Du 28 au 28: 31 jours en solo dans l'Ouest! (vidéos)
by Yatre
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Du 28 au 28 : un mercredi 11 mai vers Capitol Reef (J14)
youtu.be/nToG4A1PLsU
GOBLIN VALLEY STATE PARK
400 kilomètres me séparent de la prochaine destination : Capitol Reef. Heureusement, quelques étapes au milieu sont prévues pour mieux apprécier le trajet.
Premier arrêt à Goblin Valley State Park dont les photos sur internet m'ont beaucoup intrigué. L'entrée dans le parc est à 13 dollars. Il y a plusieurs trails mais avec mon timing serré, le ranger à l'entrée me recommande de me rendre au parking et de simplement me balader !
Le lieu se prête en effet à l'exploration ! Après être descendu au milieu des « goblins », j'erre tranquillement entre ces hauts rochers aux formes improbables. Un groupe d'écoliers se disperse également dans le coin mais le lieu est suffisamment vaste pour se retrouver seul dans ces paysages ahurissants ! C'est même très plaisant de se perdre dans cette espèce de clairière ! J'aime beaucoup cet endroit et je passe une heure ici... Mais je serais bien resté plus longtemps !
LITTLE WILD HORSE CANYON
Pas très loin se trouve Little Wild Horse Canyon. Au début la marche est relativement simple, tellement simple que je me demande si je suis au bon endroit ! Il y a de beaux arbres et le soleil magnifie complètement le décor. Et puis ça se corse ! J'escalade littéralement les rochers... Il n'y a personne devant moi pour me montrer la meilleure façon de passer alors avec beaucoup de précautions j'essaye les différentes alternatives avant d'y arriver. Personnellement, j'ai réussi en escaladant le premier gros rocher par la gauche.
Je marche ensuite entre d'étroites parois, les croisements avec les touristes en sens inverse sont d'ailleurs très compliqués mais bon, ça rapproche ! Je sens vraiment que l'Homme n'a rien à faire dans cet environnement et j'ai parfois la sensation d'être le premier à mettre les pieds ici. Malheureusement, plus j'avance et plus les parois sont serrées. Plus j'avance et moins je me sens à l'aise avec mon équipement amateur de citadin... Mes bottines manquent d'adhérence et je préfère rebrousser chemin plutôt que de me casser la figure comme un idiot au milieu de nulle part.
Au retour je croise quelques touristes qui cherchent la meilleure façon d'escalader le gros rocher du début. Je suis très heureux de tendre ma main à l'un d'eux pour l'aider à gravir l'obstacle... Par la gauche, évidemment !
Little Wild Horse Canyon est une jolie surprise je ne m'attendais pas à une telle découverte avant d'y être !
LA ROUTE VERS CAPITOL REEF
Je m'ennuie un peu au volant de mon SUV depuis plusieurs kilomètres quand, soudain, derrière une énième colline : Hanksville ! L'apparition à travers le pare-brise a l'air d'un mirage... Après des journées entières au milieu de la roche rouge, Hanksville éclate par ses prairies vertes ! Je donnerais beaucoup pour revivre cet instant : magique !
Du coup je m'offre une pause pour approcher les champs, des vignobles ainsi que des chevaux dans une propriété plus loin. Un chien fonce vers moi en aboyant ! Je remonte vite dans la Nissan ! Petit break dans un diner pour manger une glace et je repars.
La route devient plus jolie à regarder, elle est moins lisse et rouge pour devenir de plus en plus arborée. Plusieurs arrêts aménagés invitent d'ailleurs à des arrêts photos, à proximité de la rivière. Le changement est radical et très agréable !
CAPITOL REEF
Comme j'arrive plus tôt que prévu je prends de l'avance sur le programme de demain avec un arrêt par le trail de Hickman Bridge qui se situe sur la route. Une marche assez difficile me conduit jusqu'au pont naturel, très impressionnant et beaucoup plus grand qu'il en a l'air sur les photos ! En dessous, une femme chante solennellement l'hymne américain ! Elle me voit l'observer avec le sourire et m'interpelle « Do you sing ? » Je n'ai pas cette qualité et décline son invitation à la rejoindre ! Hickman Bridge me fait en tout cas une excellente première impression.
Mon enthousiasme diminue en découvrant Gooseneck Overlook et Panorama Point qui, je trouve, sont des spots beaucoup plus communs par rapport à ce que j'ai déjà vu jusqu'ici ! Dernier arrêt à Sunset Point. Attention le soleil se couche 10 minutes environ avant l'heure officielle...
L'HOTEL
Ce soir je loge à Torrey. La ville est minuscule et plutôt sinistre. L'hôtel Austin's Chuckwagon Lodge est de loin l'hôtel le plus lumineux et accueillant du coin ! Hélas pour ma part je me rends au Red Sand Hotel et l'ambiance est moins glamour ! Le point positif est la proximité de la station-service et d'une supérette.
L'hôtel dispose une piscine et d'un jacuzzi couverts. Le petit déjeuner est inclus mais il n'y a pas énormément de choix au menu. Néanmoins pour la première fois de ce séjour je découvre les waffles (des gaufres) à cuisiner soi-même ! J'aime beaucoup !
Ma chambre est datée, le rideau de la fenêtre est rafistolé avec du scotch et il règne une odeur bizarre. J'hérite d'une vue sur la route mais visiblement de l'autre côté du couloir les invités ont une vue sur un champ avec quelques chevaux. Heureusement je ne reste que deux nuits (207 euros)
youtu.be/nToG4A1PLsU
GOBLIN VALLEY STATE PARK
400 kilomètres me séparent de la prochaine destination : Capitol Reef. Heureusement, quelques étapes au milieu sont prévues pour mieux apprécier le trajet.
Premier arrêt à Goblin Valley State Park dont les photos sur internet m'ont beaucoup intrigué. L'entrée dans le parc est à 13 dollars. Il y a plusieurs trails mais avec mon timing serré, le ranger à l'entrée me recommande de me rendre au parking et de simplement me balader !
Le lieu se prête en effet à l'exploration ! Après être descendu au milieu des « goblins », j'erre tranquillement entre ces hauts rochers aux formes improbables. Un groupe d'écoliers se disperse également dans le coin mais le lieu est suffisamment vaste pour se retrouver seul dans ces paysages ahurissants ! C'est même très plaisant de se perdre dans cette espèce de clairière ! J'aime beaucoup cet endroit et je passe une heure ici... Mais je serais bien resté plus longtemps !
LITTLE WILD HORSE CANYON
Pas très loin se trouve Little Wild Horse Canyon. Au début la marche est relativement simple, tellement simple que je me demande si je suis au bon endroit ! Il y a de beaux arbres et le soleil magnifie complètement le décor. Et puis ça se corse ! J'escalade littéralement les rochers... Il n'y a personne devant moi pour me montrer la meilleure façon de passer alors avec beaucoup de précautions j'essaye les différentes alternatives avant d'y arriver. Personnellement, j'ai réussi en escaladant le premier gros rocher par la gauche.
Je marche ensuite entre d'étroites parois, les croisements avec les touristes en sens inverse sont d'ailleurs très compliqués mais bon, ça rapproche ! Je sens vraiment que l'Homme n'a rien à faire dans cet environnement et j'ai parfois la sensation d'être le premier à mettre les pieds ici. Malheureusement, plus j'avance et plus les parois sont serrées. Plus j'avance et moins je me sens à l'aise avec mon équipement amateur de citadin... Mes bottines manquent d'adhérence et je préfère rebrousser chemin plutôt que de me casser la figure comme un idiot au milieu de nulle part.
Au retour je croise quelques touristes qui cherchent la meilleure façon d'escalader le gros rocher du début. Je suis très heureux de tendre ma main à l'un d'eux pour l'aider à gravir l'obstacle... Par la gauche, évidemment !
Little Wild Horse Canyon est une jolie surprise je ne m'attendais pas à une telle découverte avant d'y être !
LA ROUTE VERS CAPITOL REEF
Je m'ennuie un peu au volant de mon SUV depuis plusieurs kilomètres quand, soudain, derrière une énième colline : Hanksville ! L'apparition à travers le pare-brise a l'air d'un mirage... Après des journées entières au milieu de la roche rouge, Hanksville éclate par ses prairies vertes ! Je donnerais beaucoup pour revivre cet instant : magique !
Du coup je m'offre une pause pour approcher les champs, des vignobles ainsi que des chevaux dans une propriété plus loin. Un chien fonce vers moi en aboyant ! Je remonte vite dans la Nissan ! Petit break dans un diner pour manger une glace et je repars.
La route devient plus jolie à regarder, elle est moins lisse et rouge pour devenir de plus en plus arborée. Plusieurs arrêts aménagés invitent d'ailleurs à des arrêts photos, à proximité de la rivière. Le changement est radical et très agréable !
CAPITOL REEF
Comme j'arrive plus tôt que prévu je prends de l'avance sur le programme de demain avec un arrêt par le trail de Hickman Bridge qui se situe sur la route. Une marche assez difficile me conduit jusqu'au pont naturel, très impressionnant et beaucoup plus grand qu'il en a l'air sur les photos ! En dessous, une femme chante solennellement l'hymne américain ! Elle me voit l'observer avec le sourire et m'interpelle « Do you sing ? » Je n'ai pas cette qualité et décline son invitation à la rejoindre ! Hickman Bridge me fait en tout cas une excellente première impression.
Mon enthousiasme diminue en découvrant Gooseneck Overlook et Panorama Point qui, je trouve, sont des spots beaucoup plus communs par rapport à ce que j'ai déjà vu jusqu'ici ! Dernier arrêt à Sunset Point. Attention le soleil se couche 10 minutes environ avant l'heure officielle...
L'HOTEL
Ce soir je loge à Torrey. La ville est minuscule et plutôt sinistre. L'hôtel Austin's Chuckwagon Lodge est de loin l'hôtel le plus lumineux et accueillant du coin ! Hélas pour ma part je me rends au Red Sand Hotel et l'ambiance est moins glamour ! Le point positif est la proximité de la station-service et d'une supérette.
L'hôtel dispose une piscine et d'un jacuzzi couverts. Le petit déjeuner est inclus mais il n'y a pas énormément de choix au menu. Néanmoins pour la première fois de ce séjour je découvre les waffles (des gaufres) à cuisiner soi-même ! J'aime beaucoup !
Ma chambre est datée, le rideau de la fenêtre est rafistolé avec du scotch et il règne une odeur bizarre. J'hérite d'une vue sur la route mais visiblement de l'autre côté du couloir les invités ont une vue sur un champ avec quelques chevaux. Heureusement je ne reste que deux nuits (207 euros)
Un jour je suis parti 31 jours aux Etats-Unis et j'étais seul.
Le récit : https://voyageforum.com/discussion/28-28-31-jours-en-solo-dans-ouest-videos-d8108724/
Les vidéos : https://www.youtube.com/watch?v=D8nxwY41GYA&list=PLZmLjxR75Ez8h5AfUE5yWCkopwfwJ-0Ra
Et Yann... c'est une rediff 😛
On attends l'épisode inédit ! 😉
Mais le texte reste toujours aussi agréable à lire 😇
Mais le texte reste toujours aussi agréable à lire 😇
I'm a poor lonesome cowboy
I've a long long way from home
Over mountains and over prairies
From dawn 'til day is done
My Cadillac and me keep riding
Oups j'ai été trop vite ! Je viens d'éditer mon message pour partager la bonne vidéo ! Bon visionnage :)
Un jour je suis parti 31 jours aux Etats-Unis et j'étais seul.
Le récit : https://voyageforum.com/discussion/28-28-31-jours-en-solo-dans-ouest-videos-d8108724/
Les vidéos : https://www.youtube.com/watch?v=D8nxwY41GYA&list=PLZmLjxR75Ez8h5AfUE5yWCkopwfwJ-0Ra
Du 28 au 28 : un jeudi 12 mai à Capitol Reef (J15)
youtu.be/C1HzoFVtfAs
Je n'ai pas très bien dormi dans cette chambre. Je me lève rapidement pour profiter du petit-déjeuner et de la salle de repas quasiment vide.
CAPITOL GORGE
La route pour se rendre à Capitol Gorge est fun, les roues soulèvent la poussière et ça bouge dans tous les sens. A l'arrivée le parking est vide et il y a deux directions : Capitol Gorge Trail et Golden Throne Trail. Je commence par la première option, si mon roadbook est juste c'est le trail le plus simple.
La marche est aisée car c'est très plat. Parfois il y a du gravier ou du sable mais vraiment rien de compliqué ! Les parois qui m'encadrent sont tellement imposantes... Je me sens très petit. Il n'y a personne autour et la balade n'en est que plus agréable ! A un moment, on peut lire les noms des hommes qui ont défriché le coin, gravés dans le granite. Il y a quelque chose d'émouvant ici même si ces inscriptions éternelles ne sont pas si anciennes que ça.
Sur le chemin une déviation invite à découvrir des tanks, des trous remplis d'eau stagnante. Ce détour demande beaucoup d'efforts je trouve pour un résultat tout juste sympa à découvrir.
Quand je reviens sur le parking je constate qu'il est envahi de voitures. Personnellement, je suis chaud pour attaquer le Golden Throne Trail mais je suis incapable de distinguer le début du trail. Un peu désemparé je retourne en voiture... et je m'endors !
FRUITA OASIS
Au réveil je quitte le secteur pour rejoindre le trail de Cohab Canyon. Les paysages sont variés : un peu de verdure, un peu de sable, un peu d'arbres, ça monte... puis ça descend... Il y a plein de montagnes incroyables autour. Tout ça est très éprouvant et chronophage mais ça en vaut la peine ! Lorsque je fais marche arrière, je me surprends à parler tout seul, à voix haute. Sans complexe, je me raconte ma vie et mes derniers exploits. De toute façon ici, personne ne peut m'entendre !
A Paris, des collègues m'ont avoué que quand ils se retrouvent seuls 24 heures, il leur manque quelqu'un à qui raconter leur journée. Petits joueurs ! J'ai attendu deux semaines avant d'arriver à ce stade de solitude !
De retour de cette longue excursion, exténué, je file au Visitor Center d'à côté pour remplir mes gourdes d'eau et somnoler dans leur salle de cinéma fraîche. Je repasse par la voiture et... Et je m'endors une nouvelle fois ! Décidément cette journée me flingue, c'est affreux ! En même temps je culpabilise car j'ai l'impression de ne pas rentabiliser ma journée.
Quand la chaleur me réveille je prends la direction de Waterpoket Fold via la Notom Road. J'aperçois au loin ce fameux pli de la croûte terrestre et m'en satisfais.
Passage à la station essence, 36 dollars plus tard je reviens dans ma chambre et il n'est que 19h30.
J'ai quelque peu l'impression d'avoir perdu mon temps avec cette étape à Capitol Reef qui ne m'a pas transcendé. J'ai du passer à côté de quelque chose... J'ignore quoi. En attendant je quitte Torrey demain et je ne le regrette pas...
youtu.be/C1HzoFVtfAs
Je n'ai pas très bien dormi dans cette chambre. Je me lève rapidement pour profiter du petit-déjeuner et de la salle de repas quasiment vide.
CAPITOL GORGE
La route pour se rendre à Capitol Gorge est fun, les roues soulèvent la poussière et ça bouge dans tous les sens. A l'arrivée le parking est vide et il y a deux directions : Capitol Gorge Trail et Golden Throne Trail. Je commence par la première option, si mon roadbook est juste c'est le trail le plus simple.
La marche est aisée car c'est très plat. Parfois il y a du gravier ou du sable mais vraiment rien de compliqué ! Les parois qui m'encadrent sont tellement imposantes... Je me sens très petit. Il n'y a personne autour et la balade n'en est que plus agréable ! A un moment, on peut lire les noms des hommes qui ont défriché le coin, gravés dans le granite. Il y a quelque chose d'émouvant ici même si ces inscriptions éternelles ne sont pas si anciennes que ça.
Sur le chemin une déviation invite à découvrir des tanks, des trous remplis d'eau stagnante. Ce détour demande beaucoup d'efforts je trouve pour un résultat tout juste sympa à découvrir.
Quand je reviens sur le parking je constate qu'il est envahi de voitures. Personnellement, je suis chaud pour attaquer le Golden Throne Trail mais je suis incapable de distinguer le début du trail. Un peu désemparé je retourne en voiture... et je m'endors !
FRUITA OASIS
Au réveil je quitte le secteur pour rejoindre le trail de Cohab Canyon. Les paysages sont variés : un peu de verdure, un peu de sable, un peu d'arbres, ça monte... puis ça descend... Il y a plein de montagnes incroyables autour. Tout ça est très éprouvant et chronophage mais ça en vaut la peine ! Lorsque je fais marche arrière, je me surprends à parler tout seul, à voix haute. Sans complexe, je me raconte ma vie et mes derniers exploits. De toute façon ici, personne ne peut m'entendre !
A Paris, des collègues m'ont avoué que quand ils se retrouvent seuls 24 heures, il leur manque quelqu'un à qui raconter leur journée. Petits joueurs ! J'ai attendu deux semaines avant d'arriver à ce stade de solitude !
De retour de cette longue excursion, exténué, je file au Visitor Center d'à côté pour remplir mes gourdes d'eau et somnoler dans leur salle de cinéma fraîche. Je repasse par la voiture et... Et je m'endors une nouvelle fois ! Décidément cette journée me flingue, c'est affreux ! En même temps je culpabilise car j'ai l'impression de ne pas rentabiliser ma journée.
Quand la chaleur me réveille je prends la direction de Waterpoket Fold via la Notom Road. J'aperçois au loin ce fameux pli de la croûte terrestre et m'en satisfais.
Passage à la station essence, 36 dollars plus tard je reviens dans ma chambre et il n'est que 19h30.
J'ai quelque peu l'impression d'avoir perdu mon temps avec cette étape à Capitol Reef qui ne m'a pas transcendé. J'ai du passer à côté de quelque chose... J'ignore quoi. En attendant je quitte Torrey demain et je ne le regrette pas...
Un jour je suis parti 31 jours aux Etats-Unis et j'étais seul.
Le récit : https://voyageforum.com/discussion/28-28-31-jours-en-solo-dans-ouest-videos-d8108724/
Les vidéos : https://www.youtube.com/watch?v=D8nxwY41GYA&list=PLZmLjxR75Ez8h5AfUE5yWCkopwfwJ-0Ra
Bonjour Yann
Quel boulot le montage de ces petites vidéos, mais c'est très sympa à regarder, ça change😉 Pour Lower Antelope Canyon, tout comme toi, on a beaucoup apprécié de pouvoir le visiter dans de bonnes conditions... On n'a pas fait Upper... mais là, je ne sais pas si c'est possible de le faire à la bonne heure pour les rayons pénétrant le canyon et sans bousculade...
Pour revenir sur les modalités de paiement :
LE RETRAIT DE CASH
Avant de partir j'ai rencontré mon banquier LCL et je l'ai prévenu de mon voyage mais il ne m'a averti de rien. J'ai contacté mon agence par mail qui a été très nulle dans ses réponses. Par téléphone c'est un peu mieux mais ça coûte une blinde. Alors pour vous éviter les mêmes problèmes que moi, voici un petit paragraphe pour parler money money.
Je suis venu aux Etats-Unis avec 500 dollars en liquide. Spoiler : ce n'est pas assez pour 31 jours. J'en ai retiré 1100 de plus par la suite. Les distributeurs facturent les retraits entre 2 et 4 dollars. A chaque retrait s'ajoute des frais de change et une commission interbancaire. Quand je retire 200 dollars ça me coûte pas 179 euros mais 187. IL PARAIT que c'est plus intéressant de faire des retraits comme ça plutôt que de payer systématiquement par carte bancaire ici. A l'heure actuelle je ne connais toujours pas la vérité.
Je suis aussi chez LCL, mais cette année, j'ai trouvé un moyen beaucoup moins onéreux😉, j'en parle ici :https://voyageforum.com/v.f?post=8105474#8105474 A bientôt pour la suite
Quel boulot le montage de ces petites vidéos, mais c'est très sympa à regarder, ça change😉 Pour Lower Antelope Canyon, tout comme toi, on a beaucoup apprécié de pouvoir le visiter dans de bonnes conditions... On n'a pas fait Upper... mais là, je ne sais pas si c'est possible de le faire à la bonne heure pour les rayons pénétrant le canyon et sans bousculade...
Pour revenir sur les modalités de paiement :
LE RETRAIT DE CASH
Avant de partir j'ai rencontré mon banquier LCL et je l'ai prévenu de mon voyage mais il ne m'a averti de rien. J'ai contacté mon agence par mail qui a été très nulle dans ses réponses. Par téléphone c'est un peu mieux mais ça coûte une blinde. Alors pour vous éviter les mêmes problèmes que moi, voici un petit paragraphe pour parler money money.
Je suis venu aux Etats-Unis avec 500 dollars en liquide. Spoiler : ce n'est pas assez pour 31 jours. J'en ai retiré 1100 de plus par la suite. Les distributeurs facturent les retraits entre 2 et 4 dollars. A chaque retrait s'ajoute des frais de change et une commission interbancaire. Quand je retire 200 dollars ça me coûte pas 179 euros mais 187. IL PARAIT que c'est plus intéressant de faire des retraits comme ça plutôt que de payer systématiquement par carte bancaire ici. A l'heure actuelle je ne connais toujours pas la vérité.
Je suis aussi chez LCL, mais cette année, j'ai trouvé un moyen beaucoup moins onéreux😉, j'en parle ici :https://voyageforum.com/v.f?post=8105474#8105474 A bientôt pour la suite
Ouest américain : road-trip multigénérationnel : https://voyageforum.com/v.f?post=7117430;#7117430 - tête-à-tête mère-fils, avril 2017 https://voyageforum.com/v.f?post=8104174;#8104174 - De Yellowstone à Disneyworld juillet 2018 https://voyageforum.com/v.f?post=9104079;a=9104079
Je suis aussi chez LCL, mais cette année, j'ai trouvé un moyen beaucoup moins onéreux😉, j'en parle ici :voyageforum.com/...post=8105474#8105474
Merci pour le message Fanny ! En effet ta solution semble efficace. Pour ma part, juste avant de décoller, j'étais tombé sur une piste intéressante : les cartes bancaires rechargeables en ligne. On t'envoie une carte par courrier et tu la recharges à volonté via un site internet...
Du 28 au 28 : un vendredi 13 mai à Bryce Canyon (J16)
https://youtu.be/YlzkNW_KxMY
UT-12
Je suis satisfait de reprendre la voiture ce matin pour de nouvelles aventures, d'autant que je me dirige désormais vers un spot réputé : Bryce Canyon !
Mais d'abord j'emprunte la fameuse route panoramique UT-12. Il y a pas mal de parkings aménagés au bord, bien pratiques. Les points de vue qu'ils offrent semblent irréels tant les paysages ont l'air vastes et lointains ! J'avais noté 4 heures pour achever cette route mais 2h30 m'ont suffi !
KODACHROME BASIN
Puisque j'ai un peu d'avance par rapport à mon planning, je décide de m'arrêter au parc Kodachrome Basin que j'avais rangé dans la colonne « Plans B » de mon roadbook. L'entrée coûte 8 dollars. Je m'engage sur le Panorama Trail. Après avoir dépassé une petite famille, je ne rencontre plus personne pendant les deux prochaines heures.
Le trail est très simple, plat et bien indiqué. Je croise sur mon chemin des curiosités géologiques hallucinantes comme une série de rochers en forme de tipi indien ! La dernière partie se corse pour atteindre le Panorama Point. Ça grimpe dur ! Une fois arrivé par contre c'est la claque ! La vue est sensationnelle et mérite amplement les efforts fournis précédemment pour y accéder ! C'est une excellente surprise.
De retour sur le parking, je suis chaud et je m'embarque sur le Grand Parade Trail. Le décor est moins intéressant à mon goût. Néanmoins il faut voir les Canyon Box, des sortes de découpes naturelles à même la roche ainsi que les arbres à moitié déracinés qui tiennent debout par magie. J'expédie un peu cette balade et reprends la voiture.
BRYCE CANYON
J'approche de Bryce Canyon désormais. J'ai vu beaucoup de photos sur la toile pendant la préparation mais bizarrement j'ai encore du mal à imaginer ce que je vais voir. A l'entrée je présente mon pass et j'ai l'impression de pénétrer dans un club de vacances. Il y a beaucoup de touristes et tout a l'air très encadré, avec plein de barrières.
Après un bref arrêt au Visitor Center, je fonce vers Sunrise Point, Inspiration Point et Bryce Point. Et j'en prends plein les yeux ! Le paysage est coloré et ces cheminées au fond de l'amphithéâtre sont surprenantes c'est un joli spectacle à ne pas manquer !
Il y a pas mal de monde aux principaux points de vue, et encore plus à Sunset Point où je termine ma journée.
L'HOTEL
Pour les deux prochaines nuits je dors à Tropic, au Best American Value. Il se situe à un quart d'heure environ de Bryce Canyon. La facture : 167 euros. Le motel ne paye pas de mine de l'extérieur et ma chambre est usée : le pied de la table de chevet est défoncé, la baignoire craquelée et la télé est un vieux tube cathodique comme on en fait plus depuis 10 ans ! Pas de frigo, pas de micro-ondes, par de petit déjeuner inclus... Il n'y a qu'un seul point positif : on me remet deux coupons de 5$ à dépenser dans le General Store d'à côté. Mon prochain repas sera donc gratuit !
Merci pour le message Fanny ! En effet ta solution semble efficace. Pour ma part, juste avant de décoller, j'étais tombé sur une piste intéressante : les cartes bancaires rechargeables en ligne. On t'envoie une carte par courrier et tu la recharges à volonté via un site internet...
Du 28 au 28 : un vendredi 13 mai à Bryce Canyon (J16)
https://youtu.be/YlzkNW_KxMY
UT-12
Je suis satisfait de reprendre la voiture ce matin pour de nouvelles aventures, d'autant que je me dirige désormais vers un spot réputé : Bryce Canyon !
Mais d'abord j'emprunte la fameuse route panoramique UT-12. Il y a pas mal de parkings aménagés au bord, bien pratiques. Les points de vue qu'ils offrent semblent irréels tant les paysages ont l'air vastes et lointains ! J'avais noté 4 heures pour achever cette route mais 2h30 m'ont suffi !
KODACHROME BASIN
Puisque j'ai un peu d'avance par rapport à mon planning, je décide de m'arrêter au parc Kodachrome Basin que j'avais rangé dans la colonne « Plans B » de mon roadbook. L'entrée coûte 8 dollars. Je m'engage sur le Panorama Trail. Après avoir dépassé une petite famille, je ne rencontre plus personne pendant les deux prochaines heures.
Le trail est très simple, plat et bien indiqué. Je croise sur mon chemin des curiosités géologiques hallucinantes comme une série de rochers en forme de tipi indien ! La dernière partie se corse pour atteindre le Panorama Point. Ça grimpe dur ! Une fois arrivé par contre c'est la claque ! La vue est sensationnelle et mérite amplement les efforts fournis précédemment pour y accéder ! C'est une excellente surprise.
De retour sur le parking, je suis chaud et je m'embarque sur le Grand Parade Trail. Le décor est moins intéressant à mon goût. Néanmoins il faut voir les Canyon Box, des sortes de découpes naturelles à même la roche ainsi que les arbres à moitié déracinés qui tiennent debout par magie. J'expédie un peu cette balade et reprends la voiture.
BRYCE CANYON
J'approche de Bryce Canyon désormais. J'ai vu beaucoup de photos sur la toile pendant la préparation mais bizarrement j'ai encore du mal à imaginer ce que je vais voir. A l'entrée je présente mon pass et j'ai l'impression de pénétrer dans un club de vacances. Il y a beaucoup de touristes et tout a l'air très encadré, avec plein de barrières.
Après un bref arrêt au Visitor Center, je fonce vers Sunrise Point, Inspiration Point et Bryce Point. Et j'en prends plein les yeux ! Le paysage est coloré et ces cheminées au fond de l'amphithéâtre sont surprenantes c'est un joli spectacle à ne pas manquer !
Il y a pas mal de monde aux principaux points de vue, et encore plus à Sunset Point où je termine ma journée.
L'HOTEL
Pour les deux prochaines nuits je dors à Tropic, au Best American Value. Il se situe à un quart d'heure environ de Bryce Canyon. La facture : 167 euros. Le motel ne paye pas de mine de l'extérieur et ma chambre est usée : le pied de la table de chevet est défoncé, la baignoire craquelée et la télé est un vieux tube cathodique comme on en fait plus depuis 10 ans ! Pas de frigo, pas de micro-ondes, par de petit déjeuner inclus... Il n'y a qu'un seul point positif : on me remet deux coupons de 5$ à dépenser dans le General Store d'à côté. Mon prochain repas sera donc gratuit !
Un jour je suis parti 31 jours aux Etats-Unis et j'étais seul.
Le récit : https://voyageforum.com/discussion/28-28-31-jours-en-solo-dans-ouest-videos-d8108724/
Les vidéos : https://www.youtube.com/watch?v=D8nxwY41GYA&list=PLZmLjxR75Ez8h5AfUE5yWCkopwfwJ-0Ra
Du 28 au 28 : un samedi 14 mai à Bryce Canyon (J17)
youtu.be/nE_zGooZPLo
SUNRISE POINT
Une sorte de tradition est en train de s'instaurer dans ce voyage. Quand j'assiste au coucher de soleil, j'aime bien le voir réapparaître le lendemain matin ! C'est d'ailleurs la seule raison qui me sort de mon lit à 4h30 pour aller au Sunrise Point de Bryce Canyon.
J'avais laissé une petite foule hier soir lors du coucher mais ce matin je suis parmi les premiers. On doit être une vingtaine à avoir eu le courage de venir de bonne heure. Attention : ça ne sert à rien de regarder en direction du soleil, la magie s'opère dans l'amphithéâtre même. Cette erreur me vaut de rater l'essentiel du spectacle mais rien de dramatique...
NAVAJO LOOP & QUEEN'S GARDEN TRAIL
Maintenant que je suis debout et bien réveillé, je vais à Sunset Point où je descends dans Navajo Loop et Queen's Garden Trail. Sur tous les panneaux dans le parc il est présenté comme « The Most Popular » mais comme il est tôt, je ne rencontre pas énormément de monde. Le trail requiert quelques efforts physiques... Logique puisqu'on descend dans l'amphithéâtre. Je prends des photos, je bois beaucoup d'eau et fais de nombreuses pauses pour admirer ce décor inédit. Pendant un instant j'ai hésité à me lancer sur Peek-A-Boo Loop mais franchement je suis épuisé. Je passe mon tour et je rejoins mon point d'arrivée à Sunrise Point après 1h45 de marche.
LA RANDO EQUESTRE
Direction le Bryce Canyon Lodge où j'ai repéré hier l'existence de randonnées équestres dans le parc. 90$/3h, c'est honnête par rapport aux 95$/1h30 de Monument Valley. L'activité est bien encadrée, les groupes sont limités à 10 chevaux et ils ont l'air complètement téléguidés. Nous descendons par Navajo Loop puis marchons au pas vers Peek-A-Boo Loop. Les paysages évidemment sont merveilleux, d'autant que nous empruntons parfois un sentier exclusivement réservé aux randonnées équestres.
Plusieurs fois les chevaux marchent en bord de falaise, grimpent ou dévalent des sentiers vraiment pentus, de quoi provoquer quelques bonnes sensations ! En parallèle, le cow-boy à la tête du cortège commente régulièrement ce qui nous entoure avec beaucoup d'humour. « I have bad news. I think we're lost » J'oublie presque qu'il répète ces blagues à tous les groupes depuis des décennies et j'adore ! Il méritera un pourboire.
Après plus de 3 heures à cheval (incluant une pause de 20 minutes pour rafraîchir tout le monde), je suis à la fois fatigué et heureux de cette balade atypique. Je vous la conseille fortement. Les sacs sont interdits pour la balade mais rien ne vous empêche d'embarquer un appareil photo et de ramener quelques souvenirs !
Il est 16h passé et ça y est, j'ai vu l'essentiel de Bryce Canyon. Un chouette parc, très beau, bien configuré et accessible.
RED CANYON
Sur cette très bonne note, je prends le chemin désormais vers Red Canyon, à une vingtaine de minutes en voiture d'ici. La route traverse quelques rochers creusés, c'est très cool à faire !
Sur les recommandations du réceptionniste du Visitor Center, je m'engage sur le trail de Pink Ledges. Court, simple, coloré et très documenté : parfait ! Avec un touriste nous tentons un peu de off-trail et nous partageons notre enthousiasme sur les magnifiques couleurs que nous voyons. Tout est si... ROUGE ! Ce touriste habite San Francisco, il arrive de Zion et ira ce soir à Bryce Canyon. C'est l'occasion de lui transmettre quelques conseils sur ce qui l'attend ce soir... Genre je m'y connais, "tavu ?" !
J'ai bien aimé Red Canyon même si je suis loin d'en avoir fait le tour. Evidemment, les paysages sont moins étonnants comparés à ceux de Bryce Canyon mais ils sont davantage colorés.
Sur le retour je m'arrête à Ruby's Inn, réputée pour ses rodéos. J'aurais aimé en voir un mais la saison ne démarre que dans quelques semaines. Les taureaux qui ruminent dans les enclos à côté ont donc encore quelques jours tranquilles...
Il n'est que 18h30 quand je reviens à mon hôtel de Tropic. Quelques courses et une lessive plus tard, me voilà au lit à 22 heures, rincé !
youtu.be/nE_zGooZPLo
SUNRISE POINT
Une sorte de tradition est en train de s'instaurer dans ce voyage. Quand j'assiste au coucher de soleil, j'aime bien le voir réapparaître le lendemain matin ! C'est d'ailleurs la seule raison qui me sort de mon lit à 4h30 pour aller au Sunrise Point de Bryce Canyon.
J'avais laissé une petite foule hier soir lors du coucher mais ce matin je suis parmi les premiers. On doit être une vingtaine à avoir eu le courage de venir de bonne heure. Attention : ça ne sert à rien de regarder en direction du soleil, la magie s'opère dans l'amphithéâtre même. Cette erreur me vaut de rater l'essentiel du spectacle mais rien de dramatique...
NAVAJO LOOP & QUEEN'S GARDEN TRAIL
Maintenant que je suis debout et bien réveillé, je vais à Sunset Point où je descends dans Navajo Loop et Queen's Garden Trail. Sur tous les panneaux dans le parc il est présenté comme « The Most Popular » mais comme il est tôt, je ne rencontre pas énormément de monde. Le trail requiert quelques efforts physiques... Logique puisqu'on descend dans l'amphithéâtre. Je prends des photos, je bois beaucoup d'eau et fais de nombreuses pauses pour admirer ce décor inédit. Pendant un instant j'ai hésité à me lancer sur Peek-A-Boo Loop mais franchement je suis épuisé. Je passe mon tour et je rejoins mon point d'arrivée à Sunrise Point après 1h45 de marche.
LA RANDO EQUESTRE
Direction le Bryce Canyon Lodge où j'ai repéré hier l'existence de randonnées équestres dans le parc. 90$/3h, c'est honnête par rapport aux 95$/1h30 de Monument Valley. L'activité est bien encadrée, les groupes sont limités à 10 chevaux et ils ont l'air complètement téléguidés. Nous descendons par Navajo Loop puis marchons au pas vers Peek-A-Boo Loop. Les paysages évidemment sont merveilleux, d'autant que nous empruntons parfois un sentier exclusivement réservé aux randonnées équestres.
Plusieurs fois les chevaux marchent en bord de falaise, grimpent ou dévalent des sentiers vraiment pentus, de quoi provoquer quelques bonnes sensations ! En parallèle, le cow-boy à la tête du cortège commente régulièrement ce qui nous entoure avec beaucoup d'humour. « I have bad news. I think we're lost » J'oublie presque qu'il répète ces blagues à tous les groupes depuis des décennies et j'adore ! Il méritera un pourboire.
Après plus de 3 heures à cheval (incluant une pause de 20 minutes pour rafraîchir tout le monde), je suis à la fois fatigué et heureux de cette balade atypique. Je vous la conseille fortement. Les sacs sont interdits pour la balade mais rien ne vous empêche d'embarquer un appareil photo et de ramener quelques souvenirs !
Il est 16h passé et ça y est, j'ai vu l'essentiel de Bryce Canyon. Un chouette parc, très beau, bien configuré et accessible.
RED CANYON
Sur cette très bonne note, je prends le chemin désormais vers Red Canyon, à une vingtaine de minutes en voiture d'ici. La route traverse quelques rochers creusés, c'est très cool à faire !
Sur les recommandations du réceptionniste du Visitor Center, je m'engage sur le trail de Pink Ledges. Court, simple, coloré et très documenté : parfait ! Avec un touriste nous tentons un peu de off-trail et nous partageons notre enthousiasme sur les magnifiques couleurs que nous voyons. Tout est si... ROUGE ! Ce touriste habite San Francisco, il arrive de Zion et ira ce soir à Bryce Canyon. C'est l'occasion de lui transmettre quelques conseils sur ce qui l'attend ce soir... Genre je m'y connais, "tavu ?" !
J'ai bien aimé Red Canyon même si je suis loin d'en avoir fait le tour. Evidemment, les paysages sont moins étonnants comparés à ceux de Bryce Canyon mais ils sont davantage colorés.
Sur le retour je m'arrête à Ruby's Inn, réputée pour ses rodéos. J'aurais aimé en voir un mais la saison ne démarre que dans quelques semaines. Les taureaux qui ruminent dans les enclos à côté ont donc encore quelques jours tranquilles...
Il n'est que 18h30 quand je reviens à mon hôtel de Tropic. Quelques courses et une lessive plus tard, me voilà au lit à 22 heures, rincé !
Un jour je suis parti 31 jours aux Etats-Unis et j'étais seul.
Le récit : https://voyageforum.com/discussion/28-28-31-jours-en-solo-dans-ouest-videos-d8108724/
Les vidéos : https://www.youtube.com/watch?v=D8nxwY41GYA&list=PLZmLjxR75Ez8h5AfUE5yWCkopwfwJ-0Ra
Du 28 au 28 : un dimanche 15 mai à Zion (J18)
youtu.be/0WH5-Dp85dA
ZION
Aujourd'hui j'ai rendez-vous à Zion. Après tout ce que j'ai vu et lu sur ce parc avant de partir, je dois reconnaître que cette étape ne m'enthousiasme pas trop... J'ai le sentiment que je vais juste me balader dans la montagne. Je me rappelle de carnets lus ici même où certains voyageurs racontaient leur déception...
La route depuis Bryce Canyon n'est pas très longue mais elle est amusante. Elle change brutalement de couleur pour mieux se fondre dans le décor et surtout les virages s'enchaînent tout en offrant des vues assez dingues. Le passage dans le tunnel est fun ! Mais dès l'approche de l'entrée je suis déstabilisé. Nous sommes un dimanche et visiblement je ne suis pas le seul à vouloir découvrir ce coin ! Il y a une énorme file de voitures avant d'atteindre les guichets à l'entrée et les parkings sont blindés. Même les bords de route se transforment en aires de stationnement. Déjà au bout de quelques minutes je ne me sens pas bien...
Je tourne pas mal dans les parages en espérant qu'une place se libère... mais je m'énerve et j'abandonne pour me rendre à mon hôtel : le Quality Inn at Zion Park. Je me présente à l'accueil, explique ma situation et ils acceptent de me laisser me garer sur leur vaste parking !
Tiens, ça va déjà mieux ! D'autant plus que l'hôtel se trouve juste à côté d'un arrêt de bus. Je me souviens maintenant de ces histoires de navettes à emprunter pour visiter le parc. Le premier bus dessert les hôtels et m'emmène au Visitor Center. Le second bus dessert tous les points d'intérêt du parc ! Facile à comprendre.
Mon conseil quant aux bus articulés : montez à l'arrière ! Deux bonnes raisons : l'absence de bruit dû au moteur et davantage de place puisque les touristes préfèrent visiblement s'agglutiner à l'avant. Ne me remerciez pas... !
RIVERSIDE WALK
Je décide de me faire une vraie première impression avec Riverside Walk dont le départ se trouve à l'autre bout de la ligne de bus. C'est une balade bucolique très facile. C'est plat et frais grâce à la rivière accolée ! Il y a beaucoup de bêtes dont des écureuils pas farouches et des biches... Parfois j'ai l'impression d'être une princesse de Disney ! Il y a pas mal de monde mais ça ne me gêne pas et ce trail me ravit !
Au bout on accède à The Narrows. J'ai des baskets pourries dans mon sac, prêtes à me faire traverser la rivière ! Hélas le trail est interdit aujourd'hui à cause d'un risque de flash-flood... Des jeunes se sont pourtant engagés à travers la rivière mais je n'ai vraiment pas envie de suivre l'exemple !
WEEPING ROCK & EMERALD POOLS
Après un petit tour en bus, un court chemin m'amène jusqu'à une fine cascade d'eau. Rien de fou, entre nous mais l'air est rafraîchissant et le paysage photogénique. Le feuillage dense devant moi me rappelle Jurassic Park !
Je rejoins désormais l'arrêt de Zion Lodge. Je mange une glace installé confortablement dans un rocking-chair... C'est bête à dire mais... c'est la première fois que je m'assois dans un rocking-chair ! Et c'est très très plaisant !!!
Il est temps de me lancer sur le trail de Emerald Pools, un trail qui mène à des piscines naturelles sur 3 niveaux. Lower et Middle Emerald Pools sont simples d'accès. Attention par contre ça mouille un peu dans le coin ! Encore une fois les paysages sont charmants.
Comme je suis toujours en forme, je m'embarque sur le chemin de Upper Emerald Pool, la piscine la plus difficile d'accès mais c'est une bonne surprise : j'y arrive sans trop d'effort ! D'ailleurs il y a beaucoup de touristes ici et une file d'attente se forme pour prendre LA photo. En dehors de cette petite foule, le lieu est véritablement paradisiaque ! J'ai presque envie de vivre ici !
Finalement, Zion me plaît beaucoup ! J'avais peur de m'ennuyer mais j'apprécie beaucoup ce que je vois ! J'ai d'ailleurs parcouru une quinzaine de kilomètres aujourd'hui.
L'HOTEL
Malheureusement je ne vais passer qu'une seule nuit au Quality Inn at Zion Park. 147 euros ! C'est plutôt cher mais la qualité est au rendez-vous. La chambre est belle et bien agencée il y a un frigo et un micro-ondes. Le petit-déjeuner inclus est plutôt gourmand, je me goinfre de waffle et donuts !
Avec le recul, je pense que j'ai manqué de stratégie en réservant les chambres d'hôtel de ce roadtrip ! En effet, pour les étapes d'une seule nuit j'aurais pu me contenter de chambres médiocres tandis que les étapes plus longues auraient mérité des hôtels de meilleure qualité.
En suivant cette logique, j'aurais aussi du privilégier les déjeuners inclus sur les étapes courtes et me débrouiller différemment sur les étapes plus longues... Je me souviens qu'à Los Angeles j'avais le temps le matin de chercher un truc à manger et de faire mes courses à la supérette le soir, par exemple...
Mais hé ! C'est la première fois que je m'embarque dans une telle aventure et forcément j'ai fait des erreurs. Je saurai pour la (les) prochaine(s) fois !
youtu.be/0WH5-Dp85dA
ZION
Aujourd'hui j'ai rendez-vous à Zion. Après tout ce que j'ai vu et lu sur ce parc avant de partir, je dois reconnaître que cette étape ne m'enthousiasme pas trop... J'ai le sentiment que je vais juste me balader dans la montagne. Je me rappelle de carnets lus ici même où certains voyageurs racontaient leur déception...
La route depuis Bryce Canyon n'est pas très longue mais elle est amusante. Elle change brutalement de couleur pour mieux se fondre dans le décor et surtout les virages s'enchaînent tout en offrant des vues assez dingues. Le passage dans le tunnel est fun ! Mais dès l'approche de l'entrée je suis déstabilisé. Nous sommes un dimanche et visiblement je ne suis pas le seul à vouloir découvrir ce coin ! Il y a une énorme file de voitures avant d'atteindre les guichets à l'entrée et les parkings sont blindés. Même les bords de route se transforment en aires de stationnement. Déjà au bout de quelques minutes je ne me sens pas bien...
Je tourne pas mal dans les parages en espérant qu'une place se libère... mais je m'énerve et j'abandonne pour me rendre à mon hôtel : le Quality Inn at Zion Park. Je me présente à l'accueil, explique ma situation et ils acceptent de me laisser me garer sur leur vaste parking !
Tiens, ça va déjà mieux ! D'autant plus que l'hôtel se trouve juste à côté d'un arrêt de bus. Je me souviens maintenant de ces histoires de navettes à emprunter pour visiter le parc. Le premier bus dessert les hôtels et m'emmène au Visitor Center. Le second bus dessert tous les points d'intérêt du parc ! Facile à comprendre.
Mon conseil quant aux bus articulés : montez à l'arrière ! Deux bonnes raisons : l'absence de bruit dû au moteur et davantage de place puisque les touristes préfèrent visiblement s'agglutiner à l'avant. Ne me remerciez pas... !
RIVERSIDE WALK
Je décide de me faire une vraie première impression avec Riverside Walk dont le départ se trouve à l'autre bout de la ligne de bus. C'est une balade bucolique très facile. C'est plat et frais grâce à la rivière accolée ! Il y a beaucoup de bêtes dont des écureuils pas farouches et des biches... Parfois j'ai l'impression d'être une princesse de Disney ! Il y a pas mal de monde mais ça ne me gêne pas et ce trail me ravit !
Au bout on accède à The Narrows. J'ai des baskets pourries dans mon sac, prêtes à me faire traverser la rivière ! Hélas le trail est interdit aujourd'hui à cause d'un risque de flash-flood... Des jeunes se sont pourtant engagés à travers la rivière mais je n'ai vraiment pas envie de suivre l'exemple !
WEEPING ROCK & EMERALD POOLS
Après un petit tour en bus, un court chemin m'amène jusqu'à une fine cascade d'eau. Rien de fou, entre nous mais l'air est rafraîchissant et le paysage photogénique. Le feuillage dense devant moi me rappelle Jurassic Park !
Je rejoins désormais l'arrêt de Zion Lodge. Je mange une glace installé confortablement dans un rocking-chair... C'est bête à dire mais... c'est la première fois que je m'assois dans un rocking-chair ! Et c'est très très plaisant !!!
Il est temps de me lancer sur le trail de Emerald Pools, un trail qui mène à des piscines naturelles sur 3 niveaux. Lower et Middle Emerald Pools sont simples d'accès. Attention par contre ça mouille un peu dans le coin ! Encore une fois les paysages sont charmants.
Comme je suis toujours en forme, je m'embarque sur le chemin de Upper Emerald Pool, la piscine la plus difficile d'accès mais c'est une bonne surprise : j'y arrive sans trop d'effort ! D'ailleurs il y a beaucoup de touristes ici et une file d'attente se forme pour prendre LA photo. En dehors de cette petite foule, le lieu est véritablement paradisiaque ! J'ai presque envie de vivre ici !
Finalement, Zion me plaît beaucoup ! J'avais peur de m'ennuyer mais j'apprécie beaucoup ce que je vois ! J'ai d'ailleurs parcouru une quinzaine de kilomètres aujourd'hui.
L'HOTEL
Malheureusement je ne vais passer qu'une seule nuit au Quality Inn at Zion Park. 147 euros ! C'est plutôt cher mais la qualité est au rendez-vous. La chambre est belle et bien agencée il y a un frigo et un micro-ondes. Le petit-déjeuner inclus est plutôt gourmand, je me goinfre de waffle et donuts !
Avec le recul, je pense que j'ai manqué de stratégie en réservant les chambres d'hôtel de ce roadtrip ! En effet, pour les étapes d'une seule nuit j'aurais pu me contenter de chambres médiocres tandis que les étapes plus longues auraient mérité des hôtels de meilleure qualité.
En suivant cette logique, j'aurais aussi du privilégier les déjeuners inclus sur les étapes courtes et me débrouiller différemment sur les étapes plus longues... Je me souviens qu'à Los Angeles j'avais le temps le matin de chercher un truc à manger et de faire mes courses à la supérette le soir, par exemple...
Mais hé ! C'est la première fois que je m'embarque dans une telle aventure et forcément j'ai fait des erreurs. Je saurai pour la (les) prochaine(s) fois !
Un jour je suis parti 31 jours aux Etats-Unis et j'étais seul.
Le récit : https://voyageforum.com/discussion/28-28-31-jours-en-solo-dans-ouest-videos-d8108724/
Les vidéos : https://www.youtube.com/watch?v=D8nxwY41GYA&list=PLZmLjxR75Ez8h5AfUE5yWCkopwfwJ-0Ra
Du 28 au 28 : un lundi 16 mai de Zion à Las Vegas (et Valley Of Fire) (J19)
youtu.be/g8tkXOPRalw
CANYON OVERLOOK TRAIL
Aujourd'hui je me réveille particulièrement tôt avec un objectif très précis : profiter de Canyon Overlook Trail que j'ai bêtement oublié de visiter la veille ! C'est l'occasion de sortir du parc en voiture, de refaire tous les virages et le tunnel en sens inverse. Le parking du trail est justement à la sortie du tunnel... Il n'y a qu'une quinzaine de places mais tout va bien ; je suis le premier à cette heure-ci !
Je m'embarque sur le trail et m'amuse de voir que je suis presque le premier à laisser mes empreintes dessus ce matin. Le trail est pittoresque mais pas difficile. Il y a du sable, beaucoup d'arbres, une solide passerelle accrochée à la falaise et même un bref passage dans une caverne.
Au bout du trail la vue est époustouflante et offre un aperçu assez unique du parc. C'est à faire !
ANGEL'S LANDING
Avant de quitter définitivement Zion, je me lance un défi personnel. Pendant la préparation de ce roadtrip, je n'ai cessé de lire que Angel's Landing était le trail le plus difficile de Zion, qu'il était meurtrier et qu'il fallait être courageux pour aller jusqu'au bout. Pendant longtemps ce trail est resté une option dans ma to-do list... Mais comme on dit : YOLO. On ne vit qu'une fois, je ne reviendrai jamais ici alors allons-y !
Tout juste descendu de la navette, le ventre rempli de donut's et le sac à dos de bouteilles d'eau je m'élance dans cette aventure ! Le premier kilomètre me calme bien : ça grimpe tout le temps et de plus en plus ! Je n'ai pas de rapporteur sur moi mais j'ai l'impression que certaines pentes s'approchent des 30° : je ne m'attendais pas à ça ! De loin, je vois des gens marcher super haut ! Je ne suis pas sûr de pouvoir les rejoindre...
La chaleur grimpe sous mon coupe-vent Uniqlo et mes baskets déglinguées made in Zara n'ont jamais été pensées pour gravir de tels chemins... Je marche beaucoup et longtemps, je souffle fort. Heureusement que je m'entraîne à marcher depuis 19 jours sinon dans quel état serais-je ?
J'arrive enfin au premier palier : Scout Lookout ! Je suis très content d'avoir survécu jusqu'ici pour observer un très beau point de vue sur les environs. Mais surtout, j'ai vue sur la suite du trail et les gens qui escaladent avec précaution les parois. Je suis tenté de les rejoindre mais j'ai peur de ne pas être assez bien équipé. En plus, même si je n'ai pas peur à bord d'un hélicoptère, j'ignore complètement si je serai sujet à des vertiges sur de tels sommets.
Dans le doute... je ne m'abstiens pas et m'aligne derrière les gens pour rejoindre le bout du trail ! Je me rassure en me rappelant qu'à n'importe quel moment je pourrai faire demi-tour...
Dès le début, l'ascension est périlleuse. Il ne s'agit plus de marcher mais de franchir ! Je m'accroche solidement aux liens ancrés dans la roche pour avancer. Je ne communique avec personne et pourtant j'échange mon ADN avec le monde entier à travers ces indispensables chaînes en métal ! C'est rassurant, tout ce monde autour. C'est moins agréable en revanche quand je dois me percher sur un caillou à quelques centimètres du vide pour laisser passer la foule qui arrive en sens inverse.
Je n'oublie pas d'assurer mes pas et d'anticiper chaque obstacle. L'ascension est lente et à chaque nouveau palier franchi je m'inquiète de redescendre plus tard ! Je crains de rester bloqué comme un chat après avoir escaladé un arbre !
Plus on se rapproche du bout et plus les troupes sont motivées par ceux qui en reviennent ! « Ce n'est plus loin ! Plus que 15 minutes ! Plus que 10 minutes ! Ça en vaut la peine ! Courage... » Thanks guys !
Et enfin ! Après cette longue escalade, j'arrive au sommet ! J'arrive finalement au bout de Angel's Landing, ce trail qui m'inquiétait tant ! Et je suis fier. Le paysage est extraordinaire et la vue porte très loin. Mon enthousiasme s'assombrit en même temps que l'orage gronde. J'écourte quelque peu mon admiration et entame déjà la descente.
Comme prévu, la descente est peut-être plus délicate que la montée. Je ne fais pas le malin et suis les personnes devant moi, très lentement. Ma technique : je m'assois sur le rocher trop haut pour me glisser vers le rocher trop bas. Pas glamour mais efficace !
Dans le sens opposé, un touriste fait tomber son cache d'objectif d'appareil photo qui dégringole et rebondit contre la roche. J'ai encore le bruit des chocs en tête ! Pour moi, c'est une bonne piqûre de rappel : t'es en altitude et t'as intérêt d'être prudent si tu ne veux pas être une nouvelle victime de Angel's Landing !
Après être revenu à Scout Lookout, je prends beaucoup de plaisir à dévaler les pentes raides ! La pluie tombe et l'orage menace. Il y a beaucoup de monde à l'arrêt de bus pour retourner vers le Visitor Center. Une touriste me complimente « I like your glasses ». Merci miss ! Et encore, tu devrais les voir quand elles ne sont pas recouvertes de gouttes d'eau !
Les 3 navettes qui s'arrêtent devant nous sont blindées et seule une dizaine d'élus parvient à s'incruster à chaque fois... Je n'attends pas la 4ème et tente une stratégie audacieuse ! Je change de trottoir pour prendre le prochain bus qui va dans le sens opposé. Au premier arrêt je descends, je change de trottoir à nouveau et monte dans la première navette qui roule en direction du Visitor Center. Je suis un escroc c'est vrai mais mon stratagème fonctionne ; ça en valait la peine :)
VALLEY OF FIRE
Après toutes ces péripéties je reprends la Nissan et lui ajoute 30 dollars d'essence. Je laisse la pluie derrière moi pour rejoindre le Nevada car ce soir je dors à Las Vegas ! Après quelques heures de route la température grimpe à 32° et j'ai même le temps de faire cuire mon bras gauche à travers la fenêtre...
J'arrive à Valley Of Fire où j'ai prévu pas mal de visites. L'entrée est à 10$ et on doit simplement glisser une enveloppe dans une urne... Un américain découvre ce système peu commun en même temps que moi mais il m'a l'air filou. Comment peuvent-ils vérifier si on a payé ou pas, me demande-t-il... La réponse arrive quelques secondes plus tard : une jeep débarque sur le parking et une ranger en descend pour vider la boîte aux lettres. Visiblement le parc est bel et bien surveillé...
Il est 16h30 et manque de chance, c'est aussi l'heure de fermeture du Visitor Center. J'aurais peut-être pu y entrer si je n'avais pas attendu les bus sous la pluie à Zion !
Je me balade sur Elephant Rock. Le soleil commence à se coucher et m'aide à prendre de jolis clichés. Je passe ensuite par les Seven Sisters. Des mariés posent pour un photographe tandis que le moteur de leur limousine tourne à quelques mètres de là. Un tel véhicule dans un tel décor est tellement inattendu ! Dans le jeu vidéo GTA je leur aurais déjà piqué pour faire des dérapages dans le désert !
Passage ensuite à Mouse's Tank. La marche dans le sable est particulièrement éprouvante sous la chaleur. Les tanks m'enthousiasment moins que les gravures Navajo dans la roche ! Il y a d'ailleurs un petit lexique affiché au début du trail si on veut traduire... Par la suite je fais un détour vers Rainbow Vista et... et voilà.
Il est tard, il fait chaud, le parc ferme dans quelques minutes et il me reste de la route donc je ne m'attarde pas plus longtemps ici. C'est dommage car Valley Of Fire est un parc qui regorge de curiosités et je n'ai presque rien vu !
LAS VEGAS / L'HÔTEL
Il fait nuit quand j'approche de Las Vegas et la première chose qui m'épate au loin c'est l'étalement de la ville. Non, il n'y a pas qu'une seule longue avenue lumineuse où le monde entier se réunit ; des gens vivent ici ! Malgré cela, je ne verrai que le Strip pendant les prochains jours car je ne suis qu'un maudit touriste...
L'entrée dans la ville est laborieuse car le GPS m'embarque sur de larges autoroutes et me fait arriver au Mirage par l'arrière. J'aurais préféré arriver par le Strip pour satisfaire mes fantasmes de voyageur !
Devant l'entrée, un voiturier m'explique le concept même du voiturier. Je prends ma valise de touriste et ma glacière de touriste avant de lui laisser les clés de ma voiture de touriste. Il me donne un ticket et je lui offrirai un pourboire quand il me rendra les clés. Simple !
Le lobby de l'hôtel est insensé ! Il y a des fontaines et un décor tropical sous un gigantesque dôme de verre. C'est très grand et très beau. Le réceptionniste m'enregistre et me rappelle au passage que je devrai me délester d'une taxe de séjour avant de partir. J'avais oublié...
Ce soir je dors donc au Mirage, dans une Premium View Room. 314 euros (TTC) pour 3 nuits dans une chambre avec vue sur le Strip et accès simplifié via un ascenseur vers les 24 et 25ème étages uniquement. Tout ce luxe... me séduit totalement ! La chambre est parfaite tandis que la salle de bains est plus que parfaite ! Quelques bémols anecdotiques : il y a des taches sur le double rideau et le miroir grossissant de la salle de bains est brûlé à l'arrière. Pas de micro-ondes ici et le frigo est déjà rempli de bouffe. On est prévenu : il y a un détecteur installé dedans et si une canette bouge elle sera automatiquement facturée ! Le wi-fi est instable mais ça m'ira.
Quelle journée ! Angel's Landing puis Valley Of Fire puis Las Vegas ! J'ai marché 25 kilomètres aujourd'hui (!!!) Je décide de prendre l'air en errant en bas de l'hôtel et prends la mesure de la démesure. L'ambiance est délirante. J'achète une glace dans un General Store que je déguste dans ma chambre, en admirant le Strip de nuit. Je vis un rêve.
youtu.be/g8tkXOPRalw
CANYON OVERLOOK TRAIL
Aujourd'hui je me réveille particulièrement tôt avec un objectif très précis : profiter de Canyon Overlook Trail que j'ai bêtement oublié de visiter la veille ! C'est l'occasion de sortir du parc en voiture, de refaire tous les virages et le tunnel en sens inverse. Le parking du trail est justement à la sortie du tunnel... Il n'y a qu'une quinzaine de places mais tout va bien ; je suis le premier à cette heure-ci !
Je m'embarque sur le trail et m'amuse de voir que je suis presque le premier à laisser mes empreintes dessus ce matin. Le trail est pittoresque mais pas difficile. Il y a du sable, beaucoup d'arbres, une solide passerelle accrochée à la falaise et même un bref passage dans une caverne.
Au bout du trail la vue est époustouflante et offre un aperçu assez unique du parc. C'est à faire !
ANGEL'S LANDING
Avant de quitter définitivement Zion, je me lance un défi personnel. Pendant la préparation de ce roadtrip, je n'ai cessé de lire que Angel's Landing était le trail le plus difficile de Zion, qu'il était meurtrier et qu'il fallait être courageux pour aller jusqu'au bout. Pendant longtemps ce trail est resté une option dans ma to-do list... Mais comme on dit : YOLO. On ne vit qu'une fois, je ne reviendrai jamais ici alors allons-y !
Tout juste descendu de la navette, le ventre rempli de donut's et le sac à dos de bouteilles d'eau je m'élance dans cette aventure ! Le premier kilomètre me calme bien : ça grimpe tout le temps et de plus en plus ! Je n'ai pas de rapporteur sur moi mais j'ai l'impression que certaines pentes s'approchent des 30° : je ne m'attendais pas à ça ! De loin, je vois des gens marcher super haut ! Je ne suis pas sûr de pouvoir les rejoindre...
La chaleur grimpe sous mon coupe-vent Uniqlo et mes baskets déglinguées made in Zara n'ont jamais été pensées pour gravir de tels chemins... Je marche beaucoup et longtemps, je souffle fort. Heureusement que je m'entraîne à marcher depuis 19 jours sinon dans quel état serais-je ?
J'arrive enfin au premier palier : Scout Lookout ! Je suis très content d'avoir survécu jusqu'ici pour observer un très beau point de vue sur les environs. Mais surtout, j'ai vue sur la suite du trail et les gens qui escaladent avec précaution les parois. Je suis tenté de les rejoindre mais j'ai peur de ne pas être assez bien équipé. En plus, même si je n'ai pas peur à bord d'un hélicoptère, j'ignore complètement si je serai sujet à des vertiges sur de tels sommets.
Dans le doute... je ne m'abstiens pas et m'aligne derrière les gens pour rejoindre le bout du trail ! Je me rassure en me rappelant qu'à n'importe quel moment je pourrai faire demi-tour...
Dès le début, l'ascension est périlleuse. Il ne s'agit plus de marcher mais de franchir ! Je m'accroche solidement aux liens ancrés dans la roche pour avancer. Je ne communique avec personne et pourtant j'échange mon ADN avec le monde entier à travers ces indispensables chaînes en métal ! C'est rassurant, tout ce monde autour. C'est moins agréable en revanche quand je dois me percher sur un caillou à quelques centimètres du vide pour laisser passer la foule qui arrive en sens inverse.
Je n'oublie pas d'assurer mes pas et d'anticiper chaque obstacle. L'ascension est lente et à chaque nouveau palier franchi je m'inquiète de redescendre plus tard ! Je crains de rester bloqué comme un chat après avoir escaladé un arbre !
Plus on se rapproche du bout et plus les troupes sont motivées par ceux qui en reviennent ! « Ce n'est plus loin ! Plus que 15 minutes ! Plus que 10 minutes ! Ça en vaut la peine ! Courage... » Thanks guys !
Et enfin ! Après cette longue escalade, j'arrive au sommet ! J'arrive finalement au bout de Angel's Landing, ce trail qui m'inquiétait tant ! Et je suis fier. Le paysage est extraordinaire et la vue porte très loin. Mon enthousiasme s'assombrit en même temps que l'orage gronde. J'écourte quelque peu mon admiration et entame déjà la descente.
Comme prévu, la descente est peut-être plus délicate que la montée. Je ne fais pas le malin et suis les personnes devant moi, très lentement. Ma technique : je m'assois sur le rocher trop haut pour me glisser vers le rocher trop bas. Pas glamour mais efficace !
Dans le sens opposé, un touriste fait tomber son cache d'objectif d'appareil photo qui dégringole et rebondit contre la roche. J'ai encore le bruit des chocs en tête ! Pour moi, c'est une bonne piqûre de rappel : t'es en altitude et t'as intérêt d'être prudent si tu ne veux pas être une nouvelle victime de Angel's Landing !
Après être revenu à Scout Lookout, je prends beaucoup de plaisir à dévaler les pentes raides ! La pluie tombe et l'orage menace. Il y a beaucoup de monde à l'arrêt de bus pour retourner vers le Visitor Center. Une touriste me complimente « I like your glasses ». Merci miss ! Et encore, tu devrais les voir quand elles ne sont pas recouvertes de gouttes d'eau !
Les 3 navettes qui s'arrêtent devant nous sont blindées et seule une dizaine d'élus parvient à s'incruster à chaque fois... Je n'attends pas la 4ème et tente une stratégie audacieuse ! Je change de trottoir pour prendre le prochain bus qui va dans le sens opposé. Au premier arrêt je descends, je change de trottoir à nouveau et monte dans la première navette qui roule en direction du Visitor Center. Je suis un escroc c'est vrai mais mon stratagème fonctionne ; ça en valait la peine :)
VALLEY OF FIRE
Après toutes ces péripéties je reprends la Nissan et lui ajoute 30 dollars d'essence. Je laisse la pluie derrière moi pour rejoindre le Nevada car ce soir je dors à Las Vegas ! Après quelques heures de route la température grimpe à 32° et j'ai même le temps de faire cuire mon bras gauche à travers la fenêtre...
J'arrive à Valley Of Fire où j'ai prévu pas mal de visites. L'entrée est à 10$ et on doit simplement glisser une enveloppe dans une urne... Un américain découvre ce système peu commun en même temps que moi mais il m'a l'air filou. Comment peuvent-ils vérifier si on a payé ou pas, me demande-t-il... La réponse arrive quelques secondes plus tard : une jeep débarque sur le parking et une ranger en descend pour vider la boîte aux lettres. Visiblement le parc est bel et bien surveillé...
Il est 16h30 et manque de chance, c'est aussi l'heure de fermeture du Visitor Center. J'aurais peut-être pu y entrer si je n'avais pas attendu les bus sous la pluie à Zion !
Je me balade sur Elephant Rock. Le soleil commence à se coucher et m'aide à prendre de jolis clichés. Je passe ensuite par les Seven Sisters. Des mariés posent pour un photographe tandis que le moteur de leur limousine tourne à quelques mètres de là. Un tel véhicule dans un tel décor est tellement inattendu ! Dans le jeu vidéo GTA je leur aurais déjà piqué pour faire des dérapages dans le désert !
Passage ensuite à Mouse's Tank. La marche dans le sable est particulièrement éprouvante sous la chaleur. Les tanks m'enthousiasment moins que les gravures Navajo dans la roche ! Il y a d'ailleurs un petit lexique affiché au début du trail si on veut traduire... Par la suite je fais un détour vers Rainbow Vista et... et voilà.
Il est tard, il fait chaud, le parc ferme dans quelques minutes et il me reste de la route donc je ne m'attarde pas plus longtemps ici. C'est dommage car Valley Of Fire est un parc qui regorge de curiosités et je n'ai presque rien vu !
LAS VEGAS / L'HÔTEL
Il fait nuit quand j'approche de Las Vegas et la première chose qui m'épate au loin c'est l'étalement de la ville. Non, il n'y a pas qu'une seule longue avenue lumineuse où le monde entier se réunit ; des gens vivent ici ! Malgré cela, je ne verrai que le Strip pendant les prochains jours car je ne suis qu'un maudit touriste...
L'entrée dans la ville est laborieuse car le GPS m'embarque sur de larges autoroutes et me fait arriver au Mirage par l'arrière. J'aurais préféré arriver par le Strip pour satisfaire mes fantasmes de voyageur !
Devant l'entrée, un voiturier m'explique le concept même du voiturier. Je prends ma valise de touriste et ma glacière de touriste avant de lui laisser les clés de ma voiture de touriste. Il me donne un ticket et je lui offrirai un pourboire quand il me rendra les clés. Simple !
Le lobby de l'hôtel est insensé ! Il y a des fontaines et un décor tropical sous un gigantesque dôme de verre. C'est très grand et très beau. Le réceptionniste m'enregistre et me rappelle au passage que je devrai me délester d'une taxe de séjour avant de partir. J'avais oublié...
Ce soir je dors donc au Mirage, dans une Premium View Room. 314 euros (TTC) pour 3 nuits dans une chambre avec vue sur le Strip et accès simplifié via un ascenseur vers les 24 et 25ème étages uniquement. Tout ce luxe... me séduit totalement ! La chambre est parfaite tandis que la salle de bains est plus que parfaite ! Quelques bémols anecdotiques : il y a des taches sur le double rideau et le miroir grossissant de la salle de bains est brûlé à l'arrière. Pas de micro-ondes ici et le frigo est déjà rempli de bouffe. On est prévenu : il y a un détecteur installé dedans et si une canette bouge elle sera automatiquement facturée ! Le wi-fi est instable mais ça m'ira.
Quelle journée ! Angel's Landing puis Valley Of Fire puis Las Vegas ! J'ai marché 25 kilomètres aujourd'hui (!!!) Je décide de prendre l'air en errant en bas de l'hôtel et prends la mesure de la démesure. L'ambiance est délirante. J'achète une glace dans un General Store que je déguste dans ma chambre, en admirant le Strip de nuit. Je vis un rêve.
Un jour je suis parti 31 jours aux Etats-Unis et j'étais seul.
Le récit : https://voyageforum.com/discussion/28-28-31-jours-en-solo-dans-ouest-videos-d8108724/
Les vidéos : https://www.youtube.com/watch?v=D8nxwY41GYA&list=PLZmLjxR75Ez8h5AfUE5yWCkopwfwJ-0Ra
Du 28 au 28 : un mardi 17 mai à Las Vegas (J20)
youtu.be/BAiN4pG2_6o
Les habitudes ne changent pas et je me réveille tôt à Las Vegas. Je jette un œil par la fenêtre et c’est sinistre ! Temps grisâtre, tout semble éteint, personne sur le Strip et à peine quelques voitures. OK, c’est ça l’ambiance le jour ? Glauque !
LE STAND DE TIR
Je remonte le Strip à pied pour aller à Battlefield Vegas, un stand de tir comme il y en a beaucoup dans les environs. Celui-ci a une bonne note sur Trip Advisor et même qu’on peut commander gratuitement une navette pour qu’ils viennent nous chercher et nous ramener à l’hôtel après.
Il est 9h quand je passe le seuil de la porte. J’ai déjà réservé et payé ma séance : 136 euros pour tester 4 armes différentes. Sur place je paye une taxe supplémentaire, 2,18 $. Assez rapidement je suis pris en charge et on m’amène dans le stand lui-même. Quelques touristes sont déjà en train de tirer et le lieu est très bruyant !
J’enfile un casque, des lunettes de protection et un membre du staff me confie les armes une par une en m’expliquant à chaque fois comment la tenir et où regarder pour viser correctement. C’est la première fois de ma vie que je tiens un tel objet dans mes mains ; mes parents m’interdisaient les pistolets en plastique et les jeux vidéo violents... Chaque fois que je presse la gâchette, je reçois un fort choc physique dans le bras, l’épaule, le corps... Plus l’arme est puissante et plus le choc est (logiquement) violent.
J’ai testé une arme de poing, deux mitraillettes et un fusil à pompe. Pour ceux qui aimeraient tenter une telle expérience, je déconseille le fusil à pompe qui n’est pas « fun » à utiliser. L’arme de poing est la plus facile d’accès.
Je vide mes chargeurs et on cerveau me distribue beaucoup trop d’adrénaline en retour. Je sors de cette séance euphorique, prêt à recommencer tout de suite ! Malgré tout je quitte l’établissement avec ma cible sous le bras et me promets de retenter l’expérience un jour.
LA VISITE DU STRIP
Il est encore tôt et je me lance dans le marathon des visites de casinos. Je vous passe les détails car je déchante assez vite. À l’extérieur chaque hôtel vend du rêve et se démarque du voisin mais à l’intérieur les salles de jeux sont toutes identiques. Je suis incapable de discerner les subtiles différences entre les salles de jeux du Flamingo, du Caesar’s Palace ou du Paris.
Heureusement leurs galeries commerciales sont plus intéressantes et j’adresse une mention spéciale au décor du Venetian tout simplement incroyable. Il y a de vraies gondoles qui naviguent sur un canal à l’intérieur même de la galerie ! Et le faux plafond est ahurissant !
Comme je ne m’attarde pas plus que ça dans les galeries, j’enchaîne la visite des casinos à grande vitesse si bien que je décide de m’intéresser aux spectacles proposés à un stand « Tix4Tonight ». Contre 38 dollars je prends un ticket pour voir les Recycled Percussion qui démarrent leur show dans une heure environ et me rends directement dans la file d’attente à côté.
À l’entrée les spectateurs se font prêter des casseroles pour se manifester pendant le show, ça donne une bonne idée de ce qui m’attend ! Les artistes sont des finalistes de America’s Got Talent (Incroyable Talent en France) et rappellent beaucoup ce que fait Stomp... Mais en version plus délirante ! Le show est très dynamique et interactif avec le public. Par contre il y a beaucoup de références musicales américaines qui m’échappent. Le spectacle de 1h20 passe rapidement !
CIRQUE DU SOLEIL : ONE
Pour terminer ma soirée je continue de visiter quelques hôtels jusqu’au Mandala Bay, à l’extrémité du Strip. Je me suis offert une place à 143 euros pour le spectacle « One » du Cirque du Soleil, en hommage à Michael Jackson, dont je suis fan. Je suis très surpris par le show, loin de ce que j’imaginais !
Aucun live mais une série de tableaux qui s’enchaînent avec la musique de MJ en fond sonore et plein d’acrobates qui cumulent les prouesses. Les performances sont nombreuses, partent dans tous les sens et sont très impressionnantes. Chaque pirouette est précise et témoigne des longues heures de répétitions en amont : je suis bluffé ! En parallèle il y a un petit scénario à suivre, l’histoire d’une bande de jeunes qui découvre des objets de la star mais je n’ai pas tout compris... Néanmoins le spectacle me ravit.
Je reviens à pied à mon hôtel, à l’opposé du Strip... Je m’épuise dans la circulation sur les trottoirs. Les gens marchent lentement et les passages piétons sont laborieux alors le plus simple revient à traverser les casinos qui communiquent entre eux, au frais, pour passer d’un bloc à l’autre. J'assiste au passage à des scènes délirantes dans les salles de jeux...
Des gens qui s’assoient à une machine à sous, claquent un billet de 20 et le perdent en quelques minutes. Ou bien ce type excentrique avec un fort accent russe qui drague la croupière et enchaîne les échecs à la roulette. Il dépense 300, puis 300 encore, puis 250 dollars en 15 minutes. En parallèle j’ai aussi vu un italien silencieux miser de grandes piles de jetons et ramasser le double... Quel curieux monde... Je ne me sens pas concerné. Mon esprit divague et je m'égare dans de vastes salles vides à l’intérieur d’un hôtel… Au secours ! Je ne ressors que 15 minutes plus tard…
Je suis heureux de retrouver ma chambre, ma vue sur le Strip et mon rêve. J’ai marché 26,5 km aujourd’hui, c’est un nouveau record !
youtu.be/BAiN4pG2_6o
Les habitudes ne changent pas et je me réveille tôt à Las Vegas. Je jette un œil par la fenêtre et c’est sinistre ! Temps grisâtre, tout semble éteint, personne sur le Strip et à peine quelques voitures. OK, c’est ça l’ambiance le jour ? Glauque !
LE STAND DE TIR
Je remonte le Strip à pied pour aller à Battlefield Vegas, un stand de tir comme il y en a beaucoup dans les environs. Celui-ci a une bonne note sur Trip Advisor et même qu’on peut commander gratuitement une navette pour qu’ils viennent nous chercher et nous ramener à l’hôtel après.
Il est 9h quand je passe le seuil de la porte. J’ai déjà réservé et payé ma séance : 136 euros pour tester 4 armes différentes. Sur place je paye une taxe supplémentaire, 2,18 $. Assez rapidement je suis pris en charge et on m’amène dans le stand lui-même. Quelques touristes sont déjà en train de tirer et le lieu est très bruyant !
J’enfile un casque, des lunettes de protection et un membre du staff me confie les armes une par une en m’expliquant à chaque fois comment la tenir et où regarder pour viser correctement. C’est la première fois de ma vie que je tiens un tel objet dans mes mains ; mes parents m’interdisaient les pistolets en plastique et les jeux vidéo violents... Chaque fois que je presse la gâchette, je reçois un fort choc physique dans le bras, l’épaule, le corps... Plus l’arme est puissante et plus le choc est (logiquement) violent.
J’ai testé une arme de poing, deux mitraillettes et un fusil à pompe. Pour ceux qui aimeraient tenter une telle expérience, je déconseille le fusil à pompe qui n’est pas « fun » à utiliser. L’arme de poing est la plus facile d’accès.
Je vide mes chargeurs et on cerveau me distribue beaucoup trop d’adrénaline en retour. Je sors de cette séance euphorique, prêt à recommencer tout de suite ! Malgré tout je quitte l’établissement avec ma cible sous le bras et me promets de retenter l’expérience un jour.
LA VISITE DU STRIP
Il est encore tôt et je me lance dans le marathon des visites de casinos. Je vous passe les détails car je déchante assez vite. À l’extérieur chaque hôtel vend du rêve et se démarque du voisin mais à l’intérieur les salles de jeux sont toutes identiques. Je suis incapable de discerner les subtiles différences entre les salles de jeux du Flamingo, du Caesar’s Palace ou du Paris.
Heureusement leurs galeries commerciales sont plus intéressantes et j’adresse une mention spéciale au décor du Venetian tout simplement incroyable. Il y a de vraies gondoles qui naviguent sur un canal à l’intérieur même de la galerie ! Et le faux plafond est ahurissant !
Comme je ne m’attarde pas plus que ça dans les galeries, j’enchaîne la visite des casinos à grande vitesse si bien que je décide de m’intéresser aux spectacles proposés à un stand « Tix4Tonight ». Contre 38 dollars je prends un ticket pour voir les Recycled Percussion qui démarrent leur show dans une heure environ et me rends directement dans la file d’attente à côté.
À l’entrée les spectateurs se font prêter des casseroles pour se manifester pendant le show, ça donne une bonne idée de ce qui m’attend ! Les artistes sont des finalistes de America’s Got Talent (Incroyable Talent en France) et rappellent beaucoup ce que fait Stomp... Mais en version plus délirante ! Le show est très dynamique et interactif avec le public. Par contre il y a beaucoup de références musicales américaines qui m’échappent. Le spectacle de 1h20 passe rapidement !
CIRQUE DU SOLEIL : ONE
Pour terminer ma soirée je continue de visiter quelques hôtels jusqu’au Mandala Bay, à l’extrémité du Strip. Je me suis offert une place à 143 euros pour le spectacle « One » du Cirque du Soleil, en hommage à Michael Jackson, dont je suis fan. Je suis très surpris par le show, loin de ce que j’imaginais !
Aucun live mais une série de tableaux qui s’enchaînent avec la musique de MJ en fond sonore et plein d’acrobates qui cumulent les prouesses. Les performances sont nombreuses, partent dans tous les sens et sont très impressionnantes. Chaque pirouette est précise et témoigne des longues heures de répétitions en amont : je suis bluffé ! En parallèle il y a un petit scénario à suivre, l’histoire d’une bande de jeunes qui découvre des objets de la star mais je n’ai pas tout compris... Néanmoins le spectacle me ravit.
Je reviens à pied à mon hôtel, à l’opposé du Strip... Je m’épuise dans la circulation sur les trottoirs. Les gens marchent lentement et les passages piétons sont laborieux alors le plus simple revient à traverser les casinos qui communiquent entre eux, au frais, pour passer d’un bloc à l’autre. J'assiste au passage à des scènes délirantes dans les salles de jeux...
Des gens qui s’assoient à une machine à sous, claquent un billet de 20 et le perdent en quelques minutes. Ou bien ce type excentrique avec un fort accent russe qui drague la croupière et enchaîne les échecs à la roulette. Il dépense 300, puis 300 encore, puis 250 dollars en 15 minutes. En parallèle j’ai aussi vu un italien silencieux miser de grandes piles de jetons et ramasser le double... Quel curieux monde... Je ne me sens pas concerné. Mon esprit divague et je m'égare dans de vastes salles vides à l’intérieur d’un hôtel… Au secours ! Je ne ressors que 15 minutes plus tard…
Je suis heureux de retrouver ma chambre, ma vue sur le Strip et mon rêve. J’ai marché 26,5 km aujourd’hui, c’est un nouveau record !
Un jour je suis parti 31 jours aux Etats-Unis et j'étais seul.
Le récit : https://voyageforum.com/discussion/28-28-31-jours-en-solo-dans-ouest-videos-d8108724/
Les vidéos : https://www.youtube.com/watch?v=D8nxwY41GYA&list=PLZmLjxR75Ez8h5AfUE5yWCkopwfwJ-0Ra
Du 28 au 28 : un mercredi 18 mai à Las Vegas (J21)
youtu.be/pWkSDL-G30o
Je me réveille à Las Vegas pour une seconde et dernière journée complète dans cette ville délirante. Hier j’ai pris de l’avance sur le programme en visitant un paquet de casinos donc j’espère pouvoir prendre le temps de prendre le temps aujourd’hui.
DIG THIS
J’ai rendez-vous à 10h30 pour une expérience WTF : « Dig This ». Je vais piloter une vraie pelleteuse. Oui, bienvenue à Las Vegas ! 210 euros pour 1 heure : un délire ! Mais tout est bien organisé et encadré. En arrivant à l’accueil, je subis un alcootest puis un briefing théorique est donné quant aux règles de sécurité et la manipulation des engins. L’instructeur a un fort accent et parle vite, j’ai un peu de mal à suivre...
Avec un duo d’australiens, nous nous rendons à quelques mètres dans une zone à part où nous attendent les machines. Nous sommes équipés de micros-casques pour dialoguer avec l’instructeur, c’est très rassurant d’autant qu’en entrant dans la cabine de cet énorme bulldozer j’oublie tout du cours théorique tellement je suis impressionné ! Ma machine s’appelle Brutus. Bonjour Brutus !
Sous les ordres du moniteur nous prenons nos repères avec la machine. Le guide est vraiment impliqué et particulièrement patient avec moi qui ai toujours beaucoup de mal à comprendre ses consignes pourtant faciles (mais en anglais). La manipulation des machines est incroyablement accessible et ludique ! Deux joysticks et deux pédales suffisent à contrôler la pelleteuse. Nous enchaînons des exercices sommaires mais cool : creuser un trou, empiler des pneus et mettre des ballons sur des cônes. Simple, mais jouissif : l’heure passe très rapidement.
Avant de quitter l’aire de jeux, j’ai pu me faire prendre en photo devant Brutus. De retour à l’accueil, on nous propose d’acheter des photos encadrées : 25 dollars. D’habitude je refuse mais là je me suis marré et les gars qui nous ont pris en charge m’ont l’air honnêtes.
Comme dans beaucoup d'attractions touristiques ici, un photographe vient immortaliser le départ dans l’espoir de vendre sa photo à l’arrivée (et nous interdit de sortir notre propre appareil photo). Ça a été le cas à Warner Studios, devant l’avion du Lac Powell, la rando équestre à Bryce Canyon, Alcatraz, … Dig This propose l’un mais n’empêche pas l’autre. Ils ne m’ont pas interdit de prendre mes propres photos devant Brutus ! Un bon point qui mérite que je leur achète la traditionnelle photo-souvenir pour 25 dollars ! #LespritDeContradiction
LE COCA-COLA STORE
Je continue la visite de casinos et fais une halte au Coca-Cola Store. Dans mon enthousiasme je commande le menu combo à 15 dollars qui comprend : 16 Cocas de nationalité étrangère + 8 cocas exotiques supplémentaires dans lesquels flotte une boule de glace...
Seulement voilà, en m’installant à une table avec 24 verres empilés sur 3 plateaux, je me rappelle soudainement que je suis venu seul. Et j’ai l’air bête ! Normal. Je goûte quelques verres ; j’aime beaucoup le Coca Mint de Djibouti ! Mais après quelques shots, tous ces goûts fruités et sucrés commencent à m’écœurer. Deux américaines me regardent avec insistance et je leur explique que « I made a mistake » ! Je partage avec elles quelques verres.
Le serveur en caisse me voit hébété devant toutes ces boissons que je serai incapable d’avaler et vient me rassurer : ce sont des échantillons et je ne suis évidemment pas forcé de terminer les verres ! Il me propose même d’arrêter où j’en suis et de me rembourser : super commercial. Je refuse et abandonne moi-même quelques minutes plus tard... De toute évidence, la formule avec 16 verres aurait été amplement suffisante ! J’achète un nouveau mug et quitte le magasin avec l’estomac gonflé...
LE FLAMINGO
L’estomac gonflé et la vessie saturée, j'investis les toilettes du Flamingo. À l’urinoir, le voisin me mate, c’est très gênant ! Je termine rapidement et file dans les jardins du casino, pour fréquenter d'autres oiseaux. Une vétérinaire vient nourrir toutes les bêtes, dont des flamants roses. Le spectacle est amusant et c’est aussi l’occasion d’observer de mignons canetons s’aventurer dans l’eau !
J’erre ensuite dans la salle de jeux. Je ne connais pas trop les bases... J’ai juste un vague souvenir d’avoir joué à la roulette pour rire lorsque j’étais enfant. Quand les touristes d’une table partent, je discute avec le croupier qui m’explique patiemment les règles de la roulette. 10 minutes plus tard je lui donne un billet de 20 dollars... Je sais que je ne reverrai jamais cet argent, que je suis simplement en train de m’offrir une « attraction typique de Las Vegas » !
Mon voyage a débuté le 28 alors je mise 1 $ sur le 28. La roulette s’agite et les jeux sont faits : le 28 noir sort du premier coup et je multiplie ma mise par 36.
OK... Tout s’éclaire ! Je suis en train de comprendre le délire ! Hier j’avais pitié pour les flambeurs et maintenant je les comprends. Pire encore : je les rejoins ! Avec mon simple pactole de départ, je continue de jouer et reste à la table pendant une heure. Grâce à un algorithme personnel et artisanal, mélangeant statistiques et superstitions je joue encore et encore. Parfois je gagne, souvent je perds !
Après autant de rebondissements, j’étale mes derniers jetons et préviens la croupière « This is my last one ». Elle me répond « Good luck ». La roulette s’emballe et j’en arrive à prier le Dieu de Vegas. Résultat ? La bille s’arrête sur le 12 rouge et me rapporte 72 dollars. Je quitte rapidement la table, tel un prince, le sourire illumine mon visage et mon cerveau me deale de l’endorphine. Du délire, mon passage à Las Vegas ne pouvait pas mieux se terminer !
CIRQUE DU SOLEIL : KA
Petit passage au Mirage, à 20h, pour assister au réveil du volcan qui donne bien chaud puis direction l’autre bout du Strip au MGM Grand pour le spectacle « Ka » du Cirque Du Soleil. Je ne sais pas à quoi m’attendre...
Finalement pendant 1h30 je me laisse emporter par le show. Les performances artistiques sont époustouflantes, les décors hors-norme et la mise en scène créative. Je crois que je suis passé à côté des subtilités de l’histoire mais peu importe, on en a pour son argent ! Mon conseil : placé au 7ème rang, je n’ai pas tout vu. Il y a beaucoup d’action dans les airs donc c’est sûrement préférable d’assister au spectacle de plus loin.
FREMONT STREET
C’est ma dernière soirée à Vegas alors je rentabilise ! Je reprends la Nissan en direction de Fremont Street. L’atmosphère ne me plaît pas, il y a quelque chose de sinistre dans l’air que je ne saurais justifier. Je ne traîne donc pas longtemps dans les parages après qu’un vieillard débraillé m’ait demandé si j’étais russe (la réponse est non).
Je passe dans quelques casinos et me risque à tester la tyrolienne suspendue au-dessus de la rue principale. Il ne reste de la place que pour la Zip-Line à 25 $, la tyrolienne où on est simplement assis. Tout juste sympa, peu sensationnel : décevant, je déconseille !
Il est 1h40 du matin et je ne peux pas quitter Las Vegas sans faire la traditionnelle photo devant le panneau « Welcome to Las Vegas ». Ce n’est pas un fantasme mais c’est LA photo qu’il faut ramener d’un tel roadtrip de la même manière qu’il faut sa photo avec le panneau Hollywood et son cliché devant le Golden Gate Bridge. Sans ça, ton voyage n’est pas validé, mec. Pour information il n’y a presque personne devant ce panneau à cette heure-là : clic-clac l'affaire est dans le sac.
Je rentre et m’endors très vite car j’ai encore bien cavalé aujourd’hui ! Le podomètre de mon téléphone m’indique 22,5 km !
Demain matin je quitterai Las Vegas. Que dire ? J’ai beaucoup aimé à partir du moment où je suis rentré dans le jeu (dans tous les sens du terme) ! Il y a quelque chose de fou ici et encore, je me suis contenté de parcourir le Strip de long en large, sans approfondir la ville plus que ça... Venir ici est une expérience en soi et c’est évidemment une étape inévitable dans un premier roadtrip dans l’Ouest.
youtu.be/pWkSDL-G30o
Je me réveille à Las Vegas pour une seconde et dernière journée complète dans cette ville délirante. Hier j’ai pris de l’avance sur le programme en visitant un paquet de casinos donc j’espère pouvoir prendre le temps de prendre le temps aujourd’hui.
DIG THIS
J’ai rendez-vous à 10h30 pour une expérience WTF : « Dig This ». Je vais piloter une vraie pelleteuse. Oui, bienvenue à Las Vegas ! 210 euros pour 1 heure : un délire ! Mais tout est bien organisé et encadré. En arrivant à l’accueil, je subis un alcootest puis un briefing théorique est donné quant aux règles de sécurité et la manipulation des engins. L’instructeur a un fort accent et parle vite, j’ai un peu de mal à suivre...
Avec un duo d’australiens, nous nous rendons à quelques mètres dans une zone à part où nous attendent les machines. Nous sommes équipés de micros-casques pour dialoguer avec l’instructeur, c’est très rassurant d’autant qu’en entrant dans la cabine de cet énorme bulldozer j’oublie tout du cours théorique tellement je suis impressionné ! Ma machine s’appelle Brutus. Bonjour Brutus !
Sous les ordres du moniteur nous prenons nos repères avec la machine. Le guide est vraiment impliqué et particulièrement patient avec moi qui ai toujours beaucoup de mal à comprendre ses consignes pourtant faciles (mais en anglais). La manipulation des machines est incroyablement accessible et ludique ! Deux joysticks et deux pédales suffisent à contrôler la pelleteuse. Nous enchaînons des exercices sommaires mais cool : creuser un trou, empiler des pneus et mettre des ballons sur des cônes. Simple, mais jouissif : l’heure passe très rapidement.
Avant de quitter l’aire de jeux, j’ai pu me faire prendre en photo devant Brutus. De retour à l’accueil, on nous propose d’acheter des photos encadrées : 25 dollars. D’habitude je refuse mais là je me suis marré et les gars qui nous ont pris en charge m’ont l’air honnêtes.
Comme dans beaucoup d'attractions touristiques ici, un photographe vient immortaliser le départ dans l’espoir de vendre sa photo à l’arrivée (et nous interdit de sortir notre propre appareil photo). Ça a été le cas à Warner Studios, devant l’avion du Lac Powell, la rando équestre à Bryce Canyon, Alcatraz, … Dig This propose l’un mais n’empêche pas l’autre. Ils ne m’ont pas interdit de prendre mes propres photos devant Brutus ! Un bon point qui mérite que je leur achète la traditionnelle photo-souvenir pour 25 dollars ! #LespritDeContradiction
LE COCA-COLA STORE
Je continue la visite de casinos et fais une halte au Coca-Cola Store. Dans mon enthousiasme je commande le menu combo à 15 dollars qui comprend : 16 Cocas de nationalité étrangère + 8 cocas exotiques supplémentaires dans lesquels flotte une boule de glace...
Seulement voilà, en m’installant à une table avec 24 verres empilés sur 3 plateaux, je me rappelle soudainement que je suis venu seul. Et j’ai l’air bête ! Normal. Je goûte quelques verres ; j’aime beaucoup le Coca Mint de Djibouti ! Mais après quelques shots, tous ces goûts fruités et sucrés commencent à m’écœurer. Deux américaines me regardent avec insistance et je leur explique que « I made a mistake » ! Je partage avec elles quelques verres.
Le serveur en caisse me voit hébété devant toutes ces boissons que je serai incapable d’avaler et vient me rassurer : ce sont des échantillons et je ne suis évidemment pas forcé de terminer les verres ! Il me propose même d’arrêter où j’en suis et de me rembourser : super commercial. Je refuse et abandonne moi-même quelques minutes plus tard... De toute évidence, la formule avec 16 verres aurait été amplement suffisante ! J’achète un nouveau mug et quitte le magasin avec l’estomac gonflé...
LE FLAMINGO
L’estomac gonflé et la vessie saturée, j'investis les toilettes du Flamingo. À l’urinoir, le voisin me mate, c’est très gênant ! Je termine rapidement et file dans les jardins du casino, pour fréquenter d'autres oiseaux. Une vétérinaire vient nourrir toutes les bêtes, dont des flamants roses. Le spectacle est amusant et c’est aussi l’occasion d’observer de mignons canetons s’aventurer dans l’eau !
J’erre ensuite dans la salle de jeux. Je ne connais pas trop les bases... J’ai juste un vague souvenir d’avoir joué à la roulette pour rire lorsque j’étais enfant. Quand les touristes d’une table partent, je discute avec le croupier qui m’explique patiemment les règles de la roulette. 10 minutes plus tard je lui donne un billet de 20 dollars... Je sais que je ne reverrai jamais cet argent, que je suis simplement en train de m’offrir une « attraction typique de Las Vegas » !
Mon voyage a débuté le 28 alors je mise 1 $ sur le 28. La roulette s’agite et les jeux sont faits : le 28 noir sort du premier coup et je multiplie ma mise par 36.
OK... Tout s’éclaire ! Je suis en train de comprendre le délire ! Hier j’avais pitié pour les flambeurs et maintenant je les comprends. Pire encore : je les rejoins ! Avec mon simple pactole de départ, je continue de jouer et reste à la table pendant une heure. Grâce à un algorithme personnel et artisanal, mélangeant statistiques et superstitions je joue encore et encore. Parfois je gagne, souvent je perds !
Après autant de rebondissements, j’étale mes derniers jetons et préviens la croupière « This is my last one ». Elle me répond « Good luck ». La roulette s’emballe et j’en arrive à prier le Dieu de Vegas. Résultat ? La bille s’arrête sur le 12 rouge et me rapporte 72 dollars. Je quitte rapidement la table, tel un prince, le sourire illumine mon visage et mon cerveau me deale de l’endorphine. Du délire, mon passage à Las Vegas ne pouvait pas mieux se terminer !
CIRQUE DU SOLEIL : KA
Petit passage au Mirage, à 20h, pour assister au réveil du volcan qui donne bien chaud puis direction l’autre bout du Strip au MGM Grand pour le spectacle « Ka » du Cirque Du Soleil. Je ne sais pas à quoi m’attendre...
Finalement pendant 1h30 je me laisse emporter par le show. Les performances artistiques sont époustouflantes, les décors hors-norme et la mise en scène créative. Je crois que je suis passé à côté des subtilités de l’histoire mais peu importe, on en a pour son argent ! Mon conseil : placé au 7ème rang, je n’ai pas tout vu. Il y a beaucoup d’action dans les airs donc c’est sûrement préférable d’assister au spectacle de plus loin.
FREMONT STREET
C’est ma dernière soirée à Vegas alors je rentabilise ! Je reprends la Nissan en direction de Fremont Street. L’atmosphère ne me plaît pas, il y a quelque chose de sinistre dans l’air que je ne saurais justifier. Je ne traîne donc pas longtemps dans les parages après qu’un vieillard débraillé m’ait demandé si j’étais russe (la réponse est non).
Je passe dans quelques casinos et me risque à tester la tyrolienne suspendue au-dessus de la rue principale. Il ne reste de la place que pour la Zip-Line à 25 $, la tyrolienne où on est simplement assis. Tout juste sympa, peu sensationnel : décevant, je déconseille !
Il est 1h40 du matin et je ne peux pas quitter Las Vegas sans faire la traditionnelle photo devant le panneau « Welcome to Las Vegas ». Ce n’est pas un fantasme mais c’est LA photo qu’il faut ramener d’un tel roadtrip de la même manière qu’il faut sa photo avec le panneau Hollywood et son cliché devant le Golden Gate Bridge. Sans ça, ton voyage n’est pas validé, mec. Pour information il n’y a presque personne devant ce panneau à cette heure-là : clic-clac l'affaire est dans le sac.
Je rentre et m’endors très vite car j’ai encore bien cavalé aujourd’hui ! Le podomètre de mon téléphone m’indique 22,5 km !
Demain matin je quitterai Las Vegas. Que dire ? J’ai beaucoup aimé à partir du moment où je suis rentré dans le jeu (dans tous les sens du terme) ! Il y a quelque chose de fou ici et encore, je me suis contenté de parcourir le Strip de long en large, sans approfondir la ville plus que ça... Venir ici est une expérience en soi et c’est évidemment une étape inévitable dans un premier roadtrip dans l’Ouest.
Un jour je suis parti 31 jours aux Etats-Unis et j'étais seul.
Le récit : https://voyageforum.com/discussion/28-28-31-jours-en-solo-dans-ouest-videos-d8108724/
Les vidéos : https://www.youtube.com/watch?v=D8nxwY41GYA&list=PLZmLjxR75Ez8h5AfUE5yWCkopwfwJ-0Ra
Venir ici est une expérience en soi et c’est évidemment une étape inévitable dans un premier roadtrip dans l’Ouest.
Entièrement d'accord avec toi. On aime ou on aime pas... Mais Vegas, ça marque!
Entièrement d'accord avec toi. On aime ou on aime pas... Mais Vegas, ça marque!
Du 28 au 28 : un jeudi 19 mai à la Vallée de la Mort (J22)
youtu.be/a1fLGDLcSRk
Je me réveille gentiment dans ma luxueuse chambre du Mirage et m’aperçois qu’on peut gérer le check-out par internet ! Super ! En deux clics c’est réglé. J’aime beaucoup l’idée !
DEATH VALLEY
La valise rangée dans le coffre de la Nissan, je repars pour de nouvelles aventures en direction de La Vallée de La Mort. Il n’y a que 2 heures de route et la température grimpe considérablement au fur et à mesure que je me rapproche. Pendant un instant, le tableau de bord m’indique 48° à l’extérieur !
Lors de la préparation de ce roadtrip j’ai lu quelques mésaventures de voyageurs dont la voiture a fait des siennes dans les environs... Je refuse de vivre ce cauchemar et prends un maximum de précautions : j’enlève le régulateur de vitesse et coupe la climatisation. Le premier effet secondaire est immédiat : je cuis ! Heureusement j’ai plein d’eau au frais.
Premier arrêt à Dantes View après quelques montées bien raides. Le point de vue est très impressionnant et très venteux. Le parking n’est qu’à moitié plein mais il y a beaucoup de touristes et c’est difficile de rester seul 5 minutes à moins de cavaler un peu dans la nature. Il fait 40° alors je laisse cette option aux plus courageux.
L’environnement devient encore plus extrême à Badwater (le point le plus bas d’Amérique)... Le soleil est aveuglant, c’est très venteux, c’est brûlant et sec ! Il fait 44° et je n’étais pas prêt ! Lunettes de soleil et crème solaire sont vitales. Je n’avais pas imaginé que les conditions seraient aussi violentes aussi je ne m’attarde pas trop longtemps ici.
Je file au Devils Gulf Course. Il n’y a que moi et une équipe réduite de tournage pas loin. Le paysage est atypique et il me plaît ! J’ai envie de m’aventurer mais des panneaux le déconseillent à cause des rochers aiguisés qui peuvent tordre des chevilles et fracturer des os... Je n’insiste pas !
En voiture je commence à fondre sous la chaleur et j’ai la faiblesse de rallumer la climatisation avant de m’engager sur la Artist Drive. La route est chouette, très colorée et il y a de la place sur les côtés pour s’arrêter et profiter des couleurs. Je me balade à Artist Palette et lorsque je rejoins ma voiture je vois du liquide couler de sous la Nissan.
Gros coup de stress ! Le liquide est marron/noir, on dirait de l’huile... Je ne suis pas du tout mécanicien et je suis seul au milieu de la Vallée de la Mort ! C’est la panique ! Je retourne rapidement dans les terres ! Franchement je ne me sens pas bien, d’autant que demain j’ai 600 kilomètres à faire... Je prends la direction de l’hôtel et je suis idiot car tant que la voiture roule, je ne pose de questions à personne et n’essaye pas de soulager mon inquiétude.
[Épilogue] En me garant sur un parking quelques jours plus tard, je remarque que TOUTES les voitures laissent des taches d’huile... Je m’étais donc fait du mouron pour rien...
L’HÔTEL
Ce soir je dors au Furnace Creek Ranch à 145 euros la nuit (+13 dollars à payer en cash sur place). C’est une sorte de camping avec piscine, supérette, bar, court de tennis et terrain de golf, … Je n’ai absolument pas besoin de tout ça, j’avais seulement besoin d’un lit et d’une douche en fait...
Je reconnais néanmoins que le bungalow qu’on m’a attribué est au poil. Il manque un peu d’éclairage dans la pièce principale mais ça ira tant que le frigo et la climatisation resteront fonctionnels ! Petit bonus : il y a un rocking-chair devant l’entrée de chaque bungalow. J’imagine qu’ils sont très agréables pour une sieste, en hiver.
Cette journée à la Vallée de la Mort a été éprouvante pour mon petit corps et j’aurais dû suivre les conseils des gens. J’aurais dû passer ma journée dans la piscine de l’hôtel et me rendre aux points de vue quand la température redescend. Logique.
ZABRISKIE POINT
Avant d’investir définitivement ma chambre, je file au Zabriskie Point pour assister au coucher de soleil mais j’arrive une heure trop tard pour vraiment apprécier le spectacle des couleurs, je crois. Dommage car il est probable que je ne revienne plus jamais ici...
youtu.be/a1fLGDLcSRk
Je me réveille gentiment dans ma luxueuse chambre du Mirage et m’aperçois qu’on peut gérer le check-out par internet ! Super ! En deux clics c’est réglé. J’aime beaucoup l’idée !
DEATH VALLEY
La valise rangée dans le coffre de la Nissan, je repars pour de nouvelles aventures en direction de La Vallée de La Mort. Il n’y a que 2 heures de route et la température grimpe considérablement au fur et à mesure que je me rapproche. Pendant un instant, le tableau de bord m’indique 48° à l’extérieur !
Lors de la préparation de ce roadtrip j’ai lu quelques mésaventures de voyageurs dont la voiture a fait des siennes dans les environs... Je refuse de vivre ce cauchemar et prends un maximum de précautions : j’enlève le régulateur de vitesse et coupe la climatisation. Le premier effet secondaire est immédiat : je cuis ! Heureusement j’ai plein d’eau au frais.
Premier arrêt à Dantes View après quelques montées bien raides. Le point de vue est très impressionnant et très venteux. Le parking n’est qu’à moitié plein mais il y a beaucoup de touristes et c’est difficile de rester seul 5 minutes à moins de cavaler un peu dans la nature. Il fait 40° alors je laisse cette option aux plus courageux.
L’environnement devient encore plus extrême à Badwater (le point le plus bas d’Amérique)... Le soleil est aveuglant, c’est très venteux, c’est brûlant et sec ! Il fait 44° et je n’étais pas prêt ! Lunettes de soleil et crème solaire sont vitales. Je n’avais pas imaginé que les conditions seraient aussi violentes aussi je ne m’attarde pas trop longtemps ici.
Je file au Devils Gulf Course. Il n’y a que moi et une équipe réduite de tournage pas loin. Le paysage est atypique et il me plaît ! J’ai envie de m’aventurer mais des panneaux le déconseillent à cause des rochers aiguisés qui peuvent tordre des chevilles et fracturer des os... Je n’insiste pas !
En voiture je commence à fondre sous la chaleur et j’ai la faiblesse de rallumer la climatisation avant de m’engager sur la Artist Drive. La route est chouette, très colorée et il y a de la place sur les côtés pour s’arrêter et profiter des couleurs. Je me balade à Artist Palette et lorsque je rejoins ma voiture je vois du liquide couler de sous la Nissan.
Gros coup de stress ! Le liquide est marron/noir, on dirait de l’huile... Je ne suis pas du tout mécanicien et je suis seul au milieu de la Vallée de la Mort ! C’est la panique ! Je retourne rapidement dans les terres ! Franchement je ne me sens pas bien, d’autant que demain j’ai 600 kilomètres à faire... Je prends la direction de l’hôtel et je suis idiot car tant que la voiture roule, je ne pose de questions à personne et n’essaye pas de soulager mon inquiétude.
[Épilogue] En me garant sur un parking quelques jours plus tard, je remarque que TOUTES les voitures laissent des taches d’huile... Je m’étais donc fait du mouron pour rien...
L’HÔTEL
Ce soir je dors au Furnace Creek Ranch à 145 euros la nuit (+13 dollars à payer en cash sur place). C’est une sorte de camping avec piscine, supérette, bar, court de tennis et terrain de golf, … Je n’ai absolument pas besoin de tout ça, j’avais seulement besoin d’un lit et d’une douche en fait...
Je reconnais néanmoins que le bungalow qu’on m’a attribué est au poil. Il manque un peu d’éclairage dans la pièce principale mais ça ira tant que le frigo et la climatisation resteront fonctionnels ! Petit bonus : il y a un rocking-chair devant l’entrée de chaque bungalow. J’imagine qu’ils sont très agréables pour une sieste, en hiver.
Cette journée à la Vallée de la Mort a été éprouvante pour mon petit corps et j’aurais dû suivre les conseils des gens. J’aurais dû passer ma journée dans la piscine de l’hôtel et me rendre aux points de vue quand la température redescend. Logique.
ZABRISKIE POINT
Avant d’investir définitivement ma chambre, je file au Zabriskie Point pour assister au coucher de soleil mais j’arrive une heure trop tard pour vraiment apprécier le spectacle des couleurs, je crois. Dommage car il est probable que je ne revienne plus jamais ici...
Un jour je suis parti 31 jours aux Etats-Unis et j'étais seul.
Le récit : https://voyageforum.com/discussion/28-28-31-jours-en-solo-dans-ouest-videos-d8108724/
Les vidéos : https://www.youtube.com/watch?v=D8nxwY41GYA&list=PLZmLjxR75Ez8h5AfUE5yWCkopwfwJ-0Ra
Merci Nataly pour le message ! Il ne reste plus qu'une grosse semaine de roadtrip, déjà 😄
Du 28 au 28 : un vendredi 20 mai à la Vallée de la Mort (J23)
youtu.be/EYCz9nfOEDk
Un nouveau réveil très tôt aux États-Unis pour assister au lever de soleil à Zabriskie Point où j’étais déjà hier soir. Sur place je ne m’enthousiasme pas autant que je l’espérais... Néanmoins les couleurs au fond de ce paysage sont très jolies !
Normalement quand on quitte la Vallée de la Mort c’est pour rejoindre Yosemite mais en plein mois de mai, la Tioga Road qui permet de traverser le parc (et de rejoindre San Francisco) est parfois close... Par défaut j’ai donc privilégié Sequoia Park.
Pour y aller, ma Nissan et moi avons 600 kilomètres à tracer ! C’est le plus long trajet de ce super-roadtrip mais aussi et surtout le plus long trajet derrière un volant de ma vie !
Avant de m’embarquer dans un tel périple, je décide de me balader aux environs de la Vallée. Je passe à la station-service proche du Furnace Creek Ranch pour faire le plein, le gallon est 70 centimes plus cher que partout ailleurs... Sympa.
MESQUITE SAND DUNES
Je conduis d’abord sur une trentaine de kilomètres pour aller à Mesquite Sand Dunes. Je n’avais jamais vu un tel paysage désertique, il y a des dunes partout et le dépaysement est total ! Je m’aventure à pied dans les collines de sable encore vierges de toute empreinte à cette heure jusqu’à perdre de vue la civilisation à l’horizon et j’adore ce sentiment de solitude. Il ne fait pas trop chaud à cette heure matinale mais je préfère rentrer assez rapidement d’autant que comme un idiot j’ai oublié mes gourdes et mes lunettes de soleil... J’ai lu beaucoup trop de récits dramatiques sur internet pour marcher plus longtemps dans le sable et tenter le diable !
UBEHEBE CRATER
C’est marrant comme j’ai perdu la notion des distances depuis quelques jours. 600 kilomètres m’attendent cet après-midi pour aller jusqu’à Sequoia Park mais me voilà parti pour un détour de 70 kilomètres, seul sur une route absolument déserte. Mon objectif est d’atteindre Ubehebe Crater, un gigantesque trou prouvant l’existence d’un ancien volcan.
À l’arrivée le parking est vide et je me retrouve une nouvelle fois à crapahuter seul dans un décor incroyable. Le soleil commence à taper... Ce qui me tue cette fois ce n’est pas la chaleur mais le vent très puissant au sommet de ce cratère ! Je peine à marcher et je manque de tomber à plusieurs reprises... Pire : des gravillons volent et me fouettent le visage ! Je me concède une pause dans cette ascension près d’un buisson, tournant le dos au vent.
Je crois qu’il est possible de descendre au fond du cratère ou d’en faire le tour mais l’environnement est trop hostile pour moi et je reviens à la voiture. Aucun regret, le détour en valait le coup !
Il est temps de revenir sur mes pas et de quitter la Vallée de la Mort. C'était une véritable expérience de marcher sur cette terre et au final ce n'est pas la chaleur qui est le plus insupportable mais le vent permanent !
LA ROUTE VERS SEQUOIA PARK
J'entame maintenant la route vers Sequoia Park.
J’ai fait deux arrêts au stand pour rajouter 30 dollars de carburant à chaque fois. Après 200 kilomètres je me suis concédé une sieste sur une aire de repos. Le bruit des autres voitures à côté et la chaleur dans l’habitable ont fini par me réveiller brutalement... Mon conseil du jour : si tu veux dormir dans ta caisse, éloigne-toi des places principales et entre-ouvre tes fenêtres. Ne me remercie pas.
À un moment sur la route je vois au loin une tempête de sable... J’apprécie le spectacle et continue sans m’inquiéter quand soudain, la tempête de sable est DEVANT moi. Elle traverse littéralement la route de façon perpendiculaire. Je m’arrête sur le bas-côté pour juger deux secondes cette situation inédite… J’observe des voitures en sens inverse qui en sortent et me font un signe du genre « C’est bon vas-y mais doucement ». Alors j’y vais ! De toute façon je ne vois pas d’autre solution...
Plus j’avance et moins j’ai de visibilité. Moins j’ai de visibilité et plus je ralentis. Je me rappelle d'un slogan du code de la route : bien voir et être bien vu. Pleins phares allumés, mes seuls repères sont les freins discontinus du véhicule devant moi. On ne voit VRAIMENT rien la situation est épique, follement excitante !
Je crois qu’une voiture essaye de faire demi-tour devant moi... les fous. L’adrénaline fait le reste et me mène jusqu’au bout, quelques minutes plus tard, ça y est je suis sorti de la tempête ! Quelle aventure !
Fort heureusement, la suite de la route est plus classique. En approchant Three Rivers où je dors ce soir, je passe devant le Lac Isabella réputé pour les arbres qui émergent de l’eau. Les photos sur internet sont flatteuses car de là où je suis, les arbres sont rares et loin du rivage... Rien d'impressionnant.
Toujours sur ma route je traverse Exeter, une charmante petite ville qui invite à descendre de voiture. J’erre quelques minutes dans les quartiers résidentiels, près d’une école et j’observe les gens et l’architecture du coin. C’est vraiment mignon !
Je me rapproche encore un peu plus de ma destination et le soleil se couche déjà en Californie. Au détour d’un virage j’aperçois le lac Koweah, absolument somptueux avec ces couleurs rouge-orangé ! Une pause s’impose pour apprécier la vue...
L’HÔTEL
La nuit est déjà bien tombée quand j’arrive sur le parking de mon motel, le Comfort Inn de Three Rivers. À quelques minutes à pieds il y a de quoi faire des courses et manger. L’hôtel en lui-même est franchement éloigné de l’entrée du parc mais le rapport qualité/prix me semblait intéressant. En effet, l’établissement est suréquipé : piscine, jacuzzi, salle de sport, sauna et laverie. La décoration de ma chambre est plutôt soignée et le lit est géant. J’entends assez distinctement mes voisins allemands mais ce n’est pas gênant. Il me manque un frigo et le seul micro-ondes de l’hôtel est dans la salle de déjeuner c’est dommage. Les deux nuits me coûtent 264 dollars.
Du 28 au 28 : un vendredi 20 mai à la Vallée de la Mort (J23)
youtu.be/EYCz9nfOEDk
Un nouveau réveil très tôt aux États-Unis pour assister au lever de soleil à Zabriskie Point où j’étais déjà hier soir. Sur place je ne m’enthousiasme pas autant que je l’espérais... Néanmoins les couleurs au fond de ce paysage sont très jolies !
Normalement quand on quitte la Vallée de la Mort c’est pour rejoindre Yosemite mais en plein mois de mai, la Tioga Road qui permet de traverser le parc (et de rejoindre San Francisco) est parfois close... Par défaut j’ai donc privilégié Sequoia Park.
Pour y aller, ma Nissan et moi avons 600 kilomètres à tracer ! C’est le plus long trajet de ce super-roadtrip mais aussi et surtout le plus long trajet derrière un volant de ma vie !
Avant de m’embarquer dans un tel périple, je décide de me balader aux environs de la Vallée. Je passe à la station-service proche du Furnace Creek Ranch pour faire le plein, le gallon est 70 centimes plus cher que partout ailleurs... Sympa.
MESQUITE SAND DUNES
Je conduis d’abord sur une trentaine de kilomètres pour aller à Mesquite Sand Dunes. Je n’avais jamais vu un tel paysage désertique, il y a des dunes partout et le dépaysement est total ! Je m’aventure à pied dans les collines de sable encore vierges de toute empreinte à cette heure jusqu’à perdre de vue la civilisation à l’horizon et j’adore ce sentiment de solitude. Il ne fait pas trop chaud à cette heure matinale mais je préfère rentrer assez rapidement d’autant que comme un idiot j’ai oublié mes gourdes et mes lunettes de soleil... J’ai lu beaucoup trop de récits dramatiques sur internet pour marcher plus longtemps dans le sable et tenter le diable !
UBEHEBE CRATER
C’est marrant comme j’ai perdu la notion des distances depuis quelques jours. 600 kilomètres m’attendent cet après-midi pour aller jusqu’à Sequoia Park mais me voilà parti pour un détour de 70 kilomètres, seul sur une route absolument déserte. Mon objectif est d’atteindre Ubehebe Crater, un gigantesque trou prouvant l’existence d’un ancien volcan.
À l’arrivée le parking est vide et je me retrouve une nouvelle fois à crapahuter seul dans un décor incroyable. Le soleil commence à taper... Ce qui me tue cette fois ce n’est pas la chaleur mais le vent très puissant au sommet de ce cratère ! Je peine à marcher et je manque de tomber à plusieurs reprises... Pire : des gravillons volent et me fouettent le visage ! Je me concède une pause dans cette ascension près d’un buisson, tournant le dos au vent.
Je crois qu’il est possible de descendre au fond du cratère ou d’en faire le tour mais l’environnement est trop hostile pour moi et je reviens à la voiture. Aucun regret, le détour en valait le coup !
Il est temps de revenir sur mes pas et de quitter la Vallée de la Mort. C'était une véritable expérience de marcher sur cette terre et au final ce n'est pas la chaleur qui est le plus insupportable mais le vent permanent !
LA ROUTE VERS SEQUOIA PARK
J'entame maintenant la route vers Sequoia Park.
J’ai fait deux arrêts au stand pour rajouter 30 dollars de carburant à chaque fois. Après 200 kilomètres je me suis concédé une sieste sur une aire de repos. Le bruit des autres voitures à côté et la chaleur dans l’habitable ont fini par me réveiller brutalement... Mon conseil du jour : si tu veux dormir dans ta caisse, éloigne-toi des places principales et entre-ouvre tes fenêtres. Ne me remercie pas.
À un moment sur la route je vois au loin une tempête de sable... J’apprécie le spectacle et continue sans m’inquiéter quand soudain, la tempête de sable est DEVANT moi. Elle traverse littéralement la route de façon perpendiculaire. Je m’arrête sur le bas-côté pour juger deux secondes cette situation inédite… J’observe des voitures en sens inverse qui en sortent et me font un signe du genre « C’est bon vas-y mais doucement ». Alors j’y vais ! De toute façon je ne vois pas d’autre solution...
Plus j’avance et moins j’ai de visibilité. Moins j’ai de visibilité et plus je ralentis. Je me rappelle d'un slogan du code de la route : bien voir et être bien vu. Pleins phares allumés, mes seuls repères sont les freins discontinus du véhicule devant moi. On ne voit VRAIMENT rien la situation est épique, follement excitante !
Je crois qu’une voiture essaye de faire demi-tour devant moi... les fous. L’adrénaline fait le reste et me mène jusqu’au bout, quelques minutes plus tard, ça y est je suis sorti de la tempête ! Quelle aventure !
Fort heureusement, la suite de la route est plus classique. En approchant Three Rivers où je dors ce soir, je passe devant le Lac Isabella réputé pour les arbres qui émergent de l’eau. Les photos sur internet sont flatteuses car de là où je suis, les arbres sont rares et loin du rivage... Rien d'impressionnant.
Toujours sur ma route je traverse Exeter, une charmante petite ville qui invite à descendre de voiture. J’erre quelques minutes dans les quartiers résidentiels, près d’une école et j’observe les gens et l’architecture du coin. C’est vraiment mignon !
Je me rapproche encore un peu plus de ma destination et le soleil se couche déjà en Californie. Au détour d’un virage j’aperçois le lac Koweah, absolument somptueux avec ces couleurs rouge-orangé ! Une pause s’impose pour apprécier la vue...
L’HÔTEL
La nuit est déjà bien tombée quand j’arrive sur le parking de mon motel, le Comfort Inn de Three Rivers. À quelques minutes à pieds il y a de quoi faire des courses et manger. L’hôtel en lui-même est franchement éloigné de l’entrée du parc mais le rapport qualité/prix me semblait intéressant. En effet, l’établissement est suréquipé : piscine, jacuzzi, salle de sport, sauna et laverie. La décoration de ma chambre est plutôt soignée et le lit est géant. J’entends assez distinctement mes voisins allemands mais ce n’est pas gênant. Il me manque un frigo et le seul micro-ondes de l’hôtel est dans la salle de déjeuner c’est dommage. Les deux nuits me coûtent 264 dollars.
Un jour je suis parti 31 jours aux Etats-Unis et j'étais seul.
Le récit : https://voyageforum.com/discussion/28-28-31-jours-en-solo-dans-ouest-videos-d8108724/
Les vidéos : https://www.youtube.com/watch?v=D8nxwY41GYA&list=PLZmLjxR75Ez8h5AfUE5yWCkopwfwJ-0Ra
Du 28 au 28 : un samedi 21 mai à Sequoia (J24)
youtu.be/-t065K9yjmM
Plus qu’une semaine aux États-Unis, déjà... Ce matin je me réveille tranquillement dans la salle du petit-déjeuner.
CRYSTAL CAVE
Direction la Crystal Cave de Sequoia : il n’y a qu’une trentaine de kilomètres pour y aller mais les routes sont sinueuses et je mets au moins une heure pour y arriver. Une fois en haut je découvre la vie : alors comme ça il fait froid en altitude ? Mince alors. Je ne me suis peut-être pas assez couvert... On ne me dit jamais rien ! ;)
Sur le parking, il faut précautionneusement ranger ses affaires personnelles dans de grosses boîtes métalliques à l'extérieur car apparemment il y a des ours dans les parages ! Ce serait dommage que l’un d’eux défonce une vitre pour une simple bouteille de coca chaud qui traîne au fond de la glacière...
Après un briefing sur le parking, on nous invite tous à descendre une centaine de mètres plus bas pour rejoindre l’entrée de la caverne où un guide nous attend. Avec beaucoup d’humour, ce dernier nous met en garde sur la fragilité des lieux et l’importance de ne pas perturber l’environnement naturel à l’intérieur. Attention le flash est strictement interdit et on ne doit rien toucher ! L’une de ses meilleures vannes : si tout à coup vous voulez toucher la pierre parce que vous avez oublié la sensation de toucher de la pierre, touchez le sol. :)
La visite à l’intérieur se passe bien, le lieu est fascinant et particulièrement bien mis en valeur par les quelques éclairages. Le guide est clair, compréhensible et incollable : félicitations ! Il paraît qu’il y a des chauves-souris dans cette caverne mais je n’ai rien vu...
La balade se ponctue par une expérience sensorielle que je ne dévoilerai pas mais qui m’a beaucoup touché. Je ne peux que vous conseiller cette visite qui est relativement courte, intéressante et pas trop chère : 16 euros pour presque 1 heure. Pensez simplement à bien vous couvrir !
CONGRESS TRAIL
Après cette petite « attraction », j’ai enchaîné avec le Congress Trail dans le but de croiser les arbres les plus réputés du parc, dont le Sherman Tree qui est le plus volumineux du monde. Les gens forment une file indienne pour se prendre en photo devant son panneau... Je suis presque sûr que ma photo réalisée en mode panoramique, avec mon simple smartphone, sera plus intéressante que n’importe quelle autre quelconque photo familiale...
Dès l’instant où je m’engage sur le trail, je croise de moins en moins de touristes. Le chemin est d’autant plus agréable qu’il est plat et offre un large horizon des séquoias existants : des grands, des troués, des jumeaux, des solitaires, … Chacun semble avoir un passé unique façonné par la nature. A en croire les panneaux, les sequoias noircis et troués qui ont subi un incendie sont naturellement devenus les plus costauds ! Ces arbres sont incroyablement démesurés et je crois que mon cerveau peine parfois à prendre conscience de l’immensité de ces êtres !
Fun fact : sur la fin du trail j’ai aperçu dans un coin reculé de la forêt un groupe de vieillards nus, se faisant photographier sur les racines d’un séquoia couché. Un beau moment d’union entre l’homme et la nature :)
MORO ROCK
Je pars ensuite du côté de Moro Rock qui offre une excellente vue sur le parc, un peu à la façon de Angels Landing à Zion (mais sans l’escalade périlleuse).
CRESCENT MEADOW
Je termine mon après-midi à Crescent Meadow en direction de Thorp’s Cabin. J’ai choisi cette balade dans l’espoir de voir un ours mais depuis tout à l’heure, j’ai beau être attentif, je ne vois rien... À moins que... Tiens... Un photographe en bordure de clairière m’intrigue. Je l’observe et finis par comprendre qu’il mitraille un ours à la fourrure marron qui mange dans la clairière !
Debout derrière lui, je regarde le spectacle. L’ours grimpe sur un rondin pour s’allonger, ce qui donne envie au photographe de s’approcher. Moi, prudent, je reste en bordure pour immortaliser la scène sur mon téléphone. Après un bon quart d’heure l'homme revient sur ses pas et me montre ses belles photos. Pas mal ! Sur les clichés enregistrés dans mon téléphone, j’arrive à peine à deviner la forme d’un ours dans ces 8 pixels marronnasses... J’aurais peut-être dû investir dans un vrai appareil photo à l’occasion de ce roadtrip spectaculaire !
KAWEAH LAKE
Le soleil ne va pas tarder à se coucher alors je quitte Sequoia Park (je reviens demain) et fonce au lac Kaweah, ce magnifique paysage que j’ai découvert hier par hasard ! Mon Dieu que ce lac est somptueux sous cette lumière... Je suis à deux doigts de mettre ce spot dans mon top !
Nous sommes un samedi et à Horse Creek Recreation, juste à côté, les gens viennent en famille avec leur barbecue pour pêcher tout en écoutant de la musique. L’ambiance est bon esprit et je les envie un peu ! Si j’avais été plus sociable, j’aurais peut-être essayé d’entrer en contact avec ces vrais américains.
L’HÔTEL
Mine de rien j’ai marché 16,5 km aujourd’hui dans la région. Rentré à l’hôtel je m’offre une pizza dans le restaurant d’à côté. Accessoirement c’est aussi la première pizza de ma vie ! Vous ai-je déjà parlé de mon alimentation discutable ? Mon dîner : une pizza et de la glace, c’est ça la classe à l’américaine. Avec 11 dollars je suis rassasié !
youtu.be/-t065K9yjmM
Plus qu’une semaine aux États-Unis, déjà... Ce matin je me réveille tranquillement dans la salle du petit-déjeuner.
CRYSTAL CAVE
Direction la Crystal Cave de Sequoia : il n’y a qu’une trentaine de kilomètres pour y aller mais les routes sont sinueuses et je mets au moins une heure pour y arriver. Une fois en haut je découvre la vie : alors comme ça il fait froid en altitude ? Mince alors. Je ne me suis peut-être pas assez couvert... On ne me dit jamais rien ! ;)
Sur le parking, il faut précautionneusement ranger ses affaires personnelles dans de grosses boîtes métalliques à l'extérieur car apparemment il y a des ours dans les parages ! Ce serait dommage que l’un d’eux défonce une vitre pour une simple bouteille de coca chaud qui traîne au fond de la glacière...
Après un briefing sur le parking, on nous invite tous à descendre une centaine de mètres plus bas pour rejoindre l’entrée de la caverne où un guide nous attend. Avec beaucoup d’humour, ce dernier nous met en garde sur la fragilité des lieux et l’importance de ne pas perturber l’environnement naturel à l’intérieur. Attention le flash est strictement interdit et on ne doit rien toucher ! L’une de ses meilleures vannes : si tout à coup vous voulez toucher la pierre parce que vous avez oublié la sensation de toucher de la pierre, touchez le sol. :)
La visite à l’intérieur se passe bien, le lieu est fascinant et particulièrement bien mis en valeur par les quelques éclairages. Le guide est clair, compréhensible et incollable : félicitations ! Il paraît qu’il y a des chauves-souris dans cette caverne mais je n’ai rien vu...
La balade se ponctue par une expérience sensorielle que je ne dévoilerai pas mais qui m’a beaucoup touché. Je ne peux que vous conseiller cette visite qui est relativement courte, intéressante et pas trop chère : 16 euros pour presque 1 heure. Pensez simplement à bien vous couvrir !
CONGRESS TRAIL
Après cette petite « attraction », j’ai enchaîné avec le Congress Trail dans le but de croiser les arbres les plus réputés du parc, dont le Sherman Tree qui est le plus volumineux du monde. Les gens forment une file indienne pour se prendre en photo devant son panneau... Je suis presque sûr que ma photo réalisée en mode panoramique, avec mon simple smartphone, sera plus intéressante que n’importe quelle autre quelconque photo familiale...
Dès l’instant où je m’engage sur le trail, je croise de moins en moins de touristes. Le chemin est d’autant plus agréable qu’il est plat et offre un large horizon des séquoias existants : des grands, des troués, des jumeaux, des solitaires, … Chacun semble avoir un passé unique façonné par la nature. A en croire les panneaux, les sequoias noircis et troués qui ont subi un incendie sont naturellement devenus les plus costauds ! Ces arbres sont incroyablement démesurés et je crois que mon cerveau peine parfois à prendre conscience de l’immensité de ces êtres !
Fun fact : sur la fin du trail j’ai aperçu dans un coin reculé de la forêt un groupe de vieillards nus, se faisant photographier sur les racines d’un séquoia couché. Un beau moment d’union entre l’homme et la nature :)
MORO ROCK
Je pars ensuite du côté de Moro Rock qui offre une excellente vue sur le parc, un peu à la façon de Angels Landing à Zion (mais sans l’escalade périlleuse).
CRESCENT MEADOW
Je termine mon après-midi à Crescent Meadow en direction de Thorp’s Cabin. J’ai choisi cette balade dans l’espoir de voir un ours mais depuis tout à l’heure, j’ai beau être attentif, je ne vois rien... À moins que... Tiens... Un photographe en bordure de clairière m’intrigue. Je l’observe et finis par comprendre qu’il mitraille un ours à la fourrure marron qui mange dans la clairière !
Debout derrière lui, je regarde le spectacle. L’ours grimpe sur un rondin pour s’allonger, ce qui donne envie au photographe de s’approcher. Moi, prudent, je reste en bordure pour immortaliser la scène sur mon téléphone. Après un bon quart d’heure l'homme revient sur ses pas et me montre ses belles photos. Pas mal ! Sur les clichés enregistrés dans mon téléphone, j’arrive à peine à deviner la forme d’un ours dans ces 8 pixels marronnasses... J’aurais peut-être dû investir dans un vrai appareil photo à l’occasion de ce roadtrip spectaculaire !
KAWEAH LAKE
Le soleil ne va pas tarder à se coucher alors je quitte Sequoia Park (je reviens demain) et fonce au lac Kaweah, ce magnifique paysage que j’ai découvert hier par hasard ! Mon Dieu que ce lac est somptueux sous cette lumière... Je suis à deux doigts de mettre ce spot dans mon top !
Nous sommes un samedi et à Horse Creek Recreation, juste à côté, les gens viennent en famille avec leur barbecue pour pêcher tout en écoutant de la musique. L’ambiance est bon esprit et je les envie un peu ! Si j’avais été plus sociable, j’aurais peut-être essayé d’entrer en contact avec ces vrais américains.
L’HÔTEL
Mine de rien j’ai marché 16,5 km aujourd’hui dans la région. Rentré à l’hôtel je m’offre une pizza dans le restaurant d’à côté. Accessoirement c’est aussi la première pizza de ma vie ! Vous ai-je déjà parlé de mon alimentation discutable ? Mon dîner : une pizza et de la glace, c’est ça la classe à l’américaine. Avec 11 dollars je suis rassasié !
Un jour je suis parti 31 jours aux Etats-Unis et j'étais seul.
Le récit : https://voyageforum.com/discussion/28-28-31-jours-en-solo-dans-ouest-videos-d8108724/
Les vidéos : https://www.youtube.com/watch?v=D8nxwY41GYA&list=PLZmLjxR75Ez8h5AfUE5yWCkopwfwJ-0Ra
Du 28 au 28 : un dimanche 22 mai en route vers la côte (J25)
youtu.be/Bz1LVWQcUDc
Aujourd’hui j’ai beaucoup de choses à voir (à Sequoia et Kings Canyon) et à faire (rejoindre San Simeon sur la côte) et pourtant je ne me stresse pas. J’ai pris le temps de me réveiller et de glander sous la couette avec le téléphone entre les mains. Après tout, on est dimanche !
AU VISITOR CENTER
Une fois extirpé de mon lit et le petit-déjeuner savouré, je retourne à Sequoia Park. Je me rends d’abord au Visitor Center où je découvre une information importante : c’est le matin seulement qu’on peut observer des ours à Creascent Meadow... Je m’estime alors chanceux d’en avoir aperçu un hier soir...
BIG TREES TRAIL
Le soleil est bien là, je me sens bien ! Je me lance sur le Big Trees Trail, très cool à arpenter et qui devrait, je crois, être le premier trail à visiter quand on entre dans le parc tant les panneaux explicatifs sont intéressants. Ils racontent notamment pourquoi les séquoias sont nés ici et comment ils survivent.
TOKOPAH FALLS TRAIL
La suite du planning est moins classique puisque je m’engage sur un long trail en bordure de rivière à la découverte des Tokopah Falls : une belle et puissante cascade d’eau comme je n’en avais jamais vu avant.
De nombreuses marmottes se baladent dans les parages mais elles sont particulièrement farouches : bonne chance pour en approcher une ! À défaut d’apprivoiser l'une de ces bêtes, je tente d’aborder une jolie demoiselle qui dessine et prend en photo la cascade. Elle m'attendrit lorsqu'elle gronde une marmotte qui s’enfuit avec un morceau de plastique dans la gueule. C’est là que mon cerveau vrille, décroche du roadtrip et s’enflamme : « Hey ! C’est peut-être la femme de ta vie ! »
Je finis par lui adresser la parole en lui parlant de ses dessins. On s’échange quelques banalités et... et voilà. Je repars dans mon coin et m’emplit d’un infini sentiment de frustration... C’est bête, n’est-ce pas ?
Sur le chemin du retour je peste sur ce que je considère comme un échec et, plus globalement, je rumine tous les problèmes de la vie. Sale moment qui gâche quelque peu ma journée...
KINGS CANYON
Trêve d’états d’âme, Eric. Je dois visiter des états d’Amérique !
Direction Kings Canyon. La route est sacrément longue à mon goût et sur place, le General Grant Tree, l’arbre le plus haut du monde, ne m’évoque rien. Je m’en veux de ne pas m’enthousiasmer... Et je m’en veux d’avoir conduit aussi longtemps pour ça.
J’espère davantage d’émotion devant le Fallen Monarch Tree, un énorme séquoia allongé au sol dans lequel on peut s’engouffrer sans même se baisser mais encore une fois ça ne prend pas. Ce pauvre arbre sans défense a été vandalisé par des couples qui ressentaient un besoin vital de graver leurs prénoms dans l’écorce.
J’espère sincèrement que derrière chaque inscription au cutter a suivi une rupture douloureuse ! Oui, je suis aigri.
Derrière moi j’entends un couple de français qui médit sur l’autre couple de français qui les accompagne. Visiblement il n’y a aucune bonne énergie à saisir ici...
ROUTE VERS SAN SIMEON
Il est l’heure de rejoindre la côte, à 300 kilomètres d’ici. L’humeur n’y est pas et le temps passe lentement en voiture, même avec ma musique et mes podcasts. Pourtant je suis ravi de revoir la mer, en chemin. Quand j’arrive enfin à Simeon il est 21h passées et "il va faire tout noir".
Il y a des jours avec et des jours sans, même à l'autre bout du monde dans un roadtrip de rêve.
L’HÔTEL
Pour cette courte nuit-étape, j’ai eu la sagesse de réserver une chambre lambda à 70 euros au San Simeon Lodge. Bonne surprise : le motel est vraiment cool. Il est situé à quelques mètres de la mer, juste à côté d’une supérette. Il n’y a pas de petit-déjeuner mais on m’a offert des coupons de réductions pour le restaurant d’à côté... Je ne m’en servirai pas. La chambre est relativement petite mais elle est équipée d’un frigo et peut-être du meilleur lit de ce roadtrip : confortable, doux et chaud ! Enfin un peu de réconfort !
Le rapport qualité/prix est tellement bon que je regrette presque de ne pas rester plus longtemps aux alentours pour en profiter.
youtu.be/Bz1LVWQcUDc
Aujourd’hui j’ai beaucoup de choses à voir (à Sequoia et Kings Canyon) et à faire (rejoindre San Simeon sur la côte) et pourtant je ne me stresse pas. J’ai pris le temps de me réveiller et de glander sous la couette avec le téléphone entre les mains. Après tout, on est dimanche !
AU VISITOR CENTER
Une fois extirpé de mon lit et le petit-déjeuner savouré, je retourne à Sequoia Park. Je me rends d’abord au Visitor Center où je découvre une information importante : c’est le matin seulement qu’on peut observer des ours à Creascent Meadow... Je m’estime alors chanceux d’en avoir aperçu un hier soir...
BIG TREES TRAIL
Le soleil est bien là, je me sens bien ! Je me lance sur le Big Trees Trail, très cool à arpenter et qui devrait, je crois, être le premier trail à visiter quand on entre dans le parc tant les panneaux explicatifs sont intéressants. Ils racontent notamment pourquoi les séquoias sont nés ici et comment ils survivent.
TOKOPAH FALLS TRAIL
La suite du planning est moins classique puisque je m’engage sur un long trail en bordure de rivière à la découverte des Tokopah Falls : une belle et puissante cascade d’eau comme je n’en avais jamais vu avant.
De nombreuses marmottes se baladent dans les parages mais elles sont particulièrement farouches : bonne chance pour en approcher une ! À défaut d’apprivoiser l'une de ces bêtes, je tente d’aborder une jolie demoiselle qui dessine et prend en photo la cascade. Elle m'attendrit lorsqu'elle gronde une marmotte qui s’enfuit avec un morceau de plastique dans la gueule. C’est là que mon cerveau vrille, décroche du roadtrip et s’enflamme : « Hey ! C’est peut-être la femme de ta vie ! »
Je finis par lui adresser la parole en lui parlant de ses dessins. On s’échange quelques banalités et... et voilà. Je repars dans mon coin et m’emplit d’un infini sentiment de frustration... C’est bête, n’est-ce pas ?
Sur le chemin du retour je peste sur ce que je considère comme un échec et, plus globalement, je rumine tous les problèmes de la vie. Sale moment qui gâche quelque peu ma journée...
KINGS CANYON
Trêve d’états d’âme, Eric. Je dois visiter des états d’Amérique !
Direction Kings Canyon. La route est sacrément longue à mon goût et sur place, le General Grant Tree, l’arbre le plus haut du monde, ne m’évoque rien. Je m’en veux de ne pas m’enthousiasmer... Et je m’en veux d’avoir conduit aussi longtemps pour ça.
J’espère davantage d’émotion devant le Fallen Monarch Tree, un énorme séquoia allongé au sol dans lequel on peut s’engouffrer sans même se baisser mais encore une fois ça ne prend pas. Ce pauvre arbre sans défense a été vandalisé par des couples qui ressentaient un besoin vital de graver leurs prénoms dans l’écorce.
J’espère sincèrement que derrière chaque inscription au cutter a suivi une rupture douloureuse ! Oui, je suis aigri.
Derrière moi j’entends un couple de français qui médit sur l’autre couple de français qui les accompagne. Visiblement il n’y a aucune bonne énergie à saisir ici...
ROUTE VERS SAN SIMEON
Il est l’heure de rejoindre la côte, à 300 kilomètres d’ici. L’humeur n’y est pas et le temps passe lentement en voiture, même avec ma musique et mes podcasts. Pourtant je suis ravi de revoir la mer, en chemin. Quand j’arrive enfin à Simeon il est 21h passées et "il va faire tout noir".
Il y a des jours avec et des jours sans, même à l'autre bout du monde dans un roadtrip de rêve.
L’HÔTEL
Pour cette courte nuit-étape, j’ai eu la sagesse de réserver une chambre lambda à 70 euros au San Simeon Lodge. Bonne surprise : le motel est vraiment cool. Il est situé à quelques mètres de la mer, juste à côté d’une supérette. Il n’y a pas de petit-déjeuner mais on m’a offert des coupons de réductions pour le restaurant d’à côté... Je ne m’en servirai pas. La chambre est relativement petite mais elle est équipée d’un frigo et peut-être du meilleur lit de ce roadtrip : confortable, doux et chaud ! Enfin un peu de réconfort !
Le rapport qualité/prix est tellement bon que je regrette presque de ne pas rester plus longtemps aux alentours pour en profiter.
Un jour je suis parti 31 jours aux Etats-Unis et j'étais seul.
Le récit : https://voyageforum.com/discussion/28-28-31-jours-en-solo-dans-ouest-videos-d8108724/
Les vidéos : https://www.youtube.com/watch?v=D8nxwY41GYA&list=PLZmLjxR75Ez8h5AfUE5yWCkopwfwJ-0Ra
Bonjour Yann,
Je suis ton carnet depuis le début avec beaucoup d'attention, il est très bien écrit et original et j'adore tes petites vidéos.
Nous partons cet été et notre roadtrip a beaucoup d'étapes identiques au tien, ton carnet m'a apporté de nouveaux conseils et m'a conforté sur certain de mes choix. j'ai une question sur Séquoia, nous n'y serons qu'une seule journée et j'hésite beaucoup pour le choix des randonnées à prévoir, j'avais prévu d'aller jusqu'au General Grant mais suite à ton ressenti plutôt négatif je me pose la question de le garder surtout si cela nous "gaspille" du temps. Peux-tu me dire également combien de temps tu as mis pour faire Tokopah Falls, je crois que c'est assez long ?
nathfrit
Bon, je viens de tout lire d'une traite. Qu'il est chouette ce carnet !!!
Ton sympa, humour, et bonne idée ces petites vidéos d'illustration ! Ça change des CR habituels sur cette contrée moult fois visitée et décrite. Approche originale du voyageur solo, avec en bonus des expériences peu communes, voire légèrement WTF (conduire un bulldozer à Vegas !?! 😄).
Plusieurs points que nous avons en commun ne pouvaient que me plaire : - un roadtrip dans l'Ouest US (pour nous en 2014), avec un parcours assez similaire - la location d'un Nissan Rogue blanc par Alamo via AutoEurope (!) - une passion immodérée pour les mugs - trop d'heures passées sur ce forum - une attitude toujours perplexe devant les poses travaillées des autres touristes pour leurs selfies (et la tentation parfois de succomber nous-mêmes à cette mode, avons-le 😊) - des jeux de mots approximatifs... 😛
Mais une question me taraude... Tu n'avais JAMAIS mangé de pizza ??? Really ??
Plusieurs points que nous avons en commun ne pouvaient que me plaire : - un roadtrip dans l'Ouest US (pour nous en 2014), avec un parcours assez similaire - la location d'un Nissan Rogue blanc par Alamo via AutoEurope (!) - une passion immodérée pour les mugs - trop d'heures passées sur ce forum - une attitude toujours perplexe devant les poses travaillées des autres touristes pour leurs selfies (et la tentation parfois de succomber nous-mêmes à cette mode, avons-le 😊) - des jeux de mots approximatifs... 😛
Mais une question me taraude... Tu n'avais JAMAIS mangé de pizza ??? Really ??
Chloé
https://lespilpous.fr
Merci Nathalie et Chloé pour vos retours ! Ça fait toujours très plaisir de constater que des gens lisent toujours mes palpitantes histoires 😉
J'ai une question sur Séquoia, nous n'y serons qu'une seule journée et j'hésite beaucoup pour le choix des randonnées à prévoir, j'avais prévu d'aller jusqu'au General Grant mais suite à ton ressenti plutôt négatif je me pose la question de le garder surtout si cela nous "gaspille" du temps. Peux-tu me dire également combien de temps tu as mis pour faire Tokopah Falls, je crois que c'est assez long ?
J'ai mis environ 1 heure pour rejoindre les Tokopah Falls (et autant pour en revenir). Etant seul, j'ai probablement marché avec un rythme soutenu... Et surtout je ne compte pas le temps passé sur place à photographier les marmottes et fantasmer sur l'inconnue qui dessine).
Le trail est simple et sans surprise. La vraie récompense au bout c'est la puissante cascade d'eau que tu peux approcher de très près !
Quant au General Grant Tree : je confirme mon impression. Je pense que j'ai fait beaucoup de kilomètres pour "seulement" voir un arbre. Si c'était à refaire, je serais retourné plus tôt dans la journée vers San Simeon pour profiter d'un moment relax sur une plage.
Plusieurs points que nous avons en commun ne pouvaient que me plaire : - un roadtrip dans l'Ouest US (pour nous en 2014), avec un parcours assez similaire - la location d'un Nissan Rogue blanc par Alamo via AutoEurope (!) [...] - des jeux de mots approximatifs... 😛 [...] Mais une question me taraude... Tu n'avais JAMAIS mangé de pizza ??? Really ??
Nous avons peut-être loué la même voiture !
Et malheureusement non, avant d'entrer dans ce fast-food de Three Rivers, je n'avais jamais goûté de pizza dans ma vie... Mais rassure-toi, j'essaye de rattraper le temps perdu depuis que je suis revenu en France 😄
(Tu devrais apprécier les jeux de mots approximatifs dans la prochaine vidéo...)
J'ai une question sur Séquoia, nous n'y serons qu'une seule journée et j'hésite beaucoup pour le choix des randonnées à prévoir, j'avais prévu d'aller jusqu'au General Grant mais suite à ton ressenti plutôt négatif je me pose la question de le garder surtout si cela nous "gaspille" du temps. Peux-tu me dire également combien de temps tu as mis pour faire Tokopah Falls, je crois que c'est assez long ?
J'ai mis environ 1 heure pour rejoindre les Tokopah Falls (et autant pour en revenir). Etant seul, j'ai probablement marché avec un rythme soutenu... Et surtout je ne compte pas le temps passé sur place à photographier les marmottes et fantasmer sur l'inconnue qui dessine).
Le trail est simple et sans surprise. La vraie récompense au bout c'est la puissante cascade d'eau que tu peux approcher de très près !
Quant au General Grant Tree : je confirme mon impression. Je pense que j'ai fait beaucoup de kilomètres pour "seulement" voir un arbre. Si c'était à refaire, je serais retourné plus tôt dans la journée vers San Simeon pour profiter d'un moment relax sur une plage.
Plusieurs points que nous avons en commun ne pouvaient que me plaire : - un roadtrip dans l'Ouest US (pour nous en 2014), avec un parcours assez similaire - la location d'un Nissan Rogue blanc par Alamo via AutoEurope (!) [...] - des jeux de mots approximatifs... 😛 [...] Mais une question me taraude... Tu n'avais JAMAIS mangé de pizza ??? Really ??
Nous avons peut-être loué la même voiture !
Et malheureusement non, avant d'entrer dans ce fast-food de Three Rivers, je n'avais jamais goûté de pizza dans ma vie... Mais rassure-toi, j'essaye de rattraper le temps perdu depuis que je suis revenu en France 😄
(Tu devrais apprécier les jeux de mots approximatifs dans la prochaine vidéo...)
Un jour je suis parti 31 jours aux Etats-Unis et j'étais seul.
Le récit : https://voyageforum.com/discussion/28-28-31-jours-en-solo-dans-ouest-videos-d8108724/
Les vidéos : https://www.youtube.com/watch?v=D8nxwY41GYA&list=PLZmLjxR75Ez8h5AfUE5yWCkopwfwJ-0Ra
Du 28 au 28 : un lundi 23 mai de San Simeon vers Monterey (J26)
youtu.be/eGffAanp1N8
S’il y a une journée qui doit avoir l’allure d’un roadtrip et enchaîner les paysages-clichés, c’est celle-ci ! Après un petit-déjeuner improvisé dans la chambre, me voilà en route, le long de la côte pour rejoindre Monterey...
PIEDRAS BLANCAS
Premier arrêt à Piedras Blancas pour observer, écouter (et sentir) des colonies de lions de mer. D’après les explications, c’est la saison la plus glamour puisqu’avant d’affronter l’océan, ces bonnes bêtes font un break sur la plage, juste le temps de changer de peau. Quelques jeunes se battent entre eux tandis que d’autres mâles donnent de la voix pour épater la galerie. La majorité dort, affalée sur le sable. La belle vie.
Niveau odorat, c’est assez agressif mais ça ne m’empêche pas d’apprécier le show. Un vieil homme vient spontanément me parler et me présenter ce groupe de lions de mer. J’aimerais rester plus longtemps mais le programme est chargé une nouvelle fois alors je reprends ma route.
JULIA PFEIFFER BURNS STATE
80 kilomètres plus loin je débarque à Julia Pfeiffer Burns State Park. L’entrée à 10 $ me permettra de me garer dans d’autres parcs plus tard... Je ne sais pas trop où aller alors je me dirige vers McWay Waterfall Overlook Trail, un chemin tout aménagé qui offre notamment un point de vue sur l’une des rares cascades qui se jette directement dans le Pacifique. Rien d’impressionnant en vrai mais les couleurs rendent ce paysage paradisiaque !
Au bout du petit trail je retrouve le vieillard croisé plus tôt ! On échange plus longtemps ; Albert est peintre retraité et vit à San Franscisco. Il sillonne la côte depuis une semaine et dort à la belle étoile ! Il me raconte la vie d’un riche américain qu’il a fréquenté et je lui raconte mon roadtrip. On se balade ensemble une petite demi-heure, il me montre quelques de ses peintures dans son coffre et me remet sa carte au cas où je chercherais un lieu pour dormir à San Francisco. A-do-rable !
PFEIFFER BEACH
Direction maintenant Pfeiffer Beach dont l’entrée coûte 10 dollars. Au bout d’une route totalement pittoresque où deux voitures peinent à se croiser, se trouve une plage. Une simple plage... Peut-être que je deviens exigeant après toutes ces semaines dépaysantes car ici je suis un peu déçu. Ou alors je suis passé à côté de quelque chose ! Mon conseil : à moins de vouloir pique-niquer là-bas, n’y allez pas.
ANDREW MOLERA STATE PARK
Le ticket de parking acheté plus tôt me permet d’entrer ici. Plusieurs trails se présentent à moi... Je n’avais pas aussi bien préparé cette étape et c’est complètement au hasard que je me lance sur le Beach Trail. Première surprise : il faut traverser une rivière qui monte jusqu’aux genoux !
Pas de problème, me voilà en train de me déchausser et retrousser mon jean pour franchir l’obstacle... L’aventure est totale car à n’importe quel moment je peux chuter et noyer mon téléphone tout neuf. :)
Le trail est relativement long et certaines parties sont ensablées. Tout le long je suis inquiet car des panneaux me mettent en garde sur la présence de grosses bêtes sauvages dans les parages… La plage à laquelle j’accède au bout du chemin est cool, il n’y a presque personne. Si j’avais eu du temps je me serais accordé une pause les pieds dans l’eau mais hélas je dois garder un rythme soutenu aujourd’hui pour compléter mon planning. Je file déjà.
Au retour je sursaute en voyant un serpent noir et jaune, tout fin ! Il aura fallu attendre le 25ème jour pour en apercevoir un !
GARRAPATA STATE PARK
Quelques kilomètres supplémentaires en voiture et je passe sur le Bixby Creek Bridge, un célèbre pont sur lequel s’attroupe les touristes. Rien de très impressionnant pourtant, ce n’est qu’un pont...
Enfin plus tard je me gare sur le bord de la route pour approcher Garrapata State Park. L’unique chemin pédestre est charmant, je suis émerveillé par un tunnel d’arbres que j’emprunte, digne d’un conte de fées ou d'un film de Tim Burton.
POINT LOBOS RESERVE
Pour terminer ma course le long de la côte, je m’arrête à Point Lobos Reserve où je peux encore entrer grâce à mon ticket de ce matin. Il y a des lions de mer au loin (pas beaucoup) ainsi que des cyprès (beaucoup). Les balades sont chouettes et évoquent véritablement les vacances... Si j’étais rabat-joie je dirais qu’on a déjà ces paysages-là en France mais bon là c’est différent alors je profite !
MONTEREY
Il est 19h30 quand je débarque enfin à Monterey où je vais passer la nuit. Je me balade un peu à pied sur Cannery Row et Fisherman’s Wharf mais il n’y a absolument aucune ambiance... Pas de bruit, musique ou animation.
Par conséquent je reprends la Nissan pour assister au coucher de soleil à 20h15, au Jack’s Peak County Park comme on me l'avait conseillé mais mauvaise surprise : le parc ferme ses portes à 18h et tout le monde doit en partir à 19h... Ça me déçoit de rater ce coucher mais je me console rapidement car après tout, j’ai déjà vu bien assez de couchers aux États-Unis et dans des lieux plus prestigieux encore !
Le programme étant soudainement écourté, je me contente de rajouter de l’essence et de retirer de l’argent avant de rejoindre l’hôtel du jour.
L’HÔTEL
Ce soir je dors au Monterey Downtown Days Inn. La chambre est mignonne et la salle de bains jolie. Il y a un frigo, un micro-ondes et le petit-déjeuner est inclus, tout ça pour 82 euros. J’entends un peu de bruit dehors depuis ma chambre en rez-de-chaussée mais rien de très embêtant. J’ai marché 16,5 km aujourd’hui et je m’endors sans problème vers 22h.
youtu.be/eGffAanp1N8
S’il y a une journée qui doit avoir l’allure d’un roadtrip et enchaîner les paysages-clichés, c’est celle-ci ! Après un petit-déjeuner improvisé dans la chambre, me voilà en route, le long de la côte pour rejoindre Monterey...
PIEDRAS BLANCAS
Premier arrêt à Piedras Blancas pour observer, écouter (et sentir) des colonies de lions de mer. D’après les explications, c’est la saison la plus glamour puisqu’avant d’affronter l’océan, ces bonnes bêtes font un break sur la plage, juste le temps de changer de peau. Quelques jeunes se battent entre eux tandis que d’autres mâles donnent de la voix pour épater la galerie. La majorité dort, affalée sur le sable. La belle vie.
Niveau odorat, c’est assez agressif mais ça ne m’empêche pas d’apprécier le show. Un vieil homme vient spontanément me parler et me présenter ce groupe de lions de mer. J’aimerais rester plus longtemps mais le programme est chargé une nouvelle fois alors je reprends ma route.
JULIA PFEIFFER BURNS STATE
80 kilomètres plus loin je débarque à Julia Pfeiffer Burns State Park. L’entrée à 10 $ me permettra de me garer dans d’autres parcs plus tard... Je ne sais pas trop où aller alors je me dirige vers McWay Waterfall Overlook Trail, un chemin tout aménagé qui offre notamment un point de vue sur l’une des rares cascades qui se jette directement dans le Pacifique. Rien d’impressionnant en vrai mais les couleurs rendent ce paysage paradisiaque !
Au bout du petit trail je retrouve le vieillard croisé plus tôt ! On échange plus longtemps ; Albert est peintre retraité et vit à San Franscisco. Il sillonne la côte depuis une semaine et dort à la belle étoile ! Il me raconte la vie d’un riche américain qu’il a fréquenté et je lui raconte mon roadtrip. On se balade ensemble une petite demi-heure, il me montre quelques de ses peintures dans son coffre et me remet sa carte au cas où je chercherais un lieu pour dormir à San Francisco. A-do-rable !
PFEIFFER BEACH
Direction maintenant Pfeiffer Beach dont l’entrée coûte 10 dollars. Au bout d’une route totalement pittoresque où deux voitures peinent à se croiser, se trouve une plage. Une simple plage... Peut-être que je deviens exigeant après toutes ces semaines dépaysantes car ici je suis un peu déçu. Ou alors je suis passé à côté de quelque chose ! Mon conseil : à moins de vouloir pique-niquer là-bas, n’y allez pas.
ANDREW MOLERA STATE PARK
Le ticket de parking acheté plus tôt me permet d’entrer ici. Plusieurs trails se présentent à moi... Je n’avais pas aussi bien préparé cette étape et c’est complètement au hasard que je me lance sur le Beach Trail. Première surprise : il faut traverser une rivière qui monte jusqu’aux genoux !
Pas de problème, me voilà en train de me déchausser et retrousser mon jean pour franchir l’obstacle... L’aventure est totale car à n’importe quel moment je peux chuter et noyer mon téléphone tout neuf. :)
Le trail est relativement long et certaines parties sont ensablées. Tout le long je suis inquiet car des panneaux me mettent en garde sur la présence de grosses bêtes sauvages dans les parages… La plage à laquelle j’accède au bout du chemin est cool, il n’y a presque personne. Si j’avais eu du temps je me serais accordé une pause les pieds dans l’eau mais hélas je dois garder un rythme soutenu aujourd’hui pour compléter mon planning. Je file déjà.
Au retour je sursaute en voyant un serpent noir et jaune, tout fin ! Il aura fallu attendre le 25ème jour pour en apercevoir un !
GARRAPATA STATE PARK
Quelques kilomètres supplémentaires en voiture et je passe sur le Bixby Creek Bridge, un célèbre pont sur lequel s’attroupe les touristes. Rien de très impressionnant pourtant, ce n’est qu’un pont...
Enfin plus tard je me gare sur le bord de la route pour approcher Garrapata State Park. L’unique chemin pédestre est charmant, je suis émerveillé par un tunnel d’arbres que j’emprunte, digne d’un conte de fées ou d'un film de Tim Burton.
POINT LOBOS RESERVE
Pour terminer ma course le long de la côte, je m’arrête à Point Lobos Reserve où je peux encore entrer grâce à mon ticket de ce matin. Il y a des lions de mer au loin (pas beaucoup) ainsi que des cyprès (beaucoup). Les balades sont chouettes et évoquent véritablement les vacances... Si j’étais rabat-joie je dirais qu’on a déjà ces paysages-là en France mais bon là c’est différent alors je profite !
MONTEREY
Il est 19h30 quand je débarque enfin à Monterey où je vais passer la nuit. Je me balade un peu à pied sur Cannery Row et Fisherman’s Wharf mais il n’y a absolument aucune ambiance... Pas de bruit, musique ou animation.
Par conséquent je reprends la Nissan pour assister au coucher de soleil à 20h15, au Jack’s Peak County Park comme on me l'avait conseillé mais mauvaise surprise : le parc ferme ses portes à 18h et tout le monde doit en partir à 19h... Ça me déçoit de rater ce coucher mais je me console rapidement car après tout, j’ai déjà vu bien assez de couchers aux États-Unis et dans des lieux plus prestigieux encore !
Le programme étant soudainement écourté, je me contente de rajouter de l’essence et de retirer de l’argent avant de rejoindre l’hôtel du jour.
L’HÔTEL
Ce soir je dors au Monterey Downtown Days Inn. La chambre est mignonne et la salle de bains jolie. Il y a un frigo, un micro-ondes et le petit-déjeuner est inclus, tout ça pour 82 euros. J’entends un peu de bruit dehors depuis ma chambre en rez-de-chaussée mais rien de très embêtant. J’ai marché 16,5 km aujourd’hui et je m’endors sans problème vers 22h.
Un jour je suis parti 31 jours aux Etats-Unis et j'étais seul.
Le récit : https://voyageforum.com/discussion/28-28-31-jours-en-solo-dans-ouest-videos-d8108724/
Les vidéos : https://www.youtube.com/watch?v=D8nxwY41GYA&list=PLZmLjxR75Ez8h5AfUE5yWCkopwfwJ-0Ra
(Tu devrais apprécier les jeux de mots approximatifs dans la prochaine vidéo...)
En effet ! 😄
On avait eu la même impression que toi pour Pfeiffer Beach. Peut-être en partie parce qu'il faisait gris juste à ce moment-là... Mais même si c'était pas mal, on s'est demandé pourquoi l'endroit était décrit comme un "must-see" dans tous les guides. Notre côté blasé de Français, sans doute ! 😄
En effet ! 😄
On avait eu la même impression que toi pour Pfeiffer Beach. Peut-être en partie parce qu'il faisait gris juste à ce moment-là... Mais même si c'était pas mal, on s'est demandé pourquoi l'endroit était décrit comme un "must-see" dans tous les guides. Notre côté blasé de Français, sans doute ! 😄
Chloé
https://lespilpous.fr
(Tu devrais apprécier les jeux de mots approximatifs dans la prochaine vidéo...)
Garrapata mon gars… Gare à toi… Bagarre à toi… Gare de Lyon…🤪
Lions de mer??? Ok, je sors...😛
Garrapata mon gars… Gare à toi… Bagarre à toi… Gare de Lyon…🤪
Lions de mer??? Ok, je sors...😛
Du 28 au 28 : un mardi 24 mai vers San Francisco (J27)
youtu.be/SJurkCOmsB0
LE LEVER DE SOLEIL
La veille j’ai raté le coucher de soleil mais ce matin je suis décidé à assister à son lever. Le réveil à 4h30 un mardi, ce n'est pas habituel ! Ça pique un peu mais je suis motivé.
Je me rends sur Ocean View Boulevard en voiture et... c’est assez peu concluant. Je suis presque seul dans les environs et j’aurais dû rester au lit comme tout le monde ! Beaucoup de nuages, il n’y a rien à voir, même pas un rayon pour m’éblouir. Alors je retourne à l’hôtel et attends 7h pour entrer dans la salle du petit-déjeuner.
Le petit-déjeuner n’est pas enthousiasmant. Je prends seulement deux biscottes, un waffle et un jus d’orange. À la réflexion, j’aurais mieux fait de m'offrir un vrai restaurant, juste après avoir quitté Ocean View Boulevard !
L'AQUARIUM DE MONTEREY
Avec toutes mes lectures en amont, j’ai bien compris qu’il y a une chose à ne pas à manquer ici : l’aquarium ! J’y consacre donc ma matinée. La bonne astuce c’est de se garer le long de Ocean View Boulevard car le stationnement est gratuit et l’aquarium n’est qu’à une dizaine de minutes à pieds d’ici.
N’ayant pas réussi à réserver mes tickets sur internet, j’attends devant la porte d’entrée dès 9h30 pour une ouverte à 10h. 3 personnes dans la queue, aucune attente, le billet est à 40 dollars.
L’aquarium est moins grand que je ne l’avais imaginé mais pas moins impressionnant. Il y a beaucoup d’espaces et d’univers différents à admirer. On pourrait se contenter de marcher dans les couloirs de façon linéaire mais il y a tout un programme d’animations qui sert de fil rouge à la visite. À heures fixes, les vétérinaires nourrissent les pingouins puis les loutres puis les poissons de l’aquarium géant, etc. Ces petits spectacles sont commentés en direct et sont vraiment intéressants ! Le lieu en lui-même est propre, bien organisé et bien décoré. Les adultes comme les enfants y trouvent leur compte. J’ai particulièrement apprécié les pingouins et les loutres.
Avant de partir je déguste un cookie sur l’un des pontons extérieurs avec vue sur la baie et une bande de gamins crapahute dans tous les coins en criant pour effrayer un pauvre pigeon. J’ai une passion secrète pour les pigeons et ça m’a toujours saoulé de voir des enfants "jouer" avec eux de cette façon. Je lâche un « LEAVE HIM ALONE » avec un regard noir et même si je ne suis pas certain de la syntaxe de ma phrase, il faut croire que l’intention est passée ! Décidément, on file trop de sucreries aux gamins dans ce pays. Oui, je suis aigri...
17-MILE DRIVE
Après 3h30 à parcourir l’aquarium je reprends la voiture et me dirige vers la 17-mile Drive à 10 dollars l’entrée. L’endroit est unique, il faut le dire. J’ai l’impression de rendre visite aux riches californiens et d’avoir une étiquette « maudit touriste » collée sur le front... D’autant plus que le circuit n’est pas toujours bien indiqué et que je l’ai quitté plusieurs fois involontairement. Ce n’est qu’à la fin que je comprends le truc : la 17-Mile Drive est signalisée par des bandes jaunes et rouges au sol !
La route est agréable, les arrêts sont suffisamment bien aménagés et les paysages assez jolis. Pour être honnête, les points de vue ne me surprennent pas trop car ils ressemblent beaucoup à ceux approchés hier, sur la côte. La vraie différence finalement ce sont les cars de touristes qui viennent gâcher le décor... Big up à ce jeune couple qui multiplie les selfies sur la terrasse avec vue sur le Lone Cypress.
LA ROUTE VERS SAN FRANCISCO
Enfin, à 16h, il est largement temps de prendre la route vers San Francisco ! C’est littéralement la dernière ligne droite de mon roadtrip. Malheureusement dès le début je tombe dans un embouteillage, ça roule au pas et derrière le volant je pique du nez. Hors de question de gâcher le périple à cause d'un bête accident au ralenti ; je quitte l’autoroute, trouve un parking de supermarché et m’autorise une sieste.
Au bout d’un quart d’heure seulement je me réveille déjà mais je me sens en pleine forme ! Yeah ! En pleine forme pour retourner dans les bouchons.
AU QG D'APPLE
Il me reste encore pas mal de route et je crains d’arriver tardivement à San Francisco. Je dois voir les Ceramic Steps, les Hidden Garden Stairs et les Mosaic Steps sur les conseils de Alex ici-même... Seulement sur la route, un panneau réveille mon âme de faux-geek : Cupertino. C’est la ville qui héberge le siège de Apple ! J’ai lu sur internet qu’il n’y avait rien à faire là-bas en tant que touriste mais l’idée même de voir un logo Apple en bord de route m’enthousiasme ! (Non, je ne suis même pas un vrai accro à la pomme.)
J’arrive par hasard sur un parking de la firme où je confie la Nissan à un voiturier. En effet, il n’y a pas grand-chose à faire sinon prendre des photos devant des panneaux et visiter l’Apple Store. Il y a dans ce magasin des produits exclusifs... Je suis faible et quitte les lieux avec un grand sourire, après avoir acheté un mug à 32 dollars... Faudrait-il y trouver là une explication à ma fascination pour les pigeons évoquée plus tôt ?
AU GOOGLEPLEX
Puisque je suis dans les parages... Est-ce que je ne pourrais pas aussi passer à Google ? Mince... C’est loin ? Clic clic clic sur le GPS... Ha bah non c’est sur la route ! Direction Mountain View pour errer au siège de Google ou plutôt, dans la ville de Google ! C’est vaste et les bâtiments se ressemblent tous, je finis par me balader sur une esplanade où traînent des vélos, transats et parasols aux couleurs de la marque.
Peu de voitures sur les routes, personne sur les trottoirs, je croise tout juste une bande d’employés qui attend son bus et deux ingénieurs qui ignorent tout comme moi où je peux visiter le store officiel de la marque... Je le trouve finalement planqué dans une zone industrielle mais il est fermé depuis 20 minutes. Dommage. Pour information le store se trouve donc au 1981 Landing Drive.
A FACEBOOK
Enfin, quitte à flinguer ma soirée autant le faire proprement, j’ai cherché le siège de Facebook qui — oh, le destin fait bien les choses — est sur ma route. Cette fois-ci il n’y a strictement rien à faire ici sinon apprécier l’existence de ces bâtiments très colorés qui s’imposent au milieu de nulle part. Il n’y a vraisemblablement pas de store ni d’objet insolite devant lesquels prendre la pose. Ah si ! À l’entrée, il y a un pouce géant qui fait deux fois ma taille, la photo est inévitable : je like. :)
Ce détour par les géants du numérique n’est évidemment pas essentiel à un roadtrip dans l’Ouest mais il m’a rendu très heureux !
L’HÔTEL
Il est clairement temps de rejoindre San Francisco... Entre le GPS à suivre et la conduite nocturne, je n’ai pas la possibilité de pleinement apprécier mon entrée dans la ville. J’ai hâte de la revoir de jour !
J’arrive tardivement au Motel Capri dans lequel je vais terminer mon séjour. Il est situé à 30 minutes à pieds de Fisherman’s Wharf et offre un parking. La chambre est assez petite mais propre, bien rangée, bien ordonnée et bien équipée d’un frigo et micro-ondes. Le petit-déjeuner est inclus mais il est ridicule. 646 euros les 3 nuits, ça fait vraiment cher mais il y a pire...
Les prochaines journées vont être délicates. Je suis conscient que 3 jours pleins ne seront pas assez pour visiter une ville aussi vaste et je le regrette... Mais je vais faire au mieux !
youtu.be/SJurkCOmsB0
LE LEVER DE SOLEIL
La veille j’ai raté le coucher de soleil mais ce matin je suis décidé à assister à son lever. Le réveil à 4h30 un mardi, ce n'est pas habituel ! Ça pique un peu mais je suis motivé.
Je me rends sur Ocean View Boulevard en voiture et... c’est assez peu concluant. Je suis presque seul dans les environs et j’aurais dû rester au lit comme tout le monde ! Beaucoup de nuages, il n’y a rien à voir, même pas un rayon pour m’éblouir. Alors je retourne à l’hôtel et attends 7h pour entrer dans la salle du petit-déjeuner.
Le petit-déjeuner n’est pas enthousiasmant. Je prends seulement deux biscottes, un waffle et un jus d’orange. À la réflexion, j’aurais mieux fait de m'offrir un vrai restaurant, juste après avoir quitté Ocean View Boulevard !
L'AQUARIUM DE MONTEREY
Avec toutes mes lectures en amont, j’ai bien compris qu’il y a une chose à ne pas à manquer ici : l’aquarium ! J’y consacre donc ma matinée. La bonne astuce c’est de se garer le long de Ocean View Boulevard car le stationnement est gratuit et l’aquarium n’est qu’à une dizaine de minutes à pieds d’ici.
N’ayant pas réussi à réserver mes tickets sur internet, j’attends devant la porte d’entrée dès 9h30 pour une ouverte à 10h. 3 personnes dans la queue, aucune attente, le billet est à 40 dollars.
L’aquarium est moins grand que je ne l’avais imaginé mais pas moins impressionnant. Il y a beaucoup d’espaces et d’univers différents à admirer. On pourrait se contenter de marcher dans les couloirs de façon linéaire mais il y a tout un programme d’animations qui sert de fil rouge à la visite. À heures fixes, les vétérinaires nourrissent les pingouins puis les loutres puis les poissons de l’aquarium géant, etc. Ces petits spectacles sont commentés en direct et sont vraiment intéressants ! Le lieu en lui-même est propre, bien organisé et bien décoré. Les adultes comme les enfants y trouvent leur compte. J’ai particulièrement apprécié les pingouins et les loutres.
Avant de partir je déguste un cookie sur l’un des pontons extérieurs avec vue sur la baie et une bande de gamins crapahute dans tous les coins en criant pour effrayer un pauvre pigeon. J’ai une passion secrète pour les pigeons et ça m’a toujours saoulé de voir des enfants "jouer" avec eux de cette façon. Je lâche un « LEAVE HIM ALONE » avec un regard noir et même si je ne suis pas certain de la syntaxe de ma phrase, il faut croire que l’intention est passée ! Décidément, on file trop de sucreries aux gamins dans ce pays. Oui, je suis aigri...
17-MILE DRIVE
Après 3h30 à parcourir l’aquarium je reprends la voiture et me dirige vers la 17-mile Drive à 10 dollars l’entrée. L’endroit est unique, il faut le dire. J’ai l’impression de rendre visite aux riches californiens et d’avoir une étiquette « maudit touriste » collée sur le front... D’autant plus que le circuit n’est pas toujours bien indiqué et que je l’ai quitté plusieurs fois involontairement. Ce n’est qu’à la fin que je comprends le truc : la 17-Mile Drive est signalisée par des bandes jaunes et rouges au sol !
La route est agréable, les arrêts sont suffisamment bien aménagés et les paysages assez jolis. Pour être honnête, les points de vue ne me surprennent pas trop car ils ressemblent beaucoup à ceux approchés hier, sur la côte. La vraie différence finalement ce sont les cars de touristes qui viennent gâcher le décor... Big up à ce jeune couple qui multiplie les selfies sur la terrasse avec vue sur le Lone Cypress.
LA ROUTE VERS SAN FRANCISCO
Enfin, à 16h, il est largement temps de prendre la route vers San Francisco ! C’est littéralement la dernière ligne droite de mon roadtrip. Malheureusement dès le début je tombe dans un embouteillage, ça roule au pas et derrière le volant je pique du nez. Hors de question de gâcher le périple à cause d'un bête accident au ralenti ; je quitte l’autoroute, trouve un parking de supermarché et m’autorise une sieste.
Au bout d’un quart d’heure seulement je me réveille déjà mais je me sens en pleine forme ! Yeah ! En pleine forme pour retourner dans les bouchons.
AU QG D'APPLE
Il me reste encore pas mal de route et je crains d’arriver tardivement à San Francisco. Je dois voir les Ceramic Steps, les Hidden Garden Stairs et les Mosaic Steps sur les conseils de Alex ici-même... Seulement sur la route, un panneau réveille mon âme de faux-geek : Cupertino. C’est la ville qui héberge le siège de Apple ! J’ai lu sur internet qu’il n’y avait rien à faire là-bas en tant que touriste mais l’idée même de voir un logo Apple en bord de route m’enthousiasme ! (Non, je ne suis même pas un vrai accro à la pomme.)
J’arrive par hasard sur un parking de la firme où je confie la Nissan à un voiturier. En effet, il n’y a pas grand-chose à faire sinon prendre des photos devant des panneaux et visiter l’Apple Store. Il y a dans ce magasin des produits exclusifs... Je suis faible et quitte les lieux avec un grand sourire, après avoir acheté un mug à 32 dollars... Faudrait-il y trouver là une explication à ma fascination pour les pigeons évoquée plus tôt ?
AU GOOGLEPLEX
Puisque je suis dans les parages... Est-ce que je ne pourrais pas aussi passer à Google ? Mince... C’est loin ? Clic clic clic sur le GPS... Ha bah non c’est sur la route ! Direction Mountain View pour errer au siège de Google ou plutôt, dans la ville de Google ! C’est vaste et les bâtiments se ressemblent tous, je finis par me balader sur une esplanade où traînent des vélos, transats et parasols aux couleurs de la marque.
Peu de voitures sur les routes, personne sur les trottoirs, je croise tout juste une bande d’employés qui attend son bus et deux ingénieurs qui ignorent tout comme moi où je peux visiter le store officiel de la marque... Je le trouve finalement planqué dans une zone industrielle mais il est fermé depuis 20 minutes. Dommage. Pour information le store se trouve donc au 1981 Landing Drive.
A FACEBOOK
Enfin, quitte à flinguer ma soirée autant le faire proprement, j’ai cherché le siège de Facebook qui — oh, le destin fait bien les choses — est sur ma route. Cette fois-ci il n’y a strictement rien à faire ici sinon apprécier l’existence de ces bâtiments très colorés qui s’imposent au milieu de nulle part. Il n’y a vraisemblablement pas de store ni d’objet insolite devant lesquels prendre la pose. Ah si ! À l’entrée, il y a un pouce géant qui fait deux fois ma taille, la photo est inévitable : je like. :)
Ce détour par les géants du numérique n’est évidemment pas essentiel à un roadtrip dans l’Ouest mais il m’a rendu très heureux !
L’HÔTEL
Il est clairement temps de rejoindre San Francisco... Entre le GPS à suivre et la conduite nocturne, je n’ai pas la possibilité de pleinement apprécier mon entrée dans la ville. J’ai hâte de la revoir de jour !
J’arrive tardivement au Motel Capri dans lequel je vais terminer mon séjour. Il est situé à 30 minutes à pieds de Fisherman’s Wharf et offre un parking. La chambre est assez petite mais propre, bien rangée, bien ordonnée et bien équipée d’un frigo et micro-ondes. Le petit-déjeuner est inclus mais il est ridicule. 646 euros les 3 nuits, ça fait vraiment cher mais il y a pire...
Les prochaines journées vont être délicates. Je suis conscient que 3 jours pleins ne seront pas assez pour visiter une ville aussi vaste et je le regrette... Mais je vais faire au mieux !
Un jour je suis parti 31 jours aux Etats-Unis et j'étais seul.
Le récit : https://voyageforum.com/discussion/28-28-31-jours-en-solo-dans-ouest-videos-d8108724/
Les vidéos : https://www.youtube.com/watch?v=D8nxwY41GYA&list=PLZmLjxR75Ez8h5AfUE5yWCkopwfwJ-0Ra
Coucou,
je lis ton carnet depuis le début et il est top, les vidéos j'adore et les détails de chaque journée passée sont agréable à lire. Dis moi petite curiosité pour tes montages vidéos combien de temps te faut il?
Magalie
je lis ton carnet depuis le début et il est top, les vidéos j'adore et les détails de chaque journée passée sont agréable à lire. Dis moi petite curiosité pour tes montages vidéos combien de temps te faut il?
Magalie
Salut et merci Magalie pour ton message !
Dis moi petite curiosité pour tes montages vidéos combien de temps te faut il?
Dur de te répondre avec précision ! J'ai commencé à trier mes vidéos dès que je suis revenu en France mais j'ai vite perdu le rythme d'autant que j'ai rencontré plusieurs surprises techniques. Le tri s'est finalement étalé sur plusieurs mois avec plus ou moins d'assiduité tandis que le montage s'est concentré sur plusieurs soirées, le mois dernier.
J'ai tourné 20 à 30 minutes par jour. Si on m'avait payé et enfermé dans un bureau pour ce projet, j'aurais sûrement pu monter 4 ou 5 vidéos par jour ;)
Dis moi petite curiosité pour tes montages vidéos combien de temps te faut il?
Dur de te répondre avec précision ! J'ai commencé à trier mes vidéos dès que je suis revenu en France mais j'ai vite perdu le rythme d'autant que j'ai rencontré plusieurs surprises techniques. Le tri s'est finalement étalé sur plusieurs mois avec plus ou moins d'assiduité tandis que le montage s'est concentré sur plusieurs soirées, le mois dernier.
J'ai tourné 20 à 30 minutes par jour. Si on m'avait payé et enfermé dans un bureau pour ce projet, j'aurais sûrement pu monter 4 ou 5 vidéos par jour ;)
Un jour je suis parti 31 jours aux Etats-Unis et j'étais seul.
Le récit : https://voyageforum.com/discussion/28-28-31-jours-en-solo-dans-ouest-videos-d8108724/
Les vidéos : https://www.youtube.com/watch?v=D8nxwY41GYA&list=PLZmLjxR75Ez8h5AfUE5yWCkopwfwJ-0Ra
Du 28 au 28 : un mercredi 25 mai à San Francisco (J28)
youtu.be/3ittb95jfgs
Trois jours ne seront pas assez pour faire le tour de San Francisco alors j’optimise mon emploi du temps en me levant très tôt. Le petit-déjeuner n’est même pas encore proposé à cette heure alors je m’envole directement à la découverte de la ville !
FISHERMAN'S WHARF
Je commence à prendre conscience de l’étendue de la ville en me rendant à pied à Fisherman’s Wharf, il m’a fallu une bonne vingtaine de minutes pour y aller. Sur place, j’ai des réminiscences de Hollywood Boulevard : tout semble mort. Pas un magasin ouvert, pas un bruit, pas un chat. Je profite du calme ambiant pour prendre un appétissant petit-déjeuner dans un Subway.
Le sandwich englouti, je me dirige à l’oreille vers le Pier 39. Qu’importe l’heure, les Sea Lions sont déjà au taquet ! Ils gueulent, se battent et jouent dans l’eau. Nous sommes 4 ou 5 touristes à apprécier le spectacle et c’est une chance car je constaterai plus tard que le coin est parfois envahi par la foule...
FINANCIAL DISTRICT
Motivé, je décide de continuer mon exploration à pieds en longeant l’Embarcadero. Je croise par hasard le siège de Levi’s. Avec le vieux 507 acheté à New York il y a 3 ans que je porte, je me sens naturellement attiré vers l’entrée ! Il y a un petit musée assez intéressant et une boutique. Les Levi’s à 30 dollars qui passionnent les touristes français sont absents des rayons et je repars les mains vides.
Plus j’avance et plus je sens que je m’approche du Financial District. Les gens marchent vite avec un café à la main et les buildings sont immenses : j’aime cette agitation urbaine. En revanche il n’y a rien de vraiment touristique sinon observer les environs. Impossible d’aller plus loin que le lobby de la Transamerica Pyramid par exemple...
Un peu par hasard je rentre dans un musée de Wells Fargo, une banque nationale. L’exposition est très ludique avec un tas de modules interactifs ! Il y a notamment un espace pour discuter en temps réel avec les visiteurs des autres musées Wells Fargo éparpillés dans le pays via un système de morse ! On m’a dit « Hi » et j’ai presque réussi à répondre « Coucou »... Un gros succès !
CHINATOWN
Je franchis un bloc supplémentaire et d’un coup je suis à Chinatown. Je n’ai pas d’affinité particulière avec la culture asiatique mais le quartier n’en reste pas moins cool à visiter. Je trouve particulièrement sidérant le fait que les chinois aient à ce point imposé leur culture au milieu de la ville : ici tout est écrit en chinois (et parfois sous-titré en en anglais, en tout petit).
Je passe au 52 Ross Alley dont 69Eric avait parlé dans son carnet et découvre comment sont fabriqués les Fortune Cookies c’est beau ! J'achète un sachet à 2 dollars. En rentrant à Paris, celui que je goûte me prévient : “Soon, someone will make you very proud”… J’attends toujours !
UNION SQUARE
En franchissant un nouveau bloc, je subis également un changement d’ambiance avec Union Square. Ça me rappelle le boulevard Haussmann et les galeries Lafayette à Paris, rien de dépaysant en somme ! Les buildings sont juste plus hauts. ;)
J’entre dans l’hôtel Hyatt et prends l’ascenseur pour me rendre au sommet. Il n’y a personne d’autre que moi là-haut et il y a plein de tables et chaises éparpillées à l’arrache, je me demande si j’ai vraiment le droit d’être ici. En attendant, la vue sur San Franscisco, la ville, le port, … est simplement incroyable !
Une fois redescendu je traîne dans le quartier et fais du lèche-vitrine. À l’entrée d’un magasin, une vendeuse me complimente « Your glasses are cool ! ». Merci ! Décidément, mes lunettes rencontrent un franc succès aux États-Unis (cf. : l’attente du bus à Zion Park).
BALADE
Je vais ensuite du côté de Nob Hill, les rues sont en pente et l’ascension est pénible. Ce n’est qu’au sommet que je peux me reposer en visitant la Grace Cathedral, assez jolie.
Dans mon élan je visite le musée du Cable Car, très instructif sur l’histoire et le fonctionnement de ces machines. Si j’ai bien compris, les wagons se contentent d’agripper d’énormes câbles qui se déroulent en permanence à travers la ville. Tout simplement !
Pour continuer dans la série des balades-clichés de San Francisco je passe à pied à Lombard Street, cette célèbre rue tortueuse où s’agglutinent les touristes. Je n’aimerais pas habiter dans le coin, voir et entendre tout ce monde qui mitraille et squatte la zone.
Enfin je retourne à Fisherman’s Wharf, bien plus animé que ce matin. Il y a des odeurs de nourriture, des artistes de rue, de la couleur, de la vie... C’est beaucoup mieux ! Pour le fun je dépense quelques coins au Musée Mécanique juste à côté et retourne à l’hôtel pour reprendre la Nissan...
FORT POINT
Pour me rendre à Fort Point qui se trouve à 5 kilomètres d’ici, il faut subir 40 minutes dans les bouchons. D’un coup je réalise la bêtise d’avoir gardé la voiture jusqu’au bout et de n’avoir prêté aucun intérêt aux systèmes de transports en commun de la ville...
Malheureusement sur place le Fort Point est clos. Néanmoins la vue sur le Golden Gate Bridge est hallucinante ! Je me dirige ensuite à Baker Beach qui offre une nouvelle vue incroyable sur le pont suspendu et sur quelques nudistes discrets...
TWIN PEAKS
Pour terminer la soirée je rejoins les hauteurs de San Francisco, à Twin Peaks pour profiter d’une nouvelle vue magique sur la ville. Attention là-haut ça souffle très fort et il fait vraiment frais ! Comme beaucoup de monde autour je capitule et regagne la voiture pour attendre la vue de nuit. Je grignote des cacahuètes tout en écoutant de la musique et observe dans les véhicules aux alentours des couples qui sont en pleine romance... Mes cacahuètes et moi déprimons un peu !
La nuit tombe finalement, j’affronte le vent et le froid une dernière fois pour quelques clichés supplémentaires et retourne à l’hôtel, il est presque 22h. Mon smartphone m’indique que je viens de battre un nouveau record : j’ai marché 31 kilomètres aujourd’hui ! Bravo.
youtu.be/3ittb95jfgs
Trois jours ne seront pas assez pour faire le tour de San Francisco alors j’optimise mon emploi du temps en me levant très tôt. Le petit-déjeuner n’est même pas encore proposé à cette heure alors je m’envole directement à la découverte de la ville !
FISHERMAN'S WHARF
Je commence à prendre conscience de l’étendue de la ville en me rendant à pied à Fisherman’s Wharf, il m’a fallu une bonne vingtaine de minutes pour y aller. Sur place, j’ai des réminiscences de Hollywood Boulevard : tout semble mort. Pas un magasin ouvert, pas un bruit, pas un chat. Je profite du calme ambiant pour prendre un appétissant petit-déjeuner dans un Subway.
Le sandwich englouti, je me dirige à l’oreille vers le Pier 39. Qu’importe l’heure, les Sea Lions sont déjà au taquet ! Ils gueulent, se battent et jouent dans l’eau. Nous sommes 4 ou 5 touristes à apprécier le spectacle et c’est une chance car je constaterai plus tard que le coin est parfois envahi par la foule...
FINANCIAL DISTRICT
Motivé, je décide de continuer mon exploration à pieds en longeant l’Embarcadero. Je croise par hasard le siège de Levi’s. Avec le vieux 507 acheté à New York il y a 3 ans que je porte, je me sens naturellement attiré vers l’entrée ! Il y a un petit musée assez intéressant et une boutique. Les Levi’s à 30 dollars qui passionnent les touristes français sont absents des rayons et je repars les mains vides.
Plus j’avance et plus je sens que je m’approche du Financial District. Les gens marchent vite avec un café à la main et les buildings sont immenses : j’aime cette agitation urbaine. En revanche il n’y a rien de vraiment touristique sinon observer les environs. Impossible d’aller plus loin que le lobby de la Transamerica Pyramid par exemple...
Un peu par hasard je rentre dans un musée de Wells Fargo, une banque nationale. L’exposition est très ludique avec un tas de modules interactifs ! Il y a notamment un espace pour discuter en temps réel avec les visiteurs des autres musées Wells Fargo éparpillés dans le pays via un système de morse ! On m’a dit « Hi » et j’ai presque réussi à répondre « Coucou »... Un gros succès !
CHINATOWN
Je franchis un bloc supplémentaire et d’un coup je suis à Chinatown. Je n’ai pas d’affinité particulière avec la culture asiatique mais le quartier n’en reste pas moins cool à visiter. Je trouve particulièrement sidérant le fait que les chinois aient à ce point imposé leur culture au milieu de la ville : ici tout est écrit en chinois (et parfois sous-titré en en anglais, en tout petit).
Je passe au 52 Ross Alley dont 69Eric avait parlé dans son carnet et découvre comment sont fabriqués les Fortune Cookies c’est beau ! J'achète un sachet à 2 dollars. En rentrant à Paris, celui que je goûte me prévient : “Soon, someone will make you very proud”… J’attends toujours !
UNION SQUARE
En franchissant un nouveau bloc, je subis également un changement d’ambiance avec Union Square. Ça me rappelle le boulevard Haussmann et les galeries Lafayette à Paris, rien de dépaysant en somme ! Les buildings sont juste plus hauts. ;)
J’entre dans l’hôtel Hyatt et prends l’ascenseur pour me rendre au sommet. Il n’y a personne d’autre que moi là-haut et il y a plein de tables et chaises éparpillées à l’arrache, je me demande si j’ai vraiment le droit d’être ici. En attendant, la vue sur San Franscisco, la ville, le port, … est simplement incroyable !
Une fois redescendu je traîne dans le quartier et fais du lèche-vitrine. À l’entrée d’un magasin, une vendeuse me complimente « Your glasses are cool ! ». Merci ! Décidément, mes lunettes rencontrent un franc succès aux États-Unis (cf. : l’attente du bus à Zion Park).
BALADE
Je vais ensuite du côté de Nob Hill, les rues sont en pente et l’ascension est pénible. Ce n’est qu’au sommet que je peux me reposer en visitant la Grace Cathedral, assez jolie.
Dans mon élan je visite le musée du Cable Car, très instructif sur l’histoire et le fonctionnement de ces machines. Si j’ai bien compris, les wagons se contentent d’agripper d’énormes câbles qui se déroulent en permanence à travers la ville. Tout simplement !
Pour continuer dans la série des balades-clichés de San Francisco je passe à pied à Lombard Street, cette célèbre rue tortueuse où s’agglutinent les touristes. Je n’aimerais pas habiter dans le coin, voir et entendre tout ce monde qui mitraille et squatte la zone.
Enfin je retourne à Fisherman’s Wharf, bien plus animé que ce matin. Il y a des odeurs de nourriture, des artistes de rue, de la couleur, de la vie... C’est beaucoup mieux ! Pour le fun je dépense quelques coins au Musée Mécanique juste à côté et retourne à l’hôtel pour reprendre la Nissan...
FORT POINT
Pour me rendre à Fort Point qui se trouve à 5 kilomètres d’ici, il faut subir 40 minutes dans les bouchons. D’un coup je réalise la bêtise d’avoir gardé la voiture jusqu’au bout et de n’avoir prêté aucun intérêt aux systèmes de transports en commun de la ville...
Malheureusement sur place le Fort Point est clos. Néanmoins la vue sur le Golden Gate Bridge est hallucinante ! Je me dirige ensuite à Baker Beach qui offre une nouvelle vue incroyable sur le pont suspendu et sur quelques nudistes discrets...
TWIN PEAKS
Pour terminer la soirée je rejoins les hauteurs de San Francisco, à Twin Peaks pour profiter d’une nouvelle vue magique sur la ville. Attention là-haut ça souffle très fort et il fait vraiment frais ! Comme beaucoup de monde autour je capitule et regagne la voiture pour attendre la vue de nuit. Je grignote des cacahuètes tout en écoutant de la musique et observe dans les véhicules aux alentours des couples qui sont en pleine romance... Mes cacahuètes et moi déprimons un peu !
La nuit tombe finalement, j’affronte le vent et le froid une dernière fois pour quelques clichés supplémentaires et retourne à l’hôtel, il est presque 22h. Mon smartphone m’indique que je viens de battre un nouveau record : j’ai marché 31 kilomètres aujourd’hui ! Bravo.
Un jour je suis parti 31 jours aux Etats-Unis et j'étais seul.
Le récit : https://voyageforum.com/discussion/28-28-31-jours-en-solo-dans-ouest-videos-d8108724/
Les vidéos : https://www.youtube.com/watch?v=D8nxwY41GYA&list=PLZmLjxR75Ez8h5AfUE5yWCkopwfwJ-0Ra
Un sacré job en tt cas et de qualité!!! merci de le partager en tout cas😉
Du 28 au 28 : un jeudi 26 mai à San Francisco (J29)
youtu.be/2BoxbN1SJ8M
J’ai l’intention ce matin de profiter du petit-déjeuner inclus alors je descends sereinement à la réception... Et là c’est l’angoisse absolue. Le buffet est d’une tristesse... Une cafetière, quelques céréales et des pains aux raisins sous blister. Les quelques gamins dans la pièce se marchent dessus, parlent fort et font tomber du sucre sur le sol bref c’est le bordel. Vraiment, il vaut mieux manger dehors quand on s'héberge au Motel Capri.
LE JAPANESE TEA GARDEN
Le planning de la journée n’attend pas. Je me répète : je n’aurai jamais assez de temps pour tout visiter à San Francisco alors pas de let's go ! Je me rapproche du Japanese Tea Garden en quête d’une place de stationnement... Il y a logiquement des places gratuites à proximité mais je n’ai rien trouvé alors je rentre dans un parking souterrain à 4,75 $ de l’heure.
L’entrée dans le Japanese Tea Garden coûte 8 dollars. Je ne suis pas un spécialiste de la culture japonaise et les quelques statues et maisonnettes ne me touchent pas beaucoup. Il y a beaucoup d’écoliers ce matin dans le parc et je suis assez choqué de leur comportement. Ils doivent avoir 13 ou 14 ans mais ils grimpent partout et font du bruit comme des CP indisciplinés...
Au bout de 30 minutes j’ai largement fait le tour du jardin. Quelle perte de temps !
Pour les gens qui veulent découvrir de la nature dépaysante dans un cadre calme je vous invite par exemple à découvrir le jardin Albert Kahn, en région parisienne, bien plus grand et intéressant (et gratuit certains jours).
HAIGHT ASBURY
Pour retrouver le sourire j’ai pris le chemin de Haight Asbury. J’ai dégotté une place de stationnement gratuite au croisement de Mason et Haight. J’avais lu de nombreuses critiques comme quoi le quartier puait le fake... Mais en fait ça va ! Je ne suis pas déçu du tout, j’ai eu ce que je voulais : un quartier vaguement hippy, un peu bobo, fréquenté par des rastas blancs et quelques hipsters.
Je grimpe au bout sur les sommets de Buena Vista Park, charmants. C’est calme, les habitants promènent leurs chiens ici.
En redescendant, je m’autorise un break au restaurant, au Burger Urge. Après 28 jours à grignoter des cacahuètes et des glaces, je crois que mon estomac n’était pas prêt à encaisser cet énorme burger, les frites et le Coca qui va bien ! 21 dollars.
LE CIVIC CENTER
La journée continue vers Civic Center. Je tourne pas mal pour trouver une place en voiture et l’abandonne finalement dans un parking à 7 dollars de l’heure. Depuis le début de ce roadtrip, stationner la Nissan m’angoisse ! Et quand je ne suis pas sûr d’être bien garé ou que j’ai un compte à rebours au-dessus de la tête, je stresse...
Du coup je passe seulement au City Hall, la mairie de San Francisco. Le vigile à l’entrée est curieux de savoir d’où je viens et il s’enthousiasme à l’idée que je sois français.
À l’intérieur, cet hôtel de ville est grand et beau et grand (et beau). Je croise beaucoup de couples habillés en mariés mais pas autant de familles... Je me demande s’ils vont vraiment tous se marier aujourd’hui ou s’ils viennent seulement pour immortaliser leurs déguisements ici, dans les pas de Marilyn Monroe et Joe DiMaggio.
MISSION DISTRICT, LOMBARD STREET et PACIFIC HEIGHTS
Je reprends ma voiture pile au bout d’une heure et me retrouve dans Mission District. Le quartier est incroyablement coloré et vivant ! J’aimerais me stationner et marcher mais je sais déjà que je n’aurai pas le temps d’en profiter réellement. Dommage.
Pour retourner à l’hôtel je passe par Lombard Street, à bord de mon SUV cette fois. Naturellement, un frisson me parcourt en dévalant cette rue légendaire et je crois d’ailleurs que la Nissan et moi finiront dans de nombreux albums photos à travers le monde ! Faut-il faire la rue à pied ou en voiture ? Les deux si vous en avez le temps ! Ce sont deux expériences différentes. L’une est touristique et l’autre est un kiff de (presque) pilote...
Aux États-Unis, on ne rigole pas avec les piétons en ville et quand ils traversent la rue ce sont les rois. J’approche d’une intersection, je ralentis. Un type s’engage sur le passage à piétons d’en face, je reste vigilant et j’avance tout doucement, avec précaution. A la française... Il me regarde. Je le regarde. Il me regarde : je le regarde. Il m’adresse un doigt d’honneur. "Well, that escalated quickly", me dis-je.
Le piéton est arrivé sain et sauf sur son trottoir, je le dépasse et observe dans le rétroviseur qu’il continue de me fixer. Visiblement, j’ai commis une faute grave en continuant de rouler malgré sa présence... Je m’en veux ! J’ai peut-être gâché sa journée... À Paris l’histoire aurait été différente !
Je gare la voiture au motel et remonte à Pacific Heights, apparemment un quartier assez bourgeois de la ville. Dans un parc, les hommes s’entraînent au tennis pendant que les femmes jouent avec leurs petites filles modèles et plus loin, un jeune branché consulte son MacBook. Cliché. Mais charmant !
ALCATRAZ
Ce soir j’ai rendez-vous à Alcatraz pour une visite nocturne. Je marche à travers la ville pendant 1h30 en (re)traversant Chinatown et Financial District pour rejoindre les quais. Là-bas à Fisherman's Wharf, je me commande un milk-shake de dingue que j’aurais eu du mal à terminer si je n’avais pas été gourmand !
Il est 18h30 quand j’entre dans la file pour embarquer. L’approche de l’île en bateau a déjà quelque chose de magique ! Le débarquement et la gestion des gens sont bien organisés. Un guide nous emmène en haut et divulgue déjà quelques informations passionnantes sur le fort !
À l’intérieur je récupère un audio-guide pour la visite. Les récits sont excellents, immersifs et teintés d’humour tandis que la balade à travers les bâtiments est une vraie expérience sensorielle. Attention SPOILER ALERT : J’ai particulièrement été marqué par la cellule dans laquelle des gardes ont été enfermés lors d’une émeute, avant d’être fusillés par des prisonniers. Affreux et fascinant à la fois.
J’ai toujours un peu de mal avec l’idée de suivre les gens comme un mouton alors mon astuce est de mettre en pause mon audio-guide pour laisser passer la foule et profiter (presque) seul de l’aventure, en queue de peloton. (Il faut utiliser les boutons STOP et PLAY. Attention, on ne peut visiblement pas revenir en arrière).
40 dollars pour visiter Alcatraz de nuit plutôt que de jour, est-ce que ça les vaut ? Pas sûr.
Pendant un instant je me suis retrouvé isolé dans une longue et sombre rangée de cellules et ça a fait son effet ! J’ai eu la saisissante impression d’être seul au monde dans un lieu exceptionnel, probablement hanté ! Et puis, à l’étage de l’hôpital où se trouvent d’anciens cabinets dentaires et salles de chirurgie, c’est le noir complet ! Il faut sortir la lampe torche pour y voir et franchement, il y a matière à se faire des films : génial !
Parmi les vrais privilèges de la balade nocturne il y a le récit oral de l’un des prisonniers (récité par un membre du staff, pas par le prisonnier) ainsi qu'une démonstration de l’ouverture et la fermeture automatisée des portes de cellules. Est-ce intéressant ? Oui. Est-ce essentiel ? Non.
Il me semble que pendant la journée, les visiteurs peuvent rester autant de temps qu’ils le souhaitent sur l’île. Nous, naturellement, nous devions absolument embarquer dans le dernier bateau. Personnellement, je serai bien resté une heure de plus dans ces couloirs mythiques !
Ces petits points négatifs sont largement rattrapés par le retour en navette qui offre une vue magnifique sur San Francisco, de nuit. Ça, c’est stylé !
RETOUR À L’HÔTEL
Fisherman’s Wharf est calme ce soir, je m’y balade et m’arrête à la boutique Bubba Gump. En bon touriste que je suis j’y achète un t-shirt et profite qu’il n’y a personne pour demander à la caissière de m’échanger toutes ces pièces que je traîne depuis un mois ! En effet, depuis 29 jours je ne paye qu’avec des billets et conserve précieusement la monnaie qu’on me rend dans une petite enveloppe ! J'ai la flemme de compter et la crainte de me tromper et passer pour un naze. Si je dois retourner aux États-Unis un jour, je commanderais peut-être un « Coin Dispenser » pour mieux m’en sortir. Pour l’anecdote, je traînais au fond de mon sac pas moins de 16 dollars en petites pièces. :)
Enfin je reviens à l’hôtel à pieds, rincé. Avec 26,29 kilomètres parcourus, cette journée arrive 3ème sur le podium, derrière mon premier jour à San Francisco (31,86 km) et mon premier jour à Las Vegas (26,45 km) ! Paradoxalement, c'est donc hors-trail que j'use le plus mes semelles.
Demain sera la dernière journée pleine de ce voyage. Pour l’instant je suis serein, je garde le moral !
youtu.be/2BoxbN1SJ8M
J’ai l’intention ce matin de profiter du petit-déjeuner inclus alors je descends sereinement à la réception... Et là c’est l’angoisse absolue. Le buffet est d’une tristesse... Une cafetière, quelques céréales et des pains aux raisins sous blister. Les quelques gamins dans la pièce se marchent dessus, parlent fort et font tomber du sucre sur le sol bref c’est le bordel. Vraiment, il vaut mieux manger dehors quand on s'héberge au Motel Capri.
LE JAPANESE TEA GARDEN
Le planning de la journée n’attend pas. Je me répète : je n’aurai jamais assez de temps pour tout visiter à San Francisco alors pas de let's go ! Je me rapproche du Japanese Tea Garden en quête d’une place de stationnement... Il y a logiquement des places gratuites à proximité mais je n’ai rien trouvé alors je rentre dans un parking souterrain à 4,75 $ de l’heure.
L’entrée dans le Japanese Tea Garden coûte 8 dollars. Je ne suis pas un spécialiste de la culture japonaise et les quelques statues et maisonnettes ne me touchent pas beaucoup. Il y a beaucoup d’écoliers ce matin dans le parc et je suis assez choqué de leur comportement. Ils doivent avoir 13 ou 14 ans mais ils grimpent partout et font du bruit comme des CP indisciplinés...
Au bout de 30 minutes j’ai largement fait le tour du jardin. Quelle perte de temps !
Pour les gens qui veulent découvrir de la nature dépaysante dans un cadre calme je vous invite par exemple à découvrir le jardin Albert Kahn, en région parisienne, bien plus grand et intéressant (et gratuit certains jours).
HAIGHT ASBURY
Pour retrouver le sourire j’ai pris le chemin de Haight Asbury. J’ai dégotté une place de stationnement gratuite au croisement de Mason et Haight. J’avais lu de nombreuses critiques comme quoi le quartier puait le fake... Mais en fait ça va ! Je ne suis pas déçu du tout, j’ai eu ce que je voulais : un quartier vaguement hippy, un peu bobo, fréquenté par des rastas blancs et quelques hipsters.
Je grimpe au bout sur les sommets de Buena Vista Park, charmants. C’est calme, les habitants promènent leurs chiens ici.
En redescendant, je m’autorise un break au restaurant, au Burger Urge. Après 28 jours à grignoter des cacahuètes et des glaces, je crois que mon estomac n’était pas prêt à encaisser cet énorme burger, les frites et le Coca qui va bien ! 21 dollars.
LE CIVIC CENTER
La journée continue vers Civic Center. Je tourne pas mal pour trouver une place en voiture et l’abandonne finalement dans un parking à 7 dollars de l’heure. Depuis le début de ce roadtrip, stationner la Nissan m’angoisse ! Et quand je ne suis pas sûr d’être bien garé ou que j’ai un compte à rebours au-dessus de la tête, je stresse...
Du coup je passe seulement au City Hall, la mairie de San Francisco. Le vigile à l’entrée est curieux de savoir d’où je viens et il s’enthousiasme à l’idée que je sois français.
À l’intérieur, cet hôtel de ville est grand et beau et grand (et beau). Je croise beaucoup de couples habillés en mariés mais pas autant de familles... Je me demande s’ils vont vraiment tous se marier aujourd’hui ou s’ils viennent seulement pour immortaliser leurs déguisements ici, dans les pas de Marilyn Monroe et Joe DiMaggio.
MISSION DISTRICT, LOMBARD STREET et PACIFIC HEIGHTS
Je reprends ma voiture pile au bout d’une heure et me retrouve dans Mission District. Le quartier est incroyablement coloré et vivant ! J’aimerais me stationner et marcher mais je sais déjà que je n’aurai pas le temps d’en profiter réellement. Dommage.
Pour retourner à l’hôtel je passe par Lombard Street, à bord de mon SUV cette fois. Naturellement, un frisson me parcourt en dévalant cette rue légendaire et je crois d’ailleurs que la Nissan et moi finiront dans de nombreux albums photos à travers le monde ! Faut-il faire la rue à pied ou en voiture ? Les deux si vous en avez le temps ! Ce sont deux expériences différentes. L’une est touristique et l’autre est un kiff de (presque) pilote...
Aux États-Unis, on ne rigole pas avec les piétons en ville et quand ils traversent la rue ce sont les rois. J’approche d’une intersection, je ralentis. Un type s’engage sur le passage à piétons d’en face, je reste vigilant et j’avance tout doucement, avec précaution. A la française... Il me regarde. Je le regarde. Il me regarde : je le regarde. Il m’adresse un doigt d’honneur. "Well, that escalated quickly", me dis-je.
Le piéton est arrivé sain et sauf sur son trottoir, je le dépasse et observe dans le rétroviseur qu’il continue de me fixer. Visiblement, j’ai commis une faute grave en continuant de rouler malgré sa présence... Je m’en veux ! J’ai peut-être gâché sa journée... À Paris l’histoire aurait été différente !
Je gare la voiture au motel et remonte à Pacific Heights, apparemment un quartier assez bourgeois de la ville. Dans un parc, les hommes s’entraînent au tennis pendant que les femmes jouent avec leurs petites filles modèles et plus loin, un jeune branché consulte son MacBook. Cliché. Mais charmant !
ALCATRAZ
Ce soir j’ai rendez-vous à Alcatraz pour une visite nocturne. Je marche à travers la ville pendant 1h30 en (re)traversant Chinatown et Financial District pour rejoindre les quais. Là-bas à Fisherman's Wharf, je me commande un milk-shake de dingue que j’aurais eu du mal à terminer si je n’avais pas été gourmand !
Il est 18h30 quand j’entre dans la file pour embarquer. L’approche de l’île en bateau a déjà quelque chose de magique ! Le débarquement et la gestion des gens sont bien organisés. Un guide nous emmène en haut et divulgue déjà quelques informations passionnantes sur le fort !
À l’intérieur je récupère un audio-guide pour la visite. Les récits sont excellents, immersifs et teintés d’humour tandis que la balade à travers les bâtiments est une vraie expérience sensorielle. Attention SPOILER ALERT : J’ai particulièrement été marqué par la cellule dans laquelle des gardes ont été enfermés lors d’une émeute, avant d’être fusillés par des prisonniers. Affreux et fascinant à la fois.
J’ai toujours un peu de mal avec l’idée de suivre les gens comme un mouton alors mon astuce est de mettre en pause mon audio-guide pour laisser passer la foule et profiter (presque) seul de l’aventure, en queue de peloton. (Il faut utiliser les boutons STOP et PLAY. Attention, on ne peut visiblement pas revenir en arrière).
40 dollars pour visiter Alcatraz de nuit plutôt que de jour, est-ce que ça les vaut ? Pas sûr.
Pendant un instant je me suis retrouvé isolé dans une longue et sombre rangée de cellules et ça a fait son effet ! J’ai eu la saisissante impression d’être seul au monde dans un lieu exceptionnel, probablement hanté ! Et puis, à l’étage de l’hôpital où se trouvent d’anciens cabinets dentaires et salles de chirurgie, c’est le noir complet ! Il faut sortir la lampe torche pour y voir et franchement, il y a matière à se faire des films : génial !
Parmi les vrais privilèges de la balade nocturne il y a le récit oral de l’un des prisonniers (récité par un membre du staff, pas par le prisonnier) ainsi qu'une démonstration de l’ouverture et la fermeture automatisée des portes de cellules. Est-ce intéressant ? Oui. Est-ce essentiel ? Non.
Il me semble que pendant la journée, les visiteurs peuvent rester autant de temps qu’ils le souhaitent sur l’île. Nous, naturellement, nous devions absolument embarquer dans le dernier bateau. Personnellement, je serai bien resté une heure de plus dans ces couloirs mythiques !
Ces petits points négatifs sont largement rattrapés par le retour en navette qui offre une vue magnifique sur San Francisco, de nuit. Ça, c’est stylé !
RETOUR À L’HÔTEL
Fisherman’s Wharf est calme ce soir, je m’y balade et m’arrête à la boutique Bubba Gump. En bon touriste que je suis j’y achète un t-shirt et profite qu’il n’y a personne pour demander à la caissière de m’échanger toutes ces pièces que je traîne depuis un mois ! En effet, depuis 29 jours je ne paye qu’avec des billets et conserve précieusement la monnaie qu’on me rend dans une petite enveloppe ! J'ai la flemme de compter et la crainte de me tromper et passer pour un naze. Si je dois retourner aux États-Unis un jour, je commanderais peut-être un « Coin Dispenser » pour mieux m’en sortir. Pour l’anecdote, je traînais au fond de mon sac pas moins de 16 dollars en petites pièces. :)
Enfin je reviens à l’hôtel à pieds, rincé. Avec 26,29 kilomètres parcourus, cette journée arrive 3ème sur le podium, derrière mon premier jour à San Francisco (31,86 km) et mon premier jour à Las Vegas (26,45 km) ! Paradoxalement, c'est donc hors-trail que j'use le plus mes semelles.
Demain sera la dernière journée pleine de ce voyage. Pour l’instant je suis serein, je garde le moral !
Un jour je suis parti 31 jours aux Etats-Unis et j'étais seul.
Le récit : https://voyageforum.com/discussion/28-28-31-jours-en-solo-dans-ouest-videos-d8108724/
Les vidéos : https://www.youtube.com/watch?v=D8nxwY41GYA&list=PLZmLjxR75Ez8h5AfUE5yWCkopwfwJ-0Ra
Bonjour Yann,
Merci et bravo pour ce CR très original, rempli d'anecdotes et d'auto-dérision.
Les vidéos sont sympas (super boulot) et plantent bien le décor.
Et quel voyage !
Encore merci pour ce partage très vivant et intéressant,
Bon WE
6cha38
Merci Laurence pour ton gentil message et félicitations ! Après ces 5 pages de lecture, il n'y a que les "vrais" qui me lisent encore 😛
Du 28 au 28 : un vendredi 27 mai à San Francisco et Sausalito (J30)
youtu.be/Lr2gQH5U1dg
C’est ma dernière journée pleine à San Francisco et surtout ma dernière journée aux États-Unis ! Ce n’est que maintenant que je commence à ressentir la fatigue, après 4 semaines hyperactives mais ce n’est pas le moment de faiblir !
LOCATION DU VÉLO
J’enfile mes baskets et me rends vers un loueur de vélos dans le but de traverser le Golden Gate Bridge et de rejoindre Sausalito de l’autre côté.
Pendant la préparation de ce voyage j’ai pris un malin plaisir à comparer tout ce qui était comparable : vol, hôtels, attractions, … Mais décidément à San Francisco j’ai été moins pointilleux : en quittant l’hôtel j’ignore où je vais louer le vélo. LA HONTE !
Après 40 minutes de marche, je passe la porte du premier loueur sur lequel je tombe : Blazing Saddles près de Bay Street. Je choisis la formule la plus populaire (c’est marqué sur un dépliant alors je ne peux que leur faire confiance n’est-ce pas ?). Je loue un vélo pour la journée et paye en même temps un billet de ferry pour revenir à San Francisco. 46 dollars (36 si on n’utilise pas le billet de ferry)
En France je ne suis pas sportif pour un sou... Le dernier vélo sur lequel je suis grimpé remonte à quelques mois : un Velib' parisien qui m’avait physiquement tué au point que rentrer à pied aurait été tout aussi rapide ! Autant vous dire que les premiers mètres en vélo sont hésitants, la gestion du trafic sur la route est éprouvante et les ascensions sont atroces ! Heureusement que je marche activement depuis 4 semaines, c’est probablement ce qui m’évitera les courbatures au retour à Paris !
FORT POINT
À part quelques montées, le circuit indiqué pour les vélos n’est pas si sorcier. Je m’autorise même une pause à l’intérieur de Fort Point, une ancienne forteresse étonnante qui réside SOUS le pont suspendu. L’exposition est assez intéressante, le lieu est fascinant et la vue depuis le sommet du Fort est géniale ! Pendant deux secondes je me suis cru sur Fort Boyard !
SAUSALITO
La traversée du Golden Gate Bridge est rapide. A vélo, on apprécie particulièrement bien la démesure de ce pont. Évidemment, une pause s’impose au milieu : quelle vue !
L’entrée de Sausalito est bien indiquée de l’autre côté du pont. Avant de dévaler une colline, je croise un type chargé de la sécurité sur la route (enfin je crois). Il m’interpelle, me demande d’où je viens et ça tombe bien : il rêve de voyager un jour en France. Nous discutons pendant une bonne demi-heure sur nos vies mais surtout sur la sienne... Nous avons quasiment le même âge et nous comparons nos vies incomparables. Je lui parle de mon roadtrip clinquant tandis qu’il m’évoque sa récente rupture et son job précaire.
Avant de nous quitter, il me déconseille d’approcher Marin City où il vit, qu’il considère comme une ville de pauvres et de drogués. Message reçu.
Sausalito s’offre enfin à moi ! À moi ainsi qu’à 4000 autres touristes-cyclistes qui se massent près des parkings ! Afin de fuir la cohue j’ai poussé jusqu’à Harbor Drive pour découvrir mes premiers house-boats. Je suis d’ailleurs le seul touriste dans les parages et je suis étonné ! Je marche sur les pontons et les habitants me saluent avec un grand sourire : je suis encore plus étonné ! Chaque maison contraste avec la suivante, il y en a pour tous les goûts et tous les styles ; c'est bon esprit !
Le plan dans la sacoche de mon vélo m’incite à aller encore plus loin, jusqu’à Tiburon. C’est la première fois que je lis ce nom ! Alors je ne m’aventure pas... Pas cette fois-ci. Je retourne à l’entrée de Sausalito pour manger un bout.
RETOUR À SAN FRANCISCO
Le soleil est puissant et je ne m’imagine pas remonter en vélo les pentes sur lesquelles j’ai battu plus tôt des records de vitesse en descente ! Alors tant pis je sacrifie le ticket que m’a fourni le loueur de vélos pour prendre le ferry.
De retour à San Francisco, je suis chaud pour rentabiliser mon vélo jusqu’au bout ! Et si j’allais jusqu’à Mission District, pour me rattraper d’hier ? Bonne idée !
À la première côte typique de San Francisco, mes genoux me lâchent et je me retrouve comme un idiot à marcher à côté de ma monture. J’abandonne ! J’abandonne et ramène le vélo chez le loueur. J’aurais dû prendre un vélo électrique pour gravir les rues... Je suis mal renseigné mais je crois qu’ils ne sont pas beaucoup plus chers que les vélos classiques. Ou alors j’aurais dû louer un scooter, ça aurait été idéal durant ces trois jours en ville !
À un croisement je vois un arrêt de Cable Car une veine ! C’est l’attraction phare et cliché de la ville, ce serait bête de ne pas en emprunter un pendant ce séjour ! Oui... Ce serait bête... Les deux qui passent devant moi sont pleins à craquer et ne s’arrêtent pas... J’abandonne et ne compte que sur mes pieds pour revenir à l’hôtel.
OAKLAND
Il y a quelques années, un collègue a quitté la France pour vivre à San Francisco. Je lui avais parlé de mon voyage avant de partir et nous convenons sur Facebook d’un rendez-vous dans la soirée. Il a habité quelque temps à SF puis a déménagé avec sa famille à Oakland.
Quelle surprise de le revoir ! Et quel plaisir de rencontrer sa femme et son fils de 2 ans ! Sur la vaste terrasse d’un restaurant nous partageons l’apéro et échangeons sur nos vies.
Je lui parle de mon roadtrip clinquant tandis qu’il me partage son expérience d'expatrié. Il ne regrette absolument pas ses choix et je suis totalement admiratif du courage qu’il a eu pour en arriver là. Au cours de la discussion il me confirme d’ailleurs que oui, ici, les enfants sont rois et qu’on les éduque mal. Lui-même est parfois gêné de gronder son fils en public...
Nous terminons la soirée tous les deux dans un Smitten Ice Cream, qui crée ses glaces dans de l’azote liquide, sous nos yeux. Spectaculaire ! Il y en a à Oakland ainsi qu’à San Francisco. Les glaces sont excellentes !
VISTA POINT
À 22h nous nous quittons. C’est ma dernière soirée au pays et j’en profite pour m’offrir une nouvelle vue nocturne sur San Franscisco, depuis le Vista Point, un énième point de vue incroyable sur la ville. Magnifique. Je rentre à l’hôtel fatigué, je dois préparer ma valise pour partir, je suis mélancolique.
À Los Angeles j’avais imprimé une carte sur laquelle j’avais marqué les trucs à voir et les plans B. C’est ce qu’il m’a manqué à SF car j’ai le sentiment de quitter la ville en étant passé à côté de choses intéressantes, par manque de temps, d'organisation et d'optimisation en amont. Bon point par contre : je n’ai pas eu de brouillard du tout pendant ces quelques jours ici !
Du 28 au 28 : un vendredi 27 mai à San Francisco et Sausalito (J30)
youtu.be/Lr2gQH5U1dg
C’est ma dernière journée pleine à San Francisco et surtout ma dernière journée aux États-Unis ! Ce n’est que maintenant que je commence à ressentir la fatigue, après 4 semaines hyperactives mais ce n’est pas le moment de faiblir !
LOCATION DU VÉLO
J’enfile mes baskets et me rends vers un loueur de vélos dans le but de traverser le Golden Gate Bridge et de rejoindre Sausalito de l’autre côté.
Pendant la préparation de ce voyage j’ai pris un malin plaisir à comparer tout ce qui était comparable : vol, hôtels, attractions, … Mais décidément à San Francisco j’ai été moins pointilleux : en quittant l’hôtel j’ignore où je vais louer le vélo. LA HONTE !
Après 40 minutes de marche, je passe la porte du premier loueur sur lequel je tombe : Blazing Saddles près de Bay Street. Je choisis la formule la plus populaire (c’est marqué sur un dépliant alors je ne peux que leur faire confiance n’est-ce pas ?). Je loue un vélo pour la journée et paye en même temps un billet de ferry pour revenir à San Francisco. 46 dollars (36 si on n’utilise pas le billet de ferry)
En France je ne suis pas sportif pour un sou... Le dernier vélo sur lequel je suis grimpé remonte à quelques mois : un Velib' parisien qui m’avait physiquement tué au point que rentrer à pied aurait été tout aussi rapide ! Autant vous dire que les premiers mètres en vélo sont hésitants, la gestion du trafic sur la route est éprouvante et les ascensions sont atroces ! Heureusement que je marche activement depuis 4 semaines, c’est probablement ce qui m’évitera les courbatures au retour à Paris !
FORT POINT
À part quelques montées, le circuit indiqué pour les vélos n’est pas si sorcier. Je m’autorise même une pause à l’intérieur de Fort Point, une ancienne forteresse étonnante qui réside SOUS le pont suspendu. L’exposition est assez intéressante, le lieu est fascinant et la vue depuis le sommet du Fort est géniale ! Pendant deux secondes je me suis cru sur Fort Boyard !
SAUSALITO
La traversée du Golden Gate Bridge est rapide. A vélo, on apprécie particulièrement bien la démesure de ce pont. Évidemment, une pause s’impose au milieu : quelle vue !
L’entrée de Sausalito est bien indiquée de l’autre côté du pont. Avant de dévaler une colline, je croise un type chargé de la sécurité sur la route (enfin je crois). Il m’interpelle, me demande d’où je viens et ça tombe bien : il rêve de voyager un jour en France. Nous discutons pendant une bonne demi-heure sur nos vies mais surtout sur la sienne... Nous avons quasiment le même âge et nous comparons nos vies incomparables. Je lui parle de mon roadtrip clinquant tandis qu’il m’évoque sa récente rupture et son job précaire.
Avant de nous quitter, il me déconseille d’approcher Marin City où il vit, qu’il considère comme une ville de pauvres et de drogués. Message reçu.
Sausalito s’offre enfin à moi ! À moi ainsi qu’à 4000 autres touristes-cyclistes qui se massent près des parkings ! Afin de fuir la cohue j’ai poussé jusqu’à Harbor Drive pour découvrir mes premiers house-boats. Je suis d’ailleurs le seul touriste dans les parages et je suis étonné ! Je marche sur les pontons et les habitants me saluent avec un grand sourire : je suis encore plus étonné ! Chaque maison contraste avec la suivante, il y en a pour tous les goûts et tous les styles ; c'est bon esprit !
Le plan dans la sacoche de mon vélo m’incite à aller encore plus loin, jusqu’à Tiburon. C’est la première fois que je lis ce nom ! Alors je ne m’aventure pas... Pas cette fois-ci. Je retourne à l’entrée de Sausalito pour manger un bout.
RETOUR À SAN FRANCISCO
Le soleil est puissant et je ne m’imagine pas remonter en vélo les pentes sur lesquelles j’ai battu plus tôt des records de vitesse en descente ! Alors tant pis je sacrifie le ticket que m’a fourni le loueur de vélos pour prendre le ferry.
De retour à San Francisco, je suis chaud pour rentabiliser mon vélo jusqu’au bout ! Et si j’allais jusqu’à Mission District, pour me rattraper d’hier ? Bonne idée !
À la première côte typique de San Francisco, mes genoux me lâchent et je me retrouve comme un idiot à marcher à côté de ma monture. J’abandonne ! J’abandonne et ramène le vélo chez le loueur. J’aurais dû prendre un vélo électrique pour gravir les rues... Je suis mal renseigné mais je crois qu’ils ne sont pas beaucoup plus chers que les vélos classiques. Ou alors j’aurais dû louer un scooter, ça aurait été idéal durant ces trois jours en ville !
À un croisement je vois un arrêt de Cable Car une veine ! C’est l’attraction phare et cliché de la ville, ce serait bête de ne pas en emprunter un pendant ce séjour ! Oui... Ce serait bête... Les deux qui passent devant moi sont pleins à craquer et ne s’arrêtent pas... J’abandonne et ne compte que sur mes pieds pour revenir à l’hôtel.
OAKLAND
Il y a quelques années, un collègue a quitté la France pour vivre à San Francisco. Je lui avais parlé de mon voyage avant de partir et nous convenons sur Facebook d’un rendez-vous dans la soirée. Il a habité quelque temps à SF puis a déménagé avec sa famille à Oakland.
Quelle surprise de le revoir ! Et quel plaisir de rencontrer sa femme et son fils de 2 ans ! Sur la vaste terrasse d’un restaurant nous partageons l’apéro et échangeons sur nos vies.
Je lui parle de mon roadtrip clinquant tandis qu’il me partage son expérience d'expatrié. Il ne regrette absolument pas ses choix et je suis totalement admiratif du courage qu’il a eu pour en arriver là. Au cours de la discussion il me confirme d’ailleurs que oui, ici, les enfants sont rois et qu’on les éduque mal. Lui-même est parfois gêné de gronder son fils en public...
Nous terminons la soirée tous les deux dans un Smitten Ice Cream, qui crée ses glaces dans de l’azote liquide, sous nos yeux. Spectaculaire ! Il y en a à Oakland ainsi qu’à San Francisco. Les glaces sont excellentes !
VISTA POINT
À 22h nous nous quittons. C’est ma dernière soirée au pays et j’en profite pour m’offrir une nouvelle vue nocturne sur San Franscisco, depuis le Vista Point, un énième point de vue incroyable sur la ville. Magnifique. Je rentre à l’hôtel fatigué, je dois préparer ma valise pour partir, je suis mélancolique.
À Los Angeles j’avais imprimé une carte sur laquelle j’avais marqué les trucs à voir et les plans B. C’est ce qu’il m’a manqué à SF car j’ai le sentiment de quitter la ville en étant passé à côté de choses intéressantes, par manque de temps, d'organisation et d'optimisation en amont. Bon point par contre : je n’ai pas eu de brouillard du tout pendant ces quelques jours ici !
Un jour je suis parti 31 jours aux Etats-Unis et j'étais seul.
Le récit : https://voyageforum.com/discussion/28-28-31-jours-en-solo-dans-ouest-videos-d8108724/
Les vidéos : https://www.youtube.com/watch?v=D8nxwY41GYA&list=PLZmLjxR75Ez8h5AfUE5yWCkopwfwJ-0Ra
Je lis souvent des récits de voyage sans forcément intervenir pour féliciter l'auteur mais là je tiens à vous adresser toute mon admiration pour ce compte rendu tout à la fois drôle, sensible et personnel!Et si je peux me permettre, puisque vous y faites vous-même allusion, quand on a le courage d'entreprendre ce genre de trip seul on doit pouvoir trouver celui de chercher l'âme soeur que vous semblez attendre!J'espère lire bientôt un récit de voyage...partagé!Mais vous pouvez d'ores et déjà être fier de vous!😛
😉 bonjour Yann
J'ai suivi ton compte rendu très plaisant à lire du début à la fin sans me manifester. Mais là, je dis : BRA-VO...... pour ton humour, tes ressentis (je suis contente de croiser une personne qui a ressenti la même chose que moi lors de la découverte de Death valley....). Et puis, surtout "chapeau bas" pour avoir "osé" partir seul. bon dimanche ensoleillé Sonia😎
J'ai suivi ton compte rendu très plaisant à lire du début à la fin sans me manifester. Mais là, je dis : BRA-VO...... pour ton humour, tes ressentis (je suis contente de croiser une personne qui a ressenti la même chose que moi lors de la découverte de Death valley....). Et puis, surtout "chapeau bas" pour avoir "osé" partir seul. bon dimanche ensoleillé Sonia😎
Merci Valérie et Sonia pour vos retours, très touchants ! Merci de m'avoir lu 🙂
Du 28 au 28 : un samedi 28 mai à San Francisco (J31)
Je n'ai pas suffisamment filmé ce jour-là pour monter une vidéo intéressante. Désolé !
Dernière journée sur le territoire américain, mon avion décolle à 16h.
PRESIDIO PARK
Je quitte sereinement l’hôtel à 11h et m’offre une dernière virée avec la Nissan, du côté de Presidio Park. Ça aurait été dommage de rater tous ces charmants quartiers pavillonnaires en bords de vastes bois ! Il y a de grandes maisons, et des pick-up garés devant... Ça me rappelle la série « Notre Belle Famille ».
RETOUR DE LA VOITURE
Direction le parking d’Alamo, près de l’aéroport de San Francisco. Un vieillard peine à tenir debout et s’accroche littéralement à ma voiture pour avancer... Je découvre qu’il s’agit en fait d’un employé d’Alamo. Ce dernier contrôle brièvement le véhicule et est d’une amabilité rare. Il reste un fond d’essence, de quoi conduire une centaine de kilomètres et il ne me facture que 48 dollars.
RETOUR À PARIS/ANECDOTES...
Direction le terminal international (le terminal I). La file d’attente pour enregistrer les bagages est bizarrement très longue. J’y reste presque une heure ! Le roadtrip touche clairement à sa fin, je cherche ma voie pour atteindre la porte d’embarquement et là, le truc le plus improbable : je croise une collègue de bureau avec ses amis... Que le monde est petit ! Elle termine elle aussi un circuit dans l’Ouest, plus court et plus classique. Elle m'avoue avoir été déçue par Yosemite... J’ai peut-être bien fait de ne pas y aller, alors !
Le vol se déroule très bien. J’ai regardé deux films, ai avalé un Zolpidem entier et ai dormi environ 5 heures ! L’atterrissage à l’aéroport Charles de Gaulle se passe sans problème.
À la sortie du terminal je dégaine mon application Uber sur laquelle j’ai une réduction à utiliser... « Lâchez-moi cette merde », entends-je. C’est un représentant des taxis qui vient de m’adresser la parole. Haaaa... La France... Il m’assure que mon trajet ne dépassera pas 50 euros si j'utilise un taxi.
Bon. OK. Je reste solidaire avec les taxis et accepte l’idée. Je monte dans une vieille 307 break, sale à l’extérieur comme à l’intérieur mais bon. OK. Je reste solidaire. 60 euros plus tard je suis passablement énervé et demande à mon chauffeur de me laisser là, à 900 mètres de chez moi. Conclusion ? Prenez des VTC.
Je rentre et bonne surprise : mon bonsaï n’est pas mort ! J’ai appris depuis que c’est un ficus. Il vous passe le bonjour.
C’est ainsi que prennent fin mon voyage et mon carnet. Merci encore à l’internet, à VoyageForum, à Roadtrippin, à Sunset Blvd, au blog de Itat, à Monsieur le Prof de Twitter, à Clément pour les musiques dans les vidéos, à Régis qui m'a confié sa caméra, à Clara qui m'a encouragé à partir dans ce roadtrip, à Nico qui m'a laissé trier mes vidéos au boulot, aux gens qui m’ont inspiré et aidé dans la préparation (27fifi, ITW88, Estren, Gungan99, 69Eric, Calisson, Marielle69, BastinJ, Pong, Durandale, Orionide, Jpg13, Sonia67, Olivier50, … (désolé si j'en oublie)) et ceux qui m’ont répondu et encouragé dans ce carnet. Quelle aventure !
Je posterai très vite une petite conclusion avec un détail du budget notamment.
🙂
Du 28 au 28 : un samedi 28 mai à San Francisco (J31)
Je n'ai pas suffisamment filmé ce jour-là pour monter une vidéo intéressante. Désolé !
Dernière journée sur le territoire américain, mon avion décolle à 16h.
PRESIDIO PARK
Je quitte sereinement l’hôtel à 11h et m’offre une dernière virée avec la Nissan, du côté de Presidio Park. Ça aurait été dommage de rater tous ces charmants quartiers pavillonnaires en bords de vastes bois ! Il y a de grandes maisons, et des pick-up garés devant... Ça me rappelle la série « Notre Belle Famille ».
RETOUR DE LA VOITURE
Direction le parking d’Alamo, près de l’aéroport de San Francisco. Un vieillard peine à tenir debout et s’accroche littéralement à ma voiture pour avancer... Je découvre qu’il s’agit en fait d’un employé d’Alamo. Ce dernier contrôle brièvement le véhicule et est d’une amabilité rare. Il reste un fond d’essence, de quoi conduire une centaine de kilomètres et il ne me facture que 48 dollars.
RETOUR À PARIS/ANECDOTES...
Direction le terminal international (le terminal I). La file d’attente pour enregistrer les bagages est bizarrement très longue. J’y reste presque une heure ! Le roadtrip touche clairement à sa fin, je cherche ma voie pour atteindre la porte d’embarquement et là, le truc le plus improbable : je croise une collègue de bureau avec ses amis... Que le monde est petit ! Elle termine elle aussi un circuit dans l’Ouest, plus court et plus classique. Elle m'avoue avoir été déçue par Yosemite... J’ai peut-être bien fait de ne pas y aller, alors !
Le vol se déroule très bien. J’ai regardé deux films, ai avalé un Zolpidem entier et ai dormi environ 5 heures ! L’atterrissage à l’aéroport Charles de Gaulle se passe sans problème.
À la sortie du terminal je dégaine mon application Uber sur laquelle j’ai une réduction à utiliser... « Lâchez-moi cette merde », entends-je. C’est un représentant des taxis qui vient de m’adresser la parole. Haaaa... La France... Il m’assure que mon trajet ne dépassera pas 50 euros si j'utilise un taxi.
Bon. OK. Je reste solidaire avec les taxis et accepte l’idée. Je monte dans une vieille 307 break, sale à l’extérieur comme à l’intérieur mais bon. OK. Je reste solidaire. 60 euros plus tard je suis passablement énervé et demande à mon chauffeur de me laisser là, à 900 mètres de chez moi. Conclusion ? Prenez des VTC.
Je rentre et bonne surprise : mon bonsaï n’est pas mort ! J’ai appris depuis que c’est un ficus. Il vous passe le bonjour.
C’est ainsi que prennent fin mon voyage et mon carnet. Merci encore à l’internet, à VoyageForum, à Roadtrippin, à Sunset Blvd, au blog de Itat, à Monsieur le Prof de Twitter, à Clément pour les musiques dans les vidéos, à Régis qui m'a confié sa caméra, à Clara qui m'a encouragé à partir dans ce roadtrip, à Nico qui m'a laissé trier mes vidéos au boulot, aux gens qui m’ont inspiré et aidé dans la préparation (27fifi, ITW88, Estren, Gungan99, 69Eric, Calisson, Marielle69, BastinJ, Pong, Durandale, Orionide, Jpg13, Sonia67, Olivier50, … (désolé si j'en oublie)) et ceux qui m’ont répondu et encouragé dans ce carnet. Quelle aventure !
Je posterai très vite une petite conclusion avec un détail du budget notamment.
🙂
Un jour je suis parti 31 jours aux Etats-Unis et j'étais seul.
Le récit : https://voyageforum.com/discussion/28-28-31-jours-en-solo-dans-ouest-videos-d8108724/
Les vidéos : https://www.youtube.com/watch?v=D8nxwY41GYA&list=PLZmLjxR75Ez8h5AfUE5yWCkopwfwJ-0Ra
déjà finit snif! j'ai adoré ton carnet !!!!!
et oui l'amabilité française au top!!
Ca va pas trop nostalgique?
Salut Yann.
Bien sûr je n'ai pas perdu une miette de ton carnet, même si je ne me suis pas souvent manifesté...
Je t'avouerai même que j'attendais impatiement tes messages quotidiens...
Un grand BRAVO pour ton carnet, ton humour, tes vidéos, ton courage de partir seul, ta préparation en amont, tes activités WTF, tes confessions incroyables (jamais mangé de pizza ?? j'ai du mal à le croire !)
Les remerciements en fin de carnet font toujours plaisir. Malheureusement Durandale ne pourra pas les lire puisqu'à l'heure qu'il est, il doit être en train de chevaucher les plaines du far-west aux cotés de Sitting Bull ou de Cochise...
Merci pour le partage.
A+
Eric
Hey Yann,
J'ai également suivi ton carnet de voyage depuis le début donc je me devais de te remercier. J'ai beaucoup aimé le ton de ton compte rendu. C'est un road trip classique que tu as rendu vraiment passionnant avec toutes les petites histoires et découvertes. C'est vrai qu'un voyage tout seul favorisera forcement les rencontres. J'ai bien rigolé lorsque tu as essayé la " love test machine" au musée mecanique de SF, bon " old fashioned " c'est mieux que "dead fish" :) Ah oui, bravo pour les petites vidéos (très bon complément au récit) A bientôt j'espère pour d'autres carnets de voyage!
J'ai également suivi ton carnet de voyage depuis le début donc je me devais de te remercier. J'ai beaucoup aimé le ton de ton compte rendu. C'est un road trip classique que tu as rendu vraiment passionnant avec toutes les petites histoires et découvertes. C'est vrai qu'un voyage tout seul favorisera forcement les rencontres. J'ai bien rigolé lorsque tu as essayé la " love test machine" au musée mecanique de SF, bon " old fashioned " c'est mieux que "dead fish" :) Ah oui, bravo pour les petites vidéos (très bon complément au récit) A bientôt j'espère pour d'autres carnets de voyage!
Oh ça y est c'est fini, sniff🙁
Mais c'était un très beau carnet, passionnant, félicitations pour ton travail!
J'ai hâte de vivre tout ça à mon tour...dans deux mois.
Merci pour tes conseils, grâce à toi j'ai pu établir mon programme pour Séquoia.
Je te souhaite plein de beaux voyages à venir et nous aurons peut être droit à un autre très beau carnet en famille cette fois dans quelques années 😉
Bonne journée !
nathfrit
Bravo Yann !
Super carnet pour un "roadtrip clinquant" ! 😏
Bonne préparation en amont car je ne vois pas de fausses notes, et même au contraire des choix assumés (impasse sur Yosemite) qui sont les plus difficiles à faire en amont... 😉
Ta dernière anecdote sur l'employé senior d'Alamo m'a fait rire : tu as un don d'observation excellent ! 🙂
Encore félicitations pour les vidéos au montage serré : moins d'une minute à chaque fois, c'est très pro ! 😎
(d'ailleurs l'hébergement sur Youtube c'est pratique au final).
Voilà 31 jours bien remplis : j'ai hâte de lire tes futurs post pour aider les futurs voyageurs sur le forum, bienvenu au Club !... 😇
Conseils pour circuits dans l'Ouest américain : https://voyageforum.com/forum/conseils_etablir_son_circuit_dans_ouest_americain_resume_D5303777/
Bonjour
Juste un petit mot pour te dire que j'ai vraiment apprécié ton compte rendu (le ton est particulièrement bien trouvé !).
Je conseille à tout le monde de visionner les vidéos à la suite sur YouTube, ce qui renforce le ton road trip du carnet.
Bref, un régal
Bonne continuation
Stéphane
Alooors j'ai suivi le conseil de Stéphane et vraiment Yatre magnifique boulot à l'image de ce carnet!!!Et j'ai découvert qu'en plus d'être intelligent , drôle , sensible, talentueux et courageux vous êtes aussi très bôôôô!!!Ce n'est pas possible cette histoire de célibat vous le faites exprès!!!
Wouah ! Merci à tous pour vos gentils messages, tellement bienveillants. J'ai également une grosse pensée pour Durandale qui m'avait beaucoup aidé.
Je suis très heureux de constater que vous avez été plusieurs à me lire et me suivre. J'ai compris également que mes commentaires avaient réellement aidé des personnes à avancer dans leur préparation et j'en suis particulièrement fier ! J'espère avoir de nouvelles opportunités de me rendre utile et de partager mon expérience sur ce forum 🙂
Je t'avouerai même que j'attendais impatiement tes messages quotidiens... Un grand BRAVO pour ton carnet, ton humour, tes vidéos, ton courage de partir seul, ta préparation en amont, tes activités WTF, tes confessions incroyables (jamais mangé de pizza ?? j'ai du mal à le croire !)
JA-MAIS. Il faut un début à tout ! En tout cas merci Eric ; les discussions que tu as lancé au sujet de ton propre roadtrip et les quelques messages privés que nous avions échangé ont été de vraies références pour moi. Je ne me serais jamais arrêté à Hackberry si tu n'en avais pas parlé par exemple ;)
déjà finit snif! j'ai adoré ton carnet !!!!! et oui l'amabilité française au top!! Ca va pas trop nostalgique?
Merci beaucoup Magali ! Je n'ai bizarrement pas subi de dépression post-voyage... En revanche j'espère retourner un jour à San Francisco pour finir le travail : tout voir et tout essayer !
Je suis très heureux de constater que vous avez été plusieurs à me lire et me suivre. J'ai compris également que mes commentaires avaient réellement aidé des personnes à avancer dans leur préparation et j'en suis particulièrement fier ! J'espère avoir de nouvelles opportunités de me rendre utile et de partager mon expérience sur ce forum 🙂
Je t'avouerai même que j'attendais impatiement tes messages quotidiens... Un grand BRAVO pour ton carnet, ton humour, tes vidéos, ton courage de partir seul, ta préparation en amont, tes activités WTF, tes confessions incroyables (jamais mangé de pizza ?? j'ai du mal à le croire !)
JA-MAIS. Il faut un début à tout ! En tout cas merci Eric ; les discussions que tu as lancé au sujet de ton propre roadtrip et les quelques messages privés que nous avions échangé ont été de vraies références pour moi. Je ne me serais jamais arrêté à Hackberry si tu n'en avais pas parlé par exemple ;)
déjà finit snif! j'ai adoré ton carnet !!!!! et oui l'amabilité française au top!! Ca va pas trop nostalgique?
Merci beaucoup Magali ! Je n'ai bizarrement pas subi de dépression post-voyage... En revanche j'espère retourner un jour à San Francisco pour finir le travail : tout voir et tout essayer !
Un jour je suis parti 31 jours aux Etats-Unis et j'étais seul.
Le récit : https://voyageforum.com/discussion/28-28-31-jours-en-solo-dans-ouest-videos-d8108724/
Les vidéos : https://www.youtube.com/watch?v=D8nxwY41GYA&list=PLZmLjxR75Ez8h5AfUE5yWCkopwfwJ-0Ra
Ce voyage a été un tel projet ! J’aurais aimé dire qu’il m’a changé mais ce n’est pas tellement le cas. J’ai découvert le bacon, les scrambled eggs et la pizza mais au fond je suis le même garçon. Un an plus tard, organiser un déplacement reste une mission quasi-insurmontable… Aujourd’hui encore j’ai du mal à croire que je sois parti aussi longtemps et aussi loin ! Ça a d’ailleurs été un réel aboutissement que de rédiger le carnet, monter les vidéos et tout partager ici.
Ci-dessous : la musique qui m’a accompagné tout au long de ce projet. De mes nuits de préparation devant l’ordinateur jusque sur les routes américaines. Aujourd’hui c’est une véritable madeleine de Proust !
www.youtube.com/watch?v=YqeW9_5kURI
LE BUDGET
Peut-être qu’un jour, quelqu’un aura le même projet que moi : partir seul dans un roadtrip aux États-Unis et en profiter sans concession. Alors je me suis dit que ça pourrait être intéressant de partager mon budget pour ces 31 jours.
Le vol a coûté (avec les assurances et les options) : 1148 euros. Mes 30 nuits d’hôtel ont coûté 3670 euros au total (toutes taxes comprises) soit environ 122 euros la nuit. Pour information, avec les cashback d’iGraal j’ai récupéré 225 euros directement versés sur mon compte et grâce au système de fidélité sur Hotels.com j’ai pu m’offrir un week-end de deux nuits dans un bel hôtel lyonnais en échange de 40 euros seulement. J’ai dépensé 370 euros en essence. La location de voiture a coûté 840 euros. Il faut ajouter 82 euros de parking. Pour le divertissement (Les studios Warner, ceux de Universal, le survol du Grand Canyon, celui du Lake Powell, les spectacles à Vegas, Dig This, le stand de tir, Alcatraz de nuit, les randonnées équestres, les musées, la location d'un vélo, etc.). Mon budget s’élève à 1830 euros. Me nourrir m’a coûté 320 euros. Les souvenirs achetés m’ont coûté 312 euros. Les entrées dans les parcs (comprenant le pass America The Beautiful) m’ont coûté 267 euros.. 100 euros de taxis, 50 euros pour louer un PC portable, 10 dollars en lessive, 13 euros d’ESTA Une information complémentaire. J’ai retiré 1100 dollars aux distributeurs là-bas, en plus des 500 dollars amenés dans la valise.
Soit un total de 8700 € nets. BOUM !

