Inside South Africa
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MA Max68 Globetrotter ·
Salut Voyajou 🙂,

Le Defender est en vente dans un garage spécialisé.

pourquoi tu l'as échangé contre une tondeuse auto-tractée ? 😉

Je ne te cache pas que là tu me fais moins rêver ... ou entre deux sessions de jardinage tu envisages de partir à la découverte d'autres contrées ? 😏
https://apprentisvoyageurs.com
DI Diamina Globetrotter ·
Vêtu de rien, je me glisse vers la terrasse où deux hommes sont accroupis devant la réserve de bois qu'ils mettent en sacs. Dans un même mouvement j'ouvre une fenêtre et pousse un formidable rugissement -celui-là même qu'il faut produire lorsqu'une lionne vous charge dans le Kalahari. Le premier en tombe sur son cul, le second ramasse un sac plein et se carapate. Le temps d'ouvrir la porte et d'attraper un bâton, j'entame la poursuite avant de réaliser que je suis nu. C'est l'heure où les sud-africaines sportives entament leur jogging. Penaud, j'abandonne non sans avoir lancé ma trique en direction des fuyards, qui doivent bien rigoler.

Y aurait-il une photo de cet épisode? 🤪

on entend le tonnerre et, enfin, l'eau rage.

Joli!!!

Il serait judicieux de fermer les vannes là-haut.

Ah? Y a quelqu'un la-haut?

Miroslav Vitous jazze Universal Syncopations. Je siffle un Down to Earth et inspire un havane./...

L'amour est enfant de bohème, qui n'a jamais, jamais connu de loi.......

Je verrais très bien toutes ces femmes qui t'entourent, déesses plantureuses, entrain de danser la habanera!!

Puis elle s'étrécit en même temps qu'elle n'est plus entretenue et s'attaque au relief.

Chouette, je suis devenue plus instruite: "étrécir" vient d'enrichir mon vocabulaire!!

Hélas, aucun moyen de parler chiffons avec les bergers en haillons qui n'entendent que l'afrikaans.

Tu n'as pas encore commencé l'apprentissage de l'afrikaans alors?

La veille au soir, alerté par des à-coups, j'ai juste eu le temps d'atteindre un camping en bord de route. Au moment de manœuvrer, impossible d'enclencher la moindre vitesse. J'ai eu beau tenter quelques-unes des vingt huit combinaisons possibles, la voiture grignotait (crunch crunch crunch) et ne bougeait pas d'un crampon.

Qu'est-ce qu'on dit déjà du def??? hein?
Nord Chili, NOA, Sud Lipez, La Paz août 2012 https://voyageforum.com/forum/mois_dans_andes_peripeties_en_altitude_D5526293/ Apologie du southwest en hiver https://voyageforum.com/forum/apologie_sud-ouest_etats-unis_en_hiver_D5851267/ Impressions d'Afrique et de Namibie
ZA Zabazou ·
La suite dans 6 mois ?🙂

Compte-tenu de la nature de mes activités -et de mon succès déclinant ici-, je me demande si je ne devrais pas poursuivre sur un forum de jardinage ou de bricolage.

Non, non, non ! pas du bricolage ni du jardinage de grâce. La majorité silencieuse apprécie et si vos écrits sont rares, ils n'en sont que plus appréciés.
Ghislaine
VO Voyajou Globetrotter ·
Y aurait-il une photo de cet épisode? 🤪

Une photo des fuyards était inutile puisque j'avais reconnu l'un d'entre eux. Quant à la photo de leur poursuivant, sa publication contreviendrait à la Charte du Forum et se verrait châtrée sur le champ.

Je verrais très bien toutes ces femmes qui t'entourent, déesses plantureuses, entrain de danser la habanera!!

En attendant, j'ai Carmen entre les oreilles. Merci Madiame pour cette lecture attentive.
VO Voyajou Globetrotter ·
En ces temps bruyants, quand qui ne dit mot est mort, je me réjouis d'apprendre qu'aurait survécu une majorité silencieuse. J'espère que vous avez accédé à votre poste de porte-parole de façon honorable et que vous n'êtes pas auto-proclamée.

Je vous emmènerai au jardin à la rencontre de nouvelles plantes. J'y raconterai à nouveau des histoires de voyages, je leur parlerai de Bougainville, de Poivre et de Begon.
DO Dolma Globetrotter ·
Qu'écrire que je t'ai déjà écrit tant de fois ? Que dire que je t'ai déjà dit tant de fois ? Tes mots tour à tour sonnent, trébuchent, tourbillonnent, résonnent, claironnent, éclairent, assombrissent, assourdissent, apaisent, réconfortent...

Je suis peut-être une lectrice silencieuse mais comme toujours je suis une lectrice assidue et admirative, toujours, je dis bien toujours...

A bientôt pour d'autres brins de ta vie africaine alors ?

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
VO Voyajou Globetrotter ·
A bientôt pour d'autres brins de ta vie africaine alors ?

Je rentre de dix jours à Marseille et dans le Gard. Lou-sorti-de-la-cuisse-de-Jupiter m'y ayant précédé s'écriait il y a peu: « Je vois des Africains... ». Alors, quelques brins de la France du Sud?

Prudence est née au Tchad et pourtant, parmi ses falots collègues c'est elle qui illumine la soirée. / Quartier de la Bourse, à l'aube, des rats débonnaires font leurs emplettes dans les poubelles débordées. / Le Mucem est épatant avec son exposition temporaire « Vie d'ordures ». / Après la sardine qui bouchait le port, voici que les Marseillais ont trouvé le moyen de doubler le nombre de bateaux aux pontons: ils ont installé un miroir horizontal de mille mètres carrés vingt pieds au-dessus des quais. Tandis que rue de Suffren, les mini-croissants sont au prix des standards. Et bien sûr, la grande roue du port s'offrait un arc-en-ciel. / Place du Marché, les frères de la côte s'embrassent rudement avant de hisser les toiles. Le dispositif sera verrouillé pour l'arrivée des vaisseaux de touristes. / A la terrasse du Tchin Tchin les dames mûres ont la peau des serpents. Et la langue: les copines absentes trinquent. / Sur la route des crêtes, les employés d'une compagnie de communication essaient le nouveau spider Abarth. Pas un pour m'en donner la puissance mais la voiture est belle. Renseignements pris, elle a plus de gueule que de souffle: une voiture de jeune coq. / Elle passait ses vacances d'été dans l'eau. Maintenant qu'elle est à demeure sur la côte elle n'a plus envie de se baigner dans la Méditerranée où elle ne voit qu'un cimetière. Il faut dire qu'elle est la mère adoptive de deux maghrébins arrivés par les voies légales. / Une forte dame chic porte contre elle, comme un accessoire, un bichon à poil frisé. Au bout de la laisse, le mari renfrogné ressemble à un carlin. On ne sait plus qui tient qui, à qui ni pourquoi. / Savouré dans le Gard un vin local, assemblage cabernet-merlot, un vin jeune, moderne et bien habillé. Un vin du monde. Son nom: Substance. Cela change heureusement des châteaux et des domaines. / Par-delà l'île croise un OFNI, rigide cinq mâts hérissé de coquillettes en guise de voiles. Un tel gréement ne saurait lui conférer cette allure mais nulle trinquette dans la mâture, ces choses-là se passent sur les ponts du Club Med 2. Le pavillon chinois n'empêche pas les délices de Capoue.





MA Magryelle Regular ·
mais c'est magnifique! J'adore Marseille et on y retrouve beaucoup de l'Afrique!
mayrig
MU Muriel18 Globetrotter ·
Ça alors! On a davantage de photos de Marseille que d'Afrique du Sud (surtout si on ramène ça au temps passé sur place 🤪). En tout cas, j'ai bien apprécié la lecture d'un monde beau, fou et cruel ... que je n'aurais jamais lu sans tes conseils 😉. Muriel
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
MI Michel85200 Globetrotter ·
Bonjour, Buffelsbaai (si on parle des même buffles et de la même baie), Brenton et Knysna ont visiblement beaucoup soufferts...😕 😉 michel
michel85200
DO Dolma Globetrotter ·
Alors, quelques brins de la France du Sud?

Quand la prose est belle (en fait la moche je la zappe mais tu le sais) je la préfère de très loin en brins voire en brindilles plutôt qu'en pavé donc qu'ils soient de France ou d'ailleurs tes brins je les prends et je les savoure...

