Bonjour.
De Bogota je me permet une annotation pour un bus recherché depuis l aeroport de Bogota. Je pense ludivine que ne parlant pas super l espagnol tu prends un taxi comme nous hier tu en as pour 30 000 cops ce qui te fais 10 €. La tu peux mieux voir ton programme te renseigner sur place pour le reste.
C est un.avis ok
Bon voyage
Paul
Je me doutais bien que tu étais en vadrouille quelque part (quelle chance!!!).
Le coeur de l'isaac...ça fait rêver, en tout cas, moi ça me fait rêver ! 😉
Prends ton temps, nous saurons attendre 🙂
A bientôt
Lorsque tu sors de l’aéroport, tu demandes à prendre le bus "alimentador", il est gratuit, et te transportera jusqu’à "portal El Dorado". La, tu devras payer ton entrée à la station de bus: 2.400 pesos, mais qui doivent être chargé sur une carte électronique que évidemment tu n’as pas. Il faut demander à une personne qu’elle accepte de prendre ton argent liquide pour le mettre sur la carte et ensuite te faire passer : pour ca tu vas vers les guichets et demande à une personne dans la file d’attente. Une fois à l’intérieur, tu demandes à prendre le bus pour le terminus qui s’appelle "universidades". Quand tu arrives, tu demandes la sortie pour le parc "de los periodistas", tu que traverseras pour rentrer dans la Candelaria.
Le service de taxi aéroport - candelaria coute dans les 25-30 miles pesos.
Je me demande si ce n’est pas plus ou moins la manip que nous avons faite nous-mêmes, A cela près que c’est à l’aéroport même que nous avons acheté cette carte. Il a fallu faire la queue quelques minutes, il n’y avait que des Colombiens (mais les gens sont sympas et aident ceux qui n’y comprennent rien). Je crois que nous avons payé 5000 COP pour deux. Puis nous avons pris un bus juste à la sortie de l’aéroport. C’est si je me rappelle bien seulement à l’entrée dans ce bus que nous avons dû montrer la carte. Au terminal, quelques kms plus loin, c’était comme je l’ai déjà dit, une foule de gens et une certaine confusion mais comme tu le dis toi-même, il suffit de demander le bus pour sa destination. Les gens sont toujours près à aider.
Je me doutais bien que tu étais en vadrouille quelque part (quelle chance!!!).
Le coeur de l'isaac...ça fait rêver, en tout cas, moi ça me fait rêver ! 😉
Prends ton temps, nous saurons attendre 🙂
A bientôt
Caroline
Le cœur de l’Isàán (je marque le ton descendant et remontant !) …. Hier des célébrations partout pour fêter la nouvelle récolte de riz. Des centaines de danseuses en costumes traditionnels dans presque toutes les villes. Comme c’est l’hiver, la température tombe à 19 degrés vers les 6 heures du matin….
Ayant déposé mes maigres bagages dans la maison de Y, quelque part au cœur de l’Isaan, je « reprends donc ma plume » pour continuer mon récit. Récit que j’avais laissé en suspens suite à notre arrivée à Barranquilla. Quand je dis « nous » ou « notre », je fais référence à moi et mon fils A.
Je n’ai pas grand-chose d’extraordinaire à raconter sur Barranquilla. Il est bien difficile de juger d’une ville aussi grande quand on n’y passe qu’en coup de vent, qu’on n’a fait aucune recherche sur elle auparavant et qu’on ne se retrouve peut-être pas dans l’un des districts les plus intéressants. Qu’on ne juge donc pas de Barranquilla d’après le peu de choses que j’ai à en dire !
Nous sommes dans un district propre et résidentiel, quelque part aux alentours des quartiers Bella Vista et El Prado. Juste en face de notre hostal, un petit restaurant modeste sert un petit déjeuner « simplifié » - mais n’est-ce pas la norme en Colombie ? Des œufs frits, des « patacones » et un tinto. Le « patacón » est un mélange de banane plantain et de mais frit, c’est sans doute nutritif et c’est meilleur à manger que les « arepas ».
Ce petit déjeuner nous a coûté la fortune de 5000 pesos par personne. C’est à peine 1.5 Euros, nous ne pouvons pas nous plaindre. Cela nous permet donc de viser plus haut pour le repas de midi. A 2 pas de l’hostal, au coin de la rue, un restaurant Libanais nous semble bien tentant et nous donne l’occasion de varier notre régime alimentaire – un besoin que sans doute d’autres voyageurs ont resenti après quelques temps en Colombie. Nous aimons bien la cuisine Libanaise (ou Syrienne, c’est pratiquement la même chose), une fois en passant. Pas d’hésitation donc ! Nous nous payons le luxe d’un bon repas, non seulement bon mais aussi bien copieux, pour 71,000 COP à deux. C’est 10 Euros chaque, aie aie aie, nous allons devoir surveiller nos dépenses, hein ! Mais plaisanterie à part, même un repas tout à fait correct dans une grande ville de Colombie, ça reste encore vraiment bien abordable.
Il semble qu’il y ait abondance de restaurants Libanais dans cette ville. Les Libanais forment un élément non négligeable du « mixe ethno-culturel » de la région Caribéenne. Nous savons tous (ou presque tous) que Shakira est originaire de Barranquilla et qu’elle a des ascendances Libanaises. Quel dommage, nous ne la rencontrerons pas lors de notre séjour, nous aurions dû la prévenir de notre passage !
En fin d’après-midi, nous nous retrouvons aux alentours du croisement de la Calle 74 et de la Carrera 47. Ces détails topologiques permettront un jour à nos admirateurs d’ériger une stèle commémorative en notre honneur… Il n’y a rien de particulièrement remarquable dans les parages, sinon que c’est très propre et assez agréable pour une promenade à pied. Nous sommes toujours plutôt dans un style urbain relativement proche de ce qu’on connaît en Europe, et pas du tout dans le style peu accueillant pour les piétons de tant de villes Américaines.
Après avoir mangé une excellente « sopita » sur une terrasse (18,000 COP avec 2 bouteilles d’eau à emporter), nous continuons notre balade. Vous remarquerez que je fais de Barranquilla une étape gastronomique (le restaurant Libanais) et alimentaire. Loin de moi les « bandejas paisas » …. au moins pour quelques jours ! Nous arrivons sur la Plaza Suri Salcedo. Là, au coin de la Calle 70, nous nous asseyons pour regarder un groupe d’adolescents jouant au basket-ball. Il y a de l’atmosphère, les jeunes sont encadrés par des éducateurs et s’adonnent au jeu avec enthousiasme. Les parents, les amis, les badauds (nous), prennent plaisir à observer. On voit ça presque partout en Colombie, au moins là où nous sommes allés, des terrains aménagés pour le sport et beaucoup de participation. Nous envions ces gens, ils nous donnent l’impression de jouir d’un bon esprit communautaire. C’est joyeux, bon enfant et familial.
Nous savons tous (ou presque tous) que Shakira est originaire de Barranquilla et qu’elle a des ascendances Libanaises.
Presque, effectivement !
Merci en tout cas de cette info, que je n'hésiterai pas à partager à mon tour, au détour d'un dîner entre copains !!😛
(je vais faire fureur)
D'ailleurs, sait-on pourquoi il y a une communauté importante de libanais à Barranquilla (je m’excuse par avance de mon ignorance...)
Nous savons tous (ou presque tous) que Shakira est originaire de Barranquilla et qu’elle a des ascendances Libanaises.
Presque, effectivement !
Merci en tout cas de cette info, que je n'hésiterai pas à partager à mon tour, au détour d'un dîner entre copains !!😛
(je vais faire fureur)
D'ailleurs, sait-on pourquoi il y a une communauté importante de libanais à Barranquilla (je m’excuse par avance de mon ignorance...)
Bonjour Caro,
Les Libanais en Colombie, excellente question qui mériterait toute une discussion (mais ailleurs). Suffira-t-il donc de dire que les Libanais sont connus pour leurs talents commerciaux (comme c’est le cas pour d’autres gens de la Méditerranée Orientale et du Levant). Et ils se sont beaucoup « exportés », on en trouve beaucoup en Afrique par exemple. Le fait qu’il y en ait une communauté importante sur la côte Caribéenne de la Colombie ne peut pas surprendre : là où il y a une mer navigable et des pays limitrophes habitables, il y a du commerce …. Et donc des commerçants, entre autres des Libanais !
Shakira : son nom est de la même racine Arabe que « shoukran » qui veut dire « merci ». D’un père Libanais chrétien et d’une mère d’origine Castillane + Catalane + Italienne, tous deux Colombiens. C’est bien ça , la Colombie !
J’ai mis du temps à me remettre à mon carnet de voyage, mais me revoici enfin !
Avant de passer à l’étape suivante, à Cartagena, je pense que je devrais répondre à une question que se posent peut-être certains de mes lecteurs : que diable sommes-nous aller faire dans ce trou paumé de Sincelejo (rappelez-vous : le « tdc de la Colombie ») et dans un endroit aussi peu attirant que Barranquilla ? C’est simple. J’avais fait une réservation assez longtemps à l'avance pour un hostal de Cartagena, de peur de ne rien trouver de convenable facilement et à bon prix si je m’y prenais trop tard. De plus, j’avais déjà réservé l’avion de Cartagena à Cali - la suite de notre voyage - donc il était difficile de changer les dates de notre passage à Cartagena. Il fallait donc bien passer notre temps quelque part dans le nord de la Colombie, et pourquoi ne pas aller « flairer » des destinations moins courues que le parc Tayrona ou Cartagena, justement ?
Je l’ai déjà dit, l’hostal de Barranquilla n’était pas mirobolant. Une particularité, entre autres, qui répétait ce que nous avions vu dans notre hôtel (bien meilleur) de Medellin : l’interrupteur des toilettes était caché derrière un miroir. Bizarre, non ?
Nous prenons le bus pour Cartagena à partir d’un terminal qui se trouve dans la partie nord de Barranquilla, et cette fois nous n’avons pas à faire une douzaine ou une quinzaine de kms en taxi pour y arriver. 42,000 COP pour deux, ça fait 6 Euros chacun pour quelques 130 kms de bus. Le conducteur nous « largue » pas trop loin du quartier de Getsemani où nous avons réservé 3 nuits dans un hostal pour 255,000 COP, petit déjeuner compris. Ça fait 24 Euros la nuit pour moi et mon fils A. C’est plus cher que d’habitude mais c’est encore bien acceptable.
La Calle 30 va du Parque del Centenario jusqu’à ce qui semble être une lagune au milieu de la cité (là où passe la Carrera 11), et forme la bordure nord du quartier de Getsemani, ou du moins de sa partie principale. Au nord de la Calle 30, on rencontre encore pas mal de touristes car c’est un lieu de passage entre Getsemani et la vieille ville touristique entourée de murailles. Mais quand on va plus vers l’est et surtout quand on tourne le coin de la Carrera 11 pour longer la lagune, ça devient nettement plus populaire. Cette partie intermédiaire entre Getsemani et la vieille ville, à vrai dire, ce n’est pas si grand que ça, on ne parle que de quelques centaines de mètres dans un sens ou dans l’autre.
Nous venons donc de traverser le quartier de Getsemani, l’affaire de 15-20 minutes. C’est un quartier bien agréable, très animé de jour comme de nuit. Les rues sont belles dans un style colonial bien connu. Je n’ai pas besoin de trop en dire, n’étant ni le premier ni le dernier à parler de cette ville. Je me contenterai donc de fournir quelques photos :
- La petite Plaza de la Santisima Trinidad (restons catholiques, hein !), bien appréciée des badauds de tous poils et plumages.
- Une procession religieuse (restons …. mais je viens juste de le dire !) passant par ladite place de la S.T.
- Quelques photos illustrant le caractère fleuri des fenêtres et balcons. Vraiment joli.
- Graffitis muraux – la Colombie est connue pour ça.
- Un peu plus du côté populaire (voir explications plus haut), une mulâtresse (ou métisse, je ne sais trop), en train de poser pour mon fils. Son foulard sur la tête n’est pas sans rappeler le style des femmes de Bahia au Brésil.
- Un hostal typique de Getsemani. L’extérieur est sympa, je ne sais pas à quoi ça ressemble à l’intérieur.
- La Calle 31, dans ce petit quartier intermédiaire entre Getsemani et la vieille ville touristique dont j’ai parlé plus haut. J’avais été frappé par les ombres projetées sur le sol par ces petits drapeaux triangulaires aux couleurs de la Colombie, tranchant sur la lumière éblouissante du milieu de journée.
Pour notre repas de midi, quelque part dans Getsemani, nous prenons la soupe habituelle et une paella de porc. Pas mal. 45,000 COP, c.à-d. 13 Euros pour deux. C’est dire qu’on n’a pas besoin de se ruiner même dans un lieu aussi touristique que Cartagena.
Le long de la Calle 30 et dans cette partie plus populaire et moins touristique, on trouve plusieurs bars, cafés et restaurants d’allure modeste. Nous prenons une bière dans l’un de ces bars. Il y a de la musique, c’est sympa. A la table voisine, des Colombiens : un homme d’âge mûr et deux jeunes métisses. Visiblement une partie de fesses « in the making ».
J'attends avec impatience la suite de ton périple, notamment ton regard sur Cartagena….
Bonjour!
Je suis en voyage (en Inde jusqu'à fin mars), il faudra attendre!).
Mais juste une chose, avant que je ne l'oublie: nous avons trouvé les gens très honnêtes. Nous n'avons pas eu le moindre problème dans les restaus, les bus ou les taxis. On nous a toujours bien rendu la monnaie.
J'attends avec impatience la suite de ton périple, notamment ton regard sur Cartagena….
Bonjour!
Je suis en voyage (en Inde jusqu'à fin mars), il faudra attendre!).
Mais juste une chose, avant que je ne l'oublie: nous avons trouvé les gens très honnêtes. Nous n'avons pas eu le moindre problème dans les restaus, les bus ou les taxis. On nous a toujours bien rendu la monnaie.
L attente est longue ... Depuis j'ai eu le temps d'aller et revenir de Colombie ! 😉
J'attends avec impatience la suite de ton périple, notamment ton regard sur Cartagena….
Bonjour!
Je suis en voyage (en Inde jusqu'à fin mars), il faudra attendre!).
Mais juste une chose, avant que je ne l'oublie: nous avons trouvé les gens très honnêtes. Nous n'avons pas eu le moindre problème dans les restaus, les bus ou les taxis. On nous a toujours bien rendu la monnaie.
L attente est longue ... Depuis j'ai eu le temps d'aller et revenir de Colombie ! 😉
C'est juste, et je présente mes excuses. Entretemps, j'ai fait 2 voyages en Thailande, 2 voyages en Inde et un voyage au Mexique, en tout bien 6 mois de voyage ce qui ne donne pas beaucoup de temps libre. Mais j'ai des remords d'avoir laissé ce carnet en suspens….
J'attends avec impatience la suite de ton périple, notamment ton regard sur Cartagena….
Bonjour!
Je suis en voyage (en Inde jusqu'à fin mars), il faudra attendre!).
Mais juste une chose, avant que je ne l'oublie: nous avons trouvé les gens très honnêtes. Nous n'avons pas eu le moindre problème dans les restaus, les bus ou les taxis. On nous a toujours bien rendu la monnaie.
L attente est longue ... Depuis j'ai eu le temps d'aller et revenir de Colombie ! 😉
C'est juste, et je présente mes excuses. Entretemps, j'ai fait 2 voyages en Thailande, 2 voyages en Inde et un voyage au Mexique, en tout bien 6 mois de voyage ce qui ne donne pas beaucoup de temps libre. Mais j'ai des remords d'avoir laissé ce carnet en suspens….
Après une très longue pause, ayant été assez occupé ailleurs, je reprends ce long récit laissé en suspens à Cartagena, il y a maintenant déjà 2 ans. Comme le monde a changé depuis ! Restant en rade, relativement parlant, à cause de la crise du COVID-19 qui fait rage à travers le monde, pourquoi ne pas reprendre refaire voile virtuellement ?
Cartagena, certes, c’est une ville magnifique. Le centre historique, à quelques pas du quartier de Getsemani, est une merveille. Il n’est pas besoin d’en dire plus car tant d’autres en ont déjà beaucoup parlé. Je ne suis pas radin, alors voici quelques photos. Les remparts avec la tour au milieu, c’est l’entrée principale dans la ville historique. Pour faire bref, et avec le recul du temps, ce qui m’a le plus frappé, ce sont les balcons fleuris. Et aussi, pour l’authenticité et pour sortir des clichés trop faciles, quelques murs bien défraîchis … et, ah oui, à ne pas oublier : un mannequin dans une vitrine qui montre que les Colombiens ont un certain intérêt pour afficher les formes féminines….
Nous (moi et mon fils A) n’avons passé que 2 jours pleins à Cartagena. C’est juste un peu trop touristique. Sans nul doute, c’est un « incontournable » en Colombie, mais le pays a bien plus que ça ! Pour changer complètement la donne, nous prenons l’avion pour Cali. Nous avons assez pris de bus depuis notre arrivée à Bogota, et nous devons tout doucement nous diriger vers le sud car notre retour sur l’Europe, c’est de Quito en Equateur !
Une chose de plus à dire en bien sur Cartagena, c’est que l’aéroport est très proche de la ville. Nous y arrivons rapidement et pour pas cher. Propre, spacieux, facile d’accès et facile d’usage.
Par contre, l’aéroport de Cali nous semble être assez éloigné de la ville. Nous sommes un peu des paresseux par moments, il faut l’avouer, et plutôt que prendre la peine de nous informer du transport possible en bus, nous prenons un taxi. Et nous voici logés dans un hôtel assez mignon dans le quartier de Granada, au nord-ouest de la ville.
J’ai retrouvé mes notes de voyage. A Cartagena, le taxi de Getsemani à l’aéroport nous avait coûté 14,000 COP. A Cali, de l’aéroport à la ville-même : 54,000 COP ! Il y a des villes « faciles » de ce point de vue : Cartagena en est une, Bogota en est une autre. Cali : moins. Quito (j’anticipe) : pas du tout.
L’hôtel, donc. Les chambres sont disposées autour d’une cour intérieure agréable, d’un décor style « colonial – méditerranéen » qu’on retrouve assez souvent par ici (photo). Je suis tenté de prendre en photo l’étagère sur laquelle quelques livres sont mis à la disposition des clients : pas moins d’une douzaine de volumes du même titre « Sauvés par la foi ». Ah, pays catholique, ne l’oublions pas !
Une chose à faire en Colombie : voir un match de football. En fin d’après-midi, ça tombe bien, le club América de Cali joue contre l’Atlético Nacional de Medellin. L’América est l’un des deux clubs de Cali, c’est le plus populaire et l’un des meilleurs clubs de toute l’Amérique Latine. En route vers le stade Pascual Guerrero, nous pouvons vérifier que la ville est souvent assez moche (c’est ce qu’on dit souvent de Cali).
Nous achetons des tee-shirts de l’América dans la rue. Cela fera de bons souvenirs plus tard. Et maintenant que nous portons fièrement la couleur rouge vif de l’América, avec le diable caractéristique de son blason, nous pouvons nous rapprocher du stade. Nous sommes assez visibles, malgré nos touches assez « latino », étant plus grands et plus blancs que la moyenne, mais nous faisons un peu partie de la tribu !
