Récit de 28 jours en Namibie
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TI Ticapi Globetrotter ·
Merci Nathalie pour le partage.🙂

Je trouve un peu "inquiétant" que ton TO lit ton carnet et surtout qu'il se permet de te contacter pour rectifier ce que tu as écrit.😕

Je me réjouis de lire la suite.
TI Ticapi Globetrotter ·
super tes explications, et quel spectacle sitôt arrivé.

Je me posais une question, nous partons en sept 2020, le loueur c'est Asco (toyota hillux), est ce que les draps sont fournis? les taies d'oreiller? enfin bref on doit emporter quoi pour la literie.

Chez Asco, tu auras un duvet (édredon) et pas un sac de couchage. C'est bien plus pratique et surtout plus hygiénique. Tu peux toujours prendre ton propre sac de couchage avec toi, si tu as peur d'avoir froid.

Asco fournit également un drap pour le matelas et les oreillers avec la taie.

Nous avons loué deux fois chez eux (via un TO) et étions très contents.
TH Thahie Regular ·
Bonjour, Ils sont très sympas, ce n’est pas du tout intrusif. Je trouve justement que cette transparence avec le client est très intéressante.
TI Ticapi Globetrotter ·
Bonjour, Ils sont très sympas, ce n’est pas du tout intrusif. Je trouve justement que cette transparence avec le client est très intéressante.

On aurait donc aussi aimé savoir pourquoi la deuxième roue de secours était lisse. Le fait d'avoir loué une voiture plus vieille, ne justifie pas une roue usée.

Mais, j'aimerais préciser que je n'ai rien contre ce loueur. Je ne le connais pas. Je suis juste étonnée par les interventions qu'il fait de temps en temps sur des forums.
MA Marati Globetrotter ·
Salut Carmen,

Le fait d'avoir loué une voiture plus vieille, ne justifie pas une roue usée.

+1, quel que soit le loueur, et on veillera à l'usure des pneus. 😉

Concernant le carburant, la plupart des loueurs livrent le véhicule avec le plein fait, mais on ne peut s'en rendre compte qu'a posteriori, et on est obligé de quitter le loueur en faisant confiance. Délicat quand on récupère un 4x4 double tank où le plein te coûte 1600 rands, soit la moitié du salaire mensuel du pompiste (c'est ce que nous a dit l'un des gars) ! Cet été, juste avant de remettre le véhicule à Joburg, Britz nous a demandé où on avait fait le plein. J'ai montré la station pré-enregistrée sur maps, mais elle a demandé en plus la facture. Mais même avec la facture, quelle preuve avait-elle que j'avais fait faire le plein, et que je n'avais pas demandé au pompiste de s'arrêter 20 L avant ?? En plus, la jauge ne baissait qu'à partir du moment où le premier réservoir était vide... Finalement , je me dit que le fait de livrer un 4x4 avec un réservoir quasi-vide, en acceptant de le recevoir dans le même état, évite de se faire avoir au départ, même s'il vaut mieux, pour le client, ne pas trop jouer avec le feu au niveau de l'autonomie. Guillaume
RO Rouquine38 Globetrotter ·
Mais même avec la facture, quelle preuve avait-elle que j'avais fait faire le plein, et que je n'avais pas demandé au pompiste de s'arrêter 20 L avant ?? En plus, la jauge ne baissait qu'à partir du moment où le premier réservoir était vide... Finalement , je me dit que le fait de livrer un 4x4 avec un réservoir quasi-vide, en acceptant de le recevoir dans le même état, évite de se faire avoir au départ, même s'il vaut mieux, pour le client, ne pas trop jouer avec le feu au niveau de l'autonomie. Guillaume

En effet, lorsqu'il y a deux réservoirs, la jauge commence à baisser lorsque le premier réservoir est vide. Alors comment savoir si il y a le plein ou non, autant en prenant le véhicule qu'en le restituant? Asco a réglé ce problème en ayant une pompe sur place, ils essaient de faire le plein lorsque nous prenons la voiture et lorsqu'on la rend, pour nous moins d'un litre a été mis donc c'est ok. Du coup, plus de soucis...
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
TI Ticapi Globetrotter ·
Hello Guillaume,

Comme Isabelle l'écrit, chez Asco ils font le contrôle du plein avec toi quand tu prends la voiture. S'il en manque, ils en rajoutent et quand tu rends la voiture, ils contrôlent en faisant le plein. Donc, pas de triche possible.

Mais, pour faire comme ça, le loueur doit avoir sa propre pompe.

Perso, je m'aime pas le système du plein pas fait. Il est difficile de calculer pour arriver à rendre une voiture avec un réservoir presque vide. Surtout quand tu viens de loin et que les stations sont rares. Je pense que le loueur est souvent gagnant dans ce genre de cas. Ou alors, le prochain qui prend la voiture est chanceux.

Je ne sais pas du tout comment les autres loueurs agissent. Nous avons loué deux fois chez Asco et une fois chez Bidvest, mais je ne me souviens plus comment Bidvest a géré le plein.

Asco est assez cool. En 2016, nous avons perdu une cuillère et déchiré le toit de la tente sur une trentaine de centimètre et ils n'ont rien facturé. Pourtant, c'était entièrement de notre faute, ou la faute de l'arbre avec ses épines.😉

En 2018, le highlift Jack est tombé sur une piste au Richtersveld et a cassé le gros phare du milieu. Étonnement, là aussi, ils n'ont rien facturé. Coup de chance peut-être ou le fait de passer par un TO... Je ne sais pas.

Carmen
TH Thahie Regular ·
On se réveille avec le soleil. C'est dingue : on se couche vers 21h, on se lève vers 6h30 bref mine de rien on se repose. La journée promet d'être longue : 350 km pour se rendre à Lüderitz. On garde espoir d'arriver avant le coucher du soleil, non ne pas rire. Mais d'abord nous voulons passer à Giant's playground que nous n'avons pas pu visiter la veille. Il est 8h30, l'endroit est désert. Nous déambulons sur ce site improbable. Au milieu de ces énormes pierres, Romain et moi nous amusons à imaginer des formes d'animaux tout en pistant les marmottes. Allez en route ! Parce que de la route, on va en avaler aujourd'hui. Cette route B4 est magnifique. Les paysages varient sans arrêt. Dans la voiture, les têtes tournent de gauche à droite sans arrêt, on en oublie même qu'on ne voit plus un seul animal. Les arrêts photos sont nombreux et nous ferons une halte pique-nique à l'ombre d'une petite gare désaffectée particulièrement photogénique. Le blanc de la façade, le jaune du sable et ce ciel bleu sans nuage, c'est tout simplement magnifique. J'adore les panneaux signalant les "passages à niveau". Je crois que je commence à pomper l'air de mes compagnons de voyage 😉



Nous arrivons à Lüderitz vers 15h30, Dieu existe ! Nous allons directement au Lüderitz Safaris et Tours pour acheter un permis pour la ville fantôme de Kolmanskop. La petite dame insiste sur l'importance de prendre la visite guidée, mais notre objectif est plutôt d'arriver si possible à l'ouverture du site et être seuls ou presque. De toute façon me dit-elle que vous preniez la visite guidée ou pas, c'est inclu dans le prix. Je lui promets qu'on va y réfléchir. Il n'en faut pas plus pour qu'elle nous propose un tour plus cher pour aller sur place au lever et/ou coucher du soleil. Le supplément est important et nous n'en voyons pas l'intérêt.

Second arrêt : repérer notre hôtel de ce soir, oui cette nuit nous dormirons dans un lit. A la réception du Kairos Cottage B&B, un jeune homme. Il est éfféminé à l'extrême, une vraie caricature de télé réalité. On n'ose pas se regarder pour ne pas éclater de rire. Il est d'une gentillesse et d'une serviabilité incroyable, on l'adore déjà. Il nous montre nos chambres avec vue sur l'océan. C'est très coquet. Il nous remet un plan de Lürderitz et nous lui demandons conseil pour un restaurant pour ce soir. Nous lui parlons des points de vue renseignés dans notre guide, dont Stormvogelbucht, il nous dit ne pas connaître, nous sommes un peu refroidis. Du coup il reprend le plan et se lance dans une explication endiablée sur l'itinéraire à suivre. Bon rien à voir avec notre guide mais nous repartons bien décidés à aller jusqu'à Diaz Point.

A peine arrivés au lagon, nos premiers flamants roses, coooool. Il fait frais, il y a beaucoup de vent. Mais le Belge est brave et fait face, ... avec son bonnet. Sur certaines portions de piste, le paysage change radicalement, on se croirait en Islande, c'est assez surprenant. Diaz Point est assez joli avec son phare et les énormes vagues qui viennent s'écraser sur les rochers. Au loin, sur Halifax Island, nous apercevons, avec les jumelles, les silhouettes de ce que nous estimerons être deux otaries. Sur le chemin du retour, le soleil est remplacé par une lune magnifique. Les levers et couchers de soleil réservent toujours des surprises ici. En se changeant, nous admirons de notre fenêtre le coucher de soleil sur l'océan.

Sur les conseils de notre hôte, nous optons pour le restaurant portugais Penguin Restaurant. Le poisson y est excellent malgré les avis mitigés de notre guide de voyage. En ce qui nous concerne, nous le recommandons. Si nous avions eu une journée de plus, nous aurions réservé une balade en bateau pour aller voir manchots et otaries. Mais ce sera pour une autre fois malheureusement. Et c'est le ventre plein et la tête remplie d'images que nous nous glissons sous la couette.
TH Thahie Regular ·
Bon ben comme d'hab on est en retard. On espérait lever le camp assez tôt mais on a trainé. Ce matin c'est la Maman qui nous accueille pour le petit déjeuner avec un déhanché et l'excentricité qui caractérisent la famille. Nous garderons un excellent souvenir de Kairos B&B.

Les groupes arrivent à 9h30 donc il faut vraiment s'activer sous peine d'être à 30 sur la même photo. Kolmanskop est un ancien "village" qui a émergé du sable après la découverte de diamants. A son apogée, il y avait même un casino, un bowling et un théâtre. La nature a maintenant repris ses droits et les bâtiments délabrés sont partiellement remplis de sable ce qui crée un cadre spécial. Nous faisons le tour de toutes les maisons, l'hôpital, la maison de l'instituteur, de l'architecte, du responsable du camp, de l'architecte, etc. Il est difficile d'expliquer ce que l'on ressent sur le site, c'est impressionnant. A la fin de la visite, un petit musée, des lettres de prospecteurs allemands, des vêtements d'époque, le gymnase, le petit restaurant où prendre un bon café et bien entendu, l'indispensable boutique de souvenirs. Nous avons déambulé près de deux heures dans ce décor irréel et arrivés à 9h, nous sommes restés seuls une bonne partie de la visite. En sachant que les visites guidées débutent à 10h, nous avons fait l'impasse sur les explications, j'espère que la petite dame nous pardonnera. De retour dans la voiture, nous remarquons que nous avons oublié notre viande, débarquée la veille de la voiture. Nous retournons à l'hôtel sans grande conviction mais la dame occupée dans notre chambre nous rapporte notre viande qu'elle avait mise de côté, ces gens sont merveilleux à tout niveau.