CASHBACK
Sur cette somme dépensée, j’ai finalement récupéré 225 euros grâce au système de cashback. Dans mon exemple, j'ai utilisé iGraal.
Explication : plutôt que de taper directement hotels.com dans la barre de navigation, on passe d’abord par iGraal pour aller sur hôtels.com. Une fois qu’on quitte avec joie le Yavapai Lodge ou à reculons le Motel Capri, on reçoit un e-mail du type « Bonjour, merci d’être passé par iGraal avant de réserver votre chambre. Comme vous êtes sympa on vous rembourse 6% du prix que vous avez payé »
Sur un roadtrip de 30 nuits, ça compte.
Si mon carnet vous a plu ou vous a été utile et que vous êtes sur le point de réserver vos hôtels, je vous invite à vous inscrire sur iGraal grâce à ce lien de parrainage : fr.igraal.com/...ain=AG_56362615afaa8. À chacun de vos achats, iGraal me versera l’équivalent de 10 % de votre cashback (soit 10% des 6%. À moi la fortune !) Si vous vous en fichez, vous pouvez également vous inscrire sans passer par mon lien : www.igraal.com :)
LES VIDÉOS
Tant qu’on est dans la partie auto-promo…
Toutes les vidéos que j’ai montées pour ce carnet sont lisibles dans cette playlist : Du 28 au 28. Valérie et Stéphane l'ont évoqué plus haut : enchaîner les vidéos rend encore mieux compte de l'expérience que j'ai vécue ;)
Je vous invite également à découvrir mes quelques autres vidéos (qui n’ont aucun rapport avec les voyages, par contre) : la chaîne de Yatre.
LE ROADBOOK
Pendant ma préparation, j’avais aperçu plusieurs manières de présenter un roadbook. Chacun m’avait inspiré alors je transmets à mon tour un extrait de ma version. Je m'y suis beaucoup référé pendant ce voyage ; j'avais pris un malin plaisir à le mettre en forme, créer des styles et multiplier les formules sophistiquées dans Excel !