Nous achetons nos tickets à un kiosque, 49,000 COP pour deux, et nous dirigeons vers l’entrée, longeant des files de policiers équipés pour des émeutes potentielles. C’est bien l’image qu’on se fait de ce genre d’événement en Amérique Latine : ça peut chauffer ! Les policiers sont sympas, nous prenons un tas de photos avec eux. A (mon fils) se régale. Il est photographe professionnel et se spécialise en portraits à travers le monde. Ça tombe bien, il a essayé plusieurs fois de photographier des policiers ou des militaires mais presque 9 fois sur 10, c’est un « niet » sec, clair et définitif!
Nous rejoignons les queues qui se pressent aux portes d’entrée. L’atmosphère est assez confuse. Là, les policiers à pied sont renforcés par des policiers à cheval. Il y aurait des photos extras à faire mais je n’ose pas….. Dis donc, il faut espérer que tout ça ne finira pas en émeute !
Nous avons une vue excellente de nos gradins. Une chose nous frappe immédiatement : il n’y a que du rouge partout, tout autour du stade. C’est la couleur de l’América. Nulle part ne serait-ce qu’un soupçon de vert, la couleur du club de Medellin. Sans doute, ce serait suicidaire de se pointer ici arborant le tee-shirt de l’équipe adverse !
Nous ne sommes qu’à moitié intéressés par le jeu. Ce qui nous occupe, c’est le spectacle autour de nous. Il y a un type qui n’arrête pas de se lever, d’agiter frénétiquement les bras, de hurler avec véhémence des insultes aux joueurs de l’équipe de Medellin, aux joueurs de Cali, à l’arbitre et je ne sais trop qui encore. Nous captons quelques bribes de ses invectives : « …. hijo … puta …. perro …. madre …. ! ». C’est l’occasion rêvée pour prendre une leçon accélérée de jurons espagnols !
Nous quittons le stade un peu avant la fin, ne sachant pas trop comment tout cela va finir….
Le soir, nous nous rendons au Zaperoco, un club de salsa pas trop loin de notre hôtel. Entrée 5,000 COP et boisson obligatoire à 15,000 COP. Il ne faut pas être effrayé par les chiffres, ça ne fait vraiment pas cher en euros. Il règne une ambiance excellente là-dedans. Au bar, nous côtoyons un couple saisissant : l’homme est noir, sa compagne est blanche et a un corps superbe (comme je la vois de profil, j’ai des aperçus troublants de sa poitrine sous un top ultra-léger). De l’autre côté, 4 noires aux touches également assez frappantes. Adossés au comptoir, nous observons un petit manège amusant : un gros mec d’âge mûr, bedonnant, n’arrête pas d’inviter les deux filles qui se tiennent en face de nous à danser, l’une après l’autre. Elles acceptent – il semble que ça se fait assez gentiment par ici et sans trop de façons – mais visiblement, ça finit par les lasser un tantinet après quelques tours sur la piste. Juste un peu collant, le mec ! Et c’est là que A se lève et va vers elles. A est un jeune homme d’une grande correction, il a d’excellentes manières et de plus il a tendance à impressionner la gent féminine par son physique avenant. Quand il se met en maillot de bain sur une plage, il faut appeler les secouristes pour évacuer les demoiselles qui tombent en pâmoison. Bon, je décxnne, excusez-moi ! Mais c’est sûr, il a le ticket avec les filles et elles lui donnent, l’une après l’autre, ses premières leçons de salsa.
Que voilà une première bonne journée à Cali ! Rien de mieux que les expériences humaines dans le voyage !
Merci à toi de continuer (et certainement terminer) ce carnet que j'avais pris beaucoup de plaisir à lire à son commencement et sans lequel je n'aurais peut-être pas visité ce beau pays.
Nous sommes également passé par Cali, mais n'avons pas eu l'occasion ni de voir un match de foot ni d'aller nous exercer à la salsa (voyage avec enfant...).
Cependant nous avons quand même profité de cette ambiance assez incroyable et festive le long du rio le soir.
Merci à toi de continuer (et certainement terminer) ce carnet que j'avais pris beaucoup de plaisir à lire à son commencement et sans lequel je n'aurais peut-être pas visité ce beau pays.
Nous sommes également passé par Cali, mais n'avons pas eu l'occasion ni de voir un match de foot ni d'aller nous exercer à la salsa (voyage avec enfant...).
Cependant nous avons quand même profité de cette ambiance assez incroyable et festive le long du rio le soir.
Et bonjour à toi, Caro! Sympa de revenir sur mon carnet!
Petit déjeuner correct à l’hôtel. Les œufs sur le plat sont faits et servis dans une espèce de minuscule poêle à frire que je n’ai vue qu’en Colombie. En route pour une petite exploration vers le Parc San Antonio qui ne devrait pas être trop loin. Nous passons le Rio Cali, qui est sans doute plus imposant pendant la saison des pluies. Nous traversons la calle 5 par une passerelle à la hauteur de la carrera 6 et admirons, si on peut dire, les graffiti défraîchis encadrés par des rouleaux de barbelés.
Tous ces barbelés partout, c’est un peu comme dans les films classiques de vampires, les voyageurs arrivent dans la nuit dans un village perdu quelque part en Transylvanie. Tous les villageois sont réfugiés dans l’auberge, de lourdes grappes d’ail pendent de toutes parts, on commence à se douter qu’il se passe des choses étranges dans les alentours….. Par ici, ce ne sont bien sûr pas de vampires qu'il s'agit, mais comme tout le monde le sait, la criminalité donne à la Colombie une mauvaise réputation.
Nous arrivons dans le vieux quartier dit « historique ». Ce n’est pas énorme et, si ce n’est pas désagréable, ça ne nous émerveille pas non plus (il faut l’avouer, nous sommes un tantinet blasés). Quelque part dans l’une des 4 ou 5 rues qui mènent au parc, nous nous trouvons un café super sympa. Pour commencer, la serveuse est mignonne. De plus, on sert ici des cafés « de origen ». Nous optons pour du « castillo », c’est la variété que nous avions goûtée chez notre ami Señor Pedro à Salamina. C’est notre troisième ( !!!) bon café depuis notre arrivée à Bogota, il y a déjà quelques semaines. Ça nous change du « tinto ».
C’est un point de chute que j’essayerais de retrouver si jamais je retournais à Cali. On y passe de la bonne musique et il y a plein de livres intéressants sur les étagères. Pour n’en citer que quelques uns : « Always coming home » de Ursula Le Guin; « La Republica » de Platon; « El corazón de las tinieblas » de J. Conrad (« Au cœur des ténèbres » en français) ; un livre sur le tantra. Il y a de quoi s’installer pour quelques bonnes heures ! Nous mangeons pour 60,000 COP (à deux), les portions sont un peu plus petites que d’habitude mais la qualité y est. Le patron vient s’asseoir pour un brin de causette. Il est d’Armenia dans le département de Quindío, au nord de Cali. Pas étonnant qu’il s’y connaisse question café. Comme toujours, nous apprécions la qualité de l’espagnol comme on le parle (presque partout) en Colombie. Je note sa prononciation : « po(d)jo » et « va(d)je » pour « pollo » et « valle ».
Au bout de ces rues du quartier historique, on arrive au Parque San Antonio, qui monte doucement vers une petite basilique (rien d’extraordinaire). Nous nous trouvons ici à l’extrême nord-ouest de Cali et nous avons une bonne vue sur la ville. Ce n’est pas magnifique, je vais me répéter mais Cali semble mériter sa réputation d’être une ville moche.
Nous avons de la chance, nous sommes tombés à Cali pendant le Festival de Música del Pacífico Petronio Álvarez, et aucune hésitation, nous y allons !
Ça se passe assez loin dans le centre ville et nous avons une fois de plus à faire un bon trajet en taxi. Des foules de gens s’y rendent aussi, mais à pied. Il devient très vite évident qu’il s’agit surtout d’une manifestation organisée par / pour la population afro-colombienne. Le chauffeur de taxi, un blanc, ne nous cache pas sa prédilection pour les noires. Il lâche son volant pour nous décrire à grands gestes les courbes voluptueuses dont il se déclare être un grand adepte. Ah, ces chauffeurs de taxi, on a toujours droit à une petite discussion amicale ou amusante. Bon, là ça ne vole pas très haut….
Il y aurait des choses à dire à propos de ce festival et de la population afro-colombienne. La principale activité économique « traditionnelle » du département Valle del Río Cauca, dont Cali est la capitale, est la culture de la canne à sucre et du café. Ce qu’on voit bien sur le blason du département : une pousse de canne à sucre et une branche de caféier (à droite). Cali ayant été fondée en 1536, l’esclavagisme sévit pendant près de 3 siècles pour apporter la main-d’œuvre nécessaire aux plantations (l’esclavagisme ne fut aboli qu’en 1851). De plus, le département a également un front maritime important (sur le Pacifique), et de nouveau il y eut recours à la main-d’œuvre forcée des Africains. Le port principal, Buenaventura, a une majorité démographique noire. L’importance de l’activité portuaire est aussi démontrée sur le blason du département (les quais et un navire). A l’échelle nationale, les noirs forment près de 7% de la population Colombienne. Après le Brésil, les USA et Haiti, la Colombie est le pays des Amériques ayant la plus nombreuse population d’origine africaine. Il n’est donc pas étonnant qu’on y trouve une culture afro très importante.
Le « Petronio » est tout à fait ciblé sur la culture afro-colombienne de la côte Pacifique.
Aux abords du festival, les rues sont envahies par les stands de boissons et de grillades de toutes sortes. Nous faisons partie des quelques blancs noyés dans la foule. On se croirait dans un Nigéria alternatif où 1 million de blancs aurait émigré. C’est comme l’histoire des rouleaux de barbelés (voir plus haut), ça me donne des « retours » de mes quelques années passées au Nigéria - un pays plein de barbelés pour les mêmes raisons que la Colombie. Je me rappelle une amie Colombienne qui riait quand on lui demandait si elle avait peur de la criminalité au Nigéria. Elle était de Medellin, elle en avait vu d’autres à l’époque. Ça s’est tout de même amélioré en Colombie, depuis ….
Il y a bien sûr de tout dans ce festival. Entre autres je relève la qualité graphique de quelques tableaux honorant les visages afros. Il y a aussi pas mal de musique et de danse. Un groupe folklorique d’enfants, mignon. Nous y passons quelques heures bien agréables avant de prendre le chemin du retour en début de soirée. Les rues aux alentours du festival sont bondées de monde essayant d’attraper un bus ou un taxi. Nous nous éloignons. Mais si notre chance de héler un taxi augmente, nous nous retrouvons aussi isolés et il commence à faire bien sombre. Pas trop rassurant, ça….. Enfin, un taxi, et la course assez longue ne nous coûte que 10,000 COP. Imaginez ça : 2 Euros !
quel plaisir de vous lire a nouveau sur ce forum en fevrier et mars 2019 je suis allé en colombie et suivi vos trace a Salamina la patronne du café et de la plantation de café ce souvenait très bien de vous si j ai bien compris vous vivez en Thailande moi aussi mais seulement 5 mois par an a koh chang pour passer l hiver peut auront nous un jour la chance de nous rencontrer
quel plaisir de vous lire a nouveau sur ce forum en fevrier et mars 2019 je suis allé en colombie et suivi vos trace a Salamina la patronne du café et de la plantation de café ce souvenait très bien de vous si j ai bien compris vous vivez en Thailande moi aussi mais seulement 5 mois par an a koh chang pour passer l hiver peut auront nous un jour la chance de nous rencontrer
Bonjour!
Incroyable mais possible après tout. Il n'y a peut-être pas tant de gens qui répondent à mon profil (et à celui de mon fils) qui se rendent à Salamina! Et notre visite est encore assez récente. J'espère que vous avez bien aimé la Colombie!
A la station de bus, je prends une petite photo du guichet où nous achetons nos billets pour Popayán (36,000 COP pour 2). La compagnie Velotax a une devise est accrocheuse : « Un transporte del futuro que sirve en el presente ». Ils ont de l’humour dans ce pays !
Une fois passé les faubourgs de Cali, la route est assez bonne et ressemblerait presque à une autoroute, phénomène rare en Colombie. C’est du plat, la vallée de la Cauca, avec de la canne à sucre de tous côtés (comme affiché sur le blason du département). A mi-chemin, ça change pour de la montagne. C’était assez sec jusqu’ici, maintenant les paysages deviennent plus agréables, sans être aussi spectaculaires que dans le pays « paisa », vers Honda, Manizales, Medellin, Valdivia etc. Nous venons d'entrer dans le département « Cauca », d’après la rivière du même nom qui prend sa source un peu plus haut que Popayán et fait près de 1000 kms avant son confluent avec la Magdalena.
A l’approche de Popayán, on a l’impression que les cordillères qui bordent la vallée se resserrent. Il y a une présence militaire assez visible sur la route. Autre détail nouveau, pas nécessairement lié à la présence militaire, nous voyons plusieurs groupes de gens, des familles entières, portant des balluchons, marchant vers le sud. Ce sont des Vénézuéliens. Ils ont quitté leur pays à la suite de la politique exécrable de Maduro et se dirigent vers le Pérou où ils espèrent trouver du travail et de meilleures conditions de vie. Ça fait bien 2 ans que le mouvement a démarré et il y aurait déjà bien 2 millions de gens qui auraient quitté le Venezuela. La Colombie a accordé le droit de résidence et de travail à 800,000 d’entre eux, il faut tirer son chapeau à un geste aussi généreux. Il faut aussi admirer le cran de ces gens : il y a bien 3,000 kms à faire du Venezuela au Pérou, et à pied, couchant dehors, ce n’est pas du gâteau. Les vénézuéliens n’ont pas l’habitude des montagnes…
Nous voici à Popayán. De la station de bus au centre-ville, il y a juste un gros km que nous faisons à pied, passant par-dessus le Puente Humilladero, pont en briques qui enjambe un parc bien mignon – un avant-goût du soigné de cette petite ville. Nous arrivons à notre petit hôtel bien propret situé à quelques encablures du Parc Caldas.
Nous commençons par un repas dans un restaurant simple à un coin de rue, sur la carrera 2. On mange pas mal ici : soupe + viande + limonade fraîche et naturelle, 12,000 COP soit dans les 3 euros, ce qui pour deux est vraiment incroyable ! Bien repus, nous continuons notre exploration vers le centre-ville.
Les gens par ici ont nettement plus des traits indigènes. Des nez bien faits, légèrement aquilins. Plutôt bas de taille généralement. La femme de l’hôtel, par exemple, ne doit avoir que quelques traces de sang ibérique. Elle est bien jolie de visage, d’ailleurs. Ces cheveux noirs, lisses, brillants... La taille un peu épaisse peut-être, mais franchement, moi qui suis toujours attiré par les beautés exotiques, si j’avais l’occasion je ne dirais pas non ! ….. Ah mais, tiens-toi bien, Georges ! Qu’est-ce qu’ils vont penser de toi sur VF, hein ? Que tu es un obsédé sexuel ???? D’ici à ce qu’ils te virent du forum, il n’y a pas loin !
Le parc Caldas est très beau, très propre et bien plus tranquille que ce à quoi nous avions l’habitude jusqu’ici. Mais tout est relatif, c’est tout de même bien animé ! Nous voyons immédiatement pourquoi on parle parfois de « Popayán la blanche ». Sur un côté de la place, nous trouvons la cafétéria Juan Valdez où nous nous asseyons pour ….. notre 4-ème bon café en Colombie ! Je recommande cet endroit, il y a une cour intérieure vraiment très agréable où la clientèle peut s’installer pour passer le temps agréablement – l’expression anglaise « chilling out » serait parfaitement appropriée.
Il est bien évident que Popayán est une ville touristique très appréciée, et par les touristes Colombiens en premier lieu. Il faut s’éloigner un peu du centre pour voir se dessiner une Colombie un peu moins léchée. Quelques rues vers le sud du parc Caldas, ça devient déjà plus populaire, mais ça reste bien sympathique. Je prends en photo un groupe de gens autour d’une vendeuse de snacks – les traits indigènes prédominent.
Le soir tombant nous trouve assis sur les marches de la Ermita de Jesús Nazareno, l’église qui domine au bout de la calle 5, à jouir d’un coucher de soleil magnifique. C’est vraiment chouette, la Colombie, ça réchauffe le cœur !
Parmi les bonnes choses à dire sur Popayán, il y a que le climat est extra. Nous sommes de retour dans la montagne Colombienne où il fait si bon vivre – Popayán est à 1700-1800 mètres d’altitude. Notre chambre d’hôtel n’a ni climatisation, ni ventilateur : nul besoin ! Il y a des qui gens réservent systématiquement des chambres plus chères avec climatisation…. Bon, d’accord, comme on dit en anglais : « whatever floats your boat ! » traduction plus ou moins littérale « si ça fait flotter votre barque », c-à.d. « si ça peut vous faire plaisir ».
J’oubliais de dire, au restau à midi sur la carrera 2, nous étions installés à table dehors. Deux jeunes hommes sont passés régaler la clientèle de quelques chansons. Visiblement, c’étaient des Vénézuéliens faisant la manche. Les gens donnaient assez facilement un peu de monnaie. Nous n’avons vu nulle part de mauvaise réaction de la part des Colombiens à l’énorme vague migratoire des Vénézuéliens traversant leur pays. Je ne me rappelle plus où ni de qui nous l’avons entendu, mais en gros : « Nous Colombiens, quand nous étions dans la mxxde, les Vénézuéliens nous ont aidé. Maintenant, c’est à notre tour de les aider ». 🙂
Le soir, nous mangeons dans un restaurant de standing un poil plus élevé que d’habitude : la Cosecha Parrillada, dans la calle 4 à 2 pas du parc Caldas. Et là, mes amis, nous nous en mettons plein la lampe ! Je me commande un churrasco argentino. A, quant à lui, reste abonné à la bandeja paisa et s’en fait servir une superbe (photo). Si on enlève la moitié d’avocat et l’arepa (dont franchement je ne raffole pas, même grillée comme ici), il reste une dose massive de protéines et de graisses animales. J’aime ça aussi, mais pas tous les jours ! Avec nos bières, notre note s’élève à 71,000 COP. Grands seigneurs malgré nos fringues fatiguées (je ne suis pas sûr que A ait lavé une seule fois son unique pantalon depuis notre arrivée en Colombie), nous laissons un pourboire royal de 6000 COP 😉. En tout, nous en sommes à moins de 10 euros par personne !
A 7 heures le lendemain matin, nous prenons le bus pour Silvia (7,000 COP pp et 1 heure 30 de route). La route est bonne. Silvia est une bonne surprise. C’est jour de marché et il y a foule d’indiens Guambianos. Les gens sont décontractés et souriants, ils rient assez facilement. Ils sont tout petits et ils ont des traits fins. Le menton un peu en galoche donne à certaines femmes un petit air de gentilles et mignonnes sorcières, comme ces deux vieilles femmes vendant des bottes de je ne sais trop quelle verdure.
