Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines? For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL. THANKS GUYS
Peuples de la Chine et de l'Asie du Sud-Est
by GeorgesOZ
This discussion is in French, the community’s main language.
Hahaha! 😉
"Oui, mais je ne les vois pas, alors je me pose des questions. Va-t-il falloir que je distribue des bons points pour motiver "mes eleves"? ou bien des belles images? Allez, on va voir si ca marche, en v'la une p'tite que j'avais en reserve! 😉"
c'est pour moi que tu as mis cette photo, Georges ??? 😇......... pour me faire réagir ???............ Gagné !!! 😎
Je n'ai pas eu le temps de lire les derniers messages, je reviendrai ce week-end, je pourrai mieux en apprécier le contenu...
Bonne soirée
Bonne soirée à toutes et tous...
René
Image attachée:
Image postée par Georges xxx (membre georgesOZ). 
c'est pour moi que tu as mis cette photo, Georges ??? 😇......... pour me faire réagir ???............ Gagné !!! 😎
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Bonne soirée
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René
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Ne demandes pas ton chemin à quelqu'un qui le connait.... tu risquerais de ne pas te perdre.
R.B. de Braslaw
La vie n'est pas un restaurant mais un buffet, levez-vous pour vous servir...
D. Glocheux
ahhhh le Chouchen, magnifique souvenir de l'île de Groix...!!! 😛 hips !!!
😎
😎
Ne demandes pas ton chemin à quelqu'un qui le connait.... tu risquerais de ne pas te perdre.
R.B. de Braslaw
La vie n'est pas un restaurant mais un buffet, levez-vous pour vous servir...
D. Glocheux
Georges, cette fois je te le dis en français pour que tout le monde comprenne, je passe tous les jours.
Et je t'imprime pour te lire plus tard, je peux te dire que l'imprimante chauffe ...
Tu sais, ton thème est tout de même assez ardu et n'est pas accessible au premier venu.
Vivement la suite Danielle
Et je t'imprime pour te lire plus tard, je peux te dire que l'imprimante chauffe ...
Tu sais, ton thème est tout de même assez ardu et n'est pas accessible au premier venu.
Vivement la suite Danielle
A man, a plan, a canal, Panama - palindrome, auteur inconnu
Oui, je suis sûr que si j’en faisais mon gagne-pain, je serais sur la paille en moins de deux ! 😕
Bon! Maintenant que j'ai rallié les adeptes du chouchen, finissons en avec les Mohe! Nous allons voir dans le passage qui suit .... les derniers Mohe-khans! 😉
Les Mohe furent impliqués dans l’histoire des Trois Royaumes de Corée, surtout dans celui de Koguryo (d’où vient le nom « Corée ») qui occupait la partie nord de la Corée d’aujourd’hui plus une partie de la Mandchourie et une partie de la Province Maritime russe, puis dans le royaume de Balhae qui avait succédé à celui de Koguryo. Une partie des Mohe Heishui furent soumis par le roi Seon de Balhae qui administra leur territoire. Mais la plupart des Mohe restèrent indépendants. Quand les Khitan Liao (nous avons déjà rencontrés ce peuple turco-mongol quand nous parlions des dynasties Tang et Song) conquirent Balhae en 926, la partie des Mohe Heishui qui fut incorporée dans les Liao furent appelés les Jurchen « Shu », c.à-.d. les Jurchen « Domestiqués » ou « Cuits ». Ce sont eux qui furent les ancêtres des “Manchu Cultivés”: les Jurchen Jianzhou et les Jurchen Haixi. Le reste des Heishui Mohe, ceux qui ne furent pas incorporés dans les Liao, furent appelés les Jurchen « Sheng », c.à-.d. les Jurchen « Sauvages » ou « Crus », qui furent les ancêtres des « Manchu Barbares » : les Jurchen Yeren. En résumé, les Mohe Heishui furent les ancêtres des Jurchen, et par conséquent des Manchu, ainsi d’ailleurs que de plusieurs autres peuples toungouses dont par exemple les Nanai. Ces qualifications de « crus » et « cuits » étaient, soit dit en passant, régulièrement utilisées par les Han pour marquer le degré de sinisation des groupes ethniques de diverses parties de la Chine.
Les Jurchen établirent la dynastie Jin qui gouverna la moitié nord de la Chine de 1115 à 1234 avant de se soumettre aux Mongols de Gengis Khan. Nous n’en entendons pas trop parler à partir de là jusqu’à leur retour en force au 17-ème siècle sous leur nouveau nom de Manchu, pour mettre à bas la dynastie Ming et instaurer leur propre dynastie, celle des Qing.
De nos jours, l’ethnie Manchu a été largement assimilée par les Chinois Han. La langue mandchoue est presque devenue une langue morte, n’étant plus parlée que par un petit nombre de personnes âgées dans des coins reculés du nord-est de la Chine. Il y a environ 10, 000 locuteurs du Sibe (Xibo), un dialecte mandchou parlé dans la région de Ili au Xinjiang. Cependant, ces dernières années, il y a eu une résurgence d’intérêt pour la culture mandchoue, aussi bien chez les Manchu ethniques que chez les Han.
La République Populaire de Chine a reconnu les Manchu comme l’une de ses minorités officielles en 1952. Au recensement de 1953, 2.5 millions de gens se sont identifiés comme Manchu. C’est à cause de l’adoption de règlements favorables aux minorités ethniques par le gouvernement communiste que les Manchu ainsi que les gens d’ascendance mixte, qui avaient caché leur identité depuis la période répressive du Kuo Min Tang, furent encouragés à s’identifier comme Manchu et que le décompte officiel des Manchu a plus que doublé entre 1982 et 1990, de 4.3 à 9.8 millions, ce qui en fait (artificiellement) la minorité ethnique en Chine au taux de croissance le plus élevé.
Les quelques photos que j’ajoute représentent des Manchu de la Chine d’aujourd’hui, ainsi que quelques uns des peuples toungouses vivant en Russie. Les Nanai ne vivent pas très loin de la Chine, je crois. La famille Udege ne fait-elle pas penser à des Indiens d’Amérique du Nord ? Et que dire de la loge Evenk (un peuple vivant dans la taïga sibérienne) ? Et pour bien montrer à quel point ces gens sont proches des Premiers Américains, voici une femme Inuit de l’Alaska, un teepee Oglala (Sioux/Lakota) en 1891, et une collection de portraits américains récents. L’homme du centre pourrait passer incognito au Japon ou même en Thailande. Quant à la femme du bas, elle pourrait très bien passer pour une Thaïe. Il est évident qu’il y a eu beaucoup de métissage, comme c’est le cas pour l’astronaute.
Les Mohe furent impliqués dans l’histoire des Trois Royaumes de Corée, surtout dans celui de Koguryo (d’où vient le nom « Corée ») qui occupait la partie nord de la Corée d’aujourd’hui plus une partie de la Mandchourie et une partie de la Province Maritime russe, puis dans le royaume de Balhae qui avait succédé à celui de Koguryo. Une partie des Mohe Heishui furent soumis par le roi Seon de Balhae qui administra leur territoire. Mais la plupart des Mohe restèrent indépendants. Quand les Khitan Liao (nous avons déjà rencontrés ce peuple turco-mongol quand nous parlions des dynasties Tang et Song) conquirent Balhae en 926, la partie des Mohe Heishui qui fut incorporée dans les Liao furent appelés les Jurchen « Shu », c.à-.d. les Jurchen « Domestiqués » ou « Cuits ». Ce sont eux qui furent les ancêtres des “Manchu Cultivés”: les Jurchen Jianzhou et les Jurchen Haixi. Le reste des Heishui Mohe, ceux qui ne furent pas incorporés dans les Liao, furent appelés les Jurchen « Sheng », c.à-.d. les Jurchen « Sauvages » ou « Crus », qui furent les ancêtres des « Manchu Barbares » : les Jurchen Yeren. En résumé, les Mohe Heishui furent les ancêtres des Jurchen, et par conséquent des Manchu, ainsi d’ailleurs que de plusieurs autres peuples toungouses dont par exemple les Nanai. Ces qualifications de « crus » et « cuits » étaient, soit dit en passant, régulièrement utilisées par les Han pour marquer le degré de sinisation des groupes ethniques de diverses parties de la Chine.
Les Jurchen établirent la dynastie Jin qui gouverna la moitié nord de la Chine de 1115 à 1234 avant de se soumettre aux Mongols de Gengis Khan. Nous n’en entendons pas trop parler à partir de là jusqu’à leur retour en force au 17-ème siècle sous leur nouveau nom de Manchu, pour mettre à bas la dynastie Ming et instaurer leur propre dynastie, celle des Qing.
De nos jours, l’ethnie Manchu a été largement assimilée par les Chinois Han. La langue mandchoue est presque devenue une langue morte, n’étant plus parlée que par un petit nombre de personnes âgées dans des coins reculés du nord-est de la Chine. Il y a environ 10, 000 locuteurs du Sibe (Xibo), un dialecte mandchou parlé dans la région de Ili au Xinjiang. Cependant, ces dernières années, il y a eu une résurgence d’intérêt pour la culture mandchoue, aussi bien chez les Manchu ethniques que chez les Han.
La République Populaire de Chine a reconnu les Manchu comme l’une de ses minorités officielles en 1952. Au recensement de 1953, 2.5 millions de gens se sont identifiés comme Manchu. C’est à cause de l’adoption de règlements favorables aux minorités ethniques par le gouvernement communiste que les Manchu ainsi que les gens d’ascendance mixte, qui avaient caché leur identité depuis la période répressive du Kuo Min Tang, furent encouragés à s’identifier comme Manchu et que le décompte officiel des Manchu a plus que doublé entre 1982 et 1990, de 4.3 à 9.8 millions, ce qui en fait (artificiellement) la minorité ethnique en Chine au taux de croissance le plus élevé.
Les quelques photos que j’ajoute représentent des Manchu de la Chine d’aujourd’hui, ainsi que quelques uns des peuples toungouses vivant en Russie. Les Nanai ne vivent pas très loin de la Chine, je crois. La famille Udege ne fait-elle pas penser à des Indiens d’Amérique du Nord ? Et que dire de la loge Evenk (un peuple vivant dans la taïga sibérienne) ? Et pour bien montrer à quel point ces gens sont proches des Premiers Américains, voici une femme Inuit de l’Alaska, un teepee Oglala (Sioux/Lakota) en 1891, et une collection de portraits américains récents. L’homme du centre pourrait passer incognito au Japon ou même en Thailande. Quant à la femme du bas, elle pourrait très bien passer pour une Thaïe. Il est évident qu’il y a eu beaucoup de métissage, comme c’est le cas pour l’astronaute.
cette fois je te le dis en français pour que tout le monde comprenne
- --
C’est vrai que si nous nous écrivons en « Elsasser Ditsch », ca va être … du Chinois pour nos autres amis 😉 ! À ce propos, on sait que les Alsaciens sont doués pour les langues étrangères, mais sait-on qu’il y a effectivement une affinité avec le Chinois ? Voici une anecdote qui le prouvera.
Deux copains Alsaciens (tous les deux s’appelaient Jean) s’étaient engagés dans la marine. Leur navire avait fait escale dans un port chinois. Au petit matin, le premier demande à l’autre:
“Shang, schiin’ d’sonn schon? Sur quoi l’autre répond: Joo Shang, d’sonn schiin’t-scho’ lang!”
Cela avait épaté leurs collègues Français, tout étonnés qu’au premier jour en Chine les Alsaciens puissent déjà converser dans la langue locale.
C’est vrai que si nous nous écrivons en « Elsasser Ditsch », ca va être … du Chinois pour nos autres amis 😉 ! À ce propos, on sait que les Alsaciens sont doués pour les langues étrangères, mais sait-on qu’il y a effectivement une affinité avec le Chinois ? Voici une anecdote qui le prouvera.
Deux copains Alsaciens (tous les deux s’appelaient Jean) s’étaient engagés dans la marine. Leur navire avait fait escale dans un port chinois. Au petit matin, le premier demande à l’autre:
“Shang, schiin’ d’sonn schon? Sur quoi l’autre répond: Joo Shang, d’sonn schiin’t-scho’ lang!”
Cela avait épaté leurs collègues Français, tout étonnés qu’au premier jour en Chine les Alsaciens puissent déjà converser dans la langue locale.
Ce qui suit n’est qu’un sommaire de l’histoire de l’invasion des Jurchen/Manchu et de la chute de la dynastie Ming. Cette période a connu une anarchie sans précédents et on peut imaginer, à l’échelle de la Chine, l’infinité et la complication des détails de toutes sortes ! Cependant, le contexte est essentiel pour comprendre la psychologie de la Chine d’aujourd’hui en ce qui concerne Taiwan ou les migrations renouvelées d’une myriade de petits peuples de la Chine du sud vers l’Asie du sud-est, entre autres. Essayons de faire (relativement) court, mais il faudra faire quelques étapes en route !
La dynastie Qing (pinyin: qing (1) chao (2)), d'origine mandchoue, est la dernière dynastie impériale à avoir régné sur la Chine, de 1644 à 1912. Elle succède à la dernière dynastie Han, la dynastie Ming. Elle a été fondée par Nurhaci en Mandchourie, dans le nord-est de la Chine actuelle, au début du 17-ème siècle. Pendant les invasions japonaises de la Corée (1592-1598), il avait offert le soutien des tribus Jurchen aux Ming. Reconnaissant les faiblesses des Ming, il unifia les tribus et clans Jurchen (ou Manchu), et les réunit sous les « Huit Bannières » qui formèrent l’armée Manchu. Il se rechercha l’amitié et la coopération des tribus non Jurchen autour de son territoire, surtout des tribus mongoles vivant dans les plaines de Mongolie, sécurisant ainsi son front ouest d'ennemis potentiels. Bien que les Mongols ne fussent plus depuis longtemps qu'un peuple fragmenté, ces tribus désunies présentaient toujours une sérieuse menace pour leurs voisins. Quand en1618 il demanda que les Ming lui paient tribut, cela fut pris comme une déclaration de guerre par ceux-ci. Les Chinois n’allaient quand-même pas accepter de payer tribut à quelqu’un qu’ils avaient considéré comme un vassal jusque là ! 😠
Le huitième fils de Nurhaci, Huang Taiji, lui succéda en 1626. Bien qu'un général plein d'expérience et le chef de deux Bannières à ce moment-là, ses forces essuyèrent tout d’abord des défaites contre les Ming, dues à la supériorité des armes des Chinois, des canons acquis auprès des Portugais. Mais Huang Taiji créa en 1634 son propre corps d'artillerie, et il incorpora les alliés Mongols sous une Bannière en 1635. On imagine la puissance guerrière des Manchu (qui avaient déjà bien fait leurs preuves au 12-ème siècle contre les Song) alliés aux Mongols ! 🏴☠️😮 Il y eut même des Bannières Han à partir de 1637. Les Manchu connurent de nouveaux succès militaires. Huang Taiji mourut en 1643. Son fils âgé de 5 ans devint l’empereur Shunzhi. Dorgon, quatorzième fils de Nurhaci et demi-frère de Huang Taiji, devint le régent et chef de facto des Manchu.