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
VO Voyajou Globetrotter ·
Je vous offre un Mocaa ?

Colonisation, traite, apartheid.

Qu'ils peignent ou sculptent, qu'ils photographient ou filment, les artistes africains contemporains puisent leur inspiration dans une histoire douloureuse. Celle du continent. Et plus qu'ils y puisent, sans doute s'impose-t-elle à eux -breuvage amer.

D'une salle sombre où défile sur de multiples écrans une somptueuse fresque vidéo en noir et blanc où des files de Noirs portent le monde, à la suivante éclaboussée d'or et de lumière, l'entrée en matière est fulgurante. Plus loin, des corps rutilants, des armes, de la fureur. Au fil des salles et des corridors, contrainte architecturale oblige, l'expérience sera inégale mais toujours les artistes sembleront proches de leurs racines -à l'exception peut-être des contributeurs afro-américains.

Le Zeitz Mocaa (Museum Of Contemporary Art Africa) est construit dans les anciens silos du port du Cap d'où le pays exportait ses céréales vers l'Europe. Prouesse architecturale que l'évidage chirurgical de ces fûts longtemps la plus haute construction de l'Afrique subsaharienne pour en conserver l'esprit et laisser place au nouvel usage. On pénètre en silence au cœur du grand orgue d'une cathédrale.

Artistes Noirs, visiteurs Blancs, financements blancs, travailleurs Noirs. Une histoire de blé toujours, exporté dans le passé, désormais importé. Hier des milliers de paysans et d'ouvriers, désormais un investisseur et dix millions de touristes.

Scénographie perfectible. Une minorité d’œuvres majeures individuellement mais l'intention d'une force collective. Péché de jeunesse probablement puisque la majorité des œuvres présentées à l'ouverture (22 septembre 2017) sont issues d'une collection personnelle. Le fondateur en est conscient qui voit son initiative comme une plate forme à enrichir. Cependant, communication oblige, le Mocaa évoque le MoMA ou la Tate comme s'il jouait déjà dans cette cour. Dans le même temps il aspire à la visite des Africains de toutes conditions et dispose en entresol d'un education centre. Considérant que dans une salle d'environ cent cinquante mètres carrés aux proportions canoniques sont exposées seulement quatre petites photographies, il faudra en effet un sérieux travail d'explication aux habitants des townships qui partagent des cabanes d'infortune par familles entières. Et comme la place ne manque pas, l'établissement d'un espace dédié à la mémoire des lieux aurait toute sa pertinence.

Le Musée partage les silos avec un nouvel hôtel de trop haute gamme – une nuit kitch international y coûte six mois de salaire d'une femme de chambre- au sommet duquel un bar surplombe la ville. En mode toupie défilent les ports, l'urbanisation, la montagne et l'océan. Jusqu'à Robben Island où fut détenu Mandela. On y sert un café serré avec une pointe d'acidité digne des meilleurs mokas.

Nombre de villes portuaires ont désormais « réhabilité » leurs docks désaffectés (mal aimés ?). Si c'est souvent réussi, ces nouvelles affectations sont toujours troublantes.

(étrange coïncidence : ces notes fugitives d'une première visite sont couchées dans un carnet de moleskine offert par... Nespresso)



Le site du musée: zeitzmocaa.museum/

*

Valises diplos

La décision d'envol prise tardivement, les offres des compagnies habituelles apparaissaient sans attrait alors qu'Ethiopian Airlines déployait des ailes accueillantes et surclassait pour une poignée de birrs. Va pour la route de l'est et l'Afrique dès le décollage.

A Roissy, la file d'enregistrement des bagages du Paris/Addis-Abeba est un lent et interminable serpent. Chaque passager pousse un empilement pyramidal de valises savamment organisé mais ondulant : quelque chose d'une harde de diplodocus, retour vers Jurassic Park. La cabine du cargo ne sera occupée qu'aux trois-quart mais le poids embarqué en sera certainement inchangé.

Atterré, j'exprime ma gratitude à ma cothurne incapable de renoncer à sa petite entreprise d'import-export et qui trouve mille façons de remplir, à l'aller comme au retour, une valise de soute -mais une seule. Valise diplomatique dont je ne découvre que tardivement l'indispensable contenu.

*

Cambrioleurs

Et d'une espèce qui n'aurait ni lu Arsène Lupin ni écouté Jacques Dutronc.

Marlene habite une petite ferme grande comme un canton et l'hiver a été rude. En particulier elle a eu fort à faire avec les babouins affamés qu'elle éloigne comme elle peut, s'interdisant le seul moyen radical. Alors qu'elle était en ville, les gentlemen baboons sont entrés dans la maison en brisant les vitres, ont ouvert placards et réfrigérateurs, pillé le tout, déféqué le surplus et dévasté le reste.

*

Agriculture et développement

Je m'obstine à entretenir un minuscule carré de pelouse, héritage des Anglais au désert. Au moindre manquement elle se délite – et des manquements il n'en a pas manqué tandis que je cultivais ailleurs. Je resème deux ou trois lignes de Kikuyu grass qu'à lire les instructions du sachet il conviendrait de fertiliser. Alors s'opposent deux écoles : compost ou minéral ? Les tenants de la première arguent de sa durabilité, de son innocuité et du fait que la plante devant synthétiser les nutriments par elle-même en serait renforcée. Ceux de la seconde mettent en avant l'efficacité et la rapidité d'une nutrition pré-digérée facilement assimilable.

De même il conviendrait de ne pas donner à ceux qui manquent de tout mais de leur apprendre à se débrouiller par eux-mêmes.

Je n'ai pas souvenir d'une incarnation précédente en Kikuyu mais dans l'actuelle, si j'ai un besoin ce n'est pas d'une morale de nanti.

*

« Le meilleur moyen de se payer un costard, c'est de travailler ».

De leurs abris à l'écart, par dizaines ils sont venus à pied jusqu'à la ferme. Point de soleil encore lorsqu'ils embarquent dans les bennes de pick-up. Vêtus de hardes déchirées et coiffés de bonnets ajourés par l'usure ils se blottissent contre la froidure. Dix minutes de piste avant de pouvoir se réchauffer tout le jour au bout de pelles et de pioches.

*

Denver est un sans-dent, au propre comme au figuré. Cependant, un sourire étincelant – dans les yeux. Seule manière de l'effacer: le réprimander. Alors, regard éteint et bouche ronde. En conséquence de quoi je ne lui adresse plus que des félicitations.

*

La blonde Colleen les portait longs, parfois fleuris, ondulant aux bises printanières. Puis est arrivée la saison des foins, la voilà tondue, et bientôt fanée.

*

De mémoire d'Anglais et même d'Afrikaner, de plus loin encore les Khoisans en attestent, jamais la pluie n'avait oublié les lieux avec une telle constance durant tant d'années.

Que le désert manque d'eau, quoi de plus habituel me direz-vous. Mais voilà que la société locale des jardiniers a reçu en grande pompe une délégation de Capetoniens en quête de plantes sobres. Cape Town bénéficie d'un climat méditerranéen aux précipitations hivernales mais en ce début de printemps ses réserves d'eau sont à 27% alors qu'elles devraient avoisiner 80%. Il se dit que déjà les hirondelles ne volent plus jusqu'ici.

L'idée d'un sacrifice humain suit son cours et enfle le camp de ceux qui pensent que ce Breton fraîchement débarqué serait tout indiqué. Je vais troquer ma baguette de sourcier contre un casse-tête.

*

Au pignon d'une dépendance tourné vers la savane j'ai ménagé une large ouverture pourvue d'une fenêtre à guillotine d'époque. J'ai disposé à l'intérieur une fauteuil de toile, une table pliante et deux malles-poste puis éparpillé quelques objets fétiches.

Sur un rebord de brique une parfaite réplique de voiture tout terrain en bois, comme en sculptent les enfants d'ici. Je regrette, mais je ne partirai pas en Toyota.