Nous n'avons que 125 km (hum) à parcourir aujourd'hui donc nous trainons un peu à Luderitz. Nous passons par Agathe Bay à l'opposé de Diaz Point, le guide de voyage n'est pas très loquace. La première plage n'est pas top. Une jeune fille patauge bravement dans les vagues, on l'entend crier de la route, ça ne doit pas être chaud. Nous continuons sur la piste, sortons de la ville et quelques kilomètres plus loin, un très beau plan d'eau avec des flamants roses. Malheureusement tout est clôturé. On ne sait pas très bien si c'est pour protéger la faune et la flore ou bien s'il s'agit d'un terrain appartenant à une société diamantaire. De toute façon le résultat est le même : on ne peut pas s'approcher. Nous faisons le plein à la sortie de la ville car, dans les recommandations de notre loueur, il n'est pas conseillé de faire le plein à Aus. Les gars sont de nouveau adorables : et je regonfle les pneus, si si c'est mieux man, je lave les vitres, tout en papotant de la pluie et du beau temps. Nos vendeurs devraient venir faire un stage ici. Ouh là, le frigo est vide à part de la viande on n'a plus rien donc il nous faut trouver le Spar. La bière, c'est fait. Par contre il doit y avoir un truc qui m'échappe : on nous demande de ramener les vidanges comme s'il s'agissait d'une consigne mais contrairement à nos contrées on ne reçoit pas quelques piécettes pour les vidanges. J'espère tout de même que c'est utile pour un recyclage. Mais comme la petite dame ne lâchera pas son GSM tout le temps où je suis restée à la caisse, je n'aurai jamais l'occasion d'améliorer ma culture générale. A peine garés sur le parking du magasin, un gars accoure et nous assure qu'il va garder les deux voitures, il est le meilleur gardien de voiture. Christophe lui explique que seules les filles vont aller au magasin mais garder les voitures c'est une institution. Nous lui donnons 20$ pour qu'il s'en aille mais voilà qu'il exige un poulet maintenant, non mais je rêve ! C'est sans doute ce qui nous dérangera le plus durant le voyage : on donne des cahiers, des crayons, de l'eau, des biscuits mais ce n'est jamais assez, les gens réclament toujours plus. Du coup, on n'a plus trop envie de donner, c'est de bon coeur pourtant. Nous lui expliquons poliment que 20$ pour ne rien faire est déjà plus que suffisant et prenons congé.

Un petit tour supplémentaire dans le centre ville pour les maisons colorées et nous prenons la route pour Aus. On ne se lasse pas du décor même si on l'a déjà vu la veille, que c'est beau ... Il nous faudra trois heures pour faire les 125 km qui nous séparent du camping, j'en entends qui ricanent 😏. Nous avons tout de même fait un arrêt au point d'eau des chevaux sauvages. Il y en a quatre mais un seul s'approchera des objectifs. Peu importe rien que le cadre à lui tout seul valait le détour. L'air est frais, on resort les polaires et les bonnets. Le camping est de nouveau situé dans un cadre idyllique sauf que nous sommes à 3 km du lodge et donc à 3 km d'un voucher wifi ou d'un repas au restaurant. On a un peu l'impression qu'on ne mélange pas les "lodgeurs" et les campeurs en les envoyant à des kilomètres.

Qu'à cela ne tienne, nous faisons un bon feu et ce soir ce sera poulet au barbecue ! Apéro Windhoek, ça réchauffe ! Les sanitaires sont d'une propreté irréprochable comme d'habitude. Ici il faut bien fermer les portes car les babouins sont a priori un peu taquins. Une bonne douche chaude plus tard, mais qu'est-ce que j'ai froid, on fait la momie dans nos sacs de couchage. Je passerai tout de même la moitié de la nuit à chercher cette satanée deuxième chaussette pour soulager mon pied droit gelé, que je retrouverai le lendemain dans la voiture. Mais sacrebleu qu'est-ce qu'elle fait là !!!!
TI Ticapi Globetrotter ·
Bonjour Nathalie,

Merci pour la suite du carnet.🙂

On a un peu l'impression qu'on ne mélange pas les "lodgeurs" et les campeurs en les envoyant à des kilomètres.

Perso, je trouve très bien. N'est-ce pas ce qu'on recherche en faisant du camping? Etre dans le noir à la nuit tombée pour voir la voie lactée, être loin du bruit qu'un lodge peut générer? Je trouve qu'il y a même trop d'emplacements à Klein Aus Vista. Mais, c'est juste mon avis. 😉 J'aime le sentiment d'être seule au monde et je l'ai trouvé dans certains endroits en Namibie et en Afrique du Sud.

nous sommes à 3 km du lodge et donc à 3 km d'un voucher wifi ou d'un repas au restaurant.

Tu peux acheter un lunch basket à emporter au lodge. Il est vraiment bien! Assiette avec des petites choses pour l’apéro, la viande pour griller, les accompagnements, les sauces et le dessert. Bref, on choisit ce qu'on veut.

Pourquoi le loueur vous a déconseillé de prendre de l'essence à Aus? Nous avons fait le plein à Aus et n'avons pas eu de soucis. Il y a d'ailleurs un petit shop à côté où on peut se ravitailler.

C'est sans doute ce qui nous dérangera le plus durant le voyage : on donne des cahiers, des crayons, de l'eau, des biscuits mais ce n'est jamais assez, les gens réclament toujours plus.

Je n'ai pas eu ce ressenti, mais le boom touristique n'aide certainement pas. Nous sommes peut-être tous un peu responsables. Il ne nous viendrait pas à l'esprit de donner des crayons, cahiers, biscuits, etc. etc. à des enfants et adultes en Europe.🤪 Mais, tant que ça reste des petites choses, comme tu as donné, il n'y a pas de problème. Mais beaucoup de touristes donnent trop est on créé un peuple d'assistés et après, les gens veulent de plus en plus.

Carmen
TH Thahie Regular ·
Hello Carmen, Nous ne regrettons pas du tout le camping bien au contraire. Cependant, les quelques fois où nous avons demandé pour manger au lodge, la réponse a été négative. Quant aux lunchs baskets dont tu parles, on ne nous les a jamais proposés et nous l'ignorions. Un seul camping nous a proposé des saucisses et nous ne les avons jamais reçues.

En ce qui concerne le carburant, je pense que c'est juste une précaution pour préserver au maximum le véhicule. Peut-être que statistiquement, la qualité de l'essence à certains endroits comme Aus est moins bonne qu'ailleurs.

Je suis d'accord avec toi, nous avons fait certainement une erreur en distribuant cahier, crayons, etc. Notre démarche sera certainement différente si nous devons un jour retourner en Afrique. En Europe, de toute façon ils jetteraient les cahiers à la poubelle seul l'argent compte et parfois un peu de nourriture, en tout cas à Bruxelles c'est le cas. Je le vois tous les jours car je voyage en train avec une collègue très engagée et elle demande maintenant aux personnes avant de leur donner de la nourriture car de nombreuses fois ils ont tout jeté devant elle et réclamaient de l'argent.
TI Ticapi Globetrotter ·
Quant aux lunchs baskets dont tu parles, on ne nous les a jamais proposés et nous l'ignorions.

Il fallait lire mon carnet.😉 En fait, c'est seulement à Klein Aus Vista que nous avons eu cette opportunité. Ils ne l'ont pas proposé, mais je savais qu'on pouvait en avoir en réservant le jour même.

Pour les lodges, effectivement, parfois tu ne peux pas y manger en tant que campeur. Il faut savoir que beaucoup de Lodges achètent juste la nourriture pour préparer les repas des hôtes qui ont réservé une chambre. Étant donné qu'ils sont souvent très éloignés des villes, ils ne peuvent pas se ravitailler tous les jours.

Je suis d'accord avec toi, nous avons fait certainement une erreur en distribuant cahier, crayons, etc. Notre démarche sera certainement différente si nous devons un jour retourner en Afrique.

En ce qui concerne les affaires scolaires, je pense le mieux est de les donner à une association ou directement à une école. Mais nous aussi, nous avons souvent donné de l'eau, des fruits secs et des rusk, surtout aux enfants qui gardaient les troupeaux dans le nord. Pour les affaires scolaires et les vêtements d'enfant, l'association Peri Naua les prend volontier et les distribue aux familles du township d'Otjiwarongo. L'année de notre deuxième voyage, nous avons fêté des anniversaires ronds et nous avons demandé aux invités de ne pas nous acheter des cadeaux, mais de mettre des sous dans une tirelire. Nous avons récolté une belle somme et l'avons versé à Peri Naua. Après, je pense qu'il faut aller au feeling, selon la situation du moment.

Bon dimanche Carmen
TH Thahie Regular ·
Quelques photos







TH Thahie Regular ·
TH Thahie Regular ·
Direction Namtib Desert Lodge dans les Tiras Mountains. 120 km de route, on devrait pouvoir le faire en une journée 😄 Finalement, il nous faudra 6 HEURES pour les parcourir, 6 HEURES !!!! Nous avons tout de même joué un peu les héros sur la route. Nous cherchions désespérément un site que Nadette avait sur son guide et qui vraisemblablement aura été englouti, c'est-à-dire que nous roulions à 2 km/h pour chercher cette satanée entrée lorsque nous voyons un jeune couple nous faire de grands signes derrière une barrière. Naïvement on se dit que ce sont de jeunes locaux qui saluent des touristes, mais devant les grands gestes et les bonds des deux jeunes gens on s'arrête tout de même à leur hauteur. Ils sont russes, sont entrés avec leur 4X4 sur le terrain pour aller faire des photos un peu plus loin, et quand ils sont revenus à la barrière, celle-ci était fermée avec un énorme cadenas. Du coup les voilà enfermés. La jeune fille a l'air vraiment au bout de sa vie, on n'ose pas leur demander depuis combien de temps ils tentent d'attirer l'attention des voitures. Il faut dire que nous sommes les seuls idiots à avoir cette moyenne catastrophique, les autres 4X4 nous dépassent à 80 km/h donc peu de chance d'être aperçu. Nous laissons nos amis français avec les russes car ils savent un peu communiquer et nous partons à la recherche d'une ferme dans les alentours. Presqu'en face de la route, une piste vers un camping, on va aller se renseigner chez eux. Sur le chemin on s'arrête pour deux jolis petits renards, ils ne sont tout de même plus à 5 minutes près. Au camping, le propriétaire nous confirme que c'est bien lui qui a refermé la barrière. On reste derrière lui pour s'assurer qu'il remonte bien car il lui faudra un temps fou ou bien pour trouver son véhicule, ou pour se décider tout court. Le jeune couple délivré et 100 remerciements plus tard, nous reprenons notre chemin ayant faire une croix définitivement sur ce site à visiter.

Après les stops paysages, stop oryxs, stop autruches, stop springboks, nous arrivons dans le camping. Nous sommes seuls et la petite dame nous invite à nous installer où on veut. L'endroit est une nouvelle fois magnifique, seuls au monde dans un calme absolu, avec des oryxs à admirer, c'est tout simplement grandiose.

Les roches rouges qui nous entourent rappellent un peu Capitol Reef aux USA avec la savane en plus. Pour les douches, il y a deux boliers d'eau avec du petit bois. Pour les incultes comme nous qui ne connaissent pas le système, on fait brûler le petit bois, petit bois qu'on allume avec une bougie, qui chauffe l'eau dans le boiler, il faut une grosse demi heure environ. Dans les toilettes, on s'éclaire aussi à la bougie. L'eau est bouillante, Romain, notre ado sceptique depuis le début, n'en revient pas. Il fait moins froid, la voie lactée est bien visible. Il n'en faut pas plus pour que les appareils photos soient déployés en nombre et la course à celui qui aura la plus belle photo peut commencer ...