Mais pour les photos, là il y a problème. 😕 Dans une rue où on vend des animaux, je prends de loin la photo de deux d’hommes occupés à poser le bât sur une mule. Les deux hommes sur la gauche se sentent visés et viennent à nous pour se plaindre, pas méchamment mais avec insistance, nous regardant droit dans les yeux. Il est un peu difficile de comprendre leur Espagnol, mais en gros ils veulent une compensation monétaire. Impossible de les secouer, il va bien falloir leur donner une « cosita » (le seul mot clair que je comprends dans leur bredouillement) : allez, 2,000 pesos chaque, soi-disant pour aller boire un café, et bon débarras ! Sur quoi qqn d’autre vient nous expliquer, dans un Espagnol également un peu bancal, que ces deux hommes ne voulaient qu’aller se payer un peu de gnole – ou qqc dans le genre.
Donc, les photos, je ne peux les prendre que d’assez loin. N’ayant en plus qu’un portable pour les prendre, vous comprendrez qu’elles ne peuvent pas être d’une très grande qualité. Je prends quelques vues d’ensemble de cette rue où se trouve un groupe important de femmes vendant toutes les mêmes « verdures ». C’est plein de couleurs ! Les femmes et les hommes portent presque tous une sorte de chapeaux melons un peu plus hauts sur l’avant. J’ai l’impression que ceux qui portent des chapeaux style « cowboy » sont des métis ou des blancs, comme cet homme au coin de la rue qui porte un grand poncho rejeté par-dessus l’épaule. Les ponchos, ça se comprend, il faut dire que nous sommes ici à 2800 mètres d’altitude, il doit faire bien frais dès que le soleil disparaît.
Nous revenons sur la place centrale. Plein de photos à faire …. de loin, ou de derrière : comment résister à photographier ces femmes de derrière, avec leurs cheveux magnifiques. Les jeunes filles les portent très longs, lâches ou en une seule natte. Quant aux femmes plus âgées, elles ont plutôt tendance à les porter courts et parfois on voit ces cheveux jaillir tout dru de dessous leurs chapeaux, ce qui accentue le look « sorcière ». Sur cette photo, d’ailleurs, on remarque bien les bottines que presque toutes les femmes portent par ici. C’est mignon, ça rappelle la poupée de porcelaine du film « Le Magicien », celle à laquelle le héros recolle ses pieds brisés.
Sur un côté de la place, une belle église bien nette. Mes excuses pour la distorsion, mais vous comprendrez que je ne suis pas là pour prendre des photos professionnelles (je laisse ça à A). Par contre, je suis satisfait d’avoir pris l’église par-dessus ce chapeau blanc en premier plan, ça fait vraiment très « Colombie », vous ne trouvez pas ?
Nous allons au coin de la place attendre le prochain minibus pour retourner à Popayán. Trois indiennes attendent elles-aussi. Visez leurs petites bottines noires ou marron, bien proprettes. Et visez aussi la différence de taille par rapport aux deux blancs sur la droite de la photo. Bon, d’accord, je le reconnais, c’est une photo presque truquée (malgré moi) : les deux blancs se tiennent une marche plus haut que les femmes. Mais tout de même, c’est une différence de 3 têtes au moins !
Toujours à l’attente du minibus, un autre groupe attire mon attention. Un homme, une femme et une jeune fille. J’espère que vous aimerez cette autre photo qui montre bien comment ces gens semblent être gais et heureux. La jeune fille porte un chapeau très plat qui ressemble à des galettes superposées. On nous a expliqué que c’est le chapeau traditionnel des Guambianos et que ce n’est que depuis le milieu du 20-ème siècle que la mode du chapeau melon a pris le dessus. On voit souvent les filles ou les femmes (maintenant que j’y pense, plutôt les jeunes filles d’ailleurs) porter cette « galette » dans le dos, retenu au cou par un cordon. Je crois bien avoir aussi vu 2 ou 3 hommes porter ça.
Nous étions partis tôt ce matin, et nous voici de retour en milieu de journée à Popayán. Je me rends tout seul au centre-ville. A un coin du Parque Caldas, là où se croisent la calle 4 et la carrera 6, le café-restaurant Cuaresnor offre des repas corrects à prix modiques (7,200 COP le plat !). Mais soyez avertis, il faut payer 1,000 COP pour aller pisser !
A Silvia, A a accroché un Guambiano sur la place – ou c’est l’inverse, je ne sais – et a convenu d’une visite « guidée » dans l’une des vallées au-dessus de Silvia. Nous y retournons donc le lendemain …. Et nous retrouvons à poireauter un bon moment au milieu de la place. C’est calme aujourd’hui, ce n’est pas jour de marché. Si hier on pouvait voir quelques touristes, aujourd’hui pas un seul. A finit par appeler le « Señor Mario », qui probablement ne nous attendait pas. Enfin, il vient nous chercher. Nous faisons quelques kms en colectivo pour arriver chez lui. Ce qu’il voulait nous montrer s’avère être sa pisciculture. Sa ferme se trouve dans un vallon agréable traversé par une jolie petite rivière. L’endroit idéal pour construire une demi-douzaine de grands bassins pour élever des truites.
Ça fait un bout de temps que nous croisons les « truchas » sur les menus en Colombie. Et je dois dire que les quelques fois que nous en avons mangé, elles étaient effectivement délicieuses. De même chez « el Señor Mario », car nous voici à table dans la maison (propre mais assez sommaire). Les truites qu’on nous sert sont extras. Mais moi qui espérais apprendre des choses sur le peuple Guambiano, je reste un peu sur ma faim. La discussion avec Señor Mario s’arrête plutôt rapidement. Quelques bribes d’information, malgré tout. Pour commencer, leur vrai nom est Misak ou Mintzak. Ils sont quelques 20,000 en tout. Leur enseignement scolaire se fait dans leur propre langue et l’espagnol semble être une seconde langue pour eux (j’avais déjà l’impression qu’ils s’ils le parlent assez bien, cela reste pour eux une langue étrangère). Les slogans affichés au mur donnent une idée de la langue. Je ne retiens que « nachak » pour la cuisine.
Nous ne passons que 2 ou 3 heures chez Señor Mario. En toute franchise, nous finissons par nous ennuyer un tantinet. Et il faut bien payer 24,000 COP pour nos truites plus qqc à Señor Mario « por guía», comme il dit. Dis-donc, ces indiens, ils ont une façon subtile de se faire payer. Nous avions déjà l’expérience des 2 zoulous, pardon, Guambianos que j’avais eu la mauvaise idée de cadrer dans une photo hier….
De retour à Silvia, il faut attendre quelques heures avant de pouvoir attraper un minibus pour redescendre à Popayán. Nous nous réfugions dans un café au bord de la place. Je ne peux résister à prendre la photo du crucifix amusant fait de cuillères et de fourchettes. Avant de partir, je fais l’achat de 3 ponchos dans une petite boutique sur la carrera 2, à quelques pas de la place. Des ponchos, ce n’est pas une mauvaise idée comme souvenirs, non ? Et ici, ils semblent assez authentiques. A 170,000 COP, ça me revient à 12-13 euros pièce, sans doute un prix gonflé pour touriste mais ce n’est pas la ruine non plus.
Je termine ces pages sur Silvia par cette photo prise par la fenêtre du minibus qui montre bien la beauté de ces montagnes Colombiennes.
Sur la route principale, des centaines de gens se dirigent à pied vers Popayán. Cette fois, ce ne sont pas des Vénézuéliens, ce sont ..... des Guambianos! C'est une démonstration réclamant plus de droits et de respect pour les peuples indigènes de Colombie. Nous n'avons pas eu l'impression que ces gens soient malheureux, bien au contraire, mais par principe nous sympathisons bien sûr avec eux.
Comme je crois déjà l’avoir mentionné, nous sommes en train de descendre vers le sud de la Colombie pour passer en Equateur, d’où nous prendrons nos vols de retour en Europe. Mais depuis que nous sommes à Popayán, l’exode des Vénézuéliens ce n’est plus de l’ouï-dire, nous les voyons ! Notre idée initiale était d’aller plein sud et de faire Pasto - Ipiales – Ibarra – Quito, mais nous nous inquiétons des conditions de passage à la frontière. On entend de plus en plus parler de queues de plusieurs milliers de personnes. Même si paraît-il une file spéciale a été ouverte récemment pour les non-Vénézuéliens, c’est franchement inquiétant. Le risque de rester coincés quelques jours à la frontière est peut-être minime, mais existe.
Il y a deux autres points de passage de Colombie en Equateur. Par la côte Pacifique : très déconseillé pour des raisons sécuritaires. Ou par San Miguel de l’autre côté des cordillères, dans le département Putumayo. Personne ne parle de foules de Vénézuéliens par là-bas, et personne n’en dit du mal. En fait, personne ne semble en dire beaucoup de choses !
En cherchant bien, on arrive à trouver des opinions plutôt que des informations. Voici un exemple de ce qu’on peut lire (j’ai mis en gras les mots qui accrochent):
“Tulcán/Ipiales isn't your only option, but with these others that I will cover below, you need to be much more alert to your personal surroundings and be the type who doesn't mind risking a bit more danger. You may be more scrutinized by border control officials, but in exchange, you will take the road less traveled and gain some really cool adventure.”
Traduction :
“Tulcán / Ipiales n'est pas votre seule option, mais avec ces autres que je vais couvrir ci-dessous, vous devez être beaucoup plus attentif à votre environnement personnel et être du genre à ne pas craindre de risquer un peu plus de danger. Vous serez peut-être plus scruté par les agents de contrôle aux frontières, mais en échange, vous emprunterez la route la moins fréquentée et gagnerez une aventure vraiment cool. »
Ces mots me rappellent la chanson Camarillo Brillo de Frank Zappa sur son album Over-Nite Sensation (1973) :
“Well, I was born To have adventure” = “Bon, les aventures, je suis né pour ça ».
Alors, la décision est prise, nous allons faire un détour vers l’est et passer par San Miguel. Et en route, nous en profiterons pour visiter San Agustín.
Ce n’est pas une décision prise à la légère. Ce n’est pas tellement une question de kilométrage : Popayán – Quito par la voie directe (Ipiales), c’est 600 kms par San Miguel, ça nous fera dans les 800 kms. Mais plutôt, c'est qu'il faudra traverser 3 cordillères andines.
Un peu de géographie sera peut-être bienvenu pour certains (et parfaitement rasoir pour d’autres, je sais, je sais….). Notons pour commencer que la Colombie est essentiellement traversée du nord au sud par 3 cordillères montagneuses principales (les lignes jaunes épaisses sur la carte ci-jointe). Allant d’ouest en est, ce sont les cordillères occidentale, centrale et orientale. Ces cordillères découpent la Colombie en ses domaines hydrographiques principaux : d’ouest en est, ce sont la côte Pacifique, la vallée de la Cauca, la vallée de la Magdalena, et enfin le bassin de l’Orénoque (au nord) et celui de l’Amazone (au sud). J’ai indiqué les deux rivières principales du pays, la Cauca et la Magdalena en tiretés bleus. Il y a des chaînes montagneuses secondaires qui s’embranchent sur ce schéma de départ (lignes jaunes plus minces).
La route principale pour Quito (Cali – Popayán – Pasto – Ipiales – Ibarra – Quito) passe entre les cordillères occidentale et centrale. La croix verte sur cette route représente le passage de frontière.
C’est entre Popayán et la frontière que la cordillère orientale se détache de la cordillère centrale, et le détour que nous allons faire consiste à passer ces deux cordillères. Puis une fois en Equateur, il faudra repasser la cordillère orientale, d’est en ouest cette fois, pour remonter vers Quito.
Puisque j’y suis, j’attire l’attention des lecteurs particulièrement chevronnés au fait que la délimitation entre les bassins de l’Orénoque et de l’Amazone n’est pas due à un accident topographique aussi "violent" que les cordillères Andines. Ça saute aux yeux sur la carte (pas de gros « bourrelet » brunâtre montagneux de ce côté-là). Sait-on qu’initialement, il y a très, très longtemps (vers la fin du Crétacé), l’Amazone n’existait pas et que toutes ces rivières à l’est des Andes faisaient partie d’un seul bassin, celui de l’Orénoque ? L’accentuation de la tectonique Andine au Tertiaire a causé des basculements topographiques qui ont fini par séparer les deux systèmes.
D’accord, d’accord, j’exagère ! Je vous le promets, moins de géographie et plus d’aventure dans les pages prochaines !
Départ du bus à 8 :30. Il nous laissera à un embranchement proche de San Agustín, où un taxi nous attendra pour le trajet final. 18,000 COP par personne, tout compris. C’est une formule originale et on pourrait avoir quelques hésitations mais il ne semble pas y avoir d’alternative.
La route est bonne pendant la première heure et demie. Le tronçon avant l’entrée du parc Puracé, à la « frontière » entre les départements Cauca et Huila, traverse un plateau couvert d’une végétation assez extraordinaire. Entre autres, il y a des milliers de pousses – je ne sais pas comment décrire ça exactement – d’un ou deux mètres de haut, surmontées par des éclosions ou des bouquets de fleurs blanches ( ? ). C’est un peu comme si c’étaient des « œufs » sortis tout droit des soutes du vaisseau spatial « alien » dans le film du même nom….. La route est trop encaissée pour pouvoir prendre des photos correctes. Les deux photos que je mets ici sont en fait des copies tirées de Google Maps. Pas fameux, je sais, mais ça donne une petite idée.
Toute cette région est vraiment fantasmagorique, c’est vaste, vert, humide, froid bien sûr, assombri par un ciel lourd….. Je crois que ce paysage est caractéristique de certaines zones andines et que ça s’appelle un « páramo».
Une personne pensant prendre cette route un jour pourra trouver un peu d’information sur le « net » et pourra lire que « la route est en bon état ». La vérité, c’est qu’il y a au moins une dizaine de kms, sinon plus (difficile à estimer) qui sont complètement défoncés. La route est peut-être meilleure par temps sec, mais aujourd’hui, il y a une épaisseur de boue comme je n’ai jamais vu nulle part. Ornières et nids de poules à profusion, et pas des moindres ! Nous tanguons de tous bords, il n’y a pas une seconde de répit. Il y a en plus beaucoup de circulation dans les deux sens, et surtout des gros camions, sur cette route étroite. Nous traversons une forêt. Si jamais un véhicule tombe en panne, nous serons dans la mxxde !
Quelques kms plus loin, enfin sortis de ce passage chaotique, nous nous arrêtons à un restaurant pour respirer un coup et pour manger. Un autre étranger y est déjà, un Anglais qui fait la route à vélo depuis le Canada jusqu’au Pérou. Comment il a pu traverser le parc dans les conditions que je viens de décrire, je n’ose pas imaginer. En plus, il ne doit pas avoir une dizaine de kgs de bagages sur son vélo. C’est vraiment une toute autre aventure, chapeau !
Le bus s’arrête à un pont. C’est la Magdalena ! Nous ne devons pas être très loin de sa source, quelque part au sud du massif du Puracé. Comme convenu, on nous y attendait. En fait, c’est une voiture privée qui nous emmène sur ces derniers kms jusqu’à San Agustin. C’est une toute petite ville. Du centre, nous avons ½ km à faire à pied, le long de la carrera 13, pour arriver à notre logement : la Casa François. Aucun doute, le propriétaire est ou Français, ou Belge, ou Suisse ou Québecois. C’est un peu en hauteur et nous y avons une belle vue sur San Agustin et sa vallée. Les cabanes sont d’aspect plutôt engageant, distribuées à travers une verdure bien entretenue. La deuxième photo montre le devant de notre cabane. Sympa, non ?
En fin d’après-midi, nous nous laissons tenter par l’étalage de fruits et légumes à l’entrée d’un restaurant, sur la calle 5. Ce n’est pas que nous ayons une grande faim, nous avions déjà mangé un bon morceau à la sortie du Puracé, mais que diable, il faut bien s’asseoir quelque part !
Le panneau sur la droite (photo) annonce les plats « phares » du lieu, à savoir l’ »asado huilense », une grillade donc, et - surprise, surprise – la « bandeja paisa » bien connue de tous. Voulant manger un peu plus sain que d’habitude, je commande une « cazuela de frijoles ». Les « frijoles », c’est des « Cazuela », c’est des haricots ou des fèves, et « cazuela », c’est presque le même mot que « cassoulet », c’est donc un choix assez logique pour changer de la « bandeja paisa » omniprésente.
La « cazuela » arrive. Bien, mais ….. c’est tout ? Pas de petite « sopita » en entrée ? Pas de petite salade pour accompagner ? Vu le prix indiqué sur le menu, je commence à me douter d’une erreur d’aiguillage quelque part, et effectivement, le garçon revient pour poser devant moi ….. une « bandeja paisa » énorme ! Quoi, ça vient ensemble ? Oui, me dit-il, la différence entre commander une « bandeja paisa » et une « cazuela de frijoles », c’est que les gens commanderont la « cazuela » s’ils veulent avoir plus de haricots mais ça viendra en plus de la « bandeja », qui elle est de toute façon servie par défaut. Au secours, je vais crever ! La clinique locale a-t-elle une section pour les overdoses de protéines animales ?
C’est l’estomac bien chargé et plus légers de 55,000 COP (15 euros, notre addition pour 2 personnes) que nous rentrons le soir à la Casa François. Ça grimpe mais l’effort physique aidera à la digestion.
Bonjour,
Vraiment intéressant votre carnet de voyage.
Il se trouve que j'ai déjà voyagé plusieurs fois en Colombie et en Équateur. Mais je voyage seule ou avec une amie (donc 2 femmes), ce qui change notre possibilité de rencontres avec les colombiens et équatoriens. La Colombie est le pays sud-américain où à mon avis, l'accueil est le plus chaleureux. En parlant espagnol, c'est facile d'y voyager.
Par contre, j'ai trouvé l'accent paisa difficile à suivre. Je suis habituée à l'espagnol doux et fluide des équatoriens des Andes.
Les magnifiques plantes des páramos (Ici le Parc Purace) que vous avez photographiées se nomment frailejones. J' en ai vu dans les páramos du Venezuela, de Colombie et d'Equateur.
Merci de votre explication sur les fessiers impressionnants des colombiennes. Nous en avons photographié plusieurs discrètement dans la rue en nous interrogeant sur cette mode à la Botero.
J'avais envie lors de mon prochain séjour en Colombie de passer par Lorica, qui appartient au réseau des villages patrimoniaux de Colombie. Vu vos commentaires, je m'en passerai.
J'oubliai: à propos de Salamina et Aguadas, la fontaine qui est arrivée en pièces détachées par mer puis par monts et vaux est celle de Salamina.
Était ce en août que vous étiez à Aguadas? Vers le 15, il y a le festival du "pasillo colombiano", un des nombreux genres musicaux du pays. Ça vaut le coup d'y rester une petite journée.
J'attends avec impatience de lire votre ressenti sur Quito. Mon filleul équatorien y habite et en 30 ans, j'y ai séjourné à multiples reprises. J'aime beaucoup cette ville.
Bien cordialement,
Danyflore.
Bonjour,
Vraiment intéressant votre carnet de voyage.