Allez, je vais être tolérant, je ne vais pas râler une fois de plus pour ne pas voir mes «élèves» lever le doigt en l’air pour poser des questions pertinentes. Je vais même leur permettre de faire l’école buissonnière s’ils le veulent ... à condition qu’ils reviennent sur les bancs de la classe après avoir séché quelques classes ! Après tout, je fais tout ce travail pour moi-même pour commencer !
Et pour prouver que je suis bon seigneur 🙂, j’ajoute même quelques « belles images », toujours tirées des « livres de mariées » de la période Ming, pour rehausser graphiquement – et poétiquement ! – le texte d’aujourd’hui lequel, je le sais bien, est un peu raide. Je trouve le coup de la balançoire absolument impayable….. 😉
La dynastie Qing (pinyin: qing (1) chao (2)), d'origine mandchoue, est la dernière dynastie impériale à avoir régné sur la Chine, de 1644 à 1912. Elle succède à la dernière dynastie Han, la dynastie Ming. Elle a été fondée par Nurhaci en Mandchourie, dans le nord-est de la Chine actuelle, au début du 17-ème siècle. Pendant les invasions japonaises de la Corée (1592-1598), il avait offert le soutien des tribus Jurchen aux Ming. Reconnaissant les faiblesses des Ming, il unifia les tribus et clans Jurchen (ou Manchu), et les réunit sous les « Huit Bannières » qui formèrent l’armée Manchu. Il se rechercha l’amitié et la coopération des tribus non Jurchen autour de son territoire, surtout des tribus mongoles vivant dans les plaines de Mongolie, sécurisant ainsi son front ouest d'ennemis potentiels. Bien que les Mongols ne fussent plus depuis longtemps qu'un peuple fragmenté, ces tribus désunies présentaient toujours une sérieuse menace pour leurs voisins. Quand en1618 il demanda que les Ming lui paient tribut, cela fut pris comme une déclaration de guerre par ceux-ci. Les Chinois n’allaient quand-même pas accepter de payer tribut à quelqu’un qu’ils avaient considéré comme un vassal jusque là ! 😠
Le huitième fils de Nurhaci, Huang Taiji, lui succéda en 1626. Bien qu'un général plein d'expérience et le chef de deux Bannières à ce moment-là, ses forces essuyèrent tout d’abord des défaites contre les Ming, dues à la supériorité des armes des Chinois, des canons acquis auprès des Portugais. Mais Huang Taiji créa en 1634 son propre corps d'artillerie, et il incorpora les alliés Mongols sous une Bannière en 1635. On imagine la puissance guerrière des Manchu (qui avaient déjà bien fait leurs preuves au 12-ème siècle contre les Song) alliés aux Mongols ! 🏴☠️😮 Il y eut même des Bannières Han à partir de 1637. Les Manchu connurent de nouveaux succès militaires. Huang Taiji mourut en 1643. Son fils âgé de 5 ans devint l’empereur Shunzhi. Dorgon, quatorzième fils de Nurhaci et demi-frère de Huang Taiji, devint le régent et chef de facto des Manchu.
Allez, je vais être tolérant, je ne vais pas râler une fois de plus pour ne pas voir mes «élèves» lever le doigt en l’air pour poser des questions pertinentes. Je vais même leur permettre de faire l’école buissonnière s’ils le veulent ... à condition qu’ils reviennent sur les bancs de la classe après avoir séché quelques classes ! Après tout, je fais tout ce travail pour moi-même pour commencer !
Et pour prouver que je suis bon seigneur 🙂, j’ajoute même quelques « belles images », toujours tirées des « livres de mariées » de la période Ming, pour rehausser graphiquement – et poétiquement ! – le texte d’aujourd’hui lequel, je le sais bien, est un peu raide. Je trouve le coup de la balançoire absolument impayable….. 😉
Bonjour,
J'en suis à 101 pages imprimées, et me voilà en panne de papier après l'avoir été d'encre. Prends ton temps, Georges, une pause fera du bien à tout le monde.🙂
Bon dimanche, Danielle
J'en suis à 101 pages imprimées, et me voilà en panne de papier après l'avoir été d'encre. Prends ton temps, Georges, une pause fera du bien à tout le monde.🙂
Bon dimanche, Danielle
A man, a plan, a canal, Panama - palindrome, auteur inconnu
“Shang, schiin’ d’sonn schon?
Je ne l'avais jamais entendue celle-là, et elle m'a bien fait marrer🙂
Danielle
Je ne l'avais jamais entendue celle-là, et elle m'a bien fait marrer🙂
Danielle
A man, a plan, a canal, Panama - palindrome, auteur inconnu
Je ne l'avais jamais entendue celle-là
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Ich haa's vu mim Papa g'heert! 😉
Chapeau bas pour ce raccourci historique .je vis au Vietnam et j'ai visiter le nord .
J'y ai rencontré beaucoup d'ethnies différentes , et j'avoue avoir été perdu dans leur appartenance à telle ou telle minorité .Maintenant il m'est toujours un peu difficile de les reconnaitre par la costume des femmes , car les hommes ont malheureusement abandonné souvent leurs tenues vestimentaires ancestrales .
Je vais bientôt retourner dans la Nord pour faire encore des photos .
Si tu souhaites des portraits de certaines ethnies , je peux t'en passer .
D'autre part n'ayant pas ton courage pour des recherches semblables , connaitrais-tu un bouquin en Français qui traite du sujet , et qui surtout possède beaucoup de photos d'illustration .
Bon courage
En attendant la suite de ton travail !
Merci pour tes bons mots et cette superbe photo. Je suis rassure, il y a de l'ecoute sur mon poste 🙂 ! (parfois je me pose des questions.....)
Les minorites ethniques de la region sont absolument incroyables! 😎 Tout un sujet (je commence a en savoir qqc!). Malheureusement, je ne connais pas d'ouvrage comme tu mentionnes. Si qqn sait, ca m'interesse aussi, bien sur! Je ne fais que decouvrir la Chine, soit dit en passant, j'avais commence a m'interesser aux Thai et aux Lao (et je me suis fait fusiller par des gens qui pretendent tout savoir, ce dont je doute ....), et j'ai une experience non negligeable de l'Indonesie, mais j'ai du me rendre a l'evidence: presque tout vient ou decoule de la Chine! Il a donc fallu que je me plonge un minimum dans son histoire pour comprendre ce qui s'est passe.
Les minorites ethniques de la region sont absolument incroyables! 😎 Tout un sujet (je commence a en savoir qqc!). Malheureusement, je ne connais pas d'ouvrage comme tu mentionnes. Si qqn sait, ca m'interesse aussi, bien sur! Je ne fais que decouvrir la Chine, soit dit en passant, j'avais commence a m'interesser aux Thai et aux Lao (et je me suis fait fusiller par des gens qui pretendent tout savoir, ce dont je doute ....), et j'ai une experience non negligeable de l'Indonesie, mais j'ai du me rendre a l'evidence: presque tout vient ou decoule de la Chine! Il a donc fallu que je me plonge un minimum dans son histoire pour comprendre ce qui s'est passe.
Cela faisait une éternité que je n'étais pas venu ici, et j’en avais presqu’oublié la richesse.
Ce post tient la distance, en temps, en cohérence, et en profondeur!
Merci la newsletter qui m'a donné ce lien et sorti d'une certaine torpeur, et merci à vous tous pour vos contributions, à commencer par l'OP d'OZ!
J'ai lu en diagonale, en ralentissant de temps en temps; comme on ressent un vrai échange/partage d'infos et d'illustrations, permettez-moi d'y venir, avec, hélas, un style moins fluide, plus saccadé, car je manque de temps. D'avance toutes mes excuses. 😕
Agenda Georges, 'agenda' peut se dire 'plan', 'arrière-pensée'(politique). Il est vrai que l'histoire (et la recherche historique) est mue par des 'plans' ou des intentions politiques. Par exemple, il y a quelques années, lorsque le Parti Démocratique du Peuple (qui voulait ouvertement l'autonomie - indépendance officielle de Taïwan) est monté en puissance dans l'île, pour finalement gagner les élections présidentielles (qu'il a perdues depuis, tout en modérant ses revendications autonomistes), il a été accompagné à l'époque par une foultitude de mémoires et de doctorats d'histoire et d'ethnologie qui visaient à démontrer que les Taïwanais n' étaient pas des descendants de Han, mais plutôt des "Austronésiens sinisés"; ce point était important pour légitimer, aux yeux des chinois, de part et d'autre du détroit, (et aux lobbies étrangers éventuels) qu'il y avait là 2 peuples / 2 "races" différentes, et battre en brèche le fondement historique de "Une Chine, deux systèmes" qui avait maintenu le statu quo entre les communistes de Beijing et le Parti Nationaliste (GuoMingDang) de Taïpei depuis 1949.
Diaspora austronésienne Je regardais les images des peuplades et le parallèle qui est fait avec les 'Natives Americans' : dans la même fibre, regardez les symboles cultuels de tous ces peuples aborigènes, à partir de la Mongolie; vous y retrouverez des cultures shamaniques utilisant invariablement, notamment pour les rites de guérison et de communication avec les esprits, un attribut symbole du cheval (un bâton qu'on chevauche) et un bouclier. Je trouve intéressant qu'au-delà des traits physiques, les concepts abstraits et leur représentation puissent relier autant des peuples qui se retrouvent si éloignés dans le temps et la distance. Et que l’incarnation évolue finalement plus vite que l’idée originelle.
Je voulais rajouter un paragraphe avec des idéogrammes et du pinyin, mais même mon NJSTAR WP, qui d'ordinaire passe sur d'autres forums, n'est pas 'supporté' ici. Tant pis.
Au plaisir de poursuivre cette lecture.🙂
J'ai lu en diagonale, en ralentissant de temps en temps; comme on ressent un vrai échange/partage d'infos et d'illustrations, permettez-moi d'y venir, avec, hélas, un style moins fluide, plus saccadé, car je manque de temps. D'avance toutes mes excuses. 😕
Agenda Georges, 'agenda' peut se dire 'plan', 'arrière-pensée'(politique). Il est vrai que l'histoire (et la recherche historique) est mue par des 'plans' ou des intentions politiques. Par exemple, il y a quelques années, lorsque le Parti Démocratique du Peuple (qui voulait ouvertement l'autonomie - indépendance officielle de Taïwan) est monté en puissance dans l'île, pour finalement gagner les élections présidentielles (qu'il a perdues depuis, tout en modérant ses revendications autonomistes), il a été accompagné à l'époque par une foultitude de mémoires et de doctorats d'histoire et d'ethnologie qui visaient à démontrer que les Taïwanais n' étaient pas des descendants de Han, mais plutôt des "Austronésiens sinisés"; ce point était important pour légitimer, aux yeux des chinois, de part et d'autre du détroit, (et aux lobbies étrangers éventuels) qu'il y avait là 2 peuples / 2 "races" différentes, et battre en brèche le fondement historique de "Une Chine, deux systèmes" qui avait maintenu le statu quo entre les communistes de Beijing et le Parti Nationaliste (GuoMingDang) de Taïpei depuis 1949.
Diaspora austronésienne Je regardais les images des peuplades et le parallèle qui est fait avec les 'Natives Americans' : dans la même fibre, regardez les symboles cultuels de tous ces peuples aborigènes, à partir de la Mongolie; vous y retrouverez des cultures shamaniques utilisant invariablement, notamment pour les rites de guérison et de communication avec les esprits, un attribut symbole du cheval (un bâton qu'on chevauche) et un bouclier. Je trouve intéressant qu'au-delà des traits physiques, les concepts abstraits et leur représentation puissent relier autant des peuples qui se retrouvent si éloignés dans le temps et la distance. Et que l’incarnation évolue finalement plus vite que l’idée originelle.
Je voulais rajouter un paragraphe avec des idéogrammes et du pinyin, mais même mon NJSTAR WP, qui d'ordinaire passe sur d'autres forums, n'est pas 'supporté' ici. Tant pis.
Au plaisir de poursuivre cette lecture.🙂
Pele'nalaka
Bonjour Bernard,
une foultitude de mémoires et de doctorats d'histoire et d'ethnologie qui visaient à démontrer que les Taïwanais n' étaient pas des descendants de Han, mais plutôt des "Austronésiens sinisés" - -- Incroyable, tu m'as devance! Je suis juste en train de mettre au propre la suite de mon affaire sur les Quing, et devine de quoi il s'agit? De Taiwan (entre autres)! 🙂
Je regardais les images des peuplades et le parallèle qui est fait avec les 'Natives Americans' : dans la même fibre, regardez les symboles cultuels de tous ces peuples aborigènes, à partir de la Mongolie; vous y retrouverez des cultures shamaniques - -- De nouveau, incroyable! Je fais la remarque (dans ma prochaine "livraison") que les Jurchen / Manchu, bien que tres sinises culturellement (pas ethniquement) avaient bien garde, au moment de leur conquete de la Chine, leurs cultes originels. Et le seul mot qui soit passe de leurs langues dans les langues europeennes est ... "shaman"!
'agenda' peut se dire 'plan', 'arrière-pensée'(politique) - -- Me fais-tu cette remarque pour me suggerer que le mot "agenda" n'est pas correctement employe? Il est bien possible que j'erre de temps a autre dans mon ecriture, car ca fait plus de 30 ans que j'ai quitte la France, que je vis dans un milieu a majorite anglophone, et que je ne lis pratiquement jamais en Francais. Mes excuses pour ces petits faux emplois! 😊 J'ai parfois des rates quand il s'agit d'utiliser ma propre langue (sans mentionner ma veritable langue maternelle, qui est l'Aldsacien, que je suis tres loin de maitriser du fait de l'eloignement dans le temps et dans l'espace).
Je note ton nom "Huang". Es-tu Chinois? (Excuse-mopi si je me trompe!). Huang veut dire "jaune", couleur d'une signification tres speciale dans la culture chinoise (et les cultures qui en ont ete influencees). Elle represente la Terre, et donc (je pense), l'assise, la fondation (il faudra que je me replonge un jour dans le Yi Jing 😉). Ce n'est peut-etre pas un hasard si le mythoque Empereur Jaune "Huangdi" est condidere par les Chinois comme le fondateur de leur civilisation. C'est aussi (bien sur) un nom de famille.