Je m'assure tout de même que mes chaussettes de nuit sont bien là toutes les deux. Je suis traumatisée 😊
TI Ticapi Globetrotter ·
Effectivement, une moyenne de 20 km/h n'est pas beaucoup.😮
TH Thahie Regular ·
TI Ticapi Globetrotter ·
Namtib me rappelle des bons souvenirs. Avez-vous fait le Botanical Trail?

Sympa la rencontre avec les otocyons.
RO Rouquine38 Globetrotter ·
Nous ne sommes pas allés plus au sud que le Namibrand. Je vois que nous avons encore beaucoup à découvrir...une prochaine fois 😎
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
TH Thahie Regular ·
Je me réveille en sursaut, j'ai l'impression qu'on chipote aux casseroles que nous avons laissées sur la table après la vaisselle. Prenant mon courage à deux mains, je fais inspection. Oh c'est juste une barre métallique qui s'est décrochée de la tente et qui tape contre la voiture. Finalement qu'est-ce que j'imaginais ? Nous sommes accompagnés au petit déjeuner par une horde d'oiseaux. Ils ne sont pas farouches. Celui-là grimpe même sur la table à côté de la tartine de Nutella. Attention mon ami, le Nutella du petit belge on n'y touche pas ! Le lever du soleil et les paysages sont à tomber par terre. Je reste un long moment, le regard porté au loin, c'est très compliqué de décrire ce que l'on ressent.

173 km à parcourir aujourd'hui pour nous rendre au Family Hideout. Les paris sont ouverts et le Guiness Book nous fait de l'oeil. Déjà 35 minutes pour sortir du camping ...

Les pistes deviennent difficiles. Notre véhicule nous secoue, tout tremble dans l'habitacle. Lors d'un énième arrêt, Romain et moi attrapons les jumelles. Il y a un drôle de truc qui zigzague la bas en bas sur la route. Quel est donc cet animal ? Un cycliste !!!!. C'est déjà une galère de rouler avec une voiture mais avec un vélo !!!! Le jeune gars s'arrête à notre hauteur. On lui demande si tout va bien, d'où il vient et surtout où il va. Il va bien, il a du mal à rouler sur les pistes, tu m'étonnes. Il est suisse, il s'appelle Gilles et il a démissionné pour faire un périple à vélo qui a débuté il y a 502 jours ... en Chine ... Il se rend au Cap, il est presqu'arrivé en fait :-)

On papote, ça lui fait du bien de parler, la solitude doit être le pire ennemi durant une telle aventure. Nous reprenons la route, enfin nous suivons l'itinéraire.

Il faut se méfier car l'entrée du camping se trouve dans un virage sur la piste et il faut ouvrir une barrière. Donc si on ne fait pas attention on passe à côté. Nous traversons un "couloir" clôturé. Nous apprendrons que le but est de protéger la faune sur les 16 km qui nous séparent du camping. La vitesse autorisée est de 40 km/h, mais certains ne sont pas toujours respectueux des règles. Nous nous voyons attribuer l'emplacement Venus. En fait il n'y a que deux emplacements. Tous ces hectares appartiennent à un riche propriétaire qui a entre autres créé ce camping et engagé du monde pour la gestion. A peine arrivés, on nous propose un game drive pour le lendemain matin. Une balade dans les dunes dans un camion ouvert à la recherche d'animaux. Il nous en coûtera 400 $N/personne. On se laisse tenter d'autant plus que le paysage est fabuleux et l'idée de sortir des sentiers battus nous fait très envie. Il nous promet de faire son max pour trouver des zèbres car ce n'est pas un zoo non plus. Nous installons le camp sous les yeux d'Arnold l'oryx. On est a côté de son plan d'eau, il attend qu'on dégage un peu pour venir boire. Il y a une jolie petite salle-de-bain et l'eau est chauffée avec un panneau solaire. Elle ne sera pas chaude, et le feu de bois s'impose. Tout le monde troque short et t-shirt contre pantalon et polaire, il fait toujours frais le soir.

La voie lactée est magnifique : c'est le nez tourné vers les étoiles en dégustant une bonne bière que nous terminerons cette journée.

Il est très difficile de décrire les paysages, ils sont tellement variés mais à aucun moment, la route n'est monotone, c'est un spectacle permanent.
TH Thahie Regular ·
Bon ben je n’ai toujours pas chaud la nuit, j'ai l'impression de répéter la même chose à chaque post.

Andrew passe nous chercher à 7h45 heure locale, soit 8h. Il ne fait pas chaud mais il a tout prévu, il y a des couvertures. J’ai tout de même mis mon bonnet en plus, ce sera très bien. Nous accompagnons un couple de jeunes suisses francophones bien sympas. Andrew nous emmène dans les dunes, dunes inaccessibles pour le commun des mortels. Les couleurs le matin sont grandioses même si nos photographes font la moue car le soleil ne donne pas au bon endroit, donc les photos ça ne va pas etc etc. Romain et moi profitons à fond et cherchons nos zèbres. Nous recevons beaucoup d’explications sur la faune et il attend de nous beaucoup de questions. Nous voyons bien sûr des oryx qui sont en Namibie ce que les kangourous sont en Australie, des springboks mais pas de zèbre. Je scrute pourtant chaque coin. Nom di chtoupette. Andrew nous explique le principe des énormes nids d’oiseau, les oiseaux tisserands sur les acacias. Il y a en moyenne au moins 80 oiseaux par nid. Lorsque le nid est trop lourd, bien sûr il tombe et directement les oiseaux récupèrent l'ancien nid pour en faire un nouveau dans un ballet incessant. Andrew nous dira que c'est sans aucun doute le spectacle le plus fantastique auquel il aie assisté. Les oiseaux se nichent aussi sur les câbles de téléphone. Nous en verrons d'ailleurs plus tard sur la route; Il nous montre également le nid d’un vautour dont j'ai malheureusement oublié le nom, le plus grand de Namibie, mais la maman est partie chasser. Nous verrons un autre grand rapace s'envoler, quelle envergure ! Allez tout le monde à droite du véhicule pour faire contrepoids, purée c’est Kohlanta ici !!! Et, au détour d’une dune, des zèbres !!!! Deux espèces différentes comme nous expliquera Andrew, il me fait un check par la fenêtre, il est content de les avoir trouvés et je pense que mon sourire béat est sa plus belle récompense.

Il y a les zèbres de montagne qui ont les pattes foncées et le zèbres de plaine qui sont plus clairs, les deux sont là mélangés. Nous passons ensuite au quart d’heure scatologique où il nous explique comment savoir si les crottes d’oryx appartiennent à une femelle ou à un mâle, nous sommes incollables maintenant. Je ne sais pas quand ou pourra la replacer dans une conversation, mais nous sommes définitivement moins idiots. Il nous explique également que les hyènes mangent tout sur les cadavres d’animaux sauf les poils qui sont réservés aux scarabées. Tout le monde a son rôle, la nature est bien faite. Les crottes d’hyènes elles sont toutes blanches à cause du fait qu’elles mangent les os. Si j'ai raté quelque chose, ne pas hésiter.

Nous rentrons à notre campement des images plein les yeux et surtout affamés car nous n’avons pris qu’un café ce matin. C'était notre premier game drive mais certainement pas le dernier. Romain discute avec Andrew des serpents et hyènes. Si nous étions restés quelques jours sur place, il aurait fait des petits treks avec Romain pour pister les animaux, à bon entendeur ...

Romain, le gardien des pneus, le responsable de tout ce qui se trouve en-dessous du capot fait ses vérifications matinales. Ça ne s'arrange pas pour nos amis, car, depuis le premier jour, ils ont un pneu quasi crevé et un des nôtres tourne de l’œil en fin de journée. Allez un coup de compresseur et c'est reparti. Nous sommes maintenant en route pour Sesriem, le désert et les dunes de sable de Sossuvlei. Nous avons de la chance, cette nuit nous dormirons dans le camping à l’intérieur du parc. Nous devons y arriver avant la nuit sinon notre place, qui est très prisée dit-on, sera donnée à quelqu’un d’autre. L’avantage d’être à l’intérieur du parc c’est qu’on peut y circuler 30 minutes avant tout le monde, donc toujours utile lorsqu’il faut escalader les dunes. Nous reprenons la C27 chaotique. Il a été décidé de limiter les arrêts pour être certain d’arriver dans les temps. On a oublié de dire aussi que nos marseillais se sont ensablés mais sont parvenus à se sortir de l’embarras seuls avant que nous fassions demi tour, ouf première frayeur et merci les radios. Il y aura tout de même des freinages et stops en tout genre pour les animaux et les paysages qui sont magnifiques. Nous arrivons à Sesriem, retour brutal à la réalité : fini le calme, on est en zone touristique, avec les chinois, la musique, le monde, les douches froides mais des frites !!! Nous faisons la file d’abord pour entrer dans le parc, puis ensuite pour savoir où se trouve notre camp, et encore pour acheter les permis. Ils ont bien le temps et finalement nous aussi. Petit ravitaillement dans le restaurant avant de faire un tour dans le parc mais il faut revenir vers l’entrée vers 18h. Le but est de faire le coucher de soleil à Élim dune, ce que nous ne ferons pas malgré mes rappels incessants à Christophe. Tant pis. Nous arrivons au camping et il fait encore noir nom d’une pipe. On doit trouver l’emplacement 30. Et on tourne et on tourne pas de numéro 30. On décide tout de même de s’installer à un endroit qui semble être à côté du 31. Romain nous dit de rester là et le voilà qui repart à la réception pourtant bien loin pour demander ce qu’il faut faire. Dix minutes plus tard, le voilà qui revient avec un gars du parc. Ils sont en grosse discussion. Lui non plus ne trouve pas le numéro et il nous dit de nous installer, pas de problème. Il n’y a jamais de problème ici. Christophe fait de nouveau dix fois le tour du camp pour trouver la place où le 4X4 sera bien à plat, où il pourra mettre le câble d’électricité etc etc, petit rituel quotidien. Nous prenons une douche ... froide, mais on a besoin de retirer toute cette poussière. La voie lactée est encore bien visible et toujours aussi belle. On range tout avant d’aller coucher car demain il faut se lever à 6h, tout replier rapidement et aller se poster à la barrière pour pouvoir entrer dans le parc avec les premiers.
TH Thahie Regular ·
































TH Thahie Regular ·
6h du matin, le réveil est difficile. Allez il faut y aller, on va faire le lever de soleil enfin essayer de faire quelque chose, enfin moi je n'y crois plus trop avec ces énergumènes. Il y a déjà du monde qui attend mais ce n’est pas la foule non plus. Les groupes organisés préparent seulement le déjeuner. Nous on se contentera d’un café on verra plus tard. Quelques minutes après l'heure prévue, la barrière s’ouvre, la file de voitures s’étire sur la route. Nous tentons de respecter la limitation de vitesse mais nous nous faisons copieusement enguirlander. Nous suivons donc le flot mais arrivés à la Dune 45, la dune que tout le monde fait au lever du soleil, nous décidons de continuer jusqu’au bout du parc et d’aller faire directement le Deadvlei avant que les groupes arrivent. Sur la Dune 45, la longue file des touristes s’étire jusqu’au sommet. A 4 km du bout du parc, les voitures « normales » ne peuvent aller plus loin, seuls les 4X4 peuvent continuer. Ils ont le choix d’y aller à pied, en navette ou en stop. Nous nous engageons et Marseille se cale de nouveau dans le sable pendant que Christophe slalome en faisant du mieux qu’il peut. Mode 4X4 enclenché sinon on ne passe pas. On reste un peu calé mais ça passe. Romain s’amuse comme un fou pendant que moi je n’en mène pas large.

