mais là il était nickel. Je n'ai pas vu que notre emplacement avait un numéro ; c'était le deuxième emplacement ( le plus à droite ) en partant vers la droite à partir de l'accueil. Qu'as-tu pensé du canyon? Jacques
MA Max68 Globetrotter ·
Le Canyon, qui peut paraître si facile en été, est en fait impraticable une partie de l'année. D'abord trop d'eau, puis de la boue ... bref quand nous y étions en avril il n'était pas encore praticable jusqu'au bout, du coup on a dû prendre une autre piste.

En revanche en été 2012 j'avais adoré, mais comme toi uniquement en aller retour sur 2 heures avec un guide 🙂

Notre emplacement est au fond à droite, les sanitaire sont "dans" un arbre 😎
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PB Pboulard Veteran ·
Bon, en voyant les photos, je suis convaincue pour Purros 🙂 Merci pour le récit détaillé.

Nous partons donc pour 100 kms d’une piste, parfois assez roulante, parfois défoncée, très variée, avec du sable, des lits de rivière, des montées sévères, de la tôle ondulée…..mais au final je m’attendais à pire.

J'en conclus que tout s'est bien passé et que je n'ai pas à m'inquiéter pour faire cette route 😎 hormis le

je m’ensable assez profondément. Dans la minute qui suit, nous sommes secourus par les locaux qui s’occupent du camping et ils ne sont pas moins de 6 à nous prêter main forte en enlevant le sable devant et derrière les roues et en rajoutant des branches

--> je note que le chauffeur doit rester concentrer 😛

C’est avec notre véhicule que se déroule le tracking, ce que je crains un peu, d’une part du fait de mon absence d’expérience de la conduite dans ces conditions et d’autre part parce qu’en cas de problème le véhicule ne sera pas assure.

--> pourquoi n'est-il pas assuré?

Par contre ......🤪🤪

à l’accueil du camping, nous rencontrons un couple de Sud Africains, très agités. Ils viennent de se faire attaquer par un éléphant, ont eu la peur de leur vie et ont quitté leur emplacement de camping en laissant leurs affaires en l’état. Etant donné les circonstances, ils ne veulent plus rester une nuit de plus comme prévu et ne pensent qu’à une chose : récupérer leurs affaires et partir.

Ca ne me rassure pas vraiment ça 🤪 Est-ce qu'il y a quelque part des consignes de comment réagir quand un éléphant te charge? comment se comporter? comment identifier un elephant un peu nerveux? OK, il faut rester à distance mais si c'est lui qui vient se balader autour de ta tente ?
mes carnets de voyages : https://www.myatlas.com/Lofwyra
BL Blancond Regular ·
Je te confirme, la piste jusqu'à Purros est accessible à n'importe qui; j'ai du passer 1 ou 2 fois en mode 4x4 sur le chemin; le plus délicat est finalement l'arrivée au camping et la circulation dans le camping mais rien de terrible. Pour l'assurance, soit tu as une assurance perso par ta carte bancaire qui te permet d'être garanti pour tout, soit comme nous c'est l'assurance du loueur et on ne doit pas dans ce cas faire de hors piste( sable à Sossusvlei, lits de rivières....). Concernant les éléphants, tu trouveras facilement des recommandations sur le net: pas de gestes brusques, éviter d'être dans leur champ de vision... bref respecter un minimum de prudence, ce qui doit permettre d'éviter les ennuis... Jacques
BL Blancond Regular ·
Samedi 6 août. A 6h30, tout le monde est debout ; aujourd’hui s’annonce la journée de route la plus pénible du séjour, jusqu’à Opuwo.

Partis à 8h15 de Purros, il nous faut 3h pour aller jusqu’à Sesfontein.



L’école est fermée mais, à la station essence située près du fort, en discutant avec la femme qui sert, je lui demande si elle pourrait distribuer nos photos à l’école ou directement aux personnes concernées si elle les reconnaît. J’ai aussi des photos de Bodo and friends, des jeunes qu’on avait rencontrés en 2008 et à qui on avait posté un colis avec notamment un ballon de foot, et dont on n’a jamais eu de nouvelles. Je lui parle de Bodo ; elle le connaît et il habite toujours au village. Je lui confie donc sa photo et lui demande de parler à Bodo du colis qu’on lui a envoyé plusieurs années auparavant, car il est possible qu’il ne l’ait jamais reçu. Très sympa, elle accepte ma demande avec plaisir. Des jeunes enfants traînent autour de la voiture ; je demande à la femme si c’est bien de leur donner des cahiers et crayons, mais elle me le déconseille car cela va inciter ces enfants à mendier plutôt qu’à chercher à se débrouiller par eux-mêmes. Nous ne répondons donc pas aux demandes de ces enfants. A la station essence, il y a aussi un homme, qui, selon moi, accompagne la femme. Il se présente et me demande mon prénom ; au départ, je ne me méfie pas mais quand il demande l’orthographe, je me rends compte que je suis en train de me faire avoir comme Pierre à Okahandja en 2008. Pas grave, je me retrouve avec une noix gravée au nom de Jack. Après avoir racheté des boissons au magasin du coin, nous partons en direction d’Opuwo ; par rapport à 2008, la route n’a plus rien à voir et est maintenant très roulante alors que j’avais des souvenirs assez douloureux de ce tronçon. Même la Joubert Pass a été aménagée et c’est une route goudronnée ultra large qui a été construite à cet endroit.

En chemin, nous nous arrêtons pour le pique-nique et c’est à 14h15 que nous arrivons à Opuwo, après un trajet assez éprouvant. La ville nous paraît encore plus glauque qu’en 2008 et, autant le reste du pays est plutôt propre, autant cette ville est une déchetterie à ciel ouvert. Sans s’arrêter, nous nous dirigeons vers l’Opuwo Country Lodge. Alors que nous avons pris le chemin en mauvais état qui y mène, un habitant me salue en me faisant un signe qui ne trompe pas : nous avons un pneu dégonflé. Je me disais bien qu’il y avait quelque chose de bizarre depuis un moment mais avec les pistes plus ou moins défoncées, difficile d’identifier une crevaison. Comme je pense que le lodge est 100 m plus loin, je continue mais, d’une part il est bien plus loin que je ne le pensais et l’état de la piste nous oblige à nous arrêter. Le pneu arrière droit ( celui qui avait été réparé ) est complètement explosé et on ne va pas tarder à rouler sur la jante. Nous sortons les valises du 4x4 ( heureusement, on est un peu à l’écart de l’agitation ), et nous tentons de sortir la roue de secours. Elle a été fixée avec une sangle mais impossible de me souvenir comment on desserre le système de blocage. Laurent me l’avait pourtant expliqué et cela avait l’air simple mais en pratique c’est plus compliqué. Après quelques minutes, Anny qui a plus le sens pratique prend ma place pour sortir cette satanée roue de secours. Elle aussi a les pires difficultés et, le temps passant, on commence à avoir des visiteurs. Un véhicule du lodge passe à côté de nous et nous en profitons pour accepter l’aide qu’ils proposent : quelqu’un va venir nous aider. Entre temps, Anny a enfin réussi à sortir la roue de secours et on a reçu l’aide de 2 jeunes du voisinage. Quelques minutes plus tard, avec l’arrivée de 3 personnes du lodge, ce sont 5 personnes qui s’occupent de notre problème et qui changent la roue explosée. Nous les remercions chaleureusement et leur donnons un pourboire, après quoi nous parcourons les centaines de mètres qui nous séparent du lodge. Cette aventure nous a fait perdre 1 heure et nous arrivons exténués à la réception. L’accueil est plutôt froid et ça sent un peu l’usine à touristes. Les chambres, qu’on avait trouvées si agréables en 2008, ont pris un coup de vieux et on placera ce lodge en queue de classement de nos hébergements les plus agréables. Par contre, la piscine est number one et nous passons le reste de l’après-midi à nous prélasser au bord .