LES APPLICATIONS SMARTPHONE
Mon smartphone m’a été très utile (et pas que pour la musique et les podcasts). Sur mon iPhone, je ne pouvais pas accéder à l’App-Store français... Donc attention à bien télécharger ce dont vous aurez besoin avant de décoller. Je vous conseille de prendre :
Le GPS Here (qui marche hors-ligne) L’application Chimani de chaque parc naturel L’application Trip Advisor L’application du Getty Center Une carte des transports en commun Tip Calculator (pour calculer le pourboire à laisser) Google Traduction Une version PDF de votre roadbook (j’ai fait 1 PDF/semaine pour pas trop galérer) L’application de votre compagnie aérienne Une application de VTC pour le retour ;)
Enfin, avant de décoller j’ai acheté le guide « Lonely Planet » en version papier, au cas où je me retrouve sans connexion, que je perde mon roadbook et que ma version PDF ne fonctionne plus. Finalement tout s’est bien passé et je l’ai peu utilisé, tout juste pour me rassurer et compléter mes informations. C’était une sécurité ! Je crois que j'ai tout dit. Ca y est ! Mais je reste dans les parages 😉
Ci-dessous : la musique qui m’a accompagné tout au long de ce projet. De mes nuits de préparation devant l’ordinateur jusque sur les routes américaines. Aujourd’hui c’est une véritable madeleine de Proust !
www.youtube.com/watch?v=YqeW9_5kURI
LE BUDGET
Peut-être qu’un jour, quelqu’un aura le même projet que moi : partir seul dans un roadtrip aux États-Unis et en profiter sans concession. Alors je me suis dit que ça pourrait être intéressant de partager mon budget pour ces 31 jours.
Le vol a coûté (avec les assurances et les options) : 1148 euros. Mes 30 nuits d’hôtel ont coûté 3670 euros au total (toutes taxes comprises) soit environ 122 euros la nuit. Pour information, avec les cashback d’iGraal j’ai récupéré 225 euros directement versés sur mon compte et grâce au système de fidélité sur Hotels.com j’ai pu m’offrir un week-end de deux nuits dans un bel hôtel lyonnais en échange de 40 euros seulement. J’ai dépensé 370 euros en essence. La location de voiture a coûté 840 euros. Il faut ajouter 82 euros de parking. Pour le divertissement (Les studios Warner, ceux de Universal, le survol du Grand Canyon, celui du Lake Powell, les spectacles à Vegas, Dig This, le stand de tir, Alcatraz de nuit, les randonnées équestres, les musées, la location d'un vélo, etc.). Mon budget s’élève à 1830 euros. Me nourrir m’a coûté 320 euros. Les souvenirs achetés m’ont coûté 312 euros. Les entrées dans les parcs (comprenant le pass America The Beautiful) m’ont coûté 267 euros.. 100 euros de taxis, 50 euros pour louer un PC portable, 10 dollars en lessive, 13 euros d’ESTA Une information complémentaire. J’ai retiré 1100 dollars aux distributeurs là-bas, en plus des 500 dollars amenés dans la valise.
Soit un total de 8700 € nets. BOUM !