Nous commençons l’ascension de la dune, nous ne sommes pas seuls mais ce n’est pas la cohue non plus. Bon sang que c’est difficile de marcher dans le sable. On a l’impression de faire un pas en avant et trois en arrière et quand on est sur l’arrête de la dune, les pieds sont attirés vers le bas. Les jambes en compote, et là tu te dis que tu aurais mieux fait de perdre les 15 kg que tu traines, on arrive au-dessus et le lac asséché du Deadvlei commence à s’éclairer, la magie du soleil. C’est grandiose. Avec Romain nous descendons en courant jusqu’en bas, on a du sable plein les chaussures mais on s’en fout c’est top ! De vrais gosses ! On reste émerveillés jusqu’à ce que les premiers groupes arrivent. Nous retrouvons notre couple de suisses et nous échangeons nos impressions. De l’autre côté du vlei à côté du chemin du retour, un autre vlei très photogénique que personne ne regarde ni n’approche. Ils sont tous attirés vers le même chemin dans un sens et dans l’autre. Certains ne vont même pas jusqu’au lac asséché, ils prennent juste la photo de loin et font demi-tour, j'hallucine. Nous quittons cet endroit magnifique et les mots me manquent. Combien encore d'autres merveilles nous réserve la Namibie ? Nous repartons dans l’autre sens et c’est de nouveau le rodéo dans le sable. Nous restons calé en plein milieu de la piste. Christophe pousse la voiture pour avancer, on a l’impression que le moteur va exploser. Romain trouve ça top il ferait bien des tours ici toute la journée. Je tente de faire des photos, j’aurai beaucoup de chance si je ne termine pas avec un œil au beurre noir. Avec les bosses, je reçois l'appareil dans la figure, je ne parle pas du cadrage !! On tente d’aller jusqu’à Hidden Vlei, il fait chaud, très très chaud. Après 800 m dans le sable, on n’a pas pris le bon cap non plus, il faut se rendre à l’évidence : on n’a pas assez d’eau, le soleil tape comme jamais. De toute façon le spectacle qui s’offre devant nos yeux vaut certainement Hidden Vlei. On traine dans ce petit paradis, on ne veut pas en perdre une miette. On reprend la seule route qui traverse le parc en sens inverse, et nous faisons un arrêt à la dune 45. À cette heure de la journée, elle est magnifique, quelle couleur ! Les photographes sont de nouveau à l’affût, nous on observe de gros oiseaux noirs qui font l’aller-retour entre le toit de notre voiture et un arbre. Nous ne verrons pas un seul animal aujourd’hui, la chaleur est accablante, pour eux aussi sans doute. Nous vérifions l’heure à laquelle nous devons quitter le parc, oups on va rater le coucher de soleil encore, tant pis. On repasse par le restaurant pour manger un sandwich et boire, boire avec un petit achat de wifi pour prendre des nouvelles de mamy et Anaïs. Ce n’est pas grand chose mais on se régale. On fait un dernier arrêt à Sesriem Canyon, là où la rivière en période de crue dévale emportant tout sur son passage jusqu’au lit de la rivière à 20 km de là. C’est impressionnant de voir ce que la rivière à charrié lors de la dernière crue et le fond du canyon vaut bien une petit balade. Sur un rocher, un gars joue de la guitare en se filmant. Narcissisme exacerbé, vedette en devenir ? Qui sait. On quitte cette merveille à regret pour aller 200 m plus loin dans le camping d’en face. Nous avons de nouveau une petite salle de bain individuelle avec de l’eau chaude. On en profite pour se laver les cheveux, faire quelques courses et pour Jean-Mi remplacer cette saloperie de pneu qu’il faut gonfler tous les jours. On verra demain si le pneu de secours qui n’a pas vraiment bonne mine non plus reste gonflé. On prend l’apéro et Jean-Mi entonne quelques chansons paillardes. Un petit renard en profite pour s’inviter sur notre camp, il s’assied en nous regardant, il est si mignon et pas farouche, merci les touristes. Il attend qu’on lui donne à manger mais nous résisterons à ses petits yeux malheureux.
TH Thahie Regular ·


































TI Ticapi Globetrotter ·
Le lever du soleil et les paysages sont à tomber par terre. Je reste un long moment, le regard porté au loin, c'est très compliqué de décrire ce que l'on ressent.

Ce sont ces moments que nous adorons en Afrique australe. La vue depuis le camping de Namtib est vraiment sympa.

Magnifique carnet et bravo aux photographes. Les photos sont vraiment belles.😍

Peut-on savoir avec quel(s) objectifs elles ont été prises?

Carmen
CA Caroline0312 ·
Le carnet est super bien écrit et les photos sont très belles ! Merci pour le partage et vivement la suite ! 🙂
SA Safrou Regular ·
Bonjour, bonjour, ça y est j'ai trouvé un nouveau carnet… et j'embarque immédiatement 😎

Hardap a été pour moi une des meilleures places pour l'observation d'une multitude d'oiseaux, gros et petits (vers le petit pont qui mène au trail, juste avant le barrage) Vous avez eu de la chance de voir des "Sable Antelope" - Hippotrague noir, une des plus belles Antilopes 🙂 Les Marmottes sont des Dassies (Daman des rochers… etc... il y a plein de mots et d'espèces) A Diaz, il y avait 2 Dauphins qui jouaient… à quelques mètres 😏

Et puis, encore la chance de voir des chevaux sauvages

Merci pour tout ça…. je ne bouge pas de ma place 😛
On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux... Le Petit Prince https://safrounet.ch/2018/04/08/kgalagadi-novembre-decembre-2017-du-11-11-au-16-11-2017/
TH Thahie Regular ·
Le lever du soleil et les paysages sont à tomber par terre. Je reste un long moment, le regard porté au loin, c'est très compliqué de décrire ce que l'on ressent.

Ce sont ces moments que nous adorons en Afrique australe. La vue depuis le camping de Namtib est vraiment sympa.

Magnifique carnet et bravo aux photographes. Les photos sont vraiment belles.😍

Peut-on savoir avec quel(s) objectifs elles ont été prises?

Carmen

Bonsoir, Merci 😊 Les objectifs sont des Fuji 10-24, 18-55 et 100-400 sur un capteur APSC 24 millions de pixels. Bonne soirée. Nathalie
TH Thahie Regular ·
Il est à peine 6 heures et il y a déjà un bruit de voiture incessant sur la route qui mène au parc de Sossusvlei. Le camping a priori considéré comme luxueux ne nous laissera pas un souvenir impérissable. Il est possible de réserver plusieurs nuits dans le Sesriem Campsite, avec le recul, nous l'aurions fait. On plie le camp, une légère brume, sans doute la poussière, enveloppe les alentours.

Nous reprenons la piste poussiéreuse pour une étape de 113 km. Arrêt incontournable à Solitaire, même si cela se résume à un restaurant, un petit magasin, un hôtel et une station service. Le restaurant est connu comme vendant la meilleure apfelstruddel de Namibie. Avec trois tonnes de crème fraîche en plus, je marche, enfin je roule jusqu’à la voiture. Personnellement, j'aurais mis une mention +++++ aux tourtes et non aux apfelstruddels, elles sont excellentes ainsi que les cafés. Mais je ne suis pas une experte non plus donc autant tout goûter pour se faire son opinion. Nous photographions les épaves de vieilles voitures diss��minées ça et là au milieu des cactus, c'est très sympa. Il y a également un centre d’activité qui organise des game drives pour voir des guépards. Le Monsieur nous donne rendez-vous le lendemain à 8h00, purée encore se lever tôt, nous ne logeons pas à proximité. Nous nous arrêtons au camping du jour pour acheter bières et bois. Nous pensions dormir dans une tente chalet mais non, erreur de lecture, c’est camping. Le site est de nouveau magnifique, merci Monsieur Namvic. Nous sommes au sommet d’une butte, seuls, avec une vue magnifique sur la savane. Il faut suivre un petit chemin qui nous emmène des tentes vers le lavabo et ensuite vers les toilettes, j'adooooooore. Même les toilettes, partiellement en plein air, permettent d'admirer le paysage, messieurs pas besoin de magazines ! La dame du Camp Gecko est suisse-allemande et elle parle pas mal le français. Elle vit dans une maison obscure où elle vend des couteaux suisses à un prix exorbitant et je ne parle pas des colliers. Son compagnon est absent, parti renforcer les équipes de guides à Swakopmund pour quelques jours. Il y a moyen d’avoir du wifi jusqu’à 20h00 dans un coin du jardin avec les chiens. Mais comme nous dormons encore à 3 km de là, le wifi on peut de nouveau l’oublier au grand désespoir de Romain qui était censé appeler sa copine il y a 3 jours. On essaye de se renseigner sur Swakopmund, pour les excursions et les restaurants car il paraît que c’est bondé et qu’il faut réserver. Notre hôtesse nous confirme qu'à cette époque de l'année, il faut tout réserver jusqu'au restaurant. Ah ben zut alors, on n'a plus de crédit pour le téléphone et pas d'internet. J'ai tout de même eu le temps d'annuler poliment la société qu’Andrew avait contactée pour nous pour l’excursion à Pélican Point, avant que notre forfait ne nous abandonne à jamais. Nous ne parviendrons jamais à activer la recharge que nous avions achetée, il doit y avoir quelque chose qui nous a échappé. Nous avons porté notre choix sur Sandwich Harbour, un lieu où les dunes de sable rejoignent l’océan, enfin c'est ce que j'ai vu sur internet et Nadette aussi. Seulement il faudrait réserver mais nous n’avons ni téléphone, ni internet donc autant dire qu’on est mal. On discute un peu et finalement on décide de ne pas se pourrir la vie, il y a de toute façon bien assez de choses à voir.

Nous reprenons les 4X4 pour une balade dans les environs et nous nous embarquons dans un Pass pas coton du tout, le Spreetshoogte Pass. Les pentes sont tellement fortes, que nous sommes obligés de nous mettre en mode 4X4 pour monter. Mais la vue est superbe. En plus tout au-dessus, nous apercevons des babouins et des springboks. La descente est sport, on a l’impression de descendre à la verticale. Et je ne parle pas de nos marseillais dont les freins n’inspirent pas confiance. Ils descendront la main sur le frein à main. Tout est bien qui fini bien, nous rentrons au camping sains et saufs. Dans le bas du camping, à côté des chalets, il y a un point d’eau d'où on peut observer les animaux. Il y aura d’abord un cheval sauvage, qui n’a de sauvage que le nom. Il se laisse approcher, voire caresser. Comme nous sommes seuls, on s’installe sur la terrasse supérieure d’un des chalets avec nos bières, et oui l'apéro c'est sacré, et attendons patiemment que le soleil se couche et que les animaux apparaissent. Nous verrons un groupe de springboks s’approcher prudemment et repartir très vite après le ravitaillement. Le soleil se couche et nous ne voyons plus rien. Le plan d'eau n'étant pas éclairé, difficile de rester plus longtemps. Nous sommes un peu déçus d'autant plus que la dame nous avait dit qu'un guépard avec un petit avait été vus ici les derniers jours. Mais dans ce noir complet, aucune chance de voir quoi que ce soit même un éléphant. Romain crie à l'arnaque. Après un léger repas et une séance voie lactée tout le monde se retire.
BA Barjols ·
Bonjour, merci pour votre réponse et votre proposition de circuit. Nous sommes preneurs ! Nous allons certainement reporter notre voyage sur juin 2021, nous sommes 4 et le budget à prévoir est plus important que nous le pensions. le point positif c'est que nous allons avoir plus de temps pour nous organiser...