Nous reviendrons en force sur les Austronesiens, c'est promis!
PS: que veut dire "pele'nalaka"?
une foultitude de mémoires et de doctorats d'histoire et d'ethnologie qui visaient à démontrer que les Taïwanais n' étaient pas des descendants de Han, mais plutôt des "Austronésiens sinisés" - -- Incroyable, tu m'as devance! Je suis juste en train de mettre au propre la suite de mon affaire sur les Quing, et devine de quoi il s'agit? De Taiwan (entre autres)! 🙂
Je regardais les images des peuplades et le parallèle qui est fait avec les 'Natives Americans' : dans la même fibre, regardez les symboles cultuels de tous ces peuples aborigènes, à partir de la Mongolie; vous y retrouverez des cultures shamaniques - -- De nouveau, incroyable! Je fais la remarque (dans ma prochaine "livraison") que les Jurchen / Manchu, bien que tres sinises culturellement (pas ethniquement) avaient bien garde, au moment de leur conquete de la Chine, leurs cultes originels. Et le seul mot qui soit passe de leurs langues dans les langues europeennes est ... "shaman"!
'agenda' peut se dire 'plan', 'arrière-pensée'(politique) - -- Me fais-tu cette remarque pour me suggerer que le mot "agenda" n'est pas correctement employe? Il est bien possible que j'erre de temps a autre dans mon ecriture, car ca fait plus de 30 ans que j'ai quitte la France, que je vis dans un milieu a majorite anglophone, et que je ne lis pratiquement jamais en Francais. Mes excuses pour ces petits faux emplois! 😊 J'ai parfois des rates quand il s'agit d'utiliser ma propre langue (sans mentionner ma veritable langue maternelle, qui est l'Aldsacien, que je suis tres loin de maitriser du fait de l'eloignement dans le temps et dans l'espace).
Je note ton nom "Huang". Es-tu Chinois? (Excuse-mopi si je me trompe!). Huang veut dire "jaune", couleur d'une signification tres speciale dans la culture chinoise (et les cultures qui en ont ete influencees). Elle represente la Terre, et donc (je pense), l'assise, la fondation (il faudra que je me replonge un jour dans le Yi Jing 😉). Ce n'est peut-etre pas un hasard si le mythoque Empereur Jaune "Huangdi" est condidere par les Chinois comme le fondateur de leur civilisation. C'est aussi (bien sur) un nom de famille.
Nous reviendrons en force sur les Austronesiens, c'est promis!
PS: que veut dire "pele'nalaka"?
Ca veut dire quoi "OP"?
Vous avez de la chance, il a fait un temps de chine ce week-end (pluies, bourrasques de vent etc….), ce qui m’a donné l’occasion de mettre au point une nouvelle section de mon « périple » historique sur la Chine (toujours en gardant l’œil sur ce qui touche les populations).
Les victoires des Manchu sur les Ming sont en partie dues à l'affaiblissement de ces derniers, exsangues militairement à cause des raids incessants des Mongols, l'invasion de la Corée et les attaques de pirates sur les côtes de la mer de Chine. Comme ils étaient aussi épuisés financièrement, ils accablèrent les paysans de taxes, augmentèrent les taxes commerciales et diminuèrent les frais des armées. Le résultat est qu'une insurrection des forces armées éclata, rejointe par les paysans. Au nord de la Chine, Li Zicheng, un officiel Ming de rang subalterne s’était mis à la tête de la révolte. Il gagna peu à peu du terrain sur l'armée impériale démoralisée et prit Beijing en avril 1644. Le dernier empereur Ming, Chongzhen, se suicida (il se pendit à un arbre du parc Jingshan, à Beijing), marquant la fin officielle de la dynastie. Puis Li Zicheng conduisit ses forces au nombre de 200, 000 pour confronter Wu Sangui, le général commandant la garnison Ming de Shang Hai Guan, une place stratégique de la Grande Muraille de Chine au nord-est de Beijing (voir la photo).
Wu Sangui se trouvait coincé entre une armée rebelle deux fois plus nombreuse que ses troupes et les Manchu qu’il avait repoussés pendant des années. Il décida de se ranger du côté des Manchu pour combattre les rebelles. Il aurait conclu cette alliance pour venger la mort de l’empereur Chongzhen, mais la petite histoire dit aussi que Li Zicheng avait fait prisonnière la concubine de Wu Sangui 😠 , ce qui aurait fourni une motivation supplémentaire à sa trahison de la cause chinoise. Il ouvrit la passe de Shang Hai Guan aux Huit Bannières mandchoues. Les nouveaux alliés défirent les forces de Li Zicheng et marchèrent sur la capitale qui tomba enjuin 1644. L’empereur Shunzhi fut intronisé comme « Fils du Ciel » en Octobre 1644.
Mais il fallut 17 ans de plus pour défaire complètement les loyalistes Ming et les rebelles. Il y eut des massacres, tels celui de Yangzhou en 1645. Ce massacre est d’autant plus frappant qu’avant la prise de la ville, les généraux Manchu et Ming s’étaient échangé des lettres, demandant et refusant la soumission, dans un style d’une courtoisie exquise et dans la plus pure tradition des civilités chinoises. Les Manchu, une bonne partie d’entre eux en tout cas, n’étaient plus des « barbares » depuis longtemps, d’un point de vue chinois (je vous renvoie aux Manchu « cuits » ou « crus » de « Manchu (2) » plus haut). Ils savaient y mettre les formes ! Cela ne les empêcha pas de massacrer 800, 000 personnes ! 🏴☠️🏴☠️🏴☠️
Les efforts des Qing pour conquérir les derniers bastions Ming dans le sud de la Chine provoquèrent la première migration chinoise importante vers Taiwan, qui était alors sous contrôle néerlandais sous le nom de Formose, nom qui avait été laissé par la première puissance européenne en place, les Portugais. L’affaire de Taiwan impliqua l’un des pirates qui accablaient les côtes de la Chine, Koxinga (Zheng Chenggong), né au Japon mais de père Chinois. Il avait apporté son support à la cause des Ming, tout d’abord avec l’empereur Longwu, un prince Ming basé à Fuzhou qui avait repris la torche de la résistance contre les Manchu, puis avec l’empereur Yongli. Les Qing eurent du fil à retordre avec lui. Ils firent évacuer une très longue section des côtes de la Chine, sur une profondeur de 50 kilomètres à partir de la mer, pour que Koxinga ne puisse y trouver des points de chute et de ravitaillement. Cette forme particulière de la tactique de « la terre brûlée » anéantit les économies locales, notoirement dans la province de Fujian. Cela causa une première vague d’émigration de Han vers l’île de Taiwan en 1661.
Quand Koxinga se rendit compte qu’il n’arriverait à rien avec les derniers prétendants Ming, il se rabattit sur Taiwan. En 1662, il en chassa les Néerlandais, qui avaient pris position pour les Qing, espérant obtenir une concession comme celle des Portugais à Macao. Ce fut la première victoire d’un patriote contre un intrus Européen. Koxinga rallia les Chinois qui voulurent fuir et confronter l'empire mandchou. Son fils devint même « roi de Taiwan ».
Il faut noter que Taiwan était, jusqu’au 17-ème siècle, peuplé principalement par des indigènes parlant des langues austronésiennes, parents lointains des peuples Malayo-Polynésiens, farouchement hostiles à tous les étrangers 😠 y compris les Chinois. L’île avait cependant payé tribut aux Ming. Quand les Qing parvinrent à défaire les dernières forces Ming en 1683, Taiwan fut incorporé pour la première fois à la Chine. Koxinga fut déifié à Taiwan, dans la province côtière de Fujian et parmi la diaspora chinoise en Asie du sud-est.
Cette première prise de refuge à Taiwan par des Chinois fait curieusement penser à celle des forces de Chiang Kai Shek, au 20-ème siècle. Koxinga est bien sûr considéré comme un héros national à Taiwan. En contrepartie, il est également un héros pour les communistes qui voient en lui celui qui a finalement fait de Taiwan une partie intégrale de la Chine. La persistance à vouloir réincorporer Taiwan dans le « territoire chinois » semble donc être profondément inscrite dans la psychologie chinoise.
Les victoires des Manchu sur les Ming sont en partie dues à l'affaiblissement de ces derniers, exsangues militairement à cause des raids incessants des Mongols, l'invasion de la Corée et les attaques de pirates sur les côtes de la mer de Chine. Comme ils étaient aussi épuisés financièrement, ils accablèrent les paysans de taxes, augmentèrent les taxes commerciales et diminuèrent les frais des armées. Le résultat est qu'une insurrection des forces armées éclata, rejointe par les paysans. Au nord de la Chine, Li Zicheng, un officiel Ming de rang subalterne s’était mis à la tête de la révolte. Il gagna peu à peu du terrain sur l'armée impériale démoralisée et prit Beijing en avril 1644. Le dernier empereur Ming, Chongzhen, se suicida (il se pendit à un arbre du parc Jingshan, à Beijing), marquant la fin officielle de la dynastie. Puis Li Zicheng conduisit ses forces au nombre de 200, 000 pour confronter Wu Sangui, le général commandant la garnison Ming de Shang Hai Guan, une place stratégique de la Grande Muraille de Chine au nord-est de Beijing (voir la photo).
Wu Sangui se trouvait coincé entre une armée rebelle deux fois plus nombreuse que ses troupes et les Manchu qu’il avait repoussés pendant des années. Il décida de se ranger du côté des Manchu pour combattre les rebelles. Il aurait conclu cette alliance pour venger la mort de l’empereur Chongzhen, mais la petite histoire dit aussi que Li Zicheng avait fait prisonnière la concubine de Wu Sangui 😠 , ce qui aurait fourni une motivation supplémentaire à sa trahison de la cause chinoise. Il ouvrit la passe de Shang Hai Guan aux Huit Bannières mandchoues. Les nouveaux alliés défirent les forces de Li Zicheng et marchèrent sur la capitale qui tomba enjuin 1644. L’empereur Shunzhi fut intronisé comme « Fils du Ciel » en Octobre 1644.
Mais il fallut 17 ans de plus pour défaire complètement les loyalistes Ming et les rebelles. Il y eut des massacres, tels celui de Yangzhou en 1645. Ce massacre est d’autant plus frappant qu’avant la prise de la ville, les généraux Manchu et Ming s’étaient échangé des lettres, demandant et refusant la soumission, dans un style d’une courtoisie exquise et dans la plus pure tradition des civilités chinoises. Les Manchu, une bonne partie d’entre eux en tout cas, n’étaient plus des « barbares » depuis longtemps, d’un point de vue chinois (je vous renvoie aux Manchu « cuits » ou « crus » de « Manchu (2) » plus haut). Ils savaient y mettre les formes ! Cela ne les empêcha pas de massacrer 800, 000 personnes ! 🏴☠️🏴☠️🏴☠️
Les efforts des Qing pour conquérir les derniers bastions Ming dans le sud de la Chine provoquèrent la première migration chinoise importante vers Taiwan, qui était alors sous contrôle néerlandais sous le nom de Formose, nom qui avait été laissé par la première puissance européenne en place, les Portugais. L’affaire de Taiwan impliqua l’un des pirates qui accablaient les côtes de la Chine, Koxinga (Zheng Chenggong), né au Japon mais de père Chinois. Il avait apporté son support à la cause des Ming, tout d’abord avec l’empereur Longwu, un prince Ming basé à Fuzhou qui avait repris la torche de la résistance contre les Manchu, puis avec l’empereur Yongli. Les Qing eurent du fil à retordre avec lui. Ils firent évacuer une très longue section des côtes de la Chine, sur une profondeur de 50 kilomètres à partir de la mer, pour que Koxinga ne puisse y trouver des points de chute et de ravitaillement. Cette forme particulière de la tactique de « la terre brûlée » anéantit les économies locales, notoirement dans la province de Fujian. Cela causa une première vague d’émigration de Han vers l’île de Taiwan en 1661.
Quand Koxinga se rendit compte qu’il n’arriverait à rien avec les derniers prétendants Ming, il se rabattit sur Taiwan. En 1662, il en chassa les Néerlandais, qui avaient pris position pour les Qing, espérant obtenir une concession comme celle des Portugais à Macao. Ce fut la première victoire d’un patriote contre un intrus Européen. Koxinga rallia les Chinois qui voulurent fuir et confronter l'empire mandchou. Son fils devint même « roi de Taiwan ».
Il faut noter que Taiwan était, jusqu’au 17-ème siècle, peuplé principalement par des indigènes parlant des langues austronésiennes, parents lointains des peuples Malayo-Polynésiens, farouchement hostiles à tous les étrangers 😠 y compris les Chinois. L’île avait cependant payé tribut aux Ming. Quand les Qing parvinrent à défaire les dernières forces Ming en 1683, Taiwan fut incorporé pour la première fois à la Chine. Koxinga fut déifié à Taiwan, dans la province côtière de Fujian et parmi la diaspora chinoise en Asie du sud-est.
Cette première prise de refuge à Taiwan par des Chinois fait curieusement penser à celle des forces de Chiang Kai Shek, au 20-ème siècle. Koxinga est bien sûr considéré comme un héros national à Taiwan. En contrepartie, il est également un héros pour les communistes qui voient en lui celui qui a finalement fait de Taiwan une partie intégrale de la Chine. La persistance à vouloir réincorporer Taiwan dans le « territoire chinois » semble donc être profondément inscrite dans la psychologie chinoise.
Je profite de l'occasion pour dire un grand merci à ce forum. C'est passionnant de vous suivre.
- On trouve facilement au Vietnam un bouquin "politiquement correct" sur "Les ethnies minoritaires su Vietnam", aux éditions "Thế Giới".
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Tu es le bienvenu, DOMXYZ! 🙂
Pourrais-tu nous donner le titre de ce bouquin vietnamien en lettres "normales"? Ou mieux, colle-nous un jpeg de la couverture.
Pourrais-tu nous donner le titre de ce bouquin vietnamien en lettres "normales"? Ou mieux, colle-nous un jpeg de la couverture.