Charlotte et moi essayons même la baignade dans une eau pas trop froide. Pour l’apéritif du soir, on déroge à nos habitudes ; en effet, il n’y a pas de frigo dans la chambre, celui de la voiture ne fonctionne pas bien et on se refuse à boire du gin tonic à 20°C. On va donc prendre notre apéritif au bar, sur la terrasse du lodge et on gardera le plus souvent cette habitude jusqu’à la fin du voyage. Le repas du soir, sous forme de buffet, est excellent par contre on évite les desserts qui ont l’air d’être des étouffe chrétiens. Ce soir, c’est le premier jour des JO et on se tient au courant des premiers résultats, pas très enthousiasmants pour la délégation française.

Dimanche 7 août Rendez vous est pris pour le petit déjeuner à 8h. N’ayant plus du tout de petites coupures pour les pourboires, nous chargeons nous-mêmes nos bagages dans le 4x4, en attendant une « fenêtre de tir » où aucun porteur n’est dans ses starting blocks pour nous aider. Nous quittons le lodge à 9h et allons faire quelques courses au supermarché avant de partir pour Epupa. On a vraiment du mal avec l’ambiance dans cette ville et on ne s’y sent pas à l’aise ; passe encore le « mélange des genres », entre les héréros, les himbas et ceux qui sont habillés « normalement », passe aussi la crasse et la pauvreté ( on a vu pire à Mada ) mais c’est surtout le fait que les habitants ne soient pas du tout souriants ni chaleureux au premier abord qui nous fait nous sentir en trop, et d’ailleurs on ne s’y attarde pas. La piste de 180 kms entre Opuwo et Epupa est parfois assez piégeuse et je reste très vigilant tout au long du parcours car on rencontre souvent des « décaissements » dans la route et des trous, pas toujours bien signalés et abordés parfois à une vitesse non négligeable. Tout au long du parcours, des himbas sont postés au bord de la route, nous invitant parfois à nous arrêter, sans doute pour faire visiter leur village. Cette année, nous ne souhaitons pas visiter de village car cela nous avait plutôt mis mal à l’aise la dernière fois. Certes, c’est intéressant de voir leur mode de vie, certains avaient l’air ravis de nous rencontrer, mais d’autres semblaient vraiment dérangés par le fait d’être observés par des étrangers. Sur la route, la faune est plutôt pauvre et, à part un dik dik qu’on aperçoit furtivement, nous ne verrons aucun animal sauvage, les chèvres étant par contre en nombre. Peu avant midi, nous arrivons à Epupa, au Epupa Camp où nous avons réservé pour 2 nuits. Le cadre, au bord de la rivière Kunene, est idyllique, l’accueil chaleureux, et les tentes très sympas.

Nous espérons pouvoir manger le midi mais il aurait fallu réserver nous nous contentons donc d’un paquet de chips sur la terrasse de notre tente. Nous passons ensuite du temps au bord de la micro piscine qui ne peut servir qu’à se rafraîchir mais en aucun cas à nager. Nous observons avec amusement les singes vervets qui sont attirés par la nourriture.





Avec Charlotte, nous empruntons le pont suspendu en face du camp pour aller visiter l’ilot qui est en face ;

alors que nous en faisons le tour, nous tombons nez à nez ( à quelques mètres ) avec un crocodile qui se prélasse la gueule ouverte sur un banc de sable.



Le temps que nous allions prévenir Juliette ( Anny ne veut pas se risquer à l’exercice du pont suspendu ), le crocodile est retourné dans l’eau et Juliette a à peine le temps de l’apercevoir entre 2 eaux. Un guide du camp vient nous proposer avec insistance une sortie en rafting, mais personne ne se sent très motivé, d’autant que le débit de la rivière laisse plutôt envisager une petite balade familiale en rivière. Après le café de 15h, Anny et moi partons faire une promenade jusqu’aux chutes Epupa, sans les filles qui préfèrent se relaxer au bord de l’eau.

Les cascades sont situées à moins d’un km et il nous faut peu de temps pour y parvenir. Le spectacle est magnifique, avec un arc en ciel au niveau de la chute principale.

Nous continuons la promenade le long de la rivière, en prenant un peu de hauteur, les chutes se comptant par dizaines. Nous rentrons ensuite au camp, pour repartir aussitôt avec Juliette et Charlotte en voiture sur une colline qui surplombe les chutes, le lieu où il faut être au coucher du soleil. Inutile de faire le sundowner drive par le camp, la colline est on ne peut plus simple à trouver.





Le soir, la température est vraiment très douce et nous prenons notre apéritif et notre repas en plein air, au bord de l’eau, juste éclairés par de petites lampes ; le repas est annoncé au son du tambour et nous passons une soirée agréable. Les serveurs, comme la plupart des gens dans ce secteur du pays, sont très réservés, voire froids au premier abord, mais en faisant preuve de patience et d’intérêt, on finit par obtenir de leur part des sourires et un peu de conversation. Le guide du rafting revient à la charge pour demain, mais nous préférons faire une promenade pédestre dans les environs et rendez-vous est pris pour demain à 8h avec un guide du camp, d’origine himba. En fin de soirée, nous nous intéressons aux résultats des français au JO mais c’est la cata et on préfère ne pas en savoir plus…

Lundi 8 août. Après une nuit agréable, nous prenons le petit déjeuner à 7h30. Avant de partir pour la marche, nous déposons du linge à laver, les vêtements sales commençant à prendre un peu trop de place dans les bagages. Comme convenu, à 8h notre guide vient nous chercher pour faire une balade le long de la rivière. Il nous donne des explications sur la nature environnante sur le chemin, nous voyons des singes vervets, des babouins et 2 crocodiles de bonne taille se reposant au bord de l’eau.