Il se trouve que j'ai déjà voyagé plusieurs fois en Colombie et en Équateur. Mais je voyage seule ou avec une amie (donc 2 femmes), ce qui change notre possibilité de rencontres avec les colombiens et équatoriens. La Colombie est le pays sud-américain où à mon avis, l'accueil est le plus chaleureux. En parlant espagnol, c'est facile d'y voyager.
Par contre, j'ai trouvé l'accent paisa difficile à suivre. Je suis habituée à l'espagnol doux et fluide des équatoriens des Andes.
Les magnifiques plantes des páramos (Ici le Parc Purace) que vous avez photographiées se nomment frailejones. J' en ai vu dans les páramos du Venezuela, de Colombie et d'Equateur.
Merci de votre explication sur les fessiers impressionnants des colombiennes. Nous en avons photographié plusieurs discrètement dans la rue en nous interrogeant sur cette mode à la Botero.
J'avais envie lors de mon prochain séjour en Colombie de passer par Lorica, qui appartient au réseau des villages patrimoniaux de Colombie. Vu vos commentaires, je m'en passerai.
J'oubliai: à propos de Salamina et Aguadas, la fontaine qui est arrivée en pièces détachées par mer puis par monts et vaux est celle de Salamina.
Était ce en août que vous étiez à Aguadas? Vers le 15, il y a le festival du "pasillo colombiano", un des nombreux genres musicaux du pays. Ça vaut le coup d'y rester une petite journée.
J'attends avec impatience de lire votre ressenti sur Quito. Mon filleul équatorien y habite et en 30 ans, j'y ai séjourné à multiples reprises. J'aime beaucoup cette ville.
Bien cordialement,
Danyflore.
Bonjour Danièle,
Comme c’est sympa de me répondre avec un avis positif, et de me donner le nom de ces plantes du páramo !
L’accent paisa difficile ? Je l’avais trouvé plutôt facile à capter, et en fait pas tellement différent du peu que j’ai entendu en Equateur (à venir dans mon récit). C’est plutôt l’accent (les accents, ) côtiers qui m’avaient donné du mal en Colombie. Mais le fait reste, tout simplement : parler ne serait-ce qu’un peu d’espagnol change la donne quand on voyage dans ces pays.
Je suis rassuré d’avoir un retour positif d’une dame (vous) sur mes élucubrations « fessières ». On me prendrait facilement pour un obsédé ! Mais je suis un homme porté sur les femmes, je dois l’avouer – et pourquoi le cacher ? - alors ces détails font partie de mes découvertes…
Je coirs bien effectivement que j’étais à Aguadas au mois d’août, mais une bonne semaine avant le festival du « pasillo ». On ne peut pas tout faire dans un voyage. Si un jour j’y retournais….
Je vais bientôt arriver à Quito, encore quelques jours de voyage (dans mon récit). J’ai bien aimé Quito aussi. Très belle ville. Beaucoup de cachet.
Au passage, j'ai vu aujourd'hui que la Colombie fait des gestes d'ouverture au touristes étrangers. Pas encore grande ouverte, mais au moins des signes dans ce sens. A bon entendeur, salut!
Au passage, j'ai vu aujourd'hui que la Colombie fait des gestes d'ouverture au touristes étrangers. Pas encore grande ouverte, mais au moins des signes dans ce sens. A bon entendeur, salut!
Pour ceux qui "z'yeutent" l'Amérique du Sud : de même, il semble, en ce qui concerne le Pérou. Reste à voir dans quelles conditions, et il faut aussi avoir courage + appétit vu la situation pandémique critique dans ce pays!
Me voici de retour! J'ai été occupé "ailleurs" pendant quelques jours....
San Agustín – A cheval !
Nous nous levons tôt pour nous rendre chez Silvio ce matin. Silvio, nous l’avons rencontré hier en remontant la carrera 13 vers Casa François, et nous avons convenu d’une ballade à cheval avec lui, 70,000 COP pour deux et pour la matinée. Ça fait 10 euros chacun, c’est assez correct : les chevaux ont l’air d’être bien soignés et il nous affirme qu’ils sont bien dociles. C’est ce qu’il faut car A n’est jamais monté en selle de sa vie.
Nous prenons vite un petit déjeuner ultra-léger à Casa François. Les œufs sur le plat viennent comme d’habitude dans cette espèce de minuscule poêle à frire en aluminium dont j’ai déjà parlé. Assez curieux comme truc, les œufs attachent bien au fond… En descendant de chez Casa François, nous avons une belle vue sur la ville aux premières lumières de la journée. Il n’est encore que 7 heures du matin, les rues sont vides. Il fait d’ailleurs bien bon, bien frais. Deux jeunes Françaises, S et M, font aussi partie de notre expédition.
Nous nous dirigeons vers le nord. Notre premier arrêt est à El Tablón : au milieu d’un pré assez pentu se trouve un groupe de 8 statues de pierre volcanique grise. Silvio nous donne des explications, que je dois plus ou moins traduire aux filles qui ne semblent pas dominer la langue du pays, c’est le moins qu’on puisse dire. Dites donc, les filles, vous venez de faire 2 ou 3 semaines en Colombie et vous dites continuer vers le sud pendant 2 ou 3 mois encore ? Il faudrait quand-même faire un petit effort en Espagnol, non ? 😠
Ces statues, comme la plupart des autres trouvées dans la région, ne sont datées que très approximativement. Si je comprends bien, pour établir une datation qui tient la route, il faut corréler tout un tas de données, des poteries et des restes organiques (aliments) qu’on puisse dater au carbone, par exemple (il n’y a ici aucune écriture). L’idéal serait de trouver ça dans des sols qui n’auraient pas été remaniés par la suite (érosion, alluvions plus récents etc). Tout ça semble beaucoup manquer ici et on en reste donc plutôt du côté des interprétations et interpolations.
Grosso modo, on parle d’une “culture de San Agustín” qui remonterait au 4-ème millénaire av. J.C., ce n’est pas rien ! Les statues seraient surtout du 1er millénaire av. J. C. et même plus récentes, et représentent on pense des divinités. Cette culture aurait disparu peu avant l’arrivée des Espagnols.
En contrebas de ces statues, une grande maison fièrement intitulée « museo », mais nous décidons de ne pas y aller. Silvio nous indique que l’arbuste qui lance joyeusement de belles branches d’un vert éclatant par-dessus le mur de la maison est de la coca. C’est tout à fait la première fois en déjà bien 4 semaines dans le pays que nous entendons parler de cette plante !
De El Tablón vers le canyon de la Magdalena, il n’y a pas loin. Nous laissons nos chevaux et descendons des escaliers à pied. A mi-chemin, La Chaquira nous salue : c’est une effigie intrigante sculptée dans une énorme pierre qui domine le chemin. Les deux bras levés vers le ciel, ce personnage salue-t-il des divinités célestes, ou peut-être est-ce un geste de vénération adressé à la rivière ? Entre autres détails, ces gros yeux tout ronds, globuleux, c’est frappant.
Un peu plus bas, nous arrivons à une plateforme d’où nous admirons un paysage superbe. 😎 Il faudrait être vraiment gonflé à bloc pour oser aller plus loin vers la Magdalena qui, à vue de nez, coule une centaine de mètres plus bas. Les verts déclinent une gamme assez complète, entrecoupée par le brun rougeâtre de quelques affleurements rocheux et, assez incroyable dans une telle topographie, le jaune-orange de quelques champs de maïs cultivés à flanc de côteau. Tout à fait à gauche de la photo, une petite ferme blanche. Inutile de dire qu’il n’y a qu’à pied, à dos de mule ou à cheval qu’on pourrait s’y rendre. Les gens qui y vivent ne doivent pas être ennuyé par les voisins ! On peut facilement imaginer aussi que s’ils s’adonnent à quelque culture illicite, il n’y aura pas grand monde pour aller vérifier de près ! 😉
Ces paysages, ces fermes minuscules et ces terres cultivées qui défient la verticale, c’est très caractéristique des montagnes Colombiennes.
Nous retrouvons nos braves canassons et continuons, vers le nord-ouest cette fois. C’est la cambrousse. Toujours ces couleurs brunes et vertes profondes, sous un ciel lourd de nuages prêts à crever. Magnifique, on se croirait dans un rêve. Quelques maisonnettes humbles mais propres, coquettes et fleuries. On voit que les gens ne sont pas riches par ici. Nous arrivons au site dit La Pelota. Ce qu’il y a de remarquable ici, ce sont les statues qui gardent l’entrée de 2 ou 3 tombeaux : elles sont plus petites mais portent encore des couleurs bien visibles. Autre chose remarquable : la bouche féline. Des crocs évidents. Sans le moindre doute, on retrouve ici le culte du jaguar qui est tellement caractéristique de tous ces peuples, du Mexique au Pérou (peut-être plus au sud ?). Ce que ces personnages tiennent dans leurs mains, est-ce le corps du / de la défunt / défunte ? Très intrigant, à vrai dire… 😮
De là, nous reprenons le chemin du retour. Nous sommes à quelques 2 kms des abords de San Augustin. La dernière photo montre l’une des deux filles et mon fils A de dos. Il aurait fallu un cheval bien plus grand pour lui. Silvio l’a d’ailleurs surnommé « El Gigante ». 😏 En Europe, A est grand, mais ici en Colombie, c’est vrai, il fait figure de géant !
Nous descendons de selle à midi passé. C’était un régal, cette balade à cheval. 😛
J'ai trouvé une belle photo de ces frailejones dont nous parlions il y a peu. Ça va faire plaisir à Danièle "Danyflore"! Magnifique, non? En fait, ce sont des feuilles et non des fleurs, ces "éclosions" au-dessus des pousses. Vraiment extraordinaire, ces paysages des páramos, c'est comme une autre planète....
La carte ci-jointe montre la distribution des cultures pré-colombiennes de Colombie. On voit bien qu'elles étaient centrées de préférence sur les massifs montagneux. Est-ce à cause des climats plus agréables, ou est-ce une interprétation faussée par le manque de vestiges laissés dans les basses terres?
C’était bien sympa, cette balade à cheval le matin. Pendant les quelques arrêts, nous avons eu l’occasion de bavarder avec Silvio. Il nous a dit qu’il faut 5 jours de cheval pour remonter jusqu’à la source de la Magdalena. Je veux bien le croire. A vol d’oiseau, il ne doit pas y avoir beaucoup plus d’une trentaine de kms jusqu’au petit lac où la rivière semble prendre sa source, mais le terrain ne doit pas être facile. L’endroit se situe dans une région qu’on appelle le Massif Colombien ou le Nœud d'Almaguer. C’est de là que les cordillères Centrale et Orientale de la Colombie se séparent l’une de l’autre. C’est un endroit remarquable, car en plus de la Magdalena et de la Cauca, qui coulent vers la mer des Caraïbes au nord, il en sort aussi la Putumayo et la Caquetá qui elles rejoignent le bassin Amazonien, vers le sud-est.
Ça laisse pensif, cependant : ce serait vraiment une superbe entreprise ! A mettre de côté avec tous les autres projets potentiels. Il faudrait des vies entières pour explorer cette planète !
Silvio nous parle aussi un peu de la politique locale. Pour commencer, il nous informe que la région est « très tranquille ». 🙂 C’est ce que nous entendrons aussi plus tard dans la soirée, quand nous rencontrerons d’autres habitants du cru.
Il nous dit que la famille de Santos, le président précédent, fait entièrement partie de la FARC. Que l’un de ses oncles, après quelques années de prêtrise, s’était défroqué pour devenir l’un des commandants de la FARC : « El Cura Pedres ». Que ceux qui rejoignent la FARC ou d’autres guerrillas, sont soumis à un lavage de cerveau psychologique et ne reconnaissent plus leur famille. Que les négociations de paix n’aboutissent jamais à rien. Que Uribe et Duque sont des gens bien mais, bien sûr, étant des politiciens ils ne peuvent pas ne pas être corrompus.
Il est bavard, l’ami Silvio. 🙂
L’après-midi, je vais tout seul au Parc Archéologique. A en a eu assez ce matin et veut s’occuper de ses photos. Ce qu’il ne dit pas, c’est qu’il a probablement l’arrière-train enflammé après ces 4 heures à cheval !
Le parc n’est pas loin. Je paie la voiture 5000 COP et en avant ! C’est grand, bien soigné mais avec ici et là pas mal de végétation laissée à l’état naturel. C’est intelligent comme arrangement. Il y a de quoi faire. En tout, j’y passe plus de 2 heures. Les touristes sont assez nombreux, Colombiens à 90%. Pour les 6 premières photos, ce sont des statues d’un style assez proches de ce que nous avons vu le matin. Et puis, je ne connais strictement rien de cette « culture de San Agustín » alors je ne vais pas vous rabattre les oreilles avec des commentaires superflus. Il y a aussi cette tombe recouverte d’énormes pierres. En extrapolant bien, on commencerait à penser aux dolmens de chez nous !
Je rentre à pied, il n’y a guère qu’un gros km pour revenir à San Agustín. Ne vous étonnez pas de mon énergie ! Je suis encore en train de carburer sur la portion rabelaisienne de « bandeja paisa » + « cazuela de frijoles » de la veille ! 😉😄
Au retour de notre balade à cheval, Silvio nous a proposé de nous emmener ce soir voir un combat de coqs. Bonne idée ! Une nouvelle découverte ? 🙂Nous nous retrouvons à 19 heures et prenons une voiture sur la calle 3, au coin du Parque Simón Bolívar. Nous payons 5000 COP pour nous rendre quelque part en dehors de la ville, pas très loin sur la route de Pitalito. Nous sommes serrés car les deux filles font aussi partie de l’expédition. Je dis « voiture » car il ne s’agit pas vraiment de taxis bien formalisés. San Agustín est trop petit pour cela.
Plusieurs familles sont installées aux tables sur la terrasse à l’entrée de la maison. C’est à l’intérieur que l’affaire des coqs se déroule. Nous sommes arrivés avant les premiers combats, ce qui nous donne la chance de voir les préparatifs. Il y a quelques douzaines de coqs dans des cages entassées le long d’un mur. Chaque coq est pris au fur et à mesure et pesé. Il doit y avoir plusieurs catégories : les poids-coqs et les poids-plumes ? 😉 C’est un peu avant le combat que le propriétaire « arme » son coq avec des aiguilles métalliques qu’il lui fixe aux talons.
Je ne connais absolument rien aux combats de coqs et cela ne m’a jamais intéressé. Par curiosité, j'ai fait un peu de recherche sur la toile et j’ai trouvé des explications intéressantes sur le lien ci-dessous :
https://ordesiles.com/2019/03/le-combat-de-coqs/
Il faut savoir que ce sont les Espagnols qui ont introduit les coqs (et les volailles associées) aux Amériques. Ce sont eux aussi qui y ont introduit les chevaux : c’est donc à cause des Espagnols que nous avons dû subir des centaines de « navets » cinématographiques où les « affreux Peaux-Rouges » attaquent à cheval les « gentils colons blancs ». J’ai une horreur particulière des films de John Wayne, l’épitome d'une certaine niaiserie Américaine à mes yeux. 🙁
Pardon, je digresse sérieux , hahaha ! 😉 😄 Les coqs, donc... Mon fils A est heureux, il peut prendre un tas de photos des coqs et de leurs propriétaires pendant les préparatifs, et nous pouvons aussi bavarder un peu avec les gens. On se dit parfois, vu de notre vieille Europe ancestrale, que les Latinos sont exubérants et même qu’il faut savoir surveiller son entourage car, on ne sait jamais, ces gens peuvent être dangereux. Vous savez quoi ? Ce n’est pas du tout le cas ici ! Ces gens sont presque timides ! C’est d’ailleurs l’impression générale que nous avons eue pendant ces semaines de voyage en Colombie : les gens sont plutôt calmes et même réservés, assez « soft » en fait.
Il y a une sorte de petite arène à l’intérieur de la maison où les combats se déroulent. Les meilleures places, sur les gradins centraux, coûtent 6,000 COP. Je suis le seul étranger. A vrai dire, il n’y a pas beaucoup de spectateurs, presque que des hommes d’ailleurs. C’est de toute évidence une petite affaire tout à fait locale. Tant mieux, c’est comme ça qu’on peut vraiment voir la « Colombie profonde », visages basanés, ponchos et tout !
Un type joue le rôle d’arbitre. Il signale les rounds en appuyant sur une sonnerie (les engins vert et rouge sur les photos). Pour sûr, les coqs s’y donnent à plein (je n’ose pas dire à cœur joie 😉). On ne voit plus rien quand ils se jettent l’un sur l’autre, il n’y a plus que des blizzards de plumes. Contrairement à ce que j’attendais, les gens ne sont pas surexcités. Leurs encouragements sont assez discrets. Rapidement, l’odeur fade et écœurante du sang se propage. 🙁 Certains coqs se retrouvent en très piteux état, on peut dire qu’ils « restent sur le tapis », on se demande même comment ils peuvent survivre ces combats. 🏴☠️ C’est plutôt triste, cette affaire, vraiment, et je m’en lasse très vite.
Les gens pariaient, bien évidemment. La 5-ème photo, les deux hommes debout en ponchos, sont sans doute entrain de compter l’argent de leurs paris.
C’est la première fois que je vois un combat de coqs. Je me doutais bien qu’il y avait un angle sordide, mais je romantisais en mémoire les photos superbes que Roland et Sabrina Michaud avaient prises en Afghanistan dans les années 1960 / 70 (ils ont publié un recueil d’une très grande beauté 😎😛). Je pense ici à leurs photos d’un combat de coqs à Tashkurgan : l’emphase est plutôt sur le cercle des hommes enturbannés, pas tellement sur les coqs (ils sont dans des cages recouvertes de toiles bleues).
Je rejoins A et les deux filles à une table et nous commandons à manger et à boire. Il n’y a pas beaucoup de choix. Je me contente d’un « invuelto », une sorte de tamal, et d’une soupe. Les soupes sont l’une des meilleures choses à manger en Colombie.
Je fais une pause avant de reprendre la plume (électronique) pour la suite de notre voyage. En attendant, je note ce matin un article de la BBC sur un incident survenu à Popayán :
https://www.bbc.com/news/world-latin-america-54186047
La communauté Misak (Mintzak), que nous avons visitée à Silvia dans la région de Popayán, a démoli la statue de Sebastián de Belalcázar, un conquistador Espagnol. Ces groupes « indígenas » (les Pijaos et les Nasas ont joint le mouvement) se révoltent contre 5 siècles d’agression, de génocide et d’exploitation. C’est dans l’air du temps, bien sûr, mais personnellement je ne peux avoir que de la sympathie pour eux. Les Européens n’avaient pas à aller détruire les cultures amérindiennes, et on ne pourra jamais oublier les crimes commis contre les indigènes. C’est vrai aux Amériques comme dans d’autres parties du monde, d’ailleurs.
Cela dit, il ne faudrait pas isoler « les Européens » comme ayant été les seuls à agresser les autres peuples et à détruire leurs cultures. Je ne citerai personne pour ne provoquer personne
J'avais laissé mon récit au combat de coqs à San Agustin. Voici la suite!
San Agustín – Karaoké et en route pour Mocoa
Je suis retourné à San Agustín seul avec les filles, laissant A à son mitraillage photographique. Il est aux anges, A, en train de documenter la « Colombie profonde » !