CASHBACK
Sur cette somme dépensée, j’ai finalement récupéré 225 euros grâce au système de cashback. Dans mon exemple, j'ai utilisé iGraal.
Explication : plutôt que de taper directement hotels.com dans la barre de navigation, on passe d’abord par iGraal pour aller sur hôtels.com. Une fois qu’on quitte avec joie le Yavapai Lodge ou à reculons le Motel Capri, on reçoit un e-mail du type « Bonjour, merci d’être passé par iGraal avant de réserver votre chambre. Comme vous êtes sympa on vous rembourse 6% du prix que vous avez payé »
Sur un roadtrip de 30 nuits, ça compte.
Si mon carnet vous a plu ou vous a été utile et que vous êtes sur le point de réserver vos hôtels, je vous invite à vous inscrire sur iGraal grâce à ce lien de parrainage : fr.igraal.com/...ain=AG_56362615afaa8. À chacun de vos achats, iGraal me versera l’équivalent de 10 % de votre cashback (soit 10% des 6%. À moi la fortune !) Si vous vous en fichez, vous pouvez également vous inscrire sans passer par mon lien : www.igraal.com :)
LES VIDÉOS
Tant qu’on est dans la partie auto-promo…
Toutes les vidéos que j’ai montées pour ce carnet sont lisibles dans cette playlist : Du 28 au 28. Valérie et Stéphane l'ont évoqué plus haut : enchaîner les vidéos rend encore mieux compte de l'expérience que j'ai vécue ;)
Je vous invite également à découvrir mes quelques autres vidéos (qui n’ont aucun rapport avec les voyages, par contre) : la chaîne de Yatre.
LE ROADBOOK
Pendant ma préparation, j’avais aperçu plusieurs manières de présenter un roadbook. Chacun m’avait inspiré alors je transmets à mon tour un extrait de ma version. Je m'y suis beaucoup référé pendant ce voyage ; j'avais pris un malin plaisir à le mettre en forme, créer des styles et multiplier les formules sophistiquées dans Excel !