Bonjour juste ce petit mot pour parler budget , nous rentrons de Namibie , retour le 22 sept , pour 25 jours avec tourmaline comme TO en camp-site , un tour complet du sud au nord (mais pas les chutes victoria ) nous étions 4 pers , le voyage nous est revenu à env 6000€ par couple, avion , loc 4x4, réservation camping , entrée parc, quelques excursions +les repas souvent préparé le soir et quelques resto.

Jean-paul
MA Marnix1346 ·
Superbe ce carnet de voyage sur la Namibie. Je suis en train de préparer un voyage pour l'année prochaine, il y a beaucoup de renseignements concrets très utiles, merci ! On est le 8 Octobre, et j'attends avec impatience la suite...
SI Simc4 Veteran ·
Bonjour Nathalie,

Nom di chtoupette.

J'adore cette expression qui me ramène loin dans mon enfance....🙂 du côté de Liège.....

Je suis aussi vos différentes étapes dont certaines sont les mêmes que les nôtres. Vous étiez au Namtib à quelle date ?

De belles rencontres le long des routes aussi...

J'attends la suite et d'autres expressions fleuries j'espère (mi p'ti poillon ou quelquechose comme ça...😉)
TH Thahie Regular ·
C'est super motivés que nous replions dans le noir, on va voir des cheetahs !!!! La nuit a été calme, nous étions de nouveau seuls dans ce camping a l'écart de tout. Quelques arrêts pour les animaux au petit matin et nous voilà de nouveau devant le petit restaurant. Je suis un peu inquiète car sur le panneau de l’entrée il est indiqué que les tours partent à 9h00. On fait les cents pas, laissons un mot sur la porte, on ne sait jamais, et on va prendre notre petit déjeuner. Des rolls délicieux !!! Finalement notre homme arrive, il a complètement oublié qu’il nous avait donné rendez-vous à 8h00 et en plus c’est pour aller voir des animaux parqués dans un grand enclos. Romain n'est pas chaud, autant aller à Pairi Daiza !!! Devant son manque d'enthousiasme, on s'excuse poliment et on annule. Notre brave homme se confond en excuses, il nous aura fait faire des économies. Nous ne nous attardons pas, et finalement ça nous arrange car il faut dire que nous avons de la route à faire pour arriver à Swakopmund le long de l’océan.

Swakopmund est une petite ville plus chicos que Lüderitz et on peut y pratiquer aussi tous les sports extrêmes, tout moi ça 😉. Ce soir nous dormons dans un appartement de Namvic, ça nous fera du bien. La route est de nouveau très variée entre savane et roches noires. Nous passons par le Kuiseb Canyon, très bel endroit, avec une vue panoramique, mais aussi très fréquenté par les groupes.

A l’approche de la côte, c’est plat et moche, plus que du sable, de la caillasse et des poteaux électriques. C'est beau la civilisation. Nous faisons un arrêt à la dune 7, sur laquelle tout le monde grimpe ou du moins essaye car elle est vraiment haute et marcher dans le sable c’est super compliqué. Pour certains, un très grand moment de solitude. Les garçons s’y collent et sans surprise c’est Romain qui arrive le premier au-dessus fier comme un paon. Pendant ce temps, un gars redescend en courant en agitant les bras comme une poule à qui on a coupé la tête en chantant « i believe i can fly «. Des camions de chantier se garent à côté de nous. Même les ouvriers communaux font également leur pause sur place en escaladant la dune, sont fous ceux-là. En plus, cela semble très facile pour eux, dégoutée. Arrêt à Walvis Bay à 30 km de Swakopmund. Il y a une lagune où des milliers de flamands roses se retrouvent et ils sont bien là. C’est surréaliste, coloré, magnifique. Nous n'avons pas la chance d'habiter en Camargue et la Belgique n'est pas le lieu de villégiature idéal d'où notre émerveillement. A côté, des salines dont la couleur violette est très jolie, allez encore une 'tite photo. On fait le tour de la lagune en prenant des dizaines, que dis-je des centaines de photos des flamants et autres volatiles. On essaye avec Romain de les faire voler mais rien n’y fait, peut-être un ou deux mais pas de quoi se réjouir, notre présence ne les dérange pas du tout. Sur le chemin du retour, nous essayons de trouver le ministère du tourisme pour acheter des permis pour le lendemain mais nous ne le trouverons jamais. Un petit tour par un petit office du Tourisme, le Namib-I. Il y a du wi-fi pour aller sur internet, et la petite demoiselle charmante fait de son mieux pour donner des informations. Dans le petit shop, de chouettes t-shirts et autres souvenirs. Nous trouvons les sociétés qui organisent les excursions à Sandwich Harbour, Mola Mola et Sandwich Harbour 4X4. Après discussion, car ce n’est pas donné, nous réservons pour une demi journée le lendemain matin. Cela nous coûtera une centaine d'euros par personne, autant dire qu'on croise les doigts pour que ce soit top. Elle nous fera tout de même une ristourne de 10 % la petite dame, donc ne pas hésiter à demander car si on ne demande pas, elle ne propose pas non plus. Tout était complet m’avait dit l’autre société, non mais, il était marqué "bécasse" sur mon front ou quoi !

Il est temps de rejoindre notre lieu de villégiature du jour, Swakopmund, car le soleil se couche tôt et il faut être arrivé avant la nuit. Il nous faut environ 35 minutes pour faire le trajet. L’appartement est très chouette, 3 chambres avec garage mais il y fait froid !!!!! Et le chauffage n’existe pas. J'ai l'impression d'être au Brésil !!!! Par contre la douche est super chaude, on ne s’en prive pas et il y a des couvertures en suffisance pour les frileuses dans mon genre. Nous sommes en bord de mer donc il FAUT manger du poisson ! Le guide de voyage renseigne le Fish Deli, considéré comme le meilleur restaurant de poisson de la ville. Nous y obtiendrons la dernière table de libre, sans avoir réservé. Et bien je le recommande car c’était délicieux surtout avec un bon petit Merlot d’Afrique du Sud. Tout cela pour 18 euros par personne, dessert compris, imbattable. Une très bonne adresse. De retour à l'appartement, on fait le tri dans les sacs pour voir ce qu’il reste et on se met au lit, en chaussettes bien entendu ;-)
TH Thahie Regular ·
A toutes fins utiles je joins un extrait de la brochure de Sandwich Harbour 4X4. Le numéro de téléphone dans notre guide de voyage était erroné.

TH Thahie Regular ·






































TH Thahie Regular ·
On se met en route tôt car il faut être à 8h15 à Walvis Bay pour notre excursion à Sandwich Harbour. Nous arrivons presqu’en retard. En cause des travaux sur la route. Feux alternatifs, ils ne connaissent pas ici. Tu as un gars avec un drapeau rouge, et quand il l’a décidé il alterne la circulation. Résultat : nous restons bloqués plus de 10 minutes sans bouger d’un mètre. On en profite pour regarder le va et vient des locaux qui vont à l’école, faire leurs courses avec leur bébé sur le dos ou encore les ouvriers qui attendent la camionnette de leurs collègues pour aller travailler. Finalement nous devons tout de même patienter car deux personnes doivent nous accompagner et sont aussi bloquées dans le trafic. Nous observons un pélican sur la jetée qui s’attaque aux chinois effrayés, c’est rigolo. Les catamarans pour les excursion en bateau se suivent et sont accompagnés des otaries qui sont nourries par la même occasion. Il fait venteux et pas très chaud. Finalement notre couple arrive, des parisiens. Excursion 100 % frenchie aujourd'hui. On se sépare en deux groupes : les 3 belges dans une voiture et les 4 français dans une autre. Notre chauffeur est à pied nu pour conduire, je ne sais pas si on doit s’inquiéter. Notre 4X4 est super confortable. On se met en route et on repasse par la lagune des flamants roses mais sans s’arrêter. Ah. On bifurque dans une zone du Dorob NP où seules les personnes autorisées peuvent rouler. On circule dans de petites dunes et là un petit lagon rempli de flamants roses. Notre chauffeur s’arrête et il me dit "vas-y descends jusqu’au bord". "Je vais leur faire peur !" que je lui réponds. "Et alors" qu’il me dit. Vous admirerez les dialogues. Et là je t’organise un envol de la mort qui tue pour nos deux photographes, waouw. Dire que Romain et moi avons tout fait hier, en vain, pour avoir la même chose et ici en deux minutes on a l’envol du siècle !! Sur le chemin, dans les dunes, nous croisons des springboks, couchés, ils ne bougent pas à notre passage. Notre chauffeur dont j’ai oublié le prénom nous explique qu’il a tellement l’habitude de les voir passer qu’ils font partie du paysage. Plus loin, des chacals sur la plage se régalent d’une otarie. Ils font mine de s’éloigner à notre arrivée mais on voit qu’ils font des cercles pour revenir le plus rapidement possible vers leur repas tout en nous surveillant. Les otaries viennent sur la plage pour se reposer car la chasse dans cet océan déchainé est épuisante. Elles deviennent alors une proie facile pour les chacals et autres prédateurs. D’autres mortes dans l’eau sont rejetées sur la plage par la marée. Après les petites dunes, les grandes dunes de sable jaune. C’est ma-gni-fi-que. Nous faisons du rodéo dans le sable avec des montées et descentes impressionnantes. Heureusement on n’a pas déjeuné et Christophe n’en mène pas large à l’arrière du 4X4. Romain à l’avant essaye de filmer autre chose que le tableau de bord mais ce n’est pas facile on se fait balloter de tous les côtés mais on s’amuse comme des gamins ce qui fait plaisir à notre chauffeur. Ce dernier papote avec son collègue à la radio et je suis surprise de suivre un peu la conversation en ... néerlandais, enfin un peu différent mais on comprend. Je lui pose donc la question et il me dit parler Afrikaans comme de nombreuses personnes en Namibie. On se dit quelques mots en néerlandais, tout le monde rigole. Il connaît un peu la Belgique il a des copains à Antwerpen. V’la qu’il nous parle de la forêt de Soignes à Bruxelles maintenant. D’habitude c’est plutôt Bruges etc. On s'est fait un copain ! Il nous montre les photos de rhinocéros qu'il a pris en photo avec son I-Phone il y a quelques semaines dans le Damaraland, notre prochaine destination. Ça promet ! Il nous dépose au pied d’une dune et au sommet le spectacle est grandiose : les dunes jaunes rejoignent l’océan bleu, le contraste de couleurs est saisissant. Romain nous dit n’avoir jamais quelque chose d’aussi beau. Quelques rodéos et éclats de rire plus loin, on nous dépose au milieu des dunes pour une petite « hike ». Après tu descends là-bas et tu auras un petit snack qu’il nous dit le monsieur. On remplit nos chaussures de sable, on fait des photos, la leçon de géologie avec Jean-Mi et on redescend. L’arrière du 4X4 est déployé. On n’en croit pas nos yeux : des verres de mousseux sur une nappe blanche, des plateaux d’huîtres, du poisson, de la viande, des wraps, bref un vrai buffet de luxe dans les dunes sans oublier les desserts. Tout est délicieux, on se régale. Sur le chemin du retour, au sommet d’une dune immense, notre chauffeur fait mine de sauter de la voiture en nous criant « good luck « ah ah très drôle. Et on fait une de ces descentes, le 4X4 glisse tout seul dans le sable, on a la sensation d'être sur une attraction de foire. On fait un détour pour rouler sur la plage, c’est top. On s’arrête pour admirer une otarie qui se repose sur le sable, c’est super mignon. Quelle belle matinée ! Nous ne regrettons pas notre dépense. Nous prenons un café le long de l’eau et nous repartons pour Swakopmund. Au programme, visite de la ville et shopping pour Nadette. Swakopmund n’est pas spécialement une belle ville. Très German, au-dessus de l’hôpital, l’image d’un soldat allemand avec le casque à pointe, le kaiser hôtel, Bismarck street, tu vois l’ambiance. On s’arrête dans la petite boutique d’un artiste local et il fera sa journée avec nous. Il vend des oeuvres extraordinaires. Nous achèterons un tableau avec des sculptures en bois en relief, j'adoooore.