Comme il n’est pas encore si tard que ça, je propose aux filles (pour rappel, deux jeunes Françaises S et M) de prendre un verre quelque part. Nous avons été débarqués au Parque Simón Bolívar. Ça tombe bien, il y a 2 ou 3 « watering holes » attendant les voyageurs assoiffés dans les parages. Au coin de la calle 2, le Cantares Bar nous tend les bras (vous saurez apprécier ma personnification d’un objet inanimé, c’est à ce genre de tour de passe-passe littéraire qu’on reconnaît un grand écrivain, hahaha ! 😉😏).
Ce qui nous attire au Cantares Bar, c’est la musique qui en sort. Il doit y avoir une bonne douzaine de clients : parfait, c’est animé mais pas comble et nous trouvons une petite table à laquelle nous installer. Je me commande un verre d'aguardiente à l'anis (puis un deuxième). Les gens chantent à tue-tête et en chœur. On leur envie cette gaîté et cette convivialité. Quelques convives dansent dans un style assez particulier. Le clou de la soirée, c’est quand on passe un tube Mexicain. Il faut voir l’énergie, l’enthousiasme qu’un type met à pousser les sifflets caractéristiques d’un genre de musique Mexicaine. Impressionnant !
C’était une super journée, vraiment : balade à cheval, archéologie et culture pré-Colombienne, combat de coqs, karaoké et culture populaire locale pour finir ! 😎
Le lendemain, il pleut et nous n’avons pas grand-chose à faire mais ça fait du bien. Nous avons repéré un petit café dans la rue principale où nous prenons, justement, 2 très bons cafés (notre 5-ème bon café en Colombie). Nous pouvons flâner à notre guise. Repas de midi : 12,500 COP pour deux - 3.60 euros, la ruine ! Malheureusement, il se tient des élections ce week-end et donc pas d’alcool en vente et le bar-karaoké est fermé le soir, dur dur ! 😕
Le matin du 3-ème jour à San Agustín, A et moi prenons un colectivo pour Pitalito (une trentaine de kms; 14,000 COP). Nous n’avons rien de particulier à faire à Pitalito si ce n’est qu’il faut y passer pour trouver un transport pour Mocoa, notre prochain point de chute en route vers la frontière avec l’Equateur.
A la sortie de San Agustín, d’autres voyageurs s’embarquent également dans le colectivo, dont un couple. Curieusement, l’homme prend place à l’avant et laisse sa femme s’installer à côté de nous, tenant son bébé sur les genoux. On ne verrait pas ça dans un pays musulman ! Si je fais mention de ce détail apparemment insignifiant, c’est aussi que la femme, d’une petite trentaine d’années, est ravissante. Beaucoup de sang indigène, un peu de sang européen pour diluer. Un archétype de superbe Latina avec tout ce qu’il faut ….. 😎J’ai du mal à contrôler mes yeux. Aie aie aie, c’est beau à voir mais ça fait aussi souffrir ! 🏴☠️
Pitalito est la municipalité la plus importante au sud du département Huila, tout à fait au démarrage de la vallée de la Magdalena. Pas très loin au sud, nous devons franchir la cordillère andine orientale. J’emploie le terme ronflant « franchir » pour impressionner les lecteurs, mais il est bien évident qu’il ne s’agit pas d’une expédition de haute montagne ! De là, nous descendrons sur Mocoa dans le département Putumayo, là où commence le bassin Amazonien. J’ai expliqué la logique de notre trajectoire dans une des pages précédentes.
Pas grand-chose à dire sur Pitalito sauf que le nom d’un restaurant capté au passage nous fait rire : Pizzalito. Il était inévitable que qqn la trouve, celle-là ! Le terminal routier est nickel, comme d’habitude. Il ne nous faut que 10 minutes pour trouver un bus pour Mocoa (50,000 COP pour deux, compagnie Cootranshuila). Il n’y a pas beaucoup d’autres voyageurs dans le bus, ça ne doit pas être une route très fréquentée. Un homme d’âge mûr assis une rangée derrière nous nous nous adresse la parole. C’est un fermier de la région, mais il tient à souligner que c’est de bétail et de cultures légales qu’il s’affaire. Non, ce n’est pas pour lui, la culture de la coca. Il ne tient pas à vivre dans la crainte perpétuelle d’un « golpe en la puerta », d’un « toc, toc, toc » sur la porte de la police.
C’est exactement la 3-ème fois en plus d’un mois déjà que nous entendons parler de la coca. Et encore, la première fois, c’était moi qui avais mis le sujet sur le tapis, quand nous étions avec les filles de Medellin à Isla Fuerte, cette petite île dans les Caraïbes. La 2-ème fois, c’est Silvio, avec qui nous avions fait une balade à cheval à San Agustín, qui nous en avait parlé. Mais sans insister, presqu’avec hésitation. Notre fermier du bus, c’est la même chose, c’est légèrement qu’il fait allusion à la coca et au fait qu’il connaît des gens qui la cultivent.
C’est intrigant, quand j’y pense, cette petite discussion. Moi et A, nous sommes visiblement des étrangers et il n’y en a pas beaucoup qui passent par ici. De plus, A avec son pantalon blanc fatigué et ses cheveux longs se rapproche assez du style de Michael Douglas dans le film « À la poursuite du diamant vert », c.à-d. qu’il fait un brin aventurier (ce qui n’est pas pour dire que j’ai moi-même une allure tout à fait « catholique » non plus). Le « fermier » essaie peut-être de pêcher en douce un peu d’information sur ce que nous pouvons bien venir chercher par ici ? On peut se demander s’il serait a) prêt à nous rapporter à la police ou b) disposé à nous « mettre en contact » si jamais nous donnions quelque signal dans ce sens. Bien évidemment, A et moi n’exprimons qu’une légère curiosité au sujet de la coca !
Le gros de la route de Pitalito à Mocoa (135 kms) traverse l’extrémité sud-est du Cauca (le département de Popayán). C’est exactement par ici que la cordillère orientale se détache du Massif Colombien (ou Nœud d'Almaguer), dont j’ai déjà parlé. C’est très vert, pas si haut que ça, aparemment peu habité. Je crois qu’il y a quelques communautés indigènes dans ces montagnes mais il faudrait quitter la route principale pour aller voir. Il doit y avoir une région grande comme le Vaucluse d’ici à la retombée vers Popayán sans la moindre route digne de ce nom.
Pour les gens intéressés par la géographie, je renvoie aux cartes que j’ai fournies au message 179 « Passer de Colombie en Equateur : géographie » : quand on passe du Huila à cette partie du Cauca, on se trouve déjà dans le bassin de l’Amazonie. Nous sommes en fait dans le bassin du Río Caquetá, une rivière qui « ne fait que » 2800 kms ( ! ) avant de se jeter dans l’Amazone, à quelques 500 kms en amont de Manaus au Brésil. Le bassin de cette « petite » rivière couvrirait largement la moitié de la France. C’est impressionnant quand on y pense ! La Caquetá fait la frontière Huila - Putumayo.
Je joins une nouvelle carte illustrant le cours du Río Caquetá – qui s’appelle Japurá au Brésil. Le point rouge « Ici ! » montre cette extrémité sud-est du département Cauca dont je viens juste de parler. En jaune: le bassin de l'Amazone.
Nous nous arrêtons pour manger à un restaurant. Il n’y a pas beaucoup de choix. Ce n’est pas grave. Les grillades arrangées sur des grilles dressées à 60 degrés par-dessus le feu nous semblent bien sympathiques. Et nous ne sommes pas déçus, c’est un véritable régal, au point que A se lève pour aller dire « à la cuisine » que c’est la meilleure viande qu’il a jamais mangée de sa vie (c’est la 2-ème ou 3-ème fois qu’il a cette réaction en Colombie). 😛
Je disais « à la cuisine », en fait tout est ouvert sur tout. Dans le pré à l’arrière de « la cuisine », une véritable congrégation d’oiseaux de proie (des vautours ?) guette les restes. Visiblement, ils apprécient autant que A la cuisine locale ! 😄
Au fur et à mesure que nous nous rapprochons de Mocoa, les torrents qui jaillissent de la montagne augmentent. Ça pisse l’eau de partout !
La station de bus de Mocoa est différente de ce que nous avons vu jusqu’ici en Colombie. Les guichets des différentes compagnies sont disposés en U autour d’une grande cour à ciel ouvert. D’entrée, nous n’avons l’impression d’être arrivés dans un pays pauvre. Les quelques centaines de mètres que nous faisons à pied pour rejoindre le centre-ville ne font que renforcer cette première impression. Un pont enjambe une rivière boueuse, l’affluent d’un affluent d’un affluent etc du Río Caquetá (voir plus haut). J’ai lu par la suite qu’il y avait juste eu une crue phénoménale de la rivière et que plusieurs maisons construites sur son bord s’étaient écroulées. Ce genre d’incidents est malheureusement monnaie courante en Colombie (et d’autres pays de l’Amérique Latine).
Le centre-ville est minuscule, on en fait le tour en une demi-heure, et franchement pas très réjouissant. Pour une fois, la place centrale ne porte pas le nom de Simón Bolívar alias « El Libertador ». Ici, c’est le Parque General Santander, nommé en l’honneur d’un autre héros de l’indépendance de l’Espagne, Francisco José de Paula Santander y Omaña …. s’il vous plaît ! On se trompe souvent avec les noms ronflants et à rallonges dont les Ibériques raffolent, mais le personnage était effectivement un aristocrate d’origine Espagnole.
La place centrale est clôturée pour cause de réparations. Le rendez-vous populaire semble être une volée de marches sur le côté d’une église. De là, nous pouvons admirer le seul bâtiment agréable aux yeux du centre-ville : il s’agit de la Gobernación del Putumayo. Si Mocoa ne nous impressionne pas, elle n’en reste pas moins la capitale du Putumayo.
Quelques stands vendent des snacks assez pauvres. Les patates et saucisses que nous mangeons sont franchement dégueulasses 🙁 (8,000 COP en tout pour deux portions chacun). A se prend un chien errant en affection – il adore les animaux – et lui achète une saucisse …. que le chien refuse, c’est pour dire ! 😄 Mais comment trouver mieux dans le centre de cette « capitale « ? Les restaurants sont fermés car c’est dimanche, seules quelques pâtisseries sont ouvertes.
Nous avions envisagé de visiter Fin del Mundo Extremo, un parc juste en dehors de Mocoa où, si je me rappelle bien, la principale attraction est une des plus grandes cascades de Colombie. Cherchant un peu d’information sur ce parc, j’ai lu le retour d’un voyageur avertissant contre le risque de se retrouver bloqué au fond du parc (où il faut aller pour voir la cascade) en cas de crue. Le type avait dû passer la nuit sur la paille dans une ferme isolée. 🏴☠️ Et là, manque de pot (ou de bol ?), il se trouve qu’il a plu pas mal pendant la nuit et le ciel matinal est loin d’être clair et dégagé. Donc, méfiance et prudence s’imposent.
Aucune cascade ne vaut la peine de risquer passer une nuit sur la paille, de glisser quelque part et de se faire sérieusement mal, ou simplement de se retrouver complètement trempés. D’autant plus que nous avons vu beaucoup de belles cascades ailleurs et qu’une de plus ou de moins, ce ne serait pas vital – il ne s’agit pas des chutes du Zambèze ou d’Iguaçu, non ? Et aussi, nous commençons à devenir un poil impatients de passer la frontière (nous ne savons pas ce qui nous y attend) et de rejoindre Quito. Nous touchons gentiment à la fin du voyage, nos vols de retour sur l’Europe, c’est dans quelques jours déjà !
Voilà, notre décision est prise, nous faisons l’impasse sur la « Fin du Monde » et sa cascade. Dommage peut-être, mais on ne peut pas tout avoir ! Nous prenons un minibus pour La Dorada, un patelin 150 kms au sud de Mocoa, d’où nous prendrons un autre transport pour le Puente Internacional, alias « la frontera ». Pour les gens qui aiment la précision, La Dorada se trouve quelques kms au sud de La Hormiga qui semble être plus connu (tout étant relatif !).
Nous prenons le minibus pour La Dorada à 8h30 – 35,000 COP par tête de pipe. Commençons par deux photos prises de la fenêtre à la sortie de Mocoa. L’habitat local est sommaire, c’est un euphémisme. Les nuages s’amassent par rouleaux entiers sur les collines environnantes, il peut pleuvoir à tout moment. Et si les rivières semblent assez petites, il faut bien remarquer que leurs lits sont larges et tr��s caillouteux : signes de crues soudaines et violentes. C’est bien ce qu’on disait, n’est-ce pas ? Les incidents causés par les eaux ne sont pas rares par ici. 🏴☠️ Nous ne regrettons pas d’avoir zappé la cascade de Mocoa…
Nous passons des bases, et nous dépassons des transports militaires. La présence militaire est devenue évidente. C’est presque plat maintenant, juste un peu vallonné, pas désagréable à l’oeil. Un pipeline rouillé longe la route, il y a ici et là des torchères de gas. Visiblement, c’est une région pétrolifère.
Il y a plusieurs sections non asphaltées, courtes mais ça secoue un maximum. Quand la route est bonne, le conducteur se lance comme si nous étions aux 24 heures du Mans. Attention aux virages et aux accélérations ! Je n’ai pas grand-chose pour me cramponner. Le sol du minibus est glissant, mon siège est trop penché en arrière, le mécanisme est cassé et il n’y a pas moyen de changer de position. Et comme d’habitude, il ne nous restait que les sièges arrière à prendre. Bien assis sur les roues, nous pouvons jouir de toutes les irrégularités de la route. 🏴☠️ 😠
C’est le Río Putumayo que nous avons sur notre droite, peu après Mocoa. A mi-parcours, la route vire à angle droite pour continuer plein ouest. 20-30 kms plus loin, nouveau changement de direction : plein sud jusqu’à La Hormiga et La Dorada.
A La Hormiga, nous avons eu la chance d’un petit répit de quelques minutes, assez pour visiter les toilettes avant les derniers kms jusqu’à La Dorada, un petit patelin de rien du tout où nous changeons effectivement de transport (tout compris dans le prix payé à Mocoa). Quelques kms de plus et 15-20 minutes plus tard en « camionetta » (pas besoin de traduire en français !) avant d’être déposés à quelques centaines de mètres de la frontière. Il est juste midi passé.
Avant le dernier virage (voir la photo), nous nous arrêtons à un restaurant rudimentaire – une masure. Nous prenons notre dernier repas Colombien, un parent pauvre de la « bandeja paisa » (photo). Par pudeur (cela m’arrive), je ne vous colle pas la photo des chiottes (tout autre mot serait inapproprié), une cage minuscule faite de tôles vaguement clouées sur des pieux de bois, avec en guise de porte un lambeau de plastique déchiré, au milieu d’un tas de décombres. L’endroit rêvé pour se soulager, quoi, et en bonne compagnie d’ailleurs : les moustiques sont innombrables ! 🏴☠️ « Oui, chérie, c’est promis, la prochaine fois nous réserverons au Club Méd ! ».
Voilà, c’était notre dernière halte gastronomique en Colombie. 😉 En avant pour la frontière. On nous dit oui, c’est juste là, après le virage. Nous passons les dernières bicoques Colombiennes et arrivons au pont. Ah oui, il faut le dire : il n’y a vraiment pas foule ici. Quelques rares voyageurs, dont aucun étranger et en particulier aucun Vénézuélien. Depuis que nous avons quitté Popayán, nous n’en avons plus vu un seul, d’ailleurs. Notre stratégie pour passer tranquillement en Equateur aurait-elle payé ?
Un dernier regard en arrière avant de franchir le pont et de dire adieu à la Colombie. A pose pour cette photo-souvenir. Vous voyez au passage ses bagages au grand complet (je n’en ai moi-même pas plus). Le Río San Miguel est un affluent du Río Putumayo, lui-même un affluent de l’Amazone quelque part par là-bas, très loin au Brésil. C’est déjà une belle rivière, tudieu, tu tombes là-dedans et on te retrouve quelque part au Brésil – si les piranhas ne t’ont pas bouffé entretemps ! 🏴☠️
Pour traverser le pont : 5 minutes tranquillement. Au bout, eh oui, c’est l’Equateur ! Comme de l’autre côté en Colombie, on ne peut pas dire qu’il y ait beaucoup de passage. A la sortie du pont, une jeep nous prend pour nous mener au poste frontière 1 ou 2 kms plus loin (3000 COP chacun). Personne, aucune file d’attente. Les Colombiens ne prennent pas 5 minutes à nous inspecter, et les Equatoriens ne mettent que quelques minutes supplémentaires à nous tamponner les passeports. En comptant les moments d’hésitation, les formalités nous ont pris moins d’une demi-heure. 🙂
Nous attrapons un bus direction Nueva Loja, alias Lago Agrio. Nous payons avec les quelques COP qui nous restent. Le bus est déjà assez plein, surchargé plutôt, mais nous arrivons à trouver de la place. Ce sont tous des locaux. Je me retrouve assis à côté d’une femme de 35-45 ans. C’est une « indígena». Je suis fasciné. Tout d’abord, elle est fine et jolie (on m’avait déjà fait le coup dans le colectivo de Popayán à Pitalito). De plus, je me dis qu’elle passerait inaperçue dans un bus en Thaïlande, si ce n’était pour le nez légèrement courbé (mais plaisant). Les mêmes magnifiques cheveux noirs et soyeux, la même peau couleur de miel, des yeux et des traits de visage très asiatiques. 😛 La vieille femme assise devant, même chose. Incroyable.
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This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rentals kept making me postpone the project.
And then, everything fell into place—I told myself, now’s the time!
Preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not?
Yes, in the end.
Pre-book or play it by ear?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela on this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(‘Beefsteak’ for my partner’s mischievous nephews...)
March 2nd — Departure by bus from Latour at 6:50 AM. The journey isn’t direct: we pass through Elne then Corneilla. In Perpignan, I switch to a BlablaBus heading to Barcelona’s northern bus station. Before reaching Le Perthus, French police stop us to check IDs. Several people aren’t in order, but after about fifteen minutes, we’re on our way again. We’re checked again at La Jonquera: this time, the wait lasts almost forty-five minutes while police identify those in violation and wait for a vehicle to pick them up. The driver then tries to make up for lost time; we finally arrive at our destination half an hour late.
I quickly head to the Arc de Triomphe metro station, located 200 meters away: you have to cross the bridge along the bus parking lot, then walk through a large garden; the station is on the right before the garden entrance. The trip to the airport isn’t direct: I have to change at Tomasso and take the line to the airport, where I arrive at 1 PM.
At the Emirates counter, I learn my flight was just canceled due to the war in Iran; they offer me another flight for the next day. I have to wait at the airport until 7 PM before being taken to a hotel; the next morning, I’ll take a flight to Vienna (with an 8-hour layover), then an Air India flight to Delhi, and finally a flight to Kolkata. I agree: I don’t know Vienna, so it’ll be an unexpected discovery.
At 7 PM, a small group is taken to the hotel, 35 minutes from the airport, where we’re served a light dinner upon arrival.