*

MA Magryelle Regular ·
Bonjour Jean Luc, On a beaucoup ta petite ville du Karoo et j'aime encore une fois beaucoup ta prose. Mais trêve de plaisanterie, j'aimerais retourner à Cape Town rien que pour voir ce fameux musée!
mayrig
MA Max68 Globetrotter ·
Hello l'infatigable voyageur,

J'aime toujours autant tes nouvelles, bravo 🙂

Toyota tu ne veux point et Def tu ne veux plus ? 😮
https://apprentisvoyageurs.com
SL Slpb56 Regular ·
bonjour Jean Luc

Que te dire de plus que les autres n'ont dit car je ne veux pas alourdir l'ensemble de ton récit, mais en tout cas j'adore tes petits morceaux d'Afrique Pour moi ce sont des tesselles qui composent une mosaïque et quand tout est en place on commence à entrevoir la complexité de ce monde là .Dans mon bout de Bretagne j'aime à lire ce qui décrit si bien ces endroits que je découvre année après année et qui illuminent mon quotidien les jours de crachin et de morosité. À se croiser un jour ici ou là bas , Sylvie et Sylvain.
slpb56
MA Magryelle Regular ·
On a beaucoup ta petite ville du Karoo

Pardon : 'on a beaucoup aimé ta petite ville du Karoo'
mayrig
VO Voyajou Globetrotter ·
Tu feras bien de visiter le Mocaa. D'autant que mes notes sont un peu sévères : depuis que je suis dans le bush je ne pense qu'à y retourner. Et j'avais bien compris que tu avais été si enchantée par la petite ville où j'ai mes habitudes qu'un mot t'en avait manqué. 😉
VO Voyajou Globetrotter ·
Merci Jeff. La roue carrée du mythique Defender ou la vilaine perfection du Levant, voilà ma quadrature. 🤪
VO Voyajou Globetrotter ·
Lorsqu'il s'agit de compliments, ce n'est jamais ni trop ni lourd. 🙂 Tu as été bien inspirée de passer par là. Je pensais écrire et tu m'apprends que je suis en réalité un mosaïste : tout s'explique. Il me restera à ne pas me mélanger les tesselles.
SL Slpb56 Regular ·
Bonsoir Jean Luc, et oui , mosaïste aussi!😉
slpb56
VO Voyajou Globetrotter ·
Les pintades en Afrique Australe Oh bien sûr, elles ne portent pas crinière ni trompe, leur corne réduite à une crête, leur taille celle d'un ballon de rugby, aussi en parle-t-on rarement dans les rapports de safaris. Et jamais dans un restaurant ou les rayons d'un magasin je n'en ai vu la carcasse. Alors qu'elles trottent en nombre dans le bush, toujours affairées, et jusque dans l'espace public des banlieues chics où personne ne s'avisera de les plumer. Pourtant leur chair est à la fois fine et goûtée, rien de commun avec la volaille domestique. On me dit qu'il est possible, à l'occasion, d'en trouver dans une boucherie reculée de l'arrière pays (c'est loin-loin). Ou qu'il convient de les chasser soi-même. Mais il est une autre espèce de pintade. C'est ce que m'apprend en gloussant délicieusement une jeune amie installée depuis dix ans au Cap. La voilà picorant frénétiquement dans ses réserves -mais où donc l'ai-je mis?- avant de revenir brandissant l'objet de la traque: un bouquin ! Une vie de pintade en Afrique du Sud, publié par une française correspondante locale de journaux septentrionaux, est une lecture savoureuse. Bien que jeune plume l'auteur n'est pas une perdrix de l'année : qu'elle visite une sangoma ou écume les shebeens de Soweto avec ses copines arc-en-ciel, qu'elle fuck off un car-jacker ou déguste des vins dans une propriété huppée de Stellenbosch, Sophie Bouillon mijote des portraits craquants, épicés à sa façon. (Accessoirement, j'ai grâce à cette lecture grandement enrichi mon lexique : eye-liner, blush, nail bar...) P.S. Je survolai le dernier chapitre intitulé « Du sexe opposé » et ses rubriques Donneur d'orgasmes, Draguer au bénitier, Let's talk about sex, baby !, Sexcapades pour white only, Sappho en liberté, etc, quand pour la première fois, vous n'allez pas le croire, une petite équipe de pintades traversa ma tranche de désert. Ma prochaine lecture est toute trouvée : Le livre de la jungle. Déjà j'enfile mon mini-short en peau de zébi. *

Double culture La petite ville où j'ai mes habitudes s'est développée sur les terres fertiles d'une vaste ferme établie au pied de la montagne qui l'abreuve. C'était le temps des pionniers quittant les villes et les rivages avec un char à bœufs contenant toutes leurs possessions. L'équipée prenait fin près d'une rivière ou d'une fontaine. Aujourd'hui encore la petite ville préserve ses smallholdings, propriétés de quelques hectares où croissent luzerne et arbres fruitiers et paissent moutons et chevaux. Parallèlement elle s'enorgueillit de posséder la troisième plus ancienne bibliothèque du pays -c'est dire si une double culture irrigue les lieux. *

Le parrain Le nouveau voisin venu d'Europe centrale et dont l'origine de la fortune divise mariait son fils. La petite ville redoutait des escadrons d'hélicoptères et des norias de limousines. En lieu de quoi deux frelons et une demi-douzaine de 4x4 de luxe, les autres invités venus comme ils sont. Et voilà l'homme redouté, bâti comme une pyramide inversée, coup de poing et gâchette faciles, débonnaire empapillonné au volant d'un antique GMC débâché, conduisant les mariés. *

Polyactifs Nombreux sont ceux qui occupent plusieurs métiers (que font les syndicats?). Le matin, Sipho est serveur dans un coffee shop, l'après-midi il lave les voitures. Brent est coiffeur et élève des poules et des moutons. Volgens écrit des livres prometteurs de bien-être, torréfie les meilleurs cafés du district, tient table ouverte pour le lunch et vend les œufs de ses poules heureuses. Madelyn est chanteuse, journaliste et répétitrice de français mais le recordman est Herman qui donne des cours de yoga, de massage et de cuisine (séparément), gère avec son partner indien un restaurant où ils servent principalement des produits locaux (une gageure), enfin détient une carte d'agent immobilier. Il arrive qu'il pratique l'aromathérapie avec un excellent curry. Quant aux habitants du township voisin, la plupart rencontrent les plus grandes difficultés à décrocher un seul travail. *

Bush rave Nuit noire et silencieuse hors le souffle léger du feu de mesquite (Prosopis glandulosa), sentinelle inépuisable qui veillera jusqu'à l'aube. Soudain l'envie d'une autre musique, alors Keith Jarrett élève La Scala, retenue et flamboyance jusqu'au chaos, et un final de premier matin du monde. Qu'ils exécutent Bach ou eux-mêmes, tous passent leurs jours, puis leurs soirées, encordés au piano. Parmi les seconds, quelques improvisateurs de génie. Les premiers sont comme des traducteurs, des interprètes les seconds, comme les écrivains, font face à une partition blanche. Alors se fait la différence entre l'artisan et l'artiste. *

La semaine du goût Un autre legs des Anglais est une plate forme de nourrissage des oiseaux suspendue à la ramure d'un ficus. Il arrive que j'y serve un quignon, en échange de quoi j'essaie de les faire chanter -sans grand succès : ils réclament un contrat je n'ai pas mieux réussi à leur interdire le survol de mon espace aérien. Mais voilà que j'ai oublié trop longtemps dans un recoin du réfrigérateur un petit reste de risotto aux fruits de mer (ce qui, je vous l'accorde, n'est guère locavore). Ma commensale parie qu'ils ne mangeront que le riz, dédaignant le poisson qu'ils ne connaissent pas, ne serait-ce qu'en carré pané. Je soutiens le contraire: ces carnivores féroces gobent au vol sauterelles et papillons plus grands que leur bec et les secouent jusqu'à ce que syncope s'en suive. Ils goûteront bien un tentacule ou une moule safranée. Quelques heures plus tard, verdict sans appel, les oiseaux du désert ont fait le fin bec : ils ont dédaigné... les petits pois. Mais nulle trace de protéines marines. *

Question de goût encore Je redoutais ce moment mais il était inévitable. Sa réputation l'avait précédée et nous nous étions à l'occasion croisés dans l'anonymat réciproque. Très ancienne famille locale, propriétés illimitées, réputation de pas facile. J'ai accepté, sans savoir où je mettais les pieds, l'invitation à visiter un chantier quand crisse un pick-up 4x4 blanc d'où descend d'un air décidé un missile. 'La propriétaire' me souffle mon guide-architecte soudain blêmi. Haute et fine taille, yeux lac salé balayés d'une crinière ondulante argentée, chaussée de bottes de cuir, dégaine de prédateur, ascendant guépard. Pendant les présentations elle me toise, semble évaluer la situation comme s'il s'agissait d'un dating. Se détend enfin et nous souhaite la bienvenue chez elle. Sa benne chargée, elle repart comme elle est venue. Sans moi (comme on dit au poker lorsqu'on renonce à surenchérir). *