"il y a de l'ecoute sur mon poste 🙂 ! (parfois je me pose des questions.....)"
salut Georges, il y a plus de 170 messages sur ton post celà devrait te rassurer, il est rare qu'un post aille aussi loin...!!! 🙂 en tous cas il est toujours aussi passionnant de te lire ainsi que ceux qui interviennent. Dis moi Georges, en France à l'école, les cours d'histoire commencent par "nos ancêtres les gaulois"..... sais-tu comment les chinois apprennent leur histoire ??? celà me paraît tellement compliqué !!! 😮🤪😛... un vrai casse-tête !!! 🙂
Amicalement... René 😎
salut Georges, il y a plus de 170 messages sur ton post celà devrait te rassurer, il est rare qu'un post aille aussi loin...!!! 🙂 en tous cas il est toujours aussi passionnant de te lire ainsi que ceux qui interviennent. Dis moi Georges, en France à l'école, les cours d'histoire commencent par "nos ancêtres les gaulois"..... sais-tu comment les chinois apprennent leur histoire ??? celà me paraît tellement compliqué !!! 😮🤪😛... un vrai casse-tête !!! 🙂
Amicalement... René 😎
Ne demandes pas ton chemin à quelqu'un qui le connait.... tu risquerais de ne pas te perdre.
R.B. de Braslaw
La vie n'est pas un restaurant mais un buffet, levez-vous pour vous servir...
D. Glocheux
Merci de vouloir m'aider , mais je n'arrive pas à déchiffrer les références de ton livre !
Je ne sais pas avec quel clavier tu travailles !
Enfin , je dois te dire que je vais régulièrement dans les deux librairies les plus importantes de Hanoi et je ne trouve que des bouquins en anglais et qui sont trés peu illustrés à mon goût .
Si tu peux me fournir le titre et l'auteur et l'imprimeur , j'ai des amis en France qui me le trouveront .
Merci à toi par avance
Ah! Mais j’ai oublié de vous donner quelques images de Koxinga, ce héros de tous les Chinois, de ceux qui sont pour et de ceux qui sont contre la réunification de Taiwan à la Chine continentale, y compris celle où on le voit déifié dans un temple à Taiwan.
en France à l'école, les cours d'histoire commencent par "nos ancêtres les Gaulois"..... sais-tu comment les chinois apprennent leur histoire ??? cela me paraît tellement compliqué !!!
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Bonne question! Ça dépend de quels Chinois on parle! La majorité Han (ou qui se dit Han) fait probablement recours au mythe de l'Empereur Jaune (Huangdi, dont je parlais à Bernard il n’y a pas longtemps) qui passe pour être le père fondateur de la culture chinoise, et donc peut-être aussi l’ancêtre de « l’ethnie » Han. Je me rends compte que j’aurais pu commencer par les mythes, mais j’ai coupé court. J’aurai l’occasion d’y revenir (j’ai quelques « pistes »).
Quoi qu’on enseigne, il y a beaucoup de « Chinois » qui savent très bien qu’ils ne sont pas Han. Il suffit de penser aux Tibétains ou aux Uigurs, par exemple.
En Alsace on appelle les Français « d’Walschi », ce qui veut littéralement dire « les Gaulois » 😉 , comme quoi tout le monde dans la République n’est pas (complètement) victime de la propagande Jules-Ferry-zienne !
Quoi qu’on enseigne, il y a beaucoup de « Chinois » qui savent très bien qu’ils ne sont pas Han. Il suffit de penser aux Tibétains ou aux Uigurs, par exemple.
En Alsace on appelle les Français « d’Walschi », ce qui veut littéralement dire « les Gaulois » 😉 , comme quoi tout le monde dans la République n’est pas (complètement) victime de la propagande Jules-Ferry-zienne !
je vais régulièrement dans les deux librairies les plus importantes de Hanoi et je ne trouve que des bouquins en anglais
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Tu es a Hanoi? J'adore cette ville 😎🙂.
Pourquoi ne te mets-tu pas a lire en anglais? Franchement, quand on est Francais/Franchouillard, on se limite enormement. Il faut sortir de notre bulle francophone! 🙂 Personnellement, je trouve une foultitude (merci Bernard 😉) de sources tres utiles en anglais.
Pourquoi ne te mets-tu pas a lire en anglais? Franchement, quand on est Francais/Franchouillard, on se limite enormement. Il faut sortir de notre bulle francophone! 🙂 Personnellement, je trouve une foultitude (merci Bernard 😉) de sources tres utiles en anglais.
Diaspora austronésienne
Je regardais les images des peuplades et le parallèle qui est fait avec les 'Natives Americans' : dans la même fibre, regardez les symboles cultuels de tous ces peuples aborigènes, à partir de la Mongolie; vous y retrouverez des cultures shamaniques utilisant invariablement, notamment pour les rites de guérison et de communication avec les esprits, un attribut symbole du cheval (un bâton qu'on chevauche) et un bouclier.
Je trouve intéressant qu'au-delà des traits physiques, les concepts abstraits et leur représentation puissent relier autant des peuples qui se retrouvent si éloignés dans le temps et la distance. Et que l’incarnation évolue finalement plus vite que l’idée originelle.
Salut, c'est marrant comme reflexion, et me fait penser qu'on peut aussi retrouver en Afrique des rites pas si éloignés que ça!!! comme les femmes giraffes que j'ai posté sur ce topic, qu'on retrouve aussi en Afrique!!!
A+
PS : DSL Georges on s'éloigne un peu de la Chine😛😄😏
Salut, c'est marrant comme reflexion, et me fait penser qu'on peut aussi retrouver en Afrique des rites pas si éloignés que ça!!! comme les femmes giraffes que j'ai posté sur ce topic, qu'on retrouve aussi en Afrique!!!
A+
PS : DSL Georges on s'éloigne un peu de la Chine😛😄😏
Un voyage de mille lis a commencé par un pas. (Lao-Tseu ; 1 lis=ancienne mesure chinoise équivalente a 576m définie des la dynastie Qin, mais qui variait selon la région et l'époque, valeur actuelle 500m, le li est une mesure coréenne d'environ 3920m)
pour les pti curieux!!! le chien subliminaleeu
Le symbole de Koxinga est important pour le monde Chinois, pas seulement pour Taiwan : il represente a la base, un pirate et un aventurier, bref, un mec qui roule pour sa pomme, mais en meme temps qui de son plein gre, fait allegeance a un monarque en place, et va meme se battre en son nom, apres la decheance de ce monarque : ce heros Koxinga (ShenLong pour les Taiwanais) n'est donc pas un anarchiste ni un pur opportuniste (car il se bat pour une cause que beaucoup considerent perdue).
Beaucoup de Taiwanais se sont retrouves dans Koxinga, car ce cote pirate/contrebandier (copieur de tout - made in Taiwan) a eu son heure de gloire dans les annees 70-80; il faut savoir que ShenLong est un prenom masculin tres frequent a Taiwan, jusque dans les annees 70.
Pele'nalaka
Il s'agit de l'édition Française. Ecco !
Merci! Si tu le trouves, tu nous colleras quelques belles photos? 🙂
Merci! Si tu le trouves, tu nous colleras quelques belles photos? 🙂
DSL Georges on s'éloigne un peu de la Chine😛😄😏
Ce n'est pas grave, Pierre, on a bien le droit de badiner un peu! 🙂
Ce n'est pas grave, Pierre, on a bien le droit de badiner un peu! 🙂
Je continue donc sur ma (grande) lancée:
Les Bannières Manchu, au nombre de 200, 000 hommes, furent séparées en deux. Une moitié servit de garnison à Beijing. Le reste fut distribué sur les cités les plus importantes de la Chine afin d’inspirer un sentiment de crainte parmi les Chinois. Mais les forces Manchu s’affaiblirent graduellement par manque d’exercice. Les Manchu étaient très conscients de leur infériorité numérique et instaurèrent une ségrégation raciale stricte pour éviter d’être dilués par les Chinois Han. Les mariages mixtes furent interdits 😠 , rétablissant une dualité similaire à celle imposée par la dynastie des Yuan. Cela est curieux, car les Manchu étaient déjà en bonne voie de sinisation, culturellement parlant, avant même leur conquête de la Chine, et la dynastie Qing s'est fortement associée à la culture chinoise tout au long de son règne. Refus du sang mais adoption de la culture ! Je le rappelle en passant, le seul mot mandchou qui nous soit parvenu, pour le moins en ce qui concerne les langues européennes, est le mot « shaman », ce qui est significatif. Bien que sinisés, ils conservaient tout de même un fonds culturel typique de leurs origines toungouses. On sait à quel point le shamanisme est propre aux peuples de la Sibérie (dont les peuples toungouses), et leurs cousins distants d’Amérique du nord (comme Bernard nous l’a rappelé).
L’un des actes les plus contestés du régent Dorgon fut l’édit de 1645 qui ordonna aux Chinois d’adopter l’habit mandchou et, surtout, de se raser le sommet de la tête et de porter le reste des cheveux en natte, comme les Manchu, en signe de soumission et sous peine de mort. Le slogan était « Pour garder la tête, il faut perdre les cheveux ! Pour garder les cheveux, il faut perdre la tête ! ». 🤪 😠 🏴☠️🏴☠️ Cela provoqua des actes de résistance qui durèrent des années. Il y eut plusieurs massacres, et près de 25 millions de gens furent tués 😮🏴☠️ avant que toute la Chine se plie à cet édit.
De l’imposition aux Chinois des coutumes vestimentaires mandchoues, il reste heureusement quelque chose de plus sympathique. Il s’agit de la « qipao », ou « cheongsam » (en Cantonais) portée par les femmes dans les soirées. C’est une robe moulante d’une seule pièce qui se ferme par une glissière sur le côté, ou, dans certaines versions, qui ne se ferment tout simplement pas et qui restent « fendues » tout le long de la jambe. L’uniforme des hôtesses des compagnies aériennes de Singapore et de Malaisie (qui étaient la même compagnie MSA avant qu’elles ne se scindent en 1972) en est inspiré. De même pour les hôtesses dans le hall et à la réception de mon hôtel habituel de Singapour, le Meritus Mandarin, sur Orchard Road. C’est gracieux, porté avec un beau sourire par une femme à qui on ne donnerait pas ses 35 ans, et (permettez moi de le dire, en tant qu’homme qui apprécie les jolies femmes) quand elle marche, il y a de quoi se rincer l’œil ! C’est l’un des nombreux aspects agréables de l’Asie. 😉😎
Shunzhi, le premier empereur Qing, mourut en1661 de la variole, à l’âge de 24 ans. Son troisième fils lui succéda sous le nom de Kangxi et eut le règne le plus long de toute l’histoire de la Chine, de 1662 à 1722. Kangxi fut succédé en 1722 par Yongzheng, qui lui-même fut succédé en 1735 par Qianlong. Les règnes de Kangxi, Yongzheng et Qianlong marquèrent l’apogée de la puissance des Qing. Pour consolider l’empire, plusieurs campagnes militaires furent menées contre les Dzungar (ou Junghar) et les Oyirat, des peuples mongols. Le conflit avec la confédération mongole dura jusqu’à la fin du 18-ème siècle et impliqua la majorité des peuples d'Asie Centrale. Les Qing envahirent la Mongolie occidentale, le nord du Xinjiang, puis le Tibet (1720), le Qinghai, le Kazakhstan oriental et le sud du Xinjiang, donnant par cela à la Chine son étendue territoriale moderne. Le Qinghai et le Kham, parties nord-est et est du Tibet, furent effectivement rattachés à la Chine. Les Junghar furent presque exterminés 🏴☠️ et les Qing promurent la migration de millions de Han, de Manchu et de Turcs pour repeupler la partie occidentale de leur empire.
J'ajoute quelques photos pour illustrer le "cheongsam". Tout d'abord, retournons aux sources avec quelques photos prises vers la fin du 19-ème siècle ou au début du 20-ème siècle à la cour impériale Qing. On voit l’impératrice douairière Cixi (pas une grande beauté 😕), et ses dames debout autour d’elle (j’ai dû couper la photo en trois parties pour faire passer). On voit très bien la version traditionnelle de cette robe, à l’origine donc pas si moulante que ca. La quatrième photo est de meilleure qualité (je ne sais pas s’il y avait encore des « Dames Complaisantes à la cour à l’époque des Qing, mais celle de droite m’aurait bien convenu…😛). Les quatre photos suivantes représentent bien sûr des versions plus modernes. Ce sont les femmes de Shanghai qui ont modernisé et popularisé cet habit au 20-ème siècle.
Les Bannières Manchu, au nombre de 200, 000 hommes, furent séparées en deux. Une moitié servit de garnison à Beijing. Le reste fut distribué sur les cités les plus importantes de la Chine afin d’inspirer un sentiment de crainte parmi les Chinois. Mais les forces Manchu s’affaiblirent graduellement par manque d’exercice. Les Manchu étaient très conscients de leur infériorité numérique et instaurèrent une ségrégation raciale stricte pour éviter d’être dilués par les Chinois Han. Les mariages mixtes furent interdits 😠 , rétablissant une dualité similaire à celle imposée par la dynastie des Yuan. Cela est curieux, car les Manchu étaient déjà en bonne voie de sinisation, culturellement parlant, avant même leur conquête de la Chine, et la dynastie Qing s'est fortement associée à la culture chinoise tout au long de son règne. Refus du sang mais adoption de la culture ! Je le rappelle en passant, le seul mot mandchou qui nous soit parvenu, pour le moins en ce qui concerne les langues européennes, est le mot « shaman », ce qui est significatif. Bien que sinisés, ils conservaient tout de même un fonds culturel typique de leurs origines toungouses. On sait à quel point le shamanisme est propre aux peuples de la Sibérie (dont les peuples toungouses), et leurs cousins distants d’Amérique du nord (comme Bernard nous l’a rappelé).
L’un des actes les plus contestés du régent Dorgon fut l’édit de 1645 qui ordonna aux Chinois d’adopter l’habit mandchou et, surtout, de se raser le sommet de la tête et de porter le reste des cheveux en natte, comme les Manchu, en signe de soumission et sous peine de mort. Le slogan était « Pour garder la tête, il faut perdre les cheveux ! Pour garder les cheveux, il faut perdre la tête ! ». 🤪 😠 🏴☠️🏴☠️ Cela provoqua des actes de résistance qui durèrent des années. Il y eut plusieurs massacres, et près de 25 millions de gens furent tués 😮🏴☠️ avant que toute la Chine se plie à cet édit.