Pour les fans de serpents, dans la grand rue, il y a un établissement avec de très beaux spécimens. C'était assez cher donc Romain y est allé seul avec son papa, mais il était enchanté.

On tente l’internet café mais nom d’une pipe il fermait à 17h. Toute ferme tôt ici. On se rabat donc sur une pizzeria où nous aurons un wifi de m... mais suffisant pour demander des nouvelles. Romain vole la viande de zèbre de Jean-Mi et se fait copieusement engueuler. Ça le poursuivra durant quelques jours. Demain nous montons vers le nord, le Damaraland.
TH Thahie Regular ·
Bonsoir Jean-Luc, Nous étions au Namtib le 18 juillet. De belles rencontres oui, nous avons été très chanceux ! Nathalie
TH Thahie Regular ·






































TH Thahie Regular ·
Quelques courses et retrait d’argent plus tard, nous voilà repartis. Avant de pousser vers le nord, et comme on a pu acheter le permis au ministère du tourisme de Swakopmund, nous allons faire la Welwitschia Road, du moins une partie car il faudrait prévoir la journée pour parcourir toutes les pistes. Le permis pour nous cinq ne coûte que 180 $N.



C’est une balade touristique où on peut admirer une plante unique, la welwitschia. C’est une plante qui ressemble à une laitue flétrie et dont le plus vieux spécimen est estimé à 1500 ans. On peut d'ailleurs l'admirer d'une passerelle, bien protégée par un grillage. Il y a aussi une autre merveille de la nature le moon landscape. Des roches noires à perdre de vue, c’est magnifique. Des tours proposent des excursions payantes pour visiter ce lieu, il est tout aussi facile de le faire soi-même, tranquille. Nous décidons d’emprunter une piste qui nous fera non seulement gagner 20 km mais en plus profiter d’un paysage magnifique encore une fois, la D1991. La route qui nous mène ensuite vers Spitzkoppe est mortellement mortelle. C’est bien la première fois qu’on fait 100 km sans s’arrêter. Nous arrivons dans le village. Cela semble très pauvre. Des baraques en tôles. Peut-être l’école est en dur et encore. Il y a une « grand’ rue » enfin ce qui y ressemble et autour des baraquements se sont ajoutés avec les chèvres. Tout le long du chemin des gamins courent le long de la route pour vendre des pierres, et toutes sortes d’autres souvenirs handmade. Les enfants ont de jolies petites bouilles et ils savent aussi faire trembler le menton comme Laura Ingaels. Si tu ne fais pas attention, tu termines ... à poil😄.

Le camping est situé dans un site magnifique, encore une fois, Namvic, respect. C’est toujours magnifique et super tranquille. Avant que le soleil ne se couche, on fait le « bridge » une arche naturelle. Là par contre les toilettes sont rustiques : un trou dans le sol avec une planche dessus, beurk, c'est un peu moins mon truc. Romain fait du feu. On cherche les animaux, rien, nada, ah si quelques marmottes tout de même. Il fait de plus en plus chaud, on parvient maintenant à passer la soirée en short et comme il n y a pas de moustique, c’est le pied ! On est loin de tout, il fait noir comme jamais, c’est impressionnant quand on sait que dans le coin rôdent toutes sortes de bestioles comme des guépards ou des léopards pour ne citer qu’eux.
TH Thahie Regular ·




















TH Thahie Regular ·
TH Thahie Regular ·
Nous reprenons notre route vers le nord.

Mais avant de repartir, ce matin, nous allons essayer de trouver le bushman’s paradise pour aller voir les pétroglyphes. Nous avons un plan un peu sommaire et les guides de voyage ne sont pas plus précis. On fait quelques tours dans le camping, oeps pardon Monsieur, Madame, on s’est trompés. On tourne à droite à gauche, Christophe commence un peu à s’énerver. Deux gars du camping passent dans une voitu... euh qu’est-ce que c’est que ce truc ? Ils ont découpé le pare-brise, je pense qu’il n y a plus d’amortisseur, quel engin. Ils nous expliquent que c’est un peu plus loin et nous voilà repartis. Quelques centaines de mètres plus loin, nous sommes stoppés par une barrière, la barrière qui mène au lodge. What ? Saperlipopette mais c’est où ? Jean-Mi active la localisation et on est pile-poil dessus. Aaaah le parking est là derrière, sur la gauche en tournant le dos à cette barrière !! Il y a déjà une famille asiatique occupée avec le guide. Il nous demande de patienter et nous accompagne ensuite vers la paroi. Tout ça pour éviter que le site soit vandalisé. Le petit jeune homme est un bushman. Il connaît bien son sujet et nous explique les quelques dessins faits à l’ocre et à l’œuf d’ autruche. Ensuite il nous fait un cours sur le langage San avec les clics entre les mots. On ne comprend rien à ce qu’il dit. On va aller danser il nous dit avec clic clic entre les mots. Oui oui on vous croit sur parole. Bien plus tard, en écoutant la radio, on se rendra compte que bon nombre d'émissions sont en San. Après la visite, il retourne sous son arbre avec son eau et évidement son GSM. Sur le chemin, nous avons croisé un cadavre d’animal sur un arbre. Du coup on a pensé : léopard. Romain demande donc au petit jeune homme si c’est le cas et il confirme. C’est un mouton qui a été tué. Gloups, le coin n’était tout de même pas si tranquille ... Sur la route, pas un animal à l’horizon, pas un. Ok quelques autruches mais que dal, nada, niente, nikske. Romain et moi sommes en pleine dépression. Même des oiseaux il n’ y en a pas nom di dju ! C’est quoi ce pays où il n y a pas de wildlife !!! Il nous avait dit qu'il y avait des rhinos notre chauffeur de 4X4 !!!

Nous faisons un arrêt dans un marché Himba pour nous consoler et faire un peu de shopping bijoux pas chers. Elles font de très beau bijoux mais comment dire, leur odeur corporelle laisse quelque peu à désirer. Les himbas ne se lavent pas, elles s’enduisent d’ocre et bon ben ça pique aux yeux comme dit Jean-Mi. Nous passerons également par un village Herero avec également un beau petit artisanat dont des poupées très colorées.

Je suis un peu inquiète : d’habitude les campings sont annoncés 30 km à l’avance et là rien du tout. Je ne l’ai pas non plus trouvé sur le guide des camping, re-inquiétude. On a déjà parcouru pas mal de kilomètres et toujours rien et l’heure avance. Pour rappel, on n’a pas le droit de rouler sur des pistes une fois la nuit tombée. Autant dire, qu’on n’est pas fiers tous les jours. Enfin une pancarte avec ce qu’il reste d’une voiture. Le camp est isolé dans la pampa, avec en face la savane, un petit paradis. Nous sommes accueillis en français et finalement 90 % de la clientèle est française ou en tout cas il y a un membre de la famille qui parle français. Nous commençons à faire connaissance avec .... les mouches ... Nous sommes installés dans de grandes tentes avec salle de bain, ça semble pas mal du tout et certainement après quelques journées de camping, un bon lit est le bienvenu. Les douche ne nous semblent pas très chaudes mais on a bien besoin de retirer toute cette poussière.

Le repas du soir est prévu dans le coût du camping, donc on essaye de s’habiller un peu. Sur le chemin, un serpent d’une quarantaine de centimètres. Il n y a que Romain qui fait des bonds, nous on regarde nos tongs et nos sandales ouvertes en cherchant l’erreur. Le repas se mérite, le gars qui a fait l’escalier devait mesurer plus de 2 mètres ! On se prend une bonne bouteille de vin blanc en apéro et une de plus pour le repas, allez ce n’est pas tous les jours qu’on boit du Chardonnay d’Afrique du Sud dans un cadre idyllique ! Le repas sous forme de buffet est excellent.

Je n'ai pas fermé la toile de tente pour aller dormir, juste la moustiquaire. Et pour ceux qui s'attendaient à ma phrase 'qu'est-ce que j'ai eu froid !", et bien non, bien emmitouflée sous la couette j'ai eu bien chaud. Je me réveille assez tôt et de mon lit, j'assiste à ce merveilleux lever de soleil. C'est magnifique et je mesure pleinement la chance que j'ai de pouvoir vivre des instants aussi simples mais merveilleux.
TH Thahie Regular ·






















SA Safrou Regular ·
Je suis toujours avec grand intérêt vos pérégrinations en Namibie et je continue à me régaler 🙂 Belles photos, beau paysages. Magnifiques peintures 😎

Juste un petit rectificatif, si j'ose 😊, un animal dans un arbre veut dire Léopard, il est rare que des Guépards montent dans les arbres (ils n'ont pas les griffes faites pour ça).