Il fait anormalement froid ce printemps et c'est encore la faute du réchauffement climatique : des bataillons d'icebergs se sont détachés du continent antarctique et encerclent à demi le pays. Peu en chaut à l'Atlantique, habitué des frimas chez son cousin du nord, mais l'Indien frémit. *

Je voudrais bien que le poète me dise en vers (et contre tout, alors même que je suis à l'envers du monde) pourquoi cette princesse chaussée de vair avec qui je partageais un verre de mint julep avant le décollage, une taiseuse à qui il faut les tirer les vers, pourquoi donc -ce ne peut-être la couleur du désert- est-elle ici ce soir alors qu'elle habite Vaires (Marne) ? *
MA Mamsissi Regular ·
droguée à la première piquouse sans oseille pour me payer ma dose je me shoote aux lectures de tous les camés des terres australes. Comme fournisseur inside tu en imposes. A ta gazelle aux sabots de vairs, le salut d'une native de Vaires .
VO Voyajou Globetrotter ·
Quel sort, pour une native de Vaires, de se trouver ainsi démunie ! Jeune cigale, n'auriez-vous pas outrepassé la permission de minuit accordée par Monsieur votre père ? Mais qu'importe la thune, il est d'autres fortunes. Ton pseudo me rappelle ce panneau qu'on trouvait à l'entrée du Lesotho par le Sani Pass: "Lesotho is not for sissies".

Merci pour la drogue douce des compliments.
MA Mamsissi Regular ·
🙂
VO Voyajou Globetrotter ·
Misère (2x2) Je n'ai pas osé lui demander dans quelles circonstances il les avait perdues, mais il ne les a plus, ni l'une ni l'autre. Il remonte avec une infinie lenteur la petite pente de l'interminable Church Street -j'espère seulement qu'il n'est pas en quête d'un miracle. Clopinant en retrait, vêtue de guenilles flamboyantes, comme elle hors d'âge, sa femme progresse au pas des roues. L'un et l'autre semblent dépourvus de forces – démunis par force. Mais comment ce cul-de-jatte fait-il pour que de l'assise de son fauteuil roulant manuel dépassent encore des bas de pantalon élimés ? *

3x3, puis 4x4 Infléchi sur sa canne, il entreprend de quitter le coffee shop dépourvu de rampe d'accès. Le chemin est mal aisé mais connu. Deux marches d'abord, tout schuss (crac-crac-clop), puis virage à droite entre des jardinières et une barrière à laquelle il s'appuie. Encore deux degrés franchis. Arrivé sur le plat, c'est une souffrance de le voir projeter pour presque rien une jambe après l'autre. Sa femme, alerte ronde, a déboulé les escaliers et est installée à la place du mort depuis belle lurette. Le vieil homme contourne la voiture puis se hisse à la place du pilote à la force des bras. Alors, le moteur V6 essence de la Jeep Wrangler feule. Il sera chez lui, en bas de Church Street, en moins de temps qu'il ne lui en aura fallu pour quitter le café. *

8x8 Per-Paol Jacq (appelons-le ainsi) est le rédacteur en chef d'une revue consacrée aux voyages en véhicule tout-terrain. Notre correspondance remonte à quelques années, lorsqu'il a décidé d'acheter un 4x4 en Afrique du Sud, mais le voilà qui me rend visite. Alors qu'il glose mois après mois sur la crème du marché, que ses fonctions l'amènent à tester des véhicules intouchables, que croyez-vous qu'il acquît pour ses vacances ? Un Defender du siècle dernier! C'est à n'y rien comprendre. Dans l'allée les deux bêtes côte-à-côte accouplées font un 8x8 convaincant. *

Imagine J'assistais à la conférence d'un vieux sage Xhosa -visionnaire myope- qui dans sa jeunesse fuma la dagga en compagnie de John Lennon -Imagine! « En premier lieu, il s'agira d'éradiquer les religions (par apposition au frontispice des lieux de culte de bandeaux noirs : Prier tue L'abus de crédulité nuit grave). Ensuite de quoi les frontières seront d'autant plus facilement abolies qu'elles n'auront déjà plus guère d'existence physique. L'étape la plus longue sera le métissage obligatoire et généralisé. Enfin, il restera à répartir équitablement les ressources. Alors, plus de mauvaises raisons pour la castagne entre les variantes de l'espèce. » Tous les auditeurs, comme un seul -et moi avec, conscient pourtant qu'il ne s'agirait que d'un recommencement, un reset, et qu'il faudrait alors reprogrammer, cultiver la nature humaine- souscrivirent sur le champ leur adhésion au projet nous étions prêts à nous battre pour imposer une telle vision...

Avec ce sens de la charité qui lui est consubstantiel, mon prochain sur le banc m'envoie son coude dans les côtes, évanouissant le songe : je m'étais assoupi durant le prêche du révérend -on connaît la musique- qui est le ticket d'entrée imposé pour écouter la mélopée d'un chœur d'hommes réputé. Un Imagine bimillénaire demeuré lui aussi au stade de l'incantation. *

Avoova (Est-ce l'année de la volaille en Afrique du Sud?) Dans l'autruche tout est bon. D'abord élevée pour ses plumes (il y a un siècle, une véritable pintade occidentale ne sortait pas sans elles), elle l'est désormais principalement pour sa peau, pour la viande (d'un maigre intérêt au regard de la concurrence locale sauvage) et accessoirement pour les œufs (qu'il faut casser au marteau avant de cuisiner une omelette pour une douzaine avec un seul d'entre eux). Et voilà que reprenant l'usage des Bochimans qui en faisaient des colliers et des bracelets, Avoova utilise les coquilles brisées pour réaliser des objets d'art. Cette initiative communautaire occupe une cinquantaine d'artisans mosaïstes dans un atelier interdit au public. Certaines pièces nécessitent plus d'un mois de travail : peindre, composer, assembler, incruster, polir. C'est le plus souvent réussi, harmonieux, d'une extravagance sobre évitant le kitsch. *

Evolution Selon le sage, pour réussir sa vie, un homme doit faire un enfant, écrire un livre et planter un arbre. Et voilà que nous élevons un tamagotchi et tenons un blog tandis que croissent les déserts. *

Little Madame Sans-Gène Assise à la terrasse de l'hôtel historique qui, question épopées en a entendu d'autres, elle s'adresse à son miroir, un modèle argenté rehaussé d'une pomme, qu'elle tient à vingt centimètres de son visage et regarde intensément : Nous avons vu des animaux par miiiilliers... et les cinq big five aussi... et Robert a bien failli mourir... (interrompue par le miroir qui pose une question) ... oui il fait beau... enfin, non... ce n'est pas comme chez nous... c'est variable... (intervention du miroir curieux) … la voiture est bien, oui... mais la conduite... C'est l'heure creuse dont profitent les habitués les regards se croisent, s'accentuent les sourcils puis chacun repique vers sa lecture. Je suis tout à l'opposé de la terrasse mais j'entends le récit épique comme si elle me criait dans l'oreille et c'est d'autant plus irritant que cette langue étrangère m'est familière. Frein rongé, je m'approche de leur table pour les informer qu'il n'est pas certain que la maigre assistance soit intéressée, surtout en français. La petite madame s'interrompt puis reprend deux tons en dessous, Robert fait des yeux ronds comme s'il venait de voir le sixième big five. *

Restauration Veld restoration, c'est le métier de Sue. Plus qu'un métier, c'est sa mission, son grand oeuvre. Il s'agit de semer ou de planter dans le veld des espèces végétales indigènes et d'éradiquer les aliens. Ne lui parlez pas de palmiers, de cactus ou des mesquites, pourtant adaptés et répandus : ils ne sont pas d'ici. Installés non par les vents ou la crotte d'antilope mais par la volonté de l'homme. Son propre jardin est un manifeste, elle n'y intervient d'aucune manière. Sable, cailloux, arbustes étiques, c'est sa morale. Ses ancêtres sont arrivés de Hollande il y a plus de trois siècles mais elle n'envisage nul retour qui permettrait au veld de retrouver ses habitants originels. *

Tourterelles (C'est bien l'année de la volaille en Afrique du Sud) L'impression qu'on peut bien se réfugier n'importe où dans le monde, elles seront là. Leur entêtant roucoulement me scie les nerfs. Quoi, si peu de vocabulaire et dans une seule langue pour s'imposer ainsi sur la scène internationale ? J'ai ressorti mon lance-pierre qui a tenu en respect plus d'un babouin au bivouac. La cible est plus petite, ma précision est en progrès. Quant aux projectiles, pas d'inquiétude : j'ai un tas de gravier de rivière en attente d'allées (environ 162 000 projectiles). *
RJ Rjulie95 Globetrotter ·
Un Defender du siècle dernier! C'est à n'y rien comprendre.