De l’imposition aux Chinois des coutumes vestimentaires mandchoues, il reste heureusement quelque chose de plus sympathique. Il s’agit de la « qipao », ou « cheongsam » (en Cantonais) portée par les femmes dans les soirées. C’est une robe moulante d’une seule pièce qui se ferme par une glissière sur le côté, ou, dans certaines versions, qui ne se ferment tout simplement pas et qui restent « fendues » tout le long de la jambe. L’uniforme des hôtesses des compagnies aériennes de Singapore et de Malaisie (qui étaient la même compagnie MSA avant qu’elles ne se scindent en 1972) en est inspiré. De même pour les hôtesses dans le hall et à la réception de mon hôtel habituel de Singapour, le Meritus Mandarin, sur Orchard Road. C’est gracieux, porté avec un beau sourire par une femme à qui on ne donnerait pas ses 35 ans, et (permettez moi de le dire, en tant qu’homme qui apprécie les jolies femmes) quand elle marche, il y a de quoi se rincer l’œil ! C’est l’un des nombreux aspects agréables de l’Asie. 😉😎
Shunzhi, le premier empereur Qing, mourut en1661 de la variole, à l’âge de 24 ans. Son troisième fils lui succéda sous le nom de Kangxi et eut le règne le plus long de toute l’histoire de la Chine, de 1662 à 1722. Kangxi fut succédé en 1722 par Yongzheng, qui lui-même fut succédé en 1735 par Qianlong. Les règnes de Kangxi, Yongzheng et Qianlong marquèrent l’apogée de la puissance des Qing. Pour consolider l’empire, plusieurs campagnes militaires furent menées contre les Dzungar (ou Junghar) et les Oyirat, des peuples mongols. Le conflit avec la confédération mongole dura jusqu’à la fin du 18-ème siècle et impliqua la majorité des peuples d'Asie Centrale. Les Qing envahirent la Mongolie occidentale, le nord du Xinjiang, puis le Tibet (1720), le Qinghai, le Kazakhstan oriental et le sud du Xinjiang, donnant par cela à la Chine son étendue territoriale moderne. Le Qinghai et le Kham, parties nord-est et est du Tibet, furent effectivement rattachés à la Chine. Les Junghar furent presque exterminés 🏴☠️ et les Qing promurent la migration de millions de Han, de Manchu et de Turcs pour repeupler la partie occidentale de leur empire.
J'ajoute quelques photos pour illustrer le "cheongsam". Tout d'abord, retournons aux sources avec quelques photos prises vers la fin du 19-ème siècle ou au début du 20-ème siècle à la cour impériale Qing. On voit l’impératrice douairière Cixi (pas une grande beauté 😕), et ses dames debout autour d’elle (j’ai dû couper la photo en trois parties pour faire passer). On voit très bien la version traditionnelle de cette robe, à l’origine donc pas si moulante que ca. La quatrième photo est de meilleure qualité (je ne sais pas s’il y avait encore des « Dames Complaisantes à la cour à l’époque des Qing, mais celle de droite m’aurait bien convenu…😛). Les quatre photos suivantes représentent bien sûr des versions plus modernes. Ce sont les femmes de Shanghai qui ont modernisé et popularisé cet habit au 20-ème siècle.
Continuons notre collection de « cheongsam ». Voici d’autres exemples modernes. Je ne sais pas si c’est ce que les Manchu à l’origine avaient en tête, mais il faut avouer que l’habit ne manque pas de charme ni de grâce 😛😎 ! Et pour terminer, bien évidemment : « Songapore Girl, You are the only way to fly!” 🙂

Les critères de beauté des femmes, de la chine antique à nos jours, ont considérablement évolués selon les dynasties. Sous les Tang (du VIIème au IXème siècle après JC), une femme belle est une femme robuste, avec des joues rondes et le larges hanches. Cette vision de la femme correspond à une période très martiale de la chine, où il fallait être résistant et fort. De plus la femme est représentée dans des vêtements très décolletés, montrant ses formes. Sous les Song (vers l'an 1000), le pouvoir est au main des civils et en particuliers des fonctionnaire. La beauté féminine est alors plus androgyne, avec peu de hanche et de poitrine. Ce critère de beauté perdure sous les Ming (XIVème au XVIIème siècle après JC). Les vêtements féminins deviennent aussi beaucoup plus pudiques, montants jusqu'au cou. A partir du XVIIème siècle, sous les Qing le critère de beauté féminin est à l'image de l'héroïne de Rêve dans le pavillon rouge : très maigre et à la peau très blanche. Certains critères traditionnels de beauté furent pour le moins sujet à caution. Ainsi, les mères chinoises enveloppèrent des siècles durant les pieds de leurs filles de bandages très serrés. A cette époque, la taille du pied était un élément essentiel de la beauté. L'idéal était un pied de 15 cm de long, pour cela le pied des enfants étaient bandés dès quatre ans. Cette perfection esthétique était très recherchée et la jeune fille qui possédait cet atout faisait un riche mariage. Cette tradition a cependant infligé aux fillettes de véritables tortures et cette pratique fut interdite en 1911.
Plus tard, durant la révolution culturelle, aucun signe de féminité n'était admis et les femmes ressemblaient aux hommes (cheveux courts....) Aujourd'hui on considère en chine qu'une femme est belle si elle est grande, avec de grands yeux et un nez plus long que la normale. Ces critères de beauté moderne sont liés à une certaine fascination de l'occident et des femmes occidentales, idéalisées avec excès et qui fait la fortune des chirurgiens esthétiques. http://www.chine-informations.com/guide/criteres-de-beaute-en-chine-de-la-chine-ancienne-a-nos-jours_2150.html
Merci pour les belles photos. J'aime bien celle qui est en blanc et rose, au fond à droite 😉 😎
Merci pour cette superbe photo! 🙂
la peau très blanche - -- Un leitmotiv des critères de beauté en Asie, et dans d’autres parties du monde d’ailleurs, exception faite des pays occidentaux. D’après mon expérience (limitée), les Chinoises ont souvent des très belles peaux blanches, avec une texture de porcelaine.
le pied des enfants étaient bandés dès quatre ans. Cette perfection esthétique était très recherchée et la jeune fille qui possédait cet atout faisait un riche mariage. Cette tradition a cependant infligé aux fillettes de véritables tortures et cette pratique fut interdite en 1911. - --
C’est l’une des coutumes chinoises que les Manchu n’ont jamais adoptées.
Aujourd'hui on considère en chine qu'une femme est belle si elle est grande, avec de grands yeux et un nez plus long que la normale. Ces critères de beauté moderne sont liés à une certaine fascination de l'occident et des femmes occidentales, idéalisées avec excès et qui fait la fortune des chirurgiens esthétiques.
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Des critères qu’on retrouve un peu partout, je crois. « Un nez plus long que la normale » serait plus spécifique de l’Asie, quoique les Chinois/ses ont souvent des nez qui, naturellement, ne sont pas si petits que ça. J’adore d’ailleurs la forme « triangulaire » du nez (je ne sais pas comment décrire plus précisément) que je vois souvent chez les Chinoises. Je trouve ça particulièrement mignon. 🙂😛
« La fortune des chirurgiens esthétiques » - il y a un autre pays que je connais où les chirurgiens font fortune avec la rhinoplastie, c’est l’Iran, mais là pour la raison inverse. Comme les Iraniennes ont souvent (naturellement) le nez trop long ou trop fort, leur idéal est de se les faire rectifier en plus petit.
Ce qui me rappelle une blague iranienne :
« Savez-vous pourquoi les Iraniens portent presque tous une moustache ?
C’est pour ressembler à leurs mères ! »
Désolé, je suis complètement hors sujet, je le sais, mais je ne pouvais pas y résister ! 😉😊
la peau très blanche - -- Un leitmotiv des critères de beauté en Asie, et dans d’autres parties du monde d’ailleurs, exception faite des pays occidentaux. D’après mon expérience (limitée), les Chinoises ont souvent des très belles peaux blanches, avec une texture de porcelaine.
le pied des enfants étaient bandés dès quatre ans. Cette perfection esthétique était très recherchée et la jeune fille qui possédait cet atout faisait un riche mariage. Cette tradition a cependant infligé aux fillettes de véritables tortures et cette pratique fut interdite en 1911. - --
C’est l’une des coutumes chinoises que les Manchu n’ont jamais adoptées.
Aujourd'hui on considère en chine qu'une femme est belle si elle est grande, avec de grands yeux et un nez plus long que la normale. Ces critères de beauté moderne sont liés à une certaine fascination de l'occident et des femmes occidentales, idéalisées avec excès et qui fait la fortune des chirurgiens esthétiques.
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Des critères qu’on retrouve un peu partout, je crois. « Un nez plus long que la normale » serait plus spécifique de l’Asie, quoique les Chinois/ses ont souvent des nez qui, naturellement, ne sont pas si petits que ça. J’adore d’ailleurs la forme « triangulaire » du nez (je ne sais pas comment décrire plus précisément) que je vois souvent chez les Chinoises. Je trouve ça particulièrement mignon. 🙂😛
« La fortune des chirurgiens esthétiques » - il y a un autre pays que je connais où les chirurgiens font fortune avec la rhinoplastie, c’est l’Iran, mais là pour la raison inverse. Comme les Iraniennes ont souvent (naturellement) le nez trop long ou trop fort, leur idéal est de se les faire rectifier en plus petit.
Ce qui me rappelle une blague iranienne :
« Savez-vous pourquoi les Iraniens portent presque tous une moustache ?
C’est pour ressembler à leurs mères ! »
Désolé, je suis complètement hors sujet, je le sais, mais je ne pouvais pas y résister ! 😉😊
Complément de réponse.
- Normalement, sous Windows, il suffit que tu aies des (au moins une) polices Unicode (Tahoma, Verdana, ...) pour que le Vietnamien s'affiche correctement. Il faut aussi que dans les options du navigateur on ait choisi Unicode (View\Character encoding\Unicode (UTF-8), et "universal". Malheureusement, FireFox ne m'affiche pas non plus le Vn sur ce site; je crois (mais pas sûr) que c'est parce que le programmeur du site a déclaré dans ses metas : "charset=iso-8859-1". Pour écrire, le clavier que j'utilise est "azerty", mais il faut une interface (de petite taille) pour écrire en Vietnamien avec le codage "Unicode". Le mot que tu n'as pu lire est "thê gioi" (=le monde) avec un accent aiguë sur le "ê", et un "o" avec une petite barbe à droite, et un accent aiguë par dessus. - J'ai acheté le bouquin en français à Saigon, à la librairie "Fahasa"; c'est imprimé au Vietnam et c'est beaucoup, beaucoup moins cher qu'en France. - Merci pour les superbes photos que je viens de voir aujourd'hui. Il me semble avoir une autre pose de l'un des modèles que je vous joins. Ok, je vais scanner quelques photos ethniques. Dom151
- Normalement, sous Windows, il suffit que tu aies des (au moins une) polices Unicode (Tahoma, Verdana, ...) pour que le Vietnamien s'affiche correctement. Il faut aussi que dans les options du navigateur on ait choisi Unicode (View\Character encoding\Unicode (UTF-8), et "universal". Malheureusement, FireFox ne m'affiche pas non plus le Vn sur ce site; je crois (mais pas sûr) que c'est parce que le programmeur du site a déclaré dans ses metas : "charset=iso-8859-1". Pour écrire, le clavier que j'utilise est "azerty", mais il faut une interface (de petite taille) pour écrire en Vietnamien avec le codage "Unicode". Le mot que tu n'as pu lire est "thê gioi" (=le monde) avec un accent aiguë sur le "ê", et un "o" avec une petite barbe à droite, et un accent aiguë par dessus. - J'ai acheté le bouquin en français à Saigon, à la librairie "Fahasa"; c'est imprimé au Vietnam et c'est beaucoup, beaucoup moins cher qu'en France. - Merci pour les superbes photos que je viens de voir aujourd'hui. Il me semble avoir une autre pose de l'un des modèles que je vous joins. Ok, je vais scanner quelques photos ethniques. Dom151
Hanh phúc o trong tâm tay!
Merci Julien pour cette très belle photo 😛 😎 😉 ! C'est décidemment la journée de la mode chinoise sur VF !
Certains diront que c’est hors sujet. Je répondrai que non. Le thème étant les populations, nous les encadrons dans leur contexte historique et culturel, d’où les habits.
Nous n’avons pas à porter une définition trop stricte du sujet comme un carcan !
Certains diront que c’est hors sujet. Je répondrai que non. Le thème étant les populations, nous les encadrons dans leur contexte historique et culturel, d’où les habits.
Nous n’avons pas à porter une définition trop stricte du sujet comme un carcan !
Je suis ravi des contributions esthétiques récentes de Tokara et de DOM151. Mais je suis curieux de ce qu’il n’y ait eu aucune réaction au slogan Manchu « Pour garder la tête, il faut perdre les cheveux ! Pour garder les cheveux, il faut perdre la tête ! ». Mais bien sûr, on est blasé sur VF, et tout le monde sait bien que c’est une pratique courante pour le conquérant d’imposer ses us et coutumes sous peine capitale ! Il faudra que je me penche sur la popularité de la guitare en Amérique Latine. Je commence à me douter que les Conquistadores en avaient imposé l’apprentissage aux Indiens sous peine de mort…… 😇😉
Mais je suis en train de ronchonner, revenons à nos moutons, comme disait la bergère ! La population chinoise :
Certains estiment à 300 millions la population chinoise vers l’an 1800. D’après Jean Michaud et Christian Culas (« Les Hmong de la péninsule indochinoise : migrations et histoire »), la population avait déjà atteint 450 millions au 18-ème siècle, mais cela serait alors plutôt vers la fin du siècle. Au 19-ème siècle, l’expansion démographique chinoise se tourna vers le sud et le sud-ouest. Il y eut des campagnes agressives contre les populations locales non-Han 😠. On exigea des Zhuang, Lolo, Miao, Yao etc.... qu’ils prennent des noms chinois, soient recensés fiscalement, portent la natte mandchoue, etc… Ceux qui ne voulurent pas s’y plier durent se réfugier plus à l’intérieur des montagnes ou fuir vers le Vietnam et le Laos. Des révoltes et soulèvements furent réprimés dans le Sichuan et dans le sud de la Chine 🏴☠️.