LES APPLICATIONS SMARTPHONE
Mon smartphone m’a été très utile (et pas que pour la musique et les podcasts). Sur mon iPhone, je ne pouvais pas accéder à l’App-Store français... Donc attention à bien télécharger ce dont vous aurez besoin avant de décoller. Je vous conseille de prendre :
Le GPS Here (qui marche hors-ligne) L’application Chimani de chaque parc naturel L’application Trip Advisor L’application du Getty Center Une carte des transports en commun Tip Calculator (pour calculer le pourboire à laisser) Google Traduction Une version PDF de votre roadbook (j’ai fait 1 PDF/semaine pour pas trop galérer) L’application de votre compagnie aérienne Une application de VTC pour le retour ;)
Enfin, avant de décoller j’ai acheté le guide « Lonely Planet » en version papier, au cas où je me retrouve sans connexion, que je perde mon roadbook et que ma version PDF ne fonctionne plus. Finalement tout s’est bien passé et je l’ai peu utilisé, tout juste pour me rassurer et compléter mes informations. C’était une sécurité ! Je crois que j'ai tout dit. Ca y est ! Mais je reste dans les parages 😉
Un jour je suis parti 31 jours aux Etats-Unis et j'étais seul.
Le récit : https://voyageforum.com/discussion/28-28-31-jours-en-solo-dans-ouest-videos-d8108724/
Les vidéos : https://www.youtube.com/watch?v=D8nxwY41GYA&list=PLZmLjxR75Ez8h5AfUE5yWCkopwfwJ-0Ra
Merci ;) you rock :D
Hello Yann !
Super récap, très parlant avec ton diagramme ! J'aime bien aussi la présentation de ton roadbook, c'est à la fois clair et complet. Moi je change de présentation à chaque fois !
Ca fait plusieurs fois que j'entends parler d'iGraal, va ptêt falloir que je m'y mette ! Je dois dire que l'idée de partir gratos en we me plaît bien... 😎
Tu as déjà des projets pour un futur voyage ?
Et sinon, combien de pizzas depuis 1 an ?? 😛
Super récap, très parlant avec ton diagramme ! J'aime bien aussi la présentation de ton roadbook, c'est à la fois clair et complet. Moi je change de présentation à chaque fois !
Ca fait plusieurs fois que j'entends parler d'iGraal, va ptêt falloir que je m'y mette ! Je dois dire que l'idée de partir gratos en we me plaît bien... 😎
Tu as déjà des projets pour un futur voyage ?
Et sinon, combien de pizzas depuis 1 an ?? 😛
Chloé
https://lespilpous.fr
Superbe! Je suis restée dans l'ombre jusqu'ici, mais j'ai suivi avec délice chaque étape de ce séjour et je n'ai qu'un mot : bravo! 😉
Comme on dit chez nous, ça prend du "guts" pour faire un tel voyage seul et juste pour ça je vous lève mon chapeau. Ça m'a par contre donné une envie folle de me lancer dans un roadtrip seule (à plus petite échelle j'en conviens)... on verra ce que l'avenir me réserve.
Merci encore pour ce partage et bonne journée! Couack
Comme on dit chez nous, ça prend du "guts" pour faire un tel voyage seul et juste pour ça je vous lève mon chapeau. Ça m'a par contre donné une envie folle de me lancer dans un roadtrip seule (à plus petite échelle j'en conviens)... on verra ce que l'avenir me réserve.
Merci encore pour ce partage et bonne journée! Couack
Sympa le diagrame des dépenses ! 🙂
On visualise vite les gros postes, les incompressibles, et les autres...
d'après tes chiffres, ça revient à 280€ par jour...
et visiblement les hôtels représentent le gros morceau !
Pourtant à 122€ en moyenne, ce n'était pas extravagant...
Il me semble que sur ce poste de dépense, seul le recours au camping, aux nuits dans la voiture, et à Airbnb (ou similaire) peut faire descendre la note...
D'où aussi l'intérêt il me semble de réserver à l'avance, contrairement à la philosophie parfois annoncée sur le forum : "je ne veux pas m'engager (réserver à l'avance), je préfère choisir au dernier moment, sur place, selon l'humeur du moment..."
Eh bien moi je serais curieux de lire au final combien ça a coûté et le rapport qualité-prix de ces logements "à l'arrache" ! 😇
Bizarrement, on ne lit pas aussi souvent les carnets de ces voyageurs épris de liberté... 😏
Conseils pour circuits dans l'Ouest américain : https://voyageforum.com/forum/conseils_etablir_son_circuit_dans_ouest_americain_resume_D5303777/
C'est marrant j'étais à la même période à Los Angeles et je n'ai pas vu non plus le quartier wisteria lane que ma femme voulait voir. Autre anecdote marrante, je logeais aussi dans le motel coral sands à hollywood, en tout cas je suis le road trip :)
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This travel journal summarizes a trip I took in March to Argentine and Chilean Patagonia. It starts in El Calafate and ends in Ushuaia. During my planning, I considered looking into the Australis cruise from Punta Arenas to Ushuaia, as well as the W trek in Torres del Paine National Park. In both cases, I was put off by the prices. Instead of the cruise, I found two interesting wildlife excursions from Punta Arenas: whale watching in the Strait of Magellan and observing king penguins in Tierra del Fuego. The journey to Ushuaia was by bus. For Torres del Paine, things were a bit confusing, so I reached out to two agencies. In the end, I went with a rental car option, overnight stays on-site, and day hikes. I shared my full itinerary with the agency and ended up being taken care of by a local Argentine agency and a Chilean one.
So, here we go...
March 2nd — Departure by bus from Latour at 6:50 AM. The journey isn’t direct: we pass through Elne then Corneilla. In Perpignan, I switch to a BlablaBus heading to Barcelona’s northern bus station. Before reaching Le Perthus, French police stop us to check IDs. Several people aren’t in order, but after about fifteen minutes, we’re on our way again. We’re checked again at La Jonquera: this time, the wait lasts almost forty-five minutes while police identify those in violation and wait for a vehicle to pick them up. The driver then tries to make up for lost time; we finally arrive at our destination half an hour late.
I quickly head to the Arc de Triomphe metro station, located 200 meters away: you have to cross the bridge along the bus parking lot, then walk through a large garden; the station is on the right before the garden entrance. The trip to the airport isn’t direct: I have to change at Tomasso and take the line to the airport, where I arrive at 1 PM.
At the Emirates counter, I learn my flight was just canceled due to the war in Iran; they offer me another flight for the next day. I have to wait at the airport until 7 PM before being taken to a hotel; the next morning, I’ll take a flight to Vienna (with an 8-hour layover), then an Air India flight to Delhi, and finally a flight to Kolkata. I agree: I don’t know Vienna, so it’ll be an unexpected discovery.
At 7 PM, a small group is taken to the hotel, 35 minutes from the airport, where we’re served a light dinner upon arrival.
March 3rd — A taxi picks me up at 6:30 AM; the flight to Vienna takes off at 9:30 AM and arrives at noon. I’m free until 7 PM; the metro is direct to the city center. The weather is pleasant and not too cold, luckily, since my clothes are light.
When I exit the metro, I spot the St. Stephen’s Cathedral tower in the distance and approach it: the roof, made of glazed tiles, is remarkable.