La promenade, tranquille et agréable, se termine un peu avant 11h.

Cette fois, nous avons réservé pour le lunch de ce midi. Nous prenons donc notre repas sur la terrasse. Le rythme de ces 2 jours nous change radicalement de la frénésie du début de séjour, et ça fait le plus grand bien avant les derniers jours qui s’annoncent fatigants car en grande partie dans le vase clos du 4x4. Le début d’après-midi est consacré à la récupération après la dure matinée….. A 15h30, nous sortons quand même de notre torpeur pour aller de nouveau au bord des chutes, le spectacle de la veille ne nous ayant pas rassasiés.

En chemin, nous rencontrons un groupe de locaux ; l’un d’entre eux nous interpelle en nous disant Nawa. On lui répond Hello et ensuite on se fait un gros délire en imaginant qu’en fait c’est une insulte et qu’on y a répondu bêtement avec un grand sourire. Ca restera l’insulte de fin de vacances entre nous…sans avoir aucune idée de ce que ça signifie en réalité. A l’apéritif, la quiétude habituelle du lieu est cette fois perturbée par un groupe d’espagnols assez bruyants et envahissants ; heureusement, ils sont au camping et ne restent pas pour le repas. Au moment de récupérer notre linge, qu’on a déjà réclamé plus tôt dans la journée, il n’est touiours pas prêt et nous devrons attendre demain, ce qui ne nous arrange pas vraiment pour faire les valises. Comme la veille, un petit point sur les JO nous permet de constater que ça va mieux : 2 médailles d’or, ça commence à ressembler à quelque chose ; par contre en tennis c’est l’hécatombe.
BL Blancond Regular ·
Mardi 9 août Compte tenu du long trajet qui nous attend jusqu’à Hobatere, nous nous levons à 6h45 pour charger la voiture et partir dès que le petit déjeuner sera terminé ; mais encore faut-il qu’on récupère notre linge. Quand le personnel arrive à 7h15, on me répond que ce sera prêt après le petit déjeuner ; cette fois j’insiste car cela fait 3 fois qu’on me balade et je finis par me demander si nos vêtements n’ont pas été perdus. Finalement, un employé un peu plus au courant et efficace me rapporte le sac de linge et nous pouvons ainsi boucler les valises et charger le 4x4. Juliette apprend une terrible nouvelle : Djoko a été éliminé aux JO ( certes par Del Potro ) et elle a le plus grand mal à s’en remettre. A 8h, nous sommes en route pour Opuwo que nous atteignons sans encombre en moins de 3 heures. Depuis que nous avons explosé notre pneu arrière, que je n’ai pas fait changer, et même si nous avons encore une roue de secours, nous sommes hyper vigilants sur l’état des pneus et regardons à chaque arrêt ( et même parfois en roulant ) si la pression paraît correcte. A Opuwo, nous faisons un stop rapide pour faire quelques courses et le plein d’essence. La route vers Kamanjab est très roulante et notre moyenne horaire dépasse désormais allègrement les 100 kms à l’heure. Nous arrivons vers 13h45 à Hobatere, après avoir parcouru les 15 derniers kilomètres à l’intérieur de la réserve, où la faune se fait rare ( 1 oryx et quelques zèbres ). L’accueil est hyper chaleureux et nous nous sentons vite à notre aise dans ce lodge qui a réouvert il y a un an après une fermeture de plusieurs années suite à un incendie. Le lodge propose plusieurs activités ( pas données d’ailleurs ) : game drive, game drive de nuit, game walk. Nous choisissons le game drive qui part à 16h. Par contre, on est un peu étonnés d’être pour l’instant les seuls touristes présents, d’autant plus qu’en janvier nous avions eu du mal à trouver 2 chambres disponibles. Nous nous reposons un moment au bord de la piscine, avant le petit thé/gâteau de 15h. En attendant le départ du game drive, nous demandons Anny et moi à être conduits au poste d’observation qui surplombe le point d’eau voisin, où nous voyons 2 girafes

et quelques zèbres. A 16h, c’est le départ du game drive le guide nous prévient que nous devrions voir girafes,



impalas, springboks, kudus,

autruches, zèbres

et, avec de la chance des éléphants, lions, guépards ou léopards. En effet, nous rencontrons les animaux annoncés ( ceux sans la chance ) et le guide nous dit que les éléphants sont venus la veille. La réserve nous paraît assez peu peuplée et le game drive est un peu décevant, du moins jusqu’à l’apéritif.



Alors que nous prenons notre gin tonic devant le soleil couchant, un chacal vient à notre rencontre et reste de longues minutes à quelques mètres de nous, à nous observer.









Après cette belle rencontre, nous prenons le chemin du lodge et, alors que la nuit est presque tombée, notre guide s’arrête : sur le côté de la piste ( où nous sommes passés un peu plus tôt) , il distingue des traces fraîches d’éléphants. Selon lui, pas de doute, ils se sont dirigés vers le point d’eau vers lequel nous partons aussitôt. En effet, au point d’eau sont en train de s’abreuver 2 girafes mais surtout un troupeau d’une dizaine d’éléphants.

A notre arrivée, ceux-ci sont sur le point de repartir et nous n’en profitons que quelques secondes, mais de toute façon la nuit tombante ne nous aurait pas permis de les observer longtemps. Une bien belle rencontre pour finir la journée ! L’ambiance est vraiment très sympa dans ce lodge et lors du repas du soir, notre serveur prénommé Nicodemus fait tout son possible pour amuser la galerie. A la fin du repas, un énorme gâteau à la crème est apporté sur une table occupée par des belges, à l’occasion de l’anniversaire de l’un d’eux. A cette occasion, tout le personnel du lodge entonne un « happy birthday to you » à la mode namibienne avant d’entonner plusieurs chants locaux. Ces voix en polyphonie sont vraiment magnifiques à entendre et le public est en délire. Après cette fin de repas aussi agréable qu’inattendue, nous sommes raccompagnés à notre bungalow, le risque qu’il y ait des lions à proximité n’étant pas négligeable.
TI Ticapi Globetrotter ·
Nawa dans la langue des Himbas veut juste dire ça va?😉
BL Blancond Regular ·
Merci Carmen! On se doutait que c'était amical mais un petit délire de temps en temps ça fait du bien..... Jacques
27 27fifi Veteran ·
Bonjour Jacques,

Magnifique les photos d'Epupa 😮... je ne regrette pas d'avoir réservé 2 nuits l'été prochain 🙂 aussi à Epupa Lodge. Idem pour Hobatere, où nous passerons également 2 nuits.