March 3rd — A taxi picks me up at 6:30 AM; the flight to Vienna takes off at 9:30 AM and arrives at noon. I’m free until 7 PM; the metro is direct to the city center. The weather is pleasant and not too cold, luckily, since my clothes are light.
When I exit the metro, I spot the St. Stephen’s Cathedral tower in the distance and approach it: the roof, made of glazed tiles, is remarkable.
Entry is free, and the interior, a mix of Gothic and Baroque styles in the center, is stunning.
Not far from there is St. Anne’s Church
, also Baroque, adorned with beautiful frescoes
—a music concert adds an enchanting atmosphere to the visit.
I continue my walk at random through the pedestrian streets lined with magnificent buildings: I’m charmed by the city.
Before heading back to the airport, I stop at a lovely tea salon. My flight will eventually leave with a delay.
Wednesday, March 4th — Delhi and a little luggage scare
We arrive in Delhi shortly after noon. Immigration is quick, and good news: my bag was checked through from Barcelona to Kolkata. I head to the connecting terminal and arrive half an hour before boarding: the flight goes smoothly. Upon arrival, the luggage comes out quickly… except mine. After filing a report, I’m told my bag is in Delhi—I have to retrieve it before taking another flight. I didn’t know (or had forgotten): with the delays, I wouldn’t have had time to pick it up and make the connection.
I take a taxi to the Ichamati Hotel. The welcome is warm, and the room is clean but very small. Without my bag, I feel a bit lost—I have nothing to change into.
Tonight, I’m dining with Raja and his friends at a beautiful restaurant, an old colonial house turned into a hotel.
We’re happy to see each other and have a comforting evening together.
This travel journal summarizes a trip I took in March to Argentine and Chilean Patagonia. It starts in El Calafate and ends in Ushuaia. During my planning, I considered looking into the Australis cruise from Punta Arenas to Ushuaia, as well as the W trek in Torres del Paine National Park. In both cases, I was put off by the prices. Instead of the cruise, I found two interesting wildlife excursions from Punta Arenas: whale watching in the Strait of Magellan and observing king penguins in Tierra del Fuego. The journey to Ushuaia was by bus. For Torres del Paine, things were a bit confusing, so I reached out to two agencies. In the end, I went with a rental car option, overnight stays on-site, and day hikes. I shared my full itinerary with the agency and ended up being taken care of by a local Argentine agency and a Chilean one.
So, here we go...
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
June 2024.
While hiking with my brother on the GR 36 Tour du Morvan, I catch sight now and then of strange rectangular markers fixed to tree trunks. Against a bright orange background, a deep black Greek tau topped with a white dove. My first encounter with the Assisi Way.
The Way of St. Francis: a pilgrimage route linking Vézelay in Burgundy to Assisi in Italy, covering nearly 1,800 km.
It felt like an obvious next step—I immediately knew I’d take it on, attempt the adventure solo.
In the months that followed, I talked about my project to everyone—family, friends, my partner. An avalanche of comments, more or less the same but varying depending on each person’s character and life experiences. But deep down, it all boiled down to one legitimate question: why?
And the answers?
Hesitant, awkward, partial, even confused. I quickly realized they weren’t so easy to find. It was as if my project seemed more like a whim, a kind of intimate caprice, rather than a well-thought-out plan.
Of course, I knew the reasons that pushed me to leave—you always have to give some. Loved ones need to understand to feel reassured, and that’s understandable.
But I fear that when I list them, they’ll sound like the same old checklist anyone embarking on this kind of journey might give.
Of all the reasons I could mention, I’ll highlight just one here: the call of the road, the solo adventure that brings a powerful sense of freedom.
A bit like Monsieur Seguin’s goat, who from her comfortable pen gazes longingly at the unconstrained horizon of the mountain.
But if I’m being honest, I think I didn’t really know what I was looking for—or, more importantly, what I’d find. Deep down, when I reflect on it, one word keeps coming up that explains nothing and everything at once: desire.
Now well past sixty, I know that when I ask myself who I am or where I’m going, two things bring me fully back to myself: hiking and writing.
And my intention was also to anchor this adventure through words, day by day. Writing down my feelings, emotions, discoveries, and reflections each evening. The famous travel journal that grounds the daily experience in reality.
When I discovered the app "Polarstep," which was initially just meant to keep my loved ones updated and reassured, inform them of my progress, and maintain a connection, I found an opportunity to do it a little differently than usual.
No retrospective notes polished up after returning, but spontaneous writing—recounting everything that crossed my mind during the day and publishing it immediately. A journey lived in real time.
This text is the exact transcription of my daily writings. Rereading them, I didn’t change a thing—just corrected a few mistakes and tweaked some awkward phrasing here and there. Short texts, fitting the format imposed by this kind of app. Writing as if addressing others.
Now, all that was left was to walk.
April 18, 2026 – Vézelay.
Here’s our account of our trip to Malaysia from September 11th to 27th.
I hope our tips can help others as much as this forum has helped us!
Day 0:
Departure from Nantes with a transfer in Amsterdam via KLM (720 €).
Day 1:
We arrive at KLIA1 in the early afternoon.
First challenge: figuring out where to pick up our luggage. Turns out the answer is right under our noses—we need to take the airport’s internal metro!
Once we’ve got our bags, we withdraw some cash from a Maybank ATM right there.
Next up: SIM card! Just outside the arrivals hall, several kiosks offer them. We go for a Celcom 5 GB card (70 RM).
Then it’s taxi time to get to KL, in the Bukit Bintang area—about 85 RM in a slightly old taxi with weak air conditioning.
We check into our Airbnb apartment, which is clean, more spacious than a hotel room, and—best of all—has a charming balcony with a gorgeous nighttime view!
We end up hanging out on that balcony, reviewing our plans for the next day. After dark, we take the monorail just a short walk away to enjoy our first evening on a rooftop at the 34th floor: Hélipad (Raja Chulan station—you have to enter the Menara Tower at the base of the station) with a panoramic view of the city and its iconic towers.
Finally, we head to Jalan Alor to grab a bite in this super busy street.
Big sleep ahead! 😴
After the summer of 2022 left me with a sense of unfinished business, here I am back in Swedish Lapland for the summer of 2024, ready to attempt the Sarek crossing again—and this time, tackle part of the Kungsleden too.
After much hesitation, my companion Jean Marie and I decided to start with the Kungsleden, which, from what we’ve read, is stunning but very crowded (and it really is!!), and finish with the wilder option: SAREK! This park is known as Europe’s last wild space—I think it’s incredibly inspiring!!
The downside of this choice is that there are no resupply options in Sarek, and the Kungsleden isn’t exactly set up for long treks either, so we’ll have to carry a lot of food for the first part with Sarek in mind.
But hey, we’re motivated!
Our plan is to start in Abisko (classic), head to Vakkotavare (also classic, but with some variations to avoid the official route and the crowds), then continue the Kungsleden from Saltoluokta. Before Aktse, we’ll set off on an east-to-west crossing of Sarek (weather-dependent, since aside from the Skarja hut in the center of the park, there’s no shelter if conditions turn bad).
At least we’ll be on the right side of the park to climb Skierfe and enjoy the jaw-dropping view of Rappaladen if we have to abandon the Sarek crossing.
That adds up to 17 days of trekking, including 1 rest day + 1 buffer day for weather delays.
So if you’re interested, I invite you to follow our overstuffed backpacks!
08/03 - Abisko – 5km before Abiskojaure
Some info (guides used for prep, SFT map, sending food to Saltoluokta)
08/04 – 5km before Abiskojaure - on the east shore of Lake Alisjavri
08/05 – East shore of Lake Alisjavri – just before Tjaktja
08/06 – Just before Tjaktja – above the Salka hut via Nallo
08/07 - Salka – just past Singi + side trip to Djalson Lake
08/08 - Singi – Teusajaure
08/09 - Teusajaure - Vakkotavare (end of the first section of the Kungsleden)
08/10 – rest day in Saltoluokta + round trip to the Sámi village of Pietjaure
08/11 – Saltoluokta – Sitojaure
08/12 - Sitojaure - Skierfe - So, Sarek or no Sarek?
08/13 – Skierfe – somewhere above Rapadalen
08/14 – Somewhere above Rapadalen – above the Skarki hut
Coming up:
08/15 – Above the Skarki hut - Skarja
After a pretty disastrous weather-wise trip to Gran Canaria, we’re hoping this time the sun will shine in Puglia.
It’s not a sure thing, though—the weather’s been awful all over Europe in early May.
For those who’d like to (re)read the story without the digressions, it’s here.
Saturday, May 16:
This time we’re flying out of Charleroi (Brussels South): the ticket prices, flight times, and proximity all worked for us.
The airport (Ryanair) was recently renovated... but it’s still not very well organized. There are hardly any seats in the boarding areas, and... the restrooms cost money!!!
The flight goes smoothly, though, and we land in Bari a little late.
We quickly pick up our rental car, a very local-looking Pandina (even more so than the Fiat 500 in this region), and hit the Italian roads... and their unique driving quirks (like the fact that the countless road signs along the streets and in towns are purely decorative 😏, and that Italian cars don’t have turn signals 😮... except for rental cars).
About an hour later, we arrive at our first accommodation, right in the middle of the countryside near Monopoli.
The owner isn’t there, but they’ve left us a ton of info via messages and even turned on the space heater, which is a nice touch.
We explore the property:
And the next morning before breakfast, its immediate surroundings:
Sunday, May 17:
After our "seaside" experience in Gran Canaria last weekend (packed with people and locals), we decide to start inland.
After a hearty breakfast,
we head toward Alberobello, a super touristy village famous for its trulli—those stone houses with conical roofs.
We easily find a free parking spot on a street near the Aia Piccola district, where some trulli are still lived in year-round.
We almost immediately come across the Trullo Sovrano (the only two-story one), which you can visit (but we skip it—it’s opening time, and there’s already a line).
From there, we head down toward the Basilica of Cosma e Damiano... but we don’t go in because there’s a mass.
Now we’re on the main Piazza del Popolo, which connects the two districts of Alberobello: Rione Aia Piccola and Rione Monti, the more touristy one.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
Here’s a little story about my first trip to Japan with my partner.
We went for our first visit from October 29 to November 13, 2024.
I had planned this entire trip back in November 2020, but given the health situation at the time, I had to cancel...
Here’s the classic route we took:
We booked everything ourselves and got a regional pass for the area from Kyoto to Hiroshima.
The hotels were reserved 3 months in advance on Book... and Agod... (1030 € for 2 people for 13 nights = 80 €/night).
For the flight, we chose a Qatar Airways flight with a layover to break up the long journey (950 € per person).
We also got a pass on the same site (Japan-Experience) to take the train connecting Narita Airport to Shibuya Station (the N'EX Narita Express).
Since the airport is 75 km from central Tokyo, we opted for this mode of transport, even though there are cheaper alternatives.
After reading various posts on VoyageForum, I understood how important it was to have a Welcome Suica card to pay for public transport (subway, tram, bus, boat throughout the country), and we were able to buy one at Narita Airport.
It turned out to be super useful!
After a long but smooth journey, we found ourselves at Narita Airport in the evening.
Even though we had a pass for the Narita Express, we had to go to a counter to make a reservation for the train (mandatory).
Then, once we arrived at Shibuya Station, we took the subway for 2 stops and finally reached our hotel, exhausted (Hotel Asia Center of Japan – 270 € for 3 nights with breakfast included).
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
We went to Albania in August 2025.
Our itinerary included adventure (sporty activities, site visits), naps on the beach interspersed with swims, incredible natural sites, and a bit of culture.
I booked all our accommodations on Booking.com. Note: almost all places ask to be paid in cash!! You can obviously withdraw from banks, but the fees are pretty high. Luckily, we had plenty of cash, and the country is very safe. You can pay in euros most of the time, which avoids exchange fees.
We started in Tirana. I’d read a really interesting post about Albania’s bunkers (link in my profile). We chose to visit Bunk’Art with a guide from the agency that wrote the post. It was fascinating—not only to better understand the country’s history but also because her grandfather was repressed by the regime, and she shared her family’s experience with us.
Bunkers are everywhere! In Tirana, Bunk’Art is the most interesting and largest. You’ll see the dictator Enver Hoxha’s office, where he would’ve taken refuge in case of an attack on the country. Bring a sweater—it’s really cold in the underground tunnels and their huge corridors.
You can visit other bunkers around the country, in Tirana and elsewhere. Almost all are just abandoned.
The cable car up Mount Dajti is right next to Bunk’Art. The view is stunning—you realize Tirana is so close to the mountains and the sea... But otherwise, it’s not that exciting for older teens (17 and 19) and their parents.
We picked up a rental car in Tirana—it’d be ours for the next three weeks. We used Goalbania’s agency to avoid any hassles. First, there aren’t many cars available in Albania in summer. Second, French credit cards can be a nightmare abroad. So we preferred to sort that out in advance.
After Tirana, we headed to Permet. Just a heads-up: the roads are in great condition except in the mountains. And Albanian drivers aren’t stressful to deal with. Though you might suddenly encounter a herd of goats crossing the road—haha—but if you’re not going too fast, it’s fine.
In Permet, I’d been dreaming of rafting on the Vjosa, one of Europe’s last wild rivers. And we did it with a local agency! It’s beautiful, accessible to everyone, not too physical but still a bit lively—just how we like it. You can even jump into the river in some spots.
In Permet, we also hiked through a canyon and visited a lovely little church.
And we took a workshop to make their local culinary pride: gliko. It’s a jam with whole fruits inside. We’d seen it on Goalbania’s site, and it was really fun. We were with a family where the secret to making gliko has been passed down for generations...
Next, we headed to Gjirokastër. A city we loved: its old traditional houses (Skendulli and Zekate), its grand castle, the Ali Pasha Bridge. Along the way, we stopped for artisanal ice cream at a little shop run by a grandmother who’s been making it herself for ages.
One afternoon, my husband *had* to go to the coast in the south, to Ksamil (he’d read it was better than Sarandë). Verdict: we didn’t like it. Parking is a nightmare, the beaches are super noisy and crowded. The sea is packed with jet skis, boats, pedalos, and ropes. Avoid it.
On the other hand, we really liked Himarë, where we went next. We stayed at a campsite where we rented tents with mattresses and sheets inside. Right by the sea, on a low cliff (about 2 meters high). You can hear the waves at night... Magical!! To swim, you either jump straight into the sea (almost from the tent) or climb down a ladder, which you’ll need to climb back up to get out.
I was a little worried the campsite wouldn’t be very comfortable, so afterward, I’d booked a small place in Gjilek. Turns out, the place was really tiny (one room for four, no kitchen) and pretty expensive (over 100 € a night). We’d drive to the beach or restaurants—it’s on a steep slope, so not very accessible. Parking near the sea is tricky. But the (private) beaches were nice—we’d rent an umbrella not too close to the music and spend the day there. We also went to a wilder beach, harder to reach, via a long path. Behind the beach, there’s an amazing canyon where we’d sometimes climb using ropes (already in place, no need to bring your own) over big boulders rolled around by the stream, which must swell a lot in spring.
So, the sea in Albania: it’s nice if you like swimming and relaxing, but it’s not the most interesting part of the country. There are so many other amazing things to see and discover—so many stunning sites! Maybe an agency could’ve helped us find more practical accommodations and avoid Ksamil and its surroundings.
We left the coast to head to the beautiful city of Berat and its "thousand windows." We explored the city, its fortress, and its icon museum.
Then we discovered the Osum Canyon—it’s incredible. The view from the top is breathtaking. And at the bottom, it’s magical. There’s little water in summer, so rafting isn’t an option. We weren’t tempted by the big-tube descent offered by an agency—it looked fun, but the group had 40 people. We preferred hiking on our own as a family of four. We scouted the area on Google Maps... and found where to descend. We walked in the water, then it rose to our waists, then our shoulders... We weren’t moving fast. And how to get back up?? Eventually, we followed a group with a guide—the path was hard to find.
After that unforgettable hike, we visited the Bogovë Waterfalls. It’s pretty, and we swam, but the water was *really* cold.
We passed through Tirana again and then headed to Shkodër. We explored a bit—its charming little streets, the Rozafa Fortress. There’s a tiny museum where you can see *huge* Ottoman stone cannonballs. And they tell you the (charming) story of the young woman who was walled alive in the castle’s foundations to ensure its strength...
Shkodër is mostly a stopover to head into the mountains and discover Theth. Our goal: hiking in the Valbona Valley, from Valbona to Theth. We organized the trip ourselves, without an agency, but it took some time to figure everything out. So I’ll save you the trouble—haha. Book your tickets on the Komanilakeferry website. The ticket includes:
🙂 minibus transfer from downtown Shkodër to Koman
🙂 ferry ticket from Koman to Fierze. This ferry ride is *gorgeous*—between mountain slopes covered in pine trees, and sometimes a little house with a few fields...
🙂 minibus ticket from Fierze to Valbona. Now you’re in the mountains! The minibus drops you off near your accommodation—pick one as close as possible to the start of the hike (if that’s your goal!). The ones at the far end of the village add up to 1.5 hours of walking. Our choice: Guesthouse Dioni. The host is really lovely, it’s in the woods, and it’s basic but great.
After a day of hiking, we arrived in Theth. What beautiful mountains! Then we explored Theth and the surrounding area. It’s pretty busy, but you can still enjoy the Blue Eye of Theth and its swim. It’s *so* cold! But so beautiful!
🙂 minibus ticket from Theth back to Shkodër.
After a night in Shkodër, we drove to Kepi i Rodonit. A guidebook (I forget which one) raved about its beauty. And it *is* beautiful!
But the view is ruined by plastic bottles and other trash in the bushes, along the paths, and of course on the beaches. The only peaceful spot: the private beach at Kepi i Rodonit, which is cleaned. You can rent an umbrella and have lunch there. That’s where we spent our last few days—very relaxing.
In short... Albania turned out to be perfect for us and our teens!
I’m diving into a recap of our loop—pretty classic, really—Denver-Yellowstone-Denver this past summer, from July 24 to August 17. Given the sheer number of trip reports already out there (or in the works), and since I don’t have the writing chops or the photography skills of many of you, I’ll keep it practical—well, I’ll try, at least—to share our take on some of the less-visited parks and spots.
First off, a huge thank you to everyone whose trip reports, blogs, websites, comments, and more helped us put together this itinerary. Looking back, it could’ve been even better optimized: a few disappointments when we missed out on some great discoveries, often because we were short on time. Plenty of reasons to come back to the area!
We’re traveling with our four (almost) teens—18, 16, 14, and nearly 12 years old. To keep the trip enjoyable for everyone, we had to make compromises on both sides: cutting a visit short to spend more time swimming, waking up at dawn, and so on. But logistics also played a big role—things like laundry, grocery shopping, and keeping luggage organized could’ve quickly become time-consuming without a little planning.
And honestly, I think we visited every Walmart along the way! Blame it on the lack of fridges in some accommodations and, more importantly, the *very* limited space in the car, which made it impossible to bring a proper cooler. I’ll come back to the car saga later.