Entry is free, and the interior, a mix of Gothic and Baroque styles in the center, is stunning.

Not far from there is St. Anne’s Church

, also Baroque, adorned with beautiful frescoes

—a music concert adds an enchanting atmosphere to the visit. I continue my walk at random through the pedestrian streets lined with magnificent buildings: I’m charmed by the city.



Before heading back to the airport, I stop at a lovely tea salon. My flight will eventually leave with a delay.
Wednesday, March 4th — Delhi and a little luggage scare We arrive in Delhi shortly after noon. Immigration is quick, and good news: my bag was checked through from Barcelona to Kolkata. I head to the connecting terminal and arrive half an hour before boarding: the flight goes smoothly. Upon arrival, the luggage comes out quickly… except mine. After filing a report, I’m told my bag is in Delhi—I have to retrieve it before taking another flight. I didn’t know (or had forgotten): with the delays, I wouldn’t have had time to pick it up and make the connection.
I take a taxi to the Ichamati Hotel. The welcome is warm, and the room is clean but very small. Without my bag, I feel a bit lost—I have nothing to change into.
Tonight, I’m dining with Raja and his friends at a beautiful restaurant, an old colonial house turned into a hotel.


We’re happy to see each other and have a comforting evening together.
I quickly head to the Arc de Triomphe metro station, located 200 meters away: you have to cross the bridge along the bus parking lot, then walk through a large garden; the station is on the right before the garden entrance. The trip to the airport isn’t direct: I have to change at Tomasso and take the line to the airport, where I arrive at 1 PM.
At the Emirates counter, I learn my flight was just canceled due to the war in Iran; they offer me another flight for the next day. I have to wait at the airport until 7 PM before being taken to a hotel; the next morning, I’ll take a flight to Vienna (with an 8-hour layover), then an Air India flight to Delhi, and finally a flight to Kolkata. I agree: I don’t know Vienna, so it’ll be an unexpected discovery.
At 7 PM, a small group is taken to the hotel, 35 minutes from the airport, where we’re served a light dinner upon arrival.
March 3rd — A taxi picks me up at 6:30 AM; the flight to Vienna takes off at 9:30 AM and arrives at noon. I’m free until 7 PM; the metro is direct to the city center. The weather is pleasant and not too cold, luckily, since my clothes are light.
When I exit the metro, I spot the St. Stephen’s Cathedral tower in the distance and approach it: the roof, made of glazed tiles, is remarkable.

Entry is free, and the interior, a mix of Gothic and Baroque styles in the center, is stunning.

Not far from there is St. Anne’s Church

, also Baroque, adorned with beautiful frescoes

—a music concert adds an enchanting atmosphere to the visit. I continue my walk at random through the pedestrian streets lined with magnificent buildings: I’m charmed by the city.



Before heading back to the airport, I stop at a lovely tea salon. My flight will eventually leave with a delay.
Wednesday, March 4th — Delhi and a little luggage scare We arrive in Delhi shortly after noon. Immigration is quick, and good news: my bag was checked through from Barcelona to Kolkata. I head to the connecting terminal and arrive half an hour before boarding: the flight goes smoothly. Upon arrival, the luggage comes out quickly… except mine. After filing a report, I’m told my bag is in Delhi—I have to retrieve it before taking another flight. I didn’t know (or had forgotten): with the delays, I wouldn’t have had time to pick it up and make the connection.
I take a taxi to the Ichamati Hotel. The welcome is warm, and the room is clean but very small. Without my bag, I feel a bit lost—I have nothing to change into.
Tonight, I’m dining with Raja and his friends at a beautiful restaurant, an old colonial house turned into a hotel.


We’re happy to see each other and have a comforting evening together.
Preamble
June 2024. While hiking with my brother on the GR 36 Tour du Morvan, I catch sight now and then of strange rectangular markers fixed to tree trunks. Against a bright orange background, a deep black Greek tau topped with a white dove. My first encounter with the Assisi Way. The Way of St. Francis: a pilgrimage route linking Vézelay in Burgundy to Assisi in Italy, covering nearly 1,800 km. It felt like an obvious next step—I immediately knew I’d take it on, attempt the adventure solo.

In the months that followed, I talked about my project to everyone—family, friends, my partner. An avalanche of comments, more or less the same but varying depending on each person’s character and life experiences. But deep down, it all boiled down to one legitimate question: why?
And the answers? Hesitant, awkward, partial, even confused. I quickly realized they weren’t so easy to find. It was as if my project seemed more like a whim, a kind of intimate caprice, rather than a well-thought-out plan. Of course, I knew the reasons that pushed me to leave—you always have to give some. Loved ones need to understand to feel reassured, and that’s understandable. But I fear that when I list them, they’ll sound like the same old checklist anyone embarking on this kind of journey might give. Of all the reasons I could mention, I’ll highlight just one here: the call of the road, the solo adventure that brings a powerful sense of freedom. A bit like Monsieur Seguin’s goat, who from her comfortable pen gazes longingly at the unconstrained horizon of the mountain. But if I’m being honest, I think I didn’t really know what I was looking for—or, more importantly, what I’d find. Deep down, when I reflect on it, one word keeps coming up that explains nothing and everything at once: desire.
Now well past sixty, I know that when I ask myself who I am or where I’m going, two things bring me fully back to myself: hiking and writing. And my intention was also to anchor this adventure through words, day by day. Writing down my feelings, emotions, discoveries, and reflections each evening. The famous travel journal that grounds the daily experience in reality. When I discovered the app "Polarstep," which was initially just meant to keep my loved ones updated and reassured, inform them of my progress, and maintain a connection, I found an opportunity to do it a little differently than usual. No retrospective notes polished up after returning, but spontaneous writing—recounting everything that crossed my mind during the day and publishing it immediately. A journey lived in real time.
This text is the exact transcription of my daily writings. Rereading them, I didn’t change a thing—just corrected a few mistakes and tweaked some awkward phrasing here and there. Short texts, fitting the format imposed by this kind of app. Writing as if addressing others.
Now, all that was left was to walk. April 18, 2026 – Vézelay.

June 2024. While hiking with my brother on the GR 36 Tour du Morvan, I catch sight now and then of strange rectangular markers fixed to tree trunks. Against a bright orange background, a deep black Greek tau topped with a white dove. My first encounter with the Assisi Way. The Way of St. Francis: a pilgrimage route linking Vézelay in Burgundy to Assisi in Italy, covering nearly 1,800 km. It felt like an obvious next step—I immediately knew I’d take it on, attempt the adventure solo.

In the months that followed, I talked about my project to everyone—family, friends, my partner. An avalanche of comments, more or less the same but varying depending on each person’s character and life experiences. But deep down, it all boiled down to one legitimate question: why?
And the answers? Hesitant, awkward, partial, even confused. I quickly realized they weren’t so easy to find. It was as if my project seemed more like a whim, a kind of intimate caprice, rather than a well-thought-out plan. Of course, I knew the reasons that pushed me to leave—you always have to give some. Loved ones need to understand to feel reassured, and that’s understandable. But I fear that when I list them, they’ll sound like the same old checklist anyone embarking on this kind of journey might give. Of all the reasons I could mention, I’ll highlight just one here: the call of the road, the solo adventure that brings a powerful sense of freedom. A bit like Monsieur Seguin’s goat, who from her comfortable pen gazes longingly at the unconstrained horizon of the mountain. But if I’m being honest, I think I didn’t really know what I was looking for—or, more importantly, what I’d find. Deep down, when I reflect on it, one word keeps coming up that explains nothing and everything at once: desire.
Now well past sixty, I know that when I ask myself who I am or where I’m going, two things bring me fully back to myself: hiking and writing. And my intention was also to anchor this adventure through words, day by day. Writing down my feelings, emotions, discoveries, and reflections each evening. The famous travel journal that grounds the daily experience in reality. When I discovered the app "Polarstep," which was initially just meant to keep my loved ones updated and reassured, inform them of my progress, and maintain a connection, I found an opportunity to do it a little differently than usual. No retrospective notes polished up after returning, but spontaneous writing—recounting everything that crossed my mind during the day and publishing it immediately. A journey lived in real time.
This text is the exact transcription of my daily writings. Rereading them, I didn’t change a thing—just corrected a few mistakes and tweaked some awkward phrasing here and there. Short texts, fitting the format imposed by this kind of app. Writing as if addressing others.
Now, all that was left was to walk. April 18, 2026 – Vézelay.

This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rentals kept making me postpone the project.
And then, everything fell into place—I told myself, now’s the time!
Preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan? Not in the end.
The south or not? Yes, in the end.
Pre-book or play it by ear? Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela on this destination (the guide has been updated since).
---/---
You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek! (‘Beefsteak’ for my partner’s mischievous nephews...)

You’ll find here a post with some practical info.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rentals kept making me postpone the project.
And then, everything fell into place—I told myself, now’s the time!
Preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan? Not in the end.
The south or not? Yes, in the end.
Pre-book or play it by ear? Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela on this destination (the guide has been updated since).
---/---
You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek! (‘Beefsteak’ for my partner’s mischievous nephews...)

You’ll find here a post with some practical info.
Hi there,
Here’s our account of our trip to Malaysia from September 11th to 27th. I hope our tips can help others as much as this forum has helped us!
Day 0:
Departure from Nantes with a transfer in Amsterdam via KLM (720 €).
Day 1:
We arrive at KLIA1 in the early afternoon. First challenge: figuring out where to pick up our luggage. Turns out the answer is right under our noses—we need to take the airport’s internal metro! Once we’ve got our bags, we withdraw some cash from a Maybank ATM right there. Next up: SIM card! Just outside the arrivals hall, several kiosks offer them. We go for a Celcom 5 GB card (70 RM). Then it’s taxi time to get to KL, in the Bukit Bintang area—about 85 RM in a slightly old taxi with weak air conditioning. We check into our Airbnb apartment, which is clean, more spacious than a hotel room, and—best of all—has a charming balcony with a gorgeous nighttime view!

We end up hanging out on that balcony, reviewing our plans for the next day. After dark, we take the monorail just a short walk away to enjoy our first evening on a rooftop at the 34th floor: Hélipad (Raja Chulan station—you have to enter the Menara Tower at the base of the station) with a panoramic view of the city and its iconic towers.


Finally, we head to Jalan Alor to grab a bite in this super busy street. Big sleep ahead! 😴
Here’s our account of our trip to Malaysia from September 11th to 27th. I hope our tips can help others as much as this forum has helped us!
Day 0:
Departure from Nantes with a transfer in Amsterdam via KLM (720 €).
Day 1:
We arrive at KLIA1 in the early afternoon. First challenge: figuring out where to pick up our luggage. Turns out the answer is right under our noses—we need to take the airport’s internal metro! Once we’ve got our bags, we withdraw some cash from a Maybank ATM right there. Next up: SIM card! Just outside the arrivals hall, several kiosks offer them. We go for a Celcom 5 GB card (70 RM). Then it’s taxi time to get to KL, in the Bukit Bintang area—about 85 RM in a slightly old taxi with weak air conditioning. We check into our Airbnb apartment, which is clean, more spacious than a hotel room, and—best of all—has a charming balcony with a gorgeous nighttime view!

We end up hanging out on that balcony, reviewing our plans for the next day. After dark, we take the monorail just a short walk away to enjoy our first evening on a rooftop at the 34th floor: Hélipad (Raja Chulan station—you have to enter the Menara Tower at the base of the station) with a panoramic view of the city and its iconic towers.


Finally, we head to Jalan Alor to grab a bite in this super busy street. Big sleep ahead! 😴
After the summer of 2022 left me with a sense of unfinished business, here I am back in Swedish Lapland for the summer of 2024, ready to attempt the Sarek crossing again—and this time, tackle part of the Kungsleden too.
After much hesitation, my companion Jean Marie and I decided to start with the Kungsleden, which, from what we’ve read, is stunning but very crowded (and it really is!!), and finish with the wilder option: SAREK! This park is known as Europe’s last wild space—I think it’s incredibly inspiring!! The downside of this choice is that there are no resupply options in Sarek, and the Kungsleden isn’t exactly set up for long treks either, so we’ll have to carry a lot of food for the first part with Sarek in mind. But hey, we’re motivated!
Our plan is to start in Abisko (classic), head to Vakkotavare (also classic, but with some variations to avoid the official route and the crowds), then continue the Kungsleden from Saltoluokta. Before Aktse, we’ll set off on an east-to-west crossing of Sarek (weather-dependent, since aside from the Skarja hut in the center of the park, there’s no shelter if conditions turn bad). At least we’ll be on the right side of the park to climb Skierfe and enjoy the jaw-dropping view of Rappaladen if we have to abandon the Sarek crossing.
That adds up to 17 days of trekking, including 1 rest day + 1 buffer day for weather delays.
So if you’re interested, I invite you to follow our overstuffed backpacks!
08/03 - Abisko – 5km before Abiskojaure Some info (guides used for prep, SFT map, sending food to Saltoluokta) 08/04 – 5km before Abiskojaure - on the east shore of Lake Alisjavri 08/05 – East shore of Lake Alisjavri – just before Tjaktja 08/06 – Just before Tjaktja – above the Salka hut via Nallo 08/07 - Salka – just past Singi + side trip to Djalson Lake 08/08 - Singi – Teusajaure 08/09 - Teusajaure - Vakkotavare (end of the first section of the Kungsleden) 08/10 – rest day in Saltoluokta + round trip to the Sámi village of Pietjaure 08/11 – Saltoluokta – Sitojaure 08/12 - Sitojaure - Skierfe - So, Sarek or no Sarek? 08/13 – Skierfe – somewhere above Rapadalen 08/14 – Somewhere above Rapadalen – above the Skarki hut Coming up: 08/15 – Above the Skarki hut - Skarja
After much hesitation, my companion Jean Marie and I decided to start with the Kungsleden, which, from what we’ve read, is stunning but very crowded (and it really is!!), and finish with the wilder option: SAREK! This park is known as Europe’s last wild space—I think it’s incredibly inspiring!! The downside of this choice is that there are no resupply options in Sarek, and the Kungsleden isn’t exactly set up for long treks either, so we’ll have to carry a lot of food for the first part with Sarek in mind. But hey, we’re motivated!
Our plan is to start in Abisko (classic), head to Vakkotavare (also classic, but with some variations to avoid the official route and the crowds), then continue the Kungsleden from Saltoluokta. Before Aktse, we’ll set off on an east-to-west crossing of Sarek (weather-dependent, since aside from the Skarja hut in the center of the park, there’s no shelter if conditions turn bad). At least we’ll be on the right side of the park to climb Skierfe and enjoy the jaw-dropping view of Rappaladen if we have to abandon the Sarek crossing.
That adds up to 17 days of trekking, including 1 rest day + 1 buffer day for weather delays.
So if you’re interested, I invite you to follow our overstuffed backpacks!
08/03 - Abisko – 5km before Abiskojaure Some info (guides used for prep, SFT map, sending food to Saltoluokta) 08/04 – 5km before Abiskojaure - on the east shore of Lake Alisjavri 08/05 – East shore of Lake Alisjavri – just before Tjaktja 08/06 – Just before Tjaktja – above the Salka hut via Nallo 08/07 - Salka – just past Singi + side trip to Djalson Lake 08/08 - Singi – Teusajaure 08/09 - Teusajaure - Vakkotavare (end of the first section of the Kungsleden) 08/10 – rest day in Saltoluokta + round trip to the Sámi village of Pietjaure 08/11 – Saltoluokta – Sitojaure 08/12 - Sitojaure - Skierfe - So, Sarek or no Sarek? 08/13 – Skierfe – somewhere above Rapadalen 08/14 – Somewhere above Rapadalen – above the Skarki hut Coming up: 08/15 – Above the Skarki hut - Skarja
After a pretty disastrous weather-wise trip to Gran Canaria, we’re hoping this time the sun will shine in Puglia.
It’s not a sure thing, though—the weather’s been awful all over Europe in early May.
For those who’d like to (re)read the story without the digressions, it’s here.
Saturday, May 16: This time we’re flying out of Charleroi (Brussels South): the ticket prices, flight times, and proximity all worked for us. The airport (Ryanair) was recently renovated... but it’s still not very well organized. There are hardly any seats in the boarding areas, and... the restrooms cost money!!! The flight goes smoothly, though, and we land in Bari a little late.
We quickly pick up our rental car, a very local-looking Pandina (even more so than the Fiat 500 in this region), and hit the Italian roads... and their unique driving quirks (like the fact that the countless road signs along the streets and in towns are purely decorative 😏, and that Italian cars don’t have turn signals 😮... except for rental cars).
About an hour later, we arrive at our first accommodation, right in the middle of the countryside near Monopoli. The owner isn’t there, but they’ve left us a ton of info via messages and even turned on the space heater, which is a nice touch. We explore the property:

And the next morning before breakfast, its immediate surroundings:


Sunday, May 17: After our "seaside" experience in Gran Canaria last weekend (packed with people and locals), we decide to start inland. After a hearty breakfast,

we head toward Alberobello, a super touristy village famous for its trulli—those stone houses with conical roofs. We easily find a free parking spot on a street near the Aia Piccola district, where some trulli are still lived in year-round.


We almost immediately come across the Trullo Sovrano (the only two-story one), which you can visit (but we skip it—it’s opening time, and there’s already a line).

From there, we head down toward the Basilica of Cosma e Damiano... but we don’t go in because there’s a mass.

Now we’re on the main Piazza del Popolo, which connects the two districts of Alberobello: Rione Aia Piccola and Rione Monti, the more touristy one.
For those who’d like to (re)read the story without the digressions, it’s here.
Saturday, May 16: This time we’re flying out of Charleroi (Brussels South): the ticket prices, flight times, and proximity all worked for us. The airport (Ryanair) was recently renovated... but it’s still not very well organized. There are hardly any seats in the boarding areas, and... the restrooms cost money!!! The flight goes smoothly, though, and we land in Bari a little late.
We quickly pick up our rental car, a very local-looking Pandina (even more so than the Fiat 500 in this region), and hit the Italian roads... and their unique driving quirks (like the fact that the countless road signs along the streets and in towns are purely decorative 😏, and that Italian cars don’t have turn signals 😮... except for rental cars).
About an hour later, we arrive at our first accommodation, right in the middle of the countryside near Monopoli. The owner isn’t there, but they’ve left us a ton of info via messages and even turned on the space heater, which is a nice touch. We explore the property:

And the next morning before breakfast, its immediate surroundings:


Sunday, May 17: After our "seaside" experience in Gran Canaria last weekend (packed with people and locals), we decide to start inland. After a hearty breakfast,

we head toward Alberobello, a super touristy village famous for its trulli—those stone houses with conical roofs. We easily find a free parking spot on a street near the Aia Piccola district, where some trulli are still lived in year-round.


We almost immediately come across the Trullo Sovrano (the only two-story one), which you can visit (but we skip it—it’s opening time, and there’s already a line).

From there, we head down toward the Basilica of Cosma e Damiano... but we don’t go in because there’s a mass.

Now we’re on the main Piazza del Popolo, which connects the two districts of Alberobello: Rione Aia Piccola and Rione Monti, the more touristy one.

Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions... So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted. Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some! Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.

In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to. From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km! Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites. We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized. We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line! At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris. You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter. To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
Here’s a little story about my first trip to Japan with my partner.
We went for our first visit from October 29 to November 13, 2024.
I had planned this entire trip back in November 2020, but given the health situation at the time, I had to cancel...
Here’s the classic route we took:
We booked everything ourselves and got a regional pass for the area from Kyoto to Hiroshima. The hotels were reserved 3 months in advance on Book... and Agod... (1030 € for 2 people for 13 nights = 80 €/night). For the flight, we chose a Qatar Airways flight with a layover to break up the long journey (950 € per person). We also got a pass on the same site (Japan-Experience) to take the train connecting Narita Airport to Shibuya Station (the N'EX Narita Express). Since the airport is 75 km from central Tokyo, we opted for this mode of transport, even though there are cheaper alternatives. After reading various posts on VoyageForum, I understood how important it was to have a Welcome Suica card to pay for public transport (subway, tram, bus, boat throughout the country), and we were able to buy one at Narita Airport. It turned out to be super useful! After a long but smooth journey, we found ourselves at Narita Airport in the evening. Even though we had a pass for the Narita Express, we had to go to a counter to make a reservation for the train (mandatory). Then, once we arrived at Shibuya Station, we took the subway for 2 stops and finally reached our hotel, exhausted (Hotel Asia Center of Japan – 270 € for 3 nights with breakfast included).
I had planned this entire trip back in November 2020, but given the health situation at the time, I had to cancel...
Here’s the classic route we took:

We booked everything ourselves and got a regional pass for the area from Kyoto to Hiroshima. The hotels were reserved 3 months in advance on Book... and Agod... (1030 € for 2 people for 13 nights = 80 €/night). For the flight, we chose a Qatar Airways flight with a layover to break up the long journey (950 € per person). We also got a pass on the same site (Japan-Experience) to take the train connecting Narita Airport to Shibuya Station (the N'EX Narita Express). Since the airport is 75 km from central Tokyo, we opted for this mode of transport, even though there are cheaper alternatives. After reading various posts on VoyageForum, I understood how important it was to have a Welcome Suica card to pay for public transport (subway, tram, bus, boat throughout the country), and we were able to buy one at Narita Airport. It turned out to be super useful! After a long but smooth journey, we found ourselves at Narita Airport in the evening. Even though we had a pass for the Narita Express, we had to go to a counter to make a reservation for the train (mandatory). Then, once we arrived at Shibuya Station, we took the subway for 2 stops and finally reached our hotel, exhausted (Hotel Asia Center of Japan – 270 € for 3 nights with breakfast included).

Hi there!
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...

Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area). In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:

To be continued...
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.Let’s start with the shotengai...

Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area). In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:

To be continued...
Hi everyone,
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo. But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip. And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays: - 3 nights in St Lucia - 1 night in Hluhluwe - 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini) - 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini) - 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti) - 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve - 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.

With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo. But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip. And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays: - 3 nights in St Lucia - 1 night in Hluhluwe - 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini) - 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini) - 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti) - 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve - 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.