Merci pour ce superbe carnet ! Je m'étais promis de ne plus trop regarder de photos pour garder un peu la surprise... mais c'est impossible de résister !😉

Donc vivement la suite !
CA Caperam Veteran ·
Petite question, serais-tu allé sans guide dans le canyon de Purros?

Bonsoir, juste pour signaler qu'en octobre 2015, le canyon était roulant sans difficulté et il est accessible très facilement depuis le village de Puros. Par contre, on n'a pas eu autant de bol, on a vu des vaches... 🙁

Anne-Marie
Carnets : Namibie en camping car, l'Est de l'Afrique du Sud, du KTP au Kaokoland en 4x4, la Norvège en hiver 2x, l'Ecosse en hiver, la Namibie avec remorque, l'Islande en camping car en juin, le tout avec 4 enfants, dans le profil https://voyageforum.com/v.f?membre=Caperam;
TI Ticapi Globetrotter ·
Par contre, on n'a pas eu autant de bol, on a vu des vaches... 🙁

C'est pourtant sympa les vaches...😉
PH Philusa ·
Merci pour ce très beau et intéressant carnet de voyage, passionnant et très bien illustré. Nous partons en Namibie pendant 4 semaines début novembre prochain et j'ai hâte de découvrir tous ces beaux endroits. Nous allons également faire le Tok Tokkie et j'avoue être impatient de vivre cette aventure. Pouvez-vous m'aider à affiner mes dépenses quotidiennes ? Que est le prix de l'essence actuellement ? La conso d'un 4x4 double cabine équipé camping ? Coût moyen d'un repas en lodge ? Merci pour votre aide
BL Blancond Regular ·
Bonjour Phil Tu verras que le Tok tokkie est une merveille.. Concernant le carburant il faut compter un peu plus de 10 dollars le litre et une conso entre 10 et 15 l aux 100, on va dire 13 l environ. Pour les repas, difficile à dire car nous avions réserve la 1/2 pension ; d'après le peu de repas qu'on a payé sur place, un bon repas complet avec boissons( dont 1 bouteille de vin) coûte 15-20 euros. Bons préparatifs Jacques
BL Blancond Regular ·
Merci Delphine A Hobatere j'ai l'impression que pas mal de gens vont à Etosha dans la journee; c'est vrai que c'est tout près et la faune y est plus riche, mais ça dépend de ton programme. Tu peux continuer à regarder des photos ; je te rassures tu ne seras pas blasée.... Jacques
PH Philusa ·
Merci Jacques pour vos infos. Cela va m'aider pour ajuster mon budget et l'achat de mes devises. Oui, on a hâte de découvrir ce pays après avoir lu tous ces retours si positifs.

J'essaierai de partager mon expérience à mon retour
27 27fifi Veteran ·
Comme nous aurons une journée pleine sur place, nous espérons pouvoir faire un game-drive dans la concession, peut-être le matin et ensuite nous irons à Etosha pour quelques heures ! Ou inversement ! Peut-être nous laisserons-nous tenter par un game drive nocturne... j'ai lu quelques avis très positifs... Mais, rien n'est encore figé 😉.

A ce propos, as-tu réservé les game-drive avant d'arriver (depuis l'Europe) ? Ou seulement une fois arrivé sur place ?

Oh non, je ne risque pas d'être blasée 😏, c'est plus pour l'effet "surprise" !!!

A+
BL Blancond Regular ·
La plupart des activités qu'on a faites avaient été réservées d'emblée ( Sandwich Harbour, Rhino Tracking, Okonjima ) . A Bagatelle tout était complet quand nous sommes arrivés et dès le lendemain j'ai envoyé un mail à Hobatere pour réserver un game drive mais c'était inutile car nous étions les seuls à effectuer le game drive de l'après-midi. En général, je pense qu'il est possible de réserver en arrivant, mais, comme pour les repas, si tu es sûre d'effectuer certaines activités, c'est aussi simple de les réserver avant. Jacques
BL Blancond Regular ·
Mercredi 10 août Les 2 jours qui viennent sont consacrés à l’exploration d’Etosha, ce qui nous promet de longues heures de voiture. A 7h30, nous quittons avec regret le Lodge d’Hobatere ; pour la 3ème fois du voyage, en discutant avec la femme de l’accueil, elle me dit qu’elle travaillait en 2008 au Kavita Lion Lodge quand nous y avons séjourné. Nous arrivons rapidement à la Galton Gate où nous payons l’entrée du parc pour les 2 jours. Au départ les animaux se font plutôt rares et nous essayons d’avancer assez vite plutôt que de nous arrêter à tous les points d’eau. Nous décidons de faire la boucle par Dolomite mais sans grand succès. En chemin, nous voyons des springboks, kudus,



girafes, zèbres,



autruches,

impalas et également des bubales qu’on ne verra que dans cet endroit du parc.

A un moment, nous apercevons au loin et sans espoir qu’ils se rapprochent des éléphants, noyés dans la végétation. Les trous d’eau se suivent et se ressemblent. La matinée avance rapidement et nous finissons par arriver au trou d’eau Ozonjuitji m’Bari, situé à une cinquantaine de kilomètres d’Okaukuejo, où nos amis sud africains de Purros nous ont dit avoir vu plus de 1000 animaux dont 4 lions. En arrivant, plusieurs véhicules sont arrêtés, laissant imaginer quelque chose d’intéressant. En effet, en dehors de dizaines d’oryx, zèbres, springboks,

gnous…

une lionne se prélasse au bord de l’eau, manifestement en observation.

Une grande tension règne chez les animaux environnants et les mouvements de la lionne sont scrutés avec attention. Malheureusement, la scène se déroule assez loin, à la mauvaise heure pour la lumière et surtout avec un grand vent qui ne fait qu’accentuer la blancheur ambiante par la poussière qu’il soulève. Après quelques minutes d’observation, un lion arrive soudain par la droite

sans qu’on l’ait vu arriver et vient rejoindre la lionne.

Pendant de longues minutes, ils s’allongent, observent, se lèvent, déambulent quelques mètres mais sans jamais déclencher l’attaque qu’on attend.



Au bout d’un moment, ils s’éloignent même du point d’eau

et nous décidons de continuer notre chemin. Pas loin de là, un chacal sentant probablement qu’il va se passer quelque chose, se rapproche des première loges.

L’heure de midi est passée et il est temps de se rapprocher d’Okaukuejo, en faisant un dernier détour par le point d’eau d’Okondeka, situé au bord du pan. Le paysage est magnifique, mais un peu gâché par le vent qui soulève la poussière, rendant très difficiles les photos. Nous assistons à une scène impressionnante : une bagarre violente entre 2 girafes qui se donnent des « coups de cou » pendant un bon moment. Nous parvenons à Okaukuejo en début d’après-midi il est temps de sortir de la voiture pour faire tomber un peu la pression. A propos de pression, celle du pneu arrière gauche est au plus bas et la roue de secours ( qui il faut bien le dire n’est pas de la toute première jeunesse ) a manifestement un problème. Cela ne nous empêche pas d’aller au point d’eau pour pique-niquer et observer un gros éléphant solitaire qui s’y trouve.