Les migrations volontaires ou forcées de Han avaient déjà été très importantes sous la dynastie Ming, comme nous l’avons vu dans « Ming (1368-1644) – Maïs ! ». Elles furent encore plus importantes pendant la période Qing. Les « Études sur la population de la Chine, 1368-1953 », de Bingdi He et Ping-Ti Ho nous renseignent bien sur ce qui s’est passé au Sichuan, par exemple. Une révolte paysanne au début du 17-ème siècle avait créé un vide dans le Bassin Rouge du Sichuan. En 1671, le gouverneur général du Sichuan, du Hubei et du Hunan disait « il y a abondance de terres arables dans le Sichuan mais il n’y a pas assez de gens pour les cultiver ». Un édit impérial exempta d’impôts pour cinq ans ceux qui voulaient émigrer dans le Sichuan, et promit même des promotions aux officiels locaux qui réussiraient à attirer plus de 300 immigrants. Les migrations eurent lieu pendant plus de 200 années. Les gens vinrent surtout du Hubei voisin, mais aussi du Shensi, du Kiangsu, de Fujian, du Kansu et du Guangdong. Les dialectes différents de tous ces nouveaux venus n’ont commencé à s’effacer que tout dernièrement grâce aux communications modernes. Les habitants du Sichuan dont les ancêtres étaient déjà sur place avant la dynastie Qing ne sont majoritaires que dans certains districts dans l’extrême sud-est et dans quelques districts de l’ouest du Sichuan. Le Sichuan, l’une des régions les plus peuplées de la Chine d’aujourd’hui, a donc une population Han en grande partie récemment immigrée, et cela a résulté de l’importation de cultures nouvelles qui, nous l’avons vu dans « Ming (1368-1644) – Maïs ! », a provoqué une forte croissance démographique dès la période Ming. Cette immigration a été aussi facilitée par ces cultures nouvelles. En effet, les terres rouges du Sichuan étaient particulièrement propices à la culture du mais et des patates douces (le Sichuan est la province chinoise qui produit le plus de patates douces) et les cacahuètes étaient intensivement cultivées sur les bancs sableux le long des rivières.
On peut toujours spéculer à l’infini, et c’est bien sûr assez futile (« si ma tante en avait, elle s’appellerait mon oncle ! »), mais si la « découverte » (par les Européens) des Amériques n’avait pas eu lieu, la population chinoise aurait sans aucun doute été mieux contenue, le sud de la Chine serait moins dominé par les Han, et certaines ethnies montagnardes si exotiques de l’Asie du sud-est en seraient absentes ou y seraient en nombres bien moindres, étant restées chez elles en Chine du sud.
Nous parlions de « découverte » des Amériques et d’importation de la patate douce par les Européens en Asie ? Il se pourrait bien que la patate douce, qui était cultivée partout en Polynésie avant l’arrivée des Européens et qui sans nul conteste est une plante originaire des régions andines, ait été rapportée par des navigateurs Polynésiens eux-mêmes, qui auraient donc indépendamment « découvert » l’Amérique du Sud 😮 . Cela va certainement ouvrir une polémique, il faudra donc y revenir.
Mais je suis en train de ronchonner, revenons à nos moutons, comme disait la bergère ! La population chinoise :
Certains estiment à 300 millions la population chinoise vers l’an 1800. D’après Jean Michaud et Christian Culas (« Les Hmong de la péninsule indochinoise : migrations et histoire »), la population avait déjà atteint 450 millions au 18-ème siècle, mais cela serait alors plutôt vers la fin du siècle. Au 19-ème siècle, l’expansion démographique chinoise se tourna vers le sud et le sud-ouest. Il y eut des campagnes agressives contre les populations locales non-Han 😠. On exigea des Zhuang, Lolo, Miao, Yao etc.... qu’ils prennent des noms chinois, soient recensés fiscalement, portent la natte mandchoue, etc… Ceux qui ne voulurent pas s’y plier durent se réfugier plus à l’intérieur des montagnes ou fuir vers le Vietnam et le Laos. Des révoltes et soulèvements furent réprimés dans le Sichuan et dans le sud de la Chine 🏴☠️.
Les migrations volontaires ou forcées de Han avaient déjà été très importantes sous la dynastie Ming, comme nous l’avons vu dans « Ming (1368-1644) – Maïs ! ». Elles furent encore plus importantes pendant la période Qing. Les « Études sur la population de la Chine, 1368-1953 », de Bingdi He et Ping-Ti Ho nous renseignent bien sur ce qui s’est passé au Sichuan, par exemple. Une révolte paysanne au début du 17-ème siècle avait créé un vide dans le Bassin Rouge du Sichuan. En 1671, le gouverneur général du Sichuan, du Hubei et du Hunan disait « il y a abondance de terres arables dans le Sichuan mais il n’y a pas assez de gens pour les cultiver ». Un édit impérial exempta d’impôts pour cinq ans ceux qui voulaient émigrer dans le Sichuan, et promit même des promotions aux officiels locaux qui réussiraient à attirer plus de 300 immigrants. Les migrations eurent lieu pendant plus de 200 années. Les gens vinrent surtout du Hubei voisin, mais aussi du Shensi, du Kiangsu, de Fujian, du Kansu et du Guangdong. Les dialectes différents de tous ces nouveaux venus n’ont commencé à s’effacer que tout dernièrement grâce aux communications modernes. Les habitants du Sichuan dont les ancêtres étaient déjà sur place avant la dynastie Qing ne sont majoritaires que dans certains districts dans l’extrême sud-est et dans quelques districts de l’ouest du Sichuan. Le Sichuan, l’une des régions les plus peuplées de la Chine d’aujourd’hui, a donc une population Han en grande partie récemment immigrée, et cela a résulté de l’importation de cultures nouvelles qui, nous l’avons vu dans « Ming (1368-1644) – Maïs ! », a provoqué une forte croissance démographique dès la période Ming. Cette immigration a été aussi facilitée par ces cultures nouvelles. En effet, les terres rouges du Sichuan étaient particulièrement propices à la culture du mais et des patates douces (le Sichuan est la province chinoise qui produit le plus de patates douces) et les cacahuètes étaient intensivement cultivées sur les bancs sableux le long des rivières.
On peut toujours spéculer à l’infini, et c’est bien sûr assez futile (« si ma tante en avait, elle s’appellerait mon oncle ! »), mais si la « découverte » (par les Européens) des Amériques n’avait pas eu lieu, la population chinoise aurait sans aucun doute été mieux contenue, le sud de la Chine serait moins dominé par les Han, et certaines ethnies montagnardes si exotiques de l’Asie du sud-est en seraient absentes ou y seraient en nombres bien moindres, étant restées chez elles en Chine du sud.
Nous parlions de « découverte » des Amériques et d’importation de la patate douce par les Européens en Asie ? Il se pourrait bien que la patate douce, qui était cultivée partout en Polynésie avant l’arrivée des Européens et qui sans nul conteste est une plante originaire des régions andines, ait été rapportée par des navigateurs Polynésiens eux-mêmes, qui auraient donc indépendamment « découvert » l’Amérique du Sud 😮 . Cela va certainement ouvrir une polémique, il faudra donc y revenir.
Salut,
Les asiatiques aiment la peau blanche, car elle est signe de richesse (bourgeoisie), comme nous au moyen age et a la renaissance, pour les "sang bleu", le riche travail ou vie avec la clim, le pauvre, le paysan vit dehors, au soleil et donc bruni!!! (pas Karla hein)
Perso je preferes les brunes a la peau brunie😇
A+
Pour les pieds bandés, lire le livre de Lisa See "Fleure de neige"
Les asiatiques aiment la peau blanche, car elle est signe de richesse (bourgeoisie), comme nous au moyen age et a la renaissance, pour les "sang bleu", le riche travail ou vie avec la clim, le pauvre, le paysan vit dehors, au soleil et donc bruni!!! (pas Karla hein)
Perso je preferes les brunes a la peau brunie😇
A+
Pour les pieds bandés, lire le livre de Lisa See "Fleure de neige"
Un voyage de mille lis a commencé par un pas. (Lao-Tseu ; 1 lis=ancienne mesure chinoise équivalente a 576m définie des la dynastie Qin, mais qui variait selon la région et l'époque, valeur actuelle 500m, le li est une mesure coréenne d'environ 3920m)
pour les pti curieux!!! le chien subliminaleeu
Cela va être mon dernier passage sur les Qing, et je ne compte pas me lancer dans l’histoire de la Chine moderne, sans aucun doute fascinante, mais vraiment ce serait une digression trop longue. Dans mes deux derniers passages, nous avons vu que les Qing ont resserré l’étau sur les Han, qu’ils en ont poussé des millions à se déplacer sur le territoire de la Chine, et qu’ils se sont également affirmés militairement vers l’ouest et vers le nord (Xinjiang, Russie, Mongolie).
Toutefois, le pouvoir militaire Manchu s'affaiblit au cours du 19-ème siècle.. La rébellion notoire des Taiping, de 1850 à 1864, fut motivée par des ressentiments profonds contre eux. Les rebelles prirent entre autres la ville de Nanjing et massacrèrent la garnison Manchu et leurs familles. L’instigateur principal de la révolte était Hong Xiuquan, un Hakka de Guangdong. Les Hakka se réclament être les descendants de l’une des premières vagues de migration du nord vers le sud, datant du 4-ème siècle quand les Xiongnu (les Huns ?) avaient saccagé la Chine du nord. Ils seraient donc parmi les Han les plus purs. La rébellion des Taiping fut la guerre civile la plus meurtrière de l’histoire mondiale avec 20 à 30 millions de morts 🏴☠️🏴☠️🏴☠️. Des troupes britanniques et françaises furent impliquées (du côté des Qing). Les Miao et les Musulmans se soulevèrent aussi contre les Qing, particulièrement au Yunnan. Mais les ingérences étrangères étaient peut-être le problème principal des Qing. La Chine offrait des marchés vastes que les Européens ne pouvaient ignorer. Les Qing se montrèrent assez arrogants en déclarant, à la fin du 18-ème siècle, que la Chine n’avait pas le moindre besoin des produits manufacturés occidentaux 😠😮. La Chine semble avoir une certaine difficulté à traiter les nations étrangères sur pied égal.
Une petite digression s’impose ici. Nous avons déjà dit que la notion de frontières géographiques bien délimitées était inconnue en Asie avant l’arrivée des occidentaux, à l’exception près de la Chine et (à cause de ses conflits avec la Chine) du Vietnam. Les entités politiques de l’Asie du sud-est, par exemple, étaient basées sur le concept du « mandala », c.à-.d. d’une zone d’influence rayonnant à partir d’un centre. Les « mandalas » ou zones d’influence pouvaient se recouper géographiquement, surtout sur leurs périphéries, avec la possibilité que différentes populations vivant dans une région donnée reconnaissent des allégeances différentes. En fait, il semble que la Chine a une tendance à jouer sur les deux tableaux. D’une part, elle tient à s’affirmer sur un territoire énorme et bien délimité. D’autre part, elle a tendance à se considérer comme le centre du monde et à considérer les autres nations, même indépendantes, comme inférieures et devant reconnaître cet état de fait. On parlait « d’empire sans milieu » (référence à cet article de l’Express que notre ami Olivier avait mentionné plus haut). On pourrait tout aussi bien parler « d’empire sans frontières ».
Fermons cette parenthèse. Les Qing refusèrent donc les marchandises étrangères et exigèrent que les occidentaux paient en lingots d’argent pour la soie, le thé et la porcelaine qui étaient très demandés en occident. L’hémorragie de métaux précieux qui en résulta inquiéta la France et la Grande Bretagne. Ces pays, Grande Bretagne en tête, trouvèrent une alternative : intoxiquer la Chine avec l’opium, importer des quantités énormes d’opium et créer ainsi des « crédits » suffisants pour acheter le thé et les autres denrées chinoises voulues. Cela est sans nul doute l’un des chapitres les plus choquants de l’impérialisme européen, d’autant plus que la vente d’opium était depuis longtemps illégale en Chine! Quand les Qing voulurent bannir l’importation d’opium en 1838, la Grande Bretagne n’hésita pas à déclarer la « première guerre de l’opium ». La Chine ne pouvait faire face militairement aux Européens. Par le traité de Nanjing en 1842, elle dut ouvrir ses ports aux étrangers et céder l’île de Hong Kong à la Grande Bretagne. Mais cela ne suffisait pas! La Grande Bretagne voulut accéder les rivières chinoises et demanda à ouvrir une ambassade à Beijing. Les Qing refusèrent, ce qui causa la « deuxième guerre de l’opium ». Les Chinois furent de nouveau écrasés. En 1860, des troupes françaises et britanniques entrèrent à Beijing, pillèrent et saccagèrent le palais d’été 😕🏴☠️. On note au passage l’arrogance des Britanniques ! Pour leur défense, les Chinois avaient pacifiquement commercé avec les marchands arabes depuis des siècles. Il se peut donc que l’approche des Européens eût été un tant soit peu prétentieuse, arrogante et provocatrice 😠.
Nous allons couper court ici, car l’histoire est compliquée et faite d’une quantité de détails et d’anecdotes intéressants, certes, mais ce n’est pas mon sujet de départ. Disons simplement que la dynastie Qing déclina à partir de la seconde moitié du 19-ème siècle. Ce qui s’est passé par la suite est connu, au moins dans les grandes lignes. Il n’y a qu’à voir le film « Le Dernier Empereur », par exemple, pour combler certaines lacunes. La dynastie Qing fut renversée à la suite de la révolution Xinhai. Le dernier empereur, Puyi, alors âgé de 7 ans, abdiqua. en 1912. Comme les Manchu étaient les descendants des Jurchen, et donc des Mohe, on peut dire pour terminer que Puyi fut …. le dernier des Mohe-Khans !
Toutefois, le pouvoir militaire Manchu s'affaiblit au cours du 19-ème siècle.. La rébellion notoire des Taiping, de 1850 à 1864, fut motivée par des ressentiments profonds contre eux. Les rebelles prirent entre autres la ville de Nanjing et massacrèrent la garnison Manchu et leurs familles. L’instigateur principal de la révolte était Hong Xiuquan, un Hakka de Guangdong. Les Hakka se réclament être les descendants de l’une des premières vagues de migration du nord vers le sud, datant du 4-ème siècle quand les Xiongnu (les Huns ?) avaient saccagé la Chine du nord. Ils seraient donc parmi les Han les plus purs. La rébellion des Taiping fut la guerre civile la plus meurtrière de l’histoire mondiale avec 20 à 30 millions de morts 🏴☠️🏴☠️🏴☠️. Des troupes britanniques et françaises furent impliquées (du côté des Qing). Les Miao et les Musulmans se soulevèrent aussi contre les Qing, particulièrement au Yunnan. Mais les ingérences étrangères étaient peut-être le problème principal des Qing. La Chine offrait des marchés vastes que les Européens ne pouvaient ignorer. Les Qing se montrèrent assez arrogants en déclarant, à la fin du 18-ème siècle, que la Chine n’avait pas le moindre besoin des produits manufacturés occidentaux 😠😮. La Chine semble avoir une certaine difficulté à traiter les nations étrangères sur pied égal.