Hi everyone!
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with: Zero preparation. Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
A little sneak peek?
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with: Zero preparation. Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
A little sneak peek?We went to Albania in August 2025.
Our itinerary included adventure (sporty activities, site visits), naps on the beach interspersed with swims, incredible natural sites, and a bit of culture.
I booked all our accommodations on Booking.com. Note: almost all places ask to be paid in cash!! You can obviously withdraw from banks, but the fees are pretty high. Luckily, we had plenty of cash, and the country is very safe. You can pay in euros most of the time, which avoids exchange fees. We started in Tirana. I’d read a really interesting post about Albania’s bunkers (link in my profile). We chose to visit Bunk’Art with a guide from the agency that wrote the post. It was fascinating—not only to better understand the country’s history but also because her grandfather was repressed by the regime, and she shared her family’s experience with us.
Bunkers are everywhere! In Tirana, Bunk’Art is the most interesting and largest. You’ll see the dictator Enver Hoxha’s office, where he would’ve taken refuge in case of an attack on the country. Bring a sweater—it’s really cold in the underground tunnels and their huge corridors. You can visit other bunkers around the country, in Tirana and elsewhere. Almost all are just abandoned. The cable car up Mount Dajti is right next to Bunk’Art. The view is stunning—you realize Tirana is so close to the mountains and the sea... But otherwise, it’s not that exciting for older teens (17 and 19) and their parents. We picked up a rental car in Tirana—it’d be ours for the next three weeks. We used Goalbania’s agency to avoid any hassles. First, there aren’t many cars available in Albania in summer. Second, French credit cards can be a nightmare abroad. So we preferred to sort that out in advance. After Tirana, we headed to Permet. Just a heads-up: the roads are in great condition except in the mountains. And Albanian drivers aren’t stressful to deal with. Though you might suddenly encounter a herd of goats crossing the road—haha—but if you’re not going too fast, it’s fine. In Permet, I’d been dreaming of rafting on the Vjosa, one of Europe’s last wild rivers. And we did it with a local agency! It’s beautiful, accessible to everyone, not too physical but still a bit lively—just how we like it. You can even jump into the river in some spots. In Permet, we also hiked through a canyon and visited a lovely little church.

And we took a workshop to make their local culinary pride: gliko. It’s a jam with whole fruits inside. We’d seen it on Goalbania’s site, and it was really fun. We were with a family where the secret to making gliko has been passed down for generations... Next, we headed to Gjirokastër. A city we loved: its old traditional houses (Skendulli and Zekate), its grand castle, the Ali Pasha Bridge. Along the way, we stopped for artisanal ice cream at a little shop run by a grandmother who’s been making it herself for ages.

One afternoon, my husband *had* to go to the coast in the south, to Ksamil (he’d read it was better than Sarandë). Verdict: we didn’t like it. Parking is a nightmare, the beaches are super noisy and crowded. The sea is packed with jet skis, boats, pedalos, and ropes. Avoid it.
On the other hand, we really liked Himarë, where we went next. We stayed at a campsite where we rented tents with mattresses and sheets inside. Right by the sea, on a low cliff (about 2 meters high). You can hear the waves at night... Magical!! To swim, you either jump straight into the sea (almost from the tent) or climb down a ladder, which you’ll need to climb back up to get out.

I was a little worried the campsite wouldn’t be very comfortable, so afterward, I’d booked a small place in Gjilek. Turns out, the place was really tiny (one room for four, no kitchen) and pretty expensive (over 100 € a night). We’d drive to the beach or restaurants—it’s on a steep slope, so not very accessible. Parking near the sea is tricky. But the (private) beaches were nice—we’d rent an umbrella not too close to the music and spend the day there. We also went to a wilder beach, harder to reach, via a long path. Behind the beach, there’s an amazing canyon where we’d sometimes climb using ropes (already in place, no need to bring your own) over big boulders rolled around by the stream, which must swell a lot in spring. So, the sea in Albania: it’s nice if you like swimming and relaxing, but it’s not the most interesting part of the country. There are so many other amazing things to see and discover—so many stunning sites! Maybe an agency could’ve helped us find more practical accommodations and avoid Ksamil and its surroundings. We left the coast to head to the beautiful city of Berat and its "thousand windows." We explored the city, its fortress, and its icon museum.

Then we discovered the Osum Canyon—it’s incredible. The view from the top is breathtaking. And at the bottom, it’s magical. There’s little water in summer, so rafting isn’t an option. We weren’t tempted by the big-tube descent offered by an agency—it looked fun, but the group had 40 people. We preferred hiking on our own as a family of four. We scouted the area on Google Maps... and found where to descend. We walked in the water, then it rose to our waists, then our shoulders... We weren’t moving fast. And how to get back up?? Eventually, we followed a group with a guide—the path was hard to find.

After that unforgettable hike, we visited the Bogovë Waterfalls. It’s pretty, and we swam, but the water was *really* cold. We passed through Tirana again and then headed to Shkodër. We explored a bit—its charming little streets, the Rozafa Fortress. There’s a tiny museum where you can see *huge* Ottoman stone cannonballs. And they tell you the (charming) story of the young woman who was walled alive in the castle’s foundations to ensure its strength... Shkodër is mostly a stopover to head into the mountains and discover Theth. Our goal: hiking in the Valbona Valley, from Valbona to Theth. We organized the trip ourselves, without an agency, but it took some time to figure everything out. So I’ll save you the trouble—haha. Book your tickets on the Komanilakeferry website. The ticket includes: 🙂 minibus transfer from downtown Shkodër to Koman 🙂 ferry ticket from Koman to Fierze. This ferry ride is *gorgeous*—between mountain slopes covered in pine trees, and sometimes a little house with a few fields...

🙂 minibus ticket from Fierze to Valbona. Now you’re in the mountains! The minibus drops you off near your accommodation—pick one as close as possible to the start of the hike (if that’s your goal!). The ones at the far end of the village add up to 1.5 hours of walking. Our choice: Guesthouse Dioni. The host is really lovely, it’s in the woods, and it’s basic but great. After a day of hiking, we arrived in Theth. What beautiful mountains! Then we explored Theth and the surrounding area. It’s pretty busy, but you can still enjoy the Blue Eye of Theth and its swim. It’s *so* cold! But so beautiful!

🙂 minibus ticket from Theth back to Shkodër. After a night in Shkodër, we drove to Kepi i Rodonit. A guidebook (I forget which one) raved about its beauty. And it *is* beautiful!

But the view is ruined by plastic bottles and other trash in the bushes, along the paths, and of course on the beaches. The only peaceful spot: the private beach at Kepi i Rodonit, which is cleaned. You can rent an umbrella and have lunch there. That’s where we spent our last few days—very relaxing. In short... Albania turned out to be perfect for us and our teens!
I booked all our accommodations on Booking.com. Note: almost all places ask to be paid in cash!! You can obviously withdraw from banks, but the fees are pretty high. Luckily, we had plenty of cash, and the country is very safe. You can pay in euros most of the time, which avoids exchange fees. We started in Tirana. I’d read a really interesting post about Albania’s bunkers (link in my profile). We chose to visit Bunk’Art with a guide from the agency that wrote the post. It was fascinating—not only to better understand the country’s history but also because her grandfather was repressed by the regime, and she shared her family’s experience with us.

Bunkers are everywhere! In Tirana, Bunk’Art is the most interesting and largest. You’ll see the dictator Enver Hoxha’s office, where he would’ve taken refuge in case of an attack on the country. Bring a sweater—it’s really cold in the underground tunnels and their huge corridors. You can visit other bunkers around the country, in Tirana and elsewhere. Almost all are just abandoned. The cable car up Mount Dajti is right next to Bunk’Art. The view is stunning—you realize Tirana is so close to the mountains and the sea... But otherwise, it’s not that exciting for older teens (17 and 19) and their parents. We picked up a rental car in Tirana—it’d be ours for the next three weeks. We used Goalbania’s agency to avoid any hassles. First, there aren’t many cars available in Albania in summer. Second, French credit cards can be a nightmare abroad. So we preferred to sort that out in advance. After Tirana, we headed to Permet. Just a heads-up: the roads are in great condition except in the mountains. And Albanian drivers aren’t stressful to deal with. Though you might suddenly encounter a herd of goats crossing the road—haha—but if you’re not going too fast, it’s fine. In Permet, I’d been dreaming of rafting on the Vjosa, one of Europe’s last wild rivers. And we did it with a local agency! It’s beautiful, accessible to everyone, not too physical but still a bit lively—just how we like it. You can even jump into the river in some spots. In Permet, we also hiked through a canyon and visited a lovely little church.

And we took a workshop to make their local culinary pride: gliko. It’s a jam with whole fruits inside. We’d seen it on Goalbania’s site, and it was really fun. We were with a family where the secret to making gliko has been passed down for generations... Next, we headed to Gjirokastër. A city we loved: its old traditional houses (Skendulli and Zekate), its grand castle, the Ali Pasha Bridge. Along the way, we stopped for artisanal ice cream at a little shop run by a grandmother who’s been making it herself for ages.

One afternoon, my husband *had* to go to the coast in the south, to Ksamil (he’d read it was better than Sarandë). Verdict: we didn’t like it. Parking is a nightmare, the beaches are super noisy and crowded. The sea is packed with jet skis, boats, pedalos, and ropes. Avoid it.
On the other hand, we really liked Himarë, where we went next. We stayed at a campsite where we rented tents with mattresses and sheets inside. Right by the sea, on a low cliff (about 2 meters high). You can hear the waves at night... Magical!! To swim, you either jump straight into the sea (almost from the tent) or climb down a ladder, which you’ll need to climb back up to get out.

I was a little worried the campsite wouldn’t be very comfortable, so afterward, I’d booked a small place in Gjilek. Turns out, the place was really tiny (one room for four, no kitchen) and pretty expensive (over 100 € a night). We’d drive to the beach or restaurants—it’s on a steep slope, so not very accessible. Parking near the sea is tricky. But the (private) beaches were nice—we’d rent an umbrella not too close to the music and spend the day there. We also went to a wilder beach, harder to reach, via a long path. Behind the beach, there’s an amazing canyon where we’d sometimes climb using ropes (already in place, no need to bring your own) over big boulders rolled around by the stream, which must swell a lot in spring. So, the sea in Albania: it’s nice if you like swimming and relaxing, but it’s not the most interesting part of the country. There are so many other amazing things to see and discover—so many stunning sites! Maybe an agency could’ve helped us find more practical accommodations and avoid Ksamil and its surroundings. We left the coast to head to the beautiful city of Berat and its "thousand windows." We explored the city, its fortress, and its icon museum.

Then we discovered the Osum Canyon—it’s incredible. The view from the top is breathtaking. And at the bottom, it’s magical. There’s little water in summer, so rafting isn’t an option. We weren’t tempted by the big-tube descent offered by an agency—it looked fun, but the group had 40 people. We preferred hiking on our own as a family of four. We scouted the area on Google Maps... and found where to descend. We walked in the water, then it rose to our waists, then our shoulders... We weren’t moving fast. And how to get back up?? Eventually, we followed a group with a guide—the path was hard to find.

After that unforgettable hike, we visited the Bogovë Waterfalls. It’s pretty, and we swam, but the water was *really* cold. We passed through Tirana again and then headed to Shkodër. We explored a bit—its charming little streets, the Rozafa Fortress. There’s a tiny museum where you can see *huge* Ottoman stone cannonballs. And they tell you the (charming) story of the young woman who was walled alive in the castle’s foundations to ensure its strength... Shkodër is mostly a stopover to head into the mountains and discover Theth. Our goal: hiking in the Valbona Valley, from Valbona to Theth. We organized the trip ourselves, without an agency, but it took some time to figure everything out. So I’ll save you the trouble—haha. Book your tickets on the Komanilakeferry website. The ticket includes: 🙂 minibus transfer from downtown Shkodër to Koman 🙂 ferry ticket from Koman to Fierze. This ferry ride is *gorgeous*—between mountain slopes covered in pine trees, and sometimes a little house with a few fields...

🙂 minibus ticket from Fierze to Valbona. Now you’re in the mountains! The minibus drops you off near your accommodation—pick one as close as possible to the start of the hike (if that’s your goal!). The ones at the far end of the village add up to 1.5 hours of walking. Our choice: Guesthouse Dioni. The host is really lovely, it’s in the woods, and it’s basic but great. After a day of hiking, we arrived in Theth. What beautiful mountains! Then we explored Theth and the surrounding area. It’s pretty busy, but you can still enjoy the Blue Eye of Theth and its swim. It’s *so* cold! But so beautiful!

🙂 minibus ticket from Theth back to Shkodër. After a night in Shkodër, we drove to Kepi i Rodonit. A guidebook (I forget which one) raved about its beauty. And it *is* beautiful!

But the view is ruined by plastic bottles and other trash in the bushes, along the paths, and of course on the beaches. The only peaceful spot: the private beach at Kepi i Rodonit, which is cleaned. You can rent an umbrella and have lunch there. That’s where we spent our last few days—very relaxing. In short... Albania turned out to be perfect for us and our teens!
A new work assignment means our vacation dates can't stay the same.
We had planned to go to the Canary Islands, but flight prices are skyrocketing with this new holiday schedule.
So, I’m looking for an alternative to Gran Canaria and El Hierro and found two round-trip flights with Wizz Air to Tirana.
398 €, including baggage and seats—perfect!
Plus, the departure and return times are great, which is pretty rare for a low-cost flight!
All that’s left is to rent a car, plan the route, and book accommodations.
With two weeks, we’ll have to make some choices!
Here’s the final itinerary: Shkodra (2 nights), Valbonë (3 nights), Tirana (1 night), Lake Ohrid (1 night), Korçë (1 night), Përmet (1 night), Gjirokastër (1 night), Himarë (2 nights), Berat (2 nights), and Krujë (1 night).
A mix of countryside and small towns, a bit of the Mediterranean, and some mountains!
Late October isn’t the best season, so let’s keep our fingers crossed for the rest...

We had planned to go to the Canary Islands, but flight prices are skyrocketing with this new holiday schedule.
So, I’m looking for an alternative to Gran Canaria and El Hierro and found two round-trip flights with Wizz Air to Tirana.
398 €, including baggage and seats—perfect!
Plus, the departure and return times are great, which is pretty rare for a low-cost flight!
All that’s left is to rent a car, plan the route, and book accommodations.
With two weeks, we’ll have to make some choices!
Here’s the final itinerary: Shkodra (2 nights), Valbonë (3 nights), Tirana (1 night), Lake Ohrid (1 night), Korçë (1 night), Përmet (1 night), Gjirokastër (1 night), Himarë (2 nights), Berat (2 nights), and Krujë (1 night).
A mix of countryside and small towns, a bit of the Mediterranean, and some mountains!
Late October isn’t the best season, so let’s keep our fingers crossed for the rest...

Hi there,
I’m diving into a recap of our loop—pretty classic, really—Denver-Yellowstone-Denver this past summer, from July 24 to August 17. Given the sheer number of trip reports already out there (or in the works), and since I don’t have the writing chops or the photography skills of many of you, I’ll keep it practical—well, I’ll try, at least—to share our take on some of the less-visited parks and spots.
First off, a huge thank you to everyone whose trip reports, blogs, websites, comments, and more helped us put together this itinerary. Looking back, it could’ve been even better optimized: a few disappointments when we missed out on some great discoveries, often because we were short on time. Plenty of reasons to come back to the area!
We’re traveling with our four (almost) teens—18, 16, 14, and nearly 12 years old. To keep the trip enjoyable for everyone, we had to make compromises on both sides: cutting a visit short to spend more time swimming, waking up at dawn, and so on. But logistics also played a big role—things like laundry, grocery shopping, and keeping luggage organized could’ve quickly become time-consuming without a little planning. And honestly, I think we visited every Walmart along the way! Blame it on the lack of fridges in some accommodations and, more importantly, the *very* limited space in the car, which made it impossible to bring a proper cooler. I’ll come back to the car saga later.
For accommodations, this year we alternated between basic cabins in KOA campgrounds and Yellowstone (when staying more than one night in the same place) and hotels. Always with a pool (except in Yellowstone, of course), which let the kids burn off energy—because they always have reserves, even after packed days!—and, let’s be honest, gave us a chance to relax. No Wi-Fi issues either; we all had plans with 25 GB of data (a big thanks to Gilles for the amazing deal at 0.99 €). It worked perfectly, even for texts and calls between phones—no extra charges.
Now, onto our route: as I mentioned, a classic Denver-Yellowstone-Denver loop. To avoid rushing through the parks or spending all our time on the road, we prioritized staying as close to them as possible, with at least two nights in each place. And I’ve got to say, it’s really nice to settle in, even if it’s just for two nights. It also helped us deal with the weather, which wasn’t always great during this trip. The trade-off? With vacation time being limited, some driving days ended up being long. We knew that going in, but since we kept a relaxed pace with no time constraints (don’t ask me for timings—I don’t keep track of the clock on vacation, except in the morning to get everyone up before noon!), we sometimes ended up with marathon days.
With that said, I’ll dive into the trip itself in the next post.
I’m diving into a recap of our loop—pretty classic, really—Denver-Yellowstone-Denver this past summer, from July 24 to August 17. Given the sheer number of trip reports already out there (or in the works), and since I don’t have the writing chops or the photography skills of many of you, I’ll keep it practical—well, I’ll try, at least—to share our take on some of the less-visited parks and spots.
First off, a huge thank you to everyone whose trip reports, blogs, websites, comments, and more helped us put together this itinerary. Looking back, it could’ve been even better optimized: a few disappointments when we missed out on some great discoveries, often because we were short on time. Plenty of reasons to come back to the area!
We’re traveling with our four (almost) teens—18, 16, 14, and nearly 12 years old. To keep the trip enjoyable for everyone, we had to make compromises on both sides: cutting a visit short to spend more time swimming, waking up at dawn, and so on. But logistics also played a big role—things like laundry, grocery shopping, and keeping luggage organized could’ve quickly become time-consuming without a little planning. And honestly, I think we visited every Walmart along the way! Blame it on the lack of fridges in some accommodations and, more importantly, the *very* limited space in the car, which made it impossible to bring a proper cooler. I’ll come back to the car saga later.
For accommodations, this year we alternated between basic cabins in KOA campgrounds and Yellowstone (when staying more than one night in the same place) and hotels. Always with a pool (except in Yellowstone, of course), which let the kids burn off energy—because they always have reserves, even after packed days!—and, let’s be honest, gave us a chance to relax. No Wi-Fi issues either; we all had plans with 25 GB of data (a big thanks to Gilles for the amazing deal at 0.99 €). It worked perfectly, even for texts and calls between phones—no extra charges.
Now, onto our route: as I mentioned, a classic Denver-Yellowstone-Denver loop. To avoid rushing through the parks or spending all our time on the road, we prioritized staying as close to them as possible, with at least two nights in each place. And I’ve got to say, it’s really nice to settle in, even if it’s just for two nights. It also helped us deal with the weather, which wasn’t always great during this trip. The trade-off? With vacation time being limited, some driving days ended up being long. We knew that going in, but since we kept a relaxed pace with no time constraints (don’t ask me for timings—I don’t keep track of the clock on vacation, except in the morning to get everyone up before noon!), we sometimes ended up with marathon days.
With that said, I’ll dive into the trip itself in the next post.
15 days across Gran Canaria, El Hierro, and a dash of Tenerife under the storm Thérèse!
The planned itinerary will be slightly disrupted...
(The version without discussions is here)
The planned itinerary will be slightly disrupted...
(The version without discussions is here)
Day 1 – February 14
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?


We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?


And we still haven’t seen everything!
Before setting off for new horizons at the end of this year, it’s time for me to share my trip to Cape Verde this summer 2025.
I particularly love these spontaneous trips, and our stay in Cape Verde is one of those because it was only at the beginning of April that we decided on this getaway, which had been catching our eye for a while, given our love for the mountains.
As always—well, when it’s open—I turned to VF, and I want to immediately thank Marie, aka ptitortue, who helped me a lot in planning this trip through her travel journals and our exchanges!
Because Cape Verde is both small and vast! We decided not to rush from one airport to another, to enjoy the places and the people, but also to relax, since the work backlog from being stuck in May (see my previous travel journal 😅) had to be caught up on in June.
So, 4 islands will be our winners from 06/28 to 07/19:
Santiago first for logistical reasons, as round-trip flights from the capital Praia were the cheapest (650 €/person from Lyon via Lisbon with TAP, still!)
São Vicente, because it’s the gateway to the next one but ultimately more than that...
Santo Antão, pretty much the main goal of the trip since Marie (and the photos) had really sold it to me.
And finally, Sal Island, for some rest—a non-negotiable condition for my other half—and we’ll see that I should’ve listened to Marie...
That said, what a chatterbox I am—buckle up, flight attendants at the doors, off we go on new beautiful escapes! (Thanks to Sophie for the easy loan)
Last note for my eager fan club 😏: yes, there will be alcohol—how could there not be in the land of grogue!
It starts here:
https://voyageforum.com/v.f?post=10790234;a=10790234

I particularly love these spontaneous trips, and our stay in Cape Verde is one of those because it was only at the beginning of April that we decided on this getaway, which had been catching our eye for a while, given our love for the mountains.
As always—well, when it’s open—I turned to VF, and I want to immediately thank Marie, aka ptitortue, who helped me a lot in planning this trip through her travel journals and our exchanges!
Because Cape Verde is both small and vast! We decided not to rush from one airport to another, to enjoy the places and the people, but also to relax, since the work backlog from being stuck in May (see my previous travel journal 😅) had to be caught up on in June.
So, 4 islands will be our winners from 06/28 to 07/19:
Santiago first for logistical reasons, as round-trip flights from the capital Praia were the cheapest (650 €/person from Lyon via Lisbon with TAP, still!)
São Vicente, because it’s the gateway to the next one but ultimately more than that...
Santo Antão, pretty much the main goal of the trip since Marie (and the photos) had really sold it to me.
And finally, Sal Island, for some rest—a non-negotiable condition for my other half—and we’ll see that I should’ve listened to Marie...
That said, what a chatterbox I am—buckle up, flight attendants at the doors, off we go on new beautiful escapes! (Thanks to Sophie for the easy loan)
Last note for my eager fan club 😏: yes, there will be alcohol—how could there not be in the land of grogue!
It starts here:
https://voyageforum.com/v.f?post=10790234;a=10790234

Hello,
Since I enjoy not only the countryside but also everything related to rail travel, I’m starting this photo thread dedicated to trains in Thailand (I’d guess most of us have taken one at some point...).
Feel free to post your pictures here as long as they fit the theme: rolling stock**, stations**, platforms, tracks (even without a train on them), technical equipment, engineering structures (bridges, viaducts), etc.—all in Thailand.
For each photo, I’ll (or you can) note the station or line where it was taken.
Comments and questions are welcome.
* train ** interiors or exteriors
All aboard!
* train ** interiors or exteriors
All aboard!
As I’ve mentioned elsewhere, I inherited my love of travel from my parents and some of my grandparents. A strong passion, but one that was unfortunately limited by our family’s modest resources. Back then, living in northern Alsace, a simple trip to the southern part of the region—with the Wine Route as our destination—felt like an extraordinary journey to a land of plenty for the little boy I was in the late 60s and early 70s.
Everything seemed so huge when you were still just a kid.
Back then, I was overwhelmed by countless sensations—I was already highly sensitive, with a keen mind and a nose and taste buds that were developing like a pro’s. Which, as I’d later realize, wasn’t always an advantage.

Those magical days always began with a gentle late-spring or midsummer morning. The interior of the white Peugeot 404, license plate 210 LZ 67, had already soaked up the sun before the engine purred to life, and the cabin gave off a scent I could still recognize today—a fragrance I found so pleasant. Back then, I had no idea it was just the smell of warm plastic from the car’s interior. Yes, the scents of the 404 on sunny days became my madeleine de Proust... What’s more, the whole family was unusually cheerful because those moments of relaxation and leisure were rare. Everyone worked, and no one had an easy job or was well paid. Without the *Trente Glorieuses*, these experiences might never have happened.

Once we crossed the canton’s borders, I felt like I was light-years away from my everyday surroundings, and every kilometer plunged me deeper into *terra incognita*. It was thrilling. Far from my so-called "medium-sized" town, wheat fields, cornfields, and cabbage patches stretched out, punctuated by tall poles connected by long wires and topped with vegetation—like giant clotheslines without laundry, where magical beanstalks might grow to touch the sky. Back then, I was still far from tasting their product, which was simply beer. At the time, there was still a significant local hop production. Fun fact: it wasn’t until 2002 that Anglo-Saxon scientists proved hops and cannabis belong to the same biological family.
After the fields, the landscape took another step up as it rolled past the little boy’s eyes, often glued to the windows. First came modest hills, then a succession of rolling slopes that soon formed an unbroken chain. Their 700 meters in altitude felt like Himalayan peaks to me—impressive, inert giants, a whole new world. Gazing at them, an intense emotion welled up somewhere between my stomach and lungs, nearly taking my breath away. What mysteries, what treasures did these heights hold? And then there were the cherries on top—the crowning touch that made the scene even more magical: proud, majestic castles perched on the summits like impassive sentinels. Monuments from the past, yet firmly rooted in the present on their rocky spurs. The little boy’s eyes sparkled—he’d been given a castle for Christmas, complete with battlements, towers, a drawbridge, and fully armed knights. He’d watched and lived *Ivanhoe* on the only French TV channel that existed back then.
Only once did my paternal grandfather join us on one of these trips. A tall, intelligent man with a face that could shift from stern to mischievous, clearly full of humor and charisma. Sadly, his relationship with alcohol had taken a toll on his life and, by extension, those of his loved ones. He had a strong personality—if his boss crossed the line, he wouldn’t hesitate to punch him, which meant he went through a lot of different jobs. Back then, you could quit one job and easily find another. It was quite something to see him in his final stages, hallucinating pink elephants and even drinking perfume when he had nothing else left. The last time I saw him, he’d slipped away from the doctors and nurses while hospitalized in pretty bad shape—at least, I assume his liver was the issue. We were sitting down for a family lunch when the door burst open, and there he stood in his pajamas, eyes twinkling with mischief, clearly pleased with the dramatic entrance. That theatrical moment didn’t spare us from burying him a few months later at the age of 71. One day, my mother told me the family doctor had quietly remarked that it was a shame—with his robust constitution, he could’ve lived to be a hundred. Yes, the family doctor—this was the man who’d come treat you any day, at almost any hour, just for a phone call. It really existed, it’s not a myth!
That day, his wife—my paternal grandmother—was also along for the ride. Everyone agreed that Jeannette was a good woman. She worked as a waitress at *Le Tigre*, the biggest brasserie in town, right in the center. Most customers preferred to be served by her, including local dignitaries and even the mayor. As a kid, I didn’t find her very fun, open, or warm—she seemed a bit stern. Back then, women in their fifties already had the face and build of grandmothers. Same went for men, don’t get me wrong. I had no idea about the struggles she faced because of her husband. I didn’t know that 30 years earlier, she’d had to flee Alsace while pregnant, under threat from Nazi fighter-bombers. I didn’t know she’d had several miscarriages, and that my father—her only surviving child, born prematurely in March 1940 at the other end of France—weighed less than a kilo at birth and was so tiny he could fit in a shoebox. Hard to imagine he’d grow into a strapping man nearly 1.80 meters tall, tipping the scales at 100 kilos. When you come back from summer camp in early August and ask why she didn’t pick you up with your parents, and they gently tell you she’s "in heaven," you don’t realize she passed away at 54 after suffering greatly from stomach cancer that had spread.
Back to that family outing, that enchanted parenthesis. I even remembered where we’d had lunch when I passed through Dambach-la-Ville decades later. One of those charming, flower-filled towns Alsace produces in abundance—and preserves so well. This one sits high on a hill, and I was a bit stunned on the parking lot because the view stretched far, revealing the Alsace plain below—its fields, villages, hills, and forests. The world seemed so vast and enticing that day, even though I was only glimpsing a tiny fraction of it.

The region was already very touristy, but I wouldn’t notice the downsides until much later. That Sunday noon, I discovered a large restaurant filled with diners. I can still see the enormous piece of meat they served me, decorated with a little wooden skewer topped with a flag. I kept that one for a long time. Those were the golden days of rich, flowing, thick sauces—so flavorful—and the era of the world’s best fries, made on the spot with the best potatoes. To top it off, I was *exceptionally* allowed a small bottle of apple juice, Orangina, or—even better if possible—Sinalco. Yes, Sinalco—like Orangina, but better. A brand that must’ve disappeared in the 70s, but why, and what a shame! Since then, Orangina’s little bubbles have taken the brand to the other side of the planet—it’s now Japanese.
Year after year, I’d eagerly await that ecstatic moment when the most beautiful castle in Alsace, the Haut-Koenigsbourg, appeared in my field of vision. The perfect model, the archetype that blended into the landscape at the height of a child’s dreams. The trip home always felt like a reality check—less jarring than an alarm clock, but more diffuse and melancholic. From then on, there was only one wish: *When do we leave again?*

Those magical days always began with a gentle late-spring or midsummer morning. The interior of the white Peugeot 404, license plate 210 LZ 67, had already soaked up the sun before the engine purred to life, and the cabin gave off a scent I could still recognize today—a fragrance I found so pleasant. Back then, I had no idea it was just the smell of warm plastic from the car’s interior. Yes, the scents of the 404 on sunny days became my madeleine de Proust... What’s more, the whole family was unusually cheerful because those moments of relaxation and leisure were rare. Everyone worked, and no one had an easy job or was well paid. Without the *Trente Glorieuses*, these experiences might never have happened.

Once we crossed the canton’s borders, I felt like I was light-years away from my everyday surroundings, and every kilometer plunged me deeper into *terra incognita*. It was thrilling. Far from my so-called "medium-sized" town, wheat fields, cornfields, and cabbage patches stretched out, punctuated by tall poles connected by long wires and topped with vegetation—like giant clotheslines without laundry, where magical beanstalks might grow to touch the sky. Back then, I was still far from tasting their product, which was simply beer. At the time, there was still a significant local hop production. Fun fact: it wasn’t until 2002 that Anglo-Saxon scientists proved hops and cannabis belong to the same biological family.
After the fields, the landscape took another step up as it rolled past the little boy’s eyes, often glued to the windows. First came modest hills, then a succession of rolling slopes that soon formed an unbroken chain. Their 700 meters in altitude felt like Himalayan peaks to me—impressive, inert giants, a whole new world. Gazing at them, an intense emotion welled up somewhere between my stomach and lungs, nearly taking my breath away. What mysteries, what treasures did these heights hold? And then there were the cherries on top—the crowning touch that made the scene even more magical: proud, majestic castles perched on the summits like impassive sentinels. Monuments from the past, yet firmly rooted in the present on their rocky spurs. The little boy’s eyes sparkled—he’d been given a castle for Christmas, complete with battlements, towers, a drawbridge, and fully armed knights. He’d watched and lived *Ivanhoe* on the only French TV channel that existed back then.
Only once did my paternal grandfather join us on one of these trips. A tall, intelligent man with a face that could shift from stern to mischievous, clearly full of humor and charisma. Sadly, his relationship with alcohol had taken a toll on his life and, by extension, those of his loved ones. He had a strong personality—if his boss crossed the line, he wouldn’t hesitate to punch him, which meant he went through a lot of different jobs. Back then, you could quit one job and easily find another. It was quite something to see him in his final stages, hallucinating pink elephants and even drinking perfume when he had nothing else left. The last time I saw him, he’d slipped away from the doctors and nurses while hospitalized in pretty bad shape—at least, I assume his liver was the issue. We were sitting down for a family lunch when the door burst open, and there he stood in his pajamas, eyes twinkling with mischief, clearly pleased with the dramatic entrance. That theatrical moment didn’t spare us from burying him a few months later at the age of 71. One day, my mother told me the family doctor had quietly remarked that it was a shame—with his robust constitution, he could’ve lived to be a hundred. Yes, the family doctor—this was the man who’d come treat you any day, at almost any hour, just for a phone call. It really existed, it’s not a myth!
That day, his wife—my paternal grandmother—was also along for the ride. Everyone agreed that Jeannette was a good woman. She worked as a waitress at *Le Tigre*, the biggest brasserie in town, right in the center. Most customers preferred to be served by her, including local dignitaries and even the mayor. As a kid, I didn’t find her very fun, open, or warm—she seemed a bit stern. Back then, women in their fifties already had the face and build of grandmothers. Same went for men, don’t get me wrong. I had no idea about the struggles she faced because of her husband. I didn’t know that 30 years earlier, she’d had to flee Alsace while pregnant, under threat from Nazi fighter-bombers. I didn’t know she’d had several miscarriages, and that my father—her only surviving child, born prematurely in March 1940 at the other end of France—weighed less than a kilo at birth and was so tiny he could fit in a shoebox. Hard to imagine he’d grow into a strapping man nearly 1.80 meters tall, tipping the scales at 100 kilos. When you come back from summer camp in early August and ask why she didn’t pick you up with your parents, and they gently tell you she’s "in heaven," you don’t realize she passed away at 54 after suffering greatly from stomach cancer that had spread.
Back to that family outing, that enchanted parenthesis. I even remembered where we’d had lunch when I passed through Dambach-la-Ville decades later. One of those charming, flower-filled towns Alsace produces in abundance—and preserves so well. This one sits high on a hill, and I was a bit stunned on the parking lot because the view stretched far, revealing the Alsace plain below—its fields, villages, hills, and forests. The world seemed so vast and enticing that day, even though I was only glimpsing a tiny fraction of it.

The region was already very touristy, but I wouldn’t notice the downsides until much later. That Sunday noon, I discovered a large restaurant filled with diners. I can still see the enormous piece of meat they served me, decorated with a little wooden skewer topped with a flag. I kept that one for a long time. Those were the golden days of rich, flowing, thick sauces—so flavorful—and the era of the world’s best fries, made on the spot with the best potatoes. To top it off, I was *exceptionally* allowed a small bottle of apple juice, Orangina, or—even better if possible—Sinalco. Yes, Sinalco—like Orangina, but better. A brand that must’ve disappeared in the 70s, but why, and what a shame! Since then, Orangina’s little bubbles have taken the brand to the other side of the planet—it’s now Japanese.
Year after year, I’d eagerly await that ecstatic moment when the most beautiful castle in Alsace, the Haut-Koenigsbourg, appeared in my field of vision. The perfect model, the archetype that blended into the landscape at the height of a child’s dreams. The trip home always felt like a reality check—less jarring than an alarm clock, but more diffuse and melancholic. From then on, there was only one wish: *When do we leave again?*
Hi there,
Here’s a recap of a trek through the Balkans covering three countries: Albania, Montenegro, and Kosovo. I was with a friend, and we didn’t do the full route (only one day in Kosovo).
It was a wonderful trek through snow-capped mountains and vast flower-filled meadows, meeting incredibly welcoming people.
At the end of the travel journal, I’ll share what I loved and what I liked less.
Day 1: Flight from Paris-Beauvais to Tirana with Wizz Air.
Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
Then, a transfer the same day to Shköder, about a 2-hour bus ride. Cost: 10 € per person. Tickets bought directly on the bus. We spent the night in Shköder at a very clean guesthouse, Open Doors B&B. It had a small balcony overlooking the city.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.

Day 2: Bus ride to Theth, about 1,100 meters in elevation gain, the starting point for our hike the next day.
The trip took 2 hours and 40 minutes with a break in the middle. The bus was affordable, but taxis also make the trip—though they’re very expensive.

We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.

The family was adorable. The husband is a handyman and built almost everything himself. Their baby is named "Sky"—such a cute name, right? :-) Throughout the trek, I found the guesthouses very clean, and the hosts think of everything—no need to bring soap or shampoo; they provide it. Lunch in Theth at a traditional restaurant on the main road. We tried "Tave Dheu," an Albanian dish with beef, cabbage (very common), and cottage cheese. Delicious but not quite filling enough. For dessert, a honey cake that was perfectly moist—such a treat! Desserts like this are rare; sometimes they serve watermelon instead. We took a small private bus for 5 € to the "Blue Eye" parking lot, then walked for about 45 minutes to reach a stunning natural site—a kind of lagoon with incredibly blue water. The bravest can swim, but the water’s freezing!



That evening, we dined at "La Montagne Blanche"—excellent! A delightful mix of grilled meats with potatoes and grilled peppers. Some watermelon slices (which I’m not a fan of) and the famous Raki, a brandy served in Turkey and the Balkans! It was my first time drinking brandy "bottoms up." 😉
To be continued... 😉
Day 1: Flight from Paris-Beauvais to Tirana with Wizz Air.
Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.Then, a transfer the same day to Shköder, about a 2-hour bus ride. Cost: 10 € per person. Tickets bought directly on the bus. We spent the night in Shköder at a very clean guesthouse, Open Doors B&B. It had a small balcony overlooking the city.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.

Day 2: Bus ride to Theth, about 1,100 meters in elevation gain, the starting point for our hike the next day.
The trip took 2 hours and 40 minutes with a break in the middle. The bus was affordable, but taxis also make the trip—though they’re very expensive.

We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.

The family was adorable. The husband is a handyman and built almost everything himself. Their baby is named "Sky"—such a cute name, right? :-) Throughout the trek, I found the guesthouses very clean, and the hosts think of everything—no need to bring soap or shampoo; they provide it. Lunch in Theth at a traditional restaurant on the main road. We tried "Tave Dheu," an Albanian dish with beef, cabbage (very common), and cottage cheese. Delicious but not quite filling enough. For dessert, a honey cake that was perfectly moist—such a treat! Desserts like this are rare; sometimes they serve watermelon instead. We took a small private bus for 5 € to the "Blue Eye" parking lot, then walked for about 45 minutes to reach a stunning natural site—a kind of lagoon with incredibly blue water. The bravest can swim, but the water’s freezing!



That evening, we dined at "La Montagne Blanche"—excellent! A delightful mix of grilled meats with potatoes and grilled peppers. Some watermelon slices (which I’m not a fan of) and the famous Raki, a brandy served in Turkey and the Balkans! It was my first time drinking brandy "bottoms up." 😉
To be continued... 😉
Hi everyone,
I’d like to share my family trip to Colombia with kids aged 8. After spending hours browsing the forum and only having two weeks there, we decided to focus on two regions: the Coffee Zone for one week and the Caribbean coast for another. We traveled from August 8 to 23.
Day 1 – First stop: Bogotá
We arrived in Bogotá in the evening on an Air France flight—nothing to complain about, decent service, comfortable, and on time. However, the first night was a miss. We’d booked a hotel near the airport (Abitel Prime) for convenience, but the soundproofing was almost nonexistent; we heard planes as if we were on the runway. Luckily, exhaustion helped us sleep well anyway.
Day 2 – Off to the Coffee Zone and Salento
The next morning, we headed to the airport for a domestic flight to Pereira with LATAM. No issues: punctual and efficient, and in 30 minutes, we landed in Pereira. The landing already set a different mood: lush valleys, endless plantations, and humid air. We picked up our rental car from Localiza. Unfortunately, the experience wasn’t smooth—the paperwork took forever, and the wait tested our patience. Finally free, we hit the road to Salento, one of Quindío’s gems. We arrived in the late afternoon and discovered a colorful village bustling with artisan shops and cafés. Our first stroll helped us soak in the atmosphere before dinner at Bambú restaurant—a great surprise with careful cooking and local flavors. We spent the night at Casa Serafín, a charming little hotel, nicely decorated and well-located… but unfortunately very noisy.
Day 3 – The magic of Cocora Valley
This was one of the trip’s highlights. We set off early for Cocora Valley, famous for its giant wax palms, Colombia’s emblem. We chose the 12 km loop recommended by the *Routard*. The landscapes were spectacular: towering palms, rivers, suspension bridges. It felt like walking through a postcard. The weather was perfect. That evening, we dined at Barnabé restaurant—pleasant setting, decent food, but the bill was a bit steep for what it was. Back to Casa Serafín.
Day 4 – Coffee and panoramic views
The plan was a visit to Finca El Ocaso. For 1.5 hours, we followed a passionate guide who explained the entire coffee process, from harvest to cup. Very educational, accessible for both kids and adults, all in a stunning setting. The tour was in English for us, and we translated for our kids, who aren’t bilingual yet. In the afternoon, we climbed to Salento’s viewpoint. The valley view was superb. That evening, we ate at Veggie Garden, a simple and pleasant spot that was a nice change from the heavier meals of previous days.
Day 5 – Horseback ride to Santa Rita Waterfall
We booked a horseback ride with Cocora Magic. It was a real success: calm horses, a beautiful trail, mountain and meadow landscapes, and finally the refreshing and wild Santa Rita Waterfall. Without a doubt, one of the best moments of our time in the region. We even got a bonus ride up a 300-meter hill. We then headed to Filandia, less known than Salento but just as charming. We spent the late afternoon enjoying the pool at MuchoSur Filandia. The hotel is beautiful, in an idyllic setting. However, we also had soundproofing issues and could hear our neighbors.
Day 6 – Rainy detour through Filandia and Manizales
Rain caught up with us in the early morning: torrents of water made it impossible to go out. We stayed at the hotel, reading quietly. By noon, the rain let up: a quick walk in Filandia, a quick lunch, then off to Manizales. We chose to stay at El Otoño hot springs. Great choice: as soon as we arrived, we plunged into the hot pools, perfect after hours on the road.
Day 7 – Hiking and hot springs
In the morning, we hiked the Camino de Super Coco (found somewhat randomly on Google). A pleasant trail with mountain views and a peaceful atmosphere. The afternoon was spent in the hotel’s thermal pools, with a short marked hike down to the river. Dinner on-site at the hot springs’ restaurant. A simple but very relaxing day.
Day 8 – Rain, jacuzzi, and games
We continued to Finca Los Alpes. The rain greeted us again, but this time it turned into an asset: nothing like a steaming jacuzzi with a view of the misty mountains. The kids enjoyed the facilities too: mini-golf, ping-pong, billiards. Dinner and night at the hotel, cozy vibes.
Day 9 – Off to the Caribbean coast
Back to the airport to return the car (still a bit long). Flight to Cartagena with Avianca: punctual and comfortable. Upon arrival, we picked up another car and headed straight to the Hyatt Regency, a modern hotel with a pool. That evening, we dined at the hotel—practical after a travel day.
Day 10 – Colonial Cartagena
We set off to explore Cartagena’s old town. It was enchanting: colorful facades, flowered balconies, colonial charm—just magical. However, the heat was stifling and very humid. Afternoon relaxation by the pool. Dinner at Gestlani, a good restaurant in town.
Day 11 – Road to Barú
A hearty breakfast, then one last swim in the pool before heading to Barú. We checked into Las Islas Hotel. The setting was enchanting: wooden cabins nestled in the vegetation, a private beach, turquoise sea, impeccable service. Dinner at the hotel’s restaurant.
Day 12 – Beach and relaxation
A full beach day in Barú. Warm water, white sand, coconut trees, peace and quiet. A real postcard scene with iguanas and birds.
Day 13 – On to Santa Marta
Another morning at the beach before hitting the road to Santa Marta. The drive was a bit long (6 hours), especially with traffic jams in Barranquilla. It was the longest car ride of the trip. We spent the night at Villa María Tayrona, a beautiful place near the park.
Day 14 – Tayrona Park
We left early for Tayrona Park. We entered through **El Zaino**, parked the car, and set off on a hike to La Piscina (about 2 hours). We stopped along the way at Playa Arenilla, a stunning little beach, to rest. Lunch on-site, a swim, then back by 4 PM. The hike was a bit tiring, but the nature was spectacular: dense jungle, the sound of waves, and even a monkey encounter along the way. Evening and dinner at the hotel.
Day 15 – Last swim and return flight to Bogotá
Our last morning was split between the pool and the beach (the hotel has direct access via a 7-minute trail through vegetation and flowers)—hard to leave this paradise. We drove to Santa Marta’s airport to return the car, then flew back to Bogotá. We spent the night at Casa Dann Carlton, a comfortable hotel. We simply ordered room service, arriving too late to go out.
Day 16 – Bogotá and the end of the trip
Our last day in Colombia. After a good breakfast, we explored La Candelaria. Its cobbled streets and colorful houses were worth the visit. We visited the Botero Museum (free) and the Gold Museum, both fascinating. Back to the airport for our 11:55 PM Air France flight.
That’s a wrap on a varied trip—lush mountains, colorful villages, dream beaches, and tropical jungle. The pace was pretty relaxed, well-suited for our kids. They absolutely loved the trip to Colombia. Driving in Colombia was very easy, and we didn’t regret renting a car at all—it gave us more freedom to get around.
If I were to do it again, here’s what I’d change: - I’d spend less time in the Coffee Zone to stay a bit longer on the Caribbean coast, which was more relaxing for the kids. Or I’d head to Medellín, but I didn’t think the city was very kid-friendly. - Bogotá is a city that deserves a day’s visit, but it’s not a must-see. Maybe I’d have taken the KLM flight from Cartagena to Amsterdam instead.
If you have any questions, don’t hesitate!
Antoine
I’d like to share my family trip to Colombia with kids aged 8. After spending hours browsing the forum and only having two weeks there, we decided to focus on two regions: the Coffee Zone for one week and the Caribbean coast for another. We traveled from August 8 to 23.
Day 1 – First stop: Bogotá
We arrived in Bogotá in the evening on an Air France flight—nothing to complain about, decent service, comfortable, and on time. However, the first night was a miss. We’d booked a hotel near the airport (Abitel Prime) for convenience, but the soundproofing was almost nonexistent; we heard planes as if we were on the runway. Luckily, exhaustion helped us sleep well anyway.
Day 2 – Off to the Coffee Zone and Salento
The next morning, we headed to the airport for a domestic flight to Pereira with LATAM. No issues: punctual and efficient, and in 30 minutes, we landed in Pereira. The landing already set a different mood: lush valleys, endless plantations, and humid air. We picked up our rental car from Localiza. Unfortunately, the experience wasn’t smooth—the paperwork took forever, and the wait tested our patience. Finally free, we hit the road to Salento, one of Quindío’s gems. We arrived in the late afternoon and discovered a colorful village bustling with artisan shops and cafés. Our first stroll helped us soak in the atmosphere before dinner at Bambú restaurant—a great surprise with careful cooking and local flavors. We spent the night at Casa Serafín, a charming little hotel, nicely decorated and well-located… but unfortunately very noisy.
Day 3 – The magic of Cocora Valley
This was one of the trip’s highlights. We set off early for Cocora Valley, famous for its giant wax palms, Colombia’s emblem. We chose the 12 km loop recommended by the *Routard*. The landscapes were spectacular: towering palms, rivers, suspension bridges. It felt like walking through a postcard. The weather was perfect. That evening, we dined at Barnabé restaurant—pleasant setting, decent food, but the bill was a bit steep for what it was. Back to Casa Serafín.
Day 4 – Coffee and panoramic views
The plan was a visit to Finca El Ocaso. For 1.5 hours, we followed a passionate guide who explained the entire coffee process, from harvest to cup. Very educational, accessible for both kids and adults, all in a stunning setting. The tour was in English for us, and we translated for our kids, who aren’t bilingual yet. In the afternoon, we climbed to Salento’s viewpoint. The valley view was superb. That evening, we ate at Veggie Garden, a simple and pleasant spot that was a nice change from the heavier meals of previous days.
Day 5 – Horseback ride to Santa Rita Waterfall
We booked a horseback ride with Cocora Magic. It was a real success: calm horses, a beautiful trail, mountain and meadow landscapes, and finally the refreshing and wild Santa Rita Waterfall. Without a doubt, one of the best moments of our time in the region. We even got a bonus ride up a 300-meter hill. We then headed to Filandia, less known than Salento but just as charming. We spent the late afternoon enjoying the pool at MuchoSur Filandia. The hotel is beautiful, in an idyllic setting. However, we also had soundproofing issues and could hear our neighbors.
Day 6 – Rainy detour through Filandia and Manizales
Rain caught up with us in the early morning: torrents of water made it impossible to go out. We stayed at the hotel, reading quietly. By noon, the rain let up: a quick walk in Filandia, a quick lunch, then off to Manizales. We chose to stay at El Otoño hot springs. Great choice: as soon as we arrived, we plunged into the hot pools, perfect after hours on the road.
Day 7 – Hiking and hot springs
In the morning, we hiked the Camino de Super Coco (found somewhat randomly on Google). A pleasant trail with mountain views and a peaceful atmosphere. The afternoon was spent in the hotel’s thermal pools, with a short marked hike down to the river. Dinner on-site at the hot springs’ restaurant. A simple but very relaxing day.
Day 8 – Rain, jacuzzi, and games
We continued to Finca Los Alpes. The rain greeted us again, but this time it turned into an asset: nothing like a steaming jacuzzi with a view of the misty mountains. The kids enjoyed the facilities too: mini-golf, ping-pong, billiards. Dinner and night at the hotel, cozy vibes.
Day 9 – Off to the Caribbean coast
Back to the airport to return the car (still a bit long). Flight to Cartagena with Avianca: punctual and comfortable. Upon arrival, we picked up another car and headed straight to the Hyatt Regency, a modern hotel with a pool. That evening, we dined at the hotel—practical after a travel day.
Day 10 – Colonial Cartagena
We set off to explore Cartagena’s old town. It was enchanting: colorful facades, flowered balconies, colonial charm—just magical. However, the heat was stifling and very humid. Afternoon relaxation by the pool. Dinner at Gestlani, a good restaurant in town.
Day 11 – Road to Barú
A hearty breakfast, then one last swim in the pool before heading to Barú. We checked into Las Islas Hotel. The setting was enchanting: wooden cabins nestled in the vegetation, a private beach, turquoise sea, impeccable service. Dinner at the hotel’s restaurant.
Day 12 – Beach and relaxation
A full beach day in Barú. Warm water, white sand, coconut trees, peace and quiet. A real postcard scene with iguanas and birds.
Day 13 – On to Santa Marta
Another morning at the beach before hitting the road to Santa Marta. The drive was a bit long (6 hours), especially with traffic jams in Barranquilla. It was the longest car ride of the trip. We spent the night at Villa María Tayrona, a beautiful place near the park.
Day 14 – Tayrona Park
We left early for Tayrona Park. We entered through **El Zaino**, parked the car, and set off on a hike to La Piscina (about 2 hours). We stopped along the way at Playa Arenilla, a stunning little beach, to rest. Lunch on-site, a swim, then back by 4 PM. The hike was a bit tiring, but the nature was spectacular: dense jungle, the sound of waves, and even a monkey encounter along the way. Evening and dinner at the hotel.
Day 15 – Last swim and return flight to Bogotá
Our last morning was split between the pool and the beach (the hotel has direct access via a 7-minute trail through vegetation and flowers)—hard to leave this paradise. We drove to Santa Marta’s airport to return the car, then flew back to Bogotá. We spent the night at Casa Dann Carlton, a comfortable hotel. We simply ordered room service, arriving too late to go out.
Day 16 – Bogotá and the end of the trip
Our last day in Colombia. After a good breakfast, we explored La Candelaria. Its cobbled streets and colorful houses were worth the visit. We visited the Botero Museum (free) and the Gold Museum, both fascinating. Back to the airport for our 11:55 PM Air France flight.
That’s a wrap on a varied trip—lush mountains, colorful villages, dream beaches, and tropical jungle. The pace was pretty relaxed, well-suited for our kids. They absolutely loved the trip to Colombia. Driving in Colombia was very easy, and we didn’t regret renting a car at all—it gave us more freedom to get around.
If I were to do it again, here’s what I’d change: - I’d spend less time in the Coffee Zone to stay a bit longer on the Caribbean coast, which was more relaxing for the kids. Or I’d head to Medellín, but I didn’t think the city was very kid-friendly. - Bogotá is a city that deserves a day’s visit, but it’s not a must-see. Maybe I’d have taken the KLM flight from Cartagena to Amsterdam instead.
If you have any questions, don’t hesitate!
Antoine
Since I didn’t have time to write a proper travel journal, I thought I’d share a few photos of Bologna—a really lovely city I discovered in 2017 while stopping on my way to Tuscany.
Around Piazza Maggiore, which was packed with a stage and chairs for a show, stands the Basilica of San Petronio, massive and Gothic in style, with an unfinished façade (a common sight in Italy).