Après cela, nous allons à la station essence pour faire le plein mais surtout montrer notre pneu. Gentiment, on accepte de le réparer car, effectivement il y a un trou, provoqué par une petite pièce de métal. En quelques minutes, le pneu est réparé et nous pouvons reprendre notre chemin à 15h30. L’objectif est de se focaliser sur les points d’eau environnants, sans trop s’éloigner pour sortir à Anderson Gate avant l’heure de fermeture du parc. Malheureusement, les points d’eau sont vides quand ils ne sont pas secs ( ceux situés au bord du pan) et à force de rouler sans rien voir, on a fini par faire du chemin. Au point d’eau d’Aus, une nouvelle fois c’est le néant. Quelques mètres plus loin, une voiture est arrêtée à proximité d’un troupeau d’impalas nous les doublons au ralenti et quelques dizaines de mètres plus loin, alors que je n’ai pas encore repris de vitesse, je freine brutalement : un léopard est assis au bord de la route à moins de 5 mètres de la voiture ! Panique dans le 4x4 Charlotte veut prendre son appareil mais je lui ordonne d’une voix qui ne lui laisse pas le choix de me donner le mien qui est plus ou moins rangé dans la mesure où on n’a rien vu depuis 1 heure. Ca s’agite ferme dans la voiture et le léopard doit le voir, d’autant qu’on est vraiment très proche de lui. Il traverse donc la route juste devant nous et quelques secondes plus tard il disparaît progressivement dans la végétation. Charlotte, qui s’est sacrifiée pour moi, n’a pu le prendre en photo ( floue ) que quand il s’engageait dans la végétation et de mon côté j’ai réussi à faire une mini-rafale juste avant sa disparition. Malheureusement, je me rends compte aussitôt que le programme de l’appareil a été changé lors de la manipulation et que j’étais en vitesse lente, ce qui donne bien sûr des photos floues…J’en garde quand même une pour le souvenir.

Quelle chance quand même de nous être retrouvés au bon endroit au bon moment ! Par contre, le temps passe et je commence à m’inquiéter sérieusement ; ce n’est pourtant pas faute d’avoir été mis en garde par Anny de faire attention à l’heure et aux kilomètres restant à faire. Je me rends compte que le trajet que j’envisage de faire est tout sauf en ligne droite et qu’il nous reste pas mal de kilomètres jusqu’à la barrière, sans avoir aucune idée de l’état de la piste. Je bâcle donc le reste du parcours. A Olifantsbad, je laisse à peine le temps à Juliette de photographier la girafe qui est en train de s’abreuver ; de même, quelques kilomètres plus loin, des girafes traversent la route juste devant nous . Les couleurs sont magnifiques en cette fin de journée mais là encore je ne m’arrête pas car je sens que la situation est critique. Les derniers kilomètres sont interminables et on entend les mouches voler dans le 4x4. Enfin à 17h35 nous arrivons à la barrière qui, heureusement, est toujours ouverte. On est donc quitte pour une belle frayeur et, c’est promis, demain je serai plus vigilant. Notre hébergement, le Taleni Etosha Village, est situé à 5 kms de la barrière les bungalows sont flambants neufs et assez spacieux. Nous sommes épuisés après cette journée et, pour la première fois, nous ne prenons même pas notre traditionnel apéritif et passons directement au repas, servi sous forme d’un buffet, avec notamment un steak de springboks délicieux. Après le repas, nous nous couchons rapidement, le lever étant prévu à 6h15 demain.
TI Ticapi Globetrotter ·
Quel stress dis donc😄

Ozonjuitji m’Bari, quel beau souvenir! Une vrai arche de Noé. On pourrait y rester des heures. Pour nous aussi, le plan d'eau était malheureusement à contre jour.

Quelle chance pour le léopard! C'est le seul qui manque à notre tableau de chasse.🙁 Nous avons, par contre, vu beaucoup de rhinos.😛

En tout cas, je me régale. Merci pour ce magnifique récit.
BL Blancond Regular ·
Tu verras que la seconde journée à Etosha a été grandiose et au final on n'a pas trop de regrets sur les rhinos... Jacques
BL Blancond Regular ·
Jeudi 11 août Une longue journée nous attend de nouveau ; à 7h nous quittons notre hôtel et à 7h30, nous arrivons au point d’eau d’Okaukuejo ( où nous devions initialement dormir ), espérant trouver des rhinocéros, même si ces derniers viennent plutôt le soir. Le point d’eau est malheureusement désert à cette heure, comme d’ailleurs ceux qui suivront.

Nous sortons du trajet direct vers Halali pour refaire la boucle empruntée hier en fin de journée. Après avoir aperçu un éléphant au loin près d’Okaukuejo, nous en apercevons un autre qui semble se diriger dans notre direction ; mais il est vraiment très loin, manifestement pas pressé et nous finissons par poursuivre notre chemin car la route est encore longue. Aux trous d’eau de Gemsbokvlakte, Olifantsrus et Aus, c’est quasiment le néant, à part quelques oryxs,

autruches

et springboks,

ce qui laisse à penser que l’heure matinale n’est pas vraiment favorable. Un peu plus loin, une girafe solitaire traverse la route. Ce début de matinée n’est vraiment pas fructueux, la plupart des trous étant déserts, certains ( Sueda et Salvadora, situés au bord du pan ) étant même secs. Un peu plus loin, nous commençons à rencontrer des troupeaux de zèbres,





gnous

et springboks.

Nous croisons sur la route un couple rencontré à Hobatere, accompagnés d’un guide ; cela fait plusieurs fois qu’on les voit depuis hier et manifestement eux non plus n’ont pas fait de rencontres exceptionnelles. Quelques kilomètres plus loin, des 4x4 sont arrêtés au bord de la route ; il semble qu’il y ait des éléphants dans la végétation sur la gauche mais nous arrivons trop tard car les véhicules commencent à partir. Soudain, sur la droite, à 10 m de la voiture, apparaissent 3 autres éléphants, occupés à manger des feuillages.



Voilà enfin une scène intéressante et nous les observons pendant un moment. Le point d’eau suivant est celui de Rietfontein où des zèbres

et springboks

sont en train de s’abreuver. Tout à coup, Anny s’écrie « des éléphants ! ». Sur la droite arrive au loin un troupeau d’une quinzaine d’éléphants à une vitesse impressionnante.



Ils sont au pas de course, dégageant un nuage de poussière et provoquant une belle panique chez les animaux présents au point d’eau.