For accommodations, this year we alternated between basic cabins in KOA campgrounds and Yellowstone (when staying more than one night in the same place) and hotels. Always with a pool (except in Yellowstone, of course), which let the kids burn off energy—because they always have reserves, even after packed days!—and, let’s be honest, gave us a chance to relax. No Wi-Fi issues either; we all had plans with 25 GB of data (a big thanks to Gilles for the amazing deal at 0.99 €). It worked perfectly, even for texts and calls between phones—no extra charges.
Now, onto our route: as I mentioned, a classic Denver-Yellowstone-Denver loop. To avoid rushing through the parks or spending all our time on the road, we prioritized staying as close to them as possible, with at least two nights in each place. And I’ve got to say, it’s really nice to settle in, even if it’s just for two nights. It also helped us deal with the weather, which wasn’t always great during this trip. The trade-off? With vacation time being limited, some driving days ended up being long. We knew that going in, but since we kept a relaxed pace with no time constraints (don’t ask me for timings—I don’t keep track of the clock on vacation, except in the morning to get everyone up before noon!), we sometimes ended up with marathon days.
With that said, I’ll dive into the trip itself in the next post.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
And we still haven’t seen everything!
Before setting off for new horizons at the end of this year, it’s time for me to share my trip to Cape Verde this summer 2025.
I particularly love these spontaneous trips, and our stay in Cape Verde is one of those because it was only at the beginning of April that we decided on this getaway, which had been catching our eye for a while, given our love for the mountains.
As always—well, when it’s open—I turned to VF, and I want to immediately thank Marie, aka ptitortue, who helped me a lot in planning this trip through her travel journals and our exchanges!
Because Cape Verde is both small and vast! We decided not to rush from one airport to another, to enjoy the places and the people, but also to relax, since the work backlog from being stuck in May (see my previous travel journal 😅) had to be caught up on in June.
So, 4 islands will be our winners from 06/28 to 07/19:
Santiago first for logistical reasons, as round-trip flights from the capital Praia were the cheapest (650 €/person from Lyon via Lisbon with TAP, still!)
São Vicente, because it’s the gateway to the next one but ultimately more than that...
Santo Antão, pretty much the main goal of the trip since Marie (and the photos) had really sold it to me.
And finally, Sal Island, for some rest—a non-negotiable condition for my other half—and we’ll see that I should’ve listened to Marie...
That said, what a chatterbox I am—buckle up, flight attendants at the doors, off we go on new beautiful escapes! (Thanks to Sophie for the easy loan)
Last note for my eager fan club 😏: yes, there will be alcohol—how could there not be in the land of grogue!
Hello,
Since I enjoy not only the countryside but also everything related to rail travel, I’m starting this photo thread dedicated to trains in Thailand (I’d guess most of us have taken one at some point...).
Feel free to post your pictures here as long as they fit the theme: rolling stock**, stations**, platforms, tracks (even without a train on them), technical equipment, engineering structures (bridges, viaducts), etc.—all in Thailand.
For each photo, I’ll (or you can) note the station or line where it was taken.
Comments and questions are welcome.
As I’ve mentioned elsewhere, I inherited my love of travel from my parents and some of my grandparents. A strong passion, but one that was unfortunately limited by our family’s modest resources. Back then, living in northern Alsace, a simple trip to the southern part of the region—with the Wine Route as our destination—felt like an extraordinary journey to a land of plenty for the little boy I was in the late 60s and early 70s.
Everything seemed so huge when you were still just a kid.
Back then, I was overwhelmed by countless sensations—I was already highly sensitive, with a keen mind and a nose and taste buds that were developing like a pro’s. Which, as I’d later realize, wasn’t always an advantage.
Those magical days always began with a gentle late-spring or midsummer morning. The interior of the white Peugeot 404, license plate 210 LZ 67, had already soaked up the sun before the engine purred to life, and the cabin gave off a scent I could still recognize today—a fragrance I found so pleasant. Back then, I had no idea it was just the smell of warm plastic from the car’s interior.
Yes, the scents of the 404 on sunny days became my madeleine de Proust...
What’s more, the whole family was unusually cheerful because those moments of relaxation and leisure were rare. Everyone worked, and no one had an easy job or was well paid. Without the *Trente Glorieuses*, these experiences might never have happened.
Once we crossed the canton’s borders, I felt like I was light-years away from my everyday surroundings, and every kilometer plunged me deeper into *terra incognita*. It was thrilling. Far from my so-called "medium-sized" town, wheat fields, cornfields, and cabbage patches stretched out, punctuated by tall poles connected by long wires and topped with vegetation—like giant clotheslines without laundry, where magical beanstalks might grow to touch the sky. Back then, I was still far from tasting their product, which was simply beer. At the time, there was still a significant local hop production. Fun fact: it wasn’t until 2002 that Anglo-Saxon scientists proved hops and cannabis belong to the same biological family.
After the fields, the landscape took another step up as it rolled past the little boy’s eyes, often glued to the windows. First came modest hills, then a succession of rolling slopes that soon formed an unbroken chain. Their 700 meters in altitude felt like Himalayan peaks to me—impressive, inert giants, a whole new world. Gazing at them, an intense emotion welled up somewhere between my stomach and lungs, nearly taking my breath away. What mysteries, what treasures did these heights hold?
And then there were the cherries on top—the crowning touch that made the scene even more magical: proud, majestic castles perched on the summits like impassive sentinels. Monuments from the past, yet firmly rooted in the present on their rocky spurs.
The little boy’s eyes sparkled—he’d been given a castle for Christmas, complete with battlements, towers, a drawbridge, and fully armed knights. He’d watched and lived *Ivanhoe* on the only French TV channel that existed back then.
Only once did my paternal grandfather join us on one of these trips. A tall, intelligent man with a face that could shift from stern to mischievous, clearly full of humor and charisma. Sadly, his relationship with alcohol had taken a toll on his life and, by extension, those of his loved ones. He had a strong personality—if his boss crossed the line, he wouldn’t hesitate to punch him, which meant he went through a lot of different jobs. Back then, you could quit one job and easily find another. It was quite something to see him in his final stages, hallucinating pink elephants and even drinking perfume when he had nothing else left. The last time I saw him, he’d slipped away from the doctors and nurses while hospitalized in pretty bad shape—at least, I assume his liver was the issue. We were sitting down for a family lunch when the door burst open, and there he stood in his pajamas, eyes twinkling with mischief, clearly pleased with the dramatic entrance. That theatrical moment didn’t spare us from burying him a few months later at the age of 71. One day, my mother told me the family doctor had quietly remarked that it was a shame—with his robust constitution, he could’ve lived to be a hundred. Yes, the family doctor—this was the man who’d come treat you any day, at almost any hour, just for a phone call. It really existed, it’s not a myth!
That day, his wife—my paternal grandmother—was also along for the ride. Everyone agreed that Jeannette was a good woman. She worked as a waitress at *Le Tigre*, the biggest brasserie in town, right in the center. Most customers preferred to be served by her, including local dignitaries and even the mayor. As a kid, I didn’t find her very fun, open, or warm—she seemed a bit stern. Back then, women in their fifties already had the face and build of grandmothers. Same went for men, don’t get me wrong. I had no idea about the struggles she faced because of her husband. I didn’t know that 30 years earlier, she’d had to flee Alsace while pregnant, under threat from Nazi fighter-bombers. I didn’t know she’d had several miscarriages, and that my father—her only surviving child, born prematurely in March 1940 at the other end of France—weighed less than a kilo at birth and was so tiny he could fit in a shoebox. Hard to imagine he’d grow into a strapping man nearly 1.80 meters tall, tipping the scales at 100 kilos.
When you come back from summer camp in early August and ask why she didn’t pick you up with your parents, and they gently tell you she’s "in heaven," you don’t realize she passed away at 54 after suffering greatly from stomach cancer that had spread.
Back to that family outing, that enchanted parenthesis. I even remembered where we’d had lunch when I passed through Dambach-la-Ville decades later. One of those charming, flower-filled towns Alsace produces in abundance—and preserves so well. This one sits high on a hill, and I was a bit stunned on the parking lot because the view stretched far, revealing the Alsace plain below—its fields, villages, hills, and forests. The world seemed so vast and enticing that day, even though I was only glimpsing a tiny fraction of it.
The region was already very touristy, but I wouldn’t notice the downsides until much later. That Sunday noon, I discovered a large restaurant filled with diners. I can still see the enormous piece of meat they served me, decorated with a little wooden skewer topped with a flag. I kept that one for a long time. Those were the golden days of rich, flowing, thick sauces—so flavorful—and the era of the world’s best fries, made on the spot with the best potatoes. To top it off, I was *exceptionally* allowed a small bottle of apple juice, Orangina, or—even better if possible—Sinalco. Yes, Sinalco—like Orangina, but better. A brand that must’ve disappeared in the 70s, but why, and what a shame! Since then, Orangina’s little bubbles have taken the brand to the other side of the planet—it’s now Japanese.
Year after year, I’d eagerly await that ecstatic moment when the most beautiful castle in Alsace, the Haut-Koenigsbourg, appeared in my field of vision. The perfect model, the archetype that blended into the landscape at the height of a child’s dreams.
The trip home always felt like a reality check—less jarring than an alarm clock, but more diffuse and melancholic. From then on, there was only one wish: *When do we leave again?*
Hi there,
Here’s a recap of a trek through the Balkans covering three countries: Albania, Montenegro, and Kosovo. I was with a friend, and we didn’t do the full route (only one day in Kosovo).
It was a wonderful trek through snow-capped mountains and vast flower-filled meadows, meeting incredibly welcoming people.
At the end of the travel journal, I’ll share what I loved and what I liked less.
Day 1: Flight from Paris-Beauvais to Tirana with Wizz Air.
Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
Then, a transfer the same day to Shköder, about a 2-hour bus ride. Cost: 10 € per person. Tickets bought directly on the bus. We spent the night in Shköder at a very clean guesthouse, Open Doors B&B. It had a small balcony overlooking the city.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.
Day 2: Bus ride to Theth, about 1,100 meters in elevation gain, the starting point for our hike the next day.
The trip took 2 hours and 40 minutes with a break in the middle. The bus was affordable, but taxis also make the trip—though they’re very expensive.
We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.
The family was adorable. The husband is a handyman and built almost everything himself. Their baby is named "Sky"—such a cute name, right? :-) Throughout the trek, I found the guesthouses very clean, and the hosts think of everything—no need to bring soap or shampoo; they provide it.
Lunch in Theth at a traditional restaurant on the main road. We tried "Tave Dheu," an Albanian dish with beef, cabbage (very common), and cottage cheese. Delicious but not quite filling enough. For dessert, a honey cake that was perfectly moist—such a treat! Desserts like this are rare; sometimes they serve watermelon instead.
We took a small private bus for 5 € to the "Blue Eye" parking lot, then walked for about 45 minutes to reach a stunning natural site—a kind of lagoon with incredibly blue water. The bravest can swim, but the water’s freezing!
That evening, we dined at "La Montagne Blanche"—excellent! A delightful mix of grilled meats with potatoes and grilled peppers. Some watermelon slices (which I’m not a fan of) and the famous Raki, a brandy served in Turkey and the Balkans! It was my first time drinking brandy "bottoms up." 😉
I’d like to share my family trip to Colombia with kids aged 8. After spending hours browsing the forum and only having two weeks there, we decided to focus on two regions: the Coffee Zone for one week and the Caribbean coast for another. We traveled from August 8 to 23.
Day 1 – First stop: Bogotá
We arrived in Bogotá in the evening on an Air France flight—nothing to complain about, decent service, comfortable, and on time. However, the first night was a miss. We’d booked a hotel near the airport (Abitel Prime) for convenience, but the soundproofing was almost nonexistent; we heard planes as if we were on the runway. Luckily, exhaustion helped us sleep well anyway.
Day 2 – Off to the Coffee Zone and Salento
The next morning, we headed to the airport for a domestic flight to Pereira with LATAM. No issues: punctual and efficient, and in 30 minutes, we landed in Pereira. The landing already set a different mood: lush valleys, endless plantations, and humid air.
We picked up our rental car from Localiza. Unfortunately, the experience wasn’t smooth—the paperwork took forever, and the wait tested our patience. Finally free, we hit the road to Salento, one of Quindío’s gems.
We arrived in the late afternoon and discovered a colorful village bustling with artisan shops and cafés. Our first stroll helped us soak in the atmosphere before dinner at Bambú restaurant—a great surprise with careful cooking and local flavors. We spent the night at Casa Serafín, a charming little hotel, nicely decorated and well-located… but unfortunately very noisy.
Day 3 – The magic of Cocora Valley
This was one of the trip’s highlights. We set off early for Cocora Valley, famous for its giant wax palms, Colombia’s emblem. We chose the 12 km loop recommended by the *Routard*. The landscapes were spectacular: towering palms, rivers, suspension bridges. It felt like walking through a postcard. The weather was perfect.
That evening, we dined at Barnabé restaurant—pleasant setting, decent food, but the bill was a bit steep for what it was. Back to Casa Serafín.
Day 4 – Coffee and panoramic views
The plan was a visit to Finca El Ocaso. For 1.5 hours, we followed a passionate guide who explained the entire coffee process, from harvest to cup. Very educational, accessible for both kids and adults, all in a stunning setting. The tour was in English for us, and we translated for our kids, who aren’t bilingual yet.
In the afternoon, we climbed to Salento’s viewpoint. The valley view was superb. That evening, we ate at Veggie Garden, a simple and pleasant spot that was a nice change from the heavier meals of previous days.
Day 5 – Horseback ride to Santa Rita Waterfall
We booked a horseback ride with Cocora Magic. It was a real success: calm horses, a beautiful trail, mountain and meadow landscapes, and finally the refreshing and wild Santa Rita Waterfall. Without a doubt, one of the best moments of our time in the region. We even got a bonus ride up a 300-meter hill.
We then headed to Filandia, less known than Salento but just as charming. We spent the late afternoon enjoying the pool at MuchoSur Filandia. The hotel is beautiful, in an idyllic setting. However, we also had soundproofing issues and could hear our neighbors.
Day 6 – Rainy detour through Filandia and Manizales
Rain caught up with us in the early morning: torrents of water made it impossible to go out. We stayed at the hotel, reading quietly. By noon, the rain let up: a quick walk in Filandia, a quick lunch, then off to Manizales. We chose to stay at El Otoño hot springs. Great choice: as soon as we arrived, we plunged into the hot pools, perfect after hours on the road.
Day 7 – Hiking and hot springs
In the morning, we hiked the Camino de Super Coco (found somewhat randomly on Google). A pleasant trail with mountain views and a peaceful atmosphere. The afternoon was spent in the hotel’s thermal pools, with a short marked hike down to the river. Dinner on-site at the hot springs’ restaurant. A simple but very relaxing day.
Day 8 – Rain, jacuzzi, and games
We continued to Finca Los Alpes. The rain greeted us again, but this time it turned into an asset: nothing like a steaming jacuzzi with a view of the misty mountains. The kids enjoyed the facilities too: mini-golf, ping-pong, billiards. Dinner and night at the hotel, cozy vibes.
Day 9 – Off to the Caribbean coast
Back to the airport to return the car (still a bit long). Flight to Cartagena with Avianca: punctual and comfortable. Upon arrival, we picked up another car and headed straight to the Hyatt Regency, a modern hotel with a pool. That evening, we dined at the hotel—practical after a travel day.
Day 10 – Colonial Cartagena
We set off to explore Cartagena’s old town. It was enchanting: colorful facades, flowered balconies, colonial charm—just magical. However, the heat was stifling and very humid. Afternoon relaxation by the pool. Dinner at Gestlani, a good restaurant in town.
Day 11 – Road to Barú
A hearty breakfast, then one last swim in the pool before heading to Barú. We checked into Las Islas Hotel. The setting was enchanting: wooden cabins nestled in the vegetation, a private beach, turquoise sea, impeccable service. Dinner at the hotel’s restaurant.
Day 12 – Beach and relaxation
A full beach day in Barú. Warm water, white sand, coconut trees, peace and quiet. A real postcard scene with iguanas and birds.
Day 13 – On to Santa Marta
Another morning at the beach before hitting the road to Santa Marta. The drive was a bit long (6 hours), especially with traffic jams in Barranquilla. It was the longest car ride of the trip. We spent the night at Villa María Tayrona, a beautiful place near the park.
Day 14 – Tayrona Park
We left early for Tayrona Park. We entered through **El Zaino**, parked the car, and set off on a hike to La Piscina (about 2 hours). We stopped along the way at Playa Arenilla, a stunning little beach, to rest. Lunch on-site, a swim, then back by 4 PM. The hike was a bit tiring, but the nature was spectacular: dense jungle, the sound of waves, and even a monkey encounter along the way. Evening and dinner at the hotel.
Day 15 – Last swim and return flight to Bogotá
Our last morning was split between the pool and the beach (the hotel has direct access via a 7-minute trail through vegetation and flowers)—hard to leave this paradise. We drove to Santa Marta’s airport to return the car, then flew back to Bogotá. We spent the night at Casa Dann Carlton, a comfortable hotel. We simply ordered room service, arriving too late to go out.
Day 16 – Bogotá and the end of the trip
Our last day in Colombia. After a good breakfast, we explored La Candelaria. Its cobbled streets and colorful houses were worth the visit. We visited the Botero Museum (free) and the Gold Museum, both fascinating. Back to the airport for our 11:55 PM Air France flight.
That’s a wrap on a varied trip—lush mountains, colorful villages, dream beaches, and tropical jungle.
The pace was pretty relaxed, well-suited for our kids. They absolutely loved the trip to Colombia.
Driving in Colombia was very easy, and we didn’t regret renting a car at all—it gave us more freedom to get around.
If I were to do it again, here’s what I’d change:
- I’d spend less time in the Coffee Zone to stay a bit longer on the Caribbean coast, which was more relaxing for the kids. Or I’d head to Medellín, but I didn’t think the city was very kid-friendly.
- Bogotá is a city that deserves a day’s visit, but it’s not a must-see. Maybe I’d have taken the KLM flight from Cartagena to Amsterdam instead.
Since I didn’t have time to write a proper travel journal, I thought I’d share a few photos of Bologna—a really lovely city I discovered in 2017 while stopping on my way to Tuscany.
Around Piazza Maggiore, which was packed with a stage and chairs for a show, stands the Basilica of San Petronio, massive and Gothic in style, with an unfinished façade (a common sight in Italy).
Another building near the square:
But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.
Okay, it wasn’t a total disaster either. Actually, I hesitated before starting this travel journal: is it even worth writing about a holiday that won’t leave an unforgettable memory?
In the end, I went for it (there aren’t many recent travel journals about this destination).
So, read on... or don’t .
Every time we’ve been to the Canary Islands, it’s been by default (basically: where can we go in winter or early spring when we only have a week—so not too far, not too much jet lag, but with decent weather?).
This time, we had two weeks, but the winter plan kept changing: first Thailand (dropped for personal reasons), then Martinique (dropped because of work leave dates that weren’t up to me), and finally, the Canary Islands.
We’ve already been to Tenerife (which we really liked) and Lanzarote (which we liked a little less).
This year, two options: Gran Canaria or one of the smaller islands west of Tenerife (La Palma, or even La Gomera or El Hierro).
We chose Gran Canaria... not sure it was the right call!
Whose fault is it?
Storm Thérèse’s!