C'est le coté mythique de la bête et sa, pseudo, fiabilité qui l'ont attiré

elle l'est désormais principalement pour sa peau, pour la viande (d'un maigre intérêt au regard de la concurrence locale sauvage)

C'est vrai que trouver autre chose que de la viande de bœuf, dans un restaurant, en AFS relève de l'exploit et pourtant la viande d'autruche est très bonne, j'en consomme régulièrement en France.

Et voilà que reprenant l'usage des Bochimans qui en faisaient des colliers et des bracelets, Avoova utilise les coquilles brisées pour réaliser des objets d'art.

Leurs réalisations sont très belles

Assise à la terrasse de l'hôtel historique qui,

C'est dans ta région cet hôtel ?
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.

"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela

https://www.en-voyages.fr
TI Ticapi Globetrotter ·
Moi aussi, je suis une lectrice silencieuse, mais admirative. Ce carnet est magnifique et très instructif.

Nous venons de rentrer de l'Afrique du Sud, Cape Town et sa région. Malheureusement, nous n'avons pas eu le temps de visiter le nouveau musée d'art contemporain. Il faut parfois faire des choix et les nôtres se portaient plutôt sur la nature et la randonnée.

Merci Jean-Luc pour ce partage.🙂

Carmen
MA Max68 Globetrotter ·
" Dans l'allée les deux bêtes côte-à-côte accouplées font un 8x8 convaincant." YEESSS ! 🙂 😎 😉
https://apprentisvoyageurs.com
VO Voyajou Globetrotter ·
Oui, mais non. Je sors de dix jours à 2x1 (un vélo pour les néophytes), sac sur le dos (quand je pense que certains s'y adonnent par plaisir 😉), le temps d'identifier la panne (une histoire de durite, encore) de trouver la pièce (à Durban, finalement), d'envoyer le paiement, de la recevoir et de la poser. Finalement, le Defender correspond parfaitement à ma conception du voyage: place à l'imprévu.
VO Voyajou Globetrotter ·
Merci d'être sortie de ton silence parce que, quoi qu'en dise le proverbe, c'est la parole d'argent qui fait l'or d'un forum. 😉 Note qu'il est possible de randonner au Mocaa en utilisant les escaliers noirs en colimaçon qui desservent les cinq ou six niveaux. 😏
VO Voyajou Globetrotter ·
C'est dans ta région cet hôtel ?

Toujours en quête des bonnes adresses, Régis. Oui, cet hôtel historique est dans la petite ville à laquelle tu penses. 🙂
DI Diamina Globetrotter ·
salut V...ou,

Frein rongé, je m'approche de leur table pour les informer qu'il n'est pas certain que la maigre assistance soit intéressée, surtout en français. La petite madame s'interrompt puis reprend deux tons en dessous, Robert fait des yeux ronds comme s'il venait de voir le sixième big five.

Qu'ils sont pénibles ces gens sans-gêne!!! J'imagine la tête qu'ils ont du faire!!! J'ai eu l'occasion de faire ce genre de remarque dans un ascenseur, à un couple de français, aux Etats-Unis, qui faisait des commentaires sur ma sœur et moi pensant que nous étions italiennes!!!!!!!

J'ai ressorti mon lance-pierre qui a tenu en respect plus d'un babouin au bivouac. La cible est plus petite, ma précision est en progrès. Quant aux projectiles, pas d'inquiétude : j'ai un tas de gravier de rivière en attente d'allées (environ 162 000 projectiles).

Es-tu certain de ton compte? Est-ce toi qui les as collecté ou est-ce une livraison achetée?? La condition pour que l'allée soit faite est-elle qu'il y ait exactement 162 000 galets?? 🤪 😄

Ensuite, je vais te dénoncer à BB pour agression envers ces pauvres volatiles que sont les tourterelles, qui de surcroît tentent de te chanter la sérénade!!!! Elles s'ébahissent de ta présence en ces terres australes..... 🤪 Si, si, elles me l'ont dit....😏

Avec ce sens de la charité qui lui est consubstantiel, mon prochain sur le banc m'envoie son coude dans les côtes, évanouissant le songe : je m'étais assoupi durant le prêche du révérend -on connaît la musique- qui est le ticket d'entrée imposé pour écouter la mélopée d'un chœur d'hommes réputé.

grrrr pschitt grrrrrrrrr pchittttt..... Quoi!!!! Tu veux dire qu'il n'a pas apprécié la douce mélopée qui émanait de ta profonde réflexion?

Bon, je vais tâcher de rattraper mon retard!!

Tchimbé raid pa molli!!
Nord Chili, NOA, Sud Lipez, La Paz août 2012 https://voyageforum.com/forum/mois_dans_andes_peripeties_en_altitude_D5526293/ Apologie du southwest en hiver https://voyageforum.com/forum/apologie_sud-ouest_etats-unis_en_hiver_D5851267/ Impressions d'Afrique et de Namibie
TI Ticapi Globetrotter ·
Note qu'il est possible de randonner au Mocaa en utilisant les escaliers noirs en colimaçon qui desservent les cinq ou six niveaux. 😏

😄 😄 😄
VO Voyajou Globetrotter ·
Tes sans gène à toi, pour vous prendre pour des italiennes, ils ne voyageaient qu'en ascenseur? 😮

Es-tu certain de ton compte? ... qu'il y ait exactement 162 000 galets??

Considérant que la goulotte du camion a délivré un cône parfait, que nous en connaissons le diam et la hauteur, l'application de la célèbre formule du Professeur Gelato permet d'obtenir le volume du tas. Le calibre livré étant du 20/30 c'est un problème élémentaire que d'obtenir le nombre de projectiles: 162 000, à la brouette!
VO Voyajou Globetrotter ·
« Afrique mon désir » Chaque année se déroule ici un festival consacré à la littérature contemporaine en langue afrikaans. Pour cette édition, quelques auteurs en anglais dont une juge incorruptible qui ressemble à Eva Joly -mais intègre- et a réchappé à trois tentatives d'assassinat. Les conférences, discussions et tables rondes font petites salles combles. Un concert auquel nous ne saurions échapper clôture le Festival : « Afrique mon désir », en français sur l'affiche. Sous l'égide de la Cape Town Music Academy, une compositrice sud-africaine a mis en musique des poèmes en français d'Afrique de l'Ouest et de Madagascar. Intrigant. Elle joue debout du piano, blanc comme elle, accompagnée d'une rythmique noire, d'une basse blanche, d'autres claviers noir et blanc, d'un batteur gris effacé et de trois chanteurs-dont-une-femme congolais. Pas un instrument africain et guère de sonorité non plus. Du rythme mais pas blues. Déroutant. Elle déclame les textes platement, d'une voix blanche et fortement accentuée, neutralisée par les chœurs congolais d'un français autrement expressif, et qu'on aurait aimé entendre dire les poèmes de leur aînés. Même si les textes sont pauvres. Décevant. Au final, le sentiment d'une instrumentalisation, accentué par une mise en scène qui ne s'est pas trouvée. Parmi d'autres, pour une collaboration interculturelle réussie (parce que duo de pairs?) écouter Amanke Dionti (Ablaye Cissoko & Volker Goetze)

P.S. De l'écoute du CD Afrique mon désir ressort une meilleure impression. Mixage mieux maîtrisé et, surtout, présence d'un accordéoniste à la voix chaude, décédé peu après l'enregistrement. *