Le troupeau reste s’abreuver et se rafraichir pendant une quinzaine de minutes

avant de repartir, nous laissant de belles images dans la tête. Après ce trou d’eau, nous rencontrons des girafes au bord de la route, pas dérangées du tout par le fait qu’on soit juste à côté d’elles.





La matinée se termine en fanfare.
BL Blancond Regular ·
La suite ( et le meilleur ) de la journée....

Comme la veille à Okaukuejo, nous faisons une halte à Halali à midi, pour nous dégourdir les jambes, nous ravitailler, et pour voir si le point d’eau a un intérêt. 1 impala

et quelques kudus au loin, nous ne nous attardons pas et reprenons rapidement la route, l’objectif étant d’arriver un peu après 15h aux environs de Namutoni. Les premiers points d’eau sont un peu décevants, notamment Goas ( même s’il y a quelques kudus et impalas ),

superbe point d’eau où je me souvenais qu’on avait vu en 2008 une grande population d’animaux. On rencontre quand même des troupeaux plus ou moins importants d’animaux dans la plaine,

mais ceux-ci ne se regroupent pas forcément aux points d’eau. A Springbokfontein, alors que nous venons de croiser un troupeau de gnous, 4 éléphants sont présents ; 2 d’entre eux partent immédiatement et on observe quelques minutes les 2 autres.

Avec tous ces éléphants vus aujourd’hui ( Charlotte en a dénombré 26 ), on commence à être un peu blasés. Quelques kilomètres après, Juliette aperçoit quelque chose au loin dans la végétation. Je m’arrête et on essaie de voir s’il s’agit vraiment d’un animal. Grâce au super zoom du Lumix des filles, qui grossit plus que nos jumelles, et même si la photo est de mauvaise qualité, pas de doute c’est une lionne !

Mais elle est vraiment trop éloignée pour qu’on puisse l’observer ( d’ailleurs aucune des voitures qui s’est arrêtée à notre hauteur n’a a priori vu l’animal ) et nous ne nous attardons pas. Nous sommes un peu en retard sur l’horaire prévu et je décide de ne plus m’arrêter avant Namutoni, ayant envie de parcourir le Fisher Pan dont nous avions de bons souvenirs. A 15h15, nous entamons donc la boucle.

Après 12kms, arrivés à Twee Palms, nous avons vu en tout et pour tout 1 gnou. C’est le néant total et Charlotte, en copilote avisée, propose de faire demi-tour plutôt que de parcourir toute la boucle et d’aller faire d’autres points d’eau proches de Namutoni. J’accepte sa proposition et nous arrivons au Fort de Namutoni en ayant revu le gnou de l’aller…Quelques centaines de mètres plus loin, juste avant le point d’eau de Koinachas, un attroupement de voitures impressionnant est arrêté sur la piste. En interrogeant des personnes, on apprend qu’il y a un guépard à environ 200 m de la route. En effet, une nouvelle fois avec le Lumix, on distingue une mère guépard et son bébé. Là aussi la scène est vraiment éloignée et après quelques minutes, nous préférons aller explorer d’autres points d’eau et revenir dans quelques minutes voir si la situation évolue. Au point d’eau de Chudop, pas un animal n’est présent et quelques minutes plus tard nous sommes de retour à « l’agglutinat » de voitures qui a doublé de volume. Alors que nous arrivons à quelques mètres de l’attroupement, nous voyons soudain le guépard traverser la route devant la première voiture et continuer son chemin, suivi de près par son bébé.



Nous sommes idéalement placés, un peu à l’écart des autres, pour suivre la scène ils s’arrêtent un moment

puis continuent leur chemin avant de disparaître progressivement.

Nous avons vraiment pu les admirer pendant quelques minutes et c’est une chance incroyable après le léopard de la veille de voir 2 guépards dans d’aussi bonnes conditions. C’est grâce au changement de programme au Fisherpan puis au fait d’être allé à Chudop qu’on a pu assister à cette scène dans d’aussi bonnes conditions ; je ne dirai qu’une chose : bravo et merci copilote ! Comblés et rassasiés, nous espérons juste voir une girafe au dernier point d’eau, les couleurs des girafes en fin de journée étant superbes et notre course effrénée de la veille nous ayant privés de cette observation. Au point d’eau de Klein Namutoni, situé en direction de la Gate Von Lindequist, il n’y a malheureusement aucune girafe, ni rien d’autre d’ailleurs. L’heure n'étant encore pas trop tardive, nous décidons donc de faire les quelques kms du dik dik drive, sur lequel nous ne voyons pas grand-chose en dehors d’une vieille girafe très laide. Revenus à Klein Namutoni 10 mn plus tard, nous avons la surprise de constater que 7 girafes sont arrivées pour se désaltérer et nous pouvons donc les photographier avec ces couleurs de fin de journée, prenant des positions improbables pour arriver à boire.







Alors que nous nous apprêtons à partir, notre attention est attirée par 2 véhicules arrêtés à 100 m du point d’eau ; ils ont certainement repéré quelque chose. Nous nous approchons donc de la scène, ayant bien du mal à distinguer dans la végétation dense de quoi il s’agit. Juliette, debout sur le côté du 4x4 pour prendre de la hauteur annonce : « ce sont des chacals ! » …puis finalement, quelques secondes plus tard « des bébés hyènes ! ». Ce sont en effet 8 bébés hyènes qui sont là dans l’herbe, le plus souvent à l’ombre, mais parfois avec la lumière du soleil couchant.



Leur curiosité les fait s’approcher tout près des véhicules et une nouvelle fois, nous assistons à une scène rare et extraordinaire.



Quelle journée !! Si les points d’eau nous ont globalement déçus, nous avons eu la chance pendant ces 2 jours de voir des animaux exceptionnels. Par contre, le temps passe et il est maintenant l’heure de partir ; en chemin nous apercevons un dik dik sur le bord de la route et nous arrivons à la barrière à 17h25. Le Mokuti Lodge, où nous avions logé en 2008, est situé à 100 m de la barrière et nous arrivons rapidement à destination ; c’est un lodge plutôt luxueux, mais un peu usine à touristes et on préfère les hébergements plus confidentiels. Après un petit gin tonic pris au bar après cette journée très riche en émotions, le dîner est servi sous forme d’un buffet et accompagné d’un excellent pinotage ( notre cépage préféré des vacances ).
RJ Rjulie95 Globetrotter ·
Magnifique toutes ses rencontres de bébé 🙂
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.

"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela

https://www.en-voyages.fr
BL Blancond Regular ·
Vendredi 12 août Cette nuit, les mangoustes ont fait beaucoup de bruit à l’extérieur et ont un peu perturbé notre sommeil ; ce matin, pas de contraintes horaires et nous nous levons tranquillement. Dans le parc, nous voyons des écureuils, mangoustes et même des antilopes qui broutent tranquillement la pelouse.