Une petite digression s’impose ici. Nous avons déjà dit que la notion de frontières géographiques bien délimitées était inconnue en Asie avant l’arrivée des occidentaux, à l’exception près de la Chine et (à cause de ses conflits avec la Chine) du Vietnam. Les entités politiques de l’Asie du sud-est, par exemple, étaient basées sur le concept du « mandala », c.à-.d. d’une zone d’influence rayonnant à partir d’un centre. Les « mandalas » ou zones d’influence pouvaient se recouper géographiquement, surtout sur leurs périphéries, avec la possibilité que différentes populations vivant dans une région donnée reconnaissent des allégeances différentes. En fait, il semble que la Chine a une tendance à jouer sur les deux tableaux. D’une part, elle tient à s’affirmer sur un territoire énorme et bien délimité. D’autre part, elle a tendance à se considérer comme le centre du monde et à considérer les autres nations, même indépendantes, comme inférieures et devant reconnaître cet état de fait. On parlait « d’empire sans milieu » (référence à cet article de l’Express que notre ami Olivier avait mentionné plus haut). On pourrait tout aussi bien parler « d’empire sans frontières ».
Fermons cette parenthèse. Les Qing refusèrent donc les marchandises étrangères et exigèrent que les occidentaux paient en lingots d’argent pour la soie, le thé et la porcelaine qui étaient très demandés en occident. L’hémorragie de métaux précieux qui en résulta inquiéta la France et la Grande Bretagne. Ces pays, Grande Bretagne en tête, trouvèrent une alternative : intoxiquer la Chine avec l’opium, importer des quantités énormes d’opium et créer ainsi des « crédits » suffisants pour acheter le thé et les autres denrées chinoises voulues. Cela est sans nul doute l’un des chapitres les plus choquants de l’impérialisme européen, d’autant plus que la vente d’opium était depuis longtemps illégale en Chine! Quand les Qing voulurent bannir l’importation d’opium en 1838, la Grande Bretagne n’hésita pas à déclarer la « première guerre de l’opium ». La Chine ne pouvait faire face militairement aux Européens. Par le traité de Nanjing en 1842, elle dut ouvrir ses ports aux étrangers et céder l’île de Hong Kong à la Grande Bretagne. Mais cela ne suffisait pas! La Grande Bretagne voulut accéder les rivières chinoises et demanda à ouvrir une ambassade à Beijing. Les Qing refusèrent, ce qui causa la « deuxième guerre de l’opium ». Les Chinois furent de nouveau écrasés. En 1860, des troupes françaises et britanniques entrèrent à Beijing, pillèrent et saccagèrent le palais d’été 😕🏴☠️. On note au passage l’arrogance des Britanniques ! Pour leur défense, les Chinois avaient pacifiquement commercé avec les marchands arabes depuis des siècles. Il se peut donc que l’approche des Européens eût été un tant soit peu prétentieuse, arrogante et provocatrice 😠.
Nous allons couper court ici, car l’histoire est compliquée et faite d’une quantité de détails et d’anecdotes intéressants, certes, mais ce n’est pas mon sujet de départ. Disons simplement que la dynastie Qing déclina à partir de la seconde moitié du 19-ème siècle. Ce qui s’est passé par la suite est connu, au moins dans les grandes lignes. Il n’y a qu’à voir le film « Le Dernier Empereur », par exemple, pour combler certaines lacunes. La dynastie Qing fut renversée à la suite de la révolution Xinhai. Le dernier empereur, Puyi, alors âgé de 7 ans, abdiqua. en 1912. Comme les Manchu étaient les descendants des Jurchen, et donc des Mohe, on peut dire pour terminer que Puyi fut …. le dernier des Mohe-Khans !
Les asiatiques aiment la peau blanche, car elle est signe de richesse (bourgeoisie), ... le riche travaille ou vit avec la clim, le pauvre, le paysan vit dehors, au soleil et donc brunit!!!
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Comme déjà dit, on retrouve ces critères un peu partout dans les pays où on brunit facilement quand on vit en plein air.
Perso je preferes les brunes à la peau brunie😇 - --
Elles peuvent être jolies, sans nulle doute 😉! Personnellement, mes goûts ont changé au fil des années. J’en suis à la période « asiatique », avec préférence pour les peaux claires 😛. Je pourrais aller plus dans les détails, mais ça ne ferait pas plaisir à tout le monde.
Perso je preferes les brunes à la peau brunie😇 - --
Elles peuvent être jolies, sans nulle doute 😉! Personnellement, mes goûts ont changé au fil des années. J’en suis à la période « asiatique », avec préférence pour les peaux claires 😛. Je pourrais aller plus dans les détails, mais ça ne ferait pas plaisir à tout le monde.
Salut Georges,
pour moi c'est trop tard, une brune brunie a mis le grapin sur moi😕😄😏😏😇!!!
A+
pour moi c'est trop tard, une brune brunie a mis le grapin sur moi😕😄😏😏😇!!!
A+
Un voyage de mille lis a commencé par un pas. (Lao-Tseu ; 1 lis=ancienne mesure chinoise équivalente a 576m définie des la dynastie Qin, mais qui variait selon la région et l'époque, valeur actuelle 500m, le li est une mesure coréenne d'environ 3920m)
pour les pti curieux!!! le chien subliminaleeu
Salut Georges,
juste une petite lecture sur la Guerre de l'opium et le sac du palais d'été!!!
L'Empire des larmes de José Frèches en 2tomes!!!
A+
A+
Un voyage de mille lis a commencé par un pas. (Lao-Tseu ; 1 lis=ancienne mesure chinoise équivalente a 576m définie des la dynastie Qin, mais qui variait selon la région et l'époque, valeur actuelle 500m, le li est une mesure coréenne d'environ 3920m)
pour les pti curieux!!! le chien subliminaleeu
Super, Pierre, tu me donnes des bonnes lectures a faire! 🙂
Petit anachronisme du commentaire fait sur le livre: "....un prince Tang rebelle....", ca sonne bien, mis a part le fait que la dynastie Tang se situe un bon millenaire auparavant!
Petit anachronisme du commentaire fait sur le livre: "....un prince Tang rebelle....", ca sonne bien, mis a part le fait que la dynastie Tang se situe un bon millenaire auparavant!
Salut Georges,
Peut etre un dessandant😛 mais les bouqins que je te propose ne sont que des romans!!! Pas de véritable bouquin historique!!!
A+
Peut etre un dessandant😛 mais les bouqins que je te propose ne sont que des romans!!! Pas de véritable bouquin historique!!!
A+
Un voyage de mille lis a commencé par un pas. (Lao-Tseu ; 1 lis=ancienne mesure chinoise équivalente a 576m définie des la dynastie Qin, mais qui variait selon la région et l'époque, valeur actuelle 500m, le li est une mesure coréenne d'environ 3920m)
pour les pti curieux!!! le chien subliminaleeu
pour moi c'est trop tard, une brune brunie a mis le grapin sur moi
Ta brune s'appelle Carla? 😉😄😄😏😏
Ta brune s'appelle Carla? 😉😄😄😏😏
Khun maa jak nai krap?
"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
NON😠 Boumba
Dao, tu connais la signification, c'est quand meme beaucoup plus mignon que Carlita!!!😛😄😏
A+
Dao, tu connais la signification, c'est quand meme beaucoup plus mignon que Carlita!!!😛😄😏
A+
Un voyage de mille lis a commencé par un pas. (Lao-Tseu ; 1 lis=ancienne mesure chinoise équivalente a 576m définie des la dynastie Qin, mais qui variait selon la région et l'époque, valeur actuelle 500m, le li est une mesure coréenne d'environ 3920m)
pour les pti curieux!!! le chien subliminaleeu
mais les bouqins que je te propose ne sont que des romans!!! Pas de véritable bouquin historique!!!
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C'est pas grave! Il y a des bons romans, meme si pas vraiment historiques! On peut de toute facon mieux apprecier les bons (et rejeter les mauvais) quand on s'est assure une petite connaissance de base, comme c'est le cas pour les participants sur ce poste en ce qui concerne la Chine. Je dois dire que j'en connais bien plus long maintenant sur la Chine et les environs qu'il y a un mois!
Je dois m'excuser, mais il faudra attendre un peu pour ma prochaine "livraison". Je suis en train de travailler dessus. Mais il commence a faire beau ici a Perth (enfin!), et de plus le soir de temps en temps c'est la tele qui me retient. Ce soir: "crouching Tiger, Hidden Dragon"! Je l'ai vu au moins 4 ou 5 fois mais ca me plait toujours. Je trouve Michelle Yeoh vraiment yummy! 🙂😛
C'est pas grave! Il y a des bons romans, meme si pas vraiment historiques! On peut de toute facon mieux apprecier les bons (et rejeter les mauvais) quand on s'est assure une petite connaissance de base, comme c'est le cas pour les participants sur ce poste en ce qui concerne la Chine. Je dois dire que j'en connais bien plus long maintenant sur la Chine et les environs qu'il y a un mois!
Je dois m'excuser, mais il faudra attendre un peu pour ma prochaine "livraison". Je suis en train de travailler dessus. Mais il commence a faire beau ici a Perth (enfin!), et de plus le soir de temps en temps c'est la tele qui me retient. Ce soir: "crouching Tiger, Hidden Dragon"! Je l'ai vu au moins 4 ou 5 fois mais ca me plait toujours. Je trouve Michelle Yeoh vraiment yummy! 🙂😛
Dao, tu conais la signification
Oui oui je suis dans une région ou on pratique la chasse au Dao 😉😛
Carlita!!!
T'en sais plus que moi je ne connaissais pas son petit nom dans l'intimité des "grands" 😄😄😏😉 de ce monde 😇
Oui oui je suis dans une région ou on pratique la chasse au Dao 😉😛
Carlita!!!
T'en sais plus que moi je ne connaissais pas son petit nom dans l'intimité des "grands" 😄😄😏😉 de ce monde 😇
Khun maa jak nai krap?
"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
"Crouching Tiger, Hidden Dragon" ... on dit "Tigre et Dragon" en francais je crois. Le titre anlais est beaucoup plus suggestif! Le Tigre est tapi (crouching) donc pres a bondir. Le Dragon est cache.......
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More discussions
Hi everyone,
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines? For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL. THANKS GUYS
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines? For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL. THANKS GUYS
Good evening everyone,
This is my 15,000th post, and it's a message I would have preferred never to write.
Patrick—Yangguizi—won’t be returning from his trek in Uganda. His health betrayed him in the mountains.
Like many of you, I laughed until I couldn’t anymore at his travel stories. I met him in Shanghai, then in Istanbul... We scoured restaurants—he was an incredible expert on world cuisines. We relived Korea, China. Always brilliant, so sharp, so funny, so down-to-earth. Being even a little bit his friend was something to be proud of. I think I envied him.
Patrick is still out there, of course... He found his happiness running across the world. He’s on his path. He never doubted that "the traveler doesn’t even know if he’ll return one day."
Not sure this would’ve suited him, but his departure devastates me.
Alright, Farewell, you foreign devil. Safe travels.
Michel
This is my 15,000th post, and it's a message I would have preferred never to write.
Patrick—Yangguizi—won’t be returning from his trek in Uganda. His health betrayed him in the mountains.
Like many of you, I laughed until I couldn’t anymore at his travel stories. I met him in Shanghai, then in Istanbul... We scoured restaurants—he was an incredible expert on world cuisines. We relived Korea, China. Always brilliant, so sharp, so funny, so down-to-earth. Being even a little bit his friend was something to be proud of. I think I envied him.
Patrick is still out there, of course... He found his happiness running across the world. He’s on his path. He never doubted that "the traveler doesn’t even know if he’ll return one day."
Not sure this would’ve suited him, but his departure devastates me.
Alright, Farewell, you foreign devil. Safe travels.
Michel
hello to all travelers with their eyes wide open to the desert...
I’ve always wondered what I was "doing" on this earth. And why my father, who died a few months after I was born—a former youngest French resistance fighter—joined the First Saharan Motorized Company in Atar and spent the rest of his life repairing army engines in Algeria, Mauritania, Senegal, Mali (which didn’t exist under that name back then), Morocco, and finally Algeria, where my mother was born and raised. (Believe me, it’s not "cool" being the child of a soldier in a country occupied by France, and even less so the child of a "pied-noir.") Of course, I never got an answer: the dead don’t talk, and the army doesn’t either. But here’s the thing—I had photos... So naturally, one day I hit the road. I wanted to see, to understand. It’s thanks to VF that I was able to do a little research on crossing the Morocco-Mauritania border, and I’m grateful to its members, just as I’m grateful to all those who welcomed me on the road for 14 years. For the past few weeks, I’ve been wondering if I should talk about this or not... It turns out the Mauritanians changed my life by asking for my help... And that started as early as February 2012... (Did I owe them something? No answer to that question.) Ah, the irony—they saw me coming. But when you’re handed sick children and begged to do something, what would you have done? I’d worked in a hospital, so I knew a bit about the rules to follow. I didn’t hesitate. And well, over all these years, I met doctors, surgeons, and together we organized care, evacuations of children, training for surgeons—even trying to stop children from having to travel outside their country. It was never easy. I’d like to thank those who supported us, as well as *La Chaîne de l’Espoir*, *La Fondation Face au Monde*, and everyone who built bridges between our two countries. Unfortunately, despite the constant efforts of Mauritanian doctors and surgeons, some children couldn’t be helped in time. Today, I want to talk about four siblings—orphans of their mother—suffering from congenital glaucoma causing irreversible blindness. Their case was entrusted to me in 2020, just weeks before the big lockdown. We couldn’t do anything for them then, but when their father asked me for a gift, I rushed to my computer and wrote a story. Through a tale, the children take a great journey, explore their country, and fulfill a dream. I never thought this book would be published—it was, in 2023. This book pays tribute to Mauritania. It’s a message for those who know nothing about the hardships of life there, carrying both the harshness and beauty of an immense desert where you can travel by 4x4, bike, on foot, or by camel in complete safety. It bears witness to the kindness of Mauritanians toward travelers. As a woman traveling alone in my vehicle—a now-rusted old Mercedes that no longer runs—I had the most beautiful encounters of my life there (I’ve seen other parts of the world...). The blind children of Choum, Atar, Nouadhibou, and Nouakchott will forever be in my heart. Volunteer readers transcribed the book into a free audio version for the visually impaired. It’s available in sound libraries in France, the *Fondation Valentin Haüy*, and the Swiss Romande library. I made my last trip to Mauritania in my old 4x4 to distribute the book everywhere, especially to its heroes and the school for the visually impaired in Nouakchott. After that, I thought it was time to close the chapter because I no longer have the means or the strength to travel. My publishers chose this title for it: *The Blue Eyes of the Desert*. This publication helped a mission of Swiss volunteer ophthalmologists come to operate on glaucomas in Mauritania. I’m thrilled because they come back every year! This adventure is ending, yes—everything must come to an end—but ultimately, it was born here, on the VF site!! So yes, I had to say it: THANK YOU!!!!!