Cadran solaire Leur vie à Johannesburg était une course contre la montre. La maison du veld dans laquelle ils se sont retirés est ceinte de terrasses, de pergolas, de stoeps. En sens inverse de l'ellipse solaire, du lever au coucher, ces deux ombres en font le tour. Souvent elle le précède de quelques minutes mais toujours en hiver leur course est réduite. *

Time share Depuis quelques temps l'homo glandus s'essaie au partage d'un même habitat à des périodes différentes mais il semble que c'est loin d'être la panacée. Quant à eux, nécessité fait bauge, le porc-épic et le phacochère partagent le même terrier sommaire : le premier s'y abrite du soleil dans la journée, le second y passe la nuit. Dans ma tranche de désert, deux constructions anciennes et une en cours. Sans permis. *

J'aurais tant aimé vous détester C'est la seconde fois, à vingt ans d'intervalle, que des françaises, correspondantes en Afrique du Sud d'un journal de gauche esturgeon (celle qui fraie dans le sens du courant), se font retourner par la personnalité qu'elles interviewent – malgré elles affranchies du prisme hexagonal. *

Duettistes Comme souvent, l'orage se produit au-delà du massif de telle sorte que sa musique déchirante ne nous atteint pas. Seul son jeu de lumières aérien nous divertit. Le pianiste déchaîné lui donne la réplique. Tous deux improvisent d'heureux heurts. *

Mat-e! Un soir par semaine des cours d'initiation aux échecs sont donnés au POP Centre (Path Out of Poverty), une sorte de MJC située au cœur du township. Les jeunes gens -aucune fille, heureusement, parce que comment aurais-je écrit «gens»? Personnes?- y viennent en petit nombre apprendre à anticiper plusieurs coups (coups qui, à la maison, sont difficiles à prévoir). Huit d'entre eux sont sélectionnés pour le championnat d'Afrique du Sud et ils ont besoin de sparring partners au sang neuf or ça manque furieusement de blancs ici et, pour les noirs, affronter les blancs n'est pas une occasion qui se présente tous les jours dans ce pays. J'encaisse les coups, j'en donne, front contre front. Aux échecs, en début de partie, les blancs ont le trait (ils jouent le premier coup). Avantage qui leur donne le choix de l'ouverture et un coup d'avance. Bien sûr, cela n'empêche pas les noirs de parfois les défaire mais quand même. Il conviendrait de toute urgence -disons dès que sera gagnée la bataille primordiale de la grammaire inclusive- de remettre en cause cette convention créatrice d'inégalités. En fin de soirée, Shaun, le professeur à la peau mate, me propose une partie. Il a tiré les blancs. Moi, avec les noirs, forcément je suis troublé. Je surveille ses diagonales (il a une réputation de joueur fou). Combien de coups lui faudra-t-il pour me mâter? (beaucoup plus que redouté et je l'ai même manqué de peu) *

Servant-e Déterminisme oblige, peu de lectrices – et combien de lecteurs- connaissent l'existence de cette servante. Et pourtant, les services qu'elle rend sont précieux et améliorent grandement la productivité de l'homme au travail. Ici, elle est remplacée par un servant (chacun sait combien est enviable la condition féminine en Afrique) qui trotte de la panne au bakkie au gré d'ordres brefs du plombier, de l'électricien ou du mécanicien : clé de treize ! tournevis plat ! pince multiprises ! Il va sans dire que ce dernier est souvent blanc et l'assistant jamais. La généralisation des servantes sur roulettes, comme on en trouve dans les ateliers modernes, offrant tous les outils à poste, détruirait trop d'emplois dans un pays où une personne sur trois est sans travail. *

(C'est l'année de la volaille) Faute de grives, le vent furieux déflore les jacarandas, rhabillant la terre d'une robe à fleurs mauve.
VO Voyajou Globetrotter ·
Mimétisme ?

Il est né dans la rue, pas plus goudronnée que la maison n'était cimentée. Avant sa puberté, s'est engagé dans une ferme éloignée. Entreprenant, revenu défloré au township, il s'improvise jardinier. Embauche d'abord un beau-frère, puis un cousin, deux oncles. Malheureusement le grand-père n'est plus opérationnel. Les voilà une dizaine, la plus importante entreprise de maintenance de jardins de la petite ville, devant la municipalité – à l'inverse d'autres contrées. Vient de changer de voiture pour un bakkie, la Rolex locale, le truc qui te classe boss. Paradant d'un chantier à l'autre, Samsung greffé à l'oreille ou à l’œil, seul dans la cabine, les autres entassés dans la benne avec la tondeuse, les pelles et les fourches. Savoure ostensiblement son breakfast à la terrasse du café tandis que ses gars en manucurent le jardin. Comme un blanc. *

Rien à voir

Anton est policier et, hors service, métallier. Lorsqu'il a fini de dessouder les voyous, il soude la ferraille avec la même conscience professionnelle et le souci de la belle ouvrage. Entre deux arcs grésillants et le hurlement d'une meuleuse, je l'interroge. Le poste de police dont il relève est le seul permanent pour toute la Municipality qui couvre une superficie de six mille kilomètres carrés. Un Finistère, également bordé d'infini, mais dont l'océan s'est retiré. Moins de quinze mille habitants. Ils sont une petite quarantaine de policiers dont la moitié seulement sur le terrain. Alcool, drogue, violences domestiques, vols, viols, parfois un meurtre, voilà l'ordinaire. Post sriptum qui n'a rien à voir, quoique. Sur ce même territoire, sur le marché blanc (parce que le noir, par définition...) une cinquantaine de maisons sont à vendre et guère plus de terrains à bâtir mais autant de fermes, chacune plus vaste qu'une commune bretonne. Ce n'est pas le Morbihan.

*

Cours toujours !

Chaque samedi matin plusieurs dizaines de courageux s'alignent dès sept heures au départ d'une course de cinq kilomètres. Ce matin cinquante noirs, vingt blancs, soixante jeunes, dix moins. Pour ma part, je participe côté chrono. Le parcours dans le bush forme un huit tracé en maternelle grande section. Peu après le départ la file des coureurs forme un arc en ciel dans le désordre sur les pentes du kopjie, avant de virer autour du labyrinthe édifié au sommet d'un édicule, de longer des poissons d'éclats de verre multicolores, enfin d'entamer la descente dans les cailloux. Chacun est venu chaussé comme il est : godasses de marque, contrefaçons, tongs, pieds nus. Le premier déboule déjà : 19'44''23. Premier blanc à la septième place (pourtant, aucun kényan ici). Première fille, noire, à la vingt-cinquième, première blanche à la trente-deuxième. Premières tongs à la quarantième place, premiers pieds nus à la quarante-neuvième. Les derniers, venus marcher, boucleront en une heure non chronométrée. Chaque enfant participant reçoit un ticket pour un pancake à savourer au Saturday market, distant de deux kilomètres les quelques voitures disponibles sont prises d'assaut : à chaque jour suffit sa peine. Record pour le Land Rover : quinze passagers dont deux recroquevillés sur le réfrigérateur, la tête frisant le ciel.

*

Chienne de vie

Paul est né bon dernier en Irlande dans une famille plus que pauvre. Son père est décédé avant sa naissance, à la guerre, celle qui a suivi la der des der. Ses sœurs ont été placées dans ces institutions catholiques chaotiques qui faisaient feu de toute tourbe l'une y a perdu la vie. Pas manchot du ciboulot, il poursuit ses études en Angleterre. C'est dire si le mépris lié aux origines, il l'a dans la peau. Pour quitter cet éteignoir, il accepte à vingt-cinq ans la direction d'un chantier de construction en Afrique du Sud. Se fait couler dans le ciment par une locale, genre fer à béton. De ceux qui ne supportaient pas l'apartheid, lui ne le supportait pas presque physiquement, il est d'avis qu'une femme est une femme (pareil pour les hommes), nonobstant ses origines. Que seuls comptent ce qu'elle est, ce qu'il fait (et inversement).