Les filles veulent absolument voir les courts de tennis du lodge, qui ne doivent pas servir bien souvent même s’ils sont dans un état correct. Après le petit déjeuner, nous allons visiter rapidement le parc de reptiles puis nous prenons la route pour Okonjima un peu après 9h. Les 350kms sont avalés à 120 kms à l’heure de moyenne ; seuls les 24 kms de piste à l’intérieur de la réserve avant de parvenir au lodge se font à une vitesse modérée. En plus des classiques kudus et oryxs, nous voyons enfin des phacochères ; nous n’en avons quasiment pas vu à Etosha et nous nous arrêtons pour en photographier.

Nous arrivons au lodge d’Okonjima vers 13h ; le lodge et magnifique et que dire de nos view rooms !! La vue sur le bush est splendide et donne vraiment une sensation de liberté, d’autant que les bungalows sont très séparés les uns des autres. Dommage qu’on ne reste qu’une nuit. Nous profitons de notre terrasse pendant un moment, puis nous partons à la réception pour la collation de 15 h suivie du tracking aux léopards à 15h30. L’organisation paraît bien rodée et tout est réglé comme du papier à musique. Ca donne l’impression d’être une grosse machine mais sans le côté usine et on se sent vraiment bien dans ce lodge. A 15h30, Craig, notre guide, un sud africain, vient nous chercher pour le tracking et nous partons en gros 4x4 ouvert, accompagnés d’une famille de 5 français, des rémois. Le guide est équipé d’un détecteur qui doit lui permettre d’entendre des signaux émis par les léopards, qui sont équipés d’un collier. Seule une partie des léopards de la réserve ( ils sont 40 en tout ) sont équipés d’un tel collier. Rapidement, après quelques centaines de mètres, un signal est détecté. Craig arrive aussitôt à proximité du léopard ( une vingtaine de mètres selon lui ), mais la végétation est très dense et impossible de l’apercevoir malgré les efforts de Craig qui se fraye un passage dans le bush avec son énorme 4x4. Nous abandonnons ce premier léopard pour aller en chercher d’autres. La réserve est plutôt riche en animaux et nous voyons des oryxs, impalas,

steenboks,

zèbres, kudus,

girafes, phacochères, autruches…. Nous assistons à 2 scènes cocasses : tout d’abord une autruche qui court pendant de longues minutes sur la même piste que nous, juste devant le 4x4 et à une vitesse impressionnante,

et 4 phacochères, dérangés dans leur sommeil et sortant à grande vitesse du trou qu’ils ont creusé dans la terre. Pour autant, le temps passe et nous ratons pour la seconde fois un léopard, trop craintif, qui fuit dès qu’on se rapproche de lui. L’espoir s’amenuise de plus en plus et à 17h15 nous n’avons toujours rien vu. Peu de temps après, à un endroit où la végétation est un peu moins dense, Craig parvient à se frayer un passage et nous parvenons enfin à un léopard, tranquillement installé dans le bush ; c’est un léopard femelle de 7 ans, d’environ 45 kgs ; elle a monté dans un arbre et partiellement dévoré une antilope. C’est un animal vraiment impressionnant. Catastrophe : mon appareil ne fonctionne pas ! Pour une telle scène, c’est désolant.. Heureusement, je me rends compte qu’un réglage de mon zoom a été modifié et ça fonctionne de nouveau. J’ai raté quelques poses mais heureusement le léopard est calme et ne semble pas dérangé par notre présence.





Par ailleurs, les couleurs juste avant le coucher du soleil sont vraiment magnifiques et on peut difficilement espérer de meilleures conditions, même si le collier est un peu superflu ( mais sans son collier, on ne l’aurait pas trouvé…..).





La nuit ne va pas tarder à tomber, on est très loin du lodge, et il nous reste l’apéritif à prendre, donc on abandonne au bout d’un moment le léopard qui nous laisse des souvenirs inoubliables. Après l’apéritif, le chemin jusqu’au lodge étant encore long, nous faisons un safari de nuit ; Craig est vraiment passionné par son métier et il utilise un projecteur pour dénicher les animaux : girafes, zèbres ( dont il imite le cri ), lapins et même une sorte de loup ( j’ai compris heart wolf mais je n’en suis pas sûr ), si bien qu’il est presque 19h quand nous arrivons au lodge, longtemps après tout le monde. C’était vraiment un superbe game drive. Le repas du soir est également excellent et pour la première fois, comme il reste un peu de gin et que c’est notre dernier soir, je bois un gin tonic en digestif pendant qu’Anny prend un Rooibos. Les vacances touchent à leur fin et nous avons voulu finir en beauté par un tracking de guépards demain matin.
TI Titechoz31 Regular ·
Fiou Jacques ! Géniale cette journée ! Les photos du léopard sont SUPERBES avec cette lumière. 🙂🙂

Merci vraiment pour ce carnet !
BL Blancond Regular ·
Suite..... et fin.....

Samedi 13 août. Nous sommes réveillés par la réception à 5h30 ( Charlotte râle car elle a perdu 15 mn de sommeil, ayant prévu de se lever à 5h45 ). Le départ pour l’excursion est prévu à 6h30 et nous avons rendez vous à 6h00 pour un petit café. Nous prenons des nouvelles des JO : hier c’était la grande soirée pour les français avec 3 médailles d’or dont celle de Teddy Riner. Par contre Manaudou est en argent et Monfils a raté de peu sa qualification pour les demi-finales contre Nishikori. A 6h30, nous partons avec Craig, qui est accompagné d’un autre guide, le tracking se terminant à pied. En chemin, comme la veille, nous voyons pas mal d’animaux : girafes,

zèbres,

impalas, chacal,

babouins…



Au bout d’une heure, ils ont repéré un signal ; a priori les 2 guépards concernés sont en chasse et ne tiennent pas en place. Au bout d’un moment, le signal est suffisamment précis pour qu’on puisse descendre du 4x4 et continuer la traque à pied. Pendant 25 mn, nous marchons dans le bush ; le suspense est à son comble. Finalement, nous finissons par apercevoir à quelques mètres les 2 guépards, 1 mâle et 1 femelle, immobiles. Ils ne le restent pas longtemps et continuent leur chasse dans un silence absolu.





Nous ne les voyons que de côté ; nous essayons bien en faisant une boucle de les voir arriver de face, mais systématiquement ils modifient leur chemin et nous n’arrivons pas à nos fins.



Au bout d’un moment, comme nous nous sommes beaucoup éloignés du véhicule, le second guide part chercher le véhicule. Pendant ce temps, nous continuons notre traque; nous perdons de vue les guépards pendant quelques minutes, pour les retrouver tous les 2 allongés à l’ombre d’un arbuste.