Merci pour ce beau carnet 😏
On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux... Le Petit Prince https://safrounet.ch/2018/04/08/kgalagadi-novembre-decembre-2017-du-11-11-au-16-11-2017/
TH Thahie Regular ·
Nous prenons un petit dej' pantagruélique, ça nous calera pour le trajet. On quitte un peu à regret ce petit paradis pour Palmwag. De nouveau le trajet est morose, pas un animal sur la route à part de nouveau les ostriches, autruches, mais on en a marre des autruches !!!!! Nous décidons de passer par Twyfelfontein, pour les pétroglyphes, site classé par l’Unesco. Parking super officiel, on note le numéro de plaque de la voiture, il y a des car ports pour le soleil et il faut sortir le porte-monnaie. Il fait chaud. Le site est très beau et les peintures rupestres de grande qualité. Ce n’est plus de la peinture mais de la sculpture sur pierre et le site est bien préservé. Nous avons un guide, Martin, qui ressemble à un humoriste dont nous avons oublié le nom. Nous accompagnent un couple d’autrichien péteux et deux hollandais de la même réserve. Sont les premiers de classe, collés au derrière du guide, l’écoutant comme s’il récitait la bible alors que les belges et français sont un peu dissipés à l’arrière, toujours en retard, à faire des photos de fleurs, etc. De toute façon le guide parle tellement bas qu’on ne comprend rien à ce qu’il grommelle et il ne nous apprend rien de plus et même beaucoup moins que notre petit bushman du jour précédent. Du coup on les laisse dans leur trip. La visite du site est certes belle mais de notre point de vue un peu trop surfaite. Mais bon c’est ainsi les sites touristiques. Pendant que nos austro-hollandais quittent le site au pas de course, nous prenons le temps de lire les panneaux dans le centre d’information. C’est bien plus intéressant que ce que l’autre a tenté de nous raconter. Il attend son pourboire, je pense qu’il va être surpris. Nous sommes généreux mais là ce n'était vraiment pas terrible. Le petit magasin de souvenir est bien sympa mais tout est très cher. On repart pour aller voir le second site, les formations basaltiques. De nouveau il faut payer pour la surveillance du véhicule et le site mais il super sympa et ce sera avec plaisir. De nouveau également un guide pour nous expliquer ce que ... Jean-Mi nous a déjà expliqué sur le trajet. Nous faisons la visite avec une famille française dont les deux gamins se disputent tout le trajet en se lançant de nombreux noms d'oiseau. Le guide lui y perd un peu son latin entre les belges et les français, flemish ou pas flemisch, c’est rigolo. Il te redemande trois fois d’où tu viens allo quoi ! On vote finalement pour faire un détour pour aller voir la forêt pétrifiée. Le site officiel est à 30 km, le site non officiel à 15 km. Le gars sort de sa ferme pour faire les entrées avec son « associée » sa gamine de 10 ans qui te fait les yeux doux pour obtenir on ne sait pas encore très bien quoi. Le terrain de monsieur a quelques beaux spécimens de troncs pétrifiés et de welwitschias. La petite fille tient la main de Nadette tout le trajet, ça sent le roussi. Nous faisons une photo pour la petite fille au Polaroïde, elle a l’air très contente. De retour à l’entrée, on refait la photo avec la maman et la petite sœur, on leur donne de l’eau, des biscuits. Du coup le père rapplique, il voudrait qu’on l’emmène au supermarché pour acheter de la viande et le ramener. Et c’est là qu'on dit STOP ! On reprend la piste, horrible. Massages africains qu’ils disent. Dos fragiles s’abstenir. Passage par un petit marché Herero. Nous achetons une petit poupée faite main, 50 dollars, on ne marchande même pas, rien que la couture du tissu vaut le prix, quel travail.

Arrivée à Palmwag en toute fin de journée : contrôle sanitaire. Le policier a l’air bien moins drôle que le précédent, et je pense que Christophe n’a pas intérêt à lui dire qu’ils font le même boulot. Comme nous allons vers le nord, le contrôle ne s’éternise pas. Il est dommage que ni les guides ni notre roadbook ne renseignent ces contrôles sanitaires. Car si on redescend vers le sud, et qu'on a de la viande fraiche ou des oeufs, tout sera confisqué.

Il est temps parce que le soleil se couche et les alarmes chez Namvic doivent hurler sur l’ordinateur de contrôle des voitures. Le camping n’est pas accueillant de prime abord. Il est 18h30 et la réception du camping est déjà désertée, il faut aller au lodge. On nous donne l’emplacement n°5 que nous ne trouverons jamais dans le noir. Ils nous font aussi signer une décharge où ils déclinent toute responsabilité en cas de problème, il y a beaucoup d’animaux dans le coin, y compris un vieil éléphant, gloups. Du coup on installe nos tentes sur un truc mi-camping, mi-parking après avoir demandé l’accord de la famille française de l’autre côté. On en profite pour glaner quelqu’information sur Etosha. Nous avons réservé un game drive pour le lendemain matin de 7h à 11h pour tenter de voir les éléphants déserticoles et pourquoi pas un rhinocéros.
TH Thahie Regular ·
Lever à l’aube pour le game drive. Le snack est prévu donc on ne fait pas de tralala pour le déjeuner. On embarque dans une jeep traine-couillon avec Erwin. Il nous emmène dans la réserve privée à côté du lodge. A peine entrés, boum deux hyènes à quelques mètres de notre véhicule. Romain est aux anges, il voulait tant en voir. On continue et quelques minutes plus tard, de nouveau deux hyènes dont une installée nonchalamment sur une pierre. Très impressionnantes en tout cas. On note que les hyènes se trouvent souvent dans des endroits ou il y a de la terre et des buissons. Elles creusent une sorte de petite cuvette dans laquelle elles se couchent ce qui les rend plus difficilement visibles. Du coup à Etosha, cela nous a semblé plus facile, en tout cas c'était notre impression, de les trouver en se repérant à la végétation et en regardant au ras du sol.

Notre guide suit les crottes et fait de drôles de signes dans la voiture pour se repérer, on dirait un cinglé. Il va à droite, il va à gauche, regarde avec ses jumelles, fait des signes de nouveau avec ses mains et nous dit que les éléphants sont là, puis non là, bref on y perd notre latin. Puis soudain dans une vallée, pas besoin de nous dire quoi que ce soit, tout le monde fait « waouw ». 6 éléphants se promènent là devant nous. Un barrissement nous accueille, notre guide nous dit qu’il s’agit d’un avertissement, qu’on ne peut pas approcher plus sous peine d’avoir des problèmes. A bon entendeur ...

Pendant que nous prenons des photos, observons avec des jumelles, Erwin installe la table pour le snack avec au menu, café, thé, viande séchée, légumes, petits gâteaux de toutes sortes. On en oublie la girafe que nous avions aperçue sur le chemin. Il y en a d’ailleurs encore 4 autres plus bas dans la vallée. Erwin nous confirme qu’il va nous y emmener après les éléphants. Les éléphants s’éloignent. Ils parcourent près de 70 km par jour en quête d’eau et de nourriture. Ils sont plus petits que les éléphants d’Afrique mais je n’irai pas leur dire en face. Ils sont d’après Erwin plus agressifs que les autres d’où l’avertissement instantanné à notre arrivée. Depuis le début du voyage, on sent que l’eau est un réel combat tant pour les animaux que pour l’homme. Tout est rationné, l’eau vaut de l’or dans ce désert dans lequel aucune goutte d’eau n’est tombée depuis longtemps. Les girafes c’est magique aussi, il y a des petits c’est mignon comme tout. Elles sont toujours en train de ruminer ce qui leur met la gueule de travers. Mais c’est super gracieux quand elle se déplace. Erwin tente en vain de trouver un rhinocéros mais ils se font rares. Pourtant il ne ménage pas ses efforts pour les trouver. On devient pâlot quand on le voit se mettre face à une belle pente caillouteuse, on s’accroche, nous sommes ballottés dans tous les sens mais pas de rhinocéros malheureusement. Pas grave, on en a pris plein les yeux ce matin.

Au camping, on trouve enfin l’emplacement 5 qui est vachement bien face à la savane. On replie sommairement les tentes et on déménage illico presto. Les ouvriers sont tellement gentils qu'ils lâchent spontanément leurs râteaux pour aider au déménagement. Les Namibiens sont vraiment formidables, une belle leçon pour nous les blasés de la vie.

Il y a des panneaux partout qui invitent à la prudence, pour les guépards mais surtout pour Jimbo l’éléphant que nous ne pouvons pas déranger et qui, paraît-il, traverse régulièrement le camping. Il y a des avertissements partout. Christophe s’agite, il dit avoir vu un rhino, tout le monde court vers les hautes herbes et ... en fait c’est un kudu-céros qui mange paisiblement à côté de notre emplacement. Tout le monde rigole même les hollandais d’à côté. Plus tard dans l’après-midi, on décide de retourner dans la réserve en achetant le permis nous-mêmes. On rentre par la première entrée et c’est le gardien Rocco qui nous accueille. MAIS NON. !!!! IL EST BOURRÉ !!!! Helloooo nous dit-il avec son carnet en main, how many carzzz? How many people ? Il nous le demande 5 fois, n’arrête pas d’éternuer et il postillonne joyeusement sur Jean-Mi qui doit essuyer cette pluie de postillons sans broncher. Tout à coup, il disparaît devant la voiture. Mais il est où ? Le voilà qui revient après quelques longues minutes, il était parti noter le numéro de plaque, il s’est couché devant la voiture Il nous redemande de nouveau le nombre de voitures, le nombre de personnes, si c’est pour un jour on n’en peut plus. Romain pleure de rire à l’arrière de la voiture, on essaye de rester sérieux mais c’est vraiment difficile. Il nous demande de la caféine pour soigner son rhume, il doit avoir bien entamé le rhum en tout cas. On lui file deux cetirizine en lui précisant dix fois qu’il ne doit en prendre qu’un seul par jour. A mon avis, il a tout pris d’un coup, et s’est endormi le reste de l’après-midi. Nous passerons près de trois heures à circuler dans le parc. Nous sommes prudents en sortant du véhicule car il ne faut pas oublier que ce n’est pas un zoo, mais un endroit où les animaux sont normalement préservés des chasseurs. C’est pas pour ça qu’ils ne peuvent pas te bouffer ! Il y a tout de même des lions, des guépards, des hyènes qui ne sont peut-être pas actifs la journée, mais à l’heure qu’il est ils commencent tout doucement à s’agiter et il faut redoubler de prudence. Nous verrons des girafes, des zèbres, des babouins, des springboks, mais plus d’éléphant et toujours pas de rhino. Sur le chemin du retour, nous verrons encore des girafes le long de la route et un raton-laveur au camping.

Une horde de hollandais bruyants sont arrivés cet aprem, ils font un bazar pas possible. Nous devrons attendre longtemps pour avoir notre repas du soir parce qu’il faut non seulement nourrir ces brayards mais aussi gérer les plombs qui sautent toutes les cinq minutes. Qu’à cela ne tienne, on a de la bière et du vin, de quoi survivre un moment. Il faudra encore une bonne gueulante de Jean-Mi sous la tente pour que le calme revienne dans le campement.
TH Thahie Regular ·
Je suis toujours avec grand intérêt vos pérégrinations en Namibie et je continue à me régaler 🙂 Belles photos, beau paysages. Magnifiques peintures 😎

Juste un petit rectificatif, si j'ose 😊, un animal dans un arbre veut dire Léopard, il est rare que des Guépards montent dans les arbres (ils n'ont pas les griffes faites pour ça).

Merci pour ce beau carnet 😏

Bonjour, Très bonne remarque, je corrige immédiatement, merci !
TH Thahie Regular ·
Pliage de tente habituel, on fait le plein de poussière une nouvelle fois et en route pour le Kaokoland, vers le Nord, une région très inhospitalière, les pistes sont nettement moins roulantes.