*

Spinach doctor

Installé depuis des années à la frontière de la ville blanche et du township, derrière des hangars où les deux ont à faire, il a soigné ceux qui payaient et au mieux les autres. Sur son terrain il a formé des gars au maraîchage et à l'arboriculture biologiques avant de leur en confier la gestion discrétionnaire. En échange de quoi il est végétarien honoraire. Panier au bras, nous suivons Havelin dans une enfilade improbable d'allées et de planches, plus à l'anglaise qu'à la française. C'est open market mais ce n'est pas le client qui décide, c'est le jardin. Quelques courgettes vertes, puis des jaunes, deux tomates, une aubergine blanche, des oignons blancs, des rouges, une belle poignée d'épinards, un concombre, des haricots beurre. Puis, prélevé-e-s à l'arbre, abricots, mûres et framboises. Un coup d’œil rapide au panier, qui jauge dans les trois kilos: 20 rands ! Je vais les former aux règles du commerce : la même quantité de moindre qualité coûte trois fois ce prix à la supérette voisine. Passons aux protéines animales : moutons, oies, poulets, canards. Mais c'est domaine réservé. Passer chez le boucher en rentrant.

*

A boire !

Les fondateurs de la ville, les De Beer et les Lotz, puis leurs alliés, les Cordier, du Plessis et de Villiers furent inhumés dans un cimetière privé. Cent cinquante sépultures, pour la plupart de simples cairns, qui disparaissaient jusqu'alors dans un taillis d'acacias serrés, fleuries de succulentes -mais plus d'appétit depuis longtemps. Le cimetière a été défriché, comme dépouillé, ne demeurent que quelques arbres bien en peine de prodiguer de l'ombre. Voilà les ancêtres en plein cagnard, comme si ça n'avait pas été suffisant de leur vivant. Jouxtant le cimetière, une citerne de béton de cent cinquante mètres-cubes, malheureusement désaffectée. La trentaine de stèles adressent leurs lamentations au Levant. La seule qui porte le nom du disparu côté ouest, située face à l'entrée et bien entretenue, est celle d'un Avenant, Johannes de son prénom. C'est également la dernière tombe creusée ici, l'année où pris fin l'apartheid. Est-ce pure coïncidence ? Ces familles ont-elles alors choisi l'exil?

*

Aparté

Apartheid : savez-vous que ce vocable fut construit à partir du français ? En Afrique du Sud, la ligne de démarcation était fondée sur l'ethnie, la couleur de la peau et la texture des cheveux. Aussi, à juste titre, avons-nous retenu de ce système politique son caractère raciste. Mais s'il l'était de facto, ses fondements étaient plus complexes. Ses inspirateurs parlaient d'identité, de culture, d'autonomie, de développement séparé. Voilà donc une vision de l'organisation sociale et politique bien actuelle et répandue... en Europe. (Pour mémoire, au début des années quatre-vingt dix, conséquences contraires de l'effet dominorbatchev, l'Afrique du Sud renonçait au développement séparé tandis que les Balkans en faisaient une guerre. Et, maintenant, la Catalogne, un crise de nerfs)

*
MA Max68 Globetrotter ·
tes tableaux sont toujours aussi agréables à lire, même s'ils sont très noir et blanc 😉

Visiblement tu t'impliques dans la vie locale 🙂

Merci 🙂
https://apprentisvoyageurs.com
VO Voyajou Globetrotter ·
Tu as gagné une image... en couleur. 😉

Peinture murale dans le township. (J'écrirai un mot à leur sujet.)

DI Diamina Globetrotter ·
Coucou,

Maintenant que j'ai fini de remplir mes bulletins pour les conseils de classe, je peux m'adonner à la lecture et commenter.

Aparté

Apartheid : savez-vous que ce vocable fut construit à partir du français ?

Grâce à toi j'ai appris quelque chose.

l'Afrique du Sud renonçait au développement séparé

Mais grâce à Mandela, les blancs ont gardé le contrôle de l'économie, et les noirs n'ont eu que quelques miettes, non?

Et, maintenant, la Catalogne, un crise de nerfs

Dis Voyou, tu oublies des "e" maintenant??

Dans ce monde de plus en plus global, je crois que les crises identitaires vont être de plus en plus nombreuses.

Vient de changer de voiture pour un bakkie, la Rolex locale, le truc qui te classe boss. Paradant d'un chantier à l'autre, Samsung greffé à l'oreille ou à l’œil, seul dans la cabine, les autres entassés dans la benne avec la tondeuse, les pelles et les fourches. Savoure ostensiblement son breakfast à la terrasse du café tandis que ses gars en manucurent le jardin. Comme un blanc.

Chez nous, c'est pareil. Les noirs qui ont réussi, paradent et adoptent des postures condescendantes comme des békés (descendants des anciens colons)!!!

Pour ma part, je participe côté chrono.

Oh!!! Moi qui m'attendais à une participation active dans la course, avec des chaussures dernier cri et une coupe admirablement méritée. Bon! Au moins, as-tu été consciencieux dans ton chronométrage?

Record pour le Land Rover : quinze passagers dont deux recroquevillés sur le réfrigérateur, la tête frisant le ciel.

Euh..... il y a des bus land rover la-bas??? 🤪
Nord Chili, NOA, Sud Lipez, La Paz août 2012 https://voyageforum.com/forum/mois_dans_andes_peripeties_en_altitude_D5526293/ Apologie du southwest en hiver https://voyageforum.com/forum/apologie_sud-ouest_etats-unis_en_hiver_D5851267/ Impressions d'Afrique et de Namibie
VO Voyajou Globetrotter ·
(ordi hémiplégique, IPhone en coma dépassé, voiture sur trois pattes, je te réponds comme je peux)

Un crise de nerf

Comment ? Tu n'es pas informée de la réforme en cours de la grammaire française (cet instrument sexiste et même machiste) ? Mettre crise de nerfs au féminin est dégradant. Et nous avons droit, nous aussi, à nos cris de nerfs. 🤪 Toi, habituée des ouragans (n.m.), tu es pourtant aux avant-postes pour connaître la différence entre voir sa maison soufflée par Robert ou par Angela.

Mandela

Voilà une question bien vaste et complexe, et trop casse-gueule pour l'aborder ici. Depuis combien de siècles les békés ont-ils perdus les privilèges qui fondent leur richesse actuelle ? Mandela était un pragmatique, pas un dogmatique. La vengeance n'était pas son moteur, ni le bouc-émissaire sa politique. Les Sud-Africains lui doivent ce jeune pays où il reste beaucoup à faire. Plus qu'en France mais beaucoup moins qu'au Zimbabwe dont un quart de la population a trouvé refuge économique en... Afrique du Sud.

(En EPS, j'ai choisi l'option 'sports mécaniques').

Jolies trilles que celles de ce chanteur.
ZA Zabazou ·
(ordi hémiplégique, IPhone en coma dépassé, voiture sur trois pattes, je te réponds comme je peux)

Un crise de nerf

Comment ? Tu n'es pas informée de la réforme en cours de la grammaire française (cet instrument sexiste et même machiste) ? Mettre crise de nerfs au féminin est dégradant. Et nous avons droit, nous aussi, à nos cris de nerfs. 🤪 Toi, habituée des ouragans (n.m.), tu es pourtant aux avant-postes pour connaître la différence entre voir sa maison soufflée par Robert ou par Angela.

Mandela

Voilà une question bien vaste et complexe, et trop casse-gueule pour l'aborder ici. Depuis combien de siècles les békés ont-ils perdus les privilèges qui fondent leur richesse actuelle ? Mandela était un pragmatique, pas un dogmatique. La vengeance n'était pas son moteur, ni le bouc-émissaire sa politique. Les Sud-Africains lui doivent ce jeune pays où il reste beaucoup à faire. Plus qu'en France mais beaucoup moins qu'au Zimbabwe dont un quart de la population a trouvé refuge économique en... Afrique du Sud.

(En EPS, j'ai choisi l'option 'sports mécaniques').

Jolies trilles que celles de ce chanteur.

De ce chanteur ? ... Il a quelque chose en lui d'Amélie .....
Ghislaine
Y7 Y7sag6er1 Veteran ·
AAAAAAAAAAAAAAAH tu devrais faire éditer ton roman road trip sud af et ahhhhhhhhh Ablaye Sissoko, un petit gars qui a fait un grand bout de chemin, son frangin donne des cours de kora maintenant à Paris j'adore te lire, et quand même le grand Karoo me manque un peu...😐 Bienvenue dans le club des voitures à trois pattes..
DI Diamina Globetrotter ·
(ordi hémiplégique, IPhone en coma dépassé, voiture sur trois pattes, je te réponds comme je peux)

Ne me dis pas que toi aussi, tu es en position tétraplégique allongée avec une spatule pour taper tes lettres avec ta bouche!!!!!!!🤪

Depuis combien de siècles les békés ont-ils perdus les privilèges qui fondent leur richesse actuelle ?