D’après Craig, il commence à faire trop chaud et ils abandonnent leur chasse pour ce matin.





Après les avoir longuement observés, nous les laissons à leur sieste et partons à la rencontre du second guide. Après cette matinée passionnante, nous sommes de retour au lodge peu avant 9h et juste avant l’arrivée, nous voyons de près un aigle confortablement installé au sommet d’un arbre.



A l’arrivée, nous apprécions notre petit déjeuner copieux puis nous faisons quelques derniers achats de souvenirs à la boutique et retournons à notre chambre. Le check out est prévu à 10h30 et le contre la montre est engagé car il nous faut nous doucher et boucler toutes nos valises en protégeant au maximum les souvenirs achetés. Il est un peu plus de 10h30 quand nous arrivons à la réception ; après le check out, nous restons encore quelques minutes et un peu après 11 h nous partons car le cœur n’y est plus. Cela restera comme l’un de nos coups de cœur du voyage en terme de logement et 2 nuits ne seraient pas de trop pour profiter de l’ensemble des activités proposées. Nous avons commandé un lunch pack car nous n’avons plus rien à manger dans notre frigo. La route jusqu’à Windhoek est plus courte que prévue et nous arrivons à 13h30 en ville ; nous mangeons nos lunch packs dans la voiture, allons faire le plein d’essence et nous arrivons chez Asco à 14h40. Ils me font payer un pneu ( pas la roue de secours qui était usagée ), soit une somme de 140 euros environ ; on s’en sort plutôt pas mal, d’autant qu’on a constaté des éraflures à un endroit de la carrosserie, qui n’étaient pas présentes au départ, et sont sans doute la conséquence de notre séjour dans le lit de rivière de Purros. L’attente avant le transfert nous paraît interminable et il est 16h20 quand nous partons en direction de l’aéroport, que nous atteignons à 17h. L’enregistrement se passe sans encombre ( je suis quand même obligé de revenir au guichet car nous avons été initialement séparés dans l’avion malgré ma demande pour être ensemble). Nous décollons bien à 20h30 comme prévu ; adieu la Namibie et bientôt le dur retour à la réalité du quotidien, même si l’été n’est pas fini.

Dimanche 14 août. Nous arrivons à l’heure à Francfort vers 7h30 et le trajet jusqu’à Paris se passe sans encombre; c’est une fois arrivés à Paris que nous connaissons quelques émotions. Du terminal 2G, nous prenons la navette jusqu’au 2F où nous devons prendre le Bus Air France. Nous remarquons un attroupement très important à l’extérieur du 2C : est-ce une grève pour changer ? Rapidement nous comprenons de quoi il s’agit ; en effet, alors que nous sommes dans l’aérogare, nous entendons une détonation très violente. Certaines personnes sont prises de panique, croyant à un attentat, mais rapidement on entend des applaudissements et on comprend qu’un bagage suspect a dû être détruit. Tout ceci a provoqué un ralentissement du trafic routier et c’est un peu le bazar autour de l’aéroport ; heureusement, on est dimanche et le trajet jusqu’à Orly se passe rapidement. A Orly, le dernier épisode des vacances se passe avant d’embarquer pour Quimper ; alors que l’avion est annoncé avec 45 mn de retard, on nous annonce juste après le début de l’embarquement qu’il y a un problème et qu’une équipe technique est dépêchée sur place. C’en est trop pour Anny et moi ; épuisés par les 24 h de trajet, on commence à s’épancher sur la France, les retards qui n’arrivent que chez nous quand ce ne sont pas des grèves ou des annulations…..Charlotte et Juliette font comme si elles ne nous connaissent plus et certaines personnes nous regardent de travers. Heureusement, quelques minutes plus tard, tout est résolu et nous arrivons à bon port avec une heure de retard, ce qui clôt définitivement ce merveilleux voyage, tant attendu pendant des mois et qui a passé si vite.

Conclusion. Rien à jeter, tout s’est merveilleusement bien passé et toutes les étapes nous ont paru justifiées et intéressantes. Par rapport à 2008, alors qu’une grande partie du circuit s’est déroulée dans les mêmes zones géographiques, nous avons vraiment eu l’impression de 2 voyages complètement différents car les étapes choisies n’étaient le plus souvent pas les mêmes et nous avons rajouté des sites très marquants ( Namibrand, Spitzkoppe, Purros, Epupa, Okonjima ). Autre nouveauté, les quelques nuits en camping qui nous ont permis de vivre différemment le voyage et nous ouvrent désormais de nouvelles perspectives pour un futur voyage en Afrique Australe…..
27 27fifi Veteran ·
Encore merci pour ce superbe carnet rempli de magnifiques photos avec certains lieux que nous découvrirons l'année prochaine en famille 🙂. Je viendrai piocher quelques idées pour organiser mes journées 😉. Quelle chance avec tous ces bébés animaux ! Bonne journée.
AN Anwi ·
Merci pour ce récit palpitant qui nous donne plein d'idées pour un séjour en Namibie l'été prochain.. Les photos sont exceptionelles et dignes d'un professionnel! Tu as quoi comme appareil?
PI Pir971 Veteran ·
Nawa !! 😏

Merci beaucoup Jacques pour ce magnifique carnet avec de très belles photos. Ca donne à réflechir sur cette très belle partie de Namibie qui ne semble pas forcément très facile d'accès mais qui vaut très clairement le coup ! 🙂

En outre, le Tok tokkie trail nous intéresse beaucoup. A part pour les températures... 😇 Sais-tu s'il existe d'autre tail de ce type ?

Merci encore
Alaska 2018 : https://voyageforum.com/v.f?post=9860356;#9860356 Afrique 2017 : https://voyageforum.com/v.f?post=8661002;#8661002 Islande 2017 : https://voyageforum.com/v.f?post=7818139;#7818139 Afrique 2015 : https://voyageforum.com/v.f?post=7337116;#7337116
BL Blancond Regular ·
Merci à toi Delphine Jacques
BL Blancond Regular ·
Merci à toi pour le compliment mais c'est quand même un peu exagéré ....... J'ai un Canon Eos 650 avec un objectif Tamron 18/250 et un SIgma 150/600 que j'ai acheté cette année et qui m'a été très utile. Les filles ont aussi pris des photos avec leur bridge Lumix. Jacques
MA Max68 Globetrotter ·
Bonjour Pierre,

Tok Tokkie Trail n'a pas à ma connaissance d'équivalent, il y a une formule une nuit ou deux nuits (que nous avions prise).

Concernant les températures, comme on est en plein désert il peut faire très très froid. Dans les duvets vous aurez toujours assez chaud, c'est plus le repas du soir et encore plus le petit déjeuner qui seront gâchés / écourtés 😮
https://apprentisvoyageurs.com

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