Nadette propose de faire un petit détour par des sources d’eau chaude à Ongongo. Sans 4x4 pas possible. Sur place c’est une petite dame en bottes fourrées qui nous attend pour le paiement. Il y a aussi un camping et les véhicules doivent traverser le ruisseau pour arriver aux emplacements. C’est incroyable cette petite oasis alors que nous avons traversé des zones dévastées par la longue sécheresse durant des kilomètres. Il y a un petit bassin naturel. Je troque les boots contre des tongs et l’eau est agréable sans être chaude. Des touristes ont installé leur matelas sur l’eau et se laissent flotter. A l’arrière une jolie cascade. En observant les rochers, Jean-Mi tombe sur ce qui semble être selon notre guide des mangoustes. Elles ont des têtes qui ressemblent à des koalas. On déambule encore un moment dans ce petit coin vert improbable avant de reprendre le chemin vers Sesfontein. THE bled. Y a rien. On n’a plus d’eau, plus de pain, on n’a plus rien mangé depuis la veille et pas un supermarket ni une pompe essence à l’horizon. Ah si les pompes sont là au milieu de nulle part. Et le petit monsieur souriant nous annonce aussi la couleur : il voudrait de l’argent cette fois pour organiser un match de foot dans la ville de Swakopmund, tiens donc.

On trouve un petit "snack" où grignoter un sandwich qui sera sans aucun doute le plus cher sandwich des vacances. On continue notre route sans passer par le fort. Sur la route, un zèbre prend la pause. La piste devient assez mauvaise, il y a beaucoup de caillasse et de trous. Puis tout à coup, la route est asphaltée, va-t-en comprendre mais ça ne durera pas. A croire qu'ils sont tombés à cours de matérieaux !

De grosses bouses fraîches sur la route, ça sent l’éléphant ça ! On demande à Romain de redoubler de vigilance et il ne faut pas cinq minutes pour qu’il crie « «éléphants devant à gauche ». Oui c’est ça, éléphants à gauche, cailloux oui ! Mais sapristi, une fois que les deux bigleux regardent mieux ce sont bien des éléphants là assez proches. Romain en compte 13. On appelle Jean-Mi et Nadette à la radio et on s’arrête prudemment à distance raisonnable et on les regarde passer doucement les uns derrière les autres, magique, vraiment magique.

Avec tout ça on n’est pas à l’avance il faut arriver au camping avant la nuit. Une pancarte nous indique le camping Aussicht à droite dans les matitis. On s’engage sur la piste, assez mauvaise. On roule une éternité, en croisant springboks, kudus et un tamanoir qui détale devant la voiture. La piste est longue et n’apparaît pas sur la carte de la tablette. Ouf y a un truc là-bas au fond, une maison en pierre, ça doit être ça. Madame Steiner nous accueille à l’entrée elle était un peu inquiète vu l’heure tardive et nous donc ! Elle nous montre notre emplacement. Ici l’eau est rationnée, un seau pour se laver dans les douches, des toilettes sèches, pas d’électricité. Pour avoir de l’eau chaude pour la vaisselle, il faut de nouveau faire un feu, feu qui chauffe le tuyau où passe l’eau. En fait, c'est un miracle qu'il y aie de l'eau dans cet endroit improbable.

On va mendier un pain à notre brave dame qui nous met rendez-vous le lendemain pour la visite du village Himba. Il y a partout des pierres avec un dépôt bleu. On se renseignera plus tard afin de savoir de quoi il s'agit. A côté de la maison de nos hôtes, un bazar pas possible, le réparateur de pneus. Tout est grillagé. Autant dire que celui qui doit venir changer un pneu ici, il n'est pas arrivé !

Tout à coup apparaît un jeune springbok. La dame nous explique qu’elle l’a trouvé tout bébé seul dans la forêt et qu’elle l’a ramené et nourri. Il s’appelle Skipo et la suit partout. Il a maintenant trois mois et circule autour dans la propriété mais revient toujours y dormir le soir.

On se couche avec des images d'éléphants plein la tête, quel voyage !
TH Thahie Regular ·
A 9h30, Marius Steiner nous attend pour la visite du village Himba. Il nous explique militer de son mieux pour que les Himbas gardent leur identité et leur style de vie et ainsi ne pas répondre à la commission européenne qui fait tout pour les casser pour mieux les contrôler.

On sent très vite qu’il n’aime pas l’Europe et ses projets coûteux et inutiles. Il est grand et maigre, avec un chapeau qui rappelle les coloniaux du 20ème siècle avec ses épaisses chaussettes hautes. Il nous fait monter dans une jeep qui doit avoir connu toutes les guerres. Jean-Mi doit aider à passer les vitesses durant le trajet, il se révèlera un très bon co-pilote.

Le village est à une quinzaine de minutes du camping. Marius nous explique qu’il ne faut rien apporter, qu’il s’occupe de leur apporter de la farine, du sucre, du maïs, c’est inclut dans le prix de la visite. En contrepartie il nous demande de leur acheter une pièce de leur artisanat, c’est de bonne guerre. Il est très volubile sur les projets de la communauté européenne comme les panneaux qui signalent que tu ne peux pas dépasser le 60 km/heure. Soit dit en passant, si tu le fais tu perds une roue de toute façon. Chaque panneau coûte 3000 $ namibiens, autant dire qu’ils auraient pu faire bien d’autres choses avec cet argent. Il nous parle de la route asphaltée que nous avons empruntée la veille. C’est un projet de la CE qui a coûté des millions de dollars namibiens et qui n’est utile à personne nous dit-il. Ils ont aussi installé des toilettes dans les villages Himba. A la place ils auraient pu installer un système qui amène l’eau du dessus de la colline jusqu’au village et de la rendre potable. Cela éviterait ainsi aux dames des marches difficiles et longues et aux enfants d'être régulièrement malades. Une société de GSM est venue aussi inonder la région avec des GSM bon marchés. Du coup tu vois les jeunes filles en tenues traditionnelles avec un GSM qui leur pend au cou. Sur les huttes, des mini panneaux solaires qui servent à chargerles portables. Marius dit que la CE fait tout cela pour le contrôle, et qu’elle veut que la Namibie soit dépendante du l’UE. Même pour le bétail tout est contrôlé. Tout vient de l’étranger. Créer des sociétés dans ces régions amènerait de l’emploi et réduirait la mendicité, la prostitution et la criminalité selon lui.

Le village est assez désert, beaucoup sont partis à des funérailles aujourd’hui. Le deuil dure deux semaines. Une jeune fille enceinte vient à notre rencontre. Elle est enduite d’ocre et seule la partie inférieure de son corps est couverte. A ses chevilles des bracelets cousus plus court à une jambe en signe de deuil. Il y a aussi sur ces bracelets cousus une ligne perpendiculaire qui indique qu’elle a déjà un enfant. Lorsque les filles ont 14 ans, on leur arrache les incisives du bas et avant 14 ans le pagne ne leur couvre pas les hanches. Les Himbas ne peuvent pas expliquer tous ces rituels car il n y a pas de trace écrite, tout se transmet par la parole.

On visite une hutte traditionnelle où une jeune femme, installée avec ses deux enfants, nous montre la préparation qu’elle utilise pour s’enduire le corps et nous en met un peu à chacun sur le bras. Effet bronzé immédiat. Dans la hutte, il y’a beaucoup de peaux d’animaux, un feu au milieu. Les femmes himbas ne se lavent pas avec de l’eau mais avec la fumée du feu et la préparation qui les protège aussi des insectes. Elles piquent un peu au nez pas vraiment super efficace le savon au feu de bois. Les hommes eux sont habillé à l’européenne, Marius nous dit qu’ils ne font rien de leurs journées et qu’ils n’ont pas grand chose à dire non plus. Nous discutons un peu avec un jeune d'environ 16-17 ans. Marius nous dit qu'il est très intelligent et qu'il espère qu'il pourra se présenter aux examens afin de pouvoir travailler dans l'administration. Cela lui permettrait une meilleure existence et d'utiliser ses capacités.

Ce sont les femmes qui régentent. La cuisine se résume à quelques ustensiles qui pendent à un arbre. Ils vivent au milieu des poules et des chèvres et tout ce qui va avec mais il en faut plus pour nous faire reculer. Un gamin mange de la bouillie de maïs. Il en propose à Christophe qui l'accepte bien volontiers. Le gamin très surpris part en courant expliquer aux autres que le blanc a mangé la même chose que lui et par défaut la même chose que les poules. Des gamines s’approchent pour toucher nos cheveux et regarder nos mains. Elles comparent avec les leurs en discutant entre elles. C’est vrai que nous n’avons pas les mains rugueuses comme elles. Elles ont des traces de vernis sur les doigts. Je retire mes chaussures et leur montre le vernis sur mes pieds. On lit la surprise dans leurs yeux. Avec leurs sandales et leurs pieds très abîmés, il leur serait difficile d'en faire autant.

Petit passage par "la boutique". Les dames nous demandent si pour un peu d'argent supplémentaire, nous accepterions de les regarder danser. Nous acceptons bien volontiers et c'est parti. Elles s'amusent comme des folles sautant de tous les côtés. Rien que pour leurs sourires, nous sommes heureux d'avoir accepté. En quittant le village, on emmène quelques himbas dans le coffre de la jeep après avoir remis médicaments et denrées. A l’entrée de la route, le petit magasin. Le gamin a les droits brûlés, il a joué avec le bois dans le feu. Marius nous dit que cela arrive fréquemment. Je suis mortifiée, nous sommes impuissants devant sa douleur.

Retour au camping dans notre jeep de coloniaux. On reprend cette piste infâme qui nous ramène au camping. Madame Steiner nous invite à visiter leur mine de dioptase. Voilà l’explication de la couleur bleue sur les pierres, rien de dangereux. il faut tout de même s'imaginer que Monsieur Steiner casse des cailloux ici dans cette mine depuis près de 20 ans. A notre retour de la mine, elle a préparé du porridge de maïs pour nourrir les tokos, des oiseaux au long bec rouge qui font »toco toco » d’où leur surnom. Sitôt la gamelle posée par terre une vingtaine d’oiseaux apparait de partout. Ils grattent ensuite leur bec contre le bois et avec beaucoup de bruit.

Mme Steiner nous dit de revenir à 19h30 pour nourrir les porcépics. On rigole, on n’y croit pas trop. On passe le reste de l’après-midi à nettoyer les appareils photos, trier, lire, etc... Ca fait du bien de passer quelques heures à ne rien faire, juste profiter de l'endroit. Nous arrivons un peu à l’avance pour le spectacle. Le porridge est déjà prêt. En attendant les porcépics, nous feuilletons les livres du lodge et nous faisons du shopping bijoux. Ils font des pendentifs et des boucles d’oreilles à bas prix. Jean-Mi refait un cours de géologie à Romain. Soudain c’est le signal, ils arrivent ! On voit se dandiner de grosses et étranges bêtes. Elles sont noires avec d’énormes piques noires et blanches sur le dos. Je ne croyais pas que c’était si gros ! Un peu timides au début, Ils n’hésitent pas à entrer dans la salle de séjour pour venir manger directement dans la casserole. Ils sont vite cinq ou six et la nourriture est mise sur une grosse plaque métallique. Un plus petit arrive et Romain le nourrit directement avec une grande cuillère. Après avoir compté les étoiles dans ses yeux, Mme Steiner offrira ensuite une aiguille de porcépics à Romain en guise de souvenir.
SI Simc4 Veteran ·
Bonjour Nathalie, J'en suis dans mon carnet à peu près au même point que toi. Nous venons de faire la visite au village himba avec Marius. Même explication de funérailles (étaient probablement les mêmes si nous nous sommes suivis), même critiques envers l'occident, même ambiance avec les enfants, même marché et mêmes danses pour quelques centaines de $ namibiens avec des rires et des sourires.... On a vraiment eu le même ressenti que vous sans avoir à gouter la bouillie...😉

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