C'est bien là le problème, ils n'ont jamais perdu leurs privilèges!!!!!! 😊 Ils ont gardé toutes les terres, tout l'argent, toutes les exploitations, l'Etat français les a substantiellement dédommagé de la perte de leurs esclaves, mais les esclaves eux n'ont rien eu d'autre que leur soi-disant liberté, et ils ont payé leurs anciens esclaves des salaires de misère, que ces derniers étaient contraints de dépenser sur l'exploitation pour acheter de quoi faire à manger.

Mandela était un pragmatique, pas un dogmatique. La vengeance n'était pas son moteur, ni le bouc-émissaire sa politique.

Pour Mandela, tu as raison, vaut mieux laisser tomber. Fatigué, harassé, lessivé, séparé de ses compagnons pendant plusieurs mois, il a trouvé ses limites et a cédé. Tant pis!

Jolies trilles que celles de ce chanteur.

Une belle envolée c'est clair!!!

(En EPS, j'ai choisi l'option 'sports mécaniques').

Ah!!! Le "P" est mis pour "physique" des fluides alors???

bises
Nord Chili, NOA, Sud Lipez, La Paz août 2012 https://voyageforum.com/forum/mois_dans_andes_peripeties_en_altitude_D5526293/ Apologie du southwest en hiver https://voyageforum.com/forum/apologie_sud-ouest_etats-unis_en_hiver_D5851267/ Impressions d'Afrique et de Namibie
DI Diamina Globetrotter ·
(ordi hémiplégique, IPhone en coma dépassé, voiture sur trois pattes, je te réponds comme je peux)

Ne me dis pas que toi aussi, tu es en position tétraplégique allongée avec une spatule pour taper tes lettres avec ta bouche!!!!!!!🤪

Depuis combien de siècles les békés ont-ils perdus les privilèges qui fondent leur richesse actuelle ?

C'est bien là le problème, ils n'ont jamais perdu leurs privilèges!!!!!! 😊 Ils ont gardé toutes les terres, tout l'argent, toutes les exploitations, l'Etat français les a substantiellement dédommagé de la perte de leurs esclaves, mais les esclaves eux n'ont rien eu d'autre que leur soi-disant liberté, et ils ont payé leurs anciens esclaves des salaires de misère, que ces derniers étaient contraints de dépenser sur l'exploitation pour acheter de quoi faire à manger.

Mandela était un pragmatique, pas un dogmatique. La vengeance n'était pas son moteur, ni le bouc-émissaire sa politique.

Pour Mandela, tu as raison, vaut mieux laisser tomber. Fatigué, harassé, lessivé, séparé de ses compagnons pendant plusieurs mois, il a trouvé ses limites et a cédé. Tant pis!

Jolies trilles que celles de ce chanteur.

Une belle envolée c'est clair!!!

(En EPS, j'ai choisi l'option 'sports mécaniques').

Ah!!! Le "P" est mis pour "physique" des fluides alors???

bises
Nord Chili, NOA, Sud Lipez, La Paz août 2012 https://voyageforum.com/forum/mois_dans_andes_peripeties_en_altitude_D5526293/ Apologie du southwest en hiver https://voyageforum.com/forum/apologie_sud-ouest_etats-unis_en_hiver_D5851267/ Impressions d'Afrique et de Namibie
RJ Rjulie95 Globetrotter ·
Pour Mandela, tu as raison, vaut mieux laisser tomber. Fatigué, harassé, lessivé, séparé de ses compagnons pendant plusieurs mois, il a trouvé ses limites et a cédé. Tant pis!

On a l'exemple contraire au Zimbabwe, toutes les terres ont été retirés aux fermiers et redistribuées. Ce pays était le grenier à blé de l'Afrique ....... et maintenant tout n'est que misère. Je ne pense pas que Mandela est cédé, il a juste pensé que pour l'avenir de son pays il ne pouvait pas suivre l'exemple du Zimbabwe et heureusement d'ailleurs
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.

"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela

https://www.en-voyages.fr
VO Voyajou Globetrotter ·
De ce chanteur... il a quelque chose en lui d'Amélie.

« Encore une manifestation de l'ethnocentrisme » : voilà ce que j'ai pensé à la première lecture de votre signalement d'Amélie (Catacombe, I presume?). Il m'était impossible de rester dans le doute. D'imaginer que les peintures pariétales du township puissent être inspirées par la culture belge, ou même occidentale. Jusqu'où aurait-il fallu remonter ? Les peintures rupestres des Bushmen pouvaient-elles être des plagiats de Lascaux ? Je nous devais d'enquêter et me suis rendu hier soir sur les lieux dans l'espoir de rencontrer l'artiste, que j'ai fini par trouver dans un abri de tôle non peint au fond d'une cour. Ni spray ni pinceau dans la main qu'il ne me tend pas mais un tisonnier avec quoi il fourrage son couvre-chef avant de répondre. Je l'ai formellement identifié : il est coiffé d'un tuyau de poêle qui vapote légèrement (quelques bouffées plus épaisses durant l'entretien qu'il a bien voulu m'accorder). Entretien que je rapporte ici, librement traduit de l'afrikaans.

- Bonsoir Monsieur. - Ouais ? - (lui montrant Amélie sur l'écran) Vous êtes bien l'artiste ? - Pas impossible. - ... - C'est pourquoi ?

Bref, j'abrège. Ne lit pas (Amélie O'Tomb?). Semble mécontent qu'une étrangère se soit inspirée de son œuvre pour se déguiser. Abondant, je lui laisse miroiter un gros lot de dommages et intérêts. Il s'agirait du portrait de son épouse qui, marre des racines noueuses, s'est un matin envolée avec les oiseaux. Depuis son départ, il affirme que cette peinture est une annonce matrimoniale. Il cultive un nouveau ficus dont les racines enserrent un tuyau noir et exige que l'élue soit dotée d'oiseaux. Je m'engage à offrir le manteau noir à la mariée (je rentre bientôt et ferai un détour par la Belgique).

Et sur cette autre, saurez-vous identifier les protagonistes ?

VO Voyajou Globetrotter ·
... tu devrais faire éditer ton roman road trip...

Mais il me faudrait chercher une éditeurice? Et, plus tard, signer des orthographes à des files de poireaux? Il me faudrait recruter un autre nègre?

Qui est présent dans tous les pays d'Afrique Australe et pas au Lesotho? C'est... c'est...

Y7 Y7sag6er1 Veteran ·
oh la la, ça me fait replonger dans l'histoire de ma famille... De ce cousin richissime propriétaire de 4000 hectares de champs de canne à sucre, et peut être j'en oublie, qui ont viré les employés de la maison du "manage" de peur que ces gens ne s'improvisent propriétaires, et pourtant, et pourtant, comme ils le méritent, et maintenant ils vivent dans des petites baraques de briques grises, ah, mais la femme de mon cousin, qui joue au tennis avec ses copines à Empageni, me disait "mais ils ont la télé". un jour, mon cousin, grand avocat militant de la cause des blancs, m'a emmené dans sa nouvelle usine de transformation de poivrons, j'y ai vu les filles travailler à la chaîne, je lui ai dit, ce serait bien qu'elles bossent en musique, l'Afrique, sans musique, ce n'est pas l'Afrique, ce jour là, c'était la rupture. Pourtant, ces enfants là, ils étaient nés au Lesotho, le pays où tout le monde chante et rit et mange de l'épinard à midi, moi, je n'ai rien compris. Enfin, je lui ai dit merci, grâce à lui, j'ai vu les big five dans le parc de Hluhluwe et Richard Bay, j'ai fumé des clopes avec son jardinier, et j'ai beaucoup pleuré.
Y7 Y7sag6er1 Veteran ·
Comment ça un autre nègre ?😮 Bonjour les éléphants, si vous saviez, que vous êtes là à cause du renard du Soudan.. Mais bon pour l'histoire, il faudrait aller sous la cascade, avec quelques canettes de Loxton hein !😉
Y7 Y7sag6er1 Veteran ·
apartheid... Qui s'en souvient...? https://www.youtube.com/watch?v=luVpsM3YAgw

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