Yes, Storm Thérèse followed us on arrival, and its effects lasted quite a while. We had to adapt, cancel visits, change activities...
But even without Thérèse...
Saturday 21/03
Departure from Orly at 6:10 AM with Transavia.
The plane took off on time and landed a little early, tossed around by strong winds before touching down.
It had just rained, but it was (almost) no longer raining.
We quickly picked up our luggage and then the car at the Cicar counter.
We got a Seat Arona instead of the Corsa we’d booked. Well, while the driving position didn’t feel great at first (I got used to it), the engine’s smoothness and power were much appreciated on the island’s winding and sometimes steep roads.
It was only 10 AM, and we couldn’t theoretically check into our accommodation until 3 PM (the owner promised to message me if it was ready earlier).
So, we headed to the (big) *Jardín Botánico Viera y Clavijo*, where we planned to spend a few hours.
We found a huge parking lot... empty.
The passenger in the car in front of us (yes, we weren’t the only ones at the closed gate—there was a car in front and one behind) went to ask for info: it was closed due to the storm 😕.
So, we calmly headed toward Puerto de las Nieves, on the northwest coast of the island.
The plan: go to a restaurant, visit the village, and do some shopping while waiting for early afternoon.
As soon as we got out of the car, it started raining... we took shelter under the awning of a shop, waiting for it to pass. But the rain turned into a downpour, and within minutes, awning or not, Gore-Tex or not, we were soaked!
Since we were already wet, we might as well go to the restaurant—they weren’t far! But here’s the thing: contrary to what Google Maps said, they all opened at 1 PM, not noon!
Back to the car, wading through 5 cm of water because all the village streets were flooded .
The rain let up, we did some shopping, went to eat, and I got a message from the owner saying the accommodation was ready 🙂.
So, off we went to La Suerte, a few kilometers north of Agaete.
The downside of the place, especially with luggage, is that you have to climb several flights of stairs via an outdoor staircase (after parking more or less far away on a steep street) to get there 😛).
Of course, on the way from the car to the apartment, it started pouring again—the bags got soaked!
Enough rain for today! We settled in quietly, and by late afternoon, we could (finally!) go admire the view from the terrace.
Trip Planning
My partner and I are heading to the Canary Islands for a week at the end of September, specifically to Lanzarote. We chose this island over the more crowded ones for its volcanic landscape and the variety of hikes it offers.
I booked everything through Expedia: our hotel stay, car rental, and Ryanair flight tickets departing from Marseille. It was the only way to get a direct flight. To make getting around easier during our stay, I picked a hotel located in the center of the island from the wide selection available. It’s part of the Barceló chain, specifically the "Barceló Teguise Beach Adults Only" in Teguise Beach, which turned out to be an excellent choice.
The Trip
Sunday, September 21 - Monday, September 22
Departure
It’s 2:15 PM, and we’re at the Avignon TGV station. Danielle picked us up earlier due to the weather—thunderstorms and heavy rain all the way to the station. The TGV was on time, and it only took 30 minutes to reach Marseille Saint-Charles. The shuttle to the airport is quick and convenient, right behind the station.
The bus leaves for the airport in the middle of the storm, with flooded roads and cars stuck in some spots.
We get soaked making our way to the terminal. Two hours to wait before the flight. The plane finally takes off at midnight, but just before landing, the pilot announces that the destination airport is closed, and we’re being diverted to Tenerife. Ryanair will re-route us as soon as possible.
We end up waiting 2 hours, and Ryanair kindly gives us a 4 € voucher.
We re-board around 5:15 AM and take off at 6:00 AM. About 45 minutes to reach Lanzarote. After collecting our luggage, we head to the car rental desk. The counter in the terminal is closed, and we’re directed to parking lot P4—it takes us a while to find it.
I’m a bit worried about the rental company’s reaction since the car was supposed to be picked up 7 hours earlier, but it’s not a problem. A woman next to us is furious because she’s in the same situation, and her rental was canceled. Anne-Marie translates for her, but nothing changes.
We pick up a brand-new Toyota Aigo and head to the hotel.
After checking in, we cross the garden, walking alongside the large pool to reach our room.
A lovely first-floor room with a jacuzzi and a sea view.
It’s early, so we head to breakfast—a generously stocked and varied buffet with everything you could want.
Afterward, we drive to Cueva de los Verdes, but it’s packed with people and a long wait. We decide to come back another day.
Next, we visit Mirador Del Rio. This rocky viewpoint at the edge of the island has breathtaking cliffs plunging 500 meters into the ocean. The view is stunning and impressive.
A panoramic bar lets you cool off while enjoying the scenery.
We return to the hotel for a short walk around the neighborhood and enjoy the beautiful pool with its pleasant water temperature. Relaxing by the pool, sun loungers, and all.
In the evening, a very varied buffet at the restaurant. Then early to bed to recover from the sleepless night before.
Tuesday, September 23
After a restful night, we enjoy another varied and hearty breakfast. The terrace seating is very pleasant. We take an inland road leading to Timanfaya National Park.
The road near the park runs alongside vineyards where the vines are surrounded by lava stone walls to protect them from the prevailing winds.
Our first stop is at the visitor center, where the island’s volcanic activity is well-documented. Next, we stop at an area where you can take a short camel ride—two seats are installed on either side of the camel’s hump. This little ride offers a great view of the volcanic landscape from a higher vantage point. A fair price of 11 € per seat for a 20-minute ride.
We then head to the park entrance via the road leading to the parking lot, where only authorized buses can take the winding route inside the park.
It’s crowded, and we wait about 45 minutes with several stops before reaching the parking lot.
We board the bus, and the route offers beautiful views of this volcanic area and its many craters. The journey is very interesting, with several stops for photos.
At the parking lot, a guide shows us how the heat from the rocks beneath the surface can ignite dry vegetation. Water poured into holes in the ground immediately creates geysers and jets of steam.
The building next to the parking lot has a restaurant where meat is cooked using the heat from a well dug into the volcanic rock.
On our way back, we drive to Playa Blanca, a seaside town with a small sandy beach.
Back at the hotel in the late afternoon for dinner.
Wednesday, September 24
We wake up early and have a quick breakfast—few people are around at this hour. Two days ago, we booked a 10:00 AM visit to Los Verdes, lava tunnels created by eruptions and lava flows from the La Corona volcano, which extended all the way to the coast.
When the lava came into contact with the air, it solidified on the surface while continuing to flow underneath. The lava tunnels stretch for 8 kilometers to the volcano, but we only walk one kilometer.
The inside of the tunnel is impressive, with narrow passages and larger chambers.
You can see traces left by the flowing liquid lava—varied colors and twisted shapes.
At the end of the path, a large chamber has been turned into a concert hall with perfect acoustics.
Next, we visit Jameo Del Agua.
This is a continuation of the lava tunnel, developed by Manrique.
There are beautifully designed bar and restaurant areas, as well as an underground lake where you can see small blind white crabs—a protected species in this very pure water.
Higher up, there’s a lovely space with a central pool that could double as a swimming area, surrounded by beautifully designed white pathways that contrast with the blue water.
Further on, you reach a large space inside the lava tunnel, set up as a performance hall with perfect acoustics.
Stairs let you view this beautiful space from above. A gap in the lava landscape reveals the ocean on the horizon.
We head back toward the village of Yé, at the foot of the La Corona volcano.
A 160-meter walk from the church, a path crosses vineyard plots and then climbs to the top of the volcano’s crater in about 30 minutes. It’s the island’s highest volcano.
When you reach the edge of the crater, you see how deep it is, with steep slopes inside forming a large circular opening. The place is breathtaking and awe-inspiring.
We drive back to the hotel via a road that climbs quickly, offering a beautiful view of the island’s northern part.
Thursday, September 25
After another enjoyable and varied breakfast, we head to the center of the island toward the volcano park and stop at a roadside parking lot where a path leads to the Montana Cuervo volcano.
This is a crater that opened on one side. During an eruption, an explosion created a breach in the crater.
Huge blocks of rock were thrown dozens of meters away. The path goes through the breach and descends into the crater, allowing you to walk around it. It’s impressive, and you really feel small and fragile in this environment.
The crater walls, with their different colors, highlight the rock formations. The crater is surrounded by a sea of lava with sharp, jagged rocks.
You can walk around the outside of the crater, but it’s not very interesting. We then head to the west coast, stopping at a spot with a small green lake next to a beautiful black sand beach.
Next, we stop at Salinas de Janubio, a lovely viewpoint overlooking the salt marshes with different water colors. A small shop sells various local products.
We then head to the famous Papagayo beach.
The road ends at a booth where they charge 3 € to continue.
From here, the land is private, and you have to pay to drive down a 3-kilometer rocky dirt road.
Quite a few cars are driving along it, kicking up clouds of dust. The car gets a dusty makeover.
We arrive at a large parking area, with several paths leading to different small beaches.
We go to Papagayo, a small blonde sand beach surrounded by red rocks.
The beach slopes gently into the water, which is a pleasant temperature. The setting is charming and peaceful.
We stay for a while before heading back to the hotel.
Friday, September 26
We start with a visit to the César Manrique Foundation in Tahiche. This was originally one of his homes. The modern construction spans several levels and is integrated into the lava flow, using the gaps to create living spaces. Large windows make the rooms bright and open to the scenery. The place is pleasant, with flower-filled gardens outside. It’s well worth a visit.
Next, we drive to Las Grietas, where a path leads to a narrow crack in the volcanic rock, forming a tight passage where only one person can walk at a time.
The passage isn’t very long, but progress is slow due to the endless selfies being taken here.
We then stop at Casa Del Camposino, a renovated farm that houses several artisan shops.
We taste a local wine recommended by a charming woman and buy two bottles of Lanzarote red wine on her advice.
Now, we head to Tamara beach, a beautiful and wide beach at the foot of high cliffs. There are always great waves here, making it a surfer’s paradise.
On the way back to the hotel, we stop at the cactus garden, César Manrique’s final creation. Designed with a great sense of aesthetics around an old windmill, it features 4,500 varieties of cacti in various shapes, all in a beautiful setting.
We return to the hotel in the late afternoon for the evening.
Saturday, September 27
After another hearty breakfast, we head north to Haria. We stumble upon another of César Manrique’s homes, where he lived for a long time. This house is more traditional than the previous one but still has large, modern, and very pleasant rooms. At the back of the garden is his large studio, where he created his works.
Next, we visit the craft market—this was our original plan. Various stalls offer local items, and it’s very crowded. No room at the café terraces to sit down.
We then return to Famara beach for a long stay. There are always great waves here, much to the surfers’ delight. The water temperature is pleasant, and we enjoy it.
On the way back to the hotel, we stop at a gas station to refill the car, which has been very fuel-efficient. Gas is also much cheaper here than in France—1.16 € per liter of SP95.
We also wash the car, which was very dusty after the long dirt road to Papagayo beach.
At the hotel, we enjoy a farewell cocktail before dinner.
Sunday, September 28
We spend the morning by the hotel pool before checking out at noon. For lunch, we go to a restaurant called "Dona Lola," near the hotel, with a terrace offering a view of the coast. We order tuna carpaccio, which is delicious.
We then head to the airport, just 15 minutes away.
We return the rental car and go to the airport.
A long line to check in our luggage.
The return flight is on time.
A shuttle bus takes us to Saint-Charles station.
We then head to our overnight rental. The boulevard slopes down, making it easier with the suitcases.
The rental is between the old port and the train station.
Once there, we pick up the keys and make one last effort to carry the luggage up to the third floor.
The studio is nice, clean, and simply equipped—perfect for one night.
I’m a newbie to this forum, passionate about wildlife, the landscapes of East Africa, and Tanzania in particular.
This June 2024 trip/safari is our 7th visit to Tanzania and our 5th in the south, which has drawn us more than the north ever since we discovered it in 2015.
In 2024, the entrance fees for the reserves and services have gone up again since our last visit.
I chose to return first to Mikumi Reserve, which was the very first one we visited in the south. Then, we’ll head to Selous (J. Nyerere N. P.) as usual.
Initially, we wanted to spend 2/3 days on Mafia Island at the end of the trip, but it made the total cost too high, so we gave up...
We usually go to Ruaha and Selous, but I wanted to mix it up a bit—also to save some money...
As for the timing, June is a new experience for us. I thought it might be interesting to come just after the lodges reopen... hoping for some great wildlife encounters??
The trip starts in Marseille with our first flight on Ethiopian Airlines to Addis Ababa, then continues to Dar es Salaam, where we’ll finally set foot on Tanzanian soil again.
In Addis... "our" A-350.
.....
After arriving in Dar, we spent one night at a hotel near the airport. The next morning, we headed to the domestic flights terminal, which hasn’t changed in years.
By mid-morning, we boarded a Cessna 208B Caravan with Safari Air Link, heading to the Kikoboga bush airstrip in Mikumi, which we reached 45 minutes later.
Fun fact: the pilot was the same one as on our return flight two years ago.
Welcome on board:
Of course, a driver/guide team from our chosen lodge was waiting for us upon arrival:
I was surprised to see so many aircraft parked there... even twin-engine Embraer Brasilias??
As a fan of vintage planes, I loved it...
On the other hand, the light was incredibly harsh.....!!
Our guides only speak English. We knew that in advance. In the south, it’s very rare to find someone who speaks French. This’ll force us to dig into our high school English memories... from 60 years ago... at least.
It’s noon, and we head toward the lodge.
Near the airstrip, next to the Mikumi rangers’ base, there are quite a few herbivores. They find a bit more peace here—the big cats don’t venture this way...
Our first encounter was a group of Masai giraffes.
Rarer (for us), a savanna monitor lizard basking in the sun right in the middle of the track...??
A large gathering of impalas (mostly males) along with a few blue wildebeest:
Also unusual: a African crowned hornbill taking a dust bath in the middle of the track...!!
When it comes to identifying mammals or birds, I don’t know everything... so I might make mistakes. Please forgive me.
I’m counting on my friend Blesl’s active participation... 😉
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
Just back from two weeks in Andalusia, and I wanted to share this experience with you—maybe it’ll help with planning a trip. I’ll start with a quick recap in this post and try to add photos and day-by-day details later (still sorting through them). Hope I don’t bore you too much! 😎
Trip details:
April 20 to May 4, 2019:
7 days on the Costa de la Luz (El Puerto de Santa María) in an Airbnb,
4 days at the junction of the Costa del Sol and Costa Tropical (Salobreña) in an Airbnb,
3 days at Cabo de Gata for some rest at a campsite in Los Escullos.
Two families of four, each with our own car: three 9-year-old boys and a 6-year-old girl. One family was more into city exploration (not us, but we’re working on it), and the other preferred relaxation and nature (that’s us). We speak a little Spanish.
Over 5,000 km, including 2,500 km for the round trip from Carcassonne.
The weather: Variable, but we expected better for this region in late April. The first week on the Costa de la Luz was sometimes chilly (< 20°C), and the second week was warmer but not excessive (< 25°C). At least we didn’t get much rain!
Our budget: Around 2600 € per family:
700 € for accommodations, about 50 € per night,
1000 € for meals and restaurants. We usually spent around 50 € per family at restaurants—we ate out for lunch (except for 2–3 picnics) and cooked at home in the evenings, trying to be back by 6 PM.
600 € for activities: Río Tinto, a flamenco show, visits to the Alhambra, Giralda, and Alcázar, Oasis Park with meals, and a kayaking trip.
300 € for gas and tolls.
Preparation: A few months ahead with bookings for accommodations and tickets for the Alhambra, Giralda, and Alcázar. We used a few travel guides—I like the *Évasion* guide for initial planning. *Géoguide* was okay, but our friends’ *Routard* was the most useful. We also spent three months brushing up on Spanish with Mosalingua (a great spaced-repetition method, max 10 minutes a day). Downloaded Maps.me and the Andalusia map in advance—essential. And we used Tricount to track shared expenses with friends—super handy.
What we did/saw:
3 city visits (Seville, Granada, and Cádiz) + Málaga for our friends (we vetoed Córdoba—too many cities for us).
4 white villages (Vejer de la Frontera, Arcos de la Frontera, Grazalema, Ronda) + Tarifa for our friends.
Beaches (Tarifa and Bolonia, Matalascañas, Nerja, Cabo de Gata).
Nature and fun moments: Doñana National Park, a kayaking trip along the rocky coast near Nerja, and the Wild West/animal park in the Tabernas Desert.
A little culture: Río Tinto mines, the archaeological site of Itálica, Columbus’s caravels, Nerja Cave for us, and the Picasso Museum in Málaga for our friends. Plus, seeing the ham-drying process in the Alpujarras (for our friends).
Our highlights
Nerja and the surrounding villages: The rocky coast was amazing, and we loved the kayaking trip, even if the water was freezing for snorkeling. The beaches are sheltered from the wind, the town is charming, and the cave is incredible.
El Rocío and Doñana National Park. El Rocío has a timeless, almost Wild West vibe—we could’ve stayed a day or two. The quiet and pine scents reminded us of the Landes region.
What we didn’t love as much:
Río Tinto mines: Not super exciting, and the guides’ nonstop chatter kind of ruined the "nature" experience.
Our little regrets (for next time):
Forgetting our passports and missing a day trip to Tangier from Tarifa.
Not having an extra day around Nerja to go snowboarding in the Sierra Nevada—just 1.5 hours away (the kayak guide suggested it).
Not spending at least one night in El Rocío to explore Doñana National Park at dawn.
Antequera with the Guadalhorce reservoir and the Caminito del Rey (but it would’ve meant 2 more hours of driving, and we didn’t have the energy).
My general impressions of Andalusia and Spain
Landscapes: A feeling of extreme concentration of a single activity in some areas—endless olive groves, wind farms on the Costa de la Luz (which I thought were well-integrated), rows of buildings along the Costa del Sol (yikes, glad we didn’t stop there), greenhouses around Almería (a shame to have frozen the coast for so many kilometers), and the massive industrial port of Huelva.
What surprised us compared to France was the lack of small hamlets—villages are clearly defined, and people cluster there, leaving vast landscapes without human presence. In France, you find houses scattered everywhere.
Roads: Relatively few tolls. Sure, rest areas aren’t as nice as in France, but the roads are in good condition, and our wallet was happy. The roads are pretty straight with countless bridges and tunnels—the upside (besides fast travel) is that there aren’t many secondary roads disrupting the scenery.
Tourism and activities: A huge variety and richness. Feels like everyone can find something they like, and 15 days barely scratched the surface. It’s amazing how quickly you go from the coast to snow-capped peaks (Sierra Nevada) or from farmland to desert (Tabernas). And the mix of European and Arabic architecture in the same city is really special.
One small regret: Not interacting more with locals. We didn’t luck out with our Airbnbs. But shopkeepers were great—very patient with my broken Spanish! :-)
Overall, I think our choice to stay on the Costa de la Luz and then near Nerja worked well. We could explore pretty easily (even if we logged a lot of kilometers), and the settings were fantastic. The 3 days of total relaxation at Cabo de Gata were perfect.
If you prefer shorter stops, you could try staying in El Rocío (easy access to Seville and great for an early visit to Doñana National Park) or maybe Grazalema for a hike in the mountains (weather-dependent). And of course, Tarifa for a day trip to Tangier or Gibraltar.