I’ve always wondered what I was "doing" on this earth. And why my father, who died a few months after I was born—a former youngest French resistance fighter—joined the First Saharan Motorized Company in Atar and spent the rest of his life repairing army engines in Algeria, Mauritania, Senegal, Mali (which didn’t exist under that name back then), Morocco, and finally Algeria, where my mother was born and raised. (Believe me, it’s not "cool" being the child of a soldier in a country occupied by France, and even less so the child of a "pied-noir.") Of course, I never got an answer: the dead don’t talk, and the army doesn’t either. But here’s the thing—I had photos... So naturally, one day I hit the road. I wanted to see, to understand. It’s thanks to VF that I was able to do a little research on crossing the Morocco-Mauritania border, and I’m grateful to its members, just as I’m grateful to all those who welcomed me on the road for 14 years. For the past few weeks, I’ve been wondering if I should talk about this or not... It turns out the Mauritanians changed my life by asking for my help... And that started as early as February 2012... (Did I owe them something? No answer to that question.) Ah, the irony—they saw me coming. But when you’re handed sick children and begged to do something, what would you have done? I’d worked in a hospital, so I knew a bit about the rules to follow. I didn’t hesitate. And well, over all these years, I met doctors, surgeons, and together we organized care, evacuations of children, training for surgeons—even trying to stop children from having to travel outside their country. It was never easy. I’d like to thank those who supported us, as well as *La Chaîne de l’Espoir*, *La Fondation Face au Monde*, and everyone who built bridges between our two countries. Unfortunately, despite the constant efforts of Mauritanian doctors and surgeons, some children couldn’t be helped in time. Today, I want to talk about four siblings—orphans of their mother—suffering from congenital glaucoma causing irreversible blindness. Their case was entrusted to me in 2020, just weeks before the big lockdown. We couldn’t do anything for them then, but when their father asked me for a gift, I rushed to my computer and wrote a story. Through a tale, the children take a great journey, explore their country, and fulfill a dream. I never thought this book would be published—it was, in 2023. This book pays tribute to Mauritania. It’s a message for those who know nothing about the hardships of life there, carrying both the harshness and beauty of an immense desert where you can travel by 4x4, bike, on foot, or by camel in complete safety. It bears witness to the kindness of Mauritanians toward travelers. As a woman traveling alone in my vehicle—a now-rusted old Mercedes that no longer runs—I had the most beautiful encounters of my life there (I’ve seen other parts of the world...). The blind children of Choum, Atar, Nouadhibou, and Nouakchott will forever be in my heart. Volunteer readers transcribed the book into a free audio version for the visually impaired. It’s available in sound libraries in France, the *Fondation Valentin Haüy*, and the Swiss Romande library. I made my last trip to Mauritania in my old 4x4 to distribute the book everywhere, especially to its heroes and the school for the visually impaired in Nouakchott. After that, I thought it was time to close the chapter because I no longer have the means or the strength to travel. My publishers chose this title for it: *The Blue Eyes of the Desert*. This publication helped a mission of Swiss volunteer ophthalmologists come to operate on glaucomas in Mauritania. I’m thrilled because they come back every year! This adventure is ending, yes—everything must come to an end—but ultimately, it was born here, on the VF site!! So yes, I had to say it: THANK YOU!!!!!
Hi everyone,
I’m Loulou, a French expat who’s been living in Southeast Asia for about fifteen years, currently in Phnom Penh, Cambodia. A passionate walker at heart, I’ve trekked in Nepal (Thorung La, Mardi Himal), India, Vietnam, and I’m still planning new hikes (Char Dham, Langtang, Annapurna).
I’ve just published my first travel journal, recounting three months of walking and encounters across India. A portion of the sales goes to an educational center I support in Kep, for children whose parents work in the salt marshes.
I’m also working on a second book about Nepal with a musician friend, focusing on the Mardi Himal trek—two independent perspectives on the same journey.
Happy to swap stories with you about the Himalayas, India, Southeast Asia, or just the urge to hit the road and walk far from home.
Safe travels,
Loulou
Hi! It was totally by chance that I stumbled upon VoyageForum (an ad online and a story lol), and I’ve been reading some really old posts from 2011 about Thai massage schools—discussions on how to get by, accommodation, prices, etc. It reminded me of my own experience: I kept things simple by staying with a local family during my entire trip. I only shared all the expenses with them, which, I’ll admit, was super cheap… and I often traveled with them, which naturally opened a lot of doors for me. To start, at the school in Salaya, my Thai friend immediately connected me with Teacher Phong (the school’s mentor and teacher of teachers, a former monk). I was supposed to join a group session with other foreigners, but for some reason I don’t know, I got two days of private lessons for free with this expert… incredible! And on top of that, he loved France! It was an amazing experience. I "discovered" massage by chance—the Thai family just told me: "Try it, you’ll see!" (I’d had a pretty intense massage in the capital before 😅… but the next day, I felt unbelievably great!))
Every morning, I’d take a taxi (chosen by the Thai family at prices that beat all the competition) to this school—I’ve forgotten the name of the little village now… right in the heart of the countryside. Then, in the evenings, I’d keep practicing massage on all the family members… and they’d teach me Thai at the same time!))
Since then, I’ve practiced a bit, with lots of positive feedback. Following Teacher Phong’s advice—he thought my pressure was deep, firm, and precise—he strongly encouraged me to take this seriously.
I love Thailand so much. It’s a whole different way of living… and it’s a real blessing, even if I couldn’t live there full-time. Anyway, that was an unforgettable memory, and sometimes the Thai family and I still say hi—from 2011, 2013… right up to today!
Take care, everyone! !
Every morning, I’d take a taxi (chosen by the Thai family at prices that beat all the competition) to this school—I’ve forgotten the name of the little village now… right in the heart of the countryside. Then, in the evenings, I’d keep practicing massage on all the family members… and they’d teach me Thai at the same time!))
Since then, I’ve practiced a bit, with lots of positive feedback. Following Teacher Phong’s advice—he thought my pressure was deep, firm, and precise—he strongly encouraged me to take this seriously.
I love Thailand so much. It’s a whole different way of living… and it’s a real blessing, even if I couldn’t live there full-time. Anyway, that was an unforgettable memory, and sometimes the Thai family and I still say hi—from 2011, 2013… right up to today!
Take care, everyone! !
"It seems to me that poverty would be less painful in the sun" wrote Aznavour...
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others? What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille? Are the Pygmies happier than the Inuit? Are Canadians less happy than the people of Louisiana? Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate? Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others? What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille? Are the Pygmies happier than the Inuit? Are Canadians less happy than the people of Louisiana? Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate? Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed. Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed. Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
We're planning to spend a month in Vietnam. Is hiring a guide helpful?
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Then... would you have 5 to 7 minutes to help me by filling out this questionnaire? 🙂 »» https://forms.gle/y74ckkvN9TjrougLA
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project. A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Then... would you have 5 to 7 minutes to help me by filling out this questionnaire? 🙂 »» https://forms.gle/y74ckkvN9TjrougLA
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project. A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
Hello everyone,
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question. They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕 Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
Please forgive my little rant.
Wishing everyone all the best. Cheers,
Puma2A

...
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question. They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕 Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
Please forgive my little rant.
Wishing everyone all the best. Cheers,
Puma2A

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I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.). Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did. I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights Sidemen (2 nights) Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD: - Walk around central Ubud (1–2h) - Campuhan Ridge Walk - Tegalalang Rice Terrace - Tirta Empul - Gunung Kawi - Massage / market / slow café
IN SIDEMEN: - Rice terrace hike (2–3h) - Cooking class
IN AMED: - Snorkeling - Japanese Shipwreck - Beach + relaxation - Volcano sunset
ON GILI: - Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK: - Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall - Loop: 3–4h (perfect for your level) - Ulun Danu Bratan Temple - Twin Lakes
IN PEMUTERAN - Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well: 👍 from Pemuteran = best possible option 12 PM: leave hotel (we left at 10 PM) 1 PM: ferry 3 PM: arrival in Java + transfer 11 PM: start ascent 2 AM–6 AM: volcano Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM) 👍 still very intense, but doable with an agency 💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR: - Relaxation - Quiet beach - Proximity to airport (30 min)"
BUDGET: "3,000 – 3,900 € for 2 people" (We paid 3,200 €)
In conclusion, it’s not (yet) enough, but it’s (already) pretty impressive!
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.). Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did. I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights Sidemen (2 nights) Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD: - Walk around central Ubud (1–2h) - Campuhan Ridge Walk - Tegalalang Rice Terrace - Tirta Empul - Gunung Kawi - Massage / market / slow café
IN SIDEMEN: - Rice terrace hike (2–3h) - Cooking class
IN AMED: - Snorkeling - Japanese Shipwreck - Beach + relaxation - Volcano sunset
ON GILI: - Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK: - Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall - Loop: 3–4h (perfect for your level) - Ulun Danu Bratan Temple - Twin Lakes
IN PEMUTERAN - Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well: 👍 from Pemuteran = best possible option 12 PM: leave hotel (we left at 10 PM) 1 PM: ferry 3 PM: arrival in Java + transfer 11 PM: start ascent 2 AM–6 AM: volcano Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM) 👍 still very intense, but doable with an agency 💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR: - Relaxation - Quiet beach - Proximity to airport (30 min)"
BUDGET: "3,000 – 3,900 € for 2 people" (We paid 3,200 €)
In conclusion, it’s not (yet) enough, but it’s (already) pretty impressive!
Hello everyone,
I’m sharing the menu posted at the entrance of a bar at the foot of the Porto Tower in Southern Corsica. . .
.
.
Greetings and have a great Sunday.
Puma2A . .

...
I’m sharing the menu posted at the entrance of a bar at the foot of the Porto Tower in Southern Corsica. . .
.
.Greetings and have a great Sunday.
Puma2A . .

...
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
Do you bring back customs from your travels?
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
Do you bring back customs from your travels?
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya). There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya). There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
Survey link: https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdkmBzW2QOE3_ZirhmdG8e2LQyaWLJxWUeyTR0LzpC8ytlufQ/viewform
Your response will be a huge help for my work and will contribute to a broader reflection on the future of the travel experience.
Thanks in advance to everyone who takes the time to participate!!
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
Survey link: https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdkmBzW2QOE3_ZirhmdG8e2LQyaWLJxWUeyTR0LzpC8ytlufQ/viewform
Your response will be a huge help for my work and will contribute to a broader reflection on the future of the travel experience.
Thanks in advance to everyone who takes the time to participate!!
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see: Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees. We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain. But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
Do you know if it’s possible to get around on our own, or is it better to go through a local agency or book a package like the one sold by TravelChinaGuide? https://www.travelchinaguide.com/package/zhangjiajie/2days-tour.htm
Thanks in advance for your advice! Alod
We’ve seen that there’s a lot to see: Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees. We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain. But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
Do you know if it’s possible to get around on our own, or is it better to go through a local agency or book a package like the one sold by TravelChinaGuide? https://www.travelchinaguide.com/package/zhangjiajie/2days-tour.htm
Thanks in advance for your advice! Alod
Hello 🙂
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore. A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Catherine
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore. A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Catherine
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night Coron – 4 nights Coron to El Nido cruise – 2 nights El Nido – 4 nights Port Barton – 5 nights Flight from Puerto Princesa to Vigan Vigan – 2 nights Sagada – 2 nights Banaue – 2 nights Bagabag – 1 night Manila – 1 night I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Thanks in advance. Florence
Manila – 1 night Coron – 4 nights Coron to El Nido cruise – 2 nights El Nido – 4 nights Port Barton – 5 nights Flight from Puerto Princesa to Vigan Vigan – 2 nights Sagada – 2 nights Banaue – 2 nights Bagabag – 1 night Manila – 1 night I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Thanks in advance. Florence
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages. 3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer. Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness. My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place. On the main routes, we visited: San José Alajuela Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side) Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side) And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched. He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown. What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor. At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José: It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken. On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox. From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire. Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets. Bars with security guards out front. I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel. The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses. The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in. A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park. Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further. We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it. A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces. A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures. But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business. Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse! According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable. Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos. A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park! A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park. The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color. Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded! Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30. The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches. As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves. A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!" For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex! The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for? For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places. In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs: Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you. For everyone else: run!
The country where animals are free and people are in cages. 3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer. Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness. My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place. On the main routes, we visited: San José Alajuela Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side) Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side) And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched. He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown. What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor. At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José: It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken. On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox. From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire. Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets. Bars with security guards out front. I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel. The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses. The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in. A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park. Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further. We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it. A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces. A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures. But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business. Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse! According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable. Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos. A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park! A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park. The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color. Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded! Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30. The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches. As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves. A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!" For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex! The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for? For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places. In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs: Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you. For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example. For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk. The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border. The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times. Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot). For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border. You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes. From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??). With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!! For now, you can still pay by card in shops and gas stations. However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards. Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future. After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example. For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk. The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border. The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times. Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot). For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border. You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes. From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??). With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!! For now, you can still pay by card in shops and gas stations. However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards. Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future. After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think: 1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport), 1 night in Garda, 1 night in Verona, 1 in Padua, and 3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
What do you think: 1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport), 1 night in Garda, 1 night in Verona, 1 in Padua, and 3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year. I told her: “Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.” “But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.” I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk. “Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.” I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen. “Mamido, I did it!” My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no! “Congratulations, sweetheart!” A little shyly, she said: “Is the India trip still on?”
And me, replying: “Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint! But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out. Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me. But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back. My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special? That’s the mystery of love, I guess.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year. I told her: “Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.” “But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.” I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk. “Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.” I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen. “Mamido, I did it!” My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no! “Congratulations, sweetheart!” A little shyly, she said: “Is the India trip still on?”
And me, replying: “Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint! But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out. Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me. But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back. My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special? That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hi there,
While reading some travel journals, I notice that we always reflect on the people of the countries we visit.
I’d love to hear your thoughts on which people charmed you the most during your travels?
I’m not looking for controversy, just reflections and personal feelings. Looking forward to reading your replies...
While reading some travel journals, I notice that we always reflect on the people of the countries we visit.
I’d love to hear your thoughts on which people charmed you the most during your travels?
I’m not looking for controversy, just reflections and personal feelings. Looking forward to reading your replies...
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
Best regards,
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
Best regards,

Hello to all East Africa lovers and nature enthusiasts in general,
While I prepare to share a recap of our latest trip/safari in Kenya soon, I’d like to wish you all a peaceful transition between 2025 and 2026.
Warm regards,
Puma2A.





...
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like! M-Claire and Jean
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like! M-Claire and Jean

