Another building near the square:
But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.



Another building near the square:
But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.Okay, it wasn’t a total disaster either. Actually, I hesitated before starting this travel journal: is it even worth writing about a holiday that won’t leave an unforgettable memory?
In the end, I went for it (there aren’t many recent travel journals about this destination).
So, read on... or don’t .
Every time we’ve been to the Canary Islands, it’s been by default (basically: where can we go in winter or early spring when we only have a week—so not too far, not too much jet lag, but with decent weather?).
This time, we had two weeks, but the winter plan kept changing: first Thailand (dropped for personal reasons), then Martinique (dropped because of work leave dates that weren’t up to me), and finally, the Canary Islands.
We’ve already been to Tenerife (which we really liked) and Lanzarote (which we liked a little less). This year, two options: Gran Canaria or one of the smaller islands west of Tenerife (La Palma, or even La Gomera or El Hierro). We chose Gran Canaria... not sure it was the right call! Whose fault is it? Storm Thérèse’s! Yes, Storm Thérèse followed us on arrival, and its effects lasted quite a while. We had to adapt, cancel visits, change activities...
But even without Thérèse...
Saturday 21/03 Departure from Orly at 6:10 AM with Transavia. The plane took off on time and landed a little early, tossed around by strong winds before touching down. It had just rained, but it was (almost) no longer raining.

We quickly picked up our luggage and then the car at the Cicar counter. We got a Seat Arona instead of the Corsa we’d booked. Well, while the driving position didn’t feel great at first (I got used to it), the engine’s smoothness and power were much appreciated on the island’s winding and sometimes steep roads.
It was only 10 AM, and we couldn’t theoretically check into our accommodation until 3 PM (the owner promised to message me if it was ready earlier). So, we headed to the (big) *Jardín Botánico Viera y Clavijo*, where we planned to spend a few hours. We found a huge parking lot... empty. The passenger in the car in front of us (yes, we weren’t the only ones at the closed gate—there was a car in front and one behind) went to ask for info: it was closed due to the storm 😕. So, we calmly headed toward Puerto de las Nieves, on the northwest coast of the island.
The plan: go to a restaurant, visit the village, and do some shopping while waiting for early afternoon. As soon as we got out of the car, it started raining... we took shelter under the awning of a shop, waiting for it to pass. But the rain turned into a downpour, and within minutes, awning or not, Gore-Tex or not, we were soaked!
Since we were already wet, we might as well go to the restaurant—they weren’t far! But here’s the thing: contrary to what Google Maps said, they all opened at 1 PM, not noon! Back to the car, wading through 5 cm of water because all the village streets were flooded . The rain let up, we did some shopping, went to eat, and I got a message from the owner saying the accommodation was ready 🙂.
So, off we went to La Suerte, a few kilometers north of Agaete. The downside of the place, especially with luggage, is that you have to climb several flights of stairs via an outdoor staircase (after parking more or less far away on a steep street) to get there 😛). Of course, on the way from the car to the apartment, it started pouring again—the bags got soaked! Enough rain for today! We settled in quietly, and by late afternoon, we could (finally!) go admire the view from the terrace.

Every time we’ve been to the Canary Islands, it’s been by default (basically: where can we go in winter or early spring when we only have a week—so not too far, not too much jet lag, but with decent weather?).
This time, we had two weeks, but the winter plan kept changing: first Thailand (dropped for personal reasons), then Martinique (dropped because of work leave dates that weren’t up to me), and finally, the Canary Islands.
We’ve already been to Tenerife (which we really liked) and Lanzarote (which we liked a little less). This year, two options: Gran Canaria or one of the smaller islands west of Tenerife (La Palma, or even La Gomera or El Hierro). We chose Gran Canaria... not sure it was the right call! Whose fault is it? Storm Thérèse’s! Yes, Storm Thérèse followed us on arrival, and its effects lasted quite a while. We had to adapt, cancel visits, change activities...
But even without Thérèse...
Saturday 21/03 Departure from Orly at 6:10 AM with Transavia. The plane took off on time and landed a little early, tossed around by strong winds before touching down. It had just rained, but it was (almost) no longer raining.

We quickly picked up our luggage and then the car at the Cicar counter. We got a Seat Arona instead of the Corsa we’d booked. Well, while the driving position didn’t feel great at first (I got used to it), the engine’s smoothness and power were much appreciated on the island’s winding and sometimes steep roads.
It was only 10 AM, and we couldn’t theoretically check into our accommodation until 3 PM (the owner promised to message me if it was ready earlier). So, we headed to the (big) *Jardín Botánico Viera y Clavijo*, where we planned to spend a few hours. We found a huge parking lot... empty. The passenger in the car in front of us (yes, we weren’t the only ones at the closed gate—there was a car in front and one behind) went to ask for info: it was closed due to the storm 😕. So, we calmly headed toward Puerto de las Nieves, on the northwest coast of the island.
The plan: go to a restaurant, visit the village, and do some shopping while waiting for early afternoon. As soon as we got out of the car, it started raining... we took shelter under the awning of a shop, waiting for it to pass. But the rain turned into a downpour, and within minutes, awning or not, Gore-Tex or not, we were soaked!
Since we were already wet, we might as well go to the restaurant—they weren’t far! But here’s the thing: contrary to what Google Maps said, they all opened at 1 PM, not noon! Back to the car, wading through 5 cm of water because all the village streets were flooded . The rain let up, we did some shopping, went to eat, and I got a message from the owner saying the accommodation was ready 🙂.
So, off we went to La Suerte, a few kilometers north of Agaete. The downside of the place, especially with luggage, is that you have to climb several flights of stairs via an outdoor staircase (after parking more or less far away on a steep street) to get there 😛). Of course, on the way from the car to the apartment, it started pouring again—the bags got soaked! Enough rain for today! We settled in quietly, and by late afternoon, we could (finally!) go admire the view from the terrace.

Lanzarote Travel Journal
Trip Planning My partner and I are heading to the Canary Islands for a week at the end of September, specifically to Lanzarote. We chose this island over the more crowded ones for its volcanic landscape and the variety of hikes it offers. I booked everything through Expedia: our hotel stay, car rental, and Ryanair flight tickets departing from Marseille. It was the only way to get a direct flight. To make getting around easier during our stay, I picked a hotel located in the center of the island from the wide selection available. It’s part of the Barceló chain, specifically the "Barceló Teguise Beach Adults Only" in Teguise Beach, which turned out to be an excellent choice.
The Trip
Sunday, September 21 - Monday, September 22 Departure It’s 2:15 PM, and we’re at the Avignon TGV station. Danielle picked us up earlier due to the weather—thunderstorms and heavy rain all the way to the station. The TGV was on time, and it only took 30 minutes to reach Marseille Saint-Charles. The shuttle to the airport is quick and convenient, right behind the station. The bus leaves for the airport in the middle of the storm, with flooded roads and cars stuck in some spots. We get soaked making our way to the terminal. Two hours to wait before the flight. The plane finally takes off at midnight, but just before landing, the pilot announces that the destination airport is closed, and we’re being diverted to Tenerife. Ryanair will re-route us as soon as possible. We end up waiting 2 hours, and Ryanair kindly gives us a 4 € voucher. We re-board around 5:15 AM and take off at 6:00 AM. About 45 minutes to reach Lanzarote. After collecting our luggage, we head to the car rental desk. The counter in the terminal is closed, and we’re directed to parking lot P4—it takes us a while to find it. I’m a bit worried about the rental company’s reaction since the car was supposed to be picked up 7 hours earlier, but it’s not a problem. A woman next to us is furious because she’s in the same situation, and her rental was canceled. Anne-Marie translates for her, but nothing changes. We pick up a brand-new Toyota Aigo and head to the hotel. After checking in, we cross the garden, walking alongside the large pool to reach our room. A lovely first-floor room with a jacuzzi and a sea view. It’s early, so we head to breakfast—a generously stocked and varied buffet with everything you could want. Afterward, we drive to Cueva de los Verdes, but it’s packed with people and a long wait. We decide to come back another day. Next, we visit Mirador Del Rio. This rocky viewpoint at the edge of the island has breathtaking cliffs plunging 500 meters into the ocean. The view is stunning and impressive. A panoramic bar lets you cool off while enjoying the scenery. We return to the hotel for a short walk around the neighborhood and enjoy the beautiful pool with its pleasant water temperature. Relaxing by the pool, sun loungers, and all. In the evening, a very varied buffet at the restaurant. Then early to bed to recover from the sleepless night before.
Tuesday, September 23 After a restful night, we enjoy another varied and hearty breakfast. The terrace seating is very pleasant. We take an inland road leading to Timanfaya National Park. The road near the park runs alongside vineyards where the vines are surrounded by lava stone walls to protect them from the prevailing winds. Our first stop is at the visitor center, where the island’s volcanic activity is well-documented. Next, we stop at an area where you can take a short camel ride—two seats are installed on either side of the camel’s hump. This little ride offers a great view of the volcanic landscape from a higher vantage point. A fair price of 11 € per seat for a 20-minute ride. We then head to the park entrance via the road leading to the parking lot, where only authorized buses can take the winding route inside the park. It’s crowded, and we wait about 45 minutes with several stops before reaching the parking lot. We board the bus, and the route offers beautiful views of this volcanic area and its many craters. The journey is very interesting, with several stops for photos. At the parking lot, a guide shows us how the heat from the rocks beneath the surface can ignite dry vegetation. Water poured into holes in the ground immediately creates geysers and jets of steam. The building next to the parking lot has a restaurant where meat is cooked using the heat from a well dug into the volcanic rock. On our way back, we drive to Playa Blanca, a seaside town with a small sandy beach.
Back at the hotel in the late afternoon for dinner.
Wednesday, September 24 We wake up early and have a quick breakfast—few people are around at this hour. Two days ago, we booked a 10:00 AM visit to Los Verdes, lava tunnels created by eruptions and lava flows from the La Corona volcano, which extended all the way to the coast. When the lava came into contact with the air, it solidified on the surface while continuing to flow underneath. The lava tunnels stretch for 8 kilometers to the volcano, but we only walk one kilometer. The inside of the tunnel is impressive, with narrow passages and larger chambers. You can see traces left by the flowing liquid lava—varied colors and twisted shapes. At the end of the path, a large chamber has been turned into a concert hall with perfect acoustics. Next, we visit Jameo Del Agua. This is a continuation of the lava tunnel, developed by Manrique. There are beautifully designed bar and restaurant areas, as well as an underground lake where you can see small blind white crabs—a protected species in this very pure water. Higher up, there’s a lovely space with a central pool that could double as a swimming area, surrounded by beautifully designed white pathways that contrast with the blue water. Further on, you reach a large space inside the lava tunnel, set up as a performance hall with perfect acoustics. Stairs let you view this beautiful space from above. A gap in the lava landscape reveals the ocean on the horizon. We head back toward the village of Yé, at the foot of the La Corona volcano. A 160-meter walk from the church, a path crosses vineyard plots and then climbs to the top of the volcano’s crater in about 30 minutes. It’s the island’s highest volcano. When you reach the edge of the crater, you see how deep it is, with steep slopes inside forming a large circular opening. The place is breathtaking and awe-inspiring. We drive back to the hotel via a road that climbs quickly, offering a beautiful view of the island’s northern part.
Thursday, September 25 After another enjoyable and varied breakfast, we head to the center of the island toward the volcano park and stop at a roadside parking lot where a path leads to the Montana Cuervo volcano. This is a crater that opened on one side. During an eruption, an explosion created a breach in the crater. Huge blocks of rock were thrown dozens of meters away. The path goes through the breach and descends into the crater, allowing you to walk around it. It’s impressive, and you really feel small and fragile in this environment. The crater walls, with their different colors, highlight the rock formations. The crater is surrounded by a sea of lava with sharp, jagged rocks. You can walk around the outside of the crater, but it’s not very interesting. We then head to the west coast, stopping at a spot with a small green lake next to a beautiful black sand beach. Next, we stop at Salinas de Janubio, a lovely viewpoint overlooking the salt marshes with different water colors. A small shop sells various local products. We then head to the famous Papagayo beach. The road ends at a booth where they charge 3 € to continue. From here, the land is private, and you have to pay to drive down a 3-kilometer rocky dirt road. Quite a few cars are driving along it, kicking up clouds of dust. The car gets a dusty makeover. We arrive at a large parking area, with several paths leading to different small beaches. We go to Papagayo, a small blonde sand beach surrounded by red rocks. The beach slopes gently into the water, which is a pleasant temperature. The setting is charming and peaceful. We stay for a while before heading back to the hotel.
Friday, September 26 We start with a visit to the César Manrique Foundation in Tahiche. This was originally one of his homes. The modern construction spans several levels and is integrated into the lava flow, using the gaps to create living spaces. Large windows make the rooms bright and open to the scenery. The place is pleasant, with flower-filled gardens outside. It’s well worth a visit. Next, we drive to Las Grietas, where a path leads to a narrow crack in the volcanic rock, forming a tight passage where only one person can walk at a time. The passage isn’t very long, but progress is slow due to the endless selfies being taken here. We then stop at Casa Del Camposino, a renovated farm that houses several artisan shops. We taste a local wine recommended by a charming woman and buy two bottles of Lanzarote red wine on her advice. Now, we head to Tamara beach, a beautiful and wide beach at the foot of high cliffs. There are always great waves here, making it a surfer’s paradise. On the way back to the hotel, we stop at the cactus garden, César Manrique’s final creation. Designed with a great sense of aesthetics around an old windmill, it features 4,500 varieties of cacti in various shapes, all in a beautiful setting. We return to the hotel in the late afternoon for the evening.
Saturday, September 27 After another hearty breakfast, we head north to Haria. We stumble upon another of César Manrique’s homes, where he lived for a long time. This house is more traditional than the previous one but still has large, modern, and very pleasant rooms. At the back of the garden is his large studio, where he created his works. Next, we visit the craft market—this was our original plan. Various stalls offer local items, and it’s very crowded. No room at the café terraces to sit down. We then return to Famara beach for a long stay. There are always great waves here, much to the surfers’ delight. The water temperature is pleasant, and we enjoy it. On the way back to the hotel, we stop at a gas station to refill the car, which has been very fuel-efficient. Gas is also much cheaper here than in France—1.16 € per liter of SP95. We also wash the car, which was very dusty after the long dirt road to Papagayo beach. At the hotel, we enjoy a farewell cocktail before dinner.
Sunday, September 28 We spend the morning by the hotel pool before checking out at noon. For lunch, we go to a restaurant called "Dona Lola," near the hotel, with a terrace offering a view of the coast. We order tuna carpaccio, which is delicious. We then head to the airport, just 15 minutes away. We return the rental car and go to the airport. A long line to check in our luggage. The return flight is on time. A shuttle bus takes us to Saint-Charles station. We then head to our overnight rental. The boulevard slopes down, making it easier with the suitcases. The rental is between the old port and the train station. Once there, we pick up the keys and make one last effort to carry the luggage up to the third floor. The studio is nice, clean, and simply equipped—perfect for one night.
Trip Planning My partner and I are heading to the Canary Islands for a week at the end of September, specifically to Lanzarote. We chose this island over the more crowded ones for its volcanic landscape and the variety of hikes it offers. I booked everything through Expedia: our hotel stay, car rental, and Ryanair flight tickets departing from Marseille. It was the only way to get a direct flight. To make getting around easier during our stay, I picked a hotel located in the center of the island from the wide selection available. It’s part of the Barceló chain, specifically the "Barceló Teguise Beach Adults Only" in Teguise Beach, which turned out to be an excellent choice.
The Trip
Sunday, September 21 - Monday, September 22 Departure It’s 2:15 PM, and we’re at the Avignon TGV station. Danielle picked us up earlier due to the weather—thunderstorms and heavy rain all the way to the station. The TGV was on time, and it only took 30 minutes to reach Marseille Saint-Charles. The shuttle to the airport is quick and convenient, right behind the station. The bus leaves for the airport in the middle of the storm, with flooded roads and cars stuck in some spots. We get soaked making our way to the terminal. Two hours to wait before the flight. The plane finally takes off at midnight, but just before landing, the pilot announces that the destination airport is closed, and we’re being diverted to Tenerife. Ryanair will re-route us as soon as possible. We end up waiting 2 hours, and Ryanair kindly gives us a 4 € voucher. We re-board around 5:15 AM and take off at 6:00 AM. About 45 minutes to reach Lanzarote. After collecting our luggage, we head to the car rental desk. The counter in the terminal is closed, and we’re directed to parking lot P4—it takes us a while to find it. I’m a bit worried about the rental company’s reaction since the car was supposed to be picked up 7 hours earlier, but it’s not a problem. A woman next to us is furious because she’s in the same situation, and her rental was canceled. Anne-Marie translates for her, but nothing changes. We pick up a brand-new Toyota Aigo and head to the hotel. After checking in, we cross the garden, walking alongside the large pool to reach our room. A lovely first-floor room with a jacuzzi and a sea view. It’s early, so we head to breakfast—a generously stocked and varied buffet with everything you could want. Afterward, we drive to Cueva de los Verdes, but it’s packed with people and a long wait. We decide to come back another day. Next, we visit Mirador Del Rio. This rocky viewpoint at the edge of the island has breathtaking cliffs plunging 500 meters into the ocean. The view is stunning and impressive. A panoramic bar lets you cool off while enjoying the scenery. We return to the hotel for a short walk around the neighborhood and enjoy the beautiful pool with its pleasant water temperature. Relaxing by the pool, sun loungers, and all. In the evening, a very varied buffet at the restaurant. Then early to bed to recover from the sleepless night before.
Tuesday, September 23 After a restful night, we enjoy another varied and hearty breakfast. The terrace seating is very pleasant. We take an inland road leading to Timanfaya National Park. The road near the park runs alongside vineyards where the vines are surrounded by lava stone walls to protect them from the prevailing winds. Our first stop is at the visitor center, where the island’s volcanic activity is well-documented. Next, we stop at an area where you can take a short camel ride—two seats are installed on either side of the camel’s hump. This little ride offers a great view of the volcanic landscape from a higher vantage point. A fair price of 11 € per seat for a 20-minute ride. We then head to the park entrance via the road leading to the parking lot, where only authorized buses can take the winding route inside the park. It’s crowded, and we wait about 45 minutes with several stops before reaching the parking lot. We board the bus, and the route offers beautiful views of this volcanic area and its many craters. The journey is very interesting, with several stops for photos. At the parking lot, a guide shows us how the heat from the rocks beneath the surface can ignite dry vegetation. Water poured into holes in the ground immediately creates geysers and jets of steam. The building next to the parking lot has a restaurant where meat is cooked using the heat from a well dug into the volcanic rock. On our way back, we drive to Playa Blanca, a seaside town with a small sandy beach.
Back at the hotel in the late afternoon for dinner.
Wednesday, September 24 We wake up early and have a quick breakfast—few people are around at this hour. Two days ago, we booked a 10:00 AM visit to Los Verdes, lava tunnels created by eruptions and lava flows from the La Corona volcano, which extended all the way to the coast. When the lava came into contact with the air, it solidified on the surface while continuing to flow underneath. The lava tunnels stretch for 8 kilometers to the volcano, but we only walk one kilometer. The inside of the tunnel is impressive, with narrow passages and larger chambers. You can see traces left by the flowing liquid lava—varied colors and twisted shapes. At the end of the path, a large chamber has been turned into a concert hall with perfect acoustics. Next, we visit Jameo Del Agua. This is a continuation of the lava tunnel, developed by Manrique. There are beautifully designed bar and restaurant areas, as well as an underground lake where you can see small blind white crabs—a protected species in this very pure water. Higher up, there’s a lovely space with a central pool that could double as a swimming area, surrounded by beautifully designed white pathways that contrast with the blue water. Further on, you reach a large space inside the lava tunnel, set up as a performance hall with perfect acoustics. Stairs let you view this beautiful space from above. A gap in the lava landscape reveals the ocean on the horizon. We head back toward the village of Yé, at the foot of the La Corona volcano. A 160-meter walk from the church, a path crosses vineyard plots and then climbs to the top of the volcano’s crater in about 30 minutes. It’s the island’s highest volcano. When you reach the edge of the crater, you see how deep it is, with steep slopes inside forming a large circular opening. The place is breathtaking and awe-inspiring. We drive back to the hotel via a road that climbs quickly, offering a beautiful view of the island’s northern part.
Thursday, September 25 After another enjoyable and varied breakfast, we head to the center of the island toward the volcano park and stop at a roadside parking lot where a path leads to the Montana Cuervo volcano. This is a crater that opened on one side. During an eruption, an explosion created a breach in the crater. Huge blocks of rock were thrown dozens of meters away. The path goes through the breach and descends into the crater, allowing you to walk around it. It’s impressive, and you really feel small and fragile in this environment. The crater walls, with their different colors, highlight the rock formations. The crater is surrounded by a sea of lava with sharp, jagged rocks. You can walk around the outside of the crater, but it’s not very interesting. We then head to the west coast, stopping at a spot with a small green lake next to a beautiful black sand beach. Next, we stop at Salinas de Janubio, a lovely viewpoint overlooking the salt marshes with different water colors. A small shop sells various local products. We then head to the famous Papagayo beach. The road ends at a booth where they charge 3 € to continue. From here, the land is private, and you have to pay to drive down a 3-kilometer rocky dirt road. Quite a few cars are driving along it, kicking up clouds of dust. The car gets a dusty makeover. We arrive at a large parking area, with several paths leading to different small beaches. We go to Papagayo, a small blonde sand beach surrounded by red rocks. The beach slopes gently into the water, which is a pleasant temperature. The setting is charming and peaceful. We stay for a while before heading back to the hotel.
Friday, September 26 We start with a visit to the César Manrique Foundation in Tahiche. This was originally one of his homes. The modern construction spans several levels and is integrated into the lava flow, using the gaps to create living spaces. Large windows make the rooms bright and open to the scenery. The place is pleasant, with flower-filled gardens outside. It’s well worth a visit. Next, we drive to Las Grietas, where a path leads to a narrow crack in the volcanic rock, forming a tight passage where only one person can walk at a time. The passage isn’t very long, but progress is slow due to the endless selfies being taken here. We then stop at Casa Del Camposino, a renovated farm that houses several artisan shops. We taste a local wine recommended by a charming woman and buy two bottles of Lanzarote red wine on her advice. Now, we head to Tamara beach, a beautiful and wide beach at the foot of high cliffs. There are always great waves here, making it a surfer’s paradise. On the way back to the hotel, we stop at the cactus garden, César Manrique’s final creation. Designed with a great sense of aesthetics around an old windmill, it features 4,500 varieties of cacti in various shapes, all in a beautiful setting. We return to the hotel in the late afternoon for the evening.
Saturday, September 27 After another hearty breakfast, we head north to Haria. We stumble upon another of César Manrique’s homes, where he lived for a long time. This house is more traditional than the previous one but still has large, modern, and very pleasant rooms. At the back of the garden is his large studio, where he created his works. Next, we visit the craft market—this was our original plan. Various stalls offer local items, and it’s very crowded. No room at the café terraces to sit down. We then return to Famara beach for a long stay. There are always great waves here, much to the surfers’ delight. The water temperature is pleasant, and we enjoy it. On the way back to the hotel, we stop at a gas station to refill the car, which has been very fuel-efficient. Gas is also much cheaper here than in France—1.16 € per liter of SP95. We also wash the car, which was very dusty after the long dirt road to Papagayo beach. At the hotel, we enjoy a farewell cocktail before dinner.
Sunday, September 28 We spend the morning by the hotel pool before checking out at noon. For lunch, we go to a restaurant called "Dona Lola," near the hotel, with a terrace offering a view of the coast. We order tuna carpaccio, which is delicious. We then head to the airport, just 15 minutes away. We return the rental car and go to the airport. A long line to check in our luggage. The return flight is on time. A shuttle bus takes us to Saint-Charles station. We then head to our overnight rental. The boulevard slopes down, making it easier with the suitcases. The rental is between the old port and the train station. Once there, we pick up the keys and make one last effort to carry the luggage up to the third floor. The studio is nice, clean, and simply equipped—perfect for one night.
You can post your personal photos in the following thread: https://voyageforum.com/forum/quelque-part-en-thailande-d10655574/
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style. All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert. However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it. I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.

I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course. Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious. Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs. It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons. That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field. A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style. All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert. However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it. I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.

I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course. Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious. Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs. It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons. That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field. A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
Hi everyone,
I’m a newbie to this forum, passionate about wildlife, the landscapes of East Africa, and Tanzania in particular. This June 2024 trip/safari is our 7th visit to Tanzania and our 5th in the south, which has drawn us more than the north ever since we discovered it in 2015.
In 2024, the entrance fees for the reserves and services have gone up again since our last visit. I chose to return first to Mikumi Reserve, which was the very first one we visited in the south. Then, we’ll head to Selous (J. Nyerere N. P.) as usual. Initially, we wanted to spend 2/3 days on Mafia Island at the end of the trip, but it made the total cost too high, so we gave up... We usually go to Ruaha and Selous, but I wanted to mix it up a bit—also to save some money...
As for the timing, June is a new experience for us. I thought it might be interesting to come just after the lodges reopen... hoping for some great wildlife encounters??
The trip starts in Marseille with our first flight on Ethiopian Airlines to Addis Ababa, then continues to Dar es Salaam, where we’ll finally set foot on Tanzanian soil again.
In Addis... "our" A-350.

.....
After arriving in Dar, we spent one night at a hotel near the airport. The next morning, we headed to the domestic flights terminal, which hasn’t changed in years.
By mid-morning, we boarded a Cessna 208B Caravan with Safari Air Link, heading to the Kikoboga bush airstrip in Mikumi, which we reached 45 minutes later. Fun fact: the pilot was the same one as on our return flight two years ago.
Welcome on board:

Of course, a driver/guide team from our chosen lodge was waiting for us upon arrival:

I was surprised to see so many aircraft parked there... even twin-engine Embraer Brasilias?? As a fan of vintage planes, I loved it...

On the other hand, the light was incredibly harsh.....!! Our guides only speak English. We knew that in advance. In the south, it’s very rare to find someone who speaks French. This’ll force us to dig into our high school English memories... from 60 years ago... at least.
It’s noon, and we head toward the lodge. Near the airstrip, next to the Mikumi rangers’ base, there are quite a few herbivores. They find a bit more peace here—the big cats don’t venture this way...
Our first encounter was a group of Masai giraffes.


Rarer (for us), a savanna monitor lizard basking in the sun right in the middle of the track...??

A large gathering of impalas (mostly males) along with a few blue wildebeest:


Also unusual: a African crowned hornbill taking a dust bath in the middle of the track...!!

When it comes to identifying mammals or birds, I don’t know everything... so I might make mistakes. Please forgive me. I’m counting on my friend Blesl’s active participation... 😉
...
I’m a newbie to this forum, passionate about wildlife, the landscapes of East Africa, and Tanzania in particular. This June 2024 trip/safari is our 7th visit to Tanzania and our 5th in the south, which has drawn us more than the north ever since we discovered it in 2015.
In 2024, the entrance fees for the reserves and services have gone up again since our last visit. I chose to return first to Mikumi Reserve, which was the very first one we visited in the south. Then, we’ll head to Selous (J. Nyerere N. P.) as usual. Initially, we wanted to spend 2/3 days on Mafia Island at the end of the trip, but it made the total cost too high, so we gave up... We usually go to Ruaha and Selous, but I wanted to mix it up a bit—also to save some money...
As for the timing, June is a new experience for us. I thought it might be interesting to come just after the lodges reopen... hoping for some great wildlife encounters??
The trip starts in Marseille with our first flight on Ethiopian Airlines to Addis Ababa, then continues to Dar es Salaam, where we’ll finally set foot on Tanzanian soil again.
In Addis... "our" A-350.

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After arriving in Dar, we spent one night at a hotel near the airport. The next morning, we headed to the domestic flights terminal, which hasn’t changed in years.
By mid-morning, we boarded a Cessna 208B Caravan with Safari Air Link, heading to the Kikoboga bush airstrip in Mikumi, which we reached 45 minutes later. Fun fact: the pilot was the same one as on our return flight two years ago.
Welcome on board:

Of course, a driver/guide team from our chosen lodge was waiting for us upon arrival:

I was surprised to see so many aircraft parked there... even twin-engine Embraer Brasilias?? As a fan of vintage planes, I loved it...

On the other hand, the light was incredibly harsh.....!! Our guides only speak English. We knew that in advance. In the south, it’s very rare to find someone who speaks French. This’ll force us to dig into our high school English memories... from 60 years ago... at least.
It’s noon, and we head toward the lodge. Near the airstrip, next to the Mikumi rangers’ base, there are quite a few herbivores. They find a bit more peace here—the big cats don’t venture this way...
Our first encounter was a group of Masai giraffes.


Rarer (for us), a savanna monitor lizard basking in the sun right in the middle of the track...??

A large gathering of impalas (mostly males) along with a few blue wildebeest:


Also unusual: a African crowned hornbill taking a dust bath in the middle of the track...!!

When it comes to identifying mammals or birds, I don’t know everything... so I might make mistakes. Please forgive me. I’m counting on my friend Blesl’s active participation... 😉
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Hi there,
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected. Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel. I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability. So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog: From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
Happy reading, and safe travels!
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected. Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel. I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability. So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog: From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
Happy reading, and safe travels!
Hi there,
On this forum, I shared my first trip to Tunisia from mid-February to early March (https://voyageforum.com/forum/impressions-tunisiennes-en-direct-d11460662/), a stay I enjoyed so much that six weeks later, I’m back in Tunisia for a full 15 days (I return on April 27).
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while. When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing. The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.


TO BE CONTINUED....
On this forum, I shared my first trip to Tunisia from mid-February to early March (https://voyageforum.com/forum/impressions-tunisiennes-en-direct-d11460662/), a stay I enjoyed so much that six weeks later, I’m back in Tunisia for a full 15 days (I return on April 27).
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while. When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing. The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.


TO BE CONTINUED....
Hi everyone,
Just back from two weeks in Andalusia, and I wanted to share this experience with you—maybe it’ll help with planning a trip. I’ll start with a quick recap in this post and try to add photos and day-by-day details later (still sorting through them). Hope I don’t bore you too much! 😎
Trip details:
April 20 to May 4, 2019:
7 days on the Costa de la Luz (El Puerto de Santa María) in an Airbnb,
4 days at the junction of the Costa del Sol and Costa Tropical (Salobreña) in an Airbnb,
3 days at Cabo de Gata for some rest at a campsite in Los Escullos.
Two families of four, each with our own car: three 9-year-old boys and a 6-year-old girl. One family was more into city exploration (not us, but we’re working on it), and the other preferred relaxation and nature (that’s us). We speak a little Spanish.
Over 5,000 km, including 2,500 km for the round trip from Carcassonne.
The weather: Variable, but we expected better for this region in late April. The first week on the Costa de la Luz was sometimes chilly (< 20°C), and the second week was warmer but not excessive (< 25°C). At least we didn’t get much rain!
Our budget: Around 2600 € per family:
700 € for accommodations, about 50 € per night,
1000 € for meals and restaurants. We usually spent around 50 € per family at restaurants—we ate out for lunch (except for 2–3 picnics) and cooked at home in the evenings, trying to be back by 6 PM.
600 € for activities: Río Tinto, a flamenco show, visits to the Alhambra, Giralda, and Alcázar, Oasis Park with meals, and a kayaking trip.
300 € for gas and tolls.
Preparation: A few months ahead with bookings for accommodations and tickets for the Alhambra, Giralda, and Alcázar. We used a few travel guides—I like the *Évasion* guide for initial planning. *Géoguide* was okay, but our friends’ *Routard* was the most useful. We also spent three months brushing up on Spanish with Mosalingua (a great spaced-repetition method, max 10 minutes a day). Downloaded Maps.me and the Andalusia map in advance—essential. And we used Tricount to track shared expenses with friends—super handy.
What we did/saw:
3 city visits (Seville, Granada, and Cádiz) + Málaga for our friends (we vetoed Córdoba—too many cities for us).
4 white villages (Vejer de la Frontera, Arcos de la Frontera, Grazalema, Ronda) + Tarifa for our friends.
Beaches (Tarifa and Bolonia, Matalascañas, Nerja, Cabo de Gata).
Nature and fun moments: Doñana National Park, a kayaking trip along the rocky coast near Nerja, and the Wild West/animal park in the Tabernas Desert.
A little culture: Río Tinto mines, the archaeological site of Itálica, Columbus’s caravels, Nerja Cave for us, and the Picasso Museum in Málaga for our friends. Plus, seeing the ham-drying process in the Alpujarras (for our friends).
Our highlights
Nerja and the surrounding villages: The rocky coast was amazing, and we loved the kayaking trip, even if the water was freezing for snorkeling. The beaches are sheltered from the wind, the town is charming, and the cave is incredible.
El Rocío and Doñana National Park. El Rocío has a timeless, almost Wild West vibe—we could’ve stayed a day or two. The quiet and pine scents reminded us of the Landes region.
What we didn’t love as much:
Río Tinto mines: Not super exciting, and the guides’ nonstop chatter kind of ruined the "nature" experience.
Our little regrets (for next time):
Forgetting our passports and missing a day trip to Tangier from Tarifa.
Not having an extra day around Nerja to go snowboarding in the Sierra Nevada—just 1.5 hours away (the kayak guide suggested it).
Not spending at least one night in El Rocío to explore Doñana National Park at dawn.
Antequera with the Guadalhorce reservoir and the Caminito del Rey (but it would’ve meant 2 more hours of driving, and we didn’t have the energy).
My general impressions of Andalusia and Spain
Landscapes: A feeling of extreme concentration of a single activity in some areas—endless olive groves, wind farms on the Costa de la Luz (which I thought were well-integrated), rows of buildings along the Costa del Sol (yikes, glad we didn’t stop there), greenhouses around Almería (a shame to have frozen the coast for so many kilometers), and the massive industrial port of Huelva.
What surprised us compared to France was the lack of small hamlets—villages are clearly defined, and people cluster there, leaving vast landscapes without human presence. In France, you find houses scattered everywhere.
Roads: Relatively few tolls. Sure, rest areas aren’t as nice as in France, but the roads are in good condition, and our wallet was happy. The roads are pretty straight with countless bridges and tunnels—the upside (besides fast travel) is that there aren’t many secondary roads disrupting the scenery.
Tourism and activities: A huge variety and richness. Feels like everyone can find something they like, and 15 days barely scratched the surface. It’s amazing how quickly you go from the coast to snow-capped peaks (Sierra Nevada) or from farmland to desert (Tabernas). And the mix of European and Arabic architecture in the same city is really special.
One small regret: Not interacting more with locals. We didn’t luck out with our Airbnbs. But shopkeepers were great—very patient with my broken Spanish! :-)
Overall, I think our choice to stay on the Costa de la Luz and then near Nerja worked well. We could explore pretty easily (even if we logged a lot of kilometers), and the settings were fantastic. The 3 days of total relaxation at Cabo de Gata were perfect.
If you prefer shorter stops, you could try staying in El Rocío (easy access to Seville and great for an early visit to Doñana National Park) or maybe Grazalema for a hike in the mountains (weather-dependent). And of course, Tarifa for a day trip to Tangier or Gibraltar.
More details and photos to come soon!
Laurent
Just back from two weeks in Andalusia, and I wanted to share this experience with you—maybe it’ll help with planning a trip. I’ll start with a quick recap in this post and try to add photos and day-by-day details later (still sorting through them). Hope I don’t bore you too much! 😎
Trip details:
April 20 to May 4, 2019:
7 days on the Costa de la Luz (El Puerto de Santa María) in an Airbnb,
4 days at the junction of the Costa del Sol and Costa Tropical (Salobreña) in an Airbnb,
3 days at Cabo de Gata for some rest at a campsite in Los Escullos.
Two families of four, each with our own car: three 9-year-old boys and a 6-year-old girl. One family was more into city exploration (not us, but we’re working on it), and the other preferred relaxation and nature (that’s us). We speak a little Spanish.
Over 5,000 km, including 2,500 km for the round trip from Carcassonne.
The weather: Variable, but we expected better for this region in late April. The first week on the Costa de la Luz was sometimes chilly (< 20°C), and the second week was warmer but not excessive (< 25°C). At least we didn’t get much rain!
Our budget: Around 2600 € per family:
700 € for accommodations, about 50 € per night,
1000 € for meals and restaurants. We usually spent around 50 € per family at restaurants—we ate out for lunch (except for 2–3 picnics) and cooked at home in the evenings, trying to be back by 6 PM.
600 € for activities: Río Tinto, a flamenco show, visits to the Alhambra, Giralda, and Alcázar, Oasis Park with meals, and a kayaking trip.
300 € for gas and tolls.
Preparation: A few months ahead with bookings for accommodations and tickets for the Alhambra, Giralda, and Alcázar. We used a few travel guides—I like the *Évasion* guide for initial planning. *Géoguide* was okay, but our friends’ *Routard* was the most useful. We also spent three months brushing up on Spanish with Mosalingua (a great spaced-repetition method, max 10 minutes a day). Downloaded Maps.me and the Andalusia map in advance—essential. And we used Tricount to track shared expenses with friends—super handy.
What we did/saw:
3 city visits (Seville, Granada, and Cádiz) + Málaga for our friends (we vetoed Córdoba—too many cities for us).
4 white villages (Vejer de la Frontera, Arcos de la Frontera, Grazalema, Ronda) + Tarifa for our friends.
Beaches (Tarifa and Bolonia, Matalascañas, Nerja, Cabo de Gata).
Nature and fun moments: Doñana National Park, a kayaking trip along the rocky coast near Nerja, and the Wild West/animal park in the Tabernas Desert.
A little culture: Río Tinto mines, the archaeological site of Itálica, Columbus’s caravels, Nerja Cave for us, and the Picasso Museum in Málaga for our friends. Plus, seeing the ham-drying process in the Alpujarras (for our friends).
Our highlights
Nerja and the surrounding villages: The rocky coast was amazing, and we loved the kayaking trip, even if the water was freezing for snorkeling. The beaches are sheltered from the wind, the town is charming, and the cave is incredible.
El Rocío and Doñana National Park. El Rocío has a timeless, almost Wild West vibe—we could’ve stayed a day or two. The quiet and pine scents reminded us of the Landes region.
What we didn’t love as much:
Río Tinto mines: Not super exciting, and the guides’ nonstop chatter kind of ruined the "nature" experience.
Our little regrets (for next time):
Forgetting our passports and missing a day trip to Tangier from Tarifa.
Not having an extra day around Nerja to go snowboarding in the Sierra Nevada—just 1.5 hours away (the kayak guide suggested it).
Not spending at least one night in El Rocío to explore Doñana National Park at dawn.
Antequera with the Guadalhorce reservoir and the Caminito del Rey (but it would’ve meant 2 more hours of driving, and we didn’t have the energy).
My general impressions of Andalusia and Spain
Landscapes: A feeling of extreme concentration of a single activity in some areas—endless olive groves, wind farms on the Costa de la Luz (which I thought were well-integrated), rows of buildings along the Costa del Sol (yikes, glad we didn’t stop there), greenhouses around Almería (a shame to have frozen the coast for so many kilometers), and the massive industrial port of Huelva.
What surprised us compared to France was the lack of small hamlets—villages are clearly defined, and people cluster there, leaving vast landscapes without human presence. In France, you find houses scattered everywhere.
Roads: Relatively few tolls. Sure, rest areas aren’t as nice as in France, but the roads are in good condition, and our wallet was happy. The roads are pretty straight with countless bridges and tunnels—the upside (besides fast travel) is that there aren’t many secondary roads disrupting the scenery.
Tourism and activities: A huge variety and richness. Feels like everyone can find something they like, and 15 days barely scratched the surface. It’s amazing how quickly you go from the coast to snow-capped peaks (Sierra Nevada) or from farmland to desert (Tabernas). And the mix of European and Arabic architecture in the same city is really special.
One small regret: Not interacting more with locals. We didn’t luck out with our Airbnbs. But shopkeepers were great—very patient with my broken Spanish! :-)
Overall, I think our choice to stay on the Costa de la Luz and then near Nerja worked well. We could explore pretty easily (even if we logged a lot of kilometers), and the settings were fantastic. The 3 days of total relaxation at Cabo de Gata were perfect.
If you prefer shorter stops, you could try staying in El Rocío (easy access to Seville and great for an early visit to Doñana National Park) or maybe Grazalema for a hike in the mountains (weather-dependent). And of course, Tarifa for a day trip to Tangier or Gibraltar.
More details and photos to come soon!
Laurent